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20.03.2026 à 17:29

Rugby: après "la décompensation" de Mignoni, la santé mentale des entraîneurs en lumière

FRANCE24

"Lâché" par son corps, le technicien varois a "dormi cinq jours d'affilée" et mis plusieurs jours supplémentaires pour pouvoir remarcher, après la défaite à domicile contre Clermont le 14 février. Désormais remis, il a repris le chemin des terrains avec une nouvelle approche pour éviter de revivre un tel épisode, qu'il a évoqué dans un entretien avec plusieurs médias, dont l'AFP. Sa prise de parole a été saluée dans le monde du rugby. "C'est important sur ces thématiques-là. On en parle parfois pour les joueurs et un peu moins pour les staffs", a estimé mercredi l'entraîneur des avants du Racing 92, Olivier Azam, qui a côtoyé Pierre Mignoni. "Le mec dur, le mâle alpha qui est indestructible, on aimerait tous l'être, mais ça n'existe pas", poursuit-il, voyant dans le rugby le risque d'un "métier passion", qui casse l'équilibre avec la vie personnelle. Le manager de Perpignan Laurent Labit a dit dans un entretien à l'AFP essayer de mettre en place "des sas" pour réussir à couper. "Il y a des moments où on peut s'appeler, des moments où on peut travailler, des moments où on doit aussi faire autre chose, et c'est pas pour ça qu'on ne travaille pas. Mais sinon tout devient urgent et tout est important, et au bout d'un moment, on explose", a-t-il raconté, estimant qu'il aurait pu se trouver dans une situation semblable à celle de Mignoni au cours de sa carrière. Staff et missions élargis L'éloge du manager varois est partagé par Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la Ligue nationale de rugby (LNR). "Je trouve que c'est un bien qu'il fait au monde du rugby. Il a amorcé quelque chose qui fait que certains coaches vont dire, +moi, ça ne va pas. Il faudrait peut-être s'arrêter avant que je m'effondre+. Il faut avoir un certain courage pour dire +moi, je me retire trois semaines+. Et d'en parler à son retour", a-t-il souligné jeudi, en marge d'un point de la LNR sur son plan santé mentale. Selon lui, "le problème des managers, c'est qu'ils sont performants sur le management des joueurs - ça c'est leur cœur de métier - par contre maintenant ils sont devenus managers d'une équipe" avec un staff de plus en plus élargi. "Avant c'était juste son adjoint, il y avait un kiné, un médecin, et c'était fini. Maintenant même en Pro D2, il y a du monde, donc il faut qu'ils managent ça, organisent les emplois du temps... c'est une surcharge", précise Bernard Dusfour. Il évoque un problème "à la limite entre le sport de haut niveau et la médecine du travail" et qui peut nécessiter le recours à des professionnels externes au rugby. Des "haut cadres" en "CDD" Les managers du Top 14 sont désormais "comme des hauts cadres d'une entreprise", illustre pour l'AFP Didier Nourault, président du syndicat des entraîneurs Tech XV. C'est encore plus vrai pour les managers qui délèguent peu et passent beaucoup de temps à gérer les entraînements et la vie quotidienne du groupe, comme Pierre Mignoni. "Sur le terrain, on passe après l'équipe, on s'oublie", poursuit M. Nourault. Il dit ne "pas (être) étonné du tout" qu'une telle situation se produise dans le rugby professionnel, même si les entraîneurs peuvent tout faire pour "cacher le problème", notamment pour ne pas "exposer des fragilités" pouvant les pénaliser sur la suite de leur carrière, où les changements de clubs sont de plus en plus nombreux. Le métier laisse peu de place à la formation continue, souligne-t-il. "Cela donne un autre regard. Mais combien de fois un entraîneur peut suivre une formation diverse sur laquelle il peut ensuite s'appuyer pour son boulot? Ils n'ont pas le temps et les présidents ne poussent pas à former des managers", qui sont de fait "des salariés en CDD".

