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▸ Les 15 dernières parutions

15.01.2026 à 19:57

Le prince Harry va témoigner dans un nouveau procès contre la presse tabloïd à Londres

FRANCE24

Le fils cadet du roi Charles III ainsi que six autres personnalités, dont le chanteur Elton John et l'actrice Elizabeth Hurley, attaquent le groupe Associated Newspapers Limited (ANL), qu'ils accusent d'avoir obtenu des informations sur leur vie privée de manière illégale. Le procès, prévu pour durer neuf semaines, va démarrer lundi devant la Haute Cour à Londres. Le prince a attaqué plusieurs tabloïds ces derniers années et ce procès devrait être le dernier de sa croisade judiciaire contre la puissante presse à scandale britannique. Harry, qui vit en Californie avec son épouse Meghan et leurs deux enfants, devrait assister aux deux premiers jours du procès, puis va témoigner lors de l'audience du 22 janvier, matin et après-midi. Elton John va lui se présenter à la barre le 5 février, selon le projet de calendrier. Les sept célébrités accusent l'éditeur du Daily Mail et du Mail on Sunday d'avoir eu recours à des détectives privés pour installer des dispositifs d'écoute dans leurs voitures et domiciles, d'avoir écouté et enregistré leurs conversations téléphoniques, d'avoir payé des policiers pour avoir accès à des informations confidentielles, principalement entre 1993 et 2011, ainsi qu'en 2018. ANL "nie vigoureusement" ces accusations, qu'il a qualifiées dans le passé d'"absurdes". Ce sera la deuxième fois que le prince de 41 ans témoigne devant la justice dans sa bataille contre les tabloïds. En 2023, il avait déposé à la barre contre l'éditeur du Daily Mirror (MGN), devenant le premier membre de la famille royale à témoigner devant la justice en plus de cent ans. Il avait obtenu la condamnation de MGN pour des articles issus du piratage de messageries téléphoniques. Le groupe avait dû lui verser 140.600 livres sterling (162.140 euros). Il y a un an, il a obtenu des dommages et intérêts ainsi que des excuses de l'éditeur du Sun, qui a reconnu avoir porté atteinte à sa vie privée. Le prince, qui s'est mis en retrait de la famille royale en 2020 après son départ fracassante du Royaume-Uni, ne devrait pas voir son père lors de son passage à Londres. Ils s'étaient vus en septembre lors d'une brève rencontre, qui était la première depuis un an et demi.

15.01.2026 à 19:43

L’Allemagne restitue deux fragments de la tapisserie de Bayeux prélevés en 1941

FRANCE24

Ces deux fragments de toile de lin, d'un à deux centimètres de long, non brodés, avaient été découverts par hasard en 2023 dans les archives personnelles de Karl Schlabow, spécialiste des textiles anciens et directeur de musée allemand, décédé en 1984, a indiqué le musée. À l'été 1941, M. Schlabow avait été missionné par le régime nazi durant l'Occupation, pour une étude approfondie des matériaux de la tapisserie de Bayeux, jamais publiée, selon la même source. Le chercheur faisait partie de l'Ahnenerbe, un institut oeuvrant à la recherche d’un "héritage ancestral" de la "race aryenne". Les deux fragments, "vraisemblablement" prélevés par M. Schlabow, permettent selon le musée d’améliorer "la connaissance historique et scientifique de cet objet unique au monde". La tapisserie de Bayeux est un "récit brodé" sur toile de lin du XIe siècle de 70 mètres de long qui raconte la conquête de l’Angleterre en l’an 1066 par Guillaume, duc de Normandie, futur "Guillaume le Conquérant". Les fragments prélevés en 1941 ont été restitués mercredi par Rainer Hering, directeur des Archives du Schleswig-Holstein, qui a salué "l'importance historique du travail de l'archéologue textile qu'était Karl Schlabow". "C'est au cours de l'inventaire de ce fonds en 2023 qu'on a découvert une plaque de verre qui enfermait des morceaux de tissu", a-t-il expliqué, "avec d'autres documents et grâce à l'étiquetage de la plaque, il a été possible d'identifier ces fragments" comme provenant de la tapisserie de Bayeux. "Pour notre service d'archives du Land il était évident que ces morceaux de tissu prélevés par les nazis il y a 85 ans devaient être restitués à la France", a conclu M. Hering. Avant leur retour en France, ils avaient été exposés en 2025 dans le cadre de l’exposition "1066 – La chute des Vikings" au musée du Schleswig-Holstein. Un autre fragment de la tapisserie, brodé celui-là, avait déjà été restitué en 1872 par le South Kensington Museum (aujourd’hui Victoria and Albert Museum) de Londres, après avoir été prélevé en 1816 par un artiste britannique du nom de Charles Stothard, envoyé sur place pour réaliser une reproduction de l'oeuvre.

