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▸ Les 15 dernières parutions

20.01.2026 à 07:12

Inflation, emploi, surtaxes douanières : où en est l'économie américaine après un an de Trump ?

David RICH

Un an après son retour aux affaires, le bilan économique de Donald Trump est contrasté : croissance dynamique, inflation relativement contenue malgré les mesures protectionnistes, chute brutale du marché de l'emploi... France 24 a interrogé des experts sur l'état de santé de la première économie mondiale.

20.01.2026 à 07:12

Trump saison 2, épisode 1 : le trumpisme est-il un fascisme ?

Stéphanie TROUILLARD

Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, certains s'inquiètent d'une dérive fasciste de son administration. Par le passé, les idées d'extrême droite ont déjà essaimé aux États-Unis, notamment à la fin des années 1930. France 24 a interrogé des historiens pour savoir si la comparaison est aujourd'hui pertinente.

20.01.2026 à 06:49

Groenland en direct : Trump affirme que les Européens ne vont pas "résister beaucoup" à son projet

FRANCE 24

Le président américain Donald Trump a affirmé que les dirigeants européens ne vont pas "résister beaucoup" à son projet de s'emparer du Groenland. Ces derniers auront l'occasion de lui répondre au Forum économique de Davos, mardi, qui offrira une tribune aux dirigeants européens à la veille de l'arrivée dans la station suisse de Donald Trump. Suivez notre direct.

20.01.2026 à 05:59

Décision attendue sur le projet controversé de super-ambassade chinoise à Londres

FRANCE24

Les atermoiements du gouvernement travailliste sur ce dossier illustrent la position délicate du Premier ministre Keir Starmer qui tente de relancer les relations avec la Chine depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, tout en reconnaissant que ce pays représente une "menace" pour la sécurité du Royaume-Uni. La décision est attendue alors qu'une visite officielle du chef du gouvernement britannique en Chine est prévue fin janvier selon les médias britanniques -- ce qui n'a pas été confirmé par Downing Street. Pékin tente depuis plusieurs années de déplacer son ambassade, actuellement située dans le quartier huppé de Marylebone, vers un site proche de la Tour de Londres et du centre d'affaires de la City. Elle deviendrait, si elle était approuvée, la plus grande ambassade au Royaume-Uni en superficie et la plus grande ambassade de Chine en Europe occidentale. La Chine a racheté en 2018 pour 316 millions d'euros ce terrain de 20.000 m2, qui abritait depuis près de deux siècles le Royal Mint, le fabricant officiel des pièces de monnaie britanniques, et aujourd'hui laissé à l'abandon. Mais son projet suscite une levée de boucliers de la part de riverains, de militants des droits humains et d'autres voix critiques à l'égard de Pékin. Ils s'inquiètent en particulier des risques d'espionnage lié à la future ambassade. Des craintes alimentées par plusieurs révélations dans la presse britannique ces derniers mois sur les plans du futur bâtiment. La semaine dernière encore, le Daily Telegraph a affirmé que les plans non expurgés de l'édifice qu'il a pu consulter montrent que la future ambassade doit accueillir des "pièces secrètes", non loin de câbles souterrains de communications sensibles. "Ambassade-espion" Des manifestations, réunissant parfois plusieurs centaines de personnes, ont régulièrement eu lieu devant le site, dont la dernière en date samedi. "Nous ne pouvons pas permettre aux Chinois de construire cette ambassade-espion dans un lieu aussi crucial pour notre sécurité nationale", a affirmé la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch, présente sur place. Un éventuel feu vert de Londres au projet pourrait toutefois encore faire l'objet d'un recours en justice. Les reports successifs d'une décision sur le projet ne sont pas du goût de Pékin. Début décembre, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, avait déclaré que son pays était "fortement mécontent" et que les raisons invoquées étaient "tout à fait indéfendables". Quelques jours plus tôt, Keir Starmer avait explicité sa ligne face à Pékin, affirmant qu'il voulait à la fois "travailler et commercer" avec la Chine, tout en "se protégeant" face à un pays qui représente "une véritable menace pour la sécurité nationale". Londres réclame aussi la libération de l'ex-magnat des médias et militant prodémocratie britannique Jimmy Lai, déclaré coupable en décembre à Hong Kong de sédition et de collusion avec l'étranger. Le dirigeant travailliste veut toutefois continuer à assouplir des relations bilatérales qui s'étaient tendues sous ses prédécesseurs conservateurs. Elles avaient alors été marquées par les critiques de Londres sur la restriction des libertés à Hong Kong et le traitement de la minorité musulmane ouïghoure dans le Xinjiang, ainsi que des accusations mutuelles d'espionnage. Un dégel s'est accéléré en fin 2024 avec une rencontre entre Keir Starmer et le président chinois Xi Jinping en marge du G20 au Brésil, la première entre les dirigeants de ces deux pays depuis 2018. Plusieurs ministres britanniques ont effectué des déplacements en Chine, notamment pour défendre une relance des relations économiques entre les deux pays.

