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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

01.08.2026 à 16:36

Italie : les trésors engloutis de Baia révélés par les nouvelles technologies

FRANCE24

À une trentaine de kilomètres à l'ouest de Naples, Baia fut l'une des stations balnéaires les plus prestigieuses de l'Empire romain. Progressivement recouverte par la mer à cause des mouvements du sol provoqués par les volcans de la région, elle continue de révéler ses secrets. Pour mieux comprendre et préserver ce patrimoine exceptionnel, les universités de Naples et de Salerne, en partenariat avec plusieurs entreprises privées, développent de nouvelles technologies dans le cadre d'un programme de recherche. Reportage de notre correspondante en Italie, Natalia Mendoza, avec Tommaso Marro.

01.08.2026 à 16:34

Cisjordanie : de nouvelles violences de colons contre des Palestiniens

FRANCE24

Un Palestinien a été blessé par balles vendredi 31 juillet lors d'une marche de colons israéliens dans plusieurs localités palestiniennes de Cisjordanie occupée, émaillée d' affrontements avec des habitants, selon les secours, et l'armée israélienne.

01.08.2026 à 16:32

Ceuta : "Aucun texte ne permet d'écarter un État" de l'espace Schengen

FRANCE24

Après l'arrivée de dizaines de milliers de migrants à Ceuta, la crise politique ne retombe pas, notamment du côté de l'Italie. Giorgia Meloni a évoqué une suspension de Madrid de l'espace Schengen. Mélina Huet nous en dit plus.

01.08.2026 à 16:27

Mort de la légende de l'alpinisme Nirmal Purja et des neuf membres de son expédition au Pakistan

FRANCE 24

Nirmal Purja et les neuf autres membres de son expédition ont trouvé la mort au Pakistan, sur l'un des plus hauts sommets du monde, a annoncé samedi sur les réseaux sociaux Elite Expedition, la société qu'il dirigeait. L'alpiniste star britanno-népalais a battu plusieurs records depuis en tant que professionnel et guide de haute montagne.

01.08.2026 à 15:39

Colombie : au moins 11 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu

FRANCE24

Des journalistes de l'AFP ont filmé le véhicule en flammes et les façades détruites, tandis que des policiers, des militaires et des habitants s'approchaient du lieu de l'attentat, à Cúcuta, près de la frontière avec le Venezuela. "À l'heure actuelle, nous dénombrons huit blessés parmi les policiers et trois civils (...). C'est un acte atroce, violent", a déclaré à la presse George Quintero, secrétaire à la Sécurité du département de Norte de Santander, où l'attaque a eu lieu. Les autorités offrent une récompense équivalente à plus de 32.000 dollars pour toute information permettant l'arrestation des responsables. "Je condamne avec la plus grande fermeté l'attentat terroriste lâche perpétré à Cúcuta contre notre police nationale", a réagi sur X Abelardo de la Espriella. "Le terrorisme n'intimidera pas la Colombie et ne brisera pas la volonté des Colombiens de vivre en paix et en sécurité". - Echec des négociations - La cérémonie d'investiture présidentielle se déroule traditionnellement au siège du Congrès à Bogota, mais le président élu a demandé que la cérémonie soit déplacée dans le sud-ouest du pays, région touchée par les affrontements entre les gangs de trafiquants de drogue et les guérilleros. Une investiture qui s'accompagnera de l'un des plus importants déploiements de sécurité prévus pour cette cérémonie, avec un dispositif d'environ 11.000 soldats et policiers qui mèneront des opérations terrestres, aériennes et maritimes. Soutenu par les Etats-Unis, Abelardo de la Espriella a promis d'intensifier la lutte contre les guérillas et les cartels de la drogue dans le pays, premier producteur de cocaïne au monde. Ce durcissement annoncé s'inscrit dans un contexte de violence sans précédent depuis dix ans et à la suite d'un échec des négociations de paix menées par M. Petro avec les groupes armés. Le président élu, qui prendra ses fonctions le 7 août, a donné un délai d'un mois à tous les criminels du pays pour se rendre et a promis des campagnes de bombardements massifs contre les puissants cartels de la drogue. Il a également promis la construction de méga-prisons, louant les approches sécuritaires menées au Salvador par Nayib Bukele et en Equateur par Daniel Noboa. - Violence politique - Des experts ont mis en garde contre une possible escalade de la violence découlant de cette stratégie, dans un pays toujours englué dans plus de 60 ans de lutte armée avec différents groupes de gauche radicale et de gangs liés au narcotrafic et à l'exploitation minière illégale. Le président colombien Gustavo Petro n'a pas réagi dans l'immédiat. En visite vendredi à Cuba, il s'est entretenu avec son homologue Miguel Díaz-Canel de la "politique d'étranglement" menée par les États-Unis contre l'île, ainsi que des attaques menées par le gouvernement Trump contre des embarcations dans les Caraïbes qui seraient impliquées dans le trafic de drogue. "Je tiens, depuis Cuba, à m'opposer à une guerre dans les Caraïbes. Les missiles tirés sur la mer des Caraïbes pour viser des trafiquants de drogue ont tué des gens modestes, comme viennent de le confirmer les services de renseignement américains. Ils n'ont servi à rien, mais ils ont bel et bien tué 261 personnes, dont, semble-t-il, 50 Colombiens", a écrit Petro sur X vendredi. La campagne électorale avait déjà été marquée par la violence politique. En 2025, le candidat à la présidence et sénateur de droite Miguel Uribe Turbay avait été abattu lors d'un meeting à Bogota et était mort de ses blessures.

