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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

19.03.2026 à 20:13

Jeux vidéo: Ubisoft coupe dans sa filiale américaine Red Storm Entertainment

FRANCE24

Cette mesure a été décidée dans le cadre du plan de réduction des coûts d'Ubisoft, empêtré dans des difficultés financières et actuellement en pleine réorganisation, a-t-on ajouté de même source. Red Storm Entertainment continuera toutefois à exister, mais ne développera plus de jeux. Par le passé, le studio américain a essentiellement développé des jeux basés sur l'univers de l'écrivain Tom Clancy (comme Ghost Recon, Rainbow Six ou Splinter Cell), qui l'avait cofondé en 1996. Face à un marché plus sélectif et concurrentiel, Ubisoft, qui est l'éditeur des jeux "Assassin's Creed", "Just Dance" ou encore "Far Cry", va adopter en avril un nouveau modèle opérationnel pour se relancer. Il s'articule autour de cinq "maisons de création" réunissant une partie de ses studios dans le monde, tandis que l'autre moitié apportera son soutien et son expertise aux différents projets au travers d'un réseau mondial partagé. Cette réorganisation s'accompagne également d'un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans. Soumis à plusieurs plans d'économies depuis 2023, Ubisoft a fermé plusieurs de ses studios à l'étranger, notamment à San Francisco (États-Unis), Osaka (Japon), Leamington (Royaume-Uni), Stockholm (Suède) et Halifax (Canada). Il a également mené des restructurations au sein de studios à Abu Dhabi, en Finlande ou encore en Suède. Le numéro 1 français, qui compte environ 17.000 salariés dans le monde, s'est séparé de plus de 3.000 employés ces dernières années.

19.03.2026 à 20:09

Guerre au Moyen-Orient : vers une crise économique mondiale ?

Stéphanie ANTOINE

20 jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole et du gaz s’envolent. De nouvelles frappes visant des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar accentuent la tension sur les marchés. Autre facteur d'inquiétude : le détroit d’Ormuz, passage clé par lequel transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est toujours bloqué, alimentant les craintes d’une crise énergétique mondiale.

19.03.2026 à 20:01

Arnaud Gallais, l'"écorché vif" en lutte contre les violences faites aux enfants

FRANCE24

Dans les années 90, "Act up jetait du sang sur les murs pour interpeller sur le sida et a permis de changer le regard sur les malades, nous on se dit que c'est la même chose au niveau de nos enfants", souligne auprès de l'AFP le président de l'association Mouv'enfants, lui-même victime de viols dans son enfance. "Il faut absolument qu'on retourne la table, qu'on lutte contre le déni, qu'on arrive à faire bouger les choses", martèle le militant des droits de l'enfant de 44 ans dont la barbe de trois jours et les grands yeux verts s'invitent régulièrement devant caméras et objectifs. Son modus operandi est bien rodé: capter l'attention médiatique par des actions symboliques et savamment orchestrées. Quelques mois plus tard, en novembre, il mène une action devant le BHV à Paris pour dénoncer l'arrivée de Shein en pleine polémique sur les poupées sexuelles d'apparence enfantine. À son actif également, plusieurs actions contre des figures de l’Église accusées de pédocriminalité - et des interpellations des politiques en cascade sur ses réseaux sociaux où il poste en quasi continu. Cet anthropologue de formation sait de quoi il parle. À 8 ans, il est victime d'inceste de la part d'un grand oncle, prêtre missionnaire en Afrique. Quatre ans plus tard, il subit des viols de la part de deux cousins, des agressions dont il ne se souviendra que dans sa vingtaine après une longue amnésie traumatique. Hyperactif La naissance de son fils est un déclic et marque le début de son engagement plein et entier dans la lutte contre les violences faites aux enfants. Pendant trois ans, il est membre de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) puis fonde Mouv'enfants, collectif de survivants de violences. Il est également à l'origine du collectif Prévenir et protéger avec Ghada Hatem, fondatrice emblématique de La Maison des femmes de Saint-Denis, et de l'association "M'endors pas" de lutte contre la soumission chimique aux côtés de Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot. Un hyperactif qui fait feu de tout bois - et qui parfois s'effondre. En février, sa chaise à l'Assemblée nationale où il devait être entendu dans le cadre de la commission d'enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales reste vide. Il révèle avoir fait deux tentatives de suicide, rappelant que "les violences sexuelles tuent parfois lentement, parfois des années après". "Cette réalité de l'inceste doit être connue: il y a une victime sur deux qui fait une tentative de suicide", souligne-t-il. Dans la foulée de son hospitalisation, il reçoit de nombreuses marques de soutien, de la haute commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry en passant par la députée MoDem Maud Petit et Caroline Darian. Se brûler les ailes "Arnaud a choisi d'être lanceur d'alerte donc il s'expose énormément", déclare à l'AFP Michèle Créoff de l'association Face à l'Inceste, qui se dit à la fois "inquiète pour lui et admirative". "J'ai peur qu'il se brûle les ailes et en même temps le bruit qu'il fait autour de la protection de l'enfance est absolument nécessaire." "C'est quelqu'un d'entier, c'est un peu à la vie, à la mort en fait", abonde la députée Maud Petit, qui évoque "un écorché vif" au "cœur énorme" qui "combat l'injustice de tout son être et se met au service des plus fragiles". "C'est quelqu'un qui a décidé de tout donner à la cause", complète Ghada Hatem. Tout en saluant la "sincérité" du combat d'Arnaud Gallais, un acteur associatif du secteur met en garde pour sa part contre le risque d'une "lassitude" et d'un "essoufflement de l'intérêt" médiatique face à ce mode d'action. Mais pour Arnaud Gallais, l'agit-prop a d'ores et déjà fait ses preuves - il cite notamment les fermetures de Bétharram et du lieu de mémoire de l'Abbé Pierre. Face "aux massacres de masse" avec "11% de la population victime d'inceste", il ne faut "rien lâcher", ajoute-t-il. À peine sorti de l'hôpital, il évoque l'objectif de faire passer ce taux de 11% à 0%.

