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18.06.2026 à 04:11

Royaume-Uni: législative partielle à haut risque pour Keir Starmer

FRANCE24

Arrivé au pouvoir en juillet 2024, après la large victoire des travaillistes aux législatives, Keir Starmer est désormais très impopulaire, fragilisé par plusieurs faux pas politiques et par le scandale lié à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Depuis la cuisante défaite du Labour aux élections locales de mai au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, le chef du gouvernement fait face à des appels à la démission y compris au sein de son parti, et au départ de certains ministres. Parmi ceux qui, au Labour, se verraient bien prendre sa place, Andy Burnham, le maire du Grand Manchester, va tenter jeudi de revenir au Parlement - il a déjà été député de 2001 à 2017 - en se présentant dans la circonscription de Makerfield, près de cette grande ville du nord-ouest de l'Angleterre. C'est l'étape indispensable pour cet ancien ministre de 56 ans, devenu très populaire en se posant en défenseur du nord de l'Angleterre, dont il est originaire. Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 locales (06H00 GMT), fermeront à 22H00 (21H00 GMT) et les résultats sont attendus dans la nuit. Durant la campagne, Makerfield est devenu le centre de la vie politique britannique, et ses 76.000 électeurs ont vu défiler plusieurs ministres, Nigel Farage et d'autres députés de Reform UK. "Effet Burnham" Dans cette situation "sans précédent", "le candidat travailliste officiellement investi se présente dans le but de déloger l'actuel dirigeant du parti travailliste", souligne auprès de l'AFP John Curtice, professeur de sciences politiques. "Les électeurs de cette circonscription pourraient être sur le point d'écrire un nouveau scénario pour la politique britannique", a déclaré Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", durant la campagne. Le Premier ministre, qui a promis de se battre pour rester à Downing Street, lui a tendu la main mercredi en souhaitant qu'il joue "un rôle important au gouvernement". Une proposition rejetée par l'intéressé, selon des médias britanniques. Malgré le succès de Reform dans la circonscription aux élections locales, les sondages donnent Andy Burnham vainqueur. Il y a clairement un "effet Burnham" dû à son succès en tant que maire du Grand Manchester, notait mardi Sophie Stowers, du cercle de réflexion More in Common, lors d'une table ronde sur l'élection. Reform en embuscade Robert Kenyon, le candidat de Reform UK, a fait campagne sur le rejet de l'immigration et des impôts, mais s'est fait épingler pour d'anciens propos sexistes. Plombier de profession et natif de la circonscription, il est pénalisé par la montée d'un petit parti encore plus radical sur sa droite, Restore Britain, créé par un ancien proche de Nigel Farage, Rupert Lowe, soutenu par le milliardaire Elon Musk. "Si Andy Burnham gagne et devient Premier ministre, il sera mieux que Keir Starmer", estime auprès de l'AFP Finn Knowles, étudiant de 23 ans rencontré à Bryn, ville de la circonscription, jugeant que le chef du gouvernement "ne sait pas vraiment ce qu'il veut faire" pour le pays. "Je suis prête à donner sa chance (à Reform), c'est le dernier espoir du Royaume-Uni", témoigne à l'inverse Hazel Ellis, militante de ce parti, rencontrée à Ashton-in-Makerfield. Si Andy Burnham l'emporte, la prochaine étape sera pour lui ou tout autre aspirant à Downing Street - comme l'ex-ministre de la Santé Wes Streeting - de réunir les 81 parrainages de députés (sur les 400 élus travaillistes à la chambre des Communes), nécessaires pour déclencher une élection interne au Labour. Il n'a pas indiqué quand il lancera les hostilités. Les alliés de M. Burnham espèrent qu'une large victoire de leur champion à Makerfield convaincra le Premier ministre de partir de lui-même, épargnant au Labour un scrutin source de divisions.

