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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

06.08.2026 à 06:01

Ingérences étrangères: "Faut-il interdire la plateforme X?"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce jeudi 6 août, la campagne de désinformation visant plusieurs personnalités en lice pour la présidentielle française de 2027 - une campagne attribuée aux services russes. La Russie, qui n’a pas le monopole de l’ingérence, largement pratiquée par l’Administration Trump, au Brésil notamment. Les questions entourant l’état de santé du président camerounais Paul Biya. Et une infraction aussi inhabituelle qu’imprudente au code de la route en Espagne.

06.08.2026 à 05:27

L'Iran dit s'être accordé avec Oman sur Ormuz, mais la réouverture dépendra de Washington

FRANCE24

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux. "Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées", a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna. Il a précisé que l'Iran et Oman travaillaient à une "déclaration conjointe", sous réserve que des "parties tierces ne viennent pas entraver le processus". L'Iran verrouille de nouveau, depuis la reprise des hostilités avec les Etats-Unis début juillet, le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième du commerce des hydrocarbures mondiaux. Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran souhaitait conclure un accord pour rouvrir cette route à la navigation, mais l'Iran dément et affirme qu'il s'entendra plutôt avec son voisin de l'autre côté du détroit, Oman. Le vice-président JD Vance a reconnu mercredi sur Fox News que les négociations avec l'Iran avaient été inégales, affirmant que l'administration Trump avait connu à la fois des avancées et des revers dans ses efforts pour parvenir à un accord. "Ça va être compliqué et ça va prendre du temps d'y parvenir", a-t-il reconnu. M. Vance a attribué ces difficultés aux divisions au sein du pouvoir iranien, affirmant que certains responsables souhaitaient la fin du conflit tandis que des "radicaux fous" voulaient qu'il se poursuive. "Premièrement, les Iraniens sont des gens extrêmement difficiles. Deuxièmement, leur système est fragmenté", a affirmé le vice-président américain. Attaques de bateaux D'après M. Baghaï, les discussions avec Mascate avancent, mais même si un accord était trouvé, cela ne signifierait pas que le passage deviendrait sans risque car "les facteurs rendant le détroit d'Ormuz peu sûr existent toujours du côté des Etats-Unis". Il a cité le blocus naval imposé par Washington, en représailles au blocage du détroit par Téhéran, et "d'autres actions agressives et menaçantes contre l'Iran et ses intérêts". Donald Trump a affirmé mardi que le détroit rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort", et assuré qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi. Mais Téhéran a démenti toute discussion avec Washington. L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les Etats-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer. La mise en place d'une route omanaise en juin avait suscité sa colère, provoquant une série d'attaques de bateaux. Une agence maritime britannique, l'United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), a indiqué jeudi qu'un pétrolier avait signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz. L'incident serait survenu à environ 16 km au sud-est de Kumzar, à Oman. De leur côté, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé mercredi avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé à l'encontre de la flotte du royaume.

06.08.2026 à 05:17

Le président birman en Thaïlande pour remettre son pays sur la scène diplomatique

