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▸ Les 15 dernières parutions

04.03.2026 à 08:49

Les obsèques de l'ayatollah Ali Khamenei vont se tenir pendant trois jours en Iran

FRANCE 24

Les obsèques nationales du défunt guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, se tiendront mercredi soir à Téhéran et dureront trois jours. L'ancien dirigeant de 86 ans a été tué samedi par les frappes israélo-américaines. Israël a, de son côté, affirmé que son successeur serait "une cible".

04.03.2026 à 08:39

Automobile: humain ou autonomie, pour conduire, il faut choisir

FRANCE24

Faute de demande des clients, Mercedes et BMW, pionniers en Europe des aides à la conduite "de niveau 3", qui permettent au conducteur de lâcher la route des yeux pendant que sa voiture prend les commandes, les retireront des quelques modèles haut de gamme qui les proposaient. Les aides à la conduite, ou ADAS, sont classées par niveaux d'autonomie: le niveau 1 est en quelque sorte "sans les pieds" (la voiture sait freiner seule en cas d'obstacle), le niveau 2 "sans les mains" (on lâche le volant), le niveau 3 "sans les yeux" (on regarder ailleurs que la route) et les niveaux 4 et plus sont "sans conducteur". BMW a annoncé la semaine dernière abandonner les aides de niveau 3 de ses Serie 7 et des modèles basés sur sa nouvelle plateforme "Neue Klasse", dont le premier, la iX3, sort le 7 mars. Mercedes a ôté l'option sur les nouvelles versions de sa Classe S, a relevé la presse spécialisée. Avant eux, le groupe Stellantis a décidé en octobre d'arrêter le développement des systèmes de niveau 3. Premier obstacle, un surcoût de plusieurs milliers d'euros - 6.000 pour le système de BMW - jugé cher pour un usage peu fréquent. La législation européenne est aussi un frein : les aides de niveau 3 nécessitent un lourd processus d'homologation pays par pays. Celles des deux constructeurs allemands n'étaient autorisées qu'en Allemagne, sur certaines autoroutes et à des vitesses limitées. La possibilité de regarder un film pendant que la voiture gère seule un bouchon n'a pas suffisamment séduit. Surveillance d'une caméra "Le niveau 3 permet en théorie de déléguer la conduite à votre voiture pendant que vous regardez vos mails, mais les conducteurs et le marché ne sont pas prêts", a renchéri mardi devant la presse Anne Laliron, directrice de l'innovation de Stellantis. Au volant, lâcher le pouvoir ne va pas de soi : une enquête du Boston Consulting Group pour le groupe Bosch auprès de 3.000 acheteurs de voitures neuves en Allemagne, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Japon et Royaume-Uni montre que quatre sur dix se plaignent d'interventions superflues des ADAS dans leur conduite et que 7% les désactivent. Les Européens, pour qui les voitures autonomes restent futuristes, sont les plus méfiants. Autre frein pour un constructeur, en niveau 3, c'est lui qui est jugé responsable, en cas d'accident si l'aide à la conduite est activée, et non le conducteur, souligne BMW. Stellantis, BMW et Mercedes, mais aussi Volkswagen ou l'américain Ford, privilégient désormais les ADAS de niveau "2+" : la voiture peut freiner ou se diriger seule et le conducteur lâcher le volant, à condition qu'il continue à regarder la route. Sous la surveillance d'une caméra. "On est très enthousiaste sur les aides de niveau 2+, comme donner sur GPS votre lieu d'arrivée et laisser la voiture vous assister, tant que votre attention reste sur la route", commente Anne Laliron. Taxis autonomes Que ce soit aux Etats-Unis, en Europe ou en Chine, les constructeurs rivalisent dans ce domaine : le conducteur peut longuement lâcher le volant sur autoroute, laisser sa voiture effectuer un créneau ou entrer dans un parking. BMW propose même un système qui permet à la voiture de doubler seule, sur confirmation d'un coup d'oeil dans le rétroviseur. Fin 2026, en Allemagne une fonction adresse-à-adresse permettra à ses modèles de se diriger seuls en ville. Les constructeurs européens misent aussi de plus en plus sur le niveau 4, les voitures autonomes sans conducteur, banalité dans beaucoup de grandes villes américaines ou chinoises mais encore interdites en Europe. Ils parient sur une autorisation rapide en Europe. "L'UE accélère énormément dans ce domaine", selon Anne Laliron. "C'est un de nos principaux domaines de recherche", explique la responsable de Stellantis, premier dépositaire de brevets en 2025 en France. "Il y a déjà plus d'un million de trajets par mois avec des robotaxis en Chine ou aux Etats-Unis, et ça augmente". Un chiffre qui témoigne d'une bonne acceptation par les passagers de ces pays. Ainsi Mercedes, Stellantis et Nissan ont annoncé la semaine dernière un gros investissement dans Wayve, start-up britannique de taxis autonomes, rivale du leader Waymo (groupe Alphabet, maison mère de Google). Depuis fin 2025 Stellantis teste aussi des vans autonomes au Luxembourg, avec le chinois Pony.ai.

