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▸ Les 15 dernières parutions

21.05.2026 à 08:51

"Chacun a son propre Coluche", dit Michel Denisot, auteur d'un documentaire sur l'humoriste

FRANCE24

Ce documentaire sort un mois avant le 40e anniversaire de la mort de Coluche à 41 ans, le 19 juin 1986 dans un accident de moto. Q: Comment ce documentaire est-il né? R: "Il y a eu trois étapes. D'abord, le fils aîné de Coluche, Romain Colucci, m'a contacté pour écrire l'introduction d'un bouquin de citations de son père. J'y ai raconté ce qui me liait à Coluche. Puis je me suis demandé: +Mais c'est qui, Coluche, aujourd'hui?+ J'ai contacté les artistes qui sont dans le documentaire, Jérôme Commandeur, Jérémy Ferrari, Michaël Youn, Doully, Claudia Tagbo. Tous avaient quelque chose à dire. Je me suis dit que je tenais quelque chose, le regard d'aujourd'hui sur Coluche. Et enfin, je voulais travailler au montage avec des gens de la nouvelle génération qui n'avaient pas connu Coluche, dans le choix des archives par exemple, pour avoir un regard de découverte." Q: Comment cette génération voit-elle Coluche? R: "Pour les nouvelles générations, Coluche, c'est les Restos du cœur (qu'il a fondés en 1985, ndlr) et quelques extraits qui circulent. Ils connaissent les grandes lignes, le fait qu'il s'était lancé dans la campagne présidentielle de 1981, qu'il a soutenu SOS Racisme, qu'il mettait les pieds dans le plat. Tout le monde a sa petite idée de Coluche. J'ai appelé ça +Mon Coluche à moi+ mais c'est un titre que chacun peut s'attribuer: vous avez votre Coluche à vous, les gens de 20 ans en ont un, ceux de 70 ou 80 ans aussi. Chacun a son propre Coluche." Q: Pourquoi a-t-il tant marqué son époque? R: "Il visait juste, il était libre, il y avait toujours du fond dans la blague, et les gens ressentaient la sincérité de ses engagements. Il parlait à tout le monde et prenait le parti des oubliés, car il venait de là: il a perdu son père tout petit, sa mère a ramé, il était d'origine italienne. Dans le documentaire, Harlem Désir (ancien président de SOS Racisme, ndlr) dit: +Deux personnes avaient du poids dans l'opinion, le président de la République et Coluche+. On n'a pas retrouvé ça depuis." Q: Le documentaire montre aussi des attitudes misogynes qui peuvent choquer aujourd'hui. R: "J'ai travaillé avec une équipe féminine sur le documentaire car je voulais avoir un regard féminin sur tout ça. Il fallait le montrer, ça n'est pas une hagiographie. A la fin, Romain Colucci m'a dit: +Tu as montré toutes les facettes de mon père, y compris celles qui ne passent plus aujourd'hui, mais avec une certaine tendresse+". Q: Y a-t-il des facettes de Coluche que le public ne connaît pas? R: "Je pense qu'il était beaucoup plus pudique que ce qu'en témoignent ses propos parfois misogynes, il était très réservé à l'égard des femmes dans sa vraie vie. Il avait certainement un grand fond de tristesse, comme tous les gens qui font des blagues toute la journée. Et il avait peur de la solitude." Q: Quels étaient vos rapports? R: "J'ai connu Coluche dans les dernières années de sa vie, on est devenus assez proches (tous deux travaillaient sur Canal+, ndlr). Nous avions des points communs liés à l'enfance: j'ai perdu mon père petit, ma mère a eu des difficultés à s'en sortir, Coluche a raté le certificat d'études, moi j'ai triplé la 1re et n'ai pas le bac. Ces années-là ont été les plus intenses de sa vie: il y a eu +Tchao Pantin+ (film dramatique de 1983 qui a scellé sa reconnaissance artistique, ndlr), les Restos du cœur, Canal+, où il a joué un grand rôle. Je pense souvent à lui et je me dis +Quel dommage+. Je ne sais pas quel regard il aurait eu sur l'époque, mais je pense que ça aurait fait du bien à tout le monde."

