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▸ Les 15 dernières parutions

19.08.2026 à 08:41

Royaume-Uni: l'inflation repart à la hausse en juillet, à 2,9%

FRANCE24

Cette progression, conforme aux attentes du marché, marque la première accélération de l'inflation depuis mars, selon les chiffres publiés mercredi par l'Office national des statistiques (ONS). "L'inflation liée à la guerre en Iran continue d'avoir un impact sur les prix ici, au Royaume-Uni, mais l'économie britannique demeure résiliente", a estimé le ministre des Finances John Healey dans un communiqué. "Il reste encore du travail pour restaurer l'espoir et bâtir une économie plus forte", a-t-il ajouté. Cette augmentation s'explique par le relèvement de 13% du plafond des prix de l'énergie le 1er juillet, décidé par l'autorité de l'énergie du Royaume-Uni, l'Ofgem, en raison de la hausse des cours du gaz liée à la guerre au Moyen-Orient. Le Premier ministre Andy Burnham, arrivé en juillet à Downing Street en remplacement de Keir Starmer, a fait de la lutte contre la vie chère une priorité et a promis de présenter des mesures pour soutenir les ménages. Il a déjà annoncé la suppression de la TVA sur l'électricité cet hiver et a rétabli un plafond de 2 livres (2,35 euros) sur les tarifs des bus en Angleterre à partir de janvier. Les attentes sont nombreuses et les spéculations vont bon train quant aux aides aux ménages et aux hausses d'impôts qui pourraient être annoncées, à l'approche du premier budget, qui sera présenté le 28 octobre par M. Healey. "L’inflation devrait se modérer dans les prochains mois, à mesure que les mesures gouvernementales commenceront à produire un effet", estime Jonathan Raymond, analyste chez Quilter Cheviot. Mais cela ne se produira "sans doute pas au rythme nécessaire pour que la Banque d'Angleterre se sente suffisamment en confiance pour envisager des baisses de taux", ajoute-t-il. Le pouvoir d'achat des Britanniques a été durement entamé ces dernières années par une inflation qui a culminé à des niveaux inédits depuis des décennies avant de ralentir progressivement.

19.08.2026 à 08:22

En Ukraine, l'ex-ministre Fedorov appelle à des élections malgré la guerre avec la Russie

FRANCE 24

L'ancien ministre ukrainien ⁠de la Défense, Mykhaïlo ​Fedorov, a appelé mardi soir à la tenued'élections. Un scrutin que la guerre avec la Russie rend complexe, mais qu'il juge indispensable afin de "restaurer le processus démocratique". 

19.08.2026 à 07:49

Incendies : reconstruire à l'identique c'est "n'avoir rien compris" aux vulnérabilités, alerte une géographe

FRANCE24

Autrice du livre "L'épreuve du feu, habiter autrement la Terre", elle appelle, dans un entretien à l'AFP, à revenir à un urbanisme adapté aux feux de forêt avec plusieurs ceintures de pare-feux entre les zones habitées et les forêts. Lundi en Gironde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé que pour les sinistrés qui voudraient reconstruire "je ne dirais pas à l'identique (...), mais quelque chose d'équivalent, il faut que ce soit possible, et possible très rapidement". Réponse : "Il s'agit d'une forêt hautement combustible, et, en plus, dans une région très touristique. En été, il y a un afflux de personnes qui n'ont aucune culture du risque, aucune culture du feu, qui arrivent à proximité de cette forêt très inflammable. Donc clairement, la situation est explosive dans cette région. Reconstruire à l'identique et très vite, comme l'a dit Sébastien Lecornu, sans tirer aucune leçon, c'est n'avoir rien compris à la production de vulnérabilités territoriales qui sont une des causes majeures de l'endommagement important. Il faut reconstruire mieux et aller davantage vers des logiques de sobriété foncière. Il va falloir limiter la constructibilité de certains terrains. La problématique dépasse très largement le strict incendie de forêt. Face à l'ampleur des aléas climatiques, qui sont renforcés par le changement climatique, il y a des endroits où il va falloir accepter de ne plus construire, à cause du recul du trait de côte, des inondations, ou encore des incendies de forêt." R : "La plupart des incendies se déclarent dans les interfaces habitat-forêt, donc les zones de contact entre l'humain, qui provoque les feux, et les espaces de végétation. Les cœurs de forêt ne sont pas le problème, ce sont les lisières des communes, plutôt périurbaines. Dans les villages traditionnels méditerranéens, on a un bourg d'habitat très dense, avec autour des champs, du maraîchage, ou de la vigne et donc une certaine humidité. Cette ceinture agricole est un premier pare-feu. En deuxième périphérie on a l'espace pastoral où les troupeaux s'alimentent et où on va utiliser le feu comme un outil d'entretien pour limiter la croissance de la végétation. Cela crée un deuxième pare-feu. Et en troisième périphérie, il y a la forêt, l'espace sauvage, qui est séparé de l'espace habité. Il n'y a pas de frontière directe mais une succession de pare-feux. Il faut qu'on retrouve cette idée, qu'on repense l'intégralité de notre manière d'aménager les territoires pour avoir des ceintures de protection autour des zones habitées. En France, 7.000 communes sont exposées au risque feu de forêt, mais 287 sont dotées d'un plan de prévention du risque d'incendie de forêt (qui délimite notamment des zones en fonction du niveau de risque et fait des recommandations de prévention, NDLR). C'est problématique d'avoir aussi peu intégré l'enjeu des incendies à l'urbanisme. L'urbanisme moderne, qui favorise l'étalement urbain, le développement résidentiel et/ou touristique et qui profite de la déprise agricole, nous a fait perdre des compétences de gestion de la végétation et a produit des structures spatiales vulnérables." R : "On a très longtemps traité les risques naturels et les risques technologiques de manière très séparée. Aujourd'hui on parle de plus en plus des risques NaTech, la conjonction des deux : un aléa naturel va provoquer un effet cascade, l'explosion d'un site Seveso par exemple, et aggraver le risque d'endommagement sur les territoires, pour les populations et même limiter la possibilité de maîtriser l'incendie. Les sites Seveso n'ont pas du tout été anticipés du point de vue des incendies de forêt, on a un retard sur la prise en compte des risques NaTech. Or, on a de plus en plus d'incendies et dans des départements de plus en plus septentrionaux, donc la problématique va augmenter dans les années à venir."

