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06.05.2026 à 04:09

Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux

FRANCE24

C'est la première fois depuis l'invasion de l'Ukraine que Moscou présente un projet artistique dans le cadre de la plus grande exposition d'art contemporain au monde, qui a lieu tous les deux ans dans la Cité des Doges. D'autres artistes de pays en guerre seront également présents, à l'instar de l'Ukraine, d'Israël et des Etats-Unis, tandis que l'Iran a finalement déclaré forfait. Depuis son annonce début mars, la participation de la Russie a suscité un tollé, en particulier au sein du gouvernement italien et de l'Union européenne, laquelle a menacé de supprimer une subvention de deux millions d'euros accordée à la Biennale. Dernier rebondissement: le jury de la Biennale a démissionné jeudi en masse après avoir annoncé qu'il exclurait la Russie et Israël du palmarès, en raison de l'émission par la Cour pénale internationale (CPI) de mandats d'arrêt pour crimes de guerre à l'encontre de leurs dirigeants. Même si le pavillon russe restera fermé durant l'ouverture au public de la Biennale du 9 mai au 22 novembre, des performances musicales enregistrées pendant les journées de présentation à la presse seront retransmises sur des écrans géants à l'extérieur. Intitulée "The tree is rooted in the sky" ("L'arbre est enraciné dans le ciel", ndlr), l'exposition met en scène une trentaine de "jeunes musiciens, philosophes et poètes", majoritairement russes mais venant également du Mexique, du Mali ou encore du Brésil, peut-on lire sur la brochure présentant le projet. "Je tiens à remercier la Biennale d'avoir soutenu l'idée que tous les pays soient représentés ici", a déclaré dans une vidéo postée lundi sur Instagram la commissaire de l'exposition, Anastasia Karneeva. Le feu aux poudres En 2022, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les artistes et les commissaires du pavillon russe s'étaient retirés de la Biennale en signe de protestation. En 2024, la Russie n'avait pas été invitée. L'annonce de son retour cette année a mis le feu aux poudres. Dans une lettre adressée début mars au président de la Biennale, Pietrangelo Buttafuoco, 22 ministres de la Culture et des Affaires étrangères européens, dont ceux de l'Ukraine et de la France, lui demandaient de "reconsidérer la participation de la Fédération de Russie", jugée "inacceptable dans les circonstances actuelles". "Les événements culturels financés par l'argent des contribuables européens doivent préserver les valeurs démocratiques, favoriser le dialogue ouvert, la diversité et la liberté d'expression – des valeurs qui ne sont pas respectées dans la Russie d'aujourd'hui", avait fait valoir un porte-parole de la Commission européenne mi-avril quand l'institution a annoncé son intention de geler voire supprimer sa subvention. La semaine dernière, l'UE a de nouveau écrit au gouvernement italien pour demander des éclaircissements sur les conditions d'accueil de la délégation russe, craignant une violation des sanctions européennes visant Moscou. Pour la commission, "peu importe que le pavillon russe soit ouvert ou non, le problème est que la Russie est présente et autorisée à participer", a indiqué à l'AFP une source officielle de l'UE. "Lieu de trêve" D'après des documents issus d'une inspection effectuée la semaine dernière par le ministère italien de la Culture, les organisateurs de la Biennale soutiennent que la Russie est propriétaire de son pavillon et qu'on ne peut l'empêcher de l'utiliser. Le ministre italien de la Culture Alessandro Giuli, qui dès le départ s'était désolidarisé de la décision prise "en toute indépendance" par la Biennale d'accueillir la Russie et ce "malgré l'opposition du gouvernement italien", a annoncé qu'il ne s'y rendrait pas. Conséquence de la démission du jury et du "caractère exceptionnel de la situation géopolitique internationale actuelle", les organisateurs de la Biennale ont reporté la cérémonie de remise des prix du 9 mai au 22 novembre, dernier jour de l'ouverture au public. Deux prix seront alors décernés par les visiteurs, dont l'un pourra être remporté par n'importe lequel des pays participants, dont la Russie. "La Biennale se veut et se confirme comme un lieu de trêve au nom de l'art, de la culture et de la liberté artistique", arguent les organisateurs sur le site de la Biennale. Une ligne dont, malgré les pressions, le président Buttafuoco, qui a pris ses fonctions en mars 2024, n'a pas dévié. "L'art a un pouvoir bien plus grand que toute forme d'oppression. L'art nous ouvre la voie vers l'avenir et nous offre la possibilité d'effacer les catastrophes", a-t-il déclaré lundi, lors d'une première inauguration d'exposition.

