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30.01.2026 à 13:49

Ligue des champions: avec Monaco, le PSG retrouve un club français en barrages

FRANCE24

Les Parisiens savaient, malgré la désillusion de sortir du top 8 lors de la dernière journée, qu'ils étaient suffisamment bien classés (11e) pour jouer contre une équipe à leur portée en barrages d'accession aux huitièmes de finale. Et c'est le nom de Monaco que Robert Pirès a sorti de la petite boule du tirage au sort pour l'opposer au PSG. Déjà la saison dernière, le club de la capitale avait hérité d'un club de Ligue 1, Brest, qu'il avait dû affronter trois fois en l'espace de 20 jours. Rebelote avec Monaco qu'il rencontrera le mardi 17 ou mercredi 18 février puis le mardi 24 ou mercredi 25 février, mais aussi en Ligue 1 lors de la 25e journée (6-8 mars). Si le public français peut regretter une telle redite -- on ne regarde pas la Coupe d'Europe pour voir les mêmes matches qu'en championnat --, le PSG se satisfera de cette opposition, dont il sera grand favori. D'autant qu'il évite du même coup un long déplacement vers Bakou en Azerbaïdjan, où l'aurait reçu Qarabag, l'autre club qu'il pouvait tirer. Monaco a battu le PSG en novembre L'entraîneur Luis Enrique a répété que ces barrages pouvaient être salutaires pour redonner confiance à une équipe qui a ralenti depuis le début de l'année et ne dégage pas la même impression de puissance collective. Quelques doutes ont émergé sur sa capacité à réitérer le parcours de la saison dernière. Côté Monaco en revanche, les sourires devraient être crispés, tant le champion d'Europe en titre et leader de Ligue 1 fait figure d'épouvantail. De surcroît, les Monégasques sont en panne de résultats. Le nul contre la Juventus Turin mercredi à Louis-II (0-0) a fait figure de léger regain. Autre motif d'espoir, la victoire 1-0 acquise dans le même stade contre le PSG le 29 novembre en championnat. Le tirage des barrages, déterminé par des paires établies en fonction du classement de la phase de ligue, a aussi donné lieu à l'intéressante opposition entre le Real Madrid et le Benfica Lisbonne. L'histoire est croustillante: le Benfica Lisbonne vient tout juste de rosser les Madrilènes 4-2, avec un but de la tête du gardien Anatolii Troubine à la dernière seconde sur coup franc. Ce scénario fou a participé à éliminer Marseille de la Ligue des champions, tout en menaçant de plonger le Real dans une nouvelle crise. Nul doute que son capitaine Kylian Mbappé tentera de motiver ses partenaires pour cette revanche en format aller-retour, lui qui avait pesté contre leur attitude après la déconvenue de mercredi soir. L'avenir de l'entraîneur Alvaro Arbeloa, tout juste arrivé pour remplacer Xabi Alonso, pourrait en partie dépendre de la physionomie de ce barrage. Les autres matches de ces barrages, à l'issue indécise, opposeront Bodo/Glimt au finaliste de la saison dernière l'Inter Milan, le Borussia Dortmund à l'Atalanta Bergame, l'Olympiacos le Pirée à Leverkusen, Galatasaray à la Juventus Turin, Bruges à l'Atlético Madrid et Qarabag à Newcastle.

30.01.2026 à 13:47

Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte

FRANCE24

Cette expérimentation de trois ans, qui concerne les Pays de la Loire, l'Ile-de-France et les Hauts-de-France, prévoit notamment le remboursement des analyses médicales en cas de suspicion de soumission chimique, même en l'absence de plainte préalable. Elle comprend également la mise en place d'un "parcours patient" qui permettra aux victimes de déposer plainte en cas de résultat positif. L'objectif est d'être "extrêmement rapide sur la réalisation des prélèvements", a expliqué Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes, les substances recherchées par ce type d'analyses disparaissant rapidement de l'organisme. Le dispositif est ouvert à toute personne munie d'une ordonnance établie par un médecin pratiquant dans l'une des régions concernées. En dehors de l'expérimentation, les examens pour détecter les substances montrant un état de soumission chimique sont pris en charge à condition que la victime potentielle ait porté plainte au préalable. La ministre a visité vendredi le laboratoire de toxicologie du CHU de Nantes aux côtés de la députée MoDem de Loire-Atlantique Sandrine Josso, dont elle a salué l'"engagement", la "détermination" et le "courage". L'ex-sénateur Joël Guerriau a été reconnu coupable mardi d'avoir drogué Mme Josso en vue de la violer et condamné à quatre ans de prison dont 18 mois ferme. Lui plaide l'accident et a fait appel. "Comme on le comprend tous ici, c'est un contre-la-montre", a-t-elle déclaré devant la presse. Sandrine Josso a expliqué qu'elle allait aujourd'hui "de l'avant" après "l'épreuve" qu'a représenté le procès de Joël Guerriau. "Je suis d'un côté victime et d'un autre côté députée. Les actions que je mets en place servent aussi pour le plus grand nombre", a-t-elle ajouté.

