15.09.2026 à 05:31
Rachida Brakni : L’effacement (La Part absente)
Christiane Chaulet Achour

Quel plaisir que la lecture de ce roman à l’écriture alerte et sans langue de bois, à l’inventivité si près de convictions qui n’enlèvent rien à la force de suggestion de l’écriture ! Une séquence historique que l’on veut oublier ou maquiller et une réalité sociologique à l’odeur de racisme dans la société française : oser parler de la guerre d’Algérie sans réserve sur le désir d’indépendance des Algériens, en choisissant la violence faite aux femmes et oser parler de la stigmatisation des...
15.09.2026 à 05:30
Blanche Leridon : Nos indécisions, nos infidélités, nos abandons (Nos inachèvements)
Catherine Poisson

Blanche Leridon © Tony Trichanh Quiconque a lu Fragments d’un discours amoureux de Barthes lorsque l’ouvrage est sorti en 1977 (la nouveauté de la forme et le plaisir se sont émoussés avec le temps) se souvient avec ravissement de l’émerveillement provoqué par le texte : « Mais bien sûr », « C’est tout à fait cela », « Comment n’ai-je pas su mettre les mots sur ce sentiment ? ». Car Barthes formulait au plus juste et avec brio ce que nous avions tous, peu ou prou, ressenti de manière diffuse...
14.09.2026 à 05:31
Célia Houdart : « J’ai souhaité qu’une érotique dicte la composition même du roman, la manière dont le réel et la fiction se tressent, se vivifient, s’excitent, font l’amour » (Notre-Dame-des-Anges)
Johan Faerber

Célia Houdart / Fondation Jan Michalski © Tonatiuh Ambrosetti Avec Notre-Dame-des-Anges, qui vient de paraître chez POL, Célia Houdart signe non seulement un des plus beaux romans de la rentrée mais confirme qu'elle est, depuis bientôt 20 ans, l'une des voix majeures de la littérature contemporaine française. Une voix rare et précieuse qui trouve ici une nouvelle inflexion, inédite, celle qui fait plonger la romancière dans des archives familiales, les 2332 lettres d'amour que ses...
