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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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28.03.2025 à 16:29

Inde : Reprise des affrontements ethniques au Manipur

Human Rights Watch

Click to expand Image Des policiers indiens tiraient des grenades lacrymogènes pour disperser des étudiants qui protestaient contre les violences ethniques à Imphal, dans l'État de Manipur, dans le nord-est de l'Inde, le 10 septembre 2024.  © 2024 Paojel Chaoba/AP Photo L'État du Manipur, dans le nord-est de l'Inde, est confronté à un risque de recrudescence des violences ethniques malgré la démission de son ministre en chef, figure controversée, et le placement de cet État sous l’autorité de la présidente indienne, le 13 février.La Cour suprême indienne s'est inquiétée de ce qu'elle a qualifié de « désordre total » au Manipur après le déclenchement, en mai 2023, de violences ethniques entre la communauté majoritaire Meitei et les communautés tribales Kuki-Zo.Le gouvernement national devrait agir pour mettre fin aux violences, apporter une aide à toutes les personnes touchées et instaurer la confiance entre les communautés. Les groupes armés et les forces de sécurité de l'État devraient être tenus responsables des abus.

(New York, 28 mars 2025) – L'État du Manipur, dans le nord-est de l'Inde, est confronté à un regain de violence depuis la démission de son ministre en chef, figure controversée, et la décision du gouvernement de placer cet État sous l’autorité de la présidente indienne, le 13 février, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui ; cet État est maintenant régi selon le système « President’s rule ».

Au moins cinq personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées, dont des membres des forces de sécurité, lors de récents affrontements. Le 8 mars, un homme a été tué et plusieurs autres blessés dans le district de Kangpokpi lorsque des violences ont éclaté après que les autorités ont tenté de rétablir les liaisons de transport dans l'État. Le 19 mars, un autre homme a été tué à la suite d'affrontements entre deux communautés tribales dans le district de Churachandpur. Le gouvernement national, dirigé par le Premier ministre Narendra Modi, devrait agir pour mettre fin aux violences, qui ont fait plus de 260 morts et déplacé plus de 60 000 personnes depuis mai 2023, et veiller à ce que l'aide humanitaire parvienne à toutes les personnes touchées. Les groupes armés, les groupes d'autodéfense soutenus par le gouvernement et les forces de sécurité de l'État devraient être tenus responsables des abus.

« La démission du ministre en chef du Manipur, qui avait attisé les clivages, n'a pas mis fin à la méfiance entre les communautés, ni aux violences qu’elle suscite », a déclaré Elaine Pearson, directrice de la division Asie à Human Rights Watch. « Le placement de cet État sous l’autorité de la présidente indienne devrait être perçu comme une opportunité de rétablir la sécurité, de poursuivre en toute impartialité les responsables d'abus, de mettre fin aux violences au Manipur et d’y promouvoir le respect des droits humains. »

De février à mars 2025, Human Rights Watch a mené des entretiens avec 15 personnes, dont des militants des droits humains, des avocats, des animateurs communautaires, des professionnels de la santé, des journalistes et des universitaires des communautés Meitei et Kuki-Zo touchées par les violences au Manipur.

Depuis près de deux ans, des violences ethniques entre la communauté Meitei, majoritairement hindoue, et des communautés tribales Kuki-Zo, essentiellement chrétiennes, ravagent le Manipur dont la population est estimée à 3,2 millions d'habitants. Des groupes de membres armés des deux camps, après une pause, sont de nouveau actifs.

Le gouvernement de l'État du Manipour, dirigé jusqu'au 9 février par le ministre en chef N. Biren Singh, du Bharatiya Janata Party (BJP) au pouvoir, a systématiquement favorise la communauté Meitei dans sa réponse aux violences. Les autorités dirigées par Biren Singh, y compris la police, auraient protégé des groupes d'autodéfense Meitei, tels que l'Arambai Tenggol et le Meitei Leepun, qui ont pillé des armes dans les arsenaux de l'État et mené des attaques collectives contre les Kuki-Zo. Singh a nié ces allégations de parti pris.

