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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 14 dernières parutions

06.02.2026 à 12:45

JO 2026 : diffusion, temps forts, stars... Tout savoir sur la cérémonie d’ouverture de Milan-Cortina

Barbara GABEL

La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina se tient vendredi soir, en Italie. Diffusé en direct dans le monde entier, l’événement se déroulera pour la première fois simultanément dans quatre sites, marquant le coup d’envoi officiel des Jeux jusqu’au 22 février. Voici tout ce qu'il faut savoir. 

06.02.2026 à 12:37

L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"

FRANCE24

L'UE, qui dispose de l'arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique, a ouvert il y a deux ans une enquête sur le réseau social, aux vidéos ultra-courtes très plébiscitées par les jeunes. Bruxelles pointe du doigt des "fonctionnalités addictives" qui "pourraient nuire au bien‑être physique et mental" des utilisateurs de l'application notamment des mineurs, incités à faire défiler les contenus et à consulter leurs téléphones de façon "compulsive", y compris la nuit. Ces fonctionnalités, accusées d'être particulièrement "addictives", sont dans son viseur: - Le "scrolling", soit le défilement ininterrompu de contenus sur son application - Le lancement automatique de vidéos - L'envoi répété de notifications push "Protéger nos mineurs" "Il faut que TikTok agisse et change son interface en Europe afin de protéger nos mineurs", a lancé la commissaire européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen. "Ce n'est pas comme si TikTok ne reconnaissait pas du tout ce risque" addictif, a affirmé un responsable européen. D'après lui, TikTok mentionne bien le potentiel addictif de son application, "évalue ces risques". Mais cela reste insuffisant au vu des lois européennes sur le numérique, a-t-il souligné. Ces mêmes règles qui sont régulièrement critiquées par l'administration Trump et les patrons des réseaux sociaux. Bruxelles accuse notamment TikTok de ne pas tenir compte "d'indicateurs importants sur l'utilisation compulsive de l'application", comme le temps passé sur la plateforme par les enfants pendant la nuit. Elle estime que les fonctionnalités de l'application pour limiter le temps d'écran sont trop "faciles à ignorer" et regrette que le contrôle parental nécessite trop d'étapes pour être mis en place. TikTok peut désormais accéder au dossier de l'UE et se défendre contre ces accusations. Bruxelles a souligné que la plateforme s'est jusqu'ici montrée "très coopérative" avec ses enquêtes. L'application s'expose à terme à une amende pouvant peser jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires mondial annuel. Elle n'a pas réagi dans l'immédiat à une sollicitation de l'AFP. Restriction d'âge? Cette enquête de Bruxelles intervient alors même que plusieurs capitales européennes s'interrogent sur la possibilité d'interdire les réseaux sociaux pour les enfants ou jeunes adolescents. L'Espagne et la France examinent des propositions en ce sens, provoquant de très vives réactions des patrons des grandes plateformes. Lors d'une conférence de presse vendredi, la commissaire européenne Henna Virkkunen a estimé que l'objectif était surtout de rendre ces plateformes sûres pour tous les utilisateurs, enfants compris. "Les réseaux sociaux devraient être conçus de manière à être si sûrs qu'il ne devrait pas être nécessaire d'imposer des restrictions d'âge aussi strictes", a-t-elle déclaré. TikTok est visé en parallèle par une autre enquête de l'UE concernant des accusations d'ingérence étrangère lors des élections présidentielles roumaines. Celle-ci est toujours en cours.

06.02.2026 à 12:27

Début des JO d'hiver de Milan-Cortina dans un format inédit de sites dispersés

FRANCE24

Les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina s'ouvrent vendredi 6 février dans un format inédit de sites éparpillés, censé réduire leur impact environnemental face au changement climatique qui menace l'existence même de l'événement.

