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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

06.08.2026 à 11:48

Exercices militaires : Taïwan répète le scénario d'une invasion chinoise

FRANCE24

Taïwan a donné mercredi le coup d'envoi de ses exercices militaires annuels, d'une durée de dix jours, visant à simuler une riposte à une éventuelle invasion chinoise de cette île autonome que Pékin revendique comme sienne.

06.08.2026 à 11:47

Après cinq mois de guerre, des Iraniens forcés à des sacrifices au quotidien

FRANCE24

Déjà fragilisée par des décennies de sanctions internationales, l'économie est sous pression alors qu'une cessation durable des hostilités semble encore hors de portée. Pour veiller à son budget, Mahzad Azari, 21 ans, explique opérer constamment des arbitrages. "Je dois me priver d'une chose pour m'en permettre une autre", déplore cette commerçante. "Si un jour j'utilise Snapp! (service de réservation de taxi en ligne similaire à la plateforme Uber), NDLR), je ne pourrai pas me payer un déjeuner ce jour-là", raconte-t-elle à l'AFP. "Si je remplace les verres de mes lunettes, je ne pourrai pas suivre de cours" d'anglais. Une expérience que partage Fahimeh, salariée de 29 ans qui jongle avec deux emplois: "avant, j'aimais bien aller voir un film, dîner à l'extérieur ou commander des plats italiens à emporter, mais depuis, tout est devenu une question de survie", dit la jeune femme qui a préféré taire son patronyme pour des raisons de sécurité. La guerre avec Washington a débuté le 28 février et, après une période de répit marquée par un cessez-le-feu en avril et la signature d'un protocole d'accord en juin, les bombardements ont repris en juillet. Conséquence: à la date du 22 juillet, l'inflation atteignait 66% sur douze mois, contre 46% en février. Et la monnaie poursuit sa dégringolade: un dollar s'échangeait mercredi contre 1,88 million de rials, contre 1,65 million juste avant le conflit. - "Economie de la résistance" - L'économie est pénalisée depuis des années par une hyperinflation chronique et une forte dépréciation de la devise locale, résultat des sanctions imposées à la République islamique notamment en raison de son programme nucléaire. Ce phénomène, qui érode rapidement le pouvoir d'achat des Iraniens, s'est particulièrement accentué ces derniers mois et avait été l'élément déclencheur en décembre de vastes manifestations. Les avancées diplomatiques du printemps ont ravivé brièvement les espoirs d'une amélioration. Mais ils ont été anéantis par la reprise des hostilités. "Chaque fois qu'il y a un cessez-le-feu, le bazar connaît un léger regain d'activité, puis on annonce un retour de la guerre ou bien on frappe quelque part, et c'est toujours la même histoire qui recommence", soupire Mme Azari, qui travaille sur le grand marché de Tajrish dans la capitale. Dans un message publié en mai, le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, avait appelé les entreprises à éviter les licenciements et les législateurs à adopter des mesures visant à soutenir "l'économie de la résistance", afin d'alléger la pression sur les ménages. Cette expression, employée pour la première fois en 2010 par son père, le défunt guide suprême Ali Khamenei, désigne le fait de réduire la dépendance au monde extérieur. Des rêves qui "s'éloignent" "L'économie iranienne s'est adaptée à de nombreuses crises et a développé une capacité à faire preuve de résilience", estime Behnam Samadi, économiste basé à Téhéran. "Mais cette résilience a eu un coût". Selon lui, le pouvoir d'achat des habitants a baissé, les entreprises ont vu leurs charges augmenter et le gouvernement a rehaussé le niveau des dépenses publiques pour maintenir à flot le pays. "La question principale est de savoir combien de temps cette résilience pourra durer", note M. Samadi. Pour faire face, des établissements proposent à leurs clients des paiements en plusieurs fois, tant pour les courses que pour les frais médicaux. Mais cela permet seulement de "gagner du temps". "Le niveau de vie de la population se détériore considérablement", relève l'économiste. Davood, primeur de 23 ans, n'a désormais plus les moyens de s'offrir une escapade en dehors de la capitale. "On allait parfois dans le nord de l'Iran avec des amis. On ne peut plus vraiment aller nulle part", regrette-t-il. Ehsan, un épicier de Téhéran, voit lui les paniers se réduire au fil des mois. "Les repas des gens sont de plus en plus maigres", observe-t-il, même sur les produits alimentaires de base. Et les dépenses importantes sont reportées à des jours meilleurs. "Tous les rêves que nous avions – acheter une maison, une voiture – s'éloignent chaque jour un peu plus", souffle Amir Reza, 23 ans.