21.05.2026 à 08:49

Larcher ne veut pas que le Sénat siège au-delà du 14 juillet

FRANCE24

Alors que le Premier ministre devrait demander à Emmanuel Macron de convoquer, comme de coutume, une session extraordinaire du Parlement en juillet, le président du Sénat ne souhaite pas que celle-ci aille au-delà du 14 juillet. "Une campagne sénatoriale, c'est la rencontre avec les élus. Nous venons d'avoir des élections municipales. Les conseils municipaux, c'est 95% de notre corps électoral. Dans l'Aude, vous avez 797 communes à rencontrer. En Gironde, vous avez 548 communes. Cela nécessite du temps", a-t-il plaidé sur TF1. Tout en reconnaissant que le Parlement doit achever l'examen "d'un certain nombre de textes prioritaires comme la loi de programmation militaire, la loi d'urgence agricole, une loi sur le logement et un texte sur l'Outremer", il a aussi estimé "qu'on légifère très mal en général, après le 14 juillet". "Les ennuis commencent après le 14 juillet pour tous les gouvernements quels qu'ils soient", a-t-il ironisé. Le gouvernement n'a pas encore publié l'ordre du jour de cette session mais souhaite notamment y faire adopter définitivement le texte sur la fin de vie. Parmi les autres textes qui pourraient être au menu, le projet de loi constitutionnelle sur la Corse, celui sur la justice criminelle ou celui "contre les troubles à l'ordre public au quotidien". En revanche, l'exécutif ne devrait pas convoquer les sénateurs en septembre du fait justement de ces élections qui doivent renouveler la moitié du Sénat et seront organisées le 27 septembre. Quelque 178 sièges de sénateurs seront renouvelés, sur les 348 au total. Les territoires du pourtour méditerranéen sont concernés, tout comme le Rhône, la Gironde et l'Alsace mais pas l'Île-de-France, ni le Nord et le Pas-de-Calais, qui éliront leurs sénateurs en 2029. Ces élections ne devraient pas remettre en cause la majorité de droite et du centre mais pourraient déboucher sur la création d'un groupe RN si celui-ci obtient au moins dix élus.

21.05.2026 à 08:43

Entre nécessité et impuissance, des auteurs libanais au défi de raconter la guerre

FRANCE24

"Dans l'absolu, l'art ne sert à rien". Pour Hala Moughanie, invitée ce week-end au festival littéraire de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le constat est sans appel: "il ne permet pas de changer les situations, ni de modifier le tracé politique de décisions déjà prises". En revanche, "il a le devoir de témoigner et de dénoncer en posant les formes, qu'elles soient écrites ou artistiques et qui ne [prendront] sens que dans des dizaines d'années", tempère l'autrice à l'AFP. Comme elle, d'autres auteurs peinent à mettre en récit l'"imprévisible" conflit qui oppose aujourd'hui Israël au Hezbollah libanais. Si l'illustratrice Michèle Standjofski revendique une démarche  consistant à " raconter ce que l'on voit et ce que l'on vit " dans sa BD "Et toi, comment ça va ?", qui met en dessin ses correspondances avec le dessinateur Charles Berberian, l'écrivain Charif Majdalani cherche à en saisir les banalités du quotidien  que l'actualité ignore. "Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier. "Car de cette guerre-là, poursuit-il, personne n'en sait absolument rien, ni ce qui se trame, ni ce qu'il y a dessous, ni ce qu'il y a derrière..., on n'en sait rien, ce n'est donc pas la peine de gloser sans arrêt". Prendre du recul Ecrire ou dessiner devient également une manière de prendre du recul face à une réalité écrasante. Michèle Standjofski voit dans le dessin un processus lent et apaisant, qui permet à la fois d'exprimer la colère et de retrouver une forme de calme. "C'est ce qui manque malheureusement aujourd'hui quand on parle de ce qui se passe dans cette région du monde", déplore-t-elle. " Pour l'instant, ce n'est pas possible de poser des mots" sur ce qui se passe , estime Hala Moughanie, qui dit observer et "absorber " la situation - "mais je sais que cela va m'amener à écrire". Au Liban, cette difficulté à dire s'inscrit aussi dans une histoire plus longue . "On n'est pratiquement jamais sortis de la guerre ", rappelle Michèle Standjofski, évoquant la succession de conflits et de crises qui ont jalonné l'histoire du pays et nourrissent un sentiment permanent d'instabilité. Face à cette complexité, les auteurs interrogés par l'AFP revendiquent avant tout une posture modeste. "Si vous avez compris quelque chose au Liban, c'est qu'on vous l'a mal expliqué ", résume Mme Standjofski, consciente des limites de toute tentative de synthèse. Une difficulté d'autant plus grande que la guerre se mêle au quotidien  puisque dans la capitale Beyrouth, raconte Charif Majdalani, si la vie est "actuellement tout à fait normale", l'auteur explique être sous le bourdonnement permanent de drones au-dessus des têtes. Dans ce contexte, et sans prétendre dire la vérité d'un pays fragmenté, Michèle Standjofski s'attache à témoigner " à [sa] petite hauteur ", avec son regard et sa sensibilité, ce qu'il se passe dans son pays. Une approche que partage Hala Moughanie, qui cherche à englober " autant que possible toutes les nuances " d'un Liban éclaté, composé d'une multitude de réalités sociales et de communautés, sans le réduire à un récit unique.

