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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

05.03.2026 à 01:30

Intensification des frappes israéliennes sur le Liban, en dehors des bastions du Hezbollah

FRANCE24

La journée de mercredi a été marquée par plusieurs frappes israéliennes autour de la capitale du Liban. La banlieue sud, bastion du Hezbollah, a été frappée, rapporte le correspondant à Beyrouth, Serge Berberi. "Pour la première fois, la région de Hazmieh, une banlieue chrétienne, a été touchée, un hôtel (où se trouvait un responsable iranien, selon des sources sécuritaires) a été visé." Les frappes visent toutes les régions, en dehors des bastions du Hezbollah. 

05.03.2026 à 01:17

Népal: jour de scrutin crucial, six mois après le soulèvement de la Génération Z

FRANCE24

Des files d'attente se sont formées dès l'aube à Katmandou et dans la circonscription habituellement tranquille de Jhapa (sud-est), où rivalisent deux candidats au poste de Premier ministre emblématiques de la lutte générationnelle à l'œuvre dans ces législatives anticipées. "Je suis venue tôt pour voter, nous devons exercer nos droits. Les Népalais attendent depuis si longtemps un changement, passer d'un système à un autre", a dit à l'AFP Nilanta Shakya, 60 ans, électrice dans une université de Katmandou. Près de 19 millions d'électeurs sont appelés jusqu'à la fermeture des bureaux de vote à 17H00 locales (11H15 GMT) à désigner le successeur du gouvernement intérimaire en place après le soulèvement de septembre 2025, au cours duquel au moins 77 personnes ont été tuées et où le Parlement ainsi que des dizaines de bâtiments officiels ont été incendiés. Une interdiction d'accès aux réseaux sociaux avait mis le feu aux poudres. Très vite, les jeunes manifestants ont également laissé exploser leur colère contre le manque de perspectives d'emploi et la corruption des élites. Sushila Karki, la cheffe du gouvernement provisoire, a exhorté la population à voter "sans aucune crainte". Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dans les bureaux de vote.  Cette élection voit émerger une vague de jeunes candidats, déterminés à relancer une économie népalaise moribonde et prêts à défier des dirigeants vieillissants qui assurent que seule leur expérience peut garantir stabilité et sécurité. "Rien d'ordinaire" "Ce scrutin n'a rien d'ordinaire: il pourrait être un moment charnière pour les Népalais et le Népal", a confié en amont du scrutin Sashi Gurung, 33 ans, qui votera à Katmandou. Des hélicoptères ont acheminé du matériel électoral vers les régions montagneuses enneigées du pays, qui compte huit des dix plus hauts sommets de la planète, dont l'Everest. Et pour ce scrutin, les regards se tournent vers les immenses plaines agricoles situées au sud-est de la capitale, où les trois prétendants au poste de Premier ministre briguent des sièges. Les 163. 000 votants de la circonscription de Jhapa‑5 devront en particulier départager KP Sharma Oli, 74 ans, le Premier ministre renversé il y a six mois et qui entend revenir, de l'ancien maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, un rappeur qui s'est lancé en politique, considéré comme un symbole du changement politique impulsé par la jeunesse. Autre prétendant au pouvoir: Gagan Thapa, 49 ans, le nouveau chef du plus ancien parti du pays, le Congrès népalais. Il entend mettre fin au "club des vieillards" qui a dirigé le pays pendant des décennies. Résultats dans plusieurs jours "Tant de personnes, y compris des jeunes de la Génération Z, ont payé de leur vie", a déploré avant l'élection Shiv Shrestha, 57  ans, qui votera dans la circonscription de Jhapa. Pour lui, la "corruption doit cesser" et des emplois doivent être créés car "ce qui s'est passé l'année dernière ne doit pas se reproduire". Plus de 3.400 candidats sont en lice pour ce scrutin à l'issue duquel seront élus les 275 membres de la chambre basse du Parlement, 165 au scrutin uninominal à un tour et les 110 autres à la représentation proportionnelle. "Une fois que le dépouillement aura commencé, nous publierons les résultats dans les 24  heures pour le système de scrutin direct", a déclaré mercredi à la presse le président de la Commission électorale, Ram  Prasad  Bhandari. Les résultats du scrutin proportionnel pourraient prendre plus de temps. Les analystes estiment peu probable qu'un parti remporte la majorité absolue à l'issue de l'élection et qu'il faudra plusieurs jours pour obtenir des résultats définitifs.