18.06.2026 à 04:07

La canicule s'installe, les 40 degrés en ligne de mire

FRANCE24

Alors que l'été ne commence que dimanche, le deuxième épisode de chaleur cette année va encore s'intensifier. Vingt-six départements sont ainsi placés en vigilance orange canicule, du bassin parisien à l'est, en passant par la Bourgogne. Le thermomètre va "augmenter jour après jour jusqu'en fin de semaine", prévient Météo-France, qui a déjà relevé mercredi 37,3°C à Vinsobres (Drôme), Lavaur (Tarn) ou encore Saint Côme d'Olt (Aveyron). "Les 40°C pourraient être atteints sur plusieurs régions de l'Ouest à la vallée du Rhône, voire en Ile-de-France" dimanche. La hausse des températures sera de plus favorisée par le solstice d'été qui surviendra alors, c'est-à-dire le jour le plus long, donc avec plus d'heures d'ensoleillement. Face à ces fortes chaleurs, qui affectent la santé, de "bons réflexes" sont à adopter "par tous" pour se protéger, rappelle Santé publique France. Les épisodes caniculaires, qui surviennent "de plus en plus tôt" et coïncident avec des périodes d'examens ou des événements culturels (fête de la musique) et sportifs comme le Mondial de football (11 juin-19 juillet), ont "un effet immédiat sur l'organisme, quel que soit son âge", note l'agence dans un communiqué. Elle recommande notamment de boire de l'eau régulièrement avant d'avoir soif, de rester au frais chez soi ou dans un autre lieu (bibliothèque, cinéma, magasins, piscine, pièce rafraîchie…). "Outil de rafraîchissement" La touffeur met particulièrement à rude épreuve les élèves planchant dans des salles surchauffées pour les épreuves écrites de spécialités du bac, qui se terminent jeudi. Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a annoncé mardi que les oraux du bac pourraient être reportés localement, de "quelques heures ou de quelques jours". Dimanche, il avait déjà affirmé souhaiter qu'"aucun examen" ne se déroule les après-midi. Chaque commune tente sa parade, tant bien que mal. A Paris, la mairie a autorisé la baignade dans une portion du canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, pour en faire un "véritable outil de rafraîchissement". Mais à Lyon, la police a rappelé sur son compte X le message national selon lequel "les fortes chaleurs ne vous autorisent pas à ouvrir ou détériorer les bouches d'incendie pour vous rafraîchir". "Ceci n'est pas une douche", souligne la police sous l'image d'une bouche d'incendie. Sur les rails, la SNCF a supprimé plusieurs trains Intercités prévus jeudi et vendredi, en prévision de pannes potentielles de climatisation. C'est le deuxième épisode de chaleur en quelques semaines qui touche la France, frappée en mai par des températures inédites pour le mois. Ces épisodes se multiplient sous l'influence du changement climatique alimenté par l'utilisation massive des énergies fossiles. En Europe, l'Espagne et le Royaume-Uni sont aussi sous la menace de très fortes températures. La France est confrontée à "des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses aussi, signe manifeste du changement climatique", souligne Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France. Critiqué par l'opposition pour son "impréparation" lors du précédent épisode de chaleur, le gouvernement entend montrer sa mobilisation. "La France se place comme l'un des pays pionniers en matière d'adaptation", a assuré la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Mais "pour autant, le chemin que nous devons parcourir est très long", a-t-elle dit en présentant mercredi un "premier bilan" du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), censé préparer la France à un réchauffement pouvant aller jusqu'à +4°C d'ici 2100.