06.08.2026 à 11:45

Une photojournaliste de l'AFP blessée par Israël honorée lors d'une cérémonie pour la liberté de la presse

FRANCE24

Le 13 octobre 2023, une frappe a tué le journaliste vidéo de l'agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l'AFP, Dylan Collins et Christina Assi, alors qu'ils faisaient leur travail dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël. De multiples enquêtes indépendantes, dont l'une menée par l'AFP, ont conclu à l'utilisation d'un obus de char de 120 mm d'origine israélienne. Début juin, l'ambassadeur d'Israël en France a reconnu que l'armée israélienne a commis une "erreur" en frappant ces reporters. Mais "bien qu'il s'agisse de l'une des attaques d'Israël sur la presse la mieux documentée, plus de trois ans plus tard, personne n'a été tenu pour responsable", regrette le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dans un communiqué. Cette ONG américaine qui défend la liberté de la presse dans le monde organise cette cérémonie le 19 novembre à New York. Depuis l'attaque israélienne qui l'a conduit à être amputée de sa jambe droite, Christina Assi "s'est mobilisée pour que justice soit rendue pour la mort d'Issam Abdallah, pour améliorer la sécurité des journalistes, et a soutenu un programme de rééducation pour les victimes de telles blessures", précise encore le CPJ. En 2024, un an après la frappe meurtrière sur le groupe de journalistes, l'ONG avait accusé Israël de "crime de guerre" et y voyait "la continuation d'un schéma israélien vieux de plusieurs décennies consistant à viser des journalistes en toute impunité". Parmi les autres journalistes à recevoir les honneurs de la soirée de novembre à New York, on trouve le journaliste d'investigation hongrois Szabolcs Panyi, qui a mis en cause les cercles de Viktor Orban, et la Colombienne Estefany Rodriguez, arrêtée aux Etats-Unis par la police de l'immigration alors qu'elle faisait son travail.

06.08.2026 à 11:42

Etats-Unis : qui est Abdul El-Sayed, le nouveau visage de la gauche ?

FRANCE24

Le candidat progressiste Abdul El-Sayed a remporté d'une courte tête mardi l'investiture démocrate dans le Michigan pour un siège au Sénat selon les projections des médias américains, confirmant la dynamique du mouvement progressiste après plusieurs succès récents à New York et dans le Colorado.

06.08.2026 à 11:42

Détroit d'Ormuz : l'Iran s'accorde avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit

FRANCE24

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains et qui est au cœur des tensions avec les Etats-Unis.

06.08.2026 à 11:41

Football : le capverdien Vozinha s'engage avec le club chilien de Colo Colo

FRANCE24

Acclamé par la foule, le capverdien, Vozinha, a salué ce mercredi ses nouveaux supporters au Chili. Révélation de la Coupe du Monde 2026, le gardien de 42 ans s'est officiellement engagé avec le club chilien de Colo Colo.

06.08.2026 à 11:41

Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux

FRANCE24

"Après 50 heures, l'éruption est terminée", a annoncé dans un communiqué l'Institut national de volcanologie. Le Fuego, volcan le plus actif d'Amérique centrale, situé à 35 km à vol d'oiseau de la capitale guatémaltèque, était entré en éruption lundi. Son activité s'était amplifiée dans la nuit de lundi à mardi, avec des torrents de lave coulant le long de ses flancs et d'immenses colonnes de gaz et de cendres s'élevant dans le ciel, ce qui avait poussé les autorités à déclarer l'alerte maximale pour les zones les plus proches ainsi que des évacuations. Aucune victime ni aucun dégât matériel n'ont été enregistrés. Selon l'institut, le Fuego ("feu", en espagnol), qui culmine à 3.763 mètres d'altitude, est revenu mercredi à des "niveaux normaux" d'activité. Cependant, des "menaces" demeurent telles des coulées de matériaux volcaniques et la dispersion de cendres, raison pour laquelle il a appelé à des précautions pour le trafic aérien. La responsable de l'agence de coordination nationale de lutte contre les catastrophes (Conred), Claudinne Ogaldes, a déclaré en conférence de presse qu'au vu de la "diminution visible" de l'activité, le retour des habitants dans leurs villages était désormais "sûr". "Vivre avec le volcan" Plusieurs familles qui se trouvaient dans des abris étaient déjà retournées dans leurs maisons avant ces annonces, selon la protection civile. Bernabé Marroquin, qui travaille dans ses cultures à flanc de volcan, dans la commune de San Juan Alotenango, ne montre pas de signes d'inquiétude. "Pour nous, c'est devenu une habitude que le volcan s'active et se désactive", dit à l'AFP. "Nous vivons avec le volcan, nous savons quand il se fâche et quand il est tranquille", ajoute ce paysan de 61 ans, dont la maison n'a jamais été atteinte par une éruption. A l'opposé, Isabel Pérez, 69 ans, habitante du hameau El Porvenir ayant dû se réfugier dans un abri, ne cache pas sa peur de vivre au pied du volcan. Elle demande aux autorités de lui fournir un endroit sûr où se réinstaller avec sa famille. "Quand sera-t-on enfin à l'abri?", s'interroge-t-elle. Une violente éruption le 3 juin 2018 avait provoqué une coulée de lave qui avait rasé un village, faisant 215 morts et presque autant de disparus. En juin 2025, quelque 800 personnes avaient été évacuées en raison d'éruptions du Fuego.

