LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

31.07.2026 à 13:23

Wildberries, géant de l'e-commerce russe dans le viseur de l'Ukraine

FRANCE24

Voici ce que l'on sait de ces attaques de drones ukrainiens destinées à pousser Moscou à mettre fin à son offensive à grande échelle lancée en 2022. Des entrepôts en feu Des sites appartenant à Wildberries ont été visés par l'Ukraine depuis le 18 juillet presque aux quatre coins de la Russie et en Crimée annexée. Les frappes de drones ukrainiens ont ainsi ciblé des sites proches de Saint-Pétersbourg, à Simferopol en Crimée annexée, à Krasnodar (sud)... Le 25 juillet, c'est à Ekaterinbourg, en Sibérie - soit à plus de 1.700 km de la frontière ukrainienne - que l'enseigne a été visée. Dernière attaque en date: dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie s'est déclaré dans un centre logistique à Volgograd (sud), sans faire de victime. La veille, deux entrepôts ont été frappés dans la région de Penza (sud) et à Sarapoul plus à l'est ; l'avant-veille à Riazan, non loin de Moscou. Les premières attaques dans la nuit de 17 au 18 juillet ont fait huit morts et près de 90 blessés dans des sites de la région de Moscou et dans celle de Tambov (centre-ouest). - L'"Amazon russe" - Wildberries est une plateforme de commerce en ligne très populaire en Russie, souvent qualifiée d"'Amazon russe" en raison de son ample offre de produits et de ses livraisons rapides sur tout le vaste territoire du pays. L'entreprise a été fondée en 2004 par Tatiana Kim, considérée comme la femme la plus riche de Russie. Ancienne enseignante d'anglais et mère de sept enfants, elle est aujourd'hui à la tête d'une fortune d'environ 7,1 milliards d'euros, selon le magazine Forbes. Le modèle de Wildberries repose sur un réseau massif de dizaines de milliers de points de retrait présents jusque dans les plus petites villes en Russie et dans d'autres pays voisins. L'entreprise affirme traiter plus de 20 millions de transactions par jour. Depuis le début de l'offensive à grande échelle en Ukraine, le réseau Wildberries a été accusé de favoriser le contournement des sanctions occidentales en offrant des marchandises autrement introuvables en Russie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussi assuré que l'entreprise stockait et expédiait des "composants de drones, des équipements de navigation et du matériel militaire". Une accusation démentie par Moscou. Campagne de frappes Denys Chtilerman, cofondateur de l'entreprise ukrainienne de défense Fire Point, a déclaré cette semaine que ces frappes visaient à atteindre indirectement "des dizaines de milliers d'entreprises" et le système bancaire russe. Il a cité en particulier la deuxième plus grande banque russe, VTB, estimant que cette banque, contrôlée en majorité par l'Etat, a "tout misé" sur Wildberries, devenu le "plus gros emprunteur" du pays. Ces attaques s'inscrivent dans une campagne de frappes de longue portée ukrainiennes sur des infrastructures civiles, dans le but de forcer le Kremlin à négocier une fin de la guerre. L'Ukraine a notamment ciblé avec des drones des raffineries, dépôts et terminaux pétroliers, provoquant des pénuries de carburant en Russie cet été, ainsi que des navires en mer d'Azov et en mer Noire, où se trouvent des axes stratégiques d'exportations notamment agricoles. "La Russie doit sentir que chaque jour de guerre ne lui coûtera que plus cher. Nous devons affaiblir l'agresseur et maintenir la pression pour se rapprocher d'une fin de cette guerre", a déclaré mercredi Volodymyr Zelensky. Inquiétude des commerçants Selon les analystes, jusqu'à 800.000 commerçants vendent leurs marchandises via le réseau Wildberries. Depuis les premières attaques ukrainiennes, des entrepreneurs russes ont fait part sur les réseaux sociaux et dans les médias de leur désespoir de voir leur produits partir en fumée. "J'ai pleuré toute la matinée parce qu'aujourd'hui, il se peut que notre business ferme", a raconté dans une vidéo la blogueuse Marina Gorchkova, qui vendait depuis des années avec son mari des produits cosmétiques et dont "35-40%" des marchandises se trouvaient dans les entrepôts qui ont brûlé. Wildberries n'a pas chiffré les dégâts. Le groupe a annoncé jeudi avoir versé une "seconde tranche" d'aides financières, sans en donner le montant, à 97.000 entrepreneurs, après en avoir versé une première à 88.000 structures. Auparavant, des vendeurs s'étaient toutefois plaint sur les réseaux sociaux du montant jugé insuffisant ou d'une absence pure et simple de versement. L'entreprise a par ailleurs lancé une vaste campagne de publicité, incitant sur des panneaux d'affichage les Russes à "commander" chez elle pour "soutenir les entrepreneurs". Des Russes interrogés par l'AFP ont dit voir ces frappes de façon "très négative", pour les commerçants comme pour les clients.

