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▸ Les 15 dernières parutions

14.07.2026 à 19:18

Incendie de la forêt de Fontainebleau : "On reste actifs pour ne pas pleurer"

Bahar MAKOOI

Alors que plus de 8 % de la surface de la forêt de Fontainebleau ont déjà été consumés dans le pire incendie qu’ait connu la région parisienne depuis 1921, plusieurs habitants des communes avoisinantes, amoureux du lieu, ont accepté de témoigner pour France 24.

14.07.2026 à 19:15

A Cuba, une troisième coupure électrique totale en moins de dix jours

FRANCE24

"A 11h05 (15H05 GMT) s'est produite une déconnexion totale du système électrique national", privant de courant l'ensemble de l'île de 9,6 millions d'habitants, a fait savoir l'Union électrique de Cuba (UNE). Il s'agit de la troisième coupure générale depuis début juillet et de la cinquième depuis le début de l'année. La cause n'a pas encore été annoncée par les autorités. Les deux dernières ont eu lieu la semaine passée. Il avait fallu à chaque fois plus de 24 heures à la compagnie nationale pour rétablir le réseau sur l'ensemble du pays, même si les très longs délestages sont quasi-permanents en raison de la faible production d'électricité. "Je n'ai pas de mots", se lamente auprès de l'AFP Maria Caridad Alvarez, une femme au foyer de 62 ans. "Quand je me suis levée ce matin, le courant était revenu et j'ai pu cuisiner des haricots, mais maintenant que je sors, il est de nouveau coupé. On dirait qu'il n'y a pas de solution", poursuit-elle. La crise énergétique est "en train de tuer chez l'être humain l'enthousiasme de vivre", témoigne la sexagénaire, alors que les habitants de l'île expriment de plus en plus leur lassitude et leur impuissance face à ces coupures répétitives et l'impact sur leur moral. David Matias Rodriguez, un retraité de 82 ans, s'inquiète quant à lui pour les "trois petites choses" qu'il a dans son frigo. Ces dernières semaines, les délestages ont duré plus de 30 heures d'affilée à La Havane et plusieurs jours en province, malgré un vaste programme de construction de parcs solaires lancé il y a deux ans. Les habitants expriment régulièrement leur exaspération dans les quartiers les plus affectés en mettant le feu à des tas d'ordures ou en tapant sur des casseroles. Réseau plus vulnérable En proie à une grave crise économique depuis cinq ans, le pays subit régulièrement des coupures électriques générales ou partielles en raison de la vétusté des infrastructures et de la pénurie de carburant. Mais la situation s'est encore aggravée depuis que Washington empêche les livraisons de carburant pour alimenter des groupes électrogènes. Ces derniers complètent la production de sept centrales thermiques vieillissantes, qui subissent des pannes fréquentes ou doivent être arrêtées pour maintenance. Selon la compagnie d'électricité, la pénurie de carburant rend aussi le réseau électrique plus vulnérable aux pannes et ralentit les travaux de rétablissement en empêchant l'utilisation des générateurs de secours. Depuis janvier, Washington n'a autorisé l'arrivée en mars que d'un seul pétrolier russe chargé de 100.000 tonnes de pétrole brut. Ces réserves sont depuis épuisées. Les relations entre les États-Unis et Cuba se sont considérablement tendues depuis le début de l'année, notamment après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié du gouvernement cubain. Donald Trump estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a plusieurs fois averti qu'il pourrait en "prendre le contrôle". Les deux pays mènent de difficiles pourparlers. Fin juin, le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, a reconnu qu'il n'y avait "aucun progrès" dans les négociations en cours.

