LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

27.05.2026 à 07:25

Sénégal : entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, des divergences désormais irréconciliables ?

David RICH

À peine limogé de son poste de Premier ministre par le président sénégalais, Ousmane Sonko a été élu mardi à la tête de l’Assemblée nationale, chargée de contrôler l’action du gouvernement. Quel impact ce séisme politique va-t-il avoir sur la conduite du pays ? Les deux anciens alliés peuvent-ils encore trouver un terrain d’entente ? Explications.

27.05.2026 à 06:59

"Ils venaient de tout l'Empire français" : des résistants issus des colonies retrouvent un nom

Stéphanie TROUILLARD

Des sujets et citoyens issus des colonies vivaient en France métropolitaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs milliers d'entre eux ont participé à la résistance intérieure contre l'occupant allemand. À l'occasion de la Journée nationale de la Résistance, France 24 met en lumière une nouvelle base de données. Elle recense ces hommes et femmes qui ont lutté pour la Libération et qui ont pendant longtemps été oubliés.

27.05.2026 à 06:55

Les cessez-le-feu en Iran et au Liban menacés

FRANCE24

Ces frappes portent un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient. Dans le même temps, comme une étape de plus vers l'accalmie, l'agence iranienne Isna a rapporté mercredi que le trafic aérien était maintenant rouvert sans interruption dans 10 aéroports du pays. Parmi eux figurent les deux grands aéroports de Téhéran, qui avaient déjà repris leur activité en avril après des semaines de fermeture en raison de la guerre. Les signes d'ouverture de ces derniers jours ont cédé la place à une rhétorique martiale, dans un conflit où les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril mais où le blocage du détroit d'Ormuz continue, faisant flamber les prix du pétrole. "L'armée terroriste américaine, poursuivant ses actions illégales et injustifiées depuis le cessez-le-feu (...), a commis au cours des dernières 48 heures une violation flagrante du cessez-le-feu dans la région d'Hormozgan", a déclaré le ministère des Affaires étrangères, sans préciser la nature des faits. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé avoir frappé dans la nuit des sites de lancement de missiles dans le sud. L'Iran n'a pas officiellement confirmé l'information, mais les médias d'Etat ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas et annoncé qu'une enquête était en cours pour en déterminer l'origine. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont eux affirmé avoir abattu un drone américain et tiré sur d'autres aéronefs tentant de pénétrer dans l'espace aérien du pays, sans en préciser la date. Internet partiellement rétabli Portés la veille par l'espoir d'un accord, les marchés mondiaux ont retrouvé mardi "un ton plus prudent", commente Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com, à l'exception de Wall Street qui a de nouveau atteint des sommets en clôture. Le pétrole est lui reparti à la hausse mardi, avant de baisser de nouveau mercredi matin en Asie. En Iran, l'accès à internet a été partiellement rétabli mardi selon l'ONG étrangère de surveillance de la cybersécurité NetBlocks, après une coupure quasi totale de près de trois mois en raison de la guerre, déclenchée le 28 février par l'attaque israélo-américaine. "Depuis quelques minutes, je peux ouvrir des sites internet internationaux avec mon fournisseur d'accès", a déclaré à l'AFP une habitante de 22 ans de la ville occidentale de Kermanshah, ajoutant qu'elle avait toutefois toujours besoin de VPN (réseau privé virtuel) pour accéder aux réseaux sociaux. Malgré les menaces qui fusent, les tractations diplomatiques se poursuivent. De hauts responsables iraniens, dont le négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ont effectué lundi une visite à Doha, une première depuis le début des hostilités. Le gouverneur de la Banque centrale a également fait le déplacement pour discuter des fonds gelés à l'étranger en raison des sanctions américaines. Téhéran exige le déblocage de 24 milliards d'avoirs, selon l'agence de presse Tasnim. C'est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l'Iran souhaite aborder dans un second temps. Washington, qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique, réclame la destruction du stock d'uranium hautement enrichi, dont le sort est incertain depuis de précédentes frappes israélo-américaines, en juin 2025. Au-delà de la "ligne jaune" La diplomatie chinoise, qui communique avec les deux parties, a réitéré l'appel de Pékin au respect du cessez-le-feu et exprimé l'espoir que Washington et Téhéran recherchent un compromis, a rapporté mercredi l'agence d'Etat Chine nouvelle. Lors d'une conversation téléphonique mardi avec le dirigeant qatari, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a indiqué que son pays était "prêt à parvenir à un cadre respectueux pour mettre fin à la guerre", selon la radio-télévision étatique Irib. Son homologue américain cherche de son côté une issue à cette guerre impopulaire qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Sa réouverture est un enjeu majeur des négociations et les tensions y restent vives: un pétrolier a ainsi été touché mardi au large d'Oman, selon l'agence maritime britannique UKMTO. Donald Trump doit réunir mercredi son gouvernement pour parler notamment de l'Iran. Sur le front libanais, l'armée israélienne a mené de nouvelles frappes mardi dans le sud du pays, faisant 31 morts, selon le gouvernement libanais. Trente-et-une personnes, dont au moins quatre enfants et trois femmes, ont été tuées lors de ces attaques et 40 autres ont été blessées, a indiqué le ministère libanais de la Santé. Quatorze personnes ont été tuées à Burj al-Shamali, près de Tyr, a précisé le ministère. Israël a dans le même temps annoncé étendre ses opérations terrestres contre le mouvement pro-iranien Hezbollah au-delà de la "ligne jaune" qu'elle a établie dans le sud du pays. "Nous intensifions notre action au Liban", a répété mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.

