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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

10.03.2026 à 14:00

Municipales 2026 : une ingérence numérique venant de l'étranger vise deux candidats LFI

FRANCE 24

Après le candidat de centre droit à Paris Pierre-Yves Bournazel, c'est au tour de deux candidats La France insoumise, Sébastien Delogu à Marseille et François Piquemal à Toulouse, d'être victimes d'une ingérence numérique venant de l'étranger. À quelques jours du premier tour des municipales, ils sont la cible d'une campagne de dénigrement orchestrée par un lobby pro-israélien, selon des informations du journal Le Monde.

10.03.2026 à 13:59

Dari, turc, farsi: du théâtre surtitré pour attirer un nouveau public

FRANCE24

"Bienvenue au Théâtre national de Strasbourg!": avant d'assister à la représentation "d'En attendant Oum Kalthoum", une pièce d'Hatice Özer inspirée par un concert de la cantatrice égyptienne, le public est accueilli au micro dans trois langues: arabe, turc et français. Une fois la pièce lancée, les comédiens se donnent la réplique en français tandis que sur un écran les dialogues défilent en turc et en arabe pour permettre aux non francophones de ne rien rater. Dans la salle comble, quelque 530 spectateurs, parmi lesquels des collégiens venus avec leurs mères, des réfugiés en insertion professionnelle apprenant le français ou encore des spectateurs individuels qui découvrent le dispositif. Claire Helfter, d'origine libanaise, salue cette initiative: "ça apporte une ouverture aux autres langues". "Pour une personne qui ne comprend pas le français c'est très bien", approuve Elif Kazanci, d'origine turque. Elle raconte avoir jeté un oeil aux surtitres "quelquefois" pendant la représentation pour connaître la traduction de certains mots. Chaque soir de spectacle, des interprètes sont présents pour accueillir les spectateurs, qui peuvent emporter un programme traduit dans leur langue. C'est en travaillant sur sa pièce "Valentina", portant sur une fillette accompagnant sa mère roumaine malade en France, que la directrice du TNS, Caroline Guiela Nguyen, a constaté que des personnes pouvaient être privées de leurs droits faute d'interprète. "Moi-même étant directrice d'un établissement public, je me suis dit: +qu'est-ce que je fais, moi, concrètement+?", raconte à l'AFP celle qui dirige le seul théâtre national en région. Une idée a germé: "essayer de cibler quelles étaient les langues les plus parlées sur le territoire, et proposer un surtitrage pour que des personnes puissent accéder au spectacle". "Andromaque" en dari Elle s'est appuyée sur l'association Migrations santé Alsace, dont les interprètes ont assuré la traduction des textes de sept oeuvres, classiques comme contemporaines. "Andromaque", de Racine, a ainsi été surtitré en dari, pachto et grec, tandis que "Prendre soin", création du Britannique Alexander Zeldin au TNS, a été proposé en arabe, géorgien et anglais. Depuis le début de la saison, ce dispositif inédit, soutenu par la fondation du Crédit Mutuel Alliance fédérale, a attiré environ 350 spectateurs non francophones. Reste à le faire connaître pour que les communautés concernées s'en emparent. "Avec les interprètes, on travaille à répertorier les lieux de vie, de culte, les restaurants, les commerces...", explique Antoine Vieillard, secrétaire général du TNS. Pour promouvoir les représentations surtitrées en farsi de "KO Brouillard", de Maxence Vandevelde, des équipes du TNS ont déposé des prospectus dans des épiceries et restaurants iraniens, s'éloignant de leurs canaux de communication habituels. "C'est vraiment un dispositif inédit", souligne Antoine Vieillard, remarquant que la question des spectateurs non francophones était jusque là "complètement absente du travail de relation avec les publics, sauf lorsqu'une pièce internationale était proposée". "Une famille avec qui j'ai discuté me disait que c'était une fierté de voir leur langue affichée comme ça, en grand, à l'intérieur d'un théâtre", témoigne Fatiha Benamar, qui a réalisé des traductions en arabe et accueilli des spectateurs. Pour des Ukrainiens qui ont vu la pièce Valentina surtitrée dans leur langue, "ça a été une grande émotion, dans un contexte difficile", ajoute-t-elle. Pour la prochaine saison, le TNS souhaite réduire le nombre de langues mais proposer plusieurs spectacles surtitrés pour chaque langue, "ce qui permettra de faire vraiment des parcours de spectateurs", explique Caroline Guiela Nguyen. Elle aimerait aussi "exporter" l'outil de surtitrage imaginé pour les spectacles du TNS afin qu'il puisse être proposé partout en France et en Europe dans le cadre de leur tournée. Pour la directrice, "La langue, c'est réellement ce qui nous permet d'atteindre l'autre".

