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▸ Les 15 dernières parutions

17.01.2026 à 04:03

"Ne touchez pas au Groenland": manifestations attendues à Copenhague et Nuuk

FRANCE24

Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont signalé leur volonté de participer aux rassemblements dans l'immense île arctique et au Danemark, à Copenhague, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), sur initiative de plusieurs organisations groenlandaises. "L'objectif est d'envoyer un message clair et unanime en faveur du respect de la démocratie et des droits humains fondamentaux au Groenland", a expliqué Uagut, l'organisation nationale pour les Groenlandais au Danemark, sur son site. Les organisateurs Uagut, le mouvement citoyen "Ne touchez pas au Groenland" et Inuit - un regroupement d'associations locales groenlandaises - veulent profiter de la présence d'une délégation du Congrès américain à Copenhague pour faire entendre leurs voix. La manifestation à Copenhague se déroulera entre 12H00 et 14H00 (11H00 à 13H00 GMT), avec un arrêt devant l'ambassade américaine vers 13H00. Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l'immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu'il s'en emparerait "d'une manière ou d'une autre", pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique. Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire. "Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland", a-t-il déclaré sur Fox News. Or les Etats-Unis n'entendent pas "dépenser des milliards de dollars pour défendre" ce territoire tout en en laissant la souveraineté au Danemark, a-t-il ajouté. Les protestations prévues samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l'impossibilité de s'entendre dans l'immédiat avec les dirigeants américains sur l'avenir du territoire autonome. Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l'Otan, le président américain a menacé vendredi les droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland. "Respect" "Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu'au Danemark, sous pression", a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut dans une déclaration transmise à l'AFP. "Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d'alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions pour nous-mêmes et pour les autres", a-t-elle relevé. Un appel à manifester à Nuuk samedi, à 15H00 GMT, a également été lancé pour s'opposer aux "plans illégaux des États-Unis de prendre le contrôle du Groenland". Les manifestants défileront ensuite jusqu'au consulat américain, munis de drapeaux groenlandais. Sur la page Facebook de l'événement, quelque 900 personnes ont indiqué leur intention d'y participer, dans un territoire qui compte environ 57.000 habitants. "Nous exigeons le respect du droit de notre pays à l'autodétermination et de notre peuple. Nous exigeons le respect du droit international et des principes juridiques internationaux. Ce n'est pas seulement notre combat, c'est un combat qui concerne le monde entier", abonde Avijâja Rosing-Olsen, organisatrice du mouvement, citée dans un communiqué. Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables. La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l'envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s'inscrit dans le cadre de l'exercice danois "Arctic Endurance" organisé avec des alliés de l'Otan. Parallèlement, les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l'AFP, assurant que ces manoeuvres se déroulaient en rapport avec la Russie.

17.01.2026 à 04:01

L'UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique

FRANCE24

Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs. La Commission européenne négocie cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). A Bruxelles, une majorité d'Etats européens a récemment soutenu le traité, malgré l'opposition de plusieurs pays dont la France. La signature de l'accord aura lieu à 12H00 heure locale (15H00 GMT) à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain auquel appartient également la Bolivie. En supprimant une large part des droits de douane, l'accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l'entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées. Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l'agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il permettra au contraire de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l'Amérique latine. "Au-delà de l'économique" La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa assisteront à la cérémonie de signature à Asuncion. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et celui de l'Uruguay, Yamandu Orsi, seront également de la partie. La présence du dirigeant argentin Javier Milei n'est pas confirmée. A la tête de la première économie d'Amérique latine, géant agricole d'envergure mondiale, Luiz Inacio Lula da Silva a joué un rôle crucial dans l'avancée du traité UE-Mercosur. Mais le président brésilien n'assistera pas à la signature. Une source au sein de la présidence brésilienne a expliqué qu'initialement, l'événement était prévu au niveau ministériel côté latino-américain, et que les présidents ont été invités par le Paraguay "à la dernière minute". Mme von der Leyen a fait escale à Rio de Janeiro vendredi pour rencontrer Lula avant de se rendre à Asuncion. Elle a salué le rôle de ce dernier dans l'avancée des négociations et mis en avant "le pouvoir du partenariat et de l'ouverture". "C'est ainsi que nous créons une vraie prospérité", a-t-elle ajouté. Cet accord est "très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme", a loué Lula, en soulignant que le partenariat avec l'UE allait "au-delà de la dimension économique". "L'Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l'Etat de droit et des droits humains", a-t-il insisté. La signature du traité survient en effet dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump. Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l'Otan. La signature intervient également à un moment où l'Amérique du Sud tente de jauger les effets de la capture le 3 janvier du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis. Avec le Mercosur, les deux blocs envoient "un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane", a estimé Antonio Costa à Rio. Contestation L'accord se heurte par ailleurs à la résistance d'agriculteurs et d'éleveurs de certains pays européens, qui se sont mobilisés dans de fortes manifestations contre sa signature, en France, Pologne, Irlande ou Belgique. Pour apaiser la colère du secteur, la Commission européenne a élaboré une série de clauses et de concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles. Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu devant le siège strasbourgeois du Parlement européen le 20 janvier. Certains en Amérique du Sud sont également méfiants quant aux effets du traité. En Argentine, l'impact sur l'industrie automobile pourrait se traduire par la perte de 200.000 emplois selon les estimations, rappelle Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l'Université de Buenos Aires.