06.05.2026 à 03:59

Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale

FRANCE24

Pour cette double confrontation entre les deux meilleures équipes d'Europe, la magie avait été au rendez-vous il y a huit jours dans un Parc des Princes en fusion derrière son PSG, alors que le Bayern espère cette fois compter sur le soutien de ses 75.000 spectateurs pour renverser la rencontre. A la clef de cette nouvelle représentation des artistes du match aller, une place en finale le 30 mai à Budapest dans la Puskas Arena contre Arsenal, qui a éliminé l'Atlético mardi soir dans la première demi-finale (1-0, 1-1 à l'aller). Tenant du titre, le PSG retrouve l'Allianz Arena, théâtre de son premier sacre européen il y a un peu moins d'un an (31 mai 2025) contre l'Inter Milan (5-0), avec un petit but d'avance, après sa spectaculaire victoire 5 à 4 mardi dernier. Un avantage tellement mince que le scenario complètement dingue du match aller, véritable ode au football d'attaque mené sur un rythme fou avec des joueurs offensifs d'une extrême efficacité des deux côtés, prenant le pas sur les défenses, n'est pas totalement à exclure. "Même match, voire pire" "On s'attend au même match, voire pire", a appuyé mardi Warren Zaïre-Emery, "ce n'est pas dingue, c'est ce qui va se passer, ce sera le même match avec la même intensité, et ce sera à nous de mettre le même rythme et d'essayer de calmer le match". La philosophie de jeu des deux entraîneurs, Luis Enrique et Vincent Kompany, résolument portée vers l'attaque, plaide en tous cas en faveur d'une nouvelle nuit de folie. "A partir du moment où eux décident de faire ce qu'ils ont fait toute cette année, et la saison passée dans ce même stade quand ils ont remporté la finale de la Ligue des champions, il est possible que le match ait une physionomie similaire", a estimé Vincent Kompany. "On va devoir être plus compétitif que jamais. On va essayer de vaincre l'ambiance et une équipe qui joue un football sensationnel", a souligné Luis Enrique, faisant le parallèle avec les matches de tennis de Rafael Nadal contre Roger Federer ou Novak Djokovic, où l'Espagnol voyait une motivation pour s'améliorer. "Scénario passionnant" "Ce sera un match de très haut niveau entre les deux meilleures équipes d'Europe, et avec l'idée d'arriver en finale. C'est un scenario passionnant pour tout le monde", a ajouté le natif de Gijon, qui devra faire sans Achraf Hakimi ni le gardien remplaçant Lucas Chevalier (blessés), même s'ils feront le voyage à Munich pour soutenir leurs coéquipiers. Le PSG dispute sa cinquième demi-finale sur les sept dernières saisons, signe de son enracinement parmi le gratin du foot européen. Voir Budapest à la fin du mois peut lui permettre de rejoindre un club select de sept équipes, dont le Real Madrid, Liverpool ou le Bayern, qui ont disputé deux finales consécutives de Ligue des champions depuis 1993 et la nouvelle version de la compétition. Cela validerait surtout encore plus le projet du PSG, qui s'appuie désormais sur un collectif, sans réelle megastar après la période Neymar-Mbappé-Messi. Paris est à présent tout aussi fort au Parc qu'à l'extérieur, grâce à un mélange de force mentale, de solidarité collective et de l'insouciance de sa jeunesse. Le quart de finale retour il y a trois semaines à Liverpool (victoire 2-0) en est le meilleur exemple. Sextuple champion d'Europe, le Bayern vise lui une 12e finale européenne, la dernière remontant au sixième sacre de 2020 (après 1974, 1975, 1976, 2001 et 2013), une victoire contre le... PSG (1-0) sur un but de Kingsley Coman dans un triste huis clos en raison de la pandémie de Covid-19. "On ne va pas changer notre style de jeu et notre ADN, on a été trop performants jusque-là pour ça", a prévenu le milieu de terrain du Bayern Joshua Kimmich. Verdict en fin de soirée.

06.05.2026 à 03:51

Génocide au Rwanda: la justice française se prononce sur le non-lieu accordé à l'ex-Première dame

