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31.07.2026 à 00:35

Au Maroc, des milliers de personnes rassemblées près de la frontière avec Ceuta

FRANCE24

Ces jeunes ont afflué près de la route qui longe la plage et mène vers le passage frontalier. Les forces de l'ordre à l'entrée de cette route tentaient de les repousser lorsqu'ils se rapprochaient, a rapporté le correspondant de l'AFP. Quelques heures auparavant, à environ 15 kilomètres de l'entrée de Fnideq, des journalistes de l'AFP avaient vu des centaines de personnes converger vers la ville, après des rumeurs faisant état d'une ouverture de la frontière avec Ceuta. La route était alors fortement encombrée par des véhicules transportant des jeunes, dont des mineurs, vers la ville. D'autres groupes de jeunes marchaient le long de la route avant d'emprunter des chemins secondaires afin d'éviter les barrages de la gendarmerie. Plusieurs personnes interrogées par l'AFP ont indiqué vouloir tenter de rejoindre Ceuta. Un jeune homme qui portait un sac à dos a affirmé être venu "à pied" depuis Tanger, à environ 70 kilomètres à l'ouest de Fnideq, "après avoir entendu que la frontière avait été ouverte au poste-frontière de Bab Sebta". Plusieurs centaines de personnes sont entrées illégalement jeudi dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, venant s'ajouter aux plus de 1.500 arrivées de migrants "ces derniers jours" selon les autorités régionales espagnoles. Neuf personnes sont mortes jeudi en tentant de rejoindre à la nage Ceuta depuis le Maroc, selon les autorités espagnoles. Ces événements interviennent alors que le Maroc célèbre la Fête du Trône. Le roi Mohammed VI a présidé jeudi la réception officielle traditionnelle organisée à cette occasion dans la ville de M'diq, située à une vingtaine de kilomètres de Fnideq. Aucune déclaration officielle n'a jusqu'ici été publiée par les autorités marocaines. Contactée par l'AFP, la police n'a pas réagi dans l'immédiat. Mais une source officielle marocaine a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que les autorités des deux pays avaient échangé sur le sujet. "Les deux pays ont convenu de renforcer la coordination et les efforts pour faire face à ces flux, et se sont engagés à revoir et à mettre en œuvre des mesures pour le rapatriement, dans les plus brefs délais, de toutes les personnes ayant pénétré illégalement à Sebta" (Ceuta), a-t-elle précisé.

