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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

12.02.2026 à 22:21

Trump menace l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il refuse un accord sur le nucléaire

FRANCE 24

Donald Trump a menacé, jeudi, l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quant à lui exprimé un "certain scepticisme" quant aux chances de conclure ledit accord.

12.02.2026 à 22:11

Mineurs séquestrés par un réseau de drogue: jusqu'à 18 ans de prison

FRANCE24

En janvier 2022, deux adolescents en fugue, âgés à l'époque de 16 ans et originaires de deux communes rurales des Bouches-du-Rhône, s'étaient fait recruter par un réseau de Frais Vallon, cité des quartiers nord de Marseille. Contraints de travailler gratuitement au prétexte d'une dette imaginaire, quatre jours durant ils avaient été séquestrés, frappés à coups de pied, de poing, de bâtons. Obligés de danser nus, une des victimes dit avoir subi une tentative de viol et un viol commis avec un bâton. Leurs tortionnaires : six hommes dont deux frères de 24 et 25 ans, considérés comme les gérants du point de deal. Ces derniers ont été condamnés à 18 ans de réclusion par la cour d'assises, qui a suivi les réquisitions de l’avocat général. La cour a infligé 16 ans de prison à un accusé que la victime avait décrit comme "le plus violent". Les juges ont en revanche accordé une sorte de "prime à l’aveu" en condamnant un accusé surnommé "Souris" à 14 ans de réclusion, en deça des 16 ans requis tandis qu'un "geôlier" a été lui condamné à 12 ans de réclusion. Tous les deux avaient finalement partiellement reconnu les faits lors des débats après avoir nié durant l'instruction. Les six hommes avaient été identifiés sur des planches photographiques présentées à Kevin (prénom modifié), la victime la plus rudement atteinte, puis lors de parades d'identification. Dans son réquisitoire, l'avocat général avait dénoncé "la sauvagerie" et les "méthodes d'asservissement" pratiquées par les réseaux à l'encontre des "jobbeurs" (petites mains des trafics). "Pour se procurer une main d'œuvre qui ne coûte strictement rien, on leur invente un carottage dans le produit ou un trou imaginaire dans la comptabilité afin de les faire travailler gratuitement", expliquait-il. "Salle de tortures" Plus tôt jeudi, la défense a plaidé un acquittement des principaux accusés, dénonçant un dossier uniquement construit autour des déclarations d'une victime. Lors de sa plaidoirie, Me Karim Bouguessa, qui représente un des deux frères, a déploré "une justice qui ne veut plus réprimer des faits mais adresser des messages d'exemples". "Ne laissez pas la parole d'un homme briser la vie d'autres hommes", a-t-il lancé. Son client a été désigné par la victime comme "celui qui lui a fait les pires choses". Défenseur de l'accusé désigné par la victime comme étant le chef, Me Frédéric Coffano a appelé la cour d'assises spécialement composée à "ne pas prendre les déclarations de ce jeune homme pour argent comptant". "Il fait erreur", a-t-il plaidé, pointant des failles de l'instruction. "On requiert 18 ans mais est-ce qu'ils nous disent la vérité, ces deux mineurs qui fuguent et vont travailler dans le trafic de stupéfiants ?" Me Nicolas Lemoine, avocat du seul accusé comparaissant libre, a pointé l'absence de son ADN dans la cave où la victime avait été frappée. La cour l’a condamné à six ans de prison, le jeune homme ayant une crise d'angoisse à l’énoncé du verdict nécessitant l’intervention des pompiers. Lors du procès à Aix-en-Provence, en visio-conférence depuis une prison où il est détenu pour violences, Kevin avait raconté comment avec son camarade, ils avaient vainement tenté d'alerter la police en distribuant des petits mots aux consommateurs qu'ils servaient en stupéfiants: "Bonjour, séquestrés par le réseau. SVP appelle la police. Ils nous oblige (sic) à vendre gratuit, on a 13 ans, ils nous ont tabassés avec des barres. On a besoin d'aide". Au bout de quatre jours d'exploitation forcée, les deux victimes avaient sauté du troisième étage d'une tour pour échapper à leurs tortionnaires. Immobilisé par une fracture ouverte à la jambe, Kevin avait été traîné pour subir trois à quatre heures de calvaire dans une cave, le repaire de l'équipe - "véritables salle de tortures" selon l'accusation.

