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▸ Les 15 dernières parutions

26.04.2026 à 11:20

Mali : les jihadistes du JNIM, affilié à Al-Qaïda, revendiquent les attaques

FRANCE24

Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué samedi une série d'attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien. 

26.04.2026 à 11:17

Réactions de dirigeants mondiaux aux coups de feu lors du gala de Washington

FRANCE24

Emmanuel Macron Le président français a dénoncé dimanche une attaque "inacceptable", exprimant "tout (son) soutien" à Donald Trump, évacué de la cérémonie. "La violence n’a jamais sa place en démocratie", a également écrit M. Macron sur X. Keir Starmer Le Premier ministre britannique s’est dit "choqué par les scènes au dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche à Washington", exprimant également son "immense soulagement" que le président Donald Trump et les autres participants soient en sécurité. "Toute attaque contre les institutions démocratiques ou contre la liberté de la presse doit être condamnée avec la plus grande fermeté", a écrit M. Starmer sur son compte X dimanche. Kaja Kallas "La violence politique n'a pas sa place dans une démocratie", a réagi dimanche la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas. Et "un événement destiné à honorer une presse libre ne devrait jamais se transformer en scène de peur", a-t-elle affirmé sur X. Benjamin Netanyahu Le Premier ministre israélien a déclaré que lui et son épouse Sara avaient été "choqués par la tentative d’assassinat" du président Trump. "Nous sommes soulagés que le Président et la Première dame soient en sécurité et restent forts", a écrit M. Netanyahu sur son compte X. "Nous adressons nos vœux de prompt et complet rétablissement au policier blessé et saluons les services secrets américains pour leur action rapide et décisive". Narendra Modi Le Premier ministre indien a déclaré qu'il était "soulagé d'apprendre que le président Trump, la Première dame et le vice-président sont sains et saufs". "J'adresse mes meilleurs vœux pour qu'ils restent en sécurité et en bonne santé. La violence n’a pas sa place dans une démocratie et doit être condamnée sans équivoque", a écrit M. Modi sur son compte X. Mark Carney Le Premier ministre canadien s'est dit "soulagé que le Président, la Première dame et tous les invités soient en sécurité". "La violence politique n'a pas sa place dans une démocratie, quelle qu'elle soit, et mes pensées vont à tous ceux qui ont été bouleversés par cet événement inquiétant", a écrit M. Carney sur X. Claudia Sheinbaum La présidente mexicaine s'est dit soulagée que "le président Trump et son épouse (soient) sains et saufs", sur son compte X. Nous leur témoignons notre respect". "La violence ne doit jamais être la voie à suivre", a ajouté Mme Sheinbaum. Pedro Sanchez Le Premier ministre espagnol a condamné ce qu'il a qualifié "d'attaque qui a eu lieu ce soir contre le président (Trump)". "La violence n'est jamais la réponse. L'humanité ne progressera que par la démocratie, la coexistence et la paix", a écrit M. Sanchez sur X. Shehbaz Sharif Le Premier ministre pakistanais s'est déclaré "profondément choqué par cette fusillade inquiétante". "Soulagé de savoir que le président Trump, la Première dame et les autres participants sont en sécurité. Mes pensées et mes prières l’accompagnent, et je lui souhaite de rester en sécurité et en bonne santé", a écrit M. Sharif sur X.

26.04.2026 à 11:17

Attentat à la bombe en Colombie : le bilan passe à 14 morts et 38 blessés

FRANCE24

Un attentat à la bombe a fait 14 morts et 38 blessés samedi sur une route du sud-ouest de la Colombie, secouée par une série d'attaques à un peu plus d'un mois de la présidentielle, selon un nouveau bilan donné par le gouverneur régional.

26.04.2026 à 10:59

Guerre au Moyen-Orient : annulation des discussions avec l'Iran au Pakistan

FRANCE24

Donald Trump a déclaré samedi avoir annulé le déplacement attendu de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner pour des discussions avec l'Iran au Pakistan, mais que cela ne signifiait pas une reprise de la guerre.

26.04.2026 à 10:56

Tirs au dîner des correspondants de la Maison Blanche : le suspect arrêté

FRANCE24

Richard Werly, correspondant France/Europe pour le quotidien suisse Blick, est notre invité.

