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▸ Les 15 dernières parutions

24.03.2026 à 21:45

Masters 1000 de Miami: Fils bat Vacherot et retrouve les quarts

FRANCE24

Le Français rencontrera pour une place dans le dernier carré l'Américain Tommy Paul (23e) ou l'Argentin Tomas Etcheverry (32e). "Je n'avais pas beaucoup de marge et j'ai été très bon mentalement", a déclaré Fils au micro de l'organisation. Il a été mis en difficulté par le Monégasque dès le début du match, où il a dû sauver trois balles de break à 2-2. Après cette entame compliquée, la première manche, très équilibrée, a basculé en sa faveur à 5-4. Sur le service adverse, il s'est alors procuré deux balles de set en s'arrachant pour aller remettre une volée amortie de Vacherot qui a ensuite commis une double faute. Dans le second set, les deux joueurs se sont rendus coup pour coup dans des échanges intenses et ultra-rapides. Les deux acteurs n'y ont concédé aucune balle de break et se sont retrouvés au jeu décisif. Celui-ci a tourné en faveur de Vacherot, qui a profité d'une double faute de Fils pour mener 5 points à 3 puis revenir à un set partout grâce à un ace. Dans le set décisif, Vacherot a offert le break à Fils en commettant deux fautes directes d'affilée à 2-2. Le Français, qui n'en demandait pas temps, a ensuite tenu très solidement son service jusqu'au bout pour aller chercher au filet ce match d'une grande qualité. La sensation Landaluce Ces huitièmes ont aussi été marqués par un nouvel exploit du jeune Espagnol Martin Landaluce (151e), 20 ans, vainqueur de l'Américain Sebastian Korda (36e) 2-6, 7-6 (8/6), 6-4. Issu des qualifications, Landaluce avait déjà sorti au tour précédent le Russe Karen Khachanov (15e). Contre le quart-de-finaliste du tournoi l'an dernier, l'Espagnol a fait preuve d'audace en sauvant notamment une balle de match à la fin du deuxième set d'un fulgurant retour. Le Madrilène a ensuite pris le dessus dans la troisième manche où Korda, touché au adducteurs, s'est fait manipuler à deux reprises. Le jeune Espagnol, qui avait participé en décembre aux Next Gen ATP Finals -- équivalent pour les moins de 22 ans des Masters --, rencontrera en quarts le Tchèque Jiri Lehecka (22e), vainqueur de l'Américain Taylor Fritz (7e) 6-4, 6-7 (4/7), 6-2. En attendant, sa qualification pour les quarts du Masters 1000 floridien l'assure d'ores et déjà d'être aux portes du Top 100 du prochain classement ATP.

24.03.2026 à 21:43

"Ganito", l'évadé de Villepinte, mis en examen à Paris

FRANCE24

"Ilyas Kherbouch m'a dit de vous parler", a déclaré de son côté son avocate, May Sarah Vogelhut. "On a parlé de lui en tant qu'une personne dangereuse mais il a prouvé qu'il ne l'était pas par la manière dont il est sorti de détention et par la façon dont il s'est laissé interpeller sans jamais aucune violence et dans la passivité la plus totale", a-t-elle estimé. M. Kherbouch, 21 ans, comparaît actuellement devant un juge des libertés et de la détention. Dans le box des accusés, il est apparu le visage fermé ses cheveux longs noirs coupés courts, la moustache et le bouc soigneusement brossés. Quand il a aperçu trois journalistes dans la salle, il s'est emporté: "Ils vont encore salir mon image". La procureure a de son côté demandé le huis clos, pour ne pas entâcher "la présomption d'innocence" de M. Kherbouch et préserver l'information judiciaire "aux enjeux importants". La juge des libertés et de la détention a alors ordonné la non-publicité des débats. La compagne de M. Kherbouch, une ancienne surveillante pénitentiaire, est actuellement interrogée par des magistrats instructeurs. A son égard, M. Kherbouch assure "qu'elle n'a rien à voir là-dedans" et "qu'il veut absolument la protéger", a rapporté son avocate. Le 7 mars, trois personnes se sont rendues à la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis), en plein après-midi. Deux s'étaient fait passer pour des policiers venus chercher un détenu, M. Kherbouch, pour l'extraire en garde à vue en présentant de faux documents judiciaires, selon le parquet de Paris. Le détenu, connu jusqu'à présent pour des home-jackings violents, était alors sorti de prison sans heurt. Le personnel pénitentiaire s'est inquiété de son absence seulement 48 heures après, la durée maximale d'une garde à vue. Il a finalement été interpellé, avec l'ancienne surveillante pénitentiaire, à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) vendredi soir.

