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▸ Les 15 dernières parutions

27.04.2026 à 23:41

Vols de données: un phénomène massif aux finalités criminelles multiples

FRANCE24

"Le vol de données se présente aujourd'hui comme un phénomène inédit tant par l'accélération du nombre de fuites recensées que par leur ampleur", assure cette note confidentielle, selon laquelle le nombre de notifications de violations de données faites à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a fortement augmenté, avec plus de 2.500 notifications au premier semestre 2025, soit un doublement en cinq ans. Ces vols sont facilités par la dématérialisation des échanges et des données (fichiers clients, achats en ligne...) mais aussi par un accroissement des vulnérabilités lié à une utilisation exponentielle et parfois non maîtrisée des nouvelles technologies, à commencer par la confusion des outils informatiques professionnels et personnels. Les enquêtes menées par l'Office anti-cybercriminalité (OFAC) et la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) font ressortir, selon cette note, un profil type: les attaquants sont plutôt des hommes, souvent jeunes (de 13 à 23 ans), majoritairement mineurs (âge moyen: 17 ans), vivant en France, principalement en zone urbaine, socialement isolés et aux motivations hybrides (appât du gain, notoriété...). Jeunes hackers En illustration, les rédacteurs de la note relèvent que l'auteur de l'attaque en décembre contre le ministère de l'Intérieur, interpellé en Haute-Vienne, avait 22 ans. Deux autres complices, âgés eux de 16 et 20 ans, ont été interpellés en Seine-et-Marne. Le hacker de 22 ans était entré en novembre sur un portail de 150 applications du ministère et en a consulté sept, dont celle du traitement des antécédents judiciaires (TAJ), du fichier des personnes recherchées et les fiches Interpol, a rapporté le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'une audition au Sénat le 26 janvier. "Il n'y a pas eu d'utilisation malveillante si ce n'est que d'essayer, je pense, de récupérer des données, comme le font certains hackers, qui ensuite les revendent sur le darknet", a poursuivi M. Nuñez, relevant un hacker "extrêmement compétent" et doté d'"une certaine technicité", qui a extrait une centaine de fiches. Tout aussi jeune - il a 21 ans - un hacker présumé a été arrêté en Vendée, soupçonné d'être derrière une avalanche de piratages de fédérations sportives. Les forums permettent en outre à ces pirates de partager leurs connaissances et de se structurer avant de passer à l'acte. D'après la note, les institutions publiques suscitent un intérêt marqué, dû à l'attention médiatique autant qu'au symbole. L'attaque récente de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a eu un fort impact, d'autant qu'elle a concerné près de 12 millions de comptes. Différentes motivations La Fédération française de tir a elle aussi été victime d'une cyberattaque en octobre 2025: à partir d'un compte compromis, le hacker, âgé de 18 ans, avait ainsi recueilli les informations personnelles (état civil, adresse, téléphone) d'un peu moins de 300.000 personnes. Cette base de données a été mise en vente sur le darkweb pour 10.000 euros et les informations ont été utilisées pour commettre une trentaine de vols par effraction ou par usage de fausse qualité (faux policier, par exemple) au cours desquels des armes ont été dérobées, à Limoges, Nice ou Paris notamment. Car les données, décrites comme "le nouveau nerf du crime" par la note, alimentent très largement plusieurs formes de délinquance, des escroqueries aux cambriolages... et sont souvent exploitées par des groupes criminels, notamment à des fins de corruption. Voire pour faciliter les pratiques d'espionnage économique. "Dans ce contexte", conclut la note, "une posture forte s'impose en matière de cybersécurité, celle-ci pouvant passer par une réponse immédiate et adaptée", comme la généralisation de la double identification. "Plus largement, le respect des règles d'hygiène numérique (gestion des accès, bonnes pratiques des utilisateurs, sécurisation des échanges...) demeure un prérequis essentiel face à une menace désormais massifiée".

