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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

30.01.2026 à 07:49

Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination

FRANCE24

Christophe Mistou, ancien de Castorama et de Mr. Bricolage, avait été placé le 1er septembre à la tête de Gifi pour tenter de redresser le groupe, qui a essuyé deux années de pertes consécutives et avait initié un plan social avant de l'interrompre en juillet. Il sera remplacé par Rémy Lecomte, l'ancien dirigeant par interim du groupe, a annoncé, sans détail supplémentaire, le conseil de surveillance aux salariés, dans un courriel consulté par l'AFP. Depuis la mise en retrait du fondateur de l'enseigne Philippe Ginestet fin 2024, plusieurs dirigeants se sont succédé à la tête de Gifi, sans parvenir à redresser l'enseigne. "La santé financière est inquiétante. M. Mistou nous disait dernièrement qu'on avait quatre mois de visibilité devant nous...", a commenté Pierre Laffore délégué CFDT du groupe. Les problèmes de Gifi ont commencé avec un changement de système informatique raté en 2023, auquel s'est ajoutée la concurrence d'autres magasins (Action, Maxibazar) ou de plateformes internet comme Temu. L'an dernier, l'enseigne, fondée en 1981, a envisagé de réduire ses effectifs de 5% sur un total de 6.000 personnes en France, avant d'interrompre ce plan social au cours de l'été. Elle s'est depuis rapprochée du distributeur alimentaire Grand Frais pour lui céder une trentaine de magasins au cours de l'année 2026.

30.01.2026 à 07:45

Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée

FRANCE24

La paranoïa suscitée par les hommes masqués de la police de l'immigration (ICE) qui quadrillent Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat du Midwest, a conduit nombre d'immigrés, en situation régulière ou non, à rester renfermés chez eux. Pour échapper aux contrôles, ils renoncent à aller travailler, à se soigner, à aller acheter des produits essentiels, ou à envoyer leurs enfants à l'école. Hafsa, une jeune Américaine d'origine somalienne, a eu le déclic quand une femme qu'elle connaissait a tardé à chercher de l'aide médicale pour son enfant, si bien que la santé de celui-ci s'était dégradée quand il a finalement consulté un médecin. "J’ai reçu l’appel d’une mère immigrée qui avait peur d’aller à l’hôpital, et son enfant est maintenant en soins intensifs", explique cette étudiante en santé mentale qui, comme tous les bénévoles interrogés par l'AFP, ne donne que son prénom par crainte de représailles. Le gouvernement s'est saisi d'une vaste affaire de fraude aux aides publiques qui éclabousse depuis plusieurs mois la communauté somalienne du Minnesota, la plus importante du pays avec environ 80.000 membres, pour s'en prendre violemment à elle. Donald Trump lui-même a multiplié les assauts verbaux à son encontre, déclarant que la Somalie était "pourrie" et qualifiant "d'ordure" Ilhan Omar, élue de Minneapolis au Congrès et fervente démocrate d'origine somalienne. Des membres de la police de l'immigration ont été vus dans des hôpitaux ou cliniques, attendant des patients pour vérifier leur statut légal, selon un article récent de l'American Journal of Managed Care. "Bouche à oreille" Cela a entraîné une hausse du nombre d'immigrants d'origine somalienne ou hispanique qui ont renoncé à se faire soigner, a noté cette revue professionnelle. Hafsa et les volontaires qui l'entourent à Saint-Paul, ville jumelle de Minneapolis, ont trouvé du personnel de santé prêt à effectuer des visites à domicile. "C’est beaucoup de travail, car vous voulez être sûrs que la personne que vous envoyez chez quelqu’un n’a pas de mauvaise intention", raconte la jeune femme, âgée de 25 ans. Des précautions sont prises pour s'assurer que ces personnes ne sont pas suivies par des membres de l'ICE quand ils rendent visite aux immigrés. La petite équipe de volontaires passe plus de 12 heures par jour à répondre au téléphone, trouver la personne adaptée à chaque cas et vérifier qu'elle ait les compétences requises. "Vous leur demandez leurs qualifications puis (…) il y a un formulaire d'admission où ils répertorient tout ça ainsi que leurs disponibilités", décrit Cass, 43 ans, qui travaille dans le secteur de la santé. Les bénévoles s'appuient d'abord sur leurs contacts au sein de la communauté pour sensibiliser les gens et identifier les besoins. "Ca marche surtout par le bouche à oreille", constate Musab, un entrepreneur de 34 ans. "Je pleure de gratitude" "Nous sommes une communauté très soudée, donc nous connaissons la situation de chacun", dit-il. Hafsa compare la manière dont la communauté fait face à la répression policière aux soins de premiers secours portés à un patient blessé. "On a besoin d'autant de mains que possible sur notre corps, pour panser toutes les plaies". Après avoir reçu un appel urgent, Musab se lève et enfile sa parka pour se protéger du froid glacial de dehors. "On dirait qu'un enfant est malade, alors je vais aller voir ce que je peux faire et ce dont ils ont besoin", annonce-t-il. L'espace qui les accueille a été prêté par une femme d'affaires somalienne, qui fait du thé sucré pour l'équipe. A l'étage, une pièce sert de réserve pour les fournitures médicales et de l'équipement pour le froid provenant de dons. Les messages de soutien accompagnant ces dons sont une aide précieuse pour Hafsa. "Je pleure de gratitude", dit-elle.