04.03.2026 à 08:29

"Demain", "unies" ou "citoyennes": ce que racontent les noms des listes aux municipales

FRANCE24

L'analyse par l'AFP des 50.000 listes candidates aux élections municipales dans les presque 35.000 communes françaises raconte les lieux communs, les tendances partisanes et certaines originalités dans les choix de leurs noms. Quatre mots, "ensemble" et "pour" L'exercice demande d'abord de la concision. Les noms de listes, publiées vendredi par le ministère de l'Intérieur, font en moyenne quatre mots, de l'expéditif "Le Havre !" d'Edouard Philippe (Horizons, Seine-Maritime) à l'exhaustif "Une mairie à l'offensive: 100% services publics, 100% jeunesse, 100% citoyen.ne.s, soutenue par le parti des travailleurs" à Orthez (liste extrême gauche, Pyrénées-Atlantiques). Sur quatre mots, une figure imposée: trois listes sur quatre mentionnent le nom de leur commune, sans compter celles qui en citent le gentilé. Inclure le nom du candidat tête de liste est rare chez les listes sans étiquette (1,3% d'entre elles). Mais plus courant (4,3%) chez les listes des partis, comme l'ont fait Eric Ciotti (UDR) à Nice ou Sébastien Delogu (LFI) à Marseille. Les listes parlent aussi fréquemment "d'avenir" ou de "demain", en particulier chez 12 et 6% des listes sans étiquette. Elles évoquent l'action ("agir", "élan") ou promettent de faire "vivre" leur commune. Mais les mot les plus récurrents sont sans conteste "pour" et "ensemble": ce dernier se retrouve dans 30% des noms de listes du pays, comme "Fenain ensemble" (liste divers gauche, Nord) ou "Ensemble pour Aix" (liste LR, Savoie). Au total, 40% des listes sont "pour", la plupart pour leur commune... avec quelques résultats cocasses, comme à Contre (Somme), où une liste sans étiquette promet d'"Agir ensemble pour Contre". Ancrage territorial Les appels à l'unité sont légion: "unir", "union" et leurs dérivés s'invitent dans 8% des listes. Mais "rassemblement" reste la chasse gardée du Rassemblement national (RN), dont un quart des listes emploie le terme, comme dans "Rassemblons Montélimar" (Drôme) ou "Sainte-Marie rassemblée" (La Réunion). Le parti d'extrême droite l'utilise pourtant moins qu'en 2020 (41% des listes d'alors). Dans une élection où le RN cherche à s'implanter localement, les noms des listes sont désormais moins génériques: "Retrouvons Paris", "Un autre avenir pour Meaux" (Seine-et-Marne). Même changement chez LFI, également en quête d'ancrage territorial. En 2020, le parti de gauche radicale déclinait le nom de son programme de l'époque, "l'avenir en commun", dans un tiers de ses listes. En 2026, ses slogans se diversifient. "Rennes en commun" (Ille-et-Vilaine) et "La Rochelle en commun" (Charente-Maritime) sont devenus "Faire mieux pour Rennes" et "Pour une ville solidaire". "Solidaire" est d'ailleurs caractéristique des listes de gauche, présent dans 6% de leurs noms, comme "citoyens" (7%). Signe distinctif en 2020 de ce côté de l'échiquier politique, le mot "écologique" se raréfie en revanche de moitié cette année. A droite, on préfère afficher son attachement à sa commune. 7% des listes de droite utilisent les mots "aimer", "coeur" ou "passion" comme Jean-Michel Aulas (divers droite) et son "Coeur lyonnais" (Rhône). Enfin, les listes soutenues par les partis du centre se distinguent par le fait de s'adresser directement aux électeurs (9% de listes avec "vous") et le vocabulaire du changement ("nouveau", "autrement"). Ainsi de la maire UDI sortante Karine Franclet en Seine-Saint-Denis: "Aubervilliers change pour vous!" L'AFP a aussi recensé 550 listes avec des mots de langue régionale, dont le corse (360), le basque (120) et le breton (30). S'ajoutent près de 300 listes ultramarines formulées au moins en partie en langue polynésienne, en créole ou en kanak. La langue diffère mais le message reste le même des Pyrénées-Atlantiques à la Guadeloupe: "Isturitze elgarrekin" ("Isturits ensemble") et "Ansanm pou Polwi" ("Ensemble pour Port-Louis").

