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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

14.08.2026 à 17:37

Aide à mourir: la loi franchit, sans bouleversement, l'épreuve du Conseil constitutionnel

FRANCE24

Dans une décision très attendue, rendue vendredi, l'institution présidée par Richard Ferrand a estimé qu'aucune disposition de cette loi, considérée comme une réforme sociétale majeure du second quinquennat d'Emmanuel Macron, n'enfreignait la Constitution. Le chef de l’État a salué une décision "qui parachève un débat démocratique exemplaire". L’ex-député MoDem Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi, a aussi accueilli sur X "une très grande avancée qui se concrétise enfin!" A l'inverse, la Fondation Jérôme Lejeune s'est dite "indignée" par cette décision, suivie par l'association Les Eligibles et leurs aidants qui dénonce "le danger total de cette loi pour les plus vulnérables". Le texte, adopté définitivement mi-juillet au Parlement, pourra donc entrer en vigueur quand le gouvernement aura publié les décrets d'application nécessaires. La loi sur la fin de vie crée un droit à l'aide à mourir, sous plusieurs conditions, pour certains patients, leur permettant de s'administrer un produit létal en présence d'un soignant. Si, et seulement si, le patient ne peut accomplir physiquement le geste, le soignant peut s'en charger. Plusieurs conditions doivent se cumuler. Le patient doit être majeur, Français ou résident de longue date, être atteint d'une affection "grave et incurable" en phase terminale ou "avancée", souffrir physiquement de manière insupportable et être capable d'exprimer un choix éclairer jusqu'au dernier moment. Une procédure, menée par un seul médecin mais demandant à solliciter d'autres acteurs, doit permettre de déterminer si un patient est éligible ou non. Ce texte, qui a d'abord donné lieu à une convention citoyenne à la demande de M. Macron puis à de nombreux allers-retours législatifs, réveille des clivages sociétaux, avec la large opposition de milieux religieux ainsi que de certains soignants. Les cinq saisines -un nombre élevé- adressées au Conseil témoignaient encore de ces débats. L'une d'elles, de manière inhabituelle, émanait du Premier ministre lui-même, Sébastien Lecornu, à la tête d'un gouvernement réunissant le camp macroniste - plutôt favorable au texte mais pas de manière uniforme - et les Républicains - largement opposés. Clause de conscience Les autres provenaient du président du Sénat Gérard Larcher (LR), de 60 députés du bloc central, de LR et du PS, de 60 sénateurs LR et de 60 parlementaires du RN. Le Conseil a largement rejeté les objections formulées. Celles-ci concernaient notamment la définition jugée trop imprécise de l'aide à mourir, les conditions d'accès, accusées d'être trop larges ou imprécises, et le délai de réflexion pour confirmer sa demande d'aide à mourir -deux jours après un éventuel feu vert -, jugé trop court par certains. Mais le Conseil formule trois réserves qui, sans nécessiter de réécriture du texte, supposent de mieux préciser son application dans la pratique. Deux d'entre elles concernent la clause de conscience, qui permet à un soignant de refuser de participer au geste létal. En premier lieu, le Conseil valide le principe d'une clause qui ne soit pas juste applicable à un soignant donné mais à l'échelle d'un établissement entier. C'était une revendication importante dans le milieu des établissements de soins catholiques. La direction d'un tel établissement pourra refuser de participer à une procédure d'aide à mourir, selon le Conseil. Mais, précise-t-il, ce sera seulement s'il existe une alternative au niveau local. Seconde réserve, cette fois au niveau individuel: la clause de conscience ne se limite pas, selon le Conseil, aux soignants refusant de participer directement à l'acte. Elle pourra inclure un pharmacien qui refuse de préparer le produit létal. "C'était une de nos revendications", a réagi le syndicat national des pharmaciens praticiens hospitaliers et praticiens hospitalo-universitaire, sollicité par l'AFP. La dernière réserve concerne les patients sous curatelle ou tutelle. Si l'un d'entre eux demande d'être aidé à mourir, le médecin devra "prendre en compte" l'avis de son tuteur. La loi demande bien à solliciter ce dernier mais ne dit pas explicitement à quel point en tenir compte. À l'approche de la décision du Conseil constitutionnel, l'impartialité de plusieurs de ses membres avait été mise en cause par certains opposants à la loi, dont le chef de file des Républicains, Bruno Retailleau. Il avait appelé certains membres à se retirer de la décision, citant nommément Jacques Mézard et Laurence Vichnievsky et les accusant d'avoir pris par le passé des positions favorables au suicide assisté ou à l'euthanasie. Huit des neuf membres ont finalement participé à la décision, qui n'aurait pu être rendue si plus de deux d'entre eux s'étaient retirés. Le seul à s'être déporté : François Séners, ancien directeur de cabinet de Gérard Larcher et nommé au Conseil par ce dernier.

