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16.04.2026 à 23:29

Le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban entre en vigueur

FRANCE24

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Quelques heures plus tôt jeudi, M. Trump avait annoncé qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu. "Ces deux dirigeants se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX entre leurs deux pays, ils commenceront formellement un cessez-le-feu de dix jours à partir de 17H00", heure de Washington, soit 21H00 GMT ou minuit sur place, a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social. "Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a ajouté Donald Trump. Il a ensuite précisé devant la presse que le cessez-le-feu conclu entre le Liban et Israël comprendrait le Hezbollah, le président américain se disant "confiant" dans le fait que le mouvement islamiste pro-iranien respecterait ce cessez-le-feu. "Paix historique" Ibrahim Moussaoui, un député du Hezbollah, a déclaré à l'AFP que le mouvement observerait la trêve "à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats". Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars lorsque le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran face à la vaste offensive israélo-américaine. Israël a alors entrepris des opérations militaires en territoire libanais. Malgré la trêve de deux semaines conclue avec la République islamique, Israël a poursuivi ses frappes tous azimuts contre le Liban, disant viser le Hezbollah, financé et armé par Téhéran. Plus de 2.000 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population du pays, selon l'ONU. Après le cessez-le-feu qui avait mis fin à la guerre précédente entre les deux parties, en novembre 2024, Israël avait continué à viser par des frappes ciblées les membres et les infrastructures du mouvement chiite. Le Premier ministre libanais a salué l'accord de cessez-le-feu, tout comme la présidence et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Sur le terrain, les combats se sont poursuivis jusqu'à l'entrée en vigueur de la trêve. Peu après l'annonce du président américain, le ministère libanais de la Santé a ainsi fait état de sept morts et 33 blessés dans une frappe israélienne sur le sud du pays. "Pas de date" Le Hezbollah a de son côté revendiqué plusieurs attaques sur des positions militaires dans le nord d'Israël, où un porte-parole d'un centre médical a fait était de trois blessés, dont deux graves. L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des lanceurs de roquettes du Hezbollah après ces tirs. Assis dans un café de la capitale libanaise, l'avocat Tarek Bou Khalil a lui estimé qu'"il est bien connu que l'on ne peut pas prendre Trump au mot, et que Netanyahu n'est pas digne de confiance". "Mais nous savons que les pressions liées à la guerre avec l'Iran, ainsi que les erreurs de Netanyahu et de l'armée israélienne dans le sud du Liban, les ont contraints à accepter un cessez-le-feu", a-t-il ajouté. En parallèle, les tractations se poursuivent, sous l'égide du Pakistan, pour organiser une deuxième session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran et mettre durablement fin à la guerre, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier. Alors que le conflit secoue l'économie mondiale, le monde espère a minima une prolongation du cessez-le-feu de deux semaines avec la République islamique, en vigueur depuis le 8 avril. Pour l'heure, il n'y a "pas de date" fixée pour une deuxième cession de discussions, a indiqué à la presse le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères. Mais la situation pourrait changer: Donald Trump a assuré jeudi que l'Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l'une de ses exigences pour un accord avec Téhéran. burx-hme/tq/liu

16.04.2026 à 23:11

Un magnat australien poursuit Meta pour briser son immunité sur les publicités frauduleuses