19.03.2026 à 19:41

Non, l’Iran n’a pas "sorti une liste" de 11 villes américaines à cibler

Nora Litoussi

Le 3 mars, une vidéo affirmant que l'Iran aurait publié une liste de 11 villes américaines à frapper est devenue virale sur Instagram. Nous sommes remontés jusqu'à la source d’origine de cette liste et elle n'a rien à voir avec la République islamique.

19.03.2026 à 19:09

Biathlon: la revanche de Lou Jeanmonnot, sacrée à deux courses de la fin

FRANCE24

"C'est l'objectif de ma carrière. Peut-être le rêve numéro un sur ma liste. Je suis vraiment fière", a réagi à chaud Jeanmonnot, souriante et soulagée après avoir pris la sixième place du sprint qui lui assure le titre. Deuxième du classement général lors des deux dernières saisons, la Jurassienne devient à 27 ans la cinquième Française à remporter le gros globe de cristal, récompense remise à la lauréate de la Coupe du monde, après Anne Briand (1995), Emmanuelle Claret (1996), Sandrine Bailly (2005) et Julia Simon (2023). "Ça fait quelques années qu'elle montre une super belle régularité. C'est la juste récompense de toutes ces saisons aussi régulières. Elle ne loupe pas beaucoup de balles, on est même surpris quand elle en loupe une", l'a encensé sa compatriote Julia Simon, dernière lauréate française du gros globe. Le soulagement est d'autant plus grand qu'elle skiait depuis son retour des Jeux olympiques avec la peur de voir le titre lui échapper, comme lors de la dernière course de la saison l'hiver dernier à Oslo, déjà, et sa chute dans l'avant-dernier virage. Elle avait laissé filer l'Allemande Franziska Preuss vers le sacre final. "Émotionnellement, c'est du soulagement, parce que c'était vraiment difficile d'être un peu dans un entre-deux. D'un côté, tellement évident que ce serait un scandale de passer à côté et d'un autre il fallait aller le chercher", a dit la native de Pontarlier. "C'est une histoire de balance à trouver, avec de la détente et à la fois de l'envie, le tout avec un petit peu de pression. C'est un bon mélange qui prend la tête. Et ça domine mes pensées 24 heures sur 24. Là ça va enfin s'arrêter", s'est-elle réjouie. La tension était palpable dès les réglages avant la course: Lou Jeanmonnot avait le visage fermé, la mâchoire serrée, comme ses parents assis au premier rang dans les tribunes du temple norvégien du ski nordique. "Arrêter de compter les points" "Je ne suis pas extrêmement fière de ma course, elle n'est pas superbe, mais dans le contexte de porter un dossard jaune et de devoir sceller cette fin de saison, ça me suffit", a résumé Jeanmonnot. La Française a fait la course qu'il fallait, avec une faute sur sa dernière balle au tir debout (9/10), pour assurer la 6e place du sprint (7,5 km) remporté par la Suédoise Hanna Oeberg. Elle devance à l'arrivée Suvi Minkkinen (11e), la dernière qui pouvait encore empêcher son sacre. La Finlandaise a été parfaite derrière la carabine mais plus lente à ski que la Française sur la neige de printemps d'Oslo. À deux courses de la fin de la saison et seulement 180 points à distribuer, elle ne peut plus être dépassée et va pouvoir "profiter" des deux dernières courses, une poursuite samedi et une mass start dimanche. "Il y a encore des belles choses à aller chercher, mais ce sera de manière un peu plus légère. Disons que là, je suis très contente d'arrêter de compter les points", a souri la biathlète. Après une première étape poussive, Lou Jeanmonnot avait décroché sa première victoire à Hochfilzen (Autriche) avant de prendre le dossard jaune au Grand-Bornand, devant son public, pour le conserver jusqu'à Oslo, avec neuf podiums dont trois victoires avant les deux dernières courses. Lors de l'intermède olympique des Jeux de Milan Cortina, elle a décroché quatre médailles (l'or dans les relais féminin et mixte, l'argent en individuel et le bronze en sprint).

