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▸ Les 15 dernières parutions

09.05.2026 à 09:55

L'onde de choc des violences dans le périscolaire loin d'être circonscrite à Paris

FRANCE24

"C’est un problème national, systémique, on a des remontées de parents de toutes les régions", affirme Anne, qui souhaite garder l'anonymat. Cette Parisienne a co-fondé en 2021 le collectif SOS Périscolaire. La moitié des signalements de violences (sexuelles, physiques, verbales...) "proviennent de province, la moitié de Paris", selon elle. Elle note une "augmentation significative" des remontées depuis un an et le début des révélations concernant la capitale. Barka Zerouali, cofondatrice du collectif #MeTooEcole, abonde. "Il y a des cas partout", dit-elle, évoquant la Bretagne, Lille, Marseille ou Biarritz. Difficile de dresser un bilan officiel national à ce stade - le périscolaire dépendant des collectivités territoriales. Si les chiffres sont désormais connus à Paris - depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles selon la mairie -, le reste du territoire est comme plongé dans le noir. Sollicitées par l'AFP, plusieurs préfectures indiquent avoir reçu comme consigne de ne pas communiquer sur le sujet. Dans les Hauts-de-Seine, la préfecture évoque toutefois 45 signalements depuis la rentrée 2025-2026, dont 25 pour des violences sur mineurs, 15 à caractère sexuel, 5 à caractère psychologique de type insultes. "Sous le tapis" Dans les Landes, une source préfectorale rapporte 12 signalements reçus depuis septembre 2025 pour des violences sexistes et sexuelles (VSS) en accueil collectif des mineurs (ACM) dont trois impliquant au moins un animateur. Mêmes informations distillées au compte goutte au niveau des parquets, la plupart indiquant ne pas avoir les outils statistiques leur permettant de distinguer ce qui concerne le périscolaire dans la masse des signalements et plaintes reçus. Côté élus, l'association des maires de France (AMF) ne disposent pas non plus de données globales, les élus locaux ne leur transmettant pas forcément ce qui se passe sur leur territoire. Mais "ça ne veut pas dire que Paris est la seule concernée", estime Antoine Jouenne, co-président de la commission éducation de l'AMF, en accord sur ce point avec les associations de parents. Pour la fille de Caroline Alirol, les faits se sont produits dans le Nord, il y a deux ans et demi: elle est alertée par le comportement de sa fille, en CM2, qui "refuse de dormir la nuit sans lumière, laisse systématiquement la porte de sa chambre ouverte et ne mange plus". Elle finit par raconter à sa mère être régulièrement "coincée entre les jambes" d'un animateur, subir de sa part un "câlin tous les matins" et "des chatouilles" sous son t-shirt. L'animateur a été condamné pour agression sexuelle. "On a eu le sentiment de se battre dans notre coin, que l'objectif était de laisser les choses sous le tapis. Les choses ont toutefois changé" depuis un an, dit à l'AFP cette mère qui a publié en mars "l'Effet témoin" (Braquage). - "Vademecum national" - Un avis partagé par Agathe (prénom modifié), mère d'un élève de maternelle près de Toulouse où un animateur de périscolaire a été mis en examen début avril pour viol et atteintes sexuelles. "Le fait que ce soit l'hécatombe à Paris aide à faire en sorte que ces cas soient pris aux sérieux, ce qui n'était pas forcément le cas avant", dit-elle. Pour Anne, du collectif SOS Périscolaire, la médiatisation parisienne a conduit de nombreux parents à parler. "Beaucoup en régions se croyaient isolés et se rendent compte que ce n'est pas le cas", relève-t-elle. "Certains sont à bout, avec des signalements qui trainent parfois depuis des années. Ils se heurtent à un maire qui ne veut rien faire et l'animateur est toujours en place", ajoute-t-elle. Face aux multiples révélations, la Commission sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a réclamé un "vademecum national" clarifiant "les règles et démarches à effectuer" pour l'ensemble des intervenants en cas de situation préoccupante. D'abord en retrait, l'Elysée et Matignon ont fini par recevoir ces dernières semaines les collectifs de représentants de parents, les rejoignant sur la nécessité de "mesures nationales, fortes et concrètes". Pour la haute-commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry, au "regard de l'ampleur" des faits "et de leur récurrence sur l’ensemble du territoire, nous faisons face à un problème systémique qui appelle une réponse systémique". Si "l’immense majorité des professionnels du périscolaire sont engagés et accomplissent leur mission avec sérieux", il faut "renforcer les garde-fous", dit-elle à l'AFP, via notamment une amélioration de la vérification des antécédents judiciaires. bur-jpa-hdu-mep/alu/dsa

