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23.03.2026 à 05:53

Israël frappe Téhéran, l'AIE met en garde contre une grave crise de l'énergie

FRANCE24

La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement: si Téhéran ne le rouvre pas d'ici la nuit prochaine - 23H44 GMT lundi, selon l'heure de son message sur Truth Social - les Etats-Unis "anéantiront" les centrales électriques iraniennes. En réponse, Téhéran a menacé de fermer complètement le détroit et cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", a prévenu l'armée iranienne, selon l'agence Fars. La crise de l'énergie a fait réagir le directeur de l'AIE, Fatih Birol, depuis l'Australie. Selon lui, "à ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970. Dans les faits, le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre, le transit de marchandises s'y étant effondré de 95%, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir. Or, d'ordinaire, 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite. "Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale", a lancé M. Birol, évoquant une "menace majeure" pour l'économie de la planète. Outre le blocage du détroit et le fait que Téhéran vise des navires croisant le Golfe, nombre de sites énergétiques des pays du Golfe sont sous le feu de l'Iran. D'après le chef de l'AIE, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du fait de la guerre lancée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Nouvelles attaques à Téhéran Tôt lundi, l'armée israélienne a annoncé mener "une large vague d'attaques" à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale. Un épais panache de fumée noire se dégage toujours dans le ciel d'au moins un point plus d'une heure après l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP. A Bandar Abbas, dans le sud du pays, l'attaque d'un transmetteur radio "par l'armée terroriste américano-sioniste" a par ailleurs fait un mort et un blessé, a rapporté dans la nuit la radio-télévision publique iranienne Irib. Dans la capitale iranienne, l'angoisse domine. "La seule chose commune que nous ressentons dans cette période est l'incertitude sur l'issue" de cette guerre, a décrit Shiva, Téhéranaise de 31 ans. La nuit a aussi été le théâtre d'attaques dans plusieurs pays du Golfe. Le ministère de la Défense des Emirats arabes unis a dit répondre à une attaque de missiles et de drones en provenance d'Iran. Deux missiles et un drone ont aussi visé l'Arabie saoudite, selon le gouvernement, tandis que le Bahreïn a fait sonner l'alerte, d'après son ministère de l'Intérieur. Si Washington entretient le flou sur la fin de ses opérations militaires, entrées dans leur quatrième semaine, Israël a indiqué dimanche se préparer à "encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah" pro-iranien au Liban. L'armée israélienne compte "intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes" au Liban pour repousser le Hezbollah "loin de la frontière", a indiqué son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir. Dimanche, elle avait détruit un pont stratégique dans le sud du Liban, utilisé selon elle par le Hezbollah. Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays. Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu'il s'agissait d'un "prélude à une invasion terrestre" et dénoncé "une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban", où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés. Inquiétude sur le nucléaire Si Israël et les Etats-Unis affirment avoir fortement affaibli le pouvoir iranien depuis le lancement de leur offensive le 28 février, Téhéran poursuit ses attaques et ses menaces. La préoccupation grandissante concerne les attaques ciblant des sites nucléaires. Samedi soir, deux frappes iraniennes particulièrement destructrices ont fait plus d'une centaine de blessés dans le sud d'Israël. Un des missiles a touché une zone résidentielle à quelques kilomètres d'un centre stratégique de recherche nucléaire à Dimona, site ultra-secret. "Nous pensions que nous étions en sécurité. Nous ne nous attendions pas à ça", a déclaré à l'AFP Galit Amir, soignant de Dimona, âgé de 50 ans. Le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé "urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires". burx-jnd/roc

23.03.2026 à 04:57

Grèce: 36 accusés face à la justice trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé

FRANCE24

La Cour de Larissa (centre) devra déterminer la responsabilité de chacun des accusés dans la collision frontale entre deux trains, le 28 février 2023, qui avait fait 57 morts. Ce soir-là, dans la vallée de Tempé (centre), un train de marchandises avait percuté un train convoyant quelque 350 personnes d'Athènes à Thessalonique (nord). Les deux trains avaient circulé sur la même voie pendant plus de 10 minutes sans déclencher aucun système d'alarme. Les Grecs avaient alors découvert avec effroi les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente, et des systèmes de signalisation vétustes. Leur modernisation accusait un retard de plusieurs années malgré l'octroi de fonds européens conséquents et les alertes des syndicats. Aucun train ne circulera d'ailleurs lundi en Grèce en raison d'une grève qui se veut, selon le syndicat des cheminots, "un acte de mémoire collective, de protestation et de vigilance démocratique". Trente-trois accusés répondent de charges criminelles et encourent des peines de prison pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité. Au moins 352 témoins Tous comparaissent libres même si certains ont effectué de la détention préventive. Ce procès s'annonce comme l'un des plus importants par son ampleur en Grèce ces dernières décennies, relèvent des juristes. Au moins 352 témoins de l'accusation devraient défiler à la barre, dont des survivants de cette collision qui avait soulevé une immense vague de colère dans le pays, jamais apaisée depuis. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont encore descendues dans les rues le 28 février à l'occasion du troisième anniversaire du drame. Des survivants et des parents de victimes, pour beaucoup des étudiants de retour du week-end de carnaval, viendront témoigner dans l'enceinte de l'Université de Larissa où ce procès a été déplacé en raison des capacités d'accueil limitées du tribunal local. Parmi les accusés figurent le chef de gare en poste ce soir-là à Larissa, Vassilios Samaras, peu expérimenté et interpellé le lendemain de l'accident, et deux autres chefs de gare qui avaient quitté leur poste avant la fin de leur service. Ils sont accusés d'avoir commis "des actes dangereux pour la sécurité de la circulation ferroviaire (...) ayant eu pour conséquence la mort d'un grand nombre de personnes et des lésions corporelles graves pour un grand nombre de personnes", selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP. Des cadres et des employés de l'Organisme des chemins de fer de Grèce (OSE), le gestionnaire du réseau ferré, sont également jugés, deux hauts fonctionnaires du ministère des Transports, ainsi que deux responsables italiens de la compagnie des chemins de fer Hellenic Train, filiale des chemins de fer italiens, Ferrovie dello Stato. "Dissimuler l'affaire" Aucun responsable politique ne sera sur le banc des accusés, ce qui alimente la rancœur alors que le camp conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a été accusé par l'opposition et la société civile de couvrir les responsables du "crime de Tempé". Deux anciens membres du gouvernement Mitsotakis font l'objet d'une procédure, mais aucun n'a comparu devant un tribunal. Des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer. "Jusqu'à maintenant tout visait à dissimuler l'affaire", a fustigé auprès de l'AFP Pavlos Aslanidis, dont le fils de 26 ans est mort dans l'accident et qui préside l'Association des familles de victimes. "Nous n'allons pas vers un procès équitable mais nous serons là pour nous battre (...) pour que ceux qui sont responsables de la mort de nos proches aillent en prison", a-t-il ajouté. Une manifestation est d'ailleurs prévue à l'ouverture du procès pour appuyer notamment leur demande de vérité sur "les causes structurelles qui ont transformé le chemin de fer en bombe à retardement". La cheffe du Parquet européen, Laura Kövesi, avait assuré, en octobre dernier, que cette collision aurait pu être évitée si le système de signalisation avait été modernisé dans les temps avec les fonds de l'UE.

