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▸ Les 15 dernières parutions

10.04.2026 à 05:15

Film, spectacles, streaming: le business Michael Jackson échappe aux controverses

FRANCE24

Selon le magazine Variety, le studio Lionsgate table sur 700 millions de dollars de recettes pour le long-métrage dont la première mondiale a lieu vendredi à Berlin. Ce chiffre placerait "Michael" loin devant toutes les productions du genre, à l'exception de "Bohemian Rhapsody" (910 millions). La comédie musicale "MJ", créée en 2022 à Broadway et déclinée ensuite dans plusieurs pays, l'a montré: Michael Jackson fait vendre, comme jamais depuis son décès, en 2009, voire même depuis la fin de sa dernière tournée, en 1997. "J'ai vu (la comédie musicale) deux fois et c'était plein à chaque fois", se souvient Mychael Darklighter, un fan qui vit en Australie. "Il y avait tous les âges et le public était en transe." A Las Vegas, le spectacle "Michael Jackson ONE", créé par le Cirque du soleil, tourne sans interruption depuis 2013. L'an passé, pour la 13e fois en 16 ans depuis sa disparition, le "roi de la pop" est arrivé en tête des célébrités défuntes ayant généré le plus de revenus. "Je pense que le film va encore augmenter le spectre commercial" de la marque "MJ", suppose Vincent Amen, ancien collaborateur du chanteur de 2002 à 2004. Sur Spotify, le natif de Gary (Indiana) compte déjà plus d'auditeurs mensuels que Beyoncé, Post Malone ou Olivia Dean, figures de la pop actuelle. "Préservé" "Le business Michael Jackson est certainement plus rentable aujourd'hui sans les problèmes (qu'avait l'artiste) de son vivant, avec moins de controverses", avance Kimberly Krautter, de la société de relations publiques K-Factor Strategies, qui a côtoyé des musiciens ayant travaillé avec lui. Pour elle, l'ancienne vedette du groupe Jackson 5 a, durant une bonne partie de sa vie d'adulte, multiplié les "bourdes de communication". Lui vient notamment à l'esprit la scène durant laquelle, en 2002, le chanteur a tenu au-dessus du vide son fils Prince Michael II au balcon d'un hôtel de Berlin tout en saluant des fans massés en bas. "Il lui arrivait de faire parler de lui en bien", se souvient Vincent Amen, "mais c'était parfois contrebalancé par ses erreurs, et cela rendait très difficile le développement de ses affaires." Autre exemple quelques mois plus tard, en 2003, lorsque dans le documentaire "Living with Michael Jackson", la star explique qu'il invite encore des enfants à dormir dans son lit, alors qu'il est la cible d'allégations de pédocriminalité depuis dix ans. Malgré son acquittement, en 2005, lors d'un procès pénal pour agression sexuelle sur mineur, "MJ" n'a jamais réussi à redorer durablement son image de son vivant. En 2013, 2014, puis en mars 2026, d'autres victimes présumées ont saisi la justice civile. Si plusieurs procédures sont toujours en cours, l'artiste n'a jamais été condamné, ni au pénal, ni au civil. Rien de ces épisodes ne figure dans la comédie musicale ou, selon plusieurs médias, dans le film qui sort le 22 avril en France, tous deux produits sous le contrôle de la famille Jackson. "J'adorerais que le film dépeigne l'histoire de Michael Jackson de la façon la plus humaine possible, avec les succès, les travers et les échecs, mais Hollywood ne traite pas les célébrités de cette manière-là", réagit Mark Anthony Neal, professeur d'études afro-américaines à l'université Duke. "La famille a investi dans ce film", poursuit-il, "et le moins polémique il est, le mieux ce sera." Pour Kimberly Krauter, si l'image de Michael Jackson a été relativement épargnée, c'est parce que ce dernier est mort près de dix ans avant le mouvement MeToo, qui a notamment fait tomber le chanteur R. Kelly pour pédocriminalité. "Je pense que son héritage est préservé, malgré les tentatives pour détruire sa réputation", estime quant à lui Mychael Darklighter, convaincu que "Michael Jackson n'a rien fait de mal".