14.07.2026 à 18:59

Tour de France: Pogacar creuse toujours, Seixas épate encore

FRANCE24

A défaut de gagner en ce 14-Juillet, le jeune Lyonnais, troisième, a porté haut les couleurs de la France lors d'une journée encore incandescente dans les monts du Cantal, où Pogacar s'est vengé de sa défaite d'il y a deux ans. Cette revanche a été éclatante pour le Slovène, battu au sprint dans la station du Massif Central en 2024 par Jonas Vingegaard, moins aérien mardi et seulement septième à l'arrivée, à 44 secondes, après avoir craqué dans les derniers hectomètres au sein d'un groupe de six comprenant les candidats au podium. "Il y a deux ans, Jonas m’'avait battu au sprint, à la régulière. J'avais ça en tête dans les derniers mètres où j'étais dans le même état qu'il y a deux ans, complètement détruit. Mais, jusque-là, ce Tour est parfait pour moi", a raconté Pogacar après avoir signé sa troisième victoire d'étape dans cette 113e édition, sa 24e au total. Après avoir fait rouler ses équipiers d'UAE toute la journée, condamnant d'office les nombreuses tentatives d'échappée, le Slovène a attaqué à 15,5 km de l'arrivée dans la partie finale du très raide col de Pertus. Son accélération a cloué tout le monde sur place et, en vérité, personne n'a essayé de le suivre par peur de se brûler les ailes. A 250 m du sommet, il a avalé Richard Carapaz, qui s'était isolé dans le Pas de Peyrol à 37 km du but avec sa grinta légendaire, pour ensuite se diriger vers l'arrivée en se retournant sans arrêt. Pogacar sifflé "On testait de nouvelles oreillettes et, avec le public, je n'entendais rien. Sur les dix derniers kilomètres, je ne savais pas quel était l'écart, qui faisait quoi", a expliqué Pogacar qui endosse le 60e maillot jaune de sa carrière, égalant Miguel Indurain à la troisième place de tous les temps derrière Eddy Merckx (111) et Bernard Hinault (79). Déterminé à "honorer" ce maillot, Pogacar a dit avoir essuyé quelques sifflets de la part de spectateurs sans doute lassés par son implacable domination. "Il faut qu'ils sachent que ça ne fait qu'encourager mes équipiers à faire mieux. Ils mettent de l'huile sur le feu", a-t-il souligné avant de se fendre d'une ode aux fans de cyclisme, "les meilleurs dans le sport". "Il y en quelques-uns qui me détestent, ça a toujours été comme ça, mais c'est bien pire dans les autres sports... 99% des gens encouragent tous les coureurs et quand je vois parfois les enfants d'une même famille porter les maillots d'équipes différentes, ça montre à quel point ça reste un sport bon enfant." Au classement général, il compte désormais 3:36 d'avance sur Vingegaard et 4:06 sur Remco Evenepoel, deuxième de l'étape après avoir été un temps en difficulté au sein du groupe de six poursuivants comptant son co-leader Florian Lipowitz, Seixas et la doublette de Lidl-Trek, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose. Seixas, "c'est super" Le Belge déloge du podium le Mexicain Isaac del Toro, coéquipier de Pogacar, qui a cédé du terrain dans le col de Pertus où il s'est retrouvé avec Lenny Martinez (9e au général) et Tom Pidcock. Le Britannique a fini le cuissard déchiré après avoir chuté, comme Matteo Jorgenson et Chris Harper, dans la dangereuse descente du Pas de Peyrol, où le goudron avait fondu. "J'ai eu des moments compliqués dans la dernière ascension, je me suis accroché, a rapporté Evenepoel. C'est bien de reprendre du temps (...). Je me sens mieux de jour en jour." Seixas gagne, lui, une place au général (5e à 4:35). "Aller chercher cette troisième place dans une journée des plus costauds du Tour, c'est super. L'étape du Tourmalet c'était vraiment une étape de grimpeurs. Aujourd'hui, c'était une étape de mecs forts tout simplement", a commenté le leader de Decathlon CMA CGM, longtemps accompagné par un Nicolas Prodhomme déchaîné. A 19 ans, le prodige peut continuer à croire au podium alors qu'il donnait l'impression d'en avoir encore sous la pédale dans le final. "Le Tour est encore long. Il faut savoir aussi ne pas faire n'importe quoi", a-t-il expliqué comme s'il était déjà un vieux briscard dans cette Grande Boucle et non son plus jeune participant depuis 89 ans.

