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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

04.02.2026 à 07:50

Droits de douane : les États-Unis réactivent un accord avec une trentaine de pays africains

FRANCE 24

Lancé en 2000 par Washington, l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), accord qui permet à de nombreux produits africains d'accéder au marché américain sans droits de douane, a été réactivé, mardi, jusqu'au 31 décembre 2026.

04.02.2026 à 07:47

Rap: en route pour les Victoires et l'Accor Arena, L2B garde "les pieds sur terre"

FRANCE24

Le trio de rappeurs franciliens, originaire de Champigny-sur-Marne, montera sur la scène des Victoires de musique le 13 février pour interpréter un titre et, peut-être, être sacré révélation masculine de l'année. Âgés d'une vingtaine d'années, KLN (Kilian), IDS (Idrys) et D2 (Dave) entendent représenter le 94 (Val-de-Marne), en particulier le Bois-l'Abbé. Surnommé BLB, ce quartier populaire a inspiré le nom du groupe. "Ça reste surprenant d'être nommé dans ce genre de grands événements", même si c'est "logique quand tu travailles", confie KLN, voyant le signe que "le rap est beaucoup plus respecté qu'avant". Cette nomination reflète aussi l'ascension de trois amis d'enfance, aux racines congolaises ou ivoiriennes, qui ne se sont jamais quittés. "On a fait la primaire, le collège, le lycée. On a grandi ensemble", rembobine IDS. À 13 ans, ils percent avec "Guette le flow". Huit ans plus tard, ils explosent avec "Nés pour briller", un album en trois "books" (volets) qui brasse différentes facettes du rap et de l'afropop. "Tout pour l'équipe", "Pélican", "Billionaire": sur des rythmes accrocheurs, leur musique dépeint un environnement violent, imprégné par le trafic de stupéfiants, mais aussi une furieuse envie de réussite sociale. "Bosseurs" Pour graver son nom dans la roche, L2B ne s'interdit rien: ni les incartades en solo, une stratégie qui rejaillit sur le collectif selon ses membres, ni les duos avec Gims, Niska, La Fouine ou encore Naza sur un titre festif ("Dosé") qui vient de paraître. "Tu écoutes ton projet, tu vois ce qu'il te manque: là, j'ai besoin d'un son un peu plus afro, hop j'appelle Naza", illustre KLN, mentionnant aussi le plaisir de poser avec des artistes "qu'on écoutait beaucoup quand on était petits." Quand le trio ne s'entend pas sur une direction à prendre, la majorité prime. "C'est comme quand t'as une copine, il faut s'adapter, quand t'as des amis il faut s'adapter", poursuit le plus volubile du groupe. En plus de se connaître par cœur, ces trois-là sont réputés pour être "bosseurs", selon Dany Synthé, compositeur derrière plusieurs titres du groupe, mais aussi ceux d'autres artistes comme Orelsan, Booba et Louane. "Ils font partie des plus humbles avec qui j'ai travaillé, parce qu'ils ne se reposent pas sur leurs lauriers". IDS est "plus rap dur, trap", KLN est "plus mélodie, R'n'B" et D2 "un peu plus festif", donc "ça crée un cocktail détonnant", complète-t-il. Le groupe bénéficie d'un entourage familial solide. Le management est assuré par un frère d'IDS, la production est réalisée par 172 Records, label piloté par des oncles de KNL, rejoint depuis 2020 par O-vnee Music, la structure de Dany Synthé... lui-même cousin éloigné de KLN. "Encore du charbon" Le succès a parfois dépassé L2B. En octobre, en plein préparatifs de sa tournée, il est programmé aux Halles, à Paris. Mais le concert, gratuit, est annulé par la préfecture de police face à une affluence démesurée. La frustration du public dégénère en débordements et affrontements avec les forces de l'ordre. "Ce n'était pas vraiment volontaire que ça parte en live comme ça, on ne s'y attendait pas", glisse D2, "choqué" de la tournure des évènements. Cette année, L2B vise une autre dimension: deux soirs à l'Accor Arena en mars, soit leurs plus gros concerts jusqu'alors, une étape-clé qu'ils veulent peaufiner. "Ils sont dans un objectif de construire une carrière: ils sont conscients et reconnaissants de ce qui se passe autour d'eux, donc ils ne veulent pas gâcher leur chance", souligne Dany Synthé. D2 acquiesce: "Il y a encore du charbon, il y a encore de la route. On ne sait pas de quoi est fait demain, donc on garde toujours les pieds sur terre."