10.04.2026 à 05:13

L'isolationniste JD Vance chargé par Trump de mettre fin à la guerre avec l'Iran

FRANCE24

Envoyé par Donald Trump, il doit se rendre au Pakistan pour y lancer une session de négociations avec comme objectif de transformer le très fragile cessez-le-feu de deux semaines en un accord de paix de long terme. L'ambitieux homme politique de 41 ans s'extrait ainsi de semaines discrètes sur la guerre au Moyen-Orient pour endosser ce qui est sans doute le rôle le plus important de sa jeune carrière. Bien placé dans la course pour succéder à Donald Trump lors de l'élection de 2028, JD Vance risque cependant de buter sur un noeud diplomatique à Islamabad. "Je ne vois pas de cas où le vice-président a déjà mené des négociations officielles de cette manière", estime auprès de l'AFP Aaron Wolf Mannes, maître de conférences à l'université du Maryland. "C'est quelque chose de très risqué, mais avec peut-être une forte récompense" à la clé, ajoute-t-il. JD Vance a construit sa carrière politique sur un isolationnisme forcené, déterminé à ne plus engager les Etats-Unis dans une guerre à l'étranger, comme celle en Irak où il a combattu. Il est dans une position délicate depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février, évitant les prises de parole et réussissant à être loin, en Hongrie, quand l'accord de cessez-le-feu a été annoncé mardi. Le New York Times a rapporté cette semaine qu'il était, dans les semaines précédant les premiers bombardements, l'une des rares voix à s'opposer auprès du président à une intervention américaine, estimant que cela pourrait déclencher un embrasement régional et fracturer l'électorat de Donald Trump. Il est désormais au centre de l'effort diplomatique pour mettre fin au conflit avec Téhéran. "J'étais beaucoup au téléphone", a-t-il dit à la presse en partant de Hongrie. JD Vance a joué "un rôle très important, central" dans les discussions, "et ce depuis le début", a insisté la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt en annonçant sa venue samedi à Islamabad. Concurrence politique Le vice-président américain sera accompagné au Pakistan de l'émissaire Steve Witkoff et du gendre du président Jared Kushner, tous deux habitués à ce type de discussions. "Le président est optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord susceptible de déboucher sur une paix durable au Moyen-Orient", a déclaré une porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, dans un communiqué transmis à l'AFP. Les Iraniens pourraient préférer JD Vance que d'autres responsables américains: il a tenu un discours plus accommodant quand il a déclaré mercredi qu'il y avait pu avoir "un réel malentendu" de la part de l'Iran sur l'inclusion ou non du Liban dans le cessez-le-feu, alors que les frappes israéliennes frappaient Beyrouth. Mais il n'a pas toujours été aussi diplomatique. Critique de longue date du soutien américain à l'Ukraine, c'est lui qui avait déclenché une attaque en règle contre Volodymyr Zelensky lors d'une visite officielle du président ukrainien à la Maison Blanche. En Hongrie cette semaine, à l'approche d'élections, il est venu défendre son allié de droite Viktor Orban tout en s'en prenant aux interférences étrangères sur la scène politique hongroise. Ce catholique converti sait aussi se montrer dans un rôle diplomatique plus traditionnel, comme l'ont montré de récentes visites en Arménie et en Azerbaïdjan. Mais sa position de vice-président est forcément délicate, coincé entre une proximité avec Donald Trump - qu'il remplacerait immédiatement en cas de décès ou de départ soudain - et la nécessité de s'en émanciper pour préparer son avenir politique. Son déplacement au Pakistan arrive alors que se dessine un duel pour la succession de Donald Trump entre le secrétaire d'Etat Marco Rubio et lui. "S'il parvient à trouver une solution qui permette de masquer le problème sans s'attaquer aux véritables enjeux, cela suffira probablement", reprend l'universitaire Aaron Wolf Mannes. "Mais si rien de bon n'en ressort", ajoute-t-il, "cela soulèvera des questions quant à ses compétences, ce qui ne va pas l'aider sur le plan électoral. Et bien sûr, Rubio est là, prêt à devenir un rival potentiel pour 2028."

10.04.2026 à 04:35

En direct : le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran fragilisé avant les négociations

FRANCE 24

Les sirènes d’alerte ont retenti tôt vendredi matin à travers Israël, y compris à Tel-Aviv et dans la ville côtière d’Ashdod, a indiqué l’armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran semblait de plus en plus fragile vendredi, alors que Washington a accusé Téhéran de ne pas respecter ses promesses concernant le détroit d'Ormuz et qu'Israël a mené des bombardements au Liban. Suivez notre direct.

10.04.2026 à 04:25

Top départ du festival Coachella avec Sabrina Carpenter et Justin Bieber

FRANCE24

Cette édition 2026 verra jeunes talents et artistes confirmés défiler sur les nombreuses scènes du festival pendant deux weekends d'affilée. L'Américaine Sabrina Carpenter montera sur scène dès vendredi, la popstar promettant dans une interview à Perfect magazine le "show le plus ambitieux" de sa carrière. Des jeunes talents comme Teddy Swims et Katseye joueront la même journée que la chanteuse des tubes "Manchild" et "Espresso", avant un concert du DJ italo-américain Anyma qui s'annonce riche visuellement. L'attente est tout aussi grande autour de Justin Bieber, qui jouera à Indio samedi. Des vidéos de fans ont déjà circulé cette semaine montrant le Canadien de 32 ans lors de répétitions. A ses côtés, un beau mélange des genres avec le rock du groupe The Strokes, la pop de la jeune Addison Rae ou encore la techno du Français David Guetta. Iguane et princesse du reggaeton La cerise sur le gâteau tombera dimanche avec la figure du reggaeton Karol G, première artiste latino en tête d'affiche du festival. La lauréate de huit Latin Grammy Awards a fait ses débuts à Coachella en 2022 en rendant hommage à des icônes de la musique latino-américaine, comme Selena, Celia Cruz et Daddy Yankee. Cette année, la chanteuse colombienne devrait adopter les codes d'une "showgirl des Caraïbes" pour le spectacle de son dernier album "Tropicoqueta". Dans un autre registre, Iggy Pop, 78 ans, surnommé l'"iguane", se déhanchera torse nu sur scène quand Major Lazer fera danser le parterre. Le festival se terminera cette année par une projection sous les étoiles du premier épisode de la troisième saison d'"Euphoria", la série HBO qui fait son retour à la télévision après une pause de quatre ans. Coachella sera aussi diffusé en direct sur YouTube.