19.03.2026 à 18:59

La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie

FRANCE24

L'indice vedette CAC 40 a perdu en clôture 162,01 points, pour s'établir à 7.807,87 points. Mercredi, la Bourse de Paris avait cédé 0,06% à 7.969,88 points. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, "ce sont les prix de l'énergie qui sont la seule boussole des marchés financiers et des actions", commente Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management, interrogée par l'AFP. "Le choc sur les prix de l'énergie résulte du passage d'une crise du transport maritime à une crise d'approvisionnement, les deux camps visant désormais des infrastructures énergétiques", commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Ces dernières 24 heures, les grands sites pétroliers et gaziers du Moyen-Orient autour du Golfe ont été pris pour cible. Au Koweït jeudi matin, deux raffineries ont aussi été incendiées après une attaque de drones. Mercredi soir, Ras Laffan, premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, a fait l'objet d'une attaque iranienne provoquant des "dommages considérables", selon Doha. Le baril américain WTI est brièvement repassé au-dessus de 100 dollars jeudi après-midi et le Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, évoluait autour de 110 dollars. Les marchés continuent "de s'interroger sur les conséquences du blocage du détroit d'Ormuz", passage stratégique pour l'approvisionnement en hydrocarbures, devenu central dans la guerre au Moyen-Orient, note Nathalie Benatia. L'Organisation maritime internationale (OMI) a demandé jeudi la création d'"un corridor maritime sûr" pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe, condamnant la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, dans une déclaration adoptée par ses Etats membres. Juste avant cet appel, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon s'étaient dit prêts dans un communiqué conjoint "à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité de la traversée du détroit". Conséquence de la hausse des prix du brut, TotalEnergies a tiré son épingle du jeu jeudi, prenant largement la tête du CAC 40. Le titre a grimpé de 4,20% à 78,59 euros. A contrario, les valeurs industrielles comme ArcelorMittal (-6,21% à 42,76 euros) ou Saint-Gobain (-4,47% à 68,32 euros) ont dévissé en Bourse, les énergies fossiles restant un gros poste de dépenses pour ce secteur. Accor sombre Traite d'enfants en Russie, prostitution dans d'autres pays, affaires Epstein et DSK... Accor a été la cible jeudi d'un rapport virulent du fonds spéculatif Grizzly, qui l'a fait chuter en Bourse, des accusations fermement démenties par le géant hôtelier français. Accor "dément fermement toute implication dans l’exploitation systémique supposée liée à la traite d’êtres humains ou d’enfants. A ce stade, et à la suite de la publication de ce rapport, le groupe mène une enquête interne approfondie" pour vérifier les "allégations" de Grizzly, a-t-il indiqué dans un communiqué. Après avoir dévissé de plus de 10% en séance, l'action Accor a terminé sur une baisse de 5,97% à 39,50 euros à la clôture.

