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▸ Les 15 dernières parutions

19.04.2026 à 08:49

A Belle-Île, la difficile cohabitation entre les voitures et les vélos

FRANCE24

"En fin de compte, à Belle-Île, c'est la voiture qui domine tout: on se déplace majoritairement avec elle", peste Nicole Lenoble, 71 ans, qui habite à Locmaria. Dans les années 1990, "on allait au bourg à pied, on ne se sentait pas en insécurité, maintenant ce n'est plus possible, les voitures prennent trop de place". Car contrairement à d'autres îles bretonnes plus petites et plus plates, Belle-Île, où habitent 5.600 personnes à l'année, nécessite l'usage d'une voiture en raison des distances, 17 km du nord au sud et 9 km d'est en ouest. Selon l'Insee, la part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2022 était de 71% pour la voiture ou le camion, contre 1,8% pour les transports en commun et 4,5% pour le vélo... Et avec l'arrivée de 400.000 touristes entre avril et septembre, la situation se complique aux beaux jours. "Sur des routes qui ne sont pas très larges, il y a des voitures de plus en plus grosses et qui ont aussi pris 10 cm de largeur en dix ans", explique Marc Suquet de l'association Belle-Île en vélo. Les accidents évités sont "des miracles un peu tous les jours", poursuit-il, confiant son "stress" sur les routes, un sentiment partagé par de nombreux Bellilois interrogés. "On a tous croisé une famille avec des enfants de trois ans qui ne savent pas faire du vélo et zigzaguent sur la grand-route", qui relie le nord au sud avec une limite de vitesse atteignant 80 km/h, relève Garance Guillaume, maire-adjointe en charge des mobilités. Propriétaire d'un bar à Palais, elle distribue même des gilets jaunes aux fêtards pour éviter le même drame qu'en 2024 quand un jeune saisonnier avait été fauché sur une route mal éclairée en pleine nuit. "20 ans de retard" Selon une étude diffusée en décembre "Se déplacer au quotidien à Belle-Île-en-Mer", en haute saison, 96% des personnes sondées estiment "la circulation problématique" tandis que les piétons et les cyclistes "apparaissent particulièrement vulnérables à cette saturation, confirmant une contrainte forte pour les mobilités douces". Et contrairement à l'île de Ré, Noirmoutier ou Groix, Belle-Île "accuse vingt ans de retard sur le développement du vélo", pointe M. Suquet. "Ca monte, ça descend sans arrêt, ça vire, ça tourne: on n'est pas sur des routes où l'on peut facilement faire des pistes cyclables", explique David Lappartient, président du conseil départemental du Morbihan. Mais il se dit prêt à rouvrir le dossier d'une voie cyclable le long de la grand-route, "intégralement aux frais du département", un investissement "de plusieurs millions", quand un consensus entre les quatre maires sera trouvé. Outre la construction de cette grande piste cyclable, certains habitants évoquent le développement des transports publics et la possibilité d'augmenter encore le tarif des voitures les plus imposantes pour le passage en bateau. Sachant que le tarif en haute saison pour les voitures de plus d'1,8 tonne est déjà de 489 euros. "Nous les Îliens, on a tendance à avoir des voitures de petite catégorie. Et on voit débarquer des gros SUV, de plus en plus lourds et larges, avec des gens qui ont les moyens, donc c'est une option", argue un commerçant de Palais qui préfère rester anonyme. Nicole et Alain Lenoble ont eux décidé de se tourner vers les véhicules intermédiaires électriques, avec leur look mi-jeep mi-Méhari, beaucoup plus adaptés avec leur poids d'environ 500 kg. Un salon pour promouvoir ce type de véhicules a même été organisé à Palais en octobre. "Pour un territoire comme celui de Belle-Île ce type de véhicule apporte pas mal d'atouts, notamment sur le sujet de (...) la forte fréquentation des routes", plaide Jacqueline Roisil, directrice régionale de l'Ademe.

19.04.2026 à 08:37

Bolloré affirme que "Grasset continuera" avec "de nouveaux auteurs" malgré les départs

FRANCE24

M. Bolloré s'étonne, dans une tribune publiée dans ce journal également dans son escarcelle, du "vacarme" suscité par le départ du PDG de Grasset, Olivier Nora, en dénonçant "une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient". Quelque 170 écrivains ont secoué cette semaine le monde d'ordinaire feutré de l'édition avec leur décision inédite de refuser de publier de nouveaux livres chez Grasset après le départ d'Olivier Nora, imputé par de nombreux auteurs à Vincent Bolloré. Dans une lettre ouverte, ils avaient dénoncé "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de la prestigieuse maison. Dans sa réponse publiée dans le JDD, Vincent Bolloré confirme que la décision est liée à un "différend" avec Olivier Nora sur la date de publication du prochain livre de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, arrivé en mars chez Grasset. "Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l'honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal (...). Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l'année – ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset", écrit Vincent Bolloré, qui rappelle en préambule de son texte n'avoir pour autant "aucune fonction chez Hachette". Le milliardaire conservateur pointe aussi un contexte de "performances économiques de la Maison Grasset très décevantes" et une hausse de la rémunération annuelle d'Olivier Nora. En dépit de la fronde des auteurs depuis quelques jours, "Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés", estime Vincent Bolloré. "Quant aux attaques concernant mon +idéologie+, je le rappelle une fois de plus: je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent", conclut-t-il.