14.08.2026 à 17:35

Au Népal, la difficile cohabitation entre humains et animaux sauvages

Fantine DANTZER

En un demi-siècle, le Népal s’est imposé comme une référence mondiale en matière de conservation. Près de 20 % du territoire de ce petit État enclavé dans l’Himalaya est classé en zones protégées, fruit d’une politique de lutte contre le braconnage. Des espèces emblématiques comme le rhinocéros unicorne, autrefois au bord de l’extinction, ont pu être sauvés. 

14.08.2026 à 17:35

Faux diacre "Frère Love" : une plaignante témoigne en Guadeloupe

Kessi WEISHAUPT TAHI

Une bien sombre affaire s'est déroulée entre la Guadeloupe et l'Île-de-France. Plusieurs personnes affirment être tombées sous l’emprise d'un certain "Frère Love", faux diacre catholique autoproclamé. L'une des plaignantes, "Sandrine" (le prénom a été modifié pour préserver son anonymat), rapporte avoir été victime d'un viol. Elle a accepté de nous parler de son calvaire. "Frère Love" nie toutes les accusations.

14.08.2026 à 16:58

Italie : l'Etna en éruption attire des milliers de touristes

FRANCE24

Les coulées de lave spectaculaires de l'Etna attirent des milliers de curieux sur les pentes du volcan sicilien. Jusqu'à 2 000 personnes tenteraient l'ascension chaque soir, selon un guide local. Face à cet afflux, les professionnels alertent sur les risques alors que le volcan reste en éruption.

14.08.2026 à 16:57

Royaume-Uni: face à des incendies inédits, le Premier ministre appelle à "faire face" au changement climatique

FRANCE24

"Nous devons faire face au changement climatique (...) Il ne sert à rien de nier la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous devons l'affronter", a déclaré le dirigeant travailliste en marge d'une rencontre avec des pompiers à Stourbridge, lieu de l'incendie. "Je n’ai jamais rien vu de tel en Grande-Bretagne, où l’on voit carrément une maison entière éventrée, fumant encore", a-t-il ajouté après un tour dans cette bourgade, où trois pompiers ont été blessés en combattant le brasier. Au total, 19 maisons ont été complètement détruites et 18 endommagés dans l'incendie, selon le chef des pompiers des West Midlands, Simon Tuhill, qui a estimé que c'était "l'un des incendies les plus importants" que services "aient jamais eu à affronter". Des habitants ont été évacués et 54 personnes traitées pour inhalation de fumée, dont 16 ont été hospitalisées. Des photos de l'AFP témoignent de la virulence du feu, montrant des habitations réduites à des ruines de briques noircies, aux toitures effondrées. Les jardins étaient calcinés et le sol jonché de débris fumants. Sur l'une des images, on aperçoit un homme s'enfuir de chez lui, une simple valise à la main. "Poudrière" Le Premier ministre a averti que le Royaume-Uni était "une poudrière en ce moment", recensant "37 incendies qui couvent à travers le territoire". Face aux vagues de chaleur successives et à une sécheresse historique, une réunion de crise Cobra avait été convoquée d'urgence ce mercredi. Près des trois quarts de l'Angleterre (71,3%), dont la région de Stourbridge, sont actuellement en état de sécheresse, sous l'effet de vagues de chaleur et de précipitations quasi inexistantes, un phénomène inédit depuis 1836. A Stourbridge, Andy Burnham a annoncé la commande de Canadairs pour lutter contre les incendies, soulignant que ces appareils, fréquemment utilisés sur le continent européen, "auraient fait la différence" face à l'incendie de jeudi. Un "soutien financier d’urgence" est également en préparation pour les services de secours, qui réclament des moyens supplémentaires depuis plusieurs jours. Le chef des services d'incendie du Royaume-Uni a vendredi fait état de la "pression considérable" que font peser sur les pompiers les incendies de cet été, en passe de devenir le plus chaud que le pays ait jamais enregistré. Dans l'immédiat cependant, la principale mesure annoncée par Downing Street a été d'interdire, à partir de ce vendredi, les barbecues jetables, qui constituent une menace majeure en période de sécheresse: leur structure en aluminium et leurs braises peuvent instantanément embraser la végétation asséchée et provoquer des départs de feu incontrôlables. Andy Burnham n'a pas non plus immédiatement élaboré sur les moyens de développer les énergies propres. Il est attendu au tournant sur l'extraction d'hydrocarbures en mer du Nord. L'opposition conservatrice, comme le président américain Donald Trump, le pressent de forer davantage dans ce bassin pourtant jugé vieillissant par les experts. Jusqu'ici, il a assuré qu'il serait "pragmatique" sur la question et doit décider dans les semaines qui viennent d'autoriser ou non l'exploitation du gisement gazier Jackdaw et du champ pétrolifère Rosebank - un sujet brûlant au sein du parti travailliste comme pour les ONG environnementalistes opposées aux projets de forage.

