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▸ Les 15 dernières parutions

23.04.2026 à 05:35

En direct : le Liban va demander de prolonger la trêve lors de pourparlers avec Israël

FRANCE 24

Israël et le Liban tiennent jeudi à Washington une nouvelle session de pourparlers au niveau des ambassadeurs, sous l'égide des États-Unis, durant laquelle Beyrouth veut demander une prolongation d'un mois de la trêve en vigueur depuis le 17 avril. Suivez notre direct.

23.04.2026 à 05:05

Le "made in China" rêve d'une embellie avec la visite de Trump

FRANCE24

Les fabricants et usines de la province du Guangdong, le coeur manufacturier du pays, ont subi de plein fouet ces dernières années les droits de douane du locataire de la Maison Blanche. La guerre commerciale mondiale lancée par M. Trump en 2025 après son retour au pouvoir avait entraîné sur certains produits chinois des surtaxes exorbitantes allant jusqu'à 145%. Certes, une trêve d'un an sur l'essentiel des taxes a été conclue en octobre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping. Mais pour les vendeurs du marché de Canton, les commandes se sont taries. "C'est assez net. Les clients américains ont presque disparu", affirme Zhou Hua, responsable des ventes chez "1988", un fabricant de jeans. La province du Guangdong représentait l'an passé environ un cinquième du commerce extérieur chinois, soit 9.490 milliards de yuans (plus de 1.186 milliards d'euros), selon les Douanes chinoises. La Maison Blanche a annoncé que M. Trump se rendrait en Chine les 14 et 15 mai après un report de plusieurs semaines à cause de la guerre au Moyen-Orient. Pékin n'a pas confirmé ces dates. Zhou Hua espère que cette visite entraînera une baisse des droits de douane et relancera la demande pour ses jeans. Les Etats-Unis ne pèsent qu'environ 10% des exportations de "1988", qui vend surtout en Chine et ailleurs dans le monde. Mais ils sont une plaque tournante de la mode et donc un marché stratégique, où être présent et visible peut déboucher sur de nouveaux contrats. "On ne veut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier", explique M. Zhou. La Cour suprême des Etats-Unis a annulé en février une grande partie des taxes mondiales décrétées par M. Trump. Ce dernier a instauré dans la foulée une nouvelle surtaxe universelle de 10%, valable 150 jours, qui s'applique aussi aux produits chinois. Espoirs de paix Selon Guo Tao, le patron de "1988", la visite de M. Trump aidera à "briser la glace". "Quand les deux pays se livrent une guerre des droits de douane, tout le monde y perd, ce n'est gagnant pour personne", dit-il. Il s'inquiète aussi de la hausse du coût des matières premières, alimentée par la guerre au Moyen-Orient. "En tant que commerçants, tout ce qu'on veut, c'est une économie prospère, un pays stable et la paix dans le monde". Dans les allées du marché de gros, acheteurs chinois et étrangers marchandent. A côté, des responsables de stands font la promotion de leurs produits en direct sur internet devant leurs écrans de smartphones. Une vendeuse de sacs à main, Mme Zhuang, explique que sa petite échoppe n'est pas directement touchée par les taxes américaines, mais qu'elle en ressent "clairement" les répercussions, car les clients chinois sont davantage soucieux de leur budget. "Pour ce qui est de mes attentes" vis-à-vis de la visite du président américain, "je n'en ai aucune", tranche-t-elle, jugeant M. Trump "peu digne de confiance". Dans un autre marché de gros de Canton, des bandelettes roses et des boules à facettes pendent au plafond de la boutique de Wen Linpeng, qui vend savons colorés, parfums et produits de maquillage. Son activité n'est pas tournée vers les Etats-Unis, mais il espère que le déplacement de M. Trump favorisera la coopération entre les deux pays. La Chine accueillera le président américain à bras ouverts s'il est "vraiment sincère", présage-t-il. "S'il n'est pas sympa, s'il exige des concessions de la Chine ou nous force la main sur quelque chose, on lui rendra la monnaie de sa pièce", prévient-il. "Mais s'il est prêt à coopérer, on sera ravi de travailler avec lui."