20.01.2026 à 05:47

L'Espagne entame trois jours de deuil après la catastrophe ferroviaire en Andalousie

FRANCE24

Le bilan de la collision, survenue dimanche soir en Andalousie, s'établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon les derniers chiffres communiqués à la presse par les autorités locales. Mais ce bilan, qui inclut quatre enfants hospitalisés, pourrait s'alourdir à mesure que les recherches continuent dans les carcasses des deux trains qui se sont entrechoqués près d'Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue. Les secouristes sur place tentent notamment d'extraire d'éventuels corps restés coincés dans la ferraille. L'entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) a précisé dans un communiqué dans la soirée que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d'autopsies, a ajouté cette source. Le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, a estimé lundi soir que les autorités pourront déterminer "avec certitude" le nombre de victimes dans les "prochaines 24 à 48 heures". Un déraillement puis un choc violent Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total. En cause: un train Iryo - un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l'autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l'autre sens en direction de Huelva (sud). Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d'entre elles semblent même avoir été écrasés par l'impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole. Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc. "Transparence absolue" A Adamuz, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l'enquête sur les circonstances de l'accident seraient diffusées avec une "transparence absolue" pour établir "la vérité". A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident "extrêmement étrange", survenu dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée. "L'erreur humaine est pratiquement écartée", a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE. "Cela doit être lié au matériel roulant d'Iryo ou à un problème d'infrastructure". Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n'était pas en cause dans l'accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu'un des trains circulait à 205 km/h, et l'autre à 210 km/h. Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par la petite ville d'Adamuz, où un élan de solidarité s'est rapidement mis en place. Manuel Muñoz, un de ses habitants âgé de 60 ans, s'est empressé d'apporter "de l'eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu" au centre municipal d'accueil. "On n'arrive pas à y croire...", souffle pour sa part Sonia, 49 ans. Dans la commune, l'AFP a notamment vu en fin de journée un homme en larmes au téléphone, avant d'être serré dans ses bras par plusieurs personnes. La Garde civile était présente également non loin, près des arènes, pour accueillir les familles des victimes. La famille royale espagnole doit se rendre mardi midi à proximité des lieux de l'accident. La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les grandes villes d'Andalousie pourrait n'être effective qu'"autour du 2 février" au vu des dégâts sur les rails, selon le ministre des Transports Oscar Puente.

