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▸ Les 15 dernières parutions

29.06.2026 à 06:01

Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités "pour le moment"

FRANCE24

"Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz et autour, a expliqué dans un mail transmis à l'AFP ce responsable. Les deux camps s'accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours, dans un regain de tensions après la signature le 17 juin de leur protocole d'accord. Le responsable américain n'a cependant pas confirmé des informations de médias américains faisant état d'une rencontre entre Iraniens et Américains mardi au Qatar, avec Ormuz au programme. Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, ce qui a déstabilisé le commerce mondial d'hydrocarbures et fait flamber les cours du pétrole, le détroit a rouvert la semaine dernière. Téhéran n'autorise cependant qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menace de s'en prendre à tout navire contrevenant. "Aucune autre institution ni aucun autre pays" que l'Iran n'est "responsable" de la gestion du détroit, a martelé dimanche le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. "Toute ingérence" dans la gestion du détroit conduira "à des retards dans (sa) réouverture et augmentera les tensions", a-t-il lancé. Possible rencontre au Qatar L'Iran a vu d'un mauvais oeil l'annonce par Oman de l'ouverture d'une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l'ONU pour évacuer les marins et navires bloqués. Des dizaines de bateaux l'ont empruntée cette semaine. Et depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d'origine inconnue - des attaques attribuées à Téhéran par l'armée américaine qui a riposté deux jours de suite en bombardant l'Iran. Téhéran a de son côté répliqué en tirant missiles et drones vers ses voisins du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn. Citant deux responsables américains et une troisième source ayant connaissance du dossier, le média Axios a affirmé que des discussions devaient avoir lieu mardi au Qatar pour résoudre les différends concernant Ormuz, voie par laquelle transite habituellement quelque 20% des hydrocarbures mondiaux. Si l'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur Ormuz, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982, garantit un droit de "passage en transit" dans les détroits qui servent à la navigation internationale, comme celui d'Ormuz, incontournable pour relier le Golfe au reste du monde. Le texte, non ratifié par Téhéran, dispose que "tous les navires et aéronefs" dont le but est le transit "continu et rapide" du détroit jouissent d'une liberté de navigation "sans entrave". Frappes israéliennes au Liban Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans le protocole d'accord avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes dimanche. Et ce malgré, aussi, la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre en vue d'une "paix durable". Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense israéliens Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit un long et profond tunnel du Hezbollah dans le sud du Liban. L'Agence libanaise d'information ANI (officielle) a rapporté des bombardements, le ministère de la Santé faisant état de deux blessés après le lancement d'une grenade par "l'ennemi israélien" sur une localité du sud du pays. Le chef du Parlement libanais allié au Hezbollah pro-Iran, Nabih Berri, a affirmé dimanche que l'accord avec Israël "ne sera pas adopté" en l'état. Le mouvement chiite, qui rejette lui aussi cet accord, a dit se réserver le droit de "défendre sa patrie" après les dernières attaques israéliennes. L'accord conditionne le retrait d'Israël du Liban - dont les troupes occupent un secteur dans le sud - au désarmement du Hezbollah. Une exigence de longue date que Beyrouth peine à mettre en oeuvre. Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran.

29.06.2026 à 05:35

Pays-Bas-Maroc et Brésil-Japon, le Mondial-2026 à l'heure des premières affiches décisives