20.03.2026 à 17:19

Isabelle Mergault, voix singulière et familière du cinéma français, est morte

FRANCE24

"Sa famille, ses amis, ont la douleur de vous annoncer que la réalisatrice, actrice et humoriste Isabelle Mergault est décédée ce (vendredi) matin, à Neuilly-sur-Seine, des suites d'un cancer contre lequel elle se battait courageusement depuis plusieurs mois", a annoncé sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP par Laurent Ruquier. L'animateur a accueilli Isabelle Mergault dans ses émissions télévisées successives. Elle officiait aussi dans "Les Grosses Têtes", l'émission culte qu'il présente sur RTL et qui lui rendra hommage lundi. "C'est très brutal, c'est terrible", a réagi sur cette radio l'actrice Chantal Ladesou. "C'était une amie et une complice de théâtre avec qui j'adorais jouer. Elle avait le sens de l'écriture et des dialogues." "Au-delà de ses talents et de sa gouaille craquante, c'était une personne merveilleusement attachante", a salué sur X Pierre Lescure, l'ancien président du Festival de Cannes. Artiste touche-à-tout, elle a connu son plus grand succès derrière la caméra, en réalisant son premier film, "Je vous trouve très beau". Cette comédie romantique et champêtre narre les aventures d'un agriculteur veuf, incarné par Michel Blanc, qui recherche une femme capable avant tout d'accomplir toutes les tâches à la ferme et à la maison. Le film cartonne au box-office avec environ 3,5 millions de spectateurs et remporte en 2007 le César du meilleur premier film. Trois longs-métrages suivront, sans connaître le même écho: "Enfin veuve" (2007) avec Michèle Laroque, "Donnant donnant" (2010) avec Daniel Auteuil et "Des mains en or" (2023), avec Lambert Wilson et Josiane Balasko. La réalisatrice a aussi signé des scénarios, comme celui écrit avec Gérard Jugnot pour "Meilleur espoir féminin" (2000). Mais c'est comme actrice que cette fille de médecins, née en 1958 à Paris et ayant grandi en banlieue, fait ses premiers pas sur grand écran. Elle doit pour cela composer avec une dyslalie, un trouble de la parole qui provoque chez elle un chuintement. Humour toujours "Mon défaut de prononciation m'a aidée et desservie à la fois. Petite, il était encore plus prononcé et, à l'école, tout le monde se moquait de moi", avait-elle confié dans la presse en 2017, reconnaissant que ce cheveu sur la langue avait aussi contribué à sa notoriété. Au début de sa carrière, cette caractéristique la confine à des seconds rôles comiques. Elle se fait notamment remarquer en 1985 dans le rôle d'une enseignante lunatique dans "P.R.O.F.S" de Patrick Schulmann. En 2023, à l'occasion d'une rediffusion du film à la télévision, elle avait publiquement évoqué, sans donner de détails, le souvenir d'un tournage traumatisant. "Ce film est mon pire cauchemar. MeToo n'existait pas. Dommage. Je n'en dirai pas plus car le metteur en scène est mort", avait-elle écrit sur Twitter (désormais X). La comédienne jouera dans une trentaine de films tout au long de sa carrière, ainsi que dans de nombreux téléfilms et séries. Mais c'est au théâtre qu'elle s'épanouit le plus comme elle le racontait à Nice-Matin: "A ma première pièce de théâtre, quand j'avais 20 ans, je savais que c'était là où je devais être". Au cinéma, "je ne suis pas heureuse en tant qu'actrice. Je l'ai fait pour (Gérard) Jugnot parce que c'est un ami. Mais je n'y suis pas heureuse. La preuve en est: je ne joue pas dans mes propres films!", expliquait-elle. Personnalité joyeuse, exubérante et jamais avare d'un coup de gueule, Isabelle Mergault a évolué entre théâtre de boulevard et pièces sentimentales ("L'amour sur un plateau", 2011). Elle avait fait sensation dans "Ouh Ouh" (2014), pièce dans laquelle elle campait une star déchue de la chanson qui venait de perdre son mari mais dont elle retrouvait le fantôme. En 2010, l'actrice avait adopté une petite fille née au Niger, dont elle était devenue la tutrice légale, même si celle-ci a gardé des contacts avec ses parents biologiques. En 2017, Isabelle Mergault avait publié chez Grasset son premier roman, "Un escargot tout chaud", un huis-clos où elle avait choisi de convoquer, là encore, humour et dérision pour dépeindre à sa façon les relations humaines.