30.01.2026 à 07:43

La drogue et l'extorsion, fléaux dans les 5 Etats les plus violents du Mexique

FRANCE24

Des hommes armés ont fait irruption dans un stade de quartier à la fin d'une rencontre à Salamanca, ville de 160.000 habitants, tuant 11 personnes et en blessant une dizaine. Selon une enquête préliminaire, cinq des victimes travaillaient pour une société de sécurité liée au Cartel de Jalisco Nouvelle génération (CJNG), dont la rivalité sanglante avec le cartel de Santa Rosa de Lima a fait de Guanajuato l'un des Etats les plus violents des 32 que compte le Mexique. Dans les cinq Etats les plus dangereux du pays, les statistiques dépassent largement le taux national de 17,5 homicides pour 100.000 habitants en 2025, un plus bas en dix ans dont se vante le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum. La moyenne mondiale était d'environ 5 homicides pour 100.000 personnes en 2023, selon la Banque mondiale. Voici le profil des Etats les plus meurtriers du Mexique : 1. Colima Sur la côte pacifique, Colima abrite l'un des plus grands ports du Mexique, Manzanillo, point d'entrée majeur pour les drogues et les précurseurs utilisés dans leur fabrication en provenance d'Asie et d'Amérique du Sud, destinés in fine aux Etats-Unis et à d'autres pays riches. Ce petit Etat affiche le taux d'homicides le plus élevé du Mexique, 81,08 pour 100.000 habitants, pour une population d'un peu plus de 730.000 personnes. "De nombreux produits issus d'industries légales et illégales transitent par les ports du Pacifique", souligne l'analyste David Mora, du groupe de réflexion International Crisis Group, interrogé par l'AFP. L'extorsion constitue également une autre source de revenus illégaux à Colima, qui abrite des usines de fabrication de voitures et de chaussures, ainsi que d'importants secteurs de l'agriculture, des hydrocarbures et du tourisme. 2. Morelos Situé dans le centre du Mexique, Morelos compte 1,9 million d'habitants et un taux d'homicides de 54,42 pour 100.000. Cet Etat se trouve sur un itinéraire du trafic de drogues et d'armes, très disputé par les groupes criminels, allant de l'Etat de Guerrero sur le Pacifique, producteur d'héroïne, jusqu'à Mexico et au-delà. Morelos est également en proie à des niveaux élevés d'extorsion. 3. Sinaloa Tristement célèbre pour le cartel de drogue qui porte son nom, le Sinaloa est le troisième Etat le plus violent du Mexique, avec un taux de 52,17 homicides pour 100.000 habitants. Sur la côte pacifique, dans le nord-ouest du Mexique, cet Etat a été secoué par des luttes internes au sein du cartel de Sinaloa qui ont fait des centaines de morts depuis septembre 2024 et terrorisé la population civile. Le conflit a commencé après l'arrestation du chef du cartel, Ismael Zambada dit "El Mayo", trahi et livré aux Etats-Unis par un fils de son ancien associé Joaquin "El Chapo" Guzman. 4. Basse-Californie La Basse-Californie compte de nombreuses villes, telles que Tijuana et Mexicali, qui bordent la frontière avec les Etats-Unis et servent de points de transit de la drogue. Elle abrite "de nombreux groupes locaux (...) qui travaillent en alliance avec de plus grandes organisations criminelles qui ont des conflits très ouverts dans ces municipalités", indique M. Mora. Dans ce territoire, les "marchés criminels sont très fragmentés, de nombreux groupes se font concurrence", ajoute-t-il. L'Etat affiche un taux d'homicides de 41,48 pour 100.000. 5. Guanajuato Pôle industriel florissant, notamment dans le secteur automobile, Guanajuato compte aussi plusieurs destinations touristiques populaires. Il est également le théâtre de guerres de territoires entre gangs, notamment pour la drogue et le pétrole volé. Les cartels CJNG et Santa Rosa de Lima, en particulier, se disputent l'Etat "en raison de sa position stratégique", explique l'analyste en sécurité David Saucedo. "Guanajuato se trouve au cœur du pays. Les principales routes qui relient les ports du Pacifique sud aux villes frontalières le traversent", relève-t-il. Cet Etat affiche un taux d'homicides de 38,84 pour 100.000 habitants.

30.01.2026 à 07:43

Souveraineté numérique (2/3) : les entreprises européennes à la merci des menaces de Donald Trump ?

