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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

28.05.2026 à 11:15

Nouveaux échanges de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran : Où en sont les négociations ?

FRANCE24

Après que Washington a abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud de l'Iran dans la nuit du mercredi au jeudi 28 mai, Téhéran a dit avoir visé, en représailles, une base américaine, sans préciser laquelle. En parallèle, les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre un terme au conflit sont laborieuses. Notre chroniqueur international Gauthier rybinski nous livre son analyse.

28.05.2026 à 11:15

Michelin annonce un plan de départs volontaires en France, "jusqu'à 1.500 postes" supprimés

FRANCE24

"Jusqu'à 1.500 postes pourraient être supprimés" en France, dont "les deux tiers dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l'industrie", a précisé à l'AFP le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris. Aucun site industriel spécifique ne sera visé. Les emplois tertiaires du groupe se trouvent à Paris, Clermont-Ferrand et Lille. Le plan sera "basé sur le volontariat et aucun départ ne sera contraint", a ajouté M. Faure-Vauris. Le groupe avait déjà supprimé 1.246 emplois en France en 2024 dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), en fermant deux sites industriels dans l'ouest du pays, à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Michelin emploie actuellement 17.000 personnes en France, où il compte encore 13 sites industriels. Il y a un an, devant une commission de l'Assemblée nationale, le patron du groupe, Florent Ménégaux, avait déclaré que les activités industrielles en France étaient "déficitaires". Près de 3,5 milliards d’euros ont été investis en France au cours des dix dernières années, a rappelé Michelin. Le contexte français est marqué par "les niveaux élevés des coûts de production, liés notamment au coût du travail et de l’énergie, ainsi qu’à une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés", fait valoir le groupe dans un communiqué, qui précise vouloir réduire ses coûts. Michelin a enregistré au premier trimestre des ventes en baisse de 5,4%, à 6,2 milliards d'euros. Ce recul a été imputé aux effets de change. L'activité pneus, de très loin la principale de l'entreprise, a baissé de 1,4% en volume sur un an.

28.05.2026 à 11:12

Burkina Faso : l'imam Kindo arrêté par la Junte après avoir critiqué un projet de loi

FRANCE24

Un influent imam et prédicateur sunnite, Mohamad Ishaq Kindo, a été interpellé mardi à Ouagadougou par des policiers et conduit vers une destination inconnue, deux jours après avoir formulé des critiques contre un projet de loi. Récit de Ludovic de Foucaud.

28.05.2026 à 11:10

Les États-Unis frappent l'Iran, Téhéran cible une base américaine

FRANCE24

Après que Washington a abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud de l'Iran. Téhéran a dit avoir visé, en représailles, une base américaine, sans préciser laquelle.

28.05.2026 à 11:08

Ebola en RD Congo : les célébrations de l'Aïd débutent malgré les précautions sanitaires

FRANCE24

Alors que les musulmans du monde entier commencent à fêter l’Aïd al-Adha, dans l’est de la RDC, l’heure est aux précautions sanitaires. Masques, gel désinfectant, regroupements à l’extérieur… Alors que l’épidémie du virus Ebola se propage à travers le pays, la communauté musulmane de Bunia, dans la province de l’Ituri, s’organise pour marquer l’événement tout en se protégeant. Récit de Clémence Waller.