23.03.2026 à 04:51

Allemagne: verdict attendu dans un procès climatique contre BMW et Mercedes-Benz

FRANCE24

Trois cadres dirigeants de l'association environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH), Sascha Müller-Kränner, Jürgen Resch et Barbara Metz, ont intenté en 2021 une action en justice contre les deux constructeurs, estimant qu'ils bafouaient la Constitution allemande en aggravant le changement climatique à travers la vente de voitures polluantes. L'article 20a de la Loi fondamentale allemande dispose que l'Etat "protège les fondements naturels de la vie et des animaux" à travers sa "responsabilité envers les générations futures". L'avocat des plaignants, Remo Klinger, a indiqué à l'AFP s'appuyer également sur une décision de 2021 de la Cour constitutionnelle allemande, "qui affirme explicitement que le fait de ne pas prendre de mesures suffisantes pour protéger le climat constitue une violation des droits fondamentaux". "C'est la première fois qu'un tel argument est porté devant la Cour fédérale de justice", a-t-il ajouté. L'affaire visant BMW et Mercedes-Benz a été transmise à la Cour fédérale de justice en appel, à Karlsruhe (sud-ouest), après que des tribunaux de Stuttgart et de Munich ont rendu des décisions favorables aux deux entreprises, estimant qu'elles respectaient la réglementation en vigueur. - Pression judiciaire - Dans un communiqué transmis à l'AFP, BMW s'est dit confiant quant à une nouvelle décision en sa faveur lundi, estimant que le débat sur la manière d'atteindre les objectifs climatiques devait "avoir lieu dans le cadre du processus politique, par l'intermédiaire de parlements démocratiquement élus". Durant le procès, Mercedes s'est défendu de la même manière, affirmant que "c'est au législateur, et non aux tribunaux, qu'il revient de fixer des objectifs climatiques précis". La réglementation de l'Union européenne (UE) impose aux constructeurs de réduire de 90% les rejets de CO2 de leurs flottes neuves d'ici à 2035. Mais, sous la pression de l'Allemagne, elle a renoncé en décembre à interdire la vente de voitures thermiques neuves à cette date. Ces derniers se défendent souvent en affirmant déjà investir des milliards d'euros dans les véhicules électriques et hybrides, et estiment ne pas pouvoir être tenus responsables si la demande des clients n'est pas suffisante. Me Klinger a rejeté auprès de l'AFP cet argument, affirmant que la loi primait sur les désirs des conducteurs. "Dans ce cas, je pourrais tout aussi bien vendre de la drogue", a-t-il dit, faisant un parallèle avec les voitures thermiques. "Je pourrais dire +le client en veut, donc j'ai le droit de lui en vendre+." Les militants pour l'écologie ont été de plus en plus nombreux ces dernières années à se tourner vers les tribunaux pour faire avancer l'action contre le réchauffement climatique. En mai 2025, un tribunal régional du nord de l'Allemagne a jugé que les entreprises pouvaient en principe être poursuivies pour les conséquences de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il n'a cependant accordé aucun dommage et intérêt au fermier péruvien Saul Luciano Lliuya, qui avait intenté une action en justice contre le groupe énergétique allemand RWE. Barbara Metz, l'une des plaignantes dans l'affaire concernant BMW et Mercedes-Benz, a indiqué envisager un recours devant la Cour constitutionnelle fédérale si la décision leur était défavorable.

