LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

17.07.2026 à 20:26

Guerre Iran/Etats-Unis, manifestations en Ukraine et bras de fer entre Washington et Pékin

Achren VERDIAN

Les tensions internationales dominent l'actualité avec la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, le soutien renouvelé des Européens à l'Ukraine lors de la réunion de la coalition des volontaires à Paris, et les annonces de Donald Trump lors de son discours à la nation dans lequel il réaffirme avoir remporté l'élection de 2020 et évoque un "État profond" qui aurait dissimulé les preuves d'une ingérence chinoise.

17.07.2026 à 20:21

Alerte au tsunami levée dans le sud du Mexique après un fort séisme, pas de victimes

FRANCE24

Le séisme, qui s'est produit au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, a été enregistré à 09H48 heure locale (14h48 GMT) à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Tapachula, dans l'Etat du Chiapas. Plusieurs répliques de magnitude 5 ont été enregistrées. Peu après, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), a émis une alerte au tsunami qui moins de trois heures après a été levée. La population avait été appelée à s'éloigner des rivages de la partie méridionale des côtes du Mexique sur le Pacifique et, au Chiapas, les autorités locales de la protection civile avaient mis en garde sur des variations du niveau de la mer d'un peu plus d'un mètre. Selon les premiers rapports sur place, aucune victime n'est à déplorer. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit sur X que, selon les gouvernements locaux, "aucun dégât majeur" n'avait "pour l'heure été signalé" mais que "les protocoles" avaient été activés. "Les autorités des différents niveaux de gouvernement effectuent des constatations sur le terrain pour évaluer d'éventuels dommages structurels et coordonner les mesures préventives", a-t-elle ajouté. "Il n'y a pas de dommages graves", a affirmé pour sa part le secrétaire mexicain à la Marine, Raymundo Morales. À Tuxtla Gutiérrez, la capitale de l'Etat du Chiapas, quelques scènes de panique ont été observées dans ses rares immeubles de grande hauteur, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. "On se sent horriblement mal là-haut", a déclaré à l'AFP Araceli Sánchez, une employée du gouvernement qui se trouvait dans un bâtiment de 15 étages. "Il y a des gens qui ont pleuré", a-t-elle ajouté, la voix tremblante, après être descendue par les escaliers de secours. Le gouvernement du Chiapas, qui a fait état de dégâts matériels mineurs dans deux municipalités, a suspendu la journée de travail. Dans la capitale du Guatemala, l'intensité du séisme a entraîné l'évacuation de plusieurs bâtiments et les cours ont été suspendus, a constaté l'AFP. Le Mexique et l'Amérique centrale se situent à la jonction de plusieurs plaques tectoniques dont les mouvements font de la région l'une des plus sismiques du monde.

17.07.2026 à 20:01

"Dans nos veines": la passion palestinienne pour le cheval brave les obstacles

FRANCE24

"Les Palestiniens ont une passion dévorante pour les chevaux", explique à l'AFP Abdelnasser Musleh, éleveur de 30 ans, présent à ce concours de beauté à Rawabi, ville cossue près de Ramallah. "Nous sommes fiers de cette race, la race arabe". Avant l'entrée en scène des chevaux, de jeunes hommes très concentrés, chaînes en or autour du cou, préparent avec soin leurs étalons, les douchant dans un parking souterrain. Certains appliquent un gel brillant autour des yeux expressifs, alors que d'autres brossent leur robe fine, deux traits caractéristiques des pur-sang arabes, remis à l'honneur par les Palestiniens ces dernières décennies, souligne Conrad Detailleur, juge belge du concours. Près de 25.000 de ces équidés sont aujourd'hui enregistrés auprès de la Société du cheval arabe en Israël et dans les Territoires palestiniens, contre seulement une vingtaine dans les années 1970, selon l'éleveur Ashraf Rabee, chargé de superviser ces inscriptions en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. "Ni pâturages, ni terres" Alors que les grands espaces libres se raréfient en raison du développement des colonies israéliennes, qui s'est nettement accéléré depuis l'accession de l'extrême droite au pouvoir fin 2022, les éleveurs ont été contraints d'adapter leur activité au cadre urbain. Dans la vieille ville de Naplouse, ancien bastion de groupes armés luttant contre l'occupation israélienne, les hennissements résonnent dans les ruelles étroites, menant à des écuries nichées au coeur de maisons en pierres séculaires. A Jérusalem-Est, également annexée par Israël, des cavaliers guident leurs chevaux à travers des quartiers densément construits avant de trotter fièrement au crépuscule vers le mont Scopus, qui offre une vue sur la Jordanie. M. Musleh a lui-même accompli une véritable prouesse: la création d'un élevage dans la ville surpeuplée de Kufr Aqab, au nord de Jérusalem, coincée entre deux tours d'habitation, à côté de la route menant au principal barrage israélien entre Jérusalem et la Cisjordanie. "Les Palestiniens n'ont ni pâturages, ni terres pour construire des écuries. Ils utilisent la moindre possibilité, sous leurs maisons, avec un tout petit manège pour continuer malgré tout à élever des chevaux", raconte ce passionné, aux 13 ans de métier. Selon l'ONG israélienne La Paix Maintenant, 185 nouveaux avant-postes de colonisation (non encore officialisés par les autorités israéliennes) ont été établis en Cisjordanie ces trois dernières années, dont une majorité d'implantations à vocation agricole. "Les avant-postes agricoles jouent un rôle essentiel dans l'expulsion et la dépossession (des Palestiniens), a-t-elle alerté en mai, estimant qu'ils représentaient désormais plus de 100.000 hectares, soit 18% de la Cisjordanie. Une "partie de vous" La culture du cheval est l'une des rares distractions en extérieur réunissant Palestiniens de tous horizons, urbains ou villageois. La passion des pur-sang n'est toutefois pas accessible à tous: il faut débourser moins de 3.000 euros pour un poulain et jusqu'à 200.000 euros pour se procurer un étalon de compétition, selon Abdelnasser Musleh. Fait peu commun, à Rawabi beaucoup d'Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création d'Israël en 1948, sont venus présenter leurs chevaux, n'hésitant pas à franchir le mur de séparation érigé par Israël pour se rendre en Cisjordanie. Ils sont venus de Haïfa, Acre, Nazareth, Ramla, Sakhnin, des villes mixtes juives et arabes ou entièrement palestiniennes. Car pour les Palestiniens, l'élevage est indissociablement lié à l'identité. Poèmes, chansons et fresques murales rendent hommage aux chevaux, autant qu'aux cavaliers. "Les chevaux constituent une partie majeure de notre culture arabe", souligne Rashad al-Sah, dont la pouliche Shahed a remporté un prix au concours. "Vous avez le sentiment que le cheval arabe fait partie de vous, même si vous n'en possédez pas. C'est dans nos veines", confie l'éleveur originaire d'Arraba, dans le nord d'Israël. Le dresseur sud-africain Wynand Bouwer, inscrit au concours, salue "la passion des gens d'ici, qui crient et descendent sur la piste pour encourager leurs favoris". Dans les tribunes, certains fument le narguilé et d'autres se précipitent vers la piste lorsque l'étalon d'un proche remporte un prix. Juste avant l'entrée en piste, les soigneurs agitent des sacs en plastique pour stimuler leur ardeur et provoquer de vifs mouvements de tête qui font des chevaux arabes, selon M. Musleh, "la plus expressive de toutes les races".