FRANCE24

Agée de 83 ans, Mme Habyarimana est la veuve du président hutu Juvénal Habyarimana dont l'assassinat le 6 avril 1994 a déclenché les massacres contre la minorité tutsi. D'avril à juillet 1994, le génocide a fait, selon l'ONU, 800.000 morts, Tutsi ou Hutu modérés, tués par les Forces armées rwandaises et les milices extrémistes hutu Interahamwe. L'ex-Première dame est visée depuis 2007 en France par une information judiciaire pour complicité de génocide et de crimes contre l'humanité, ouverte après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Placée depuis 2016 sous le statut de témoin assisté, elle n'a jamais été mise en examen par les juges d'instruction, contrairement à ce que demande le Parquet national antiterroriste (Pnat), qui comprend un pôle crimes contre l'humanité. Selon les quatre associations parties civiles, Mme Habyarimana était une des dirigeants de l'"Akazu" - le premier cercle du pouvoir hutu qui aurait orchestré le génocide. Une thèse qu'Agathe Habyarimana rejette - celle-ci se présentant comme une mère au foyer de huit enfants sans lien avec la politique - et qu'ont écartée les deux juges d'instruction. Dans leur ordonnance rendue en août 2025, elles ont considéré qu'il n'existait "pas de charges suffisantes (...) qu'elle ait pu être complice d'acte de génocide" ou "pu participer à une entente en vue de commettre le génocide". Pour elles, elle n'apparaît pas comme "auteure de génocide", mais comme "victime de (l')attentat terroriste" dans lequel ont été tués son mari, son frère et des proches. "Prématuré" Le Pnat a aussitôt fait appel de cette décision, suivi des associations parties civiles. Il revient à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de trancher: sa décision est attendue à 14H00 (12H00 GMT). Dans son réquisitoire daté du 16 janvier, dont l'AFP a eu connaissance, l'avocat général a considéré le non-lieu comme "a minima prématuré". Il a fait état d'"indices graves ou concordants du crime d'entente, tant sur le plan matériel que moral, et qui tendent à démontrer" la participation d'Agathe Habyarimana "au but génocidaire" et "son adhésion à l'objectif de (...) tuer un nombre conséquent de Tutsi". Des indices qui "justifient" sa mise en examen, a-t-il requis. Pour lui, la poursuite de l'instruction se justifie également par les "nombreuses demandes d'actes" formulées par le Pnat, en 2022 et 2024, auxquelles les juges n'ont d'abord pas répondu, puis auxquelles elles ont opposé un refus, puis un non-lieu. Parmi ces demandes: des auditions de témoins, des confrontations ou encore l'exploitation complète du dossier de demande d'asile d'Agathe Habyarimana. Dans une tribune publiée fin mars par Le Monde, 56 personnalités dont des historiens ont affirmé que le non-lieu "néglige(ait) la preuve des sources et le travail des historiens". Elles s'inquiètent notamment de la remise en cause même de l'existence de l'Akazu par les juges d'instruction, qui ont souligné la nécessité d'appréhender ce concept "avec prudence". Me Patrick Baudouin, avocat de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), dit espérer que la justice "tourne le dos à l'impunité". Interrogé par l'AFP, l'avocat d'Agathe Habyarimana, Philippe Meilhac, explique pour sa part que sa cliente avait "été entendue trois fois en tant que témoin assisté" et "tous les actes qui pouvaient être utiles ont été réalisés". Après 19 ans de procédure, "il est temps qu'elle se termine avec un non-lieu", "la seule issue possible", car Mme Habyarimana n'est "pas du tout la femme (de pouvoir) que certains décrivent", a-t-il dit. Agathe Habyarimana a été exfiltrée en Europe avec sa famille le 9 avril 1994, à la demande du président François Mitterrand, proche de son mari. La France a ensuite refusé de l'extrader au Rwanda, comme ce pays le demandait, sans toutefois lui accorder l'asile. Depuis 2014, huit Rwandais ont été condamnés en France pour leur implication dans le génocide, d'après le CPCR.

06.05.2026 à 02:51

Fusillade dans une école au Brésil : un adolescent tue deux membres du personnel

FRANCE 24

Un jeune garçon a ouvert le feu mardi dans son école de Rio Branco, capitale de l'État amazonien d'Acre. Il a tué deux membres du personnel, en a blessé un troisième ainsi qu'une élève de 11 ans. Il s'est ensuite rendu et a été arrêté.

06.05.2026 à 01:35

En direct : Trump dit suspendre l'opération pour escorter des bateaux dans le détroit d'Ormuz

FRANCE 24

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi soir, qu'il suspendait l'opération "Projet Liberté", destinée à escorter les navires à travers le détroit d'Ormuz, en place depuis un jour. Cette pause doit permettre de "voir si l'accord peut être finalisé et signé". Plus tôt, le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les États-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour "défendre la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz". Suivez notre direct.

06.05.2026 à 01:11

Rassemblés à Paris, les ministres du G7 parlent commerce, sans évoquer les droits de douane

FRANCE 24

Initié mardi, le G7 Commerce, le deuxième sous présidence française en 2026, est l'occasion pour les ministres de discuter des surcapacités industrielles, de sécurité économique et de commerce en ligne transfrontalier jusqu'à mercredi. En revanche, les menaces de surtaxes américaines sur les véhicules européens ne devraient pas être abordées.

