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19.02.2026 à 14:59

Depuis l’invasion de l’Irak, les États-Unis n’avaient jamais déployé autant d’avions de guerre au Moyen-Orient

Marin Saillofest

Sur la base d'analyses de sources ouvertes, d'images satellites et de déclarations de responsables américains, l'US Air Force aurait déployé, ces dernières semaines, entre 150 et 200 appareils de tous types à travers diverses bases au Moyen-Orient.

Il s'agit du déploiement le plus important de l'armée américaine sur un seul théâtre potentiel depuis l'invasion de l'Irak en 2003.

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Texte intégral (912 mots)

Les États-Unis ont déployé plusieurs dizaines d’avions de combat, de ravitailleurs et d’appareils de surveillance au Moyen-Orient au cours des dernières 48 heures. Ces moyens supplémentaires viennent s’ajouter à un total de 13 navires de combat déjà présents en mer d’Arabie, dans le détroit d’Ormouz, en mer Rouge et dans la Méditerranée.

  • Un porte-avions supplémentaire, le Gerald R. Ford, accompagné de quatre destroyers composant son groupe aéronaval, pourrait arriver à proximité des côtes israéliennes dès dimanche 22 février.
  • Il devrait rester, du moins dans un premier temps, en Méditerranée pour contribuer à la défense d’Israël en cas de riposte iranienne.

Sur la base d’analyses de sources ouvertes, d’images satellites ainsi que de déclarations de responsables américains, on estime que l’US Air Force aurait déployés environ 150 à 200 appareils ces dernières semaines à travers divers bases au Moyen-Orient, et à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln, qui peut transporter jusqu’à 90 avions.

  • C’est sans compter les appareils déjà présents sur des bases de l’armée américaine ou celles utilisées par les États-Unis dans la région.
  • Un nombre important d’avions ont par ailleurs été déployés ces derniers jours sur des bases situées en Europe, et ne sont pas comptabilisés ici.
  • Le porte-avions Gerald R. Ford, qui se trouverait actuellement à proximité du détroit de Gibraltar, peut quant à lui transporter 75 appareils.

Il s’agit du plus important déploiement de puissance aérienne par l’armée américaine au Moyen-Orient depuis 2003 1.

  • L’US Air Force avait déployé 863 appareils dans la région pour l’invasion de l’Irak, auxquels venaient s’ajouter 408 avions de la Marine, 372 du corps des Marines et 20 déployés par l’armée — soit un total de 1 663 avions de combat et de soutien.
  • En 1991, pendant la guerre du Golfe, 1 300 appareils avaient été déployés par Washington. De leur côté, les forces irakiennes affichaient un total de 700 avions de combat.

Si Trump n’aurait pas encore pris de décisions quant à l’utilisation qui sera faite de « l’armada » assemblée aux alentours de l’Iran, les moyens aériens déployés au Moyen-Orient suggèrent que celui-ci disposera de capacités bien supérieures à celles utilisées lors des précédentes frappes contre le programme nucléaire iranien, en juin 2025.

  • Selon le Pentagone, plus de 125 appareils, dont sept bombardiers furtifs Northrop B-2 Spirit, avaient participé à l’opération Midnight Hammer qui, selon Donald Trump, aurait « anéanti » le programme nucléaire iranien.
  • Ces derniers avaient décollé du territoire américain, depuis une base de l’armée de l’air située dans le Missouri. Un sous-marin prépositionné à proximité de l’Iran avait également lancé plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk contre des infrastructures clefs en surface.
  • Les douzaines d’avions ravitailleurs disponibles dans la région pourraient indiquer que les forces américaines disposeront des capacités de mener une campagne prolongée 2.

Des sources ont déclaré hier, mercredi 18, à Axios qu’une opération militaire américaine en Iran « serait probablement une campagne massive de plusieurs semaines qui ressemblerait davantage à une guerre à part entière qu’à l’opération ciblée menée le mois dernier au Venezuela » 3.

Sources
  1. U.S. Gathers the Most Air Power in the Mideast Since the 2003 Iraq Invasion », The Wall Street Journal, 18 février 2026.
  2. U.S. Military Moves Into Place for Possible Strikes in Iran », The New York Times, 18 février 2026.
  3. Trump meets with top Iran advisers as war threat grows », Axios, 18 février 2026.

19.02.2026 à 10:00

Jeux olympiques d’hiver de Milan 2026 : la Norvège en tête du classement, la France en 4e place

Marin Saillofest

Plus de 90 pays concourent dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver de Milan, qui ont débuté vendredi 6 février pour une durée de deux semaines.

Tableau mis à jour le 19 février à 14h (Paris).

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Lire plus (366 mots)

Les premières médailles des Jeux olympiques d’hiver 2026 de Milan Cortina ont été décernées samedi 7 février.

  • La Norvège figure en tête du classement avec quinze médailles d’or (combiné nordique, ski de fond, ski acrobatique, patinage de vitesse, biathlon et saut à ski), huit d’argent (patinage de vitesse, biathlon, ski alpin et saut à ski) et dix de bronze (ski de fond, saut à ski, patinage de vitesse, ski alpin et biathlon).
  • Elle est suivie par l’Italie avec neuf médailles d’or, cinq d’argent et douze de bronze, et par les États-Unis avec sept médailles d’or, onze d’argent et six de bronze.