L'État du Manipour a été divisé en deux zones ethniques séparées par des zones tampons dotées de postes de police et de patrouilles des forces de sécurité. La vallée, qui abrite la capitale de l'État, Imphal, des bureaux administratifs, des centres de santé et le principal aéroport, est dominée par la communauté majoritaire Meitei, tandis que les Kuki-Zo et d'autres communautés tribales sont en grande partie confinées dans les collines.

Plusieurs femmes Kuki ont signalé des violences sexuelles, notamment des viols, commis par des hommes Meitei. Des groupes de Meitei, dont des militants armés, ont incendié, attaqué et vandalisé des maisons, des commerces, des villages et des lieux de culte, ciblant principalement la communauté Kuki-Zo. En septembre 2024, des combattants Kuki présumés ont attaqué des villages dans les districts d'Imphal Ouest et de Bishnupur, tuant trois personnes de Meitei. En novembre, des combattants Kuki présumés ont enlevé et tué trois femmes et trois enfants Meitei dans le district de Jiribam, tandis que deux hommes ont été brûlés vifs.

L'administration Modi a appelé à la récupération des armes volées et a entamé des négociations pour réduire la violence. De nombreux habitants du Manipour estiment que le gouvernement central aurait dû agir plus tôt. « Nous avions supplié le Premier ministre d'intervenir, mais il s'en est désintéressé, alors que des centaines de personnes ont été tuées et blessées », a déclaré un militant. « Aujourd'hui, les liens communautaires sont complètement rompus. »

Click to expand Image Décombres d’une maison détruite lors d’affrontements entre des membres de la communauté Meitei (majoritairement hindoue) et de la minorité Kuki (essentiellement chrétienne) dans le village de Torbung (district de Churachandpur) dans l’Etat de Manipur dans le nord-est de l’Inde, photographiés le 3 mai 2023. © 2023 Biplov Bhuyan/SOPA Images/Sipa USA via AP Photo

En août 2023, la Cour suprême indienne a exprimé ses inquiétudes face à ce qu'elle a qualifié de « rupture totale de l'ordre public » au Manipur. Elle a souligné « de graves allégations, notamment des témoignages de témoins, indiquant que les forces de l'ordre ont été incapables de contrôler les violences et, dans certains cas, ont collaboré avec les auteurs », et a demandé l'ouverture d'une enquête sur ces allégations.

Un agriculteur kuki de 40 ans, originaire du district de Kangpokpi, vit avec sa famille dans un camp de secours géré par la communauté dans le district de Churachandpur depuis une attaque par une foule Meitei en mai 2023. « Il y avait plus de 200 personnes, accompagnées d'une douzaine de policiers, et la foule était armée d'armes sophistiquées », a-t-il déclaré. « Nous n'avions aucun moyen de nous défendre, alors nous avons couru vers la jungle. Nous avons grimpé aux arbres et nous les avons vus brûler les maisons et l'église avec du kérosène et de l'essence qu'ils transportaient. »

Le soutien de l'ancien gouvernement de l'État aux combattants Meitei et sa complicité dans les violences ont érodé la confiance dans l'État de droit et ravivé les revendications des Kuki-Zo pour un territoire fédéral distinct.

Les autorités indiennes devraient démobiliser et désarmer les groupes d'autodéfense, garantir une réparation rapide aux victimes et aux survivants d'abus, et prévoir des mesures impartiales de justice et de responsabilisation, a déclaré Human Rights Watch. Toutes les personnes déplacées à l'intérieur du pays devraient bénéficier d'une alimentation adéquate, d'un abri, d'eau potable, de vêtements appropriés, de services médicaux essentiels, d'installations sanitaires, d'une éducation pour les enfants et d'autres services d'assistance et de protection de base, conformément au droit international des droits humains, indépendamment de leur religion, de leur origine ethnique ou de leur citoyenneté.