21.05.2026 à 08:27

Aston Villa surclasse Fribourg et remporte la Ligue Europa

L'Equipe TV

Aston Villa a remporté la Ligue Europa en dominant Fribourg (3-0) en finale. Les Anglais ont contrôlé la rencontre du début à la fin. Fribourg a résisté par séquences mais a été dépassé par le rythme imposé. Aston Villa décroche son premier trophée continental depuis 44 ans. Après ses victoires avec Séville et Villarreal, l'entraîneur des Villans, Unai Emery, remporte la cinquième Ligue Europa de sa carrière.

21.05.2026 à 08:27

Marges dans la grande distribution: la commission d'enquête du Sénat dévoile ses recommandations

FRANCE24

Initiée par les Ecologistes du Sénat dont Antoinette Guhl, sa rapporteure, et présidée par la centriste Anne-Catherine Loisier, cette commission a été lancée en décembre pour faire la lumière sur la fabrication des tarifs en rayon et l'existence d'éventuels abus. Enseignes, centrales d'achats, entreprises agroalimentaires, syndicats d'agriculteurs, mais aussi associations de consommateurs et autorités de régulation... Tous les maillons de la chaîne alimentaire ont été auditionnés, en partie en parallèle des négociations annuelles entre distributeurs et industriels, réputées brutales. Pour la commission, les "tensions croissantes" de ces relations commerciales "fragilisent toute la chaîne de valeur au profit des distributeurs et au détriment de l'amont", selon un communiqué. Le rapport d'Antoinette Guhl, adopté mardi, doit présenter "les preuves des pratiques des distributeurs" mettant "en risque", dans "des conditions d'opacité complète et le plus souvent en contradiction directe avec la loi, tant notre agriculture que notre industrie", sans "véritablement" profiter au "consommateur", selon la même source. "Nous avons parfois eu l'impression d'être plongés dans un Far West du commerce", résumait Mme Loisier mi-avril, notant le déséquilibre entre les "trois grandes centrales d'achats" des principaux distributeurs (E. Leclerc, Carrefour, Intermarché, Coopérative U, Auchan, Casino) et "nos 400.000 producteurs agriculteurs" et "23.000 entreprises de transformation". Pressions Les griefs régulièrement imputés à la grande distribution ont focalisé les débats, comme la guerre des prix au détriment des agriculteurs, les marges plus élevées sur les fruits et légumes que sur les produits gras et sucrés, et le recours à des centrales d'achats européennes, accusées de contourner la législation française mais présentées par les distributeurs comme un moyen de peser face aux grandes multinationales. Le géant laitier Lactalis, traditionnellement très discret, a dénoncé, auprès de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard et des sénateurs, la réduction de commandes pendant les négociations pour faire pression sur les industriels et les menaces de déréférencement (retrait des rayons). De leur côté, les enseignes ont mis en avant les marges faibles et les difficultés du secteur. Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a notamment assuré aux sénateurs qu'il restait "1,94 euro en moyenne" sur "100 euros dépensés" dans les magasins du groupement, soit 2% de marge nette, "un seuil en-dessous duquel nous ne pouvons pas descendre". La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) s'attend à un rapport "à charge", selon sa déléguée générale, Judith Jiguet, qui dénonce une "méthodologie biaisée", quand l'Association nationale des industries alimentaires salue un "travail précieux", appelant à passer "à l'action". Le projet de loi d'urgence agricole a déjà été amendé en commission à l'Assemblée pour sanctionner les réductions de commandes pendant les négociations et obliger les distributeurs à les justifier par écrit, ce qui a fait bondir le secteur. Les sénateurs pourraient à leur tour amender le texte en s'inspirant des conclusions de la commission d'enquête. Annie Genevard envisage par ailleurs des propositions pour mieux encadrer les centrales au niveau du droit européen. Le ministre du Commerce et des PME, Serge Papin, promeut lui des contrats pluriannuels pour sortir des négociations annuelles, système selon lui "à bout de souffle".

