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▸ Les 15 dernières parutions

20.08.2026 à 18:55

A Kiev, le marché aux puces fait de la résistance face aux frappes russes

FRANCE24

Sous les pas de Vadym craquent des milliers d'éclats de verre et de porcelaine. Il brandit un morceau de vélo rouillé. "C'est un vélo d'origine du Tour de France" 1979, affirme le collectionneur de 73 ans. Dans de ce qui était sa boutique, ses vinyles et ses équipements audio vintage ne forment plus qu'une bouillie noire parsemée de cendres et de débris. "Il y avait quatre autographes de Led Zeppelin, un autographe de Jim Morrison", poursuit-il. L'incendie causé par une frappe nocturne de missile russe le 30 juillet, la troisième sur ce site depuis le déclenchement de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par Moscou en février 2022, a achevé de réduire à néant les kiosques des commerçants et leurs inventaires. Véritable institution de la capitale, les puces de Potchaïna (anciennement Petrivka) sont installées depuis le début des années 2010 dans ce marché couvert où les commerçants louent des sortes de cabines ou des petits conteneurs en métal. Le site attire aussi des vendeurs à la sauvette. Depuis fin juillet, tous les brocanteurs sont à la rue. Les marchés couverts à Kiev ont payé un lourd tribut depuis 2022. Au moins six ont été endommagés ou détruits, selon un décompte de l'AFP. Dans le quartier de Loukyanivka, les halles ne sont ainsi plus qu'une carcasse calcinée devant laquelle une poignée de commerçants continuent de vendre tomates, fromages et charcuteries sur des étals de fortune. Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est le grand marché au livre, voisin des puces, qui a brûlé après un bombardement russe. Dix jours après la frappe sur Potchaïna, l'odeur de métal et de plastique calciné flotte encore au-dessus des décombres. Des visiteurs, malgré tout, sont au rendez-vous pour dénicher des perles rares parmi les disques, vêtements, vaisselle et autre bric-à-brac. Une femme s'approche de la table en plastique ou Vadym et sa femme, vendeuse de porcelaine, ont installé ce qu'il reste de leurs stocks, pour s'enquérir du prix d'une élégante lampe surmontée d'un abat-jour crème à franges. "S'arracher les cheveux (...) ce n'est pas notre façon de faire. Nous sommes des optimistes", dit Vadym, tournant le dos à l'ossature brisée du marché. Victoria, une généalogiste de 36 ans, visite le marché pour la première fois. Elle se dit touchée par les dégâts et leurs conséquences sur les commerçants. "Dans des circonstances comme celles-ci, chaque personne essaie simplement de survivre, et chaque entreprise essaie de survivre", affirme-t-elle, elle-même ayant vu ses revenus diminuer avec la prolongation du conflit. "Flaques de verre fondu" "Là, nous sommes laissés sans presque aucun moyen de subsistance, parce que nous ne recevons aucun salaire, nous sommes des auto-entrepreneurs", témoigne Svitlana, 63 ans, qui vend sacs et vaisselle vintage. Elle avait déjà perdu la moitié de son stock lors d'une précédente frappe. L'incendie du 30 juillet ne lui a laissé que des "flaques de verre fondu". La table en plastique qui lui sert à vendre les quelques produits sortis de sa maison, et le parasol sous lequel elle s'abrite d'un soleil implacable, ont été achetés grâce à des dons. Elle dit avoir rempli des déclarations pour demander réparation à la Russie. En attendant, des clients fidèles viennent la voir, déterminés à acheter quelque chose. Mais c'est insuffisant pour restaurer son commerce. "Pour l'instant, nous n'en avons tout simplement pas les moyens financiers", dit-elle. Les commerçants avec lesquels l'AFP s'est entretenue n'ont pas grand espoir que le marché soit reconstruit avant la fin du conflit. La Russie continue de frapper quotidiennement l'Ukraine, où la pauvreté et le coût de la vie ont augmenté selon la Banque mondiale, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre sont au point mort. Assis à l'ombre, Oleksandr surveille sa marchandise déballée sur des planches au-dessus de l'asphalte - mélange de tableaux, composants électroniques, jouets et vieux téléphones. Il dit voir "dix fois moins" de gens qu'avant. "Maintenant la priorité, désolé, c'est la nourriture".