23.04.2026 à 04:55

Futur chef de l'ONU: pour les quatre candidats, priorité à la paix

FRANCE24

La Chilienne Michelle Bachelet, l'Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall, espérant remplacer Antonio Guterres le 1er janvier 2027, ont chacun passé trois heures mardi et mercredi à répondre aux questions tout azimut des 193 Etats membres et de représentants de la société civile. Mais "beaucoup de diplomates sont un peu cyniques concernant ces auditions", commente auprès de l'AFP Richard Gowan, de l'International Crisis Group. Parce qu'il y a un "sentiment généralisé que les Etats-Unis et les autres détenteurs du veto au Conseil de sécurité choisiront le gagnant en privé", souligne-t-il. Malgré ce "grand oral" inauguré en 2016, l'Assemblée générale ne peut élire le secrétaire général qu'après recommandation du Conseil de sécurité où les cinq membres permanents (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France) ont un droit de veto. Les délibérations du Conseil de sécurité devraient commencer à partir de fin juillet, avant un vote de l'Assemblée générale probablement à l'automne. Dans ce contexte, beaucoup des propos des prétendants sont restés "convenus", note Richard Gowan. Mais "si on écoute attentivement, ils ont envoyé quand même d'importants messages", estime-t-il, évoquant un par exemple un Rafael Grossi plus "radical" qu'Antonio Guterres sur la réforme de l'ONU. Les candidats ont tous souligné l'urgence à restaurer la confiance envers des Nations unies au bord de l'effondrement financier et dont la pertinence est parfois mise en cause dans un monde ravagé par un nombre de conflits record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En commençant par un renforcement du rôle de bons offices de son chef. Michelle Bachelet a ainsi plaidé pour un secrétaire général "présent" là où il y a des problèmes à régler, Rafael Grossi a décrit un futur patron de l'ONU allant "vraiment" sur le terrain et Macky Sall a suggéré un "rôle réinventé" pour que l'ONU "retrouve sa place autour de la table mondiale". Alors que certains reprochent à Antonio Guterres de ne pas s'impliquer directement pour peser sur les conflits en Ukraine ou au Moyen-Orient, Rebeca Grynspan a été plus directe. Le secrétaire général "doit prendre des risques. Nous sommes devenus une organisation conservatrice en matière de risque", a-t-elle déploré. "L'ONU échoue seulement quand elle n'essaie pas. Nous devons essayer", a ajouté la patronne de l'agence de l'ONU pour le commerce et le développement (Cnuced), qui a négocié en 2022, avec Moscou et Kiev, "l'Initiative de la mer Noire" pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe. D'autres en embuscade ? Les quatre candidats semblent avoir également tenté de trouver un équilibre, un peu différent pour chacun, entre la défense du lien indéfectible entre les trois piliers de l'ONU (paix, droits humains, développement) et un recentrage total sur le premier, une position désormais défendue par l'administration Trump. Très peu des questions ont porté sur des conflits précis, comme le Moyen-Orient ou l'Ukraine. Et les candidats se sont souvent gardé d'y répondre de manière spécifique, répétant leur attachement au respect de la Charte des Nations unies. Interrogée sur Gaza, Rebeca Grynspan a toutefois plaidé pour l'entrée "sans entrave" de l'aide humanitaire et soutenu une solution à long terme où "Israël et la Palestine vivent en paix et en sécurité". Et Macky Sall a souligné la "tragédie humaine" du conflit israélo-palestinien. Au delà de ces auditions, les positions et actions passées des candidats auront certainement une influence sur le choix du candidat. Des élus républicains ont déjà appelé Washington à bloquer Michelle Bachelet en raison de sa défense du droit à l'avortement. Rafael Grossi, actuel patron de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, est lui impliqué dans des dossiers brûlants, en particulier le nucléaire iranien. Alors que les cinq membres permanents restent très discrets sur leurs attentes, le prochain secrétaire général ne sera peut-être même pas un de ces quatre candidats. "Je pense qu'il y a encore un bon nombre de candidats qui tournent autour et attendent de voir comme les choses se passent" pour se déclarer, indique ainsi Richard Gowan.