Sébastian SEIBT

Les entreprises européennes sont contraintes de remettre en question ce qu'elles tenaient jusqu'ici pour acquis : le recours aux solutions technologiques américaines. Elles s'interrogent désormais sur le risque d'être prises en otage des tensions entre l'Europe et les États-Unis de Donald Trump, et sur leur capacité à amorcer un découplage avec les services des géants américains de la tech.

30.01.2026 à 07:39

Haute couture: Phan Huy, le prodige de la mode vietnamienne à l'honneur à Paris

FRANCE24

"Je suis très heureux et très fier, car je peux représenter et apporter la culture et la créativité du Vietnam au monde", a assuré le styliste à l'AFP. Sa dernière collection, dévoilée hors calendrier à Paris en juillet, puisait dans l'esthétique du quotidien rural vietnamien avec des éventails en filets de pêche ou des bottes de paille aux feuilles de bananier. Pour ce nouveau chapitre, présenté jeudi dans un hôtel particulier du XVIe arrondissement, le créateur remonte le fil de l'histoire et explore l'héritage de la dynastie impériale des Nguyen, notamment de l'empereur Khai Dinh et de la dernière impératrice consort de la lignée, Nam Phương. "Leurs vies reflètent un moment historique charnière où la culture impériale vietnamienne a croisé l'influence occidentale", explique-t-il dans un communiqué. En résulte un vestiaire aux robes du soir à la fois structurées et aériennes, où dominent la mousseline et le tulle, agrémentés d'ornements floraux et de perles. "Un rêve" Avant de pouvoir dévoiler ces silhouettes, le jeune créateur a dû affronter un contretemps d'envergure: sa collection, expédiée depuis le Vietnam, est restée bloquée plusieurs jours en douane. "J'étais très nerveux ", confiait-il mardi depuis un petit appartement de l'ouest parisien où il préparait en urgence les essayages, quelques heures seulement après la livraison tant attendue des robes. "Nous avons eu un problème de paperasse", explique le cofondateur et directeur général de la marque, Steven Doan, 40 ans. Les deux hommes ont lancé la griffe en 2023. Au démarrage: la collection de fin d’études de Phan Huy à l’université de Hô Chi Minh-Ville, devenue virale. Elle a attiré rapidement l'attention de plusieurs célébrités vietnamiennes, dont les chanteuses My Tam et Ho Ngoc Ha. "C'était un rêve parce que j'étais un jeune étudiant", se rappelle le créateur, pour qui la mode a toujours été une évidence. Originaire d'un village de la province centrale de Quang Tri, Phan Huy a grandi dans la ville côtière de Nha Trang, où ses parents tiennent une boutique de rideaux. Tout petit, il puise déjà dans les nombreuses chutes de tissus pour créer des vêtements pour poupées. "J'étais passionné de mode à six ans. J'ai toujours été très pointilleux sur mes propres tenues", sourit-il. "Faire de la mode" Sa collection virale tape également dans l'oeil de Steven Doan, ancien mannequin et styliste à Londres, qui le contacte afin de collaborer. "J'ai été vraiment impressionné par le talent de Huy. Au Vietnam, le niveau de création est assez homogène, et quand on voit une collection différente, elle se démarque vraiment", assure-t-il. Les deux hommes, qui ont autofinancé leur entreprise, ont rapidement vu leurs efforts porter leurs fruits. "La première collection s'est entièrement vendue et nous avons réinvesti à partir de là ", explique Steven Doan. "Nous avons eu beaucoup de chance de recevoir de nombreuses commandes de clients du monde entier, pas seulement du Vietnam." Propulsés cette semaine dans la cour des grands, aux côtés de ténors du luxe comme Dior, Chanel ou Armani, ils comptent bien mettre en avant leur savoir-faire. Si le Vietnam est surtout perçu comme un acteur majeur de la production textile pour les marques occidentales, avec ce premier défilé, "nous voulons prouver que nous savons aussi faire de la mode", conclut Steven Doan.

30.01.2026 à 07:31

Gangs ou collectifs de rue ? Le flou autour d'une réalité guadeloupéenne au procès des émeutes de 2021

