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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

02.09.2026 à 16:25

La police chauffée à blanc par Darmanin pour la rentrée

FRANCE24

Un mois après la révélation de cette note de 12 pages envoyée fin juillet par Gérald Darmanin à son homologue de l'Intérieur, enquêteurs, hauts responsables, syndicats et commissaires interrogés par l'AFP voient en noir la rentrée à huit mois de la présidentielle. Tous ont requis l'anonymat, excepté les responsables syndicaux. "On ne mesure pas l'impact sur les enquêteurs" de cette note où ils "sont dézingués par leurs propres procureurs (...), ça va laisser des traces au moment où on essaie de relancer l'investigation", résume un haut responsable de la police. Dans cette note, Gérald Darmanin synthétise les remontées d'informations établies par les parquets généraux sur les violences sexuelles faites aux enfants, devenues la priorité de son ministère depuis la vague d'indignation provoquée par l'affaire Lyhanna, du nom de la collégienne de 11 ans retrouvée morte en juin dans le Gers. Le suspect, Jérôme Barella, avait fait l'objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures sans être inquiété. Il en ressort une litanie de dysfonctionnements "d'ordre structurel", écrit M. Darmanin, qui tiennent à la question des moyens, de la formation, des outils et du pilotage. Et au final une cible: la police. "Les enquêteurs sont comme des dingues, ils sont mis en cause à la suite d'une affaire (Lyhanna) qui concerne les gendarmes et les magistrats !", s'étrangle un chef d'enquête. Appelant à "l'ouverture rapide de travaux conjoints" entre les deux ministères, le garde des Sceaux a proposé une réunion le 3 septembre. Mais mercredi, pas trace de ce rendez-vous dans les agendas. Place Vendôme, on laisse entendre que le rendez-vous est reporté. Côté police, peu importe, "on n'attendait rien de cette rencontre", assure Grégory Joron, secrétaire général d'Un1té Police FO. Loïc Travers, secrétaire général adjoint d'Alliance, déplore "une opération de communication" de Gérald Darmanin. Pour lui, la réforme de la police nationale, qu'Alliance avait défendue", n'est "pas aboutie". Cette réforme mise en place par Gérald Darmanin, et élaborée par Laurent Nuñez lorsqu'il était secrétaire d'Etat auprès de Christophe Castaner place Beauvau, est vivement critiquée par les enquêteurs de PJ. "On n'attend plus rien d'eux, à moins de huit mois de l'élection présidentielle", assène Franck Nicolle de l'Association nationale de police judiciaire (ANPJ), dont l'organisation avait fustigé, début août, "l'hypocrisie" et la "trahison" du garde des Sceaux, qui s'enorgueillissait de sa longévité à Beauvau (quatre ans et deux mois). "Ventilateur" "Il faut aller au carton. Crier que ce n'est pas possible d'en rester là. Le bateau coule", enrage le chef d'enquête. Un commissaire accuse Gérald Darmanin de chercher des boucs émissaires pour se dédouaner: "Il utilise un ventilateur avec de la merde devant". Laurent Nuñez a promis de "répondre point par point" à la note de son collègue et prévenu qu'il allait "contester un certain nombre de choses". Ses services se sont mis à la tâche pour vérifier tous les chiffres avancés et particulièrement ceux relatifs, selon les procureurs, à l'existence d'un gigantesque "stock fantôme", des dossiers non répertoriés par la justice faute de lui avoir été transmis. Un rapport avait évalué il y a deux ans le stock des dossiers non traités à "un peu plus de trois millions". Le réduire avait été un des arguments du gouvernement pour réformer la police et son volet PJ. A cela est venue s'ajouter l'injonction présidentielle de "mettre du bleu dans la rue". "Ce jour-là, le format sécurité publique s'est imposé et l'investigation a été sacrifiée. C'était la catastrophe annoncée", estime un enquêteur. Syndicats, enquêteurs, commissaires, tous mettent en avant la nécessaire "simplification de la procédure pénale" et demandent surtout des outils numériques efficients pour assurer la traçabilité des procédures. "On est à l'âge de pierre numérique et on ne peut pas envisager d'amélioration avant deux ans", affirme Grégory Joron. "Nos logiciels de procédures font de la statistique, pas de la procédure. Nos ministères, dit-il, sont dopés aux chiffres". Tous considèrent que la question des moyens s'impose, mais dans le contexte budgétaire actuel, les perspectives sont maigres. Pour Frédéric Lauze, secrétaire général du syndicat des commissaires de police (SCPN), "l'essentiel du problème est politique".