01.08.2026 à 15:31

Projet controversé de la Fifa : Infantino a "perdu la confiance" de l'UEFA

FRANCE 24

L'UEFA a sèchement recadré Gianni Infantino, samedi, affirmant que le patron de la Fifa avait "perdu (s)a confiance" malgré le retrait de son projet controversé d'ouverture des compétitions internationales à des investisseurs privés. Ces tensions entre les instances européenne et mondiale du football ont lieu moins d'un an avant l'élection du président de la Fifa.

01.08.2026 à 15:11

Kosovo: sept dépouilles retrouvées dans une fosse commune de la guerre des années 1990

FRANCE24

Environ 1.600 personnes sont toujours portées disparues depuis la guerre d'indépendance du Kosovo (1998-1999) entre les forces serbes et la guérilla kosovare albanaise, et les découvertes de fosses communes restent rares. "Les restes de sept personnes ont été retrouvés jusqu'à présent" dans ce charnier découvert dans le village de Kalludër, dans la région de Zubin Potok (nord), a déclaré aux médias M. Kurti, après avoir rendu visite aux équipes sur le site, où des travaux d'excavation ont débuté mardi et se poursuivent. "Il s'agit très probablement des restes de 23 Albanais qui ont été enlevés de force, exécutés, et dont les corps ont été enterrés dans le but de dissimuler l'horrible crime commis par les forces serbes au printemps 1999", a-t-il ajouté. Les autorités kosovares pensent qu'il s'agit d'un groupe d'"intellectuels de Mitrovica (nord), médecins, professeurs et défenseurs de droits humains, enlevés et portés disparus depuis le 19 avril 1999", avait affirmé le Premier ministre dans un message diffusé jeudi sur les réseaux. Deux Serbes de Zubin Potok ont été arrêtés en milieu de semaine en lien avec ce dossier, selon le parquet local. M. Kurti a appelé la communauté internationale "à faire pression sur Belgrade pour ouvrir les archives de l'armée yougoslave", afin de retrouver d'autres charniers. Environ 13.000 personnes ont été tuées pendant le conflit au Kosovo, dont 11.000 Albanais kosovars, pour la plupart des civils. Sur 1.600 personnes toujours recherchées, environ 1.100 sont les victimes kosovares albanaises et quelque 500 sont soit Serbes, soit Roms, soit membres d'autres minorités. Près de trois décennies après la guerre, les relations toujours tendues entre le Kosovo et la Serbie, qui n'a jamais reconnu l'indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province, entravent également les recherches sur les personnes disparues. Sous l'égide de Bruxelles, une commission conjointe d'experts kosovars et serbes s'est réunie pour la première fois en janvier afin de lancer la coopération entre Belgrade et Pristina dans la localisation de fosses communes.