20.03.2026 à 17:10

Donald Trump compare l'attaque sur l'Iran à celle sur Pearl Harbor

FRANCE24

À l'occasion de la visite de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi à Washington, le président américain Donald Trump a comparé l'attaque israélo-américaine du 28 février contre l'Iran à celle de Pearl Harbor, lancée par le Japon contre la flotte américaine en 1941, qui avait provoqué l'entrée en guerre des États-Unis.

20.03.2026 à 17:07

Semaine de la francophonie : quand les romanciers font briller la langue française

Sonia PATRICELLI

En cette Semaine de la francophonie, pleins feux sur des auteurs qui font briller la langue française : une langue parlée par plus de 390 millions de locuteurs dans le monde, qui vient de passer en quatrième position des langues les plus pratiquées. Sonia Patricelli reçoit pour l'occasion la romancière Ernis, qui fait vivre le français par le slam et l’écriture. Cette amoureuse des mots, qui a grandi au Cameroun, fut lauréate du prix Voix d’Afrique 2022 pour son premier roman, "Comme une reine". À ses côtés, l’écrivain Guillaume Musso, l’un des auteurs français les plus lus et des plus traduits, qui publie "Le Crime du paradis", une enquête qui l’a déjà propulsé en tête des ventes.

20.03.2026 à 16:58

Philanthropie : comment les femmes gèrent la générosité

Laure MANENT

Warren Buffett, Bill Gates… les noms de ces hommes sont synonymes de réussite, de richesse et de générosité. Aux États-Unis, quand on est milliardaire, il est de bon ton de donner une partie de sa fortune pour de bonnes causes, et on ne s’en cache pas. Mais quand on pense aux philanthropes du monde, on pense plus rarement aux femmes, et pourtant elles sont de plus en plus nombreuses à constituer des fortunes leur permettant de rivaliser avec leur homologues masculins dans le domaine du don.

