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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

22.06.2026 à 06:03

La Colombie bascule à son tour à l'extrême droite avec l'élection d'Abelardo de la Espriella

FRANCE 24

Abelardo de la Espriella, le candidat d'extrême droite soutenu par Donald Trump, a battu sur le fil le candidat de gauche Ivan Cepeda dimanche soir au second tour de la présidentielle en Colombie, selon les résultats préliminaires. "Le Tigre", comme le surnomment ses supporters, a célébré le début d'une "nouvelle ère".

22.06.2026 à 05:27

La Chine sanctionne des dizaines d'entreprises américaines

FRANCE 24

Pékin a annoncé lundi riposter à une liste noire d'entreprises chinoises publiée par le Pentagone et ainsi sanctionner des dizaines d'entreprises américaines, notamment des secteurs de la défense et de l'aéronautique.

22.06.2026 à 05:08

Belle opération de l'Égypte face à la Nouvelle-Zélande pour sa 1re victoire en Coupe du monde

Cassandre TOUSSAINT

En s'imposant dimanche face à la Nouvelle-Zélande après avoir été menée, l'Égypte connaît enfin le premier succès de son histoire en Coupe du Monde (3-1). Elle prend du même coup la tête du groupe G, celui des matches nuls, et peut entrevoir les 16es de finale.

22.06.2026 à 05:07

Contrefaçon: la face sombre du Marché du Soleil en procès à Marseille

FRANCE24

Plus de 200.000 articles contrefaits saisis, une valeur estimée de 42 millions d'euros, cinq jours à ratisser les stands des commerçants : l'opération menée en février par les forces de l'ordre a confirmé l'ampleur prise par la contrefaçon dans le labyrinthique bazar situé non loin de la gare Saint-Charles. Une partie de ces marchandises - imitations de baskets Nike, sabots Vuitton, sacoches Hermès - est passée à la broyeuse des douanes lors d'une action symbolique organisée quelques jours avant l'ouverture du procès pour une semaine devant le tribunal correctionnel de Marseille. Signe de la valeur d'exemple que le parquet donne à cette affaire : pour le procureur de la cité phocéenne Nicolas Bessone, venu assister à l'opération de destruction, le Marché du Soleil "était devenu quasiment le centre français de la marchandise contrefaisante". Au point que dans les guides touristiques "ce marché était donné comme un must pour Marseille", s'est-il scandalisé. Trafic et "vivre ensemble" Par décision administrative, ce dédale de stands ouvert il y a 45 ans dans une ancienne halle au grain est fermé depuis février, une décision valable pour six mois et pouvant être prolongée. Plus de deux ans d'investigations ont abouti au renvoi devant la justice de 18 prévenus, dont trois sociétés, poursuivis notamment pour "détention, production et vente en bande organisée de marchandise contrefaisante", "blanchiment" et "extorsion". Parmi eux, trois policiers municipaux jugés pour corruption et extorsion. Leur rôle, selon l'accusation : avertir par avance lorsque des contrôles sur le marché étaient prévus mais aussi intervenir en faveur de tel commerçant dans le viseur des autorités ou "faire pression" sur tel autre, mauvais payeur. Leur rétribution : une large palette d'articles disponibles sur le marché. Une fonctionnaire préfectorale est également poursuivie pour avoir touché un pot de vin. Principale figure du procès : Georges Dahan, 81 ans, propriétaire via sa société des 3.600 m2 du marché et de ses quelque 170 emplacements, des "box" loués aux commerçants 800 euros par mois. "Le Marché du Soleil ou le vivre ensemble par la preuve", proclame le site internet du lieu qui vante, "plus que des bonnes affaires (...), une vraie vie de quartier" et le "brassage d'une population, dont les communautés pieds noirs et maghrébines ont donné naissance au marché et en ont fait sa renommée jusqu'au delà de nos frontières". Presses à floquer Les investigations menées depuis 2023 racontent une autre histoire : une "gestion opaque et frauduleuse participant au trafic de contrefaçons (...) vendues aux yeux et su de tous", "un comportement passif et négligent" des propriétaires les rendant "complices d'un trafic d'ampleur". Georges Dahan "a perdu pied" dans la gestion de sa société et "la contrefaçon a explosé il y a deux ou trois ans" sans qu'il en réalise l'ampleur, affirme son avocat Stéphane Ceccaldi, joint par l'AFP. "Mais il n'est que bailleur, il n'est pas contrefacteur, il n'est pas commerçant". "Où sont les contrefacteurs dans ce procès ?", interroge l'avocat. Lors de leur opération, les enquêteurs ont mis la main sur une quinzaine de machines à coudre, quatre presses à floquer et un tampon sec de la marque Hermès. Le sort du marché semble scellé, entre condamnations pénales, possible peine de confiscation des murs, demande de lourdes indemnités des marques de luxe parties civiles au dossier - Dior, Hermès, Kenzo, Givenchy, Guerlain, etc.. Une autre condamnation guette Georges Dahan qui n'avait pas respecté de précédents arrêtés de fermeture pour non-conformité aux règles de sécurité de ce dédale d'étals et de commerces. En 2024, 21,47 millions de produits de contrefaçon ont été saisis en France, pour une valeur estimée à 645,2 millions d'euros, selon l'Union des Fabricants (Unifab), association française de lutte anti-contrefaçon.