27.05.2026 à 04:47

Etat de Messi pour le Mondial: "Les premières nouvelles ne sont pas si mauvaises", estime Scaloni

FRANCE24

"Logiquement, on préférerait qu'il ne lui soit rien arrivé. Maintenant, il faut attendre de voir comment il évolue et, surtout, les nouveaux examens qu'ils vont lui faire, j'imagine, pour voir si c'est vraiment comme on le dit", a déclaré Scaloni sur la chaîne DSports. Messi, 38 ans, avait demandé à sortir dimanche lors de son dernier match dans le championnat nord-américain (MLS) avant la Coupe du monde, après s'être tenu l'arrière de la cuisse gauche. Son club de l'Inter Miami a annoncé lundi que la star argentine souffrait d'un "surmenage associé à une fatigue musculaire au niveau de l'ischio-jambier gauche" et que "le retour à l'activité physique dépendra de l'évolution de son état clinique et fonctionnel". L'entraîneur de l'Inter Miami, Guillermo Hoyos, avait déclaré après le match dimanche que Messi "était réellement fatigué (...) le terrain était lourd et, dans le doute, l'approche normale est toujours de s'assurer que l'on ne prend aucun risque". "On regardait le match ici, dans nos locaux (de la Fédération) et on a vu qu'il avait demandé à être remplacé, et cela nous arrangeait bien", a ajouté Lionel Scaloni. L'octuple Ballon d'Or gère soigneusement sa charge de travail depuis son arrivée en MLS à l'Inter Miami en 2023, le staff l'ayant régulièrement exempté de matches lors de périodes de calendrier particulièrement chargées. Il a fait plusieurs tours à l'infirmerie ces dernières années en raison de problèmes aux ischio-jambiers, qui l'ont contraint à manquer une partie de la préparation de Miami plus tôt en 2026. Le Mondial-2026, coorganisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, démarrera le 11 juin et s'étendra jusqu'au 19 juillet. Les Argentins, dans le groupe J avec l'Algérie, la Jordanie et l'Autriche, y défendront leur couronne conquise en 2022 au Qatar à partir du 16 juin. S'il figurait dans la liste finale que doit annoncer Scaloni, Messi prendrait part à son sixième Mondial, un record qu'il partagerait notamment avec le Portugais Cristiano Ronaldo.

27.05.2026 à 04:22

En direct : les cessez-le-feu en Iran et au Liban menacés

FRANCE 24

L'Iran a accusé mardi les États-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines nocturnes dans le sud du pays, tandis qu'au Liban des frappes israéliennes ont fait 31 morts, selon les autorités locales. Suivez notre direct.

27.05.2026 à 04:11

La France continue de suffoquer sous le "dôme de chaleur"

FRANCE 24

Des températures pouvant aller jusqu'à 39°C sont attendues mercredi en France en raison de la persistance d'un "dôme de chaleur" qui a déjà fait plusieurs morts. La vigilance orange canicule a été étendue à 13 départements. Un épisode de pollution à l'ozone est attendu dans plusieurs régions.

