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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

03.08.2026 à 02:15

Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

FRANCE24

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale. Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique. "Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel. "Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail. Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz. Chute du pétrole Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale. L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises. En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat. "Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat. Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet. En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Volte-face Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face. Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz. Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois. Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran". Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même. D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions". La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.

03.08.2026 à 01:40

Les États-Unis sont intervenus pour soutenir le yen, Donald Trump évoque un "geste d'amitié"

FRANCE 24

Le Financial Times a affirmé dimanche que "la Réserve fédérale de New York a(vait) pris la décision inhabituelle de procéder à une vente d'euros pour acheter des yens pour le compte du Trésor" vendredi, en coordination avec le Japon. Une intervention confirmée par le président américain Donald Trump qui évoque un "geste d'amitié" envers le Japon et un "avantage financier".

03.08.2026 à 00:31

Former les "chirurgiens du futur" à l'utilisation de robots

FRANCE24

Dans cet hôpital du centre de Londres, St Bartholomew's Hospital, il enseigne à trois autres praticiens comment se servir d'un nouveau système de chirurgie assistée par robot, baptisé Da Vinci 5, développé par la société américaine Intuitive. Son casque lui a permis d'observer l'intérieur du poumon du patient. "Nous avons préservé une grande partie du poumon, en contournant des vaisseaux et des voies respiratoires vraiment, vraiment minuscules", explique le chirurgien thoracique de 60 ans. Les trois spécialistes à qui il s'adresse travaillent dans un autre hôpital anglais qui sera équipé de ce système dans quelques mois, dans le cadre d'une stratégie nationale visant à accroître l'utilisation de la robotique en chirurgie mini-invasive au sein du service public de santé britannique. Tout au long de l'opération, qui a duré environ deux heures, les instructions du docteur Stamenkovic ont résonné via un micro jusqu'à son équipe chirurgicale, qui comprend des infirmières spécialement formées. En tant que directeur de la chirurgie robotique et de la recherche au sein du Barts Health NHS Trust, il dispense des formations pour ceux qu'il appelle les "chirurgiens du futur". L'objectif du gouvernement est que l'assistance robotique soit utilisée dans 9 opérations de chirurgie mini-invasive sur 10 en Angleterre d'ici 2035. "Objectivité" A première vue, l'installation ressemble à un jeu vidéo. Le docteur Stamenkovic mène l'intervention depuis une console située dans un coin de la salle. Les mouvements de ses mains sont retranscrits par trois bras robotisés actionnant des instruments chirurgicaux sur un patient allongé à quelques mètres de distance. Un quatrième bras tient une caméra, qui fournit au chirurgien une visualisation en 3D et dont les images sont également visibles sur deux écrans présents dans le bloc opératoire. Ce système peut être utilisé dans de nombreuses spécialités comme l'urologie, la gynécologie, la chirurgie colorectale, la chirurgie thoracique, ainsi que la chirurgie abdominale ou générale. Ali Ansaripour, interne en chirurgie cardiothoracique effectuant une année de spécialisation dans le cadre d'une bourse de recherche, fait partie des médecins formés. Pour lui, le "plus grand défi" est de "s'éloigner" physiquement du patient et de s'adapter à cette nouvelle configuration. "Cela vous sépare légèrement du patient", dit-il. "Mais cela vous offre une vision incroyable et vous permet d'aborder le patient avec une grande objectivité", souligne-t-il. Le docteur Stamenkovic souligne quant à lui les avantages offerts par la robotique pour la chirurgie mini-invasive. En effet, les fins bras robotisés sont plus adaptés que les mains humaines pour manipuler des instruments dans les petites incisions. La précision accrue réduit également le risque de complications, comme les fuites d'air, fréquentes après une intervention pulmonaire. - Convalescence raccourcie - Ce type d'opération est censée permettre une durée d'hospitalisation et un temps de convalescence réduits. Pour un service public de santé sous pression, l'espoir est que les patients puissent quitter l'hôpital plus rapidement et libérer des lits. Ian Macleod "n'avait pas réalisé" avant d'enfiler sa blouse d'hôpital qu'il serait le premier patient du système public de santé britannique à subir une opération d'un cancer du poumon à l'aide de cette technologie. Cet inspecteur de police retraité, âgé de 76 ans, n'a toutefois pas été "du tout déstabilisé". Il était sur pied trente minutes seulement après son retour dans sa chambre et juge sa récupération "extraordinaire". Il avait subi par le passé pour un autre cancer une intervention par chirurgie mini-invasive non robotisée, dont la convalescence avait, dit-il, été "beaucoup plus longue". Cette fois-ci, il a quitté l'hôpital avec un seul point de suture et, moins d'une semaine plus tard, il conduisait déjà son épouse jusqu'à une jardinerie. Le gouvernement a mis en avant la robotique comme l'un des cinq "grands paris" de son plan décennal pour la santé en Angleterre. Mais le Royal College of Nursing, représentant les infirmières et infirmiers, a dénoncé un accès inégal à cette technique chirurgicale selon les régions, évoquant une "loterie géographique". Le RCN a aussi critiqué l'absence d'un "modèle de financement uniformisé et cohérent" pour la robotique au sein de l'hôpital public, qui contraint certains établissements à compter sur des dons pour financer leur équipement.

