30.01.2026 à 12:27
Léa Deseille

"La Commission européenne licencie son ancien directeur général des transports Henrik Hololei", titre Le Monde. Cette décision rarissime annoncée le 29 janvier vise l'Estonien "qui s'était mis en retrait de [ses fonctions] en mars 2023, quelques mois après l'éclatement du scandale dit du 'Qatargate', qui avait éclaboussé le Parlement européen", complète le journal du soir. Un […]
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"La Commission européenne licencie son ancien directeur général des transports Henrik Hololei", titre Le Monde. Cette décision rarissime annoncée le 29 janvier vise l'Estonien "qui s'était mis en retrait de [ses fonctions] en mars 2023, quelques mois après l'éclatement du scandale dit du 'Qatargate', qui avait éclaboussé le Parlement européen", complète le journal du soir. Un haut fonctionnaire présenté comme une "figure de longue date de l’exécutif européen" [Euractiv].
"Le membre du personnel concerné a enfreint les règles", a indiqué la vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la sécurité, de la démocratie et de la souveraineté technologique, Henna Virkkunen, rapporte ERR. Le média estonien ajoute que le collège avait ainsi décidé "d’appliquer des mesures appropriées et proportionnées".
"Je suis déçu, mais j'accepte la décision de la Commission et je suis heureux que ce long processus soit enfin arrivé à son terme", a confié Henrik Hololei à Politico. "C'est la première fois dans l'histoire de la Commission qu'une telle décision est appliquée à un directeur général", souligne l'agence de presse italienne Ansa. "Il devra quitter la Commission à la mi-février" [La Libre].
"[Henrik] Hololei a occupé le poste de directeur [au sein de] la Direction générale de la mobilité et des transports de la Commission européenne jusqu'en mars 2023", rappelle ERR. En avril 2023, Politico révélait que le fonctionnaire chargé des transports avait accepté des voyages payés par le Qatar "en pleine négociation commerciale entre l’Union européenne et l’émirat sur le transport aérien", note Le Monde.
Il lui "est notamment reproché […] d'avoir accepté des voyages et des séjours, pour lui et sa famille, pour un montant de plusieurs dizaines de milliers d’euros et de lui avoir remis en échange des documents confidentiels relatifs à la négociation, entre 2016 et 2019, de l’accord dit de 'ciel ouvert' entre l’Union européenne et l’émirat", détaille Libération. "Cette affaire avait éclaté dans la foulée du scandale du 'Qatargate', des soupçons de corruption d'élus européens, impliquant le Qatar et le Maroc" [BFMTV].
À la suite de ces révélations, le haut fonctionnaire estonien a été visé par une enquête de l'organisme antifraude de l'UE, du parquet européen, ainsi que par une enquête interne de la Commission [The Telegraph]. "Les enquêtes portaient sur des accusations selon lesquelles l'Estonien aurait enfreint les règles de l'UE en matière de conflit d'intérêts, de transparence, de cadeaux et de divulgation de documents confidentiels", poursuit le quotidien britannique.
"En tant que directeur général, [Henrik Hololei] était chargé d'examiner les conflits d'intérêts potentiels, même dans les cas le concernant directement", rappelle Die Welt. D'après un porte-parole de la Commission, Henrik Hololei aurait pourtant "respecté toutes les règles applicables". "Suite aux critiques, la Commission a néanmoins renforcé sa réglementation", nuance le quotidien allemand.
Pendant l'enquête, l'Estonien avait alors officiellement demandé à son administration une mutation et "accepté une rémunération moindre, se limitant à conseiller la Commission sur les partenariats internationaux", avance The Telegraph. "Un placard doré qui lui a permis de parcourir la planète pour représenter la Commission sans perdre son salaire mensuel de 23 000 euros net après impôt" [Libération].
Si le haut fonctionnaire a enfreint "quatre infractions au règlement" [Politico], il n'est pas pour autant poursuivi devant la justice belge. "Dans son cas, il n'y avait pas besoin d’enquête pénale et de saisie du parquet belge ou du parquet européen", précise-t-on au sein de la Commission, "alors qu'il existe de forts soupçons de conflit d'intérêts, voire de corruption", conclut Libération.
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29.01.2026 à 12:46
Lou Caubet

"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point". "Les ambitions de Donald Trump sur […]
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"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point".
"Les ambitions de Donald Trump sur le Groenland ont injecté une dose d'urgence dans les réflexions européennes sur l'autonomie stratégique du Vieux Continent", car ses pressions "s'appliquent désormais à des partenaires historiques" [L'Usine Digitale]. Avant cela, les "pannes de services cloud aux États-Unis", qui avaient temporairement bloqué ou perturbé l'an dernier de nombreux services en Europe, ont fait office de signal d’alerte [Euronews].
