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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

19.01.2026 à 10:06

Finale de la CAN-2025 : la panenka de la discorde de Brahim Diaz

Stéphanie TROUILLARD

Buteur en série jusqu'à la finale, l'attaquant marocain Brahim Diaz est passé du statut de héros national à celui de symbole de la défaite. Sa panenka manquée dans les tous derniers instants du temps additionnel a refroidi le stade de Rabat. Sur les réseaux sociaux, il est devenu l'objet de railleries.

19.01.2026 à 10:05

La Chine continue de faire de moins en moins de bébés

FRANCE24

La population chinoise, chiffrée à 1,404 milliard, a diminué pour la quatrième année consécutive, perdant 3,39 millions de personnes en un an. La Chine a enregistré en 2025 7,92 millions de naissances, soit un taux de 5,63 pour 1.000 habitants. C'est 1,62 millions de naissance en moins que l'année précédente, soit une baisse de 17%. L'Etat a publié ces statistiques démographiques en même temps que ses performances économiques de l'an passé et un chiffre de croissance de 5%. Pékin s'est encore vanté d'afficher l'une des croissances les plus fortes de la planète et de contribuer significativement à la croissance mondiale. Cependant, si la langueur persistante de la consommation des ménages et la crise durable de l'immobilier atténuent les résultats, les autorités ont conscience que la chute de la natalité et le vieillissement de la population représentent un défi majeur à long terme, et tentent d'encourager le mariage et la natalité. Les modèles démographiques des Nations unies prévoient que la population de la Chine pourrait passer de 1,4 milliard aujourd'hui à 633 millions d'ici 2100. La Chine a mis fin en 2016 à la politique de l'enfant unique appliquée drastiquement depuis 1979-1980 pour contenir le risque de surpopulation, à une époque où le taux de natalité était de 17,82 pour mille. Les couples chinois ont été autorisés à accueillir un deuxième enfant. Cinq ans plus tard, Pékin a encore assoupli les règles en permettant la naissance d'un troisième. Coût élevé de l'éducation Le taux de natalité a néanmoins diminué régulièrement ces dernières années, malgré une légère hausse en 2024 avec 6,77 naissances pour mille habitants. Le précédent plus bas historique datait de 2023, année où la Chine avait accusé un taux de 6,39 naissances pour mille habitants. Selon des données de la Banque mondiale, la Chine figurait en 2023 parmi les pays au plus faible taux de natalité au monde, derrière la Corée du Sud, et à un niveau comparable à l'Italie, au Japon ou encore l'Ukraine. Les incertitudes quant à l'avenir, le coût élevé de l'éducation des enfants, la nécessité de la prise en charge des parents âgés ainsi que la priorité donnée à la carrière et les changements de mode de vie dissuadent de nombreux jeunes couples d'avoir des enfants, disent les experts. Les mariages sont également à des niveaux historiquement bas. Depuis le 1er janvier, les parents peuvent recevoir l'équivalent d'environ 500 dollars par an pour la garde de chaque enfant en dessous de trois ans. Les autorités ont supprimé les frais dans les crèches publiques depuis l'automne dernier. Depuis le 1er janvier, les consommateurs doivent payer une taxe sur la valeur ajoutée de 13% sur les produits contraceptifs, y compris les préservatifs, après la suppression des exonérations. La Chine a enregistré en 2025 11,31 millions de décès, soit un taux de mortalité de 8,04 pour mille. Elle a été dépassée par l'Inde en tant que nation la plus peuplée du monde en 2023.

19.01.2026 à 10:05

Groenland: la Bourse de Paris plombée par les menaces douanières de Donald Trump

FRANCE24

Vers 9H40 (heure de Paris), le CAC 40 perdait 1,23% à 8.157,31 points, en recul de 101,63 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait déjà clôturé en baisse de 0,65%, à 8.258,94 points. "Le risque est de retour", a résumé Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. Le président américain a menacé ce week-end huit pays, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, d'imposer de nouvelles surtaxes douanières sur leurs exportations aux Etats-Unis, en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland. Ces nouveaux droits de douane, de 10%, seraient effectifs à partir du 1er février et pourraient s'envoler à 25% au 1er juin. Cela "aurait des conséquences néfastes tant sur le plan économique que géopolitique", alors que "l'Europe a besoin des Etats-Unis pour soutenir l'Ukraine", ont estimé les analystes de la Deutsche Bank. Et ces nouveaux droits de douane "ravivent les craintes d'une escalade protectionniste à un moment déjà délicat pour la croissance", a expliqué John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. Les Européens préparent, en effet, des contre-mesures pour répondre au "chantage" du président américain, a dit lundi le ministre allemand de l'Economie, Lars Klingbeil, lors d'une conférence de presse avec son homologue français Roland Lescure. Le président français Emmanuel Macron veut demander à Bruxelles l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE, permettant en particulier de limiter les importations provenant d'un pays et l'accès à certains marchés publics ainsi que de bloquer certains investissements. Une autre réponse possible serait de réactiver les mesures de représailles sur 93 milliards d'euros de marchandises américaines, qui avaient été suspendues après la conclusion, à l'été 2025, d'un accord commercial entre Washington et Bruxelles. Cet accord, qui doit être examiné par les eurodéputés dans les jours qui viennent, n'est d'ailleurs plus du tout du goût des eurodéputés. L'Allemand Manfred Weber, chef de la droite au Parlement européen, a clairement indiqué qu'une approbation n'était "pas possible à ce stade". Le luxe souffre "Les investisseurs se retirent des actions d'entreprises orientées vers l'exportation", a noté Andreas Lipkow, analyste indépendant. A Paris, les valeurs du luxe, dont les Etats-Unis sont un client important, étaient particulièrement touchées. Vers 9H30, LVMH reculait de 3,91%, Kering perdait 2,56% et Hermès se repliait de 2,06%. Le groupe automobile Stellantis, très lié à la première économie mondiale, cédait 1,54%. La défense profite des tensions Les valeurs du secteur de la défense surnageaient, bénéficiant de cette montée des tensions entre l'Union européenne et les Etats-Unis. A Paris, Thales prenait 1,64% et Dassault Aviation 2,34%.