16.01.2026 à 23:55

Champions Cup: Pau éliminé sur le fil par les Bulls

FRANCE24

Les Palois ont pourtant eu les armes pour valider le ticket pour les 8es de finale jusque dans l'ultime minute du match qu'ils ont passée près de la ligne des Bulls, sans parvenir à la franchir ou à mettre les Sud-Africains à la faute. Cinquième de la poule 4, la Section ne rejoindra donc pas Bordeaux-Bègles, l'autre représentant tricolore de ce groupe déjà qualifié qui tentera de finir à la première place dimanche à Bristol. Dans un passé récent, les Béarnais avaient déjà croisé les autres franchises sud-africaines (Cheetahs, Sharks et Lions) en Challenge Cup, mais jamais les Bulls. Ces derniers, en mauvaise posture ces derniers temps (7 défaites de rang), sont venus avec des arguments pour leur match de la dernière chance, notamment leur banc qui a fait la différence. La Section, malmenée initialement en mêlée, a usé des pénaltouches et des ballons portés pour mettre à mal leurs adversaires et virer en tête à la pause (21-12) avec trois essais, dont deux du talonneur Youri Delhommel, titularisé in extremis (10e, 40e) et un du massif Jimi Maximin après une belle avancée du jeune Quentin Valentino (33e). Il le fallait pour répondre au réalisme des Sud-Africains qui avaient parfaitement lancé les hostilités en arrachant un ballon, converti en coin après une grosse passe sautée par Mpilo Gumede (5-0, 4e), puis en reprenant temporairement les devants après un départ surpuissant derrière un maul de Akker van der Merwe (12-7, 30e). Au retour des vestiaires, les hommes de Sébastien Piqueronies ont poursuivi leur domination sans en profiter réellement au score, n'inscrivant que 3 points sur une pénalité de Thomas Souverbie (24-12, 49e). En face, les joueurs de Pretoria se nourrissaient d'un seul contre éclair de 80 m faisant mouche avec Sebastian de Klerk à la passe et le sprinter Cheswill Jooste à la conclusion, pour un rapproché au tableau d'affichage laissant planer le doute (24-19, 58e). D'autant que physiquement, la Section a baissé d'un ton lors de l'entrée des remplaçants visiteurs. Elle perdait sur carton jaune Thomas Laclayat (71e) pour fautes répétées puis l'avantage au score après l'essai en force de Nizaam Carr (24-26, 73e), celui du bonus offensif, qui éliminait alors les Béarnais. Au courage, avec une grosse débauche d'énergie, les coéquipiers de Hugo Auradou parvenaient à revenir dans les 22 mètres visiteurs, puis dans les 5 mètres à coup de charges et de +pick and go+. Sans parvenir à percer le verrou et en oubliant de tenter le drop qui aurait pu les sauver.

