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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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11.06.2024 à 04:30

Inde : Le nouveau gouvernement devrait axer ses politiques sur les droits humains

Human Rights Watch

Click to expand Image Le Premier ministre indien Narendra Modi signait une attestation validant son troisième mandat lors d'une cérémonie de prestation de serment au Palais présidentiel (« Rashtrapati Bhavan ») à New Delhi, en Inde, le 9 juin 2024.  © 2024 Manish Swarup/AP Photo

(New York, 11 juin 2024) – Le nouveau gouvernement indien devrait annuler les lois et les politiques discriminatoires à l’égard des minorités religieuses et d’autres populations vulnérables et mettre un terme à la répression contre la société civile et les médias, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans une lettre adressée au Premier ministre Narendra Modi. Le 9 juin, Modi a prêté serment pour la troisième fois en tant que Premier ministre.

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Le nouveau gouvernement indien devrait adopter des politiques qui promeuvent et protègent activement les droits humains, fassent progresser l’État de droit, renforcent les institutions démocratiques et défendent le droit de chaque Indien à un niveau de vie adéquat, notamment en matière d’alimentation, d’éducation, de santé et de sécurité sociale.

« Le nouveau gouvernement indien devrait cesser de recourir aux lois antiterroristes et à d’autres mesures abusives qui privent les militants, les journalistes et d’autres personnes de leurs droits », a déclaré Elaine Pearson, directrice de la division Asie à Human Rights Watch. « Le gouvernement devrait plutôt dialoguer avec les personnes formulant des critiques, protéger la liberté d’expression et de réunion, et autoriser un espace pour la dissidence au lieu de réduire au silence les opposants. »

Le gouvernement indien devrait prendre des mesures concrètes pour protéger les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels fondamentaux, a déclaré Human Rights Watch. Parmi ces droits figurent la liberté d’expression et d’association pour la société civile, ainsi que les droits numériques, y compris le droit à la vie privée. Le gouvernement devrait mettre fin à la violence et à la discrimination contre les minorités religieuses et les groupes vulnérables, ainsi qu’aux violences contre les femmes et les filles. Il devrait améliorer l’accès à l’éducation, et mettre fin à l’impunité dont bénéficient souvent les forces de sécurité. Il devrait protéger les droits des personnes handicapées, ainsi que ceux des réfugiés et des demandeurs d’asile. Le gouvernement devrait veiller à ce que les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres puissent bénéficier de tous les droits fondamentaux sans discrimination. Enfin, il devrait adopter une politique étrangère axée sur les droits humains.

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10.06.2024 à 22:20

Brésil : Des photos d’enfants utilisées subrepticement par des outils d’IA

Human Rights Watch

Click to expand Image Photo de deux fillettes (visages non visibles) prise à Osterode, en Allemagne, le 8 janvier 2016. De plus en plus, des photos montrant des visages d’enfants risquent d’être utilisées de manière abusive par des outils d’IA, comme au Brésil selon une étude menée par HRW en 2024. © 2016 Frank May/picture-alliance/dpa/AP Photo

(São Paulo) – Des photos personnelles d’enfants brésiliens sont utilisées pour créer de puissants outils d’intelligence artificielle (IA) à l’insu des enfants et sans le consentement des familles, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Ces photos sont extraites de divers sites web et intégrées dans un vaste ensemble de données que des entreprises utilisent pour développer leurs outils d’IA. Certains outils peuvent ensuite être employés par des acteurs malveillants pour créer des faux contenus (« deepfakes »), qui exposent ces enfants au risque d’exploitation et d’autres préjudices.

« Les enfants ne devraient pas avoir à vivre dans la peur que leurs photos soient volées et utilisées contre eux », a déclaré Hye Jung Han, chercheuse et chargée de plaidoyer sur les questions de technologie au sein de la division Droits des enfants à Human Rights Watch. « Le gouvernement brésilien devrait adopter d’urgence des mesures pour protéger les données des enfants contre toute utilisation abusive liée à l’IA. »

L’analyse de Human Rights Watch a révélé que LAION-5B, une banque d’images récupérées sur Internet en vue de leur utilisation pour développer des outils d’IA, contient des liens vers des photos identifiables d’enfants brésiliens. Les noms de certains enfants sont parfois même mentionnés dans la légende qui accompagne l’image, ou dans le lien vers la page web où elle est stockée. Dans plusieurs cas, il est facile de déterminer non seulement l’identité de l’enfant, mais aussi la date et l’heure de la photo, ainsi que le lieu où elle a été prise.

