23.09.2026 à 05:31
Šeila Pohara : « Mon pays, la Yougoslavie, avait disparu, mais il nous restait nos histoires : il fallait les arracher à l’oubli » (Les Serments trahis)
Johan Faerber

Šeila Pohara (c) Francesca Mantovani/Gallimard Avec Les Serments trahis, Šeila Pohara signe un premier fulgurant qui fait entendre une voix aussi rare qu'émouvante. Magistral roman autobiographique, Les Serments trahis raconte l'histoire d'une enfance heureuse dans la Sarajevo des années 80 avant que la Yougoslavie n'implose et ne laisse plus qu'un sillage de morts dont la famille de Šeila Pohara va connaître l'horreur continue. La guerre en Yougoslavie, largement oubliée ou refoulée,...
Šeila Pohara (c) Francesca Mantovani/Gallimard Avec Les Serments trahis, Šeila Pohara signe un premier fulgurant qui fait entendre une voix aussi rare qu'émouvante. Magistral roman autobiographique, Les Serments trahis raconte l'histoire d'une enfance heureuse dans la Sarajevo des années 80 avant que la Yougoslavie n'implose et ne laisse plus qu'un sillage de morts dont la famille de Šeila Pohara va connaître l'horreur continue. La guerre en Yougoslavie, largement oubliée ou refoulée,...
23.09.2026 à 05:30
La jeune création contemporaine à la recherche d’autres formes pour (se) raconter. Polyphonie du je(u)
Delphine Edy

Le récit de vie(s) s’est installé depuis quelques temps sur la scène théâtrale contemporaine, et la programmation de cette saison 2026-2027 s’inscrit dans cette lignée. Mais des variations, légères ou marquées, sont déjà perceptibles. Dans Casting Lear[1] qui a beaucoup fait parler de lui, la metteuse en scène Andrea Jiménez explore par exemple la relation père-fille au prisme du Roi Lear de Shakespeare, en dirigeant à chaque représentation un acteur différent qu’elle ne connait pas, qui n’a...
Lire plus (96 mots)
Le récit de vie(s) s’est installé depuis quelques temps sur la scène théâtrale contemporaine, et la programmation de cette saison 2026-2027 s’inscrit dans cette lignée. Mais des variations, légères ou marquées, sont déjà perceptibles. Dans Casting Lear[1] qui a beaucoup fait parler de lui, la metteuse en scène Andrea Jiménez explore par exemple la relation père-fille au prisme du Roi Lear de Shakespeare, en dirigeant à chaque représentation un acteur différent qu’elle ne connait pas, qui n’a...
22.09.2026 à 05:31
Elaine Mokhtefi (1928- 2026) : Un parcours d’exception
Christiane Chaulet Achour

On apprend avec une immense tristesse le décès d’Elaine Mokhtefi à l’hôpital Mount Sinaî de New York, le 11 septembre 2026. Celle qui s’apprêtait à retourner en Algérie le 10 octobre ne pourra y aller, celle qui chérissait ces retours n’est plus là. On a beau se dire que mourir à 98 ans est dans l’ordre des choses, on ne peut accepter une disparition qui prive d’une vie exceptionnelle et d’une mémoire invisibilisée. Le 14 septembre 2026, El Moudjahid, quotidien national algérien, lui a...
Lire plus (93 mots)
On apprend avec une immense tristesse le décès d’Elaine Mokhtefi à l’hôpital Mount Sinaî de New York, le 11 septembre 2026. Celle qui s’apprêtait à retourner en Algérie le 10 octobre ne pourra y aller, celle qui chérissait ces retours n’est plus là. On a beau se dire que mourir à 98 ans est dans l’ordre des choses, on ne peut accepter une disparition qui prive d’une vie exceptionnelle et d’une mémoire invisibilisée. Le 14 septembre 2026, El Moudjahid, quotidien national algérien, lui a...
22.09.2026 à 05:30
Lilia Hassaine : « Une histoire d’hier. Une histoire d’aujourd’hui. » (Je)
Cécile Vallée

