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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

28.07.2026 à 09:15

Aux Comores, les habitants lassés devant leurs robinets à sec

FRANCE24

"Quand l'eau est là, on s'appelle (entre voisins) pour se prévenir afin de remplir tous nos récipients", raconte cet imprimeur à la retraire au regard malicieux, rencontré par l'AFP dans son quartier de Zilimadjou de la capitale comorienne. Canalisations d'eau fuyardes, poches d'air dans un réseau sous-dimensionné, manque d'électricité pour alimenter la principale station de pompage, les raisons sont nombreuses pour expliquer la crise de l'eau que vivent au quotidien les 150.000 habitants de la capitale de l'archipel des Comores. "C'est une grande souffrance", lâche l'octogénaire, qui vient de se faire livrer 1.000 litres d'eau pour l'équivalent de 25 euros, une somme dans un pays où 45% des 870.000 Comoriens vivent sous le seuil de pauvreté, d'un peu plus de 100 euros par mois, selon l'Institut national de la statistique. Son fournisseur habituel, Chaher Omar, s'est reconverti il y a trois ans dans le business de la distribution d'eau aux particuliers. Tous les jours entre minuit et 02H00 du matin, à bord de son minibus, il fait partie de la cohorte de camions-citernes, de bus et de motos qui patientent pour faire le plein d'eau à la station de pompage de Vouvouni, qui fournit l'eau de Moroni, à quelques kilomètre de là. "Il y a des jours où je repars sans avoir rempli mes bidons et ma citerne de 1.000 litres. Pourtant, la demande est très forte car c'est la saison sèche", regrette cet homme de 45 ans au visage buriné. Ce jeudi est un jour de chance. Il a pu remplir son minibus et faire sa tournée auprès de clients impatients à Moroni. "La vie aux Comores, ça va" Dans le sud de Moroni, Kaouthara Bouchrane, 38 ans et mère de quatre enfants, se bat elle-aussi au quotidien pour trouver de l'eau. Elle se réveille bien avant la prière de l'aube pour faire la queue devant un des rares points d'eaux communaux encore en service dans son quartier, dans l'espoir d'y remplir ses bidons jaunes gratuitement. Elle fait pourtant partie des abonnés de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (Sonede) sur Grande-Comore, la plus importante île de l'archipel de l'océan Indien. Mais ses tuyaux sont secs depuis plusieurs mois. "J'aimerais que nos autorités trouvent une solution face aux pénuries d'eau. Si je ne trouve pas d'eau à cette pompe, je suis obligée d'en acheter. Avant le bidon coûtait 30 centimes d'euros, maintenant il est à 50 centimes. Comment s'en sortir ?", déclare-t-elle. En un sens, Kaouthara a de la chance. La pompe de son quartier est située à quelques mètres de chez elle. Dans la partie nord de Moroni, il n'y a aucun point d'eau fonctionnel et les habitants sont contraints de faire appel à des vendeurs comme Chaher. Non loin, dans une autre file d'attente, une femme ironise: "La vie aux Comores, ça va, on vit mieux qu'en France", en référence aux récents propos du président Azali Assoumani dans une interview à France 24. Vétusté et poches d'air Pour expliquer cette crise de l'eau aux Comores, Bakri El Yahya, chef de mission au sein d'un projet de renforcement de la gouvernance du secteur de l'eau (Progeau), rembobine le film des événements: "A la conception de la station de pompage à la fin des années 1970, Moroni comptait 35.000 habitants. Elle compte selon les dernières statistiques 150.000 habitants". "Vient s'ajouter la vétusté du réseau qui comporte de nombreuses fuites. La moitié de l'eau qui est pompée revient à la terre parce qu'elle n'arrive pas chez le client", ajoute le représentant du projet, financé par l'Agence française de développement à hauteur de 6,5 millions d'euros. Vient s'ajouter une fourniture électrique insuffisante. Résultat, la "station de pompage ne fonctionne qu'environ dix heures par jour". Côté Sonede, on met en avant des mesures de court terme pour améliorer la situation, comme d'évacuer les "poches d'air" qui empêchent la bonne circulation de l'eau dans le réseau alimentant Moroni. Surtout, souligne le directeur technique Abdillah Mze Ali, un projet d'envergure devrait voir le jour d'ici quatre ans, financé à hauteur de 20 millions de dollars (17,5 millions d'euros) par la Banque mondiale. Le projet prévoit "de nouveaux forages, le renouvellement de l'ensemble du réseau de Moroni et la construction de deux grands réservoirs de stockage". En attendant, Kaouthara continuera de se lever à l'aube et de faire la queue, ses bidons à la main. Les habitants plus favorisés déboursent quant à eux 130 euros pour se faire livrer 12 m3 d'eau.

