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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

07.02.2026 à 11:11

Naïm Qassem, le "leader par défaut" du Hezbollah, refuse toute prise de distance avec l'Iran

Marc DAOU

Naïm Qassem, successeur de Hassan Nasrallah à la tête du Hezbollah libanais, ne manque jamais une occasion de jurer fidélité à la République islamique d'Iran. Il refuse de désarmer son mouvement et multiplie les envolées guerrières alors que Donald Trump menace d'intervenir militairement en Iran. Au Liban, le gouvernement tente depuis plus d'un an de contrôler l'arsenal du mouvement chiite.

07.02.2026 à 11:05

Russie : un haut responsable militaire blessé dans une attaque imputée à l'Ukraine

FRANCE24

Un haut responsable du renseignement militaire russe a été blessé vendredi à Moscou par des tirs et hospitalisé, une attaque imputée par les autorités russes à Kiev, au lendemain de pourparlers sur la fin du conflit en Ukraine.

07.02.2026 à 11:03

Législatives en Thaïlande : les réformistes espèrent s'imposer face aux conservateurs

FRANCE24

Les réformistes espèrent de nouveau s'imposer comme première force de Thaïlande face aux conservateurs, actuellement au pouvoir, aux élections législatives prévues dimanche dans ce royaume où la démocratie s'exerce dans l'étau étroit d'institutions conservatrices.

07.02.2026 à 11:00

En Haïti, fin du mandat du Conseil présidentiel de transition : retour à la case départ ?

FRANCE24

Le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive samedi à son terme en Haïti sans qu'il n'ait réussi à instaurer de pouvoir politique stable ni à ramener l'ordre public dans un pays ravagé par la pauvreté et l'emprise des gangs.

07.02.2026 à 10:57

Pourparlers entre l'Iran et les États-Unis : Trump salue de "très bonnes discussions"

FRANCE24

Le président américain Donald Trump a salué vendredi les "très bonnes" discussions en cours avec l'Iran, à l'issue d'une session de pourparlers à Oman, affirmant que les négociations allaient se poursuivre "en début de semaine prochaine".

07.02.2026 à 10:49

Ukraine en direct : les États-Unis veulent la fin de la guerre d'ici juin, indique Zelensky

FRANCE 24

Washington veut voir la fin de la guerre en Ukraine d'ici le mois de juin, a indiqué samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, annonçant que les délégations russe et ukrainienne avaient été invitées aux États-Unis la semaine prochaine pour de nouvelles discussions. L'Ukraine a été visée dans la matinée par une importante attaque contre son réseau énergétique qui a provoqué des coupures de courant dans une grande partie du pays. Suivez notre direct. 