05.03.2026 à 01:15

Le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud du Liban

FRANCE 24

Alors qu'Israël a élargi le champ de ses attaques au Liban, le chef du Hezbollah Naïm Qassem s'est dit, mercredi, déterminé à "faire face" à l'État hébreu. Tsahal a émis, jeudi, de nouveaux ordres d'évacuation visant une banlieue de Beyrouth, avant de frapper des cibles qu'elle affirme être liées au Hezbollah.

05.03.2026 à 00:17

L'Iran n'a pas dit son dernier mot

Cécile GALLUCCIO

Au cinquième jour de guerre, les bombes continuent de tomber sur Téhéran. Israël a visé mercredi un complexe militaire. Mais la République islamique n’a pas dit son dernier mot. L'Iran se battra "quel qu'en soit le prix", a affirmé sur X, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Dans son viseur, l’état hébreu mais aussi les pays du Golfe.

05.03.2026 à 00:01

Angleterre: Manchester City perd du terrain, Chelsea s'éclate

FRANCE24

Futur adversaire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, Chelsea a lui marqué les esprits sur la pelouse d'Aston Villa (4-1) avec un triplé de Joao Pedro, buteur en série depuis le début d'année 2026. West Ham a obtenu contre Fulham (1-0) une victoire qui lui permet d'entrevoir une sortie de la zone rouge à court terme. Nottingham, premier non relégable, compte le même nombre de points et Tottenham n'en a qu'un de plus avant de recevoir Crystal Palace, jeudi. A l'autre bout du classement, il y a peut-être eu un tournant mercredi dans la bataille pour le titre. Arsenal (1er, 67 pts) s'est accroché au but précoce de Bukayo Saka (9e) pour obtenir à Brighton une troisième victoire consécutive en Premier League, après deux derbies londoniens gagnés contre Tottenham et Chelsea. A l'inverse, Manchester City (2e, 60 pts) a perdu le fil à domicile contre Nottingham, un coup d'arrêt qui survient après quatre succès d'affilée en championnat, avec seulement deux buts encaissés. "Sur le terrain, on n'était pas au courant du score, mais on a entendu les supporters célébrer, alors j'ai compris que quelque chose s'était bien passé dans l'autre match", a raconté Saka sur TNT Sports. "Il y a encore beaucoup de matches à jouer donc on doit continuer", a tenté de positiver Pep Guardiola, l'entraîneur de City. Son équipe a mené deux fois au score, sur des buts d'Antoine Semenyo (31e, 1-0) et Rodri (62e, 2-1), mais elle a été reprise à chaque fois, par Morgan Gibbs-White (56e) et Elliot Anderson (76e). Les Citizens ont poussé très fort dans les ultimes secondes mais ont buté sur Murillo, auteur d'une intervention décisive à l'ultime seconde du match (90e+9). Carrick battu Ce résultat casse l'élan des Mancuniens à l'approche d'un choc contre le Real Madrid en huitièmes de finale de Ligue des champions. Chelsea, de son côté, a soigné son moral avant la double confrontation contre le tenant du titre parisien. Les Blues ont renoué avec la victoire en Premier League de belle manière à Villa Park, après avoir enchaîné deux déceptions (matches nuls contre Leeds et Burnley) et une défaite, à Arsenal dimanche dernier. Ce succès permet à Chelsea (5e, 48 pts) de repasser devant Liverpool (6e, 48 pts) et, surtout, de se rapprocher à la fois de Manchester United (3e, 51 pts), battu mercredi à Newcastle, et d'Aston Villa (4e, 51 pts). Les Villans d'Unai Emery, futurs adversaires de Lille en Ligue Europa, ont ouvert le score 120 secondes après le coup d'envoi sur une belle déviation de Douglas Luiz, derrière sa jambe d'appui, à la réception d'un centre de Leon Bailey (2e, 0-1). Mais ils ont été complètement renversés par un triplé de l'attaquant brésilien Joao Pedro (35e, 45e+6, 64e), auteur de dix buts depuis le début d'année. Cole Palmer a aussi participé à la fête (55e, 3-1). Manchester United, de son côté, s'est fait battre en fin de match par une équipe de Newcastle pourtant longtemps réduite à dix, sur une action individuelle brillante de William Osula (90e, 2-1). Le jeune attaquant de 22 ans, tout juste sorti du banc a fait parler sa vitesse en contre-attaque avant d'enrouler une superbe frappe. Il s'agit de la première défaite en championnat pour Michael Carrick, le successeur de Ruben Amorim sur le banc de Manchester United, qui avait lancé son mandat par six victoires et un match nul. Newcastle remonte à la treizième place grâce à ce succès de prestige qui survient après une très mauvaise série (cinq défaites en six matches de championnat), et avant un enchaînement périlleux: Man City en coupe, Barcelone en Ligue des champions et Chelsea en Premier League.