31.07.2026 à 00:29

L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique

FRANCE24

Le coût de la vie reste l'une des principales inquiétudes des foyers américains après la pandémie et ses conséquences sur l'inflation. Dans un pays où la voiture est souvent le seul moyen de transport, toute hausse des carburants affecte le moral des habitants, ce qui inquiète le président Donald Trump à quelques mois des élections législatives de mi-mandat. L'offensive des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran fin février, et ses conséquences dans la région, a fortement perturbé voire totalement bloqué la circulation dans le stratégique détroit d'Ormuz. En temps normal, environ 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite. Ces difficultés d'approvisionnement ont fait bondir les cours du pétrole et du gaz et, par effet de dominos, les recettes des groupes pétroliers au deuxième trimestre. Le géant britannique Shell a annoncé jeudi un triplement de son bénéfice net, tandis que celui de l'Italien Eni a quintuplé et celui du Français TotalEnergies a doublé. Selon le consensus de Factset, ExxonMobil devrait annoncer avant l'ouverture de Wall Street un doublement du sien et Chevron un quadruplement. Yo-yo des prix Il y a fort à parier que, comme souvent, cela va susciter maintes critiques politiques. Même le président Trump, pourtant fervent défenseur des énergies fossiles, a demandé en juin à son ministère de la Justice d'enquêter sur d'éventuels "gonflements excessifs" par les industriels. "Les prix des carburants feraient bien de commencer à baisser beaucoup plus rapidement que ce que je vois", avait-il posté le 24 juin sur les réseaux sociaux, quand un cessez-le-feu au Moyen-Orient avait fait chuter les cours. Mais différents rebondissements n'ont fait que souffler le chaud et le froid, entraînant un yo-yo imprévisible sur les marchés et dans les stations-services. Aux Etats-Unis, l'essence est repassée au-dessus du seuil symbolique des 4 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne, soit environ 30% de plus qu'un an plus tôt, selon l'Association automobile américaine (AAA). Ceci à un moment où les sondages montrent un Donald Trump de plus en plus vulnérable sur les questions de pouvoir d'achat. Il s'est arrogé le mérite de la baisse, annoncée le 6 juillet par le mastodonte des hypermarchés Walmart, de plusieurs produits de base comme le maïs frais, les chips et le boeuf haché. Des ONG, telles Oxfam, ont de nouveau critiqué récemment les investissements dans les énergies fossiles quand des feux d'ampleur embrasent le Canada et l'Europe, illustrant l'urgence de lutter contre le changement climatique. L'ONG soutient la création d'un impôt sur les bénéfices des plus grandes entreprises du secteur, estimant qu'il pourrait rapporter jusqu'à 400 milliards de dollars dans le monde dès la première année. Promesse de forages L'explosion des résultats des groupes pétro-gaziers découle directement du bond des cours dû à la fermeture du détroit, asséchant les approvisionnements et nécessitant de puiser dans les réserves, ce qui a drastiquement stimulé les activités de raffinage et leurs marges. Mais le conflit a également affecté la production et, parfois même, endommagé des infrastructures cruciales qui vont prendre pour certaines plusieurs années avant une remise en service. C'est le cas notamment d'ExxonMobil dont la production au Qatar et dans les Emirats arabes unis a baissé à cause de dégâts causés par des attaques iraniennes. Reste que, dans un document boursier déposé le 7 juillet, ExxonMobil a quantifié la hausse de son bénéfice net trimestriel liée au bond du pétrole brut dans une fourchette de 3,5 et 3,9 milliards de dollars. Pour tenter de résorber les risques géopolitiques sur l'approvisionnement, les patrons d'ExxonMobil, Darren Woods, et de Chevron, Mike Wirth, ont insisté par le passé sur la multiplication des forages aux Etats-Unis, en particulier dans le bassin permien qui regorge de pétrole et de gaz de schiste. "La manière la plus rapide de faire baisser les prix est de faire disparaître la crise iranienne", a souligné Kenneth Medlock, un chercheur au Baker Institute de la Rice University à Houston (Texas). "La majorité de la population comprend ce qu'il est en train de se passer", a-t-il poursuivi. "Les groupes pétroliers ne peuvent rien y faire".

31.07.2026 à 00:27

Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent, pour la dernière de Tim Cook

FRANCE24

Malgré des coûts d'approvisionnement en très forte hausse, sa marge brute dépasse même les 50%, gonflée par des remboursements de droits de douane imposés l'an dernier par Donald Trump et finalement invalidés par la Cour suprême américaine en février. Le titre du groupe, devenu en juillet la première capitalisation mondiale devant Nvidia, perdait toutefois environ 6,5% dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, après l'annonce d'une croissance attendue de 9 à 11% seulement pour le trimestre en cours. Les contraintes d'approvisionnement vont "augmenter significativement" et toucher l'iPhone, le Mac et l'iPad, a prévenu le directeur financier Kevan Parekh, au moment même où le groupe lancera sa nouvelle génération de smartphones, attendue en septembre. Cette sanction contraste avec la santé de l'entreprise, qui affiche des records pour un trimestre de printemps: chiffre d'affaires, bénéfice, flux de trésorerie. "Même en excluant l'effet des remboursements de droits de douane", a souligné M. Parekh. Le bénéfice net du trimestre s'affiche à 29,79 milliards de dollars, plus de 2 milliards au-dessus des attentes, grâce notamment aux remboursements de droits de douane, que Tim Cook a promis de "réinvestir" aux Etats-Unis, où Apple s'est engagé l'an dernier à dépenser 600 milliards de dollars sur quatre ans. Sans cet effet exceptionnel, la marge du groupe serait ressortie "au milieu de la fourchette" de ses prévisions, selon M. Parekh, signe qu'Apple résiste, pour l'instant, à l'envolée du coût des puces mémoire que Tim Cook a comparée à une "crue centennale". Fin juin, le groupe a relevé de 30 à 300 dollars les prix de ses Mac, iPad et accessoires, épargnant pour l'heure l'iPhone, sa première source de revenus. -"Optimiste"- Interrogé sur l'effet de ces hausses sur la demande, Tim Cook a jugé qu'il était "trop tôt pour en tirer une conclusion définitive", le temps que les circuits de distribution, qui disposent de stocks, et les consommateurs "s'ajustent". Les ventes de Mac ont toutefois bondi de 29% sur un an, à 10,35 milliards de dollars, tandis que les services (App Store, Apple Music, iCloud), l'autre moteur de la croissance, ont ralenti (+12% contre +16% au trimestre précédent) et que l'iPad recule de 6%. "Ces résultats et ces records confortent le positionnement d'Apple comme un acteur technologique dominant, avec une stratégie d'IA économe en investissements", a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer. Longtemps critiqué pour son retard dans l'IA générative, Apple a été ces derniers mois récompensé par Wall Street pour avoir résisté aux investissements massifs de ses rivaux dans les centres de données, dont les dépenses inquiètent certains. Jeudi, l'action Meta a chuté d'environ 9% après ses résultats. Apple, lui, investit ailleurs: ses dépenses de recherche et développement bondissent de 32%, et le groupe met en avant l'adoption de ses machines pour l'IA en entreprise, citant notamment le Crédit Agricole, qui utilise des MacBook Pro pour automatiser des tâches réglementaires. Le pari d'Apple est "que la distribution l'emporte sur le développement de modèles d'IA", grâce à sa "gigantesque base installée" d'appareils à travers le monde, estime Jacob Bourne. "Apple a créé le meilleur matériel au monde pour faire l'expérience de l'IA", s'est d'ailleurs félicité Tim Cook, en s'adressant une dernière fois aux investisseurs. En quinze ans à la tête du groupe, M. Cook aura vu la valorisation boursière d'Apple multipliée par environ quatorze, de 350 milliards de dollars à son arrivée, en août 2011, à près de 5.000 milliards aujourd'hui. Tim Cook cédera les commandes le 1er septembre à John Ternus, ingénieur de formation, et deviendra lui-même président du conseil d'administration. "Il n'y a pas de meilleure personne pour prendre la barre de l'entreprise", l'a adoubé Tim Cook, avant de conclure : "je n'ai sincèrement jamais été aussi optimiste."