19.04.2026 à 08:27

A Buenos Aires, une "rave" géante en hommage... au pape François

FRANCE24

L'emblématique place de Mai, rompue aux grandes manifestations politiques, militantes, récemment encore pour marquer gravement les 50 ans de la dictature (1976-1983) s'est muée pendant plus de deux heures en une gigantesque party, engorgeant des avenues adjacentes, a constaté l'AFP. "Que la musique parvienne à toucher les cœurs, à tel point que, quand les jeunes rentrent chez eux après un concert, ils rentrent heureux, avec quelque chose en plus (...) comme l’envie de changer le monde", déclarait-il l'AFP à la veille du concert. La municipalité hôte de Buenos Aires disait attendre entre 30.000 et 50.000 personnes pour le concert gratuit. Symboliquement, devant le parvis de la cathédrale dont Jorge Bergoglio fut pendant 15 l'archevêque très populaire, avant de devenir pape François en 2013. Il ne revint jamais en Argentine jusqu'à sa mort, le 21 avril 2025. Le cocktail d'électro et de message religieux est devenu marque de fabrique du père Guilherme, célèbre bien au-delà de son Portugal natal -orginaire de Guimaraes, il est curé à Braga- pour ses "grand-messes" techno, qu'il a célébrées à travers le monde, Lisbonne, Beyrouth, Mexico, Rio, Ibiza... Un cocktail, une passerelle vers les jeunes, adoubés par le pape François lui-même, qui le rencontra et l'invita à animer les Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne en 2023. "Voyager ensemble" "C'est trop bien qu'il essaie de rapprocher les gens à travers l’électronique et la religion", disait à l'AFP dans la foule compacte, majoritaiement jeune mais pas uniquement, Tomas Ferreira, avocat de 25 ans, qui contrairement a 63% des Argentins se dit non catholique. Mais conscient que "la religion se modernise, et c’est une bonne chose". "Je trouve ça merveilleux parce que ça vient d’une intention de l’Église de rassembler énormément de personnes, de types de personnes différentes", glissait Martina Jardon, étudiante de 18 ans. Reproduit sur des écrans géants dans de proches avenues, le concert, sous le thème "François vit dans la rencontre", a alterné sons purement électro, et quelques brefs clins d'oeil plus datés, mais non sans référence religieuse, tels "Knockin' on heaven's door" (Bob Dylan). "J’ai toujours aimé la musique. Au séminaire avec les jeunes de ma paroisse, c’était normal pour moi", expliquait à l'AFP le père Guilherme, jovial et replet quinquagénaire. "Je n’ai jamais senti que du fait d'être au séminaire je ne devais pas faire ceci ou cela, ou sortir le soir. A 18 ans, on a créé un groupe de pop-rock..." C'est en commençant à organiser des karaokés dans les années 2000 dans sa paroisse, pour récolter quelques fonds, qu'il s'est mis peu à peu à mixer, puis développer une culture techno. Puis la pandémie l'a vu basculer, produisant des streams, des sets devenus viraux. Au fil du temps, sa techno "est devenue un peu plus mélodique, c’est ce que je joue maintenant. Ca me permet aussi d’insérer toute une série de messages au long du set", souligne-t-il. "Des messages de paix". "Ca me donne la chair de poule, quand je vois les jeunes, quand je nous sens tous unis sur la piste de danse. C'est une très belle image, comme un voyage", médite-t-il. "Si c'est possible de voyager ensemble sur la piste, alors c’est aussi possible de voyager ensemble en dehors, non ?"