16.01.2026 à 23:39

Euro de patinage: Cizeron et Fournier Beaudry parfaitement lancés

FRANCE24

Portés par le célèbre tube "Vogue" de Madonna, les Français ont enthousiasmé le public britannique avec une performance enlevée et ambitieuse, récompensée de 86,93 points, tout proche de leur record personnel (87,56 en décembre en finale du Grand Prix). Avant le libre samedi, ils devancent d'une petite marge leurs principaux rivaux européens, les Britanniques Lilah Fear et Lewis Gibson (85,47 pts), qui patinent à domicile au son des Spice Girls. La troisième place provisoire est occupée par les Italiens Marco Fabbri et Charlène Guignard (84,48 pts), triples tenants du titre, qui ont eux choisi les Backstreet Boys pour illustrer le thème imposé des années 1990. Cizeron et Fournier Beaudry, qui ne patinent ensemble que depuis un an et visent le titre olympique à Milan, ont connu des derniers jours agités, à la suite de la sortie du livre de Gabriella Papadakis, championne olympique avec Cizeron en 2022, qui a eu un important retentissement. Dans son livre, elle écrit notamment qu'elle était "sous emprise" et "terrorisée" par Cizeron au cours de leur carrière commune. "Des détails à peaufiner" Mais, sur la glace de Sheffield, le couple Cizeron-Fournier Beaudry n'a pas donné l'impression d'être déstabilisé. Ils ont tenté et réussi un nouveau porté mais ont tout de même écopé d'une pénalité sur leur séquence de pas chorégraphiques. Une sanction qu'ils avaient du mal à s'expliquer. "Ça pourrait être qu'on est resté 5,30 secondes sans se toucher au lieu de 5 secondes pile", a deviné Cizeron. "Ça pourrait être vraiment aussi infime que ça..." Pour éviter que l'incident ne se répète, leur entraîneur Romain Haguenauer a proposé une solution: "Je vais les scotcher ensemble pour le Jeux olympiques. C'est le couturier qui va s'en charger!" "Ils perdent quand même trois points et demi" sur cet élément, a-t-il estimé. Pour Laurence Fournier Beaudry, "ce sont des détails qui ne sont pas nécessairement visibles à l'oeil du public, mais qui sont des détails techniques à peaufiner pendant les deux semaines d'entraînement avant les Jeux. Les (pénalités) se sentent beaucoup dans le pointage, donc c'est certain que ça coûte cher". "C'est notre responsabilité sur les prochaines semaines d'être sûrs que ce genre de chose n'arrive pas", a complété Cizeron. Les Françaises à la peine Le titre sera attribué samedi à l'issue de la danse libre, point fort du couple français. Ils y patinent une danse d'une grande poésie sur la bande originale énigmatique du film "The Whale" sorti en 2022, où ils alternent entre puissance et vulnérabilité. A trois semaines des Jeux, les Championnats d'Europe font figure pour les patineurs de dernière étape pour peaufiner leurs programmes sous le regard des juges. L'événement reste toutefois un objectif en soi, a précisé Haguenauer. "On peut l'appeler une répétition, une étape. Mais c'est un moment important pour ce jeune couple ensemble. A part (cette pénalité), où ils ont perdu des points, je suis très content de la manière dont ils ont patiné." Trois couples tricolores figurent pour l'instant dans le top 8. Evgeniia Lopareva et Geoffrey Brissaud, médaillés d'argent l'an dernier et qualifiés pour les Jeux, pointent en 5e position (82,38 pts), tandis que Loïcia Demougeot et Théo Le Mercier occupent le 8e rang (77,88 pts). En fin de soirée, le titre féminin a été attribué à l'Estonienne Niina Petrokina, qui conserve son titre, en dépit d'une blessure au tendon d'Achille en première partie de saison. Côté français, la déception était immense pour Lorine Schild, qualifiée pour les Jeux olympiques, mais seulement 18e vendredi après de nombreux faux pas (153,29 pts). L'autre tricolore en lice Léa Serna a pris la 15e place avec 157,09 points.

16.01.2026 à 23:18

Sommet sur la RDC à Lomé, l'Union Africaine veut peser à nouveau dans les négociations

Fatimata WANE

Demain doit s’ouvrir un nouveau sommet sur la RDC au Togo. Au menu des échanges, la crise sécuritaire dans l’est du pays. Autour du chef de l'État togolais médiateur de l’UA dans cette crise, de nombreux ministres africains des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar sont attendus. Objectif, harmoniser et rendre cohérent toutes les médiations en cours…

16.01.2026 à 23:15

L1: un doublé fracassant de Dembélé contre Lille chasse les doutes parisiens

FRANCE24

Pour deux points, le champion de France en titre reprend provisoirement la tête de la Ligue 1 à Lens, qui accueille Auxerre samedi (17h00). Le match était peut-être charnière dans la saison du PSG: une nouvelle contre-performance après l'élimination surprise lundi en Coupe de France par le Paris FC (1-0), aurait pu lancer le club sur de mauvais rails en seconde partie de saison. Cela s'est d'ailleurs vu à la tension qui a habité l'entraîneur Luis Enrique en première mi-temps. L'Espagnol est parfois sorti de ses gonds pour réprimander un joueur ou pester contre le quatrième arbitre, qui lui demandait de ne pas dépasser sa zone technique. Mais le Ballon d'Or Ousmane Dembélé s'est chargé de tranquilliser tout le monde d'un doublé retentissant, deux beaux buts à des instants-clés. A la 13e minute, alors que Lille réalisait un bon début de match, le numéro 10 a expédié sa frappe lointaine sur le poteau rentrant de Berke Ozer, qui avait pourtant déplié son mètre 91. Puis à la 64e minute, il a mis fin à une longue période de maladresse parisienne dans la surface en lobant le pauvre Özer, définitivement décoiffé en retombant dans ses filets. Célébré par un Parc des Princes en fusion, Dembélé répondait ainsi à Olivier Giroud, qui avait lui-même lobé Lucas Chevalier dès l'entame avant que le ballon ne tape la barre transversale (2e). Bonne lancée En réussite vendredi, contrairement à sa première partie de saison mitigée, le gardien parisien a repoussé plusieurs tentatives lilloises, dont l'une de l'ancien "titi" Ethan Mbappé, qui a achevé de réveiller le club hôte au début du match (6e). Le récital d'Ousmane Dembélé, très en jambes jusqu'à son remplacement en fin de match, est la confirmation de son embellie des dernières semaines, après des mois de blessures et de méforme. Une excellente nouvelle pour Paris, qui apparaissait à court d'idées et d'énergie ces dernières semaines, après une première partie de saison valeureuse malgré une infirmerie remplie. Et d'ailleurs le reste de l'équipe, s'il a été solide vendredi, s'est parfois montré un peu terne, à l'image d'un Désiré Doué plusieurs fois mis en échec ou d'un Khvicha Kvaratskhelia aux dribbles stériles. En revanche, Senny Mayulu a mis fin à une période médiocre en récupérant le ballon sur le premier but, tout comme Bradley Barcola, auteur d'un but en profitant en opportuniste d'une erreur de l'arrière-garde lilloise en toute fin de match. Quant à Warren Zaïre-Emery, il a poursuivi sur sa bonne lancée, d'abord en latéral puis au milieu. C'est fort de ce bon résultat et de ces quelques progrès contre un Lille méritant (mais qui reste bloqué à la quatrième place) que le PSG se déplacera mardi à Lisbonne (21H00). Contre le Sporting Portugal en Ligue des champions, Paris devrait être encore plus déterminé à prouver, comme le disait Luis Enrique jeudi, qu'il était "la même équipe" qu'en 2025.

