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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

04.09.2026 à 16:51

Le diesel atteint de nouveaux records aux Etats-Unis, renforçant l'inquiétude sur le coût de la vie

FRANCE24

Ce carburant a ainsi atteint 5,85 dollars (5 euros) le gallon (3,8 litres), selon les données publiées par l'association automobile américaine (AAA), battant le record précédent qui remontait à 2022, alors en contrecoup de l'invasion russe de l'Ukraine. Les prix de l'énergie ont bondi depuis le déclenchement par les Etats-Unis d'une guerre contre l'Iran, Téhéran ayant notamment riposté en bloquant le détroit d'Ormuz, axe maritime majeur pour le transport d'hydrocarbures. S'ils ont depuis reflué - comparé au plus au plus haut atteint début avril, au plus fort du conflit -, les cours du pétrole brut restent autour de 90 dollars le baril. Mais ce sont surtout les capacités de raffinage qui posent question: les raffineries du Golfe ont subi plusieurs attaques ces derniers mois et les navires transportant du pétrole ou ses dérivés sont moins nombreux à franchir le détroit qu'avant le conflit. Dans le même temps, les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes a fait chuter la production de produits raffinés provenant de cette région, réduisant un peu plus la disponibilité. Conséquence: le problème est mondial et les prix des carburants augmentent partout: le litre de sans plomb au Royaume-Uni a ainsi atteint 163 pence (environ 1,90 euro) et le diesel 185 pence (2,15 euros) vendredi, au plus haut depuis la début de la guerre au Moyen-Orient, et les prix devraient encore augmenter, estime le Club automobile britannique RAC. En France, le SP95-E10, carburant le plus consommé, a atteint 2,090 euros le litre, au plus haut là encore depuis le début de la guerre, selon un calcul de l'AFP à partir de données gouvernementales. Fin juillet, le patron d'ExxonMobil, Darren Woods, expliquait sur CNBC que l'industrie faisait face à "des contraintes de capacité des raffineries". "Les prix à la pompe sont établies par la demande et la livraison des produits raffinés, pas du brut", entraînant dans le contexte actuel une décorrélation entre prix du pétrole et de l'essence, avait-t-il ajouté. Pression sur l'inflation Pour tenter de combler ce déficit, les raffineries américaines tournent à 98% de leurs capacités. Mais dans le même temps, selon plusieurs experts, des pays tels que la Chine ou l'Inde, autres producteurs majeurs de produits raffinés, limitent volontairement l'exportation de leurs productions. Dans les stations-service américaines, l'essence ordinaire est aussi repartie à la hausse ces derniers temps, à 4,15 dollars le gallon en moyenne. Cela reste néanmoins inférieur au record pour cette catégorie (5,05 dollars), qui avait également été touché en 2022, selon l'association. La question du diesel est d'autant plus sensible aux Etats-Unis que le carburant est consommé à 75% par le secteur des transports et 14% par les industries et l'agriculture, la consommation des ménages étant comparativement minime, selon les données de l'administration américaine de l'énergie (EIA). Les transports et l'industrie sont d'ores et déjà des secteurs concernés par une forte hausse de leurs coûts, rappelait mercredi la Réserve fédérale américaine (Fed), dans sa revue régulière sur les conditions économiques du pays, le "Livre beige". Les Américains doivent d'ores et déjà faire face à une inflation persistante, à 3,4% en juillet selon l'indice CPI, et le maintien des coûts de l'énergie à un niveau élevé ne laisse pas entrevoir de répit sur ce front, même si les entreprises admettent avoir de plus en plus de difficulté à répercuter ces coûts sur le prix final. Selon l'Alliance américaine des épiceries indépendantes, le carburant représente entre 15% et 30% du total des coûts pour certains produits alimentaires. "C'est très négatif pour la profession", a pointé Derrick Austin, agriculteur de Caroline du Nord (est) interrogé par l'AFP, d'autant que "les prix des engrais vont rester élevés jusqu'au moins l'année prochaine à cause du détroit d'Ormuz". "Nous devons récupérer le maïs et le soja dans les champs et planter le blé", a-t-il ajouté, "c'est très décourageant".