04.03.2026 à 23:51

Détroit d'Ormuz bloqué : quels risques ?

Stéphanie ANTOINE

Des pétroliers navigant aux abords du détroit d'Ormuz ont été pris pour cible par des drones, tandis que des centaines de navires jettent l'ancre à l'extérieur de ce passage maritime étroit entre l'Iran et la péninsule arabique. Téhéran avait annoncé samedi avoir fermé la navigation dans le détroit, par lequel transite 20 % du pétrole mondial. Les explications avec Philippe Chalmin, économiste et professeur à l'Université Paris-Dauphine. 

04.03.2026 à 23:49

Libre-échange : le Brésil ratifie l'accord commercial Union européenne-Mercosur

FRANCE 24

Une semaine après la chambre des députés, le Sénat brésilien a adopté mercredi l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, créant l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde. Il ne manque plus qu'un vote favorable du Paraguay pour que l'accord soit ratifié par tous les pays signataires du bloc sud-américain.

04.03.2026 à 23:47

Coupe de France: Nice arrache la qualification pour les demies à Lorient

FRANCE24

Ce quart de finale entre outsiders de la compétition, marqué par l'expulsion de Pablo Pagis à la 44e pour un tacle dangereux, aura été aussi insipide pendant les 90 minutes de temps de jeu que haletant pendant la séance des tirs au but. Alors que Lorient a eu deux balles de matches après les échecs de Gabin Bernardeau et de Tom Louchet, Sambou Soumano et Arthur Avom ont raté les 4e et 5e chances des Merlus. Il a ensuite fallu attendre le 16e tir pour voir Bamo Meïté envoyer une toute petit frappe facilement repoussée par Yehvan Diouf qui a envoyé les Aiglons dans le dernier carré et leur permet de croire encore à l'Europe, même si leur maintien n'est pas encore assuré en championnat. Avant cela, la rencontre n'a jamais vraiment décollé alors que les deux équipes avaient toutes les raisons de mordre à pleines dents dans ce match. Les Bretons, quasiment assurés du maintien, pouvaient donner à leur saison du centenaire une dimension vraiment spéciale et Nice pouvait sortir un peu de son quotidien difficile en Ligue 1. Pourtant, dès les premières minutes, le match a été haché par des contacts parfois très limites qui ont mis de la tension dans les têtes. Elle a culminé par le duel musclé entre Pablo Pagis et Charles Vanhoutte pour un ballon qui traînait au milieu du terrain et qui a entraîné l'expulsion -- après consultation des images de la VAR, qui faisait son entrée dans la compétition à partir des quarts --, de l'ailier des Merlus, dont un des pieds était décollé (44e). Ce geste inconsidéré de Pagis est peut-être à mettre en lien avec un gros choc qu'il a reçu à la tête après un énorme "tampon" asséné par Antoine Mendy dix minutes plus tôt, auquel l'arbitre Sébastien Dechépy n'a étrangement rien trouvé à redire, mais qui avait peut-être entamé la lucidité du Lorientais. L'expulsion n'a en tout cas pas contribué à débrider le match, alors que des deux côtés, trop peu de décalages ont été créés et que le manque de précision et d'adresse de part de d'autre a fait le reste. Il y a eu ce coup-franc à 18 mètres tiré par Pablo Pagis à la 22e mais la frappe côté ouverte et en force de l'ailier est passée assez loin du cadre. Et que dire de la tête de Morgan Sanson, trouvé sur les six mètres par un centre parfait de Johann Clausse, mais qui est partie elle aussi au-dessus et à côté d'un but pourtant tout proche (75e). Dans le temps additionnel, alors que Nice bombardait la surface lorientaise de centres, une tête de Kevin Carlos a encore atterri sur le haut du filet de Bingourou Kamara (90+3), scellant le zéro pointé de deux équipes dans les tirs cadrés, sur 22 tentatives au total. La folle séance de tirs au but a donné une dimension tragique inattendue à la rencontre même si Nice ne va pas pouvoir savourer longtemps son succès, avec une réception de Rennes à préparer pour dimanche.