07.02.2026 à 10:47

Municipales à Paris: les candidats exposent leurs engagements sur le vélo

FRANCE24

Presque une personne sur deux se déplace à vélo au moins une fois par semaine sur les 1.500 kilomètres de pistes que compte la ville, a rappelé en préambule Paris en selle, qui avait convié à son "grand oral" quatre des six candidats à l'Hôtel de ville, devant environ 250 personnes. "Depuis notre premier grand oral aux municipales de 2020, le nombre de cyclistes a triplé", a expliqué à l'AFP Marion Soulet, porte-parole de l'association. Beaucoup reste à faire, alors que le plan vélo 2020-2026 adopté par la majorité sortante n'a été mis en oeuvre qu'à 40%: répondre à une demande croissante, rééquilibrer les aménagements entre l'Est et l'Ouest (moins bien doté), rendre les voies plus respirables pour cyclistes et piétons... Et mieux les sécuriser face aux "violences motorisées" qui concernent neuf cyclistes sur dix, en s'engageant sur un objectif "zéro mort, zéro blessé", rappelle Paris en selle dont un militant, Paul Vary, a été écrasé par un SUV en 2024. Le candidat de la gauche unie hors-LFI Emmanuel Grégoire - le seul à être venu en personne - a présenté ses mesures pour un Paris "100% cyclable", à commencer par la sécurisation des 15 voies de bus les plus fréquentées. L'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo promet aussi une "coopérative" pour des locations abordables - notamment de "vélos cargos" - et la création d'une "vélo-école" dans chaque arrondissement. Nouveau plan de circulation Maud Gatel, venue représenter la candidate de LR et du MoDem Rachida Dati, a insisté sur "la qualité des aménagements" qui ont augmenté au détriment selon elle de la sécurité, en revoyant le plan de circulation. Rachida Dati veut "continuer à augmenter les kilomètres de pistes, en les portant à 1.800 km, avec un niveau de budget adapté pour réparer une voirie en mauvais état", a critiqué l'élue du MoDem. La candidate de droite souhaite "enfouir le stationnement" des voitures pour "reconquérir de l'espace" au profit des vélos, des piétons et de la végétalisation. Mais sans réduire la place de la voiture, ce qui a agacé l'auditoire, réuni dans les locaux d'une fondation de la Cité universitaire. "On voit que certains sont gênés sur la réduction de la place de la voiture qui est pourtant essentielle pour faire une place au vélo", a commenté Marion Soulet. Pour le candidat d'Horizons et Renaissance Pierre-Yves Bournazel, le haut-commissaire au Plan Clément Beaune a défendu la création d'une unité de police municipale spécialisée dans la lutte contre les infractions et le doublement du nombre de places de livraisons pour éviter qu'elles empiètent sur les pistes cyclables. Au nom du candidat "anti-pagaille", il a aussi annoncé un plan "zéro nid de poule", dont a été récemment été victime à vélo le présentateur de la matinale de RTL Thomas Sotto. L'écologiste Emile Meunier, représentant la candidate Insoumise Sophia Chikirou, a également souligné la nécessité "d'actualiser le plan de circulation qui date de 2007", et proposé la création d'un "service public du vélo", avec la "reprise en régie municipale de Vélib'". Les candidats ont chacun été appelés à s'engager sur les trois axes encore non pourvus qu'ils aménageraient en priorité s'ils étaient élus en mars, citant pêle-mêle les boulevards des Italiens et Saint-Germain rive gauche, Magenta, Malesherbes ou encore l'avenue Ledru-Rollin rive droite. La candidate de Reconquête Sarah Knafo et celui du RN Thierry Mariani n'avaient pas été conviés.

07.02.2026 à 10:45

Présidentielle: Boris Vallaud, chef des députés PS, s'oppose à une primaire à gauche

FRANCE24

"La primaire, telle qu'elle se dessine, n'est pas suffisante", a déclaré samedi Boris Vallaud dans une interview au Nouvel Obs. "Je suis favorable au rassemblement le plus large de la gauche face à la menace de l'extrême droite. C'est ma conviction et c'est ce que demandent nos électeurs", a-t-il ajouté. La coalition qu'il propose et qui doit, à ses yeux, aller de François Ruffin (Debout!) à Raphaël Glucksmann (Place Publique), mais sans La France insoumise, "inventera ensuite son processus pour choisir son candidat". Mais il y a un préalable : "la désignation d'un candidat du Parti socialiste" qui "s'engagera ensuite dans cette coalition", a-t-il ajouté, sans dire s'il souhaitait lui-même postuler. Boris Vallaud occupe une place charnière au sein du PS entre le premier secrétaire Olivier Faure et ses opposants. Le patron des socialistes avait participé, le 24 janvier à Tours, au lancement de cette primaire, qui doit se tenir le 11 octobre prochain, pour désigner un candidat issu du PS, des Ecologistes et des anciens insoumis comme Clémentine Autain et François Ruffin - mais sans Raphaël Glucksmann farouchement opposé à l'idée. Olivier Faure s'était rendu à Tours sans mandat de son parti pour accepter une primaire. Il s'y était toutefois dit favorable et avait précisé que les militants socialistes seraient appelés à se prononcer après les municipales des 15 et 22 mars. "cannibalisés les uns les autres" Loin de lancer une véritable dynamique unitaire, l'annonce de cette primaire a au contraire accru les crispations et les divisions au sein du Parti socialiste. Et alors qu’il avait présenté un front uni sur le budget, en soutenant à la quasi-unanimité la voie du compromis avec le gouvernement, voilà que les batailles internes, mises en sourdine depuis le Congrès de Nancy de juin 2025, ressurgissent avec force. Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, opposant numéro un à Olivier Faure, et ses partisans sont aussi contre une primaire, tout comme François Hollande. L'ancien chef de l'Etat, actuel député de Corrèze, à qui beaucoup prêtent de nouvelles ambitions présidentielles, préfère la mise en place d'une grande fédération de la gauche réformiste, allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot afin de désigner un candidat au consensus. Quant au député de l'Essonne, Jérôme Guedj, ennemi farouche de Jean-Luc Mélenchon, il a annoncé jeudi se lancer directement dans la course à l'Elysée. Olivier Faure va-t-il reculer ? En 2017 et en 2022, "on a eu des candidats qui se sont cannibalisés les uns les autres", a-t-il relevé vendredi à Caen. "J'aimerais que cette fois-ci chacun comprenne que si la gauche n'est pas au second tour nous prenons de très gros risques de voir l'extrême droite l'emporter". La primaire, défendue avec ardeur par la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier et l'ex-candidate de la gauche pour Matignon Lucie Castets, suscite aussi des remous chez les Verts. L'aile gauche du parti reproche à Marine Tondelier son alliance avec le Parti socialiste, refusant que "l’écologie se dissolve à nouveau dans la social-démocratie".