02.09.2026 à 16:25

Le cinéma fait sa rentrée : hommage, Mostra de Venise et western turc

Natacha VESNITCH

Au sommaire : la mort de Jean-Paul Rappeneau à 94 ans. Hommage au cinéaste de "Cyrano de Bergerac", "La Vie de château" et "Le Sauvage", qui aura marqué le cinéma français avec seulement huit longs métrages ; la 83e Mostra de Venise s'ouvre mercredi avec, à suivre notamment, Robert Pattinson dans "Primetime", premier long métrage de Lance Oppenheim ; enfin, "Salvation" sort en salles, un western politique et fantastique signé par le cinéaste turc Emin Alper.

02.09.2026 à 16:23

Guinée-Bissau : le "Oui" l'emporte au référendum sur la nouvelle constitution

FRANCE24

🇬🇼 En Guinée-Bissau, les électeurs approuvent le projet de nouvelle Constitution, qui prévoit de renforcer les pouvoirs du président et de remplacer l’actuel régime semi-parlementaire. Les résultats du référendum ont été annoncés mardi par la Commission électorale après le dépouillement de l’ensemble des suffrages.

02.09.2026 à 16:19

Après la mort de Balladur, les candidats tirent les leçons de son échec de 1995

FRANCE24

Un grand favori sûr de lui, dépassé par un rival de son propre camp dans la dernière ligne droite vers la présidentielle. L'échec d'Edouard Balladur a beau dater de 1995, des responsables politiques cherchent à y voir un parallèle édifiant avec l'élection de 2027.

02.09.2026 à 16:19

Lac Ontario: au Canada, l'opposition au décret de Trump s'affiche sur une casquette

FRANCE24

Cet entrepreneur de 40 ans avait déjà fait parler de lui l'an dernier en lançant une casquette arborant le message "Le Canada n'est pas à vendre", face aux appels répétés de Donald Trump à faire du Canada le 51e Etat américain. Portée par le dirigeant de la province de l'Ontario, Doug Ford, figure de la vie politique canadienne, ce couvre-chef au design inspiré des célèbres casquettes "Make America Great Again", avait connu un franc succès dans le pays. Et l'entrepreneur canadien a décidé de récidiver lorsque Donald Trump, engagé dans une confrontation commerciale avec le Canada, a signé la semaine dernière un décret rebaptisant, selon lui, le lac Ontario, situé à la frontière américano-canadienne, en "lac Amérique". Cette nouvelle casquette - que Liam Mooney assure avoir déjà vendu à des "milliers" d'exemplaires au Canada, mais aussi aux Etats-Unis - affiche simplement le nom du lac ("Lake Ontario") avec une petite feuille d'érable sur le devant et l'inscription "Le Canada n'est pas à vendre" derrière. La décision de Donald Trump "est absurde" et "extrêmement dangereuse", ce lac étant "une responsabilité partagée entre nos deux pays", ce qui demande un "respect mutuel", a déclaré Liam Mooney à l'AFP, dans un atelier d'Ottawa. Il assure que les recettes tirées des ventes seront reversées à une organisation de protection du lac. "Nationalisme économique" Le lancement de cette casquette rentre dans un mouvement plus large de patriotisme économique au Canada, relancé par l'escalade récente du conflit commercial avec Washington. Le Premier ministre canadien Mark Carney a rompu le 21 août les négociations commerciales avec Washington, accusant la Maison Blanche de vouloir lui imposer un accord commercial "injuste", avant de riposter à l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains avec l'annonce d'une série de surtaxes. "Les Canadiens veulent soutenir les entreprises canadiennes, les produits canadiens" et délaisser les produits américains, juge Liam Mooney: "C'est du nationalisme économique." Le décret de Donald Trump - qui avait déjà ordonné au début de son deuxième mandat de changer le nom du "golfe du Mexique" en "golfe d'Amérique" - a provoqué une vague de protestation au Canada. Et de moqueries. Un dessin publié lundi dans le quotidien Globe and Mail caricaturait ainsi le président américain en bébé portant une couche, assis dans une flaque dans laquelle était planté un panneau "Lake America". "C'est une réaction infantile de la part d'un homme qui n'a jamais grandi, qui a un ego immense qui ne le mène absolument nulle part", a réagi auprès de l'AFP, Anne Wardrop, retraitée de 90 ans, dans les rues d'Ottawa. "C'est ridicule. C'est pas à lui à décider", a dit pour sa part Gilbert Russell, chef d'entreprise de 66 ans, soulignant l'origine autochtone du nom du lac baptisé ainsi il y a "des centaines d'années". Mark Carney a martelé, après la signature du décret américain, que "ce lac se nomme Lac Ontario – aujourd'hui et pour toujours". Un immense panneau avec ce même message a été installé samedi sur les bords du lac. "Soyons sérieux. Ce lac s'appelait lac Ontario bien avant le président Trump. Et il s'appellera toujours lac Ontario bien après la disparition du président Trump", a lancé Doug Ford, le dirigeant de l'Ontario. "Mais au cas où le président Trump ou quelqu'un d'autre l'oublierait, nous avons installé ce panneau pour leur rappeler que c'est le lac Ontario, maintenant et pour toujours."