27.05.2026 à 04:11

Dans un contexte houleux, Eramet rassemble ses actionnaires pour demander leur soutien

FRANCE24

Le groupe, qui a connu une année 2025 très difficile, réunit ses actionnaires en assemblée générale à Paris mercredi après-midi. La 19e résolution à être soumise au vote autorisera pour 26 mois, si elle est adoptée, le conseil d'administration à augmenter le capital de l'entreprise pour renforcer ses fonds propres, dans une opération pouvant atteindre 500 millions d'euros. L'opération, annoncée mi-février, doit permettre à l'entreprise d'améliorer sa solidité financière, après une perte nette de 477 millions d'euros en 2025 et alors que son endettement est très élevé. L'approbation ne devrait pas poser de problème, dans la mesure où les principaux actionnaires, la famille industrielle Duval et l'Etat, s'étaient engagés à avaliser l'opération. La question de savoir qui apportera l'argent demandé est plus épineuse. Les actionnaires bénéficieront d'un droit de souscription préférentiel, une priorité pour acheter de nouvelles actions. Mais plusieurs médias, le Financial Times début avril ou Les Echos mardi, indiquent que la famille Duval étudie une possible cession de ses parts. Si elle ne contribue pas à l'augmentation de capital en apportant de nouveaux fonds, elle sera de toute façon mécaniquement diluée. Interrogée par l'AFP mardi, la famille n'a pas fait de commentaire. Un observateur indique à l'AFP qu'elle a trois options en main: souscrire à 100% "à condition d'avoir les fonds nécessaires", une souscription "partielle" leur permettant de demeurer un actionnaire significatif, ou bien une dilution plus importante. A fin 2025, elle détenait environ 10,7 millions d'actions, soit 37,22% du capital et 43,5% des droits de vote en assemblée générale. Une participation valorisée à environ 600 millions d'euros, sur la base d'un cours de 56 euros observé mardi à la mi-journée. "Période complexe" L'Etat, via l'Agence des participations de l'Etat (APE) et la société FSI Equation, détient de son côté 7,8 millions d'actions, soit 27,13% du capital et 31,8% des droits de vote. "Eramet traverse une période complexe sur le plan financier", a commenté Bercy auprès de l'AFP, indiquant que l'Etat soutient l'augmentation de capital, qui "vise à redonner des marges de manœuvre à la société et à sécuriser son avenir". La même source précise, comme indiqué précédemment par Les Echos, que "l'Etat n'envisage pas de racheter la part des Duval". Eramet prévoit de lever les fonds dans la deuxième partie de 2026. Dans l'intervalle, le groupe a lancé une revue stratégique de son portefeuille et "vise une monétisation ciblée d'actifs". L'entreprise, qui emploie 10.000 salariés dans 17 pays d'implantation, produit du manganèse extrait au Gabon, du nickel en Indonésie, des sables minéralisés au Sénégal, et du lithium en Amérique latine. Il y a des défis locaux: le Gabon a annoncé mi-2025 vouloir interdire l'exportation du manganèse brut au 1er janvier 2029, afin de mettre en place une industrie de transformation nationale. En Indonésie, les autorités ont prévu des quotas de ventes de nickel beaucoup plus faibles en 2026 qu'en 2025. Actionnaire minoritaire de la plus grande mine de nickel au monde, Eramet a indiqué avoir demandé de réviser à la hausse son quota. Au Sénégal, l'activité a été perturbée par un incendie survenu fin février. Eramet disait le 23 avril prévoir un redémarrage "progressif et partiel" "à partir de fin avril". En outre, l'entreprise est toujours propriétaire de la Société Le Nickel (SLN), un opérateur minier et métallurgique basé en Nouvelle-Calédonie dont les pertes sont depuis 2024 intégralement financées par l'Etat. L'entreprise a fait face début 2026 à des secousses managériales, avec le départ d'un directeur général fraîchement recruté, Paulo Castellari, puis la "dispense" d'activité du directeur financier, remplacé mardi par un proche de la présidente, Christel Bories, son ancien directeur de cabinet, Simon Enochsberg. Dans ce contexte, Mme Bories, qui avait dirigé l'entreprise pendant une dizaine d'années avant de ne conserver que la présidence du conseil d'administration, a repris la direction générale de manière intérimaire.