16.01.2026 à 22:49

Iran : la répression a étouffé les manifestations, de nouvelles arrestations ont eu lieu

FRANCE 24

La répression en Iran semble avoir provisoirement étouffé les manifestations, selon des habitants et des ONG, et de nouvelles arrestations ont été annoncées par les médias officiels. Les menaces d'une intervention américaine s'éloignent, Donald Trump évoquant un recul de Téhéran, tandis que la situation sécuritaire reste extrêmement tendue.

16.01.2026 à 22:49

Venezuela: arrivée à Caracas d'un premier avion transportant des migrants expulsés des Etats-Unis depuis la capture de Maduro

FRANCE24

C'est le premier vol de ce genre depuis la capture le 3 janvier du président vénézuélien, Nicolas Maduro, et sous la présidence par intérim de Delcy Rodriguez. Le président américain, Donald Trump, avait fait de l'expulsion de migrants par avion l'une de ses priorités depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Ces expulsions s'étaient poursuivies même après le déploiement militaire américain dans les Caraïbes à partir d'août. A la mi-décembre, Caracas, qui médiatise ces vols dans le cadre d'un programme baptisé "Retour à la patrie", avait dénoncé la suspension "unilatérale" par les Etats-Unis d'un vol transportant des migrants expulsés. Sous pression de Washington, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente de M. Maduro, a signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis et annoncé la libération de prisonniers politiques depuis son investiture le 5 janvier. Le président Trump a estimé que son administration "travaillait bien" avec les nouvelles autorités.

16.01.2026 à 22:35

Côte d’Ivoire : le photographe Nuits Balnéaires expose “Eboro”, entre mémoire, exil et spiritualité

FRANCE24

Le photographe et poète ivoirien Nuits Balnéaires, lauréat du programme Latitudes, sera exposé à l’ICP de New York en 2026 avec sa série “Eboro”, une œuvre introspective sur la mémoire, l’exil et les mondes invisibles. Inspiré des traditions spirituelles Agni et N’zima, son travail mêle photo, poésie et mise en scène dans un univers onirique. Fatimata Wane le reçoit dans Le Journal de l’Afrique.

16.01.2026 à 22:31

A Marseille, Marine Le Pen et le RN se prennent à rêver de victoire aux municipales

FRANCE24

Elle a beau venir du nord, la patronne du RN a le décompte généreux: "Un million de Marseillais comptent sur toi", lance-t-elle à son candidat dans la deuxième ville de France, peuplée d'un peu moins de 900.000 âmes. La cheffe de file de l'extrême droite a beau jouer son avenir devant la justice à Paris, le parti à la flamme rêve grand à Marseille. A deux pas du stade Vélodrome, l'auditorium du parc Chanot et ses 1.200 places étaient remplis à ras-bord pour "l'invitée d'honneur" des voeux de la tête de liste nationaliste. Une cérémonie aux airs de meeting électoral, où Marine Le Pen a exhorté ses sympathisants à "aller voter en masse en faveur de l'alternance". Après "six années de gauchisme" sous l'égide du maire sortant Benoit Payan - hué comme de rigueur - "l'heure est au sursaut", a-t-elle insisté, à peine interrompue par un militant antifasciste infiltré dans la salle et rapidement évacué. Avec ce qu'il faut de "plein soutien" et de "confiance", la triple candidate présidentielle a aussi mis une petite dose de pression à son poulain marseillais, censé lui ouvrir rien moins que les portes de l'Elysée: "Lorsque tu auras obtenu (ce) premier résultat, Franck, dans un an l'heure sera alors venue pour une autre alternance, qu'attendent des dizaines de millions de Français". Ce quand bien même son procès en appel (dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, ancien nom du RN) qui s'est ouvert cette semaine à Paris pourrait la contraindre à renoncer à une quatrième tentative, au profit de son dauphin Jordan Bardella. Pas de quoi altérer son aura auprès des militants, comme Lucas, 32 ans, pour qui elle "reste la candidate numéro un", ou Valérie, 60 ans, électrice de longue date et qui "votera RN quoi qu'il arrive, quoi qu'il en soit". "Parti anti-Marseille" Cette base solide se retrouve dans le dernier sondage Ipsos pour La Marseillaise paru cette semaine, où M. Allisio fait jeu égal avec M. Payan avec 30% des intentions de vote chacun. Un niveau équivalent aux score atteints l'an dernier par le RN dans la cité phocéenne, tant aux européennes (30,14%) qu'au premier tour des législatives (33,16%), et qui installe un duel au sommet, devant la présidente du département Martine Vassal (alliance droite-centre) distancée à 23%, et le député LFI Sébastien Delogu relégué à 14%. De quoi donner des ailes à l'extrême droite, qui peut s'imaginer l'emporter si les quatre favoris se maintiennent au second tour, voire même dans une triangulaire en se posant comme le vote utile pour faire basculer la mairie prise par la gauche il y a six ans. Dans la peau du challenger, le député RN des Bouches-du-Rhône a d'ailleurs promis à ses troupe un "moment de bascule" pour "tourner la page socialo-macroniste", prélude à "une alternance nationale en 2027". Car "c'est de Marseille que le mistral va souffler, jusqu'à la victoire", a-t-il ajouté. En miroir, cette stratégie de nationalisation de l'enjeu marseillais permet aussi au maire sortant de se présenter en rempart face au risque de victoire de l'extrême droite. "Le Rassemblement national, c'est le parti anti-Marseille", a ainsi déclaré M. Payan à l'AFP plus tôt dans la journée, signifiant que Mme Le Pen n'était pas vraiment la bienvenue sur ses terres. "Tout dans l'ADN de la ville dit le contraire de ce que ces gens racontent. Tout dans l'histoire de la ville dit le contraire de ce qu'est le Rassemblement national". Signe que le match sera disputé, à l'extérieur du parc Chanot quelque 500 opposants - parmi lesquels M. Delogu - ont manifesté sous bonne garde policière. Entre fumigènes, drapeaux rouges et jets de farine, Valérie, 37 ans, s'inquiétait de voir que les idées du RN "gagnent du terrain et le vivre ensemble (en) perd", dans une ville bâtie "sur la rencontre de plusieurs populations en harmonie".

