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▸ Les 15 dernières parutions

03.05.2026 à 11:57

La liberté de la presse au plus bas : le rapport alarmant de RSF

FRANCE24

Le 3 mai marque la Journée mondiale de la Liberté de la presse. Comme à son habitude, Reporters sans frontières a publié son classement annuel. Ce rapport souligne une situation alarmante : depuis 25 ans que RSF prend des mesures, la liberté de la presse n'a jamais été aussi bas. Qu’est-ce qui explique cette situation et comment en venir à bout ? Réponse avec Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières.

03.05.2026 à 11:55

Après l'Espagne et l'Italie, l'Allemagne baisse à son tour le prix des carburants

FRANCE24

Les prix des carburants dans l'Union Européenne ont augmenté de 13,5% en moyenne entre février et mars. Après l'Espagne et l'Italie, c'est au tour de l'Allemagne de baisser les taxes pour faire face à la crise pétrolière.

03.05.2026 à 11:23

Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim

FRANCE24

Ce décret en date du 1er mai, signé par le Premier ministre et le ministre de l'Economie et la ministre déléguée en charge de l'Energie, marque une étape décisive dans la reconversion de ce site fermé en 2020, après plusieurs années consacrées au retrait du combustible et aux opérations préparatoires. Il a pour but de "prescrire à la société Électricité de France les opérations de démantèlement, en définir les étapes et autoriser la création des équipements nécessaires au démantèlement". Dans l'article 4, il est précisé que "les opérations de démantèlement (...) concernent l'ensemble de l'installation" dont "l'îlot nucléaire" comprenant notamment "le bâtiment réacteur de la tranche 1 et le bâtiment réacteur de la tranche 2". L'îlot conventionnel, qui inclut notamment la station de pompage, les bâtiments d'entreposage des générateurs de vapeurs usés et des boues et les réservoirs de stockage des effluents, sera également démantelé. L'opération se déroulera en 4 étapes, avec le démantèlement proprement dit puis l'assainissement des structures et des sols, la démolition "des bâtiments jusqu'à une profondeur d'au moins un mètre" et enfin la réhabilitation du site. Les rejets des effluents gazeux, liquides et radioactifs, notamment lors des "vidanges des piscines des bâtiments réacteur et des bâtiments combustible" feront "l'objet d'un contrôle", indique l'article 8. "Les opérations de démantèlement (...) sont achevées au plus tard le 30 juin 2048", est-il précisé. Ce décret intervient après un avis "favorable" de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) rendu le 29 janvier 2026 dont l'AFP a obtenu copie. EDF a pour projet de créer près du site de Fessenheim, en réutilisant des bâtiments annexes à la centrale, une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs dont l'ouverture est projetée pour 2031, ravivant des tensions et des inquiétudes dans la région.

03.05.2026 à 11:20

Le PSG tenu en échec par Lorient avant le Bayern Munich

L'Equipe TV

Les Parisiens n’ont pas préparé de la meilleure des manières leur demi-finale retour contre le Bayern Munich. Avec une équipe remaniée, le PSG a été tenu en échec à domicile par Lorient (2-2). Un résultat sans conséquence dans la course au titre, puisque Lens n’a pas réussi à s’imposer à Nice (1-1) et reste à six points des Parisiens.

03.05.2026 à 11:17

Israël : la détention de deux militants de la "Flottille pour Gaza" prolongée de deux jours

FRANCE 24

Arrêtés par Israël au large de la Grèce, deux militants de la "Flottille pour Gaza" ont été présentés dimanche devant la justice israélienne qui a prolongé leur détention de deux jours. Ils ont été informés qu'ils seraient interrogés par les renseignements intérieurs israéliens pour soupçons d'"affiliation à une organisation terroriste".

