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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

31.07.2026 à 07:14

Législatives en Israël : Gadi Eisenkot, l'ancien chef de l'armée qui veut détrôner Netanyahu

Bahar MAKOOI

À trois mois d’élections législatives décisives en Israël, l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot s’impose comme le concurrent le plus sérieux contre l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu. Le challenger mise sur son image de militaire "intègre" pour convaincre les Israéliens qu'il peut tourner la page Netanyahu.

31.07.2026 à 07:09

L’UEFA riposte face au projet de la Fifa

L'Equipe TV

L’UEFA a annoncé son opposition au projet de Gianni Infantino d’ouvrir le capital commercial de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Réunis en urgence, les 55 membres de l’instance européenne ont voté à l’unanimité un retrait du Mondial si cette réforme était adoptée.

31.07.2026 à 06:07

Avalanche au Pakistan: dix disparus dont l'alpiniste Nirmal Purja

FRANCE24

"Le Club alpin du Pakistan (ACP) a reçu des informations particulièrement préoccupantes, selon lesquelles une avalanche a frappé une équipe d'alpinistes sur le Broad Peak (8.047 m) dans la chaîne du Karakoram", a écrit l'organisation, ajoutant que l'expédition était menée par Nirmal Purja, 43 ans, injoignable depuis les faits. D'après le club alpin, les disparus sont originaires du Népal, du Pakistan, d'Oman, des Etats-Unis ou encore de Chine. "Tous les efforts possibles sont faits pour s'assurer que le soutien par hélicoptère et tous les moyens de secours disponibles soient mobilisés au plus tôt en fonction des conditions météorologiques et opérationnelles", a ajouté l'ACP. Elevé dans un village du sud du Népal à l'écart des montagnes, au sein d'une famille modeste, "Nims" a servi parmi les Gurkhas de l'armée britannique puis au sein d'une unité d'élite de la marine du Royaume-Uni. Devenu alpiniste et guide, il a décroché de multiples records. En 2019, il a grimpé en six mois et six jours les 14 "8.000" - les sommets les plus hauts de la planète, au-dessus de 8.000 m d'altitude. En 2021, avec une équipe de neuf autres Népalais, Purja a réalisé la première ascension hivernale du K2.

31.07.2026 à 04:46

L'IA d'Anthropic a accédé sans autorisation aux systèmes d'autres organisations

FRANCE 24

Quelques jours après un incident similaire chez OpenAI, trois versions de Claude, l'intelligence artificielle d'Anthropic, ont réussi à accéder sans autorisation aux systèmes de trois organisations lors de tests pourtant censés les confiner. 