FRANCE24

Au lendemain de la qualification du Canada pour les huitièmes, c'est également au tour du Brésil et de l'Allemagne de connaître le frisson des matches à élimination directe. En quête d'une sixième étoile, la Seleçao affronte un Japon coriace tandis que la Mannschaft devrait connaître une moindre adversité face au Paraguay. . Le choc Pays-Bas-Maroc C'est LE choc de ces 16es de finale inédits. Champions d'Afrique sur tapis vert (une décision contestée par le Sénégal auprès du Tribunal arbitral du sport) en début d'année, les Lions de l'Atlas entendent confirmer cette année que leur quatrième place surprise au Qatar en 2022 n'était pas un accident. Et cela passe par une victoire lundi soir à Monterrey face à des Néerlandais qui, comme à chaque Coupe du monde, veulent aussi jouer les premiers rôles, après avoir échoué trois fois en finales (1974, 1978 et 2010). Les deux équipes ont connu des trajectoires similaires lors de ce Mondial: Après avoir fait jeu égal avec le Brésil (1-1), le Maroc a battu l'Ecosse et Haïti. Chahuté par le Japon (2-2), les Pays-Bas se sont montrés efficaces contre la Suède et la Tunisie. Cette rencontre à 19h00 (01h00 GMT) aura un faux air de derby, puisque cinq joueurs marocains affronteront cinq anciens ou actuels coéquipiers néerlandais parmi lesquels le meilleur buteur des Lions dans le tournoi, Ismael Saibari, qui vient de gagner trois titres de champion des Pays-Bas avec le PSV Eindhoven de Guus Til. . Traquenard pour le Brésil ? Le Brésil a cinq étoiles sur son maillot tandis que le Japon n'a jamais remporté de match à élimination directe en Coupe du monde. Et pourtant, le 16es de finale à Houston lundi midi (17h00 GMT) a des airs de traquenard pour la Seleçao. D'une part parce que s'ils ont fini en tête de leur groupe, les Brésiliens n'ont pas non plus été éblouissants, eux qui n'ont plus été champions du monde depuis 24 ans. D'autre part, parce que le Japon traverse une période faste, avec une seule défaite sur ses douze matches disputés cette saison, parmi lesquels une victoire 3-2 contre le Brésil. Et les Samouraïs bleus ont très bien négocié leur groupe en neutralisant Pays-Bas et Suède, et en balayant la Tunisie. Ils n'ont manqué aucune Coupe du monde depuis leur première en France en 1998 et les quatre fois où ils sont sortis des poules, c'est toujours en huitième qu'ils ont été éliminés. . La Mannschaft moins sereine Sur le papier, le Paraguay est un adversaire largement à la portée de l'Allemagne lundi après-midi à Boston. Mais la défaite en poule contre l'Equateur a remis sur la table quantités de questions, dont le cas Manuel Neuer, le positionnement du capitaine Joshua Kimmich, le rendement du duo Florian Wirtz-Jamal Musiala ou l'utilisation de Deniz Undav. Et le traumatisme des deux éliminations prématurées en 2018 et 2022 est tellement présent que certains commentateurs se demandent même si leurs joueurs peuvent battre les modestes Paraguayens. . Les Canucks viennent à bout des Bafana Bafana Co-organisateur du Mondial avec les Etats-Unis et le Mexique, le Canada avait l'honneur de lancer les 16e de finale de la compétition. Lors de leurs deux précédentes Coupes du monde, en 1986 et en 2022, les Canucks n'étaient pas sortis de la phase de poule. Ils n'avaient même jamais gagné de match dans le tournoi planétaire. Dimanche, un but dans le temps additionnel de leur capitaine Stephen Eustaquio face à l'Afrique du Sud les a qualifiés pour les huitièmes, où ils affronteront les Pays-Bas ou le Maroc. . La France à l'heure suédoise Après un premier tour impressionnant (trois victoires en trois matches, 10 buts inscrits), les Bleus ont débarqué dimanche dans le New Jersey avant d'affronter la Suède en 16e de finale, mardi au MetLife Stadium d'East Rutherford. "Une nouvelle compétition" débute, selon les mots de Didier Deschamps, revenu samedi de France après avoir assisté aux obsèques de sa mère. Les compteurs sont donc remis à zéro mais la France aborde ce rendez-vous en position de force après avoir survolé le groupe I, portée par une armada offensive incomparable. Le trio magique Mbappé-Dembélé-Olise est de nouveau attendu pour faire des étincelles et poursuivre l'aventure en Amérique. Avant ce premier match couperet, les Tricolores ont un dernier entraînement lundi (17H00 locale, 21H00 GMT) au Melanie Lane field, un des centres d'entraînement des Red Bulls de New York.

29.06.2026 à 03:19

En direct : les États-Unis annoncent une suspension mutuelle des attaques avec l'Iran

FRANCE 24

Les États-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles, a annoncé dimanche un responsable américain. La tension est montée d'un cran au Liban après de nouvelles frappes menées par Israël. Le chef du Parlement libanais a affirmé que l'accord-cadre visant une "paix durable" ne sera pas adopté. Le Hezbollah a, lui, dénoncé "une violation flagrante du cessez-le-feu (...) se réservant le droit de défendre sa patrie et son peuple". Suivez notre direct. 

29.06.2026 à 03:03

Le Pakistan annonce avoir à nouveau frappé l'Afghanistan, faisant des dizaines de morts

FRANCE 24

Le ministre pakistanais de l'Information a annoncé que son pays avait frappé, dans la nuit, l'est de l'Afghanistan visant notamment une faction dissidente des Taliban pakistanais. Le gouvernement afghan fait état de dizaines de victimes civiles, quand le Pakistan évoque 25 morts.

29.06.2026 à 01:53

Le contrôle et la monétarisation du détroit d'Ormuz au coeur des discussions à venir

FRANCE24

Une réunion au Qatar, prévue mardi, doit "se centrer sur le détroit d'Ormuz" dont le trafic a repris depuis mercredi, explique Emilie Musset, correspondante pour France 24 à New York. L'Iran et les États-Unis ne partagent pas "la même vision", que ce soit sur la circulation des navires ou l'instauration d'un droit de péage. 