04.02.2026 à 07:35

NBA: les LA Clippers échangent James Harden à Cleveland contre Darius Garland

FRANCE24

Harden, meneur ou arrière de 36 ans sacré meilleur joueur (MVP) de la ligue en 2018, se rend à Cleveland en échange du meneur All-Star, de dix ans son cadet, et d'un choix de deuxième tour de draft, selon ESPN. Cette transaction est considérée comme avantageuse pour les deux clubs: Harden rejoint une équipe de Cleveland bien placée pour se qualifier pour les play-offs cette saison, tandis que les Clippers accueillent Garland, 26 ans, en vue de l'avenir, et notamment de la probable non-prolongation de leur autre vedette, Kawhi Leonard (34 ans), après 2027. L'arrivée de Harden donne aux Cavaliers une nouvelle arme offensive puissante en plus du meneur All-Star Donovan Mitchell pour, aux côtés notamment d'Evan Mobley, défenseur de l'année 2025, et de Jarrett Allen, tenter de conquérir le titre après avoir échoué en demi-finales de Conférence lors des deux saisons passées. Harden, qui n'a jamais remporté le titre, affiche une moyenne de 25,4 points et 8,1 passes par match cette saison. Il s'agira de la sixième franchise NBA de la carrière de "The Beard" après le Thunder d'Oklahoma City, les Houston Rockets, les Brooklyn Nets, les Philadelphia Sixers et les Los Angeles Clippers. La nouvelle du transfert de Harden a été annoncée mardi par la presse, alors que les échanges se multiplient avant la date limite des transferts de la NBA, fixée à jeudi. Parmi ces transactions, les Boston Celtics se sont renforcés à l'intérieur avec l'acquisition du pivot All-Star des Chicago Bulls, le Monténégrin Nikola Vucevic, en échange du meneur Anfernee Simons.

04.02.2026 à 07:33

Milo Manara, dessiner encore et toujours

FRANCE24

Hommage à Eco L'enjeu était de taille: résumer en deux albums, dont le second vient de sortir en France, le foisonnant roman policier médiéval de l'écrivain italien qui avait connu un immense succès en 1980. "Cela n'a pas été facile car le roman est tellement riche. Il a fallu se concentrer sur les personnages principaux et le coeur de l'histoire", explique Milo Manara dans un entretien à l'AFP à Paris. Mais en restant "le plus fidèle possible" au texte d'Umberto Eco, "un très grand écrivain". "Le nom de la rose" est, selon lui, "un roman d'une très grande actualité" car il traite de "la concentration des richesses ou de la place de la femme". Les lecteurs semblent apprécier car les ventes du second album, sorti le 21 janvier, sont supérieures à celles du premier, selon l'éditeur Glénat. L'auteur se félicite d'avoir "de fidèles lecteurs en France", le pays où il a le plus de succès devant l'Italie, où "la BD est moins populaire et est plus destinée aux jeunes". Depuis 55 ans "Depuis 55 ans, je dessine" et "je ne suis pas capable d'imaginer une vie sans dessiner", reconnait Milo Manara, qui ne veut pas entendre parler de retraite. Dans son atelier proche de Vérone, dans le nord de l'Italie, il dessine toujours à l'encre, sur du papier. "Je trouve émouvant de répéter les gestes que faisait déjà l'homme il y a des milliers d'années", car l'humain a "toujours dessiné". Après "Le nom de la rose", "j'ai besoin de quelques mois avant de me lancer dans une nouvelle BD, qui sera sans doute plus légère", souligne-t-il. En attendant, il doit terminer un court épisode de "Sin City", la série de BD créée par l'Américain Frank Miller. Maître de l'érotisme Milo Manara dit parfaitement assumer d'être considéré comme "un maître de la BD érotique". "Je n'ai rien fait pour ne pas le mériter", s'en amuse-t-il. Cette réputation un peu sulfureuse a été bâtie dans les années 1980 avec les albums "Le déclic", les aventures de "Giuseppe Bergman" ou "Les Borgia", riches en scènes dénudées. "C'est bien d'être connu pour quelque chose en particulier: pour moi, c'était l'érotisme mais je n'ai pas fait que cela", précise l'auteur de "L'Eté indien" avec Hugo Pratt, de "Voyage à Tulum" avec Federico Fellini ou de la biographie du peintre Le Caravage. Milo Manara estime cependant qu'il ne serait plus possible de sortir un album aussi osé que "Le déclic" aujourd'hui. "L'époque a changé. Dans les années 1970 et 1980, on était plus libre par rapport à l'érotisme, à l'humour. La société découvrait la liberté et on en a profité". Intitulé "Utopies", un recueil illustrant la diversité de ses dessins doit être publié au printemps par Glénat. Amoureux de Bardot Milo Manara a été "ému" par la mort de Brigitte Bardot le 28 décembre. Elle "représentait beaucoup pour les gens de mon âge" car "elle a joué un rôle très important dans les changements des années 1960". "Elle reste le symbole indémodable de la femme libre et je ne vois pas de figure aussi iconique actuellement", ajoute l'artiste, qui a réalisé 25 aquarelles originales de la star en 2016. "Je suis très fière de ce qu'il a fait. Il m'a sublimée", avait réagi Brigitte Bardot.