28.07.2026 à 09:15

Les Bourses européennes ouvrent dans le vert

FRANCE24

Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,42%, Francfort 0,32% et Milan 0,18%. Seule Londres évoluait près de l'équilibre (-0,09%).

28.07.2026 à 09:15

Lutte contre l'orpaillage et sa pollution: la Guyane espère la ratification du Suriname

FRANCE24

Le contraste est saisissant vu du ciel, avec un côté presque intact et l'autre où l'on aperçoit des sites d'orpaillage illégaux. Paris et Paramaribo ont signé un accord en 2021 sur la délimitation de la frontière commune mais aussi sur l'entraide judiciaire destinée à faciliter les opérations bilatérales contre l'exploitation minière illégale et le trafic de stupéfiants dans la région. Toutefois, le gouvernement surinamien ne l'a toujours pas ratifié. Du côté français des fleuves Marowijne et Lawa, une interdiction stricte est en vigueur et l'exploitation aurifère est proscrite à deux kilomètres des rives. Mais la France observe que côté surinamien, l'orpaillage continue. Un vol en hélicoptère a été organisé la semaine dernière pour la presse par l'Observatoire de l'activité minière (OAM), outil public de surveillance et de lutte contre l'orpaillage illégal, pour montrer l'impact de l'exploitation illicite. Depuis l'hélicoptère, on distingue côté surinamien d'énormes cratères et de l'eau verte, jaune et beige. Des tentes et bâches trahissent aussi la présence des orpailleurs. "L'orpaillage illégal dans le sud-est du Suriname augmente visiblement, en particulier le long des rivières Lawa et Marowijne", déclare à l'AFP Jupta Itoewaki, militante pour les droits des peuples autochtones. "Les mesures effectuées dans notre région montrent des niveaux de mercure allant jusqu'à 8.469 fois la limite fixée par l'OMS et des niveaux d'arsenic allant jusqu'à 4.623 fois cette limite", déplore-t-elle. Jupta Itoewaki, issue de la communauté autochtone wayana, qui compte environ 1.000 personnes, affirme que le poisson est devenu une source d'intoxication. "Toute la communauté est exposée quotidiennement par l'eau et la nourriture (...). Ce qui manque, ce sont des analyses médicales systématiques menées par le gouvernement. Le gouvernement lui-même fait partie du problème", estime-t-elle. Ecosystèmes en danger L'OAM a documenté comment les orpailleurs et mineurs surinamiens, franco-guyanais et brésiliens, travaillent en secret dans les criques proches de la frontière en utilisant des petites fosses de lavage et du mercure (pour l'amalgame avec le minerai), contaminant ainsi les sols et les cours d'eau. Côté français, des mineurs légaux comme l'entreprise SIAL, près de Crique Serpent, opèrent sans mercure et avec des bassins de rétention étanches, explique Sébastien Linares de l'OAM, qui souligne que les entreprises doivent remettre en état les terrains une fois l'exploitation terminée, conformément à la loi française. Il y a "une dégradation alarmante de l'état du fleuve, liée notamment à l'orpaillage illégal", affirme l'ambassadeur de France au Suriname, Nicolas de Bouillane de Lacoste. "Cette pollution a des conséquences majeures sur les écosystèmes, avec une altération de la biodiversité aquatique, mais également sur la santé et les conditions de vie des populations riveraines", précise-t-il. "La ratification de l'accord par le Suriname permettra de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale. Un accord frontalier à lui seul ne mettra pas fin à l'orpaillage illégal. En revanche, il apportera la sécurité juridique indispensable pour renforcer l'efficacité des actions conduites de part et d'autre de la frontière", estime l'ambassadeur. "Nous sommes disposés à soutenir les autorités surinamiennes dans toute initiative et action qui viserait à limiter la capacité des +garimpeiros+ (orpailleurs, ndlr) dans le respect de la souveraineté de chacun et l'intérêt commun de la protection du fleuve Maroni", souligne-t-il. Les autorités françaises affirment que leurs troupes combattent quotidiennement l'exploitation minière illégale mais "c'est une bataille perdue, les mineurs illégaux se rendent au Suriname pour se ravitailler", concède l'ambassadeur. Selon l'attaché de Défense, le lieutenant-colonel Emmanuel Rigault, la France déploie quelque 500 soldats sur terre, sur l'eau et dans les airs en appui aux opérations de police contre l'exploitation minière illégale. Le 14 juillet, le ministre des Affaires étrangères du Suriname, Melvin Bouva, a promis que son pays allait ratifier l'accord, sans toutefois donner de date.

