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▸ Les 15 dernières parutions

24.01.2026 à 04:21

Mode masculine: à Paris, les adieux de Véronique Nichanian chez Hermès

FRANCE24

Organisé au Palais Brongniart, dans le centre de Paris, à 20H00 (19H00 GMT), ce 76e et dernier défilé ne sera pas "rétrospectif, mais plein de clins d'œil", a assuré la créatrice de 71 ans à Madame Figaro début janvier. "Ça va être un grand moment marquant", assure à l'AFP Marie Ottavi, journaliste mode à Libération. "C'est une femme qui a toujours apporté de la modernité dans ses collections. Son départ après tant d'années, ça raconte cette longévité, ce rapport au temps long de la maison Hermès", ajoute-t-elle. "Il est l'heure de passer le témoin", annonçait en octobre Véronique Nichanian. Assurant avoir encore "des idées", elle expliquait vouloir se consacrer plus de temps, notamment pour "réaliser un rêve de longue date": passer plusieurs mois au Japon. Rupture La Britannique d'origine jamaïcaine Grace Wales Bonner a été nommée quelques jours plus tard pour lui succéder. Prix LVMH jeune créateur 2016, la trentenaire s'est construit une belle réputation dans la mode masculine avec sa marque éponyme, une griffe ancrée dans son identité afro-caribéenne tout autant que dans la tradition vestimentaire britannique. Elle présentera sa première collection en janvier 2027. Celle de juin sera préparée par les studios de création interne. "C'est une jeune femme de talent, elle semble déterminée. Il fallait sûrement une rupture après 37 ans, et c'est ce qu'elle va exprimer. C'est bien, c'est juste, et cela me ravit", a assuré Véronique Nichanian à Madame Figaro. Un choix audacieux également salué par la presse. "Grace Wales Bonner est très moderne, engagée... Hermès a su choisir une personne qui va apporter non seulement de la qualité, mais aussi de l'image et un propos", estime Marie Ottavi. Les collections femme Hermès restent dirigées par Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne depuis 2014. "Réinvention permanente" Rare femme créatrice dans l'univers de la mode masculine, Véronique Nichanian affirme y avoir trouvé "un formidable terrain d'expression". Tout juste diplômée de l'Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne (ESCP), elle y fait ses premiers pas auprès du styliste italien basé à Paris Nino Cerruti. Après 10 ans passés auprès de celui qu'elle qualifie de "père spirituel", elle rejoint Hermès en 1988. "Gérez ça comme votre petite entreprise. Vous avez carte blanche", lui dit alors Jean-Louis Dumas, président du groupe de 1978 à 2006. Au fil des décennies, elle a bâti "un style contemporain, dans une réinvention permanente du vêtement et de ses usages et à travers une recherche constante sur les matières, les savoir-faire et la couleur", lui a rendu hommage la griffe dans le communiqué annonçant son départ. Ce changement prend place dans un vaste mercato des directeurs artistiques, chez Chanel, Dior ou Gucci, alors que le marché du luxe fait face à des défis économiques et commerciaux. Hermès, elle, ne connaît pas la crise. La maison dont la publication des résultats annuels est attendue le 12 février, a vu son chiffre d'affaires croître de 6,3% sur les neuf premiers mois de 2025, à 11,9 milliards d'euros. L'an dernier, le groupe de luxe a investi plus d'un milliard d'euros, avec notamment l'ouverture d'une 25e maroquinerie en France, en Charente. Hermès prévoit d'en ouvrir trois autres dans le pays au cours des trois prochaines années. Dans ce contexte, le directeur général Finances, Eric du Halgouët, a confirmé en octobre que le projet de se lancer dans la haute couture était "bien en cours de préparation", mais pas "avant 2027 au plus tôt".

