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27.04.2026 à 12:04

"Inacceptable", "la violence n'a pas sa place dans une démocratie"… : dirigeants et médias européens réagissent aux coups de feu tirés au gala de la presse à Washington

Florian Chaaban

"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle". Il est […]

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Texte intégral (2284 mots)
Donald Trump avait échappé le 13 juillet 2024 à une tentative d'assassinat lors d'un meeting de campagne avant la dernière élection présidentielle. Il avait été blessé à l'oreille - Crédits : Flickr Maison-Blanche
Donald Trump avait échappé le 13 juillet 2024 à une tentative d'assassinat lors d'un meeting de campagne avant la dernière élection présidentielle. Il avait été blessé à l'oreille - Crédits : Daniel Torok / Flickr Maison-Blanche

"Le moment était historique. Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l'association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche (WHCA)", entame Le Monde. L'événement mondain et politique, organisé à l'hôtel Hilton de Washington, s'est finalement "transformé en scène d'enquête criminelle".

Il est à peu près "20h36 (0h36 en France)" [France 24] samedi soir lorsqu'un individu "[se précipite] dans le bâtiment et [force] le périmètre de sécurité, avant de tirer plusieurs coups de feu" [Ouest-France]. "Une intrusion qui a entraîné la suspension du gala et l'exfiltration du président américain", ajoute le quotidien régional.

Dimanche dans la journée, les réactions européennes se sont succédé, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, réagissant la première en se disant sur X "soulagée que tous ceux qui ont assisté à l'événement, y compris le président Trump, soient sains et saufs". "La violence politique n'a pas sa place dans une démocratie", ajoute-t-elle.

Le président américain explicitement ciblé ?

"Un membre des forces de l'ordre s'est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles", relate TV5 Monde. "'Ce n'est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer', a déclaré le président américain, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison-Blanche deux heures environ après l'incident", poursuit la chaîne de télévision francophone. C'est même "la troisième fois, depuis 2024, que le républicain échappe à une tentative d'assassinat" [Le Parisien].

Le suspect se nomme Cole Allen, 31 ans. "Selon une recherche dans les registres, [ce dernier, originaire de Torrance en Californie du Sud] n'a fait l'objet d'aucune poursuite pénale ni d'aucune procédure civile dans le comté de Los Angeles", note The Guardian. "Il se présente sur ses réseaux sociaux comme ingénieur mécanique, développeur de jeux vidéo et professeur. En 2024, il aurait soutenu financièrement la campagne de la démocrate Kamala Harris", décrit France info. D'après la police, "l'assaillant présumé portait deux armes à feu ainsi que de nombreux couteaux, mais n'a pas eu le temps d'atteindre la salle du dîner et n'a pas fait de victime" [Sud Ouest].

"Les enquêteurs estiment que Cole Allen […] visait des personnes liées à l'administration américaine et probablement aussi le président, Donald Trump, selon les déclarations du procureur général par intérim des États-Unis, Todd Blanche", explique El País. "Le procureur a retracé le parcours d'Allen, qui a pris un train de Los Angeles à Chicago, puis s'est rendu de là à Washington, où il a séjourné à l'hôtel Hilton un ou deux jours avant les faits", précise le quotidien espagnol. Le suspect avait par ailleurs "rédigé un manifeste dans lequel il exprimait sa rage envers le gouvernement et raillait le dispositif de sécurité de l'événement" [Le Monde].

Un système de sécurité défaillant ?

Alors que le suspect a été "placé en garde à vue samedi soir" [Politico], une question se pose : le système de sécurité pour l'événement était-il à la hauteur ? "Selon Donald Trump, l'hôtel Hilton de Washington n'est pas 'un bâtiment particulièrement sûr'", relaie TF1. "Des participants ont indiqué qu'un portique de détection de métaux avait été installé à l'extérieur de la salle de bal, mais qu'il n'y avait pas de contrôle de ce type en amont ni à l'entrée même de l'hôtel" [20 minutes].