28.07.2026 à 09:04

Équipe de France en direct : Zidane pour succéder à Deschamps ? Suivez la conférence de presse

Romain HOUEIX

La Fédération française de football (FFF) et son président, Philippe Diallo, annoncent à 11 h le nom du successeur de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France masculine. Zinedine Zidane est attendu. Suivez notre direct.

28.07.2026 à 08:51

L'UE impose l'étiquetage des contenus créés par l'IA

FRANCE24

"Il est de plus en plus difficile, pour nous tous, de distinguer le réel de l'artificiel", explique un responsable de la Commission. "Le défi est de préserver la capacité des citoyens à faire confiance à ce qu'ils voient, entendent et lisent". C'est pourquoi l'UE a voulu mettre en place des obligations de transparence, dans le cadre de l'AI Act, une loi pionnière adoptée il y a deux ans pour réguler l'intelligence artificielle. Tout d'abord, les dispositifs d'interaction avec le public utilisant l'IA, comme les robots conversationnels ("chatbots"), les agents et autres assistants, et les avatars virtuels, devront clairement être présentés comme tels. Les fournisseurs de systèmes d'IA devront en outre intégrer des marquages et autres filigranes numériques pour permettre de détecter aisément les contenus créés via l'IA. Mais la mesure la plus visible pour le grand public concerne l'étiquetage des "deepfakes", c'est-à-dire des textes, images, vidéos ou sons paraissant authentiques, mais qui ont été générées ou manipulées par l'IA. Les organisations ou personnes qui publient de tels contenus dans le cadre d'une activité professionnelle auront désormais l'obligation de signaler les nouveaux contenus faisant appel à l'IA. Les textes visant à informer le public sur des sujets d'intérêt général, créés grâce à l'IA sans contrôle éditorial humain, devront également être étiquetés. Bruxelles a publié des modèles de petites icônes ("IA", "généré par l'IA", "modifié par l'IA") qui pourront être apposés sur ces contenus, et un guide a été mis en ligne pour aider les entreprises à se conformer à ces obligations. Les contrevenants risquent des amendes. Mais les systèmes d'IA existants auront jusqu'au 2 décembre pour s'adapter, et des exemptions sont prévues, notamment pour les œuvres "artistiques, satiriques, de fiction ou créatives", ou les textes qui sont uniquement édités avec l'aide de l'IA. - Usine à gaz? - Certains accusent déjà Bruxelles de créer une nouvelle usine à gaz, qui obligera à terme à étiqueter tous les contenus, vu l'usage de plus en plus généralisé de l'IA au sein de l'économie européenne. "On entend dire que ce sera très compliqué à mettre en œuvre. Et c'est ce que l'on entend souvent à propos des exigences de conformité. Et pourtant, la planète continue de tourner et on finit toujours par trouver des solutions", explique à l'AFP Ashley Casovan, qui dirige un centre sur la gouvernance de l'IA au sein de l'Association des professionnels du traitement des données. Et de faire le parallèle avec les bandeaux d'acceptation des cookies, ces outils de traçage publicitaire, qui ont fleuri sur les sites web en réponse à la réglementation européenne sur la protection des données. Dans les faits, plusieurs grandes plateformes ont déjà anticipé ces règles en mettant en place leurs propres labels. C'est notamment le cas de TikTok, qui impose depuis plusieurs années aux créateurs de contenus le signalement de l'usage de l'IA. Dans ce cadre, plus de 3 milliards de contenus ont déjà été labellisés sur TikTok, grâce à un ensemble d'outils à la disposition des créateurs et à des technologies de détection, assure-t-on au sein de la plateforme. De même, Meta a déployé sur Instagram et Facebook une étiquette "AI Info" pour les publications utilisant l'IA. Google a signé de son côté le code de conduite européen sur la transparence de l'IA, et souligne travailler avec d'autres sociétés dont Nvidia, OpenAI et Apple sur des solutions de marquage numérique, non sans mettre en garde contre une "complexité réglementaire" qui pourrait s'avérer contre-productive. "Au lieu d'aider les personnes, cela risque de semer la confusion", prévient Karen Massin, responsable des affaires européennes du groupe. "Si les contenus en ligne sont inondés d'étiquettes sur l'IA et d'avertissements juridiques, les gens auront plus de mal à s'y retrouver".