FRANCE24

Le général "MAH" a renversé en 2021 par un coup d'Etat le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi, déclenchant une guerre civile toujours en cours, qui a fait plus de 100.000 morts tous camps confondus. Il a accédé à la présidence en avril, à l'issue d'un scrutin restreint dénoncé à l'étranger comme une manœuvre pour donner au pouvoir militaire un déguisement civil. Il cherche depuis à relancer les relations diplomatiques de son pays. La Birmanie a été largement marginalisée par la communauté internationale après le coup d'Etat. L'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qui compte 11 membres, a notamment exclu ses dirigeants des sommets régionaux. Réintégrer l'Asean ouvrirait la porte à "une normalisation des relations avec d'autres pays, y compris les pays occidentaux restés opposés au régime militaire", estime l'analyste Morgan Michaels, spécialiste de la Birmanie. Cyberarnaques Min Aung Hlaing s'est déjà rendu en Inde, en Chine et au Laos ces derniers mois. Son déplacement à Bangkok marque une étape importante de son offensive diplomatique tant le voisin a de bonnes raisons de vouloir rétablir les liens. Les combats entre l'armée et une multitude de factions rebelles débordent parfois le long de la frontière avec la Thaïlande, qui accueille des millions de réfugiés birmans. La guerre civile a par ailleurs plongé la Birmanie dans une instabilité propice à la présence dans les zones frontalières poreuses de trafiquants de drogues et de réseaux clandestins d'arnaques en ligne, installés dans d'immenses complexes fortifiés. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a déclaré lundi que les autorités birmanes pouvaient faire "beaucoup plus" pour lutter contre les cyberarnaques, et que la question serait abordée lors de la visite de Min Aung Hlaing. "Légitimité factice" Le dirigeant birman doit être accueilli jeudi par une garde d'honneur au siège du gouvernement thaïlandais à Bangkok, avant un entretien en tête-à-tête avec le Premier ministre Anutin Charnvirakul. Des organisations de défense des droits humains estiment que Bangkok ne devrait pas dérouler le tapis rouge à Min Aung Hlaing, sanctionné par plusieurs pays occidentaux et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité. "Min Aung Hlaing doit être tenu responsable de ses crimes, et non se voir accorder une légitimité factice", a souligné Justice For Myanmar, dénonçant la "complicité" du gouvernement thaïlandais. La détention d'Aung San Suu Kyi reste pour plusieurs pays un point de blocage essentiel dans le rétablissement des relations diplomatiques avec la Birmanie. La présidence birmane a diffusé lundi des photos d'une rencontre entre la prix Nobel de la paix, assignée à résidence dans un lieu tenu secret, et le représentant de la Croix-Rouge dans le pays. Mais les défenseurs de l'ancienne dirigeante, qui attendaient depuis longtemps des signes de vie, réclament sa libération immédiate, jugeant que les accusations retenues contre elles ont été montées de toutes pièces par l'armée. burs-sco/sdu/jnd

06.08.2026 à 04:00

Moyen-Orient en direct : un pétrolier signale des explosions dans le détroit d'Ormuz

FRANCE 24

Un pétrolier a signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz, près d'Oman, a indiqué jeudi une agence maritime britannique, au moment où Téhéran et Mascate mènent des discussions pour gérer conjointement cette voie maritime stratégique. Suivez notre direct.

06.08.2026 à 02:47

Masters 1000 de Montréal: Zverev éliminé, Auger-Aliassime forfait

FRANCE24

Le récent champion de Roland-Garros, Alexander Zverev, a été battu 6-7 (3/7), 6-2, 6-4 par le Néerlandais Tallon Griekspoor mercredi lors de son entrée en lice. L'Allemand, tête de série numéro un, finaliste le mois dernier à Wimbledon face à Jannik Sinner, a perdu son premier match depuis cette défaite, peu après que la tête de série numéro deux, Félix Auger-Aliassime, a été contrainte de déclarer forfait en raison d'une blessure au dos subie à l'entraînement lundi, lors de son tournoi à domicile. Tallon Griekspoor, 69e mondial, a expédié Zverev, 3e au classement et exempté de premier tour, en deux heures et 34 minutes pour se hisser en troisième manche. Il affrontera ensuite le vainqueur du match programmé plus tard entre l'Italien Matteo Arnaldi, tête de série n°30, et le Hongrois Fabian Marozsan. Zverev avait atteint les demi-finales à l'Open d'Australie, à Indian Wells, à Miami, à Monte-Carlo et à Munich, puis s'était incliné face à Sinner en finale à Madrid avant de décrocher son premier titre du Grand Chelem en simple à Roland-Garros. "Je ne m'attendais pas à bien jouer", a déclaré Zverev avant d'ajouter: "Je ne m'attendais pas non plus à jouer aussi mal, pour être honnête". Le Montréalais Auger-Aliassime s'est montré surpris par son forfait. "Ça a été assez soudain. Je m'entraînais ici depuis deux semaines et je n'avais absolument aucun problème", a-t-il dit. "Je pensais qu'au fil des jours les choses iraient mieux, mais j'ai essayé d'aller sur le court aujourd'hui, j'ai essayé de m'échauffer, et au final je ne pouvais pratiquement pas servir, donc il m'était impossible d'envisager de jouer", a-t-il déploré. Les organisateurs du tournoi étaient déjà déçus en raison de l'absence du numéro un mondial Jannik Sinner et de Novak Djokovic avant même le début de la compétition. "Je ne vais pas mentir, nous espérions que Félix allait gagner au moins quelques matchs ici à Montréal", a déclaré la directrice du tournoi, Valérie Tetreault. "C'est clairement le joueur dont tout le monde parlait et les gens voulaient savoir quand il allait jouer", a-t-elle dit.