12.02.2026 à 21:56

"Israël, ennemi commun de l’humanité" : itinéraire d'une citation prêtée à tort à Francesca Albanese

Jules BOITEAU

La France exige la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens après ses propos lors d'un forum à Doha organisé par la chaine Al-Jazeera. Problème, la citation qui lui est reprochée - "Israël est l'ennemi commun de l'humanité" - n'existe pas et a été déformée. Anatomie d'une polémique avec Jules BOITEAU dans Info Intox. 

12.02.2026 à 21:55

Nils, une tempête amplifiée par le dérèglement climatique

Audrey RACINE

Nils est la 3è tempête d'importance à toucher la France depuis le début de l'hiver, après Benjamin en octobre et Goretti en janvier. Cette succession de tempêtes est un "rail de dépressions" tout à fait normal en hiver. Ce qui l'est moins, c'est la force de ces tempêtes. Nils a été fortement amplifiée par le réchauffement climatique, les scientifiques du ClimaMeter l'affirment. Ils ont noté une augmentation de la vitesse des vents et une pluviométrie renforcée.

12.02.2026 à 21:09

Au Venezuela, première grande manifestation de l'opposition depuis la chute de Maduro

FRANCE 24

Des milliers de personnes participent, jeudi, à la première grande manifestation d'opposition depuis la capture de Nicolas Maduro lors d'une opération américaine début janvier. Cette mobilisation a lieu le jour où l'Assemblée nationale devait adopter une loi d'amnistie devant conduire à des libérations massives de prisonniers politiques. L'approbation de cette loi a finalement été reportée.

12.02.2026 à 20:45

Une douleur "indélébile": vingt ans après, Bagneux rend hommage à Ilan Halimi

FRANCE24

Entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées en début de soirée à l'entrée d'un jardin qui porte son nom, dans cette commune située au sud de Paris, lors d'un hommage placé sous haute surveillance policière et empreint d'un grand recueillement. "Il y a vingt ans, j'apprenais brutalement par des journalistes (...) qu'un jeune homme de 23 ans disparu depuis plusieurs semaines avait été assassiné dans notre commune", a rappelé devant la foule la maire communiste de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, élue pour la première fois en 2004. "Ce crime est une douleur indélébile pour notre ville", a-t-elle témoigné, visiblement émue. Ilan Halimi, 23 ans, a été enlevé, séquestré et torturé en janvier 2006 à Bagneux par une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler "le gang des barbares", sous la direction de Youssouf Fofana. Le 13 février 2006, découvert nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, le long d'une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), le jeune homme est mort pendant son transfert à l'hôpital. "La lutte contre l'antisémitisme est quelque chose qui nous concerne tous", a déclaré le président du Consistoire central Elie Korchia, également présent. "Nous devons renforcer la prévention vis-à-vis des jeunes", a-t-il estimé, appelant à "une prise de conscience collective". Pour Annie Foie, 79 ans, qui habite cette ville populaire depuis plus de 50 ans, le meurtre d'Ilan Halimi a été un "choc". "Je travaillais à l'époque chez une dame. Ilan avait été séquestré dans la cave de son immeuble. Sous le choc, cette dame avait appelé son fils pour qu'il l'emmène à Marseille, elle ne pouvait plus rester là", a raconté à l'AFP cette retraitée, une tulipe à la main. Une fois les discours terminés, la foule a été invitée à déposer les fleurs qui leur avaient été remises au pied de la stèle d'Ilan Halimi puis à assister à des spectacles montés par de jeunes habitants de la ville (chorale, musique, danse, etc) dans un théâtre du quartier. En France, 1.320 actes antisémites ont été recensés sur l'année 2025 soit une baisse de 16% par rapport à 2024, ce qui reste "un niveau historiquement élevé", a relevé le ministère de l'Intérieur. Depuis vingt-cinq ans, les actes antisémites "n'ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années", selon cette même source, dans un contexte de forte hausse à la suite des attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël et qui ont entraîné la mort de 1.221 personnes.