04.03.2026 à 08:29

Moyen-Orient: les Bourses européennes devraient faire une pause, après deux séances de chute

FRANCE24

Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur la Bourse de Paris, qui permet d'anticiper la tendance des marchés à leur ouverture, grappillait 0,19%. Celui de Francfort prenait 0,30%, celui de Londres restait à l'équilibre (+0,06%) et celui de Milan reculait légèrement (-0,20%). Au cinquième jour de la guerre au Moyen-Orient, Israël a lancé mercredi de nouvelles frappes sur l'Iran et le Liban, avec de fortes explosions entendues à Beyrouth. L'Iran continue en représailles de lancer des missiles contre Israël et sur le Golfe. Le conflit a provoqué ces derniers jours un net recul des marchés boursiers, particulièrement en Europe et en Asie. Depuis le début de la semaine, le CAC 40 a perdu plus de 5%, le Dax près de 6% et le FTSE 100 de Londres près de 4%. Les investisseurs s'inquiètent en effet de la forte hausse du prix des hydrocarbures, en raison des perturbations de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz, où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial. Cette flambée "fait grimper les anticipations d'inflation", relève Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank. Les marchés craignent que cela "n'entraîne un durcissement" de la politique monétaire des "banques centrales", ajoute-t-elle. En Europe, particulièrement dépendante de ses importations de gaz et de pétrole, le spectre de la crise inflationniste, provoquée en 2022 par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, plane. Donald Trump a certes assuré que la marine des Etats-Unis pourrait escorter des pétroliers "si nécessaire" à travers le détroit d'Ormuz. Mais les Gardiens de la Révolution iraniens ont eux assuré mercredi avoir le "contrôle total" du point de passage. Mais "pas sûr que cette annonce rassure les investisseurs sur le moyen terme", estime donc John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

04.03.2026 à 08:21

De la maison de campagne à la mairie, les propriétaires de résidences secondaires s'immiscent dans les municipales

FRANCE24

Domiciliés ailleurs que dans leur commune de villégiature, ces résidents occasionnels n'y votent pas, mais sont soumis aux décisions du conseil municipal qui peut, dans les zones jugées tendues en matière de logement, majorer la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, jusqu'à +60% de la part communale. "Je ne connais pas une taxe qui soit imposée à des personnes qui n'ont pas pu choisir l'élu qui impose cela", attaque Bernard Olivier, à la tête d'un collectif de propriétaires de résidences secondaires à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Dans les zones touristiques, la multiplication des résidences secondaires et locations saisonnières contribue à faire grimper les prix immobiliers, éloignant les travailleurs locaux qui peinent à se loger toute l'année. Mireille Sertout, présidente d'une fédération de résidents de stations de montagne, conseille à ses adhérents "d'inscrire au moins une personne par foyer sur la liste électorale" de la commune de villégiature, pour "être visible" et avoir un droit de vote. Consigne appliquée à Argelès-sur-Mer, où Bernard Olivier estime que 700 résidents occasionnels se sont inscrits sur les listes électorales de la commune d'un peu plus de 10.000 habitants, motivés par le rejet de la surtaxe. Des collectifs se sont créés et se mobilisent dans "plusieurs dizaines de communes", selon lui. "Il y a un ras-le-bol partout", confirme Mireille Sertout qui a organisé une réunion en décembre à Paris, où étaient conviés des collectifs de localités de montagne et du littoral. Certains propriétaires sont prêts à aller encore plus loin et à se porter candidat à l'élection de leur commune de vacances. Pas de "matraquage" Sur la Côte d'Opale, Merlimont (Pas-de-Calais) compte 70% de résidences secondaires parmi ses 5.000 logements et constitue un "joyau" avec ses zones naturelles protégées et ses quartiers pavillonnaires, selon sa maire Mary Bonvoisin, qui brigue un troisième mandat à la tête de la commune de 3.400 habitants permanents. Une liste concurrente avait été constituée par Thierry Pamart, qui détient une résidence secondaire depuis 30 ans, dans laquelle il s'est installé à son départ en retraite, il y a trois ans. Il s'est retiré, pour raisons de santé, au profit d'Alain Boulanger, habitant de la commune depuis 31 ans et nouvelle tête de la liste, composée à 30% de propriétaires de résidences secondaires, dont la plupart prévoit de s'installer à Merlimont dans les prochaines années. Son programme prévoit de "baisser progressivement la majoration de la taxe d'habitation" sur les résidences secondaires en fonction de l'endettement de la commune, et d'autres mesures autour des services publics et du logement des travailleurs saisonniers. La maire sortante assure n'avoir "rien contre les résidences secondaires, au contraire. Mais si on a été classé en zone tendue c'est bien qu'il y a un vrai déséquilibre" dans l'accès au logement. Elle défend son choix de majoration de la taxe d'habitation: "beaucoup de résidences secondaires sont fermées toute l'année. Si les propriétaires voient une hausse de la taxe, ils vont peut-être se poser la question de quoi faire de ce logement: le mettre en location, le rénover, le vendre". La surtaxe représente "en moyenne 168 euros par résidence secondaire" à Merlimont, rappelle Mary Bonvoisin. "Les propriétaires ne sont pas matraqués fiscalement". "On finance la collectivité alors qu'on représente moins de dépenses car on est moins là", estime de son côté Bernard Olivier, qui s'était aussi lancé dans la course aux municipales à Argelès-sur-Mer, avant de se rallier à une autre candidate. Faux, pour Jean-Paul Lebas, du collectif national des habitants permanents. "Les résidences secondaires coûtent cher à la collectivité qui doit dimensionner ses infrastructures à un niveau nettement supérieur à sa population". Où il vit, à Lège-Cap-Ferret (Gironde), "on passe de 8.000 habitants permanents à 100.000 personnes en été. En termes de gestion des eaux usées, par exemple, c'est très important" et cela "légitime la surtaxe" selon lui. "Ce mouvement des résidences secondaires n'est pas légitime, c'est une réaction égoïste d'enfants gâtés", assène Jean-Paul Lebas.