20.08.2026 à 18:53

Cameroun : le président Paul Biya de retour après plus de deux mois d'absence

FRANCE 24

Le président Paul Biya est rentré jeudi soir à Yaoundé, ont constaté des journalistes de l'AFP, après une absence prolongée de 73 jours. Ces plus de deux mois loin du Cameroun ont alimenté les spéculations sur son état de santé et relancé le débat sur l'inertie au sommet de l'État.

20.08.2026 à 18:39

Liban-Israël : le Vatican "vivement préoccupé" par les difficultés à appliquer l'accord-cadre

FRANCE24

"Le Saint-Siège, tout en se félicitant de la signature de ce document, a fait part de ses vives préoccupations face aux difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre, et a assuré de son soutien les efforts déployés dans ce sens", a indiqué le Vatican dans un communiqué. Au premier jour de sa visite en Italie, M. Aoun a été reçu en audience privée pendant une trentaine de minutes par le pape américain, auquel il a demandé d'intensifier ses efforts diplomatiques pour mettre fin aux attaques de l'armée israélienne et obtenir son retrait du sud du pays, a annoncé la présidence libanaise. Il s'agit de veiller "à ce qu'Israël respecte les termes" de cet accord "en mettant fin à ses attaques quotidiennes, en particulier celles qui ciblent les civils, les infrastructures et les villages du Sud-Liban", a-t-elle indiqué dans un communiqué. M. Aoun a également appelé le Vatican à "soutenir les efforts du Liban pour obtenir un retrait israélien complet des territoires libanais occupés" et le retour des milliers de déplacés. Lors de sa visite en Italie, M. Aoun doit aussi rencontrer vendredi la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de l'avenir de la force de maintien de la paix de l'ONU dans son pays, dont le mandat expire fin 2026. Partenaire historique du Liban, le Saint-Siège joue un rôle actif tant sur le terrain via sa nonciature que dans les enceintes diplomatiques.

20.08.2026 à 18:23

La Bourse de Paris termine en recul

FRANCE24

Le CAC 40 a fini en baisse de 0,57% à 8.453,09 points, soit un recul de 48,82 points. Il s'agit de la huitième séance consécutive dans le rouge pour l'indice vedette parisien, qui avait fini proche de l'équilibre (-0,09%) la veille. L'humeur en Europe a été plombée par une nouvelle hausse des prix du pétrole et du gaz, après des menaces du président américain Donald Trump promettant à l'Iran une guerre économique et un isolement sans précédent. Vers 18H00 (heure de Paris) le baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, prenait 2,22% à 93,65 dollars. Côté gaz naturel, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait à plus de 65 euros le mégawattheure pour la première fois depuis mars (+3,12%). "Cette hausse des prix du gaz, à des niveaux pas vus depuis longtemps, n'est pas de bon augure pour l'Europe, avant l'hiver et alors que les réserves actuelles sont basses", selon Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. Les investisseurs sont aussi gagnés par l'inquiétude liée aux tensions persistantes sur le marché obligataire, particulièrement aux Etats-Unis. Les taux d'intérêt de la dette américaine avaient flambé en début de semaine (5,34% en clôture mardi), en raison de craintes inflationnistes, de doutes sur la soutenabilité de la dette américaine, et de la concurrence croissante des géants de la tech qui recourent à l'emprunt pour financer l'IA. Pour faire redescendre la pression, le ministère des Finances américain a annoncé mercredi son intention de doubler, à compter du 9 septembre, ses rachats d'obligations à long terme (de 10 à 30 ans) à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement. En d'autres termes, le Trésor cherchait à soutenir la liquidité du marché obligataire en rachetant davantage de dette à long terme, afin de faire baisser les rendements. Cette décision a d'abord provoqué une baisse des taux. Mais ce soulagement a été de courte durée, et les taux américains sont repartis à la hausse. Cette opération "ne résout pas les causes profondes de la flambée des taux, à savoir les risques budgétaires et inflationnistes", résume Neil Wilson, analyste pour Saxo Markets. Elle ne modifie d'ailleurs pas le montant de la dette du gouvernement américain, qui a dépassé pour la première fois la barre des 40.000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi par le département du Trésor. En Europe, où les taux ont aussi flambé en début de semaine, ces derniers sont restés stables à des niveaux élevés. Le rendement à échéance dix ans de l'obligation française a fini à 4,12%, contre 4,10% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, a terminé à 3,25%, contre 3,26% mercredi soir. Michelin regonflé à bloc Le titre Michelin a fini en tête du CAC 40, ene hausse de 1,14% à 34,48 euros, après un relèvement par J.P Morgan de sa recommandation d'achat. La banque a également relevé son objectif de cours de 35 à 42 euros.

