L’armée libanaise a indiqué samedi avoir effectué une perquisition dans une maison abandonnée du village de Haouch Tall Safiyé (Baalbeck), où elle a saisi environ 3,8 millions de comprimés de captagon ainsi que 73 kilogrammes de poudre narcotique blanche.
« Dans le cadre des efforts visant à lutter contre le trafic de drogue dans les différentes régions libanaises, et à la suite d’opérations de surveillance et de suivi des mouvements de gangs actifs dans la distribution de stupéfiants, une patrouille de la direction du renseignement a perquisitionné une maison abandonnée dans la localité de Haouch Tall Safiyé – Baalbeck, et saisi environ 3,8 millions de comprimés de captagon et 73 kilogrammes de poudre narcotique blanche », précise un communiqué publié sur la plateforme X. « Les substances saisies ont été remises aux autorités compétentes, et des opérations de suivi sont en cours afin d’arrêter les personnes impliquées », a ajouté l’armée.
L’armée libanaise et les services de sécurité ont intensifié au cours des derniers mois leur lutte contre le trafic de drogue, sous la pression des États du Golfe ainsi que des États-Unis. À la mi-septembre, l’armée avait annoncé la saisie d’environ 64 millions de comprimés de captagon dans la Békaa, soulignant qu’il s’agissait de l’une des plus importantes opérations jamais menées contre cette substance au Liban.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsGhorban Behzadian-Nejad, figure du militantisme en Iran, a été arrêté à son tour pour sa contribution à un message critique du pouvoir écrit dans la foulée des manifestations réprimées dans le sang en janvier, a rapporté samedi le quotidien iranien Shargh.
Plusieurs personnalités, qui ont apporté leur soutien et signé ce texte, ont été arrêtées ces derniers jours, dont le cinéaste iranien, Mehdi Mahmoudian, co-scénariste du film « Un simple accident », Palme d'or à Cannes en 2025.
« Nous demandons l'organisation d'un référendum libre et transparent (...) dans le but d'établir un gouvernement national et inclusif et de permettre une transition démocratique », appelait cette déclaration de Mir Hossein Moussavi, figure de l'opposition iranienne et ancien Premier ministre, assigné à résidence depuis 2011.
Ghorban Behzadian-Nejad, qui a fait partie en 2009 de la campagne de Mir Hossein Moussavi, « a été arrêté à son domicile cet après-midi », écrit samedi Shargh.
Selon Shargh, il est l'un des signataires du texte « connu sous le nom de +Déclaration des 17+ ».
Les cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof ainsi que Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix en 2023 et emprisonnée depuis décembre, sont également signataires du texte.
Le leader étudiant Abdollah Momeni et la journaliste et militante des droits des femmes Vida Rabbani ont été arrêtés ces derniers jours, selon l'agence iranienne Fars.
Ces arrestations interviennent après la répression meurtrière par la République islamique d'une vague de manifestations qui a éclaté en décembre et culminé les 8 et 9 janvier.
L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dit avoir confirmé 6.955 morts, pour la plupart des manifestants, et a recensé plus de 51.000 arrestations.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » agissant pour le compte des Etats-Unis et d'Israël.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUn jour après que les douanes syriennes ont interdit aux camions non syriens d’entrer dans le pays par voie terrestre, le président du syndicat des transporteurs routiers, Bassam Tleiss, ainsi que le président de l’Union nationale des agriculteurs, Ibrahim Tarchichi, ont appelé à des discussions urgentes entre Beyrouth et Damas, dénonçant l'impact direct et négatif de cette décision sur le secteur.
L’Autorité générale syrienne des passages frontaliers et des douanes avait publié vendredi une décision régulant le trafic de marchandises et de transport via les frontières terrestres et les ports maritimes. Conformément à cette mesure, « les camions non syriens ne seront pas autorisés à entrer en territoire syrien via les passages terrestres ». « Le transfert des marchandises entre les camions syriens et non syriens doit avoir lieu dans l’enceinte douanière de chaque passage, selon les procédures établies, à l’exception des camions en transit. Les autorités douanières seront responsables de leur escorte entre les passages conformément aux procédures applicables », ajoute le texte.
Réagissant à cette décision, Bassam Tleiss a estimé que « cette décision a un impact direct et négatif sur le secteur du transport terrestre. Elle touche un large segment de conducteurs, industriels, commerçants et travailleurs de ce secteur, en particulier ceux impliqués dans le transport de denrées alimentaires et de produits périssables, qui ne peuvent tolérer de retards ». Le syndicaliste a également souligné que cette problématique est d'autant plus critique que les « camions syriens continuent d'entrer en territoire libanais et d’y circuler normalement et sans obstacle ».
Après avoir mené des contacts avec le ministre des Travaux publics Fayez Rassamny et le directeur général du transport terrestre et maritime, M. Tleiss a indiqué avoir été informé que la question faisait l’objet d’un suivi sérieux auprès des autorités syriennes « dans le but de résoudre le problème existant et de parvenir à des solutions appropriées garantissant les intérêts des deux pays et empêchant toute répercussion négative sur le commerce et le transport ». Il a également appelé à une réunion urgente réunissant les autorités concernées au Liban et en Syrie, ainsi que les syndicats impliqués, afin d’établir un « mécanisme clair et complet pour organiser le mouvement du transport terrestre entre les deux pays ». « Cela inclut les camions, le transport en transit, le transport touristique et toutes les activités connexes, afin d’assurer le bon déroulement des opérations et de protéger les droits des travailleurs dans ce secteur vital », a-t-il précisé.
De son côté, Ibrahim Tarchichi a appelé les autorités syriennes à exclure les camions libanais de leur décision en raison de ses « répercussions directes sur les secteurs agricole et des transports au Liban ». Il a aussi appelé à la tenue d'une réunion urgente de la commission libano-syrienne chargée des questions de transport, afin de traiter ce dossier et de trouver des solutions pratiques garantissant la fluidité du trafic routier et facilitant l'écoulement des produits agricoles.
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