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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

03.02.2026 à 15:55

TikTok, X, Kick ou Telegram: ces plateformes visées par la justice française

FRANCE24

. X, ses dérives présumées, Elon Musk convoqué Perquisition annoncée mardi par la procureure de Paris Laure Beccuau dans les locaux français de X et convocation par la justice française en "audition libre" d' Elon Musk, propriétaire de la plateforme, le 20 avril: comment en est-on arrivé là ? L'enquête du parquet de Paris, toujours au stade préliminaire, a débuté en janvier 2025, à la suite de signalements des députés macroniste Eric Bothorel et socialiste Arthur Delaporte qui ont notamment dénoncé des algorithmes biaisés. Les investigations ont ensuite été élargies dès l'été 2025 notamment quand Grok, l'intelligence artificielle de la plateforme, a répercuté des contenus négationnistes ou des deepfakes à caractère sexuel. Il s'agit désormais de rechercher aussi s'il n'y a pas "complicité de détention d'images à caractère pédopornographique" ou "complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique". . Coco, guet-apens homophobes et viols de Mazan Immatriculé à l'étranger, le site Coco, considéré comme "un repère de prédateurs" par des associations de défense de l'enfance et de lutte contre l'homophobie et mis en cause dans des guet-apens et agressions, a été fermé mi-2024 par la justice. Son fondateur, l'Italien Isaac Steidl, 46 ans, a été mis en examen le 9 janvier 2025 à Paris et conteste les accusations. Coco a été au centre de plusieurs affaires criminelles, dont le retentissant procès des viols de Mazan. Dans cette affaire, pendant dix ans, Dominique Pelicot (condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion) a assommé sa femme d'anxiolytiques pour la violer et la faire violer par des dizaines d'hommes recrutés via le site coco.fr. L'enquête concernant Coco a été ouverte par le parquet de Paris le 5 février 2024, puis confiée à un juge d'instruction le 28 juin 2024. . Telegram inquiété et Pavel Durov arrêté Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, né en Russie et naturalisé français en 2021, avait été arrêté à sa descente d'avion fin août 2024 à l'aéroport du Bourget. Agé aujourd'hui de 41 ans, il a été mis en examen le 28 août 2024 et s'insurge contre cette procédure judiciaire. Il n'a d'ailleurs pas manqué de réagir mardi à la perquisition dans les locaux français de X. "La France est le seul pays au monde à poursuivre pénalement tous les réseaux sociaux qui offrent aux gens un certain degré de liberté. Ne vous y trompez pas: ce n'est pas un pays libre", a-t-il tancé sur ses réseaux. La justice française lui impute une litanie d'infractions relevant de la criminalité organisée. Notamment de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur sa messagerie, comme la pédopornographie ou encore la cession ou l'offre de stupéfiants. L'enquête avait été lancée le 2 février 2024 par le parquet de Paris, avec ouverture d'information judiciaire le 8 juillet 2024. . Kick et la mort en direct Des mandats d'arrêt ont été requis le 27 janvier à Paris contre les gérants de la plateforme de vidéos australienne Kick. C'est une étape importante dans les investigations portant sur le décès d'un streamer en direct en France en août 2025. La procureure de Paris Laure Beccuau a demandé ces mandats d'arrêt contre "les gérants de fait et de droit" de Kick car ces derniers, convoqués par le parquet pour être auditionnés, ne se sont pas présentés et contestent notamment avoir rémunéré les streamers accusés de violences envers la victime. La mort de "Jean Pormanove" à l'été 2025 avait déclenché un vif émoi et soulevé de nombreuses questions sur le contrôle des plateformes de streaming en France. Le vidéaste, de son vrai nom Raphaël Graven, est décédé à l'âge de 46 ans près de Nice lors d'une diffusion en direct le 18 août 2025 sur Kick. Il avait déjà subi plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu'un autre homme, violenté et humilié par deux personnes. Deux enquêtes ont été ouvertes: l'une par le parquet de Nice pour éclaircir les circonstances du décès, l'autre à Paris le 25 août 2025 pour investiguer sur les pratiques de Kick. · TikTok et la question du suicide chez les jeunes TikTok est accusé de faire la promotion du suicide chez les plus vulnérables et donc chez les jeunes, qui fréquentent en masse cette plateforme. Le parquet de Paris a ouvert une enquête le 15 octobre 2025 après le signalement d'un député -Arthur Delaporte, là encore- pointant l'influence néfaste sur les jeunes de l'algorithme de la plateforme, qui rejette "fermement" ces accusations. L'ouverture de cette enquête intervient aussi après la publication, en septembre 2025, des conclusions d'une commission d'enquête parlementaire. La plateforme ultrapopulaire chez les jeunes propose un "océan de contenus néfastes", de la violence "sous toutes ses formes", condamnait alors la rapporteure de cette commission, Laure Miller (EPR), en conférence de presse. Son président Arthur Delaporte avait saisi le 11 septembre la procureure de Paris, estimant que "TikTok a délibérément mis en danger la santé, la vie de ses utilisateurs". Cinq familles ont témoigné récemment à Paris de la descente aux enfers de leurs enfants à cause de l'application, un des réseaux sociaux dont l'interdiction aux moins de 15 ans, votée récemment par l'Assemblée nationale, doit être examinée au Sénat.