31.07.2026 à 04:43

Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants

FRANCE24

"C'est le début de la fin du feu, mais aussi le début de la crise" pour les habitants, résume Nina Rosazza. Avec son mari, cette patronne d'une métallerie à Andernos est venue, comme tous les jours depuis presque une semaine, mettre une citerne à disposition des pompiers, affairés sur les dernières fumerolles d'un secteur ravagé de Lanton. Cette artisane redoute des lendemains difficiles pour ce territoire très dépendant du tourisme. "Pour les hébergements, les commerçants, les restaurateurs, la saison est cramée", souffle-t-elle, consternée. "La forêt finira par repousser quand les arbres morts se coucheront. Mais touristiquement, écologiquement et visuellement, c'est une catastrophe à long terme", poursuit-elle. À mesure que les feux reculent, dans les sous-bois noircis de Marcheprime, où les pompiers tentent d'empêcher des foyers résiduels de se raviver, d'autres acteurs entrent déjà en scène. Malgré la relative trêve accordée par les flammes, pas question de souffler. "Pour nous, ça ne fait que commencer, c'est l'étape de la reconstruction qui démarre", prévient-il. "On pleurera plus tard" Sur une aire de covoiturage transformée en camp de base logistique, Florian Gazeau, 32 ans, a monté une cantine improvisée avec d'autres bénévoles du coin pour ravitailler inlassablement les secours en eau fraîche et en crêpes préparées par sa mère et sa sœur. Gérant d'une agence de communication, le jeune homme a mis sa propre vie professionnelle sur pause. De toute façon, les entreprises locales sont à l'arrêt. "On vit tellement au jour le jour qu'on ne pense pas encore à l'après", confie-t-il. "On pleurera plus tard." Derrière lui, Souad Dubos, assistante maternelle dans le civil, distribue des plats de pâtes et de la ratatouille. Si une stabilisation se dessine sur le front des incendies, l'épuisement, lui, s'accumule pour ces locaux volontaires. "Les bénévoles sont crevés, j'ai hâte que ça se termine, d'autant que ma famille a été éparpillée dans toute la région après les évacuations. Je ne les ai pas vus depuis une semaine", ajoute la mère de famille. L'entreprise de son fils, qu'elle aide à gérer, est actuellement à l'arrêt. La quinquagénaire refuse toutefois de paniquer. "L'argent, ça finira par revenir. Pour l'instant, c'est la vie des gens et celle des pompiers qui compte", tranche-t-elle. Son autre fils est justement sapeur-pompier, déployé sur les incendies. "L'effort de toute une vie" Pour ceux qui risquaient de tout perdre, l'accalmie permet enfin de relâcher la pression. Jean-Pierre Glenadel, 82 ans, a refusé de déserter sa maison de Lanton malgré les consignes des autorités. Cet ancien militaire et pompier à la retraite avait pourtant préparé papiers et valises avec son épouse et son fils lorsque l'ordre d'évacuation est tombé, un soir. Mais sur le bord de la route, voyant le trafic complètement bloqué, la famille a finalement fait demi-tour. Confiné chez lui, l'octogénaire a tenu bon aux côtés de son fils. "J'ai mis trop de temps pour avoir ce que j'ai eu", avance-t-il en arrosant son jardin, autant par précaution face aux feux que pour passer le temps, qui se fait long. Le huis clos imposé par la fumée et les cendres "pèse", avoue-t-il. Mais alors que l'horizon s'éclaircit lentement, Jean-Pierre nourrit l'espoir que Lanton, comme les autres villages au cœur des incendies, puisse rouvrir ses accès ce week-end, avant d'entamer une longue convalescence.

31.07.2026 à 04:41

Après l'incendie dans le sud-ouest de la France, des habitants redoutent "le début de la crise"

FRANCE24

"C'est le début de la fin du feu, mais aussi le début de la crise" pour les habitants, résume Nina Rosazza. Avec son mari, cette patronne d'une métallerie à Andernos, sur le très touristique bassin d'Arcachon, est venue, comme tous les jours depuis presque une semaine, mettre une citerne à disposition des pompiers, affairés sur les dernières fumerolles d'un secteur ravagé dans la commune voisine de Lanton. Cette artisane redoute des lendemains difficiles pour ce territoire très dépendant du tourisme. "Pour les hébergements, les commerçants, les restaurateurs, la saison est cramée", souffle-t-elle, consternée. "La forêt finira par repousser quand les arbres morts se coucheront. Mais touristiquement, écologiquement et visuellement, c'est une catastrophe à long terme", poursuit-elle. A mesure que les feux reculent, dans les sous-bois noircis de Marcheprime - à 25 km de là - où les pompiers tentent d'empêcher des foyers résiduels de se raviver, d'autres acteurs entrent déjà en scène. Malgré la relative trêve accordée par les flammes, pas question de souffler. "Pour nous, ça ne fait que commencer, c'est l'étape de la reconstruction qui démarre", prévient-il. Sur une aire de covoiturage transformée en camp de base logistique, Florian Gazeau, 32 ans, a monté une cantine improvisée avec d'autres bénévoles du coin pour ravitailler inlassablement les secours en eau fraîche et en crêpes préparées par sa mère et sa soeur. "On pleurera plus tard" Gérant d'une agence de communication, le jeune homme a mis sa propre vie professionnelle sur pause. De toute façon, les entreprises locales sont à l'arrêt. "On vit tellement au jour le jour qu'on ne pense pas encore à l'après", confie-t-il. "On pleurera plus tard." Derrière lui, Souad Dubos, assistante maternelle dans le civil, distribue des plats de pâtes et de la ratatouille. Si une stabilisation se dessine sur le front des incendies, l'épuisement, lui, s'accumule pour ces locaux volontaires. "Les bénévoles sont crevés, j'ai hâte que ça se termine, d'autant que ma famille a été éparpillée dans toute la région après les évacuations. Je ne les ai pas vus depuis une semaine", ajoute la mère de famille. L'entreprise de son fils, qu'elle aide à gérer, est actuellement à l'arrêt. La quinquagénaire refuse toutefois de paniquer. "L'argent, ça finira par revenir. Pour l'instant, c'est la vie des gens et celle des pompiers qui compte", assure-t-elle. Son autre fils est justement sapeur-pompier, déployé sur les incendies. Pour ceux qui risquaient de tout perdre, l'accalmie permet enfin de relâcher la pression. Jean-Pierre Glenadel, 82 ans, a refusé de déserter sa maison de Lanton malgré les consignes des autorités. Cet ancien militaire et pompier à la retraite avait pourtant préparé papiers et valises avec son épouse et son fils lorsque l'ordre d'évacuation est tombé, un soir. Mais sur le bord de la route, voyant la circulation complètement bloquée, la famille a finalement fait demi-tour. Confiné chez lui, l'octogénaire a tenu bon aux côtés de son fils. "J'ai mis trop de temps pour avoir ce que j'ai eu", avance-t-il en arrosant son jardin, autant par précaution face aux feux que pour passer le temps, qui se fait long. Le huis clos imposé par la fumée et les cendres "pèse", avoue-t-il. Mais alors que l'horizon s'éclaircit lentement, Jean-Pierre nourrit l'espoir que Lanton, comme les autres villages au coeur des incendies, puisse rouvrir ses accès ce week-end, avant d'entamer une longue convalescence.

