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▸ Les 15 dernières parutions

16.01.2026 à 00:33

Corée du Sud: premier verdict attendu pour l'ex-président Yoon

FRANCE24

Un peu plus d'un an après son coup de force contre le Parlement, qui a provoqué une grave crise politique aboutissant à sa destitution, c'est l'heure des comptes pour l'ancien dirigeant conservateur de 65 ans. Lui-même un ancien procureur star, il est jugé dans le cadre de multiples procès, dont le principal, pour insurrection, pourrait se conclure par une condamnation à la peine de mort. Dans l'immédiat, le tribunal central de Séoul se prononce vendredi, à partir de 14H00 (05H00 GMT), sur un autre volet de l'affaire qui a plongé le pays dans plusieurs mois de manifestations massives et d'instabilité politique. Il lui est reproché d'avoir exclu des membres du gouvernement d'une réunion sur la préparation de l'instauration de la loi martiale, ainsi que d'avoir empêché les enquêteurs de l'arrêter. L'ancien président s'était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid. Il avait finalement été interpellé en janvier de l'année dernière lors d'un assaut musclé durant plusieurs heures. Il était devenu alors le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Parlement cerné A l'origine de cette crise, la soirée du 3 décembre 2024, quand Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant à la télévision l'imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler. Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l'hémicycle cerné par les soldats pour voter la suspension de son décret. M. Yoon avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l'opposition bloquait le budget. Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des "forces communistes nord-coréennes" et "éliminer les éléments hostiles à l'Etat". Il a finalement été destitué par la Cour constitutionnelle en avril dernier, déclenchant une présidentielle anticipé remportée par Lee Jae Myung, issu de l'opposition de gauche. L'affaire se poursuit devant les tribunaux pour l'ex-dirigeant et son entourage et les procureurs ont requis une peine de dix ans d'emprisonnement pour les accusations d'entrave à la justice pour lesquelles M. Yoon sera fixé vendredi. Dans son procès, distinct, pour insurrection, le parquet a demandé mardi la peine de mort, toujours en vigueur en Corée du Sud, même si aucune exécution n'a eu lieu depuis 1997. Le verdict est attendu le 19 février. Dans sa dernière déclaration avant la mise en délibéré, l'ancien président a affirmé avoir simplement fait usage de ses prérogatives légales de chef de l'Etat. "Il ne s'agissait pas d'une dictature militaire réprimant les citoyens, mais d'un effort pour sauvegarder la liberté et la souveraineté, et pour renforcer l'ordre constitutionnel", a-t-il dit selon l'agence de presse Yonhap. Dans une autre procédure, l'ex-président est accusé par le parquet d'avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l'envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l'espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l'imposition de la loi martiale.

16.01.2026 à 00:27

Brésil : l'ex-président Jair Bolsonaro transféré dans une prison aux conditions "plus favorables"

FRANCE 24

Une cellule plus grande, davantage de temps pour les visites, un vélo d'appartement : l'ancien président du Brésil Jair Bolsonaro a été transféré jeudi dans une prison aux conditions "plus favorables", sur décision de justice. Ses soutiens réclamaient qu'il purge sa peine de 27 ans chez lui pour raison "humanitaire".