04.03.2026 à 08:13

Le Japon envisage d'enfouir des déchets nucléaires sur une île isolée du Pacifique

FRANCE24

A l'heure où l'atome civil a de nouveau le vent en poupe à travers le monde, trouver des sites de stockage définitif pour le combustible usé, potentiellement dangereux pendant des dizaines de milliers d'années, constitue un épineux défi. Le Japon ne fait pas exception, alors qu'il se réoriente vers un "usage maximal de l'énergie nucléaire" en respectant des conditions renforcées de sûreté, selon sa politique énergétique, quinze ans après la catastrophe de Fukushima. Le gouvernement nippon souhaite ainsi mener une étude préliminaire sur Minamitorishima, l'île la plus orientale du territoire du Japon dans le Pacifique, afin de déterminer si elle peut accueillir une installation d'enfouissement. Minamitorishima, propriété de l'État, inhabitée par des civils et interdite aux touristes, dispose d'"une certaine superficie encore inexploitée pouvant accueillir un site", a déclaré mardi à la presse le ministre de l'Industrie, Ryosei Akazawa. L'île, de forme triangulaire et entourée d'un atoll corallien, présente également certains "atouts scientifiques favorables" de par sa géographie, a ajouté le ministre. Une demande a été soumise à la municipalité de Tokyo qui administre l'île afin d'en examiner les conditions géologiques et l'activité volcanique à partir de documents géologiques, première étape d'une enquête en trois phases destinée à sélectionner le site de stockage définitif. Des prospections ont déjà été menées en trois lieux situés sur deux des quatre îles principales –et densément peuplées– du Japon, dont deux à Hokkaido et une autre à Kyushu. Minamitorishima, qui couvre environ 1,5 km2, serait le premier site candidat choisi à l'initiative propre du gouvernement central. En janvier, le Japon a remis en service la plus grande centrale nucléaire du monde, située dans la région de Niigata (centre), pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. La Finlande a construit le premier dépôt géologique profond au monde pour le combustible nucléaire usé, l'installation d'Onkalo, où les déchets doivent être isolés à 400 mètres de profondeur.

04.03.2026 à 08:07

Guerre au Moyen-Orient : quels sont les moyens militaires français déployés dans la région ?

FRANCE 24

Emmanuel Macron a annoncé mardi le déploiement de moyens militaires vers la Méditerranée orientale, dont son porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval. La France veut apporter son soutien dans la protection de ses alliés face aux "incertitudes des jours à venir" dans la guerre au Moyen-Orient.