31.07.2026 à 04:41

Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur le désarmement

FRANCE24

Plus de neuf mois après l'entrée en vigueur d'une trêve dans la bande de Gaza, des responsables du Hamas ont confirmé à l'AFP qu'un accord avait été trouvé "concernant la question des armes" et "un retrait progressif" des forces israéliennes de Gaza. Selon un responsable du Hamas, le mouvement compte sur les médiateurs et le "Conseil de paix", créé en janvier par le président américain Donald Trump, pour obliger Israël à respecter les termes de l'accord. Malgré le cessez-le-feu, les violences entre Israël et le Hamas avaient continué au quotidien depuis le mois d'octobre. Jeudi, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales. Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre. Selon Ghazi Hamad, un membre de l'équipe de négociation du Hamas, le mouvement islamiste a fait "des concessions pour le bien de notre peuple dans la bande de Gaza, afin de le sauver de la mort et du déplacement". Il a affirmé que la question des armes était liée au retrait d'Israël du territoire palestinien. "Israël n'interviendra pas dans la question du désarmement. Le Comité national est l'instance qui se chargera de cette tâche", a-t-il déclaré à l'AFP en référence au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), créé par le "Conseil de paix". M. Hamad a ajouté que le Hamas allait désormais discuter des modalités de mise en œuvre avec les médiateurs et convenir d'un calendrier pour l'exécution de l'accord. "Ce processus prendra environ 14 jours, voire davantage", a-t-il estimé. "Transition progressive" Le haut représentant pour Gaza au "Conseil de paix" Nikolaï Mladenov a assuré vendredi que "ce qui se passera ensuite est encore plus important. La mise en œuvre et la vérification doivent être réelles. Le retrait doit avancer de concert avec le désarmement". Le "Conseil de Paix entamera bientôt une transition progressive vers l'exercice de l'autorité pleine et entière, avec le soutien de la Force internationale de stabilisation (ISF)", a assuré cet organisme sur X. L'accord avait été annoncé jeudi soir par Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Il s'agit d'une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables", a-t-il écrit en soulignant un accord "historique". Toujours dans le cadre de la 2e phase de l'accord de cessez-le-feu, la Force internationale de stabilisation, une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du "Conseil de paix", collaborera ensuite "avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza", a ajouté le président américain. Une réunion des médiateurs, parmi lesquels figurent l'Egypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, doit se dérouler "bientôt" au Caire, a rapporté vendredi la chaîne Al-Qahera News, proche de l'État égyptien. Selon un responsable du Hamas, les armes doivent être remises au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une instance de technocrates palestiniens qui doit gérer, pendant la période de transition, la vie quotidienne à Gaza. "Le Comité national sera la seule entité habilitée à détenir, stocker ou contrôler des armes à Gaza", a déclaré ce responsable à l'AFP. Actuellement basé en Egypte, le NCAG est empêché par Israël d'accéder à la bande de Gaza, selon les médias égyptiens et palestiniens. Israël, qui contrôle aujourd'hui plus de 60% de ce territoire, exigeait un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens. L'attaque sans précédent menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché une offensive israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza, faisant plus de 73.300 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

