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23.04.2026 à 13:50

Réunis à Chypre, les dirigeants européens valident définitivement le prêt de 90 milliards d'euros à Kiev

Amélie Philotas

"'L'impasse est levée' : le prêt de 90 milliards d’euros à l'Ukraine [a été] définitivement validé par l'UE", titre Le Figaro. Réunis jeudi 23 et vendredi 24 avril à Chypre, les dirigeants européens ont confirmé la position des ambassadeurs, qui avaient déjà donné leur feu vert la veille. "De nouvelles sanctions contre la Russie" ont […]

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Texte intégral (1920 mots)
La question de l'aide à l'Ukraine était déjà au programme du dernier Conseil européen, le 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen
La question de l'aide à l'Ukraine était déjà au programme du dernier Conseil européen, le 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen

"'L'impasse est levée' : le prêt de 90 milliards d’euros à l'Ukraine [a été] définitivement validé par l'UE", titre Le Figaro. Réunis jeudi 23 et vendredi 24 avril à Chypre, les dirigeants européens ont confirmé la position des ambassadeurs, qui avaient déjà donné leur feu vert la veille. "De nouvelles sanctions contre la Russie" ont aussi été actées, "après la levée d'un véto de la Hongrie, a indiqué jeudi la présidence chypriote de l'UE", rapporte le quotidien national.

"Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué dans la foulée la validation définitive par les dirigeants européens de ce prêt. 'Ce paquet renforcera notre armée, rendra l'Ukraine plus résiliente et nous permettra de remplir nos obligations sociales envers les Ukrainiens', a-t-il dit dans un message sur Facebook" [Le Télégramme].

Le sommet qui a débuté aujourd'hui "devait initialement porter [avant tout] sur la guerre au Moyen-Orient et la crise énergétique. Mais le déblocage du prêt destiné à l'Ukraine a remis le soutien de l'Union européenne à Kiev au premier plan des discussions" [Politico]. Au programme également, "les discussions toujours sensibles [autour] du futur budget européen de 2028 à 2034", observe France 24.

Le déblocage du prêt à l'Ukraine définitivement validé

"Les Vingt-Sept, qui ont déjà donné 190 milliards d'euros [à l'Ukraine] en guerre depuis 2022" [Le Monde] ont ainsi tenu la promesse faite à Volodymyr Zelensky, également présent à Chypre. "Après plusieurs mois de blocage, les Hongrois ont [finalement] levé leur veto. C'est la reprise annoncée de la livraison de pétrole russe à Budapest via un oléoduc traversant l'Ukraine qui a dénoué la situation", rappelait ce jeudi matin La République des Pyrénées. Le déblocage effectif du prêt devrait quant à lui intervenir durant le deuxième trimestre de 2026, courant juin, a annoncé le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis.

Ce prêt désormais acté, "le président ukrainien compte bien profiter de sa visite pour rappeler ses homologues à leurs autres promesses" [Le Monde]. Outre le 20e paquet de sanctions contre la Russie aussi validé, la perspective de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE doit aussi être abordée avant la fin de ce sommet. "Nous discuterons avec les dirigeants européens de l'ouverture de clusters (des ensembles de chapitres politiques du processus d'adhésion à l'UE qui sont négociés conjointement, ndlr) pour l'Ukraine – les conditions pour cela ont déjà été remplies" avait écrit Volodymyr Zelensky sur X avant son déplacement à Chypre, précise le journal du soir.

Des moyens pour faire face à la crise énergétique ?

Se réunir à Chypre, pays qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, n'est pas qu'une simple formalité protocolaire. Cette réunion "revêt [également] une dimension symbolique puisque des bases de l'Otan y avaient été ciblées par des drones de fabrication iranienne au début du conflit [au Moyen-Orient]", rappelle TV5 Monde.

Les discussions autour du conflit au Moyen-Orient lors de ce sommet, dont l'UE subit les répercussions, sont prévues de longue date. "Avec le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, le conflit a de lourdes conséquences sur l'économie européenne, dont la facture pour s'approvisionner en pétrole et en gaz a bondi de 24 milliards d'euros en sept semaines", pointe la chaîne de télévision francophone. Dans tous les pays d'Europe, "les mesures dispendieuses se multiplient afin de soutenir les secteurs les plus exposés comme l'industrie lourde, l'agriculture et la pêche. Et l'Union européenne surveille comme le lait sur le feu une potentielle pénurie de kérosène", relève La République des Pyrénées.

Hormis les appels à plus de coordination sur les énergies fossiles et à la sobriété énergétique, TV5 Monde rappelle toutefois les "leviers limités" des Européens. "Pour cause, les finances de l'UE comme des États membres - de la France surtout - ne sont pas au mieux" [La République des Pyrénées]. De finances européennes, il sera aussi question au cours de ces deux jours de sommet. Les chefs d'État et de gouvernement doivent "aborder […] les discussions toujours sensibles sur les quelque 2 000 milliards d'euros du futur budget européen de 2028 à 2034. Les négociations s'annoncent comme souvent difficiles entre Paris, partisan de davantage d'investissements européens, et Berlin, prudent budgétairement", conclut France 24.

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22.04.2026 à 12:20

"Un coup dur porté à l'héritage d'Orbán" : la Cour de justice de l'UE liquide la loi anti-LGBTQI+ de la Hongrie

Valentin Ledroit

"Hasard du calendrier : dix jours après la défaite de Viktor Orbán aux législatives hongroises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) déboulonne l’une des lois les plus controversées de son long règne", note Le Point. Mardi 21 avril, la Cour a estimé qu'une loi promulguée en 2021 par le gouvernement hongrois, "censée 'protéger' […]

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En 2025, le gouvernement hongrois avait amendé sa loi pour interdire la marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée
En 2025, le gouvernement hongrois avait amendé sa loi pour interdire la marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée - Crédits : The Left / Flickr CC BY-NC-SA 4.0

"Hasard du calendrier : dix jours après la défaite de Viktor Orbán aux législatives hongroises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) déboulonne l’une des lois les plus controversées de son long règne", note Le Point.

Mardi 21 avril, la Cour a estimé qu'une loi promulguée en 2021 par le gouvernement hongrois, "censée 'protéger' les mineurs, a bien ciblé les minorités sexuelles" [Libération]. L'institution considère que "les réformes d'Orbán enfreignaient les règles de l'UE à plusieurs égards et, surtout, qu'elles violaient les valeurs fondatrices énoncées à l'article 2 du traité sur l'Union européenne – une conclusion sans précédent", souligne la BBC.

"Cette décision est historique à deux égards", renchérit Népszava. "D'une part, elle confirme que la politique du gouvernement Orbán, fondée sur l'exclusion et la stigmatisation, n'a pas sa place au sein de l'UE ; d'autre part, la CJUE a fait un pas important pour devenir non seulement la gardienne de l'union économique, mais aussi celle de nos valeurs fondamentales communes", écrit le quotidien hongrois d'orientation sociale-démocrate.

Une loi "honteuse" dénoncée par l'Union européenne

La loi hongroise de 2021 adoptée par le Fidesz de Viktor Orbán visait "à restreindre ou à interdire la 'promotion' de l'homosexualité et de la transition de genre" auprès des moins de 18 ans, retrace Politico. "[Étaient] donc visés les chaînes de télévision, les livres, les publicités. Comme si l’évocation d’un couple gay dans une série télévisée, comme Friends, relevait de la pornographie", ironise Le Point. L'année dernière, le Parlement hongrois avait "adopté un nouvel amendement autorisant l'interdiction des manifestations publiques impliquant la communauté LGBTQI+, comme la célèbre marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée", ajoute la BBC.

Le Point rappelle qu'en adoptant un texte similaire en 2013, la Russie avait déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme quatre ans plus tard et conclut : "Orbán imitait le voisin russe sans trop se cacher".

En 2021, la Commission européenne et sa présidente Ursula von der Leyen avaient immédiatement réagi, qualifiant de "honte" le texte adopté par la Hongrie. "La Commission avait finalement saisi la Cour de justice de l'affaire, avec le soutien de 15 États membres et du Parlement européen", poursuit Politico.