23.04.2026 à 04:31

A Montauban, hommage national à Florian Montorio, Casque bleu français tué au Liban

FRANCE24

Casque bleu de 40 ans, Florian Montorio, appartenait au 17e régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban et c'est au sein de la caserne de cette unité que lui seront rendus à partir de 11h30 les honneurs funèbres militaires. La cérémonie sera présidée par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill. Le soldat, qui avait servi sur de nombreux théâtres d'opération depuis son engagement en 2007, a été tué samedi "par un tir direct à l'arme légère", dans la région de Deir-Kifa au sud-Liban, avait précisé la ministre sur X. Les autorités françaises et l'ONU ont attribué l'attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah actif dans le sud du Liban, qui a nié toute implication. Mercredi, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé qu'un deuxième militaire français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), touché dans la même embuscade, avait succombé à ses blessures. Selon Mme Vautrin, le caporal-chef Anicet Girardin, 31 ans, avait été blessé alors qu'"il portait secours à son chef d'élément qui venait de tomber". Père de deux filles de 9 et 15 ans, Florian Montorio avait rejoint le 17e RGP en 2021 et devait retourner à la vie civile "d'ici quelques mois", a souligné samedi le responsable de ce régiment, le colonel Jérémy Akil. Jeudi, au terme de la cérémonie militaire, la mairie de Montauban a également organisé une "marche silencieuse": depuis la caserne, un cortège partira pour rejoindre une église de la ville où une messe sera célébrée. Les Montalbanais pourront "stationner tout le long" et "rendre par leur présence un hommage au militaire qui a été tué", a expliqué à l'AFP Didier Lallemand, le maire (UDR) de la ville, rappelant "le lien historiquement très étroit" entre l'armée et la population locale. "Dès l'annonce du décès de ce militaire, il y a vraiment eu une émotion qui s'est emparée de la ville", a-t-il dit. "L'armée à Montauban, c'est 3.500 militaires, donc c'est 3.500 familles, ce sont des enfants qui vont à l'école à Montauban, qui fréquentent les clubs sportifs, qui assistent aux manifestations", a-t-il détaillé.

23.04.2026 à 04:21

Prêt à l'Ukraine quasi débloqué, Volodymyr Zelensky attendu à Chypre pour un sommet européen

FRANCE 24

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu ce jeudi à Chypre pour un sommet européen alors que le déblocage d'un prêt européen de 90 milliards d'euros à Kiev devrait être validé dans la journée. Les chefs d'État et de gouvernement européens doivent aussi aborder la guerre au Moyen-Orient.

23.04.2026 à 04:07

Le Liban va demander de prolonger la trêve lors de pourparlers avec Israël à Washington