28.07.2026 à 08:19

Le documentaire sur les dernières années de Stan Lee dérange, selon son auteur

FRANCE24

Mais il a fini par documenter les abus présumés subis par l'auteur, un récit qui résonne comme un avertissement pour une partie de l'industrie. "Stan Lee : The Final Chapter", disponible en streaming ce mardi sur plusieurs plateformes, montre Stan Lee soumis à un emploi du temps exténuant durant ses dernières années, marqué par d'interminables séances de dédicaces et conventions. Le documentaire recueille les témoignages de son entourage affirmant qu'il aurait été exploité par deux anciens managers, dont l'un a été inculpé en 2019 pour fraude, vol et détournement de fonds, un an après la mort du co-créateur de Spider-Man et Black Panther. M. Bolerjack a assuré à l'AFP avoir subi des pressions directes et indirectes pour ne pas publier son film, de la part d'un ancien administrateur de la maison d'édition et d'entreprises dont il préfère taire le nom. "Il y a le facteur de la honte : certains étaient au courant d'une partie de ce qui se passait, mais ont détourné le regard", a commenté l'auteur lors du Comic-Con de San Diego, grand-messe américaine de la culture pop où il a présenté son documentaire. Il y a aussi "des entreprises qui se sentent coupables de leurs actes. (...) Si vous voulez le visage de Stan sur une boîte à déjeuner, voulez-vous que les gens aient des pensées joyeuses à son sujet ? Ou voulez-vous qu'ils sachent qu'il n'était pas si heureux que ça ?" "C'est plus facile de vendre Stan s'il est heureux." Né en 1922 à New York, Stanley Martin Lieber a commencé à travailler dès son adolescence chez Timely Comics, l'ancêtre de Marvel, où il a adopté le pseudonyme de Stan Lee et co-créé certains des super-héros les plus célèbres de tous les temps. Ses personnages étaient des hommes imparfaits, dotés de super-pouvoirs mais confrontés à des problèmes quotidiens, ce qui a contribué à leur popularité au sein d'une communauté de fans pour qui il est devenu un auteur mythique. Mauvaises décisions La caméra de Bolerjack dépeint un Lee affable mais peu doué pour les affaires. "Personne n'a pris de pires décisions commerciales que moi", déclare Lee dans une scène où il décrit un accord avec Disney où l'artiste aurait été floué par son avocat. Au lieu de négocier des droits d'auteur sur les personnages Marvel, bien plus lucratif à long terme, il aurait accepté un paiement de six millions de dollars, dont son avocat aurait pris la moitié en frais. Disney a racheté Marvel Entertainment en 2009 pour 4 milliards de dollars. Dix ans plus tard est sorti "Avengers : Endgame", le deuxième film le plus rentable de l'histoire, avec 2,9 milliards de dollars de recettes. Mais Lee n'avait aucune rancœur, selon le réalisateur. "Il savait qu'il avait fait une mauvaise affaire, et il n'a jamais cherché à en tenir rigueur à Disney," a insisté M. Bolerjack. Le documentariste a révélé que le président de Marvel Studios, Kevin Feige, avait rendu visite à Lee un mois avant sa mort. "Il a été très aimable (...) Je sais que Stan l'a apprécié et qu'il s'est senti privilégié qu'il ait pris cette peine", a-t-il raconté. "Ses derniers jours se sont déroulés dans la paix", a déclaré le documentariste, qui se demande encore si Lee a réellement compris "ce qui lui était arrivé". Pour M. Bolerjack, son documentaire ne traite pas d'une célébrité victime d'une escroquerie, mais d'une situation qui peut toucher n'importe qui et de l'importance de prendre soin de nos proches. "Cela arrivera toujours, c'est arrivé à Elvis (Presley). Et cela arrivera à nouveau. Cela se passe probablement en ce moment même à 30 mètres d'ici", a-t-il déclaré en plein salon du Comic-Con, qui surfe depuis des décennies sur l'oeuvre de Stan Lee. "Si je t'emmenais tout de suite dans la zone de vente, que je te montrais quelqu'un du doigt et que je te disais : +C'est le prochain Stan Lee+, que ferais-tu ?"