FRANCE24

L'affaire oppose le magnat minier Andrew Forrest à la maison mère de Facebook et Instagram. Depuis 2019, des milliers de publicités mensongères sur Facebook ont utilisé l'image de cette célébrité australienne pour promouvoir de faux investissements en cryptomonnaies. Meta se défend en s'abritant derrière la Section 230 d'une loi de 1996, devenue un pilier de la protection juridique des réseaux sociaux puisqu'il les exonère de responsabilité concernant les contenus publiés par des tiers. Meta, dont la publicité a représenté en 2025 près de 99% de ses plus de 200 milliards de dollars de revenus, estime que cette protection s'étend à sa régie publicitaire. Si le montant des revenus provenant des annonces mensongères reste débattu, le groupe génèrerait jusqu'à 7 milliards de dollars par an grâce à des annonces qu'il classe lui-même à "haut risque" de fraude, selon des documents internes révélés par Reuters. "C'est la première affaire judiciaire où un verdict pourrait affirmer que Facebook n'a jamais été censé bénéficier de cette immunité pour ses activités publicitaires", a expliqué à l'AFP Simon Clarke, l'avocat d'Andrew Forrest. Les avocats du milliardaire demandent aussi à la justice de reconnaître que la Section 230 n'est pas applicable en l'espèce puisque, arguant que Meta a activement optimisé et personnalisé ces publicités avec ses propres outils d'intelligence artificielle, devenant co-auteur et non plus simple intermédiaire. Meta conteste et affirme n'avoir jamais contrôlé les annonces finales, celles-ci étant assemblées sur l'appareil de l'annonceur et non sur les serveurs du groupe. Jeudi, l'avocat d'Andrew Forrest a défendu, lors d'une audience préliminaire, un recours accusant Meta d'avoir volontairement détruit ou laissé s'effacer des données essentielles au dossier. La date d'un éventuel procès n'a pas encore été fixée. Cette affaire s'inscrit dans les nombreux coups de boutoir qui tentent de renverser ou limiter la portée de la Section 230. Le 10 avril, la Cour suprême du Massachusetts a jugé que ce texte ne protégeait pas Meta des poursuites liées à la conception d'Instagram. Et le 25 mars, dans un verdict sans précédent, un jury de Los Angeles a reconnu Meta et YouTube responsables d'avoir délibérement rendu leurs plateformes addictives pour les enfants et les adolescents. Les plaignants avaient réussi à contourner le bouclier en attaquant les fonctionnalités des plateformes comme les "likes", les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique de vidéos.

16.04.2026 à 23:05

Afrique du Sud: l'opposant radical Julius Malema condamné à 5 ans de prison pour tir avec une arme

FRANCE24

Le leader des "Economic Freedom Fighters" (EFF, "Combattants pour la liberté économique") et figure clivante de la scène politique locale s'est toutefois vu accorder son maintien en liberté, le temps de la procédure d'appel. Sitôt la décision prononcée, Julius Malema a harangué ses centaines de partisans réunis devant une scène montée à l'extérieur du tribunal de KuGompo (ex-East London), la grande ville côtière du sud du pays où il a comparu. Reste que le député de 45 ans, en attendant l'appel, pourra poursuivre son mandat à l'Assemblée nationale pour le plus grand bonheur de ses soutiens. "Je suis tellement content. Je ne pouvais pas imaginer que notre commandant en chef allait dormir en prison", s'est réjoui auprès de l'AFP Manyema Mahlatse. Ce chômeur de 32 ans participait à un rassemblement de quelques centaines de personnes dans le centre de Johannesburg. D'autres étaient organisés dans plusieurs métropoles du pays. A KuGompo, un dispositif policier conséquent était visible selon une équipe de l'AFP. La police sud-africaine a prévenu qu'elle "ne tolérera aucune forme d'anarchie". Dans l'est, à Mbombela, après une tentative de blocage d'une des principales routes du pays et des jets de pierre de la part de sympathisants de l'EFF, la police a dit avoir fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de balles en caoutchouc dans un communiqué. "On combat l'ennemi et l'ennemi, c'est le suprémacisme blanc", a encore lancé le tribun Malema. "Ils essaient à tout prix de me faire taire. Ils n'y arriveront jamais. C'est encore raté aujourd'hui." Vêtu d'un costume et d'une chemise noirs mais d'une cravate rouge --la couleur de son parti de gauche radicale--, l'ancien provocateur de la ligue de la jeunesse de l'ANC, avant d'être exclu du parti de Nelson Mandela en 2012, avait accueilli la décision de justice en restant stoïque. Lui et son ancien garde du corps étaient accusés d'avoir tiré en l'air avec une arme à feu lors de la célébration du cinquième anniversaire de l'EFF près de KuGompo. Il risquait 15 ans de prison, la peine requise par le parquet sud-africain. "Un grand jour" "Gardez à l'esprit que ce n'est pas un parti politique qui a été condamné ici", a déclaré la juge. "C'est une personne, un individu". En août, Julius Malema a été reconnu coupable de discours haineux pour avoir déclaré à ses partisans lors d'un rassemblement en 2022 qu'ils ne devaient "jamais avoir peur de tuer". Julius Malema concentre de nombreuses critiques des groupes identitaires afrikaners, descendants des colons européens, car il entonne régulièrement un chant historique de la lutte contre l'apartheid "Kill the Boer, kill the farmer !" (Tuez les Boers, tuez les fermiers). Il était le personnage central de la vidéo diffusée il y a un an par Donald Trump à la Maison Blanche devant son homologue sud-africain. "Pourquoi vous ne l'arrêtez pas ?", avait interpellé le président américain. Malgré le recul de l'ANC aux dernières élections parlementaires, la formation de Julius Malema a perdu du terrain au scrutin de 2024. Avec un peu moins de 10% des voix, l'EFF était le quatrième parti politique du pays. Le nouveau leader de l'Alliance démocratique, le parti de centre-droit qui est la deuxième formation du pays et participe à la coalition gouvernementale, s'est "félicité" de la décision et d'un "grand jour pour l'état de droit". "La violence par arme à feu est hors de contrôle en Afrique du Sud", a réagi dans un communiqué ce dernier, le maire du Cap, Geordin Hill-Lewis. "Cette condamnation envoie également un message clair: en Afrique du Sud, personne n'est au-dessus des lois." D'inspiration marxiste, l'EFF soutient des mesures de redistribution des richesses, y compris par l'expropriation, pour corriger les inégalités criantes du pays héritées de la colonisation puis de l'apartheid.