04.03.2026 à 23:43

Coupe de France: L'OM rechute, Toulouse file en demi-finales

FRANCE24

Sans surprise, la soirée s'est finie par la colère des supporters, par des sifflets et même par quelques fumigènes lancés sur la pelouse depuis le Virage Nord. Quelques instants plus tôt, le jeune Ethan Nwaneri et le capitaine Leonardo Balerdi, dont l'histoire marseillaise est marquée par ce genre d'erreurs et de coups du sort, avaient raté leurs tirs au but. Le bel arrêt de Geronimo Rulli sur la tentative de Cristian Casseres n'a donc servi à rien et c'est bien le TFC qui jouera les demi-finales avec l'espoir de profiter de l'élimination précoce du Paris SG. Depuis 2016 et la reprise du club par Frank McCourt, l'OM n'a jamais dépassé le stade des quarts de finale en Coupe. Les Toulousains, eux, l'ont gagnée une fois, en 2023, une année où Marseille n'avait rien trouvé de mieux que de chuter contre Annecy (L2), déjà aux tirs au but et déjà à domicile, après avoir éliminé... le PSG. Mais avant les tirs au but, c'est dans le jeu que l'OM a été trop insuffisant mercredi, alors que l'on pensait que le succès arraché dimanche face à l'OL (3-2) avait peut-être lancé Habib Beye et ses hommes vers une fin de saison enthousiasmante. Greenwood d'entrée En fait, il ne reste plus aux Marseillais qu'un seul objectif: accrocher le podium en Ligue 1 pour retourner directement en Ligue des champions. Ils sont pour l'instant 4e, à deux points de Lyon. Et samedi, ils iront à... Toulouse, pour essayer de réduire cet écart. Après avoir encaissé un but après trois minutes de jeu dimanche contre Lyon, l'OM avait pourtant cette fois-ci fait l'inverse. Dès la 20e seconde, juste après le coup d'envoi, le capitaine toulousain Rasmus Nicolaisen est en effet tombé dans le piège tendu par Mason Greenwood d'une feinte de frappe. Sa faute, grossière, a été logiquement punie d'un penalty transformé par l'Anglais lui-même (1-0, 2e). Mais l'OM prend décidément trop de buts, avec Habib Beye comme avec Roberto De Zerbi, et Toulouse est revenu rapidement et facilement, avec une égalisation signée Yann Gboho (1-1, 13e) sur corner après une belle tête de Charlie Cresswell, très moyennement repoussée par Rulli. Derrière, il ne s'est pas passé grand-chose, car le TFC s'est bien regroupé et car Marseille n'a pas trouvé la vitesse et l'intensité réclamées par Beye et qui auraient pu fragiliser le bloc adverse. On a tout de même noté une jolie frappe d'Arthur Vermeeren sur la barre (29e), puis une autre, belle aussi, de Himad Abdelli (32e). incroyable faiblesse Après la pause, on a d'abord retrouvé le meilleur Rulli, avec deux arrêts coup sur coup devant Emersonn et surtout Cresswell (52e). Et quelques minutes plus tard, l'OM est repassé devant grâce à Igor Paixao (2-1, 56e). Centre ou tir ? Difficile à dire mais le gardien toulousain Kjetil Haug était battu. Hélas pour l'OM, sa fragilité défensive n'a donc pas disparu avec le changement de coach. Depuis le début de l'année 2026, Marseille prend ainsi un nombre invraisemblable de buts (au moins deux lors de 11 matchs sur 14). Et sur un nouveau corner, un secteur où les Marseillais auront été d'une incroyable faiblesse tout au long du match, Cresswell a égalisé (2-2, 60e). Derrière, Haug a encore été sauvé par sa barre sur un ballon maladroitement défendu (67e) mais l'ensemble a été d'une grande médiocrité et c'est assez logiquement que les deux équipes ont dû en finir aux tirs au but.