01.08.2026 à 15:03

À Ceuta, un aller-retour pour les migrants, épuisés et sans espoir

FRANCE24

Devant le poste-frontière, militaires et gardes civils espagnols indiquent la sortie samedi matin à un flot continu de personnes, la plupart très jeunes. Certains sont pieds nus, d'autres portent une couverture de la Croix-Rouge sur les épaules; beaucoup sont visiblement épuisés après plusieurs jours d'errance. "Je repars parce qu'il n'y a pas à manger, je pensais trouver un bon accueil, mais non", explique Abdel Latif, 23 ans, avant de traverser la frontière. Lui avait tenté sa chance pour "trouver du travail", car "il n'y a pas de travail au Maroc", déplore ce jeune homme qui vit de petit boulots de mécanicien. Comme lui, plusieurs dizaines de milliers de migrants sont arrivés en l'espace de quelques jours à Ceuta, provoquant une crise inédite dans ce petit territoire espagnol, ainsi qu'une querelle diplomatique au sein de l'UE sur la politique migratoire à mener au sein du bloc des Vingt-Sept. Quelques rares intrépides ont encore tenté samedi d'atteindre l'enclave à la nage. Deux hommes se sont écroulés sur le sable sous les yeux des soldats, épuisés par leur traversée en mer. L'un d'eux, très affaibli, a dû être pris en charge par des secouristes de la Croix-Rouge qui l'ont enveloppé dans des couvertures malgré la chaleur, avant de l'évacuer sur un brancard. Un soldat poussait un autre homme vers la sortie, dont les vêtements encore trempés témoignaient de son arrivée récente. Plus loin, un autre homme qui lui aussi tentait d'arriver à la nage, a été repêché par un bateau de la Garde civile espagnole, puis ramené vers le Maroc. "Pas d'avenir au Maroc" Quelque 60.000 migrants sont arrivés en l'espace de deux ou trois jours, selon une estimation du président du gouvernement local, Juan Jesus Vivas. Le ministère espagnol de l'Intérieur fait lui état d'un chiffre de 50.000 personnes. Au moins 67 d'entre eux sont morts en tentant d'atteindre Ceuta à la nage, selon le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, qui a déploré des "événements tristes, dramatiques". "La quasi-totalité" des dizaines de milliers de migrants entrés ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta sont retournés au Maroc, selon le gouvernement espagnol. Ceuta, petit territoire de 84.000 habitants situé à la pointe nord du Maroc et bordant le Détroit de Gibraltar, forme l'une des deux frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe (avec l'autre enclave espagnole de Melilla). "Une invasion? Non, c'est un mensonge ! Les gens veulent venir car il n'y a pas d'avenir au Maroc", clame Soufiane, 42 ans, arrivé jeudi à la nage. Dans son pays, il travaille comme agent de sécurité "douze heures par jour, pour 10 euros" quotidiens, explique-t-il à l'AFP, refusant de donner son nom de famille. Croisé le long de la mer, il avait un oeil au beurre noir et une coupure sur sa joue gauche, après une bagarre entre migrants lors d'une distribution de nourriture, a-t-il confié. A la frontière, deux bateaux installaient samedi matin une barrière flottante dans la mer pour bloquer l'accès. Dans Ceuta, les boutiques ont en grande majorité rouvert, les cafés sont pleins, la circulation est de nouveau dense. Devant une supérette du centre-ville, une petite foule de Marocains attendaient de pouvoir y entrer, mais le personnel avait fermé les portes, leur demandant de former une file d'attente. Deux policiers les ont alors chassés, les faisant fuir en courant, sous les yeux de militaires postés à côté. Quelques minutes plus tard, les Marocains sont revenus et la file d'attente s'est aussitôt reformée. Normalité relative La situation est "quasiment" revenue à la normale, a annoncé le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Irene Benítez ne partage pas l'avis du ministre et ne voit "rien de normal" ni de "tranquille" dans les rues de sa ville. "On a peur, on n'avait pas besoin de ça", maugrée cette cuisinière de 40 ans. Mais pour Dris, 58 ans (qui n'a pas souhaité donner son nom de famille), croisé sacs de victuailles à la main devant un supermarché, "franchement aujourd'hui ça va (...), la police est venue, on peut sortir faire des courses". mby-rlp-anr-ldm/rbj/kal

01.08.2026 à 14:29

Mégafeu en Gironde: extinction, reconstruction, replantation... Le chantier de l'après

