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19.05.2026 à 22:39

Le ministre américain de la Justice défend le fonds destiné aux alliés de Trump poursuivis en justice

FRANCE24

Lors de son audition devant une commission sénatoriale, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, a essuyé de vives critiques des démocrates, qui ont qualifié le dispositif de "caisse noire" destinée, selon eux, à récompenser les fidèles du président républicain avec l'argent des contribuables. "Soyons clairs: ce dont nous parlons n'est rien de moins que le pillage du Trésor par le président en exercice des États-Unis, à des fins personnelles", a déclaré la sénatrice Patty Murray, de l'État de Washington. "C'est une corruption qui n'a jamais été aussi flagrante." Face aux critiques, Todd Blanche a nié que l'argent "ne serait versé qu'aux républicains ou aux amis du président". "Que vous soyez Hunter Biden ou toute autre personne s'estimant victime d'une instrumentalisation de la justice, vous pouvez tous solliciter ce fonds", a-t-il déclaré, en référence au fils de Joe Biden, reconnu coupable d'infractions liées aux armes à feu et à la fiscalité alors que son père occupait la Maison Blanche. Il n'a toutefois pas exclu que les centaines de partisans de Donald Trump, traduits en justice pour leur participation à l'assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021, puissent prétendre à des indemnisations. Le président américain a gracié plus d'un millier d'entre eux dès son retour à la Maison Blanche l'an dernier. "Nous ne cherchons pas à verser de l'argent à des personnes qui ont agressé des policiers. Nous cherchons à verser de l'argent - ou plutôt à indemniser - les personnes contre lesquelles la justice s'est acharnée, celles qui ont été maltraitées par le système judiciaire", a souligné mardi le vice-président JD Vance lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Le gouvernement avait annoncé lundi la création de ce fonds d'indemnisation dans le cadre d'un accord par lequel Donald Trump a accepté de "retirer" sa plainte dans une affaire qui l'opposait au fisc américain. "Consigliere du président" Les liens personnels entre Todd Blanche et Donald Trump ont par ailleurs été évoqués au cours de cette audition sénatoriale. Jack Reed, un démocrate du Rhode Island, est allé jusqu'à le comparer à un conseiller de la mafia en le qualifiant de "+consigliere+ du président". Et Chris Van Hollen, un démocrate du Maryland, a accusé le ministre de la Justice par intérim "d'agir aujourd'hui comme l'avocat personnel" de Donald Trump. Depuis son retour à la présidence, le président américain a impulsé une série de mesures punitives contre ceux qu'il perçoit comme des ennemis, poussant à des poursuites pénales contre des adversaires politiques, purgeant des hauts responsables de l'administration considérés comme déloyaux ou ciblant des cabinets d'avocats impliqués dans des affaires passées le concernant.

19.05.2026 à 22:37

Wall Street termine en baisse, minée par l'envolée du coût de la dette américaine