La CJUE a donné raison à l'exécutif européen en déclarant que la législation hongroise "stigmatise et marginalise les personnes non cisgenres [dont le genre déclaré ne correspond par à leur sexe déclaré à la naissance, ndlr], y compris les personnes transgenres", relaie Euronews. La Cour relève également des failles juridiques sur la protection des données. Selon l'institution, Budapest a également "enfreint les règles de confidentialité du RGPD [règlement général sur la protection des données] en modifiant sa loi sur le casier judiciaire afin d’accorder au grand public un large accès aux données personnelles des délinquants sexuels condamnés pour des crimes contre des enfants" [Euractiv].

Un nouveau revers pour Viktor Orbán

"Ce jugement historique porte un coup dur à l'héritage du Premier ministre sortant Viktor Orbán, alors que son rival de longue date, Péter Magyar, s'apprête à prendre ses fonctions le mois prochain", après sa victoire lors des récentes élections législatives [Politico].

Face à ce nouveau revers, les partisans du Premier ministre sortant ont qualifié la décision de la CJUE de "manœuvre politique orchestrée par Bruxelles" ou encore de "preuve supplémentaire que l’UE s’est orientée vers un cadre idéologique woke", rapporte Euractiv.

De son côté, "Péter Magyar n’avait pas fait de la question LGBTQI+ un axe central de sa campagne", rappelle Le Point. "Il avait été vague, prudent, soucieux de ne pas effaroucher un électorat conservateur arraché au Fidesz vote par vote, comté par comté, au cours de son long périple de dix-huit mois à travers 700 communes du pays".

Au soir de sa victoire, l'homme de 45 ans avait évoqué sa volonté de faire de la Hongrie "un pays où personne n’est stigmatisé s’il aime quelqu’un d’autre ou d’une manière différente que la majorité", relève l'hebdomadaire. "Ce soir-là, la promesse était là : l’homophobie à Budapest n’est plus la ligne officielle du gouvernement" [Le Point].

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21.04.2026 à 12:39

Accord UE‑Israël : les Vingt-Sept débattent d'une éventuelle suspension

Manon Mazuir

"Il revient sur la table. L'accord d'association de l'UE avec Israël va être rediscuté ce mardi 21 avril à Luxembourg lors d'un [Conseil des Affaires étrangères], a indiqué la veille la cheffe de la diplomatie de l'UE" [TF1 Info]. "Ce débat est organisé à la demande de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie, qui […]

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L'Ambassadeur Avraham Nir, chef de la mission d'Israël auprès de l'Union européenne, à gauche, donnant ses lettres de créance à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en présence d'António Costa, président du Conseil européen, le 30 septembre 2025. La remise de lettres de créance symbolise le début des relations formelles entre un(e) envoyé(e) diplomatique et les dirigeants du pays ou de l'institution d'accueil - Crédits : Dati Bendo / Commission européenne
L'ambassadeur Avraham Nir, chef de la mission d'Israël auprès de l'Union européenne, à gauche, donnant ses lettres de créance à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en présence d'António Costa, président du Conseil européen, le 30 septembre 2025 - Crédits : Dati Bendo / Commission européenne

"Il revient sur la table. L'accord d'association de l'UE avec Israël va être rediscuté ce mardi 21 avril à Luxembourg lors d'un [Conseil des Affaires étrangères], a indiqué la veille la cheffe de la diplomatie de l'UE" [TF1 Info].

"Ce débat est organisé à la demande de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie, qui ont cosigné une lettre à la Commission européenne, adressée vendredi, réclamant un 'réexamen' de l'accord entré en vigueur en 2000", contextualise TF1 Info. L'Espagne a même "réclamé, dimanche, la rupture de cet accord d'association", ajoute France info.

En cause : le non-respect par Israël de "'ses obligations en matière de droits de l'homme' en raison des violations continues de l'accord de cessez-le-feu, de l'escalade de la violence en Cisjordanie, des attaques contre la population civile au Liban et de l'approbation de la peine de mort par le Parlement israélien" [Euronews].

L'accord d'association est un "traité signé en 1995 et entré en vigueur en 2000 entre l’Union européenne et Israël. Il établit notamment une zone de libre-échange pour la plupart des biens, notamment industriels et agricoles", explique Le Huffington Post, qui relève que "l’UE est le premier partenaire commercial d’Israël". Le média précise que "l’article 2 du texte indique explicitement que le partenariat repose sur 'le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques'".

Unanimité requise

La suspension totale de l'accord d'association "requiert l'unanimité des 27 États membres de l'UE", souligne France 24. "Mais l'appel [de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie] est loin d'atteindre la position unifiée nécessaire pour aller de l'avant", constate Euronews, car "pour l'instant, il n'y a pas de large consensus parmi les États membres pour suspendre l'accord", estime un diplomate interviewé par le média européen. "Des pays comme l'Allemagne et l'Italie, qui se sont opposés à l'initiative par le passé, n'ont pas changé de position", note Euronews.

La Commission européenne a pour sa part "proposé une suspension partielle, en mettant entre parenthèses le volet commercial de l'accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l'UE" [France info]. Mais "cette sanction, déjà évoquée en 2025 au moment de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, n'avait pas abouti en raison des réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l'Allemagne" [TF1 Info].

Quant à la France, elle "fait preuve de prudence, note Politico. "Interrogé à l'Assemblée nationale sur son intention de demander une suspension, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré qu'Israël devait 'modifier sa politique à l'égard de la Palestine' pour éviter cette suspension - sans toutefois aller jusqu'à affirmer que la France exigerait des changements à court terme", analyse le média européen.

Pour sa part, "la cheffe de la diplomatie de l'UE a souligné qu'il fallait d'abord 'évaluer s'il [était] possible d'avancer' sur les mesures commerciales, 'si les États membres souhaitent le faire'" [France 24]. Kaja Kallas reste toutefois "prudente sur l'issue de ces discussions et sur une éventuelle suspension du volet commercial de l'accord".

Sanctions contre les colons de Cisjordanie

Les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept devraient également "rediscuter des sanctions contre des colons extrémistes en Cisjordanie, bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie" [TF1 Info].

"La France et la Suède ont cosigné un document de réflexion […] appelant à l’interdiction des importations en provenance des colonies de Cisjordanie 'au motif que les colonies illégales ne relèvent pas du champ d’application de l’accord d’association'", indique Politico. La lettre "exhorte la Commission à 'examiner d’urgence' la faisabilité de droits de douane sur les produits des colonies et de restrictions à l’importation", précise le média européen. 

"Plusieurs pays de l'Union européenne espèrent un déblocage de la situation après la défaite électorale, le 12 avril, du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán", commente France 24. Ce dernier était "le seul à s'opposer à des mesures plus fermes à l'égard d'Israël. Mais le futur Premier ministre hongrois, Péter Magyar, a laissé entendre qu'il pourrait lever son veto sur certaines initiatives de sanctions" [Politico]. "Je ne parlerai pas au nom du nouveau gouvernement, mais je pense que nous pouvons examiner toutes ces politiques et voir si elles ont une nouvelle approche", a déclaré lundi à la presse la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, citée par Euronews.

Mais "les représentants d’Orbán étant toujours présents aujourd’hui (à l’exception du ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó, selon un responsable de l’UE), il est peu probable que les dossiers clés concernant Israël avancent", nuance Politico. Une fois que Péter Magyar sera au pouvoir, "les sanctions contre les colons de Cisjordanie pourraient progresser, mais la voie à suivre pour suspendre l’accord d’association est moins claire" [Politico].

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20.04.2026 à 12:05

Emmanuel Macron en déplacement en Pologne pour un sommet consacré aux enjeux de sécurité européenne

Florian Chaaban

"Les dirigeants pro-européens Emmanuel Macron et Donald Tusk vont s'attacher, lundi [20 avril], à Gdansk, en Pologne, à renforcer la coopération franco-polonaise pour une Europe plus 'forte' et plus 'souveraine' face à la Russie et aux États-Unis", résume France 24. "Ce sommet est la première traduction concrète du traité d'amitié et de coopération renforcée signé […]

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Les dirigeants polonais et français vont notamment discuter d'une possible participation conventionnelle de la Pologne à la dissuasion française proposée le 2 mars par Emmanuel Macron - Crédits : Conseil européen
Les dirigeants polonais et français vont notamment discuter d'une possible participation conventionnelle de la Pologne à la dissuasion française proposée le 2 mars par Emmanuel Macron - Crédits : Conseil européen

"Les dirigeants pro-européens Emmanuel Macron et Donald Tusk vont s'attacher, lundi [20 avril], à Gdansk, en Pologne, à renforcer la coopération franco-polonaise pour une Europe plus 'forte' et plus 'souveraine' face à la Russie et aux États-Unis", résume France 24.