16.01.2026 à 22:29

Etats-Unis: une juge fédérale limite les pouvoirs de la police de l'immigration dans le Minnesota

FRANCE24

La mort d'une Américaine, tuée dans sa voiture par un agent de la police de l'immigration (ICE) la semaine dernière, cristallise les tensions entre le gouvernement et les autorités locales démocrates, qui s'affrontent sur la version des faits. Dans sa décision, la juge fédérale Kate Menendez ordonne notamment aux agents de ne pas arrêter ou détenir des manifestants dans leur véhicule qui "ne font pas obstruction" à leur action, ainsi que de ne pas utiliser de spray au poivre. Le ministère de la Sécurité intérieure a 72 heures pour s'y conformer. En parallèle, les médias américains ont rapporté vendredi que le ministère de la Justice enquêtait sur plusieurs élus de l'Etat, dont le gouverneur Tim Walz et le maire Jacob Frey, pour entrave à l'action de l'ICE. MM. Walz et Frey martèlent que les agents fédéraux ne sont pas les bienvenus dans l'Etat et contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui a tiré sur Renee Good était en état de légitime défense, en se basant sur des vidéos. Ils réclament que les responsabilités soient établies dans la mort de cette mère de 37 ans, craignant que l'enquête du FBI ne soit biaisée. "Détourner le système judiciaire contre ses opposants est une stratégie autoritaire", a dénoncé vendredi Tim Walz sur X, tandis que Jacob Frey a critiqué "une tentative d'intimidation évidente" sur le même réseau social. La principale ville de l'Etat, Minneapolis, est sous tension depuis la mort de Renee Good. Des centaines de policiers ont depuis rejoint les quelque 2.000 policiers déjà déployés dans le Minnesota. Et un ressortissant vénézuélien a été blessé par un nouveau tir policier mercredi. Les opérations, auxquelles tentent toujours de s'opposer des civils, se poursuivaient sous la neige vendredi, selon des photos de l'AFP. "Si j'en avais besoin (de l'Insurrection Act, NDLR), je l'utiliserais. Je pense qu'il n'y a pas de raison pour le moment de le faire", a déclaré le président américain face à la presse à la Maison Blanche vendredi. La veille, il avait pourtant menacé sur Truth Social d'invoquer cette législation d'exception si "les politiciens corrompus du Minnesota ne respectent pas la loi et ne s'emploient pas à empêcher les agitateurs professionnels et les insurgés d'attaquer" les agents de l'ICE. "Incitation à la violence" Compilation de lois des XVIIIe et XIXe siècles que Donald Trump a plusieurs fois parlé d'utiliser, l'Insurrection Act instaure une forme d'état d'urgence qui permet à l'Etat fédéral d'utiliser l'armée à des fins de maintien de l'ordre sur le territoire américain. Il a été invoqué pour la dernière fois en 1992 par le président George Bush père, à la demande du gouverneur républicain de Californie, confronté à des émeutes à Los Angeles après l'acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King, un automobiliste noir. Dans le Minnesota, "le débat s'intensifie au sein du mouvement de protestation sur la fermeté à adopter en résistance à l'ICE", a rapporté vendredi un journal local, le Star Tribune. De leur côté, les agents fédéraux ont tiré à deux reprises, blessant un homme vénézuélien mercredi et tuant Renee Good la semaine dernière. Le ministère de la Sécurité intérieure a par ailleurs confirmé vendredi la mort deux jours plus tôt d'un homme mexicain de 34 ans, Heber Sanchez Dominguez, alors qu'il était détenu par l'ICE. Au moins quatre personnes sont décédées au cours de leur détention par l'ICE cette année, selon l'institution. Mort "injustifiée" Mercredi, les avocats de la famille de Renee Good ont annoncé l'ouverture d'une enquête civile, une première étape pour une éventuelle action contre l'Etat fédéral. Plusieurs sondages publiés jeudi montrent qu'une majorité d'Américains jugent "injustifiée" la mort de Renee Good. Ces enquêtes, notamment une de CNN, établissent également que les Américains sont largement en désaccord avec les explications données par l'administration Trump. Sur le front judiciaire, la section locale de l'organisation de défense des droits civiques ACLU a intenté mercredi une action contre l'administration fédérale, reprochant à ses agents sur place d'avoir "bafoué les droits humains fondamentaux (...), visant tout particulièrement les communautés somaliennes et latinos".