19.04.2026 à 07:21

NBA: Wembanyama débute avec gourmandise ses premiers play-offs

FRANCE24

Après une première saison réussie (rookie de l'année) mais chiche en victoires (22, pour 60 défaites), une deuxième bien lancée (première sélection au All-Star Game), mais terminée dès février avec une thrombose veineuse, "Wemby" a intégré lors de ce troisième exercice le cercle des meilleurs joueurs de la ligue nord-américaine au coeur d'un collectif aux progrès fulgurants. Les San Antonio Spurs sont passés en douze mois de la treizième (34 succès) à la deuxième place de la conférence Ouest (62 succès), et le Français de 22 ans candidate à la récompense individuelle de MVP. Wembanyama va découvrir les play-offs, que les Spurs retrouvent pour la première fois depuis 2019, avec une série de premier tour qui débute dimanche à domicile face aux Portland Trail Blazers. Mais il n'est pas question d'une année de découverte. Galvanisés par leur excellente saison régulière, une finale de Coupe NBA en décembre, les Spurs, portés par leur géant français (2,24 m), un meneur All-Star (De'Aaron Fox) et un arrière explosif (Stephon Castle), figurent parmi les prétendants au titre, juste derrière le Thunder d'Oklahoma City, tenant et grand favori, et peut-être les Boston Celtics de Jayson Tatum (champion en 2024) et les Denver Nuggets de Nikola Jokic (titré en 2023), eu égard à leur expérience. Wemby "rêve" du titre "Je ne peux pas m'empêcher de rêver" du titre, a expliqué Wembanyama mardi lors d'un point de presse, tout en assurant vouloir "garder les pieds sur terre". Un comble pour "l'alien", promis à la récompense de défenseur de l'année grâce à sa force de dissuasion unique sur les attaques adverses (3,1 contres de moyenne), tout en ayant su polir un arsenal offensif complet, pour marquer en moyenne 25 points par match en moins de 30 minutes sur les parquets. "On peut le sentir... Tout le monde est plus concentré, plus impliqué. Ca m'a manqué ces matches à enjeux", a encore commenté "Wemby" qui, s'il découvre les phases finales NBA, a déjà brillé dans l'environnement des Jeux olympiques de Paris achevés avec une médaille d'argent au cou. "Les play-offs, on en rêve en tant qu'enfant", a ajouté celui qui se dit "proche d'être à 100% de sa forme physique". Mis au repos dimanche lors du dernier match de saison régulière contre Denver, Wembanyama aura profité de huit jours de repos complets, sûrement bienvenus après avoir été touché au niveau des côtes la semaine dernière. Manque d'expérience Les Texans partent largement favoris de la série au meilleur des sept matches contre les Trail Blazers du coach brésilien Tiago Splitter, champion sous le maillot des Spurs en 2014, dernier des cinq trophées de la franchise (après 1999, 2003, 2005 et 2007). Wembanyama voit en ses adversaires de l'Oregon "une équipe très active pas facile à jouer avec une identité forte". Son entraîneur Mitch Johnson se méfie d'un collectif "qui met une pression forte sur le porteur de balle, essaie de perturber ton rythme, se bat pour contrer les transitions et pour amener de la présence au rebond". Si les Spurs profitent d'un effectif jeune, talentueux et insouciant, à l'image de leur rookie Dylan Harper en sortie de banc, ils pourraient aussi pâtir d'un certain manque d'expérience. Dans leur cinq majeur, seul De'Aaron Fox a déjà joué en play-offs, sept rencontres au total pour une série en 2023 avec Sacramento. Les Texans comptent toutefois sur leur banc deux champions NBA avec Harrison Barnes (2015, Golden State) et Luke Kornet (2024, Boston). Le Thunder, dont les Spurs semblent suivre l'exemple avec deux ans de retard, avait été sorti au deuxième tour des play-offs 2024 après avoir terminé en tête de la conférence Ouest, achevant un apprentissage qui les avait menés au titre l'an passé.

19.04.2026 à 07:08

Moyen-Orient en direct : des "progrès" dans les négociations, mais un accord final "encore loin", selon l'Iran

Bahar MAKOOI

Les négociations de paix entre l’Iran et les États-Unis ont "fait des progrès", mais un accord final reste "encore loin", selon le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf. Téhéran verrouille de nouveau le détroit d’Ormuz en réponse au blocus américain de ses ports, à trois jours de la fin du cessez-le-feu. Suivez en direct.