"Les forces de l'ordre pensent que le suspect s'est enregistré vendredi au Hilton - le lieu qui accueille depuis des années le gala annuel et où un assassin en puissance avait tiré sur l'ancien président Ronald Reagan en 1981" [Politico]. 

"La justice s'est immédiatement mise en action après les faits : l’auteur présumé des tirs comparaîtra [dès ce] lundi, ont annoncé les autorités américaines lors d'une conférence de presse" [Ouest-France]. "Il sera inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse, a précisé la procureure de la capitale américaine, Jeanine Pirro".

Vague de soutien et Amérique fracturée

"Les dirigeants du monde entier ont réagi" [Euronews] à cet événement qui aurait pu s'avérer plus grave. "La présidente de la Commission européenne, [Ursula von der Leyen], a salué la réaction rapide de la police et des secouristes, qui ont assuré la sécurité des invités", indique le média. Et témoigné sur X de "[sa] solidarité" envers le président américain et sa compagne.

"L'attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est inacceptable. La violence n'a jamais sa place en démocratie", a publié le président français Emmanuel Macron [BFM TV], tandis que la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, a assuré qu'elle ne "[laissera] pas le fanatisme empoisonner les espaces de libre débat et d'information" [Euronews].

Dans une Amérique divisée, marquée notamment par "les arrestations effectuées par les agents de l'ICE" [la police américaine de l'immigration, ndlr] [La Presse] et les tensions qu'elles suscitent, cet épisode traduit, lui aussi, le mal-être de la société. "Le pays, peu à peu, bascule dans la haine", observe Le Parisien. "L'Amérique n'a jamais été aussi polarisée depuis la Guerre civile", prévient dans les colonnes du quotidien le politologue franco-américain Romuald Sciora. "La violence se libère. On peut déjà prédire qu'il y aura de plus en plus d'épisodes de ce type". Espérons qu'il se trompe.

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24.04.2026 à 12:05

Emmanuel Macron se rend en Grèce pour renouveler un pacte de défense

Léa Deseille

"Messages stratégiques et programme chargé", titre le CNN grec. "Attendu vendredi [24 avril] en Grèce pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron a de très nombreux sujets sur lesquels plancher avec son homologue, le Premier ministre Kyriákos Mitsotákis", [Les Échos]. "Le renforcement et le prolongement de la coopération franco-grecque en matière de défense et […]

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Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et le président français Emmanuel Macron, lors d'un sommet informel à Versailles, en mars 2022 - Crédits : Conseil européen
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et le président français Emmanuel Macron, lors d'un sommet informel à Versailles, en mars 2022 - Crédits : Conseil européen

"Messages stratégiques et programme chargé", titre le CNN grec. "Attendu vendredi [24 avril] en Grèce pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron a de très nombreux sujets sur lesquels plancher avec son homologue, le Premier ministre Kyriákos Mitsotákis", [Les Échos]. "Le renforcement et le prolongement de la coopération franco-grecque en matière de défense et de sécurité vont être au cœur des discussions", complète Le Télégramme.

"Le voyage de deux jours du président français à Athènes […] revêt une importance particulière car il intervient dans un contexte d'incertitudes géopolitiques accrues", considère le journal économique grec Naftemporiki. "L'Europe cherche à franchir une nouvelle étape tant pour renforcer sa compétitivité que pour élaborer une politique de défense plus cohérente, complémentaire à celle de l'Otan", poursuit le quotidien.

Renouvellement d'un accord de défense

Le voyage "intervient à un moment où les [discussions] concernant un 'parapluie nucléaire' suscitent un débat public" [Naftemporiki]. "Paris, seule puissance nucléaire de l'UE, cherche à renforcer son rôle en étendant son 'parapluie nucléaire' à d'autres pays, dont la Grèce", estime l'avocat, universitaire international et professeur d'écoles militaires, Ioannis Papafloratos, cité par CNN.

"La France considère la Grèce comme un acteur régional crucial", selon To Víma. "La position géopolitique de la Grèce, située entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, la place au cœur de multiples dynamiques régionales interdépendantes", complète le journal. Plus particulièrement, les dirigeants vont discuter de "la coopération en matière de défense, les petits réacteurs modulaires, la recherche et l'innovation", détaille I Kathimeriní.