14.07.2026 à 18:59

La Bourse de Paris termine finalement à l'équilibre, le Slip Français en hausse

FRANCE24

C'est au terme de cette séance agitée que le Slip Français (dessous masculin, symbole du Made in France) a finalement terminé en hausse au premier jour de sa cotation sur un marché secondaire hors CAC 40. Au terme d'une journée très volatile, l'indice du CAC 40 a grappillé 2,20 points (+0,03%) à 8.366,85 points. La veille, il avait progressé de 25,68 points (+0,31%) à 8.364,65 points. La Bourse de Paris avait pourtant commencé la journée en recul, sur fond de hausse des prix du pétrole en raison du conflit au Moyen-Orient et d'attente, avant la publication de l'inflation américaine. La tendance s'est inversée à l'annonce des chiffres de l'indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de juin (ralentissement à 3,5% sur un an, contre 4,2% en mai). En toute fin de séance, les investisseurs ont également appris que le président américain renonçait à son projet de taxe à 20% sur les navires passant le détroit d'Ormuz. Cette annonce a ralenti la hausse des prix du pétrole enregistrée depuis la reprise des violences autour du détroit. Vers 18H30, le Brent de la mer du Nord s'échangeait à 85,11 dollars le baril (+2,17%). Dans ces conditions, les valeurs traditionnelles ont réalisé les meilleures performances du jour (Legrand -infrastructures électriques- +1,97% à 142 euros, Schneider Electric +1,69% à 273,10 euros, Crédit Agricole +1,60% à 17,83 euros). Partenaire de Meta dans les lunettes augmentées à l'intelligence artificielle, Essilorluxottica a enregistré le plus fort mouvement de vente du jour (-2,51% à 165,15 euros). Le Luxe n'a pas non plus connu un jour faste (Kering -2,44% à 244,25 euros et LVMH -1,74% à 482,95 euros). Le Slip français réussit son entrée en Bourse La marque de sous-vêtements Le Slip français, symbole du made in France, a finalement réussi son entrée en Bourse sur un marché secondaire (+2,03% à 15,10 euros). Le prix de son action, initialement fixé à 14,80 euros, a nettement grimpé dans les premiers échanges, atteignant un maximum de 15,90 euros, avant de perdre son élan.

14.07.2026 à 18:55

En pleines discussions à Rome, Israël se dit prêt à avancer sur deux "zones pilotes" au Liban

FRANCE24

Les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies, avaient conclu le 26 juin un accord-cadre en vue d'une "paix durable", à l'issue de cinq cycles de discussions à Washington. Mais le Hezbollah, armé et financé par Téhéran, rejette ce texte dont l'application doit commencer par le retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud du Liban. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a déclaré que son pays était prêt à "aller de l'avant" dans la mise en oeuvre de deux "zones pilotes", revendication clé du pouvoir libanais. "J'espère et j'ai bon espoir que cette série de discussions à Rome y contribuera", a-t-il déclaré depuis Jérusalem. Aucune information n'a filtré à ce stade des pourparlers dans la capitale italienne. Des journalistes de l'AFP ont vu les voitures des délégations entrer dans l'enceinte de l'ambassade américaine sous haute sécurité mardi matin, tandis que l'ambassade, sollicitée, s'est refusée à tout commentaire. "Se retirer progressivement" La délégation libanaise "a reçu comme instruction de réclamer le début immédiat du retrait des forces israéliennes de deux zones pilotes avant toute autre discussion", avait fait savoir la présidence libanaise lundi soir. Selon une source diplomatique libanaise informée de la teneur des négociations, "l'armée libanaise est prête à prendre progressivement le contrôle des localités dont l'armée israélienne se retirerait". "Israël est disposé à se retirer progressivement, à condition que le Hezbollah ne soit pas présent dans les zones évacuées et que l'armée libanaise dispose des capacités nécessaires pour maintenir ces secteurs démilitarisés et empêcher tout retour du mouvement", explique l'analyste israélienne Orna Mizrahi. Une délégation militaire américaine a d'ailleurs entamé samedi à Beyrouth des discussions avec l'armée libanaise sur les modalités de mise en oeuvre du retrait israélien de l'une de ces "zones pilotes". L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté début mars entre le Hezbollah et l'armée israélienne. Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans le conflit en bombardant Israël en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran. L'armée israélienne poursuit cependant des frappes limitées dans le sud, où un drone a visé mardi la localité de Nabatiyé al-Fawqa et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais. "Réfléchir à deux fois" Depuis le début de ce conflit, ces frappes israéliennes ont fait depuis plus de 4.300 morts, d'après les autorités libanaises. Sur la même période, l'armée israélienne a annoncé la mort de 38 soldats et d'un contractuel civil au Liban. "Les chances d'une percée à Rome sont assez limitées", estime Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, qui voit plutôt dans cette réunion "l'opportunité de montrer que le processus est encore en place (...), qu'il y a des négociations qui perdurent malgré les oppositions et les obstacles qui commencent à apparaître". Téhéran avait exigé l'arrêt des hostilités au Liban pour conclure un protocole d'accord avec Washington le 17 juin. Mais ce texte semble avoir volé en éclats après des frappes américaines et iraniennes au Moyen-Orient d'une ampleur inédite depuis la mise en place d'un cessez-le-feu début avril. "Les Iraniens veulent établir un lien entre les deux dossiers, tandis que nous souhaitons les dissocier", relève Orna Mizrahi. "Chaque fois qu'ils en auront l'occasion, ils (les Iraniens) chercheront à faire échouer ce qui se passe sur la scène libanaise", ajoute cette chercheuse spécialiste du Liban à l'Institut pour les études de sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv. Même si Téhéran a actuellement d'autres priorités, notamment le contrôle du détroit d'Ormuz. Karim Bitar souligne pour sa part que le risque d'une reprise des violences au Liban en raison du contexte régional "n'est bien évidemment pas négligeable". "Mais je pense que l'Iran aujourd'hui y réfléchira à deux fois avant de demander au Hezbollah de lancer de nouvelles frappes contre Israël", dit-il. Selon lui, Téhéran "souhaite maintenir le Hezbollah comme instrument de dissuasion à long terme et ne veut pas l'utiliser immédiatement pour ouvrir un nouveau front".