04.09.2026 à 16:48

Tunisie : la Cour de cassation confirme les peines des 34 condamnés pour "complot"

FRANCE24

🇹🇳 La Cour de cassation tunisienne confirme les lourdes peines contre 34 accusés dans l’affaire du "complot contre la sûreté de l’État". Une décision qui anéantit les derniers espoirs des familles. Une cour estivale annoncée trois jours avant l’audience laissait présager une décision rapide.

04.09.2026 à 16:48

États-Unis : la Maison Blanche transforme les expulsions de migrants en jeu vidéo

FRANCE24

La Maison Blanche a mis en ligne cinq jeux vidéo rétro pour promouvoir plusieurs thèmes de l'administration Trump. Parmi eux, un jeu inspiré de "Snake" où le joueur doit rattraper des migrants pour les expulser, et un autre, inspiré de "Tetris", qui consiste à construire un mur à la frontière mexicaine.

04.09.2026 à 16:45

Après l'accord chez Volkswagen, les salariés dans le flou sur l'avenir des usines allemandes

FRANCE24

Le groupe aux dix marques (VW, Audi, Porsche, Seat, Skoda...) a annoncé jeudi soir un accord à l'unanimité du conseil de surveillance, son instance de contrôle où siègent des représentants de salariés et d'actionnaires, sur un plan d'avenir comprenant, entre autres mesures, la suppression de 15% de ses effectifs dans le monde. Volkswagen fait face depuis plusieurs années à une demande atone, une progression plus lente qu'espérée du segment électrique, et une féroce compétition des constructeurs chinois. Le plan comprend une réduction drastique des effectifs et une refonte en profondeur de son organisation, mais laisse encore plusieurs questions en suspens. A commencer par l'avenir de plusieurs usines allemandes sous-utilisées à cause de la faiblesse de la demande, à Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm. Les membres du conseil se sont accordés sur l'existence d'une surcapacité de production de 500.000 véhicules en Europe, et sur le fait "qu'aucune charge de production ultérieure compétitive" ne pouvait actuellement être garantie" pour ces quatre sites "entre 2031 et 2034". Volkswagen n'a toutefois pas franchi l'étape politiquement et socialement explosive d'une fermeture. Lars Bochmann, 50 ans, qui a passé toute sa carrière professionnelle dans l'usine Volkswagen de Zwickau (est), a estimé que l'accord était "totalement insuffisant". "Nous nous attendions au moins à ce que les gens parlent franchement", a-t-il dit à l'AFP. "Qu'ils ne se contentent pas de faire patienter les gens, mais qu'ils soient directs et qu'ils disent clairement si le site a un avenir ou non". Selon Volkswagen, "des possibilités d'utilisation alternative" sont actuellement examinées. -"Tout pourrait s'arrêter"- La fermeture d'usines serait un coup dur pour de nombreux équipementiers automobiles du Mittelstand allemand (PME), déjà durement touchés par la crise que traverse l'automobile. Denny Pohl, logisticien chez l'assembleur de pneus et de roues Radsystem, a indiqué à l'AFP qu'environ 80% du chiffre d'affaires de l'entreprise provenait de l'usine de Zwickau. Elle "est importante pour toute la Saxe, pour toute l'Allemagne", a-t-il estimé, craignant que l'incertitude sur les commandes les pousse à moins investir, en sachant que "dans cinq ans tout pourrait s'arrêter". Pour des PME très liées au géant Volkswagen, une chute des commandes entraînerait un fort ralentissement de leur activité, a prévenu auprès de l'AFP un équipementier automobile européen. Martin Lehmann, qui travaille à Zwickau depuis 2012, passé par les services informatiques et la planification, espère qu'une fermeture d'usine n'aura jamais lieu. "Il y a tellement de passion, de coeur, d'âme et de tradition liés à ces emplois", a-t-il confié. "Si (l'usine de Zwickau) devait fermer et que nous ne fabriquions plus de voitures ici, il serait impossible de compenser ce que nous perdrions", a-t-il ajouté. "Tout dépend de l'avenir de cette usine". A rebours de ces inquiétudes, les investisseurs accueillaient vendredi avec enthousiasme l'annonce surprise d'un accord, le titre VW bondissant vers 14H30 GMT de 7,3% à la Bourse de Francfort. Pour les analystes de Deutsche Bank, c'est une "avancée fondamentale et un résultat bien meilleur que ce que l'on craignait".