19.04.2026 à 05:47

L'électro prend le pouvoir à Coachella

FRANCE24

S'il vibre habituellement au rythme du son pop-rock, le rendez-vous d'Indio, en Californie, est devenu un incontournable pour les fans d'électro, genre qui poursuit son irresistible ascension depuis la fin de la pandémie de Covid. "Une grande partie de cette musique est bien plus accessible. De plus, la collaboration et l'influence électroniques sont très présentes dans la pop", ce qui rend l'électro "bien plus visible à tous les niveaux maintenant", relève auprès de l'AFP le DJ Adam Beyer. Le Suédois a partagé un set au deuxième jour du festival avec Armin van Buuren, légende de la "trance", déclinaison hypnotisante de la musique électronique avec ses lignes répétitives. "Le terme est tellement large à présent", dit à l'AFP van Buuren à propos de l'électro. "Ce n'est plus seulement de la +house music+, même des titres de (la star de la pop) Sabrina Carpenter comportent des éléments de batterie électronique. Je suppose que la musique électronique s'est diffusée et a un impact sur tous les genres de musique", souligne le Néerlandais, mettant l'accent sur la nouvelle approche de la jeunesse avec l'"ambiance, l'énergie et le contexte" comme mots d'ordre. "Les festivals et les spectacles de grande envergure sont devenus plus immersifs et basés sur l'expérience, et la musique électronique est faite exactement pour ce type de cadre", déroule-t-il. "C'est physique, émotionnel et répétitif d'une manière qui fonctionne à cette échelle plus grande". L'un des moments forts du deuxième weekend de Coachella aura été la première d'ÆDEN", une performance multiforme entre musique, art visuel et tech signée Anyma, décalée à cause de la pluie la semaine dernière. John Good s'est lui délecté de la collaboration entre le groupe de rock industriel Nine Inch Nails et le producteur d'électro allemand Boys Noize. "Je veux dire, mec, j'adore ça, c'est comme... une rave après l'autre, tu vois ?", s'enthousiasme ce festivalier. "Mélange d'ancien et de neuf" Sur la scène Sahara, spécialement dédiée à l'électro, la programmation affiche une ribambelle de DJ de sous-genres divers et variés. Parmi eux se trouve le Brésilien DJ Mochakk, qui pioche des sonorités dans la musique traditionnelle de son pays et le genre tropicaliste. Coachella est "mon plus gros concert à ce jour", se félicite l'artiste de 26 ans. "La musique évolue toujours par cycles", et "avec l'électro je pense que c'est ce mélange d'ancien et de neuf avec lequel les gens peuvent se connecter", raconte-t-il. "Et puis c'est un genre très ouvert, on peut mixer tellement de genres sur le même set, changer constamment d'énergie" et livrer un show "imprévisible" qui reste "palpitant". Puisant aussi dans la culture latine, le duo espagnol MESTIZA, composé de Belah et Pitty a occupé le plateau avec ses danseurs de flamenco. "La musique électronique a quelque chose de vraiment spécial, et c'est pourquoi elle est comprise dans le monde entier", abonde Belah, décrivant un genre qui "n'a pas de limite". "Pendant longtemps, c'était difficile de trouver des endroits où aller pour écouter de la musique électronique", se remémore Pitty, notant néanmoins une évolution "spectaculaire", comme le prouve "la programmation de ce Coachella".

19.04.2026 à 05:29

La Corée du Nord a tiré plusieurs missiles balistiques à courte portée, selon Séoul

FRANCE 24

Pyongyang a effectué dimanche de nouveaux tirs d'essai de missiles balistiques à courte portée, a annoncé l'armée sud-coréenne. Les projectiles ont parcouru environ 140 kilomètres avant de retomber en mer. Il s’agit du sixième test de ce type depuis le début de l’année, malgré les sanctions de l'ONU.

19.04.2026 à 05:17

Les Bulgares votent pour les législatives, un ex-président pro-russe donné favori

FRANCE 24

Les Bulgares votent ce dimanche pour des législatives décisives. Le parti de l'ancien président Roumen Radev est donné favori, sur fond de lutte contre la corruption. Partisan d'un dialogue renoué avec Vladimir Poutine et critique de la politique énergétique de l’UE, cet ex-pilote de chasse cherche à rallier un électorat protestataire très fragmenté.

19.04.2026 à 04:45

L'Iran prévient qu'un accord est encore loin, à trois jours de la fin du cessez-le-feu

FRANCE24

"Nous sommes encore loin d'avoir bouclé le débat", a déclaré le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf: "nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens". Le responsable avait participé à des pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance, qui s'étaient conclus le 12 avril par un échec. Lors de cette rencontre, à un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979, "nous avons souligné que nous n'avons absolument aucune confiance dans les Etats-Unis", a dit M. Ghalibaf, qui les a exhortés à "renoncer à l'unilatéralisme et à l'esprit d'imposition dans leur approche du dialogue". La défiance envers Washington est forte à Téhéran, cible de frappes israélo-américaines en juin 2025 puis du 28 février au 8 avril, au moment où les deux parties étaient engagées dans une série de discussions. "Au plus malin" Face au maintien du blocus américain de ses ports, l'Iran a annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. Peu après, au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit ont essuyé des tirs. "Toute tentative d'approche du détroit d'Ormuz sera considérée comme une coopération avec l'ennemi et le navire contrevenant sera pris pour cible", ont fait savoir les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran. "Ils jouent au plus malin", a réagi le président américain Donald Trump, dénonçant un "chantage". Mais il a dans le même temps fait état de "très bonnes conversations" avec Téhéran, contrastant avec le ton côté iranien. Après plus d'un mois d'une guerre qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et gravement perturbé l'économie mondiale, l'annonce de la réouverture du détroit vendredi avait donné un coup de fouet aux marchés financiers et provoqué un fort repli des cours du pétrole. Donald Trump avait assuré vendredi que les principaux points d'achoppement avaient été levés, en particulier sur le volet nucléaire, au coeur des différends entre les deux pays depuis des années. Selon lui, l'Iran - qui nie vouloir se doter de la bombe atomique - a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a démenti Téhéran. Routes rouvertes au Liban Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation reste très instable. Un militaire français a été tué samedi et trois autres blessés, dont deux grièvement, dans une embuscade contre des Casques bleus dans le sud du pays. L'attaque, survenue au lendemain de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours au Liban, a été attribuée au Hezbollah pro-iranien, qui a toutefois nié toute implication. Malgré la trêve, l'armée israélienne reste présente sur le sol libanais: elle a établi une "ligne jaune" de démarcation dans le sud du pays, comme dans la bande de Gaza, et dit avoir "éliminé une cellule terroriste" opérant à proximité de ses troupes. Elle a aussi annoncé la mort de deux de ses soldats dans la région depuis vendredi. "Un cessez-le-feu signifie une cessation complète de toutes les hostilités. Comme nous ne faisons pas confiance à cet ennemi, les combattants de la résistance resteront sur le terrain, le doigt sur la gâchette, et ils répondront aux violations", a averti le chef du Hezbollah Naïm Qassem. Profitant de l'accalmie, l'armée libanaise répare routes et ponts auparavant rendus impraticables par les frappes israéliennes. Nombre d'habitants semblent cependant hésiter à revenir durablement, vu la fragilité du cessez-le-feu qui a suspendu des hostilités en cours depuis le 2 mars. "Si nous rentrons définitivement, nous avons peur de perdre notre place dans l'école où nous nous sommes réfugiés", en cas de reprise des hostilités, confie Hassan, 29 ans, dans la capitale. Le Hezbollah avait alors attaqué Israël en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Les frappes israéliennes ont fait au moins 2.300 morts et déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. burx-tq/anb