19.03.2026 à 18:53

"Autorévélation": quand les entreprises se dénoncent à la justice pour corruption

FRANCE24

Pascal Prache, patron du parquet national financier (PNF), a salué ces deux dossiers de "révélation spontanée" de deux groupes français, qui ont débouché sur des collaborations avec les autorités de Malaisie pour l'un et les justices américaine et belge pour l'autre. Il s'agit de Colas Rail Asia (filiale du groupe français Colas Rail, dans le giron de Bouygues) et de Balt USA, filiale de Balt, groupe français fabricant d'outils de neuroradiologie interventionnelle. Les amendes acceptées jeudi permettent aux sociétés d'échapper aux poursuites en tant que personnes morales. Mais ce n'est pas un point final, puisque les procédures judiciaires se poursuivent pour les personnes physiques, c'est-à-dire les responsables ou intermédiaires impliqués. Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a d'ailleurs relevé "la détermination" du PNF dans ce domaine. Pour en revenir aux amendes, ce type de règlement est monnaie courante via une convention judiciaire d'intérêt public (Cjip), signée entre une société et le PNF et validée lors d'une audience publique au tribunal de Paris. Mais c'est donc la première fois que le mot "autorévélation" a été prononcé dans ce cadre, dans deux dossiers distincts. "Secteur sensible" Dans le premier, Colas Rail Asia a accepté de payer une amende de près de 30 millions d'euros, pour des pots-de-vin dans deux marchés ferroviaires de 150 millions d'euros chacun remportés en Malaisie dans les années 2010. M. Ghaleh-Marzban a décrit un "schéma classique" de surfacturation pour soudoyer des intermédiaires locaux, constituant des "faits de corruption d'un agent public étranger". Un contrôle comptable en interne en 2016 a révélé plus de 18 millions d'euros de versements illicites. Le directeur général de la filiale, ainsi que le PDG ont été licenciés dans la foulée. Et Colas Rail a porté plainte en 2017 auprès du PNF. "On doit reconnaître à Colas Rail d'avoir choisi la transparence et non la dissimulation", a commenté Claire Le Maner, procureure du PNF. "Quand Colas Rail s'en est rendu compte, elle a stoppé l'hémorragie, mis fin aux contrats litigieux et coupé les liens avec les personnes corrompues", a souligné la magistrate, saluant la "qualité des investigations internes". "Effet de surprise" Le second dossier touche au "secteur sensible" du médical, a insisté Céline Guillet, procureure du PNF. Balt USA a accepté de payer près de deux millions d'euros d'amende pour des fausses factures via une société écran belge. Il s'agit là aussi d'un schéma classique qui a permis de rétribuer sous le manteau deux médecins, un dans un centre hospitalier français, un autre dans un hôpital belge, pour que ces établissements privilégient l'appareillage médical de Balt USA. Un courrier anonyme a été pris au sérieux par Balt qui s'est tourné vers le PNF en 2023. Céline Guillet a loué une "autorévélation très précoce". "Balt n'a pas attendu de dérouler toute son investigation en interne pour venir vers nous. Nous leur avons demandé de s'arrêter pour laisser place à nos investigations et grâce à l'effet de surprise, nous avons mis la main sur des données qui, dans un autre cas de figure, auraient été effacées", a dévoilé la magistrate. Là aussi, les procédures judiciaires contre les personnes impliquées vont se poursuivre des deux côtés de l'Atlantique. Via les Cjip, le PNF a récupéré au cours des 10 dernières années plus de 4,8 milliards d'euros au total. Les amendes sont aussi accompagnées d'un programme de mise en conformité de trois ans, sous le contrôle de l'Agence française anticorruption, à la charge des sociétés, à hauteur de 1,9 million pour Colas Rail et 700.000 euros pour Balt.

19.03.2026 à 18:43

Guerre au Moyen-Orient : la facture très salée des frappes contre les champs gaziers au Qatar

Sébastian SEIBT

Les bombardements d'infrastructures gazières en Iran puis au Qatar ont fait entrer la guerre au Moyen-Orient dans une nouvelle dimension. Les conséquences risquent de se faire sentir pendant longtemps, de l’Asie à l’Europe.