21.05.2026 à 08:11

La Cour internationale de Justice s'apprête à statuer sur le droit de grève

FRANCE24

La Cour internationale de Justice (CIJ) a été saisie d'une demande d'avis consultatif visant à déterminer si un traité élaboré en 1948 par l'Organisation internationale du travail (OIT) comprend implicitement le droit de grève. Ce traité, connu sous le nom de Convention n°87, est un accord entre les syndicats et les employeurs qui reconnaît notamment le droit des deux parties "d'organiser leur gestion et leur activité". Les syndicats représentés à l'OIT affirment que le traité inclut le droit de grève, tandis que les employeurs ne sont pas de cet avis. Le collège de 15 juges de la CIJ, qui siège à La Haye, rendra donc son arrêt qui, dans la pratique, clarifiera la question du droit de grève en droit international, bien qu'il n'aura pas de caractère contraignant. La CIJ a été saisie de la question suivante : "Le droit de grève des travailleurs et de leurs organisations est-il protégé par la convention (n°87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 ?" Derrière l'interprétation juridique laborieuse d'un traité vieux de plusieurs décennies se cache une bataille acharnée entre syndicats et organisations patronales au sein de l'OIT, qui s'est révélée lors d'audiences en octobre 2025. "Cette affaire va au-delà des abstractions juridiques", a déclaré aux juges le représentant de la Confédération syndicale internationale (CSI), Harold Koh. "Elle aura des répercussions sur les droits concrets de dizaines de millions de travailleurs à travers le monde", a ajouté M. Koh, avertissant que si la CIJ statuait que le droit de grève n'était pas inhérent à la Convention, les entreprises et les gouvernements pourraient commencer à remettre en cause les accords sociaux partout dans le monde. "Les organisations patronales nationales contesteraient le droit de grève pays par pays, en ciblant d'abord les nations dotées de tribunaux complaisants, d'une société civile faible et de médias inefficaces", a-t-il poursuivi. "Provocateurs et alarmistes" De l'autre côté du débat, Roberto Suarez Santos, de l'Organisation internationale des employeurs, a déclaré que la convention de 1948 "ne couvre ni explicitement ni implicitement le droit de grève". M. Santos a fait remarquer que les règles régissant les actions collectives variaient considérablement d'un pays à l'autre. "Ces divergences ne peuvent être résolues en se contentant d'interpréter la Convention n°87 comme consacrant un droit abstrait à la grève et en tentant de l'imposer aux employeurs, aux travailleurs et aux gouvernements", a-t-il ajouté. Rita Yip, qui représentait également les organisations patronales, a quant à elle rejeté les arguments syndicaux, les qualifiant de "provocateurs et alarmistes". "Le droit de grève reste protégé par les législations nationales", a fait valoir Mme Yip, ajoutant qu'il n'a "pas besoin d'être inscrit dans des normes standardisées, imposées au plus haut niveau". Exhortant la Cour à répondre "non" à la question qui lui est posée, Mme Yip a déclaré que cette affaire "touche à la crédibilité de l'ensemble du système international du travail".

21.05.2026 à 08:10

Itamar Ben Gvir et "la honte d'Israël"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce jeudi 21 mai, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par un ministre d’extrême-droite israélien, de militants de la flottille pour Gaza détenus. La condamnation, en France, de six jeunes pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste. Le tsunami des plaintes pour violences sexuelles déposées contre Patrick Bruel, et les réactions très tranchées qu’elles suscitent.

21.05.2026 à 08:01

International Booker Prize: la Taïwanaise Yang Shuang-zi espère que son livre sera lu en Chine

FRANCE24

L'autrice de 41 ans a reçu mardi soir à Londres ce prestigieux prix littéraire, qui récompense un livre traduit en langue anglaise. "Taiwan Travelogue" est le premier roman en mandarin à remporter ce prix. Il est sorti en 2020 à Taïwan mais n'a pas été publié en Chine. L'ouvrage suit une romancière japonaise tout au long d'un périple culinaire à travers Taïwan sous occupation japonaise dans les années 1930, accompagnée d'une interprète locale qui partage sa passion pour la nourriture. "Taiwan Travelogue", non traduit en français pour l'instant, est une fiction mais aborde des thèmes tels que les déséquilibres de pouvoir et l'effacement culturel, que l'autrice estime d'actualité à Taïwan, île sur laquelle la Chine revendique la souveraineté. "J'ai d'innombrables fois ressenti de l'anxiété, me demandant si la littérature n'était pas trop lente", a dit Yang Shuang-zi à propos de l'avenir de Taïwan. " Je m'inquiète souvent, je me dis parfois que je devrais faire des déclarations politiques, agir d'une certaine façon, ou m'engager dans d'autres formes de militantisme ", a‑t‑elle ajouté. "Mais en réalité, en tant que romancière", Yang Shuang‑zi a "choisi de (...) croire au pouvoir de la littérature". "Si ce livre parvient, d'une manière ou d'une autre, à arriver jusqu'en Chine et à être lu par des lecteurs chinois, je pense que cela pourrait nous offrir une opportunité de dialogue", a-elle encore souligné. Cela "permettrait à davantage de Chinois de comprendre quel genre d'avenir souhaitent les Taïwanais — qui n'est pas celui que beaucoup en Chine imaginent". "Un combat" Pour la traductrice en anglais de "Taiwan Travelogue", Lin King, la littérature taïwanaise et le passé colonial de l'île sont moins connus dans le monde anglophone que l'histoire et des œuvres d'autres anciennes colonies comme Hong Kong. "Pour Taïwan, cela a toujours été un combat d’être traduit en anglais, publié et reconnu. C'est donc évidemment un moment très important pour moi", a expliqué Lin King. " J'espère que dans le monde sinophone cela pourra servir d'exemple : montrer que, dans un pays libre et démocratique comme Taïwan — un pays où je peux assumer ouvertement mon identité queer — nous pouvons écrire des œuvres comme celle‑ci", a ajouté Yang Shuang-zi. L'attribution de l'International Booker Prize à "Taiwan Travelogue" a suscité une vague d'émotion parmi les lecteurs taïwanais sur les réseaux sociaux, qui y voient un moment important pour l'île, habituellement dans l'actualité pour ses relations tendues avec la Chine. Mais pour Yang Shuang-zi, les thèmes universels qu'elle aborde dans le livre — ainsi que ses descriptions alléchantes des spécialités taïwanaises — ont aussi touché les lecteurs. "J'ai intégré dans cette œuvre de nombreux éléments que j'aime personnellement — qu'il s'agisse du voyage, des trains, de la nourriture ou des amitiés féminines. Comme je suis très attachée à toutes ces choses, j'espère que mon enthousiasme sera contagieux pour mes lecteurs". Pour Yang Shuang-zi, qui a dédié ce livre à sa sœur défunte, cette œuvre vise autant à préserver le passé de Taïwan qu'à se battre pour son avenir. "Parfois, l'histoire disparaît brièvement, elle devient une page blanche. Mais tant qu'il y aura des descendants prêts à mener des recherches, je crois que l'histoire peut être reconstituée ", a estimé l'autrice. Ce livre est " un appel aux lecteurs du monde entier : nous pouvons aller chercher les histoires autrefois perdues, les voix de nos mères, celles de nos grands‑mères. Nous devons les retrouver nous‑mêmes".

