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▸ Les 15 dernières parutions

23.06.2026 à 04:04

Mondial 2026 : résultats, articles et temps forts de la nuit

FRANCE 24

Un match de la France à rallonge, une qualification bleue pour les 16es de finale, Messi record… Retrouvez les résultats des matches disputés dans la nuit, les temps forts et les derniers articles de France 24 sur la Coupe du monde 2026.

23.06.2026 à 04:03

Mondial 2026 : la Norvège en 16es de finale, le Sénégal au bord de l'élimination

Valentin BERG

Le Sénégal s'est incliné face à la Norvège (2-3) ce 23 juin au MetLife Stadium dans le New Jersey, lors de la deuxième journée de la phase de groupes au terme d'un choc riche en buts dans ce groupe I. Erling Haaland et Ismaïla Sarr ont chacun inscrit un doublé pour leur équipe.

23.06.2026 à 04:00

Jordanie - Algérie en direct : les Fennecs n'ont plus le droit à l'erreur dans cette Coupe du monde

Jean-Luc MOUNIER

Après sa lourde défaite face à l'Argentine, l'Algérie n'a plus le droit à l'erreur. Face à la Jordanie, une défaite serait synonyme d'élimination prématurée pour les Fennecs. Suivez ce match de Coupe du monde en direct grâce à notre live commenté.

23.06.2026 à 03:17

Bolivie: fin progressive des barrages routiers après sept semaines de crise

FRANCE24

Avec l'entrée en vigueur de la mesure décrétée par le président de centre droit Rodrigo Paz, l'approvisionnement a commencé à se normaliser dans le pays. Depuis début mai, syndicats, groupes indigènes et cultivateurs de coca multipliaient manifestations et blocages routiers pour réclamer la démission de M. Paz sur fond de crise économique, la plus grave depuis 40 ans. Le chef de l'État accuse Evo Morales (2006-2019) d'avoir orchestré le mouvement de protestation, à l'origine de graves pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments dans plusieurs villes. "Pour l'instant, nous observons une trêve. Il ne s'agit pas d'une reddition", a déclaré l'ancien président socialiste lors d'une réunion avec des dirigeants de syndicats de cultivateurs de coca du Chapare, dans le département de Cochabamba, son bastion dans le centre du pays. Au plus fort de la crise, les autorités ont recensé jusqu'à une centaine de barrages routiers. L'état d'exception a accéléré leur démantèlement. Lundi matin, les neuf derniers barrages étaient concentrés dans le département