04.09.2026 à 16:45

George Lucas dévoile une galaxie d'oeuvres d'art dans son nouveau musée de Los Angeles

FRANCE24

Le créateur de "Star Wars" et d'"Indiana Jones" a rappelé que le projet lui avait pris près de deux décennies et s'était heurté à de nombreux obstacles. "Je suis habitué à faire l'impossible", mais "cette fois, cela a presque brisé ma volonté", a-t-il déclaré mercredi lors de la présentation du Lucas Museum of Narrative Art à la presse. Il ouvrira ses portes au public le 22 septembre. Un vaisseau N-1 Starfighter jaune issu de "Star Wars, épisode I : La Menace fantôme" (1999) accueillera les visiteurs, qui pourront ainsi plonger dans l'univers de la saga culte. Mais le musée va bien au-delà de "Star Wars". George Lucas, 82 ans, a décrit ce nouveau musée comme le "temple de l'art du peuple". Il a notamment souligné qu'il était très important pour lui de rendre hommage aux illustrateurs. "Une image a énormément de pouvoir, et les histoires aussi. Lorsque vous les combinez, ces deux éléments créent une société", a-t-il déclaré. "Et c'est pour cela que je voulais construire cet endroit: parce que l'art narratif crée un groupe de personnes partageant un système de croyances commun, et que ce système leur permet de travailler ensemble plutôt que de s'entretuer", a-t-il ajouté.

04.09.2026 à 16:37

Réunions d'extrême droite et "surveillance": à Paris, la Maison de l'Argentine dans la tourmente