FRANCE24

Tour d'horizon du chantier à mener après le plus vaste incendie jamais vu en France depuis 1949. - Quand le feu sera-t-il éteint ? - La phase aiguë de la lutte s'achève, une nouvelle bataille s'engage: surveiller les "feux zombies", braises couvant sous terre "plusieurs mois". "Le feu est partout, il couve (...) Ce sera le cas pendant des semaines, voire des années", résume pour l'AFP le lieutenant des pompiers Cyril Venière, citant l'exemple de Landiras (Gironde), en 2022. L'association Défense de la forêt contre les incendies (DFCI), dotée de 2.500 bénévoles en Aquitaine, espère des renforts pour une surveillance qui s'étendra au moins "jusqu'aux pluies de l'hiver". "Vu la superficie, vous imaginez ?", s'inquiète son président Bruno Lafon. "Au mois d'août, il fera chaud, donc il va y avoir des reprises tous les jours." Que faire des pins brûlés et fragilisés ? Pour sécuriser les zones ravagées, les forestiers vont devoir abattre les pins calcinés ou fragilisés, et évacuer le bois. Là où la base de l'arbre a brûlé, les spécialistes de l'Inrae recommandaient en 2022 de couper ; lorsque c'est le houppier (partie verte), la survie est possible selon l'ampleur des dégâts. Mais il faudra tronçonner à grande échelle car les pins affaiblis sont exposés aux parasites, dont le scolyte sténographe: ce petit insecte volant prolifère dans les troncs de pins malmenés, jusqu'à mort de l'arbre. Seule issue: l'abattage, comme après 2022. Une autre menace a émergé dernièrement: le nématode du pin, ver ravageur détecté fin 2025 dans le département voisin des Landes. La préfecture prévoit de réunir lundi les entreprises forestières pour "un état des lieux des dégâts" et d'éventuels "dispositifs de soutien". Sinistrés, entreprises... Quelles aides ? Quelque 240 habitations ont été détruites, les trois quarts au Porge. Pour les dommages aux biens, les particuliers sont couverts par leurs contrats multirisques habitation, qui ne concernent cependant pas systématiquement les dégâts sur les ouvrages extérieurs (portail, abri de jardin, piscine)... Pour les véhicules, seules les assurances dites "tous risques" donnent lieu à indemnisation. Il y a aussi les 23.000 entreprises paralysées pendant plusieurs jours dans les zones évacuées, soit 82.000 salariés selon le ministère de l'Economie. "Une entreprise fermée sur décision préfectorale n'est en rien assurée sur la perte d'exploitation", a déploré Mathias Saura (Medef Gironde). Côté salaires, des dispositifs d'urgence ont été activés, comme le chômage partiel, également étendu aux saisonniers. "On a mis beaucoup d'énergie à lutter contre le feu pour protéger les vies. Maintenant on va mettre la même énergie à soutenir et accompagner les victimes qui ont perdu leur maison (...) et pour soutenir le tissu économique local", a assuré samedi la préfète Sophie Brocas, qui a rencontré les assureurs pour "fluidifier le passage des experts". Comment replanter les zones dévastées ? La forêt des Landes de Gascogne (1 million d'hectares) est l'une des plus exploitées en France. La quasi-monoculture du pin maritime, la mécanisation mais aussi la proximité avec les habitations l'expose particulièrement aux incendies, sur fond de changement climatique (sécheresse, canicule...). Venu en Gironde, le président Emmanuel Macron a appelé à "replanter et rebâtir une forêt différente" pour "s'adapter au réchauffement climatique et à la pression" résidentielle et touristique. La fédération des forestiers privés Fransylva réclame une "zone tampon inconstructible à moins de 50 mètres des bois" et un meilleur respect des obligations légales de débroussaillement. "Remplacer le pin maritime par une autre espèce ne changerait rien face à la sécheresse et aux feux. Le pin est l'essence la plus adaptée à ce type de sol", a rappelé dans les colonnes du quotidien Sud-Ouest l'écophysiologiste Sylvain Delzon, chercheur de l'Inrae à Bordeaux. Comment redorer une image écornée ? En incitant dans un premier temps les touristes "à ne pas venir" en Gironde, la préfète a asséné un "coup de massue" au secteur touristique, déplore Patrick Seguin, président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du département. Et il sera peut-être compliqué de faire revenir ceux qui ont vécu des évacuations traumatisantes. Toutefois, "la Gironde c'est grand", rappelle le président départemental de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), Franck Chaumès, qui espère "sauver le mois d'août". Le tourisme représente 7% du PIB girondin, plus de 40.000 emplois et 3,2 milliards d'euros de retombées directes, selon le département.