19.01.2026 à 09:57

Municipales à Paris: le défi de faire entendre la voix des sans-abri

FRANCE24

"La grande majorité ne s'y intéresse pas, on cherche surtout à se mettre au chaud et à manger", relate à l'AFP Francis, à la rue depuis trois ans. Parmi les sans-abri de nationalité française - en minorité dans le campement - il est l'un des rares à vouloir voter. Une manière pour lui de garder contact avec la société. "Mais les gars, c'est ancré dans leur tête qu'ils ont été lâchés, alors pourquoi ils s'intéresseraient à ceux qui sont élus", interroge l'homme de 52 ans, qui a passé les neuf derniers mois sur le campement. Au sortir d'un plan grand froid en Ile-de-France, le logement et la prise en charge des personnes SDF se sont pourtant imposés comme l'un des sujets incontournables des municipales parisiennes. Début janvier, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a affirmé que, s'il est élu, il s'engagera à ce que "plus aucun enfant [ne] dorme à la rue dès l'hiver 2026". La candidate LR et maire du VIIe arrondissement Rachida Dati a de son côté multiplié les vidéos dans des "campements sauvages", provoquant l'ire de certains sans-abri. Trois personnes du campement de Bastille, filmées contre leur gré, se sont plaintes à la ville de Paris d'une manipulation, réclamant que les images soient supprimées. "Première victoire" "Que le sans-abrisme devienne un des principaux sujets de campagne et médiatique est déjà une première victoire. Ce n'était pas du tout le cas aux dernières municipales", constate Paul Alauzy, coordinateur à Médecins du monde et porte-parole du collectif Le Revers. Ces dernières années, les mineurs non accompagnés et leurs soutiens ont occupé plusieurs bâtiments de la ville de Paris, cela a "vraiment marqué les élus", relève-t-il. Mais, selon lui, le sujet s'impose aussi avec la dégradation de la situation. Entre 2022 et 2025, le nombre de personnes à la rue recensées par la Nuit de la solidarité est passé de 2.600 à plus de 3.500 dans la capitale. Malgré une hausse des hébergements d'urgence, les campements se sont multipliés. En réaction, le collectif Le Revers, qui regroupe une trentaine d'associations et s'est fait connaître en documentant le nettoyage social durant les JO, a proposé aux candidats un plan en douze points. Budgété à 110 millions d'euros, 1% du budget de la ville de Paris, il prévoit d'ouvrir "des milliers de places d'hébergement, un centre de premier accueil pour les personnes exilées, des nouveaux centres de santé". Avec un argument : s'occuper d'une personne qui dort à la rue coûte deux fois plus cher à l'État que de la prendre en charge de manière pérenne. La candidate LFI Sophia Chikirou s'est engagée à reprendre ce plan si elle était élue. Audition des candidats Reste que les sans-abris ne peuvent pas toujours voter, faute d'avoir une adresse ou des papiers français. Pour faire entendre leurs voix, les oubliés de la République, le Centre d'action sociale protestant et ATD Quart monde ont organisé début décembre une audition publique. Treize personnes aux parcours de vie difficiles ont témoigné et questionné les six candidats déclarés pour Paris - seule Rachida Dati n'était pas présente en personne. "Notre objectif n'est jamais de leur dire quoi penser, mais de les former sur les compétences des communes ou sur la transmission de leur vécu", explique Arnaud Merle, coordinateur des Oubliés. L'association, qui travaille avec des volontaires en situation d'exclusion, a prévu d'accompagner des groupes d'écriture dans plusieurs villes de France pour transmettre leurs revendications aux candidats. "Le vote, ça vient avec le temps et les rencontres", résume Elina Dumont, 58 ans, présidente des Oubliés. Pupille de l'Etat, elle a été SDF pendant plus de 15 ans, à sa sortie des foyers. Elle se souvient encore de son premier vote, accompagnée par l'écrivaine Marie Desplechin: "je ne savais même pas comment voter, ni même qu'on pouvait entrer dans des écoles" pour le faire. Aujourd'hui, elle est devenue une figure de la lutte contre le sans-abrisme et porte leur voix auprès des responsables politiques.