FRANCE24

Située sur le prestigieux campus de la Cité internationale Universitaire de Paris, la Maison de l'Argentine est dans la tourmente depuis la nomination en 2024, par le gouvernement du président argentin ultralibéral Javier Milei, de l'avocat franco-argentin Santiago Muzio comme directeur. "C'est une mini-dictature", on y vit dans "une peur constante", "sans liberté d'expression", confie à l'AFP une ancienne pensionnaire durant l'année scolaire 2025-2026. "Nous sommes tous scandalisés, c'est horrible ce qui se passe dans cette maison", renchérit le directeur d'une autre des 47 résidences de la "Cité U". Tous deux, comme bon nombre des sources interrogées par l'AFP, ont souhaité garder l'anonymat par peur de la réaction du directeur de l'établissement, un avocat décrit par ces interlocuteurs comme "intelligent" et "habile". Ce fervent catholique dirigeait depuis 2020 l'antenne madrilène de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques (Issep), école privée fondée par l'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal, nièce de Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national pour la présidentielle de 2027. Face aux préoccupations croissantes sur la gestion de "la Casa", la Mairie de Paris a demandé le 30 juillet au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, une "enquête" et une intervention auprès de Buenos Aires. "Nous avons des échanges en cours avec les autorités argentines et leurs représentants à Paris", a seulement commenté M. Barrot mardi en conférence de presse, sans plus de détails. La déléguée générale de la fondation qui gère la Cité U, Blandine Sorbe, a indiqué à l'AFP travailler à ce que la question "soit abordée" au niveau diplomatique, dans le contexte de la visite de Javier Milei à Paris prévue fin septembre-début octobre. Ni la Maison, ni son directeur, ni le ministère argentin du Capital humain qui a autorité sur le lieu, n'ont pour l'heure répondu aux questions de l'AFP, pas plus que les ministères français de l'Intérieur et de l'Enseignement supérieur. "Peur" Située au sud de Paris, la Cité U accueille chaque année 12.000 étudiants, chercheurs et artistes de 150 nationalités. Ils vivent dans des résidences gérées par leur pays d'origine ou par des organismes français. La Maison de l'Argentine a ouvert en 1928 et est connue pour avoir hébergé de nombreux intellectuels comme le célèbre écrivain Julio Cortázar. Ses résidents paient aujourd'hui entre 620 et 1.210 euros de loyer mensuel. "La Casa était un espace de convivialité, de culture et d'art. Aujourd'hui, c'est un lieu de peur, de contrôle, de surveillance, de caméras", explique un autre résident de l'année académique passée. Ce "contrôle" ne concerne que les Argentins, précise-t-il. Les pensionnaires dénoncent une limitation d'accès aux espaces communs, comme le salon qu'ils utilisaient comme lieu de rencontre, ainsi qu'au barbecue, épicentre de la vie sociale en Argentine. La peur les conduit même à parler "à voix basse" dans la Maison. L'une des premières décisions de M. Muzio a été de ne pas signer la "Charte des valeurs" de la Cité U devant être signée depuis 2022 par les dirigeants de tous les pavillons. Celle-ci défend notamment le respect des droits humains, de la vie privée, et interdit les discriminations fondées sur le genre ou orientation sexuelle. "C'est vraiment un précédent", explique à l'AFP Laurent Schneider, le président de la conférence des directeurs de maisons. Lorsqu'il l'a interrogé sur ses motivations, M. Muzio lui a répondu qu'il ne pouvait pas signer "en conscience" un document qui reconnaît l'égalité de genre et la non-discrimination en fonction de l'orientation sexuelle. Une source qui connait bien la résidence assure que le directeur a retiré des affiches de défense des droits LGBT. "Persécution politique" Mais le véritable "point de rupture" a été le retrait en février d'une plaque "en hommage aux 30.000 disparus et victimes du terrorisme d'Etat (1974-1983)" en Argentine, sous prétexte de travaux. En réponse, les résidents ont organisé, à la Maison de l'Allemagne, un hommage aux disparus. La direction de la Cité U a également réagi en réinstallant une même plaque ailleurs sur le campus. Mais, quelque mois plus tard, 13 des résidents s'étant mobilisés n'ont pas été autorisés à rester dans la Maison durant l'été, comme c'est pourtant l'usage, raconte à l'AFP Salvador Calanni, vice-président du comité des résidents, lui-même concerné par cette mesure qu'il ressent comme une "persécution politique". Une dizaine d'entre eux ont pu être accueillis dans d'autres maisons cet été, assure Blandine Sorbe. Pour l'année universitaire 2026-2027, 42 personnes souhaitant résider à "la Casa" ont vu leur candidature rejetée, à l'issue d'un processus de sélection controversé. Pourtant bénéficiaire de la prestigieuse bourse de recherche de l'Union européenne "Marie Skłodowska-Curie", Salvador Calanni a de nouveau été écarté. Avec cinq autres candidats déçus, il a contesté la décision auprès du ministère argentin du Capital humain, estimant avoir été écarté "par une décision discrétionnaire", selon le recours consulté par l'AFP. "Internationale réactionnaire" Les étudiants ne sont pas les seuls concernés. Après son arrivée, M. Muzio a licencié l'un des quatre employés permanents et deux autres ont quitté leur emploi. "La confiance n'y est pas", assure M. Schneider. "Nous avons en face de nous quelqu'un qui n'a pas la même position que nous vis-à-vis des étudiants", ajoute-t-il. Le directeur d'une autre résidence est plus direct: "On ne peut pas leur confier un résident. Vous imaginez qu'il se retrouve avec une réunion de l'extrême droite à la Maison?" En novembre, deux groupes de réflexion ultraconservateurs polonais et hongrois y ont présenté le projet "The Great Reset" ou "Grande réinitialisation", un plan consistant à démanteler ou entraver l'Union européenne, comme l'a révélé le média indépendant Basta!, classé à gauche. En mai, alors que la France débattait sur une loi sur la fin de vie, adoptée en juillet, des politiques d'extrême droite français et d'autres acteurs ultraconservateurs ont organisé dans l'établissement un débat intitulé "Protège la dignité en fin de vie: stop à l'euthanasie en Europe". En mars, la sénatrice franco-argentine Sophie Briante Guillemont avait demandé au gouvernement s'il envisageait de prendre des mesures afin que les "infrastructures" de la Cité U "ne puissent pas être utilisées à des fins étrangères à sa mission" universitaire. Le ministère de l'Intérieur n'a toujours pas répondu. "Milei fait partie de ce qu'on appelle l'+internationale réactionnaire+. Il est légitime de savoir ce qui se passe à l'intérieur de cette maison, où on aborde visiblement des sujets qui peuvent concerner la politique nationale française et même européenne", fait valoir la sénatrice. Difficile réponse En réponse, M. Muzio invoque la liberté d'expression et défend le fait que les réunions organisées sur place sont privées et permettent d'obtenir des fonds pour le fonctionnement de la Casa, précise Mme Sorbe. Les marges de manœuvre de la Cité U semblent limitées. La fondation qui gère le campus prévoit de renforcer le "cadrage éthique" pour fixer des limites à ce qui est acceptable sur le campus, et de communiquer davantage sur les "procédures d'alerte" et les "canaux de signalement" existants, selon la déléguée générale. Concernant la "dizaine" de cas de discrimination signalés jusqu'à présent à la Casa --la plupart "en raison d'une orientation politique" et un "en raison de l'orientation sexuelle"--, elle précise que la fondation n'a pas recueilli "suffisamment d'éléments" pour les corroborer d'un point de vue légal. Principal obstacle à toute action: la Maison de l'Argentine est dirigée par le ministère argentin du Capital humain et, contrairement à la quasi-totalité des maisons, ne dispose pas d'un conseil d'administration où siègent des représentants de la Cité Universitaire exerçant des fonctions de contrôle. Depuis les années 2010, la Cité U cherche à faire de la Maison de l'Argentine une fondation reconnue d'utilité publique, comme c'est le cas pour les autres. Mais la "régularisation de la situation juridique ne dépend pas que de nous, c'est vraiment un sujet de discussion bilatérale et diplomatique", insiste la déléguée générale.