31.07.2026 à 13:19

Les bourses du Travail menacées dans plusieurs municipalités

FRANCE24

Le 9 juillet dernier, le tribunal administratif de Marseille a donné raison au maire Horizons d'Arles Patrick de Carolis, qui souhaite reloger l'union locale (UL) de la CGT dans deux bureaux de 11m2, contre 400 occupés actuellement. Selon un message sur Instagram de l'édile, le jugement du tribunal administratif écarte "toute atteinte à la liberté syndicale" et "permet enfin à la ville d’Arles de poursuivre sereinement son projet de requalification de la bourse du travail, avec l'installation du futur office de tourisme". La CGT, sommée de quitter les lieux sous astreinte de 50 euros par jour, a demandé la semaine dernière "au ministre du Travail un moratoire immédiat sur ce projet d’expulsion et tous ceux qui pourraient survenir" à l'avenir. Sur le cas d'Arles, "le ministre ne peut pas décider un tel moratoire" qui relèverait du maire de la ville, a répondu à l'AFP le cabinet de Jean-Pierre Farandou. Ce sont en effet les villes qui sont propriétaires des murs et signent avec les syndicats des conventions d'occupation, régulièrement renouvelées... ou pas. Le ministre du Travail se dit "très attaché, à ce que, partout sur le territoire, les syndicats puissent exercer librement leurs activités et défendre au quotidien les droits des salariés" et estime que "les bourses du travail jouent un rôle majeur d’accès au droit, en proximité de nos concitoyens". Le contentieux à Arles fait suite à une mobilisation intersyndicale à Carcassonne pour dénoncer la volonté du nouveau maire RN Christophe Barthès d'y déloger les syndicats de la bourse du travail. L'édile assure respecter la liberté syndicale, mais que "profiter des largesses de ceux que l'on dénigre, (...) c'est terminé", alors que la CFDT et la CGT affichent leur détermination à faire barrage à l'extrême droite. Dans ce climat de tension, Jean-Pierre Farandou a annoncé le 20 mai au Sénat avoir confié une mission au maire de Sceaux Philippe Laurent afin de "dresser un bilan de la situation des bourses du travail, d'identifier les bonnes pratiques dans les villes concernées et de formuler des recommandations pour maintenir ce patrimoine vivant". "Déserts syndicaux" Les cinq centrales syndicales représentatives au niveau interprofessionnel CFDT, CGT, CFE-CGC, FO et CFTC, ont d'une même voix rappelé que "la garantie durable de ces lieux est une condition essentielle à l’exercice du dialogue social". D'après la CGT, "60 Bourses du Travail et maisons de syndicats aujourd’hui sont attaquées frontalement" en France. En 2024, elles n'étaient encore que 34 à être menacées, selon Danielle Tartakowsky, autrice du livre "Les syndicats en leurs murs". Cette historienne rappelle qu'à leur fondation dans les années 1890, les bourses du travail étaient "des lieux de placement qui n'étaient pas du ressort du privé mais des syndicats qui remplissaient le rôle que joue aujourd'hui France Travail, en collectant les emplois disponibles". Plus tard aussi appelées maisons des syndicats, elles ont également fait de la formation professionnelle, joué un rôle culturel grâce à leurs salles de spectacle et prodigué des conseils juridiques aux salariés. Cette dernière fonction subsiste et est "extrêmement importante dans le cadre de l'absence ou de la disparition du syndicalisme dans les petites et moyennes entreprises", permettant de lutter contre les "déserts syndicaux", souligne Danielle Tartakowsky. Devant la mobilisation de syndicats, des mairies ont parfois renoncé à les déloger. En 2025, le Conseil de Paris s'est ainsi opposé à un projet de reconversion en logements sociaux et centre d'hébergement d'urgence de l'annexe de la Bourse du Travail de Paris située rue de Turbigo, voulu par la maire d'arrondissement de Paris Centre. Et toutes les bourses du travail ne sont plus situées en centre-ville car dans les années 1970-80, "un certain nombre de villes ont proposé aux organisations syndicales de leur construire des locaux plus adaptés, notamment dans les zones industrielles naissantes qui étaient plus en prise sur l'emploi", rapporte encore Danielle Tartakowsky.