24.01.2026 à 04:19

A Tours, la gauche unitaire en route pour la primaire, le PS en observateur

FRANCE24

Après leur serment fait en juillet à Bagneux (Hauts-de-Seine) d'avoir un "candidat commun" pour 2027, le patron du PS Olivier Faure, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L'Après) et François Ruffin (Debout!) notamment, réunis autour de l'égérie de la Gauche en 2024 Lucie Castets, font un pas de plus pour rendre inéluctable cette primaire, qui doit selon eux leur permettre d'accéder au second tour de la présidentielle. Dans leur agenda, la date du 11 octobre 2026 se profile, même si le mode de scrutin n'a pas encore été tranché. Les membres du Front Populaire 2027, nom de leur alliance, doivent aussi acter les modalités pour pouvoir se présenter à la primaire. Mais les embuches sont nombreuses. Tout d'abord, les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon et le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann, sur deux lignes antagonistes, continuent de refuser toute participation à ce processus, persuadés de pouvoir s'imposer en incarnant le vote utile. Le PCF n'est pas de l'aventure non plus, même si PS et Ecologistes sont persuadés qu'il rentrera tôt ou tard dans le dispositif. Quant au PS, son premier secrétaire Olivier Faure, favorable à la primaire, n'a pas les coudées franches pour s'engager pleinement dans le processus. Ce n'est qu'au terme d'un vote des adhérents socialistes, après les municipales, que le parti à la rose pourra, ou non, s'impliquer dans l'aventure unitaire. Car en interne, les opposants au chef socialiste, et notamment le camp du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol qui a échoué de peu à prendre le parti en juin 2025, ont exprimé leur désaccord lors d'un bureau national. "Olivier Faure va aller à Tours mais le mandat qu'il a reçu, ce n'est pas de cautionner les annonces qui pourraient y être faites. Il pourra simplement dire que les socialistes prendront leur décision le moment venu", a expliqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner sur Radio J. "Mais quel est le chemin politique que proposent les autres pour éviter l'éparpillement de la gauche?", interroge le secrétaire général du PS Pierre Jouvet. "Mémoire de poisson rouge" Certains, dont François Hollande, penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus. Pour M. Hollande, "la preuve que la primaire n'a pas de sens, c'est bien ce qui se passe à l'Assemblée, où Ecologistes, Autain et Ruffin ont voté pour la censure de LFI et contre le budget au risque de faire sauter le gouvernement quand les socialistes cherchaient une issue". Et, en l'absence de Raphaël Glucksmann dans le dispositif, le camp de Boris Vallaud, charnière pour faire ou défaire une majorité au PS, avoue ne pas être "emballé" non plus par cette primaire "de bric et de broc", selon les mots d'un proche du chef des députés socialistes. Les mêmes réclament par ailleurs que le PS désigne en amont son propre candidat, sans faire mystère de l'ambition de Boris Vallaud. "Il sera OK pour la primaire de la gauche s'il gagne celle du PS", ironise un pro-primaire. Pour la maire de Nantes, Johanna Rolland, "on va gagner aux municipales là où on mène des listes de rassemblement. Pourquoi il faudrait bazarder cette stratégie à la présidentielle?". Marine Tondelier, qui "suit les turpitudes du PS", note que ceux qui ont adhéré au parti après le Nouveau Front populaire, "sont ceux qui ont aimé ce qu'Olivier Faure a fait" et devraient choisir la primaire. "On peut espérer que les militants socialistes n'ont pas la mémoire d'un poisson rouge et se souviennent du score d'Anne Hidalgo à la dernière présidentielle", commente aussi Clémentine Autain.

24.01.2026 à 04:17

Ukrainiens, Russes et Américains reprennent leurs discussions inédites à Abou Dhabi

FRANCE24

Annonçant des pourparlers difficiles, le Kremlin a répété en préambule exiger de Kiev un retrait de ses forces de ces territoires industriels et miniers de l'est de l'Ukraine aujourd'hui en grande partie contrôlés par la Russie. Selon le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov, les premiers entretiens de vendredi ont porté "sur les paramètres permettant de mettre fin à la guerre menée par la Russie et sur la suite logique du processus de négociation visant à progresser vers une paix digne et durable". Ces pourparlers marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de la guerre, qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2022 Côté russe, la délégation est menée par le général Igor Kostioukov, qui dirige le renseignement militaire (GRU). Washington est notamment représenté par les émissaires spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. "Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions", a déclaré à l'issue des premières discussions vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, disant attendre le résultat de celles de samedi et assurant être tenu informé "presque heure par heure". "Il est nécessaire que non seulement l'Ukraine souhaite mettre fin à cette guerre et atteindre une sécurité totale, mais qu'une volonté similaire apparaisse aussi en Russie", a-t-il ajouté. "Quitter le Donbass" Ces pourparlers s'inscrivent dans un contexte difficile pour l'Ukraine, dont le réseau énergétique a été sévèrement mis à mal par une série de frappes russes, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage d'ampleur par des températures glaciales, notamment à Kiev. La ville de Kharkiv a été visée de son côté par 25 drones russes, faisant 11 blessés. Sur le front, les troupes ukrainiennes sont sur le recul depuis près de deux ans face à un adversaire plus nombreux et mieux armé, Kiev dépendant en grande partie du soutien financier et militaire occidental. "Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s'en retirer", a averti vendredi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Sans règlement de la question territoriale (...), il est inutile d'espérer la conclusion d'un accord de long terme", a-t-il ajouté. Cette réunion à Abou Dhabi s'est tenue au lendemain de deux rencontres à un plus haut niveau : l'une à Davos entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, et l'autre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner. Sans les Européens Des négociations directes entre Russes et Ukrainiens avaient déjà eu lieu lors de la première année du conflit, en 2022, et à plusieurs reprises au cours de l'année 2025 à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats. Les nouvelles discussions de cette semaine se tiennent loin de l'Europe et sans participation des pays de l'UE, qui craignent que Washington ne pousse Kiev à accepter un accord jugé trop favorable à Moscou. La Russie n'a pour sa part eu de cesse de critiquer l'ingérence des Européens dans les négociations. A Davos vendredi, M. Zelensky avait tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine. En marge du Forum économique mondial, il s'était brièvement entretenu avec M. Trump, assurant avoir obtenu du dirigeant américain un accord sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine, qui doit désormais être finalisé par les deux dirigeants et les Parlements des deux pays.