Lila Hassaine (c) Cyril Dion/Gallimard Ce nouveau roman de Lilia Hallaine est un exemple magistral de ce que peut apporter une lecture actualisante d’un classique. Cette réécriture de La Prisonnière des sargasses (1966) de Jean Rhys, transfictionnalité de Jane Eyre, apporte, en effet, un éclairage contemporain sur le mécanisme de l’emprise masculine et le contexte colonial, tout en élaborant une intrigue romanesque réussie. « Chacune m’a regardée depuis son époque. Chacune s’est racontée à...
Lire plus (84 mots)
Lila Hassaine (c) Cyril Dion/Gallimard Ce nouveau roman de Lilia Hallaine est un exemple magistral de ce que peut apporter une lecture actualisante d’un classique. Cette réécriture de La Prisonnière des sargasses (1966) de Jean Rhys, transfictionnalité de Jane Eyre, apporte, en effet, un éclairage contemporain sur le mécanisme de l’emprise masculine et le contexte colonial, tout en élaborant une intrigue romanesque réussie. « Chacune m’a regardée depuis son époque. Chacune s’est racontée à...
21.09.2026 à 05:31
Adèle Haenel : Prendre place, ouvrir l'espace, donner de la voix (Viser juste)
Juliette Riedler

Elle prend place dans le fauteuil du présentateur télé. Elle s'assied, et plonge son regard bleu dans le cadran de la caméra. Elle nous regarde. Elle prend une grande inspiration, une deuxième, puis se lance dans la lecture du texte qu'elle a confié à la personne qui s'occupe du prompteur, juste avant l'émission. « Tu as pris une décision, cette fois-ci tu vas parler. » Et l'actrice de théâtre, en grève de l'industrie cinématographique, lentement, sans perdre des yeux sa cible télévisuelle,...
Lire plus (92 mots)
Elle prend place dans le fauteuil du présentateur télé. Elle s'assied, et plonge son regard bleu dans le cadran de la caméra. Elle nous regarde. Elle prend une grande inspiration, une deuxième, puis se lance dans la lecture du texte qu'elle a confié à la personne qui s'occupe du prompteur, juste avant l'émission. « Tu as pris une décision, cette fois-ci tu vas parler. » Et l'actrice de théâtre, en grève de l'industrie cinématographique, lentement, sans perdre des yeux sa cible télévisuelle,...
21.09.2026 à 05:30
Emmanuelle Lambert : « Ma conscientisation féministe est venue progressivement à partir de souffrances de femmes que j’aimais » (La Meilleure)
Johan Faerber

Emmanuelle Lambert (c) Stock Si beau et si sensible : tels sont les mots qui viennent à l'esprit après avoir refermé le nouveau récit d'Emmanuelle Lambert, La Meilleure qui, en cette rentrée, paraît à La Maindonne. A partir d'archives photographiques personnelles, l'autrice sonde avec empathie et pudeur le lien affectif encore actif qui la lie à Maïra, sa meilleure amie. "La Meilleure", qui fournit par ailleurs littéralement l'un des meilleurs titres de cette rentrée, présentera ainsi le...
Lire plus (83 mots)
Emmanuelle Lambert (c) Stock Si beau et si sensible : tels sont les mots qui viennent à l'esprit après avoir refermé le nouveau récit d'Emmanuelle Lambert, La Meilleure qui, en cette rentrée, paraît à La Maindonne. A partir d'archives photographiques personnelles, l'autrice sonde avec empathie et pudeur le lien affectif encore actif qui la lie à Maïra, sa meilleure amie. "La Meilleure", qui fournit par ailleurs littéralement l'un des meilleurs titres de cette rentrée, présentera ainsi le...
18.09.2026 à 05:32
Un modeste hommage, un portrait infini de Mireille Calle-Gruber
Isabela Bosi