15.01.2026 à 19:41

Patinage: "J'étais dans une situation dangereuse pour ma santé", affirme Gabriella Papadakis

FRANCE24

Dans son ouvrage, "Pour ne pas disparaître" (éd. Robert Laffont) paru jeudi, elle décrit notamment le mal-être éprouvé dans le milieu du patinage et dans le cadre de son partenariat avec Cizeron, jugeant avoir été sous son "emprise" au cours de leur carrière commune, racontant avoir longtemps été "terrorisée" par "l'idée de (se) retrouver seule" avec lui. Le patineur, qui s'apprête à disputer les JO de Milan avec une nouvelle partenaire, la Franco-Canadienne Laurence Fournier Beaudry, a de son côté dénoncé des "propos diffamatoires" et annoncé "confier ce dossier à (ses) avocats". QUESTION: Ce livre a-t-il été facile à écrire? REPONSE: "Oui et non. Il n'y avait jamais un jour où je ne savais pas quoi écrire. C'est comme si ça bouillait en moi depuis tellement longtemps que du coup, je me mettais à écrire. Et puis ça sortait, ça sortait, ça sortait. Et en même temps, évidemment qu'émotionnellement, ça a été difficile. Parfois, je devais prendre des pauses parce qu'il fallait que je respire. Des fois, je tombais même malade du fait de retraverser certaines choses. Mais cela a été aussi ultra libérateur. Et à la fin de l'écriture, je me suis sentis super légère." Q: A la lecture du livre, on a l'impression que vous avez presque toujours éprouvé un mal-être dans le monde du patinage... R: "C'est un monde qui peut être très difficile pour les femmes. Comme beaucoup dans ce milieu, je ressentais parfois une difficulté à m'adapter. C'est quelque chose sur lequel j'ai pris du temps à mettre des mots. J'ai fait un travail thérapeutique qui m'a permis de regarder mes expériences avec du recul et décortiquer ce que j'avais ressenti et les dynamiques d'oppression. Je reçois tous les jours plusieurs messages de femmes qui me disent +Merci, j'ai patiné quand j'étais jeune, j'ai eu une expérience absolument traumatisante, merci d'en parler enfin et d'enlever un peu cette omerta+." Q: Pourriez-vous résumer en quelques mots ce que vous reprochez à Guillaume Cizeron? R: "Mon livre n'est pas un livre de reproches. C'est un livre qui analyse, avec le plus de complexité et de nuances possibles, mon expérience dans ce sport-là. La relation que j'ai eue avec mon ancien partenaire est symptomatique de ce système-là. Je vivais peut-être une forme d'emprise et des choses qui n'étaient pas tolérables, mais en fait, cette relation est à l'image du système. Elle n'est pas unique, elle est très commune. Il y a encore plein de personnes qui la vivent aujourd'hui." Q: Votre relation avec Guillaume Cizeron a souvent été décrite comme une belle histoire d'amitié? Tout cela n'était donc que du storytelling? R: "Toutes les relations de couple sont complexes, parce qu'il y a beaucoup d'enjeu, que ce soit pour les carrières des individus, mais aussi pour les carrières des entraîneurs, pour la Fédération, pour le pays, qui veut avoir des médailles. Donc il faut tout garder en place. C'est un sport qui est jugé donc ce qui est fait sur la glace entre en jeu, mais la réputation est aussi jugée et peut impacter potentiellement le résultat. C'est très opprimant." Q: "Pourtant, après les Jeux de Pékin, vous avez voulu reprendre la compétition avec Cizeron, cela paraît surprenant compte tenu de ce que vous racontez de votre relation... R: "Même si j'avais eu la consécration d'une médaille d'or aux JO, j'avais envie de continuer à vivre de ma passion. J'avais déjà entamé un travail thérapeutique et j'espérais revenir dans de meilleures conditions, changer les choses à mon niveau, et donner un autre exemple que celui dans lequel j'avais grandi. J'ai essayé de changer les choses mais ça n'a pas fonctionné, la discussion n'était pas ouverte. Petit à petit, je me suis rendu compte que j'étais dans une situation dangereuse pour ma santé physique et mentale." Q: Comment allez-vous suivre les Jeux olympiques de Milan (6-22 février)? R: "Je devais aller à Milan en tant que commentatrice avec (la chaîne américaine) NBC. Malheureusement, ils m'ont appelée il y a quelques jours parce qu'après la mise en demeure de mon ancien partenaire, ils ont changé d'avis, ce qui me rend très triste. C'est un regret mais en même temps, je savais qu'en écrivant ce livre, ça allait malheureusement avoir un impact sur ma carrière. Les gens qui prennent parole contre des systèmes d'oppression, ça ne se passe jamais très bien."