14.07.2026 à 18:47

Aide à mourir: Lecornu saisira le Conseil constitutionnel après le vote de l'Assemblée

FRANCE24

Le texte entend instaurer un droit à l'aide à mourir sous strictes conditions, une forme d'euthanasie et de suicide assisté comme cela existe dans d'autres pays. "Des débats approfondis ont eu lieu à l'Assemblée nationale sur cette proposition, néanmoins, le débat au Sénat n'a pas permis un examen aussi approfondi pour permettre d'aboutir à un texte de loi répondant autant aux aspirations de ses défenseurs qu'aux préoccupations de ceux qui s'inquiètent de sa mise en oeuvre", indique mardi Matignon dans un communiqué. Les services du Premier ministre, qui est réputé réservé sur ce texte, précisent agir pour que "l'application de la loi (...) puisse se faire dans le plein respect des principes que notre Constitution garantit et, en particulier, de la dignité humaine". De quoi faire dire au sénateur Les Républicains Francis Szpiner, hostile à la réforme, que c'est un "aveu" de la part de Sébastien Lecornu que le texte, "profondément déséquilibré", serait "le plus permissif au monde". Cette saisine des Sages devra permettre de vérifier la constitutionnalité du texte qui doit enfin être adopté mercredi après de nombreuses et longues péripéties parlementaires: quatre votes positifs des députés mais aussi trois négatifs au Sénat, dominé par la droite et le centre. Le gouvernement a in fine décidé de donner le dernier mot à l'Assemblée, comme le permet la Constitution. Les trois premiers scrutins dans la chambre basse du Parlement ont donné lieu à une large majorité, même si elle a tendu à s'amenuiser : 305 voix contre 199 en mai 2025; 299 contre 226 en février 2026; 295 contre 232 en juin 2026. Si la gauche et les députés macronistes sont majoritairement pour, et la droite et l'extrême droite contre, chaque groupe a laissé à ses membres la liberté de vote sur ce sujet qui mêle l'intime au politique. -"Dignité humaine"- La saisine des Sages par Sébastien Lecornu visera à interroger le Conseil constitutionnel au sujet du "respect, par la longueur du délai de rétractation (...) des principes de liberté personnelle et de dignité humaine", indique Matignon. Selon le texte, le malade aura un "délai de réflexion d'au moins deux jours" pour "confirmer au médecin qu'il demande l'administration de la substance létale", une fois que le médecin a rendu sa décision, qui devra être elle-même prise dans un délai de 15 jours après la demande d'aide à mourir du malade. Ce délai est jugé trop court par les opposants au texte. La saisine portera également "sur le respect de ces mêmes principes" (de liberté personnelle et de dignité humaine, ndlr) "par les dispositions relatives à la situation des majeurs protégés, au regard de leur capacité à exprimer un consentement libre et éclairé, et du rôle que les personnes légalement chargées de les protéger doivent accomplir dans le cadre de la procédure". Elle portera enfin sur "l'articulation entre les dispositions sur la clause de conscience", que peuvent faire valoir médecins et infirmiers pour refuser de pratiquer l'aide à mourir, et "l'existence de projets d'établissements de santé ou médico-sociaux qui ont pour raison d'être d'accompagner les malades en fin de vie" mais "qui excluent le recours à l'aide à mourir", détaille encore Matignon. Le président LR du Sénat Gérard Larcher s'est lui aussi engagé la semaine dernière à saisir le Conseil constitutionnel. Sans préciser sur quels motifs juridiques précis il entendait solliciter les Sages, M. Larcher avait regretté que l'exécutif n'ait "pas pris en compte nos alertes" ni les "garde-fous" proposés par la Haute assemblée.