09.05.2026 à 09:55

A Venise, la Biennale d'art secouée par les fracas du monde

FRANCE24

Dans les jardins où la plus grande manifestation d'art contemporain au monde ouvre ce samedi au public, le pavillon russe se dresse à quelques mètres d'une sculpture de cerf qui a été sauvée du front ukrainien. Le retour de la Russie à la Biennale, dont elle était absente depuis son invasion de l'Ukraine en 2022, a suscité un tollé international depuis son annonce début mars. "Les avoir ici (...), c’est comme inviter un tueur en série à un dîner avec vos amis", a fustigé jeudi la ministre ukrainienne de la Culture Tetiana Berejna. "Les gens qui disent que la culture et la guerre ne sont pas liées ont totalement tort", a-t-elle estimé auprès de l'AFP, rappelant que 346 artistes ukrainiens ont été tués jusqu'à présent par la Russie. Moscou "détruit nos bibliothèques, brûle nos livres, détruit nos musées. (...) Cette guerre vise donc aussi la culture", a-t-elle poursuivi. Outre la Russie et l'Ukraine, d'autres pays impliqués dans des conflits sont représentés à Venise, notamment les États-Unis et Israël, qui ont attaqué l'Iran fin février. Téhéran, qui devait participer, a finalement renoncé. Fin avril, le jury de la Biennale a démissionné après avoir annoncé qu'il exclurait du palmarès "les pays dont les dirigeants sont actuellement poursuivis pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale", soit la Russie et Israël. Cette année, l'Etat hébreu a un pavillon à l'Arsenal, autre espace d'exposition de la Biennale, non loin de celui de l'Ukraine. Les Palestiniens, dont l'Etat n'est pas reconnu par l'Italie, n'en possèdent pas mais sont représentés par une exposition consacrée à Gaza au Palazzo Mora, intitulée "Gaza - No Words - See the Exhibit" ("Pas de mots - voyez l'exposition"). "Il n’y a vraiment aucun moyen de décrire l’horreur infligée aux Palestiniens à Gaza, et je ne pense pas que nous souhaitions être au même endroit que ceux qui ont fait cela", explique le commissaire de l'exposition, Faisal Saleh, fondateur du musée de la Palestine aux Etats-Unis. Les policiers postés aux abords des pavillons russe, israélien et américain rappellent que la situation géopolitique internationale rend la coexistence entre pays en guerre, y compris sur le terrain de l'art, potentiellement explosive. Vendredi, une nouvelle manifestation propalestinienne a réuni environ 2.000 personnes à Venise, selon l'agence italienne Ansa, pour protester contre la présence d'Israël à la Biennale. "Rassembler les gens" "L'Histoire frappe à la porte de notre quotidien à tous ; imaginez donc si elle ne venait pas frapper aux portes solides des 130 ans d'histoire de (...) la Biennale de Venise", a déclaré son président, Pietrangelo Buttafuoco, lors d'une conférence de presse mercredi. Le même jour, le pavillon russe est devenu le centre névralgique de la contestation à la présence de Moscou. Seins nus ou visages cagoulés, les membres du groupe russe Pussy Riot et du collectif féministe ukrainien Femen ont organisé leur première action commune devant le bâtiment vert. "Si la Biennale commençait à sélectionner non pas les œuvres, mais les appartenances, (...) elle cesserait d’être ce qu’elle a toujours été: le lieu où le monde se rencontre, et ce d'autant plus lorsque le monde est déchiré", s'est défendu M. Buttafuoco. "Ce qui se passe aujourd’hui (...) détruit le sens de l’art" qui "est là pour rassembler les gens", a estimé auprès de l'AFP l'artiste Belu-Simion Fainaru, qui représente Israël avec l'exposition "La Rose du Néant". L'installation principale est un bassin d'eau alimenté par le goutte-à-goutte d'un système d'irrigation. "Je ne pense pas qu’il faille réduire le monde de l’art à une arène politique", a-t-il complété. Une position défendue également par le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, en visite à la Biennale vendredi: "Je ne pense pas que les artistes américains, chinois, israéliens ou russes soient les porte-parole des conflits en cours". Au Palazzo Mora, une centaine de pièces de broderie, tissées à la main par des Palestiniennes dans des camps de réfugiés, reproduisent des images "plus vivantes que les photographies" de "ce qui s’est passé à Gaza" ces deux dernières années, explique M. Saleh. Comme pour calmer la polémique, trois soirées dédiées "à la réflexion et à l'approfondissement sur le thème de la paix" ont été programmées durant la semaine de pré-ouverture, avec le réalisateur russe Alexandre Sokourov ou encore l'écrivaine et architecte palestinienne Suad Amiry.

