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29.06.2026 à 11:35

Pékin annonce des restrictions d'exportation visant 20 entités japonaises

FRANCE24

Les entités sanctionnées ont "participé au renforcement des capacités militaires du Japon", a expliqué le ministère chinois du Commerce dans un communiqué. Ces restrictions visent à "préserver la sécurité et les intérêts nationaux" et à "respecter les obligations internationales, notamment en matière de non-prolifération", précise-t-il. Tokyo a jugé la mesure "inacceptable et profondément regrettable": le gouvernement japonais a adressé "une vive protestation" et "examinera attentivement les implications (pour) prendre les dispositions nécessaires", a déclaré son porte-parole Minoru Kihara. Les tensions bilatérales se sont aggravées après que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre dernier que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté. La Chine avait réagi avec colère, notamment en conseillant à ses ressortissants —jusqu'à récemment la principale source de touristes étrangers au Japon-- d'éviter l'archipel. Les autorités chinoises avaient accentué la pression en février en imposant des restrictions d'exportation à une vingtaine d'entreprises japonaises qu'elles accusaient de participer au renforcement militaire de leur pays. -Pression sur les terres rares- Les nouvelles entités sanctionnées lundi par Pékin comprennent diverses filiales spécialisées et entreprises technologiques fournissant des composants et un soutien en ingénierie au secteur de la défense japonais. On y trouve des filiales du conglomérat de défense, de construction navale et d'aéronautique Mitsubishi Heavy Industries (MHI) ainsi que l'Institut national pour les études de Défense, groupe de réflexion du ministère nippon de la Défense. Pékin avait annoncé dès début janvier un durcissement des contrôles sur les exportations vers le Japon d'articles chinois à double usage potentiel. Des médias japonais avaient rapporté des restrictions sur les acheminements chinois de terres rares. La Chine a le quasi-monopole mondial pour la production et le raffinage des terres rares, composants essentiels à la fabrication de nombreux produits de haute technologie. Le Japon dépend de la Chine pour quelque 70% de ses importations de terres rares. Par ailleurs, Pékin a annoncé lundi l'ajout de 20 autres entités japonaises à une "liste de surveillance", ce qui implique de strictes évaluations des risques et garanties que les biens à double usage vendus ne renforceront pas la puissance militaire japonaise. -"Mauvaise voie"- "Depuis quelque temps, la partie japonaise (...) s'est davantage engagée sur une mauvaise voie, intensifiant sa poussée vers une +nouvelle forme de militarisme+ (...) déployant des armes offensives", a insisté lundi un porte-parole du ministère chinois du Commerce dans un communiqué distinct. "La décision de la Chine est tout à fait justifiée, raisonnable et légale", a-t-il affirmé, ajoutant qu'elle "n'affecte pas les échanges économiques et commerciaux normaux entre la Chine et le Japon". Sous Mme Takaichi, Tokyo a accéléré son tournant vers une politique de défense plus proactive, s'éloignant encore davantage --avec l'encouragement des Etats-Unis-- de sa posture pacifiste adoptée après la Seconde Guerre mondiale, face notamment à la montée en puissance militaire de la Chine. Tokyo a fortement musclé ses dépenses de défense, assoupli ses règles concernant l'exportation d'armements létaux, et a renforcé la coopération militaire avec d'autres pays de la région ayant des différends avec la Chine, notamment les Philippines. Par ailleurs, le Japon et la Corée du Sud, tous deux alliés des États-Unis, ont vivement critiqué des vols conjoints de bombardiers et chasseurs chinois et russes ce week-end dans la région. "Il s'agit du dixième épisode de ce type à proximité du Japon depuis décembre", a déclaré lundi Minoru Kihara, porte-parole du gouvernement japonais. "Ces vols répétés (...) constituent clairement une démonstration de force à notre égard, et représentent une source de grave préoccupation pour notre sécurité nationale", a-t-il estimé. Le ministère chinois de la Défense a, lui, indiqué que les forces aériennes chinoise et russe avaient mené une patrouille aérienne stratégique au-dessus de la mer du Japon, de la mer de Chine orientale et de l'océan Pacifique occidental, "démontrant leur détermination et leur capacité à préserver conjointement la paix et la stabilité régionales". ll-isk-pfc-dhw-nf-stu/jug/nth

29.06.2026 à 11:33

France Inter: Maïtena Biraben remplace Nagui et sa "bande originale" avec une nouvelle émission

