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▸ Les 15 dernières parutions

16.04.2026 à 00:39

Brésil: des milliers de personnes manifestent en soutien à un projet de réduction du temps de travail

FRANCE24

Le dirigeant de gauche est au coude-à-coude dans les intentions de vote avec Flavio Bolsonaro, fils et héritier politique de l'ancien chef d'Etat d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat. Le gouvernement a envoyé au Parlement, dans la nuit de mardi à mercredi, un projet de loi sous forme de procédure d'urgence qui prévoit de réduire la durée hebdomadaire du travail à 40 heures pour les travailleurs déclarés brésiliens, qui travaillent pour la plupart 44 heures réparties sur six jours. Une réduction du temps de travail "sans aucune baisse de salaire", a souligné le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva sur son compte X. En pratique, cette réforme se traduirait dans la première économie d'Amérique latine par un jour de repos hebdomadaire supplémentaire pour des millions de salariés, affirme le gouvernement. À l'appel de syndicats et d'organisations de gauche, des milliers de manifestants ont parcouru l'Esplanade des Ministères à Brasilia pour soutenir la mesure. "Nous pensons qu'il est possible que les entreprises n'y perdent pas et que la population active y gagne", a déclaré à l'AFP Janio Pires, directeur de Sinttel, un syndicat de travailleurs des télécoms. La proposition devra se frayer un chemin dans un Parlement à majorité conservatrice. Le gouvernement Lula espère que ce projet sera examiné dans les 90 jours qui viennent. A 80 ans, Lula compte briguer un quatrième mandat mais fait face à un rejet croissant de son action, selon les sondages.

16.04.2026 à 00:29

Après le licenciement "inacceptable" du PDG de Grasset, 115 auteurs vont quitter la maison d'édition

FRANCE 24

Un total de 115 auteurs, dont des poids lourds de la littérature comme Virginie Despentes et Sorj Chalandon, annoncent dans une lettre rendue publique mercredi quitter Grasset en opposition au licenciement de son PDG, Olivier Nora. Ils fustigent "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" et le mépris de Vincent Bolloré, le propriétaire de cette maison d'édition.

16.04.2026 à 00:17

Le blocus : une arme de guerre depuis plus de 2500 ans

Cécile GALLUCCIO

Un blocus est aujourd'hui un acte de guerre réglementé mais cela n'a pas toujours été le cas. Notamment durant l'Antiquité ou lorsque Napoléon a mis sous cloche les îles britanniques en 1806. Quel est le blocus le plus long de l'histoire ? Combien de blocus sont toujours en vigueur ? Que dit le droit international ? Réponses avec Cécile Galluccio

15.04.2026 à 23:33

Détenue en Iran, la Nobel de la paix Narges Mohammadi est dans un état "grave", selon ses soutiens

FRANCE 24

La famille et l'équipe juridique de Narges Mohammadi lui ont rendu visite, samedi dernier, dans sa prison dans le nord de l'Iran. Ils font état "de signes évidents de dégradation" des suites d'une crise cardiaque, qualifiant son état physique de "grave". "Un risque immédiat et irréparable pèse sur la vie" de la lauréate iranienne du Nobel de la paix, alerte sa fondation, mercredi.