17.07.2026 à 19:51

Démolitions de maison, contrôles d'identité: le Pakistan pousse des Afghans au départ

FRANCE24

Parmi les méthodes employées, des démolitions d'habitations, la multiplication des barrages et contrôles d'identité ainsi que des appels publics et incessants à quitter le Pakistan, ont raconté des habitants et responsables. "La police n'a tenu compte de rien, même pas de ma santé", se lamente le vieil homme, rencontré par des journalistes de l'AFP à Mattani, un village près de Peshawar, le chef-lieu de la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord), frontalière de l'Afghanistan. Beaucoup des quelque 200 maisons d'Afghans ont été détruites à Mattani, selon les résidents. "Ma femme et moi, nous sommes âgés et nous vivions seuls ici. Nous n'avons pas d'argent pour louer et le gouvernement a démoli notre maison", ajoute Ahmad Mula. Najeeb Rehman, 50 ans, a lui tenté de récupérer les médicaments de son père et les documents scolaires de ses enfants avant que le bulldozer ne démolisse son habitation, mais sans succès, dit-il en montrant les murs effondrés. A quelques mètres, des Afghans chargent les affaires qu'ils ont pu sauver, dont des lits et un panneau solaire, sur un camion qui les emmènera de l'autre côté de la frontière. Fin juin, les autorités pakistanaises ont enjoint aux forces de l'ordre d'arrêter tout citoyen afghan sans visa à compter du 10 juillet. Le ministère de l'Intérieur n'a pas répondu aux questions de l'AFP sur les démolitions rapportées par les résidents. "Une vaste répression contre les Afghans sans papiers a débuté le 10 juillet et se poursuit", a confirmé à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable policier de haut rang à Peshawar. "Même avant que le gouvernement publie des directives claires, la police avait terminé de cartographier la présence de ressortissants afghans à travers la province", a-t-il ajouté. Des millions d'Afghans ont trouvé refuge et refait leur vie au Pakistan lors des quatre décennies de guerre qui ont ravagé leur pays, depuis la fin des années 1970. Des centaines de milliers d'autres sont arrivés depuis le retour au pouvoir des autorités talibanes en Afghanistan en 2021. Mais fin 2023, sur fond de relations tendues avec le gouvernement taliban afghan qu'il accuse de soutenir des mouvements commettant des attaques sur son sol, Islamabad a durci sa politique contre les Afghans, en les poussant au départ par différents moyens. "Les gens se cachent" Des millions d'entre eux sont déjà revenus en Afghanistan depuis cette date, la plupart contraints de quitter la grande ville de Karachi (sud) ou la capitale Islamabad. Cette fois-ci, l'opération pour les pousser au départ touche la province de Khyber Pakhtunkhwa dont les 40 millions d'habitants partagent des liens culturels, linguistiques et historiques très forts avec les régions afghanes voisines. Une même famille peut ainsi avoir des membres du côté afghan ou pakistanais et avoir été séparée par la ligne Durand. Tracée à l'époque coloniale, cette ligne n'a jamais été reconnue comme frontière par l'Afghanistan. Des chiffres de l'ONU montrent que près de 6.200 Afghans sont rentrés dans leur pays entre le 4 et le 11 juillet, un chiffre en hausse d'environ 30% par rapport à la semaine précédente. Le gouvernement afghan a aussi fait état d'une hausse des retours depuis le 12 juillet. Plus d'un million d'Afghans vivent encore au Pakistan, selon les Nations unies. A Peshawar, un journaliste de l'AFP a constaté que la police avait multiplié des barrages pour effectuer des contrôles d'identité. "Nous avons reçu des instructions strictes pour arrêter des ressortissants afghans sans papiers", a confié à l'AFP, sous couvert d'anonymat, l'un des policiers présents sur un barrage. Au "Board Bazaar", un des centres commerciaux connu comme le "mini Kaboul" en raison des nombreuses boutiques tenues par des Afghans, un des commerçants dit avoir vu une baisse du nombre de clients. Beaucoup craignent des arrestations: "Les gens se cachent chez eux et le commerce est au point mort", témoigne Zabi Ullah.