19.03.2026 à 18:43

TikTok, premier réseau social pour s'informer chez les adolescents

FRANCE24

69% des 16-18 ans déclarent que c'est sur les réseaux sociaux qu'ils sont le plus exposés aux informations. Quand ils cherchent activement à s'informer, 40% se tournent vers les médias classiques, 38% vers les réseaux sociaux, et 32% vers l'IA conversationnelle. Chez ceux qui se tournent vers les réseaux sociaux, quatre sur cinq choisissent TikTok dans cette tranche d'âge. Chez les 11-18 ans, 28% recherchent de l’information sur les réseaux sociaux, dont 70% sur TikTok. Les trois quarts des jeunes disent repérer régulièrement des fausses informations (produits miracles, théories de complot, informations politiques...), selon ce sondage réalisé en janvier auprès de 1.049 jeunes, par l’Institut Toluna Harris Interactive. À force d'être exposé à de fausses informations, quatre sur cinq ne savent plus à qui faire confiance, relève l'association de protection des enfants sur internet. Par ailleurs, 56% des adolescents ont confiance dans les informations fournies par des intelligences artificielles génératives comme ChatGPT. Et 40% remettent rarement, voire jamais, en cause une information provenant d’une IA. "Entre désinformation, circulation rapide de contenus sur les réseaux sociaux et outils d’intelligence artificielle capables de produire des images, textes ou vidéos difficilement distinguables du réel, les adolescents évoluent dans un contexte où les repères traditionnels de fiabilité se fragilisent", commente l'association. À peine un jeune de 16-18 ans sur deux déclare faire confiance au Président de la République et au gouvernement, une proportion qui tombe à 37% chez les 11-13 ans.

19.03.2026 à 18:39

Saisie record de drogue: "J'ai fait des erreurs", admet l'ex-chef des stups au tribunal

FRANCE24

Au fil de son interrogatoire devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, François Thierry, 57 ans, s'est démené pour démontrer le bien-fondé de la stratégie "Myrmidon" menée lorsqu'il dirigeait l'Ocrtis (2010-2016): infiltrer des filières grâce à des "indics", quitte à laisser entrer la drogue sur le territoire, pour appréhender les têtes de réseau. Une stratégie payante initialement, jusqu'au scandale d'une saisie record par les douanes de sept tonnes de résine de cannabis, boulevard Exelmans (Paris XVIe) en octobre 2015, dans le cadre d'une livraison censée être surveillée par l'Ocrtis. L'accusation estime que l'arrivage a été "commandité" par Sophiane Hambli, informateur directement géré par François Thierry. "Jusqu'où m'a-t-il permis de sortir des affaires ? Je le sais. Jusqu'où m'a-t-il manipulé ou menti ? J'aurai toujours le soupçon. J'ai refait 10.000 fois les opérations dans ma tête et trouvé 20.000 griefs à me faire", s'est défendu le commissaire, haute carrure et fines lunettes, quelques notes disposées devant lui. "Bien sûr que j'ai fait des erreurs", a-t-il reconnu. "Mon avis c'est qu'il a vraisemblablement arrangé les choses à sa sauce, manipulé les choses à son profit." Jamais "voulu dissimuler" "C'est ce qu'il pense, peut-être, mais ce n'est pas une affirmation. Donc ça, c'est le travail des juges", a réagi Me Hugues Vigier, conseil habituel de Sophiane Hambli et avocat de son frère Hakim Hambli au procès. Actuellement détenu au Maroc, Sophiane Hambli, 50 ans, est jugé par défaut dans ce dossier dépaysé à Bordeaux, déclencheur d'une réforme de la lutte antidrogue en France. Au départ, en 2009, le commissaire démarche le trafiquant en prison, en Espagne, où il est "fragilisé par une condamnation en Espagne", a expliqué le policier, qui le recrute contre une remise de peine. Extradé vers la France, il sera libéré début 2015 après avoir collaboré à nombre d'opérations policières. Au mois d'octobre suivant, il assure avoir servi encore de "logisticien" dans le cadre d'une énième livraison surveillée par l'Ocrtis. À l'audience la semaine dernière, son ex-"homme à tout faire", lui aussi prévenu, l'a cependant décrit comme un "chef d'entreprise" gérant un arrivage d'une quarantaine de tonnes, dont seule une quinzaine au total a été saisie. François Thierry, lui, est soupçonné d'avoir favorisé l'importation du cannabis sans avoir informé totalement l'autorité judiciaire. Le commissaire, renvoyé devant le tribunal alors que le parquet avait requis un non-lieu, a martelé jeudi n'avoir jamais "voulu dissimuler quoi que ce soit". "Il s'est pris au jeu" Pour l'accusation, les limites ont été "très largement franchies" dans la relation que François Thierry a développée avec Sophiane Hambli, dont l'avocate était la conjointe du policier à l'époque. "Elle gère son cabinet comme elle veut, en totale autonomie", répond ce dernier, tout en admettant sa "gêne" face à cette situation. Quand la présidente lui demande pourquoi, après sa remise en liberté, Sophiane Hambli continue de travailler avec l'Ocrtis, François Thierry répond qu'il "s'est pris au jeu" et réfute toute "protection" envers son informateur. "C'est un mythe", insiste le commissaire, à l'irritation croissante lorsque la magistrate sous-entend qu'en autorisant le passage de la drogue, il a mis la marchandise entre les mains d'Hambli. "Je ne favorise rien du tout, j'essaie de surveiller un minimum ce qui passe!", s'exclame-t-il, expliquant avoir "donné des lignes" à son informateur "pour rester dans la limite du faisable". Mais "il est fort possible et fort légitime qu'il puisse être poursuivi" si, dans le cadre de sa collaboratoin, "il a développé une activité de trafiquant propre". Me Francis Szpiner, l'un des avocats du policier, a pointé "les difficultés de compréhension" des magistrats sur la réalité des "livraisons surveillées". "La méthode qui consiste à dire: +on laisse passer+ (les arrivages, NDLR), beaucoup de magistrats l'ont pratiquée et quand ça va bien, ils sont très contents. Quand ça va mal, ils deviennent pour certains amnésiques", a-t-il ironisé. Suite de l'interrogatoire vendredi matin.

