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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

20.03.2026 à 09:37

Moyen-Orient: les marchés profitent d'une accalmie sur les prix de l'énergie

FRANCE24

"Les prix du pétrole sont plus calmes (...) après les appels des États-Unis à éviter de cibler les infrastructures énergétiques (...) et suite à l'annonce selon laquelle Washington envisage d'assouplir les sanctions sur le pétrole iranien", commente Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Vers 08H15 GMT, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, cédait 1,07% à 107,49 dollars, et son équivalent américain, le WTI, lâchait 1,93% à 93,71 dollars. Le président américain Donald Trump a assuré avoir réclamé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran. "Après 20 jours, je peux vous annoncer que l'Iran n'a aujourd'hui plus la capacité d'enrichir de l'uranium et qu'il n'a plus la capacité de produire des missiles balistiques", a quant à lui déclaré Benjamin Netanyahu. Cette guerre "finira plus tôt que les gens ne le pensent", a-t-il promis, des propos perçus comme rassurants par les marchés. "Cette détente reste néanmoins fragile, alors que le marché continue d'intégrer un choc d'offre historique, avec près de 10 millions de barils par jour retirés du marché mondial", précise John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank. Les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont commencé à mettre sur le marché les stocks stratégiques de pétrole qu'ils avaient annoncé libérer mi-mars. Un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, doit être mis à disposition, selon un communiqué de l'AIE jeudi soir. En parallèle, après un appel américain d'abord resté lettre morte, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon se sont dits "prêts à contribuer" au moment venu, aux efforts pour sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour le pétrole et le gaz mondiaux bloqué de facto par l'Iran. Le gaz refluait également vers 08H15 GMT. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne en matière de gaz naturel, cédait 3,01% à 59,99 euros le mégawattheure. Les Bourses indécises Les Bourses européennes ont ouvert en hausse vendredi, profitant de l'accalmie sur les prix de l'énergie, de nombreuses économies européennes étant très dépendantes des importations de gaz et de pétrole. Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,85%, Francfort 1,29%, Londres 0,56% et Milan 1,10%. "Avant le week-end, les intervenants devraient se montrer prudents, car ils ne peuvent pas évaluer la situation d'actualité au Proche-Orient, laquelle peut évoluer à tout moment dans toutes les directions possibles", relève Andreas Lipkow pour CMC Markets. En Asie, l'indice Hang Seng de Hong Kong perdait 0,92% dans les derniers échanges, et et l'indice composite de Shanghai a terminé en baisse de 1,24%. A Séoul, l'indice phare Kospi a toutefois gagné 0,31%. La Bourse de Tokyo était fermée en raison d'un jour férié. Fin du bal des banques centrales La Banque du Japon (BoJ), la Banque d'Angleterre (BoE) et la Banque centrale européenne (BCE) ont chacune à leur tour annoncé un statu quo sur leur taux directeur jeudi, dans le sillage de celui de la Réserve fédérale (Fed) mercredi. "Le marché intègre désormais environ deux hausses de taux pour la BCE et la Banque d’Angleterre en 2026, tandis que les anticipations de baisses de taux de la Fed ont été entièrement effacées", soulignent les analystes de Natixis. Les scénarios dessinés par la Banque centrale européenne ne prévoient pas de "récession" en zone euro, a souligné vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, interrogé par Boursorama. Dans ce contexte, les rendements des emprunts d'Etat se stabilisent à des niveaux élevés, "avec des investisseurs qui continuent à réviser les trajectoires de politique monétaire", poursuivent-ils. Vers 08H15 GMT, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts allemands, la référence en Europe, évoluait à 2,95%, comme à la clôture jeudi. Le taux d'emprunt américain à 10 ans s'établissait quant à lui à 4,28% contre 4,25% jeudi.

20.03.2026 à 09:29

Lyon chute et quitte la Ligue Europa

L'Equipe TV

L'Olympique lyonnais a été éliminé de la Ligue Europa après sa défaite à domicile contre le Celta Vigo (0-2), lors du match retour des huitièmes de finale (1-1 à l'aller). Les Gones ont été plombés par l'expulsion de Moussa Niakhaté dès la 19e minute. Rueda a ouvert le score, avant que Jutgla ne scelle la qualification espagnole dans le temps additionnel. Après sept rencontres consécutives sans victoire, l'OL tourne désormais la page européenne et se concentre sur la Ligue 1.

20.03.2026 à 09:15

Iran-Qatar: vers une guerre de l'énergie ?

Raphael KAHANE

En s'attaquant aux infrastructures énergétiques, Israël et l'Iran plongent le Moyen-Orient dans une guerre totale avec un risque pour l'ensemble de la communauté internationale. On va plus loin avec Marc Semo, Julien Chehida et Pierre Benazet à Bruxelles.

20.03.2026 à 09:11

Les Bourses européennes ouvrent dans le vert

FRANCE24

Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,88%, Francfort 1,24%, Londres 0,53% et Milan 1,06%.

