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▸ Les 15 dernières parutions

18.08.2026 à 16:41

Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

FRANCE24

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières". D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique". Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne". "Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle. Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.

18.08.2026 à 16:35

Damas et Washington accusent Israël d'une attaque contre un aéroport militaire syrien

FRANCE24

Israël n'a pas réagi dans l'immédiat à ces mises en cause. Les Etats-Unis sont "profondément préoccupés" par "les frappes aériennes israéliennes confirmées contre la base aérienne d'Abou Dhouhour", dans la province d'Idleb (nord-ouest), a déclaré M. Barrack, également ambassadeur des États-Unis en Turquie, dénonçant "une escalade inutile qui ne favorise en rien la stabilité régionale" Le ministère syrien des Affaires étrangères venait de condamner "dans les termes les plus forts" ce qu'il a qualifié "d'acte d'agression injustifiée" de la part d'Israël contre cet aéroport militaire. Citant une source militaire, la télévision d'Etat syrienne avait auparavant annoncé que des avions israéliens avaient ciblé tôt dans la matinée "la piste" de la base "d'Abou Dhouhour (...) avec huit frappes", entraînant "des dommages matériels" mais sans faire de victimes. La diplomatie syrienne a également appelé la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l'ONU à "adopter une position ferme contre les violations répétées par Israël de la souveraineté syrienne". Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis le renversement, en décembre 2024, du président Bachar al-Assad par une coalition de groupes islamistes. Il a aussi déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, affirmant y avoir mis en place une "zone de sécurité" dont il revendique le maintien. Visite turque récente L'aéroport, qui a subi de lourds dégâts pendant la guerre civile syrienne, est hors service depuis 2012, selon une source sécuritaire à l'AFP, et est actuellement protégé par les forces du ministère syrien de la Défense. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG basée au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, ces frappes ont eu lieu après "la visite, ces derniers jours, d'une délégation militaire turque à l'aéroport dans le cadre des efforts en cours visant à le remettre en service". La Turquie, dont les relations sont exécrables avec Israël depuis la début de la guerre à Gaza, en octobre 2023, est un allié clé des nouvelles autorités syriennes. La Syrie a à de nombreuses reprises condamné les opérations israéliennes sur son territoire, et exigé le retrait des troupes qu'Israël y a déployées. Mais le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a réitéré la semaine dernière que Tel-Aviv y maintiendrait des forces. Malgré ces tensions, Israël et les nouvelles autorités syriennes ont tenu plusieurs séries de pourparlers directs et ont convenus de mettre en place un mécanisme de partage de renseignements. A leur arrivée au pouvoir en décembre 2024, les nouvelles autorités islamistes de Damas avaient pris le contrôle de l'aéroport d'Abou Dhouhour, tenu par les forces du président déchu Bachar al-Assad depuis fin 2018, après que des factions armées rebelles et djihadistes eurent pris le contrôle d'une grande partie de la province d’Idleb trois ans plus tôt. Les nouvelles autorités ont rallié la coalition internationale menée par les États-Unis dans le cadre de la lutte contre le groupe jihadiste "État islamique" (EI), dont des résidus restent actifs dans le pays. Damas a par ailleurs annoncé mardi avoir arrêté un haut commandant de l'EI dans le nord du pays. Autrefois maître de vastes portions de la Syrie et de l'Irak, l'EI a été vaincu territorialement en Syrie en 2019, mais le groupe revendique ponctuellement des attaques visant principalement les forces de sécurité syriennes.