04.03.2026 à 22:50

Ecole de Minab : un cliché des tombes suscite des infox

Anthony SAINT-LÉGER

En conférence de presse sur l'opération "Epic Fury" en Iran, le secrétaire d'état américain Pete Hegseth a été interrogé sur le bombardement d'une école survenu samedi à Minab dans le sud de l'Iran. Il assure que les Etats-Unis enquêtent sur les circonstances de cette frappe. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Aragchi dénonce un massacre de civils et publie une photo aérienne du lieu où seront inhumés les enfants. Le cliché a généré une vague de désinformation.

04.03.2026 à 22:20

Emmanuel Macron exhorte Donald Trump et Benjamin Netanyahu à préserver le Liban

FRANCE 24

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homoloque américain, Donald Trump, et avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qu'il a appelé "à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".

04.03.2026 à 22:19

Verdun: 5.000 euros d'amende requis contre l'organisateur d'un hommage à Pétain

FRANCE24

À l'issue des débats, le tribunal correctionnel a mis sa décision en délibéré au 20 mai, à 14 heures. À la barre, Jacques Boncompain, président de l'Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP), a insisté sur l'aspect selon lui "insupportable" de cette convocation. "Rendez-moi mon honneur!", a lancé aux juges le prévenu de 84 ans aux cheveux blancs. Le 15 novembre, à la sortie d'une messe qu'il avait organisée en hommage au maréchal Pétain dans une église de Verdun, il l'avait qualifié de "plus grand serviteur de la France du XXe siècle". L'événement avait réuni une centaine de manifestants venus s'opposer à cet hommage, ainsi que de nombreux journalistes dont les caméras avaient enregistré les propos litigieux. Pendant la Seconde guerre mondiale, Pétain "a sauvé, devant témoins je peux le dire, au moins 700.000 juifs", avait ainsi déclaré le vieil homme, selon une vidéo mise en ligne par le journal L'Est républicain. Fustigeant une "forme de négationnisme et de révisionnisme historique et judiciaire", la procureure de la République Delphine Moncuit a estimé que M. Boncompain avait voulu remettre en cause une "vérité historique et juridique établie" afin d'"exonérer le régime de Vichy" de son rôle dans la déportation des juifs de France. Compte-tenu du casier judiciaire vierge du prévenu, de son grand âge, de ses problèmes de santé et d'une expertise psychiatrique ayant montré une "altération de son discernement", elle a requis 5.000 euros d'amende. Pendant quatre heures, de nombreux débats historiques ont retenti au sein de la salle d'audience baptisée Georges Blume, du nom d'un greffier né à Verdun et mort déporté en 1944, comme l'a soulevé dans sa plaidoirie Me Julien Bensimhon, avocat de la Licra et de l'Observatoire juif de France. Thèse minoritaire Ni M. Boncompain, ni les deux témoins cités par la défense, n'ont nié ou contesté les propos litigieux. Ils les ont au contraire justifiés, citant quatre historiens qui soutiennent la thèse minoritaire selon laquelle Philippe Pétain aurait "protégé les juifs français". Une vision pourtant dénuée de tout fondement, selon de nombreux autres historiens. "Quand on vient dire que 700.000 Juifs ont été sauvés, on nie complètement l'existence des 80.000" qui sont morts durant la Seconde Guerre mondiale, a souligné Me Bensimhon, qui a appelé le tribunal "à faire preuve d'exemple", alors que l'antisémitisme augmente dangereusement et que "les derniers survivants de la Shoah sont en train de mourir". "Le fascisme arrive" en Europe et en France, a renchéri Me Emmanuel Ludot, avocat d'enfants de déportés, pour qui le prévenu "surfe sur (cette) vague". "La défense nie une réalité", a aussi regretté Me Pierre Brunisso, représentant de la Ligue des droits de l'Homme. En défense, Me Frédéric Pichon a regretté cette comparution: pour lui, un "vieillard leucémique" a été "traîné" en justice face à "une foule de parties civiles venues pour toucher le jackpot". "Personne ne conteste la Shoah" ni l'ensemble des crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale, a insisté l'avocat, pour qui "il n'y a pas une once de méchanceté dans cet homme, qui n'a jamais fricoté avec l'extrême droite" et ne s'est intéressé à Pétain que "dans les dix dernières années de sa vie". Surnommé "vainqueur" de la bataille emblématique de Verdun en 1916, Philippe Pétain prit en 1940 la tête du régime de Vichy qui collabora avec l'Allemagne nazie. Il a été frappé d'indignité nationale en 1945 et condamné à mort, une peine commuée en prison à vie par le général de Gaulle. Il est mort en détention sur l'île d'Yeu en 1951.