14.08.2026 à 16:55

Le Conseil constitutionnel valide la quasi-totalité de la loi d'urgence agricole

FRANCE24

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel estime que les dérogations concernant la réintroduction temporaire des pesticides interdits - acétamipride pour la filière noisette et flupyradifurone pour les pommes, les cerises et les betteraves sucrières - relèvent de "l'intérêt général". Mais il assortit sa validation de deux réserves concernant la zone géographique où la dérogation est accordée et le délai donné à l'autorité sanitaire pour statuer. Cette dernière étape avant la promulgation pour un texte censé répondre à la colère agricole de l'hiver intervient au moment où l'agriculture française fait face à une sécheresse sans précédent, avec des conséquences dramatiques pour de nombreuses productions, végétales mais aussi animales. Une partie du monde agricole - FNSEA, Jeunes agriculteurs (JA) et Coordination rurale en tête - demande un accès facilité aux pesticides et à l'eau, attendant avec impatience l'application de mesures comme l'objectif du doublement du stockage d'eau à destination du monde agricole, validé par les Sages. La gauche, appuyée par des ONG et la Confédération paysanne, syndicat agricole qui prône une "bifurcation" de l'agriculture vers l'agro-écologie, avait saisi le Conseil constitutionnel après l'adoption fin juillet au Parlement de la loi, pour contester des mesures selon elle contraires à la Charte de l'environnement notamment. "Intérêt général" Sur le volet pesticides, le Conseil constitutionnel réitère dans sa décision que l'acétamipride et le flupyradifurone, un néonicotinoïde et un pesticide apparenté, "ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux, ainsi que des conséquences sur la qualité de l'eau et des sols et induisent des risques pour la santé humaine". Mais "le législateur a entendu permettre à certaines filières agricoles de faire face aux graves dangers qui menacent leurs cultures, afin de préserver leurs capacités de production et de les prémunir de distorsions de concurrence au niveau européen. Ce faisant, il a poursuivi un motif d'intérêt général", poursuit-il. S'ils avaient censuré l'été dernier la réintroduction de l'acétamipride dans le cadre de la loi très controversée dite Duplomb, ils jugent cette fois-ci que les dérogations sont suffisamment encadrées: le nombre de filières concernées est restreint tout comme la durée de la dérogation, le mode d'utilisation (semences enrobées ou aspersion) est pris en compte et seule l'autorité sanitaire (l'Anses) peut décider si les conditions sont remplies pour une dérogation temporaire. Le Conseil a toutefois émis deux réserves. D'abord, l'Anses doit pouvoir "restreindre le champ d'application géographique des dérogations". Enfin, le délai de deux mois accordé à l'Anses "peut être insuffisant pour garantir la vérification de l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée la dérogation", estiment les Sages, une crainte qui était partagée par le gouvernement et l'Anses elle-même. Conclusion: "l'absence de décision dans le délai de deux mois vaut refus de la dérogation". Large validation Sur l'eau, la totalité des mesures visant à faciliter la construction d'ouvrages de stockage pour l'agriculture et à doubler les volumes stockés d'ici 2035 ont été validées. Une seule réserve a été émise pour qu'un ouvrage de stockage ne puisse être considéré comme une zone humide. Et l'article visant à faciliter le curage des ouvrages de stockage a été censuré car sans rapport avec le texte initial. Sur l'élevage, les Sages ont approuvé l'article permettant au gouvernement de légiférer par ordonnance pour réformer totalement le régime d'autorisation environnementale des bâtiments. En revanche, il a censuré la disposition qui visait à exclure les non-riverains des procédures d'information du public et de recours contre les projets, contraire à la Charte de l'environnement selon lui. Autre censure sur le fond: l'article qui prévoyait que les propriétaires de terrains voisins de zones agricoles traitées avec des pesticides soient responsables de créer une zone tampon pour la protection des riverains. Ces dispositions "portent au droit de propriété une atteinte disproportionnée au regard des objectifs poursuivis". Félicitée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a salué sur X une "victoire" pour ce texte qu'elle a porté, promettant une mise en oeuvre "au plus vite", mais a indiqué vouloir continuer le travail sur le curage des ouvrages de stockage et "la servitude de voisinage agricole".

