09.03.2026 à 13:42
Manon Mazuir

"Emmanuel Macron se rend au chevet de Chypre, alors que la petite île de la Méditerranée […] a été la cible de tirs de missiles et de drones depuis le déclenchement de la guerre en Iran", annonce Le Huffington Post. Ce lundi 9 mars, le chef de l'État "rencontrera à Paphos le président chypriote Níkos […]
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"Emmanuel Macron se rend au chevet de Chypre, alors que la petite île de la Méditerranée […] a été la cible de tirs de missiles et de drones depuis le déclenchement de la guerre en Iran", annonce Le Huffington Post.
Ce lundi 9 mars, le chef de l'État "rencontrera à Paphos le président chypriote Níkos Christodoulídis ainsi que le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis", explique France info qui rappelle que l'île est située à 200 km des côtes du Liban. L’objectif de ce déplacement : "témoigner la solidarité de la France vis-à-vis de Chypre" et "renforcer la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale", explique Ouest-France, qui précise qu'"une prise de parole conjointe est prévue à 13h50".
"Chypre et la France sont liées par un partenariat stratégique solide et durable. En ces temps de crise, ce partenariat se reflète concrètement dans une coopération étroite et une solidarité active", a déclaré le président chypriote sur les réseaux sociaux en amont de la rencontre [Cyprus Mail].
Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars, "la piste de la base britannique d'Akrotiri [avait] notamment été touchée par une frappe de drone", rappelle BFM TV. "Quelques heures plus tôt, Londres avait annoncé autoriser Washington à utiliser certaines de ses infrastructures militaires dans sa campagne contre l'Iran. Deux autres drones se dirigeant vers la base [la plus grande de la Royal Air Force, l'aviation britannique, hors du Royaume-Uni,] ont également été interceptés un peu plus tard le même jour" [France info]. Enfin, "mercredi [4 mars], la Turquie a intercepté un missile balistique tiré depuis l’Iran et se dirigeant vers son espace aérien. Mais la cible était vraisemblablement une base militaire de Chypre", a précisé un responsable turc, cité par BFM TV.
"Au cours de ce bref déplacement, les dirigeants chypriote, grec et français vont pouvoir 'évaluer la coordination de haut niveau entre les trois pays'", a souligné le porte-parole du gouvernement chypriote Konstantinos Letymbiotis [Le Figaro].
"Il s'agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, en vue de contribuer à la désescalade dans la région", a déclaré de son côté la présidence française [L'Orient-Le Jour]. "La frégate française Languedoc est ainsi arrivée à Chypre" la semaine dernière [BFM TV], tandis que des "moyens antiaériens" français ont également été envoyés "au large de Chypre" [Le Huffington Post].
Au-delà du seul cas de l'île, la France "a dépêché dans la région d’importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères", informe Le Parisien. Paris insiste cependant "sur [la] posture 'strictement défensive' [de la France] depuis le déclenchement le 28 février de la guerre par Israël et les États-Unis contre l’Iran".
Cette visite à Chypre "permettra également au chef de l'État de souligner l'importance de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer Rouge au détroit d'Ormuz, notamment grâce à l'opération maritime Aspides de l'Union européenne", a précisé l’Élysée [L'Orient-Le Jour]. "Un point névralgique, que l’Iran a décidé de bloquer afin d’empêcher l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, en réponse à l’offensive menée par les États-Unis et Israël", note Le Huffington Post. "Ces perturbations ont de fortes conséquences sur le marché mondial, et affectent tous les pays sans distinction", observe le média.
La présidence française a ajouté que ce déplacement "sera aussi l’occasion de coordonner [les] efforts pour assurer la sécurité des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement", relate Le Parisien. Le quotidien indique que "près de 400 000 Français résident ou sont actuellement de passage dans la douzaine de pays affectés par l’extension du conflit à la région du Golfe et au Liban", selon le ministère des Affaires étrangères.
Plusieurs autres pays européens "se sont engagés à fournir une aide militaire à Chypre", résume France info. "La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé ce samedi l'envoi de la frégate Federico Martinengo pour protéger l'île" [BFM TV]. De même que "l'Espagne [qui a aussi déclaré jeudi envoyer une] frégate pour des missions de 'protection'".
"Deux frégates et des avions F-16 grecs [ont également été mobilisé] à Chypre" [France info]. "La Turquie voisine a, elle, déployé [ce lundi] six avions de chasse F-16 à Chypre-nord 'pour renforcer la sécurité' de cette partie de l'île, qui abrite une république séparatiste reconnue seulement par Ankara. La République turque de Chypre du Nord occupe moins d'un tiers de l'île méditerranéenne".
Emmanuel Macron s'est par ailleurs "entretenu avec la plupart des dirigeants concernés par la guerre : ceux du Qatar, d’Égypte, du Koweït, de l’Azerbaïdjan, des États-Unis et d'Iran rien que sur la journée de dimanche", relate RFI.
Le président français est le "premier dirigeant occidental à avoir échangé avec le président iranien depuis le déclenchement de l'offensive israélo-américaine en Iran[…] et la riposte iranienne dans toute la région", relève France 24. "J'ai souligné la nécessité que l'Iran cesse immédiatement ses frappes contre les pays de la région", a-t-il insisté sur X [France info]. "Aucune précision n'a [en revanche] été donnée dans l'immédiat sur la nature des échanges avec le président américain", note toutefois le média.
Le chef de l'État "a évoqué avec cheikh Tamim ben Hamad al-Thani [l'émir du Qatar] le soutien militaire défensif, en particulier dans le domaine aérien, que la France déploie actuellement dans la région au profit du Qatar" au travers de ses bases dans plusieurs pays de la zone [L'Orient-Le Jour].
Avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il "a convenu 'de l'importance de sécuriser au plus vite le transport maritime en Mer Rouge', zone clé du commerce mondial, 'notamment pour les ressources énergétiques'" [L'Orient-Le Jour].
A noter enfin, côté chypriote, qu'outre la position géographiquement stratégique de l'île, le pays "assure la présidence tournante de l’Union européenne depuis le début de l’année. Jusqu’au mois de juin, elle est donc au cœur du réacteur et joue un rôle majeur dans les relations diplomatiques", rappelle Le Huffington Post. "Problème : la guerre paralyse l’espace aérien de l’État insulaire, l’obligeant à reporter la plupart des réunions ou à les organiser en distanciel. Tout le programme des prochaines semaines a ainsi dû être revu", souligne le média.
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06.03.2026 à 12:23
Léa Deseille

"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] […]
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"La controverse plane sur les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina", souligne France 24. Alors que la cérémonie d'ouverture se tiendra dans les arènes de Vérone en Italie, ce vendredi 6 mars, "certaines nations n'auront pas d'athlète physiquement présent lors du défilé des délégations dans ce lieu iconique", note France info. "Selon le Comité international, [plusieurs] comités paralympiques boycotteront la cérémonie [dont] l’Ukraine, la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Pologne et la Finlande" [Le Devoir].