FRANCE24

Israël a affirmé avant ces discussions ne pas avoir de "désaccords sérieux" avec le Liban, l'appelant à "travailler ensemble" contre le Hezbollah pro-iranien, grand absent de ces discussions auxquelles il est opposé. Les deux pays, toujours en état de guerre, avaient tenu une réunion le 14 avril déjà à Washington, la première du genre depuis 1993, pour tenter de mettre fin à la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre Israël. Les Etats-Unis avaient ensuite annoncé une trêve de dix jours dans ce conflit, qui a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés côté libanais. Comme lors de la session précédente, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, va réunir les ambassadeurs aux Etats-Unis d'Israël, Yechiel Leiter, et du Liban, Nada Hamadeh Moawad, en présence de l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa. L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, doit se joindre cette fois à la réunion, a indiqué un responsable du Département d'Etat à l'AFP. La rencontre se tient alors qu'Israël poursuit ses bombardements au Liban, qui ont tué mercredi la journaliste libanaise Amal Khalil et blessé sa collègue Zeinab Faraj dans la localité d'al-Tiri, dans le sud du pays où elles travaillaient pour le quotidien Al-Akhbar. L'agence de presse libanaise Ani a fait état de quatre autres personnes tuées dans les opérations israéliennes dans la journée. "Un seul obstacle" A Washington, "le Liban demandera une prolongation d'un mois de la trêve, le strict respect du cessez-le-feu et l'arrêt par Israël des opérations de dynamitage et de destruction dans les zones où il est présent", a indiqué une source officielle à l'AFP. "Des contacts sont en cours pour prolonger le cessez-le-feu", a indiqué de son côté le président libanais Joseph Aoun. Pour lui, le but des futures négociations directes est notamment "l'arrêt total des agressions israéliennes et le retrait israélien" du Liban. Les deux pays ont accepté, à l'issue de la première session de pourparlers, d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable, à une date et un lieu qui doivent être fixés ultérieurement. Le Liban a chargé Simon Karam, un diplomate chevronné, de présider la délégation de son pays pour ces tractations. Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a affirmé de son côté mercredi qu'Israël n'avait "pas de désaccords sérieux" avec le Liban. "Il y a un seul obstacle à la paix et à la normalisation entre les deux pays, c'est le Hezbollah", a-t-il ajouté lançant un appel au gouvernement libanais à travailler "ensemble contre l'Etat terroriste que le Hezbollah a construit sur votre territoire". L'armée israélienne, qui est entrée en territoire libanais, a établi une "ligne jaune" de séparation dans le sud, comme dans la bande de Gaza, disant vouloir protéger la population du nord d'Israël. Le Hezbollah a pour sa part revendiqué une attaque mardi sur cette zone, disant riposter à des violations "flagrantes" du cessez-le-feu, pour la première fois depuis son entrée en vigueur. Mercredi, l'armée israélienne a annoncé avoir tué la veille deux "terroristes" qui avaient "franchi la ligne de défense avancée et se sont approchés des soldats". Selon les termes de la trêve, Israël affirme se réserver le droit d'agir contre des "attaques planifiées, imminentes ou en cours" au Liban. Le cessez-le-feu au Liban avait été réclamé par Téhéran comme l'une des conditions à la reprise de pourparlers avec Washington, en vue d'aboutir à une paix durable entre l'Iran et les Etats-Unis. Le président libanais a indiqué que les futures négociations seront "distinctes" des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis. Donald Trump a annoncé mercredi une prolongation de la trêve entre son pays et l'Iran, en vigueur depuis le 8 avril, émaillée de tensions dans le détroit d'Ormuz. Sur le plan diplomatique, la situation reste confuse, en l'absence à ce stade de reprise des discussions à Islamabad entre les deux principaux belligérants.

23.04.2026 à 03:53

Les ministres du G7 à Paris pour parler d'environnement... en évitant les sujets qui fâchent

FRANCE24

La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a convié ses homologues de ce club de pays industrialisés, ainsi que des représentants d'autres partenaires, comme les nations qui accueilleront cette année les prochaines COP sur la désertification (Mongolie) ou la biodiversité (Arménie). Elle a mis au menu des discussions cinq priorités: "financer la protection de la biodiversité, préserver l'Océan, sécuriser les ressources en eau, souligner les liens entre désertification et sécurité et accroître la résilience de nos territoires comme de nos infrastructures face aux risques naturels". En revanche, la question climatique ne sera pas directement abordée, malgré la poursuite du réchauffement sur terre et dans les océans. Pas plus que celle de la sortie des énergies fossiles, pourtant abordée dans la foulée lors d'une réunion inédite d'une cinquantaine de pays à Santa Marta, en Colombie (24-29 avril). "Un G7 au rythme des Etats-Unis ne peut prétendre répondre aux crises du siècle s'il évacue le climat, ignore les inégalités de genre et s'enferme dans une vision énergétique de court terme", regrette auprès de l'AFP Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat (RAC), qui regroupe de nombreuses ONG. "En cédant aux pressions, il affaiblit l'action collective et renonce à son potentiel rôle moteur", juge-t-elle. "Sujets moins conflictuels" La France assume pour sa part de ne "pas aborder de front la question du climat" pour ne pas froisser les Etats-Unis dans ce club de pays riches dont font aussi partie le Japon, le Royaume-Uni ou l'Allemagne. "On a souhaité privilégier l'unité du G7, notamment pour protéger cette enceinte. Donc on a choisi de se concentrer sur des sujets moins conflictuels", a expliqué l'entourage de Monique Barbut, à quelques semaines d'un sommet du G7 des chefs d'Etats en juin à Evian, dans les Alpes françaises, sous la présidence d'Emmanuel Macron. Le retour début 2025 à la Maison Blanche de Donald Trump, notoirement climatosceptique, a été suivi d'une série de pas en arrière en matière de protection du climat, de son retrait de l'Accord de Paris au détricotage de nombreuses normes environnementales au sein de la première économie mondiale. Symbole du peu d'intérêt porté par les Etats-Unis à ce G7, sa représentante sera Usha-Maria Turner, l'administratrice adjointe chargée des Affaires internationales et tribales à l'Agence américaine de protection de l'environnement, un poste de direction de second rang. Financement de la nature La France espère toutefois séduire l'administration Trump comme ses autres partenaires avec son "alliance pour le financement de la nature et des peuples", une initiative destinée à encourager le financement public et privé pour la protection de la biodiversité. Elle aimerait à cette occasion dévoiler un financement allant jusqu'à 800 millions de dollars pour la protection de parcs naturels dans une vingtaine de pays africains, selon des sources proches du dossier. "Nous ne pouvons que nous réjouir que le sujet du financement de la biodiversité se soit fait une place dans les discussions" mais "ces financements doivent être additionnels et ne doivent pas compenser un désengagement parallèle des Etats, et notamment de la France", juge Jean Burkard, directeur du plaidoyer au WWF France. Parmi les autres objectifs de ces rencontres figure celui d'aboutir à une déclaration politique sur la désertification et la sécurité. Des sessions sur les océans se tiendront aussi avec l'objectif de lancer une alliance des aires marines protégées. D'autres séances de travail sont prévues, sur l'effet des catastrophes sur l'immobilier et sur la question des pollutions de l'eau. Une visite à Fontainebleau est aussi programmée jeudi après-midi dans le cadre d'une session consacrée aux forêts.