16.04.2026 à 23:02

Etape symbolique du pape Léon XIV dans l'épicentre du conflit anglophone à Bamenda au Cameroun

Kalidou SY

Au deuxième jour de sa visite pontificale au Cameroun, le pape Léon XIV est à Bamenda, chef-lieu de la région anglophone du Nord-ouest, épicentre de la crise qui déchire les deux régions anglophones du pays depuis plus d’une décennie. Le Pape y a prêché la paix et la réconciliation nationale, lors d’une conférence sur la paix et une messe pontificale célébrée en plein air devant des dizaines de milliers de fidèles enthousiastes.

16.04.2026 à 22:37

NBA: Doncic et Cunningham finalement éligibles au trophée de MVP

FRANCE24

Doncic et Cunningham, deux des tout meilleurs meneurs de la NBA, ont manqué de justesse le seuil fatidique de matches requis pour prétendre aux récompenses de fin de saison, le premier ayant disputé 64 rencontres et le second 63. En revanche, Anthony Edwards, l'arrière des Minnesota Timberwolves, qui en a disputé 60, n'a pas bénéficié de la même dérogation. Evoquant "des circonstances exceptionnelles" concernant les deux premiers joueurs, la Ligue et le Syndicat des joueurs professionnels (NBPA) ont décidé de requalifier de fait le duo pour les trophées de la NBA. Selon les deux organisations, Doncic et Cunningham "remplissent les conditions pour être éligibles aux récompenses au titre de la clause relative aux circonstances exceptionnelles prévue dans la convention collective (CBA)", a souligné la NBA dans un communiqué. Doncic "reconnaissant" La star des Lakers, principal artisan de la fin de saison canon de son équipe et meilleur marqueur de la saison (33,5 pts par match), a été écarté des terrains pendant plusieurs matchs au début du mois en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Il a également manqué deux rencontres pour assister à la naissance de sa fille en Slovénie. Quant au meneur des Pistons, deuxième passeur (9,7 offrandes par match), il a été sur le flanc notamment pendant 12 rencontres en mars car souffrant des poumons. "Je suis reconnaissant envers la NBPA d’avoir plaidé ma cause et envers la NBA pour sa décision juste (...). Cette saison a été très spéciale pour moi en raison de ce que mes coéquipiers et moi avons accompli", a salué Luka +Magic+ Doncic, "honoré d’avoir l’opportunité d’être pris en considération pour les récompenses de fin de saison". En revanche, l'inéligibilité d'Anthony Edwards a suscité une vive incompréhension au sein de son équipe, l'entraîneur Chris Finch estimant que "ce serait vraiment bien d’entendre une explication" sur le refus de cette dérogation. "Je ne comprends pas pourquoi nous avons une règle, si nous avons une procédure d’appel qui l'annule dans les deux tiers des cas qui lui sont soumis. On a davantage l’impression d’une suggestion que d’une règle", a-t-il fustigé devant les journalistes. La lutte pour le titre de MVP de cette saison est considérée comme l’une des plus ouvertes depuis des années, avec Doncic et Cunningham désormais parmi un groupe de prétendants mené par le sortant Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder), le phénomène Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) et le pivot polyvalent Nikola Jokic (Denver Nuggets).

