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03.04.2025 à 04:37

Glyphosate: Bayer au tribunal face aux parents d'un enfant handicapé

FRANCE24

Les parents de l'adolescent poursuivent Bayer au civil pour faire reconnaître "le lien de causalité entre le glyphosate" et le handicap de Théo, explique la mère Sabine Grataloup à l'AFP. L'audience débutera à 09H00 au tribunal de Vienne, où plusieurs associations, dont Générations Futures, qui lutte contre les dangers des pesticides, ont appelé à soutenir l'adolescent. La famille réclamera une expertise judiciaire dans le cadre d'une "recherche en responsabilité pour faute", précise son avocat Me Bertrand Repolt qui, "in fine", compte réclamer des dommages et intérêts au groupe allemand. Si des procès contre Bayer ont déjà eu lieu à l'initiative de personnes atteintes de cancer, il s'agit selon eux d'une "première judiciaire" pour un dossier de malformations congénitales. En 2006, Sabine Grataloup a utilisé du glyphosate pour désherber une carrière d'équitation, l'aspergeant "plusieurs fois par jour, sans protection particulière". Elle ignore alors qu'elle est enceinte de "quelques semaines", une période clé dans le développement foetal. Théo naît en mai 2007 "avec l'œsophage et la trachée qui ne se sont pas séparés correctement". Depuis, il a subi 55 opérations chirurgicales qui lui permettent de manger normalement mais il respire et parle toujours par un "trou dans la gorge", faute de cordes vocales. En 2018, ses parents assignent la firme américaine Monsanto, tout juste rachetée par le groupe Bayer. C'est elle qui a fourni la molécule du glyphosate à la marque Glyper, le pesticide utilisé par Mme Grataloup. "Monsanto fournissait le produit (...) qui a la même formulation que le Roundup", fabriqué par l'Américain, explique-t-elle. Selon elle, le Glyper n'est "rien d'autre qu'un produit de revente du Round up". Indemnités Six ans plus tard, la justice va enfin les entendre. "C'est une étape décisive dans un processus qui a demandé des années de recherches, de formalisation et de procédures", déclare Sabine Grataloup, qui espère approcher de "la fin du marathon". Seul le Fonds d'indemnisation des victimes des pesticides a reconnu en 2022 le lien entre le glyphosate et les malformations de Théo, qui reçoit depuis depuis une indemnité de 1.000 euros mensuels. Le glyphosate, herbicide le plus vendu au monde (800.000 tonnes en 2014), est classé en 2015 comme un "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé. Depuis fin 2018, le produit est interdit en France pour un usage domestique. Son approbation en Europe a cependant été renouvelée en novembre 2023 pour 10 ans "sous réserve de certaines conditions et restrictions". Depuis le rachat de Monsanto, Bayer a dû verser plus de 10 milliards de dollars en dommages et intérêts dans plus de 100.000 dossiers à cause du glyphosate, notamment aux Etats-Unis, accusé d'avoir causé des cancers, ce que le groupe nie. La procédure à Vienne rappelle "l'impérieuse nécessité de responsabiliser les entreprises face aux risques sanitaires qu’elles engendrent", estime dans un communiqué Nadine Lauverjat de Générations Futures. Contacté par l'AFP, le groupe Bayer n'a pas souhaité s'exprimer avant l'audience.

03.04.2025 à 04:29

Face aux visées américaines, la Première ministre danoise au Groenland pour "renforcer" les liens