18.04.2026 à 23:51

Angleterre: Chelsea lâche prise, Tottenham encore frustré 

FRANCE24

Le leader Arsenal et son dauphin Manchester City s'affrontent dimanche dans le Nord de l'Angleterre, dans ce qui ressemble à une "finale" pour le titre. Chelsea ne répond plus Sans idée face à une équipe de Manchester United glaciale de réalisme, Chelsea a subi sa quatrième défaite de suite en championnat et peut-être laissé passer ses dernières chances de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Sixièmes avec 48 points, les Blues ont quatre unités de retard sur Liverpool, premier qualifiable pour la prochaine édition, qui a toutefois un déplacement difficile chez son voisin Everton dimanche. Surclassés par Manchester City (0-3) dimanche dernier, les joueurs de Liam Rosenior ont cette fois dominé leur adversaire, mais ils ont été surpris en toute fin de première période sur la première vraie incursion mancunienne, par Matheus Cunha (44e). Ils ont joué de malchance en seconde période, avec notamment une tête de Liam Delap sur la barre transversale (57e), mais ont trop rarement inquiété les Red Devils, 3e avec 58 points, et quasiment assurés de retrouver la C1 qu'ils n'ont plus disputée depuis 2023/24. Tottenham trop fébrile Pour son deuxième match à la tête des Spurs, et le premier à domicile, Roberto De Zerbi pouvait espérer mieux de ses joueurs, tant au niveau du résultat, que de la prestation globale et du scénario terrible, qui a vu Brighton égaliser dans le temps additionnel (2-2). La façon dont ce deuxième but a été concédé, par Georginio Rutter (90e+5), après un mauvais contrôle de l'ancien Lensois Kevin Danso dans sa surface de réparation, a tout dit de la nervosité des Spurs, à l'image de leur nouvel entraîneur, lui-même averti pour être sorti de sa zone technique quelques minutes plus tôt. Le scénario est d'autant plus dur à avaler que Brighton avait déjà égalisé dans le temps additionnel en première période, par Kaoru Mitoma (45e+3). L'ancien Parisien Xavi Simons avait le reste du temps porté son équipe, avec une passe décisive pour l'ouverture du score de Pedro Porro (39e), suivi d'un tir sur le poteau (41e), puis de ce qui aurait dû être le but de la victoire (77e). "Ce n'est pas encore fini, on a encore cinq matches, a rappelé De Zerbi. Cette équipe est capable de gagner cinq matches de suite." Les Spurs (18e, avec 31 points), restent en position de relégables, derrière Nottingham Forest (33 points) et West Ham (32 points). Victoire impérative samedi prochain sur le terrain de la lanterne rouge, Wolverhampton. Newcastle dans le dur malgré Guimaraes Privés d'Anthony Gordon, blessé, mais renforcés par le retour de leur pilier du milieu Bruno Guimaraes, Newcastle a subi sa troisième défaite de suite en Premier League, à domicile contre Bournemouth (2-1). La formation rajeunie d'Eddie Howe a logiquement été menée après un but de Marcus Tavernier (1-0, 32e). L'entrée en jeu de Guimaraes, après plus de deux mois d'absence, a fait son effet, avec l'égalisation de William Osula six minutes plus tard (68e). Mais les largesses défensives ont finalement profité au latéral gauche français Adrien Truffert, qui a marqué son premier but dans l'élite anglaise (85e). Cette victoire permet aux Cherries, huitièmes avec 48 points d'être en course pour leur première qualification pour une Coupe d'Europe. Un espoir qu'entretient également Brentford, 7e avec le même nombre de points, mais qui a concédé son cinquième match nul de suite en championnat, contre Fulham (0-0).