04.02.2026 à 07:21

Les graffiti de Pompéi mis en lumière par la science

FRANCE24

De l'amour, du sexe, des insultes, des dessins... Ces messages, l'équipe de chercheurs menée par Eloïse Letellier-Taillefer et Louis Autin (Sorbonne Université) et Marie-Adeline Le Guennec (Université Québec à Montréal) les connaît bien. "Ces graffiti sont incisés avec différents types d'outils pointus, dans l'enduit peint, qui était le décor habituel de tous les murs intérieurs", explique à l'AFP Eloïse Letellier-Taillefer. "Au fur et à mesure du temps, cet enduit s'abîme et la lecture des graffiti aujourd'hui n'est pas évidente", souligne-t-elle. En s'appuyant sur une innovation technologique permettant de saisir jusqu'au moindre relief de ces traces, les chercheurs - soutenus par de nombreuses institutions internationales et avec la collaboration du parc archéologique de Pompéi - s'attachent à les replacer dans leur contexte spatial, pour en faire bénéficier la recherche et le grand public. En 2022, l'équipe s'était déjà plongée dans les 27 m de long, 3 m de large et 8 m de haut de ce couloir mis au jour en 1794. "Cette campagne nous avait permis de repérer, lire, décrypter, retrouver des graffiti qui avaient déjà été observés avant nous", raconte Eloïse Letellier-Taillefer. "Mais à cette occasion-là, en travaillant avec des lampes de poche, on a aussi vu que la lumière rasante était nécessaire à l'observation fine de ces graffiti. Et on a découvert un grand nombre de nouveaux graffiti qui n'avaient jamais été lus avant nous, des textes et des images", ajoute-t-elle. En tout, 79 nouveaux graffiti sont venus compléter le corpus de messages établi au début du 19e siècle. Mais comment "montrer visuellement le résultats de nos recherches ? Nous étions en peine de le faire", explique-t-elle. 15.000 images Ils ont alors décidé de recourir à l'imagerie de transformation par réflectivité (Reflectance Transformation Imaging/RTI), une innovation technologique notamment portée par l'entreprise Mercurio Imaging: "c'est une technique de photographie qui permet d'avoir des images en 2D, mais avec une dimension en plus, à savoir la lumière", explique à l'AFP Eloi Gattet, le fondateur de l'entreprise. "Ça permet de faire des photographies rééclairables, comme si on avait une lampe de poche, et de capter des micro-reliefs. C'est entre photographie et 3D", ajoute-t-il. Si la technique est connue pour les œuvres d'art, elle n'avait jamais été utilisée à si grande échelle, sur des pans entiers de murs. Pendant cinq nuits, en septembre dernier, les chercheurs et les équipes techniques de Mercurio Imaging ont donc photographié et numérisé le couloir avec un appareil entouré de multiples lumières formant un dôme. Près de 15.000 images ont été prises, couvrant l'ensemble des deux murs. Avec à la clé, l'aboutissement du projet "Bruits de couloir" et la mise en ligne d'une plateforme qui permet de visualiser les graffiti (www.bdc-pompei.com). D'abord réservée aux chercheurs, elle sera ouverte au grand public dans les prochaines semaines. Gladiateurs Ce sera l'occasion de découvrir cette déclaration d'amour "Erato amat..." (Erato aime...), sans que l'on sache qui est l'élu(e). "Le bout d'enduit sur lequel était le graffito est tombé, on ne saura jamais malheureusement qui est aimé", explique Marie-Adeline Le Guennec. "Il ne faut pas toujours s'attendre à des déclarations poétiques, très lettrées. Il y aussi beaucoup d'insultes qui utilisent le lexique sexuel", développe Louis Autin, qui souligne "la diversité des dessins. Ils sont extrêmement riches et détaillés". Comme par exemple cet extraordinaire graffito, incroyable de vie, mettant face à face deux gladiateurs en plein mouvement. "La compétence graphique des personnes qui ont laissé ces dessins, c'est quand même impressionnant", s'émerveillent les chercheurs, qui restent prudents quant à l'identité de ces artistes amateurs: "des gens qui n'allaient pas au théâtre car ils n'en parlent pas, des soldats de passage... Notre parti pris, c'est d'accorder une attention scientifique très scrupuleuse à ces inscriptions pour en faire des objets d'histoire de la culture populaire", soulignent-ils.

04.02.2026 à 07:12

Coupe de France : l'OM se reprend et plonge Rennes dans le doute

L'Equipe TV

L'Olympique de Marseille a battu Rennes (3-0) en 8e de finale de Coupe de France. Le Stade Rennais a perdu ses 3 derniers matchs sans marquer le moindre but.

04.02.2026 à 07:08

Bad Bunny, Green Day et les MAGA : le Super Bowl, une arène plus politique que jamais

Stéphanie TROUILLARD

Contrairement à l'an dernier, Donald Trump n'assistera pas dimanche au Super Bowl, la finale du championnat national de football américain. Le président sera pourtant dans tous les esprits alors que les artistes Green Day et Bad Bunny, clairement opposés à sa politique sociale et migratoire, ont été invités à se produire lors de cet événement planétaire. Ils risquent d'utiliser leurs spectacles pour s'en prendre au président républicain ou à la police de l'immigration (ICE).

04.02.2026 à 06:56

En direct : Ukrainiens, Russes et Américains se retrouvent à Abu Dhabi pour négocier la paix

FRANCE 24

Les négociateurs ukrainiens, russes et américains se retrouvent mercredi à Abu Dhabi pour faire avancer de difficiles pourparlers visant à mettre fin à quatre ans de guerre en Ukraine, au lendemain de nouvelles frappes massives russes sur des sites énergétiques du pays. Voici notre direct.