28.07.2026 à 08:13

ATP: Atmane fait tomber Tiafoe au 1er tour à Washington

FRANCE24

"Je me suis régalé ! Jouer contre Frances est toujours difficile, mais ce soir le score est différent parce que j'avais perdu trois fois cette année jusque-là contre lui. J'ai su prendre ma chance quand je l'ai eue et ça a fait la différence", a commenté le Français de 24 ans après sa victoire contre le demi-finaliste à Flushing Meadows en 2022 et 2024. Au 2e tour, Atmane qui joue pour la première fois de sa carrière le tableau principal à Washington affrontera le Chilien Alejandro Tabilo (30e), vainqueur lundi du Néerlandais Tallon Griekspoor (67e) 7-6 (7/3), 4-6, 6-4.

28.07.2026 à 08:11

A Séoul, des caméras IA pour prévenir les suicides et redonner "une chance"

FRANCE24

La Corée du Sud présente l'un des taux de suicide les plus élevés de la planète. Il s'agissait même de la première cause de mortalité des 10 à 49 ans en 2024, selon des chiffres officiels. Devenu une puissance techno-culturelle, le pays est aussi connu pour ses standards de réussite particulièrement exigeants. Pour Yoo Jae-hyun, directeur du centre de prévention des suicides et de réponse aux crises à l'hôpital St. Mary's de Séoul, une pression scolaire impitoyable, des journées de travail à rallonge et une société qui considère souvent l'échec comme une faillite individuelle peuvent laisser désarmé. Nombre de personnes ayant tenté de mettre fin à leurs jours lui ont dit avoir "le sentiment d'être devenues un fardeau pour leur entourage, et que tout le monde se porterait mieux si elles n'étaient plus là", explique-t-il à l'AFP, soulignant que les Sud-Coréens dans leur vingtaine représente la part la plus importante de patients aux urgences après une tentative de suicide. L'anxiété liée au travail, à la situation financière, la maladie et la solitude figurent parmi les raisons les plus souvent invoquées, selon des données gouvernementales. "Une chance supplémentaire" En 2025, les près de 900 caméras IA installées sur les ponts de Séoul ont repéré plus de 1.200 incidents, aidant les secours à sauver 99,4% des personnes concernées. Les services d'urgence peuvent atteindre la plupart des ponts en cinq minutes, le délai crucial pour sauver une vie, assure Kim Jun-young, chef du Centre de contrôle intégré de la vidéosurveillance du pont Hangang. La priorité, indique-t-il à l'AFP, est d'intervenir avant que la personne ne saute, car toucher l'eau après une chute de 30 mètres équivaut à un accident de voiture à 60 km/h. Mais même en arrivant à temps, il est difficile de convaincre ceux qui sont déjà déterminés à mettre fin à leur vie, regrette M. Kim. Ils agissent souvent en un instant, luttent ou partent "comme s'ils couraient le 100 mètres". D'autres sautent avant, lorsqu'ils entendent les sirènes. "Certaines demandent pourquoi nous essayons d'arrêter celles qui veulent mourir (...). Nous pensons que notre rôle est de leur donner