22.06.2026 à 05:05

Ce qu'il faut retenir de la première session de négociations Iran-États-Unis

FRANCE 24

L'Iran et les États-Unis ont bouclé aux premières heures lundi une première séance de pourparlers afin de mettre fin de manière durable à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations, organisées en Suisse, doivent durer toute la semaine. Voici ce qu'il faut retenir en à ce stade.

22.06.2026 à 05:03

En Suisse, Américains et Iraniens progressent sur les questions du Liban et Ormuz

FRANCE24

Réunies dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, les délégations iranienne et américaine ont accompli "des progrès encourageants", ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. Elles se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" pour le restant de la semaine. "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban", a pour sa part affirmé sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui fait partie de la délégation de son pays en Suisse. "Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes, le blocus est levé, certains avoirs gelés sont débloqués, et un plan de reconstruction et de développement majeur de l'Iran a été lancé", s'est-il félicité, énumérant des points du protocole d'accord signé le 17 juin par Washington et Téhéran. Les Etats-Unis, dont la délégation est emmenée par le vice-président JD Vance, n'ont pas réagi dans l'immédiat. Selon le communiqué du Pakistan et du Qatar, Téhéran et Washington vont mettre en place une "cellule de gestion des conflits" pour mettre fin aux combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban, qui ont fragilisé les négociations. "Ligne de communication" sur Ormuz Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah se sont en effet poursuivis vendredi et samedi au Liban, en dépit d'une clause du protocole d'accord prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts. En représailles, Téhéran a annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. Ces annonces ont fait reculer les prix du pétrole. Vers 03h25 GMT, le prix du baril de WTI nord-américain baissait de 0,20% à 75,70 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 1,41% à 79,43 dollars La cellule de prévention au Liban sera "le premier test réel", a commenté M. Araghchi. Possible signe de détente, Israël a annoncé la levée, à partir de lundi matin, de toutes les restrictions de rassemblement liées à la guerre dans le nord du pays, près de la frontière avec le Liban. Mais l'armée israélienne restera dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu. De son côté, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a refusé toute zone de sécurité israélienne dans le sud de son pays. Les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.106 morts depuis début mars, selon Beyrouth. L'armée israélienne y a recensé 36 militaires tués. Coup d'éclat iranien Selon l'agence officielle iranienne Irna, la délégation iranienne a quitté la table des pourparlers en Suisse au bout de seulement une heure et vingt minutes dimanche, en réaction à "la publication d'un message insultant du président des Etats-Unis". Mais les négociations ont continué par l'intermédiaire des médiateurs. Le coup d'éclat iranien était dû à un message du président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, dans lequel il enjoignait Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban, en référence au mouvement chiite du Hezbollah, de "causer des problèmes", sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes. "Ils feraient mieux de peser leurs mots; nos forces armées sont prêtes à leur répondre autrement", avait rétorqué sur X l'influent chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. En vertu du protocole d'accord du 17 juin, les deux parties doivent "se garder de menacer d'avoir recours à la force l'une contre l'autre" lors des discussions. Ces dernières doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui a causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Les différends portent aussi sur le programme nucléaire de Téhéran, qui empoisonne les relations bilatérales depuis des décennies. Selon la télévision d'Etat iranienne, il n'en a pas été question pendant la première session de discussion. Cette même source a affirmé que la délégation iranienne avait refusé de poser pour une photographie avec la délégation américaine, qui outre JD Vance comprend l'émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. "Nous avons mené des discussions approfondies sur tous les aspects de l'accord sur le nucléaire", a affirmé au contraire dans les premières heures de lundi un haut-diplomate américain à Bürgenstock. burx-roc/tmt