16.04.2026 à 22:33

L'UE prévoit de débloquer un important prêt pour l'Ukraine avant fin juin

FRANCE24

"Les résultats des élections en Hongrie nous permettent désormais de débloquer notre programme de soutien de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine pour cette année et l'année prochaine", s'est réjoui M. Dombrovskis. "Nous visons à ce que la première tranche de notre prêt à l'Ukraine soit transférée à ce pays dès le deuxième trimestre de cette année", soit avant fin juin, a-t-il ajouté. Cet important prêt était bloqué depuis fin 2025 par le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du président russe Vladimir Poutine. Avec la défaite électorale de M. Orban dimanche, qui va propulser Peter Magyar aux manettes du pays en mai, Bruxelles espère un dégel rapide de ces fonds. Des responsables de l'Union européenne participeront d'ailleurs vendredi à Budapest à une première réunion avec les équipes du futur Premier ministre hongrois. Les 90 milliards d'euros du prêt doivent couvrir les deux tiers des besoins financiers de l'Ukraine, selon M. Dombrovksis. Mais d'après le commissaire européen, "on peut être assez confiant quant à notre capacité à couvrir l’intégralité des besoins de financement de l’Ukraine", grâce à l'aide d'autres partenaires. "En bonne place" Présent à Washington cette semaine dans le cadre des rencontres du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui rassemblent de nombreux responsables économiques et ministres, Vladis Dombrovskis a assuré que le soutien de l'UE à Kiev "figurait en bonne place" dans son agenda. "Ainsi que le maintien des pressions et des sanctions contre la Russie, l'agresseur", a-t-il ajouté. Selon lui, Moscou "sort gagnant de cette guerre en Iran, car celle-ci lui procure des profits exceptionnels qui alimentent (sa) machine de guerre". Le conflit au Moyen-Orient soumet aussi les perspectives économiques "à une très grande incertitude", a ajouté Vladis Dombrovskis. La flambée des prix de l'énergie fait craindre une forte accélération de l'inflation et un coup d'arrêt économique pour de nombreux pays. Le commissaire européen à l'Economie s'attend à ce que la croissance dans l'UE soit amputée de 0,2 à 0,6 point de pourcentage cette année, selon l'évolution du conflit. Selon lui, la réponse des pays membres au bond des prix, en particulier de l'énergie, doit rester mesurée et temporaire, au risque de trop peser sur les finances publiques.

16.04.2026 à 22:17

Explosion des violences sexuelles au Soudan

FRANCE24

Près de 12 millions de personnes, soit un quart de la population, sont exposées à des risques de violences basées sur le genre, notamment des viols et des agressions sexuelles. Les violences sexuelles explosent dans un contexte où ces violences restent largement sous-répertoriées. L'ONG Plan International appelle à action coordonnée des États. Clémence Lagouardat responsable des programmes humanitaires de l'ONG était l'invitée du journal de l'Afrique.

16.04.2026 à 22:13

Wall Street termine en hausse, poursuit son rebond

FRANCE24

Pour la deuxième séance d'affilée, l'indice Nasdaq et l'indice élargi S&P 500 ont une nouvelle fois décroché un record en clôture, gagnant respectivement 0,36% à 24.102,70 points et 0,26% à 7.041,28 points. Le Dow Jones a progressé de 0,24%.