10.03.2026 à 13:55

Le sommeil de beaucoup de Français continue de se dégrader

FRANCE24

"En moyenne, les Français dorment 6h50 en semaine et 7h48 le week-end", moins qu'un an auparavant, selon la dernière enquête annuelle menée par la société de sondages Opinionway pour l'INSV et la fondation Vinci Autoroutes auprès d'un millier de Français de 18 à 65 ans, représentatif de la population. Un quart des personnes interrogées dit dormir moins de 6 heures par nuit, et plus d'une sur deux affirme se réveiller fatiguée. Plus d'un tiers des Français (38%) fait aussi état de troubles du sommeil, insomnie en tête. Avant la 26e Journée du sommeil qu'il organise vendredi, l'INSV rappelle qu'un sommeil altéré peut nuire à la santé, physique et psychique, et pointe l'impact de modes de vie contrariant les rythmes biologiques et de facteurs néfastes (lumière, bruit, chaleur...). Manque d’exposition à la lumière naturelle le jour (71% des sondés passent moins d’une heure par jour dehors en semaine) et surexposition à la lumière artificielle le soir (58% dorment avec un smartphone allumé dans la chambre) contribuent ainsi à perturber l’horloge interne. Près d’un Français sur cinq dit aussi travailler de nuit ou à des horaires irréguliers ou décalés, situation concernant "plus souvent les populations modestes, les femmes et les jeunes adultes", note l'INSV. Des nuisances nocturnes influent également: le bruit arrive en tête pour plus d’un tiers des Français (36%). La chaleur dérange de plus en plus (81% déclarent que les épisodes de fortes chaleurs ont perturbé leur sommeil). Pour le sommeil, il existe cependant des inégalités entre Français, recoupant souvent des inégalités de santé, sociales et territoriales. Par exemple, les maladies chroniques augmentent les risques de troubles du sommeil, le fait d'être une femme aussi. Et les personnes vivant en appartement ou en ville sont plus exposées aux nuisances sonores ou à la canicule. Comme "le sommeil est à la fois un symptôme et un facteur aggravant des problèmes de santé", "il est indispensable d’adopter une approche globale, qui dépasse la prise en charge individuelle", plaide le Pr Jean-Arthur Micoulaud-Franchi, président du conseil scientifique de l’INSV, dans le communiqué. Pour la Journée du sommeil, plus de 60 centres et structures spécialisées ouvriront au public.

10.03.2026 à 13:47

Iran : l’analyse d’un missile relance l’enquête sur la frappe contre l’école de Minab

FRANCE24

Une analyse d’images montre qu’un missile de croisière Tomahawk, de fabrication américaine, a été utilisé lors de la frappe qui a touché une école à Minab le 28 février, au premier jour de la guerre, relançant les appels à l’ouverture d’une enquête indépendante.