06.02.2026 à 12:19

Après le suicide d'une institutrice dans le Cantal, l'Education nationale admet une "défaillance"

FRANCE24

L'enquête administrative diligentée après le suicide de Caroline Grandjean le 1er septembre dernier a conclu à une "défaillance institutionnelle dans le soutien" qui lui a été apporté, a indiqué le ministère de l'Education. "Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l'enseignante que l'institution n'a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents", souligne-t-il. Il rapporte que l'enquête a pointé "des décisions administratives vécues comme des injustices, par exemple s'agissant du refus d'attribuer une bonification de points liée à son handicap (RQTH) pour sa mobilité". Selon lui, "bien que cette bonification n'était pas mathématiquement nécessaire pour obtenir sa mutation, ce refus, fondé sur une lecture stricte des règlements, a privé Mme Grandjean d'une forme de reconnaissance et de soutien institutionnel dont elle avait besoin à ce moment-là". "C'est un sentiment de satisfaction que l'Education nationale reconnaisse une défaillance mais derrière, il y a des responsables et ils ne sont pas reconnus dans le rapport", a déclaré à l'AFP Christine Grandjean-Paccoud, veuve de l'enseignante. "Je suis en colère que cette enquête ne soit pas intervenue plus tôt, notamment quand les syndicats ont fait un signalement à la Dasen (direction académique des services de l'éducation nationale) en stipulant qu'elle jouait avec la vie d'un agent et qu'ils n'ont eu aucune réponse. C'est grave", affirme-t-elle. Parallèlement à cette enquête administrative, Mme Grandjean-Paccoud a déposé plainte contre l'Education nationale pour "harcèlement", visant également le maire du village de Moussages, où est située l'école primaire dont l'enseignante était directrice. "Bien sûr qu'il y a des responsables, mais on ne lâche rien, mon avocat fera le reste au pénal pour qu'ils soient reconnus et qu'il y ait un procès", a assuré la veuve de Caroline Grandjean. "Je me bats pour Caroline, elle me donne la force de le faire", a-t-elle ajouté, expliquant que l'enseignante de 42 ans n'avait "jamais été reconnue comme victime": "s'il y a une chose qu'elle détestait c'était l'injustice, je l'ai vu se détruire, elle n'était plus elle-même". -Dysfonctionnements- Le ministère annonce par ailleurs "renforcer la formation de ses cadres à la gestion des situations de détresse psychologique", "à la lumière de ces conclusions, et conformément aux recommandations de la mission". "L'objectif est de garantir qu'à l'avenir nos processus RH (ressources humaines, ndlr) ne soient pas seulement réglementaires, mais traités avec toute l'humanité et le discernement requis", a-t-il ajouté. "Je suis satisfait comme toute la communauté enseignante que les trois inspecteurs généraux concluent à une faute institutionnelle de la hiérarchie de proximité (…) L'Education nationale a un énorme travail de RH à mettre en place car l'humain n'est pas toujours au rendez-vous dans ce ministère", a réagi Thierry Pajot, secrétaire général du syndicat des directeurs et directrices d'école S2DE. Il précise n'avoir cependant pas eu connaissance du rapport dans son ensemble. Pour Stéphanie Lavergne, co-secrétaire départemental du Snuipp-FSU dans le Cantal, les conclusions du rapport ne sont pas "surprenantes puisque ce sont des défaillances que nous avions signalées". Ce rapport "met la lumière sur un certain nombre de dysfonctionnements qui ont eu lieu et auraient pu être évités", selon elle. Caroline Grandjean était la cible depuis septembre 2023 de harcèlement en raison de son homosexualité et s'est suicidée le jour de la rentrée scolaire 2025, un drame qui a suscité l'émoi dans le monde enseignant. Des tags "sale gouine" et "gouine = pédophile" avaient notamment été découverts sur les murs de son école. Le jour des obsèques de l'enseignante début septembre, Christian Vert, le maire de Moussages, avait exprimé auprès l'AFP sa "consternation" tout en assurant l'avoir "soutenue" et avoir déposé lui-même plusieurs plaintes. Une enquête avait été ouverte après ces inscriptions mais classée sans suite en mars 2025 "en l'absence de faits nouveaux", avait alors indiqué le parquet. En arrêt maladie, l'enseignante s'était vue proposer un poste à quelques kilomètres de Moussages pour la rentrée scolaire mais avait été incapable de reprendre son travail.

