22.03.2025 à 05:00
La mer Caspienne, bordée par la Russie, l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Turkménistan et le Kazakhstan, s'étend sur une superficie à peu près équivalente à celle de l'Allemagne. Toutefois, depuis 1995, elle ne cesse de se réduire, le niveau de l'eau ayant baissé de plus de deux mètres. Selon les scientifiques, la superficie de la mer Caspienne pourrait diminuer de 30 % d'ici à la fin du siècle.
Cette tendance alarmante est aggravée par le changement climatique – hausse des températures et (…)
La mer Caspienne, bordée par la Russie, l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Turkménistan et le Kazakhstan, s'étend sur une superficie à peu près équivalente à celle de l'Allemagne. Toutefois, depuis 1995, elle ne cesse de se réduire, le niveau de l'eau ayant baissé de plus de deux mètres. Selon les scientifiques, la superficie de la mer Caspienne pourrait diminuer de 30 % d'ici à la fin du siècle.
Cette tendance alarmante est aggravée par le changement climatique – hausse des températures et augmentation de l'évaporation – ainsi que par les activités humaines, telles que la construction de nombreux réservoirs le long de son principal affluent, la Volga.
Le bassin septentrional peu profond de la mer Caspienne, que se partagent le Kazakhstan et la Russie, est le plus gravement touché et risque de disparaître complètement dans les décennies à venir. Les répercussions sont désastreuses pour la biodiversité et pour les communautés côtières, qui perdent leurs moyens de subsistance et doivent faire face à des conditions de vie de plus en plus difficiles.
En juin 2024, le journaliste français Clément Girardot et le photographe Julien Pebrel sont partis le long du littoral de la mer Caspienne, dans la région d'Atyraou, pour voir comment vivent les habitants du Kazakhstan, devant l'avenir incertain de leur mer.
Atyraou, la plus grande ville du Kazakhstan à proximité de la mer Caspienne, qui compte environ 350.000 habitants, lutte depuis longtemps contre une grave pollution de l'air. La ville est entourée de nombreuses infrastructures polluantes, parmi lesquelles une énorme raffinerie, une centrale thermique, une cimenterie et plusieurs installations de stockage et de transport de gaz naturel et de pétrole.
Mais c'est une autre crise environnementale qui préoccupe la population d'Atyraou : le recul de la mer Caspienne. « Dans dix ans, la mer Caspienne aura disparu, alors à quoi bon en parler ? Le niveau de communication publique est quasiment inexistant », regrette Mustafa, un riverain habitué à pêcher dans l'Oural, qui traverse la ville.
« Le déclin a commencé dans les années 2000 et il s'accélère depuis 2015. Près d'Atyraou, le littoral s'est éloigné de 30 kilomètres vers le sud. La mer s'assèche, mais ce qui est encore plus inquiétant, c'est l'effondrement de sa biodiversité », explique Arman Khairullin, militant écologiste et député indépendant du Conseil régional d'Atyraou.
Damba, le dernier village sur l'Oural avant qu'il ne se jette dans la mer Caspienne, s'est développé grâce aux coopératives de pêche qui ont vu le jour pendant l'ère soviétique. Cependant, la réduction des populations de poissons et l'interdiction de pêcher certaines espèces ont contraint les habitants à s'adapter. De nombreux hommes de la région travaillent désormais en équipes dans les champs pétrolifères, où les conditions sont souvent difficiles.
« Il m'arrive de pêcher, mais la plupart du temps, je conduis un taxi. L'ancienne génération continue à sortir en mer par nostalgie, mais les jeunes ne le font plus que rarement, car il n'y a tout simplement pas assez de poissons », note Meyrambek, un villageois âgé de 28 ans.
