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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

20.03.2026 à 19:03

Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : aucun signe de dispersion des hydrocarbures

FRANCE24

"Nous n’avons, à ce stade, aucune information sur un début de dispersion (des) hydrocarbures" qui servaient de carburant au navire, a dit le chef du service de presse de la Protection civile italienne, Pierfrancesco Demilito. La Russie accuse l'Ukraine d'avoir attaqué début mars, avec des drones navals lancés des côtes libyennes, l'Arctic Metagaz, un méthanier long de 277 mètres parti de Mourmansk, dans le nord-ouest de Russie, et transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) à destination de Port-Saïd, en Egypte. Selon Moscou, les 30 membres de l'équipage du méthanier ont été secourus et le navire est depuis abandonné. L'Ukraine, envahie par la Russie en février 2022, n'a pas commenté cette attaque. L'épave du méthanier se trouve actuellement dans les eaux internationales mais dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR) libyenne, a souligné M. Demilito au cours d'une conférence de presse vendredi. "Si vous tracez une ligne droite vers le nord à partir de Tripoli sur 53 milles marins (environ 85 km, NDLR), vous obtenez la position actuelle du navire", qui dérive vers le sud, a-t-il précisé. D'après M. Demilito, la quantité de gaz encore présente à bord du méthanier est difficilement quantifiable mais "potentiellement dangereuse" en raison du risque d'explosion. Lundi, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères avait affirmé qu'au moment de son abandon, le navire contenait toujours du carburant dans ses soutes à combustible : "450 tonnes métriques de fioul lourd et 250 tonnes métriques de gazole, ainsi qu'une quantité importante de gaz naturel". Concernant les hydrocarbures, "c’est une quantité importante", a jugé M. Demilito, "mais qui inquiète tout de même moins que si cela avait été un pétrolier". Des images prises par l'AFP d'un avion dimanche à la mi-journée, quand le méthanier se trouvait à 50 milles marins au sud-ouest de Malte, montrent certaines de ses parties noircies et gravement endommagées par le feu, avec deux trous de chaque côté au milieu de la coque. Selon M. Demilito, le navire, quoique toujours à flot, "est gravement endommagé et même son remorquage représente une opération complexe". "Il présente (...) une large brèche latérale et n’est donc pas un navire particulièrement stable en ce moment, même s’il ne montre pas de signes imminents de naufrage", a-t-il complété.

20.03.2026 à 18:58

Guerre au Moyen-Orient : faut-il craindre un choc gazier ?

Karina CHABOUR

Après le pétrole, le gaz est à son tour pris pour cible. L’Iran a frappé le plus grand complexe de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar. En quelques heures, les prix se sont envolés de plus de 30 %. Les dégâts sont massifs et laissent craindre une hausse durable du coût de l’énergie, avec des répercussions sur l’inflation, la croissance et l’industrie. Les Européens pourront-ils amortir le choc ?

20.03.2026 à 18:53

La Bourse de Paris termine en baisse aspirée par la hausse continue du pétrole

FRANCE24

L'indice CAC 40 a perdu 142,25 points (1,82%) à 7.665,62 points, à l'unisson des autres places européennes. "On est dans un marché qui se fait peur", estime Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez le gestionnaire de fortune Norman K. "On va avoir un marché stressé en début de semaine". "L'indice CAC 40 entre en zone de correction, perdant plus de 10% depuis ses plus hauts de février", résume André Tueni, responsable des activités de marché chez Saxo Banque. Le CAC 40 avait pourtant commencé la journée en hausse, à l'annonce d'une accalmie sur le front de la hausse des prix du pétrole et du gaz. Comme les autres places européennes, Paris est repassé dans le rouge à la mi-journée, quand le pétrole est reparti à la hausse, même plus modérée que la veille. Le prix du gaz baissait quant à lui légèrement en fin de journée. A 17H30 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, flirtait avec les 110 dollars le baril (+1,77%). Il avait bondi la veille jusqu'à près de 120 dollars, avant de largement modérer sa course. La semaine aura été marquée par des attaques contre des sites pétroliers et gaziers dans le Golfe, laissant craindre aux investisseurs des conséquences à long terme pour l'approvisionnement. Renault, L'Oréal et Accor seuls bénéficiaires de la journée Seuls quatre des 40 valeurs du CAC 40 ont échappé au marasme vendredi à Paris: le fabricant automobile Renault (+1,17% à 27,64 euros l'action), le champion mondial des cosmétiques L'Oréal (+0,70% à 347,70 euros), l'autre poids lourd du luxe Kering (+0,67%, 243,15 euros), le groupe hôtelier Accor (+0,58% à 39,73 euros). Accor est entré en convalescence après avoir perdu la veille 5,97% à 39,50 euros. Accor a été la cible jeudi d'un rapport virulent du fonds spéculatif Grizzly, le géant hôtelier français démentant ensuite fermement les accusations (traite d'enfants dans ses hôtels en Russie, affaires Epstein et DSK). Autre géant du luxe, Hermès enregistrait les plus fortes pertes de la journée (-4,94% à 1.656 euros l'action).