19.08.2026 à 07:43

Le changement climatique, principal moteur de la surchauffe des mers européennes, selon une étude

FRANCE24

"De l'Atlantique au large de l'Irlande jusqu'à la Méditerranée, les mers européennes connaissent une hausse alarmante de leurs températures", avec cet été jusqu'à 6°C au-dessus des normales dans certaines zones méditerranéennes, souligne Thomas Frölicher de l'université de Berne, l'un des auteurs. "Nos recherches montrent clairement que cette hausse est due au changement climatique, en particulier à la poursuite de la combustion des énergies fossiles", ajoute-t-il. En combinant données d'observation et modèles climatiques pour comparer le climat actuel à un climat hypothétique sans réchauffement d'origine humaine, les chercheurs du collectif World Weather Attribution (WWA) ont estimé que le changement climatique avait ajouté cet été environ 2°C aux températures en Méditerranée, 1,4°C dans la région du golfe de Gascogne et de la péninsule ibérique et 1,3°C dans la région celtique (Irlande et ouest de la Grande-Bretagne). En juillet 2026, les océans mondiaux ont atteint pour le deuxième mois consécutif une chaleur record, selon l'observatoire européen Copernicus. Un phénomène particulièrement marqué en Europe, souligne le WWA. Lors des 14 jours les plus chauds de 2026, le réchauffement par rapport aux normales a atteint 3,1°C en Méditerranée occidentale et 2,6°C en Méditerranée orientale, contre 1,5°C dans la région du golfe de Gascogne et de la péninsule ibérique et 1,2°C dans la région celtique. "Territoire inconnu" Sous l'effet du réchauffement climatique, les vagues de chaleur marines se sont également étendues sur les mers européennes. En 2026, elles touchent 90% de la zone du golfe de Gascogne et de la côte ibérique et 80% de la Méditerranée occidentale, contre 40% dans ces deux zones si la Terre ne s'était pas réchauffée de 1,4°C. En Méditerranée orientale, c'est encore plus spectaculaire: près de 70% de la zone est actuellement touchée par des canicules marines, contre 9% dans un climat plus froid. De tels événements auraient été "très rares" sans le réchauffement climatique, souligne l'étude. "Chaque tonne supplémentaire de carbone que nous émettons pousse les températures côtières européennes et les écosystèmes en territoire inconnu", explique M. Frölicher. Le réchauffement des mers augmente la température et l'humidité de l'air sur les côtes, accentuant températures nocturnes et stress thermique. Les vagues de chaleur marines et terrestres "sont sans aucun doute liées (...) et peuvent se renforcer l'une l'autre. (...) Ce sont les deux côtés d'une seule et même pièce", a souligné Friederike Otto, professeure à l'Impérial College London lors d'un point presse. Le réchauffement des mers peut aussi favoriser certains phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les fortes précipitations, en augmentant l'évaporation et donc l'humidité atmosphérique. "Nouvelle norme" en 2100 ? Si "des eaux plus chaudes peuvent sembler agréables pour se baigner dans les pays plus frais, comme le mien, les conséquences pour la vie marine (...) sont beaucoup plus préoccupantes", note Claire Bergin, de l'université de Maynooth (Irlande). La chaleur marine peut provoquer la mortalité massive de coraux, éponges et algues, perturber les chaînes alimentaires et réduire les populations d'oiseaux marins et de mammifères, avec des conséquences économiques pour la pêche, l'aquaculture ou le tourisme Selon John Bruno, écologue marin à l'université de Caroline du nord, un "réchauffement minime (...) suffit à faire basculer les organismes au-delà du seuil qui les tue": pour les coraux, il suffit de 1°C. Certaines espèces, comme les méduses, peuvent en bénéficier, d'autres migrer plus au nord, "il y a des gagnants et des perdants", explique le scientifique. Mais "à mesure que la température des océans continue d'augmenter, nous nous rapprochons rapidement des limites biologiques absolues de l'adaptation pour de nombreuses espèces", souligne M. Bruno. Sur une planète réchauffée de 2,8°C en 2100, si l'humanité ne réduit pas drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre, "les événements comme ceux observés en 2026 seraient alors encore 1,3 à 1,9°C plus chauds", souligne l'étude. Des canicules marines pourraient intervenir "chaque année" dans les mers européennes et devenir "la nouvelle norme", prévient Catherine Gregory, de l'université de Berne.