14.07.2026 à 18:45

Pour Mélenchon, les incendies sont une conséquence de "la stupidité du capitalisme"

FRANCE24

"La terre entière brûle et notre pays entier est en train de brûler. Cela est un résultat politique. Ce n'est pas la nature qui l'a amené, c'est l'invraisemblable stupidité du capitalisme, de son accumulation, du refus de régler et d'organiser", a lancé le quadruple candidat à la présidentielle lors d'un meeting pour le 14-Juillet en Île-et-Vilaine. Celui qui a développé le concept de "planification écologique" dans la politique française a regretté que la France ne produise pas elle-même des bombardiers d'eau comme les Canadair qu'elle utilise pour lutter contre les incendies. "Nous sommes la nation capable de faire le meilleur avion de guerre du monde, le Rafale (...) Mais nous ne sommes pas capables de faire un avion qui va prendre de l'eau pour la jeter sur des arbres. Comment c'est possible une chose pareille? Attendez que je sois élu et vous verrez qu'ils vont trouver vite le moyen d'en faire", a ajouté le candidat de la gauche radicale. La France est équipée de 12 appareils Canadair CL-415 mais trois entreprises françaises conçoivent de futurs concurrents à ces modèles canadiens qui dominent le marché aujourd'hui. Jean-Luc Mélenchon a également accusé, comme le font régulièrement les Insoumis, son concurrent à l'élection présidentielle Gabriel Attal d'avoir annulé la commande de deux Canadair en procédant à des coupes budgétaire lorsqu'il était Premier ministre. Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète provoqué par les activités humaines. L'augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroit est ainsi une combinaison idéale pour le développement des feux. Plus aucune région en France n'est à l'abri de ces incendies estivaux.

14.07.2026 à 18:29

Un T-Rex vendu 50 millions de dollars à New York, le plus cher jamais vendu

FRANCE24

Cet imposant fossile est l'un des squelettes de T-Rex les plus complets au monde, avec 183 os fossilisés. Il a été découvert en 2021 dans un ranch du Dakota du Sud. "Gus" a vécu durant le Maastrichtien, il y a entre 72 et 66 millions d'années, une période caractérisée par un climat chaud, un niveau des mers élevé et de vastes plaines côtières régulièrement inondées. Le squelette mesure 11,6 mètres de long, ce qui en fait l'un des plus grands jamais découverts. Il est complet à environ 63 %. Cet achat, réalisé par un acquéreur resté anonyme, illustre l'essor du marché des fossiles de dinosaures, une tendance critiquée par certains paléontologues, qui déplorent que ces spécimens rejoignent des collections privées. "Les Etats-Unis sont le seul pays au monde où des fossiles de ce type sont considérés comme une propriété privée", avait déclaré à l'AFP avant la vente Cassandra Hatton, responsable des départements sciences et histoire naturelle chez Sotheby's. "Si vous êtes propriétaire du terrain, vous êtes propriétaire du fossile et vous avez le droit de le vendre. Donc, si vous voulez un dinosaure, c'est le seul endroit où vous pouvez en acquérir un", avait-elle expliqué. Le précédent record pour un fossile vendu aux enchères était détenu par "Apex", un Stegosaurus, acheté pour 44,6 millions de dollars en 2024 par le milliardaire et gestionnaire de fonds spéculatif Ken Griffin. Il est actuellement présenté au public au Musée d'histoire naturelle de New York.

14.07.2026 à 18:25

Le meurtre d'une femme politique britannique était une "attaque ciblée", selon la police

FRANCE24

Ann Widdecombe, 78 ans, était une porte-parole du parti anti-immigration Reform UK et une ancienne députée conservatrice. Son corps portait "des blessures graves" quand il a été découvert, à Haytor, dans le Devon (sud-ouest de l'Angleterre), selon la police. "L'enquête étant en cours, je ne peux pas donner beaucoup de détails. Il est toutefois clair qu'il s'agissait d'une attaque ciblée", a déclaré lors d'une conférence de presse le chef de la police antiterroriste, Laurence Taylor. "Nous continuons à chercher à déterminer l'ampleur de la planification ou de la préparation éventuelle, ainsi que les motivations derrière cette attaque", a-t-il ajouté. La police travaille sur "plusieurs pistes d'investigation", a indiqué ce responsable. Un homme de 28 ans, un "ressortissant britannique blanc", a été interpellé samedi soir dans le nord de l'Angleterre. Il est soupçonné de meurtre et d'avoir commis, préparé ou incité à commettre des actes de terrorisme. La police a obtenu la prolongation de sa détention, qui peut durer jusqu'à sept jours dans le cadre de la législation sur le terrorisme. Ann Widdecombe a été députée conservatrice de 1987 à 2010 et secrétaire d'État aux prisons (1995-1997). Fervente supportrice du Brexit, elle avait quitté les Tories en 2019 pour rejoindre le parti de Nigel Farage, sous la bannière duquel elle a été élue députée européenne, avant de devenir porte-parole du parti anti-immigration Reform UK. Devant le Parlement lundi, la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood a souligné que son meurtre "soulevait des questions quant à la sécurité des personnalités publiques". La politique est "une vocation pour nous mais elle ne devrait pas être dangereuse", a-t-elle déclaré.