23.03.2026 à 04:39

A Houston, la guerre au Moyen-Orient bouleverse le Davos de l'énergie

FRANCE24

La ville américaine de Houston accueille pendant une semaine ce forum, la CERAWeek, avec plus de 10.000 participants attendus. Les organisateurs ont revu leur copie: des sessions spéciales sur la guerre ont été ajoutées au programme dans la foulée des premières frappes israélo‑américaines. La crise fait vaciller l'économie mondiale et les prix du gaz et du pétrole ne cessent de flamber. "Ce sera une CERAWeek qui restera dans les annales", déclare à l'AFP Mark Brownstein, vice-président du Fonds pour la défense de l'environnement, qui s'y rend chaque année. La guerre a pris une nouvelle dimension ces derniers jours avec des frappes visant directement les sites de production de pétrole et de gaz, et non plus leur seul stockage et acheminement. "Nous assistons à la plus grande perturbation de l'histoire du marché mondial du pétrole", a averti Daniel Yergin, vice-président de S&P Global et président de la conférence CERAWeek, lors d'un briefing. "Jamais auparavant un événement d'une telle ampleur ne s'était produit." Sont attendus dès lundi matin des dirigeants d'entreprises, responsables politiques, investisseurs et experts, pour parler du secteur de l'énergie, mais aussi des échanges commerciaux internationaux, d'intelligence artificielle, des terres rares, de la fusion nucléaire... Les acteurs du marché seront particulièrement attentifs à la prise de parole du ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, à l'ouverture lundi à 13H40 GMT. Ils scruteront la moindre annonce sur le conflit ou sur d'éventuelles nouvelles mesures du gouvernement de Donald Trump pour contenir la hausse des prix du pétrole. Machado attendue mardi Plusieurs grands patrons de l'énergie lui emboîteront le pas toute la semaine, dont Michael Wirth (Chevron), Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Wael Sawan (Shell) ou Jack Fusco (Cheniere Energy). Comme l'an dernier, la marche arrière de l'exécutif américain en matière de politiques climatiques et ses conséquences seront particulièrement scrutés. Depuis son retour au pouvoir pour un second mandat, Donald Trump a relancé l'exploitation du charbon et encouragé celle du pétrole. Il a une nouvelle fois retiré les États‑Unis de l'Accord de Paris et démantelé plusieurs normes environnementales adoptées sous les précédents gouvernements. Ses décisions consternent les ONG environnementales. L'une d'elles, Texas Campaign for the Environment, a prévu un rassemblement le jour de l'ouverture de la CERAWeek. L'édition 2026 sera marquée par la présence de plusieurs figures politiques internationales, dont Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix, qui doit prendre la parole mardi lors d'une session sur l'"avenir du Venezuela". Malgré ses vastes réserves d'hydrocarbures, le pays sud-américain était passé au second plan pour les acteurs de l'énergie en raison de l'embargo pétrolier américain, de la main-mise de l'Etat et d'un appareil de production en déréliction. La capture par les Américains de l'ancien président Nicolas Maduro le 3 janvier a changé la donne: Washington lève ses sanctions, incite à investir, et compte tirer profit des ressources du pays. "Je suis ravie de montrer au monde entier ce qu'un nouveau Venezuela sera capable d'accomplir en libérant notre potentiel énergétique illimité ", a déclaré Mme Machado sur X, en réponse à l'invitation de la CERAWeek.

23.03.2026 à 04:25

Au lendemain des municipales, l'heure des leçons pour les partis

FRANCE24

Dans les trois plus grandes villes, Paris, Lyon et Marseille, la stabilité est de mise. Dans la capitale, le socialiste Emmanuel Grégoire savoure sa victoire, après l'avoir célébrée jusque dans le métro ou en déambulant à vélo dans les rues. Favori des sondages pour 2027, le président du Rassemblement national Jordan Bardella n'a pas manqué de revendiquer "la plus grande percée" de l'histoire du parti, qui a remporté des dizaines de petites et moyennes villes, celle-ci n'est qu'un "commencement", a-t-il promis. Si le parti d'extrême droite continue d'améliorer son implantation, il n'a pas réussi à faire tomber toutes les barrières entre lui et la droite traditionnelle, qui s'est mise en travers de sa marche à Toulon (Var), Nîmes (Gard), voire à Marseille. A Nice, son allié Eric Ciotti a remporté une victoire majeure, mais sous l'étiquette de l'UDR. Chantre de l'union des droites, le nouveau maire de Nice affirme que "LR c'est terminé". De quoi conforter le chef Bruno Retailleau, déjà candidat à la présidentielle, qui estime avoir montré une "autre voie", entre le "chaos social" insoumis et le "désordre budgétaire" du "programme économique" du RN. "Clarification" au bloc central La question d'une éventuelle candidature commune de la droite et du centre promet d'agiter encore de nombreux mois l'espace allant de Renaissance aux Républicains en passant par Horizons. Le parti d'Edouard Phillippe peut souffler après la réélection de son champion au Havre qui, selon les derniers sondages, reste en position de se qualifier au second tour de la présidentielle de 2027. De son côté, le parti macroniste Renaissance, s'il remporte moins de villes que la droite, a conquis Annecy et surtout Bordeaux, reprise aux écologistes. Revigoré, son chef Gabriel Attal a souhaité tendre la main à droite et à gauche, mais avec une "pensée particulière pour tous ces Français de la gauche républicaine qui ont été absolument écœurés" par les accords entre le PS et LFI. "Toxique pour elle-même" Comme lui, les caciques du bloc central devraient accentuer ces prochaines semaines leurs critiques sur la volte-face socialiste entre les deux tours. Le choix de candidats locaux socialistes dans une quinzaine de villes de s'allier aux Insoumis s'est fait après la promesse du PS de ne pas conclure d'accord national. D'autant que la stratégie s'est révélée parfois perdante, à Limoges ou à Toulouse notamment où les socialistes avaient rejoint LFI au second tour, mais également à Clermont-Ferrand, Tulle, Brest ou Avignon, perdues par le PS. Le pari a toutefois été remporté à Nantes, conservée par la numéro deux du PS Johanna Rolland. "La provocation outrancière" et "les dérapages antisémites" sont "une voie sans issue", a lancé dimanche le patron du PS Olivier Faure, en direction de Jean-Luc Mélenchon, tout en estimant que les "gauches irréconciliables" conduiront à une autre "impasse". Une position qui dénote la difficulté pour le PS à bâtir une stratégie gagnante pour la prochaine présidentielle. Son homologue coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a lui vu dans des victoires insoumises à Roubaix, Saint-Denis, La Courneuve, ou encore Vénissieux, un "formidable désaveu" des "calomnies" contre son mouvement. Il a aussi observé une "vague dégagiste" touchant des sortants socialistes et écologistes. "La gauche a été toxique pour elle-même dans cette campagne", a jugé la patronne des écologistes Marine Tondelier. "On est à bord du Titanic", a pointé de son côté François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche, appelant celle-ci à ne pas "déconne(r)", sous peine d'être coulée par "l'iceberg Rassemblement national".