24.03.2026 à 21:41

Décharges sauvages: le procès Nestlé se poursuit, sans expertise supplémentaire

FRANCE24

Les avocats des associations de défense de l'environnement qui se sont portées parties civiles, ainsi que le parquet, ont réclamé à l'audience ces nouvelles expertises, afin notamment de quantifier les taux de microplastiques dans l'eau et le sol autour des décharges incriminées. Ces nouveaux documents, ont plaidé les parties civiles, sont nécessaires depuis que le tribunal a fait droit lundi aux demandes de la défense d'annuler une grande partie des pièces à l'encontre de la multinationale - notamment toutes les analyses de taux de microplastiques et rapports d'ingénieurs-conseils commandés par le parquet durant l'enquête préliminaire. Cette annulation "laisse un dossier incomplet, voire quasi-vide", a déploré Emilia Greco, avocate de la section vosgienne de l'association de consommateurs UFC-Que choisir. "L'accusation et les parties civiles se retrouvent démunies pour essayer de caractériser une quelconque pollution", a regretté le représentant du parquet, Amaury Lacôte. Christophe Michaud, pour la défense, a vu en revanche dans cette demande un "procédé dilatoire" destiné à "gagner du temps". Après une suspension, le tribunal a finalement décidé de joindre cette question au fond: il se prononcera sur d'éventuelles expertises supplémentaires en rendant son délibéré. En attendant, les débats vont se poursuivre comme prévu. Cette situation "pourrait s'apparenter à un véritable fiasco judiciaire si l'ensemble des faits de pollution devait conduire à des relaxes, en raison des défaillances procédurales constatées", a commenté dans un communiqué l'association AC!! Anti corruption, partie civile. La société Nestlé Waters Supply Est, filiale du géant suisse chargée de ses eaux minérales, est notamment poursuivie pour avoir "exploité" ou "géré" des décharges sauvages contenant plus de 473.000 mètres cubes de bouteilles en plastique et autres polluants dans quatre communes vosgiennes proche des sites où elle embouteille ses marques Vittel, Contrex et Hépar. L'entreprise se voit également reprocher d'avoir "laissé s'écouler dans les eaux superficielles et souterraines" des "particules de microplastiques" à des concentrations "rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune".

24.03.2026 à 21:33

Foot: Salah et Liverpool, la fin d'une belle histoire d'amour

FRANCE24

"Mohamed Salah mettra un point final à son illustre carrière avec le Liverpool FC à la fin de la saison 2025-2026", a annoncé le club anglais dans un communiqué, mardi soir. L'Egyptien de 33 ans l'a confirmé, avec ses propres mots, dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, où il pose devant les multiples trophées récoltés en neuf années à Anfield. "Partir n'est jamais facile. Je serai toujours l'un des vôtres et ce club restera toujours un foyer pour moi et ma famille. Merci pour tout. Grâce à vous tous, je ne marcherai jamais seul", a-t-il déclaré en reprenant les paroles du chant emblématique du club, "You'll Never Walk Alone". L'ailier droit s'est fait une place au sein des légendes de Liverpool depuis son arrivée en provenance de l'AS Rome, à l'été 2017. Chant dédié, star adulée Sous le maillot rouge, le N.11 a inscrit 255 buts en 435 apparitions, ce qui fait de lui le troisième meilleur buteur de l'histoire du club. Sur le plan collectif, il a remporté deux fois le championnat d'Angleterre et une Ligue des champions, parmi une flopée d'autres trophées, de la Coupe du monde des clubs à la Supercoupe d'Europe, en passant par les coupes nationales. Mais les statistiques et le palmarès ne racontent qu'une partie de l'histoire liant "Mo" Salah au peuple de Liverpool, qui l'a érigé en "pharaon" intouchable, même quand ses performances ont décliné. Des tribunes d'Anfield s'élèvent régulièrement la chanson qui lui est dédiée, où il est question d'un roi qui arpente son couloir droit en majesté: "Mo Salah, Mo Salah, Mo Salah, Running down the wing... Salah, la, la, la, laaaaaa... the Egyptian King". Ses 29 buts et 18 passes décisives ont permis à Liverpool et au nouvel entraîneur, Arne Slot, de monter sur le trône en Premier League l'an dernier. Lui-même a été élu meilleur joueur de la saison, une évidence. En avril, le club de la Mersey avait prolongé son attaquant vedette, jusqu'en 2027 selon la presse spécialisée. Coup de froid cet hiver Mais le vent a tourné au cours d'une saison 2025-2026 bien moins flamboyante, pour l'attaquant et son équipe, à tel point qu'un départ en fin d'exercice ne semblait pas farfelu. En décembre dernier, il avait fustigé une situation "pas acceptable, pas juste" après un troisième match d'affilée débuté sur le banc des remplaçants. "J'ai l'impression que le club m'a jeté en pâture", avait déclaré l'ailier devant des journalistes. "Je ne suis pas le problème, j'ai fait tellement pour ce club. Je n'ai pas à me battre chaque jour pour ma position, parce que je l'ai méritée". Cette sortie au lance-flamme lui a valu d'être mis à l'écart du groupe, le temps d'un match. Après la Coupe d'Afrique des nations, il a retrouvé une place de titulaire comme si de rien n'était, sans que son lien ne soit abîmé avec les supporters. "Le soutien que vous m'avez montré durant les meilleurs moments de ma carrière et le fait que vous soyez restés à mes côtés dans les moments les plus difficiles pour moi... je ne l'oublierai jamais", a-t-il déclaré dans sa vidéo d'adieux. Il lui reste deux mois pour les parfaire sur le terrain, avec deux trophées à aller chercher: la Coupe d'Angleterre et la Ligue des champions.

