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▸ Les 15 dernières parutions

26.01.2026 à 20:57

Commerce: l'Inde et l'Europe concluent "l'accord de tous les accords"

FRANCE24

"Les négociations entre responsables sont terminées et les deux parties sont prêtes à annoncer la conclusion des discussions sur le traité de libre-échange le 27 janvier", a annoncé à l'AFP un haut-responsable du ministère indien du Commerce, Rajesh Agrawal, sans autre détail. Invités d'honneur lundi des festivités du Jour de la République, le président du Conseil européen Antonio Costa et son homologue de la Commission Ursula von der Leyen retrouvent mardi le Premier ministre Narendra Modi à l'occasion d'un 16e sommet bilatéral. Les ultimes tractations autour de ce document, qualifié de "traité de tous les traités" par le ministre indien du Commerce Piyush Goyal, ont levé les derniers points de frictions entre les parties. "Les dernières négociations ont été utiles, nous sommes désormais très optimistes sur la conclusion de cet accord historique", a fait savoir lundi en début de soirée sous couvert d'anonymat un responsable européen. Les deux parties discutent depuis plus de vingt ans de cet accord commercial, dont la guerre des droits de douane engagée par le président américain Donald Trump et la concurrence chinoise ont accéléré la conclusion. Soumises à ces incertitudes géopolitiques, l'UE comme l'Inde sont en quête pressante de nouveaux débouchés. En 2024, elles ont échangé 120 milliards d'euros de marchandises - en hausse de près de 90% en dix ans - et 60 milliards d'euros de services, selon l'UE. Bruxelles lorgne avec gourmandise sur l'immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d'habitants et sa très forte croissance, de 8,2% en glissement annuel au dernier trimestre. "Avantage concurrentiel" Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), l'Inde devrait rafler cette année au Japon le titre de quatrième économie mondiale, derrière les Etats-Unis, la Chine et l'Allemagne. Et elle pourrait monter sur le podium avant 2030, selon son gouvernement. Pour sa part, New Delhi considère l'Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d'emplois pour sa population. "L'UE compte bénéficier du niveau d'accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", a déclaré Ursula von der Leyen en arrivant dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes. "Nous obtiendrons un avantage concurrentiel significatif dans des secteurs industriels et agroalimentaires clés", a-t-elle laissé entendre. L'Inde pourrait ainsi s'ouvrir un peu plus aux voitures et aux vins européens, en échange d'un meilleur accès en Europe pour ses textiles et ses médicaments. New Delhi et Bruxelles entendent aussi parapher mardi un accord sur les mouvements de travailleurs saisonniers, les échanges d'étudiants, de chercheurs ou de certains professionnels à forte qualification, ainsi qu'un pacte de sécurité et de défense. "L'Inde et l'Europe ont fait un choix clair. Celui du partenariat stratégique, du dialogue et de l'ouverture", a souligné Mme von der Leyen sur X, "nous montrons à un monde fracturé qu'une autre voie est possible". En matière de défense, New Delhi a diversifié ses achats de matériel militaire en s'éloignant de son fournisseur historique russe, tandis que l'Europe tente de faire la même chose vis-à-vis des Américains.

