12.03.2026 à 13:11
Agathe Grinon

Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde]. Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire […]
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Washington a annoncé, ce mercredi "lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême" le 20 février [Le Monde].
Les premières concernent "16 partenaires économiques", notent Les Échos. Il s'agit pour l'administration américaine "de faire la chasse aux subventions, aux politiques industrielles, aux barrières à l'accès au marché mises en place ou aux normes relatives au travail ou à l'environnement qui permettent à certains pays de réduire leurs coûts de production".
Parmi les cibles figure l'Union européenne. Les Vingt-Sept sont accusés par le représentant au Commerce américain Jamieson Greer d'avoir respecté "environ zéro pour cent" de l'accord commercial bilatéral de Turnberry, conclu en juillet dernier [Deutsche Welle]. "Les excédents commerciaux de l'Allemagne et de l'Irlande avec les États-Unis" sont pour lui "une preuve de la capacité excédentaire de l'UE".
Lors d’un point presse téléphonique, ce dernier a également cité "la Chine […], le Japon, l’Inde ou le Mexique" parmi les pays visés [Le Figaro]. La Suisse en fait également partie, note Le Temps. À l'inverse, "le Canada, deuxième partenaire commercial des États-Unis et à l'égard duquel Donald Trump a pourtant toujours des griefs", semble épargné par cette première série, constatent Les Échos.
D'autres enquêtes "porteront sur les pays soupçonnés de recourir au travail forcé dans la fabrication de biens envoyés aux États-Unis", poursuit Le Parisien. "Elles devraient débuter jeudi et pourraient entraîner, une fois [bouclées], l'interdiction d’importer les produits concernés".
"Les États-Unis, notamment durant le mandat de Joe Biden, avaient déjà pris une série de mesures visant les produits chinois issus du travail forcé des Ouïghours", rappelle La Tribune. Mais "il ne s’agit pas de cibler des conditions locales dans un pays en particulier" cette fois, a insisté Jamieson Greer : "nous pensons que l’enquête va concerner une soixantaine de pays".
Pour Les Échos, "le but de l'administration américaine est relativement clair : préparer l''après' du camouflet imposé par la Cour suprême américaine". Le 20 février, celle-ci avait invalidé de nombreux tarifs douaniers imposés aux partenaires des États-Unis dont l'Union européenne, arguant que Donald Trump "avait dépassé son autorité" [Deutsche Welle].
Le président américain s'était ensuite empressé d'imposer un nouveau "tarif mondial" de 10 % mais que le droit limite à "150 jours", soit jusqu'au 24 juillet prochain. [CNBC]. C'est donc pour trouver une solution avant cette échéance que l'administration fédérale redouble d'efforts.
Les anciennes taxes avaient "généré 166 milliards de dollars de revenus pour l’État fédéral, qui pourraient désormais" devoir être remboursés auprès des entités concernées [Le Temps]. Et l'administration Trump "a clairement indiqué qu'elle cherchait à remplacer [ces] milliards de dollars de revenus perdus […] en utilisant différentes lois pour établir de nouveaux tarifs douaniers", note The Guardian.
En outre, si Jamieson Greer argue qu'il s'agit "de protéger les emplois américains" [The Guardian], cette nouvelle série "pourrait s'inscrire dans le contexte d'une guerre en Iran et d'élections de mi-mandat [prévues en novembre] au cours desquelles les démocrates [soulignent] que le public a droit à des remboursements".
"Ces enquêtes, prévues dans le cadre d’une loi sur le commerce datant de 1974, doivent s’étaler sur plusieurs mois et débuter par l’ouverture d’un appel à commentaires de la part des parties prenantes, avant que des auditions publiques ne soient menées" [Le Figaro].
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11.03.2026 à 12:57
Agathe Grinon

"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant. Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après […]
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"Le 5 mars, la police hongroise contrôlait deux véhicules d’un convoi blindé en transit entre l’Autriche et l’Ukraine, transportant sept Ukrainiens. Elle confisquait les fonds que ceux-ci convoyaient, à savoir : 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d’euros en espèces et environ 9 kg d’or", résume l'Indépendant.