04.03.2026 à 22:09

Wall Street parvient à surmonter les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24

Le Dow Jones a gagné 0,49%, l'indice Nasdaq a pris 1,29% et l'indice élargi S&P a avancé de 0,78%. La veille, les cours avaient terminé dans le rouge, plombés par les craintes quant à l'envolée des prix du pétrole et leur possible répercussion sur l'inflation. "Si chaque nouvel événement tend à générer incertitude et inquiétude, l'histoire montre systématiquement que les marchés sont beaucoup plus résilients que ne le pensent la plupart des investisseurs", estime George Smith, de LPL Financial. L'analyste pointe des "réactions immédiates des marchés parfois brutales, mais souvent de courte durée". Après deux jours de forte hausse, les cours du pétrole se sont d'ailleurs stabilisés mercredi. Pour Jack Ablin, de Cresset, "plusieurs facteurs" expliquent la bonne santé du marché boursier américain. Il met notamment en avant auprès de l'AFP la production américaine de brut, supérieure à 13 millions de barils par jour "ce qui signifie que les prix du pétrole pourraient augmenter, mais qu'il n'y aura pas de pénurie". "L'administration Trump a cherché à apaiser les inquiétudes concernant l'approvisionnement énergétique", ajoute Jose Torres, d'Interactive Brokers. Le président des Etats-Unis a déclaré mardi que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers "si nécessaire" à travers ce passage stratégique. Son ministre des Finances a annoncé mercredi que "d'autres annonces" étaient programmées. En parallèle, "les investisseurs ont pris connaissance" d'un certain nombre d'indicateurs économiques "qui leur ont fait pousser un soupir de soulagement", assure Jack Ablin. Les créations d'emplois dans le privé ont accéléré le mois dernier aux Etats-Unis à 63.000, selon l'enquête régulière ADP/Stanford, soit plus qu'anticipé par les analystes. L'activité dans le secteur des services a aussi connu une croissance supérieure aux attentes, atteignant un plus haut depuis 2022, selon l'indice ISM. Les investisseurs attendent désormais principalement le rapport officiel sur l'emploi de février, publié vendredi. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à 10 ans se tendait encore, évoluant autour de 4,09% contre 4,06% la veille en clôture. Vendredi, avant le début de la guerre au Moyen-Orient, il était de 3,94%. Côté entreprises, le spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") CoreWeave a grimpé de 7,75% à 79,50 dollars après l'annonce d'un partenariat pluriannuel avec la start-up d'intelligence artificielle (IA) générative Perplexity. Le laboratoire Moderna s'est envolé de près de 16% à 57,80 dollars, porté par l'annonce d'un accord pour résoudre un litige concernant son vaccin contre le Covid-19. Les titres associés au secteur des cryptomonnaies ont profité de la hausse du bitcoin, à l'image des plateformes d'échange Coinbase (+14,57%) et Robinhood (+8,07%) ou du "mineur" (créateur de monnaie numérique) Riot Platforms (+8,11%). La chaîne de prêt-à-porter à bas coûts Ross Stores a pris 8,03% à 213,52 dollars, profitant de performances financières meilleures qu'escompté pour le quatrième trimestre.