18.08.2026 à 16:25

Trump affirme qu'aucune discussion n'a lieu ni n'est prévue avec l'Iran

FRANCE24

"Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Cette déclaration prête à confusion, après que l'émissaire américain Jared Kushner a lui fait état de discussions "très positives et animées". Interrogé sur Fox News lundi, le gendre de Donald Trump a assuré que les "deux parties s'impliquaient très sérieusement". Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré lui mardi que le détroit ne serait pas ouvert tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par un protocole d'accord signé en juin. Ce texte prévoyait soixante jours de trêve pour négocier un règlement diplomatique durable, mais il n'a débouché sur rien. Posture attentiste Le négociateur iranien a cité parmi ces conditions "la levée du blocus naval (américain), le déblocage des avoirs (iraniens) gelés, la levée de l'embargo pétrolier" contre Téhéran, ainsi que "la fin des opérations militaires sur tous les fronts". Après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, Téhéran a riposté par des frappes sur les pays voisins alliés de Washington et verrouillé cette voie de transit majeure des hydrocarbures. Les Etats-Unis ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens. L'Iran et Oman mènent par ailleurs depuis plusieurs semaines des discussions pour trouver un accord sur le passage des navires dans le détroit d'Ormuz. Malgré ses déclarations surprenantes sur Ormuz ou sa menace récente de bombarder Oman, l'imprévisible président américain semble avoir opté pour une posture plus attentiste, en pariant sur les effets à long terme de la pression économique infligée à l'Iran au travers du blocus maritime et de diverses sanctions.

18.08.2026 à 16:19

Espagne : nouveau séisme à Grenade, trois blessés légers

FRANCE24

La secousse s'est produite vers 10H38 (08H38 GMT), avec un épicentre situé dans la commune d'Alhendin, à 10 kilomètres au sud de Grenade, selon l'Institut géographique national (IGN). Ce séisme a été le plus fort d'une série de secousses qui a touché la zone mardi matin, poussant les habitants à quitter les bâtiments pour se précipiter dans les rues. Trois personnes ont été légèrement blessées, dont une jeune fille qui a été hospitalisée, a précisé Antonio Sanz, principal responsable des services d'urgence de la région andalouse. Les services de secours ont déclaré avoir reçu plus de 500 appels signalant des fissures, des chutes de débris et d'autres incidents liés au séisme, dont une douzaine de demandes d'assistance médicale, principalement pour des crises d'angoisse. "Tout s'est effondré autour de nous. C'était terrifiant", a écrit sur le réseau X Cristina Ruiz Lopez, technicienne de laboratoire qui se trouvait dans un supermarché de Grenade au moment du séisme. "En plus des fissures et autres dégâts, des cheminées s'effondrent, provoquant des dommages plus graves", a écrit sur X Toni Quinones, une assistante sociale de la ville de La Zubia, à environ cinq kilomètres au sud-est de Grenade, évoquant des pompiers travaillant "sans relâche" dans son quartier. A Grenade, haut lieu touristique de la région andalouse, la mairie a ordonné la fermeture de tous les bâtiments municipaux, à l'exception de ceux assurant les services d'urgence et essentiels, par mesure de précaution. La maire de la ville Marifran Carazo a exhorté la population à rester chez elle et "surtout, en cas de nouvelle secousse, à éviter de sortir et de se tenir le long des bâtiments". Des équipes de conservation et des experts ont par ailleurs entamé une inspection du palais de l'Alhambra à Grenade, joyau de l'architecture médiévale inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et siège du dernier royaume musulman d’Espagne, a indiqué l'institution sur X. L'Alcazaba de l'Alhambra, la forteresse historique du complexe et sa partie la plus ancienne, a été évacuée après le séisme, tandis que l'accès aux palais nasrides a été suspendu. Ce tremblement de terre intervient après une secousse de magnitude 5 qui a réveillé les habitants de Grenade samedi peu après 01H00 (23H00 GMT vendredi). Aucun blessé n'avait alors été signalé, probablement parce qu'il y avait moins de gens dans les rues à ce moment-là, bien que certains bâtiments aient subi des dégâts. "Les experts soulignent qu'il est possible que les mouvements sismiques et les répliques se poursuivent dans la région", a averti sur X le président du gouvernement régional, Juan Manuel Moreno, appelant à la "plus grande prudence".