19.08.2026 à 07:37

Dans "Fjord", Palme d'or à Cannes, Mungiu expose les contradictions de l'Occident

FRANCE24

Le film, qui sort mercredi en France, s'inspire d'une histoire vraie et raconte le destin d'une famille très pieuse ayant quitté la Roumanie pour s'installer en Norvège avec ses cinq enfants. Leur quotidien bascule lorsque des soupçons de violences éducatives émergent, en raison de leur conception rigoriste de l'éducation. - Tensions identitaires - Dans "Fjord", le père roumain (Sebastian Stan) et la mère norvégienne (Renate Reinsve) interdisent l'usage de YouTube ou des smartphones à leurs enfants et les élèvent selon des préceptes stricts en accord avec leur foi évangélique. Le village norvégien où ils ont élu domicile, d'abord accueillant et tolérant envers ces nouveaux venus, va peu à peu se retourner contre cette famille et ses valeurs contraires au progressisme prôné par la société norvégienne. "Mon film parle de la société occidentale en général", pas seulement de la Norvège, a expliqué Cristian Mungiu lors d'une rencontre avec l'AFP. "Ce conflit entre une vision conservatrice et une vision progressiste, ça existe partout, aux Etats-Unis, en France, en Italie, on voit à quel point les gens choisissent les extrêmes plutôt que le centre", poursuit-il. Le risque est de considérer que "parce que je suis plus intelligent et plus éduqué, je sais mieux ce qui est bon pour toi", exprime Mungiu, né en 1968 en Roumanie sous le régime communiste de Nicolae Ceausescu (1965-1989). - Un film conservateur ? - Certains observateurs ont vu dans son film une critique d'une société laïque et progressiste qui serait en réalité intolérante sous ses airs inclusifs. "Je ne défends pas du tout une société conservatrice", affirme le réalisateur, qui avait décroché la Palme en 2007 avec "4 mois, 3 semaines, 2 jours", charge contre la criminalisation de l'avortement en Roumanie. "Mais je veux qu'on reste vigilants et dire que la vérité n'appartient à personne de façon absolue", complète-t-il. A Cannes comme dans d'autres festivals, la question de la dimension politique du cinéma a fait débat. Mungiu défend, lui, un cinéma d'auteur dont la mission est "de comprendre les tendances les plus importantes de nos sociétés". "Je ne fais pas de cinéma politique, engagé, pour défendre certaines causes ou certaines valeurs. Ca, c'est une forme de propagande", développe-t-il. - Un casting de stars - Avec l'acteur Sebastian Stan, habitué des blockbusters américains ("Captain America", "Avengers") et Renate Reinsve, actrice chérie du cinéma d'auteur européen ("Julie (en 12 chapitres)", "Valeur sentimentale"), Cristian Mungiu s'est pour la première fois attaché les services de stars internationales. "Le film coûtait beaucoup plus (que les précédents) parce que j'ai tourné en Norvège", décrit le cinéaste roumain. Mungiu souhaitait travailler avec Sebastian Stan, né en Roumanie, depuis "une dizaine d'années" et l'accord de l'acteur a grandement facilité le financement du projet, assure-t-il. - Un double honneur - Cristian Mungiu est le dixième cinéaste à décrocher une deuxième Palme d'or dans sa carrière, dix-neuf ans après la première, un délai record dans l'histoire du Festival de Cannes. "Dans ta vie de scénariste, ce n'est pas si compliqué d'avoir un succès si tu tombes sur une bonne histoire. Mais avoir une sorte de ligne éditoriale, des préoccupations à toi, que les gens puissent dire c'est ton cinéma, c'est plus compliqué. C'est ce qui compte pour moi", souligne Mungiu. - Dynamisme du cinéma roumain - Plusieurs cinéastes de la Nouvelle Vague roumaine comme Cristian Mungiu ou Radu Jude sont parvenus à se faire un nom à l'international. "Nous n'avons pas un cinéma très populaire" car les jeunes générations en Roumanie se tournent plutôt vers les grosses productions américaines, avance Mungiu. "En revanche, ça nous a donné la liberté de ne pas faire du cinéma commercial mais un cinéma innovant", complète-t-il. "C'est bien de profiter du succès que nous avons en ce moment" pour attirer des producteurs internationaux et des financements, défend Mungiu. Il déplore par exemple l'impossibilité de tourner des films en costume en Roumanie car "c'est trop cher".