24.01.2026 à 01:27

Venezuela: le pouvoir annonce plus de libérations de prisonniers politiques, les familles s'impatientent

FRANCE24

La controverse autour du nombre libérations de détenus politiques, jamais mentionnés en tant que tels par le pouvoir, monte depuis plusieurs jours. Caracas, qui avait annoncé le 8 janvier la libération prochaine de détenus politiques sous la pression américaine, assure que 626 personnes ont été libérées, comptabilisant des libérations du mois de décembre, avant l'intervention américaine. L'ONG de défense des détenus Foro Penal recense quant à elle seulement 155 libérations de prisonniers politiques depuis le 8 janvier, sur un total de quelque 800 détenus. Elle comptabilise également 114 libérations en décembre, ce qui ferait un total de 269, loin du chiffre évoqué par le pouvoir. "Ca suffit, les mensonges. Ça suffit de mentir au peuple vénézuélien (...) à travers les réseaux sociaux, des algorithmes qui cherchent à semer le mensonge, la violence, la haine et la mort", a lancé vendredi à la télévision publique Mme Rodriguez, assurant qu'elle allait appeler lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk. "Je lui demanderai, par l'intermédiaire de son bureau, de vérifier les listes des personnes libérées au Venezuela", a-t-elle dit. Cette déclaration détonne alors que les relations entre le pouvoir vénézuélien et cette institution sont conflictuelles depuis des années. L'ONU a dénoncé des violations des droits humains dans le pays, accusations rejetées par le pouvoir qui a souvent critiqué le Haut-Commissariat. Vendredi matin, une trentaine de proches ont manifesté devant la prison de l'Hélicoïde, un centre de torture géré par les services de renseignements selon des défenseurs des droits de l'homme. Des dizaines d'autres familles campent près d'autres centres de détention dans l'attente de libérations. Adriana Abreu, 30 ans, arbore un T-shirt à l'effigie de son mari Guillermo Lopez, chef de campagne du parti de l'opposante Maria Corina Machado dans l'Etat de Trujillo (ouest), incarcéré depuis deux ans. Voix qui tremble, quelques larmes... Cette mère d'un garçon de 4 ans explique devoir faire 16 heures de bus pour rejoindre Caracas. "Epuisement" "C'est un épuisement physique, mental (...) On parle de chiffres comme s'ils n'étaient qu'un nombre de plus. Ce sont des vies, ce sont des milliers de familles", raconte-t-elle. "Notre exigence est qu'ils (les dirigeants) tiennent leur promesse de libération, pas seulement d'un nombre important, mais de tous! Parce que tous sont innocents", ajoute-t-elle. Diego Casanova, membre de l'ONG Comité pour la libération des prisonniers politiques, dénonce un processus "extrêmement lent, opaque, truffé d'arbitraire et d'irrégularités". "Pour nous, (c'est) une nouvelle forme de violence d'Etat à l'égard des victimes", dit-il, en demandant "la libération de tous les prisonniers politiques et un démantèlement de l'appareil répressif". L'ONG Justice Rencontre Pardon a annoncé vendredi le décès de Yarelis Salas, mère du prisonnier politique Kevin Orozco, qui attendait dans l'angoisse une libération qui n'est jamais venue. Un des plus prisonniers les plus connus, Rafael Tudares Bracho, gendre d'Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat d'opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024, est sorti de prison dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais de nombreuses figures, comme les opposants Juan Pablo Guanipa et Freddy Superlano ou l'activiste Javier Tarazona, restent écroués. Par ailleurs, à l'appel du pouvoir, des milliers de partisans du président déchu Nicolas Maduro ont manifesté en faveur de sa libération vendredi, date anniversaire de la chute de la dictature militaire en 1958. "Nous les voulons de retour", pouvait-on lire sur une immense banderole déployée dans le centre de Caracas. Marlene Blanco, comptable de 65 ans, juge "illégale" et "injuste" la capture de Maduro et de son épouse. "Le pétrole est à nous. Et il doit être payé comme il se doit", ajoute-t-elle à propos de la volonté de Donald Trump de mettre la main sur le pétrole vénézuélien. Le puissant ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello a dit vouloir "ramener le président Maduro et Cilia", la Première dame, pendant le rassemblement, tout en assurant soutenir la présidente par intérim.