27.04.2026 à 23:35

Arnaques en ligne: au Cambodge, des Chinois en colère face à leurs comptes bloqués

FRANCE24

Agitant des drapeaux rouge et jaune de leur pays, les manifestants ont crié leur colère de voir leurs comptes gelés depuis décembre sur la plateforme de paiements numériques H-Pay, anciennement Huione Pay. Des heurts ont éclaté entre certains d'entre eux brandissant des parapluies et des agents de sécurité locaux armés de matraques, faisant au moins deux blessés parmi les protestataires. Li Xiong, ancien président du groupe Huione qui possédait plusieurs compagnies proposant des services de commerce électronique, de paiement et d'échange de cryptomonnaies, a été extradé du Cambodge vers la Chine le 1er avril. Pékin l'accuse d'être au coeur d'une organisation criminelle de jeux d’argent et de fraudes. En 2025, l'entité enquêtant sur les crimes financiers (FiNCEN) du département du Trésor américain a classé le groupe Huione au rang de "préoccupation majeure en matière de blanchiment d’argent" qui, selon les autorités américaines, sert les intérêts de la Corée du Nord et de cybercriminels d'Asie du Sud-Est. Mais les manifestants affirment n'avoir aucun lien avec ces crimes présumés et demande à la Banque nationale du Cambodge (BNC) de débloquer leurs comptes. "Nous sommes des citoyens chinois. Nous soutenons la répression des jeux d'argent illégaux en ligne et des gains illicites", s'exclame Wang Xijun, propriétaire d'une entreprise de construction et de rénovation. "Mais ne touchez pas les citoyens ordinaires comme nous". "Rendez l’argent du peuple !", s'emporte le chef d'entreprise, affirmant avoir 50.000 dollars bloqués sur son compte, ce qui l'empêche de payer son personnel depuis environ trois mois. Même colère pour Li Shangfu, 54 ans, travaillant dans la restauration et l'hôtellerie, qui affirme avoir des dizaines de milliers de dollars bloqués sur la plateforme de Huione. "Je veux que le gouvernement nous donne une réponse (...). Cet argent existe-t-il encore ou non ?", interroge M. Li. Comme d'autres Chinois au Cambodge, il utilisait la plateforme du groupe Huione parce qu'il pensait qu'elle était "digne de confiance" et pratique pour les transactions. Licences révoquées D'autres manifestations ont déjà eu lieu en avril devant la BNC et l'ambassade de Chine à Phnom Penh. La BNC a indiqué que les licences commerciales des plateformes appartenant à Huione avaient été révoquées, ajoutant que les créanciers de Huione Pay devaient s'adresser aux tribunaux. Les créanciers de H-Pay peuvent eux déposer leurs réclamations auprès d’un liquidateur. Pékin accuse M. Li d'être un membre clé du réseau criminel du magnat d'origine chinoise Chen Zhi, qui entretenait des liens étroits avec les élites politiques cambodgiennes et qui a lui-même été arrêté au Cambodge et extradé en Chine en janvier. Chen Zhi a aussi été inculpé en octobre par les autorités américaines, qui affirment que son conglomérat, le groupe Prince, l'un des principaux conglomérats cambodgiens, servait de paravent à un "vaste empire de cyberfraude". Le Cambodge est devenu ces dernières années une place forte de la cybercriminalité. Des arnaqueurs, contraints ou non de travailler sous la menace, y piègent des internautes du monde entier, via notamment de fausses relations amoureuses ou des investissements dans les cryptomonnaies. Les autorités cambodgiennes affirment réprimer ces activités illicites, avec plus de 13.000 arrestations et expulsions de ressortissants étrangers impliqués dans des escroqueries en ligne depuis début 2025. Et plus de 240.000 personnes, dont des Chinois, des Indonésiens, des Indiens et d'autres nationalités, accusées d’être impliquées dans des arnaques, ont "quitté volontairement" le Cambodge entre janvier et avril, a indiqué le gouvernement la semaine dernière. Des clients cambodgiens de groupe Huione, sont aussi venus manifester leur désarroi. Parmi eux, Sopheak, une vendeuse ambulante de 42 ans, qui dit ne pas pouvoir retirer les 36.000 dollars visibles sur son compte ouvert il y a trois ans pour des clients chinois. "Cet argent, c’est mon sang et ma sueur", s'indigne Sopheak.

27.04.2026 à 23:27

Tirs au dîner des correspondants : une attaque mise en scène par la Maison Blanche ?