FRANCE24

Le Dow Jones a perdu de 0,65%, l'indice Nasdaq a cédé 0,84% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,67%. "Le rendement des obligations à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 19 ans, faisant chuter les actions pour la troisième journée consécutive", explique Jose Torres, d'Interactive Brokers. Cette échéance a touché un sommet depuis 2007 et la crise financière, atteignant jusqu'à 5,19% en séance, contre 5,12% la veille et environ 4,61% avant les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février. Le taux d'emprunt de l'Etat américain à dix ans a également connu un mouvement inhabituel: il s'est tendu à 4,69% - un plus haut depuis début 2025 - contre 4,59% lundi en clôture. Avant la guerre, il s'établissait à 3,94%. En cause: "les craintes liées à l'inflation" face à l'impasse diplomatique au Moyen-Orient, remarque auprès de l'AFP Sam Burns, analyste chez Mill Street Research. "D'autant que le détroit d'Ormuz (par lequel transite en temps normal un cinquième du pétrole mondial, ndlr) est toujours paralysé", poursuit l'analyste. L'inflation grignotant la valeur du capital prêté, les créanciers demandent en compensation une prime de risque sous la forme de taux d'intérêt plus hauts. Wall Street était parvenue à ignorer ces inquiétudes lors des deux premiers mois de conflit, portée par une très bonne saison de résultats trimestrielles et la vigueur du secteur technologique. Mais les publications se raréfient, et "les rendements retiennent désormais un peu plus l'attention des investisseurs", note M. Burns. Face à ces pressions inflationnistes, les investisseurs s'attendent à ce que la banque centrale des Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed), commence à devenir plus restrictive, potentiellement dès la fin d'année, selon l'outil de veille CME FedWatch. Une hausse des taux pourrait crisper la place américaine, qui lui préfère les baisses, de nature à stimuler la croissance des entreprises. En parallèle, les opérateurs attendent la publication mercredi des résultats trimestriels de Nvidia, figure emblématique de l'engouement boursier pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA). "Nvidia affiche régulièrement des résultats exceptionnels", rappelle John Belton, de Gabelli Funds. Selon lui, cette nouvelle publication devrait suivre la tendance. Pour l'expert, les questionnements portent plutôt sur "le long terme" et les potentiels "retours sur investissements dans les années à venir". Le marché attend aussi cette semaine les performances des géants de la grande distribution Walmart et Target. A la cote, la chaîne américaine de magasins de bricolage Home Depot (+0,87% à 302,42 dollars) est finalement parvenue à terminé dans le vert après une ouverture en baisse, poussé par un premier trimestre supérieur aux attentes. L'entreprise a confirmé ses prévisions pour l'année en cours, estimant que la demande restera robuste malgré les pressions économiques qui s'accumulent sur les ménages américains. La chaîne de fast-food Shake Shack (+7,38% à 64,09 dollars) a été recherchée après que plusieurs responsables, dont son patron, ont indiqué avoir acheté des actions pour un montant total supérieur à 3 millions de dollars, selon un document déposé auprès du gendarme boursier américain.

19.05.2026 à 22:25

Premier League : Arsenal sacré champion d'Angleterre pour la première fois depuis 2004

FRANCE 24

Arsenal s'est adjugé le titre de champion d'Angleterre, après le match nul concédé mardi à Bournemouth par son dauphin, Manchester City, lors de la 37e et avant-dernière journée. Une première depuis 2004,  l'époque où les Gunners étaient entraînés par le Français Arsène Wenger.

19.05.2026 à 22:18

L'OMS alerte sur "l'ampleur" de l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo

Meriem AMELLAL

La République démocratique du Congo qui fait face à la 17ᵉ épidémie d’Ebola de son histoire. L’Organisation mondiale de la Santé a déclenché son deuxième niveau d'alerte internationale le plus élevé face à une épidémie d’Ebola. 91 décès signalés ont vraisemblablement été causés par Ebola, selon les derniers chiffres donnés par les autorités congolaises.

19.05.2026 à 22:09

Wall Street termine en baisse, minée par l'envolée du coût de la dette américaine

FRANCE24

Le Dow Jones a perdu de 0,65%, l'indice Nasdaq a cédé 0,84% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,67%.

19.05.2026 à 22:03

Hantavirus : autour d'Ushuaïa indifférente, la chasse au rat et à l'insaisissable virus