"Ce sommet est la première traduction concrète du traité d'amitié et de coopération renforcée signé le 9 mai 2025 à Nancy, qui a rehaussé la Pologne au niveau des principaux alliés de la France" [La Provence]. "Dans le contexte du conflit en Ukraine et des vives tensions avec Donald Trump sur la guerre en Iran, 'les questions de sécurité et de coopération militaire seront les questions clés'" entre les deux dirigeants, a esquissé le Premier ministre polonais [TV5 Monde]. "Au menu, notamment : dissuasion nucléaire, satellites militaires ou encore industrie de défense", précise France 24.

Défense et dissuasion nucléaire au cœur du programme

"Accompagné des ministres de la Défense (Catherine Vautrin), des Affaires étrangères (Jean-Noël Barrot), de la Culture (Catherine Pégard) et de la ministre chargée des questions énergétiques au ministère de l'Économie (Maud Bregeon)" [Radio Gdańsk], "Emmanuel Macron est attendu […] à environ 150 kilomètres de Kaliningrad, avant-poste de la Russie dans l'Union européenne, entre Pologne et États baltes" [La Provence].

Dans le contexte chargé de la guerre en Ukraine entrée dans sa cinquième année le 22 février dernier, "les deux dirigeants vont notamment discuter d'une possible 'participation conventionnelle' de la Pologne à la dissuasion française [proposée le 2 mars par Emmanuel Macron à huit pays européens], même si la France reste souveraine dans l'emploi de la force, a précisé l'Élysée" [TV5 Monde]. "Les forces polonaises pourraient apporter une contribution sur 'l'alerte avancée, la défense aérienne ou les frappes dans la profondeur' en cas de conflit nucléaire", relate La Provence.

"L'axe militaire, crucial pour la Pologne, en première ligne face à Moscou, est central dans la collaboration" entre les deux pays, rappellent Les Echos. "Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, Varsovie a accéléré de manière spectaculaire ses investissements en armement. Son budget alloué à la défense dépasse les 4 % de son PIB. Parmi les pays membres de l'Otan, personne ne fait mieux" [BFM TV].

"Les capacités DPS (deep precision strike) qui permettent de frapper des cibles à des milliers de kilomètres du front sont [aujourd'hui] l'une des priorités de la modernisation militaire polonaise", observent Les Echos. "Varsovie s'est engagé sur le programme européen ELSA, lancé par la France, sur le sujet. Côté spatial, où se développent des moyens satellitaires indispensables à la guerre moderne, la Pologne pourrait également lier son expertise à celle de la France. Deux satellites espions Airbus seront livrés à la Pologne l'an prochain", complète le quotidien national.

Préférence européenne et relation transatlantique

"Autre sujet clé, la 'préférence européenne 'dans l’acquisition de matériels de défense dont Emmanuel Macron a fait un cheval de bataille au risque de braquer ses partenaires, notamment est-européens, très attachés au lien avec les États-Unis" [TV5 Monde].

"Lors de sa conférence de presse [vendredi 17 avril], Donald Tusk a souligné qu'en raison de l'instabilité géopolitique croissante, du conflit au Proche-Orient et des changements dans la politique des États-Unis à l'égard de la région, sa priorité était de préserver les relations polono-américaines et euro-américaines des bouleversements", relate TVP Wilno. "Nos amis américains doivent comprendre que l'Union européenne est la meilleure chose qui pouvait arriver à l'Europe", a déclaré le Premier ministre polonais.

Un équilibre difficile à trouver pour Varsovie, qui "reste un grand client des États-Unis" en matière d'armement [BFM TV]. Ces dernières années, la Pologne a "passé des 'commandes pharaoniques de F35, hélicoptères d’attaque Apache, missiles Patriot et chars Abrams' américains", selon un diplomate européen proche du dossier [La Provence].

Arguant "d'une menace sur 'l'indépendance' de son pays" [TV5 Monde], le président nationaliste polonais Karol Nawrocki "s'oppose à la participation de la Pologne au programme Safe de l'UE synonyme de dizaines de milliards d'euros pour sa défense".

Au-delà de ces sujets, Emmanuel Macron et Donald Tusk vont aussi "se féliciter du retour de la Hongrie dans le giron pro-européen après la défaite électorale du Premier ministre Viktor Orbán, qui se posait en chef de file du camp illibéral et nationaliste dans l'UE", écrit La Provence. Une rencontre avec le Prix Nobel de la paix Lech Wałęsa est aussi programmée.

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17.04.2026 à 12:05

Guerre au Moyen-Orient : Keir Starmer et Emmanuel Macron organisent une réunion sur la future sécurisation du détroit d'Ormuz

Léa Deseille

"Un sommet de crise sur le détroit d'Ormuz", titre Die Zeit. "La France et la Grande-Bretagne ​organisent, vendredi [17 avril] à Paris, une réunion à laquelle participeront quelque dizaines de pays et ​portant sur la question d'une sécurisation du détroit d'Ormuz une fois que les conditions le permettront"  [France 24]. "Cette conférence rappelle, en principe, […]

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Le Premier ministre Keir Starmer avec le président français Emmanuel Macron lors du sommet du G7 au Canada en juin 2025 - Crédits : Simon Dawson / 10 Downing Street Licence v3.0
Le Premier ministre britannique Keir Starmer avec le président français Emmanuel Macron lors du sommet du G7 au Canada en juin 2025 - Crédits : Simon Dawson / Flickr 10 Downing Street CC BY-NC-ND 2.0

"Un sommet de crise sur le détroit d'Ormuz", titre Die Zeit. "La France et la Grande-Bretagne ​organisent, vendredi [17 avril] à Paris, une réunion à laquelle participeront quelque dizaines de pays et ​portant sur la question d'une sécurisation du détroit d'Ormuz une fois que les conditions le permettront"  [France 24]. "Cette conférence rappelle, en principe, les consultations de la Coalition des volontaires, qui travaille sur des plans d'après-guerre pour le conflit ukrainien", estime Die Zeit.

"Le chancelier allemand Friedrich Merz et la [présidente du Conseil des ministres d'Italie], Giorgia Meloni devraient être présents physiquement", avance ABC News. "D’autres pays, en Europe mais aussi au Moyen-Orient ou en Asie, suivront la réunion à distance. Au total, cette rencontre hybride doit accueillir une 'trentaine de participants' à partir de 14 heures", complète le Huffington Post. Une prise de parole du président français et du Premier ministre britannique est prévue à la suite de ces échanges.

Rétablir la circulation dans le détroit

"Alors que le [détroit d'Ormuz] est aujourd'hui entravé par l'Iran et par le blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens, l'idée est de préparer la suite et de rétablir la confiance indispensable à la navigation commerciale dans cette région du monde quand les hostilités auront cessé", explique RFI. "Côté français, l’idée est d’imaginer une mission 'strictement défensive' qui permettrait de sécuriser le détroit sans s’engager dans le conflit", écrit le Huffington Post.

"Keir Starmer va aussi mettre en avant la nécessité de 'rassurer le secteur du transport maritime commercial et soutenir les opérations de déminage, afin de garantir le retour à la stabilité et à la sécurité mondiales', d'après Downing Street" [France 24]. "Depuis le déclenchement de la guerre en Iran et l'embrasement du Moyen-Orient le 28 février, le blocus du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz consommés dans le monde, a conduit à une envolée des prix de l'énergie qui pèse lourdement sur l'économie mondiale", rappelle RFI. "Si un cessez-le-feu de deux semaines est entré en vigueur le 8 avril, la situation reste fragile après l'échec, dimanche, de négociations irano-américaines pour le consolider", poursuit le média.

Des cessez-le-feu durables ?

