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▸ Les 15 dernières parutions

05.02.2026 à 02:36

Nigeria : le président déploie l'armée après le massacre de 162 personnes dans l'État de Kwara

FRANCE 24

Après l'un des pires massacres commis au Nigeria depuis plusieurs mois, le président Bola Tinubu a annoncé mercredi soir le déploiement d'un bataillon de l'armée dans l'État de Kwara, accusant les "terroristes de Boko Haram" d'avoir tué des dizaines de "villageois sans défense".

05.02.2026 à 00:17

Vers une nouvelle course aux armes nucléaires ?

Cécile GALLUCCIO

Le dernier traité de contrôle des armes nucléaires devait arriver à son terme ce jeudi mais dans la soirée mercredi, Moscou a d’ores déclaré : « Nous ne sommes plus tenus par aucune obligation dans le cadre du traité ». La Russie a cependant assuré qu'elle agirait de façon "réfléchie et responsable" en matière nucléaire.

04.02.2026 à 23:32

ENQUÊTE SUR LA MORT DE SEIF AL-ISLAM

Meriem AMELLAL

Le parquet en Libye a annoncé ce mercredi avoir ouvert une enquête sur l'assassinat de Saïf Al-Islam Kadhafi. Le fils de l'ex dictateur Mouammar Kadhafi, a été tué hier dans un assaut contre sa maison selon des témoins. Le parquet a d'ailleurs confirmé que Saïf Al-Islam Kadhafi avait été mortellement blessé par balles.

04.02.2026 à 23:25

Guerre en Ukraine : le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron s'est rendu à Moscou mardi

FRANCE 24

Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron, a pris part mardi à Moscou à des discussions avec Iouri Ouchakov, son homologue auprès du président russe Vladimir Poutine, selon l'agence Reuters. Une reprise de dialogue des Européens avec la Russie doit se faire seulement "en mettant des conditions", juge le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

04.02.2026 à 23:07

La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude

FRANCE24

"C'est un chiffre majeur", affirme à l'AFP Min Zhang, auteure principale de cette étude publiée dans la revue Science Advances et chercheuse à l'école de médecine de Mount Sinai à New York. "C'est un problème de santé publique très préoccupant", a-t-elle ajouté. Avec le réchauffement climatique, les feux de forêt sont de plus en plus importants, longs et fréquents. Les effets d'une exposition prolongée à la fumée sur la santé restent toutefois mal connus. Donald Trump a de plus abandonné les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, préférant soutenir au contraire les industries fossiles, principales responsables du phénomène. Pourtant, le gouvernement "sait quoi faire pour lutter contre le changement climatique: promouvoir l'énergie propre, les voitures électriques, accroître le financement de la recherche", affirme à l'AFP Yaguang Wei, professeur assistant à l'école de médecine de Mount Sinai à New York. Et au niveau local, dit-il, les autorités doivent développer en amont des systèmes d'alerte pour anticiper l'arrivée de fumée toxique et déployer des filtres dans les domiciles, les bureaux, les écoles ou les hôpitaux. - Le cerveau est vulnérable - Pour cette étude, les chercheurs ont mis au point une méthode permettant de distinguer les effets cumulatifs des particules fines émises par les fumées. Si les conséquences graves sur la santé sont facilement détectables, celles-ci pouvant aller jusqu'au décès, il est plus difficile d'en définir la cause lorsque les toxines restent dans l'organisme et peuvent alors provoquer plus tard des maladies respiratoires, cardiovasculaires ou neurologiques. Les chercheurs ont analysé les données annuelles sur la mortalité de plus de 3.068 comtés américains, hors Alaska et Hawaï, les liant ensuite à des images satellite. Puis, ils ont exclu de l'analyse des facteurs extérieurs ayant pu expliquer des variations du taux de mortalité. Les résultats ont montré une augmentation nette de la mortalité. Les pathologies les plus présentes dans l'étude étant la démence, la maladie de Parkinson ou encore des maladies du système circulatoire. "En général, les gens voient les maladies cardiovasculaires et respiratoires causées par la fumée des feux de forêt. Cependant, nous avons découvert que les maladies neurologiques étaient plus présentes", explique Yaguang Wei. "Notre cerveau semble être la partie la plus vulnérable". Les effets sont plus prononcés dans les zones rurales, lieux souvent proches des feux. Parmi la population, les plus jeunes sont également les plus impactés, possiblement parce qu'ils passent plus de temps dehors. Des températures basses augmentent aussi cette mortalité: les gens sortent davantage durant les étés frais tandis que les hivers froids empêchent la dissipation de la fumée, selon les auteurs. Ce bilan de 24.100 morts par an représente plus du double des 11.415 décès estimés précédemment, chiffre publié en 2024 dans la revue PNAS. Mais selon Yaguang Wei, ce nouveau bilan est probablement sous-estimé car l'analyse au niveau des comtés ne permet pas la même précision qu'une enquête par code postal ou par quartier.