20.01.2026 à 05:37

Loi fin de vie: très réservé, le Sénat se penche sur l'aide à mourir

FRANCE24

Les sénateurs s'empareront du texte en milieu d'après-midi et débattront pendant une semaine de ce dossier sensible, avant un vote solennel prévu le mercredi 28 janvier à 16H30. Deux textes sont en réalité examinés en parallèle au Palais du Luxembourg: l'un, plutôt consensuel, sur le développement des soins palliatifs; et l'autre, nettement plus délicat, qui légalise un dispositif de suicide assisté et d'euthanasie même si ces mots ne sont pas écrits noir sur blanc. Nourris de nombreuses réflexions et travaux, ils ont été adoptés très largement à l'Assemblée nationale au printemps 2025, mais l'instabilité politique des derniers mois a reporté leur examen au Palais du Luxembourg. Si elle aboutissait, la réforme sur l'aide à mourir serait la plus importante dans le champ sociétal depuis l'instauration du mariage pour tous en 2012. La France rejoindrait d'autres pays à avoir légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada. Contraint de prendre du recul sur la vie parlementaire et la politique intérieure depuis la dissolution, Emmanuel Macron compte sur ce débat pour tenir l'une des promesses de son deuxième quinquennat. Long chemin parlementaire Il a promis d'aller "au bout du travail législatif" sur cette réforme dès cette année, ce qui nécessitera encore plusieurs aller-retours entre Sénat et Assemblée nationale, au sortir d'un interminable marathon budgétaire. L'examen du texte au Sénat n'est donc qu'une étape préliminaire, mais elle permettra de mesurer le fossé qui sépare les deux chambres parlementaires. Les divergences risquent d'être importantes, car le Sénat, dominé par une alliance entre la droite et les centristes, est plus que réservée. "On veut nous faire avaler une des lois les plus permissives du monde sur l'euthanasie, un changement anthropologique majeur, au détriment de ce qui existe déjà, à savoir les soins palliatifs", s'agace la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat (Les Républicains), qui s'est chargée de piloter l'examen du texte en commission des Affaires sociales. Très remontée, la droite sénatoriale est pourtant sur un fil: d'une part, son groupe est plutôt divisé sur ces sujets relevant de l'intime; d'autre part, elle pourrait être totalement inutile au débat si le gouvernement finissait par donner le dernier mot à l'Assemblée nationale. A ce stade, sa stratégie consiste à plaider pour une refonte profonde du dispositif avec des critères très restrictifs et de nombreux garde-fous. En commission, le Sénat a donc transformé le droit à l'aide à mourir en une "assistance médicale à mourir" réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Cela réduirait considérablement le spectre des personnes éligibles par rapport à la version votée à l'Assemblée. "Si on ne s'exprime pas, si on rejette le texte, on n'existe plus. Il fallait que le Sénat s'exprime", assure le sénateur Alain Milon (LR). "Je crois que nous avons trouvé le bon chemin", martèle-t-il. Débats imprévisibles Les divisions internes au sein des groupes politiques rendent néanmoins assez imprévisible le sort de ce texte dans l'hémicycle, d'autant que la gauche tentera très majoritairement de rétablir la version des députés. "La droite a vidé le texte de sa substance", regrette la sénatrice socialiste Annie Le Houérou, estimant que les sénateurs LR ont "fait semblant d'avancer" sur ce débat. Les débats dépasseront largement les murs du Palais du Luxembourg, ravivant l'opposition entre associations et militants d'un camp et de l'autre, mais aussi les exigences des syndicats de soignants et autres représentants des cultes, ces derniers ayant publiquement rappelé leur hostilité. Plusieurs milliers d'opposants ont aussi manifesté dimanche à Paris dans le cadre de la "marche pour la vie". L'association Les Eligibles, rassemblant des personnes handicapées, a elle craint des "dérives" en raison de critères d'accès jugés "flous et extensibles".

20.01.2026 à 05:35

Corée du Nord: Kim Jong Un limoge son vice-Premier ministre et critique "l'incompétence" de fonctionnaires

FRANCE24

"S'il-te-plaît, camarade vice-Premier ministre, démissionne de toi-même tant que tu le peux, avant qu'il ne soit trop tard", a averti Kim Jong-Un selon KCNA. Le leader nord-coréen n'hésite pas à critiquer les fonctionnaires qu'il juge responsables de mauvaises politiques économiques, mais un limogeage en public reste très rare. Kim Jong-Un s'en est également pris aux cadres du gouvernement, "habitués au défaitisme, à l'irresponsabilité et à la passivité pendant trop longtemps". La Corée du Nord, puissance nucléaire soumise à de multiples sanctions en raison de ses programmes d'armement, fait face depuis longtemps à une économie d'État moribonde et à des pénuries alimentaires chroniques. Le vice-Premier ministre Yang Sung Ho a été démis de ses fonctions "sur-le-champ", a décrit l'agence officielle, considéré comme "inapte à assumer de lourdes responsabilités". "Pour le dire simplement, c'était comme atteler une chèvre à un chariot, une erreur accidentelle dans notre processus de nomination des cadres", a expliqué M. Kim, ajoutant: "Après tout, ce sont les boeufs qui tirent les chariots, pas les chèvres". Il a appelé à un rapide rattrapage du "retard séculaire de l'économie" afin de "bâtir une économie modernisée et avancée, capable de garantir fermement l'avenir de notre État". Des images officielles ont montré le dirigeant, arborant une expression sévère, prononcer un discours sur un site industriel de la province de Hamgyong du Sud, dans l'est du pays, devant des ouvriers en uniformes verts et casquettes grises. Le pays a longtemps donné la priorité à ses programmes militaires et nucléaires plutôt qu'aux besoins de sa population. Il est très vulnérable aux catastrophes naturelles, notamment aux inondations et à la sécheresse, en raison d'un manque chronique d'infrastructures, de la déforestation et de décennies de mauvaise gestion étatique. "Stratégie du choc" En décembre, Kim Jong-Un avait promis lors d'une réunion de hauts placés d'expurger le "mal" au sein de l'appareil gouvernemental, et réprimandé des responsables jugés fainéants. Les médias officiels n'ont pas donné plus de détails, même s'ils ont fait état de nombreux cas d'"écarts" à la discipline, qui pourraient faire référece à de la corruption. Le dirigeant nord-coréen "utilise la responsabilité publique comme une stratégie de choc pour avertir les responsables du parti", analyse Yang Moo-jin. Le limogeage public du vice-Premier ministre fait écho à d'autres cas, comme celui de Jang Song Thaek, l'oncle de Kim, exécuté en 2013 après avoir été accusé d'avoir comploté pour renverser son neveu. Pyongyang se prépare par ailleurs à tenir le premier congrès en cinq ans du Parti des travailleurs, parti unique au pouvoir. Les experts l'attendent dans les prochaines semaines. Cette grand-messe est habituellement l'occasion de dévoiler les principales orientations du pays et les défis à relever. L'économie devrait y tenir une place importante, aux côtés des questions militaires et de défense.

