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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

31.01.2026 à 10:55

Pakistan: plus de 40 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan

FRANCE24

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a apporté son soutien aux forces armées pakistanaise "dans leur lutte déterminée pour défendre le pays". "Les terroristes (...) ont lancé des attaques coordonnées ce matin dans plus de 12 endroits", a déclaré à l'AFP un haut responsable sécuritaire en faisant référence aux séparatistes dans cette province pauvre, régulièrement en proie à des troubles. Trente-sept assaillants "ont été éliminés", dix membres des forces de sécurité ont été tués et plusieurs autres blessés", a ajouté ce responsable qui a gardé l'anonymat car il n'est pas autorisé officiellement à parler aux médias. L'Armée de libération du Baloutchistan, principal mouvement séparatiste dans cette province, a revendiqué ces attaques dans un communiqué transmis à l'AFP. Explosion après explosion Un premier bilan donné par un responsable sécuritaire à Quetta faisait état de quatre policiers tués. Ce dernier avait précisé que les séparatistes avaient mené des attaques suicide et armées notamment dans le chef-lieu provincial Quetta ainsi que dans d'autres localités. A Quetta, un journaliste de l'AFP a entendu plusieurs explosions. Un important dispositif de sécurité a été déployé dans la ville. Les rues étaient désertes et les commerces ont fermé. "Depuis ce matin, il y a une explosion après l'autre", a confié à l'AFP Abdul Wali, un habitant âgé de 38 ans. "La police pointe ses armes et nous dit de rentrer chez nous", ajoute cet homme qui devait traverser la ville pour aller voir sa mère hospitalisée. Les liaisons ferroviaires ont été suspendues dans les zones visées et les services de téléphonie mobile ainsi que le trafic routier sont perturbés. L'Armée de libération du Baloutchistan a affirmé avoir visé des installations militaires et policières, mais aussi avoir bloqué des autoroutes pour ralentir la réponse de l'armée à ces attaques. Un haut responsable militaire à Islamabad a confirmé ces attaques "coordonnées", mais a affirmé qu'elles avaient "échoué (...) grâce à une réponse efficace des forces de sécurité". Il n'a pas fait de commentaires sur le bilan humain. Les attaques commises samedi interviennent un jour après que l'armée pakistanaise a affirmé avoir tué 41 rebelles séparatistes au Baloutchistan. Les séparatistes attaquent régulièrement les représentants de l'Etat et les Pakistanais venus d'autres provinces. Le Baloutchistan a notamment été le théâtre d'une spectaculaire prise d'otages par des séparatistes dans un train en mars qui s'était soldée par des dizaines de morts. Depuis des décennies, les Baloutches se disent lésés dans leur province: officiellement, 70% des habitants y sont pauvres alors que le sous-sol regorge de minerais et d'hydrocarbures, exploités notamment par des entreprises chinoises. L'année 2024 avait été particulièrement meurtrière avec plus de 1.600 morts, pour près de la moitié des soldats et policiers, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d'Islamabad.

31.01.2026 à 10:54

Guerre en Ukraine : des filets de pêche contre les drones

FRANCE24

En Ukraine, les drones légers, qu'ils soient kamikazes ou porteurs d'engins explosifs, sont un danger permanent pour les civils et les soldats dans les localités proches des lignes de front. À Kherson, au moins 200 civils ont été tués par ces attaques. Pour se protéger, les autorités de plusieurs régions ukrainiennes installent des filets de pêche au-dessus des routes et des immeubles. En France, des pêcheurs se sont mobilisés pour fournir ces filets à l'Ukraine.

31.01.2026 à 10:51

En Autriche, ce skieur de 102 ans dévale toujours les pistes

FRANCE24

Gottfried Bistumer est le plus vieux skieur d'Autriche. À 102 ans, il dévale toujours les pistes ... parfois tout schuss !