07.02.2026 à 10:41

Primaire à gauche: le chef des députés PS Vallaud la juge "pas suffisante" et propose "un autre chemin"

FRANCE24

"Avec d'autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons", a-t-il déclaré dans une interview au Nouvel Obs, ajoutant que ce processus devait démarrer après la désignation d'un candidat du Parti socialiste, tout en incluant Raphaël Glucksmann mais pas La France insoumise. Boris Vallaud occupe une place centrale au sein du parti, entre le premier secrétaire Olivier Faure, favorable à une primaire, et ses opposants. Olivier Faure avait participé le 24 janvier à Tours au lancement de cette primaire qui doit désigner un candidat issu du PS, des Ecologistes et des anciens insoumis comme Clémentine Autain et François Ruffin. Mais il s'y était rendu sans mandat du parti qui ne s'est pas encore prononcé sur cette primaire que ses promoteurs entendent tenir le 11 octobre prochain. Elle n'inclura pas les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon et le parti Place Publique de Raphaël Glucksmann, les deux hommes actuellement les mieux placés dans les sondages à gauche. "Je suis favorable au rassemblement le plus large de la gauche face à la menace de l'extrême droite. C'est ma conviction et c'est ce que demandent nos électeurs. Mais on le voit bien, la primaire, telle qu'elle se dessine, n'est pas suffisante", a ainsi déclaré Boris Vallaud au Nouvel Obs. "Je crois à un autre chemin: la construction d'une coalition la plus large qui soit, unie autour d'un projet de gauche à vocation majoritaire dans le pays. Avec d'autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons", a poursuivi le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. "Il y a un préalable à tout ça: la désignation d'un candidat du Parti socialiste. Je ne laisserai personne priver les militants d'un choix qui leur revient. Le candidat des socialistes s'engagera ensuite dans cette coalition, cela nous donnera la force nécessaire pour la suite", a-t-il ajouté. La coalition "de François Ruffin à Raphaël Glucksmann", dit-il, "inventera ensuite son processus pour choisir son candidat". Les déclarations de Boris Vallaud accroissent encore les doutes sur cette primaire défendue avec ardeur par la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier et l'ex-candidate de la gauche pour Matignon Lucie Castets. Marine Tondelier est déjà candidate à cette primaire tout comme Clémentine Autain et François Ruffin. Boris Vallaud n'a pas voulu dire s'il souhaitait être candidat dans le cadre de la coalition qu'il souhaite voir émerger. "Je vais m'appliquer ce que je souhaite pour cette coalition: commencer par le fond et les idées", a-t-il dit, ajoutant que "la gauche est orpheline d'une idée forte". Il a également jugé "légitime" la candidature du député Jérôme Guedj, annoncée plus tôt cette semaine. "Mais nous devons nous garder, dans la gauche non mélenchoniste, de rejouer les gauches irréconciliables entre nous", a-t-il prévenu.