03.02.2026 à 15:33

Sassou-Nguesso accusé de corruption au Congo : "Une boule puante", dit Thierry Moungalla

Marc PERELMAN

Dans un entretien accordé à France 24, le ministre congolais de la Communication, Thierry Moungalla, qualifie de "boule puante" les accusations de l'autorité norvégienne de lutte contre la criminalité économique visant le président Denis Sassou-Nguesso.

03.02.2026 à 15:23

Impact des sanctions économiques : les populations touchées de plein fouet

Ali LAIDI

38 millions de morts. C’est le nombre de victimes dans le monde causées par les sanctions économiques américaines et européennes entre 1971 et 2021, selon le Center for Economic Policy Research, basé à Londres. L’Institut de relations internationales et stratégiques, l’IRIS, basé à Paris revient également sur ce dramatique bilan dans sa revue publiée à l’automne 2025.

03.02.2026 à 15:22

Syrie : le défi de l'unité ? Parlons-en avec Arthur Quesnay et Wassim Nasr

Pauline PACCARD

En Syrie, l'Histoire s'est accélérée ces dernières semaines dans le sillage de l'offensive de Damas contre les Kurdes. Il y a eu ce nouvel accord de cessez-le-feu signé vendredi dernier et l'entrée des hommes de Damas dans Hassaké ces dernières heures. Mais derrière les images, beaucoup de questions encore en suspens sur la place de des Kurdes dans cette nouvelle Syrie, mais aussi sur le sort des milliers d'anciens combattants djihadistes.

03.02.2026 à 15:18

Guerre en Ukraine : la Russie a repris ses frappes sur Kiev

FRANCE24

La Russie a lancé pendant la nuit sa plus grosse attaque de drones et missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage par des températures glaciales, à la veille de négociations destinées à mettre fin à quatre ans de guerre. 

03.02.2026 à 15:11

Le rappeur Doums condamné à huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales

FRANCE24

Doums, de son vrai nom Mamadou Coulibaly, a comparu lundi lors d'un procès qui s'est tenu à huis clos à la demande des deux parties, devant le tribunal correctionnel de Créteil pour des violences conjugales sur sa compagne, survenues entre décembre 2022 et janvier 2026. "L'intéressé a été condamné à la peine de huit mois d'emprisonnement totalement assortis d'un sursis probatoire durant 2 ans", a précisé le parquet de Créteil. Le tribunal l'a cependant relaxé des faits dénoncés par la victime en 2022, 2023 et 2024, selon l'avocate de la défense, Me Marion Coiffier, qui a souligné auprès de l'AFP son "soulagement". Contacté à ce sujet, le parquet n'a pas répondu dans l'immédiat. Le 11 janvier, sa compagne s'était présentée au commissariat de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), près de Paris, pour dénoncer des violences conjugales ayant eu lieu au domicile familial en présence de leurs deux enfants, selon une source policière. Ces faits lui ont valu un jour d'incapacité totale de travail (ITT). Le rappeur de 32 ans comparaîtra de nouveau devant la justice dans quelques mois: fin juin, il est convoqué à une audience devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits du même type, à l'encontre de l'actrice Adèle Exarchopoulos. Le 22 janvier, il a été placé en garde à vue pour violences habituelles (c'est-à-dire fréquentes et répétées) par conjoint sur Adèle Exarchopoulos et non-respect d'une ordonnance de protection. A l'issue de sa garde à vue, il a été présenté à un magistrat du parquet puis convoqué à une audience à Paris, prévue le 29 juin. Il y sera précisément jugé pour "violences habituelles commises par conjoint, entre 2017 et 2025, ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, en récidive légale", d'après le parquet de Paris. La plainte, déposée en octobre 2024 par Adèle Exarchopoulos, qui a eu un fils avec Doums, dénonçait des violences depuis 2017. Doums est un ancien membre du collectif L'Entourage, où il évoluait notamment au côté d'Alpha Wann, Deen Burbigo et Nekfeu. Ce dernier est visé par une information judiciaire, accusé de violences sexuelles par une ex-compagne, mais pas poursuivi pour ces chefs. Ecouté par 460.000 auditeurs mensuels sur la plateforme Spotify, Doums a également formé avec l'artiste Népal le duo 2Fingz.

03.02.2026 à 14:41

"Concentrons-nous" sur le sport, cap fixé par Coventry au CIO

FRANCE24

"Nous ne pouvons pas être tout pour tout le monde: les Jeux olympiques et les valeurs qu'ils incarnent sont notre atout le plus précieux", a déclaré la Zimbabwéenne de 42 ans à Milan, en ouverture de la 145e session du CIO. Son discours était d'autant plus attendu que, dès sa prise de fonctions en juin 2025, la septuple médaillée olympique de natation a lancé un vaste processus de consultations tous azimuts, sans laisser filtrer ses propres propositions. Or, sous le mandat de son prédécesseur, l'Allemand Thomas Bach, le CIO s'est imposé comme le gouverneur de tout le mouvement sportif, se préoccupant d'impact environnemental, de droits humains, d'intégrité des compétitions, de lutte contre les violences dans le sport et d'intelligence artificielle, tout en créant à partir de 2016 l'équipe olympique des réfugiés. "Tout au long de la campagne et dans nombre de nos échanges depuis, j'ai entendu le même message de la part de beaucoup d'entre vous: concentrons-nous sur notre cœur de mission. Nous sommes une organisation sportive", a déclaré Kirsty Coventry à la centaine de membres de l'organisation. Retour des Russes ? "Nous comprenons la politique et nous savons que nous n'évoluons pas en vase clos. Mais notre terrain de jeu, c'est le sport. Cela signifie (qu'il faut) préserver la neutralité du sport, un espace où chaque athlète peut concourir sans être entravé par la politique", a poursuivi l'ex-ministre zimbabwéenne des Sports. Il lui reste néanmoins à décliner cette proposition de manière concrète, puisqu'elle a pour l'heure reconduit à l'identique la ligne de Thomas Bach face aux sportifs russes: en raison du conflit en Ukraine, 13 seulement pourront s'aligner aux Jeux de Milan Cortina qui débutent vendredi, sous drapeau neutre et hors épreuves par équipes. Mais le CIO, tout comme la Fifa et l'UEFA dans le football, s'est dans le même temps tenu strictement à l'écart des autres conflits: refusant par exemple de débattre du statut des athlètes israéliens pendant l'offensive à Gaza, il s'est exposé aux soupçons de double standard dans son traitement des questions politiques. Si Kirsty Coventry a lancé en juin dernier plusieurs groupes de travail, notamment sur le sujet épineux de l'accès des athlètes transgenres et intersexes aux compétitions féminines, elle a fixé mardi une priorité claire: celui sur "l'avenir des Jeux olympiques, en particulier le programme olympique". "Nous devons nous assurer que les Jeux restent inspirants pour les jeunes, partout, qu'ils reflètent leurs valeurs", a-t-elle jugé. "Cela implique de trouver le juste équilibre entre tradition et innovation". Les premières conclusions de ces groupes de travail doivent être présentées mercredi, au second jour de la session: il s'agit notamment de brouiller la frontière entre sports d'hiver et d'été, par exemple en faisant entrer cyclocross, gravel, cross ou trail dès les JO-2030 dans les Alpes françaises. "Nous aurons à prendre des décisions et à mener des conversations difficiles, cela fait partie du changement. Tout le monde ne sera pas d'accord sur chaque sujet, et c'est normal", a averti Kirsty Coventry.