FRANCE24

Portant gants et masques de protection, des biologistes locaux et de l'Institut Malbran arrivés de Buenos Aires ont relevé mardi matin des dizaines de pièges posés la veille au soir dans diverses zones boisées autour d'Ushuaïa, dont le Parc national de la Terre de Feu, dans l'extrême sud de l'Argentine. Les experts, a constaté l'AFP, ont placé les cages dans de grands sacs pour emporter les rongeurs aux fins d'analyses. Aucun scientifique n'a communiqué aux journalistes présents mais "le piégeage a très bien fonctionné. Ils ont capturé ce qu'ils espéraient", autour de 70 spécimens, a assuré à l'AFP une source sanitaire locale. L'animal ciblé est un rat à longue queue, un petit rongeur sylvestre à l'activité nocturne. Des échantillons de sang et de tissus seront ensuite prélevés puis envoyés pour analyse au Malbran, l'institut argentin de référence en infectiologie et en épidémiologie. Plusieurs portent des gants et des masques à Ushuaïa. Mais c'est plutôt pour se protéger du froid que d'un hypothétique virus, en ce début d'hiver austral, par cinq degrés, sous un ciel de plomb. Et si le tourisme tourne au ralenti, entre la saison des croisières (septembre à avril) et celle des sports d'hiver, des catamarans offrent tout de même des excursions de quelques heures sur le canal de Beagle, un bras de mer glacé entre Argentine et Chili. "On a entendu parler du cas du navire de croisière (Hondius) mais il ne nous est même pas venu à l'esprit d'annuler notre voyage", a déclaré à l'AFP Maria Julia Tadeo, une avocate argentine de 43 ans en provenance de Buenos Aires. Avec ses filles adolescentes, elle s'apprête à embarquer sur un catamaran dans l'espoir d'apercevoir des rorquals boréaux ou des baleines à bosse, deux espèces qui fréquentent la baie d'Ushuaia. "Les gens ici savent" Depuis la crise de l'Hondius, autorités de la Terre de Feu et scientifiques locaux se débattent farouchement contre l'hypothèse selon laquelle le début de la contamination à bord est originaire de là. Le "patient zéro", un Néerlandais, avait séjourné 48 heures à Ushuaïa avant d'embarquer. La province de la Terre de Feu, martèlent-ils, n'a pas eu de cas d'hantavirus depuis que sa notification est devenue obligatoire, il y a 30 ans. En revanche, la souche "Andes" de l'hantavirus, transmissible d'humain à humain (et identifiée dans le cas du navire), est présente dans des provinces andines d'Argentine bien plus au nord, comme celles de Rio Negro et de Chubut. L'enjeu de la présente mission est manifeste pour le tourisme "du bout du monde", qui chaque année attire à Ushuaïa jusqu'à 400.000 visiteurs, près de la moitié drainés par les croisières (environ 500 escales par an). "Il n'y a pas d'inquiétude comme il y en a eu pendant la pandémie de Covid-19. Les gens ici savent qu'il n'y a pas d'hantavirus à Ushuaïa", assure Alejandra Contreras, serveuse dans un restaurant du centre-ville. Sous quatre semaines devraient être connus les résultats des analyses de la mission. Laissant entière, en cas de tests négatifs à l'hantavirus, la question de savoir où aurait pu être contaminé le "patient zéro" de l'Hondius. Lequel avait sillonné pendant quatre mois l'Argentine, avec des incursions au Chili et Uruguay.

19.05.2026 à 22:01

Des frappes aériennes menées par le Nigeria avec les États-Unis tuent 175 membres de l'EI

FRANCE 24

Les frappes menées conjointement dans le nord-est du Nigeria par les armées nigériane et américaine ont fait 175 victimes parmi les jihadistes de l'État islamique mardi, selon un porte-parole nigérian.