16.04.2026 à 22:01

Présidentielle au Pérou : extrême droite et gauche radicale au coude-a-coude pour la deuxième place

FRANCE24

L'ancien maire d'extrême droite de Lima, Rafael Lopez Aliaga, admirateur de Donald Trump, est au coude-a-coude avec le candidat de gauche radicale et ancien ministre Roberto Sanchez pour le second tour prévu le 7 juin. Avec 93% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori, 50 ans, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori au pouvoir dans les années 1990, arrive en tête avec environ 17%. Roberto Sanchez, 57 ans, et Rafael Lopez Aliaga, 65 ans, sont crédités chacun d'environ 11,9%, le premier conservant un avantage de moins de 7.000 voix. Le dépouillement progresse très lentement et les résultats définitifs pourraient ne pas être connus avant plusieurs semaines, en raison de contestations portant sur des milliers de procès-verbaux. Ces documents, qui représentent des centaines de milliers de voix, ont été transmis aux jurys électoraux spéciaux pour examen, un processus qui peut prendre du temps, explique à l'AFP Alvaro Henzler, président de l'ONG Transparencia. "Je ne pense pas que le résultat officiel soit connu avant la fin avril au minimum", estime également Fernando Tuesta, politologue et ancien président de l'Office national des processus électoraux (ONPE). Avec un écart aussi réduit entre les candidats, ces procès-verbaux pourraient encore déterminer l'identité de celui qui affrontera Keiko Fujimori au second tour, souligne-t-il. Le scrutin, marqué par un record de 35 candidats, intervient dans un climat de défiance, exacerbé par des dysfonctionnements logistiques et des accusations de fraude. Récompense Des retards dans l'acheminement du matériel électoral ont empêché plus de 50.000 électeurs de voter dimanche, contraignant les autorités à prolonger le scrutin d'une journée. Dans ce contexte, Rafael Lopez Aliaga a offert jeudi une récompense d'environ 5.800 dollars pour toute information sur d'éventuelles irrégularités ou cas de fraudes. "Le Pérou mérite des élections transparentes", a écrit l'homme d'affaires, garantissant "la confidentialité et l'anonymat". Mardi, il avait rassemblé des centaines de partisans à Lima pour dénoncer "une fraude" et donné "24 heures" aux autorités pour annuler le scrutin. Le parti de Roberto Sanchez, Juntos por el Perú, a dénoncé cette initiative, estimant que les doutes devaient être portés devant les autorités compétentes et non "payés", avertissant qu'elle risquait de "pousser le pays vers le chaos". Le JNE a déposé plainte lundi contre le chef de l'Office national des processus électoraux (ONPE), chargée de l'organisation du scrutin, Piero Corvetto et plusieurs autres responsables de l'organisme, pour atteinte au droit de vote et entrave au bon déroulement du vote. Plus de 27 millions d'électeurs ont été appelés à voter lors de ce scrutin obligatoire, qui doit également renouveler le Parlement avec le retour à un système bicaméral inédit depuis 1990. La campagne a été dominée par la question de l'insécurité, dans un pays confronté à une hausse des extorsions et des crimes violents. La plupart des candidats ont promis des mesures de fermeté. L'actuel président de gauche par intérim, José Maria Balcazar, ne pouvait pas se présenter. Son successeur doit être investi le 28 juillet. Il sera le neuvième président du pays andin en dix ans.