04.03.2026 à 08:03

L'Europe a une carte à jouer avec les applications IA pour l'industrie, juge le géant des logiciels SAP

FRANCE24

"L'Europe peut réussir en grand à l'échelle mondiale" dans ce domaine, a estimé auprès de l'AFP Thomas Saueressig, membre du directoire du plus grand éditeur européen de logiciels. Pour le responsable du groupe allemand, les Européens ont là "le savoir-faire, les données industrielles, et les compétences". Si l'Europe est à la traîne des acteurs majeurs s’agissant des grands modèles de langage comme l'Américain ChatGPT ou le chinois DeepSeek, les applications industrielles sont généralement plus restreintes et moins énergivores. L'effritement des relations commerciales avec Pékin, accusé de pratiques commerciales déloyales, et avec les États-Unis, avec les droits de douanes imposés par Donald Trump, donnent aux Européens une motivation supplémentaire de s'émanciper. Dans l'industrie, les applications d'IA sont conçues pour des tâches spécifiques, de l'élaboration de plans de construction à l'optimisation du câblage électrique dans les appareils. C'est là que "nous pouvons nous différencier en Europe", en "tirant parti de l'expertise industrielle", assure M. Saueressig. "Nous ne devons pas penser qu'aux grands modèles de langage, nous devons aussi parler des modèles spécifiques à chaque secteur", insiste celui qui est également chef de "l'expérience client" au sein de SAP. Robots humanoïdes Les procédés de haute technologie ne sont pas nouveaux dans les usines, mais l'IA promet de les propulser à un autre niveau avec chez certains le rêve d'usines automatisées. De premiers efforts sont faits dans la première économie d'Europe. Fin février, le géant automobile BMW a présenté deux robots humanoïdes dopés à l'IA devant dès 2026 aider à la production des voitures en usine. Le début est modeste, comparé à la démonstration de kung-fu d'un ensemble de robots à laquelle le chancelier Friedrich Merz a assisté en Chine. L'optimisme reste néanmoins de mise. Les progrès des performances des systèmes d'IA ouvrent de nouveaux potentiels pour l'automatisation", a noté à Munich devant les journalistes Milan Nedeljkovic, responsable de la production de BMW. Selon lui, il s'agit d'aller "vers une IA autonome, pouvant être utilisée dans la production pour prendre ses propres décisions". Le géant allemand des télécommunications Deutsche Telekom et le mastodonte américain des puces Nvidia ont, eux, annoncé en novembre 2025 le lancement d'un hub d'IA industrielle, destiné à aider les entreprises européennes à utiliser ces technologies sur leur continent dans des processus allant de la conception à la robotique. L'objectif est, selon eux, d'offrir une "plateforme d'IA souveraine", capable de réduire les "dépendances risquées" vis-à-vis des technologies chinoises et américaines. Opportunités de croissance L'Europe a d'ailleurs fait de sa "souveraineté numérique" une priorité à l'ère de l'IA, d'une part pour ne pas abandonner à d'autres un marché porteur, mais aussi pour protéger les données des Européens en les stockant sur le continent. Selon M. Saueressig, le groupe SAP, qui propose une vaste gamme de logiciels d'entreprise, constate une "augmentation exponentielle de la demande" pour des produits garantissant cette indépendance. Si SAP a fortement chuté en Bourse ces derniers mois, sur fonds d'inquiétudes liées aux solutions d'IA le concurrençant dans son secteur, M. Saueressig se veut rassurant, voyant de nombreuses "opportunités de croissance". Les défis ne manquent pourtant pas. Parmi eux, la puissance de calcul des centres de données européens qui est minime comparée à celle des États-Unis et de la Chine. La concurrence des industries chinoises est une autre épine dans le pied européen, en particulier celui des Allemands qui vivaient de leurs exportations, notamment vers le géant asiatique. Antonio Krüger, directeur du Centre allemand de recherche pour l'intelligence artificielle (DFKI), ne veut pas pour autant être défaitiste. "Nous ne savons pas exactement où tout cela mènera", dit-il à l'AFP, et rien ne permet de dire "que la course est déjà perdue".