19.01.2026 à 09:49

Groenland en direct : les Européens préparent des "contre-mesures" face au "chantage" de Trump

FRANCE 24

Les Européens préparent des contre-mesures pour répondre au "chantage" du président américain Donald Trump, qui menace de surtaxes douanières huit pays européens s'opposant à son ambition de s'emparer du Groenland, a dit lundi le ministre allemand de l'Economie. Emmanuel Macron demandera "l’activation de l’instrument anti-coercition" de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains, a affirmé son entourage. Suivez la situation en direct.

19.01.2026 à 09:43

Fin de vie: parlementaire et croyant, quand la foi s'immisce dans le débat

FRANCE24

La chambre haute examine à partir de mardi deux propositions de loi sur la fin de vie, l'une d'entre elles créant un droit à l'aide à mourir par une procédure très encadrée de suicide assisté voire d'euthanasie. Une réforme vivement critiquée par les responsables français des principaux cultes - catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste -, qui alertent de longue date sur les "graves dérives" d'une telle loi... Avec un écho non négligeable au Parlement. "Il est assez mal vu d'avancer ses convictions religieuses aujourd'hui en politique", assure le sénateur Les Républicains du Rhône Etienne Blanc. Mais "cela influe évidemment sur mon vote". Pour cet élu catholique, l'aide à mourir acte un "changement de civilisation" et fait disparaître le "geste d'amour" que la religion prône dans l'accompagnement des malades en fin de vie. Le centriste Loïc Hervé considère de son côté que tout croyant a "un rapport particulier à la mort", ce qui lui permet, en tant que parlementaire, d'avoir "une approche différente" face à une telle loi. "Je suis un humaniste d'inspiration chrétienne. Je reste sénateur dans une République laïque dès lors que je suis dans l'hémicycle mais je ne me renie pas", poursuit l'élu de Haute-Savoie, qui émet de "très grandes réserves" vis-à-vis de cette proposition de loi. "Jamais simple" A gauche, où la très grande majorité des parlementaires soutient le texte, de telles voix se font plus rares - ou discrètes - mais elles existent. Pour le sénateur socialiste de Moselle Michaël Weber, ce sujet sensible "suppose une introspection". "Les +cathos de gauche+, c'est aussi ce qui m'a amené à la politique. Mon engagement vient notamment de là", dit cet élu qui ne participera pas au vote. "Quand on est élu, on ne peut pas se contenter de revendiquer uniquement ses propres convictions", concède-t-il. "J'ai essayé de trouver un positionnement qui ne mettrait mal à l'aise ni mes électeurs ni moi-même. Ce n'est jamais simple", ajoute-t-il, s'attachant à ne pas être "instrumentalisé". Tous les sénateurs précédemment cités assurent néanmoins s'être appuyés sur d'autres arguments - notamment juridiques - pour arrêter leur position. A l'Assemblée nationale aussi, plusieurs députés avaient concédé que leurs convictions religieuses avaient pu influer sur leur vote lors des débats du printemps dernier. Les représentants des cultes n'avaient d'ailleurs pas hésité, à l'époque, à interpeller les députés par écrit pour les appeler à s'opposer au texte. La démarche se répète ces derniers jours au Sénat, même si la chambre haute, jugée plus conservatrice, devrait nettement remanier le texte pour atténuer la portée du dispositif d'aide à mourir. "J'écoute mon évêque" Un lobbying qui connaît plus ou moins de succès. "J'écoute la position de mon évêque, j'écoute celle du Pape", reconnaît Etienne Blanc, membre du "groupe des parlementaires chrétiens", instance informelle qui se réunit régulièrement pour débattre de sujets relatifs à la foi et sollicite l'avis des représentants de l'Eglise. Quelques amendements déposés au Sénat vont même jusqu'à inclure le motif religieux dans leurs justifications. C'est notamment le cas d'une proposition visant à permettre aux "établissements confessionnels" de transférer les patients concernés par l'aide à mourir vers un autre lieu, arguant d'une "atteinte grave et disproportionnée à la liberté de conscience et de religion" de ces établissements privés. "Les Eglises n'ont pas de lien avec les parlementaires qui assument plus ou moins leur foi religieuse", balaye pour sa part Loïc Hervé: "On n'adhère par à l'Eglise catholique comme on adhère à un parti politique". Dans le camp des opposants au texte, ils sont d'ailleurs nombreux, même croyants, à refuser d'avancer l'argument religieux pour expliquer leur vote, dans un hémicycle parfois taxé de réactionnaire. "Il faut élever ce débat", s'agace la sénatrice LR Christine Bonfanti-Dossat, rapporteure sur le texte. "Je respecte les choix de chacun mais je ne mettrai pas ma foi en avant. On en a assez de passer pour de vieux réac'."

19.01.2026 à 09:37

Accident ferroviaire en Espagne : "Le train accidenté avait subi un test conforme"

FRANCE24

Le bilan de la collision de deux trains en Andalousie, dont l'un a déraillé, faisant au moins 39 morts et plus de 120 blessés n'est "pas définitif", a indiqué le ministre espagnol des Transports, laissant entendre qu'il pouvait encore augmenter. Le point avec notre envoyée spéciale.