15.01.2026 à 23:49

Euro de patinage: Kévin Aymoz passe encore à côté

FRANCE24

A mi-parcours, le Géorgien Nika Egadze, seul patineur à avoir dépassé les 90 points (91,28) a pris la tête devant les frères estoniens Aleksandr et Mihhail Selevko (88,71 pts et 88,28 pts respectivement). A trois semaines des Jeux olympiques de Milan-Cortina (6-22 février), les Championnats d'Europe font figure pour les patineurs de dernière étape pour peaufiner leurs programmes sous le regard des juges. Plusieurs favoris ont toutefois réalisé une entrée en lice mitigée, à l'image de l'Italien Daniel Grassl, cinquième avec 84,82 points, ou du tenant du titre, le Suisse Lukas Britschgi, seulement sixième provisoire (82,12 pts). Mais la plus grosse déception est venue de Kévin Aymoz, qui avec 53,95 points, n'a même pas pu se qualifier pour le programme libre prévu samedi. Cinquième aux Championnats du monde l'an dernier, victorieux de son premier Grand Prix cette saison, il a lourdement chuté sur son triple Lutz avant de tomber également sur son triple Axel et lors d'une séquence de pas. Il ne décroche que la 27e place, alors que seuls les 24 premiers se qualifient pour le libre. "Je suis très déçu de ma performance d'aujourd'hui, mais je vais bien sûr essayer de me ressaisir et me concentrer sur les aspects positifs , car il y en a eu aujourd'hui, même si cela n'en avait pas l'air", a réagi le Français, souvent en difficulté lors de la compétition continentale. "Je reviendrai" "Une fois de plus, je suis passé à côté de ma performance aux Championnats d'Europe", a-t-il admis dans un message posté sur Instagram. "Avec le recul, je pense que la préparation (...) a été trop courte et que je me suis mis trop de pression. Mais une chose est sûre: je reviendrai. Je sais me relever!" L'autre Français qualifié pour les Jeux olympiques, Adam Siao Him Fa, avait choisi de faire l'impasse sur la compétition pour mieux se concentrer sur sa préparation. Plus tard dans la soirée, le premier titre de la compétition a été attribué chez les couples aux Géorgiens Anastasiia Metelkina et Luka Berulava. Déjà en tête après le court, ils ont également dominé le libre pour cumuler un score de 215,76. Ils remportent leur premier titre majeur dans une compétition internationale. Ils devancent les tenants du titre, les Allemands Minerva Fabienne Hase et Nikita Volodin (203,87 pts) et les Hongrois Maria Pavlova et Alexei Sviatchenko (202,56 pts). Les Français Camille et Pavel Kovalev, qui participeront aux JO de Milan-Cortina, au moins lors de l'épreuve par équipe, ont terminé dixièmes. La compétition se poursuit vendredi avec l'entrée en lice des Français Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry en danse sur glace. Le tandem, qui ne patine ensemble que depuis un an et qui vise le titre olympique dans trois semaines, a connu des derniers jours agités, à la suite de la sortie du livre de Gabriella Papadakis, championne olympique avec Cizeron en 2022, qui a eu un important retentissement. Dans son livre, elle s'est notamment dite "sous emprise" et "terrorisée" par Cizeron au cours de leur carrière commune. La danse rythmique pourrait permettre de juger si ces révélations ont déstabilisé le nouveau couple dans leur préparation olympique.

15.01.2026 à 23:41

Colombie: un important groupe armé soutient l'union des guérillas pour contrer les Etats-Unis (commandant à l'AFP)