Par exemple, une photo disponible sur LAION-5B montre une fillette de deux ans, bouche bée avec une expression d’émerveillement alors qu’elle touche les doigts de sa petite sœur qui vient de naître. La légende de la photo et les informations connexes révèlent non seulement les noms des deux enfants, mais aussi le nom et l’emplacement précis de l’hôpital de Santa Catarina où le bébé est né il y a neuf ans, un après-midi d’hiver.

Human Rights Watch a trouvé, dans la base de données LAION-5B, 170 photos d’enfants provenant d’au moins dix États brésiliens : Alagoas, Bahia, Ceará, Mato Grosso do Sul, Minas Gerais, Paraná, Rio de Janeiro, Rio Grande do Sul, Santa Catarina et São Paulo. Il s’agit probablement d’un échantillon minuscule de la totalité des données personnelles d’enfants disponibles sur LAION-5B, qui contient 5,85 milliards d’images et de légendes, dont moins de 0,0001 % ont été examinées par Human Rights Watch.

Une fois leurs données récupérées et intégrées dans les systèmes d’IA, ces enfants sont confrontés à d’autres menaces pour leur vie privée en raison de failles technologiques. Les modèles d’IA, y compris ceux qui utilisent LAION-5B, divulguent parfois des informations privées ; ils peuvent par exemple reproduire des copies identiques de photos de personnes réelles, ou de documents comme des dossiers médicaux. Certaines entreprises ont mis en place des outils sécuritaires pour empêcher la fuite de données sensibles, mais de tels outils ont échoué à plusieurs reprises.

Au moins 85 filles vivant dans les États brésiliens d’Alagoas, de Minas Gerais, de Pernambuco, de Rio de Janeiro, de Rio Grande do Sul et de São Paulo ont signalé avoir été harcelées par des camarades de classe qui ont utilisé des outils d’IA pour créer de fausses images « deepfake » sexuellement explicites à partir de photos issues de leurs profils sur les réseaux sociaux ; ces fausses images ont ensuite été diffusées en ligne.

Contactée par Human Rights Watch, LAION, l’association allemande à but non lucratif qui gère la base de données LAION-5B, s’est engagée à supprimer les photos d’enfants brésiliens repérées par Human Rights Watch.

Texte complet en anglais : en ligne ici.

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10.06.2024 à 06:00

Tunisie : De nombreuses personnes emprisonnées pour des dettes

Human Rights Watch

Play Video Plusieurs centaines de personnes au minimum sont emprisonnées en Tunisie seulement pour avoir émis des chèques qu’elles n’ont pas pu honorer par la suite. Beaucoup d’autres faisant face à des poursuites vivent cachées ou se sont exilées.Cette pratique équivaut à de l’emprisonnement pour dettes, qui détruit des familles et des entreprises, et constitue une violation du droit international.La Tunisie devrait remplacer ce système par des peines alternatives à l’emprisonnement pour assurer le remboursement des dettes ; les débiteurs devraient être libérés et avoir la possibilité de mettre en place un plan de remboursement.

(Tunis) – Plusieurs centaines de personnes au minimum sont emprisonnées en Tunisie seulement pour avoir émis des chèques qu’elles n’ont pas pu honorer par la suite, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Cette pratique équivaut à de l’emprisonnement pour dettes, qui constitue une violation du droit international et détruit des familles et des entreprises.

Dans le rapport intitulé « “Sans issue” : L’emprisonnement pour dettes en Tunisie », qui compte 41 pages, Human Rights Watch décrit les conséquences de l’archaïque législation tunisienne relative aux chèques sans provision. En plus de condamner les personnes insolvables à la prison ou de les pousser à vivre cachées ou à s’exiler, la loi alimente un cycle d’endettement et contraint des foyers entiers à vivre dans des situations extrêmement difficiles. Dans le contexte de crise économique qui touche la Tunisie, les autorités devraient de toute urgence remplacer les dispositions légales qui rendent possible l’emprisonnement pour dettes par une législation qui fait la distinction entre le refus délibéré de payer et la véritable incapacité à le faire.