18.04.2026 à 23:37

24 Heures moto: BMW en tête après huit heures de course

FRANCE24

Le règlement du championnat du monde d'endurance prévoit que des points sont accordés aux dix premiers après huit heures et seize heures de course lors des épreuves de 24 heures, au Mans en avril et au Bol d'Or en septembre au Castellet. Championne du monde en titre, la Yamaha N.1 de l'écurie autrichienne YART, pilotée par le trio Karel Hanika, Marvin Fritz et Leandro Mercado, a longtemps occupé la tête en fin de journée et en début de soirée. Mais vers 23h00, la nuit annonçait une lutte à trois entre cette Yamaha, la BMW belge N.37 et la Suzuki N.12 du Yoshimura SERT. La machine du BMW Motorrad Endurance Team semble posséder une botte secrète capable de lui procurer au fil des heures un avantage décisif, si aucun incident ne vient troubler sa course: beaucoup plus économe en carburant que ses concurrentes, elle permet à ses pilotes d'effectuer des relais plus longs. Sur 24 heures, cette économie signifie un, voire deux arrêts au stand de moins que ses adversaires: de quoi gagner de précieuses minutes. "Nous avons une très bonne stratégie et une bonne consommation de carburant, donc il est possible qu'on prenne bientôt un tour d'avance", a estimé le team manager de l'équipe BMW Werner Daemen a micro du diffuseur Eurosport. Un succès de BMW dimanche serait une première historique, car si les motos européennes ont pris le dessus en MotoGP depuis quelques années, l'endurance reste la chasse gardée des Japonaises. Depuis la première édition des 24 Heures du Mans en 1978, la victoire n'a jamais échappé à une moto nippone, Kawasaki, Honda, Suzuki et Yamaha se partageant le palmarès. Honda, qui avait placé deux motos en tête dès le départ samedi à 15 heures, a toutefois perdu tout espoir de victoire cette année. La N.4 du Tati Team a abandonné, et la N.5, celle de Honda France, a été victime d'une chute violente provoquée par une collision, et a perdu près de 40 minutes pour réparer. Classement à 23h00 après 8 heures de course: 1. BMW N.37 (BMW Motorrad Endurance Team) 288 tours 2. Yamaha N.1 (YART) à 37 sec 3. Suzuki N.12 (Yoshimura SERT) à 1 min 06 sec 4. BMW N.76 (AutoRace Ube) à 1 tour 5. Kawasaki N.11 (Webike Trickstar) à 1 tour

18.04.2026 à 23:33

Qualifs. Mondial-2027: accrochées par les Pays-Bas, les Bleues à l'arrêt

FRANCE24

Battues 2-1 à Breda mardi malgré une nette domination, les joueuses de Laurent Bonadei accusent toujours un point de retard sur les Oranje, avant les deux derniers matches qualificatifs contre la Pologne et l'Irlande en juin. Elles sont donc réduites à espérer un faux-pas des Néerlandaises pour leur reprendre la première place du groupe, la seule offrant un ticket direct pour le Mondial. Ce match nul à l'Abbé-Deschamps laissera donc un goût amer aux coéquipières de Griedge Mbock, qui risquent de devoir passer par l'étape des barrages afin de disputer la sixième Coupe du Monde de leur histoire. Comme mardi, les joueuses de Bonadei ont dominé sans réussir à faire vaciller des Néerlandaises coriaces en défense et parfois menaçantes en contre-attaque malgré l'absence de plusieurs cadres, dont leur vedette Vivianne Miedema (95 buts en 118 sélections). Tendues par l'enjeu, et après avoir enfin trouvé la faille avec le but salvateur de Marie-Antoinette Katoto avant la pause (45e+1), les Françaises ont craqué en deuxième période, au moment même où elles semblaient enfin libérées et dominatrices. "Il y a de la déception parce qu'on a manqué un petit peu de réalisme sur ce but encaissé. Le réalisme, il est dans les deux surfaces. Il n'est pas qu'offensif" a regretté Bonadei après le match. Un problème récurrent des Bleues: c'est le 13e match consécutif où elles encaissent au moins un but. Le tout malgré quelques interventions décisives de leur gardienne Pauline Peyraud-Magnin en première période, avec des sorties autoritaires sur plusieurs corners (4e, 5e), et une main ferme sur une frappe de l'attaquant du FC Barcelone Esmee Brugts (11e). Un match cadenassé Volontaires mais pas assez incisives, à l'image d'une Sakina Karchaoui très remuante mais parfois brouillonne pour sa 100e sélection sous le maillot tricolore, les Bleues n'ont pas réussi à mettre le rythme nécessaire pour emballer la rencontre. Hormis quelques alertes, la défense des Bleues n'a elle que rarement tremblé dans une première période cadenassée, où les occasions ont été maigres des deux côtés. "Le début de match un peu poussif. Je pense que pour les deux équipes, il y avait peut-être un peu de pression de part et d'autre" a déclaré Bonadei. Fébriles à l'approche de la surface néerlandaise, les Bleues ont finalement été libérées juste avant la pause par l'attaquante lyonnaise Marie-Antoinette Katoto, dont la tête puissante après un centre millimétré de Sandy Baltimore (45e+1) a fait rugir les 8.334 spectateurs réunis dans l'antre de l'AJA. Galvanisées par ce but libérateur, les joueuses de Bonadei se sont montrées plus dangereuses au retour des vestiaires et ont alors semblé prendre le contrôle de la rencontre. Une sérénité qui n'a pas duré. Sur une de leurs seules occasions, les Néerlandaises ont frappé avec une précision chirurgicale, la jeune milieu de terrain de Chelsea Wieke Kaptein battant +PPM+ après un énorme travail de Brugts (76e), déjà décisive avec un but à l'aller. De plus en plus fébriles, les Bleues ont tout tenté, et Grace Geyoro n'a pas été loin de redonner l'avantage à la France lorsque sa frappe puissante a heurté la transversale (79e) d'une Daphne van Domselaar probablement battue. Un dernier espoir finalement vain.