de Cochabamba. Retour à la normale Sur un marché de La Paz, des centaines d'habitants se pressaient lundi pour acheter des produits arrivés dans les dernières heures. "La situation est désormais normalisée. Les jours précédents, il y avait quatre pâtés de maisons de file d'attente, mais maintenant c'est plus calme", a déclaré à l'AFP Rosa Quispe, une commerçante de 48 ans. Les longues files d'attente et les bousculades pour se procurer de la nourriture semblaient appartenir au passé, tandis que des camions déchargeaient viande, légumes et autres marchandises. Si les produits étaient de retour sur les étals, le pouvoir d'achat restait durement affecté. "La plupart des gens n'ont pas d'argent. Avec ou sans barrages, il n'y a pas beaucoup de clients", a expliqué à l'AFP Mari Soria, derrière un étal de rue proposant du foie et de la panse de boeuf. "Aujourd'hui les prix ont baissé, mais les gens se tournent toujours vers le poulet, moins cher". L'approvisionnement en carburant, déjà problématique avant même les barrages, demeurait difficile. Les files de taxis, de véhicules particuliers et d'autobus restaient longues devant les stations-service. Des centaines de camions-citernes venus du Chili et du Pérou, immobilisés pendant plusieurs semaines, déchargeaient cependant essence et diesel dans le complexe de Senkata, près de La Paz, en vue de leur distribution. Coupures de courant Les derniers foyers de contestation se situaient dans le Chapare, région où Evo Morales demeure réfugié afin d'échapper à l'exécution d'un mandat d'arrêt émis dans une affaire de traite présumée d'une mineure, une accusation qu'il rejette. Le ministre de l'Intérieur, Marco Antonio Oviedo, a déclaré à la chaîne Unitel qu'un plan était en préparation pour permettre l'entrée des forces de l'ordre dans cette région. Il a assuré que l'opération serait menée "avec tranquillité et calme". M. Paz accuse Evo Morales de recevoir un soutien financier de narcotrafiquants, sans présenter de preuves à l'appui. L'ancien président rejette ces allégations et affirme que les États-Unis cherchent à obtenir son arrestation. Le dirigeant indigène dénonce des coupures répétées d'électricité qu'il attribue à une "guerre psychologique" menée contre le Chapare. "Si l'on nous coupe encore l'électricité, nous nous mobiliserons et prendrons le contrôle d'une centrale électrique", a-t-il averti.