06.08.2026 à 11:39

La cymbale d'Istanbul, des champs de bataille ottomans aux scènes mondiales

FRANCE24

Le métal poli avec soin par leurs coups précis prend bientôt la forme lisse et sans relief d'un disque très prisé des musiciens. Utilisées pour la première fois par les orchestres militaires ottomans pour effrayer et démoraliser l'ennemi, les cymbales accompagnaient l'empire en marche vers la guerre. Il a fallu le talent d'un orfèvre arménien de Constantinople, au XVIIe siècle, Avedis Zildjian, pour en faire des percussions dont le son exotique captive les compositeurs européens, avant de façonner le monde du jazz. C'est Zildjian qui développe l'alliage unique et un procédé spécial de traitement des métaux qui rend les cymbales moins fragiles, s'attirant en 1623 les louanges du sultan qui lui permet d'ouvrir un atelier. "C'est difficile de fabriquer de bonnes cymbales. Réussir à créer quelque chose qui ne soit pas cassant et qui puisse supporter un usage continu est un véritable exploit", explique l'ethnomusicologue Audrey Wozniak, spécialiste des traditions musicales turques. Le secret s'est transmis de génération en génération et, bien que l'atelier Zildjian ait quitté Istanbul pour l'Amérique dans les derniers jours de l'Empire, d'autres artisans formés par les maîtres de Zildjian ont perpétué la tradition. Aujourd'hui, Istanbul demeure le lieu d'excellence en matière de cymbales, où une poignée de marques produisent encore du bronze martelé à la main selon des techniques mises au point il y a plus de 400 ans. "L'âme des cymbales" "Nous fabriquons des cymbales entièrement artisanales, selon des méthodes traditionnelles, sans utiliser d'électricité ni de gaz, uniquement du charbon et du bois" explique Mehmet Ozturk, commercial chez Bosphorus Cymbals, dans la périphérie nord d'Istanbul. La coulée d'une cymbale peut prendre jusqu'à une semaine, précise-t-il. C'est la première étape. La plupart des cymbales sont faites d'un alliage de cuivre et d'étain, fondu en bronze liquide et versé dans des moules, puis refroidi pour donner des ébauches en forme de disque. D'un geste rapide, un ouvrier muni d'une longue pelle à manche les place dans le four incandescent et en retire d'autres, passées jusqu'à quinze fois dans le laminoir pour comprimer et étirer le métal, ensuite trempé à l’eau. "Chaque étape est cruciale" assure le maître Hasan Seker, solide gaillard de 56 ans qui a cofondé "Bosphorus Cymbals" en 1996. "Nous utilisons du cuivre, de l'étain et un ingrédient supplémentaire qui reste secret. Même présent en très petites quantités, il donne à la cymbale un caractère différent en termes de consistance et de son", confie-t-il à l'AFP. Après avoir embouti la cloche en relief et l'avoir découpée à la bonne taille, ce qui ressemble déjà à une cymbale doit encore passer par l'étape cruciale du martelage. "Pas un seul coup n'est frappé au hasard", indique Seker qui a commencé le métier comme job d'été à 12 ans, tandis qu'un trio d'artisans assène des frappes expertes qui façonnent les tonalités plus sombres et complexes, si recherchées par les batteurs de jazz. "Quand quelqu'un martèle, il peut frapper doucement, puis si quelque chose lui traverse l'esprit il se met à frapper plus fort. Ces variations à la surface du métal, ces rétentions, ces tensions diversifient le son. D'une certaine manière, elles donnent une âme à la cymbale". Hasan Seker a rencontré de nombreux musiciens reconnaissants, dont certains venus en pèlerinage dans l'atelier aux murs tapissés de vieux posters de batteurs de jazz, comme Jeff Hamilton, Stanton Moore et Ari Hoenig. "Chacune un son différent" Dans la salle faiblement éclairée du Nardis Jazz Club, à l'ombre de la tour de Galata à Istanbul, un trio répète avant le concert du soir. Le batteur Derin Bayhan affirme qu'il ne peut utiliser que des cymbales fabriquées à Istanbul, "entièrement faites main" car chacune a un son unique. "Même de la même série, du même poids et de la même structure, deux cymbales ne correspondent pas parfaitement : c'est chaque fois une aventure" indique le quadragénaire à l'AFP. "Vous en cherchez une et, quand vous la trouvez, personne d'autre ne l'aura : ce son est à vous". Pourquoi la tradition d'Istanbul reste-t-elle si populaire parmi les musiciens de jazz malgré le départ de la famille Zildjian ? Pour sa singularité, répond l'historien du jazz Berk Ozler. "La production de masse a commencé lorsque Zildjian s'est installé aux États-Unis. Les cymbales d'Istanbul sont restées fabriquées à la main. Les musiciens de jazz recherchent cette singularité, qui les rend si précieuses".