FRANCE24

Deux d'entre eux seraient "leaders" de groupes apparentés à des gangs, selon un procès-verbal de renseignement de la gendarmerie consulté par l'AFP. Le document évoque des "structures hiérarchisées, ancrées sur un territoire avec des têtes de réseau et des lieutenants chargés d'exécuter des instructions liées à leurs activités criminelles". Deux gangs majeurs seraient à l'œuvre en Guadeloupe, Sektion Kriminel et Chien La Ri, comptant respectivement 300 et 200 membres, selon ce même document. Ces deux groupes, connus dans l'archipel depuis le début des années 2000, étaient rivaux jusqu'en 2016. Sektion Kriminel, basé à Pointe-à-Pitre, réunit des rappeurs, souvent arborant la couleur violette. Les Chien La Ri sont aussi officiellement connus pour être un collectif d'artistes. Originaires de Baie-Mahault (centre de la Guadeloupe), ils s'étaient vus mettre à disposition un studio d'enregistrement par le maire de l'époque, Ary Chalus, actuellement président de la région Guadeloupe. Le procureur général près la cour d'appel de Basse-Terre Éric Maurel fait régulièrement référence à eux, alertant sur la structuration de ces groupes, leur évolution et leur implications dans des affaires de grand banditisme. Les accusés démentent fermement cette vision des choses. "Quand je lis certaines choses, j'ai l'impression qu'on se raconte un film", réplique à la barre Noël Daufour, surnommé Oneel, présenté comme un membre important de Sektion Kriminel. Il est accusé, avec les 12 autres prévenus de ce procès, d'avoir été un organisateur des émeutes de fin 2021 en Guadeloupe, sur fond de contestation du pass sanitaire pendant l'épidémie de Covid-19. Des bâtiments publics et commerciaux avaient été détruits, des barricades installées: une violence "planifiée et organisée", selon le procureur de la République de l'époque, Patrick Desjardins. Clips de rap Mais c'est sur leur rapport à la violence, à la musique, à la Guadeloupe que les prévenus sont interrogés au prétoire. Tous évoquent des "violences institutionnelles" à laquelle ils ont été confrontés. La musique chez eux est omniprésente. "On relate une réalité avec le souci de décrire et de dénoncer", défend Noël Daufour, interrogé sur la violence des paroles de ses morceaux et les armes qu'on y voit. Lui se présente comme "pacificateur", y compris en détention lors d'anciennes condamnations. Après une peine de prison en 2016, il raconte avoir entrepris "d'apaiser les relations" avec d'autres groupes, dont les Chien La Ri, menés selon l'accusation par Frédéric "Bwana" Dumesnil, lui aussi sur le banc des prévenus. "Les gangs, c'est quelque chose qui est structuré, qui a des ramifications à l'étranger, il y a parfois des rituels de passage pour les intégrer: je n'ai jamais vu ça en Guadeloupe", assure ce dernier, employé comme médiateur pour la commune de Baie-Mahault et connu pour son travail associatif auprès des jeunes. Autre prévenu, Loïc Chenilco est lui aussi médiateur pour la commune des Abymes (centre) et artiste, auteur de morceaux de trap -un courant du rap- aux paroles parfois militantes, et aux clips montrant souvent des armes. "Quand on vient de quartier difficile, on a un sentiment d'appartenance", explique-t-il, disant avoir grandi à neuf enfants dans un trois-pièces insalubre, "l'équivalent d'une favela". Adrien Roux, substitut du procureur à Fort-de-France, concède l'aspect "nébuleux" de ce phénomène de gangs aux contours peu connus. Il n'y a pas d'affaire judiciaire en cours en faisant cas et selon une source judiciaire, "aucun indicateur n'existe en Guadeloupe sur des faits liés aux gangs, auxquels les auteurs ne revendiquent jamais leur appartenance".