18.08.2026 à 16:17

Enceinte et en campagne, Marine Tondelier expose sa conception

FRANCE24

Quand elle a su qu'elle était enceinte, même si elle a été saisie d'un "vertige", la question de poursuivre la campagne "n'a jamais été remise en question", a-t-elle expliqué à l'AFP. Mais il a fallu se projeter sur "comment on va faire". La cheffe écologiste, dont la grossesse n'était pas programmée, a annoncé fin mars être enceinte de trois mois d'un "bébé miracle", après une fausse couche et un parcours de PMA et de FIV infructueux qui l'avait incitée à mettre en pause son projet d'enfant. "Une campagne enceinte, c'est sportif", avait-elle confié juste après les élections municipales, au cours desquelles elle a souvent "vomi dans les toilettes des TGV" qu'elle prenait pour soutenir les candidats écologistes. Des prétendants à l'Elysée, elle est l'une des plus actives sur le terrain, et enchaîne cet été les déplacements. "Mais je ne demande pas à tout le monde de faire comme moi", sourit-elle. En juillet, à son septième mois de grossesse, l'élue des Hauts-de-France de 39 ans a parcouru la France en van électrique, en pleine canicule mais avec son dossier de grossesse sous le bras. Seule concession: elle a écourté son périple (ne faisant que 24 des 26 étapes) en raison des fumées des incendies de Gironde, très nocives pour les femmes enceintes. "C'est crevant", expliquait-elle, auprès de l'AFP lors de la première étape de son tour de France, mais "moins que d'être à Paris", où ses tentatives pour organiser une primaire avec le Parti socialiste ont échoué. un militant sage-femme Mener une campagne présidentielle enceinte, puis avec un nourrisson, est une première en France, fait valoir la candidate. Mais elle se dit "très bien suivie". Et promet dans la Tribune dimanche, "tant que c'est raisonnable", de continuer à faire campagne et porter "les sujets de santé des femmes, de santé reproductive, de lutte contre l'infertilité, d'accès à la PMA (procréation médicalement assistée) et au DPI-A", le diagnostic pré-implantatoire qu'elle est allée faire en Belgique, car il est interdit en France. Ainsi à Issigeac (Dordogne), une mère de famille l'a remerciée, en lui présentant sa fille née d'une fécondation in vitro (FIV). Sur le terrain, sa grossesse a été "bien reçue" par l'opinion, remarque-t-elle, et lui a permis un lien différent avec les Français: on l'interroge pour connaître le sexe du futur enfant (un garçon), ou la date de l'accouchement. Plusieurs femmes politiques françaises ont déjà été enceintes en occupant des fonctions ministérielles, comme Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement qui a accouché de son 4e enfant en 1992 et s'était mise en scène à la maternité. Mais aussi Rachida Dati, alors ministre de la Justice en 2009, revenue au Conseil des ministres cinq jours après son accouchement, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie la même année, Olivia Grégoire, secrétaire d'Etat de l'Economie sociale et solidaire, en 2021. Beaucoup ont déploré un monde politique encore trop peu adapté à la maternité, certaines préférant même taire leur grossesse par crainte de remarques ou d'un désaveu des électeurs, comme la macroniste Aurore Bergé lors des législatives de 2022. Marine Tondelier, déjà mère d'un garçon et dont l'accouchement est prévu fin septembre, n'a pas encore déterminé combien de temps durera son congé maternité, au cours duquel, une équipe assurera l'intérim : "Je m'adapterai", dit-elle à la Tribune Dimanche. "À la santé du bébé et à la mienne. Il y a des priorités. Même en campagne présidentielle". Pour les journées d'été de son parti, de jeudi à samedi à Grenoble, tout est déjà organisé: "il y a une clinique à 7 minutes, et un hôpital avec une maternité à 15 minutes", explique son entourage qui a aussi mobilisé un chauffeur et une voiture. Sans compter un militant écologiste sage-femme, qui est prévenu et opérationnel en cas de besoin.

