
05.05.2026 à 09:30
Coline Laroche
Even though the security landscape has changed drastically since the Cold War, the main goals for Swedish arms cooperation have stayed roughly the same. Cooperation is seen as valuable for gaining access to competence, for preserving domestic competence, and for decreasing unit costs for procured equipment. The Swedish experiences of international arms collaboration vary. Success factors include constructive dialogues and relations with the partner countries and companies, and trust. Challenges include country specific equipment requirements, protection of domestic defence companies, and the differences in export regulations. Sweden will, like other countries, continue to seek the arms cooperations that benefit its national security and its defence industry. More specifically, Sweden is interested in exploring the potential of NATO collaboration, in the light of the newly acquired membership. Sweden also recognises the potential of the EU initiatives like the EDIP and the EDF, but it is through the combination of NATO and EU initiatives that real impact can be achieved. Upcoming strategic procurement decisions will also form the Swedish industry and what collaborations Sweden will pursue in the future.
L’article Which Type of Armament Cooperation Do We Want/Need? The Case of Sweden est apparu en premier sur IRIS.
Even though the security landscape has changed drastically since the Cold War, the main goals for Swedish arms cooperation have stayed roughly the same. Cooperation is seen as valuable for gaining access to competence, for preserving domestic competence, and for decreasing unit costs for procured equipment.
The Swedish experiences of international arms collaboration vary. Success factors include constructive dialogues and relations with the partner countries and companies, and trust. Challenges include country specific equipment requirements, protection of domestic defence companies, and the differences in export regulations.
Sweden will, like other countries, continue to seek the arms cooperations that benefit its national security and its defence industry. More specifically, Sweden is interested in exploring the potential of NATO collaboration, in the light of the newly acquired membership. Sweden also recognises the potential of the EU initiatives like the EDIP and the EDF, but it is through the combination of NATO and EU initiatives that real impact can be achieved. Upcoming strategic procurement decisions will also form the Swedish industry and what collaborations Sweden will pursue in the future.
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04.05.2026 à 18:38
admn_iris
Le retrait effectif des Émirats arabes unis de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ce vendredi 1er mai 2026, n’est pas une surprise en soi. C’est le timing choisi qui l’est. En effet, la question des quotas d’exportation de pétrole est depuis quelques années le principal point de friction entre l’Arabie saoudite et Abou Dhabi, Riyad souhaitant restreindre l’offre des pays de l’OPEP pour garantir, avec l’appui de la Russie au sein de l’OPEP+, un prix de rentabilité qui répond à ses besoins de financement pour son plan ambitieux de développement « Vision 2030 ». Les Émirats qui exportaient avant le conflit en Iran près de 3MB/J avaient l’ambition d’augmenter leur production aux alentours de 5 MB/J. Cette ambition avait été annoncée par Sultan Al-Jaber, ministre de l’Énergie, président de la Compagnie nationale pétrolière d’Abou Dhabi (ADNOC) lors de la COP28 qu’il présidait. Ce retrait aura sans doute une incidence sur le fonctionnement de l’OPEP déjà affaibli par plusieurs départs, dont celui du Qatar en 2018. L’organisation qui contrôlait 50 % du pétrole mis sur le marché ne représente plus que 30 % de la production mondiale. Une temporalité qui souligne des approches divergentes sur le conflit avec l’Iran Ce qui surprend le plus dans cette décision de se retirer de l’OPEP est sa temporalité. Ce retrait vient en plein milieu d’un conflit dont l’issue n’est pas prévisible. Les Émirats, qui jusqu’ici essayaient de ménager leur voisin iranien et servaient de coffre-fort aux dépôts des oligarques iraniens (gardiens de la révolution et autres mollahs), ont changé de stratégie. Les Émirats ont été probablement le pays le plus ciblé par les tirs de missiles et de drones iraniens. Ils ne sont pas intervenus militairement en appui de leurs alliés américain et israélien et ont bénéficié de l’aide française en vertu des accords de défense […]
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Le retrait effectif des Émirats arabes unis de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ce vendredi 1er mai 2026, n’est pas une surprise en soi. C’est le timing choisi qui l’est. En effet, la question des quotas d’exportation de pétrole est depuis quelques années le principal point de friction entre l’Arabie saoudite et Abou Dhabi, Riyad souhaitant restreindre l’offre des pays de l’OPEP pour garantir, avec l’appui de la Russie au sein de l’OPEP+, un prix de rentabilité qui répond à ses besoins de financement pour son plan ambitieux de développement « Vision 2030 ». Les Émirats qui exportaient avant le conflit en Iran près de 3MB/J avaient l’ambition d’augmenter leur production aux alentours de 5 MB/J. Cette ambition avait été annoncée par Sultan Al-Jaber, ministre de l’Énergie, président de la Compagnie nationale pétrolière d’Abou Dhabi (ADNOC) lors de la COP28 qu’il présidait.
Ce retrait aura sans doute une incidence sur le fonctionnement de l’OPEP déjà affaibli par plusieurs départs, dont celui du Qatar en 2018. L’organisation qui contrôlait 50 % du pétrole mis sur le marché ne représente plus que 30 % de la production mondiale.