10 juin 2024 “No Way Out”

« L’emprisonnement pour dettes est un anachronisme ; cette pratique est aussi cruelle que contre-productive pour assurer que les créanciers recouvrent leur dû », a déclaré Salsabil Chellali, directrice du bureau de Human Rights Watch pour la Tunisie. « Les débiteurs, lorsqu’ils restent en liberté, ont la possibilité de travailler et de percevoir un revenu leur permettant de rembourser progressivement leurs dettes, tout en continuant de subvenir aux besoins de leur foyer. »

Le 22 mai, le Premier Ministère a annoncé dans un communiqué que le Conseil des ministres avait approuvé un projet de loi pour modifier les dispositions légales relatives aux chèques impayés, qui propose une réduction des peines de prison et des sanctions financières et prévoit des peines de substitution à la prison, entre autres mesures. Le projet de loi a été soumis à l’Assemblée des représentants du peuple afin d’y être débattu.

Human Rights Watch a documenté les cas de 12 personnes poursuivies pour émission de chèques impayés, dont des personnes emprisonnées et d’autres vivant cachées en Tunisie ou ayant fui le pays.

Bien qu’initialement conçus pour servir de moyens de paiement, dans la pratique en Tunisie, les chèques servent à obtenir des crédits, en particulier dans le secteur commercial où ils permettent à des entrepreneurs d’obtenir des biens ou services en échange d’un chèque qui sera encaissé à une date ultérieure déterminée par les parties.

Étant donné les difficultés rencontrées par les micro, petites et moyennes entreprises pour accéder à des financements bancaires, notamment parce qu’elles ne possèdent pas de garanties ou en raison des conditions imposées par les banques, nombreuses d’entre elles ont recours à cette pratique, connue sous le nom de « chèque-garantie ».

Lorsqu’une personne est dans l’incapacité de payer un chèque qu’elle a donné en « garantie », elle risque la prison, car un chèque impayé est considéré comme une infraction pénale passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement en vertu du Code du Commerce tunisien. Alors que le gouvernement a indiqué que 496 personnes se trouvaient derrière les barreaux en mai 2024 pour avoir émis des chèques impayés, l’Association nationale des petites et moyennes entreprises (ANPME), qui travaille sur cette question, a estimé que ce chiffre avoisine plutôt les 7 200 personnes et que des milliers d’autres personnes sont recherchées par les autorités pour chèques impayés. Les peines d’emprisonnement dans ces affaires sont cumulatives.

Les personnes emprisonnées sont souvent stigmatisées, et leur absence de revenu pendant qu’elles purgent leur peine de prison ou qu’elles tentent d’échapper aux poursuites peut entraver la jouissance de leurs droits humains, notamment concernant l’accès aux services essentiels tels que les soins de santé, l’hébergement ou l’éducation. Les problèmes économiques liés à l’endettement peuvent être aggravés par les défaillances des services publics et du système de sécurité sociale tunisiens.

Click to expand Image Un T-shirt imprimé via sérigraphie, montrant les photos de Mejid Hedhli (à droite), un entrepreneur tunisien emprisonné depuis 2015 en raison de chèques impayés, et de sa fille Siwar (à gauche). Photo prise à Tunis le 11 avril 2024. © 2024 Human Rights Watch

L’un des cas étudiés est celui de Mejid Hedhli, un entrepreneur en bâtiment condamné en 2016 à une peine de 122 ans et 9 mois de prison pour une cinquantaine de chèques impayés. Hedhli assurait la rénovation d’un bâtiment public en 2010, mais son chantier a accusé des retards et a subi des dégâts matériels lors d’événements survenus après la révolution de 2011. Sa famille affirme par ailleurs que l’institution publique qui l’avait engagé ne lui a pas réglé la totalité du montant qu’elle lui devait.

« Si Mejid n’avait pas été en prison, il aurait pu travailler et payer tous ses chèques », a déclaré son épouse Jalila Hedhli. « Sa vie a été ruinée, et pourtant les chèques sont toujours impayés. »

Les entretiens menés par Human Rights Watch montrent qu’après le rejet d’un premier chèque par une banque, le débiteur fait souvent face à une accumulation de dettes en raison d’amendes, de frais et du fait que d’autres créanciers cherchent à se faire payer rapidement. Les graves problèmes d’endettement et le risque d’emprisonnement conduisent souvent les personnes à cesser toute activité économique et à vivre cachées ou à s’exiler.

