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▸ Les 15 dernières parutions

27.01.2026 à 10:53

Relaxé, le RN David Rachline lance sa campagne pour Fréjus depuis le tribunal

FRANCE24

"Je me bats depuis plusieurs mois pour défendre mon honnêteté, ma probité. Aujourd'hui, elle est clairement avérée. Et j'en suis très heureux. C'est dans ce cadre, d'ailleurs, que je me lance dans cette campagne électorale, de la manière la plus sereine qu'il soit", lance-t-il en sortant de la salle d'audience. L'élu de 38 ans, qui brigue un troisième mandat, avait été jugé en septembre au sujet des conditions de sa nomination à la tête de deux sociétés d'économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus, postes qui lui ont permis de toucher une rémunération supplémentaire d'environ 1.000 euros par mois en moyenne. En septembre prochain, il sera à nouveau jugé, pour favoritisme cette fois-ci. "Je pense que c'était important, parce qu'une fois que les débats ont eu lieu, nous avons eu l'occasion de démontrer tout cela, loin du barnum, du bruit médiatique parisien, qui s'y connaît moins que nous, dans les réalités concrètes du territoire, et surtout de mon action", a ajouté David Rachline, prenant soin de préciser qu'il se lançait, comme en 2020, sans l'étiquette RN. Il présentera les grandes lignes de sa campagne lors d'une réunion publique samedi. Le choix du lieu pour une annonce de candidature a de quoi surprendre. Mais il est symbolique au moment où Marine Le Pen ou d'autres comme le maire de Perpignan Louis Aliot, l'autre ville RN de Méditerranée, jouent leur avenir politique au procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés. En décembre, David Rachline avait annoncé renoncer à la vice-présidence du RN "pour éviter que les accusations médiatiques portées à (son) encontre ne soient utilisées de façon malveillante pour nuire à la dynamique" du parti d'extrême droite. Marchés publics douteux Conseiller municipal à 20 ans, maire et sénateur à 26, directeur de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017, M. Rachline a vu son étoile pâlir au sein du parti avec la sortie fin 2023 du livre "Les Rapaces" de Camille Vigogne Le Coat, attaque virulente de divers aspects de son action assortie d'accusations d'arrangements avec un puissant entrepreneur local de BTP. David Rachline et une poignée de collaborateurs, anciens ou actuels, sont convoqués le 22 septembre devant ce même tribunal correctionnel de Draguignan, soupçonnés d'avoir favorisé la société de sécurité d'un proche du maire dans l'attribution de marchés publics pour la sécurité de la mairie, de l'office de tourisme ou encore du centre de vaccination contre le Covid-19. Selon Le Nouvel Obs, ces contrats portent sur un total de 263.000 euros. Et dans cette affaire, M. Rachline a passé deux jours en garde à vue fin novembre, ce qui a probablement précipité son choix, poussé par Marine Le Pen, de renoncer la semaine suivante à ses responsabilités au RN. De "pures inventions", répète M. Rachline, qui poursuit la journaliste en justice. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête pour corruption. S'agissant du dossier du jour, la justice le soupçonnait d'avoir influé sur les délibérations du conseil municipal où ses nominations ont été validées, entre 2017 et 2020, en restant présent lors des votes qui ont eu lieu le plus souvent à main levée. "Je n'ai jamais voulu faire de pression particulière", avait assuré à l'audience le maire, expliquant qu'il faisait alors confiance à son directeur des services pour lui signaler les délibérations où il devait quitter la salle. Le parquet avait requis sa condamnation à une amende de 30.000 euros dont 20.000 avec sursis, proposant que la peine complémentaire d'inéligibilité soit limitée à un an et éventuellement assortie du sursis. Contacté par l'AFP, le procureur a indiqué ne pas avoir encore décidé d'un éventuel appel. Il a dix jours pour le faire.

27.01.2026 à 10:50

Accord Inde–UE : un partenariat économique majeur pour réduire les tarifs douaniers

FRANCE24

L'Inde et ‍l'Union européenne (UE) ont annoncé ​mardi la conclusion d'un accord commercial ambitieux, avec l'objectif de se prémunir de relations plus erratiques avec les Etats-Unis de Donald ⁠Trump.

27.01.2026 à 10:39

Auchan envisage de vendre 91 supermarchés au Groupement Mousquetaires (Intermarché)