14.08.2026 à 16:50

Ceuta : comment les réseaux sociaux alimentent la crise migratoire

FRANCE24

De nouveaux appels à franchir la frontière pour rejoindre Ceuta circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, suscitant l’inquiétude des autorités marocaines et espagnoles. Alors qu’un nouvel afflux migratoire est redouté le 15 août, ces messages, relayés notamment par de faux comptes, alimentent la confusion autour de la situation à la frontière. Comment expliquer cette campagne de désinformation et quels sont ses objectifs ? Les précisions de Romain Philips, journaliste à InfoMigrants.

14.08.2026 à 16:45

Italie: les carabiniers retrouvent trois toiles volées valant plus de 9 millions d'euros

FRANCE24

Il s'agit du tableau "Tasse et plat de cerises" de Paul Cézanne, estimé à environ 6 millions d'euros et "Les poissons" de Pierre Auguste Renoir, estimé à 3 millions environ, selon un communiqué des carabiniers. Le troisième tableau est "Odalisque sur la terrasse" d'Henri Matisse, estimé à 20.000 euros environ. Les trois tableaux ont été volés dans le musée "Fondazione Magnani Rocca" dans la région de Parme. Sur une vidéo diffusée par les carabiniers, on voit deux personnes entrer par une fenêtre, se diriger rapidement vers une salle, décrocher trois tableaux et les donner à une autre personne à l'extérieur, qui reste invisible à la caméra de surveillance, le tout en moins d'une minute.

14.08.2026 à 16:35

Le 15 août, la frontière ouverte à Ceuta ? Les faux appels sur les réseaux sociaux

Assiya HAMZA

Après l'arrivée massive de migrants marocains les 30 et 31 juillet à Ceuta, l'enclave espagnole est à nouveau victime d'une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. Des messages provenant de faux comptes affirment que la frontière sera ouverte le 15 août, jour férié en Espagne. Les autorités marocaines et espagnoles ont renforcé les mesures de sécurité. 