14.07.2026 à 18:21

Agression sexuelle: Trump a versé 5 millions de dollars à l'autrice E. Jean Carroll

FRANCE24

"Aujourd'hui, nous sommes heureux d'annoncer qu'elle a reçu le paiement des dommages-intérêts que le jury lui a accordés à la suite de cette décision" remontant à mai 2023, a déclaré l'avocate de E. Jean Carroll, Roberta Kaplan, dans un communiqué. Fin juin, la Cour suprême avait rendu ce jugement définitif en renonçant à examiner le recours déposé par Donald Trump, à la suite de quoi un juge fédéral avait ordonné le versement de cette somme la semaine passée. Dans cette affaire, l'ancienne journaliste et chroniqueuse, aujourd'hui âgée de 82 ans, accuse le président républicain de l'avoir agressée dans une cabine d'essayage d'un grand magasin new-yorkais en 1996. Lorsque ces allégations avaient été rendues publiques, à l'occasion d'un livre publié en 2019, le milliardaire l'avait traitée de "tarée" ayant monté une "affaire bidon". Dans une autre procédure pour diffamation à New York, M. Trump a été condamné à verser 83,3 millions de dollars à Mme Carroll. Cette condamnation a été confirmée en appel, mais son exécution reste suspendue dans l'attente de la décision de la Cour suprême sur une éventuelle saisine.

14.07.2026 à 18:08

De Kinshasa au Mondial, les coulisses d'une création made in Congo pour les Léopards

FRANCE24

Portée par les Léopards à leur arrivée aux États-Unis pour la Coupe du monde 2026, cette veste est le fruit d'un savoir-faire 100 % congolais. Notre reportage vous emmène dans les coulisses de la maison de couture dirigée par Charlotte Kambeya, où a été confectionnée cette création imaginée par le styliste Alvin J Mak, entièrement réalisée à Kinshasa.