"Principal problème, la réintégration des athlètes russes et biélorusses, qui pourront concourir sous leur drapeau respectif", explique La Marseillaise. La Russie avait déjà été sanctionnée en 2017 par le CIO après des révélations sur un système de dopage généralisé. "Depuis le début de la guerre en Ukraine, les sportifs de ces deux nations ont été exclus de toutes compétitions", retrace le quotidien. Les athlètes pouvaient toujours participer, mais devaient se présenter sous bannière neutre. "Le drapeau de la Russie n'a plus été hissé sur la scène paralympique depuis Sotchi en 2014 ; son hymne n'a plus retenti depuis Rio en 2016", rappelle L’Équipe.
La réintroduction des athlètes russes et biélorusses, qui n’avait pas eu lieu lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, fait polémique. "Nous avons été clairs : les États russe et biélorusse ne doivent pas être représentés dans le sport international tant que l'invasion barbare et à grande échelle de l'Ukraine se poursuit", précise The Guardian, se faisant l'écho du gouvernement britannique. La ministre des Sports, Stephanie Peacock, se rendra tout de même sur place pendant les épreuves "uniquement pour soutenir [les] athlètes paralympiques britanniques qui sont une véritable source d’inspiration".
Le gouvernement français a fait le même arbitrage et n’enverra pas de représentant de son gouvernement à la cérémonie prévue ce jour. "C’est une décision que nous avons mûrement réfléchie, qui se veut respectueuse des institutions sportives, de l’IPC (le Comité Paralympique International, ndlr) et de la décision prise, mais c’est un désaccord que nous exprimons par rapport à la position qui a été arrêtée", écrit Le Devoir, citant la ministre française des Sports, Marina Ferrari. "Du côté de l’Union européenne, le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a lui aussi renoncé à se rendre à Vérone", ajoute le média québecois.
Le président du CIP, Andrew Parsons, "s'est dit surpris par la réaction suscitée par la participation des athlètes russes et biélorusses", révèle France 24. "Cela m'a surpris car c'était une décision prise il y a quatre ou cinq mois", s’est-il justifié.
Par ailleurs, certaines délégations pourraient également manquer le début des Jeux en raison de la guerre en Iran, initiée par les frappes étasuniennes et israéliennes le 28 février. "Ces conflits ont entraîné des difficultés de déplacement pour certains pays se rendant en Italie, en raison de perturbations importantes du trafic aérien" [The Los Angeles Times]. "L'Iran devait envoyer un skieur à Milan-Cortina, mais sa participation n'était pas encore confirmée", ajoute le quotidien.
Par ailleurs, d’autres athlètes seront absents pour des raisons logistiques. "Pour relier Vérone aux autres sites paralympiques, il faut compter entre deux et trois heures de route par trajet, alors même que les épreuves commencent dès le lendemain dans tous les sports", détaille France info. Pour remplacer ces sportifs, "le CIP a déclaré que les nations avaient envoyé des vidéos de 12 secondes de leurs athlètes, qui seront ‘diffusées lors de la cérémonie d'ouverture’, mais a insisté sur le fait qu'’environ 60 % des comités nationaux paralympiques’ enverront au moins deux athlètes au défilé", explique France 24.
"Qu’il s’agisse de boycott ou d’abstention, la cérémonie d’ouverture sera marquée par le chaos", tacle Der Spiegel. Le président du CIP souhaite "recentrer l'attention sur un événement qui sera le plus important de l'histoire des Jeux paralympiques d'hiver, et sur son 50e anniversaire" [The Guardian]. "Les Jeux paralympiques sont le seul événement d'envergure mondiale qui place les personnes en situation de handicap au premier plan", insiste Andrew Parsons.
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05.03.2026 à 12:44
Agathe Grinon

"Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits 'stagflationnistes' (une combinaison d’inflation et de stagnation économique)", note Le Monde. Depuis lundi 2 mars, "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %, le pétrole de 12 %, […]
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"Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits 'stagflationnistes' (une combinaison d’inflation et de stagnation économique)", note Le Monde.
Depuis lundi 2 mars, "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %, le pétrole de 12 %, la bourse parisienne a reculé de 4,7 %". France info ajoute que "les États doivent [désormais] payer plus cher pour emprunter sur les marchés".
Pour Euronews, ces tensions ravivent "un redoutable fantôme que l'Union européenne pensait avoir réussi à bannir pour de bon : la crise énergétique".
Depuis le début du conflit, le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) est particulièrement affecté. Une exploitation qatarie "a été touchée par des drones iraniens et mise à l'arrêt ce 2 mars", rapporte France info.
Pour l'instant, l'Europe semble relativement protégée car elle "ne s'approvisionne qu'à hauteur d'environ 10 % en GNL auprès du Qatar", souligne le Financial Times. Mais Euronews alerte : si "la production du Qatar reste interrompue, des pays comme la Chine, la Corée du Sud, le Japon et l'Inde, principaux consommateurs de GNL qatari, n'auront d'autre choix que de se tourner vers les États-Unis à la recherche d'un substitut".
Or, depuis la guerre en Ukraine, "l'UE a diversifié ses approvisionnements et ne dépend plus du gaz russe, important plutôt des quantités beaucoup plus importantes de gaz américain", rappelle le Financial Times. "Une concurrence accrue pour le GNL produit aux États-Unis opposerait l'Europe à l'Asie dans une course effrénée et ferait grimper les prix à des niveaux imprévisibles", analyse Euronews.
"Les tensions sur les prix risquent de s’amplifier", écrit Le Figaro, et "'si le conflit se prolonge, le gaz européen pourrait monter à 150 euros par MWh dans six mois, envisage l’économiste et professeur à Sciences Po Thierry Bros". "Les dirigeants européens sont déjà en état d'alerte. Rob Jetten, le nouveau premier ministre des Pays-Bas, a déclaré que son gouvernement serait prêt à prendre des mesures supplémentaires 'si nécessaire"" [Euronews].
Ce qui apparait d'abord comme une crise énergétique concernant le gaz liquéfié semble glisser vers une problématique plus globale. En effet, "l'inflation pourrait augmenter considérablement et freiner la croissance économique, en particulier en Italie et en Allemagne, qui dépendent davantage des importations de GNL" [Financial Times].
Au Royaume-Uni, l'économie pourrait être particulièrement fragilisée par la guerre en Iran. "La chancelière de l’Échiquier voulait faire valoir des signes d'amélioration de la situation. Mais l'impact de la guerre en Iran gâche sa 'déclaration de printemps'", indiquent Les Échos.
"L'ampleur de l'impact et les implications pour l'inflation à moyen terme dépendent de l'étendue et de la durée du conflit", résume Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne [BFM TV].
Le détroit d’Ormuz est au cœur des tensions. "Téhéran a assuré mercredi [4 mars] avoir le contrôle du détroit d’Ormuz, et [a] menacé de frapper tout navire empruntant cette voie maritime vitale", rapporte Le Figaro.