06.08.2026 à 01:49

Au Guatemala, l'éruption du volcan de Fuego est terminée, les évacués rentrent chez eux

FRANCE 24

Le volcan Fuego, au Guatemala, est revenu à des niveaux d'activité normaux mercredi, après une éruption ayant contraint plus de 1 700 habitants à évacuer. Aucune victime n'a été recensée et le retour des familles dans leurs villages a débuté, même si les autorités appellent encore à la prudence.

06.08.2026 à 01:38

La Fifa reconnaît des "erreurs" et présente des "excuses" mais soutient Gianni Infantino

FRANCE 24

Après le retrait d'un projet vivement critiqué d'ouverture à des investisseurs privés, la Fifa a tenu une réunion de crise, mercredi. La direction a reconnu des "erreurs" et présenté des "excuses" tout en réaffirmant son plein soutien au président Gianni Infantino.

06.08.2026 à 01:23

Détroit d'Ormuz : l'Iran dit s'être accordé avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit

FRANCE 24

Téhéran a affirmé mercredi s'être mis d'accord avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz. La réouverture de cette voie maritime dépendra cependant des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, selon des sources iraniennes.

06.08.2026 à 01:15

L'auteur présumé de l'attentat contre un cortège syndical à Munich face à son verdict

FRANCE24

Le tribunal régional supérieur de Munich livrera ses conclusions à partir de 11H30 (9H30 GMT). Fin juillet, le parquet fédéral allemand a requis une peine de réclusion criminelle à perpétuité ainsi que la reconnaissance de la gravité particulière de la faute, ce qui compliquerait une libération anticipée au-delà du seuil incompressible de 15 ans, à l'encontre de Farhad N., âgé de 24 ans au moment des faits. Outre les deux meurtres, l'instruction a finalement retenu comme chefs d'accusation une tentative de meurtre dans 22 cas, lésions corporelles graves dans 19 cas et simples blessures chez trois victimes. La défense a elle plaidé pour 15 ans de prison et un placement en hôpital psychiatrique. Ce jour-là, le 13 février 2025, la capitale bavaroise se barricadait pour accueillir les dirigeants du monde entier venus pour la Conférence sur la sécurité (MSC). Et l'Allemagne entrait dans la dernière ligne droite d'élections législatives. Au matin, environ 1.400 personnes défilaient dans une rue du centre-ville à l'appel du syndicat des services Verdi. Au volant d'une BMW Mini, le jeune Afghan dépasse les cinq véhicules de police escortant le cortège, accélère et fonce délibérément sur la foule. "Rétribution justifiée" "C'était comme au bowling: les gens ont été projetés à gauche et à droite", ont cité dans leur réquisitoire les procureurs de Karlsruhe, reprenant l'un des nombreux témoignages. L'acte de ce Munichois était "orienté vers la destruction de vies humaines", ont-ils aussi dit. Une femme de 37 ans, originaire d'Algérie et qui travaillait comme ingénieure pour la ville de Munich, et sa fille de deux ans ont été projetées "sur environ dix mètres" par la collision, selon l'acte d'accusation que l'AFP a pu consulter. Elles sont décédées deux jours plus tard. L'accusé a réussi à parcourir 23 mètres jusqu'à ce que son véhicule se retrouve immobilisé, "ses roues avant perdu le contact avec le sol du fait des personnes se trouvant devant et sous la voiture". Les autorités avaient rapidement établi l'"orientation islamiste" et la "motivation religieuse" du suspect, qui avait crié "Allah Akhbar" (Dieu est le plus grand) et prié au moment de son arrestation. Arrivé à 15 ans en Allemagne comme mineur non accompagné, cet adepte du body-building, dont le titre de séjour avait été renouvelé, était considéré comme "parfaitement intégré" jusqu'à sa radicalisation en dehors de toute structure, sous l'influence de religieux afghans visionnés sur les réseaux sociaux dans les mois avant l'attaque, selon le tribunal. Jugeant les pays occidentaux "responsables des souffrances de la population musulmane en Afghanistan et au Moyen-Orient", le réfugié estimait devoir "tuer des personnes choisies au hasard en Allemagne", avaient indiqué les enquêteurs. L'attentat étant en ce sens une "rétribution justifiée", avaient souligné les procureurs pour qui des peurs diffuses, notamment la solitude et la colère contre sa famille restée en Afghanistan, ont joué dans le déclenchement de l'acte. Des experts ont certes relevé des problèmes psychiques chez l'accusé, mais pas assez marqués pour constituer une psychose ou diminuer sa responsabilité pénale. Du carburant pour l'AfD Commis quelques jours avant les élections législatives, l'attentat n'avait fait qu'exacerber les débats sur l'immigration et favorisé la rhétorique du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), arrivé deuxième du scrutin avec un score historique de 20%. Quelques jours avant Munich, une attaque au couteau commise par un Afghan contre un groupe d'enfants dans un parc d'Aschaffenbourg, également en Bavière, avait bouleversé le pays. L'attentat contre Verdi suivait aussi de près une autre attaque à la voiture-bélier, commise contre le marché de Noël de Magdebourg et pour laquelle un psychiatre saoudien réfugié en Allemagne a été condamné fin juin à la perpétuité. Ces dernières semaines, le centre-ville de Leipzig et la marche des fiertés de Berlin ont également été la cible d'attaques commises avec une voiture, la deuxième avec une probable motivation islamiste. Des centaines de milliers de Syriens et d'Afghans ont trouvé refuge en Allemagne, la plupart durant la crise migratoire de 2015, lorsque la chancelière d'alors, Angela Merkel, ouvrit les portes du pays. Mais les problématiques d'intégration, notamment sécuritaires, ont amené ses successeurs à un durcissement de la politique migratoire, malgré les besoins de main d'œuvre étrangère d'un pays à la population vieillissante.

