23.12.2024 à 16:11
« Tout cela étant dit, que pensent les Russes ? On ne peut pas vraiment parler de ce qu'ils pensent, mais plutôt de ce qu'ils retransmettent » me corrige judicieusement Ania. (...) Pour Ania, l'opinion des Russes est une boite noire". Réprimée, contaminée par une propagande d'un quart de siècle au bas mot. Insondable.
En janvier 2024, l'institut d'études d'opinion indépendant Levada a néanmoins relevé que 85 % des Russes soutenaient Vladimir Poutine et que 77% étaient favorables à l'action de ses forces (...)
"Tout cela étant dit, que pensent les Russes ?
On ne peut pas vraiment parler de ce qu'ils pensent, mais plutôt de ce qu'ils retransmettent" me corrige judicieusement Ania.
(...)
Pour Ania, l'opinion des Russes est une boite noire". Réprimée, contaminée par une propagande d'un quart de siècle au bas mot. Insondable.
En janvier 2024, l'institut d'études d'opinion indépendant Levada a néanmoins relevé que 85 % des Russes soutenaient Vladimir Poutine et que 77% étaient favorables à l'action de ses forces armées en Ukraine."
(Elena Volochine, Propagande. L'arme de guerre de Vladimir Poutine, Autrement, 2024.)
Pas à une contradiction prêt. Selon le mode classique du scepticisme sur les sondages mais on va quand même vous en dire les chiffres et d'autre part, c'est une dictature mais il y a un institut indépendant
Comment un « institut » indépendant est-il toléré dans une dictature. La propagande oui mais aussi un décompte pervers qui additionne ceux qui sont d'accord et ceux qui ne veulent pas avoir des ennuis en déclarant qu'ils ne sont pas d'accord.
La proportion de chaque ? En tout cas, cela fait respectivement 85 % et 77 %. Un institut de sondages indépendant fait donc systématiquement la propagande de la dictature. Bien joué !
05.12.2024 à 16:21
Voilà un sondage dont la presse Bolloré n'a certainement pas la primeur, et loin s'en faut. Donc rien de nouveau dans ce genre d'intoxication. On pourrait, éventuellement, lui reconnaitre qu'elle a essayé.
Même avec 15% de « Français » qui seraient favorables à la nomination de J. Bardella (en tête de toutes les personnalités connues des sondés), si l'on ne regardait pas les détails qui « fâchent », et ils sont nombreux, on est obligé de se demander s'il y a quelconque matière à « pavoiser ».
Au moins (...)
Voilà un sondage dont la presse Bolloré n'a certainement pas la primeur, et loin s'en faut. Donc rien de nouveau dans ce genre d'intoxication. On pourrait, éventuellement, lui reconnaitre qu'elle a essayé.
Même avec 15% de « Français » qui seraient favorables à la nomination de J. Bardella (en tête de toutes les personnalités connues des sondés), si l'on ne regardait pas les détails qui « fâchent », et ils sont nombreux, on est obligé de se demander s'il y a quelconque matière à « pavoiser ».
Au moins l'article « reconnait » que le sondage n'a proposé aucun nom. De quoi permettre, « un peu », d'afficher cette Une ridicule. Cela risque de continuer longtemps.
18.11.2024 à 07:11
On a, bien sûr, pas attendu la "dédicace" de Jérôme Fourquet à Michel Houellebecq pour savoir ce qu'il fallait penser du jugement du sondeur en général. On se souviendra, par exemple, de sa lecture pour la moins étrange d'un sociologue, Norbert Elias. On comprend mieux encore son fourvoiement, cette fois, à propos de l'écrivain français.
« Une page de Houellebecq vaut bien un article de sociologie » (J. Fourquet, 4 novembre JJD).
Un an avant un article dans Le Point lui était déjà consacré où déclarait (...)
On a, bien sûr, pas attendu la « dédicace » de Jérôme Fourquet à Michel Houellebecq pour savoir ce qu'il fallait penser du jugement du sondeur en général. On se souviendra, par exemple, de sa lecture pour la moins étrange d'un sociologue, Norbert Elias. On comprend mieux encore son fourvoiement, cette fois, à propos de l'écrivain français.
« Une page de Houellebecq vaut bien un article de sociologie » (J. Fourquet, 4 novembre JJD).
Un an avant un article dans Le Point lui était déjà consacré où déclarait Fourquet : « Comment reciviliser la France ». Emmanuel Macron veut remédier à la « décivilisation » de la société française. Le politologue Jérôme Fourquet suggère quelques pistes.
On sait pas s'il a été entendu par ce dernier. Mais quand on se trompe à un tel point sur le diagnostic le résultat de toutes les façons ne peut guère être brillant.