une chance supplémentaire de reconsidérer les choses", déclare M. Kim. Le système de caméras, en service depuis 2021, déclenche une alarme lorsqu'une personne s'attarde plus de 300 secondes à certains endroits ou pénètre dans une zone dangereuse. Il alerte également les autorités quand l'un des téléphones destinés à prévenir les suicides est décroché sur un pont. "La prévention des suicides est une bonne idée, tant qu'on n'oublie pas qu'elle peut faire des erreurs", et qu'elle n'est utilisée "que comme une assistante", avertit Armin Chitizadeh, professeur de sciences informatiques à l'Université de Sydney, évoquant le risque que les secouristes humains perdent la main. "Vie éreintante" Si les interventions en Corée du Sud se révèlent efficaces, elles combattent néanmoins un mal-être bien plus profond. Le taux de suicide a grimpé à 29,1 morts pour 100.000 habitants en 2024, le plus élevé depuis 2011. La dessinatrice Smiling Stone Hwang, arrêtée dans sa tentative par les secours alors qu'elle avait la vingtaine, a mis en images son histoire dans ses mémoires, "I am a Suicide Loss Survivor" ("Je suis une survivante d'un deuil après un suicide"). Après le suicide de son père en 2014, elle a hérité de ses dettes et fait face pendant plusieurs années aux poursuites judiciaires des créanciers, l'empêchant d'occuper un emploi déclaré ou d'ouvrir un compte bancaire. Elle a jonglé entre plusieurs petits boulots, exténuée, jusqu'à atteindre sa limite. "Je voulais simplement mettre fin à cette vie éreintante et épuisante", raconte à l'AFP Hwang, 33 ans. Son père n'a pas laissé de testament. Mais peu avant sa mort, il lui avait rendu visite avec un cadeau dans le café où elle travaillait, alors inhabituellement bondé. Trop pour le servir. Pendant un temps, elle est revenue chaque jour déposer une tasse "sur la petite table où il n'a jamais pu s'assoir", écrit-elle dans son livre. Un café "qu'il ne pourra plus jamais boire et que je ne pourrai plus jamais lui préparer".

28.07.2026 à 07:31

"Victimes, c'est à nous de payer" : pour les communes, le défi des eaux contaminées aux Pfas (2/3)

Cyrielle CABOT

Du poison dans l'assiette (2/3). Depuis plus d'un an, la consommation de l'eau du robinet est interdite dans une vingtaine de communes de la Meuse et des Ardennes en raison d'une pollution record aux Pfas. Alors que des alertes similaires aux polluants éternels se multiplient en France, les solutions pérennes peinent à émerger. En cause, les défis logistiques et les coûts astronomiques de la dépollution.

28.07.2026 à 07:14

Équipe de France : Zinedine Zidane va être officiellement présenté

L'Equipe TV

Plus de 120 journalistes et photographes sont attendus au siège de la Fédération française de football pour la présentation de Zinedine Zidane en tant que sélectionneur de l'équipe de France.

28.07.2026 à 06:49

Incendies en Espagne: heures cruciales près de Madrid avant un changement de météo