06.05.2026 à 00:03

Promesses d'IA non tenues : Apple accepte de payer 250 millions de dollars

FRANCE24

Les plaignants accusaient le géant californien d'avoir "promu des capacités d'IA qui n'existaient pas au moment des faits, n'existent pas aujourd'hui, et n'existeront pas avant deux ans ou plus", afin de stimuler les ventes d'iPhone, rappelle le document, consulté par l'AFP. L'organisme américain de régulation publicitaire, le Better Business Bureau's National Advertising Division, avait lui aussi conclu qu'Apple avait faussement laissé croire que le nouveau Siri dopé à l'IA était "disponible maintenant" L'accord, qui ne comprend aucune reconnaissance de faute de la part d'Apple, couvre quelque 36 millions d'appareils éligibles -- les iPhone 16, ainsi que les iPhone 15 Pro et 15 Pro Max -- achetés aux Etats-Unis entre le 10 juin 2024 et le 29 mars 2025. Chaque membre de cette "class action" pourrait recevoir 25 dollars par appareil, une somme susceptible d'atteindre 95 dollars selon le volume de requérants approuvés. "Nous avons résolu cette affaire pour rester concentrés sur ce que nous faisons de mieux : offrir les produits et services les plus innovants à nos utilisateurs", a réagi Apple auprès du Financial Times. Une enquête de Morgan Stanley, citée dans la plainte, indiquait que le "Siri amélioré" était la fonctionnalité Apple Intelligence que les acheteurs potentiels d'iPhone attendaient le plus. Apple avait lancé une vaste campagne publicitaire en 2024 pour promouvoir ces capacités, avant de confirmer leur report sine die et de retirer ses publicités. L'accord doit encore être approuvé par la juge Noël Wise, du tribunal fédéral du district nord de Californie, lors d'une audience fixée au 17 juin 2026. Les avocats des plaignants pourraient percevoir jusqu'à 28% du fonds, soit 70 millions de dollars.

05.05.2026 à 23:51

Procès d'OpenAI: un cofondateur décrit un Elon Musk menaçant et assoiffé de pouvoir

FRANCE24

Elon Musk, qui avait pris sous son aile les fondateurs d'OpenAI à leurs débuts, poursuit en justice Sam Altman et les créateurs de ChatGPT, les accusant d'avoir détourné ses dons (38 millions de dollars) pour bâtir un empire commercial désormais valorisé à plus de 850 milliards de dollars. OpenAI, débuté comme une fondation à but non lucratif, rétorque que son virage commercial était non seulement inévitable mais concerté avec Elon Musk, parti de son plein gré après avoir échoué à obtenir les pleins pouvoirs. Il est aussi devenu leur concurrent, avec sa société xAI et son modèle Grok. Mardi, l'avocate d'OpenAI Sarah Eddy a conduit plus de 2H30 de contre-interrogatoire, laissant Greg Brockman se raconter librement pour reconstruire son image aux yeux du jury. La veille, l'avocat d'Elon Musk avait malmené l'ingénieur de 38 ans en retournant contre lui les confidences retrouvées dans un carnet, pour tenter de le dépeindre en entrepreneur cupide et calculateur. A l'été 2017, alors que les négociations sur la création d'une structure commerciale s'enlisent, Elon Musk offre des Tesla à Brockman et au chercheur Ilya Sutskever. Un texto du second au premier résume le malaise: "Est-ce qu'une Model 3 te convaincrait d'accepter des conditions totalement défavorables?". "Ça ressemblait à une tentative de nous acheter" pour accepter que Musk devienne PDG et actionnaire majoritaire, a commenté Greg Brockman. Avant de raconter, ému, une colère du multimilliardaire survenue lorsque les deux hommes se sont rendus chez Elon Musk pour lui signifier leur refus de lui céder le "contrôle absolu". "Je pensais vraiment qu'il allait me frapper", a assuré Greg Brockman. Elon Musk a selon lui décroché un tableau représentant une Tesla, peint et offert par Ilya Sutskever, et est sorti de la pièce en trombe en lançant: "Quand comptez-vous quitter OpenAI?". L'avocate d'OpenAI a ensuite repris, entrée par entrée, les notes du carnet de Greg Brockman pour lui donner une chance de prouver sa sincérité. En novembre 2017, l'ingénieur écrivait par exemple, à propos d'Elon Musk: "Lui dérober la fondation. Basculer en société commerciale sans lui. Ce serait une banqueroute morale". "C'est très douloureux" de voir ces "pensées en vrac", "des écrits très personnels, jamais destinés au monde", devenir pièces à conviction, très commentées dans la Silicon Valley. "Mais il n'y a rien là-dedans dont j'ai honte", a-t-il déclaré. Loups et moutons Ses parts dans OpenAI sont évaluées à 30 milliards de dollars, a admis lundi ce plus fidèle compagnon de route de Sam Altman, présent dans la salle avant son témoignage attendu probablement la semaine prochaine. OpenAI dépense cette année 50 milliards de dollars en puissance de calcul, contre environ 30 millions en 2017, a encore raconté Greg Brockman, pour illustrer le gouffre financier sur lequel butait la structure philanthropique initiale face à ses concurrents de chez Google. Aux yeux d'OpenAI, tout prouve qu'Elon Musk n'ignorait rien du virage commercial nécessaire et sa plainte, déposée en 2024 après le lancement de son laboratoire rival xAI, est donc prescrite. En septembre 2017, le multimilliardaire s'irritait encore dans un email collectif: "J'en ai marre. (...) Soit vous faites votre truc de votre côté, soit vous restez chez OpenAI en tant que fondation à but non lucratif. Je ne suis qu'un idiot qui finance gratuitement la création d'une startup." Il propose alors une autre voie: absorber OpenAI dans Tesla et poursuivre le graal de l'IA, à un niveau dépassant les capacités humaines, mais sans prévenir les actionnaires, a rapporté Greg Brockman. Quand Elon Musk annonce finalement son départ d'OpenAI, en février 2018, il dit à la cinquantaine d'employés de l'époque vouloir développer l'IA au sein de Tesla, mais sans se préoccuper de la sécurité, s'est souvenu l'ingénieur. "Si ce sont les moutons qui dictent la sécurité et pas les loups, ça n'a aucun sens", prononce-t-il alors d'après Greg Brockman, en mission pour contrecarrer l'autoportrait dressé la semaine dernière par Elon Musk. L'entrepreneur s'était dépeint un bienfaiteur éthique, soucieux de développer l'IA hors de mains cupides, pour protéger l'humanité de la destruction.