01.08.2026 à 14:07

Guerre de l’IA : l’empire américain contre-attaque face à la menace des robots chinois

Sébastian SEIBT

Les États-Unis ont décidé mardi d’interdire les importations de robots avancés étrangers.Une mesure qui vise en réalité les modèles dopés à l’IA développés par la Chine et souligne les approches rivales des deux superpuissances en la matière.

01.08.2026 à 14:03

Grèce: une station balnéaire proche d'Athènes menacée par un violent incendie

FRANCE24

"En raison des vents, il y a trois fronts distincts à Porto Germeno", a déclaré Yiannis Artopios, porte-parole adjoint des pompiers, à la chaîne de télévision publique ERT. Près de 30 appareils aériens ont été mobilisés, selon les pompiers, mais seulement certains ont pu intervenir en raison des vents violents qui soufflent sur la région depuis plusieurs jours. "Nous constatons des résultats spectaculaires", a toutefois assuré en début d'après-midi le vice-gouverneur régional de Béotie, Giorgos Dasiotis, sur ERT. Mais "les changements de direction du vent modifient les conditions instantanément. C'est sans précédent", a-t-il aussi souligné. Porto Germeno, sur le Golfe de Corinthe, est un lieu de villégiature prisé des Athèniens qui y possèdent des maisons secondaires. Sa population est multipliée en été en particulier en ce premier week-end d'août où nombre de Grecs entament leurs vacances. Dégâts considérables Les dégâts y sont d'ores et déjà considérables, ont affirmé plusieurs témoins à l'AFP. Parmi eux, Minas Tsotdanis, un agriculteur dont la maison située dans un hameau à proximité, a été détruite. "Le feu était trop violent et le vent soufflait avec une force incroyable. Il n’y avait rien à faire, sinon regarder l’incendie. Ma maison a été entièrement détruite", a-t-il expliqué. "À ma connaissance, il n'y a pas eu de victimes, mais beaucoup de maisons ont été détruites", a confirmé Dimos Economou, qui habite le village tout proche de Vilia et qui est venu prêter main-forte aux pompiers. Partout, cela sent la fumée alors que des messages sont envoyés sur les téléphones portables ordonnant l'évacuation de certaines zones. Jusqu’à 150 maisons à Porto Germeno auraient été endommagées, a quant à lui affirmé Dimitris Pagonis, haut responsable de la protection civile de la ville voisine de Mandra, sur la chaîne Skai. Des vents atteignant 130 km/h ont été enregistrés samedi, selon meteo.gr, le service météorologique de l'Observatoire national d'Athènes. "Tout est touché" "Il embrase à nouveau tout sur son passage (...) Les animaux, tout est touché", a-t-il ajouté. L'incendie s'est déclaré vendredi près du village côtier voisin d'Agios Vasileios. Quelque 300 personnes ont dû être évacuées par la mer. Avec déjà 4 à 5.000 hectares parcourus par le feu, les dégâts autour de Porto Germeno sont "inconcevables", a jugé Theodore Giannaros, météorologue spécialisé dans les feux de forêt de l'Observatoire national d'Athènes, sur Facebook. Par ailleurs, près de 100 pompiers sont mobilisés sur un autre incendie à Aigialia, dans le nord du Péloponnèse (sud). Des incendies ont frappé plusieurs régions de Grèce depuis mardi, notamment sur les îles prisées de Crète et de Paros où la saison touristique bat son plein. Quelque 6.000 hectares sont partis en fumée sur ces deux îles, selon meteo.gr. Vendredi soir, le feu s'est rapproché d'Athènes forçant les autorités à ordonner l'évacuation d'une partie d'une banlieue d'Athènes. Les habitants ont pu en fin de soirée regagner leur logement. Trois pompiers ont été tués. La région d'Athènes mais aussi une partie de l'île d'Eubée ont été placées en état d'alerte maximum ce samedi tandis que le risque est très élevé sur une partie de la Crète et une majorité d'îles de la mer Egée notamment. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a prévenu jeudi que le pays allait vivre "des jours difficiles". La Grèce, touchée de plein fouet par la crise climatique comme l'ensemble du pourtour méditerranéen, est en proie à des incendies chaque été en raison de fortes températures, de canicules fréquentes, et de la sécheresse.