Mireille Calle-Gruber (c) Droits réservés C’est Bernard Alazet qui m’a conduite jusqu’à Mireille. J’étais à la moitié de mon doctorat en littérature au Brésil, sur le point de partir à Paris avec une bourse afin de poursuivre mes recherches sur l’œuvre de Marguerite Duras. C’était une période sombre pour notre pays, avec un gouvernement de droite, réactionnaire, violent et hostile à la science, à l’enseignement, aux arts et aux universités. De nombreuses bourses d’études avaient été...
Lire plus (88 mots)
Mireille Calle-Gruber (c) Droits réservés C’est Bernard Alazet qui m’a conduite jusqu’à Mireille. J’étais à la moitié de mon doctorat en littérature au Brésil, sur le point de partir à Paris avec une bourse afin de poursuivre mes recherches sur l’œuvre de Marguerite Duras. C’était une période sombre pour notre pays, avec un gouvernement de droite, réactionnaire, violent et hostile à la science, à l’enseignement, aux arts et aux universités. De nombreuses bourses d’études avaient été...
18.09.2026 à 05:31
La communauté aimante ou penser avec Mireille Calle-Gruber
Johan Faerber

Mireille Calle-Gruber (c) Collection particulière/DR Lire, pour Mireille Calle-Gruber, ce serait un geste. Un geste à la fois ample et à chaque fois neuf, un geste qui se donne comme une puissance d’accueil, comme un souhait nu et premier où l’œuvre lue ne serait pas uniquement un texte, où l’œuvre deviendrait matière à lecture parce que l’œuvre apparaîtrait à chacun comme un don. Car lire, pour Mireille Calle-Gruber, ce serait peut-être le dévoilement de ce don, le geste premier de donner à...
Lire plus (89 mots)
Mireille Calle-Gruber (c) Collection particulière/DR Lire, pour Mireille Calle-Gruber, ce serait un geste. Un geste à la fois ample et à chaque fois neuf, un geste qui se donne comme une puissance d’accueil, comme un souhait nu et premier où l’œuvre lue ne serait pas uniquement un texte, où l’œuvre deviendrait matière à lecture parce que l’œuvre apparaîtrait à chacun comme un don. Car lire, pour Mireille Calle-Gruber, ce serait peut-être le dévoilement de ce don, le geste premier de donner à...
18.09.2026 à 05:30
Tu étais belle et de gauche : pour Mireille Calle Gruber
Simona Crippa

Mireille Calle-Gruber (c) DR Chère Mireille, Merveille qui rime, c’est facile, tu ne l’aurais pas utilisé, mais c’est ce que je pense de toi. Tu disparais, tout à coup, je t’avais écrit un mail, tu répondais toujours, tu m’avais laissée sans réponse. C’était bizarre, puis l’annonce de ta disparition, à la fin de l’été. Un choc. Difficile imaginer que ce corps-écriture n’était plus. Toi qui étais l’infinie littérature. Toi qui es d’abord apparue dans ma vie par tes écrits. Je t’ai...
Lire plus (99 mots)
Mireille Calle-Gruber (c) DR Chère Mireille, Merveille qui rime, c’est facile, tu ne l’aurais pas utilisé, mais c’est ce que je pense de toi. Tu disparais, tout à coup, je t’avais écrit un mail, tu répondais toujours, tu m’avais laissée sans réponse. C’était bizarre, puis l’annonce de ta disparition, à la fin de l’été. Un choc. Difficile imaginer que ce corps-écriture n’était plus. Toi qui étais l’infinie littérature. Toi qui es d’abord apparue dans ma vie par tes écrits. Je t’ai...
17.09.2026 à 00:03
Cracker l'époque : Olivier Neveux
Cracker l'époque

Une nouvelle saison s'ouvre pour "Cracker l'époque", podcast des imaginaires politiques dont Collateral est l'heureux partenaire. Cette année, des changements : nouveau logo pour une nouvelle formule : un épisode par invité.e chaque semaine pour baliser en ces temps de changements les forces vives en présence. Premier invité de la saison : Olivier Neveux. Que peut le théâtre dans les mauvais temps nouveaux ? Face aux violences du monde, le théâtre peut sembler dérisoire. Qu’est-ce qui le...
Lire plus (83 mots)
Une nouvelle saison s'ouvre pour "Cracker l'époque", podcast des imaginaires politiques dont Collateral est l'heureux partenaire. Cette année, des changements : nouveau logo pour une nouvelle formule : un épisode par invité.e chaque semaine pour baliser en ces temps de changements les forces vives en présence. Premier invité de la saison : Olivier Neveux. Que peut le théâtre dans les mauvais temps nouveaux ? Face aux violences du monde, le théâtre peut sembler dérisoire. Qu’est-ce qui le...
16.09.2026 à 05:31
Elise Lespade : « Je voulais idéalement faire un objet littéraire qui se tienne à mi-chemin entre 'Top Gun' et Sophocle » (Paradisi Gloria)
Johan Faerber