24.03.2026 à 21:29

Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées

FRANCE24

"Le secteur psychiatrique manque cruellement de psychiatres et de soignants" en France mais la situation du pôle de l'hôpital de Melun est "particulièrement grave", a dénoncé la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, interrogée sur franceinfo. Dans un rapport paru mardi au Journal officiel, l'autorité administrative qu'elle représente (le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, CGLPL) relève en particulier que, dans ce pôle de 88 lits, "le nombre de décès de patients" est "anormalement élevé": sept entre le 1er janvier 2024 et le 1er août 2025, dont cinq étaient hospitalisés sans consentement. Aucun de ces décès n'est un suicide, précise-t-il. Le Groupe hospitalier Sud Ile-de-France a répondu mardi en mettant en avant, dans un communiqué, "les nombreux progrès" réalisés depuis une première visite par le CGLPL en mai 2022. Mais, à la radio, Dominique Simonnot a ensuite renchéri: "On n'a pas vu l'ombre d'un début de progrès, à part venant de l'équipe soignante qui a fait des efforts sur certains plans, mais pas sur les principaux". "Si l'Agence régionale de santé (ARS), les autorités de santé, la ministre de la Santé n'agissent pas, les patients auraient tout intérêt à saisir la justice", a-t-elle même recommandé. Le rapport pointe un suivi insuffisant des patients pour toutes les affections non psychiatriques dont ils pourraient souffrir. L'autorité indépendante estime par ailleurs que "l'établissement dispose d'un nombre de chambres d'isolement excessif et en fait un usage abusif". L'hôpital assure cependant avoir réagi pour "limiter le recours aux mesures d'isolement et de contention, qui sont en diminution". Il fait notamment valoir qu'une consultation médicale a été "systématisée à l'entrée en isolement". - Un centre pour mineurs réclamé - Une situation y est par ailleurs dénoncée depuis des années: des patients mineurs sont "hospitalisés à temps complet dans des unités pour adultes du pôle psychiatrie", contrairement à la réglementation, déplore le CGLPL. "Des mineurs hospitalisés en soins libres sont soumis à des mesures d'isolement et de contention, en application de décisions illégales", fustige aussi son rapport. L'hôpital affirme, lui, que "les mineurs ne sont plus placés en chambre d'isolement" mais "désormais accueillis exclusivement en chambre hôtelière". Il relève par ailleurs qu'"un protocole d'admission des adolescents a été finalisé en 2026". Semblant se tourner vers le gouvernement, l'établissement rappelle surtout que la Seine-et-Marne, plus vaste département d'Ile-de-France, souffre du "faible nombre de pédopsychiatres" et de "l'absence d'unités d'hospitalisation adaptées pour les enfants et adolescents, notamment ceux présentant des idées suicidaires". Pour des représentants du personnel joints sur place par l'AFP, "il est essentiel de ne pas faire peser la responsabilité de cette situation uniquement sur les médecins et soignants, épuisés et confrontés à une pénurie chronique de personnel": "Eux-mêmes n'en peuvent plus", plaide la déléguée de Sud Santé Valérie Christian. Il y a trois ans, en janvier 2023, ils manifestaient déjà, en lançant un "Faut-il un mort pour éveiller les consciences?". Le directeur de l'hôpital de l'époque avait alors lui-même déploré le manque de structure dédiée pour la prise en charge des mineurs. "Ils ont mis en place un +appel malade+ portatif (bip d'urgence, NDLR) pour chaque mineur", relève le représentant du personnel Stéphane Saillet (Sud), "mais il faut à présent une enveloppe budgétaire dédiée à la création d'un centre spécialisé pour mineurs". S'agissant du nombre anormal de morts constaté, M. Saillet assure que "les médecins évitent désormais d'atteindre la dose maximum de médicaments, de peur de causer la mort". "Ce qui fait, avance ce syndicaliste, que derrière on a des patients qui +pètent plus vite les plombs+ et du coup, on en vient à des problématiques d'agression sur le personnel". Le ministère de la Santé a désormais quatre semaines pour faire ses observations sur le rapport.

24.03.2026 à 21:21

Jeux vidéo: Epic Games licencie 1.000 personnes, cite une moindre popularité de "Fortnite"