"Cette dépendance est un facteur de vulnérabilité économique, stratégique et démocratique", abonde La Dépêche. Car "si un territoire peut devenir un objet de pression stratégique, pourquoi une infrastructure critique, un service de cloud, un logiciel de messagerie ou de cybersécurité ne le deviendrait-il pas à son tour ?", questionne L'Usine Digitale.
"L'Europe, dans certains secteurs comme le cloud, dépend presque intégralement de services américains", explique dans Le Nouvel Obs Mathilde Velliet, chercheuse à l'Ifri. Et se retrouve "coincée" entre les États-Unis et la Chine, "car elle n'a pas fait le pari initial de l'autosuffisance numérique".
Un constat partagé par le Parlement européen, qui "reconnaît de façon explicite dans sa résolution du 22 janvier dernier [que] l'Union européenne dépend de pays tiers pour plus de 80 % de ses produits, services, infrastructures et propriétés intellectuelles" [L'Usine Digitale]. De plus, elle est "absente du matériel informatique", et"représente moins de 10 % de la production mondiale de semi-conducteurs, très loin derrière l'Asie et les États-Unis".
"Outre l’hébergement de données (Amazon, Microsoft et Google), les géants des États-Unis dominent la recherche en ligne (Google), les assistants d’IA (OpenAI, Google et Meta), les environnements mobiles (Google et Apple) et de bureau (Microsoft), les réseaux sociaux et la vidéo (Meta, X et YouTube)", résume Le Monde. Les Américains sont également "centraux dans les liaisons entre les États-Unis et l’Europe", notamment les câbles sous-marins "indispensables au bon fonctionnement d’Internet".
"Après un laissez-faire de plusieurs décennies, les expérimentations se multiplient pour rendre les États européens moins dépendants des technologies américaines", explique France 24. En Allemagne par exemple, "les autorités du Land de Schleswig-Holstein viennent d’abandonner Microsoft pour des solutions en licence libre", non sans difficultés.
En France, le gouvernement a annoncé lundi 26 janvier que les plateformes américaines de visioconférence Microsoft Teams et Zoom seraient remplacées au sein des administrations par une solution nationale, Visio. Celle-ci sera déployée "dans tous les ministères et services de l'État d'ici 2027" [Euronews]. Le même jour était lancé "un Observatoire de la souveraineté numérique chargé de mesurer les dépendances critiques et d'éclairer les politiques publiques nationales et européennes" [La Dépêche].
L'Union européenne met aussi en avant "ses propres solutions : Digital Networks Act, open source, initiatives 'Made in EU'" [BFM TV]. Le Parlement européen propose même de "réorienter les marchés publics en faveur des fournisseurs européens dans les secteurs stratégiques comme le cloud, les télécoms ou les infrastructures critiques". En outre, "un règlement européen est en discussion pour bannir certains acteurs chinois des technologies à risques, notamment Huawei et ZTE", précise Le Nouvel Obs.
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28.01.2026 à 13:16
Agathe Grinon

"Après une frappe meurtrière sur un train en Ukraine, nouvelle nuit de bombardements russes", titre France 24. Le bilan des civils s'est alourdi en ce début de semaine, notamment "dans l'oblast de Kharkiv" et "près de Kiev" [Le Monde]. D'abord mardi 27 janvier dans la journée, avec "une frappe de drone russe sur un train […]
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"Après une frappe meurtrière sur un train en Ukraine, nouvelle nuit de bombardements russes", titre France 24. Le bilan des civils s'est alourdi en ce début de semaine, notamment "dans l'oblast de Kharkiv" et "près de Kiev" [Le Monde].
D'abord mardi 27 janvier dans la journée, avec "une frappe de drone russe sur un train de voyageurs dans le nord-est de l'Ukraine" qui a fait au moins cinq morts, note The Guardian. "[Il n'y a pas de] justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train", a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram [TV5 Monde]. Le média francophone poursuit en indiquant que d'autres frappes dans la région d'Odessa ont eu lieu, où les corps de "trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même".
"Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée russe a attaqué l’Ukraine avec 146 drones", selon le bilan avancé par Le Monde. L'administration militaire locale fait ici état de 3 personnes tuées et 4 blessées.
Ces nombreuses attaques interviennent alors même que la Russie, l'Ukraine et les États-Unis ont échangé dans une réunion trilatérale à Abou Dhabi, vendredi 23 janvier, et que "des pourparlers doivent reprendre dimanche", selon France info.
Les frappes aériennes ont aussi touché des zones sensibles en Ukraine, dans un hiver particulièrement froid. Ainsi, "des coupures de courant d’urgence ont été mises en place dans plusieurs régions ukrainiennes en raison de la situation difficile du système énergétique, causée par les récentes attaques russes sur les infrastructures", relate Le Monde.
Toujours selon le média français, l'armée russe a attaqué "le port Pivdenny dans l’oblast d’Odessa" durant la nuit.