FRANCE24

Le vent doit en effet tourner à midi mardi. Il "soufflera alors du Sud et tout ce qui n'aura pas pu être contenu pourrait bien compliquer à nouveau la situation. C'est ce qui rend si important l'effort qui va être déployé" jusque-là, a souligné dans la nuit le délégué du gouvernement dans la région de Madrid, Fran Martin Aguirre. Cette journée, comme la veille, sera "absolument déterminante", a affirmé lors d'un point presse le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, qui a dit espérer "contrôler et maîtriser le feu" et a évoqué "des prévisions vraiment défavorables" à partir de mercredi. Ces incendies ont ravagé en quelques jours environ 75.000 hectares, soit sept fois la superficie de Paris. Certains ont "tout perdu", comme María Angeles Cañete, dont les deux campings ont brûlé. "Je ne dors pas la nuit. C'est la pire chose qui puisse vous arriver dans la vie : voir votre entreprise partir en flammes petit à petit et personne pour vous aider", a-t-elle confié à l'AFP, au bord des larmes. "C'est l'enfer" "Il reste des heures complexes" avec "l'augmentation des températures", a alerté le Premier ministre Pedro Sanchez lundi, lors d'une visite au centre de coordination des secours dans la région de Valence (est). Si les incendies "ont ralenti leur progression" dans la nuit de dimanche à lundi, le feu n'est toutefois toujours "pas maîtrisé", a souligné la préfecture de la région de la capitale espagnole, selon qui "trois fronts" sont toujours actifs. Toutefois, on note de premiers signes prudents d'amélioration de la situation: quelques premiers évacués commencent à rentrer chez eux. Oscar Espinosa, décorateur de 20 ans, est revenu au village de Cebreros. "C'est une catastrophe, toutes nos montagnes ont brûlé, tout ce que nous avions de vert est ravagé, s'est-il lamenté. Je n'ai pas de mots. C'est l'enfer, je reste avec cette image que, peut-être, je ne reverrai pas avant 30 ou 50 ans." L'air sentait encore la fumée, irritait la gorge et la poitrine, et le ciel était couvert de fumée blanche. Des particules de cendres se déposaient sur les voitures. A la sortie de la ville, le long de la route en direction de San Martín de Valdeiglesias, une épaisse fumée grise couvrait la végétation. "Plus une exception" Dans un discours consacré aux "refuges climatiques" censés protéger la population lors de vagues de chaleur, le Premier ministre a estimé que ces incendies, d'une ampleur inédite, étaient "l'expression la plus douloureuse d'une urgence climatique". "Ce n'est plus une exception, c'est la règle", a-t-il alerté, le ton grave. Il a évoqué "plus de 170.000 hectares calcinés" en Espagne depuis le début de l'année. Des dizaines de milliers de personnes sont directement affectées par les incendies près de Valence qui ont fait un mort et où plus de 7.000 hectares ont déjà brûlé, d'après les autorités. Mais Pedro Gil, pompier chef des opérations à Castellón, dans cette région, tient à "rester modérément optimiste pour être sur le terrain demain", grâce notamment à "l'humidité qui va beaucoup augmenter". "La vérité, c'est que bien souvent les incendies ne s'éteignent pas quand nous le voulons, mais lorsqu'une fenêtre d'opportunité nous est offerte par la météo." Au Portugal voisin, plusieurs incendies se sont déclarés lundi dans les régions de Santarem (centre), Guarda, Braga et Bragança (nord). En France, où sévissent plusieurs feux à la fois, le retour de la chaleur et l'arrivée d'un vent plus sec font aussi craindre une aggravation de la situation, alors que 42.000 hectares sont déjà partis en fumée dans le département de la Gironde (sud-ouest).

28.07.2026 à 06:04

Zinedine Zidane sélectionneur des Bleus: "Zizou le Messie?"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce mardi 28 juillet, la décision du Tchad de se retirer de la Cour pénale internationale, qu’il accuse d’appliquer une justice «à géométrie variable». Un claquement de porte diplomatique américain. La contestation grandissante du régime en Tunisie. Et le retour de «Zizou» à la tête des Bleus.

28.07.2026 à 05:45

En direct : le mégafeu près de Bordeaux est "toujours stabilisé" après une nuit calme

Romain BRUNET

Le mégafeu qui a brûlé 42 000 hectares en Gironde depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit "calme", a-t-on appris auprès de la préfecture du département. Mais le retour de la chaleur fait craindre une nouvelle aggravation des incendies, face auxquels Emmanuel Macron a appelé à "rester unis" pour en venir à bout. Juste au sud, l'incendie dans les Landes est fixé et quelque 15 000 personnes ont pu regagner leur domicile. Suivez notre direct.