23.04.2026 à 03:49

Pérou : démissions au sommet de l'Etat en pleine controverse sur l'achat d'avions F-16

FRANCE24

Malgré la volonté affichée de M. Balcazar de suspendre cette acquisition, le ministère de l'Economie a annoncé dans la soirée avoir transféré 462 millions de dollars à la société Lockheed Martin au titre du premier paiement. Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense ont affirmé, en annonçant leur démission dans la matinée, que le contrat avait été signé lundi et devait être honoré, avec un premier paiement attendu dans la journée. M. Balcazar avait annoncé la veille le report de l'acquisition afin d'en laisser la responsabilité à son successeur, qui sera élu en juin et prendra ses fonctions fin juillet. "M. Balcazar met en danger notre pays, lui fait perdre en crédibilité et fait de nous un partenaire en qui l'on ne peut pas avoir confiance dans un processus de négociation", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Hugo de Zela à la radio RPP. De son côté, le ministre de la Défense, Carlos Diaz, a expliqué sa démission par la suspension de cet achat qu'il a qualifié de "besoin stratégique pour la sécurité et la défense de la nation". Confrontation Le ministère de l'Economie a insisté sur le fait que le respect des engagements de l'État "n'est pas une option, mais une obligation", et qu'y renoncer exposerait le pays à des coûts et à une dégradation de sa crédibilité internationale. A rebours, M. Balcazar a assuré mercredi vouloir "veiller à ce que les fonds publics soient utilisés de manière appropriée", invoquant les priorités sociales du pays. L'ambassade américaine à Lima a précisé dans un communiqué qu'une "signature technique" avait eu lieu lundi "avec la pleine connaissance des plus hauts niveaux du gouvernement péruvien". L'ambassadeur des Etats-Unis, Bernardo Navarro, a indiqué que le contrat portait sur l'acquisition de 12 avions F-16 dans un premier temps, avec des livraisons attendues à partir de 2029, assurant à la radio Exitosa qu'il s'agissait d'un processus "au-delà de tout président". La semaine dernière, il avait averti dans un message sur X qu'il utiliserait "tous les outils disponibles" en cas d'"atteinte aux intérêts américains", le jour même où la signature devait intervenir, avant d'être finalement repoussée à lundi. "Il n'y a jamais eu d'intention de confrontation avec les Etats-Unis", a assuré M. Balcazar. Le président intérimaire du Parlement, Fernando Rospigliosi, a appelé au respect du contrat, estimant qu'il fallait "honorer ce qui a été signé", tandis que le député ultraconservateur Jorge Montoya a évoqué la possibilité d'une destitution de M. Balcazar. Ces démissions interviennent alors que le Pérou se dirige vers un second tour de la présidentielle le 7 juin, dans un contexte d'instabilité politique chronique. M. Balcazar, dont le mandat entamé en février s'achève le 28 juillet, est le huitième chef de l'Etat au Pérou en dix ans. Le pays latino-américain avait annoncé en octobre 2024 le renouvellement de ses forces aériennes, avec l'achat de 24 avions de combat de dernière génération pour un montant de 3,5 milliards de dollars. Parmi les offres reçues figuraient les Rafale français et les Gripen suédois. En février, un comité d'évaluation a retenu la proposition américaine. Le pays andin dispose de 12 avions Mirage 2000, selon des publications militaires spécialisées. Sa flotte comprend également des MiG-29 russes et des Sukhoï-27 biélorusses, acquis en 1997, dont la majorité est aujourd'hui hors service ou en réserve.