04.02.2026 à 06:49

Réseaux sociaux: "Il faut interdire les produits addictifs aux mineurs"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce mercredi 4 février, la décision de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le début, aujourd’hui, des Jeux olympiques d’hiver en Italie, les inquiétudes autour de ceux de 2030 en France. Et l’épineuse question du sexe en apesanteur.

04.02.2026 à 06:31

En Thaïlande, le parti favori des jeunes craint d'être à nouveau écarté du pouvoir

FRANCE24

Avec son programme promettant des réformes d'inspiration libérale dans un pays corseté par une oligarchie, la formation séduit une large part de la jeunesse. "Je veux que de nouveaux politiciens qui n'ont jamais eu l'occasion de diriger le pays aient cette chance", explique Napat Sinakasa, un développeur de logiciels de 23 ans, rencontré lors d'un récent meeting. Mais malgré une avance d'environ 11% sur le parti au pouvoir Bhumjaithai (Fierté thaïe) dans le dernier sondage en date, réalisé par l'institut Nida, même les cadres du Parti du peuple doutent. "Ils ne nous laisseront pas facilement former le gouvernement ou accéder au pouvoir", estime auprès de l'AFP l'ex-députée Rukchanok Srinork, 31 ans. Le souvenir des législatives de 2023 reste cuisant, quand le mouvement réformiste Move forward ("Aller de l'avant"), dont le parti est l'héritier, avait remporté le scrutin à la surprise générale. Move Forward avait alors conclu un accord de coalition avec le Pheu Thai, parti historiquement lié à la famille Shinawatra, longtemps dominant mais alors affaibli. Mais les sénateurs conservateurs nommés par l'armée avaient empêché le mouvement réformiste de former un gouvernement, bloquant l'accession de son leader Pita Limjaroenrat au poste de Premier ministre. Ce dernier a dans la foulée été banni de la vie politique pour dix ans par la Cour constitutionnelle, qui a également dissous Move Forward. Des mois de manifestations ont suivi à Bangkok, portées par une jeunesse exigeant transparence et réformes... et dont les principales figures ont à leur tour été condamnées pour crime de lèse-majesté, en vertu d'une législation particulièrement stricte. Un scénario dont Rukchanok Srinork et de nombreux autres militants redoutent qu'il ne se répète, tant les forces conservatrices restent puissantes. "Ce ne serait pas surprenant qu'ils fassent tout pour nous bloquer" à nouveau, estime l'ancienne députée. Mais la popularité des idées demeure, notamment la volonté de réduire la puissance de l'armée au sein de la société: la moitié des 18-35 ans soutiennent le Parti du peuple, selon le sondage Nida. Une ferveur soigneusement alimentée: avec son contenu dynamique et ludique, le compte TikTok de la formation enregistre plus d'un demi-million d'abonnés, dépassant de loin les 38.000 abonnés du Bhumjaithai. - "Continuer de croire" - Cette fois-ci, "aucune action en justice ne viendra nous détruire", a assuré pendant la campagne électorale le principal candidat du PP au poste de Premier ministre, Natthaphong Ruengpanyawut. "Les gens croient toujours en leur pouvoir" malgré les dissolutions et condamnations, a-t-il assuré à l'AFP entre deux selfies avec ses partisans. Désormais, les sénateurs nommés par l'armée qui avaient bloqué le parti réformiste n'interviennent plus dans le vote du Premier ministre, qui se fait uniquement à la Chambre basse. Mais l'épée de Damoclès de la loi sur le crime de lèse-majesté est toujours là, et plusieurs cadres du parti font l'objet d'accusations qui pourraient leur valoir d'être bannis à leur tour de la vie politique. "Ainsi la question se pose: devons-nous vraiment voter pour ce parti? Car si nous votons pour eux et qu'ils ne parviennent pas à former un gouvernement nous allons perdre nos voix", estime la politologue Punchada Sirivunnabood, de l'université Mahidol de Bangkok. Il n'est en effet pas exclu que le Bhumjaithai du Premier ministre sortant Anutin Charnvirakul, donné deuxième ce week-end, forme une coalition avec le Pheu Thai, probable troisième, au détriment du Parti du peuple. Un scénario que redoute Patcharee Phadungsuksira, 26 ans. "Je me sens parfois un peu découragée. Mais je continue de croire qu'un jour, ce sera notre tour", dit cette jeune électrice.