05.05.2026 à 23:43

Attal, en déplacement à Bordeaux, veut concilier "écologie" et "économie"

FRANCE24

S'il y a "un consensus scientifique" sur la réalité du changement climatique, "malheureusement la politique crée beaucoup de polarisation autour de ce sujet", a estimé l'ancien Premier ministre. "Vous avez des partis ou des responsables de droite, d'extrême droite qui vous expliquent qu'il faudrait sacrifier l'écologie au profit de l'économie. Et vous avez des partis de gauche, d'extrême gauche qui vous expliquent qu'il faudrait sacrifier l'économie au profit de l'écologie. Nous, ce qu'on croit, c'est que les deux doivent aller ensemble", a développé le patron de Renaissance. Pour M. Attal, il faut "changer le prisme à travers lequel on parle de la transition. Il y a eu beaucoup de morale, beaucoup de culpabilisation. La réalité c'est que défendre la transition, c'est défendre nos intérêts". Il a évoqué en contre-exemple "la taxe carbone avec les +Gilets jaunes+. Il y avait eu les 80 km/h avant, évidemment, il y avait eu des germes de cette crise. Mais on a vu qu'avec une bonne intention qui était de dire: il faut que les gens utilisent moins d'essence, donc on va renchérir le coût de l'essence pour les inciter à passer à autre chose, derrière on a eu une des crises sociales majeures les plus importantes de ces dernières décennies en France. Et on a reculé", a fait valoir M. Attal. Il a cité deux propositions de Renaissance: le développement du leasing social sur les véhicules électriques d'occasion et le passage à 5,5% pendant cinq ans de la TVA sur l'achat d'un véhicule électrique. M. Attal avait débuté son déplacement bordelais par un entretien avec Thomas Cazenave, maire de la plus grande commune administrée par Renaissance, élu en mars face au sortant, l'écologiste Pierre Hurmic. Direction ensuite le chemin du Musée d'Aquitaine où le directeur, Laurent Védrine, leur a notamment montré le cénotaphe de Michel de Montaigne, mais aussi son tombeau dans une salle non accessible au public. Après une courte déambulation, Gabriel Attal s'est rendu à la librairie Mollat pour une nouvelle séance de dédicaces de son livre ("En homme libre", L'Observatoire). En soirée, Renaissance a organisé sa troisième "Nuit de la Nouvelle République", dédiée aux questions écologiques, avec notamment la participation de l'ancienne ministre (Renaissance) Agnès Pannier-Runacher. La prochaine réunion publique aura lieu à Strasbourg le 20 mai, dédiée aux questions d'Europe et de défense. Avant un grand meeting prévu le 30 mai à Paris.

05.05.2026 à 23:31

Le navire frappé par un possible foyer d'hantavirus accueilli d'ici "3 à 4 jours" aux Canaries

FRANCE 24

Le ministère espagnol de la Santé a annoncé, mardi soir, que MV Hondius, le navire de croisière frappé par un possible foyer d'hantavirus, sera accueilli d'ici "3 à 4 jours" aux îles Canaries. Selon lui, l'OMS estime qu'il s'agit du "lieu le plus proche disposant des capacités nécessaires". Trois personnes malades seront au préalable évacuées via le Cap-Vert.

