
09.03.2026 à 16:36
Déborah Yapi
Dix jours après la mort de l’ayatollah Khamenei lors des frappes israélo-américaines du 28 février, l’Iran a déjà organisé sa succession en nommant un nouveau guide suprême, le fils de l’ancien dirigeant. L’hypothèse d’un effondrement rapide ou d’un changement de régime à court terme semble écartée. Par ailleurs, l’argument central de la prolifération nucléaire, invoqué pour justifier l’opération israélo-américaine, apparaît de plus en plus contesté. La situation soulève plusieurs questions majeures : quelle place reste-t-il au droit international et qui est encore en mesure de le défendre ? Sommes-nous entrés dans un engrenage de guerre susceptible d’élargir le conflit ? Les Européens, divisés entre leurs alliances et leurs principes, peuvent-ils encore peser sur la situation ou préserver leur crédibilité diplomatique ? Plus largement, assiste-t-on à un affaiblissement durable des principes fondamentaux de l’ordre international au profit d’une logique de rapports de force ? Mon analyse dans cette vidéo.
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Dix jours après la mort de l’ayatollah Khamenei lors des frappes israélo-américaines du 28 février, l’Iran a déjà organisé sa succession en nommant un nouveau guide suprême, le fils de l’ancien dirigeant. L’hypothèse d’un effondrement rapide ou d’un changement de régime à court terme semble écartée. Par ailleurs, l’argument central de la prolifération nucléaire, invoqué pour justifier l’opération israélo-américaine, apparaît de plus en plus contesté.
La situation soulève plusieurs questions majeures : quelle place reste-t-il au droit international et qui est encore en mesure de le défendre ? Sommes-nous entrés dans un engrenage de guerre susceptible d’élargir le conflit ? Les Européens, divisés entre leurs alliances et leurs principes, peuvent-ils encore peser sur la situation ou préserver leur crédibilité diplomatique ? Plus largement, assiste-t-on à un affaiblissement durable des principes fondamentaux de l’ordre international au profit d’une logique de rapports de force ? Mon analyse dans cette vidéo.
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09.03.2026 à 15:53
Coline Laroche
D’un point de vue de géopolitique des médias, la République populaire de Chine (RPC) utilise ainsi son agence de presse comme un acteur géopolitique, un levier de puissance informationnelle en Afrique, participant à la visibilité des récits pro-Pékin promouvant le développement d’un Sud global. En effet, les médias ont un rôle géopolitique dans la mesure où ils peuvent influer sur les relations et rivalités entre États ou autres acteurs non-étatiques, et être instrumentalisés par ces acteurs à des fins géopolitiques. Ils sont également des reflets, puisqu’ils traitent des événements géopolitiques et en proposent des représentations, à travers les contenus qu’ils véhiculent. Ces représentations géopolitiques reflètent le point de vue des acteurs étudiés, et le récit qu’ils se font des événements ou qu’ils veulent présenter au monde. Pourquoi et comment la Chine a-t-elle utilisé le concept de Sud global pour soutenir sa stratégie d’influence informationnelle en Afrique de l’Ouest francophone ? Et quelles sont les limites de cette stratégie ? L’étude géopolitique des récits médiatiques développés par la Chine dans cette région met en évidence une manipulation des représentations liées au Sud global, visant à couvrir les caractéristiques impérialistes de la présence chinoise dans le champ informationnel ouest-africain.
L’article Le « Sud global » : une « couverture infomationnelle » au service de l’influence médiatique de Pékin en Afrique de l’Ouest francophone est apparu en premier sur IRIS.
D’un point de vue de géopolitique des médias, la République populaire de Chine (RPC) utilise ainsi son agence de presse comme un acteur géopolitique, un levier de puissance informationnelle en Afrique, participant à la visibilité des récits pro-Pékin promouvant le développement d’un Sud global. En effet, les médias ont un rôle géopolitique dans la mesure où ils peuvent influer sur les relations et rivalités entre États ou autres acteurs non-étatiques, et être instrumentalisés par ces acteurs à des fins géopolitiques. Ils sont également des reflets, puisqu’ils traitent des événements géopolitiques et en proposent des représentations, à travers les contenus qu’ils véhiculent. Ces représentations géopolitiques reflètent le point de vue des acteurs étudiés, et le récit qu’ils se font des événements ou qu’ils veulent présenter au monde.
Pourquoi et comment la Chine a-t-elle utilisé le concept de Sud global pour soutenir sa stratégie d’influence informationnelle en Afrique de l’Ouest francophone ? Et quelles sont les limites de cette stratégie ? L’étude géopolitique des récits médiatiques développés par la Chine dans cette région met en évidence une manipulation des représentations liées au Sud global, visant à couvrir les caractéristiques impérialistes de la présence chinoise dans le champ informationnel ouest-africain.
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06.03.2026 à 12:43
Déborah Yapi
Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont profondément bouleversé l’équilibre géopolitique au Moyen-Orient et au-delà. Si l’opération apparaît, sur le plan militaire, comme un succès incontestable, la véritable question concerne désormais ses conséquences politiques et stratégiques. Quel premier bilan géopolitique de la guerre déclenchée le 28 février 2026 peut-on dresser ? Quelles dynamiques cette intervention a-t-elle déclenchées et quelles pourraient être ses répercussions à plus long terme ? De multiples dynamiques sont simultanément à l’œuvre : Washington et Tel-Aviv, qui mènent la guerre de concert, pourraient en réalité avoir des objectifs divergents à moyen et long terme. Les pays du Golfe, ciblés par l’Iran, sont hostiles à une instabilité prolongé, quel rôle pourront-ils jouer ? Les Européens de leur côté font à nouveaux preuve de division à propos du conflit. Qu’en est-il pour les autres acteurs majeurs de la scène internationale, en particulier la Russie et la Chine, partenaires de l’Iran ? Retrouvez mon premier bilan de la situation géopolitique en Iran dans cette vidéo.
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Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont profondément bouleversé l’équilibre géopolitique au Moyen-Orient et au-delà. Si l’opération apparaît, sur le plan militaire, comme un succès incontestable, la véritable question concerne désormais ses conséquences politiques et stratégiques.
Quel premier bilan géopolitique de la guerre déclenchée le 28 février 2026 peut-on dresser ? Quelles dynamiques cette intervention a-t-elle déclenchées et quelles pourraient être ses répercussions à plus long terme ? De multiples dynamiques sont simultanément à l’œuvre : Washington et Tel-Aviv, qui mènent la guerre de concert, pourraient en réalité avoir des objectifs divergents à moyen et long terme. Les pays du Golfe, ciblés par l’Iran, sont hostiles à une instabilité prolongé, quel rôle pourront-ils jouer ? Les Européens de leur côté font à nouveaux preuve de division à propos du conflit. Qu’en est-il pour les autres acteurs majeurs de la scène internationale, en particulier la Russie et la Chine, partenaires de l’Iran ?
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