31.07.2026 à 04:41

Les derniers éléphants du zoo de Johannesburg au coeur d'une féroce bataille judiciaire

FRANCE24

L'existence du zoo de Johannesburg peut paraître paradoxale dans un pays célèbre pour sa multitude de réserves animalières et de parcs nationaux. Mais dans un pays aux inégalités criantes, la plupart de la population n'a pas les moyens de les visiter et le débat y prend une tournure plus politique qu'ailleurs. A la vue de l'enclos du trio, un groupe de jeunes enfants fonce vers un point d'observation en criant "Des éléphants ! Des éléphants !" Pour de nombreux visiteurs du zoo, c'est la seule occasion de voir de ses propres yeux le plus grand animal terrestre du continent. Pour des militants de la cause animale, c'est une scène de cruauté qu'ils veulent voir disparaître en demandant à la justice la mise en liberté dans la nature des trois pachydermes. Opinions d'experts internationaux à l'appui, les activistes ont expliqué en mai au tribunal que des observations montraient que Lammie, 47 ans, Ramadiba, 28 ans, et Mopane, 26 ans, étaient angoissés et déprimés, malgré les meilleurs efforts du zoo. "Ces éléphants sont des êtres hautement intelligents, socialement complexes et sensibles, qui vivent dans des conditions préjudiciables à leur bien-être et qui, de ce fait, se trouvent dans un état de détresse", ont déclaré les trois groupes à l'origine de la procédure. La justice devrait "autoriser leur transfert immédiat vers un sanctuaire adapté (...) où ils pourront se rétablir", ont-ils ajouté. Le jugement est attendu dans les semaines à venir, d'après Megan Carr, chercheuse à la Fondation EMS, qui participe à la procédure judiciaire. Selon elle, ces trois éléphants sont même les seuls à vivre encore dans un zoo urbain sur l'ensemble du continent. Ces militants avaient obtenu la libération d'un éléphant de 42 ans du zoo national de Pretoria en 2024, après des années de négociations avec le gouvernement sud-africain. L'animal avait passé 40 ans dans l'établissement. 44.000 éléphants en Afrique du Sud Uniquement affairée à se nourrir lors de la visite de l'AFP, Lammie est née au zoo. Ramadiba et Mopane ont été achetés par le zoo en 2019. D'après EMS, ils étaient auparavant utilisés pour des safaris à dos d'éléphants. Le trio est bien soigné et vient de recevoir un certificat de bonne santé, d'après la porte-parole des parcs municipaux de Johannesburg, Jenny Moodley. L'établissement pourrait accueillir jusqu'à cinq éléphants, et deux soigneurs sont affectés à chaque animal, a expliqué un autre responsable, qui n'a pas l'autorisation de parler aux médias. La nourriture est dissimulée dans l'enclos pour encourager sa recherche et la marche. La société gérant le zoo ne souhaite pas que le trio soit relâché, estimant qu'ils sont adaptés à la vie en captivité, en particulier Lammie, qui n'a jamais vécu ailleurs. S'ils devaient être transférés, cela mettrait fin à des initiatives de recherche et d'éducation permises par le zoo, a déclaré le directeur général Thanduxolo Mendrew dans des documents déposés dans le cadre de la procédure judiciaire. Leur présence permet aux écoliers, en particulier ceux issus de milieux défavorisés, de les voir en vrai, a-t-il ajouté. "Pourquoi montrer à votre enfant un éléphant en mauvaise santé alors qu'il est bien plus facile pour lui de voir des éléphants dans une vidéo ou une émission de télévision ?", rétorque Megan Carr. "Ils ont besoin d'un espace immense pour rester en bonne santé et en forme, et aucun enclos n'est en mesure d'offrir cela à un éléphant." La nuit, les éléphants se partagent deux enclos, chacun mesurant 160 mètres carrés, soit une superficie inférieure à celle d'un court de tennis moyen, selon les militants, ils sont autorisés à se déplacer librement dans un enclos plus vaste la journée. Lammie et Mopane partagent un enclos, tandis que Ramadiba est gardée dans l'autre. L'Afrique du Sud abrite environ 44.000 éléphants, environ 6.000 d'entre eux vivent sur des terres appartenant à des particuliers ou à des communautés, a indiqué le gouvernement en août dernier.