31.07.2026 à 13:15

Après deux ans de bras de fer, Commerzbank se résout à discuter avec UniCredit

FRANCE24

"Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, Commerzbank et UniCredit vont mener des discussions afin de définir pas à pas la manière dont nous poursuivrons notre chemin", affirme Mme Orlopp dans un entretien diffusé jeudi sur le site intranet de Commerzbank et obtenu par l'AFP auprès d'une source proche de l'établissement. Ce changement de ton marque un tournant après près de deux ans d'âpre confrontation autour de la tentative d'UniCredit de prendre le contrôle de la banque allemande. "Il faut instaurer entre nos deux groupes un dialogue constructif en vue d'une solution créatrice de valeur pour l'avenir", poursuit la présidente du directoire, qui pose une condition préalable aux discussions, à savoir "une compréhension commune du modèle économique ainsi que l'implication de toutes les parties prenantes". Même si UniCredit disposera de la majorité lors de la prochaine assemblée générale, "elle ne pourra pas décider seule des mesures structurelles essentielles", prévient-elle. Les discussions seront menées "en étroite concertation avec le conseil de surveillance, les représentants des salariés et en dialogue étroit avec le gouvernement fédéral". UniCredit est entrée au capital de Commerzbank en septembre 2024 et a depuis porté sa participation à près de 50%, malgré l'opposition répétée de la direction de la banque allemande et du gouvernement à Berlin, l'Etat allemand détenant encore 12% du capital. Mais ces dernières semaines, les autorités allemandes ont nettement infléchi leur position. Le chancelier Friedrich Merz a déclaré mi-juillet à Berlin que son gouvernement ne voulait "pas empêcher cette fusion" entre les deux banques. Selon Bettina Orlopp, les discussions avec UniCredit s'ouvriront avec une Commerzbank "plus forte que jamais au cours de ses 156 ans d'existence". Face à l'OPA d'UniCredit, Commerzbank a relevé en mai ses objectifs financiers à l'horizon 2030 et annoncé 3.000 suppressions d'emplois supplémentaires, affirmant qu'un maintien de son indépendance créerait plus de valeur qu'une fusion avec la banque italienne.

31.07.2026 à 12:45

L'UE accuse Temu d'entraver une enquête anti-subventions

FRANCE24

La Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait mené en décembre des inspections dans des locaux du site et de sa filiale Whaleco en Irlande, dans le cadre d'investigations visant à établir si Temu a pu bénéficier de subventions de Pékin susceptibles d'avoir faussé la concurrence. Elle s'est appuyée pour ce faire sur un règlement européen adopté en 2023, qui vise à lutter contre la concurrence déloyale d'entreprises étrangères bénéficiant de subventions étatiques. Or, l'exécutif européen reproche à titre préliminaire au groupe de ne pas avoir coopéré suffisamment lors de ces inspections, et plus précisément de ne pas avoir répondu à des demandes d'informations "basiques", et refusé de fournir divers documents et registres sur ses activités au sein de l'UE. Contacté par l'AFP, Temu a vigoureusement contesté ces allégations. "Temu a coopéré pleinement à toutes les demandes formulées par la Commission lors de ces inspections", a indiqué un porte-parole de l'entreprise. En outre, Temu a réaffirmé n'avoir touché "aucune subvention étrangère ayant faussé la concurrence" en Europe, et assuré de son attachement à des règles du jeu équitables. "L'entreprise génère, grâce à ses propres activités opérationnelles, des flux de trésorerie soutenus et suffisants pour financer ses activités dans l'UE", et n'a aucunement besoin de subventions pour assurer son fonctionnement ou en tirer "un quelconque avantage concurrentiel", indique-t-on au sein du groupe chinois. Si cette accusation est confirmée, le groupe pourrait se voir infliger une amende pour entrave, en plus d'une potentielle sanction pouvant aller jusqu'à 1% de son chiffre d'affaires si l'enquête de l'UE conclut qu'il a bien touché des subventions illégales. Temu a déjà eu maille à partir avec les autorités européennes. Bruxelles lui avait imposé en mai une amende de 200 millions d'euros, pour avoir permis la distribution aux consommateurs européens de produits illégaux ou dangereux via sa plateformes, une sanction contestée par l'entreprise. Extrêmement populaire dans l'UE malgré une arrivée récente sur le marché en 2023, Temu compte environ 130 millions d'utilisateurs dans les 27 États membres, soit près d'un tiers de leur population totale.

31.07.2026 à 12:42

En Europe, une sécheresse intense et des températures très élevées

FRANCE24

Tandis qu'un incendie est hors de contrôle dans le nord du Portugal et que l'île de Crête en Grèce est en proie aux flammes, la France elle fait face à la pire saison des feux de son histoire. L'Espagne a également enregistrée son plus vaste incendie aux portes de Madrid. Des catastrophes expliquées notamment par le réchauffement climatique, selon les scientifiques du groupe World Weather. Récit de Léo Paichard.