28.05.2026 à 10:43

La Bourse de Paris en baisse face à l'incertitude au Moyen-Orient

FRANCE24

Vers 10H00 GMT, l'indice du CAC 40 enregistrait une correction de 37,68 points (-0,48%) à 8.168,77 points. La veille, l'indice des 40 principales capitalisations françaises avait clôturé en légère hausse de 0,43%, à 8.207,89 points. Entre-temps, les Etats-Unis ont abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud de l'Iran, dans la nuit de mercredi à jeudi, entraînant des représailles de Téhéran qui a visé une base américaine. Il s'agit des affrontements les plus graves depuis le début du cessez-le-feu le 8 avril. La reprise des hostilités a torpillé l'espoir d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement de 20% de l'offre mondiale en hydrocarbures depuis le début des frappes américaines sur Téhéran, il y a tout juste trois mois, le 28 février. Pétrole en hausse Variable sensible en Europe, en raison de la dépendance aux importations, le prix du pétrole repartait à la hausse: 96.77 dollars le baril de Brent (+2,63%) et 91,08 dollars (-2,71%) pour le WTI américain. La hausse des prix du pétrole alimente l'inflation, ce qui devrait conduire la Banque centrale européenne (BCE) à augmenter ses taux d'intérêt lors de la prochaine réunion de son directoire mi-juin. En attendant, le taux d'intérêt des emprunts d'Etat français à dix ans remontait jeudi matin, avec un rendement à dix ans de près de 3,62% contre moins de 3,60% la veille. Sur le marché des changes, l'euro était stable face au dollar à 1,1616 dollars pour un euro, contre 1,1626 la veille (-0,09%). Thales en hausse, Hermès en baisse Au palmarès des performances, les investisseurs privilégiaient la défense (Thalès +2,06% à 238 euros le titre) et le bon élève de la technologie française, le fabricant de micro-processeurs STMicroelectronics (+1,79% à 58,99 euros). Le luxe, exposé au marché du Moyen-Orient est touché (Hermès -2,08% à 1.600 euros l'action, et LVMH, -1,90% à 474,75 euros). Hors CAC 40, sur les indices élargis, le fabricant de matériaux pour semi-conducteurs Soitec bondit (+14,62% à 176,75 euros). Malgré l'anonce de résultats en baisse mercredi soir, Soitec semble profiter de l'engouement pour l'intelligence artificielle.

28.05.2026 à 10:37

Boom de l'IA: les travailleurs des puces en Asie veulent une part accrue des profits

FRANCE24

Les ingénieurs du secteur jouent désormais de leur rôle devenu indispensable pour obtenir gain de cause: les employés du sud-coréen Samsung Electronics viennent d'entériner un accord sur des primes colossales. D'où viennent ces profits soudains ? Les progrès des systèmes d'intelligence artificielle (IA) depuis la percée en 2022 de ChatGPT ont déclenché une explosion des projets de centres de données. Et donc de la demande de composants en silicium —notamment de puces-mémoire, marché aujourd'hui en tension--, faisant décoller les revenus des entreprises qui les conçoivent, produisent et assemblent. C'est le cas des deux champions sud-coréens des puces-mémoires Samsung Electronics et SK hynix, dont la valorisation boursière a dépassé ce mois-ci 1.000 milliards de dollars chacun --rattrapant le taïwanais TSMC, fondeur des semi-conducteurs les plus sophistiquées. "Une vague sans précédent de demande insatiable (pour des puces-mémoire de pointe) en ont fait une colonne vertébrale indispensable à la construction de l'infrastructure IA mondiale", déclare à l'AFP William Keating, expert