04.02.2026 à 22:37

Wall Street: le désintérêt pour la tech profite aux secteurs traditionnels

FRANCE24

L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 1,51% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,51%. Le Dow Jones, qui regroupe des industries plus classiques, a pris 0,53%. "Le fait marquant" de la séance "est la faiblesse du secteur technologique", assure auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. Parmi les déclencheurs de cette baisse, l'accueil glacial réservé aux résultats pourtant reluisants du groupe de semi-conducteurs Advanced Micro Devices (AMD). L'un des principaux fournisseurs de puces électroniques dédiées à l'intelligence artificielle (IA) a dépassé les attentes lors des trois derniers mois de 2025, affichant même un bénéfice net multiplié par trois par rapport à un an plus tôt. Et les prévisions d'AMD pour le trimestre en cours ont aussi été supérieures aux anticipations des analystes. Mais le titre a décroché, chutant de 17,31% à 200,19 dollars, soit environ 60 milliards de dollars de capitalisation boursière envolés en fumée. "Les résultats du secteur technologique continuent d'être très bons et solides, mais ce sont les attentes qui créent une certaine déception, en particulier à un moment où le sentiment autour du secteur est négatif", juge Angelo Kourkafas. Steve Sosnick, d'Interactive Brokers, note "l'écart considérable" entre les performances passées d'AMD et la valorisation de l'entreprise, soulignant "à quel point l'enthousiasme était (déjà) pris en compte dans le cours des actions". "Très bon n'était pas suffisant. Il fallait que ce soit excellent", ajoute-t-il. A ce titre, les résultats d'Alphabet (maison mère) publiés après la clôture mercredi, et ceux d'Amazon jeudi, constitueront de nouveaux tests pour la place américaine. Le désintérêt pour les valeurs technologiques s'explique aussi par "des inquiétudes liées aux bouleversements induits par l'intelligence artificielle", souligne Angelo Kourkafas. Anthropic, l'entreprise derrière le modèle de langage Claude, a dévoilé en début de semaine un nouvel outil IA conçu pour traiter les tâches juridiques. La nouvelle a ravivé les craintes des éditeurs de logiciels, qui craignent de voir leur marché s'effondrer. "En parallèle, d'autres parties du marché suscitent beaucoup d'enthousiasme", assure M. Kourkafas. C'est notamment le cas du secteur de la santé où le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly a bondi de 10,39% à 1.107,75 dollar. Ses résultats ont été supérieurs aux attentes pour le trimestre écoulé et l'entreprise est parvenue à surprendre positivement les investisseurs avec ses prévisions pour l'exercice fiscal en cours. Eli Lilly bénéficie aussi des déboires boursiers de Novo Nordisk, son concurrent danois dans le secteur des traitements contre l'obésité. Les chaînes de supermarchés et les industries ont également été recherchées mercredi. Côté indicateurs, le secteur privé a créé dans l'ensemble beaucoup moins d'emplois qu'attendu en janvier aux Etats-Unis, selon l'enquête régulière ADP/Stanford Lab. Mais le marché n'a que peu réagi à cet indicateur, attendant la publication des données officielles, prévue le 11 février après un décalage dû à une paralysie budgétaire partielle aux Etats-Unis. L'activité dans les services est, elle, restée inchangée le mois dernier, selon l'indice ISM. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts à 10 ans de l'Etat américain se tendait légèrement à 4,28% vers 21H15 GMT contre 4,27% à la clôture la veille. Ailleurs à la cote, les société minières ont chuté après l'annonce d'une coopération entre les Etats-Unis, l'Union européenne et le Japon sur la question des minéraux critiques. Parmi les pistes envisagées par ces pays figure la mise en place de prix planchers. USA Rare Earth a perdu 9,40% et MP Materials 6,28%.