10.04.2026 à 04:23

Première rencontre entre Macron et Léon XIV, le Liban au cœur des préoccupations

FRANCE24

Le président français et son épouse Brigitte Macron seront reçus à 10H00 (08H00 GMT) en audience par le souverain pontife au palais apostolique, avant un déjeuner avec le secrétaire d'Etat du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin. Pour sa quatrième audience papale en deux mandats, après les trois accordées par François, décédé l'an dernier, Emmanuel Macron compte avant tout discuter de "la résolution de la crise au Moyen-Orient", a dit l'Elysée à la presse. Mais le Liban, qui a connu mercredi une journée de frappes israéliennes particulièrement meurtrière malgré l'accalmie sur les autres fronts, fait l'objet d'une "attention, une sensibilité particulière du pape et du président". Léon XIV s'est rendu au pays du cèdre à l'automne pour son premier déplacement à l'étranger, tandis que le dirigeant français multiplie les messages pour prôner l'inclusion du front libanais dans le cessez-le-feu de deux semaines conclu mardi soir par les Etats-Unis avec l'Iran. Le chef de l'Etat a déjà évoqué le conflit jeudi soir, dès son arrivée, avec les représentants de la communauté catholique Sant'Egidio, canal diplomatique informel du Saint-Siège très actif sur les dossiers moyen-orientaux et humanitaires. "Macron est un homme de paix", il "peut faire beaucoup" pour "soutenir" les autorités libanaises, "il ne faut pas les laisser seules", a ensuite dit à la presse son fondateur Andrea Riccardi. Ces derniers jours, Emmanuel Macron ainsi que Léon XIV ont haussé le ton à l'égard de Donald Trump. Le premier a déploré qu'il "parle trop" et se contredise sans cesse, le second a jugé "inacceptable" sa menace d'"anéantir la civilisation iranienne". Après l'annonce d'une trêve, dans la nuit de mardi à mercredi, tous deux ont exhorté à traduire l'accalmie en résolution diplomatique durable. Relation à construire Pour le président français, qui aimait multiplier les entretiens avec le pape François, cette rencontre avec Léon XIV sera aussi l'occasion de découvrir un style différent, plus sobre et moins direct. Emmanuel Macron, qui cultive un rapport complexe, voire intellectuel, avec la religion, sans s'afficher en catholique pratiquant, avait pris l'habitude de discuter des crises mondiales mais aussi de spiritualité avec le pape argentin qu'il tutoyait. "Je prie pour vous tous les jours", avait même dit Brigitte Macron à François en 2022, lors de la dernière audience papale au Vatican. Mais la relation connaissait aussi ses tensions. A plusieurs reprises, le pape défunt avait vivement critiqué l'inscription de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française ou le projet présidentiel d'instaurer en France une aide active à mourir - même si Emmanuel Macron s'est toujours gardé d'utiliser les mots euthanasie ou suicide assisté. "On ne joue pas avec la vie!", s'était-il emporté au retour d'une visite à Marseille, où il avait eu un nouvel entretien avec le chef de l'Etat en 2023. La relation avec Léon XIV est entièrement à construire, même si ce sujet de la fin de vie pourrait être dès vendredi sur la table, la loi française s'approchant d'une adoption définitive. Emmanuel Macron devrait inviter le pape natif de Chicago, francophile et francophone, à venir en France prochainement, lui qui n'avait jamais convaincu son prédécesseur d'y effectuer une vraie visite d'Etat, et qui avait même essuyé son refus de venir assister à la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2024, cinq ans après l'incendie dévastateur. Double hasard du calendrier: le déplacement au Vatican intervient aux dates précises où aurait dû se tenir un sommet franco-italien à Toulouse entre Emmanuel Macron et la Première ministre Giorgia Meloni, aux relations notoirement tendues, avant qu'il ne soit reporté à une date encore non fixée vers le début de l'été. Et il se tient aussi trois jours avant la visite historique de Léon XIV en Algérie, une première. L'Elysée n'a pas démenti que le président français pourrait faire passer un "message" en faveur de la libération du journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré depuis juin 2025 en Algérie.

10.04.2026 à 04:14

Guerre au Moyen-Orient : Washington va accueillir des pourparlers entre Israël et le Liban

FRANCE 24

Un responsable américain a affirmé jeudi que Washington accueillerait la semaine prochaine une réunion "pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec Israël et le Liban". En attendant, les frappes israéliennes contre le Hezbollah continuent. Ce vendredi, c'est le Pakistan qui accueille des pourparlers diplomatiques, cette fois entre l'Iran et les États-Unis.