21.05.2026 à 07:59

Suppression des ZFE, artificialisation des sols: décision très attendue des Sages sur la loi de simplification

FRANCE24

Deux ans après le début de son examen au Parlement, la décision des Sages, attendue autour de 18H00, doit ouvrir la voie à la promulgation de la loi, véritable serpent de mer du second quinquennat d'Emmanuel Macron. Chose rare: en plus des socialistes et écologistes, 70 députés du camp gouvernemental ont porté le projet de loi devant le Conseil constitutionnel, pour tenter de préserver certains marqueurs environnementaux du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. A commencer par les "zones à faibles émissions" (ZFE), absentes du texte initial mais dont la suppression a été introduite par des amendements LR et RN à l'Assemblée. Initiées en 2019, étendues en 2021, ces zones entendent limiter les émissions de particules fines, responsables de maladies respiratoires et de décès, en interdisant certains véhicules en fonction des vignettes Crit'Air. Mais dans tous les groupes, y compris ceux qui y sont favorables, on juge la mesure mal ficelée ou insuffisamment accompagnée en l'état, et potentiellement génératrice d'injustice pour certains ménages qui ne peuvent pas se permettre de changer de véhicule. Les ZFE divisent la gauche, -LFI est favorable à leur suppression-, mais aussi les macronistes. Les Républicains sont eux favorables à leur enterrement, tout comme le Rassemblement national et son allié l'UDR. Et malgré les tentatives du gouvernement, à de multiples reprises, la suppression des ZFE est restée dans le texte jusqu'à son adoption définitive au Parlement mi-avril. Reste à connaître la position du Conseil constitutionnel. Les partisans d'un maintien des ZFE espèrent qu'il supprimera l'article, au nom de la santé publique ou au moins en tant que "cavalier législatif". C'est-à-dire au titre de l'article 45 de la Constitution, qui dispose qu'une mesure doit "présente(r) un lien, même indirect, avec le texte". "C'est sûr et certain", veut croire un cadre du camp gouvernemental. Arguments contre béton Le Haut-Commissaire au Plan Clément Beaune, ex-ministre macroniste des Transports, avait déploré après l'adoption du texte la suppression des ZFE, invoquant quelque "40 à 50.000 morts (par an) de la pollution de l'air". Il avait aussi regretté la stratégie de certains macronistes, consistant à voter le texte tout en espérant qu'il soit censuré sur ce point. Après avoir survécu à trois changements de Premier ministre et une dissolution, le projet de loi n'a cessé de gonfler au gré d'un examen chaotique au Parlement, au point de devenir "fourre-tout" selon ses soutiens comme ses détracteurs. Sans être "le grand soir" de la simplification selon ses propres promoteurs, ce texte doit amputer quelques normes pesant sur les entreprises et supprimer des instances consultatives, tout en facilitant le déploiement de centres de données (datacenters) et en simplifiant la construction de certains projets. Mais, dans l'ombre des ZFE, une autre réforme divisant le camp gouvernemental est portée devant le Conseil constitutionnel par les différents requérants: celle du "zéro artificialisation nette" (ZAN), dispositif national de lutte contre le bétonnage des sols à horizon 2050. Profitant d'un article facilitant l'implantation de centres de données ("datacenters") sur le territoire, LR et RN ont fait approuver un assouplissement des contraintes pesant à ce titre sur les collectivités. La mesure leur permettrait de dépasser jusqu'à 20% leur quota de surfaces aménageables. "Je pense que ça va rester", parie un député en pointe sur le texte. La loi prévoit aussi de circonscrire dans le temps des contentieux autour d'autorisations environnementales pour des projets similaires à la controversée autoroute A69 dans le Tarn. Avec l'objectif de sécuriser leur parcours juridique. Mais les requérants de gauche critiquent une "atteinte disproportionnée au droit à un recours juridictionnel".