17.07.2026 à 19:47

Pologne : le président nationaliste bloque une loi sur les unions civiles

FRANCE24

Avec la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie, la Pologne compte parmi les derniers Etats membres de l'UE à n'avoir légalisé ni le mariage ni les unions civiles entre personnes de même sexe. Ce statut accorderait certains des droits actuellement réservés en Pologne aux couples mariés, tels que le droit de propriété commune, l'accès aux informations médicales réciproques et les droits relatifs à l'inhumation. "En tant que gardien de la Constitution, je ne peux accepter une solution qui conduirait à la perte du statut particulier du mariage défini (...) comme l'union d'une femme et d'un homme", a expliqué sur X le chef de l'Etat. En prévision des réactions hostiles des milieux conservateurs, les dirigeants de la coalition centriste dirigée par le Premier ministre Donald Tusk avaient pourtant insisté sur le fait que ces unions ne concernaient pas uniquement des couples mais pouvaient aussi aider des voisins ou des membres d'une même famille. Le projet présenté par le gouvernement visait ainsi à instaurer un "statut de la personne la plus proche", y compris pour les couples de même sexe. Le veto du président peut être cassé par les députés mais il faudrait pour cela réunir une majorité des trois cinquièmes à la chambre basse du parlement, ce qui réussit rarement en Pologne. "Droit au bonheur" La Pologne figure systématiquement parmi les pays les plus mal classés en Europe pour les droits des LGBT+, selon l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (ILGA). Avant les dernières élections législatives en 2023, la Coalition civique de Donald Tusk avait promis de déposer un projet de loi légalisant les partenariats civils dans les 100 premiers jours de son mandat. Cependant, le fait que son parti doive partager le pouvoir avec des partenaires de coalition plus conservateurs, ainsi que la cohabitation avec le président Nawrocki, ont retardé, rendu difficiles ou impossibles des compromis et la réalisation de nombreuses promesses de campagne sur les questions sociales. Donald Tusk a critiqué le veto présidentiel, dénonçant "une expression de mépris envers les gens et leur droit au bonheur et à une vie normale". Les conservateurs polonais, dont beaucoup sont étroitement liés à l'Église catholique, attaquent depuis longtemps les mesures favorables aux droits LGBT+, y voyant une "idéologie du genre". Mais l'opinion publique a beaucoup évolué sur cette question ces dernières années. Selon une étude publiée l'an dernier par l'institut publique de sondages CBOS, 62% des Polonais sont favorables à la légalisation des partenariats entre personnes de même sexe — le niveau de soutien le plus élevé jamais enregistré auparavant. Le président qui cohabite difficilement avec la coalition au pouvoir s'est forgé parmi ses détracteurs une réputation de "machine à vetos" peu disposée à tendre la main à l'opposition. En moins d'un an à son poste, M. Nawrocki a d'ores et déjà battu le record historique du nombre de vetos jamais posés par un président polonais. Traditionnellement Catholique En mettant son veto au projet de loi, M. Nawrocki "a tourné le dos à deux millions de personnes vivant aujourd'hui dans des relations informelles" en Pologne, a regretté Katarzyna Kotula (Gauche), à la manœuvre sur ce texte. Elle a rappelé que la Pologne a commencé à reconnaître les mariages entre personnes de même sexe conclus dans d'autres pays de l'Union européenne, à la suite d'arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) et de sa propre Cour suprême administrative. Les associations estiment qu'entre 30.000 et 40.000 citoyens polonais ont contracté un mariage unisexe à l'étranger et sont susceptibles de demander la transcription de leurs dossiers en mairie. En Pologne, pays traditionnellement catholique, seul le mariage formalise l'union entre deux personnes — exclusivement de sexe opposé — tandis que la législation sur l'avortement compte parmi les plus restrictives d'Europe. La loi polonaise autorise l'avortement uniquement en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère. Le fait d'aider à un avortement y est passible de trois ans de prison.

17.07.2026 à 19:39

Cinéma: "De la Comédie-Française", une farce enlevée pour célébrer l'amour du théâtre