31.01.2026 à 10:48

Aux États-Unis, face à ICE, des milliers de manifestants dans les rues de Minneapolis

FRANCE24

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Minneapolis vendredi pour dénoncer les coups de filet de la police de l'immigration, ICE, et la politique de l'administration Trump.

31.01.2026 à 10:45

Bande de Gaza : réouverture du poste-frontière de Rafah

FRANCE24

Israël a annoncé vendredi que le poste-frontière de Rafah ouvrira le 1er février "dans les deux sens, pour un mouvement limité de personnes uniquement", entre la bande de Gaza et l'Egypte. Une décision assortie de restrictions draconiennes sur fond de trêve fragile dans le territoire palestinien.

31.01.2026 à 10:42

États-Unis-Iran : Téhéran veut des négociations "justes et équitables"

FRANCE24

Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir approuvé plusieurs ventes importantes d'armes à Israël et l'Arabie Saoudite, deux de ses plus proches alliés au Moyen-Orient, alors que Donald Trump souffle le chaud et le froid quant à une éventuelle intervention militaire américaine en Iran.

31.01.2026 à 10:38

Élections législatives en Birmanie : l'illusion des urnes ?

FRANCE24

La Birmanie, en pleine guerre civile, vient d'organiser des élections législatives. Les résultats officiels publiés hier confirment la victoire de la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat de 2021 qui remporte ces élections avec 80% des voix. À quoi faut-il s'attendre ? “L’opposition birmane a besoin d’une sorte de Zelensky” explique David Camroux, chercheur spécialiste de l'Asie du sud-est.

31.01.2026 à 10:33

Dans les Alpes italiennes, l'hermine, mascotte olympique, joue sa survie

FRANCE24

Avec son pelage blanc en hiver, le mammifère, qui vit à l'abri des regards, devient de plus en plus visible, et donc vulnérable, à mesure que la couverture neigeuse fond sous l'effet du changement climatique. Depuis 2022, Marco Granata, doctorant à l’Université de Turin, est le seul chercheur d'Italie à étudier ces prédateurs qui vivent sur les sommets enneigés où se dérouleront les Jeux, dans les Alpes italiennes. "L'hermine, c'est comme un fantôme sauvage. C’est un petit animal furtif" qui "risque de disparaître de montagnes entières", explique-t-il à l'AFP. Pour le chercheur, la capacité de ce petit animal à muer — son pelage brun devient blanc en novembre — est un "super-pouvoir" qui lui a permis de survivre pendant des milliers d’années. Mais aujourd’hui, sa couleur est devenue un handicap. "L'hermine se retrouve en décalage en étant complètement blanche dans un monde qui devrait l’être mais ne l’est plus", souligne M. Granata. Cibles faciles La couverture neigeuse dans les Alpes italiennes a diminué de moitié au cours du dernier siècle, selon une étude publiée en décembre 2024 dans l’International Journal of Climatology. Privées de leur camouflage, la neige, les hermines blanches se détachent désormais nettement sur le paysage montagneux, ce qui en fait des proies faciles pour les prédateurs tels que buses, chouettes ou renards. Contraintes de monter en altitude à la recherche de neige, elles sont aussi confrontées à un autre problème: le manque de proies. Les campagnols des neiges et les souris dont elles se nourrissent ne changeant pas de couleur, ces derniers peuvent évoluer à une altitude plus basse. Les pistes de ski empiètent également sur l'habitat des hermines en raison de la "concurrence pour les zones où il neige le plus", note M. Granata. Selon ses recherches, l'habitat des hermines dans les Alpes italiennes diminuera de 40 % d’ici 2.100. Longtemps chassées pour leurs pelages blancs destinés à orner les robes cérémonielles royales, les hermines ne suscitent guère l'intérêt des scientifiques en Italie, compte tenu de la difficulté à documenter la vie de ces créatures furtives. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le plus grand réseau environnemental au monde, a mentionné pour la dernière fois l’hermine en 2015 comme "préoccupation mineure" sur une liste d'espèces potentiellement menacées. Mais cette liste est dépassée, soutient M. Granata, qui espère que ses recherches conduiront à leur protection. "Le fait qu'un doctorant soit l’expert d’une espèce montre le peu d'attention qu'on lui accorde", se désole-t-il. "Monde invisible" Chaque automne, le chercheur parcourt l'ouest des Alpes italiennes en installant des pièges photographiques — des boîtiers en plastique contenant une caméra déclenchée par le mouvement — qui l’aident à analyser les comportements saisonniers de l’animal. "Il faut penser comme une hermine", dit-il en plaçant les boîtiers dans des zones où le mammifère curieux pourrait s'aventurer à la recherche de nourriture. Lorsque la neige fond, M. Granata récupère les données et visionne une saison entière de vidéos et de photos. "C'est comme déballer un cadeau, parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a à l’intérieur… on découvre un monde invisible", explique-t-il. Dans une vidéo d’août, une hermine énergique au pelage brun se tortille, renifle et bondit tandis qu'elle explore la boîte. En octobre, après avoir appris que l'animal avait été choisi comme mascotte des Jeux, M. Granata a demandé aux organisateurs de Milan Cortina une aide pour financer les recherches universitaires. Cette semaine, il a reçu une lettre de refus, ce qu'il considère comme une "énorme occasion manquée". L'hermine n’est "pas seulement un petit animal mignon qui parcourt nos montagnes, mais un animal sauvage en danger d’extinction", relève-t-il.