Maya YATAGHENE

Samedi, un homme a tenté de s’introduire dans la salle du gala annuel de la presse à Washington. Selon la Maison Blanche, son intention était de viser Donald Trump et plusieurs responsables de son administration. Comme pour les précédentes tentatives d'assassinat contre le Président américain, l'attaque a généré une vague de complotisme sur la toile. Certains affirment que Karoline Leavitt savait que des tirs auraient lieu, d'autres que JD Vance a été volontairement évacué avant Donald Trump.

27.04.2026 à 23:21

La ville de Kidal au Mali sous contrôle des rebelles

Meriem AMELLAL

La ville de Kidal dans le nord du Mali est sous le contrôle des rebelles indépendantistes touareg et des groupes jihadistes. La ville est tombée après une série d'attaques coordonnées menées contre des positions stratégiques de larmée malienne à travers le pays. Ce n'est pas la première fois que cette ville stratégique bascule d'un camp à l'autre, mais cette fois les mercenaires du groupe russe "Africa Corps" ont négocié leur retrait. 

27.04.2026 à 23:09

L'excision, tragédie silencieuse pour des fillettes indigènes de Colombie

FRANCE24

Une pratique parfois mortelle qui perdure dans certaines communautés indigènes de Colombie, seul pays d'Amérique latine où elle existe et dans lequel une interdiction est à l'étude. Dans les montagnes plantées de caféiers du département de Risaralda (ouest), territoire ancestral des peuples embera, l'ablation du clitoris continue de toucher des dizaines voire des centaines de fillettes. Aucun chiffre officiel n'existe. Mme Guasorna, âgée de 74 ans, a appris qu'elle avait subi une excision à la naissance à travers des rumeurs, ensuite confirmées par sa sœur. Chez les embera, le sujet est tabou. "On voyait souvent des fillettes mortes", raconte-t-elle à l'AFP, "on pensait que c'était normal". Cette agricultrice a aidé aux accouchements des femmes de sa famille mais sans pratiquer de mutilations génitales. Pour éradiquer cette pratique, certaines dirigeantes autochtones ainsi que des parlementaires ont présenté pour la première fois un projet de loi actuellement débattu au Parlement colombien. Son objectif: interdire l'excision, mais sans infliger de peine de prison aux accoucheuses, considérées comme victimes du "manque d'information". L'initiative prévoit surtout des actions de prévention. - Enterrées sans acte de décès - Dans les communautés où elle est pratiquée, l'excision est censée éviter que les bébés deviennent des filles "faciles" ou que leur clitoris grandisse au point de se transformer en pénis, expliquent les femmes embera. Sans cet organe, dont la fonction est le plaisir, les relations sexuelles sont parfois associées à la souffrance. Etelbina Queragama a le visage peint de dessins traditionnels. Cette femme au foyer de 63 ans raconte qu'elle n'a "jamais" rien senti d'autre au cours des rapports sexuels que des "douleurs". L'un de ses sept enfants traduit ses paroles de l'embera vers l'espagnol. L'ablation totale ou partielle du clitoris peut entraîner hémorragies et infections, parfois même la mort, et constitue une violation des droits fondamentaux des fillettes, rappelle l'Organisation mondiale de la santé. D'après l'ONG Equality Now, 204 mutilations génitales ont été pratiquées en Colombie entre 2020 et 2025. Il n'existe pas de chiffre consolidés: l'éloignement des communautés et le secret qui entoure ce phénomène rendent difficile le recensement des cas dans le pays sud-américain. "Il y a un sous-enregistrement incroyable", affirme Sarita Patiño, médecin dans l'un des hôpitaux qui voit passer des victimes, à Pueblo Rico. Depuis le début de l'année, elle compte déjà six cas. En février, un bébé âgé de six mois est arrivé avec de la fièvre. "La petite avait une mutilation du clitoris, (...) comme une brûlure", raconte la médecin. Selon Francia Giraldo, dirigeante embera, de nombreuses fillettes meurent sans même passer par l'hôpital, sans certificat de naissance ni acte de décès. Elles "se vident de leur sang" et "certaines (mères) ne les amènent pas à l'hôpital, elles les enterrent" directement, explique-t-elle. - Coutume venue d'Afrique - Pour Carolina Giraldo, historienne et députée à l'origine du projet de loi, la théorie la plus solide veut que la pratique soit arrivée d'Afrique où elle a encore lieu dans 33 pays. "Cette transmission culturelle pourrait être née de l'interaction entre les embera et les esclaves africains" pendant la période coloniale, dit-elle. Il existe en Colombie d'importants contacts et métissages entre les populations autochtones et afro-colombiennes. Selon les Nations unies, le nombre de femmes ayant subi une mutilation génitale est estimé à 230 millions dans le monde. Dans la réserve embera de Pueblo Rico, beaucoup détournent le regard ou se taisent, visiblement mal à l'aise, lorsque le sujet de l'excision est abordé. Sous la juridiction indigène, pratiquer une ablation du clitoris est théoriquement puni par le port d'un carcan en bois. Francia Giraldo est la première femme à diriger sa communauté et l'un des visages les plus visibles du projet de loi. Elle souhaite voir "des femmes qui défendent les droits des femmes" se rendre dans les territoires les plus reculés pour sensibiliser à la lutte contre les mutilations génitales. Les accoucheuses ne font que suivre une coutume, souligne-t-elle, en plaidant pour un plan étatique et de la pédagogie. "Cela me fait mal quand on nous traite d'assassines, d'ignorantes", confie-t-elle.