23.06.2026 à 03:11

Ebola en RDC : plus de 1000 cas confirmés

FRANCE24

En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola poursuit sa progression. Les autorités sanitaires recensent désormais 1 003 cas confirmés et 254 décès au dernier bilan, franchissant pour la première fois le seuil des mille contaminations.

23.06.2026 à 03:11

Marc Bloch, l'historien résistant, entre au Panthéon

FRANCE24

Lors d'une cérémonie solennelle et ouverte au public dans la soirée, le chef de l'Etat va l'honorer "à la fois comme héros, combattant de la Résistance, intellectuel engagé et républicain, professeur historien, et comme conscience", a-t-il dit au Figaro lors d'une visite préparatoire lundi au temple des "Grands Hommes" de la République. Il s'agit de la sixième panthéonisation du double quinquennat du chef de l'Etat, après celles de Simone Veil, l'écrivain Maurice Genevoix, Joséphine Baker, le résistant Missak Manouchian et Robert Badinter. Juste après 21H00, des extraits du testament spirituel de Marc Bloch seront lus, et les cercueils de l'intellectuel et de son épouse Simonne Vidal - qui l'accompagnera à la demande de la famille - remonteront la rue Soufflot. Les cercueils ne contiendront pas les corps, les descendants ayant souhaité que celui de l'historien continue de reposer dans un village de la Creuse. Celui de Simonne, morte à Lyon sous un faux nom en juillet 1944, n'a pas été retrouvé. Ils renfermeront des objets symboliques, médailles, le testament spirituel de Marc Bloch en 1941, des photos et des lettres de son épouse à ses enfants, a précisé à l'AFP Suzette Bloch, petite-fille de l'historien. Un portrait géant s'animera en différents tableaux entre les colonnes du Panthéon, accompagné d'un récit de sa vie, avant le discours présidentiel. Marc Bloch est une référence intellectuelle souvent invoquée par Emmanuel Macron. Fin 2024, en annonçant sa panthéonisation depuis Strasbourg, le président avait évoqué ce "témoin du désastre de 1940" -- l'amnistie conclue avec l'Allemagne nazie après la déroute de l'armée française -- qui "écrivit pour les générations à venir le récit de cette +Etrange défaite+, celle de notre volonté française émoussée par le conservatisme, endormie par le conformisme, amollie par la bureaucratie, délaissée par une partie de ses élites". "Antinationaliste" L'historien "dit quelque chose de notre époque", a déclaré Emmanuel Macron au Figaro. Il met en avant son rapport à la "vérité historique" alors que "le révisionnisme" est "partout". "Marc Bloch fait écho à l'héritage des Lumières, une façon de concevoir l'homme centrée non pas sur le repli identitaire mais sur l'ouverture à l'autre, sur l'altérité", estime de son côté l'Elysée. Une flèche en direction de l'extrême droite, dont la famille demandait qu'elle soit "exclue" de la cérémonie, en rappelant l'engagement "profondément antinationaliste" de l'historien. Si le protocole républicain impose que les chefs de groupes parlementaires soient invités, Marine Le Pen ne viendra pas, demande déjà respectée pour Robert Badinter. L'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, initialement annoncée, sera aussi "retenue par d'autres obligations", a dit son entourage à l'AFP. Marc Bloch, cofondateur de la revue des Annales d'histoire économique et sociale en 1929, a révolutionné l'étude de l'histoire en l'ouvrant à l'anthropologie, l'économie et la sociologie. Médiéviste, il se penche aussi sur des sujets à la résonance très contemporaine, comme le mécanisme de propagation des rumeurs dans les "Rois thaumaturges". Victime des lois antisémites de Vichy, l'universitaire, déjà mobilisé en 1914-1918, une nouvelle fois à sa demande en 1939, entre dans la clandestinité en 1943 à Lyon dans le mouvement Franc-Tireur. Arrêté le 8 mars 1944, il est torturé par la Gestapo puis exécuté le 16 juin, avec d'autres détenus, au bord d'un champ en criant "Vive la France". "Il représente la rencontre entre le courage - et même l'héroïsme lors des deux guerres - et la modération, un intellectuel engagé par ses recherches mais encarté dans aucun parti", souligne l'historien Patrick Boucheron dans Le 1 Hebdo. La famille s'est opposée à toute "récupération communautaire" de ce juif athée, qui "n'avait foi qu'en une seule idée, la République", a-t-elle écrit dans une lettre au chef de l'Etat. Une dernière panthéonisation avant la fin du quinquennat, en mai 2027, n'est pas exclue. "Nous verrons bien en fonction des débats qui se déroulent aujourd'hui dans la société", relève un conseiller présidentiel alors qu'une pétition circule pour faire entrer au Panthéon Samuel Paty, professeur assassiné en 2020 par un islamiste radical.