02.09.2026 à 16:19

France Inter en ébullition après l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles comme éditorialiste

FRANCE24

Une assemblée générale des personnels de Radio France, dont France Inter est le vaisseau amiral, a voté mercredi le principe d'une grève "dans les meilleurs délais", faute de retrait. - Charles Sapin, un recrutement explosif Céline Pigalle, directrice de la station publique depuis mars, a choisi un panel d'éditorialistes politiques et économiques pour les week-ends, comprenant le nouveau directeur adjoint de la rédaction du magazine Valeurs actuelles, Charles Sapin. Dans une motion adoptée mercredi à l'unanimité, les personnels de Radio France disent leur "refus catégorique" de cette arrivée, car le magazine porte des valeurs non "compatibles" avec celles du groupe public. Pour le SNJ-CGT, Valeurs actuelles est un "organe de l'extrême droite multi-condamné". L'hebdomadaire a été plusieurs fois condamné en justice, notamment en 2021 quand il avait dépeint en esclave l'élue insoumise Danièle Obono. Il a été racheté en 2025 par un trio d'investisseurs où figure le milliardaire catholique Pierre-Edouard Stérin. La société des journalistes (SDJ) de France Inter y voit "une ligne rouge", tandis que le SNJ (Syndicat national des journalistes) estime que Radio France apparaît "comme un paillasson". Une référence aux accusations de partialité de l'audiovisuel public en faveur de la gauche, qui avaient motivé il y a un an la création d'une commission d'enquête parlementaire par l'UDR, allié au Rassemblement national (RN). - Enjeu de "pluralisme" La direction de France Inter, qui a rencontré la rédaction mardi, fait valoir sa volonté d'"organiser la conversation entre toutes les opinions". C'est un enjeu de "pluralisme", qui est "une mission du service public, d'autant plus importante en année présidentielle", selon elle. Le journaliste a été approché alors qu'il était encore au magazine Le Point. Après avoir assuré sa première chronique dimanche sur la dette française, il est venu mardi devant la rédaction assurer qu'il entendait faire évoluer la ligne de Valeurs actuelles qui a publié des "papiers indéfendables" dans le passé, a rapporté un participant. Mais pour les personnels de Radio France, "le pluralisme ne peut servir de prétexte à la légitimation des discours de haine", proclament-ils dans la motion qui s'adresse à la présidente du groupe Sibyle Veil et à Céline Pigalle. Ce sujet du pluralisme est central au sein de l'audiovisuel public depuis la commission d'enquête menée par Charles Alloncle qui a polarisé les discussions tout au long de l'année écoulée. Le député a été accusé par la gauche et le bloc central de vouloir affaiblir ce service public, voire le privatiser, comme le prône le RN. En année présidentielle, "ça nous fait tous flipper, il faut qu'on soit irréprochable, il y a cette espèce de syndrome du bon élève", confie un salarié de France Inter. - D'autres sujets éruptifs Cette poussée de tension est d'autant plus vive que le journaliste Thomas Legrand, également chroniqueur à Libération et qui travaillait depuis 2008 à France Inter, a été définitivement écarté de Radio France. En septembre 2025, M. Legrand et un autre journaliste de l'audiovisuel public, Patrick Cohen, avaient été filmés à leur insu dans un restaurant avec deux responsables du PS. Cette vidéo avait déclenché la commission Alloncle. Thomas Legrand avait été suspendu d'antenne mais pensait revenir. Il a reçu le soutien de nombreux journalistes. Depuis la commission d'enquête, lâche un salarié, "la chose qui a changé peut-être, c'est qu'on se dit qu'on ne nous défendra pas". L'audiovisuel public se sait scruté. Sur la chaîne CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, la rentrée de France Inter a été qualifiée d'"indigne", à cause de deux billets humoristiques. Dans l'un, Jessé ironisait sur l'arrivée possible de "néo-nazis" à l'antenne après Charles Sapin. Dans l'autre, Ameziane a comparé le physique du député RN Jean-Philippe Tanguy à celui d'un "rat". Par ailleurs, le tribunal des activités économiques de Paris est toujours saisi d'une demande de Radio France et France Télévisions de faire condamner les médias Bolloré pour dénigrement pendant l'affaire Legrand-Cohen. Une nouvelle audience de procédure a été fixée au 25 novembre.