20.03.2026 à 09:09

Milan-Sanremo: Pogacar face à son obsession

FRANCE24

C'est la sixième tentative de la superstar slovène pour dompter le premier Monument de la saison, le seul avec Paris-Roubaix qui lui résiste encore, longtemps réservé aux sprinteurs avant de devenir l'un des rendez-vous les plus prisés du calendrier. Que les fans de cyclisme soient si impatients de voir le peloton débouler comme une furie dans la Cipressa et le Poggio, les deux bosses mythiques des 25 derniers kilomètres, tient d'abord à l'essence d'une course au charme si particulier et légèrement désuet. Après le départ de Pavia, dans la banlieue grise de Milan, la Primavera est une longue procession vers la Riviera, souvent dénuée du moindre intérêt, avant un final électrique. Six heures de musique de salle d'attente d'un cabinet dentaire pour une demi-heure de death metal. Ce cadre unique est sublimé par la quête fascinante d'un homme habitué à gagner partout mais pas ici et qui, avec ses élans désespérés pour conquérir la Classicissima, a changé jusqu'à la manière de la courir. L'équation, en apparence insoluble, est connue: la Cipressa (5,6 km à 4,1%) et le Poggio (3,6 km à 3,8%) ne sont pas suffisamment sélectifs et sont trop soumis au phénomène d'aspiration pour lui permettre de faire la différence. "Les lois de la physique" Généralement, il y a toujours au moins un homme rapide pour s'accrocher à sa roue et ensuite le fusiller au sprint via Roma. C'est ce qui s'est passé ces trois dernières éditions lorsque Mathieu van der Poel, puis Jasper Philipsen, puis à nouveau Van der Poel ont renvoyé Pogacar à sa frustration. "C'est sûr que je préférerais que le Poggio fasse cinq kilomètres de long à 10% mais c'est comme ça. Ce sont les lois de la physique qui s'appliquent, je ne peux pas faire de la magie", avait commenté le leader d'UAE l'an dernier. Il venait de multiplier les attaques dans un final exceptionnel d'intensité. Mais sans réussir à semer ni Van der Poel ni Filippo Ganna pour finir troisième, comme l'année précédente, après une 4e place en 2023 et une 5e en 2022. Alors que faire ? Une option consiste à partir à l'abordage dans la descente du Poggio, dont le sommet se trouve à 5,6 km de l'arrivée, comme son compatriote Matej Mohoric en 2022. Mais la prise de risque est maximale et sans garantie. Ou attaquer, comme l'année dernière, dès la Cipressa, à 25 km de l'arrivée, ce qui a longtemps été considéré comme une hérésie à cause du long bout de plat amenant ensuite jusqu'au pied du Poggio et qui favorise les regroupements. "Qu'une question de temps" Les avis divergent. Interrogé par la Gazzetta dello Sport, Eddy Merckx, qui a décroché sa septième victoire dans la Pirmavera il y a cinquante ans pile, estime que c'est "dans la Poggio" que Pogacar doit attaquer. "Même s'il parvient à partir dans la Cipressa, les chances d'être repris ensuite sont trop grandes", juge la légende belge. Pour autant, Van der Poel dit s'attendre à subir à nouveau les assauts de Pogacar dans la Cipressa, même privé de Tim Wellens et Jhonatan Narvaez, blessés, et malgré le léger vent de face annoncé. Samedi, le Slovène comptera sur le soutien d'Isaac del Toro, la nouvelle star mexicaine, qui avait pêché l'an dernier par son placement. Suffisant pour décrocher Van der Poel, qui devrait une nouvelle fois être son principal rival devant les Wout Van Aert ou Filippo Ganna ? "L'an dernier Tadej était très proche de l'emporter. Si je suis 1% moins bien dans la Cipressa, il part seul. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne gagne Milan-Sanremo", assure le Néerlandais, déterminé tout de même à retarder au maximum ce moment. Mais Pogacar, apparu plus musclé que jamais au niveau des cuisses lors de sa victoire aux Strade Bianche, ne cache pas son impatience. "Ce n'est un secret pour personne que j'ai envie de gagner cette course", dit le Slovène au moment de prendre le départ d'une épreuve devenue son obsession.

20.03.2026 à 09:03

Municipales à Paris: pour Grégoire, Dati est "devenue la candidate de l'extrême droite"

FRANCE24

"Rachida Dati est devenue la candidate de l'extrême droite. L'extrême droite a trouvé sa candidate à Paris", a insisté le député socialiste à deux jours du second tour, affirmant que "l'alternance soutenue par le RN, c'est une capitulation morale". Ces accusations interviennent au lendemain de propos qui ont tendu la campagne: Emmanuel Grégoire, arrivé en tête du premier tour avec 37,98% des suffrages, a accusé le président Emmanuel Macron d'être intervenu pour "aider au retrait" de la candidate d'extrême droite Sarah Knafo, de sorte à favoriser un "pacte du diable" qui entraînerait un report des voix vers Mme Dati, qui a été sa ministre. Des propos vivement contestés par le président Macron, qui a estimé que le candidat de l'administration parisienne sortante se déshonorait par ces propos. M. Grégoire a maintenu ses propos vendredi, sans donner de preuve, et déploré encore le "soutien à tout prix" d'Emmanuel Macron à la candidate de l'union de la droite et du centre, qui a remporté 25,46% des voix au premier tour. L'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo a également assuré qu'il ne regrettait pas l'absence d'accord avec la candidate LFI Sophia Chikirou, également qualifiée pour le second tour dimanche. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié jeudi, M. Grégoire l'emporterait au second tour avec 46% des voix, talonné par Mme Dati mesurée à 44%.