14.08.2026 à 16:35

Sécurité du quotidien: la loi Ripost validée pour l'essentiel

FRANCE24

Les Sages, qui étaient saisis séparément par les députés PS et Insoumis sur trente articles au total, ont jugé "les autres dispositions qui lui étaient déférées conformes à la Constitution", selon le communiqué de presse. Sur X, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez y a vu la validation de "la quasi-totalité des mesures" de son texte. "Dès la rentrée prochaine, cette loi permettra d'améliorer la sécurité de nos concitoyens", a-t-il ajouté. L'Elysée et le Premier ministre Sébastien Lecornu se sont aussi réjouis de cette décision. - Free parties, permis de conduire validés Les élus avaient ciblé notamment la répression accrue des rassemblements musicaux illicites: organiser une free party expose à deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende, et y participer à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende ou, pour éviter les poursuites judiciaires, une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros. Le législateur entend ainsi "réprimer des abus de la liberté de réunion tenant à l'organisation ou à la participation à des rassemblements illégaux présentant des risques importants pour la sécurité des personnes", considèrent les Sages dans leur décision, soulignant "la gravité de tels actes". Les socialistes et les Insoumis avaient par ailleurs appelé à censurer la suspension administrative du permis de conduire en cas de consommation répétée de stupéfiants même si la personne ne conduisait pas. Mais pour le Conseil constitutionnel, "le législateur a entendu prévenir le danger que représentent pour les usagers de la route les consommateurs de stupéfiants qui seraient amenés à conduire". Donc le texte s'inscrit dans "l'objectif de valeur constitutionnelle de prévention des atteintes à l’ordre public". - Sept dispositions censurées . La fermeture administrative de magasins commercialisant des mortiers d'artifice en cas de contrôles défaillants à la vente représente "une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre". . L'amende forfaitaire délictuelle (AFD), procédure simplifiée, ne peut sanctionner la mise à disposition et la détention d'engins pyrotechniques car les éléments constitutifs de l'infraction "ne sont pas aisément constatables". . Le Conseil a également censuré l'interdiction de conduire un véhicule puissant pendant le délai probatoire du permis de conduire, car le législateur laissait au pouvoir réglementaire la détermination de la puissance dudit véhicule. . La destruction dans la journée d'un véhicule ayant pu servir à un rodéo motorisé est anticonstitutionnelle, le délai ne permettant pas au propriétaire de faire valoir ses droits. . L'interdiction de permission de sortie pour les détenus placés dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée est invalidée car il appartient au seul juge de contrôler les peines. . Le Conseil censure également "les dispositions destinées à faciliter la pseudonymisation des agents intervenant lors de la procédure pénale, à l'aune des droits de la défense et du principe du contradictoire". . A également été invalidée la possibilité d'équiper de caméras piétons les agents des gestionnaires des routes et autoroutes, dont certains sont privés, pour constater des infractions. Le Conseil estime que ces compétences de police administrative ne peuvent être déléguées. . La disposition sur le squatt d'un meublé de tourisme au terme du contrat de location est invalidée car ce délit est déjà réprimé. - Six réserves d'interprétation Les Sages ont émis des réserves sur l'application de certains points. . L'interdiction de louer un matériel de diffusion sans déclaration préalable d'une free party ne peut s'appliquer aux locations de longue durée. . La situation familiale et professionnelle ainsi que le contexte doivent être pris en compte avant de prononcer une "interdiction de paraître en tout lieu", pour les stades et fans zones. . La procédure d'évacuation forcée d'un occupant d'un local commercial, agricole ou professionnel ne peut s'appliquer à une personne établie dans le lieu visé, au regard du "principe de l'inviolabilité du domicile". . "L'autorisation préfectorale doit être proportionnée à la finalité poursuivie" pour l'utilisation de drones en urgence en raison d'un risque sécuritaire. . La prolongation de l'expérimentation de la vidéoprotection algorithmique, instaurée pour les Jeux olympiques de Paris en 2024, "ne peut excéder trois mois". - Cinq cavaliers législatifs Le Conseil a en outre censuré cinq articles "comme +cavaliers législatifs+", sans lien suffisant avec le projet de loi initial. Sont concernés entre autres la communication par l'administration fiscale de certaines données à l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), l'aggravation des peines encourues pour les ventes à la sauvette et le trafic de tabac.

14.08.2026 à 16:31

La justice française rejette un deuxième recours contre l'expulsion de Xenia Fedorova

