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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

22.05.2026 à 10:59

L'Allemagne, destination de choix pour les juifs qui quittent Israël

Anne MAILLIET

L'année dernière, pour la première fois de son histoire, Israël a enregistré un solde migratoire négatif. En 2024, 82 700 Israéliens ont quitté leur pays, un record. En Europe, c'est l'Allemagne qui en profite le plus, en captant 18 % de cette émigration, selon l'OCDE. Une émigration, qui est notamment facilitée par les lois de réparation, qui donnent aux descendants de victimes de la Shoah un accès facilité à la nationalité allemande. Depuis 2022, les demandes de passeport ont explosé, et ce malgré la montée de l'antisémitisme dans le pays. Reportage : Anne Mailliet, Kilian-Davy Baujard, Willy Mahler.

22.05.2026 à 10:59

Allègements de cotisations patronales: de quoi parle-t-on ?

FRANCE24

Qu'a annoncé le gouvernement vendredi ? L'annonce était attendue depuis plusieurs jours, le ministre des Comptes publics David Amiel l'a faite vendredi: les allègements de cotisations sociales des entreprises sur les bas salaires seront gelés. Le Smic doit augmenter de 2,4% le 1er juin, une hausse mécanique entraînée par celle de l'inflation des prix à la consommation, mais l'enveloppe budgétaire dédiée à ces allègements n'augmentera pas. Elle ne baissera pas non plus. Faire augmenter ces allègements en même temps que le Smic aurait coûté 2 milliards d'euros et profité aussi bien aux entreprises qui vont bien qu'à celles qui vont mal, a souligné le ministre. A quand remontent ces allègements ? Depuis plus de 30 ans, les aides aux employeurs pour les bas salaires occupent une place de choix dans les politiques publiques en France, avec l'objectif de favoriser l'emploi en réduisant les coûts des entreprises. Les premiers allègements de cotisations pour les salaires proches du salaire minimum remontent à 1993, lorsqu'Edouard Balladur était Premier ministre. Ces mesures ont ensuite été étendues, par la gauche comme par la droite, sous Alain Juppé, François Fillon ou encore Jean-Marc Ayrault, pendant le quinquennat de François Hollande, notamment via le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), s'appliquant pour les entreprises sur les salaires inférieurs à 2,5 fois le Smic. Un dispositif transformé en nouvelles exonérations de cotisations patronales en 2019, sous Emmanuel Macron. Comment ces allègements fonctionnent-ils ? Depuis janvier 2026, ces allègements sont regroupés sous le nom de "réduction générale dégressive unique" (RGDU). Tous les employeurs peuvent en bénéficier, sauf les particuliers employeurs. La réduction de cotisations est la plus forte, presque totale, au niveau du Smic, puis dégressive jusqu'aux salaires équivalents à trois Smic, soit environ 5.500 euros brut mensuels. Les allègements de cotisations concernent notamment les cotisations de sécurité sociale (assurance maladie, maternité, décès...), celles d'allocations familiales et la contribution patronale à l'assurance chômage. Ces allègements permettent aujourd'hui à l'employeur d'un salarié à temps plein payé au Smic d'économiser environ 8.700 euros sur l'année, indique le site internet du service public. Pourquoi sont-ils revenus dans le débat ? Le montant de ces allègements s'est envolé ces dernières années, jusqu'à dépasser 80 milliards d'euros, un manque à gagner très conséquent en période de disette budgétaire. Défendus bec et ongles par les organisations patronales, ces allègements étaient déjà au cœur du débat pour le budget de 2025, le gouvernement de Michel Barnier souhaitant initialement les faire baisser de 4 milliards d'euros, un montant ensuite réduit à 1,6 milliard. En septembre dernier, le gouvernement a ramené par décret le plafond des allègements à trois Smic. Les syndicats critiquent ces allègements, les accusant d'avoir un coût exorbitant pour le système de protection sociale avec un effet sur l'emploi très limité, beaucoup des emplois concernés n'étant pas délocalisables, tout en créant une "trappe à bas salaires". En 2024, une étude de la Drees montrait qu'augmenter de 100 euros un salarié au Smic coûtait 442 euros à son employeur, en raison de ces exonérations. En octobre 2024, le rapport des économistes Antoine Bozio et Étienne Wasmer a préconisé de moins concentrer les allègements de cotisations au niveau du Smic, pour pouvoir augmenter plus facilement ces salariés les moins bien payés. L'annonce récente d'une augmentation mécanique du salaire minimum au 1er juin a relancé le débat. Les organisations patronales ont fait pression sur le gouvernement pour tenter d'éviter un gel, soulignant qu'"alourdir le coût du travail reviendrait à fragiliser encore les conditions de la croissance, de la souveraineté et de l'emploi". "Il y a encore un débat, mais de plus en plus d'éléments empiriques vont dans le sens de dire que (ces allègements) n'ont pas créé d'emploi", indique l'économiste Clément Carbonnier, pointant un coût de "2,5 points de PIB". Estimant qu'il faut revenir sur cette politique, il juge que le gel constitue une bonne façon de le faire : "plutôt que de couper et de créer un choc, cela va dégonfler petit à petit, avec l'inflation, les exonérations".