09.05.2026 à 09:32

"QME", la doctrine américaine pro-Israël qui maintient l’armée libanaise en état de faiblesse

Leela JACINTO

Alors que le Liban commémore le premier mois écoulé depuis le "mercredi noir", jour où des frappes israéliennes massives ont fait 361 morts, la communauté internationale continue d’exhorter l’armée libanaise à désarmer le Hezbollah. Mais l’obligation légale imposée aux États-Unis de garantir à Israël un "avantage militaire qualitatif" (QME) maintient l’armée libanaise dans un état de sous-financement et de sous-équipement, la rendant incapable de remplir son rôle.

09.05.2026 à 08:25

En quête d'un "partenariat renouvelé" avec l'Afrique, Emmanuel Macron débute sa tournée en Égypte

FRANCE 24

Emmanuel Macron se rend samedi à Alexandrie, le port méditerranéen de l'Égypte, pour y inaugurer une université de la Francophonie, avant un sommet Afrique-France organisé au Kenya, pour la première fois dans un pays anglophone. Le président français terminera sa tournée en Éthiopie.

09.05.2026 à 07:27

Play-offs NBA: Wembanyama en démonstration, les Spurs s'imposent chez les Wolves

FRANCE24

Les Texans reprennent ainsi l'avantage du terrain et mènent 2-1 cette série de deuxième tour au meilleur des sept matches, avant la quatrième rencontre dimanche, toujours à Minneapolis. Wembanyama a réussi vendredi son meilleur match en phase finale, après le premier tour contre Portland (4-1), et l'un de ses meilleurs en trois saisons NBA, lui qui découvre les play-offs à 22 ans. Le Français a été exceptionnel avec 39 points, 15 rebonds et 5 contres. Il n'est que le quatrième joueur de l'histoire à compiler au moins 35 points, 15 rebonds et 5 contres lors d'un match de play-offs après Kareem Abdul-Jabbar, Hakeem Olajuwon et Shaquille O'Neal. "Wemby" a justement partagé quelques séances d'entraînement avec Olajuwon l'été passé, expliquant avoir perfectionné un mouvement "spin fadeway" utilisé vendredi en cours de match. "Nous n'avons encore rien accompli, nous ne sommes mêmes pas à la moitié du chemin de cette série", a-t-il tenu à tempérer en conférence de presse. Wembanyama a attaqué la partie à fond, avec deux alley-oops, deux contres, un panier en transition avec la faute puis un lay-up après avoir manoeuvré Rudy Gobert (13 points, 7 rebonds) pour mener 11-1 en un peu plus de 4 minutes. Seize points dans le 4e quart-temps Les Wolves ont fini par se réveiller grâce à Anthony Edwards, auteur de 12 points de suite dont un tir lointain à la sirène du quart-temps, gagné 23-22 par les locaux, qui a donné le ton du match avec un duel entre les deux meilleurs joueurs de chaque formation, "Ant-Man" finissant avec 32 points et 14 rebonds. Une fois le 2e quart-temps débuté, la rencontre est restée extrêmement serrée, l'écart n'atteignant jamais les dix points. Wembanyama est resté constant en attaque (13 sur 18 au tir), précis de loin (3 sur 5), et a formé comme à son habitude en défense une muraille mobile de 2,24 m problématique pour les Wolves. Un poster dunk infligé par Julius Randle n'a pas refroidi le Français, qui a su rester vigilant en fin de match avec cinq fautes à son compteur. "L'alien" a été décisif dans le 4e quart-temps avec 16 points, dont deux tirs lointains qui ont assommé les locaux alors que les esprits s'échauffaient. "Il est exceptionnel, on le voit tous les jours, on voit son travail, le soin qu'il a pour son corps. Même quand le jeu est rude, il s'en accommode et ne se plaint jamais", a salué le meneur De'Aaron Fox au micro de Prime Video. Les Knicks y sont presque Plus tôt dans la journée, les New York Knicks se sont imposés 108-94 chez les Philadelphia 76ers afin de mener 3-0 leur deuxième tour. Aucune franchise n'a jamais surmonté un écart de trois matches dans l'histoire des play-offs NBA. Les Knicks auront l'occasion dès dimanche, lors du match 4 à Philadelphie, de se qualifier pour la finale de conférence Est, qu'ils avaient retrouvée l'an dernier après l'avoir manquée 24 saisons d'affilée. Les New-Yorkais sont passés en tête lors du deuxième quart-temps et n'ont jamais perdu le fil, jusqu'à un quatrième quart-temps maîtrisé (23-18). Leur meneur Jalen Brunson a été une nouvelle fois impérial avec 33 points et 9 passes, et bien relayé par Mikal Bridges (23 pts), originaire de Philadelphie et drafté en 2018 par les 76ers, qui l'avaient immédiatement envoyé à Phoenix. De retour après avoir manqué le match 2, Joel Embiid n'a pas eu son influence offensive habituelle (18 points, 6 rebonds, 5 passes).

