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▸ Les 15 dernières parutions

31.05.2026 à 11:19

Ligue des champions : le Paris Saint-Germain sacré aux dépens d'Arsenal

L'Equipe TV

Le PSG entre dans la légende. Le club de la capitale a remporté une deuxième Ligue des champions d'affilée, en dominant les Gunners en finale à l'issue de la séance de tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b à 3), samedi à Budapest.

31.05.2026 à 10:41

Autour de la capitale de l'Inde, l'avenir menacé du rempart des monts Aravallis

FRANCE24

Ces dernières années, les entreprises de travaux publics ont, sans trop d'égard pour la loi ni pour l'environnement, largement défiguré la muraille qui se dresse au nord et à l'ouest de la capitale indienne. Le long de leurs 700 km, les Aravallis, dépouillés de leurs roches - principalement du gneiss et du granite destinés à la construction - ont pris des allures de gruyère. La Cour suprême s'en est inquiétée en 2025, en interdisant la délivrance de nouveaux permis pour arracher leurs flancs. Mais pour nombre de scientifiques et de défenseurs de l'environnement, il est trop tard. Le désert du Rajasthan avance, les températures déjà caniculaires qui assomment New Delhi augmentent et menacent un peu plus la santé de ses plus de 30 millions d'habitants. Pour ceux qui vivent dans les collines livrées aux engins de chantier, les conséquences sont déjà tangibles. "Les mines ont complètement détruit notre région", constate Salle Kumar, un agriculteur de 34 ans installé dans une petite cité de l'Etat du Rajasthan prise en sandwich entre deux gigantesques carrières. "Nos rivières sont mortes, nos exploitations sont devenues stériles..." Autour de lui, de nombreux habitants assurent que les maladies respiratoires font des ravages. "L'arrachage et le concassage de la roche nous enveloppent tous les jours dans un épais nuage de poussière", affirme l'un d'eux, Subhash Saini. "La terre tremble" Son frère est mort de silicose, la maladie des mineurs causée par l'inhalation des particules de silice, affirme-t-il sur la foi des confidences de son médecin. L'hôpital public de la région a toutefois certifié que l'homme était mort de tuberculose, une autre maladie pulmonaire. L'impact de ces activités industrielles va bien au-delà de la seule santé des populations. En ce jour de mai, le petit hameau de Chatru Ki Dhani - moins de 200 habitants - résonne des détonations régulières des explosifs qui dévorent la montagne. "La terre tremble à chaque explosion, qui peuvent survenir à tout moment du jour ou de la nuit", rouspète Om Prakash Verma en pointant le doigt sur les cicatrices qui lézardent les murs de sa maison. Ce n'est qu'un moindre mal. A l'en croire, certaines habitations se sont écroulées. En décembre, le ministère fédéral indien de l'Environnement a assuré que seulement 0,19% - soit 277 kilomètres carrés - de toute la chaîne étaient troués de carrières. "Contrairement à certaines affirmations alarmistes, aucune menace imminente ne pèse sur l'environnement des Aravallis", a-t-il insisté dans une déclaration. Mais les études indépendantes avancent toutes des chiffres bien plus importants. En 2025, une commission mise en place par la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire d'Inde, a évalué à 2.339 km2 la surface des mines et des carrières dans la seule partie des Aravallis située au Rajasthan. Et cinq ans plus tôt, un rapport de la plus haute instance de contrôle financier du pays fondé sur des observations de terrain et des images satellite avait révélé que 34% des carrières opéraient au-delà de la superficie concédée dans leurs permis. Donc dans l'illégalité. Menaces "La plupart des permis d'exploitation ne respectent pas la règle et ne font l'objet d'aucun contrôle", déplore l'écologiste Kailash Meena. "Et en plus, tous les audits l'ont confirmé, de nombreuses entreprises opèrent sans permis". A en croire les défenseurs de l'environnement, la dégradation des Aravallis menace tout le nord de l'Inde. "Elles constituent une barrière physique contre les tempêtes de poussière et les vagues de chaleur", argue C.R. Babu. "Si on ne les protège pas, toute la plaine du nord du Gange, le grenier à blé du pays, va devenir un désert". Et la capitale Delhi, où les températures ont passé la barre des 45 degrés Celsius en mai, "un nid à poussière doublé d'un four d'une chaleur extrême", complète-t-il. Les écologiste locaux comme Kailash Meena assurent avoir tiré le signal d'alarme depuis belle lurette. "Cela fait des années que nous exigeons des restrictions aux activités minières", rappelle-t-il, "mais ce n'est que maintenant que les habitants des villes souffrent de températures de plus en plus élevées que tout le monde commence à vouloir sauver les Aravallis". Certaines parties des montagnes abritent encore léopards, hyènes, ours et antilopes, témoins d'une nature luxuriante. Mais pour combien de temps, s'inquiètent les habitants. Alors certains se sont mobilisés pour défendre leurs collines sans attendre les pouvoirs publics. Dans le village de Bhagwanpura, Nikita Meena, 18 ans, et des voisins campent depuis janvier au sommet de l'une d'elles, avec la ferme intention d'en interdire l'accès aux mineurs. "Il arrivera ce qu'il arrivera, mais nous ne les laisserons pas s'installer ici", clame la jeune femme à qui veut l'entendre, "ils n'amènent que la destruction".