22.05.2026 à 10:53

Honduras: 25 morts dans deux attaques attribuées au crime organisé

FRANCE24

Ces violences surviennent alors que Parlement vient d'approuver une série de réformes pour tenter d'endiguer la criminalité organisée dans le pays d'Amérique centrale. Au moins 19 ouvriers agricoles ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi à Rigores, village proche de la ville côtière de Trujillo (nord), où des groupes armés occupent illégalement deux propriétés pour y exploiter des palmiers à huile. "Deux équipes travaillent sur deux sites différents. Dans la première équipe 13 victimes ont été identifiées, tandis que dans la seconde on en a dénombré six", a déclaré Yuri Mora, porte-parole du parquet, à la chaîne de télévision locale HCH. Il semble que "les personnes assassinées (à Trujillo) étaient des employés d'un groupe armé", a déclaré par téléphone à l'AFP un leader paysan d'une communauté voisine de Rigores. "Il s'agit de paysans membres du mouvement paysan de Rigores", a pour sa part indiqué à l'AFP Adilia Castro, dirigeante communautaire de la zone. Des vidéos diffusées par une chaîne régionale montrent jusqu'à neuf corps ensanglantés et éparpillés dans l'une des propriétés. "Plusieurs personnes ont apparemment été exécutées avec des armes de gros calibre, probablement des fusils et des fusils de chasse", a déclaré aux journalistes le ministre de la Sécurité, Gerzon Velásquez. Le village de Rigores est sous le joug de groupes criminels qui occupent et exploitent illégalement deux plantations de palmiers à huile, a indiqué à la télévision locale le chef de la police de Trujillo, Carlos Rojas. "Cet argent leur permet de s'armer pour contrôler la zone", a-t-il souligné. Selon le ministre, l'ampleur de ce massacre est inédite dans cette zone en proie depuis de nombreuses années à des bandes criminelles spécialisées dans le narcotrafic et la captation de terres agricoles. Cinq policiers tués A Omoa, région frontalière avec le Guatemala, dans l'ouest du pays, cinq policiers et un civil ont également été tués jeudi lors d'échanges de tirs avec des narcotrafiquants présumés, a annoncé la police. "Nous les avons retrouvés dans une zone montagneuse de la frontière entre le Honduras et le Guatemala", a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police hondurienne, Edgardo Barahona. Le gouvernement a ordonné le déploiement de forces de police et militaires à Trujillo et à Omoa. Le président Nasry Asfura, a assuré dans un message à la nation que les forces de l'ordre allaient "retrouver les auteurs de ces faits et les faire condamner". "C'est une blessure de plus que le Honduras ne mérite pas. On n'oubliera pas cela et cela ne restera pas impuni", a-t-il ajouté. Ces violences surviennent alors que Parlement vient d'approuver une série de réformes pour tenter d'endiguer la criminalité, dont l'appui de l'armée à des fonctions de sécurité publique, la création d'une unité spécialisée contre le crime organisé et la possibilité de désigner des groupes criminels comme organisation terroriste. Le Honduras affiche un taux de 24 homicides par 100.000 habitants. Le pays est dirigé depuis janvier par M. Asfura, élu à l'issue d'un scrutin entaché de problèmes techniques et d'allégations de fraude et qui a bénéficié du soutien du président américain Donald Trump face à un candidat de centre-droit. Les Honduriens avaient clairement sanctionné la gauche jusqu'alors au pouvoir dans ce pays parmi les plus pauvres d'Amérique latine, miné par la violence des gangs et le trafic de drogue.

22.05.2026 à 10:51

Lettonie : la main tendue à l’Ukraine

Valentine PATRY

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, la Lettonie aide massivement l’Ukraine en guerre. Tout comme l’Estonie et la Lituanie, cette petite nation balte fait partie des pays d’Europe accueillant le plus de réfugiés ukrainiens, proportionnellement à sa population. Nos reporters, Valentine Patry et Hugo Laridon, sont partis à la rencontre de ceux qui tendent la main aux Ukrainiens face à l'ennemi russe. 

22.05.2026 à 10:49

Ebola : comment la riposte s'organise en RD Congo

FRANCE24

En République démocratique du Congo, la riposte s’organise face à l’épidémie d’Ebola qui touche différentes zones de l’est du pays. Alors que l’OMS dit craindre une épidémie d’ampleur et a déclenché une alerte sanitaire internationale, les autorités locales évoquent 159 décès probablement dus à Ebola et 626 cas suspects. Récit d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