23.03.2026 à 03:39

En direct : "une large vague d'attaques" lancée par Israël contre Téhéran

FRANCE 24

Au 24e jour de guerre contre l'Iran, l'armée israélienne a annoncé lundi avoir lancé "une large vague d'attaques" contre Téhéran. Des explosions ont été rapportées par les agences iraniennes. L'ultimatum posé par Donald Trump à Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, arrive à échéance lundi soir. Suivez notre direct.

23.03.2026 à 02:01

Municipales en France : Paris, Marseille et Lyon restent à gauche

FRANCE24

🏛️Après les élections municipales, la gauche conserve les grandes villes comme Paris, Marseille et Lyon, mais les alliances avec LFI échouent. À l’extrême droite, le RN recule dans les métropoles mais progresse ailleurs… un avant-goût de 2027 ? 🇫🇷#France #Municipales #2027

23.03.2026 à 01:27

Les écologistes gardent Lyon face à Aulas mais perdent la Métropole au profit de LR

FRANCE24

En revanche, les écologistes perdent la Métropole de Lyon, véritable siège du pouvoir local, où les listes de Véronique Sarselli, candidate LR et alliée de Jean-Michel Aulas, ont obtenu une majorité absolue d'élus. A Lyon, Grégory Doucet, à la tête d'une coalition de gauche ayant fait alliance avec LFI dans l'entre-deux-tours, l'emporte avec 50,67% contre 49,33% à Jean-Michel Aulas, adoubé par la droite et le centre, soit moins de 3.000 voix d'avance, selon les résultats définitifs. Jean-Michel Aulas, qui a eu 77 ans ce dimanche, n'a pas reconnu sa défaite à ce stade. Evoquant des résultats très "serrés", et "un certain nombre d'irrégularités commises pendant le scrutin", sans autre précision, il a dit vouloir déposer un recours "dès que le dossier sera bien ficelé". Admettre "sa défaite" La députée LFI Anaïs Belouassa-Cherifi s'est montrée féroce à l'égard de l'ex-patron de l'OL. "Lorsqu'on perd, on admet sa défaite avec honneur et prestance. Ce qu'est en train de faire Jean-Michel Aulas, c'est tout le contraire", a-t-elle taclé. Au QG du maire sortant, sympathisants et militants avaient explosé de joie dès l'annonce des premiers estimations des sondages. Certains chantaient même "Joyeux anniversaire Jean-Michel!" Outre la mairie centrale, l'Union de la gauche et des écologistes a remporté les mairies de six des neufs arrondissements de Lyon, contre trois pour les alliés de Jean-Michel Aulas. Grégory Doucet avait été élu en 2020 dans le sillage de la vague verte. Dès 2023, il avait annoncé qu'il voulait briguer un second mandat à la tête de la 3e ville de France, au demi-million d'habitants. L'écologiste a mené une politique de végétalisation, de piétonnisation du centre-ville et de développement des pistes cyclables, en lien avec la métropole. Son programme de deuxième mandat a mis en priorité le logement, la santé et la sécurité. Revenu de très loin dans les sondages, il a su créer une dynamique en fin de campagne pour coiffer sur le fil au premier tour Jean-Michel Aulas (37,4% contre 36,8%). Le maire a ensuite scellé pour le second tour une "fusion technique" avec la liste LFI (10,41% au 1er tour). Jean-Michel Aulas avait dénoncé cette alliance comme un "accord de la honte", justifiant ainsi son refus de débattre avec son rival dans l'entre-deux-tours. Très connu mais novice en politique, peu préparé aux joutes électorales, Jean-Michel Aulas avait été mis en difficulté sur la forme et sur le fond lors du seul débat d'avant-premier tour, une contre-performance qui avait terni sa fin de campagne. Premier vice-président Défait à Lyon, l'ancien homme d'affaires peut se satisfaire d'avoir gagné l'élection métropolitaine avec sa liste Grand Cœur Lyonnais conduite par Véronique Sarselli, comprenant des candidats allant du MoDem à LR en passant par Renaissance et Horizons. Grand coeur Lyonnais a remportré 92 des 150 sièges du conseil de la Métropole, les listes de Bruno Bernard 49, le RN 5, LFI 3, et une liste divers gauche 1 siège. "Je lui demanderai tout de même d'être mon premier vice-président", a commenté après sa victoire Véronique Sarselli, au sujet de Jean-Michel Aulas, nouvel élu métropolitain. Contrairement au maire de Lyon, le président écologiste de la Métropole, Bruno Bernard, n'a pas pu nouer une alliance avec LFI dans l'entre-deux-tours. "Les conditions d'un rassemblement de la gauche entre les deux tours n'ont pas pu être réunies (...) à cause des enjeux municipaux à Vaulx-en-Velin et Vénissieux", a-t-il regretté après sa défaite. LFI a remporté ces deux communes populaires de la banlieue lyonnaise, en battant respectivement les maires sortantes socialiste Hélène Geoffroy et communiste Michèle Picard. Créée en 2015, la Métropole de Lyon, qui englobe 58 communes et 1,4 million d'habitants, est la seule communauté d'agglomération de France dont l'assemblée est élue au suffrage universel direct. Elle a récupéré une partie des compétences du département (développement économique, voirie, collèges, action sociale) et est dotée d'un budget annuel de près de 4 milliards d'euros (contre moins de 1,2 milliard pour la ville de Lyon).