03.02.2026 à 14:37

Drogue: "opération 100% contrôle" à Orly, une première à l'arrivée d'un avion

FRANCE24

Cette opération "porte sur l'intégralité des passagers, des membres de l'équipage, du fret ainsi que des bagages, tant en cabine qu'en soute" de cet avion parti de Fort-de-France, a détaillé cette source dans un communiqué publié sur X. Elle vise à "empêcher l'introduction de stupéfiants sur le territoire national" et "faire comprendre aux réseaux criminels que les aéroports français, et en particulier parisiens, ne constituent en aucun cas des points d'entrée sûrs pour leurs activités illicites". "C'est un signal fort, extrêmement fort, que nous voulions envoyer à celles et ceux qui veulent faire passer de la drogue à travers les bagages, éventuellement des caches dans l'avion mais aussi in corpore", dans le corps de passagers qui l'auraient ingérée, a déclaré le préfet de police de Paris Patrice Faure lors d'un point-presse à l'aéroport à 12h30. A cette heure, alors que l'opération était encore en cours, aucune drogue n'avait été saisie. Le bilan est "négatif concernant le transport de drogue in corpore" et "en cours d'évaluation" concernant le fret, a détaillé le procureur de la République de Créteil, Damien Savarzeix. Un bilan que le préfet de police a néanmoins qualifié de "plutôt positif", se félicitant que les passagers aient été "extrêmement coopératifs". "Evidemment, quand vous montez une très grosse opération pour la première fois, il y a forcément des fuites et ce signal est probablement arrivé vers celles et ceux qui voulaient traverser l'Atlantique", a-t-il encore ajouté. Il s'agit d'une opération "inédite" en aéroport d'arrivée, selon cette source. Près de 400 policiers, gendarmes et douaniers sont mobilisés, selon la préfecture de police. A Orly, une opération d'une telle ampleur est "une première", a confirmé à l'AFP une source aéroportuaire. Dans une vidéo publiée sur X, la préfecture de police a détaillé le déroulé de l'opération: l'avion est immobilisé dès l'atterrissage, les douanes procèdent ensuite à une "détection, à un questionnaire et à un dépistage". "En complément, un scanner est réalisé par une équipe médicale", est-il précisé. "Toute personne transportant de la drogue in corpore est immédiatement prise en charge et transférée en milieu hospitalier", détaille la PP. Cette opération fait écho à une politique similaire instaurée au départ de la Guyane et des Antilles, consistant à contrôler tous les voyageurs à destination de la métropole.

