01.08.2026 à 02:30
Néochamanisme, mauvais délire ?
Quand les Blancs sont en quête de sens, ils sont un petit nombre à aller piocher dans les savoirs des anciennes colonies... Si les touristes européens et nord-américains s'envolent jusqu'au Pérou pour prendre de l'ayahuasca, désormais, les chamanes se déplacent eux aussi en Occident. Une reconfiguration de ces rituels traditionnels teintée d'appropriation culturelle. Après votre 35 heures épuisant et mal payé, vous rêvez de vous envoler à l'autre bout du monde pour partir à la recherche de (…)
- CQFD n°254 (juillet-août 2026) / Le dossier, Mona LobertTexte intégral (1828 mots)
Quand les Blancs sont en quête de sens, ils sont un petit nombre à aller piocher dans les savoirs des anciennes colonies... Si les touristes européens et nord-américains s'envolent jusqu'au Pérou pour prendre de l'ayahuasca, désormais, les chamanes se déplacent eux aussi en Occident. Une reconfiguration de ces rituels traditionnels teintée d'appropriation culturelle.
En Amérique latine, le tourisme « mystique » se développe à grande vitesse : les touristes cherchent à vivre des expériences spirituelles. À tel point qu'au Mexique ou au Pérou, il existe désormais des circuits calibrés pour ce type de voyageurs. Les Occidentaux peuvent y découvrir des rites séculaires comme la cérémonie du cacao, l'ayahuasca, le peyotl ou encore le San Pedro2. Le sociologue Vincent Basset y a consacré sa thèse. Il définit « le tourisme mystique » comme « l'ensemble des activités individuelles ou collectives lors desquelles le touriste s'initie à des croyances et des pratiques mystico-religieuses dites traditionnelles par le biais de pratiques rituelles »3.
Hier, on effaçait et décimait des populations entières à travers une mécanique d'accaparement des terres et de conversion forcée. Aujourd'hui, par un retournement teinté de culpabilité occidentale, ces peuples deviennent des « bons sauvages », explique le chercheur. Ces « sages » ou ces « chamanes » auraient une perception du réel et du surnaturel qui nous échappe : ici, la figure de l'autochtone ne correspond plus à ce natif aux mœurs décadentes qu'il faudrait évangéliser, mais plutôt à un gardien de valeurs et de connaissances ancestrales, figé dans un passé immuable. Mais là encore, ils ne sont pas des sujets politiques à part entière.
Pourtant, depuis plusieurs dizaines d'années, les chamanes ont bien changé, et leur savoir s'est adapté à la demande.
« Aujourd'hui, en France, il y a trois festivals chamaniques avec plus de 250 intervenants, pour un public de 1 000 ou 2 000 personnes, c'est un réel business ! »
Soins au rythme du tambour, chamanisme de salon... Vincent Basset pointe une différence majeure : si le chamanisme porte « une visée de survie dans la nature » – on se connecte aux animaux et aux plantes pour acquérir leur savoir –, le néochamanisme, lui, « n'a aucune visée communautaire ou sociale » et est uniquement utilisé de façon individualiste. « Impossible de faire du chamanisme si on ne vit pas dans la nature », insiste le sociologue, qui ajoute : « On en fait une pratique mystique, magique, très spectaculaire, alors qu'initialement c'est très discret : un néophyte ne pourrait pas reconnaître un rituel s'il en voyait un. »
Vincent Basset distingue trois types de « touristes chamaniques » : le néophyte, qui ne connaît pas grand-chose au chamanisme et s'inscrit dans des ateliers pour faire son apprentissage ; le pèlerin, qui voyage régulièrement dans la région et est en lien direct avec la communauté dont il s'est approprié les éléments culturels grâce à sa culture livresque ; enfin le psychonaute, qui a l'habitude d'ingérer des substances hallucinogènes et qui s'inscrit à des stages pour pratiquer le néochamanisme.