31.07.2026 à 04:41

Avec les frappes ukrainiennes, la saison "gâchée" du secteur touristique en Crimée annexée

FRANCE24

Sur la péninsule de la mer Noire, plages et soleil attirent d'ordinaire les estivants russes par millions, mais cet été le tourisme boit la tasse à cause des frappes de drones ukrainiens qui privent la Crimée de courant et de carburant. "Je considère que la saison est complètement gâchée. Elle n'existe pratiquement pas", juge Anatoli. Depuis la mi-juin, il vend 10 à 20 glaces par jour, quand il en écoulait jusqu'à 400 l'an dernier. Et pourtant, "on continue à travailler, parce que tout avait été préparé à l’avance: le matériel, les réparations, le brevet, les taxes". Aves ses cigales à gogo, 276 jours de soleil par an, et ses oliviers, la Riviera locale fait penser à la Ligurie italienne, avec laquelle elle partage la même latitude. D'ailleurs la Crimée, annexée par Moscou au détriment de l'Ukraine en 2014, attire depuis longtemps l'estivant. En Russie, elle est largement perçue comme faisant intégralement partie du pays. Hôtels désertés A l'époque soviétique, des générations de Russes y ont passé leurs vacances, ce qui a contribué à développer un vif attachement pour cette région. Mais cet été, sur le front de l'hôtellerie, c'est la dégringolade. Selon les autorités régionales installées par Moscou, le nombre de réservations pour juillet a chuté de 72% par rapport au même mois l'an dernier et de 68% pour le mois d'août. Pour attirer le client, un hôtel de luxe de Simeïz, dont les gérants ne souhaitent pas être cités, propose des réductions de 30% sur ses chambres. Las, les allées, les transats de la piscine et la terrasse du restaurant sont désertés. Il y a bien quelques touristes locaux "le week-end, mais sinon...", soupire une responsable. A la mi-juin, l'Ukraine, contre laquelle Moscou a lancé une offensive à grande échelle en février 2022, a accentué ses frappes de drones contre les sous-stations électriques et les dépôts de carburant de la péninsule de la mer Noire. Les pannes de courant et les pénuries d'électricité font désormais partie du quotidien. Pas de quoi effrayer Ioulia, venue en vacances à Simeïz en famille. "Dans la nuit, j'ai entendu un drone par deux fois et c'est tout", relativise la jeune maman... qui ignore qu'à quelques kilomètres de là un engin ukrainien s'est écrasé contre un immeuble de Yalta, blessant 17 civils. "Si on est venu, c'est qu'on n'a pas peur", ajoute Ioulia, arrivée de la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine et elle-même cible de raids ukrainiens. "Tous mes proches m'écrivent. Ils me demandent comment on a osé partir". Ioulia a pris le train qui emprunte le pont de Kertch, devenu par la force des choses la principale voie d'accès à la Crimée depuis la Russie. "Personne n'est à l'abri" Théâtre de raids ukrainiens, la route qui relie la péninsule à la région de Rostov-sur-le-Don en passant par les territoires ukrainiens contrôlés par Moscou est trop dangereuse pour beaucoup. Vladislav est, lui, venu en voiture depuis Krasnodar, la région russe que le pont de Kertch connecte avec la Crimée. Et il a emporté des bidons d'essence dans le cas - plus que probable - où il ne trouverait pas de station-service proposant du carburant aux particuliers. Comme Ioulia, il est serein, car "chez nous aussi (les drones) volent. Ils volent au-dessus de nos têtes quand on se réveille ou quand on va se coucher. Ca vole tout le temps. Personne n'est à l'abri". Mi-juillet, le gouvernement de Vladimir Poutine a déboursé plus de 4,3 milliards de roubles (environ 48 millions d'euros) pour soutenir le secteur touristique de Crimée. Mais ça n'est que pour le tourisme. A en croire Lilia, une estivante originaire de la région de Bakhtchyssaraï, une localité au nord de Sébastopol où vivent de nombreux Tatars de Crimée, le secteur privé "souffre". "Je connais des gens qui tiennent une auto-école. Elle est totalement à l'arrêt à cause de l'essence", explique Lilia, installée sur une plage de Simeïz. "Les gens ne viennent plus prendre de leçons parce que l'essence est très chère et qu'on n'en trouve pas".