FRANCE24

Le long-métrage, réalisé par Bertrand Usclat et Martin Darondeau, a été co-écrit avec l'actrice Pauline Clément, sociétaire de la Comédie-Française et complice de longue date du créateur du programme court "Broute". Elle y incarne Nina, une metteuse en scène confrontée, à trois heures de la représentation, à une cascade d'imprévus: problèmes techniques, garde d'enfant impossible, retards des comédiens et conflits d'ego s'enchaînent. Mais une seule règle prévaut : on n'annule jamais une représentation à la Comédie-Française. "C'est vraiment une fiction mais, quand on vous raconte des trucs qui se sont passés là-bas, c'est tellement de haut niveau, ça ne sert à rien d'inventer", s'amuse Pauline Clément. La panne de réveil de Pierre Niney un jour de représentation ou Laurent Lafitte qui se tranche un doigt sur scène font désormais partie de la légende du temple de l'art théâtral à la française. Le projet est né de la volonté de l'institution de dépoussiérer son image. Habituée à naviguer entre théâtre et pastilles humoristiques à la télévision ou sur Internet, Pauline Clément est sollicitée pour réunir ces deux univers. La direction de la Comédie-Française "me disait : +On ne sait pas où tu en es. Est-ce que tu préfères ton travail à l'extérieur ou le théâtre que tu fais ici ?+", se remémore l'actrice. "Fusion" "Je me disais qu'un jour, j'aimerais faire une fusion des deux", poursuit-elle. C'est donc avec cette idée qu'elle sollicite Bertrand Usclat, rencontré au conservatoire. Initialement envisagé comme une série télévisée à la "Dix pour cent", leur projet est rejeté par toutes les chaînes avant qu'un producteur de cinéma ne propose d'en faire un film. Il a été écrit en deux mois pour disposer d'une rare fenêtre de tournage de trois semaines dans la salle Richelieu, site historique de la Comédie-Française, à l'époque en travaux. Le résultat est une comédie ramassée de 1 heure 12 mn, qui a déjà remporté quatre prix au Festival de l'Alpe d'Huez, dédié à l'humour. "Pendant toute l'écriture, j'étais inquiète. Je me disais : si le film sort et fait un bide, qu'est-ce que je fais après ? Parce que la Comédie-Française, c'est toute ma vie", se souvient Pauline Clément. Bertrand Usclat, qui a décliné une proposition d'audition à la Comédie-Française au sortir du conservatoire pour se concentrer sur sa chaîne YouTube, est ravi de consacrer son premier long-métrage au théâtre. "Le premier grand succès parisien de Molière, c'est +Les Précieuses Ridicules+, qui est en fait une parodie des salons bourgeois. Normalement, on commence avec des gros trucs classiques, à l'ancienne, et lui débarque en disant: +On va faire marrer les gens+", expose-t-il. "Ca a toujours été mon rapport au théâtre. Quand il n'y a pas d'humour sur scène, je pense qu'il y a un ratage", poursuit le réalisateur. En tout, 22 comédiens de la Comédie-Française jouent dans le long-métrage, dont certains déjà vus au cinéma comme Guillaume Gallienne, Marina Hands ou Laurent Stocker, et d'autres dont c'est le premier film, comme Sefa Yeboah. "C'est un film sur la Comédie-Française par ceux qui la font, la troupe", résume son administrateur général, Clément Hervieu-Léger, qui y voit un moyen d'ouvrir la porte "de notre maison pour un public qui n'y a peut-être jamais mis les pieds".

17.07.2026 à 19:31

L'Assemblée nationale repousse la perpétuité pour viols en série sur mineurs de moins de 15 ans, nouveau vote mardi

FRANCE24

Lancé pour répondre à des failles dans l'aide sociale à l'enfance puis sensiblement amendé par le gouvernement pour répondre aux polémiques dans l'affaire Lyhanna, le texte fera l'objet d'un vote solennel dans l'hémicycle mardi après-midi. Avant cela, le gouvernement tentera de rétablir un article-phare: instaurer une peine de perpétuité encourue en cas de viols en série lorsque des mineurs de moins de 15 ans figurent parmi les victimes. Quoique clivante, la mesure bénéficie a priori d'une majorité allant du camp gouvernemental au Rassemblement national. Mais la gauche et les écologistes, mieux mobilisés, ont fait supprimer l'article vendredi, voyant en elle le symbole d'un texte qui pencherait uniquement vers le répressif et passerait à côté de la prévention de la récidive. "Seulement 3% des auteurs sont condamnés aujourd'hui dans notre pays. Donc, là, on est en train de prendre toute l'énergie de l'Assemblée nationale alors que le vrai sujet, c'est les 97 % de personnes qui ne sont jamais condamnées", a lancé la rapporteure Marianne Maximi (LFI). Pas question d'abandonner la mesure, a rétorqué la ministre Aurore Bergé (Égalité entre les femmes et les hommes), qui juge qu'elle répond à une aspiration des citoyens. Elle a demandé un nouveau vote sur l'article, qui aura lieu mardi avant celui sur l'ensemble du texte. Imprescriptibilité votée "Dans un cas comme celui de Le Scouarnec, qui a commis 299 viols sur mineurs, il n'était pas possible de requérir la perpétuité. Il a ainsi été condamné pour une peine maximale de 20 ans", a-t-elle argué. A défaut de perpétuité, le texte prévoit tout de même actuellement une peine de 30 ans encourue en cas de viols en série, si l'une des victimes a entre 15 et 18 ans, à la faveur d'un amendement de Perrine Goulet (MoDem) qui veut étendre la mesure à tous les mineurs. Les députés avaient tout de même adopté jeudi midi une autre mesure marquante : un amendement écologiste, soutenu par le gouvernement, venant étendre l'imprescriptibilité, jusque-là réservée aux crimes contre l'humanité, à ceux commis sur les mineurs. A l'heure actuelle, le délai pour qu'une victime de viol subi dans son enfance puisse porter plainte est de 48 ans (30 ans à compter de sa majorité). Mais il est jugé insuffisant par certaines associations de protection de l'enfance. L'imprescriptibilité serait "une avancée", selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a promis sur X de la "sécuriser juridiquement". Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a notamment émis un doute sur la constitutionnalité de la mesure. Les débats sur les mesures judiciaires, parfois très tendus entre gauche et RN, ont pris le pas sur les mesures concernant la mise à l'abri des enfants victimes de violences ou pour répondre aux critiques concernant le périscolaire. Le texte prévoit par exemple de renforcer le contrôle des antécédents judiciaires des professionnels et bénévoles au contact d'enfants ou de fournir aux parents l'identité des animateurs du périscolaire. Plus largement, la gauche a déploré un manque d'ambition financière. "Mettez des moyens pour l'aide sociale à l'enfance, sinon ne prétendez pas vouloir protéger les enfants", a lancé Yannick Monnet (PCF). parl-sac/cma/jmt/frd/