04.09.2026 à 16:23

Macron trace une feuille de route pour le handicap, les associations déçues

FRANCE24

"Toutes les avancées sont réelles (...) Pour autant beaucoup reste à faire", a concédé le chef de l'Etat, après avoir dressé le bilan de son action, en clôture de la 3e Conférence nationale du handicap de son double quinquennat à Bobigny. "Trop de personnes se heurtent encore à des obstacles qui limitent leur autonomie, compliquent leur quotidien", a-t-il relevé. L'accessibilité à l'école, à l'emploi, au numérique est "une condition de l'égalité", a-t-il martelé. Emmanuel Macron, qui a fait du handicap une de ses priorités depuis 2017, a présenté une série d'"axes d'efforts", déclinés en 65 mesures, qui doivent être mis en musique par le gouvernement d'ici la fin de l'année. Il "souhaite des objectifs clairs pour simplifier tous les gestes du quotidien, pouvoir payer seul, traverser la rue en sécurité, accomplir ses démarches en ligne et sans assistance". Cela doit passer par des "terminaux de paiement accessibles", la "généralisation des télécommandes vocales pour les feux sonores" ou des "sites internet pleinement accessibles". "Vous pouvez compter sur moi" Le chef de l'Etat, dont la marge de manoeuvre est limitée, à huit mois de la fin de son mandat, dans un contexte budgétaire en outre très tendu, a fait peu d'annonces concrètes. "C'était un discours de fin de quinquennat, sans moyens financiers, donc on reste sur notre faim", a ainsi regretté auprès de l'AFP Arnaud de Broca, président du collectif Handicaps qui rassemble une cinquantaine d'associations. Il salue toutefois le lancement d'une réflexion sur l'aide humaine (aide d'une autre personne pour effectuer les gestes du quotidien), un sujet prioritaires pour de nombreuses associations. Le président Macron a également évoqué le lancement "dès la fin de l'année" d'une nouvelle stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (TND), dont l'autisme, visant à "mieux repérer et accompagner dès le plus jeune âge" les personnes concernées. Il a aussi cité la nécessité de continuer à soutenir l'accès à l'emploi des personnes en situation de handicap, avec notamment un "objectif de 20.000 bénéficiaires" pour l'emploi accompagné. "Vous pouvez compter sur moi", "jusqu'au dernier quart d'heure", a lancé le chef de l'Etat, souhaitant que la question du handicap soit aussi "au coeur de la campagne" présidentielle. Un comité de mise en œuvre et de suivi de ces projets doit être installé fin septembre. Frustration Pas de quoi suffire à rassurer les associations. Il s'agit de "beaucoup de préconisations et il n'y a pas d'éléments chiffrés donc on reste frustré", a réagi auprès de l'AFP Luc Gateau, président de l'Unapei (handicap intellectuel). La Fédération Paralysie Cérébrale France a elle dénoncé dans un communiqué une "longue litanie de mesures pour la plupart déjà connues" et "dont on peine à voir concrètement les effets sur le terrain". Elle rappelle que "l'écosystème du handicap vit une crise profonde des modèles d'accompagnement". Et la CNH n'y "apporte aucune réponse". Lors de la précédente, le gouvernement avait notamment annoncé la création de 50.000 solutions d'ici 2030 pour des enfants et des adultes sans réponse adaptée à leurs besoins (nouvelles places, soutien à domicile, etc.). Déjà 27.000 ont été déployées. En France, entre 5,7 millions et 18,2 millions de personnes de cinq ans et plus présentent un handicap, allant d'une limitation fonctionnelle à des pathologies très lourdes, selon les derniers chiffres officiels.