29.06.2026 à 01:19

En route pour Downing Street, Andy Burnham va dévoiler sa potion de "choc" pour le Royaume-Uni

FRANCE24

L'ex-maire du Grand Manchester, élu député il y a moins de deux semaines, est le seul candidat pour remplacer Keir Starmer à la tête du Labour et donc du pays. Si aucun adversaire ne se déclare, il pourrait devenir Premier ministre mi-juillet. Lundi, il doit prononcer, depuis le symbolique musée de l'histoire du peuple de Manchester, un discours très attendu, alors que beaucoup au Labour comme dans le pays s'interrogent sur le changement qu'il compte apporter au programme qui a permis au parti travailliste de revenir au pouvoir en juillet 2024. Beaucoup l'attendent sur l'économie, au moment où la croissance tousse, où les craintes d'une hausse de l'inflation persistent et où le marché du travail reste sous pression. Il devrait ainsi dévoiler la manière dont il compte "redresser le Royaume-Uni" en lui appliquant "le choc dont il a besoin", selon des extraits communiqués en amont. Au cours de sa campagne pour devenir député, dans une circonscription proche de Manchester, Andy Burnham est resté vague sur le cap qu'il entend prendre, notamment sur un possible virage à gauche qu'il pourrait engager. Son discours lundi vise autant à présenter sa vision qu'à démontrer que le "roi du nord" est prêt à endosser le costume de chef du gouvernement. Décentralisation Beaucoup attendent ainsi de voir si Andy Burnham, aussi naturel et à l'aise sur les réseaux sociaux que dans son contact avec les Britanniques, saura mieux impulser le changement promis par les travaillistes que le sérieux mais impopulaire Keir Starmer. Celui qui se définit comme un "socialiste pro-entreprises", a déjà tenté de rassurer les marchés en s'engageant à respecter les règles budgétaires fixées par l'actuelle ministre des Finances, Rachel Reeves. Le choix qu'il fera pour remplacer Mme Reeves à ce poste, aussi prestigieux que sensible, alimente depuis des jours les spéculations. Le nom du ministre de l'Energie Ed Miliband revient avec insistance, malgré les critiques de ceux qui jugent celui qui fut dirigeant du Labour entre 2010 et 2015, trop anti-entreprises. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, plus centriste, est aussi citée. Sur le fond, fort de son expérience de maire d'une grande ville du nord du pays, Andy Burnham défend davantage de décentralisation, notamment en matière de transport ou de logement, et devrait annoncer "le plus grand transfert de pouvoir de l'époque moderne". "Andy veut que cela se fasse dans tout le pays — que les communautés partout au Royaume-Uni puissent s'approprier leurs propres projets et avoir le pouvoir de transformer leur territoire", a déclaré dimanche sur la BBC Lucy Powell, numéro deux du Parti travailliste et alliée d'Andy Burnham. Il souhaite en particulier diriger davantage de moyens et d'investissements vers le nord défavorisé du pays. Il compte créer un "n°10 du Nord", en référence à l'adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres. Andy Burnham va aussi s'engager sur "une mission de dix ans pour augmenter le niveau de vie", via une politique de réindustrialisation, un effort sur le logement et les infrastructures, ainsi qu'une réforme de la fourniture de services essentiels (eau, énergie...), sur lesquels il réclame de longue date un contrôle public accru.

29.06.2026 à 00:52

La Belgique balayée par de violents orages, un mort

FRANCE24

Un homme a été tué lorsqu'un arbre est tombé sur son véhicule à La Hulpe, une commune proche de Bruxelles, a indiqué son bourgmestre à l'AFP. Objets arrachés, chaussées inondées, arbres déracinés... Les pompiers sont intervenus près d'une centaine de fois durant la nuit dans la capitale belge, "heureusement sans blessé", a affirmé son porte-parole Walter Derieuw à l'AFP. Après plusieurs jours de fortes chaleurs, avec des températures avoisinant les 40°C localement, le pays tout entier a été frappé par ces orages au milieu de la nuit, marqués par de très nombreux éclairs et des grêlons. En Flandre, les pompiers ont été sollicités à plusieurs reprises durant la nuit en raison d'incendies, provoqués par la foudre. Selon l'Institut Royal Météorologique belge, des rafales de vent de 108km/h ont été enregistrées près de l'aéroport de Charleroi. Ces intempéries ont provoqué l'évacuation samedi soir du festival Couleur Café, où Anderson .Paak et Danny Ocean devaient se produire. Un concert de Katy Perry a également été annulé dans un festival en Flandre.

29.06.2026 à 00:52

"Ni morte, ni vraiment vivante": la tauromachie chinoise refuse l'estocade de l'oubli