31.07.2026 à 12:41

A l'est de l'Occitanie, vendanges précoces après des mois de températures record

FRANCE24

Commencer "le 30 juillet, c'est plus qu'exceptionnel, il y a quand même 43 ans que je suis dans la vigne, c'est la première fois de ma vie que je vendange au mois de juillet", explique Alain Gleyzes, viticulteur à La Palme (Aude), qui a commencé de nuit jeudi à récolter un raisin muscat petit grain, destiné à la fabrication d'un blanc pétillant. Président de l'appellation Fitou, il lutte depuis des années contre la sécheresse et a même dû arracher fin 2025 une vingtaine d'hectares sur les plus de soixante que compte son exploitation, après deux années d'aridité aiguë. "On a perdu 30% du capital végétal mort de sécheresse, j'avais jamais connu ça non plus de ma vie", raconte-t-il à l'aube, sur ce domaine du littoral méditerranéen. Et M. Gleyzes n'est pas un cas isolé. Un peu plus dans les terres, sur les coteaux de Narbonne, Camille et Audrey Lalaurie, deux soeurs jumelles qui incarnent la dixième génération de viticulteurs dans ce domaine qui porte leur nom, n'avaient jamais vendangé avant le 12 août. Cette année, elles vont commencer en cette fin de semaine, avec 10 jours d’avance. "Il y a 20 ans, c’était autour du 25 août", dit Camille. Débrouille Plus au sud, au cœur des Pyrénées-Orientales, le domaine Lafage a donné le coup d'envoi en fin de semaine passée. "Par rapport à nos habitudes, on est une semaine à dix jours plus précoce", a raconté à l'AFP Jean-Marc Lafage qui récolte ces jours-ci des grappes destinées à un vin léger en alcool qui exige donc un raisin moins mûr. "Là, on a une partie de notre équipe en congés, on a dû se débrouiller, on a réussi à motiver les troupes qui travaillent dans le marketing, la comptabilité, l'informatique", d'aider pour les vendanges, détaille le vigneron. Pour l'ensemble du domaine, présent sur différents terroirs du Roussillon jusqu'à la pointe sud de Collioure-Banyuls, "on aura bien en moyenne une semaine d'avance par rapport à l'année dernière", dit-il. Ce phénomène de vendanges précoces est essentiellement lié aux conditions météo de ces derniers mois sur ces territoires. "La vigne a poussé très tôt, dès mars, puis la croissance a été bonne au printemps" aidée par des températures élevées, affirme Camille Lalaurie. "Depuis le mois de février, je ne sais pas s'il y a eu un mois où nous n'avons pas battu le record de chaleur", décrit M. Lafage. "Cultivateurs d'eau" Face à cette évolution liée au changement climatique, vendanger plus tôt n'est finalement que l'une des adaptations à mener, insistent les vignerons. "En 2020, on a décidé de mettre en place une cellule de recherche-développement viticulture, on a embauché un ingénieur agronome, on travaille avec l'université Supagro Montpellier", raconte M. Lafage qui a développé des recherches sur l'optimisation de la ressource en eau, notamment par l'amélioration de la capacité de stockage de l'eau des sols grâce à de nouveaux types de composts. "On est plus devenu des cultivateurs d'eau que des cultivateurs de vignes", sourit-il. "On travaille sur toute une boîte à outils", décrit de son côté Stéphanie Delorme, directrice de l'AOP Languedoc qui évoque une augmentation de la fréquence de ce qu'elle appelle "des coups de sèche-cheveux". "Un des outils, ce sont des études sur les cépages", affirme-t-elle. "Ce sont des variétés d'intérêt à fin d'adaptation (VIFA), des vieux cépages qui étaient dans le temps en Languedoc, ou quelques cépages grecs et italiens". D'autres pensent à modifier leur zone de production, comme les AOC Banyuls et Collioure, pour aller cultiver la vigne un peu plus en altitude, où il fait un peu moins chaud. Cet éventail d'adaptations donne en tout cas des espoirs aux viticulteurs. "On a tellement de data depuis ces cinq dernières années que l'on commence malgré tout à voir un petit peu de lumière au bout du tunnel alors qu'il y a quatre ans en arrière, on se disait qu'on allait être dévoré", souligne ainsi M. Lafage.

31.07.2026 à 12:33

Kosovo : début du procès par contumace de 21 Serbes accusés du massacre de Racak

FRANCE24

En janvier 1999 à Racak (Recak en albanais), dans le nord du Kosovo, 42 civils ont été tués, un massacre attribué aux forces serbes qui a suscité l'indignation de la communauté internationale et poussé l'OTAN à lancer la campagne de bombardements qui mettra fin au conflit opposant la Serbie à la guérilla albanaise du Kosovo. Le tribunal avait exigé que les accusés, jugés par contumace pour meurtre, torture, traitements inhumains, destruction de biens et déportation de civils, "se livrent" aux autorités du Kosovo, mais aucun ne l'a fait. Ils sont cependant représentés par des avocats, ce qui "remplit les conditions" pour l’ouverture du procès, a souligné la présidente de la cour, Violeta Namani Hajra. "Puisque le procès se déroule par contumace, il n’est pas possible de plaider non-coupable", a-t-elle indiqué. Le procureur Ilir Morina a ensuite entamé la lecture d'un résumé de l'acte d'accusation, en précisant qu'un mandat d'arrêt international avait été émis contre les fugitifs. Parmi eux figurent l'ancien chef de la police Obrad Stevanovic, le chef du renseignement Radomir Markovic et un responsable policier chargé des opérations spéciales, Goran Radosavljevic. "Un procès par contumace ne signifie pas que la justice ne sera pas rendue. C'est une solution nécessaire pour que la justice prévale", a expliqué à l'AFP l'avocat de M. Radosavljevic, Arber Jupolli. Selon l'acte d'accusation de 91 pages consulté par l'AFP, les hommes sont accusés d'avoir participé à l'attaque ou de l'avoir planifiée. Le document détaille le déroulé de l'attaque : des bombardements avant que les forces serbes n'entrent dans le village pour fouiller les habitations. Le parquet affirme également que les victimes étaient "non armées" et "exécutées à bout portant". "Les meurtres n'ont pas eu lieu dans le cadre de combats, mais relevaient d'exécutions délibérées, planifiées et systématiques, ce qui démontre clairement la nature criminelle de l'opération", peut-on lire dans l'acte d'accusation. La Serbie, qui refuse de reconnaitre l'indépendance de son ancienne province, soutient que les personnes tuées appartenaient à des groupes de guérilleros armés. Plus tôt cette année, les autorités kosovares ont arrêté cinq Serbes du Kosovo soupçonnés d'avoir participé aux meurtres. Ils doivent être jugés dans le cadre d'une procédure distincte. La campagne de bombardement de l'OTAN a mis fin au conflit, et après le retrait des troupes serbes du Kosovo, une force internationale de maintien de la paix y a été déployée. Pristina a déclaré son indépendance en 2008.