La législation actuelle est injuste dans la mesure où elle ne fait pas de distinction entre un débiteur dans l’incapacité de payer pour d’impérieuses raisons économiques et une personne qui a sciemment utilisé le chèque à des fins frauduleuses, a déclaré Human Rights Watch.

L’endettement peut également peser sur les proches du débiteur, qui interviennent souvent pour aider à rembourser une partie des dettes en vendant leurs propres biens ou en contractant des prêts bancaires. L’endettement a aussi des conséquences néfastes sur la santé des personnes endettées et des membres de leur famille.

Les personnes endettées ont rarement accès à une véritable représentation juridique lorsqu’elles sont dans l’incapacité à s’acquitter de dettes liées à des chèques, soit par manque de moyen soit par résignation. Pourtant, la présence d’un avocat est particulièrement importante pour demander un report d’audience et donner au débiteur un délai supplémentaire pour réunir la somme due. Si un débiteur peut s’acquitter de ses dettes avant que le tribunal prononce un verdict, les poursuites sont levées.

Étant donné que l’émission d’un chèque sans provision est considérée comme une infraction formelle, les juges n’ont pas tenus de considérer l’intention de l’émetteur du chèque, ni d’examiner les circonstances qui ont conduit à l’endettement ou encore de chercher des solutions autres que l’emprisonnement.

L’emprisonnement pour chèques impayés ne permet que rarement aux créanciers de se faire rembourser, surtout lorsque le débiteur est pauvre. Dans les cas où un remboursement est obtenu, il résulte généralement de la pression exercée sur les membres de la famille du débiteur, qui réunissent des fonds pour l’aider.

Le Président Kais Saied est favorable à une modification de la loi et a demandé en 2023 à la ministre de la Justice Leïla Jaffel de soumettre un projet de loi visant à dépénaliser ces chèques. Plusieurs acteurs économiques, dont l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), la plus grande organisation patronale du pays, ont recommandé l’application de peines alternatives à l’emprisonnement en juillet 2023. En février dernier, des législateurs ont proposé une loi visant à accorder l’amnistie aux personnes poursuivies pour émission de chèques sans provision, mais celle-ci n’a pas encore été débattue.

La Tunisie devrait rapidement remplacer les dispositions légales rendant possible l’emprisonnement pour dettes par une législation tenant compte de la réalité de l’utilisation du chèque comme outil de crédit, proposer des alternatives à l’emprisonnement et des moyens viables permettant aux créanciers de récupérer leur dû. Les personnes injustement emprisonnées en vertu de ces dispositions devraient être libérées et avoir la possibilité de régler leurs dettes dans le cadre d’un plan de remboursement, option qui devrait aussi être disponible pour les personnes vivant cachées ou ayant fui le pays.

La Tunisie, qui ne dispose d’aucune loi sur la faillite personnelle susceptible d’alléger le fardeau des débiteurs traversant des difficultés économiques, notamment des entrepreneurs du secteur informel, devrait également adopter une législation sur l’insolvabilité personnelle.

« Le Parlement devrait modifier la loi afin de permettre aux personnes endettées qui n’avaient aucune intention de faire défaut de sortir de prison et d’en finir avec la spirale infernale de l’endettement », a conclu Salsabil Chellali. « C’est également une opportunité pour mettre en place de meilleures garanties contre l’insolvabilité et d’adopter des mesures profitant à l’économie sur le long terme. »

07.06.2024 à 22:28

Ukraine : La conférence de Berlin, une bouée de sauvetage pour les enfants

Human Rights Watch

Click to expand Image Décombres d’une salle de classe de l’École n° 62, à Kharkiv, en Ukraine, photographiés le 27 juin 2022. Cette école a été en grande partie détruite lors de plusieurs attaques russes menées durant la période février - avril 2022.  © 2022 Human Rights Watch La Conférence de Berlin sur le redressement de l’Ukraine devrait donner la priorité au soutien des donateurs pour reconstruire des milliers d’écoles endommagées, les rendre accessibles à tous les enfants, et veiller entretemps à ce que les enfants et les enseignants aient accès à l’équipement et à la technologie nécessaires pour l’enseignement à distance.L’Ukraine s’appuie toujours sur un système hérité de l’ère soviétique, selon lequel des enfants considérés comme handicapés ou issus de milieux socio-économiques défavorisés sont placés dans des institutions.Les donateurs devraient encourager l’Ukraine à poursuivre les progrès déjà réalisés dans ce domaine, permettant aux enfants que quitter des institutions et de s’orienter vers des structures de type familial et des systèmes d’éducation courante ; les donateurs devraient aussi fournir des ressources à cet égard.