30.01.2026 à 13:31

Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed

FRANCE24

Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth social son choix pour présider le Conseil des gouverneurs de la banque centrale, une institution qu'il ne cesse de bousculer dans l'espoir de faire baisser les taux d'intérêt. Les marchés attendaient avec impatience cette décision, qui devra être validée par le Sénat, à majorité républicaine. Kevin Warsh, 55 ans, est l'un des deux "Kevin" qui étaient pressentis pour remplacer Jerome Powell, avec Kevin Hassett, fidèle conseiller économique de Donald Trump, qu'il a semble-t-il doublé dans la dernière ligne droite. Il a déjà voté sur la politique monétaire américaine, en tant que gouverneur de la Fed de 2006 à 2011. Il avait été propulsé à ce poste par le président républicain d'alors, George W. Bush, et était devenu à 35 ans le plus jeune gouverneur de l'histoire de la banque centrale. Il aurait pu conserver ce poste jusqu'en 2018, terme initial de son mandat, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de la politique monétaire très accommodante adoptée pour soutenir la reprise, après la crise de 2008-09. Un geste qui l'a catalogué dans la catégorie des "faucons", terme qui désigne les responsables très attachés à la lutte contre l'inflation et rétifs aux taux bas. Ce point pesait en sa défaveur aux yeux de l'exécutif actuel. Mais il a passé l'année 2025 à envoyer des signaux favorables à la Maison Blanche, plaidant pour des diminutions de taux et critiquant l'institution monétaire. Anti "dogme" En novembre, dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, Kevin Warsh avait ainsi épousé le credo du gouvernement républicain en dénonçant la "gouvernance défaillante" de la Fed, qui doit selon lui revoir sa politique monétaire et la régulation des banques. Il a aussi loué "les politiques procroissance portées par le président Trump" grâce auxquelles "les Etats-Unis vont croitre plus vite que les autres grandes économies". "Les Américains bénéficieraient d'un salaire net plus élevé et d'un pouvoir d'achat accru si seulement les dirigeants de la Réserve fédérale cessaient de défendre leurs erreurs et commençaient à les corriger", avait-il asséné. Selon lui, la banque centrale doit notamment "abandonner le dogme selon lequel l'inflation est causée par une croissance économique trop forte et des salaires trop élevés". L'inflation arrive "quand le gouvernement dépense trop". M. Warsh avait fait partie des personnes pressenties pour prendre la tête de l'institution en 2018, quand Donald Trump avait finalement préféré M. Powell - choix que le chef de l'Etat dit amèrement regretter aujourd'hui. Le prochain patron de la Fed est "une personne exceptionnelle, qui ne surprendra pas trop les gens. Beaucoup, beaucoup de gens pensent que c'est quelqu'un qui aurait pu occuper ce poste il y a quelques années", a déclaré Donald Trump. Kevin Warsh n'est pas un économiste de formation, ce qui est rare pour un potentiel président de banque centrale, mais pas exceptionnel – Jerome Powell a précédemment œuvré comme avocat et banquier d'affaires. Juriste, Warsh est toutefois diplômé de prestigieuses universités américaines (Stanford, Harvard). Natif d'Albany, dans l'Etat de New York, il a d'abord travaillé pendant sept ans, jusqu'en 2002, pour la banque Morgan Stanley où il a atteint le rang de vice-président. Il a quitté la banque pour devenir un des conseillers économiques du président George W. Bush, plus particulièrement chargé des flux de capitaux, des marchés financiers et des banques. C'est à cette époque qu'il a épousé Jane Lauder, héritière de la famille du groupe de cosmétiques Estee Lauder. Un lien familial qui le rapproche de Donald Trump. Le père de Jane, Ronald Lauder, milliardaire et grand contributeur du parti républicain, est un ami de jeunesse du président américain et un conseiller occasionnel.