19.05.2026 à 20:55

Google promet un moteur de recherche qui agit pour vous

FRANCE24

Trois ans après ses difficultés à suivre le rythme de ChatGPT, Google affiche désormais une progression florissante dans la révolution de l'IA. Son application Gemini compte 900 millions d'utilisateurs mensuels, le double de l'an dernier. Et AI Mode, la recherche avec un chatbot IA (indisponible en France) supplante peu à peu la méthode classique, revendiquant un milliard d'utilisateurs mensuels dans le monde. Mardi, dans un amphithéâtre en plein air près de son siège californien de Mountain View, son directeur général Sundar Pichai a présenté la suite: Gemini Spark, le futur agent IA personnel, disponible la semaine prochaine aux Etats-Unis pour les abonnés haut de gamme (à partir de 100 dollars par mois). "J'aime cette idée que la recherche ressemble de moins en moins à une série de requêtes individuelles et de plus en plus à une conversation permanente, offrant des éclairages plus profonds", a vanté le patron du groupe, en ouvrant Google I/O, sa conférence annuelle sur ses innovations logicielles. Le célèbre moteur de recherche lui-même devrait bientôt être équipé cet été, aux Etats-Unis, d'agents IA actifs en continu: sans avoir besoin de laisser son ordinateur allumé, ils pourront réserver une table ou contacter des commerçants pour les utilisateurs, tandis que des fonctions plus avancées de surveillance de l'actualité seront réservées aux abonnés haut de gamme. Le groupe a aussi dévoilé un projet de "panier de courses universel", conçu pour rassembler les achats de l'internaute sur l'ensemble de ses plateformes -- recherche, Gemini, YouTube ou Gmail -- en détectant les meilleures offres. Le déploiement est également prévu cet été pour les utilisateurs états-uniens. Ces fonctionnalités s'inscrivent dans la vague de l'IA dite "agentique", qui s'est emparée de la Silicon Valley depuis que le développeur autrichien Peter Steinberger a lancé fin 2025 OpenClaw, une plateforme permettant à l'IA de prendre la main sur votre ordinateur, gérer des emails, acheter en ligne ou créer des logiciels. OpenAI a recruté M. Steinberger et les géants de la tech rivalisent pour démocratiser ces fonctionnalités, malgré des inquiétudes sur la sécurité et le coût faramineux du calcul informatique nécessaire. Gemini 3.5 Pour soutenir ses ambitions face à Anthropic et OpenAI, Google a déployé mardi la nouvelle version de son modèle d'IA, Gemini 3.5 Flash. Il le présente comme "quatre fois plus rapide" que les modèles de pointe de ses concurrents (Claude Opus et ChatGPT 5.5) avec des performances à peu près équivalentes. Ce modèle devient celui par défaut dans l'application Gemini, dans la recherche avec AI Mode, et les autre services du géant américain. La version plus puissante, Gemini 3.5 Pro, est attendue le mois prochain. Google, qui a investi dans son concurrent Anthropic, sait aussi s'entendre avec OpenAI: ce dernier vient d'adopter SynthID, son outil de marquage invisible des images générées par IA, nécessaire pour éviter les manipulations et pour lutter contre la méfiance grandissante du public. - La fin du clic ?- Ces nouvelles capacités du numéro 1 de la recherche sur internet, qui limitent encore plus la navigation des internautes hors de l'écosystème Google, risquent toutefois d'alimenter les craintes des médias en ligne, qui voient leur audience et leurs revenus publicitaires diminuer. Quelque 58% des recherches Google se terminent désormais sans que l'internaute ne clique sur aucun site, selon une plainte déposée aux Etats-Unis contre Google par Penske Media, l'éditeur du Hollywood Reporter et de Rolling Stone. En Europe, le Conseil européen des éditeurs (EPC) a saisi la Commission européenne, accusant Google d'utiliser les contenus journalistiques pour alimenter ses résumés IA sans compensation. La France, seul grand pays européen où AI Mode reste indisponible, est au coeur d'un bras de fer persistant entre Google et les éditeurs. Condamné pour son monopole dans la recherche en ligne à l'été 2024, Google risque toujours de voir son empire en partie démantelé: en février, le ministère de la Justice a fait appel du jugement qui avait renoncé à imposer la cession de son navigateur Chrome. Mais l'audience ne devrait pas avoir lieu avant la fin de l'année, voire en 2027.

19.05.2026 à 20:30

Aïssa Maïga aux jeunes talents : “Lancez-vous, on n’a qu’une vie”

FRANCE24

« Quand on n’ose pas se lancer, c’est qu’il y a une envie. Et cette envie, il faut l’écouter. »À Cannes, lors du Trophée Chopard, Aïssa Maïga adresse un message puissant à tous ceux qui doutent, hésitent, se sentent parfois paralysés : lancez-vous !Parce qu’on n’a qu’une vie. ✨ 🎙️ Interview : @ninamasson

19.05.2026 à 20:23

Cannes 2026 : Pedro Almodóvar et Andy Garcia, deux légendes sur la Croisette

FRANCE24

Pedro Almodóvar revient en compétition au Festival de Cannes avec "Autofiction", un film intime sur la création et les angoisses des artistes. Également au menu de cette chronique de Louise Dupont, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev présente "Minotaure", portrait d’une bourgeoisie russe percutée par la guerre en Ukraine. Enfin, Andy Garcia fait son retour derrière la caméra avec "Diamond", un film de gangsters porté par Dustin Hoffman et Bill Murray.

19.05.2026 à 20:15

Xi Jinping-Poutine : de "bons amis" ?