22.06.2026 à 04:59

Starmer serait prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques

FRANCE24

Andy Burnham, le populaire maire du Grand Manchester et grand favori pour succéder à Keir Starmer, doit être officiellement investi député lundi à Westminster. Une étape indispensable pour prétendre à la direction du parti travailliste puis prendre la tête du gouvernement. Keir Starmer, très impopulaire, avait répété vendredi qu'il se battrait pour rester au pouvoir mais la pression a continué de monter ce week-end. Selon le Guardian, il "devrait annoncer lundi qu’il démissionnera de son poste de Premier ministre après une pression écrasante des députés travaillistes pour céder la place à Andy Burnham". Pour la BBC, les signes indiquant que Keir Starmer pourrait annoncer un plan de démission dès lundi "se multiplient". Il est "sur le point de démissionner", a aussi écrit le Financial Times, même si un allié du chef du gouvernement a dit à ce journal qu'"aucune décision définitive n'avait été prise". Selon la télévision Sky, des poids lourds de son gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, l'ont exhorté à fixer une date pour son départ du 10, Downing Street. Plus de 100 députés travaillistes réclameraient désormais le départ de Keir Starmer, soit environ un quart des députés du parti. Il est probable, d'après le Guardian, qu'il reste dans ses fonctions jusqu'à la fin de l'été au moins. Puis le nouveau dirigeant serait désigné au cours du congrès du parti fin septembre. Donald Trump a pris pour acquis dimanche une démission du dirigeant du Labour auquel il a souhaité "le meilleur". "Keir Starmer va démissionner" de son poste, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. "Il a échoué lamentablement sur deux sujets très importants - L'IMMIGRATION ET L'ENERGIE (EXPLOITEZ LE PETROLE DE LA MER DU NORD!)", a déclaré Donald Trump, qui multiplie les attaques contre Keir Starmer depuis des mois. "Changer le pays" Interrogé par l'AFP, Downing Street a cependant affirmé que Keir Starmer demeurait sur la même position que vendredi. Il aurait passé le week-end à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres, où il se serait entretenu avec ses alliés et sa famille. Si Keir Starmer quitte prochainement ses fonctions, le Royaume-Uni aura son septième Premier ministre en dix ans, une instabilité sans précédent dans l'histoire moderne de ce pays. Cet ex-avocat de 63 ans était pourtant arrivé au pouvoir en juillet 2024 après une victoire massive du parti travailliste aux législatives. Les attentes étaient grandes après 14 années de gouvernements conservateurs. Mais, deux ans plus tard, le Royaume-Uni est toujours confronté à une économie apathique et à une forte hausse du coût de la vie. Keir Starmer a aussi commis des erreurs notables, comme celle de nommer Peter Mandelson ambassadeur à Washington. Neuf mois plus tard, celui-ci a été limogé après des révélations sur son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Début mai, le Labour a subi une écrasante défaite à des élections locales, au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, ce qui a intensifié les critiques contre Keir Starmer au sein du parti. Au contraire, Andy Burnham, 56 ans, l'a emporté jeudi dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l'Angleterre, avec 54,8% des voix contre 34,5% pour le candidat de Reform UK. Andy Burnham, devenu maire du Grand Manchester en 2017 et surnommé le "roi du Nord", a répété pendant la campagne qu'il voulait "changer le Labour et le pays". S'il a connu deux échecs dans des tentatives de prendre la tête du parti travailliste - en 2010 et 2015 -, il est la personnalité politique préférée des Britanniques, selon l'institut YouGov.