du cabinet Ingenuity. Samsung Electronics a vu son bénéfice d'exploitation du premier trimestre bondir d'environ 750% sur un an. Son cours boursier a été multiplié par six en un an. Les travailleurs en profitent-ils? Aux États-Unis, les employés des géants de la tech bénéficient de stocks-options (actions de l'entreprise) leur permettant de profiter de l'envolée du cours boursier. A l'inverse de la Silicon Valley, le secteur asiatique des semi-conducteurs est lui "davantage dominé par les syndicats", a indiqué à l'AFP Neil Shah, cofondateur de Counterpoint Research. Alors que Taïwan et la Corée du Sud abritent la majorité des talents de la fabrication de puces, les ingénieurs y détiennent un pouvoir de négociation "immense", insiste-t-il: "Cette main-d'œuvre ultra-qualifiée se sait indispensable, elle contribue aux marges élevées" des firmes. En vertu de l'accord syndical approuvé mercredi, les employés de la division puces-mémoire de Samsung seront éligibles à une prime pouvant atteindre presque 300.000 euros cette année --équivalant à 12% du bénéfice d'exploitation du département, versée essentiellement en actions. Ils menaçaient précédemment d'entamer une grève générale de 18 jours. SK hynix avait déjà approuvé l'an dernier des primes massives pour ses propres employés, financées par 10% du bénéfice d'exploitation. -Samsung fera-t-il des émules ?- Une grève chez Samsung "aurait certainement été le plus important arrêt de travail de l'histoire de l'industrie mondiale des semi-conducteurs" en bouleversant les chaînes d'approvisionnement technologiques, juge le chercheur Kap Seol dans le magazine américain Jacobin. Dans ce secteur, "des rémunérations élevées et avantages généreux alimentent souvent un sentiment d'être privilégiés, malgré des conditions de travail au contact de produits chimiques, la concurrence acharnée, et des horaires à rallonge", poursuit-il. Dans la foulée de Samsung, des informations font état de mécontentement au sujet des primes chez le géant taïwanais TSMC, là encore sur fond de bénéfices records. "A mesure que l'entreprise poursuit sa croissance, nous sommes très confiants que le pourcentage de croissance annuelle de la participation aux bénéfices de nos employés (...) dépassera celui de l'année précédente", a simplement réagi l'entreprise. Son patron CC Wei, a tenu une réunion mercredi pour expliquer la question des primes au personnel dans un climat "calme et amical", a assuré un porte-parole à l'AFP, ajoutant que les primes devraient augmenter "de plus de 30%" sur un an. Au-delà des puces, le cas Samsung avive aussi les revendications syndicales dans d'autres secteurs en Corée du Sud (industrie, biotechnologies, automobile, construction navale...). Quels autres bénéficiaires ? De manière générale, les principaux bénéficiaires de l'envolée des bénéfices liées à l'IA sont... les actionnaires, suivis par les cadres dirigeants, et enfin par les salariés disposant de stock-options, selon Neil Shah. Arrivent ensuite les ingénieurs en semi-conducteurs eux-mêmes, dont certains réclament désormais une part plus importante du gâteau. Chez le géant californien des puces pour Nvidia, l'entreprise la plus valorisée au monde à quelque 5.000 milliards de dollars, de nombreux salariés titulaires de stock-options sont devenus subitement millionnaires, explique M. Shah. "Beaucoup d'entre eux sont partis et devenus investisseurs"... ou ont pris une retraite anticipée.