20.08.2026 à 18:01

France: la vague de chaleur débutée fin juillet devient la plus longue, ex aequo avec 1983

FRANCE24

L'indicateur thermique national (ITN), moyenne des températures sur 30 stations de référence, est de 24,7°C pour la journée de mercredi, selon la valeur définitive transmise par l'établissement public. La vague de chaleur débutée le 28 juillet en France n'est toujours pas interrompue. Elle a "donc continué ce mercredi, soit 23 jours pour la durée. Il s'agit de la vague de chaleur la plus longue ex-aecquo avec juillet 1983", a précisé Météo-France à l'AFP. Une vague de chaleur débute lorsque l'ITN atteint ou dépasse 25,3°C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4°C pendant au moins trois jours consécutifs. Elle prend fin lorsque l'ITN descend sous 23,4°C pendant au moins trois jours d'affilée, ou "ponctuellement" sous 22,4°C. Pour la journée de jeudi, l'ITN provisoire à 17H00 a atteint 22,7°C, a indiqué Météo-France en fin d'après-midi. Si la valeur était confirmée, elle pourrait donc signifier que cette vague de chaleur est en train de se terminer. En termes d'intensité -c'est-à-dire concernant le niveau de températures maximales atteint- la vague de chaleur de fin juin 2026 reste la plus forte jamais connue en France. En revanche, le record de la vague de chaleur la plus sévère (critère combinant à la fois la longueur et l'intensité de la vague) est celle d'août 2003. La vague de chaleur actuelle est la 54e que subit la France depuis 1947, plus de la moitié d'entre elles s'étant produites après 2010, dans un contexte de réchauffement climatique causé par les activités humaines. L'été 2026 se démarque par une répétition exceptionnelle des vagues de chaleur, avec à ce jour déjà trois vagues en l'espace de moins de deux mois. Avant cela, un premier épisode de chaleur historiquement précoce avait frappé le pays fin mai.

20.08.2026 à 17:59

Renewi Tour: Philipsen succède au malchanceux Milan

FRANCE24

Le coureur de la formation Alpecin-Premier Tech, nouveau leader du général, a devancé au terme d'un emballage massif le Britannique Joshua Giddings, le Norvégien Soren Waerenskjold, et l'Italien Matteo Milan. Quatrième, le frère cadet de Jonathan a eu plus de chance que son aîné, pris dans une chute à 67 kilomètres de la ligne. Touché au bras droit, le champion d'Italie a mis du temps à se relever. Il a terminé l'étape au courage mais à plusieurs minutes du vainqueur. Vainqueur d'étapes lors des cinq derniers Tours de France, notamment à Voiron le 22 juillet dernier, Philipsen a signé à Ardooie le 65e succès de sa carrière, le 7e cette saison. "C'était très nerveux dans le final. Un sprint vent dans le dos c'est toujours comme ça. Mais je connaissais bien l'arrivée, c'est la 3e fois que je m'impose ici", a expliqué le vainqueur. Vendredi, l'étape-reine dont l'arrivée sera jugée au sommet du Mur de Grammont, difficulté majeure du Tour des Flandres, aura sans doute un impact déterminant en vue de la victoire finale dimanche. Seize monts flandriens seront au programme du peloton, notamment le Bosberg et le Paterberg, que les spécialistes des courses flamandes connaissent par coeur. . Classement de la 2e étape 1. Jasper Philipsen (BEL/Alpecin-Premier Tech), les 173,9 km en 3 h 11:27 2. Joshua Giddings (GBR) m.t. 3. Soren Wærenskjold (NOR) m.t. 4. Matteo Milan (ITA) m.t. 5. Arvid de Kleijn (NED) m.t. ... . Classement général: 1. Jasper Philipsen (BEL/Alpecin-Premier Tech) en 7 h 15:35 2. Olav Kooij (NED) à 4. 3. Dries De Bondt (BEL) à 4. 4. Quinten Hermans (BEL) à 6. 5. Tim Merlier (BEL) à 6. ...