FRANCE24

Nagui avait annoncé mi-mai sa volonté de quitter à la fin de la saison la présentation de cette émission devenue incontournable sur la grille de France Inter, qu'il pilotait depuis 2014 et coanimait avec Leïla Kaddour-Boudadi. Le choix de Maïtena Biraben pour lui succéder sur cette case stratégique est motivé par le fait que l'animatrice "est une personnalité hors norme, subtile et sensible", a justifié la directrice de France Inter, Céline Pigalle, dans Télérama. "Elle sera une cheffe de bande à l'image de cette case mythique: généreuse, joyeuse, drôle, populaire, avec le souci constant de s'adresser au plus grand nombre", a poursuivi la dirigeante. "J'ai accepté parce que c’est irrésistible. Je suis très fière d'arriver sur France Inter, car c'est la radio des Français", a assuré l'animatrice de 58 ans, qui a derrière elle une longue carrière à la télévision, notamment sur Canal+ de 2004 à 2016. Elle y a animé "Le grand journal" en 2015-2016. Pour sa future émission sur France Inter, sa bande de chroniqueurs est en cours de constitution. L'humoriste Daniel Morin, figure de la station, en fera partie. "Il sera un repère et fil rouge de l'émission", selon Mme Pigalle. L'émission sera découpée en trois demi-heures: la première consacrée à un tour de table des chroniqueurs, une autre consacrée à l’invité et à l'actualité, et la dernière à un débat. Ce format sera différent de celui de "La bande originale". "Nagui a porté cette tranche pendant 12 ans ! Il a créé une relation avec les auditeurs, ce que je respecte profondément, mais je ne pourrai pas faire exactement la même chose", a fait valoir l'animatrice. Fin mars, dans son média en ligne Mesdames, Maïtena Biraben a révélé avoir été tardivement diagnostiquée de troubles du spectre autistique, déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et haut potentiel intellectuel." Je me suis pris un bus dans la tronche", avait-elle raconté dans une vidéo.

29.06.2026 à 11:29

Les frais supplémentaires de Ryanair annulés par la justice en Autriche

FRANCE24

Selon la cour suprême autrichienne, "les frais supplémentaires doivent être présentés de manière transparente", a déclaré dans un communiqué la responsable des interventions au VKI Petra Leupold. Le VKI, agissant sur mandat du ministère autrichien des Affaires sociales, avait intenté une action de groupe contre ces frais qu'elle jugeait cachés. Le jugement consulté par l'AFP date du 19 mai et il a été rendu public lundi par le biais de cette association. VKI invoquait par exemple la taxe d'enregistrement à l'aéroport de 55 euros, d'enfants en bas âge de 25 euros, d'émission d'une carte d'embarquement de 15 euros, des frais souvent plus chers que le vol lui-même. Selon VKI, ils peuvent être facturés même lorsque la raison de leur exigibilité est imputable à Ryanair elle-même. "Les consommateurs et consommatrices concernés qui ont payé des frais sur la base de ces clauses peuvent en demander le remboursement", a expliqué l'association. "Quiconque réserve un vol doit savoir combien il coûte réellement", a déclare la secrétaire d'Etat autrichienne, en charge notamment de la Protection des consommateurs, Ulrike Königsberger-Ludwig, citée dans le communiqué. Contactée par l'AFP, la compagnie n'a pas réagi dans l'immédiat.

29.06.2026 à 11:28

Le Pakistan dit avoir mené de nouvelles frappes dans l'est de l'Afghanistan

FRANCE24

Des frappes aériennes pakistanaises ont fait une trentaine de morts dans l'est de l'Afghanistan, selon le gouvernement taliban qui a fait état de victimes civiles, Islamabad précisant de son côté avoir ciblé une faction des talibans pakistanais.

29.06.2026 à 11:25

La Malaisie prolonge jusqu'en 2027 l'accord de recherche sur le vol MH370, disparu en 2014