03.08.2026 à 00:31

Pour l'équipe de "Ted Lasso", revenir sur le terrain a été "ridiculement facile"

FRANCE24

"Ça a semblé ridiculement facile", a assuré à l'AFP l'actrice britannique Hannah Waddingham lors d'une conférence de presse en amont de la quatrième saison, dont le premier épisode sera diffusé mercredi. "Nous nous sentons comme une famille depuis le premier jour." Diffusée sur Apple TV depuis 2020, "Ted Lasso" - qui suit un entraîneur de football américain bienveillant recruté à la tête d'un club de foot anglais - est devenue l'un des plus grands succès de la plateforme et a reçu pas moins de 13 Emmy Awards. En prélude à sa quatrième saison, Jason Sudeikis, qui incarne Ted Lasso, et Brendan Hunt, qui joue son adjoint, ont récemment retrouvé leurs personnages lors du spectacle de la mi-temps de la finale de la Coupe du monde de football. Pour cette saison très attendue, la caméra se déplace du vestiaire de l'équipe masculine de première division de l'AFC Richmond vers celui de l'équipe féminine de deuxième division. Les dirigeants du club, sa présidente Rebecca Welton (jouée par Hannah Waddingham), son directeur des opérations Leslie Higgins (Jeremy Swift) et l'attachée de presse Keeley Jones (Juno Temple), se rendent pour la première fois dans le Kansas natal de l'entraîneur - et de Jason Sudeikis lui-même - pour le convaincre de coacher la section féminine du club. "Passer ce genre de magnifiques vacances ensemble dans un endroit qui est très important à la fois pour Ted et pour Jason a été une expérience très amusante pour nous trois", s'est remémoré Juno Temple lors de la même conférence de presse. "Comme si nous n'avions jamais arrêté" L'expérience leur a permis de découvrir une partie de ce qui a inspiré Jason Sudeikis pour créer la série, explique l'actrice britannique. "C'était une manière très spéciale de revenir, un peu en dehors de notre zone de confort, c'était génial." "Quand nous avons retrouvé notre trio, c'était comme si nous n'avions jamais arrêté", dit pour sa part Jeremy Swift. D'autres visages connus font leur retour dans la saison 4, comme Brendan Hunt en coach Beard et Brett Goldstein en Roy Kent, joueur vedette devenu entraîneur. À eux viennent s'ajouter de nouveaux personnages et de nouvelles péripéties, avec toujours les projecteurs braqués sur une équipe qui se bat pour sa place sur le terrain. Faye Marsay, qui a chaussé les crampons de la défenseuse centrale Lizzie, estime qu'il est pertinent d'utiliser cette série à succès pour "mettre en lumière les défis auxquels sont confrontées les femmes dans le sport et ce qu'il faut améliorer". "Je pense que nous le faisons de façon subtile", poursuit-elle. "Nous n'essayons pas d'imposer quoi que ce soit à qui que ce soit, mais simplement de montrer les obstacles auxquels les athlètes féminines sont confrontées, qu'il s'agisse de tenter de concilier la maternité avec une carrière sportive, de l'accès aux installations ou de l'égalité salariale." Les épisodes de la saison 4 de "Ted Lasso" seront diffusés chaque mercredi jusqu'au 7 octobre.

03.08.2026 à 00:29

La bataille en France d'une Britannique pour obtenir des investigations sur Gérald Marie, figure des agences de mannequins