31.07.2026 à 00:17

Amazon monte encore en régime sur le "cloud", côté revenus comme dépenses, le marché enthousiaste

FRANCE24

Dans les échanges postérieurs à la clôture de Wall Street, le titre gagnait plus de 9%. Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre pointe à 200,6 milliards de dollars, en hausse de 20% sur un an, selon un communiqué, alors que les analystes tablaient sur 196,8 milliards. La filiale de "cloud" du groupe, Amazon Web Services (AWS), a connu une croissance de 37% sur un an, soit un rythme plus soutenu que sur les trois premiers mois de l'année (28%) ou que lors de chaque trimestre depuis près de cinq ans. La cadence représente plus du double de celle du commerce en ligne, métier historique de l'entreprise, et de la publicité (+16% pour l'ensemble). "AWS est en plein boom", a commenté le patron d'Amazon, Andy Jassy, cité dans le communiqué. Lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats, il a estimé "très possible" qu'AWS, déjà leader mondial du secteur, enregistre un jour plus de mille milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel, soit plus que n'importe quelle entreprise dans le monde actuellement. Au sein d'AWS, les revenus provenant de l'IA pèsent désormais 25 milliards de dollars en rythme annualisé, a souligné le dirigeant, contre 169 milliards (également en rythme annualisé) pour toute la filiale. Avec l'explosion des dépenses d'intelligence artificielle, entreprises et développeurs cherchent davantage à maîtriser leurs coûts d'utilisation et à s'en remettre, quand c'est possible, à des modèles moins onéreux que les IA de pointe. Ce recentrage joue à plein pour Amazon, dont la plateforme Bedrock offre un immense éventail de modèles en libre accès. L'appétit pour l'IA profite également aux puces d'Amazon, que le groupe conçoit lui-même et loue dans ses centres de données à des clients du "cloud". Ces processeurs représentent, eux aussi, un chiffre d'affaires annualisé de 25 milliards de dollars. En outre, AWS est une affaire très rentable pour Amazon, avec une marge opérationnelle de près de 40%, au plus haut depuis un an, quand celles du reste de l'entreprise sont inférieures à 10%. 220 milliards d'investissements Mais la montée en puissance des infrastructures du "cloud" pour répondre à la demande insatiable d'IA nécessite des investissements gigantesques, supérieurs à la trésorerie générée par le groupe, qui a dû puiser 7,6 milliards de dollars dans ses réserves pour faire le compte au deuxième trimestre. Andy Jassy a annoncé qu'Amazon devrait investir environ 220 milliards de dollars cette année, pour l'essentiel dans des centres de données, des serveurs et des puces, soit plus que les 200 milliards prévus jusqu'ici, qui le situait déjà au sommet de l'industrie du "cloud". "Et même à ce niveau", a-t-il ajouté, "nous n'aurons toujours pas assez de capacités pour répondre à la demande en 2026, et je pense que ce sera la même chose en 2027. La demande pour 2028 est même déjà remarquable." Plus que les dépenses, le marché a préféré retenir la nouvelle envolée du "cloud" et a plébiscité les résultats annoncés jeudi. "Vu l'accélération des revenus d'AWS et le contrôle des coûts dans les autres activités, les investisseurs ne s'inquiètent pas" de la flambée des sommes injectées dans le "cloud", a estimé Sky Canaves, analyste du cabinet Emarketer. "A ce niveau de dépenses, et même au-dessus, nous projetons de parvenir à une rentabilité élevée", a assuré Andy Jassy. "A un moment, la progression des revenus va surpasser celle des investissements." Quant au bénéfice net, il a été gonflé par l'appréciation de la participation d'Amazon au capital de la start-up d'IA Anthropic. Au total, les éléments exceptionnels, pour l'essentiel les actions Anthropic, ont augmenté le résultat de 53 milliards de dollars. Le bénéfice net atteint 62,6 milliards, soit plus du triple de celui de la même période de 2025.