Stéphanie ANTOINE

Quatre jours après la visite de Donald Trump, Xi Jinping reçoit Vladimir Poutine. La visite du président russe vise à renforcer le partenariat et la coopération stratégique, 25 ans après la signature du traité de bon voisinage et d’amitié entre les deux pays. La délégation russe est composée de cinq vice-Premiers ministres, huit ministres, ainsi que des PDG de Rosneft et de Gazprom. Depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou, la Chine est le premier partenaire commercial de la Russie et le plus gros importateur de ses hydrocarbures. Pourquoi une telle rencontre quatre jours après la visite de Trump ? Quels sont les liens politiques et économiques entre Pékin et Moscou ? Sont-ils sur la même longueur d’onde face à l’Occident ?

19.05.2026 à 19:53

Soupçon de détournement de fonds publics: Edouard Philippe sous la loupe d'un juge

FRANCE24

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile. Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête. La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti. Les faits sont contestés depuis le début par l'ex-Premier ministre et actuel maire Horizons du Havre, dans les starting blocks pour la présidentielle. Edouard Philippe "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice comme il l'a toujours fait de façon très sereine", a réagi auprès de l'AFP son entourage dans la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Contacté par l'AFP, son avocat Emmanuel Marsigny n'a pas souhaité faire de commentaire. Contrat pas renouvelé Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise. La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation. Après ses alertes, la haute fonctionnaire s'était plainte d'avoir été écartée et harcelée moralement. Son contrat n'a pas été renouvelé. Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech. LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG). L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets. Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023. "Opacité" "C'est le maire et son adjointe" qui, en tant que présidente de l'association, allaient "avoir la main sur des sommes considérables" pour "des activités qui peuvent concerner ses fonctions à la ville", soulignait-elle. Sur le moment, elle s'était étonnée qu'Edouard Philippe, conseiller d'Etat, n'ait pas suspecté d'irrégularités. Elle assure avoir découvert plus tard que les services juridiques avaient alerté en vain sur un possible favoritisme. Cette haute fonctionnaire avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025, contesté par Edouard Philippe. A la communauté urbaine, la Cité numérique fut "tout de suite" désignée à la lanceuse d'alerte "comme un dossier principal", relatait-elle. Mais "dès les premiers mois", elle a constaté "une opacité dans la gestion de l'association" et ne comprenait pas son activité. Elle racontait qu'on lui avait fourni "des réponses très vagues sur les dépenses, la trajectoire financière", lui reprochant "des velléités d'ingérence". Fin 2021, obtenant finalement des chiffres, elle affirmait découvrir le "très faible niveau d'activité" de la Cité numérique mais surtout "la masse salariale" composée "de jeunes salariés" qui faisaient "un peu tout" pour "des salaires bruts au-delà de 60 voire 70.000" euros. L'association sera placée en liquidation judiciaire en 2023. cco-pgr-clw-are/cal/swi

19.05.2026 à 19:51

Capture de rongeurs en Terre de Feu pour trouver un éventuel porteur d'hantavirus

FRANCE24

En matinée, des biologistes locaux et de l'Institut Malbran arrivés de Buenos Aires ont relevé des dizaines de pièges qu'ils avaient posés la veille au soir dans diverses zones boisées autour de la ville touristique d'Ushuaïa, dont le Parc national de la Terre de Feu, dans l'extrême sud de l'Argentine. Portant gants et masques, les experts ont placé les cages dans de grands sacs pour emporter les rongeurs aux fins d'analyses. Aucun d'entre eux n'a communiqué auprès des journalistes présents, dont de l'AFP, sur les captures mais leurs expressions de satisfaction ne laissaient guère de doutes. "Le piégeage a très bien fonctionné. Ils ont capturé ce qu'ils espéraient", autour de 70 spécimens, a dit un responsable sanitaire local à l'AFP. L'animal ciblé est un rat à longue queue, un rongeur sylvestre aux activités nocturnes. Jusqu'à 150 pièges, de petites cages rectangulaires en métal, doivent être placés le soir puis relevés le matin, tout au long de la semaine, dans l'espoir de capturer suffisamment de rongeurs pour un test représentatif. Des échantillons de sang et de tissus seront ensuite prélevés puis envoyés pour analyse au Malbran, l'institut argentin de référence en infectiologie et en épidémiologie. La mission a été mandatée à la suite de la découverte du foyer d'infection à bord du Hondius (trois passagers sont morts) qui a déclenché début mai une alarme mondiale. Le "patient zéro", un Néerlandais, avait séjourné 48 heures à Ushuaïa avant d'embarquer. Depuis, autorités de la Terre de Feu et scientifiques locaux se défendent contre l'hypothèse selon laquelle le début de la contamination à bord du Hondius est originaire de là. Cette province, martèlent-ils, n'a pas eu de cas d'hantavirus depuis que sa notification est obligatoire, il y a 30 ans. La souche "Andes" de l'hantavirus, transmissible d'humain à humain (et identifiée dans le cas du navire), est en revanche présente dans des provinces andines d'Argentine bien plus au nord, comme celles de Rio Negro et de Chubut.

