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▸ Les 10 dernières parutions

09.08.2026 à 14:04

Castelnau-le-Lez : police, le racisme que la mairie refuse de voir

Le maire soutient son agent

À Castelnau-le-Lez, un agent de la police municipale agresse violemment une femme qui se serait opposée à une verbalisation pour « dissimulation de visage » visant une femme de confession musulmane, malade.

Une interpellation violente et foutraque dans les gestes pratiqués

Le 21 juillet 2026, aux environs de 14 h 50, Élise F. se trouvait à l'arrêt de tramway Notre-Dame-de-Sablassou, à Castelnau-le-Lez, dans l'Hérault. Elle était assise à côté d'une femme portant un voile ainsi qu'un masque chirurgical. Un agent de la police municipale s'est approché de cette dernière et lui a « indiqué qu'elle se trouvait en infraction dès lors que son visage n'était pas visible ». La femme lui a répondu qu'elle sortait d'une « consultation médicale », qu'elle était malade et que c'était pour cette raison qu'elle portait un masque.

L'agent lui a alors annoncé son intention de lui dresser une contravention d'un montant de 135 euros. Choquée, elle lui propose alors de lui montrer son ordonnance médicale, mais le policier ne juge pas nécessaire de la vérifier.

Élise F., qui assistait calmement à la scène, a trouvé incompréhensible la démarche des policiers municipaux. Elle a exprimé à plusieurs reprises que leur intervention lui semblait disproportionnée.

Sur la page officielle du ministère de la santé de la République française, Santé.fr, le gouvernement est très clair sur ce sujet : « le port d'un masque lorsqu'on présente des symptômes d'une infection respiratoire est un geste simple qui permet de protéger les autres. Les virus et les bactéries responsables de nombreuses maladies respiratoires se transmettent principalement par les particules émises lorsque nous toussons, éternuons ou...

29.07.2026 à 11:03

Que retenir de l'arrêt de la cour d'appel sur le détournement de fonds publics européens par le RN ?

La décision s'est transformée en écran de fumée

On parle désormais plus de la non-inéligibilité de Marine Le Pen, d'une décision aux petits oignons qui lui permet de se présenter à la présidentielle, que de ce que la figure de proue du RN représente et des risques qui sont liés à son élection. Les médias ne parlent même quasiment plus de ce à quoi elle a été condamnée.

Le Rassemblement national est reconnu coupable de recel de détournements de fonds publics commis de manière habituelle par personne morale. Marine Le Pen, de détournements de fonds publics.

Marine Le Pen est ressortie du tribunal confortée dans son déni récurrent de ce pourquoi elle et ses acolytes sont doublement condamnés :

- détournements de fonds publics pour Louis Aliot, Nicolas Bay, Bruno Gollnish, Fernand Le Rachinel, Marine Le Pen (alors députés européens) ; - complicité de détournement de fonds publics pour Nicolas Crochet (alors tiers-payant), Marine Le Pen (alors présidente du parti politique), Wallerand de Saint-Just (alors trésorier), le Rassemblement National en tant que personne morale ; - recel de détournements de fonds publics pour Catherine Griset, Timothée Houssin, Guillaume L’Huillier, Julien Odoul (alors assistants parlementaires) ; - recel de détournements de fonds publics commis de manière habituelle par personne morale pour le Rassemblement National.

La cour a bien « retenu qu’une organisation avait été mise en place pour permettre la prise en charge par le Parlement européen de la rémunération des assistants parlementaires de députés européens du Front National, devenu Rassemblement National, alors que leurs activités étaient sans lien avec le mandat de leur député européen et qu’ils travaillaient en réalité pour le parti politique national. »

Mais pour Marine Le Pen, le fait ne pas être déclarée inéligible est une aubaine. Elle peut tenter la course à la présidence moyennant un pourvoi en cassation qui suspend les peines prononcées en appel (bracelet électronique pendant un an notamment). Et elle voit la presse se perdre...

23.07.2026 à 10:27

La métapolitique : bien plus que le refus de l’altérité

De la Nouvelle Droite à Bolloré

Fin des dictatures européennes, démantèlement du monde colonial, émancipation des femmes, conquêtes sociales… Selon la Nouvelle Droite, le monde serait engagé depuis plusieurs décennies dans un processus de déclin. La puissance occidentale serait en train de se fracturer, entraînant avec elle un mode de vie et une échelle de valeurs qu’il deviendrait urgent de préserver afin de pérenniser une organisation du monde fondée sur la suprématie blanche.

La métapolitique, un instrument de contestation du progressisme, visant à défendre l’idée d’une inégalité naturelle - © Reflets

Bataille culturelle, guerre civilisationnelle, lutte contre le monde moderne : ces expressions fonctionnent comme des synonymes de la notion de « métapolitique ». L’enjeu ne se limite pas à l’installation d’un conflit permanent dans l’espace médiatique, politique et culturel, mais renvoie à l’idée selon laquelle l’ancien monde, celui de la culture chrétienne, de l’ordre patriarcal, des hiérarchies raciales et d’un rapport à l’écologie articulé au capitalisme, serait en voie de disparition, entraînant avec lui un effacement de l’esprit européen et français.