22.05.2026 à 10:49

A Cannes, pour un look de star, rien n'est laissé au hasard

FRANCE24

Ce que le public entrevoit l'espace de quelques secondes sur le tapis rouge est l'aboutissement d'un processus minutieux où rien n'est laissé au hasard. Robe, accessoires, coiffure et maquillage... Chaque élément est choisi avec une précision millimétrée. Et à la tête de cette machine bien huilée se trouvent les stylistes, véritables architectes de l'image. Pour mettre forme un look cannois, Ilya Vanzato réfléchit pendant de longs mois. "Tout ça pour une photo, et une photo dure 10-20 secondes!" ironise auprès de l'AFP le styliste français, artisan de certaines des apparitions commentées du festival. Le processus créatif débute par une réflexion commune entre le styliste et son client. Sobre, élégant ou au contraire du waouh ou du buzz. Pour Ilya Vanzato, formé dans les ateliers de haute couture de Dior à Paris puis aux côtés du créateur Zac Posen à New York, une tenue mémorable n'est pas seulement une question d'esthétisme. De Madonna dévoilant le soutien-gorge conique de Gaultier à Cate Blanchett laissant apparaître les couleurs du drapeau palestinien dans la doublure de sa robe Haider Ackermann, le tapis rouge de Cannes sert aussi de tribune. "Une des choses les plus intéressantes de notre métier c’est de trouver la robe parfaite pour le client. Il faut trouver une robe qui raconte une histoire", abonde Alexandra Pavlova, styliste russe présente à Cannes depuis six ans. Mode et stratégie A Cannes, la mode se négocie aussi. Derrière chaque robe se cachent des stratégies et des alliances tissées bien avant qu'une célébrité ne foule le tapis rouge. "Un styliste propose des looks et habille un talent mais aussi, surtout, crée, construit des ponts entre une artiste ou une actrice et les maisons. Il les aide à s'élever au statut de +bankable+ au niveau de la mode", explique la Française Coline Bach, qui a habillé Christina Aguilera, Angèle ou DJ Snake. Une seule apparition remarquée suffit parfois à décrocher des campagnes publicitaires ou à sceller des collaborations avec les plus grandes maisons de mode. Pendant le festival, les marques installent des showrooms privés dans les grands hôtels de luxe. Là, entre bijoux, portants et équipes de relations publiques, les stars essaient des pièces exclusives que l'on verra rarement en dehors de ces espaces feutrés. La pression s'est accentuée avec l'essor des réseaux sociaux, qui démultiplient la visibilité. - Glamour et chaos - Trois heures avant que les flashs ne crépitent sur le tapis rouge, c'est l'effervescence dans les chambres d'hôtels où se préparent les stars: "le glam est lancé, coiffure et maquillage", avance Coline Bach. Mais des mois de travail ne mettent pas à l'abri des coups du sort. À Cannes, chaque édition charrie son lot d'anecdotes : une robe retenue en douane, des talons qui lâchent, un tissu qui trahit sous la lumière méditerranéenne. Alexandra Pavlova se souvient d'un moment de panique. Dans le hall de l'hôtel Martinez, célèbre palace de la Croisette, un inconnu piétine accidentellement la tenue de son client et la déchire. "Là, il faut être très réactif, c’est pour cela que je sors jamais sans mon kit couture", confie la styliste tout-terrain. Elle s'exécute sur place, aiguille en main, entourée de touristes et de l'agitation du lobby. Pour la styliste, la réalité est bien loin des clichés: "Les gens pensent qu'on va à Cannes siroter des cocktails sur la Croisette, alors qu'en fait, les stylistes en particulier, on passe notre temps à courir avec des valises, à éteindre des incendies".

22.05.2026 à 10:42

"Enhanced Games" à Las Vegas : controverse sur ces jeux pour athlètes dopés

Antoine FENAUX

A la une de la presse ce vendredi : des jeux pas très propres, une controverse mondiale et des cafards populaires

22.05.2026 à 10:39

Coupe de France : six blessés dont un grave lors d'altercations entre supporters à Paris

FRANCE 24

Soixante-cinq personnes ont été placées en garde à vue après des incidents qui ont fait six blessés, dont un grièvement, jeudi soir à Paris, impliquant des supporters de l'OGC Nice à la veille de la finale de la Coupe de France où l'équipe affrontera le RC Lens.

22.05.2026 à 10:39

Accros à la malbouffe des touristes, des singes de Gibraltar pratiquent l'automédication