31.01.2026 à 10:27

Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes

FRANCE24

Découvert sur la plateforme de streaming musical SoundCloud en 2016, alors qu'il travaillait dans un supermarché, Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, a propulsé en dix ans le reggaeton et la trap latino au sommet de la pop mondiale. L'artiste de 31 ans est né et a grandi près de San Juan, la capitale de Porto Rico, île des Caraïbes sous juridiction des Etats-Unis depuis 1898. C'est comme enfant de choeur qu'il a apprivoisé sa voix, avant de créer des sons sur son ordinateur dès sa préadolescence. Son sixième opus, "Debi Tirar Mas Fotos", lui vaut six nominations aux Grammys, les principales récompenses de la musique aux Etats-Unis, dont la plus prestigieuse: l'album de l'année. Ce n'est que la deuxième fois qu'un disque en espagnol a droit à un tel honneur après... un autre de ses albums, "Un Verano Sin Ti", en 2022. La Recording Academy, qui décerne les Grammys, a longtemps cantonné les musiques latines à des catégories spécifiques et à une cérémonie à part, les Latin Grammys. "Plus digeste" Mais cette année, des milliers de nouveaux votants, dont les membres de la Latin Recording Academy, ont été sollicités, avec l'objectif de "refléter la vitalité du paysage musical diversifié d'aujourd'hui". Cela fait les affaires de Bad Bunny... mais pas autant qu'on serait tenté de le croire, tempère Petra Rivera-Rideau, coautrice d'un livre sur l'artiste et professeure au Wellesley College, aux Etats-Unis. Tout comme les Grammys ont mis du temps à donner sa juste place au hip-hop, les Latin Grammys ont montré une certaine froideur vis-à-vis de l'essor du reggaeton et la trap latino. "Debi Tirar Mas Fotos", qui explore le passé colonial de Porto Rico sur des airs de musiques traditionnelles (salsa, bomba, plena...) infusés de reggaeton, est toutefois plus intergénérationnel et "plus digeste" pour les votants des Grammys, estime Mme Rivera-Rideau. Quel que soit le palmarès, la présence de Bad Bunny parmi les favoris, aux cotés du rappeur Kendrick Lamar (9 nominations) et de la popstar Lady Gaga (7), est "déjà une chose profondément significative", note-t-elle. Et "le moment politique actuel ne fait que hausser les enjeux". Le président américain Donald Trump a fait des opérations de la police de l'immigration (ICE) un axe politique central et "nous voyons chaque jour des vidéos de personnes ciblées parce qu'elles parlent espagnol", développe l'autrice et enseignante. Cela n'a pas échappé à Bad Bunny, citoyen américain, qui a expliqué que sa tournée mondiale, lancée par une trentaine de concerts à Porto Rico à l'été 2025, ne passait pas par les Etats-Unis pour protéger ses spectateurs de potentiels raids d'ICE. "Profondément politique" Sa présence au Super Bowl une semaine après les Grammy Awards est aussi "profondément politique", abonde Jorell Melendez-Badillo, historien à l'Université du Wisconsin-Madison, qui a collaboré avec le musicien sur son dernier album. Son choix de chanter en espagnol se heurte à une "sorte d'idée nationaliste de qui a le droit d'appartenir aux Etats-Unis", explique M. Melendez-Badillo. Les partisans de Donald Trump se sont ainsi insurgés contre son futur spectacle lors de la finale du championnat de football américain, précisément car il ne chante pas en anglais. Certains s'indignent aussi de le voir brouiller les frontières entre les genres à travers ses vêtements ou son maquillage. "La NFL (la ligne de football américain, ndlr) ne comprend donc rien à rien?", s'est interrogé sur X un conseiller du président américain, Sebastian Gorka. Au contraire, répond Jorell Melendez-Badillo, Bad Bunny -- populaire à la fois aux Etats-Unis, qui abritent une des plus importantes populations hispanophones au monde, et ailleurs -- coche toutes les cases pour un événement sportif et culturel de portée mondiale. La NFL, qui délocalise depuis la fin des années 2000 des matchs en Amérique latine et en Europe, "veut devenir globale", rappelle-t-il, et "Benito attire les foules".