10.03.2026 à 13:45

Jeux Playstation trop chers: un procès à 2 milliards de livres s'ouvre à Londres

FRANCE24

"Une fois que quelqu'un a acheté une Playstation, il n'a pas d'autre choix, pour acheter un jeu numérique, que de le faire auprès de Sony. Et Sony a abusé de cette position en faisant payer aux consommateurs des prix trop élevés", résume auprès de l'AFP la spécialiste des droits des consommateurs Alex Neill, qui a lancé l'action. Le "Playstation Store" est la boutique numérique officielle sur laquelle les joueurs peuvent acheter les classiques de Sony, de Gran Turismo à God of War, mais aussi les productions d'autres studios comme Call of Duty, GTA ou Assassin's Creed. "Sony a mis en oeuvre une stratégie visant à exclure toute concurrence réelle et potentielle des marchés de distribution numérique", a affirmé l'un des avocats des plaignants, Robert Palmer, à l'ouverture du procès. Les plaignants ont souligné mardi que le jeu Assassin's Creed Shadows pour PS5 y est en vente à presque 70 livres, le double du prix du jeu physique chez le détaillant technologique britannique Curry's. "Ce n'est pas logique quand on compare cela au marché des livres, où le livre papier est toujours plus cher que le livre numérique", affirme Mme Neill. Les demandeurs dénoncent notamment une commission de 30% sur les achats, qui pèse aussi sur le contenu additionnel dans les jeux et disent aussi avoir constaté des commissions plus faibles sur d'autres plateformes de ventes de jeux en ligne, notamment PC. La procédure est déposée au nom de quelque 12,2 millions de personnes - ce type de procédure inclut par défaut tous les clients potentiellement concernés, sauf s'ils en sortent volontairement. Mais pour Sony, si l'on prend le système dans son ensemble, c'est à dire le prix de la console et des jeux, "il ressort clairement que la rentabilité du système PlayStation est loin d’être excessive", selon son argumentaire juridique tranmsis à l'AFP. "Ses contenus numériques sont proposés à des niveaux similaires à ceux pratiqués sur d'autres plateformes et (...) à des prix comparables à ceux des disques. Si ce n'était pas le cas, les consommateurs et les éditeurs iraient tout simplement voir ailleurs", ajoute l'entreprise.

10.03.2026 à 13:18

Nigeria : le marché local privilégié pour prévenir une pénurie de carburant

FRANCE24

La méga-raffinerie Dangote au Nigeria a assuré lundi qu’elle prioriserait le marché local afin d’éviter toute pénurie de carburant dans le pays et de limiter les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, alors que les prix à la pompe ont déjà augmenté d’environ 20 % en une semaine.

10.03.2026 à 13:17

Niger : une attaque "terroriste" contre l'aéroport de Tahoua repoussée par l'armée

FRANCE24

Une attaque "terroriste" visant une base militaire de drones à l'aéroport de Tahoua, grande ville du sud-ouest du Niger, a été repoussée par l'armée dans la nuit de dimanche à lundi. Quelques soldats ont été blessés et "plusieurs assaillants" tués, selon une source sécuritaire, qui n'a pas précisé leur nombre. Cette attaque est survenue quelques semaines après celle du groupe État islamique au Sahel, fin janvier, contre l'aéroport de la capitale, Niamey, et une base militaire située sur le même site.