FRANCE24

Pas de matador ni de mise à mort dans cet amphithéatre situé à Jiaxing, à l'ouest de Shanghai (est de la Chine). L'objectif est de mettre l'animal à terre à la force des bras. Le "guanniu" (littéralement "faire tomber le taureau") existe depuis plus de 600 ans. Mais la discipline en manque de notoriété se bat pour continuer d'exister. Des jeunes comme Wang Shuangshuang participent régulièrement à des compétitions. Mais faute de financements et de visibilité, rares sont ceux qui envisagent sérieusement d'en faire leur profession. "La transmission de ce patrimoine n'est ni morte, ni vraiment vivante", résume Han Haihua, l'un des maîtres de la discipline, âgé de 72 ans. "Pour attirer des talents, il faut de l'argent (...) Ce n'est pas pour me vanter, mais si vous me donniez 30 ou 50 gamins, je pourrais les former ici pendant trois ans, et je ferais connaître le guanniu au monde entier", affirme-t-il à l'AFP. Le guanniu est arrivé à Jiaxing, dans la province du Zhejiang, par le peuple hui, principale minorité ethnique musulmane de Chine. A l'origine simple technique pour mener le bétail, la discipline a ensuite évolué en compétition. L'âge d'or du guanniu à l'époque moderne a débuté dans les années 1980. Un vice-Premier ministre chinois l'avait alors qualifié de "véritable tauromachie à la chinoise". Dans les décennies qui ont suivi, ce sport est apparu au cinéma et à la télévision. Il a reçu un coup de pouce supplémentaire au début des années 2000 quand l'actuel président Xi Jinping, alors numéro un provincial du Parti communiste, a poussé pour sa reconnaissance en tant que "patrimoine culturel immatériel", se rappelle Han Haihua. "Force et technique" Mais cette popularité s'estompe. Une compétition réputée est pourtant organisée chaque année par l'école d'arts martiaux ouverte par M. Han. Les participants y affrontent des taureaux de plusieurs centaines de kilos. "Il faut suivre ses mouvements, décaler constamment ses épaules pour épouser sa résistance, bloquer son cou, puis le faire tomber", explique Wang Shuangshuang. "Ça demande force et technique. Les deux sont indispensables". Un autre participant âgé de 20 ans, Xu Zhiqian, dit aimer se mesurer aux bêtes. "Je trouve ce sport très jeune, très vigoureux", déclare-t-il. Lui comme son camarade ont réussi à mettre leur taureau à terre lors de la finale, sous les yeux de quelques centaines de spectateurs. Wang Shuangshuang dit "envisager" de poursuivre la pratique du guanniu pour en vivre, mais il reste indécis. Li Bo, 30 ans, est une exception pour en avoir fait son métier. Préservé de la controverse Motivé par sa passion des films de kung-fu, il était adolescent quand il a rejoint l'école d'arts martiaux qui organise la compétition. Le maître Han le considère aujourd'hui comme le meilleur pratiquant de guanniu du pays. L'absence de relève préoccupe Li Bo. "Personne ne veut faire ça à plein temps. Ça rend la transmission de ce patrimoine extrêmement difficile". Pour garder la tête hors de l'eau, l'école donne des spectacles sur des sites touristiques et tient un restaurant halal de baozi, petits pains chinois farcis à la viande et cuits à la vapeur. Li Bo multiplie les initiatives: il soigne la présence médiatique et aide à développer la vente de souvenirs ou l'organisation de tournois. Si la corrida espagnole s'attire les foudres des défenseurs des animaux, aucune controverse de ce type n'a éclaté en Chine autour du guanniu. Depuis son inscription au patrimoine culturel immatériel au niveau national, l'Etat met à disposition des locaux gratuits et verse des subventions pour aider à l'organisation des épreuves. Des aides insuffisantes pour professionnaliser la discipline, note cependant Han Haihua. Malgré les difficultés, il reste "déterminé à garder cette tradition vivante". "Je trouverai de l'argent, ou j'emprunterai s'il le faut. Mais je la ferai continuer".

29.06.2026 à 00:52

A Budapest, première Pride de l'après Orban, sous la canicule

FRANCE24

L'an dernier, alors qu'elle avait été interdite, plus de 200.000 personnes avaient pris part à la marche en signe de défi, soit bien plus que lors des précédentes éditions où quelque 35.000 participants avaient défilé. Selon un journaliste de l'AFP sur place, le nombre de participants était moindre cette année qu'en 2025 mais plus élevé que les éditions précédentes. Agitant des petits drapeaux ou de grandes banderoles arc-en-ciel, de nombreuses personnes, en majorité des jeunes, ont bravé un soleil de plomb. Beaucoup beaucoup tentaient de se rafraîchir tant bien que mal avec des éventails, la plupart aux couleurs de l'arc-en-ciel. "Je pense que la situation s'améliore de plus en plus (pour les personnes LGBTQ+, ndlr) principalement à cause du changement de gouvernement", a déclaré à l'AFP Petra Toth, 18 ans, venue avec sa petite amie d'une petite ville du sud de la Hongrie pour sa première Pride. "L'an dernier, vous avez défilé, vous étiez des centaines de milliers venus de 30 pays. Cette marche n’a pas seulement marqué l’histoire. Elle a contribué à changer l’histoire — et quelle différence en un an", s'est félicité la commissaire européenne à l’égalité, la Belge Hadja Lahbib, lors d'une conférence de presse samedi aux côtés du maire écologiste de Budapest Gergely Karacsony. "La Pride d’aujourd’hui est la preuve la plus récente de ce nouveau départ. Les vents du changement soufflent à travers cette grande nation, et nous les ressentons tous", a-t-elle ajouté. Les organisateurs de la Pride avaient décidé de maintenir la marche malgré la chaleur écrasante, tout en conseillant aux personnes fragiles de ne pas venir. Alors que la température atteignait les 38°C à Budapest, selon le site du gouvernement hongrois, les organisateurs ont appelé samedi les personnes vulnérables à regarder la parade sur internet. -Eau gratuite- "De l'eau sera distribuée gratuitement", ont-ils fait savoir, tout en affirmant que leurs réserves étaient limitées, appelant par conséquent les participants à apporter leurs propres bouteilles. La victoire électorale en avril du conservateur pro-UE Peter Magyar, qui a mis fin à 16 ans de gouvernement Orban, a suscité un immense soulagement au sein de la communauté LGBT+ du pays. Toutefois, il n'a encore pris aucune mesure concrète pour rétablir les droits qui ont été progressivement rognés au nom de la "protection de l'enfance" par le gouvernement Orban. Pendant sa campagne électorale, Peter Magyar a évité d'aborder la question des droits LGBT+. Mais depuis son élection, il affirme que son gouvernement ne dictera pas la manière dont les Hongrois doivent vivre. "Nous avons clairement indiqué que, selon nous, chacun est libre d'aimer qui il veut et de vivre avec qui il veut, tant qu'il ne viole pas la loi", a-t-il déclaré plus tôt ce mois-ci, interrogé sur les droits au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe. "S'il y a une demande pour que nous abordions ces questions socialement et politiquement sensibles, nous sommes ouverts à en discuter", a-t-il ajouté. Si la police a indiqué à l'AFP n'avoir "aucun motif" d'interdire la Pride, et que le parquet a abandonné les poursuites pénales visant les organisateurs des défilés de l'an dernier, les dispositions discriminatoires restent en vigueur. Fin avril, la Cour de justice de l'Union européenne a estimé que la législation anti-LGBT+ adoptée en 2021, contrevenait aux règles du bloc. La semaine dernière, plusieurs organisations de défense des droits ont publié une déclaration commune, appelant Peter Magyar à passer à l'acte et à abroger toutes les lois adoptées contre la communauté LGBT+. Citant un récent sondage de l'institut Median montrant que 68% des Hongrois sont favorables à la fois au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe, Amnesty International Hongrie a exhorté le gouvernement à instaurer l'égalité des droits pour les couples de même sexe.