20.01.2026 à 05:25

Davos: les Européens à la tribune mardi, Trump s'impose à l'ordre du jour

FRANCE24

Le président américain domine déjà, dans les Alpes suisses, l'ordre du jour de cette grand-messe annuelle d'un multilatéralisme qu'il ne cesse de malmener depuis son retour au pouvoir. La réunion intervient en plein bras de fer sur le Groenland, territoire autonome danois dont Donald Trump veut prendre le contrôle en invoquant des motifs de sécurité nationale. Il a menacé de surtaxes douanières les pays qui s'y opposeraient, dont la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni. A l'heure où l'UE réfléchit à son tour à des mesures de rétorsion commerciales, les déclarations à la tribune de Davos des dirigeants européens mardi seront particulièrement scrutées. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit notamment prononcer mardi l'un des discours d'ouverture, avant le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Elle a encore insisté lundi sur "la nécessité de respecter sans équivoque" la souveraineté du Groenland et du Danemark, lors d'une rencontre à Davos avec une délégation bipartite du Congrès américain. Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment "le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme" dans les relations internationales, et qui figure parmi les défenseurs d'une réponse ferme de l'UE, doit également faire un discours à Davos en début d'après-midi. - "Cercle vicieux" - Donald Trump, dont la dernière participation en personne au forum de Davos remonte à 2020, doit intervenir à la tribune mercredi. La présence américaine est très visible cette année à Davos, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une "USA House" installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions. Car la délégation américaine, qui est cette année l'une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d'après les organisateurs, n'a pas attendu l'arrivée de son commandant en chef pour occuper le terrain. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a prévenu dès lundi devant la presse qu'il "serait très mal avisé" pour l'UE de prendre des mesures de rétorsion commerciales contre les Etats-Unis à cause du Groenland. Il a encore prévu plusieurs interventions mardi. Emmanuel Macron doit repartir de Davos dès mardi soir, sans croiser Donald Trump. Le chancelier allemand Friedrich Merz a en revanche affirmé vouloir y rencontrer le président américain, disant vouloir "éviter une escalade douanière". "Des menaces douanières entre alliés sont inacceptables; elles affaiblissent notre relation transatlantique et, dans le pire des cas, peuvent conduire à un cercle vicieux", a prévenu de son côté le président finlandais Alexander Stubb. Interrogé sur un possible recours à la force des Américains, il a cependant assuré: "Je ne crois pas que les Américains prendront militairement le contrôle du Groenland." Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ne viendra en revanche pas, ont annoncé lundi les organisateurs, en faisant savoir qu'ils estimaient sa présence "inappropriée" après la répression des manifestations en Iran. Le sommet, placé cette année sous le thème "Un esprit de dialogue" se tient jusqu'à vendredi dans la huppée station de ski des Grisons.