24.01.2026 à 00:31

"Le combat n'est pas terminé": à Washington, des milliers de militants défilent contre l'avortement

FRANCE24

Dans le rassemblement sur le Mall, au coeur de Washington, la foule est souvent très jeune. "La vie est un cadeau", clame le slogan de la 53e édition. "Prends ma main, pas ma vie", disent des lettres de couleurs. "Un être humain est un être humain. Aussi petit soit-il", revendique une pancarte. "Mariez-vous et ayez des enfants, vous ne le regretterez pas", incitent d'autres, avec la silhouette dessinée de Charlie Kirk, le militant ultraconservateur tué par balle en plein meeting sur un campus universitaire de l'ouest du pays il y a quelques mois. L'annulation de la garantie fédérale de l'IVG décidée par la Cour suprême en 2022 "était un excellent début mais les choses semblent ralentir au niveau national", considère auprès de l'AFP Connor Daggett, étudiant en droit âgé de 31 ans. "Il faut encore sensibiliser davantage au fait que le combat n'est pas terminé, poursuit-il. Il ne le sera pas tant que tout enfant dans le ventre (de sa mère) ne sera pas protégé." "Interdiction nationale" "Plus d'avortements. Une interdiction nationale", revendique Jessie Daggett, sa femme. Elle-même devenue mère après "une grossesse imprévue", cette scientifique de 29 ans estime que "c'est une situation effrayante, mais les femmes méritent mieux que de se voir dire qu'elles peuvent interrompre cette grossesse et que ça résoudra le problème, parce que ce n'est pas le cas". "L'objectif ultime, c'est d'éliminer l'avortement, de le rendre illégal et inconcevable", fixe Lauren VanderWulp, venue spécialement du nord du pays. "J'espère qu'ils (l'administration Trump) le feront, je ne sais pas. Je ne suis pas très politisée mais j'espère qu'ils vont faire quelque chose pour sauver les bébés et aider les femmes", dit la jeune étudiante. Venu en personne s'adresser à la foule, comme il y a un an juste après l'investiture de Donald Trump, le vice-président JD Vance a assuré "entendre" et "comprendre" la "crainte (...) que nous n'allons pas assez vite, que nos politiques n'ont pas su répondre à l'appel à la vie que représente cette marche". "Dans ce gouvernement, vous avez un allié à la Maison Blanche", a-t-il voulu les rassurer. JD Vance a profité de son discours pour annoncer que Washington ne verserait plus d'aide étrangère aux programmes favorisant la promotion de la diversité et de l'égalité de genre, en plus de l'avortement, provoquant la colère des ONG. Depuis que l'IVG n'est plus une garantie au niveau fédéral, une vingtaine d'Etats sur cinquante ont interdit ou très fortement restreint l'accès à l'avortement.

23.01.2026 à 23:59

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

FRANCE24

Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients. "Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad. "J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP. Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance. Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences. "Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il. Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres. - Crise de santé publique - Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan. M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques. "Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida". Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu. Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région. "Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire. Lois et moyens insuffisants Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié. Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas. "Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis." Les autorités de régulation reconnaissent leur échec. "Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC. La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs. "La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP. "Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région. Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il. Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème. "Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.

23.01.2026 à 23:49

HRW alerte sur les conditions des civils suite au retrait du M23 d'Uvira

Fatimata WANE

Les civils d’Uvira sont exposés à de graves risques d’abus… C’est l’alerte lancé dans le nouveau rapport de l’ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l’AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l’accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…

23.01.2026 à 23:44

Défaite des Kurdes en Syrie : la menace jihadiste ravivée ?

Que vont devenir les prisons que les Kurdes contrôlaient et où sont détenus des milliers de jihadistes ? On en parle avec Adel Bakawan, directeur de l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.   