02.09.2026 à 16:15

Nocifs pour la santé et la vie familiale, les horaires atypiques doivent être mieux encadrés, estime l'Anses

FRANCE24

Pour définir les horaires atypiques, dans un avis publié mercredi, l'agence sanitaire en a retenu trois grandes formes: travail le week-end, en horaires longs de plus de 8 heures par jour et/ou 40 heures par semaine, ou en horaires décalés entre 5H00 et 8H00 et entre 19H00 et minuit. "C'est tout sauf marginal: aujourd'hui en France, cela concerne 55% à 75% des actifs selon la définition retenue. Quelle que soit votre profession, vous pouvez être concerné à un moment ou à un autre par l'une de ces formes de travail en horaires atypiques", explique à l'AFP Henri Bastos, directeur scientifique Santé et Travail de l'Anses, et "il peut y avoir un cumul des expositions au long de votre carrière". Si la flexibilisation des horaires de travail s'est accrue depuis les années 1980, il n'existe pas de définition juridique des horaires atypiques. Ils concernent, à divers degrés, salariés, agents publics, travailleurs indépendants, agriculteurs, commerçants, ouvriers, infirmiers, aides-soignants, vendeurs, caissiers, agents d'entretien, aides à domicile, boulangers, cuisiniers, serveurs... Il existe "beaucoup de littérature scientifique sur les effets du travail de nuit sur la santé (...) avec des mécanismes de désynchronisation de l'horloge biologique aux effets identifiés" - sommeil, santé psychique, apparition de cancers et de pathologies cardiovasculaires...-, recensés par une expertise de l'Anses, en 2016, rappelle M. Bastos. C'est moins le cas pour les horaires atypiques. Au vu des 172 études jugées pertinentes sur le sujet, l'agence a relevé des effets sur la santé mais aussi sur la vie familiale et sociale, "modulés par la charge ou la nature du travail, le stress ou encore la durée et les rythmes du sommeil". Sans identifier un lien de causalité, "les études mettent en évidence des associations statistiques plus ou moins fortes, en fonction du type d'horaires", avec "des effets néfastes des horaires longs avérés sur l'anxiété, le sommeil, la survenue de maladies cardiovasculaires", résume M. Bastos. Des effets négatifs probables ont aussi été notés sur la santé reproductive, métabolique, le risque de dépression, l'équilibre entre vie professionnelle et socio-familiale, les accidents du travail. "Compensations non pécuniaires" Travailler le week-end nuit à la vie personnelle, mais aussi, suggèrent les études, à la santé mentale - dépression, anxiété - et physique - sommeil perturbé, douleurs, fatigue, troubles musculosquelettiques, accidents. Dette de sommeil, stress, perturbation de la vie familiale s'accumulent..."Vous allez moins récupérer, avoir un sommeil moins réparateur, avec des conséquences sur votre état général, votre santé mentale", explique M. Bastos. Pour le travail en horaires décalés, les études suggèrent des effets néfastes sur la vie socio-familiale, surtout pour le travail en soirée, et sur la santé mentale, cardiovasculaire et le sommeil, plutôt pour les postes matinaux. "Quand vous ne faites que croiser votre conjoint, vos enfants, que vous n'arrivez pas à voir vos amis, à accéder à des services collectifs comme la garde d'enfants, cette désynchronisation avec les rythmes collectifs dégrade votre vie sociale et familiale, et peut avoir des effets ensuite sur la santé", détaille M. Bastos. Le travail en horaires atypiques "doit être limité autant que possible", en conclut l'Anses. Lorsqu'il ne peut être évité, il doit être mieux encadré, en lui appliquant par exemple certaines protections prévues pour le travail de nuit: suivi médical, dispositions pour les femmes enceintes. Pour le travailleur, cette organisation doit être "transparente, prévisible et équilibrée" et s'accompagner de compensations principalement non pécuniaires, favorables à sa santé: temps de travail réduit à salaire constant, repos compensateur, aide au transport, à la garde d'enfants..., estime l'agence. Elle recommande aussi de sensibiliser aux effets de ces horaires les travailleurs indépendants, ceux polyexposés toute leur carrière ou non couverts par le Code du travail. Une définition juridique permettrait de mieux prévenir les risques professionnels, estime encore l'agence. Ses experts préconisent aussi de peser les avantages et inconvénients de cette organisation au-delà de l'entreprise, en intégrant les surcoûts pour la collectivité: garde d'enfants, accès aux transports, surconsommation d'énergie....