19.01.2026 à 09:29

Jeunes et réseaux sociaux : l’interdiction fait débat chez les chercheurs

FRANCE24

"Restreindre l'accès des jeunes adolescents aux réseaux sociaux, c'est un pari qui vaut le coup", estime auprès de l'AFP le chercheur australien Michael Noetel. Son pays suit déjà ce chemin : depuis décembre, les Australiens de moins de 16 ans n'ont plus accès aux principaux réseaux - Facebook, TikTok, Instagram, etc -, et à d'autres sites internet communautaires comme YouTube et Reddit. La France compte faire pareil pour les moins de 15 ans, avec plusieurs textes attendus dans les semaines à venir, dont l'un porté par le président Emmanuel Macron. En cause, les risques multiples associés aux réseaux : harcèlement, algorithmes favorisant la comparaison permanente, exposition à des contenus violents ou sexuels, etc. Depuis plusieurs années, la recherche s'est emparée du sujet. Un livre du psychologue américain Jonathan Haidt, paru en 2024 et vendu à des millions d'exemplaires, a notamment exercé une forte influence politique. Il y défend l'idée que les smartphones, et en particulier les réseaux sociaux, sont la cause première de la dégradation de la santé mentale des jeunes depuis les années 2000 : c'est la "Génération anxieuse" qui donne son titre à l'ouvrage. Signe de cette influence, M. Haidt - qui n'a pas été en mesure de s'entretenir avec l'AFP faute de disponibilité - a été cité par les responsables australiens, puis reçu au printemps 2025 par Emmanuel Macron. Il a également été sollicité pour des discussions avec des représentants du gouvernement britannique, a écrit la semaine dernière le journal The Guardian. Son livre reste controversé. Dès sa sortie, la revue Nature publiait une critique de la psychologue américaine Candice Odgers, dénonçant une thèse simpliste qui occulterait notamment les facteurs économiques du mal-être des jeunes. Deux ans plus tard, un relatif consensus se dessine néanmoins sur les effets toxiques des réseaux sociaux, en particulier chez les filles, même si un débat perdure quant à l'ampleur du phénomène. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a ainsi conclu en janvier, sur la base de la littérature scientifique disponible, que les réseaux sociaux avaient de nombreux effets délétères sur les adolescents, sans être la seule cause de la dégradation de leur santé mentale. Cercle vicieux Malgré des affirmations trop catégoriques, M. Haidt "a attiré l'attention sur un véritable problème", estime Michael Noetel, qui reproche à ses adversaires d'exiger un niveau irréaliste de preuves. M. Noetel a lui-même supervisé une vaste étude, parue en 2025 dans la revue Psychological Bulletin et compilant une centaine de travaux réalisés à travers le monde, afin d'analyser les liens entre usage des écrans et troubles psychologiques et émotionnels chez les enfants et les adolescents. Ses conclusions suggèrent un cercle vicieux : une fréquentation excessive des écrans, en particulier des réseaux sociaux et des jeux vidéo, a des effets négatifs et le mal-être peut en retour favoriser un recours accru aux écrans. D'autres chercheurs se montrent toutefois sceptiques face à une interdiction généralisée. "Des restrictions excessives peuvent être aussi problématiques qu'un usage excessif et cela dépend de l'âge et du sexe", souligne auprès de l'AFP le chercheur australien Ben Singh. Dans une étude récemment publiée dans le JAMA Pediatrics et menée auprès d'environ 100.000 jeunes Australiens, M. Singh observe qu'un temps élevé passé sur les réseaux est associé à un moins bon état mental mais que c'est également le cas en cas d'abstinence totale. L'hypothèse formulée par les chercheurs est que les réseaux peuvent, dans une certaine mesure, jouer un rôle positif de socialisation et donc limiter l'isolement. L'effet favorable semble toutefois plus marqué chez les garçons. Le scepticisme à l’égard d’une interdiction généralisée s'exprime aussi chez certaines personnalités qui alertent de longue date quant aux dangers des écrans, comme le psychiatre français Serge Tisseron. "Les réseaux sociaux sont effroyablement toxiques", estime-t-il, appelant à une régulation ambitieuse. Mais une interdiction générale, redoute-t-il, risquerait d’être facilement contournée par les adolescents, tout en déresponsabilisant les parents et en laissant entière la question de l’éducation au numérique. "Le débat s'est beaucoup polarisé ces dernières années entre une interdiction pure et simple ou rien du tout", regrette-t-il, pointant du doigt un paradoxe : "C'est exactement la logique des réseaux sociaux : soit tout pour, soit tout contre".