FRANCE24

Le Boeing 777 transportant 239 personnes a disparu des écrans radar le 8 mars 2014, alors qu'il effectuait la liaison Kuala Lumpur-Pékin, dans l'un des plus grands mystères jamais résolus de l'aviation civile. Les deux tiers des passagers étaient chinois, les autres étant notamment malaisiens, indonésiens et australiens, ainsi que des ressortissants indiens, américains, néerlandais et français. En dépit de la plus vaste opération de recherche de l'histoire de l'aviation, l'avion n'a jamais été retrouvé. Le ministre malaisien des Transports, Anthony Loke, a indiqué lundi que la prolongation des recherches courrait jusqu'au 30 juin 2027 et maintiendrait l'ensemble des termes et conditions de l'accord existant avec la société d'exploration Ocean Infinity. Cela inclut le principe "no find, no fee", qui signifie qu'Ocean Infinity ne sera rémunérée à hauteur de 70 millions de dollars que si l'épave est localisée. "L'approbation de cette prolongation vise à permettre à la société de terminer entièrement la zone de recherche restante", qui couvre plus de 7.400 km2, a précisé M. Loke. Elle tient également compte de nouveaux engagements commerciaux reçus par Ocean Infinity, qui nécessitent le redéploiement temporaire de ses principaux moyens de recherche vers un autre site. La plus récente opération de recherche s'est déroulée en deux phases, à partir de mars 2025, mais l'entreprise est revenue bredouille. Les familles des passagers chinois ont publié une lettre ouverte le 8 mars — 12e anniversaire de la disparition du vol — critiquant le manque d'informations reçues au cours de la dernière phase de recherche. Ocean Infinity a déjà mené des recherches infructueuses en 2018, tout comme l'Australie, qui a conduit des opérations pendant trois ans, jusqu'en janvier 2017.

29.06.2026 à 11:23

Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis et l'Iran cessent les hostilités "pour le moment"

FRANCE24

Un représentant américain a déclaré dimanche que ⁠les Etats-Unis et ​l'Iran allaient suspendre leurs attaques dans la région du Golfe et reprendre les discussions sur l'ensemble des points de leur ​protocole d'accord, signalant un apaisement après un regain des tensions entre les deux pays ces derniers jours.

29.06.2026 à 11:21

Canicule : comment l'Allemagne a-t-elle vécue la vague de chaleur ?

FRANCE24

Une grande partie de l'Europe, de la France aux Balkans, a affronté samedi une nouvelle journée suffocante, avec des records de température absolus battus d l'Allemagne et au Danemark, mettant à rude épreuve les systèmes de santé.

29.06.2026 à 11:19

Mondial 2026 : Pays-Bas - Maroc, le premier choc des 16es de finale

Stéphanie TROUILLARD

Les Pays-Bas, outsiders ambitieux en quête de confirmation, défient, lundi, un Maroc déterminé à poursuivre son ascension parmi les grandes nations du football. Cette rencontre est la seule, parmi ‌les seizièmes de finale, à opposer deux équipes figurant dans ⁠le top 10 du classement de la Fifa.

29.06.2026 à 11:18

Canicule : des records de chaleur enregistrés en Europe

FRANCE24

Voici les derniers développements concernant la vague de chaleur qui touche l'Europe. La Belgique a été balayée par de violents orages dans la nuit de samedi à dimanche, provoquant la mort d'une personne et de nombreux dégâts à travers le pays. La République tchèque a enregistré son record absolu de température à 41,1°C. L'Allemagne a aussi battu samedi un nouveau record, avec 41,5°C.

29.06.2026 à 10:48

Mondial 2026 : des télés aux pelouses, les pauses fraîcheur divisent le monde du football

Timotée Allouch-Chantepie

Grande nouveauté de cette Coupe du monde en Amérique du Nord : les pauses fraîcheur obligatoires à chaque match. Cette nouvelle règle, que nombreux estiment financièrement motivée, transforme déjà la pratique du football, pour le bonheur de certains et le malheur des autres.