Des avancées concrètes sont également attendues. "Comme Paris, Athènes espère que cette visite du président de la République 'va sceller le renouvellement' de l'accord initial de partenariat stratégique sur cinq ans en matière de défense et de sécurité, signé en septembre 2021 à Paris", note TF1info. "Le partenariat stratégique franco-grec sera renouvelé 'non pas pour cinq ans, mais pour une période de tacite reconduction'", assurent Les Échos. Un texte important pour la défense européenne. "L'accord comprenait également une clause de défense mutuelle (article 2) qui, bien que symboliquement importante, reste juridiquement plus limitée que l'article 5 de l'Otan", nuance le quotidien grec To Víma.

Étendre la coopération franco-grecque

Par ailleurs, le président français et le Premier ministre grec vont aborder un sujet "un peu plus brûlant que les autres" [Les Échos]. Selon le quotidien national, "le président français pousse pour qu'Athènes cède une partie de ses Mirage à Kiev, en échange d'une vente de Rafale neufs à la Grèce". "Les discussions, denses si ce n'est tendues, portent sur la cession d'une dizaine de Mirage 2000-5 par la Grèce à l'Ukraine, qui réclame davantage d'appareils. La France propose en échange que Dassault fournisse de nouveaux Rafale à son partenaire méditerranéen, potentiellement à un prix avantageux", précise le média.

D'autres dossiers vont également être traités. "La sécurité de la navigation devrait aussi être abordée lors des entretiens d’Emmanuel Macron et du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis, avec un accent particulier mis sur le détroit d’Ormuz fermé en raison de la guerre qui embrase le Moyen-Orient", avance Le Télégramme. "Pays avec une tradition de marine marchande et disposant de la flotte la plus importante au monde, Athènes participe activement à l'opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge", rappelle TF1info.

"La coopération en matière de défense entre la Grèce et la France s'est considérablement développée depuis 2021 grâce à des exercices conjoints réguliers et à une intégration opérationnelle accrue", observe To Víma. "Cette visite du président français vise également à 'ouvrir la voie à un approfondissement supplémentaire de la coopération dans des domaines tels que l'économie, la protection civile et l'innovation'", ajoute TF1info. "Cette visite devrait confirmer la convergence stratégique entre Athènes et Paris, renforçant le rôle de la Grèce dans une période géopolitique critique pour l'Europe", conclut CNN.

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23.04.2026 à 13:50

Réunis à Chypre, les dirigeants européens valident définitivement le prêt de 90 milliards d'euros à Kiev

Amélie Philotas

"'L'impasse est levée' : le prêt de 90 milliards d’euros à l'Ukraine [a été] définitivement validé par l'UE", titre Le Figaro. Réunis jeudi 23 et vendredi 24 avril à Chypre, les dirigeants européens ont confirmé la position des ambassadeurs, qui avaient déjà donné leur feu vert la veille. "De nouvelles sanctions contre la Russie" ont […]

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La question de l'aide à l'Ukraine était déjà au programme du dernier Conseil européen, le 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen
La question de l'aide à l'Ukraine était déjà au programme du dernier Conseil européen, le 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen

"'L'impasse est levée' : le prêt de 90 milliards d’euros à l'Ukraine [a été] définitivement validé par l'UE", titre Le Figaro. Réunis jeudi 23 et vendredi 24 avril à Chypre, les dirigeants européens ont confirmé la position des ambassadeurs, qui avaient déjà donné leur feu vert la veille. "De nouvelles sanctions contre la Russie" ont aussi été actées, "après la levée d'un véto de la Hongrie, a indiqué jeudi la présidence chypriote de l'UE", rapporte le quotidien national.

"Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué dans la foulée la validation définitive par les dirigeants européens de ce prêt. 'Ce paquet renforcera notre armée, rendra l'Ukraine plus résiliente et nous permettra de remplir nos obligations sociales envers les Ukrainiens', a-t-il dit dans un message sur Facebook" [Le Télégramme].