Les crises existentielles qui pullulent dans les sociétés capitalistes alimentent la machine à billets de la spiritualité. Si on additionne le chiffre d'affaires généré par les thérapies alternatives, les stages de bien-être, les retraites spirituelles ou les formations « énergétiques », on compte des milliards de dollars de recettes. « Aujourd'hui, en France, il y a trois festivals chamaniques avec plus de 250 intervenants, pour un public de 1 000 ou 2 000 personnes, comptabilise Vincent Basset. C'est un réel business ! » Dont rien, ou presque, ne revient aux peuples qui ont inspiré ces marchandises.
Au Mexique, certaines localités se sont spécialisées dans les séjours pour ce type de tourisme. À Tepoztlán, par exemple, des voyageurs âgés sont prêts à débourser entre 200 et 300 euros pour un week-end, et entre 2 000 et 2 500 euros pour une semaine de stage. Au programme : néochamanisme à gogo, entre jeûnes, hutte de sudation et cérémonie du cacao. Si un médiateur autochtone est présent, c'est souvent le seul habitant du coin à en bénéficier financièrement. « Normalement, le chamanisme est un troc mais aujourd'hui, toutes les cérémonies sont payantes, même dans les communautés traditionnelles qui ne demandaient aucune rémunération à la base », pointe le sociologue.
Ce marché de la transe prend des proportions industrielles. Selon un rapport de l'International center for ethnobotanical education, research, and service, plus de quatre millions de personnes à travers l'Amérique, l'Europe, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont consommé de l'ayahuasca au moins une fois dans leur vie. Rien qu'en 2019, on en compte 820 000.
« Pour trouver les lianes à la base du mélange, il faut s'enfoncer toujours plus loin dans la forêt amazonienne, provoquant une surcueillette sauvage »
Le profil type du consommateur ? Trentenaire, diplômé d'études supérieures, cadre sup' dans le privé ou libéral. Faut avoir un certain niveau de vie pour aller chercher son moi profond jusque dans les pays du Sud global.
Outre le fait que ce type de demande désacralise des rituels centenaires – l'ayahuasca devenant une prise de drogue presque récréative –, les conséquences écologiques sont dramatiques : pour trouver les lianes à la base du mélange, il faut s'enfoncer toujours plus loin dans la forêt amazonienne, provoquant une surcueillette sauvage.
À trop se focaliser sur l'ayahuasca pour plaire aux Occidentaux, les savoirs sur les 6 499 autres plantes de la médecine traditionnelle, transmis oralement de génération en génération, risquent fort d'être oubliés
Depuis l'an dernier, le peyotl est interdit à la consommation pour les non-Amérindiens : le cactus dont la substance hallucinogène est extraite a été déclaré en extinction. Mais cela n'empêche pas son extraction : la plante peut être directement envoyée en Europe. Les populations locales, quant à elles, craignent la fuite des capitaux touristiques si les vacanciers ne peuvent plus y avoir accès sur place. Et à trop se focaliser sur l'ayahuasca pour plaire aux Occidentaux, les savoirs sur les 6 499 autres plantes de la médecine traditionnelle, transmis oralement de génération en génération, risquent fort d'être oubliés.
Pour autant, alors que les jeunes autochtones avaient renoncé à se former au chamanisme à cause du prix et de la longueur de l'apprentissage (entre 10 et 12 ans), ces derniers s'y tournent de nouveau grâce à l'essor de cette économie touristique. Ce qui permet paradoxalement « une revitalisation culturelle, un engouement pour la vie traditionnelle et les carrières chamaniques », détaille Vincent Basset. Ou comment les anciens empires coloniaux, toujours maîtres de la Bourse, continuent de s'arroger le droit de vie, de mort et de résurrection des cultures millénaires.
1 . Boisson hallucinogène obtenue à partir de l'ébullition de la liane Banisteriopsis caapi et de la plante Psychotria viridis, les Amazoniens la sacralisent et lui allèguent des propriétés curatives, purificatrices et magiques.