FRANCE24

S'il s'agit d'une initiative "pour défendre la Patrie contre l'agresseur étranger", "nous nous retrouverons dans la lutte", a affirmé jeudi dans un échange électronique avec l'AFP le commandant de l'ELN (Armée de libération nationale), connu sous le nom de Antonio Garcia. Ivan Mordisco, chef de la principale dissidence de l'ex-guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et rebelle le plus recherché du pays, a proposé la semaine dernière un sommet des commandants guérilleros pour faire face à Washington, sur fond de turbulences dans la région après l'arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro. Selon les experts, l'ELN, l'une des plus puissantes organisations criminelles d'Amérique latine, entretenait des liens étroits avec Caracas avant la capture de Maduro par les forces américaines le 3 janvier. La Colombie et le Venezuela partagent une frontière poreuse de plus de 2.200 kilomètres où différents groupes armés se disputent les revenus du narcotrafic, de l'exploitation minière illégale et de la contrebande. En décembre, Donald Trump avait averti que des pays producteurs de cocaïne en Amérique latine étaient "susceptibles d'être attaqués", mentionnant la Colombie qui "fabrique de la cocaïne" et "nous la vend". L'ELN et le groupe mené par Ivan Mordisco dénoncent un plan des États-Unis pour s'approprier les ressources naturelles de la Colombie. Ensemble, ils comptent environ 9.400 combattants, selon des chiffres des forces militaires de 2025. Désescalade diplomatique Après des menaces répétées de frappes américaines en Colombie, l'heure est à la désescalade dans les relations entre le président colombien Gustavo Petro et son homologue américain. Les deux dirigeants, qui s'invectivaient depuis des mois, ont eu leur premier entretien téléphonique il y a une semaine. Ils ont convenu de "mener des actions conjointes" contre l'ELN et le président colombien de gauche doit rencontrer Donald Trump le 3 février aux Etats-Unis, alliés historiques de Bogota dans la lutte anti-drogue. Ils devraient aborder la manière d'affronter militairement les narcotrafiquants en Colombie, premier producteur mondial de cocaïne. Interrogé sur sa disposition à entrer en guerre avec les États-Unis, le chef de l'ELN a assuré à l'AFP que son organisation "fait ce qu'elle a à faire à chaque moment de la lutte". Les attaques terrestres seraient une étape supplémentaire dans l'offensive américaine contre des narcotrafiquants présumés, entamée en septembre par des bombardements de navires dans les Caraïbes et le Pacifique qui ont fait plus de 100 morts. Abandon des pourparlers Le ministre colombien de la Défense, Pedro Sanchez, a jugé mercredi lors d'une visite à Washington que la proposition d'union des guérillas s'expliquait par le fait que leurs commandants sont conscients que "la menace d'une action létale" contre eux s'est accentuée. Les services de renseignement colombiens soupçonnent le commandant de l'ELN de vivre au Venezuela, utilisé comme base arrière par plusieurs groupes armés. Une source au sein des forces armées colombiennes a récemment indiqué que des commandants de guérillas fuyaient après la chute de Maduro, pour rentrer en Colombie. Dans les réponses envoyées à l'AFP, Antonio Garcia a affirmé que "l'ELN est centré" sur la Colombie et qu' "il n'y a aucun exode" depuis le Venezuela. Le président Petro a tenté de négocier la paix avec l'ELN depuis son arrivée au pouvoir en 2022, mais sans succès. En janvier 2025, les pourparlers ont cessé après une attaque de cette guérilla née dans les années 1960 contre une faction rivale des anciennes Farc qui a fait plus de 100 morts dans le Catatumbo, une région proche du Venezuela.

15.01.2026 à 23:27

RD Congo : Kinshasa sous les eaux, les habitants excédés

Célia CARACENA

A Kinshasa les habitants oscillent entre colère et fatigue. Cette saison des pluies, qui est sur le point de se terminer, a été marquée par des épisodes d’inondations paralysant la capitale congolaise. Les principales artères ont été inondées, des axes très fréquentés, paralysés pendant plusieurs heures. Les habitants mettent en cause l’inaction des autorités de la ville.. Les précisions Aurélie Bazzara-Kibangula.

15.01.2026 à 23:19

Euro de patinage: les Géorgiens Metelkina et Berulava décrochent leur premier titre

FRANCE24

Déjà en tête après le court, les Géorgiens ont également dominé le programme libre pour cumuler un score total de 215,76 points, avec une performance de haut niveau, seulement entachée d'une chute de Metelkina sur son triple boucle piqué. Ils remportent leur premier titre majeur dans une compétition internationale. Ils devancent les tenants du titre, les Allemands Minerva Fabienne Hase et Nikita Volodin, qui ont commis plusieurs erreurs en patinant sur la musique poétique de Max Richter. Ils ont notamment perdu de précieux points sur une chute à la redescente de leur porté final, qui aurait dû être l'apothéose de leur programme. Ils repartent avec l'argent et 203,87 points au total. Le bronze est revenu aux Hongrois Maria Pavlova et Alexei Sviatchenko avec 202,56 points. Les Français Camille et Pavel Kovalev, qui participeront aux JO de Milan-Cortina (6-22 février), au moins lors de l'épreuve par équipe, finissent dixièmes avec 165,09 points. L'autre couple tricolore en lice, Aurélie Faula et Théo Belle, a pris la 14e place (152,85).

15.01.2026 à 22:49

Le Groenland n'est-il défendu que par des chiens de traîneaux, comme l'affirme Trump ?

Maya YATAGHENE

Donald Trump continue de convoiter le Groenland, pour des raisons de "sécurité nationale" selon lui. Alors que la France et quelques autres pays européens viennent d'envoyer des troupes pour des exercices conjoints avec le Danemark, le président américain continue à affirmer que la défense groenlandaise consiste en quelques attelages de chiens de traîneaux … C'est faux, même si une unité militaire utilise bien ce moyen de transport pour patrouiller dans les étendues glacées.