31.05.2026 à 10:23

Aukus : l’Australie ne recevra finalement que trois sous-marins nucléaires américains d’occasion

FRANCE 24

L’Australie ne recevra finalement que des sous-marins nucléaires d’occasion des États-Unis dans le cadre du pacte de sécurité Aukus. Canberra attendait un submersible neuf parmi les trois promis par Washington. Un ajustement présenté comme plus "rentable" par le gouvernement australien.

31.05.2026 à 10:03

Des neurones prennent les commandes du jeu "Doom" dans un laboratoire australien

FRANCE24

Les experts en biotechnologie de l'entreprise australienne Cortical Labs ont mis au point une technologie tirant partie du réseau neuronal. Quelque 200.000 cellules cérébrales humaines et bien vivantes constituent chacun de ces ordinateurs dits "biologiques". Elles sont cultivées à partir de cellules souches issues de dons de sang. Avant le jeu de tir à la première personne "Doom" (1993), les chercheurs ont confronté ces neurones aux raquettes et balles de "Pong" (1972), star des jeux d'arcade. Un succès, qui a poussé l'équipe à monter le niveau d'un cran. Au début, ces cellules présentaient le "niveau d'un débutant qui n'a encore jamais joué à un jeu de vidéo", raconte à l'AFP le scientifique Alon Loeffler de Cortical Labs. Et pour cause: loin du simplisme de "Pong", les joueurs de "Doom" explorent un univers en trois dimensions à la recherche d'ennemis à abattre. Une mission d'envergure pour ces quelques neurones cobayes. "Ils se cognaient souvent contre les murs, tiraient sur les murs, se retournaient, faisaient des choses étranges comme ça", relate Alon Loeffler. "Et puis finalement ils ont commencé à cibler plus régulièrement et plus correctement les ennemis." Certes, l'exécution reste imparfaite. Avant qu'ils ne touchent un démon, nombreux sont les tirs autour de la cible. Mais ce projet de recherche étonnant prouve que les neurones ont la capacité de s'adapter à des stimuli en temps réel et d'accomplir un apprentissage orienté vers un objectif, conclut Cortical Labs. Prémices Concrètement, les chercheurs ont converti l'environnement numérique de "Doom" en des signaux électriques que peuvent comprendre ces neurones. Lorsqu'un personnage ennemi apparaît, certaines électrodes stimulent les cellules présentes sur cette puce, nommée CL1, les conduisant à réagir. Et selon l'activité neuronale observée, cela se traduit dans le jeu par un tir, un déplacement à gauche ou encore un déplacement à droite. Les chercheurs surveillent l'activité électrique des neurones depuis un écran d'ordinateur connecté à CL1, visualisée par des milliers de petits points. Et pour entraîner les neurones, ils ajustent ensuite les signaux envoyés. CL1 n'est pas limitée aux jeux vidéo: "nous commençons tout juste à entrevoir ce dont ces cultures de neurones sont capables lorsqu'on les intègre à des systèmes comme notre CL1", lance Brett Kagan, le chercheur à la tête du projet. "Nos cultures neuronales ont été mises à l'essai pour toute une série de tâches", raconte-t-il, listant "la robotique, des tâches d'apprentissage en temps réel qui sont similaires à ce qui existe avec l'IA", mais aussi des applications relevant de la médecine ou encore du dépistage des drogues. Consommation électrique Pour Brett Kagan, la puce CL1 constitue "une forme d'intelligence plus durable et plus puissante". Le cerveau humain ne nécessite qu'environ 20 watts de puissance, un niveau d'efficacité encore jamais atteint dans les domaines de l'informatique et de l'intelligence artificielle, demandeurs en énergie. Et même si la technologie de l'entreprise australienne n'a "pas pour objectif de remplacer ce que fait l'IA", elle a été conçue pour "nous offrir des possibilités que nous n'avons encore jamais vues", espère M. Kagan. Ces cellules ont une durée de vie d'environ six mois et ne sont pas encore capables de produire des résultats entièrement cohérents et programmables. Mais des analystes estiment que le grand intérêt du projet réside dans sa consommation d'énergie plus durable par rapport aux puces ordinaires. "Nous avons besoin de meilleurs outils pour gérer cette (consommation) d'énergie et atteindre des niveaux d'efficacité plus élevés", note William Keating, directeur général d'Ingenuity, une société effectuant des travaux de recherche sur les semiconducteurs. "Ce n'est pas de la science loufoque ou une bande d'escrocs. C'est de la vraie science et elle fait de vrais progrès."