31.01.2026 à 10:25

Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump

FRANCE24

"Le mieux est qu'ils négocient, qu'on parvienne à un accord, que tout le monde s'en sorte du mieux possible et que nous ne soyons pas davantage pénalisés que nous ne le sommes déjà", confie à l'AFP Vivian Valdés dans une rue de La Havane. "Si on ne négocie pas, ce sera encore pire, et le peuple ne vit pas bien", se lamente cette pharmacienne de 60 ans qui raconte, les larmes aux yeux, ses difficultés pour acheter des médicaments pour sa mère, atteinte d'Alzheimer. Donald Trump, qui a déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba depuis la capture de Nicolas Maduro début janvier, a signé jeudi un décret stipulant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba sur la sécurité nationale américaine. Le montant de ces éventuels droits de douane et les pays concernés ne sont pas précisés, même si le Mexique, qui livre encore du pétrole à l'île communiste, est dans la ligne de mire. Une pression supplémentaire sur Cuba, déjà enferrée depuis six ans dans une grave crise économique qui a provoqué une émigration massive et soumet les habitants à des pénuries de nourriture, de médicaments, de transports. Jorge Grosso, étudiant de 23 ans, est lui aussi partisan du dialogue avec Washington. Il faut "négocier et voir quelles sont les conditions posées (par Donald Trump), parce qu'au final ils sont en train de nous asphyxier", dit-il, dans une file d'attente non loin d'une station-service. En troisième année de comptabilité, il attend depuis "presque 24 heures" pour acheter de l'essence pour sa Lada blanche. Si l'approvisionnement en pétrole est coupé "ça va être dur, très dur", craint-il. Files d'attente Ces derniers jours, les files d'attente devant les stations-service à La Havane n'ont cessé de s'allonger et les délestages électriques peuvent désormais atteindre une dizaine d'heures dans la capitale. Depuis son coup de force au Venezuela, principal allié de Cuba, Donald Trump a multiplié les menaces contre le gouvernement de l'île. Le magnat républicain a exhorté La Havane à accepter "un accord avant qu'il ne soit trop tard", sans préciser lequel. "Il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba - zéro!", a-t-il menacé. Il a également assuré que des discussions étaient en cours entre son pays et Cuba, ce qu'a démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel, qui réitéré sa disposition à dialoguer avec Washington, mais sans faire "aucune concession politique". Au cours de plus de soixante ans d'affrontement idéologique avec son grand voisin, Cuba n'a connu un rapprochement avec Washington que lors du second mandat de Barack Obama (2013-2017). Ce bref dégel diplomatique a pris fin sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), qui a renforcé, plus que tout autre président américain, l'embargo que Washington impose à l'île depuis 1962. Mais tous les Cubains ne soutiennent pas un dialogue avec les Etats-Unis. Rolando Gonzalez, 81 ans, estime que Donald Trump "a des problèmes mentaux" et qu'il "ment". "Dire que Cuba est une menace pour les Etats-Unis, personne ne le croit", lance-t-il. D'autres se demandent si Cuba pourra compter sur ses alliés traditionnels, la Chine et la Russie. "Ils soutiennent Cuba diplomatiquement, mais les mots ne résolvent pas les problèmes", estime Jorge Martinez, ingénieur informatique de 60 ans, qui juge "très prudentes" les prises de position de Pékin et de Moscou: "Ils ne veulent pas avoir des problèmes avec Trump."