20.03.2026 à 16:57

Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial

FRANCE24

Du jardin de l'imposante demeure néogothique où vivait alors sa famille à Arques (Pas-de-Calais), située à un jet de pierre de l'usine, Timothée Durand entendait, lorsqu'il était enfant, le ronronnement des presses automatisées ramenées d'Amérique par son grand-père Jacques Durand à partir des années 1930. Grâce à l'importation puis l'amélioration de ces technologies, la verrerie artisanale que son arrière-grand-père Georges Durand avait rachetée en 1916 est devenue un des principaux fabricants au monde de produits en verre pour les arts de la table. Timothée Durand raconte à l'AFP avoir toujours "baigné" dans l'univers d'Arc, visitant les fours "dès 4 ou 5 ans", admirant les prototypes trônant dans la pièce attenant au bureau paternel: animaux en verre, verres de cristal... Après une enfance à Arques rythmée par les trois changements d'équipe quotidiens dans l'usine, provoquant dans la petite ville un chassé-croisé de milliers d'ouvriers, Timothée Durand fait des études d'ingénieur et de commerce, puis débute sa carrière chez Sanofi Pasteur. A 28 ans, après dix ans au conseil d'administration d'Arc, il rejoint l'entreprise comme responsable des fusions et acquisitions en 2004. Lorsque son père Philippe décède prématurément trois ans plus tard, laissant à Timothée Durand, 30 ans, et à sa soeur 50% de l'entreprise - le reste appartenant à des cousins - il reste salarié. "Destinée familiale" Concurrence chinoise, perte de marchés au Moyen-Orient, difficultés de productivité: pour sauver l'entreprise, la famille cède ses parts au fonds américain PHP dirigé par Dick Cashin, jusqu'à sortir complètement du capital en 2016. En 2024, quand Arc se retrouve de nouveau en difficulté financière, Timothée Durand, toujours salarié de l'entreprise, prépare une offre avec l'appui d'un autre descendant d'une dynastie d'entrepreneurs nordistes, Matthieu Leclercq, fils du fondateur de Decathlon et membre de la famille Mulliez. Depuis qu'il a quitté Decathlon, ce dernier pilote une société d'investissement spécialisée dans l'accompagnement de la transmission familiale d'entreprises, et connaît M. Durand de longue date, via un petit groupe de jeunes entrepreneurs familiaux. "Il me suit parce qu'Arc est une entreprise de famille", explique M. Durand. "Il croit à cette destinée familiale, qui fait l'ADN d'une entreprise". Matthieu Leclercq indique simplement à l'AFP qu'il "investit à titre personnel dans ce projet qu'il juge aligné avec ses convictions". Le projet présenté en 2024 par MM. Durand et Leclercq n'est cependant pas retenu: Bercy et Dick Cashin lui préfèrent celui de Pascal Cagni, président de Business France, et Patrick Molis, PDG de la Compagnie nationale de navigation, qui deviennent actionnaires minoritaires d'Arc. Après cet échec, M. Durand quitte Arc et se lance dans une activité de conseil dans la transmission familiale d'entreprises. Reprise douloureuse "Je ne pensais pas revenir", assure-t-il, expliquant que ce sont les dirigeants d'Arc qui l'ont recontacté lorsque l'entreprise s'est retrouvée une énième fois en difficulté, notamment après la flambée des prix de l'énergie. Ainsi informé en amont, il prépare une offre de reprise avec l'équipe en place, ce qui lui permet de présenter un projet très avancé le jour-même de l'annonce du redressement judiciaire d'Arc le 7 janvier. Sa situation lui donne l'avantage de "très bien connaître" l'entreprise, mais aussi l'inconvénient d'avoir "moins de recul, en raison de l'attachement", reconnaît-il, soulignant l'importance de "bien s'entourer". Avec la décision du tribunal de commerce de Tourcoing vendredi, Arc, rebaptisé Verrerie Arc 1825, redevient un groupe familial: Timothée Durand en est désormais actionnaire à 100%, M. Leclercq apportant les 50 millions d'euros nécessaires à sa transformation, sous forme d'obligations. Mais pour les salariés de l'usine, le retour de Timothée Durand s'annonce douloureux, le plan de reprise impliquant 700 suppressions de postes sur les quelque 3.500 salariés que compte l'entreprise. La famille Durand est "lourdement responsable" de la "déconfiture" du groupe depuis les années 2000, faute d'avoir osé prendre à temps les décisions difficiles qui s'imposaient, tacle l'entrepreneur Patrick Puy, qui a vainement tenté en début d'année de monter une offre de rachat concurrente.

20.03.2026 à 16:41

Loin de la guerre au Moyen-Orient, montée des frustrations dans le monde sur l'approvisionnement en carburants