06.08.2026 à 11:35

Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions

FRANCE24

Des niveaux historiquement bas ont été mesurés à plusieurs points stratégiques du fleuve ces derniers jours, conséquences d'un déficit de pluie combiné à de fortes chaleurs, des phénomènes aggravés par le dérèglement climatique d'origine humaine. Pour la première économie européenne, déjà engluée dans une reprise fragile, cet épisode de basses eaux tombe au pire moment. Le gouvernement fédéral est sommé de réagir. Le nouveau ministre des Transports, Steffen Bilger, convoque jeudi à Bonn une conférence réunissant industriels, armateurs, ports et représentants du secteur logistique afin de trouver des solutions pratiques à cette crise qui s'installe. Le ministre de l'Économie de Rhénanie-Palatinat, Michael Ebling, a appelé le gouvernement à accélérer le projet d'approfondissement du Rhin moyen, estimant que cette voie d'eau stratégique doit rester opérationnelle même en période de basses eaux. Car le Rhin n'est pas un fleuve comme les autres: il est vital pour le pays. Environ 80% du trafic fluvial allemand y transite, rappelle Rico Luman, économiste chez ING. Chaque année, quelque 285 millions de tonnes de marchandises y sont transportées, du port néerlandais de Rotterdam, qui débouche sur la mer du Nord, aux grands bassins industriels du pays : la Ruhr sidérurgique, la région Rhin-Main et le gigantesque complexe chimique de Ludwigshafen, berceau de BASF. Produits pétroliers, carburants, charbon, minerais, céréales, conteneurs et produits chimiques y circulent quotidiennement. Barges adaptées Le port de Duisbourg (ouest) indique que les capacités de chargement des navires sont tombées à environ un tiers de leur niveau habituel, ce qui a entraîné une hausse de 50 % à 60 % des escales ces dernières semaines et un report accru des marchandises vers de plus petits bateaux, le rail et la route. Dans le domaine pétrolier, les chargements sont parfois limités à 300-400 tonnes pour certaines barges-citernes de 110 mètres, d'où une multiplication des rotations qui a fait flamber les tarifs du transport fluvial. Ils ont atteint 200 euros la tonne début août pour des produits pétroliers acheminés entre la zone ARA (Amsterdam-Rotterdam-Anvers), en aval, et Karlsruhe (sud), dans le Rhin supérieur, contre un précédent record de 130 euros en août 2022, selon le cabinet néerlandais Insights Global. Pour les industriels, l'adaptation est devenue une routine. Chez BASF, le recours à davantage de barges adaptées aux faibles tirants d'eau a jusqu'à présent permis de maintenir l'essentiel des approvisionnements. Le chimiste de spécialité Covestro, pour qui plus de 30% des produits fabriqués et près de 75% des matières premières transitent par le Rhin, indique toutefois que les perturbations affectent déjà l'approvisionnement et la production de certains sites. Dans le même secteur, Lanxess parle d'une situation "très difficile", alors que les livraisons par bateau sont fortement limitées et certaines zones de chargement ou de déchargement ne sont plus accessibles. Chez Evonik, la réduction des volumes transportés commence à peser sur certaines activités de son complexe chimique de Marl. Chez Thyssenkrupp Steel, l'approvisionnement du site de Duisbourg est désormais affecté et la flotte fluviale du groupe a dû être remplacée par des navires à plus faible tirant d'eau. Dans le raffinage, Shell utilise davantage ses capacités de stockage et tente de détourner certains flux vers les trains, les camions ou les oléoducs. Économie au ralenti Mais pour basculer l'acheminement sur la route, les chauffeurs manquent, et dans le rail, la filiale de fret de Deutsche Bahn, DB Cargo, cherche avec ses clients des "solutions pragmatiques (...) dans la limite des capacités disponibles de l'infrastructure ferroviaire". Les conséquences débordent déjà du secteur logistique, avec une nouvelle poussée des prix des carburants à la pompe, en attendant la valse des étiquettes dans les supermarchés. L'économiste Carsten Brzeski (ING) rappelle que la sécheresse de 2018 avait amputé la croissance allemande d'environ 0,3 point de pourcentage et estime que l'impact pourrait être encore plus marqué cette année, les niveaux du Rhin observés début août étant sans précédent. Le ministère allemand de l'Économie se veut néanmoins rassurant sur un point : aucun problème d'approvisionnement énergétique n'est attendu à ce stade grâce à des stocks plus élevés de charbon dans les centrales situées le long du Rhin.