Cette nouvelle crise diplomatique entre les deux pays survient peu de temps après le refus du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de soutenir le prêt européen de 90 milliards d'euros à destination de l'Ukraine, "en raison de différends concernant l'oléoduc Droujba, qui a interrompu les livraisons de pétrole russe en janvier" [Euronews].
Le 6 mars, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, avait affirmé que les autorités hongroises avaient "pris en otage sept citoyens ukrainiens", rapporte l'agence de presse ukrainienne Ukrinform.
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a justifié cette mesure en affirmant "que les fonds pourraient être liés à des activités criminelles" [L'Indépendant].
Si les sept employés de banque "qui avaient été arrêtés par les autorités hongroises ont été libérés", affirme Libération, les tensions persistent au sujet des fonds confisqués par les autorités hongroises. "La banque ukrainienne Oschadbank réclame le remboursement des fonds saisis par la Hongrie", confirme Euronews. De son côté, Viktor Orbán "a ordonné au gouvernement de conserver l'argent et l'or saisis […] pendant une période pouvant aller jusqu'à 60 jours".
"Cet épisode marque une nouvelle escalade dans les relations déjà tendues entre les deux pays" [Euronews].
Les tensions entre la Hongrie et l'Ukraine portent aussi sur l'ambition ukrainienne de rejoindre l'Union européenne. Bien que sa candidature ait progressé, l'adhésion de Kiev est mise à mal par l'opposition hongroise.
Ce mardi 10 mars, "[l'Assemblée nationale de Hongrie] a adopté […] une résolution rejetant l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne", note The Budapest Times. Cette résolution a été approuvée "par 142 voix pour, 28 contre et quatre abstentions".
Dans un message publié sur Facebook en réaction à cette décision, l'ambassade ukrainienne en Hongrie a affirmé qu'aucune "de ces étapes n'est une surprise pour la partie ukrainienne : de telles positions honteuses des autorités hongroises sont connues depuis longtemps".
Le Parlement hongrois a par ailleurs rejeté l'idée d'un "soutien financier et militaire supplémentaire à la guerre", approuvant ainsi la décision du gouvernement de ne pas soutenir le prêt européen de 90 milliards [The Budapest Times].
La Hongrie peut en principe bloquer la livraison de ce prêt, qui requiert l'approbation de tous les pays membres de l'Union européenne. Néanmoins, le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis a affirmé à Politico : "nous allons livrer ce prêt d'une manière ou d'une autre".
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré "qu'il allait prendre le relais de la Hongrie pour bloquer le prêt de l'UE à l'Ukraine si le Fidesz ne l'emportait pas le 12 avril prochain lors des élections générales en Hongrie", souligne Euronews.
Selon le média slovaque STVR, à l'instar de la Hongrie, Robert Fico utilise ce prêt comme "un moyen de pression pour rétablir les livraisons de pétrole" russe via l'oléoduc Droujba passant par l'Ukraine.
Après une rencontre ce mardi 10 mars, le dirigeant slovaque a "déclaré être parvenu à un accord avec […] Ursula von der Leyen, sur la nécessité de restaurer l'oléoduc" [Euronews].
"Les dirigeants de l'UE se réuniront pour un sommet à Bruxelles la semaine prochaine, dans l'espoir de convaincre le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et son homologue slovaque Robert Fico de s'en tenir à leur promesse [initiale] d'approuver le prêt", rappelle Politico.
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10.03.2026 à 12:24
Valentin Ledroit

"La pièce manquante du laborieux Pacte migratoire européen vient enfin de trouver sa place, mais au prix d’une rupture politique et institutionnelle majeure", avance Le Point. Lundi 9 mars, les eurodéputés de la commission des Libertés civiles ont approuvé le règlement "retour" (41 voix pour, 32 contre, 1 abstention), qui encadre les expulsions des personnes en […]
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"La pièce manquante du laborieux Pacte migratoire européen vient enfin de trouver sa place, mais au prix d’une rupture politique et institutionnelle majeure", avance Le Point. Lundi 9 mars, les eurodéputés de la commission des Libertés civiles ont approuvé le règlement "retour" (41 voix pour, 32 contre, 1 abstention), qui encadre les expulsions des personnes en séjour irrégulier.