La Norvège semble être favorite pour terminer en première place du classement, lorsqu’on prend en compte le nombre de médailles d’or. 

  • Oslo avait remporté les précédents Jeux de Pékin en 2022, terminant la compétition avec 37 médailles dont 16 en or. Le pays a gagné tous les Jeux depuis 2014.
  • Les États-Unis, qui présentent la plus grande délégation à Milan (233 athlètes) pourraient également remporter un nombre important de médailles.

Parmi les pays de l’Union, c’est l’Allemagne qui semble avoir le plus de chances de finir en tête. Berlin a la deuxième délégation en termes de nombre d’athlètes (189) derrière l’Italie parmi les 27 (196 athlètes).

  • Depuis les premiers Jeux olympiques d’hiver de 1924, qui s’étaient tenus à Chamonix, Berlin a remporté 267 médailles dont 107 en or.
  • Le pays se classe ainsi en troisième place derrière la Norvège (405 médailles) et les États-Unis (330 médailles au total).
  • L’Allemagne avait terminé à la deuxième place lors des Jeux de Pékin, remportant 12 médailles d’or.

Cette page sera mise à jour régulièrement avec les résultats des dernières compétitions.

19.02.2026 à 06:30

Tous les pays européens se sont éloignés des positions défendues par les États-Unis à l’ONU en 2025 — et se sont rapprochés de la Chine

Ramona Bloj

L’analyse de l’ensemble des votes à l’ONU en 2025 révèle une dynamique frappante : de l’Allemagne à Monaco, tous les pays européens ont voté plus souvent comme la Chine et moins souvent comme les États-Unis l’an dernier par rapport à 2024.

En se rangeant du côté de la Russie et de la Corée du Nord sur plusieurs votes, l’administration Trump s’est considérablement isolée diplomatiquement.

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Texte intégral (750 mots)

L’année 2025 a été marquée par un basculement sans précédent de la stratégie de vote des États-Unis aux Nations unies. 

  • Dès le 24 février dernier, un mois seulement après le retour de Trump au pouvoir, Washington votait aux côtés de la Russie, de la Biélorusse, des juntes d’Afrique subsaharienne, de la Corée du Nord et de la Hongrie contre une résolution appelant à la fin des hostilités russes contre l’Ukraine.
  • Quelques semaines plus tard, en avril, les États-Unis votaient de nouveau aux côtés de Moscou et d’autres régimes autoritaires contre une résolution contenant plusieurs mentions de la guerre d’agression russe.
  • Le 14 avril, Trump attribuait la responsabilité de la guerre russe contre l’Ukraine à Kiev en déclarant que Zelensky avait « commencé la guerre contre quelqu’un qui fait 20 fois votre taille en espérant que les gens vous donneront des missiles ».

Tandis que les pays européens partageaient fréquemment les mêmes positions que les États-Unis lors de votes à l’ONU au cours des années précédentes, sous les mandat d’Obama et de Biden notamment, 2025 a été marquée par une divergence sans précédent qui a conduit la totalité des pays européens à se rapprocher de Pékin.

  • Selon un rapport de Focal Data publié le 6 février et classant les pays membres des Nations unies en fonction de leurs votes sur un axe d’alignement sur les États-Unis ou la Chine, le nombre d’États considérés comme étant « fortement alignés » sur Washington s’est effondré l’an dernier 1.
  • En moyenne, sous Trump, seulement sept pays partagent des positions très proches de celles des États-Unis à l’ONU — le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, Israël, la Moldavie, les Îles Marshall et la Micronésie —, contre 46 en moyenne sous les mandats de Joe Biden et de Barack Obama.
  • Le nombre de pays considérés comme étant « alignés » sur Pékin est quant à lui resté stable : 73 — dont l’Inde, la Russie, l’Iran ou les Émirats arabes unis —, contre 87 sous les mandats des deux précédents présidents américains démocrates.

Les pays européens sont toujours considérés par Focal Data comme partageant des positions plus proches de celles défendues par les États-Unis que par la Chine. 

Ils se sont toutefois considérablement éloignés des positions américaines l’an dernier.

  • Sur la base de l’indice développé par Focal Data, seulement deux pays se sont alignés sur la Maison-Blanche de Donald Trump à l’ONU l’an dernier : Israël et l’Argentine.
  • Prise dans son ensemble, l’Amérique du Sud est considérée comme étant plus proche de Pékin, et s’est davantage rapprochée des positions chinoises en 2025.
  • L’Océanie a quant à elle suivi une trajectoire similaire à celle de l’Europe, et se trouve désormais plus proche d’une position de « neutralité » à l’ONU — mesurée sur un axe États-Unis-Chine — qu’à n’importe quel moment depuis au moins 1992.

L’étude de Focal Data montre que, sous le deuxième mandat de Donald Trump, les États-Unis occupent une position de plus en plus isolée dans l’enceinte des Nations unies. Tandis que les Européens s’éloignent des positions défendues par Washington, les pays avec lesquels la Maison-Blanche essaye d’opérer un rapprochement, comme la Russie, demeurent eux aussi bien plus proches de Pékin.

Sources
  1. Mapping the New Geopolitical Axis, Focal Data, 6 février 2026.
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