20.03.2026 à 18:36

Trois hommes interpellés pour agressions sexuelles sur douze enfants dans des écoles à Paris

FRANCE 24

Trois hommes, dont deux animateurs, ont été interpellés pour des faits d'agressions sexuelles commis sur 12 enfants, âgés de 3 à 9 ans, dans trois écoles parisiennes. 

20.03.2026 à 18:35

Viande, avion, croisière et voitures : Amsterdam en interdit la pub dès le 1er mai 2026

Alexandra RENARD

Dans les rues d'Amsterdam, plus de publicités pour les produits à base de viande ou les transports à énergie fossile, à partir du 1ᵉʳ mai 2026. La loi a été adoptée le 22 janvier 2026, à une faible majorité. Dans la capitale néerlandaise, les pouvoirs publics cherchent à faire baisser la consommation de produits à forte empreinte carbone. Le collectif Extinction Rebellion s’est déjà emparé du sujet en retirant les affichages concernés…

20.03.2026 à 18:35

Au procès du crash d'Air Algérie, la dignité des proches des victimes qui réclament justice

FRANCE24

La compagnie madrilène répond depuis le 9 mars devant le tribunal correctionnel de Paris d'homicides involontaires, après la catastrophe survenue le 24 juillet 2014 qui a fait 116 morts. Swiftair était propriétaire du McDonnell Douglas MD-83 qu'elle avait loué à Air Algérie avec son équipage. Dans l'appareil qui effectuait le vol AH5017 se trouvaient 110 passagers dont 54 Français, 23 Burkinabè, des Libanais, des Algériens et six membres d'équipage, tous espagnols. Avant Hélène, qui a perdu sa sœur Katell --"que nous appelions Katuche"-- 25 ans, le tribunal correctionnel a écouté le témoignage de Chloé, la fille de Frédéric, aujourd'hui âgée de 22 ans, qui a "vécu plus de temps sans (son) père qu'avec", et dont les souvenirs sont désormais surtout nourris "par ceux qui l'on connu" et qui lui disent qu'elle "lui ressemble". "Et ça me rend triste". Déposition après déposition, c'est la même émotion intense qui s'exprime lors de cette audience, attendue pendant douze ans par les parties civiles - elles sont une cinquantaine dans la salle. Sylvie raconte toute sa famille, Bruno, son frère, 47 ans; Caroline, sa belle-soeur, 39 ans; son neveu Elino, 15 ans; sa nièce Chloé, 10 ans; Fabienne, leur grand-mère maternelle. "Cinq personnes, cinq vies, cinq membres d'une même famille, décimée". Patricia rappelle la mémoire de sa belle-soeur, Laure, son beau-frère, Franck, son neveu, Nathan, 16 ans, sa nièce, Julia, 14 ans. "Mais en tout, nous avons perdu dix personnes", explique-t-elle, tant la communauté d'expatriés français au Burkina-Faso - un pays "où l'on ne se retrouve pas par hasard, pas une destination de tourisme classique", a rappelé une autre victime - était liée. La mort apprise par la télévision Avec la même dignité que ses compagnons de chagrin, Patricia se souvient: l'annonce de l'avion qui a disparu des radars en pleine nuit, "les informations de la cellule de crise du Quai d'Orsay qui arrivent au compte-gouttes". Julien, aujourd'hui 31 ans, raconte la suite: "J'allume la télévision, et là, M. (François) Hollande a pris la parole et annonça qu'il n’y avait aucun survivant". "Toutes ces infos, nous les avons apprises à la télévision, est-ce normal?", poursuit celui qui pleure sa "plus jeune grande sœur", Jennifer, celle dont il était le plus proche, surtout après qu'il avait perdu son père, en 2004. A la barre, il résume une vie marquée par les morts et l'impossible deuil. "Aujourd'hui, nous y sommes, à ce procès. Douze ans. Pour attendre quoi? Des condoléances du vice-président de la compagnie. Cela manque cruellement d'humanité. Et en attendant, ma maman est partie sans avoir de réponses". La mère de Jennifer est morte en 2020, "au moment à peine je commençais à relever la tête", soupire-t-il. "Strict minimum" L'époux de Catherine, Brahima, lui non plus "n'est pas revenu". "Pourquoi il n'est pas revenu? Je n'ai pas entendu cette entreprise me dire pourquoi", note-t-elle quelques pas devant le vice-président de la compagnie, à qui deux interprètes hispanophones retranscrivent l'intégralité des témoignages. A l'ouverture de l'audience, Fernando Llorens s'était dit "convaincu qu'on ne peut pas imputer à Swiftair un manque de respect du règlement". Catherine, directrice d'école "depuis plus de vingt ans", lui répond dix jours plus tard: "Je peux me contenter d'appliquer le strict minimum des règles de sécurité. Mais dans ce cas, j'aurais des accidents scolaires dans ma cour bien plus souvent: quand on est au service des êtres humains, on va au-delà du strict minimum". Suzanne, la mère de César, qui a péri dans l'avion à l'âge de 33 ans, s'est elle aussi adressée à la compagnie à la fin de sa déposition. La septuagénaire a proposé que sa propre mère, "qui est donc encore bien plus âgée", transporte "en voiture les dirigeants de Swiftair de Paris à Clermont-Ferrand". "Elle a son permis, elle a tous ses points: tout est légal", a-t-elle poursuivi. Dans la salle d'audience, tout le monde a perçu l'ironie.