03.05.2026 à 11:09

40 000 fêtards sur un terrain militaire : un obus retrouvé à la rave party de Bourges

FRANCE24

En France, le ministre de l'Intérieur est attendu sur les lieux du "teknival de Bourges", un rassemblement illégal installé sur un ancien terrain militaire considéré comme dangereux par la préfecture. Un obus a par ailleurs été découvert à proximité. Forces de l'ordre et démineurs ont dû intervenir. Près de 40 000 fêtards étaient présents.

03.05.2026 à 11:07

"Flottille pour Gaza": deux militants devant la justice israélienne

FRANCE24

L'Espagnol Saif Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila sont arrivés dans la matinée au tribunal d'Ashkelon, ville côtière où ils sont détenus, et l"audience a commencé", a indiqué à l'AFP Miriam Azem Adalah, de l'ONG de défense des droits humains israélienne Adalah. "L'Etat a demandé de prolonger leur détention de quatre jours", a-t-elle précisé. Les avocats de l'ONG avaient auparavant pu voir les deux militants dans leur prison de Shikma. D'après Mme Adalah, ils ont décrit une arrestation d'une "extrême brutalité", et ont été informés qu'ils seraient interrogés par les renseignements intérieurs israéliens pour soupçons d'"affiliation à une organisation terroriste". Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, Saif Abu Keshek est "l'un des dirigeants" de la Conférence palestinienne pour les Palestiniens à l'étranger (PCPA), association caritative accusée par les Etats-Unis et Israël d'être affiliée au mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza. Quant à Thiago Avila, il "travaille avec PCPA et est soupçonné d'activités illégales", selon le ministère. Le Brésil et l'Espagne ont dénoncé leur arrestation, et la diplomatie espagnole a démenti tout lien entre son ressortissant et le Hamas. Israël "n'a apporté aucun élément de preuve pour appuyer cette accusation", a déclaré samedi le chef de la diplomatie espagnol José Manuel Albares, et même si c'était le cas, "il existe des voies judiciaires en démocratie, en Etat de droit", pour les relayer. Il a qualifié de "complètement illégale" et "inacceptable" l'arrestation du ressortissant espagnol dans les eaux internationales, "en dehors de toute juridiction". Quelques 175 militants de nombreuses nationalités ont été arrêtés jeudi, sur une vingtaine de bateaux de cette nouvelle flottille visant, selon ses organisateurs, à briser le blocus israélien de la bande de Gaza, où l'accès à l'aide humanitaire reste fortement restreint. L'arrestation, "menée pacifiquement" selon Israël, a eu lieu à des centaines de kilomètres de Gaza, dans les eaux internationales au large de la Crète, bien plus loin des côtes israéliennes que les précédentes interceptions de flottilles. Plusieurs pays ont dénoncé une opération "illégale". Israël a relâché tous les militants en Grèce après un accord avec ses autorités, sauf Thiago Ávila et Saif Abu Keshek.

03.05.2026 à 11:05

Au Soudan, les derniers gardiens des pyramides de Méroé resistent à la guerre

FRANCE24

La région de Khartoum au Soudan a une nouvelle fois été visée par une frappe de drone. 5 personnes qui se trouvaient dans un véhicule ont été tuées. La guerre qui a commencé il y a 3 ans est à l'origine de la pire catastrophe humanitaire au monde selon l'ONU. Et elle fragilise aussi le patrimoine mondial. Mais malgré la menace, sur l'Île de Méroé, les gardiens des pyramides sont déterminés et veillent.

03.05.2026 à 11:04

La monaie s'effondre, les prix s'envolent... L'Iran ruiné par la guerre

FRANCE24

Les deux mois de conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran pèsent sur la population. À Téhéran, l’inflation qui flambait déjà avant la guerre atteint des sommets. Récit d’Olivier Faissolle.