19.03.2026 à 18:35

Second tour des municipales : Enjeux et stratégies

Roselyne FEBVRE

A quelques jours du second tour des municipales, l’issue du scrutin reste très incertaine dans plusieurs villes dont Paris. Le retrait de Sarah Knafo, candidate Reconquête et la fusion de la liste Horizons, redonne des espoirs à la candidate LR Rachida Dati. A un an de la présidentielle, ces municipales sont considérées comme un test pour certains partis comme le RN mais aussi pour la gauche qui s’est alliée aux insoumis dans plusieurs villes de France. Ce pari sera-t-il gagnant pour le PS ?

19.03.2026 à 18:21

L'Iran demande à Berlin de "clarifier" le rôle de la base américaine de Ramstein dans la guerre

FRANCE24

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, avait dit ne voir "actuellement aucune raison de douter de la légalité de l'utilisation de Ramstein" par les Etats-Unis dans le cadre de l'offensive menée contre l'Iran avec Israël. Un responsable de son parti social-démocrate a exprimé des doutes quant au fait que Berlin autorise sans restriction l'utilisation de la base américaine, régie par les accords de Paris de 1954, et les accords de l'Otan. L'Iran a lui demandé par écrit au ministère allemand des Affaires étrangères "de clarifier ou d'expliquer le rôle de Ramstein" dans ce conflit, car il "n'est pas officiellement clair pour nous", a expliqué Majid Nili lors d'un entretien à l'AFP à l'ambassade d'Iran. Selon l'ambassadeur, l'utilisation de la base pourrait violer la résolution 3314 des Nations Unies qui qualifie d'"agression" l'action d'un État qui permet que son territoire soit utilisé par un autre pour perpétrer une agression contre un Etat tiers. "Nous ne savons pas si Ramstein entre dans ce cadre ou non", a ajouté l'ambassadeur, qui dit n'avoir pas encore reçu de réponse du ministère. Contacté par l'AFP, le ministère allemand n'a pas répondu dans l'immédiat. Située non loin de la frontière française, dans le sud-ouest du pays, Ramstein est la plus grande base militaire américaine d'Europe. En 2025, la justice allemande, saisie par deux Yéménites ayant perdu des proches dans une frappe américaine dans laquelle Ramstein avait joué un rôle, avait dédouané le gouvernement allemand. Depuis qu'il a été attaqué par Israël et les Etats-Unis fin février, l'Iran répond par des frappes sur ses voisins du Golfe qui abritent bases et intérêts américains. "Si quelqu'un souhaite détourner l'usage des bases américaines, il ne nous reste pas d'autre option que de nous défendre", a justifié l'ambassadeur Nili. Il a exhorté Berlin, allié traditionnel d'Israël et des Etats-Unis, et les autres Etats Européens à "dire aux agresseurs d'arrêter". La poursuite du conflit serait "aussi un énorme problème pour l'Europe", entre "conséquences économiques, crise des réfugiés, terrorisme, désintégration de la région...", a-t-il énuméré. Téhéran réclame "deux choses" selon lui: un "cessez-le-feu durable" et des "réparations" qui "constituent une autre question, car ils ont détruit nos infrastructures civiles". Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié, est "actuellement ouvert aux pays qui ne sont pas des agresseurs ou ne soutiennent pas les agresseurs", a-t-il aussi affirmé, refusant de citer les pays en question. Ces pays "peuvent avoir une forme de dialogue avec notre gouvernement" et "poursuivre leurs activités", a-t-il ajouté. La quasi-paralysie par Téhéran du détroit a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.