20.08.2026 à 17:36

Le président libanais reçu par le pape Léon XIV

FRANCE24

🇱🇧🇻🇦 Le pape Léon XIV a accueilli Joseph Aoun, ce jeudi 20 août au Vatican, lors d'une audience privée.  ➡️ Une rencontre lors de laquelle a été évoquée la situation dans le sud du Liban, alors  qu'Israël continue de mener des frappes dans le pays. 

20.08.2026 à 17:35

F1: le Néerlandais Verstappen, reconduit chez Red Bull, veut gagner le dernier GP à domicile

FRANCE24

"Je veux toujours gagner des courses. J'ai de l'appétit pour davantage de victoires", a lancé jeudi le quadruple champion du monde (2021-2024) devant la presse à Zandvoort, station balnéaire posée sur les dunes de la mer du Nord où se jouera la 12e manche du Championnat du monde devant des dizaines de milliers de fans extatiques et vêtus en orange. Son écurie, filiale du géant autrichien et thaïlandais des boissons énergisantes, a profité de ce tout dernier GP aux Pays-Bas avant sa disparition du calendrier pour annoncer que Verstappen resterait "quatre ans de plus à fond" dans cette équipe qu'il appelle sa "deuxième famille". Si son contrat va jusqu'à son terme fin 2030, "Mad Max", considéré comme l'un des meilleurs pilotes de F1 de l'histoire, réputé aussi pour son tempérament tranché, aura passé 15 ans dans la même équipe. Mais le pilote néerlandais et belge, homme d'affaires multimillionnaire de 28 ans, n'est que sixième cette année au classement provisoire, loin derrière Antonelli (Mercedes), Hamilton (Ferrari), le Britannique George Russell (Mercedes) et même le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) et le champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris (McLaren). Entre les dunes Les monoplaces Red Bull, associées au motoriste Ford et sur lesquelles court aussi le jeune Français Isack Hadjar (blessé à un poignet et forfait ce week-end), ont perdu leur invincibilité du début des années 2020. A Zandvoort, sur un circuit atypique qui serpente entre les dunes en bord de mer, avec du sable sur la piste et des dénivelés, Verstappen a gagné de 2021 à 2023 avant de laisser la victoire aux McLaren de Norris et de Piastri depuis deux ans. Le circuit a été au calendrier de 1950 à 1985 avant de revenir il y a seulement cinq ans mais il sera de nouveau supprimé l'an prochain pour des raisons de coûts... surtout que Verstappen menaçait de quitter la F1. Ces cinq dernières années, ni Mercedes ni Ferrari n'ont gagné aux Pays-Bas. Et le patron de l'écurie allemande, l'un des barons du paddock, l'Autrichien Toto Wolff, a reconnu que ses concurrents avaient rattrapé leur retard. "La deuxième partie de l'année sera pour nous encore plus exigeante que la première", a-t-il prévenu alors que ses pilotes Kimi Antonelli, qui aura 20 ans mardi, est leader avec 219 points, et George Russell, 28 ans, troisième avec 160 points. Hamilton veut gagner Hamilton, deuxième et qui brigue un huitième titre mondial à 41 ans, ce qui serait sans précédent en F1, a prétendu de sa voix douce "ne pas (se) souvenir d'avoir jamais gagné ici", aux Pays-Bas. "Je veux absolument changer ça" d'autant que "je n'ai jamais été aussi en forme au retour des vacances d'été depuis 20 ans", a lancé la superstar de la F1 et richissime homme d'affaires dans la mode et le divertissement. Quant à Antonelli, qui pourrait écrire une nouvelle page de la Formule 1 s'il était sacré champion du monde après seulement deux saisons, il est resté prudent. "Nous savions que McLaren allait revenir fort" et "Ferrari va être aussi au plus haut ici", a reconnu le jeune homme au visage d'adolescent mais qui gère avec maturité la pression sur la piste et devant les médias. Et "il ne faut jamais négliger Max", a fortiori devant son public, a-t-il conclu. Le quatrième homme, Charles Leclerc, revigoré par sa victoire en Grande-Bretagne en juillet, a dit à trois journalistes, dont l'AFP, qu'il croyait toujours "possible" d'être champion du monde. La dernière édition du GP des Pays-Bas devrait être d'autant plus corsée que, pour la première fois de la saison, la pluie devrait perturber les qualifications, la petite course sprint samedi et celle du Grand Prix dimanche.

