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06.01.2026 à 13:23

Guerre en Ukraine : la coalition des volontaires se réunit à Paris autour des garanties de sécurité

Lou Caubet

"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner […]

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Texte intégral (1696 mots)
Volodymyr Zelensky (à droite) et Keir Stramer (à gauche) lors d'une précédente réunion de la coalition des volontaires à Londres le 8 décembre 2025 - Crédits : Number 10 / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner avec "son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner" [France 24].

La réunion vise à afficher la "convergence" des alliés de l'Ukraine sur les garanties de sa sécurité, précise l'Élysée [France 24]. La discussion, qui vise à prévenir toute nouvelle attaque ou invasion de la part de la Russie en cas d'accord de cessez-le-feu, "prolongera le thème abordé dans la déclaration commune publiée par un groupe de dirigeants européens après leur réunion à Berlin le mois dernier" [Euronews].

Plus précisément, la coalition souhaite trouver un terrain d'entente sur cinq points, explique un responsable de l'Élysée à Politico : "les modalités de surveillance d'un cessez-le-feu […] ; le soutien militaire aux forces armées ukrainiennes ; la 'force de réassurance' multinationale en Ukraine après la guerre ; les engagements à soutenir Kiev en cas de violation du cessez-le-feu par Moscou ; et les accords de coopération à long terme en matière de défense avec l'Ukraine".

Pas de déploiement militaire terrestre

Le cessez-le-feu pourrait notamment être "vérifié" par "des moyens techniques, des drones, des satellites" plutôt que par un déploiement militaire terrestre, poursuit France 24. Encore doit-il advenir. En décembre, les conversations entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky puis son homologue russe Vladimir Poutine "n'ont pas permis d'avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou et le statut de la centrale nucléaire de Zaporijjia", rappelle également la chaîne d'information internationale.

"Les tractations se sont poursuivies au niveau des négociateurs, en particulier ukrainiens, européens et américains" pour remédier aux blocages. Mais aujourd'hui, "les discussions achoppent sur deux points : les garanties de sécurité au profit de Kiev et l’avenir du territoire ukrainien passé sous contrôle russe", observe Ouest-France.

Prévue par l'actuel plan de paix soumis en décembre à la Russie, "l'adhésion de l’Ukraine à l'Union européenne représente un autre niveau de garantie", note Euronews. Pour Kiev, "l'inscription d'une date d'adhésion dans le texte final constitue une priorité absolue, car elle pourrait contribuer à atténuer le coût des concessions territoriales et favoriser un résultat positif lors d'un éventuel référendum".

Front uni

"Les Européens font tout pour essayer de peser sur la résolution du conflit, eux qui restent toujours cantonnés au rôle de spectateur des négociations de paix amorcées entre Washington et Moscou", souligne RFI. Le bloc "vient de conclure, avec beaucoup de difficulté, un accord visant à prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Son objectif principal est de mettre fin à la guerre en Ukraine de manière équitable et rapide", rappelle Politico.

Or les "nouvelles tensions transatlantiques" menacent "de faire s'effondrer toute cette structure fragile" [Politico]. Moins de deux jours après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis avaient "besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale" [Le Monde]. De quoi susciter de vives protestations du Danemark, à qui appartient ce territoire, et de ses alliés européens.

Euronews souligne que "les documents [discutés ce mardi] devraient être approuvés 'au niveau de tous les dirigeants', et qu'une rencontre avec Donald Trump et les dirigeants européens ne serait programmée qu'ensuite". "Tout ne sera pas divulgué […], secret militaire oblige", précise en revanche RFI.

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19.12.2025 à 12:23

Conseil européen : les Vingt-Sept valident une aide de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, la signature de l'accord UE-Mercosur reportée

Lou Caubet

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, […]

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Texte intégral (1986 mots)
"Le compte n’y est pas", a répété le président Emmanuel Macron concernant le traité UE-Mercosur, avant d'obtenir le report de sa signature - Crédits: Conseil européen

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, samedi 20 décembre au Brésil, l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur" [Le Monde].