26.01.2026 à 20:51

Primaire de la gauche: Ruffin confirme qu'il sera bien candidat

FRANCE24

"La primaire est actée : ce sera le 11 octobre prochain. Et oui, sans surprise, je serai candidat", indique le fondateur du parti Debout! dans Libération. Les participants à cette primaire - à laquelle ne participeront ni Raphaël Glucksmann ni Jean-Luc Mélenchon - ont annoncé ce week-end qu'elle se tiendrait le 11 octobre. "Elle se fera", assure François Ruffin dans Libération, sans préciser s'il pourrait être candidat si la primaire n'avait pas lieu. "Et je ne reculerai pas: une fois récolté les 500 maires et les 100.000 soutiens, 100.000 parrains citoyens, je serai candidat à l'élection présidentielle", ajoute-t-il. "J'y vais pour gagner, et surtout j'y vais pour faire gagner les Français", a-t-il insisté sur TF1. En mai 2025, l'ancien Insoumis - qui a rompu avec fracas avec LFI au moment des législatives de 2024 - avait déjà appelé de ses voeux à une primaire et annoncé qu'il y serait candidat. Depuis, le député de la Somme, fort de ses trois victoires dans sa circonscription depuis 2017, dont deux face au Rassemblement national, a notamment lancé son mouvement Debout, une déclinaison nationale de son petit parti Picardie Debout. Souvent critiqué pour ses difficultés à s'intéger dans un collectif, il est devenu un des principaux défenseurs de la primaire, qu'il souhaite être "de débordement". Et continue de tendre la main à Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann pour qu'ils y participent. "De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche, de leurs électeurs ?", lance-t-il dans Libération. En cas de victoire à la présidentielle, l'ancien journaliste, âgé de 50 ans, promet "une nouvelle abolition des privilèges". "L'exemple viendra d'en haut: je suis le premier député au Smic, je serai le premier Président au Smic. Je paierai mes factures d'électricité comme de Gaulle et j'achèterai ma vaisselle au supermarché comme sa femme Yvonne. Nous ferons vingt millions d'euros d'économies sur le budget de l'Elysée, quatre cents postes d'infirmières. C'est un symbole", promet-il. Et d'ajouter, sur TF1: "Je ne suis pas né pour ça, enfant je ne me revais pas président, mais je me sens habité par mille voix, mille vies, mille visages". La co-fondatrice de l'Après Clémentine Autain, qui a également rompu avec La France insoumise, et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier ont déjà annoncé leur candidature dans le cadre de cette primaire, où le patron du PS Olivier Faure souhaite engager les socialistes.

26.01.2026 à 20:29

Handicap: la Cour des comptes juge insuffisante la politique en faveur de l'emploi

FRANCE24

"Malgré un cadre législatif renforcé depuis la loi de 2005 et une volonté réaffirmée de faire de l’emploi un levier central de l’inclusion", les résultats "restent en retrait des objectifs fixés", estiment les magistrats financiers. Le taux d’emploi des personnes en situation de handicap "progresse de manière limitée", passant de 37% à 39,3% entre 2005 et 2023, tandis que leur taux d’activité "demeure stable" sur la même période (de 44% à 44,8%). En 2024, "seulement 35% des entreprises assujetties remplissent leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés par l’emploi direct, tandis que 28% n’en emploient aucun". En cause, selon les magistrats, une "superposition de mesures disparates", l'"absence d’une vision transversale" et un accompagnement "orienté prioritairement" sur les plus grandes entreprises aux dépens des autres. La mise en place de référents handicap se heurte, elle, "au défaut de cadre et de moyens d’agir", ajoute la Cour des comptes qui égratigne également "les actions emblématiques (Semaine du handicap, DuoDay)" qui produisent selon elle "peu d’effets structurels". "La politique reste dominée par une logique de quotas et de compensation, alors que des progrès en matière de transformation des environnements professionnels et d’égalité de traitement sont nécessaires", peut-on encore lire. Quant aux moyens publics consacrés à "l’insertion en milieu ordinaire des personnes en situation de handicap" - estimés à 1,3 milliard d'euros - , ils sont "éclatés", reposent "sur des circuits de financement peu lisibles et des logiques d’intervention qui manquent de cohérence stratégique". Pour remédier à cette situation, la Cour des comptes recommande entre autres de "définir les missions et moyens d’action des référents handicap", d'assurer "un pilotage budgétaire précis" ou encore de déployer une "offre unifiée d’information et de conseil pour accompagner les employeurs publics et privés". Contactés par la Cour des comptes, aucun des trois ministères concernés (Travail, Handicap et Comptes publics) n'a donné suite. En janvier 2025, la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées Charlotte Parmentier-Lecocq avait estimé que la loi Handicap de 2025 avait permis des "avancées significatives" tout en reconnaissant qu'il demeurait encore "des chantiers colossaux".

26.01.2026 à 20:17

Minneapolis : un point de bascule ?

Stéphanie ANTOINE

Que se passe-t-il à Minneapolis ? Après la mort d’une seconde victime, Alex Pretti, sous les balles de la police de l’immigration, l’opposition de démocrates comme Barack Obama ou Bill Clinton gronde. Certains républicains s’interrogent aussi sur les dérives de cette police et demandent une enquête. Donald Trump a accusé le maire de Minneapolis Jacob Frey et le gouverneur du Minnesota Tim Walt de susciter l’insurrection. Le président américain a envoyé Tom Homan, le "tsar des frontières", à Minneapolis ce lundi soir. Après la mort de Renée Good, le décès d’Alex Pretti est-il un point de bascule ? La police ICE est-elle le révélateur de la dérive autoritaire de Trump et de son administration ?