12.02.2026 à 20:39

Belgique: accord pour un gouvernement régional à Bruxelles après 600 jours de crise politique

FRANCE24

L'accord a été annoncé en début de soirée devant les télévisions belges par plusieurs dirigeants de partis. Cette coalition régionale gauche-droite comptera au total sept partis. Une image proclamant "Bruxelles gagnante" avec en fond une cheminée crachant de la fumée blanche a été publiée sur X par le président du Mouvement réformateur (MR, libéraux francophones), premier parti de la capitale, autour duquel s'articule cette coalition. La Belgique, qui a opté pour le scrutin proportionnel, est gouvernée par des coalitions à tous les niveaux de pouvoir (Etat, régions, communes). Elle est coutumière des tractations politiques interminables. Mais l'impasse dans les négociations à la région Bruxelles-Capitale était d'une longueur inédite, au-delà des 541 jours sans gouvernement de plein exercice au niveau fédéral en 2010-2011. Sans nouveau gouvernement, pas de trajectoire budgétaire: la région comptant 1,2 million d'habitants a été forcée de suspendre des investissements et des subventions au point que le roi Philippe s'était inquiété fin janvier des "graves conséquences de cet enlisement" pour les Bruxellois. "Cela nuit à la réputation de notre pays. Tout le monde m'interroge là-dessus et me demande +c'est quoi ce bordel?+", avait lancé lundi le Premier ministre Bart De Wever, en appelant à une réforme institutionnelle. La situation politique à Bruxelles était bloquée depuis le lendemain des élections de juin 2024; il y a 613 jours, un scrutin marqué par une accentuation de la fragmentation politique, avec 14 partis représentés au parlement régional. Elle s'est progressivement enlisée en raison des multiples vétos ou conditions posés par les état-majors politiques. En définitive, l'accord a été scellé après trois jours de "conclave" autour du MR et du Parti socialiste, les deux premières formations de Bruxelles, représentant ensemble la majorité des 72 députés régionaux francophones. "Lâcheté" Dans ce Parlement de 89 sièges, il y a aussi 17 élus néerlandophones, un autre collège linguistique au sein duquel devait aussi se dégager une majorité. Celle-ci sera formée par quatre partis, dont les écologistes de Groen, mais sans la "Team Fouad Ahidar", une nouvelle formation lancée par un ex-élu socialiste ayant créé la surprise au scrutin de 2024, mais qui était accusée par la droite d'encourager le communautarisme. Un des éléments du déblocage a été l'entrée en jeu des libéraux flamands d'Anders (ex-Open VLD), dont les deux élus étaient nécessaires pour une majorité néerlandophone excluant les extrêmes. Ce parti libéral avait longtemps exigé que les conservateurs flamands de la N-VA - le parti du Premier ministre belge - soient inclus, ce qui était irrecevable pour le PS francophone. Depuis fin 2025 un collectif de citoyens baptisé "Respect Brussels" avait organisé plusieurs manifestations pour dénoncer la "lâcheté" des politiques bruxellois, et l'abandon, faute de moyens budgétaires, de quantité d'acteurs du monde associatif social et culturel. "Chaque mois qui passe c'est 100 millions de dette en plus pour les Bruxellois", dénonçait cette semaine Yvan Verougstraete, dirigeant du parti centriste Les Engagés. Cette formation qui n'a pas ménagé ses efforts depuis 20 mois pour rapprocher PS et MR fera aussi partie de la coalition régionale. Les partis associés à la coalition doivent faire avaliser l'accord par leurs militants, pour certains dès jeudi soir.