29.06.2026 à 10:45

La Corée du Sud annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA

FRANCE24

Le montant total de ce projet, 1.800 millions de milliards de wons, est l'équivalent des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) nominal en 2025 de la Corée du Sud, 13e économie mondiale. "La vitesse est la seule voie de survie. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l'intelligence artificielle plus rapidement que n'importe quel autre pays", a justifié le président Lee Jae Myung à Séoul lors d'une présentation de cette collaboration public-privé. Un premier projet, d'un montant de 800.000 milliards de wons (455 milliards d'euros) sur une durée non précisée, comprendra quatre usines de semi-conducteurs, dont deux construites par le géant Samsung Electronics et les deux autres par son concurrent SK hynix, et d'autres infrastructures, a déclaré le ministre de l'Industrie, Kim Jung-kwan lors du même événement. Un autre projet, d'un montant total de 1.000 millions de milliards de wons (568 milliards d'euros), vise à construire d'ici 2035 de nouveaux centres de données dédiés à l'IA d'une puissance totale de 10 gigawatts (GW), ce qui portera la capacité totale du pays à 18,4 GW, a annoncé le ministre des Sciences, Bae Kyung-hoon. Il s'agit du troisième méga-investissement dans l'IA annoncé en Corée du Sud en moins d'un an, et de loin le plus gigantesque. Il dépasse les 450.000 milliards de wons promis par Samsung et les 125.000 milliards de wons annoncés par Hyundai Motor fin 2025. "Grâce à cela, nous conserverons une position de leader écrasante sur le marché et un avantage technologique décisif dans le secteur des semi-conducteurs de mémoire", a affirmé M. Kim. Ces investissements s'accompagneront d'une stratégie visant à "prendre les devants" sur les marchés des semi-conducteurs à plus forte croissance, a précisé le ministère de l'Industrie dans un communiqué. Parmi ces marchés, le ministère a cité les semi-conducteurs d'IA en périphérie (c'est-à-dire fonctionnant directement dans un appareil ou dans un capteur, sans passer par l'internet ou le cloud), les mémoires de nouvelle génération, plus rapides et économes en énergie, ou encore les semi-conducteurs destinés à la défense. Les usines seront construites dans la région du Honam, dans le sud-ouest de la Corée du Sud, relativement peu développée. "Les délais d'obtention des permis et de construction seront considérablement réduits afin d'augmenter rapidement les capacités de production", a assuré le ministre. Deuxième pôle industriel coréen Le choix de cette région vise à "établir une deuxième base de production" de semi-conducteurs en Corée du Sud après la région métropolitaine de Séoul, a expliqué le ministère de l'Industrie dans un communiqué. Selon les analystes, le Honam présente l'avantage de disposer d'abondantes ressources en électricité renouvelable, ce qui permettrait aux entreprises impliquées dans ce plan de tenir leurs engagements en matière d'énergie verte. Mais ces analystes avertissent aussi que le pari de construire ces usines loin des bassins industriels de Séoul et du sud-est, qui se sont développés dans les années 1960 et 1970 au début du "miracle" économique sud-coréen, ne sera pas facile à tenir. La région choisie "ne dispose actuellement d'aucun écosystème de semi-conducteurs", a déclaré à l'AFP Lee Jong-hwan, professeur d'ingénierie des semi-conducteurs à l'université Sangmyung. "Le plus grand défi, c'est que la plupart des travailleurs qualifiés et des fournisseurs restent concentrés dans la région métropolitaine de Séoul", a-t-il noté. Cette annonce intervient alors que la Corée du Sud débat de la manière dont les profits colossaux générés par le boom mondial des semi-conducteurs engendré par le développement de l'IA devraient être redistribués plus largement dans la société. Kim Yong-beom, le secrétaire principal à la politique du président sud-coréen, a pour la première fois évoqué en mai l'idée d'un "dividende national", affirmant que la Corée du Sud était en train de devenir une "économie de monopole technologique" centrée sur les profits des semi-conducteurs. Il a proposé d'utiliser les recettes fiscales excédentaires liées à l'IA pour financer le soutien aux start-up destinées aux jeunes, des programmes de revenu de base pour les communautés rurales et de pêcheurs, ainsi qu'une aide aux artistes. "A l'ère de l'IA, les profits excédentaires sont structurellement voués à se concentrer entre les mains de quelques-uns", a déclaré Kim Jung-nam, professeur à l'Institut supérieur coréen des sciences et technologies, lors d'un récent forum. "Le pays qui concevra avec minutie la manière de répartir la richesse générée par l'IA sera celui qui fixera les normes mondiales en matière d'IA", a-t-il prédit.

29.06.2026 à 10:28

Wimbledon : les joueurs réclament une plus grande part du gâteau

Christophe DANSETTE

Alors que Wimbledon s'ouvre ce lundi, le tournoi est marqué par une fronde des meilleurs joueurs mondiaux. Derrière ce conflit sur les primes se cache un modèle économique unique, qui fait du Grand Chelem londonien le plus riche de la planète… tout en gardant une certaine sobriété.