"Au rythme actuel, le nombre total de soldats russes et ukrainiens blessés ou tués pourrait atteindre 2 millions d’ici au printemps 2026, estime le Center for Strategic and International Studies" (CSIS), révèle Le Temps. "Le nombre de décès de soldats russes dépasse largement celui des soldats ukrainiens tués au combat", soulignent Les Echos. Le CSIS estime que le nombre de soldats russes touchés atteint "approximativement 1,2 million victimes, dont 325 000 décédés depuis février 2022", contre 600 000 victimes ukrainiennes (dont 100 000 à 140 000 morts tués au combat).
Du côté des civils, selon un rapport de "la mission de surveillance des droits de l'Homme de l'ONU en Ukraine publié début janvier, près de 15 000 civils ukrainiens ont été tués et 40 600 blessés" depuis le début de l'invasion russe [France 24].
L'aide à l'Ukraine continue de diviser les États membres. Alors que le Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur de l'accélération des procédures pour accorder un prêt de 90 millions d'euros à l'Ukraine, "Berlin demande que [ce prêt] profite aux principaux donateurs bilatéraux de Kiev", titre Euractiv.
"Une telle approche avantagerait nettement Berlin, premier contributeur financier à l’Ukraine depuis l’invasion russe à grande échelle lancée en 2022", explique le média, tout en soulignant qu'"à l’inverse, cette proposition risque de susciter des réticences dans des pays comme la France ou l’Italie, dont l’aide bilatérale à Kiev est restée bien inférieure à celle de l’Allemagne".
Dans ce contexte de tensions entre États membres, la Hongrie adopte une position encore plus radicale en lançant "une pétition nationale contre le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine", indique La Dépêche.
"Il doit également y avoir une campagne d’affichage ainsi que de communication à la télévision et sur internet", complète 20 minutes. Le média français poursuit en notant que les citoyens pourront exprimer "leur opposition à 'la poursuite du financement de la guerre russo-ukrainienne', au 'financement de l'État ukrainien pour les dix années à venir' et à 'la hausse des prix de l’énergie en raison de la guerre'".
"Cette initiative est la dernière en date d'une série visant à légitimer la politique de Viktor Orbán, qui est resté un partenaire proche du président russe Vladimir Poutine", souligne le média belge La Libre.
Dans un post publié sur X, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a "annoncé [ce mercredi] que son pays souhaitait adhérer à l'Union européenne en 2027" [Euronews].
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27.01.2026 à 12:08
Valentin Ledroit

"C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations", annonce France Info. Mardi 27 janvier, l'Union européenne et l'Inde ont officialisé la signature d'un accord qui fera chuter les droits de douane sur de nombreux produits échangés entre les deux puissances économiques. "Alors que la parade du Republic Day [la fête nationale indienne célébrée lundi […]
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"C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations", annonce France Info. Mardi 27 janvier, l'Union européenne et l'Inde ont officialisé la signature d'un accord qui fera chuter les droits de douane sur de nombreux produits échangés entre les deux puissances économiques.
"Alors que la parade du Republic Day [la fête nationale indienne célébrée lundi 26 janvier] résonne encore dans les esprits, Ursula von der Leyen ne boude pas son plaisir", écrit Le Point. "L’Europe et l’Inde ont fait l’histoire aujourd’hui. Nous avons créé une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes qui va bénéficier aux deux parties", a commenté la présidente de la Commission européenne sur le réseau social X.
"Deux grandes puissances démocratiques ajoutent un chapitre décisif à leur relation", s'est de son côté félicité le Premier ministre indien Narendra Modi, soulignant également les "nombreuses opportunités" offertes par l'accord [Times of India].
La "mère de tous les accords commerciaux" [The Guardian], comme l'a qualifié Ursula von der Leyen, poursuit un double objectif. Le premier est avant tout économique. "Bruxelles espère 'doubler' ses exportations grâce à cet accord qui prévoit une réduction ou une suppression des droits de douane 'sur plus de 90 % des exportations de marchandises'", résume un communiqué de l'exécutif européen relayé par La Nouvelle République.
Selon la Commission européenne, l'accord "devrait permettre à l’UE d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques" [Libération]. "L’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", avait indiqué Ursula von der Leyen dès son arrivée dimanche.
The Guardian cite l'exemple des "droits de douane sur les voitures [qui] passeront progressivement de 110 % à 10 %, avec un contingent de 250 000 véhicules par an", tandis que "les droits de douane élevés, pouvant atteindre 44 % sur les machines, 22 % sur les produits chimiques et 11 % sur les produits pharmaceutiques, seront en grande partie supprimés".