04.02.2026 à 22:31

Iran et Etats-Unis officialisent la tenue de discussions vendredi

FRANCE24

Donald Trump, qui a positionné dans la région une force de frappe navale et militaire considérable, a cependant maintenu la pression en jugeant que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, "devrait se faire beaucoup de soucis". "Les pourparlers nucléaires avec les Etats-Unis doivent se tenir à Mascate vers 10H00 vendredi", a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur X, après qu'un article de presse et des propos du chef de la diplomatie américaine ont jeté le doute sur la tenue de ces pourparlers. Un haut responsable américain a par la suite confirmé la tenue de la rencontre, la date et l'endroit à l'AFP. Le président américain maintient toutefois la menace d'une intervention militaire si Téhéran n'accepte pas une série de revendications américaines, allant d'ailleurs au-delà de la quesiton nucléaire. "Je pense qu'il devrait se faire beaucoup de soucis en ce moment. Comme vous savez, ils négocient avec nous", a dit le président américain, dans un extrait d'entretien diffusé par la chaîne NBC, alors qu'il était interrogé sur le dirigeant iranien. Donald Trump a par ailleurs assuré à NBC que les autorités iraniennes envisageaient d'ouvrir un nouveau site nucléaire, après les frappes menées par les Américains en juin dernier contre leurs installations. "Nous sommes prêts" "Ils réfléchissaient à ouvrir un nouveau site ailleurs dans le pays", a-t-il dit, ajoutant: "Nous l'avons découvert et j'ai dit, si vous faites ça, nous allons vous faire subir des choses très dures." Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait jeté le doute mercredi sur la tenue de discussions avec l'Iran. "Nous pensions avoir mis en place un forum qui avait été approuvé en Turquie. Il avait été créé par plusieurs partenaires qui souhaitaient y participer et en faire partie. Hier, j'ai vu des informations contradictoires de la part de l'Iran, qui affirmait ne pas avoir donné son accord. La question est donc toujours en cours de discussion", a dit Marco Rubio. "Si les Iraniens veulent nous rencontrer, nous sommes prêts", a toutefois affirmé le ministre américain lors d'une conférence de presse. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, conduira la délégation iranienne selon Téhéran, tandis que les Etats-Unis devraient être représentés par l'émissaire de Donald Trump pour toutes les missions diplomatiques délicates, Steve Witkoff. Nucléaire et missiles Depuis la répression du mouvement de contestation en Iran par le pouvoir au mois de janvier, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s'efforcent de réduire les tensions. Téhéran a souligné à plusieurs reprises que les discussions devaient rester strictement limitées à la question nucléaire, rejetant toute négociation sur son programme de missiles ou ses capacités de défense. Mais Marco Rubio a été catégorique: "Pour que les négociations aboutissent réellement à quelque chose de significatif, elles devront inclure certains éléments, notamment la portée de leurs missiles balistiques, leur soutien aux organisations terroristes dans la région, leur programme nucléaire et le traitement réservé à leur propre population". Les Etats-Unis ont notamment dépêché dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham Lincoln, tandis que l'Iran a menacé de s'en prendre aux bâtiments de guerre et aux bases américaines dans la région en cas d'attaque. Donald Trump n'a donné aucune indication sur l'ampleur d'une éventuelle opération militaire en cas d'échec des pourparlers. Elle pourrait aller de frappes ciblées contre des infrastructures militaires à une tentative de renversement de la République islamique en place depuis 1979. En Iran, les réseaux sociaux, de nouveau actifs après trois semaines de coupure d'internet, sont inondés de messages rendant hommage aux manifestants tués. "Notre société est en deuil et j'en fais partie", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat un habitant de 32 ans de l'île de Qeshm, dans le Golfe.

