Les États-Unis ont déployé plusieurs dizaines d’avions de combat, de ravitailleurs et d’appareils de surveillance au Moyen-Orient au cours des dernières 48 heures. Ces moyens supplémentaires viennent s’ajouter à un total de 13 navires de combat déjà présents en mer d’Arabie, dans le détroit d’Ormouz, en mer Rouge et dans la Méditerranée.
- Un porte-avions supplémentaire, le Gerald R. Ford, accompagné de quatre destroyers composant son groupe aéronaval, pourrait arriver à proximité des côtes israéliennes dès dimanche 22 février.
- Il devrait rester, du moins dans un premier temps, en Méditerranée pour contribuer à la défense d’Israël en cas de riposte iranienne.
Sur la base d’analyses de sources ouvertes, d’images satellites ainsi que de déclarations de responsables américains, on estime que l’US Air Force aurait déployés environ 150 à 200 appareils ces dernières semaines à travers divers bases au Moyen-Orient, et à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln, qui peut transporter jusqu’à 90 avions.
- C’est sans compter les appareils déjà présents sur des bases de l’armée américaine ou celles utilisées par les États-Unis dans la région.
- Un nombre important d’avions ont par ailleurs été déployés ces derniers jours sur des bases situées en Europe, et ne sont pas comptabilisés ici.
- Le porte-avions Gerald R. Ford, qui se trouverait actuellement à proximité du détroit de Gibraltar, peut quant à lui transporter 75 appareils.
Il s’agit du plus important déploiement de puissance aérienne par l’armée américaine au Moyen-Orient depuis 2003 1.
- L’US Air Force avait déployé 863 appareils dans la région pour l’invasion de l’Irak, auxquels venaient s’ajouter 408 avions de la Marine, 372 du corps des Marines et 20 déployés par l’armée — soit un total de 1 663 avions de combat et de soutien.
- En 1991, pendant la guerre du Golfe, 1 300 appareils avaient été déployés par Washington. De leur côté, les forces irakiennes affichaient un total de 700 avions de combat.
Si Trump n’aurait pas encore pris de décisions quant à l’utilisation qui sera faite de « l’armada » assemblée aux alentours de l’Iran, les moyens aériens déployés au Moyen-Orient suggèrent que celui-ci disposera de capacités bien supérieures à celles utilisées lors des précédentes frappes contre le programme nucléaire iranien, en juin 2025.
- Selon le Pentagone, plus de 125 appareils, dont sept bombardiers furtifs Northrop B-2 Spirit, avaient participé à l’opération Midnight Hammer qui, selon Donald Trump, aurait « anéanti » le programme nucléaire iranien.
- Ces derniers avaient décollé du territoire américain, depuis une base de l’armée de l’air située dans le Missouri. Un sous-marin prépositionné à proximité de l’Iran avait également lancé plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk contre des infrastructures clefs en surface.
- Les douzaines d’avions ravitailleurs disponibles dans la région pourraient indiquer que les forces américaines disposeront des capacités de mener une campagne prolongée 2.
Des sources ont déclaré hier, mercredi 18, à Axios qu’une opération militaire américaine en Iran « serait probablement une campagne massive de plusieurs semaines qui ressemblerait davantage à une guerre à part entière qu’à l’opération ciblée menée le mois dernier au Venezuela » 3.
Sources
- U.S. Gathers the Most Air Power in the Mideast Since the 2003 Iraq Invasion », The Wall Street Journal, 18 février 2026.
- U.S. Military Moves Into Place for Possible Strikes in Iran », The New York Times, 18 février 2026.
- Trump meets with top Iran advisers as war threat grows », Axios, 18 février 2026.