29.06.2026 à 00:52

Athlétisme: Werro accélère encore sur 800 m, victoire sans record pour Duplantis à Paris

FRANCE24

La Fribourgeoise à l'allure élancée (1,82 m) n'avait pas gardé secrètes ses ambitions sur la piste bleue du stade Charléty: "la stratégie sera simple: suivre la lièvre le plus longtemps possible et tenir le plus longtemps possible, sur les allures du record du monde", avait-elle prévenu samedi. Emmenée dans le bon tempo, Werro est passée au 400 m en 55 sec 35/100 et a tenu bon jusqu'à la ligne d'arrivée, qu'elle a finalement coupée en 1 min 53 sec 80/100, améliorant de 18 centièmes son record réalisé à Stockholm début juin quand elle était déjà entrée dans une autre dimension. "Je ne pensais pas pouvoir essayer de courir un record du monde cette saison, je pensais que ça allait arriver plus tard dans ma carrière, mais c'est vraiment cool que ça arrive dès maintenant et ça me réjouit. Ca me donne encore plus de motivation pour la suite", a souligné Audrey Werro en zone mixte. Grande révélation de l'été 2025 même si elle restait jusque-là dans l'ombre de la championne olympique britannique Keely Hodgkinson, Werro s'impose à 22 ans seulement comme la favorite pour battre le vieux et sulfureux record du monde de la Tchèque Jarmila Kratochvilova (1:53.28 en 1983). Pour l'instant, seules Kratochvilova et l'Ukrainienne Nadezhda Olizarenko (1:53.43 en 1980 avec l'URSS) ont couru plus vite dans l'histoire, à une époque où les soupçons de dopage était forts. "Il y a un peu un mythe autour de ce record du 800 m (le plus vieux de l'athlétisme, NDLR), il date d'une époque où il y avait beaucoup de problèmes de dopage", rappelait mi-juin auprès de l'AFP Laurent Meulwy, le coach de la Néerlandaise Femke Broeders-Bol, deuxième dimanche. "Mais je pense depuis quelque temps déjà que c'est possible pour des filles de le battre." Derrière Werro, la double championne du monde du 400 m haies Broeders-Bol, qui s'est mise au 800 m cette saison, améliore son record personnel en 1 min 55 sec 60/100, tandis que la Française Anaïs Bourgoin termine troisième en explosant le record de France de la discipline en 1 min 55 sec 65/100. Duplantis, victoire sans record Le meeting de Paris a également été rythmé par le concours de la perche masculin au terme duquel le détenteur du record du monde Armand Duplantis s'est imposé avec 6,13 m. Devant les 18.500 spectateurs acquis à sa cause, le Suédois a ensuite tenté d'améliorer une 16e fois son record du monde en franchissant 6,32 m, en vain. Il retrouve malgré tout la victoire après sa défaite rarissime à Stockholm début juin -- une première en trois ans -- et devance le Français Baptiste Thiery, qui améliore son record personnel avec 5,93 m. "Il y a un grand rendez-vous entre vous et nous mardi prochain", a souri Duplantis en saluant le public français, référence au 16e de finale de la Coupe du monde de foot mardi soir, quand la France affrontera la Suède. Outre le 800 m féminin, les chronos se sont affolés sur le 800 m masculin remporté par le Canadien Marco Arop en 1 min 41 sec 84/100, meilleure performance mondiale de l'année. Sur 400 m, le champion du monde botswanais Busang Collen Kebinatshipi a battu le record de la Ligue de diamant en 43 sec 54/100. Sur 100 m, le champion olympique Noah Lyles (9.92) a été battu par son compatriote Trayvon Bromell (9.91), qui doit courir à Eugene la semaine prochaine avant de prendre une pause pour assister à la naissance de son fils. Côté Français, Agathe Guillemot (3:56.24 sur 1.500 m) et Anaïs Bourgoin (1.55.65 sur 800 m) ont battu les records de France de leur discipline mais les têtes d'affiche Cyréna Samba-Mayela (forfait sur 100 m haies) et Jimmy Gressier (7e sur 5.000 m en 12:57.79) sont passés à côté du rendez-vous à domicile.