04.02.2026 à 06:03

Entrées au patrimoine mondial, les œuvres du miniaturiste afghan Behzad donnent espoir et liberté

FRANCE24

Assis en tailleur sur un tapis rouge, au milieu de pinceaux ultra-fins et de palettes de couleurs, Mohammad Younes Qane, 45 ans, trace la crinière d'un cheval, la rainure d'une feuille ou les perles d'un collier. Marqué par les peintures miniatures de Kamal ud-Din Behzad (vers 1450-vers 1535) depuis l'âge de 14 ans, cet homme est l'un des passeurs de cette forme d'art centenaire en Afghanistan. "Quand je peins, je replonge 500 ans en arrière, dans les rues de Hérat à l'époque", quand les sultans timourides soutenaient les artistes comme Behzad ou le poète et religieux soufi Djami, dit-il en souriant. Au carrefour de routes commerciales entre Chine, Europe et Moyen-Orient, Hérat (ouest), "était la Florence du monde islamique, une capitale mondiale de la peinture, de la musique et de la philosophie entre 1404 et 1507", raconte Michael Barry, spécialiste mondial des miniatures. Portrait de gens ordinaires Behzad, contemporain des maîtres italiens Leonardo Da Vinci et Sandro Botticelli, y fit souffler un style nouveau, avant de travailler à Tabriz, en Iran. "Avant lui, les visages étaient figés, les peintures sans âme", remarque Ahmad Jawid Zargham, ex-directeur du département des arts et de la culture de Hérat. "Behzad a introduit des scènes de la vie quotidienne de gens ordinaires, on y voit des filles et des garçons qui étudient, des ouvriers dans la construction", pas uniquement des personnages royaux ou religieux, poursuit-il. Cinq siècles se sont écoulés depuis la mort de Behzad. Passé sous différentes dynasties, convoité et occupé par Britanniques, Soviétiques ou Américains, l'Afghanistan a vécu des décennies de guerre et pleuré des morts par millions. Depuis leur retour au pouvoir en 2021, les autorités talibanes ont interdit aux femmes d'étudier au-delà de 12 ans. La musique est bannie dans l'espace public comme la représentation d'êtres vivants. Des centaines d'artistes vivent en exil. La miniature de style Behzad continue toutefois d'être "pratiquée, reconnue et transmise", a souligné en décembre l'Unesco en classant cette "expression culturelle vivante" au patrimoine immatériel de l'humanité. Joie "Par ces temps sombres, c'est une nouvelle qui apporte de la joie, un signe d'espoir", témoigne M. Qane. Depuis 2021, il a dû fermer sa galerie et ne travaille plus qu'à la maison. Les clients sont rares, les expositions inexistantes et les artistes "dévalorisés". Parfois, il monte sur la colline près de chez lui. Il trouve la paix près d'une tombe blanche, présentée comme celle de Behzad, qui domine la cité de Hérat et sa grande mosquée aux céramiques bleutées. L'édifice religieux est orné de délicats motifs floraux et géométriques imaginés par Behzad. Les Hératis aiment venir les admirer. En revanche, les manuscrits enluminés par le maître sont tous à l'étranger, dans des bibliothèques ou musées à Istanbul, Londres, New York... Regrettant que le peuple afghan n'ait pas accès à son patrimoine culturel, Michael Barry avait, en 2017, fait agrandir et reproduire des miniatures de Behzad pour les exposer dans une galerie voûtée de la citadelle de Hérat. Le public pouvait y admirer entre autres l'arbre de vie aux flamboyantes couleurs d'automne souvent peint par Behzad. Mais aussi les ingénieuses constructions géométriques du tableau montrant Joseph tentant d'échapper à Zolaykha, qui inspirèrent le peintre Henri Matisse pour "La Famille du peintre". Cadenassée Cette galerie est désormais fermée au public, la porte en bois cadenassée. Les autorités talibanes se sont pourtant officiellement félicitées du classement par l'Unesco et veulent relancer le tourisme. Interrogé par l'AFP, le responsable provincial du département de la Culture n'a fourni aucune explication. Plusieurs habitants pointent, sous couvert d'anonymat pour raisons de sécurité, l'application de plus en plus stricte de l'interdiction de montrer les visages humains. "C'est tellement triste", dit l'un d'eux, "car Behzad, c'est notre fierté à Hérat". Dans une aile de la citadelle présentant l'histoire de la ville, la police pour la Propagation de la vertu et la répression du vice a fait peindre en noir les visages sur les panneaux explicatifs. Malgré tout, l'art de Behzad inspire toujours les jeunes générations. Libre Dans un atelier, une dizaine de jeunes filles dessinent minutieusement scènes et motifs inspirés par le miniaturiste, sur verre ou sur papier. Elles vendent leurs créations via les réseaux sociaux ou amicaux. La reconnaissance par l'Unesco motive, "mais nous avons besoin d'expositions internationales", dit Parisa Narwan, 24 ans, qui a dû renoncer à montrer ses œuvres à l'étranger faute de visa. "Si je pouvais faire passer un message à Behzad, je lui demanderais d'améliorer la vie des femmes en Afghanistan", lâche l'une des femmes présentes, 29 ans, sans donner son nom. Déterminée à devenir "une artiste mondiale", Asia Arnawaz, 22 ans, a trouvé l'apaisement dans les heures passées à finaliser chaque détail: "Beaucoup de gens recherchent un sentiment de liberté. Certains suivent une thérapie. J'ai compris combien la création d'Allah est pure: il m'a créée libre et en peignant dans le style de Behzad, je me sens libre".