FRANCE24

La procédure en référé-suspension est subordonnée à la démonstration d'une urgence. Or, les juges des référés saisis, sans se prononcer sur la légalité de l'arrêté d'expulsion, ont estimé que la condition d'urgence n'était "pas remplie", selon un communiqué du tribunal administratif. Le tribunal "reste saisi d'un recours au fond présenté simultanément" au référé-suspension "qui sera jugé ultérieurement", peut-on encore lire. Le 3 août, le tribunal administratif avait déjà rejeté un recours, cette fois-ci en référé-liberté, en soulignant que "la condition d'extrême urgence" requise par cette voie juridique "ne pouvait être retenue". Lors de l'audience jeudi pour le référé-suspension, l'avocat de Mme Fedorova, Me Emmanuel Piwnica, avait estimé que l'arrêté d'expulsion la visant et le gel de ses avoirs pour six mois étaient des mesures "illégales et disproportionnées". Ce conseil a contesté tout trouble à l'ordre public ou atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat de la part de sa cliente, dont la présence en France "ne constitue pas une menace", selon lui. "Je ne puis qu'être déçu par cette décision", a commenté auprès de l'AFP vendredi Me Piwnica. Agée de 45 ans, la chroniqueuse, qui intervient principalement sur CNews, Europe 1 et dans l'hebdomadaire le JDNews, est accusée par les autorités d'être "un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes" pour "déstabiliser l'ordre public" en France. Sa place grandissante dans les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré a fait naître des craintes de manipulation du débat public, notamment lors de la campagne pour la présidentielle de 2027. "Propagande du Kremlin" Pour justifier son arrêté d'expulsion, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a notamment pointé "de nombreux propos qu'elle a pu tenir et qui systématiquement reprennent la propagande du Kremlin sur l'engagement de la France" et sur "les motivations de l'agression russe en Ukraine". "On est dans un fantasme absolu", a dénoncé Me Piwnica. "Elle veut continuer de mener sa carrière, sa vie en France", où réside sa sœur, qui souffre de diabète, doit bientôt être opérée et est "à sa charge", a-t-il encore plaidé. La chroniqueuse n'a pas fait de référé-suspension concernant le gel de ses avoirs, son avocat expliquant à l'AFP avoir demandé au préfet "un déblocage partiel, pour faire face aux dépenses de la vie courante". La directrice des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l'Intérieur, Pascale Léglise, a de son côté souligné devant le tribunal que les propos de Mme Fedorova pouvaient s'apparenter à la "manipulation de l'information", rappelant les opérations de désinformation russes ayant visé trois candidats récemment, Gabriel Attal, Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann. "Pas en Russie" Xenia Fedorova a déjà été interdite de territoire en Allemagne, où elle a vécu. Selon ses dires, elle se trouvait "en vacances" à l'étranger quand elle a appris les mesures la visant. Son avocat a précisé jeudi qu'elle était alors en voyage à Rome, mais qu'elle se trouvait désormais "hors de l'Union européenne", mais "pas en Russie". Dans une chronique publiée mercredi par le JDD, Xenia Fedorova s'est interrogée sur les méthodes des autorités françaises "qui peuvent s'apparenter à une logique autoritaire". "Ma conviction profonde est que pour parvenir à la paix, toutes les parties doivent être entendues, et qu'il faut éviter la pensée unique", a affirmé l'ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France, dont l'antenne a été interdite dans l'Union européenne depuis mars 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Ses employeurs Canal+ et Lagardère ont dénoncé "une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression". Selon son avocat, Mme Fedorova a depuis été "licenciée", faute désormais de titre de séjour. Contactés, Canal+ n'a pas commenté cette information, et Lagardère pas donné suite. Il est cependant tout à fait possible qu'elle continue à travailler pour ces médias sans être salariée.

14.08.2026 à 16:27

Fisc piraté: ce que l'on sait des données dérobées

FRANCE24

Cette séquence est susceptible d'alimenter des fraudes ciblées contre "quelques centaines de milliers" d'usagers à ce stade de l'enquête, mais leur nombre pourrait encore gonfler. Combien y a-t-il eu d'attaques? Les deux attaques ont été revendiquées sur un forum de revente de données du "darkweb" par un cybercriminel dissimulé sous le pseudonyme "ZeroBytes", qui a déjà un historique d'intrusion dans des cibles françaises, a constaté un journaliste de l'AFP. La première offensive, confirmée par la DGFiP, remonte à fin juin et a visé le portail "impots.gouv.fr" du fisc. Le pirate affirme sur le forum avoir récupéré l'accès à un VPN utilisé par les agents du fisc. Ce réseau privé virtuel permet normalement de se connecter à distance, de façon sécurisée, à des outils internes. Ce sésame lui aurait permis d'aspirer près de 680.000 lignes de données avant que le fisc ne coupe la connexion. Une seconde attaque, perpétrée fin juillet et toujours revendiquée par "ZeroBytes", mais pas confirmée vendredi en début d'après-midi par la DGFiP, a ciblé le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC). Pour y pénétrer, le hacker affirme avoir contourné "l'authentification multifacteur", ce système imposant une double vérification pour se connecter. Jugeant le téléchargement trop lent, il assure l'avoir volontairement interrompu après avoir récupéré plus de 250.000 lignes. Celles-ci correspondraient, selon son propre décompte, à plus de deux millions de titulaires de biens, plusieurs personnes pouvant être associées à une même parcelle. Contacté par l'AFP via ses coordonnées de la messagerie Telegram, "ZeroBytes" a déclaré que son accès au système cadastral avait été "rapidement suspendu après la publication" de sa revendication, jeudi soir. "ZeroBytes" dit être "un groupe de deux personnes", sans "motivation précise", si ce n'est "l'argent, j'imagine". Quelles données sont concernées? Selon FrenchBreaches, site spécialisé qui a été le premier à documenter ces incidents, le premier piratage concernerait près de 393.000 particuliers et 285.000 professionnels. La DGFiP a indiqué vendredi que "quelques centaines de milliers" d'usagers étaient concernés par cet acte malveillant mais que l'enquête était toujours en cours. Un "bilan consolidé" sera communiqué prochainement, précise-t-elle. Mais selon un échantillon de ces données consulté par l'AFP sur le forum de revente, le fichier contient, outre des informations d'état civil, le revenu fiscal de référence, la situation familiale ou encore le taux de prélèvement à la source. La seconde fuite revendiquée par "ZeroBytes" associerait l'identité et l'adresse des titulaires de droits sur des parcelles cadastrales. Le fisc assez réactif? Concernant la première attaque, Bercy a reconnu jeudi un "accès illégitime" survenu fin juin, à la suite d'une "usurpation d'identité", et a indiqué s'apprêter à notifier l'incident à la Cnil (Commission nationale de l'Informatique et des Libertés) et à informer les victimes. Mais cette confirmation n'est survenue qu'au lendemain de la mise en vente des données par le pirate. Sollicitée vendredi par l'AFP, la DGFiP n'a par ailleurs toujours pas confirmé l'attaque touchant le cadastre. Le règlement européen sur les données personnelles prévoit une notification à la Cnil dans les 72 heures après la découverte d'une violation susceptible de présenter un risque. Les personnes concernées par un risque élevé doivent d'autre part être informées "dans les meilleurs délais". Le syndicat Solidaires Finances Publiques a dénoncé vendredi une communication "tardive". "Il aura fallu attendre la revendication du cybercriminel le 12 août et la révélation dans la presse, pour que la DGFiP informe officiellement de cette fuite de données", déplore-t-il. Quel usage des données volées? Dans cette économie criminelle, celui qui s'introduit dans un système n'est généralement pas celui qui escroquera les victimes: il ne fait que revendre les fichiers aux futurs escrocs. Le prix demandé pour le premier fichier se chiffre "en milliers" d'euros, a affirmé "ZeroBytes" à l'AFP, sans confirmer l'avoir effectivement vendu. Le principal risque pour les victimes est celui de l'hameçonnage, ou "phishing". En s'appuyant sur l'historique réel des démarches d'un contribuable, des escrocs peuvent envoyer des messages crédibles en se faisant passer pour les services fiscaux et tenter de soutirer de l'argent par manipulation.