04.09.2026 à 16:13

Wall Street en baisse, s'inquiète d'un rapport sur l'emploi jugé trop bon

FRANCE24

Vers 14H00 GMT, le Dow Jones cédait 0,40% et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,15%. Seul le Nasdaq parvenait à grappiller 0,08%. "Le rapport sur l'emploi du mois d'août vient bousculer les équilibres en matière de politique monétaire", assure Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com. Le chômage est resté bas le mois dernier aux Etats-Unis, à 4,1%, tandis que les embauches ont rebondi avec 162.000 créations nettes d'emplois, le triple de ce qu'attendaient les marchés. Les créations d'emplois pour les mois de juin et juillet ont par ailleurs été révisées à la hausse, rapporte le service statistique du ministère américain du Travail. "C'est certainement trop favorable pour que la Fed l'ignore", assure auprès de l'AFP Jack Ablin du gestionnaire de fortune Cresset, estimant qu'il "est pratiquement acquis que la Fed relèvera ses taux dans quelques semaines". La banque centrale dispose d'un double mandat lui enjoignant à la fois de viser le plein emploi et maintenir la hausse des prix autour de 2% à long terme. Les inquiétudes sur la santé du marché du travail écartées, elle peut donc se concentrer sur l'inflation, qui reste nettement au-dessus de sa cible. "L'une des expressions déroutantes issues de Wall Street est qu'"une bonne nouvelle, c'est une mauvaise nouvelle", et c'est exactement ce qui s'est produit ce matin", souligne Chris Zaccarelli, de Northlight Asset Management. Partagés la veille sur la décision que prendra la Réserve fédérale lors de sa réunion de septembre, les investisseurs sont désormais une majorité à anticiper une hausse de taux, selon l'outil de veille CME FedWatch. Une politique monétaire restrictive est généralement défavorable pour les entreprises, ce qui déplaît à Wall Street. Dans ce contexte, vers 14H00 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à 4,78%, contre 4,77% à la clôture la veille et 4,75% avant la publication du rapport du ministère du Travail. Pour Chris Zaccarelli, "il n'est pas acquis que la Fed relèvera ses taux le 16 septembre", à l'issue de sa prochaine réunion, mais "les raisons de relever les taux d'intérêt (pour lutter contre l'inflation) sont nombreuses". Les investisseurs prendront connaissance dans les prochains jours de nouveaux indicateurs sur le niveau de prix aux Etats-Unis. Mais ceux-ci ne s’appuieront sur les données d'août et ne comptabiliseront donc que partiellement la nouvelle flambée des prix du pétrole avec la reprise des hostilités au Moyen-Orient. Côté entreprises, l'équipementier sportif Lululemon Athletica plongeait de 17,16% à 100,87 dollars après avoir partagé ses prévisions pour le trimestre en cours, nettement en deçà des attentes. Le marché sanctionnait aussi des résultats décevants. L'armurier Smith & Wesson (+0,31% à 12,87 dollars) était lui en petite hausse grâce à un trimestre supérieur aux estimations.

04.09.2026 à 16:08

Crue au Népal : témoignage de Sanjay Sah, l'un des deux ouvriers secourus

FRANCE24

Après avoir été ensevelis lors de la crue ce 26 août, deux ouvriers népalais ont pu être secourus aujourd'hui. Ils ont passé 9 jours sous terre et, à présent, leur pronostic vital n'est plus engagé.

04.09.2026 à 16:02

Italie : record de longévité pour Giorgia Meloni, qui a su "vendre son image de stabilité"

FRANCE24

Première femme à la tête du gouvernement italien, Giorgia Meloni fête ce vendredi 4 septembre un record de longévité à ce poste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, renforçant sa "crédibilité" pour lancer sa campagne électorale pour les législatives de 2027. "1 413 jours, c'est plus que le record de son mentor Silvio Berlusconi. Elle a réussi à imposer son tempo en Europe, en vendant son image de stabilité", analyse notre cheffe du service Europe Caroline de Camaret. "Mais dans un contexte particulier : Giorgia Meloni a une mainmise forte sur les médias..."