12.02.2026 à 20:37

Des planètes dans le désordre intriguent les astronomes

FRANCE24

Dans notre système solaire, les quatre planètes les plus proches de notre étoile (Mercure, Vénus, la Terre et Mars) sont rocheuses, tandis que les quatre suivantes (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) sont des géantes gazeuses. Et les scientifiques pensaient ce schéma bien établi. Jusqu'à l'observation approfondie de l'étoile LHS 1903, située dans l'épaisseur du disque de la Voie Lactée, et de ses exoplanètes. Depuis la détection de la première planète hors de notre système solaire en 1995, quelque 6.000 d'entre elles ont été identifiées grâce aux légères variations de luminosité qu'elles provoquent en passant devant leur étoile. Lancé en 2019, le télescope spatial européen CHEOPS scrute des étoiles déjà réputées héberger des exoplanètes afin de les analyser finement: taille, masse, densité, structure, atmosphère... D'autres instruments avaient déjà révélé que la naine rouge LHS 1903, une petite étoile plus froide et moins lumineuse que notre Soleil, possédait trois planètes: une rocheuse suivie de deux gazeuses. Mais en analysant les données recueillies par CHEOPS, une équipe internationale d'astronomes a eu la surprise de découvrir l'existence d'une quatrième planète, plus éloignée et... rocheuse. "Les planètes rocheuses ne se forment généralement pas aussi loin de leur étoile", rappelle dans un communiqué de l'Agence spatiale européenne (ESA) Thomas Wilson, de l'Université anglaise de Warwick, premier auteur de l'étude publiée dans Science. Petite dernière Les théories actuelles, confirmées par de nombreuses observations, prédisent que les planètes les plus proches de leur étoile (dite internes) sont petites et rocheuses car le rayonnement intense de l'astre chasse les gaz environnants. Plus loin, dans les régions froides du système, une atmosphère épaisse peut se constituer autour d'un noyau pour former une planète gazeuse. Les astronomes ont cherché une explication à ce phénomène inhabituel. Et sont parvenus à une scénario encore plus intrigant: les planètes de ce système auraient pu se former les unes après les autres et non simultanément, un autre accroc dans la théorie. Selon nos connaissance actuelles, les planètes se forment dans un disque de gaz et de poussière en s'agrégeant au même moment pour former des embryons de planètes. Ces "protoplanètes" évoluent ensuite différemment sur des millions d'années. Au moment où cette planète externe s'est formée, "le système avait peut‑être déjà épuisé son gaz, pourtant considéré comme essentiel à la formation planétaire. Et pourtant, voici un petit monde rocheux défiant toutes les attentes. Nous avons peut‑être trouvé la première preuve d'une planète formée dans ce que nous appelons un environnement appauvri en gaz", se réjouit M. Wilson. "Historiquement, nos théories de formation planétaire reposent sur ce que nous observons dans notre propre système solaire", souligne dans le même communiqué Isabel Rebollido, chercheuse à l'ESA. "A mesure que nous découvrons davantage de systèmes exoplanétaires différents, nous commençons à revisiter ces théories". "Trouver des indices comme celui-ci est précisément l'objectif de CHEOPS", abonde Maximilian Günther, scientifique du projet CHEOPS à l'ESA.

12.02.2026 à 20:35

Comment l'effondrement surprise d'une étoile pourrait nous en apprendre plus sur les trous noirs