23.04.2026 à 01:18

Traversées irrégulières de la Manche : la France et le Royaume-Uni concluent un nouvel accord

FRANCE 24

La France et le Royaume-Uni ont trouvé un terrain d'entente pour reconduire pour trois ans le traité de Sandhurst afin de lutter contre les traversées clandestines de la Manche. Une partie du financement britannique comprend une part "flexible", conditionnée à l'efficacité des mesures entreprises. L'accord prévoit aussi d'augmenter de moitié les forces de l'ordre dédiées à cette mission.

23.04.2026 à 00:59

Dans une prison de Guinée équatoriale, le pape, le déluge et la peinture fraîche

FRANCE24

En arrivant de l'aéroport, à la lisière d'une forêt vierge luxuriante, le pape américain a parcouru mercredi la route bordée de maisons en tôle ondulée et de chantiers abandonnés menant à la prison. Elle se dresse au bout d'une route goudronnée, avec ses murs saumon fraîchement repeints, surmontés de piques métalliques et de barbelés. Dans ce pays hispanophone de 2 millions d'habitants, dirigé d'une main de fer depuis 1979 par Teodoro Obiang Nguema, régulièrement accusé d'atteintes aux droits de l'homme et à la liberté d'expression, la visite papale offre aux autorités une vitrine rare pour redorer l'image d'un système pénitentiaire vivement critiqué. Tapis rouge, estrade officielle, musique festive : la scénographie soignée tranche avec les critiques des ONG sur les conditions de détention. Dans un rapport en 2023, le département d'Etat américain faisait état de cas de torture et d'une surpopulation extrême dans les prisons du pays. Devant l'entrée, face à un mirador entouré d'une coursive en métal sur lequel deux agents montent la garde, le ministre de la Justice, Reginaldo Biyogo Mba, vante aux journalistes les qualités de la prison et l'investissement des autorités "au service de la démocratie". Une fois franchis les grilles en fer de l'entrée, une odeur âcre inonde la cour intérieure, mêlant transpiration, urine et humidité. Debout, vêtus d'une tenue orange vif ou vert kaki, quelque 600 détenus sont alignés en rangs. Les hommes, jeunes pour la plupart, comme la trentaine de femmes, tous ont le crâne rasé. Certains portent un masque sur le visage. A leurs pieds, des sandales en plastique claires. "Dignité" Un drapeau du Vatican et à l'effigie du pape en main, ils attendent en silence dans une moiteur étouffante, sous le regard sévère d'agents pénitentiaires en chemise blanche et képi noir. De leurs parcours, on ne saura rien: toute interview est strictement interdite. A l'arrivée du souverain pontife, une musique rythmée s'échappe des enceintes. Aussitôt, les détenus entonnent en choeur une chanson enjouée, dans une chorégraphie minutieusement répétée. Sur la scène, les responsables esquissent un sourire satisfait. Soudain, un déluge s'abat, inondant bientôt la cour. L'eau ruisselle sur les visages, détrempe les uniformes. "La pluie est une bénédiction de Dieu!", lance Léon XIV en espagnol, soulevant des acclamations nourries. "L'administration de la justice a pour but de protéger la société, mais pour être efficace, elle doit toujours miser sur la dignité et les potentialités de chaque personne", affirme-t-il ensuite, avant de délivrer un message d'espoir et d'encouragement. "Vous n'êtes pas seuls", leur dit-il. Des déclarations qui représentent une très rare dénonciation dans ce pays très contrôlé, où la moindre parole publique à l'encontre de l'Etat peut valoir des représailles. A la fin de la rencontre, les détenus explosent dans un mouvement de joie collectif et de danse. On saute, on se prend dans les bras. "Libertad! Libertad!", scandent ils en choeur, dans ce qui est, sans doute, le seul mouvement spontané de cette rencontre. Lors d'une messe le matin même devant quelque 100.000 personnes à Mongomo (est), le pape a appelé à ce que "les espaces de liberté s'accroissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée". "Je pense aux prisonniers, souvent contraints de vivre dans des conditions d'hygiène et de santé inquiétantes", a-t-il ajouté. La visite papale enclenchera-t-elle un changement? Les chiffres officiels sur la population carcérale en Guinée équatoriale sont rares et souvent obsolètes. "Des centaines de détenus finissent enfermés pendant des années, à l'issue de procès entachés d'irrégularités, dans des prisons parmi les plus tristement célèbres du monde", estimait en 2021 Amnesty International.