28.07.2026 à 05:07

Foot: Zidane attendu pour écrire la page de l'après-Deschamps

FRANCE24

A 11h mardi au siège de la Fédération française de football, le patron de la FFF Philippe Diallo doit officialiser la nomination de l'ancien meneur de jeu et capitaine des Bleus, un secret de polichinelle, tant sa candidature s'est naturellement imposée dans tous les esprits. A 54 ans, "Zizou" devrait accéder à la fonction dont il rêve depuis des années, auréolé de ses titres de gloire comme joueur (champion du monde en 1998, d'Europe en 2000) et comme entraîneur au Real Madrid, avec notamment un triplé mémorable en Ligue des champions (2016, 2017, 2018). "Je me sens légitime en équipe de France, où j'ai joué et passé pratiquement douze, treize ou quatorze ans comme joueur. Bien sûr, c'est un rêve, j'ai hâte", avait-il déclaré dès mai 2025 en marge d'un événement organisé par son sponsor personnel, l'équipementier Adidas. Sans poste depuis son deuxième passage chez les Merengue (2019-2021), le natif de Marseille devrait succéder à deux de ses coéquipiers parmi les champions de 1998, Laurent Blanc (2010-2012) et Didier Deschamps (2012-2026). Une annonce attendue Dès le mois de mars, Philippe Diallo avait presque vendu la mèche - sans citer directement Zidane - dans les colonnes du Figaro. "Oui, je connais son nom", avait-il ainsi répondu à une question sur l'identité du successeur de Deschamps. "Il n'y a pas énormément de profils qui peuvent prétendre à diriger l'une des plus grandes sélections du monde. Il faut un profil qui coche beaucoup de cases et qui puisse faire aussi l'objet d'une adhésion des Français, puisque, cette équipe de France de football, c'est l'équipe des Français", avait-il ajouté. Un portrait-robot dans lequel il était difficile de ne pas voir le visage de Zidane, rentré dans la légende du sport français un soir de 12 juillet 1998, par la grâce d'un doublé en finale de Coupe du monde contre le Brésil (3-0). Figure publique discrète, à la parole rare, "ZZ" a toujours gardé une image positive, pas entachée par son coup de tête contre Marco Materazzi en finale du Mondial 2006 contre l'Italie, carton rouge et défaite à la clé (1-1, 5 à 3 aux tirs au but). Après de premiers bruissements en 2018, son nom revient avec insistance en 2022 pour succéder à Didier Deschamps, dont le contrat courait alors jusqu'au Mondial au Qatar, le président de la fédération de l'époque Noël Le Graët reconnaissant que cela irait "dans le sens de l'histoire". Deschamps finalement reconduit pour quatre ans, Zidane est resté encore en salle d'attente. Un grand défi Après 14 années couronnées de réussite de "DD", qui a écrit la plus belle série de l'histoire des Bleus en Coupe du monde avec un titre (2018), une finale (2022) et une demi-finale (2026), et a également atteint une finale d'Euro (2016), le défi s'annonce immense pour Zidane, qui n'a jamais entraîné en-dehors du Real Madrid, son club d'adoption. Il récupèrera une équipe dont le jeu a certes séduit au Mondial nord-américain avec un trio offensif de feu Kylian Mbappé-Ousmane Dembélé-Michael Olise, mais qui a été meurtrie par l'échec en demi-finale contre l'Espagne (2-0), avant une dernière sortie peu glorieuse contre l'Angleterre lors du match pour la 3e place perdu 6-4. Pour l'assister, Zidane devrait compter sur plusieurs proches dans son staff d'après le journal l'Equipe, dont David Bettoni et Hamidou Msaidie, qui ont tous deux travaillé avec lui au sein du club madrilène. Toujours d'après l'Equipe, son ancien compère des Bleus, le gardien Fabien Barthez, également champion du monde en 1998, pourrait le rejoindre pour l'entraînement spécifique à ce poste, tout comme Bernard Diomède, autre ancien de 1998. Une fois qu'il sera nommé au poste qu'il convoite depuis des années, Zinédine Zidane étrennera ses nouveaux galons dès la rentrée avec la Ligue des nations, pour un premier match en Turquie le 25 septembre.
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