21.05.2026 à 07:57

L'Allemagne veut accorder à l'Ukraine un statut de "membre associé", avant son adhésion à l'UE

FRANCE 24

Le chancelier allemand Friedrich Merz souhaite associer l'Ukraine à l'Union européenne, à défaut d'une adhésion qui prendra du temps, explique-t-il dans une lettre aux dirigeants de l'UE, obtenue jeudi par l'AFP.

21.05.2026 à 07:45

Samsung: des actionnaires s'opposent à l'accord avec les syndicats sur les profits de l'IA

FRANCE24

Une grève de grande ampleur prévue à partir de jeudi en Corée du Sud chez Samsung a été suspendue in extremis tard mercredi, après la conclusion d'un accord salarial entre la direction et les organisations syndicales. Selon les termes dévoilés jeudi par le groupe, les salaires augmenteront en moyenne de 6,2% au total, avec des avantages supplémentaires. Surtout, une enveloppe spéciale de primes sera instaurée, équivalente à 10,5% du résultat de la division-phare des semi-conducteurs, et ce sans plafond de versement, mais conditionnées à d'ambitieux objectifs annuels de bénéfice d'exploitation. Cet accord de principe doit encore être ratifié par les membres syndiqués, avec un vote débutant samedi et se prolongeant jusqu'au 28 mai. Cependant, un influent groupe d'actionnaires appelé "Korea Shareholder Action Headquarters" a affirmé jeudi que certaines dispositions de l'accord préliminaire étaient illégales, lors d'un rassemblement près de la résidence du président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong. Ce groupe soutient que ces négociations concernant des "primes liées au bénéfice d'exploitation" n'ont "pas fait l'objet d'une résolution en assemblée générale des actionnaires" et sont dépourvues de "validité juridique" au regard du droit sud-coréen. Si Samsung Electronics et son syndicat venaient à entériner l'accord en "contournant" les procédures requises, le groupe prévient qu'il "usera de tous les moyens légaux disponibles" pour "bloquer tout décaissement de fonds". Ce conflit social est survenu sur fond de boom de l'intelligence artificielle qui profite aux fabricants de puces mémoires: au premier trimestre 2026, Samsung Electronics a ainsi multiplié par six son bénéfice net sur un an, à 27 milliards d'euros. Une partie des primes prévues désormais sera versée sous forme d'actions, une pratique courante dans la Silicon Valley. Les syndicats dénonçaient un manque de transparence sur les primes, et déploraient le contraste avec SK Hynix, autre champion sud-coréen des puces mémoires. Le principal syndicat (SELU) affirmait que les employés de SK Hynix ont perçu l'an dernier des primes plus de trois fois supérieures à celles versées chez Samsung, entraînant une fuite des talents vers le groupe concurrent. L'impact économique d'une grève aurait pu être important: à lui seul, Samsung Electronics génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud et les puces mémoires représentent 35% des exportations du pays. Une grève aurait aussi pu affecter l'industrie tech, car Samsung est le plus grand fournisseur mondial de ces puces essentielles aux serveurs de centres de données, smartphones et véhicules électriques. Signe du soulagement général de voir la grève évitée, l'action Samsung bondissait jeudi de 7,7% au cours d'échanges à la Bourse de Séoul.

21.05.2026 à 07:45

Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France risquent une condamnation en appel