Sur le premier point, "après des heures de discussions à huis clos, les Vingt-Sept ont approuvé un prêt à taux zéro de 90 milliards d’euros, financé directement par le budget de l’UE" [Ouest-France]. Il s'agit d'un "accord essentiel pour éviter une rupture de financement" de l'Ukraine, dont les besoins sont "estimés à 137 milliards d'euros" [France Info]. Prévu pour 2026 et 2027, ce prêt est "le moyen le plus rapide et le plus efficace de couvrir les besoins financiers de l'Ukraine à un moment critique pour le pays" [Euractiv].

Pas de mobilisation des avoirs russes

Mais ce n'était pas le projet initial : "la Commission européenne et le chancelier allemand Friedrich Merz défendaient depuis septembre un mécanisme fondé sur les 210 milliards d’euros d’avoirs de la banque centrale russe immobilisés dans l'UE" [Ouest France]. Or le Premier ministre belge Bart de Wever "a exigé qu'on lui offre des 'garanties non plafonnées' pour protéger la Belgique et Euroclear, le dépositaire qui détient la majeure partie des actifs russes, [de potentiels représailles russes]" [Euronews]. Ce qui n'a pas été accepté par les autres dirigeants.

De plus, "la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ne participeront pas à ce programme", précise Euronews. Le Monde souligne que "jamais jusqu’ici, les Vingt-Sept ne s’étaient désolidarisés sur la question de l’assistance financière" à l'Ukraine. Ainsi, "Kiev aura son argent, mais pas tout le symbolisme qui lui était destiné", notamment celui de voir la Russie payer pour l'effort de guerre ukrainien, souligne El País.

Si la décision finale constitue "un revers politique pour Ursula von der Leyen et Friedrich Merz, les deux principaux promoteurs du projet" [Euractiv], elle permet néanmoins à l'Ukraine "de conserver l’un de ses principaux leviers dans les négociations", estime Emmanuel Macron [Le Monde]. Un élément clé, "à l’heure où les États-Unis de Donald Trump tentent de négocier un accord de paix en Ukraine sans y associer les Européens".

Mercosur : une victoire française ?

"En marge de ce sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement jeudi à Bruxelles, des milliers d'agriculteurs sont venus faire entendre leur colère" [Radio France]. Une colère sur laquelle s'appuie aussi le président français, qui a obtenu le report de "la signature en début d’année prochaine [du traité avec le Mercosur]" [Libération].

"Alors que Bruxelles était paralysée par les agriculteurs, la France et la Pologne se sont opposées au Mercosur, mais c'est finalement l'Italienne Giorgia Meloni qui a poussé à retarder l'accord jusqu'en janvier", explique El País. Emmanuel Macron "n’a pas ménagé ses efforts pour garder [la Première ministre italienne] à ses côtés et empêcher ainsi Ursula von der Leyen de s’envoler vers le Brésil" [Le Monde ]. Mais le chef d'État "avait surtout bien conscience que l’affaire pouvait être fatale au gouvernement de Sébastien Lecornu", et il "ne [voulait] pas paraître en perte d’influence à Bruxelles".

"Au Brésil, le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui menaçait de rompre les discussions si l’Union n’était pas au rendez-vous prévu, […] a finalement accepté de patienter après que Giorgia Meloni lui eut assuré qu’elle consentirait à l’accord entre l’UE et le Mercosur" conclut Le Monde. Ainsi, "l'affaire est renvoyée à janvier 2026" [Le Monde]. Or "même avec ce délai, il est douteux que le président puisse l'accepter, ce qui va l'isoler sur la scène continentale", juge Libération. Car alors que "la patience du Brésil est à bout, et [que] le Chili vient de basculer à l’extrême droite", cet accord permettrait à l'UE de "concurrencer [enfin] la Chine".

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18.12.2025 à 12:41

Guerre en Ukraine : les dirigeants européens réunis à Bruxelles pour espérer trouver un terrain d'entente sur le financement de l’aide à Kiev 

Agathe Grinon

"Le sommet européen le plus important depuis le Covid pour l’aide à l’Ukraine", titre Le Parisien ce jeudi 18 décembre pour résumer l'un des principaux enjeux du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd’hui et s'achèvera demain, vendredi. Pour le journal, l'UE fait face "à son moment de vérité". Ursula von der Leyen a appuyé la gravité de l’enjeu, […]

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Texte intégral (1720 mots)
Volodymyr Zelensky et António Costa durant une précédente rencontre du Conseil européen le 32 Octobre 2025 - Crédits: Conseil européen
Volodymyr Zelensky et António Costa lors d'une précédente réunion du Conseil européen le 23 octobre 2025 - Crédits: Conseil européen

"Le sommet européen le plus important depuis le Covid pour l’aide à l’Ukraine", titre Le Parisien ce jeudi 18 décembre pour résumer l'un des principaux enjeux du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd’hui et s'achèvera demain, vendredi. Pour le journal, l'UE fait face "à son moment de vérité".