14.08.2026 à 16:25

CAN féminine 2026 : Cameroun-Malawi, une finale pour une première étoile

FRANCE24

⚽ Le Malawi et le Cameroun s’affronteront dimanche en finale de la CAN féminine 2026. Les Lionnes Indomptables ont éliminé le Maroc, pays organisateur, aux tirs au but, tandis que le Malawi s’offre une première finale historique en battant l'Algérie. Dimanche soir, une nouvelle nation inscrira pour la première fois son nom au palmarès de cette compétition. 

14.08.2026 à 16:07

Thaïlande: sécurité renforcée dans les écoles après une fusillade mortelle

FRANCE24

Le gouvernement a demandé aux établissements scolaires du pays de renforcer les contrôles après qu'un adolescent de 14 ans a tué ses grands-parents avec le pistolet de son grand-père, puis six personnes dans son collège-lycée avant de retourner l'arme contre lui. "Un incident comme celui-ci n'aurait jamais dû se produire dans une école. Les parents devraient pouvoir y laisser leurs enfants en toute confiance", dit à l'AFP le directeur de l'école Sawasdee Wittaya de Bangkok, Suparong Sawangngamwong. Niché au cœur de quartiers aisés de la capitale, son établissement public compte plus de 500 élèves, âgés de 6 à 12 ans, et une trentaine d'enseignants. Six d'entre eux sont mis à contribution ce matin, peu après 7H00, pour inspecter les sacs des élèves à leur arrivée, ouvrant minutieusement chaque poche. Après avoir présenté leurs sacs pour la fouille, les enfants joignent les paumes des mains et s'inclinent respectueusement pour le salut traditionnel enseigné dès le plus jeune âge. "On ne vérifiait avant que de façon aléatoire les sacs des élèves des classes supérieures ou des enfants ayant un comportement problématique", note Suparong, qui compte plus de 20 années d'expérience dans l'enseignement. "Mais on le fait désormais pour tout le monde". "Un endroit sûr" La municipalité de Bangkok a ordonné cette semaine aux établissements relevant de son autorité de procéder à des contrôles, de maintenir une surveillance 24 heures sur 24 et d'appliquer des protocoles stricts pour les visiteurs. Des mesures accueillies favorablement par la plupart des parents. "L'école devrait être un endroit sûr pour les enfants", témoigne Araya Chanu en déposant sa fille d'une dizaine d'années scolarisée en cinquième année. Cette mère de 37 ans était inquiète après la tuerie survenue dans la province de Nonthaburi, en périphérie de Bangkok, mais elle estime que les nouvelles mesures aideront "si les parents travaillent de concert avec l'école". Deux agents de sécurité et six enseignants se relaient chaque jour pour s'assurer que tous les enfants sont récupérés en toute sécurité par leurs parents. L'établissement collabore par ailleurs déjà avec la police locale pour organiser des exercices d'urgence une fois par trimestre, souligne son directeur. Mais ce dernier souhaiterait des financements supplémentaires pour améliorer encore la sécurité, notamment pour réparer les caméras de vidéosurveillance existantes et en installer de nouvelles. Le drame de la semaine dernière a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu en Thaïlande, qui affiche l'un des taux de possession les plus élevés de la région, avec plus de 10 millions d'armes en circulation, soit à peu près une pour sept habitants. Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a ordonné au ministère de l'Intérieur de cesser de délivrer des permis de détention, d'achat et de port d'armes, et appelé à "des contrôles plus stricts et des sanctions fermes". Les engagements répétés à renforcer la législation n'ont toutefois pas empêché de nouvelles fusillades de se produire au cours des dernières années.