06.08.2026 à 01:11

Au Nigeria, plus de 300 victimes d'enlèvement ont été libérées

FRANCE 24

Un total de 308 personnes qui avaient été enlevées lors de différentes attaques dans les États du Niger et de Kwara, au Nigeria, ont été libérées, a annoncé le gouvernement nigérian mercredi.

06.08.2026 à 00:17

Colombie: le gouvernement met en garde contre de possibles "actes terroristes" lors de l'investiture du président

FRANCE24

Le président élu, représentant de la droite dure, a demandé au Parlement de transférer la cérémonie de la capitale Bogota à la troisième plus grande ville du pays, proche de territoires sous le contrôle de groupes armés. M. de la Espriella, 48 ans, a remporté les élections en juin grâce à un discours de fermeté contre les groupes armés impliqués dans le trafic de cocaïne, qu'il a promis de bombarder avec l'aide des Etats-Unis. Le ministre de la Défense du gouvernement de gauche sortant a affirmé mercredi qu'il existait une "menace" latente d'attentats le jour de la cérémonie, à laquelle assisteront une dizaine de chefs d'Etat. Les présidents de l'Argentine, du Paraguay, du Chili et de l'Equateur sont attendus, ainsi que le roi d'Espagne Felipe VI, entre autres. "Il est très probable que ces criminels cherchent à perturber cet événement démocratique par des actes terroristes", a déclaré Pedro Sanchez sur la radio La FM. Les forces armées déploieront 11.000 militaires et les autorités ont interdit le survol de la ville et des communes voisines par des drones, utilisés par les guérillas pour larguer des explosifs. Cali est proche des régions montagneuses du sud-ouest du pays où est largement cultivée la coca, principal composant de la cocaïne. Dans le département voisin du Cauca opère une dissidence de l'ex-guérilla des Farc, dirigée par un dénommé Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie. Initialement, Abelardo de la Espriella avait prévu d'organiser sa cérémonie d'investiture dans le Cauca, mais il est revenu sur sa décision en invoquant les conditions climatiques. L'avocat millionnaire, un novice en politique soutenu par le président américain Donald Trump, entend frapper militairement les guérillas, paramilitaires et autres narcotrafiquants. Selon des experts, ces derniers se sont renforcés à la faveur des tentatives du président sortant Gustavo Petro de négocier la paix.