FRANCE24

Le distributeur, en difficulté, avait dévoilé en novembre son projet de basculer en franchise Intermarché ou Netto ses supermarchés. Le groupe en compte environ 300 dont une trentaine sont déjà franchisés. Sur son parc total de 266 magasins détenus en propre, il ne prévoit désormais un passage en franchise que pour 164 d'entre eux, dit-il mardi. Dans un communiqué, il indique que 91 supermarchés, "de par leur situation géographique ou économique", seront "proposés à la cession au Groupement Mousquetaires". La localisation de ces supermarchés n'est pas précisée. Le projet est soumis à la consultation des instances représentatives du personnel, ouverte mardi, et doit être autorisé par l'Autorité de la concurrence. Pour les 164 supermarchés qui passeraient en franchise, Auchan souhaite créer une nouvelle entité juridique autonome qui resterait sa propriété mais qui permettrait l'exploitation sous enseigne Intermarché ou Netto. "Cette entité bénéficierait immédiatement du modèle commercial d'Intermarché pleinement adapté à ce format", estime Auchan, notamment en termes de "compétitivité" des prix. Auchan espère finaliser l'intégration progressive de ces 164 supermarchés "à l'horizon avril 2027." En novembre, le directeur général d'Auchan Retail, Guillaume Darrasse, avait précisé les contours du modèle envisagé: "les fonds de commerce, l'immobilier restent propriétés d'Auchan, les salariés restent des salariés d'Auchan, et on travaillera sous enseigne Intermarché, qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale, le concept magasin." Auchan conserverait 11 supermarchés dans son périmètre, "sous d'autres formats", indique le distributeur, sans détailler davantage. L'opération doit permettre à Auchan de faire baisser les prix dans ses supermarchés, de 6 à 8% selon une source proche du dossier, tout en continuant le "travail" sur sa centaine d'hypermarchés. La présentation du projet en novembre aux instances du personnel avait provoqué "une onde de choc", avait alors témoigné à l'AFP René Carette, délégué syndical central à la CFDT Auchan. "On veut qu'Auchan s'engage à maintenir tous les emplois et tous les acquis sociaux", avait ajouté Franck Martinaud, délégué syndical Retail France FO. Ce deal "gagnant-gagnant" pourrait "nous permettre d'étendre notre emprise sur le marché français", s'était de son côté félicité le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard. Les supermarchés Auchan représentent deux points de part de marché, et les Mousquetaires visent 20% en 2028, contre 17,7% en octobre, selon Kantar Worldpanel.

27.01.2026 à 10:27

Venezuela: l'onde de choc de l'attaque américaine laisse une population "terrifiée"

FRANCE24

Comme beaucoup de Vénézuéliens, elle est traumatisée par l'attaque surprise survenue en pleine nuit. Hantée par les déflagrations, elle doit prendre des somnifères. Elle évoque la fumée orangée s'élevant de Fuerte Tiuna, la lumière jaune qui a empli son appartement, les secousses de son lit, le tremblement des fenêtres. Son fils adolescent agrippé à elle. Les cris déchirants de voisins dans les couloirs de son immeuble... "Les choses qui se sont passées ce jour-là, je ne veux plus les revivre. Je suis très sensible", raconte Maria, la cinquantaine, sous couvert de l'anonymat et dont le prénom a été changé. "Même en prenant des médicaments, je sursaute à chaque camion qui passe, à chaque klaxon qui retentit", confie-t-elle. "Je me sens en insécurité, honteuse, en colère, je ressens beaucoup de choses, mais surtout j'ai peur." "Je suis terrifiée à l'idée que mon fils sorte et qu'il arrive quelque chose", ajoute-t-elle, sans prononcer le mot bombardement. La peur est omniprésente au Venezuela, où la population traverse des années de répression politique. L'Etat d'urgence décrété juste après l'attaque permet d'arrêter toute personne soutenant l'incursion américaine, imposant un silence généralisé qui contraste avec les manifestations massives de la diaspora. "Et le dommage psychologique, qui te le répare ?", s'interroge Maria, disant essayer de "recoller les morceaux". Les troubles du sommeil et les pensées négatives récurrentes révèlent un stress post-traumatique dû à une "peur intense", explique la psychologue Yorelis Acosta. Les Vénézuéliens, souligne-t-elle, "sont vraiment dans un état d'alerte important" après que Donald Trump a fait bombarder la capitale et les zones alentour, avec un bilan avoisinant la centaine de morts. Le président américain a, de plus, évoqué de nouvelles attaques si nécessaire. "Avancer" Lucia était elle dans un des complexes résidentiels du Fort, énorme enclave militaire dans le sud-est de Caracas. Elle a vu les hélicoptères et les flammes de près. "Je sais désormais qu'un bombardement peut survenir, que cela dépend de qui en a l'envie", dit-elle. Elle a désormais pris toutes les précautions. A présent, des vêtements de rechange pendent à sa porte et, dans son dressing, des sacs remplis de conserves, bouteilles d'eau, masques, compresses, sérum physiologique... "Il me manque encore des lampes torches et des biscuits", souligne-t-elle, affirmant vouloir "contrôler" ce qu'elle peut et ne pas être démunie en cas de nouvelle attaque. "Je ne peux pas mettre ma vie en veille sous prétexte que la peur l'emporte. Il faut avancer", assure Lucia, mère de deux enfants, qui refuse l'idée d'une thérapie. La santé mentale est un tabou et un luxe dans ce pays en crise permanente. Dès le 3 janvier, la Fédération des psychologues du Venezuela a étendu les horaires de sa ligne d'assistance gratuite. Depuis, les téléphones n'arrêtent pas de sonner. La moitié des appels sont dus à des "symptômes liés à l'anxiété, des attaques de panique, où la personne se trouve très perturbée, angoissée", explique la psychologue Paola Hernandez, coordinatrice de la ligne. Lydia montre sur son téléphone une photo qui circule sur les réseaux sociaux et parue notamment dans le magazine Time : une fumée grise et orangée s'élève depuis Fuerte Tiuna, vue depuis le quartier populaire voisin et ses habitations précaires de briques et de toits en tôle. Elle l'efface sans tarder : "Je ne peux pas me balader avec ça, imagine s'ils me trouvent avec ça dans la rue", dit-elle avec crainte. Des ONG comme Espacio Publico signalent des fouilles de téléphones sans mandat aux barrages de police de Caracas et d'autres villes. Les autorités traquent avec des programmes des mots comme "bombardement", "Trump" et "Maduro" sur les plateformes de messagerie et fouillent les galeries photos. "Cette normalité, ce silence que nous observons dans la rue, comme si rien ne s'était passé, est pour moi lié à un désespoir acquis, à la peur" de "subir" des représailles des forces de sécurité, souligne la psychologue Yorelis Acosta. Plus de 700 personnes sont détenues pour des raisons politiques, selon le décompte de Foro Penal, et des dizaines ont été arrêtées en raison de messages sur les réseaux critiques envers le gouvernement. La peur est toujours là. Dans la rue ou chez elle, insiste Maria. Elle ne trouve pas le calme après le bombardement. "Il faut prier beaucoup Dieu pour qu'on ne revive pas ça", dit-elle la gorge nouée. "La seule chose qu'on a, c'est le présent".

