LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
hebdo - L'AUTRE QUOTIDIEN
Souscrire à ce flux
Réveiller l'espoir en un monde plus beau, plus juste et plus vivable.

Abonnés Articles en accès libre Hebdo Articles

▸ les 20 dernières parutions

26.03.2025 à 11:47

Les Usa vues du côtés des oubliés avec le Tonky de Lonnie Holley

L'Autre Quotidien

Artiste multi-facettes, Lonnie Holley est à la fois poète, sculpteur, musicien et bricoleur de génie puisqu’il a re-construit lui-même nombre instruments dont il fait usage. Mais cela, c‘était avant qu’on finisse par le reconnaître, comme une voix aussi singulière que discordante des Usa. Un artiste nécessaire qui raconte ici son passé glaçant, après avoir décidé d’avancer et d’y croire : Tonky !
Texte intégral (1014 mots)

Artiste multi-facettes, Lonnie Holley est à la fois poète, sculpteur, musicien et bricoleur de génie puisqu’il a re-construit lui-même nombre instruments dont il fait usage. Mais cela, c‘était avant qu’on finisse par le reconnaître, comme une voix aussi singulière que discordante des Usa. Un artiste nécessaire qui raconte ici son passé glaçant, après avoir décidé d’avancer et d’y croire : Tonky !

Envisager notre vie, notre création et notre amour signifie que, du moins pour certains d'entre nous, nous pouvons être poussés vers l'avant par la perspective de ce qui va suivre. Le moment que nous pouvons retenir et placer dans nos poches débordantes.

L'œuvre de Lonnie Holley est, pour moi, une œuvre de ce type d'accumulation et d'attention. Le plaisir de trouver un son et de le presser contre un autre son trouvé et un autre jusqu'à ce que, avant que l'auditeur s'en rende compte, il soit submergé par une symphonie de sons qui donne l'impression de s'assembler au fur et à mesure qu'elle vous submerge. Tonky est un album qui tire son nom d'un surnom d'enfance donné à Holley lorsqu'il a vécu une partie de son enfance dans un honky tonk. La vie de survie et d'endurance de Lonnie Holley a nécessité - et nécessite sans doute encore - une forme d'invention. Une invention qui est également riche et présente dans les chansons de Holley, qui sont pleines et immersives sur Tonky, un album qui commence par sa chanson la plus longue, un marathon exhaustif de neuf minutes d'un morceau appelé "Seeds", qui commence par un seul son clairsemé et se développe ensuite. Des chants, de faibles touches, des cordes, et par-dessus tout, la voix de Holley, qui ne chante pas, mais qui parle clairement du travail de la terre quand il était jeune, de la violence qu'il a endurée au cours de ce processus, se couchant ensanglanté et souffrant des coups qu'il recevait. La chanson se développe en une métaphore sur le lieu, sur les échecs de la maison, ou de n'importe quel endroit censé vous protéger, qui n'est pas à la hauteur de ce qu'il se vend, même si vous y travaillez sans relâche, si vous travaillez dessus, si vous travaillez pour en faire quelque chose qui en vaille la peine.

"Seeds" ne donne pas seulement le ton d'un album qui tourne autour de la renaissance, du renouveau et des limites de l'espoir et de la foi, mais il met en lumière ce qui est pour moi la plus grande force de Holley en tant que musicien, à savoir un engagement en faveur de l'abondance et de la générosité. C'est un conteur incroyablement doué, attaché à la tradition orale, si bien que de nombreux auditeurs (dont je fais partie) seraient tout à fait satisfaits de s'asseoir aux pieds d'un disque de Lonnie Holley et de tendre l'oreille à ses récits robustes et expansifs. Mais Tonky est un album aussi large dans sa sonorité qu'il l'est dans la place qu'il laisse à un large éventail d'artistes pour franchir la porte de l'album et se sentir chez eux, quelle que soit la façon dont ils passent le temps qu'ils ont sur une chanson. Des invités comme Angel Bat Dawid, Alabaster Deplume, Saul Williams, Mari Lattimore, Billy Woods, Open Mike Eagle, etc.