Le sommet qui a débuté aujourd'hui "devait initialement porter [avant tout] sur la guerre au Moyen-Orient et la crise énergétique. Mais le déblocage du prêt destiné à l'Ukraine a remis le soutien de l'Union européenne à Kiev au premier plan des discussions" [Politico]. Au programme également, "les discussions toujours sensibles [autour] du futur budget européen de 2028 à 2034", observe France 24.

Le déblocage du prêt à l'Ukraine définitivement validé

"Les Vingt-Sept, qui ont déjà donné 190 milliards d'euros [à l'Ukraine] en guerre depuis 2022" [Le Monde] ont ainsi tenu la promesse faite à Volodymyr Zelensky, également présent à Chypre. "Après plusieurs mois de blocage, les Hongrois ont [finalement] levé leur veto. C'est la reprise annoncée de la livraison de pétrole russe à Budapest via un oléoduc traversant l'Ukraine qui a dénoué la situation", rappelait ce jeudi matin La République des Pyrénées. Le déblocage effectif du prêt devrait quant à lui intervenir durant le deuxième trimestre de 2026, courant juin, a annoncé le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis.

Ce prêt désormais acté, "le président ukrainien compte bien profiter de sa visite pour rappeler ses homologues à leurs autres promesses" [Le Monde]. Outre le 20e paquet de sanctions contre la Russie aussi validé, la perspective de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE doit aussi être abordée avant la fin de ce sommet. "Nous discuterons avec les dirigeants européens de l'ouverture de clusters (des ensembles de chapitres politiques du processus d'adhésion à l'UE qui sont négociés conjointement, ndlr) pour l'Ukraine – les conditions pour cela ont déjà été remplies" avait écrit Volodymyr Zelensky sur X avant son déplacement à Chypre, précise le journal du soir.

Des moyens pour faire face à la crise énergétique ?

Se réunir à Chypre, pays qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, n'est pas qu'une simple formalité protocolaire. Cette réunion "revêt [également] une dimension symbolique puisque des bases de l'Otan y avaient été ciblées par des drones de fabrication iranienne au début du conflit [au Moyen-Orient]", rappelle TV5 Monde.

Les discussions autour du conflit au Moyen-Orient lors de ce sommet, dont l'UE subit les répercussions, sont prévues de longue date. "Avec le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, le conflit a de lourdes conséquences sur l'économie européenne, dont la facture pour s'approvisionner en pétrole et en gaz a bondi de 24 milliards d'euros en sept semaines", pointe la chaîne de télévision francophone. Dans tous les pays d'Europe, "les mesures dispendieuses se multiplient afin de soutenir les secteurs les plus exposés comme l'industrie lourde, l'agriculture et la pêche. Et l'Union européenne surveille comme le lait sur le feu une potentielle pénurie de kérosène", relève La République des Pyrénées.

Hormis les appels à plus de coordination sur les énergies fossiles et à la sobriété énergétique, TV5 Monde rappelle toutefois les "leviers limités" des Européens. "Pour cause, les finances de l'UE comme des États membres - de la France surtout - ne sont pas au mieux" [La République des Pyrénées]. De finances européennes, il sera aussi question au cours de ces deux jours de sommet. Les chefs d'État et de gouvernement doivent "aborder […] les discussions toujours sensibles sur les quelque 2 000 milliards d'euros du futur budget européen de 2028 à 2034. Les négociations s'annoncent comme souvent difficiles entre Paris, partisan de davantage d'investissements européens, et Berlin, prudent budgétairement", conclut France 24.