31.01.2026 à 10:13

Les traitements à la testostérone, un boom dopé par les réseaux sociaux

FRANCE24

Sur les réseaux sociaux ou dans le métro londonien, des centres de santé privés incitent les hommes à tester leur niveau de testostérone, pour ensuite promouvoir ces traitements médicaux. "Vous êtes fatigué, déconcentré, vous avez du mal à récupérer après vos entraînements? Il est peut-être temps de vérifier votre taux de testostérone", suggère ainsi une publicité parmi d'autres sur internet. Les taux d'hormones masculines varient selon l'âge et le mode de vie, et des études menées aux Etats-Unis et en Europe montrent une baisse du taux de testostérone chez les hommes depuis plusieurs décennies, que les scientifiques attribuent notamment à des facteurs environnementaux. Mais des centres médicaux privés prescrivent actuellement une thérapie de remplacement de la testostérone (TRT) à des hommes qui n'en ont "pas du tout besoin", affirme Channa Jayasena, professeur d'endocrinologie à Imperial College à Londres. Si les sociétés privées ne sont pas tenues de divulguer leurs données, il estime que "des centaines de milliers" d'hommes au Royaume-Uni ont eu recours à une TRT. - Les chiffres "explosent" - Et nombreux sont les patients britanniques qui, après un test effectué dans un centre privé révélant un faible taux, se tournent vers le National Health Service (NHS), le service public de santé, pour bénéficier d'un traitement gratuit. Le nombre d'hommes demandeurs d'un tel traitement "a littéralement explosé", selon le docteur Jayasena. "C'est un énorme problème pour nous, qui affecte notre capacité à traiter d'autres patients", dit-il. "Je vois des publicités affirmant qu'un homme de moins de 40 ans sur quatre ou cinq a une déficience de testostérone. Ce n'est absolument pas vrai", indique aussi à l'AFP Isobelle Smith, endocrinologue australienne qui s'est employée à démystifier ces traitements sur les réseaux sociaux. "Ces sociétés sont en train de dire que des niveaux tout à fait normaux sont bas", dit-elle. La TRT est nécessaire en cas d'hypogonadisme masculin, un trouble qui se traduit par un fort déficit en testostérone et peut se manifester par une absence de puberté à l'adolescence. Mais le traitement peut entraîner des effets secondaires incluant infertilité, hypertension, cholestérol ou caillots sanguins, avertissent aussi ces médecins. Les ordonnances de ces traitements par des médecins généralistes du secteur public ont augmenté de 13% en 2024 en Angleterre, selon le régulateur des services de santé britannique, la Care Quality Commission. - Manosphère - Certains lient l'engouement pour ces traitements à la "manosphère", forums en ligne où s'expriment des mouvements masculinistes. L'une de ses figures de proue et misogyne revendiqué, Andrew Tate, se vante par exemple d'avoir un "taux élevé" et se moque de ceux qui ont un "faible taux". Et le controversé ministre américain de la Santé Robert Kennedy Jr. a récemment vanté les taux élevés de testostérone de Donald Trump. Même s'il n'existe, selon le docteur Jayasena, aucun essai clinique prouvant que l'augmentation de la testostérone au-delà du seuil normal améliore réellement le bien-être, la popularité de ces traitements se nourrit de témoignages d'hommes de différents horizons qui, via les réseaux sociaux, témoignent des effets bénéfiques de la TRT. Gavin McNamee, 41 ans, coach sportif dans le nord-est de l'Angleterre, confirme ainsi à l'AFP se sentir "beaucoup mieux" après cinq mois de traitement, lui qui se sentait auparavant déprimé et sans énergie. "J'ai l'impression d'être une autre personne", dit aussi à l'AFP Carl Graham, 38 ans, employé dans un cabinet d'avocats à Liverpool, qui suit une TRT depuis plus de six mois. Tous deux assurent n'avoir aucun intérêt financier dans ces traitements. Passés par des centres de santé privés, ils s'injectent de la testostérone deux fois par semaine, avec un autre médicament pour maintenir la production naturelle, pour un coût de 100 à 200 livres (entre 115 et 230 euros) par mois.