15.01.2026 à 19:41

Suicide d'une lycéenne de 17 ans, enquête ouverte pour harcèlement scolaire

FRANCE24

Scolarisée au lycée Balzac de Mitry-Mory, au nord-est de Paris, l'adolescente "s'est volontairement donné la mort", a indiqué le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, dans un communiqué. Selon une source policière, Camélia avait prévenu sa mère de son geste par messagerie. Descendue et allongée sur les rails de la gare de Villeparisis-Mitry-Le-Neuf, elle a été mortellement percutée par un train RER en fin d'après-midi. Le parquet a ouvert deux enquêtes: une pour déterminer les causes de la mort, la seconde du chef de "harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider", motif pour lequel la peine encourue est de dix ans de prison. "C'était une fille super souriante", a témoigné auprès de l'AFP Chloé, 18 ans, qui était dans sa classe en terminale sciences et technologies du management et de la gestion. Selon Ilyana, qui la fréquentait en cours de sport et "rigolait souvent" avec, Camélia était une lycéenne "super ouverte" et qui a "vraiment bien caché" sa souffrance. D'après le procureur, la famille a expliqué à la police que la jeune fille avait été victime de harcèlement scolaire depuis décembre et "qu'à la rentrée de janvier, la situation ne s'était pas améliorée", malgré la convocation des jeunes soupçonnés de son harcèlement. Selon plusieurs élèves, les insultes, parfois à caractère sexuel, auraient démarré il y a environ un an. "Il y avait trois principaux harceleurs mais aussi toute une classe derrière", qui laissait faire, raconte Sofia, 17 ans, sa "meilleure amie pendant tout le collège". "Stop au harcèlement" Selon la famille, la "jeune femme avait été elle-même convoquée par le chef d'établissement le jour de son décès" et "au cours de cet entretien, l'intéressée avait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits", a détaillé le procureur dans son communiqué. Selon le magistrat, depuis la mort de l'adolescente, "le personnel de direction de l'établissement est victime, notamment sur les réseaux sociaux, de menaces violentes, tandis que des rassemblements sont organisés devant le lycée, tant à l'initiative de la famille de la défunte, que de tiers". Jeudi en début d'après-midi, plusieurs véhicules de police étaient stationnés devant le lycée où s'était tenu, quelques heures plus tôt, un rassemblement comptant plusieurs centaines de personnes, dont des parents et d'anciens élèves de l'établissement. Sur une vidéo consultée par l'AFP, les manifestants scandent "Stop au harcèlement" et, selon des témoignages, plusieurs victimes ou ex-victimes de harcèlement ont pris la parole. Si les élèves interrogés par l'AFP et ayant participé à la manifestation assurent que le rassemblement visait à dénoncer le harcèlement et non pas l'attitude de la direction du lycée, plusieurs ont fait part de leur "colère" à son égard. Le mail de la direction envoyé mercredi et annonçant le "décès d'une élève (...) survenu hier en dehors de l'établissement", sans précision sur les circonstances, a également été mal perçu par plusieurs lycéens. "Cyclone médiatique" Sollicitée par l'AFP, l'académie de Créteil a déclaré qu'elle n'allait pas ouvrir d'enquête administrative "à ce stade" car il n'y avait, selon elle, pas d'éléments suggérant qu'il y ait eu un dysfonctionnement dans le système d'alerte harcèlement. Une cellule psychologique a par ailleurs été mise en place au sein de l'établissement, ainsi qu'"une protection fonctionnelle du proviseur face au cyclone médiatique et numérique dans lequel il est plongé". Selon le procureur, "des élèves susceptibles d'être impliqués dans les faits subis par la défunte sont eux-mêmes victimes de faits de harcèlement". Deux autres enquêtes préliminaires, l'une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique et la seconde pour harcèlement moral, ont ainsi été ouvertes. Le harcèlement scolaire, qui en France toucherait plus d'un élève par classe en moyenne, a été érigé en priorité par les gouvernements successifs ces dernières années, après plusieurs suicides d'adolescents dont ceux en 2023 de Lindsay, 13 ans, dans le Pas-de-Calais, et de Nicolas, 15 ans, dans les Yvelines.

15.01.2026 à 19:37

CAN 2025 : les commerces de Rabat dynamisés par le foot

FRANCE24

Le Maroc a sa place en finale ! 🏆 De quoi ravir les commerçants de Rabat qui prospèrent en cette période grâce à l’afflux touristique généré par la CAN. Reportage ➡️#CAN2025 #Maroc #Rabat

15.01.2026 à 19:35

Grève des médecins: le gouvernement lâche du lest aux syndicats sur les arrêts maladie