31.07.2026 à 02:55

Argentine: Milei veut une banque centrale rigoriste et un "shutdown" en cas de déficit

FRANCE24

Dans une allocution télévisée, M. Milei a défendu son projet pour la Banque centrale (BCRA), une priorité de sa fin de mandat, alors qu'il évoque de plus en plus ouvertement une canditature à sa succession à la présidentielle d'octobre 2027. La nouvelle "charte organique" de la Banque veut selon lui en finir avec "l'escroquerie" de l'émission monétaire, "le vol par le politique (...) par la falsification de monnaie pour financer l'État". L'inflation étant selon lui toujours un "phénomène monétaire", la mission fondamentale de la banque redeviendra "préserver la valeur de la monnaie". La loi portera "l'interdiction catégorique du financement de l'État" via la Banque centrale, tant pour le Trésor, les provinces, que l'achat de titres publics de l’État. Enfin, elle visera à "blinder le président de la Banque centrale et le conseil d'administration contre les abus du pouvoir politique". Désormais, leur révocation requerra les deux tiers des deux chambres du Parlement. S'agissant du "carcan budgétaire", M. Milei a décrit une règle "permanente qui garantira que l'Argentine ne pourra ni voter ni maintenir un budget déficitaire" "Shutdown" automatique "Si, pendant plusieurs mois consécutifs, le résultat budgétaire est déficitaire, le Parlement disposera de quelques semaines pour ramener les comptes à l'équilibre", a déclaré M. Milei, sans plus de précision sur les délais. "S'il ne le fait pas, le +shutdown+ entrera automatiquement en vigueur". Le shutdown, aux Etats-Unis, est une paralysie partielle de l'administration fédérale lorsque Congrès et président ne parviennent pas à s'entendre à temps sur le budget fédéral ou une loi de financement. Dans le cas argentin, ce serait en cas de déficit sur la durée: "les activités non essentielles de l'État seront paralysées. Les nouvelles dépenses seront gelées. Aucun contrat ne sera attribué. Aucun personnel ne sera recruté et les transferts aux provinces seront interrompus", a détaillé M. Milei. M. Milei n'a pas donné d'échéance pour la présentation de ces projets au Parlement, où son parti libertarien est souvent contraint à des alliances ad hoc, sans majorité absolue bien que première force à la Chambre des députés. Son allocution intervient trois jours après la visite à Buenos Aires de Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), dont l'Argentine est le principal débiteur. Le FMI a déjà exprimé son soutien à la réforme de la Banque, la considérant clef pour un retour de l'Argentine sur les marchés internationaux du crédit. Et Mme Georgieva a salué lundi le progrès de "stabilité macroéconomique et financière" de l'Argentine depuis 2023, année de l'arrivée au pouvoir de Javier Milei.