18.06.2026 à 04:01

New York célèbre ses héros des Knicks, titrés en NBA

FRANCE24

La franchise a remporté samedi le troisième titre de son histoire dans le championnat nord-américain de basketball, le premier depuis 1973, face aux San Antonio Spurs de Victor Wembanyama. Un succès célébré dans les rues de la mégapole par des dizaines de milliers de personnes, et qui a donné lieu à quelques débordements. Sous les applaudissements de ses légions de fans - et une pluie de confettis -, l'équipe remontera jeudi matin le bien nommé "Canyon des héros", de la pointe sud de Manhattan à l'hôtel de ville, où le maire démocrate Zohran Mamdani lui rendra hommage. Des fanfares, des danseurs, des figures historiques des Knicks ou encore la chanteuse Alicia Keys participeront à l'événement, a annoncé le propriétaire de la franchise, James Dolan. "Les Knicks ont mérité un accueil de héros. Nous rêvons de ce moment depuis des générations. Ce jeudi, notre ville sera à la hauteur", a pour sa part promis Zohran Mamdani, appelant à "encourager une équipe qui incarne la détermination et la résilience qui définissent" New York. La parade elle-même est libre d'accès et gratuite. Six cents New-Yorkais tirés au sort dans le cadre d'une loterie pourront assister à la cérémonie à l'hôtel de ville. Dispositif policier exceptionnel La police a annoncé sur le réseau social X le déploiement de 10.000 agents pour encadrer cet hommage, soit "le plus grand nombre jamais assigné à un événement organisé". Des unités équipées d'armes lourdes, des équipes cynophiles spécialisées dans la détection d'explosifs ou encore des drones seront mis à contribution. Plusieurs rues ont également été fermées dès mercredi soir, dans une ville grouillant par ailleurs de supporters venus pour la Coupe du monde de football. Les cinq matches de la finale NBA ont été émaillés d'incidents, avec plusieurs dizaines d'interpellations pour des motifs multiples (agressions de policiers, possession illégale d'armes, dégradations, troubles à l'ordre public...). New York compte de nombreuses franchises sportives au palmarès parfois plus prestigieux, comme les Yankees en baseball, les Giants au football américain ou les Rangers en hockey sur glace. Mais aucune n'a le pouvoir fédérateur des Knicks. Le basket est le sport urbain par excellence. Mais, surtout, l'équipe a su "capturer l'imaginaire collectif d'une manière particulière", selon l'universitaire Adam Criblez, auteur d'un livre sur le club. Les années 1970, qui ont vu les Knicks remporter leurs deux premiers titres, ont durablement façonné leur identité, celle "d'une équipe à l'image des classes populaires: travailleuse, dure au mal, combative", explique-t-il. Depuis leur succès du week-end, Jalen Brunson et ses coéquipiers multiplient les apparitions médiatiques. Ils ont été vus dans les tribunes du Mondial de foot qu'au célèbre "late night show" du présentateur Jimmy Fallon.