FRANCE24

Interrogée par l'AFP au sujet de ses effectifs totaux, la société n'a pas donnée suite. Sur la base de chiffres communiqués à l'automne 2023, le groupe comptait alors environ 4.400 salariés. "La baisse de fréquentation sur Fortnite, qui a démarré en 2025, fait que nous dépensons aujourd'hui significativement plus que ce que nous gagnons", a écrit Tim Sweeney dans un message publié sur le site du groupe. "Pour que l'entreprise reste à flot, nous devons faire des économies majeures." Outre la concurrence, le jeu, lancé en 2017, a souffert du contentieux entre Epic Games et les plateformes dominantes d'applications sur smartphones, Apple et Google. L'éditeur de jeux leur reprochait d'obliger à passer par leurs boutiques d'applications, qui prélevaient, au passage, un pourcentage significatif du chiffre d'affaires. Fortnite aura ainsi été interdit sur la boutique d'Apple, l'App Store, durant près de cinq ans, avant de faire son retour en mai 2025, au terme d'une longue procédure judiciaire dont Epic Games est sorti vainqueur. Dans le cas de Google, l'absence de la boutique Google Play aura duré près de six ans, avant sa réintégration, le 19 mars, là aussi après un long combat devant les tribunaux. "Nous avons pris beaucoup de coups lors d'une bataille qui commence seulement à payer pour nous et pour tous les développeurs", a expliqué Tim Sweeney. A cela s'ajoute un contexte commun à tout le secteur, caractérisé par "une croissance ralentie, moins de dépenses (des joueurs) et des coûts difficiles à gérer", selon le dirigeant. Outre les licenciements, Epic Games prévoit également de réaliser 500 millions de dollars d'économies en année pleine, notamment en réduisant les dépenses marketing et la sous-traitance. "Comme c'est la mode en ce moment, je tiens à souligner que ces suppressions d'emplois ne sont pas liées à l'IA (intelligence artificielle)", a assuré le patron du groupe qui dispose désormais de sa propre plateforme de jeux, ouverte à des titres qu'il n'a pas produit lui-même.

24.03.2026 à 21:13

C1 féminine: l'OL Lyonnes en ballottage défavorable en quarts face à Wolfsburg

FRANCE24

Les joueuses de Jonatan Giraldez concèdent leur première défaite de la saison au plus mauvais moment, alors que ce déplacement en Allemagne était un premier test pour leurs ambitions européennes. Pour se qualifier pour les demi-finales de la C1, elles devront s'imposer par deux buts dans une semaine (jeudi 2 avril, 21h00) sur la pelouse du Groupama Stadium. Lors de la phase de groupe, terminée à la 2e place avec cinq victoires pour un match nul, elles avaient dominé Wolfsburg 3 à 1 à domicile. "C'est vrai qu'il y a de la déception, mais on sait que c'est le premier match, il reste encore 90 minutes. Maintenant, c'est à nous d'analyser et de revenir plus fortes. Il y avait quand même de bonnes choses, on s'est créé des occasions, on a même touché le poteau", a estimé la latérale droite de l'OL Lyonnes Ashley Lawrence au micro de la chaîne L'Equipe. Invaincues jusqu'à présent (28 victoires, 2 matches nuls), les Lyonnaises ont concédé l'ouverture du score dès la 14e minute, sur un but de Lineth Beerensteyn. Poteau pour Diani Sur une mauvaise entente entre Lindsey Heaps et Ashley Lawrence, Vivien Endemann est partie en contre sur le côté gauche, et a trouvé Beerensteyn, dont la frappe a été contrée par Damaris Egurrola, qui a pris sa gardienne de but Christiane Endler à contre-pieds. Les Lyonnaises ont alors été menées pour la troisième fois cette saison en Ligue des champions. Londres contre Arsenal, elles s'étaient finalement imposées 2 à 1 après l'ouverture du score des Londoniennes, et à Turin contre la Juventus, elles avaient arraché le match nul 3-3 après avoir rejoint les vestiaires avec trois buts de retard. Mais contrairement à ces deux rencontres de la phase de groupe, les coéquipières de Wendie Renard ne sont pas parvenues à trouver la faille dans la défense des Louves de Wolfsburg. Les Lyonnaises sont revenues avec de meilleures intentions en seconde période mais ont souvent buté sur la défense bien en place de Wolfsburg. La meilleure occasion est venue de Kadidiatou Diani, qui a trouvé le poteau de la gardienne de but Stina Johannes à l'heure de jeu (59e), après un belle enchainement une-deux avec Ada Hegerberg, la Norvégienne trouvant la Française dans le coeur de la surface de Wolfsburg.

24.03.2026 à 21:13

TF1 annonce la fin de l'émission Téléfoot en juin

FRANCE24

La direction des sports de la chaîne a annoncé aux équipes de Téléfoot que le programme serait remplacé par une émission multisport à partir de la rentrée de septembre, selon des informations du journal L'Equipe, confirmées par TF1 à l'AFP. Selon Le Parisien Dimanche, l'actuel présentateur Grégoire Margotton, qui commente également les matchs de l'équipe de France, devrait conserver son poste à la tête de la future émission. D'après L'Equipe, la marque Téléfoot continuera d'exister mais sur la plateforme TF1+ et dans une forme qui reste encore à définir. En revanche, le magazine Automoto consacré aux sports automobiles et de moto, diffusé juste avant le dimanche matin, est lui maintenu. Il s'agit là aussi de l'un des plus anciens programmes de la télévision française. Pendant des décennies, Téléfoot a été un rendez-vous phare du sport à la télé. Créé en 1977 par Pierre Cangioni, il avait d'abord été diffusé le samedi soir après la journée de championnat français. Puis l'émission avait basculé sur le dimanche en fin de matinée, devenant un moment incontournable pour les fans de foot. Sur son plateau s'y sont succédés Michel Denisot, Thierry Roland et Thierry Gilardi notamment. Depuis 2018, elle est présentée par Grégoire Margotton, avec la participation de Bixente Lizarazu, vainqueur de la Coupe du monde avec les Bleus en 1998. L'émission avait été le théâtre d'un des moments les plus marquants du fiasco des Bleus en 2010, lors de la Coupe du monde en Afrique du sud, quand Franck Ribéry s'était invité de manière impromptue sur le plateau. En claquettes et short, quasiment les larmes aux yeux, le joueur, qui boudait la presse depuis le début de la compétition, était venu livrer sa vérité sur le chaos qui régnait dans l'équipe de France. De la même manière, une interview de l'ex-capitaine des Bleus Patrice Evra en 2013, où il s'en prenait à plusieurs journalistes ou consultants foot, déformant parfois leur nom, avait provoqué une avalanche de réactions. Mais l'émission avait perdu en influence au fil du temps, avec l'accélération de la diffusion du football à la télé et l'arrivée de nouveaux acteurs, Canal + dès les années 80, puis BeIn Sports.