FRANCE24

Cette transformation, rapportée jeudi dans la prestigieuse revue Science, constitue la preuve la plus solide à ce jour d'un phénomène longtemps théorisé selon lequel certaines étoiles s'effacent doucement en trou noir sans produire d'explosion spectaculaire, selon les auteurs. Leur projet ne portait pourtant pas sur ces mystérieux corps célestes, explique à l'AFP l'astrophysicien Kishalay De, auteur principal de l'étude. Avec ses collègues, il étudiait en effet des étoiles de la galaxie d'Andromède voisine quand soudain est apparu un objet inhabituel qui s'est d'abord illuminé... puis s'est assombri jusqu'à disparaître. "C'est là que le mystère a vraiment commencé", raconte-t-il. Pour comprendre de quoi il s'agissait, l'équipe s'est alors plongée dans les archives de la mission NEOWISE de la Nasa, qui utilise les images infrarouges d'un télescope spatial pour détecter et caractériser des objets à proximité de la Terre. Grâce à ces données, ils ont reconstitué un historique d'au moins une décennie. "Supernova ratée" Ce n'est pas la première fois que des scientifiques observent ce qu'ils pensent être une "supernova ratée", c'est-à-dire une étoile s'effondrant directement en trou noir sans explosion éblouissante dite "supernova". Un premier cas avait déjà été identifié il y a environ dix ans. Mais cette nouvelle observation présente un avantage de taille: elle provient de la galaxie la plus proche de la nôtre, à quelque 2,5 millions d'années lumière de la Terre, ce qui la rend beaucoup plus lumineuse et plus facile à étudier. En outre, il existe plus d'une décennie de données d'observations de l'étoile en question, ce qui permettra donc aux scientifiques de pouvoir en retracer l'histoire récente, souligne pour l'AFP Daniel Holz, astrophysicien à l'Université de Chicago. Pour ce spécialiste des trous noirs qui n'a pas participé à ces travaux, la nature "fortuite" de cette nouvelle découverte est extrêmement enthousiasmante. Les scientifiques cherchent depuis longtemps des astres qui disparaissent brusquement, "mais les prendre sur le fait est difficile", souligne-t-il, rappelant que la mort d'une étoile survient après des milliards d'années d'existence. "Il faut vraiment avoir de la chance. On ne peut pas se contenter de fixer une étoile en se disant 'je vais attendre ici'", relève-t-il. "Dernier souffle" C'est précisément pour cette raison que cette étude pourrait ouvrir de nouvelles portes, dit Kishalay De. Car avant de s'éteindre, les étoiles sont censées expulser une partie de leur matière et paraître ainsi momentanément plus brillantes. Et c'est précisément ce phénomène qui "nous a été signalé en lumière infrarouge, et qui a conduit à la découverte", explique-t-il. "Cela nous oriente vers une méthode entièrement nouvelle pour identifier la disparition des étoiles: non plus en cherchant uniquement les étoiles qui s'effacent, mais en repérant le rayonnement infrarouge associé au processus", poursuit-il qualifiant ce phénomène de "dernier souffle" de l'étoile. L'étoile identifiée était plus petite que ce que l'on attendrait "normalement" d'un futur trou noir, relève également l'astrophysicien. "Cela nous montre que le spectre des étoiles susceptibles de se transformer en trous noirs est peut-être bien plus large que ce que nous envisagions dans le passé", conclut M. De. Pour Daniel Holz, cette découverte constitue "une avancée formidable" dans la compréhension des trous noirs dans l'univers. "C'est une nouvelle preuve qu'ils sont bel et bien là (...) Et c'est tout simplement incroyable."

12.02.2026 à 20:32

La France et la Norvège signent un accord pour soutenir l'Ukraine, Oslo achète des bombes françaises

FRANCE 24

Un accord entre la Paris et Oslo a été lancé, jeudi, pour soutenir militairement l'Ukraine face à l'invasion russe. Le ministère norvégien de la Défense a annoncé l'achat d'un "gros volume" de bombes planantes françaises.

12.02.2026 à 20:27

Un adolescent condamné à 17 ans de prison pour le meurtre d'un chauffeur de VTC à Marseille

