05.10.2026 à 12:29
Ugo Bertet

"Le parti de centre droit Liste unie, dirigé par le Premier ministre letton Andris Kulbergs, a remporté les élections législatives en Lettonie, selon les résultats provisoires annoncés dimanche [4 octobre]", rapporte Euronews. La formation a obtenu 35,4 % des voix et 42 sièges sur les 100 que compte le Parlement, soit un "record depuis l'indépendance" […]
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"Le parti de centre droit Liste unie, dirigé par le Premier ministre letton Andris Kulbergs, a remporté les élections législatives en Lettonie, selon les résultats provisoires annoncés dimanche [4 octobre]", rapporte Euronews. La formation a obtenu 35,4 % des voix et 42 sièges sur les 100 que compte le Parlement, soit un "record depuis l'indépendance" du pays, selon le média paneuropéen.
Il s'agit d'une "victoire écrasante", la Liste unie "triplant presque le score de son adversaire le plus proche" [Les Échos]. Le chef du gouvernement, Andris Kulbergs, a estimé que ce résultat était "plus élevé que prévu" et que "les gens veulent vraiment le changement", souligne Le Monde.
"[Andris] Kulbergs est devenu Premier ministre fin mai, après que sa prédécesseure, Evika Siliņa, a démissionné à la suite d'une vague de critiques suscitées par des frappes de drones ukrainiens", rappelle Politico.
Malgré cette avance, le Premier ministre "devra encore négocier avec d'autres partis pour former un gouvernement majoritaire" [Politico].
"Parmi les partis qui forment l’actuelle coalition autour de Liste unie, l’Alliance nationale (nationaliste) arrive en quatrième position […] et Nouvelle Unité (centre) en sixième position" [Le Monde], tandis qu'un autre membre, l’Union des paysans et Verts, "n’a pas franchi les 5 % nécessaires pour entrer au Parlement".
Ce score "inédit sur la scène politique locale" [Les Échos] devrait toutefois "permettre [à Andris Kulbergs] de construire une coalition à seulement deux partis", alors que "les Lettons se sont habitués à de larges alliances […] perçues comme instables et peu efficaces", analyse le journal économique.
"Les partis populistes enregistrent eux aussi de bons résultats", indique Euronews. Lettonie d'abord (LPV) et Pouvoir souverain (Suverena vara, SV) se classent deuxième et troisième avec respectivement 13,1 et 11,7 % des suffrages. Ces partis avaient "courtisé l’importante minorité ethnique russe du pays à l’approche du scrutin" [Kyiv Post]. Andris Kulbergs a déclaré qu'il "ne coopérerait avec aucun parti pro-russe", souligne la Deutsche Welle.
Dans ces conditions, "[Liste unie] pourrait obtenir une majorité parlementaire avec l'Alliance nationale nationaliste ou les progressistes de gauche", selon le politologue Roberts Kits [Deutsche Welle]. Ces résultats ouvrent en tout cas "une voie solide vers une nouvelle coalition pro-Ukraine", estime Politico.
Durant la campagne, la question sécuritaire "a largement dominé les débats", observe Le Monde. "Membre de l'Otan et de l'Union européenne depuis 2004, [la Lettonie] considère la Russie comme sa principale menace" [Euronews].
"Le budget militaire [letton] a été multiplié par cinq en une décennie" pour répondre à l'instabilité de la situation géopolitique régionale. La future administration devra concilier cet effort avec une économie qui "amorce seulement un rebond", soulignent Les Échos. "Parce que nous sommes la frontière extérieure de l'Europe, nous devons avoir une économie solide", a résumé le Premier ministre [Euronews].
"Tout au long de sa campagne, Andris Kulbergs a […] promis de renforcer les capacités anti-drones de la Lettonie et de maintenir les dépenses de défense à 5 % du PIB, l’un des niveaux les plus élevés de l’Otan" [Kyiv Post].
Les enjeux socio-économiques, la "hausse du coût de la vie, [les] bas salaires, [la] santé et [le] déclin démographique, ont [également] été au cœur de la campagne", la Lettonie étant "le pays le plus modeste des trois États baltes en termes de niveau de vie", précise Le Monde.
Sur le plan européen, "aucun parti n'a proposé d'écart majeur par rapport à l'alignement de la politique étrangère de la Lettonie sur l'UE et l'Otan", indique la Deutsche Welle. La semaine précédant le scrutin, Andris Kulbergs "[s'était] initialement opposé à un accord de l'UE" visant à retirer deux milliardaires russes de la liste des sanctions, mais la Lettonie "s'est finalement abstenue, permettant ainsi la prolongation du régime de sanctions global à la suite d'un compromis entre les pays de l'UE", conclut Politico.