06.08.2026 à 11:33

A Sao Paulo, la pluie dicte le menu d'un restaurant trois étoiles

FRANCE24

C'est le pari osé d'un couple de passionnés brésiliens, le chef Ivan Ralston et sa compagne Katherina Kordas, chercheuse en gastronomie, pour utiliser les ingrédients locaux au moment optimal. Le nom, Tuju, est inspiré d'un oiseau qui vole très haut dans le ciel, qu'ils scrutent régulièrement pour savoir quels meilleurs produits servir. Et il faut savoir "faire preuve de souplesse", dans une ville de 12 millions d'habitants où les orages estivaux sèment le chaos et où la sécheresse fait baisser le niveau des réservoirs à des seuils critiques en hiver, explique à l'AFP Mme Kordas. Le couple a créé son propre centre de recherches pour étudier les ingrédients et a pu observer de près l'impact du climat. Saisons réinventées Quatre menus différents sont servis au cours de l'année, intitulés "Humidité", "Pluie", "Vent" et "Sécheresse". Mais loin de suivre strictement le rythme des saisons, ils sont servis selon la pluviométrie. "À Sao Paulo, le temps est habituellement sec, mais cette année il a été plus humide et la saison des champignons a duré deux fois plus longtemps. Il faut être attentif et savoir s'adapter", affirme Ivan Ralston. Il se fournit en grande majorité chez des petits producteurs de l'État de Sao Paulo pour élaborer son menu dégustation en dix plats. On peut y savourer par exemple dans le menu "Vent" des gâteaux salés à la sardine, au maïs et à la tomate verte, ou de la joue de porc accompagnée de manioc et de choucroute. Artichauts, châtaignes, goyaves, cacahuètes, oignons, courges, câpres: les produits locaux sont travaillés "avec les techniques les plus modernes, en mettant l'accent sur la créativité et le travail de recherche en coulisses", selon le guide Michelin. Tuju a décroché sa troisième étoile cette année, en avril, en même temps qu'Evvai, autre restaurant de Sao Paulo. Ils sont les deux premiers à obtenir la distinction suprême en Amérique latine - le guide n'y opère pour l'heure que dans des villes du Brésil, d'Argentine et du Mexique. "C'est comme la ceinture noire au karaté", se félicite Ivan Ralston, 41 ans, fils de restaurateurs formé dans des cuisines d'Espagne et du Japon. Mais cette reconnaissance ne lui donne pas le tournis pour autant: "La recherche de la perfection, c'est superficiel. Ce que nous promettons, c'est une expérience authentique". "Attention aux détails" Et les clients sont prêts à payer 1.650 réais (environ 280 euros) pour y dîner - sans compter les vins. Parmi les convives, des millionnaires et un influenceur qui se dit "chasseur d'étoiles" et voyage en quête des meilleurs restaurants gastronomiques. Ivan Ralston sait que certains de ses clients aiment dévoiler leur expérience sur les réseaux sociaux, mais il leur conseille de "faire attention aux détails et (...) profiter de la vie" à l'instant présent, plutôt que de l'afficher. Le repas commence par des cocktails sous un énorme arbre à jabuticaba, un fruit emblématique du Brésil. Et il se termine sur une terrasse avec vue imprenable sur Sao Paulo, ville-monde aux innombrables gratte-ciel, pour savourer notamment du miel fabriqué par des abeilles de la région. Le tout sur trois étages d'une ancienne discothèque entièrement rénovée. Ivan Ralston a lancé Tuju en 2014 et, quelques mois plus tard, a décroché sa première étoile Michelin, puis la deuxième peu après. Après avoir dû fermer à cause de la pandémie de Covid-19, il a rouvert en 2023, en s'associant avec Katherina Kordas après deux années passées à voyager et à étudier la cuisine brésilienne.