01.08.2026 à 12:58

Lettres dissimulées, comité directeur en pleine fronde : l'Association française de cricket implose

Peter O'BRIEN

Le président de France Cricket aurait caché à son propre conseil d'administration les courriers du ministère des Sports confirmant que l'instance avait perdu la reconnaissance de l'État. Depuis, le Conseil international du cricket (ICC) a mis France Cricket sous surveillance et gelé ses financements. Pourtant, alors même que l'organisation risque une suspension du cricket mondial, son vice-président vient d'obtenir un siège au conseil d'administration de l'ICC.

01.08.2026 à 12:57

Des pèlerins iraniens affluent en Irak pour le premier Arbaïn depuis la guerre

FRANCE24

Certains piétinent un portrait du président américain Donald Trump, d'autres lèvent le poing ou font le signe de la victoire, alors que de nouvelles frappes continuent d'ébranler la région, replongeant l'Irak dans les soubresauts du Moyen-Orient. Amir, chauffeur de pick-up de 55 ans, raconte qu'il participe depuis des années aux cérémonies de l'Arbaïn en Irak, mais que cette édition revêt une dimension particulière. "La différence, c'est que nous sommes en guerre. Aujourd'hui, les Etats-Unis nous attaquent (...) pourtant, cette foule que vous voyez a tout laissé derrière elle" pour participer à l'Arbaïn, témoigne ce père de trois enfants au poste-frontière irakien d'Al-Zurbatiyah. L'Arbaïn, qui signifie "quarante" en arabe, marque le quarantième jour de deuil commémorant le martyre de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et figure fondatrice du chiisme. Il s'agit de l'un des plus grands rassemblements religieux au monde, attirant chaque année des millions de fidèles en Irak, dans la ville de Kerbala, où Hussein et son frère Abbas sont enterrés. Le pèlerinage de cette année se déroule dans l'ombre de la guerre déclenchée par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, un conflit dont les répercussions n'ont pas épargné l'Irak. Quelques heures avant l'arrivée d'Amir en Irak, des frappes américano-saoudiennes ont tué 20 combattants, dont cinq Iraniens, dans sept provinces irakiennes, après que Ryad a accusé des groupes armés pro-iraniens d'avoir attaqué son territoire. "Il y a de l'angoisse et de la peur" à cause de la guerre, et l'économie souffre davantage encore, déplore Amir. Mais "nous leur faisons face et nous résisterons, même si nous devons survivre avec du pain sec". "Venger notre dirigeant" Les liens entre l'Irak et son voisin iranien, deux pays à majorité chiite, sont profonds et façonnés à la fois par la religion et la politique. Quelques semaines plus tôt, la dépouille d'Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre, a été transférée à Kerbala puis dans la ville sainte voisine de Najaf, où d'immenses foules lui ont rendu hommage lors d'un cortège funéraire de six jours, parti de Téhéran et achevé par son inhumation dans la ville iranienne de Machhad. Fatemeh Moradi, pèlerine de 52 ans, a déjà participé au moins cinq fois à l'Arbaïn, mais cette année elle est venue "pour notre dirigeant martyr, en son nom et au nom de tous les martyrs". Mme Moradi a perdu de nombreux proches pendant la guerre, mais pour elle, "le martyre est une source de fierté". Les chiites pratiquants accordent une grande importance au martyre et commémorent la bataille de Kerbala, en 680, au cours de laquelle Hussein a été tué par le calife omeyyade Yazid. Durant l'Arbaïn, ils expriment ouvertement leur douleur, pleurant et se lamentant en mémoire de Hussein. Au poste-frontière d'Al-Zurbatiyah, de grands ventilateurs diffusent une fine brume pour atténuer la chaleur tandis que les pèlerins défilent devant des portraits de Khamenei, de son fils et successeur Mojtaba, ainsi que d'autres commandants tués appartenant à ce que l'Iran appelle "l'axe de la résistance". Le long des routes, des Irakiens les accueillent avec des boissons et de la nourriture gratuites, perpétuant la tradition d'offrir des rafraîchissements aux pèlerins. Les autorités irakiennes ont indiqué vendredi qu'environ 3,5 millions de pèlerins étrangers étaient déjà entrés en Irak pour participer à l'Arbaïn. Hamed Kameli, électricien iranien de 39 ans, a fait le voyage depuis la ville sainte iranienne de Qom pour participer aux cérémonies de Kerbala, pour la première fois depuis sept ans. "En raison de l'agression contre mon pays, notre présence ici est forcément très différente des années précédentes", souligne-t-il. "Nous n'abandonnerons jamais notre pays (...) nous vengerons notre dirigeant", martèle-t-il.