Ce détroit "représente 11 % du volume du commerce maritime mondial", rappellent Les Échos. Un blocage prolongé aura "de lourdes répercussions sur les échanges de biens et de produits, au-delà des seuls hydrocarbures".
Le Monde souligne que le golfe Persique "est aussi le point de jonction d’une route 'sea air', ou 'mer ciel', qui relie l’Asie à l’Europe, où les marchandises sont transférées à mi-chemin depuis des bateaux vers des avions".
Le secteur pétrolier est particulièrement exposé puisque ce point de passage "représente 34 % des exportations de pétrole par voie maritime" [Les Échos]. Une hausse généralisée des prix des produits pétroliers est donc à craindre.
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04.03.2026 à 12:46
Agathe Grinon

"Mardi [3 mars], le président des États-Unis a attaqué avec plus de force et de colère que jamais l'Espagne et le gouvernement de Pedro Sánchez, menaçant de 'briser tous les accords'" commerciaux, écrit El Mundo. L'origine de la discorde : le refus espagnol "de fournir un soutien militaire à l’attaque américaine contre l’Iran", souligne El […]
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"Mardi [3 mars], le président des États-Unis a attaqué avec plus de force et de colère que jamais l'Espagne et le gouvernement de Pedro Sánchez, menaçant de 'briser tous les accords'" commerciaux, écrit El Mundo.
L'origine de la discorde : le refus espagnol "de fournir un soutien militaire à l’attaque américaine contre l’Iran", souligne El Pais. Le média espagnol précise que ce refus "a conduit le Pentagone à retirer une douzaine d’avions-citernes KC-135 déployés dans les bases de Morón de la Frontera (Séville) et, dans une moindre mesure, Rota (Cadix)".
Selon The Guardian, une partie de ces avions a "atterri sur la base aérienne de Ramstein en Allemagne". Le journal anglais rappelle que des tensions entre les États-Unis et l'Espagne avaient déjà ressurgi l'année dernière avec le refus espagnol "d’augmenter [ses] dépenses de défense à 5 % de [son] PIB".
Madrid a par ailleurs condamné les frappes américaines et israéliennes en Iran et a dénoncé une "intervention militaire injustifiée et dangereuse" [The Guardian]. Le ministre des Affaires étrangères espagnol a justifié la décision de son pays en ces termes, rapportés par Euronews : "nous ne mettrons pas nos bases à disposition pour une action […] non conforme à la Charte des Nations unies".
Alors qu'il rencontrait le chancelier allemand Friedrich Merz, le locataire de la Maison-Blanche a répondu à la contestation espagnole en menaçant de "cesser tout commerce" et "d’instaurer 'un embargo'" contre l'Espagne [Le Figaro].
El Mundo s'interroge : "pourquoi Trump menace-t-il l’Espagne d’un embargo et non de droits de douane ?". Selon le quotidien espagnol, cette décision serait directement liée à la récente décision de la Cour suprême concernant les tarifs douaniers, mis en place par l'administration américaine en 2025, jugés illégaux. Le président américain s'est donc tourné vers l'embargo. Le média espagnol souligne que cet instrument de pression a pour l'instant uniquement été utilisé "contre des ennemis tels que l'Iran, Cuba ou la Corée du Nord".
Cependant, il "n’est pas certain que l’administration Trump mette sa menace à exécution, ni comment elle procéderait pour bloquer le commerce avec un État membre de l’Union européenne", commente la BBC.
Ce mercredi 4 mars, le Premier ministre espagnol "a vivement réagi à la menace du président américain Donald Trump de mettre fin au commerce avec l'Espagne", explique la BBC.
Dans une allocution télévisée de 10 minutes, Pedro Sánchez a déclaré que "la position du gouvernement peut se résumer en quatre mots : non à la guerre". Le chef du gouvernement espagnol a indiqué "que les menaces du président américain Donald Trump ne pousseraient pas Madrid à soutenir la guerre américano-israélienne en Iran", rapporte Politico.
Si le chancelier allemand Friedrich Merz, présent auprès de Donald Trump à Washington lors des déclarations chocs contre l'Espagne, "a siégé de manière […] silencieuse" [Politico], d'autres Européens ont élevé la voix contre les menaces américaines.
Un porte-parole de l'Union européenne s'est exprimé sur la situation : "la Commission va s'assurer que les intérêts de l'Union européenne soient pleinement protégés. Nous sommes solidaires de tous les États membres et de leurs citoyens et sommes prêts à réagir si nécessaire" [Le Figaro].
Josep Borrell, l'ancien chef de la diplomatie européenne, a apporté son soutien au gouvernement espagnol sur X, avançant que la condamnation espagnole des actions américaines et israéliennes "est une affirmation des principes fondateurs de l’Union européenne".
La présidente des socialistes et démocrates au Parlement européen, Iratxe García Pérez, a également affiché son "soutien total au gouvernement espagnol" dans un post publié sur X, soulignant que l'Espagne "a choisi la dignité et le droit international plutôt qu'une guerre illégale".
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03.03.2026 à 13:24
Manon Mazuir

"Les mots du président français sur le renforcement de la dissuasion nucléaire étaient attendus avec grande impatience dans nombre de capitales amies", attaque Le Parisien. "Depuis la base de l’Île Longue, à Brest, le chef de l’État a prononcé un discours qui fera date, actant en des termes inédits la contribution de la dissuasion nucléaire […]
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"Les mots du président français sur le renforcement de la dissuasion nucléaire étaient attendus avec grande impatience dans nombre de capitales amies", attaque Le Parisien. "Depuis la base de l’Île Longue, à Brest, le chef de l’État a prononcé un discours qui fera date, actant en des termes inédits la contribution de la dissuasion nucléaire tricolore à la sécurité des alliés européens de la France", poursuit le quotidien.
En 2020, le président de la République avait "invité les Européens à participer aux exercices des forces françaises de dissuasion. Un discours alors largement incompris et ignoré", rappellent Les Échos. Les partenaires européens "avaient été habitués à se reposer sur la garantie de sécurité des États-Unis" [Le Parisien].
"Mais au fil des menaces d'anéantissement proférées par des proches de Vladimir Poutine, les Européens s'interrogent sur les garanties que pourrait apporter la France. D'autant plus qu'ils s'interrogent aussi sur la fiabilité de l'allié américain", contextualisent Les Échos. "Nous vivons actuellement au plan géopolitique une période de rupture pleine de risques" qui "justifie un durcissement de notre modèle", a ainsi expliqué le chef de l'État [France info].
Dans ce contexte, "Emmanuel Macron a annoncé que la France entrait dans une nouvelle étape de sa dissuasion nucléaire, qualifiée de 'dissuasion avancée'. Une 'évolution majeure' de la doctrine française" [Libération].