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22.04.2026 à 12:20

"Un coup dur porté à l'héritage d'Orbán" : la Cour de justice de l'UE liquide la loi anti-LGBTQI+ de la Hongrie

Valentin Ledroit

"Hasard du calendrier : dix jours après la défaite de Viktor Orbán aux législatives hongroises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) déboulonne l’une des lois les plus controversées de son long règne", note Le Point. Mardi 21 avril, la Cour a estimé qu'une loi promulguée en 2021 par le gouvernement hongrois, "censée 'protéger' […]

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En 2025, le gouvernement hongrois avait amendé sa loi pour interdire la marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée
En 2025, le gouvernement hongrois avait amendé sa loi pour interdire la marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée - Crédits : The Left / Flickr CC BY-NC-SA 4.0

"Hasard du calendrier : dix jours après la défaite de Viktor Orbán aux législatives hongroises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) déboulonne l’une des lois les plus controversées de son long règne", note Le Point.

Mardi 21 avril, la Cour a estimé qu'une loi promulguée en 2021 par le gouvernement hongrois, "censée 'protéger' les mineurs, a bien ciblé les minorités sexuelles" [Libération]. L'institution considère que "les réformes d'Orbán enfreignaient les règles de l'UE à plusieurs égards et, surtout, qu'elles violaient les valeurs fondatrices énoncées à l'article 2 du traité sur l'Union européenne – une conclusion sans précédent", souligne la BBC.

"Cette décision est historique à deux égards", renchérit Népszava. "D'une part, elle confirme que la politique du gouvernement Orbán, fondée sur l'exclusion et la stigmatisation, n'a pas sa place au sein de l'UE ; d'autre part, la CJUE a fait un pas important pour devenir non seulement la gardienne de l'union économique, mais aussi celle de nos valeurs fondamentales communes", écrit le quotidien hongrois d'orientation sociale-démocrate.

Une loi "honteuse" dénoncée par l'Union européenne

La loi hongroise de 2021 adoptée par le Fidesz de Viktor Orbán visait "à restreindre ou à interdire la 'promotion' de l'homosexualité et de la transition de genre" auprès des moins de 18 ans, retrace Politico. "[Étaient] donc visés les chaînes de télévision, les livres, les publicités. Comme si l’évocation d’un couple gay dans une série télévisée, comme Friends, relevait de la pornographie", ironise Le Point. L'année dernière, le Parlement hongrois avait "adopté un nouvel amendement autorisant l'interdiction des manifestations publiques impliquant la communauté LGBTQI+, comme la célèbre marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée", ajoute la BBC.

Le Point rappelle qu'en adoptant un texte similaire en 2013, la Russie avait déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme quatre ans plus tard et conclut : "Orbán imitait le voisin russe sans trop se cacher".

En 2021, la Commission européenne et sa présidente Ursula von der Leyen avaient immédiatement réagi, qualifiant de "honte" le texte adopté par la Hongrie. "La Commission avait finalement saisi la Cour de justice de l'affaire, avec le soutien de 15 États membres et du Parlement européen", poursuit Politico.

La CJUE a donné raison à l'exécutif européen en déclarant que la législation hongroise "stigmatise et marginalise les personnes non cisgenres [dont le genre déclaré ne correspond par à leur sexe déclaré à la naissance, ndlr], y compris les personnes transgenres", relaie Euronews. La Cour relève également des failles juridiques sur la protection des données. Selon l'institution, Budapest a également "enfreint les règles de confidentialité du RGPD [règlement général sur la protection des données] en modifiant sa loi sur le casier judiciaire afin d’accorder au grand public un large accès aux données personnelles des délinquants sexuels condamnés pour des crimes contre des enfants" [Euractiv].

Un nouveau revers pour Viktor Orbán

"Ce jugement historique porte un coup dur à l'héritage du Premier ministre sortant Viktor Orbán, alors que son rival de longue date, Péter Magyar, s'apprête à prendre ses fonctions le mois prochain", après sa victoire lors des récentes élections législatives [Politico].

Face à ce nouveau revers, les partisans du Premier ministre sortant ont qualifié la décision de la CJUE de "manœuvre politique orchestrée par Bruxelles" ou encore de "preuve supplémentaire que l’UE s’est orientée vers un cadre idéologique woke", rapporte Euractiv.