26.01.2026 à 20:15

Déserts médicaux: le gouvernement desserre un peu la vis sur la téléconsultation

FRANCE24

"Je suis convaincue que la télémédecine doit être un outil d'inclusion en permettant d'aller vers celles et ceux qui sont les plus éloignés du système de santé", a indiqué lundi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. La ministre a cité notamment "les personnes sans médecin traitant ou vivant dans des territoires sous-denses, les personnes dépendantes ou en situation de handicap (...) les personnes dans l'incapacité de se déplacer, ou encore les détenus". Pour stimuler la téléconsultation, les médecins vont pouvoir déroger dans un certain nombre de cas à la règle qui leur interdit de faire plus de 20% de leurs consultations à distance, a indiqué Mme Rist en clôturant une consultation nationale de six mois sur la télémédecine. Les médecins retraités, remplaçants ou en situation de handicap pourront ainsi faire plus de 20% de téléconsultations, tout comme les praticiens "connaissant des moments de vie particuliers", comme les jeunes parents, a expliqué Mme Rist. Selon la ministre, les téléconsultations assistées par un autre professionnel de santé au côté du patient (infirmière par exemple) ne seront plus prises en compte dans le quota des 20% du médecin. "La téléconsultation assistée sera développée dans les établissements sociaux et médico-sociaux, notamment les Ehpad. Tout le monde connaît en particulier l'enjeu très fort d'éviter les passages inutiles aux Urgences", a déclaré Mme Rist. Les grandes plateformes de téléconsultations se sont félicité des annonces de Mme Rist, interprétées comme un soutien politique clair à une activité encore émergente, qui continue de susciter l'hostilité d'une partie du monde médical. Comme l'Allemagne, l'Hexagone s'illustre par un recours encore relativement faible à la téléconsultation, qui ne représente que 3,3% du total des consultations, contre 13% en moyenne dans l'OCDE, selon des chiffres présentés lundi par l'Assurance maladie. - "Signal fort" - "Ce sont les mesures fortes qu'on attendait (...) C'est un signal très fort envoyé aux déserts médicaux", a déclaré à l'AFP Nathaniel Bern, co-fondateur de Medadom, qui exploite des bornes et cabines de téléconsultation en pharmacies et en magasins d'optique. "Il y a une vraie prise de conscience" des pouvoirs publics, une envie d'aller de l'avant" sur la télémédecine, s'est réjoui Guillaume Auffret, directeur des affaires publiques au sein de la plateforme de téléconsultation MédecinDirect. Le docteur Julie Salomon, pédiatre et directrice médicale de la plateforme de téléconsultation Qare, a aussi salué les propositions de Mme Rist, tout en regrettant qu'elle n'ait pas annoncé en même temps de revalorisation des actes de téléconsultation. "Pourtant cette revalorisation sera absolument décisive pour l'attractivité de l'activité" pour les personnels de santé, a-t-elle insisté. Diagnostic partagé par un concurrent de Qare, qui préfère rester anonyme: "une infirmière gagne 12 euros si elle assiste un patient pour une téléconsultation, et le médecin gagne 25 euros: ce n'est pas suffisant. Dans la téléconsultation assistée, on est sur des téléconsultations longues", a-t-il expliqué. Pour Mme Rist, la téléconsultation doit toutefois continuer de faire l'objet d'une vigilance particulière. Certaines pratiques de téléconsultation "devront être questionnées ou interrompues" dans les secteurs de l'optique et de l'audioprothèse, a-t-elle déclaré. "La télémédecine a un rôle à jouer" dans ces secteurs, "à condition d'être utilisée dans un cadre vertueux facilitant l'accès encadré à des médecins ophtalmologues ou ORL", a-t-elle indiqué.

26.01.2026 à 20:11

Victoria Beckham nommée Officier des Arts et des Lettres

FRANCE24

Dans un discours prononcé à l'occasion de la remise de cette décoration en fin d'après-midi, la ministre de la Culture Rachida Dati a salué une "icône mondiale qui occupe une place toute particulière dans le cœur des Français". Ancienne membre des Spice Girls, groupe culte de la décennie 1990, la Britannique a fondé sa marque de mode à la fin des années 2000. La ministre de la Culture a rendu hommage à "une griffe en perpétuelle évolution", des premiers défilés à New York et à Londres "jusqu’à Paris en 2022". Mariée à la star anglaise du football David Beckham, anobli par la famille royale en juin, la créatrice de mode a récemment fait l'objet d'un documentaire sur Netflix, consacré à sa carrière. La famille Beckham est depuis quelques jours au cœur d'un tumulte médiatique. Leur fils aîné, Brooklyn, 26 ans, a publiquement accusé mardi ses parents de vouloir "contrôler" sa vie et de chercher à "ruiner" son mariage. "Je ne veux pas me réconcilier avec ma famille", a-t-il assuré. Vendredi, le chanteur Pharrell Williams, créateur chez Louis Vuitton, a quant à lui reçu la Légion d'honneur des mains du président Emmanuel Macron.