15.01.2026 à 22:31

Entre peine et patriotisme, les Cubains rendent hommage aux 32 militaires morts au Venezuela

FRANCE24

Après avoir reçu les honneurs militaires à l'aéroport international de La Havane en présence du chef révolutionnaire Raul Castro, 94 ans, et du président Miguel Diaz-Canel, les cendres des militaires ont été transférées au ministère des Forces armées révolutionnaires (FAR). C'est là, tout près de l'emblématique place de la Révolution, cœur politique du pays, que les Cubains ont été conviés, toute la journée, à rendre un dernier hommage aux membres des forces de sécurité cubaines tués durant l'attaque des forces américaines, le 3 janvier à Caracas, qui a conduit à la capture du président vénézuélien. Alliés idéologiques, La Havane et Caracas entretiennent depuis des années des relations étroites de coopération dans les secteurs stratégiques de la défense, de la santé et de l'éducation, prévoyant notamment un approvisionnement en pétrole contre l'envoi de professionnels de ces secteurs. Parmi les Cubains tués, certains étaient vraisemblablement chargés de la protection du dirigeant vénézuélien. Des militaires et des employés civils du ministère des Forces armées ont été les premiers à défiler devant les urnes des soldats défunts, recouvertes du drapeau cubain et ornées de couronnes de fleurs. "C'est un moment très triste, être ici pour accueillir nos camarades. Mais en même temps nous ressentons une grande fierté, car nous savons qu'ils ont défendu leur position jusqu'à la mort", a déclaré à l'AFP la lieutenante-colonelle Magalys Leal, 55 ans. Des militaires, en très grand nombre, des fonctionnaires et des habitants ont patienté sous la pluie, pour pouvoir entrer dans le lieu de recueillement. Certains pleuraient ou serraient le drapeau national contre leur poitrine, d'autres étaient venus avec des fleurs. Auparavant, les urnes, chargées à bord de six véhicules militaires, avaient parcouru une dizaine de kilomètres depuis l'aéroport. Tout au long du parcours, des milliers de Cubains se sont massés pour saluer le cortège militaire. "Trump est à moitié fou" et "il ne mérite même pas d'être au pouvoir", a estimé auprès de l'AFP Fernando Mora, un cuisinier de 53 ans, posté sur le parcours. "Nous ne voulons pas la guerre", assure la lieutenant-colonelle Magalys Leal, mais "nous défendrons la Patrie jusqu'aux dernières conséquences". "Entrer à Cuba" "Nous n'avons pas peur. Notre commandant nous a appris à ne pas avoir peur", lance, bravache, Caridad Travieso, 65 ans, en référence au père de la révolution cubaine, Fidel Castro (1926-2016), qui est parvenu à se maintenir au pouvoir pendant près de 50 ans, malgré l'hostilité des Etats-Unis. Quelque 80% des Cubains ont passé toute leur vie sous la pression de l'embargo économique que Washington impose à l'île depuis 1962. Pendant plus de 60 ans, ils ont vécu des périodes de menaces et de fortes tensions avec leur puissant voisin. Interrogé pour savoir si les Cubains seraient prêts à négocier avec le président Donald Trump, qui a exhorté La Havane à parvenir à un accord avec Washington avant qu'il ne soit "trop tard", le premier lieutenant Harold Jesus Garcia se montre sceptique. "Nous pouvons dialoguer", mais "il n'y aura aucune solution" tant que les États-Unis ne changeront pas leur position à l'égard de Cuba, estime-t-il. Alejandra Gonzalez, 31 ans, n'a pas manqué de se rendre à l'hommage en arborant un t-shirt aux couleurs du drapeau cubain. Donald Trump "pourra toujours menacer, mais je pense qu'il ne parviendra jamais à entrer à Cuba", dit-elle. Depuis la chute de Nicolas Maduro, Donald Trump a multiplié les menaces contre l'île communiste au moment où les Cubains ne cachent pas leur mécontentement face à la profonde crise économique que traverse leur pays, avec d'incessantes coupures d'électricité, une érosion des services de base et une paupérisation grandissante de la population. L'hommage aux militaires cubains doit s'achever vendredi par un rassemblement devant l'ambassade des Etats-Unis à La Havane.