05.05.2026 à 23:19

Rubio minimise les tensions avec le Vatican avant de partir pour Rome

FRANCE24

"C'est un voyage que nous avions prévu auparavant et il s'est évidemment passé des choses", a-t-il dit pendant une conférence de presse à la Maison Blanche. "Il y a beaucoup de choses à discuter avec le Vatican", a ajouté le secrétaire d'Etat, catholique pratiquant, évoquant en particulier la liberté de religion. Le pape Léon XIV rencontrera Marco Rubio jeudi. Au cours de son séjour à Rome, du 6 au 8 mai, le chef de la diplomatie américaine devrait également s'entretenir avec le secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, que Donald Trump avait vivement critiquée lorsqu'elle avait pris la défense du chef de l'Église catholique. Le président américain a qualifié le pape de "faible" face à la criminalité et "nul" en matière de politique étrangère. Léon XIV a appelé à la paix au Moyen-Orient et déclaré que l'appel du président américain à détruire la civilisation iranienne était inacceptable. Donald Trump a récidivé lundi en déclarant, pendant un entretien avec un podcasteur conservateur, que Léon XIV "pensait que ce ne serait pas un problème que l'Iran ait l'arme nucléaire", et en l'accusant de "mettre en danger beaucoup de catholiques et beaucoup de gens". Le pape a répondu en déclarant: "Si quiconque veut me critiquer pour prêcher l'Evangile, qu'ils le fassent avec honnêteté. L'Eglise s'oppose depuis des années à toutes les armes nucléaires, il n'y a aucun doute à ce sujet."

05.05.2026 à 23:17

Ligue des champions: le nouveau rêve brisé de Griezmann

FRANCE24

Il y a eu le traumatisme de San Siro, il y a dix ans, déjà: cette finale de C1, marquée par un pénalty de "Grizou" repoussé par la barre et perdue de la manière la plus cruelle aux tirs au but, face au Real Madrid de Cristiano Ronaldo. Il y aura, désormais, celui de Londres, où le champion du monde français a tout tenté pour guider les siens vers Budapest, lieu de la grande finale prévue le 30 mai, sans y parvenir, avant de sortir par la petite porte dès la 66e minute. Son équipe était alors menée 1-0, et son rêve de quitter l'Atlético cet été pas seulement comme le meilleur buteur de son histoire, mais avec un trophée majeur, le premier depuis la Ligue Europa en 2018, encore en vie. Il s'est définitivement éteint, englouti par les célébrations des Gunners, qui vont eux retrouver la finale, vingt ans après. "J'ai une petite pensée pour lui. C'est une légende, j'ai eu la chance de jouer avec lui en équipe de France. C'est toujours un top joueur, il nous a posé beaucoup de problèmes à l'aller et au retour et je souhaite le meilleur pour la fin de sa carrière", a réagi le défenseur français d'Arsenal William Saliba sur Canal+. N.8 et latéral droit Déjà malheureux lors de la demi-finale aller (1-1), avec des décalages géniaux dont ses coéquipiers n'avaient pas su profiter et une reprise du gauche venue s'écraser sur la barre, Griezmann a assisté, impuissant, à l'ouverture du score de l'Anglais Bukayo Saka (45e), punissant une défense trop attentiste. Il venait, pendant les 45 premières minutes, de faire du Griezmann: aéré, remisé, orienté, toujours avec justesse, et les principales situations des Colchoneros sont venues, comme souvent, de sa vista et de ses déplacements. Sans jamais oublier de revenir défendre, presque comme second latéral droit (19e, 33e), allant jusqu'à frôler l'irréparable en bousculant par derrière Leandro Trossard dans la surface (35e), puis célébrer comme un but un ballon gratté dans les pieds de Viktor Gyökeres avec l'aide de Giuliano Simeone (40e). Offensivement, sa première déviation dans la profondeur pour Simeone (8e) et son centre en retrait bien senti (12e) ont poussé Saliba et David Raya à intervenir une première fois. Et il s'est peut-être montré trop altruiste en décalant Marcos Llorente, contré par Gabriel (31e). L'ex-international français (137 sélections, 44 buts), ressassera sûrement cette dernière situation, dix minutes avant sa sortie, lorsque sa frappe du droit a été repoussée par Raya, et que la semelle de Ricardo Calafiori est venue lui écraser le pied, ce qui aurait pu lui offrir un pénalty, sans la faute préalable de Marc Pubill sur Gabriel (56e). Aux yeux de la plupart des observateurs, joueurs, entraîneurs ou supporters interrogés ces dernières semaines, le Mâconnais méritait une plus belle sortie, et l'absence de la Coupe aux grandes oreilles - et de la Liga - dans son palmarès, restera une anomalie. Mais comme l'a répété son entraîneur Diego Simeone, le football "ne doit rien" à personne, même à ses plus grands artistes, et aux coéquipiers les plus exemplaires. C'est ce qu'a été, et restera, Griezmann: un joueur total, unique. "Un génie du football", pour le "Cholo", et beaucoup d'autres.