19.08.2026 à 07:37

L'écrivain François-Henri Désérable met le vin en roman

FRANCE24

Des penseurs de la Rome antique aux poètes du XIXe siècle comme Baudelaire, le vin a toujours été une source d'inspiration littéraire, essentiellement pour explorer les émotions humaines. "Mais j'ai été étonné de découvrir qu'il n'occupait qu'une place secondaire" dans les romans, souligne François-Henri Désérable, dont "Le Palais" (Gallimard) sort jeudi en librairie. "Il y a pourtant des essais, des BD ou des mangas formidables sur le vin, comme la série d'albums japonais +Gouttes de Dieu+", ajoute-t-il. "Assez ignorant" de l'univers du "nectar des dieux", le romancier de 39 ans a eu l'inspiration de son roman en 2020, après le déconfinement, lors d'un périple à vélo dans la côte de Beaune, en Bourgogne. "J'étais en léger état d'ivresse car je m'arrêtais de village en village pour prendre un verre", se souvient-il dans un entretien à l'AFP. "Cette intuition est devenue une obsession et j'ai consacré cinq ans" à découvrir toutes les subtilités de la vinification, du cycle de la vigne ou d'un bon tonneau. Roman d'aventure et d'apprentissage, "Le Palais" raconte le destin d'Arun Kumar, un orphelin indien qui est adopté par un couple de restaurateurs bourguignons en 1998. "Ce gamin découvre le vin en finissant en douce les verres des clients. Et on s'aperçoit qu'il a un palais extraordinaire, un palais absolu comme d'autres peuvent avoir l'oreille absolue, et qu'il est capable de déceler dans les vins des centaines d'arômes", résume François-Henri Désérable. Cité pour les prix Après de brillantes études d'oenologie, Arun part faire fructifier ce don dans la haute société de New York, l'une des étapes de ce roman enlevé de 400 pages. L'auteur s'est en partie inspiré de l'histoire vraie de l'Indonésien Rudy Kurniawan, un expert en oenologie devenu faussaire de vins d'exception avant d'être condamné par la justice américaine en 2014. Pour François-Henri Désérable, l'un des défis a été d'écrire autant "pour les amateurs éclairés de vin que pour ceux qui n'y connaissent rien". Or, il reconnaît avoir été "assez stupéfait" par "le niveau de méconnaissance du vin, notamment en France où les gens ne savent pas toujours ce qu'ils ont dans leur verre". L'auteur salue en revanche "la passion" cultivée par les vignerons, "tellement heureux de vous faire découvrir leurs cuvées". "Le Palais" est cité comme l'un des prétendants aux prix de l'automne, Goncourt en tête. "Il ne faut pas compter sur moi pour médire des prix littéraires (...) Les écrivains qui publient à la rentrée et prétendent ne pas y penser sont hypocrites", estime François-Henri Désérable. L'ancien joueur professionnel de hockey sur glace a déjà été récompensé pour "Mon maître et mon vainqueur" (Grand prix du roman de l'Académie française en 2021) et pour "L'usure du monde", récit d'un voyage en Iran (Prix Nicolas Bouvier en 2023). Allant chercher l'inspiration sur le terrain, François-Henri Désérable passe environ "quatre mois par an à voyager", et revient d'un "road trip" dans les régions les plus trumpistes des Etats-Unis.

19.08.2026 à 07:33

Des chercheurs italiens parient sur la pieuvre pour lutter contre des crabes

FRANCE24

Une équipe de l'université de Bologne mise sur le fait que la pieuvre commune puisse contribuer à endiguer la population croissante de crabes bleus, un crustacé vorace qui a ravagé la production de mollusques dans l'Adriatique. "Nous avons choisi la pieuvre car, dans la nature, c'est un redoutable prédateur de crustacés", a déclaré à l'AFP Antonio Casalini, l'un des chercheurs. Originaires de la côte atlantique nord-américaine, les crabes bleus sont arrivés en Méditerranée il y a plusieurs décennies, probablement transportés par les eaux de ballast des navires. Mais leur nombre a explosé ces dernières années, le gouvernement et les pêcheurs attribuant cet essor au réchauffement des eaux et au changement climatique. Dotées de pinces acérées aux reflets bleutés, particulièrement efficaces pour fendre les coquilles, ils ont fait des ravages dans le nord-est de l'Italie, l'une des principales régions productrices de moules et palourdes d'Europe. Les autorités de la région d'Emilie-Romagne ont déclaré l'année dernière que cette espèce y avait causé près de 17 millions d'euros de dégâts depuis 2022. Le syndicat agricole Coldiretti a estimé ce chiffre à environ 200 millions pour l'ensemble de l'Italie, la région de Vénétie, au nord, étant également gravement touchée. "Il mange de tout, y compris les jeunes palourdes qui gisent sur les fonds marins", assure Davide Sanulli, un pêcheur et mytiliculteur, à propos du crabe. Dans les zones de type lagunaire au large du delta du Pô, "il a provoqué un véritable massacre", ajoute cet homme de 64 ans qui participe au projet universitaire. Excellents nageurs et pesant jusqu’à un kilogramme, ces crabes ont peu de prédateurs naturels — une situation que les chercheurs espèrent changer. Mangeur de crabes Lancé l'année dernière et financé par la région d'Emilie-Romagne, le projet "Octo-Blu" vise à augmenter la population de poulpes afin de contrebalancer la présence de ces envahisseurs à carapace dure. L'équipe élève des larves de poulpes dans des bassins d'eau blanche au sein d'un laboratoire situé dans la ville portuaire de Cesenatico. Une fois prêts, ces minuscules invertébrés sont prélevés par milliers à l'aide d'une épuisette, placés dans un grand sac en plastique, puis emmenés en mer. Les larves sont ensuite relâchées près de récifs sous-marins où l'équipe a aménagé des abris artificiels en ciment et en argile afin d'aider les pieuvres à s'épanouir. Quelque 80.000 ont été relâchés depuis juin, un nombre que l'équipe de recherche cherche à doubler d'ici la fin du mois d'août, dans l'espoir d'en voir quelques-uns atteindre leur taille adulte. "L'idée est de créer une petite communauté près du rivage afin qu'elle puisse mieux lutter contre la propagation du crabe bleu", explique M. Casalini, technicien en aquaculture. Ce projet présente toutefois des inconvénients évidents. La pieuvre commune n’est pas encline à vivre dans les eaux sableuses et chaudes caractéristiques des zones lagunaires où le crabe bleu cause le plus de dégâts, ce qui rend son impact potentiel négligeable dans ces zones, un fait dont les chercheurs sont parfaitement conscients. D'autres experts ont suggéré que le bar pourrait s'avérer plus efficace pour lutter contre le crabe, et l'équipe de l'université de Bologne s'intéresse également aux anguilles, qui se nourrissent d'œufs de crustacés, afin de compléter l'action des poulpes. Pourtant, s’il était reproduit à plus grande échelle, ce projet pilote pourrait tout de même contribuer à limiter le nombre de crabes bleus et l’impact qui en découle sur l’environnement marin de la côte adriatique, a déclaré M. Casalini. "Les crabes bleus possèdent un potentiel reproductif et un taux de fécondité incroyables", déclare Pietro Emmanuele, un autre chercheur de l’université de Bologne, soulignant qu’un seul crabe femelle pond des millions d’œufs, dont la plupart éclosent. Même si seule une fraction des larves atteint l’âge adulte, le fait qu’une pieuvre capture ne serait-ce qu’une seule femelle ferait déjà une différence, a-t-il ajouté.