02.09.2026 à 16:15

A Saint-Gaudens, des commerces à l'abandon, reflet d'une ville en souffrance

FRANCE24

"Horloger et bijoutier", "retouches rapides", "coiffure", "optique", peut-on lire sur certaines devantures à l'abandon, laissant deviner quel type de commerce a occupé le local. Dans d'autres cas, plus aucune trace de l'ancienne activité n'est visible. Certaines vitrines sont même entièrement recouvertes par des affiches de toutes sortes, y compris vieilles de plusieurs années, comme celle appelant à une mobilisation contre la réforme des retraites en 2023. A l'heure du déjeuner, la rue Victor Hugo, l'une des plus touchées par ces fermetures massives, est à moitié déserte. Quelques centaines de mètres plus loin, la place où se trouve la collégiale Saint-Pierre, un joyau de l'art roman, donne une toute autre image: des dizaines de personnes sont attablées dans les restaurants ou le café de la place. "Il y a une résurgence de la restauration à midi, mais le soir la ville se vide", regrette Charles Mascagni, propriétaire du cinéma Le Régent, qui se trouve un peu à l'extérieur de la vieille ville. Ville triste Contrairement aux commerces de la partie plus ancienne, Le Régent a un parking et les gens peuvent venir en voiture. Et même si son cinéma "marche bien", son propriétaire se bat au sein de l'association Saint-Gaudens Commerces Plus pour redonner vie au centre ancien afin que cette ville de Haute-Garonne cesse d'être "triste", dit-il. "Les enseignes sont parties, notamment vers la zone commerciale" d'Estancarbon, à une dizaine de kilomètres de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), qui s'est développée à partir de 2015. Depuis, au centre-ville, "les indépendants restent jusqu'à épuisement, puis ne trouvent pas de repreneur, même si ça marche", explique encore Charles Mascagni. Yann Galinier, membre de la même association de commerçants, a, lui, deux bijouteries: une dans le centre ancien et une deuxième dans la zone commerciale. "C'est complémentaire, on n'a pas forcément la même clientèle", dit-il, regrettant la fermeture en centre-ville des autres commerces, y compris lorsqu'il s'agit de potentiels concurrents. "Il y a 14 ans, il y avait quatre bijouteries" dans la vieille ville. "On était encore deux il y a quelques semaines", raconte-t-il. Pour Yann Galinier, la présence d'autres bijoutiers-horlogers peut certes concurrencer son magasin, mais elle peut aussi lui amener des clients souhaitant regarder plusieurs possibilités avant de faire leur choix. Alors que les deux membres de Commerces Plus espèrent "un rebond", sans forcément y croire, le sociologue Michel Grossetti (CNRS) "voit mal comment le centre peut retrouver une certaine prospérité sans des politiques volontaristes