2 . La cérémonie du cacao est une pratique collective où l'on consomme des fèves de cacao fermentées puis broyées pour en faire une pâte aux propriétés magiques. Le peyotl est un cactus du sud de l'Amérique du Nord contenant plusieurs alcaloïdes, notamment la mescaline, utilisé à des fins rituelles. Le San Pedro est un autre cactus contenant des substances psychédéliques : il est bouilli, filtré et ingéré lors de rituels.
3 . Du tourisme au néochamanisme : Exemple de la réserve naturelle sacrée de Wirikuta au Mexique, L'Harmattan, 2011.
01.08.2026 à 02:30
CQFD fait pénitence
Le quartier de la Plaine, à Marseille, est connu pour ses drôles d'oiseaux, ses punks et sa jeunesse délurée. Mais on a découvert qu'il abrite une autre espèce d'illuminés : ils répondent au nom de Pèlerins d'Arès et leur prophète connaît Dieu. Tout a commencé par un bout de papier, distribué à la sauvette sur la Canebière. En lettres capitales : « LAISSONS MOURIR POLITIQUE ET RELIGION » ; au dos, une adresse, des horaires d'ouverture et la mention sibylline : « Les Pèlerins d'Arès ». Le (…)
- CQFD n°254 (juillet-août 2026) / Popolitique, Le dossierTexte intégral (1209 mots)
Le quartier de la Plaine, à Marseille, est connu pour ses drôles d'oiseaux, ses punks et sa jeunesse délurée. Mais on a découvert qu'il abrite une autre espèce d'illuminés : ils répondent au nom de Pèlerins d'Arès et leur prophète connaît Dieu.
« Tu peux prier, méditer, faire du yoga, il n'y a pas de recette ! »
À l'origine du mouvement : l'ancien prêtre orthodoxe Michel Potay. Dans les années 1970, celui-ci aurait reçu, dans sa maison de la petite localité d'Arès (Gironde), une série de révélations : Jésus, puis Dieu en personne, lui auraient livré un évangile. Sur les conseils de sa femme, Michel a tout consigné dans Le Signe ou la Révélation d'Arès, un ouvrage où se mêlent considérations sur la pénitence et charges contre toutes les formes de pouvoirs – religieux, politique, financier, social, culturel. Depuis, une communauté s'est formée autour de lui. Et si le prophète est mort récemment, en 2025, les pèlerins continuent de prêcher sa promesse : changer l'homme pour changer le monde.
Le mouvement ne semble pas avoir fait beaucoup d'émules. Mais de nombreuses villes, de Paris à Bordeaux, de Toulouse à Lille, et même en Suisse, comptent de petits groupes d'« arésiens ». En 2016, sur son blog personnel, Michel Potay présentait cette constellation comme autant d'« Anarkhia de pénitents » : des « petites unités humaines libres », affranchies « des grandes masses » dont profiteraient « le pouvoir et les ambitieux ». La politique, elle, est rarement définie mais toujours renvoyée à son péché originel : « fabriquer des lois et offenser la liberté ». Convoquant Proudhon, Élisée Reclus, Tolstoï ou encore Jacques Ellul, le prophète charge néanmoins les « anars historiques » : « Comment ces assassins pouvaient-ils croire que tuer les puissants empêcherait qu'on les remplace ? […] Seul un travail apostolique de longue haleine sera efficace. »
Récemment, l'activité du mouvement s'est emballée au contact des Gilets jaunes. Toujours sur son blog, Michel Potay recense fièrement les apparitions d'arésiens en chasuble et pancarte à la main dans la presse locale. En commentaire, un fidèle se félicite que la médiatisation du mouvement « s'intensifie depuis sa participation à la contestation », et propose la création d'un « Comité de relations publiques » chargé de porter le message et le « rôle prophétique » de Michel Potay. Une autre note de blog précise, toujours dans cette veine politico-mystique, « les revendications du Gilet jaune Michel Potay » : bâtir de « petites souverainetés françaises indépendantes », peuplées « d'humains pénitents, aimants, pardonnants, pacifiques, intelligents et libres spirituellement qui finiront par vivre en hommes de Dieu ».