06.02.2026 à 12:01

Inscrit à l'Unesco, le yodel, chant folklorique suisse, s'adapte à l'ère moderne

Jade LÉVIN

Longtemps cantonné aux clichés touristiques, le yodel suisse n’est plus seulement une curiosité folklorique. Cette technique vocale alpine ancestrale, qui alterne voix de poitrine et voix de tête, est entrée en décembre 2025 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. Cette réhabilitation va au-delà d’un label international : aujourd’hui, le yodel traverse désormais les frontières du folk pour se mélanger au rock, à la pop ou même au rap. 

06.02.2026 à 11:49

Affaire Epstein : Jack Lang convoqué dimanche au Quai d'Orsay

FRANCE 24

Le ministre français des Affaires étrangères a annoncé vendredi que Jack Lang était convoqué dimanche au Quai d'Orsay pour s'expliquer sur ses liens passés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein. Les appels à la démission se multiplient à l'encontre du président de l'Institut du monde arabe et ancien ministre de la Culture de François Mitterrand.

06.02.2026 à 11:48

Modou Lô, la star de la lutte sénégalaise s’entraîne en France

FRANCE24

Légende vivante au Sénégal, le lutteur Modou Lô, champion incontesté et "Roi des arènes" de son pays, s'entraîne aux côtés du boxeur professionnel Souleymane Cissokho. "L'idée serait d'organiser un gala de boxe au Sénégal pour boxer là-bas et Modou Lô aussi", explique Souleymane Cissokho. "Avec ça, on peut remplir 60.000 personnes facile."

06.02.2026 à 11:42

Cuba se dit "prêt au dialogue" avec les États-Unis

FRANCE24

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a redit jeudi 5 février que son pays était "prêt à un dialogue", mais "sans pressions" ni "ingérence" des États-Unis.

06.02.2026 à 11:37

Bangladesh: l'islamiste Shafiqur Rahman à l'assaut du pouvoir

FRANCE24

A la tête d'une coalition, le Jaamat-e-Islami est considéré comme l'un des grands favoris du scrutin et pourrait, en cas de victoire, propulser ce médecin à la tête du premier gouvernement islamiste de l'histoire du pays. Le Dr Rahman a connu la clandestinité et la prison - il a passé quinze mois derrière les barreaux - sous le règne (2009-2024) de l'ex-Première ministre Sheikh Hasina, qui avait déclaré le Jamaat hors-la-loi et fait condamner à mort et exécuté plusieurs de ses dirigeants. Depuis la chute de la "bégum de fer" en août 2024 après plusieurs semaines d'émeutes meurtrières, le Jaamat-e-Islami a retrouvé la légalité et la lumière. Longue barbe blanche et vêtements de la même couleur, Shafiqur Rahman tient depuis son entrée en campagne des propos modérés, convaincu que le climat politique n'a jamais été aussi favorable à ses idées. "Je me bats pour le renouveau moral de la société", répète-t-il dans ses discours, "la bonne gouvernance est la base de la stabilité, de la paix et la prospérité". S'il devient Premier ministre, il a promis de respecter l'Etat de droit et de protéger les minorités religieuses, qui représentent 10% de la population. Même ton conciliant en matière diplomatique, où il promet une approche "équilibrée" entre les deux géants de la région, la Chine et l'Inde. "Inclusif et ouvert" Né en 1958 dans une famille en vue du district de Moulvibazar (nord-est), Shafiqur Rahman est, selon le Jaamat, entré en politique sous les couleurs d'un parti d'extrême gauche, le Jatiya Samajtantrik Dal (JSD)... qui dit ne pas avoir gardé de trace de son passage. C'est en 1977 qu'il rejoint la branche étudiante du Jamaat-e-Islami, une fois levée l'interdiction du parti qui avait soutenu le Pakistan pendant la guerre qui a abouti à la partition et à l'indépendance du Bangladesh en 1971. Il n'a plus quitté le mouvement depuis. A trois reprises - lors des élections de 1996, 2001 et 2018 - il a échoué à décrocher un siège au Parlement. Ce qui ne l'a pas empêché d'être élu deux fois chef du parti. Rédacteur en chef du journal conservateur Naya Diganta, Salahuddin Muhammad Babar attribue à Shafiqur Rahman une large part du renouveau de son parti. "Il est inclusif et ouvert, deux grandes qualités", juge-t-il. L'essentiel de ses prises de parole est de la même veine, y compris sur les sujets les plus sensibles. Sur l'attitude des islamistes pendant la guerre de 1971, par exemple. "Si des erreurs ou des crimes sont établis, je demanderai personnellement le pardon de la nation", a-t-il affirmé au quotidien Daily Star. Place des femmes Sa prudence ne l'a toutefois pas empêché de trébucher plusieurs fois sur la question sensible de la place des femmes dans la société bangladaise. En janvier, des centaines d'entre elles ont défilé balai en main dans la capitale Dacca pour le "déblayer", après un de ses messages sur les réseaux sociaux où il jugeait que "pousser les femmes hors de leur foyer au nom de la modernité" relevait d'une "forme de prostitution". Le chef du Jamaat-e-Islami s'est défendu en affirmant que son compte avait été "piraté" et a effacé le message, avant de multiplier les propos rassurants sur les femmes. Ses adversaires lui ont aussi rappelé que son parti avait participé à des campagnes contre les footballeuses ou le recrutement de professeurs de danse dans les écoles. "Vous devez clarifier votre position sur celles qui refusent d'être dirigées par les hommes ou qui appartiennent à d'autres religions", lui a lancé Tajnuba Jabin, avant de claquer la porte du Parti national des citoyens (NCP) membre de la coalition dirigée par le Jamaat. Marié à une médecin, Shafiqur Rahman est père de deux filles, également docteures.