20.03.2026 à 08:59

Norvège: la princesse Mette-Marit dit avoir été "manipulée et trompée" par Epstein

FRANCE24

La publication de nouvelles masses de documents dans l'affaire Epstein aux Etats-Unis fin janvier avait mis en évidence une correspondance soutenue et à la tonalité parfois intime entre 2011 et 2014 entre la princesse et le financier, mort en prison en 2019. S'ajoutant à d'autres scandales, ces révélations ont terni l'image de la famille royale: plusieurs sondages ont ensuite montré qu'une majorité de Norvégiens étaient désormais opposés à ce que Mette-Marit monte un jour sur le trône aux côtés du prince héritier Haakon. "J'aurais bien sûr souhaité ne jamais l'avoir rencontré", a dit Mette-Marit au sujet d'Epstein lors de l'entretien d'une vingtaine de minutes avec la chaîne publique NRK. "C'est extrêmement important pour moi d'assumer le fait de ne pas avoir vérifié plus attentivement son passé, et d'assumer aussi d'avoir été à ce point manipulée et trompée", a-t-elle affirmé. Mette-Marit a coupé court aux spéculations sur la nature de sa relation avec Epstein. "C'était une relation amicale: c'était avant tout un ami pour moi. Mais si votre question est de savoir si la relation avait une autre nature, la réponse est non", a-t-elle dit. Smiley et larmes Selon les échanges exhumés par les médias norvégiens, elle écrivait en 2011 à Epstein qu'elle l'avait "googlé". "Oui, ça n'a pas fait une très bonne impression", lui avait-elle alors dit, en ponctuant sa phrase d'un smiley. Epstein avait alors été déjà condamné en 2008 à un peu plus d'un an de prison pour sollicitation de prostitution de mineure. Devant les caméras de NRK, la princesse, parfois au bord des larmes, son époux le prince Haakon assis à ses côtés, a assuré ne pas se souvenir de cet échange précis. En 2012, alors qu'Epstein disait être à Paris "en quête d'une épouse", elle lui avait répondu que la capitale française est "bien pour l'adultère" mais que "les Scandinaves (font) de meilleures femmes". En janvier 2013, elle a aussi logé avec une amie dans la maison d'Epstein à Palm Beach en Floride pendant quatre jours. Interrogée sur le ton en apparence intime de sa correspondance avec l'Américain, Mette-Marit a répondu qu'il relevait de la "camaraderie" mais qu'elle jugeait "embarrassant" que ces courriels aient ensuite été publiés. La princesse dit avoir mis fin à son amitié avec Epstein après des épisodes, dont elle n'a pas voulu révéler la teneur. Elle s'est sentie "un peu en insécurité" au terme de l'un d'eux, a précisé le prince Haakon. "Ce n'est pas moi qui suis à plaindre", a-t-elle insisté. "Ce sont toutes les victimes de ces graves agressions qui méritent justice". Questions laissées sans réponse Il s'agit du premier entretien accordé par Mette-Marit depuis les révélations. La princesse de 52 ans est déjà en butte aux démêlés judiciaires de son fils, Marius Borg Høiby, dont le procès s'est achevé jeudi. Né d'une relation antérieure au mariage de Mette-Marit avec Haakon en 2001, Høiby est notamment accusé de viols et de violences sur d'ex-compagnes, ce qu'il conteste. Mette-Marit souffre d'une forme rare de fibrose pulmonaire, maladie incurable des poumons qui provoque des gênes respiratoires, et risque d'être bientôt contrainte à une périlleuse transplantation pulmonaire. Ce sont ces problèmes, a-t-elle dit, qui ont fait qu'elle a tardé à s'expliquer sur la nature de sa relation avec Epstein. "Elle ne répond pas concrètement à quelques-unes des questions les plus difficiles, le coeur des questions", a relevé au micro de NRK Harald Stanghelle, commentateur du journal de référence Aftenposten. Jusqu'à présent, Mette-Marit s'en était tenue à des communiqués écrits dans lesquels elle exprimait remords et regrets, mais sans jamais fournir les explications attendues par l'opinion publique. Interrogée sur ses dispositions à tenir son rang à l'avenir, elle a répondu avoir foi en son époux, Haakon, et vouloir "(se) tenir à ses côtés". "Si ma santé le permet", a-t-elle aussitôt ajouté. "Mette est attentionnée, avisée et vraiment forte", a quant à lui affirmé le prince héritier. "C'est pourquoi je voudrais toujours l'avoir à mes côtés si quelque chose de difficile devait arriver".