04.02.2026 à 05:01

A Washington, la diplomatie du minerai

FRANCE24

"Ce rassemblement historique créera une dynamique de collaboration visant à garantir l'approvisionnement de ces composants essentiels à l'innovation technologique, à la puissance économique et à la sécurité nationale", a déclaré le département d'Etat dans un communiqué en annonçant la réunion. Le grand raoult inaugural se déroule sous les auspices du secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, avec l'intervention attendue du vice-président des Etats-Unis JD Vance. "On a besoin de terres rares", aime à répéter le président américain Donald Trump, qui fait de la recherche et de la sécurisation de ces précieuses ressources naturelles une priorité de sa politique de "réindustrialisation" de l'Amérique. Au même titre ou presque que son recours aux droits de douane. Cette thématique des minerais critiques s'inscrit au cœur de la diplomatie américaine, que ce soit en Ukraine, en République démocratique du Congo ou encore à propos du Groenland. L'administration Trump n'a de cesse de faire miroiter l'exploitation de ces ressources naturelles dans le cadre des négociations diplomatiques. Intérêt Elle y voit aussi, surtout, son intérêt. Les Etats-Unis ont déjà signé des accords bilatéraux sur les minerais critiques avec de nombreux pays mais entendent construire une coalition d'alliés, soucieux également de diversification. Des responsables américains ont dit s'attendre à la signature de multiples accords en marge de la réunion. Eux-mêmes très en retard, malgré l'étendue et la richesse de leur territoire, les Etats-Unis vont créer une réserve de terres rares d'une valeur de 12 milliards de dollars afin de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine, a expliqué lundi à l'AFP un responsable américain, confirmant des informations de presse. Un tel projet concerne des industries aussi stratégiques que l'automobile, le numérique ou la défense et survient alors que la Chine utilise sa maîtrise des aimants industriels, essentiels dans le cycle d'usage des terres rares, comme moyen de pression vis-à-vis d'Etats voisins, notamment le Japon. Car la Chine contrôle une large part, si ce n'est la quasi totalité dans certains cas, de la chaîne de valeur des terres rares, de l'extraction minière à leur transformation et intégration dans des produits techniques. Une situation qui inquiète Washington, d'autant que Pékin n'hésite pas à menacer d'activer ce levier lors des négociations commerciales entre les deux premières puissances économiques mondiales. Riche en ressources Elle l'a fait, en particulier, lors de l'escalade commerciale entre les deux pays après l'annonce de nouveaux droits de douane par le président Trump en avril dernier. Des responsables européens sont également attendus mercredi en espérant trouver un accord avec l'administration Trump sur les terres rares. Le commissaire européen Stéphane Séjourné représentera l'Union européenne dans ces discussions ministérielles qui incluent des délégations d'Inde, de la Corée du Sud et d'Israël. L'UE voudrait notamment se coordonner avec les Américains pour éviter une compétition débridée à l'étranger, par exemple en Australie, riche en ressources. Selon des observateurs, la réunion marque un changement notable par rapport à l'approche unilatérale des Etats-Unis dans de nombreux autres domaines. Des experts mettent en avant le caractère de plus en plus stratégique des matières premières, notamment les métaux, sous l'impulsion de Donald Trump. L'année écoulée a été marquée par la "prise de conscience douloureuse" de la position dominante de la Chine dans l'extraction et, surtout, la transformation de métaux non ferreux, a récemment estimé Philippe Chalmin, professeur émérite à l'université Paris-Dauphine et fondateur du cercle CyclOpe spécialisé dans les matières premières.

04.02.2026 à 03:59

Fin de vie: après le rejet du Sénat, la loi sur l'aide à mourir revient à l'Assemblée