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02.10.2026 à 12:27
Valentin Ledroit

"La révolte étudiante qui avait commencé discrètement il y a une semaine avec des blocages dans quelques lycées de la région parisienne s'est intensifiée" et "s'est étendue à tout le pays", constate le quotidien espagnol El País. Près de 2 000 personnes ont été interpellées dans la seule journée de jeudi 1er octobre, tandis que […]
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"La révolte étudiante qui avait commencé discrètement il y a une semaine avec des blocages dans quelques lycées de la région parisienne s'est intensifiée" et "s'est étendue à tout le pays", constate le quotidien espagnol El País. Près de 2 000 personnes ont été interpellées dans la seule journée de jeudi 1er octobre, tandis que 305 policiers et gendarmes ont été blessés, précise le journal.
Ce vendredi matin, Le Soir dresse un bilan de "1 027 établissements" concernés, sur environ 3 700 lycées en France, dont 222 bloqués. "Les étudiants ont rejoint le mouvement, avec une trentaine de campus bloqués", ajoute le journal belge.
Les images de la journée de jeudi sont impressionnantes. Sky TG24 évoque "un camion de pompiers incendié à Marseille", "une école de Nantes en flammes", un campus occupé à Saint-Denis et des affrontements à Lille.
À l'origine des blocages se trouvent des revendications concrètes. Les élèves demandent notamment le remplacement des enseignants absents, rappelle le média portugais Observador. "On ne nous écoute pas, nous sommes obligés de descendre dans la rue", témoigne Lola.
Parmi les griefs, Sky TG24 liste également "l'augmentation des moyens, la rénovation des écoles et des conditions d'apprentissage 'décentes'". À Strasbourg, un lycéen interrogé par The Guardian explique que son établissement, "n'a pas assez de toilettes, et [que] certaines salles ont des fuites d'eau. Le bâtiment tombe en ruine, la cantine est trop petite. Il n'y a aucun budget, aucune ressource".
Le HuffPost relate qu'à Saint-Denis, les élèves du lycée Paul-Éluard "documentent depuis 2023 la dégradation du bâtiment sur un compte X". L’établissement "accueille des rats en villégiature", dénoncent-ils ainsi avec ironie dans l'une de leurs vidéos. Selon le ministère de l'Éducation nationale, environ 10 % des 60 000 écoles, collèges et lycées publics présenteraient une vétusté importante [HuffPost].
Ces motifs de colère ont néanmoins été relégués au second plan au fil de la journée du 1er octobre. Les revendications des élèves "ont été éclipsées par les images d'incendies, de conteneurs et de mobilier urbain brûlés" ainsi que par les affrontements avec les forces de l'ordre, écrit El País.
Face à l'escalade, l'exécutif français a durci le ton. Pour le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, la mobilisation "n'a plus rien de l'expression légitime de revendications lycéennes, mais présente désormais toutes les caractéristiques d'une situation de violences urbaines" [Le Soir].
La réponse policière fait elle aussi débat. The Guardian souligne que "des blessures ont […] été causées par des projectiles lancés par les manifestants, mais aussi par des projectiles anti-émeutes tirés par la police". Une enquête interne a été ouverte après des accusations de recours excessif à la force contre trois élèves. Laurent Nuñez assure quant à lui que les forces de l'ordre sont intervenues "avec une grande proportionnalité" [Sky TG24].
Cette controverse intervient à quelques mois de l'élection présidentielle française [18 avril et 2 mai 2027, ndlr.]. Le Soir décrit ainsi une mobilisation "plus que sensible" dans un "climat social et politique électrique".
La question des violences s'est ainsi rapidement doublée d'une bataille sur l'origine du mouvement. L'entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu affirme que les services de renseignement considèrent les blocages comme "une manœuvre organisée par La France insoumise et ses satellites d'ultra-gauche", rapporte El País.
Le Corriere della Sera pousse encore plus loin cette lecture politique, titrant que "Jean-Luc Mélenchon souffle sur le feu de la révolution populaire". Ce dernier rejette fermement l'accusation selon laquelle sa formation politique aurait organisé la mobilisation. "Ce doit être la première manifestation organisée par télépathie, puisque nous n'en sommes pas à l'origine", a-t-il ironisé avant d'affirmer que LFI défend "la lutte non violente".