27.01.2026 à 09:59

Les pandas de Tokyo partent pour la Chine après les adieux de centaines d'admirateurs

FRANCE24

"Je viens les voir depuis leur naissance", a confié à l'AFP Nene Hashino, quadragénaire vêtue d'une veste à l'effigie des jumeaux Lei Lei et Xiao Xiao, qui doivent être acheminés par camion depuis le zoo d'Ueno, où ils sont nés en 2021. "C'est comme si mes propres enfants partaient très loin. C'est triste", a-t-elle ajouté en serrant contre elle une peluche. Le départ précipité des mammifères avait été annoncé le mois dernier après le brusque raidissement des relations sino-japonaises provoqué par des propos de la Première ministre conservatrice japonaise, Sanae Takaichi, selon lesquels Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan. Ces déclarations avaient suscité la colère de Pékin, qui revendique la souveraineté de cette île et a, en réaction, notamment déconseillé à ses ressortissants de voyager au Japon. Les animaux avaient été prêtés dans le cadre du programme de "diplomatie du panda" de la Chine et symbolisent l'amitié entre Pékin et Tokyo depuis la normalisation de leurs relations diplomatiques en 1972. Ce rapatriement intervient un mois avant l'expiration de leur période de prêt en février, selon la mairie de Tokyo qui, d'après certains médias, cherche à obtenir le prêt de nouveaux spécimens. "Conformément à l'accord entre la Chine et le Japon, les pandas géants qui vivaient au Japon, Xiao Xiao et Lei Lei, ont entamé aujourd'hui leur voyage de retour vers la Chine", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun. "Comme toujours, nous invitons le public japonais à venir voir les pandas géants en Chine", a-t-il ajouté. "Tellement triste" Dimanche, les 4.400 heureux gagnants d'une loterie en ligne avaient pu admirer les pandas pour la dernière fois. Et mardi, des admirateurs vêtus de vêtements, chapeaux ou badges à l'effigie des pandas ont attendu des heures le long des rues bordant le zoo pour assister à leur départ. Des cris ont résonné lorsque le camion sans fenêtre transportant les frères a franchi les grilles du parc. "C'est tellement triste. J'ai perdu une partie de mon cœur", a déclaré Daisaku Hirota, employé de magasin de 37 ans. Pékin rappelle régulièrement des pandas envoyés à l'étranger et cette décision pourrait ne pas être motivée par des raisons politiques, estime Masaki Ienaga, professeur à la Tokyo Woman's Christian University et spécialiste des relations internationales en Asie de l'Est. Dans la politique chinoise, "le moment où l'on envoie les pandas est plus important", explique-t-il, ajoutant que de nouveaux pandas pourraient revenir au Japon si les relations bilatérales s'améliorent. L'utilisation d'animaux comme outils diplomatiques existe ailleurs, rappelle-t-il, par exemple les éléphants en Thaïlande ou les koalas en Australie. Mais pour lui "les pandas sont particuliers", car "ils ont un fort pouvoir d'attraction et (...) peuvent rapporter de l'argent".

27.01.2026 à 09:55

Ottawa donne un accord conditionnel pour le transfert de bélugas vers les Etats-Unis

FRANCE24

Marineland, autrefois une attraction touristique lucrative près des chutes du Niagara, affirme être en grande difficulté financière, ne plus pouvoir assumer les coûts de prise en charge des cétacés et être contraint de les euthanasier s'il ne leur trouve pas un lieu d’accueil. Le parc est au coeur de controverses depuis des années. Vingt animaux, dont 19 bélugas, y sont morts depuis 2019, selon un décompte de l'agence La Presse canadienne. Marineland, fermé au public depuis 2024, pensait avoir trouvé une solution l'an dernier en élaborant un plan visant à vendre les bélugas au Chimelong Ocean Kingdom, un somptueux parc à thème en Chine. La ministre des Pêches, Joanne Thompson, a rejeté ce projet, estimant qu'il perpétuerait l’exploitation des cétacés. Marineland a présenté à Ottawa la semaine dernière un nouveau plan visant à vendre les 30 bélugas à plusieurs parcs aux États-Unis. "Aujourd'hui, j'ai rencontré Marineland au sujet de leur proposition d'exporter les bélugas restants vers des installations aux États-Unis ", a déclaré Mme Thompson dans un communiqué. "J'ai accordé une approbation conditionnelle ", a-t-elle ajouté, précisant que les permis définitifs seront délivrés une fois que Marineland aura fourni des informations supplémentaires. Marineland affirme que tous les décès de bélugas au parc sont dus à des causes naturelles, mais des responsables du bien-être animal de la province de l’Ontario enquêtent sur le parc depuis plusieurs années.