22.06.2026 à 04:49

L'Europe face à une canicule qui s'accentue

FRANCE24

Il s'agit de la deuxième qui frappe l'Europe de l'Ouest en moins d'un mois. Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment ces vagues de chaleur. En France, l'agence météorologique a placé à partir de midi (10H00 GMT) 49 départements (la moitié du pays) en vigilance rouge canicule, le niveau d'alerte maximal, un record. Quarante autres départements seront en vigilance orange, la canicule n'épargnant qu'une partie de l'Occitanie (sud) et des Alpes (est), a indiqué Météo-France. Au total, plus de 90% de la population sera affectée par cette vague de chaleur. Des mesures ont été prises pour tenter d'en limiter les effets néfastes pour les travailleurs, notamment dans le bâtiment, et dans les établissements scolaires. Un total de 845 écoles et collèges seront fermés lundi tandis que 1.800 autres, sur 60.000 établissements au total, vont libérer les élèves en début d'après-midi. En Espagne, le service de météorologie Aemet a mis en garde contre "des températures très élevées pour la saison, tant de jour que de nuit, sur la majeure partie de la péninsule et des Baléares jusqu'à mercredi". "Les températures baisseront jeudi, mais la chaleur restera intense", prévient encore Aemet, dans un message sur son compte X dimanche. Même chose au Portugal où la journée la plus chaude devrait être mardi, a indiqué l'agence météorologique portugaise, qui a placé trois départements de l'intérieur du pays sous alerte canicule "orange", deuxième niveau d'alerte. "Chaleur désagréable et oppressante" Plus au nord, en Belgique, cette semaine pourrait être "la plus chaude jamais enregistrée en Belgique", avec une température moyenne supérieure à 27°C, selon David Dehenauw, responsable des prévisions à l'institut météorologique IRM. Certains trains aux heures de pointe ont été annulés lundi et mardi, a indiqué la SNCB, la société nationale des chemins de fer. Aux Pays-Bas, les températures pourraient grimper jusqu'à 37°C d'ici la fin de la semaine, selon les prévisions locales. Un "code jaune" est en vigueur dans tout le pays en raison d'une "chaleur désagréable et oppressante". Une chaleur extrême est attendue également dans certaines régions du centre et du sud de l'Angleterre ainsi qu'au Pays de Galles, en milieu de semaine, a indiqué l'agence météorologique britannique, qui a émis une alerte orange pour mercredi et jeudi. L'Angleterre fait face à une vague de chaleur intense et "sans précédent", avertit le Dr Akshay Deoras, spécialiste en sciences de l'atmosphère à l'université de Reading, redoutant des "répercussions généralisées sur la santé publique, les infrastructures et les services essentiels". En Suisse, il est très probable que la chaleur se poursuive jusqu'au week-end prochain, avec un niveau de température encore légèrement en hausse à partir de mardi pour atteindre son apogée en deuxième partie de semaine, selon MétéoSuisse. Même tendance en Autriche où la vague de chaleur devrait se poursuivre tout au long de la semaine, avec des températures supérieures à 35°C sur une grande partie du pays, selon le service météorologique national. Dans les Balkans, des températures élevées sont prévues dans certaines régions de Croatie et de Serbie au cours des prochains jours, le mercure pouvant atteindre 35°C. Et en Macédoine du Nord, les prévisions pour lundi annoncent jusqu'à 38°C dans certaines régions, tout comme en Bosnie-Herzégovine.