04.02.2026 à 22:11

La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"

FRANCE24

"Il est minuit moins une, l'extrême droite est aux portes du pouvoir", a expliqué la numéro un de la CGT, Sophie Binet, elle-même mise en examen pour des propos sur les patrons, lors d'une conférence de presse précédant un meeting à Montreuil, en banlieue parisienne. Le syndicat estime que la répression syndicale atteint "un niveau inédit" en France. Il doit rendre publique prochainement une liste de 1.000 syndicalistes CGT "inquiétés", par la justice ou par leur employeur, pour leur engagement syndical. Il pointe le recours de plus en plus fréquent à des procédures judiciaires contre des syndicalistes, des interventions policières disproportionnées qui "se banalisent" lors des mouvements sociaux, des interdictions de manifester, mais aussi, dans les entreprises, des pressions sur les syndicalistes et des licenciements de salariés protégés par leur mandat. Le syndicat demande l'adoption, avant la prochaine élection présidentielle, d'une "grande loi pour protéger les libertés". Elle comporterait trois volets, l'indépendance de la justice, l'indépendance de la presse et la sécurisation du financement de l'audiovisuel public et enfin la "sanctuarisation des libertés syndicales". Parmi les mesures préconisées, la possibilité donnée aux procureurs de décider immédiatement d'un non-lieu lorsqu'une procédure en droit de la presse est manifestement infondée. Se sont exprimés au meeting, entre autres, des représentants du Syndicat de la magistrature et de la Ligue des droits de l’homme, et l'ancien garde des Sceaux Jacques Toubon. La numéro un de la CFDT, Marylise Léon, a apporté son soutien à travers une vidéo, tandis que celui de la CFE-CGC, François Hommeril, était présent. Alors que Sophie Binet a été mise en examen pour "injure publique" après avoir qualifié en janvier 2025 à la radio les patrons de "rats qui quittent le navire" dont "le seul objectif est l'appât du gain", la Confédération syndicale internationale (CSI) a déposé une plainte devant l'Organisation internationale du Travail (OIT) pour dénoncer cette "procédure-bâillon", a annoncé Mme Binet. "Ce qui se passe ici avec Sophie et ce qui se passe ici en France, ce n'est pas un cas isolé, c'est quelque chose qu'on voit partout dans le monde", a estimé le secrétaire général de la CSI Luc Triangle, soulignant que les syndicats sont les premières organisations attaquées par les régimes autoritaires. Le mouvement patronal Ethic avait porté plainte après les propos de Sophie Binet sur les patrons. La mise en examen est automatique en cas de plainte pour injure publique. Ethic "est financé par Pierre-Edouard Stérin, un milliardaire d'extrême droite, qui, dans son projet Périclès, soutient des associations pour multiplier les procédures-bâillons", a dénoncé Mme Binet. La présidente d'Ethic, Sophie de Menthon, avait assuré au journal L'Humanité n'avoir reçu aucune aide de M. Stérin sauf un "simple soutien financier pour la tenue d'un colloque en 2024".

04.02.2026 à 22:05

Moltbook : le seul réseau social 100% IA, vraiment ?

Anthony SAINT-LÉGER

Connaissez-vous Moltbook ? Ce réseau social crée récemment pour que les intelligences artificielles discutent entre elles sans intervention de l'humain. Mais sur ce site qui se présente sous forme de forums entre agents conversationnels autonomes, la main de l'Homme est-elle vraiment absente ?