27.01.2026 à 09:55

En Moselle, recherches et espoirs après la découverte "unique au monde" d'hydrogène naturel

Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d'hydrogène naturel, possible source d'énergie décarbonée? Les recherches s'intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.

27.01.2026 à 09:53

Ligue des champions: Hojbjerg, point fixe du milieu de l'OM

FRANCE24

Après la victoire marseillaise samedi contre Lens (3-1), les deux entraîneurS, Pierre Sage et Roberto De Zerbi, ont chacun eu quelques mots pour souligner l'influence du Danois tout au long du match. "On a laissé trop d'espace et de liberté à Hojbjerg, ce qui les a autorisés à ensuite nous fixer et à jouer entre les lignes", a relevé le technicien nordiste, pour expliquer les 20 premières minutes où les Sang et Or n'ont fait que courir après le ballon. "Je pense que c'était important de se positionner comme on l'a fait, avec Hojbjerg qui a fait, je crois, sa meilleure prestation depuis que nous travaillons ensemble", a de son côté expliqué le coach phocéen, qui avait installé l'ancien joueur de Tottenham à la pointe basse d'un inédit milieu en losange. L'intéressé a accueilli les éloges avec placidité, modestie et sens du collectif. "On joue tous les trois jours depuis septembre. Il faut rester équilibrés quand on gagne, comme quand on ne gagne pas. On s'est bien repris après Liverpool (défaite 3-0) et là, il ne faut pas monter trop haut après un bon match. On doit faire les choses bien à Bruges, passer le cap et rester dans la compétition. C'est ça la mentalité", a-t-il expliqué. "Je suis content qu'on ait gagné. Il faut juste aider et être disponible pour l'équipe. Je suis très content de la façon dont tout le monde se met au service de l'équipe, que ce soit moi ou un autre. C'est notre travail", a-t-il ensuite ajouté. Pas de départ au mercato Lui ou un autre, mais tout de même plus souvent lui que les autres, en tous cas au milieu de terrain, où De Zerbi cherche en permanence la bonne formule, entre adaptation à l'adversaire et caractéristiques et états de forme de ses joueurs. Depuis le mois d'août, le Danois de 30 ans a ainsi évolué aux côtés de Geoffrey Kondogbia, Angel Gomes, Arthur Vermeeren, Matt O'Riley, Darryl Bakola, Bilel Nadir, désormais Quinten Timber et même Adrien Rabiot en tout de début de saison, avant l'exfiltration du Français... La liste est longue et traduit la grande instabilité du milieu de terrain, qui ressemble à un manège qui tourne sans cesse autour du même axe: Pierre-Emile Hojbjerg. Derrière le buteur Mason Greenwood et le gardien Geronimo Rulli, le Danois francophone -- sa grand-mère maternelle était française -- est en effet le joueur le plus utilisé par De Zerbi, très loin devant les autres milieux, près de deux fois plus que O'Riley ou Gomes, les deux joueurs qui le suivent dans ce classement. Après un début de saison où il a parfois semblé à la peine au plan athlétique, et où le départ de Rabiot lui a sans doute pesé, l'ancien joueur du Bayern Munich est donc redevenu l'élément fort du milieu marseillais. Au point que l'hypothèse d'un départ au mercato, évoqué par la presse sportive italienne qui l'imaginait à la Juventus en janvier, a été vigoureusement balayée par De Zerbi. "Il a parlé et son agent, qui est lui aussi une personne sérieuse, a parlé. Il n'a jamais été question dans nos esprits de le voir partir. C'est un des joueurs les plus importants de l'effectif, un des leaders. Je ne vois pas pourquoi il devrait partir", a tranché l'entraîneur marseillais.