de rénovation urbaine et un accompagnement conséquent sur le long terme". "En plus, maintenant, tout est bloqué avec la cellulose", regrette Charles Mascagni, faisant allusion à l'usine de pâte à papier de Fibre Excellence qui se dresse entre la ville et les montagnes. Le sort de l'usine, un des premiers employeurs de la ville, est suspendu à une décision du Tribunal de commerce de Toulouse qui prévoit une audience le 8 septembre.

02.09.2026 à 15:57

Niger : les dessous de la libération du commandant touareg Inkinane

FRANCE24

Depuis quelques semaines, une série de libérations inattendues se succèdent au Sahel. Un agent français de la DGSE, un pilote américain, des mercenaires russes… mais aussi 82 militaires maliens détenus par le Front de libération de l’Azawad, le FLA. Des affaires distinctes, mais qui ont toutes connu un dénouement presque simultané. Pour les soldats maliens, leur libération aurait été le fruit d’un geste du FLA. Un geste qui pourrait aussi avoir eu une contrepartie : obtenir la libération de l’un de ses plus hauts cadres, le commandant Inkinan. Mais qui est réellement cet homme ? Et surtout, qui le détenait ?

02.09.2026 à 15:57

Burkina Faso : la culture de l'ananas, un fruit tropical au cœur du Sahel

FRANCE24

Au Burkina Faso, des producteurs réussissent à cultiver l’ananas malgré un sol rouge, sableux et caillouteux, loin des terres tropicales auxquelles ce fruit est habituellement associé. Une adaptation qui repose sur l’innovation.

02.09.2026 à 15:54

Centrafrique : l'État refuse de délivrer un passeport à l'opposant politique Dologuélé

FRANCE24

En Centrafrique, la bataille se poursuit entre le gouvernement et le chef de file de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé qui avait renoncé à ses papiers français pour se présenter aux élections en décembre dernier. L’opposant se voit toujours refuser la délivrance d’un passeport centrafricain.

02.09.2026 à 15:54

La Chine renforce ses investissements en Égypte pour la première visite de Xi en dix ans

FRANCE 24

Le président égyptien Abdel ⁠Fattah al-Sissi a ​accueilli mercredi au Caire son homologue chinois Xi Jinping pour une visite illustrant le rapprochement économique et militaire entre l'Égypte et la ​Chine, alors que la guerre entre les États-Unis et l'Iran, menace le commerce maritime mondial.

02.09.2026 à 15:52

Guinée-Bissau : victoire du oui au référendum pour passer à un régime présidentiel fort

FRANCE24

Les Bissau-Guinéens ont approuvé un projet de nouvelle Constitution qui vise à passer à un régime présidentiel fort pour remplacer l'actuel système semi-parlementaire, une étape cruciale dans ce pays dirigé par une junte censée organiser le retour au pouvoir des civils début décembre.