19.03.2026 à 18:21

Affaire Justine Vayrac: "il m'a serré le cou, il me faisait mal", raconte une relation de l'accusé

FRANCE24

Durant un rapport sexuel la nuit des faits, "il m'a serré le cou, il me faisait mal", raconte cette jeune femme, qui, l'ignorant alors, avait succédé dans le lit de l'accusé, à la victime tuée deux heures plus tôt. "Je le lui ai dit. Mais, il n'a pas arrêté tout de suite. Je sentais ma tête s'enfoncer dans le coussin, et son pouce sur ma gorge. (...) J'ai gardé une marque sur le cou pendant une semaine". "Il me regardait sans me regarder. Son regard était ailleurs (...) il était dans son monde. Il n'avait pas eu ce genre de geste avant", a ajouté, en pleurs, la témoin, ayant eu jusqu'alors "quelques" rapports "intimes" avec l'accusé, que ses amies lui avaient décrit comme un "garçon violent avec ses copines". Mardi, Lucas Larivée, un ouvrier agricole de 21 ans à l'époque des faits, avait plaidé l'accident au cours d'un jeu sexuel ayant mal tourné pour expliquer la mort de Justine Vayrac. "C'est là que j'ai serré fort. Je ne sais pas pourquoi, mon intention n'était pas de lui faire du mal", avait-il justifié à la barre. Le samedi 22 octobre 2022, Justine Vayrac, 20 ans, qui étudiait pour devenir aide-soignante et élevait seule son fils âgé de deux ans, avait rencontré Lucas Larivée en boîte de nuit. Selon un de ses amis, Théo, entendu jeudi, la victime "dansait, buvait comme tout le monde. Cela allait dans l'ensemble. Puis elle a commencé à paniquer car elle pensait qu'on avait mis quelque chose dans son verre". Ce soir-là, il l'accompagne à deux reprises dehors, où les rejoint Lucas Larivée, que la jeune femme connaît depuis quelques semaines. "Insistant", celui-ci "propose de prendre soin d'elle" et l'enjoint, lui, à retrouver ses amis, a ajouté le témoin qui ne connaissait pas Lucas Larivée. Prudent, il demande à échanger leurs numéros de téléphone, vérifie sa carte d'identité. "Et je l'ai laissé avec...", s'est encore ému le témoin, avec un sentiment de culpabilité. Faute d'avoir de ses nouvelles dans l'heure, comme ils en avaient convenu, Théo contacte plusieurs fois Lucas Larivée. "Par message, il a eu des propos méchants, qu'il en avait rien à foutre de Justine, qu'elle était bourrée", a poursuivi le témoin. "Il a commencé aussi à m'inventer une histoire, comme quoi il était avec un certain Noé." Un tiers fictif sur lequel l'accusé a tenté de se dédouaner au début de l'affaire. Mercredi, le directeur d'enquête avait pointé du doigt "la dualité" de l'accusé. "Le côté pile, c'est le séducteur, le bon ami sur qui l'on peut compter. Et le côté face, c'est l'intolérant à la frustration, le taiseux", avec une "grande capacité à feindre les choses", un "côté caméléon." Le procès a été prolongé d'une journée jeudi, avec un verdict prévu samedi.