"Ces [discussions à Paris] interviennent alors qu'un cessez-le-feu de 10 jours, convenu entre le Liban et Israël et entré en vigueur jeudi soir, pourrait renforcer les efforts visant à étendre le cessez-le-feu entre l'Iran, les États-Unis et Israël", note The Wimbledon Times. Mais "la situation demeure complexe pour deux raisons", nuance La Stampa. "Les États-Unis ne participent pas à cette réunion et ne sont pas associés à cette initiative. Une position assumée par Paris, qui veut avancer avec des pays non belligérants", développe le Huffington Post. "Les autorités américaines affichent leur scepticisme face à cette initiative européenne, qu’elles jugent peu utile", poursuit le média en ligne. Par ailleurs, la coalition européenne fait désormais face à un nouvel opposant : "Téhéran, qui, pour la première fois, s’est clairement opposée au plan des volontaires" [La Stampa].

Les Européens poursuivent malgré les obstacles

Les pays participants devraient tous s'impliquer dans la mission à hauteur de leurs moyens. "La France dispose […] d'un porte-avions, d'une dizaine de bateaux et d'une cinquantaine d'avions dans la région, a rappelé l'Élysée" [RFI]. De son côté, "[Friedrich] Merz a l'intention de faire une offre pour la participation des forces armées allemandes", ajoute Die Zeit. "Berlin pourrait […] contribuer au 'déminage ou à la reconnaissance maritime à longue distance', selon une source gouvernementale allemande citée par l'AFP" [RFI]. 

Les Européens ne comptent pas abandonner le détroit. "La réunion de Paris doit permettre de poser les bases politiques et opérationnelles de la mission. Elle sera suivie d’un nouveau sommet la semaine prochaine à Northwood, près de Londres, siège d’un quartier général militaire britannique", conclut Le Parisien.

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16.04.2026 à 12:23

Propos du pape, Israël, détroit d'Ormuz : vers la fin de l'idylle entre Donald Trump et Giorgia Meloni ?

Valentin Ledroit

"Giorgia Meloni a longtemps agi comme si elle pouvait y échapper. Malgré l’engouement des débuts et les preuves postérieures de loyauté de la dirigeante italienne, le président des États-Unis a fini par la prendre pour cible à son tour", retrace Le Monde. Dans un entretien accordé au Corriere della Sera, mardi 14 avril, Donald Trump […]

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Texte intégral (1964 mots)
Jusqu'ici, Donald Trump et Giorgia Meloni (ici lors d'une réunion du G7 au Canada en juin 2025) avaient entretenu d'excellentes relations depuis le retour du milliardaire américain à la Maison-Blanche
Jusqu'ici, Donald Trump et Giorgia Meloni (ici lors d'une réunion du G7 au Canada en juin 2025) avaient entretenu d'excellentes relations depuis le retour du milliardaire américain à la Maison-Blanche - Crédits : Daniel Torok / Flickr Maison-Blanche

"Giorgia Meloni a longtemps agi comme si elle pouvait y échapper. Malgré l’engouement des débuts et les preuves postérieures de loyauté de la dirigeante italienne, le président des États-Unis a fini par la prendre pour cible à son tour", retrace Le Monde.

Dans un entretien accordé au Corriere della Sera, mardi 14 avril, Donald Trump a attaqué frontalement la présidente du Conseil italien. "Je suis choqué par elle. Je pensais qu’elle avait du courage, je me trompais", tacle le pensionnaire de la Maison-Blanche qui reproche notamment à Giorgia Meloni de ne pas avoir engagé son pays aux côtés des États-Unis dans le détroit d'Ormuz.

Cet épisode pourrait marquer un tournant majeur dans la relation entre les deux dirigeants. Il y a encore peu de temps, la cheffe du gouvernement italien était aux yeux de Donald Trump une "leader fantastique", une "personne spéciale" et "une très belle jeune femme", rappelle Libération. Giorgia Meloni considérait quant à elle le président américain comme "un leader fort", un "'ami' dont elle n’excluait pas de proposer [le] nom pour le prix Nobel de la paix".

Giorgia Meloni défend le pape

Il faut remonter au début de la semaine pour trouver l'origine de cette soudaine dégradation des relations. Lundi 13 avril, Donald Trump a allumé la mèche en jugeant le pape Léon XIV "faible sur la criminalité", après que le souverain pontife "a manifesté sa ferme opposition aux entreprises guerrières menées par Israël et les États-Unis au Moyen-Orient" [Le Monde].

"Coincée entre le pape et le président américain, Giorgia Meloni s'est retrouvée dos au mur", constate La Libre. "Après neuf heures d'hésitations, elle a jugé qu'elle ne pouvait plus ignorer la situation et a pris position pour défendre le pape", qualifiant d'"inacceptable" l'attaque de Donald Trump, rapporte Libération. "Giorgia Meloni, dirigeante d’un pays dont la capitale est aussi celle de l’Église universelle, ne pouvait plus se permettre la moindre ambiguïté après cet affront fait à l’évêque de Rome", estime Le Monde.

Le Moyen-Orient, autre sujet de discorde

"Dans la foulée, la Première ministre italienne a annoncé suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël ratifié en 2006 et renouvelé tacitement tous les cinq ans", indique La Croix. L'accord avec l'État hébreu qui "encadre la coopération entre les deux pays dans l’industrie de défense, la formation des militaires, la recherche et les technologies d’information" devenait "politiquement difficile [à] maintenir", a indiqué une source diplomatique à l'AFP, relayée par le quotidien chrétien.

Pour Le Monde, Giorgia Meloni a été contrainte d'opérer un virage stratégique sur cette question. "La présidente du Conseil a perdu les 22 et 23 mars un référendum capital sur la réforme constitutionnelle, non seulement sur le plan des valeurs républicaines, mais aussi du fait des implications économiques redoutées de la guerre que mènent ses alliés américain et israélien". Fin mars, elle avait déjà "refusé que des avions de combat américains engagés dans la guerre au Moyen-Orient atterrissent sur la base militaire de Sigonella, dans l’est de la Sicile", complète Libération.

Des réactions qui n'ont visiblement pas plu à Donald Trump. Dès le lendemain, le président américain est donc revenu à la charge. "Comme à son habitude, le sulfureux locataire de la Maison-Blanche a fourni aux journalistes une bonne dose de phrases chocs", note Courrier international. Interrogé par le Corriere della Sera sur sa récente passe d'armes avec Giorgia Meloni, le président américain s'emporte : "c’est inacceptable […] elle ne veut pas nous aider avec l’Otan, elle ne veut pas nous aider à nous débarrasser de l’arme nucléaire [iranienne]. […] Elle ne veut pas s'impliquer alors qu'elle obtient son pétrole là-bas".

Un repositionnement diplomatique pour Meloni

"Dans le monde, [Giorgia Meloni] se présentait comme le pont entre l’UE et l’Amérique et le pont s’est écroulé. […] Elle va devoir réinventer son message, ses relations, son statut sur la scène européenne et internationale", analyse une éditorialiste de La Stampa. Car la Première ministre italienne est également fragilisée après "la défaite de son allié hongrois Viktor Orbán" lors des élections législatives du 12 avril [Libération].

À la recherche d'un rebond, Giorgia Meloni sera à Paris ce vendredi 17 avril, où elle rencontrera Emmanuel Macron, mais aussi le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer, "pour discuter du blocus du détroit d'Ormuz et d'une éventuelle expédition terrestre dans la zone", annonce La Repubblica. Pour le journal transalpin, cette réunion doit permettre de "signaler discrètement à Washington qu'il existe une alternative au 'turbo-trumpisme' affiché par le gouvernement italien ces derniers mois".

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15.04.2026 à 14:06

En déplacement en Chine, Pedro Sánchez se pose comme défenseur d'un rapprochement entre Pékin et l'Union européenne

Amélie Philotas

"Positionner l'Espagne comme un interlocuteur fiable entre l'Europe et la Chine dans un contexte international de plus en plus fragmenté" [Euronews]. Tel était l'un des principaux objectifs du Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, lors de sa visite diplomatique en Chine qui s'achève ce mercredi. Un déplacement entamé le 13 avril. Ces trois jours se résument […]

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Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez était en Chine du 13 au 15 avril pour une visite diplomatique - Crédits : Conseil européen
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez était en Chine du 13 au 15 avril pour une visite diplomatique - Crédits : Conseil européen

"Positionner l'Espagne comme un interlocuteur fiable entre l'Europe et la Chine dans un contexte international de plus en plus fragmenté" [Euronews]. Tel était l'un des principaux objectifs du Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, lors de sa visite diplomatique en Chine qui s'achève ce mercredi. Un déplacement entamé le 13 avril.