26.01.2026 à 20:00

CAN 2025 : le Premier ministre sénégalais réaffirme à Rabat l'"amitié" avec le Maroc

FRANCE 24

L'amitié sénégalo-marocaine est "plus forte que les émotions" suscitées par la finale chaotique de la CAN, a déclaré à Rabat le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. Un message visant à apaiser les tensions entre les supporters des deux pays qui s'écharpent sur les réseaux sociaux au sujet des incidents qui ont entaché la fin de la rencontre.

26.01.2026 à 19:55

Loi simplification, suppression des ZFE: le gouvernement repousse un vote mal embarqué

FRANCE24

"De très nombreuses mesures (...) sont très largement partagées et attendues, notamment par le monde économique, mais nous avons aussi dans ce texte une mesure qui fait blocage", a argué sur LCP Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement, actant le report du vote déjà ébruité par de nombreuses sources parlementaires et gouvernementales. Selon certaines sources interrogées, le vote pourrait même n'avoir lieu qu'après les municipales de mars. La question devrait rapidement être soulevée autour de Sébastien Lecornu : le Premier ministre tiendra selon son entourage "une réunion la semaine prochaine avec les présidents de groupe pour définir l'agenda parlementaire, dont le texte sur la simplification". Après un accord mardi en commission mixte paritaire (CMP), le projet de loi pouvait pourtant être définitivement adopté cette semaine en cas de votes favorables mardi à l'Assemblée et jeudi au Sénat. Mais si l'adoption au Sénat fait peu de doute, l'approbation côté Assemblée est une gageure : le groupe macroniste devant à ce stade se résoudre à remettre en cause un totem du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. "Plutôt que d'envoyer un texte, pardon de le dire de manière un peu triviale, au casse-pipe, il nous semblait plus opportun d'essayer de trouver un accord en amont", a justifié M. Panifous. Il a expliqué que le gouvernement pourrait, en cas d'accord avec suffisamment de parlementaires, déposer un amendement pour modifier une dernière fois le texte avant le vote final. La ZFE qui cache la forêt En gestation depuis presque deux ans, le projet de loi ambitionnait de simplifier la vie administrative des entreprises et faciliter l'implantation de projets industriels. A l'Assemblée, Les Républicains et le RN y ont ajouté, avec le concours de certaines voix macronistes et LFI, la suppression des ZFE. Initiées en 2019 et étendues en 2021, ces zones entendent limiter les émissions de particules fines en excluant de leur périmètre certains véhicules anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit'Air. Mais dans tous les groupes, y compris ceux favorables à leur maintien, des députés considèrent la mesure mal conçue, et potentiellement injuste pour les foyers n'ayant pas les moyens de changer de véhicule. Certaines sources parlementaires s'attendent aussi à ce que le Conseil constitutionnel rejette la mesure comme "cavalier législatif", c'est-à-dire un ajout sans lien suffisant avec le texte initial. "Dans ce cas on vote et on voit ce que dit le Conseil constitutionnel", rétorque Ian Boucard, député LR qui avait présidé la commission sur le texte, et qui déplore un report "pas très respectueux du Parlement". Pierre Meurin, député RN, a lui dénoncé sur X une "forfaiture démocratique", et appelé les Français opposés aux ZFE à interpeller leurs parlementaires. A contrario, la députée macroniste Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre de la Transition écologique, juge que ce report, décidé à l'aube d'élections municipales, "permettra peut-être à la raison de revenir", et assure que "quasiment tous les maires concernés par les ZFE ne soutiennent pas" leur suppression sèche. D'autres parlementaires déplorent que cette controverse entrave le reste du projet de loi devenu tentaculaire. Outre la mesure sur les ZFE, le texte prévoit notamment de faciliter l'implantation de centres de données ("datacenters"), et de sécuriser le parcours juridique de projets d'infrastructure comme la controversée autoroute A69. Il porte également un recul du "zéro artificialisation nette" (ZAN), dispositif de lutte contre l'artificialisation des sols, et prévoit des facilitations pour l'accès des entreprises à la commande publique, ou encore la suppression de certaines instances consultatives.