07.02.2026 à 10:39

Jeux olympiques d'hiver en Italie : retour en image sur la cérémonie d'ouverture

FRANCE24

L'Italie a lancé vendredi soir les Jeux olympiques d'hiver de Milan Cortina avec une cérémonie d'ouverture tenue simultanément sur quatre sites, du mythique stade San Siro aux villages alpins de Cortina, Predazzo et Livigno, pour célébrer "l'harmonie" de ces Jeux éparpillés.

07.02.2026 à 10:36

Importante attaque russe en Ukraine, le réseau énergétique fortement touché

FRANCE24

L'Ukraine a été visée samedi matin par une importante attaque contre son réseau énergétique qui a provoqué des coupures de courant dans une grande partie du pays, a annoncé la compagnie ukrainienne d'électricité. Les explications de notre correspondante à Kharkiv, Emmanuelle Chaze.

07.02.2026 à 10:36

Choyé au milieu des laitues, un petit escargot des Bermudes officiellement sauvé de l'extinction

FRANCE 24

Après avoir frôlé l'extinction, grâce à des années de travail de conservation, une espèce de petit escargot terrestre des Bermudes est désormais officiellement sauvée, a annoncé samedi le zoo de Chester, dans le nord-ouest de l'Angleterre. "C'est quelque chose que les conservationnistes peuvent dire une fois, peut-être deux, au cours de leur carrière", s'est félicité le zoo.

07.02.2026 à 10:35

JO-2026: Miradoli et les descendeuses bleues en quête de magie olympique

FRANCE24

Avec un seul podium cet hiver (Miradoli en super-G à St-Moritz) contre huit pour leurs homologues masculins, les Bleues ne partent pas avec les faveurs des pronostics, dans les épreuves techniques et à un degré moindre dans celles de vitesse, au moment d'envisager une médaille tricolore. Mais la légende olympique du ski alpin se nourrit d'exploits et Romane Miradoli, Laura Gauché et Camille Cerutti veulent croire en leurs chances sur une piste, la "Olimpia delle Tofane", à Cortina, qu'elles connaissent bien. "Il faut faire son ski, et profiter de ce magnifique endroit qu'on connaît si bien, et que j'aime tant (...) J'ai vécu plein d'émotions ici, le fait que j'ai fait un podium (en super-G en 2024, NDLR), c'est un souvenir génial", explique Miradoli, la seule du trio à compter une victoire en Coupe du monde (en super-G, à Lenzerheide en 2022). "Il y a eu tellement de scénarios, je pense qu'on a vu de tout, des favoris qui ont pris la médaille, des non favoris qui ont pris la médaille... Tous ces exemples montrent bien que c'est la course d'un jour et que tout est possible", renchérit la skieuse de 31 ans. "La volonté de faire mieux Pour bien marquer son soutien aux féminines, le directeur du ski alpin à la Fédération française (FFS), David Chastan a d'ailleurs passé l'avant-Jeux à Cortina d'Ampezzo. "Les filles, elles sont là. On est là pour faire des médailles, pas juste pour participer", a-t-il souligné. Si le super-G semble présenter les chances les plus solides, le trio tricolore estime que la descente sur la Tofane, technique, peut aussi convenir à leurs qualités. "On part avec une équipe qui a vraiment des qualités techniques comparées aux autres nations. Donc c'est une piste qui nous convient bien", résume ainsi Camille Cerutti, 27 ans, qui a une revanche personnelle à prendre après sa grave chute il y a quatre ans à Pékin. "Je ne veux pas être la Française qui s'est blessée aux Jeux, je veux être la Française qui a fait des Jeux olympiques et qui les fait bien", prévient-elle. L'expérience pourrait aussi être un atout, relève Lauré Gauché, qui a "déjà fait 20 départs à Cortina", et qui a réalisé le 7e temps du premier entraînement officiel vendredi. "On connaît la piste, on sait où on met les pieds", juge la trentenaire, 22e de la descente à Pyeongchang en 2018 et 10e à Pékin en 2022. Et pour qui il y a "toujours la volonté de faire mieux".