06.08.2026 à 11:29

Paris vole vers des Everests boursiers en attendant un accord pour Ormuz

FRANCE24

Vers 10H30, l'indice CAC 40 progressait de 60,50 points (+0,70%), à 8.729,80 points, avec même une pointe à 8.740,13 points après l'ouverture, son plus haut niveau jamais atteint. La veille, l'indice vedette parisien avait amélioré sa meilleure performance de tous les temps en clôture - qui datait de la veille - à 8.669,30 points (+0,03%). La baisse des prix du pétrole, le retour des valeurs traditionnelles, de bons résultats économiques et d'entreprises expliquent l'appétit pour le risque des investisseurs à Paris, moins exposés qu'à New York ou en Asie à la volatilité des valeurs de la tech. Ils attendent un accord Etats-Unis/Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, ce qui mettrait fin à plus de cinq mois de forte volatilité sur les cours du pétrole. Jeudi vers 10H30 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord remontait légèrement à 79,65 dollars (+0,25%). "Tant qu'un accord concret n'est pas signé, le marché avance avec un pied sur l'accélérateur et l'autre déjà posé sur le frein", a relevé John Plassard, analyste de Cité Gestion. Comme dans le reste de l'Europe, Paris tirait les bénéfices d'une excellente saison de résultats d'entreprises avec jeudi une dernière salve de bonnes nouvelles en provenance d'Allemagne (Commerzbank, Deutsche Telekom, Siemens). Ces bons résultats d'entreprises confirment la performance acceptable de la croissance en zone euro au deuxième trimestre (+0,4%), malgré un pétrole la plupart du temps au-dessus de 100 dollars le baril en avril et mai. La baisse des prix du brut dissipe les risques d'inflation et de relèvement des taux par la Banque centrale européenne (BCE). Mais des analystes de SwissLife prévoient, dans une note de conjoncture et de perspectives jeudi, "une hausse de 25 points de base en septembre" des taux de la BCE. A la Bourse de Paris jeudi matin, les valeurs traditionnelles progressaient, avec des mouvements d'achat du titre d'Hermès, l'action la plus chère de toute la cote (+3,82% à 1.605 euros). Le luxe se distinguait aussi avec Kering de la famille Pinault (+2,32% à 290,90 euros). Le numéro un mondial de l'optique EssilorLuxottica (+2,30% à 175,40 euros) tirait également le CAC 40 vers de nouveaux sommets boursiers. A l'inverse, le champion franco-italien des semi-conducteurs STMicroelectronics reculait (-1,32% à 45,56 euros), comme à chaque fois que le secteur de l’intelligence artificielle subit une correction. Il y a 15 jours, l'action de STMicro valait encore près de 58 euros.

06.08.2026 à 11:23

Venezuela: la gauche se fissure face à la proximité avec les Etats-Unis

FRANCE24

Le chavisme - le mouvement créé par feu le président Hugo Chavez (1999-2013), dont Nicolas Maduro, enlevé et destitué par les Américains en janvier, était le successeur - se fissure alors que doit débuter cette semaine à Caracas un dialogue politique entre des secteurs de l'opposition et le gouvernement. Placé sous la houlette de Washington, ce dialogue pourrait, selon des observateurs, déboucher sur une transition politique et des élections. Pendant des années, en tant que vice-présidente ou à d'autres postes, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a accusé les Etats-Unis d'empiéter sur la souveraineté vénézuélienne, a critiqué les sanctions accusées d'être responsables de la crise économique, ou s'est insurgée contre la "spoliation" d'actifs vénézuéliens à l'étranger. Mais depuis son arrivée à la tête du pays après la capture spectaculaire de Nicolas Maduro le 3 janvier par les forces américaines, elle collabore activement avec Washington. Elle a ouvert des secteurs stratégiques comme le pétrole, l'électricité et les mines au secteur privé - surtout américain. Le président américain Donald Trump affirme que les Etats-Unis dirigent le Venezuela et a même suggéré sur son réseau social Truth Social que le pays pourrait devenir le 51e Etat américain. Le locataire de la Maison Blanche a également plaisanté en disant qu'il pourrait lui-même remporter une élection au Venezuela, se disant très populaire dans le pays. Selon le New York Times, Delcy Rodriguez et le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio échangent régulièrement des messages en espagnol via WhatsApp, selfies compris. Et aucune décision importante n'est prise sans consultation préalable avec Washington. Les Vénézuéliens les plus à gauche ne pardonnent pas ce virage à 180 degrés du gouvernement chaviste. "Politique de droite" "La politique que promeuvent le gouvernement et la direction" du Parti socialiste unifié du Venezuela "est une politique de droite, une politique de braderie", déclare à l'AFP Jaqueline Lopez, militante communiste de 45 ans. Delcy Rodriguez "reçoit des consignes, jusque sur Twitter, du gouvernement nord-américain et va les appliquer à la lettre", déplore-t-elle lors d'une manifestation à Caracas. "Yankees go home", "Non au pillage impérialiste!", ont scandé une cinquantaine de manifestants près de la maison-musée du héros de l'indépendance Simon Bolivar, dans le centre de Caracas. MM. Chavez et Maduro se sont durement opposés à Washington pour s'allier avec Cuba, l'Iran, la Chine ou la Russie. Ils ont largement impliqué l'Etat dans l'économie du pays et lancé de vastes programmes sociaux, souvent sans pouvoir les financer. Beaucoup se souviennent encore d'Hugo Chavez en 2006 devant l'Assemblée générale de l'ONU, déclarant "ça sent le soufre" juste après le passage à la tribune du président américain, George W. Bush, qu'il avait qualifié de "diable". Aujourd'hui, Donald Trump loue fréquemment le travail de Delcy Rodriguez. Ces derniers mois, sous la pression de Washington, la présidente a suspendu les livraisons de pétrole à Cuba et a eu des mots avec l'Iran. Elle a également rétabli les relations avec les gouvernements de droite du Pérou et du Chili. Mal faire les choses Il y a encore quelques mois, une telle liberté d'expression pouvait entraîner une forte répression politique. S'il y a toujours eu des critiques individuelles, cette fois, "il existe un groupe au sein du chavisme qui s'oppose au chavisme gouvernant", explique à l'AFP le politologue Luis Salamanca. "On n'avait jamais vu quelqu'un dire au président, que ce soit Chavez ou Maduro: +Ecoute, tu es en train de mal faire les choses+", ajoute-t-il. Ce mécontentement survient juste après le double séisme du 24 juin qui a fait plus de 6.000 morts. Et peu avant que l'opposante vénézuélienne Dinorah Figuera et le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodríguez (frère de la présidente), ne s'assoient à la table pour négocier. La grande absente est la cheffe de l'opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, en exil depuis décembre. Sur les réseaux sociaux, Francisco Arias, député chaviste, appelle à éviter la négociation "simplement approuvée" par "le gouvernement des Etats-Unis". Le politologue Jesus Castillo Molleda souligne toutefois que Delcy Rodriguez bénéficie du soutien de la majorité des gouverneurs, des maires et des députés du pays. La "réalité politique" du Venezuela actuel est que les Etats-Unis influencent fortement les décisions macroéconomiques "pour réactiver l'appareil productif et économique" après une énorme crise de plus d'une décennie", dit-il. Suhey Ochoa, une étudiante de 30 ans appartenant à l'organisation féministe Pan y Rosas ("pains et roses") exclut de soutenir Mme Rodriguez lors d'une éventuelle élection en raison du "profond ressentiment" qui s'est créé après les séismes. La population s'est elle-même chargée d'une grande partie des secours et d'extraire les corps des décombres. Elle assure qu'elle n'hésitera pas à "frapper" dans les urnes "un gouvernement qui n'a pas répondu" à l'urgence.