04.03.2026 à 07:53

Marchés en Asie: les Bourses chutent, le pétrole toujours en hausse

FRANCE24

Les Bourses décrochent, Séoul dévisse de 12% L'ensemble des places asiatiques, à la suite du repli de Wall Street, s'est trouvé dans la tourmente, les investisseurs confrontés à la volatité des cours énergétiques et des devises fuyant les actifs jugés à risque. A Tokyo, l'indice vedette Nikkei a chuté en clôture de 3,61% à 54.245,54 points, l'indice élargi Topix perdant 3,67%. La Bourse de Sydney a cédé 1,94%, Taipei 4,35%. L'indice hongkongais Hang Seng perdait 2,84% vers 06H30 GMT, tandis qu'à Bangkok, les échanges ont été brièvement suspendus après un plongeon de 8%. A Bombay, l'indice Nifty a ouvert en repli de 2%, affolé par les craintes d'inflation accrue. "Lorsque le prix du brut augmente, la facture est particulièrement lourde en Asie où les importations d'énergie constituent une dépendance structurelle", commente Stephen Innes, de SPI Asset Management. "Les économies axées sur l'exportation se retrouvent soudainement contraintes de recalculer leurs marges, face à un baril plus cher qui plane sur chaque chaîne de production et chaque voie maritime", explique-t-il. "Étant donné que Corée du Sud, Japon, Chine et Taïwan dépendent fortement des approvisionnements énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz, tout blocage aurait des répercussions négatives importantes sur ces marchés", indique à l'AFP Chung Hae-chang, analyste chez Daishin Securities. La chute est spectaculaire à Séoul, où la tech domine: l'indice Kospi a dévissé en clôture de 12,06%. Il avait déjà plongé de 7,24% mardi ; c'est sa pire séquence depuis la crise financière de 2008. La Corée du Sud, huitième plus gros consommateur de brut du monde, est très dépendante des hydrocarbures du Moyen-Orient... et son économie repose largement sur ses exportations tech. Les champions des puces mémoires Samsung Electronics a lâché quelque 11% et SK hynix plus de 8%, succombant avec retard au récent refroidissement sur l'IA, dans un marché paniqué. Certains investisseurs ayant acheté des titres tech grâce à de l'endettement sur marge, en pariant sur leur hausse continue, se trouvent désormais piégés et contraints de liquider leurs positions. Les Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ont rouvert en nette baisse mercredi après deux jours de fermeture. Pétrole consolidé, guettant Ormuz Vers 06H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché international, gagnait 2,26% à 83,25 dollars. Il avait dépassé mardi 85 dollars pour la première fois depuis juillet 2024. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) nord-américain grimpait de 1,96% à 76,02 dollars. WTI et Brent avaient clôturé la veille en hausse de plus de 4%. Le trafic maritime est toujours paralysé dans le détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement par lequel transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. Certes, les cours avaient modéré leurs gains mardi après des déclarations du président américain Donald Trump assurant que la marine des Etats-Unis pourrait escorter des pétroliers "si nécessaire" à travers le détroit d'Ormuz. Mais les Gardiens de la Révolution ont affirmé mercredi avoir le "contrôle total" du détroit. "L'escalade du conflit continue de peser sur le moral et de maintenir les marchés dans une attitude prudente", avertit Lloyd Chan, de MUFG. Certes, "la réaction du marché pétrolier a été jusqu'à présent plus contenue qu'au cours des premières semaines du conflit russo-ukrainien", et la stabilisation du Brent autour des 82 dollars "suggère un certain apaisement des craintes de perturbation", reconnaît-il. Mais pour autant, le Brent enregistre une hausse cumulée d'environ 15% sur la semaine, "ce qui alimente les craintes d'inflation et accentue les freins à la croissance mondiale", insiste-t-il. Le dollar stable, l'or recherché L'or, valeur refuge face aux incertitudes, continue de profiter de la situation: il grimpait de 1,06% à 5.141 dollars l'once vers 06H30 GMT. De son côté, la monnaie américaine se stabilisait à 157,59 yens pour un dollar, après avoir encore monté la veille. Le dollar reste "soutenu par la demande de valeurs refuges et une modération des anticipations de baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) cette année" face à la flambée des prix énergétiques, souligne Lloyd Chan. De son côté, la roupie indienne a trébuché à un nouveau plus bas historique face au dollar.

04.03.2026 à 07:51

Dans le lagon de Mayotte après Chido, il faudra "10 à 15 ans" pour retrouver des récifs coralliens à l'identique