31.01.2026 à 10:09

A Prague, une péniche pour accueillir des sans-abri de plus en plus nombreux

FRANCE24

Pour Jaromir Cervenka, l'Hermes, devenu le plus grand dortoir pour sans-abri de République tchèque, est plus qu'un foyer temporaire. L'homme de 49 ans, qui s'est retrouvé à la rue après un divorce il y a vingt ans, y a emménagé dès son ouverture en février 2007, et en est devenu depuis le capitaine et agent d'entretien, disposant de sa propre cabine. "C'est agréable d'avoir un endroit où séjourner au chaud et où l'on peut se laver. Et on peut aussi apporter sa propre nourriture", dit à l'AFP ce forgeron de formation. Les statistiques sont rares mais selon un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), datant de 2024, la République tchèque en compte près de 105.000. Avec donc 0,97% de sa population concernée, cela fait du pays de 10,9 millions d'habitants le troisième le plus touché parmi les membres de l'OCDE, derrière la Nouvelle-Zélande et la Slovaquie. Toujours en 2024, l'Office tchèque des statistiques indiquait que 154.000 personnes étaient concernées par une "crise aiguë du logement", dont 61.000 enfants contraints de vivre en dortoir. Face à ce phénomène alarmant, le Parlement tchèque avait adopté en juin 2025 une loi pour soutenir l'accès au logement. Mais le gouvernement nationaliste d'Andrej Babis, arrivé au pouvoir en décembre, ne fait pas mention des sans-abri dans son programme. Sollicité, le ministère du Travail et des Affaires sociales n'a pas répondu aux questions de l'AFP. "Bons d'hébergement" Pour tenter d'impliquer la population dans l'aide aux sans-abri, l'Armée du salut a lancé une initiative originale il y a dix ans : chaque habitant peut acheter des "bons d'hébergement" virtuels d'une valeur nominale de 100 couronnes tchèques (4 euros environ) pour aider à couvrir les coûts non pris en charge par l'Etat, comme par exemple les repas. Cet hiver, elle en a vendu 25.000. "Beaucoup de gens, surtout dans les grandes villes et lors des nuits glaciales, se présentent sans argent, et nous voulons être sûrs que cela ne les empêche pas de dormir dans un dortoir de l'Armée du salut", a souligné M. Krupa. Comme chaque soir, l'Hermes ouvre ses portes à 19H30 et peut accueillir jusqu'à 180 personnes, dont 30 femmes et 150 hommes qui devront libérer leurs lits à 6H30 du matin. "Le taux d'occupation des lits est plus faible l'été, sous la barre des 100 personnes, tandis que juste avant l'hiver le bateau est plein", souligne Katerina Prochazkova, responsable des services sociaux à bord de l'Hermes. Les personnes accueillies doivent être sobres et capables d'emprunter l'escalier raide qui mène à l'embarcation, dont le fonctionnement est financé par la mairie de Prague. Après leur inscription, elles ont la possibilité de prendre une douche et boire une tasse de thé, mais n'ont pas le droit de cuisiner de repas chaud à cause du risque d'incendie. Avant d'être réaménagée en dortoir, la péniche transportait du sable et du gravier sur l'Elbe, raconte Katerina Prochazkova. Aujourd'hui, "c'est le plus grand dortoir pour sans-abri du pays", affirme-t-elle à l'AFP. Une demi-heure après son ouverture, le lieu grouille d'activité. David Mudroch y a trouvé refuge pour la première fois en octobre, car il n'arrivait plus à payer son loyer. Il en est parti en novembre après avoir décroché un emploi avec logement. "Mais ils m'ont licencié en janvier à cause d'une blessure à la main, alors je suis revenu. J'espère que ce ne sera pas pour longtemps", dit le jeune homme de 22 ans, à la recherche d'un poste d'ambulancier.