23.03.2026 à 01:18

Municipales 2026 : à chacun son récit victorieux, les regards tournés vers 2027

Romain BRUNET

Parti socialiste, Les Républicains, Rassemblement national, La France insoumise et même Renaissance ont trouvé des motifs de satisfaction, dimanche soir, dans les résultats du second tour des élections municipales. Les regards sont désormais tournés vers la présidentielle 2027 avec une question qui a dominé les commentaires à gauche : celle de l’union avec LFI.

23.03.2026 à 01:11

Laurence Ruffin, novice en politique et première femme maire de Grenoble

FRANCE24

Une longue et fine silhouette souvent vêtue de rouge qui distribue des tracts sur les marchés de la capitale des Alpes: Laurence Ruffin, 48 ans, a dû se mettre en avant pendant la campagne pour se faire connaître du grand public de Grenoble, sa "ville de coeur" où elle réside depuis 2003. A ce jour, l'Amiénoise d'origine, qui a connu Emmanuel Macron sur les bancs du collège, n'est affiliée à aucun parti politique mais sa candidature a reçu un appui discret du maire écologiste sortant Eric Piolle, qui avait annoncé de longue date qu'il s'en tiendrait à deux mandats. Dimanche, elle a battu avec 56,59% des suffrages l'ancien maire (1983-1994) Alain Carignon, qui, à la surprise générale, s'était hissé en tête au premier tour (27,04% contre 26,33% pour Mme Ruffin). Un score serré qui l'a contrainte à conclure une alliance d'entre-deux-tours avec la liste LFI d'Allan Brunon et à se montrer plus offensive dans les ultimes jours de campagne en rappelant notamment aux Grenoblois les casseroles judiciaires de son rival. Se présentant comme une "militante coopérative et dirigeante", elle dit avoir reçu dans le passé des propositions politiques "au niveau national" mais avoir opté pour l'échelon municipal parce que "c'est le bon niveau": "on peut se battre pour faire en sorte que nos idées se vivent au quotidien", fait-elle valoir. C'est une femme "courageuse, pas une fille d'appareil, une grosse bosseuse", estime sous couvert d'anonymat un élu de gauche d'une ville limitrophe qui la connaît de longue date. "Pour se lancer en politique aujourd'hui, il faut une capacité d'indignation", salue-t-il. Son frère aîné, le député (Ex-LFI) François Ruffin la dépeint comme "la meilleure de la famille", qui devrait selon lui "être ministre de l'économie". "Vous avez la chance d'avoir Laurence. Mon seul regret, c'est que vous allez en priver la France", a-t-il lancé lors d'une visite de soutien à Grenoble avant le premier tour. Pour Alain Carignon, Mme Ruffin serait au contraire une "opportuniste de la ville", restée absente des débats municipaux des dernières années autour de la circulation ou de l'insécurité. "C’est trop tard ! Où étiez-vous Laurence Ruffin ?", l'a-t-il accusée lors de ses voeux aux Grenoblois. Championne de natation Diplômée en 2000 de la prestigieuse école de commerce Essec, Laurence Ruffin a démarré sa carrière dans le conseil en stratégie et dans l'industrie avant de bifurquer en 2003 dans l'univers de l'économie sociale et solidaire (ESS). Depuis 2009, elle dirige Alma, une Société coopérative et participative (Scop), où les salariés sont les associés majoritaires, dont elle a quitté courant 2025 la direction générale pour en rester présidente. Basée près du campus de Grenoble, la société est active dans l'édition de logiciels dédiés à l'industrie et au monde de la santé et emploie 186 personnes, dont une cinquantaine à l'étranger. En 2022, Laurence Ruffin est élue vice-présidente de la Confédération Générale des Scop et des SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) où elle dit promouvoir une "citoyenneté économique" basée sur le "partage du pouvoir, des richesses, l'émancipation et l'impact environnemental". Son élection en septembre pour mener une liste rassemblant une grande partie de la gauche écologiste et citoyenne aux municipales à Grenoble ne s'est pas faite sans heurts, l'adjointe au maire Lucille Lheureux affirmant avoir fait l'objet de "pressions" et d'"intimidations" pour la pousser à se retirer de la part de M. Piolle, qui a démenti. Pour ce qui est de son futur mandat, Laurence Ruffin indique vouloir apporter un "changement de méthode", tout en se disant "fière de ce qui a été fait" par l'équipe sortante. Parmi les promesses de campagne, celle qui fut championne de France de natation synchronisée par équipe UNSS en 1995 a évoqué une rivière Isère "baignable", une "brigade municipale contre la vacance pour mettre en oeuvre la réquisition" de locaux, ou encore la gratuité des transports en commun le weekend.