FRANCE24

Lisa Brinkworth accuse Gérald Marie, ancien directeur de la prestigieuse agence Elite, d'agression sexuelle. Ce que ce dernier nie vigoureusement. Sa plainte, déposée en 2020, a été suivie de dénonciations d'autres femmes, déclenchant une enquête pour viols et agressions sexuelles. Les investigations ont été classées, en 2023, pour prescription. Lisa Brinkworth se bat contre cette prescription. Déboutée en France par la cour d'appel, puis par la Cour de cassation, elle se tourne désormais vers la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), où sa requête, déposée le 24 juin par ses avocats William Bourdon et Colomba Grossi, est en cours d'examen. La journaliste veut faire condamner la France pour absence d'investigations et espère, in fine, en obtenir de nouvelles. "Véritable urgence" Cette saisine intervient alors que plusieurs femmes demandent au parquet de Paris d'enquêter sur Gérald Marie, dans le cadre des investigations sur l'entourage d'Epstein. "Il est établi qu'il existait une association entre Gérald Marie et Jeffrey Epstein", estime Lisa Brinkworth. "Ce lien mérite d'être examiné". Surtout après la découverte, le 20 juillet en banlieue parisienne, du corps d'un suspect clé: Daniel Siad, recruteur de mannequins soupçonné d'avoir été un rabatteur présumé de femmes pour Epstein et d'autres hommes. Une ancienne mannequin suédoise affirme ainsi avoir été violée en 1990 par Gérald Marie, après lui avoir été présentée par Daniel Siad. Enquêter sur Gérald Marie constitue "une véritable urgence", insiste auprès de l'AFP Lisa Brinkworth. Il apparaît comme "le dernier protagoniste majeur encore en vie" en France dans ces affaires de violences sexuelles liées au mannequinat. "La disparition des uns ne saurait faire de Gérald Marie le coupable désigné des autres", s'est insurgée auprès de l'AFP Céline Bekerman, l'avocate de ce dernier. "La justice ne se rend ni contre une époque, ni contre un milieu, ni contre un symbole. Elle se rend à l'égard d'un homme, sur des faits précis." Concernant Jeffrey Epstein, "l'allégation" d'une association avec son client est "inconsistante", selon elle. Dans les "Epstein files", "son nom n'apparaît qu'au détour de deux courriels", relève l'avocate. Par ailleurs, M. Marie "n'entretenait pas de relation particulière avec Daniel Siad" et "conteste formellement les accusations". "Réduite au silence" Lisa Brinkworth affirme avoir été agressée sexuellement par Gérald Marie en 1988 alors qu'elle travaillait pour la BBC sous couverture pour un documentaire sur le milieu du mannequinat. Dans un club milanais, Gérald Marie l'a "chevauchée, en lui enfonçant son sexe en érection dans le bas du ventre". "J'ai vraiment cru que j'allais me faire violer. Je criais pour lui demander d'arrêter", confie-t-elle à l'AFP. Dans sa requête à la CEDH, consultée par l'AFP, Lisa Brinkworth explique que la prescription doit être calculée différemment, car elle a été empêchée de révéler les faits. La BBC l'a incitée à "ne pas porter plainte" afin "de ne pas mettre en péril" le documentaire auquel elle a participé et lui a "fait savoir qu'une telle dénonciation compromettrait gravement son emploi". Après la diffusion du documentaire, en novembre 1999, Elite Models a poursuivi la BBC pour diffamation. Un accord de confidentialité a été conclu. "Cet accord m'a réduite au silence", déplore Lisa Brinkworth qui réclame, à la BBC, les images tournées. Le média britannique a expliqué à l'AFP avoir "déjà fourni des documents aux autorités françaises afin d'aider Mme Brinkworth dans ses démarches". "Les enquêteurs nous ont assuré qu'ils disposaient actuellement de tout ce dont ils avaient besoin", affirme la BBC. De son côté, Gérald Marie conteste "avec la plus grande fermeté" toute agression. Par ailleurs, l'examen, par la justice anglaise, des images tournées dans le cadre de la procédure en diffamation a notamment conclu à des "montages" et une "ligne éditoriale trompeuse". Me Bekerman "s'étonne" par ailleurs que "sur 300 heures de rushs, aucune image ne corrobore la prétendue agression". Les recours devant la CEDH peuvent prendre plusieurs années, mais Lisa Brinkworth n'est "pas fatiguée". "Je ne le serai jamais, nous sommes à un moment charnière", veut-elle croire.

