01.06.2026 à 19:29
Observatoire national extreme droite
Par Léo Walter, trésorier de l’ONED Comme l’indique sa charte, l’ONED « se donne également pour but la création d’observatoires régionaux ou départementaux de l’extrême droite, un maillage nécessaire au suivi des actions et discours des militant·es et élu·es d’extrême droite sur l’ensemble du territoire national. » Dès l’année dernière, 2 observatoires locaux se sont créés dans
L’article Observatoires locaux : on avance ! est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
Par Léo Walter, trésorier de l’ONED
Comme l’indique sa charte, l’ONED « se donne également pour but la création d’observatoires régionaux ou départementaux de l’extrême droite, un maillage nécessaire au suivi des actions et discours des militant·es et élu·es d’extrême droite sur l’ensemble du territoire national. »
Dès l’année dernière, 2 observatoires locaux se sont créés dans l’Hérault (34) et au Pays-Basque (66). Cette année, le bureau de l’ONED a été contacté par de nombreux·euses militant·es souhaitant à leur tour créer des observatoires locaux. Le 26 mai, Thomas Portes (président), Éléonore Schmitt (secrétaire) et Léo Walter (trésorier) les réunissaient en visio pour organiser leur déploiement.
Outre les observatoires basques et héraultais, neuf nouveaux observatoires locaux devraient ainsi voir le jour d’ici l’été dans les Alpes-de-Haute-Provence (04), les Bouches-du-Rhône (13), le Gard (30), le Jura (39), le Loiret (45), la Mayenne (53), le Tarn (81), le Tarn-et-Garonne (82) et dans le Haut-Var (83).
Au fur et à mesure de leur développement, vous pourrez retrouver leur actualité et toutes les informations pour rejoindre celui de votre département en suivant ce lien : https://oned-fr.org/observatoires-locaux/
… Et si vous souhaitez créer le vôtre, n’hésitez pas à nous contacter : contact@oned-fr.org
Ensemble, partout en France, documentons et analysons l’extrême droite pour mieux la combattre !
L’article Observatoires locaux : on avance ! est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
30.05.2026 à 20:07
Observatoire national extreme droite
Par Laurence De Cock, Vice-Présidente de l’ONED Le 18 mai dernier, dans la foulée de la fronde contre Vincent Bolloré dans le monde de la culture, une tribune désormais signée par plus de 1300 signataires, des intellectuel.le.s, artistes, et représentant.e.s du monde culturel affirmait l’urgence de se coaliser pour répondre à l’extrême droite. Ainsi naissait
L’article Bienvenue au CRACS est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
Par Laurence De Cock, Vice-Présidente de l’ONED
Le 18 mai dernier, dans la foulée de la fronde contre Vincent Bolloré dans le monde de la culture, une tribune désormais signée par plus de 1300 signataires, des intellectuel.le.s, artistes, et représentant.e.s du monde culturel affirmait l’urgence de se coaliser pour répondre à l’extrême droite. Ainsi naissait le CRACS : coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques.
Présente parmi les premiers signataires, je me suis exprimée pour l’ONED lors de la journée de lancement le 30 mai dernier à la Mairie de Montreuil.
Il a été rappelé l’importance de déconstruire les mensonges et fausses promesses de l’Extrême droite mais aussi celle de donner à voir concrètement comment s’incarne la pratique du pouvoir d’une extrême droite désormais aux manettes de plusieurs communes. Il a surtout été évoqué l’urgence de faire vivre un projet désirable susceptible de servir de contre-poison.
La matinée a réuni près de 200 personnes, beaucoup moins l’après-midi sous la chaleur écrasante. C’est pourtant là que se sont organisés trois ateliers destinés à aboutir à des propositions concrètes de fonctionnement du CRACS.
Les questions qui tournent sont les mêmes que celles qui traversent toutes les autres organisations : Comment se préparer à la catastrophe tout en mettant tout en place pour qu’elle n’arrive pas ? Quels sont déjà les signaux d’une extrême droitisation du champ politique et culturel ? Comment fédérer l’existant afin de constituer un vaste réseau ? Quels outils inventer pour parler au plus grand nombre ?
À titre personnel je plaide pour l’urgence de bâtir un archipel afin de constituer un front concret, dans le respect des identités propres aux organisations qui en seraient membres ; un archipel fondé sur une problématique antifasciste et prêt à mutualiser toutes les idées et bras disponibles dans le cadre du combat contre la prise de pouvoir de l’extrême droite.
La CRACS doit encore se doter d’une organisation officielle mais, d’ores et déjà, comptons-la comme allié nécessaire et maillon nécessaire de ce futur archipel.
L’article Bienvenue au CRACS est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
28.05.2026 à 20:11
Observatoire national extreme droite
Par Thomas Portes, Président de l’ONED « Culpabiliser la France éternelle » : En plein débat sur l’abrogation du Code Noir, document de 600 pages qui viser à codifier l’esclavage, le député du Rassemblement National Cyril Tribuiani n’a pu s’empêcher de citer le Maréchal Pétain. Un moment de sidération s’est alors emparé de l’Assemblée nationale. Une intervention qui
L’article Abrogation du Code Noir est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
Par Thomas Portes, Président de l’ONED
« Culpabiliser la France éternelle » : En plein débat sur l’abrogation du Code Noir, document de 600 pages qui viser à codifier l’esclavage, le député du Rassemblement National Cyril Tribuiani n’a pu s’empêcher de citer le Maréchal Pétain. Un moment de sidération s’est alors emparé de l’Assemblée nationale. Une intervention qui faisait suite à celles de Julien Odoul, porte-parole du Rassemblement National, qui rendait hommage à Napoléon Bonaparte expliquant que celui-ci avait « aboli l’esclavage » ou d’une autre député hurlant « racisme anti blanc ».
Réécrire l’histoire est une habitude tenace de l’extrême droite. De Pétain à Bonaparte en passant par la colonisation de l’Algérie, le Rassemblement National, mais aussi une partie de la droite, multiplient les propos négationnistes. Nous n’oublions pas que l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau parle des « belles heures de la colonisation » ou encore que Sébastien Chenu parle « d’aspects positifs de la colonisation ».
Une fois de plus un débat parlementaire a mis en lumière une évidence : l’extrême droite n’est pas une idéologie comme les autres. Face au vertige de l’histoire que représente le Code noir, à savoir un texte qui a impacté plus de 15 millions de personnes, légitimé la torture, les meurtres, l’effacement des noms des personnes, l’extrême droite a une fois de plus souillé l’Assemblée nationale.
Comment ne pas être en colère quand nous voyons d’un côté l’émotion, et aussi les larmes, de nos collègues députés ultra-marins, pour qui le Code noir représente une blessure qui ne se refermera jamais, et ces députés du Rassemblement National qui ironisent sur la colonisation ?
Si nous avons abrogé collectivement ce texte, une étape nécessaire mais largement insuffisante, le débat a aussi permis de mesurer que les préjugés racistes et négrophobes demeurent dans notre pays.
Plus que jamais le combat contre l’extrême droite doit être une priorité. Nous mettons l’observatoire à disposition de toutes celles et ceux qui souhaitent s’engager dans cette bataille.
L’article Abrogation du Code Noir est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.