De son côté, "Péter Magyar n’avait pas fait de la question LGBTQI+ un axe central de sa campagne", rappelle Le Point. "Il avait été vague, prudent, soucieux de ne pas effaroucher un électorat conservateur arraché au Fidesz vote par vote, comté par comté, au cours de son long périple de dix-huit mois à travers 700 communes du pays".

Au soir de sa victoire, l'homme de 45 ans avait évoqué sa volonté de faire de la Hongrie "un pays où personne n’est stigmatisé s’il aime quelqu’un d’autre ou d’une manière différente que la majorité", relève l'hebdomadaire. "Ce soir-là, la promesse était là : l’homophobie à Budapest n’est plus la ligne officielle du gouvernement" [Le Point].

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21.04.2026 à 12:39

Accord UE‑Israël : les Vingt-Sept débattent d'une éventuelle suspension

Manon Mazuir

"Il revient sur la table. L'accord d'association de l'UE avec Israël va être rediscuté ce mardi 21 avril à Luxembourg lors d'un [Conseil des Affaires étrangères], a indiqué la veille la cheffe de la diplomatie de l'UE" [TF1 Info]. "Ce débat est organisé à la demande de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie, qui […]

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L'Ambassadeur Avraham Nir, chef de la mission d'Israël auprès de l'Union européenne, à gauche, donnant ses lettres de créance à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en présence d'António Costa, président du Conseil européen, le 30 septembre 2025. La remise de lettres de créance symbolise le début des relations formelles entre un(e) envoyé(e) diplomatique et les dirigeants du pays ou de l'institution d'accueil - Crédits : Dati Bendo / Commission européenne
L'ambassadeur Avraham Nir, chef de la mission d'Israël auprès de l'Union européenne, à gauche, donnant ses lettres de créance à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en présence d'António Costa, président du Conseil européen, le 30 septembre 2025 - Crédits : Dati Bendo / Commission européenne

"Il revient sur la table. L'accord d'association de l'UE avec Israël va être rediscuté ce mardi 21 avril à Luxembourg lors d'un [Conseil des Affaires étrangères], a indiqué la veille la cheffe de la diplomatie de l'UE" [TF1 Info].

"Ce débat est organisé à la demande de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie, qui ont cosigné une lettre à la Commission européenne, adressée vendredi, réclamant un 'réexamen' de l'accord entré en vigueur en 2000", contextualise TF1 Info. L'Espagne a même "réclamé, dimanche, la rupture de cet accord d'association", ajoute France info.

En cause : le non-respect par Israël de "'ses obligations en matière de droits de l'homme' en raison des violations continues de l'accord de cessez-le-feu, de l'escalade de la violence en Cisjordanie, des attaques contre la population civile au Liban et de l'approbation de la peine de mort par le Parlement israélien" [Euronews].

L'accord d'association est un "traité signé en 1995 et entré en vigueur en 2000 entre l’Union européenne et Israël. Il établit notamment une zone de libre-échange pour la plupart des biens, notamment industriels et agricoles", explique Le Huffington Post, qui relève que "l’UE est le premier partenaire commercial d’Israël". Le média précise que "l’article 2 du texte indique explicitement que le partenariat repose sur 'le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques'".

Unanimité requise

La suspension totale de l'accord d'association "requiert l'unanimité des 27 États membres de l'UE", souligne France 24. "Mais l'appel [de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie] est loin d'atteindre la position unifiée nécessaire pour aller de l'avant", constate Euronews, car "pour l'instant, il n'y a pas de large consensus parmi les États membres pour suspendre l'accord", estime un diplomate interviewé par le média européen. "Des pays comme l'Allemagne et l'Italie, qui se sont opposés à l'initiative par le passé, n'ont pas changé de position", note Euronews.

La Commission européenne a pour sa part "proposé une suspension partielle, en mettant entre parenthèses le volet commercial de l'accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l'UE" [France info]. Mais "cette sanction, déjà évoquée en 2025 au moment de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, n'avait pas abouti en raison des réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l'Allemagne" [TF1 Info].