31.01.2026 à 10:01

Chine: l'activité manufacturière perd son élan en janvier

FRANCE24

L'indice des directeurs d'achat (PMI) de l'activité manufacturière, un indicateur clé qui reflète notamment le moral des milieux industriels, a reculé à 49,3 en janvier, d'après le Bureau national des statistiques (BNS). En décembre, il était s'était pourtant établi à 50,1, remontant timidement au-dessus de la barre des 50 points qui traduit une expansion de l'activité, et ce pour la première fois depuis mars 2025. Retombant sous ce seuil, le chiffre de janvier est également nettement inférieur à la prévision des analystes de Bloomberg, qui misaient sur 50,1 points de nouveau. Les données de janvier reflètent "une demande effective insuffisante sur le marché, ainsi qu'une "saison creuse traditionnelle" pour certains secteurs industriels, a interprété Huo Lihui, statisticien au BNS, dans le communiqué. La deuxième économie mondiale est confrontée à un ralentissement persistant de la consommation intérieure, qui pèse sur l'activité malgré la vigueur des exportations. Ce nouveau recul de l'activité manufacturière en janvier résulte d'une "faible demande intérieure", a relevé dans une note Zhiwei Zhang, président et économiste en chef de Pinpoint Asset Management. "L'activité économique pourrait ralentir au premier trimestre", estime-t-il. L'année dernière, les exportations ont représenté le "pilier de la croissance", a-t-il ajouté, précisant que la "durabilité" du secteur était "très importante pour les perspectives de croissance". La Chine a enregistré en 2025 un excédent commercial record de près de 1.200 milliards de dollars, une dynamique essentielle alors que la confiance des consommateurs nationaux reste morose. Pékin a promis courant janvier des mesures "fortes" pour stimuler d'ici 2030 cette consommation intérieure très modeste ces dernières années en raison notamment des difficultés du secteur immobilier et des pressions démographiques. Les hauts responsables chinois ont assuré que des politiques clés seraient annoncées en mars, lors de la publication du nouveau plan quinquennal chinois pour la période 2026-2030, en cours d'élaboration. Le pays a enregistré une croissance de 5% en 2025, conformément à son objectif officiel, mais ce taux reste toutefois l'un des plus faibles depuis des décennies, hors pandémie de Covid-19.