20.03.2026 à 08:47

IA: le géant chinois Xiaomi va investir 7,5 milliards d'euros sur trois ans

FRANCE24

Parmi les premiers fabricants de smartphones au monde, Xiaomi a connu un développement fulgurant depuis le lancement en 2011 de son premier téléphone. L'entreprise s'est diversifiée dans les véhicules électriques, les tablettes, les purificateurs d'air ou l'électroménager. Le groupe vise désormais le marché de l'intelligence artificielle. "Dans le domaine de l'IA, notre plan pour les trois prochaines années est d'investir au moins 60 milliards de yuans" (7,5 milliards d'euros), a déclaré jeudi soir Lei Jun, le fondateur de Xiaomi, lors du lancement de la nouvelle version de la SU7, la berline électrique produite par la compagnie. "Nous entrons sans aucun doute dans une nouvelle ère", a-t-il ajouté plus tard lors de la même soirée, affirmant que "les particuliers comme les entreprises doivent s'engager résolument dans cette ère de l'IA". Plus tôt dans la journée, Xiaomi avait dévoilé trois nouveaux modèles d'IA, dont deux avaient été testés de manière anonyme sur une plateforme de développement tierce. "Nous sommes peut-être restés discrets, mais nos progrès sont probablement beaucoup plus rapides que ce que l'on imagine de l'extérieur", a déclaré Lei Jun à propos de la recherche du groupe en matière d'intelligence artificielle. L'offensive de Xiaomi dans l'IA, lancée l'année dernière avec son premier grand modèle de langage (MiMo-V2-Flash) est menée par Luo Fuli, une ex-chercheuse de la startup chinoise DeepSeek, qui dirige désormais une équipe dont l'âge moyen est de 25 ans. Les trois nouveaux modèles de Xiaomi sont "véritablement conçus pour l'ère des agents" d'IA, a-t-elle expliqué sur les réseaux sociaux. Les "agents" sont des outils capables d'effectuer des tâches concrètes comme l'envoi d'e-mails ou la réservation de vols. Ils sont présentés comme la prochaine grande étape du développement de l'IA, après les générateurs de texte (comme ChatGPT) et d'images. Xiaomi rejoint ainsi d'autres géants technologiques chinois dans la course à la commercialisation d'outils d'agents IA. Le groupe a également annoncé ce mois-ci tester un outil d'IA pour smartphone baptisé MiClaw, permettant aux utilisateurs de contrôler leur téléphone et leurs appareils électroménagers par de simples commandes vocales.

20.03.2026 à 08:37

Au Somaliland, un refuge pour guépards sauvés d'un trafic vers le Golfe

FRANCE24

D'une grâce sans égal, les félins longilignes et tachetés baillent, s'étirent et ronronnent bruyamment à l'approche des employés et des rares visiteurs du vaste complexe somalilandais du Cheetah conservation fund (CCF), une ONG dédiée à la protection des guépards. Tous sont arrivés bébés dans cette structure située dans la savane de Geed-Deeble, à plus d'une heure de route de la capitale Hargeisa. Tous sont victimes d'un trafic orchestré par l'homme, qui à force de prélever des guépardeaux, menace la survie même de l'espèce. Alors que la population de guépards est estimée de 5 à 600 individus dans la Corne de l'Afrique, les 127 recueillis par le CCF constituent "un quart" du total de cette région, dont le Somaliland fait partie, s'effraie Chris Wade, directeur pays de cette organisation. L'espèce, dont une grande partie des membres vit en Afrique australe, où sa survie n'est pas menacée, est considérée comme "vulnérable" par l'IUCN (l'Union internationale pour la protection de la nature), qui la voit "en danger critique" ailleurs en Afrique, mais aussi en Iran. "Les garçons, venez dire bonjour !", lance Chris Wade aux plus jeunes du centre, qui, le poil encore hirsute au sommet du crâne, accourent vers lui de l'autre bout de leur très grand enclos. Huit d'entre eux sont arrivés ensemble au CCF "dans un état horrible, déshydratés, plein de parasites", assure Chris Wade. "Soins intensifs" Ils faisaient partie d'un groupe de 11 bébés, récupérés l'an dernier par les autorités somalilandaises sur un bateau de contrebande. "Nous les avons mis en soins intensifs, mais trois sont morts en trois jours", soupire-t-il. Le Somaliland est un pays de départ et de transit d'un trafic international de guépards - capturés sur place ou en Ethiopie voisine -, avant d'être convoyés au Yémen, pour ensuite rejoindre les pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unies. Prix de départ : 50 ou 100 dollars (43 à 87 euros) pour le villageois capturant les animaux. Prix d'arrivée, 15 à 20.000 dollars, selon Chris Wade. Certains des trafiquants "viennent du Somaliland, mais d'autres viennent d'ailleurs, comme d'Ethiopie. Comme tous les trafiquants du monde, ils fonctionnent en réseau", observe l'amiral Ahmed Hurre Hariye, le commandant des garde-côtes somalilandais, qui ont arraisonné le bateau sur lequel les 11 guépardeaux ont été retrouvés. Sur son téléphone portable, l'amiral regarde une vidéo de l'opération. On y voit ses hommes forcer l'esquif des contrebandiers à s'arrêter, avant de se diriger vers la cale pour y récupérer la précieuse cargaison. "Pour chaque bébé guépard arrivant à destination, quatre ou cinq meurent en route. Et ceux qui parviennent au Moyen-Orient ont une durée de vie n'excédant pas un an ou deux, du fait de la malnutrition et des maladies", regrette Laurie Marker, fondatrice du CCF. Un rapport de l'ONG Global initiative against transnational crime (Initiative globale contre le crime organisé) estimait en 2021 à "environ 300" le nombre de guépards "sortis clandestinement d'Afrique de l'Est et de la Corne de l'Afrique" chaque année à destination du Moyen-Orient. "Étant donné qu'il ne reste plus que 7.000 guépards à l'état sauvage, cela représente une perte annuelle de plus de 4% de la population", pointait ce rapport. "Désastre" Les Emirats ont voté en 2016 un loi pénalisant la possession et le commerce d'animaux dangereux, tout comme l'Arabie saoudite en 2022. Mais Daniel Stiles, un spécialiste du trafic d'animaux, assure qu'il voit "de nouveaux guépards apparaître sur Facebook", notamment aux Émirats. Les guépards, perçus comme "rares" et "cool", "(y) arrivent encore", déplore ce coauteur du rapport paru en 2021. A terme, "ce sera un désastre" et "c'est ce contre quoi nous nous battons", affirme le ministre de l'Environnement somalilandais, Abdilahi Jama Osman, interrogé par l'AFP. Selon lui, le trafic dans son pays est lié au dénuement des communautés locales, qui tirent profit de la capture de guépardeaux. Il fustige également les trafiquants. Le CCF permet de sauver directement les animaux, mais le centre n'est pas la panacée, reconnaît l'organisation. "Ces petits, on les a récupérés sept jours après leur naissance. Certains avaient encore leur cordon ombilical attaché. On leur donnait le biberon huit fois pas jour", raconte encore Chris Wade. "Maintenant, ils sont habitués à nous". Les 127 pensionnaires du CCF, dont les plus âgés ont huit ans, sont nourris par leurs gardiens. Trop accoutumés aux humains, la plupart d'entre eux ne pourront pas être remis en liberté et mourront derrière les grillages du centre. Petit éclair d'espoir toutefois, l'ONG compte en placer certains en plus grande autonomie, pour faciliter leur réintroduction.