Elise Lespade (c) Cyril Dion/ Le Cercle Ouvert Un premier roman en forme d'événement littéraire comme on en lit rarement : tels sont les mots qui viennent à l'esprit en achevant la lecture du magistral Paradisi Gloria d'Elise Lespade qui vient de paraître aux toutes nouvelles éditions du Cercle Ouvert. Grand texte, fort texte : en près de 800 pages, la romancière raconte notamment le destin romanesque d'Alexis de la Paz, orpheline qui fut major à Polytechnique, au destin puissamment contrarié...
Lire plus (84 mots)
Elise Lespade (c) Cyril Dion/ Le Cercle Ouvert Un premier roman en forme d'événement littéraire comme on en lit rarement : tels sont les mots qui viennent à l'esprit en achevant la lecture du magistral Paradisi Gloria d'Elise Lespade qui vient de paraître aux toutes nouvelles éditions du Cercle Ouvert. Grand texte, fort texte : en près de 800 pages, la romancière raconte notamment le destin romanesque d'Alexis de la Paz, orpheline qui fut major à Polytechnique, au destin puissamment contrarié...
16.09.2026 à 05:30
Marie-France Pisier, la mort en fuite
Benoit Gautier

Qui se souvient de Marie-France Pisier ?... Pour les jeunes générations, elle semble s'effacer de la mémoire cinéma. Malgré son nom remonté à la surface en 2021, dix ans après sa mort, dans les pages de La Familia Grande. Récit-séisme de sa nièce Camille Kouchner, où l’actrice-réalisatrice-romancière réapparaît, héroïque. Elle est la seule à briser l’omerta dans un clan qui protège les viols perpétrés par Olivier Duhamel sur son beau-fils mineur. Courage payé au prix d'une guerre fratricide,...
Lire plus (95 mots)
Qui se souvient de Marie-France Pisier ?... Pour les jeunes générations, elle semble s'effacer de la mémoire cinéma. Malgré son nom remonté à la surface en 2021, dix ans après sa mort, dans les pages de La Familia Grande. Récit-séisme de sa nièce Camille Kouchner, où l’actrice-réalisatrice-romancière réapparaît, héroïque. Elle est la seule à briser l’omerta dans un clan qui protège les viols perpétrés par Olivier Duhamel sur son beau-fils mineur. Courage payé au prix d'une guerre fratricide,...
15.09.2026 à 05:31
Rachida Brakni : L’effacement (La Part absente)
Christiane Chaulet Achour

Quel plaisir que la lecture de ce roman à l’écriture alerte et sans langue de bois, à l’inventivité si près de convictions qui n’enlèvent rien à la force de suggestion de l’écriture ! Une séquence historique que l’on veut oublier ou maquiller et une réalité sociologique à l’odeur de racisme dans la société française : oser parler de la guerre d’Algérie sans réserve sur le désir d’indépendance des Algériens, en choisissant la violence faite aux femmes et oser parler de la stigmatisation des...
Lire plus (98 mots)
Quel plaisir que la lecture de ce roman à l’écriture alerte et sans langue de bois, à l’inventivité si près de convictions qui n’enlèvent rien à la force de suggestion de l’écriture ! Une séquence historique que l’on veut oublier ou maquiller et une réalité sociologique à l’odeur de racisme dans la société française : oser parler de la guerre d’Algérie sans réserve sur le désir d’indépendance des Algériens, en choisissant la violence faite aux femmes et oser parler de la stigmatisation des...
15.09.2026 à 05:30
Blanche Leridon : Nos indécisions, nos infidélités, nos abandons (Nos inachèvements)
Catherine Poisson