09.05.2026 à 07:16

En direct : une marée noire détectée au large du principal terminal pétrolier iranien

Romain BRUNET

Les États-Unis ont frappé vendredi deux pétroliers iraniens, tout en disant attendre incessamment une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin aux hostilités. Une nappe de pétrole a par ailleurs été détectée dans le Golfe au large de l'île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays. Suivez la situation en direct.

09.05.2026 à 06:37

Moscou commémore le 9-Mai 1945 conforté par un cessez-le-feu annoncé par Trump

FRANCE24

Ce défilé qui a débuté à 10H00 locales (07H00 GMT), dans une version plus modeste qu'à l'ordinaire, se déroule sous haute sécurité. L'internet mobile ne fonctionne pas dans le centre de Moscou et les rues de la capitale sont presque toutes désertes, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les commémorations du 9-Mai 1945 sur la place Rouge sont un important évènement permettant à Vladimir Poutine de mobiliser la mémoire de la victoire soviétique et de rallier la population russe derrière la campagne militaire en Ukraine. Mais elles apparaissaient cette année menacées par les attaques incessantes de drones ukrainiens sur le territoire russe. Après deux tentatives de trêves, ukrainienne puis russe, non respectées cette semaine, le président américain a annoncé vendredi un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie à partir de samedi. "Espérons que ce soit le début de la fin d'une guerre très longue, meurtrière et difficile", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, précisant que le cessez-le-feu serait accompagné d'un "échange de prisonniers de 1.000 détenus de chaque pays". Juste après la publication du message de Donald Trump, le président ukrainien a accepté le cessez-le-feu de trois jours et ordonné à l'armée de ne pas attaquer le défilé prévu sur la place Rouge. Moscou a aussi confirmé avoir accepté la trêve et l'échange de prisonniers. "La place Rouge est moins importante pour nous que la vie des prisonniers ukrainiens qui peuvent être rapatriés", a déclaré le président ukrainien. Pompe des célébrations réduite Moscou a réduit la pompe des célébrations: pour la première fois en près de vingt ans, il n'y aura pas de matériel militaire sur la place Rouge, ni de corps de cadets et des écoles militaires. Des coupures intermittentes d'internet ont été ordonnées dans la capitale russe ces derniers jours par mesure de sécurité. Le nombre de dignitaires étrangers a également diminué. Seuls les dirigeants du Bélarus, de la Malaisie et du Laos et le Premier ministre slovaque Robert Fico se sont déplacés à Moscou, outre ceux des deux républiques séparatistes géorgiennes soutenues par Moscou et non reconnues par l'ONU, selon le Kremlin. Moscou avait déjà décrété de son côté une trêve les 8 et 9 mai pour les commémorations, mais l'Ukraine comme la Russie avaient poursuivi leurs attaques de drones après cette annonce unilatérale. Le ministère de la Défense russe a signalé encore 44 drones ukrainiens vendredi soir entre 20H00 et minuit, heure locale. Selon l'armée de l'air ukrainienne, un missile balistique et 43 drones ont été lancés par la Russie entre 18H vendredi et 08H00 locales samedi. Donald Trump a assuré que l'issue de la guerre était "de plus en plus proche", alors que les discussions ont repris cette semaine entre négociateurs ukrainiens et américains en Floride (sud-est). Ces pourparlers étaient passés au second plan depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Vendredi, Volodymyr Zelensky a dit espérer la venue en Ukraine des négociateurs américains dans les prochaines semaines. "Violations" L'offensive russe à grande échelle sur l'Ukraine lancée en 2022 et entrée dans sa cinquième année a fait des centaines de milliers de morts. C'est le conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Volodymyr Zelensky avait accusé sur X vendredi matin Moscou de n'avoir même pas tenté de respecter le cessez-le-feu qu'elle avait elle-même décrété. La Russie a assuré vendredi avoir riposté "de manière symétrique" aux "violations" par l'Ukraine de la trêve. Ces dernières semaines, l'armée ukrainienne, qui a renforcé ses capacités en matière de drones, a intensifié ses frappes sur le territoire russe, atteignant des cibles situées à des centaines de kilomètres de l'Ukraine.