À ces retombées économiques s'ajoutent des potentiels bénéfices géopolitiques. "Dans le monde d’aujourd’hui, dominé par l’affrontement entre la Chine et les États-Unis, les puissances moyennes n’ont qu’une stratégie possible : rechercher des alliances en dehors de ces deux monstres qui veulent les malmener. […] C’est exactement ce que visent aujourd’hui l’Europe et l’Inde", avance RTL.
L'analyse est similaire dans la presse indienne, le Times of India saluant "une avancée significative pour les exportations indiennes, à un moment où le pays cherche à se détourner des États-Unis, suite à l'instauration par le président Trump de droits de douane de 50 %".
Le Point précise que "cet accord commercial est adossé à un partenariat de sécurité et de défense signé simultanément ce mardi matin. Dans un contexte géopolitique tendu, l’UE cherche à réduire ses dépendances vis-à-vis de la Chine en diversifiant ses chaînes d’approvisionnement vers l’Inde". Avec cette nouvelle coopération dans des domaines comme le cyber, la lutte contre le terrorisme et la piraterie ou encore le spatial, l'hebdomadaire estime que "les deux plus grandes démocraties du monde font front commun pour maintenir un ordre international fondé sur des règles que d’autres veulent bouleverser".
"L'accord commercial conclu mardi à New Delhi entre l'Union européenne et l'Inde attire moins les foudres de la société civile et des organisations agricoles que celui signé au début de l'année avec les pays du Mercosur", remarquent Les Echos. Le journal économique avance une raison "assez simple : les enjeux agricoles sont loin d'être aussi problématiques avec l'Inde. Les produits agricoles sensibles devraient même être exclus du champ de l'accord". La Commission européenne avait par exemple affirmé que "la viande bovine, le sucre ou le riz" ne seraient pas concernés [La Nouvelle République].
En revanche, "plusieurs bénéfices entourent cet accord", indique RTL. Outre les éventuels débouchés pour l'industrie automobile, "les droits de douane sur les vins et spiritueux, spécialité française, sont également amenés à baisser". Avec cette annonce, "de nombreux vignerons français vont avoir la banane", s'amuse le HuffPost.
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26.01.2026 à 13:11
Manon Mazuir

"Le seizième sommet UE-Inde a commencé à New Delhi. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et António Costa, le président du Conseil, sont arrivés dimanche [25 janvier]" dans la capitale indienne [Le Point]. "Ils sont les invités d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi lundi, avant un […]
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"Le seizième sommet UE-Inde a commencé à New Delhi. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et António Costa, le président du Conseil, sont arrivés dimanche [25 janvier]" dans la capitale indienne [Le Point]. "Ils sont les invités d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi lundi, avant un sommet Union européenne-Inde mardi [27 janvier] où ils espèrent sceller un accord de libre-échange", explique Ouest-France.
La possible signature d'un accord commercial entre l’UE et l’Inde couronnerait "près de deux décennies de négociations", rappelle Le Figaro. "Ce 16e sommet sera l’occasion de renforcer le partenariat stratégique UE-Inde et d’intensifier la collaboration dans les principaux domaines d’action", a indiqué le Conseil de l’UE sur X [Ouest-France]. "La présidente de la Commission devrait annoncer demain avec le Premier ministre Narendra Modi la conclusion des négociations", souligne La Matinale Européenne.
"Nous sommes au seuil d'un accord commercial historique", a déclaré cette semaine Ursula von der Leyen [Le Figaro], qui l'a même qualifié de "mère de tous les accords commerciaux", comme le relate La Matinale Européenne. "La zone de libre-échange s’étendrait à plus de 2 milliards de personnes", relève la newsletter.
"L'Inde, pays le plus peuplé au monde, est en passe de devenir la quatrième économie mondiale cette année, selon les projections du Fonds monétaire international" [Le Figaro]. Le commerce bilatéral de biens entre l'UE et l'Inde a atteint "120 milliards d’euros en 2024, en hausse de près de 90 % sur la dernière décennie, selon les chiffres de l’UE, avec 60 milliards d’euros supplémentaires pour les services", rappelle Ouest-France.
Ce dimanche 25 janvier, la présidente de la Commission européenne a déclaré "s'attendre à ce que les exportations vers l'Inde doublent. L'an dernier déjà, elle tablait sur un futur accord commercial historique : […] 'Le potentiel est immense. L'Europe est déjà le premier partenaire commercial pour l'Inde'" [France info]. "Alors que l'UE y voit un marché important pour l'avenir, New Delhi considère Bruxelles comme une source clé de technologies et d'investissements dont elle a grand besoin pour accélérer la modernisation de ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois", explique Le Figaro.
"L’UE et l’Inde se rapprochent à un moment où l’ordre international fondé sur des règles subit des pressions sans précédent en raison des guerres, de la coercition et de la fragmentation économique", a souligné la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas [Ouest-France]. De son côté, Ursula von der Leyen, s'adressant au Times of India avant son voyage, a affirmé qu'une coopération plus étroite avec l'Inde était un "rempart contre 'un monde de plus en plus instable, des champs de bataille ukrainiens aux eaux troubles de l'Indo-Pacifique', tout en éludant la question de la neutralité de l'Inde dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine" [Politico].