FRANCE24

Mise en chantier en 2022 par Emmanuel Macron, elle connaît un parcours législatif tumultueux du fait des soubresauts politiques récents depuis la dissolution. Le chef de l'Etat a réaffirmé son intention de voir ce débat législatif aboutir avant la présidentielle, et si possible dès cette année. Mercredi, une nouvelle étape est franchie avec le début de l'examen en deuxième lecture du Parlement. "Je ne doute pas que les parlementaires continueront à affirmer leur souhait d'ouvrir ce nouveau droit. C'est un texte attendu et moi je ferai tout pour qu'il puisse être adopté de façon définitive avant l'été 2026", a déclaré Yaël Braun-Pivet lors de ses vœux à la presse. Contrairement au Sénat, dominé par une droite plus conservatrice sur les sujets sociétaux, l'Assemblée nationale s'est jusqu'ici montrée favorable à cette réforme en l'adoptant largement en juillet en première lecture (305 voix contre 199). C'est de cette version du texte que les députés de la commission des affaires sociales repartiront mercredi à partir de 09H30 et jusqu'à vendredi, avec plus de 600 amendements à discuter. L'hémicycle s'en saisira le 16 février, avant un vote solennel prévu le 24 février, en même temps que la proposition de loi plus consensuelle sur les soins palliatifs, examinée en parallèle. Le texte du député du groupe MoDem Olivier Falorni, engagé depuis des décennies pour cette cause, crée "un droit à mourir" consistant à "autoriser et à accompagner" un malade qui le souhaite à s'administrer une substance létale, ou à se le faire administrer s'il n'est pas "en mesure physiquement d'y procéder". Soit une légalisation très encadrée du suicide assisté et de l'euthanasie, sans pour autant que ces mots ne figurent explicitement dans le texte. "Le compromis est nécessaire, mais pas le compromis du compromis du compromis, qui aboutirait à une loi pour rien", a mis en garde auprès de LCP M. Falorni, à la veille du début de l'examen. Tout en rappelant avoir renoncé, au nom du compromis, à la possibilité de demander ce droit dans les directives anticipées, le député est opposé à de trop grandes restrictions qui rendrait la loi inapplicable. Bataille de calendrier M. Falorni estime lui aussi une adoption possible à l'été, avec une inscription au Sénat au printemps, et après un "probable" échec d'un accord entre les deux chambres, un dernier mot donné par le gouvernement à l'Assemblée. "Les gens sont excédés par la longueur du processus. Il y a des débats depuis des années, une convention citoyenne qui s'est clairement exprimée sur le sujet, et pourtant jusqu'à présent le texte n'a pas abouti", a-t-il plaidé. Une version que ne partage pas les opposants à ce nouveau droit. Dans une tribune publiée lundi dans le JDD, l'hebdomadaire dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, un collectif de députés de droite dénonce au contraire "la précipitation" de l'examen. "Trois jours de débats en commission. Cinq jours en hémicycle. Moins de soixante-douze heures pour relire, comprendre, amender un texte qui engage notre rapport au soin, à la vulnérabilité et à la mort. C'est une méthode indigne de l'enjeu", écrivent-ils. Ils accusent ce calendrier d'être celui "d'une ambition personnelle". La première signataire, la députée LR Justine Gruet, cheffe de file de son groupe sur ce dossier, a déposé de nombreux amendements visant à restreindre la portée du texte. Elle défend par exemple la création d'une clause d'établissement, permettant aux structures de refuser la pratique de l'aide à mourir en leur sein. Même si l'immense majorité du groupe LR est contre le texte, selon une source au sein du groupe, il accordera, comme les autres formations politiques, une liberté de vote à ses membres sur ce sujet qui transcende les clivages politiques et touche aux convictions intimes de chacun.

04.02.2026 à 03:57

Les députés votent sur l'avenir des barrages français

FRANCE24

Le texte est très attendu: l'hydroélectricité représentait en 2024 la deuxième source de production électrique après le nucléaire, et la première renouvelable, avant l'éolien et le solaire, avec l'avantage de pouvoir, elle, être stockée. Mais les investissements, indispensables pour ces ouvrages parfois vieillissants, sont actuellement empêchés à cause d'insécurités juridiques liées à deux procédures de la Commission européenne contre la France. La première, datant de 2015, porte sur la position dominante d'EDF dans l'hydroélectricité, et la seconde, de 2019, sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues. Résultat: "de nombreux projets de modernisation et d'extension" ont été suspendus ou reportés, selon la rapporteure du texte Marie-Noëlle Battistel (PS). La proposition de loi, également portée par Philippe Bolo (MoDem) et soutenue par le gouvernement, prévoit des mesures permettant de mettre un terme à ces différends. Mais elle rencontre l'opposition de députés écologistes, LFI et RN, inquiets d'un risque de privatisation. Le texte représente "une perte grave de contrôle public sur les barrages", juge également l'Union syndicale Solidaires et SUD énergie. Son adoption en première lecture dépendra de "la mobilisation" dans l'hémicycle, estime Marie-Noëlle Battistel. Il devra ensuite être examiné au Sénat. Accord de principe Actuellement, les installations hydroélectriques sont principalement exploitées sous le régime de la concession (plus de 340): les ouvrages appartiennent à l'Etat, l'exploitation étant confiée à un opérateur pendant une durée définie. Les deux principaux concessionnaires sont EDF (environ 70% de la production hydroélectrique) et la Compagnie nationale du Rhône (25%), selon la Cour des comptes. Les contrats les plus anciens, passés par l'Etat au siècle dernier, arrivent progressivement à échéance. Or toute concession doit alors normalement être remise en concurrence. Ce que la France refuse de faire. Des négociations ont été menées avec la Commission européenne pour aboutir à un accord de principe à l'été 2025: elle serait prête à "clore les pré-contentieux en cours, à condition que la France adopte une réforme du régime juridique" des installations hydroélectriques, selon Mme Battistel. Le texte propose une solution: passer du régime de concession à celui d'"autorisation". L'Etat devra donc racheter ces concessions et indemniser les exploitants pour la résiliation de leur contrat. Charge à eux de s'acquitter ensuite d'un droit d'occupation, attribué pour 70 ans. Cette solution leur offrirait de la visibilité, tout en préservant la propriété de l'Etat. EDF dit vouloir consacrer entre 4 et 4,5 milliards d'euros dans la modernisation et le développement des ouvrages hydroélectriques d'ici 2035. Mais les syndicats pré-cités s'inquiètent que les futurs exploitants ne réalisent que "les investissements les plus rentables", avec "un risque d'abandon des autres" sites. L'Etat "abandonne donc l'hydroélectricité (...) au bon vouloir des exploitants", s'est alarmé lors de l'examen en commission le député insoumis Matthias Tavel Contreparties Plus décriée encore: une mesure prévoyant une ouverture du marché de l'hydroélectricité, pensée comme une compensation au maintien en place des exploitants historiques, afin de rendre l'arrangement compatible avec les exigences européennes de concurrence. Le texte prévoit qu'au moins 40% des capacités hydroélectriques soient mises aux enchères par EDF, avec un volume fixé à 6 gigawatts les dix premières années. Des contreparties dont "on se serait bien passé", a reconnu Mme Battistel qui y voit "une condition fondamentale posée" par Bruxelles Cet article a été très débattu en commission. "Nous refusons de livrer une énergie stratégique financée par les Français depuis des générations aux règles du marché", a fustigé le député RN Lionel Tivoli. "Contraindre EDF à céder une partie de sa production hydraulique à des concurrents (...), c'est reproduire les erreurs" du passé, a jugé l'écologiste Julie Laernoes, en référence à un mécanisme de régulation des prix de l'électricité nucléaire qui a pris fin en décembre 2025 (Arenh). Ce dispositif négocié avec Bruxelles imposait à EDF de vendre une partie de son électricité nucléaire à prix cassé. Mais selon Mme Battistel, le texte, qui entrerait en vigueur d'ici septembre 2026, n'a cette fois "rien à voir" et "ne permettra jamais" à EDF "de vendre à perte".