09.05.2026 à 06:31

Hongrie: Peter Magyar arrive au pouvoir avec la promesse d'un changement de régime

FRANCE24

Après l'ivresse du succès, qui a vu les Hongrois danser et chanter dans les rues de Budapest, les attentes sont grandes vis-à-vis de celui qui a promis un "changement de régime" pour mettre fin à la corruption et aux atteintes aux libertés qui ont marqué les 16 ans de règne Orban. La Hongrie fait face aussi à de nombreux défis économiques, à commencer par la stagnation de son économie et une dégradation des services publics, nécessitant des réformes structurelles qui prendront du temps. Pour le moment, les Hongrois font preuve "d'une grande patience et de beaucoup de bonne volonté envers le nouveau gouvernement", souligne Andrea Virag, directrice de la stratégie du centre de réflexion libéral Republikon. "Mais les attentes sont énormes et doivent aussi être satisfaites à court terme", dit-elle à l'AFP. Peter Magyar, 45 ans, doit prêter serment lors de la séance inaugurale du parlement qui s'ouvre à 10H00 heure locale (08H00 GMT), et sera retransmise sur de grands écrans installés autour du bâtiment dont l'immense silhouette néogothique domine le Danube. Conscient que l'état de grâce pourrait ne pas durer, il se montre pressé de faire adopter des réformes pour "rapatrier" les fonds européens gelés en raison des atteintes à l'Etat de droit passées. D'autant que la Hongrie est confrontée à une échéance en août, où elle pourrait perdre 10 milliards d'euros du plan de relance post‑Covid. La semaine dernière, Peter Magyar s'est rendu à Bruxelles où il a tenu des réunions informelles avec les dirigeants de l'UE, dans l'espoir d'obtenir d'ici fin mai le déblocage de cet argent sur lequel il compte pour tenir ses promesses de campagne. Tout en accueillant à bras ouverts ce nouveau venu en politique, qui a promis de renouer des relations apaisées avec l'UE, Bruxelles pourrait toutefois attendre l'adoption de réformes concrètes avant de satisfaire ses attentes. "Réconciliation" Peter Magyar s'est déjà engagé à adhérer au Parquet européen, à lutter contre la corruption et assurer l'indépendance de la justice et de la presse. Pour ce faire, il dispose d'une large marge de manoeuvre grâce à sa majorité qualifiée au parlement, où son parti Tisza a remporté 141 sièges sur 199. Il a aussi menacé de modifier la Loi fondamentale pour obtenir le départ du président Tamas Sulyok, un proche de M. Orban, si celui-ci refusait de démissionner, et de démettre "toutes les marionnettes nommées par le système Orban à des postes‑clés", dont le Procureur général ou le président de la Cour constitutionnelle. Les festivités pour son investiture samedi, à l'intérieur et l'extérieur du Parlement, sont chargées de symboles, avec des drapeaux et de la musique rendant hommage à l'appartenance de la Hongrie à l'UE, à son importante minorité rom et aux minorités hongroises vivant dans les pays voisins. "Magyar cherche à montrer qu'il incarne une forme d'unité nationale et de réconciliation après la politique de division d'Orban", estime Andrea Virag. Le parlement, d'où sont pour la première fois absents les partis de centre gauche depuis les premières élections libres de 1990, doit élire Agnes Forsthoffer à sa présidence, l'une des nombreuses femmes auxquelles Tisza a confié des postes de premier plan. Le nouveau parti au pouvoir s'efforce d'offrir une représentation plus diversifiée que la coalition sortante, avec des nominations qui incluent aussi Krisztian Koszegi, professeur d'histoire rom à la vice-présidence du parlement, et du premier ministre non-voyant de l'histoire du pays, Vilmos Katai-Nemeth, aux Affaires sociales. Tandis que les analystes estiment que Peter Magyar sera confronté à des difficultés en raison de l'expérience politique limitée de son équipe largement technocratique, il a commis un premier faux pas en tentant de nommer ministre de la Justice l'avocat Marton Mellethei-Barna, son futur beau-frère, suscitant un certain malaise dans un pays marqué par des années de népotisme. Ce dernier a annoncé jeudi qu'il renonçait afin "qu'aucune ombre, même la plus légère, ne soit jetée sur la transition vers la démocratie".