Quant à la France, elle "fait preuve de prudence, note Politico. "Interrogé à l'Assemblée nationale sur son intention de demander une suspension, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré qu'Israël devait 'modifier sa politique à l'égard de la Palestine' pour éviter cette suspension - sans toutefois aller jusqu'à affirmer que la France exigerait des changements à court terme", analyse le média européen.

Pour sa part, "la cheffe de la diplomatie de l'UE a souligné qu'il fallait d'abord 'évaluer s'il [était] possible d'avancer' sur les mesures commerciales, 'si les États membres souhaitent le faire'" [France 24]. Kaja Kallas reste toutefois "prudente sur l'issue de ces discussions et sur une éventuelle suspension du volet commercial de l'accord".

Sanctions contre les colons de Cisjordanie

Les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept devraient également "rediscuter des sanctions contre des colons extrémistes en Cisjordanie, bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie" [TF1 Info].

"La France et la Suède ont cosigné un document de réflexion […] appelant à l’interdiction des importations en provenance des colonies de Cisjordanie 'au motif que les colonies illégales ne relèvent pas du champ d’application de l’accord d’association'", indique Politico. La lettre "exhorte la Commission à 'examiner d’urgence' la faisabilité de droits de douane sur les produits des colonies et de restrictions à l’importation", précise le média européen. 

"Plusieurs pays de l'Union européenne espèrent un déblocage de la situation après la défaite électorale, le 12 avril, du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán", commente France 24. Ce dernier était "le seul à s'opposer à des mesures plus fermes à l'égard d'Israël. Mais le futur Premier ministre hongrois, Péter Magyar, a laissé entendre qu'il pourrait lever son veto sur certaines initiatives de sanctions" [Politico]. "Je ne parlerai pas au nom du nouveau gouvernement, mais je pense que nous pouvons examiner toutes ces politiques et voir si elles ont une nouvelle approche", a déclaré lundi à la presse la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, citée par Euronews.

Mais "les représentants d’Orbán étant toujours présents aujourd’hui (à l’exception du ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó, selon un responsable de l’UE), il est peu probable que les dossiers clés concernant Israël avancent", nuance Politico. Une fois que Péter Magyar sera au pouvoir, "les sanctions contre les colons de Cisjordanie pourraient progresser, mais la voie à suivre pour suspendre l’accord d’association est moins claire" [Politico].

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20.04.2026 à 12:05

Emmanuel Macron en déplacement en Pologne pour un sommet consacré aux enjeux de sécurité européenne

Florian Chaaban

"Les dirigeants pro-européens Emmanuel Macron et Donald Tusk vont s'attacher, lundi [20 avril], à Gdansk, en Pologne, à renforcer la coopération franco-polonaise pour une Europe plus 'forte' et plus 'souveraine' face à la Russie et aux États-Unis", résume France 24. "Ce sommet est la première traduction concrète du traité d'amitié et de coopération renforcée signé […]

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Les dirigeants polonais et français vont notamment discuter d'une possible participation conventionnelle de la Pologne à la dissuasion française proposée le 2 mars par Emmanuel Macron - Crédits : Conseil européen
Les dirigeants polonais et français vont notamment discuter d'une possible participation conventionnelle de la Pologne à la dissuasion française proposée le 2 mars par Emmanuel Macron - Crédits : Conseil européen

"Les dirigeants pro-européens Emmanuel Macron et Donald Tusk vont s'attacher, lundi [20 avril], à Gdansk, en Pologne, à renforcer la coopération franco-polonaise pour une Europe plus 'forte' et plus 'souveraine' face à la Russie et aux États-Unis", résume France 24.

"Ce sommet est la première traduction concrète du traité d'amitié et de coopération renforcée signé le 9 mai 2025 à Nancy, qui a rehaussé la Pologne au niveau des principaux alliés de la France" [La Provence]. "Dans le contexte du conflit en Ukraine et des vives tensions avec Donald Trump sur la guerre en Iran, 'les questions de sécurité et de coopération militaire seront les questions clés'" entre les deux dirigeants, a esquissé le Premier ministre polonais [TV5 Monde]. "Au menu, notamment : dissuasion nucléaire, satellites militaires ou encore industrie de défense", précise France 24.