15.04.2026 à 23:27

Ligue des champions: Arsenal minimaliste et demi-finaliste

FRANCE24

Le club au canon tentera d'éliminer l'Atlético Madrid d'Antoine Griezmann pour se hisser en finale de la compétition reine des clubs en Europe, vingt ans après sa seule et unique, perdue contre le FC Barcelone en 2006. L'actuel leader de Premier League avait surclassé les Colchoneros (4-0) en octobre à la maison en phase de ligue, mais l'ivresse des sommets et la forme actuelle d'Arsenal rendent les retrouvailles assez incertaines. Mercredi, les Gunners n'ont pas fait parler la poudre, ni tout maîtrisé face aux Portugais du Sporting, mais ils ont assuré le service minimum pour obtenir le billet tant espéré et attendu, au regard de leur statut d'ultra-favori. L'équipe de Mikel Arteta s'est reposée sur le but de Kai Havertz inscrit dans le temps additionnel, la semaine dernière à Lisbonne, pour se débarrasser de Lions accrocheurs, qui ont fait trembler l'Emirates jusqu'à l'ultime seconde sur une frappe échouée dans le petit filet. La qualification européenne va peut-être donner du réconfort et de l'élan à l'entraîneur espagnol et à ses joueurs, malmenés sur le plan domestique après trois défaites d'affilée en Coupe de la Ligue, Coupe d'Angleterre et Premier League. C'était devenu une nécessité avant le déplacement périlleux chez Manchester City, dimanche, dans ce qui ressemble à une "finale" pour le titre en championnat. Histoire de poteaux Fort de l'avantage acquis en quart de finale aller (1-0), Arsenal n'a pas cherché à emballer la rencontre retour, ni ses supporters, au cours d'une première période plutôt insipide. Les Gunners ont gâché plusieurs coups de pied arrêtés, pourtant leur spécialité, ils ont très largement sous-utilisé l'avant-centre Viktor Gyökeres, privé de munitions, et n'ont pas plus utilisé la vitesse des ailiers, Gabriel Martinelli à gauche et Noni Madueke à droite. Derrière, la meilleure défense de Premier League a commis des approximations, voire des erreurs assez inhabituelles, comme sur ces relances de William Saliba (18e) et de David Raya (40e), sans conséquence. Les Lions du Sporting ont été encouragés par ce scénario et ils ont failli plonger l'Emirates dans la stupeur, juste avant la mi-temps, quand Geny Catamo a envoyé une reprise sur le poteau droit de Raya (43e). Une frappe enroulée de Maximiliano Araujo, passée de peu à côté (48e), a aussi rappelé aux Gunners que leur qualification ne tenait qu'à un fil. Ils ont alors haussé le ton et le rythme, avec des tirs de Martinelli (56e) et Madueke (57e) de chaque côté du remplacement de Gyökeres, transparent face à son ancien club, par Havertz. L'entrée du jeune attaquant maison, Max Dowman (16 ans), a réveillé un peu le stade, qui a rugi aussi sur une tête de Leandro Trossard repoussée par un poteau (84e). Le Sporting a réclamé un pénalty sur une poussette supposée de Cristhian Mosquera dans le dos de Maximiliano Araujo, mais l'arbitre François Letexier ne lui a pas accordé (65e). Et le dernier coup de pétard, par Joao Simoes (90e+5) juste avant le coup de sifflet final, est passé de très peu à côté. Arsenal est soulagé, et qualifié.

15.04.2026 à 23:13

"L' abuso" : quand un journal italien veut illustrer les violences en Cisjordanie

Anthony SAINT-LÉGER

Dans son numéro du vendredi 10 avril, L' ’Espresso”, un hebdomadaire italien classé à gauche, a choisi d'aborder ce qu’il considère être les abus d'Israël dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et au Liban. En "'Une", en guise d'illustration de cette politique d'expansion que le magazine dénonce, une photo où un colon israélien et une Palestinienne se font face. Un cliché suffisamment choquant pour provoquer la polémique et dont certaines personnes ont remis en cause l'authenticité.

15.04.2026 à 23:13

Ligue des champions: le Bayern en demies à l'issue d'un match de légende contre le Real