FRANCE24

Après avoir demandé et obtenu la relaxe de la compagnie aérienne et du constructeur lors du premier procès, le ministère public a opéré un revirement au terme des deux mois du procès en appel à l'automne et requis leur condamnation pour l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises, qui a fait 228 morts. Une condamnation serait essentiellement symbolique mais ternirait l'image des deux entreprises. En tant que personnes morales, elles ne peuvent être condamnées qu'à une peine d'amende de 225.000 euros maximum. "Rien n'est venu, aucune parole de réconfort sincère. C'est une défense en granit. Un seul mot résume tout ce cirque: l'indécence", ont fustigé les deux avocats généraux dans leur réquisitoire fin novembre. "Seize années pour venir raconter n'importe quoi et nous sortir des arguments de la manche ou du chapeau, c'est inadmissible de la part d'une compagnie". En première instance comme en appel, Airbus et Air France se sont farouchement défendus de toute responsabilité pénale. Pointant des mauvais choix faits par les pilotes dans l'urgence, le représentant d'Airbus a estimé à la barre que "les facteurs humains ont été pré-déterminants" dans l'accident. Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'abîme en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des personnes de 33 nationalités, dont 72 Français et 58 Brésiliens. Fautes "caractérisées" Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du "Pot au noir", près de l'équateur. Pour le parquet général, les fautes d'Airbus et d'Air France sont "caractérisées" et ont "concouru, de façon certaine, à la survenance du crash aérien", passé à la postérité par la célèbre photo de la dérive tricolore arrachée à l'avion flottant au milieu de l'océan Atlantique. L'accusation reproche à Airbus "la sous-estimation de la gravité des défaillances des sondes Pitot équipant l'avion" ainsi qu'"un défaut d'information des équipages des sociétés exploitantes, qui a empêché les pilotes de réagir comme il le fallait et créé la situation conduisant à l'accident". Concernant Air France, elle pointe "un défaut de formation relatif à la procédure à suivre en cas de gel des sondes Pitot et des dysfonctionnements en résultant" et "un défaut d'information des équipages sur la détection du gel" de ces sondes "qui s'imposait pour assurer la sécurité des opérations aériennes". "Cette condamnation jettera l'opprobre, un discrédit sur ces deux compagnies" et "doit résonner comme un avertissement", a estimé à l'audience l'an dernier l'avocat général Rodolphe Juy-Birmann. À l'issue du procès en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé en 2023 sur le plan pénal Airbus et Air France, tout en reconnaissant leur responsabilité civile. Il avait considéré que si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" n'avait "pu être démontré" avec ce crash.

21.05.2026 à 07:23

Play-offs NBA: le Thunder, champion en titre, répond aux Spurs de Wembanyama

FRANCE24

Après sa performance historique en ouverture lundi avec 41 points, 24 rebonds et un succès arraché après deux prolongations, Wembanyama a connu une soirée plus calme sur le plan statistique, finissant tout de même avec 21 points, 17 rebonds, 6 passes et 4 contres. Le Français de 22 ans a moins pris sa chance (8 sur 16 au tir), et s'est retrouvé plus souvent muselé par la défense musclée du pivot adverse Isaiah Hartenstein. Le double MVP canadien Shai Gilgeous-Alexander, bien limité lundi, a été beaucoup plus efficace avec 30 points et 9 passes, enlevant tout espoir aux Spurs d'un panier à mi-distance après l'un de ses mouvements signature à 47 secondes de la sirène. Après une rencontre historique de suspense et d'intensité lundi, les deux formations ont de nouveau proposé une solide bagarre avec 14 changements de leader lors du premier quart-temps, et un écart en faveur des locaux qui n'a jamais gonflé suffisamment pour sortir les Texans de la partie. "Un défi physique" Ces deux premiers matches de la finale de conférence Ouest, un choc attendu entre les deux meilleures équipes de la saison régulière, vont laisser des traces physiques. Déjà privé de De'Aaron Fox, touché à une cheville depuis la série précédente, les Spurs ont souffert mercredi de la sortie de leur flamboyant rookie Dylan Harper (12 pts), touché à la jambe droite à la réception d'un saut dans le 3e quart-temps, et rentré au vestiaire la tête dans le maillot. Le Thunder a aussi connu son lot de malheurs avec la sortie précoce de Jalen Williams, une nouvelle fois touché aux ischio-jambiers, une blessure qui lui a déjà fait manquer six matches de phase finale ce printemps. En toute fin de rencontre, l'arrière belge Ajay Mitchell s'est lui aussi blessé à la réception d'un saut. "C'est toujours ainsi en fin de saison, peu importe le sport, on doit continuer à faire confiance à notre profondeur de banc (...) c'est un défi physique et émotionnel", a commenté le coach texan Mitch Johnson. Les équipes n'ont que 48 heures pour tenter de panser leurs plaies, avant le match 3 vendredi à San Antonio. Victor Wembanyama a regretté que son collectif ait "dépensé autant d'énergie afin de revenir à chaque fois, pour laisser filer le match ensuite". "On doit mieux prendre soin de la balle, se montrer plus constants. J'ai eu un coup de mou de mon côté dans le quatrième quart-temps." Vingt-et-une pertes de balle Alors qu'ils s'attendaient à une réponse musclée du champion après la défaite inaugurale, les Spurs ont su revenir après chaque série de points adverse, grâce notamment à Stephon Castle (25 points, 8 passes). Mais l'arrière a bien illustré la faiblesse actuelle des Texans en perdant 9 ballons, autant que le Thunder au complet, sur un total de 21 ballons égarés qui a nourri 27 points des locaux en transition. Les Spurs ont ainsi perdu 42 ballons sur les deux premiers matches, un problème à corriger avant la suite de la série, face à une équipe qui a fait des interceptions sa spécialité. Pour se consoler, Castle (1,98 m) a toutefois fracassé un poster dunk monumental par-dessus Hartenstein (2,13 m), dans un deuxième quart-temps raté par San Antonio, avant une belle réponse lors de la période suivante. Wembanyama, moins inspiré, s'est beaucoup nourri de rebonds offensifs sur ses propres tirs manqués, a égalisé derrière l'arc (3 sur 7) à 66-66, mais vu Alex Caruso répondre avec une nouvelle solide performance (17 points, 3 sur 4 de loin). Alors qu'ils étaient encore dans le coup, les Spurs ont subi sur la fin les rebonds offensifs d'Hartenstein, par ailleurs adroit sur ses flotteurs (10 points, 13 rebonds). Le pivot était encore sur le terrain avec 5 fautes sifflées et au moins le double oubliées, entre clefs de bras sur Wembanyama sous le cercle et un tirage de cheveux sur Castle qui aurait pu lui valoir une exclusion.