02.09.2026 à 15:33

Les personnels de Radio France demandent le retrait de la chronique de Charles Sapin et votent la grève

FRANCE24

Dans une motion adoptée à l'unanimité, les personnels disent leur "refus catégorique" de l'arrivée de Charles Sapin à l'antenne, dont le magazine porte des valeurs non "compatibles" avec celles du groupe public. L'intersyndicale de Radio France doit "déposer un préavis de grève dans les meilleurs délais" en l'absence d'un tel retrait, ajoute le texte dont l'AFP a eu connaissance. France Inter, première radio en audience, est en ébullition depuis l'annonce de l'arrivée de Charles Sapin, une décision justifiée par la direction au nom du "pluralisme" alors que s'ouvre une année présidentielle. "Le pluralisme ne peut servir de prétexte à la légitimation de toutes les paroles", proclame la motion qui s'adresse à la présidente de Radio France Sibyle Veil et à la patronne de France Inter Céline Pigalle. La chronique dominicale de Charles Sapin provoque "colère et incompréhension" au sein du groupe et parmi les auditeurs, ont souligné des participants à l'AG, qui a rassemblé une centaine de personnes selon les organisateurs. "Le pluralisme, jusqu'où?", s'est ému un responsable syndical, alors que Valeurs actuelles, classé très à droite, a été plusieurs fois condamné en justice, notamment en 2021 quand il avait dépeint en esclave l'élue Insoumise à la peau noire Danièle Obono. Il était dirigé à l'époque par Geoffroy Lejeune, passé depuis au Journal du dimanche (JDD). "On courbe la nuque devant ceux qui ont promis de nous décapiter", a lancé un autre syndicaliste, en référence aux accusations de partialité de l'audiovisuel public en faveur de la gauche et à la menace d'une privatisation du secteur brandie par le RN. Ces accusations avaient motivé il y a un an la création d'une commission d'enquête parlementaire par l'UDR, parti allié au Rassemblement national.

02.09.2026 à 15:11

Plusieurs sites internet gouvernementaux liés au ministère de la Transition écologique inaccessibles

FRANCE24

Le site des consultations publiques en matière d'environnement, qui permet au public d'exprimer son opinion sur des projets d'arrêtés ou de décrets, ou encore plusieurs sites d'administrations régionales affichent "Maintenance en cours". "Merci de réessayer plus tard, vous serez bientôt en mesure de réutiliser ce service", indique le message. Selon le site spécialisé FrenchBreaches, une cyberattaque visant le ministère a été revendiquée mercredi sur un forum criminel par un utilisateur anonyme. Celui-ci prétend également disposer de plusieurs milliers de données. "L'Anssi intervient actuellement au profit d'administrations du ministère de la transition écologique, suite à des suspicions de compromission de certains comptes utilisateurs et dans le cadre d’investigations", a pour sa part indiqué à l'AFP cette autorité chargée de protéger le pays face aux menaces de cybersécurité et de cyberdéfense. "Les investigations et mesures de remédiation mises en œuvre peuvent avoir pour effet l'interruption temporaire de certains services numériques", a ajouté l'Anssi. Le ministère, contacté par l'AFP, n'a pas donné plus d'informations dans l'immédiat. "À ma connaissance il ne s'agit pas d'une panne mais de gros dysfonctionnements suite à une intrusion malveillante qui a entraîné l'interruption de certains services", a indiqué à l'AFP Ivan Candé, secrétaire général de la FNEE CGT. La préfecture de la Creuse a évoqué dans un communiqué un "incident informatique survenu au ministère de la Transition écologique", sans plus de détail sur la nature de cet incident. "Les services de la direction départementale des territoires (DDT) et de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) de la Creuse rencontrent des difficultés pour être joints, notamment par courrier électronique", précise la préfecture, invitant les usagers à privilégier le téléphone. La France a notamment été récemment touchée par un vol massif des données du fisc et une cyberattaque ayant visé l'Éducation nationale. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé dans la foulée à l'Anssi de constituer une "nouvelle unité cyber" pour offrir une "réponse opérationnelle plus réactive" aux cyberattaques qui visent la France.
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