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▸ Les 15 dernières parutions

21.04.2026 à 16:37

Pourquoi l'envoi de migrants latino-américains en RD Congo par Washington fait polémique

Barbara GABEL

En République démocratique du Congo, l’arrivée de migrants latino-américains expulsés des États-Unis a ouvert, la semaine dernière, une séquence polémique. Entre flou juridique, enjeux géopolitiques et critiques de la société civile, l'accord signé entre Washington et Kinshasa interroge. France 24 fait le point sur ce que l’on sait.

21.04.2026 à 16:23

A Nabatiyé, dans le sud du Liban, la peur d'un retour à la guerre

FRANCE24

Peu d'habitants sont revenus dans cette grande ville du sud du Liban, meurtrie par les frappes israéliennes pendant la guerre de plus de six semaines avec le mouvement pro-iranien Hezbollah. Zeinab Farran, elle, est rentrée avec sa famille dès l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi, pour découvrir sa maison soufflée par une frappe qui a dévasté le quartier. "Il ne reste plus rien, ni portes, ni fenêtres, ni meubles", se lamente cette femme de 51 ans, dans les décombres de son salon et de sa cuisine calcinée. L'une de ses filles retire des produits ménagers encore intacts des débris. La famille avait fui le 3 mars, dès le début de la guerre, vers le village de Kfar Hatta, plus au nord. Mais la mort les a rattrapés: la belle-fille de Mme Farran a été tuée le 5 avril avec ses propres parents et sa fille de cinq ans, dans une frappe israélienne. Zeinab Farran dort provisoirement chez son fils, désormais veuf, tout près de sa maison devenue inhabitable. Lui était resté, pour son travail avec la compagnie d'électricité. "On attend de voir si la trêve va être renouvelée", dit-elle. "Sinon, on verra où aller. On a gardé nos vêtements dans la voiture". Les frappes israéliennes et les combats ont fait plus de 2.300 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, d'après un bilan officiel. Réserves de vivres et mazout Dans la ville entourée de champs parsemés de boutons d'or, les immeubles effondrés et les commerces éventrés se succèdent. Parmi les habitants interrogés, rares sont ceux qui espèrent une prolongation de la trêve, qui expire dimanche soir. Sur les quelque 90.000 habitants que comptait Nabatiyé à l'origine, "il ne restait que quelque 200 familles vers la fin de la guerre", dit à l'AFP le maire, Abbas Fakhreddine. Environ 40% des habitants sont revenus à la faveur de l'accalmie mais juste pour inspecter leurs maisons avant de repartir, car "ils sont inquiets pour l'avenir". Les autorités locales elles-mêmes se préparent. "Nous stockons des vivres et du mazout pour les générateurs, au cas où la guerre recommencerait", ajoute le maire de cette ville, occupée par Israël pendant trois ans après l'invasion du Liban en 1982. Il reçoit l'AFP dans un local provisoire, le siège de la municipalité ayant été détruit en octobre 2024, dans une frappe israélienne qui a tué son prédécesseur et 13 autres personnes, lors du conflit précédent entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. Selon lui, 65 frappes ont visé Nabatiyé depuis début mars, faisant "une centaine de martyrs". Dans le quartier dit des "Religieuses", qui abrite une école des soeurs antonines, sept personnes, dont six membres d'une même famille, sont mortes ensevelies sous les décombres d'un petit immeuble. Un tablier bleu d'écolier est toujours visible dans les ruines. Seul dans sa rôtisserie Un obus a aussi transpercé le toit du théâtre de la maternelle. "La frappe s'est produite il y a deux semaines", dit à l'AFP soeur Maria Wehbé, l'économe, qui rappelle que "l'école avait déjà été endommagée" en 2024. L'établissement accueille environ 1.200 élèves, dans cette région à majorité musulmane chiite. Dans les rues, des portrait de nouveaux "martyrs" du Hezbollah ornent les murs, aux côtés de fresques murales géantes des dirigeants historiques de la formation, assassinés par Israël. La ville porte encore les stigmates des bombardements du conflit précédent entre le mouvement chiite libanais et Israël. Les souks - coeur historique de Nabatiyé - qui attiraient les commerçants de la Palestine voisine avant la création de l'Etat d'Israël, avaient alors été entièrement détruits. Aujourd'hui, seuls des commerces d'alimentation sont ouverts, comme cette rôtisserie à la devanture brisée, dont le patron travaille seul, ses cinq employés n'étant pas revenus. Abou Habib a tenu à rester ouvert même quand les bombes israéliennes pleuvaient. "Les gens attendaient l'arrêt des frappes pour venir acheter les provisions", raconte cet homme de 65 ans, qui est lui "convaincu que la trêve va être renouvelée, car les deux parties ne veulent plus de combats".

21.04.2026 à 16:18

"Euphoria" : parfum de scandale sur la saison 3

Marion GAUDIN

Dans ce numéro 100% séries de "A l'Affiche", Marion Gaudin et Nina Masson reviennent sur les meilleures séries du moment, à commencer par la dernière et ultime saison d'"Euphoria" sur HBO max. Après quatre ans d’absence, la série de Sam Levinson est de retour pour une saison 3, sur laquelle plane un parfum de scandale.