18.06.2026 à 03:59

Les Européens cherchent la parade face à la déferlante chinoise

FRANCE24

Les chefs d'Etat et de gouvernement, réunis jeudi et vendredi à Bruxelles, vont discuter des possibilités de muscler l'arsenal européen pour contrer la domination écrasante de Pékin dans certains secteurs. Parmi les pistes évoquées, la France a proposé que l'UE s'inspire du régime américain dit "Section 301", qui permet de surtaxer de manière ciblée et beaucoup plus souple les produits de pays accusés de pratiques déloyales. "Nous devons assumer des mesures de défense (...), l'équivalent d'une section 301 à l'européenne", avait plaidé le président français Emmanuel Macron, affirmant que les Européens avaient le droit de réagir "quand notre souveraineté est en jeu". Une idée qui séduit de plus en plus au sein de l'UE, y compris en Allemagne, traditionnellement prudente pour ne pas compromettre ses exportations vers la Chine, mais désormais prête à discuter de la mise en place de nouveaux outils pour protéger le marché européen. "Nous sommes fondamentalement ouverts à cette idée, mais c'est important que les mesures qui pourraient être conçues ne ciblent pas un pays en particulier", a expliqué une source au sein du gouvernement allemand. "Il y a une convergence avec l'Allemagne", se réjouit-on en tout cas côté français. Gouffre béant Car la liste des griefs des Européens envers la Chine "est longue", a rappelé lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas : "subventions faussant la concurrence, déséquilibres commerciaux grandissants et un quasi-monopole sur les matières premières critiques". "Réduire les dépendances à la Chine ne sera ni facile ni bon marché, mais c'est nécessaire et urgent", a-t-elle insisté. En tête des préoccupations, le déficit commercial de l'Union européenne vis-à-vis de l'Empire du Milieu, qui dépasse désormais un milliard d'euros par jour, selon les données d'Eurostat. Un gouffre béant que Bruxelles attribue en partie à d'énormes capacités de production excédentaires des entreprises chinoises, financées par d'importantes subventions. Les Européens dénoncent de plus en plus fortement cette concurrence déloyale, qui menace de balayer des pans entiers de leur industrie (automobile, chimie, acier...). Pékin se défend de se livrer à telles pratiques, mais une enquête de l'OCDE publiée en juin a donné du grain à moudre aux Européens. "De 2004 à 2025, les entreprises chinoises ont reçu en moyenne 3 à 8 fois plus de soutien public que leurs homologues basées dans l'OCDE, selon une estimation conservatrice", souligne cette étude, selon laquelle près de 60% des gains de parts de marché des groupes chinois sont dus à ces subventions. Mais l'Europe n'a pas les moyens de se lancer dans une guerre commerciale ouverte, dont tout le monde ressortirait perdant, vu les liens économiques très étroits entre les 27 et la Chine. "Découpler nos économies n'est ni souhaitable ni réaliste", a souligné jeudi le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, devant les eurodéputés à Strasbourg, assurant que le but était de "rééquilibrer nos échanges" et rétablir "des règles du jeu équitables". Risque de représailles "Un ou deux Etats membres sont sur une ligne plus prudente, mais je pense que la majorité voient les choses de la même façon : nous devons être prêts à en faire davantage", souligne un diplomate européen. Et ce, même si l'UE risque inévitablement de déclencher des représailles du gouvernement chinois. Après l'imposition par Bruxelles de surtaxes sur les voitures électriques chinoises, Pékin avait répliqué en pénalisant le cognac, la filière porcine et les produits laitiers européens. Autre défi, l'extrême dépendance de l'UE à la Chine pour ses approvisionnements en terres rares et autres matières premières critiques, essentielles pour les industries de pointe. L'an dernier, des restrictions à leurs exportations mises en place par Pékin avaient servi d'avertissement aux Européens. "Cela montre à quel point il est important de diversifier nos approvisionnements, et nous devons aussi discuter avec la Chine pour essayer qu'elle change de comportement", a expliqué la présidente de la commission Ursula von der Leyen, au sommet du G7 à Evian.

18.06.2026 à 03:06

Mondial 2026 : France, Maroc… Les équipes à surveiller selon Adil Rami

FRANCE24

France 24 a rencontré le champion du monde 2018 Adil Rami, présent à New York pour suivre la Coupe du monde. Le footballeur français estime que les Bleus ont les moyens d’aller loin dans la compétition. Il a également été bluffé par le pays de ses parents, le Maroc, qui donne à voir une “très belle image du football africain”. 

18.06.2026 à 03:03

Mondial 2026 : sans briller, le Ghana s'impose sur le fil face au Panama

Jean-Luc MOUNIER

Le Ghana a dominé le Panama (1-0) au bout du temps additionnel pour son premier match du Mondial 2026, jeudi, au BMO Field de Toronto. Les Black Stars ont livré une prestation terne face à des Canaleros qui ne manquaient pas d'envie. Mais ils ont su trouver la faille peu de temps avant le coup de sifflet final.

18.06.2026 à 02:03

Scandale du périscolaire : le parquet de Paris fait appel de la relaxe d'un animateur

FRANCE 24

Le tribunal correctionnel a relaxé, mardi, Nicolas G, l'animateur extrascolaire d'une école parisienne poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs. Il avait estimé que son comportement était certes "inapproprié" mais l'enquête "n'avait pas démontré qu'il relevait d'un caractère humiliant ou dégradant". Le parquet de Paris a fait appel de cette décision, mercredi.