30.01.2026 à 07:31

Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions

FRANCE24

"Nous effectuons des pas historiques (...) J'ai reçu aujourd'hui un appel du président des Etats-Unis, Donald Trump, et de son secrétaire d'Etat, Marco Rubio", a lancé la présidente par intérim Delcy Rodriguez lors d'une manifestation pro-pouvoir des employés du secteur pétrolier. Washington a levé les sanctions qui pesaient sur Petroleos de Venezuela (PDVSA), autorisant de facto les entreprises américaines à commercer avec le géant pétrolier public. Les transactions opérées par PDVSA, ainsi que celles des sociétés dont il détient au moins 50% des parts, sont désormais "autorisées", affirme le ministère américain des Finances. Dans le même temps, Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé la réouverture de l'espace aérien du Venezuela aux vols commerciaux. "Les citoyens américains vont, dans très peu de temps, être en mesure d'aller au Venezuela et ils y seront en sécurité. (Le pays) est sous un contrôle très ferme", a précisé le président américain, indiquant lui aussi avoir discuté avec son homologue vénézuélienne. Hasard ou conséquence ? L'annonce de la suspension de sanctions est venue quelques minutes à peine après l'adoption par l'Assemblée nationale vénézuélienne de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, qui ouvre le secteur pétrolier au privé et bouleverse complètement le modèle hérité de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d'inspiration socialiste. "L'objectif principal de cette loi est que nous cessions de dire que nous avons les réserves les plus importantes (du monde) pour commencer à dire que nous comptons parmi les principaux producteurs de pétrole de toute cette planète", a lancé le président de l'Assemblée, Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim. Cette loi permet au pays de réaliser un "véritable bond historique, qualitatif", a vanté Delcy Rodriguez. L'exploitation pétrolière était jusqu'ici l'apanage de l'Etat ou d'entreprises mixtes dans lesquelles l'Etat détenait la majorité. La réforme de la loi par M. Chavez en 2006 a limité l'activité des acteurs privés, imposant une participation majoritaire du public dans toutes les entreprises, fixant des impôts élevés. Le nouveau texte autorise la signature de contrats permettant aux entreprises privées d'exploiter, de distribuer et de commercialiser la production sans participation de l'Etat. Il doit aussi dynamiser l'exploration, réservée jusqu'ici à ce dernier. - Flexibilité- Les différents impôts vont être remplacés par une contribution unique maximale de 15% ainsi que des redevances maximales (royalties) de 30% des revenus bruts. L'idée est d'avoir de la flexibilité: l'exécutif déterminera les taux d'imposition selon les projets. L'Etat peut ainsi par exemple baisser les impôts si un projet n'est pas aussi rentable que prévu ou a pris du retard, puis les augmenter quand celui-ci fonctionne bien. Jadis baptisé "Venezuela saoudite", quand il était un acteur important du marché mondial, le pays produit selon les autorités quelque 1,2 million de barils par jour (bj). Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait passer la production d'un pic de plus de 3 millions de barils par jour au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 par jour en 2020. La nouvelle loi va permettre des "contrats de service ou de production partagée. Cela démantèle totalement le modèle pétrolier d'Hugo Chavez", explique à l'AFP l'expert pétrolier Francisco Monaldi, tout en avertissant que les conditions opérationnelles restent liées au bon vouloir de l'Etat. "Sans débat" Pour Rafael Ramirez, ex-ministre du pétrole de Chavez accusé de corruption et exilé en Italie, la nouvelle loi constitue un "énorme recul" pour le pays sud-américain, qui a nationalisé son industrie en 1976, sous la présidence du social-démocrate Carlos Andres Perez. La réforme "se fait malheureusement sans débat, de manière accélérée", a-t-il regretté sur X. "Cette réforme nous aide à améliorer (nos conditions de vie), nous, le moteur de la production de pétrole du Venezuela", a estimé auprès de l'AFP Karina del Carmen Rodriguez, une employée de 53 ans. Les travailleurs espèrent que les investissements étrangers vont revitaliser le secteur et permettre des augmentations de leurs revenus extrêmement faibles. Les analystes s'attendent à ce que le flux de devises généré par le secteur pétrolier permette de mettre un coup d'arrêt à la spirale inflationniste.

30.01.2026 à 07:29

Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise

FRANCE24

Ces travaux publiés dans la revue médicale The Lancet ont porté sur l'analyse de près de 106.000 mammographies réalisées en Suède dans le cadre d'un programme de dépistage national du cancer du sein, d'avril 2021 à début décembre 2022. Ces examens, réalisés sur des femmes de 53 ans d'âge médian, ont été scrutés pour la moitié d'entre eux par deux radiologues intervenant successivement, et, pour l'autre moitié, par un radiologue assisté par l'IA. Il en ressort que le dépistage mammographique assisté par l'IA a permis d'alléger la charge de travail liée à la lecture des clichés, et surtout, selon l'étude, a donné des "résultats systématiquement meilleurs". Le dépistage du cancer du sein assisté par l'IA a permis d'identifier 81% de femmes atteintes de cancers lors du dépistage contre 74% sans IA, "sans augmenter le taux de faux positifs", concluent ses auteurs. En outre, les femmes ayant bénéficié d'un dépistage assisté par l'IA se sont vu diagnostiquer moins de cancers du sein "agressifs et avancés" (-12%) les deux années suivantes. Cette amélioration a été constatée quels que soient l'âge et la densité mammaire (un des facteurs de risques parmi d'autres) des femmes examinées. "Redresser le diagnostic de l'IA" De précédentes études avaient notamment montré une efficacité similaire du dépistage assisté par IA avec le dépistage s'appuyant sur un double regard humain, puis une meilleure efficacité mais ciblée sur des cancers invasifs de petite taille, rapporte l'étude. Les résultats des travaux publiés dans The Lancet suggèrent, eux, que le dépistage mammographique assisté par l'IA peut "améliorer efficacement les performances du dépistage" et "réduire la charge de travail" des radiologues, plaidant pour sa mise en oeuvre dans la pratique clinique, estiment ses auteurs. Mais selon Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), de récentes études américaines ont suggéré que ces outils "ne faisaient pas réellement gagner de temps et coûtaient cher". "Cela ferait gagner du temps si le radiologue pouvait faire confiance à l'outil et dire +Ok, l'IA n'a rien trouvé, donc je signe un compte-rendu en disant qu'il n'y a rien+. Mais cela n'est pas possible: l'œil et l'expérience du radiologue doivent redresser le diagnostic de l'IA", notamment pour éviter les "sur-diagnostics", dit-il. Car parfois "l'outil d'IA aura vu une modification du tissu mammaire qui en réalité n'est pas un cancer, mais par exemple, un croisement de vaisseaux", complète-t-il. Interrogé par l'AFP, Stephen W. Duffy, professeur émérite en dépistage du cancer de l'Institut Wolfson de santé publique à l'université Queen Mary de Londres, a jugé l'étude "robuste". Si elle confirme que le dépistage assisté par IA est "aussi sûr que la lecture par deux radiologues humains", il reste à confirmer par un suivi ultérieur, que les femmes ayant bénéficié de ce type de dépistage développent moins de cancers, met-il en garde. La détection précoce a contribué à réduire la mortalité due au cancer du sein, rappelle l'étude, mais "certains cancers ne sont toujours pas détectés" par la mammographie de dépistage, "malgré la double lecture des clichés recommandée par les directives européennes". Car certains cancers d'évolution rapide surviennent entre deux dépistages. Entré en vigueur en août 2024 et applicable par paliers à partir d'août 2026, le règlement européen sur l'intelligence artificielle (AI Act) a classé "à haut risque" les dispositifs médicaux intégrant de l'IA lorsqu'ils contribuent au diagnostic ou influencent une décision thérapeutique notamment. Ils devront donc faire l'objet d'exigences de sécurité et de performance renforcées.