05.05.2026 à 23:09

Ligue des champions: Arsenal de retour en finale, 20 ans après

FRANCE24

Thierry Henry, Robert Pirès et Mathieu Flamini, les ex-gloires des Gunners battus par le Barça en 2006, ont enfin trouvé leurs successeurs: ce sera l'équipe 2026 emmenée par Bukayo Saka, l'enfant du club, capitaine et buteur mardi dans un Emirates en fusion. "C'était un match sous haute pression, il comptait énormément pour les deux équipes. Nous avons réussi à bien le gérer et à nous hisser en finale. Ca a commencé avant même le coup d'envoi, à notre arrivée en car. Je n'ai jamais rien vu de tel", a dit le héros du match sur Amazon Prime. L'attaquant de 24 ans portera, avec William Saliba et le reste de sa bande, les espoirs d'Arsenal le 30 mai à Budapest en finale contre le Bayern Munich de Harry Kane ou le Paris Saint-Germain d'Ousmane Dembélé. Il n'y aura pas de trophée possible en revanche pour Griezmann, l'emblématique attaquant français de 35 ans, qui a vécu son dernier bal européen avec l'Atlético, avant son départ prochain à Orlando. "Grizou" a perdu la bataille des N.7 qu'il a menée à distance avec Saka, par la faute de David Raya, qui a écarté l'une de ses frappes (56e), et par celle de Diego Simeone, son entraîneur depuis plus d'une décennie, qui l'a sorti après une heure. La bataille du beau jeu, en revanche, n'a été gagnée par personne dans ce sommet tactique verrouillé, sans grandes envolées, une partie d'échecs où les défenses ont été au centre des débats, comme à l'aller (1-1) à Madrid. Saka, retour gagnant Il y avait pourtant une atmosphère des grands soirs autour de l'Emirates, perceptible aux fumigènes et aux chandelles de ballons qui ont coloré et animé le parvis avant le coup d'envoi, puis à l'intérieur avec une ferveur plus brûlante qu'habituellement. Mais comme attendu, les acteurs du jeu n'ont pas vraiment prolongé la fête sur le terrain, fidèles à la réputation respective de leurs équipes: dominante, patiente et sans folie pour Arsenal, compacte et prête à souffrir pour mieux piquer en contre du côté de l'Atlético. La température n'est montée que par à-coups en première période, sur un centre fort du jeune latéral reconverti au milieu Myles Lewis-Skelly (19 ans), sans personne pour l'exploiter, et sur une poussette d'Antoine Griezmann dans la surface sur Leandro Trossard, non sanctionnée (35e). Mais c'est un vacarme de tous les diables qui a accueilli le but de Bukayo Saka, l'ailier chéri des "Gooners" (surnom des supporters), formé au club et capitaine du soir, à l'affût pour exploiter un ballon repoussé par Jan Oblak (44e, 1-0). L'action est partie d'un ballon de William Saliba dans la profondeur pour Viktor Gyökeres, très précieux dans son travail de harcèlement devant. Le Suédois a centré au second poteau pour Trossard, dont le tir en force devant une marée de joueurs a contraint le gardien slovène à une difficile parade au sol, main gauche, en vain. Saka traverse une saison moins aboutie, perturbée par des blessures, mais il est sorti de l'infirmerie au meilleur moment, pour aller peut-être décrocher le titre en Premier League et, pourquoi pas, la première Ligue des champions de l'histoire du club. Les Gunners se présenteront à la finale avec un bilan européen resplendissant de quatorze matches sans défaite cette saison (11 victoires, 3 nuls), dont neuf sans le moindre but encaissé. Face à la puisssance de feu du PSG ou du Bayern, cela promet!