23.01.2026 à 23:15

Minnesota: importantes manifestations à Minneapolis, les autorités américaines sur la défensive

FRANCE24

Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat du nord des Etats-Unis, appelant à "abolir ICE" et à "laisser nos voisins tranquilles". Un rassemblement s'est ensuite tenu sur le terrain de l'équipe locale de NBA. "Je suis ici parce que, si nous ne nous battons pas, (...) le fascisme l'emportera", a expliqué à l'AFP un manifestant souhaitant rester anonyme. La police de l'immigration est "brutale" et "ne respecte pas la loi", a déploré un autre, se présentant sous le prénom Aron. D'autres manifestations ont eu lieu autour d'un bâtiment utilisé par ICE et à l'aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d'où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Cents membres du clergé ont été arrêté pendant qu'ils manifestaient à l'aéroport et accusés de violation de lieu privé et de désobéissance aux forces de l'ordre, selon la pasteure Mariah Funess Tollgaard qui se trouvait sur place. "Ma foi enseigne que chaque personne est à l'image de Dieu et mérite dignité et sécurité, et qu'en ce moment, toutes les personnes de foi et de conscience morale doivent résister", a-t-elle déclaré dans un communiqué. Versions opposées Répondant au mot d'ordre "Pas de travail. Pas d'école. Pas de shopping", des commerces et restaurants sont restés fermés. Dans les esprits, Renee Good, Américaine de 37 ans tuée par un agent d'ICE le 7 janvier, et Liam Conejo Ramos, 5 ans, détenu depuis mardi. Une photo, devenue virale, montre le garçonnet apeuré, coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir. Deux versions s'opposent concernant sa prise en charge par la police de l'immigration. Zena Stenvik, responsable du réseau scolaire local, a accusé les autorités d'avoir utilisé le garçon comme "appât", en le faisant frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s'y trouvaient. Le vice-président JD Vance, en visite à Minneapolis jeudi, a affirmé qu'il avait été récupéré devant son domicile après que son père, originaire d'Equateur et présenté comme clandestin, eut pris la fuite. "Nous ne visions pas l'enfant", a insisté l'un des dirigeants d'ICE, Marcos Charles, vendredi. Il a assuré que ses hommes avaient "fait tout leur possible pour le réunir avec sa famille" mais que celle-ci avait refusé de lui ouvrir. Les agents d'ICE l'ont "emmené manger dans un restaurant et ont passé des heures à s'assurer qu'il ne manquait de rien", a ajouté M. Charles, précisant que le garçonnet et son père, Adrian Conejo Arias, avaient été réunis dans un "centre familial en attendant l'issue de leur procédure d'immigration". M. Conejo Arias se trouve dans un centre de rétention au Texas, selon une base de données fédérale ne répertoriant pas les moins de 18 ans. Leur avocat, Marc Prokosch, a assuré que la famille, qui compte aussi la mère et un frère aîné, a "fait ce qu'on lui avait demandé de faire (...) à chaque étape du processus d'immigration". "Mauvais traitements" Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU s'est dit "sidéré par les mauvais traitements désormais quotidiens" envers les migrants, pressant Washington de "cesser les pratiques qui déchirent les familles". Cet incident aggrave une situation tendue par la mort de Renee Good. Les élus démocrates locaux et les manifestants contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui l'a tuée aurait agi en état de légitime défense. Ce dernier n'a pas été suspendu. La ministre de la Sécurité Intérieure Kristi Noem a indiqué cette semaine que "plus de 10.000 étrangers en situation irrégulière" et accusés de crimes avaient été arrêtés dans le Minnesota, dont 3.000 au cours des six dernières semaines. Parmi eux, au moins quatre enfants du même réseau scolaire que Liam Conejo Ramos. Des mineurs sont régulièrement confrontés aux services fédéraux de l'immigration, sous des gouvernements républicains comme démocrates. Le Minnesota, dont de nombreuses zones sont des "sanctuaires" limitant la coopération des forces de l'ordre locales avec ICE, a attaqué en justice l'opération en cours. Une audience est prévue lundi.