Blanche Leridon © Tony Trichanh Quiconque a lu Fragments d’un discours amoureux de Barthes lorsque l’ouvrage est sorti en 1977 (la nouveauté de la forme et le plaisir se sont émoussés avec le temps) se souvient avec ravissement de l’émerveillement provoqué par le texte : « Mais bien sûr », « C’est tout à fait cela », « Comment n’ai-je pas su mettre les mots sur ce sentiment ? ». Car Barthes formulait au plus juste et avec brio ce que nous avions tous, peu ou prou, ressenti de manière diffuse...
Lire plus (90 mots)
Blanche Leridon © Tony Trichanh Quiconque a lu Fragments d’un discours amoureux de Barthes lorsque l’ouvrage est sorti en 1977 (la nouveauté de la forme et le plaisir se sont émoussés avec le temps) se souvient avec ravissement de l’émerveillement provoqué par le texte : « Mais bien sûr », « C’est tout à fait cela », « Comment n’ai-je pas su mettre les mots sur ce sentiment ? ». Car Barthes formulait au plus juste et avec brio ce que nous avions tous, peu ou prou, ressenti de manière diffuse...
14.09.2026 à 05:31
Célia Houdart : « J’ai souhaité qu’une érotique dicte la composition même du roman, la manière dont le réel et la fiction se tressent, se vivifient, s’excitent, font l’amour » (Notre-Dame-des-Anges)
Johan Faerber

Célia Houdart / Fondation Jan Michalski © Tonatiuh Ambrosetti Avec Notre-Dame-des-Anges, qui vient de paraître chez POL, Célia Houdart signe non seulement un des plus beaux romans de la rentrée mais confirme qu'elle est, depuis bientôt 20 ans, l'une des voix majeures de la littérature contemporaine française. Une voix rare et précieuse qui trouve ici une nouvelle inflexion, inédite, celle qui fait plonger la romancière dans des archives familiales, les 2332 lettres d'amour que ses...
Lire plus (83 mots)
Célia Houdart / Fondation Jan Michalski © Tonatiuh Ambrosetti Avec Notre-Dame-des-Anges, qui vient de paraître chez POL, Célia Houdart signe non seulement un des plus beaux romans de la rentrée mais confirme qu'elle est, depuis bientôt 20 ans, l'une des voix majeures de la littérature contemporaine française. Une voix rare et précieuse qui trouve ici une nouvelle inflexion, inédite, celle qui fait plonger la romancière dans des archives familiales, les 2332 lettres d'amour que ses...
14.09.2026 à 05:30
Véronique Ovaldé : « Alors que je continue obstinément d’écrire de la fiction, surgit un livre sur celle que je n’attendais pas. Ma mère » (Vivre sans bonheur et n’en point dépérir)
Cécile Vallée

Véronique Ovaldé s’est saisi de ce matériau autobiographique avec brio. Elle joue sur la frontière avec la fiction et évite, comme d’habitude, toute mièvrerie, tout en suscitant l’émotion du lecteur et en atteignant « l’intériorité des choses ». « Un cœur simple » Elle commence par raconter l’enfance de Simone en prévenant que « c’est comme regarder dans un miroir brisé. On voit l’entièreté du visage mais par fragments disjoints ». Elle la décrit dans la cour de la ferme de ses parents, là...
Lire plus (96 mots)
Véronique Ovaldé s’est saisi de ce matériau autobiographique avec brio. Elle joue sur la frontière avec la fiction et évite, comme d’habitude, toute mièvrerie, tout en suscitant l’émotion du lecteur et en atteignant « l’intériorité des choses ». « Un cœur simple » Elle commence par raconter l’enfance de Simone en prévenant que « c’est comme regarder dans un miroir brisé. On voit l’entièreté du visage mais par fragments disjoints ». Elle la décrit dans la cour de la ferme de ses parents, là...
11.09.2026 à 05:30
Cycle au Forum des Images : "Sois-belle et tais-toi !" (du 15 septembre au 1er novembre)
La rédaction
L'agenda de Collateral voulait en cette période de rentrée mettre un coup de projecteur à la reprise du Forum des images, notamment à son nouveau beau cycle. En effet, du 15 septembre au 1er novembre, le Forum des images lance sa nouvelle saison avec un cycle inédit réunissant les figures de Maria Schneider et Delphine Seyrig, dans un geste à la fois cinéphile, critique et engagé. Le programme Sois belle et tais-toi !* emprunte son titre au documentaire manifeste, réalisé en 1976 par...
Lire plus (85 mots)
L'agenda de Collateral voulait en cette période de rentrée mettre un coup de projecteur à la reprise du Forum des images, notamment à son nouveau beau cycle. En effet, du 15 septembre au 1er novembre, le Forum des images lance sa nouvelle saison avec un cycle inédit réunissant les figures de Maria Schneider et Delphine Seyrig, dans un geste à la fois cinéphile, critique et engagé. Le programme Sois belle et tais-toi !* emprunte son titre au documentaire manifeste, réalisé en 1976 par...
10.09.2026 à 05:31
Daria Marx : « Écrire 'Tuer le vieux', c’est pour moi transformer une position de victime en position d’autrice » (Tuer le vieux)
Johan Faerber