10.04.2026 à 04:13

Moody's rend sa décision sur la France, les économistes penchent pour un statu quo

FRANCE24

Moody's classe encore la France parmi les dettes de bonne qualité, avec une note Aa3, quand Fitch et Standard & Poor's lui accordent seulement A+ depuis l'automne, ce qui caractérise une dette "de qualité moyenne supérieure". Fin octobre, néanmoins, Moody's a abaissé sa perspective à négative, ouvrant la voie à une future rétrogradation. Elle évoquait alors "la fragmentation du paysage politique français" qui empêche de prendre des mesures vigoureuses de réduction de la dette — la plus importante en masse de la zone euro, et la troisième en pourcentage derrière celles de la Grèce et de l'Italie — et du déficit public, le plus important de la zone euro. En "logique", soutient auprès de l'AFP Eric Dor, directeur des études économiques de l'Ieseg, Moody's abaissera sa note vendredi, d'autant que la guerre pourrait engendrer un ralentissement défavorable aux finances publiques. La Banque de France a récemment abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 1% à 0,9%, et l'Insee a diminué ses prévisions pour chacun des deux premiers trimestres à 0,2% au lieu de 0,3%. "Un peu clair" M. Dor juge par ailleurs "absurde" que Moody's classe encore des pays comme l'Espagne et le Portugal trois crans sous la France, alors que leurs finances publiques sont en bien meilleur état. Mais d'autres économistes pensent que Moody's verra cette fois au-delà des chiffres, pour tenir compte de la confusion économique mondiale créée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. "Les agences de notation aiment faire leur travail dans un environnement où elles voient un peu clair, ce qui n'est absolument pas le cas en ce moment", remarque Anthony Morlet-Lavidalie, de Rexecode. Moody's pourrait juger "qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'huile sur le feu et un peu de stress sur les marchés obligataires" en abaissant la note de la France, considère aussi Paul Chollet, chef économiste chez Crédit Mutuel Arkéa. D'autant que la croissance de l'économie française, modérée mais résistante, et les prévisions prudentes du gouvernement sur les taux d'intérêt de la dette à dix ans éloignent le risque d'une aggravation brutale des finances publiques, remarque-t-il. Moody's pourrait aussi être tentée d'attendre le résultat du comité d'alerte des finances publiques, le 21 avril, au cours duquel Bercy dévoilera une éventuelle adaptation de ses prévisions macroéconomiques. Latitude Les partisans du statu quo soulignent aussi l'amélioration du déficit public l'an dernier, passé de 5,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 5,1%. "Bercy a en la matière un savoir-faire reconnu par les agences de notation", relevait jeudi Alain Trannoy, directeur d'études à l'EHESS, lors d'une réunion de presse du Cercle des économistes à Paris. Pour l'instant, Bercy a seulement pour ambition de ramener le déficit à 5% du PIB cette année, un très petit pas sur la voie du retour promis sous les 3% en 2029. "Je pense qu'on peut faire un peu mieux mais (Bercy) a raison de ne pas s'engager au-delà de 5% car il pourrait y avoir d'autres secteurs d'activité à aider", dans le cadre de la guerre, outre les 70 millions d'euros déjà distribués aux transporteurs, pêcheurs et agriculteurs victimes de la hausse du carburant, estime M. Chollet. La question de l'instabilité politique qui tracasse les agences reviendra sans doute "à partir de l'été" avec les préparatifs d'un budget "qui promet d'être très compliqué" avant la présidentielle de 2027, souligne-t-il. "Moody's aura alors plus de latitude pour dégrader la France à l'automne", selon lui. Xavier Ragot, le président de l'OFCE, ne l'espère pas. "Si j'étais une agence de notation, je ne changerais pas la note avant la présidentielle et la clarification du débat" économique qu'elle apportera, a-t-il indiqué jeudi.