16.04.2026 à 21:59

Trump annonce un cessez-le-feu entre Israël et le Liban

FRANCE24

Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX (...), ils commenceront formellement un cessez-le-feu de dix jours à partir de 17h00", soit 21h00 GMT, a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. "Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a ajouté le président américain, qui a chargé son vice-président JD Vance, le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le chef d'état-major de l'armée Dan Caine de travailler avec les deux pays vers "une PAIX durable". Ce cessez-le-feu, a ensuite précisé Donald Trump devant des journalistes, comprendra le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Le département d'Etat américain a ensuite fait savoir que le Liban s'était engagé à prendre des "mesures concrètes" pour empêcher toute attaque du Hezbollah contre Israël dans le cadre du cessez-le-feu. Un député du mouvement chiite, Ibrahim Moussaoui, a assuré à l'AFP que l'organisation respecterait le cessez-le-feu "de manière prudente (...) à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats" de membres du Hezbollah. Quant à la rencontre qui s'annonce historique entre MM. Aoun et Netanyahu, elle aura lieu à la Maison Blanche "au cours des quatre ou cinq prochains jours", selon le président américain. "Ce sera la première fois qu'ils se rencontrent en 44 ans, ce qui n'est pas du bon voisinage, vu qu'ils sont voisins", a ironisé Donald Trump, en référence à une rencontre en 1982 entre les dirigeants israéliens et le président élu du Liban Bachir Gemayel, assassiné avant sa prise de fonction. Mais il n'y a encore jamais eu de rencontre officielle connue entre un Premier ministre israélien et un président libanais en exercice. Les deux pays sont techniquement toujours en état de guerre depuis des décennies. Des discussions directes s'étaient tenues mardi entre les ambassadeurs des deux pays à Washington, les premières du genre depuis 1993. Un million de déplacés Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah, mouvement armé chiite pro-iranien, a visé Israël pour soutenir l'Iran face à la vaste offensive israélo-américaine lancée fin février. Israël a alors entrepris des bombardements et des opérations militaires en territoire libanais. Depuis, plus de 2.000 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population du pays, selon l'ONU. Quelques heures avant l'entrée en vigueur prévue du cessez-le-feu, le ministère de la Santé libanais a d'ailleurs fait état de sept morts et 33 blessés dans une frappe israélienne sur le sud du pays. Le Hezbollah avait, lui, revendiqué plusieurs attaques sur des positions militaires dans le nord d'Israël. En Israël, Benjamin Netanyahu a expliqué que le cessez-le-feu était l'occasion de conclure un accord de paix "historique" avec Beyrouth. Il a aussi assuré que pendant la cessation des hostilités, l'armée israélienne resterait présente dans le sud du Liban dans une bande frontalière de 10 km de profondeur. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a salué l'accord de cessation des hostilités, tout comme la présidence française et la présidence de la Commission européenne et celle du Conseil européen. burx-dk-bpe/eml

16.04.2026 à 21:47

Apple n'a pas supprimé des noms de villes du Sud Liban

Anthony SAINT-LÉGER

Alors qu'un cessez-le-feu est annoncé par Donald Trump entre Israël et le Liban, des internautes ont assuré ces derniers jours que des localités du Sud du Liban avaient été volontairement supprimées de l'application "Plans" d'Apple, en lien selon eux avec le conflit. Le problème de cartographie est en réalité antérieur. Explications.

16.04.2026 à 21:23

Des Libanais découvrent leur village détruit à travers des photos de l'AFP

FRANCE24

"Le travail de toute une vie s'est volatilisé en un instant. Parfois, on se dit que la mort vaut mieux que la vie que nous menons", se désole cet homme de 59 ans, joint par téléphone par l'AFP. Des images prises mercredi par un photographe de l'AFP depuis le côté israélien de la frontière montrent l'ampleur des dégâts dans deux villages libanais frontaliers. On y voit également des bulldozers et autres engins de chantier en train de démolir des bâtiments dans l'un d'eux. L'AFP a pu localiser à Maiss al-Jabal l'un des bâtiments visibles sur les images grâce au service de cartographie Google Maps, une identification confirmée auprès de Hassan Taha, un membre de la municipalité, qui a lui aussi regardé les photos. Khalil Hamdan raconte que sa maison avait déjà été détruite lors de la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, achevée en novembre 2024. Après le cessez-le-feu, ce vendeur ambulant de tapis et d'articles d'ameublement était revenu et avait loué une autre maison, y consacrant le reste de ses économies, avant d'être contraint de fuir à nouveau avec le déclenchement du nouveau conflit le 2 mars, pour se réfugier dans une zone montagneuse proche de Beyrouth. "Tout l'argent que j'avais gagné, je l'ai investi pour reconstruire un foyer, et j'ai tout perdu une deuxième fois", souffle-t-il. Israël, dont l'armée a progressé dans le sud du Liban, a affiché son intention de détruire les villages frontaliers afin d'empêcher le retour de leurs habitants. Fin mars, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait affirmé que "toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies", avec pour objectif d'"éliminer une fois pour toutes les menaces le long de la frontière qui pèsent sur les habitants du nord" d'Israël. Dans une lettre adressée le mois dernier au ministre, Human Rights Watch a fait part de sa "vive inquiétude". Le dernier pont reliant la rive sud du fleuve Litani au reste du pays a été détruit, isolant cette région, a affirmé l'armée libanaise jeudi. Selon une source militaire libanaise, les forces israéliennes ont avancé de cinq à dix kilomètres en plusieurs points du sud du Liban dans le cadre de leur offensive. "Nous n'en pouvons plus" A Maiss al-Jabal, les destructions ne datent pas d'hier: environ la moitié du village, en particulier sa partie orientale, avait été détruite avant la dernière guerre, indique M. Taha. Mais les photos de l'AFP qu'il a consultées montrent, selon lui, des destructions récentes, y compris dans le centre du village. "Nous ne pouvons pas encore calculer le pourcentage actuel de destruction. Il était d'environ 50% (...) mais d'après les images, nous pensons qu'il pourrait atteindre 80%", dit-il. Les autorités libanaises ne disposent pas encore d'une estimation publique actualisée de l'ampleur des destructions. La Banque mondiale avait estimé le coût de la reconstruction après la précédente guerre à environ 11 milliards de dollars, un processus à peine entamé lorsque le conflit actuel a éclaté. Pour Khalil Hamdan, la perte ne se limite pas à son logement: il a également perdu une oliveraie ancienne héritée de ses ancêtres, et dit se sentir "lésé". "Je ne suis affilié à aucun parti et je n'ai rien à voir avec des groupes politiques. Je suis un citoyen qui aime son Etat, et je veux qu'il soit présent pour me protéger", explique-t-il. "Trois ans sans travail et des déplacements constants d'un endroit à un autre, nous n'en pouvons plus".