30.01.2026 à 13:23

Trump choisit un critique de la Fed, Kevin Warsh, pour présider la banque centrale

FRANCE24

Pour être effective, la nomination de M. Warsh devra être confirmée par le Sénat, où le parti présidentiel est majoritaire. Le mandat de l'actuel chef de la Fed, Jerome Powell, arrive à échéance en mai. "Je connais Kevin depuis longtemps et je n'ai aucun doute qu'il restera dans l'histoire comme l'un des GRANDS présidents de la Fed, peut‑être le meilleur. Par‑dessus tout, il a +tout du premier rôle+, et il ne vous laissera jamais tomber. Félicitations Kevin!", a écrit le président sur sa plateforme Truth Social. Son message a été envoyé au petit matin pour les Etats-Unis. Wall Street accueillait sereinement, sans réaction notable, son choix dans les échanges avant l'ouverture. Après l'annonce, Samuel Tombs, du cabinet Pantheon Macroeconomics, conseillait de ne pas tirer de conclusion hâtive concernant l'impact de cette nomination sur la politique monétaire. "On ne sait pas avec certitude comment M. Warsh votera. Il est raisonnable de supposer qu'il a dit au président qu'il était favorable à une baisse des taux d'intérêt aujourd'hui, sinon il n'aurait pas été nommé. (...) Mais les instincts +faucons+ de M. Warsh pourraient refaire surface une fois qu'il aura obtenu la présidence", souligne dans une note le spécialiste de l'économie américaine. Dans le jargon des banques centrales, un "faucon" désigne un responsable très attaché à la lutte contre l'inflation et se méfie des taux bas - M. Warsh était classé dans cette catégorie du temps où il était gouverneur (2006-2011). Kevin Warsh est bien connu des milieux financiers pour avoir notamment été un des dirigeants la banque Morgan Stanley. Il faisait partie des personnalités pressenties pour prendre la tête de l'institution en 2018, lorsque Donald Trump avait finalement préféré Jerome Powell - choix sur lequel le chef de l'Etat n'a ensuite cessé de se lamenter. L'enjeu de l'indépendance Le président américain assume attendre du prochain chef de la Fed qu'il partage ses vues sur la politique monétaire. Il a répété jeudi que les taux d'intérêt étaient pour lui "trop élevés, intolérablement trop élevés". Sauf que l'interventionnisme de Donald Trump risque de rendre son candidat suspect aux yeux des investisseurs. La révélation par Jerome Powell de l'existence d'une procédure du ministère de la Justice à son encontre a récemment suscité l'indignation des milieux économiques, qui y voient une nouvelle atteinte à l'indépendance de l'institution monétaire. Des élus républicains en ont aussi pris ombrage et dit qu'ils ne confirmeraient aucune nomination à la Fed tant que la procédure ne serait pas classée. Critique de l'institution Donald Trump avait laissé entendre en décembre qu'il envisageait de nommer son conseiller économique Kevin Hassett, avant de faire marche arrière. Dans un autre message sur Truth Social vendredi matin, il a expliqué que M. Hassett aurait fait un "excellent président" de la Fed mais que ses talents lui étaient indispensables à la Maison Blanche. C'est le président républicain George W. Bush qui avait fait de Kevin Warsh le plus jeune gouverneur de l'histoire de la banque centrale - il avait alors 35 ans. Il aurait pu rester plus longtemps en poste, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de l'exceptionnelle politique monétaire accommodante adoptée pour soutenir la reprise après la crise de 2008-09. Cette étiquette de "faucon" pesait en sa défaveur aux yeux de l'exécutif actuel. Mais il a passé l'année 2025 à envoyer des signaux à la Maison Blanche en plaidant pour des diminutions de taux et en critiquant l'institution monétaire. Sitôt après l'annonce, un commentateur de la chaine économique américaine CNBC a relevé un possible autre atout de Kevin Warsh aux yeux d'un président aimant s'entourer de personnes télégéniques: "Il a de beaux cheveux."

30.01.2026 à 13:21

Eutelsat: l'Etat bloque une vente d'actifs à un fonds suédois et défend une activité "trop stratégique"