29.06.2026 à 09:59

Le Pakistan dit avoir mené de nouvelles frappes dans l'est de l'Afghanistan

FRANCE24

Le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, a indiqué que "trois cibles situées dans les provinces de Paktia, Paktika et Kunar ont été détruites lors de frappes de précision" dans la nuit de dimanche à lundi, faisant référence à trois provinces de l'est de l'Afghanistan et précisant que ces frappes avaient tué 25 combattants. Il a précisé que l'offensive comprenait également des opérations terrestres dans les régions frontalières et visait le Jamaat-ul-Ahrar, une faction plus radicale, tantôt affiliée tantôt dissidente, des talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), dont les attaques se sont multipliées ces dernières années au Pakistan. M. Tarar a indiqué que ces opérations faisaient suite à une attaque menée samedi soir contre un camp de la force paramilitaire des Rangers pakistanais à Karachi (sud), ainsi qu'à de récents incidents dans les provinces frontalières. Le porte-parole adjoint du gouvernement afghan, Hamdullah Fitrat, a indiqué que "les attaques menées hier soir ont entraîné le martyre de 36 civils, dont des femmes et des enfants, tandis que 163 autres personnes ont été blessées". "Alors que les habitants s'étaient rassemblés pour mener des opérations de sauvetage, la zone a été bombardée une deuxième fois", a-t-il précisé. Le Pakistan a mené une série de frappes contre l'Afghanistan ces derniers mois, la dernière remontant à début juin. Relations envenimées Le Pakistan accuse l'Afghanistan d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan, ce que les autorités afghanes démentent. Les affrontements sporadiques se sont transformés en guerre ouverte fin février, le Pakistan menant des bombardements aériens y compris sur Kaboul. Au moins 372 civils afghans avaient été tués dans ces violences entre le 1er janvier et le 31 mars, selon un rapport de l'ONU publié mi-mai. Un trêve de quelques jours a été observée en mars lors de la fête de l'Aïd el-Fitr, mais les attaques se sont poursuivies depuis. Selon des responsables afghans, des frappes pakistanaises ont tué 13 personnes en juin. Les relations entre le Pakistan et l'Afghanistan se sont envenimées depuis que les autorités talibanes ont pris le pouvoir pour la deuxième fois, en 2021. Islamabad a déclaré à plusieurs reprises que ses frappes en Afghanistan visaient ces combattants et qu'il ne prenait pas délibérément pour cible des civils. Les efforts de médiation menés par plusieurs pays, dont la Chine, n'ont pas permis de parvenir à une solution durable entre les deux pays voisins, et la frontière est en grande partie fermée depuis la recrudescence des violences en octobre, gelant de facto les échanges commerciaux. burs-ash/rsc/ceg/vgu/pcl

29.06.2026 à 09:55

La Bourse de Paris débute la semaine dans la prudence

FRANCE24

Vers 9H40 (heure de Paris), le CAC 40 cédait 0,09% à 8.377,21 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait reculé de 0,55% à 3.834,87 points. Malgré le protocole d'accord signé le 17 juin, les Etats-Unis et l'Iran ont échangé des frappes ces derniers jours en s'accusant mutuellement de violer leur cessez-le-feu, avec le contrôle du stratégique détroit d'Ormuz au coeur des tensions. Avant d'annoncer, dimanche, un accord pour cesser les hostilités. "Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz, a expliqué dans un mail transmis à l'AFP un responsable américain. Les marchés pétroliers ont peu réagi à ces évènements, ce qui aide les Bourses à tempérer leur inquiétudes. Avec le départ de certains navires bloqués dans le détroit d'Ormuz ces derniers jours, à la faveur de l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, "certains marchés se sont retrouvés en situation d'excès d'offre" justifie Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Cela "permet aux investisseurs, dans ces conditions, de réagir de manière modéré", explique-t-elle. Autre point d'attention des marchés: le forum des banquiers centraux organisé à partir de lundi, 20H00 par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal. Le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, y est attendu. Son "discours sera particulièrement suivi, chaque mot, chaque mimique sera scrutée pour avoir des indices concernant la suite de la politique monétaire de la Fed", sur fond de hausse de l'inflation aux Etats-Unis, ajoute Ipek Ozkardeskaya. Dans ce contexte, le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans atteignait 3,63%, au même niveau que la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, atteignait 2,85%, stable également. Soitec signe avec une fonderie chinoise Le spécialiste français des semi-conducteurs Soitec a annoncé lundi un partenariat avec la fonderie chinoise ZeSemi, pour "permettre la production à haut volume" de composants électroniques de puissance afin d'"alimenter les centres de données d'IA", notamment. Son titre prenait 8,79% à 124,40 euros. Ipsen acquiert Kartos Therapeutics Le troisième laboratoire pharmaceutique français, Ipsen (+1,54% à 164,90 euros), a annoncé lundi l'acquisition de la société de biotechnologie américaine Kartos Therapeutics, moyennant un paiement initial de 450 millions de dollars, afin de renforcer son portefeuille en oncologie.