16.01.2026 à 22:29

Mode: à Milan les hommes de Ralph Lauren et Dsquared2 partent aux Jeux d'hiver

FRANCE24

Ralph Lauren a signé son retour à Milan après 24 ans d'absence avec des symboles de l'élégance américaine, entre costumes de cérémonie et tweeds, endurcis par le port de bottes ou de santiags, devant de nombreuses célébrités comme les acteurs Liam Hemsworth ou Tony Leung Ka-fai. Le styliste américain a aussi regardé vers les Jeux olympiques d'hiver qui débutent le 6 février à Milan, et où il habille l'équipe américaine, avec des clins d'œil à l'hiver à Aspen, entre des pulls à motifs et une combinaison de ski bleue ceinturée de turquoises. Dsquared2 a aussi présenté pour l'automne-hiver 2026-2027 une armée de vacanciers chaussés de provocants souliers, mi-bottes de motard (pour les femmes) ou escarpins (pour les hommes), et mi-chaussures de ski. Des doudounes coupées comme des robes et d'énormes parkas surmontées de bonnets de (fausse) fourrure XXL complétaient le look de cette équipe "hot as ice" (chaude comme la glace), comme le signalait un pull. L'acteur canadien Hudson Williams star de la série "Heated Rivalry", où il incarne un joueur de hockety professionnel, a ouvert le défilé pour Dsquared2. -Thème alpin- La marque sportive d'Armani, EA7, la marque italienne K-Way tout comme le géant chinois du sport Li-Ning, sponsor de son équipe nationale, ont aussi prévu des événements sur le thème alpin avant les jeux de Milan-Cortina. Plus tôt vendredi, le styliste Alessandro Sartori a fait entrer les acheteurs et les journalistes dans la garde-robe personnelle de Zegna, avec des vestes structurées assorties de pantalons flottants, dans des couleurs très naturelles (vert, terracotta) et des tissus innovants. "Il a raconté un dressing qui plante ses racines dans le passé mais regarde vers le futur", a déclaré à l'AFP Carlo Capasa, dirigeant de la Chambre de commerce de la mode italienne. C'est un exemple de "la tendance au retour à l'essentiel, vers l'artisanat, le travail du tailleur", a-t-il souligné, de bon augure selon lui alors que la mode italienne est en crise. L'industrie de la mode italienne reste empêtrée dans la crise du luxe, entre exportations en baisse et accusations d'abus dans la sous-traitance. Du côté de la mode homme, le chiffre d'affaires des entreprises italiennes a baissé en 2025 de 2,1% sur un an, à 11,2 milliards d'euros, selon l'organisation patronale Confindustria Moda. Cravates, chemises: toutes les pièces sont en baisse à part les vêtements en cuir, dans cette filière qui représente 19,3% du chiffre d'affaires de l'économie du textile en Italie. Les exportations (avec comme destinations principales la France, l'Allemagne et les États-Unis) ont baissé de 2% tandis que les importations sont en hausse de 2,8%. Les Chinois achètent moins mais les Italiens "travaillent sur de nouveaux marchés", a expliqué Carlo Capasa. "Bienvenue au Mercosur (quatre pays d'Amérique latine avec lesquels l'Europe passe un traité de libre-échange, ndlr), au Moyen-Orient qui croît, et aussi aux premiers acheteurs indiens", a-t-il lancé. "Nouvelles couleurs" Le défilé Giorgio Armani est prévu lundi dans ses ateliers historiques, au cœur du "quadrilatère de la mode" milanais. Même si son compagnon et collaborateur Leo Dell'Orco était déjà en charge des collections homme, ce sera le premier défilé dessiné sans la supervision de son infatigable fondateur, décédé en septembre 2025 à l'âge de 91 ans. Leo Dell'Orco a indiqué qu'il y aurait "une continuité, avec des touches éclatantes". "Nous nous sommes accordé de petites libertés, nous avons revu des proportions, quelques nouvelles couleurs, des tissus aux couleurs changeantes, comme des symboles d'un changement, dans le respect le plus total", a assuré vendredi Leo dell'Orco dans une interview au Corriere della sera. Les habitués des défilés milanais Prada et Dolce & Gabbana sont programmés au cours du weekend. Le Britannique Paul Smith revient également dans la capitale lombarde après un premier défilé chez les hommes en juin 2025.