FRANCE24

"Nous avons estimé que cette activité était trop stratégique pour la France en vertu de nos propres considérations et de notre doctrine", a souligné vendredi le ministère de l'Economie. Dans la matinée, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait indiqué sur TF1 que l’État était à l’œuvre derrière l'annulation de la vente d'"antennes (servant) pour des communications civiles et aussi pour des communications militaires" au fonds suédois EQT, annoncé la veille par le groupe. Eutelsat dispose d'une constellation de quelque 600 satellites en orbite basse, qui lui permet de fournir des services de télécommunications satellitaires. Seul concurrent de l'américain SpaceX et de son service Starlink à l'échelle mondiale - à la différence qu'Eutelsat opère à destination de clients gouvernementaux et d'entreprises et non de particuliers -, le groupe est considéré par la France comme un actif stratégique. Eutelsat sait aussi faire valoir sa position d'acteur souverain: début 2025, alors que SpaceX menaçait de couper ses services sur le territoire ukrainien, le groupe avait assuré disposer d'une couverture "parfaite" dans le pays. Depuis l'été 2025 et une large opération d'augmentation du capital, l’État Français est par ailleurs devenu le premier actionnaire du groupe avec près de 30% des parts. Le groupe a également passé en juin un accord-cadre sur dix ans avec l'armée française dans le domaine des communications militaires spatiales, pour un montant maximal d'un milliard d'euros. Un blocage rare Le processus de vente au fonds suédois, rendu public à l'été 2024 par une annonce du groupe, n'a cependant pas été bloqué en interne, mais par le biais de la procédure de contrôle des investissements étrangers en France (IEF). Cette prérogative de l'Etat sur les ventes d'actifs à l'étranger aboutit rarement au blocage d'un investissement. L'Etat a ainsi récemment autorisé la vente à un groupe américain de l'entreprise française LMB Aerospace, fabricant de systèmes de refroidissement et sous-traitant du secteur de la défense. S'agissant d'Eutelsat, le ministère français de l'Economie assure que la "qualité de l'investisseur" suédois n'était pas en cause. Eutelsat a de son côté précisé jeudi soir, à l'annonce de l'annulation de la vente, que l'opération devait porter sur des infrastructures "passives" comme des antennes ou des bâtiments, mais sans composants électroniques. Le groupe a également tenté de rassurer les marchés sur l'impact de cette annulation sur sa santé financière. "Le non-aboutissement de cette opération ne remet pas en cause la capacité d'Eutelsat à financer les dépenses d'investissement nécessaires à la poursuite de sa stratégie de croissance", assurait jeudi soir l'entreprise, qui n'a pas souhaité faire davantage de commentaire. Dans une note d'analystes publiée vendredi, Deutsche Bank souligne néanmoins que "l'arrêt du processus signifie qu’Eutelsat ne percevra pas les quelque 550 millions d'euros anticipés". A 12h30, le titre perdait 5,53% en bourse, à 2,22 euros, dans un marché stable.

30.01.2026 à 13:18

Donald Trump désigne Kevin Warsh à la tête de la FED, à la place de Jérôme Powell

FRANCE 24

En conflit avec l'actuel président de la Réserve fédérale, Jérôme Powell, Donald Trump a annoncé jeudi sur son réseau Truth Social avoir proposé le nom de Kevin Warsh, un ancien gouverneur de la banque centrale américaine, pour prendre la relève.