20.03.2026 à 18:21

L'ennemi est "vaincu" : message du nouveau guide suprême iranien pour le Nouvel an perse

FRANCE24

Au 21e jour de la guerre au Moyen-Orient, le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a publié un message écrit à l'occasion du Norouz, affirmant que l'ennemi a été "vaincu". Les précisions de notre correspondant à Téhéran.

20.03.2026 à 18:14

L'essentiel du procès libyen en appel de Nicolas Sarkozy : "Je n'ai pas commis d'acte de corruption"

FRANCE 24

Le procès en appel de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 se tient à Paris depuis le 16 mars. Condamné en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans ce dossier, l'ex-chef d'État avait été détenu vingt jours à l'automne. Résumé de la première semaine d’audience, au cours de laquelle l'ancien président de la République s'est redit "innocent". 

20.03.2026 à 18:14

En Iran, la région de Nour prise pour cible par Israël

FRANCE24

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé vendredi la mort de leur porte-parole, Ali-Mohammad Naïni, dans des frappes américano-israéliennes. L'armée israélienne a annoncé viser des cibles "du régime terroriste iranien" dans la région de Nour, sur les rives de la mer Caspienne.

20.03.2026 à 18:11

Procès Zepeda: recherches vaines sur deux ADN et portrait "glaçant" de l'accusé

FRANCE24

Confrontés à un faisceau de nombreux indices et charges ayant déjà conduit à sa condamnation à 28 ans de prison, en 2022 et en appel en 2023, les avocats de l'accusé avaient réclamé des analyses complémentaires d'ADN dès l'ouverture de ce nouveau procès mardi à Lyon. La cour de Cassation avait annulé le verdict de 2023 pour un vice de forme et Zepeda, 35 ans, est rejugé en appel près de 10 ans après la disparition à Besançon de son ex-petite amie étudiante de 21 ans, Narumi Kurosaki. Son corps n'a jamais été retrouvé et l'accusé continue de nier farouchement malgré ses nombreux mensonges et contradictions qu'il a reconnus à la barre jeudi. Cinq traces d'ADN avaient été prélevées dans la chambre de la résidence universitaire de Narumi où des étudiants avaient entendu "des hurlements de terreur" conclus par un "long râle" dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016. Zepeda a assuré y avoir eu des relations sexuelles à l'invitation de la Japonaise avant de quitter sa chambre 30 heures plus tard. Outre l'ADN de Narumi (X1), de son nouveau petit ami français (X2) et de Zepeda (X4), deux autres "très faibles", d'hommes, avaient été prélevés: sur la face interne du polochon (X3) et sur le sol (X5). "Manoeuvre dilatoire" Les avocats de Zepeda reprochaient aux enquêteurs de n'avoir jamais comparé les deux derniers au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) de la police. Ce qui a été fait mercredi et le président de la cour, Eric Chalbos, a annoncé vendredi que cela n'avait pas permis d'identification. Mais les avocats de Zepeda ont aussitôt demandé un nouveau supplément d'enquête pour que soient prélevés les ADN d'au moins 63 hommes locataires en 2016 de cette résidence, pour les comparer. Dans un procès sans cadavre, preuve matérielle ni aveu, la défense s'acharne à instiller le moindre doute dans une longue enquête qui a rassemblé un nombre considérable d'indices accablant l'accusé. "Il est fondamental de savoir qui sont X3 et X5 sans quoi il restera une zone d'ombre" et donc "le risque d'une erreur judiciaire", a plaidé Me Robin Binsard. L'avocat général Vincent Auger a dénoncé une "manoeuvre dilatoire" qui ne pourra de toute façon pas aboutir, 10 ans plus tard, puisque les 63 anciens résidents provenaient de 25 pays dans lesquels ils étaient sans doute retournés. Le président Chalbos a rejeté aussi leur demande, également au motif qu'il ne voyait pas d'éléments pouvant indiquer que X3 et X5 pourraient avoir un lien avec la disparition de Narumi "dans les créneaux" de temps concernés. Pour l'accusation, Nicolas Zepeda a commis un "féminicide" prémédité faute d'avoir pu reconquérir le coeur de Narumi qui avait un nouveau petit ami français. Ultimatum "glaçant" Une psychologue qui a analysé l'accusé en 2020 a décrit un homme "très narcissique", habité par une "très haute opinion de lui-même" et animé par la "recherche du contrôle total de l'autre", de Narumi en particulier. En perdant ce contrôle, il a pu ressentir "de la jalousie et de la colère de se sentir diminué". "Mis au placard", dit Zepeda à la barre. L'experte a cité notamment une vidéo et des emails menaçants qu'il a envoyés en octobre 2016 à Narumi, qui "aura un petit coût à payer" pour les "mauvaises choses" qu'elle a faites. Il lui fixe un ultimatum de deux semaines pour se conformer à des "conditions": "devenir une meilleure fille", ne jamais "causer de problèmes", ne plus jamais "négocier quoi que ce soit". Une "possessivité" et une "violence psychologique qui consiste à vouloir annihiler la personnalité de l'autre", a conclu l'experte. Un "ultimatum glaçant", a renchéri Sylvie Galley, l'avocate de la famille de Narumi. Le procès est prévu jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

20.03.2026 à 18:00

Crise du logement en Europe : faut-il construire à tout prix ?

Caroline DE CAMARET

La crise du logement est aujourd'hui visible à l'échelle européenne. L’habitat relève essentiellement de la compétence des États, mais la Commission et le Parlement s’en saisissent désormais, car l’heure est grave. Ces huit dernières années, les prix des logements dans l’Union ont enregistré une hausse de 48 % en moyenne, tandis que les loyers ont augmenté de 18 %.

20.03.2026 à 17:57

Laits infantiles contaminés: la mission flash de l'Assemblée nationale démarre mardi

FRANCE24

L'objectif de cette mission créée par la commission des Affaires sociales est d'évaluer "la responsabilité des multinationales" et "la stratégie de l’État" pour des conclusions rendues d'ici à juin, a déclaré début mars à l'AFP la députée Mathilde Hignet (LFI-NFP), qui en sera co-rapporteure avec Michel Lauzzana (Renaissance). La première audition, mardi après-midi, sera consacrée à des associations et des représentants des familles (foodwatch, Familles rurales, Intox'alim, association pour la santé des enfants). Suivront mercredi des représentants de l'Etat - directions générales de la Santé (DGS) et de l'Alimentation (DGAL)- , de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) et de la société française de pédiatrie, puis, jeudi, des experts de santé et de sécurité alimentaire de la Commission européenne. Le tour des industriels viendra le 31 mars avec, déjà confirmés, Nestlé, Danone, Lactalis, Vitagermine et Popote. Un représentant de l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) sera entendu plus tard le même jour. Plusieurs agences régionales de santé (ARS) ainsi que des directions départementales de la protection des populations devraient aussi s'expliquer lors de deux tables-rondes le 2 avril. La mission va ainsi étudier le bien-fondé de plusieurs accusations formulées envers l’État et les industriels par des familles et des associations. L'affaire des laits infantiles a débuté avec le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né. Puis, elle s'est amplifiée avec une cascade de rappels similaires par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance. Point commun, un ingrédient -une huile riche en acide arachidonique- fourni par le même sous-traitant chinois. En France, les autorités sanitaires se penchent sur deux décès de bébés ayant consommé un lait rappelé - dans un troisième cas mortel, la responsabilité du lait a été exclue début mars - mais aucun lien de cause à effet n'a été établi à l'heure actuelle. En revanche, le céréulide a bien été détecté dans les selles d'un bébé hospitalisé en France. L'affaire a aussi pris un tour judiciaire, avec des plaintes d'associations et des enquêtes ouvertes par le parquet concernant les décès de nourrissons.