FRANCE24

L'affiche alléchante du dernier carré de la compétition reine du football européen opposera donc ce qui ressemble aux deux meilleures équipes actuelles du continent, en forme de finale avant l'heure. D'un côté le Bayern, rouleau compresseur qui marche sur l'Allemagne et l'Europe depuis août (149 buts en 45 matches), et de l'autre le tenant du titre parisien et sa courbe ascendante ces dernières semaines. Le Real Madrid regardera cette affiche au sommet devant la télévision, mais les formules magiques répétées à l'envi comme "On est le Real" ou "S'il y a bien un club qui peut le faire, c'est le Real", depuis la défaite contre le Bayern à domicile (2-1) à l'aller, ont bien failli fonctionner, avec un match d'exception devant les 75.000 spectateurs de l'Allianz Arena. Les Madrilènes ont mené à trois reprises dans la rencontre. Après seulement 37 secondes, ils ont profité d'une énorme erreur de relance de Manuel Neuer sur Arda Güler dont la reprise instantanée parfaite est venue finir sa course dans le but munichois. Et l'international turc y est allé de son doublé à la demi-heure de jeu d'un magnifique coup franc en pleine lucarne (29e). La première période a été complètement folle, avec un Bayern qui a égalisé à la 6e minute par Aleksandar Pavlovic sur un corner tiré par Joshua Kimmich, alors que le gardien du Real Andriy Lunin est passé à côté de sa sortie. Puis grâce à son buteur Harry Kane (38e), trouvé dans la surface par Dayot Upamecano, pour inscrire son 50e but de la saison en club. KO en deux temps Avant la pause, sur une contre-attaque rapide de Vinicius Junior, Kylian Mbappé a redonné l'avantage au Real (42e) et remis les deux équipes à égalité avant la pause. En seconde période, à l'image de deux boxeurs, Bayern et Real se sont rendus coups pour coups en cherchant le KO. Les Madrilènes ont laissé la possession de la balle aux Munichois et ont procédé en contre-attaque avec leurs deux flèches Vinicius et Mbappé. Le Real est allé une première fois au sol avec l'exclusion d'Eduardo Camavinga à la 86e minute pour un second carton jaune, huit minutes après le premier, complètement logique pour avoir voulu gagné du temps en emmenant la balle avec lui. Et le KO est venu en deux temps, d'abord par Luis Diaz à la 89e qui a remis le Bayern devant au cumul des deux matches, d'une superbe frappe enroulée du pied droit dans la lucarne opposée de Lunin, puis par Olise, d'une frappe enroulée elle aussi, de son pied gauche cette fois-ci (90+4). Les Madrilènes se dirigent vers une saison blanche et une deuxième sans un trophée national ou européen, une première depuis la saison 2005/06. Les Munichois sont eux encore engagés sur trois tableaux, avec un 35e titre de champion d'Allemagne qui leur tend les bras, et des demi-finales à venir en Coupe (à Leverkusen le 22 avril) et en Ligue des champions (au Parc des Princes le 28 avril et à l'Allianz Arena le 6 mai). Le Bayern, qui a rangé les quatre éliminations consécutives en C1 contre le Real (2014, 2017, 2018 et 2024) au placard des mauvais souvenirs, disputera la 22e demi-finale de son histoire en C1 et peut encore rêver d'un septième sacre européen.

15.04.2026 à 23:03

Ligue des champions : Arsenal élimine le Sporting Portugal et se qualifie dans le dernier carré

FRANCE 24

Arsenal a décroché son ticket pour les demi-finales de la Ligue des champions, mercredi, en éliminant le Sporting Portugal à l'issue des matches aller (victoire 1-0) et retour (0-0). Les Gunners ont fait le service minimum mais prendront part au dernier carré de la compétition européenne.

15.04.2026 à 23:01

Soudan : 1,5 milliard de promesse d'aide humanitaire, mais des doutes sur l'impact réel

FRANCE24

Réunie à Berlin, la communauté internationale a promis 1,5 milliard d’euros d'aide pour le Soudan, qui entre dans la quatrième année d'une guerre ayant plongé la majorité de la population dans la détresse. Une annonce jugée positive mais insuffisante par Muriel Boursier, coordinatrice des urgences de Médecins sans Frontières au Darfour. "Ces promesses de don risquent de pas ne se traduire dans les prochains mois en des moyens suffisants pour répondre à la crise actuelle qui est urgente", explique-t-elle sur France 24.

15.04.2026 à 22:59

Après trois ans de guerre au Soudan, 1,5 milliard d'euros levés à Berlin pour l'aide humanitaire

FRANCE24

Trois ans après le début de la guerre entre armée et paramilitaires au Soudan, des donateurs réunis à Berlin mercredi ont promis de lever environ 1,5 milliard d'euros d'aide face à une crise humanitaire que l'ONU qualifie de la plus grave au monde.

15.04.2026 à 22:56

Ligue des champions : le Bayern résiste au Real dans un match de folie et rejoint le PSG en demies

Romain HOUEIX

Victorieux au match aller sur la pelouse du Real Madrid, le Bayern Munich a résisté aux envies d'exploit des Madrilènes. Les Bavarois se sont battus pour conserver leur avantage avant de terminer le travail (4-3, 6-4). Ils affronteront le PSG en demi-finale.