"Concrètement, les alliés européens pourront 'participer aux exercices' de dissuasion française et Paris pourra faire des 'déploiements de circonstances' de moyens stratégiques chez ses alliés", résume France info. "Huit pays ont accepté de se joindre à cette dissuasion : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark", récapitule Le Monde. Mais "ce 'club des huit' n’est […] pas fermé".
En proposant ces déploiements de forces armées sur le Vieux Continent, le président français "ne garantit rien aux autres Européens, mais […] ne ferme rien non plus", relève la RTBF. Le média belge ajoute que "le flou est de rigueur et fait partie de la dissuasion". Quant au "bouton nucléaire", Emmanuel Macron a rappelé la ligne rouge française : "il n'y aura aucun partage de la décision ultime ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre ; elle appartient au seul président de la République" [Euronews].
Le chancelier allemand Friedrich Merz a manifesté son approbation, confirmant sur le réseau social X "des mesures concrètes avant la fin de cette année" [Le Parisien]. Paris et Berlin ont effectivement "mis en place 'un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau' […] ont annoncé Emmanuel Macron et […] Friedrich Merz dans une déclaration conjointe, publiée lundi dans la foulée du discours" du président français [Le Figaro]. Les premières étapes de la collaboration franco-allemande "pourront inclure des visites de sites stratégiques ainsi que des exercices conjoints", a notamment déclaré Emmanuel Macron [Tagesspiegel].
"Côté allemand, on se satisfait que des pas concrets soient annoncés pour le court terme. Car la perspective de l'élection présidentielle de 2027 suscite à Berlin la crainte qu'une France dirigée par le RN puisse un jour faire machine arrière en la matière", analyse Le Parisien.
D'autres dirigeants européens ont réagi positivement aux annonces françaises, "dont le Premier ministre belge Bart De Wever" [Politico]. La Pologne, elle, "est en pourparlers avec la France et un groupe d'alliés européens proches au sujet du programme de dissuasion nucléaire avancée", a indiqué le chef du gouvernement polonais Donald Tusk sur X. "Nous nous armons avec nos amis afin que nos ennemis n'osent jamais nous attaquer", a-t-il ajouté [Sud Ouest].
Quant au Premier ministre suédois Ulf Kristersson, il juge que l'initiative française peut "contribuer à renforcer les capacités collectives" de l'Europe, ce qui "depuis la Seconde Guerre mondiale […] n'a jamais été aussi important" selon lui [Politico]. Le chef du gouvernement scandinave a toutefois précisé "que les discussions se dérouleraient 'en concertation avec les États-Unis' et l'Otan, que la Suède a rejoint en 2024" [The Guardian]. Un cadre d'ailleurs rappelé lundi par le président français, tandis que "l'Alliance atlantique 'salue' les évolutions de la dissuasion nucléaire française […] et se félicite d’une meilleure coopération à venir avec Paris sur cette question, a indiqué mardi un de ses responsables à l’AFP" [Mediapart].
Même son de cloche du côté du Danemark, qui "a conclu un accord de coopération avec la France en matière de dissuasion nucléaire", rappelle la Première ministre Mette Frederiksen [Le Figaro]. "Un renforcement de la coopération contribuera à consolider la capacité de dissuasion de l’Europe", a-t-elle déclaré à la presse, tout en précisant que cela viendrait "compléter, et en aucun cas remplacer" les engagements du Danemark au sein de l’Otan. Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a d'ailleurs souligné que l'accord avec la France "ne prévoyait pas le stationnement d’armes nucléaires sur le territoire danois" [Reuters].
Enfin, "certains pays, comme l'Italie, paraissent à ce stade réticents, voyant en cette initiative […] une tentative pour la France d'imposer son leadership en Europe", note Le Parisien. Et d'ajouter : "silence radio, en effet, du côté de Giorgia Meloni, qui continue de privilégier le parapluie américain". Pour le quotidien en revanche, "il n'est pas exclu que d'autres, notamment les États baltes, en première ligne face à la menace russe, rejoignent cette coopération".
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02.03.2026 à 11:42
Florian Chaaban

"Donald Trump succombe à la tentation d'un changement de régime en Iran avec l'opération 'Fureur épique'", titrait Le Monde le 28 février. "Après des semaines de menaces d'intervention militaire en Iran, Israël et les États-Unis sont passés à l'action" [France info]. "Dans la matinée [de samedi], l'État hébreu a déclaré avoir lancé une 'frappe préventive' […]
L’article Iran : redoutant une escalade des tensions dans la région, l'Union européenne cherche une réponse commune et le bon dosage est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Donald Trump succombe à la tentation d'un changement de régime en Iran avec l'opération 'Fureur épique'", titrait Le Monde le 28 février. "Après des semaines de menaces d'intervention militaire en Iran, Israël et les États-Unis sont passés à l'action" [France info]. "Dans la matinée [de samedi], l'État hébreu a déclaré avoir lancé une 'frappe préventive' sur la République islamique, afin 'd'éliminer les menaces pesant sur l'État d'Israël'", déclenchant aussitôt une riposte iranienne.
Les assauts israélo-américains ont mené à la mort de plusieurs hauts responsables iraniens dont celle "du guide suprême Ali Khamenei, 86 ans" [Deutsche Welle]. "Avec la mort de Khamenei, un nouvel espoir s'ouvre pour le peuple iranien", a réagi hier Ursula von der Leyen [Radio Canada], tout en alertant d'un "risque réel d'instabilité susceptible de plonger la région dans une spirale de violence". La présidente de la Commission européenne a appelé à œuvrer à une "transition crédible" en Iran [Les Echos].
Depuis, tout s'est accéléré, les dirigeants européens multipliant les annonces et les échanges, jusqu'à la tenue ce lundi d'une réunion extraordinaire des commissaires européens. Annoncé dès samedi par la cheffe de l'exécutif européen, ce "collège spécial sur la sécurité [discutera] de l'escalade actuelle au Moyen-Orient" [Politico].
La situation est très sensible, alors que l'Iran a répliqué, "dimanche 1er mars, par des frappes sur les bases américaines dans la région et chez ses voisins du Golfe" [TV5 Monde]. Comme la présidente de la Commission européenne avec de nombreux dirigeants de la région, Donald Trump a lui mené des "entretiens téléphoniques avec de nombreux médias pour commenter le conflit qu'il a ouvert avec l'Iran" [Le Parisien]. Le président américain "a évoqué une opération de 'quatre semaines' en Iran, parlé de '48 dirigeants iraniens' tués et averti que d’autres pertes américaines étaient possibles".
"Dans une rare déclaration commune, les dirigeants français, allemand et britannique ont appelé [dès samedi] l'État iranien à laisser son peuple décider de son propre avenir et ont condamné les attaques menées par Téhéran en représailles contre les bases militaires américaines dans la région" [The Guardian].
Le trio d'États, connu sous le nom de "E3", s'est dit prêt "à des 'actions défensives nécessaires et proportionnées' face aux ripostes iraniennes afin de 'détruire à la source' les capacités militaires de Téhéran", explique Le Figaro. Les frappes "ont ciblé nos alliés proches et menacent notre personnel militaire et nos civils dans toute la région", ajoutent les dirigeants allemand, français et britannique [Le Parisien]. "Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises" a notamment provoqué un incendie sans faire de victime, a indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense [Les Echos].