La lecture du blog de Michel nous a un peu paumés, mais notre interlocuteur marseillais répond à toutes nos questions avec chaleur. Faut-il être croyant ? « Juif, bouddhiste, chrétien, musulman ou humaniste, le message d'Arès est universel. » Faut-il prier ? « Tu peux prier, méditer, faire du yoga, il n'y a pas de recette ! » Comment s'engager concrètement ? « On tient des permanences, on parle aux gens dans la rue et une fois par an, on fait un pèlerinage à Arès, mais rien d'obligatoire. » Une seule question semble le mettre dans l'embarras : si Michel Potay a tout quitté pour se consacrer à sa révélation, comment subvient-il à ses besoins ? « Dans son message, Dieu lui a dit : “Si des gens peuvent vous filer un peu de sous pendant que vous vous occupez de ça…” » On ravale notre envie de rire.
De retour à la rédac, on fouille dans les statuts de l'association. Michel Potay, « Personnalité Tutélaire », reçoit effectivement un salaire et des indemnités en sa qualité de « Prédicateur ». Le montant n'est pas indiqué. Mais le document nous apprend qu'il existe plusieurs niveaux d'engagement : les simples pèlerins ou les « Frères et Sœurs de foi » ; les « Postulants », qui demandent à rejoindre l'association ; les « Sociétaires », dont la candidature a été validée par le Comité d'administration ; les « Membres actifs », qui ont deux ans d'ancienneté et sont reconnus comme « dynamiquement et régulièrement engagés » ; enfin, les administrateurs, élus parmi ces derniers. Et si la hiérarchie peut paraître rigide, le prophète sait rassurer ses ouailles :« Je sais que vous ne faites pas partie […] du noyau dur engagé sur tous les fronts de notre foi active […], [mais je lis] votre petit courrier mensuel d'une très belle écriture accompagnant votre demi-dîme et je vous considère comme de mes très proches », répond-il à une « Sœur » dans la section commentaire de son blog.
À la fin de notre entrevue, on avait demandé à notre pèlerin si on pouvait feuilleter le livre de Michel Potay. Sur le site de l'Association pour la diffusion internationale de la révélation d'Arès, il est vendu 23 euros. Mais après une heure de discussion, il nous l'a gracieusement prêté : « Il y a quelques conseils pour prier si tu veux ! » C'est comme ça que commencent les sectes, non ?
24.07.2026 à 02:30
Astro-marketing : satellisez votre quête de sens
Face à la perte de sens et à l'hyper individualisation de nos sociétés, des marques surfent sur nos croyances et utilisent des techniques de marketing intrusives pour nous vendre des trucs farfelus et ainsi faire perdurer un système économique mortifère. Ah t'es scorpion ? Tu devrais prendre un cheeseburger andalouse chez McDonald's. Pourquoi ? Parce qu'apparemment les scorpions n'ont « que des numéros 10 dans leur team ». Vous cherchez le sens de cette campagne marketing ? Ça tombe bien, (…)
- CQFD n°254 (juillet-août 2026) / Killian Pelletier, Le dossierTexte intégral (965 mots)
Face à la perte de sens et à l'hyper individualisation de nos sociétés, des marques surfent sur nos croyances et utilisent des techniques de marketing intrusives pour nous vendre des trucs farfelus et ainsi faire perdurer un système économique mortifère.