06.02.2026 à 11:29

Bad Bunny promet de mettre Porto Rico à l'honneur pour le concert du Super Bowl

FRANCE24

Figure de proue du reggaeton et de la trap latine, le Portoricain de 31 ans devrait assurer dimanche le tout premier show du Super Bowl entièrement en espagnol. Récompensé le week-end dernier par le prix de l'album de l'année à la cérémonie des Grammy Awards à Los Angeles, une première pour un disque en espagnol, le chanteur avait vertement critiqué sur scène la politique migratoire répressive du président américain. Lors d'une conférence de presse jeudi à San Francisco, Bad Bunny s'est toutefois abstenu de parler politique, promettant plutôt "une énorme fête". "Je veux, bien sûr, amener beaucoup de ma culture sur scène", a promis l'artiste, vêtu d'un long manteau de fourrure et coiffé d'un bonnet en forme d'oreilles de lapin. Refusant de dévoiler le contenu du spectacle, il a déclaré que les spectateurs "n'auraient qu'à se soucier de danser". "Ils n'auront même pas besoin d'apprendre l'espagnol", a-t-il ajouté. "Je pense que c'est un très mauvais choix. Tout ce que cela fait, c'est semer la haine. C'est terrible", avait estimé Donald Trump lui-même lors d'un entretien avec le New York Post en janvier. Alors qu'il y avait assisté l'année dernière, le président américain fera cette fois-ci l'impasse sur l'événement phare de la ligue professionnelle de football américain (NFL), qui opposera les Seattle Seahawks aux New England Patriots à Santa Clara, en Californie. "C'est juste trop loin", avait-il estimé auprès du média new-yorkais. Le média progressiste américain Zeteo a rapporté mardi que les conseillers de Donald Trump, dont la cote de popularité est en chute libre aux Etats-Unis, lui auraient en réalité recommandé de ne pas s'y rendre pour éviter d'être hué.