23.01.2026 à 23:09

Musique: Bianca Costa, Marcia, Myra...nouvelle déferlante féminine en 2026

FRANCE24

Pop, rap, électro, bossa nova: le vivier féminin francophone fourmille de nouvelles têtes prêtes à défendre leurs projets, comme le font déjà Camille Yembe, Oklou ou encore Solann. L'AFP a rencontré trois de ces artistes. . Bianca Costa: "On est plus puissantes qu'on ne le croit" C'est parce qu'elle est souvent qualifiée de "gringa" ("étrangère") dans son pays d'origine, le Brésil, que Bianca Costa a nommé ainsi son premier album. L'artiste, qui a émigré au Portugal avant d'atterrir en banlieue parisienne à 10 ans, a su "faire la paix" avec ce sentiment d'être "Partout et nulle part", titre de son premier morceau en français. Quand cette fonceuse commence à émerger, notamment via ses reprises "Bossa Trap", elle fait face à une industrie "dans la recherche de la nouvelle Angèle ou la nouvelle Louane", retrace-t-elle. Depuis elle a réussi à imposer son côté multi-styles, sans être cantonnée à une étiquette. Dans cette nouvelle génération, "on est à l'affût de chaque petite meuf qui arrive, on va la suivre, lui donner de la force", explique-t-elle. "Il y a un nouveau souffle: on se rend compte qu'on est plus puissantes qu'on ne le croit." Bianca Costa rêve de voir les duos féminins se multiplier: "tant que les femmes ne vont pas s'unir, on ne va pas ouvrir plus d'espace. On a quand même des talents, une diversité de fou." . Marcia: "C'est une très belle génération" Marcia, petite-fille de Jacques Higelin et fille d'Arthur H, le reconnaît: "mon principal et premier privilège venu avec mon nom de famille, c'est que je n'ai eu à convaincre personne pour dire que je pouvais avoir une carrière" musicale. Pour le reste, l'artiste trentenaire a mené sa propre quête, s'orientant vers une activité "dans le social", avant d'être rattrapée par la musique. Le 20 février paraîtra "Mlog", un EP façon journal intime (ou blog) en musique, composé de neuf titres qui oscillent entre sujets personnels et paroles cash, avec un brin de dérision, comme ce titre sans filtre sur les règles et leurs effets secondaires. "Les injonctions du style il faut être toute polie, toute lisse, toute douce, c'est quelque chose qui est heureusement en voie d'extinction", tranche la chanteuse. Marcia voit dans cette scène française en ébullition un retour de la prise de risques. "On a envie d'être surpris et en plus il y a ce +girl power+ qui est vraiment chouette, venu avec tout ce travail qu'on fait" autour de propositions singulières, signe d'une "très belle génération", salue-t-elle. . Myra: "Il faut qu'on se serre plus les coudes" Dans son premier album aux notes ensoleillées, Myra mêle sa voix chaude à une large palette musicale, entre groove R'n'B, rythmes latino et sonorités grecques, clin d'œil à ses racines paternelles. Disponible le 30 janvier, "Yapi" évoque ces maisons inachevées qui pullulent en Grèce. Mais ce terme populaire s'applique aussi au fait "d'être en chantier", explique l'artiste de 28 ans, elle-même "en construction". Actrice dans les séries "Plus belle la vie" et "HPI", elle a choisi de s'engager davantage dans la musique. "Je voulais vraiment être à l'initiative des projets que je défends", confie-t-elle. L'un des points-clés dans la carrière d'une femme dans la musique réside selon elle dans l'entourage. Or "pour s'entourer de manière saine, quand t'es une fille de 20 ans à peine, il faut écrémer plus de la moitié de la population", déplore Myra. Dix ans après ses débuts, elle explique travailler avec de nombreuses femmes, en coulisses. Mais "ça ne sert à rien de faire des équipes 100% féminines pour dire qu'on n'est qu'entre nanas", nuance-t-elle. L'important est "qu'il faut qu'on se serre plus les coudes, qu'on soit plus présentes les unes pour les autres."

23.01.2026 à 22:57

A Paris, la mode façon comédie musicale de Willy Chavarria

FRANCE24

Pour ce nouveau vestiaire hivernal mixte, mélange de culture mexicano-américaine et de streetwear, le styliste a opté pour une mise en scène cinématographique, avec un décor représentant des rues des Etats-Unis du milieu du siècle dernier. Une Cadillac et une cabine téléphonique trônent notamment au milieu de l'immense salle. Le show a commencé par une performance musicale de la Chilienne Mon Laferte. De nombreux autres artistes se sont ensuite produits, comme le Portoricain Lunay, l'Italien Mahmood ou le groupe latino Santos Bravos. Parmi eux, les mannequins parmi lesquels Romeo Beckham et Farida Khelfa ont déambulé dans des vestes aux larges épaulettes et des pantalons amples ceinturés à la taille, inspirés des pachucos. Ces Mexicains nés aux Etats-Unis revendiquaient dans les années 1940 leurs origines à travers des vêtements très élégants et des chapeaux à large bord. Côté femmes, les manteaux sont très structurés, les robes près du corps, les jupes crayons et les pantalons cigarette, dans une esthétique à la fois affirmée et sensuelle. Le vestiaire urbain occupe également une place importante, avec des blousons en cuir, des bombers surdimensionnés, des pantalons larges ou des ensembles monochromes. La palette chromatique mêle des tons sombres (noir, marine, brun) à des éclats plus vibrants comme le rouge, le bleu électrique ou le rose profond. Un défilé spectaculaire sur la forme, mais plus sage sur le fond que ses deux précédents shows parisiens. Ouvertement militant, défenseur des migrants et pour les droits des personnes LGBT+, le créateur né en 1967 avait fait beaucoup parler en juin en mettant en scène plusieurs hommes tatoués, vêtus de blanc, agenouillés, dans une image qui rappelait les prisons au Salvador. Pour ses débuts dans la capitale, en janvier dernier, il avait fait résonner le discours pro-LGBT+ de l'évêque Mariann Budde lors de l'investiture du président américain Donald Trump. Ce nouveau défilé, baptisé "Eterno", est tourné vers la coexistence et la fraternité. "Nous sommes ensemble dans cette histoire. Tous. Et sans amour, sans les uns et les autres, nous sommes foutus. Alors, s'il vous plaît, soyez bons avec vos frères et sœurs", pouvait-on lire dans le livret distribué aux invités.

