Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le Tchad a annoncé le 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale. C’est une nouvelle étape dans la stratégie diplomatique de ces États du Sahel. Après leur départ de la CEDEAO et de l'OIF, les Etats de l’AES dénoncent désormais une institution qu'elles jugent instrumentalisée par les puissances occidentales.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale. Les trois pays de l'Alliance des États du Sahel dénoncent une justice internationale qu'ils jugent partiale et instrumentalisée. Cette décision soulève des questions majeures : quelles conséquences pour les enquêtes en cours ? Quel impact pour les victimes des conflits au Sahel ? Et que révèle ce nouveau retrait sur les relations entre l'AES et les institutions internationales ? Fatimata Wane reçoit Caroline Roussy, directrice de recherche à l'IRIS, pour analyser les enjeux géopolitiques de cette décision.