31.07.2026 à 01:30

En direct : le Hamas consent à un désarmement contre le retrait d'Israël à Gaza

FRANCE 24

Le Hamas a consenti, vendredi, à un accord de désarmement dans la bande de Gaza, en vue d'appliquer la deuxième phase du cessez-le-feu entre le mouvement islamiste palestinien et Israël, un des points clés du plan de paix du président américain Donald Trump. Sur un autre front, les négociations entre Washington et Téhéran sont en cours, a annoncé le Pakistan après de nouvelles frappes américaines. Suivez notre direct.

31.07.2026 à 01:27

Venezuela: premiers dynamitages d'immeubles touchés par le séisme

FRANCE24

Selon les autorités, 190 immeubles se sont écroulés pendant le tremblement de terre et 856 autres ont été touchés. "Aucune structure ne sera démolie tant qu'il restera des victimes à retrouver", a déclaré mardi en conférence de presse le ministre des Transports Francisco Garcés, qui dirige une Commission présidentielle sur l'habitabilité. Le pouvoir évite de parler du nombre de disparus mais de source diplomatique et selon des projections d'experts, il pourrait avoisiner les 10.000 personnes. Des militaires ont isolé les immeubles, établissant un cordon de plusieurs pâtés de maison autour des bâtiments, avant les explosions contrôlées. Le passage a été bloqué à quelque 700 mètres du complexe résidentiel Luisa Cáceres de Arismendi, un ensemble de six immeubles construits par le gouvernement. Le premier à être dynamité a été une tour de 12 étages qui s'était partiellement affaissée et penchait vers la rue. Depuis des semaines, des travaux de démolition et de déblaiement ont été engagés à La Guaira où se concentre l'essentiel des victimes et les plus gros dégâts des tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le littoral vénézuélien. "Affolés" "Au moment de l'explosion, nous étions en train de terminer une messe pour accorder le repos éternel à des membres de la famille qui ont quitté ce monde. Nous avons entendu l'explosion et, eh bien, les gens se sont affolés parce que c'était quelque chose, un vacarme vraiment puissant", a déclaré à l'AFP Jesús Diaz, avocat de 36 ans résidant à La Guaira. "C'était horrible. Je me suis effondrée" au moment de l'explosion, avoue Yenith Salcedo, 66 ans, femme au foyer. "J'étais encore chez moi. C'était une sensation beaucoup trop forte. Pourtant on nous avait informés qu'il allait y avoir l'explosion, l'information était passée dans un groupe (WhatsApp) de la communauté". "J'ai pris mon petit sac pour pouvoir sortir ici, sur la plage, et attendre au cas où il y aurait une autre explosion", dit-elle. À Puerto Viejo, une plage qui jouxte la zone interdite, un groupe de volontaires et de secouristes a fait une pause dans leurs recherches. Certains se sont mis à l'eau pour attendre la fin des opérations. "On a réalisé un travail avec les familles, ceux qui avaient, qui ont un membre de leur famille victime, qui était là... On ne pouvait plus continuer les recherches à cause de l'inclinaison dangereuse du bâtiment", a affirmé le ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello. "Une fois que le bâtiment est effondré (au sol, ndlr), les opérations (de recherche des corps) reprennent, et nous espérons donc que les corps (...) qui ne l'ont pas été pourront être remis à leurs proches", a-t-il ajouté. Un peu plus d'un mois après les séismes, le paysage de cette destination touristique prisée des habitants de Caracas reste désolant, avec des montagnes de décombres et des immeubles qui sont restés debout, mais sans murs ni fenêtres. D'autres structures apparaissent inclinées, comme si elles étaient sur le point de s'effondrer. La Banque mondiale évalue à quelque 19,5 milliards de dollars les seuls dégâts matériels.

31.07.2026 à 01:08

Donald Trump revendique un accord sur le "désarmement complet" du Hamas à Gaza

FRANCE 24

Donald Trump a déclaré jeudi que son Conseil de la paix était parvenu à un accord pour le désarmement complet des combattants du Hamas et d'autres groupes armés dans la bande de Gaza, revendiquant une "étape monumentale" dans la mise en œuvre de son plan de paix pour l'enclave palestinienne. Le président américain a également affirmé qu'Israël quitterait la bande de Gaza une fois le Hamas désarmé.