16.04.2026 à 21:22

Grasset : "C’est une illustration du mélange entre politique et entreprise"

Stéphanie ANTOINE

À travers le limogeage d’Olivier Nora, notre invitée Félicité Herzog analyse une transformation plus profonde du paysage éditorial français : l’irruption croissante d’intérêts politiques dans des espaces qui devraient demeurer autonomes. Son propos interroge la fragilité du pluralisme, la tension entre logique économique et logique idéologique, ainsi que le rôle des grands acteurs industriels dans la redéfinition des équilibres culturels.

16.04.2026 à 21:01

Venezuela: manifestation devant l'ambassade des Etats-Unis pour des élections et hausses des salaires

FRANCE24

La présidente par intérim Delcy Rodriguez gouverne sous pression américaine, et notamment le président Donald Trump qui a déclaré à plusieurs reprises être responsable du Venezuela et de la vente de son pétrole. Une poignée de manifestants s'est rendue jusqu'à l'ambassade des États-Unis, située dans un quartier aisé de la capitale. La mission diplomatique a repris ses activités avec le rétablissement des relations entre Washington et Caracas après sept ans de rupture. Leurs demandes : augmentations des salaires, libération de prisonniers politiques et organisation d'élections libres. "En ce moment, le gouvernement vénézuélien est sous la tutelle des Nord-Américains. Alors, nous allons parler avec les Nord-Américains" pour qu'ils "apportent une réponse à nos revendications", estime Laura Rada, syndicaliste de 70 ans. "Nous voulons remercier le gouvernement américain de nous avoir donné un peu d'air pour respirer, mais qu'il termine le travail", a déclaré le syndicaliste Victor Pereira à un employé local de l'ambassade. "Nous avons rapidement besoin d'élections", a dit à l'AFP Carlos Salazar, coordinateur d'une coalition syndicale. "Le Venezuela est sous la tutelle des États-Unis en ce moment. C'est aussi simple que ça", analyse Adriana Farnetano, retraitée de 62 ans, une petite bannière américaine à la main et enveloppée dans le drapeau tricolore national. Elle se plaint toutefois : "Il y a le business du pétrole et tout ça, mais ça, nous ne le voyons pas pour l'instant. Nous ne voyons rien du pétrole, ni de l'or, ni de quoi que ce soit". Avec des drapeaux du Venezuela et des États-Unis, quelque 200 personnes s'étaient rassemblées auparavant sur une place située à quelques kilomètres de l'ambassade, en soutien aux revendications. Les manifestations étaient devenues rares dans le pays après la répression lors de la réélection controversée de Maduro, le 28 juillet 2024. Depuis sa capture, les protestations ont repris.
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