15.01.2026 à 22:19

La justice américaine relance l'éolien offshore, malgré l'opposition de Trump

FRANCE24

Un juge fédéral de Washington a donné son feu vert au redémarrage du chantier du groupe norvégien Equinor, baptisé Empire Wind, qui doit mettre sur pied le premier champ à alimenter directement la ville de New York en énergie éolienne. Lorsqu'il sera pleinement opérationnel, fin 2027, il devrait pouvoir fournir 500.000 foyers en électricité. Equinor a déjà investi plus de quatre milliards de dollars dans ce projet, qui a démarré il y a près de dix ans et dont la réalisation est achevée à 60%, selon l'entreprise. La décision du juge Carl Nichols a été prise en référé, ce qui signifie que la procédure se poursuit et que le dossier sera examiné sur le fond plus tard. Pour autant, c'est une nouvelle déconvenue pour le gouvernement Trump, qui a suspendu, fin décembre, les cinq grands programmes éoliens offshore en cours de réalisation aux Etats-Unis. Un autre magistrat fédéral de Washington avait déjà donné lundi son feu vert à la poursuite d'un autre projet, dirigé par Orsted et baptisé Revolution Wind, qui doit alimenter plus de 350.000 foyers du Rhode Island et du Connecticut. La décision gouvernementale avait été justifiée par des "risques pour la sécurité nationale", le ministère de l'Intérieur faisant référence à des rapports confidentiels, sans plus de précision. Un rapport du ministère américain de l'Energie, datant de 2019, indique que les turbines peuvent créer des interférences pour les radars, notamment ceux utilisés à des fins militaires. Equinor avait fait valoir que l'ordre de suspension était "un caprice", "arbitraire" et "illégal", prévenant qu'une décision judiciaire défavorable pourrait mettre en péril le financement du projet. "Préjudice irrémédiable" Le juge Nichols a fait droit à la demande de la société norvégienne "du fait d'un manque de notification préalable" de la part des autorités américaines ainsi que du risque de "préjudice irrémédiable" qu'une suspension prolongée présenterait pour le projet, a relevé l'organisation de soutien au secteur de l'énergie marine Oceantic Network. Il a aussi noté, a souligné l'association, que le gouvernement américain n'avait pas apporté de réponses à la plupart des questions soulevées par Equinor. Ce dernier avait rappelé, devant la justice, avoir proposé, dès 2020, près de 300 mesures propres à limiter ou surveiller les effets du parc éolien sur la faune environnante et son habitat, ainsi que son impact potentiel sur les systèmes de navigation et radars, de l'armée américaine notamment. Sollicité par l'AFP, le ministère américain de l'Intérieur n'a pas donné suite dans l'immédiat. Avant même son retour à la Maison Blanche, Donald Trump avait publiquement affiché son hostilité envers l'éolien, qualifié de "désastre économique et environnemental". Plusieurs études ont néanmoins montré que l'énergie tirée du vent aux Etats-Unis coûtait, en moyenne, moins cher que plusieurs autres sources, notamment le charbon, hors aides publiques. Le chef de l'Etat américain a aussi mis en cause la laideur des éoliennes et les dommages supposés qu'elles causent aux baleines, selon lui. L'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) a cependant indiqué qu'aucun lien n'avait été établi entre l'éolien en mer et la mort de cétacés. "Empire va maintenant se concentrer sur la reprise des opérations de construction", a commenté Equinor dans un communiqué, et ses responsables "continueront à échanger avec le gouvernement américain pour s'assurer d'une mise en œuvre sûre et responsable". Parmi les trois autres fermes éoliennes visées par la suspension, figure un autre projet d'Orsted, appelé Sunrise Wind, au large des côtes de Long Island, prévu pour alimenter 600.000 foyers en 2027. La société danoise a, là aussi, saisi le tribunal fédéral de Washington, mais aucune décision n'a encore été rendue dans ce dossier, pas plus que dans celui soutenu par un autre opérateur, américain lui, Dominion Energy, concernant le champ Coastal Virginia Offshore Wind, au large de Virginia Beach (Virginie). Le cinquième et dernier chantier, celui de Vineyard Wind, non loin des îles de Martha's Vineyard et Nantucket, a fait l'objet d'un dépôt d'assignation jeudi devant un tribunal fédéral du Massachusetts. Ce projet est achevé à 95% et est déjà en mesure de fournir de l'électricité.