10.03.2026 à 13:17

Winnie l'ourson célèbre ses 100 ans

FRANCE24

Ses débuts remontent à 1926, dans un livre écrit par l'auteur anglais Alan Alexander Milne et illustré par Ernest Howard Shepard. Disney, qui a acquis les droits du personnage dès les années 1960, organise cette année des célébrations en l'honneur de cet ours paresseux à la "petite cervelle", connu partout dans le monde, de l'Azerbaïdjan au Zimbabwe. "Winnie l'ourson, c'est nous tous", explique Kevin Kern, directeur de recherche aux archives Walt Disney à Burbank, en Californie, où s'empilent les trésors liés au personnage. "Il montre toutes les émotions que nous éprouvons", poursuit-il. "Il voit les choses que nous voyons. Il se débat comme nous, qu'il essaie de grimper à un arbre pour attraper du miel ou de comprendre ses amis." "Il est tellement imprégné de sagesse qu'il ne se rend pas toujours compte qu'il la transmet, et c'est ce qui le rend intemporel", ajoute-t-il. Pour créer cet ourson, A. A. Milne s'est inspiré de la collection de peluches de son fils, Christopher Robin. C'est aussi à elles qu'on doit la plupart des membres de la bande à Winnie, comme Tigrou, Porcinet, l'âne Bourriquet, ainsi que les marsupiaux Grand Gourou et Petit Gourou. L'apparence caractéristique de Winnie, avec son t-shirt rouge trop court, a été fixée par Disney lors du premier dessin animé lui étant consacré en 1966. Winnie président L'ourson était nu dans les premiers albums, mais les animateurs ont préféré s'inspirer de publicités des années 1930 le montrant vêtu de cette couleur criarde, pour rendre Winnie plus reconnaissable auprès des enfants. "Il est très calme", observe Mark Henn, un animateur qui a travaillé sur un dessin animé Disney de 2011. "Même lorsqu'il se met en colère, il reste serein, ce qui, je pense, attire beaucoup de gens." Au fil des décennies, son image a enfanté une montagne de produits dérivés - peluches, sacs à dos, montres, etc. Au-delà des albums, publiés dans des dizaines de langues, plusieurs longs-métrages ont vu le jour. Le plus récent reste "Christopher Robin", qui chronique les retrouvailles entre Winnie et le fils de Milne, devenu adulte, incarné par Ewan McGregor. Mais les aventures du personnage dépassent le champ de la fiction. En 1972, Disneyland l'a intronisé candidat à l'élection présidentielle américaine, avec défilé en son honneur. Au XXIe siècle, Winnie s'est encore invité dans la politique internationale, lorsque des détracteurs de Xi Jinping ont comparé le président chinois à l'ours corpulent. Les censeurs du Parti communiste se sont alors efforcés de supprimer toute référence au personnage sur Internet en Chine. Depuis 2023, le personnage est tombé dans le domaine public, entraînant quantité de nouveaux rebondissements. L'ourson bienveillant a notamment défrayé la chronique cette année-là, en se métamorphosant en tueur sanguinaire pour les besoins du film d'horreur "Winnie-the-Pooh: Blood and Honey".

10.03.2026 à 13:17

RD Congo : les viols utilisés comme arme de guerre dans l’est du pays

FRANCE24

Près de 900 cas de viol ont été signalés dans l’est de la République démocratique du Congo en seulement deux semaines, soit environ 60 par jour. Ce chiffre, révélateur de l’ampleur du phénomène, correspond à la première quinzaine de février et provient des données recueillies sur le terrain par les agents humanitaires, publiées lundi par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

10.03.2026 à 13:13

Moyen-Orient : jusqu'à quand la guerre se poursuivra-t-elle ?

FRANCE24

⁠Le président américain Donald Trump a déclaré lundi aux ⁠journalistes que la ​guerre au Moyen-Orient était "pratiquement terminée". Le prix du baril de pétrole a rapidement diminué après l'annonce mais de nombreux questionnements persistent, au lendemain de la désignation en Iran de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la Révolution islamique, en remplacement de son père, l'ayatollah Ali ​Khamenei, assassiné au premier jour de la campagne militaire israélo-américaine. 

10.03.2026 à 13:07

Mary Blair, l'artiste préférée de Walt Disney

FRANCE24

Cendrillon ? C'est elle. Peter Pan ? Aussi. Avec ses aquarelles colorées, Mary Blair est devenue l'une des artistes les plus influentes de l'univers Disney. Voici son histoire.