04.03.2026 à 22:03

Liban: le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud

FRANCE24

Le Hezbollah fera face à "l'agression israélo-américaine" et ne se rendra pas, a assuré son chef Naïm Qassem dans un discours diffusé sur la chaîne de son parti, le premier depuis le début samedi de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran. Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei. Le Hezbollah a revendiqué mercredi au moins 15 attaques contre Israël, dont une à l'aide de drones contre les industries aérospatiales israéliennes dans le centre du pays, ciblant pour la première fois une région aussi éloignée de la frontière. Il a également dit avoir visé à l'aide d'un "missile de précision" une base militaire du nord du pays. Dans le sud du Liban, le Hezbollah a rapporté pour la première fois des affrontements "directs" avec des soldats israéliens entrés dans le village de Khiam, à six kilomètres de la frontière avec Israël. La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a annoncé avoir observé "plusieurs mouvements et activités militaires de l'armée" israélienne dans des localités frontalières dont Khiam. Des vidéos de l'AFP montrent deux chars israéliens avancer dans des quartiers résidentiels de ce village. L'armée israélienne a de son côté annoncé avoir déployé "sur plusieurs positions" du sud du Liban des soldats, avec des unités "de l'infanterie, des blindés et du génie". Dans le même temps, l'armée israélienne a demandé aux habitants d'évacuer une vaste zone dans le sud du Liban, entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. Fausses alertes L'aviation israélienne a elle élargi le champ de ses frappes, visant pour la première fois un hôtel à Hazmieh, une banlieue chrétienne de Beyrouth proche du palais présidentiel et de nombreuses missions diplomatiques. Des images de l'AFP ont montré le bâtiment de l'hôtel Comfort dont certaines chambres sont éventrées, et des blessés recevant des soins à la réception. Il n'a pas été possible de savoir quelle cible était visée par cette attaque. Lena, une habitante de ce quartier résidentiel cossu, affirme avoir cru que la banlieue sud qu'il surplombe était visée. "Je me suis bien trompée. A deux pas de chez moi, un hôtel était la cible cette fois-ci", dit à l'AFP cette femme de 59 ans. Dans le même temps, des habitants de plusieurs régions libanaises ont indiqué à l'AFP avoir reçu un message enregistré au téléphone leur demandant d'évacuer, provoquant la panique. L'AFP n'a pas pu s'assurer de la véracité de ces alertes. L'un de ces appels est parvenu au poste-frontière de Masnaa avec la Syrie, qui a été brièvement fermé avant de vérifier qu'il s'agissait d'une fausse alerte, a indiqué un responsable de sécurité à l'AFP. La banlieue sud visée Une série de frappes a en outre visé mercredi matin la banlieue sud de Beyrouth, après des ordres d'évacuation de l'armée israélienne. L'une des frappes a visé un immeuble proche d'un important hôpital, selon un photographe de l'AFP. Au sud de la capitale libanaise, des attaques ont visé Aramoun et Saadiyat, des zones résidentielles qui ne font pas partie des bastions du Hezbollah. Les frappes ont également visé un immeuble de quatre étages dans la ville millénaire de Baalbeck, dans l'est du Liban, où le Hezbollah est fortement implanté. Trois secouristes ont été tués alors qu'ils portaient assistance à des personnes blessées dans des explosions dans le district de Tyr (sud), selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les parties belligérantes doivent respecter le droit international humanitaire et protéger les professionnels de santé", a-t-il rappelé.

04.03.2026 à 21:59

L'Iran, un terrain de guerre très risqué pour l'environnement

Audrey RACINE

La guerre en Iran fait peser de lourds risques de pollution. Les combats en mer entraînent déjà des marées noires. Les frappes sur les installations pétrolières réveillent le souvenir de la guerre au Koweït en 1991, avec des puits de pétrole en feu pendant des jours. Il y a bien sûr le risque nucléaire, même si pour l'instant, les sites iraniens ont été relativement épargnés. Et enfin, il y a les frappes sur les bases militaires qui entraînent des pollutions multiples. 
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