14.07.2026 à 17:59

En Inde, l'œuf au cœur d'une controverse diététique... et politique

FRANCE24

A l'origine de la controverse, il y a la décision du Bharatiya Janata Party (BJP), vainqueur des élections locales en mai, de confier au mouvement hindou Hare Krishna (ISKCON) la préparation des repas offerts aux élèves des écoles publiques de l'Etat. Les cuisines du mouvement, exclusivement végétariennes, ont donc retiré le mois dernier les oeufs de leurs menus, remplacés par des protéines d'origine exclusivement végétales. Le changement n'a pas tardé à être interprété en termes politiques, dans un Etat dont 30% de la population est musulmane, donc volontiers mangeuse de poisson, de viande et d'oeufs, alors que de nombreux Hindous affichent des préférences végétariennes. "Le gouvernement du BJP essaie d'imposer des menus végétariens aux élèves", déplore auprès de l'AFP un élu de l'opposition locale, Dola Sen. Longtemps à la tête du Bengale occidental, son parti, le Trinamool Congress (TMC), avait déjà largement eu recours à l'argument alimentaire pendant la campagne précédant les élections locales. A plusieurs reprises, la cheffe de l'exécutif sortant, Mamata Banerjee, avait averti que ses adversaires voulaient interdire viande, poisson et oeufs. Le BJP l'avait nié, et ses candidats étaient apparus publiquement avec (...) des poissons à la main. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Modi en 2014, son parti est accusé par ses rivaux de vouloir "hindouiser" l'Inde, contre sa minorité musulmane. Cette volonté s'est manifestée dans plusieurs Etats du pays par des restrictions à la consommation de boeuf - la vache est un animal sacré dans la religion hindoue - accompagnées de manifestations, parfois meurtrières, visant les bouchers musulmans. Pourtant, les chiffres officiels de l’année dernière ont montré que le taux d’assiduité était passé de 93,5% à 98,97% dans l'Etat du Karnataka (sud-ouest) après que la distribution d’oeufs eut été étendue à six jours par semaine. "Oeuf étalon-or" Le mouvement Hare Krishna est l'un des principaux fournisseurs des cantines scolaires en Inde. Leurs repas gratuits sont souvent les seuls pris chaque jour par des millions d'enfants pauvres du pays le plus peuplé de la planète - un milliard et demi d'habitants. "Les repas de midi sont un moment essentiel dans les écoles primaires publiques", rappelle une enseignante de Calcutta, Raja Dey. "Les élèves s'y pressent en grand nombre les jours où ils proposent des oeufs". Une étude publiée en 2021 par l'Institut de recherche international sur les politiques alimentaires que ce programme permis de réduire significativement les retards de croissances des enfants indiens. La décision de les retirer des menus a donc aussitôt inquiété pédiatres et diététiciens. "Beaucoup de gens se trompent en pensant que les œufs sont la seule source possible de protéines", leur rétorque un porte-parole de Hare Krishna, Radharaman Das, en ajoutant que soja, fromage ou lentilles en constituent des substituts reconnus. "Nous faisons en sorte que les protéines et vitamines que les enfants trouvaient dans les oeufs soient remplacées en quantités équivalentes voire supérieures dans tous nos menus", poursuit-il. "Beaucoup de gens dans notre pays vivent de façon très saine en étant végétariens", renchérit le "ministre" local de l'Enseignement public, Dipak Barman. Un argument qui n'a pas convaincu les scientifiques. "Les substituts aux protéines d'origine animale n'ont pas la même valeur", a affirmé au magazine Frontline le Dr Sylvia Karpagam, et "l'oeuf est un aliment très complet, une sorte d'étalon-or en matière de protéines". "En matière de nutrition, il faut discuter sur la base de faits", a-t-elle insisté, "sinon le pays risque un sérieux problème de nutrition et de santé publique".

14.07.2026 à 17:41

Canicule: Météo-France lève la vigilance rouge à partir de mercredi matin

FRANCE24

Le pays verra une "descente de la totalité des 26 départements actuellement en niveau rouge au niveau orange", selon le prévisionniste, qui l'explique par le fait que "la masse d'air très chaud qui stagne sur le pays depuis plusieurs jours va commencer à régresser par l'ouest, sous l'influence d'une dégradation orageuse plus marquée au cours de la journée de mercredi". Mercredi, un "air moins chaud gagne par l'ouest et le nord" et les températures vont baisser, notamment au nord de la Loire, selon Météo-France. Les températures les plus élevées, "entre 36 et 38°C", ne concerneront plus qu'"une zone autour du Massif central allant du Midi toulousain à la vallée du Rhône en passant par le Centre". Deux salves orageuses sont attendues mercredi : "une première en fin de nuit" du nord Aquitaine au Poitou-Charentes, remontant vers la Bretagne, et, à partir de la mi-journée, "un deuxième axe orageux, plus marqué", touchera "les régions de la Bretagne vers la Bourgogne et le sud Alsace (localement 30/40 mm)", avec des orages qui "pourraient localement être forts", selon Météo-France. Les températures restent encore très élevées ce 14 juillet dans une grande partie du pays, où la sécheresse des sols accentue le danger de feux de forêts, en attendant de possibles orages épars en fin de journée. L'épisode caniculaire en cours, "qui concerne toujours fortement le centre du pays avec des températures de 36 à 38°C, s'étend vers la vallée du Rhône, où les températures peuvent atteindre 38 à 40°C, comme dans le Midi toulousain", selon les prévisions publiée mardi à la mi-journée. "Dans l'après-midi, la masse d'air chaud progresse de nouveau sur la moitié sud du pays" et quelques précipitations, "plus rares que la veille", sont attendues, avec quelques orages possibles sur le Massif central, puis sur le quart nord-est du pays et les côtes aquitaines en fin de journée. Vingt-six départements de l'Ile-de-France au Tarn sont encore concernés par le niveau maximal de vigilance rouge. Depuis midi, le niveau d'alerte s'est aggravé dans huit départements du sud de la France jusqu'ici placés en vigilance jaune (Gard, Lozère, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Haute-Corse et Corse-du-Sud), ce qui porte à 58 le total des départements en orange mardi. "Les fortes chaleurs et la sécheresse des sols provoquent une situation exceptionnelle de danger de feux de forêts", a rappelé le prévisionniste, alors que les pompiers luttent toujours contre un incendie hors norme dans la forêt de Fontainebleau. La décrue des températures sera plus franche jeudi. Les 35°C ne seront dépassés en journée "que de l'Occitanie à la vallée du Rhône, la Provence et la Corse".