29.06.2026 à 00:52

Championnats de France de natation: Ndoye-Brouard et Wattel répondent présent

FRANCE24

Après la chaleur caniculaire des jours précédents et l'orage de grêle attendu dimanche en début de soirée, la moiteur a transformé la piscine Raymond-Sommet en hammam. Dans ces conditions, Ndoye-Brouard s'est félicité d'avoir "répondu présent" mais espérait un meilleur chrono que ses 1 min 56 sec 73. Le temps est toutefois largement suffisant pour se qualifier pour les Championnats d'Europe cet été à Paris. "C'est un peu moins bien que ce que je voulais faire. C'est moins vite que ce que j'avais fait à Austin en janvier. Donc je suis un peu déçu", a-t-il déclaré. "Après, les conditions ne sont pas optimales pour performer." "Je me suis levé dans la chambre d'appel pour aller à la course. J'ai senti comme une tension... La chaleur est horrible. Franchement, on est presque en malaise constant", a-t-il décrit. Il a toutefois reconnu que les températures extrêmes n'avaient pas empêché Léon Marchand de briller la veille avec la cinquième meilleure performance de l'histoire au 400 m quatre nages. "Il a réussi à le faire (samedi). C'est à nous de nous adapter. (...) Et je ne suis pas sûr qu'on soit beaucoup mieux aux +Europes+ cet été. Donc c'est un bon entraînement", a-t-il souligné. Les dossistes Mewen Tomac et Antoine Herlem l'accompagneront sur la distance lors de la compétition continentale (10-16 août à Saint-Denis). Côté féminin, Marie Wattel et Albane Cachot ont également validé leur qualification sur 50 m papillon, au contraire de Mélanie Hénique, qui ne verra pas Paris pour un centième. "J'ai fait une belle préparation, je suis venue ici avec des objectifs assez élevés. Le principal est fait", a déclaré Wattel, déjà qualifiée pour le 100 m nage libre. "En termes chronométriques je suis un peu déçue pour l'instant, j'attends de voir le 100 m papillon (lundi)", a-t-elle toutefois ajouté. Fente Damers déçoit Depuis le début des Championnats samedi, plusieurs nageurs attendus ont échoué à décrocher leur billet pour quelques centièmes, sans doute pas aidés par la météo. D'autant que les dimensions de la piscine étant insuffisantes, les nageurs sont obligés d'attendre leur passage sous des tentes installées à l'extérieur. "Est-ce que dans un meilleur environnement, ça aurait pu contribuer à aller chercher quelques petits centièmes? Peut-être...", a déclaré Wattel. Chez les sprinteurs, l'absence de Maxime Grousset s'est fait sentir en finale du 100 m nage libre, où aucune nageur n'a réussi à descendre sous le temps qualificatif (48 sec 54). Le triple champion du monde s'est fracturé un pied à l'entraînement peu avant la compétition et reste incertain pour l'Euro. La déception était venue en matinée de la mauvaise performance de Rafael Fente Damers, pourtant médaillé olympique avec le relais 4x100 m quatre nages en 2024, qui a été reversé en finale B. Le titre est finalement revenu à Cédric Gabali qui a créé la surprise en 48 sec 82. "Je ne m'attendais pas à être champion de France mais je suis super content. Avec Maxime (Grousset), ça aurait été une autre course mais ce n'est pas grave!", a-t-il lancé.