30.01.2026 à 06:58

Iran en direct : Donald Trump "espère ne pas devoir" frapper l'Iran

FRANCE 24

Le président américain a déclaré jeudi soir qu'il "espère ne pas devoir" frapper l'Iran, pays sur lequel les États-Unis font peser la menace d'une intervention militaire. Alors que la tension monte avec Washington, les forces navales iraniennes mèneront des exercices dans le détroit d'Ormuz les 1er et 2 février, selon un média d'État. Suivez notre direct.

30.01.2026 à 06:22

Nigeria : des dizaines de personnes tuées lors d'une attaque jihadiste dans l'État de Borno

FRANCE 24

Une embuscade a été tendue, dans la nuit de mercredi à jeudi, à des ouvriers qui travaillaient sur le pont de Wajiroko, dans l’État de Borno. Selon des sources locales et médicales, l'attaque a été perpétrée par des jihadistes du groupe État islamique et a fait une dizaine de morts, dont des soldats.

30.01.2026 à 05:21

Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver "exceptionnel" en Ukraine

FRANCE24

La Maison Blanche n'a livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve surprise, qui intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des négociations directes aux Emirats arabes unis. "J'ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas faire feu sur Kiev et les autres villes pendant une semaine. Et il a accepté de le faire, et je dois vous dire, c'était très gentil", a dit le président américain en conseil des ministres. Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid "exceptionnel" en Ukraine, alors que le pays est confronté à des coupures d'électricité et de chauffage d'ampleur à cause des frappes russes. Selon le Centre hydrométéorologique ukrainien, de dimanche à mardi, "un temps très froid est prévu" en Ukraine: "les températures nocturnes devraient descendre jusqu'à -20 à -27°C, et dans certaines parties (...), les températures nocturnes devraient descendre jusqu'à -30°C". Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Washington pour ses "efforts visant à mettre fin aux attaques contre le secteur énergétique". "Une catastrophe humanitaire s'annonce" Jeudi soir, toutefois, après l'annonce surprise de Donald Trump, le gouverneur de la région de Zaporijjia (centre-est) a fait état d'une attaque russe contre la capitale régionale, qui a endommagé un immeuble. Au cours d'un appel avec M. Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz a certes salué le travail de Washington "en faveur d'une trêve" mais souligné aussi que "la destruction systématique et brutale des infrastructures énergétiques civiles ukrainiennes" par Moscou était "toujours en cours", d'après un porte-parole. Vendredi, l'Agence internationale de l'énergie atomique réunit d'ailleurs son conseil des gouverneurs à la demande de pays membres inquiets de la situation nucléaire en Ukraine, dans le sillage d'attaques russes. Le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal ces derniers mois par une série de frappes russes massives qui ont endommagé les centrales et transformateurs électriques et le secteur gazier du pays. Ces frappes ont provoqué de vastes coupures d'électricité et de chauffage alors que les températures sont déjà glaciales, notamment dans la capitale Kiev (-6°C dans la nuit), et dans les grandes villes de Kharkiv (nord-est), Odessa (sud) et Dnipro (centre). Les autorités ukrainiennes affirment mener des travaux d'urgence pour restaurer le réseau et ont ouvert des espaces dédiés où les habitants peuvent se réchauffer et accéder à l'électricité. Jeudi, la municipalité de Kiev a indiqué que 613 bâtiments étaient toujours sans chauffage dans la capitale. "Progrès" Jeudi, Donald Trump a assuré que "beaucoup de progrès" avaient été faits jusqu'ici dans les pourparlers diplomatiques entre Moscou, Kiev et Washington, alors que la guerre déclenchée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie entre bientôt dans sa cinquième année. Les premières négociations directes tripartites sur le plan de Washington pour mettre fin à la guerre ont eu lieu vendredi et samedi à Abou Dhabi. Une nouvelle session devrait s'y tenir dimanche, à laquelle les Etats-Unis pourraient de nouveau participer, selon le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio. En amont de ces discussions, Vladimir Poutine a reçu jeudi à Moscou son homologue émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, lui faisant part de sa reconnaissance pour "la tenue de pourparlers trilatéraux" la semaine dernière, selon la télévision russe. Mohammed ben Zayed a de son côté réaffirmé le soutien des Emirats en faveur de "solutions diplomatiques nécessaires", mentionnant notamment la médiation de son pays dans les échanges de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine. Ces échanges, comme ceux de dépouilles, sont jusqu'à présents les seuls résultats concrets de négociations entre Moscou et Kiev sur le conflit déclenché par l'offensive russe en Ukraine en février 2022. Jeudi, la Russie a rendu à l'Ukraine 1.000 corps, "présentés par la partie russe comme ceux de militaires ukrainiens", a annoncé l'administration ukrainienne chargée des prisonniers de guerre. Le dernier rapatriement de ce type datait de fin octobre. En février dernier, Volodymyr Zelensky avait affirmé à une chaîne de télévision américaine que son pays avait perdu près de 46.000 soldats depuis 2022, un chiffre que des analystes jugent sous-évalué. burs-jnd/lpa