15.04.2026 à 22:51

Wall Street: nouveaux records du S&P 500 et du Nasdaq face aux espoirs de paix au Moyen-Orient

FRANCE24

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a avancé de 1,59% à 24.016,02 points, dépassant son dernier plus haut en clôture datant d'octobre 2025. L'indice élargi S&P 500 a également touché un nouveau sommet à 7.022,95 points (+1,18%) à la fermeture. Seul le Dow Jones a terminé en légère baisse (-0,15%). "La tendance haussière du marché se poursuit grâce aux espoirs de paix au Moyen-Orient", explique Jose Torres, d'Interactive Brokers. Les opérateurs s'attendent à l'ouverture de nouvelles négociations entre Washington et Téhéran après que Donald Trump a assuré mardi que des pourparlers pourraient avoir lieu "dans les deux prochains jours". Le président américain a en outre estimé que la guerre avec l'Iran était "presque finie" lors d'un entretien sur la chaîne Fox News, assurant que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord". Cette perspective freine la hausse des cours du pétrole et soulage, par conséquent, les inquiétudes de la place new-yorkaise. Pour autant, "la situation géopolitique reste complexe, alors que Téhéran et Washington se disputent le contrôle du détroit d'Ormuz", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers. Ce passage maritime stratégique, par lequel transite en temps normal environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, est quasiment paralysé par Téhéran depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février. "Le trafic sur cette artère majeure est toujours bien inférieur à la normale", remarque M. Torres. Sur le front macroéconomique, Wall Street a accueilli sans grand mouvement mercredi le "Livre beige" de la banque centrale américaine (Fed), une publication régulière sur les conditions économiques aux Etats-Unis. L'institution monétaire y cite le conflit "comme une source majeure d'incertitude qui complique la prise de décision en matière de recrutement, de fixation des prix et d'investissements." Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'État américain se tendait vers 20H20 GMT, évoluant autour de 4,28% contre 4,26% la veille en clôture. Côté entreprises, "la hausse du jour est presque entièrement due aux +Sept Magnifiques+", le surnom donné aux grands noms de la technologie américaine, observe Jose Torres, à l'image de Nvidia (+1,20%), Tesla (+7,62%), Microsoft (+4,61%) ou Meta (+1,97%). A la cote, Live Nation, la maison mère de Ticketmaster, a chuté de 6,29% à 155,82 dollars après avoir été déclarée coupable de monopole illégal en violation de lois antitrust américaines au terme d'un procès fleuve à New York. Le juge chargé de l'affaire doit désormais fixer, dans une procédure séparée, les mesures à prendre pour casser ce monopole, qui pourrait aller jusqu'à la cession de salles de concerts voire la vente forcée de Ticketmaster. Snap, la maison mère du réseau social Snapchat, s'est envolé de 7,59% à 6,03 dollars après que son PDG a annoncé mercredi la suppression d'environ 1.000 postes, soit 16% de ses effectifs, invoquant les progrès de l'intelligence artificielle. Bank of America a été recherché (+1,81% à 54,31 dollars), salué pour la forte hausse de son bénéfice net au premier trimestre 2026 grâce à l'augmentation de ses revenus tirés des prêts et de ses activités de marché.

15.04.2026 à 22:30

Trois ans de guerre au Soudan, édition spéciale du journal de l'Afrique

Kalidou SY

Cela fait trois ans jour pour jour que le Soudan est plongé dans une guerre civile qui oppose l’armée régulière aux forces paramilitaires. Trois ans de combats, de tueries et d'exil pour près de 13 millions de soudanais. Ce qui en fait la pire crise humanitaire du monde selon les nations unies. Et malgré la multiplication d'initiatives régionales, la communauté internationale peine a se mobiliser pour cette guerre oubliée. Édition spéciale du journal de l'Afrique. 