22.06.2026 à 04:41

Rouvrir ou non l'enquête: décision capitale dans le scandale du chlordécone

FRANCE24

"Justice ! Réparation !", ont scandé samedi place de la Bastille à Paris la centaine de manifestants rassemblés, notamment, à l'appel du collectif Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial (Dsavec). Comme un écho aux rassemblements prévus le même jour à Fort-de-France (Martinique) et Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), pour "ne rien lâcher", comme le dit à l'AFP Lilith, figure de Dsavec, présente à Paris. Le chlordécone, produit répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, est au cœur de cette affaire tentaculaire, entre les mains de la justice depuis deux décennies. Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce pesticide sert aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu'en 1993 alors qu'il est interdit dans l'Hexagone dès 1990. Les "peuples de Guadeloupe et de Martinique ont été empoisonnés entre les années 1970 et 1990, et pour encore cinq siècles, par les gouvernements successifs français et leurs complices békés (blancs créoles descendants de colons propriétaires d'esclaves, ndlr)", dénonce auprès de l'AFP Me Georges-Emmanuel Germany, avocat partie civile. Le chlordécone peut rester dans les sols jusqu'à 600 ans. Plus de 90% de la population adulte, en Guadeloupe et en Martinique, est contaminée, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Crainte du cancer Dès 2006, de premières plaintes pour administration de substances nuisibles ou empoisonnement, contre l'Etat ou contre X, émanent d'associations guadeloupéennes et martiniquaises de producteurs agricoles, de consommateurs, de défenseurs de l'environnement ou encore de protection de la santé. Une information judiciaire est ouverte en 2008 à Paris. Le non-lieu, prononcé en 2023 par deux juges d'instruction parisiennes, suscite une colère toujours vive aux Antilles. "Aujourd'hui, c'est vivre tous les jours avec la crainte de développer un cancer, de transmettre le chlordécone à l'enfant qu'on peut porter", dépeint Lilith. "Si toutefois on arrive à avoir des enfants, puisque c'est très compliqué avec le chlordécone." "L'exposition au chlordécone, perturbateur endocrinien, comporte des risques pour la grossesse et le neurodéveloppement de l'enfant", lit-on sur le site de l'Assurance maladie. Dans leur non-lieu de 2023, les magistrates parisiennes ont pourtant reconnu un "scandale sanitaire" et une "atteinte environnementale" qui "affecteront pour de longues années la vie quotidienne" des ultramarins concernés. Mais l'ordonnance, dont l'AFP a eu connaissance, pointait aussi la difficulté de "rapporter la preuve pénale des faits dénoncés", "commis 10, 15 ou 30 ans avant le dépôt de plaintes". Les parties civiles ont fait appel et l'audience s'est tenue à l'automne 2025. Le ministère public y a requis la confirmation du non-lieu. "Inaudible" "Il est inaudible pour les victimes, et plus généralement pour le peuple antillais, que les infractions qui ont causé directement cette catastrophe sanitaire soient vues comme prescrites", insistent auprès de l'AFP Mes Rachid Madid et Olivier Tabone, partie civile. "Concernant l'infraction de mise en danger d'autrui", "lorsque l'exposition est toujours en cours, comme c'est le cas s'agissant du chlordécone", la "prescription ne doit pas pouvoir faire obstacle à la mise en cause des responsables", argumente auprès de l'AFP Me François Lafforgue, partie civile. Une confirmation du non-lieu "serait une offense à la mémoire des morts et au cœur des vivants", prévient auprès de l'AFP Me Christophe Lèguevaques, partie civile. "Dans cette hypothèse, nous pourrions saisir la Cour de cassation", glisse-t-il, à l'unisson de nombreux avocats de plaignants. "Quoiqu'il en soit, nous continuerons à accompagner des victimes du chlordécone dans leurs actions en réparation de leurs préjudices et nous nous prévaudrons des dernières avancées législatives", assure Me Lafforgue. La loi sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans ce dossier, promulguée récemment, donne un an au gouvernement pour remettre au Parlement un rapport sur les modalités d'indemnisation. La France "a l'élégance de reconnaître et réparer" mais "souvent quand la majorité des victimes sont décédées et surtout quand elles sont dites ultramarines ou majoritairement non blanches", commente amèrement Me Germany.