26.01.2026 à 19:47

Mort d'El Hacen Diarra en garde à vue : nouvelle plainte et dépaysement de l'enquête demandée

FRANCE24

Ce Mauritanien de 35 ans est décédé dans la nuit du 15 au 16 janvier durant sa garde à vue au commissariat du 20e arrondissement de Paris, après avoir été interpellé au pied de son foyer de travailleurs. Sa famille dénonce des violences policières, et sur une vidéo tournée par un voisin, on voit deux policiers dont l'un, à genoux, donne deux coups de poings en direction de l'homme qui se trouve au sol. Le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l'autorité publique" cinq jours après les faits, et deux jours après une demande de l'avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou. Lundi, ce dernier a annoncé à l'AFP le dépôt d'une nouvelle plainte, pour "destruction de preuves", dénonçant l'absence d'images provenant des caméras-piéton des policiers intervenus. Le parquet avait indiqué que ces caméras, que doivent porter sur eux les policiers, "n'étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par l'officier", sans plus de précision sur les fonctions de cet officier. 12 heures de batterie "Une explication techniquement impossible et suspecte", rétorque l'avocat de la famille de la victime. Il relève que les batteries de ces caméras piétons sont "censées fonctionner 12 heures", et qu'elles ne sont allumées qu'en cas d'interpellation, et non en continu. Il souligne par ailleurs dans sa plainte que "des témoins ont indiqué avoir vu une mare de sang sur les lieux de l'interpellation". "Il est permis de penser que les images (...) ont pu être détruites ou dissimulées aux enquêteurs afin d’éviter qu’elles constituent des éléments démontrant les violences commises lors de l’interpellation de M. Diarra ou durant son transport au commissariat", explicite l'avocat dans sa plainte. "Ce n’est pas l’IGPN (la police des polices, ndlr) qui a fait les premiers actes d’enquête mais les policiers du commissariat du centre de Paris, ce qui ne se justifie aucunement au vu de la qualité de policier des personnes mises en cause", pointe-il aussi. Me Yassine Bouzrou exige qu'une enquête fasse la lumière sur le non-fonctionnement des caméras piétons : les constatations ont-elles été faites au commissariat de Paris-centre, ou à l'IGPN ? Ou s'agit-il "de simples éléments déclaratifs non vérifiés des policiers interpellateurs et/ou de leurs collègues" ? Au moment de l'ouverture de l'information judiciaire, le parquet avait déclaré que le récit des policiers ayant interpellé M. Diarra avait "été recueilli dans un premier temps par des policiers d'un autre commissariat, avant même que la saisine de l'IGPN puisse être effective". "Ce récit a été rapporté à la presse pour ce qu’il est : le récit des personnes entendues", précisait-il. "Opacité persistante" Dans son communiqué, la famille dénonce "également l’opacité persistante de la procureure" de Paris Laure Beccuau ainsi que de la juge d'instruction chargée de l'enquête, "qui refusent de donner les vidéos et les conclusions de l’autopsie". "Face à ces obstructions, la famille demande le dépaysement immédiat de l’enquête pour garantir son impartialité", poursuit Me Bouzrou. "La famille refuse que la vérité soit étouffée. La justice doit enfin agir avec transparence". Après la mort de M. Diarra, le parquet de Paris avait dans un premier temps ouvert une enquête pour "recherche des causes de la mort", et demandé une autopsie. Le 19 janvier, il indiquait que celle-ci "n'apportait pas à ce stade de certitude sur la causalité du décès", et expliquait que des examens complémentaires étaient ordonnés. Me Bouzrou considère ces mêmes résultats "caractéristiques" d'un étranglement (fracture de la corne du cartilage de la thyroïde) et qu'il traduisent "des violences d'une intensité particulière (plaie profonde à la tempe).