FRANCE24

Probablement originaires du Maghreb, les singes de cette enclave britannique de 30.000 habitants située au sud de l'Espagne en sont une des principales attractions; ils vivent sur le "Rocher" en totale liberté, rappelle la Société d'histoire ornithologique et naturelle de Gibraltar (GONHS). "On est venu pour les singes, pour les voir, parce que c'est le seul endroit en Europe où il y a des singes", indique à l'AFP Elish, un touriste danois de 29 ans. "Mais bon, les nourrir..., je ne sais pas. Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, parce qu'on peut leur faire du mal en leur donnant n'importe quoi" à manger. Et en effet, partout de nombreux panneaux rappellent qu'il est interdit de nourrir les macaques de Barbarie, aussi appelés magots, et que les amendes peuvent aller jusqu’à 4.000 livres (plus de 4.600 euros). "Forme d'automédication" Pour autant, que ce soit volontairement ou involontairement en laissant traîner des restes, les touristes ont contribué à modifier au moins partiellement le régime alimentaire de certains de ces primates hauts de 40 à 70 cm, pesant entre une dizaine et une quinzaine de kilos. Habitués à finir les sandwiches qu'on leur tend, les chips qu'ils retrouvent dans les poubelles, quand ils ne se servent pas directement dans les sacs à dos des visiteurs, ils ont développé une nouvelle habitude pour calmer les douleurs causées par cette alimentation, bien éloignée des fruits, des légumes et des graines qu'ils ingurgitent normalement. Une étude récemment parue, réalisée entre août 2022 et avril 2024 par des chercheurs des universités de Cambridge, d'Oxford, de Paris-Sorbonne et par le Département de l'Environnement du gouvernement de Gibraltar, met ainsi en avant "pour la première fois de la géophagie, la consommation délibérée de terre, au sein de la population de macaques de Barbarie" de Gibraltar. Barres chocolatées, chips ou même glaces sont citées comme les responsables de cette nouvelle attitude par les chercheurs qui y voient une "forme précoce d'automédication". "Nous avons découvert que les macaques qui mangent de la terre le plus fréquemment sont aussi les macaques qui ont le plus accès à la nourriture des touristes et des visiteurs, ce que l'on peut appeler de la malbouffe", résume pour l'AFP Sylvain Lemoine, maître de conférences en anthropologie biologique à l'Université de Cambridge. Ces primates auraient ainsi un régime alimentaire "très riche en sucre, en sel, en produits laitiers que les macaques ne peuvent pas digérer", poursuit-il. Rééquilibrage "Nous formulons donc l'hypothèse selon laquelle la terre peut apporter des microchampignons et des micro-organismes qui pourraient rééquilibrer le microbiome perturbé par l'ingestion de malbouffe", explique le chercheur à l'AFP. "Nous savions que les primates consommaient de la terre, notamment pour se détoxifier ou pour un apport en nutriments. Mais cette étude a montré qu'ils le faisaient aussi parce qu'ils avaient eu une consommation excessive de malbouffe, ce qui est assez nouveau en soi", renchérit auprès de l'AFP Bethany Maxwell, une agente technique se consacrant aux jardins botaniques de Gibraltar. Le phénomène a été constaté à "des taux exceptionnellement élevés par rapport à d'autres espèces de macaques et à d'autres sites et elle était plus fréquente en été, lorsque le nombre des touristes atteint un pic", souligne l'étude. A contrario, Sylvain Lemoine évoque le cas d'un groupe de primates qui n'est plus en contact avec des visiteurs : "nous n’avons pas observé de consommation de terre" chez eux, relève-t-il, évoquant "un argument solide en faveur de cette association entre la consommation de terre et la nourriture humaine". "Il est interdit de nourrir les macaques sur le site et il est très important de le rappeler", conclut-il. "Mais, malgré ces règles, il est très difficile de faire respecter l’interdiction parce qu’il y a énormément de visiteurs chaque jour et que les macaques sont un peu partout".

22.05.2026 à 10:35

Les animaux, des victimes aussi reconnues par la justice

FRANCE24

Les deux petites bêtes ont été retrouvées assoiffées et affamées au milieu de leurs excréments. Leur calvaire a duré un mois, après que leur maîtresse les a abandonnées en quittant son logement. Le 13 mai, cette dernière a été condamnée par le tribunal de police de Saint-Etienne pour maltraitance. Fait rare, parmi différents dommages et intérêts, elle a dû verser à la SPA de Lyon, qui s'était constituée partie civile, 800 euros au titre d'un "préjudice animalier". "C'est une très bonne chose", se félicite auprès de l'AFP Orianne Simonet, directrice administrative de la Société protectrice des animaux de Lyon. "Ce préjudice vient reconnaître les souffrances que peuvent ressentir les animaux", explique-t-elle. "Et maintenant qu'on a une jurisprudence sur notre secteur, on va pouvoir le faire valoir dans d'autres affaires." S'il est inédit dans le département, le préjudice animalier émerge depuis près de deux ans dans les tribunaux français. En janvier 2024, le tribunal correctionnel de Lille l'a reconnu pour la première fois au profit de Lanna, une chatte décédée après avoir été frappée à coups de lattes en bois par son propriétaire. Ce dernier avait dû indemniser une association de protection des animaux, à hauteur de 100 euros. "Ricochet" "Ce qui est aberrant, c'est qu'avant on indemnisait seulement l'humain pour avoir vu souffrir son animal", un préjudice par "ricochet", relève Muriel Falaise, maîtresse de conférence en droit privé à Lyon, spécialiste du droit animalier. "Avec cette nouvelle jurisprudence, on se demande si l'animal peut, oui ou non, être considéré comme une victime directe." Pour l'heure, le préjudice animalier n'est pas codifié en Droit. Son application repose uniquement sur l'appréciation des juges. Les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles dans le Code civil depuis 2015, mais leur statut demeure soumis au régime des biens meubles. Ils ne possèdent pas de personnalité juridique et ne peuvent donc pas recevoir eux-mêmes d'indemnisations. Celles-ci sont reversées aux parties civiles, qui peuvent aussi être dédommagées pour leur préjudice moral ou matériel. Et les montants en jeu progressent: 1.500 euros en 2025 pour un chiot, Buck, poignardé à mort dans le Nord, ou 2.000 euros début février pour une Jack Russell, Sultane, agressée sexuellement par son maître pendant six ans. "Bien-être animal" "Avant, lorsque les gens ne voulaient plus de leur animal, ils le donnaient ou l'abandonnaient. Maintenant, ils le maltraitent", regrette Orianne Simonet. La SPA de Lyon, qui intervient en Rhône-Alpes, reçoit chaque année près de 1.800 signalements pour maltraitance. Entre 2016 et 2021 en France, les atteintes envers les animaux domestiques ont augmenté de 30%, d'après le ministère de l'Intérieur. Paradoxalement, "les gens sont aussi de plus en plus sensibles au bien-être animal", salue Muriel Falaise. Cette jurisprudence naissante autour du préjudice animalier n'est donc pas un hasard, car "il appartient au législateur de tenir compte de l'évolution de la société". Elle fait aussi le parallèle avec le "préjudice écologique", qui lui aussi fait son chemin dans les tribunaux. Jusqu'à maintenant, les affaires où le préjudice animalier a été reconnu ne concernent que les animaux domestiques. Peut-on imaginer qu'à l'avenir, il puisse être appliqué au profit des animaux d'élevages, destinés à l'abattoir, ou aux animaux sauvages chassés ? "C'est là toute la difficulté", reconnaît Muriel Falaise. "Depuis 1976, le Code rural prévoit qu'un animal doit être élevé dans des conditions compatibles avec ses besoins. Mais pour l'élevage intensif, par exemple, il y a des dérogations." Quant à l'importance pour la justice de se saisir de ce type d'affaires, alors que les tribunaux sont déjà engorgés, Muriel Falaise souligne que la violence est un problème d'ordre général: "Un enfant qui maltraite un animal devient souvent un adulte maltraitant à l'égard des humains".

