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▸ Les 15 dernières parutions

26.08.2026 à 12:31

Canicules à répétition: éclosion naturelle de dix crocodiles du Nil dans la Drôme

FRANCE24

Samedi, des visiteurs de la réserve tropicale drômoise ont alerté le personnel vétérinaire, incrédules: sous leurs yeux, dix crocodiles du Nil étaient en train d'éclore, sans aucune assistance humaine. "Pour la première fois, on a eu une incubation qui s'est passée à 100% dans des conditions naturelles", raconte le gérant-vétérinaire de la Ferme Samuel Martin. Mais "la belle émotion" partagée par le public et l'équipe vétérinaire a rapidement été balayée par l'inquiétude, le "déroulé naturel inédit" de ces naissances étant avant tout "un marqueur du changement climatique", selon Samuel Martin. En effet, pour qu'un crocodile du Nil se développe et naisse, son œuf doit être maintenu constamment dans une température comprise entre 30 et 32°C, pendant trois mois. Lors d'étés classiques, les nuits sont plus fraîches, obligeant le personnel vétérinaire à récupérer les œufs afin de les placer dans des incubateurs. Cette année, les canicules à répétition ont créé les conditions idéales permettant à cette espèce subtropicale de se reproduire naturellement dans un sable conservant la chaleur du jour. Les dix petits se portent tous "très bien", même s'ils font l'objet d'une surveillance active en nurserie avant d'être officiellement présentés au public. Mais si ces espèces originaires "de pays très chauds se sentent bien", "il est possible que des espèces de milieux plus tempérés aient plus soufferts", relève Samuel Martin.

26.08.2026 à 12:29

Des inondations massives font 8 morts au Népal et de "nombreuses victimes" en Chine

FRANCE24

La police népalaise a diffusé des images de crues emportant des maisons sur leur passage. Des photos de l'AFP montrent l'étage supérieur d'une habitation émergeant d'un sol boueux. "J'ai vu les eaux emporter huit ou neuf camions, ainsi que des maisons et des gens", a raconté à Nuwakot, au Népal, Suman Chalise, enseignant de 34 ans. "C'était absolument déchirant. J'ai vu des camions emportés par le courant. J'ai assisté à une dévastation d'une telle ampleur, je n'avais jamais rien vu de pareil", a-t-il renchéri. "Jusqu'à présent, huit corps ont été retrouvés. Les opérations de secours sont en cours", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police népalaise, Abi Narayan Kafle. La police a diffusé sur les réseaux sociaux les images d'une énorme vague déferlant dans une vallée dans l'Himalaya, dans un district frontalier avec la Chine. "Nous ne disposons pas encore d'évaluation précise des dégâts, mais les inondations sont massives et susceptibles d'avoir affecté de nombreuses zones habitées", a déclaré à l'AFP Abi Narayan Kafle. "Nous avons ordonné aux résidents des bords de la rivière de quitter les lieux (...) et déployé toutes les ressources disponibles sur place", a-t-il ajouté. Réunion d'urgence L'armée a annoncé avoir dépêché sur place des hommes et des hélicoptères. "Le travail d'évaluation des dégâts est en cours", a-t-elle indiqué. L'Autorité de gestion de l'électricité a pour sa part rapporté des dégâts sur plusieurs de ses installations locales, notamment des barrages et des centrales solaires, et fait état de "coupures d'électricité". Le Premier ministre népalais Balendra Shah a indiqué sur les réseaux sociaux avoir convoqué une réunion d'urgence de l'Autorité nationale en charge de la gestion des situations d'urgence. "Le travail a débuté pour prendre les mesures nécessaires en coordination avec les équipes médicales, de recherche et la Croix-Rouge", a indiqué le chef du gouvernement sur son compte X. Une coulée de boue a également entraîné en Chine "de nombreuses victimes et disparus au poste frontière de Gyirong", dans la région du Tibet (nord-ouest du pays), a indiqué l'agence de presse Chine nouvelle. Situé dans l'Himalaya, il s'agit d'un point de passage terrestre majeur entre les deux pays. "Priorité absolue" Des images diffusées par la télévision publique chinoise CCTV montrent des eaux tumultueuses charriant des branches et des débris, ainsi qu'une route inondée. Les autorités ou les médias officiels n'ont encore communiqué aucun bilan humain précis. "La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues, évacuer et reloger les habitants en danger, soigner rapidement les blessés et réduire au maximum le nombre de victimes", a indiqué le président chinois Xi Jinping, cité par Chine nouvelle. Ce dernier ne s'exprime généralement après des catastrophes que lorsque le bilan humain est lourd. Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson d'été (juin-septembre) au Népal et dans toute l'Asie du Sud. En juillet 2025, 17 personnes avaient disparu après un glissement de terrain près de Gyirong, avait rapporté Chine nouvelle à l'époque. Selon les scientifiques, le changement climatique accroît l'intensité et la fréquence de tels évènements.