FRANCE24

A l'issue de trois jours de procès à huis clos et quatre heures de délibéré, le mineur a été déclaré coupable par le tribunal pour enfants de meurtre en bande organisée pour avoir tué par balle le conducteur Nessim Ramdane, une affaire qui avait marqué les esprits pour sa violence gratuite et la jeunesse de son auteur. Pour la première fois dans un procès, les réquisitions ont été prises par le nouveau parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), entré en activité début janvier et basé dans la capitale. "Courage mon fils, courage", a lancé son père, lui-même détenu mais qui a pu assister par visioconférence au bref prononcé du jugement en public, à l'adolescent à l'air juvénile qui comparaissait dans le box. Le tribunal a ordonné à l'encontre du garçon 10 ans de suivi socio-judiciaire et une mesure éducative judiciaire pour une durée de cinq ans. Du fait de son âge, l'adolescent encourait 20 ans de prison, contre la perpétuité s'il avait été majeur. Ayant 14 ans au moment des faits, donc moins de 16 ans, l'excuse de minorité ne pouvait être écartée par les juges. "C'est la peine exemplaire que nous avions espérée, la peine qui me semble juste", a réagi à l'issue de l'audience Anne Santana-Marc, avocate de la partie civile, indiquant que le Pnaco avait requis 20 ans de prison. A l'inverse, les avocates du jeune homme, Eva Bensoussan et Coline Grindel, ont regretté "un quantum réellement trop élevé au regard de son parcours de vie" et ont annoncé leur intention de faire appel. Huis-clos de 27 minutes Le 4 octobre 2024, le chauffeur de VTC Nessim Ramdane, un père de famille de 36 ans, avait été retrouvé tué par balle au volant de son véhicule, encastré dans le mur d'une école maternelle à Marseille. Ce contrat était censé venger la mort d'un adolescent de 15 ans, qu'il avait précédemment envoyé intimider ce concurrent, mais qui avait été repéré et poignardé une cinquantaine de fois puis brûlé vif. Mécontent de son nouveau tueur, qui a abattu une personne sans lien avec sa cible, le commanditaire l'a dénoncé à la police qui a interpellé ce dernier dans la foulée. Juste après le meurtre, le procureur de Marseille Nicolas Bessone avait donné des détails sur le profil du mineur, expliquant qu'il avait été placé en foyer depuis ses neuf ans, ses parents étant eux-mêmes détenus dans des affaires liées aux stupéfiants. Recruté sur Snapchat pour ce contrat, l'adolescent a été récupéré dans le Gard et installé dans un hôtel à Marseille où lui avaient été remis une arme et un téléphone, d'après une source judiciaire. L'apprenti-tueur a commandé un VTC Bolt pour aller exécuter sa cible. Mais en raison d'un différend avec le chauffeur, dont la nature n'est pas claire, le mineur l'a abattu d'une balle de revolver à l'arrière du crâne durant le trajet. "On ne saura jamais vraiment ce qu'il y a eu dans ce huis-clos qui a quand même duré 27 minutes à l'intérieur du Bolt (...) Le mineur nous a dit que Nessim avait essayé d'engager la conversation, mais que lui, évidemment, il n'était pas là pour discuter", a relaté Me Santana-Marc à la sortie de l'audience. L'information judiciaire sur les éventuels commanditaires et complices de l'adolescent dans cette affaire sanglante est toujours en cours, la législation sur les mineurs imposant des délais de jugement beaucoup plus courts que pour les majeurs. L'affaire amorce la vague de procès liées à l'embauche croissante de mineurs par la criminalité organisée marseillaise, qui s'est déjà matérialisée dans la hausse de 18% de l'activité pénale du tribunal pour enfants de Marseille l'année dernière.

12.02.2026 à 20:13

Trump, Poutine… le sursaut européen ?

Stéphanie ANTOINE

La Conférence sur la sécurité, surnommée le Davos de la défense, s’ouvre demain à Munich, en Allemagne. L'année dernière, le vice-président américain JD Vance avait violemment fustigé les démocraties européennes. Un discours conforté par la publication de la stratégie de sécurité américaine et par les déclarations de Donald Trump sur le Groenland. Le lien transatlantique semble rompu et l’Europe se retrouve prise en étau entre la Russie et les États-Unis…