31.05.2026 à 08:37

Au Cachemire, vivre à quelques mètres de ses proches, mais hors de portée

FRANCE24

La fête religieuse a été un douloureux rappel de la séparation imposée aux familles cachemiries entre les deux parties de la région himalayenne, dans une atmosphère toujours plus tendue après une forte escalade l'an dernier. "L'Aïd est une fête de joie et de célébration, mais pour nous elle est devenue un symbole de chagrin, de tristesse et d'impuissance", dit Raja Basharat, qui vit dans la région du Cachemire administrée par le Pakistan. Regardant la voie d'eau qui marque la frontière de facto, il se remémore avec douleur la mort de son frère Raja Liaqat, survenue en avril du côté administré par l'Inde. Au lieu de se rendre sur la tombe de son frère, à quelques mètres seulement, pour l'Aïd al-Adha, qui s'est achevé jeudi au Pakistan, il n'a pu que la regarder de loin. "Parfois, j'ai envie de sauter dans cette rivière", confie-t-il. "Si nous ne pouvions pas vivre ensemble dans ce monde, alors peut-être pourrions-nous au moins reposer ensemble après la mort." Le Cachemire reste une source de tension entre les puissances nucléaires indienne et pakistanaise depuis la partition de l'Inde britannique en 1947. Les deux pays revendiquent l'intégralité de la région, mais en administrent des portions distinctes. La Ligne de contrôle, longue de 740 kilomètres, sert de frontière militaire divisant le territoire, traversant montagnes, forêts, villages et, dans certains cas, séparant des familles. Cette rivière "a déchiré des familles" Au fil des décennies, mariages, funérailles et célébrations familiales se sont souvent déroulés sans la présence de proches qui vivent pourtant à très courte distance. "Cette rivière est visible par tous aujourd'hui, mais en réalité elle n'a pas seulement divisé deux pays, elle a aussi déchiré des familles", déclare Laiba Raja, la nièce de Raja Liaqat. "Lors de l'Aïd, les gens rendent visite à leurs proches (...) mais où sommes-nous censés aller ?" Pendant des années, des familles séparées par la frontière se rassemblaient sur les rives opposées de la rivière pour se saluer et apercevoir brièvement leurs proches. Mais le regain de tensions entre les deux pays et le renforcement des mesures de sécurité ont quasiment fait disparaître ces rencontres informelles en face-à-face. Les liens entre les deux pays voisins se sont raidis l'an dernier après une attaque dans le Cachemire administré par l'Inde qui a fait 26 morts, principalement des touristes hindous, entraînant leur pire conflit depuis des décennies. Selon Uzair Ahmed, le dirigeant d'une organisation de réfugiés cachemiris basée dans la partie administrée par le Pakistan, environ 48.000 réfugiés vivent actuellement dans des camps et des villes à travers le Pakistan. Beaucoup continuent de nourrir le mince espoir de pouvoir un jour se réunir avec des proches de l'autre côté de la frontière. Alors que le soir tombe sur Keran, les montagnes projettent de longues ombres sur la rivière servant de démarcation, tandis que des enfants jouent près de l'eau et que des soldats montent la garde depuis des postes éloignés. Par beau temps, les habitants peuvent voir des maisons sur la rive opposée. "Nos anciens sont morts en attendant le jour" où ils pourraient embrasser leurs proches, prier ensemble ou faire leurs adieux aux personnes décédées, dit M. Ahmed. "Maintenant, une nouvelle génération grandit avec le même espoir."

31.05.2026 à 08:33

Courtisés de toutes parts, les créateurs de contenu se préparent à peser sur la présidentielle