26.04.2026 à 10:54

Tirs au dîner de la presse à Washington : Trump capitalise sur les incidents ?

FRANCE24

Mathieu Mabin, notre correspondant à Washington, décrypte la situation.

26.04.2026 à 10:52

Trump évacué après des coups de feu lors d'un gala à Washington

FRANCE24

Loic Pialat est en direct de Los Angeles, Etats-Unis.

26.04.2026 à 10:51

L'Ukraine marque le 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl

FRANCE24

Alors que l'Ukraine commémore dimanche les 40 ans de la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire, à Tchernobyl, les autorités ont annoncé au petit matin des frappes russes visant des infrastructures dans les régions de Tcheniguiv (nord) et Odessa (sud), sans victimes annoncées dans l'immédiat.

26.04.2026 à 10:49

La diaspora tibétaine élit son Parlement, un vote condamné par la Chine

FRANCE24

L'administration centrale tibétaine (CTA), basée en Inde, est l'institution clé des tibétains en exil, particulièrement depuis 2011, quand le dalaï-lama a renoncé à tout rôle politique au profit du gouvernement élu. "Notre vote compte", estime Tenzin Tsering, 19 ans, qui vote pour la première fois, et espère pousser pour que les jeunes soient plus représentés. "Nous avons besoin de voix qui reflètent la direction que prend notre communauté, pas seulement d'où elle vient", a-t-il déclaré, à Bylakuppe, dans l'Etat méridional du Karnataka en Inde, l'une des plus grandes communautés tibétaines situées en dehors du plateau himalayen. La CTA compte 45 parlementaires - 30 représentant les trois provinces traditionnelles tibétaines, dix les cinq principales traditions religieuses de la communauté et cinq le reste de la diaspora. Basé a Dharamsala, dans le nord de l'Inde, elle représente les 150.000 Tibétains qui vivent en exil à travers le monde. Les votes se déroulent dans 27 pays, et la Chine n'en fait pas partie. Quelque 91.000 électeurs sont enregistrés, et plus de la moitié vivent en Inde, au Népal ou au Bouthan, tandis que les autres sont dispersés dans le monde, principalement aux Etats-Unis et en Europe. Ils représentent une petite fraction des six millions de Tibétains recensés dans le monde. Le dalaï-lama, 90 ans, installé en Inde depuis sa fuite de Lhassa, la capitale tibétaine, après l’écrasement d'un soulèvement par les troupes chinoises en 1959, affirme qu’il lui reste encore de nombreuses années à vivre, et a confirmé que son successeur serait désigné à sa mort selon la tradition, contre la volonté des autorités de Pékin d'imposer leur propre candidat. La Chine, pays communiste et athée, a insisté l'année dernière sur le fait qu'elle devait approuver l’éventuel successeur du chef bouddhiste. "Le prétendu +gouvernement tibétain en exil+ n'est rien d'autre qu'un groupe politique séparatiste", a raillé son ministère des Affaires étrangères dans une réponse écrite à l'AFP en février. Le premier tour qui s'est déroulé le 1er février a permis de choisir les candidats, le second dimanche permettra de les départager. Et les résultats doivent être annoncés le 13 mai. Le "sikyong" (dirigeant) du gouvernement, Penpa Tsering, a été élu pour un second mandat après avoir obtenu 61% des voix au premier tour, un seuil suffisamment élevé pour l’emporter d’emblée. Tsering, comme le gouvernement, ne réclame pas l’indépendance totale du Tibet, conformément à la politique de longue date de la "voie médiane" prônée par le Dalaï-Lama, qui vise l’autonomie.

26.04.2026 à 10:48

Prise de parole de Donald Trump après l'incident des tirs à un gala à Washington

FRANCE24

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26.04.2026 à 10:43

En direct : Macron dénonce une attaque "inacceptable" après les tirs au gala de la presse auquel assistait Trump

FRANCE 24

Les réactions internationales se multiplient après qu'un assaillant a tenté de forcer l'entrée du gala de la presse de la Maison Blanche, auquel assistait le président américain samedi soir. Donald Trump et les autres participants ont été évacués après les coups de feu et le suspect a été arrêté. Suivez notre direct.