19.01.2026 à 09:19

Budget: Vallaud s'attend au recours au 49.3 du fait de la non-censure du PS

FRANCE24

"Je crois que c'est ce vers quoi on s'oriente", a déclaré M. Vallaud lundi sur RTL. L'autre hypothèse, celle d'une ordonnance prise par l'exécutif, est désormais "sans objet dès lors qu'on s'achemine vers la possibilité d'une non-censure" et serait même "hasardeuse", a-t-il jugé. Sébastien Lecornu doit faire savoir lundi après-midi, lors d'un Conseil des ministres, s'il a recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026. Si le 49.3 est choisi, il pourrait être activé dès mardi à l'Assemblée nationale sur le volet "recettes" du projet de loi de finances, puis une deuxième fois quelques jours plus tard sur le volet "dépenses". Le texte ira ensuite au Sénat, puis reviendra à l'Assemblée pour un dernier 49.3. Un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février à condition que Sébastien Lecornu résiste aux motions de censure qui seront déposées tout au long du processus par LFI ou le RN. Cela semble bien parti, car le Parti socialiste, qui détient une bonne partie des clés de la censure, s'est montré satisfait des annonces gouvernementales vendredi soir. Celles-ci permettent "d'envisager une non-censure", a confirmé lundi Boris Vallaud. Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d'achat, avec une hausse de la prime d'activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants. "Nous avons fait reculer le gouvernement sur un certain nombre de points qui étaient une politique injuste pour les Français pour lesquels les fins de mois étaient difficiles", a souligné M. Vallaud. C'est également la proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises qui a été retenue in fine, pour un rendement de huit milliards d'euros en 2026, comme en 2025.

19.01.2026 à 09:05

Dans toute l'Europe, gros temps pour les radios et télés publiques

FRANCE24

"Nous ne sommes pas dans la même situation qu'aux États-Unis", où Donald Trump a supprimé tous les financements fédéraux à la radio NPR, à la télé PBS, ainsi qu'à une myriade de stations publiques locales, "mais certaines dynamiques et certaines forces politiques sont les mêmes" en Europe, souligne Rasmus Kleis Nielsen, professeur de communication à l'Université de Copenhague. En France, les piliers de l'audiovisuel public, France Télévisions et Radio France, sont ciblés depuis fin novembre par les membres les plus à droite d'une commission d'enquête parlementaire, dont les travaux reprennent mardi. Et ils doivent se défendre face aux accusations de dérive gauchiste avec l'argent des contribuables. L'audiovisuel public est aussi une cible privilégiée du parti d'extrême droite AfD en Allemagne. Au Royaume-Uni, la BBC a traversé une violente tempête après les révélations sur le montage trompeur d'un discours de Donald Trump, ce qui a contraint l'institution à faire ses excuses et son directeur général à démissionner. Selon Rasmus Kleis Nielsen, radios et télés publiques sont depuis longtemps sous les critiques politiques, ou venant du secteur des médias privés qui ne bénéficient pas des aides des États. Mais un nouveau front s'est ouvert avec la poussée "de sentiments nationalistes très forts dans plusieurs pays européens, qui les accusent d'être trop ouverts sur les questions de diversité, d'immigration", explique-t-il. "Porte-voix" L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a alerté dans un rapport en 2025 sur les multiples crises, notamment "économique", "technologique" -- à cause de la concurrence des plateformes numériques -- et "géopolitique" qui traversent le secteur. "Ca a commencé il y a plus de dix ans en Hongrie, avec des médias publics qu'on considère aujourd'hui comme des médias d'État. Ce +modèle+ s'est exporté au sein de l'Union Européenne", souligne Laure Chauvel, responsable du bureau France-Italie de l'organisation. Début décembre, environ 10.000 personnes sont descendues dans la rue à Vilnius, la capitale lituanienne, pour protester contre le gel du budget de la radio-télévision publique (LRT) pour les années 2026-2028 et une autre réforme visant à faciliter l'éviction du directeur général de l'institution, à l'initiative du parti populiste Aube sur le Niémen. Les manifestants ont comparé la situation avec la Slovaquie, où la radio-télévision publique (STVR) a été profondément remaniée depuis le retour au pouvoir en 2023 du Premier ministre nationaliste Robert Fico. La STVR "ressemble de plus en plus à un porte-voix du gouvernement", a averti en novembre le bureau local de Transparency International. En Italie, les organisations de défense de la presse dénoncent aussi une politisation accrue de la RAI depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2022 de Giorgia Meloni à la tête d'une coalition ultra-conservatrice. Redevance La pression est aussi budgétaire, sur fond de remises en cause des redevances. En Suisse, la SSR, qui diffuse dans les quatre langues du pays, va devoir supprimer 900 postes d'ici 2029 (sur 7.130 employés). Un plan de "rationalisation" qui prévoit la suppression de stations radio et la fusion de chaînes télé a aussi été lancé en Allemagne, où l'AfD promet de supprimer la redevance s'il parvient au pouvoir. D'après des données de l'Union Européenne de Radio-Télévision (UER), le financement total des médias de services publics dans les 27 pays de Union européenne s'est élevé à 29,17 milliards d'euros en 2024, soit une baisse de 7,4% sur la dernière décennie en appliquant l'inflation. L'UER et d'autres organisations comme RSF se sont félicitées de l'entrée en vigueur en 2025 de "l'European Media Freedom Act" (EMFA), un règlement qui exige aux États de l'UE de garantir l'indépendance et un financement durable des médias publics. Autre enjeu selon l'UER, le respect des règlements encadrant les géants de la tech, accusés de favoriser les contenus les plus viraux et de sous-exposer ceux des médias publics. "Sans une application stricte" du règlement numérique de l'UE, "ces plateformes dominantes continueront à dicter les conditions dans lesquelles les médias d'intérêt public européens dignes de confiance atteignent leur public, ce qui sape leur rôle démocratique", prévient Richard Burnley, directeur des affaires juridiques et publiques à l'UER. burs-arb/pr/jlo/rl