20.01.2026 à 04:55

Réseaux télécoms: Bruxelles veut bannir les équipementiers chinois

FRANCE24

La vice-présidente de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, Henna Virkkunen, doit présenter mardi les propositions de l'exécutif européen pour la révision du Réglement sur la cybersécurité (Cybersecurity act, CSA). Elles incluront des mesures de simplification de la réglementation, et une modernisation du mandat de l'Agence européenne pour la cybersécurité, l'ENISA. Mais surtout, elles pourraient être l'occasion pour Bruxelles de remettre sur le tapis une mesure forte, sur fond de multiples tensions commerciales entre l'UE et Pékin : selon une source proche du dossier, l'interdiction des équipements d'origine chinoise dans les infrastructures de télécoms, jusqu'ici une recommandation officielle, devrait être rendue obligatoire. Cela permettrait à l'UE de s'affranchir des réticences de certains pays membres. En juin 2023, l'UE avait recommandé aux pays membres et aux opérateurs de télécoms d'interdire les équipements des groupes Huawei et ZTE des réseaux 5G, estimant que ces fournisseurs chinois présentaient des risques "matériellement plus élevés" pour la sécurité du continent. Mais cela n'avait eu qu'une portée limitée. Si l'Allemagne a fini par se rallier à cette interdiction en 2024, moins de la moitié des Etats-membres l'ont appliquée. "Prendre le problème au sérieux" Avant même son entrée en fonctions, fin 2024, Henna Virkkunen s'était prononcée en faveur "de nouvelles mesures, parce que les Etats membres n'ont pas pris ce problème suffisamment au sérieux", et avait évoqué la révision des règles sur la cybersécurité comme une possible fenêtre d'action. En outre, la Commission pourrait tenter d'imposer des critères de "souveraineté technologique" dans le programme européen de certification des services cloud (EUCS), une manière, disent certains, de tenter d'exclure de certains marchés les groupes américains (dont Amazon, Microsoft et Google) qui dominent très largement ce secteur en Europe. Ce sujet est une pomme de discorde entre les Vingt-Sept depuis plusieurs années. Les géants américains du Cloud ont fait part de leur vive opposition lors de la consultation publique organisée l'an dernier par la Commission. Ils défendent une réglementation basée avant tout sur des critères opérationnels, plutôt que sur l'origine des fournisseurs qui conduirait selon eux l'Europe sur une mauvaise voie. Ils expliquent que cela pousserait les opérateurs à adopter des systèmes potentiellement inférieurs sur le plan technique. "L'interférence politique, comme les propositions récurrentes d'introduire des critères très larges d'exclusion des entreprises non-européennes, risquent de faire dérailler la réglementation par rapport à ses missions", a ainsi prévenu Alex Roure, directeur des politiques publiques du lobby technologique CCIA. Au contraire, il plaide pour que les opérateurs européens restent libres de choisir "les fournisseurs offrant les technologies les plus sûres et innovantes", au lieu de se focaliser "sur leur nationalité ou leur localisation géographique". "Partage équitable" L'exécutif européen doit enfin annoncer mercredi ses arbitrages sur un autre dossier brûlant pour le secteur technologique: le nouveau règlement sur les réseaux numérique (Digital networks act). Cette fois, le principal enjeu est de savoir qui devra prendre en charge la montagne d'investissements à réaliser : selon les calculs de la Commission, il faudrait autour de 200 milliards d'euros pour relier l'ensemble des foyers européens au haut débit et étendre la 5G à toutes les zones peuplées. D'après une version de travail du règlement consultée par l'AFP, les géants de la tech devraient obtenir gain de cause : le texte ne mentionne pas la nécessité d'un "partage équitable" des coûts de déploiement des réseaux entre les opérateurs de télécoms, et les entreprises dont les services utilisent l'essentiel de la bande passante, à l'image de Netflix, Google (YouTube), ou Meta. L'UE s'était déjà engagée l'an dernier, dans le cadre de l'accord commercial conclu avec Washington, à ne pas imposer une contribution des plateformes numériques au financement des réseaux de télécoms. Enfin, le règlement sur les réseaux numériques devrait donner aux Etats-membres un délai supplémentaire, jusqu'en 2035, pour fermer leur réseau cuivre, face au retard accumulé par certains opérateurs pour passer à la fibre optique. En France, ce chantier est déjà bien engagé, avec une fermeture du réseau historique d'Orange prévue en 2030.