30.01.2026 à 05:15

La flambée du prix de l'or, entre fortune et fardeau au Vietnam

FRANCE24

Les Vietnamiens ont pour tradition de conserver leurs économies en or et d'en emprunter auprès de leurs proches plutôt que de recourir à un prêt bancaire. Mais la dette doit être remboursée avec le même métal. Des membres de sa famille ont prêté à Thang quatre barres d'un taël -- une unité de poids locale équivalente à environ 37,5 grammes -- pour lancer la construction de sa maison mi-2023. Cela valait à l'époque près de 10.000 dollars sur le marché local. Avec la flambée de l'or, les prix ont presque triplé depuis et, malgré le recul du métal jaune vendredi après le record de la veille, il doit désormais toujours près de 25.000 dollars. "Je ne sais vraiment pas quand, ni comment, je vais pouvoir régler ces dettes", dit le chargé de marketing dans l'industrie pharmaceutique, qui gagne l'équivalent de moins de 700 dollars par mois. "Ca me rend malade". L'envolée du prix de l'or, qui a frôlé pour la première fois jeudi les 5.600 dollars l'once avant de refluer de 4,4% vendredi à 5.147 dollars, est une surprise pour des millions de Vietnamiens détenant des lingots ou des bagues poinçonnées, considérées comme porte-bonheur. Elle a aussi déclenché une vague de spéculation, rendu les cadeaux de mariage traditionnels inabordables pour beaucoup et quasiment mis fin au système informel de prêt en or. "Il n'y a probablement plus beaucoup de gens dans ce pays qui emprunteraient de l'or aujourd'hui", estime Thang, 44 ans. "J'ai une belle maison, mais aussi une énorme dette sur les épaules. Ca n'en valait pas la peine". "Soudainement très riche" Selon le Conseil mondial de l'or, les épargnants vietnamiens ont accumulé chez eux environ 500 tonnes du précieux métal, considéré comme le placement le plus sûr. Parmi eux, Tran Thi Lan, 74 ans, qui a amassé au fil des décennies un véritable trésor de bagues, bracelets et lingots d'or. Elle en a donné une grande partie à ses enfants et petits-enfants, mais conserve le reste caché dans ses armoires "pour des besoins futurs". "Je suis soudainement devenue très riche. Je suis milliardaire maintenant", témoigne la commerçante à la retraite, comptant en dongs vietnamiens. "Mes enfants se moquaient toujours de mon obsession pour l'or. Mais ils reconnaissent aujourd'hui que c'était efficace". La demande dans le métal jaune a explosé en même temps que les prix du marché et des acheteurs impatients font la queue chaque jour à Hanoï devant les bijouteries, qui affirment être régulièrement en rupture de stock. Depuis un an, Huong, employée de bureau, prend une demi-journée de congé chaque mois pour aller acheter de l'or dans la rue Tran Nhan Tong. "Mes efforts ont porté leurs fruits", se félicite-t-elle, affirmant qu'elle gagnerait "pas mal" si elle revendait son stock aujourd'hui. Elle regrette seulement de ne pas avoir suivi plus tôt les conseils de sa mère et de sa grand-mère, qui lui ont "toujours dit que l'or est la valeur refuge la plus sûre". La flambée de l'or a transformé des rites traditionnels, comme les mariages, en véritables épreuves financières. Lorsque sa meilleure amie s'est mariée il y a sept ans, Tran Tu Linh lui a offert une belle bague. Elle n'attendrait pas la même chose en retour si elle se mariait prochainement. Ce serait un "fardeau", juge la jeune femme de 29 ans. "La vie sera plus simple sans être obsédé par le prix de l'or".