"Pour l’UE comme pour l’Inde, [cet accord a] une vocation politique : c’est une façon de montrer à la face du monde qu’il existe d’autres choix que les États-Unis, au moment où le président américain, Donald Trump, change la donne géopolitique et impose des droits de douane considérables à des pays qui se pensaient jusqu’ici les amis des États-Unis", explicite Le Monde.
"Ce serait une victoire majeure pour Bruxelles et New Delhi, qui cherchent toutes deux à ouvrir de nouveaux marchés face aux droits de douane américains et aux contrôles à l'exportation chinois", analyse Le Figaro. En avril, Donald Trump avait imposé à l'Inde des droits de douane "à hauteur de 25 %. Ils les avaient doublés en juillet pour punir le pays de ses achats de pétrole russe, responsable, selon le président américain, d'alimenter la machine de guerre de Moscou" [France info].
Kaja Kallas se trouve également à New Delhi, où "elle signera un partenariat en matière de défense et de sécurité axé sur la sécurité maritime, la lutte contre le terrorisme et la cyberdéfense", annonce Politico. France info rappelle également que "pour la défense aussi, l'Europe est un partenaire. L'Inde [qui achète traditionnellement ses armes à la Russie] a commandé 26 Rafales à la France l'an dernier pour 6,5 milliards d'euros".
Sur l'accord commercial, les négociations avec l'Inde ne sont pas encore bouclées, les discussions "se focalisant sur quelques points de blocage, notamment l'impact de la taxe carbone aux frontières de l'UE pour ses importations d'acier, ainsi que les normes de sécurité et de qualité dans les secteurs pharmaceutique et automobile", relève Le Figaro. "L’Inde […] a demandé à être exemptée […] du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, une demande que Bruxelles a jusqu’à présent catégoriquement rejetée" [Euractiv].
Dans le même temps, Reuters affirme que "le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a accepté de réduire immédiatement les taxes [de 110 % à 40 %] sur un nombre limité de voitures provenant des 27 pays membres de l'Union européenne".
Autre point politiquement sensible pour les deux parties : l’agriculture qui "pourrait être exclue de l’accord de libre-échange [..]. Des sources de la Commission ont refusé vendredi de confirmer ou d’infirmer les rumeurs selon lesquelles Ursula von der Leyen aurait renoncé à une libéralisation des échanges agricoles" [La Matinale Européenne].
"Les contours en sont encore flous et la rumeur circule selon laquelle [l'accord] ne serait pas à la hauteur des espérances des uns et des autres, en raison de réflexes protectionnistes, indissociables de la mobilisation de certaines professions", précise Le Monde. Une information corroborée par Le Point : "'un simple accord politique' serait dans les tuyaux. Mais l’aboutissement demeure 'incertain' à ce stade, confie une source européenne".
Interrogée sur la manière dont les deux parties comptent combler ces divergences, Ursula von der Leyen a déclaré au Times of India que celles-ci"'travaillaient intensément' et que 'le dernier kilomètre [était] toujours le plus difficile, mais [que] cela en vaudra largement la peine'" [Euractiv].
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23.01.2026 à 12:07
Léa Deseille

Les négociations en faveur d'une paix étaient "au point mort", selon The Guardian. Pour tenter de les relancer, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain, Donald Trump, ont échangé en marge du Forum économique mondial à Davos, jeudi 22 janvier. "Le chef d’État ukrainien a parlé d’une rencontre 'positive' mais d’un dialogue 'pas simple'", […]
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Les négociations en faveur d'une paix étaient "au point mort", selon The Guardian. Pour tenter de les relancer, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain, Donald Trump, ont échangé en marge du Forum économique mondial à Davos, jeudi 22 janvier. "Le chef d’État ukrainien a parlé d’une rencontre 'positive' mais d’un dialogue 'pas simple'", note l'Opinion. De son côté, Donald Trump a déclaré "que la guerre entre la Russie et l'Ukraine devait prendre fin", selon Die Zeit.
Malgré leurs désaccords, les deux hommes sont parvenus à s'entendre sur quelques points. "Les garanties de sécurité, c’est prêt", a déclaré Volodymyr Zelensky, ajoutant que "le document [devait] être signé par les parties, par les présidents, et [qu']ensuite il [irait] aux parlements nationaux", relève France 24. "Il a déclaré que le plan en 20 points était 'approuvé à environ 90 %'", selon The Kyiv Independent, et "qu'un accord de sécurité plus large entre les États-Unis, l'Europe et l'Ukraine était en voie d'achèvement".