29.06.2026 à 09:25

Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés

FRANCE24

D'une durée d'un ou deux mois, le nouveau congé peut être pris par chaque parent, simultanément ou en alternance, après les congés maternité (16 semaines, dont 10 post-accouchement) et paternité (quatre semaines). Sont éligibles: les parents d'un bébé né ou dont la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026. Annoncé en janvier 2024 par le président de la République, Emmanuel Macron, en vue d'un "réarmement démographique", le congé de naissance est présenté par le gouvernement comme une mesure de soutien à la natalité, en déclin marqué en France depuis plusieurs années. Pour Angela, 30 ans, le timing est "magnifique": son congé maternité se termine fin juin, alors elle enchaîne avec deux mois de congé de naissance. "Mon fils est si petit, l'idée de le confier à deux mois et demi me donnait la nausée", confie-t-elle à l'AFP. Cette coiffeuse de Rennes se réjouit de pouvoir "être là pour les premiers areuh, la première dent", malgré la perte de salaire. Son mari, inquiet pour leurs finances, ne prendra qu'un mois de congé de naissance. Car le nouveau droit est rémunéré à hauteur de 70% du salaire net le premier mois, 60% le second. Organisation complexe "Ce n'est pas énorme, mais c'est mieux que le congé parental", indemnisé autour de 450 euros mensuels, commente auprès de l'AFP Célia, 26 ans, qui a accueilli son deuxième enfant en février. Son médecin lui a accordé un congé pathologique post-naissance ainsi qu'un arrêt maladie pour éviter de travailler un mois avant de prendre le congé de naissance, dont l'entrée en vigueur effective a été prévue au 1er juillet. "C'était compliqué et stressant de s'organiser", confie cette caissière qui vit en Occitanie. De même, Marie-Anne, 37 ans, infirmière dans un hôpital en Bretagne, a l'impression que les premiers à bénéficier du nouveau droit "essuient les plâtres", avec un décret précisant les règles publié tardivement (le 31 mai). Pour elle, cela a été synonyme d'incertitude, de stress et de multiples échanges avec sa direction. Au final, après son congé maternité, elle a posé "des récups et des congés" pour bénéficier début juillet du congé de naissance: "une chance" pour "récupérer physiquement et mentalement" de l'arrivée de son bébé et pour le voir grandir. Marie, cadre dans la logistique de 30 ans, n'a pas pu en profiter, alors qu'elle était éligible: son congé maternité terminant bien avant juillet, elle a pris un congé parental à temps plein. Elle souhaite le continuer à temps partiel lors de son retour au travail en septembre, or il n'est pas possible de le scinder pour prendre le congé de naissance. "C'est frustrant pour moi, mais c'est super pour les futurs parents", conçoit-elle. Plus d'égalité Le gouvernement a prévu des "mesures transitoires spécifiques" pour faciliter l'organisation des parents d'enfants nés en début d'année. Il leur a notamment accordé un délai plus long pour pouvoir démarrer le congé. En outre, il les autorise "exceptionnellement" à cumuler leur indemnité de congé avec le complément du libre choix du mode de garde (CMG), aide financière versée aux familles qui emploient une assistante maternelle. Rémy, 42 ans, et sa compagne vont maintenir le contrat avec leur nounou, qui garde leur second fils depuis mars. Mais pour ce consultant francilien, prendre un mois de congé de naissance était une "décision évidente": "Je ne voulais pas rater ce moment, j'ai envie de profiter de mes garçons", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Plutôt que de prendre le deuxième mois proposé, il enchaînera en août avec trois semaines de congés, ce qui évitera une perte de salaire. Avec cette mesure, le gouvernement souhaite faciliter la conciliation entre vie professionnelle et familiale et "renforcer l'implication des deux parents dans l'accueil de l'enfant". Mais les associations féministes se disent "déçues" de cette réforme "minimaliste", qui ne favorisera pas, selon elles, l'égalité entre les sexes. "Vu le montant de l'indemnisation, dans les couples, ce sera la personne au plus faible revenu qui prendra le congé, donc la femme", pointe notamment auprès de l'AFP Nahilé de Nous Toutes.
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