27.04.2026 à 23:09

Masters 1000 de Madrid: Zverev, tout en puissance, se débarrasse d'Atmane

FRANCE24

Malgré une petite frayeur en fin de partie alors qu'il semblait avoir le match bien en main, Zverev a malgré tout réussi à faire la différence pour écarter Atmane en 1 heure et 37 minutes. Dans ce Masters 1000 de Madrid qu'il apprécie particulièrement - il s'y est imposé deux fois, en 2018 et en 2021 -, l'Allemand de 29 ans atteint les huitièmes de finale pour la 9e fois en autant de participations. Il affrontera pour une place en quart de finale le Tchèque Jakub Mensik (27e), vainqueur en fin de programme du Russe Karen Khachanov (16e) 6-4, 7-6 (13/11). "Jusqu'à 6-3, 5-2 je jouais un tennis parfait mais j'ai ressenti une petite blessure, je ne veux pas dire de quoi il s'agit mais j'espère que ça ira pour la suite", a déclaré Zverev à l'issue de la partie. Tout en contrôle, il semblait effectivement se diriger vers une victoire très facile mais il a finalement dû en passer par un jeu décisif dans la seconde manche pour s'imposer. De son côté, Terence Atmane, les mollets enserrés dans des bandages deux jours après avoir battu son compatriote Ugo Humbert dans un match où il avait souffert de violentes crampes, n'a pas semblé diminué physiquement. Mais sans doute en manque de repères sur ce court aux larges dégagements, le Français a été surpris à plusieurs reprises par des rebonds capricieux de la balle. Balle en tribunes Auteur de nombreuses fautes directes (24, contre seulement 12 pour Zverev), le Français pourra sans doute regretter de ne s'être libéré qu'une fois le dos au mur, en fin de deuxième set. Après un début de match équilibré (3-3), Zverev a fait parler sa puissance. Très efficace sur son service, l'Allemand, précis, a ensuite pris deux fois le service d'Atmane pour remporter tranquillement la première manche (6-3). Le Français, qui a lâché le premier set sur une demi-volée ratée, a envoyé de dépit une balle en tribunes et écopé d'un avertissement. "Il y a la place, retourne-le", lui conseillait son coach Guillaume Peyre avant la reprise de la deuxième manche. Mais Zverev, imperturbable, a poursuivi sa démonstration. L'Allemand, qui restait sur 40 victoires et une seule défaite contre des adversaires gauchers depuis Roland-Garros 2023 (seulement battu par l'Américain Learner Tien à Acapulco l'année passée), a déroulé pour se procurer deux balles de match à 5-2. Toutefois, Atmane est parvenu à écarter la menace et à enfin jouer plus libéré pour remporter son engagement et réussir dans la foulée son seul break de la rencontre, revenant à 5-4. Le Français a encore écarté une balle de match grâce à un ace pour égaliser à 5-5 et pousser Zverev au jeu décisif. Mais à partir de 2-2, l'Allemand s'est détaché et a joué très juste, au contraire d'Atmane qui a de nouveau commis plusieurs fautes pour finir par s'incliner 7 points à 2.