28.05.2026 à 10:33

"L'Objet du délit" : Agnès Jaoui face à la polémique #Metoo

Natacha VESNITCH

Au programme de ce nouveau numéro 100 % cinéma de "À l'Affiche !" : le palmarès politique du 79e Festival de Cannes, et focus sur "L'Objet du délit" de la Française Agnès Jaoui, comédie dramatique qui questionne le mouvement #Metoo. Thomas Baurez et Natacha Vesnitch reviennent d'abord sur la Palme d'or décernée pour la deuxième fois au Roumain Cristian Mungiu pour son film "Fjord", ainsi que sur "Minotaure", un film sur la guerre russo-ukrainienne du Russe Andreï Zviaguintse.

28.05.2026 à 10:33

Hong Kong réforme ses micro-logements, les plus démunis dans l'incertitude

FRANCE24

Sans salle de bain personnelle et sans cuisine, elle prépare de la soupe ou des nouilles dans un cuiseur à riz posé sur son lit. Une plaque de mousse est scotchée en bas de sa porte pour empêcher les rats et les cafards d’entrer dans son box, qu'elle loue 283 euros par mois. Séparés par de fines cloisons en bois, huit autres personnes vivent dans des box dans cet appartement subdivisé, dans un immeuble vieux de 60 ans situé à Sham Shui Po, l'un des quartiers les plus pauvres de Hong Kong. Ces appartements subdivisés sont progressivement supprimés depuis l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi en mars. Plus de 220.000 personnes, sur les 7,5 millions d'habitants de la ville, y vivent, et environ un tiers de ces appartements nécessitent une rénovation majeure, selon les autorités. Le président chinois Xi Jinping a ordonné à la riche place financière de résoudre la crise du logement, marquée par une pénurie aiguë d'habitations et des loyers exorbitants. "Je reste ici au jour le jour", confie Mme Lau, 48 ans, à l'AFP. Cette allocataire de l'aide sociale qui vit avec 7.300 dollars hongkongais (800 euros) par mois dit ne pas savoir où aller. Le gouvernement a donné jusqu'en 2030 aux propriétaires qui s'enregistrent dans le nouveau dispositif pour rénover leurs logements, mais certains ont déjà envoyé des avis d'expulsion à leurs locataires. Les nouvelles règles exigent que les logements fassent au moins huit mètres carrés et répondent à des normes de sécurité et d’hygiène, telles que la présence d'au moins une fenêtre ouvrable, d'un évier et de toilettes privées dans un espace fermé. Des logements inabordables La Society for Community Organisation (SOCO), une ONG travaillant avec les habitants défavorisés, juge que les réformes pourraient améliorer certaines des conditions de vie les plus difficiles à Hong Kong. Mais il faut davantage de logements publics, selon Sze Lai-shan, directrice adjointe de la SOCO. "Il ne faut pas s'attendre à ce que ces personnes qui vivent dans des logements très petits puissent emménager dans les nouvelles unités de logement de base. Elles n'en auront pas les moyens", dit-elle. Alors que le gouvernement a indiqué avoir reçu des notifications concernant 35 ménages menacés d'expulsions forcées de leurs appartements subdivisés, la SOCO affirme que beaucoup d'autres se trouvent dans une situation difficile. Liu Xiaoli, également menacée d'expulsion de son logement subdivisé, cumule deux emplois à temps partiel comme cuisinière et femme de ménage pour joindre les deux bouts depuis son divorce, et subvient aux besoins de sa fille et de sa petite-fille en Chine continentale. "Si le loyer ici ou ailleurs augmente, je ne pourrai vraiment pas le payer", confie à l'AFP cette femme de 63 ans. Des "maisons-cercueils" Interrogé par l'AFP, le gouvernement a déclaré avoir "considérablement augmenté l'offre de logements publics" avec l'objectif de produire environ 196.000 unités au cours des cinq prochaines années, et avoir accéléré la procédure pour 40% des ménages inscrits sur la liste d'attente pour un logement public. "Les loyers des (unités subdivisées) ne devraient donc pas flamber en raison de la baisse de la demande", a indiqué un porte-parole du Bureau du logement dans un communiqué. Les nouvelles règles ne s'appliquent pas à la pire forme d'hébergement: les tristement célèbres "maisons-cercueils", des boxes empilés les uns sur les autres comme des lits superposés dans des dortoirs délabrés. Wan Hon-cheung vit depuis dix ans dans une boîte en contreplaqué de la taille d'un lit une place. Il a souvent des punaises et se lever et se coucher est difficile pour cet homme de 64 ans qui marche avec une canne. Il espère que le gouvernement améliorera aussi les conditions de vie d'habitants comme lui. "Pour nous, les classes populaires (...) c'est la réalité, il n'y a rien à redire".

28.05.2026 à 10:09

La Bolivie vit une "rébellion" contre un gouvernement "soumis" aux Etats-Unis, affirme l'ex-président Morales à l'AFP