23.04.2026 à 00:23

Mythes et réalités de l'arsenal militaire iranien

Cécile GALLUCCIO

Erratum : dans cette chronique, il est mentionné par erreur l'île Diego Garoca, alors qu'il s'agit de l'île Diego Garcia.  Mardi, la propagande iranienne a de nouveau diffusé des images d'une foule en liesse sur l'une des places principales de Téhéran autour d'un imposant missile. Objectif : montrer que les capacités militaires du pays sont encore solides. Pourtant, il n'y a pas si longtemps, Donald Trump expliquait au monde que la République islamique n'était plus une menace. 

22.04.2026 à 23:59

Espagne: le Barça repousse encore le Real mais perd Yamal

FRANCE24

L'ailier de 18 ans, star du Barça et de la sélection espagnole, s'est blessé en marquant un pénalty qu'il avait lui-même obtenu (40e, 1-0) avant de rentrer aux vestiaires visiblement touché à la cuisse gauche, une sérieuse alerte à 50 jours du début de la Coupe du monde nord-américaine (11 juin au 19 juillet). Ce 24e but de la saison du jeune gaucher permet en attendant au champion d'Espagne en titre (1er, 82 points) de conserver ses neuf longueurs d'avance sur le Real Madrid (2e, 73 points), à six journées de la fin du championnat. Selon les premières informations de la presse catalane, Yamal serait touché aux ischio-jambiers et pourrait être absent au moins cinq semaines, ce qui le priverait de la fin de saison avec son club, dont le Clasico du 10 mai prochain face au Real. Une telle blessure transformerait les prochaines semaines en course contre-la-montre pour le jeune attaquant espagnol, à 50 jours de l'ouverture du Mondial-2026 aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, où la Roja, championne d'Europe en titre, fera partie des favorites. L'international portugais Joao Cancelo, touché au genou droit, a lui aussi été contraint de céder sa place en début de match (23e). L'Atlético encore battu L'Atlético Madrid, réduit à dix dès la 30e minute, voit le podium de Liga s'éloigner après une quatrième défaite de suite en championnat concédée plus tôt sur la pelouse du promu Elche (3-2). Battu samedi en finale de la Coupe du Roi par la Real Sociedad aux tirs au but (2-2, 4-3 t.a.b), l'Atlético (4e, 57 points) s'est à nouveau incliné avec une équipe largement remaniée et en infériorité numérique pendant plus d'heure après le carton rouge reçu par l'ancien Lyonnais Thiago Almada (30e). A une semaine de recevoir Arsenal en demi-finale aller de la Ligue des champions, les Colchoneros n'ont donc remporté qu'un seul de leur huit derniers matchs toutes compétitions confondues, mais certainement le plus important: le quart de finale aller de C1 contre le FC Barcelone au Camp Nou (2-0). Ce succès de prestige permet en revanche à Elche de grimper provisoirement à la 14e place avec deux longueurs d'avance sur Alavés (18e, 33 points), battu (2-1) la veille par le Real Madrid. C'est Getafe (6e, 44 points), futur adversaire du Barça samedi, qui a réalisé la meilleure opération de la journée en s'offrant (1-0) la Real Sociedad (8e, 42 points) pour se replacer dans la course à l'Europe.