27.04.2026 à 22:59

Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat

FRANCE24

Des centaines de personnes vêtues de blanc, agitant des drapeaux ou des carrés de papiers immaculés, se sont réunies pour porter en terre six cercueils bénis par un prêtre, a constaté l'AFP. L'une des banderoles brandies appelle au "respect de la vie, du territoire et (au) droit à vivre en paix". "Assez d'innocents tombés dans cette guerre si absurde", clame une autre, tandis que des photos des défunts, majoritairement des mères de famille, étaient exhibées par leurs proches éplorés. Ces victimes civiles ont été frappées par une bombe de forte intensité pendant qu'elles circulaient sur la route Panaméricaine reliant les villes de Cali et de Popayan, dans le département de Cauca. Les autorités l'attribuent à l'EMC (Etat-major central), la principale dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui n'a pas adhéré à l'accord de paix de 2016 et sème la terreur en Colombie sous la direction d'Ivan Mordisco, le criminel le plus recherché de ce pays. C'est l'attentat le plus mortel contre des civils depuis l'explosion de la voiture piégée ayant fait 36 morts qui avait ciblé en 2003 le club El Nogal, un lieu de rassemblement de la haute société de Bogota, attribuée aux Farc, aujourd'hui dissoutes. 31 attaques Quelque 56 personnes ont été blessées dans l'attentat de samedi et, depuis vendredi, 31 actions attribuées à la guérilla ont au total été enregistrées dans trois départements limitrophes, a dit à l'AFP une porte-parole des forces armées. Cette "vague terroriste", à l'approche de l'élection présidentielle du 31 mai, est une réponse aux opérations militaires dans la zone, a assuré le ministre de la Défense Pedro Sanchez, accusant de "crimes de guerre" cette guérilla qui se finance principalement par le trafic de cocaïne. "Le terrorisme, lorsqu'il est employé de cette manière, (...) c'est parce que la pression est si forte (...) que la seule option est d'attaquer ceux qui sont sans défense", a-t-il dit sur les radios locales. L'offensive s'est poursuivie lundi. A Jamundi, dans le département de Valle del Cauca, des militaires ont retrouvé un camion chargé de poulets entièrement calciné, a constaté un journaliste de l'AFP. Et à l'aube, dans une zone de culture de coca du Cauca voisin, une camionnette chargée d'explosifs a sauté sans faire de victimes, selon des médias locaux. Le Cauca est l'un des départements les plus visés par les attaques de la guérilla à l'approche du scrutin. Elizabeth Dickinson, la directrice pour l'Amérique latine d'International Crisis Group, a estimé auprès de l'AFP qu'il s'agissaitt d'"un message adressé à l'Etat : +Nous sommes ici et c'est nous qui commandons+". Pour Laura Bonilla, la directrice adjointe de la Fondation Paix et Réconciliation, ces attaques s'inscrivent dans une stratégie "d'insécurité et de déstabilisation" destinée à maintenir le "contrôle sur la population civile". "Climat de peur" Le président Gustavo Petro a qualifié les rebelles de "terroristes" et ordonné une intensification des opérations pour les neutraliser. Depuis son investiture en 2022, le premier président de gauche de l'histoire de la Colombie a tenté, sans succès, de négocier la paix avec les principales organisations armées, qui se sont au contraire renforcées. L'expansion des groupes armés "a échappé au contrôle du gouvernement", leurs effectifs ayant doublé en dix ans pour atteindre 27.000 combattants, a souligné Gerson Arias, chercheur à la Fondation Idées pour la Paix. Depuis l'accord de paix de 2016, divers groupes criminels se disputent les revenus du trafic de drogue, de l'extraction minière illégale et de l'extorsion, un phénomène que "la paix totale (voulue par M. Petro) n'a pas réussi à endiguer", selon Mme Dickinson. Les candidats à la présidentielle ont condamné l'attentat. L'héritier politique de Gustavo Petro et favori des sondages, Ivan Cepeda, a mis en garde contre l'impact électoral dans une région où la gauche bénéficie d'"un large soutien", évoquant des évènements ayant pour but de "générer un climat de peur favorisant les intérêts de secteurs d'extrême droite". Pour les deux candidats qui le talonnent dans les intentions de vote, la responsabilité incombe au camp au pouvoir. "Il ne s'agit pas d'actes isolés mais d'une stratégie visant à déstabiliser le gouvernement de Petro", a ainsi déclaré l'avocat d'extrême droite Abelardo de la Espriella. La sénatrice Paloma Valencia, candidate du parti de l'ex-président de droite Alvaro Uribe (2002-2010), juge quant à elle que le gouvernement a "laissé la violence prospérer".