04.02.2026 à 03:55

Ukrainiens, Russes et Américains se retrouvent à Abou Dhabi pour négocier la paix

FRANCE24

Le président américain Donald Trump a dit mardi qu'il voulait que Vladimir Poutine "mette fin à la guerre", suite à ces frappes qui ont notamment visé Kiev après quelques jours de répit. Mercredi, deux personnes ont péri dans une frappe de drone russe sur la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est), ont annoncé les autorités locales quelques heures avant le début des discussions. Dans la nuit, des missiles et des drones avaient déjà touché les villes de Kharkiv (nord-est) et d'Odessa (sud). L'attaque russe de mardi a été massive, impliquant des centaines de drones et missiles. Kiev et plusieurs grandes villes d'Ukraine ont connu de nouvelles coupures de chauffage et de courant alors que la température descend la nuit jusqu'à -20°C. "Chaque frappe russe de ce type confirme que l'attitude de Moscou n'a pas changé: ils continuent de miser sur la guerre et la destruction de l'Ukraine", a fustigé mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a assuré que "le travail de l'équipe de négociation (ukrainienne) sera adapté en conséquence", sans autres détails. L'agence officielle russe Tass a indiqué mercredi que la délégation russe était arrivée à Abou Dhabi. On ignorait si les délégations américaine et ukrainienne étaient déjà sur place. Russes, Ukrainiens et Américains se sont déjà retrouvés aux Emirats arabes unis fin janvier pour discuter du plan proposé par Washington pour mettre fin à la guerre. Le principal point de désaccord est territorial : Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk. L'Ukraine rejette cette demande mais craint que Washington n'appuie la position russe. Négociateur russe sous sanction Ce territoire industriel et minier de l'est de l'Ukraine, revendiqué par Moscou, est l'épicentre des combats et abrite les plus puissantes défenses ukrainiennes face aux assauts russes. Kiev pousse de son côté pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front. La délégation ukrainienne est emmenée par le chef du Conseil de sécurité national et ancien ministre de la Défense Roustem Oumerov, réputé fin diplomate. Elle inclut aussi le nouveau chef de l'administration présidentielle Kyrylo Boudanov, ancien chef du renseignement militaire ukrainien. Le principal négociateur russe est le chef du renseignement militaire Igor Kostioukov, un officier de marine de carrière sous sanctions occidentales. Lors des précédentes négociations, l'équipe américaine était dirigée par l'émissaire spécial Steve Witkoff et ce devrait de nouveau être le cas. La Russie occupe près de 20% du territoire ukrainien et a menacé d'atteindre ses objectifs par les armes si la diplomatie échoue. M. Zelensky a aussi assuré que Kiev serait prête à poursuivre les hostilités. "Mise en scène" L'Ukraine traverse cependant cet hiver les pires difficultés énergétiques depuis 2022 : les frappes russes ont dévasté le réseau électrique et l'approvisionnement en chauffage et en eau. Après une courte accalmie grâce à une demande de Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine, l'armée russe a repris mardi ses frappes massives sur l'Ukraine. Cette attaque a causé de graves dégâts à des centrales, exposant des centaines de milliers de personnes à un froid glacial, un fait sans précédent depuis le début de la guerre. Sur le front, les troupes russes ont accéléré leurs avancées courant janvier, s'emparant de près de deux fois plus de territoire que le mois précédent, selon une analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) américain. Malgré le ballet diplomatique, les Ukrainiens interrogés par l'AFP doutent qu'un accord puisse être conclu avec Moscou. "Je pense que tout cela n'est qu'une mise en scène pour le public", estime Petro, un habitant de Kiev. "Nous devons nous préparer au pire et espérer le meilleur."
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