FRANCE24

Chido a frappé Mayotte en décembre 2024, cumulant ses effets avec des épisodes de blanchiment - causés par la chaleur - qui avaient déjà fragilisé les récifs la même année. La mortalité corallienne oscille entre 26% et 88% selon les sites, selon le Parc naturel marin de Mayotte. Ce jour de fin février, Nicolas Cortes, plus habitué à faire découvrir aux touristes ce lagon figurant parmi les plus grands du monde avec 1.500 km², transporte une équipe de chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l'Université de La Réunion. Ils partent vers les récifs du nord du lagon, dans le cadre du programme Future Maore Reefs, lancé en 2021 pour comprendre la résilience des récifs et proposer des solutions durables face aux pressions qui pèsent sur les coraux. Les chercheurs testent notamment le bouturage, en expérimentant différentes associations d'espèces de coraux pour "recommander une méthode de restauration soutenable et résiliente dans le temps" au cas où une politique était menée en ce sens, détaille Aline Tribollet, directrice de recherche à l'IRD. Sur certains sites, le constat est amer. À La Prévoyante, au large du port maritime de Longoni, "aucune reprise". À l'Île Blanche, plus proche du rivage, le récif retourné est désormais visible à marée basse. "Ça repart" Sur le site de La Surprise, les résultats sont plus encourageants: plus de 80% des boutures ont résisté à la houle. À six mètres sous l'eau, Aline Tribollet effectue des prélèvements sur le béton et le basalte qui composent la structure sur laquelle sont plantées les coraux, avant de prélever des échantillons de coraux morts sur un récif naturel à proximité. Elle montre une colonie de 15 cm commençant à pousser sur un corail tabulaire - coraux formant de larges surfaces horizontales - mort, retourné par la tempête. Si tout le haut du récif a été rasé, en contrebas, des colonies ont tenu bon et des coraux dispersés dans le sable repoussent. "Ça repart", se réjouit la chercheuse. Son collègue François Guilhaumon, chargé de recherche à l'IRD, photographie les récifs naturels voisins, au pied desquels git un tapis de coraux branchus emportés par le cyclone. Il utilise la photogrammétrie, une technique de prises de vue multiples sous différents angles, pour produire des imageries 3D des structures coralliennes. Plus celles-ci "sont complexes, plus elles peuvent servir d'habitat pour les poissons et freiner l'énergie de la houle", explique-t-il. Un impact loin d'être négligeable. Pendant Chido, le récif a joué ce rôle de protection: alors que la houle atteignait neuf mètres à l'extérieur du lagon, elle a été réduite à quatre à cinq mètres à l'intérieur, cassée par la barrière. Les relevés scientifiques permettront d'étudier "la dynamique des communautés coralliennes pour voir comment elles évoluent dans le temps", précise Aline Tribollet. Les jeunes pousses coralliennes, elles, "auront besoin de 10 à 15 ans pour former des récifs plus ou moins identiques à avant". Mais toute solution de restauration "ne sera soutenable et durable qu'en réduisant de manière importante les pressions d'origine humaine", prévient la chercheuse, au moment où Mayotte pousse pour faire de son lagon un candidat au patrimoine mondial de l'Unesco.

04.03.2026 à 07:33

Tennis: Alcaraz se présente invaincu à Indian Wells

FRANCE24

. Tenants: Andreeva et Draper sans certitudes Révélation de la saison passée, la jeune Russe Mirra Andreeva avait parfaitement attaqué 2026 avec un succès lors du tournoi WTA 500 d'Adélaïde mi-janvier. L'actuelle huitième joueuse mondiale, 18 ans, a ensuite légèrement déçu avec des éliminations en 8e de finale de l'Open d'Australie puis au 3e tour du WTA 1000 de Doha, avant d'être sortie du WTA 1000 de Dubaï après un très bon match en quarts par l'Américaine Amanda Anisimova. Le Britannique Jack Draper (24 ans), vainqueur surprise l'an passé, vient seulement de faire son retour à la compétition. Le 14e joueur mondial a retrouvé le circuit ATP la semaine passée pour la première fois depuis son forfait au deuxième tour de l'US Open en août dernier, à cause d'une contusion osseuse au bras gauche, celui qui tient sa raquette. Après un succès contre le Français Quentin Halys au premier tour de l'ATP 500 de Dubaï, il a été sorti par un autre tricolore, Arthur Rinderknech, et risque donc de manquer de rythme dans le désert californien où il pourrait perdre gros au classement ATP. . Alcaraz favori, Sinner de retour Le N.1 mondial espagnol Carlos Alcaraz se présente à Indian Wells invaincu cette saison, après avoir remporté l'Open d'Australie en janvier puis le tournoi ATP 500 de Doha mi-février. Il vise à 22 ans un troisième titre en Californie après ses deux succès en 2023 et 2024. Son grand rival Jannik Sinner fait lui son retour sur le tournoi qu'il avait manqué l'an passé à cause d'une suspension de trois mois liée à une longue affaire débutée par un contrôle positif au clostébol dans le cadre de cette même compétition en 2024. Même s'il remporte la compétition, l'Italien ne pourra pas reprendre la place de N.1 mondial à l'issue de la quinzaine, mais peut espérer réduire l'écart sur Alcaraz, actuellement de plus de 3.000 points. Vainqueur de l'Open d'Australie, la Kazakhe Elena Rybakina (26 ans, N.3) vise un deuxième trophée au "Paradis du tennis" après 2023. La N.1 mondiale Aryna Sabalenka n'a jamais remporté ce tournoi, où elle a perdu deux fois en finale, en 2023 justement et l'an passé. . Fils lancé, Monfils invité Après une longue période loin du circuit, blessé au dos, le Français Arthur Fils a retrouvé le sourire en atteignant la finale de l'ATP 500 de Doha il y a deux semaines. Fils a seulement été stoppé par Alcaraz en finale. Il avait atteint les quarts à Indian Wells l'an passé, battu par le Russe Daniil Medvedev. Chouchou du public lancé dans une tournée d'adieux à 39 ans, Gaël Monfils a été invité par les organisateurs après son premier match gagné sur le circuit en 2026 au premier tour à Acapulco la semaine passée. "Les fans américains, à chaque fois, me font un super accueil, avec une sublime énergie", a expliqué Monfils à l'AFP avant de retrouver la Californie. La N.1 française Loïs Boisson, sensation du dernier Roland-Garros, reste absente, comme depuis le début de l'automne 2025.