06.02.2026 à 11:25

Les feux de forêt, la "nouvelle norme" en Patagonie, selon un expert

FRANCE24

Vagues de chaleur, désertification, changement des essences, présence humaine accrue, se combinent pour la Patagonie en une sorte de "malédiction", explique dans un entretien à l'AFP Thomas Kitzberger, biologiste au Conicet, l'équivalent argentin du CNRS, qui suit ces feux depuis quatre décennies. Q: Il y a toujours eu des feux l'été en Patagonie. Qu'est-ce qui a changé ? R: "En conditions normales, ces forêts sont peu inflammables en raison de leur forte teneur en humidité. Mais on observe un changement, avec des surfaces brûlées passées de milliers d'hectares à des dizaines de milliers par an. La surface s'est multipliée par dix au cours des vingt dernières années. On est dans un nouveau régime de feux, une "nouvelle norme", où chaque année, plus de 10.000 hectares sont touchés par des incendies. On y voit une causalité multiple: au XXe siècle une récurrence accrue des vagues de chaleur, une tendance depuis 50 ans à la désertification, avec la baisse des précipitations d'hiver. Donc la végétation aborde l'été en déficit hydrique, plus susceptible de déclencher et de propager des feux. Q: Pourquoi sont-ils si longs, difficiles à éteindre ? R: Davantage d'orages avec moins de précipitations surviennent en été, saison sèche. D'où une forte probabilité d'incendies provoqués par la foudre. Or souvent les impacts frappent dans des zones difficiles d'accès. Le fait de ne pouvoir intervenir tôt contribue à ce que les incendies deviennent incontrôlables, débordant les équipes de lutte. On voit qu'elles ne peuvent faire grand-chose, seulement atténuer, protéger les vies, et les maisons. Et attendre la pluie, ou de pouvoir dévier le feu. Et puis les feux se propagent de manière souterraine, à travers les racines. C'est difficile à combattre parce qu'on ne les voit pas: ce sont des incendies latents qui, lorsque les conditions atmosphériques le permettent, produisent des foyers. Ces braises, alors que le feu a déjà brûlé les cimes, peuvent avoir une activité souterraine. Le processus peut durer des mois, jusqu'à l'automne, quand arrivent les grandes pluies. Q: Quelles conséquences pour l'écosystème, son évolution ? R: On observe une conversion de forêts en broussailles, un écosystème plus inflammable. Et aussi des pertes de forêts d'altitude, celles de lengas (Nothofagus pumilio, un hêtre austral, ndlr) qui, en raison de leur humidité naturelle, ne propagent pas le feu, mais, affectées par les sécheresses, brûlent davantage ces dernières années. Les conditions climatiques ne favorisent pas leur régénération, favorisant leur remplacement par des espèces plus inflammables (...) Si la fréquence des feux augmente, la forêt d'alerces (Fitzroya patagonica, cyprès patagonien, ndlr) se régénérera de moins en moins. Les pins, introduits dans les années 1960 pour la filière forestière et éviter l'érosion, s'avèrent un piège pour la forêt (...) Ils finiront par dominer le paysage patagonien, qui sera de plus en plus inflammable. Q: A quoi s'attendre pour les années à venir ? R: Les modèles climatiques suggèrent qu'à la fin du siècle, la Patagonie se réchauffera de 2 à 4 degrés, en fonction des scénarios d'émissions de gaz à effet de serre, et les précipitations diminueront de 20%. Ces modèles se confirment déjà : presque chaque année, on bat des records de température. On fait face à une perturbation climatique plus propice aux incendies. D'ici la fin du siècle, leur probabilité sera multipliée par entre 4 et 7. La croissance de la population (dans les villes et villages de cette région forestière, ndlr) fait également que les nouveaux habitants sont peu conscients des risques, sans éducation à la prévention, par exemple par débroussaillage, élagage. La Patagonie vit une sorte de malédiction, car tous les indicateurs, tant humains que climatiques, augurent que ces phénomènes seront plus importants, plus sévères et plus fréquents.