20.03.2026 à 08:25

Moyen-Orient : l'armée américaine au défi d'une guerre prolongée avec l'Iran

Grégoire SAUVAGE

Entre coût exorbitant, stocks de missiles sous tension et fatigue croissante de marins déployés depuis des mois, l’armée américaine pourrait peiner à soutenir dans la durée un conflit aux objectifs encore incertains.

20.03.2026 à 08:17

"Un long combat": la Turquie en quête de son patrimoine pillé

FRANCE24

"L'ordinateur a analysé les données et nous avons vu que tout correspondait. Nous débordions d'enthousiasme", explique à l'AFP la directrice du département chargé de la lutte contre le trafic de biens culturels au ministère turc de la Culture. Le retour l'été dernier de cette statue de bronze, sortie clandestinement de l'ancienne cité de Boubon (sud de la Turquie) dans les années 1960 pour finir dans un musée de Cleveland (Etats-Unis), fut largement célébré par les autorités turques qui, sur l'année 2025, ont obtenu le rapatriement de 180 objets issus du patrimoine pillé du pays. Le fait que cette statue - bien que privée de tête - ait survécu est exceptionnel: dans l'Antiquité, le bronze, précieux, était couramment fondu pour fabriquer armes, pièces de monnaie ou objets du quotidien. "C'est pourquoi les statues en bronze de cette taille conservées jusqu'à aujourd'hui sont rares", souligne Mme Boz. IA à l'appui Pendant des années, le musée d'art de Cleveland, qui détenait l'antiquité, a rechigné à la rendre, jugeant trop minces les preuves de son origine, affirme Mme Boz. Mais la situation s'est décantée après qu'un expert en archéométrie a conclu, échantillons de sol et de plomb à l'appui, qu'il ne faisait "absolument aucun doute" que la statue provenait de Boubon, où un sanctuaire impérial abritait des sculptures en bronze d'empereurs romains. "Ce fut un long combat (...) et nous avons gagné", s'est félicité le ministre de la Culture et du Tourisme, Mehmet Nuri Ersoy, en se targuant d'avoir "ramené l'+Empereur philosophe+ Marc Aurèle sur la terre qui lui appartient". Début mars, un outil utilisant l'intelligence artificielle développé par la Turquie a permis le retour de deux carreaux de céramique d'Iznik du XVIe siècle qu'il avait identifiés sur le site internet d'une salle d'enchères britannique. Cet outil baptisé TraceART, opérationnel depuis 2025, a permis d'identifier plusieurs centaines d'objets appartenant à la Turquie, selon Mme Boz. - Dérobés par un Français - La Turquie, qui dit avoir rendu des oeuvres à plusieurs pays dont l'Iran, la Chine et l'Egypte, a aussi remis la main en janvier sur une tête en marbre de style anatolien abritée par le musée d'art de Denver (Etats-Unis). Cette fois, c'est le musée lui-même qui a contacté les autorités turques, expliquant que l'oeuvre "avait été donnée par l'épouse d'un consul général américain ayant exercé à Istanbul dans les années 1940", a indiqué à l'AFP Burcu Özdemir, du département chargé de la lutte contre le trafic de biens culturels. Ankara cherche à récupérer d'autres biens dérobés à l'époque ottomane, parmi lesquels un torse en marbre conservé dans un musée de Berlin et des dizaines de carreaux d'Iznik détenus par le musée français du Louvre. "D'aucuns considèrent que les objets dérobés aux XVIIIe et XIXe siècles ont été acquis légalement. Nous ne partageons pas cet avis", résume Zeynep Boz. Le vol de ces faïences d'Iznik a été mis au jour en 2003 lorsqu'un carreau s'est détaché du mur d'une bibliothèque de l'ère ottomane à Istanbul. Au dos de ce carreau figurait le nom de la manufacture française de Sèvres. Les carreaux originaux, ainsi que ceux qui ornaient un panneau près du mausolée du sultan ottoman Selim II, dans le jardin de l'ancienne basilique Sainte-Sophie d'Istanbul, avaient été dérobés à la fin du XIXe siècle par un Français proche du sultan de l'époque. Ce Français, prétextant vouloir les restaurer, les remplaça par des copies réalisées par la manufacture de Sèvres. "Ces carreaux sont des répliques", indique aujourd'hui un message en trois langues près du mausolée de Selim II. Le panneau original est quant à lui exposé au Louvre-Lens, selon le site internet du musée français, qui dit l'avoir acquis en 1895. Contacté par l'AFP, le musée n'a pas répondu à plusieurs demandes d'informations. "Nous avons fourni à plusieurs reprises des preuves à la France et discuté avec le Louvre, mais aucun accord n'a été trouvé", affirme Zeynep Boz, qui refuse toutefois de baisser les bras.