Défense et dissuasion nucléaire au cœur du programme

"Accompagné des ministres de la Défense (Catherine Vautrin), des Affaires étrangères (Jean-Noël Barrot), de la Culture (Catherine Pégard) et de la ministre chargée des questions énergétiques au ministère de l'Économie (Maud Bregeon)" [Radio Gdańsk], "Emmanuel Macron est attendu […] à environ 150 kilomètres de Kaliningrad, avant-poste de la Russie dans l'Union européenne, entre Pologne et États baltes" [La Provence].

Dans le contexte chargé de la guerre en Ukraine entrée dans sa cinquième année le 22 février dernier, "les deux dirigeants vont notamment discuter d'une possible 'participation conventionnelle' de la Pologne à la dissuasion française [proposée le 2 mars par Emmanuel Macron à huit pays européens], même si la France reste souveraine dans l'emploi de la force, a précisé l'Élysée" [TV5 Monde]. "Les forces polonaises pourraient apporter une contribution sur 'l'alerte avancée, la défense aérienne ou les frappes dans la profondeur' en cas de conflit nucléaire", relate La Provence.

"L'axe militaire, crucial pour la Pologne, en première ligne face à Moscou, est central dans la collaboration" entre les deux pays, rappellent Les Echos. "Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, Varsovie a accéléré de manière spectaculaire ses investissements en armement. Son budget alloué à la défense dépasse les 4 % de son PIB. Parmi les pays membres de l'Otan, personne ne fait mieux" [BFM TV].

"Les capacités DPS (deep precision strike) qui permettent de frapper des cibles à des milliers de kilomètres du front sont [aujourd'hui] l'une des priorités de la modernisation militaire polonaise", observent Les Echos. "Varsovie s'est engagé sur le programme européen ELSA, lancé par la France, sur le sujet. Côté spatial, où se développent des moyens satellitaires indispensables à la guerre moderne, la Pologne pourrait également lier son expertise à celle de la France. Deux satellites espions Airbus seront livrés à la Pologne l'an prochain", complète le quotidien national.

Préférence européenne et relation transatlantique

"Autre sujet clé, la 'préférence européenne 'dans l’acquisition de matériels de défense dont Emmanuel Macron a fait un cheval de bataille au risque de braquer ses partenaires, notamment est-européens, très attachés au lien avec les États-Unis" [TV5 Monde].

"Lors de sa conférence de presse [vendredi 17 avril], Donald Tusk a souligné qu'en raison de l'instabilité géopolitique croissante, du conflit au Proche-Orient et des changements dans la politique des États-Unis à l'égard de la région, sa priorité était de préserver les relations polono-américaines et euro-américaines des bouleversements", relate TVP Wilno. "Nos amis américains doivent comprendre que l'Union européenne est la meilleure chose qui pouvait arriver à l'Europe", a déclaré le Premier ministre polonais.

Un équilibre difficile à trouver pour Varsovie, qui "reste un grand client des États-Unis" en matière d'armement [BFM TV]. Ces dernières années, la Pologne a "passé des 'commandes pharaoniques de F35, hélicoptères d’attaque Apache, missiles Patriot et chars Abrams' américains", selon un diplomate européen proche du dossier [La Provence].

Arguant "d'une menace sur 'l'indépendance' de son pays" [TV5 Monde], le président nationaliste polonais Karol Nawrocki "s'oppose à la participation de la Pologne au programme Safe de l'UE synonyme de dizaines de milliards d'euros pour sa défense".

Au-delà de ces sujets, Emmanuel Macron et Donald Tusk vont aussi "se féliciter du retour de la Hongrie dans le giron pro-européen après la défaite électorale du Premier ministre Viktor Orbán, qui se posait en chef de file du camp illibéral et nationaliste dans l'UE", écrit La Provence. Une rencontre avec le Prix Nobel de la paix Lech Wałęsa est aussi programmée.

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