27.01.2026 à 09:49

Nevers, laboratoire désenchanté du macronisme

FRANCE24

"Moi, je ne vote pas pour un parti. Mais, vous, vous avez fait de bonnes choses pour la ville", lance une retraitée dans l'entrebâillement de sa porte, qu'elle vient d'ouvrir à Denis Thuriot. "Vous voyez, les gens savent faire la différence", assure le maire de 59 ans, distribuant des tracts qui ne font aucune mention de son appartenance au parti présidentiel Renaissance. "Ici, l'étiquette, c'est +Nevers à venir+", lance le candidat à sa réélection en mars. Emmanuel Macron, il lui arrive de le mentionner: "Ma proximité avec le président, je m'en sers pour Nevers", dit-il ainsi à une mère inquiète pour son fils étudiant, lui expliquant que c'est grâce à l'État qu'il peut développer l'Université. En 2013, Denis Thuriot, avocat issu du PS, déchire sa carte et créé une liste rassemblant société civile, droite et centre. La recette réussit et, en 2014, il met fin à 43 ans de socialisme à Nevers, ancien fief du Premier ministre Pierre Bérégovoy. Plus tard, il devient l'un des premiers à rejoindre le parti En Marche du futur président. C'est d'ailleurs à Nevers, ville de 33.000 habitants, qu'Emmanuel Macron tiendra un de ses premiers meetings. En 2020, Denis Thuriot est réélu dès le premier tour, offrant à la macronie un de ses rares succès dans ces municipales. -"Infidèles"- "Historique", titrait alors Le Journal du Centre, dont la Une est encore accrochée dans le local de campagne du "candidat" Thuriot. Y figure également une photo de 2014 du petit groupe parti à la conquête de Nevers: les représentants de la droite mais aussi deux soutiens de la première heure: Xavier Morel, un entrepreneur, et Amandine Boujlilat, fille d'une figure du PS jamais encartée. Aujourd'hui, chacun d'eux présente sa liste contre le maire. "Ils sont devenus infidèles", raille Denis Thuriot, amer. "Le macronisme est fini. Ca a été un essai loupé", se justifie Amandine Boujlilat, 41 ans. Ancienne Première adjointe de M. Thuriot et ex-référente départementale de La République en marche, elle mène dorénavant une liste "vraiment indépendante". "J'ai été séduite par Macron, par sa nouvelle façon de faire de la politique, mais j'ai fait le constat que son parti fonctionne comme tous les partis", lâche-t-elle. "Denis Thuriot est devenu le porte-parole du gouvernement, mais les gens nous disent +le macronisme, on en a marre+". "Thuriot utilise sa ville comme un strapontin", renchérit Xavier Morel. Ancien adjoint au maire, cet entrepreneur de 62 ans a fait partie de la "société civile" attirée par l'ambition de "faire de la politique autrement". "C'est moi qui suis allé chercher Thuriot en 2013 pour créer un mouvement sans étiquette. Il a rejoint Macron en 2017. C'est lui qui m'a trahi", accuse-t-il, assurant mener une liste réellement apolitique. Le réveil des partis Face à l'implosion de la macronie, les partis "traditionnels" croient en leur résurrection. "C'est une réinvention", estime Wilfrid Séjeau, à la tête de la seule liste de gauche (PS, écologistes et PCF). En 2020, il y en avait eu cinq. "Certains à gauche ont voté pour Denis Thuriot mais ils se sont sentis trahis quand il a pris un virage à droite", juge ce libraire de 46 ans, vice-président du département et conseiller régional. La droite aussi se sent pousser des ailes: après avoir soutenu Denis Thuriot en 2020, elle présente aujourd'hui sa propre liste. "Le macronisme est impossible. Dans la vie, on n'est pas sans étiquette", croit le LR Baptiste Dubost, 28 ans. Ce pharmacien dénonce "l'insécurité en hausse" et les "nombreux immigrés", des thèmes à prendre alors que le RN ne présentera aucun candidat, malgré sa percée aux législatives de 2024. Malgré cette concurrence, Denis Thuriot ne sonne pas la fin du macronisme. "L'esprit de rassembler hors des partis, je continue à le porter. Ici, les décisions du conseil municipal sont prises à l'unanimité à 94%".

27.01.2026 à 09:43

"Nos enfants seront les prochains à mourir": dans le nord-est du Kenya, la sécheresse fait des ravages

FRANCE24