La population de Damba augmente malgré le déclin de l'industrie de la pêche. Des maisons de plain-pied fleurissent le long des rues droites et tranquilles aux trottoirs bien entretenus. Ces maisons, entourées de clôtures et conçues avec un nombre limité de fenêtres pour se protéger du vent et de la chaleur, attirent de nouveaux habitants en quête d'un logement abordable et d'un air plus pur que dans le centre-ville d'Atyraou, la capitale régionale, qui se trouve à une vingtaine de kilomètres.
Pour rejoindre l'embouchure de l'Oural à partir de Damba, il faut utiliser un bateau. Le fond marin ne descend qu'à 20 ou 30 centimètres sous la surface, ce qui rend la navigation difficile. Deux excavatrices opèrent en continu pour draguer le chenal afin de permettre aux bateaux d'atteindre la haute mer et aux poissons de migrer en amont vers leurs zones de reproduction.
« L'objectif est de creuser un canal de 2,5 mètres de profondeur et de 40 mètres de large. Déjà en hiver, l'embouchure de l'Oural est parfois complètement à sec », précise Arman Khairullin. Dans la Russie voisine, de nombreuses villes de pêcheurs, autrefois construites en bord de mer, n'ont plus accès à la mer que par des canaux.
Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), cinq des six espèces d'esturgeons de la mer Caspienne sont en danger critique d'extinction. Aujourd'hui, les esturgeons sont exclusivement issus de l'élevage. En 2022, le Kazakhstan a exporté environ 580 tonnes de caviar et de succédanés de caviar pour une valeur de 8 millions de dollars US, ce qui représente 1 % des exportations mondiales de produits alimentaires en provenance du Kazakhstan. Près de l'embouchure de l'Oural, Berik Akhmetov exploite un petit bassin d'élevage d'esturgeons, un projet qu'il a mis sur pied il y a quatre ans. « Pour l'instant, ces poissons sont trop petits ; il faut 10 à 12 ans d'élevage pour obtenir un spécimen adulte. À terme, ils seront vendus pour leur chair et leur caviar », indique-t-il.
L'entrepreneur prévoit également de relâcher des esturgeons juvéniles dans la nature. Les cinq pays de la mer Caspienne sont tenus de prendre de telles mesures pour empêcher l'extinction de l'espèce, bien qu'elles n'aient eu qu'un effet très limité jusqu'à présent.
Situé à 70 kilomètres à l'ouest de la capitale régionale d'Atyraou, Zhanbay était jadis un village de pêcheurs florissant. « Il y a dix ans, on voyait la mer depuis le toit de ce bâtiment. Aujourd'hui, le rivage est à 20 kilomètres », signale Didar Yesmoukhanov, le maire de Zhanbay, à l'ouest du pays. La disparition de la mer a radicalement transformé l'économie et le mode de vie de cette communauté de pêcheurs autrefois dynamique.
L'élevage de chameaux est devenu une source de revenus alternative dans cette région aride. Avec le déclin des activités halieutiques et la dégradation des conditions de vie, certaines personnes sont contraintes de quitter le village. « S'il était encore possible de pêcher ici, je serais resté, mais il faut trouver un moyen de survivre, surtout en hiver », déclare Nurbol, un homme d'une trentaine d'années qui a grandi à Zhanbay, mais qui a dû partir à Atyraou, à la recherche de meilleures perspectives d'avenir. Il vit aujourd'hui dans la capitale régionale, mais rend souvent visite à sa famille à Zhanbay.
Un assèchement plus radical de la mer Caspienne perturberait la vie de millions de riverains et pourrait déclencher des mouvements migratoires encore plus importants.
Autres conséquences du recul de la mer, la désertification croissante des zones côtières et l'augmentation de la fréquence des tempêtes de sable portent préjudice à la santé des gens et des animaux. « Nous sommes attristés par la baisse du niveau de la mer car à cause de ce phénomène, le vent transporte de la poussière salée, et c'est très mauvais pour les animaux », déplore Ibragim Bozakhaev, un habitant de 68 ans dont le jardin est planté d'abricotiers, une espèce bien adaptée à l'aridité du climat.