22.06.2026 à 04:39

Bac: après les écrits, place au grand oral, en pleine canicule

FRANCE24

Après la philosophie et les épreuves de spécialités la semaine dernière, les plus de 530.000 lycéens de terminale générale et technologique candidats au bac passeront cette épreuve d'ici au mercredi 1er juillet. Plus de 530.000 élèves de première générale et technologique doivent également passer à partir de lundi les oraux de français (coefficient 5). Mesure phare de la réforme Blanquer de 2019, introduite en 2021, le grand oral voit les lycéens se présenter avec deux questions préparées avec leurs professeurs sur leurs spécialités. Le jury, composé de deux professeurs de disciplines différentes, en choisit une, avant 20 minutes de préparation, un exposé de dix minutes, puis dix minutes d'échanges censés évaluer les capacités à argumenter des élèves. Initialement doté d'un coefficient 10 en voie générale (sur 100) et 14 en voie technologique, le grand oral voit son poids légèrement diminuer à partir de cette année, passant à 8 en générale et à 12 en technologique, avec l'introduction d'une nouvelle épreuve de mathématiques en première. En raison de la canicule, les oraux de quelque 4.000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été décalés de quelques jours dans les académies de Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie et Poitiers. Elodie, 17 ans, lycéenne à Surgères (Charente), est concernée: prévu initialement lundi après-midi, son grand oral aura finalement lieu le 29 juin au matin. "C'est une bonne chose, parce que l'après-midi, les températures sont vraiment insoutenables, pour les élèves comme pour les jurys", commente la jeune fille. "Et puis ça permet d'avoir un peu plus de temps pour réviser". Les résultats du bac seront publiés le 7 juillet. Lundi, 49 départements seront en vigilance rouge canicule, un record, essentiellement dans le centre et l'ouest, la Bretagne et une partie de la Normandie ayant rejoint les régions les plus touchées. Au total, plus de 90% de la population sera affectée puisque 40 autres départements seront en vigilance orange, la canicule n'épargnant qu'une partie de l'Occitanie et des Alpes, selon Météo-France.

22.06.2026 à 04:39

La canicule s'amplifie encore, la moitié des Français en vigilance rouge

FRANCE24

"Les très fortes chaleurs s'installent durablement sur le pays. Sur les départements en rouge, les températures deviennent exceptionnellement élevées, de jour comme de nuit", avertit l'institut prévisionniste. Les valeurs les plus élevées, jusqu'à 43°C, toucheront la façade ouest, d'Hendaye à Rennes, quand il fera généralement de 36 à 40°C ailleurs hors zones littorales. Dès lundi après-midi, le thermomètre pourrait afficher 43°C à Bordeaux, 41°C Limoges, 40°C à Tours et Toulouse et 39°C à Bourges et Paris. Et des records devraient être battus d'ici à la baisse du mercure, pas attendue avant la fin de la semaine, assure Météo France. Dans son dernier bulletin publié à 06H00, Météo France a annoncé l'extension au moins jusqu'à mardi des vigilances canicule dans l'ensemble des départements concernés. Une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule est attendue dans la journée, a annoncé dimanche soir le président Emmanuel Macron. Cet épisode caniculaire "étendu, durable et intense", après un premier en mai, pourrait connaitre un "niveau de sévérité" proche de celui d'août 2003, qui avait fait près de 15.000 morts en France, avertit le prévisionniste. Dimanche, trois personnes âgées sont mortes à leur domicile en Gironde, en raison des fortes chaleurs, selon la préfecture. Venue rencontrer les équipes de régulation médicale des urgences à l'hôpital Necker, à Paris, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a signalé "une énorme augmentation d'appels, en volume d'appels depuis (dimanche), de l'ordre ici de presque 60%". "Il y a encore visiblement une stabilité sur les services d'urgence dans ce service du Samu", a-t-elle précisé lors de son déplacement au côté du maire de Paris Emmanuel Grégoire. Ecoles fermées L'épisode va aussi fortement perturber la vie scolaire, principalement dans les départements en rouge, avec 845 écoles et collèges fermés lundi et 1.800 autres dont les horaires seront aménagés sur les 60.000 établissements du pays, selon le ministère de l'Education. "En classe, il faisait 32°C pour les enfants la semaine dernière. Ce sera vite pire, tandis que le supermarché en face est frais et climatisé. Tout le monde trouve ça normal... jusqu'au jour où on fera classe dans les rayons" de la grande surface, pestait dimanche, sous anonymat, une professeure des écoles du bassin d'Arcachon, où on attend jusqu'à 39°C. "Pour rénover ou mettre un clim', les collectivités et l'Etat se renvoient sans cesse la balle. Visiblement, les enfants, ça ne compte pas", affirme-t-elle. Les fermetures et aménagements n'incluent pas les nombreux établissements proposant déjà, depuis la semaine dernière dans les premiers départements touchés par la chaleur, aux parents de garder leurs enfants à la maison ou de les récupérer à la pause déjeuner pour les sortir des classes surchauffées. "De manière générale, il faut avoir une réponse territoriale", a affirmé le ministre de l'Education Edouard Geffray, "parce que les situations sont différentes". "Eviter" le train De son côté, le PDG de la SNCF Jean Castex a invité dimanche les voyageurs les plus "vulnérables" à "éviter de prendre le train" pendant la canicule, tout comme le Réseau Ile-de-France mobilités, qui évoque un plan de transport "adapté" et des suppressions "à prévoir" sur certaines lignes. Conséquence des températures brûlantes, "l'asséchement de la végétation" provoque des feux de cultures et de broussailles qui sont en hausse selon les autorités. Onze départements dans l'Ouest, le Centre et le Sud-Est du pays présentent ainsi un "niveau élevé" de risque incendie, selon la Météo des forêts. La canicule frappe aussi le reste de l'Europe, comme le Royaume-Uni, la Croatie, le Portugal et l'Espagne où une vague de chaleur extrême touche la majeure partie du pays ainsi que les îles Baléares. Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur. Les prévisions officielles tablent sur un réchauffement moyen de 2,7°C en France d'ici à 2050.