23.03.2026 à 01:01

Le Premier ministre Golob revendique la victoire de son parti aux législatives en Slovénie

FRANCE 24

Le Mouvement pour la liberté, parti du Premier ministre Robert Golob, a rassemblé 28,62 % des voix aux élections législatives slovènes, devançant de peu la formation de Janez Jansa (27,95 %), après le dépouillement de 99,85 % des bulletins. "Nous avons reçu la confiance du peuple", s'est réjoui Robert Golob. Le scrutin a été marqué par une forte participation.

23.03.2026 à 00:53

Municipales: le PS et les Ecologistes face à une stratégie dans l'impasse

FRANCE24

Clermont-Ferrand, Tulle, Brest ou Avignon pour le PS, Besançon, Poitiers, Strasbourg pour les Ecologistes: une partie des villes où les maires sortants socialistes ou écologistes avaient décidé, au second tour, de faire alliance avec La France insoumise ont été battus dimanche soir. Quelques exceptions cependant: les Verts conservent leur plus grande ville, Lyon, au terme d'une remontada du maire sortant Grégory Doucet. Comme à Grenoble ou à Nantes, ils avaient décidé d'une "fusion technique" avec LFI au second tour, qui s'est avérée victorieuse. Mais les regards étaient surtout tournés vers Limoges et Toulouse, où le PS et les Verts avaient été contraints de partir au deuxième tour derrière des candidats insoumis. Ces accords se sont soldés par des échecs. D'emblée, le PS avait refusé tout accord national avec LFI au premier et au deuxième tours de ces élections municipales. Mais dimanche dernier, les scores inattendus de LFI avaient placé une quinzaine de maires socialistes en difficulté, au point de conclure dans l'urgence des accords avec le mouvement mélenchoniste. "La France insoumise fait perdre", a accusé dimanche soir le secrétaire général du PS Pierre Jouvet sur France 2. Dans une allocution à la presse, le premier secrétaire du parti Olivier Faure a lui aussi fustigé "la provocation outrancière, la conflictualisation à tort et à travers et les dérapages antisémites (qui) sont une voie sans issue", dans une charge contre LFI. Mais celui qui avait revendiqué l'union de la gauche avec LFI aux législatives de 2024, avant de prendre ses distances, estime aussi que "les gauches irréconciliables conduisent à une impasse", et a appelé à ce que "la gauche puisse se rassembler sur des principes clairs", avec "ceux qui ont une claire conscience des enjeux et qui ne se résolvent pas à suivre aveuglément le bruit et la fureur". Clarification Ces résultats confortent surtout ses opposants internes, ainsi que le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann, partisans d'une rupture franche et définitive avec Jean-Luc Mélenchon dans l'optique de la présidentielle de 2027. Le premier secrétaire du PS "n'a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l'autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l'était pas", a regretté l'ex-président socialiste François Hollande, dénonçant "l’impasse" de la ligne de "l'union pour l’union". Il a appelé à "ouvrir maintenant" un débat au sein du PS, car "le temps de la clarification est venu". Dans un communiqué, Raphaël Glucksmann a de son côté critiqué des "accords de circonstance, des ambiguïtés, des unions qui explosent au premier virage", en particulier entre le PS et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Pour le constitutionnaliste Benjamin Morel, "entre la voie +tout sauf les LFI+ ou +sans les LFI+, aucune n’apparaît gagnante pour les socialistes", qui perdent une partie des voix de leur électorat en s'alliant, mais ne peuvent gagner certaines villes sans le vote utile des électeurs insoumis. Du côté des Ecologistes, la secrétaire nationale Marine Tondelier, qui défend l'union de la gauche jusqu'à LFI, a tancé à la fois "des propos inacceptables" du leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, et "des partisans à la droite d'Olivier Faure (...) qui voulaient raconter qu'on ne pourrait plus jamais travailler ensemble". Toutefois, "derrière La France insoumise, ça ne fonctionne pas, mais je le savais avant", a-t-elle concédé. Marine Tondelier sort cependant affaiblie, les Ecologistes ne gardant que trois villes issues de la vague verte de 2020 (Lyon, Grenoble et Tours). Ils gagnent cependant Bagnolet et Villepinte. Dans le même temps, le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a souligné que sa formation avait permis "la victoire de la gauche à Lyon, à Nantes, à Grenoble ou à Tours". Et rejeté la responsabilité de la défaite, à Bordeaux ou Cherbourg, sur ceux qui ont refusé l'union.