Pendant leur rencontre, les deux chefs d'État ont abordé "la question du renforcement de la défense aérienne face aux frappes russes contre les infrastructures énergétiques", relate The Kyiv Independent. Le président ukrainien a notamment évoqué "un nouveau programme de soutien en systèmes de défense aérienne de la part des alliés de l'Ukraine", complète le quotidien ukrainien. Néanmoins, certains points restent toujours à éclaircir. "Volodymyr Zelensky a en revanche dit que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est 'pas encore résolue'"[France 24].
"Parallèlement à la réunion de Davos, l'envoyé spécial américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, se sont rendus à Moscou pour s'entretenir avec le président russe Vladimir Poutine", relaie Die Zeit. Ces pourparlers respectifs ont abouti à un sommet exceptionnel. "Il a été convenu que dès aujourd’hui, la première réunion d’un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi", a déclaré tôt ce vendredi 23 janvier à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov [L'Opinion].
D'après Libération, la Russie sera représentée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l’état-major, tandis que l'Ukraine le sera par "le secrétaire du Conseil de sécurité, Roustem Oumerov, son chef de cabinet, Kyrylo Boudanov, et son chef adjoint, Serguiy Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel, David Arakhamia, et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov".
"Ce sera la première réunion trilatérale aux Émirats arabes unis" depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, a déclaré Volodymyr Zelensky [The Guardian]. "J'espère que les Émirats sont au courant. On a parfois ce genre de surprises du côté américain". "Alors que les États-Unis ont déclaré qu'un accord était à portée de main, Zelensky s'est montré moins optimiste, affirmant que la Russie devait être 'prête à faire des compromis… et pas seulement concernant l'Ukraine'", ajoute le quotidien britannique.
Dans son discours à Davos, Volodymyr Zelensky a également adressé quelques mots aux Européens. Il a "déclaré qu'un an s'était écoulé depuis son dernier discours de Davos, dans lequel il avertissait l'Europe qu'elle devait apprendre à se défendre, mais que rien n'avait changé", retrace Euronews. "Au lieu de prendre l'initiative dans la défense de la liberté dans le monde, particulièrement quand l'intérêt de l'Amérique se focalise ailleurs, l'Europe paraît perdue dans ses tentatives pour convaincre le président américain de changer", a-t-il conclu [Les Echos].
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22.01.2026 à 12:57
Lou Caubet

"À partir de 19 heures, les Vingt-Sept auront-ils le courage politique de s’opposer frontalement à Trump ?", s'interroge Libération. Ce jeudi soir 22 janvier, le président du Conseil européen António Costa reçoit à Bruxelles les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres. Ce sommet informel a été annoncé en urgence dimanche dernier, "pour […]
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"À partir de 19 heures, les Vingt-Sept auront-ils le courage politique de s’opposer frontalement à Trump ?", s'interroge Libération. Ce jeudi soir 22 janvier, le président du Conseil européen António Costa reçoit à Bruxelles les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres.
Ce sommet informel a été annoncé en urgence dimanche dernier, "pour décider d’une riposte aux droits de douane visant huit pays européens" dont la France [Libération]. Ceux-ci avaient clairement pris position contre le projet d'annexion du Groenland par les États-Unis. Plus précisément, la réunion avait pour objectif "d'évaluer le niveau de soutien politique en faveur de différentes mesures de rétorsion", explique The Irish Times.
"Une première mesure de rétorsion de l'UE, limitée à un ensemble de droits de douane visant jusqu'à 93 milliards d'euros d'échanges commerciaux avec les États-Unis, était à l'ordre du jour" [The Irish Times]. L'instrument anti-coercition était aussi sur la table, rappellent Les Échos. Encore inutilisé, ce dispositif permet de "décider si oui ou non une mesure commerciale d'un État non européen […] revêt un caractère coercitif de nature à obliger un État européen à changer sa législation".
L'ordre du jour risque toutefois de voir "son contenu [changé] après que Trump, mercredi soir, a déclaré qu’il revenait sur sa décision" [Libération]. "Je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a-t-il déclaré [France Info]. Au cours d'une "réunion très productive que j'ai eue avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique", a-t-il précisé pour justifier son revirement.
Mais si les États membres "baignent dans le flou le plus total" après cette annonce [Libération], le sommet est bien maintenu "car il n'a jamais été question uniquement du Groenland ou des droits de douane", rapporte Politico. "Il s'agit des relations transatlantiques dans toutes leurs dimensions", selon un responsable de l'UE cité par le média.
Le Danemark, qui a salué les annonces de Donald Trump, a averti que le président américain avait toujours "une ambition que nous ne pouvons accepter" sur le Groenland [The Irish Times]. Tandis que de nombreux responsables restent "sceptiques" après le revirement de Donald Trump [Politico]. "La Commission a prévu une réunion d’urgence vendredi matin pour agir si les Vingt-Sept parviennent à un accord" [Libération].