06.02.2026 à 11:23

A la frontière, Narva l'estonienne, sa minorité russophone et la menace russe

FRANCE24

"Le nom est un peu ironique", commente le chef régional des garde-frontières estoniens, Eerik Purgel, en suggérant de rebaptiser l'ouvrage. Là où les automobilistes faisaient la queue pour franchir le fleuve Narva et faire du shopping ou rendre visite à des proches de l'autre côté de la frontière, plus aucun véhicule ne passe. Seuls quelques piétons, certains traînant de lourds chariots de courses ou valises, le traversent désormais. Depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, ce point de passage offre un condensé du face-à-face entre un pays de l'Union européenne membre de l'Otan et la Russie. Les Russes multiplient les provocations aux alentours de cette petite ville d'Estonie, ancienne république soviétique devenue membre de l'UE et de l'Otan, dénonce Tallinn. Et une partie de ses quelque 50.000 habitants craint d'être la prochaine cible de Vladimir Poutine. "Nous sommes prêts!" Jelissei Soloviev, 18 ans, membre de l'organisation de défense bénévole Kaitseliit, se prépare au scénario le plus redouté: la prise par la Russie de cette ville frontalière à la forte minorité russe. Dans son uniforme et passe-montagne camouflage, le jeune homme, qui a appris à creuser des tranchée et à tirer, le clame: "Nous sommes prêts à défendre notre pays, nous n'avons pas peur". Au printemps 2024, des gardes-frontière russes ont retiré les bouées délimitant la frontière sur le fleuve à Narva. En décembre dernier, trois autres sont passés brièvement côté estonien, suscitant de nouvelles interrogations sur leurs intentions. "Ici, aux marches de l'Europe, la guerre se ressent différemment", fait valoir la maire Katri Raik depuis l'hôtel de ville, joyau architectural du XVIIe siècle restauré, planté au milieu de ternes immeubles de l'ère soviétique. "Nous voyons la Russie de l’autre côté de la frontière tous les jours." Et "nous nous demandons tous ce qui va arriver ensuite", confie-t-elle à l'AFP, derrière la façade de l'édifice où flotte le drapeau jaune et bleu de la ville, miroir inversé de celui de l'Ukraine. Alors le long de ses 340 kilomètres de frontière avec la Russie, l'Estonie renforce ses défenses, comme le font la Lettonie et la Lituanie voisines. Le pays, doté d'une petite armée, peut si besoin déployer plus de 40.000 hommes pour se défendre, selon le ministère de la Défense. Quelque 2.000 hommes de pays alliés de l'OTAN y sont également déployés. En parallèle, cet État balte cherche à effacer ce qui le rattachait à la Russie. Quitte à adopter des mesures controversées, comme l'abrogation du droit de vote aux élections locales aux ressortissants russes ou l'imposition depuis 2024 de l'estonien comme langue unique d'enseignement dans les écoles, qui a durement touché nombre d'habitants de Narva. 95% de russophones Environ la moitié sont de nationalité estonienne, un tiers détiennent la citoyenneté russe et quelque 7.000 personnes, nées dans des républiques ex-soviétiques, sont apatrides depuis la chute de l'URSS en 1991. Et 95% de la population a le russe comme langue maternelle, selon le recensement de 2021. "C'est la période la plus difficile de notre histoire depuis environ quarante ans", fulmine Mihhail Stalnuhhin, président du conseil municipal et figure de proue des russophones de la ville, qu'il estime maltraités par les autorités. "A cela s'ajoute le discours constant sur la guerre, la guerre, la guerre... Les gens vivent une situation morale, économique et sociale très difficile", explique-t-il, évoquant l'envolée des factures d'énergie et le taux de chômage élevé. Une situation endémique dans cette région frappée par le déclin démographique et industriel, qui s'est aggravée depuis que les liens sont rompus avec la Russie. Ici, certains habitants ne parlent que le russe, regardent la télévision contrôlée par Moscou et sont nostalgiques du passé soviétique. "Nous, russophones, sommes discriminés", lâche une quinquagénaire croisée dans la ville sous couvert d'anonymat, par crainte de représailles. Moscou s'affiche en défenseur de cette minorité, vilipendant la "folie russophobe croissante de l'Estonie" et les politiques "néo-nazies" des autorités. Dans un rapport publié en décembre sur les violations des droits des Russes vivant à l'étranger, le ministère russe des Affaires étrangères s'inquiète également du sort des apatrides en Estonie. Les autorités estoniennes réfutent ces accusations. Apatride, dont trois des quatre enfants sont estoniens, Olga Kolesnikova, boulangère de 64 ans, dit ne pas se sentir "défavorisée". L'ouvrier du bâtiment Alexandr Gruljov, 59 ans, envisage, lui, de renoncer à sa citoyenneté russe. "Comme dans le Donbass" Des réformes comme l'interdiction aux citoyens russes en Estonie de voter aux élections locales sont à courte vue et constituent "une porte d’entrée parfaite pour la propagande russe", relève cependant le politologue allemand Carlo Masala, professeur à l'université de la Bundeswehr. "Comme dans le Donbass, la Russie peut arguer que les droits de ses minorités vivant à l'étranger sont menacés, ce qui lui fournirait une raison de les protéger, si nécessaire, par des moyens militaires", explique-t-il à l'AFP. Dans son ouvrage "La guerre d'après: la Russie face à l'Occident", Carlo Masala imagine un scénario dans lequel des troupes russes s'emparent en 2028 de Narva, en quelques heures, aidées par une partie de la population locale préalablement approvisionnée en armes, afin de tester la solidité de l'article 5 de l'Otan qui oblige les alliés à assister un État membre agressé. La ville ressemble aujourd'hui à une "forteresse", et "cela rendrait une action militaire bien plus difficile qu'elle ne l'aurait été il y a quelques années", tempère Carlo Masala. Toutefois, plusieurs autres villes hébergeant d'importantes communautés russes sur le flanc oriental de l'Otan, comme Kirkenes en Norvège ou Daugavpils en Lettonie, pourraient être vulnérables face à un tel scénario. "L'une des questions fondamentales que les Estoniens se posent à propos de la minorité russophone est celle du patriotisme et de la loyauté. Soutiendront-ils le pays en cas de guerre, possiblement contre la Russie?", interrogeait en 2023 une étude européenne publiée sur la minorité russophone du pays. Selon cette étude menée par la Fondation allemande Friedrich-Ebert et le centre de recherche estonien Turu-uuringute, 65% des russophones d'Estonie se disaient "plutôt ou certainement patriotes de l'Estonie", contre 28% affirmant "plutôt ou certainement ne pas l'être". Tour à tour sous domination danoise, allemande, russe, suédoise et estonienne au fil de son histoire, Narva, en grande partie détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et que l'on pourrait prendre pour une ville russe, lutte encore avec son identité. Trente-cinq ans après l'indépendance du pays, nombre d'habitants se sentent pris entre deux mondes, constate Vladimir Aret, hôtelier et conseiller municipal de 32 ans. "Je suis Européen, mais nous plaisantons parfois en disant que nous ne savons pas très bien ce qu'est une mère-patrie", confie-t-il. Sur le "pont de l'Amitié", où flottent les drapeaux estonien, de l'UE et de l'Otan, le garde-frontière Eerik Purgel promet une défense féroce "au péril de nos vies" si les Russes tentaient une incursion.