03.02.2026 à 14:17

Emus aux larmes, de premiers Palestiniens de Gaza rentrent d'Egypte

FRANCE24

La joie se mêle à l'émotion quand ils descendent lundi, à la nuit tombée, de l'autocar qui les a conduits jusqu'à l'hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, entouré par une petite foule fébrile, brandissant des téléphones portables pour capter ce moment. Mais les retrouvailles tant espérées ont aussi un goût amer. "Cela a été très difficile, il y avait des contrôles partout. Ils fouillaient toutes nos affaires, surtout au point de contrôle de l'armée" israélienne, raconte à l'AFP une femme, Samira Said. Rotana Al-Riqib, elle aussi arrivée par le passage de Rafah, se dit épuisée après "un voyage humiliant" et des fouilles "minutieuses". "Les Israéliens nous ont interrogés, ils nous ont tout confisqué. Ils ne nous ont laissé que des vêtements", a-t-elle confié à l'AFP. "Tout est interdit, la nourriture, l'eau, les parfums. Nous n'avons pas pu rapporter le moindre cadeau pour nos enfants". "Ils ne veulent pas qu'un grand nombre de gens rentrent à Gaza. Ils voudraient plutôt qu'un grand nombre parte", ajoute cette femme d'une trentaine d'années, en faisant référence aux autorités israéliennes qui imposent des contrôles draconiens à l'entrée dans le territoire. Au total, une vingtaine de personnes, sur environ 200 attendues, ont traversé lundi dans les deux sens la frontière, seul point d'entrée et de sortie de Gaza ne passant pas par Israël, restée globalement fermée depuis que l'armée israélienne en a pris le contrôle du côté palestinien en mai 2024. Parmi elles, douze Palestiniens - neuf femmes et trois enfants - sortis de Gaza avant la fermeture de la frontière pour aller se faire soigner en Egypte, ont pu rentrer, a indiqué mardi un responsable palestinien. "Lueur d'espoir" Si certains rentrent, des milliers de Palestiniens de Gaza espèrent désormais quitter le territoire, soumis depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 à un siège israélien très strict, parmi lesquels de nombreux malades et blessés dans l'attente d'une évacuation sanitaire. Lundi, cinq blessés et leurs sept accompagnateurs sont sortis de Gaza, lors de cette timide réouverture étroitement contrôlée également du côté égyptien. L'Egypte, seul pays frontalier de Gaza à l'exception d'Israël, a répété à maintes reprises qu'elle s'opposerait à tout déplacement massif des Palestiniens vers son territoire. Umm Mohamed Abu Shaqfa, une femme de 37 ans qui vit à Gaza-ville, raconte que sa fille de 11 ans, Nisreen, souffre d'une maladie du sang depuis six ans pour laquelle il n'existe pas de traitement à Gaza, et a reçu le feu vert des autorités et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour aller se faire soigner à l'étranger. Mais depuis, elle attend en vain. "L'ouverture est une lueur d'espoir", dit-elle. "Nous vivons d'espoir. Tous les jours, je vais au ministère de la Santé et dans les bureaux de l'OMS pour voir si le nom de ma fille est sur la liste". Mardi, les retours d'Egypte et les évacuations depuis Gaza devaient se poursuivre au compte-gouttes. Car Israël n'a pas autorisé pour l'heure la réouverture totale de la frontière, prévue par le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre avec le Hamas et réclamée par les organisations internationales afin de permettre l'entrée massive d'aide humanitaire à Gaza. burs-sg/anb

03.02.2026 à 14:11

La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH

FRANCE24

Charismatique militant anti-corruption, Alexeï Navalny avait été arrêté dès son arrivée sur le sol russe, en janvier 2021. Il rentrait alors d'Allemagne, où il avait été soigné suite à un empoisonnement allégué en août 2020. Il est mort en février 2024 dans des circonstances troubles dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique russe. Dans son arrêt rendu à l'unanimité, la Cour souligne que l'arrestation et la détention de l'opposant ont été décidées sur la base de la "révocation d'un sursis à l'exécution" d'une peine pour fraude commerciale et blanchiment d'argent prononcée en 2014, que la CEDH avait déjà dénoncée notamment pour violation du droit à un procès équitable. Au cours de sa détention, M. Navalny a été soumis "simultanément à plusieurs formes de mauvais traitements" qui, "pris ensemble, reflètent un mépris systématique pour sa santé, son bien-être et sa dignité, et s'analysent en un traitement inhumain et dégradant", ont conclu les juges européens. L'opposant s'était notamment plaint d'avoir eu le crâne rasé, et d'avoir été soumis à une vidéosurveillance permanente, "des privations de sommeil au moyen de contrôles de sécurité toutes les heures ou toutes les deux heures". Il avait saisi la CEDH peu après sa mise en détention le 20 janvier 2021. À la suite de son décès, la Cour a autorisé sa veuve, Ioulia Navalnaïa, à poursuivre la procédure en son nom. La Cour - qui dès février 2021 avait demandé en vain à Moscou de "libérer immédiatement" l'opposant - a conclu à la violation de l'article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 5 (droits à la liberté et à la sûreté) et de l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou dégradants). La Russie est condamnée à verser 26.000 euros au requérant pour dommage moral. Mais Moscou ne considère plus les décisions de la CEDH comme contraignantes à son égard et refuse de payer les amendes Exclue du Conseil de l'Europe, auquel est rattachée la CEDH, en 2022 à la suite de l'invasion de l'Ukraine, la Russie est théoriquement toujours responsable des violations de la Convention européenne des droits de l'homme commises antérieurement.