Face aux pressions américaines, "la plupart des dirigeants européens sont sur la même longueur d’onde, avec des nuances bien sûr", explique Libération. "Pour l’instant, seules la Slovaquie, la Hongrie et la Tchéquie, dirigées par des populistes pro-Poutine et pro-Trump, ont fait savoir qu’ils s’opposeraient à toute riposte européenne, ce qui est loin de constituer une minorité de blocage".
Avant le revirement de Donald Trump, "l'Allemagne et la France [ont exhorté] publiquement l'Union européenne à activer son instrument commercial anti-coercition, tandis que d'autres pays, comme l'Italie et la Finlande, [privilégiaient] le dialogue et la désescalade" [EU Observer].
Emmanuel Macron "exhorte les alliés européens à résister au président américain pour ne pas lui offrir des victoires sur le terrain extérieur qui le renforceraient en interne" [Libération]. Tandis qu'"à Berlin, le discours est un peu plus nuancé", les États-Unis étant le "premier débouché de l'Allemagne en termes d'exportations" [Les Échos].
"Le Parlement européen, quant à lui, a décidé [mercredi] de suspendre ses travaux sur l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis" pour protester contre les menaces américaines, souligne The Irish Times. "Nous sommes à la croisée des chemins", a déclaré le même jour Ursula von der Leyen face aux députés européens [Der Standard].
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21.01.2026 à 13:22
Agathe Grinon

"Nous préférons le respect à l'intimidation" : lors de son discours au Forum économique mondial de Davos mardi, le président français "s’est montré ferme et a multiplié les piques à l’encontre de Donald Trump, sans jamais le citer" [France info]. "Ne nous divisons pas, n’acceptons pas un ordre mondial qui serait dicté par ceux qui […]
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"Nous préférons le respect à l'intimidation" : lors de son discours au Forum économique mondial de Davos mardi, le président français "s’est montré ferme et a multiplié les piques à l’encontre de Donald Trump, sans jamais le citer" [France info]. "Ne nous divisons pas, n’acceptons pas un ordre mondial qui serait dicté par ceux qui ont la plus grosse voix, le plus gros bâton", a-t-il déclaré.
Le chef de l'exécutif français a ainsi "répondu à une série d’invectives de son homologue américain", appelant notamment à refuser la "loi du plus fort" et dénonçant une "dérive vers l’autocratie et davantage de violence", où "les conflits sont devenus la norme" [Le Monde].
Le matin même, Donald Trump publiait "sur son réseau Truth social des captures d’écran d’un message écrit d’Emmanuel Macron", note Le Figaro. Et déclinait par là même sa proposition "d’organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, après Davos".
Le président français "s’est voulu offensif face aux menaces du président américain d’infliger des surtaxes à certains pays européens, notamment la France, pour le rejet de ses visées sur le Groenland et de son nébuleux 'Conseil de la paix'" [Libération]. Il n'est pas seul pour autant : "plusieurs dirigeants européens et Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan, sont à Davos cette semaine. [Ils] espèrent convaincre le président américain de renoncer à ses menaces contre le territoire sous la souveraineté du Danemark" [Le Monde].
Dans son allocution hier, Ursula von der Leyen a plaidé en faveur d'une plus grande "indépendance européenne". Tout en prévenant l'allié américain que "notre réponse sera […] inébranlable, unie et proportionnelle", la présidente de la Commission européenne a jugé que "les profonds bouleversements qui secouent l'ordre mondial devraient être considérés comme un facteur de changement positif" [Euronews]. Le lendemain à Strasbourg, elle a estimé que les tensions entre les États-Unis et l'Europe sur le Groenland ne feront "qu'encourager" nos "adversaires" [Les Echos].
Outre-Rhin, la précaution reste toutefois de vigueur : "atlantiste assumé", le chancelier allemand "a fait le pari de convaincre le président américain de revenir sur son projet" d'annexion du Groenland, résume Politico. "Lundi, Friedrich Merz a reconnu publiquement que le ton de l’Allemagne différait sensiblement de celui de la France […] parce que Paris était moins exposé aux attaques dans une guerre commerciale avec les États-Unis".
Au lendemain d'une proposition similaire du Danemark et du Groenland, l'Élysée a indiqué mercredi matin vouloir un "exercice de l'Otan" sur le territoire autonome danois, la France étant "prête à y contribuer" [Les Echos]. Contrairement à la "mission de reconnaissance" ayant impliqué plusieurs pays européens la semaine dernière, "un exercice de l’Otan à proprement parler permettrait d’impliquer Washington et d’afficher le fait que la sécurité en Arctique est prise au sérieux par les Européens, juge-t-on à Paris" [Le Figaro].