Les autorités devraient garantir le droit au retour des personnes lorsque les conditions seront réunies pour un processus sûr et volontaire, mené conformément aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays, avec la participation pleine et entière de toutes les communautés concernées, y compris la participation égale des femmes.

Les forces de sécurité devraient respecter les Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois, qui exigent que les forces de sécurité n'utilisent que le minimum de force nécessaire en tout temps. Pour disperser des rassemblements violents, les armes à feu ne peuvent être utilisées que lorsque d'autres moyens moins dommageables ne sont pas possibles, mais dans la mesure minimale nécessaire. Les forces de l'ordre ne peuvent recourir intentionnellement à la force meurtrière que lorsque cela est absolument indispensable pour protéger des vies.

Le gouvernement indien a annoncé des mesures visant à désarmer les groupes, à rétablir la libre circulation des véhicules et à démanteler les points de contrôle communautaires afin de mettre fin à la ségrégation des communautés et de rétablir la normalité dans l'État.

« Le gouvernement indien a pris les premières mesures nécessaires, mais il devrait s'engager véritablement à respecter les droits humains, à assurer réparation et réhabilitation aux victimes, et à garantir une justice impartiale », a conclu Elaine Pearson. « Les communautés doivent pouvoir regagner leur confiance les unes envers les autres, mais aussi envers le gouvernement, pour que ces violences cessent. »

Suite détaillée en ligne en anglais.

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27.03.2025 à 22:00

Un comité de l’ONU critique les pratiques du Canada en matière de détention d’immigrants

Human Rights Watch

Click to expand Image Une employée de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) testait la clé d'une cellule humide au Centre de détention des services d’'immigration à Toronto (Ontario), le 19 février 2025. © 2025 Cole Burston/AFP via Getty Images

Cette semaine, le Comité des droits des personnes handicapées, un organe des Nations Unies, a publié un compte-rendu alarmant sur le système canadien de détention des immigrants ; ce rapport appelle le Canada à protéger les droits à la capacité juridique des personnes handicapées en détention. et préconise de mettre un terme à la détention des immigrants. 

Les conclusions du comité, publiées après un examen du bilan du Canada en matière de droits des personnes handicapées, font écho aux préoccupations soulevées par Human Rights Watch et ses partenaires depuis des années.

Le comité a souligné que les demandeurs d’asile et les migrants handicapés sont détenus de manière disproportionnée au Canada, souvent dans des établissements correctionnels où ils sont susceptibles d’être placés à l’isolement en cas de crise de santé mentale.

Le message du comité est clair : le Canada devrait « mettre fin à la détention des immigrants en offrant davantage d’alternatives communautaires et indépendantes, qui fournissent un accès à un soutien holistique, tel que le logement, les soins de santé, les services de santé mentale, la représentation juridique, les soutiens liés aux handicaps et les services pour les enfants ». Le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire appelle également depuis longtemps à l’abolition progressive de la détention des immigrants au nom du respect des droits humains.

Le comité a également condamné l’utilisation par le Canada de la prise de décision au nom d’autrui pour les personnes handicapées en détention pour des raisons d’immigration. Dans le cadre de cette pratique, des représentants désignés – nommés sans avoir fait l’objet d’une évaluation ou d’un contrôle digne de ce nom – sont habilités à prendre des décisions cruciales au nom des détenus, souvent à l’insu de ces derniers et sans leur consentement. Human Rights Watch a documenté la manière dont ce système prive les personnes de leur capacité juridique, ce qui a souvent des conséquences sur leur vie, voire la met en danger.

Le comité a exhorté le Canada à remplacer ce système par un modèle de prise de décision assistée qui respecte la volonté et les préférences des détenus.

Les conclusions du comité reflètent directement les cas documentés par Human Rights Watch, y compris celui de Prosper Niyonzima, un survivant du génocide rwandais qui a passé près de cinq ans en détention liée à l’immigration. Après une crise de santé mentale qui l’a rendu catatonique, le tribunal a nommé un représentant désigné que Prosper n’a jamais rencontré et qu’il n’a pas pu révoquer. Pendant des années, les audiences concernant Prosper se sont déroulées avec cet étranger qui parlait en son nom.