Il s'agit d'une pensée qui joue largement avec des affects, l’identité et le nationalisme, et qui s’appuie sur des schémas largement développés dans le fameux Déclin de l’Occident (Der Untergang des Abendlandes), ouvrage publié en 1918 par Oswald Spengler, lequel continue d’influencer la pensée contemporaine de la Nouvelle Droite française.

Le front contre-révolutionnaire

Méconnue du grand public, la métapolitique puise ses origines bien avant les figures contemporaines ou les acteurs politiques récents. La notion de « bataille culturelle » s’enracine dans une tradition intellectuelle contre-révolutionnaire antérieure au XXᵉ siècle. Dès Joseph de Maistre, penseur réactionnaire et critique des Lumières, la metapolitique est pensée comme un instrument de contestation du progressisme, visant à défendre l’idée d’une inégalité naturelle.

Dans cette perspective, l’action sur les mythes, les croyances, les...

09.07.2026 à 14:02

Plongée dans l'apnée : l'impossible prédictibilité des performances en mer

Quand on n'est pas un champion et que l'on ne s'entraîne pas

Nouveau stage avec le champion du monde Umberto Pelizzari : nouvelles performances. Parfois meilleures, parfois moins bonnes. On finit par se demander ce qui bloque ou débloque nos plongées. Et ce n'est pas simple à analyser.

Cosimo (professeur) et Nathalie - © Reflets

Je devrais commencer à me méfier de mes certitudes... Et pourtant...

Je sors de deux stages de plongée en apnée, l'un avec l'équipe de One Breath, l'autre avec le champion du monde Umberto Pelizzari, pour lesquels j'arrivais à nouveau avec des idées arrêtées. J'avais planché des mois sur la technique du « mouthfill », suivi des cours avec le champion Federico Mana... Avec mon Otovent, j'étais capable de procéder aux différentes opérations un peu complexes de compensation de cette méthode qui devait (sur le papier) m'emmener à 70 mètres.

L'Otovent, un petit outil bien utile mais qui ne vous donne pas l'air très malin... - © Reflets
L'Otovent, un petit outil bien utile mais qui ne vous donne pas l'air très malin... - Reflets

Tout ne s'est pas passé comme prévu. Curieusement, certaines performances étaient meilleures, d'autres moins bonnes. Sans que je ne sache dire véritablement pourquoi. Bref, face à la profondeur, il vaut mieux abandonner ses certitudes. Et face aux risques, il vaut mieux rester humble et obéir aux message de notre corps qui nous dit quand faire demi-tour et remonter.

Ce dernier point est un mystère. Umberto Pelizzari, pendant les cours de technique de ses stages, l'évoque toujours. « Pourquoi à 20 mètres, à 30, à 50, as-tu décidé que c'était le moment précis de faire demi-tour et de remonter ? Pourquoi pas à 19,5, 30,5, 51 ? ». Les stagiaire sont plein d'idées pour répondre. Pour Umberto, il y a simplement une petite voix dans notre tête qui nous dit que c'est le...

23.06.2026 à 16:29

Une plongée dans l'apnée la bouche pleine...

Un gros challenge... Mais très utile

C'est l'été, les stages reprennent. Direction l'Italie avec l'école One Breath pour quelques jours en mer. Ça tombe bien, j'ai passé une partie de l'hiver à suivre une cours de Federico Mana sur la compensation dite « Mouthfill ». Une bonne occasion pour tenter de mettre en pratique en mer ce que j'ai pratiqué à sec... Ça s'est moins bien passé que prévu.

Nous plongions quelque part en bas de cette photo (au fond, l'île d'Elbe) - © Reflets - CC BY-SA 4.0

Il y a des gens chez qui tout cela est inné. Ils ont une maîtrise innée de la zone oro-nasale. Ils peuvent fermer ou ouvrir le palais mou à volonté, ouvrir les trompes d'Eustache sans faire le moindre effort. Mais pour le commun des mortels, la gestion de ces parties de notre corps s'apprend. Car ce sont des endroits que nous mobilisons peu par notre volonté. Tout se fait naturellement, inconsciemment. Alors si en plus il faut les utiliser les uns après les autres, dans un ordre précis, sous l'eau avec plusieurs atmosphères de pression...

Bref. La plongée en apnée, c'est comme tout, il y a des méthodes. De mon côté, j'ai appris seul, avec des amis, pour la chasse sous-marine. Puis pour le plaisir de descendre regarder les fonds marins. Il y a donc une grosse partie de ce que je faisais qui était exécuté de manière automatique. Pour compenser la pression sur les tympans lorsque l'on descend, il y a plusieurs méthodes. Les stages avec le champion du monde Umberto Pelizzari m'ont permis de comprendre et de visualiser ce que je faisais. Et d'améliorer mes charges.