26.08.2026 à 12:15

Le Kremlin confirme la visite du directeur de la CIA mais dément une rencontre avec Poutine

FRANCE 24

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu mardi à Moscou pour échanger "entre services secrets", sans rencontrer le président Vladimir Poutine, a affirmé mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

26.08.2026 à 11:59

Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

FRANCE24

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes. "Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone. Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines. En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi. La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée. Incendies "systématiques" Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies. Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs. Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière. Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement". Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km². Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il. Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires. Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides. Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière. Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones. "Ecocide" "Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens. Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août. L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région. Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI. L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi. La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés". De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.

26.08.2026 à 11:59

"Pas d'autre choix": les travailleurs étrangers du Golfe restent malgré la guerre

FRANCE24

Dans les riches Etats du Golfe, quelque 35 millions de travailleurs étrangers, principalement originaires des pays du Sud, font tourner l'économie et constituent l'essentiel de la population, attirés par des salaires non imposés et bien plus élevés que chez eux. La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui a riposté en ciblant les alliés de Washington dans la région, faisant 41 morts dans le Golfe. Tout au long du mois de juillet, le Koweït a fait l'objet d'attaques contre son unique aéroport, des usines de dessalement d'eau et des centrales électriques, poussant les autorités à demander aux habitants de réduire leur consommation d'énergie. "Trop instable" Après avoir été réveillé en pleine nuit par le fracas d'un drone s'écrasant sur un bâtiment voisin, Amro Hussein, ingénieur originaire d'Egypte, raconte avoir fui le pays par la route avec sa femme et ses deux filles. "Ça a été un choc (...) surtout pour les enfants", dit-il. Mais quatre mois plus tard, la famille, installée au Koweït depuis 12 ans, a décidé de revenir. "Ça n'a pas été une décision facile", explique-t-il à l'AFP. Les étrangers installés dans le Golfe sont confrontés à un dilemme: rester dans ces paradis fiscaux mais risquer d'être en danger ou alors retourner dans leur pays mais y retrouver des salaires plus faibles. Au cours des premières semaines de la guerre, les Emirats arabes unis ont été en première ligne de la riposte menée par Téhéran et bien que le pays ait dit avoir intercepté la grande majorité des quelque 3.000 drones et missiles lancés dans sa direction, le conflit a ébranlé son image de havre de stabilité. Plus de 60.000 habitants ont quitté Dubaï alors que l'émirat était soumis à d'intenses attaques en mars, mais la population a néanmoins atteint 4,73 millions d'habitants en juillet, dépassant ainsi son niveau d'avant-guerre, selon les données officielles. Rabin Sharma, un serveur indien qui travaille à Manama, la capitale de Bahreïn, était à l'étranger lorsque la guerre a éclaté, et s'est empressé de regagner le royaume. De la même façon, au Koweït, de nombreux habitants ont renoncé à leurs vacances d'été, craignant de rester bloqués à l'étranger. Certains ont toutefois choisi d'éloigner leurs proches, comme cet ingénieur égyptien installé au Koweït, rencontré dans un café chic. Sa femme et sa fille s'apprêtent à rentrer en Egypte tandis que lui reste. "La situation est trop instable", dit-il, "je ne peux pas risquer leur vie". "Travailler dur" A Dubaï, les entreprises des secteurs des services et du tourisme ont procédé à des licenciements et des baisses de salaires. Mais pour une Syrienne d'une trentaine d'années, ayant requis l'anonymat, la situation est toujours préférable à celle en Syrie, pays dévasté par plus de 13 ans de guerre civile. "Je suis restée parce que je n'avais pas d'autre choix", confie-t-elle à l'AFP. "Dubaï, c'est là qu'il faut être pour se sentir en sécurité, travailler dur, gagner de l'argent et épargner, des possibilités que nous n'avons pas chez nous", dit-elle. "La plupart d'entre nous sommes ici parce que (...) la vie était tout simplement devenue impossible là d'où nous venons". Comme de nombreux travailleurs installés dans le Golfe, elle envoie chaque mois de l'argent à ses parents en Syrie, qui en dépendent. Toujours à Dubaï, Darly Lanzuela, 33 ans, juge quant à elle inconcevable de rentrer aux Philippines, affirmant gagner "dix fois" plus en travaillant dans un centre commercial du Golfe que dans son pays. "Pour offrir un avenir meilleur à mes enfants et assurer leur éducation, il vaut mieux rester à Dubaï". ht-aya-sh-str/sar/cgc/vl