05.05.2026 à 23:07

A Erevan, démonstrations d'amitié et accords économiques entre l'UE et l'Arménie

Laure MANENT

L'Europe et l'Arménie ont porté leur partenariat  "à un tout autre niveau" au terme de deux jours de sommets de la CPE et de l'UE à Erevan. Bruxelles s'est engagée à accompagner l'Arménie dans ses réformes socio-économiques et à investir jusqu'à 2,5 milliards € dans le pays, tout en affirmant que l'UE veut faire de l'Arménie "une destination clé" pour les investisseurs. La France est l'une des grandes gagnantes de ces 48h de démonstration d'amitié. Emmanuel Macron et Nikol Pachinian ont signé un "partenariat stratégique" qui se traduit par des marchés intéressants pour les entreprises françaises dans les domaines de la défense ou du génie civil.Ces manifestations d'intérêt et de franche camaraderie entre l'ex-république soviétique et l'Europe en particulier mais aussi l'Occident en général n'oblitère pas sa proximité avec la Russie. Erevan dépend de Moscou pour des importations de gaz, qu'elle achète aujourd'hui à prix d'ami à la Russie. Mais les choses pourraient changer si Vladimir Poutine prenait ombrage du rapprochement de son ancien satellite avec l'ancien bloc de l'ouest. 

05.05.2026 à 23:01

Moyen-Orient: l'optimisme des investisseurs fait grimper les Bourses, le pétrole se replie

FRANCE24

A New York, l'indice Nasdaq (+1,03%) et l'indice S&P 500 (+0,81%) ont tous deux atteint un nouveau sommet, effaçant largement leurs pertes du début de semaine. Le Dow Jones a lui avancé de 0,73%. En Europe, Paris a pris 1,08%, Francfort 1,71% et Milan 2,27%. Ces trois indices avaient respectivement perdu 1,71%, 1,24% et 1,59% lundi. Londres a été la seule place dans le rouge (-1,40%). Elle était fermée lundi et intègre donc, avec un jour de retard, les événements de la veille. Les investisseurs ont vu d'un bon oeil l'annonce par Washington de la traversée de deux navires marchands dans le détroit d'Ormuz, après plus de deux mois de blocage. Les cours du brut se sont détendus: le du baril de Brent de la mer du Nord a perdu 3,99% à 109,87 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a cédé 3,9% à 102,27 dollars. "La réouverture du détroit d'Ormuz résoudrait bien des choses", résume auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. Pour les hydrocarbures, leurs dérivés, mais aussi tout un tas d'autres produits, ce passage étroit représente une voie commerciale essentielle. "Nous ne cherchons pas à nous battre. Mais on ne peut pas non plus laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale à des pays innocents", a dit mardi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth. Donald Trump a annoncé dimanche le lancement d'une opération visant à permettre la traversée du détroit par des navires marchands bloqués depuis le début du conflit par la paralysiée orchestrée par Téhéran. Si des échanges de tirs dans le détroit d'Ormuz ont été annoncés lundi, le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran tient toujours selon Washington. Les taux britanniques au plus haut depuis 1998 "On a l'impression que les investisseurs pensent que les deux parties de ce conflit (les Etats-Unis et l'Iran, ndlr) souhaitent y mettre un terme, mais qu'elles cherchent simplement à trouver une issue", souligne M. Hogan. La phase offensive du conflit avec l'Iran est "finie", a assuré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio. La majorité des taux d'emprunt se détendent légèrement après leur hausse de lundi, sur fond de craintes d'un regain d'inflation. Vers 20H50 GMT, le rendement allemand, référence en Europe, était à 3,06%, contre 3,08% la veille. Son équivalent américain était de 4,42% contre 4,44% un jour plus tôt. Le rendement à 30 ans du Royaume-Uni a, lui, atteint mardi son plus haut depuis 1998, à plus de 5,77%. Il a également réagi avec un jour en retard à la flambée du pétrole, en raison de la fermeture des marchés britanniques lundi. La réunion de la Banque d'Angleterre la semaine dernière a par ailleurs renforcé les attentes de futures hausses du taux directeur. PayPal sanctionné Le site de paiement en ligne PayPal (-7,74% à 46,49 dollars) a été sanctionné pour ses prévisions, notamment une baisse de son bénéfice net par action à la fois pour le trimestre en cours et l'exercice fiscal complet. Depuis le début de l'année, le titre a perdu plus de 20%. Inbev trinque, Fresenius dégringole Le brasseur belgo-brésilien AB Inbev, numéro un mondial du secteur, a bondi de 9,34% à 69,04 euros à Bruxelles, après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes des investisseurs au premier trimestre. Le fournisseur d'appareils médicaux Fresenius Medical Care a lui dégringolé à Francfort (-10,68% à 34,72 euros) après des résultats trimestriels jugés décevants par les investisseurs, pénalisés par des effets de change négatifs. Pinterest applaudi Le réseau social Pinterest a lui gagné 6,86% à 22,28 dollars à Wall Street. Après trois premiers mois de l'année dépassant les attentes, l'entreprise a dit viser un chiffre d'affaires compris entre 1,13 et 1,15 milliard de dollars pour le trimestre en cours, plus qu'escompté par les analystes.
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