23.06.2026 à 03:01

Mondial-2026: après le déluge, la France et Mbappé au rendez-vous des 16e

FRANCE24

Les Bleus se souviendront longtemps de cette partie vraiment pas comme les autres, qui a scellé leur présence au prochain tour. Leur capitaine Kylian Mbappé aussi, qui a fêté sa 100e sélection par deux buts, ses 59e et 60e en bleu (14e, 54e), mais aurait sans doute espéré célébrer ce grand moment dans un tout autre contexte. Jamais dans l'histoire de la compétition, on n'avait assisté à un tel scénario et les caprices de la météo ont presque éclipsé la performance des hommes de Didier Deschamps et de leur superstar qui, avec deux succès en deux matches, se sont offerts le droit d'arracher la première place du groupe I contre la Norvège, vendredi à Foxborough (Massachusetts). Débutée à 17h locales (23h française), la partie s'est en effet étirée jusqu'à 20h48 au grè des annonces régulièrement actualisées de la Fifa pour se conformer à la réglementation très stricte des autorités américaines, qui prévoit que toute manifestation en extérieur peut être interrompue ou retardée si des éclairs sont détectés dans un rayon de 13 km. Une première grosse averse s'est ainsi produite à la 35e minute mais le jeu s'est poursuivi avant un enchaînement des évènements à la mi-temps. Un premier message du speaker a d'abord demandé aux spectateurs de quitter les gradins de l'enceinte et de se mettre à l'abri avant qu'un officiel de la Fédération internationale ne prononce l'arrêt momentané du match. S'en est suivie une très longue attente pour les fans, obligés de se réfugier dans les coursives, et les joueurs, coincés dans leurs vestiaires. Il a fallu patienter plus d'1 heure et 45 minutes avant de voir les Français et les Irakiens revenir pour l'échauffement et la reprise de la rencontre, la pluie ne cessant pourtant de tomber. Du jamais vu dans un match du Mondial. Mbappé-Messi, le duel à distance se poursuit Avant que le déluge ne s'abatte sur Philadelphie, Kylian Mbappé avait déjà entamé son récital et parfaitement lancé les siens sur la voie des 16e de finale en fêtant de la plus belle des manières sa 100e cape, avec une magnifique frappe enroulée (14e). De retour des vestiaires et sur une pelouse totalement détrempée, le recordman de buts en sélection a doublé la mise facilement à la réception d'un service d'Ousmane Dembélé après une énorme erreur de relance de la défense irakienne (54e). La superstar des Bleus n'a pas souhaité laissé filer seul Lionel Messi au classement des meilleurs buteurs en phase finale, le génie albiceleste s'étant lui aussi fendu d'un doublé contre l'Autriche avec l'Argentine (2-0) quelques heures auparavant. Avec désormais 16 réalisations au compteur, le génie français reste à deux longueurs du recordman argentin (18) et poursuit ce duel à distance qui tient en haleine les fans de foot du monde entier. Deschamps aura également noté avec satisfaction le troisième but inscrit par Ousmane Dembélé (66e). Après un début de tournoi inquiétant, le Ballon d'Or s'est peut-être enfin libéré et sa grosse accolade avec le sélectionneur à sa sortie du terrain (68e) a bien traduit le soulagement de tout le camp français à son sujet. Deschamps, qui avait opéré un turnover léger malgré la faiblesse de l'adversaire avec seulement trois changements au coup d'envoi par rapport à l'équipe qui avait dominé le Sénégal 3-1 (titularisations de Lucas Digne, de Manu Koné et de Bradley Barcola), a alors pu faire tourner son effectif. Il y aura en effet un choc à venir, dans à peine quatre jours à Foxborough (Massachusetts), face à la Norvège d'Erling Haaland. Avec un enjeu crucial, la première place du groupe I. Mais nul doute que les Français n'oublieront pas de sitôt les émotions vécues à Philadelphie et ce match interminable contre l'Irak.

23.06.2026 à 02:51

Mondial 2026 : la France foudroie l'Irak et se qualifie pour les 16es de finale

Valentin BERG

Malgré un match perturbé par un orage et interrompu pendant plus de deux heures à la mi-temps, l'équipe de France a balayé sans difficulté l'Irak (3-0) à Philadelphie pour son deuxième match disputé lors de ce Mondial. Le capitaine français Kylian Mbappé s'est offert un doublé (14e, 54e) pour devenir le second meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde à égalité avec l'Allemand Miroslav Klose (16 buts).