30.07.2026 à 23:54

Ukraine : Zelensky accuse la Corée du Nord d'avoir fourni le missile ayant décimé une famille

FRANCE 24

Après les attaques meurtrières de la nuit de mercredi à jeudi en Ukraine, le président Volodymyr Zelensky a accusé la Corée du Nord d'avoir fourni le missile balistique ayant anéanti une famille entière près de Kryvyï Rig, dans la région de Dnipropetrovsk.

30.07.2026 à 23:49

Investisseurs privés à la Fifa: l'UEFA sort la menace d'un boycott des Coupes du monde

FRANCE24

. Le plan surprise de la Fifa Le projet de la Fifa, présenté mardi à la surprise générale, prévoit la création d'une société, la Fifa Forward Enterprise (FFE), chargée de gérer ses activités commerciales (diffusion, sponsoring, billetterie, octroi de licences) et événementielles (Coupe du monde, Coupe du monde des clubs, etc.). L'objectif: porter à 10 milliards de dollars le financement du développement du football dans les quatre prochaines années. Des investisseurs privés pourront posséder des parts de la FFE, mais resteront minoritaires à hauteur d'environ 20%, a promis l'instance, qui veut lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars, sur la base d'une valorisation de la future entreprise évaluée à 20 milliards de dollars. La Fifa assure qu'elle conservera le contrôle exclusif de cette société ainsi que "l'autorité exclusive" sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier, les décisions réglementaires... Si le projet voit le jour, chacune des 211 fédérations membres de la Fifa pourrait recevoir une enveloppe exceptionnelle de 20 millions de dollars début 2027 et verra passer sa dotation sur la période 2027-2030 de 8 à 20 millions de dollars. . Boycott des nations européennes, rejet de la Concacaf Principale opposante au projet depuis mardi, l'UEFA a annoncé jeudi après une réunion d'urgence qu'"aucune équipe nationale de l'UEFA ne participera à aucune compétition de la Fifa tant que ces propositions resteront d'actualité", à un an du Mondial féminin au Brésil. Les 55 fédérations membres de la puissante confédération européenne "rejettent unanimement et sans équivoque la proposition de la Fifa". L'UEFA critique aussi bien le processus - réalisé "en secret" - que le fond du projet: "Toute décision sur le calendrier international, le format des compétitions, et toute décision remodelant le futur du foobtall ne serait plus conduite pour servir l'intérêt du foot mais celui des actionnaires". Une déclaration qui semble viser la participation du fonds d'investissement Thrive Eternal, créé par Joshua Kushner, le frère de Jared, gendre de Donald Trump, alors qu'Infantino a régulièrement affiché sa proximité avec le président américain avant et pendant le Mondial-2026. Sans aller jusqu'à une menace de boycott, la Concacaf, qui regroupe 41 fédérations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a elle "rejeté la proposition" dans un communiqué publié un peu plus tard dans la soirée à l'issue d'une réunion de ses membres. Faisant part de ses "vives inquiétudes" quant à "l'absence de procédure régulière" ainsi qu'au "délai artificiellement court imposé" par la Fifa, la Concacaf s'interroge aussi sur la nécessité d'un tel projet après "la Coupe du monde la plus rentable de l'histoire", que coorganisaient trois de ses membres (Etats-Unis, Mexique et Canada) et qui s'est achevée le 19 juillet. De son côté, la Confédération asiatique (AFC) a regretté que ce projet ait été rendu public sans que ses membres n'aient été consultés auparavant tandis que la Confédération africaine de football (CAF) s'est montré moins critique, appelant ses associations membres à "examiner" et à "évaluer" le projet. . "Une occasion en or" Mercredi, le président de la Fifa Gianni Infantino a défendu son projet, y voyant "une occasion en or de dynamiser le développement du sport à l'échelle mondiale", et estimant qu"'une part trop faible de la valeur commerciale croissante du football revient aux acteurs de ce sport qui en ont le plus besoin". "C'est une opportunité, mais pas une obligation", a-t-il déclaré dans une vidéo mise en ligne sur le site de la Fifa. Selon lui, ce projet constitue une "étape logique" de l'évolution de la Fifa et permettra de renforcer le développement du football "aux quatre coins du monde, tant pour le football masculin que féminin". "Une part plus importante des recettes reversée aux fédérations membres signifie davantage d'investissements dans de meilleurs terrains, des équipes nationales plus performantes et davantage de parcours pour les jeunes filles et les jeunes garçons partout dans le monde", a assuré Infantino. . Un calendrier très court La Fifa explique qu'elle ne lancera ce projet "que si la majorité des associations membres décide de le soutenir, et que si le Conseil de la Fifa approuve les mises à jour règlementaires" qu'il nécessiterait pour créer la FFE. La date à laquelle se prononcerait le Conseil de la Fifa, le principal organe décisionnel de l'instance, n'est pas encore connue, mais les fédérations ont elles jusqu'au 19 septembre - "un ultimatum" et de la "gouvernance par la peur", dénonce l'UEFA - pour se prononcer, selon une lettre du président de la Fifa aux 211 fédérations révélée par plusieurs médias. D'après Sky News, qui a consulté un document de présentation de la Fifa, le projet est déjà bien avancé, avec des investisseurs prêts à transférer les fonds à hauteur de 4,2 milliards de dollars dès le mois d'octobre. Ce calendrier très court s'explique aussi par les échéances électorales à venir pour Gianni Infantino, en course pour sa réélection au mois de mars 2027. Un scrutin dont il est pour l'instant le seul candidat déclaré.