20.03.2026 à 08:11

Le live-shopping, grand bazar numérique à portée de clic

FRANCE24

"Un euro de prix de départ... 20 secondes pour enchérir. 3, 2, 1, c'est parti !". Face à ses écrans multiples, Hugo Carvalho, fondateur de la boutique parisienne Swave, spécialiste des baskets de collection, s'époumone en direct sur l'application Whatnot. Face au jeune entrepreneur dans le rôle de commissaire-priseur, quelque 400 personnes réunies virtuellement enchérissent en un clic sur leur téléphone. Le live-shopping, véritable télé-achat nouvelle génération, permet d'acheter des produits présentés en direct par un vendeur, souvent influenceur, via un système d'enchères ou à prix fixe. "C'est un très bon moyen de faire partir nos invendus, ça correspond à peu près à 20% de nos ventes, explique Hugo Carvalho à l'AFP. Ça permet aussi aux gens de récupérer des paires à prix correct". Tout en offrant "de l'interaction avec les gens". Lancé en 2016 par le géant chinois Alibaba, le live-shopping reste encore aujourd'hui tiré par l'Asie, concentrant 66,8% des revenus mondiaux en 2025, selon le cabinet Grand View Research. Évalué à 173 milliards de dollars en 2025, ce marché devrait exploser pour dépasser 2.500 milliards d'ici 2033. Mastodontes et PME Conscients de cette manne, des mastodontes comme l'Américain Amazon ou le Chinois TikTok s'y positionnent, y compris en France. Un an après son lancement dans le pays, TikTok Shop revendique près de 33.000 PME françaises et plus de 29 millions d'utilisateurs, pour 200 millions en Europe. "Au cours des six derniers mois, nous avons observé une croissance à trois chiffres de la valeur brute des marchandises quotidienne", la somme des ventes réalisées, souligne pour l'AFP Mehdi Meghzifene, son responsable en France, précisant que "le live-shopping en représente près de 20%". Les marques ont investi le réseau, à l'image de Samsung, Moulinex ou L'Oréal, qui s'appuie sur une armée de 2.200 influenceurs multipliant les vidéos commerciales, en direct ou non. Davantage tourné vers les collectionneurs, le géant des enchères américain eBay s'est aussi lancé en France, en janvier. Selon une étude de l'Ifop pour eBay, 30% des Français et 56% de la génération Z (née entre la fin des années 1990 et l'aube des années 2010) connaissent déjà le concept. Surtout, la mécanique ludique pousse à la dépense: le panier moyen grimpe à 120 euros lors d'un live, trois fois plus que dans l'e-commerce classique. Face à TikTok, eBay cultive sa différence: "on n'est pas sur du +scrolling+ (le fait de faire défiler les contenus, parfois de manière compulsive, NDLR), on n'est pas un réseau social", tranche pour l'AFP Sarah Tayeb, directrice générale d'eBay France. "On est sur des produits rares, des produits où on a besoin d'un vendeur, d'une histoire, de détails", que ce soit pour des cartes Pokémon ou des œuvres d'art. Pour expliquer le succès du live, elle convoque un changement dans le "rapport à la temporalité" des jeunes générations: "ce public-là n'a pas envie d'attendre sept jours pour faire une enchère". Addiction et contrefaçon Spécialisée dans le live, l'application Whatnot revendique une croissance spectaculaire de 427% en France, son premier marché européen, et huit milliards d'euros de volume d'affaires mondial en 2025. Son directeur général France, Pierre Tettart, estime auprès de l'AFP que la "partie divertissante (...) rend le commerce plus humain", un aspect "qu'on avait perdu avec l'e-commerce classique". Le live apporte "un complément d'activité pour des boutiques indépendantes" ou permet à d'autres "de créer une espèce de magasin virtuel", avance-t-il. L'efficacité de ce canal, optimisée par intelligence artificielle, pose toutefois la question de la surconsommation. Pierre Tettart assure qu'il existe "des garde-fous possibles, par exemple une limite sur le budget dépensé". Tiktok est particulièrement surveillé, notamment par l'Union européenne, qui juge son interface "addictive" et menace de lourdes amendes. Un rapport parlementaire français sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs a récemment pointé du doigt le danger des directs, qui créent de fortes incitations à la dépense et facilitent la promotion de "produits contrefaits, dangereux ou non conformes".