27.05.2026 à 04:07

Affaire Grégory: la mise en examen de la grand-tante remise en question

FRANCE24

Le 16 octobre 1984, ce garçon de quatre ans était retrouvé noyé dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain, les parents recevaient une lettre anonyme: "Voilà ma vengeance. Pauvre con", disait le courrier. Ces mots, estiment les juges enquêteurs, ont été écrits par la grand-tante de Grégory, Jacqueline Jacob. Déléguée CGT, elle aurait été entendue en 1982 traiter de "chef de mes couilles" Jean-Marie Villemin, le père de Grégory à la réussite éclatante: belle maison et poste de contremaître à seulement 26 ans. Dès le début de l'enquête, les investigations avaient pointé la haine farouche, faite de jalousies ancestrales, que se vouaient les époux Villemin et les Jacob, famille de la grand-mère de Grégory. Bien que ces derniers n'aient cessé de démentir tout conflit, Jacqueline Jacob, dont l'époux Marcel est un frère de la grand-mère du petit garçon, avait été mise en examen en 2017 pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Un an plus tard, les poursuites étaient annulées pour vice de forme. Le 24 octobre 2025, Mme Jacob était une nouvelle fois mise en examen, cette fois, non pas pour avoir participé directement au meurtre de Grégory mais pour l'avoir fomenté, c'est-à-dire pour "association de malfaiteurs". "La justice n'apprend pas de ses erreurs", en conclut auprès de l'AFP l'un de ses avocats, Frédéric Berna. Il demandera l'annulation de cette nouvelle mise en examen, mercredi, devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon, en charge du dossier. S'il obtient gain de cause, "ce sera la cinquième fois" que des poursuites sont annulées, calcule Me Berna en évoquant le "fiasco" de l'enquête: en 1993, la mère Christine Villemin a bénéficié d'un non-lieu, après avoir été accusée d'être, elle aussi, un corbeau ; en 2018, outre la mise en examen de Mme Jacob, étaient également annulées celles de son mari Marcel, ainsi que celle de Murielle Bolle, belle-sœur d'un suspect, Bernard Laroche, qui a lui été tué par le père de Grégory. Des expertises encore en cours Les accusateurs de Mme Jacob, 81 ans, soulignent que l'annulation de sa première mise en examen reposait sur un vice de forme et non un manque d'indices. De plus, estiment-ils, de nouveaux éléments ont, depuis, étayé les accusations. Selon un arrêt que l'AFP a pu consulter, une expertise conduite en 2021 par un spécialiste suisse attribue à Mme Jacob non seulement la lettre du 16 octobre 1984 revendiquant le crime mais également trois autres de 1983, dont une qui menaçait les Villemin en ces termes: "Je vous ferez votre peau" (sic). Des corbeaux, rétorque Me Berna, "plus d'une vingtaine" ont été identifiés par les nombreuses expertises contradictoires de l'enquête. Ce n'est de toute façon pas sur le fond que l'avocat demandera l'annulation de la mise en examen, mais sur la forme: les faits sont prescrits, estime-t-il. Les juges dijonnais ne devraient pas rendre leur décision avant plusieurs mois. De toute façon, Me Berna compte, en cas de revers, se pourvoir en cassation. Que la défense de Mme Jacob n'attaque pas le fond, cela veut dire qu'elle "admet le sérieux des indices graves et concordants ciblant leur cliente", en conclut François Saint-Pierre, avocat des parents de Grégory. Le conseil rappelle que des expertises des courriers anonymes sont toujours en cours. "Si elles concluent à l'implication de Mme Jacob, alors elle encourra une mise en examen pour complicité d'assassinat", estime l'avocat. "Il faut que la vérité éclate et que la justice se prononce".