FRANCE24

Sam Zirah, plus de deux millions d'abonnés sur YouTube, s'est fait connaître en interviewant des candidats de téléréalité mais invite désormais des responsables politiques. Le trentenaire estime que ses interviews, davantage axées sur la vie personnelle de l'invité, sont "complémentaires" de celles proposées dans les grands médias. Avant les élections municipales, en février, il demande ainsi à la candidate LFI à Paris Sophia Chikirou si elle a le "seum" (une frustration) d'être identifiée comme la compagne de Jean-Luc Mélenchon. La semaine suivante, son concurrent à gauche Emmanuel Grégoire, depuis élu maire, évoque sur son plateau le récent suicide de son frère. "L'intime est politique", juge Sam Zirah, qui assure que ses interviews ne sont pas pour autant complaisantes. Mais de fait, les créateurs de contenu offrent généralement à leurs invités des formats plus longs et des questions moins féroces. Avec, à la clé, l'accès à une audience plus jeune. Ces créateurs sont des stars sur YouTube, Twitch, TikTok ou encore Instagram. Or plus de la moitié des moins de 25 ans citent les réseaux sociaux et plateformes vidéo comme principale source d'information, selon un baromètre de l'Arcom (Autorité de régulation de la communication numérique) publié en janvier 2026. Pour Pascal Lardellier, spécialiste en communication politique à l'université Bourgogne-Europe, les influenceurs vont "jouer un rôle fondamental" dans la présidentielle. Ils peuvent, selon lui, "ramener à la politique" des jeunes particulièrement touchés par l'abstention. Chats ou chiens Les médias traditionnels, eux aussi en quête de nouvelles audiences, travaillent de plus en plus avec ces créateurs aux visages juvéniles. France TV collabore depuis plusieurs années avec HugoDécrypte qui, à 29 ans, est suivi par 3,7 millions de personnes sur YouTube et 5,5 millions sur Instagram. Sam Zirah préfère rester discret sur les détails, mais glisse multiplier les rendez-vous avec des groupes télévisuels pour la présidentielle de 2027. Pour la campagne, TF1 a déjà lancé une série d'entretiens politiques en coproduction avec le youtubeur Gaspard G, dont le premier épisode, avec Jean-Luc Mélenchon, a été diffusé début avril. L'Insoumis, qui n'a pas de mots assez durs contre les médias traditionnels, rechigne à se rendre en plateau - même si c'est sur celui du 20H00 de TF1 qu'il a annoncé sa candidature présidentielle - et a pleinement intégré les créateurs de contenu dans sa communication. Il a lancé en février des conférences de presse réservées aux nouveaux médias et influenceurs, ce qui lui a valu d'être accusé de "filtrer" les journalistes. L'influenceuse Anna Baldy, qui analyse l'actualité sous le pseudonyme Grande bavardeuse, a fait partie des invités de cette conférence. "On n'est pas dupes quand on est invité quelque part", les personnalités politiques "savent que c'est la seule façon de parler aux jeunes", juge cette récente diplômée de Sciences Po. Elle pense aussi que les influenceurs, surtout quand ils débutent, sont jugés plus facilement manipulables que les journalistes de médias établis. Anna Baldy réfléchit à la façon dont elle couvrira la campagne de 2027, mais pense qu'elle n'interviewera pas de candidats, un exercice qu'elle juge très difficile. "Je ne crois pas avoir pour le moment la maturité de le faire et j'ai pas envie de demander à Jordan Bardella s'il préfère les chats ou les chiens", dit-elle. "Plus important qu'un député" Le président du RN, à peine trentenaire, est tellement suivi sur les réseaux sociaux qu'il est "lui-même devenu un influenceur", juge Pascal Lardellier. Le Rassemblement national peut aussi compter sur un réseau d'influenceurs qui relaient ses idées. Mais d'autres, comme le célèbre youtubeur Squeezie, avaient appelé à lui faire barrage aux législatives de 2024. Les créateurs de contenu prendront-ils parti en 2027? S'exprimer comporte le risque de s'aliéner les abonnés qui votent différemment. Sam Zirah et Anna Baldy disent qu'ils ne prévoient pas de soutenir un candidat. Mais cette dernière, dont le contenu est marqué à gauche, ne se l'interdit pas, surtout pour le second tour. L'entourage d'un candidat à la présidentielle affirme avoir récemment été approché par une influenceuse voulant les aider. "Aujourd'hui, un soutien comme ça, c'est plus important qu'un député", dit cette source à l'AFP. Avant d'ajouter: "Les créateurs de contenu et nouveaux médias vont faire partie de notre stratégie, à la hauteur d'un média comme TF1". led/hr/tes

31.05.2026 à 08:21

Indonésie: 20 ans plus tard, le volcan déverse encore sa boue

FRANCE24

Harwati joint les mains pour offrir une prière au bord du lac de boue qui continue de s'étendre tandis qu'une dizaine d'habitants sont rassemblés pour commémorer le désastre. Le rassemblement organisé vendredi visait à rappeler au gouvernement que les habitants subissent encore les conséquences de l'immense coulée de boue, qui a englouti maisons et villages. "Même si les présidents se succèdent, nous espérons toujours que (le gouvernement) nous rendra justice", a déclaré samedi à l'AFP cette femme de 50 ans qui comme beaucoup d'Indonésiens ne porte qu'un seul nom et pour qui la catastrophe est "loin" d'être terminée. Les éruptions probablement en partie provoquées par un forage d'une compagnie pétrolière et qui se poursuivent, ont détruit au moins une douzaine de villages et ont déplacé des dizaines de milliers de personnes. Treize personnes sont mortes lors de l'explosion d'un gazoduc souterrain dans la zone sinistrée. Comme beaucoup d'habitants, Harwati exige que le gouvernement procède à un examen approfondi des conséquences de la coulée de boue sur la santé des riverains, affirmant que de nombreux villageois ont depuis développé des cancers. Selon les autorités, plus de 600 hectares ont été engloutis par la boue, les efforts déployés pour la colmater, notamment à l'aide d'énormes boules de béton, s'étant révélés inefficaces. La catastrophe a contraint Muhammad Irsyad à quitter son village en 2012, car il ne pouvait plus supporter la pollution qui s'infiltrait dans le puits dont sa famille dépendait pour cuisiner et se laver. "Quand le voulais prendre un bain, mes yeux piquaient au contact de l'eau", a confié cet homme de 62 ans, se disant "en colère". Vingt ans après, M. Irsyad est encore en train de "réorganiser" sa vie, sa famille survivant grâce aux revenus tirés de leur stand de nourriture et de la vente d'eau potable. "Injustice" Des études indépendantes ont établi que la catastrophe s'explique à la fois par des forages réalisés par la compagnie pétrolière et gazière PT Lapindo Brantas et par un tremblement de terre qui s'est produit deux jours plus tôt à environ 260 kilomètres de là. Lapindo, qui fait partie d'un empire commercial contrôlé par la puissante famille indonésienne Bakrie, a finalement été condamnée à indemniser les victimes, mais les paiements ont pris des années, suscitant des réactions de colère. Le gouvernement est finalement intervenu et a prêté à l'entreprise les fonds nécessaires pour accélérer les paiements restants. M. Irsyad qualifie d'"injustice" le recours aux fonds publics pour indemniser les victimes de la catastrophe. Pour lui, l'entreprise devait assumer ses responsabilités. Sollicitée par l'AFP, Lapindo, qui a depuis changé de nom pour devenir Minarak Brantas Gas, n'a pas réagi dans l'immédiat. Mais la société avait précédemment déclaré que les enquêtes "avaient déterminé qu'aucune corrélation ne pouvait être prouvée entre les activités de forage et l'éruption de boue". Des groupes de protection de l'environnement ont constaté de leur côté que les eaux souterraines à proximité de la zone ont été polluées à la suite de la catastrophe, provoquant des maladies chez les habitants, a inidqué Melky Nahar, coordinateur de l'ONG Mining Advocacy Network (JATAM). "Après deux décennies, la destruction de la santé, de l'environnement et des bases de production des populations… n'est pas terminée", a-t-il souligné.