27.04.2026 à 22:47

Mercenaires français, 1 000 terroristes tués… Les intox sur les attaques jihadistes au Mali

Quang PHAM

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le mouvement séparatiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont mené ce week-end des attaques coordonnées contre différentes villes maliennes. Plusieurs intox sur le bilan de cette offensive terroriste ont alors été diffusées par des internautes qui soutiennent la junte au pouvoir au Mali.

27.04.2026 à 22:17

Irak : l'homme d'affaires Ali al-Zaïdi nommé Premier ministre

FRANCE 24

Le président irakien Nizar Amedi a nommé lundi l'homme d'affaires Ali al-Zaïdi comme Premier ministre. Cette annonce intervient après le retrait de la candidature de Nouri al-Maliki, que les États-Unis ne voulaient pas voir revenir au pouvoir.

27.04.2026 à 22:11

La Cour suprême américaine examine un recours de Bayer sur les plaintes contre le Roundup

FRANCE24

Les neuf juges, six conservateurs et trois progressistes, devront statuer sur la recevabilité des plaintes déposées dans les différents Etats américains contre des produits approuvés sans avertissement sanitaire par l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA). Bayer, qui a racheté Monsanto en 2018, invoque la loi fédérale FIFRA sur les pesticides, faisant valoir qu'elle interdit aux Etats d'imposer des avertissements sanitaires supplémentaires. "Le Congrès voulait simplement une uniformité en matière d'avertissements de sécurité sur les étiquettes de pesticides", a plaidé l'avocat de Bayer, Paul Clement. Une décision en faveur de la partie adverse "ouvrirait la voie à une responsabilité écrasante" pour les fabricants "et nuirait aux intérêts des agriculteurs dont les moyens d'existence dépendent des pesticides approuvés fédéralement", a-t-il affirmé. Soutenu par l'administration Trump, Bayer rappelle que l'EPA considère que le glyphosate, principe actif du Roundup, n'est pas cancérogène. Il est toutefois classé comme un "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). A l'origine de cette affaire, la condamnation de Monsanto en octobre 2023 par un jury du Missouri à une indemnisation d'1,25 million de dollars à John Durnell, un homme ayant développé une forme de cancer qu'il attribue à son exposition à l'herbicide controversé. La représentante du gouvernement, Sarah Harris, a également insisté sur l'intérêt d'une réglementation unique, un argument auquel plusieurs des juges se sont montrés sensibles. "Si l'Iowa dit que cela provoque peut-être le cancer, que la Californie dit que cela provoque absolument le cancer, tandis qu'un autre Etat dit le contraire, donc il faut inscrire cela aussi sur l'étiquette, ça éliminerait l'uniformité de l'étiquetage", a-t-elle expliqué. "D'un autre côté", lui a objecté le président de la Cour, John Roberts, "s'il s'avère qu'ils ont raison, peut-être aurait-il mieux valu qu'ils aient l'occasion de pouvoir signaler ce danger à l'attention de la population pendant que le gouvernement fédéral effectuait son processus" d'évaluation des risques sanitaires. Ashley Keller, l'avocat de John Durnell, a souligné que l'EPA n'était pas infaillible et ses prescriptions parfois en retard sur l'état des connaissances scientifiques. "Il y a beaucoup de gens consciencieux qui travaillent dans cette agence, mais nous pouvons tous nous accorder sur le fait qu'il y a parfois des choses qui passent entre les mailles du filet", a-t-il rappelé. Depuis 2018, Bayer a déjà déboursé plus de 10 milliards de dollars pour régler des litiges liés au glyphosate et il a provisionné ces derniers mois plus de 8 milliards pour ceux encore en cours. La Cour suprême devrait statuer d'ici le terme de sa session annuelle, fin juin.