27.05.2026 à 04:05

La défense de Nicolas Sarkozy clôt le procès libyen en appel

FRANCE24

Le désignant comme l'"instigateur" d'un pacte de corruption avec la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi, au "plus haut niveau de gravité que la République puisse connaître", le parquet général a réclamé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy, 71 ans, pour association de malfaiteurs, corruption et financement illégal de sa campagne victorieuse avec de l'argent public libyen détourné. C'est la peine la plus lourde réclamée contre les dix prévenus, y compris l'ancien secrétaire général Claude Guéant, 81 ans (six années). La défense de l'ancien chef de l'Etat va réclamer sa relaxe. Le président de la cour d'appel, Olivier Géron, rendra son arrêt le 30 novembre. Au fil des 15 années d'une affaire déclenchée par des accusations non étayées du fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, Nicolas Sarkozy a évoqué une "fable", une "calomnie", une "manipulation" ourdie "sans l'ombre d'une preuve", ou encore fustigé "la haine" des juges, qui en première instance l'ont condamné à cinq ans de prison, l'envoyant 20 jours à la prison parisienne de la Santé, une incarcération inédite pour un ancien président de la République. Depuis le 16 mars et l'ouverture du procès en appel, l'ancien chef de l'Etat s'est montré bien plus sobre dans la forme, moins disert dans l'expression publique. Sur le fond, toutefois, il n'a pas varié: "pas un centime" d'argent libyen n'a atterri dans sa campagne, il n'a jamais envisagé et encore moins préparé un tel financement qui, selon la thèse de l'accusation aurait eu diverses contreparties, notamment un examen de la situation pénale du N.2 du régime, Abdallah Senoussi, condamné à la perpétuité en France pour avoir commandité l'attentat contre le DC-10 d'UTA en 1989 (170 morts dont 54 citoyens français). Pas plus que le parquet général, sa proclamation d'innocence n'a convaincu les parties civiles, associations anticorruption et familles des victimes de l'attentat. Leurs avocats ont dénoncé la "défense de voyous" des prévenus, derrière "le patron, M. Sarkozy" qui, face aux "questions qui l'embarrassent", a répondu "je ne me souviens pas" ou "les autres se trompent". "C'est pas moi, c'est les autres!" L'ancien chef de l'Etat a aussi dû affronter la spectaculaire défection de son ancien plus proche collaborateur, Claude Guéant, alors qu'ils avaient présenté un front uni en première instance. Empêché par sa santé d'assister aux débats, l'ex-secrétaire général de l'Elysée n'a pas supporté d'apprendre que son ancien patron mettait en cause sa probité à la barre. Sans incriminer explicitement Nicolas Sarkozy, il a d'abord pour la première fois contredit son ancien patron dans deux écrits à la cour. Il a surtout envoyé son avocat livrer en guise de plaidoirie une charge assassine mardi: Me Philippe Bouchez El Ghozi a dénoncé "la cruauté", le "cynisme" de l'ancien chef de l'Etat. Pour "éloigner la suspicion que des fonds aient été demandés" pour sa campagne présidentielle victorieuse, il aurait présenté celui qui fut son indispensable bras droit comme "un voyou qui aurait reçu pour sa consommation personnelle des fonds libyens". Le tout en tablant sur l'absence d'un homme "au crépuscule de sa vie" et "sur le fait que les absents ont nécessairement toujours tort". La ligne de défense de Nicolas Sarkozy se résume à "C'est pas moi, c'est les autres!", a-t-il cinglé. Certes, par la voix de son avocat, Claude Guéant nie toujours tout pacte de corruption ou toute association de malfaiteurs. Mais en le contredisant, son ancien homme lige a incontestablement fragilisé l'ancien chef de l'Etat qui, autant que sa liberté, joue sa postérité. En cas de condamnation, il lui restera un recours, un pourvoi devant la Cour de cassation. Celle-ci ne se penchera toutefois pas sur le fond du dossier mais sur le respect des règles de droit. Une condamnation qui sanctionnerait le 30 novembre un pacte de corruption avec une puissance étrangère, qui plus est une dictature criminelle, laisserait un stigmate plus profond que celles, définitives, dans les affaires dites des écoutes et Bygmalion.

27.05.2026 à 03:42

La Corée du Nord teste un nouveau système de lance-missile polyvalent

FRANCE 24

Pyongyang dit avoir testé mardi un nouveau système lance-missile polyvalent léger ainsi qu'un dispositif multiple de missiles de croisière tactique. Ces nouveaux lancements interviennent alors que le président chinois Xi Jinping pourrait se rendre en Corée du Nord cette semaine.