19.05.2026 à 19:49

Laits infantiles: un rapport parlementaire pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels

FRANCE24

Ce rapport est "attendu par les familles" et permet de "comprendre ce qu'il s'est passé" et établir "les dysfonctionnements", dit à l'AFP la députée Mathilde Hignet (LFI), co-rapporteure d'une mission flash avec le député Michel Lauzzana (Renaissance). L'affaire des laits infantiles avait débuté en décembre 2025 avec le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau né. Une cascade de rappels similaires par des industriels comme Danone ou Lactalis et de plus petits acteurs a suivi. Point commun: un ingrédient - une huile riche en acide arachidonique (ARA) - fourni par le même sous-traitant chinois. Des familles et associations ont accusé les fabricants d'avoir tardé dans leurs rappels et l'Etat de s'être excessivement reposé sur leur bonne volonté. "La crise des laits infantiles révèle certaines lacunes qui doivent impérativement être prises en compte à l'avenir", écrivent les rapporteurs. "On voit bien qu'il y a eu un problème", pointe Mathilde Hignet, expliquant que Nestlé, après avoir appris que la contamination provenait de l'huile ARA le 24 décembre, n'a informé les industriels que le 30 décembre puis les autorités françaises le 5 janvier. La loi Egalim impose d'aviser immédiatement les autorités d'un risque pour la santé humaine, mais la direction générale de l'alimentation (DGAL) "nous a clairement dit qu'elle avait des doutes assez forts sur la bonne application de cette règle par plusieurs industriels", a déclaré Michel Lauzzana devant la commission des affaires sociales. Ces "manquements potentiels" ont entraîné un signalement à la justice. Si la présence de la céréulide n'a pas été détectée plus tôt, selon le rapport, c'est d'abord car elle ne fait pas l'objet de contrôle en routine puisqu'elle n'est pas identifiée comme un danger spécifique dans l'alimentation. Toutefois, sa production n'est possible "que dans le cas d'une très forte prolifération du Bacillus cereus, dont la présence doit pourtant être contrôlée tout au long du processus de fabrication", pointe le document. Or cette contamination a duré plusieurs mois "sans que le fournisseur Cabio Biotech n'y remédie", ce qui "sème le doute sur la réalité des contrôles diligentés", révèlent les rapporteurs. Aussi, ils déplorent les "moyens limités des autorités de contrôle" qui conduisent "à se reposer, de manière croissante, sur les autocontrôles des industriels". -Communication "relativement tardive"- Les rapporteurs se demandent "s'il n'aurait pas fallu d'emblée rappeler l'ensemble des lots contenant l'huile ARA en provenance du fournisseur chinois", plutôt que de laisser sur le marché "des produits potentiellement contaminés", en attendant les analyses. Si les industriels estiment que cela aurait pu induire des pénuries, les rapporteurs jugent "toutefois qu'il importe de vérifier si [cette stratégie] n'a pas été essentiellement guidée par des considérations économiques". "Agir sans disposer de tous les éléments aurait conduit à un rappel incomplet, voire erroné", a réagi Nestlé auprès de l'AFP, alors que la cellule investigation de Radio France, avec la RTS et la RTBF, ont révélé mardi que l'industriel aurait opéré des retraits "discrets" de produits contaminés. Nestlé "conteste fortement" ces allégations. Pour l'association de défense des consommateurs Foodwatch, ce rapport montre que "certains industriels voulaient planquer l'information". Elle rappelle qu'une enquête préliminaire a été ouverte en janvier au tribunal judiciaire à Paris après sa plainte. Autre "lacune" identifiée par les rapporteurs: la réactivité des autorités sanitaires, alors qu'il s'est écoulé "plus d'un mois" entre le début de l'alerte alimentaire et le déclenchement de l'alerte sanitaire. Il pointe aussi une communication "relativement tardive" envers les professionnels de santé, prévenus au bout de 17 jours, et soulignent les "impressions de confusion et de manque de transparence" des consommateurs. Les conséquences sanitaires restent incertaines: en France, les autorités ont initialement signalé trois décès de bébés ayant consommé un lait rappelé. Mais pour deux d'entre eux, la responsabilité du lait a depuis été écartée. Pour l'avenir, les rapporteurs émettent 14 recommandations, notamment de renforcer "les critères de référencement" des matières entrant dans la composition, comme l'huile ARA, et de renforcer les contrôles indépendants, à faire financer par les industriels. Ils plaident aussi pour revoir la liste des substances réglementées par l'Union européenne et d'étudier "la possibilité d'y intégrer la toxine céréulide" et d'améliorer les procédures d'alerte et la réglementation pour les aliments destinés aux enfants.