Ces trois jours se résument notamment à "deux appels lancés à Xi Jinping [à l'occasion d'un discours dans la prestigieuse université de Tsinghua] : que la Chine 's'ouvre afin que l'Europe n'ait pas à se refermer' et qu'elle 'fasse davantage, en exigeant le respect du droit international et la fin des conflits au Liban, en Iran, à Gaza, en Cisjordanie et également en Ukraine'", résume El País.

Réduire le déficit commercial entre Chine et UE

La demande d'ouverture faite à la Chine répond à une problématique clairement identifiée : la nécessité de "rééquilibrer sa balance commerciale avec l'Europe" [Le Parisien]. Le Premier ministre espagnol tablait ainsi "sur des investissements et des transferts de technologie […], tout en cherchant à équilibrer des échanges commerciaux largement déficitaires pour l'Espagne [et l'UE]" [Les Échos].

Pour convaincre ses interlocuteurs chinois, Pedro Sánchez a revêtu le costume "[d']ambassadeur européen" [El País]. Le message est aussi clair que les chiffres. "L'UE a besoin que la Chine 'nous aide à corriger le déficit commercial que nous avons avec elle, un déficit non équilibré, qui a encore augmenté de 18 % l'an dernier, et qui est intenable pour nos sociétés à moyen et long terme'", a déclaré le leader espagnol, rapporte Courrier International.

Pour l'Espagne aussi, cette visite était importante. Alors que "le déficit commercial avec la Chine représente 74 % du déficit total de l'Espagne" [Le Parisien], "Madrid cherche à profiter de la bonne ambiance diplomatique pour attirer des investissements chinois sur son territoire. Les flux d’investissement progressent : 643 millions d’euros en 2025, contre 149 millions en 2024, selon la Fondation Conseil Espagne-Chine, une entité privée soutenue par le ministère des affaires étrangères espagnol" [Le Monde].

Le déplacement de Pedro Sánchez a notamment débouché sur l'annonce d'un "paquet de 19 accords bilatéraux pour renforcer les relations économiques entre [l'Espagne et la Chine]", rapporte Euronews. Parmi ces accords, "plus d'une dizaine sont liés à la sphère économique, dans le but de stimuler les relations commerciales entre les deux nations", précise le média.

Renforcer les liens avec la Chine face à l'instabilité trumpiste

La visite de Pedro Sánchez en Chine ne s'est pas seulement focalisée sur l'aspect commercial. "Le déplacement de l'Espagnol intervient dans un contexte tendu entre Madrid et Washington. Donald Trump a menacé, début mars, de mettre fin à ses échanges commerciaux avec l’Espagne, lorsque Madrid a refusé l’utilisation de ses bases militaires pour des frappes américaines contre l'Iran", retrace Le Monde.

Le chef du gouvernement a notamment insisté sur la reconnaissance de la Chine en tant que superpuissance, rappelant qu'il "y a des objectifs qui sont 'inatteignables' sans [elle], qui doit être plus impliquée dans la défense efficace du droit international et contribuer à l’arrêt des guerres au Moyen-Orient et en Ukraine" [El País].

Xi Jinping et Pedro Sánchez "font une lecture extrêmement critique de la politique menée par les États-Unis et de ses conséquences, et leurs messages convergent", observe Le Monde. Si "la critique de la politique du magnat américain est partagée par la plupart des autres dirigeants occidentaux, chez le chancelier allemand, Friedrich Merz, ou le président français, Emmanuel Macron, elle ne conduit pas automatiquement à se tourner vers Pékin, avec qui les contentieux sont également profonds, en particulier sur le soutien économique et diplomatique continu de la Chine à la Russie dans la guerre en Ukraine", complète le journal du soir. Reste désormais à savoir si la brèche ouverte par l'Espagnol a infléchi cette dynamique.

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14.04.2026 à 12:59

État de droit, Ukraine, migration… les annonces européennes de Péter Magyar après sa victoire en Hongrie

Manon Mazuir

"Pour sa première conférence de presse, longue de presque trois heures, au lendemain de son écrasante victoire contre le Fidesz de Viktor Orbán, Péter Magyar s’est engagé à mener une politique européenne constructive, en opposition totale avec celle du Premier ministre sortant", constate Courrier international. Il a "appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement, […]

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Avec plus de 53 % des voix et une très large majorité à l'Assemblée nationale, Péter Magyar et son parti Tisza ont largement remporté les élections législatives hongroises dimanche 12 avril face à Viktor Orbán - Crédits : Laurie DIEFFEMBACQ / Parlement européen
Avec plus de 53 % des voix et une très large majorité à l'Assemblée nationale, Péter Magyar et son parti Tisza ont largement remporté les élections législatives hongroises dimanche 12 avril face à Viktor Orbán - Crédits : Laurie Dieffembacq / Parlement européen

"Pour sa première conférence de presse, longue de presque trois heures, au lendemain de son écrasante victoire contre le Fidesz de Viktor Orbán, Péter Magyar s’est engagé à mener une politique européenne constructive, en opposition totale avec celle du Premier ministre sortant", constate Courrier international.

Il a "appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement, dans le but d'une passation officielle des pouvoirs le 5 mai prochain" [Euronews]. "Le peuple hongrois n'a pas voté pour un simple changement de gouvernement, mais pour un changement complet de régime", a-t-il déclaré.

État de droit et fonds européens

"En ce qui concerne les nombreux litiges qui ont opposé Budapest à la Commission européenne dans le passé, Péter Magyar dit vouloir obtenir le dégel des fonds européens bloqués par Bruxelles", rapportent Les Echos. Car les enjeux sont de taille, explique Politico : "la Hongrie passe à côté d’environ 10,4 milliards d’euros de prêts au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience, de 7 milliards d’euros de fonds de cohésion et de 16 milliards d’euros de prêts SAFE destinés à la défense". Budapest verse également "un million d’euros par jour à la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir enfreint les politiques migratoires de l’Union. À cela s’ajoutent les fonds suspendus dans le cadre des programmes Erasmus+ et Horizon Europe", énumère le média.

"Péter Magyar a besoin que la Commission débloque les fonds d'ici la fin du mois d'août, sans quoi la Hongrie pourrait [les] perdre" [Politico]. Dans cette optique, le chef du parti Tisza "a affirmé disposer d’un plan en quatre points pour parvenir à un accord avec Bruxelles, et a indiqué avoir déjà été en négociations avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen" [Euronews]. "Il s'agit de mesures de lutte contre la corruption, y compris l'adhésion au Parquet européen", a déclaré le futur Premier ministre, cité par le média européen.

Sont également prévus "le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et des autorités d’enquête, la garantie de la liberté de la presse, ainsi que l’autonomie des universités et la protection de la liberté académique", liste Euronews.

Péter Magyar a "annoncé qu’il était de l''intérêt' de son pays de rejoindre la zone euro", ajoute Courrier international. "Nous étudierons le budget, nos engagements internationaux, et nous aurons un débat public. Cela fait, nous prendrons une décision sur la date et les moyens par lesquels la Hongrie pourra satisfaire aux critères de Maastricht [nécessaires pour l’adhésion à la zone euro]", a-t-il déclaré.

Déblocage du prêt à l'Ukraine

Au cours d'une conférence de presse, le vainqueur des élections "a affirmé vouloir entretenir des relations constructives avec l’ensemble des voisins de la Hongrie, y compris l’Ukraine, et s’est dit prêt à rencontrer le président Volodymyr Zelensky", relate Euronews. Il a souligné "que l'Ukraine ne pouvait être contrainte d'accepter un accord de paix qui l'obligerait à céder des territoires".