Avec les mots d’Hanif Abdurrqib qui introduisent l’album, on est bien aux USA, ne 2025, dans un pays qui a cru sortir du marasme en élisant un crétin orangé. Celui-là même qui ne conçoit son pays que comme une victoire à l’arraché des riches sur les pauvres, en leur interdisant petit à petit l’accès aux ressources qui sont les leurs… Méfies ici d’autres grosses merdes se pointent pour faire pareil. Lueur d’espoir que cet album ? Non, juste un témoignage de talent et de sortie d’ornière du/de la pauvreté/racisme vécue au quotidien dont on sort par l’art avec une vision. Grand disque

Jean-Pierre Simard, le 31/03/2025
Lonnie Holley - Tonky - Jagjaguwar

25.03.2025 à 18:33

DpA bien marri face au SNA de Dati

L'Autre Quotidien

« Pendant que les architectes se battent pour leur survie, l’État dessine des stratégies déconnectées ». Selon Défense Profession Architecte (DpA), la nouvelle Stratégie Nationale pour l’Architecture 2025 (SNA) dévoilée le 4 février 2025 par Rachida Dati, ministre de la Culture, illustre le décalage croissant entre les ambitions affichées et les réalités du terrain. Tribune.
Texte intégral (1457 mots)

« Pendant que les architectes se battent pour leur survie, l’État dessine des stratégies déconnectées ». Selon Défense Profession Architecte (DpA), la nouvelle Stratégie Nationale pour l’Architecture 2025 (SNA) dévoilée le 4 février 2025 par Rachida Dati, ministre de la Culture, illustre le décalage croissant entre les ambitions affichées et les réalités du terrain. Tribune.

« Alors que nos agences traversent une crise sans précédent, on nous propose des concepts sans moyens concrets d’action. Oui, l’architecture est « porteuse de solutions » comme le souligne Mme la ministre, mais il est temps pour l’État de passer des paroles aux actes », indique DpA.

Stratégie Nationale pour l’Architecture : quels bilans et quelles perspectives pour la profession ?

La nouvelle « Stratégie Nationale pour l’Architecture » annoncée par Rachida Dati, ministre de la Culture, se heurte à l’incompréhension et au désarroi des architectes praticiens. Alors que les agences d’architecture traversent une crise sans précédent, luttant quotidiennement pour leur survie économique, cette initiative apparaît déconnectée des réalités du terrain (Voir le constat alarmant sur les revenus des architectes Archigraphie 2025).

Les architectes, acteurs essentiels de la transformation de nos territoires, attendent des mesures concrètes.

Ce document largement alimenté par des propositions du CNOA, fait l’impasse sur la situation préoccupante des architectes et ne répond pas aux enjeux ni aux besoins d’une profession de plus en plus marginalisée dans le processus de production de l’architecture et du cadre bâti, alors même qu’elle est de plus en plus sollicitée pour répondre aux défis et enjeux de notre société, selon les propres propos de la ministre : « Face aux défis environnementaux et sociaux, l’architecture est porteuse de solutions ».

Avant de lancer une nouvelle stratégie, un bilan critique sur l’impact réel de la SNA de 2015 sur la pratique quotidienne des architectes s’impose.

En effet, force est de constater que loin d’avoir renforcé la position des architectes dans l’acte de bâtir, celle-ci a contribué à leur fragilisation progressive à travers des mesures telles que :
– la suppression de l’obligation de recours aux appels d’offres et aux concours pour les logements sociaux ;
– le contournement facilité de l’obligation de recours à l’architecte via les déclarations préalables ;
– une précarisation accrue des agences d’architecture.

« Cette absence d’évaluation critique démontre un décalage persistant entre les ambitions affichées des politiques publiques et la réalité du terrain vécue par les professionnels en charge de la production architecturale ». (Batiactu 17/05/2018)

Oui l’architecture est porteuse de solutions !

Mais l’architecture ne peut exister comme expression de la culture pour toute la société que si l’État lui donne les nécessaires moyens législatifs et financiers pour remettre les architectes en première ligne de la production architecturale.

À qui donc s’adresse la SNA ?

« Cette nouvelle stratégie s’adresse à l’ensemble des habitants de notre pays […] cette stratégie s’adresse aux décideurs […] elle renforcera l’action des différentes actions ministérielles », dit Mme Dati.

Vaste sujet qui explique le quiproquo pour les architectes !

Qui sont ces décideurs à qui s’adresse la SNA, sinon les élus territoriaux, les services de l’État, les maîtres d’ouvrage, les promoteurs, les entreprises, les lotisseurs, les BET et bien d’autres encore.