Ce vote a été le théâtre d'un retournement de situation, qualifié de "putsch" par Mediapart. Le site explique que le "texte initial, porté par le rapporteur libéral Malik Azmani", a été écarté au profit d'un compromis de dernière minute, "présenté par la droite et François-Xavier Bellamy avant d’être adopté avec le soutien de l’extrême droite".
Cet épisode "marque un tournant profond à Bruxelles", juge Le Point. "Pour faire passer ce texte stratégique, le Parti populaire européen (PPE, droite conservatrice) a assumé de s’allier avec l’ensemble des droites souverainistes et nationalistes, calquant ainsi la position du Parlement sur la ligne de grande fermeté déjà adoptée par le Conseil des États membres".
Pour Mediapart, "la fusion des droites européennes a connu un sacré coup d’accélérateur" avec le vote d'hier. Le constat est similaire pour le média suisse Blick, qui estime que "le centre de gravité politique de l'Union a glissé à droite, poussant ses dirigeants à serrer la vis sur l'immigration".
Le texte validé hier doit encore être adopté par l'ensemble des eurodéputés en séance plénière, avant de faire l'objet de négociations avec les États membres.
"Un net durcissement de la politique migratoire de l’Union européenne (UE) et la possibilité d’envoyer les migrants vers des 'plateformes de retour', des centres de rétention situés dans des pays hors de l’UE. Telle est la teneur du texte validé lundi 9 mars par les eurodéputés", résume Le Monde.
Le chiffre avancé par les défenseurs du règlement "est connu", affirme Le Point : "actuellement, sur l’ensemble des décisions de retour (les obligations de quitter le territoire) émises en Europe, seules 20 % sont effectivement mises en œuvre, un taux qui stagne depuis des années et plonge à 9,6 % pour la France".
Pour tenter d'y remédier, "le règlement 'retour' a été proposé par la Commission européenne en mars 2025 et approuvé par les États membres en décembre dernier", retrace Euronews. Le texte doit permettre "aux pays de l'UE de renvoyer les migrants en situation irrégulière vers des pays tiers sans lien avec leur pays d'origine, à condition qu'ils aient conclu des accords bilatéraux avec un État hors-UE pour construire sur son territoire des centres de détention", complète la chaîne de télévision.
Le dispositif doit aussi "faire sauter plusieurs verrous procéduraux. Fini, par exemple, l’effet suspensif automatique et généralisé pour tous les recours, une mesure qui permettait souvent de multiplier les procédures afin de gagner du temps et d'empêcher les expulsions" [Le Point]. De plus, "si les personnes refusent de quitter le territoire européen, [elles] risquent d’être détenues dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois", complète Le Monde.
"Après des mois de négociations, ce vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la politique migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits", s'est rapidement réjoui François-Xavier Bellamy [Le Monde].
Les "centres de retours" souhaités par plusieurs États membres ont "vocation à dissuader les migrants de refuser tout retour dans leur pays d'origine", complète le journal du soir. "Un noyau de cinq pays [Allemagne, Autriche, Danemark, Grèce et Pays-Bas, ndlr] a lancé ces discussions sur les retours. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe", confirme Bart van den Brink, le vice-Premier ministre néerlandais, cité par Le Monde. "Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG".
"Pas de dignité humaine, pas de liberté, pas d'égalité, pas d'état de droit pour les personnes envoyées dans des centres de retour. Juste un avenir incertain dans un pays inconnu", s'alarme pour sa part l'eurodéputée socialiste Murielle Laurent, relayée par Blick.
Enfin, une autre disposition inquiète les pourfendeurs du texte approuvé hier. Elle permettrait "aux autorités de fouiller le lieu de résidence ou 'd'autres lieux pertinents' où pourrait se trouver un ressortissant d'un pays tiers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement" [Euronews]. Le Parlement européen rappelle néanmoins que la proposition initiale prévoyait l'obligation pour les États membres de procéder à de telles recherches.
Pour Sarah Chander, directrice de l'organisation Equinox Initiative for Racial Justice, interrogée par Le Monde, "l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE", le service américain de l'immigration et des douanes.
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