10.04.2026 à 04:09

Les Djiboutiens votent pour une présidentielle sans vrai suspense

FRANCE24

Certains bureaux de vote de la capitale Djbouti-Ville, qui devaient ouvrir à 06H00 (03H00 GMT), ont ouvert avec retard, quand d'autres n'ont toujours pas commencé le scrutin, ont constaté des journalistes de l'AFP. A la mairie, où le président doit voter dans la matinée, seulement quelques électeurs ont fait le déplacement à l'ouverture. A la tête depuis 1999 de l'un des pays les moins peuplés du continent (un peu plus d'un million d'habitants), celui que tout le monde appelle par ses initiales IOG a su faire fructifier cette position géographique, dans une Corne de l'Afrique par ailleurs troublée et théâtre de luttes d'influences étrangères. Sur ses seulement 23.000 km2, Djibouti accueille des bases militaires et des contingents de cinq puissances (France, Etats-Unis, Chine, Japon, Italie), engendrant d'importants bénéfices financiers, mais aussi sécuritaires et politiques. Cette ancienne colonie française où l'islam est religion d'Etat borde le détroit de Bab-el-Mandeb donnant accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden et par lequel transite une grande part du commerce entre Asie et Occident. Un peu plus de 256.000 électeurs sont appelés aux urnes. Face à IOG, un seul adversaire, Mohamed Farah Samatar, président du Centre démocrate unifié (CDU) - parti sans élu au Parlement - et personnalité peu connue de ses concitoyens. Les bureaux fermeront à 18H00 et les premiers résultats sont attendus dans la soirée. Lors de la précédente présidentielle en 2021, largement boycottée par l'opposition, le chef de l'Etat a été réélu avec plus de 97% des voix. Dans les rues de la capitale Djibouti-Ville, les affiches électorales vantent toutes les mérites d'IOG. Le visage de son adversaire est invisible. "Je vais voter pour Ismaël Omar Guelleh, car il a un bon programme pour les jeunes, je ne connais même pas le visage" de son adversaire, indique Deka Aden Mohamed, chômeuse de 38 ans. Chômage et dette Alors qu'IOG a multiplié les déplacements dans le pays, réunissant des milliers de personnes, M. Samatar a peiné à mobiliser. La TV nationale a diffusé des images d'un de ses meetings réunissant péniblement quelques dizaines de personnes. Même si le scrutin semble acquis, aucun Djiboutien rencontré n'entend s'abstenir. "C'est un devoir d'aller voter", explique Yussuf Mohamed Hussein, ajoutant lui aussi: "Je vais voter pour le président, Samatar, je ne le connais même pas". Les autorités djiboutiennes sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des voix dissidentes. L'opposition, fragmentée et "muselée" selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), est inaudible. Djibouti pointe au 168e rang sur 180 du classement 2025 sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), qui décrit un "paysage médiatique (...) complètement verrouillé" et se limitant "presque exclusivement aux médias d'Etat". Ismaïl Omar Guelleh avait annoncé qu'il passerait la main en 2026, mais une révision constitutionnelle en novembre a levé la limitation d'âge des candidats à la présidentielle, lui permettant de se représenter. Son entourage présente cette nouvelle candidature comme justifiée par une nécessaire "stabilité" dans une région troublée, mais des analystes estiment qu'elle est surtout motivée par les risques de fracturation du régime que fait peser l'absence de successeur faisant l'unanimité. Diplomates et analystes s'interrogent néanmoins sur l'état de santé du président, âgé de 78 ans. Pénalisé par un climat aride peu propice à l'agriculture (environ 1% du PIB), Djibouti a misé sur le développement des activités portuaires qui assurent désormais 70% de son PIB, mais le rendent dépendant des soubresauts régionaux, notamment de la situation en Ethiopie dont les marchandises représentent l'écrasante majorité du trafic. Quelque 70% des jeunes sont au chômage et le développement des infrastructures du pays s'est fait au prix d'une importante dette, surtout vis-à-vis de la Chine. Le chef de l'Etat est également accusé de favoriser sa communauté, les Issa, majoritaires, au détriment de la minorité afar qui s'estime marginalisée.

10.04.2026 à 04:07

Les océans proches de leur record de chaleur

FRANCE24

Le bulletin mensuel de Copernicus, publié vendredi, est un signal d'alarme: après les trois années les plus chaudes jamais mesurées sur Terre, le retour de plus en plus probable d'El Niño dans la seconde partie de l'année fait craindre aux climatologues que l'humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. La température de surface des océans a été de 20,97°C en mars (hors zones polaires), un dixième de degré sous le record de mars 2024. Et la moyenne continue d'augmenter en avril, selon le tableau de bord en temps réel de Copernicus. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique correspond au réchauffement périodique à grande échelle des eaux d'une partie du Pacifique, qui affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. La température des océans "témoigne d'une transition probable vers des conditions El Niño", juge Copernicus. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) de l'ONU a déjà estimé que le retour était possible cette année, tandis que s'estompe le phénomène inverse La Niña, associé à des températures plus fraîches. L'OMM estimait début mars à 40% la probabilité qu'il apparaisse d'ici juillet. Le réchauffement des océans dilate l'eau, ce qui élève le niveau de la mer. Il renforce les vagues de chaleur marines qui affaiblissent les coraux et aggrave des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies intenses ou les cyclones. Terres et mers confondues, le mois de mars se situe au quatrième rang pour les températures à la surface du globe, à 1,48°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat. Pressions "de plus en plus fortes" Presque toute l'Europe - le continent qui se réchauffe plus vite - a connu des températures supérieurs aux normales de saison, en particulier dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. Le mois a également été marqué par une vague de chaleur précoce "sans précédent" dans l'ouest des Etats-Unis, où le thermomètre a dépassé 40°C et atteint par endroits 44°C. "Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir", a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. "Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d'un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes", a-t-il jugé. Copernicus a aussi confirmé que l'étendue de la banquise de l'Arctique avait atteint cet hiver sa plus faible superficie jamais enregistrée, à un niveau similaire au record de l'an dernier, comme l'avait déjà annoncé un institut américain de référence dans ce domaine, le NSIDC. La banquise, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du réchauffement, la proportion dans laquelle elle se reforme chaque hiver est en déclin.