26.08.2026 à 11:55

"Inaction": l'Etat français doublement assigné dans le dossier Epstein

FRANCE24

Daniel Siad, rabatteur présumé de Jeffrey Epstein, a été retrouvé mort fin juillet à son domicile de Colombes (Hauts-de-Seine) éteignant, de fait, les investigations le visant, mais pas l'enquête du parquet de Paris autour du dossier Epstein. "Il y avait l'opportunité de l'entendre, mais rien n'a été fait pendant des mois", a déclaré Ebba Karlsson sur BFMTV mi-août, après avoir révélé sa volonté d'assigner l'Etat sur RTL. L'assignation de l'Etat devant le tribunal judiciaire de Paris par Mme Karlsson, portée par Mes William Bourdon et Colomba Grossi, a été signifiée le 21 août avec une audience initiale prévue courant 2027, selon des éléments dont a eu connaissance l'AFP mercredi. Ces avocats insistent sur l'absence de garde à vue et d'audition de Daniel Siad, dénonçant "une inaction fautive du service public de la justice". Les conseils de Mme Karlsson demandent au tribunal de constater le "dysfonctionnement du service public de la justice" et de le juger constitutif d'"une faute lourde". Ils réclament 50.000 euros pour le "préjudice subi" par Mme Karlsson. La quinquagénaire avait porté plainte en début d'année à Paris, affirmant avoir reconnu, sur une photo présente dans les fichiers Epstein, Daniel Siad, qu'elle accuse de viol en France dans les années 1990. "Colère" Visé par plusieurs plaintes, notamment pour viol, Daniel Siad faisait l'objet à Paris d'une enquête et contestait les accusations. "Il était innocent", avait affirmé auprès de l'AFP son avocate Ménya Arab-Tigrine. "Nous nous demandons pourquoi il n'a pas été interpellé", s'est encore interrogée Mme Karlsson. "Daniel Siad faisait l'objet de techniques spéciales d'enquêtes et notamment d'écoutes téléphoniques, sans que celles-ci n'aient à ce jour apporté d'éléments justifiant qu'il soit procédé à son interpellation immédiate", a opposé la procureure de Paris Laure Beccuau dans un communiqué après le décès du suspect. Homayra Sellier et Me Jean Sannier, présidente et avocat d'Innocence en danger, confient à l'AFP que l'association se joint "à l'action de Mme Karlsson, visant a demander des comptes à l'Etat français". Innocence en danger dit partager "la colère de toutes les victimes de ce terrible dossier". Dans une procédure distincte, signifiée le 31 juillet par Me Mathias Darmon (avec une première audience courant 2027), Innocence en danger, comme elle l'avait précédemment annoncé à l'AFP, a donc également assigné l'Etat devant le tribunal judiciaire de Paris. Me Sannier y pointe un "fonctionnement défectueux du service public de la justice", une "faute lourde" et un "déni de justice" dans son traitement du volet français de l'affaire Epstein et réclame 15.000 euros au titre de "dommages et intérêts". "Absence d'explication" L'association regrette notamment un "calendrier dont la lenteur apparaît objectivement difficilement conciliable avec les exigences attachées à une enquête pénale de cette nature". Innocence en danger rappelle s'être "adressé au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Paris, dès le mois de juillet 2019". L'association rappelle au passage les "nombreux liens avec le territoire français" dans cette affaire tentaculaire, tant en raison "des déplacements réguliers de Jeffrey Epstein à Paris" que "de ses relations suivies avec plusieurs intermédiaires, recruteurs ou acteurs du monde du mannequinat établis en France". L'association évoque notamment "la succession de retards" et "l'absence d'explication sur certaines périodes d'inactivité apparente de la procédure". Innocence en danger déplore "dans le même temps" le décès de "plusieurs personnes susceptibles de présenter un intérêt pour les investigations" parmi lesquelles Jean-Luc Brunel en février 2022, agent français de mannequins et autre rabatteur présumé de Jeffrey Epstein, qui s'est suicidé en détention, et, plus récemment, Daniel Siad. Après la publication de millions de documents liés à Jeffrey Epstein, le parquet de Paris avait annoncé début 2026 la saisine de magistrats référents pour analyser d'éventuelles infractions liées à des Français et procéder "à une réanalyse intégrale du dossier d'instruction" Brunel.