04.02.2026 à 22:05

Miraculée du cambriolage au Louvre, la couronne d'Eugénie va pouvoir être sauvée

FRANCE24

Récupérée au pied de la galerie Apollon après le cambriolage survenu le 19 octobre, le joyau "a conservé sa quasi-intégrité, permettant sa restauration complète", a indiqué mercredi le Louvre dans un communiqué. Cette couronne haut de tête, commandée par Napoléon III pour son épouse Eugénie en 1855, a subi lors du vol "un écrasement et s'en est trouvée très sensiblement déformée". D'abord endommagée lors de son extraction de la vitre où elle était exposée par une "fente relativement étroite ménagée par la disqueuse" des malfaiteurs, elle a ensuite subi "un choc violent", qui a provoqué son écrasement, a détaillé l'institution. Le 22 octobre, trois jours après le casse, la présidente du Louvre Laurence des Cars avait affirmé devant la commission de la culture du Sénat "qu'une restauration (était) délicate mais possible", se voulant rassurante mais prudente quant à la possibilité d'une restauration complète. Couronne préservée Sur des photos transmises mercredi par le Louvre, on peut voir la couronne écrasée et quatre branches initialement fixées à la couronne désolidarisées de celle-ci. Pour autant, les 56 émeraudes sont restées en place et seuls une dizaine de diamants de petite taille sur les 1.354 qui ornent la couronne ont disparu. "Le globe de diamants et émeraudes est intact" et seul un des huit aigles d'or de la couronne a définitivement disparu, précise le Louvre, qui a acquis le joyau en 1988. "Sa complète restauration sera donc possible sans recours à la reconstitution ou la restitution. Il s'agira d'une remise en forme de son armature", est-il ajouté. Pour assurer la restauration de cette rare couronne de souveraine conservée en France, un restaurateur agréé va être désigné "à la suite d'une mise en concurrence". "Au vu du caractère à la fois symbolique mais aussi inédit d'une telle restauration, et de la spécificité remarquable de l'objet à restaurer", un comité d'experts a été désigné pour conseiller et superviser les travaux de restauration. Ce conseil sera présidé par Mme des Cars et composé de six personnalités, assistées d'"un ou une représentante des cinq maisons historiques de la joaillerie française", à savoir les maisons Mellerio, Chaumet, Cartier, Boucheron et Van Cleef & Arpels. Grèves Huit joyaux du XIXe siècle ont été dérobés lors de ce spectaculaire cambriolage au retentissement mondial et sont toujours dans la nature. Le butin, dont le diadème serti de quelque 2.000 diamants de l'impératrice Eugénie, est estimé à 88 millions d'euros. Les quatre membres présumés du commando ont tous été arrêtés et placés en détention provisoire. L'une des hypothèses des enquêteurs est que ces joyaux puissent "être une marchandise de blanchiment, voire de négociation dans le milieu", avait avancé la procureure de Paris, Laure Beccuau en novembre. "Notre détermination reste intacte" pour retrouver le bijoux, a-t-elle déclaré il y a quelques semaines lors d'un entretien à l'AFP. Le cambriolage a provoqué des remous au sein du musée le plus visité du monde, notamment concernant sa sécurité. Un conflit social agite aussi l'institution, marquée depuis fin 2025 par une grève des salariés pour réclamer de meilleures conditions de travail et d'accueil du public. Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à quatre reprises et d'ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions.

04.02.2026 à 21:53

Iran: Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, en grève de la faim en prison, selon son avocate