31.05.2026 à 08:05

A Hong Kong, les autorités veulent desserrer l'emprise des machines a pince

FRANCE24

Des dizaines de boutiques remplies de ces machines aux lumières chatoyantes ont fleuri ces dernières années dans les rues et les centres commerciaux de la place financière, offrant aux joueurs un fugace sentiment de satisfaction. Mais Mme Lee, joueuse aguerrie, reconnaît être "totalement accro" au frisson qu'elles procurent. "C'est clairement un jeu d'argent", confie à l'AFP cette femme de 48 ans, précisant qu'elle doit miser cinq dollars hongkongais à chaque tentative pour espérer décrocher une peluche de plus grande valeur. Employée de bureau, Mme Lee estime avoir englouti environ 100.000 dollars hongkongais (11.000 euros) en deux ans dans les machines à pince, soit près de la moitié de son salaire annuel. "Pour un jouet à 70 dollars, on peut finir par en dépenser 700, voire 1.700, sans réussir à l'attraper", confie-t-elle a l'AFP. "Je veux vraiment arrêter. Chaque jour, je me fais des reproches et je me dis d'arrêter: plus jamais, plus jamais." Tommy Yu, 23 ans, explique qu'il lui arrive pour sa part de dépenser plusieurs centaines de dollars par jour, tout en affirmant que certaines machines comportent des mécanismes "piégeux". "Boucle addictive" "Quand on met de l'argent sans rien obtenir en retour, on a l'impression d'avoir perdu", dit M. Yu. "Et pourtant, ça continue de vous pousser à jouer." "Plus les joueurs investissent, et plus il leur est difficile de repartir les mains vides", explique le conseiller en addictologie Chu Ho Ming. "C'est ce qu'on appelle l'effet des coûts irrécupérables", entretenant "la boucle addictive". Il ajoute que son équipe a observé une hausse du nombre de jeunes jouant à des jeux comportant des "éléments de jeu d'argent". Les exploitants de machines à pince ont pu se développer et opérer quasiment sans contraintes, après qu'un tribunal a jugé en 2022 qu'ils n'étaient pas tenus de détenir des licences de divertissement public. Mais après une forte augmentation, ces deux dernières années, du nombre de plaintes liées au caractère assimilé au jeu d'argent de ces machines, les autorités hongkongaises ont proposé ce mois-ci de durcir la réglementation des salles de jeux à lots, qualifiant la situation issue de la décision de 2022 de "peu satisfaisante". La conception et les modèles économiques de ces machines sont "extrêmement divers", ont expliqué les responsables, se disant déterminés à s'attaquer aux "problèmes profonds". Certains députés soutiennent ces mesures, suggérant de plafonner la valeur des lots à 300 dollars ou moins, comme au Royaume-Uni ou a Singapour. Matthew Chan, propriétaire de trois boutiques de machines à pince, déclare à l'AFP qu'un durcissement est nécessaire, le secteur "allant dans la mauvaise direction". Il déplore la lenteur de l'action gouvernementale, rappelant qu'à Taïwan les machines doivent offrir un "gain garanti" au-delà d'un certain montant dépensé. "Le marché a déjà commencé à se contracter (...) les consommateurs de Hong Kong ont perdu confiance", affirme M. Chan, ajoutant que certains exploitants augmentent artificiellement la difficulté pour maintenir les joueurs captifs. Mme Lee, elle, pense que les opérateurs trouveront des moyens de contourner toute nouvelle règle. Il est "impossible" qu'une loi "soit appliquée de manière à la fois parfaite et équitable" pour le secteur, estime-t-elle. "Il est difficile d'éradiquer les problèmes d'addiction simplement en votant une loi."