26.01.2026 à 19:43

Euro de hand: punis par l'Espagne, les Bleus broient du noir

FRANCE24

Encore maîtres de leur destin avant la rencontre, les champions d'Europe en titre seront désormais tributaires des résultats de l'Allemagne et du Danemark, opposés plus tard dans la soirée (20h30). "Une situation merdique", a résumé le sélectionneur Guillaume Gille, "on est dans un moment de flottement car aujourd'hui on est peut-être déjà dehors". En effet, une victoire allemande viendrait sacrément compliquer les affaires françaises, qui devraient espérer - en plus d'un succès face à l'Allemagne - une défaite danoise contre la Norvège. L'Espagne, de son côté, se présentait face aux Bleus d'ores et déjà éliminés de la chasse aux demi-finales. Mais dès le match débuté, ce sont bien les hommes de Jordi Ribera qui ont pris le jeu à leur compte. Deux jours après avoir construit en une mi-temps leur succès spectaculaire face au Portugal, les Bleus sont apparus méconnaissables, aussi friables défensivement, qu'incapables d'imposer leur rythme en attaque, dans un premier acte qui leur a été fatal, avec six buts de retard à la pause (20-14). "Un peu comme l'an dernier face aux Croates, on perd la bataille tactiquement", a regretté le demi-centre Aymeric Minne, ramenant au souvenir du fiasco en première période de la demi-finale du dernier Mondial. Le piège espagnol était pourtant annoncé, "on est tombés dedans avec les deux pieds et la tête", a pesté Dika Mem, "ce n'est pas normal de jouer comme on l'a fait". "Cette défaite, on l'a cherchée" Ian Barrufet (10/11) a fait la loi devant, quand la défense imposée par les Espagnols a rendu les champions d'Europe en titre presque muets, limités à 14 buts à la pause, quand ces derniers tournaient à 40,2 buts par rencontre jusqu'ici. "On s'est empêtrés dans leur défense, un mix entre une 1-5 et une 3-3, admet Gille, mais c'est vraiment le jeu complet qui en première période n'a pas été au niveau attendu. Il n'y a pas un domaine plus qu'un autre". De plus, deux arrêts coup sur coup de Sergey Hernandez (6/18 à la pause) ont propulsé un peu plus les Espagnols sur un nuage, et mis la tête des Bleus sous l'eau. Dos au mur, ils ont bien tenté de sonner la révolte, au point même de revenir à un but d'écart grâce notamment à la bonne entrée de Rémi Desbonnet (9/25). Mais les parades du Montpelliérain ont à peine caché lundi soir le gros manque d'efficacité des Français, venus se casser les dents sur Sergey Hernandez et consorts quand ils avaient la possibilité de renverser la vapeur. Alors que les quelque 10.000 spectateurs danois ont applaudi, ravis, la performance de l'Espagne, les Bleus sont ressortis le visage fermé. Et leur rêve peut-être en train de leur échapper. "On n'a pas saisi la possibilité de relancer la machine (après le Portugal, NDLR), regrette le capitaine Ludovic Fabregas. Cette défaite, on la mérite aussi, on l'a cherchée".

26.01.2026 à 19:43

Kristi Noem, l'incarnation de la ligne dure du gouverment Trump sur l'immigration