En attendant, "l'Union européenne va renforcer sa mission militaire en mer Rouge avec deux navires français, au moment où l'embrasement régional menace le trafic maritime, a indiqué un diplomate de l'UE dimanche soir, cité par l'AFP" [Ouest-France].
Lancée le 19 février 2024, la mission "Aspides" – "bouclier" en grec ancien – vise à protéger un transport maritime essentiel à l'économie européenne. Selon des informations de Politico ce lundi matin, l'ajout de navires français "portera à cinq le nombre total de navires participants, [incluant] des navires français, italiens et grecs".
"Le détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20 % de la consommation mondiale de pétrole, a été fermé à la circulation des navires par les Gardiens de la révolution iranienne. La mer Rouge, qui mène au canal de Suez, pourrait également être menacée", explique Le Parisien dans un autre article.
Dimanche, "les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont réunis en visioconférence" [RTL info]. À cette occasion, "chaque pays a pris la parole l'un après l'autre pour exposer sa position quant à l'évacuation de ses ressortissants présents en Iran".
"L'UE et ses États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens de l'UE dans la région, y compris en activant le mécanisme de protection civile de l'UE si nécessaire", indique la déclaration commune de l'UE [Euronews]. Ce dernier "est un outil destiné à renforcer la coopération entre les nations européennes afin d'améliorer la prévention des catastrophes et la réponse aux crises".
"La déclaration commune n'a pas approuvé les aspirations israélo-américaines à un changement de régime en Iran", précise la chaîne de télévision paneuropéenne. En outre, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a fait part de la volonté des Vingt-Sept de continuer "à contribuer à tous les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions et à parvenir à une solution durable afin d’empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire" [Le Monde].
El País relève toutefois la difficulté de l'UE à parler d'une seule voix, évoquant des "équilibres impossibles". De l'Espagne à l'Irlande, en passant par la France et l'Allemagne, les prises de parole se sont succédé. "Les Européens ont élaboré leur réponse à l'invasion russe de l'Ukraine sur le principe que la souveraineté est inviolable, que l'usage unilatéral de la force est inadmissible et que l'ordre fondé sur des règles n'est pas négociable. Ils font désormais preuve d'incohérence", pointe le quotidien espagnol.
Pour tenter de dégager une forme d'alignement, "la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, convoquera aujourd'hui une réunion d'urgence des commissaires européens" [Politico]. "Les ministres des 27 États membres de l'UE ne parvenant pas à s'entendre sur la manière de répondre à la crise, c'est désormais à la Commission qu'il revient d'élaborer une réponse cohérente en matière de politique étrangère et de veiller à ce que le bloc parle d'une seule voix".
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27.02.2026 à 12:31
Léa Deseille

"Dernière tentative de Macron pour étendre le parapluie nucléaire français sur l'Europe", titre Politico. Emmanuel Macron prononcera un discours particulièrement observé sur le nucléaire, lundi 2 mars. "Le président de la République prendra la parole dans le cadre très solennel de l’Île Longue, à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins assurant […]
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"Dernière tentative de Macron pour étendre le parapluie nucléaire français sur l'Europe", titre Politico. Emmanuel Macron prononcera un discours particulièrement observé sur le nucléaire, lundi 2 mars. "Le président de la République prendra la parole dans le cadre très solennel de l’Île Longue, à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins assurant la composante océanique de la dissuasion nucléaire française", précise Le Figaro.
"Une image soignée, minutieusement préparée, pour appuyer un discours particulièrement attendu. Scruté par nos partenaires européens comme par nos adversaires, la Russie en tête", écrit Le Parisien. Ce discours est une tradition française initiée par Charles de Gaulle. "L'idée principale est de convaincre l'ennemi que la France est en mesure de lui infliger des dommages tellement inacceptables qu'attaquer les intérêts vitaux français perdrait son sens", explique BFMTV. "La doctrine française en la matière est volontairement floue : le nucléaire, ça sert à protéger les 'intérêts vitaux de la nation' et c’est tout", complète l'Opinion. Mais désormais, l'Union européenne semble faire partie des intérêts vitaux de la France.
Le discours d'Emmanuel Macron, lundi, "sera le premier sur la dissuasion nucléaire du pays depuis un discours de 2020 dans lequel il s'était dit prêt à 'associer' les pays européens qui le souhaitent à des exercices", note Euronews. "L'offre de Macron pour 2020 a été largement ignorée", rappelle le média européen. Pourtant "la France est le seul pays de l’Union européenne, et le seul pays européen avec le Royaume-Uni, à disposer de l’arme nucléaire", écrit Midi Libre
Aujourd'hui, "la plupart des pays européens comptent principalement sur les États-Unis pour dissuader tout adversaire potentiel" [Reuters]. "Compter sur l’OTAN, c’est compter sur les États-Unis et donc sur Donald Trump", avance l'Opinion. "Et l’imprévisibilité du président américain pousse de plus en plus l’Europe à réfléchir à son autonomie stratégique", ajoute-t-il. Désormais, l'offre d'Emmanuel Macron a plus de succès. "Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a évoqué le 13 mars à Munich ses 'discussions confidentielles' avec Emmanuel Macron sur 'la dissuasion nucléaire européenne'", rapporte Midi Libre. "D'autres États, y compris des pays nordiques traditionnellement pro-américains, ont manifesté leur intérêt avec prudence", complète Reuters.
"Les attentes sont désormais grandes en Europe concernant le discours de lundi", indique Midi Libre. Dans Politco, Tuuli Duneton, sous-secrétaire d’État estonienne chargée de la politique de défense, anticipe un message clair de Paris : "On s'attend à ce que Macron 'confirme que la dissuasion nucléaire est et restera l'une des priorités de la France, et que la France continue d'investir' dans son arsenal".
"Certains observateurs envisagent qu’Emmanuel Macron annonce une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises, actuellement au nombre de 290, ce qui représente déjà une puissance de destruction phénoménale", avance Libération. "Une autre annonce qui pourrait être faite à l’Ile Longue par le président de la République concerne un éventuel retour des moyens de frappe en profondeur conventionnels, soit de gros missiles sol-sol de portée intermédiaire, supérieure à 2 000 km, pour 'épauler notre dissuasion nucléaire'", explique le quotidien.
"Les autorités françaises affirment vouloir que les Européens comprennent mieux ce que la doctrine française peut – et ne peut pas – apporter", assure Reuters. "Au final, ce serait toujours le président français qui déciderait ou non d’appuyer sur le bouton et le discours futur discours de l’Ile Longue et d’éventuelles annonces n’y changeront donc rien", note l'Opinion."Le traité de non-prolifération des armes nucléaires interdit d’ailleurs à la France d’en donner les clefs à ses voisins", ajoute le média.