20.03.2026 à 08:05

NBA: Wembanyama qualifie les Spurs pour les play-offs, James égale un record avec les Lakers

FRANCE24

. Wemby ramène les Spurs en play-offs Menés à domicile de dix points à un peu moins de cinq minutes du terme à domicile contre les Suns, les Spurs, motivés à l'idée de valider leur place pour les play-offs, ont remonté leur retard et l'ont emporté (101-100) grâce à un panier au buzzer de leur superstar française Victor Wembanyama. Lorsque le tir dans la raquette de Wemby, en step-back face à Oso Ighodaro, a fini dans le filet, le public du Frost Bank Center s'est déchaîné. "Ça faisait un moment qu'on n'avait pas vu un match comme celui-là", a déclaré Wembanyama, auteur de 34 points et 12 rebonds. "Ça fait du bien de savoir qu'on a toujours ce qu'il faut", a souligné le joueur de 22 ans. Cette performance lui sera bénéfique dans sa quête affichée du titre de MVP, lui qui est lancé sur cette fin de saison dans un duel avec Shai Gilgeous-Alexander, le meneur canadien du Thunder d'Oklahoma City, première franchise qualifiée mardi pour les play-offs. Les Spurs retrouvent eux pour la première fois ces hauteurs depuis 2019. Mais la star française est restée mesurée avant de jouer pour la première fois les play-offs. "Évidemment, on est fiers et contents d'y être. Mais pour moi, l'essentiel, c'est d'essayer de ne pas m'en soucier, car on veut aborder avec ambition les 82 matchs" de la saison régulière, a-t-il expliqué en insistant: "Je n'ai pas envie de me reposer sur nos lauriers". . King James défie le temps Si Luka Doncic a inscrit 60 points lors de la victoire des Lakers face au Heat à Miami (134-126), sa nouvelle prouesse a été quelque peu éclipsée par le 1.611e match en saison régulière de son coéquipier LeBron James, qui a égalé le record de Robert Parish du plus grand nombre de rencontres disputées hors play-offs en NBA. A 41 ans, King James a franchi avec brio cette nouvelle étape importante de sa carrière en réalisant un triple-double (19 points, 15 rebonds et 10 passes décisives). Cette nouvelle démonstration a eu lieu dans la ville où il a remporté ses deux premiers titres NBA, et l’entraîneur du Miami Heat, Erik Spoelstra, n’a pas caché son admiration. "Il ne se bat pas seulement contre toute la ligue, mais aussi contre le temps qui passe. Et franchement, il lui mène la vie dure", a déclaré Spoelstra. "C'est incroyable de le voir jouer comme ça", a ajouté Doncic. Le Slovène, meilleur marqueur de la NBA cette saison, a notamment réussi neuf tirs à trois points, pour signer ainsi son deuxième match à plus de 50 unités sur cet exercice, après ses 51 points contre Chicago en mars. Victorieux de leurs huit derniers matchs, les Lakers sont confortablement installés en 3e position à l'Ouest, derrière le Thunder et les Spurs. . Les Pistons enchaînent sans Cunningham Jalen Duren a inscrit 24 points et pris 11 rebonds pour mener les leaders de la Conférence Est, les Detroit Pistons, à la victoire sur le parquet des Washington Wizards (117-95). Les Pistons décrochent leur premier succès depuis l'annonce de l'absence de leur meneur All-Star Cade Cunningham, qui sera écarté des terrains au moins deux semaines en raison d'un pneumothorax. Les Pistons sont en tête à l'Est devant les Boston Celtics, et ils aborderont les play-offs mi-avril avec des ambitions qui leur étaient depuis longtemps interdites, eux qui n'ont plus passé un tour depuis 2008 et n'y ont participé que trois fois depuis. Du côté des Wizards, battus pour la deuxième fois en deux jours par Détroit, le Français Alexandre Sarr a rendu une copie famélique, avec deux points en 21 minutes, à un sur douze au tir.

20.03.2026 à 07:47

A Lyon, fin de campagne rugueuse pour un scrutin indécis

FRANCE24

Revenu de très loin dans les sondages, le maire a su créer une dynamique pour coiffer sur le fil au premier tour l'ex-président de l'Olympique lyonnais, avec 37,4% des suffrages contre 36,8%. Venu en milieu de semaine soutenir l'écologiste, le député de gauche François Ruffin a moqué la "degringolada" de Jean-Michel Aulas versus la "remontada" de Grégory Doucet promise par Marine Tondelier, la cheffe des Verts. "Arriver devant, c'était inespéré même 48 heures avant. On imaginait dans nos rêves les plus fous être à égalité", assure à l'AFP le sénateur EELV du Rhône Thomas Dossus, un des directeurs de campagne de M. Doucet. "On est en dynamique mais on n'est pas dans un fauteuil, ça va se jouer à un ou deux points", tempère-t-il. "On a des gens partout qui font la campagne. Il faut que les électeurs de gauche retournent aux urnes". Pour espérer gagner, Grégory Doucet, a signé un accord qualifié de "fusion technique" de ses listes d'"Union de la gauche et des écologistes" avec celles de la députée Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi (10,4%). "Si on avait laissé la France insoumise se maintenir, on n'avait aucune chance de gagner", relève Thomas Dossus. En cas de victoire, "les Insoumis ne seront pas dans la majorité et n'auront pas de minorité de blocage et nous pourrons gouverner sur la base de notre programme", a répété le maire. "Accord de la honte" avec "un parti extrémiste, radicalisé, qui prône la violence", a dénoncé Jean-Michel Aulas, mot d'ordre martelé par son équipe de campagne. "C’est un choix polique grave, un populisme dangereux, un poison démocratique. Cet accord est un accord de circonstance, un accord de survie", a encore lancé le chef d'entreprise, candidat soutenu par la droite et le centre, lors d'un discours jeudi dans une brasserie où il a regardé le match de Ligue Europa Lyon-Celta Vigo. "Moins marketer" Cette alliance a aussi été la justification pour refuser un débat avec son rival, prévu de longue date par France 3. "Si M. Aulas était vraiment sérieux, il accepterait que l'on puisse débattre ensemble. Le débat est nécessaire si l'on veut que la démocratie soit vivante et respectée", a regretté Grégory Doucet. Très connu mais novice en politique, peu préparé aux joutes électorales, Jean-Michel Aulas, qui aura 77 ans dimanche, avait été mis en difficulté sur la forme et sur le fond lors du seul débat d'avant premier tour. Cela "avait créé des doutes" chez certains électeurs, reconnait auprès de l'AFP Béatrice de Montille (LR), candidate à la mairie du IIIe arrondissement sous les couleurs Aulas. Il aurait fallu "moins marketer, être plus authentique", regrette Alexandre Vincendet, maire LR de Rilleux-la-Pape et élu sous les couleurs Aulas à la Métropole. "Une campagne, c'est une guerre de mouvement, pas une guerre de tranchées, on ne doit pas gérer l'acquis mais créer une dynamique", assène-t-il. Néanmoins, "le coude-à-coude a relancé la mobilisation", veut croire Béatrice de Montille, pour qui l'objectif est "d'aller chercher les abstentionnistes, qui pensaient que c'était bon au premier tour, et un électorat modéré qui rejette l'alliance LFI/écologistes". Si Jean-Michel Aulas est en ballottage défavorable, son alliée LR Véronique Sarselli a de bonnes chances de ravir la Métropole, vrai cœur du pouvoir à Lyon, détenue par l'écologiste Bruno Bernard, qui, lui, n'a pas pu nouer d'alliance avec LFI pour le second tour. Cela fait dire à François Ruffin: "Je suis venu il y a 15 jours, c'était +attention, Lyon est en danger, mais la Métropole, ça devrait aller+. Et je reviens 15 jours plus tard et c'est +Lyon, ça devrait aller, mais la Métropole est en danger+". "Ca va être serré" mais "ca reste possible" de conserver la Métropole, espère son président, misant notamment sur le "vote utile" à gauche. Dans le camp LR, on est pourtant convaincu que ce match-là est plié.