19.05.2026 à 19:47

Pour le gouvernement américain, Anthropic risquait de "mettre en danger la vie de soldats"

FRANCE24

L'entreprise de San Francisco conteste en justice son inscription, début mars, par le ministère américain de la Défense sur une liste de fournisseurs présentant "un risque pour la chaîne d'approvisionnement", qui ne comprenait jusqu'ici que des sociétés étrangères. Le gouvernement Trump a pris cette initiative après qu'Anthropic a refusé de lever certaines restrictions de son modèle d'IA Claude, empêchant son utilisation pour la surveillance de masse de la population américaine et pour des attaques mortelles autonomes. Deux procédures sont actuellement en cours dans ce dossier, l'une devant un tribunal de San Francisco, l'autre devant une cour d'appel fédérale de Washington. Les deux juridictions ont rendu des décisions contraires en référé, celle de San Francisco suspendant temporairement le bannissement d'Anthropic tandis que la cour de Washington s'y est refusée. Lors d'une audience mardi dans la capitale américaine, une représentante du gouvernement Trump a été soumise à un feu de questions, certaines teintées de scepticisme. "Je ne vois aucune preuve fournie par le ministère à l'appui de sa désignation (...) d'Anthropic", a lancé Karen Henderson, l'une des trois magistrates présentes, les faits considérés et les textes applicables expliquant que l'affaire soit examinée devant une cour d'appel et non une juridiction de première instance. Pour la juge, le gouvernement américain a, en l'espèce, "outrepassé ses prérogatives de manière spectaculaire". La représentante de l'administration Trump, Sharon Swingle, a fait valoir que les limites imposées par Anthropic à son modèle d'IA risquaient de le bloquer en pleine opération militaire, ce qui "aurait pu avoir des conséquences catastrophiques pour la sécurité nationale et mettre en danger la vie de soldats". "Pour sensibiliser tout le ministère à ce risque en même temps et pouvoir agir vite", a-t-elle ajouté, "il fallait en passer par cette désignation." L'avocate d'Anthropic, Kelly Dunbar, s'est inquiétée du fait que "le ministère détourne cette désignation (de sa fonction originelle) pour l'utiliser comme un moyen de pression contractuel ou en rétorsion contre Anthropic pour son désaccord" avec le gouvernement. Elle a rappelé que l'entreprise rivale d'OpenAI ne contestait pas à l'administration Trump la capacité de mettre fin à ses contrats avec elle, mais plutôt le procédé et les arguments. Une décision de la cour d'appel de Washington est attendue dans des délais resserrés, les juges ayant déjà reconnu que cette affaire sensible méritait une procédure accélérée.
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