21.04.2026 à 16:13

L'élève meurtrier de l'enseignante Agnès Lassalle jugé pendant quatre jours à Pau

FRANCE24

Le 22 février 2023, la professeure d'espagnol de 53 ans, qui enseignait depuis 1997 au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin, a été tuée d'un coup de couteau à la poitrine porté par l'adolescent. A 09H45 ce jour-là, le garçon, alors âgé de 16 ans, se lève, verrouille la porte de la salle et se retourne avant d'aller frapper Agnès Lassalle au niveau du coeur avec un couteau de cuisine "d'un coup sec", selon les témoins de la scène qui prennent la fuite. Le jeune accusé, grand et corpulent, est entré entièrement vêtu de noir dans le box mardi matin. Dans la salle ont pris place ses parents, mais aussi les proches d'Agnès Lassalle, dont ses soeurs, ses parents et son compagnon, Stéphane Voirin, qui avait ému le pays en dansant, seul, devant son cercueil. Expertises psychiatriques contradictoires Vêtu d'un tee-shirt noir avec une photo du couple en train de danser, il a expliqué n'avoir "aucun désir de vengeance" mais espère que le procès ne se "limitera pas" à une bataille d'experts "parce que le dossier est autrement plus conséquent". Il a changé de haut à la mi-journée, arborant un autre cliché d'Agnès Lassalle. L'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, a notamment expliqué qu'une "petite voix" l'aurait incité à "faire le mal". Les expertises psychiatriques réalisées pour évaluer sa responsabilité pénale s'avèrent contradictoires. L'une écarte tout "trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes", une autre parle d'un discernement "légèrement altéré" quand un dernier rapport remis en novembre 2024 le juge "aboli". "Nous devons tenter de cerner ce qui a pu favoriser le passage à l'acte d'un jeune homme qui, jusque-là, n'avait jamais fait parler de lui (...) non pour pardonner, non pour justifier, mais pour comprendre comment un élève sans histoire a pu devenir un meurtrier", a déclaré son avocat, Me Thierry Sagardoytho, qui n'a pas souhaité faire davantage de commentaires à la mi-journée. La première matinée de ce procès, dont le verdict est attendu vendredi, a été consacrée à la personnalité de l'accusé, "qui n'a pas versé une larme" et a montré "un criant manque d'empathie", selon les avocats de la partie civile. Dépression grave L'accusé est resté "très superficiel" et "ses parents, très émus, étaient en contradiction avec l'attitude qu'a eue l'accusé. On a encore espoir que ça puisse changer", a ajouté Me France Deiss-Rabbé. "Le père était effondré de la douleur que son fils avait pu provoquer et on aurait aimé que l'enfant ait les mêmes mots", a renchéri Me Sébastien Binet. L'adolescent était suivi pour une dépression grave et prenait un traitement, de la Sertraline, déconseillé aux moins de 18 ans mais "l'un des plus prescrits chez les adolescents en France", a relevé un expert pharmacologue mandaté pendant l'instruction. Poursuivi pour assassinat, il avait récupéré le couteau la veille chez son père, l'enroulant dans du papier essuie-tout et le glissant dans son sac pour aller au lycée le lendemain. Ce drame avait secoué la communauté éducative, un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty. Huit mois plus tard, un autre professeur, Dominique Bernard, avait été poignardé à mort devant son établissement par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste. L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.

21.04.2026 à 15:57

Edition: les auteurs de Grasset Jeunesse se mobilisent après le départ du PDG

FRANCE24

"L'ADN d'une maison d'édition dépend des gens qui y vivent et la font vivre", affirment les 76 auteurs signataires de la tribune envoyée à l'AFP. "Aujourd'hui, nous espérons que cette maison qui nous a accueillis saura nous traiter avec le même respect" que depuis la création de la collection jeunesse, il y a 53 ans, ajoutent-ils. "Et nous souhaitons rappeler que (...) la liberté de création est indispensable aux bons livres". Le département jeunesse de Grasset, qui se présente comme "une petite maison dans la maison", publie une douzaine de livres par an. Les signataires, qui ont le reçu le soutien de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, indiquent aussi "se joindre au débat sur le droit à une clause de conscience qui nous laisserait le choix de rester ou de déménager". Ce débat a été ouvert par plus de 300 auteurs et acteurs du monde de l'édition, emmenés par Leïla Slimani, Virginie Despentes et Emmanuel Carrère, qui réclament la création d'une clause de conscience dans l'édition comme elle existe dans les médias. Par ailleurs, plus de 170 écrivains ont affirmé leur refus de publier de nouveaux livres chez Grasset après le départ d'Olivier Nora, imputé par de nombreux auteurs à Vincent Bolloré, l'homme d'affaires conservateur qui contrôle Hachette, N.1 français du secteur et maison mère de Grasset. Deux parlementaires, la sénatrice socialiste Sylvie Robert et le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, ont indiqué leur intention d'ouvrir le débat au Parlement. Le président Emmanuel Macron a appelé à "réfléchir" à cette proposition, sans toutefois trancher. "L'affaire Grasset devrait être l'occasion d'élargir la question de la clause de conscience à toutes les professions, au-delà des médecins (qui peuvent refuser certains actes) ou des journalistes", écrit le philosophe et romancier Gaspard Koenig mardi dans Les Echos. Elle "devra être limitée dans le temps, conditionnée à un véritable changement de ligne politique et ouvrir des droits suffisants pour permettre à chacun de faire un choix réellement libre".
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