FRANCE24

Cet engagement a été pris par la ministre de la Santé Stéphanie Rist, lors de rendez-vous bilatéraux depuis mercredi avec les syndicats représentatifs des médecins libéraux, qui avaient appelé à la grève du 5 au 15 janvier, ont indiqué ces sources, confirmant une information d'Egora. La mesure contestée figure dans le projet de loi sur la fraude fiscale et sociale, que le Sénat a adopté en décembre, et qui doit maintenant être examiné par l'Assemblée nationale. Selon les sources syndicales, la ministre a également pris des engagements précis sur la non-mise en application de l'article 78 du budget de la Sécu pour 2026, qui permet aux autorités sanitaires de fixer de manière unilatérale des tarifs médicaux, en l'absence d'accord avec les syndicats représentatifs. Cet article, également parmi les principales raisons de la grève des médecins, avait été adopté par le Parlement sur la base d'un amendement parlementaire, et non d'une proposition gouvernementale. L'amendement avait été proposé par le député Yannick Monnet (Gauche et démocratique et républicaine). Certains points de désaccord demeurent toutefois, comme le non-remboursement des ordonnances des médecins en secteur 3 (non conventionnés), acté par le budget de la Sécurité sociale 2026. "Il y a eu des avancées", a indiqué à l'AFP le docteur Jérôme Marty, président du syndicat UFML, "mais il faudra voir comment elles se traduisent en acte". Même diagnostic chez le docteur Patricia Lefébure, présidente du syndicat FMF. "Je trouve dommage qu'il ait fallu aller dans la rue, ça aurait pu se régler à l'amiable", a-t-elle commenté. Le docteur Philippe Cuq, qui préside le syndicat Le Bloc (anesthésistes, chirurgiens, obstétriciens) a de son côté insisté sur la nécessité d'avoir des "engagements écrits" de la ministre."Nous demandons une lettre de cadrage" du gouvernement pour de nouvelles négociations de l'Assurance maladie et des syndicats sur les dépassements d'honoraires, a-t-il expliqué à l'AFP. "Nous demandons également une lettre aux syndicats" s'engageant sur un retour en arrière sur les dispositions contestées du budget 2026 de la Sécurité sociale, comme l'article 78 sur la fixation des tarifs, a ajouté Philippe Cuq, qui a rencontré Mme Rist jeudi après-midi. Dans l'attente, Le Bloc continue d'appeler à une poursuite du mouvement sous forme de grève des gardes. Une nouvelle réunion de l'intersyndicale des médecins est prévue jeudi soir, au dernier jour de la grève lancée le 5 janvier, selon les sources syndicales. Le ministère de la Santé, sollicité par l'AFP, ne s'est pas exprimé dans l'immédiat. eva-lby/alu/abl

15.01.2026 à 19:25

Foot: "Infantino a viré autocrate", accuse Michel Platini

FRANCE24

"C'était un bon numéro deux, mais pas un bon numéro un. Il a très bien travaillé à l'UEFA, mais il a un problème: il aime les riches et les puissants, ceux qui ont de l’argent. C'est dans sa nature. Il était comme ça en tant que numéro deux, mais à l'époque, il n'était pas le patron. Malheureusement, Infantino a viré autocrate depuis la pandémie", a déclaré l'ancien N.10 des Bleus à propos du dirigeant italo-suisse, qui était son secrétaire général entre 2009 et 2015 quand il officiait à la tête de l'instance européenne (2007-2015). "Il y a moins de démocratie qu'à l'époque de Blatter (président de la Fifa entre 1998 à 2015, ndlr). On peut dire ce qu'on veut de Blatter, mais son principal problème était qu'il voulait rester à la Fifa à vie. C'était une bonne personne pour le football", a poursuivi le triple Ballon d'Or. Platini s'oppose frontalement depuis plusieurs années à Gianni Infantino et à son entourage, qu'il soupçonne de l'avoir évincé de la course à la présidence de la Fifa en 2015 en alertant le parquet suisse sur un paiement suspect de 2 millions de francs suisses (1,8 million d'euros). Ce versement a été réalisé par la Fifa sur ordre de son président de l'époque Sepp Blatter à l'attention de Michel Platini en 2011, sans justification écrite. Accusés notamment d'escroquerie, MM. Blatter et Platini ont été définitivement acquittés en 2025 par la justice suisse. Platini avait également été suspendu huit ans de toute activité dans le football par la commission d'éthique de la Fifa, une sanction ramenée à six ans en appel puis à quatre ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Fin novembre, Platini a déposé plainte contre trois anciens dirigeants de la Fifa pour diffamation. "J'étais destiné à devenir président de la Fifa, a-t-il dit. Tout ça s'est passé parce qu'ils ne le voulaient pas. Cette suspension était une grave injustice et, au final, c'était politique. Un groupe de personnes a décidé de me tuer." "Ces dix dernières années ont été très compliquées à cause des souffrances de ma famille: ils voient ce qui se dit dans les journaux, ce que les gens disent de moi, le débat international. Mais je ne me suis jamais soucié du verdict final car je savais que j’étais innocent, je savais qu’au final, il n’y aurait rien. Je me suis toujours senti en paix avec moi-même", a aussi expliqué Platini, âgé de 70 ans.