En ce qui concerne le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine, Péter Magyar "a indiqué qu’il était prêt à lever le veto de Budapest" [Politico]. Viktor Orbán, qui avait initialement donné son feu vert "après avoir obtenu de ne pas participer financièrement à ce prêt, […] avait repris sa parole en début d'année", rappellent Les Echos. Son successeur, invoquant la mauvaise situation budgétaire du pays, a toutefois "précisé qu'il comptait rester en dehors de la contribution financière au prêt. La présidence chypriote a indiqué qu'elle remettrait le sujet sur la table des représentants permanents des États membres 'aussi vite que possible'".

Quant au 20e paquet de sanctions contre la Russie, également objet du veto de Viktor Orbán, il "pourrait être prochainement levé, avec un futur gouvernement hostile à Moscou", précise RTL. "Gare toutefois à ne pas surestimer l'enthousiasme du prochain dirigeant hongrois à l'égard de l'Ukraine", tempère un diplomate auprès de l'AFP : "Magyar voudra […] ne pas se laisser caricaturer comme étant la chose de Bruxelles".

D'ailleurs, le chef du parti Tisza a souligné que son parti "avait toujours déclaré ne pas soutenir une adhésion accélérée de l’Ukraine : 'il s’agit d’un pays en guerre, il est totalement exclu que l’Union européenne admette un pays en guerre'", a-t-il confirmé hier [20 Minutes]. "Si l’Ukraine devait être admise, il y aura un référendum en Hongrie. […] Mais je ne pense pas que cela se produira dans un avenir proche, ni dans les dix prochaines années", a-t-il poursuivi.

Une opposition maintenue au pacte européen sur les migrations

"L'erreur serait de [voir le nouveau leader hongrois] comme un anti-Orbán absolu. Péter Magyar a des positions assez conservatrices. Il partage notamment la vision de son prédécesseur sur les questions d'immigration", complète Radio France. "La Hongrie adopte une position très stricte à l'égard de l'immigration clandestine. Elle n'acceptera aucun pacte ou mécanisme de répartition, et nous conserverons la clôture de la frontière méridionale - et nous colmaterons les brèches qui s'y trouvent actuellement", a-t-il précisé, cité par Euronews.

Le conservateur pro-européen a néanmoins "exprimé sa volonté de trouver une solution aux amendes quotidiennes d’un million d’euros infligées par la CJUE pour non-respect des règles en matière d’asile", tempère le média européen : "il y a d'autres pays qui ont réussi à se conformer à la législation de l'UE sans permettre aux migrants irréguliers d'entrer. Si la Slovaquie et la Pologne ont pu résoudre ce problème, nous le pouvons aussi", a assuré Péter Magyar.

Pour Politico toutefois, si "la victoire de [l'opposant à Viktor Orbán] ne doit pas être interprétée comme le rejet d’une forme de conservatisme national suscitant des inquiétudes dans certains cercles de l’UE, […] Bruxelles et Magyar y voient tous deux une occasion de redéfinir fondamentalement les relations de la Hongrie avec [l'UE]".

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13.04.2026 à 10:16

Hongrie : "triomphe pour la démocratie", "immense soulagement pour l'UE"… la presse européenne réagit à la sévère défaite de Viktor Orbán aux élections législatives

Florian Chaaban

"La démocratie a triomphé" en Hongrie, résume l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Dimanche 12 avril, "le conservateur pro-européen Péter Magyar [a détrôné] le nationaliste Viktor Orbán" lors d'élections législatives particulièrement scrutées en Europe [Le Figaro]. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "n'a attendu que 17 minutes pour se réjouir de la lourde […]

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Le parti de Péter Magyar (à gauche), Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre, qui en décroche à peine 38 % - Crédits : Alain Rolland / Parlement européen
Le parti de Péter Magyar (à gauche), Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre sortant, qui en décroche à peine 38 % - Crédits : Alain Rolland / Parlement européen

"La démocratie a triomphé" en Hongrie, résume l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Dimanche 12 avril, "le conservateur pro-européen Péter Magyar [a détrôné] le nationaliste Viktor Orbán" lors d'élections législatives particulièrement scrutées en Europe [Le Figaro].

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "n'a attendu que 17 minutes pour se réjouir de la lourde défaite d'Orbán", relève Politico. "La Hongrie a choisi l'Europe. L'Europe a toujours choisi la Hongrie. L'Union s'en trouve renforcée", a réagi l'Allemande.

Les résultats sont sans appel. "Le parti de Péter Magyar, Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du Premier ministre, qui en décroche à peine 38 %. Tisza devrait obtenir 138 des 199 sièges du Parlement [contre 55 pour le Fidesz, ndlr], ce qui lui assure une supermajorité constitutionnelle", écrit Le Monde ce lundi matin. Et de souligner : "ce résultat est d'autant plus spectaculaire qu'il intervient après une participation record de près de 80 % des électeurs, du jamais-vu depuis la chute du communisme".

La Hongrie a choisi "entre l’autoritarisme et la démocratie"

"Fidèle à sa réputation de ville libérale et fêtarde, Budapest a dansé et exulté jusqu'au bout de la nuit" à l'annonce des résultats [Le Monde]. Ces dernières semaines, le scrutin "s'était transformé en un vaste référendum pour M. Orbán et sa diplomatie prorusse", contraint de tirer "sa révérence après 16 ans au pouvoir" [Le Figaro].

"Concrètement, la Hongrie avait le choix entre l'autoritarisme et la démocratie, entre le regard tourné vers Moscou ou vers Bruxelles. Un enjeu crucial, qui s'est avéré mobilisateur", analyse l'envoyée spéciale du Temps à Budapest, Valérie de Graffenried. "Les urnes ont parlé : la majorité des Hongrois ne veulent plus de la 'démocratie illibérale' revendiquée par Viktor Orbán, plus des affaires de connivences avec la Russie".

Celui qui briguait un cinquième mandat consécutif (le sixième au total) n'a pas tardé à "appeler Magyar pour le féliciter de sa victoire. Il s'est ensuite présenté devant ses partisans pour reconnaître sa 'douloureuse' défaite", souligne El País. "Un résultat déterminant non seulement pour la Hongrie, mais aussi pour l'ensemble de l'Union européenne", poursuit le quotidien espagnol.

Soulagement pour les pays de l'UE, désaveu pour la Russie

Le départ d'Orbán "sera un immense soulagement pour l'UE, dont il a mis en évidence et exploité les faiblesses systémiques pendant des années, notamment en aidant récemment [Vladimir] Poutine à bloquer une aide européenne de 90 milliards d'euros destinée à l'Ukraine", écrit Politico dans un autre article. "Péter Magyar n'a pas précisé s'il lèverait le veto hongrois sur cette aide financière à l’Ukraine, mais il a évoqué de manière plus générale, dimanche soir, la nécessité de clarifier les 'questions en suspens' avec les voisins européens", ajoute le média européen.

Pour rappel, "le prêt à l'Ukraine est bloqué depuis des mois en raison d'un différend entre le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy et Viktor Orbán au sujet de l'oléoduc Droujba, que la Hongrie accuse Kiev de refuser de réparer après qu'il a été endommagé lors d'une attaque russe" [Politico]. 

De manière générale, "les dirigeants de l'UE se réjouissent de la victoire de Péter Magyar" [The Guardian], eurodéputé rattaché au groupe du Parti populaire européen. "Les félicitations affluent de toute l'Union européenne, les dirigeants d'Espagne, de Pologne, de France, de Grande-Bretagne, du Danemark, de Roumanie, de Suède et d'ailleurs saluant l'ouverture d'un nouveau chapitre". "La défaite de Viktor Orbán est au contraire une mauvaise nouvelle pour la Russie, qui comptait [notamment] sur Budapest pour bloquer ou ralentir les sanctions contre le Kremlin" [Les Echos].

Selon Die Zeit, ces élections marquent un tournant. "Une nouvelle ère s'ouvre pour les Hongrois, qui offrent à l'Europe un cadeau inestimable. Il est temps à présent d'en tirer pleinement parti".

Quel avenir pour la Hongrie ?

Fraîchement élu, Péter Magyar s'est exprimé dans le centre de Budapest devant des milliers de partisans : "la Hongrie sera à nouveau un allié solide représentant les intérêts hongrois, car la place de notre pays est en Europe", a-t-il prononcé [Euronews], "donnant le ton de la nouvelle législature". "Avec plus des deux tiers des députés, la nouvelle majorité devrait avoir les mains libres pour modifier la Constitution. Cette dernière a été systématiquement réformée, ces dernières années, pour favoriser le parti de Viktor Orbán", observent Les Échos.