20.08.2026 à 17:34

Harry et Meghan : le retour surprise au Royaume-Uni après six ans

FRANCE24

Six ans après leur départ pour les États-Unis et leur retrait de la vie royale, le prince Harry et Meghan Markle s’apprêtent à revenir vivre au Royaume-Uni avec leurs deux enfants. Explications de Philip Turtle, chroniqueur France 24.

20.08.2026 à 17:24

Basketball : Victor Wembanyama capitaine pour son retour en équipe de France

FRANCE24

🏀 Victor #Wembanyama fait son grand retour avec les Bleus : nommé capitaine, le joueur des San Antonio Spurs retrouve l’équipe de France de #basket deux ans après la finale olympique de 2024, pour préparer les qualifications au Mondial 2027.

20.08.2026 à 16:56

Ceuta : de nouveaux centres d’accueil, Madrid toujours dans l’impasse

FRANCE24

Face à la saturation des structures d’accueil, l’Espagne a ouvert deux centres temporaires à Ceuta pour héberger les migrants qui dormaient dans la rue ou sur les plages. Deux autres sites doivent progressivement ouvrir, pour atteindre jusqu’à 4 000 places. Correspondance de Victoria David depuis Madrid pour France 24.

20.08.2026 à 16:51

Nouvelle émission sur RTL pour Flavie Flament, fin de son duo santé avec Jimmy Mohamed

FRANCE24

"Marques, produits, prix, enseignes : tout est passé au crible pour dévoiler les dessous des marques les plus populaires et mieux comprendre ce que l'on achète", promet dans un communiqué la station à propos de cette émission du samedi (9h15-10h) lancée le 29 août. Alors que le pouvoir d'achat est au cœur de l'actualité, "des produits (seront) testés par un panel de consommateurs" et le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers accompagnera "les auditeurs pendant leurs courses pour les aider à faire les bons choix", ajoute RTL. L'émission en remplace une autre à la même heure, "Ca va beaucoup mieux, l'hebdo", un rendez-vous sur la santé présenté par Flavie Flament et Jimmy Mohamed depuis 2023. L'animatrice, qui a annoncé mi-mai avoir porté plainte pour viol en 1991 contre Patrick Bruel, s'est aussi vue confier par France Télévisions le programme phare de France 5, "Le Magazine de la santé", qui doit basculer sur France 2 et qu'elle devait présenter avec Jimmy Mohamed. Mais le groupe public a décidé début juillet la mise en retrait provisoire du chroniqueur, après des accusations de violences conjugales de sa femme. Ces accusations ont été réfutées par le médecin. Jimmy Mohamed reste à l'antenne de RTL pour sa chronique matinale du lundi au vendredi, "Ca va beaucoup mieux". Selon la direction de la station privée, sollicitée par l'AFP, "il n'y a pas de procédure judiciaire à ce stade qui empêche son maintien à l'antenne. Nous restons bien entendu particulièrement attentifs à la situation et aux évolutions possibles". France Télévisions a de son côté annoncé que la médecin nutritionniste Diana Kadouche et le médecin sexologue Gilbert Bou Jaoudé épauleront Flavie Flament sur le "Mag de la santé".