15.01.2026 à 22:11

Face aux juges, le producteur de Werenoi se défend d'avoir violenté une amie du rappeur défunt

FRANCE24

"Repose en paix mon frère", avait écrit Babs à l'annonce de la mort du rappeur de 31 ans Werenoi - Jérémy Bany Owona de son vrai nom - dans un hôpital parisien le 17 mai. Mais depuis les proches de l'artiste ne font que se déchirer sur fond de conflits financiers. En survêtement Yves Saint Laurent, mâchant un chewing-gum, le producteur de 33 ans a fait une entrée nonchalante devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny, avec 1H30 de retard. Ses avocats ont fait valoir qu'il avait dû être extrait du centre de semi-liberté où il purge, jusqu'au 18 janvier, une peine due à sa condamnation dans une ancienne affaire d'extorsion avec violence. En six heures d'audience, Babs a maintes et maintes fois évoqué le "million d'euros envoyé à Jérémy pour qu'il achète un bien immobilier à Dubaï" et dont il réclame et réclamera toujours, dit-il, la restitution à Fatima B., 35 ans. Une victime que le prévenu traite sans cesse de "voleuse", en rappelant qu'il porte plainte contre elle à Paris pour escroquerie, au déplaisir de la présidente qui tente de recentrer le débat sur les violences et le cyberharcèlement qui lui sont reprochés. Au cours de l'enquête, Fatima B. a raconté avoir grandi avec Jérémy en Seine-et-Marne avant de le retrouver en 2021 à Dubaï où elle travaillait déjà "dans l'évènementiel", "le business". C'est là qu'elle est devenue, a-t-elle dit, "la petite amie officieuse" du rappeur, ce que la défense de Babs conteste ironiquement en la surnommant "l'amante imaginaire". La trentenaire relate avoir été agressée, le 22 mai à 2H00 du matin, dans l'arrière-salle d'un bar à chicha de Montreuil (Seine-Saint-Denis) par des membres de l'entourage professionnel du producteur et Babs lui-même. Sept jours d'ITT (incapacité totale de travail) lui ont été attribués pour les coups portés au corps et au visage, et le traumatisme psychologique. Elle accuse Babs de lui avoir donné la première gifle, de l'avoir étranglée, de lui avoir donné des coups de pied au pubis et de l'avoir menacée de mort, puis d'avoir volé son passeport en lui lançant: "y'a plus de Dubaï". "Enervé" S'il a gardé le silence en garde à vue, Babs accepte de répondre à la présidente, qui lui fait d'abord cracher son chewing-gum. "Je n'ai commis aucune violence envers elle", dit-il, reconnaissant seulement avoir passé douze minutes, cette nuit-là, dans le bar. Juste le temps de faire écouter des audios qui prouveraient qu'"elle a fait une magouille", ce qu'elle a toujours contesté. Il ajoute: "Oui j'étais énervé contre Fatima. Est-ce qu'énervé veut dire +taper+? Non". Le gérant du bar avait vu la jeune femme "bien amochée". Lui non. Il dit ignorer comment les blessures ont pu être occasionnées... - Vous avez écrit sur vos réseaux: "Tu m'auras sur le dos jusqu'à ta mort", lui lit la juge. - "Je confirme", répond le prévenu. Revendiquant d'avoir promu Werenoi, l'artiste ayant vendu le plus d'albums en 2023 et 2024 en France, Babs se présente en producteur de musique "reconnu", propriétaire de sept à huit logements, et n'ayant "pas besoin d'argent". La partie civile, elle, ne manque pas de lui rappeler la douzaine de mentions à son casier judiciaire, pour trafic de stupéfiants, escroquerie ou extorsion avec violence. "S'il y a une victime dans cette affaire, ce n'est pas M. Sacko!", lance Me Clarisse Serre, plaidant que Fatima B. a été "défoncée" ce soir-là. "Il est incontestable qu'il y a eu des violences", a rappelé le procureur, même si "aucun témoin direct" n'a pu être entendu. Il a réclamé "une peine de 12 mois d'emprisonnement aménagé en semi-liberté" et "l'interdiction d'entrer en relation avec la victime pendant trois ans". En défense, Me Mourad Batikh a demandé la relaxe, en plaidant que la parole de Fatima B. n'était "pas crédible". Il a souligné que son client, lui, était "venu nature peinture" devant le tribunal, "sans jamais feindre" d'avoir de la peine pour la victime. Jugement attendu le 19 févier.