04.03.2026 à 07:30

Liban : au moins 11 morts dans des frappes israéliennes au sud de Beyrouth et à Baalbek

FRANCE 24

Les frappes israéliennes ont tué mercredi au moins 11 personnes au Liban, selon le ministère de la Santé et un média d'État. L'État hébreu a visé le sud de la capitale et la ville de Baalbek, en riposte à une attaque du Hezbollah la veille qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.

04.03.2026 à 07:13

NBA: Wembanyama sans forcer, les Cavaliers s'offrent les Pistons

FRANCE24

. Les Spurs sans forcer Victor Wembanyama n'a pas eu besoin de forcer son talent avec 10 points, 8 rebonds, 4 passes, 3 interceptions et 6 contres lors du très large succès des San Antonio Spurs sur le parquet des Philadelphia 76ers 131 à 91. Les Spurs se sont envolés lors du deuxième quart-temps grâce à leur défense, avant de contrôler et de faire briller le rookie Dylan Harper (22 points). "Il n'y a pas eu de performance individuelle incroyable, mais un collectif", a apprécié "Wemby", désigné joueur du mois de février pour la conférence Ouest. "Quand on est aussi concentrés, tous ensemble, je pense qu'on est la meilleure équipe du monde." . Les Cavs s'offrent les Pistons Malgré l'absence de Donovan Mitchell, les Cleveland Cavaliers ont dominé les Detroit Pistons, leaders de la conférence Est (45v-15d), 113 à 109. Jaylon Tyson a inscrit 22 points, suppléé par James Harden (18 points, 5 rebonds, 7 passes) et Evan Mobley (18 points), face aux 24 points de Jalen Duren. Les Cavaliers, quatrièmes à l'Est (39v-24d) ont réussi à limiter Cade Cunningham, désigné joueur du mois de février à l'Est, à 10 points et 14 passes. . Yabusele brille mais perd contre le champion Titulaire au poste de pivot, comme depuis son arrivée début février, Guerschon Yabusele a réussi un match plein avec Chicago, compilant 18 points à 7 sur 14 au tir, 12 rebonds et 2 passes. Mais les Bulls ont perdu à domicile face au Thunder d'Oklahoma City 116 à 108. Le capitaine de l'équipe de France s'est notamment signalé avec un énorme dunk, finissant par céder face au champion pourtant privé du MVP Shai Gilgeous-Alexander, en gestion d'une blessure aux abdominaux. Autre intérieur tricolore, Moussa Diabaté a cumulé 7 points et 8 rebonds lors du succès de Charlotte face à Dallas 117-90. . Edwards en feu avec 41 points L'électrique ailier de Minnesota Anthony Edwards a de nouveau flambé avec 41 points à 15 sur 29 au tir (7 sur 13 de loin), ajoutant 6 rebonds, 2 passes, 5 interceptions et 1 contre spectaculaire dans une fin de match où il aura encore été décisif. Ses Timberwolves se sont imposés face à Memphis 117-110 avec 5 points et 12 rebonds du pivot français Rudy Gobert.

04.03.2026 à 07:13

Coupe du monde 2027 : les Bleues s'en sortent en Irlande grâce à Melvine Malard

L'Equipe TV

L’équipe de France féminine a débuté ses qualifications à la Coupe du monde 2027 par une victoire en Irlande (2-1). Melvine Malard a inscrit un doublé en sortie de banc.
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