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01.10.2026 à 12:48
Ugo Bertet

"Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré, […] mercredi 30 septembre, que le Royaume-Uni devait envisager différentes options pour sa future relation avec l'Union européenne, y compris un retour au sein de l'UE, réaffirmant son message selon lequel le Brexit avait 'fait plus de mal que de bien'", rapporte L'Express. À l'occasion du congrès […]
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"Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré, […] mercredi 30 septembre, que le Royaume-Uni devait envisager différentes options pour sa future relation avec l'Union européenne, y compris un retour au sein de l'UE, réaffirmant son message selon lequel le Brexit avait 'fait plus de mal que de bien'", rapporte L'Express.
À l'occasion du congrès du parti travailliste à Liverpool, le chef du gouvernement britannique a affirmé que le Brexit "[n'avait] pas permis de tenir la promesse de ses partisans de 'reprendre le contrôle'"[Ouest-France]. Andy Burnham a souligné que "quitter l'UE avait affaibli la coopération de la Grande-Bretagne avec les pays de l'UE" [The Guardian], alors qu'un "niveau plus élevé de croissance et de prospérité doit être de nouveau atteint" [Die Zeit].
"En 2016, la Grande-Bretagne a voté pour quitter l'Union européenne, mettant fin à plus de quatre décennies d'adhésion et déclenchant des années de bouleversements politiques", rappelle L'Express. Les déclarations du Premier ministre britannique annonceraient ainsi "l’examen le plus ambitieux du Brexit depuis que la Grande-Bretagne a quitté l’UE", analyse Politico. Lors de ce discours, le locataire du 10 Downing Street "a développé une vision pour la décennie à venir, un plan, plus qu’un programme de gouvernement pour les deux prochaines années de son mandat", note Le Monde.
Dans sa prise de parole, "le Premier ministre a évoqué le prochain sommet avec l'UE plus tard cette année" [Die Zeit]. Andy Burnham "profiterait de l'occasion […] pour exposer au pays, ce [qu'il] considère comme des options" [L'Express]. "Initialement prévu le 22 juillet, [le sommet] a été reporté après la démission de Keir Starmer de son poste de Premier ministre. Il pourrait désormais avoir lieu en novembre", indique l'hebdomadaire.
S'agissant des scénarios envisagés, Andy Burnham a déclaré que "le gouvernement pourrait maintenir les arrangements actuels, demander une union douanière, retourner au marché unique ou 'aller jusqu'au bout' dans ce qui serait l'adhésion à part entière de l'UE" [The Guardian]. Réintégrer le marché unique imposerait d'accepter "un alignement plus étroit sur les règles de l'UE", alors que "la Grande-Bretagne participera à nouveau au programme Erasmus + en 2027" et que les discussions se poursuivent sur "le marché de l'électricité […], le commerce alimentaire et la mobilité des jeunes", précise le quotidien britannique.
Le Premier ministre britannique a précisé que "les options devaient être évaluées en fonction de 'ce qui est faisable' pour le pays" [L'Express]. Andy Burnham entend néanmoins "travailler pour assurer le succès de […] l'industrie britannique, qui a le plus souffert du Brexit", relevant la nécessité de "parvenir à une voie claire [avec l'UE], qui reste [leur] plus grand marché" [Die Zeit].
En réaction, les dirigeants européens se sont montrés enthousiastes face aux propos d'Andy Burnham. Emmanuel Macron, en déplacement à Madrid, a répondu "Welcome back !", estimant que "cette volonté de réintégration serait une très bonne nouvelle pour son pays, et pour les Européens" [Ouest-France]. La France "[sera] là pour essayer de faire les choses. Revenez", a poursuivi le président français. Aux côtés du président français, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a partagé ce constat, affirmant que "le Brexit a été une énorme perte" et que l’Espagne "ouvrirait de nouveau les bras à un peuple frère", complète le quotidien régional.
Outre-Manche, le parti populiste Reform UK "a critiqué les projets de Burnham" [L'Express]. "Andy Burnham a à peine été Premier ministre cinq minutes et il essaie déjà de nous faire revenir à Bruxelles par la porte dérobée", a déclaré le leader adjoint de Reform UK, Richard Tice [Politico]. "Reform UK ne laissera jamais cette trahison rester incontestée", a soutenu le bras droit de Nigel Farage.
"Dans une enquête publiée en juin […], 55 % des personnes interrogées au Royaume-Uni ont déclaré qu’elles voteraient pour l’adhésion à l’UE lors d’un nouveau référendum. En 2016, 51,9 % avaient voté pour le départ" [Die Welt]. "Les sondages montrent qu'une majorité de Britanniques seraient favorables à un retour dans l'UE, mais ce soutien s'estompe souvent lorsque l'on prend en compte les conditions requises", conclut L'Express.
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