FRANCE24

Il est encore trop tôt pour parler de disgrâce pour l'ancienne gouverneure du Dakota du Sud (nord), âgée de 54 ans. Mais après la mort samedi d'un second citoyen américain tué par un agent de la police fédérale à Minneapolis, le président Donald Trump a annoncé lundi dépêcher sur place son responsable de la politique d'expulsions d'immigrés, Tom Homan, précisant : "Tom est sévère mais juste et il me rendra compte directement". Kristi Noem a salué sur X cette nouvelle, mais les médias font état depuis des mois de tensions entre la ministre et M. Homan, notamment sur l'ampleur et les cibles des arrestations massives d'immigrés dictées par la Maison Blanche. Après la mort de l'infirmier Alex Pretti, tué samedi par un agent de la police aux frontières, la ministre a aussitôt plaidé la légitime défense pour l'auteur des tirs. Comme elle l'avait déjà fait dès l'annonce de la mort de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration (ICE), une thèse rapidement battue en brèche par l'analyse des vidéos des tirs mortels. A la suite du décès de Renee Good, une élue démocrate à la Chambre des représentants a déposé une motion en destitution de la ministre, qui avait recueilli lundi 120 coparrainages de ses camarades, soit plus de la moitié des démocrates à la Chambre. "Nous vous traquerons" En novembre, sommée par un juge de s'expliquer par un juge fédéral sur sa décision de passer outre son ordre de suspendre l'expulsion vers le Salvador des immigrés en vertu d'une loi d'exception de 1798, l'administration Trump a reconnu que cette décision avait été prise par Kristi Noem elle-même. La ministre s'était même rendue en mars peu dans cette mégaprison, le Cecot, après ces expulsions, posant pour les caméras lors de sa visite. "Le président Trump et moi-même avons un message clair pour les immigrés illégaux criminels : PARTEZ MAINTENANT. Si vous ne partez pas, nous vous traquerons, nous vous arrêterons et vous pourriez échouer dans cette prison salvadorienne", avait-elle écrit dans une publication sur ses réseaux sociaux accompagnée de photos de l'établissement pénitentiaire. En avril, Kristi Noem s'était déclarée "convaincue" que les détenus du Cecot "devraient y rester jusqu'à la fin de leurs jours", selon le site Axios. Potentielle colistière de Trump en 2024 Cette mère de trois enfants qui a grandi dans un ranch est considérée comme un pilier de la famille "Make America Great Again", ou MAGA, qui rassemble les plus fervents trumpistes au sein du Parti républicain. Elle défend des positions ultraconservatrices sur tous les sujets clivants, de l'avortement à l'immigration, en passant par les armes à feu, avec lesquelles elle se met volontiers en scène. Un temps pressentie comme possible colistière de Donald Trump à l'élection présidentielle de 2024, Kristi Noem avait vu fondre ses ambitions à cause de la polémique soulevée par une révélation contenue dans ses mémoires sur le point de paraître. Elle y racontait avoir été contrainte d'abattre par balle sa jeune chienne, baptisée "Cricket", âgée d'un an et deux mois environ, en raison de son caractère "indomptable" et indiscipliné, provoquant un tollé dans une société américaine très attachée aux animaux de compagnie. Dans son livre, Kristi Noem expliquait vouloir ainsi montrer qu'elle était prête, en politique comme dans sa vie personnelle, à faire le nécessaire, même si c'est "moche" et "difficile". En mai, la ministre avait été tournée en ridicule après audition au Sénat où elle avait confondu le principe d'"habeas corpus", garantissant les droits fondamentaux aux Etats-Unis, et le pouvoir du président d'expulser des immigrés à sa guise.

26.01.2026 à 19:41

L'Europe ne peut pas se défendre sans les Etats-Unis, affirme le chef de l'Otan

FRANCE24

"Et si quelqu'un pense encore ici que l'Union européenne, ou l'Europe dans son ensemble, peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver. Vous ne le pouvez pas. Nous ne le pouvons pas, nous avons besoin les uns des autres", a-t-il martelé devant les eurodéputés. Mark Rutte a expliqué que si les Européens voulaient vraiment bâtir une nouvelle alliance défensive, sans les Etats-Unis, alors cela leur coûterait non pas 5% mais 10% de leur Produit intérieur brut (PIB), avec également la nécessité de se doter une d'une capacité de dissuasion nucléaire en propre. Les 32 pays de l'Otan se sont engagés à consacrer au moins 5% de leur PIB d'ici à 2035 à leurs dépenses de sécurité, dont 3,5% à des dépenses strictement militaires. L'effort est déjà considérable pour nombre d'entre eux qui ont à peine atteint fin 2025 les 2% de leur PIB, conformément à un engagement pris dix ans auparavant. Le président américain Donald Trump et son secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont prévenu à maintes reprises les alliés européens qu'ils devraient désormais compter davantage sur leurs propres forces pour assurer leur sécurité. Ceux-ci cherchent depuis à renforcer le pilier européen au sein de l'Otan, en développant notamment leur propre industrie de défense. La France est l'un des pays les plus favorables à cette "autonomie stratégique" en Europe mais d'autres pays, notamment ceux proches géographiquement de la Russie, se montrent plus prudents en raison, entre autres, de leur forte dépendance aux systèmes d'armement américains. Mark Rutte a répété avoir souligné auprès de Donald Trump le prix payé en Afghanistan par les alliés des Etats-Unis au sein de l’Otan, après que le président américain a provoqué l’indignation en relativisant leur contribution. "Pour deux soldats américains qui ont payé le prix ultime, un soldat d’un (pays) allié ou d’un pays partenaire, n’est pas rentré chez lui", a-t-il dit. "Je sais que l’Amérique apprécie grandement tous ces efforts", a ajouté le secrétaire général de l'Alliance atlantique.