20.08.2026 à 16:47

Bangladesh : Mirza Fakhrul Islam Alamgir, du parti au pouvoir, élu président

FRANCE24

M. Alamgir, 78 ans, a obtenu 255 voix, contre 88 pour Oli Ahmed, le candidat d'une coalition de onze partis emmenée par les islamistes de Jamaat-e-Islami. Ancien secrétaire général du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et ministre des Collectivités locales, il est devenu le 23e président du Bangladesh pour un mandat de cinq ans. "Je rêve d'un pays heureux, prospère et d'un Etat-providence où les communautés marginalisées, les gens qui travaillent dur et les travailleurs à la journée peuvent se permettre de manger deux fois par jour", a dit M. Alamgir jeudi avant le vote, selon l'agence de presse publique BSS. "Je n'ai jamais pensé devenir un jour président", avait-il assuré la veille selon BSS, affirmant vouloir "rester aux côtés du peuple et le servir". La Chine, allié proche du Bangladesh, l'a félicité après son élection, disant souhaiter "un avenir commun dans cette nouvelle ère", selon un communiqué de la représentation chinoise à Dacca. Le BNP du Premier ministre Tarique Rahman a largement remporté les élections de février, les premières depuis l'insurrection ayant entraîné la chute du régime de Sheikh Hasina en 2024. Le scrutin de jeudi fait suite à la démission, en juillet, de l'ancien président Mohammed Shahabuddin, 76 ans, proche de l'ex-cheffe de l'exécutif, contraint de quitter ses fonctions sous la pression. Elu en 2023, il avait annoncé son départ en invoquant des problèmes de santé, écourtant ainsi un mandat qui devait s'achever en 2028. L'ex-dirigeante Sheikh Hasina, exilée en Inde, avait été condamnée à mort par contumace en novembre 2025 pour son rôle dans la répression de l'insurrection de l'été 2024. Sous son règne, Mme Hasina et son gouvernement ont été accusés de violations massives des droits humains, notamment de détentions arbitraires et d'exécutions extrajudiciaires d'opposants politiques. Né le 26 janvier 1948, M. Alamgir s'est engagé en politique alors qu'il étudiait l'économie à l'université de Dacca. Il a été l'un des leaders étudiants du soulèvement de 1969 contre le régime militaire pakistanais, qui a conduit à l'indépendance du Bangladesh. Après avoir enseigné, il a intégré la fonction publique, avant de s'engager en politique et d'occuper plusieurs ministères. Sous le gouvernement de Mme Hasina (2009-2024), il a été l'une des principales figures de l'opposition, tandis que la cheffe du BNP, Khaleda Zia, était détenue et que son fils, Tarique Rahman, vivait en exil. M. Alamgir a été arrêté à plusieurs reprises durant cette période.

20.08.2026 à 16:31

Belgique: l'incendie des Hautes Fagnes "désormais contrôlé"