26.08.2026 à 11:29

Oman et Téhéran négocient la régulation du détroit d'Ormuz sans déblocage en vue

FRANCE24

Les deux pays riverains du détroit cherchent à réguler la navigation dans cette voie maritime, toujours verrouillée par Téhéran, qui est au cœur de la guerre au Moyen-Orient. Alors que le conflit dure depuis près de six mois, Washington a intensifié la pression économique avec un nouveau train de sanctions "secondaires" annoncé cette semaine, touchant non pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime. A Mascate, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" et prévoyant une opération de déminage, selon un communiqué conjoint. Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre". Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné mardi sur X que lors de négociations avec les partenaires omanais et pakistanais, "l'accent a été mis sur des solutions régionales". "Le cadre proposé pour un nouveau corridor, le déminage conjoint et la gestion future du détroit d'Ormuz en sont une parfaite illustration". Mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a prévenu Washington tôt mercredi sur X: "Avant toute action visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis doivent mettre pleinement en œuvre l'ensemble des engagements qu'ils ont violés". "Le détroit d'Ormuz ne sera rouvert qu'en échange de la fin de la guerre sur tous les fronts, de la levée du blocus et d'un règlement de la situation au Yémen." Il a ajouté que la réponse de l'Iran aux sanctions américaines serait de "viser leurs intérêts économiques". "Mines retirées", selon Trump Sur son réseau social, Donald Trump avait, lui, affirmé que, selon la marine américaine, "toutes les mines avaient été retirées et/ou détruites dans les eaux internationales du détroit d'Ormuz". "L'Iran a été informé que tout navire ou bateau posant de nouvelles mines (serait) (...) détruit", a-t-il ajouté. Plus tôt, il avait assuré que le détroit était sous contrôle américain - ce que Téhéran a démenti - et menacé Oman de bombardements si le sultanat se mettait "en travers" de la route des Etats-Unis sur Ormuz. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a dit lundi la volonté de Washington de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran En Iran, déjà éprouvé par des décennies de sanctions internationales, de nombreux automobilistes et motards se sont pressés mardi dans les stations-service de Téhéran. Malgré les informations toujours contradictoires, les opérateurs ont poussé le pétrole en baisse de plus de 2% mercredi dans un regain d'optimisme, le Brent s'installant sous les 90 dollars. La guerre a été déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, qui a riposté en frappant des pays alliés de Washington dans la région et en verrouillant le détroit d'Ormuz. Au cœur du conflit, le stratégique détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre. Washington mène en retour un blocus des ports iraniens. Téhéran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit.