10.04.2026 à 04:05

L'équipage d'Artémis à quelques heures du retour sur Terre

FRANCE24

"Nous pourrons commencer à nous réjouir quand l'équipage sera en sécurité" à bord du navire chargé de le repêcher, a insisté jeudi Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la Nasa lors d'une conférence de presse. "C'est vraiment à ce moment-là que nous pourrons laisser les émotions prendre le dessus et commencer à parler de succès." Après s'être aventurés à plus de 406.000 km de nous, soit plus loin que quiconque avant eux, la capsule Orion transportant les Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen doit se poser au large de San Diego vers 17H07 locales (00:07 GMT samedi). L'amerrissage doit parachever cette mission de dix jours qui s'est déroulée jusqu'ici avec une exécution parfaite. Un retour sain et sauf fournirait à la Nasa le soulagement d'avoir réussi à renvoyer des astronautes loin dans l'espace, pour la première fois depuis la fin du programme Apollo en 1972, après des années de retard et de doutes. Une réussite qui nécessite que le bouclier thermique d'Orion résiste aux 2.700°C générés par le frottement avec l'atmosphère au moment du retour. "Boule de feu" "Traverser l'atmosphère telle une boule de feu" constituera une expérience "marquante", relevait le pilote Victor Glover plus tôt cette semaine, confiant appréhender ce moment depuis sa sélection dans l'équipage en 2023. Si cette étape est toujours délicate pour les astronautes qui rentrent de la Station spatiale internationale, les inquiétudes sont renforcées cette fois par le fait qu'il s'agit du premier vol habité d'Orion, et qu'un problème a été détecté lors d'un test à vide en 2022. Lors du retour sur Terre, le bouclier thermique protégeant le vaisseau s'était altéré d'"une façon inattendue" d'après un rapport technique. Malgré cette anomalie, l'agence spatiale américaine a décidé de continuer avec le même bouclier, en revoyant la trajectoire afin de choisir un angle d'entrée dans l'atmosphère plus direct, pour limiter le rebond qui avait contribué à détériorer le bouclier thermique. Une décision qui a fait couler beaucoup d'encre et qui continue de hanter les plus hauts responsables de la Nasa. "Je vais y penser sans arrêt jusqu'à ce qu'ils soient dans l'eau", a reconnu récemment le chef de la Nasa, Jared Isaacman, dans une interview. "C'est impossible de vous dire qu'il ne subsiste aucune appréhension irrationnelle", a admis son bras droit jeudi, tout en assurant ne pas avoir de peur rationnelle à ce sujet. Insistant sur les multiples tests, simulations et modélisations effectués, les responsables de la Nasa assurent avoir confiance dans les calculs de leurs ingénieurs et disposer d'une marge de sécurité suffisante. Objectif 2028 Tous retiendront néanmoins leur souffle lors des 13 minutes, dont six sans communication possible avec l'équipage, séparant l'entrée dans l'atmosphère du vaisseau qui atteindra les 38.000 km/h, et son amerrissage dans le Pacifique, après avoir été freiné par une série de solides parachutes. Les familles des astronautes seront pour l'occasion présentes au centre spatial de la Nasa à Houston, qui coordonne la mission. Etant avant tout une mission test, Artémis II doit permettre à la Nasa de s'assurer que ses systèmes sont prêts pour permettre un retour des Américains sur la surface lunaire, afin d'y établir une base lunaire et de préparer de futures missions vers Mars. La Nasa ambitionne un premier alunissage en 2028, soit avant la fin du mandat de Donald Trump et la date fixée par leurs rivaux chinois pour marcher sur la Lune en 2030. Mais les experts s'attendent à de nouveaux reports, les alunisseurs étant toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk et Jeff Bezos. En attendant, cette première mission habitée d'un programme qui a coûté des dizaines de milliards de dollars et essuyé de nombreuses déconvenues et retards visait à relancer les passions spatiales des Américains. Mais aussi, espérait l'équipage, à "permettre le temps d'un instant, de faire marquer une pause au monde", confiait le commandant Reid Wiseman cette semaine.

10.04.2026 à 03:39

Cessez-le-feu annoncé en Ukraine pour la Pâque orthodoxe

FRANCE24

"Par décision du commandant suprême, (...) V. Poutine, en lien avec la prochaine fête orthodoxe de Pâque (la Résurrection du Christ), un cessez-le-feu est décrété à partir de 16H00 (13H00 GMT) le 11 avril jusqu'à la fin de la journée du 12 avril 2026", a écrit dans un communiqué le Kremlin. L'état-major général "a reçu pour instructions de cesser les opérations de combat dans toutes les directions pour cette période", a-t-il précisé, avertissant que les troupes restaient prêtes à "contrer toute provocation éventuelle de l'ennemi". Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l'agence Tass, l'annonce de cette trêve n'a pas été discutée au préalable avec Kiev et Washington, et n'est pas liée aux négociations pour mettre fin au conflit. "Nous partons du principe que la partie ukrainienne suivra l'exemple de la Fédération de Russie", a ajouté Moscou. Le chef de l'Etat ukrainien, Volodymyr Zelensky, a peu après fait savoir que son pays était prêt à respecter cette rare pause dans les hostilités, qu'il avait déjà proposée de son côté. "L'Ukraine a fait savoir à plusieurs reprises que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques. Nous avons proposé un cessez-le-feu cette année pendant les fêtes de Pâque et nous agirons en conséquence", a déclaré M. Zelensky sur les réseaux sociaux. Plus tôt cette semaine, ce dernier avait en effet affirmé avoir transmis via les Etats-Unis une proposition de trêve pour les fêtes pascales, alors que les discussions en vue de mettre fin au conflit qui dure depuis quatre ans avaient déraillé en raison de la guerre au Moyen-Orient. Plusieurs trêves de courte durée ont déjà eu lieu en plus de quatre années de guerre, mais Moscou et Kiev s'accusaient rapidement de violer le cessez-le-feu. Ralentissement de l'armée russe Plusieurs cycles de négociations menées sous l'égide des Etats-Unis n'ont pas réussi à rapprocher les belligérants d'un accord, le processus s'enlisant davantage encore à mesure que l'attention de Washington se déplaçait vers l'Iran. Moscou exige de Kiev des concessions territoriales et politiques que Volodymyr Zelensky a rejetées, les assimilant à une capitulation. La guerre a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, ce qui en fait le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Des millions d'autres ont été déplacées. Si la Russie a réalisé de modestes gains territoriaux au prix fort, Kiev a récemment réussi à repousser l'ennemi dans le sud-est. Les avancées russes ont ralenti depuis fin 2025, selon l'analyse des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), basé aux Etats-Unis. L'ISW attribue ce ralentissement de l'armée russe sur les derniers mois aux contre-offensives ukrainiennes, mais aussi à "l'interdiction faite à la Russie d'utiliser les terminaux Starlink en Ukraine" et aux "efforts du Kremlin pour restreindre l'accès à Telegram". La situation est en revanche défavorable à Kiev plus au nord dans la région de Donetsk, en direction des deux grandes villes régionales de Kramatorsk et Sloviansk. A l'est de cette dernière, les troupes du Kremlin ont progressé sur une cinquantaine de km2 sur le mois de mars. Quatre ans après le début du conflit, Moscou occupe un peu plus de 19% de l'Ukraine, dont une majorité acquise pendant les premières semaines du conflit. Ces derniers jours, l'Ukraine a mené des attaques contre un oléoduc russe en mer Baltique et un important terminal pétrolier en mer Noire, tentant d'assécher les ressources en hydrocarbures avec lesquelles Moscou finance son offensive en Ukraine.