31.07.2026 à 12:33

Sophie Brocas, préfète tendance hors cadre

FRANCE24

"Plutôt que lire des notes, je préfère apprendre avec les pieds et découvrir un sujet avec ceux qui le vivent", exposait devant la presse le 18 mai, en prenant ses fonctions à Bordeaux, cette mère de famille âgée de 65 ans. La mise en pratique de la méthode, depuis une semaine, est quotidienne. Confrontée à un brasier sans précédent depuis 1949 dans le pays, avec 42.000 hectares brûlés, la représentante de l'État a eu une formation express en "pyrocumulonimbus", mot qu'elle s'est appliquée à prononcer samedi dernier en conférence de presse. Cette forme "d'orage de feu" jusque-là inédite en France, dont le patron du Sdis 33 a expliqué le fonctionnement à ses côtés, n'a plus de secrets pour elle. Née à Vieux-Boucau (Landes) dans une famille "modeste et travailleuse" dont elle fut "la première bachelière", passée par les préfectures de Charente et de Dordogne, elle connaissait déjà la région et son immense massif. Humilité et détermination "Nous sommes sur le qui-vive, nous sommes prêts avec humilité parce que la forêt exige l'humilité, mais avec détermination", affirmait-elle, le 3 juillet, en présentant le dispositif de sécurité estival. Diplômée de droit public et de sciences politiques, entrée à l'ENA en 1999 (promotion "Nelson Mandela"), elle rejoint le ministère de l'Intérieur avant d'entamer une carrière préfectorale jalonnée d'affectations hors cadre territorial – conseillère de François Hollande à l'Élysée ou d'Élisabeth Borne au ministère de la Transition écologique, parmi d'autres. Mais avant la haute fonction publique, Sophie Brocas a eu une tout autre vie qu'évoque son CV institutionnel. Durant quinze ans, elle a "parcouru le monde en guerre" comme journaliste, puis "exploré le monde de l'entreprise privée" en créant une agence de presse qui fournissait des journaux internes, clé en main, à des institutions. Une activité qu'elle finit par céder, lasse de "gagner du fric", explique-t-elle dans un portrait que lui consacre le journal Le Monde en 2005. "Pas une énarque classique" Préfète, elle ajoute une corde à son arc: romancière. Depuis dix ans, elle a publié cinq livres, le dernier en janvier. "Le Lit clos" raconte le mouvement de grève des sardinières bretonnes, en 1924 à Douarnenez, à travers le destin de deux femmes. Élevée au grade de chevalier de la Légion d'honneur, Sophie Brocas a le même dans l'Ordre des Arts et des Lettres. "Ce n'est pas une énarque classique, ce qui peut en déranger certains", estime une source gouvernementale, face aux critiques que la gestion de "l'ogre" de feu, comme elle l'appelle, n'a pas manqué d'essuyer, entre déplacements de population massifs et coup d'arrêt à la venue des touristes. "Mais c'est une vraie professionnelle qui a le sens de l'État, un grand sens pratique (...) et tout le soutien de l'exécutif", ajoute cette source. Dans le Loiret, où elle officiait auparavant, d'anciennes collaboratrices évoquent une "préfète très humaine, très attachée à ses dossiers". Devant les caméras bordelaises, cette brune à lunettes a pu tancer ceux qui refusaient d'évacuer tout en apportant son soutien à ceux qui s'y pliaient, car "partir en pleine nuit, en urgence, c'est difficile, ça fait peur, c'est traumatisant". La parole préfectorale, souvent, est plus froide. "Je tente, à ma mesure, d'incarner un État accessible et ouvert", expose l'intéressée en préambule de son CV.