20.03.2026 à 17:51

Biathlon: Eric Perrot, l'homme pressé

FRANCE24

Le prodige de 24 ans a grandi à Peisey-Vallandry, dans les montagnes savoyardes, où sa vie tournait déjà très tôt autour du biathlon, transmis par ses parents. Le nom de son père Franck figure sur les murs de la Südtirol Arena à Anterselva, sorte de "Hall of Fame" du biathlon en Italie, avec une médaille de bronze par équipes aux Mondiaux-1995. Sa mère, la Norvègienne Tone Marit Oftedal, a quant à elle été championne du monde juniors en relais en 1993. Ils lui ont transmis une solide culture de la gagne, qu'il revendique à longueur d'interview depuis le début de sa carrière. "Ce n'est pas un personnage, il ose le dire. C'est quelqu'un de très pragmatique. Il sait d'où il vient et il sait où il veut aller. C'est une chance de croiser un athlète comme ça", affirme à l'AFP Jean-Pierre Amat, coach du tir des Bleus. Le jeune Éric découvre la gloire internationale à 19 ans avec le titre de champion du monde juniors de relais et la médaille d'argent de la poursuite à Obertilliach (Autriche) en 2021. Il fait ses armes en Coupe du monde l'année suivante et décroche la huitième place du sprint à Ruhpolding en janvier 2022 à 20 ans, dans les temps de Martin Fourcade, qui avait éclos au même âge au plus haut niveau. Remplaçant aux Jeux de Pékin le mois suivant, il change de dimension en 2024 avec ses premières médailles aux Mondiaux de Nove Mesto, l'or en relais mixte et le bronze en relais masculin. Perrot explose aux yeux des suiveurs du biathlon en 2025 avec son titre mondial de l'individuel (20 km), son "rêve de gosse", avant de terminer la saison troisième du classement général derrière les Norvégiens Sturla Laegreid et la légende Johannes Boe. "Une autre dimension" "L'année dernière, j'avais envie de finir sur ce podium, je ne pouvais pas aller plus haut. J'ai appris. Maintenant je n'ai plus d'excuses", disait-il à l'AFP l'été dernier. Sur la piste, Perrot n'est pas le plus physique mais son allure filiforme lui permet d'être redoutable en montée. Derrière la carabine, c'est l'une des plus fines gâchettes avec 90% de précision aux tirs couché et debout cette saison. Ce perfectionniste découvre l'apnée il y a trois ans pour travailler sa gestion des émotions et la respiration, outil essentiel en course quand un biathlète doit passer d'un effort physique à 180 battements par minute sur les skis au calme absolu sur le pas de tir. "Au-delà de la performance physique et du tir, c'est la sérénité qu'il dégage, la manière dont il se comporte en patron sur la piste. Il rentre dans une autre dimension", l'encense auprès de l'AFP l'entraîneur de l'équipe de France masculine Simon Fourcade. Tous ces succès étaient, selon lui, les premiers d'une longue liste qu'il compte bien remplir avec les plus beaux beaux trophées: la médaille olympique individuelle et le gros globe de cristal, Graal décerné au vainqueur de la saison de Coupe du monde. "Je suis obligé de viser les deux, c'est mon ambition sur l'avenir. Ca arrive déjà maintenant, mais je sais que je peux le faire", affirmait à l'AFP le Savoyard l'été dernier. L'argent olympique de l'individuel semblait presque le décevoir, tant l'ambitieux sait pouvoir rêver plus grand. "En tant que compétiteur, on a toujours envie d'aller chercher la meilleure position", assurait Perrot avec un sourire de façade. Des JO-2026, il est tout de même rentré avec l'or des relais (mixte et masculin). En 2010 à Vancouver, Fourcade a eu besoin de l'argent (devenu l'or 16 ans plus tard) de la mass start pour écrire son histoire olympique dorée à Sotchi en 2014 et à Pyeongchang en 2018. Le jeune loup prend rendez-vous pour 2030 dans les Alpes françaises pour réaliser son rêve ultime, une médaille d'or olympique pour lui seul. Son illustre prédécesseur avait accumulé deux gros globes de cristal avant ses Jeux en Russie. Éric Perrot a pris le même chemin avec son premier titre sur le site de Holmenkollen à Oslo, temple du biathlon norvégien, où il se sent aussi chez lui.
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