Vers 14H00 GMT, le Dow Jones s'octroyait 0,14%, l'indice Nasdaq avançait de 0,73% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,30%.
"On craignait qu'un rapport sur l'emploi nettement plus solide ne donne à la Fed des raisons supplémentaires de relever ses taux lors de sa réunion de septembre", commente auprès de l'AFP Sam Stovall, du cabinet CFRA.
"Cependant, les chiffres d'aujourd'hui, bien plus faibles que prévu, ont écarté cette possibilité", juge-t-il.
Au mois de juillet, le marché de l'emploi américain a perdu 23.000 postes, là où les analystes tablaient sur une hausse de l'ordre de 83.000.
Les statistiques officielles mettent aussi en avant une forte révision à la baisse des créations d'emplois en mai et juin (-103.000).
Le taux de chômage a lui reculé à 4,1% le mois dernier.
Avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie, les experts "s'attendaient à ce que la Fed n'ait d'autre choix que de relever ses taux pour lutter contre une inflation obstinément élevée, en raison de la grande vigueur du marché de l'emploi, mais ce rapport montre que ce n'est pas le cas", assure Chris Zaccarelli, analyste de Northlight Asset Management.
"L'ampleur de ce recul suggère que le marché du travail pourrait perdre de son élan et ne peut plus être considéré comme le pilier de la croissance", note Charlie Ripley, stratégiste pour Allianz Investment Management.
Désormais tiraillée entre ses deux mandats - viser le plein emploi et modérer la hausse des prix -, la banque centrale devrait opter pour un nouveau statu quo sur ses taux en septembre, selon les prédictions du marché.
Celles-ci pourraient encore évoluer au gré des prochains indicateurs économiques, en particulier les chiffres de l'inflation publiés la semaine prochaine.
En attendant, les anticipations d'une Fed plus accommodante ont nettement diminué la pression sur les taux obligataires.
Vers 14H00 GMT, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans évoluait à 4,63% contre 4,68% à la clôture la veille.
"C'est encourageant" pour les entreprises, "au moins à court terme, et cela nous permettra peut-être d'enregistrer aujourd'hui un nouveau plus haut pour le S&P 500", anticipe Sam Stovall.
Côté entreprises, le site de location immobilière de courte durée Airbnb bondissait de plus de 15% après avoir fait état d'un deuxième trimestre supérieur aux attentes et partagé des prévisions pour l'été également au-dessus des anticipations.
L'éditeur de logiciels australien Atlassian était placé sur orbite (+31,32%), également récompensé pour ses résultats.
Les fabricants américains de panneaux solaires étaient en forme après l'annonce, la veille, de droits de douane de 15% sur le silicium polycristallin, matériau clé pour fabriquer ces objets.
Le gouvernement américain, qui a aussi prévu un prix plancher sur ce matériau et les produits en contenant, a justifié cette mesure par la nécessité "d'amener la chaîne d'approvisionnement" du solaire sur le sol national. Le silicium polycristallin est aussi très utilisé pour les semi-conducteurs.
First Solar gagnait 6,28% et SolarEdge Technologies prenait 1,36%.