(Berlin, 7 juin 2024) – Les gouvernements participant à la Conférence sur le redressement de l’Ukraine qui se tiendra à Berlin les 11-12 juin devraient mobiliser des ressources afin de protéger et de faire respecter les droits des enfants, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et le Réseau ukrainien pour les droits de l’enfant (Ukraine Child Rights Network). Il s’agit notamment d’assurer aux enfants un accès sûr à une éducation de qualité, ainsi que le droit de vivre au sein de familles d’accueil plutôt que dans des environnements institutionnels susceptibles d’avoir des effets préjudiciables. La conférence vise à générer une aide gouvernementale et des investissements du secteur privé pour soutenir « le redressement, la reconstruction, la réforme et la modernisation » de l’Ukraine.

Suite à l’invasion à grande échelle par la Russie, les autorités ukrainiennes se sont engagées à mener des réformes de l’éducation afin de permettre aux enfants de poursuivre leur scolarisation dans des conditions sûres. Elles ont également élaboré une nouvelle stratégie visant à remplacer l’approche néfaste datant de l’ère soviétique, selon laquelle de nombreux enfants handicapés ou issus de milieux socio-économiques défavorisés étaient placés dans des institutions. Les recherches de Human Rights Watch ont révélé l’ampleur des besoins dans ce domaine, et l’importance d’un soutien international continu pour mener à bien des reformes.

« Un avenir meilleur pour l’Ukraine implique de prendre les mesures nécessaires pour que chaque enfant puisse réaliser son potentiel, et il ne devrait y avoir aucun retour en arrière à Berlin », a déclaré Bill Van Esveld, directeur adjoint de la division Droits des enfants à Human Rights Watch. « Bénéficier d’une éducation et pouvoir vivre au sein d’une famille d’accueil, plutôt que dans une institution, ne sont pas que de simples options souhaitables : il s’agit de droits fondamentaux pour tout enfant, qui méritent le soutien total des donateurs. »

Human Rights Watch a documenté d’importants dégâts et destructions dans les écoles et les maternelles ukrainiennes, causés par des attaques, ainsi que par les forces russes qui ont occupé, pillé et saccagé des écoles au cours des premiers mois des combats. Dans certains cas, les forces russes ont tiré sur les écoles qu’elles avaient utilisées alors qu’elles se retiraient des zones qu’elles occupaient, les endommageant encore davantage.

Au mois de mai, plus de 3 790 établissements scolaires avaient déjà été endommagés ou détruits, selon les chiffres fournis par le gouvernement ukrainien.

Texte complet en anglais : en ligne ici.

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07.06.2024 à 20:35

Yémen : Les Houthis ont arrêté des employés de l'ONU et des représentants de la société civile

Human Rights Watch

(Beyrouth, le 7 juin 2024) – Le 6 juin, les autorités houthies au Yémen ont effectué des descentes aux bureaux et domiciles d’au moins une douzaine d’employés d’agences des Nations Unies et d’organisations non gouvernementales à Sanaa, à Hodeidah, à Saada et à Amran ; elles y ont placé sous détention ces personnes, dont au moins neuf employés de l’ONU. Les autorités houthies semblent détenir arbitrairement ces personnes en raison de leur emploi. Depuis le début du conflit au Yémen en 2014, les Houthis – qui contrôlent la capitale, Sanaa, ainsi qu’une grande partie du nord du pays – ont fait disparaître, arrêté arbitrairement et torturé des centaines de civils, dont des employés de l’ONU et d’agences non gouvernementales,

Des proches et des collègues de certaines personnes détenues ont déclaré à Human Rights Watch que les autorités houthies n’ont pas révélé leur lieu de détention, et ont empêché ces personnes de communiquer avec leurs familles ou employeurs. Le refus des autorités de révéler le lieu où se trouvent les détenus ou leur sort peut être assimilé à une disparition forcée, en vertu du droit international. Dans un cas, les Houthis ont détenu non seulement une employée d’une organisation de la société civile, mais aussi son mari et leurs deux enfants, âgés de 3 ans et de 9 mois, selon un ami de la famille qui s’est entretenu avec Human Rights Watch.