"Ce sera un moment important du mandat. Il y aura sans doute des bascules et des évolutions assez significatives", relève-t-on dans l'entourage du chef de l'État, rapporte Le Figaro. "La grande question qui se pose est cependant de savoir dans quelle mesure Macron peut réellement s'approprier une nouvelle architecture atomique européenne, alors que le Rassemblement national (…) est en tête des premiers sondages en vue de l'élection présidentielle de 2027", analyse Politico. "Ce discours précisera si Macron est prêt à prendre des mesures que le Rassemblement national aura du mal à annuler."
Ukraine
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26.02.2026 à 12:13
Agathe Grinon

D'abord annoncée par Politico lundi 23 février, la possibilité que "l'Islande envisage de voter dès le mois d'août sur la reprise des négociations d'adhésion à l'UE" semble se confirmer. Ce référendum ne signifie néanmoins pas une adhésion directe à l'UE : "les citoyens islandais devront se prononcer quant à une reprise des négociations avec l'UE", […]
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D'abord annoncée par Politico lundi 23 février, la possibilité que "l'Islande envisage de voter dès le mois d'août sur la reprise des négociations d'adhésion à l'UE" semble se confirmer. Ce référendum ne signifie néanmoins pas une adhésion directe à l'UE : "les citoyens islandais devront se prononcer quant à une reprise des négociations avec l'UE", explique La Libre.
Toujours selon le média belge, le gouvernement islandais avait clairement déjà "indiqué qu'il souhaitait organiser un tel scrutin d'ici 2027". Mais lors d'une visite en Pologne le 25 février, la Première ministre Kristrún Frostadóttir a annoncé la tenue d'"un référendum dans les mois à venir" [France 24].
"Les développements dans les affaires mondiales nous montrent que nous devons rechercher ce qui est le [plus] adapté pour renforcer notre défense et notre sécurité", a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, au micro de la radio islandaise RUV.
Comme le souligne Bloomberg, "les changements géopolitiques ont poussé l'Islande à coopérer plus étroitement avec ses pairs européens". Selon Politico, les discours américains ces derniers mois semblent avoir augmenté le niveau d'alerte des Islandais. Parmi ces déclarations, "une blague de Billy Long, candidat de [Donald Trump] au poste d'ambassadeur en Islande", qu'il présentait comme un potentiel "52e État américain".
Le mois dernier, durant le Forum économique mondial de Davos, l'Islande avait été mentionnée quatre fois par Donald Trump dans son discours "alors que le président américain parlait du Groenland […] ce qui [a dû] être déstabilisant pour un petit pays", a confié un représentant européen à Politico.
"Aussi, l'Islande n'a pas d'armée et dépend de son adhésion à l'Otan et d'un accord de défense bilatéral de 1951 avec les États-Unis pour sa sécurité", rappelle L'Express. "Une adhésion à l'Union européenne pourrait ainsi lui apporter davantage de gages de sécurité face aux velléités expansionnistes de Donald Trump", poursuit l'hebdomadaire.
L'Islande avait déjà entamé ce processus d'adhésion en 2009, "après avoir été durement touchée par la crise financière de 2008. Les négociations officielles en vue de l'adhésion ont débuté en 2010", rappelle la Deutsche Welle. "Mais en 2013, un gouvernement de centre-droit nouvellement élu a suspendu les pourparlers et, en 2015, Reykjavík a demandé à retirer sa candidature", complète la chaîne internationale allemande. Cette décision avait alors suscité des protestations car elle s'était faite sans consultation citoyenne.
Rejoindre l'Union européenne est néanmoins un chemin fastidieux, comme le note The Guardian. La proposition de référendum, "qui devrait être rédigée au début du printemps selon les médias locaux", "doit d'abord être approuvée par le Parlement, après quoi un délai de neuf mois est prévu pour organiser le vote proprement dit".
De plus, pour adhérer effectivement à l'UE, "l'Islande devrait également organiser un autre référendum afin de déterminer s'il convient de poursuivre le processus après la conclusion des négociations", note Politico.
Selon un sondage de l'institut Gallup réalisé en 2025, "44 % des Islandais interrogés se disent favorables à une adhésion de leur pays à l'UE, tandis que 36 % y sont opposés".
"Si les Islandais votaient pour le 'oui', l'adhésion à l'UE pourrait alors être effective rapidement", estime L'Express. En effet, comme le rappelle Reuters, l'Islande "fait déjà partie du marché unique de l'UE, de l'espace Schengen et de l'Association européenne de libre-échange".
De plus, avant de quitter la table des négociations en 2015, l'Islande avait clôturé 11 des 33 chapitres de négociation. "Le Monténégro, pays candidat à l'adhésion à l'UE le plus avancé, n'a franchi cette étape que ces derniers mois" [Politico].
Le principal point de blocage : la pêche, "industrie clé en Islande et enjeu majeur lors des dernières négociations" [Politico]. Le Royaume-Uni s'opposait notamment à "la quantité de maquereaux pêchée par les navires islandais". Le Brexit pourrait faciliter les discussions aujourd'hui.
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25.02.2026 à 13:54
Manon Mazuir

"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses […]
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"De tous les records que Donald Trump prétend battre, on peut lui en reconnaître un : celui du discours sur l'état de l’Union le plus long de l'histoire télévisée, soit une heure quarante-sept minutes", ironise Le Monde. "Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi [24 février] son action et ses priorités lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès" [20 Minutes].
Le président des États-Unis "a célébré […] son bilan sans faire d'annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap", observe la RTBF, citant Donald Trump : "'ceci est l'âge d'or de l'Amérique'", a clamé le président républicain, reprenant l'un de ses slogans préférés".
"Fidèle à lui-même, Donald Trump s’est livré à une séance d’autosatisfaction", résume Ouest France. Ses premiers mots ont donné le ton : "notre nation est de retour, plus grande, meilleure, plus riche et plus forte que jamais […]. Ce soir, après seulement un an, je peux dire avec dignité et fierté que nous avons redressé la situation pour les générations à venir", relaie Le Huffington Post.
À commencer par le volet économique. Fraîchement "bousculé par la Cour suprême" [Ouest-France], "le président a jugé 'très regrettable' [sa] décision invalidant une vaste partie de ses droits de douane, devant trois des magistrats ayant [décidé] cette [mesure]" [Le Figaro]. Le Point note d'ailleurs qu'"en signant précipitamment son nouveau décret présidentiel à la suite de la décision de la Cour suprême d’invalider une partie de ses [droits de douane]", le président américain a "violé l'accord commercial de Turnberry avec l'Europe". "L'Union européenne attend [donc] que Donald Trump revoie sa copie".
"Le président des États-Unis a décrit une économie en forte amélioration. 'L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été', a-t-il assuré", rapporte 20 Minutes. "À l’entendre, tout va pour le mieux", s'amuse Le Huffington Post. Il a notamment "affirmé que les prix de l’essence et des produits alimentaires étaient en baisse, que les salaires progressaient et que ses baisses d’impôts contribuaient directement à soutenir les travailleurs" [20 Minutes].