Autre motif de confusion : improprement et largement utilisé, le terme « architecture » recouvre en réalité tout ce qui concourt à la politique de la ville que ce soit l’aménagement, l’urbanisme, la réglementation ou l’environnement. Il eut été plus juste de parler de stratégie nationale pour le cadre de vie en général, bien que ce document n’aborde ni la question du logement ni la politique foncière ni les moyens indispensables aux ambitions annoncées.

Qu’en est-il de l’architecte ?

Si l’architecture disparaît dans ce concept, l’architecte lui, est dilué dans la nouvelle famille des « professionnels de l’architecture ».

Conséquences pour l’enseignement : les écoles devront former à la diversité des parcours, des « professionnels de l’architecture », et pas seulement les architectes.

Nous déplorons que l’augmentation du nombre d’étudiants ne soit pas destinée à augmenter le nombre des architectes mais celui de « professionnels de l’architecture » dont on ne cerne pas bien les qualifications ni les compétences.

Il est aussi question de s’adapter aux nouvelles formes de la commande.

Faut-il s’adapter à de nouveaux enjeux tels que « la privatisation de la commande publique » couplée à une série de mesures réglementaires qui ont contribué à « réduire la place des architectes dans la construction » (Le Monde 05/02/2025) ?

Sous couvert de « territorialisation, de sensibilisation des élus et de mobilisation collective », l’État, à travers cette SNA, se décharge de sa responsabilité en matière d’architecture et de cadre de vie, et fait porter aux architectes la responsabilité de leur situation d’impuissance.

Madame la ministre Rachida Dati, lorsque vous déclarez que :
– « l’architecture constitue une discipline autant qu’une politique publique incontournable pour faire face aux défis de notre temps » ;
– […]Dans un contexte marqué par l’économie des ressources et les enjeux de résilience, la réhabilitation forme le nouveau cadre de création architecturale. La nouvelle donne est celle du « déjà là », entre rénovation et restauration. C’est un changement de perspective que l’État doit accompagner ».
Nous vous prenons au mot !

Les architectes sont prêts à relever ce défi à condition que l’État leur en donne les moyens par un engagement politique clair qui vise à les remettre au cœur de la fabrication de l’architecture, de la ville, du cadre de vie et de tous les domaines où leurs compétences et leur expertise sont nécessaires à la société.

De sorte que :
– l’intérêt public de leur travail et le rôle central de leurs compétences soient reconnus, soutenus et renforcés par des dispositifs législatifs et financiers ;
– la profession d’architecte cesse d’être envisagée comme la variable d’ajustement financier des politiques publiques de réduction des coûts.

Défense Profession Architecte (DpA) 31/03/2025

25.03.2025 à 12:20

Les affiches ciné du Ghana, période 80/90, assurent grave leur folie

L'Autre Quotidien

Les affiches de films du Ghana peintes à la main dans les années 1980-1990 sont réputées pour leur originalité et leur excentricité. Elles reflètent une interprétation des films internationaux par des locaux qui n’ont souvent même pas vu les œuvres mais qui enchérissent sur le scénario pour faire venir les spectateurs dans les salles obscures. Trip assuré !
Texte intégral (890 mots)

Les affiches de films du Ghana peintes à la main dans les années 1980-1990 sont réputées pour leur originalité et leur excentricité. Elles reflètent une interprétation des films internationaux par des locaux qui n’ont souvent même pas vu les œuvres mais qui enchérissent sur le scénario pour faire venir les spectateurs dans les salles obscures. Trip assuré !

L’avènement du magnétoscope a eu raison des petites salles de cinéma du pays et cette « tradition » des affiches de films du Ghana a fini par disparaître.

Mais, les posters, souvent peint sur des sacs de riz, qui ont franchi les ans s’échangent à des prix élevés sur les marchés de l’art.

Et, pour vous faire une idée plus complète de la chose : voici les affiches de films du Ghana les plus déjantées sélectionnées par All The Right Movies

Jim Lajungle, le 31/03/2025
Les affiches de films du Ghana les plus déjantées

5 / 20
  GÉNÉRALISTES
Basta
Blast
L'Autre Quotidien
Alternatives Eco.
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
Le Monde
Libération
Mediapart
La Tribune
 
  EUROPE / RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord / Proche & Moyen-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
N-Y Times
  OSINT / INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
AOC
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
L'Insoumission
Les Jours
LVSL
Marianne
Médias Libres
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Rézo
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Extrême-droite
Human Rights
Inégalités
Information
Internet actu ✝
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Vrai ou Fake ?
🌓