31.05.2026 à 07:55

Liban: Israël s'empare de la forteresse emblématique de Beaufort, étend son offensive dans le sud

FRANCE24

Pris à partie la veille par le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, qui l'a accusé de mener une "politique de la terre brûlée" dans son pays, Israël a aussi ordonné à la population d'évacuer une vaste zone du sud du Liban, entre sa frontière et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de km plus au nord. Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 3.371 personnes ont été tuées et plus d'un million déplacées selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a de son côté annoncé dimanche la mort d'un soldat, tué la veille par un drone explosif du Hezbollah, ce qui porte à 25 le nombre d'Israéliens tués au Liban. L'avancée israélienne intervient alors que les Etats-Unis sont en pleine négociation avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, Téhéran conditionnant tout accord à l'arrêt des hostilités au Liban. Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé, photos à l'appui, la prise par l'armée de la forteresse de Beaufort, ce qui ouvre la voie à sa progression vers la région de Nabatiyé. "Quarante-quatre ans après la bataille héroïque de Beaufort et en ce jour de commémoration des soldats tombés lors de la Première Guerre du Liban (1982)", des soldats "sont revenus au sommet de Beaufort et y ont de nouveau hissé le drapeau d'Israël", a-t-il dit. La forteresse est située sur un éperon rocher surplombant le sud du Liban et une partie du nord d'Israël. "Ecraser le Hezbollah" Stratégique, le site a également une dimension symbolique, pour avoir servi de base aux forces israéliennes durant les deux décennies d'occupation du sud du Liban, qui ont pris fin en 2000. La citadelle avait obtenu en 2024 une protection renforcée de l'Unesco. Le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, s'était inquiété vendredi du "sérieux danger" auquel l'exposait l'offensive israélienne. Après avoir franchi vendredi, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière, l'armée israélienne a annoncé dimanche sur X avoir "étendu ses opérations contre des cibles du Hezbollah au nord du fleuve". "Nous sommes tous déterminés à écraser le pouvoir du Hezbollah et à accomplir la mission: assurer la sécurité des habitants du nord" d'Israël, a affirmé le ministre de la Défense, Israël Katz. "Punition collective Le Hezbollah a, pour sa part, revendiqué samedi soir de nouveaux tirs de roquette vers le nord d'Israël, et affirmé être engagé dans des combats pour empêcher des troupes israéliennes de progresser, notamment dans la région de Nabatiyé. Dans un discours télévisé, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a jugé samedi que la "politique de la terre brûlée et de punition collective" menée par le pays voisin "ne lui apportera ni la sécurité ni la stabilité". Il a toutefois défendu la poursuite des négociations directes avec Israël, lancées en avril pour résoudre le conflit et rejetées par le Hezbollah, y voyant "la voie la moins coûteuse" pour le Liban. Une nouvelle séance de pourparlers entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, est programmée les 2 et 3 juin à Washington. Une réunion s'est tenue au niveau des militaires vendredi au Pentagone, au cours de laquelle Beyrouth n'a pas pu obtenir un cessez-le-feu effectif, celui théoriquement en vigueur depuis le 17 avril n'étant pas respecté.

31.05.2026 à 07:01

En direct : l'armée israélienne hisse son drapeau sur le château stratégique de Beaufort, dans le sud du Liban

Marc DAOU

Après avoir annoncé dimanche que son "opération" contre le Hezbollah "est en train de s'étendre à d'autres zones" du sud du Liban, l'armée israélienne s'est emparée ​du château de Beaufort, une forteresse stratégique protégée par l'Unesco. De son côté, Donald Trump a affirmé que l'Iran s'était engagé à ne pas se doter de l'arme nucléaire. Suivez notre direct.

31.05.2026 à 06:09

A Malte, début du dépouillement des bulletins aux élections législatives

FRANCE24

Le Premier ministre sortant Robert Abela, 48 ans, a convoqué ces élections anticipées avec un an d'avance, affirmant que le gouvernement avait besoin d'un nouveau mandat afin de protéger la petite île, très dépendante des importations, des crises géopolitiques. Alors que l'économie maltaise a progressé de 4,0% l’an dernier, certains craignent que le conflit au Moyen-Orient ait des conséquences sur le tourisme et l'inflation. Robert Abela a fait campagne sur le bilan économique du Parti travailliste (gauche) depuis 2013, promettant la stabilité en cette période d'incertitude. Son principal rival est le candidat du Parti nationaliste (conservateur), Alex Borg, un avocat de 30 ans et ex-lauréat du concours de beauté "Mr World Malta", qui a exhorté les Maltais à voter pour le changement. S'il était élu, il deviendrait le plus jeune dirigeant du pays. Le vote s'est déroulé samedi dans l'ensemble de la petite île méditerranéenne, et les urnes ont été transportées pendant la nuit vers le centre de dépouillement de Naxxar, où le comptage des votes doit commencer dimanche matin. Les premiers résultats sont attendus plus tard dans la journée, les sondages prévoyant une victoire des travaillistes face au Parti nationaliste (PN) d'opposition. Robert Abela dirige Malte depuis 2020, lorsque son prédécesseur a démissionné à la suite d'une crise politique provoquée par l'assassinat en 2017 de la journaliste Daphne Caruana Galizia, qui avait mis au jour la corruption au plus haut niveau de l'État. Selon un rapport du Conseil de l'Europe de 2025, Malte reste très en retard dans la lutte contre la corruption –- un sujet qui n'a pourtant pas dominé la campagne. Boom démographique Les performances économiques de Malte ont éclipsé les autres préoccupations. Située au large de la Sicile, l'île est le pays le plus petit et le plus densément peuplé de l'Union européenne, avec environ 550.000 habitants sur 316 kilomètres carrés (122 miles carrés). Malte dispose d'une économie florissante, fondée en grande partie sur le tourisme, les jeux en ligne et les services financiers, et affiche l'un des taux de chômage les plus bas de l'UE. Mais malgré un faible taux de natalité, la population a augmenté de près de 30% en une décennie, principalement en raison de l'arrivée d'étrangers. Cela a alimenté un boom de la construction, hérissant l'horizon de grues, créant des embouteillages et mettant sous pression les services essentiels. Les associations de défense du patrimoine dénoncent la dégradation de l'environnement et les risques pour les sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco dans l'ancienne colonie britannique. Le pays dispose de très peu de ressources naturelles et importe une grande partie de son énergie, ce qui le rend vulnérable aux chocs externes. Le Parti travailliste subventionne lourdement les factures d'énergie et le Parti nationaliste a déclaré qu'il en ferait autant s'il était élu. Malte se trouve également en première ligne du changement climatique et est menacée de désertification et de sécheresse, ce dont aucun des deux grands partis n'a toutefois fait une priorité. Il existe bien un parti écologiste, l'ADPD, mais aucun tiers parti n'a détenu ne serait-ce qu'un siège au Parlement maltais depuis l'indépendance en 1964.