22.05.2026 à 10:27

Dans l'est de Allemagne, une gigantesque éolienne et le vent contraire de l'extrême droite

FRANCE24

Son concepteur allemand, l'entreprise Gicon, s'appuie sur une innovation technologique pour construire, selon lui, la plus grande éolienne terrestre du monde, haute de 365 mètres, d'ici la fin de l'année. "Cela signifie un rendement double par rapport aux éoliennes classiques", promet à l'AFP Jochen Grossmann, fondateur du groupe basé à Dresde. Le projet, financé par l'Etat à hauteur de 20 à 30 millions d'euros via son agence pour les innovations de rupture (SPRIND), est scruté à l'étranger mais fait jaser dans la Lausace, région houillère où le parti d'extrême droite AfD réalise des scores massifs. "Aucune alternative" Lors d'un matin pluvieux de mai, l'installation a doublé de taille en quelques heures, grâce à 350 tonnes d'acier tractées par d'immenses grues de construction jaunes. La future éolienne mesure désormais 100 mètres, presque autant que la cinquantaine de semblables qui peuplent le parc de Schipkau, bâti en 2000. Pourquoi construire encore plus haut? Le vent souffle plus fort et plus régulièrement, explique M. Grossmann, couvert par le bourdonnement du chantier. Son entreprise a développé une sorte de tour télescopique pour atteindre des hauteurs inexplorées par les éoliennes. Le géant d'acier pourra ainsi fournir de l’électricité à 7.500 foyers sur une année entière, assure Frank Adam, directeur du chantier. Celui-ci a été retardé d'environ un an et engendre des coûts "fondamentalement plus élevés" que la normale, ajoute-t-il. Le patron de Gicon vante un projet crucial car "nous n’avons en Allemagne aucune alternative en dehors du soleil et du vent", avec la sortie du charbon et du nucléaire. D'autant que la fermeture du détroit d'Ormuz provoquée par la guerre israélo-américaine en Iran montre que "nous entrons dans une nouvelle dépendance vis-à-vis du gaz et du pétrole", ajoute l'entrepreneur. La ministre conservatrice de l'économie, Katherina Reiche, critique le coût élevé des renouvelables et veut développer des centrales à gaz pour compenser leurs intermittences. Cette méga-éolienne illustre une tentative de la première économie européenne de rester dans la course à l'innovation énergétique, sur fond de crise industrielle, de sous-investissement chronique et d'envolée des prix de l'énergie provoquée par les guerres en Ukraine et en Iran. Autour de Schipkau, les immenses mines de charbon à ciel ouvert, ancienne source de prospérité pour le pays, ferment progressivement jusqu'en 2038, suivant les objectifs climatiques de Berlin. Cette transition complexe a créé un terrain fertile pour le parti d'extrême droite AfD, grand défenseur des énergies fossiles, du rétablissement des importations de gaz russe et opposant à la sortie du charbon. La formation a récolté près de la moitié des voix à Schipkau lors des élections fédérales en 2025. "Embarquer les citoyens" Le principal parti d'opposition d'Allemagne pointe aussi les microplastiques que les éoliennes rejettent dans l'air, bien que les études scientifiques ne constatent pas d'impact sur la santé. "Lorsqu’il y a de telles atteintes fondamentales pour les habitants, alors ils devraient être consultés", exige Birgit Bessin, députée fédérale AfD de cette circonscription, pointant aussi l'opposition des chasseurs et d'un aérodrome local. De temps à autre, des curieux s'approchent des grilles du chantier de la méga-éolienne, parfois remontés contre le projet, raconte l'équipe de Gicon sur place. En poste depuis 16 ans, le maire indépendant de Schipkau insiste sur les retombées économiques directes pour convaincre: 60% des recettes fiscales locales proviennent des énergies renouvelables. Avec ces profits, la mairie verse ainsi chaque année 80 euros par habitant, "une mesure d'acceptation" selon l'édile. Birgit Bessin lui reproche au contraire de vouloir "acheter les gens" et demande l'arrêt des subventions aux renouvelables. "Il y a toujours des personnes à qui les éoliennes ne plaisent pas", constate Klaus Prietzel, qui veut "embarquer les citoyens" et rejette le "vent contraire" impulsé par l'AfD. La commune souhaite par ailleurs, à moyen-terme, devenir propriétaire de la méga-éolienne, synonyme de prix de l'électricité réduits pour les habitants, promet M. Prietzel.