Sa belle-fille souffre personnellement des tempêtes de sable. « Les tempêtes de sable sont fréquentes en été. Parfois, elles sont si fortes qu'on ne voit même pas notre jardin. Je commence à faire une allergie à la poussière ; c'est une saison très difficile pour moi », souligne Asel Sheruyenova, âgée de 26 ans.
À la frontière entre le Kazakhstan et la Russie, le delta de la Volga abrite un écosystème unique. Cette zone humide est depuis longtemps un sanctuaire pour les oiseaux et les poissons, mais elle est aussi profondément affectée par la crise environnementale. « Le niveau de l'eau baisse depuis cinq ans et la boue s'accumule dans les canaux », explique Satti Boldi, qui travaille dans l'industrie pétrolière de la ville de Kurmangazy.
L'aridité croissante contribue par ailleurs à l'augmentation des incendies de forêt dans les parties russe et kazakhe du delta. En Russie, la zone touchée par des incendies catastrophiques dans le delta a augmenté de 34 % entre 2010 et 2020.
Le temps est peut-être compté pour trouver une solution pour la mer Caspienne. En novembre 2022, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a qualifié la situation de « grave » lors d'un discours et a appelé à la création d'un institut de recherche axé sur l'étude de la mer Caspienne. Le gouvernement a officiellement approuvé le projet en janvier 2024, mais l'institut n'a toujours pas vu le jour.
19.03.2025 à 12:49
La situation socioéconomique en Afrique reste critique, avec des conséquences désastreuses pour les travailleurs, leurs familles et leurs communautés. La pandémie de Covid-19 et ses retombées catstrophiques, qui ont entraîné la perte de millions d'emplois et avec elle, une explosion de la dette publique, ont plongé des millions de personnes dans la pauvreté. Même une partie de la classe moyenne du continent qui avait jusque-là été quelque peu épargnée est tombée sous le seuil de pauvreté (…)
- Opinions / Afrique-Global, Négociation collective, Travail décent, Droits du travail, Travail, Salaires et revenus, Syndicats, Salman YunusLa situation socioéconomique en Afrique reste critique, avec des conséquences désastreuses pour les travailleurs, leurs familles et leurs communautés. La pandémie de Covid-19 et ses retombées catstrophiques, qui ont entraîné la perte de millions d'emplois et avec elle, une explosion de la dette publique, ont plongé des millions de personnes dans la pauvreté. Même une partie de la classe moyenne du continent qui avait jusque-là été quelque peu épargnée est tombée sous le seuil de pauvreté fixé à 2,15 USD par jour.
La guerre en Ukraine a constitué un défi supplémentaire, entraînant une hausse des coûts alimentaires, énergétiques et financiers et exacerbant les pressions inflationnistes sur l'ensemble des économies africaines. Selon les estimations de la Banque africaine de développement, l'inflation en Afrique s'élevait en moyenne à 17 % en 2023, avec une hausse des prix des denrées alimentaires de plus de 20 % dans certains pays.
À l'heure actuelle, 145 millions de personnes (soit un tiers de la population active du continent) sont classées dans la catégorie des « travailleurs vivant dans l'extrême pauvreté », selon l'Organisation internationale du travail, et ce nombre ne cesse d'augmenter.
Qui plus est, les gouvernements africains cumulent les mesures d'austérité prescrites par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, avec des politiques d'assainissement budgétaire qui se traduisent par des coupes dans les dépenses publiques de protection sociale et les programmes d'emploi. Ces mesures ont souvent eu pour effet de freiner la demande globale, de ralentir la reprise économique et de creuser les inégalités.
Toutes ces circonstances aggravantes nous renvoient à une même réalité : un nouveau contrat social est aujourd'hui plus urgent que jamais. L'ancien contrat social entre les gouvernements et les citoyens a échoué. Fondamentalement, le modèle économique axé sur l'industrie et l'emploi à long terme n'a pas été en mesure de répondre aux besoins de la population. Mais surtout, le rôle de l'État dans la fourniture de services essentiels tels que l'éducation, les soins de santé et la sécurité sociale s'est considérablement affaibli.