19.01.2026 à 08:01

Japon: la Première ministre sur le point d'annoncer des élections anticipées, selon la presse

FRANCE24

Première femme cheffe de gouvernement dans l'archipel, la conservatrice mise sur les bons sondages d'opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste), formation impopulaire dont la coalition n'est majoritaire que de justesse. Après avoir fait état de ses intentions aux responsables du parti la semaine dernière, Mme Takaichi doit confirmer lundi lors d'une conférence de presse son intention de dissoudre la chambre basse et d'organiser un scrutin anticipé -- attendu le 8 février. Le PLD gouverne le Japon presque sans interruption depuis des décennies, mais a vu sa popularité minée par des scandales de financement et son incapacité à juguler une flambée inflationniste. Mme Takaichi a pris ses fonctions en octobre, propulsée à la tête du parti après que le PLD a perdu la majorité dans les deux chambres du Parlement sous son prédécesseur Shigeru Ishiba. Or, malgré l'image en berne du PLD, le gouvernement Takaichi caracole dont les sondages avec une popularité de 60 à 70%. Contrer l'inflation Certes, le PLD et son nouveau partenaire de coalition, le Parti de l'innovation, ont retrouvé de justesse la majorité à la chambre basse en novembre à la faveur du ralliement d'une poignée d'élus, mais cette majorité est restreinte, et ils sont minoritaires à la chambre haute. De quoi entraver l'adoption du programme de Sanae Takaichi qui comprend des dépenses "proactives" pour doper l'activité et l'augmentation du budget de la défense. "Si le PLD peut obtenir à lui seul la majorité à la chambre basse, cela l'aidera à mener ses politiques" sans concessions aux autres partis, décrypte Sadafumi Kawato, professeur à l'Université de Tokyo. Dans la foulée d'un colossal plan de relance adopté fin 2025, le gouvernement a approuvé un nouveau budget record (équivalant à 665 milliards d'euros) pour l'exercice 2026 commençant en avril, promettant d'obtenir l'aval du Parlement au plus vite afin de mieux contrer l'inflation et soutenir la consommation. Les partis d'opposition estiment qu'une dissolution retarderait l'adoption du budget. Pour Jun Azumi, du principal parti d'opposition, le Parti démocrate constitutionnel (PDC), cela "sacrifierait" les besoins des ménages nippons. Dans les rues de Tokyo, Masaaki Tokuno, 64 ans, gestionnaire de parkings à vélos, confie à l'AFP que "l'adoption de politiques pour lutter contre l'inflation devrait passer en premier". Conscient de la sensibilité du sujet, le PLD envisage selon la presse de faire campagne sur une baisse de la taxation des produits alimentaires afin d'atténuer l'impact de l'envolée des prix (+2,9% sur un an en novembre, produits frais inclus). Tensions avec Pékin Des élections anticipées interviendraient sur fond de bras-de-fer sino-japonais. La dirigeante, qui a accueilli en fanfare à Tokyo le président américain Donald Trump et participé à des sommets dès sa prise de fonctions, se montre active sur la scène internationale. Mais les relations avec Pékin se sont détériorées depuis que Mme Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine lançait une attaque contre Taïwan. Or, d'après Mikitaka Masuyama, doyen de l'Institut national d'études politiques, la Chine pourrait intensifier davantage sa pression si Takaichi l'emporte, soucieux d'envoyer aux électeurs "le message que soutenir une dirigeante +faucon+ pourrait générer des souffrances accrues" via notamment des sanctions commerciales. Pékin a déjà annoncé un durcissement des restrictions sur l'exportation de produits à "double usage", civil et miliaire, vers le Japon, ce qui pourrait affecter les acheminements de terres rares, composants cruciaux pour l'électronique et l'automobile dont la Chine a un quasi-monopole. Selon un sondage du journal Asahi, 60% des personnes interrogées se disent inquiètes de l'impact économique de la dégradation des relations nippo-chinoises. L'élection à la chambre haute en juillet, qui a scellé la perte de majorité du PLD, avait vu le Sanseito gagner du terrain: cette formation populiste qualifie l'immigration d'"invasion silencieuse", alors même que les résidents nés à l'étranger représentent 3% seulement de la population. Sur ce sujet majeur pour l'opinion, Sanae Takaichi, au ton déjà virulent contre les étrangers, pourrait rapidement annoncer un durcissement des règles à leur encontre. Dans l'opposition, le petit parti bouddhiste Komeito (centre droit), ex-partenaire du PLD, et le Parti démocrate constitutionnel du Japon sont convenus d'unir leurs forces en espérant séduire les électeurs indécis.