FRANCE24

"À ce stade, le feu est désormais contrôlé dans son ensemble et ne devrait plus progresser si les conditions météorologiques restent similaires à celles actuellement observées", ont annoncé dans un communiqué les autorités de la province de Liège où sévit cet incendie, le plus important dans le pays depuis 1911. Déclenché pour des raisons encore inconnues dans le parc naturel des Hautes Fagnes, proche de la frontière allemande, le feu a ravagé quelque 3.000 hectares, et mobilisé environ 500 pompiers et des moyens aériens venus de toute l'Europe. "Le feu est considéré maîtrisé sur la partie ouest, tandis que les opérations se poursuivent à l'est, où la situation n'est pas encore complètement maîtrisée", ont précisé les autorités provinciales. Le dispositif mis en oeuvre va progressivement être diminué, avec le retour chez eux de pompiers venus d'Allemagne, dès jeudi soir. Leur secteur sera toutefois repris par des pompiers belges, pour assurer la continuité des opérations. Les soldats du feu ont reçu jeudi le renfort d'importants moyens aériens, qui ont largué sur zone des milliers de litres d'eau et de produit retardant, particulièrement dans la partie est de l'incendie. Six avions ou hélicoptères, venus d'Allemagne, de Norvège et de Suède ont été engagés jeudi, ainsi qu'un hélicoptère de la police belge chargé de la coordination. Surveillance par drones Les autorités prévoient également une surveillance de la zone grâce notamment à des drones, "qui permettront d'évaluer l'évolution de la situation et de détecter d'éventuelles reprises", ont souligné les autorités. De multiples reprises de feu ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, toutes maitrisées par les pompiers, qui se relaient 24 heures sur 24 depuis vendredi pour vaincre ce feu de forêt, d'une ampleur historique. Les Hautes Fagnes ont déjà été ravagés en 1911 par un incendie qui a duré plusieurs semaines. Le travail des soldats du feu est rendu plus difficile par le type de terrain rencontré: un patchwork de landes, de tourbières et de passerelles surélevées pour favoriser la découverte de ce parc naturel très fréquenté par les touristes. La tourbe brûle en profondeur, favorisant les départs de feu, et exigeant une surveillance qui devrait durer encore des semaines. "Les forestiers qui connaissent cet endroit comme leur poche pensent qu'on est au moins parti jusqu'à la fin de l'automne à surveiller ce feu qui couve dans le sol", expliquait plus tôt dans la semaine Nicolas Yernaux, un porte-parole des autorités locales. Signe toutefois d'une reprise en main de la situation, tous les habitants appelés à évacuer leur domicile pendant le weekend ont été autorisés à rentrer chez eux mercredi soir, y compris en Allemagne dans la petite ville de Montjoie, proche des Hautes Fagnes. Autre bonne nouvelle, les pompiers ont pu sauver jeudi, en pleine zone incendiée, un Tetras lyre, oiseau en voie de disparition dont ne subsistent en Belgique que 14 individus mâles et quatre ou cinq femelles, selon des données rassemblées fin 2025. Parallèlement, le débat s'est ouvert, y compris au Parlement fédéral, sur l'état de préparation de la Belgique aux conséquences du réchauffement climatique, dans un pays peu habitué à la canicule ou aux incendies de forêt. Le ministre belge de l'Intérieur Bernard Quintin a été entendu jeudi après-midi à la Chambre des Représentants (députés), où il a longuement défendu l'action de son gouvernement. "Nous sommes confrontés à des risques de plus en plus complexes et potentiellement de grande ampleur", a-t-il déclaré, promettant un plan national de résilience face au risque climatique. L'opposition a de son côté critiqué le manque de moyens, la Belgique ne disposant d'aucun dispositif aérien de lutte anti-incendie. Le gouvernement s'en est défendu, soulignant avoir investi dans des moyens terrestres, jugés plus efficaces, et acheté des hélicoptères bombardiers d'eau, dont les livraisons, a-t-il assuré, sont en cours depuis des mois.