18.08.2026 à 15:53

Décès d'Yvette Roudy, première ministre des "Droits de la femme" de 1981 à 1986

FRANCE24

Socialiste, Yvette Roudy fit voter le remboursement de l'IVG et laissa son nom à la loi de 1983 sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Elle est décédée mardi matin dans la résidence médicalisée où elle résidait depuis trois ans, a précisé M. Saldou. Si Françoise Giroud avait auparavant été secrétaire d'État à la Condition féminine sous Valéry Giscard d'Estaing, à partir de 1974, Yvette Roudy a été la première titulaire d'un véritable "ministère des Droits de la femme" sous François Mitterrand. "Féministe, socialiste, femme de convictions et de combats, elle n’a jamais cessé de défendre ses idées", a tweeté l'ex-président socialiste François Hollande. Elle a "fait reconnaître officiellement le 8 mars comme Journée internationale des droits des femmes en France", a-t-il rappelé. "C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de notre Soeur, Yvette Roudy", a réagi dans un communiqué la Grande loge féministe de France, dont elle était membre. "En tant que ministre, Yvette s’employa sans relâche à faire évoluer les lois et les mentalités, en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, dans la perspective féministe universaliste qui aura toujours guidé son engagement", poursuit la loge maçonnique. "Yvette Roudy n’est plus. Mais il reste tant d’elle. Le remboursement de l’IVG c’est elle, la féminisation des noms de métiers c’est elle, l’égalité professionnelle, c’est elle, la parité c’est encore elle", a aussi tweeté la sénatrice socialiste Laurence Rossignol.

18.08.2026 à 15:51

Yvette Roudy, figure du féminisme de gauche

FRANCE24

"Je veux former un ministère qui travaille à sa propre disparition", dit-elle lorsque, à 52 ans, elle est nommée ministre déléguée aux "Droits de la femme", à l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Devenue plus tard ministre de plein titre, elle garda ses fonctions jusqu'à la cohabitation de 1986. Signataire en 1971 du "Manifeste des 343 salopes" pour le droit à l'avortement, elle fit voter le remboursement de l'IVG et laisse son nom à la loi de 1983 sur l'égalité professionnelle. Mais, face à l'opposition des publicitaires qui la traitaient d'"ayatollah", elle dut renoncer à son projet de "loi anti-sexiste", contestée jusque dans les rangs socialistes. Censée réprimer les atteintes à la dignité des femmes, cette loi aurait ciblé des affiches telles que celle montrant à l'époque la chanteuse Grace Jones nue, à quatre pattes dans une cage. "Le ciel des machos me tomba sur la tête et faillit m'engloutir", écrira-t-elle dans un de ses livres, "Mais de quoi ont-ils peur?". Elle s'attira aussi les critiques de l'Académie française quand elle créa en 1984 une commission pour la féminisation des noms. "On a eu 2.000 ans de machisme, et cela ne fait que 50 ans que les femmes se battent", remarquait-elle en 2014 lors d'une réunion sur la parité en politique, pour expliquer le chemin restant à faire. Née le 10 avril 1929 à Pessac (Gironde) dans un milieu ouvrier, Yvette Roudy commença à travailler à 17 ans comme secrétaire, tout en suivant des cours du soir. Elle décrivit son père comme "très autoritaire et passablement machiste". "Je me suis engagée, peut-être à cause de lui, dans le féminisme et le socialisme. Ces deux combats sont chez moi indissociables, complémentaires". "Canard dans une couvée de cygnes" Jeune mariée, elle suit en Ecosse son époux étudiant Pierre Roudy, futur agrégé d'anglais, écrivain et homme de théâtre. A leur retour en France quelques années plus tard, elle passe son bac et un diplôme d'anglais, et devient traductrice à Bordeaux, puis à Paris. Elle y rencontre l'intellectuelle Colette Audry et traduit le livre "La femme mystifiée" de la féministe américaine Betty Friedan, ce qui contribue à son entrée dans le militantisme. Elle rejoint le Mouvement Démocratique Féminin (MDF) et est rédactrice en chef de la revue "La femme du XXe siècle" de 1964 à 1967, mais garde ses distances avec les mouvements plus radicaux. "Je ne me suis jamais sentie proche des féministes autonomes, celles qui rejetaient la politique et les partis", dira-t-elle. En 1965, elle adhère à la Convention des Institutions Républicaines (CIR), formation politique dirigée par François Mitterrand, qu'elle suivra au Parti socialiste. "Il m'arrive parfois de m'y sentir comme un canard dans une couvée de cygnes", confiera-t-elle. C'est aussi à cette époque qu'elle rejoint la Grande loge féminine de France. Elle est élue en 1979 au Parlement de Strasbourg, où elle rencontre Simone Veil. "Peut-être qu'avec des gens qui ne sont pas sur la même ligne, elle paraît trop engagée, trop sectaire", témoigna cette dernière à son propos. "Mais le combat pour les droits des femmes est tellement difficile à mener que si on n'est pas comme ça, on n'y arrive pas". Après sa sortie du gouvernement, Yvette Roudy fut élue députée du Calvados et conserva son mandat jusqu'en 2002, avec une interruption de quatre ans. Elle fut maire de Lisieux pendant 12 ans. En juin 1996, elle signa le "manifeste des dix pour la parité" avec d'anciennes ministres de droite et de gauche dont Simone Veil et Edith Cresson, et participa en 2007 à la campagne présidentielle de Ségolène Royal. Jusqu'à un âge avancé, on pouvait la croiser dans des manifestations pour les droits des femmes. Son dernier livre, paru en mars 2020, s'intitule "Lutter toujours".