10.03.2026 à 13:01

Au Turkménistan, des produits iraniens prisés devenus inabordables

FRANCE24

A Achkhabad, la capitale turkmène située à quelques encablures de la frontière iranienne, l'immense majorité des produits iraniens sont désormais deux fois plus chers. Selon un journaliste de l'AFP, les mandarines atteignent 1,9 dollar le kilo, les pommes dépassent les deux dollars le kilo et le paquet de cigarettes est vendu trois dollars. La soudaine rupture des chaînes logistiques avec l'Iran, dont la présence s'est renforcée en Asie centrale, affecte à divers degrés les cinq ex-républiques soviétiques centrasiatiques (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan). Cette hausse subite des prix après la guerre lancée fin février au Moyen-Orient et l'embargo de Téhéran sur ses exportations agroalimentaires a contraint le fonctionnaire Kerim Ballyev, fumeur invétéré de "cigarettes iraniennes bon marché" à freiner sa consommation. "Le prix a presque doublé, c'est trop cher pour moi, je vais les acheter à l'unité", dit-il à l'AFP. Au Turkménistan, où peu d'informations filtrent, le conflit dans le pays voisin est inexistant dans l'espace médiatique, étroitement contrôlé. Si les statistiques commerciales turkmènes sont gardées secrètes par les autorités, Téhéran est un partenaire commercial conséquent d'Achkhabad, à l'instar de la tendance régionale, malgré la nette domination russe et chinoise. Peu d'alternatives L'Asie centrale, immense région grande comme l'Union européenne, dépend des corridors de transit passant par ses voisins - Chine, Russie, Iran et Afghanistan - pour se désenclaver et accéder aux mers. "L’Iran joue depuis longtemps pour l'Asie centrale le rôle d'une fenêtre vers le sud: via son territoire passent des corridors de transport clés qui donnent accès au golfe Persique puis aux marchés de l'Inde, du Moyen-Orient et de l'Europe", résume pour l'AFP Iskender Charcheev, économiste kirghiz. "L'escalade actuelle autour de l'Iran a pratiquement paralysé ces corridors méridionaux. Les conséquences pour l’Asie centrale se font déjà sentir: retards de livraison, hausse des prix du carburant, des engrais, des médicaments et de l'électronique", poursuit M. Charcheev. Biachim Ovezov, distributeur de produits alimentaires iraniens, a déjà "constaté une diminution des flux commerciaux". "Si la guerre se poursuit, non seulement les prix vont doubler, voire plus, mais des gens comme moi vont perdre leur emploi, ceux qui importaient des produits d'hygiène, d'entretien, des boissons, des ustensiles et des matériaux de construction", craint l'entrepreneur. Selon l'économiste Charcheev, "la question alimentaire constitue un autre problème majeur. L'Iran fournit traditionnellement à la région des fruits et légumes frais ou secs ainsi que des produits laitiers". "Il est extrêmement difficile de les remplacer rapidement", car "les alternatives venant de Chine ou de Turquie sont à la fois plus chères et plus complexes sur le plan logistique", estime-t-il. Quant aux routes commerciales alternatives, notamment via la mer Caspienne pour contourner la Russie et l'Iran et atteindre l'Europe, elles sont encore incapables d'absorber une soudaine réorientation des flux logistiques. "Pour l'instant, la région ne dispose pas de remplacement rapide au transit iranien", d'après l'expert. "Pratiquement plus rien" L'impact de la guerre en Iran se fait aussi ressentir au Tadjikistan, autre pays centrasiatique partenaire de Téhéran, et dont la langue est aussi le persan. Les échanges commerciaux irano-tadjikes ont nettement augmenté ces dernières années pour se rapprocher du demi-milliard de dollars en 2025, un flux conséquent pour la plus pauvre des ex-républiques soviétiques à l'économie fragile et très vulnérable aux chocs externes. Madina, distributrice de produits iraniens à Douchanbé, la capitale tadjike, dit à l'AFP n'avoir "pratiquement plus rien que des épices en stock" dans son magasin. Selon elle, un camion entier de produits iraniens devant la fournir n'a pas pu quitter l'Iran au début de la guerre, lancée le 28 février. "Les frontières ont été fermées immédiatement, les exportations se sont arrêtées, et nos marchandises sont bloquées", explique-t-elle. "Si la guerre continue et que nous ne pouvons pas nous approvisionner, nous devrons louer le magasin ou prendre un local plus petit", craint-elle.