06.02.2026 à 11:23

Euro numérique: la BCE presse l'UE d'éviter tout retard législatif

FRANCE24

L'italien Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE, a de nouveau développé lors d'un discours à Chypre les avantages de l'euro numérique pour les citoyens, commerçants et prestataires de paiements. Il a également jugé "de plus en plus urgente" l'adoption d'un cadre légal pour accélérer le projet, tout en saluant les initiatives en cours des banques privées visant à élargir les systèmes de paiement. "Tout retard dans le processus législatif risquerait de casser l'élan de ces efforts publics et privés conjoints", a prévenu M. Cipollone. "Cela renforcerait encore notre dépendance aux systèmes de cartes internationaux et augmenterait notre exposition aux solutions de paiement et stablecoins des grandes entreprises technologiques non-européennes", a-t-il ajouté. La BCE, qui a commencé à étudier l'opportunité de lancer sa propre monnaie numérique en 2020, compte lancer courant 2027 la phase pilote du projet, à condition qu'un cadre législatif européen soit adopté cette année. M. Cipollone a salué un "pas décisif" récemment franchi par les États membres en adoptant une position commune sur le projet de règlement sur l'euro numérique. La balle est désormais dans le camp du Parlement européen qui "discute activement de la proposition et devrait adopter sa position en mai", selon le banquier central. "Une fois la législation adoptée, les standards de l'euro numérique pourront être finalisés et mis à disposition du marché", a-t-il ajouté. Quand les commerçants mettront à jour leurs terminaux, ceux-ci pourront être "compatibles avec l'euro numérique", permettant aux prestataires européens "d'étendre leurs services et cas d'usage", selon M. Cipollone. Parallèlement, des banques privées, encore réticentes à l'euro numérique, développent des solutions de paiements comme Wero, de la société EPI (European Payments Initiative), pour créer une alternative européenne aux géants américains Mastercard, Visa et PayPal.
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