18.04.2026 à 23:31

Top 14: Pau distance Bordeaux-Bègles dans la course aux demies

FRANCE24

Avant cette journée, trois équipes se disputaient le fauteuil de dauphin des triples champions de France toulousains, synonyme de qualification directe en demi-finale: Pau, le Stade français et l'UBB, à égalité avec 59 points chacun. Et en attendant que les Soldats roses du Stade français n'entrent en piste dimanche soir sur la pelouse du voisin francilien, le Racing 92, cette 21e journée consacrée aux rivalités régionales a donné un léger avantage à la Section paloise. Les Béarnais ont mis les ingrédients pour dominer l'Aviron bayonnais (54-22) et ont inscrit l'essai du bonus offensif après la sirène, au terme d'une splendide action de 100 mètres initiée et conclue par l'international français Émilien Gailleton. La Rochelle se relance Une nouvelle prestation très solide pour Pau, qui réduit encore un peu plus les espoirs de phases finales pour les Basques, vaincus pour la troisième fois depuis le début de l'année dans leur ancienne forteresse de Jean-Dauger. La Section devance désormais de cinq points l'UBB qui avait laissé la grande majorité de ses tauliers au repos pour effectuer le court déplacement jusqu'à Marcel-Deflandre, une semaine après sa qualification en demi-finale de Champions Cup obtenue de haute lutte contre le Stade toulousain. Face à des Rochelais qui avaient l'obligation de l'emporter pour continuer à croire aux phases finales, la formation girondine remaniée, sans Lucu, Jalibert, Bielle-Biarrey ni Penaud, a craqué et permis aux Maritimes de s'imposer avec le bonus offensif (45-15). Six essais, dont un doublé de Nolann Le Garrec et une réalisation de Grégory Alldritt, permettent aux Rochelais de revenir à sept longueurs du top 6. Les Bordelo-Béglais sont même dépassés au classement par Montpellier, qui a dû ferrailler pour venir à bout d'une Usap pleine de bonnes intentions dans le contenu (42-31). Le MHR (3e, 61 points), qui avait largement battu les Catalans à l'aller (28-0) et en Challenge Cup début avril (53-13), a cette fois connu beaucoup plus de difficultés mais maintient la très belle cadence qui lui permet de toujours rêver d'un retour en phases finales pour la première fois depuis son titre en 2022. Moins d'une semaine après sa déconvenue à Chaban-Delmas, Toulouse a rebondi chez le voisin castrais (42-25) s'octroyant même le bonus offensif malgré une coriace opposition tarnaise. Avec une formation hybride et Antoine Dupont sur le banc au coup d'envoi, les Toulousains ont bien démarré avant de subir pendant 30 minutes, pris dans l'intensité et la discipline. Patients, ils ont pris le large dans le deuxième acte, confortant un peu plus leur première place. Castres stagne à la 10e place, à six points de Clermont (6e, 57 pts). Les Auvergnats ont eux réalisé une belle opération en décrochant une victoire bonifiée face au voisin lyonnais (41-23). Lors de cette rencontre dirigée par l’Écossaise Hollie Davidson, devenue ainsi la première femme arbitre centrale d'une rencontre de Top 14, Clermont a un temps buté sur un LOU bien inspiré en début de partie. Mais l'équipe de Christophe Urios s'est envolée dans un deuxième acte prometteur et maintient la meute des poursuivants à distance. Parmi eux, Toulon, sur un nuage après avoir obtenu sa place dans le dernier carré de la Champions Cup à Glasgow la semaine dernière, a fait le travail chez la lanterne rouge Montauban (47-22), avec sept essais inscrits et un bonus assuré. Avec 50 points, les Varois peuvent encore viser les barrages. A Sapiac, où un Forum des armées était prévu de longue date en marge du match, l'avant-match avait été marqué par un bref hommage au militaire français tué au Liban, parachutiste du 17e régiment de Montauban, en présence de certains de ses collègues.