06.08.2026 à 11:21

En pleine crise climatique, les Ecologistes pris comme boucs émissaires

FRANCE24

L'été 2026, qui a connu plusieurs périodes de canicule extrême, des incendies qui ont déjà parcouru 120.000 hectares, et une sécheresse qui touche 98 départements, "confirme tout ce que les écologistes disent depuis 50 ans", a souligné la candidate à la présidentielle sur X. Pourtant, sur les réseaux sociaux et dans les médias, droite et extrême droite rejettent la faute sur les Ecologistes et s'offusquent quand Marine Tondelier met en cause les "pyromanes politiques" pour dénoncer l'inaction du gouvernement face au réchauffement climatique. Sur Sud Radio, le député RN Julien Odoul a ainsi accusé les Verts d'avoir "refusé les débroussaillages", ce qui aurait contribué à amplifier les incendies. Une fausse information relayée sur les réseaux sociaux et dénoncée par les Ecologistes. Ils soulignent que cette polémique, qui date de 2022, est liée à un projet de gestion contesté d'une forêt usagère - au statut juridique particulier - de La Teste-de-Buch (Gironde), mais ne concerne pas les autres forêts. -Insultée - Paroxysme de cette animosité, Marine Tondelier s'est même fait insulter par un responsable syndical agricole de l'Oise fin juillet après avoir critiqué le vote de la loi d'urgence agricole, qui a réintroduit à titre dérogatoire deux pesticides interdits en France. Le syndicaliste a finalement présenté ses excuses. Pour la patronne des Verts, "la colère des Français est réelle et légitime, et les libéraux et les droites climatosceptiques cherchent une diversion car ils ont beaucoup à perdre". "Il leur est plus facile de chercher un bouc émissaire que de remettre en cause leur logiciel", commente-t-elle à l'AFP. "S’ils évoquent un supposé dogmatisme écologiste, c’est pour tenter de masquer leur dogmatisme économique qui est lui bien réel. Pourtant, il est évident que le productivisme est une impasse", ajoute son entourage. Les Ecologistes sont régulièrement accusés par leurs détracteurs de défendre une "écologie punitive", de refuser les mégabassines ou la climatisation. En juin, Marine Tondelier a reconnu que l'urgence pour son parti dans les années 70 n'était pas la climatisation, mais "de se battre pour qu'il n'y ait pas de changement climatique". Elle considère aujourd'hui que la climatisation est désormais "nécessaire" mais rappelle que cela ne constitue pas une solution pour atténuer le dérèglement. "Concentrer le débat sur la climatisation" en début d'été "a été un moyen pour l’extrême droite ou la droite de ne pas parler de climat", estime l'eurodéputé David Cormand. Une manière, selon lui, de refuser "de regarder en face les causes structurelles de cette situation" et de "cantonner la réponse à des solutions techniques". "Une menace" Mais alors que juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France, et que les questions d'environnement et de climat sont devenues des préoccupations prioritaires pour les Français, la patronne des Ecologistes a du mal à imposer ses propositions. Sa demande d'une réunion de crise à la rentrée sur les incendies organisée par Matignon ou l'Elysée avec les chefs de partis et de groupes parlementaires, n'a pas obtenu de réponse de l'exécutif. Elle n'a pas non plus obtenu de réactions à sa proposition "d’abolition des privilèges climatiques". "A eux seuls, les 1% les plus riches sont responsables de 20% de l'augmentation de la température mondiale entre 1990 et 2020", a-t-elle expliqué dans Libération, plaidant pour un ISF climatique, la suppression des niches fiscales fossiles, et la taxation des superprofits des entreprises pétro-gazières et du transport maritime pour financer la transition écologique. "Il est vrai que ceux qui continuent à attaquer ou stigmatiser l’écologie ont aujourd'hui davantage d'audience que les écologistes", remarque David Cormand, qui y voit "une alliance politique objective entre les partisans du statu quo économique et les populistes d’extrême droite". Mais les propositions des écologistes "avancent malgré tout", estime-t-il. "Et le fait qu’elles soient désormais aussi violemment attaquées par nos adversaires montrent d’ailleurs qu’ils les perçoivent comme une menace". En juin, la proposition de Marine Tondelier de congés climatiques pour protéger les travailleurs des aléas climatiques a d'ailleurs reçu un certain écho. Selon un sondage, 58% des Français y sont favorables.