23.03.2026 à 00:39

Municipales: LFI poursuit son implantation dans les villes populaires

FRANCE24

Après Saint-Denis au premier tour la semaine dernière, la formation de Jean-Luc Mélenchon l'a emporté dimanche dans une autre ville populaire de Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de l'Hexagone: la Courneuve, avec le député Aly Diouara. Autre ville marquée par un très haut taux de pauvreté gagnée par les Insoumis: Roubaix dans la banlieue lilloise, derrière le député David Guiraud. Dans la banlieue lyonnaise, les Insoumis l'ont emporté à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons. Avec Creil (Oise) et Le Tampon (La Réunion), le mouvement de gauche radicale s'enorgueillit de diriger dorénavant sept villes de plus de 30.000 habitants et oubliera facilement sa défaite à Faches-Thumesnil (Nord), qui était jusqu'ici son laboratoire municipal depuis 2020. A part cette dernière, la formation de gauche radicale ne dirigeait pratiquement aucune ville: créée en 2016, elle avait largement enjambé les municipales de 2020, où elle avait préféré soutenir des listes citoyennes. De quoi faire dire au coordinateur du mouvement Manuel Bompard que la "percée" des candidats LFI aux municipales se "confirme, s'amplifie et se renforce". Car c'était bien là l'objectif des Insoumis: conforter un ancrage local encore faible pour s'inscrire durablement dans le paysage politique et exister en dehors des élections présidentielles, au cours desquelles Jean-Luc Mélenchon a réalisé de bons scores en 2017 et 2022. "Jean-Luc Mélenchon a renforcé ses positions dans un certain nombre de quartiers populaires, ce sera essentiel pour lui pour mobiliser" dans la perspective de la présidentielle 2027, à laquelle il semble plus que jamais se préparer, confirme François Kraus, directeur du pôle politique de l'institut Ifop. En-dehors des banlieues, point de salut? Mais plus largement, la stratégie de La France insoumise --cibler les abstentionnistes dans les quartiers populaires en parlant "cru et dru"--, n'atteint pas ses objectifs. La participation à ce scrutin a été historiquement faible. "Aux élections intermédiaires c'est toujours plus difficile de trouver un levier de mobilisation", comme LFI a tenté de le faire pendant les européennes de 2024 avec Gaza et pour les municipales avec le "front antifasciste", s'est justifié devant des journalistes Manuel Bompard. "On gratte une montagne de la résignation avec nos doigts, ça prendra du temps", a-t-il philosophé, en résumant ainsi la stratégie insoumise: "La participation des quartiers populaires ce n'est pas tout, mais la victoire ne se fera pas sans ça". Avec cette tactique, LFI s'attire des critiques, notamment à gauche auprès des communistes ou de l'ancien insoumis François Ruffin, car elle est accusée de délaisser les zones rurales, où le Rassemblement national est en très forte progression. Surtout, si LFI fait un bon score à Lille (33,7%), elle n'a réussi à gagner aucune grande ville, alors qu'elle nourrissait de réels espoirs à Toulouse et Limoges, où elle avait fait l'union de la gauche derrière elle. Une sorte de plafond de verre à l'échelon local, quand la sociologie électorale est moins favorable car plus mixte. Mais Manuel Bompard réfute ce terme. "Un plafond de verre c'est quand on fait cinq élections et qu'on est bloqué à 47%", le score du candidat insoumis à Toulouse, François Piquemal, qui se présentait pour la première fois. "A Toulouse nous arrivons à un niveau historiquement haut, donc nous avons fait la démonstration que nous pouvions déjà repousser une première fois ce plafond de verre", ajoute la cadre et eurodéputée LFI Manon Aubry. "C'est plutôt les classes moyennes supérieures qui nous ont permis d'être en tête de la gauche. Comme à Limoges", ajoute-t-elle.

23.03.2026 à 00:31

À Bordeaux, la victoire de Cazenave ferme la parenthèse écologiste

FRANCE24

Les yeux embués, la voix un peu étranglée, celui qui passait il y a quelques mois comme le mieux placé des édiles verts pour être réélu a fait une courte allocution à l'Hôtel de ville pour annoncer les résultats après avoir appelé son rival, vainqueur avec 50,95% des voix contre 49,05% au perdant. "Nous sommes fiers du travail accompli", "soyons dignes dans la défaite", "demain est un autre jour, la vie politique continue", a dit ensuite Pierre Hurmic à ses militants. Il y a six ans, après avoir siégé dans l'opposition durant un quart de siècle, il avait mis fin à 73 ans de règne de la droite alliée au centre dans cette ville longtemps dirigée par Jacques Chaban-Delmas puis Alain Juppé. Thomas Cazenave leur a rendu hommage, ainsi qu'à Nicolas Florian, éphémère dauphin battu en 2020 et dont le décès, l'an dernier, avait ouvert la voie à une candidature du macroniste. "Ce résultat nous oblige. Dès demain nous serons au travail, au service des Bordelaises et des Bordelais et il y a beaucoup de travail", a déclaré le vainqueur. "Avec la victoire de Bordeaux, c'est une grande victoire aussi pour la métropole, où nous aurons une majorité claire, ambitieuse", a ajouté Thomas Cazenave, qui briguera la présidence de la collectivité, aux mains des socialistes et des écologistes depuis 2020. Dans l'agglomération, ces derniers ont perdu aussi la ville de Bègles, qu'ils dirigeaient depuis 1989. "Syndrome du sortant" Pierre Hurmic, allié au PS, au PCF ainsi qu'à Génération.s, Nouvelle Donne et Place publique, avait officialisé sa candidature en janvier, en misant sur son bilan. "Il n'a pas été très dynamique pendant sa campagne, dans laquelle il est entré tard. Il a peut-être joué un peu en dedans, avec le syndrome du sortant qui pensait pouvoir être réélu en étant le plus discret possible", analyse le politologue Jean Petaux, associé au think thank Spirales Institut. Parmi ses adversaires du premier tour, l'écologiste a ciblé systématiquement Thomas Cazenave, "prototype du macronisme triomphant puis défaillant", en ménageant sur sa droite le trublion Philippe Dessertine, concurrent du député Renaissance, et en refusant sur sa gauche de s'allier avec LFI. En tête du premier tour avec 27,68% des voix, l'ancien avocat âgé de 70 ans a longtemps cru à une triangulaire confortable mais le retrait inattendu de Philippe Dessertine a transformé le second tour en duel incertain contre l'ex-ministre des Comptes publics. "Une première" pour Renaissance Thomas Cazenave, lui, a bataillé jusqu'en décembre avec la présidente du Parti radical, Nathalie Delattre, pour s'imposer à la tête d'une liste soutenue par tous les partis de la droite et du centre, avant d'être concurrencé par Philippe Dessertine dans l'électorat traditionnel de la droite bordelaise. "Un maire Renaissance à la tête d'une capitale régionale, c'est une première, c'est une immense victoire pour nos idées et nos valeurs", a salué le secrétaire général du parti, Gabriel Attal, qui était venu soutenir le candidat à Bordeaux et aurait orchestré les manoeuvres, selon plusieurs sources, pour obtenir le retrait de Philippe Dessertine. Comme lui, Thomas Cazenave a promis d'armer toute la police municipale - et non une partie comme l'a fait Pierre Hurmic -, de rétablir l'éclairage public la nuit et de rénover les trottoirs. Le programme du nouveau maire prévoit aussi de convertir des bureaux vacants en logements, d'aider les commerces, de créer une passerelle sur la Garonne pour les vélos et piétons, ou d'organiser des jeux olympiques entre quartiers. Le tout sans augmenter les impôts. "Il est vraiment phénoménal", scandait un cortège de militants dimanche soir dans les rues de la ville derrière leur champion. jed-imk-kal-ppy/gf/frd/