Si l'identité du vainqueur ne "fait guère de doute" [hvg 360], le résultat du scrutin n'est pas définitif. "Les votes des électeurs ayant changé de circonscription et ceux déposés dans les bureaux de vote à l'étranger puis rapatriés ne seront comptabilisés que le 18 avril. Dans les circonscriptions individuelles où les résultats sont serrés, cela pourrait même […] modifier quelques sièges sur les 199", précise le média hongrois. Il faudra ensuite "épuiser toutes les voies de recours, les résultats de chaque circonscription pouvant être contestés".

Il n'empêche. "Cette élection a remodelé l'intégralité de l'élite politique, analyse Rudolf Metz, chercheur en sciences politiques à l'université ELTE de Budapest", dans les colonnes des Échos. "Il n'y a jamais eu autant de nouveaux députés entrant au Parlement depuis 1990".

L'avenir dira si Péter Magyar propose une réelle politique de rupture avec son prédécesseur, notamment sur l'état de droit ou la question des minorités. Une chose est néanmoins certaine, selon Le Monde : "avec la victoire de Péter Magyar, Budapest va désormais perdre son statut de phare de l'internationale réactionnaire, que Viktor Orbán avait patiemment bâti à coups de groupes de réflexion et d'invitations de figures de l'extrême droite mondiale".

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10.04.2026 à 12:04

La Commission européenne exhorte la Hongrie à s'expliquer sur des échanges téléphoniques avec la Russie

Léa Deseille

"Une 'taupe' au sein de l'UE", alerte 20 Minutes. "La Commission européenne a réclamé jeudi [9 avril] dans les 'plus brefs délais' des explications à la Hongrie, après des informations faisant état de conversations téléphoniques avec la Russie au sujet de documents internes de l’Union européenne", détaille Le Devoir. "Depuis quelques jours, des médias révèlent des […]

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Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, lors d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à New York en 2021 - Crédits : Andrea Renault - Commission européenne
Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, lors d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à New York, en 2021 - Crédits : Andrea Renault / Commission européenne

"Une 'taupe' au sein de l'UE", alerte 20 Minutes. "La Commission européenne a réclamé jeudi [9 avril] dans les 'plus brefs délais' des explications à la Hongrie, après des informations faisant état de conversations téléphoniques avec la Russie au sujet de documents internes de l’Union européenne", détaille Le Devoir.

"Depuis quelques jours, des médias révèlent des conversations téléphoniques qui attestent du soutien apporté par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, à son homologue russe, Sergueï Lavrov, quand il siège à Bruxelles", écrit Le Parisien. "Ils ont publié une conversation téléphonique entre les deux hommes datant de juillet 2024 et dans laquelle le Hongrois assure au Russe qu’il va 'immédiatement' lui transmettre un document concernant les négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE", rapporte 20 Minutes.

Plusieurs accusations de fuites d'informations à la Russie

Le consortium de médias "composé de The Insider, Vsquare et Delfi" ainsi que le "Washington Post avant lui" [Le Parisien] avaient déjà fait des révélations sur ce sujet. "[Les médias ont] affirmé le mois dernier que le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, avait fourni à Moscou un accès 'direct' à des 'informations stratégiques sur des questions cruciales'", relate la chaîne de télévision et de radio nationale irlandaise RTÉ. Selon les médias, le chef de la diplomatie hongroise a notamment "agi à la demande de Sergueï Lavrov pour obtenir la radiation de la sœur du milliardaire russe Alicher Ousmanov des listes de sanctions de l’Union européenne" [Le Parisien].

Ces révélations ont provoqué de vives réactions au sein de l'Union européenne. "Ursula von der Leyen prévoit de soulever la question des allégations de fuites d'informations de la Hongrie vers la Russie au plus haut niveau de la direction européenne", a annoncé Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne [Euronews]. "Ces informations sont 'extrêmement préoccupantes' avec la 'possibilité alarmante qu'un gouvernement d'un État membre ait coordonné ses actions avec la Russie […] contre la sécurité et les intérêts de l'Union européenne'", a-t-elle ajouté, selon France info. "L'implication directe de la présidente de la Commission européenne met en lumière l'indignation et le malaise généralisés suscités par les liens exceptionnellement étroits de Budapest avec Moscou, de plus en plus perçus comme une menace pour la sécurité intérieure", estime Euronews.

De potentielles ingérences dans les élections

À la suite des premières révélations le mois dernier, la Hongrie avait tout de suite réagi. "Péter Szijjártó avait nié ces affirmations, évoquant des 'fake news', ainsi qu’un 'très grand scandale'. Il avait aussi fustigé 'l’interception de ses appels par des services secrets étrangers, qui les ont rendus publics', estimant que c’était 'dans l’intérêt de l’Ukraine'", rappelle Le Parisien. En plus de "Bruxelles", le gouvernement de Viktor Orbán a fait de "Kiev" l'une de ses cibles préférées ces dernières semaines, maintenant son veto sur un prêt exceptionnel de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine et s'opposant à l'ouverture de toute nouvelle étape dans le processus d'adhésion du pays à l'UE.

Face aux nouvelles révélations, Péter Szijjártó a choisi une autre stratégie. Le ministre hongrois "n'a pas nié le contenu des révélations. Il a en revanche présenté le flot de témoignages comme une tentative clandestine d'ingérence dans les élections du 12 avril", raconte Euronews. Dimanche, les Hongrois sont appelés aux urnes pour des élections législatives sous tensions. Le Premier ministre actuel, Viktor Orbán pourrait briguer un cinquième mandat, mais son opposant conservateur Péter Magyar est en tête dans les sondages.

Par ailleurs d'autres scandales sous-jacents entourent cette élection. "Durant l’été 2025, révèle le média d’investigation Direkt36, les services secrets hongrois ont tenté de 'paralyser les systèmes informatiques du parti Tisza' de l’opposant Peter Magyar et des policiers ont 'effectué une descente sur de fausses accusations' de pédopornographie 'chez deux informaticiens proches du parti qui avaient programmé de divulguer cette affaire'", expliquait Courrier international fin mars.

"Des eurodéputés s'inquiètent d'une possible ingérence russe dans les élections hongroises", note The Guardian. Un groupe de parlementaires transpartisan "souhaite une évaluation urgente 'avant et immédiatement après' le jour du scrutin, afin de déterminer si les conditions d'une concurrence libre et loyale sont compromises par la désinformation, la manipulation étrangère, le détournement des ressources de l'État", ajoute le quotidien britannique.

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09.04.2026 à 13:35

"L'Otan n’était pas là quand nous avions besoin d'eux" : Donald Trump maintient la pression malgré la visite de Mark Rutte

Vincent Lequeux

"Mark Rutte est arrivé discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard", souligne la chaîne d'information BFM TV. Prévue "de longue date" selon un responsable de l'Alliance atlantique, la rencontre entre le secrétaire général de l'Otan et le président américain ce mercredi visait à "tirer parti […]

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Rencontre entre le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, et le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 22 octobre 2025 à Washington - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, et le président des États-Unis, Donald Trump, lors d'une précédente rencontre le 22 octobre 2025 à Washington - Crédits : Otan / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"Mark Rutte est arrivé discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard", souligne la chaîne d'information BFM TV. Prévue "de longue date" selon un responsable de l'Alliance atlantique, la rencontre entre le secrétaire général de l'Otan et le président américain ce mercredi visait à "tirer parti du succès du sommet de l'Otan à La Haye" l'an dernier. Les pays membres s'y étaient engagés, sous la pression de Donald Trump, à augmenter fortement leurs dépenses militaires.

Or dans le nouveau contexte de la guerre au Moyen-Orient, ce dernier a réitéré ses critiques vis-à-vis des alliés européens. "L'Otan n'était pas là quand nous avions besoin d'eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d'eux. Rappelez-vous du Groenland, ce gros morceau de glace mal géré", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social dans la soirée [RFI]. Le milliardaire avait notamment réclamé l'aide des Européens pour sécuriser le stratégique détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran en réponse aux attaques israélo-américaines depuis le 28 février.