FRANCE24

La militante des droits humains de 53 ans demande à pouvoir passer un appel, d'avoir "accès à ses avocats en Iran" et de recevoir de la visite, a déclaré son avocate, Chirinne Ardakani, basée à Paris. Le dernier appel à sa famille date du 14 décembre et celle-ci a été informée de la grève de la faim par un détenu qui a été libéré récemment, a précisé l'avocate. Narges Mohammadi est à l'isolement dans sa prison de Mashhad, dans l'est de l'Iran, où elle avait été arrêtée le 12 décembre avec d'autres militants, après avoir pris la parole lors d'une cérémonie en hommage à un avocat retrouvé mort. Elle a été arrêtée avant le déclenchement du mouvement de contestation réprimé dans le sang par les autorités. Ses soutiens affirment que l'interdiction de passer des appels est une tentative de réduire au silence la militante, de crainte qu'elle ne s'exprime sur le mouvement de contestation. L'ONG Amnesty International avait accusé les forces de sécurité d'avoir commis des actes de "torture et autres mauvais traitements" lors de son arrestation, notamment en la "passant violemment à tabac". Mi-décembre, sa famille avait indiqué qu'elle était "souffrante" et que les autorités lui refusaient un examen médical indépendant après son arrestation "violente". La militante avait également été arrêtée en novembre 2021 et emprisonnée jusqu'à sa remise en liberté provisoire pour des problèmes pulmonaires fin 2024. Elle a passé de nombreuses années derrière les barreaux mais n'a jamais cessé de militer pour les droits humains et la défense des prisonniers politiques, lui valant le Nobel de la paix. Ses deux enfants, qui vivent à Paris avec son mari, ont reçu le prix en son nom à Oslo en 2023. Elle ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

04.02.2026 à 21:33

Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction

FRANCE24

L'hémorragie, qui frappe l'ensemble des services du quotidien, survient sur fond de rapprochement du fondateur d'Amazon avec Donald Trump, un président qui attaque la presse traditionnelle depuis son retour au pouvoir. Le nombre de suppression de postes n'a pas été communiqué. Selon le New York Times, environ 300 journalistes sur 800 sont licenciés. Cette restructuration destinée à réformer un journal "d'une autre époque" "inclut des réductions substantielles d'effectifs" et doit "sécuriser" son avenir, a expliqué le directeur exécutif du journal Matt Murray, qui reconnait un travail "difficile, mais essentiel." Une grande partie des correspondants à l'étranger, dont l'intégralité de ceux couvrant le Moyen-Orient, ont été licenciés, a déclaré l'un d'eux à l'AFP. Parmi eux, Lizzie Johnson dit avoir été licenciée alors qu'elle se trouve en plein reportage sur le front en Ukraine. "Je suis bouleversée", a-t-elle écrit sur X. Les services des sports, des livres, du podcast, des pages locales ou de l'infographie sont aussi particulièrement touchés voire presque intégralement supprimés. "On ne peut pas vider une rédaction de sa substance sans conséquences sur sa crédibilité, son influence et son avenir", a dénoncé le Post Guild, le syndicat du journal. "C'est l'un des jours les plus sombre de l'histoire" du journal, a regretté sur Facebook Martin Baron, ex-rédacteur en chef du journal et figure du journalisme américain. Il dénonce sans fard les "efforts écoeurants" de Jeff Bezos "pour s'attirer les faveurs" de Donald Trump, y voyant "un cas d'école" de "l'autodestruction quasi instantanée d'une marque". Réforme en 2024 Le Washington Post, connu pour avoir révélé le scandale du Watergate ou les Pentagon Papers et qui a reçu 76 prix Pulitzer depuis 1936, est en crise depuis des années. Durant le premier mandat de Donald Trump, le journal s'était plutôt bien porté grâce à sa couverture jugée sans concession. Après le départ du milliardaire républicain de la Maison Blanche, l'intérêt des lecteurs s'était émoussé et les résultats ont commencé à dégringoler. Le journal a perdu 100 millions de dollars en 2024, rapport le Wall Street journal. A l'automne 2024, le Washington Post n'avait pas publié d'éditorial pour soutenir Kamala Harris dans la campagne présidentielle face à Donald Trump, alors qu'il avait soutenu les candidats démocrates aux présidentielles de 2008, 2012, 2016 et 2020. Beaucoup y ont vu la main de Jeff Bezos, qui, trois mois plus tard, s'est affiché au premier rang de la cérémonie d'investiture de Donald Trump. Selon la presse, cette décision avait fait fuir de nombreux abonnés. Les entreprises de M. Bezos ont d'importants contrats avec l'Etat fédéral, du stockage de données à l'espace. Selon les médias américains, Amazon a financé à hauteur de 75 millions de dollars le récent documentaire sur la première dame Melania Trump. New York Times en forme "Imprimer des fausses nouvelles n'est pas un modèle économique rentable", a réagi sur X Steven Cheung, porte-parole de la Maison Blanche. L'exécutif américain multiplie depuis un an les attaques contre la presse traditionnelle, entre restrictions d'accès, procédures en justice et discours accusateurs. Une vaste réorganisation de la rédaction du Washington Post lancée en 2024 avec une nouvelle direction avait secoué en interne, et de nombreux journalistes étaient partis travailler pour la concurrence. Emmanuel Felton, reporter chargé de couvrir les questions raciales, a annoncé son licenciement sur X. "Ce n'était pas une décision financière, mais bien idéologique", a-t-il accusé. Contraste saisissant, le New York Times, grand rival du Washington Post, a annoncé mercredi avoir recruté en 2025 plus d'un million d'abonnés numériques, pour près de 13 millions au total, confirmant sa position dominante sur le marché américain de la presse écrite. Jeff Bezos, dont la fortune est aujourd'hui estimée à 245 milliards de dollars par Forbes, avait racheté le Washington Post en 2013.