Attendu cet après-midi à Davos, le président américain a tenu une conférence de presse surprise à la Maison-Blanche avant son départ. Il s'est alors contenté de dire "vous verrez", lorsqu'on lui a demandé jusqu'où il était prêt à aller pour s'emparer du Groenland [Euronews].
Quant au dossier ukrainien, il pâtit de ces tensions transatlantiques. Selon le Financial Times, cité par Reuters, "l'annonce prévue d'un plan de prospérité de 800 milliards de dollars devant être convenu entre l'Ukraine, l'Europe et les États-Unis [à Davos] cette semaine a été reportée". D'après Politico, le président ukrainien se serait même demandé "si cela valait la peine d’assister au Forum économique mondial".
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20.01.2026 à 12:18
Valentin Ledroit

"La lutte promet d’être chaude à Strasbourg", avance Le Point. "Des milliers d’agriculteurs européens et 700 tracteurs convergeront ce mardi 20 janvier vers le Parlement européen", rapportent Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Trois jours après la signature de l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), "la FNSEA et […]
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"La lutte promet d’être chaude à Strasbourg", avance Le Point. "Des milliers d’agriculteurs européens et 700 tracteurs convergeront ce mardi 20 janvier vers le Parlement européen", rapportent Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
Trois jours après la signature de l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), "la FNSEA et ses alliés" veulent "convaincre les eurodéputés de voter une saisine de la Cour de justice européenne (CJUE), qui devrait alors se prononcer sur la conformité de l’accord de libre-échange avec le droit européen", note Libération.
Face aux agriculteurs, les partisans du traité sont également mobilisés. "Les Allemands, ardents défenseurs de l’accord UE-Mercosur, ne sont pas restés les bras ballants. Le ministre des Affaires étrangères, Johann Vandephul, a fait le déplacement en personne, lundi, à Strasbourg pour serrer les rangs du groupe PPE (Parti populaire européen). Le message de l’Allemagne est clair : le Mercosur doit être adopté sans délai, toute saisie de la CJUE retarderait la ratification parlementaire de plusieurs mois" [Le Point].
Mercredi 21 janvier, les eurodéputés se prononceront sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l'Union européenne. "Jugeant qu’une partie de l’accord, appelée 'mécanisme de rééquilibrage', n’est pas conforme aux traités européens, plus de 140 élus de tous bords, dont une bonne partie de Français, ont en effet soumis une proposition de résolution appelant la CJUE à vérifier sa compatibilité avec le droit de l’UE", rappelle Libération.
"Ce dispositif permet aux pays du Mercosur d’exiger une compensation si une réglementation européenne – même conforme à l’accord – réduit leurs exportations", explique Le Point. "Tout le monde s’attend à ce que ce soit actionné par les pays du Mercosur et pas par l’UE, par exemple si l’Europe mettait en place une clause miroir sur un pesticide interdit par les Vingt-Sept ou en cas de retour du règlement contre la déforestation importée", insiste l'eurodéputé Renew Pascal Canfin [Libération].
En cas de succès de cette saisine, le processus de ratification pourrait être retardé de dix-huit mois ou plus. Un délai qui ne passe pas du côté de Berlin et des défenseurs de l'accord. Pour eux, "le contexte d’une nouvelle guerre commerciale avec l’administration Trump rend intolérable toute procrastination : l’Europe a besoin de nouveaux débouchés au sud de l’Amérique. […] Au-delà du suspense du vote de mercredi, Donald Trump aura [donc] été, au cours du dernier week-end, le meilleur 'whip' ('rabatteur de voix') de l’accord UE-Mercosur", conclut Le Point.
L'accord signé au Paraguay le 17 janvier dernier "prévoit une réduction progressive des droits de douane afin de faciliter les échanges commerciaux, avec pour objectif de supprimer à terme environ 90 % des droits de douane sur les produits échangés", rappelle La Libre. Après l'accord des États membres, le dossier est donc entre les mains du Parlement européen.
"Mais s'il lui faut encore le tampon strasbourgeois pour pouvoir entrer en vigueur, le texte n'aura peut-être pas besoin d'attendre aussi longtemps pour lever les barrières commerciales entre les deux rives de l'Atlantique", relate BFM TV. La chaîne précise que "la Commission européenne est [déjà] en mesure de déclencher [son] application provisoire".
"On a un arrangement interinstitutionnel avec le Parlement qui dit que, normalement, on attend qu’il ait voté pour mettre en œuvre l’accord", tente de rassurer un haut fonctionnaire européen auprès de Libération. "Sauf, précise-t-il, si le Parlement ne votait pas dans un délai 'raisonnable'". Pour l'eurodéputé écologiste David Cormand interrogé par le quotidien, il est toutefois "prématuré de débattre dès maintenant de ce sujet". En cas d'échec de la saisine ce mercredi, la ratification aurait lieu lors de "la session parlementaire de mars" [Le Point].
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