19.08.2026 à 07:25

Guerre en Ukraine: des mères d'Afrique australe implorent le retour de leur fils ou de leur corps

FRANCE24

Dans d'autres pays de la région, comme le Botswana ou l'Afrique du Sud aussi, des femmes désespèrent de voir leur fils ou leur mari revenir d'un conflit dans lequel ils ont été plongés contre leur gré dans de nombreux cas, après des campagnes de recrutement au motif trompeur qui persistent. Le fils de Rodwin Chitewere aurait eu 23 ans. En avril, il est parti avec un cousin d'un village reculé, où il vivait avec sa grand-mère. Vivant loin, sa mère n'a découvert son départ qu'après un changement de statut sur une application de messagerie. Puis, quelqu'un l'a contactée depuis la Russie pour lui annoncer que son fils, Tanaka Muzirikazi, avait été blessé dans une attaque de drone. "On a besoin de la grâce de Dieu pour savoir s'il va s'en sortir car c'est grave", décrit la note vocale envoyée alors, que l'AFP a pu écouter. Quatre mois seulement après le départ de son fils, le même homme lui annonce en juillet sa mort par message. "Je veux juste qu'on le ramène à la maison. J'ai besoin de faire mon deuil", témoigne sa mère. "Je veux offrir à mon fils des funérailles dignes. J'ai énormément de peine." Cinq personnes suspectées d'être des recruteurs ont été poursuivis pour traite d'êtres humains au Zimbabwe. "Pas notre guerre" Harare a annoncé en mars que 15 de ses ressortissants avaient été tués sur des "champs de bataille étrangers", sans plus de précision, et que plus de 60 autres restaient coincés en première ligne. C'était un mois avant le départ de Tanaka Muzirikazi et de son cousin Dylan Goodho. "Dylan, si jamais tu entends ce message, s'il te plaît, reviens à la maison. Tu ne peux pas te battre dans une guerre qui n'est pas la nôtre", implore sa mère, Fadzai Chikove. Son père a aidé le jeune homme de 23 ans à préparer son voyage, pensant qu'il partait en Tanzanie pour devenir importateur de voitures. "Ça semblait être une vraie opportunité", témoigne Vharance Goodho. Ce n'est qu'une fois en Russie que Dylan a dit la vérité à sa famille. Il a envoyé 1.500 dollars à la maison puis, à partir de mai, ses parents n'ont plus eu de nouvelles. Le collectif All Eyes on Wagner a publié en février les noms de plus de 1.400 Africains recrutés, selon lui, par Moscou entre janvier 2023 et septembre 2025, dont plus de 300 seraient morts. Œil pour œil L'Afrique du Sud a annoncé qu'au moins deux de ses citoyens avaient été tués en combattant pour la Russie et que malgré le rapatriement de quinze personnes, d'autres demeuraient sur place. Le projet gouvernemental ukrainien "Je veux vivre", dédié aux recrutements étrangers par la Russie, estimait en juillet que 69 Sud-Africains avaient été engagés et que dix ont péri. Un des rapatriés a confié à l'AFP n'avoir "jamais eu aussi peur". Il n'avait aucune expérience militaire préalable. "Tout à coup, vous voyez et entendez des bombes, des drones au-dessus de vos têtes", a-t-il raconté. Un autre, dans la vingtaine aussi, reproche aux autorités de ne pas tenir leur promesse d'accompagnement psychologique. "On nous laisse tomber, sans argent, sans aucun moyen de subsistance, uniquement avec les cicatrices de la guerre", déplore-t-il Une femme raconte que son mari Lifa, âgé de 38 ans, a perdu une jambe dans une frappe de drone visant son convoi sur le front. Il est toujours hospitalisé en Russie. Au Botswana, le gouvernement s'est ému d'un nombre "alarmant" de recrues. Le projet ukrainien "Je veux vivre" recensait en juin deux Botswanais morts au combat. Une mère botswanaise rencontrée par l'AFP est sans nouvelles de son fils de 20 ans depuis près d'un an. Lui et un ami sont partis en Russie en juillet 2025. "Je ne sais pas s'ils sont vivants ou non", livre-t-elle. Elle accuse la fille de l'ancien président sud-africain Jacob Zuma de les avoir trompés en leur prétextant un cours de développement personnel en Russie. Cette dernière, Duduzile Zuma-Sambudla, a démissionné de son poste de parlementaire en décembre après une enquête de police la visant pour son rôle dans le recrutement de Sud-Africains. "Je veux juste que mon enfant revienne à la maison", lâche-t-elle. Et que justice soit faite: "On nous a élevés selon le principe +œil pour œil+. Je veux donc que cette femme soit jugée." strs-jc/br/clv/cpy