30.07.2026 à 22:55

Apple dépasse les attentes au 3e trimestre, les ventes d'iPhone en forte hausse

FRANCE24

Malgré la pénurie de mémoires qui pèse sur les coûts du groupe, sa marge brute dépasse même les 50%, gonflée par des remboursements de droits de douane imposés l'an dernier par Donald Trump et finalement invalidés par la Cour suprême américaine en février.

30.07.2026 à 22:29

Amazon dépasse les attentes au deuxième trimestre, accélère encore sur le "cloud"

FRANCE24

Le chiffre d'affaires pointe à 200,6 milliards de dollars, en hausse de 20% sur un an, selon un communiqué, alors que les analystes tablaient sur 196,8 milliards.

30.07.2026 à 22:17

Incendies : accalmie espérée en France et en Espagne, de nouveaux feux de forêt gagnent l'Europe

FRANCE 24

La France et l'Espagne entrevoient jeudi une accalmie après certains des incendies les plus violents de leur histoire récente, qui ont contraint des centaines de milliers de personnes à évacuer. Mais ailleurs en Europe, de nouveaux feux ravagent plusieurs régions, notamment en Grèce, au Royaume-Uni, au Portugal et en Turquie.

30.07.2026 à 22:11

Wall Street repart de l'avant, portée par la tech

FRANCE24

L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - s'est envolé de 2,78%, l'indice S&P 500 a gagné 1,66% et le Dow Jones s'est octroyé 1,19%.

30.07.2026 à 20:25

Le Bénin installe officiellement le Sénat, une nouvelle chambre du Parlement

FRANCE24

Le Bénin a officiellement installé son Sénat, nouvelle chambre du Parlement issue de la révision constitutionnelle de 2025, ce jeudi. La cérémonie a été marquée par la présence côte à côte des anciens présidents Patrice Talon et Boni Yayi. Cette nouvelle institutions a pour mission de réguler la vie politique dans le pays.

30.07.2026 à 19:59

Mali : 35 ans après la conférence nationale, où en est le pays ?

FRANCE24

Le 29 juillet 1991, le Mali ouvrait sa Conférence nationale après des décennies de dictature sous Moussa Traoré. Une constitution, un multipartisme et une promesse démocratique saluée dans tout le continent. 35 ans plus tard, les partis politiques sont dissous et les opposants emprisonnés. Que reste-t-il de cet héritage ?