20.01.2026 à 04:29

Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens attendus à Strasbourg

FRANCE24

Trois jours après la signature de l'accord commercial entre l'UE et les pays latino-américains du Mercosur, au Paraguay, les agriculteurs ne comptent "pas lâcher", déclare à l'AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Ils s'étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles. Selon lui, "600 à 700" tracteurs doivent affluer dès le matin dans la capitale alsacienne, ce qui devrait provoquer des difficultés de circulation. Un important dispositif policier sera déployé pour protéger le Parlement européen, en pleine session plénière. Au total, quelque 4.000 agriculteurs venus des quatre coins de l'Union européenne, dont l'Italie, la Belgique et l'Allemagne, sont attendus, avec une majorité de Français, le mouvement ayant été lancé par la FNSEA, premier syndicat agricole national. Les eurodéputés ne se prononceront sur l'ensemble de l'accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s'exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l'accord avec les traités. Si l'avis de la cour est négatif, l'accord ne pourra entrer en vigueur que s'il est modifié. "Même s'il y a des pays qui sont favorables au Mercosur, à l'intérieur des pays, il y a des eurodéputés qui se questionnent fortement et ça peut se jouer à quelques voix près donc il faut continuer à mettre la pression", souligne M. Lapie. Les agriculteurs ont prévu de rencontrer de nombreux parlementaires et de rester à Strasbourg jusqu'à mercredi. "Troc" Négocié depuis 1999, l'accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d'Etats. La France s'y est opposée. Ce texte crée l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l'Union européenne, le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l'Amérique latine tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains. Pour ses détracteurs, cela va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants. "On a peur pour nous, pour nos revenus mais aussi pour nos concitoyens qui vont voir arriver des produits alimentaires qu'on n'a pas le droit de produire chez nous", témoigne M. Lapie, déplorant un "troc". "Nous mettre autant de normes, de réglementations qui grèvent notre compétitivité, à nous les paysans français et européens, et importer des produits alimentaires qui ne respectent en rien ce qu'on nous impose... On touche quand même le fond", s'insurge-t-il. Au delà de l'accord avec le Mercosur, les manifestants, soutenus par le Copa-Cogeca, principale organisation agricole européenne, s'inquiètent de l'avenir et du financement de la Politique agricole commune (PAC) et réclament des mesures de simplification. Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l'encontre de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cette motion, à l'initiative du groupe d'extrême droite des Patriotes pour l'Europe, qui dénonce l'accord avec le Mercosur, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.

20.01.2026 à 04:27

Marine Le Pen à la barre au procès en appel des assistants parlementaires du FN

FRANCE24

Sous les grandioses boiseries de la première chambre du palais de justice, la leader d'extrême droite doit être interrogée mardi après-midi ainsi que toute la journée de mercredi par la cour présidée par la magistrate Michèle Agi, puis les représentants du parquet et les avocats des différentes parties prenantes. La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres d'avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l'argent du Parlement européen. Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel. En déplacement à Marseille en fin de semaine dernière, Marine Le Pen a martelé être "engagée dans un combat pour (s)on innocence", tout en soulignant ne pas vouloir plaider "devant la presse". "Quand on fait appel, par définition, on est optimiste (...). Je veux conserver cet optimisme et cette conviction que la cour entendra les arguments que le tribunal n'a pas entendus", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse avec le député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille. Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l'a notamment condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, l'empêchant en l'état de se présenter à la prochaine présidentielle. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour. En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus. Télescopage judiciaire Au moment où l'extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l'Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l'élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella. Lors de sa première prise de parole devant les juges d'appel, à l'ouverture du procès il y a une semaine, la députée du Pas-de-Calais de 57 ans a soutenu n'avoir eu "aucun sentiment" de commettre un délit ni "rien dissimulé" dans cette affaire, estimant que le Parlement européen n'a pas "pas joué (son) rôle d'alerte". Un argument balayé par l'institution européenne lors de la déposition de son représentant jeudi devant la cour d'appel. "Le Parlement est la victime d'un système selon lequel certains assistants de députés européens du FN ont en fait travaillé au profit du parti", a estimé à la barre son directeur général des finances, Didier Klethi, fustigeant une "organisation bien rodée que seule l'instruction (de la justice) a permis de révéler". Dans un télescopage du calendrier judiciaire, au moment même où Marine Le Pen montera à la barre sur l'île de la Cité, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris aux Batignolles rendra également son délibéré dans une affaire de diffamation dans laquelle elle est aussi mise en cause. Une ancienne étudiante de l'Institut d'études politiques de Bordeaux la poursuit pour injure publique pour l'avoir associée en mars 2019 dans un tweet à l'"islam radical" en commentaire d'une photographie où elle était voilée.