18.08.2026 à 15:50

Yvette Roudy, première "ministre des Droits de la femme", est morte

FRANCE 24

La première "ministre des Droits de la femme" entre 1981 et 1986, Yvette Roudy, est décédée mardi à l'âge de 97 ans à Cabestany (Pyrénées-orientales). Socialiste, elle a fait voter le remboursement de l'IVG et laissé son nom à la loi de 1983 sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

18.08.2026 à 15:41

Wall Street ouvre en baisse, crispée par la hausse du pétrole et des taux obligataires

FRANCE24

Dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 0,32%, l'indice Nasdaq perdait 1,18% et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,57%.

18.08.2026 à 15:25

Sophie Adenot a débuté sa sortie dans l'espace, une première pour une astronaute française

FRANCE24

 Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace, en compagnie de l'Américain Anil Menon.

18.08.2026 à 15:25

Après l'indignation des internautes, le Vietnam exonère un ex-député qui avait fauché une adolescente

FRANCE24

Le 30 mai 2025, l'ancien député Nguyen Sy Cuong avait tué au volant une jeune fille de 18 ans et blessé son père, avant de finir sa course contre un arbre dans une rue de Hanoï. A l'époque, l'accident avait fait l'objet d'une couverture très limitée, mais ces dernières semaines de nombreux internautes ont affirmé que le conducteur était en état d'ivresse. Certains ont dit que leurs publications avaient été supprimées, tout comme les fleurs déposées sur le lieu de l'accident, une artère verdoyante du centre de la capitale où des agents de sécurité sont désormais déployés. Les autorités communistes vietnamiennes sont promptes à réprimer la dissidence et à placer en détention les détracteurs, en particulier ceux utilisant les réseaux sociaux. Dans ce cas, elles ont diffusé une émission exceptionnelle lundi soir à la télévision d'Etat, au cours de laquelle la police a confirmé l'accident, le décès et le fait que le conducteur était l'ancien député Nguyen Sy Cuong, dont l'épouse est la ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme. La police a stipulé que l'homme n'avait pas été poursuivi car la famille de la victime n'avait pas porté plainte. L'émission télévisée de VTV a même donné la parole au père de la victime, Do Viet Hung, qui a confirmé la version officielle. "Nous n'avons aucune plainte à formuler, ni aucune réserve ou question concernant la manière dont les services d'enquête ont traité le dossier de notre famille", a-t-il déclaré, le visage masqué. "En tant que citoyens vietnamiens, nous devons chérir notre patriotisme et éviter de nous laisser influencer par des éléments réactionnaires", a-t-il ajouté, reprenant une expression souvent utilisée par l'Etat vietnamien pour désigner ses opposants. Le ministère de la Sécurité publique a "détecté des complots et des intentions extrêmement dangereuses de la part de forces hostiles, de réactionnaires et d'acteurs malveillants - en particulier des terroristes - visant à inciter à l'agitation et à provoquer des troubles", selon un porte-parole. Dans des publications en vietnamien sur le réseau social Threads de Meta, des utilisateurs ont vivement critiqué les autorités pour ne pas avoir tenu l'ex-député pour responsable. Selon l'émission télévisée, l'enquête policière a conclu que le conducteur roulait sur la mauvaise voie. Mais il était titulaire d'un permis de conduire valide, n'avait pas consommé d’alcool et remplissait "les critères d'exonération de poursuites pénales", a aussi précisé un procureur. L'émission de lundi soir a déclenché une nouvelle vague de colère sur internet. "Cela signifie-t-il qu'à partir de maintenant, tant que j'ai un permis et que je n'ai pas bu, je peux rouler à toute vitesse de manière imprudente, changer de voie illégalement, griller des feux rouges et tuer quelqu'un ?", s'est interrogé un internaute. burs/ar/slb/cm/thm