18.06.2026 à 01:03

En direct : l'Iran et les États-Unis ont signé à distance le protocole d'entente

FRANCE 24

Les présidents américain et iranien ont signé à distance mercredi le protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage à diluer son uranium enrichi dans le cadre de futures négociations, en échange de la levée des sanctions de Washington. "Cet accord acte l'échec des États-Unis", a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Suivez notre direct.

18.06.2026 à 00:15

Mondial-2026: l'Angleterre de Kane montre ses muscles contre la Croatie (4-2)

FRANCE24

La sélection des Three Lions a permis à ses supporters de rugir de plaisir dans l'antre des Dallas Cowboys (NFL) à Arlington, pleine à craquer avec quelque 70.400 spectateurs recensés, au bout d'une rencontre dynamique et spectaculaire, sans temps mort. Tout n'a pas été parfait pour les Anglais, certes. Ils ont même mis du temps à transposer leur supériorité au tableau d'affichage. Mais, au final, ils ont lancé leur mission avec réussite et beaucoup d'enthousiasme. La Croatie, elle, n'a pas démérité et a su piquer par instants, sans pouvoir faire autrement qu'écoper face aux incessantes vagues adverses lancée par le capitaine Harry Kane et sa bande. L'avant-centre du Bayern Munich s'est joint à la fête lancée par Kylian Mbappé, Erling Haaland (un doublé chacun) et Lionel Messi (triplé), la veille, en marquant deux fois. "Bien sûr, j'ai vu les gars marquer hier", a-t-il déclaré en zone mixte. "Je pense qu'au fond de moi, cette concurrence m'aide à repousser mes limites. C'est à ça que sert la Coupe du monde: permettre aux meilleurs joueurs de s'exprimer au plus haut niveau". Le meilleur buteur (81 buts en 115 sélections) et guide suprême des Three Lions a fait du Kane: des replis défensifs, un sauvetage devant la ligne (90e+5), des passes longues façon quarterback et des buts, forcément. Il s'y est repris à deux fois sur le premier, un pénalty concédé par Modric devant Noni Madueke. Dominik Livakovic a plongé du bon côté, mais le gardien du Dinamo Zagreb n'était pas resté sur sa ligne au moment du tir. Sur la seconde tentative, le N.9 a réalisé un contre-pied parfait (12e, 1-0). 69e but pour Kane Son deuxième, il l'a inscrit d'une tête puissante du point de pénalty, en profitant du très bon service de Declan Rice sur corner et d'une absence de marquage individuel impardonnable (42e, 2-1). Cela porte le total personnel de "HurryKane" à 69 buts en 59 matches cette saison, club et sélection confondus. Seulement voilà, l'efficacité de Kane devant a été contrariée par la fébrilité, derrière, d'une équipe d'Angleterre trop ouverte. Contre la Croatie, petit pays par la taille mais grande nation de foot, cela ne pardonne pas. Martin Baturina a bouclé une belle attaque rapide, d'un tir puissant, après un numéro dans la surface de Petar Sucic qui a enrhumé John Stones d'un crochet, avant de servir le buteur en retrait (36e, 1-1). L'arrière-garde était aussi aux abonnés absents quand la "Vatrani" a déroulé: balle par dessus la défense de Mario Pasalic, remise de la tête d'Ivan Perisic vers le local de l'étape Petar Musa, attaquant du FC Dallas, qui a marqué d'une volée, puis pleuré d'émotion (45e+5, 2-2). L'Angleterre a toutefois mérité de remporter ce choc de haute volée, en affichant l'intensité et l'abnégation que son sélectionneur Thomas Tuchel voulait voir à l'oeuvre au moment de sa nomination. En seconde période, surtout, elle a fait suer son adversaire à grosses gouttes dans le stade fermé d'Arlington avec un jeu tout feu tout flamme. Sans les arrêts de Livakovic sur des têtes de Nico O'Reilly et Anthony Gordon (56e), une frappe sèche de Kane (57e) et une tentative de l'entrant Djed Spence (82e), le score aurait été bien plus lourd. Les Anglais ont marqué au retour des vestiaires quand Jude Bellingham a bonifié une belle passe spontanée d'Elliot Anderson dans la profondeur (47e, 3-1). Et ils ont enfoncé le clou grâce à leurs entrants de luxe, Bukayo Saka à la passe et Marcus Rashford à la finition (85e, 4-2). A la mi-temps, "je les ai encouragés à jouer à notre manière", a raconté Tuchel. "Je veux qu'ils soient courageux, intenses, qu'ils jouent vers l'avant, qu'ils le fassent ensemble, qu'ils se lâchent, qu'ils soient actifs. Je les ai encouragés avec ces mots, c'était court, calme, et si eux disent que ça les a aidés, tant mieux".