10.04.2026 à 00:29

Afrika Bambaataa, pionnier du hip-hop et co-fondateur de la Zulu Nation, est mort à 68 ans

FRANCE 24

Afrika Bambaataa, DJ américain et pionnier du hip-hop, est mort à l'âge de 68 ans, a annoncé sa maison de disques jeudi. Il avait co-fondé, en 1973, la Zulu Nation, une organisation qui s'érigeait contre la violence des gangs de New York. Il avait été accusé ces dernières années d'agressions sexuelles sur mineurs.

09.04.2026 à 23:07

Ligue conférence: battu à Mayence (2-0), Strasbourg hypothèque ses chances

FRANCE24

Pour hisser le Racing Club de Strasbourg pour la première fois en demi-finales d'une Coupe d'Europe, les coéquipiers d'Ismaël Doukouré seront contraints à l'exploit la semaine prochaine devant les plus de 30.000 spectateurs de La Meinau, obligés de s'imposer par trois buts (deux pour arracher la prolongation). Le vainqueur de ce quart affrontera le Rayo Vallecano ou l'AEK Athènes (victoire du Rayo 3-0 à l'aller en Espagne), avec l'avantage de recevoir au match retour en demies. Strasbourg avait jusque-là remporté tous ses matches à l'extérieur, que ce soit lors de la phase de groupe (2-1 à Bratislava contre le Slovan et à Häcken en Suède et 1-0 à Aberdeen) terminée en tête, ou en huitièmes de finale (2-1 à Riejka en Croatie). Mais jeudi soir à Mayence, à moins de 200 kilomètres de Strasbourg, les hommes de Gary O'Neil ont été punis par les contre-attaques allemandes, les coéquipiers de Silvan Widmer se montrant plus agressifs au milieu de terrain. Transversale de Barco Kaishu Sato, à l'origine de la récupération de balle dans les pieds de Gessime Yassine, a ouvert le score à la 11e minute. Après un relais avec Sota Kawasaki, le Japonais a trompé Mike Penders d'une superbe frappe enroulée venue se loger en pleine lucarne, bien aidé par la déviation d'Andrew Omobamidele. Moins de dix minutes plus tard, Stefan Posch a doublé la mise, complètement seul au point de penalty pour reprendre du plat du pied droit un corner tiré par Paul Nebal à la 19e minute. Posch avait obtenu le corner en récupérant la balle à une trentaine de mètres du but de Penders, prenant le meilleur sur Valentin Barco. Bousculés au milieu de terrain, les Strasbourgeois ont un peu repris pied dans la rencontre et se sont montrés sous un meilleur visage en seconde période, malgré de nouvelles pertes de balle et de nouvelles sueurs froides, mais Mike Penders a maintenu Strasbourg en vie (49e, 78e). Dominateurs à partir de l'heure de jeu, les Strasbourgeois se sont créé leur meilleure occasion à l'entrée du dernier quart d'heure. Après plusieurs dribbles et feintes de frappe, Valentin Barco a trouvé la barre transversale de Daniel Batz, qui a ensuite boxé comme il a pu la reprise parfaite de Diego Moreira (74e). Cette dernière demi-heure peut donner un peu d'espoir au Racing, qui devra toutefois rendre une copie parfaite à domicile pour renverser la rencontre. "Malheureusement, on a mis du temps à se mettre dedans. Les entrants ont fait du bien. Si on fait cette deuxième mi-temps au retour, on peut revenir et je pense qu'on va le faire", a réagi l'attaquant belge du Racing Diego Moreira au micro de Canal+. "Mais c'est à nous d'être chirurgical devant le but."