03.05.2026 à 11:01

Une religieuse française agressée à Jérusalem, les actes anti-chrétiens se multiplient

FRANCE24

Une religieuse française a été violemment agressée à Jérusalem. Dans une vidéo diffusée par la police israélienne, on la voit être jetée au sol et rouée de coups par un homme. Le ministre français des Affaires Étrangères, Jean-Noël Barrot dénonce un "acte odieux". La France ne peut tolérer, dit-il, ces actes anti-chrétiens qui se multiplient en Israël.

03.05.2026 à 10:58

Israël bombarde le Liban au-delà de la ligne jaune et frappe un couvent

FRANCE24

L'armée ​israélienne poursuit ses opérations contre le Hezbollah en dépit du cessez-le-feu. Des milliers de libanais installés dans le sud du pays ont été appelés à évacuer au petit matin, notamment à Nabatieh. Des bombardements ont été menés au-delà de la zone de sécurité imposée par Israël et dans laquelle l'État hébreu s'autorise des opérations quotidiennes. Précisions de Serge Berberi, correspondant de France 24 à Beyrouth.

03.05.2026 à 10:33

Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue

FRANCE24

Autant prisée par les habitants que par les touristes, cette cuisine savoureuse transforme, du matin jusqu'à tard dans la nuit, la mégapole en une cantine à ciel ouvert. Pour beaucoup de commerçants ambulants, l'avenir est incertain depuis que les autorités de cette ville de plus de dix millions d'habitants ont entrepris, il y a quelques années, de déplacer les stands installés sur les trottoirs vers des marchés dédiés. "Je suis inquiète car nous sommes ici illégalement", explique Looknam Sinwirakit, qui a écopé d'une amende de 1.000 bahts (26 euros) pour avoir obstrué une rue de Chinatown avec son stand sur lequel elle vend pour 50 bahts des gâteaux de riz gluant frits. "Dans ce quartier très animé et prisé des touristes, cela vaut le coût de prendre le risque d'être verbalisé", assure cependant la vendeuse de 45 ans à l'AFP. "Mais si on nous demande de partir, nous n'aurons pas le choix". "Pas de plan B" Non loin, Wong Jaidee, qui vend des durians, un fruit à l'odeur très forte, depuis une vingtaine d'années craint d'avoir aussi à bouger. "Je n'ai pas de plan B", se désole cet homme de 56 ans. "Bangkok est une ville chère et nous pourrions ne pas y faire face". Depuis 2022, le nombre estimé de vendeurs ambulants a chuté de plus de 60%, avec environ 10.000 vendeurs de moins désormais dans les rues, selon les chiffres de l'administration métropolitaine de Bangkok (BMA). Certains se sont installés dans des sites plus informels ou des espaces dédiés à la restauration ambulante, spécialement aménagés pour les regrouper. Mais un grand nombre a abandonné en raison de réglementations plus strictes ou faute de rentabilité, selon Kunanop Lertpraiwan, de la BMA. La municipalité a principalement visé les vendeurs qui encombrent les axes où la circulation piétonne est dense. Ceux installés dans des rues moins passantes et dans les zones prisées des touristes ont bénéficié d'une plus grande souplesse, souligne ce responsable. "Nous leur laissons du temps et nous communiquons en toute transparence avec eux", affirme-t-il à l'AFP, précisant que certains vendeurs bénéficient de plusieurs mois pour trouver un nouvel emplacement. De meilleures conditions L'un des cinq grands centres de restauration qui ont vu le jour ces dernières années compte une dizaine de vendeurs, qui étaient auparavant installés dans les rues voisines. Ils paient désormais 60 bahts par jour pour louer un stand, selon la BMA. Panissara Piyasomroj, qui vend depuis 2004 des nouilles aux joggeurs matinaux du parc, a accepté de s'y installer, notamment en raison d’un accès pratique à l'eau et à l'électricité. A l'abri sous un toit pour échapper à la chaleur, cette femme de 59 ans estime que son commerce a été "revalorisé" et "paraît plus propre". Mais pour d'autres vendeurs, la perspective de quitter un environnement familier est source d'inquiétude. "J'habite dans le coin et je suis bien ici. S'ils me demandent de partir, je ne serai pas à l'aise", reconnaît Thitisakulthip Sang-uamsap, 67 ans, qui vend des beignets de légumes frits depuis plus de 40 ans. Elle espère que le gouvernement fera preuve de clémence envers les vendeurs âgés aux faibles revenus. Les trottoirs bondés et l'odeur de calamars fraîchement grillés ou autres spécialités font partie du charme de Bangkok pour certains visiteurs sceptiques, comme Oliver Peter, un touriste allemand: "Ce serait triste s'ils disparaissaient. Ça fait partie de la culture".

