03.02.2026 à 14:07

« Faire le dos rond, attendre que ça passe, ça peut pas être pire, faudra faire avec… »
Des petites phrases entendues à la table à côté.
« — On est convaincu qu'on est des cons vaincus, dit un gars.
— Pas partout, dit une dame, pas tout le monde, écoute Bruce Springsteen. »
Et clac, sur son téléphone, elle envoie à fond « Streets of Minneapolis ».
Écrit et enregistré en trois jours. Dix millions de vue en quatre jours… Oui, dix millions !
Voilà un authentique CHANT DE BATAILLE !
Ceux que vous raconte génialement Olivier Besancenot chaque semaine, c'est souvent dans le passé mais là c'est à chaud. Littéralement à chaud, dans le froid polaire de Minneapolis et contre ICE, la « Gestapo » de Trump qui a assassiné Renee Good et Alex Pretti. Des manifestants ordinaires mais que Trump qualifie de « terroristes de l'intérieur » alors que les images ne laissent aucun doute sur leur exécution à bout portant et sur leur totale innocence. L'histoire a fait le tour du monde. Trump a fait mine de calmer le jeu. Mais ce n'est pas un jeu et ça ne se calme pas. Au contraire. Los Angeles, San Francisco, New York, ça manifeste partout. Et à Minneapolis, ça ne plie pas.
Continuer la lecture…02.02.2026 à 16:12

Venezuela, Iran, Groenland, Canada, Cuba, Colombie, Mexique… mais où va s'arrêter l'impérialisme viril et déboutonné de Donald Trump et de son influent conseiller Stephen Miller ?
Carlos Puebla, lui, s'y connaissait un peu dans la lutte contre l'impérialisme yankee, puisqu'il est l'auteur et l'interprète cubain de la célébrissime chanson Hasta siempre, Comandante, écrite comme un au revoir au moment où le Che quitte ses fonctions gouvernementales pour mener la guérilla au Congo. Une autre chanson, moins connue, de Carlos Puebla illustre avec ironie et humour la résistance cubaine contre l'impérialisme nord-américain. Cette chanson s'appelle Yankee, go home ! et Olivier Besancenot nous raconte son histoire cette semaine.
Continuer la lecture…01.02.2026 à 19:07

Il tombe en janvier tous les ans, régulier, inquiétant : le baromètre de confiance du public envers les médias. Chaque année il est un peu plus calamiteux que la précédente – on n'est pas surpris. 2026 ne déroge pas. On pourrait débattre ici du pourquoi et du comment ; on aurait bien notre petite idée. Mais on ne va pas le faire : ce n'est pas ça qui est intéressant. Les journalistes le font très bien eux-mêmes. Je veux dire les importants, ceux dont la voix compte. Les responsables – crédibles et autres modérés. Observons-les qui viennent, la mine grave, déplorer l'alarmant constat. Ils l'habillent de mots forts, pénétrés du sérieux de l'instant. Unanimes : c'est la démocratie en personne qui s'en trouve fragilisée. Ah tiens.
Faut-il avoir foi dans sa propre parole pour penser qu'en douter menace pareil édifice. Ainsi va l'hégémonie culturelle, pleine et entière. Habitée par sa mission : ici le doute n'a pas sa place. Légitime à dire le réel, la bourgeoisie médiatique dispose d'un droit endogène sur les choses du Vrai. Sa pensée souveraine distille une raison qu'elle assume chimiquement pure. Elle sait, la fake news c'est les autres. Elle les a nommés : complotistes, populistes, anti-système – la barrière est précise, infranchissable ; ne souffre nulle conteste. La bourgeoisie médiatique n'est pas du bon côté, elle est le bon côté – de façon native, propriétaire. C'est de bon droit qu'elle parle. Elle parle, on l'écoute : que vous faut-il de plus. Et la voilà piquée lorsque la multitude vient lui gâcher la fête.
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