26.04.2026 à 10:37

Au Japon, les omniprésents distributeurs de boissons sous pression de l'inflation

FRANCE24

Ces machines qu'on trouve partout à travers l'archipel proposent à toute heure une multitude de boissons, du thé glacé au café en boîte, froid ou chaud. Avec le ralentissement de la demande pour ces boissons dû à la flambée rapide des prix pratiqués par ces distributeurs automatiques, les exploitants sont contraints de repenser leur modèle économique. En mars, le géant des boissons DyDo Group Holdings a annoncé qu'il retirerait d'ici janvier 2027 environ 20.000 distributeurs, soit environ 7% de son parc à l'échelle du pays, afin de "reconstruire un réseau rentable". Pokka Sapporo Food & Beverage, basée à Nagoya (sud), a également annoncé le mois dernier vouloir céder son activité de 40.000 distributeurs automatiques à un rival, Lifedrink, basé à Osaka. "La force du secteur des distributeurs automatiques a toujours été de vendre aux prix catalogue. Mais la hausse de ces prix catalogue pousse de plus en plus de gens à se tourner vers des magasins qui vendent des boissons à prix réduit", explique à l'AFP une porte-parole de Pokka Sapporo. De fait, Tetsuharu Kawaguchi, 31 ans, employé dans une entreprise de livraison de repas, confirme à l'AFP que le coût est le facteur principal qui l'a incité à délaisser les distributeurs automatiques. La bouteille d'eau proposée dans les machines "revient à environ 130 yens (70 centimes d'euros). Si vous allez dans un +konbini+ (supérette), vous pouvez parfois l'obtenir un peu moins chère, et des enseignes comme les drugstores la vendent souvent à un prix très bas!", explique-t-il. Des écarts qui ont leur importance à l'heure où le Japon, longtemps hanté par la déflation, se débat depuis le printemps 2022 avec une hausse soutenue des prix à la consommation au-delà de 2%, une envolée du coût de la vie peu compensée par les salaires. Kazuhiro Miyashita, de l'institut de recherche Inryo Soken, spécialisé dans l'industrie des boissons, met en avant la hausse des coûts du carburant et de la main-d'œuvre pour approvisionner les machines, qui rogne les marges des opérateurs. "S'ils parviennent à contenir les prix grâce à des réductions de coûts, ils pourront peut-être tenir tête aux supérettes", déclare-t-il cependant à l'AFP. "Plutôt pratique" De son côté, Takayuki Ishizaki, expert du Nomura Research Institute, estime que la montée de la conscience écologique joue également un rôle dans cette évolution. "Cela amené certaines personnes à arrêter d’acheter des boissons à l’extérieur et à utiliser leurs propres gourdes (à remplir)", insiste-t-il. Pour autant, les distributeurs automatiques, où l’on peut aussi trouver des nouilles ramen, des fruits coupés, ou encore des crêpes, sont peu susceptibles de disparaître de sitôt. "En fin de compte, l'immense avantage de pouvoir en trouver un simplement en marchant une courte distance pratiquement n'importe où (au Japon) est quelque chose qui ne peut pas vraiment être remplacé", indique M. Ishizaki. "La dynamique, désormais, est en faveur d'une implantation plus stratégique et sélective", conclut-il. Taisuke Oguro, 27 ans, coiffeur à Tokyo, espère bien que ces distributeurs survivront: "Dans les endroits où il n’y a pas de +konbini+, c'est plutôt pratique d'en avoir un!".