05.08.2026 à 23:39

L'étage supérieur d'une fusée SpaceX s'est écrasé sur la Lune

FRANCE24

La collision, qui n'était pas intentionnelle, devrait avoir créé un cratère à la surface lunaire que les agences spatiales dont la Nasa espèrent documenter. Les scientifiques estimaient que l'étage supérieur de la fusée Falcon 9, de la taille d'un bus, allait frapper la surface de la Lune à approximativement 06H35 GMT mercredi. Ce qui s'est effectivement produit. Le très grand télescope de l'Observatoire européen austral (ESO), situé au Chili, "a détecté des raies spectrales", a annoncé l'observatoire dans une publication sur les réseaux sociaux: "des empreintes chimiques" de "sodium et de lithium dans le panache d'impact, qui a duré de cinq à dix minutes après la collision". "Le sodium provient probablement du sol lunaire, tandis que le lithium pourrait provenir de la fusée elle-même", a détaillé l'ESO. Benjamin Fernando, chercheur au Laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique (sud-ouest des Etats-Unis) et auteur principal d'une récente étude consacrée à cette collision attendue, a également confirmé auprès de l'AFP que l'impact s'était produit. En supposant que tout le carburant avait été consommé, les auteurs de l'étude estimaient que l'engin pesait environ quatre tonnes et devait, à une vitesse de 8.690 km/h, s'écraser près du cratère Einstein, dans l'hémisphère nord de la Lune. La Nasa et sa sonde spatiale Lunar Reconnaissance Orbiter ont prévu de capturer des images du site de l'impact, tout comme la Corée du Sud avec sa sonde Pathfinder Lunar Orbiter. Mais les informations pourraient mettre plusieurs jours à nous parvenir. Avant le crash, la Nasa avait affirmé qu'il n'y avait "aucun danger pour la Terre". "Les scientifiques de la Nasa prévoient de collecter des données lunaires de cet événement pour affiner les techniques de suivi d'objets dans l'espace", a par ailleurs indiqué l'agence américaine. Poubelle spatiale La fusée Falcon 9, réalisée par la société SpaceX d'Elon Musk, a décollé en janvier 2025 avec deux alunisseurs à son bord. Le propulseur est revenu sur Terre, tandis que l'étage supérieur, considéré depuis comme un débris spatial, est resté dans l'espace pour poursuivre l'acheminement des deux engins. "Un mélange d'activité solaire et de forces gravitationnelles l'a finalement placé sur une trajectoire en direction de la Lune", malgré les précautions prises par SpaceX, a affirmé Julianna Scheiman, une responsable de la société, lors d'une conférence de presse de la Nasa lundi. La collision devrait permettre d'étudier les panaches de poussière et de mieux évaluer les risques liés aux débris spatiaux artificiels, des enjeux d'autant plus importants que la Nasa espère établir une présence humaine durable sur la Lune. La Lune est régulièrement frappée par des débris spatiaux, notamment des météoroïdes. Les collisions avec des objets artificiels sont en revanche beaucoup plus rares. Dans les années 1970, la Nasa avait volontairement provoqué des impacts durant son programme Apollo afin de recueillir des données sismiques. Selon l'Agence spatiale européenne, plus de 46.000 débris spatiaux, pesant au total 17.000 tonnes, se trouvent actuellement en orbite, a-t-elle indiqué fin juillet. Certains experts ont averti que l'accumulation excessive de débris spatiaux autour de la Terre pourrait entraîner une dangereuse réaction en chaîne de collisions, connue sous le nom de "syndrome de Kessler".