22.05.2026 à 10:03

PFAS, Cadmium... A Paris, un laboratoire national à l'avant-garde des mesures sur les polluants

FRANCE24

Dans ce bâtiment du XVe arrondissement de Paris aux vastes escaliers, qui a servi de décor pour des tournages de films, se nichent des laboratoires qui ne font pas d'analyses de routine. Le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE) produit des matériaux de référence certifiés, qui seront utilisés comme étalon par les laboratoires de terrain - comme ceux des hôpitaux, de l'agence de sécurité sanitaire Anses ou de l'institut de recherche médicale Inserm - pour s'assurer que leurs propres mesures soient exactes. Dans une petite pièce bercée par une ventilation bruyante, l'ingénieure de recherche Véronique Le Diouron évolue en blouse blanche entre des fioles et une machine aux allures de machine à café géante - un appareil de chromatographie couplé à un spectromètre de masse. Cette recherche de la précision ne reflète pas seulement un amour de la science - mais trouve des applications très concrètes à l'heure des craintes sur les conséquences sanitaires des pollutions au cadmium, aux microplastiques ou aux polluants éternels - les PFAS. "Mesure juste et exacte" "Si on trouve une quantité astronomique de PFAS dans l'eau du robinet, les pouvoirs publics, les ARS (Agences régionales de santé), les donneurs d'ordre etc. doivent prendre des mesures. C'est important d'avoir une mesure juste et exacte pour qu'ils puissent agir", souligne Véronique Le Diouron. "Le but de la métrologie est de permettre de mesurer de façon toujours plus précise et de façon que les mesures soient comparables dans l’espace et le temps", rappelle Thomas Grenon, le directeur général du LNE, un établissement public qui regroupe avec ses filiales un millier de personnes. Par exemple "que le kilo ait la même valeur à Paris et New York, aujourd’hui et demain" - une question moins théorique qu'il n'y paraît "car le kilo n'existe pas dans la nature, c'est une projection de l'homme", remarque-t-il. Le LNE a été créé il y a 125 ans, après la signature par 17 pays en 1875 de la "Convention du mètre", un traité créant un système international de mesures. S'il est toujours le gardien des kilogrammes, mètres et secondes, les travaux du laboratoire reflètent aussi les préoccupations actuelles. "Si on veut quantifier du cadmium lors d'une analyse de sang ou d'urine dans un laboratoire de biologie médicale, il faut qu'on ait le même résultat, peu importe dans lequel on va", souligne Romy Brémard, ingénieure de recherche au LNE qui travaille sur ce métal toxique. Le dépistage en laboratoire de ville de l'exposition au cadmium, auquel la population française est fortement exposée, sera d'ailleurs bientôt remboursé pour certaines personnes. "Sang humain" L'équipe de Romy Brémard peut justement certifier "la concentration de cadmium dans le sang humain" aussi bien que dans "du poisson, du chocolat, de la viande de porc, de la viande de bœuf..." La scientifique s'étonne au passage de l'intérêt soudain pour cette substance: "ça fait 50 ans que c'est analysé", relève-t-elle en pointant du doigt vers un poster au mur "de 1980" qui lui est consacré. Pour ces types de substances, le LNE utilise une méthode de référence, dite de la "dilution isotopique", utilisée par tous les laboratoires nationaux de métrologie dans le monde. Par exemple pour quantifier un PFAS dans un litre d'eau: on ajoute une quantité très précise du même PFAS, dont un ou plusieurs atomes sont légèrement modifiés. Ce marqueur se comportant exactement comme le PFAS naturel tout au long des étapes de l'analyse, le rapport final entre les deux permet de calculer très précisément la quantité présente dans l'échantillon. "C'est une méthode qui est robuste, fiable", juge Véronique Le Diouron, à l'heure où "on nous demande maintenant de descendre dans des limites de quantification qui sont de plus en plus basses". Elle doit ainsi être capable de "détecter 375 microgrammes de PFOA", une quantité invisible à l’œil nu de ce PFAS, "dans une piscine olympique".