18.04.2026 à 23:27

Ligue 1: Freiné par Nice, Lille manque une balle de break

FRANCE24

Troisièmes avant la rencontre, les joueurs de Bruno Genesio pouvaient espérer profiter du faux pas de l’OM, battu un peu plus tôt dans la journée sur la pelouse de Lorient (2-0). Ce match nul, qui met fin à une série de quatre victoires en Ligue 1, permet tout de même aux Lillois (54 points) de prendre deux longueurs d’avance sur la quatrième place de Marseille (52 pts), en attendant le match de Lyon (5e, 51 pts) au Parc des princes dimanche (20h45), qui pourrait revenir à hauteur en cas de succès face au PSG. Pour Nice (15e, 29 pts), ce point est le bienvenu dans la course au maintien, il donne provisoirement au club azuréen cinq unités d’avance sur la place de barragiste, occupée par Auxerre, qui se rend dimanche à Monaco. Il a été acquis alors que Claude Puel a dû recomposer son milieu de terrain avec les absences de Morgan Sanson, Hicham Boudaoui (suspendus), Youssouf Ndayishimiye et Charles Vanhoutte (blessés). L’international français Tanguy Ndombélé (7 sélections) a été titularisé pour la troisième fois de la saison seulement en Ligue 1 aux côtés de Salis Abdul Samed, qui fêtait quant à lui sa dixième apparition dans le onze des Aiglons. Malgré deux joueurs en manque de rythme dans l’entrejeu, Nice a réussi à contenir Lille autour d’un schéma compact et prudent qui a souvent pris la forme d’un 5-4-1 avec les fulgurances d’Elye Wahi comme seule véritable arme offensive. L’ancien attaquant lensois s’est logiquement vu refuser le but de l’ouverture du score, pour un hors-jeu de quelques centimètres (12e). Le seul frisson dans la défense du Losc en première période qui avait eu la première occasion un peu plus tôt, sur une frappe lointaine de Romain Perraud, déviée (8e). Avant la pause, Matias Fernandez-Pardo avait vu sa tentative dans la surface repoussée par Yehvann Diouf (38e). Bentaleb a manqué à Lille Sans les passes lumineuses de son milieu de terrain Nabil Bentaleb, absent samedi après avoir été opéré d’une infection dans la semaine, le Losc a eu du mal à alimenter ses attaquants et à se montrer dangereux (9 tirs, 2 cadrés). "Il y a eu une première période un peu insuffisante de notre part: dans la qualité technique, dans la justesse. On a manqué de fluidité. La deuxième était de meilleure facture, on a mis plus d'intensité même si dans les trente derniers mètres ce n'était pas encore suffisant", a regretté le défenseur lillois Romain Perraud. Les entrées d’Ethan Mbappé et d’Olivier Giroud, juste avant l’heure de jeu, non pas apporté plus de tranchant aux Dogues qui avaient aussi manqué de réussite lorsque Chancel Mbemba a touché le poteau de Diouf (53e). Ce n’était pas la soirée des Lillois, qui ont vu l'arbitre Bastien Dechepy ne pas siffler de penalty après intervention de la VAR à la suite de deux situations litigieuses dans la surface niçoise (69e). Lille a essayé d’appuyer jusqu’au bout des sept minutes de temps additionnel, mais Nice a bien résisté pour sauver un point méritant. Il va lui donner un peu d’élan avant d’aller défier mercredi (21h00) Strasbourg, en demi-finale de Coupe de France.

18.04.2026 à 23:13

Ligue 1: Marseille giflé par Lorient, Lille tenu en échec par Nice

FRANCE24

L'OM sous Habib Beye est pour l'instant encore plus instable que celui de Roberto De Zerbi, avec une quatrième défaite en huit matches de championnat. Les Marseillais, dans une composition offensive avec non seulement Pierre-Emerick Aubameyang, Mason Greenwood et Amine Gouiri mais aussi Igor Paixao, ont bien démarré mais sans réussir à convertir leurs situations, bien défendues par Lorient. Et ce sont les Merlus qui ont régalé le Moustoir avec un but au cœur de chaque période. Les Phocéens ont été incapables de créer du danger sur le but lorientais. Quatrième avec 52 points, l'OM est à la merci de Lyon (51) et Rennes (50), qui jouent respectivement à Paris (20h45) et à Strasbourg (17h15) dimanche. Il a aussi perdu un point sur le troisième Lille (54). Les hommes de Bruno Genesio peuvent néanmoins être déçus de ne pas davantage creuser l'écart, à l'issue d'un match frustrant contre Nice (0-0). La troupe de Claude Puel a été solide pour repousser les vagues nordistes à Pierre-Mauroy. Elle se satisfera en vue de l'objectif maintien du point pris à l'extérieur contre une des bonnes équipes du moment. Le troisième match de la journée, Angers contre Le Havre, s'est aussi soldé par un nul (1-1) qui en l'occurrence convient aux deux équipes, respectivement 13e et 14e à 10 et 6 points du barragiste Auxerre. Le Havre a mené puis beaucoup buté sur le gardien angevin Hervé Koffi, mais a ensuite dû évoluer à 10 contre 11.
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