05.08.2026 à 23:21

Séisme au Venezuela: la douloureuse valse des nombres de disparus

FRANCE24

Un chiffre pourtant crucial. Sauf miracle, les personnes portées disparues aujourd'hui sont toutes décédées, ensevelies sous les décombres. Le nombre de décès ajouté à celui des disparus constituerait donc le bilan total de la catastrophe. Le dernier bilan du gouvernement lundi donne les décès (6.125), le nombre de personnes soignées dans les hôpitaux (60.992), le nombre de foyer affectés (43.679) et même le nombre de tonnes de décombres retirées (346.755). Mais depuis le 24 juin, le pouvoir n'a jamais communiqué sur le nombre de disparus. Pourtant à Caraballeda comme ailleurs dans l'Etat de la Guaira, où se concentre l'essentiel des victimes et des dégâts matériels, des dizaines de personnes continuent de chercher dans les décombres, ouvrant des puits et des tunnels dans des immeubles écroulés pour tenter d'accéder à un appartement où se trouvent les corps de leurs proches. "On continue, jusqu'à ce qu'on y arrive. C'est mon petit-fils là-bas, quoi!", affirme, des larmes roulant sur ses joues, Victor Morales, 50 ans, qui cherche le corps de son petit-fils de 11 ans, après avoir déjà sorti des décombres celui de sa petite-fille de 13 ans. "Nous n'abandonnerons pas. Nous sommes ici depuis le premier jour, à creuser des trous jusqu'au rez-de-chaussée", dit ce menuisier, qui dort sous une bâche au pied de l'immeuble surchauffé par le soleil. Brouillard des estimations Combien y a-t-il de disparus ? Au surlendemain de la catastrophe, Tom Fletcher, le responsable de l'aide humanitaire de l'ONU, avait estimé leur nombre à plus de 50.000. "Une erreur" reposant sur de mauvaises estimations, corrige une source diplomatique. "Il est impossible de le savoir exactement mais autour de 10.000 ou plus", ajoute-t-elle. La situation est d'autant plus compliquée que le dernier recensement de la population au Venezuela date de 2011, le pouvoir, empêtré dans une crise économique et politique depuis 2013, n'ayant pas pu ou pas voulu en réaliser un plus récent. Le pouvoir est aussi en général très réticent à publier des statistiques démographiques ou économiques, qu'il délivre au compte-gouttes et quand cela semble l'arranger. Le 30 juin, le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez avait indiqué que 30.000 personnes se trouvaient dans la zone au moment du séisme. Il avait ajouté que 19.000 personnes avaient pu fuir ou être secourues. Ce jour-là, selon son bilan, le nombre de morts s'élevait à 2.000 environ. Il manque 9.000 personnes selon ce décompte, qui porterait le bilan humain de la catastrophe à 11.000. Autre autorité, autre estimation. Le gouverneur de La Guaira, José Alejandro Teran, a la semaine dernière donné le chiffre de 1.338 disparus pour près de 6.000 morts (ce jour-là), indiquant que le nombre de disparus reposait sur un registre des habitants. "Pas fiables" Devant l'absence de chiffres et informations, des particuliers ont créé des sites internet pour tenter d'aider à retrouver les victimes. Sans contribuer à apporter plus de clarté, les chiffres étant là aussi contradictoires, avec un écart de plus de 20.000 personnes entre l'estimation la plus basse et la plus haute. Selon le site "Venezuela te busca" (Venezuela te cherche), 44.274 personnes ont été initialement déclarées disparues par leurs proches et "17.790 restent à localiser". Pour le site "Desaparecidos terremoto Venezuela" (Disparus tremblement de terre): 44.418 personnes portées disparues et désormais 29.518 toujours "sans contact". Le site venezuelareporta.org fait lui état de 41.311 disparus. Une source diplomatique estime que malgré la "bonne volonté", ces chiffres ne sont pas "fiables" et qu'il "n'y a pas de chiffres fiables". Esteban Chala, secouriste argentin expérimenté, souligne que "dans les catastrophes d'une telle ampleur, il arrive toujours qu'on ne retrouve pas (quelqu'un) et qu'il reste porté disparu". Fernando Bencomo, policier de 50 ans, allume une cigarette, tandis que des agents spécialisés vêtus de blanc dégagent lundi avec soin le corps irreconnaissable de son fils Fernando Antonio, étudiant de 21 ans, et de son chien. Le corps a été découvert après 40 jours de recherche. "Il avait la vie devant lui. Depuis le premier jour, je suis ici à chercher. Je ne voulais pas m'arrêter avant qu'il puisse reposer en paix", dit-il. "Nous avons sorti entre 40 et 49 autres corps. Je vais continuer à aider. Il y a d'autres corps" à extraire des décombres, conclut-il. Son fils est un disparu de moins. Un mort de plus.

05.08.2026 à 22:26

Ebola : le directeur général de l'OMS en visite en RDC

Sérine BEY

Ce mercredi a eu lieu la visite du directeur général de l'OMS en République Démocratique du Congo. Le pays fait face à la 17ème épidémie d'Ebola. Depuis le 15 mai, plus de 3 800 cas ont été enregistrés, dont 1 751 décès. La maladie ne montre aucun signe de ralentissement. 