15.01.2026 à 19:23

En Iran, la télévision d'Etat diffuse des "aveux" de manifestants

FRANCE24

Sur la séquence diffusée jeudi, Gholamhossein Mohseni Ejeï apparaît assis, entouré d'autres responsables, sous des portraits du guide suprême Ali Khamenei et du fondateur de la République islamique Rouhollah Khomeiny. Sur une chaise, une femme, dont le visage est flouté, leur fait face, voile noir et blouson rouge. Elle est accusée d'avoir jeté des blocs de béton sur les forces de sécurité depuis le toit d'un immeuble à Téhéran. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, pourquoi j'ai fait quelque chose d'aussi stupide", dit-elle la voix brisée de sanglots. Ces derniers jours, la télévision d'Etat a diffusé selon les ONG des dizaines de vidéos similaires d'interrogatoires d'"émeutiers", menés par le chef du pouvoir judiciaire en personne. Tous semblent reconnaître sans opposition les faits reprochés. La télévision d'Etat "a commencé à diffuser des aveux forcés de manifestants quelques jours après le début de la contestation", le 28 décembre, affirme Iran Human Rights (IRH), basée en Norvège. "La diffusion d'aveux obtenus sous la contrainte et la torture, avant toute procédure judiciaire, est contraire à la présomption d'innocence", ajoute l'ONG. Selon IRH, au moins 3.428 personnes ont été tuées au cours du mouvement de contestation qui a défié ouvertement le pouvoir d'Ali Khamenei, et environ 10.000 autres ont été arrêtées. A l'international, les condamnations dénonçant une répression "sanglante" ont afflué de toutes parts. "J'ai envoyé un message..." Mercredi, lors d'une visite de cinq heures dans une prison de Téhéran, Gholamhossein Mohseni Ejeï avait promis des procès "rapides" et "publics" pour les manifestants interpellés. Là aussi, dans une salle ornée de tapis, on le voyait interroger placidement un homme en tenue grise de prisonnier, qui répondait tête baissée d'accusations de détention de cocktails Molotov. Sur une autre de ces vidéos, on voit selon l'organisation Human Rights Activists News Agency deux adolescentes, arrêtées dans la ville d'Isfahan (centre), "avouer" avoir été payées pour manifester. Autre séquence encore: une femme vêtue d'un tchador blanc à fleurs reconnaît avoir envoyé un message au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. "J'ai fait quelque chose que je ne peux même pas me pardonner. J'ai envoyé un message..." "À qui?", insiste plusieurs fois M. Ejeï. "Je ne peux même pas prononcer son nom. Le pire individu d'Israël", répond la mise en cause. "Elle a envoyé des messages à Netanyahu", intervient un autre responsable. Dans ces vidéos, aucun responsable ne mentionne de preuve corroborant les faits reprochés. Gholamhossein Mohseni Ejeï, sous le coup de sanctions des Etats-Unis et de l'Union européenne, ancien ministre des Renseignements, est un religieux ultraconservateur ayant fait carrière au coeur du pouvoir. Il est "un exécutant impitoyable de la République islamique, sans considération aucun pour les droits humains", disait de lui l'ONG américaine United Against Nuclear Iran en 2024. Des groupes d'opposition l'ont aussi accusé d'avoir joué un rôle dans des exécutions de masse de prisonniers politiques en 1988. Et selon Reporters sans frontières, qui rappelle par ailleurs qu'en 2024 il avait mordu un journaliste à l'épaule pendant un débat, l'homme a "du sang sur les mains". "Si quelqu'un a mis le feu à une personne, l'a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement", avait-il déclaré mercredi lors de sa visite à la prison détenant des manifestants. En retardant l'échéance, "ça n'aurait pas le même effet" avait-il ajouté.

15.01.2026 à 19:13

Au procès du RN, le Parlement européen dément tout "manque de clarté" dans ses règles

FRANCE24

Le parti d'extrême droite, sa cheffe de file et dix autres personnes sont jugés depuis mardi et jusqu'au 11 février par la cour d'appel de Paris dans ce procès décisif pour la présidentielle de 2027, pour laquelle Marine Le Pen est actuellement inéligible. Représentant du Parlement européen à cette audience où l'institution européenne est partie civile, son directeur général des finances, Didier Klethi, a eu droit jeudi, avec près de six heures passées à la barre, à un interrogatoire digne d'un prévenu. Dès ses premiers mots à l'ouverture de l'audience mardi, Marine Le Pen a donné le ton du procès en axant sa défense sur une présumée défaillance de l'administration du Parlement européen, qui n'aurait pas joué son "rôle d'alerte" sur les contrats litigieux. "Nous n'avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit", avait soutenu dans son propos introductif la députée du Pas-de-Calais de 57 ans. Les prévenus sont poursuivis pour avoir utilisé entre 2004 et 2016 des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés et destinées à rémunérer leurs assistants, travaillant en réalité au seul bénéfice du parti ou de ses cadres. Sur les 25 condamnés de première instance en mars, seule la moitié a fait appel. Enveloppe mensuelle Devant la cour d'appel, Didier Klethi expose les règles internes définissant le cadre d'emploi d'assistants parlementaires par un eurodéputé sur l'enveloppe qui lui est allouée chaque mois pour les frais de personnel, dont le montant s'élevait en 2014 à 21.379 euros. "L'activité de militantisme est autorisée. Les assistants sont libres d'avoir une activité et des engagements politiques, c'est droit fondamental, mais ils ne peuvent pas les exercer pendant les heures de travail", décrit le haut fonctionnaire européen. C'est en 2015, en découvrant dans Le Figaro le nouvel organigramme du parti à la flamme tricolore, sur lequel figurent plusieurs personnes censées être des assistants parlementaires d'eurodéputés, que le Parlement européen commence à s'interroger sur leur travail réel. Effectuant des vérifications plus poussées, l'institution met alors en branle l'affaire dans laquelle se trouve embourbée dix ans après la triple candidate malheureuse à l'Elysée, en ces temps de crise politique où l'extrême droite survole les sondages. Sous les grandioses boiseries de la première chambre de la cour d'appel, les différents avocats de la défense passent au grill le représentant du Parlement européen, s'interrogeant à haute voix sur le manque de contrôles de la part de l'administration et la complexité de ses règles. "Il ne faut pas se réfugier derrière un manque de clarté. La même chose a été plaidée à maintes reprises et la Cour de justice (de l'Union européenne) a répété et répété dans ses arrêts que la règle est assez claire", pare Didier Klethi. Le 31 mars 2025, Marine Le Pen a été condamnée en première instance par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche pour l'instant de concourir à la présidentielle. La cour d'appel de Paris a indiqué jeudi qu'elle se prononcerait lors du délibéré sur la question procédurale complexe soulevée mercredi par sa défense, portant sur le nombre de contrats dont est saisie la justice. Elle a par ailleurs rejeté une demande de disjonction du procès du cas du maire de Perpignan Louis Aliot, qui sera interrogé la semaine prochaine. Le procès reprendra lundi après-midi.