08.05.2026 à 23:28

Le Ghana veut inscrire les violences xénophobes à l'agenda de la prochaine réunion de l'UA

Fatimata WANE

Suite aux violences xénophobes qui se sont multipliées en Afrique du Sud, le mois dernier, les réactions africaines se multiplient. Après le Ghana qui demande à ce que le débat soit inscrit à l'agenda de la prochaine réunion de l'Union Africaine, le Nigeria a décidé de rapatrier ses ressortissants.  Face à ses réactions, le gouvernement de Pretoria reste sur la défensive.

08.05.2026 à 23:27

Ligue 1: Lens valide sa Ligue des champions, Nantes relégué

FRANCE24

Un point devait suffire au bonheur des Lensois, trois leur assurer de finir deuxième et c'est finalement la deuxième option qu'ils ont cochée, validant cette saison aussi belle qu'inattendue par une juste récompense. Et pour conclure cette saison en championnat écrite tel un conte de fée, c'est un jeune formé à La Gaillette, Mezian Mesloub, qui a pris sa plus belle et jeune plume pour inscrire le seul but du match, à seulement 16 ans (79e). Quelques secondes après son entrée en jeu, l'adolescent a converti son premier ballon en Ligue 1 par un but d'une frappe croisée après un échange avec Andrija Bulatovic, à peine plus vieux (19 ans) mais déjà confirmé. De quoi poursuivre la belle histoire de ce nom qui avait déjà frappé le maillot Sang et Or quand son père Walid Mesloub, brassard au bras, foulait cette même pelouse il y a quelques saisons. Ce coup d'éclat a délivré Bollaert et porté le compteur du club du bassin minier à 67 points, ce qui lui assure de ne plus être rejoint par Lyon (3e, 60 pts), et l'autorise même à rêver de bousculer le Paris Saint-Germain (1er, 70 pts) jusqu'au coup de sifflet final de cette saison. Pour Nantes, celle-ci se termine par le dénouement tant redouté depuis plusieurs mois, à mesure que ce club historique du championnat de France s'enfonçait dans les profondeurs du classement. Lens remanié Le sursis obtenu face à Marseille (3-0) le week-end dernier n'a pas suffi à maintenir ces Canaris dans l'élite, deux mois après l'arrivée sur leur banc de Vahid Halilhodzic, qui a failli dans sa mission maintien. La performance nantaise dans l'antre lensois n'a pas été indigente, juste insuffisante. Au coup d'envoi, un succès semblait pourtant possible face aux Artésiens, privés de cinq titulaires - Florian Thauvin, Allan Saint-Maximin, Saud Abdulhamid, Adrien Thomasson et Mamadou Sangaré - laissés au repos ou suspendus. Leur