03.05.2026 à 10:23

En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre

FRANCE24

Des milliers d'entre eux ont encore fait cette semaine le déplacement de Koovagam, dans l'Etat du Tamil Nadu, pour ce pèlerinage qui trouve sa source dans les textes hindous millénaires et a pris plus récemment de l'importance. Parmi les fidèles, Thilothama, une femme transgenre de 34 ans originaire de Chennai. Depuis plus de dix ans, elle travaille pour Thozi, une association de la plus grande ville du Tami Nadu, qui soutient la communauté. "J'ai besoin de vivre comme un oiseau", décrit-elle au milieu des battements de tambour et des chants qui s'élèvent du temple. "Besoin d'être libre de faire ce que je veux, bien que je sois transgenre". Son parcours personnel a nourri sa résilience. A la mort de son père, Thilothama a rompu avec sa famille qui lui reprochait sa volonté d'afficher son identité de genre et a trouvé refuge parmi ses semblables. Grâce au modeste revenu que lui offre l'association, elle a gagné une indépendance financière fragile mais dont elle est particulièrement fière. Depuis dix ans, elle n'a pas manqué un seul rendez-vous à Koovagam. "Je suis convaincue que ces rituels amènent de bonnes choses", confie la jeune femme. "Chez moi" Deux jours entiers du festival sont consacrés aux rituels. Le premier, les prêtres nouent un fil sacré autour du cou des fidèles transgenres, symbole de leur mariage avec le dieu hindou de la guerre Aravan. Le lendemain, le fil est coupé lorsqu'est célébrée sa mort. Dans toute l'Asie du Sud, la communauté des hommes qui s'identifient comme des femmes, plus connus sous le nom de "kinnars" ou "hijras", est traditionnellement reconnue comme un troisième genre. Le dernier recensement officiel, effectué en 2011, en a compté près de 500.000. La Cour suprême indienne a reconnu en 2014 à chaque personne le droit de déterminer son genre. Mais les transgenres continuent à vivre en marge de la société, victimes de discriminations et de violences. En mars dernier, le Parlement indien a adopté, au motif de renforcer leur protection, une loi qui restreint ce droit à l'autodétermination et inquiète les associations de défense des LGBTQI+. "Les gens ne me parlent d'habitude pas correctement", regrette une des participantes au festival, Anuya. "Ici, les gens me sourient, me parlent normalement", ajoute-t-elle, "les locaux qui viennent à cette fête croient que la bénédiction des transgenres apporte la prospérité". "Je me sens ici chez moi", abonde une autre, Dhanshika, tout sourire au milieu des danses et des chants.

