23.09.2026 à 08:00
Premières en Europe, deuxièmes dans le monde. Les grandes entreprises françaises ont distribué 61 milliards d'euros de dividendes au deuxième trimestre 2026 (qui correspond pour beaucoup à la période des assemblées générales annuelles), selon l'étude du gestionnaire d'actifs Janus Henderson Investors.
C'est près de 20 milliards d'euros de plus que les grandes entreprises allemandes, près de 30 milliards de plus que les entreprises anglaises, et très loin devant les entreprises italiennes (…)
Premières en Europe, deuxièmes dans le monde. Les grandes entreprises françaises ont distribué 61 milliards d'euros de dividendes au deuxième trimestre 2026 (qui correspond pour beaucoup à la période des assemblées générales annuelles), selon l'étude du gestionnaire d'actifs Janus Henderson Investors.
C'est près de 20 milliards d'euros de plus que les grandes entreprises allemandes, près de 30 milliards de plus que les entreprises anglaises, et très loin devant les entreprises italiennes ou espagnoles. Les entreprises étasuniennes, certes, caracolent en tête avec plus de 177 milliards de dollars de dividendes.
Quatre groupes du CAC40 figurent dans le classement des 20 plus gros verseurs de dividendes ce trimestre : Sanofi, Axa, L'Oréal et LVMH. (Ces chiffres sont faussés du fait que certaines entreprises versent le plus gros de leurs dividendes en une fois, d'autres comme TotalEnergies en plusieurs fois sur l'année.) Le numéro un mondial est, comme tous les trimestres, l'entreprise pétrolière saoudienne Aramco.
Cette croissance des dividendes malgré un contexte économique difficile s'explique, selon les analystes de janus Henderson, par la générosité dans ce domaine du secteur financier, largement représenté dans les entreprises françaises. Ils pointent également les dividendes particulièrement importants de Sanofi ou encore de Bolloré SE (mais dans ce dernier cas il s'agit en réalité surtout d'un transfert à une autre société contrôlée par la famille Bolloré, la Compagnie de l'Odet).
Le rapport pointe enfin le bond spectaculaire des rachats d'actions au niveau mondial (+27%), principalement du fait des grandes entreprises technologiques américaines. Avec 572 milliards de dollars au total au second trimestre 2026, le montant des rachats d'actions se rapproche de celui des dividendes (758 milliards).