30.07.2026 à 19:45

"Urgence humanitaire" à Ceuta après l'arrivée massive de migrants, l'armée envoyée en renfort

FRANCE 24

Plusieurs centaines de personnes sont entrées illégalement jeudi dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, neuf ont trouvé la mort durant la traversée. Alors que le ‌ministère de l'Intérieur a annoncé l'envoi de 60 soldats pour renforcer les forces ⁠de sécurité locales, des centaines de personnes étaient encore attendues à Fnideq, dans le nord du Maroc.

30.07.2026 à 19:35

Des tigres imperturbables mais des soigneurs terrifiés: un zoo près de Madrid face à l'avancée du feu

FRANCE24

Les 2.000 animaux du parc ont eu chaud, mais n'ont pas eu peur: seules les girafes, "peureuses" par nature, sont encore un peu stressées et "ont eu du mal à manger normalement" ces derniers jours, raconte à l'AFP Christian Cabrera, vétérinaire de 36 ans. Le brasier, qui a ravagé 77.000 hectares dans la région de Madrid et la province voisine d'Avila, à l'ouest de la capitale espagnole, était visible sur les crêtes des collines alentour. Au-dessus du zoo, "la nuit, le ciel était rouge" de flammes, se souvient M. Cabrera, dont la "priorité absolue" avec les autres soigneurs a été de sauver les bêtes pendant ces moments d'"angoisse terrible". "Nous ne savions pas si nous serions capables de l'arrêter à temps", poursuit-il, disant avoir vécu "des heures de véritable terreur". Impossible d'évacuer un éléphant Les plus gros animaux, dont les félins, ont été confinés dans leurs abris. Les autres, comme les cerfs, les chameaux ou les singes, sont restés à l'air libre dans leurs vastes enclos "où il n'y a pas d'herbe, car ils la mangent", ainsi "le feu ne pouvait pas les atteindre". Autour du parc, les collines portent les stigmates du feu : depuis l'enclos des singes, on aperçoit la terre noircie et la végétation calcinée. Le "Safari Madrid" a rouvert ses portes mercredi matin après six jours de fermeture. Quelques rares visiteurs font le tour en voiture : autruches et dromadaires accourent à l'avancée de chaque véhicule pour tenter d'obtenir de la nourriture, quand les lions, placides, font leur sieste à l'ombre d'un arbre, et les alligators se prélassent au soleil. A l'instar des tigres, des éléphants et des rhinocéros, ils sont restés calmes pendant l'incendie, malgré la fumée, les sirènes et le ballet de camions de pompiers et de voitures de police. Un soulagement pour les soigneurs, "car si on avait dû aussi lutter contre les animaux, on aurait eu beaucoup de problèmes", note Christian Cabrera. Alors que l'incendie s'approchait dangereusement, la plupart des 26 soigneurs présents en temps normal ont dû être évacués et il n'en restait plus que quatre, précise Christian Cabrera, qui a peu dormi pendant cinq jours. "On a eu très peur, car on est responsables de ces animaux" et aussi "très liés" à eux, dit-il encore. D'autant que "des animaux de cette taille ne peuvent pas être évacués : déplacer un éléphant demande des mois de préparation" ; rien que celle d'une anesthésie pour un pachyderme "peut durer 10 heures". Une nature "complètement noire, brûlée" Finalement le zoo a été épargné, au grand soulagement de tous. Voir toute la nature auparavant verdoyante "complètement noire, brûlée, c'est vraiment triste", déplore Elena del Rio, philologue de 21 ans venue de Valladolid pour visiter le zoo avec trois amis. "Les pompiers ont fait un travail formidable, on n'aurait pas parié un centime sur le fait d'être ici aujourd'hui", salue la jeune fille, qui a aimé voir "les animaux s'approcher" de la voiture dans laquelle elle a circulé dans le zoo. Les pompiers ont protégé le parc, proche de zones habitées, non seulement pour sauver les animaux, mais aussi pour éviter que le feu n'atteigne les lotissements voisins, explique encore Christian Cabrera. Susana Barrul habite juste à côté du parc animalier, dans un camping où le feu a causé quelques dégâts qu'elle a découverts dès mardi soir, à son retour après plusieurs jours passés dans un gymnase d'une ville voisine. Grâce aux "coupe-feux" creusés par les pompiers pour empêcher que l'incendie n'atteigne le zoo, son bout de terrain n'a pas brûlé, se réjouit cette mère au foyer de 39 ans, qui essaie désormais de retrouver "une vie normale".
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