19.08.2026 à 07:00

Ligue des champions : tout reste à faire entre Lyon et Fenerbahçe

L'Equipe TV

L’Olympique Lyonnais et Fenerbahçe se sont quittés sur un match nul (1-1) en barrage aller de ligue des champions. Le match retour aura lieu le mercredi 26 août à Lyon.

19.08.2026 à 06:23

Le champion chinois de la robotique Unitree bondit de 500% après son introduction en Bourse

FRANCE24

Le titre de la société basée à Hangzhou (est) s'échangeait à 883,87 yuans (113,21 euros) à la pause des opérations à 11H30 locales (3H30 GMT), soit +486% par rapport à sa valeur d'introduction (150,8 yuans, 19,3 euros). Il avait ouvert à +629% sur le marché dédié aux technologies de la Bourse de Shanghai, avant de tempérer ses gains aux alentours de 500% toute la matinée. Dans un secteur en plein essor mondial, les entreprises de robotique chinoises ont pris une longueur d'avance. Les machines d'Unitree sont devenues le symbole du développement de cette industrie en Chine, soutenue par les politiques gouvernementales et de solides chaînes d'approvisionnement. Le gouvernement chinois a fait de la robotique un secteur stratégique. Il affirme que plus de 140 entreprises chinoises ont déjà lancé l'année dernières plus de 330 modèles de robots humanoïdes. Peformance de kung-fu Unitree avait créé la sensation l'an dernier lors du grand gala télévisé du Nouvel An chinois avec la performance d'humanoïdes en tenues traditionnelles pratiquant le kung-fu et réalisant des sauts périlleux. Une performance réitérée en 2026. L'entreprise a dévoilé lundi un nouveau robot humanoïde baptisé "Superman" et capable selon elle de sauter jusqu'à deux mètres de haut et de courir avec une vitesse de 12,66 mètres par seconde. "Les produits d'Unitree sont utilisés non seulement par les chercheurs chinois, mais aussi par des géants technologiques américains comme Nvidia, Google et Amazon", dit à l'AFP Renjie Guo, PDG de la société d'ingénierie robotique Zeroth. Unitree a créé un "écosystème sous-jacent qui permet à de nombreux autres de se développer", dit-il. L'entrée en Bourse de Unitree coïncide avec l'ouverture d'une conférence internationale de la robotique mercredi à Pékin. D'autres entreprises chinoises spécialisées dans les robots humanoïdes, comme UBTech, basée à Shenzhen, sont cotées à la Bourse de Hong Kong. UBTech a lancé en début d'année son robot "U1", équipé de caméras oculaires, de capteurs thoraciques et de micros, le présentant comme le premier humanoïde ultra-réaliste de taille réelle conçu pour être produit en série. Les sociétés du secteur investissent massivement dans le développement de l'IA physique, qui permet aux robots de se déplacer et d'interagir de manière autonome. Mais les avancées chinoises suscitent la méfiance, en particulier des Etats-Unis, dans un contexte de rivalité stratégique exacerbée. Unitree fait partie des entreprises chinoises que le Pentagone a ajoutées en juin à la liste des entités considérées comme des "compagnies militaires chinoises" opérant directement ou indirectement aux Etats-Unis. Les Etats-Unis ont en outre interdit en juillet au nom de la sécurité nationale les importations de robots humanoïdes fabriqués à l'étranger, une mesure qui touche principalement les entreprises chinoises. Tianyu Zang, associé du fonds de capital-risque pékinois Jinqiu Capital qui a participé à la levée de fonds d'Unitree l'an dernier, présente l'introduction en Bourse comme le début d'une nouvelle phase. Le secteur doit à présent passer à un déploiement dans des situations réelles, avec une capacité de réaction autonome à l'imprévisible. L'industrie "est désormais enfin prête à affronter une épreuve plus longue et plus rigoureuse", dit-il. Mais elle devra "régulièrement justifier publiquement de ses résultats".