31.05.2026 à 05:55

NBA : l'exploit des Spurs de Wembanyama contre OKC pour se hisser en finale face aux Knicks

FRANCE 24

Les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama défieront les New York Knicks en finale NBA à la faveur de leur exploit samedi, un succès sur le parquet du Thunder d'Oklahoma City, tenant du titre, à l'issue d'un match 7 irrespirable (111-103). Le prodige français de 22 ans a une nouvelle fois été déterminant pour sa franchise.

31.05.2026 à 05:55

Le Centre Pompidou s'apprête à ouvrir à Séoul, nouveau carrefour de l'art en Asie

FRANCE24

Cet espace, fruit d'un partenariat avec le conglomérat sud-coréen Hanwha, s'installe dans l'annexe de l'emblématique 63 Building à Yeouido, quartier financier de la capitale, pour une ouverture au public coïncidant avec le 140e anniversaire du traité d'amitié franco-coréen. "Je crois pouvoir dire que c'est la principale exposition cubiste en Asie de ces 50 dernières années avec une réunion de plus d'une centaine d'œuvres", s'est félicité le président du Centre Pompidou, Laurent Le Bon, lors d'une présentation à la presse. Décrit comme une "boîte à lumière" par son architecte, le Français Jean-Michel Wilmotte, le Centre Pompidou Hanwha accueillera chaque année derrière sa façade en verre translucide deux grandes expositions fondées sur les collections moderne et contemporaine du musée parisien. Déployée sur 3.000 mètres carrés, l'exposition inaugurale "Les Cubistes: inventer la vision moderne" s'articule autour d'une muséographie aux courbes en béton brut. Ce parcours, à la fois chronologique et thématique, rassemble 91 œuvres de 43 artistes. Il retrace les premières expérimentations de Pablo Picasso et Georges Braque au début du XXe siècle en France, suivies notamment par les œuvres de Fernand Léger, Juan Gris ou Robert Delaunay, qui illustrent la diffusion de ce courant et ses déclinaisons d'après-guerre. En parallèle, une section spéciale intitulée "Korea Focus", conçue pour cette exposition inaugurale, illustre au travers d'une vingtaine d'œuvres la signification symbolique et culturelle de Paris dans la formation de l'art coréen moderne au début du XXe siècle. Si Kim Dal-jin, septuagénaire à la fois archiviste d'art, youtubeur, rédacteur en chef du Seoul Art Guide et directeur du musée qui porte son nom - ce qui lui vaut localement le surnom d'"encyclopédie ambulante" -, se réjouit "de voir des œuvres rares en Corée", il souhaite aussi que le site "serve de plateforme d'échange et de passerelle vers le marché français" pour les artistes coréens. "Même si la présence (du cubisme) en Corée n'était pas très importante, il s'est répandu dans tout le pays et a exercé une influence", insiste-t-il. "Importance diplomatique" "Le choix de Séoul comme ville partenaire n'est pas anodin car l'offre muséale et culturelle en République de Corée, et en particulier dans sa capitale (…), n'a cessé de croître et de se diversifier dans la dernière décennie", explique le Centre Pompidou Hanhwa dans un communiqué. Pour So-jung Trinity Park, directrice de la galerie The Trinity à Séoul, cette décision résulte "moins de l'effervescence du marché que de la maturité culturelle et de l'importance diplomatique de la Corée." "Le Centre Pompidou Hanwha en est l'exemple le plus frappant. Il ne s'agit pas simplement d'un lieu d'exposition ou d'une extension de marque étrangère, mais d'un partenariat institutionnel et culturel à long terme entre la France et la Corée", estime la galeriste qui présente actuellement une exposition intitulée "Avenir Ancien: 140 Ans, Dialogue des Images Corée–France" en partenariat avec l'ambassade de France à Séoul. Néanmoins, en France, des voix s'élèvent pour dénoncer le partenariat avec la fondation culturelle du groupe Hanwha, acteur majeur des systèmes de défense. Les détracteurs l'accusent d'être impliqué dans la production et la fourniture d'équipements militaires utilisés par Israël, remettant en cause la légitimité d'un mécénat lié à un marchand d'armes. Dans une tribune publiée dans Libération, un collectif d'artistes et d'intellectuels a appelé jeudi au boycott du musée. Le même jour, le syndicat Sud a publié un communiqué dénonçant "l'art‑washing" de l'industrie de l'armement et exigeant la fin de ce partenariat. L'ouverture de ce centre marque l'achèvement de la troisième antenne du Centre Pompidou à l'étranger, après Malaga en Espagne et Shanghai en Chine. Après les figures majeures du cubisme, le musée consacrera notamment sa saison 2026/2027 à Marc Chagall, Vassily Kandinsky, ainsi qu'à Henri Matisse et au fauvisme, et présentera ensuite la première grande rétrospective consacrée à Constantin Brancusi en Corée du Sud. Le déploiement international du musée parisien se poursuivra dès le mois de novembre avec l'ouverture attendue, à Bruxelles, de sa nouvelle branche européenne.