03.05.2026 à 10:11

Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique

FRANCE24

A Katmandou, au volant de son minibus électrique de 18 places, Purushottam Adhikari reste impassible face à la crise actuelle, qu'il considère même comme une occasion de gagner plus d'argent. "Mon activité n'est pas touchée. Au contraire, de plus en plus de gens se tournent vers les véhicules électriques", se félicite ce chauffeur de 48 ans, qui parcourt chaque jour quelque 300 kilomètres sur les routes népalaises. Porté par l'essor de la production d'hydroélectricité, produite par l'eau des rivières de l'Himalaya, le Népal est le deuxième pays au monde à se tourner le plus rapidement vers les véhicules à propulsion électrique. En 2024-2025, ce pays himalayen de 30 millions d'habitants, a importé quelque 13.500 véhicules électriques, soit deux fois plus que les véhicules thermiques. A titre de comparaison, il y a dix ans, seuls 7 véhicules électriques avaient été importés, selon les chiffres du gouvernement. Depuis fin février, le prix des produits pétroliers au Népal a quasiment doublé, entraînant une hausse du coût des transports. Pas de pénurie "Une recharge complète me coûte 8 dollars (6,80 euros) contre plus de 66 dollars (56,30 euros) pour un véhicule diesel", souligne M. Adhikari qui n'a pas augmenté ses prix depuis l'offensive des Etats‑Unis et d'Israël contre l'Iran il y a deux mois. La multiplication des bornes de recharge sur les grands axes facilite les trajets longue distance en véhicules électriques et encourage conducteurs et passagers à sauter le pas. Susmita Bishowkarma, 20 ans, a opté pour ce mode de déplacement car il est plus "respectueux de l'environnement". De plus, "c'est confortable et relativement bon marché", confie-t-elle à l'AFP en prenant place dans le minibus Joylong A6, fabriqué en Chine, de M. Adhikari. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Bangladesh et le Pakistan, non loin du Népal, connaissent de sérieux problèmes d'approvisionnement. Dans les deux pays, les automobilistes patientent parfois des heures dans les stations‑service pour faire le plein. Le Népal, qui importe l'intégralité de ses produits pétroliers, a jusqu'ici évité les pénuries. "L'une des principales raisons est la pénétration croissante des véhicules électriques sur les routes népalaises", a expliqué à l'AFP Govind Raj Pokharel, expert en énergies alternatives. A Katmandou, taxis et voitures silencieux, sans émissions de gaz d'échappement, sont désormais monnaie courante. Les responsables de la circulation estiment que jusqu'à 60% des minibus qui entrent dans la capitale par les principaux axes sont désormais électriques. Le Népal compte quelque 50.000 véhicules électriques sur 6,2  millions de véhicules motorisés en circulation, selon un responsable du ministère des Transports. Demande supérieur à l'offre Le porte-parole des douanes, Kishor Bartaula, affirme que ce nombre va augmenter, des centaines d'engins électriques attendant actuellement d'être dédouanés avant d'entrer dans le pays. Le gouvernement entend remplacer les quelque 10.000 véhicules endommagés lors des émeutes de l'an dernier par des automobiles électriques, conformément à sa politique d'énergie verte, a déclaré à l'AFP Amrit Lamsal, porte-parole du ministère des Finances. Les concessionnaires affirment que la demande est désormais supérieure à l'offre. "Il devient même difficile d'y répondre", affirme Ritima Pandey, responsable des relations clients chez Venture Motors, qui vend des vans électriques Kawei fabriqués en Chine. "Avec la hausse du prix du diesel, beaucoup de personnes viennent échanger leurs véhicules thermiques contre des vans électriques", souligne-t-il. Les écoles et les universités envisagent également d'acquérir des flottes électriques, selon le concessionnaire Dinesh Raj Pandeya, signe d'un changement qui dépasse le cadre des simples trajets individuels. Pour l'expert en énergies Govind Raj Pokharel, les décideurs doivent désormais capitaliser sur cette dynamique en encourageant la fabrication et l'assemblage de véhicules électriques dans le pays. C'est un moyen d'avoir "une solution sur le long terme". La Chine voisine domine actuellement le marché népalais des véhicules électriques, représentant plus de 75% des importations.