26.08.2026 à 11:21

Le Panama et le Salvador sonnent l'alerte face à El Niño

FRANCE24

El Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial se réchauffent, entraînant un climat plus chaud et sec dans certains endroits, et plus frais et humide dans d'autres, et provoquant des événements climatiques extrêmes. Il s'ajoute au réchauffement climatique d'origine humaine et pourrait contribuer selon des experts à faire de 2027 l'année la plus chaude jamais enregistrée. Dans ce contexte, la ministre de l'Intérieur panaméenne Dinoska Montalvo a annoncé mardi l'instauration de l'état d'urgence pour "être prêts à affronter ce qui pourrait arriver". La mesure doit notamment permettre d'accélérer les procédures administratives face au phénomène. La semaine dernière, l'Autorité du canal de Panama avait déjà annoncé que du fait du manque d'eau, la voie interocéanique allait réduire à compter du 3 septembre son trafic de 36 à 34 transits par jour, puis à 32 à partir de mi-septembre. Environ 5% du commerce maritime mondial transite par ce canal long de 80 kilomètres. Plus au nord, le Salvador a lui aussi déclaré mardi l'alerte maximum face à El Niño, qui provoque une sécheresse généralisée alors que 14 records de températures ont été battus en août, selon les autorités environnementales. "Une alerte rouge est déclarée en raison d'une sécheresse météorologique et agricole sur tout le territoire national", a écrit la Protection civile sur X. Cette mesure prévoit, entre autres, la surveillance des ressources en eau et des cultures, l'identification des localités en situation d'urgence et le renforcement de la surveillance épidémiologique, précise cette autorité. L'absence de précipitations au Salvador a entraîné une baisse du niveau des sources d'eau et la perte de récoltes: selon l'Association de la Chambre salvadorienne des petits et moyens producteurs agricoles, la première récolte de céréales de base devrait connaître au total une perte d'environ 20% de la production. Précédemment, le ministère de l'Agriculture avait annoncé une aide alimentaire pour des foyers d'agriculteurs victimes de la sécheresse. Le Salvador est en partie situé dans le "couloir sec" de l'Amérique centrale, une bande aride particulièrement vulnérable aux phénomènes climatiques extrêmes. C'est aussi le cas d'une portion du Honduras, dont le sud et l'ouest ont subi des pertes de récoltes de maïs et de haricots. Le gouvernement a placé près de 80% du territoire en état d'alerte. Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a récemment estimé que l'Amérique centrale devrait être "probablement la région la plus touchée en termes d'augmentation relative de l'insécurité alimentaire" du fait d'El Niño. Du Mexique au nord du Brésil, jusqu'aux rives du Pacifique et au plateau des Guyanes, environ 110 millions de personnes ont vécu le mois de juillet le plus chaud de toutes les données disponibles, d'après les calculs de l'AFP à partir des données du programme européen Copernicus.