01.08.2026 à 12:51

Canicule, incendies... L'étrange été du tourisme en France

FRANCE24

Entre les campings brûlés, les communes vidées de leur population - avec jusqu'à 224.000 personnes évacuées - et les inquiétudes sur la qualité dégradée de l'air, la Gironde, grand département touristique, est particulièrement concernée. Le feu qui s'est déclaré à Saumos le mercredi 22 juillet "produit sur l'hôtellerie un choc d'une nature sans précédent depuis que ces effets sont mesurés : pour la première fois, le recul des réservations déborde très largement la zone brûlée et frappe un département entier", indique le cabinet MKG, expert de l'hospitalité. Pour ne rien arranger, les entreprises concernées sont "bien souvent des TPE qui n'ont pas une trésorerie très solide", a souligné samedi au micro de France Inter le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), le chef Thierry Marx. Avant l'incendie, le littoral aquitain semblait pourtant parti pour un très bon été: la veille du départ de feu, le parc hôtelier suivi par le cabinet affichait 79% d'occupation contre 72% un an plus tôt. Depuis, la tendance s'est brutalement renversée: les annulations excèdent désormais les réservations nouvelles pour août et septembre. Alors que la préfecture de Gironde avait demandé aux touristes de renoncer à se rendre dans le département, le ministre du Tourisme Serge Papin tente depuis de mettre en avant les zones épargnées par les feux. Sur franceinfo vendredi, il a fait valoir qu'"il y a des territoires qui rouvrent, et on va pouvoir reprendre une vitesse de croisière. Il faut qu'on essaie au mois d'août de reprendre". "Tout rouvre, tout doucement, les restaurateurs, les parcs d'attraction, les vendeurs d'huîtres", a listé samedi sur RMC le président du syndicat d’hôtellerie de plein air de Gironde, Lionel Pujade. "Contrasté" "Lorsque toutes les conditions sont réunies, le maintien des séjours représente un soutien concret aux professionnels et aux économies locales durement touchés", abonde auprès de l'AFP Antoine Angeard, le directeur général du Groupement national des chaînes hôtelières (GNC). Au-delà de cet épisode exceptionnel, les professionnels dressent un premier bilan contrasté du début de saison. Serge Papin indiquait il y a quelques jours que les réservations d'hébergements en France jusqu'à la fin septembre étaient attendues en hausse de 1% à 5% sur un an, tant pour la clientèle française qu'internationale. Vendredi, il a encore assuré sur franceinfo que "le tourisme va bien". Un constat qui n'est pas partagé par Didier Arino, directeur général de la société de conseil Protourisme, qui évoque "un bilan contrasté" en juillet. Le mois a été "marqué par des arbitrages d'achat très forts en défaveur des commerces, de la restauration", souligne-t-il à l'AFP, tandis que la fréquentation des hébergements touristiques enregistre un taux d'occupation très légèrement en baisse sur un an. Chez Gîtes de France, on indique par exemple que le taux d'occupation a baissé de trois points en juillet par rapport à l'an dernier. Les sources d'incertitudes se sont en effet accumulées ces derniers mois. Dans les semaines qui ont suivi le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février, les opérateurs touristiques ont assisté à une chute des réservations, sur fond d'attentisme lié à la situation géopolitique. Les épisodes caniculaires ont aussi rebattu les cartes des destinations. Airbnb relevait ainsi, le 10 juillet, une progression marquée depuis la mi-juin des recherches vers des territoires réputés plus tempérés, notamment en Normandie et en Bretagne: +24% de recherches dans la Manche, +23% dans le Calvados, +11% dans les Côtes-d'Armor. À Paris, "les épisodes de forte chaleur ont modifié les comportements des visiteurs", observe l'Office du tourisme Paris je t'aime. La canicule du 7 au 13 juillet a ainsi coïncidé avec un recul du nombre de nuitées de 7,2%. Le mois d'août sera-t-il meilleur ? Chez Gîtes de France, on constate en tout cas un rattrapage, avec des taux d'occupation plus importants dans des destinations plus tempérées du Nord-Ouest, notamment en Bretagne et en Normandie.