19.01.2026 à 07:59

Dans l'Inde du Sud, la passion du jallikatu, l'autre tauromachie

FRANCE24

"J'ai commencé à l'âge de 18 ans", raconte l'ouvrier du bâtiment, qui en a 31 aujourd'hui. "Ca m'a toujours intéressé, j'ai grandi en regardant le jallikatu". A l'âge où ses copains d'un petit village du district de Madurai se passionnaient pour l'incontournable cricket ou le foot, Saravanan B admirait déjà les corps musclés et l'adresse de ceux qui défiaient les taureaux. Dans cette forme centenaire de tauromachie, pas de muleta ou de banderilles, et encore moins de mise à mort. Ici, les toreros défient l'animal à main nue dans un champ ouvert, et s'efforcent de le maîtriser en lui grimpant sur le dos, un peu comme dans un rodéo. Un art dangereux, qui fait régulièrement des morts. "J'ai été blessé plusieurs fois, j'en ai encore les marques sur le corps", témoigne Saravanan B. Malgré les risques, le jeune homme s'entraîne deux fois par semaine en vue du grand rendez-vous annuel de la spécialité, pendant la fête des moissons de Pongal. Pour le plaisir, mais jamais pour l'argent, assure-t-il. "Je ne blesse jamais l'animal" "Je combats les taureaux parce que j'aime ça. En général, quel que soit le montant de la récompense, je la cède à quelqu'un d'autre", explique Saravanan B, "gagner est d'abord une question de fierté". Comme la tauromachie traditionnelle, le jallikatu n'échappe aux critiques des défenseurs du bien-être animal. Certains accusent les organisateurs de faire boire de l'alcool aux taureaux, de leur jeter de la poudre urticante sur les yeux ou d'affuter leurs cornes. D'autres soulignent les graves blessures infligées aux bêtes. Les promoteurs du spectacle s'en défendent et insistent sur les règles qui encadrent ce qu'ils considèrent comme une part essentielle de la culture du Tamil Nadu. "Les gens qui ne connaissent pas le jallikatu peuvent croire que ça fait mal au taureau, je ne crois pas", se défend le matador. "Je l'ai toujours considéré comme mon ami, je ne blesse jamais l'animal". Dans deux mois, Saravanan B prendra pour épouse une femme qui, sans surprise, partage sa passion. "C'est même", dit-il, "pour ça que nous nous marions".

19.01.2026 à 07:45

Vietnam: début du congrès quinquennal du parti communiste

FRANCE24

Plus de 1.500 délégués représentant les quelque cinq millions de membres du parti unique du Vietnam se sont rassemblés pour rendre hommage au héros national Hô Chi Minh, devant son mausolée de la capitale, avant de participer à une session préparatoire à huis clos. La cérémonie d'ouverture officielle du rassemblement sera diffusée en direct mardi matin, selon les médias d'Etat, et To Lam devrait y prononcer un discours. Pays de 100  millions d'habitants, le Vietnam est à la fois un Etat autoritaire et un pôle économique régional grandissant, fort d'une croissance de 8% en 2025. Depuis sa nomination à la tête du parti il y a seulement 17  mois, To Lam a mené une campagne anticorruption vigoureuse, réduit la bureaucratie et accéléré les investissements dans les infrastructures. Selon des sources au sein du parti communiste, le dirigeant de 68 ans conservera son poste de secrétaire général à l'issue du congrès, organisé jusqu'à dimanche. Mais il vise également la présidence du pays, à l'instar de Xi Jinping chez le voisin chinois. Son influence dépendra de ceux qui obtiendront les autres postes clés du politburo, en particulier au sein de la faction militaire plus conservatrice, qui s'oppose à ses réformes. Une source proche des délibérations internes a indiqué à l'AFP que les ambitions de To Lam avaient été provisoirement approuvées. Il pourrait toutefois avoir à mettre de côté ses ambitions présidentielles afin d'obtenir le soutien nécessaire à son programme de réformes. To Lam pourrait être le premier à être nommé simultanément aux deux plus hauts postes du pouvoir vietnamien par un congrès du parti plutôt que d'y accéder à la suite d'un décès.