27.04.2026 à 22:09

Wall Street joue la prudence en préambule d'une semaine intense

FRANCE24

Le Dow Jones a cédé 0,13%. Les indices Nasdaq (+0,20%) et S&P 500 (+0,12%) se sont tout de même chacun octroyé un nouveau record, le deuxième d'affilée après celui de vendredi. L'intégralité de la séance s'est déroulée sans grand dynamisme. Les investisseurs ont pris le parti de patienter avant d'accueillir une salve de performances trimestrielles. Selon Adam Sarhan, de 50 Park Investments, l'optimisme est de mise quant à ces publications. "Jusqu'à présent, la saison des résultats s'est avérée relativement solide", remarque-t-il auprès de l'AFP. Certains résultats ont même été accueillis avec un fort enthousiasme: Intel s'est ainsi envolé de plus de 23% vendredi. "Le marché laisse le bénéfice du doute" aux entreprises "et restera optimiste" tant qu'il ne recevra pas d'informations décevantes, assure l'analyste. Amazon, Microsoft, Alphabet, Meta et Apple, lourdes valorisations de la place américaine, seront à ce titre attendues au tournant mercredi et jeudi. En attendant, l'absence d'avancée sur le front du Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d'Ormuz, qui maintient une forte tension sur les prix du pétrole, n'a pas semblé chambouler les indices boursiers. Wall Street choisit de "faire abstraction" et de "se concentrer sur les résultats d'entreprises, moteurs" de sa progression, relève Mark Malek, de Siebert Financial. La place américaine "a raison" de faire ce choix, juge l'analyste. Selon lui, les entreprises mettront d'elles-mêmes en avant dans leurs prévisions les conséquences attendues de la flambée des prix de l'énergie sur leur modèle financier. Côté macroéconomie, les investisseurs s'apprêtent à accueillir les décisions d'une longue liste de banques centrales cette semaine, avec notamment la Réserve fédérale (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE). Un maintien de leurs taux est attendu, mais les discours des responsables monétaires seront scrutés, notamment sur les risques inflationnistes posés par le conflit au Moyen-Orient. Les taux de la dette souveraine des pays ont d'ailleurs déjà largement grimpé depuis le début de la guerre. Vers 20H30 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait ainsi à 4,34% contre 4,30% vendredi et 3,94% fin février. Au tableau des valeurs, les spécialistes des puces mémoire ont connu une bonne journée à l'instar de Sandisk (+8,11%) et Micron (+5,60%). Le cabinet Melius Research a estimé dans une note que le secteur était en bonne passe pour continuer de profiter du développement de l'intelligence artificielle (IA) dans les années qui suivent. Le studio hollywoodien Lionsgate (+7,09% à 12,24 dollars) a été récompensé pour le démarrage tonitruant du biopic sur Michael Jackson au box-office américain. Pour son premier week-end d'exploitation, le film a engrangé 97 millions de dollars. Le groupe américain Organon (+16,87% à 13,16 dollars), spécialisé dans la santé des femmes, s'est envolé après l'annonce de son rachat par le laboratoire pharmaceutique indien Sun Pharmaceutical, sur une valorisation de 11,75 milliards de dollars.

27.04.2026 à 22:07

Kickboxing : le Grand Palais de Paris transformé en ring, le pari fou de Yacin Berrabah

FRANCE24

Le 30 avril 2026, le Grand Palais accueille un gala exceptionnel consacrée aux sports de combat, réunissant l’élite française du kickboxing dont le multiple champion du monde français Cyril Benzaquen qui va remettre son titre en jeu. Il co-organise cet évènement avec l'entrepreneur Yacin Berrabah. Celui-ci souhaite redonner une visibilité durable à la boxe française, restée en retrait ces dernières années malgré ses champions.

27.04.2026 à 22:07

Mali : les militaires au pouvoir vacillent-ils ?

Anthony SAINT-LÉGER

Retour à un calme précaire au Mali, notamment à Bamako la capitale et Kati, fief des militaires. Ce week-end, des attaques à l'ampleur et à la coordination inédites dans le pays. D'un côté l'armée malienne, de l'autre les jihadistes du JNIM alliés aux indépendantistes touareg. Un coup sans précédent pour la junte au pouvoir. 