03.05.2026 à 10:03

Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité

FRANCE24

A six mois des élections de mi-mandat, qui renouvelleront une partie du Congrès américain, les démocrates espèrent bien reprendre le contrôle de la Chambre des représentants. Mais le Sénat représente un défi autrement plus grand. Dans cet affrontement, Graham Platner pourrait jouer un rôle décisif: cet ancien soldat des Marines de 41 ans, qui évoque avec émotion son opposition à la guerre après avoir servi en Afghanistan et en Irak, convoite un siège clé au Sénat dans le Maine. Il y sera opposé à Susan Collins, sénatrice républicaine sortante, élue de longue date et jugée vulnérable. Encore inconnu il y a un an, Graham Platner a sillonné cet Etat du nord-est, portant un message combatif et anti-establishment. Les révélations concernant un tatouage de crâne, ressemblant à un symbole nazi, ainsi qu'une série d'anciens messages sur les réseaux sociaux dans lesquels il tenait des propos jugés problématiques sur les agressions sexuelles ou les homosexuels, n'ont pas eu raison de sa candidature. Au contraire: en se retirant jeudi de la course à l'investiture démocrate, la gouverneure actuelle Janet Mills, sa principale rivale à la primaire, lui a laissé le champ libre pour tenter de renverser Susan Collins en novembre. Mains calleuses Pour Andrew Koneschusky, directeur de l'agence de relations publiques Beltway Advisors, le succès de l'ostréiculteur reflète l'aspiration des électeurs à plus d'"authenticité". "Ils ne veulent plus de candidats robots, formatés par les sondages", souligne-t-il. Depuis des années, nombre de militants démocrates réclament des candidats ordinaires, non plus issus des meilleures universités mais plutôt de la classe ouvrière, à même de toucher des électorats acquis à Donald Trump, comme les hommes blancs non diplômés. Avec son passé militaire, ses mains calleuses et son franc-parler, Graham Platner semble cocher les cases. Mais les polémiques qui ont jalonné sa campagne illustrent les risques de présenter des candidats sans expérience politique. L'ostréiculteur s'est défendu en attribuant son tatouage à une erreur de jeunesse lors de ses années chez les Marines et ses messages sur les réseaux sociaux à une période difficile après son retour de mission. Plusieurs grandes figures démocrates, comme Chuck Schumer, leur chef au Sénat, avaient ainsi fait le choix de la sécurité en soutenant Janet Mills. Les sondages leur ont donné tort: à 78 ans, la gouverneure incarne l'ancienne garde du parti et les électeurs souhaitent tourner la page. "Les électeurs n'aiment pas quand les figures de l'establishment adoubent un candidat", observe Andrew Koneschusky. Pas dans les cases La débâcle de la présidentielle 2024 a laissé les démocrates face à une question stratégique qui n'est toujours pas tranchée: faut-il virer à gauche ou mettre la barre au centre pour incarner la stabilité et la modération face aux outrances de Donald Trump? Le succès l'an dernier de figures modérées comme Abigail Spanberger et Mikie Sherrill, qui ont remporté de manière convaincante des élections au poste de gouverneur en Virginie et dans le New Jersey, ont semblé plaider pour la dernière option. Mais l'irruption de candidats comme Graham Platner vient désormais conforter ceux qui, au sein du parti, militent pour accueillir des personnalités qui ne rentrent pas dans les cases progressistes traditionnelles. Bob Brooks, un pompier qui se présente en Pennsylvanie, en est un autre exemple. Egalement présenté comme capable de séduire les électeurs de la classe ouvrière, le candidat à la Chambre s'est heurté à des critiques de militants démocrates en raison de propos défendant le droit de posséder des armes après une tuerie, un sujet sensible. On peut également citer James Talarico, qui tente sa chance au Sénat au Texas. Ce pasteur blanc de 36 ans, qui entend ne pas laisser l'exclusivité d'un discours chrétien à la droite, est devenu une étoile montante démocrate en affrontant les républicains sur leur propre terrain. Dans un Etat acquis depuis longtemps aux conservateurs, le défi est immense. Mais, pour Matt Bennett, du groupe de réflexion centriste Third Way, "si quelqu'un peut y arriver, c'est bien lui".
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