12.02.2026 à 19:57

Après le casse du siècle, fraude géante à la billetterie du Louvre

FRANCE24

Le "casse du siècle", comme l'ont baptisé les médias, avait fait le tour du monde le 19 octobre, avec ces malfrats filmés en train de dérober en une poignée de minutes des joyaux de la couronne à l'aide d'un simple monte-charge. La fraude à la billetterie était moins visible mais tout aussi bluffante au regard des montants soustraits depuis une dizaine d'années, selon les premiers éléments des investigations. "Au regard des éléments dont le musée a connaissance, l'existence d'un réseau organisant une fraude d'ampleur est soupçonnée", a exposé une porte-parole du Louvre. L'enquête, débutée fin 2024 sur un signalement du musée, a connu un premier coup de filet mardi avec l'interpellation de neuf personnes, comme l'a indiqué jeudi le parquet de Paris. Elles sont soupçonnées d'escroquerie à la billetterie au préjudice du musée du Louvre ainsi que du château de Versailles. Mais le parquet de Paris insiste surtout sur le préjudice du Louvre, estimé "à plus de 10 millions d'euros". Parmi les suspects, figurent notamment deux agents du Louvre, des guides touristiques ainsi qu'une personne "soupçonnée d'avoir organisé le réseau". A ce stade des investigations, la justice a saisi plus de 957.000 euros en espèces ainsi que 486.000 euros sur différents comptes bancaires. Immobilier à Dubaï Les mis en cause sont soupçonnés d'avoir investi une partie du fruit de leur escroquerie "dans de l'immobilier, tant en France qu'à Dubaï", détaille le parquet de Paris. Les interpellations, révélées par le journal Le Parisien, ont eu lieu dans le cadre d'une commission rogatoire et d'une information judiciaire diligentée par deux juges d'instruction du tribunal judiciaire de Paris. L'enquête a débuté par une plainte du Louvre en décembre 2024, avisant la sous-direction de la lutte contre l'immigration irrégulière au sujet d'un couple de guides chinois au musée. Ces derniers faisaient entrer des groupes de touristes chinois "en fraudant la billetterie, les guides réutilisant plusieurs fois les mêmes tickets pour des personnes différentes". D'autres guides ont ensuite été soupçonnés "des mêmes pratiques", pointe le ministère public. Un dispositif de "surveillances" et d'"écoutes" a confirmé les suspicions du musée, notamment sur le réemploi des tickets à plusieurs reprises. - "Corruption", "blanchiment" - Les investigations ont également conduit à "soupçonner des complices au sein du Louvre", à qui "les guides pouvaient remettre du numéraire en échange de ne pas procéder aux contrôles", développe le parquet de Paris. Ce dernier a ouvert une information judiciaire le 2 juin 2025 pour "escroquerie en bande organisée", "blanchiment en bande organisée", "corruption publique active et passive", "aide à l'entrée et au séjour irrégulier en bande organisée" et "usage de faux administratif". Ce réseau pouvait faire entrer jusqu'à 20 groupes par jour, depuis une dizaine d'années. Le parquet de Paris communiquera de nouveau vendredi "sur l'issue apportée par les juges d'instruction aux gardes à vue". Selon la porte-parole du Louvre, le musée le plus visité au monde fait face "à une recrudescence et une diversification des fraudes à la billetterie" et a, en réaction, mis en place un plan de lutte "structuré", en collaboration avec ses équipes et les forces de police. Cette affaire vient donc s'ajouter à une longue liste d'épreuves ayant récemment frappé le Louvre. Outre le casse - le butin n'a toujours pas été retrouvé -, le musée a également dû fermer une de ses galeries en novembre en raison d'avaries et fait face depuis mi-décembre à un mouvement social de ses personnels qui dénoncent leurs conditions de travail.

12.02.2026 à 19:51

L'aide humanitaire du Mexique arrive à Cuba, Chili et Russie promettent de l'assistance