14.08.2026 à 15:39

Wall Street sans éclat, le marché en mode estival

FRANCE24

Vers 14H00 GMT, le Dow Jones cédait 0,04%, l'indice Nasdaq grappillait 0,02% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,10%, au lendemain d'un record en clôture. "Ce vendredi d'été pourrait s'apparenter à un jour de vacances pour les marchés, ce qui se traduirait par des fluctuations dans des fourchettes de négociation étroites, acheteurs et vendeurs manquant tous deux de conviction", anticipe Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com. Avant l'ouverture pourtant, les ventes au détail ont surpris. Cet indicateur qui mesure la consommation des ménages a reculé de 0,6% en juillet par rapport au mois précédent, alors que les analystes anticipaient une légère progression. Il "aurait dû susciter une certaine réaction (sur les marchés, ndlr) mais cela n'a pas vraiment été le cas, ce qui montre bien que beaucoup d'investisseurs ne sont pas d'humeur à prendre des positions importantes", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, de la plateforme Interactive Brokers. L'analyste relève que les résultats des grands distributeurs américains - comme les magasins de bricolage Home Depot et Lowe's ainsi que la chaîne d'hypermarchés Walmart -, prévus la semaine prochaine, donneront de nouvelles indications sur l'état de santé du consommateur américain. Pour Bill Adams, de Fifth Third Commercial, "la faiblesse des ventes au détail enregistrée en juillet réduit encore davantage les chances d'une hausse des taux de la Fed (la Réserve fédérale, ndlr) lors de sa prochaine réunion en septembre". Cela conforte l'hypothèse des marchés selon laquelle l'inflation aux Etats-Unis reste suffisamment maîtrisée - après les indicateurs publiés cette semaine - et l'économie américaine sans surchauffe. De quoi inciter la Fed à opter pour un statu quo. A l'agenda également, la première estimation de l'indice de confiance des consommateurs pour le mois d'août, publiée par l'université du Michigan, est ressortie nettement sous les attentes. La reprise du conflit au Moyen-Orient a pesé sur les dépenses des sondés. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans se tendait un peu, à 4,66% vers 14H00 GMT contre 4,64% à la clôture la veille. Côté entreprises, le réseau social Reddit bondissait de 15,69% à 182,82 dollars avec la perspective de son arrivée au sein du S&P 500. L'entreprise S&P Dow Jones, qui gère l'indice, a indiqué que cette entrée sera effective le 18 août, en remplacement du promoteur immobilier AvalonBay. Le spécialiste des puces mémoire SanDisk (+6,12% à 1621,47 dollars) progressait après qu'un analyste de JPMorgan a relevé sa recommandation d'achat. Les produits de l'entreprise sont devenus très recherchés avec la course à l'intelligence artificielle (IA) et le prix de l'action a été multiplié par plus de 5 depuis le début de l'année. Le groupe américain de semi-conducteurs Applied Materials était boudé, après des résultats trimestriels juste au-dessus des attentes et des prévisions pour la période allant de juillet à septembre qui n'ont pas convaincu les investisseurs.
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