30.01.2026 à 05:01

Attaque d'un aéroport au Niger : le chef de la junte accuse la France

FRANCE24

Le chef de la junte au Niger a accusé nommément les présidents français, béninois et ivoirien d'avoir été les "sponsors" de l'attaque de l'aéroport de Niamey, dans la nuit de mercredi à jeudi. "Nous félicitons l'ensemble des forces de défense et de sécurité (...) ainsi que les partenaires russes qui ont défendu avec professionnalisme leur secteur de sécurité", a aussi affirmé le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani.

30.01.2026 à 04:57

Soirée de soutien à Christophe Gleizes au Bataclan

FRANCE24

Devant le Bataclan, une pancarte réclame la libération du journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis 7 mois. L'organisation Reporters sans frontières avait organisé une soirée en son honneur, jeudi soir, à Paris, qui reflète l'union nationale. Lors de cette soirée, sa mère assure qu'il tient bon grâce à la mobilisation. Lueur d'espoir : Ségolène Royal va lui rendre visite vendredi.

30.01.2026 à 04:55

Starmer défend un rapprochement avec Pékin, "très dangereux" pour Trump

FRANCE24

S'exprimant devant la communauté d'affaires chinoise et britannique à la Bank of China, M. Starmer a de nouveau vanté ses entretiens "très chaleureux, très bons" avec le président Xi Jinping la veille. Il a répété que ces échanges ont permis de "faire de vrais progrès" et que "c'est comme ça que nous construisons la confiance mutuelle et le respect qui est si important". Comme la récente visite du Premier ministre canadien Mark Carney, ce rapprochement entre Londres et Pékin hérisse Donald Trump, dans le contexte de rivalité croissante entre les deux premières puissances mondiales. Concrètement, Keir Starmer, qui se rend vendredi à Shanghai avant de s'envoler pour le Japon, ne repart pas de Chine avec une moisson de contrats ou des annonces fracassantes. Il a obtenu quelques gestes de Pékin, comme une baisse bienvenue des droits de douane sur les exportations de whisky ou un accord de coopération en matière de lutte contre l'immigration, dont la portée reste à démontrer. "Bénéfique" Pékin a également accordé au Royaume-Uni une exemption de visas pour les Britanniques effectuant des séjours de moins de 30 jours en Chine, que Londres loue comme un moyen de faciliter l'accès aux opportunités économiques du marché chinois pour les entrepreneurs britanniques. "C'est symbolique de ce que nous faisons avec cette relation", a défendu Keir Starmer à la Bank of China. Au total, une dizaine d'accords de coopération - aux contours encore flous - ont été signés, et les deux gouvernements se sont mis d'accord pour réaliser une "étude de faisabilité afin d'explorer l'ouverture de possibles négociations sur un accord bilatéral dans les services". Et le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé son intention d'investir 15 milliards de dollars d'ici 2030 en Chine. Mais l'essentiel n'était pas là pour le dirigeant britannique, qui a besoin de trouver des moteurs pour soutenir l'économie britannique, pénalisée par les conséquences du Brexit et les tensions commerciales internationales croissantes. Après des années d'une relation tendue sous ses prédécesseurs conservateurs, sur fonds de durcissement de la politique chinoise à Hong Kong et d'accusations réciproques d'espionnage, Keir Starmer s'évertue depuis son arrivée au pouvoir en 2024 à relancer les relations avec Pékin, troisième partenaire commercial de Londres. Et cela passait par cette visite en Chine selon Downing Street qui a également ouvert la voie à une visite de Xi Jinping au Royaume-Uni à l'avenir. Interrogé par des journalistes, son porte-parole n'a pas fermé la porte, affirmant qu'"une réinitialisation des relations avec la Chine (...) est bénéfique pour la population et les entreprises britanniques". Le cas Jimmy Lai Une telle perspective hérisse l'opposition conservatrice au Royaume-Uni, qui juge déjà le dirigeant travailliste trop conciliant avec Pékin. "Nous ne devrions pas dérouler le tapis rouge pour un Etat qui mène des opérations d'espionnage quotidiennement dans notre pays, bafoue les règles commerciales internationales et soutient (le président russe Vladimir) Poutine dans sa guerre injustifiée en Ukraine", a déclaré la cheffe du Parti conservateur, Kemi Badenoch, dans une déclaration transmise à la presse. Des députés s'inquiètent également du peu d'avancées obtenues sur le cas de l'ex-magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, récemment condamné pour sédition et collusion avec l'étranger et qui risque une lourde peine d'emprisonnement. Dans une lettre transmise à Keir Starmer durant son voyage, le groupe parlementaire transpartisan sur les détentions arbitraires affirme que les relations avec la Chine "ne doivent pas avancer sans considération pour la vie d'un citoyen britannique emprisonné pour sa défense des valeurs démocratiques". Jimmy Lai détient un passeport britannique. Le Premier ministre a affirmé jeudi avoir eu une "discussion respectueuse" avec Xi Jinping sur le cas du militant prodémocratie, ou la situation de la communauté des Ouïghours.
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