Bishar Maalim Mohammed raconte avoir dû brûler 130 bêtes déshydratées, toute sa fortune, afin d'éviter que les hyènes ne s'approchent trop de chez lui. "Je me retrouve sans rien", avec quatre poulets comme seul futur, s'attriste-t-il. L'homme de 60 ans vit à Tawakal, village du comté aride de Mandera, qui borde la Somalie à l'est et l'Éthiopie au nord. Depuis mai, pratiquement aucune goutte de pluie n'est tombée. Un désastre pour les communautés locales, essentiellement pastorales. Le seul taureau de Tawakal encore en vie n'arrive plus à se lever et gît au même endroit depuis près d'une semaine. Ses os saillent sous sa peau. Son propriétaire le regarde, impuissant. "Il n'y a plus d'eau", "nous n'avons plus de nourriture", se lamente Bishar Maalim Mohammed. "Nous sommes en danger." Dans la grande ville voisine de Banisa, le grand bassin de rétention d'eau s'est asséché, laissant place à une vaste étendue stérile désormais utilisée par les enfants comme terrain de jeu. Rationnement La ville dépend désormais d'un bassin plus petit, dans le village de Lulis, mais son niveau baisse dangereusement. Des troupeaux de chèvres, de vaches et de chameaux – dont certains ont parcouru jusqu'à 30 kilomètres – se bousculent pour accéder à l'eau qui reste, que les autorités rationnent afin de prolonger les réserves. "Dans deux semaines, cette eau sera finie", observe Aden Hussein, un habitant de Lulis, interrogé par l'AFP. "Nous sommes dans une très mauvaise situation", s'effraie l'homme de 40 ans. Plus de 2 millions de Kényans (sur environ 53 millions) sont confrontés à une insécurité alimentaire croissante après les déficits de pluviométrie entre octobre et décembre, estime l'Autorité nationale de gestion de la sécheresse (NDMA). Selon la Famine early warning systems network (FEWS Net), une organisation de surveillance de la sécurité alimentaire, entre 20 et 25  millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire humanitaire entre Kenya, Somalie et Éthiopie, plus de la moitié d'entre elles du fait de la sécheresse. Face à cette situation, les hôpitaux du comté de Mandera sont débordés. Dans celui de Banisa, l'afflux d'enfants gravement malnutris, dont certains viennent d'Ethiopie, a saturé le service pédiatrique. Lors d'une récente visite de l’AFP, huit enfants admis souffraient de malnutrition sévère. Une fillette de 32  mois ne pesait que 4,5  kg. Un autre enfant venait d'être réadmis après être retourné chez ses parents, où il n'y avait pas de nourriture. "Les cas de malnutrition augmentent" car les enfants dépendaient "uniquement du lait de chèvre et de chameau, mais il n'y en a plus du tout", constate Khalid Ahmed Wethow, nutritionniste hospitalier à Banisa. L'hôpital ne dispose plus que de huit boîtes de lait thérapeutique pour son unité pédiatrique. De quoi tenir à peine une semaine. "Que Dieu les sauve!" Le service dépendait jusqu'à récemment du Programme alimentaire mondial (PAM) pour les suppléments alimentaires destinés aux nourrissons et aux mères allaitantes. Mais les coupes claires ces derniers mois dans l'aide internationale - notamment des Etats-Unis et de l'UE - a contraint l'agence onusienne à réduire ses aides. L'hôpital n'a rien reçu depuis six mois. Si la sécheresse persiste, "nos enfants seront les prochains à mourir", craint Bishar Mohamed, qui n'a rien à voir avec son homonyme précédemment mentionné. Celui-ci, qui a perdu 170 chèvres, a tenté de "fuir à la recherche d'endroits meilleurs, mais sans succès". "Nous avons soif", soupire-t-il, avant de désigner le champ où gisent les carcasses de ses animaux. Dans le village proche de Jabi Bar, plus de la moitié des élèves sont partis, la plupart avec leurs parents, et aujourd'hui, "il n'en reste que 99", souligne le directeur de l'école, Ali Haji  Shabure. Le gouvernement kényan et des organisations humanitaires comme la Croix-Rouge ont intensifié les distributions d'eau par camion, d'aide alimentaire et de transferts en espèces pour soulager les populations, mais les besoins restent immenses. Bishara Maalim attend avec appréhension la prochaine saison des pluies, prévue en avril. Elle prie pour ses dix enfants: "Que Dieu les sauve."