21.05.2026 à 07:21

Drones et guerre hybride : pourquoi la Lettonie se retrouve dans le viseur des espions russes

Sébastian SEIBT

Les services secrets russes accusent sans preuve la Lettonie d’aider l’Ukraine à frapper en Russie avec des drones. Ils menacent même le pays balte de représailles militaires. Le Kremlin, qui continue d'actionner de nouveaux leviers de la guerre hybride, n'a pas choisi par hasard la Lettonie pour en faire son punching-ball du moment.

21.05.2026 à 04:55

Bolivie: le président Paz annonce un remaniement après des semaines de contestation

FRANCE24

Depuis trois semaines, paysans, ouvriers, mineurs et autres travailleurs mettent sous pression le chef de l'Etat, au pouvoir depuis à peine six mois, à travers des manifestations et des barrages routiers, alors que le pays traverse sa pire crise économique depuis quatre décennies. "Nous devons réorganiser un gouvernement capable d'écouter", a déclaré M. Paz lors de sa première apparition devant la presse depuis une semaine, tout en excluant tout dialogue avec les "vandales". Intervenant devant l'Organisation des Etats américains (OEA), le ministre des Affaires étrangères Fernando Aramayo a accusé certains groupes, à travers les manifestations, de chercher à affaiblir le gouvernement et à porter atteinte à "l'état de droit". Agitant des drapeaux indigènes, des centaines de paysans aymaras et des transporteurs ont défilé dans le calme à la mi-journée dans la capitale administrative. Environ 200 manifestants ont temporairement bloqué l'accès à l'aéroport d'El Alto, qui dessert La Paz, sans que la police n'intervienne. Le principal syndicat du pays, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), a annoncé pour jeudi de nouvelles marches vers La Paz. Le gouvernement affirme que les manifestations sont orchestrées par l'ancien président socialiste Evo Morales, visé par un mandat d'arrêt dans une affaire de traite présumée d'une mineure, accusations qu'il conteste. Depuis 2024, le dirigeant cocalero vit retranché dans le Chapare (centre) protégé par ses partisans. Au moins 44 points de blocage sont signalés dans tout le pays, selon les autorités, provoquant des pénuries de denrées alimentaires, mais aussi de carburant et de médicaments à La Paz, dont les principaux accès sont bloqués. "Les barrages affectent tout le monde, sauf les riches (...). Nous, les gens qui n'avons pas d'argent, nous ne mangeons plus de viande", se lamente Julio Pérez, un ancien chauffeur de 82 ans. "Corridor humanitaire" Le gouvernement a mis en place un pont aérien depuis Santa Cruz (est) et Cochabamba (centre), afin d'approvisionner la ville. Il a également annoncé un prochain "corridor humanitaire" visant a dégager les routes pour laisser passer les convois de marchandises. La Bolivie traverse sa plus grave crise économique depuis les années 1980. Le pays a épuisé ses réserves de dollars pour maintenir les subventions aux carburants, supprimées en décembre, tandis que l'inflation sur un an a atteint 14% en avril. Dans ce climat de fortes tensions, la diplomatie bolivienne a indiqué mercredi expulser l'ambassadrice de Colombie, Elizabeth Garcia, accusant le président Gustavo Petro d'"ingérence directe" dans les affaires intérieures du pays. En réponse, la Colombie a annoncé quelques heures plus tard l'expulsion de l'ambassadeur bolivien, "par réciprocité". Gustavo Petro avait qualifié les protestations d'"insurrection populaire" et déclaré mercredi à la radio colombienne Caracol que la Bolivie était en train de "basculer vers des extrémismes". Mercredi, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a apporté son soutien au gouvernement de Rodrigo Paz, nouvel allié de Donald Trump dans la région, affirmant sur X que son pays se tenait "fermement" aux côtés des autorités boliviennes. Il a ajouté qu'il ne permettrait pas à des "criminels et trafiquants de drogue" de renverser des dirigeants démocratiquement élus. La veille, le sous-secrétaire d'Etat Christopher Landau avait estimé que la Bolivie faisait face à une "tentative de coup d'Etat". L'arrivée au pouvoir de M. Paz a mis fin à vingt ans de gouvernements socialistes dirigés par Evo Morales puis Luis Arce.
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