FRANCE24

"C'est un gouvernement totalement soumis (aux Etats-Unis, NDLR). Je me rends compte que l'heure est venue de décider qui commande: l'empire ou le peuple", a déclaré M. Morales depuis la région du Chapare (centre). "Cette rébellion s'oppose au modèle néolibéral et à l'Etat néocolonial", a-t-il ajouté. Le président bolivien Rodrigo Paz a averti mercredi que la crise qui secoue le pays "approche du point de rupture", lors d'une nouvelle journée de manifestations réclamant sa démission. M. Paz, qui a mis fin à 20 ans de gouvernements de gauche dans le pays, précédemment dirigé par Morales (2006-2019) et Luis Arce (2020-2025), est un nouvel allié latino-américain des Etats-Unis, qui lui ont exprimé leur soutien et ont averti que la Bolivie faisait face à une tentative de "coup d'Etat". Son gouvernement affirme que les manifestations sont orchestrées par Evo Morales, visé par un mandat d'arrêt dans une affaire de traite présumée d'une mineure, accusations qu'il conteste. Depuis 2024, l'ex-président, déclaré inéligible par la justice, vit retranché dans le Chapare, protégé par ses partisans. "J'aimerais me joindre (aux manifestations NDLR), mais cette affaire de trafic" ne me le permet pas, a-t-il déclaré. "Plus mon heure" Evo Morales a dénoncé un prétendu plan des Etats-Unis, selon lui soutenu par le gouvernement de M. Paz, visant à mener une opération militaire avec le soutien de la DEA, l'agence américaine de lutte contre le trafic de stupéfiants, et du Commandement Sud de l'armée américaine, afin de l'arrêter. Sans le mentionner, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré la semaine dernière que Washington ne permettrait pas "que des criminels et des trafiquants de drogue renversent des dirigeants élus démocratiquement". M. Morales a nié être à l'origine des manifestations, bien que ses partisans participent à des barrages routiers à Cochabamba (centre). Les manifestations menées par les ouvriers, les paysans et les mineurs à La Paz ont provoqué des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant. "C'est la faim qui motive cette mobilisation", a insisté celui qui fut le premier président indigène de Bolivie. Mardi, le Congrès bolivien a permis, en abrogeant une loi, à M. Paz de déclarer l'état d'urgence et de contrôler les manifestations avec l'aide de l'armée sans l'accord du Parlement. S'il le faisait, "je doute que le peuple" fasse marche arrière, a affirmé Evo Morales. Empêché de se présenter aux élections présidentielles de 2025 en raison d'une décision de la Cour constitutionnelle, il propose au gouvernement actuel d'organiser des élections dans 90 jours, et a assuré à l'AFP qu'il n'avait "aucune envie" d'être à nouveau candidat. "Ce n'est plus mon heure, mais j'ai le devoir d'accompagner" le mouvement politique, a-t-il conclu.

28.05.2026 à 09:59

Izïa Higelin en sage-femme dans une prochaine série médicale sur Netflix

FRANCE24

L'artiste, qui avait remporté le César du meilleur espoir féminin en 2013 ("Mauvaise fille"), a été à l'affiche de plusieurs films, dont "Loin du périph" sur Netflix avec Omar Sy et Laurent Laffite en 2022, ou "Le gang des Amazones" (2025). Dans la prochaine série Netflix, au titre encore provisoire ("Maternité"), la fille de Jacques Higelin va incarner Maya, une sage-femme confrontée à son propre désir d'enfant et à l'abandon de son compagnon, médecin dans la même maternité. "Contrainte d'assurer des accouchements sous haute tension avec lui au sein d'un hôpital public en sous-effectif et au bord de la rupture, Maya doit faire face à un choix impossible: mener à bien (sa) FIV (fécondation in vitro) seule, ou renoncer à son rêve de devenir mère", écrit Netflix dans le communiqué qui présente ce projet. La série a été créée par Marjorie Bosch et Sarah Farkas. D'"Urgences" (1994) aux plus récentes "The Pitt" ou "Hippocrate", les séries qui se déroulent en milieu hospitalier sont devenues un classique des catalogues des plateformes de streaming.

28.05.2026 à 09:56

Aïd al-Adha : pourquoi le prix du mouton flambe dans plusieurs pays

Christophe DANSETTE

À l'occasion de l'Aïd al-Adha, le prix du mouton est devenu un sujet de pouvoir d'achat dans de nombreux pays. Du Maroc à l'Algérie, en passant par la Tunisie, le Sénégal ou la France, partout, les prix ont beaucoup augmenté ces dernières années. Explications.

28.05.2026 à 09:51

Un fonds pour une nation du Pacifique vulnérable au changement climatique investit dans les combustibles fossiles