15.01.2026 à 18:51

Séquestration d'un financier: jusqu'à 10 ans de réclusion pour un verdict inédit

FRANCE24

Cet arrêt fera date: il a été rendu par une cour spécialement constituée de cinq magistrats professionnels, comme le prévoit la loi de juillet 2025, notamment destinée à lutter contre le narcotrafic. En vigueur depuis le 5 janvier, cette disposition s'applique désormais pour les crimes en bande organisée. La peine la plus lourde, dix ans de réclusion, a été infligée à Mohamed Chouiyekh, délinquant avignonnais de 37 ans, qui est en fuite. Une de ses connaissances, Samir Debbouz, un Parisien de 41 ans, "à l'origine du passage à l'acte" selon l'arrêt, a été condamné à sept ans de prison. Quatre ans de prison ont été prononcés contre Kevin Petit, 32 ans, qui appartenait à l'entourage de Chouiyekh et avait un rôle d'"exécutant". Un homme qui avait mis à disposition sa voiture a été condamné à 18 mois de prison, tandis que les deux derniers accusés, également poursuivis pour association de malfaiteurs et non directement pour le rapt et la séquestration, ont été acquittés. Emmanuel Hening, 52 ans aujourd'hui, avait été enlevé dans une bourgade du Calvados le matin du 17 décembre 2018, par des hommes munis de brassards de policiers et les traits dissimulés par des masques de silicone. Frappé avec des menottes, yeux et bouche recouverts de scotch, mains liées, il avait été conduit dans un garage souterrain francilien où lui avait été intimé de s'acquitter d'une "dette" d'un million d'euros. Il avait été relâché dans la soirée près de Paris, visage tuméfié et muni d'un téléphone crypté pour les instructions pour le paiement. Les débats ont beaucoup porté sur les relations d'affaires d'Hening avec la grande criminalité organisée. "C'est un escroc à dimension internationale notoire", "un gros poisson", avait cinglé mercredi l'avocat de Chouiyekh, Amar Bouaou. "La justice, c'est la mesure" En Grande-Bretagne, Hening avait été condamné en 2006 à quinze ans de prison pour une escroquerie à la TVA de plus de 50 millions de livres (80 millions d'euros de l'époque), avant que ne soient ajoutées neuf années car il ne s'acquittait pas de sa dette. Mais il avait été libéré en 2012, dès son retour en France, où l'infraction équivalente n'était passible que de cinq ans de prison. Hening, qui n'a pas assisté à son procès et a expliqué par visio avoir toujours peur des représailles, avait mis les enquêteurs sur la trace de Debbouz, évoquant un investissement avorté quelques années plus tôt. La tenue sans jurés citoyens du procès avait suscité, parmi la défense, la crainte de voir les peines singulièrement s'alourdir sur fond de discours politiques répressifs, afin de répondre "au fantasme du laxisme judiciaire", ce "délire politique", selon l'un des avocats, Pierre de Combles de Nayves. Cette inquiétude avait été renforcée par les réquisitions extrêmement lourdes du parquet général: entre quatre ans de prison et 18 années de réclusion criminelle, aucun acquittement demandé. "Puisqu'on est là", devant une cour d'assises spéciale, "autant que ça cogne" et "maintenant qu'on n'a plus les jurés, ça cogne", s'était offusqué Me de Combles de Nayves. La défense avait relevé qu'Emmanuel Hening avait été relâché le soir même sans intervention policière, avec des blessures somme toute modérées comparées à celles que l'on peut trouver dans ces dossiers, et sans utilisation avérée d'armes. Des séquestrations autrement plus graves sont usuellement jugées en correctionnelle avec des peines significativement inférieures, avaient fait valoir les avocats. "C'est la première fois qu'une affaire de séquestration en bande organisée est jugée sans arme", avait ironisé Amar Bouaou, réclamant un verdict équitable: "La justice, c'est la mesure, pas la démesure". "Même devant une cour d'assises spécialement composée, l'association de malfaiteurs doit être un minimum caractérisée", se sont félicités Juliette Triquet et Antonin Gravelin Rodriguez, les avocats de l'un des acquittés, soulagés après le verdict.