Daria Marx (c) Flammarion Un choc émotionnel, un tour de force narratif : Tuer le vieux de Daria Marx, premier roman de son autrice, s'impose comme l'un des romans les plus remarquables de cette rentrée. Dans une trame resserrée, trépidantes, la narratrice qui doit enfin pouvoir porter plainte contre son grand-père qui, enfant, l'a violée apprend que son rendez-vous au commissariat a été annulé. Qu'à cela ne tienne, elle décide de prendre le premier train pour aller en découdre avec son...
Lire plus (89 mots)
Daria Marx (c) Flammarion Un choc émotionnel, un tour de force narratif : Tuer le vieux de Daria Marx, premier roman de son autrice, s'impose comme l'un des romans les plus remarquables de cette rentrée. Dans une trame resserrée, trépidantes, la narratrice qui doit enfin pouvoir porter plainte contre son grand-père qui, enfant, l'a violée apprend que son rendez-vous au commissariat a été annulé. Qu'à cela ne tienne, elle décide de prendre le premier train pour aller en découdre avec son...
10.09.2026 à 05:30
Claire Tencin : A proximité des altérités (Des Chemins pour se perdre)
Christiane Chaulet Achour

« Les années se troublent dans ma tête avec le flux et le reflux des nouveaux arrivants » La question des migrants à accueillir ou à renvoyer « chez eux »… est une question on ne peut plus explosive et arpentée en tous sens en ces temps pré-électoraux. Celle des migrants mineurs isolés n’est pas moins sensible. On peut lire articles et études à ce sujet. En octobre 2019, un documentaire était disponible à la télévision et mettait la lumière sur une association, en Alsace, Sahel Vert,...
Lire plus (90 mots)
« Les années se troublent dans ma tête avec le flux et le reflux des nouveaux arrivants » La question des migrants à accueillir ou à renvoyer « chez eux »… est une question on ne peut plus explosive et arpentée en tous sens en ces temps pré-électoraux. Celle des migrants mineurs isolés n’est pas moins sensible. On peut lire articles et études à ce sujet. En octobre 2019, un documentaire était disponible à la télévision et mettait la lumière sur une association, en Alsace, Sahel Vert,...
09.09.2026 à 05:31
Iris Brey : « Partager les expériences du corps féminin » (Une réponse)
Simona Crippa

Léo Boeglijn (c) LLL Il y a des livres qui racontent une expérience et d’autres qui déplacent, à partir d’elle, les coordonnées mêmes de nos existences. Avec Une réponse, Iris Brey écrit depuis un lieu où le désir cesse d’être une évidence pour devenir une question : que se passe-t-il lorsque, au moment même où une femme devient mère, une autre possibilité de sa vie affective et sexuelle se révèle à elle ? De ce déplacement, le livre en explore les résonances, les contradictions et les zones...
Lire plus (101 mots)
Léo Boeglijn (c) LLL Il y a des livres qui racontent une expérience et d’autres qui déplacent, à partir d’elle, les coordonnées mêmes de nos existences. Avec Une réponse, Iris Brey écrit depuis un lieu où le désir cesse d’être une évidence pour devenir une question : que se passe-t-il lorsque, au moment même où une femme devient mère, une autre possibilité de sa vie affective et sexuelle se révèle à elle ? De ce déplacement, le livre en explore les résonances, les contradictions et les zones...