31.05.2026 à 05:35

Trump affirme avoir reçu de l'Iran l'engagement à ne pas se doter de l'arme nucléaire

FRANCE24

Alors que les deux pays semblaient, ces derniers jours, se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version du texte à Téhéran. Le média américain n'a pas été en mesure de détailler les changements apportés. Mais selon le site Axios, M. Trump souhaite plus de fermeté dans la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens. Dans une interview avec sa belle-fille Lara Trump, enregistrée plus tôt cette semaine et diffusée samedi sur Fox News, le président a affirmé avoir reçu la garantie que Téhéran ne se doterait pas de l'arme atomique, que ce soit en la fabriquant ou en l'achetant. "Ils avaient d'abord dit +nous ne développerons pas d'arme nucléaire+. J'ai dit +bon, que se passerait-il si vous achetiez une arme nucléaire?+. Maintenant, ils disent +nous ne développerons pas, et n'achèterons d'aucune manière une arme", a-t-il poursuivi. Trump "pas pressé" "Je ne suis pas pressé", a affirmé le milliardaire républicain. "Lentement mais sûrement, je crois que nous obtenons ce que nous voulons. Et si nous n'obtenons pas ce que nous voulons, les choses finiront autrement", a-t-il ajouté. Samedi, son ministre de la Défense, Pete Hegseth, avait affirmé que les Etats-Unis étaient "plus que capables" de repartir en guerre contre l'Iran en cas d'échec des pourparlers. La question nucléaire est l'un des principaux points de friction entre les Etats-Unis et l'Iran dans ces négociations pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique. Les Etats-Unis et Israël accusent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce qu'il réfute. L'Iran insiste jusqu'à présent pour aborder le dossier nucléaire ultérieurement, après la signature du protocole d'accord actuellement en discussion. La guerre a fait des milliers de morts, et ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole. L'autre grand point de litige est le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, quasiment verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre. Les Etats-Unis imposent pour leur part un blocus des ports iraniens. Washington a affirmé son opposition au maintien d'un contrôle iranien sur ce passage maritime. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a affirmé samedi avoir mis à l'arrêt un cargo naviguant sous pavillon gambien et tentant de rejoindre un port iranien, à l'aide d'un missile tiré sur sa salle des machines. Et selon des contacts de marins iraniens cités par l'agence de presse Tasnim, les Etats-Unis continuent d'empêcher les navires commerciaux iraniens de circuler. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont affirmé dimanche avoir abattu un drone américain MQ1 qui s'apprêtait, selon eux, à pénétrer dans les eaux territoriales iraniennes pour des "opérations hostiles". L'armée américaine n'a pas réagi dans l'immédiat. Téhéran demande pour sa part le déblocage de milliards de dollars d'avoirs gelés à l'étranger par les Etats-Unis. La télévision d'Etat a rapporté samedi, en invoquant une transcription non officielle du texte, que le protocole d'accord discuté prévoit le déblocage sous 60 jours de 12 milliards de dollars. Avancée israélienne dans le sud du Liban L'Iran réclame aussi la fin des combats au Liban où s'affrontent depuis le 2 mars son allié, le Hezbollah, et Israël, qui a intensifié ses frappes et opérations au sol, malgré une trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée. Dimanche, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé que l'armée avait "étendu ses opérations au Liban, traversé le fleuve Litani", à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière, et planté le drapeau israélien sur la forteresse médiévale de Beaufort, une de ses bases pendant son occupation du sud du Liban, qui a duré deux décennies et s'est achevée en 2000. L'armée israélienne a aussi appelé dimanche à l'évacuation de toute la zone située au sud du fleuve libanais Zahrani, à une quarantaine de km de la frontière, qu'elle avait déclarée "zone de combat" mercredi. Elle a annoncé la mort d'un soldat tué la veille par un drone explosif du Hezbollah burx-roc-cab/hme

31.05.2026 à 04:03

"Légendaires", "invincibles" : les héros du PSG rentrent à Paris pour fêter leur doublé européen

FRANCE 24

Salués par la presse nationale et internationale, les joueurs du PSG, auréolés d'un nouveau titre européen, reviennent à Paris dimanche. Ils fêteront leur deuxième victoire en Ligue des Champions au Champ de Mars, puis dans la soirée au Parc des Princes, après un passage par l'Élysée.
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