L’expérience de Prosper Niyonzima n’est pas unique. Human Rights Watch a largement documenté la façon dont le système de détention pour raisons d’immigration du Canada portait atteinte de manière disproportionnée aux personnes handicapées. Les efforts de plaidoyer, notamment la campagne #BienvenueAuCanada, ont conduit les dix provinces à s’engager à mettre fin à leurs accords de détention des immigrants, conclus avec l’Agence des services frontaliers du Canada, bien que l’Ontario ait décidé une prolongation jusqu’en septembre 2025.

Malgré cela, le gouvernement fédéral tente de renégocier l’utilisation des prisons provinciales aux fins de détention des immigrants et a étendu le système aux terrains des prisons fédérales.

Les recommandations du comité apportent un poids au niveau international quant à la nécessité d’un changement de ce système. Le Canada devrait agir en faveur de l’abolition de la détention des immigrants et aligner son cadre juridique sur les normes relatives aux droits humains.

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27.03.2025 à 17:20

Burkina Faso : Des journalistes arrêtés lors d’une vague de répression des médias

Human Rights Watch

Click to expand Image Guezouma Sanogo (à gauche) et Boukari Ouoba. © Privé

(Nairobi) – La junte militaire du Burkina Faso a arrêté trois journalistes le 24 mars 2025 pour avoir couvert la répression gouvernementale contre les médias, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Les autorités ont arrêté Guezouma Sanogo et Boukari Ouoba, respectivement président et vice-président de l'Association des journalistes du Burkina (AJB), et Luc Pagbelguem, journaliste à la chaîne de télévision privée BF1, dans la capitale, Ouagadougou. Le lieu actuel où se trouvent les trois hommes demeure inconnu, ce qui suscite des inquiétudes quant à de possibles cas de disparitions forcées.

« L'arrestation arbitraire et la disparition des trois journalistes montrent que la junte du Burkina Faso cherche désespérément à contrôler la vérité et à s’assurer que les autorités militaires puissent commettre des abus en toute impunité », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch. « La junte militaire devrait prendre des mesures immédiates pour localiser et libérer les trois journalistes. »

Depuis sa prise de pouvoir lors d’un coup d'État en 2022, la junte militaire du président Ibrahim Traoré a systématiquement réprimé les médias, l'opposition politique et la dissidence pacifique. Dans un contexte d'insurrection islamiste croissante, la junte militaire a eu recours à une loi d'urgence de grande ampleur pour faire taire la dissidence et enrôler illégalement dans l'armée des détracteurs, des journalistes, des activistes de la société civile et des magistrats.

Le 21 mars, l’AJB a tenu une conférence de presse pour dénoncer les restrictions à la liberté d'expression imposées par la junte militaire et demander aux autorités de libérer les journalistes arbitrairement détenus. Le 24 mars, des hommes en civil se présentant comme des policiers travaillant pour les services de renseignements burkinabè ont arrêté Guezouma Sanogo et Boukari Ouoba. Deux membres des services de renseignement ont arrêté Luc Pagbelguem pour avoir couvert la conférence de presse de l’AJB. Le lendemain, le ministre de l'Administration territoriale et la Mobilité a dissous l’AJB.

Les collègues de Guezouma Sanogo et de Boukari Ouoba ont déclaré que des avocats les avaient cherchés en vain dans plusieurs commissariats de police et gendarmeries de la capitale, et que les autorités n'avaient pas répondu officiellement à leurs demandes d'information. Le 25 mars, les services de renseignement ont emmené Guezouma Sanogo et Boukari Ouboa à leurs domiciles pour faciliter les recherches de la police, puis les ont de nouveau emmenés dans un lieu inconnu, selon leurs collègues.

La chaîne BF1 a déclaré que des agents du Conseil national de Sécurité avaient assuré « qu'ils [souhaitaient] seulement entendre notre confrère », mais on ignore toujours où se trouve Luc Pagbelguem. La chaîne s'est formellement excusée d'avoir diffusé la conférence de presse.