16.01.2026 à 22:09

Wall Street sans élan pour terminer la semaine

FRANCE24

Le Dow Jones a cédé 0,17% tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont tous deux perdu 0,06%. Sur la semaine, les trois références de la place américaine s'affichent aussi en recul. L'indice Russell 2000, qui réunit 2.000 entreprises de taille moyenne, a de son côté progressé de plus de 2%. "Une question se pose: combien de temps les petites capitalisations vont-elles continuer à progresser?", s'interroge Sam Stovall, de CFRA. L'analyste souligne auprès de l'AFP que l'indice "a enregistré son 11e jour consécutif de surperformance par rapport au S&P 500", une série qui s'est rarement produite dans l'histoire de Wall Street. Le Russell 2000 enchaîne les records ces derniers jours, et a atteint vendredi un plus haut à 2.677,74 points. Selon les analystes, la progression de l'indice en ce début d'année peut partiellement s'expliquer par les rotations de portefeuille des investisseurs, qui cherchent à placer leur argent dans des actions s'étant modestement comportées en 2025. Vendredi, le marché boursier a par ailleurs "ignoré" les actualités du jour, montrant que "Wall Street se soucie davantage des résultats financiers que des gros titres", assure Sam Stovall. Les grandes banques américaines viennent d'ouvrir le bal de la saison des résultats trimestriels. Les performances financières de Netflix, d'United Airlines ou encore d'Intel sont attendues la semaine prochaine. Les acteurs du marché s'apprêtent aussi à accueillir une nouvelle salve de données. Après les évolutions des prix à la consommation (CPI) et à la production (PPI), l'indice d'inflation PCE prévu jeudi pourra "être le facteur déterminant", anticipe Sam Stovall. Une nouvelle estimation de la croissance aux Etats-Unis au troisième trimestre est aussi attendue. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans a encore augmenté, à 4,23%, contre 4,17% à la clôture jeudi, au plus haut depuis septembre. Le rendement s'est nettement tendu après des propos du président américain Donald Trump assurant vendredi, dans un demi-sourire, qu'il préfèrerait garder son conseiller économique Kevin Hassett auprès de lui à la Maison Blanche plutôt que de le nommer à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Pour Jose Torres, d'Interactive Brokers, les acteurs du marché obligataire cherchent aussi à se couvrir en cas de reprise des tensions en Iran pendant le week-end. Lundi, le marché boursier américain restera clos pour le Martin Luther King Day. Côté entreprises, le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk (+9,12% à 62,33 dollars) a brillé. Selon les analystes de la banque d'investissement TD Cowen, la version en comprimé du traitement anti-obésité phare Wegovy a connu un "lancement solide" depuis sa commercialisation le 5 janvier. Ces experts ont toutefois prévenu qu'il faudrait plus de recul pour vraiment juger le niveau de la demande. Les valeurs du secteur de l'énergie ont été dynamisées par des informations de presse assurant que le gouvernement américain chercherait à ce que les entreprises technologiques financent de nouvelles centrales électriques. Les spécialistes des infrastructures ont clôturé en hausse à l'image de GE Vernova (+6,12%), Bloom Energy (+7,42%) ou Quanta Services (+4,27%). En revanche, les producteurs d'électricité comme Constellation Energy (-9,80%) ou Vistra (-7,54%) ont chuté.

16.01.2026 à 22:07

En plein conflit avec les Kurdes, le président syrien reconnaît leurs droits nationaux