05.08.2026 à 22:23

Abandonner ou pas? Dans le Tennessee, un candidat démocrate victime du redécoupage électoral

FRANCE24

En mai, les contours de la neuvième circonscription où il se présente ont été drastiquement redessinés par les républicains à leur avantage, grâce à une vieille recette de cuisine électorale appelée "gerrymandering". Memphis, traditionnellement l'une des seules poches démocrates dans un Etat très conservateur, est désormais fractionnée en trois circonscriptions étendues à travers le Tennessee. La voix de son électorat noir, ancré à gauche, se retrouve ainsi complètement diluée. Au vu de la nouvelle carte électorale, la neuvième circonscription du Tennessee penche désormais fortement en faveur des républicains. "Je me suis dit: est-ce que j'abandonne? Ou est-ce que je continue le combat?", confie à l'AFP Justin Pearson, élu au parlement de l'Etat et candidat à la primaire démocrate prévue jeudi, pour un siège à la Chambre des représentants de Washington. Les républicains "ne veulent pas d'un pouvoir politique noir. Ils ne veulent pas que l'on puisse choisir nos propres représentants", dit le candidat de 31 ans, large sourire et coupe afro. Le jeune homme assure avoir "choisi de continuer, pour protéger le droit de vote" de ses concitoyens de couleur. En avril, une décision de la Cour suprême a sapé la portée du Voting Rights Act, une loi historique qui protégeait la représentation des minorités raciales. Depuis, plusieurs Etats du Sud à majorité républicaine, comme la Louisiane ou l'Alabama, ont redessiné leurs circonscriptions. L'enjeu des zones rurales Originaire de Westwood, quartier noir du sud-ouest de Memphis, Justin Pearson est passé d'une circonscription contenant "1,5 comté" à "15 comtés". Il faut donc faire campagne auprès des Afro-Américains de Memphis, mais aussi des "agriculteurs de Savannah", ou des habitants du comté de Giles, où a été fondé à la fin des années 1860 le Ku Klux Klan, violente organisation suprémaciste blanche, raconte-t-il. "J'ai dû me déplacer beaucoup plus" et "rencontrer des gens que je n'aurais jamais rencontrés sans cette campagne", décrit Justin Pearson. Selon des données de l'Université du Tennessee, sur les 95 comtés de l'Etat, 78 sont ruraux, et penchent donc plutôt à droite. Historiquement, seules les poches urbaines de Nashville et Memphis votent démocrate. Steve Hickey est le président du Parti républicain du comté de Williamson, à l'autre bout de la neuvième circonscription du Tennessee. Quelque 300 kilomètres le séparent de Memphis. Pour lui, le redécoupage de l'Etat est un simple calcul politique, qui ne prend pas en compte la couleur de peau des électeurs. "Simplement de la politique" La nouvelle carte a "suscité beaucoup de consternation", reconnaît-il auprès de l'AFP. "Mais je pense qu'il est très important de comprendre que cela se produit dans tous les Etats", ajoute le républicain, qui rappelle qu'en 2002, l'assemblée législative du Tennessee, alors démocrate, avait opéré un redécoupage électoral qui lui était favorable. "Je n'aime pas dire +ce sont eux qui l'ont fait en premier+" mais "c'est simplement de la politique. Et le parti au pouvoir peut choisir les règles". A ceux qui affirment que les nouvelles circonscriptions brassent trop de populations différentes, Steve Hickey répond que les Etats-Unis sont avant tout "un mélange de cultures". Il y a "les urbains à Nashville et Memphis", "les banlieues" chics, les "zones rurales". "En tant que républicain, je suis évidemment ravi, car nous espérons pouvoir remporter un siège supplémentaire à la Chambre des représentants du Congrès", reconnaît-il. Les démocrates sauront-ils mobiliser suffisamment d'électeurs d'ici les législatives de novembre, malgré les manoeuvres républicaines? Pour envoyer un député de gauche à Washington, plusieurs associations locales de sensibilisation au vote affirment qu'il faudrait qu'à Memphis, la participation atteigne 75% aux élections de novembre. Un défi de taille. Aux législatives de 2022, le taux de participation enregistré dans le comté de Shelby, où se situe Memphis, était de 34%.
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