19.03.2026 à 18:21

Moyen-Orient : Saoudiens et Qataris haussent le ton face à l’Iran💥

FRANCE24

Suite à des frappes iraniennes sur des sites énergétique dans les pays du #Golfe dans la nuit du 18 au 19 mars, les dirigeants qataris et saoudiens ont vivement réagi, condamnant fermement les frappes et menacant d'y répondre militairement.

19.03.2026 à 18:07

Affaire Epstein: d'anciennes mannequins demandent à la justice française d'enquêter sur un ex-dirigeant de l'agence Elite

FRANCE24

Ebba P. Karlsson, Suédoise de 56 ans résidant aux États-Unis, et Lisa Brinkworth, Britannique de 58 ans vivant à Londres, se sont retrouvées à Paris jeudi pour porter une lettre à l'attention de la procureure Laure Beccuau, a constaté une journaliste de l'AFP. "Ce que nous voulons que les enquêteurs déterminent, c'est la nature du lien entre Epstein et Gérald Marie et s'il a été impliqué dans des actes répréhensibles avec Epstein", a expliqué à l'AFP Lisa Brinkworth. La Britannique était journaliste pour la BBC et enquêtait, sous couverture, sur les agents de mannequins quand le Français Gérald Marie, ancien directeur Europe d'Elite Model Management, l'a agressée sexuellement en public à Milan en 1998, selon ses dires. Lisa Brinkworth raconte avoir tout de suite informé sa hiérarchie qui lui a, selon elle, intimé de ne pas porter plainte pour ne pas mettre en péril l'enquête journalistique. Mme Brinkworth a finalement déposé une plainte en 2020 à Paris pour agression sexuelle. Trois anciennes mannequins, dont Ebba P. Karlsson, ont accompagné sa plainte de signalements pour dénoncer des viols ou des agressions sexuelles. Mais l'enquête a été classée pour prescription en février 2023. Un pourvoi a été formé par Mme Brinkworth. - "Envie de vomir" - Les quinze signataires, de nationalités britannique, néerlandaise, américaine et suédoise, estiment que la situation a évolué depuis le classement: la procureure de Paris a ouvert deux enquêtes-cadres, visant à analyser les dénonciations autour de Jeffrey Epstein, l'une pour infraction de traite des êtres humains et l'autre pour infractions financières. Or dans leur lettre dont l'AFP a eu connaissance, les 15 femmes affirment pouvoir aider l'enquête en fournissant "des documents judiciaires et des courriels" montrant une collaboration "entre Gérald Marie, Brunel et Epstein", et les "reliant" aux "agences MC2 et E Model Management". La lettre mentionne aussi Jean-Luc Brunel, agent de mannequins mis en examen pour viol sur mineurs, qui s'est suicidé en détention en 2022. Ainsi que Daniel Siad, recruteur français de mannequins contre lequel Ebba P. Karlsson a porté plainte pour viol en février. Des accusations que Daniel Siad a niées dans la presse par la voix de son avocate. La quinquagénaire, qui n'avait jamais pu retrouver sa trace, confie avoir "eu envie de vomir" quand elle a reconnu Daniel Siad en photo dans plus d'un millier de pièces contenues dans les archives déclassifiées du dossier Epstein. Ebba Karlson explique que Daniel Siad, rencontré en Suède, lui avait "promis un job" à Monaco puis en France. Elle l'accuse de l'avoir violée dans le local piscine d'une maison à Cannes (Alpes-Maritimes). Puis de l'avoir conduite auprès de Gérald Marie, alors à la tête d'Elite, créée en 1971 à Paris par John Casablancas et Alain Kittler et connue pour avoir hébergé Naomi Campbell, Claudia Schiffer ou Cindy Crawford. Lors de leur premier entretien professionnel, elle affirme que Gérald Marie l'a violée. "Nous avons toutes, hormis l'une d'entre nous, été violées ou agressées sexuellement sur le territoire français", résument les signataires, affirmant notamment que deux d'entre elles "étaient mineures au moment des faits commis par Gérald Marie". "Aujourd'hui, âgées de cinquante à soixante ans, nous demandons justice." Ces femmes indiquent avoir également saisi la justice américaine "pour demander une enquête sur le rôle éventuel de dirigeants d'agences de mannequins — dont Gérald Marie — dans la mise à disposition de jeunes modèles pour Epstein".
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