03.02.2026 à 13:57

L'Iran doit "respecter" la "révolution" et "réengager les discussions", dit Macron

FRANCE24

Interrogé par la presse en marge d'une visite en Haute-Saône, dans l'est de la France, le chef de l'Etat n'a pas plaidé pour un changement de régime à Téhéran, car "ça ne se décrète pas dans un micro tendu par le président de la République française". "Je crois à la souveraineté des peuples et donc ce sont les peuples qui changent leurs gouvernants", a-t-il dit. "La responsabilité de l'Iran aujourd'hui, c'est d'une part de respecter son peuple face à la révolution qui s'est encore déroulée et la répression terrible que nous avons vue", "c'est de libérer les prisonniers politiques et ensuite c'est de réengager les discussions qui sont attendues de lui sur la question nucléaire d'une part, sur la question balistique d'autre part, et sur la stabilité régionale enfin, puisqu'il y a encore beaucoup de milices qui déstabilisent l'Irak, la Syrie, le Liban", a affirmé le chef de l'Etat français. Au sujet de la possible reprise de dialogue entre l'Iran et les Etats-Unis, il a expliqué qu'il n'y avait aujourd'hui pas "de négociations à proprement parler qui aient repris", tout en apportant son soutien à des pourparlers sur les sujets évoqués. Il a par ailleurs assuré que la France était "très vigilante" alors que l'Iran a déclaré comme "groupes terroristes" les armées européennes, en réponse à une décision similaire de l'Union européenne contre les Gardiens de la Révolution, accusés d'avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation. Les emprises militaires françaises au Moyen-Orient ont été placées "dans les situations les plus renforcées de sécurité" et "toutes les dispositions" ont été prises "pour que nos soldats qui sont là-bas soient déployés dans les conditions optimales de sécurité", a-t-il déclaré. L'Iran se prépare à des négociations directes avec les Etats-Unis, probablement vendredi, mais a rejeté d'emblée toutes "demandes déraisonnables", Donald Trump menaçant à nouveau Téhéran de "mauvaises choses" en cas d'échec de la diplomatie. La pression s'accentue sur la République islamique depuis qu'elle a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie.

03.02.2026 à 13:53

Recrutements, aviation et aide américaine : comment le Nigeria accentue la lutte antiterroriste

David RICH

Depuis fin janvier, l’armée a annoncé avoir tué plusieurs hauts commandants du groupe islamiste radical Boko Haram, dans le nord-est du pays. Des victoires symboliques pour Abuja qui a accentué ces derniers mois la pression militaire sur les groupes terroristes avec l’appui de Washington.