Pour compenser la pression sur les tympans et ne plus avoir mal aux oreilles lorsque l'on descend sous l'eau, il existe plusieurs méthodes. Il existe un truc instinctif qui marche plus ou moins jusqu'à 10 mètres. Après, il vaut mieux faire une sorte de Frenzel et gérer la charge d'air. Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous savez qu'à une certaine...

16.06.2026 à 15:38

En Charente, des « gros bras » du RN agressent des militants

Meeting organisé par Caroline Colombier

Lors du meeting de lancement des élections sénatoriales du Rassemblement national, des militants de Résistances solidaires se sont mobilisés pour protester contre l’extrême droite. Dérangés par la présence des militants, des membres du service d’ordre du RN (DPS) agressent violemment plusieurs personnes. Plus tard, un militant RN, en colère, fonce en voiture sur des militants.

La légendaire violence du DPS n'est pas démentie

En Charente, à l’appel de Résistances solidaires, une cinquantaine de personnes ont manifesté devant le Domaine de Roullet, à Roullet-Saint-Estèphe, en marge du meeting de lancement de la campagne des élections sénatoriales du Rassemblement national.

Le collectif Résistances solidaires est né en 2025 à la suite d’une mobilisation antifasciste, réunissant des organisations syndicales, des partis politiques et des citoyen·nes engagés contre l’extrême droite. Pour cette action, les manifestants se sont rassemblé·es sur la voie publique, à l’entrée de l’hôtel où se tenait l’événement, avec banderoles et slogans. L’objectif affiché était de dénoncer pacifiquement la tenue du meeting, affirmant ainsi l’existence d’une résistance antifasciste en Charente.

Manifestation du collectif Résistances solidaires en marge du meeting de lancement de la campagne des élections sénatoriales du Rassemblement national - ©Reflets
Manifestation du collectif Résistances solidaires en marge du meeting de lancement de la campagne des élections sénatoriales du Rassemblement national - Reflets

Le meeting était organisé par la députée RN de la première circonscription de Charente, Caroline Colombier, en présence notamment d’Edwige Diaz, vice-présidente du Rassemblement national. L’année dernière, la députée RN Caroline Colombier a de nouveau été épinglée pour son appartenance à un groupe Facebook diffusant des contenus racistes : « Les Arabes dehors », « France dirigée par des juifs sionistes ». Le RN, quoi.

Peu après le début de la mobilisation, deux membres du Département protection et sécurité (DPS) du RN auraient violemment tenté d’arracher une banderole....

11.06.2026 à 18:14

Ardèche : le groupe Helvica fédère des jeunes néonazis

Tags racistes, suprémacisme et haine au menu

En février dernier, à Annonay, plus de 150 personnes se sont rassemblées en soutien au Parti communiste français (PCF), après que son local a été tagué avec croix celtiques et la la mention « Communiste assassin ». Derrière cette action se trouve un groupuscule fasciste connu dans la région : les Chauvins ardéchois, aujourd’hui renommé Helvica. L’un de ses membres a suivi une préparation militaire au sein de l’armée française.

Tags, salut Kühnen...

Dans le petit village de Boulieu-lès-Annonay, au nord d’Annonay, un groupe de jeunes conscrits se réunit au début du mois de mai 2026 pour « chanter le mai ». Ils sont nés en 2008, ils ont alors 18 ans. La tradition des conscrits remonte à l’époque où le service militaire était obligatoire et où les jeunes célébraient leur départ avant d’intégrer l’armée.

Le week-end de la fête, deux jeunes posent pour une photographie, assis sur des conteneurs de recyclage. Ils y effectuent le salut de Kühnen, un geste popularisé par le militant néonazi allemand Michael Kühnen. Reflets avait consacré une longue enquête à ce symbole afin d’en retracer les origines et d’analyser son usage actuel par des militants néonazis et d’extrême droite radicale dans plusieurs pays occidentaux.

Anton C. avec un copain à Boulieu-lès-Annonay, ils font le salut de Kühnen. ©Reflets 2026
Anton C. avec un copain à Boulieu-lès-Annonay, ils font le salut de Kühnen. Reflets 2026

Le salut de Kühnen constitue une variante du salut hitlérien et se caractérise par un bras droit tendu ou pointé vers le bas avec le pouce, l’index et le majeur écartés, tandis que les autres doigts restent pliés, formant ainsi la lettre « W », symbole de Widerstand (« résistance »). Ce geste est apparu pour la première fois dans les années 1970 sous le nom de « salut de la résistance », vraisemblablement utilisé par le groupe Aktion Widerstand, puis popularisé par Kühnen. C’est pourquoi il est souvent considéré comme le créateur de ce geste.

Sur l'espace public, cette variation permettait à des militants néonazis d’...

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