24.03.2026 à 21:11

Le Louvre présente la restauration "hors-normes" de 24 tableaux de Rubens

FRANCE24

Un appel d'offres est en cours pour trouver deux groupements de restaurateurs qui interviendront en simultané, à partir de l'automne, sur un chantier estimé à quatre ans. Cette étape arrive après dix ans de préparation, entre des études techniques et scientifiques préalables colossales, dont la réalisation de près de 3.000 plaques de radiographie, et la recherche du financement. Le premier constat posé en 2016 avait conclu à un bilan sanitaire préoccupant, dont une altération des couches de vernis, désormais encrassées. "Les ciels devraient être bleus, ils sont verdâtres. Les rouges sont complètement éteints. Donc il y a un problème de trahison de ce qui fait l'essence de la peinture de Rubens", a détaillé Sébastien Allard, directeur du département des peintures du Louvre. La conservation des œuvres est aussi en péril en raison de "décollements de la couche picturale par rapport au support", a-t-il expliqué. Pour raviver ces 290 m2 de peinture, le musée a pris l'option d'une restauration in situ. La galerie Médicis sera fermée à partir de mai pour installer des équipements mais le musée prévoit de partager certaines coulisses de la restauration avec les visiteurs. L'éclairage et la sécurité (caméras, barrières de mise à distance) de la galerie seront repensés à cette occasion. L'opération globale est financée par le mécénat de la Société des Amis du Louvre, pour environ quatre millions d'euros. Fruit d'une commande et exposé dans son intégralité en 1625 au palais du Luxembourg (actuel Sénat), "Le Cycle de Marie de Médicis" suit la chronologie de la vie de la reine de France, veuve de Henri IV et mère de Louis XIII. "On peut définir +Le Cycle+ comme une vaste allégorie politique construite autour de la reine", résume Blaise Ducos, conservateur du patrimoine spécialiste des peintures flamandes au Louvre. Les chefs-d'oeuvre de Pierre Paul Rubens (1577-1640) ont inspiré les générations suivantes, à commencer par Eugène Delacroix, dont les grands formats présents au Louvre bénéficient également d'un programme de restauration, bientôt achevé.

24.03.2026 à 21:07

Moyen-Orient: Wall Street reste sur la défensive

FRANCE24

Le Dow Jones a cédé 0,18%, l'indice Nasdaq a perdu 0,84% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,37%. "Le marché est plutôt mitigé aujourd'hui, et je pense que cela reflète le fait qu'il se trouve dans une impasse quant à l'évolution de la guerre avec l'Iran", a commenté auprès de l'AFP Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com. Les Etats-Unis négocient "en ce moment" avec Téhéran, a déclaré mardi Donald Trump. La veille, il avait déjà annoncé des pourparlers avec l'Iran, lançant une vague d'optimisme sur les marchés financiers. Mais cet enthousiasme a ensuite fondu à cause des démentis iraniens, qui ont nié l'existence de ces discussions. "Il subsiste un certain scepticisme quant à la rapidité avec laquelle cette guerre pourrait prendre fin et la manière dont elle s'achèverait" après plus de trois semaines, a souligné Patrick O'Hare. L'Iran et Israël ont à nouveau échangé des frappes mardi. Arabie saoudite, Bahreïn et Koweït ont rapporté des attaques de drones et de missiles. "Il y a beaucoup de questions qui restent sans réponse", a souligné Patrick O'Hare. Selon lui, la place américaine parvient toutefois à ne pas trop reculer car "il est difficile (pour les investisseurs, NDLR) de vendre à découvert en ce moment" parce que Donald Trump peut à tout moment faire une annonce "susceptible de déclencher un nouveau rebond" des indices. Depuis son retour au pouvoir, le président américain a multiplié les annonces grandiloquentes, qu'il a régulièrement contredites lui-même par la suite. Un phénomène désigné par l'acronyme "Taco" ("Trump se dégonfle toujours"). Jose Torres, analyste d'Interactive Brokers, a observé un "contraste" entre la place boursière américaine, qui a tenté d'évoluer en hausse à plusieurs reprises dans la journée, et les "marchés obligataires et des matières premières, qui font preuve d'une grande prudence". Vers 20H20 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain remontait d'ailleurs à 4,36%, contre 4,34% à la clôture lundi. Côté entreprises, le fabricant américain de routeurs Netgear (+10,88% à 24,46 dollars) a bénéficié du fait que les Etats-Uis viennent d'interdire les routeurs grand public fabriqués en dehors du sol national. Les routeurs sont les boîtiers dans chaque foyer qui connectent ordinateurs, téléphones et objets connectés à internet. Le géant américain des cosmétiques Estée Lauder a chuté, au lendemain de l'annonce de discussions avec le groupe espagnol de luxe et cosmétiques Puig en vue d'une possible fusion. "Aucune décision finale n'a été prise et aucun accord n'a été trouvé", ont néanmoins précisé les deux groupes. Le spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") Coreweave (+1,29% à 83,02 dollars) a été portée par la mise à jour d'une recommandation par Bank of America, qui estime l'entreprise bien placée pour profiter de la demande croissante pour les infrastructures dédiées à l'intelligence artificielle (IA).