19.08.2026 à 06:19

La loi sur l'aide à mourir promulguée par le président Macron

FRANCE24

Ce texte, validé par le Conseil constitutionnel la semaine dernière avec quelques réserves, crée un droit à l'aide à mourir, sous plusieurs conditions, pour certains patients, leur permettant de s'administrer un produit létal en présence d'un soignant. Si, et seulement si, le patient ne peut accomplir physiquement le geste, le soignant peut s'en charger. Plusieurs conditions doivent se cumuler. Le patient doit être majeur, Français ou résident de longue date, être atteint d'une affection "grave et incurable" en phase terminale ou "avancée", souffrir physiquement de manière insupportable et être capable d'exprimer un choix éclairé jusqu'au dernier moment. Une procédure, menée par un seul médecin mais demandant à solliciter d'autres acteurs, doit permettre de déterminer si un patient est éligible ou non. Avant que les soignants ne soient en mesure de mettre en pratique le texte, adopté définitivement au Parlement mi-juillet, le gouvernement devra publier les décrets d'application nécessaires. Un cercle relativement restreint de pays a déjà ouvert ce droit, de la Belgique aux Pays-Bas en passant par la Suisse, le Canada ou l'Uruguay. Dans une décision rendue vendredi, le Conseil constitutionnel, présidé par Richard Ferrand, avait estimé qu'aucune disposition de cette loi, considérée comme une réforme sociétale majeure du second quinquennat d'Emmanuel Macron, n'enfreignait la Constitution. Le chef de l'Etat avait salué une décision "qui parachève un débat démocratique exemplaire". L'ex-député MoDem Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi, avait aussi accueilli "une très grande avancée qui se concrétise enfin!" A l'inverse, la Fondation Jérôme Lejeune s'était dite "indignée" par cette décision, suivie par l'association Les Eligibles et leurs aidants qui dénonce "le danger total de cette loi pour les plus vulnérables". Le texte, qui a d'abord donné lieu à une convention citoyenne à la demande de M. Macron puis à de nombreux allers-retours législatifs, réveille des clivages sociétaux, avec la large opposition de milieux religieux ainsi que de certains soignants. Les cinq saisines - un nombre élevé - adressées au Conseil témoignaient encore de ces débats. L'une d'elles, de manière inhabituelle, émanait du Premier ministre lui-même, Sébastien Lecornu, à la tête d'un gouvernement réunissant le camp macroniste - plutôt favorable au texte mais pas de manière uniforme - et les Républicains - largement opposés.

19.08.2026 à 05:59

Trump suspend pour trois jours l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane pour le Canada

FRANCE24

"J'ai suspendu les droits de douane de 50% contre le Canada (...) pour une durée de trois jours, car le Canada et les Etats-Unis, sous réserve de la finalisation des documents, ont conclu un ACCORD!", s'est félicité Donald Trump sur son réseau Truth Social. Les services du représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, ont assuré sur X que cet accord entre Washington et Ottawa prévoyait "un accès complet au marché (canadien) pour tous les produits américains". Dans une déclaration transmise à la presse, le Premier ministre canadien Mark Carney a noté que des "progrès substantiels" avaient été réalisés lors des négociations entre les deux pays. Mais il reste "encore du travail important à accomplir" pour parvenir à un accord en bonne et due forme, a-t-il tenu à nuancer. Ces surtaxes, annoncées mi-juillet, devaient entrer en vigueur à 00H01 mercredi (04H01 GMT) et porter sur l'équivalent de 20 milliards de dollars d'importations canadiennes, des produits aussi variés que le ciment, les crosses de hockey sur glace ou la bière. Une réponse, selon la Maison Blanche, au "traitement discriminatoire" des "produits américains" mis en place par le Canada et la majorité de ses provinces en réponse aux tensions persistantes entre les deux pays. Il ne s'agissait pas de la première salve de surtaxes contre le Canada, et la part de produits touchés représentait seulement une fraction des 383 milliards de dollars exportés chaque année vers les Etats-Unis. Mais leur nouveauté venait du fait que certains des produits ciblés entraient jusqu'ici aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord de libre-échange conclu entre Canada, Etats-Unis et Mexique (ACEUM). Afin d'éviter ce nouveau tour de vis tarifaire, une équipe de négociateurs canadiens était encore présente mardi à Washington. Mark Carney lui avait donné comme instruction d'offrir des concessions ciblées afin d'empêcher ces nouvelles surtaxes, mais également de tenter d'en réduire d'autres déjà en place. M. Carney et Donald Trump se sont par ailleurs entretenus par téléphone lundi et mardi afin de faire bouger les lignes. "Violation directe" Pour justifier ces nouveaux droits de douane, Washington avait invoqué les représailles prises par Ottawa en réponse à la précédente série de surtaxes imposées par les Etats-Unis. Selon la Maison Blanche, le Canada était l'un des deux seuls pays avec la Chine à avoir riposté aux efforts américains pour "rééquilibrer (leur) balance commerciale". Elle a également dénoncé le boycott mis en place par la plupart des provinces canadiennes contre les alcools américains en réaction au souhait répété de Donald Trump de faire du Canada le "51e Etat" américain. Lors de l'annonce de ces droits de douane fin juillet, Mark Carney avait dénoncé une "violation directe" de l'ACEUM. Négociations ardues Donald Trump ne cesse de critiquer cet accord, qu'il a pourtant négocié lors de son premier mandat pour remplacer le précédent accord de libre-échange nord-américain (ALENA). L'ACEUM prévoyait une clause de revoyure cette année, les trois pays devant donner leur accord pour son renouvellement pour 16 ans. Face au refus de Washington, l'accord est prolongé d'année en année pour dix ans, avant de devenir caduc, à moins qu'un des trois pays ne s'en retire unilatéralement avant. Canada, Etats-Unis et Mexique sont entrés dans une phase de négociations ardues, alors que les relations diplomatiques entre les trois pays se sont tendues depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche. Le Canada et le Mexique sont parmi les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, mais ont également été les premières cibles de la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis janvier 2025. Ces droits de douane avaient toutefois été annulés fin février par la Cour suprême américaine. Selon les données de Mexico et Ottawa, plus de 80% des produits mexicains et canadiens exportés vers la première économie mondiale le sont dans le cadre de l'ACEUM.