04.02.2026 à 21:03

Les droits humains en danger : 2025, un point de bascule, selon Human Rights Watch

FRANCE24

Le système mondial de défense des droits humains est en danger : c'est le constat d'un rapport de Human Rights Watch. Nous en parlons avec la directrice de bureau de l'ONG, Bénédicte Jeannerod.

04.02.2026 à 21:01

Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries

FRANCE24

La Direction générale de la météorologie (DGM) a émis mardi un bulletin d'alerte de vigilance rouge, prévoyant de fortes pluies parfois orageuses, avec des cumuls pouvant atteindre 100 à 150 millimètres par endroit. Selon le ministère, compte tenu du "danger et (de) l'ampleur des dégâts attendus", un total de 108.423 personnes ont été évacuées entre vendredi et mercredi matin dans la province de Larache, située à moins de 100 kilomètres au sud de Tanger, et dans les zones avoisinantes. Un nombre qui a plus que doublé en 24 heures, les autorités ayant fait état la veille d'environ 50.000 évacuations. La majorité des personnes concernées provient de la localité agricole de Ksar El Kébir (120.000 habitants), où "85%" de la population a quitté les lieux, soit dans le cadre des évacuations décidées par les autorités, soit de sa propre initiative. D'autres évacuations ont eu lieu dans des provinces voisines situées dans les plaines du Loukkos et du Gharb, à l'embouchure des fleuves Loukkos et Sebou sur l'océan Atlantique, parmi les plus importants du pays. Le barrage Oued El Makhazine, à une dizaine de kilomètres de Ksar El Kébir, a atteint un taux de remplissage historique de 146,85%, a déclaré mercredi le ministère de l'Equipement et de l'Eau. Compte tenu de la situation, "des opérations de lâchers préventifs (d'eau, ndlr) et progressifs ont été engagées", a-t-il affirmé. Face aux risques météorologiques, les autorités ont suspendu les cours dans plusieurs villes et appelé la population à respecter "strictement" les consignes d'évacuation "afin de préserver les vies humaines". Mi-décembre, 37 personnes avaient péri à Safi, sur la côte Atlantique, lors de crues soudaines et d'inondations, le plus lourd bilan de la dernière décennie pour des intempéries de ce type dans le pays. Au Maroc, les apports hydriques enregistrés au cours des cinq derniers mois ont dépassé la moyenne annuelle des dix dernières années, avait indiqué fin janvier le ministère de l'Eau à l'AFP, alors que le Maroc subit une grave sécheresse depuis sept ans.

04.02.2026 à 20:55

Jeux olympiques : Lamine Guèye rechausse les skis, 42 ans après

FRANCE24

Lamine Gueye a été le premier skieur d’Afrique subsaharienne à prendre part aux Jeux olympiques à Sarajevo, en 1984. 42 ans plus tard, il est venu revivre les émotions fortes de cette époque.
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