06.08.2026 à 11:19

Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l'IA, dominé par Anthropic et OpenAI

FRANCE24

L'assistance à la programmation est aujourd'hui le principal marché où l'IA génère des revenus concrets, au-delà des robots conversationnels grand public comme ChatGPT ou Gemini. Microsoft en a été le pionnier avec GitHub Copilot, avant l'essor d'une nouvelle génération d'outils dits "agentiques", capables d'enchaîner seuls plusieurs tâches complexes: Claude Code chez Anthropic, Codex chez OpenAI ou encore Cursor, dont le rachat par SpaceX, le groupe d'Elon Musk, est en voie de finalisation. Muse Code n'est pas un simple générateur et correcteur de code informatique: le logiciel planifie la réalisation d'un projet, le découpe en tâches, écrit le programme et en vérifie le résultat. Il peut déléguer des tâches à plusieurs "sous-agents" travaillant en parallèle, a expliqué le patron de Meta, Mark Zuckerberg, sur son réseau social Threads. L'outil, en version bêta, est facturé à l'usage (et non sur abonnement), à des tarifs inférieurs à ceux de la concurrence, une stratégie de conquête assumée. Meta propose même, par défaut, un tarif environ dix fois inférieur aux utilisateurs qui acceptent de partager leurs données d'utilisation pour améliorer ses produits. Le géant des réseaux sociaux, dont les revenus reposent presque entièrement sur la publicité, cherche ainsi à monétiser directement ses modèles d'IA, sous la pression d'investisseurs inquiets de l'ampleur de ses dépenses. Muse Code s'appuie sur la dernière version de Muse Spark, le modèle dévoilé en avril, premier fruit de la refonte complète de l'IA chez Meta, dont les précédents modèles étaient jugés en retrait face à la concurrence. Mi-2025, Mark Zuckerberg avait déboursé plus de 14 milliards de dollars pour prendre 49% de Scale AI et placer son patron, Alexandr Wang, à la tête d'une nouvelle entité, Meta Superintelligence Labs, tout en débauchant à prix d'or des cadres d'OpenAI, d'Anthropic et de Google. Le multimilliardaire avait aussi rompu à cette occasion avec la tradition maison des modèles en accès libre et gratuit ("open weight"), défendue par le chercheur français Yann LeCun, qui a quitté le groupe fin 2025 pour créer sa start-up. Un incident de sécurité impliquant une version précédente du modèle de Meta, Muse Spark 1.1, a été dévoilé mercredi par le média The Information. Lors d'un test de cybersécurité mené avec un prestataire spécialisé, Irregular, Muse Spark s'est introduit dans les systèmes d'une entreprise, dont l'identité n'a pas été révélée pour l'heure. L'incident, survenu à une date non précisée, a été causé par une "erreur de configuration" chez ce prestataire, a indiqué un porte-parole de Meta à l'AFP, promettant la publication à terme d'un rapport d'enquête détaillé. Des faits similaires se sont produits ces dernières semaines lors de tests comparables chez OpenAI et Anthropic, dont les modèles ont profité d'environnements mal isolés pour accéder à des systèmes informatiques réels sans autorisation.

06.08.2026 à 11:18

Football : Infantino présente ses excuses pour des "erreurs" commises

FRANCE24

Gianni Infantino a présenté ses excuses pour les “erreurs” qu’il a commises dans le cadre d’un projet controversé visant à céder des parts dans des compétitions à des investisseurs privés, mais il restera président de la Fifa après avoir reçu le soutien des hauts dirigeants lors d’une réunion au Maroc.
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