Ah t'es scorpion ? Tu devrais prendre un cheeseburger andalouse chez McDonald's. Pourquoi ? Parce qu'apparemment les scorpions n'ont « que des numéros 10 dans leur team ». Vous cherchez le sens de cette campagne marketing ? Ça tombe bien, nous aussi ! C'est le nouveau credo des marques : surfer sur le buzz de l'astrologie pour nous vendre leurs produits de merde et leurs services dont personne n'a besoin. Ce phénomène a un nom : l'astromarketing. Les crises successives, l'impérialisme, l'écocide mondial et le « six-seven » entraînent une perte d'espoir dans un avenir commun et poussent à un repli sur soi. Par conséquent, nous sommes de plus en plus individualistes y compris dans nos croyances et même la religion décline (ce n'est pas pour nous déplaire mais elle avait le mérite de s'inscrire dans une perspective collective). Selon une étude de l'Institut français d'opinion publique (Ifop) de 2021, 49 % des Français croient en dieu contre 55 % en 2004 et 66 % en 1947. Du coup, chacun·e fait sa popote spirituelle pour retrouver des repères. Le New Age et l'astrologie gagnent du terrain comme outil de réflexion sur soi et comme clé de lecture de nos rapports interpersonnels. Toujours selon l'Ifop, en 2022, 44 % des Français·es croyaient au fait que le signe astrologique explique des caractères des gens. Le même sondage montre que 20 % pensent que leurs relations personnelles sont influencées par les signes du zodiaque de leur entourage. La consommation devient alors une pratique distinctive de sa propre identité et les entreprises l'ont bien compris.
Aujourd'hui, les marques prennent possession de votre intimité. Pour cela, elles jouent sur une stratégie appelée « marketing expérientiel ». Si consommer un produit ou un service est, dans beaucoup de cas, un réflexe de survie quotidien, c'est aussi le reflet d'une conviction individuelle sur le modèle de société que l'on souhaite voir advenir (in colibris we trust). D'un point de vue spirituel, on « ne consomme pas les produits, mais le sens de ces produits », nous rappellent les universitaires Sandra Camus et Max Poulain1. Avec le marketing expérientiel, on ne vous vend pas seulement un produit ou un service, on vous vend une expérience qui vient toucher vos croyances. Combiné au « marketing sensoriel » (la direction artistique de la boutique, la petite musique qui va bien, l'odeur d'encens ou d'huile essentielle de vanille...), la manipulation est fatale. Cette mise en scène vous donne ainsi un sentiment de bien-être et vous rapproche de vos valeurs. Donc, quand vous mangez une boîte de sept « chocolats chakras » à 25 balles de chez Cosmic Dealer qui vous promet de « sortir l'addictif et l'artificiel de notre alimentation, et revenir à l'équilibre cosmique », vous aurez l'impression d'un alignement de vos énergies. Mais la réalité, c'est que vous vous serez fait entuber. Et ce n'est pas le microdosing de plantes dans ces chocolats qui soignera vos rhumatismes.
L'éveil spirituel étant considéré comme une « quête de soi », l'individualisation de nos valeurs qui en découle nous pousse théoriquement à avoir des comportements alignés avec celles-ci. En plus de nos valeurs, lorsqu'on achète un produit, on engage nos émotions. « En consommant, l'individu existe, se construit et élabore son image sociale ; c'est en cela que la consommation renferme un processus de production »2. Une production de soi que les marques utilisent pour vous donner l'illusion que vous êtes spécial·e et qu'être réceptif·ve à leurs campagnes marketing a du sens. Avec son « mode astrologie », Tinder vous fait matcher avec des profils aux signes compatibles avec le vôtre. « Tes infos nous aideront à déterminer ton signe lunaire, ton ascendant ou ton signe solaire », explique l'appli avant d'ajouter : « Plus tu nous donneras d'infos, plus le calcul sera précis. » Et entre vendre du rêve et vendre des données personnelles, il n'y a qu'un pas. À la rédac' on préfère se connecter avec les énergies de l'anarchisme et de la révolution pour que l'auteur de ces lignes arrête les antidépresseurs et retrouve foi dans une perspective collective enviable parce que C'EST NOTRE PROJET !
1 . « La spiritualité : émergence d'une tendance dans la consommation », dans Management et Avenir n°19, 2008.