"Ils ont échoué"

En amont de la rencontre, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt avait déclaré que les Européens "ont été mis à l'épreuve, et ils ont échoué", citant directement le président [France 24]. "J'ajouterais qu'il est assez triste que l'Otan ait tourné le dos aux Américains au cours des six dernières semaines, quand ce sont les Américains qui financent leur défense".

Interrogée sur la perspective d'un retrait américain de l'Otan, dont Donald Trump menace les Européens depuis des mois, Karoline Leavitt a confirmé que "[c'est] quelque chose dont [il] discute et je pense qu’il en discutera tout à l’heure avec le secrétaire général" [Le Monde]. Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump réfléchirait notamment à "retirer des troupes américaines" stationnées dans des pays qui n'ont pas soutenu l'offensive militaire contre l'Iran, pour les déplacer "vers des pays jugés plus coopératifs".

Le secrétaire général de l'Otan a également rencontré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio. D'après un communiqué du département d'État américain, leurs discussions "ont porté sur les opérations militaires contre l’Iran, la guerre en Ukraine et le renforcement de la coordination et du 'transfert de charges' avec les alliés de l’Otan", résume Le Devoir.

"Exercice d'équilibriste"

Interrogé sur la chaîne CNN à l'issue de son entrevue, Mark Rutte s'est quant à lui livré à un "exercice d'équilibriste" [BFM TV] pour ne pas froisser les Américains sans causer de tort aux Européens. Au journaliste lui demandant si les pays de l'Otan avaient failli à leur mission dans la guerre au Moyen-Orient, le Néerlandais a répondu : "Quelques-uns, oui, mais une large majorité de pays européens, et c’est ce dont nous avons discuté aujourd’hui, ont fait ce qu’ils avaient promis" [La Presse].

Également questionné pour savoir si le monde était plus sûr aujourd'hui qu'avant le début de la guerre, Mark Rutte a affirmé : "Absolument, parce que - et c'est grâce au leadership du président Trump - il est très, très important de dégrader [les capacités militaires de l'Iran]" [BFM TV].

Mais "la 'daddy diplomacy' de [Mark] Rutte s’essouffle, même après le recul de Trump sur l’Iran", estime Euractiv. En effet, "cet exercice est devenu particulièrement difficile avec le lancement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran fin février, en raison de la frustration du président américain face à ce qu'il considère comme une dérobade des Européens en Iran", poursuit RFI. Et ce bien que Mark Rutte soit toujours perçu par le locataire de la Maison-Blanche comme "un type formidable, génial" [Le Soir].

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08.04.2026 à 11:49

Hongrie : avant des élections législatives très attendues, J.D. Vance vole au secours de Viktor Orbán

Florian Chaaban

"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos]. Alors que "Viktor Orbán brigue […]

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Texte intégral (2238 mots)
Au cours d'un grand meeting organisé par le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, dans le palais des sports de la capitale hongroise, J.D. Vance a directement appelé les Hongrois à "soutenir" le Premier ministre sortant - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 4.0
Au cours d'un grand meeting organisé par le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, dans le palais des sports de la capitale hongroise, J.D. Vance a directement appelé les Hongrois à "soutenir" le Premier ministre sortant - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 4.0

"Une croisade anti-UE et pro-Orbán", résume Le Soir. En déplacement à Budapest mardi 7 avril, "le vice-président américain [J.D. Vance] est venu soutenir le Premier ministre ultraconservateur hongrois à quelques jours d'élections législatives au résultat incertain, mettant en lumière le rôle central de la Hongrie dans l'internationale Maga" [Les Echos].

Alors que "Viktor Orbán brigue un cinquième mandat consécutif [le sixième au total, ndlr] à la tête du gouvernement hongrois" [Le Parisien], cette visite "est le signal d'une prise de position de plus en plus affichée de l'administration américaine aux côtés des dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques", écrit Libération. Or, "l'effort américain a peu de chances d'aider le Premier ministre hongrois, vu la maigre popularité de l'administration Trump en Europe", nuance L'Express.

Bruxelles dans le viseur

Lors d'une conférence de presse, "le vice-président américain a dénoncé les interférences dans les élections hongroises des 'bureaucrates de Bruxelles' qui auraient, selon lui, cherché à faire monter les prix [avant le scrutin du 12 avril], qualifiant cela de 'pire exemple d'ingérence étrangère'" [Le Figaro].

Selon Politico, J.D. Vance accuse notamment l'UE de "détruire l'économie de la Hongrie" et de saper les "efforts visant à 'réduire l'indépendance énergétique du pays'". En cause d'après lui, une simple affaire personnelle. "[Les dirigeants européens, ndlr] ont fait tout cela parce qu'ils détestent ce type", a-t-il argué sans détour [El País]. "La Commission européenne a réagi en soulignant construire avec les États membres 'une Europe plus forte et plus indépendante'" [Le Monde], se faisant l'écho des propos de l'un de ses porte-parole.

L'Ukraine comme pomme de discorde

Auprès de "son allié le plus fidèle en Europe" [El País], J.D. Vance a par ailleurs décrit "Viktor Orbán comme un 'partenaire important et constructif pour la paix' en Ukraine", observe Le Monde. La guerre en Ukraine justement, point de friction central entre l'UE et la Hongrie de Viktor Orbán.

"Les décisions prises à l'unanimité continuent de lui accorder un droit de veto. C'est le cas pour le prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'UE à l'Ukraine. [Les dirigeants européens ont approuvé ce prêt] en décembre 2025 [avec certaines concessions faites à la Hongrie, à la République tchèque et la Slovaquie], mais lors du Conseil européen du 19 mars, le Premier ministre hongrois a bloqué le versement de l'aide promise à Kiev", retrace Blick. Et d'ajouter que ce dernier "a conditionné son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l'oléoduc Droujba". De son côté, "Bruxelles a retenu des milliards de fonds européens en raison de préoccupations liées à la corruption et à l'État de droit [en Hongrie]" [Euronews].

Outre les dossiers économique et ukrainien, l'UE a fait l'objet d'autres griefs de la part du vice-président américain lors de cette visite. "Il s'en est également pris aux règles numériques de l'Union, notamment à la loi sur les services numériques, qui oblige les plateformes à lutter contre la désinformation et les contenus préjudiciables" [Euronews].

Viktor Orbán en difficulté dans les sondages

Cette rencontre s'inscrit dans un moment charnière. "Au pouvoir depuis 16 ans, Viktor Orbán fait face à une opposition renforcée. Le leader du parti Tisza, Péter Magyar, a réussi en moins de deux ans à bâtir une alternative crédible, capable de menacer l'hégémonie du dirigeant hongrois", note la Deutsche Welle.

En l'état, "le Premier ministre [illibéral] est donné largement perdant du scrutin de dimanche par les instituts de sondage indépendants. Même si le système électoral, qu'il a façonné pour lui être largement favorable, pourrait atténuer son éventuelle défaite" [Le Monde]. "Proche du président russe, Vladimir Poutine, Viktor Orbán bénéficierait, selon les observateurs, de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de victoire face au parti du conservateur pro-européen Péter Magyar", relate Le Parisien. Ces derniers jours, le risque de collusion entre Budapest et le Kremlin a pris de l'épaisseur, marqué par la révélation de l'existence d'un enregistrement sonore compromettant pour Budapest.

Un appui russe, et américain donc. "Bien qu'il ait exprimé son soutien à M. Orbán, M. Vance a déclaré que Washington serait prêt à travailler avec le vainqueur de l'élection, quel qu'il soit", note Euronews. Un scénario que les États-Unis de Donald Trump n'envisagent pas. "C'est Viktor qui va gagner, je n'ai aucun doute là-dessus, pas vrai ?", a déclaré J.D. Vance [Le Figaro]. Et le dirigeant hongrois de rétorquer : "c'est le plan".

"Ce n'est pas la première fois que l'administration Trump s'immisce dans les élections européennes pour soutenir les candidats de droite radicale ou extrême. J.D. Vance avait rencontré en Allemagne la cheffe de l'AfD, Alice Weidel, peu avant les législatives de l'an dernier outre-Rhin", concluent Les Echos.

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