26.04.2026 à 10:19

Au Soudan, ces civils devenus secouristes et fossoyeurs par la force des choses

FRANCE24

Au Soudan, dont le peuple a été "abandonné" par le reste du monde selon le plus haut responsable de l'ONU dans le pays, un immense réseau de bénévoles a été créé à travers le pays pour aider les Soudanais pris dans les combats entre l'armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). L'AFP a rencontré certains d'entre eux dans la capitale, qui a retrouvé un calme relatif après sa reprise par l'armée en mars 2025, lors d'un reportage sous escorte militaire, conformément aux règles du gouvernement. La plupart des interviews ont néanmoins pu être menées à l'écart. Des milliers de volontaires sont aussi mobilisés dans le reste du pays, qui reste en grande partie inaccessible aux journalistes en raison des combats qui y font encore rage. L'étudiant infirmier Nasser Nasr al-Din a 24 ans. Etudiant en économie, il est devenu par la force des choses pharmacien, puis infirmier, depuis deux ans. Son camp de base: l'hôpital Al-Nao à Omdourman, la ville qui jouxte Khartoum. "Ici, tout le monde fait tout", raconte-t-il, devant la pharmacie qui fournit gratuitement des médicaments. Des moments insoutenables, il en a vécus. Et ils semblent tourner en boucle dans sa tête comme cette mère de famille qu'il a tenté en vain de ranimer pendant deux heures, cette fillette qui se plaignait d'un mal de ventre alors qu'elle présentait une énorme plaie au ventre ou ce bombardement de l'hôpital dans lequel il a perdu un ami. Il se souvient aussi du bombardement du marché bondé de Sabreen, en février 2025, quand une attaque des FSR a fait au moins 60 morts et plus de 150 blessés, selon l'ONU. "Des bulldozers transportaient des tas de blessés. On ne pouvait pas s'occuper de tout le monde (...) Il y avait une mare de sang si grande qu'on ne pouvait même plus circuler". Il n'a jamais pu retourner à sa vie normale, même pour rattraper ses examens universitaires. "Et si je partais et qu'il y avait quelqu'un à sauver ?", confie-t-il. Le livreur héroïque Oussama Ismail, 25 ans, en a bravé des tirs et des obus pour apporter des médicaments ou de la nourriture. "On s'habitue aux balles. Oui, il y avait des bombardements, une roquette pouvait tomber derrière toi, des tirs devant mais il fallait livrer, c'était la seule chose qui comptait". Depuis décembre 2023, il est un des responsables de la cuisine communautaire de Hoda Makki, l'une des dernières encore en activité. Lui aussi se souvient de l'attaque au marché de Sabreen. "Il a fallu préparer des repas d'urgence, pour les blessés et leurs familles, et apporter des couvertures et tout ce dont ils avaient besoin." La cuisinière Depuis trois ans, Hoda Makki, 60 ans, se lève à 02h00 du matin et cuisine dans une énorme marmite des fèves, des lentilles ou du riz et parfois de la viande. Au plus fort de la guerre, les cuisines communautaires ont constitué un vrai rempart à la famine. "Les gens avaient faim, ils n'avaient pas d'eau, ils n'avaient rien, qu'est-ce qu'on aurait pu faire d'autre ?", lance-t-elle dans sa tunique traditionnelle à fleurs. Aujourd'hui, les combats se sont calmés à Khartoum et les dons se sont taris. Elle ne cuisine donc plus que deux jours par semaine, pour ceux qui sont au chômage, alors que l'économie du pays est dévastée. L'ingénieur fossoyeur Ali Gebbai a 38 ans. Il est ingénieur en mécanique mais ces trois dernières années, il pense qu'avec son équipe ils ont pris en charge quelque 7.000 corps. Au fil des combats, ils écumaient les rues pour récupérer les corps abandonnés. A chaque fois, ils publiaient une photo sur les réseaux sociaux pour les proches. Puis ils faisaient la toilette mortuaire et allaient les enterrer. Le jour où le marché de Sabreen a été bombardé, ils se sont occupés de 54 corps, "certains en morceaux". Lui aussi est basé à l'hôpital Al-Nao. Il est visiblement marqué par le corps calciné de ce nouveau-né qu'il montre sur son téléphone. Il a commencé à s'engager au moment des manifestations pro-démocratie contre le président Omar el-Béchir, renversé en 2019. "Nous sommes des révolutionnaires contre toutes ces inepties. On pourrait partir demain, mais notre pays a besoin de nous", lâche-t-il.

26.04.2026 à 10:17

Ukraine: à Slavoutytch, cité vestige de l'URSS, les déplacés de Tchernobyl accueillent ceux de l'invasion russe