26.08.2026 à 11:15

SpaceX annonce vouloir construire une gigantesque base spatiale en Louisiane

FRANCE24

Elle sera destinée à accueillir chaque année "des milliers de vols" de Starship, la mégafusée qu'elle développe actuellement au Texas pour mener des voyages vers la Lune et Mars ou encore envoyer des datacenters dans l'espace, a-t-elle détaillé. "Aujourd'hui marque un tournant décisif pour la Louisiane", a salué le gouverneur républicain Jeff Landry de l'Etat dans un communiqué. Situé en bordure du Golfe du Mexique, rebaptisé "Golfe de l'Amérique" par l'administration Trump, le terrain choisi est plus de deux fois et demie plus grand que la capitale américaine Washington. La base spatiale qui y sera installée doit compter "à terme plus d'une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d'effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète!", a assuré Elon Musk sur son réseau social X. La construction devrait débuter l'an prochain, avec un premier lancement de Starship prévu sur le site en 2029. L'entreprise spatiale de l'homme le plus riche au monde, entrée en Bourse cette année, est néanmoins connue pour ses promesses exagérées et ses échéances très optimistes souvent repoussées. "Candidat idéal" L'entreprise lance aujourd'hui ses fusées depuis la Floride, le Texas, et la Californie, mais seule la base texane dite Starbase sert aujourd'hui à Starship. Cette mégafusée est la plus grande et la plus puissante jamais développée et SpaceX ambitionne de la rendre entièrement réutilisable. Pour mener à bien ce projet ainsi que la cadence très élevée de vol sur laquelle elle table, elle travaille à construire de nouveaux pas de tirs, mais cherche aussi depuis plusieurs années à trouver d'autres potentiels sites de lancement. "Il existe en fait peu d'endroits sur Terre où nous pouvons être en capacité de lancer Starship, de manière entièrement réutilisable et à un rythme soutenu (...) et la Louisiane s'avère être le candidat idéal", a expliqué Sheila McCorkle, une responsable des affaires juridiques et réglementaires chez SpaceX dans une vidéo. Faite en partenariat avec les autorités locales, l'annonce comprend l'engagement de SpaceX "à investir au moins 100 milliards de dollars et à créer plus de 3.000 nouveaux emplois" dans l'Etat, le deuxième le plus pauvre des Etats-Unis, et à mener un projet de "restauration historique du littoral" pour lutter contre son érosion. La vaste base spatiale imaginée disposera "d'installations de production de propergol, de production d'électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d'installations de préparation des véhicules et d'un aéroport", a détaillé SpaceX sur son site. Soit un site bien plus grand et ambitieux que celui déjà imposant construit par l'entreprise au cours de cette dernière décennie au Texas. Ce nouveau projet devrait faire comme celui texan à une levée de boucliers d'organisations de défense de l'environnement, les deux bases étant situées à proximité de zones naturelles protégées. L'administration Trump a néanmoins annoncé fin juillet vouloir lever les freins environnementaux à l'industrie spatiale, afin d'accélérer la cadence des lancements spatiaux et rivaliser avec la Chine.

26.08.2026 à 11:04

Droits de douane : le Canada durcit sa riposte face aux États-Unis

FRANCE24

Le Canada imposera à partir du 8 septembre des droits de douane de 15 à 50% sur une série de produits américains et ripostera encore si son secteur automobile est touché par de nouvelles surtaxes des Etats-Unis, avec qui la guerre commerciale s'envenime. Les précisions de Serge Jaumain, professeur d'histoire contemporaine à l'ULB.

26.08.2026 à 11:03

ChatGPT, Gemini, Claude : l'IA peut-elle être raciste ?

FRANCE24

Une intelligence artificielle peut-elle reproduire des préjugés racistes ? C’est la question posée après un test mené par des internautes sur . À une même phrase, ses réponses peuvent varier selon la nationalité de la personne évoquée : avec un Italien, elle suggère parfois de parler gastronomie, tandis qu’avec un Algérien, elle peut aller jusqu’à conseiller d’appeler la police. Reportage France 2.

26.08.2026 à 11:02

Afghanistan : un million d’enfants menacés par la malnutrition, alerte l’Unicef

FRANCE24

Un million d'enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère en Afghanistan se trouvent en danger de mort si rien n'est fait pour leur venir en aide, a prévenu mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