22.06.2026 à 04:37

Lyhanna: le rapport d'inspection remis à Lecornu, le gouvernement sous pression

FRANCE24

Rédigé par les services de l'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice, il sera remis à 11H00 au Premier ministre, ont précisé les services de Matignon. Avec une question : comment expliquer que Jérôme Barella, principal suspect dans le viol et la mort de la jeune fille de 11 ans, disparue le 29 mai dans le Gers, n'ait jamais été inquiété alors qu'il faisait l'objet de plusieurs plaintes pour agressions sexuelles et viols sur des enfants ? Selon La Tribune Dimanche, il évoque notamment le temps perdu dans la prise en charge de la plainte déposée en août 2025 par la mère de Rosa, une enfant de 10 ans qui accuse Jérôme Barella de l'avoir violée à plusieurs reprises. Une affaire pour laquelle il n'a jamais été entendu alors que la procédure avait fait deux fois la navette entre la Haute-Garonne et le Gers. Il pointe ainsi des défaillances individuelles plutôt qu'un manque de moyens au sein du parquet d'Auch, saisi de l'affaire. "La juridiction n'était pas débordée par d'autres dossiers urgents ou particulièrement sensibles", écrit Le Parisien qui a aussi obtenu de premiers éléments sur la teneur générale du rapport. Possibles sanctions Ses conclusions pourraient aboutir à des enquêtes administratives, avant de possibles sanctions. "Lorsque des fautes professionnelles sont établies (...) personne ne comprendrait qu'elles ne soient pas sanctionnées", a souligné Gérald Darmanin dans un courrier adressé la semaine dernière aux quelque 10.000 magistrats, tout en rappelant son "attachement viscéral" à leur indépendance. Le garde des Sceaux s'était attiré les foudres de nombre d'entre eux pour avoir pointé des dysfonctionnements individuels dès les premières heures de l'affaire, sans attendre les conclusions de la mission d'inspection. Fragilisé par cette affaire qui a entraîné des appels à sa démission de LFI au RN en passant par le PS, il répète ne pas porter de responsabilité politique, affirmant qu'au contraire ses directives de prioriser le traitement des dossiers d'atteintes aux personnes - notamment la pédocriminalité - n'ont pas été pleinement appliquées. Les syndicats de magistrats pointent, eux, une avalanche de priorités et un manque criant de moyens. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez tente aussi de déminer. Il a apporté sa "confiance" à l'ensemble des enquêteurs de la police et de la gendarmerie, ajoutant qu'il "veillerait" à ce que ce dossier "ne jette pas le discrédit sur le travail colossal" déjà mené. La mort de Lyhanna continue de nourrir une série de mobilisations pour réclamer une meilleure protection des victimes de violences sexuelles et sexistes. De nouveaux rassemblements sont prévus lundi devant plusieurs tribunaux. La colère des familles n'est pas non plus retombée. L'une d'entre elles va déposer plainte contre l'Etat pour "faute lourde" et saisir la Cour de Justice de la République contre Gérald Darmanin. "Situation intenable" Et, à un an de la présidentielle, les responsables politiques y vont de leurs propositions. De la castration chimique obligatoire pour Bruno Retailleau (LR) à de nouveaux crédits pour la justice à gauche. "Si on en reste à des réponses individuelles, en désignant un ou deux boucs émissaires sans prendre à bras le corps ce fléau (...) on sera passé absolument à côté du sujet", a estimé dimanche le coordinateur de LFI Manuel Bompard. Il y a "peut-être" des responsabilités individuelles, mais les métiers de la justice sont "dans une situation intenable", a commenté la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, Sébastien Chenu (RN) déplorant, lui, que "Gérald Darmanin, soit toujours en place". L'exécutif est sous pression pour qu'un texte vienne répondre à l'urgence: une loi dite "intégrale" de 78 articles portés par une centaine de députés de la gauche et de la coalition gouvernementale. La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a appelé le gouvernement à l'inscrire à l'agenda parlementaire à la rentrée, mais Sébastien Lecornu a dit s'attacher davantage à une réponse globale qu'à une nouvelle loi.