03.08.2026 à 00:23

Aux Etats-Unis, la fièvre protéinée muscle l'industrie laitière

FRANCE24

Quelques cuillères de poudre mélangée à de l'eau et Carly Rowcotsky, 25 ans, est prête à attaquer sa journée. "Je fais beaucoup de sport et avec mon rythme de vie effréné, je n'ai pas beaucoup de temps pour préparer mes repas. C'est pratique d'avoir un complément alimentaire", explique-t-elle en avalant le breuvage rose électrique, dont l'étiquette promet "15 grammes de protéines". Comme elle, des millions d'Américains consomment désormais des produits enrichis en lactosérum, un produit issu du petit-lait, popularisé sous son nom anglophone "whey". Si elle s'achète depuis plusieurs années sous forme de poudres et de barres protéiques, elle est désormais intégré dans des produits plus classiques comme les céréales, bagels, bretzel ou nouilles instantanées. Le célèbre producteur de chips Doritos propose des nachos à la whey, Starbucks décline ses cafés avec l'option "ultra-protéinée". "Il y a sept ans, seuls les athlètes en consommaient. Aujourd'hui, on en trouve presque partout", observe la jeune femme. Plébiscitée par les influenceurs Pour Chuck Nicholson, professeur d'économie à l'université de Penn State, cette frénésie est alimentée par plusieurs facteurs. "Les réseaux sociaux diffusent l'idée que les protéines constituent une option particulièrement saine", explique-t-il, évoquant la popularité croissante du protein maxing, une tendance populaire sur les réseaux sociaux consistant à augmenter de façon excessive sa consommation de protéines. À cela s'ajoute "l'essor des médicaments amaigrissant de type GLP-1", dont les utilisateurs, de plus en plus nombreux, sont encouragés à augmenter leur apport en protéines afin de préserver leur masse musculaire. "Je suis préoccupé par le risque de perdre du muscle en même temps que du poids, donc je mange des aliments riches en protéines", témoigne Rudy, 46 ans, qui prend un traitement à l'Ozempic. Cette protéine-mania se reflète jusque dans les recommandations nutritionnelles fédérales, passées de 0,8 gramme à 1,2-1,6 gramme de protéines par kilogramme de poids corporel en mars 2026. "Les protéines et les graisses saines sont essentielles et ont été, à tort, déconseillées dans les précédentes recommandations", a déclaré en janvier le ministre américain de la santé, Robert F. Kennedy Jr. Plus de whey, plus de fromage Mais cette explosion de la demande se heurte à une réalité industrielle: la whey n'est pas produite directement. Elle provient du petit-lait récupéré lors de la fabrication du fromage. "Pendant longtemps, nous n'en faisions pas grand-chose. Elle servait à nourrir les animaux, ou était jetée", rappelle M. Nicholson. Aujourd'hui, ce lactosérum est filtré afin d'obtenir des concentrés et des isolats très riches en protéines, un procédé qui nécessite des équipements sophistiqués et coûteux. "Il existe donc des contraintes à plusieurs niveaux: ce que les vaches peuvent produire, les capacités de fabrication de fromage et celles permettant de transformer le lactosérum en produits protéiques", explique-t-il. L'industrie avait anticipé cette évolution. Au cours des dernières années, "les entreprises laitières américaines ont investi 13 milliards de dollars dans de nouvelles capacités de production, dans la technologie et dans l'optimisation de la chaîne d'approvisionnement" du lactosérum, souligne Michael Dykes, président-directeur général de l'International Dairy Foods. Or blanc "Mais le marché en réclame encore davantage !", expose Joshua White, expert chez T.C. Jacoby & Co., importante société de courtage et de négoce de produits laitiers basée dans le Missouri. Résultat: "les prix se sont envolés" explique-t-il. Selon les données du secteur, le prix de la whey a progressé d'environ 40% en quelques mois, tandis que celui du concentré de protéines de lactosérum à 80 % (WPC80) a bondi d'environ 150 % sur un an. Par effet domino, cette rentabilité accrue a encouragé les producteurs à fabriquer davantage de fromage afin de récupérer plus de petit-lait. Si "les prix élevés tendent à rééquilibrer le marché", selon M. White, "il a parfois été difficile de se procurer des volumes de lactosérum correspondant à ce que demandaient les clients" au cours des six premiers mois de l'année. "On entend désormais certains producteurs dire qu'ils gagnent leur argent avec la whey et couvrent leurs coûts avec le fromage", observe Chuck Nicholson. "C'est une simplification, mais cela montre à quel point l'équilibre économique s'est déplacé." Et de parachever la transformation des producteurs de fromage en producteur de whey ? "Le fromage reste très important, surtout aux Etats-Unis", explique Kathleen Noble Wolfley, vice-présidente d'Ever.Ag qui conseille les producteurs. "Mais je dirais que nous sommes bien plus proches de ce commentaire que nous ne l'étions il y a cinq ans".

03.08.2026 à 00:06

En direct : Donald Trump annonce de nouveaux pourparlers avec l'Iran à partir de lundi

FRANCE 24

Donald Trump a annoncé, dimanche soir, de nouveaux pourparlers avec l'Iran à partir de lundi. "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran", a assuré le président américain après une suspension des frappes américaines. Plus tôt, Téhéran a assuré être proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz. Suivez la situation en direct. 