FRANCE24

Bâtie avec tous les équipements typiques de l'urbanisme soviétique, Slavoutytch devait symboliser l'effort de toute l'URSS pour affronter la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire. Après le désastre du 26 avril 1986, des centaines de milliers de personnes vivant dans les zones contaminées en Ukraine, au Bélarus et en Russie ont été évacuées, pour toujours. La population de Pripyat, où vivaient les employés de la centrale et leurs familles, a notamment été relogée à Slavoutytch. "Tous les habitants âgés de plus de 39 ans sont des déplacés internes", résume le maire, Iouriy Fomitchev, 50 ans, auprès de l'AFP. "Ici, les gens ont traversé tout ça et ils nous comprennent", confirme Olga, 50 ans, qui préfère ne pas donner son nom de famille. Cette femme à la voix très douce, qui vit avec sa mère âgée et handicapée, vient de recevoir un appartement flambant neuf. Il y a quatre ans, Olga a fui la ville d'Enegodar qui héberge les travailleurs d'une autre centrale nucléaire ukrainienne: celle de Zaporijjia, sous occupation russe depuis mars 2022. Après avoir vécu un an et demi dans la grande ville de Zaporijjia, toujours sous contrôle ukrainien, et avoir été logée par une autre famille, Olga est arrivée à Slavoutytch en 2024. Actuellement, 1.265 déplacés de guerre y vivent, précise à l'AFP Mykola Kalachnyk, le chef de l’administration de la région de Kiev, où se trouve Slavoutytch. Il s'agit d'une infime partie des 3,7 millions de déplacés internes que compte l'Ukraine, selon l'ONU, mais leur présence y est particulièrement symbolique. "Amitiés des peuples" A sa naissance, Slavoutytch était censée illustrer l'idéal communiste de "l'amitié des peuples" dans une URSS alors secouée par de graves crises qui ont finalement mené à son effondrement en 1991. Des ouvriers et des architectes de huit républiques soviétiques (estonienne, lituanienne, lettonne, géorgienne, arménienne, azerbaïdjanaise, ukrainienne et russe) ont participé à sa construction en un temps record. Elle dispose des infrastructures typiques de l'utopie urbaine soviétique: une salle de spectacle massive, plusieurs écoles, un stade, un hôpital et des blocs d'immeubles résidentiels. Mais après la dislocation de l'URSS puis la fin de la production d'électricité à la centrale de Tchernobyl, en 2000, de nombreux habitants ont perdu leur travail et ont quitté la ville, entraînant son déclin. Elle ne compte aujourd'hui qu'environ 20.000 personnes alors qu'elle pouvait en accueillir jusqu'à 50.000. Ces dernières années, plusieurs bâtiments de Slavoutytch étaient à l'abandon. Jusqu'à l'invasion russe à grande échelle. Fin mars 2022, Slavoutytch fut occupée par les forces de Moscou pendant plusieurs jours, alors qu'elles se retiraient après avoir échoué à prendre Kiev. La guerre, qui se poursuit, entraîne des mouvements de population permanents en Ukraine, du fait des destructions causées par les bombes et l'avancée des troupes russes dans certaines parties du front. "Toutes les familles en Ukraine sont touchées d'une façon ou d'une autre par les déplacements internes", indique à l'AFP Bernadette Castel-Hollingsworth, la représentante en Ukraine du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. En plus du traumatisme de la perte de leur maison, les déplacés se retrouvent fréquemment sans papiers officiels et ont besoin d'une aide juridique importante, explique-t-elle. A Slavoutytch, le bâtiment d'un jardin d'enfants et celui d'un pavillon de l'hôpital ont été rénovés et transformés en appartements pour déplacés, grâce à la collaboration de l'ONU, des autorités et d'ONG. Kateryna Romanenko, 40 ans, a quitté Bakhmout, une cité de la région de Donetsk capturée en 2023 par Moscou après une bataille infernale de plusieurs mois. Elle vient de recevoir son premier logement à Slavoutytch. En quatre ans de guerre, "c'est l'émotion la plus positive" qu'elle ait ressentie. Pas de loyer à payer, seulement les charges. Face à cette répétition de l'Histoire, Olena Tolstova, 74 ans, petite dame souriante aux cheveux teints en rouge, ressent de la douleur. "Je veux rentrer chez moi", dit-elle. "Là-bas, j'ai mon appartement, ma datcha, vous comprenez?", poursuit cette pharmacienne à la retraite, veuve, qui a également quitté Energodar. Elle vit actuellement dans un dortoir de l'hôpital de Slavoutytch, seule, après avoir été hébergée pendant plusieurs mois par une proche qui travaillait à la centrale de Tchernobyl. Olena a vécu avec elle en bonne intelligence et, souligne-t-elle, en suivant le principe de "l'amitié des peuples".
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