Pour améliorer la vie des travailleurs et de leurs familles, objectif sous-tendu par la demande d'un nouveau contrat social, les syndicats doivent repenser leurs stratégies d'organisation et renforcer les mécanismes de négociation collective afin de donner plus de pouvoir aux travailleurs, protéger leurs moyens de subsistance et promouvoir un avenir économique plus juste et plus inclusif pour l'Afrique.
Depuis près d'une décennie, la Confédération syndicale internationale (CSI) plaide en faveur d'un nouveau contrat social pour garantir une prospérité partagée et revitaliser les communautés et les économies. Ce plaidoyer est une réponse à la disparité croissante des richesses qui privilégie les 1 % les plus riches par rapport aux 99 % les plus défavorisés, lesquels contribuent pourtant de manière significative à la richesse mondiale. La CSI affirme qu'un tel contrat social se doit d'inclure le respect des droits des travailleurs, des emplois décents respectueux de l'environnement, des droits, des salaires vitaux, une protection sociale universelle, l'égalité entre les groupes sociaux et l'inclusion des travailleurs dans la prise de décision.
Aujourd'hui, l'appel en faveur d'un nouveau contrat social est particulièrement urgent en Afrique.
Dans de nombreux forums, les syndicats africains ont pris conscience d'une réalité cruciale : un nouveau contrat social qui favorise la justice sociale est irréalisable si les travailleurs ne disposent pas d'une voix puissante, unie et organisée.
En l'absence de syndicats forts, les travailleurs restent fragmentés et vulnérables face à l'exploitation, tandis que la pression en faveur de politiques économiques et sociales équitables s'affaiblit. La seule façon de garantir un travail décent, des salaires équitables et une protection sociale est d'accroître la densité syndicale et d'élargir le cadre de la négociation collective afin de donner aux travailleurs une position de négociation plus forte.
Parallèlement, le renforcement des efforts de syndicalisation et le resserrement de la solidarité entre les travailleurs sont la seule voie viable pour parvenir à un nouveau contrat social garantissant justice, équité et dignité pour tous.
La représentation syndicale est indispensable en tant que moyen d'influence et de mobilisation, qui sont deux éléments essentiels pour faire pression sur les responsables afin d'obtenir des changements positifs et transformateurs. Les vagues d'attaques néolibérales, à commencer par l'instauration des programmes d'ajustement structurel dans les années 1980 et, surtout, les politiques de déréglementation, de libéralisation et de privatisation qui les accompagnaient, ont entraîné la perte de millions d'emplois formels et l'afflux en masse vers l'économie informelle des personnes touchées par ces politiques. Toutes ces mesures ont sans aucun doute affaibli les syndicats et le pouvoir des travailleurs.
L'intensification de la mondialisation et les manœuvres antisyndicales agressives marquées, notamment, par les réformes des lois du travail, le tout conjugué aux défis internes, ont contribué à éroder encore davantage l'influence des syndicats. Aussi, la situation actuelle, où le taux de syndicalisation moyen oscille autour de 9 % dans les pays africains (à l'exception de l'Afrique du Sud et de la Tunisie, où il est à deux chiffres) souligne à quel point il est urgent d'inverser la tendance et de redresser la situation.
Lors du 5e Congrès des délégués de l'Organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique), en novembre 2023, à Nairobi, au Kenya, où j'ai été élu secrétaire général, je me suis engagé à poursuivre l'objectif de la CSI-Afrique d'organiser au moins quatre millions de nouveaux membres. À l'appui de cet objectif, la CSI-Afrique a organisé, les 2 et 3 octobre 2024 à Kigali, au Rwanda, un Forum stratégique sur la syndicalisation et la négociation collective. Consciente de la nécessité de mener à bien un processus inclusif, pragmatique et durable, la CSI-Afrique a fait appel aux structures des fédérations syndicales du groupement Global Unions en Afrique et à leurs affiliés pour concevoir et organiser le tout premier forum stratégique de ces dernières années.