FRANCE24

Situées à mi-distance entre l'Australie et Hawaï, les Tuvalu sont composées d'atolls de faible altitude, particulièrement vulnérables au changement climatique et confrontés notamment à l'acidification des océans, aux maladies tropicales et à la montée des eaux. "Le principal changement que nous observons est la montée du niveau de la mer. Nous commençons à voir de nouveaux endroits être inondés ou submergés", explique Richard Gokrun, militant local pour le climat. L'économie du pays est fragile. Les Tuvalu dépendent donc d'un fonds fiduciaire gouvernemental pour contribuer à couvrir les coûts exponentiels de la crise climatique. Mais la gestion de son principal actif financier est attribuée à la société de conseil Mercer, qui a investi dans des fonds détenant des participations dans de grandes entreprises de combustibles fossiles, selon des documents financiers et des rapports gouvernementaux consultés par l'AFP. Après avoir pris connaissance des conclusions de l'AFP, les Tuvalu ont déclaré rééxaminer "l'exposition aux combustibles fossiles" du fonds de 200 millions de dollars. M. Gokrun estime "vraiment choquant" de voir la nation ligotée aux entreprises de combustibles de cette façon. "Nous défendons fermement l'abandon progressif des combustibles fossiles, parce que nous voyons les conséquences sur notre pays", a déclaré à l'AFP cet ancien météorologiste depuis la capitale Funafuti. Le Tuvalu Trust Fund (fonds fiduciaire du Tuvalu) a été créé en 1987 avec l'aide de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, fournissant des revenus essentiels à un pays dépendant de l’aide extérieure. L'entreprise américaine Mercer en a repris la gestion en 2022. Combustibles fossiles Les attentes des Tuvalu sont exprimées clairement dans les "objectifs d'investissement" du fonds. "Les Tuvalu sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique et il est approprié d'en tenir compte dans la stratégie d'investissement", indique le document, qui précise que le fonds doit, autant que possible, réduire au minimum son exposition aux "réserves de combustibles fossiles et aux émissions de carbone". Selon un rapport trimestriel daté de septembre 2025, Mercer a investi l'argent des Tuvalu dans des fonds spécialisés dans des secteurs tels que les "actions australiennes", les "actions internationales" et les "marchés émergents". Mercer n'est pas tenu d'énumérer chacune des dizaines d'entreprises présentes dans ces fonds, mais publie les dix participations les plus importantes. L'AFP a analysé ces données pour 14 fonds Mercer détenus par les Tuvalu. Par exemple, selon les données arrêtées en décembre 2025, le fonds "marchés émergents" de Mercer a investi dans le conglomérat indien Reliance Industries. Reliance industries détient le complexe pétrochimique de Jamnagar, dans l'ouest de l'Inde, une vaste installation industrielle devenue la plus grande raffinerie de pétrole brut au monde. Duke Energy, Woodside, BHP Les Tuvalu ont également investi dans un fonds géré par Mercer qui investit dans les entreprises de services publics américaines The Southern Company et Duke Energy, les deuxième et troisième plus grands émetteurs de gaz à effet de serre aux États-Unis, selon le Political Economy Research Institute. La Southern Company a notamment versé 60 millions de dollars à "des groupes et des entreprises impliqués dans des campagnes de désinformation sur le climat entre 1993 et 2004", selon un rapport publié en 2024 par l'Energy and Policy Institute, basé aux États-Unis. Et Mercer a placé l'argent des Tuvalu dans des fonds investis dans le géant minier Rio Tinto et dans le géant du pétrole et du gaz Woodside Energy, que les données du gouvernement classent parmi les dix plus grands émetteurs de gaz à effet de serre d'Australie. Les investissements dans Woodside sont particulièrement gênants pour les Tuvalu, qui avaient exhorté l'Australie à rejeter, en 2025, une prolongation de 40 ans du projet gazier North West Shelf de Woodside, en vain. A l'époque, le ministre du Climat Maina Talia avait prévenu que les émissions du projet menaceraient "la survie" des Tuvalu. Environ 12% du Tuvalu Trust Fund - soit 25 millions de dollars - sont investis dans le "fonds d'actions australiennes" de Mercer, dont la principale participation est dans BHP, l'une des sociétés les plus valorisées d'Australie et le plus grand groupe minier au monde. BHP s'est sensiblement désengagé du charbon thermique ces dernières années, mais détient toujours une participation dans des mines australiennes qui extraient ce combustible fossile pour la fabrication de l’acier. "Condamnation à mort" Cette année, les Tuvalu vont bénéficier d'une rare visibilité internationale en organisant un sommet spécial en amont de la COP31, une occasion de montrer les effets du changement climatique sur la région. L'archipel espère faire de ce sommet un tremplin pour trouver de "nouveaux contributeurs" à son fonds fiduciaire, selon un rapport du gouvernement datant de septembre. Son Premier ministre, Feleti Teo, considère qu'"ouvrir, subventionner et exporter des combustibles fossiles est immoral et inacceptable". "Pour le dire clairement: c'est une condamnation à mort pour nous si les grandes nations continuent d'ouvrir de nouveaux projets liés aux combustibles fossiles", a-t-il déclaré en 2024. Mais les investissements de Mercer semblent témoigner d'"une quasi-absence de prise en compte formelle du changement climatique", soutient Sebastian Gehricke, expert en finance climatique à l'université d'Otago. Les révélations de l'AFP "justifient clairement une enquête plus approfondie", estime Ivan Diaz-Rainey, professeur de finance à l'université Griffith en Australie. Il appelle à "une publication complète des participations et un compte rendu clair des mesures qui ont été prises pour mettre en oeuvre les engagements du fonds en matière d'action climatique". Une porte-parole a déclaré que le Tuvalu Trust Fund (TTF) allait rééxaminer son exposition aux combustibles fossiles à la lumière des révélations de l'AFP. "Étant donné que Tuvalu est particulièrement vulnérable aux effets néfastes du changement climatique, le TTF continue de chercher à minimiser l'exposition du fonds aux réserves de combustibles fossiles et aux émissions de carbone", a-t-elle ajouté. Mercer, de son côté, a déclaré: "Nous ne fournissons aucun commentaire ni aucune analyse concernant nos clients ou leurs portefeuilles d'investissement".