17.06.2026 à 23:59

L'Angleterre prend le meilleur sur la Croatie à l'issue d'un match endiablé

Jean-Luc MOUNIER

L'Angleterre a réussi son entrée en lice en battant la Croatie, mercredi, dans le choc du groupe L de la Coupe du monde. Karry Kane s'est fendu d'un doublé dans ce qui pourrait être le meilleur match du Mondial (4-2). Pour l'instant...

17.06.2026 à 23:33

RD Congo : au cœur du premier foyer d’Ebola à Mongbwalu

Meriem AMELLAL

Un mois après la déclaration officielle de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC, la riposte prend du temps… Elle est parfois même difficile à mettre en place. C’est le cas à Mongbwalu, premier foyer de l’épidémie. Cette épidémie est-elle justement hors de contrôle ? Les humanitaires sont en tout cas alarmistes.

17.06.2026 à 22:57

Wall Street recule après que la Fed évoque une hausse des taux

FRANCE24

L'indice Nasdaq a perdu 1,34%, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 1,21%, et le Dow Jones s'est replié de 0,97%. "Le marché a enregistré un repli généralisé en séance, les espoirs d'une baisse des taux en 2026 s'étant évaporés", résument les analystes de Briefing.com. La banque centrale américaine a décidé - comme attendu et à l'unanimité - de laisser ses taux inchangés, à l'issue de la première réunion de politique monétaire de son nouveau président Kevin Warsh. En revanche, les responsables américains ont suggéré, via leurs prévisions, qu'un resserrement monétaire pourrait intervenir d'ici à la fin de l'année. Cette annonce a créé la surprise à Wall Street: la Fed envisageait encore une baisse en mars. Mais l'inflation a brusquement accéléré pour atteindre un pic de trois ans, alimentée par le choc énergétique déclenché par la guerre au Moyen-Orient. Parce que le marché préfère un environnement monétaire plus accommodant - propice à la croissance des entreprises et aux investissements -, l'annonce d'une possible hausse des taux a provoqué une réaction négative des investisseurs. Cette perspective fait par ailleurs grimper les taux obligataires américains, ce qui "exerce une pression" sur les actions, explique à l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. L'échéance à dix ans évoluait autour de 4,49% vers 20H30 GMT contre 4,44% la veille en clôture. Le deux ans, plus sensible à la conjoncture, se tendait encore plus: bondissant à 4,19% contre 4,05% la veille. "Le marché prend également conscience qu'il y a désormais un nouveau président de la Fed, et qu'il faudra donc peut-être un certain temps pour voir comment la communication va évoluer", remarque Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. Kevin Warsh sait que les marchés financiers l'attendent au tournant, alors que Donald Trump - qui l'a désigné - n'a pas caché attendre de lui des taux plus bas. En parallèle, la nervosité gagne les marchés avant la signature prévue du protocole d'accord par Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, point de départ de deux mois de négociations, avec comme première étape la réouverture très attendue du détroit d'Ormuz. "Cet accord permettra d'instaurer une paix fragile jusqu'à la fin de l'année", estime Gregory Brew, d'Eurasia Group. "Mais les obstacles à sa mise en œuvre restent importants." Côté entreprises, le géant de l'aérospatiale SpaceX a terminé dans le rouge (-4,95% à 191,82 dollars), une première depuis son introduction en Bourse historique vendredi. Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+3,46% à 121,10 dollars) a été recherché, aidé par des informations de presse indiquant que le groupe aurait lancé la production de nouvelles puces, conçues pour répondre à la demande croissante en processeurs dédiés à l'intelligence artificielle.