23.06.2026 à 02:49

Canicule: la chaleur gagne encore du terrain et les records tombent

FRANCE24

Cinq départements supplémentaires – Calvados, Eure, Manche, Seine-Maritime et Somme – basculent à la mi-journée dans le niveau d'alerte le plus élevé défini par Météo-France. Avec un total de 54 départements en vigilance rouge canicule et 35 autres en orange, plus de 90% de la population française est exposée à des chaleurs extrêmes et exceptionnelles. Plusieurs grandes villes ont battu lundi des records absolus de température : il a ainsi fait 40,9°C à Angers (Maine-et-Loire), 42°C à Saintes (Charente-Maritime) ou encore 41,9°C à Bordeaux (Gironde). La valeur la plus haute de la journée a été relevée à Châteaumeillant (Cher) avec 43,3°C. "La température moyenne sur l'ensemble du pays devrait dépasser le record absolu de 29,4°C et pourrait atteindre 30°C en milieu de semaine", prévient Météo-France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit présider dans la matinée une nouvelle cellule interministérielle de crise, au septième jour de la vague de chaleur. "Durée encore incertaine" A Rennes (Ille-et-Vilaine), où un record absolu de 40,6°C a été enregistré lundi, la population s'adapte tant bien que mal. Attablées sur un trottoir, devant une boulangerie, deux femmes prennent leur petit-déjeuner à l'ombre. "C'est vraiment impossible de manger à la maison", se lamente Chanel Magnani, 37 ans, cuisinière dans un Ehpad. "On a baissé tous les volets électriques, on a acheté des ventilos, mais malgré ça il fait hyper chaud". Un pic à 41°C est attendu mardi dans la capitale bretonne. "La population n'est pas habituée", explique à l'AFP le Pr Louis Soulat, chef des urgences de Rennes et membre du conseil d'administration du syndicat Samu-Urgences de France (SUDF). Toutefois, les personnes âgées sont moins isolées qu'en période de vacances d'été, car "les voisins et l'entourage sont présents et nous permettent d'avoir des alertes précoces", poursuit-il. Cette canicule, après une première en mai, est d'une intensité "exceptionnelle, similaire à celle d'août 2003" qui avait fait près de 15.000 morts en France, "mais de durée encore incertaine", selon Météo-France. Les populations vulnérables sont particulièrement exposées à ces fortes chaleurs. À Carpentras (Vaucluse), deux enfants de 2 et 4 ans ont été retrouvés morts lundi dans la voiture familiale. La veille, trois personnes âgées sont décédées à leur domicile en Gironde en raison des fortes chaleurs. Au moins 13 personnes se sont par ailleurs noyées au cours du week-end en France. "Les urgences tiennent" Si la canicule provoque un bond de "30% à 40%" du nombre d'appels aux Samu-SAS - qui associe urgentistes et médecine de ville -, "les urgences tiennent", selon des représentants d'urgentistes. Ils s'inquiètent néanmoins de la durée de cette canicule: "au début l'organisme encaisse", mais probablement que d'ici mercredi, "il y aura plus de décompensations psychiatriques, de problèmes de diabète, d'insuffisance cardiaque, d'insuffisants rénaux...", alerte Louis Soulat. L'épisode perturbe aussi fortement la vie scolaire puisque 1.352 écoles et collèges étaient fermés lundi (sur 60.000). Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a assuré que "l'immense majorité" des élèves passeront à l'horaire prévu leur oral du baccalauréat qui se poursuit mardi, en dépit de reports dans plusieurs académies. À l'image de la France, une grande partie de l'Europe étouffe sous cette nouvelle vague de chaleur. Il s'agit de la deuxième en moins d'un mois à frapper l'ouest du continent. Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur. Les prévisions officielles tablent sur un réchauffement moyen de 2,7°C en France d'ici à 2050.

23.06.2026 à 02:29

Périscolaire à Paris: la convention citoyenne sur les rythmes scolaires remet sa copie