28.05.2026 à 09:31

Le Petit Nicolas revient en octobre avec de nouvelles histoires

FRANCE24

"Le Petit Nicolas, je reviens!" sortira le 8 octobre en librairie avec 12 "nouvelles histoires fidèles à l'esprit des créateurs", a indiqué Aymar du Châtenet, le directeur d'Imav. Les lecteurs de tous âges y retrouveront les personnages emblématiques de la série: les "chouettes copains" Alceste, Agnan, Eudes ou Clotaire, ainsi que la maîtresse, le surveillant Bouillon et les deux parents du petit écolier. Le nouvel album "est une vraie suite et est très fidèle aux aventures du Petit Nicolas", indique Aymar du Châtenet à l'AFP. Il est co-écrit par Anne Goscinny, écrivaine et ayant droit de son père René, et Jean-Philippe Arrou-Vignod, auteur de plusieurs albums jeunesse. Il est illustré par Fursy Teyssier, qui "a réussi à attraper le style et l'esprit du dessin de Sempé", selon l'éditeur. Sorte d'"icône nationale", Le Petit Nicolas a connu un immense succès en traitant la vie quotidienne des écoliers dans les années 1960 avec humour et tendresse. Après quelques tentatives avortées, la série avait pris son essor en 1959 dans l'édition du dimanche de Sud-Ouest, le quotidien basé à Bordeaux. Il a ensuite été édité en recueils, vendus à environ 20 millions d'exemplaires dans le monde, où il est traduit en une quarantaine de langues et idiomes, selon Aymar du Châtenet. En 1965, malgré le succès, Goscinny avait décidé d'arrêter les aventures après plus de 222 histoires courtes. Des épisodes inédits ont ensuite été édités dans les années 2000 par Imav, maison d'édition créée par Anne Goscinny et Aymar du Châtenet qui publie aujourd'hui la totalité des albums du Petit Nicolas. Quatre films, dont un d'animation, et deux séries télévisées ont contribué à asseoir la popularité du jeune héros. Selon Sempé et Goscinny, "Le Petit Nicolas est indémodable car, lorsque nous l’avons créé, il était déjà démodé". "Les parents se souviennent avec nostalgie de lui et les enfants d'aujourd'hui se reconnaissent dans son univers", souligne Aymar du Châtenet.