17.06.2026 à 22:39

Les présidents américain et iranien signent à distance le protocole d'accord

FRANCE24

Washington et Téhéran sont convenus cette semaine d'un accord pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Le protocole d'accord, qui inclut le front libanais, a été signé par Donald Trump, en visite en France. "Je viens de le signer", a-t-il dit à la presse en quittant le château de Versailles. Un responsable de la Maison Blanche a par la suite publié une vidéo sur X où l'on voit le républicain signer l'accord aux côtés d'Emmanuel Macron, le pouce levé et sourire aux lèvres. Le texte a été signé par le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain, a déclaré de son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï. Réouverture d'Ormuz Cela signifie que le détroit d'Ormuz sera "instantanément" rouvert et que le blocus américain des ports iraniens prendra fin "immédiatement", a affirmé le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Il a par ailleurs confirmé qu'une cérémonie aura lieu vendredi en Suisse pour "commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques". Une signature formelle par le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, était initialement prévue en Suisse à la fin de la semaine. "Cet accord acte l'échec des Etats-Unis" face à l'Iran, a déclaré mercredi soir M. Ghalibaf à la télévision d'Etat. Le secrétaire général du Hezbollah chiite libanais pro-Téhéran, Naïm Kassem, a lui qualifié cet accord de "grande victoire" pour l'Iran, qu'il a remercié d'avoir insisté pour y inclure le front libanais. Dans un message télévisé, il a appelé à "tirer profit" de cet accord pour "expulser Israël" du Liban. Le Liban a été entraîné dans le conflit lorsque le Hezbollah a tiré le 2 mars des roquettes contre Israël en soutien à l'Iran. Le chef du Hezbollah a également appelé le gouvernement libanais à arrêter les négociations directes avec Israël, engagées depuis avril sous l'égide de Washington. Le président libanais Joseph Aoun avait auparavant assuré que le processus était "indépendant" de l'accord américano-iranien. Période de négociations de deux mois Le texte du protocole d'accord, lu mercredi par un haut responsable américain à des journalistes, prévoit que les Etats-Unis suspendent, dès sa signature, leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien. Ils s'engagent également à lever l'ensemble de leurs sanctions contre Téhéran en cas de conclusion d'un accord définitif, au terme d'une période de négociations de 60 jours. Au cours de ces deux mois, les deux pays discuteront d'un mécanisme permettant de traiter les stocks iraniens "en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)", a souligné ce responsable, voulant y voir une "victoire majeure" pour Washington. Selon la même source, l'Iran devra permettre de son côté, dans un délai de 30 jours, le plein rétablissement de la circulation maritime dans le stratégique détroit d'Ormuz, dont le blocage persistant pèse sur l'économie mondiale. Les Etats-Unis s'engagent par ailleurs, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine. L'Iran a publié mercredi le texte de l'accord, via l'agence de presse gouvernementale Irna. Les pays membres du G7, réunis en France pour un sommet, ont salué dans une déclaration commune "une opportunité historique d'empêcher l'Iran d'acquérir toute arme nucléaire et de s'attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques". La Chine a de son côté estimé "essentiel" que "toutes les parties" appliquent scrupuleusement cet accord et évitent les "ingérences" extérieures, lors d'un entretien téléphonique de son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, selon Pékin. Le chef de la diplomatie chinoise, dont le pays est largement dépendant des importations de pétrole du Golfe, a insisté sur la nécessité que la navigation dans le détroit d'Ormuz soit "correctement gérée, en répondant avec prudence aux vives préoccupations de la communauté internationale". Les cours du pétrole ont terminé en légère progression mercredi, les opérateurs se montrant prudents quant à la signature du protocole d'accord, le Brent, référence mondiale du brut, progressant de 0,75 %, à 79,55 dollars le baril. burs-sst/vla/llb
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