15.01.2026 à 18:49

Des "brigades" pour contrôler les denrées importées en France et "rassurer" les agriculteurs

FRANCE24

Cette brigade, composée d'une centaine d'agents, "devra dès la première année réaliser a minima 3.000 contrôles sur l'ensemble du territoire", a dit la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, depuis la plateforme cargo d'Air France de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. "Vous voyez bien les actions des agriculteurs qui ouvrent des camions sur la route. Il faut organiser tout cela", a-t-elle dit, évoquant une action "rapide et puissante", "une force de contrôle qui rassure" les producteurs, remontés contre la concurrence de denrées produites parfois avec des pesticides ou des antibiotiques interdits dans l'UE. Les agents, dont elle n'a pas détaillé la provenance ni le financement, contrôleront "les camions ou les magasins où se distribuent les produits importés", s'ajoutant à ce qui se fait dans les ports et aéroports. La ministre avait annoncé ce projet dès décembre, au lancement des conférences de la souveraineté alimentaire, puis réitéré la promesse pour calmer les manifestations d'agriculteurs, qui ont parfois mené eux-mêmes des contrôles sauvages à la sortie de ports ou sur des routes. "C'est un signal que je veux donner à nos producteurs, à l'ensemble des consommateurs français, mais aussi à l'Union européenne qui doit intensifier les contrôles des denrées importées" de pays tiers, a dit la ministre jeudi, devant des palettes d'aubergines et de concombres amers venus du Kenya ou d'Afrique du sud. Parmi leurs nombreux griefs, les agriculteurs dénoncent l'accord de libre-échange entre l'UE et quatre pays du Mercosur, qui doit faciliter l'arrivée de produits aux normes de production souvent moins exigeantes que dans l'UE. Les produits de cette région seront-ils visés par ces futures inspections? "Tout (fera) l'objet de contrôles", a-t-elle répondu. "Évidemment, dans le contexte actuel, on aura sans doute un regard particulier sur les produits originaires du Mercosur parce qu'il faut donner un signal à nos producteurs dans les secteurs très sensibles que sont la viande, le sucre, l'éthanol, le miel". Tests et documents Dans les ports et aéroports de France, les denrées importées sont aujourd'hui soumises à des contrôles documentaires "systématiques" et, ponctuellement, des échantillons sont analysés en laboratoires d'Etat, indiquent les Douanes. Pour les végétaux, les résidus de 400 pesticides réglementés en Europe sont recherchés, a expliqué jeudi Frédéric Saltron, responsable du service commun des Laboratoires (Douanes et Répression des fraudes). La France est allée plus loin la semaine dernière en interdisant totalement les importations de produits traités avec cinq de ces substances considérées comme dangereuses pour la santé, même lorsqu'elles ne sont présentes que sous la forme de résidus. La régularité des tests dépend de la sensibilité du produit et du pays d'origine, en fonction d'une liste dressée par l'UE, qui selon les cas impose un taux de test de 10% à 50%, indiquent les Douanes. Par exemple la Commission européenne impose de tester 10% des haricots verts du Kenya, qui à Roissy font l'objet de plusieurs centaines de prélèvements par an, explique Jean-François Depin, de la direction régionale des Douanes. En moyenne, cela fait "un taux de contrôle qui avoisine les 15-20% au global", souligne-t-il. Quant au taux de non conformité des denrées aux normes européennes, un rapport parlementaire français soulignait en décembre qu'il est "impossible d'avoir un chiffre exact". Mais il relevait que "les filières les plus touchées" sont les céréales (blé, maïs, orge), la viande bovine, la volaille, l'apiculture. Au niveau européen, la Cour des comptes européenne a déploré mercredi dans un rapport les contrôles "inexistants" ou "sporadiques" sur la présence de pesticides dans les importations d'huile d'olive extra-européenne, dans les Etats visités (Belgique, Espagne, Grèce, Italie). Ce rapport "confirme la préoccupation de l'agriculture européenne quant au manque de contrôles", a réagi le Copa-Cogeca, alliance des principaux syndicats agricoles d'Europe. Pour tenter de les rassurer, la Commission européenne a promis en décembre d'accroître de 50% le nombre de contrôles à l'étranger sur deux ans.

15.01.2026 à 18:44

Les pesticides, premiers responsables de l'effondrement des populations d'oiseaux

Audrey RACINE

Des chercheurs ont mené une étude sur les conséquences de l'usage de pesticides en France sur les populations d'oiseaux. Ils ont constaté que plus de 84% des espèces étudiées voyaient leur nombre diminuer dans les zones de fort épandage. Les pesticides sont, selon cette étude, la première cause de perte de biodiversité. Les oiseaux granivores s'empoisonnent avec les semences traitées, les insectivores ne trouvent plus à se nourrir ou s'empoisonnent avec des insectes contaminés.