07.02.2026 à 10:35

Sans candidat aux municipales, l'île de Molène craint de devenir un "parc Eurodisney"

FRANCE24

Ce "terrien", natif de la région parisienne, au visage rond et à la barbe blanche, a décidé de rejoindre le continent pour raisons familiales, dès le mois de mars. Problème: il a beau chercher, personne ne veut lui succéder. Déjà en 2020, il avait été le seul candidat à briguer le fauteuil de maire, qui s'apparente à un sacerdoce dans une petite commune (184 habitants) où le premier magistrat est sollicité "24 heures sur 24". "Le plus pénible à régler, c'est les différends de voisinage", dit-il, assis dans la salle du conseil municipal. Il y a six ans, chaque conseiller était encore élu individuellement, au scrutin majoritaire à deux tours, puis le conseil élisait un maire. Il y avait eu 13 candidats pour 11 places. Mais depuis une loi du 21 mai 2025, destinée à améliorer la parité, les communes de moins de mille habitants sont soumises au scrutin de liste. "Une connerie", s'énerve M. Delhalle. "À Molène, les gens votent pour des personnes. Ça bloque avec le scrutin de liste". A moins de trois semaines de la clôture des candidatures (le 26 février), aucun nom n'a émergé. "Les gens ont la flemme, peur de l'inconnu ou pas envie de s'investir plus que ça", avance Marie Le Bihan, 30 ans, en regardant ses chèvres paître face à la mer. Sur ce "caillou" de 0,7 km2, au large du Finistère, les commerçants redoutent aussi "le mélange des genres", disant craindre que leur lieu de travail ne devienne une mairie annexe. "La critique est très facile par les Molénais. Du jour au lendemain, on est élu et il y a untel qui ne vous parle plus", explique Agathe Seïté, une résidente secondaire, qui en a parlé avec d'anciens élus. L'absence de candidat n'est pas propre à Molène: 106 communes s'étaient retrouvées dans cette situation aux municipales de 2020 et 62 en 2014, selon le ministère de l'Intérieur. Une île sans cadastre ni impôt Faute de candidats, l'île risque de se retrouver sous la tutelle d'une "délégation spéciale" de représentants du préfet, en attendant de nouvelles élections. Si le problème persiste, elle pourrait même être rattachée à une commune du littoral, prévient le sous-préfet de Brest Jean-Philippe Setbon. Seule commune française, avec l'île de Sein, à être exemptée de cadastre et d'impôts locaux, Molène verrait alors sa fiscalité alignée sur sa commune de rattachement. Une perspective qui n'affole pas outre-mesure Patrick Seïté, un sexagénaire assis sur un banc du port, qui dit ne "pas avoir mis les pieds en France (sic) depuis cinq ans". "Un maire, y en a toujours eu un à Molène!", embraye Nicole, une octogénaire en blouse, en attendant son journal sur le pas de sa porte. "Qui vivra verra...", philosophe-t-elle. Dans les "ribines" (petites rues bretonnes) désertes du village en cet après-midi de février, la tension est encore loin d'être palpable. "Les Molénais de pure souche, ça ne les inquiète pas, parce qu'ils ne quittent pas le caillou", confirme le maire, qui s'inquiète, lui, de voir l'île devenir "un parc Eurodisney", sans service public ni commerces permanents, avec des liaisons maritimes réduites à la portion congrue. "On va perdre des avantages. Et pour les projets, on va être bloqué", abonde Marie Le Bihan, qui n'exclut pas d'être candidate au conseil "pour que l'île reste aux Molénais". Car une réunion de la dernière chance est programmée le 19 février pour tenter de susciter des vocations. "On sera à une semaine de la clôture: c'est le dernier espoir", dit Agathe Seïté, qui en a pris l'initiative. "On va essayer de jouer sur ce sentiment d'urgence pour que ceux qui hésitent se lancent", dit-elle, même si "on aura probablement un maire malgré lui, ou malgré elle..."