24.03.2026 à 20:25

La Cour suprême américaine débat du droit à demander l'asile à la frontière

FRANCE24

La Cour débattra également en avril de deux autres dossiers portant sur la politique d'immigration très restrictive de l'administration Trump. Elle examinera la constitutionnalité d'un décret présidentiel de Donald Trump revenant sur le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière, l'un des plus contestés de son nouveau mandat, ainsi que la décision du gouvernement de révoquer le statut de protection temporaire (TPS) des immigrés haïtiens et syriens, qui les prémunit contre l'expulsion. En jeu mardi devant les neuf juges, six conservateurs et trois progressistes, une politique initiée en 2016 à la fin de la présidence du démocrate Barack Obama, puis renforcée et généralisée pendant le premier mandat du républicain Donald Trump. Cette politique a été abandonnée en 2021 sous Joe Biden, mais le ministère de la Justice a continué à en défendre le principe. Elle consistait à déployer des agents de la police des frontières en territoire mexicain afin d'empêcher physiquement les immigrants de franchir la frontière pour déposer leur demande d'asile, officiellement en raison du dépassement des capacités d'accueil des points d'entrée. La loi sur l'immigration dispose qu'un immigré puisse présenter une demande d'asile "lorsqu'il arrive aux Etats-Unis". Une cour d'appel fédérale, saisie par l'organisation de défense des droits des immigrés Al Otro Lado et des demandeurs d'asile, a conclu en octobre 2024 que le demandeur était considéré comme "arrivé aux Etats-Unis" dès qu'il se présentait à un responsable américain à la frontière, même si cette rencontre se produisait au Mexique. "Outil important" L'administration Trump, qui a annoncé sa volonté de sabrer dans le nombre de réfugiés accueillis chaque année, a demandé à la Cour suprême d'annuler la décision de justice, ce qui lui permettrait de rétablir cette politique si elle l'estimait nécessaire à l'avenir. "Des administrations des deux partis (républicain et démocrate) ont dit de manière constante depuis 2016 qu'il s'agissait d'un outil important pour la capacité du gouvernement à gérer des afflux à la frontière lorsqu'ils se produisent", a fait valoir le représentant du gouvernement, Vivek Suri. "Je ne peux pas prédire quand le prochain afflux à la frontière surviendra, mais à ce moment-là, le ministère de la Sécurité intérieure voudra avoir cela dans sa boîte à outils", a-t-il ajouté. Une perspective d'autant plus lointaine que Donald Trump se targue d'avoir fait descendre à "zéro" le nombre d'entrées clandestines aux Etats-Unis. Pendant des décennies, depuis la promulgation en 1980 d'une loi sur le droit d'asile, le Refugee Act, les agents américains de l'immigration ont "traité les demandes d'asile des étrangers déjà présents dans le pays, mais aussi de ceux arrivant à des points d'entrée et ailleurs le long de la frontière", a souligné l'avocate d'Al Otro Lado, Kelsi Corkran. "Ce n'est qu'en 2016 que le gouvernement s'est arrogé pour la première fois le droit de se dérober à ses obligations en bloquant les demandeurs d'asile juste avant qu'ils ne passent le seuil du poste-frontière", a-t-elle déploré. Une bonne partie des débats a porté sur la question sémantique de déterminer selon quel critère, ou à quelle distance de la frontière, un immigré devait être considéré comme "arrivé aux Etats-Unis". Le juge conservateur Brett Kavanaugh a néanmoins relevé le caractère "artificiel" de cette discussion. Quelle que soit la limite définie par la Cour, s'il rétablit cette pratique de refoulement, le gouvernement tentera "d'empêcher physiquement les gens d'arriver jusque-là" pour présenter leur demande, a-t-il estimé.