27.05.2026 à 00:33

La proposition de loi post-Bétharram adoptée en commission à l'Assemblée

FRANCE24

Elle sera examinée le 1er juin dans l'hémicycle. Plusieurs de ses mesures ont été étendues au champ du périscolaire, marqué par plusieurs scandales de violences sexuelles, notamment à Paris, où s'est ouvert mardi un premier procès public contre un animateur. L'objectif de ce texte "est clair: que les agressions n'arrivent plus, que la parole de l'enfant soit entendu et que l'Etat les protège", a lancé Violette Spillebout, la rapporteure macroniste du texte. Car "pendant des décennies l'Etat a failli", a rappelé à sa suite Paul Vannier, député LFI avec qui Mme Spillebout a rédigé cette proposition de loi soumise une première fois, avant de la redéposer seule face au refus de son groupe de soutenir l'examen d'un texte porté par un Insoumis. "Nous portons ce texte ensemble", a toutefois déclaré Mme Spillebout au début de l'examen en commission des affaires culturelles et de l'éducation, estimant qu'il incombe à l'Assemblée de montrer qu'elle "sait se réunir pour protéger les enfants". Le texte comprend un volet symbolique, avec la condamnation par la Nation de ces violences et la reconnaissance des défaillances de l'Etat qui leur ont permis de perdurer. La création d'une journée d'hommage, le 19 novembre, a été votée. Sur le volet judiciaire, le texte allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur, et grave dans la loi l'interdiction absolue de toute violence, y compris les châtiments corporels. L'objectif, est d'en finir "avec un prétendu droit de correction encore invoqué dans les jurisprudences", selon la rapporteure. Les députés ont longuement débattu des mesures concernant le contrôle des personnels intervenants dans les établissements, en renforçant leur contrôle avec l'obligation au moment du recrutement, puis tous les trois ans, de présenter un "certificat d'honorabilité". Secret de la confession Certains ont souhaité étendre plus largement ces certificats à toutes les personnes s'occupant d'enfants, par exemple dans le milieu médical, citant notamment l'affaire Le Scouarnec, mais la rapporteure s'y est opposée, souhaitant circonscrire le texte au seul milieu scolaire et périscolaire. Mme Spillebout s'est par ailleurs dite "confiante" qu'une telle mesure figurera dans le projet de loi sur la protection de l'enfance, présenté mercredi en conseil des ministres. En outre, son texte renforce le suivi des sanctions disciplinaires, afin d'"éviter qu'un adulte dangereux passe d'un établissement à un autre sans laisser de trace", comme plusieurs scandales récents l'ont révélé. Les trois derniers articles, concernant l'enseignement privé, sont ceux cristallisant les tensions avec la droite et l'extrême droite. Ils réforment les relations entre l'Etat et les établissement privés, avec notamment des contrôles réguliers au moins tous les cinq ans. Pour le député RN Roger Chudeau, "ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé", estimant que M. Vannier tentait de dessiner une "sorte de cible", sur l'enseignement diocésain, comme "responsable des maltraitrances". Enfin, une disposition prévoit explicitement que les ministres du culte soient soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, même révélés lors d'une confession. Le RN y est opposé, "y voyant une attaque brutale et anticléricale". Ce texte fait suite à une commission d'enquête qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre, sur la connaissance qu'il aurait pu avoir des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame de Bétharram, près de Pau. Il sera examiné lundi prochain, lors de la journée annuelle réservée aux textes du groupe de Gabriel Attal qui l'a placé à l'ordre du jour. Mais Paul Vannier a dénoncé le refus du candidat Renaissance à la présidentielle de soutenir son examen en début d'année lors de semaines réservées aux initiatives transpartisanes. "Au-delà du sectarisme anti-LFI l'emportant sur l'intérêt supérieur des enfants qu'elle exprime, cette manœuvre met en péril l'adoption de notre texte en nous contraignant à un débat de quelques heures", a accusé le député LFI alors que les débats devront obligatoirement se terminer lundi à minuit.

26.05.2026 à 23:23

Cyrielle Chatelain (Les Écologistes) : "Sur la flottille pour Gaza, c'est de la torture"

Frédéric RIVIÈRE

Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, revient sur l’épisode de chaleur en France mais aussi sur la flottille pour Gaza, dont les membres ont été arrêté par les autorités israéliennes. Elle estime que "ce qu’il s’est passé s’apparente à de la torture". Elle juge la réaction de la France face à Israël "trop timide".