15.01.2026 à 22:09

Wall Street termine en hausse, digère une série de bonnes nouvelles

FRANCE24

Le Dow Jones a gagné 0,60%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,25% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 0,26%. "Après quelques jours d'activité négative sur les marchés, nous assistons à un rebond", commente auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. Selon l'analyste, la hausse du jour est notamment due aux performances financières de TSMC, qui ont "ravivé l'enthousiasme pour les secteurs technologique et de l'IA (intelligence artificielle, ndlr)". L'entreprise, qui fabrique entre autres les puces du mastodonte Nvidia, a été applaudie pour ses résultats du quatrième trimestre, notamment le bond de 35% de son bénéfice net sur la période. Son titre a gagné 4,47% à 341,74 dollars, et a emporté dans son sillage le reste du secteur des semi-conducteurs, à l'image de Nvidia (+2,10%), AMD (+1,93%) ou Broadcom (+0,92%). "L'optimisme des investisseurs a également été stimulé par l'apaisement des tensions entre Washington et Téhéran", explique dans une note Jose Torres, d'Interactive Brokers. Donald Trump, qui avait menacé plusieurs fois d'intervenir en Iran ces derniers jours en riposte à la répression sanglante des manifestations, a adouci son ton mercredi lors d'un événement à la Maison Blanche. Il a assuré que les "tueries" en Iran avaient "pris fin", une déclaration perçue comme un signe de désescalade. Cela a fait chuter les prix du pétrole. La place américaine a aussi accueilli jeudi "des nouvelles macroéconomiques plutôt bonnes", remarque Peter Cardillo. Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en deçà des attentes, atteignant un plus bas depuis fin novembre à 198.000 demandes. Les opérateurs attendent désormais les chiffres de la production industrielle pour le mois de décembre, qui doivent être publiés vendredi. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans se tendait à 4,17% vers 21H10 GMT, contre 4,13% à la clôture la veille. Au tableau des valeurs, la banque d'affaires américaine Morgan Stanley (+5,81% à 191,29 dollars) a profité de résultats supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre, notamment grâce à sa banque d'investissement. Le bénéfice net du groupe s'affiche à 4,4 milliards de dollars, en hausse de 19% sur un an. Autre acteur du monde bancaire, Goldman Sachs a aussi terminé dans le vert (+4,63% à 975,88 dollars) après la publication de ses performances financières. Sur les trois derniers mois de 2025, l'établissement a vu son bénéfice net augmenter de 12% (sur un an) grâce à l'essor de sa banque d'affaires et des commissions sur les opérations de marchés. "La semaine prochaine, nous entrerons dans le dur concernant les résultats financiers", souligne M. Cardillo. Sont notamment attendues les performances de Netflix, United Airlines ou encore Intel. Les valeurs associées au secteur des cryptomonnaies ont pâti du repli du bitcoin, à l'image des plateformes d'échange Coinbase (-6,48%) et Robinhood (-7,80%) ou du "mineur" (créateur de monnaie numérique) Riot Platforms (-4,27%).

15.01.2026 à 21:38

Exclusif : malgré les démentis de Téhéran, les proches d'Erfan Soltani redoutent le pire

Bahar MAKOOI

France 24 a recueilli le témoignage d’une proche d'Erfan Soltani, jeune manifestant iranien dont la peine de mort a été suspendue. Toujours détenu près de Téhéran, son cas, devenu emblématique, suscite de vives craintes malgré les démentis des autorités. "Il risque encore d'être pendu à chaque instant", redoute ce membre de sa famille.