22.06.2026 à 04:37

Nouvel examen du texte sur la fin de vie à l'Assemblée, avant l'adoption définitive

FRANCE24

Le gouvernement a en effet annoncé qu'il donnerait le "dernier mot" à la chambre basse à cette date, à l'issue de la nouvelle lecture dans les deux chambres. Le texte a déjà été approuvé largement à l'Assemblée en mai 2025 (305 voix contre 199) et en février dernier (299 voix contre 226). Le Sénat, dominé par la droite et le centre, l'a lui rejeté à deux reprises, après des débats chaotiques, et devrait le faire une troisième fois quand le texte y reviendra, à partir du 7 juillet. Promesse phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, la proposition de loi crée un droit à l'aide à mourir accessible sous conditions à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. Cette nouvelle lecture ne devrait pas changer les équilibres de la proposition de loi, jugés satisfaisants par le rapporteur général Philippe Vigier (MoDem) et ses corapporteurs. Elle sera surtout l'occasion d'un baroud d'honneur pour le groupe Droite républicaine, majoritairement opposé, qui a signé à lui seul plus de 500 des quelque 1.800 amendements déposés. Au fil des lectures, les députés ont affiné la liste des critères ouvrant le droit à l'aide à mourir et le détail de la procédure. L'un des points les plus débattus a été de savoir qui doit administrer la substance létale: alors que le texte initial prévoyait que l'auto-administration soit la règle et l'euthanasie l'exception, lorsque le demandeur n'est "physiquement pas en mesure de le faire", beaucoup de députés ont souhaité lui laisser la liberté de choisir. La copie sortie de la commission des Affaires sociales le 10 juin est le reflet de ces tiraillements: un amendement écologiste a consacré ce libre choix à un endroit du texte, en contradiction avec un autre article. Les débats en séance devraient permettre de rétablir la cohérence du texte, dans sa version initiale. Les députés ont par ailleurs supprimé en commission deux mesures jugées irritantes par les opposants au texte: le délit d'entrave, prévoyant une peine de deux ans de prison pour des personnes qui tenteraient d'empêcher l'exercice du droit à l'aide à mourir, et le délit d'incitation. Un vote solennel sur la proposition de loi est prévu le 30 juin.

22.06.2026 à 04:33

Mondial-2026: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky

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Vêtus des maillots de leurs équipes nationales et agitant des drapeaux à la gloire de leurs pays, les fans se sont retrouvés en fin de journée sur les marches menant à la statue, l'un des monuments les plus emblématiques de Philadelphie, érigé pour les besoins du film Rocky III et devenu le point de rendez-vous des supporteurs depuis le début du tournoi. Des "Allez les Bleus" et plusieurs Marseillaise ont été entonnés par les Français, dont certains vêtus de l'uniforme des soldats de l'armée napoléonienne ont connu un certain succès auprès des passants. Des drapeaux bretons ont également été aperçus. Les Irakiens n'ont pas été les moins bruyants avec des tambours et des slogans lancés par mégaphone. La France affronte lundi à Philadelphie l'Irak pour son deuxième match de la Coupe du monde. Un succès offrirait la qualification aux Bleus pour les 16es de finale.
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