14.07.2026 à 17:35

Tour de France : au Lioran, Tadej Pogacar s'offre une troisième victoire d'étape

FRANCE 24

Le Slovène Tadej Pogacar a remporté mardi la 10e étape du Tour de France, au Lorian, dans le Massif central. Une troisième victoire d'étape qui lui permet de conserver son maillot jaune et de creuser l'écart avec Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel au classement général.

14.07.2026 à 17:27

Par-dessus les Champs-Elysées, les gendarmes paradent avec leur nouvel hélicoptère super puissant

FRANCE24

"N'oubliez pas que la France nous regarde !", lance joyeusement et avec fierté le lieutenant-colonel Jérôme Clauzade aux gendarmes embarqués dans cette "opération" pour le défilé du 14-Juillet, depuis la base de Villacoublay (Yvelines) avant l'envol de quatre de leurs appareils, avec en fer de lance le premier d'une nouvelle génération. Commandant de la force aérienne Nord, le lieutenant-colonel pilote ce nouvel engin, référencé comme le H145 D3, en service depuis cinq mois et dont les performances sont accrues par des outils technologiques innovants comme les capteurs optroniques, la protection balistique renforcée ou encore un système de retransmission sécurisé. "On peut considérer que cet hélicoptère est ce que l'on fait de mieux. Ses performances sont bien meilleures que celles des anciens modèles sur lesquels on opérait jusqu'à présent et qui avaient, pour certains, près de 40 ans", souligne le général Éric Espinal, commandant les forces aériennes de la gendarmerie nationale. "Cet appareil nous permet, par sa marge de puissance, de pouvoir voler de nuit avec de nombreux équipements de mission embarqués. C'est vraiment le début du renouveau de notre flotte. Nous œuvrons pour que ce soit le premier d'une longue série", poursuit le général. Il est un peu plus de midi mardi quand les quatre hélicoptères passent au dessus du quartier de la Défense et saluent la tribune présidentielle en formation diamant depuis leur position dans le ciel laiteux parisien. Une vingtaine d'hélicoptères Le H145 D3, reconnaissable par un dôme à l'avant abritant une station météo, guide la formation. Ses atouts ? "Plus de puissance, plus de capacité d'emport en termes de passagers, un radar météo qui nous permet de s'affranchir de conditions météorologiques plus marginales, une caméra plus puissante aussi qui nous permet de se renseigner de plus loin et donc avec une plus grande discrétion, ce qui nous est très utile notamment dans les enquêtes judiciaires", détaille le lieutenant-colonel Clauzade. Livré en janvier à Lille, l'aéronef, "absolument essentiel à la mission de service public", rappelle le général Espinal, a en particulier pour mission de lutter contre l'immigration clandestine, notamment dans les Hauts-de-France. Le H145 D3 mène des missions de renseignement pour guider l'action des unités au sol et d'appui. "À l'aide du phare, des haut-parleurs, au profit des gendarmes et des policiers qui sont directement engagés au contact des migrants", explique le haut gradé. "En complément, la gendarmerie s'implique dans la recherche des passeurs, ceux qui vivent de ces flux migratoires illégaux. L'objectif des forces de sécurité intérieure est donc, sous l'autorité des magistrats, d'apporter toutes les preuves permettant de démanteler ces réseaux", insiste le général. Deux hélicoptères de ce type ont été financés par les Britanniques via le fonds Sandhurst, dans le cadre du traité de coopération du même nom, entre la France et le Royaume-Uni, destiné à freiner les traversées clandestines de la Manche. Ce traité a été signé le 18 janvier 2018 lors du 35e sommet franco-britannique. Un deuxième hélicoptère a été livré à Amiens. Quatre autres devraient l'être d'ici à 2028. En avril dernier, un nouvel accord franco-britannique d'une durée de trois ans a été signé avec une augmentation de la contribution financière du Royaume-Uni. La gendarmerie nationale a pour "objectif 22 hélicoptères supplémentaires dans les prochaines années pour couvrir l'ensemble du contrat opérationnel". En 2025, au moins 29 migrants sont morts en mer, selon un décompte de l'AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques. Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, 41.472 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni sur des petites embarcations en 2025. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018.
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