FRANCE24

Les prix de référence du pétrole oscillent actuellement autour de 100 dollars (86,50 euros) le baril, soit une hausse de 40 à 50% depuis le début le 28 février de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui perturbe l'approvisionnement en pétrole et en gaz. Dépenser davantage Plusieurs semaines avant le déclenchement de la guerre, Adeola Sanni, une entrepreneure nigériane de 36 ans fabriquant des uniformes d'entreprise à Lagos, avait prévu d'embaucher un employé supplémentaire. Maintenant, son plan tombe à l'eau car son budget est accaparé par l'achat de carburant pour les générateurs qui alimentent ses machines à coudre, dans le pays le plus peuplé d'Afrique où les prix de l'essence ont augmenté de 20%. L'approvisionnement en électricité du Nigeria est instable même dans de meilleures circonstances, mais il s'est détérioré encore ces dernières semaines en raison de pénuries d'approvisionnement en gaz, obligeant entreprises et ménages à dépenser davantage pour des générateurs privés. "Je dépense actuellement plus de 33% de plus qu'habituellement sur les carburants", a dit à l'AFP Mme Sanni. Au Nigeria, les prix du pétrole ont augmenté récemment de 830 naira pour un litre à Lagos à 1.250 naira (de 0,53 à 0,80 euro), un record dans un pays où le pris à la pompe était de 195 naira seulement début 2023. Les prix sont ensuite redescendu à 1.130 nairas. Parallèlement, les tarifs des transports publics ont augmenté de près d'un tiers, ajoutant à la détresse des usagers déjà ébranlés par une crise du coût de la vie provoquée par des réformes qui ont réduit drastiquement les subventions sur le carburant. "Plans chamboulés" En Inde, Kriti Prasad, femme au foyer de 43 ans, s'est retrouvée à chercher désespérément du gaz de cuisine alors que les stocks s'amenuisent. Partout dans le pays, les gens font la queue devant les agences de distribution de bouteilles de gaz. Les plaques de cuissons électriques ont connu une hausse de leur ventes en Inde, où les habitants cherchent des alternatives au gaz. Ces besoins peuvent être particulièrement aigus pendant les fêtes religieuses comme l'Aïd pour les musulmans et à l'approche de la fête hindoue de Chhath. "J'ai essayer de réserver une bouteille de gaz depuis plusieurs jours, mais sans succès jusqu'à présent. Cela a chamboulé tous nos plans", a dit à l'AFP Kriti Prasad, avant d'ajouter: "Le gouvernement dit qu'il n'est pas nécessaire de paniquer, mais la réalité sur le terrain est différente". Les petits et moyens restaurants indiens ont également été contraints de modifier leurs menus, les autorités donnant la priorité aux approvisionnements en gaz des ménages. Avec des prix du gaz au marché noir quasiment doublés, certains envisagent de cuisiner sur des poêles à bois. Compenser les coûts Au Philippines, certains conducteurs de taxis triporteurs ont vu la hausse du prix des carburants réduire leurs gains de moitié. Romeo Cipriano conduit un triporteur à Manille depuis quatre décennies et assure que les prix actuel des carburants sont les plus élevés qu'il ait jamais vu. Il a récemment rejoint des centaines de chauffeurs faisant la queue pour recevoir une aide en espèces de 5.000 pesos (72 euros). En attendant patiemment sa subvention au centre communautaire de Manille, M. Cipriano a déclaré qu'il ne pouvait que prier pour une fin rapide de la guerre. "Nous ne sommes pas les seuls à être affectés", a-t-il dit, en affirmant: "Personne ne gagne dans une guerre". Les autorités ont également augmenté les tarifs de certains transports locaux afin de compenser le coût du carburant. Prix critique Le pêcheur français David Le Quintrec a affirmé que les prix du gasoil pour les bateaux de pêche avaient augmenté de façon "énorme", forçant les professionnel du secteur à naviguer sur de plus courtes distances pour économiser du carburant. "Le diesel a atteint un prix qui devient assez critique pour nous", a déclaré M. Le Quintrec, en déchargeant des soles et des bars pêchés récemment dans la nuit au port de Lorient (ouest de la France). Le pêcheur, qui dirige aussi L'Union Française des Pêcheurs Artisans (UFPA), a vu le prix du carburant s'envoler en l'espace de 10 jours, après le déclenchement de la guerre en Iran: il est passé de 60 centimes d'euros le litre à près de 90 centimes, raconte-t-il à l'AFP. Non loin de là, le responsable des opérations de pêche, Jérôme Nicol, ne voit guère d'espoir. Si le gasoil atteint un euro le litre, les cinq chalutiers de sa flotte resteront au port, car il ne sera plus rentable de les envoyer en mer. "Pour les bateaux qui consomment plus d'une tonne de carburant par jour, cela représente plusieurs centaines d'euros de plus", assure-t-il. "Trop cher pour moi" A Ashgabat, la capitale du Turkménistan voisin de l'Iran, Shemshat Kurbanova, un retraité, a pris l'habitude d'acheter des jus et des fruits iraniens. Mais désormais le prix de la plupart de ces produits a augmenté. L'Iran a interdit toutes les exportations de marchandises et de produits agricoles, provoquant une pression économique sur le Turkménistan et l'ensemble de l'Asie centrale, où Téhéran exerce une influence économique croissante. "J'appréciais leurs prix bas. Mais maintenant, tout a doublé", a déploré M. Kurbanova. Kerim Ballyev a réduit sa forte consommation de cigarettes iraniennes. "C'est trop cher pour moi", a-t-il dit. "Je n'achèterai plus de paquet entier, je les achèterai à l'unité", a-t-il ce fonctionnaire. Pénuries En Thaïlande, les automobilistes et les motards font la queue pour se ravitailler en carburant, confrontés à des pénuries qui s'aggravent et à la hausse des prix. Oracha, 48 ans, livreuse de repas, explique qu'elle perd de l'argent parce qu'elle doit désactiver son application pendant une heure pour chercher du carburant. "Je perds mon revenu pour cette heure-là", dit-elle, ajoutant qu'elle gagne normalement entre 30 et 50 bahts (0,79 à 1,32 euro) de l'heure et qu'elle doit travailler plus longtemps pour rattraper le temps perdu. "S'il n'y a pas de carburant, j'ai l'impression de ne pas avoir de travail du tout", dit-elle. burx/rl/emp/thm