entraîneur Pierre Sage avait même choisi un onze surprenant en titularisant Abdallah Sima au poste de piston droit, ainsi que Rayan Fofana et Wesley Saïd plutôt que Florian Sotoca en soutien d'Odsonne Édouard. L'équipe A lensoise tournant au ralenti depuis plusieurs semaines, l'équipe B n'est pas allée plus vite au cours d'un premier acte au spectacle pauvre, seulement ponctué de quelques frappes de Saïd (8e), Sima (13e) et Andrija Bulatovic (26e). Après avoir rejoint les vestiaires sous quelques sifflets, les joueurs de l'Artois ont été plus toniques en deuxième période, bien aidés par les changements apportés par Pierre Sage: l'entrée en jeu de Sotoca à la mi-temps à la place de Fofana, à côté du sujet, puis de Ruben Aguilar (59e), qui a permis de replacer Sima plus haut sur le terrain. Par deux fois, le Racing a cru ouvrir le score (Saïd, 69e; Sima, 70e) mais les deux buts ont été refusés pour une position de hors-jeu puis une main. En face, Nantes a aussi eu des occasions, la plus belle par l'inévitable Mathis Abline, dont la frappe a heurté un poteau (75e) après un débordement sur le côté droit. Jusqu'à, donc, la délivrance grâce à Mezian Mesloub. Lens peut désormais se tourner sereinement vers le dernier grand objectif de sa saison: la finale de la Coupe de France le vendredi 22 mai contre Nice, où il aura rendez-vous avec son histoire.

08.05.2026 à 22:37

Sénégal : Caroline Gueye illumine la Biennale de Venise avec “WURUS”

FRANCE24

À l’occasion de la Biennale d’Art de Venise 2026, le Sénégal présente WURUS, une installation immersive de la jeune artiste sénégalaise Caroline Gueye, sous le commissariat de Massamba Mbaye. À travers l’or, la lumière, les miroirs et les matériaux réfléchissants, l’artiste interroge la notion de valeur, de mémoire et de perception. Entre art contemporain, histoire africaine et réflexion sensorielle, Caroline Gueye est l’invitée du Journal de l’Afrique sur France 24.

08.05.2026 à 21:53

Pétition anti-Mbappé : 50 millions de signatures en 3 jours pour exiger son départ du Real Madrid ?

Jules BOITEAU

C'est une tempête qui gronde dans l'un des plus grands clubs de football au monde, le Real Madrid : sa star française Kylian Mbappé est la cible de critiques de la part de nombres de supporters. Une pétition exige même son départ du club. Elle a atteint le nombre considérable de 50 millions de signatures. Mais le site qui l'héberge n'est pas fiable, comme le montre Jules BOITEAU dans Info Intox. 