27.01.2026 à 09:31

En Moldavie, des drones russes et une guerre trop proche

FRANCE24

Les frappes ont commencé dans l'après-midi du 18 décembre, puis cela a repris la nuit et encore une partie de la journée du lendemain, avec leur lot d'explosions et de fumée noire. "Nous sommes juste en face, c'était terrifiant", raconte à l'AFP Maria Morari, 62 ans, habitante de Palanca, ce village de la campagne moldave sur la route stratégique menant à Odessa (sud de l'Ukraine). Côté ukrainien, une voiture qui passait sur le pont a été carbonisée, une mère a été tuée, ses trois enfants blessés, selon le gouverneur de la région d'Odessa Oleg Kiper. Le pont, emprunté quotidiennement des deux côtés de la frontière, a été temporairement fermé. C'était la première fois qu'il était frappé. Les villageois de Palanca assistent en direct depuis quatre ans à la guerre qui fait rage de l'autre côté du Dniestr, le fleuve qui les sépare de l'Ukraine. Avec la crainte qu'un jour elle ne franchisse la frontière. Depuis le début du conflit en février 2022, la Moldavie a enregistré des dizaines de violations de son espace aérien et plusieurs missiles et drones russes se sont écrasés sur son territoire - le dernier, un Shahed transportant 50 kilos d'explosifs est tombé à 12 kilomètres au nord-ouest de Palenca le 22 janvier, sans faire de dégâts. En novembre, l'ex-république soviétique, qui ne fait partie ni de l'Union européenne ni de l'Otan, a été contrainte de fermer temporairement son espace aérien. Lors des alertes aériennes, quand les Ukrainiens brouillent les communications, les quelque 2.000 habitants de Palanca peuvent être privés de GPS. Certaines nuits, les bombardements sont assourdissants et Mme Morari a envisagé de se mettre à l'abri au sous-sol ou, si la situation empire, de fuir vers la capitale, Chisinau. Valeriu Voloh, un voisin, redoute que la guerre n'arrive jusqu'à sa porte. Pendant les attaques "ma maison tremble souvent", dit le retraité de 68 ans. "Un imbécile pourrait facilement se tromper en appuyant sur le bouton de lancement et ça tombera quelque part à Palanca." "Avec une fourche ?" Il faut investir dans la défense du pays, martèle M. Voloh. "Nous devons nous défendre, mais avec quoi, dites-moi s'il vous plaît ? Avec une fourche ? Avec une fronde ?" Le pays, l'un des plus pauvres d'Europe, ne consacre que 0,6% de son PIB à la défense, un pourcentage qui place la Moldavie "en bas de l'échelle planétaire", a reconnu le ministre des Finances Andrian Gavrilita. Selon le classement Global Firepower, la Moldavie se classe 134e en termes de puissance militaire sur un total de 145. En décembre, le ministre de la Défense Anatolie Nosatii, qui a décliné les demandes d'entretien de l'AFP, a déclaré que le pays, qui partage plus de 1.200 km de frontière avec l'Ukraine -dont 900 terrestres- , disposait de 20 radars datant de l'ère soviétique qui ne peuvent pas détecter les drones. La Moldavie a reçu un radar Thalès de la France en 2023 et en attend un autre cette année, acquis avec des fonds de l'UE issus d'une dotation de 20 millions d'euros destinée à financer des lanceurs et des missiles de défense aérienne à courte portée. Dotée d'une toute petite armée de 6.500 soldats, avec des équipements vétustes datant de l'URSS, "la Moldavie n'a absolument pas la capacité d'arrêter" les missiles russes, estime Armand Gosu, historien roumain spécialisé dans les pays de l'ex-bloc soviétique. Et contrairement aux pays baltes, membres de l'Otan et de l'UE, aucune troupe européenne n'y est stationnée, tandis que des forces russes sont basées en Transnistrie, un territoire séparatiste russophone de l'est du pays, où elles maintiennent quelque 1.500 militaires. Les incursions de drones enregistrées fin 2025 ont relancé les débats sur la nécessité de renforcer la défense aérienne du pays, tiraillé entre la Russie et l'Union européenne. Le pays de 2,4 millions d'habitants longtemps sous l'influence de Moscou, accusée d'y mener une "guerre hybride" entre désinformation et "chantage énergétique", s'est rapproché de l'UE ces dernières années, espérant conclure les négociations d'adhésion d'ici 2028. Mais seuls 23% de ses habitants voteraient pour rejoindre l'Otan, selon un récent sondage. La présidente pro-UE Maia Sandu, qui a souvent reproché à Moscou de s'ingérer dans les affaires du pays notamment pendant les élections, a déclaré récemment que la Moldavie devait acheter des équipements pour mieux défendre son espace aérien contre les drones qui "menacent nos foyers, notre économie et notre tranquillité". "Il ne s’agit pas de dépenses, mais d'investissements dans la paix et le développement de la Moldavie", a-t-elle insisté. Peu encore dans la société comprennent que ce n'est pas "de l'argent jeté par les fenêtres", traduit l'expert militaire Artur Lescu, rencontré à Chisinau. Les responsables politiques pro-russes critiquent ce type d'investissements et dénoncent une "militarisation" de la Moldavie, en se moquant des inquiétudes du gouvernement. Ils ne sont pas les seuls. "Guerre psychologique" "On nous raconte qu'un drone a atterri", lâche dubitatif Sebastian Resetnic, 35 ans, prêtre local à Cuhurestii de Jos, au nord du pays près de la frontière ukrainienne. Le village s'est retrouvé sous le feu des projecteurs en novembre, lorsqu'un drone flanqué de l'inscription en rouge "Z" a été découvert sur le toit de la maison d'un gardien de verger sur une colline isolée, à la périphérie du bourg. Ce jour-là, six drones ont traversé l'espace aérien moldave, un record. En janvier, lorsque l'AFP s'y est rendu, deux petits chiens étaient les seules âmes vivantes sur place. Interrogés, certains villageois nient l'incident ou mettent en doute l'origine du drone. Sebastian Resetnic, affilié à l'Église orthodoxe subordonnée au Patriarcat de Moscou, se demande s'il "est venu tout seul ou si quelqu'un l'a apporté." Mariana Racu, femme au foyer de 41 ans, est persuadée que le drone n'est pas tombé du ciel et qu'il été "déposé" sur le toit pour provoquer la panique, reprenant les propos de politiciens pro-russes selon qui le gouvernement cherche à détourner l'attention de scandales l'impliquant. Pour l'expert militaire Artur Lescu, les incursions répétées de drones en Moldavie, ainsi que dans d'autres pays européens comme la Roumanie ou la Pologne, s'inscrivent dans "une guerre psychologique" destinée à "semer le désordre" sur le continent. En cas de victoire russe en Ukraine, les chances de la Moldavie d'intégrer l'UE, sur laquelle Maia Sandu a misé pour la sécurité du pays, "diminueraient drastiquement", estime l'historien Armand Gosu. "La Russie pourra très facilement déstabiliser la Moldavie" dans un tel scénario, dit-il et "tout pourrait s'y effondrer comme un château de cartes."