19.01.2026 à 07:33

Chine: objectif de croissance atteint, mais net ralentissement fin 2025

FRANCE24

Les 5% de croissance rendus publics lundi par le Bureau national des statistiques (BNS) sont conformes à l'objectif d'"environ 5%" énoncé par les dirigeants, après une hausse de 5% en 2024. Cela reste néanmoins une des croissances les plus faibles depuis des décennies, hors pandémie. Les données communiquées lundi confirment la langueur de la demande intérieure. Le tableau est assombri par les chiffres du dernier trimestre de 2025 au cours duquel l'économie n'a crû que de 4,5%, comme s'y attendaient les experts. Kang Yi, directeur du BNS, a invoqué devant la presse le contexte de confrontation commerciale globale qui a caractérisé 2025 et affirmé la robustesse de l'économie chinoise, qui lui a permis d'absorber les chocs et d'afficher l'un des taux de croissance les plus élevés des grandes économies. "L'économie chinoise a progressé en 2025 malgré les pressions et a atteint un taux de croissance de 5,0% dans un contexte d'aggravation des impacts externes négatifs", a-t-il dit, "cela témoigne de notre résilience et de notre dynamisme". Cependant, la société d'analyse Capital Economics dit croire dans une note que "les chiffres officiels (de la croissance) surestiment le rythme de l'expansion économique d'au moins 1,5 point de pourcentage". Les données de décembre "suggèrent que la croissance de la production a gagné en dynamisme en fin d'année, mais cela est largement dû à la bonne tenue des exportations", dit-il. L'économie chinoise reste confrontée à une série de défis, dont une consommation des ménages durablement atone et une crise persistante dans le secteur immobilier. Les ventes au détail, indicateur clé de la consommation, ont ainsi augmenté en décembre de 0,9% sur un an, à leur rythme le plus lent depuis presque trois ans et la sortie des restrictions liées au Covid-19, indique le BNS. La production industrielle a quant à elle progressé de 5,2% en décembre, soit une baisse par rapport aux 5,8% enregistrés en 2024. Cela reste une "bonne nouvelle", estime Capital Economics. "La demande extérieure de produits chinois semble se renforcer, la croissance des exportations et les ventes industrielles destinées à l'exportation ayant toutes deux accéléré le mois dernier", explique-t-il. "Problèmes anciens" et "nouveaux défis" L'année 2025 a été marquée par l'âpre guerre commerciale livrée aux Etats-Unis à coups de droits de douanes et de restrictions depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump. Les tensions ont aussi été vives avec l'Union européenne, autre partenaire primordial. "On constate que l'impact des changements dans l'environnement extérieur s'est accentué, que la contradiction interne (en Chine) entre une offre forte et une demande faible est manifeste, et que le développement économique est encore confronté à de nombreux problèmes anciens et à de nouveaux défis", a dit le directeur du BNS Kang Yi. Il a réaffirmé la nécessité de stimuler la demande intérieure. Pressée par ses surcapacités de production mais aussi par ses partenaires commerciaux inquiets de voir ces excédents se déverser sur leur marché, la Chine tente d'opérer une transition vers un modèle de croissance tiré davantage par la demande intérieure, plutôt que par les exportations. La Chine a enregistré en 2025 un excédent commercial record de près de 1.200 milliards de dollars. Mais avec la guerre commerciale menée en 2025, les exportations vers les Etats-Unis ont diminué de 20% sur un an en dollars. Kang Yi s'est employé à nuancer le tableau de la consommation en déclarant que la Chine affichait des ventes au détail parmi les plus importantes au monde et que les ventes de services avaient notablement augmenté. Avec la taille de sa population, "le potentiel d'augmentation de la consommation est énorme", a-t-il déclaré. En 2026, "les politiques visant à stimuler la consommation continueront", avec la poursuite des programmes de reprise de produits usagés et des plans à venir pour augmenter les revenus en zones urbaines et rurales, a-t-il dit. Autre pesanteur, l'immobilier demeure empêtré dans une crise de la dette persistante, malgré des baisses de taux et un allègement des conditions d'achat, et les experts ne s'attendent pas à un rebond proche. Les chiffres publiés lundi montrent que l'investissement en actifs fixes s'est contracté de 3,8% sur un an en 2025.

19.01.2026 à 07:29

En Chine, l'art religieux, un commerce en voie de disparition

FRANCE24

Zhang fait partie des rares maîtres sculpteurs sur bois encore présents dans le village de Chongshan, près de la ville de Suzhou, où des générations d'habitants ont gagné leur vie avec des icônes bouddhiques et taoïstes destinées à être exposées dans les temples à travers la Chine. La sculpture de ces statues complexes, souvent ornées de peintures vives et de feuilles d'or, est un art qu'il a appris de son père lorsqu'il était adolescent. "Mon grand-père et le grand-père de mon grand-père étaient également artisans", confie Zhang, dans son atelier poussiéreux, à l'AFP. Mais "une fois que notre génération aura pris sa retraite, il ne restera plus personne pour perpétuer la tradition", concède-t-il. La rémunération peu attractive est selon lui un repoussoir, mais il accuse aussi le manque de volonté des jeunes face à un temps de formation non négligeable. "Il faut au moins cinq ou six ans avant de pouvoir s'installer à son compte", explique-t-il. Marché "saturé" Zhang raconte que Chongshan a connu un boom des commandes à partir de la fin du siècle dernier, avec le regain d'intérêt pour la religion en Chine, entraîné par l'assouplissement des restrictions gouvernementales sur les cultes. Mais aujourd'hui, les commandes de nouvelles pièces ont baissé, le marché étant déjà "saturé" et la plupart des temples du pays déjà fournis en statues. Gu, une artisane de 71 ans travaillant dans un autre atelier à Chongshan, se souvient avoir fabriqué des objets artisanaux profanes pendant la Révolution culturelle, lorsque la religion était considérée comme une relique archaïque à éliminer de la société par les partisans de Mao Zedong. "A l'époque, tous les temples étaient fermés", indique-t-elle à l'AFP. Gu, qui se spécialise dans la sculpture de têtes de Bouddha, montre fièrement les expressions subtiles sur les visages d'une rangée de figures dorées dans son entrepôt. "Chaque visage a une expression, souriante ou triste", affirme-t-elle. Zhang, en comparaison, a une vision beaucoup plus pragmatique de son art. "Les gens nous regardent comme si nous étions des artistes", déclare-t-il. "Mais pour nous, nous ne faisons que créer un produit."
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