27.04.2026 à 21:15

Des tirs pakistanais font sept morts et 85 blessés en Afghanistan, selon les autorités

FRANCE24

"Toutes les victimes sont des civils", a précisé ce responsable, Muzaffar Mukhlis. Le conflit entre le Pakistan et l'Afghanistan a fait des centaines de morts et de blessés depuis le 26 février, selon des chiffres de l'ONU. "Aujourd'hui (lundi), le régime militaire pakistanais a tiré des obus de mortier et des roquettes sur Asadabad, le chef-lieu de la province de Kunar" et sur un autre district de cette région frontalière, a affirmé sur X Hamdullah Fitrat, le porte-parole adjoint du gouvernement taliban. "Des maisons civiles et l'Université ont été visées", a-t-il ajouté. Il avait fait état, plus tôt dans la soirée, de "70 civils blessés, dont 30 étudiants ainsi que des femmes et des enfants, et quatre tués". Un correspondant de l'AFP à Asadabad a parlé à plusieurs habitants de cette ville dont les proches ont été blessés. Le ministère pakistanais de l'Information a nié sur X avoir frappé des zones d'habitation ou l'Université d'Asadabad, qualifiant les propos en ce sens de "mensonges éhontés". A Asadabad, l'atmosphère était tendue lundi soir, avec de nombreux points de contrôle et des drones survolant cette cité proche du Pakistan déjà bombardée fin mars, a constaté un correspondant de l'AFP. "Il jouait, un obus est tombé" A l'hôpital provincial, Zmarai Kunari, un professeur de 40 ans du district de Sarkano, est venu soutenir son frère. "Il a été blessé dans le bombardement pendant qu'il allait chercher son oncle. Les fils de mon oncle ont aussi été blessés et l'un d'entre eux est mort", raconte-t-il à l'AFP près du lit où son frère est soigné. Sahatullah, un habitant d'Asadabad âgé de 22 ans, est quant à lui au chevet de son neveu : "Il jouait dehors, un obus est tombé, il a été blessé". Dans la province frontalière de Paktika, dans le sud-est de l'Afghanistan, des gens ont aussi signalé des tirs pakistanais lundi. "Une personne a été tuée dans le village de Rabot aujourd'hui", a dit à l'AFP Mushtaq Wazir, qui vit dans le district de Barmal. Un autre habitant de cette région, Suhbat Katwazi, a aussi fait état d'un mort dans ce village quand "un obus de mortier a touché une maison". Le Pakistan et l'Afghanistan sont en conflit depuis des mois. Le premier accuse le second d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan. Les autorités talibanes afghanes le démentent. Les violences se sont intensifiées le 26 février, le Pakistan évoquant même alors une "guerre ouverte" contre l'Afghanistan et bombardant plusieurs fois sa capitale Kaboul, ainsi que Kandahar (sud) où vit le chef suprême des talibans et des zones frontalières. Après une frappe pakistanaise sur un hôpital pour toxicomanes de Kaboul le 16 mars qui a fait des centaines de morts et de blessés, selon l'ONU, et suscité des condamnations internationales, une trêve était restée en vigueur au moment de la fête de l'Aïd el-Fitr, à la fin du ramadan donc. Elle avait pris fin le 24 mars. Pékin avait annoncé en avril que le Pakistan et l'Afghanistan avaient "consenti" au cours de pourparlers en Chine à éviter toute nouvelle escalade. Selon un dernier bilan de l'ONU datant de mi-mars, au moins 76 civils afghans ont été tués dans ce conflit depuis le 26 février auxquels s'ajoutent les 250 morts au moins dans la frappe contre l'hôpital dans la capitale afghane le 16 mars. Environ 94.000 personnes ont été déplacées par les affrontements, selon la même source, dont plus de 25.000 dans la province de Kunar. strs-ash-qb-iw/bds

27.04.2026 à 21:12

"Coup monté" : les théories du complot explosent après les tirs au gala de la presse à Washington

Khatya CHHOR

Des théories conspirationnistes inondent les réseaux sociaux après qu'un assaillant a trompé la vigilance des forces de sécurité lors du dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche organisé samedi à Washington. Selon celles-ci, l'attaque aurait été fomentée pour redonner du capital sympathie à Donald Trump, au plus bas dans les sondages avant les élections de mi-mandat prévues en novembre.
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