08.05.2026 à 21:25

Tennis: pour son retour, Novak Djokovic tombe de haut à Rome

FRANCE24

A moins de trois semaines de Roland-Garros (24 mai-7 juin), "Djoko", 38 ans, est dans le plus grand flou. En ralliant le Foro Italico où il s'est imposé à six reprises et où il est, en termes de popularité et d'encouragements, l'égal de Jannik Sinner aux yeux du public local, le Serbe pensait retrouver le circuit en douceur après sa blessure à l'épaule droite. D'autant que le CV de son premier adversaire, 79e mondial, passé par les qualifications et battu en quatre sets lors de leur seule précédente confrontation au 1er tour de l'Open d'Australie 2024, n'avait rien d'effrayant. Mais le 4e mondial, dont le dernier match remontait au 11 mars en 8e de finale du Masters 1000 d'Indian Wells (Etats-Unis), s'est complétement et spectaculairement éteint après une première manche qu'il a survolée et empochée en 40 minutes de jeu, où il a montré un niveau de jeu étonnant pour un joueur qui disputait seulement son troisième tournoi de l'année. Cinq points en quatre jeux Dans un deuxième set cataclysmique, il n'a marqué que cinq points dans les quatre premiers jeux et a dû repousser une balle de triple break, un camouflet rarissime dans sa carrière. Il est soudain apparu à la peine physiquement, au point de rester plié en deux après certains échanges. S'il a repris quelques couleurs dans la manche décisive, il n'a pas réussi à renverser son adversaire qui a signé la plus belle victoire de sa carrière, "contre une légende", sur un ace. "Je ne pense pas que j'ai mal joué, c'était un beau combat, mais je vois ce qu'il m'a manqué, j'étais en retard d'un demi-pas à chaque fois, je ne suis pas au niveau où j'aimerais être pour performer au plus haut niveau", a analysé Djokovic en conférence de presse. Est-ce la faute à son épaule ? Etait-il souffrant comme l'ont suggéré les médicaments que lui ont fait parvenir son camp à un changement de côté ? "J'espère que vous comprendrez mais je ne vais pas parler ce ça, je veux féliciter Dino qui a mérité sa victoire", a-t-il balayé. "Je suis venu ici pour jouer un match ou plus, mais cela sera malheureusement seulement un match. C'est comme ça, je suis satisfait au moins de m'être battu jusqu'au bout", a insisté "Nole". Comme il l'a reconnu rapidement, cette défaite "n'est pas la préparation idéale pour Roland-Garros" où il tentera de remporter le 25e titre du Grand Chelem qu'il convoite depuis 2024. "Nouvelle réalité" "Je ne me souviens pas, ces dernières années, d'avoir eu une préparation où je n'avais aucune sorte de problème physique ou de souci de santé en arrivant dans un tournoi. Il y a toujours quelque chose", a-t-il constaté. "C'est en quelque sorte ma nouvelle réalité avec laquelle je dois composer. Oui, c'est frustrant. En même temps, c'est ma décision de continuer à jouer dans cet état et dans ces conditions. C'est comme ça", a conclu le Serbe qui n'a pas prévu de disputer un autre tournoi avant de rallier Paris. "Novak jouait à un niveau incroyable dans le premier set, mais son niveau a baissé en fin de cette manche et quand j'ai mené ensuite 2-0, je me suis dit que je pouvais faire quelque chose", a de son côté réagi son vainqueur, qui s'est offert à 20 ans son deuxième joueur du Top 10 en trois tentatives. Prizmic sera opposé au prochain tour au Français Ugo Humbert (33e) qui a balayé le Tchèque Vit Kopriva (55e) 6-3, 6-2. Un autre joueur du top 10, l'Australien Alex De Minaur (8e) a mordu la poussière d'entrée sous les coups de l'Italien Matteo Arnaldi, 106e mondial et bénéficiaire d'une invitation (4-6, 7-6 (7/5), 6-4). Il n'y a pas eu de miracle pour Giovanni Mpetshi Perricard sur le Campo Centrale. Le 58e mondial, qui sort à 22 ans d'une période délicate entre blessure à un poignet et trois changements d'entraîneur, a subi la loi de l'Italien Lorenzo Musetti, 10e mondial et demi-finaliste l'an dernier à Rome, en deux sets 6-4, 6-4.

08.05.2026 à 21:11

Le pape Léon XIV célèbre son premier anniversaire à Pompéi et à Naples

FRANCE 24

Léon XIV a célébré vendredi son premier anniversaire à la tête de l'Église catholique par une visite dans le sud de l'Italie, après plusieurs semaines marquées par un bras de fer avec Washington. À cette occasion, il s'est rendu dans un sanctuaire de la ville de Pompéi.

08.05.2026 à 20:49

Prix Marc-Vivien Foé 2026 : qui succédera à Achraf Hakimi lundi prochain ?

Annie GASNIER

Lamine Camara, milieu de l’AS Monaco et international sénégalais, Moussa Niakhaté, défenseur de l’Olympique lyonnais et international sénégalais, et Mamadou Sangaré, milieu du RC Lens et international malien, sont les trois finalistes du prix Marc-Vivien Foé 2026.
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