31.01.2026 à 10:01

De "Stranger Things" à "Dune", un studio québécois s'impose sur la scène des effets visuels

FRANCE24

"Avec le temps, on a grossi, on a eu une très belle croissance", raconte à l'AFP Ara Khanikian, superviseur exécutif des effets visuels, depuis leurs bureaux aux murs de briques et élégantes boiseries situées dans le quartier du Vieux-Port de Montréal. Mais tout "a vraiment commencé au sous-sol de l'immeuble à côté", ajoute-t-il dans un sourire. Aujourd'hui, le studio québécois a des antennes à Toronto, Los Angeles ou Paris et s'impose dans un monde des effets spéciaux dominé par des compagnies associées aux grands conglomérats comme Disney, Warner Bros, Universal et Paramount. Leur dernier fait d'armes: les saisons 4 et 5 de la célèbre série de Netflix "Stranger Things". Lancée en 2016, celle-ci raconte l'histoire d'adolescents d'une petite ville américaine confrontés à des créatures surnaturelles et un univers parallèle, sur fond de nostalgie des années 1980. Pendant une année, Philip Harris-Genois s'est échiné à peaufiner la créature du Démogorgon, avec pour mission de rendre "encore plus imposant" ce monstre agile dont le visage s'ouvre telle une fleur pour dévoiler des rangées de dents baveuses. D'un coup habile de souris, le modeleur 3D ajoute une cicatrice sur le torse de la bête, expliquant comment il a façonné le monstre, trait par trait, comme s'il "travaillait une sculpture en pâte à modeler". Il rajoute, de l'excitation dans la voix, qu'il est allé puiser dans l'anatomie du lion pour créer cette posture si menaçante du Démogorgon, posé sur ses orteils, prêt à bondir. "De la nature" Julien Héry, superviseur entre autres du projet "Stranger Things", explique que les effets visuels extraordinaires "s'inspirent souvent de la nature". Pour "Dune:Prophecy", Rodeo FX a puisé dans la géographie de la côte méditerranéenne pour créer l'environnement du palais impérial de la première saison de cette série sortie en 2024. "On a fait des recherches sur la végétation, quel type d'arbre existe près des côtes, quel type de roche", pour que le public ait envie d'y croire. Après la conceptualisation vient la modélisation, l'animation, la simulation, l'éclairage, puis la superposition de ces images dans les séquences déjà tournées. Un processus chronophage. À titre d'exemple, l'emblématique scène de combat entre le Démogorgon et Jim Hopper, interprété par David Harbour, dans une prison soviétique dans la saison 4 de "Stranger Things" a pris "de six mois à un an" de sa conceptualisation à son montage. Pour une scène de moins de 7 minutes. "C'est sûr qu'on passe beaucoup de temps sur nos projets, confie Julien Héry. La saison 4, c'était plus de deux ans de travail. Ca devient très personnel, on y met beaucoup d'amour." Mais cela semble payer. C'est à Rodeo FX qu'on doit, notamment, les transitions ayant transformé "Birdman", Oscar du meilleur film en 2014, en très long plan-séquence, et une partie du monde onirique de "Dune: Part Two", vainqueur de l'Oscar des meilleurs effets visuels la même année. Leur travail leur a valu, plus récemment, quatre nominations aux prix VES, qui récompensent les meilleurs de l'industrie des effets visuels, dont les gagnants seront annoncés le 25 février prochain. Le petit studio devenu grand travaille sur plusieurs projets d'envergure pour 2026. "Il y a plein de projets qu'on ne peut pas réellement dévoiler", commente Julien Héry, mais ils travaillent déjà à la superproduction Marvel, "Avengers: Doomsday" et à la deuxième saison de "Monarch".

31.01.2026 à 09:45

À Minneapolis, nouvelle manifestation contre l'ICE, deux journalistes arrêtés

FRANCE 24

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue, vendredi, à Minneapolis pour dénoncer les coups de filet de la police de l'immigration (ICE) et la politique de l'administration Trump. Deux journalistes américains ont été arrêtés en lien avec les récentes manifestations, dont un ancien présentateur de CNN qui va être poursuivi pour sa couverture des événements.
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