22.04.2026 à 23:44

Après une victoire démocrate lors d'un référendum en Virginie, Donald Trump crie au trucage

FRANCE 24

Le président américain crie à nouveau à la fraude électorale, cette fois en Virginie où les démocrates viennent de remporter, mardi, un référendum leur permettant de redessiner leur carte électorale afin de gagner des sièges supplémentaires au Congrès. Comme lors de l'élection présidentielle de 2020, Donald Trump s'en prend spécifiquement au vote par correspondance et en appelle aux "tribunaux".

22.04.2026 à 23:43

Coupe de France: Nice surprend Strasbourg (2-0) et rejoint Lens en finale

FRANCE24

Il y aura donc bien une raison de vibrer pour les supporters niçois cette saison, lassés des galères que vit leur club en championnat (15e), toujours à la lutte pour le maintien. Grâce à Elye Wahi, homme providentiel des Aiglons avec son doublé d'abord sur une frappe croisée (51e) bien servi par Jonathan Clauss, puis sur pénalty (82e), et sa solidité déjà aperçue à Lille le week-end dernier (0-0), le Gym a déjoué les pronostics. Il aura l'occasion de remporter une quatrième fois le trophée (1952, 1954 et 1997) face aux Sang et Or, qui courent toujours après leur première victoire. Mais il faudra en parallèle éviter le scénario de 1997, quand sa troisième victoire avait avait été gâchée par une relégation en Ligue 2 en fin de saison. En face, Strasbourg tombe de haut. Le club alsacien n'est pas parvenu à enchaîner une nouvelle soirée de rêve après sa qualification historique en demi-finale de la Ligue Conférence acquise jeudi dernier, et n'ira pas au Stade de France disputer une nouvelle finale 25 ans après la dernière. Après avoir fait reposer ses titulaires en championnat ce week-end, hypothéquant quasiment ses chances de finir dans les places européennes, le Racing a perdu son pari et ne pourra sans doute se consoler qu'en Ligue Conférence face au Rayo Vallecano en demi-finale. Wahi et Dupé décisifs "Ce sera du 50-50": l'entraîneur de Strasbourg Gary O'Neil avait raison de se méfier de Nice, de retour à la Meinau avec de nouveaux acquis après avoir été puni sèchement le 4 avril (3-1) en encaissant trois buts en première période. Les Aiglons ont cette fois mieux repoussé les assauts alsaciens du premier acte si ce n'est une alerte qui a failli profiter à Martial Godo (23e). Dominé mais pas dépassé, Nice s'est accroché à sa mission, parvenant même à prendre l'avantage après une ouverture lumineuse de Jonathan Clauss pour Elye Wahi, auteur d'une frappe croisée inarrêtable (1-0, 51e). Strasbourg venait pourtant d'obtenir une nouvelle occasion d'ouvrir le score une minute plus tôt mais Julio Enciso, avait opté pour un tir trop mou, oubliant Emmanuel Emegha en retrait (50e). Maxime Dupé, titulaire à la place du N.1 Yehvann Diouf dans les cages, a aussi grandement contribué au succès de l'OGC Nice en sortant notamment un arrêt réflexe pour détourner une nouvelle tentative de Julio Enciso de la tête à bout portant (76e). Si Ismaël Doukouré envisageait "sereinement" cette demi-finale de Coupe de France, elle s'est transformée en cauchemar pour le défenseur alsacien, qui a provoqué un pénalty en fauchant Mohamed-Ali Cho, qu'Elye Wahi a transformé avec maîtrise. L'avant-centre a une nouvelle fois montré que Nice avait eu raison d'obtenir son prêt en janvier, quelques jours après l'arrivée sur le banc de Claude Puel, autre homme fort de cette qualification en finale.

22.04.2026 à 23:32

L’opposant malien Oumar Mariko a rencontré 17 otages maliens détenus par le groupe djihadiste JNIM

Kalidou SY

L’opposant malien Oumar Mariko, actuellement en exil, s'est rendu clandestinement au Mali où il a pu rencontrer 17 otages maliens détenus par le groupe djihadiste JNIM. Oumar Mariko, Président du parti politique malien Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance, était sur France 24.
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