26.08.2026 à 10:55

"Nanbanjin", une BD hors norme entre France et Japon

FRANCE24

"C'est un ovni !", indique l'auteur français Cyril Pedrosa, "très heureux" d'avoir réussi à mener à bout ce projet hors norme qui a nécessité sept années de travail entre France et Japon, deux pays férus de bandes dessinées. "Nanbanjin" est publié le 4 septembre par l'éditeur Dupuis, qui se montre confiant en l'ayant tiré à 40.000 exemplaires pour un prix de 49 euros. Le livre doit également sortir au Japon d'ici la fin de l'année. Ce roman graphique transporte le lecteur dans un village côtier du Japon au XVIe siècle, où s'échoue Fernando, un marin portugais dont le navire a été attaqué par des pirates en mer. En partant de cette histoire, Cyril Pedrosa raconte en 240 pages le destin de cet homme "aux cheveux de feu" qui découvre un univers totalement étranger, le Japon étant alors une "terra incognita" pour les Occidentaux. Dans l'autre moitié de l'album, le Japonais Taiyo Matsumoto, auteur reconnu de mangas, s'attache, également en 240 pages, au regard porté par les habitants, de simples pêcheurs, sur cet étranger qui trouble leur quiétude. Les deux récits se rejoignent au milieu de l'album, qui se lit dans les deux sens de lecture, occidental et japonais. "Dans le monde de la BD, je crois que c'est la première fois qu'il y a la même histoire racontée deux fois dans un même album, avec une lecture et une couverture différentes", affirme Cyril Pedrosa à l'AFP. Le projet a été mis sur pied par cet auteur de 53 ans, dont les romans graphiques "Portugal" et "L'Age d'or" ont été plusieurs fois récompensés. Fasciné par le Japon, Cyril Pedrosa a sollicité Taiyo Matsumoto qui, à 58 ans, est l'un des mangakas les plus réputés avec notamment "Amer Béton" et "Ping-Pong". Sans parler la langue de l'autre, les auteurs ont travaillé ensemble sept ans, dont cinq à imaginer l'histoire et à s'accorder sur le décor et les personnages. Avant de le dessiner l'un à Paris, l'autre à Kamakura, une ville côtière au sud de Tokyo. "Il y a eu quelques incompréhensions liées aux différences entre nos deux cultures, mais nous avons très bien collaboré", témoigne Cyril Pedrosa.

26.08.2026 à 10:53

Une coulée de boue du côté du Népal fait de "nombreuses victimes" au Tibet

FRANCE 24

Une coulée de boue survenue mercredi matin au Népal a fait de "nombreuses victimes" de l'autre côté de la frontière au Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, a annoncé l'agence officielle Chine nouvelle. "La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir" les disparus, a indiqué Xi Jinping. Le président chinois ne s'exprime généralement après des catastrophes que lorsque le bilan humain est lourd.

26.08.2026 à 10:45

La Bourse de Paris profite du reflux des prix du brut

FRANCE24

Vers 10H30 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 prenait 0,47% à 8.478,66 points. La veille, l'indice parisien avait cédé 0,16% à 8.439,20 points. Les marchés d'actions "ont bénéficié d'un regain d'appétit pour le risque dans un contexte de détente des prix du pétrole", commentent les analystes de Natixis. Le pétrole Brent, considéré comme la référence mondiale, est retombé vers 86 dollars le baril "après des signaux de reprise du dialogue entre l'Iran et Oman autour de la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz", toujours au cœur de la guerre au Moyen-Orient, relève John Plassard, analyste pour Cité Gestion Private Bank. Les grandes économies européennes restent d'importantes importatrices d'hydrocarbures et sont ainsi très exposées au prix de l'énergie. Oman et Téhéran discutent d'un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et de son déminage mais les autorités iraniennes ont prévenu mercredi que le passage stratégique ne serait pas ouvert avant que les Etats-Unis ne mettent fin à la guerre. Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre". Les investisseurs attendent par ailleurs la publication des résultats trimestriels de Nvidia mercredi après la clôture de Wall Street. "C'est le vrai juge de paix du rallye IA" explique Matéis Mouflet, analyste de marchés chez XTB France. "Ce que le marché veut entendre, c'est la visibilité sur la demande et les marges". "Les attentes sont hautes, et à ce niveau de valorisation, être bon ne suffit plus, il faut surprendre", poursuit-il. Avant la publication de Nvidia, STMicroelectronics s'octroyait 0,83% à 42,91 euros et Soitec 0,32% à 109,35 euros vers 10H30 heure de Paris.
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