04.09.2026 à 15:51

Le siège des services de sécurité ukrainiens frappé par un drone russe dans le centre de Kiev

FRANCE 24

La Russie a frappé vendredi le siège des services de sécurité ukrainiens, situé dans le centre historique de Kiev, faisant au moins sept blessés. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vouloir "apporter une réponse appropriée" à Moscou.

04.09.2026 à 15:44

Archéologie du genre : réécrire l’histoire au féminin

Laure MANENT

Longtemps, tous les archéologues étaient des hommes, et ils imaginaient les sociétés du passé à l’aune de celles dans lesquelles ils vivaient : patriarcales, avec des femmes au foyer en charge de l’éducation des enfants et des hommes à la chasse ou à la guerre. Mais ces trente dernières années, la profession s’est beaucoup féminisée et la science a progressé à pas de géant.

04.09.2026 à 15:43

En Tunisie, après un été de pénuries d'eau et d'électricité : "La situation est désespérée"

Nora Litoussi

Coupures d'eau et d'électricité à répétition, files d'attente pour quelques bouteilles, élevages avicoles décimés par la chaleur : des millions de Tunisiens ont vécu cet été au rythme des pénuries. Nos Observateurs dénoncent des années de sous-investissement. Le président tunisien dénonce, lui, des "actes de sabotage délibérément planifiés".

04.09.2026 à 15:37

Loi intégrale sur les violences sexuelles: "le budget ne sera pas un blocage", assure Bergé

FRANCE24

"Ça ne sera pas un blocage", a affirmé Aurore Bergé lors d'un entretien avec l'AFP, en référence au coût estimé de la loi intégrale, qui arrive lundi en commission spéciale à l'Assemblée nationale avant son examen en séance publique dans l'hémicycle début octobre. Les parlementaires qui ont travaillé sur la proposition de loi estiment son coût à trois milliards d'euros par an entre 2027 et 2032. "L'objectif, c'est qu'on y réponde", a indiqué la ministre, assurant que son budget serait "en nette augmentation pour l'année 2027", tout comme celui des ministères de la Justice, de l'Intérieur et de l'Education nationale, "parce que ces ministères ont un rôle clé à jouer sur la détection, le repérage, les sanctions et évidemment les moyens d'enquête", prévus par la loi intégrale. Le but de cette loi intégrale est de couvrir toute la chaîne des violences : de la prévention au repérage des victimes jusqu'au jugement des auteurs. La proposition de loi déposée le 11 août par la députée PS Céline Thiébault-Martinez comprend 69 articles, qui s'inspirent de 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. L'affaire Lyhanna, du nom de la collégienne retrouvée morte en juin, a brutalement remis la loi intégrale à l'agenda politique avec des rassemblements organisés chaque lundi devant des tribunaux en régions et devant le ministère de la Justice à Paris. "Ça a été un long cheminement et un long parcours", a commenté Aurore Bergé, saluant "le travail engagé par les associations féministes et enfantistes". "Ce qu'il faut parvenir à préserver, c'est vraiment la question de la détection et du repérage", selon la ministre, qui s'est notamment félicitée de l'article 19 faisant de l'inceste un crime autonome et étendant cette qualification aux cousins. Interrogée sur le calendrier, alors que l'examen de la loi, initialement attendue le 28 septembre en séance extraordinaire a été repoussé à début octobre, la ministre assure que le texte sera "le seul examiné avant le budget", et en prenant "le temps nécessaire". Selon elle, "il n'y a pas un groupe politique parlementaire qui va s'amuser à jouer le jeu de l'obstruction et déposer des milliers d'amendements pour empêcher qu'on puisse aller au bout, personne n'a intérêt et personne ne comprendrait".

04.09.2026 à 15:30

Italie : comment expliquer le record de longévité de Giorgia Meloni au pouvoir ?

FRANCE24

Première femme à la tête du gouvernement italien, Giorgia Meloni fête aujourd'hui un record de longévité à ce poste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce qui appuie sa "crédibilité" pour lancer sa campagne pour les élections législatives de 2027.
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