20.03.2026 à 07:45

Ligue 1: une nouvelle chance pour Lens, un choc Lyon-Monaco

FRANCE24

Sonnés par Lorient au Moustoir (2-1), les Sang et Or ont gaspillé une première cartouche pour tenter de mettre la pression sur le PSG, leader de la Ligue 1 avec une longueur d'avance - mais un match en moins. S'ils veulent maintenir du suspense pour le titre, les hommes de Pierre Sage n'ont guère le droit à l'erreur vendredi (20h45) à Bollaert face à Angers, 12e et bien rentré dans le rang avec une seule victoire sur ses cinq derniers matches, contre Nantes. Même en cas de succès lensois, Paris a cependant les cartes en main pour reprendre son fauteuil de leader dès le lendemain. Qualifiés pour les quarts de la Ligue des champions après avoir donné une leçon à Chelsea (5-2 à l'aller, 3-0 au retour), les Parisiens semblent avoir retrouvé l'allant offensif de la saison dernière, qui les avait vus sacrés champions d'Europe. Le PSG se déplace samedi (21h00) à Nice, 15e mais qui s'est offert un peu d'air sur le bas de tableau grâce à son succès à Angers (2-0). Claude Puel peut à présent compter sur un matelas de huit points devant Auxerre, barragiste, et dix sur le premier relégable Nantes. Monaco a le vent en poupe Dans la lutte pour les places européennes, un choc se déroule dimanche (15h00) entre Lyon (4e, 47 points) et Monaco (6e, 43 points), aux dynamiques opposées. Equipe en forme du moment en début d'année, avec une série de 13 victoires consécutives toutes compétitions confondues, Lyon n'y arrive plus. L'OL reste sur six matches sans succès, dont quatre en L1 (deux défaites et deux nuls). Un temps sur le podium, Lyon accuse maintenant deux points de retard sur l'OM, 3e, et voit revenir sur ses talons Lille (5e, 44 points) et donc Monaco. Après des débuts mitigés depuis son arrivée en octobre, Sébastien Pocognoli semble avoir trouvé la formule qui fonctionne, avec notamment un Folarin Balogun redevenu efficace face aux cages (quatre buts et une passe décisive sur les quatre derniers matches de L1). Tombeurs notamment du Paris SG (3-1) ou de Lens (3-2), les Monégasques restent sur une série de cinq victoires d'affilée, et en cas de succès se replaceraient en candidats sérieux au podium. Sa place sur le podium, Marseille entend justement la conserver, avant de recevoir Lille (5e, 44 points). Alors que les soubresauts des départs de l'entraîneur Roberto de Zerbi et du président Pablo Longoria se calment, les Marseillais ont récupéré un semblant de sérénité sur le terrain, avec trois succès consécutifs en Ligue 1. Mais les courtes victoires contre Toulouse (1-0) ou Auxerre (1-0) n'ont certainement pas rassuré Habib Beye sur la solidité de son équipe, d'autant que le Losc a lui enfin rebondi. Longtemps en plein marasme, les Dogues ont signé une belle victoire à Rennes (2-1), de quoi faire le plein de confiance. Les Rennais (7e, 43 points) peuvent recoller au Top 6 avec la réception de la lanterne rouge messine, tandis que Strasbourg (8e, 36 points), doit refaire son retard à Nantes (17e), où la mission maintien de Vahid Halilhodzic va connaître son premier test.
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