24.03.2026 à 20:25

"Il faut sauver le Louvre", déclare son ex-présidente Laurence des Cars

FRANCE24

"Il faut sauver Le Louvre (...). Il a plus que jamais besoin non seulement de rénovation technique et bâtimentaire, mais de solutions structurelles", a déclaré la dirigeante, qui a dû quitter son poste fin février à l'issue d'une crise de plusieurs mois provoquée par le cambriolage du 19 octobre. Le Louvre "est un joyau commun, même s'il a été meurtri ces derniers mois, (...) qui nous est envié par le monde entier", a-t-elle poursuivi devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la sécurité des musées en France. Face aux députés, l'ancienne dirigeante a de nouveau défendu le vaste chantier Louvre Nouvelle Renaissance, annoncé par Emmanuel Macron début 2025, qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et la construction d'un nouvel espace pour la Joconde. "Il est important de soutenir le Louvre et je salue le geste d'annonce du président de la République parce qu'il s'agissait de prendre la mesure de la nécessité d'un soutien global et long dans le temps", a-t-elle détaillé. Dans un rapport remis en novembre, la Cour des comptes a évalué ce projet à plus d'un milliard d'euros et alerté sur "de nombreux risques de dérapages de coût compte tenu de sa complexité". Interrogée par ailleurs sur les failles et dysfonctionnements mis au jour par le cambriolage, Mme des Cars a campé sur la même ligne en se défendant d'avoir négligé la sécurisation du musée. "Jamais la question de la sécurité n'a été ralentie, mise de côté", a-t-elle clamé, alors que la Cour des comptes avait, elle, pointé "le retard persistant" pris dans le déploiement d'équipements de sécurité pour protéger ses œuvres. Au moment du cambriolage, seuls trois millions d'euros sur les 83 prévus avaient ainsi été investis pour mettre en oeuvre le nouveau schéma directeur de sûreté du Louvre, avait noté la Cour. Laurence des Cars a été remplacée à la tête du Louvre par Christophe Leribault, qui dirigeait jusque-là le Château de Versailles.

24.03.2026 à 20:17

Guatemala: le ministre de la Défense assure combattre les gangs "sans abus" des droits humains

FRANCE24

Le gouvernement du Guatemala avait placé le pays en état de siège pendant un mois, entre janvier et février, puis réduit les opérations de l'armée et de la police à six départements, dont la capitale, placés sous "état de prévention". Le ministre souligne que ces états d'exception répondent à une stratégie de sécurité du gouvernement de Bernardo Arévalo qui respecte les droits humains, se démarquant de la "guerre" contre les gangs menée par M. Bukele autorisant des détentions sans mandat judiciaire. M. Saenz affirme à l'AFP que la lutte "sans abus" contre les gangs Barrio 18 et Mara Salvatrucha, déclarés organisations terroristes par les Etats-Unis et le Guatemala, est un "chemin plus long" mais "meilleur et plus sûr pour tous". QUESTION : Quel est le bilan des états d’exception ? RÉPONSE : "Toutes les perquisitions que nous avons effectuées l'ont été avec mandat d'un juge. Dans le respect des droits humains, en renforçant l'architecture de la démocratie qui mérite d'être mise en avant auprès de la communauté internationale. Le bilan est positif, nous avons repris le contrôle du territoire. Nous avons coupé la communication des chefs de gangs qui se sont retrouvés sans direction, sans ordres et, par conséquent, nous avons réussi à réduire de 50% les homicides et de 33% les extorsions. Mais, même si les chiffres sont très encourageants, nous ne sommes pas pour autant naïfs. Nous avons peu avancé, il reste beaucoup à faire, beaucoup à démanteler (...) avant de pouvoir dire que (les gangs) ont perdu de leur emprise". Q : Y a-t-il un risque de nouvelles mutineries dans les prisons comme celles survenues en janvier ? R : "La menace est latente, permanente. Pour l'armée guatémaltèque, le travail consiste à faire en sorte qu'à l'intérieur des prisons ils ne disposent d'aucun élément qui les amène (..) à pouvoir se mutiner à nouveau, reprendre des otages et commettre des meurtres (...) pour que cette stratégie soit durable dans le temps". Q : Avez-vous envisagé de copier certains aspects du modèle Bukele au Salvador ? R : "Non. Nous sommes un pays démocratique. La prison (de haute sécurité) qui est en cours de conception répond à des certifications internationales. Nous n'allons pas entasser 200, 300 personnes dans un seul espace avec une seule salle de bain. Nous ne le ferons pas, car aucun être humain ne cesse d'être humain, et cela, nous l'avons bien compris au Guatemala et tout le monde a des droits. Nous ne défendons pas les criminels, nous les combattons, les poursuivons et les arrêtons dans le cadre d'un système et de compétences juridiques. Loin d'adopter un modèle, nous proposons d'en créer un. C'est un chemin plus long, mais meilleur et plus sûr pour tous". Q : Qu'avez-vous fait pour éviter les abus comme ceux dénoncés lors des opérations antigangs au Salvador et au Honduras ? R : "Nous en sommes à deux mois d'état d'exception (d’abord de siège, puis de prévention) et il n'y a pas eu une seule plainte pour abus. Qu'avons-nous fait ? Respecter le citoyen guatémaltèque dans l'ensemble de ses droits civils. L'idée est de consolider le concept de base de l'opération afin que l'armée puisse y participer, sans pour autant porter atteinte ni violer les droits du citoyen. Q : Pouvez-vous garantir qu'il n’y a pas eu de détention arbitraire ? R : "Pas une seule. Nous avons attendu les ordres d'un juge compétent, nous nous sommes fait accompagner par les forces de sécurité civile et nous n'avons commis aucun acte arbitraire". Q : Qu'attendez-vous de l'alliance contre le narcotrafic menée par les Etats-Unis ? R : Nous avons besoin que toutes les forces armées de l'hémisphère s'impliquent dans la lutte contre les cartels. Nous le faisons déjà. Des temps meilleurs s'annoncent, où tous, sans exception, nous combattrons le narcotrafic à partir de nos positions respectives".