26.05.2026 à 23:05

Barrage aller L1/L2: rien n'est joué entre Saint-Etienne et Nice

FRANCE24

La deuxième manche se disputera à l'Allianz Riviera, à huis clos, après les incidents survenus au cours de la rencontre entre les Aiglons et Metz (0-0) comptant pour la dernière journée de L1. Dans un Chaudron à guichets fermés et en ébullition, les Verts, troisièmes de Ligue 2, ont tenté d'emballer la partie, mais sans pouvoir se créer de réelles occasions, pénalisés par leur manque de justesse technique. Seuls en seconde période, Zuriko Davitashvili (58) ou encore Augustine Boakye (61), sur des tentatives lointaines et non cadrées, ont été plus ou moins dangereux pour l'ASSE. De son côté, Nice, 16e de Ligue 1 et battu en finale de la Coupe de France par Lens (3-1) vendredi dernier, malgré une possession du ballon supérieure (54% contre 46%) n'a guère été plus dangereux. Seul Jonathan Clauss, à la 23e minute, s'est créé une opportunité à la réception d'un centre de Tiago Gouveia qui remplaçait Elye Wahi, suspendu. Les entrées des remplaçants n'ont pas apporté l'impact espéré. Mais dans l'ensemble, le bilan offensif des deux formations a été bien maigre. Nice et Saint-Etienne, qui n'ont cadré aucun de leurs douze tirs au total, ont même semblé se satisfaire de ce résultat au cours d'une seconde période bien moins intense que la première. Niçois et Stéphanois joueront donc leur place dans l'élite vendredi.

26.05.2026 à 22:37

Wall Street clôture globalement en hausse, records du Nasdaq et du S&P 500

FRANCE24

L'indice Nasdaq (+1,19%) et l'indice élargi S&P 500 (+0,61%) ont tous les deux enregistré de nouveaux sommets en clôture, s'établissant respectivement à 26.656,18 et 7.519,12 points. Seul le Dow Jones a terminé dans le rouge, lâchant 0,23%. "Un climat d'appétit pour le risque domine aujourd'hui à Wall Street", alimenté par l'espoir "d'un éventuel accord de paix" entre les Etats-Unis et l'Iran, observe Jose Torres, d'Interactive Brokers. Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran ont fait état d'avancées ces derniers jours dans les discussions. Le président américain Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end. L'Iran a toutefois accusé mardi les Etats-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines nocturnes dans le sud du pays. Après un repli marqué la veille, le baril de Brent - référence internationale du pétrole brut - est donc reparti à la hausse, tutoyant une nouvelle fois les 100 dollars. "Mais Wall Street ne semble avoir peur de rien, le marché est dans une phase de forte croissance", explique à l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. "La performance des différents secteurs est toutefois inégale, avec la technologie et l'industrie assumant l'essentiel de la charge", note M. Torres. Côté tech, le géant des puces Micron a été propulsé (+19,29% à 895,88 dollars), dépassant pour la première fois les 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le titre a notamment été poussé par une réévaluation à la hausse de son prix cible par la banque UBS. D'autres grands noms du secteur ont été emportés dans son sillage, à l'instar de Broadcom (1,90%), Texas Instrument (+5,07%) et AMD (+7,78%). Sur le front macroéoconomique, les investisseurs ont semblé faire fi d'un indice de confiance des consommateurs à nouveau en baisse ce mois-ci, quoiqu'au-dessus des attentes. Le rapport note que ce nouveau repli reflète "l'intensification des impacts inflationnistes de la guerre au Moyen-Orient". Les acteurs du marché prendront connaissance jeudi de l'indice d'inflation PCE du mois d'avril aux Etats-Unis, jauge préférée de la banque centrale américaine (Fed). Au tableau des valeurs, les opérateurs n'ont pas été convaincus de la présentation du premier modèle tout électrique du constructeur italien de voitures de luxe Ferrari. L'action a perdu 5,23% à 330,01 dollars. Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly (+0,17% à 1.066,81 dollars) est restée stable après l'annonce d'une série d'acquisitions. Au total, l'entreprise va débourser près de 4 milliards de dollars pour se renforcer dans la recherche de traitements contre les maladies infectieuses. L'action de la chaîne de pièces détachées pour automobile Autozone a perdu 8,91% à 3.103,07 dollars, minée par des performances financières trimestrielles moins bonnes qu'escompté, notamment en termes de chiffre d'affaires.