31.07.2026 à 00:29

L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique

FRANCE24

Le coût de la vie reste l'une des principales inquiétudes des foyers américains après la pandémie et ses conséquences sur l'inflation. Dans un pays où la voiture est souvent le seul moyen de transport, toute hausse des carburants affecte le moral des habitants, ce qui inquiète le président Donald Trump à quelques mois des élections législatives de mi-mandat. L'offensive des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran fin février, et ses conséquences dans la région, a fortement perturbé voire totalement bloqué la circulation dans le stratégique détroit d'Ormuz. En temps normal, environ 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite. Ces difficultés d'approvisionnement ont fait bondir les cours du pétrole et du gaz et, par effet de dominos, les recettes des groupes pétroliers au deuxième trimestre. Le géant britannique Shell a annoncé jeudi un triplement de son bénéfice net, tandis que celui de l'Italien Eni a quintuplé et celui du Français TotalEnergies a doublé. Selon le consensus de Factset, ExxonMobil devrait annoncer avant l'ouverture de Wall Street un doublement du sien et Chevron un quadruplement. Yo-yo des prix Il y a fort à parier que, comme souvent, cela va susciter maintes critiques politiques. Même le président Trump, pourtant fervent défenseur des énergies fossiles, a demandé en juin à son ministère de la Justice d'enquêter sur d'éventuels "gonflements excessifs" par les industriels. "Les prix des carburants feraient bien de commencer à baisser beaucoup plus rapidement que ce que je vois", avait-il posté le 24 juin sur les réseaux sociaux, quand un cessez-le-feu au Moyen-Orient avait fait chuter les cours. Mais différents rebondissements n'ont fait que souffler le chaud et le froid, entraînant un yo-yo imprévisible sur les marchés et dans les stations-services. Aux Etats-Unis, l'essence est repassée au-dessus du seuil symbolique des 4 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne, soit environ 30% de plus qu'un an plus tôt, selon l'Association automobile américaine (AAA). Ceci à un moment où les sondages montrent un Donald Trump de plus en plus vulnérable sur les questions de pouvoir d'achat. Il s'est arrogé le mérite de la baisse, annoncée le 6 juillet par le mastodonte des hypermarchés Walmart, de plusieurs produits de base comme le maïs frais, les chips et le boeuf haché. Des ONG, telles Oxfam, ont de nouveau critiqué récemment les investissements dans les énergies fossiles quand des feux d'ampleur embrasent le Canada et l'Europe, illustrant l'urgence de lutter contre le changement climatique. L'ONG soutient la création d'un impôt sur les bénéfices des plus grandes entreprises du secteur, estimant qu'il pourrait rapporter jusqu'à 400 milliards de dollars dans le monde dès la première année. Promesse de forages L'explosion des résultats des groupes pétro-gaziers découle directement du bond des cours dû à la fermeture du détroit, asséchant les approvisionnements et nécessitant de puiser dans les réserves, ce qui a drastiquement stimulé les activités de raffinage et leurs marges. Mais le conflit a également affecté la production et, parfois même, endommagé des infrastructures cruciales qui vont prendre pour certaines plusieurs années avant une remise en service. C'est le cas notamment d'ExxonMobil dont la production au Qatar et dans les Emirats arabes unis a baissé à cause de dégâts causés par des attaques iraniennes. Reste que, dans un document boursier déposé le 7 juillet, ExxonMobil a quantifié la hausse de son bénéfice net trimestriel liée au bond du pétrole brut dans une fourchette de 3,5 et 3,9 milliards de dollars. Pour tenter de résorber les risques géopolitiques sur l'approvisionnement, les patrons d'ExxonMobil, Darren Woods, et de Chevron, Mike Wirth, ont insisté par le passé sur la multiplication des forages aux Etats-Unis, en particulier dans le bassin permien qui regorge de pétrole et de gaz de schiste. "La manière la plus rapide de faire baisser les prix est de faire disparaître la crise iranienne", a souligné Kenneth Medlock, un chercheur au Baker Institute de la Rice University à Houston (Texas). "La majorité de la population comprend ce qu'il est en train de se passer", a-t-il poursuivi. "Les groupes pétroliers ne peuvent rien y faire".
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