09.04.2026 à 22:51

Wall Street termine en hausse, mise sur la poursuite du cessez-le-feu

FRANCE24

Le Dow Jones a gagné 0,58%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,83% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 0,62%. "Le marché boursier progresse, dans l'espoir que le pire soit derrière nous", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments. En baisse à l'ouverture, la place new-yorkaise s'est retournée en cours de séance, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban, au lendemain de frappes meurtrières sur le pays voisin. Et les cours du pétrole ont modéré leur hausse dans la foulée. Des pourparlers entre les deux pays auront lieu la semaine prochaine à Washington, ont confirmé jeudi auprès de l'AFP un responsable du département d'Etat et une source proche du dossier. Cette annonce dissipe quelque peu les inquiétudes sur la solidité du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. "Mais l'instabilité géopolitique liée au conflit au Moyen-Orient reste forte", notent les analystes de Briefing.com. Les regards sont notamment braqués sur le détroit d'Ormuz, annoncé rouvert dans le cadre de la trêve mais qui pourrait être miné, selon la mise en garde de Téhéran. Un pétrolier non-iranien, le premier depuis l'annonce du cessez-le-feu, a franchi jeudi ce passage stratégique par où transite un cinquième du pétrole mondial, et dont la réouverture était une condition de l'arrêt des hostilités. Si les développements géopolitiques sont au premier plan, les opérateurs gardent tout de même un oeil sur l'agenda macroéconomique. Ils attendent notamment la publication vendredi de l'indicateur d'inflation CPI pour le mois de mars aux Etats-Unis, le premier à prendre en compte la flambée des prix des hydrocarbures dû à la guerre. "Nous savons que l'inflation va grimper", remarque auprès de l'AFP Marc Chandler, de Bannockburn Global Forex. "Mais tout dépendra de la façon dont la Fed (banque centrale américaine, ndlr) interprétera ces données: comme un phénomène temporaire ou comme quelque chose de plus durable", estime M. Sarhan. Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'Etat américain restait stable par rapport à la veille en clôture, évoluant autour de 4,29%. Au tableau des valeurs, un vent d'inquiétude a une nouvelle fois soufflé sur le secteur des logiciels alors que Wall Street juge que l'essor de l'intelligence artificielle (IA) menace leur modèle économique. Oracle a reculé de 3,70%, Crowdstrike a glissé de 7,46% et Salesforce a perdu 2,89%. Après une ouverture dans le rouge, le spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") Coreweave s'est finalement octroyé 3,49% à 92,00 dollars après l'annonce d'un nouvel accord pluri-annuel avec Meta (Facebook, Instagram) pour un montant d'environ 21 milliards de dollars. CoreWeave fournira au géant des réseaux sociaux de nouvelles infrastructures informatiques pour l'aider à développer son intelligence artificielle (IA). Le marché se prépare aussi à entrer dans une nouvelle saison de résultats trimestriels. Les grandes banques seront les premières à publier leurs performances financières à partir de la semaine prochaine.

09.04.2026 à 22:51

Après des ventes "record" en 2025, Biocoop reste confiant malgré la guerre

FRANCE24

L'enseigne, qui revendique 45% du marché des spécialistes bio (avec des concurrents comme Naturalia ou La Vie claire), a enregistré un chiffre d'affaires (taxes comprises) de 1,93 milliard d'euros, en hausse de 7,5% par rapport au précédent record de 2024, qui avait mis un terme à plusieurs années laborieuses. Le bio "n'est pas un marché de niche", a insisté auprès de l'AFP le directeur général de Biocoop, Franck Poncet. Six Français sur 10 (59%) ont consommé du bio au moins une fois par mois en 2025, soit 5 points de plus qu'en 2024, a-t-il ajouté, citant une enquête de l'Agence bio. Avec la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences sur le pouvoir d'achat, n'y a-t-il pas un risque que les consommateurs se détournent de ces produits, généralement plus onéreux que le non bio, comme ce fut le cas en 2022 avec la guerre en Ukraine ? "On reste prudents? mais on n'est pas inquiets", résume M. Poncet. "S'il y a une contraction de la consommation, on pourrait être une valeur refuge, parce que 87% de notre offre est d'origine France, et qu'on a investi depuis maintenant plus de deux ans sur les prix", fait-il valoir. En outre, "on est moins concernés par l'envol du prix du pétrole", davantage "en revanche" par celui du gaz, consommé par "nos plateformes et camions", ajoute-t-il. "A fin mars, on est sensiblement sur les mêmes tendances de progression du chiffre d'affaires" qu'en 2025, selon M. Poncet. Et en cas d'inflation, "on arrivera à être raisonnable dans les hausses de prix", a ajouté le président de Biocoop, Henri Godron. La coopérative va "probablement atteindre les 2 milliards de chiffre d'affaires cette année", selon lui. Biocoop a dévoilé en septembre un plan stratégique misant notamment sur un réseau de 900 magasins d'ici à fin 2029, contre 744 actuellement. L'enseigne revendique 5,2 millions de foyers clients en 2025, soit 200.000 de plus qu'en 2024. Elle a également annoncé qu'à partir de juillet, 100% des produits de sa marque propre lancée en 2020 ne contiendront pas d'ingrédients marqueurs d'ultra-transformation, moyennant l'arrêt d'une dizaine de recettes qui n'ont pu être retravaillées, comme les galettes de riz soufflé. Alors que le nombre de fermes bio a baissé pour la première fois l'année dernière, de 0,6% (386 fermes en moins), la coopérative continue en outre de militer pour une "inscription durable" de la bio "au cœur des politiques publiques".
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