18.08.2026 à 15:17

Sélectionneur du Sénégal, le nouveau défi de Patrick Vieira avec les Lions de la Téranga

Jean-Luc MOUNIER

Patrick Vieira a été nommé, mardi, sélectionneur des Lions de la Téranga par la Fédération sénégalaise de football. Le successeur de Pape Thiaw sur le banc du Sénégal aura notamment la lourde tâche d'insuffler une nouvelle dynamique après le cuisant revers face à la Belgique lors du Mondial 2026.

18.08.2026 à 14:51

Emeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie: la condamnation de l'Etat à verser 28 millions d'euros à Allianz annulée

FRANCE24

Le tribunal administratif de Nouméa avait condamné l'Etat, en décembre 2025, car il estimait sa "responsabilité" engagée dans les dégâts causés lors des émeutes de mai 2024 pour n'avoir pas mis en place "un niveau raisonnable de sécurité". La juridiction était saisie de quatorze requêtes déposées par Allianz IARD, assureur de plusieurs commerces de la zone commerciale de Kenu In, dans le Grand Nouméa, incendiés et pillés entre le 15 et le 17 mai 2024. La Cour administrative d'appel de Paris a pour sa part jugé que l'Etat "a commis une faute", "en s'abstenant d'envoyer en Nouvelle-Calédonie en temps utile des forces de sécurité supplémentaires" en dépit de d'alertes sur "une situation particulièrement périlleuse pour l'ordre public à venir", selon un arrêt en date du 3 juillet dont l'AFP a pris connaissance mardi. Cependant, "les services de l'Etat n'ont pas commis de faute en donnant la priorité à la protection des personnes, des institutions publiques et des infrastructures essentielles, au nombre desquelles ne figurait pas la zone commerciale de Kenu-In, en dépit de son poids dans le circuit de distribution du grand Nouméa et du nombre de personnes qui y travaillaient", rajoute la Cour administrative d'appel. Contacté par l'AFP, l'assureur Allianz IARD n'a pas souhaité faire de commentaire. Des émeutes, en lien avec la contestation par le camp indépendantiste d'une réforme électorale, avaient éclaté le 13 mai 2024 au soir dans l'archipel, provoquant les violences les plus graves depuis les années 1980. Des centaines d'entreprises et des bâtiments publics avaient été pillés et incendiés pour des dégâts estimés au total à plus de deux milliards d'euros, et quatorze personnes au total ont perdu la vie. Kenu In, ouvert en 1989, était le plus grand centre commercial de Nouvelle-Calédonie avec 12.000 m2 de surfaces commerciales et 600 personnes employées.
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