23.01.2026 à 22:45

JoeyStarr au tribunal face à son ex-manager: une histoire d'argent et d'amitié brisée

FRANCE24

Pour celui qui a formé avec Kool Shen un des groupes majeurs du hip-hop des années 1990, Suprême NTM, la chose est entendue: Sébastien Farran, qui fut également le dernier manager de Johnny Hallyday, l'a escroqué au milieu des années 2010, en profitant de son "aversion pour les chiffres" et de la "confiance absolue" qu'il lui accordait. Les deux hommes se sont rencontrés un peu avant le premier album de Suprême NTM qui allait faire du jeune graffeur et danseur de Seine-Saint-Denis une immense star dans les années 1990. Rapidement, "il a pris les rênes de tout ça. C'est lui qui a géré le business", "monsieur s'occupait de tout", dit JoeyStarr. "Monsieur", donc, et plus "Terror Seb", le surnom de Sébastien Farran durant cette ère bénie de la scène hip-hop française, traversée côte à côte, créant ensemble le label B.O.S.S. Ce "Monsieur", c'est l'acte de décès de ce que le président du tribunal, Guillaume Daïeff, décrit comme "26 ans de compagnonnage" clos en 2014. Les quinquagénaires qui se font désormais face sont, selon le procureur, les représentants d'"un monde ancien", celui des rappeurs vieille formule qui exprimaient "un désintérêt complet pour l'aspect financier" de leur travail. Quitte à en laisser la maîtrise à d'autres en s'accommodant d'une rigueur gestionnaire catastrophique. Que des signatures aient été falsifiées au bas de deux contrats pour un événement et une campagne publicitaire, ou que des chèques aient été émis depuis le compte de l'artiste vers celui de sa société, Sébastien Farran ne le nie pas: "On signait absolument tout pour M. Morville, il ne signait rien". Mais JoeyStarr était au courant de tout, affirme-t-il. - "Je me faisais fumer" - Sa société, Lickshot, s'occupait du quotidien de l'artiste qui avait "des besoins importants", selon Sébastien Farran: courses, pensions alimentaires, loyers, y compris quand une tournée de reformation de Suprême NTM est annulée en raison des déboires judiciaires de l'artiste et que la situation financière devient compliquée. "Je ne l'ai pas lâché", dit-il. Selon l'avocat de Sébastien Farran, Thomas Klotz, les relevés bancaires montrent que les flux financiers s'équilibrent. Comment peut-il y avoir escroquerie s'il n'y a pas préjudice, demande-t-il. Sur les chèques signés à sa place, JoeyStarr concède qu'il était "parfois" au courant. "J'étais payé de la main à la main, je ne savais pas forcément à quoi ça correspondait", poursuit-il. Mais au final, assure Joey Starr, "je me faisais fumer", "il s'est carrément servi et comme je n'étais pas regardant..." "S'il avait des besoins financiers, je me chargeais de les couvrir. C'est comme ça qu'on fonctionnait", réplique Farran. Sans contrat. "J'ai passé 25 ans de ma vie avec lui, j'ai tout fait pour lui", dit l'ex-manager. "Y compris m'enfumer correctement", riposte JoeyStarr, dont la défense ne chiffre pas la somme qu'il estime lui avoir été volée. Depuis la séparation, "je n'ai plus de contrôle fiscal", "je vis mieux", dit JoeyStarr. "Peut-être que vous vous êtes un peu assagi", tente Guillaume Daïeff qui se tourne vers Sébastien Farran: quand il a commencé à s'occuper de Johnny Hallyday, n'aurait-il pas négligé son ami? "Nos relations ont commencé à se tendre", répond le prévenu. Selon le procureur, dans cette histoire "humainement sensible", le tribunal doit se concentrer sur la "simplicité juridique" de l'escroquerie et de la complicité de faux qui justifient que le tribunal condamne Sébastien Farran à 80.000 euros d'amende dont 25.000 avec sursis. Réponse le 23 février.