17.07.2026 à 19:15

Tour de France: Schmid remonte le temps

FRANCE24

En franchissant la ligne, le coureur de Jayco-AlUla a subitement levé son vélo pour se fendre d'une magnifique roue arrière, un geste acrobatique osé pour lancer les célébrations alors qu'il était encore à la lutte avec le Colombien Harold Tejada pour se disputer la victoire au sprint. Mais cette fois, elle n'allait pas lui échapper, un an après avoir cédé de justesse à Toulouse face à Jonas Abrahamsen dans un match à deux déjà, un vrai crève-cœur à l'époque, pour signer à 26 ans sa première victoire sur le Tour. La première pour un Suisse depuis Marc Hirschi en 2020. "J'ai travaillé extrêmement dur pour cette victoire. L'an dernier, j'étais si proche", a réagi le solide coursier de Bülach, ville du canton de Zurich. Son directeur sportif, Mathew Hayman, était presque plus content que son coureur, un "gars très intelligent qui n'arrive pas en retard parce qu'il est Suisse mais jamais en avance non plus". "Quand tu passes aussi près d'une victoire sur le Tour de France, tu ne sais pas si tu retrouveras un jour une telle occasion. Aujourd'hui il a montré toute sa classe", a insisté Hayman. Mais, comme tout dans ce Tour, rien n'aura été facile pour Schmid dans l'étape la plus longue (205 km) de ces trois semaines, avalée à la moyenne ahurissante de 50 km/h alors qu'un col de neuf kilomètres, le Ballon d'Alsace, était au programme. "On volait" "On volait", a résumé Tadej Pogacar qui a coupé la ligne au sein du peloton avec 7:33 de retard sur le vainqueur du jour. Le maillot jaune possède toujours 3:36 d'avance sur Jonas Vingegaard avant les deux étapes de montagne du week-end dans les Vosges et les Alpes. Dans la longue portion plate au départ de Dole, une échappée monstre de 57 coureurs s'est dégagée après la jonction de deux groupes comprenant à la fois des sprinteurs alléchés par le sprint intermédiaire et de solides baroudeurs intéressés par la victoire. En haut du Ballon d'Alsace, noir de monde, ils n'étaient plus que neuf, bientôt rejoints par Tim Wellens, dont trois Français : Kévin Vauquelin, Jordan Jegat, Clément Braz Afonso, Luke Plapp, Brandon McNulty, Maxim van Gils, Harold Tejada, Mauro Schmid et Tom Pidcock, le mieux placé de l'échappée au départ de l'étape (10e à 11:49 du maillot jaune). Finalement troisième à Belfort, le Britannique remonte à la quatrième place du général, sans représenter à ce stade une vraie menace pour le podium. Il visait d'ailleurs d'abord la victoire d'étape et il a tout fait pour l'avoir, en multipliant les attaques, en vain. Comme Vauquelin ou Jegat, également très offensifs dans le final, Pidcock s'est fait piéger par Schmid et Tejada qui sont partis seuls à 15 km de l'arrivée dans la longue descente vers Belfort où les deux hommes ont joué au chat et à la souris avant que le Suisse, plus rapide, ne s'impose logiquement, malgré un début de crampes. "On l'attendait tellement" "C'était une journée incroyablement difficile. On était motivés avec toute l'équipe pour être dans l'échappée. On a déjà essayé plein de fois ces derniers jours et jusqu'ici ça n'avait pas marché. Je me suis senti vraiment bien. Et les gars sont revenus de l'arrière, donc j'ai pu rester dans les roues. C'était quasiment parfait", a savouré le Suisse qui a pu compter sur trois coéquipiers super solides à l'avant, offrant à Jayco-AlUla plusieurs options tactiques, avec Ben O'Connor, Luke Plapp et Michael Matthews. Ce dernier a été admirable de courage dans le Ballon d'Alsace pour signer son retour dans la lumière après plusieurs blessures graves ces deux derniers années. "Cette victoire, on l'attendait tellement, a-t-il dit. C'est ce qu'on cherchait depuis le premier jour, on a une équipe tellement forte ici. Je suis fier que Mauro ait mis au fond pour nous." Pour la Suisse, c'est une libération, six ans après. La France, malgré les tentatives de Vauquelin et Jegat, attend, elle, toujours sa première victoire dans cette 113e édition, la journée s'étant montrée trop difficile pour Romain Grégoire, le régional de l'étape. Il lui reste huit étapes pour ne pas repartir bredouille, ce qui ne lui est arrivée qu'à deux reprises, en 1926 et en 1999.