26.01.2026 à 19:09

Municipales: Amine Kessaci s'engage avec Payan pour combattre le narcotrafic à Marseille

FRANCE24

L'annonce officielle a été faite lundi soir depuis un lieu symbolique, l'Après M, un ancien McDonald's en plein coeur des quartiers déshérités du Nord, devenu avec l'aide de la municipalité un "fast social food" où il est arrivé sous les applaudissements et des dizaines de personnes qui scandaient son prénom. "J'ai la garantie de savoir que le maire va porter mon combat, qu'à ses côtés, je pourrai porter la lutte et faire finalement de Marseille la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic", a expliqué le jeune homme de 22 ans, dans un entretien avec l'AFP. La liste du Printemps marseillais n'a pas été détaillée mais Amine Kessaci rejoint une coalition allant des socialistes aux communistes, en passant par Les Ecologistes, sous la houlette du maire sortant et ex-socialiste Benoît Payan. En 2020, il avait perdu son grand frère Brahim, impliqué dans le trafic, dont le corps avait été retrouvé carbonisé. Avant d'être endeuillé le 13 novembre par la mort de son petit frère Mehdi, dans un probable "crime d'intimidation" en représailles à son militantisme. Raison pour laquelle, il a promis lundi devant sa mère un "accompagnement des familles": "plus jamais à Marseille, il n'y aura une maman qui pleurera son enfant seule". Un "rôle central" Benoît Payan a rappelé que "Marseille est à la croisée des chemins. Le Rassemblement national guette" et "il est hors de question pour nous de laisser la haine gagner cette ville". A moins de deux mois des municipales, face au RN qui affiche ses ambitions et place la sécurité au centre de sa campagne, le maire sortant peut se targuer ici d'un joli coup politique avec Amine Kessaci qui jouera un "rôle central" dans sa campagne. Et ce malgré le dispositif de sécurité entourant le militant, qui admet ne plus "faire un pas sans avoir quatre ou cinq policiers" autour de lui et qui doit bien souvent mettre un gilet pare-balle en public. "Je ne suis coupable de rien et je ne vivrai pas assigné à résidence", a-t-il averti, tout en ayant à coeur de ne "jamais mettre en danger" ceux qui assurent sa sécurité lors de sa campagne. Après l'assassinat de Mehdi, Amine Kessaci a enchaîné les interventions médiatiques, son visage rond, à peine vieilli par la barbe, affichant sa douleur et son épuisement. Mercredi, depuis Paris, il annonçait son intention de créer une association nationale des maires de France engagés contre le narcotrafic. Quelques jours plus tôt, il était l'invité surprise à Lyon du premier meeting de l'écologiste Grégory Doucet, apportant son soutien au maire sortant candidat à sa réélection. Jeune militant de quartier propulsé sur la scène nationale, M. Kessaci n'en est pas à son premier essai en politique. En 2024, candidat d'une gauche unie aux législatives dans le nord de Marseille, il s'était hissé au second tour avant d'être battu de justesse par la députée sortante d'extrême droite, la RN Gisèle Lelouis. "Pas une fatalité" Dans un livre au titre prémonitoire, publié à l'automne, "Marseille essuie tes larmes" (Le bruit du monde), il plantait le décor de son enfance dans la cité de Frais-Vallon, choyé par une mère algérienne dans une famille "modeste mais pas ignorante". Une mère à qui il dédie son engagement, pour elle et toutes ces mamans de quartiers qui luttent pour protéger leurs enfants de la drogue. C'est notamment pour épauler ces familles que l'association qu'il a créée, Conscience, intervient dans des banlieues déshéritées en France. Aujourd'hui, sa parole porte jusqu'au sommet de l'Etat et il a rencontré Emmanuel Macron plusieurs fois. "Il ne s'agit pas uniquement de parler mais d'agir tous les jours pour montrer que le narcotrafic n'est pas une fatalité", insiste le militant.

26.01.2026 à 19:06

Réseaux sociaux : quels dangers ?

Stéphanie ANTOINE

Les députés doivent se prononcer ce lundi sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et les téléphones portables dans les lycées. Le texte, proposé par Renaissance, vise à protéger davantage les adolescents dont la santé mentale est mise à mal par la surexposition à TikTok, Snapchat ou encore Instagram. Les explications de Katia Roux, chargée de plaidoyer technologies et droits humains à Amnesty International France. 

26.01.2026 à 19:03

"C'étaient des balles de guerre" : des médecins iraniens témoignent d'une répression sans précédent

Bahar MAKOOI

France 24 a recueilli les témoignages de médecins iraniens sur les nuits des 8 et 9 janvier, lors du pic des manifestations antigouvernementales en Iran. Hôpitaux débordés, blessés soignés à domicile, tirs de balles de guerre : ils décrivent une répression d’une violence extrême, qui a fait d'innombrables morts et blessés graves.
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