Une temporalité qui souligne des approches divergentes sur le conflit avec l’Iran
Ce qui surprend le plus dans cette décision de se retirer de l’OPEP est sa temporalité. Ce retrait vient en plein milieu d’un conflit dont l’issue n’est pas prévisible. Les Émirats, qui jusqu’ici essayaient de ménager leur voisin iranien et servaient de coffre-fort aux dépôts des oligarques iraniens (gardiens de la révolution et autres mollahs), ont changé de stratégie.
Les Émirats ont été probablement le pays le plus ciblé par les tirs de missiles et de drones iraniens. Ils ne sont pas intervenus militairement en appui de leurs alliés américain et israélien et ont bénéficié de l’aide française en vertu des accords de défense qui lient les deux pays. Les récentes déclarations du 1er mai sur le réseau social X de Anwar Gargash, l’influent conseiller politique de Mohamed Ben Zayed, ne laissent place à aucune ambiguïté : « Bien entendu on ne peut faire confiance à aucune disposition unilatérale iranienne ni s’appuyer sur elle après l’agression perfide contre l’ensemble de ses voisins ». La confiance est désormais totalement rompue avec l’Iran. Et en coulisse, les Émirats incitent les États-Unis à reprendre les hostilités.
Le choix des alliances
Abou Dhabi se singularise des autres États du Golfe par sa proximité avec Israël. L’entente avec Tel-Aviv va bien au-delà d’une reconnaissance ou de l’établissement de relations diplomatiques. Les deux pays sont engagés dans de nombreuses coopérations notamment dans le domaine de la défense. Israël aurait récemment fourni à son partenaire du Golfe un système sophistiqué de défense contre les missiles.
La coopération entre Israël et les Émirats s’étend à l’Afrique. Les Émiriens leur ont ouvert les portes du Somaliland un point très stratégique dans la Corne de l’Afrique et qui se situe à une courte distance du Yémen des Houthis.
Cette stratégie en solo exaspère le grand voisin saoudien qui a adopté une toute autre approche. Riyad maintient son alliance avec Washington et se garde bien de répliquer aux propos insultants de Donald Trump. En même temps, le royaume wahhabite privilégie désormais d’autres alliances en essayant de construire un axe avec le Pakistan, la Turquie et l’Égypte trois puissances régionales. Les Saoudiens veulent neutraliser la menace iranienne sans vouloir l’anéantissement de l’Iran. En cela, ils semblent beaucoup plus proches des Omanais (qui ont été marginalisés par les États-Unis). Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères iranien, s’est ainsi rendu à Mascate le 25 avril avant de se rendre à Moscou. Il a été reçu par le Sultan et a eu des discussions approfondies avec son homologue Sayed Badr Al-Busaïdi. Pourtant Oman a toujours été prudent dans ses relations avec l’Iran. Est-ce par sympathie pour le régime ou un choix de conserver des relations de bon voisinage avec un puissant voisin qui a des capacités de nuisance importantes ?
L’absence de réaction des pays du Golfe aux attaques iraniennes : impuissance ou attentisme prudent ?
L’absence de réaction des pays du Golfe dans leur ensemble est surprenante. Leurs installations vitales ont été durement frappées par les attaques balistiques iraniennes sans que cela entraîne de répliques de leur part. Ces pays auraient pu participer même symboliquement à des ripostes, vu le formidable arsenal accumulé, avec l’appui des forces américaines. Ils ont privilégié une attitude attentiste, voire pusillanime. Les Omanais qui partagent le contrôle du détroit d’Ormuz avec les Iraniens et dont une grande partie du trafic s’effectuait sur le rail dans leurs eaux territoriales ont accepté cette fermeture sans sourciller.
Cette absence de réaction peut se comprendre par les doutes sur la capacité des Américains et des Israéliens à détruire les capacités de nuisance de l’Iran, leur voisin immédiat, et avec lequel il faudra continuer de compter.
Cela explique aussi la volonté émirienne qui se distingue des autres monarchies du Golfe par cette envie d’en finir une fois pour toutes avec cette menace.
Quelles conséquences pour les pays du CCG ?
Ce conflit aura de multiples conséquences. Il officialisera une rupture de fait entre les deux monarchies rivales (Arabie saoudite et Émirats), mais pourrait remettre en question le fonctionnement du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui n’a jamais réussi à concilier les intérêts, souvent divergents, des uns et des autres.
L’autre conséquence sera la diminution de l’importance du détroit d’Ormuz comme débouché pour les exportations de pétrole et autres. D’ores et déjà, des plans pour faire renaître de vieilles routes sont à l’étude (le chemin de fer du Hedjaz pourrait être étendu à tous les pays du Golfe et aboutir en Méditerranée par exemple), l’Arabie saoudite dispose déjà du port de Yanbu qui lui permet d’exporter une grande partie de sa production de pétrole par la mer Rouge. Les Émiriens renforceront les capacités de leur débouché maritime à Fujairah dans la mer d’Arabie en dehors du détroit. Les Omanais ont eu une intuition qui s’avérera gagnante en développant l’immense complexe maritime de Duqm sur l’océan Indien.