17.07.2026 à 19:15

Star des sixties, Petula Clark espère que l'IA ne supplantera pas les chanteurs

FRANCE24

A 93 ans, l'interprète du titre légendaire "Downtown" chérit toujours la connexion entre le public et l'artiste, ainsi que l'humanité qui transparaît dans la performance vocale. Deux sensations qui pourraient se trouver menacées par les chansons générées par IA. "Nous sommes tous très inquiets par rapport à cela, et on dit même qu'à terme l'IA sera dotée d'émotions", a récemment confié Petula Clark à l'AFP à Genève. "Je ne sais pas si ce sera un problème pour moi parce que je suis à la fin de ma carrière, mais pour l'avenir, c'est pour le moins déconcertant." "Qui sait? Vu la tournure que prennent les choses, tout finira peut-être par être remplacé de toute façon. Mais je ne l'espère pas." Avec les années, Petula Clark admet que sa tessiture vocale a évolué, mais que la magie demeure présente. "Ma voix a changé. (...) Mais quoi qu'il en soit, elle est toujours là. Elle est devenue un peu plus grave mais en fait ça me plaît bien!" Chanter en français Née le 15 novembre 1932, Sally Olwen Clark - appelée Petula par son père - commence par un parcours d'enfant star à la radio britannique BBC pendant la Seconde Guerre mondiale avant sa rencontre avec l'agent français Claude Wolff en 1957, qu'elle épousera avant de plonger dans le bain artistique français. "Je ne parlais pas un mot de français, (...) mais petit à petit, j'ai appris. (...) Certaines stations de radio ne voulaient simplement pas diffuser de chansons en anglais. C'était comme ça à l'époque." Elle est ainsi devenue une star en France, par "accident", assure-t-elle. Serge Gainsbourg lui a notamment écrit des chansons comme "Vilaine fille, mauvais garçon" et surtout "La Gadoue". "Il aimait jouer avec la langue et c'était difficile pour moi, mais il m'a beaucoup aidée." Lorsqu'elle cherche de nouvelles chansons, c'est "toujours la mélodie" qui attire son attention, "car la mélodie est universelle", explique-t-elle. Son tube emblématique de 1964 "Downtown", qui s'est vendu à des millions d'exemplaires et lui a valu un Grammy award, n'avait d'ailleurs pas encore de paroles lorsqu'elle a entendu pour la première fois le compositeur Tony Hatch le jouer au piano. "Certaines chansons ont tout simplement ce petit quelque chose", explique-t-elle, assurant n'avoir à l'époque "aucune idée du fait qu'il s'agissait d'un tube monstre". Star multi-facettes La carrière de Petula Clark a connu de nombreux rebondissements. Elle a joué dans des films avec Alec Guinness, Fred Astaire et Peter O'Toole, ainsi que dans des comédies musicales à New York et Londres. Le concert "Une soirée avec Petula" ("An Evening with Petula") a été la première émission diffusée en couleur sur la chaîne BBC One en 1969. "Ça a été une longue vie, une vie très passionnante, très triste et très heureuse", confie-t-elle quelques mois après la publication de sa biographie. L'ouvrage est titré "Est-ce que c'est toi Petula?" ("Is That You, Petula?"), reprenant les mots de John Lennon lors de son "bed-in for peace" en 1969 à Montréal, un événement qu'il a organisé avec son épouse, l'artiste plasticienne Yoko Ono, pour protester contre la guerre du Vietnam. Petula Clark dit maintenant espérer avoir apporté de la joie aux gens au fil des décennies. "Ils m'ont rendue heureuse aussi." Mais elle n'a pas dit son dernier mot, avec un concert prévu dans un théâtre londonien, peut-être plus tard cette année. "Ce sera très important pour moi, et aussi très émouvant. Ce sera peut être mon dernier concert, qui sait? Mais j'ai vraiment hâte de remonter sur scène devant un public."

17.07.2026 à 19:01

Aux championnats européens de Rubik's Cube, les "speedcubeurs" en voient de toutes les couleurs

FRANCE24

Bienvenue dans l'univers de la compétition de Rubik's Cube, ou "speedcubing" pour les initiés, où les participants s'affrontent dans des épreuves allant de la résolution de cubes avec des maniques en passant par le défi aux yeux bandés. La championne de France, Juliette Sébastien, mesure ses talents à ceux de 1.200 concurrents venus de 53 pays lors des 11e championnats d'Europe de speedcubing à Arnhem, ville de l'est des Pays-Bas. Cette étudiante de 25 ans s'entraîne au moins une heure par jour, mais elle est passée à l'approche de la compétition à trois ou quatre heures quotidiennes, malgré une fâcheuse piqûre de guêpe à la main. "Je m'entraîne par séries de 100, 200, parfois 300 résolutions (...) Il y a toujours de nouvelles techniques à apprendre", explique-t-elle à l'AFP. Si son temps dans l'épreuve du 4x4 (un Rubik's cube légèrement plus grand et plus difficile à résoudre que le classique 3x3) est honorable, les vitesses atteintes dans les disciplines les plus rapides sont ahurissantes. Le speedcubeur chinois Ziyu Ye détient notamment le record du monde du 2x2 avec pas plus de 0,39 seconde. Alors que le cliquetis des cubes résonne dans les cinq gymnases qui accueillent la compétition, les concurrents, vêtus de leurs maillots nationaux, déambulent dans les couloirs en résolvant nonchalamment des cubes les yeux fermés, parfois d'une seule main. Il ne faut pourtant pas s'y tromper, il s'agit bien d'une affaire sérieuse, et la compétition est strictement réglementée et gérée avec une précision militaire. Avant de monter sur scène, les concurrents remettent leurs cubes aux "mélangeurs", dont la mission est de les placer secrètement dans la même position, pour garantir que tous les candidats soient sur un pied d'égalité. Deux joueurs sont ensuite assis côte à côte, sous l'œil vigilant d'un arbitre et sous la surveillance d'une caméra qui suit chacun de leurs mouvements, tandis qu'un chronomètre enregistre leur temps au centième de seconde près. Le cube fraîchement mélangé arrive dissimulé dans une boîte. Lorsque celle-ci est retournée, les concurrents disposent de 15 secondes pour examiner le cube avant de poser les mains sur un capteur qui déclenchera le chronomètre. Enfin, la résolution peut commencer. Une sensation "sableuse" Contre toute attente, le secret pour résoudre un cube comme un professionnel est... le lubrifiant. Chaque joueur applique en effet une quantité précise de lubrifiant sur son cube pour s'assurer qu'il tourne exactement à la vitesse voulue, explique Loes Wentink, qui tient un stand de lubrification durant le tournoi. "Ça fait une grande différence en compétition", déclare cette étudiante en génie électrique de 21 ans. Certains lubrifiants augmentent la friction, tandis que d'autres servent à éliminer cette sensation "sableuse" redoutée, lorsque le cube semble "rugueux" quand on le fait tourner entre ses mains, précise-t-elle. Pour les speedcubeurs, le choix de la combinaison cube/lubrifiant est aussi personnel que la tension d'une raquette pour un joueur de tennis. Les récentes avancées technologiques ont amélioré la pratique : de nombreux joueurs portent des caméras GoPro sur la tête afin de pouvoir revoir leurs résolutions et améliorer leur technique. Les "Smartcubes", interdits en compétition, enregistrent quant à eux via un capteur Bluetooth chaque mouvement dans une application et suggèrent des améliorations. La technologie n'est toutefois d'aucune aide dans l'épreuve aux yeux bandés, l'une des plus populaires parmi les 17 disciplines. Les joueurs disposent d'une heure pour mémoriser autant de cubes que possible avant de les résoudre, les yeux bandés. Le record est de 63 cubes résolus. La compétition a attiré des participants âgés de 8 à 71 ans, a indiqué à l'AFP Yinte Dik, comptable de 25 ans qui veille au bon déroulement du tournoi aux côtés de 250 bénévoles et officiels. Au niveau européen, les Polonais sont l'équipe à battre, mais les États-Unis et la Chine sont les leaders mondiaux. Bien que le speedcubing puisse être stressant, il s'agit d'une communauté soudée et d'une discipline accessible à tous, souligne Mme Dik. "Tout le monde peut s'entraîner, pas besoin d'être surdoué ou quoi que ce soit, tout le monde peut y arriver".