22.05.2026 à 10:03

Les candidats à la présidentielle courtisent les Français de l'étranger

FRANCE24

Du 22 au 27 mai par internet ou dans les urnes les 30 et 31 mai, près d'1,8 million d'électeurs sont appelés à élire pour six ans dans 130 circonscriptions à travers le monde 433 conseillers et 77 délégués qui siègeront au sein des "conseils consulaires" présents dans chaque ambassade et consulat. Ces élus se prononcent sur des demandes de bourses scolaires, de subventions aux associations et élisent notamment les 12 sénateurs des Français de l'étranger, dont la moitié seront renouvelés en septembre. Instaurées en 2014, ces élections locales passent habituellement assez inaperçues et suscitent peu d'intérêt, y compris auprès des électeurs : la participation avait été d'à peine 15% lors du dernier scrutin en 2021. Mais cette année, les partis politiques se mobilisent sur les réseaux sociaux en appelant à soutenir certaines listes proches de leurs idées. Et plusieurs présidentiables, de tous bords, s'adressent directement par vidéo à leurs "chers compatriotes". "A bientôt" Drapeau français derrière elle, Marine Le Pen, qui fait généralement de mauvais scores dans cet électorat, se félicite: pour la première fois, le RN "a constitué plus de 25 listes présentes sur les cinq continents". Et elle ne parle pas que des bourses scolaires ou de la protection sociale des expatriés. A votre retour, "vous souhaiterez certainement ne pas retrouver un pays défiguré par l'insécurité, un pays où notre système de santé ou d'éducation sera profondément affaibli, un pays dans la fragilité budgétaire", leur lance-t-elle. Edouard Philippe vante, de son côté, "les Français de l'étranger qui apportent beaucoup de choses à la France par leur activité professionnelle, par le rayonnement qu'ils permettent à la France d'avoir partout dans le monde". Et conclut son message par un "à bientôt" comme s'il leur donnait rendez-vous l'année prochaine... L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui songe fortement à être candidat, y va aussi de sa vidéo. "Vous êtes trop souvent laissés pour compte dans les politiques publiques nationales (...) Je compte sur vous, mobilisez vous", plaide-t-il. "Françaises et Français de l’étranger, votez insoumis partout dans le monde !", écrit de son côté Jean-Luc Mélenchon, un message relayé sur tous les comptes de la France insoumise. Le coordinateur national Manuel Bompard s'est même déplacé à Londres pour tenir une réunion électorale. L'écologiste Marine Tondelier s'est elle rendue ces dernières semaines à Londres, Bruxelles et Madrid. "Tout échange avec les Français permet évidemment de se faire connaître", relève à l'AFP son entourage. C'est "l'occasion de faire coup double: elle participe à des réunions publiques pour soutenir nos candidats" dans ces élections peu connues, mais "elle soigne aussi sa stature internationale avec un certain nombre de rendez-vous diplomatiques".