Des entretiens ont été menés sur tout le continent en amont du forum pour mieux comprendre les obstacles à la syndicalisation et à la négociation collective, en veillant à aborder ceux-ci depuis une perspective nuancée. Ces entretiens ont permis d'apporter plusieurs éclairages. Ainsi, à l'issue d'un entretien avec une jeune employée de banque à Abuja, au Nigeria, à propos des mauvaises conditions de travail et de la nécessité d'adhérer à des syndicats, celle-ci a indiqué : « Il est rare de croiser des organisateurs syndicaux sur mon lieu de travail, même si j'aimerais beaucoup adhérer au syndicat et en être une membre active, car je veux améliorer mes conditions de travail. »
Une commerçante de Lomé, au Togo, a fait écho à ce sentiment : « Les fonctionnaires du conseil viennent chaque jour nous réclamer des taxes en contrepartie de services minimaux, mais nous ne pouvons pas protester et changer notre situation car nous n'avons pas de syndicat fort. » Ces exemples illustrent clairement les lacunes en matière d'organisation syndicale, et ce tant dans l'économie formelle que dans l'économie informelle.
Comme l'a noté le camarade Kwasi Adu-Amankwah, ancien secrétaire général de la CSI-Afrique, lors du Forum de Kigali, « entre 2007 et 2023, les syndicats africains doivent s'engager sur la voie de l'unité à tous les niveaux et renouveler leur engagement à investir dans l'organisation et la formation des travailleurs afin de revitaliser et de renouveler leurs organisations, faute de quoi le glas retentira rapidement et avec force ».
Les conditions de vie et de travail déplorables qui prévalent sur le continent sont en même tant propices à des campagnes de syndicalisation agressives visant à augmenter le nombre d'adhérents, dans la mesure où des syndicats forts sont indispensables pour parvenir à un nouveau contrat social.
En octobre dernier, la Déclaration de Kigali sur la syndicalisation et la négociation collective (et la « feuille de route » qui l'accompagne), adoptée à l'occasion du Forum stratégique sur la syndicalisation et la négociation collective, a réaffirmé le besoin urgent de syndicats plus forts, plus inclusifs et plus adaptables sur tout le continent africain. Reconnaissant le déclin des effectifs syndicaux, la croissance du travail informel et des petits boulots, et la participation limitée des femmes et des jeunes aux activités syndicales, la déclaration a souligné la nécessité d'une refonte audacieuse des stratégies syndicales.
Elle a en outre souligné la nécessité d'élargir la syndicalisation aux travailleurs informels, aux travailleurs des plateformes et aux travailleurs migrants. La Déclaration de Kigali a également insisté sur l'importance des collaborations régionales, appelant les syndicats africains à renforcer les droits des travailleurs et à consolider le pouvoir collectif. Les syndicats ont été encouragés à faire pression pour obtenir des lois du travail plus strictes, à négocier des accords de branche protégeant les travailleurs des différents secteurs, à recourir à l'éducation et à la sensibilisation pour changer et améliorer les perceptions et les récits négatifs sur les syndicats et à faire campagne pour la ratification des principales conventions de l'OIT qui garantissent les droits et la protection des travailleurs.
La formation des travailleurs et la transition numérique sont essentielles pour renforcer les syndicats dans le monde du travail d'aujourd'hui. L'Académie d'organisation de la CSI et la formation sur la syndicalisation des travailleurs des plateformes renforceront la capacité des syndicats à assurer une représentation adéquate couvrant toutes les catégories de travailleurs. En définitive, la Feuille de route de Kigali pour la syndicalisation et la négociation collective présente un programme clair à adopter par les syndicats africains pour promouvoir le nouveau contrat social que tous les Africains méritent.