FRANCE24

Le nouvel édile socialiste avait promis une "liberté absolue" aux 80 parents d'élèves tirés au sort composant cette "convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant", mise en place le 18 mai sur le modèle de la concertation lancée par Emmanuel Macron en 2025. Sa mission: rendre un "avis éclairé" sur les temps de l'école "pour que tous les enfants puissent apprendre en sécurité et s'épanouir", au terme d'un mois d'auditions d'experts, de professionnels, d'organisations représentatives, d'associations, et de visites de terrain. "La condition pour s'interroger sur la qualité de l'enseignement, c'est d'abord d'avoir la sécurité des enfants", avait prévenu Emmanuel Grégoire qui a annoncé en avril un plan d'action à 20 millions d'euros pour la refonte du périscolaire, secoué par un scandale de violences sexuelles. Depuis début 2026, la ville a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour "suspicions de violences sexuelles ou sexistes", un nombre traduisant un caractère "systémique" selon le maire. Il avait promis dès sa campagne d'éviter des temps périscolaires trop fragmentés, pour faire en sorte qu'à la rentrée, plus aucun animateur ne puisse se retrouver seul avec un enfant. Paris est l'une des rares grandes villes à continuer d'organiser le temps périscolaire sur 4,5 jours, instauré en 2013 avec la réforme des rythmes scolaires menée par Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale de François Hollande. Dans les 620 écoles primaires publiques de la capitale, le temps d'enseignement est concentré sur les cinq matinées de la semaine, tandis que les mardis et vendredis après-midi consacrent 1H30 aux "temps d'activités périscolaires" (TAP) gratuits, encadrés par des animateurs de la ville de Paris et des intervenants associatifs. "Sous-effectif chronique" Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, s'est dit favorable, à titre personnel, à ce que le temps d'enseignement reste étalé sur 4,5 jours, dans la ligne de la convention nationale qui y voit le "modèle le plus en adéquation avec les rythmes biologiques des enfants". La fédération de parents d'élèves FCPE pour Paris y est également favorable, "car les études ont montré que ce sont les temps les plus adaptés pour l'apprentissage des enfants", a fait savoir à l'AFP son délégué Martin Raffet. Tout en reconnaissant que l'organisation actuelle dans la capitale "n'est pas satisfaisante". Lors de l'installation de la convention à l'Hôtel de ville, M. Grégoire avait aussi prévenu qu'une réorganisation d'ampleur, si elle était décidée, ne pourrait quoiqu'il en soit pas être mise en oeuvre dès la rentrée de septembre. Pour l'opposition municipale, revenir à la semaine de 4 jours, comme l'ont fait 90% des communes, avec la suppression des TAP et la concentration du temps périscolaire le mercredi, est la seule solution pour garantir un "périscolaire de qualité". "En 2013 la Ville a dû recruter massivement des animateurs dans une impréparation totale, et l'a fait n'importe comment", critique la sénatrice LR Agnès Evren, qui vient d'être désignée rapporteure d'une mission d'information du Sénat sur les violences sexuelles dans le périscolaire à l'échelle nationale. Les quelque 14.000 animateurs de Paris, dont l'immense majorité sont vacataires, attendent de pied ferme les préconisations de la convention, desquelles dépendront les mesures de "déprécarisation" promises par la ville. Depuis l'élection d'Emmanuel Grégoire fin mars, les syndicats du secteur ont appelé à deux mouvements de grève et de manifestations, pour demander des centaines de recrutements dans une filière en "sous-effectif" chronique où le taux d'encadrement légal n'est selon eux "pas respecté". Les syndicats s'inquiètent aussi d'un climat de "suspicion généralisée", avec des suspensions d'agents "sans discernement", pour des violences éducatives dites ordinaires, ou "simplement avoir pris le bras d'un enfant pour le séparer d'une bagarre", déplore Nicolas Léger du Supap-FSU, premier syndicat du secteur.

23.06.2026 à 02:20

Mondial 2026 : à Dakar, la pression monte à quelques minutes de Sénégal-Norvège

FRANCE24

La pression monte à Dakar, à quelques minutes du coup d'envoi de la rencontre entre le Sénégal et la Norvège. Au pied du Monument de la Renaissance, les supporters des Lions de la Teranga donnent de la voix. Entre ferveur et confiance, l'ambiance est à son comble dans la fan zone.

23.06.2026 à 01:52

Mondial 2026 : le Sénégal veut se relancer face à la Norvège

FRANCE24

Le Sénégal joue gros face à la Norvège après son revers contre la France. Cette rencontre cruciale intervient sur fond de turbulences extra-sportives révélées par Sport News Africa. Malgré ce contexte, l'espoir reste intact chez les supporters des Lions de la Teranga à Dakar.