22.05.2026 à 09:51

Samsung: les salariés votent sur l'accord prévoyant une super prime IA

FRANCE24

Samsung Electronics et sa confédération syndicale sont convenus du versement pour de nombreux salariés de 290.000 euros cette année, principalement en actions, évitant in extremis une grève de 18 jours qui devait commencer jeudi. Le boom de l'intelligence artificielle (IA) a dopé l'activité de Samsung dans les puces mémoires et l'entreprise a vu son bénéfice d'exploitation du premier trimestre bondir d'environ 750% sur un an, tandis que sa capitalisation boursière a dépassé début mai 1.000 milliards de dollars. Un vote électronique pour avaliser l'accord a commencé vendredi auprès d'environ 70.000 salariés syndiqués, et se poursuivra jusqu'au 27 mai. L'accord sera "automatiquement ratifié" si plus de la moitié des votants se présentent et si une majorité des votants l'approuvent, selon l'avocat du syndicat. L'accord instaure un nouveau régime de primes pour les employés de la division des semi-conducteurs, équivalant à 10,5% du bénéfice d'exploitation du département et versé en actions, combiné à 1,5% supplémentaire en espèces. Quelque 78.000 employés (sur 125.000 au total dans le pays) devraient donc recevoir cette année 509 millions de wons (290.000 euros) en moyenne, a confirmé un responsable de l'entreprise à l'AFP jeudi, sur la base d'un bénéfice d'exploitation annuel attendu par le marché à 331.000 milliards de wons. Ce régime de primes, prévu pour 10 ans, est conditionné à d'ambitieux objectifs annuels de performance. Conserver les talents La perspective d'une grève avait fortement inquiété car Samsung Electronics génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud et les puces mémoires représentent 35% des exportations du pays. L'attention porte désormais sur les conséquences de l'accord, alors que la redistribution de la manne générée par la fièvre IA fait l'objet d'un débat grandissant en Corée du Sud, comme aux Etats-Unis. Pour les analystes, des bonus importants pourraient empêcher les meilleurs talents sud-coréens de partir travailler à l'étranger, alors que des américains comme Tesla investissent dans les puces. Selon le syndicat de Samsung Electronics, les employés de SK Hynix, autre champion sud-coréen des puces, ont déjà perçu l'an dernier des primes plus de trois fois supérieures à celles versées chez Samsung. "La Corée du Sud représente environ 80% (de la production mondiale) des puces mémoires" HBM essentielles pour l'IA, avec une demande en plein boom qui exacerbe les convoitises, rappelle à l'AFP Kim Dae-jong, professeur à l'université Sejong. "Mais la hausse des demandes de bonus pourrait se faire au détriment d'investissements futurs: des fonds qui seraient autrement consacrés à la recherche et au développement ou aux dividendes seraient réorientés vers les rémunérations", prévient-il. Après avoir flambé de quelque 8% jeudi dans un marché soulagé par l'accord, l'action Samsung Electronics a lâché 2,34% vendredi. Redistribution La crise chez Samsung alimente des revendications syndicales similaires à travers la Corée du Sud, dans des secteurs variés. Le mouvement s'étend aux biotechnologies, à l'automobile, à l'informatique et à la construction navale. Les syndicats de Samsung Biologics et de Hyundai Motor Group réclament notamment qu'une part accrue des bénéfices soit allouée aux primes des employés. Au sein même de Samsung, l'accord entérine les écarts entre les salariés du département des puces, qui bénéficieront des nouvelles primes et ceux des autres départements (écrans, téléphones, électronique) dont les bénéfices d'exploitation stagnent ou reculent. De quoi aviver des tensions internes. Enfin, une menace plane sur l'accord conclu mercredi: un collectif d'actionnaires individuels s'y oppose, jugeant les dispositions illégales faute de feu vert de leur assemblée générale et se disant prêt à saisir la justice pour le bloquer. Le président progressiste sud-coréen Lee Jae-mung, connu pour ses positions en faveur des travailleurs, s'est révélé extrêmement prudent face au cas Samsung. Le gouvernement avait menacé d'enclencher "un arbitrage d'urgence" pour suspendre une éventuelle grève. Le 12 mai, le secrétaire de la présidence Kim Yong-beom avait évoqué la nécessité de réfléchir au partage de la manne de l'ère IA via un "dividende national" pouvant financer un revenu de base ou les pensions de retraite... avant d'être recadré et de devoir modérer sa position.

22.05.2026 à 09:51

La Bourse de Paris grimpe face aux espoirs d'un accord au Moyen-Orient

FRANCE24

Vers 9H30 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,37% à 8.116,18 points, en hausse de 30,18 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,39%. "Les espoirs restent vifs quant à la conclusion d'un accord entre les États-Unis et l'Iran, ce qui soutient le moral des marchés", relève Kathleen Brooks, analyste pour XTB. Selon l'agence de presse Isna et d'autres médias, le puissant chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, est attendu en Iran afin de "poursuivre les discussions avec les responsables iraniens". Le Pakistan n'a pas confirmé l'envoi d'un émissaire. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a lui exprimé son espoir que cette visite fasse avancer les discussions. Il a également affirmé que des progrès avaient déjà été réalisés. "Je crois que les Pakistanais se rendront à Téhéran aujourd'hui. Espérons donc que cela fera avancer les choses", a-t-il déclaré jeudi, avant une réunion de l'Otan en Suède. Cet optimisme atteint aussi le marché des dettes d'États, où les taux d'intérêt avaient flambé en début de semaine, en raison de la montée de l'inflation provoquée par la hausse des prix du pétrole depuis le début de la guerre. Le taux d'intérêt français à échéance dix ans atteignait 3,69%, contre 3,72% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, était lui à 3,06%, contre 3,09% jeudi soir. La veille, plusieurs indicateurs ont montré un net ralentissement de l'activité sur le Vieux continent, avec la flambée des prix de l'énergie. En France, le climat des affaires "reste maussade" au mois de mai, a annoncé vendredi l'Insee, l'indicateur le mesurant restant stable, tandis que le climat de l'emploi est au "plus bas depuis la crise sanitaire" du Covid-19. Et si l'Allemagne, première économie européenne, a bien connu une croissance de 0,3% au premier trimestre de l'année, selon des chiffres définitifs de l'institut Destatis, les effets négatifs de la guerre au Moyen-Orient devraient affecter le trimestre en cours. Les semi-conducteurs à la fête Mais les marchés ont "la volonté désespérée d'intégrer dans les cours un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran", malgré ces "détériorations des fondamentaux économiques", commentent les analystes de Natixis. Comme depuis plusieurs semaines, ce sont les entreprises de semi-conducteurs et de la tech qui portent la dynamique du marché, sur fond d'espoir dans les promesses de révolution de l'économie par l'intelligence artificielle. Les "résultats trimestriels de Nvidia" publiés mercredi ont par ailleurs "laissé une impression durable et ravivé les espoirs de progression des cours pour l’ensemble du secteur", relève Andreas Lipkow, de CMC Markets. Vendredi, STMicroelectronics gagnait donc 3,43% à 56,98 euros et Soitec 3,45% à 172,40 euros.
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