03.02.2026 à 13:49

La Russie reprend ses frappes massives sur l'Ukraine avant des discussions diplomatiques

FRANCE24

Ces frappes ont été menées quelques heures avant l'arrivée en Ukraine du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, qui a estimé que ces dernières attaques russes "ne témoignent pas d'un réel sérieux envers la paix" de la part de Moscou. La Russie a lancé son invasion de l'Ukraine en février 2022, déclenchant le pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, qui a fait depuis des dizaines, voire des centaines de milliers de morts dans les deux pays. Des explosions ont retenti toute la nuit dans la capitale ukrainienne, ont constaté les journalistes de l'AFP, et les habitants de plus d'un millier d'immeubles résidentiels se sont réveillés sans chauffage, alors que les températures sont descendues sous -20°C degrés. Cette nouvelle attaque contre le secteur énergétique ukrainien vient après une accalmie d'une semaine. Le Kremlin avait annoncé la semaine dernière avoir accepté, à la demande du président américain Donald Trump, de s'abstenir de frapper Kiev "jusqu'au 1er février". M. Zelensky a dénoncé une "attaque délibérée contre les infrastructures énergétiques, impliquant un nombre record de missiles balistiques". Il a aussi Moscou d'avoir simplement profité de la pause pour "accumuler des missiles" et "attendre les jours les plus froids de l'année" pour frapper. "Des centaines de milliers de familles, y compris des enfants, ont été délibérément privées de chauffage", a déploré le ministre ukrainien de l'Energie, Denys Chmygal. "Très forte explosion" Selon l'armée de l'air ukrainienne, l'armée russe a tiré 71 missiles et 450 drones d'attaque, dont respectivement 38 et 412 ont été interceptés. Ces frappes, largement vues en Ukraine comme une tentative du Kremlin de briser l'esprit de la population civile, ont touché huit régions dont celles de Kiev, Dnipro (centre-est), Kharkiv (nord-est) et Odessa (sud). L'opérateur énergétique privé DTEK a indiqué qu'il s'agissait de l'"attaque la plus puissante contre le secteur énergétique depuis le début de l'année". Dans la capitale, 1.100 bâtiments sont sans chauffage dans des quartiers orientaux, a indiqué le maire de Kiev Vitali Klitschko. L'installation assurant le chauffage de ces immeubles a été "fortement endommagée" et les spécialistes évaluent s'il est possible de la réparer, a ajouté le maire. A Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, plus de 100.000 foyers sont concernés. "J'ai été réveillé par un éclair aveuglant et j'ai entendu une très forte explosion. Pris de panique, mon père et moi avons couru dehors", a témoigné auprès de l'AFP Mykyta, un étudiant. "Nos fenêtres sont cassées et nous n’avons pas de chauffage", a ajouté une autre habitante, Anastassia Grytsenko. "Nous ne savons pas quoi faire." Un célèbre monument soviétique commémorant la victoire sur l'Allemagne nazie, a aussi été endommagé, au pied de la statue géante de la "Mère Patrie" qui trône au-dessus de Kiev. "Terroriser la population" Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué, comme lors de chaque frappe, avoir visé "des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations énergétiques utilisées dans leur intérêt". Avant la courte pause de la semaine dernière, la Russie avait mené une série de frappes massives sur les centrales et sous-stations électriques et le secteur gazier ukrainien, provoquant la pire crise énergétique depuis le début de son invasion de l'Ukraine en 2022. La capitale Kiev a été particulièrement affectée, des coupures touchant par moments la moitié de la ville. "Profiter des journées d'hiver les plus froides pour terroriser la population est plus important pour la Russie que choisir la diplomatie", a dénoncé mardi M. Zelensky, qui, la veille au soir, se félicitait encore d'une certaine "désescalade" grâce à la demande de Donald Trump. Cette nouvelle attaque intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver mercredi et jeudi pour de nouveaux pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis. Ce deuxième cycle, après un premier fin janvier, est mené sous médiation américaine. Ces pourparlers pour trouver une issue diplomatique, restent difficiles. Selon Volodymyr Zelensky, le principal point de friction est la question des territoires. Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes quittent les zones sous leur contrôle dans le Donbass, région industrielle de l'Est que la Russie revendique, ce que Kiev refuse. Sur le front, les troupes russes ont accéléré leurs avancées en Ukraine courant janvier, s'emparant de près de deux fois plus de territoire que le mois précédent, selon une analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), qui collabore avec le Critical Threats Project, deux centres de réflexion américains.
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