17.07.2026 à 18:53

Andy Burnham, de "roi du Nord" à Premier ministre du Royaume-Uni

FRANCE24

Cet homme de 56 ans qui se décrit comme partisan d'un "socialisme pro-entreprises", amateur de football et de rock, a officiellement pris vendredi la tête du Labour, parti de centre-gauche majoritaire au Parlement. Il succède au démissionnaire Keir Starmer, et fera son entrée lundi à Downing Street. Celui qui a fait toute sa carrière dans la politique contrairement à l'ex-avocat Keir Starmer, plus à l'aise que ce dernier dans la communication, accède ainsi au sommet. Il avait tenté deux fois sans succès de briguer la direction du Parti travailliste - en 2010, face à Ed Miliband, puis en 2015, face au très à gauche Jeremy Corbyn. Il est revenu au Parlement de Westminster après avoir remporté haut la main, devant le parti anti-immigration Reform UK, une législative partielle le 18 juin à Makerfield, dans son fief de Manchester. Devant des membres du Labour rassemblés vendredi au siège de la confédération syndicale TUC à Londres pour assister à son intronisation à la tête du parti, il a promis de tracer "une nouvelle voie" afin que "l'économie fonctionne pour toute la population et toutes les régions". Andy Burnham, qui revendique fièrement ses racines nordistes et populaires, a conquis en 2017 la mairie du Grand Manchester, agglomération de près de 3 millions d'habitants où il s'est fait réélire deux fois. Tee-shirt noir Lui-même est un enfant de cette région au passé industriel: il a grandi dans une petite ville à mi-chemin entre Liverpool, où il est né, et Manchester. Dans cette cité qui connaît un renouveau économique, sa principale réussite est d'avoir amélioré les transports, en reprenant sous contrôle public le système de bus pour l'intégrer dans un réseau avec trams et trains, à des tarifs abordables. C'est pendant la pandémie de Covid-19 qu'il gagne son surnom de "roi du Nord", pour son combat face au Premier ministre conservateur Boris Johnson à propos du soutien financier à apporter aux entreprises et employés de cette région. Cet homme brun à lunettes et au style vestimentaire souvent informel, qui s'est fait tatouer sur le bras une abeille ouvrière -- symbole de la ville de Manchester --, a déjà fait l'objet de railleries de la cheffe des Tories Kemi Badenoch, qui ne voit en lui qu'"une paire de cils et un tee-shirt noir". "Il est bleu foncé, en fait", a répondu l'intéressé dans un battement de paupières, dans une vidéo publiée fin juin sur les réseaux sociaux, dont il est un grand utilisateur. Pour le journaliste Joshi Herrmann, fondateur du média en ligne Mill Media, basé à Manchester, Andy Burnham "parvient à se présenter comme un type normal à une époque où beaucoup d'hommes politiques donnent l'impression d'être très bizarres ou très ennuyeux". "Madchester" Né le 7 janvier 1970, Andy Burnham est le fils d'un technicien des télécommunications et d'une réceptionniste médicale. Il entre au Labour adolescent et étudie la littérature anglaise à Cambridge, où il dit avoir souffert du "syndrôme de l'imposteur" en raison de ses origines sociales. Pendant sa jeunesse, il apprécie la bouillonnante scène musicale et culturelle de Manchester des années 1980-90, "Madchester". Son discours vendredi s'est achevé sur un morceau d'un groupe emblématique de cette époque, New Order, sur lequel il a même esquissé quelques pas de danse, vêtu pour l'occasion d'un costume-cravate. Elu député en 2001, il devient secrétaire en chef au Trésor dans le gouvernement de Gordon Brown, puis ministre de la Culture et des Sports (2008-2009), et ministre de la Santé (2009-2010). Il est marié depuis 2000 avec Marie-France van Heel, femme d'affaires d'origine néerlandaise rencontrée à l'université et avec qui il a eu trois enfants. Il a confié vendredi que son père souffrait de la maladie d'Alzheimer, se disant engager à réformer le système d'aide à la personne. S'il a aussi annoncé vouloir mener une politique de décentralisation et promis d'oeuvrer pour réduire le coût de la vie, son programme reste vague à ce stade. Ses détracteurs l'accusent d'être un caméléon politique s'adaptant à l'air du temps. En janvier, il énonçait "les quatre cavaliers de l'apocalypse britannique: dérégulation, privatisation, austérité et Brexit". Face à des marchés inquiets, il s'est toutefois engagé à tenir les objectifs d'équilibre budgétaire fixés par l'actuel gouvernement.