10.03.2026 à 12:56

Le Liban vers l'abîme ? Avec A. Guillot, J.-P. CHagnollaud, D. Delos, A. Sarradin et S. Berberi

Pauline PACCARD

C'est au Liban que nous nous arrêtons aujourd'hui, sur ce front entre Israël et le Hezbollah qui est peut-être l'un des plus actifs et l'un des plus meurtriers. Un front qui n'était pas initialement celui ouvert part Washington, il y a onze jours. Un front qui a jeté sur les routes un demi-million de Libanais et qui vient pousser un peu plus ce pays meurtri vers l'abîme. Liban, vers l'abîme ? Parlons-en avec Adéa Guillot, porte-parole de Care France, Jean-Paul Chagnaullaud, professeur émérite des Universités et président honoraire de l’Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient (IREMMO), David Delos, chroniqueur international à France 24, Arthur Sarradin, journaliste, correspondant de Libération et Radio France, auteur de "Le Nom des ombres. Sortir de l'enfer concentrationnaire syrien" (éd. Seuil, 2025), et Serge Berberi, correspondant de France 24 à Beyrouth.

10.03.2026 à 12:55

Automobile: le groupe Volkswagen va supprimer 50.000 emplois pour améliorer la rentabilité

FRANCE24

Le groupe aux dix marques a indiqué mardi qu'en complément des 35.000 suppressions de postes déjà annoncées fin 2024 au sein de la marque Volkswagen, des réductions toucheront également les marques de luxe Audi et Porsche, en grande difficulté, ainsi que la filiale logicielle Cariad. Cette décision fait suite à une chute du bénéfice opérationnel de près de 53 % en 2025, à 8,9 milliards d'euros, représentant une marge sur ventes de 2,8 %, contre 5,9 % l'année précédente. Le bénéfice net a chuté de moitié, à 6,9 milliards d'euros, sa pire performance depuis le scandale des moteurs diesel truqués en 2015. Le groupe a supporté l'an dernier 9 milliards d'euros de charges additionnelles, dont 5 milliards liées au changement de stratégie électrique de Porsche, dont le résultat opérationnel a ainsi fondu à 90 millions d'euros en 2025, après 5,3 milliards un an plus tôt. Par ailleurs, les tarifs douaniers des Etats-Unis ont coûté 3 milliards d'euros au groupe, et la restructuration en cours chez Volkswagen 1 milliard. Sans ces charges, la marge opérationnelle aurait été de 4,6%, mais cela "ne suffit pas à long terme pour investir massivement dans l'avenir", a expliqué lors d'une conférence de presse Arno Antlitz, directeur financier du groupe. "Nous devons poursuivre nos efforts pour réduire les coûts (...) et simplifier nos processus, afin d'accroître durablement notre rentabilité", a-t-il ajouté. Les suppressions d'emplois annoncées concernent tous les domaines d'activité du groupe, à savoir l'approvisionnement, la production, les ventes et la qualité, a précisé le président du directoire de Volkswagen Oliver Blume. Ce dernier supervisera à partir du 1er avril les secteurs développement, achats, production et vente pour l'ensemble du groupe, afin de simplifier la gestion opérationnelle tout en conservant l'autonomie des marques, a annoncé Volkswagen dans un communiqué séparé. Avec les réductions d'effectifs déjà en cours, le groupe Volkswagen a économisé 1 milliard d'euros en 2025 et vise plus de 6 milliards d'euros d'économies annuelles d'ici 2030. Des suppressions d'emplois supplémentaires pourraient concerner "des usines", notamment celle d'Audi située à Dresde (est), selon M. Blume. Selon lui, les trois grandes usines allemandes ont réduit leurs coûts de production de 20 % en 2025. Rentabilité toujours sous pression en 2026 En 2025, le chiffre d'affaires de Volkswagen a presque stagné, à 322 milliards d'euros, porté par un total de 9 millions de véhicules livrés, soit 0,2% de moins sur un an. Si l'Europe et l'Amérique du Sud ont connu une croissance de 5 à 10 %, l'Amérique du Nord a pâti des droits de douane (-12 %) et la Chine d'une concurrence intense (-6 %). Pour contourner les barrières douanières, Volkswagen prévoit de localiser une partie de sa production aux Etats-Unis via sa marque américaine Scout, relancée pour produire des SUV et des pick-ups électriques à partir de 2027. En Chine, jadis son principal marché désormais en perte de vitesse, et où M.Blume a accompagné fin février le chancelier allemand Friedrich Merz lors d'un voyage officiel, le groupe lance "la plus grande campagne produits de son histoire", avec de nouveaux modèles adaptés au marché local. Pour l'année 2026, le groupe de Wolfsburg (nord) prévoit que sa rentabilité restera sous pression, en raison de la hausse des coûts des matières premières, d'une concurrence intense et des tensions géopolitiques. Il compte néanmoins faire remonter sa marge opérationnelle dans une fourchette comprise entre 4 et 5,5%, et entre 8 et 10% d'ici à 2030. Sa filiale PowerCo, dédiée aux batteries électriques, PowerCo, va produire en série des cellules, qui stockent l'énergie, à partir de 2026 à Salzgitter (ouest), tandis que deux autres usines en cours de construction à Valence (Espagne) et St Thomas (Canada) serviront les marchés européen et nord-américain.