31.07.2026 à 12:27

Taxe de séjour à Oléron: la "proportionnalité" des amendes d'Airbnb conforme à la Constitution

FRANCE24

La Cour de cassation avait accepté en mai de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur la "proportionnalité" de ces amendes. "La décision rendue aujourd'hui protège les finances locales, mais surtout l'autorité de la loi et l'égalité entre tous les acteurs économiques", a déclaré dans un communiqué l'avocat de la communauté de communes de l'île d'Oléron, Jonathan Bellaiche. "Cette décision rappelle que la révolution numérique ne crée pas une exception au principe d'égalité devant la loi. Les plateformes qui participent à notre économie participent aussi à notre État de droit", ajoute-t-il. Airbnb, qui "prend acte de cette décision", rappelle que "la Cour de cassation devra cependant vérifier prochainement si le montant des amendes infligées à Airbnb dans l’affaire Oléron n’est pas concrètement disproportionné au regard de la faute commise et du préjudice subi par la collectivité". La plateforme touristique américaine dit prendre "très au sérieux ses obligations fiscales et a agi de bonne foi dans cette affaire". En avril 2025, la cour d'appel de Poitiers avait condamné Airbnb à payer à la communauté de communes de l'île d'Oléron (Charente-Maritime) un total de 8,6 millions d'euros d'amendes civiles en raison de ses "manquements graves" et répétés à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022. Ce montant correspondait à l'amende prévue par le code des collectivités territoriales en cas de non-perception de la taxe, comprise entre 750 et 2.500 euros, multipliée par le nombre de nuitées concernées (7.410 sur les deux années). La cour d'appel de Poitiers avait appliqué une amende de 1.500 euros pour chaque nuitée de 2021 et de 1.000 euros pour celles de 2022. Airbnb avait alors qualifié ces amendes cumulées de "disproportionnées" car "plus de 25 fois" supérieures au montant des taxes de séjour non collectées. Le Conseil constitutionnel a tranché vendredi. "Les mots +pouvant aller jusqu'à 2.500 euros sans être inférieur à 750 euros+ (...) sont conformes à la Constitution", conclut-il. La QPC du groupe américain avançait que le code des collectivités, en ne prévoyant pas de plafonnement des amendes dans un tel cas, méconnaîtrait l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, en vertu duquel "la loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires". Contrairement au tribunal judiciaire de La Rochelle en première instance et à la cour d'appel de Poitiers ensuite, la Cour de cassation avait estimé qu'il y avait lieu de renvoyer cette question au Conseil constitutionnel.

31.07.2026 à 12:26

RD Congo : l'opposition monte au créneau après la validation de la loi référendaire

Kalidou SY

En RD Congo, la Cour constitutionnelle a validé la loi référendaire ouvrant la voie à un possible troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. La coalition d'opposition C64 monte au créneau et donne rendez-vous au peuple congolais le 15 août. Prince Epenge, l'un des porte-parole de la coalition Lamuka et membre de la plateforme C64, est notre invité.

31.07.2026 à 12:19

Des rumeurs, un déferlement: chaos à la frontière entre le Maroc et Ceuta

FRANCE24

D'après une source policière espagnole, quelque 40.000 migrants ont traversé la frontière ces derniers jours entre le Maroc et Ceuta, donnant lieu à des scènes de chaos. Vendredi matin, la désolation régnait sur la place où s'étaient rassemblées dans la nuit des milliers de personnes après une intervention musclée des forces de l'ordre pour repousser les jeunes vers les collines en surplomb. A l'aube, les policiers ont utilisé des canons à eau et des lacrymogènes pour repousser les candidats au départ qui répliquaient par des jets de pierre souvent avec l'aide de frondes, selon un journaliste de l'AFP sur place. Comment cet afflux a-t-il commencé? Difficile d'identifier l'élément déclencheur, mais plusieurs personnes interrogées par l'AFP ont évoqué un bouche-à-oreille sur l'ouverture des frontières et une grande quantité de publications sur les réseaux sociaux ou des plateformes très utilisées par les jeunes comme Discord. "Soudain" "J'étais à Tanger, où je travaillais. Je me suis réveillée le matin et j'ai entendu dire que (le poste frontalier de) Sebta (Ceuta, NDLR) avait ouvert à 22 heures (21H00 GMT, mercredi soir)", explique Fatima Zahra, qui précise avoir été prévenue par des amis. "A ce moment-là, j'ai dit à ceux qui étaient avec moi qu'on allait y aller pour travailler", a-t-elle ajouté. La jeune Marocaine a dit vouloir partir parce qu'elle travaille "dans des conditions épouvantables". Tanger, à 70 km de Fnideq, est une grande ville industrielle et portuaire où sont installées de nombreuses usines notamment de voitures. "Nous nous sommes dit: tentons notre chance nous aussi", a dit Fatima Zahra. Mais contrairement aux milliers de personnes qui ont réussi à franchir la frontière vers Ceuta, seul territoire européen en Afrique avec l'autre enclave de Melilla, Fatima Zahra et d'autres Marocains ont été refoulés. Karim, autre candidat malheureux à l'émigration, a confirmé que beaucoup de gens "étaient à leur travail et soudain ils ont entendu dire que les frontières étaient ouvertes, que des jeunes étaient entrés et tout le monde s'est retrouvé ici". La télévision locale espagnole El Faro a diffusé des images montrant des jeunes, dont une adolescente, qui faisaient le V de la victoire après être passés en Espagne. Les réseaux sociaux ont largement relayé des images montrant de jeunes adolescents entrant dans Ceuta, parfois en simple maillot de bain et claquettes. "Mourir sous mes yeux" Abdelhakim, également renvoyé de Ceuta, a assuré avoir parcouru "14 km à pied à travers les montagnes" pour parvenir à la frontière dont il pensait lui aussi qu'elle était ouverte. "Une fois arrivés ici, on nous a dit de passer par la mer. Je me suis alors retrouvé complètement submergé et j'ai vu deux jeunes hommes (...) mourir sous mes yeux", affirme-t-il. "C'est là que j'ai reculé et me suis souvenu que j'ai deux enfants moi aussi et que je ne pouvais pas risquer ma vie", a-t-il poursuivi. Au total, 18 personnes ont trouvé la mort, selon les autorités espagnoles, dans cette traversée dangereuse qui consiste à longer la mer en empruntant un mur très étroit ou à nager dans l'Atlantique jusqu'à Ceuta. Cette crise a éclaté à un moment symbolique où le Maroc marquait la fête du Trône, célébrant l'accession au pouvoir en 1999 de Mohammed VI. Le roi doit présider vendredi une traditionnelle cérémonie d'allégeance dans son palais de Tétouan, à une trentaine de kilomètres de Fnideq.