15.01.2026 à 20:59

Grèce: acquittement de la militante syrienne Sarah Mardini accusée de trafic de migrants

FRANCE24

Le jugement intervient presque un mois après le début de leur procès à la cour criminelle de Mytilène, chef-lieu de l'île de Lesbos et marque la fin de l'aventure judiciaire de ces militants inculpés en 2018 à Lesbos, porte d'entrée à l'époque en Europe des dizaines de milliers de personnes fuyant surtout la guerre en Syrie. Ils étaient accusés des crimes de "constitution d'une organisation criminelle", et de "facilitation illégale de l'entrée de ressortissants étrangers de pays tiers en Grèce". "Tous les accusés sont acquittés" car leur objectif n'était pas "de perpétrer des actions criminelles mais de venir à l'aide humanitaire", a indiqué Vassilis Papathanassiou, président de la cour criminelle composée de trois juges. Quelques heures auparavant, le procureur Dimitris Smyrnis avait également proposé leur acquittement soulignant qu'"aucun fondement autonome établissant la responsabilité pénale des prévenus n'a été démontré". A la sortie du palais de justice tard jeudi soir, les accusés avec leurs avocats se sont embrassés avant de se diriger vers la plage proche pour célébrer, selon un journaliste de l'AFP. "Sauver des vies humaines n'est pas un crime", a lancé émue Sarah Mardini. Réfugiée en Allemagne depuis 2015 avec sa famille, Sarah Mardini, aujourd'hui âgée de 30 ans, était présente jeudi soir à l'audience, a constaté l'AFP, tout comme l'un de ses co-accusés, le Germano-Irlandais Sean Binder. "Nous n'avons rien fait d'illégal car si aider les gens est un crime, alors nous sommes tous des criminels", a-t-elle ajouté. "Calvaire judiciaire" Sa jeune sœur Yusra et elle, toutes deux nageuses de haut niveau en Syrie, étaient devenues célèbres après avoir sauvé des réfugiés de la noyade alors qu'elles tentaient la périlleuse traversée de la Turquie vers la Grèce en 2015. Elles avaient ensuite rejoint Berlin. Leur histoire avait fait le tour du monde et leur action avait inspiré notamment le film diffusé sur Netflix, "Les nageuses" (2022). Il s'agit du second procès de ces sauveteurs bénévoles en Grèce. En 2023, ils avaient été relaxés dans une autre procédure de délits relatifs à leur action humanitaire, notamment d'"espionnage". Sarah Mardini avait été arrêtée en août 2018 alors qu'elle travaillait comme bénévole pour l'ONG ERCI sur Lesbos, qui a vu des centaines de milliers de réfugiés notamment syriens affluer dans des conditions dramatiques en 2015 et 2016. Ce verdict a dans la foulée été salué par Amnesty International et d'autres ONG de défense des droits. Tout en saluant l'acquittement, Amnesty International a souligné une fois de plus que "ces accusations n'auraient jamais dû être portées devant la justice". Eva Cossé, chercheuse senior à Human Rights Watch (HRW), citée dans le communiqué, a souligné que "ces acquittements étaient une victoire pour les accusés, mais ils sont aussi amers" vu "le calvaire judiciaire de sept ans sur la base d'accusations infondées pour avoir sauvé des vies". L'avocat de Sarah Mardini, Zaharias Kesses a qualifié d'"inacceptable" pour le système judiciaire pénal grec que "des affaires aussi retentissantes ne se concluent pas plus tôt". Selon lui, l'objectif de l'accusation des bénévoles "était de criminaliser l'aide humanitaire et d'éliminer les organisations humanitaires. Avant cette affaire, des milliers de bénévoles se trouvaient à Lesbos alors que depuis cette affaire, ils ne sont plus que quelques dizaines", a-t-il estimé.

15.01.2026 à 20:13

Iran-Etats-Unis : force ou diplomatie ?

Stéphanie ANTOINE

En Iran, le calme semble être revenu dans les rues après près de 3 semaines de manifestations. Selon Human RIGHTS : au moins 3428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement le 28 décembre. L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont œuvré pour dissuader le Président américain Donald Trump d'attaquer l'Iran et mis en garde contre "de graves répercussions pour la région" a déclaré jeudi un haut responsable saoudien.

15.01.2026 à 20:07

Budget : le gouvernement annule les débats jusqu'à mardi, vers un 49.3 ou une ordonnance

FRANCE 24

Face aux blocages sur le projet de loi de finances à l'Assemblée nationale, le gouvernement juge désormais "impossible" son adoption par un vote et reconnaît qu'il devrait user du 49.3 ou d'une ordonnance budgétaire pour doter la France d'un budget en 2026.
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