10.03.2026 à 12:53

Un "G7 Energie" mardi à Paris pour "stabiliser" le cours du pétrole

FRANCE24

"Nous réunirons le G7 Energie en marge du sommet international du nucléaire qui se tient à Paris, pour avancer sur cette question-là (le prix du pétrole, NDLR), avec un objectif qui est de baisser les prix", a affirmé mardi sur France 2 Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Energie. Cette nouvelle réunion, qui rassemblera les ministres de l'Energie des pays du G7, doit leur permettre d'échanger "sur les impacts de la situation actuelle pour le secteur énergétique mondial", les enjeux d'approvisionnement en pétrole et en gaz et "leurs conséquences sur les prix", a fait savoir à la presse le ministère français de l'Economie, chargé notamment de la souveraineté énergétique. Une initiative prise lundi par le président Emmanuel Macron qui se tient 24 heures après un G7 Finances déjà largement consacré à la même question, alors que le prix du pétrole était encore en train de grimper. "Il faut stabiliser le marché", a insisté le ministre délégué à l'industrie Roland Lescure, qui représentera la France aux côtés de Maud Bregeon lors de ce G7 Energie, en marge du sommet consacré à la relance du nucléaire civil organisé à Paris. "Pas de formule magique" Ce sujet est très sensible dans le débat politique en France. Car la montée en flèche des prix du baril de ces derniers jours s'est très vite répercutée sur les prix à la pompe. Dans les stations-service en France, le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022. Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le prix de ce carburant routier, le plus consommé dans le pays, a bondi de 16% en France métropolitaine. Mis sous pression par les oppositions et certains syndicats qui appellent à des mesures d'urgence, le gouvernement refuse pour le moment de déployer de nouvelles aides à l'achat de carburant. "Nous souhaitons que le prix à la pompe baisse. Pour que le prix à la pompe baisse, il n'y a pas de formule magique, il n'y a pas de recette domestique, il faut stabiliser le marché. Pour ça, il faut rouvrir le détroit d'Ormuz (...) et que le pétrole puisse circuler de manière libre dans le monde entier", a insisté le ministre français de l'Economie et des Finances Roland Lescure mardi. Lundi, les ministres des Finances du G7 se sont dit "prêts" à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole. "L'objectif" du travail mené "sur les réserves stratégiques" est de "s'assurer que, dans des zones où il y a des tensions d'approvisionnement (...), on puisse intégrer le fait que le marché se libère", ce qui va, selon M. Lescure, permettre de "faire baisser les cours". "On l'a déjà vu depuis 24 heures, faisons en sorte que ça continue", a poursuivi le ministre.
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