17.07.2026 à 18:50

Coupe du monde 2026 : les pronostics de nos journalistes pour la finale ⚽

FRANCE24

#Mondial2026 : qui va gagner ? L’Espagne ou l’Argentine ? On a posé la question aux journalistes de la rédaction… et la réponse penche (beaucoup) plus pour l’un que pour l’autre.Et selon vous, qui va gagner cette Coupe du monde ?

17.07.2026 à 18:49

La tapisserie de Bayeux, "en très bon état" au British Museum, selon la ministre française de la Culture

FRANCE24

Cette œuvre du XIème siècle, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, est parvenue le 10 juillet au célèbre musée londonien pour un prêt d'un an décidé en juillet 2025 par le président français Emmanuel Macron. Elle y sera exposée du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027. Ce transfert historique depuis Bayeux, dans l'ouest de la France, avait donné des sueurs froides à des experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient une dégradation irréversible de cette tapisserie très fragile. "Elle est très bien arrivée, en très bon état. On est en train d'opérer toutes les investigations pour vérifier que tout ce voyage s'est bien passé", a déclaré Catherine Pégard, interrogée par l'AFP au British Museum. La ministre a salué "un travail titanesque" ainsi qu'un "exploit technique". Des équipes françaises vont rester au British Museum "jusqu'à la mi-août pour accompagner tout le travail d'installation de la tapisserie", a-t-elle précisé. La broderie de près de 70 mètres a été extraite jeudi du caisson dans lequel elle avait été acheminée, conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants. L'œuvre a été déposée sur la table où elle sera exposée, en une seule ligne, à plat, dans une longue salle aux murs sombres. Elle va être placée dans les prochains jours sous une vitrine scellée. Cette installation a été "vraiment formidable à voir", a dit à l'AFP le conservateur de l'exposition, Michael Lewis. "Je suis soulagé et content que tout se soit déroulé comme prévu". A son retour en France courant 2027, cette œuvre regagnera le musée de Bayeux et devra faire l'objet en 2028 d'une restauration plusieurs fois repoussée par le passé. Reste une question: où a été réalisée la tapisserie, commandée en 1077 à des artisans par l'évêque Odon qui souhaitait décorer la cathédrale de Bayeux ? Des spécialistes anglais jugent probable qu'elle ait été brodée dans la région de Canterbury en Angleterre. "Ils sont assez catégoriques sur cette information. (...) Mais apparemment il n'y a aucune preuve totalement intangible qui permette de dire qu'elle a été faite ici. Donc on gardera le mystère", a dit Catherine Pégard.

17.07.2026 à 18:40

Royaume-Uni : le futur Premier ministre Andy Burnham s'adresse aux Britanniques

FRANCE24

Andy Burnham, qui succédera lundi à Keir Starmer comme Premier ministre du Royaume-Uni, s'est engagé vendredi 17 juillet à "redonner de l'espoir" aux Britanniques, dans un discours prononcé à l'occasion de sa nomination comme nouveau chef du Parti travailliste.

17.07.2026 à 18:25

La Bourse de Paris termine en baisse, entre ventes des semi-conducteurs et Moyen-Orient

FRANCE24

Le CAC 40 a perdu 0,47%, à 8.339,81 points. La veille, l'indice vedette parisien était resté stable (-0,05%). "La vague de ventes sur les valeurs des semi-conducteurs à l'échelle mondiale ne montre aucun signe d'essoufflement", résume Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année. Mais les investisseurs doutent désormais de la rentabilité future des investissements pour développer cette technologie et des valorisations boursières gigantesques des entreprises de semi-conducteurs, ses principaux bénéficiaires. Résultat, depuis plusieurs jours, ces entreprises ont subi de nets reculs en Bourse, plombant l'humeur des marchés d'actions. A Paris, Soitec a lâché vendredi 3,15% et 10,88% sur la semaine. STMicroelectronics a cédé 3,91% à 53,80 euros, et a perdu 13,23% depuis lundi. Les fournisseurs d'infrastructures électriques Legrand (-1,67% à 135,40 euros) et Schneider Electric (-0,72% à 262,45 euros) ont aussi été emportés par ces doutes car la part de leurs activités liées aux centres de données pour l'IA ne cesse de grimper. Le Moyen-Orient pèse aussi "La baisse des valeurs technologiques n'est pas la seule raison expliquant la morosité actuelle des marchés", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, pointant la situation au Moyen-Orient qui se détériore "d'heure en heure". "Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé à des niveaux comparables à ceux observés en période de guerre", résume-t-elle, et "aucune solution rapide ne semble se dessiner". Les Etats-Unis ont bombardé l'Iran pour la sixième nuit consécutive vendredi, Téhéran les accusant d'avoir visé des cibles civiles, tandis que plusieurs pays alliés de Washington au Moyen-Orient ont fait état d'attaques les ciblant. Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, minant les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable au conflit. Vers 15H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, prenait 2,65%, à 86,46 dollars le baril, et le WTI, son équivalent américain, gagnait 2,84%, à 81,19 dollars le baril. Côté obligataire, le taux d'intérêt français est resté stable à un haut niveau, à 3,93%, comme la veille.
15 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