28.05.2026 à 09:21

Obésité: Wegovy et Mounjaro officiellement remboursés en France dans un cadre contrôlé

FRANCE24

"On est le premier pays de l'Union Européenne qui accède au remboursement pour les patients qui en ont besoin, dans le droit commun, de façon pérenne", s'est réjouie la ministre de la santé Stéphanie Rist sur TF1. Cette mesure "représente en année pleine, c'est-à-dire une fois qu'on aura la montée des prescriptions, une centaine de millions d'euros", a précisé la ministre en se basant sur une population cible d'environ "un million de personnes", celle qui a servi aux longues négociations pour trouver un accord sur le prix entre l'Etat et les laboratoires. Le taux de remboursement a été fixé à 65%, a confirmé la ministre, mais dans les faits "pour la très grande majorité, ça sera un remboursement à 100%" dans la mesure où "quasiment tous ces patients sont pris en charge à 100%" du fait de leur état de santé. Ces traitements "permettent un véritable changement pour ces personnes qui ne seront plus opérées et qui auront moins de risques", il s'agit "donc de prévention", selon Mme Rist. Mais, a souligné la ministre, "si on veut accéder et continuer à accéder à ces traitements", il faudra "un débat de fond" sur le financement de la protection sociale, a-t-elle déclaré, se disant à nouveau "plutôt favorable" à augmenter les franchises. Selon deux arrêtés publiés jeudi au Journal officiel, les médicaments amaigrissants Wegovy et Mounjaro pourront être remboursés uniquement pour certains patients majeurs: ceux atteints d'obésité massive sans comorbidité ou sévère avec comorbidité, qui peuvent habituellement avoir recours à une chirurgie bariatrique, plus coûteuse. "Considérant l'impact financier pour les dépenses d'assurance maladie, le risque de mésusage potentiel, en dehors de ses indications remboursables", la prescription initiale de ces médicaments injectables sera strictement encadrée et contrôlée. Elle sera "réservée" aux médecins travaillant dans des structures spécialisées dans l'obésité, tels que les centres spécialisés de l'obésité (CSO), des CHU ou des établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR), précisent ces arrêtés. Cette prise en charge doit s'inscrire "en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique". Le Wegovy du laboratoire danois Novo Nordisk et le Mounjaro de son concurrent américain Eli Lilly sont des analogues GLP-1, une famille de médicaments qui entraînent des pertes de poids spectaculaires et qui réduisent l'appétit. Jusqu'à présent, le prix était librement fixé par les laboratoires et les patients français devaient débourser autour de 300 euros par mois de leur poche pour ces stylos injectables disponibles sur ordonnance depuis fin 2024. Le prix pouvait varier en fonction des officines. - "Cap décisif" - "La France est le premier pays de l'Union européenne à rembourser des traitements contre l'obésité", a souligné le patron du géant pharmaceutique danois Novo Nordisk, Mike Doustdar, dans un communiqué. D'autres pays comme la Suisse et le Royaume‑Uni ou encore le Japon, proposent déjà une prise en charge du Wegovy avec des critères différents de ceux retenus en France et une durée de traitement limitée. "Le remboursement de Mounjaro, médicament produit en France, marque un cap décisif pour les patients français", a de son côté réagi le président de Eli Lilly France, Marcel Lechanteur, dans un communiqué. Un remboursement de l'anti-obésité Mounjaro existe déjà au Royaume-Uni, en Grèce et en Suisse pour une durée d'un an. En dehors de ce remboursement, Wegovy et Mounjaro resteront accessibles à d'autres patients, mais à leur frais. Ils doivent cependant être prescrits par un médecin spécialiste ou un généraliste, et s'adresser à des patients avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30, ou supérieur ou égal à 27 en présence d'un facteur de comorbidité au moins, en association à des mesures diététiques et à une augmentation de l'activité physique. L'obésité est une maladie chronique qui peut entraîner d'autres pathologies comme l'hypertension, le diabète, et des risques de cancers. En plus de ces complications médicales, les répercussions sociales sont notables: isolement, souffrance psychologique, difficultés professionnelles. Elle touche aujourd'hui 18% des adultes en France. Récemment, le gouvernement a dévoilé un plan obésité 2026-2030 pour accompagner les personnes en situation d'obésité à travers un dispositif, qui combine un accompagnement médical, un suivi diététique, un soutien psychologique et de l'activité physique adaptée.
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