02.08.2026 à 23:31

Une école du Népal pleure son héros, l'alpiniste Nirmal Purja

FRANCE24

A la Small Heaven School, dans le district de Chitwan, amis, enseignants et élèves se sont rassemblés autour d'une photo du héros local, ornée de fleurs. En allumant des bougies, ils ont partagé avec l'AFP leurs souvenirs du garçon qu'ils connaissaient bien avant qu'il ne devienne l'une des figures les plus célébrées de l'alpinisme moderne. "Ce n'était pas seulement moi et mes amis. Je pense que des gens dans le monde entier qui le connaissaient (...) ont prié pour lui. Mais c'était son destin, personne ne peut y échapper". Nirmal Purja a été tué avec neuf autres alpinistes après avoir été pris dans une avalanche meurtrière sur le Broad Peak - le 12e sommet du monde, 8.047 m -, au Pakistan, jeudi. Le Club alpin du pays a annoncé dimanche que son corps avait été retrouvé à environ 5.700 m d'altitude sur cette "montagne qu'il adorait et qui nous l'a pris". Le drame a suscité une très vive émotion dans le monde de l'alpinisme. Il était arrivé à l'internat de la Small Heaven School, dans les plaines du sud du Népal, lorsqu'il était encore jeune garçon. Il y est resté huit ans, avant de rejoindre la Brigade des Gurkhas de l'armée britannique une voie qui l'a conduit au sein d'unités d'élite puis au sommet de l'alpinisme. Dimanche, les élèves ont défilé devant son portrait, déposant des fleurs et offrant des prières, tandis que les enseignants décrivaient élève courageux et discipliné. "Courir partout sans chaussures" "Alors qu'il était encore en troisième année, il était sans peur et déterminé", a raconté à l'AFP Shailendra Baral, qui encadrait Purja à l'internat. "Il était honnête et obéissant, ce qui nous rendait heureux. Nous trouvions du courage en lui, même lorsqu'il était enfant". En 2019, Nirmal Purja avait stupéfié le monde de l'alpinisme en gravissant les 14 plus hauts sommets du globe - de plus de 8.000 m - en un peu plus de six mois, pulvérisant le précédent record de sept ans. Son exploit a ensuite été raconté dans un documentaire sur Netflix, contribuant à inspirer une nouvelle génération d'alpiniste et à redorer le blason du Népal dans un sport longtemps dominé par les aventuriers occidentaux. En 2021, il faisait partie de la première équipe entièrement népalaise à réussir l'ascension hivernale du K2, la deuxième sommet du monde après l'Everest (8.611 m). Nirmal Purja, souvent surnommé Nims Dai, a été accueilli en héros lorsqu'il est revenu à Chitwan l'année suivante pour la projection de son documentaire. "J'ai grandi ici, à courir partout sans chaussures", avait-il déclaré à l'époque dans un message sur les réseaux sociaux. "C'est ma ville et je voulais donc que tout le monde ici voie le film et qu'il inspire la jeune génération". Pour beaucoup des élèves rassemblés dimanche, les exploits de Nirmal Purja faisaient déjà partie de l'histoire de l'école. "Cela fait vraiment mal d'entendre cette nouvelle car nous avons toujours entendu de bonnes choses à son sujet", a dit à l'AFP Sarbagya Paudel, l'un d'entre eux. "Sa bravoure a servi d'exemple à notre école. Non seulement il a rendu notre école fière, mais il a aussi rendu le Népal fier. C'est déchirant de savoir qu'il n'est plus parmi nous".

02.08.2026 à 22:36

Pourquoi certains États veulent quitter la Cour Pénale internationale

Fatimata WANE

Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le Tchad a annoncé le 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale. C’est une nouvelle étape dans la stratégie diplomatique de ces États du Sahel. Après leur départ de la CEDEAO et de l'OIF, les Etats de l’AES dénoncent désormais une institution qu'elles jugent instrumentalisée par les puissances occidentales.

02.08.2026 à 22:17

Pourquoi le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad quittent-ils la Cour pénale internationale ?

FRANCE24

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale. Les trois pays de l'Alliance des États du Sahel dénoncent une justice internationale qu'ils jugent partiale et instrumentalisée. Cette décision soulève des questions majeures : quelles conséquences pour les enquêtes en cours ? Quel impact pour les victimes des conflits au Sahel ? Et que révèle ce nouveau retrait sur les relations entre l'AES et les institutions internationales ? Fatimata Wane reçoit Caroline Roussy, directrice de recherche à l'IRIS, pour analyser les enjeux géopolitiques de cette décision.
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