07.02.2026 à 10:25

Le parquet favorable à un nouveau procès pour Dany Leprince, condamné pour quadruple meurtre

FRANCE24

Dans des réquisitions révélées par Le Monde et consultées samedi par l'AFP, l'avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation Jean-Michel Aldebert demande à la Cour de révision, qui se réunit le 7 mai, de prendre cette décision rarissime. "Il apparaît nécessaire de procéder à de nouveaux débats contradictoires en raison des éléments nouveaux et inconnus dont la Cour de révision est désormais saisie, lesquels doivent être confrontés à la persistance des zones d’ombre du dossier", souligne le magistrat. "Il ne s’agit pas de présupposer l’innocence de Dany Leprince mais de permettre à une nouvelle cour d’assises de juger en toute plénitude", poursuit-il, demandant l'annulation de la condamnation en 1997 de M. Leprince à la réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans de sûreté. La Cour de révision, composée de 18 magistrats, peut soit prononcer l'annulation de la condamnation et ordonner un nouveau procès comme le demandent Dany Leprince et le parquet, soit rejeter la requête. Le 4 septembre 1994, son frère Christian Leprince, sa femme et deux de leurs filles, âgées de 7 et 10 ans, avaient été retrouvés tués à l'arme blanche dans leur pavillon de Thorigné-sur-Dué (Sarthe). Solène, 2 ans, était la seule rescapée. Accusé par sa femme Martine Compain -dont il est depuis divorcé- et sa fille aînée Célia, Dany Leprince avait avoué le meurtre de son frère, avant de se rétracter. Agé désormais de 68 ans, dont 18 passés derrière les barreaux, celui-ci n'avait pas pu faire appel, la loi ne le prévoyant pas à l'époque. Une première procédure de révision avait échoué. "Ayant entièrement repris la défense de Dany Leprince depuis fin 2018, nous étions convaincus lors du dépôt d'une nouvelle requête (en révision) en mars 2021 que des éléments ou des faits nouveaux de nature à faire naître un doute sur sa culpabilité existaient, en espérant que la lecture des magistrats serait partagée", ont souligné auprès de l'AFP Mes Olivier Morice et Missiva Chermak Felonneau. "Ce serait l'honneur de l'institution judiciaire d'annuler la condamnation de Dany Leprince et de permettre un nouveau procès devant une cour d'assises", ont-ils ajouté. "Connaître la vérité" Dans ses réquisitions, l'avocat général s'appuie en particulier sur la fragilité des déclarations attribuées à Solène Leprince lors de l'instruction, mais qui, "aujourd'hui adulte, pourrait (...) ne plus être considérée comme une témoin à charge". Solène Leprince "dénonce les expertises la concernant, quand elle avait deux ans au moment des faits, et exprime sa volonté de connaître la vérité", relève le magistrat. "Elle dit n'avoir aucun souvenir de la nuit des faits, elle nie avoir été témoin des meurtres, elle refuse d'être instrumentalisée et d'être érigée en témoin clé de l'accusation, et surtout, elle émet des doutes sur la culpabilité de Dany Leprince", ajoute-t-il. Il relève également la fragilité du témoignage à charge de la fille de Dany Leprince, Célia, qui avait affirmé l'avoir vu frapper son frère Christian. Les enquêteurs ont depuis démontré qu'elle n'avait pas pu assister aux faits tels qu'elle les a décrits, en raison de la topographie des lieux. Par ailleurs, et dans une procédure distincte, l'ex-femme de Dany Leprince, Martine Compain, 68 ans, a été placée sous le statut de témoin assisté en avril 2024, à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile déposée au Mans par Robert Leprince, père de Dany. Le parquet du Mans avait demandé que Mme Compain soit mise en examen. Cette demande a été rejetée et la Cour de cassation doit se prononcer prochainement. Les révisions de condamnations pénales sont extrêmement rares en France - une douzaine depuis 1945. Parmi les plus célèbres: Patrick Dils, acquitté en appel après avoir passé 15 ans derrière les barreaux pour les meurtres de deux enfants commis en 1986 à Montigny-lès-Metz (Moselle). Ou Marc Machin, acquitté au terme de son troisième procès en 2012, après que le véritable auteur du meurtre d'une femme se fut dénoncé.
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