20.08.2026 à 16:31

Royaume-Uni: forages en mer du Nord, la décision qui embarrasse Downing Street

FRANCE24

De quels forages parle-t-on ? Jackdaw, à l'est d'Aberdeen, et Rosebank, à l'ouest des îles Shetland, sont deux gisements d'hydrocarbures en mer du Nord britannique dont le forage avait été approuvé par la précédente majorité conservatrice, en 2022 et 2023, avant de faire l'objet d'une longue bataille judiciaire. Ils appartiennent très majoritairement à Adura, une coentreprise issue de la fusion des activités offshore au Royaume-Uni du britannique Shell et du norvégien Equinor. Jackdaw est un champ gazier pour lequel "toutes les infrastructures sont en place" et "tous les puits sont forés", explique à l'AFP Matt Cooper, de Rystad Energy. "C'est prêt à être mis en marche dans les prochains mois, juste à temps pour l'hiver où il y en a le plus besoin". Rosebank, qui contient essentiellement du pétrole, demanderait davantage de temps avant sa mise en route, selon l'analyste, car "les puits n'ont toujours pas été forés" --alors qu'ils devaient commencer à l'être en 2025, pour un démarrage prévu fin 2026 ou début 2027. Pourquoi ce débat politique ? Le sujet est incandescent car avant d'arriver au pouvoir en 2024 le parti travailliste s'était engagé à ne pas approuver de nouveaux permis de forage en mer du Nord. Or, Andy Burnham a récemment affirmé qu'on "ne peut pas" ignorer les ressources pétrolières et gazières qui s'y trouvent. Chez les travaillistes, certains sont favorables aux forages, jugeant que "la sécurité de l'approvisionnement, les prix bas de l'énergie" et "les emplois associés comptent le plus", tandis que d'autres estiment que "le plus important reste l'engagement en faveur de la neutralité carbone", résume auprès de l'AFP Jill Rutter, chercheuse à l'Institute for Government. La pression des conservateurs, mais également de Donald Trump, pour ouvrir de nouveaux forages en mer du Nord a aussi beaucoup fait parler du sujet. En autorisant ces projets, Andy Burnham subirait certes "un peu moins de pression de Trump", mais "cela durerait quelques minutes" avant qu'un autre sujet devienne source de tensions, ironise Mme Rutter. Quel impact sur les prix de l'énergie ? Pour les Britanniques, la vraie question est de savoir si ces nouveaux gisements feront baisser les factures d'énergie et renforceront la sécurité d'approvisionnement. En théorie, "si vous augmentez l'offre, toutes choses égales par ailleurs, cela fera baisser le prix", rappelle Matt Cooper, analyste chez Rystad Energy. Mais dans la pratique, l'effet pourrait être limité. Le gaz extrait à Jackdaw alimentera bien le réseau britannique et permettra de réduire une partie des importations de gaz naturel liquéfié (GNL), améliorant potentiellement l'autonomie énergétique du pays, explique James Reid, de Wood Mackenzie. Mais les volumes attendus restent modestes à l'échelle mondiale et les prix de l'énergie au Royaume-Uni dépendent en grande partie des cours internationaux du gaz, auxquels le pays reste fortement exposé via ses connexions avec le marché européen. L'impact sur les factures d'électricité serait donc limité et les consommateurs ne verraient une différence que si le gaz produit localement remplaçait des importations plus coûteuses. Le pétrole extrait à Rosebank, lui, serait de toute façon vendu au prix mondial, sans lien direct avec les factures des consommateurs britanniques. Pour que ces nouveaux projets se traduisent par une baisse visible des factures ou par davantage d'investissements dans les énergies propres, le gouvernement devrait mettre en place des mécanismes spécifiques afin de redistribuer une partie des revenus générés, estime Jill Rutter. Quelles conséquences environnementales ? Si la consommation britannique de pétrole et de gaz reste la même, le développement de ces deux nouveaux champs n'aurait pas vraiment de conséquence sur les émissions. Sur la phase d'extraction et d'acheminement, remplacer une partie des importations de GNL par du gaz de Jackdaw serait même moins émetteur car "la liquéfaction, le transport maritime, la regazéification, l'injection dans le réseau" génèrent "plus d'émissions", explique M. Reid. Les défenseurs de l'environnement rétorquent que toute production supplémentaire d'énergies fossiles implique toujours davantage de consommation et ne fait que repousser la transition énergétique. La justice avait d'ailleurs annulé les autorisations gouvernementales accordées dans le passé à ces projets, estimant qu'une nouvelle évaluation de l'ensemble des émissions indirectes liées à ces projets, c'est-à-dire celles liées à l'utilisation finale du pétrole et du gaz produits (dites "scope 3"), était nécessaire.
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