27.01.2026 à 09:23

A Dumfries House, Charles III promeut l'éducation au développement durable

FRANCE24

Ce domaine de plus de 800 hectares, comprenant notamment une ferme éducative, un arboretum et une école de cuisine, est au cœur d'un documentaire d'Amazon Prime qui sera diffusé mercredi lors d'une première au château de Windsor, à l'ouest de Londres, en présence du roi. Intitulé "En quête d'harmonie: la vision d'un roi", il sera disponible à partir du 6 février. Dumfries House est l'endroit où ce plaidoyer pour une plus grande connexion à la nature est "mis en pratique", explique au cours d'un tour du domaine Simon Sadinsky, directeur exécutif de la King's Foundation, en charge de superviser les programmes éducatifs. C'est ici qu'est installé le siège de cette fondation créée par Charles à l'époque où il était encore prince de Galles, afin de promouvoir l'éducation à l'environnement et au développement durable. Elle accueille des sorties scolaires et des camps, propose des ateliers et programmes de formations professionnelles. Ce jour-là, des enfants s'occupent des animaux, courent à travers le domaine pour une chasse au trésor, tandis que d'autres, plus âgés, sont initiés aux textiles durables dans l'imposante demeure. Les élèves de l'école primaire d'Auchinleck, petite ville voisine et ancienne cité minière, viennent régulièrement. "On les entend beaucoup plus parler de durabilité, de la manière de prendre soin" de la planète, assure la directrice adjointe de l'établissement, Pauline Robertson. Zone "déshéritée" Liam, 10 ans, vient d'assister à la traite. Même s'il grimace de dégoût en entendant le pet d'une vache derrière lui, il l'assure: il "adorerait être fermier ici". "Parce qu'on peut passer des centaines d'heures avec les animaux et apprendre à les connaître". Dans cette région "déshéritée", "le manque d'emplois pousse les jeunes à partir dès qu'ils en ont l'occasion", souligne Simon Sadinsky auprès de l'AFP. Pour tenter de remédier à ce phénomène, la fondation propose des formations destinées à enseigner aux jeunes des compétences recherchées localement, "dans le secteur des énergies vertes, ou dans l'agriculture et l'élevage", dit-il. Dans les ateliers du centre textile sont utilisées des teintures végétales issues de plantes du jardin clos, d'où proviennent également les herbes, légumes et fleurs comestibles qui servent à l'école de cuisine. Dumfries House était en piteux état en 2007 quand Charles a pris la tête d'un consortium pour acheter le domaine. Près de deux décennies plus tard, environ 10. 000 jeunes participent chaque année aux activités et programmes proposés. "Opportunités" Diplômée d'un programme textile de la King's Foundation à Dumfries House, Nicole Christie a lancé sa marque de vêtements et accessoires pour femmes, Ellipsis. Au cours de sa formation, elle a appris à faire des teintures naturelles à partir de fleurs du jardin et à recycler des chutes de tissu afin de fabriquer des bandeaux pour cheveux. Bien qu'entrer dans l'industrie de la mode soit " difficile" en Écosse, Christie voulait que sa marque soit basée à Glasgow, à une heure de route de Dumfries House, pour "créer des opportunités pour les jeunes diplômés". Stuart Banks avait quitté le lycée et était au chômage depuis plusieurs années lorsqu'il s'est inscrit à une formation en hôtellerie en 2013. Il est aujourd'hui le majordome du roi lorsque ce dernier séjourne à Dumfries House. "J'étais tellement enthousiasmé par le lieu et le projet... c'est ici que j'ai eu l'idée de faire cette carrière", dit Stuart Banks, qui participe désormais en tant qu'enseignant aux cours d'hôtellerie. "La King's Foundation n'est pas une potion magique", reconnaît-t-il. Mais ses membres "ont vu quelqu'un qui avait été laissé de côté... et ils ont fait ce qu'ils pouvaient pour me donner des outils pour améliorer ma vie".

27.01.2026 à 09:18

Des agents de l'ICE présents aux Jeux d'hiver à Milan en février

FRANCE 24

Des agents de la police américaine de l'immigration seront présents en Italie pour les JO qui se tiennent à partir du 6 février à Milan pour "évaluer et atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales", a déclaré, mardi, un porte-parole de l'agence. Le maire de la ville, Giuseppe Sala, a déclaré qu'ils "ne sont pas les bienvenus".

27.01.2026 à 09:17

Tout juste relaxé, le maire RN de Fréjus David Rachline annonce sa candidature aux municipales

FRANCE24

"Je me bats depuis plusieurs mois pour défendre mon honnêteté, ma probité. Aujourd'hui, elle est clairement avérée. Et j'en suis très heureux. C'est dans ce cadre, d'ailleurs, que je me lance dans cette campagne électorale, de la manière la plus sereine qu'il soit", a-t-il annoncé à la presse en sortant de la salle d'audience. L'élu de 38 ans avait fait le déplacement pour entendre ce jugement, rendu à moins de deux mois des municipales. En septembre, il sera à nouveau jugé, pour favoritisme cette fois-ci. Le parquet avait requis une amende de 30.000 euros dont 20.000 avec sursis et l’affichage de la condamnation en mairie, requérant que la peine complémentaire d'inéligibilité soit limitée à un an, voire assortie du sursis, et sans exécution provisoire. Il a dix jours pour faire éventuellement appel. L'édile était poursuivi pour les conditions de sa nomination à la tête de deux sociétés d'économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus, des postes qui lui ont permis de toucher une rémunération supplémentaire d'environ 1.000 euros par mois en moyenne. La justice lui reprochait d'avoir influé sur les délibérations du conseil municipal où ses nominations ont été validées, entre 2017 et 2020, en restant présent lors des votes qui ont eu le plus souvent à main levée. "Je n'ai jamais voulu faire de pression particulière", avait assuré à l'audience le 30 septembre le maire, expliquant qu'il faisait alors confiance au directeur des services de la mairie pour lui signaler les délibérations où il devait quitter la salle. "Tout est public, il n'y a rien de caché", avait-il ajouté, assurant avoir toujours agi "uniquement dans l'intérêt de Fréjus". David Rachline et une poignée de collaborateurs, anciens ou actuels, sont convoqués le 22 septembre devant ce même tribunal correctionnel. Ils sont soupçonnés d'avoir favorisé la société de sécurité d'un proche du maire dans l'attribution de marchés publics pour la sécurité de la mairie, de l'office de tourisme ou encore du centre de vaccination contre le Covid-19. Conseiller municipal à 20 ans, maire et sénateur à 26, directeur de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017, M. Rachline a vu son étoile pâlir au sein du parti d'extrême droite avec la sortie fin 2023 du livre "Les Rapaces" de Camille Vigogne Le Coat, attaque virulente de divers aspects de son action assortie d'accusations d'arrangements avec un puissant entrepreneur local de BTP. De "pures inventions", répète M. Rachline, qui poursuit la journaliste en justice. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête pour corruption.

27.01.2026 à 09:17

Les Bourses européennes ouvrent dans le vert

FRANCE24

Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,16%, Francfort 0,23%, Londres 0,26% et Milan 0,52%.
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