20.03.2026 à 16:41

Décès du célèbre œnologue Michel Rolland

FRANCE24

Le "gourou du vin", du titre de son livre paru en 2012, s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi, d'une crise cardiaque, a indiqué à l'AFP sa fille Marie Rolland, confirmant une information du journal Sud Ouest. Né dans le Libournais, petit-fils de viticulteurs depuis plusieurs générations, Michel Rolland fait ses études à la faculté d’œnologie de Bordeaux. Il fait ses premiers pas de consultant au début des années 1970, dans le Bordelais, avant d'étendre son activité à l'international, et de devenir la figure du "flying winemaker", aux conseils sollicités de la Californie à l'Argentine. Proche du célèbre critique américain Robert Parker, il contribue à l'internationalisation des vins de Bordeaux, mais aussi, selon certains, à standardiser leur goût vers des profils boisés et charpentés. "Parker a changé le paysage vineux mondial par une approche de la dégustation que personne n'avait avant lui. Il a eu l'idée d'un système de notation, critiqué peut-être, mais c'est le seul qui marche", disait Michel Rolland à l'occasion de la sortie du "Gourou du vin", en estimant que Bordeaux "devrait lui ériger une statue ou baptiser une place Robert Parker". En 2004, il obtient une stature médiatique internationale après être apparu dans le documentaire "Mondovino" de Jonathan Nossiter, pamphlet sur la globalisation du goût et la mondialisation de la production du vin. Le cinéaste-sommelier américain le qualifie de "corsaire espiègle" et de "Spielberg du vin". En réponse, Michel Rolland qualifiait Jonathan Nossiter de "janséniste altermondialiste". "Je n'ai rien contre le personnage qui ne reviendra sûrement jamais dans le vin. En revanche, je trouve que la presse française a été beaucoup trop complaisante. Ce n'était pas du génie, il a enfumé tout le monde et c'est ce que je voulais dénoncer dans le livre", disait-il.

20.03.2026 à 16:35

À La Réunion, le périlleux spectacle des coulées de lave attire les curieux

Kessi WEISHAUPT TAHI

Les coulées de lave s'échappant du Piton de la Fournaise, entré en éruption le 13 février, ont atteint l'océan. À La Réunion, de nombreux curieux se pressent, au mépris des risques, pour contempler ce spectacle impressionnant. Le préfet les met en garde, alors que des fumées volcaniques rendent par endroits l'air irrespirable.
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