Sur l'immigration, le 47e président des États-Unis "a profité de son discours pour vanter son succès dans la sécurisation de la frontière sud et l'expulsion des 'criminels étrangers en situation irrégulière', mais il a évité de mentionner sa campagne d'expulsions massives, vaste et agressive, qui a suscité de vives réactions" [Politico]. Le Monde relève par ailleurs que "le milliardaire n’a fait aucune mention des opérations du département de la sécurité intérieure à Minneapolis, ni de la mort de deux civils, abattus par des agents fédéraux. Un moment de bascule, pourtant, dans ce mandat".
"L’un des moments les plus tendus s’est produit lorsque Trump a exhorté les législateurs à se lever s’ils étaient d’accord pour dire que le premier devoir du gouvernement [était] de protéger les citoyens américains plutôt que les 'immigrants illégaux'", relate El Mundo.
"Balloté par des vents contraires, contesté sur ses politiques économiques et migratoires, Donald Trump aurait pu profiter de cette tribune pour redresser la barre et offrir aux Américains une tonalité différente de ses habituelles autocongratulations. Que nenni", constate Libération. "En mauvaise position dans les sondages, à neuf mois des élections de mi-mandat [en novembre], Donald Trump a essayé […] de reprendre la main sur deux sujets sur lesquels il a récemment perdu du terrain : l’économie et l’immigration”, note Courrier international citant le New York Times.
Car l’enjeu est majeur. "Au plus bas dans les sondages, M. Trump craint que son parti républicain ne perde le contrôle du Congrès lors [de ce scrutin], ce qui paralyserait le reste de son second mandat et l'exposerait à une éventuelle troisième procédure de destitution", analyse Euronews.
"Selon une étude publiée dimanche 22 février, 60 % des Américains désapprouvent l’action de Donald Trump", contextualise Le Monde. "C’est encore pire en matière de lutte contre l’inflation (65 %), sur les droits de douane (64 %) et les relations avec les pays étrangers (62 %)", pointe le journal du soir.
"La partie consacrée à la politique étrangère n’a été abordée qu’au bout de soixante-quinze minutes. Pas un mot [sur] l’Europe, une mention formelle de la guerre en Ukraine, rien sur la Chine, un oubli étonnant", observe Le Monde.
Donald Trump a surtout "évoqué la question iranienne, brandissant la menace d’une attaque de Téhéran sur le sol américain" [Ouest France]. "L’Iran a 'déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases' militaires et 'travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis', a-t-il déclaré, soulignant que les États-Unis, de manière préventive, ont massé une imposante armada militaire dans la région du Golfe", complète le quotidien régional. Il a toutefois annoncé qu'il préférait "résoudre ce problème par la diplomatie" [Euronews].
Le mot de la fin revient au journal britannique The Guardian, selon qui "[Donald] Trump a perdu la capacité à divertir. Malheureusement, il n'a pas perdu sa capacité à offenser".
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24.02.2026 à 12:39
Léa Deseille

"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit […]
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"Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a lancé Ursula von der Leyen à son arrivée à Kiev, mardi 24 février [Le Parisien]. Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, la cheffe de la Commission européenne s'est rendue dans la capitale ukrainienne "pour marquer le quatrième anniversaire du conflit le plus sanglant d'Europe depuis 1945".
"Dans une vidéo publiée sur X, on peut voir Ursula von der Leyen accueillie par le ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, à son arrivée en train", relate The Kyiv Post. Il s'agit de son dixième voyage à Kiev depuis le début de la guerre.
"Pour réaffirmer le soutien indéfectible de l’Europe à l’Ukraine, financièrement, militairement tout au long de ce rude hiver. Pour souligner notre engagement constant envers le juste combat de l’Ukraine", a écrit la présidente de la Commission européenne, qui ajoute que "l’UE ne relâchera pas ses efforts tant que la paix n’aura pas été rétablie aux conditions de l’Ukraine" [Euronews].
Les deux présidents vont "participer à une 'cérémonie de commémoration' et se rendre sur le site d’une installation énergétique ukrainienne endommagée par les frappes russes", indique La Croix. Ils rencontreront Volodymyr Zelensky et participeront en visioconférence "à une réunion de la Coalition des volontaires", qui rassemble les alliés de Kiev [Libération].
Malgré les tentatives de cessez-le-feu, les frappes sanglantes de la Russie se poursuivent. Moscou "a lancé dans la nuit de lundi à mardi une attaque contre l’Ukraine à l’aide d’un missile balistique Iskander-M et de 133 drones, annonce l’armée de l’air ukrainienne" [Le Monde]. "L’armée russe – qui occupe 20 % du territoire ukrainien –, bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d’un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l’invasion, le 24 février 2022" [Libération].
Toutefois, les Ukrainiens ne baissent pas les bras. "Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Il n’a pas gagné cette guerre", a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message vidéo ce matin, relayé par Sud Ouest. "Nous avons préservé l’Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, et pour que justice soit faite. Nous voulons la paix, une paix forte, digne et durable", a-t-il ajouté.
Et pour ce faire, l'Ukraine a besoin de ses alliés. Or les deux présidents apportent à Kiev "des paroles chaleureuses, des embrassades, des encouragements. Mais pas ce qu'ils avaient promis", tacle Die Zeit. En effet, les Européens n'ont pas encore réussi à valider un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine ni un 20e paquet de sanctions contre la Russie.
"L'absence d'accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie, en raison d'un veto hongrois, est un 'revers', à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, a déploré lundi la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas", citée par Le Figaro. "Une fois de plus, [l'UE] montre à quel point elle est vulnérable au chantage", abonde Die Zeit. Et l'Ukraine craint l'abandon d'une Europe "paralysée".
D'autant plus que Volodymyr Zelensky n'est plus certain du soutien des États-Unis. Le président ukrainien a lancé "un appel à Donald Trump lundi, déclarant […] qu'il souhaitait que le président américain 'reste de notre côté'", souligne CNN. "Le président américain fait-il suffisamment pression sur Vladimir Poutine pour tenter de mettre fin à la guerre ? 'Non', a simplement répondu Volodymyr Zelensky à CNN" [La Croix]. "[Le président russe] veut nous occuper. Si nous lui donnons tout ce qu’il veut, nous allons tout perdre – tous autant que nous sommes, nous devrons fuir ou devenir Russes", a prévenu le président ukrainien.
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23.02.2026 à 12:36
Agathe Grinon

"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise. […]
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"Prêt à l'Ukraine : les ministres de l'UE se réunissent face au blocage de la Hongrie et de la Slovaquie", titre Euronews. Après avoir annoncé début février un nouveau train de sanctions contre la Russie, le 20e depuis le début de la guerre, l'Union européenne peine à le faire aboutir en raison de l'opposition hongroise.