23.01.2026 à 22:43

ICE: Quand la Maison blanche manipule les images avec l’IA

Marc PAUPE

La Maison blanche est accusée d’avoir modifié la photo de l’arrestation d’une avocate, figure de proue de la lutte contre ICE la police anti-immigration dans le but de la faire paraitre en détresse. C’est vrai. Cette manipulation fait entrer la communication de la Maison Blanche dans une nouvelle dimension.

23.01.2026 à 22:39

Ligue 1: le PSG s'en sort difficilement à Auxerre

FRANCE24

Paris n'impressionne plus vraiment même en championnat mais a tout de même repris provisoirement la tête de la Ligue 1, avant le choc entre Lens et l'OM samedi soir. Coincée entre deux matches de Ligue des champions, cette rencontre avait essentiellement pour but de chasser les quelques doutes qui entourent l'équipe de Luis Enrique depuis le début de l'année 2026. Surtout avant d'affronter Newcastle mercredi lors de la dernière journée de la phase de ligue pour accrocher le top 8 et ne pas jouer les deux matches de barrages. Les doutes d'abord autour du gardien Lucas Chevalier, qui n'a pas été décisif mardi à Lisbonne, encaissant deux buts sur quatre tirs cadrés. Vendredi au stade l'Abbé-Deschamps (17.254 spectateurs), l'ancien Lillois a été peu inquiété et n'a pas eu à s'employer, les Auxerrois n'ayant cadré aucune frappe. La défense bis (Lucas Beraldo, Lucas Hernandez et Illya Zabarnyi) alignée par l'Espagnol a plutôt rassuré, réussissant à gérer les quelques occasions auxerroises. Cette rencontre était aussi le bon moment pour éloigner les crispations concernant l'attaque du PSG, moins efficace ces dernières semaines hormis lors du succès vendredi dernier contre Lille (3-0). Toujours avec une possession impressionnante (environ 70%), les Parisiens - face au bloc bas de la défense de l'AJA - ont de nouveau manqué des occasions qu'ils ne rataient pas au printemps dernier. le PSG "manque un peu de confiance" Après plus de quinze frappes et 80 minutes, le PSG a ouvert le score sur une belle inspiration d'Ousmane Dembélé qui a lancé en profondeur Bradley Barcola, lequel a eu enfin le bon geste pour tromper Donovan Leon (1-0, 80e). Avant cela, l'attaquant français a beaucoup fait de différences sans réussir son dernier geste (2e, 51, 63e), tout comme Khvicha Kvaratskhelia (4e, 8e), pas assez dangereux. Sans Fabian Ruiz, Achraf Hakimi, Nuno Mendes, Joao Neves, Lee Kang-in et Matvey Safonov, les joueurs de Luis Enrique ont une nouvelle fois dominé sans être vraiment dangereux hormis sur une action en fin de match, rappelant l'automne 2025. L'entrée à l'heure de jeu de Désiré Doué et d'Ousmane Dembélé a fait un peu de bien à l'attaque du PSG, qui n'a donc toujours pas été rassurante même face à l'AJA, relégable. Désiré Doué a confirmé qu'il ne traversait pas sa meilleure période en ratant une occasion trop facile pour son niveau (76e). "On est dans un très bon moment", a pourtant insisté jeudi Luis Enrique à la veille du déplacement dans l'Yonne, rappelant que "cette saison est particulière". Au fil des conférence de presse, l'entraîneur espagnol veut chasser les doutes en répétant à l'envi que son équipe se porte bien même elle enchaîne les matches sans impressionner. D'ailleurs, Luis Enrique a changé de discours vendredi soir à Auxerre: "Je crois que c'est très clair, c'est un moment particulier. On met la pression à Lens c'est l'essentiel, c'est difficile, il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions, cela a été compliqué", a admis l'Espagnol. L'inquiétude a-t-elle gagné les rangs du staff parisien ces dernières semaines ? "Bien sûr, comme coach quand tu vois que tu perds des ballons que normalement tu ne perds pas ... Si on avait perdu, la confiance aurait encore diminué", a-t-il reconnu.

23.01.2026 à 22:37

Furcy, né libre : Abd al Malik raconte l’histoire de l’esclave devenu symbole de justice

FRANCE24

Né esclave sur l’île Bourbon (La Réunion), Furcy Madeleine s’est battu pendant 27 ans pour faire reconnaître sa liberté. Son combat historique est porté aujourd’hui au cinéma par Abd al Malik, dans un film poignant, Furcy, né libre, inspiré du livre de Mohammed Aïssaoui. Avec son complice Mattéo Falkone, il prolonge cette œuvre par un album, Furcy Héritage. Entre mémoire, musique et révolte, une conversation essentielle sur la dignité, la République, et la justice.
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