29.06.2026 à 00:52

Mondial-2026: une pluie de buts et de records

FRANCE24

Cela en fait le ratio le plus élevé pour une Coupe du monde depuis les années 1950. Au Qatar, fin 2022, la moyenne à l'issue de la phase de groupes était de 2,44 buts par rencontre (2,69 sur l'ensemble de la compétition). Passage en revue des raisons qui expliquent une telle profusion. . La quête du Soulier d'or Le trophée du meilleur buteur, souvent relégué au second plan, a d'ores et déjà donné lieu à une passe d'armes haletante entre les plus grands avants-centres de la planète. Lionel Messi mène la course au Soulier d'or avec six buts en trois matches, devant Kylian Mbappé (désormais meilleur buteur de l'histoire des Bleus), Ousmane Dembélé, Vinicius Junior et Erling Haaland, qui en totalisent quatre chacun. Le vieux record de 13 buts en une seule édition, établi en 1958 par le Français Just Fontaine semblait inaccessible mais il pourrait tomber. Messi, qui totalise désormais 19 buts en six Coupes du monde, a fait d'ores et déjà tomber l'ancien record de l'Allemand Miroslav Klose (16 buts). . Un ballon favorable aux artilleurs ? L’ancien gardien de l’Angleterre Joe Hart estime que le ballon officiel du Mondial, l'Adidas Trionda, est difficile à maîtriser, notamment quand il est frappé à plat. "Il arrive sur les joueurs un peu plus vite qu’il ne le laisse paraître au moment du tir", dit-il. Rien à voir cependant avec le redouté Jabulani de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, "un ballon effrayant" pour les gardiens. . Nouveau format plus déséquilibré Avec pour la première fois 48 équipes, la nouvelle formule a proposé des oppositions plus déséquilibrées. L'Allemagne a ainsi déroulé contre Curaçao (7-1). Mais les "petites" équipes ou cataloguées comme telles ont aussi tiré leur épingle du jeu, comme le Cap-Vert, qui a tenu tête aux champions d'Europe espagnols (0-0) et s'est qualifié pour les 16e de finale. Les scores fleuves ne sont cependant pas l'apanage de cette édition: en 2022, l'Espagne avait écrasé le Costa Rica 7-0 tandis que l’Angleterre étrillait l’Iran 6-2. . Défenses friables, erreurs coupables Le but contre son camp du Tunisien Ellyes Skhiri au bout de trois minutes contre les Pays-Bas, vainqueurs 3-1 le 26 juin, est le douzième c.s.c. de cette Coupe du monde 2026, égalant le record établi en 2018. Le premier tour a donné lieu à pas mal d'erreurs défensives. Deux des trois gardiens irakiens ont commis des boulettes sanctionnées par des buts et le gardien uruguayen Fernando Muslera a demandé à être remplacé à la mi-temps contre l’Espagne (victorieuse 1-0) après une énorme bévue.

29.06.2026 à 00:52

F1: victorieux en Autriche, Russell refait (un peu) son retard sur Antonelli

FRANCE24

La surprise de cette huitième manche de la saison, au coeur des montagnes de la Styrie frappée par la canicule, est venue du Néerlandais Max Verstappen, deuxième de la course, son meilleur résultat cette année avec sa Red Bull. Russell, un talentueux et ambitieux pilote de 28 ans qui brigue sa première couronne mondiale, n'avait pas gagné cette année depuis le premier Grand Prix, en mars en Australie. L'avait supplanté son coéquipier Antonelli, 19 ans, qui a remporté cinq Grands Prix de suite (Chine, Japon, Canada, Miami, Monaco), mais qui avait abandonné sur panne à Barcelone il y a deux semaines et finit troisième en Autriche. "C'est incroyable d'être de retour sur la plus haute marche", s'est exclamé Russell après la course dont il avait signé samedi la pole position, au nez de la Ferrari du Monégasque Charles Leclerc et de celle du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton. En conférence de presse, Russell, qui avait gagné en Autriche l'an dernier, a reconnu que les "derniers mois avaient été durs avec quelques courses piégeuses" en allusion à son abandon sur panne au Canada et une 12e place à Monaco. "Des hauts et des bas" "J'ai énormément confiance en moi. Mais j'ai moins confiance dans le fait de pouvoir aligner toutes les étoiles avec la voiture et les pneus parce que j'ai connu des hauts et des bas", a-t-il confié. Son patron, l'Autrichien Toto Wolff, qui a mené l'écurie Mercedes F1 au sommet et doit gérer la rivalité Russell-Antonelli, a félicité devant quelques journalistes le Britannique pour avoir été "rapide" tout le week-end et avoir "gardé son sang-froid". Russell repasse deuxième au classement provisoire du Championnat du monde, mais encore 40 points derrière Antonelli. Le natif de Bologne, qui aura 20 ans fin août et a encore un visage d'adolescent, s'en est voulu à plusieurs reprises devant la presse de n'avoir été que troisième dimanche. "J'étais un peu trop enthousiaste dans les premiers tours et n'ai pas bien conduit, j'ai fait trop de fautes", a-t-il reconnu aux côtés de son aîné Russell qui a loué ses "performances spectaculaires". Entre les deux, Verstappen, 28 ans et quadruple champion du monde (2021-2024), a aussi retrouvé le sourire. "C'est la première fois (de la saison) que je me bats pour la victoire", a lâché l'homme réputé pour son franc-parler et qui connaît une année 2026 difficile. - Verstappen "à domicile" - Le Néerlandais courait en quelque sorte "à domicile", en Autriche, siège du géant des boissons énergisantes Red Bull, devant des dizaines de milliers d'Autrichiens et de Néerlandais habillés aux couleurs nationales, massés dans les tribunes et à flanc de colline du spectaculaire Red Bull Ring de Spielberg, un circuit court et tout en dénivelé. "Cela a été une très bonne course pour nous, les tout premiers tours ont été assez marrants", a dit Verstappen tout en critiquant une nouvelle fois le comportement de sa voiture dans la seconde partie du Grand Prix. Donné régulièrement partant de chez Red Bull, voire de la F1, Max Verstappen met la pression sur son écurie dirigée par le Français Laurent Mekies pour améliorer une monoplace qu'il déteste en raison de la gestion de la batterie électrique du bloc moteur hybride. Red Bull, associée à Ford pour ce propulseur, a apporté en Autriche un nombre important d'évolutions essentiellement aérodynamiques et Mekies a réaffirmé ce week-end que son bouillant pilote voulait "rester" dans l'équipe. La mauvaise surprise est venue des Ferrari qu'on attendait en rivales directes des Mercedes. Hamilton n'est que cinquième et Leclerc huitième, peut-être en raison d'une mauvaise stratégie de changements de pneus. Les voitures rouges italiennes se sont arrêtées à trois reprises, alors que leurs concurrentes ne l'ont fait que deux fois. Du côté des Français, Isack Hadjar (Red Bull) finit sixième, Pierre Gasly (Alpine) 13e hors des points et Esteban Ocon (Haas) 16e.