Comme le rappelle France info, les mesures en préparation ciblent "le secteur bancaire et l'énergie […]. De nouvelles interdictions d'exportation et d'importation vers la Russie sont également proposées".
La Commission européenne veut aussi "activer son outil anticoercition, une première, pour interdire l’exportation de toute machine-outil à commande numérique ou de radios vers des pays où il existe un risque élevé que ces produits soient réexportés vers la Russie" [Ouest France].
Mais l'unanimité requise pour entériner ces mesures est suspendue à la décision hongroise. "Lors du Conseil des Affaires étrangères de demain, l'UE vise à adopter le 20e paquet de sanctions. La Hongrie le bloquera", a annoncé le chef de la diplomatie hongrois Péter Szijjártó, dimanche 22 février, sur son compte X. Le ministre met notamment en cause "l’arrêt des livraisons de pétrole russe à travers l’oléoduc Droujba" [Ouest France].
"Provisoirement exemptées" de l'embargo européen pour "laisser le temps aux pays d’Europe centrale de trouver de nouvelles solutions" [Le Soir], les livraisons de pétrole russe via ce pipeline ont été suspendues "depuis fin janvier en raison des frappes russes sur l'infrastructure énergétique de l'Ukraine", note The Kyiv Independent.
Or le chef de la diplomatie hongroise accuse directement l'Ukraine de ce blocage. Sur X, il affirme que "tant que l’Ukraine ne reprendra pas le transit pétrolier vers la Hongrie et la Slovaquie via l’oléoduc Droujba, nous ne laisserons pas progresser des décisions importantes pour Kiev". "Citant des rapports des services secrets", le Premier ministre slovaque Robert Fico avait de son côté affirmé mercredi que les travaux de réparation de l'oléoduc étaient achevés [Le Monde].
De son côté, l'Ukraine a condamné les "ultimatums et le chantage" des gouvernements hongrois et slovaque, rapporte Politico. Kiev a affirmé faire tout son possible pour réparer au plus vite les voies de passage du pétrole russe et a "proposé d'aider à restaurer les flux vers la Slovaquie et la Hongrie via des itinéraires alternatifs". Afin de faire face à ces différends, "la Commission européenne a convoqué une réunion d’urgence du Groupe de coordination pétrolière [un groupe consultatif qui réunit des représentants des États membres] pour mercredi".
La semaine dernière, Budapest avait déjà suspendu "les livraisons de diesel à l'Ukraine" [Euronews], avant de menacer "d’empêcher un prêt européen de 90 milliards d’euros vital", souligne Le Monde. Ce dernier doit permettre à Kiev de financer son effort de guerre face à la Russie au cours des deux prochaines années. Enfin, "la Slovaquie cesse ses exportations d'électricité et de diesel" à destination de l'Ukraine, titre aujourd'hui Euronews.
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20.02.2026 à 12:42
Léa Deseille

“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur […]
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“Le privilège de la naissance a volé en éclats un jour de février comme les autres”, déclare La Stampa. Jeudi 19 février, l'ex-prince Andrew a été interpellé vers 8 heures dans sa résidence de Sandringham, à l'est du pays. “L'interpellation est survenue le jour de son 66e anniversaire, selon la police britannique, qui enquête sur des soupçons de ‘faute dans l’exercice de fonctions officielles’”, note 20 Minutes. “Andrew est accusé d'avoir transmis des documents confidentiels à [Jeffrey] Epstein, décédé en 2019, dans le cadre de ses fonctions antérieures de représentant commercial”, explique Die Zeit. Il a été "dénoncé à la police par le groupe antimonarchiste Republic suite à la publication fin janvier de plus de 3 millions de pages de documents relatifs à Jeffrey Epstein" [France 24].
L'ex-prince a finalement été libéré dans la soirée en attendant les suites de l’enquête. “Il est revenu à bord d'un Range Rover, à vive allure, rendant difficile la prise de clichés par les photographes”, relate The Times. Malgré tout, des clichés de l’ancien prince ont été capturés. “La photo d'Andrew, traumatisé et hanté [par les événements], fera partie des souvenirs liés à son arrestation”, titre la BBC. “Le spectacle n'est guère réjouissant. Après sa libération, Andrew est affalé sur la banquette arrière d'une voiture, les doigts joints en pyramide, comme pour prier ou se protéger”, poursuit le média public britannique.
“L'arrestation d’Andrew […] a été une vraie surprise pour les Britanniques”, estime Le Temps. “Dans les rues de Londres, beaucoup ont accueilli jeudi la nouvelle de l’arrestation avec joie”, assure Le Quotidien.
Cet événement marque surtout la fin d'une certaine injustice outre-Manche. “C'est la fin. Celle de l’impunité absolue. Du sentiment d’avoir le droit à tout. Le droit à une fortune considérable et à des titres ouvrant les portes du monde, simplement par le hasard d’une naissance”, analyse Libération. “Aujourd'hui, Andrew n’est plus rien. Si ce n'est un justiciable ordinaire”, poursuit le journal. En détention "ses empreintes digitales ont été relevées et ses droits lus comme à tout autre suspect”, écrit The Times.
“Andrew a aussi été accusé par l'Américaine Virginia Giuffre d'agressions sexuelles remontant à l'époque où elle avait 17 ans – des accusations qu’il a toujours démenties dans le passé’”, rappelle Le Quotidien. ”Les proches de Virginia Giuffre ont affirmé être 'réconfortés de savoir que personne n’est au-dessus des lois, pas même la royauté'”, rapporte 20 Minutes. “'Il n'a jamais été un prince', a commenté la famille de la jeune femme en apprenant l’arrestation d’Andrew, anciennement prince Andrew, le ‘fils préféré’ de la reine Elizabeth II” [Libération].
“Les menottes, le jour de son 66e anniversaire, ont immédiatement provoqué la convocation d'une réunion d'urgence par le roi à Buckingham Palace”, relaie La Stampa. L'arrestation “fut suivie d'une prise de position sans précédent de son frère, le roi Charles. 'Je tiens à le dire clairement : la justice doit suivre son cours', affirmait le roi dans un communiqué sans équivoque, ne laissant aucune échappatoire ni clause royale” [BBC]. “Le prince héritier William et son épouse Kate, sont eux restés discrets, faisant simplement savoir qu'ils 'soutenaient' la position du roi”, écrit Le Quotidien.
“Andrew Mountbatten-Windsor fait depuis des années l'objet d'une attention particulière en raison de son amitié avec Jeffrey Epstein, une relation qui lui a coûté son rôle au sein de la famille royale, ses titres et sa résidence”, rappelle France 24.
Pour les spécialistes, cette énième révélation sur l'ex-prince Andrew "constitue un défi pour la monarchie britannique" [20 minutes]. “L'historienne Anna Whitelock estime qu'elle 'met à l’épreuve sa transparence et ses responsabilités', tandis que l'expert Ed Owens considère Andrew comme 'une bombe non explosée', dont les conséquences continuent de peser sur le règne de Charles III”, conclut le média.
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