19.08.2026 à 05:33

Les exercices militaires entre la Corée du Sud et les États-Unis écourtés, un revers pour Séoul

FRANCE 24

Un revers pour la Corée du Sud, alliée historique des États-Unis. Les exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, censés prendre fin le 27 août, se termineront vendredi. En cause : les critiques de Donald Trump, pour qui ces exercices annuels adressaient "un signal totalement inapproprié et hostile" à la Corée du Nord.

19.08.2026 à 05:25

Les Etats-Unis et le Canada concluent un accord in extremis suspendant de nouveaux droits de douane

FRANCE24

"J'ai suspendu les droits de douane de 50% contre le Canada (...) pour une durée de trois jours, car le Canada et les Etats-Unis, sous réserve de la finalisation des documents, ont conclu un ACCORD!", s'est félicité Donald Trump sur son réseau Truth Social. Ces surtaxes, annoncées mi-juillet, devaient porter sur l'équivalent de 20 milliards de dollars d'importations canadiennes, des produits aussi variés que le ciment, les crosses de hockey sur glace ou la bière. Une réponse, selon la Maison Blanche, au "traitement discriminatoire" des "produits américains" mis en place par le Canada et la majorité de ses provinces en réponse aux tensions persistantes entre les deux pays. Il ne s'agissait pas de la première salve de surtaxes contre le Canada, et la part de produits touchés représentait seulement une fraction des 383 milliards de dollars exportés chaque année vers les Etats-Unis. Mais leur nouveauté venait du fait que certains des produits ciblés entraient jusqu'ici aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord de libre-échange conclu entre Canada, Etats-Unis et Mexique (ACEUM). Le Canada a négocié jusqu'au dernier moment avec son voisin américain dans l'espoir de parvenir à un accord permettant d'éviter ce nouveau tour de vis tarifaire. Une équipe canadienne était encore présente mardi à Washington, selon la presse américaine. Le Premier ministre canadien Mark Carney lui avait donné comme instruction d'offrir des concessions ciblées afin d'empêcher ces nouvelles surtaxes, mais également d'en réduire d'autres déjà en place. M. Carney et Donald Trump se sont par ailleurs entretenus par téléphone lundi et mardi, dans l'espoir de faire bouger les lignes. "Violation directe" Pour justifier ces nouveaux droits de douane, Washington avait invoqué les représailles prises par Ottawa en réponse à la précédente série de surtaxes imposées par les Etats-Unis. Selon la Maison Blanche, le Canada était l'un des deux seuls pays avec la Chine à avoir riposté aux efforts américains pour "rééquilibrer (leur) balance commerciale". Elle a également dénoncé le boycott mis en place par la plupart des provinces canadiennes contre les alcools américains en réaction au souhait répété de Donald Trump de faire du Canada le "51e Etat" américain. Lors de l'annonce de ces droits de douane fin juillet, Mark Carney avait dénoncé une "violation directe" de l'ACEUM, assurant que le Canada avait "pris des mesures équivalentes". Les négociations ne sont cependant pas terminées entre les deux pays, qui doivent encore parvenir à un accord sur les conditions de l'ACEUM. Négociations ardues Donald Trump ne cesse de critiquer cet accord, qu'il a pourtant négocié lors de son premier mandat pour remplacer le précédent accord de libre-échange nord-américain (ALENA). L'ACEUM prévoyait une clause de revoyure cette année, les trois pays devant donner leur accord pour son renouvellement pour 16 ans. Face au refus de Washington, l'accord est prolongé d'année en année pour dix ans, avant de devenir caduc, à moins qu'un des trois pays ne s'en retire unilatéralement avant. Canada, Etats-Unis et Mexique sont entrés dans une phase de négociations ardues, alors que les relations diplomatiques entre les trois pays se sont tendues depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche. Le Canada et le Mexique sont parmi les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, mais ont également été les premières cibles de la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis janvier 2025. Ces droits de douane avaient toutefois été annulés fin février par la Cour suprême américaine. Selon les données de Mexico et Ottawa, plus de 80% des produits mexicains et canadiens exportés vers la première économie mondiale le sont dans le cadre de l'ACEUM.

19.08.2026 à 05:16

Un aéroport militaire syrien frappé, des bombardements attribués à Israël

FRANCE24

Dans la nuit de lundi à mardi, un aéroport syrien dans la province d'Idleb a été visé par des frappes attribuées à Israël, des bombardements qui ont surpris les riverains. Les États-Unis ont dénoncé une "escalade inutile". Israël a accusé mardi la Turquie de représenter une "menace" en se préparant à envoyer des troupes sur une base en Syrie.
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