23.06.2026 à 01:29

Autonomie de la Corse: l'heure du choix pour les députés

FRANCE24

En cas d'adoption, autour de 17H30, le chemin vers cette "autonomie au sein de la République" resterait incertain, car il faudra s'accorder avec le Sénat, puis convaincre les trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès. Pour passer la première haie, le gouvernement compte sur des voix de l'ancienne majorité macroniste (Renaissance-MoDem-Horizons), partagée sur le fond, des voix écologistes, PS et a minima l'abstention de LFI. A contrario, les Républicains pourraient se diviser entre contre et abstention, et le RN, s'il décidera officiellement mardi, est bien parti pour voter contre avec son allié l'UDR (ciottistes). Patron des députés Renaissance, Gabriel Attal votera, lui, "pour", et son groupe adoptera "majoritairement" la même position, a-t-il déclaré lundi à Corse-Matin, estimant qu'il "est plus que temps d'agir pour la Corse. "Intérêts propres" Initié en 2022 sur demande d'Emmanuel Macron, pour mettre un terme aux violences provoquées par la mort en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, le texte initial est le fruit de négociations entre le gouvernement et des élus corses. Mais pour François-Xavier Ceccoli (Haute-Corse, LR), c'est "une faiblesse de l'Etat" qui est illustrée par ce texte "dangereux". Au cœur des débats : le pouvoir de dérogation qui serait accordé à la Corse. Outre la possibilité d'adapter les lois et règlements nationaux aux spécificités de l'île, la collectivité de Corse pourrait dans l'autre sens émettre ses propres textes, y compris législatifs, avec in fine un contrôle du Conseil constitutionnel ou du Conseil d'Etat. Une autonomie inédite en métropole, accordée au nom des "intérêts propres" à la Corse, une "île-montagne" où les règlementations parfois s'empilent, comme l'a rappelé le rapporteur Florent Boudié (Renaissance). Mais le texte invoque aussi "sa communauté insulaire, historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à la terre corse". Une rédaction inacceptable pour certains constitutionnalistes, dont Benjamin Morel qui y voit une porte ouverte au "communautarisme dans la Constitution". M. Ceccoli a soulevé à plusieurs reprises le risque de "pressions" accrues en Corse du crime organisé sur les élus locaux et leurs futures compétences législatives. Et d'autres parlementaires s'inquiètent eux de voir le texte susciter des velléités autonomistes ailleurs en métropole (Alsace, Bretagne, Pays basque) ou dans les outremer. Post-présidentielle ? Dans quelles compétences s'exercerait l'autonomie ? Le gouvernement cite en exemple "l'aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique" de la Corse, mais le périmètre est renvoyé à une future loi organique, au calendrier et au contenu encore inconnus. Dans l'hémicycle, les députés se sont tout de même déjà accordés pour exclure fermement les compétences régaliennes (sécurité, défense, justice, etc.). Au grand dam des Insoumis, ils n'ont toutefois érigé la non-régression environnementale et sociale qu'au rang des possibilités que pourra imposer la future loi organique, et non en obligation. "Il y a encore des discussions, entre pour et abstention", soulignait lundi Ugo Bernalicis (LFI), dont un amendement est venu assurer que les textes produits par la Corse devraient respecter "l'égalité de tous" les citoyens vivant sur l'île. Une position "exactement inverse" à celle du Rassemblement national a fait savoir le parti, déjà opposé au texte initial. Le groupe de Marine Le Pen a proposé sans succès un renversement de logique, avec des dérogations sans transfert de compétences législatives, mais surtout de consacrer une "priorité régionale" corse dans l'emploi ou le logement. Paul-André Colombani (Liot, Corse-du-Sud), relativement confiant dans une adoption mardi, ne se fait toutefois pas d'illusions sur la réception du texte à partir de l'automne au Sénat, dominé par la droite et le centre, où il pourrait "souffrir". Si la chambre haute le modifiait ou le rejetait, l'hypothèse de son adoption au Congrès avant la fin du quinquennat serait sensiblement affaiblie. Sans compter la loi organique complémentaire que peu de parlementaires s'attendent à voir avant 2027. "Si l'Assemblée dit oui mardi ce n'est pas rien", souligne toutefois Marc Pena (PS) qui espère convaincre une majorité de son groupe de voter pour, et poser ainsi des "jalons fondamentaux" pour l'avenir.
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