26.05.2026 à 21:53

Metro Grand Paris Express: au sud de Paris, la ligne 18 se prépare pour "l'automne"

FRANCE24

La troisième phase d'essais sur le premier tronçon de ce métro tout automatique qui reliera à terme l'aéroport d'Orly à Versailles-Chantier, "touche à sa fin", a déclaré mardi Christophe Cieux, directeur de projet adjoint à la Société des Grands Projets (SGP, ex-Société du Grand Paris), maître d'oeuvre du chantier. Une quatrième phase d'essais, dits "de validation", en condition réelle d'exploitation, c'est-à-dire pilotés à distance et à vitesse commerciale (50-60 km/heure), est "sur le point de démarrer", a-t-il ajouté lors d'une visite de presse du chantier. La gare "Polytechnique", blanche et lumineuse, plantée au milieu des laboratoires d'EDF, de l'INRIA ou de Thalès, vers laquelle convergent trois pistes cyclables récemment aménagées et huit lignes de bus, a obtenu vendredi le feu vert de la Commission de sécurité. Ne manquent plus que trois validations pour les trois autres gares du tronçon qui va être mis en service (Massy-Palaiseau, Université Paris-Saclay et Christ de Saclay), explique Vianney Elziere, directeur du projet à la SGP. Reste à déterminer exactement la date à laquelle le métro - très attendu par des centaines d'étudiants, ingénieurs et chercheurs - pourra accueillir du public. La date prévue jusqu'à présent est celle du 1er octobre, précédée d'une période de deux mois d'essais "à blanc", ce qui impliquerait un transfert des responsabilités techniques entre les maîtres d'ouvrage et les exploitants au 1er août. La date sera connue "le 25 juin", a promis lundi le président du directoire de la SGP Jean-François Monteils, à la presse, au cours de la visite Cette déclaration est le prélude à l'annonce d'un possible retard "de quelques semaines" par rapport au 1er octobre, a confirmé une source proche du dossier. "Hypothèques à lever" L'ensemble des intervenants se sont mis d'accord pour parler de "l'automne". Qui commence le 21 septembre et s'achève le 20 décembre. La complexité de mise en oeuvre entre les différents acteurs semble être la clé de ce décalage. Alors que la ligne 14, qui traverse Paris, également automatique, est exploitée par la RATP seule sous l'autorité d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) l'autorité organisatrice des transports francilienne, la ligne 18 sera la première à faire travailler ensemble un exploitant, Keolis, filiale de la SNCF, et un gestionnaire d'infrastructures différent, la RATP, qui entretiendra les rails et systèmes de toutes les futures lignes du Grand Paris Express. Pour Valérie Pécresse, présidente d'IDFM, le premier tronçon de la ligne 18 ouvrira au public "avant la fin de l'année" et "le plus vite possible". "Le seul critère qui prévaudra pour décider de la mise en service est celui de la sécurité", a-t-elle averti. Equipée de matériels roulants Alstom, dont neuf rames sur les dix prévues ont déjà été livrées, la ligne 18 est l'une des cinq lignes du projet Grand Paris Express (14, 15, 16, 17 et 18) comportant 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro au total et 68 gares autour de Paris, qui transporteront à terme 3 millions de passagers par jour. "Il reste un certain nombre d'hypothèques à lever dont certaines ne sont pas simples", a admis M. Monteils auprès de l'AFP. "Je comprends qu'il joue une carte importante sur l'exploitation du début, donc il a envie que ce soit prêt à 110%, mais ça n'arrive jamais, ça n'existe pas", a-t-il ajouté au sujet de l'exploitant. "L'essentiel, c'est que ce soit en sécurité, et on sera en sécurité, en parfaite condition d'exploitabilité même s'il reste des choses à régler", a-t-il assuré. La RATP a aussi demandé à la SGP le transfert de toutes les documentations techniques nécessaires à l'entretien des installations, des logiciels de signalisation aux caméras de surveillance, en passant par celles des escaliers mécaniques, tous pilotés à distance. "Je ne le cache pas, sur ces sujets-là, nous sommes à la bourre", a dit M. Monteils à l'AFP.
15 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