FRANCE24

Cette visite intervient au moment où le Groenland vient de se doter d'un nouveau gouvernement de coalition, sous la houlette du parti de centre-droit Démocrates. "Le Danemark est notre partenaire le plus proche et il est naturel que nous nous rencontrions dès que possible", s'est réjoui sur Facebook Jens-Frederik Nielsen, le nouveau chef du gouvernement groenlandais, qui rassemble quatre des cinq partis représentés au Parlement local, l'Inatsisartut. "Je n'ai qu'un seul souhait, et c'est de faire tout ce que je peux pour prendre soin de ce merveilleux pays et de (le) soutenir dans une situation vraiment difficile", a déclaré Mette Frederiksen à son arrivée à Nuuk mercredi. Son déplacement, dont le programme n'a pas été rendu public, doit durer jusqu'à vendredi. "C'est très, très important et très rassurant pour les Groenlandais de voir une cheffe du gouvernement danois au Groenland", explique à l'AFP Mikaela Engell, spécialiste du territoire arctique et ancienne représentante du Danemark au Groenland. En janvier, "le gouvernement danois était presque invisible, il semblait danser sur les braises: tentant de satisfaire les intérêts américains en évitant de contrarier Donald Trump, tout en signalant que le Groenland et le Danemark étaient solidaires", détaille-t-elle. Après les législatives groenlandaises du 11 mars, la pression américaine s'est accentuée avec la visite du vice-président JD Vance sur la seule base militaire des Etats-Unis sur le territoire. "On ne prend plus de gants", tranche Mme Engell. Pour Marc Jacobsen, maître de conférence au Collège royal de Défense danois, ce déplacement va permettre de "montrer la cohérence, montrer le soutien, (et de) discuter de ce qu'ils peuvent faire de plus concrètement, d'une part comment répondre aux Etats-Unis, mais aussi en termes d'investissements de coopération concrets", affirme-t-il à l'AFP. "C'est une visite assez longue, ce qui constitue un message fort". Selon l'universitaire, Mme Frederiksen devrait insister sur le rôle du Danemark comme "ami du Groenland", qui le soutient lors des prochaines étapes vers l'indépendance. Sécurité Pour Mme Engell, le déplacement va permettre d'échanger à propos du "mode de fonctionnement constitutionnel de la coopération entre le Groenland et le Danemark, et de discuter de nouvelles façons d'envisager la coopération économique". Sur la sécurité, argument clef utilisé par l'administration Trump pour justifier son "besoin" d'annexer le territoire arctique, Copenhague devrait rappeler son engagement de renforcer la présence et les investissements dans l'Arctique et ne pas fermer la porte à une coopération accrue avec les Américains. "Je pense que Mette Frederiksen répétera le même discours que Lars Løkke (Rasmussen, son ministre des Affaires étrangères, ndlr) disant qu'il est possible de renforcer la présence militaire américaine" sur le sol groenlandais, d'après l'accord de défense de 1951, estime M. Jacobsen. Vendredi dernier, sur l'unique base américaine de l'île - qui en comptait 17 au sortir de la Seconde guerre mondiale - JD Vance a jugé que "le Danemark n'(avait) pas bien assuré la sécurité du Groenland". "Nous sommes ouverts aux critiques, mais, pour être tout à fait honnêtes, nous n'apprécions pas le ton sur lequel elles ont été formulées", a rétorqué Lars Løkke Rasmussen dans une vidéo en anglais publiée le lendemain. Son ministère a indiqué essayer d'organiser une réunion avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio en marge de la réunion des ministres de l'Otan jeudi et vendredi à Bruxelles. "Ça va être le gros non-dit. Mais le problème est que s'ils devaient parler de l'Arctique et du Groenland, cela exige la présence d'un représentant du gouvernement groenlandais, c'est l'accord entre le Danemark et le Groenland", explique M. Jacobsen. Selon le Washington Post, la Maison Blanche est en train d'évaluer le coût pour les Etats-Unis que représenterait un contrôle du Groenland mais aussi les revenus qu'elle pourrait tirer de l'exploitation de ses ressources naturelles, largement inexplorées.