FRANCE24

Deux navires de la marine mexicaine, le Papaloapan et l'Isla Holbox, chargés de plus de 800 tonnes d'aide humanitaire envoyées par la présidente de gauche mexicaine Claudia Sheinbaum, sont entrés en début de matinée dans la baie du port de La Havane, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'arrivée de cette aide humanitaire intervient alors que le Mexique tente de négocier une éventuelle livraison de pétrole à destination de l'île sans être sanctionné par les États-Unis, qui ont menacé d'imposer des droits de douane aux pays envoyant du carburant à Cuba. Selon le gouvernement mexicain, les cargaisons, d'un total de 814 tonnes, comprennent notamment du lait liquide et en poudre, des produits carnés, des biscuits, des haricots, du riz et des articles d'hygiène personnelle. Plus de 1.500 tonnes de lait en poudre et de haricots sont encore en attente d'être envoyées. "Le Mexique a toujours été un pays solidaire de Cuba", a déclaré à l'AFP une habitante de La Havane, Marila Garcia, 52 ans, depuis le front de mer de la capitale cubaine. Claudia Sheinbaum "a été ferme dans ses déclarations de solidarité", a-t-elle estimé. Eliécer Rodriguez, un pêcheur de 34 ans, a souligné que face aux pressions de Washington, "le seul qui répond en ce moment, c'est le Mexique". "Il a toujours été fidèle", a-t-il ajouté. D'autres pays ont fait part de leur intention d'envoyer de l'aide à l'île, sans fournir pour l'heure de détails. La Russie, un allié de La Havane, doit envoyer "bientôt" à Cuba du pétrole à titre d'"aide humanitaire", a rapporté le quotidien russe Izvestia, citant des sources diplomatiques. "A notre connaissance, la Russie doit fournir bientôt du pétrole et des produits pétroliers à Cuba à titre d'aide humanitaire", ont déclaré des diplomates de l'ambassade de Russie à Cuba non nommés, cités par le site du journal jeudi matin. "Caractéristiques du régime" Au Chili, le ministre des Affaires étrangères, Alberto van Klaveren, membre du gouvernement sortant du président de gauche Gabriel Boric, a annoncé l'envoi d'"aide financière" à travers des "organismes multilatéraux". "Je voulais confirmer que nous ferons effectivement un effort d'aide humanitaire, surtout en tenant compte de la situation dramatique que vit Cuba", a déclaré le ministre en conférence de presse. "Aujourd'hui, c'est une question d'intérêt humanitaire, au-delà des caractéristiques politiques que peut avoir son régime. Ce qui nous importe, c'est de répondre dans la mesure du possible aux besoins du peuple cubain", a-t-il ajouté. L'île de 9,6 millions d'habitants est confrontée à une profonde crise économique, exacerbée par la suspension des livraisons de pétrole brut en provenance du Venezuela à la suite de la capture début janvier par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro, proche allié du gouvernement cubain. La Havane accuse le président américain Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île, où des mesures d'urgence, telles que le rationnement de l'essence, la semaine de quatre jours dans les administrations, le télétravail ou encore les cours universitaires à distance, sont en vigueur depuis lundi. La pénurie de carburant a également conduit les autorités sanitaires du pays à réduire le personnel présent dans les hôpitaux et suspendre les opérations chirurgicales non essentielles, a expliqué en début de semaine le ministre cubain de la Santé, José Ángel Portal. "Interférer dans les importations de combustible pourrait provoquer une grave crise humanitaire, avec des effets en chaîne sur les services essentiels", a mis en garde jeudi dans un communiqué un groupe d'experts auprès de l'ONU, mais qui ne parlent pas au nom des Nations unies. L'étau énergétique de Washington frappe une île déjà aux prises depuis six ans avec une sévère crise économique marquée par un manque de devises, une forte inflation, des pénuries en tout genre, de longues coupures d'électricité, sous les effets conjugués du durcissement de l'embargo américain et des faiblesses structurelles de son économie centralisée.

12.02.2026 à 19:45

Le procès en diffamation de Trump contre la BBC pour 10 milliards de dollars fixé à février 2027

FRANCE24

La chaîne britannique avait diffusé, juste avant la présidentielle américaine de 2024, des extraits distincts d'un discours de Donald Trump du 6 janvier 2021 montés de telle façon qu'il semblait appeler explicitement ses partisans à prendre d'assaut le Capitole à Washington. Donald Trump a porté plainte en décembre devant un tribunal fédéral de Floride (sud-est), accusant le groupe audiovisuel public britannique de diffamation et de violation d'une loi sur les pratiques commerciales. Il réclame des dommages et intérêts de 5 milliards de dollars pour chacun des deux chefs d'accusation. Les avocats de la BBC avaient tenté en vain d'obtenir l'annulation de la plainte, faisant valoir que Donald Trump n'avait pas subi de "préjudice juridiquement reconnaissable", le magazine d'information "Panorama", dans lequel apparaissait ce montage, était diffusé hors des Etats-Unis. Le président de la BBC Samir Shah avait envoyé une lettre d'excuses à Donald Trump et la BBC a indiqué "regretter sincèrement la façon dont les images ont été montées" mais contesté "fermement qu'il y ait une base légale pour une plainte en diffamation". L'affaire a poussé à la démission son directeur général Tim Davie et la patronne de BBC News, Deborah Turness. Le président américain a, par le passé, lancé ou menacé de lancer des plaintes contre plusieurs groupes de médias aux Etats-Unis, dont certains ont versé d'importantes sommes pour mettre fin aux poursuites.
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