Ursula von der Leyen a appuyé la gravité de l’enjeu, rapporte Ouest-France : "les dirigeants de l’Union européenne ne quitteront pas le sommet organisé jeudi à Bruxelles sans accord pour financer l’Ukraine". Cette réunion se déroule alors que "Kiev risque d’être à court d’argent dès le printemps", écrit le quotidien régional dans un autre article. Le média allemand Die Welt explique que les besoins financiers de l'Ukraine "pour les deux prochaines années s'élèvent à au moins 134 milliards d'euros".  

Deux options s’offrent aux Vingt-Sept pour soutenir leur voisin ukrainien, qu’Euronews résume ainsi : "Plan A : émettre un prêt de réparation sans intérêt basé sur des actifs russes immobilisés. Et plan B : emprunter l'argent conjointement". 

Les Européens face à un choix cornélien 

Selon Politico, "l'Allemagne ainsi que les pays d'Europe nordique et orientale disent qu'il n'y a pas d'alternative" à l’utilisation des avoirs russes. "Mais ils se heurtent à une résistance de la Belgique et de l'Italie, qui visent un plan B. […] La Bulgarie, Malte, la Hongrie et la Slovaquie sont également contre l'utilisation des actifs". 

La Belgique s’oppose notamment à l’utilisation des avoirs russes car "la grande majorité est détenue par Euroclear, basé en Belgique" [Euractiv]. L’État belge est soutenu par Rome, rappelle The Guardian car selon la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, "l'utilisation des actifs de la Russie gelés en Europe […] sans base juridique solide offrirait à Moscou sa première victoire depuis le début de la guerre". 

Viktor Orbán est lui plus vindicatif. Selon ses mots, "l'utilisation des actifs russes est une idée stupide" qui ne bénéficie pas du "soutien [nécessaire]". Le Premier ministre hongrois considère cette épineuse question comme "réglée" [Corriere Della Sera]. Cette prise de position illustre son refus "d'approuver toute nouvelle aide à l'Ukraine, quelle que soit la méthode" [Euronews].

Le média international poursuit en expliquant que le plan des avoirs russes "pourrait aller de l'avant avec une majorité qualifiée : un minimum de 15 États membres représentant au moins 65 % de la population totale [de l'UE]. Cela signifie que les sept sceptiques […] - la Belgique, l'Italie, la Bulgarie, Malte, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie - ne suffisent pas à faire dérailler le plan".

Selon le journal italien, Corriere Della Sera, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a affirmé avant le sommet que Vladimir "Poutine compte sur l’échec [européen]" et que l'UE ne devrait "donc pas lui donner cette satisfaction".

Donald Trump s’impatiente, Vladimir Poutine monte le ton

De leur côté, les États-Unis "s’agacent de l’attitude européenne, entité qui parle trop et n’agit pas assez, disent-ils, alors que la Maison Blanche entend accélérer. Le président américain veut une paix avant les élections de mi-mandat (les midterms) en novembre 2026, présume une source ukrainienne", note Le Monde

L’ombre de Washington plane sur la rencontre européenne alors que de nouveaux "pourparlers entre l’Ukraine et les États-Unis auront lieu vendredi et samedi aux États-Unis, a annoncé ce jeudi 18 décembre 2025 le président ukrainien Volodymyr Zelensky" [Ouest-France].

De son côté, Vladimir Poutine a adressé une énième offensive verbale aux Européens, les qualifiant "de 'petits porcelets' de mèche avec la précédente administration américaine de Joe Biden", évoque Libération. De plus, le chef du Kremlin a "renouvelé son intention de conquérir l'Ukraine, 'sans conditions' par la diplomatie, la sienne, ou la force. S’il le faut, 'la Russie libérera ses terres historiques sur le champ de bataille', a-t-il dit"Dans ce contexte sensible, les prochaines heures pourraient s'avérer décisives.

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