Dans un autre cas récent d'arrestation, le 18 mars, des hommes prétendant être des gendarmes ont arrêté le célèbre militant politique et journaliste Idrissa Barry à Ouagadougou. Le lieu où il se trouve reste également inconnu. Idrissa Barry est membre du groupe politique Servir et Non se Servir (SENS) qui, quatre jours avant son arrestation, a publié une déclaration dénonçant les « attaques meurtrières » menées par les forces gouvernementales et les milices alliées contre les civils autour de Solenzo, dans l'ouest du Burkina Faso, le 11 mars.

En juin 2024, des membres des forces de sécurité ont arrêté l'éminent journaliste Serge Oulon, directeur du journal d'investigation L'Événement, ainsi que les commentateurs de télévision Adama Bayala et Kalifara Séré. Les autorités ont nié leur détention jusqu'en octobre 2024, quand elles ont fini par reconnaître que les trois hommes avaient été enrôlés dans le service militaire. Le lieu où ils se trouvent reste également inconnu.

En avril 2024, le Conseil supérieur de la communication (CSC), qui supervise les médias du Burkina Faso, a suspendu la chaîne de télévision française TV5 Monde et plusieurs autres médias pendant deux semaines après qu'ils aient rendu compte d'un rapport de Human Rights Watch selon lequel l'armée avait commis des crimes contre l'humanité à l'encontre de civils dans la province du Yatenga. Le CSC a également bloqué le site web de Human Rights Watch dans le pays.

Des dizaines de journalistes ont été contraints de fuir le Burkina Faso sous la menace d'emprisonnement, de torture, de disparition forcée et d'enrôlement forcé en raison de leur travail.

« J'ai quitté Ouagadougou et je n'ai pas l'intention d'y revenir », a déclaré un journaliste à Human Rights Watch après l'arrestation d'Idrissa Barry. « Les médias libres sont morts dans ce pays – tout ce qu'on entend, c'est la propagande du gouvernement. »

La dernière vague de répression à l'encontre des médias indépendants a coïncidé avec une escalade des combats dans tout le pays. Au cours des deux dernières semaines, le Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans (GSIM, ou Jama'at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen, JNIM), lié à Al-Qaïda, a attaqué des positions de l'armée dans plusieurs régions, tuant des soldats et des civils. Des sources locales ont rapporté que le 15 mars, des combattants du GSIM ont attaqué la base militaire de Séguénéga, dans le nord du pays, et ont tué sept civils ainsi qu'au moins quatre soldats qui se battaient aux côtés des milices locales. Human Rights Watch a vérifié une vidéo montrant des combattants du GSIM prenant d'assaut un complexe fortifié sur une colline au centre de Séguénéga.

« La descente inexorable du Burkina Faso dans la violence à grande échelle ne reçoit pas l'attention et la couverture médiatique qu'elle mérite au niveau national, parce que les médias indépendants ont été réduits au silence », a déclaré un journaliste burkinabè en exil. « Les récents événements, tels que l'attaque meurtrière contre des civils à Solenzo et ailleurs, ne sont jamais couverts par les médias pro-gouvernementaux ou le sont de manière biaisée. »

Le droit international relatif aux droits humains interdit les restrictions arbitraires aux droits à la liberté d'expression, y compris par la détention ou la disparition forcée de journalistes. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, à laquelle le Burkina Faso est un État partie, définit les disparitions forcées comme l'arrestation ou la détention d'une personne par des fonctionnaires de l'État ou leurs agents, suivie d'un refus de reconnaître la privation de liberté ou de révéler le sort réservé à la personne ou l'endroit où elle se trouve.

« Le besoin de médias indépendants au Burkina Faso n'a jamais été aussi important », a déclaré Ilaria Allegrozzi. « Les autorités devraient changer de cap et mettre fin à leur répression brutale à l’encontre des journalistes, des dissidents et des opposants politiques ».

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