31.07.2026 à 12:19

Taïwan rend hommage à un libraire hongkongais défunt pour sa "résistance" contre la Chine

FRANCE24

Lam Wing-kee, 70 ans, est décédé à Taïpei le 2 juillet après un combat contre le cancer. La vie de Lam était "une histoire de lutte, de résistance et de défiance contre le Parti communiste chinois", a déclaré le Premier ministre taiwanais Cho Jung-tai devant une centaine de personnes réunies dans une église presbytérienne de Taïpei, dont plusieurs hauts responsables du régime. "Une dictature peut bien fermer les portes de la librairie (de Lam), elle ne pourra jamais enfermer son âme éprise de liberté", a affirmé M. Cho après avoir remis à titre posthume une décoration au libraire, reçue par son fils. "Bien que (M. Lam) soit voûté, il était toujours droit pour défendre la liberté", a déclaré Tseng Chien-yuan, directeur exécutif de Citizen Congress Watch, un groupe de la société civile basé à Taïpei. M. Lam était l'un des cinq libraires de Hong Kong "disparus" fin 2015 après avoir vendu des ouvrages critiques envers Pékin. Ils avaient été emprisonnés en Chine où ils avaient été contraints à des "aveux" télévisés. Leur disparition avait été vivement condamnée par la communauté internationale. Autorisé à revenir à Hong Kong en 2016, il avait à nouveau bravé les autorités chinoises en tenant une conférence de presse pour dénoncer son enlèvement et sa détention. En 2019, M. Lam avait fui à Taïwan après que Hong Kong eut annoncé un projet de loi permettant les extraditions vers la Chine, une mesure qui avait déclenché des mois de gigantesques manifestations pro-démocratie. M. Lam avait rouvert une librairie, Causeway Bay Books, à Taïpei en 2020 et exhortait fréquemment la population à protéger le système démocratique de l’île. Les relations entre Taïwan et Pékin sont glaciales, Pékin menaçant régulièrement d'annexer l'île, qu'elle revendique.

31.07.2026 à 12:17

Indonésie: un pilote de ligne drogué et arrêté avec 70.000 comprimés d'ecstasy

FRANCE24

Le pilote de 39 ans, qui encourt la peine de mort, a été arrêté mercredi soir à l'aéroport de Jakarta alors qu'il venait de piloter un avion en provenance de Kuala Lumpur, a précisé la police. Le service des douanes de l'aéroport n'a pas indiqué la compagnie aérienne pour laquelle le pilote travaillait, mais le numéro de vol indiquait qu'il s'agissait de Malaysia Airlines. Les douaniers ont découvert 14 sachets d'ecstasy, soit plus de 70.000 comprimés, dans sa valise ainsi que quatre grammes de méthamphétamine dans son bagage à main. "Les résultats de son analyse d'urine se sont révélés positifs à la méthamphétamine, à la MDMA et à la cocaïne. Il était donc sous l'emprise de ces substances au moment du vol", a déclaré Hengky Tomuan Parlindungan Aritonang, un responsable du service des douanes, lors d'une conférence de presse. "Ce qui nous préoccupe tous, c'est que cette personne est pilote de profession et qu'au moment de son arrivée, il venait de piloter cet avion de Kuala Lumpur jusqu'en Indonésie", a-t-il ajouté. Le pilote a indiqué que c'était la 3e fois qu'il tentait de faire passer de la drogue, une fois en Malaisie et deux fois en Indonésie. Soupçonné d'appartenir à un réseau international, selon Awaludin Amin, un agent de l'unité de lutte contre le trafic de drogue de la police nationale, l'homme a été inculpé pour violation de la législation indonésienne sur les stupéfiants. Dans un communiqué publié vendredi, la compagnie Malaysia Airlines a indiqué prendre ces allégations au sérieux et avoir lancé une enquête interne. "Malaysia Airlines apportera son entière coopération aux autorités compétentes, conformément à toutes les lois et réglementations applicables", a assuré la compagnie. Dans son interrogatoire initial, il a indiqué qu'une personne lui avait demandé de livrer les stupéfiants à Jakarta en échange d'une somme de 50.000 ringgits malaisiens (10.600 euros). A son arrivée à Jakarta, quelqu'un devait venir récupérer la drogue, selon les douanes. Selon la loi indonésienne, le pilote encourt la peine de mort ou la réclusion à perpétuité. L'Indonésie applique certaines des lois antidrogue les plus sévères au monde, prévoyant notamment la peine de mort pour les trafiquants, mais elle maintient un moratoire sur les exécutions depuis plusieurs années. Quelque 500 personnes, dont environ 90 étrangers, sont actuellement sous le coup d'une condamnation à mort. La dernière exécution capitale en Indonésie remonte à 2016, année où un Indonésien et trois Nigérians condamnés pour des infractions liées à la drogue ont été fusillés.