23.03.2026 à 00:25

Benoît Payan confortablement élu à Marseille où le RN efface la droite

FRANCE24

Benoît Payan obtient 54,34% des voix, soit 14 points de plus que le député RN Franck Allisio (40,30%). La candidate de la droite et du centre Martine Vassal passe elle tout juste la barre des 5% lui permettant d'avoir des élus (4) au conseil municipal. La participation est légèrement en hausse par rapport au premier tour à plus de 55%. Le basculement à gauche de la deuxième ville de France, après 25 année de règne de la droite, avait constitué un choc des municipales de 2020. Le score du RN le 15 mars avait été un des événements du premier tour, même si le retrait de LFI avait éloigné les chances de victoire de l'extrême droite. "Les Marseillaises et les Marseillais viennent de nous donner une victoire nette, claire. Ils viennent d'adresser un message, un message de paix, de concorde et de rassemblement", a déclaré M. Payan, 48 ans, dans une première réaction. Il est ensuite descendu sur le Vieux-Port où une centaine de ses proches et partisans l'ont acclamé. "On avait vraiment des craintes surtout après le résultat du premier tour. On s’est mobilisés et ça a marché", a réagi Sarah Chaabi, 29 ans. Pour le militant antinarcotrafic Amine Kessaci, N°3 sur la liste, "Marseille a su se tenir debout". "Cette victoire, c'est la victoire de mon petit frère Mehdi," a-t-il dit en référence à son petit frère, assassiné en novembre. Le maire sortant et le candidat RN avaient cherché à instaurer un duel, M. Payan se posant en rempart contre l'extrême droite dans ce grand port de Méditerranée dont la population a été façonnée par les vagues d'immigration successives. M. Allisio a classiquement axé sa campagne sur les questions de sécurité, promettant de tripler les effectifs de la police municipale ou d'instaurer des zones réservées aux familles sur les plages du littoral, projet vite rebaptisé "pass anti-racailles". Une quadrangulaire était possible à l'issue du premier tour, où M. Payan était arrivé d'une courte tête (36,70%) devant M. Allisio (35,02%), Mme Vassal, nettement distancée avec 12,4% et le député LFI Sébastien Delogu quatrième, pouvant se maintenir avec 11,94%. "Naufrage" à droite Mais le sortant, conforté par ses 25 points d'avance, avait affirmé depuis longtemps qu'il refuserait toute alliance avec LFI. Et après avoir en vain réclamé une "fusion technique" comme dans d'autres villes, M. Delogu s'est finalement résigné à se retirer face au "danger" RN. Le parti d'extrême-droite, même largement distancé, réalise toutefois un très fort score, prenant clairement la place de la droite classique, six ans après sa défaite après 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin. "Un résultat sans précédent", s'est félicité M. Allisio, tout en reconnaissant sa défaite depuis le Florida Palace, salle de banquet où il y avait plus de journalistes que de militants. "Jamais depuis 1983, un candidat de la droite ou du camp national n'avait réuni autant de suffrages à Marseille. Rien ne sera plus jamais comme avant". Il a dénoncé le "naufrage (...) de Mme Vassal et de M. (Renaud) Muselier", le président de région et baron de la droite locale qui avait poussé sa candidature. M. Allisio avait demandé en vain, tout comme Jordan Bardella, le retrait au second tour de la candidate soutenue par LR, Renaissance et Horizons. Et tous les regards se tournent désormais vers la métropole Aix-Marseille-Provence que dirigeait jusqu'à présent Mme Vassal et dont le nouveau conseil se réunira début avril. Le mode de scrutin a changé depuis 2020, rendant les comparaisons difficiles, mais M. Allisio a plus que triplé le nombre de voix du RN par rapport au second tour de 2020, avec 121.310 suffrages contre 35.268 pour les candidats RN à l'époque. L'élection à la mairie centrale se fait désormais sur la ville entière, alors qu'en 2020 elle se faisait encore par secteurs. Dimanche le RN a selon M. Allisio conquis deux des huit mairies de secteurs de la ville, prises à des candidats de droite.
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