Niku Jafarnia, chercheuse sur le Yémen et Bahreïn à Human Rights Watch, a fait la déclaration suivante :

« Les Houthis devraient immédiatement libérer tous les employés de l’ONU et les travailleurs d’autres groupes indépendants qu’ils ont détenus en raison de leur travail humanitaire et de défense des droits humains, et cesser de détenir arbitrairement et de faire disparaître des personnes de force. De telles détentions portent non seulement atteinte aux droits de ces personnes, mais compromettent également le travail humanitaire et de défense des droits humains essentiel au Yémen à un moment où la majorité des Yéménites n’ont pas un accès adéquat aux besoins de base comme la nourriture et l’eau. »

Les Houthis ont également arrêté plusieurs employés d’organisations de la société civile yéménite au cours de la semaine dernière. En octobre 2023, Hisham al-Hakimi, un employé de Save the Children, est décédé en détention après avoir été détenu arbitrairement depuis le 9 septembre 2023. Trois membres du personnel de l’ONU sont toujours détenus arbitrairement par les Houthis – l’un d’entre eux depuis novembre 202, et deux autres depuis août 2023.

Les arrestations arbitraires et les disparitions forcées de civils constituent de graves violations du droit international.

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07.06.2024 à 10:00

Un éminent chercheur arrêté en RD Congo

Human Rights Watch

Click to expand Image Jean-Jacques Wondo Omanyundu. © Privé

Aujourd’hui, Jean-Jacques Wondo, un chercheur connu expert en politique et questions de sécurité dans la région africaine des Grands Lacs, va comparaître en audience préliminaire devant un tribunal militaire à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Jean-Jacques Wondo fait partie d’au moins plusieurs dizaines de personnes qui ont été arrêtées à la suite d’une tentative manquée de coup d’État dans le pays le mois dernier.

Jusqu’à présent, le seul élément connu ayant été présenté à charge contre Jean-Jacques Wondo est une photo de lui datant de 2016 en compagnie de Christian Malanga, un opposant du gouvernement congolais basé aux États-Unis et auto-proclamé « président du Nouveau Zaïre », qui était prétendument à la tête de la tentative de coup. Malanga a été tué dans des circonstances peu claires quelques heures après qu’il se soit temporairement emparé, en compagnie d’environ 50 hommes armés, du Palais de la Nation à Kinshasa, siège officiel de la présidence. Les participants au coup d’État auraient également attaqué les résidences du Premier ministre, du ministre de la Défense et d’un autre politicien de haut rang. Malanga était actif sur les réseaux sociaux et des photos de lui en compagnie de politiciens américains de haut rang ont circulé.

Jean-Jacques Wondo, citoyen belgo-congolais, est connu dans toute la région et en Europe. Human Rights Watch l’a consulté pendant des années sur des questions politiques et sécuritaires. Récemment, Daniel Lusadisu, à l’époque administrateur général de l’Agence nationale de renseignement de la RD Congo (ANR), lui avait demandé d’étudier les pratiques de l’agence et de proposer des réformes. Jean-Jacques Wondo s’était rendu à Kinshasa en mai pour poursuivre son travail. À la suite de la tentative de coup, il aurait été arrêté et détenu au secret pendant au moins une journée avant d’être transféré dans une prison militaire.

Des membres de la famille de Jean-Jacques Wondo ont déclaré à Human Rights Watch qu’il était absurde d’arrêter quelqu’un sur la base d’une photo vieille de huit ans prise en compagnie d’un dirigeant présumé d’un coup.

Depuis la tentative de coup d’État, Human Rights Watch a appelé le gouvernement à respecter les droits fondamentaux des personnes arrêtées. Jean-Jacques Wondo et les autres détenus devraient être inculpés de manière crédible d’une infraction criminelle ou remis en liberté immédiatement. Un mandat d’arrêt basé uniquement sur une photo de 2016 n’est tout simplement pas crédible. 

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