31.07.2026 à 12:13

Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice

FRANCE24

Neuf jours après le départ du brasier qui a consumé 42.000 hectares, l'AFP s'est rendue sur les lieux à Saumos, village entouré de pinèdes dans le massif des Landes de Gascogne. En bordure de route, André Prouvoyeur, ancien officier parachutiste de 69 ans dont l'épouse possède une soixantaine d'hectares de pins désormais brûlés, montre un fossé calciné. C'est là, "exactement à un mètre" de la parcelle familiale, que tout a commencé, précise-t-il. Le 22 juillet, sur le coup de midi, un tracteur équipé d'un broyeur (une machine dotée de grosses dents métalliques tournantes) s'activait sous une ligne à moyenne tension, achevant une opération de débroussaillement pour le compte d'Enedis. Avec la sécheresse extrême de la végétation, "il a suffi de frotter le moindre caillou" pour créer une étincelle, souligne M. Prouvoyeur, bénévole de l'association Défense de la forêt contre les incendies (DFCI). Deux ouvriers du prestataire ont tenté d'éteindre les premières flammes avec les extincteurs de leur camion, raconte-il. En vain, tant le feu s'est propagé en un rien de temps. Lui est sa femme sont venus rapidement sur les lieux, alertés par l'occupante d'une maison qu'ils louent à proximité. "Les pompiers étaient déjà sur place", se souvient-il. "Mais tout de suite, j'ai compris qu'on allait au massacre." "Pas fait exprès" "Ils étaient dans les règles, ils n'ont pas fait exprès", admet André Prouvoyeur, qui juge cependant que ces travaux étaient risqués au vu de la météo, très chaude ce jour-là. Le couple "a porté plainte à la gendarmerie". Contacté la semaine dernière par l'AFP, Enedis avait confirmé l'intervention d'un prestataire pour une opération répondant à des "obligations de prévention et de sécurité autour des ouvrages électriques". "L'origine exacte du feu n'est pas établie à ce stade. Enedis reste disponible auprès des autorités compétentes", avait ajouté le gestionnaire du réseau de distribution. Le parquet a confirmé que cette piste "accidentelle" est privilégiée par les enquêteurs, en rappelant que l'usage de l'engin en cause "était autorisé par arrêté préfectoral" quand l'incendie a démarré. La limite à ne pas dépasser était 13 heures. La Gironde était alors placée en vigilance rouge pour le risque d'incendie. Le lendemain, elle a viré au noir et les autorités ont interdit jusqu'à nouvel ordre les travaux forestiers faisant appel à un moteur thermique, et ce "toute la journée" désormais. Ressource principale Si les habitations de Saumos ont été en grande partie épargnées, le bilan économique s'annonce sévère pour cette commune qui vit en grande partie de la forêt et a déjà payé un lourd tribut dans les incendies de l'été 2022. Pour les Prouvoyeur, la perte financière est importante, leurs parcelles n'étant pas assurées. "Dès qu'il y a un peu de noir sur les bois, les prix s'effondrent", se désole André. Christophe Ferron, autre sylviculteur de la commune âgé de 60 ans, est tout aussi amer. "Il y en a pour au moins 10 à 15 ans avant de pouvoir recouper quoi que ce soit", évalue-t-il avec dépit. La perspective de devoir déboiser puis replanter, alors même que les stigmates des précédents feux sont encore vifs, pèse lourd sur le moral des habitants. "En 2022, j'avais replanté. Ça a de nouveau brûlé. Ça va être difficile de se relever", lâche M. Ferron qui espère un soutien financier, par exemple de l'Union européenne, pour aider la filière. Malgré l'accumulation des sinistres, cet enfant du pays n'a jamais envisagé un départ. "L'arrière-grand-père de mon arrière-grand-père était d'ici. Je ne partirai pas."
15 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