20.01.2026 à 04:25

Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3

FRANCE24

Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Faisant part de son "amertume" et de ses regrets, il a reconnu devoir "revenir sur (sa) parole". "Mais en même temps, pour tenir ma parole, il faudrait que je m'entête", ce qui ne permettrait pas l'adoption rapide d'un budget, nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Restaient au Premier ministre deux outils, l'ordonnance budgétaire et le 49.3. S'il a dit jusqu'au bout n'exclure ni l'un ni l'autre, le gouvernement a finalement choisi le second, "plus démocratique et plus respectueux du Parlement", a expliqué lundi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Une ordonnance budgétaire ne nécessite en effet aucun vote du Parlement pour être mise en œuvre, même si elle peut être suivie d'une motion de censure spontanée. Les conditions d'une non-censure "réunies" Des motions de censure que le Premier ministre ne manquera pas d'affronter à chacun de ses trois 49.3. La France insoumise a immédiatement annoncé lundi qu'elle en déposerait une, "contre ce budget et pour la dignité du Parlement". Même chose au RN, où Marine Le Pen a dénoncé des "annonces (budgétaires) irresponsables pour acheter le PS au mépris de l'intérêt national". Mais le PS ne devrait pas les voter, convaincu que le 49.3 est la "moins mauvaise des solutions" et qu'il a obtenu sur le fond des victoires substantielles, ce qui devrait permettre à M. Lecornu de se maintenir à Matignon. "Je crois que les conditions sont réunies" pour une non-censure, a dit le chef des députés socialistes Boris Vallaud sur BFMTV lundi. Depuis la fin décembre, le PS comme l'ensemble des parlementaires étaient pressés de tourner la page budgétaire, après de longs débats parfois chaotiques, et à quelques semaines des élections municipales. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a dit M. Vallaud, se félicitant notamment de la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, de la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes, ou de la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. Des concessions minimisées par Eric Coquerel (LFI), évoquant des "petits cailloux" autour d'un "gigantesque volume de coupes budgétaires". Le chef des députés LR Laurent Wauquiez a lui évoqué un budget "très imparfait", estimant que la question des économies, objet de la deuxième partie du projet de loi de finances, devait être "clarifiée". Côté recettes, le président du Medef, Patrick Martin, a fustigé dans une interview aux Echos lundi les revirements du gouvernement, après l'annonce du retour de la surtaxe d'impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises pour un montant de 8 milliards d'euros, et l'annulation de la baisse de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Sébastien Lecornu devrait engager sa responsabilité sur la partie "dépenses" du budget vendredi. Après une nouvelle motion de censure, le texte devrait partir au Sénat, avant de revenir à l'Assemblée pour être adopté définitivement.

20.01.2026 à 04:11

En Corée du Nord, Kim Jong-un limoge son vice-Premier ministre pour "incompétence"

FRANCE 24

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'est agacé de l"incompétence" de ses responsables économiques et a exigé le limogeage "sur-le-champ" de son vice-Premier ministre Yang Sung Ho, a annoncé mardi l'agence de presse étatique.

20.01.2026 à 03:31

RD Congo : l'armée congolaise reprend le contrôle d'Uvira après le retrait du M23

FRANCE 24

L'armée congolaise a annoncé lundi s'être déployée dans la ville stratégique d'Uvira, dans l'est de la RD Congo. Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, s'en était retiré afin de placer la ville "sous la responsabilité pleine et entière de la communauté internationale". 

20.01.2026 à 02:54

Afghanistan : le groupe EI revendique un attentat meurtrier dans un restaurant chinois de Kaboul

FRANCE 24

Au moins sept personnes ont péri lundi dans un attentat visant un restaurant chinois du centre de Kaboul, en Afghanistan. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque, affirmant avoir "inscrit les ressortissants chinois sur sa liste de cibles" en soutien aux "musulmans ouïghours opprimés".
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