29.06.2026 à 00:52

Championnat de France de cyclisme: le sacre annoncé et "rêvé" de Romain Grégoire

FRANCE24

Le Franc-Comtois a conclu "le scénario de rêve" qu'il avait imaginé grâce à "l'incroyable prestation collective" de la formation Groupama-FDJ United et son armada, 32 coureurs au départ sur 131 concurrents. Dans une course écrasée par la chaleur (et rabotée en conséquence de 16 kilomètres), que seuls 39 coureurs ont terminée, Grégoire n'a jamais tremblé. Comme attendu, il s'est isolé en tête lors de l'ultime ascension de la côte de Béjui, à trois kilomètres de l'arrivée, alors qu'il faisait partie d'un groupe de six costauds. Le Bisontin a eu "le temps de profiter" avant de passer la ligne avec 13 secondes d'avance sur Paul Lapeira, qui a qualifié le vainqueur "d'injouable". Joris Delbove a pris la troisième place après "avoir vite compris que Romain était au-dessus de tout le monde". "Romain, c'est un mec de grands rendez-vous et même s'il n'a que 23 ans, c'est déjà un grand monsieur", a poursuivi le coureur de Total Energies qui "espère avoir gagné sa place au Tour de France" (4-26 juillet). Une Grande Boucle que Romain Grégoire va aborder avec l'intention de briller: "Faire le Tour, c'est déjà dingue, mais avec ce maillot bleu-blanc-rouge, c'est encore plus fou. Je vais essayer de faire de ces trois semaines quelque chose de mémorable". "Des super jambes mais j'ai douté" Avant ce dimanche, "j'avais dit à ma copine qu'à choisir, je préfèrerais le titre plutôt qu'une victoire sur le Tour", a poursuivi Grégoire. "Dans une carrière, on n'a pas 10.000 occasions d'arriver en forme, sur un parcours qui vous convient, au départ d'une course dont vous rêvez." De quoi faire de cette victoire "la plus belle, et de loin", après une première partie de saison qui avait déjà été très convaincante et qui l'avait vu solide lors de la campagne ardennaise, 4e de l'Amstel et 7e à Liège après avoir tutoyé le podium au Strade Bianche. Son succès d'étape il y a une semaine au Tour de Suisse - son deuxième bouquet de l'année après la Faun Ardêche Classic - avait fini par le rassurer. Pas du genre à avoir "trop confiance" en lui, Romain Grégoire a pourtant "un peu douté" dimanche, surtout quand un groupe d'une trentaine d'hommes a pris jusqu'à 2 mn 30 d'avance après la mi-course. Mais, en l'absence de cadors tels Paul Seixas ou Kévin Vauquelin, concentrés sur le Tour de France, la formation Groupama a logiquement remis les choses dans l'ordre. "L'idée, effectivement, était de m'amener dans les meilleures conditions dans le dernier tour tout en ayant fait travailler des adversaires comme Benoît Cosnefroy", a raconté le vainqueur. "Si j'avais de super jambes, je n'étais toutefois pas rassuré. A l'approche de la dernière montée, je voyais que les jambes de Paul (Lapeira) tournaient bien, que Joris (Delbove) caressait les pédales. Axel (Laurance) aussi", a-t-il ajouté. Mais Grégoire "a tout donné" dans l'ascension de Béjui, un kilomètre à 8,4% (et un passage à 13%), "en pensant à tous ce que les copains avaient réalisé pendant la journée" pour ne pas revivre le scénario de 2025, quand il avait fini deuxième derrière Dorian Godon. Dimanche, il avait "un meilleur niveau que l'an dernier", de quoi enfiler un maillot qu'il avait déjà remporté à quatre reprises dans les catégories d'âge, sur route (3) et en cyclo-cross. "Mais celui-ci, il est vraiment particulier".
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