15.04.2026 à 21:31

Gabriel Attal, une ambition présidentielle en librairie

FRANCE24

L'ouvrage ("En homme libre", L'Observatoire), dont le titre évoque quelque peu le "Libre" de Nicolas Sarkozy de 2001, n'arrivera que le 23 avril sur les étagères. Mais le dispositif de Gabriel Attal est lancé avec une première dédicace à Paris le 22, des déplacements et des meetings dans plusieurs villes de France dans les prochaines semaines jusqu'au grand rassemblement annoncé par Renaissance le 30 mai à Paris. "J’ai eu l’expérience de gouverner le pays, je pense aujourd’hui savoir comment il faut le présider. J’ai les idées claires pour la France", assure le secrétaire général de Renaissance (37 ans), dans un entretien au Point. Dans cet ouvrage, Gabriel Attal raconte longuement la dissolution de l'Assemblée par Emmanuel Macron, qu'il a vécue depuis Matignon en 2024, "l'une des décisions politiques les plus funestes de la Ve République", écrit-il, selon les extraits publiés par l'hebdomadaire. Depuis, le député des Hauts-de-Seine s'est emparé du parti présidentiel Renaissance comme du groupe à l'Assemblée, tourné sans concurrence interne vers son dessin présidentiel. "L’exercice du pouvoir m’a changé. (...) Avec ce livre, je veux parler au cœur des Français et repartir à leur rencontre. J’y affirme mes convictions et un projet sur lesquels je veux les convaincre. C’est une étape supplémentaire avant d’aller plus loin", explique M. Attal, qui aborde par ailleurs sa vie privée, son père disparu en 2015 ou encore son homosexualité. À un an de l'élection, le patron de Renaissance critique l'emploi du concept de "Nouvelle France" par Jean-Luc Mélenchon, qui "développe cette idée pour mieux attester la thèse du grand remplacement portée par le RN. Et le RN, en déployant ses thèses anti-immigration, qui s’attaquent même aux Français binationaux, vient renforcer les discours de Jean-Luc Mélenchon sur le péril fasciste". "Nous devons briser cette tenaille. La solution réside dans un projet d’espoir qui montre que l’élévation est possible pour tous, quelles que soient la couleur de peau, les origines sociales, territoriales", expose l'ancien Premier ministre. -"Vétocratie"- De sa fulgurante ascension jusqu'à Matignon, Gabriel Attal tire quelques "enseignements": "le premier, c'est l’entrave du pouvoir, notamment par nos finances publiques". "Le deuxième, c’est que notre démocratie s’est muée en + vétocratie +. Vous avez toujours, partout, quelqu’un en situation de s’opposer, de bloquer un projet", explique-t-il, après sa tentative cette semaine à l'Assemblée d'élargir le travail le 1er-Mai, qui s'est soldée par un recul du gouvernement. "Le troisième, c’est qu’il faut changer radicalement notre façon d’exercer le pouvoir", "une des promesses les plus déçues du macronisme", ajoute M. Attal. Le patron de Renaissance distille des pistes déjà défrichées par les travaux lancés au sein du parti. Il "ne propose pas la retraite à 67 ans" qui "ne sauvera pas le modèle" mais "un nouveau modèle libre, universel et productif, avec de la capitalisation". L'offensive de Gabriel Attal se poursuit au sein du bloc central, dont le mieux placé dans les sondages est pour l'heure Édouard Philippe, premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron, président du parti Horizons et récemment réélu maire du Havre. Sans concurrence interne dans un parti qu'il contrôle, M. Attal sera-t-il cependant soutenu par des figures du macronisme? "Il faut quand même qu’il gère Gérald (Darmanin), qu’il gère (Yaël) Braun-Pivet, qu’il gère (Élisabeth) Borne. Et quand il va lancer sa candidature, s’il ne l’a pas organisée, il s’expose au bad buzz", expliquait récemment un cadre Horizons. Pour quel départage avec Édouard Philippe, peu enclin à accélérer sa campagne à un an de l'échéance ? "Il faut un vrai temps d’affirmation pour laisser un choix aux Français entre des lignes différentes tout au long de l’année 2026, jusqu’au début de 2027. Ensuite, il faudra un vrai rassemblement", explique Gabriel Attal. Avec une apparente divergence de périmètre sur la droite: M. Attal n'a pas convié Les Républicains au "comité de liaison" qu'il a souhaité avec Horizons et le MoDem de François Bayrou en vue de 2027. "Je n’ai pas compris si Bruno Retailleau souhaitait travailler avec nous ou avec l’extrême droite", explique-t-il au Point.
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