FRANCE24

Pour la première fois depuis l'indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde pourra être enseignée dans les écoles et le nouvel an kurde, le Nowrouz, sera un jour férié officiel. Le chef de l'Etat islamiste a affirmé que les Kurdes constituaient "une partie intégrante" du pays où ils ont souffert de décennies de marginalisation et d'oppression des régimes précédents. Dans un discours télévisé adressé aux Kurdes, à la fin duquel il signe ce décret historique, Ahmad al-Chareh les appelle "participer à l'édification du pays" et s'engage à "garantir leurs droits". Le texte accorde par ailleurs la nationalité aux Kurdes dont environ 20% avaient été privés de la citoyenneté syrienne à la suite d'un recensement controversé en 1962. M. Chareh a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad à la tête d'une coalition islamiste, et veut étendre son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Impasse Son annonce est intervenue alors que ses négociations avec les Kurdes pour mettre en oeuvre un accord signé en mars 2025, visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'Etat syrien, sont dans l'impasse. Cette minorité avait profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l'appui d'une coalition multinationale. Selon l'analyste Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les Kurdes sont estimés à quelque deux millions sur une population de 20 millions d'habitants. Des combats avaient opposé la semaine dernière l'armée syrienne aux forces kurdes à Alep, où elles ont été délogées des deux quartiers qu'elles contrôlaient. Retrait des forces kurdes Les forces syriennes ont ensuite massé d'importants renforts dans la région de Deir Hafer, à une cinquantaine de km à l'est d'Alep, et sommé les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), d'évacuer une zone entre cette région et l'Euphrate, plus à l'est. Le chef des FDS Mazloum Abdi a annoncé sur X leur retrait. "A l'appel de pays amis et de médiateurs (...) nous avons décidé de retirer nos forces demain matin à 07H000 (04h00 GMT)" et "de nous repositionner à l'est de l'Euphrate", a-t-il dit. Peu auparavant, l'armée avait annoncé bombarder les positions kurdes dans la région après avoir émis des avertissements aux civils, les FDS faisant pour leur part état "d'un violent pilonnage". La coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis était intervenue pour calmer le jeu entre les deux parties, soutenues par Washington. Une délégation de la coalition antijihadiste, déployée dans le nord de la Syrie, a rencontré vendredi des responsables kurdes à Deir Hafer pour "réduire la tension", avait indiqué à l'AFP Farhad Shami, le porte-parole des FDS. L'armée avait accordé un délai aux civils pour évacuer la zone sous contrôle des FDS, et plus de 4.000 d'entre eux ont fui selon les autorités syriennes. Elle avait utilisé ce même procédé à Alep la semaine dernière, demandant aux civils de partir avant d'ouvrir le feu. Les correspondants de l'AFP ont vu des habitants sortir de la zone tenue par les Kurdes, certains empruntant un pont branlant sur un bras de l'Euphrate. "Les FDS nous ont empêchés de partir, c'est pour cela que nous sommes sortis par une route agricole", a dit Abou Mohammad, un homme de 60 ans accompagné de sa famille. Les autorités syriennes avaient accusé les FDS d'empêcher les civils de partir, ce que ces dernières avaient démenti jeudi. L'armée a par ailleurs appelé les éléments des FDS à faire sécession et "revenir vers leur Etat", ce que ces forces ont violemment dénoncé.

16.01.2026 à 22:03

A Rio, Lula et von der Leyen célèbrent l'accord commercial UE-Mercosur

FRANCE24

Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront samedi ce texte avec l'Union européenne à Asuncion, la capitale paraguayenne. Le traité crée l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde mais inquiète fortement au sein du monde agricole, notamment en France. Cet accord est "très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme", a dit devant la presse Luiz Inacio Lula da Silva. "C'est le pouvoir du partenariat et de l'ouverture", a renchéri la dirigeante européenne. "C'est ainsi que nous créons une vraie prospérité", a-t-elle ajouté. Cet accord débouche dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump. Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l'Otan. Avec le Mercosur, les deux blocs envoient "un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane", a estimé le président du Conseil européen, Antonio Costa, à Rio. A la tête de la première économie d'Amérique latine, géant agricole d'envergure mondiale, Lula a joué un rôle crucial dans l'avancée du traité UE-Mercosur. Il n'assistera pas cependant à la signature samedi. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et son homologue uruguayen Yamandu Orsi seront présents en revanche, de même que Mme von der Leyen, après son étape brésilienne. La venue du président argentin Javier Milei n'est pas confirmée. "Valeurs" partagées En supprimant une large part des droits de douane, l'accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l'entrée en Europe de bœuf, volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées. Après la signature, le traité commercial devra encore être ratifié par le Parlement européen. Le scrutin pourrait être serré, même si une majorité semble favorable à l'accord. En pleins bouleversements géopolitiques mondiaux, Lula et Ursula von der Leyen ont vanté l'alliance des deux blocs au-delà du commerce. "L'Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l'Etat de droit et des droits humains", a lancé le leader de la gauche brésilienne. La présidente de la Commission européenne a vanté le "leadership" de son hôte, basé à ses yeux sur l'attachement à "la démocratie, l'ordre international fondé sur des règles et (au) respect", notamment "pour les autres pays". Leur rencontre, et la signature de l'accord samedi, interviennent à un moment particulier pour l'Amérique du Sud. Les pays de la région cherchent encore à mesurer la nouvelle donne créée par la capture le 3 janvier du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis. Sur un autre thème, celui des "matières premières critiques", au croisement des intérêts économiques et des enjeux de souveraineté nationale, Mme von der Leyen a souligné qu'Europe et Brésil "avancent vers un accord politique très important", visant des investissements conjoints dans "le lithium, le nickel et les terres rares". Selon elle, "c'est essentiel pour notre transition numérique et écologique, ainsi que pour notre indépendance stratégique dans un monde où les minerais tendent à devenir un instrument de coercition". La bataille pour les minerais fait rage au niveau mondial. L'accès aux ressources minérales du Groenland est ainsi jugé crucial par l'administration Trump.
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