24.03.2026 à 20:09

Iran : Trump change-t-il encore de cap ?

Stéphanie ANTOINE

25ième jour de guerre au Moyen-Orient. Hier, le Président américain a repoussé son ultimatum pour obtenir l’ouverture du détroit d’Ormuz à 5 jours et affirme que des discussions productives ont lieu avec Téhéran, ce que les iraniens qualifient de « fake news ». Les contacts entre américains et iraniens seraient plutôt dans une phase préliminaire.

24.03.2026 à 19:35

Bolloré étrille la gestion de l'audiovisuel public et défend ses médias "libres"

FRANCE24

"Le problème de l'audiovisuel public, ce n'est pas les contenus, c'est les coûts", qui "viennent pour l'essentiel de dépenses qui ne sont ni contrôlées ni maîtrisées", a jugé M. Bolloré, auditionné durant 2h30 par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. L'entrepreneur, qui est apparu très à l'aise et a été peu bousculé, est l'actionnaire de référence du groupe Canal+, dont fait partie la chaîne CNews. Mais c'est au titre d'actionnaire du groupe de production Banijay (via la société Vivendi) qu'il était convoqué. Ce volet a été vite évacué, M. Bolloré assurant être un actionnaire "totalement dormant" de Banijay, qui fournit nombre de programmes à France Télévisions. Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), lui a demandé son avis sur l'audiovisuel public, fréquemment accusé par CNews de pencher à gauche. "Je pense qu'on n'a rien à reprocher au service public, ni à le glorifier. Le problème, c'est les quatre milliards de pertes, les quatre milliards de coûts" pour l'Etat, a répondu M. Bolloré. Les sociétés de l'audiovisuel public, dont France Télévisions et Radio France, reçoivent chaque année environ quatre milliards d'euros de dotations de l'Etat. "Petite caste" "Quatre milliards, c'est beaucoup à un moment où la France est quand même en difficulté", a-t-il poursuivi, suggérant d'autoriser davantage de publicité sur le service public. "Je ne vois pas pourquoi TF1 gagnerait de l'argent, M6 gagnerait de l'argent et le service public ne gagnerait pas d'argent", alors que tous font "la même chose", a estimé M. Bolloré, qui toutefois "regarde peu" ces chaînes. Il a pointé "un problème de gestion", en référence notamment à la patronne de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci. "C'est peut-être la faute de l'Etat aussi", a-t-il concédé. Le dirigeant de 73 ans, dont les prises de parole sont rares, a accusé une "petite caste dirigeante aujourd'hui qui a envie de rester aux manettes", restant flou. "Que Mme Ernotte ne s'inquiète pas, à mon âge je ne vais pas aller me faire embaucher chez France Télévisions", a-t-il lancé dans un sourire. Que répond-il à la présidente du groupe public qui qualifie CNews de chaîne "d'extrême droite" et a engagé une procédure en justice pour "dénigrement"? M. Bolloré n'envisage pas de faire de même: "Ils ont assez de problèmes comme ça", a-t-il taclé. Et de marteler: "Je suis le bouc émissaire parfait, le paratonnerre idéal". La députée écologiste Sophie Taillé-Polian s'est indignée d'une "véritable campagne contre le service public" menée dans les médias Bolloré, et a demandé à l'intéressé s'il avait donné des consignes en ce sens. "Je n'interviens pas", a assuré M. Bolloré. "Miséricorde" et "pardon" L'homme d'affaires n'a pas épargné non plus le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, qui a "confisqué" la chaîne C8, dont la fréquence n'a pas été reconduite début 2025 après des manquements répétés. "Celui qui était visé c'était moi, à travers Cyril Hanouna" qui en était l'animateur vedette, d'après lui. CNews est plus fréquemment sanctionnée ces derniers mois, a relevé le rapporteur, l'élu ciottiste Charles Alloncle. La première chaîne info en part d'audience pourrait-elle devoir fermer également? "Tout est possible", a répondu M. Bolloré. "Nous ne sommes pas soumis, nous sommes libres et donc on déplaît", a-t-il asséné au sujet des sociétés et médias dans son giron. Le milliardaire a fait référence à de multiples reprises à sa foi chrétienne, ce qui lui a valu la réprobation de la LFI Ersilia Soudais pour ce "cours de catéchisme". "J'ai des convictions, je crois dans la France" et "je crois en la religion, je crois en l'empathie", a fait valoir M. Bolloré. Justement, il faut maintenant "la miséricorde" et "le pardon" envers l'ex-animateur de CNews Jean-Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs et harcèlement, a-t-il plaidé, après que "justice est passée". Son maintien à l'antenne malgré sa condamnation définitive mi-janvier avait provoqué une crise au sein de la chaîne.
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