01.08.2026 à 12:25

Au port égyptien frappé par un drone, une course contre la montre pour éviter le pire

FRANCE24

A eux deux, l'unité flottante de stockage et de regazéification Energos Winter (exploitée par une société américaine) et le méthanier GasLog Salem (armateur grec) peuvent transporter jusqu'à 300.000 mètres cubes de gaz. "Tout le port aurait pu exploser, ainsi qu'une partie de la ville de Damiette", confie le capitaine d'un bateau égyptien de lutte contre les incendies, qui a aussi craint que les flammes ne se propagent aux installations gazières voisines de cette cité du delta du Nil comptant plus de 300.000 habitants. "Pendant que je combattais l'incendie, je ne pensais qu'à protéger le port et les habitants de Damiette", ajoute-t-il sous couvert d'anonymat. L'attaque de mercredi, une première en Egypte depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, n'a pas été revendiquée. Les autorités n'ont pas désigné de responsable et il pourrait falloir "beaucoup de temps" avant la publication des conclusions de l'enquête, dit à l'AFP une source sécuritaire. "Personne n'a vu le drone" Un autre officier raconte que lui et ses collègues avaient été avertis avant d'aller combattre les flammes qu'ils pourraient ne pas revenir vivants. Il décrit une première explosion à bord du GasLog Salem vers 14h10 (11h10 GMT). Puis, "une dizaine de minutes plus tard, nous avons entendu une seconde explosion sur l'Energos Winter", explique-t-il. "Elle a été bien plus violente et a déclenché un incendie beaucoup plus important". Le capitaine salue la réaction rapide de l'équipage du premier bateau, qui a fermé les vannes des réservoirs de gaz, permettant de contenir le feu. L'incendie à bord a été maîtrisé en moins de deux heures. La situation s'est en revanche révélée bien plus complexe sur l'Energos Winter, où les flammes ont continué de brûler jusqu'à environ 20h00, après l'évacuation rapide de l'équipage. Les secours ont déployé quatre remorqueurs anti-incendies autour de chacun des navires, les ont séparés puis éloignés des infrastructures sensibles du port tout en poursuivant les opérations d'extinction. Selon l'un des officiers, la seconde explosion se serait produite au niveau du point de raccordement entre les deux bâtiments. Lors d'une réunion gouvernementale jeudi, le Premier ministre Moustafa Madbouly a indiqué que les navires avaient été déplacés par crainte "d'une explosion susceptible d'affecter l'ensemble du port". Aucun des deux officiers n'avait d'abord compris qu'il s'agissait d'une attaque de drone. "Personne n'a rien vu. La seule alerte que nous avons reçue concernait un réservoir sous haute pression", raconte l'un d'eux. Les enquêteurs ont ensuite récupéré des débris du drone sur les deux navires, une fois les incendies maîtrisés. Le capitaine estime que l'engin était probablement "de petite taille", puisqu'il a échappé à la fois aux systèmes de défense aérienne et aux caméras de surveillance du port. "Pas la guerre de l'Egypte" S'exprimant sous couvert d'anonymat en raison de l'enquête en cours, le responsable sécuritaire qualifie l'affaire de "complexe et déroutante", tout en assurant que les autorités finiraient par identifier les auteurs de l'attaque. "Nous avons déjà récupéré une grande partie des débris du drone et les recherches se poursuivent pour retrouver les fragments restants", a-t-il indiqué à l'AFP. Cette attaque rappelle celles ayant visé plusieurs alliés de Washington dans le Golfe depuis le début de la guerre avec l'Iran, mais elle constitue une première sur le territoire égyptien. Les autorités égyptiennes ont appelé à éviter "l'escalade" et les "spéculations", tout en gardant un contrôle étroit sur le récit médiatique autour de l'incident. Le Caire joue un rôle de médiateur régional, qu'il semble peu disposé à abandonner, même après avoir été lui-même visé. La source sécuritaire a ajouté que l'Egypte ne tirerait aucune conclusion avant la fin de l'enquête. Mais "ce n'est pas la guerre de l'Egypte et nous ne nous laisserons pas provoquer", a-t-elle affirmé.
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