Le conflit avec l’Iran aura eu le mérite de clarifier les positions des uns et des autres.
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04.05.2026 à 13:27
Déborah Yapi
Il est temps que les dirigeants européens exposent nettement leurs désaccords à l’égard de Donald Trump et cessent de le craindre. À ce jour, rares sont les voix qui s’y opposent clairement, à l’image du pape ou du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Un simple exemple illustre la situation de nombreux dirigeants européens : après une timide remarque du chancelier Friedrich Merz affirmant que les Américains avaient été humiliés en Iran, Donald Trump a décidé d’augmenter les tarifs sur les exportations d’automobiles européennes de 15 à 25%, malgré les accords négociés longuement l’été dernier. L’Europe doit-elle continuer à privilégier la relation transatlantique à tout prix ? Faut-il garder des bonnes relations par souci de préservation de l’unité de l’OTAN ? Celle-ci semble en réalité déjà très fragilisée. Ou alors s’agit-il d’assurer l’aide états-unienne à la défense de l’Ukraine ? Les Etats-Unis ont d’ores et déjà drastiquement diminué leur contribution et les pays européens supportent désormais la grande majorité de l’aide. Dès lors, les pays européens doivent prendre leurs responsabilités, pour réaffirmer leurs valeurs et sauvegarder leur crédibilité. Pour cela, il faut bâtir une autonomie européenne commune, capable de se défendre face aux chantages du président des États-Unis.
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Il est temps que les dirigeants européens exposent nettement leurs désaccords à l’égard de Donald Trump et cessent de le craindre. À ce jour, rares sont les voix qui s’y opposent clairement, à l’image du pape ou du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
Un simple exemple illustre la situation de nombreux dirigeants européens : après une timide remarque du chancelier Friedrich Merz affirmant que les Américains avaient été humiliés en Iran, Donald Trump a décidé d’augmenter les tarifs sur les exportations d’automobiles européennes de 15 à 25%, malgré les accords négociés longuement l’été dernier.
L’Europe doit-elle continuer à privilégier la relation transatlantique à tout prix ? Faut-il garder des bonnes relations par souci de préservation de l’unité de l’OTAN ? Celle-ci semble en réalité déjà très fragilisée. Ou alors s’agit-il d’assurer l’aide états-unienne à la défense de l’Ukraine ? Les Etats-Unis ont d’ores et déjà drastiquement diminué leur contribution et les pays européens supportent désormais la grande majorité de l’aide.
Dès lors, les pays européens doivent prendre leurs responsabilités, pour réaffirmer leurs valeurs et sauvegarder leur crédibilité. Pour cela, il faut bâtir une autonomie européenne commune, capable de se défendre face aux chantages du président des États-Unis.
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03.05.2026 à 13:24
Déborah Yapi
Quel est l’avenir de la protection médicale en temps de guerre ? Dans cet entretien, Pascal Boniface reçoit Rony Brauman, médecin, membre de MSF Crash et ancien président de Médecins sans frontières (MSF). À l’occasion des dix ans de la résolution 2286 du Conseil de sécurité de l’ONU, ils échangent sur la protection des hôpitaux, des soignants et des patients en zones de conflit. Rony Brauman rappelle le caractère sacré des lieux de soin : les hôpitaux, les malades et les équipes médicales bénéficient d’une protection renforcée, car une attaque contre eux menace non seulement des vies immédiates, mais aussi l’avenir des populations qui pourraient en dépendre. Pourtant, malgré cette résolution historique, les violences sont systémiques. Syrie, Gaza, Yémen, Soudan du Sud, Ukraine… les attaques se multiplient, souvent justifiées par des accusations non prouvées. Il dénonce l’impunité des belligérants et le recul du droit humanitaire, appelant à des sanctions internationales pour mettre fin à ces crimes de guerre.
L’article Hôpitaux : cibles de guerre. Avec Rony Brauman, médecin et membre de MSF Crash est apparu en premier sur IRIS.
Quel est l’avenir de la protection médicale en temps de guerre ? Dans cet entretien, Pascal Boniface reçoit Rony Brauman, médecin, membre de MSF Crash et ancien président de Médecins sans frontières (MSF). À l’occasion des dix ans de la résolution 2286 du Conseil de sécurité de l’ONU, ils échangent sur la protection des hôpitaux, des soignants et des patients en zones de conflit.
Rony Brauman rappelle le caractère sacré des lieux de soin : les hôpitaux, les malades et les équipes médicales bénéficient d’une protection renforcée, car une attaque contre eux menace non seulement des vies immédiates, mais aussi l’avenir des populations qui pourraient en dépendre.
Pourtant, malgré cette résolution historique, les violences sont systémiques. Syrie, Gaza, Yémen, Soudan du Sud, Ukraine… les attaques se multiplient, souvent justifiées par des accusations non prouvées. Il dénonce l’impunité des belligérants et le recul du droit humanitaire, appelant à des sanctions internationales pour mettre fin à ces crimes de guerre.
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