15.01.2026 à 18:43

Voeux d'Emmanuel Macron aux armées: Le chef de l'Etat veut accélérer

Roselyne FEBVRE

« Pour être craint, il faut être puissant », c’est ce qu’a dit Emmanuel Macron lors de ses vœux aux forces armées. Le chef de l’Etat veut accélérer le réarmement du pays. Pour faire face aux menaces de Trump sur le Groënland, la France envoie des soldats dans le cadre d’une mission militaire européenne. Les enjeux internationaux seront-ils un des enjeux majeurs de la présidentielle de 2027 ? 

15.01.2026 à 18:33

La Bourse de Paris reste en retrait de la hausse du secteur tech

FRANCE24

Le CAC 40 a terminé en petite baisse de 0,21%, soit une perte de 17,85 points, pour s'établir à 8.313,12 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,19% à 8.330,97 points. "Malgré le soutien apporté par les valeurs des semi-conducteurs", les marchés d'actions européens ont terminé "mitigés" jeudi, constate Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets. Le secteur des semi-conducteurs a bondi après que le géant taïwanais TSMC a annoncé un bénéfice net en progression de 35% au quatrième trimestre, surfant sur la demande pour les technologies d'intelligence artificielle (IA) malgré des "défis" à prévoir sur ses coûts liés à son expansion accélérée. Si Wall Street profite de la dynamique, les "grands mouvements sur la tech aux Etats-Unis" s'essoufflent en Europe, remarque Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés à IG France. "Les principaux indices européens sont moins composés de valeurs de croissance, contrairement aux indices aux Etats-Unis", explique-t-il. La défense dans le rouge Les valeurs de la défense ont cédé du terrain "après des propos de Donald Trump laissant entrevoir une désescalade par rapport à la situation en Iran", note Alexandre Baradez. Depuis le début le 28 décembre d'un vaste mouvement de contestation, le président américain a multiplié les menaces d'intervention militaire contre l'Iran, avant d'affirmer mercredi avoir été informé "par des sources très importantes" que "les tueries ont pris fin" et que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement "pas lieu". "On observera ça et on verra quelle est la suite", a-t-il ajouté à propos d'une éventuelle action militaire. Thales a terminé en baisse de 3,04% à 255,10 euros, et Dassault Aviation a cédé 0,84% à 308,60 euros. Le luxe à la peine Les valeurs du luxe figurent également en queue de peloton à la Bourse de Paris jeudi, LVMH cédant 1,91% à 625,70 euros et Kering lâchant 3,16% à 301,40 euros. Cette baisse s'explique par "les dernières statistiques venant de la Chine", qui "continuent de montrer un paysage chinois en terme de demande intérieure relativement faible", relève M. Baradez. De quoi retenir les valeurs du luxe et en général les secteurs exportateurs exposés à la Chine. "Il n'y a pas de dynamique forte sur la consommation en Chine actuellement", souligne-t-il.

15.01.2026 à 18:19

La France épinglée par la CEDH pour les conditions de détention indignes à la prison de Strasbourg

FRANCE24

Cette prison, "en situation de surpopulation" et "propice à la prolifération des animaux nuisibles", n'offrait pas, "à l'époque de la détention du requérant", des conditions de détention "décentes", ce qui était assimilable à un "traitement inhumain et dégradant", a tranché la CEDH. Les autorités françaises devront verser 7.400 euros au détenu à titre de dédommagement moral. C'est la neuvième fois depuis 2013 que la France est condamnée par la CEDH pour les conditions de vie dans ses prisons, a précisé à l'AFP Patrice Spinosi, l'avocat qui a porté ces dossiers avec l'Observatoire international des prisons (OIP). Au total, ces arrêts concernaient 42 détenus, mais "ce n'est que la partie émergée de l'iceberg" car seule une minorité des personnes concernées ont "l'énergie et le temps" pour saisir la justice, jusqu'au Conseil d'Etat et à la CEDH, afin de dénoncer leurs conditions de détention, a souligné l'avocat. Dans le cas de la maison d'arrêt de Strasbourg, les juges européens ont donné raison au requérant pour la période allant d'avril à juillet 2016. Pendant ces 87 jours, le détenu n'a pu être seul en cellule que pendant quatre jours. Le reste du temps, il devait partager les 9 m2 de son espace de vie avec au moins un autre prisonnier et même, pendant six jours, avec deux codétenus, selon le comptage précis fourni par les autorités françaises. En s'appuyant notamment sur plusieurs rapports du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), la Cour a souligné la vétusté de la prison, la présence de rongeurs et cafards ou les douches "parfois glaciales". Surtout, les toilettes, au sein des cellules, sont installées "à proximité immédiate des lits et des lieux de repas" et ne sont pas séparées par une cloison fermée, si bien que les détenus n'y disposent d'aucune intimité, ont relevé les juges européens. Au vu de tous ces éléments, la CEDH a estimé que le requérant avait été exposé à "une épreuve d'une intensité excédant le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention". Pour Me Spinosi, "il n'est pas sûr que cet arrêt change la donne mais c'est un nouveau signal de la situation dantesque dans les prisons, où la surpopulation est à l'origine de l'essentiel des problèmes".
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