03.04.2025 à 04:15

Les alliés européens de l'Otan fébriles avant l'arrivée du secrétaire d'Etat américain

FRANCE24

Et la nouvelle salve de droits de douane annoncés par la président des Etats-Unis a de quoi les alarmer. "Je sais qu'il y a eu des propos durs. Je sais que certains alliés, de ce côté-ci de l'Atlantique par exemple, s'inquiètent de l'engagement à long terme des États-Unis vis-à-vis de l'Otan", a reconnu devant la presse le secrétaire général de l'Organisation Mark Rutte. Mais, a-t-il assuré, "cette alliance est là pour durer, avec les Etats-Unis. Leur engagement est absolument clair". Les Européens espèrent néanmoins se l'entendre dire par le chef de la diplomatie américaine en personne à Bruxelles. Marco "Rubio aura des messages pour nous, les Européens, et nous aurons des messages pour lui", a résumé un diplomate de l'Otan, avant cette réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance. Les premières semaines de la présidence Trump ont secoué les alliés des Etats-Unis: le Canada est menacé d'annexion, tout comme le Groenland, territoire autonome du Danemark. Marco Rubio pourrait d'ailleurs rencontrer son homologue danois à Bruxelles, selon Copenhague. Le rapprochement spectaculaire de Washington avec Moscou inquiète aussi les Européens alliés de Kiev. "Il y a un sentiment de malaise" en Europe après ces premiers pourparlers conduits par les Etats-Unis avec la Russie et l'Ukraine, selon ce diplomate. Dans le dos de l'Ukraine L'Europe redoute un accord scellé dans le dos de l'Ukraine et contraire à ses intérêts en matière de sécurité du continent, et à ceux de l'Otan elle-même. Les alliés européens veulent voir un certain nombre d'éléments pris en compte dans toute négociation avec l'Ukraine, a expliqué un deuxième diplomate à Bruxelles. Un accord qui reconnaîtrait du point de vue du droit international les "conquêtes territoriales" de la Russie en Ukraine serait ainsi inacceptable, a-t-il assuré. Idem pour une solution consistant à limiter drastiquement la taille de l'armée ukrainienne, jugée indispensable pour empêcher toute nouvelle attaque russe, a-t-il ajouté. Les ministres de l'Otan auront jeudi un dîner de travail avec leur collègue ukrainien Andriï Sybiga, en présence de la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. Une "coalition des volontaires" rassemble les pays prêts à donner des garanties de sécurité à l'Ukraine, y compris par le biais de troupes au sol. Emmenée par la France et le Royaume-Uni, elle se réunira la semaine prochaine à Bruxelles au niveau des ministres de la Défense. Les alliés européens veulent aussi que l'Amérique les rassure sur son engagement à les défendre. Mais pour cela, ils vont devoir payer davantage. Marco Rubio entend parler de "l'augmentation des investissements des alliés dans la défense (...)", selon un communiqué du département d'Etat. Le débat porte sur le niveau de ces dépenses. Donald Trump exige que les Européens et les Canadiens consacrent au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leur défense, quand certains pays européens, comme l'Italie ou l'Espagne, peinent à atteindre 2%. 3,5% Mark Rutte devrait proposer un chiffre autour de 3,5%, mais aucune décision n'est attendue jeudi ou vendredi. Elle sera en revanche l'enjeu principal du sommet de La Haye en juin, en présence de Donald Trump. D'ici là, les Européens se préparent à un éventuel désengagement militaire américain. L'idée de leur présenter un plan échelonnant ce retrait a été un moment avancée, mais finalement rejetée pour ne pas les pousser dans cette direction, selon un diplomate. Ils espèrent néanmoins que les choses se fassent "en bon ordre". Pas question d'apprendre le retrait d'une division américaine "par un tweet", a-t-il expliqué. Un retrait partiel des quelque 100.000 soldats américains présents en Europe ne serait pas "dramatique", selon ce diplomate, qui rappelle que les Américains étaient plus de 300.000 en Europe pendant la guerre froide. Une réduction de moitié constituerait toujours une dissuasion "crédible", a-t-il assuré.
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