30.01.2026 à 13:17

A Paris, Rachida Dati veut fermer le Champ-de-Mars et suscite le débat

FRANCE24

Le Champ-de-Mars, comme les bois de Boulogne et de Vincennes, "est devenu un lieu d'insécurité récurrent", affirme la candidate des LR et du MoDem à l'Hôtel de ville. La ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement, où se trouve le parc, martèle que les agressions sexuelles y sont quotidiennes, ce qui n'a pu être confirmé par la préfecture de police. "C'est devenu une zone de non-droit, avec le jour, des vendeurs à la sauvette et arnaqueurs professionnels, et la nuit des bandes rôdant autour des touristes", développe sa porte-parole de campagne Nelly Garnier. Rachida Dati, qui réclame régulièrement des mesures de sécurisation, propose dans son programme d'installer une brigade équestre dans le parc et de le fermer complètement la nuit par des grilles "patrimoniales" semblables aux clôtures du parc Monceau ou des Tuileries. Une aberration pour les défenseurs du patrimoine, déjà échaudés par le mur de verre entourant la tour Eiffel contre le risque terroriste. "Des grilles viendraient barrer l'une des plus célèbres perspectives de Paris", cette "échappée vers le lointain" qui va de l'Ecole Militaire au Trocadéro en passant sous les arches de la Dame de fer, redoute Julien Lacaze, président de Sites & Monuments. "Nous mettre en cage" Aujourd'hui propriété de la ville, le Champ-de-Mars était au départ un terrain d'exercice militaire qui a accueilli la fête de la Fédération (1790) puis des expositions universelles. "C'est un espace libre", résume Christine Nedelec, présidente de SOS Paris. Au début du XXe siècle il fut réaménagé en parc d'agrément par l'architecte Jean-Camille Formigé et le paysagiste Jean-Claude-Nicolas Forestier, désireux de créer "une continuité avec l'urbanisme", raconte Pierre Lamalattie, auteur d'un ouvrage sur le sujet. "L'idée, qui a essaimé dans le monde entier, était d'avoir une interpénétration avec la ville grâce à des rues traversantes sécurisant le jardin", explique cet historien de l'art. "Il y a un fonctionnement automatique qui fait que l'espace n'a pas besoin d'être clos", analyse-t-il. "Quand je pense que certaines veulent nous enfermer derrière des barreaux et mettre le Champ-de-Mars en cage !", s'est étranglée la maire socialiste sortante Anne Hidalgo. Une fermeture nocturne de l'un des plus grands espaces verts de la capitale exclurait ceux qui viennent y pique-niquer le soir, faire un footing, veiller sur la pelouse en regardant scintiller le monument..., énumère, agacé, Jean-François Martins, le patron de la société d'exploitation de la tour Eiffel (Sete). "L'avantage d'un parc ouvert c'est de permettre le passage entre le VIIe et le XVe arrondissements", relève en outre Gérard Der Agobian, président des Amis du Champ-de-Mars. Ce dernier se dit néanmoins "partagé" sur la sécurisation par des grilles car, "même s'il n'y a pas d'agressions massives, les riverains éprouvent un sentiment d'insécurité". "En matière de sécurité il y a objectivement des progrès", souligne le patron de la tour Eiffel. "Ca reste néanmoins un site touristique dense attirant forcément ceux qui veulent profiter de l'insouciance des touristes. Mais des grilles créeraient une concentration encore plus propice à la délinquance", selon lui. "Champ de foire" Au-delà d'assurer la sécurité, le projet de Rachida Dati s'inscrit dans une "reconquête esthétique" du jardin en le préservant de la "surexploitation évènementielle et commerciale", précise Nelly Garnier. Une nécessité pour les défenseurs du patrimoine aux yeux desquels le site est devenu moins désirable, faute d'entretien. "Il faut arrêter d'en faire un champ de foire ! Il y a des évènements en permanence, ça massacre les pelouses", s'emporte Didier Rykner, directeur de la rédaction de La Tribune de l'Art. Lors du démontage, au printemps 2025, du Palais Ephémère, "la pelouse a été raclée et les racines des arbres arrachées", déplore Christine Nedelec. Mais la mairie de Paris a "fini par prendre conscience que c'est un écrin magnifique, qui a accueilli les JO. Et donc qu'il fallait diminuer les évènements et mieux l'entretenir", selon elle.

30.01.2026 à 13:02

Minneapolis : entre chaud et froid, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"

FRANCE24

Donald Trump a qualifié vendredi 30 janvier d'"agitateur" l'infirmier tué à Minneapolis il y a une semaine par des agents fédéraux, au lendemain des promesses de son émissaire d'y réduire les effectifs de la police de l'immigration.

30.01.2026 à 12:58

Iran : nouveau navire de guerre américain dans le Golfe persique

FRANCE24

Dans quelle mesure faut-il prendre les menaces de Téhéran face aux États-Unis au sérieux ? "Les forces armées ont assuré être prêtes à répondre, à réagir à toute action contre Téhéran", rapporte notre correspondant Siavoch Ghazi.

30.01.2026 à 12:58

Incendie de Crans-Montana : la mairie dans le viseur de la justice

FRANCE24

Après les époux Moretti, deux nouvelles personnes mises en cause dans l'enquête sur l'incendie de Crans-Montana qui a fait 40 morts et plus de 110 blessés... Ce sont les agents responsables de la sécurité publique de la commune qui vont être entendus par la justice.

30.01.2026 à 12:58

Pétrole : le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé

FRANCE24

Moins d'un mois après la capture par les États-Unis du président Nicolas Maduro, Caracas a salué jeudi 29 janvier un "bond historique" pour le pétrole vénézuélien, avec l'adoption, sous pression américaine, d'une réforme ouvrant le secteur au privé, puis l'annonce par Washington d'une suspension partielle des sanctions instaurées en 2019.

30.01.2026 à 12:51

CIO: le projet olympique de Coventry devrait s'esquisser à Milan

FRANCE24

Première femme, première non-occidentale et plus jeune patronne du sport mondial depuis Pierre de Coubertin, l'ex-nageuse zimbabwéenne de 42 ans incarne depuis son élection une promesse de renouveau. Mais ses contours tardent à se préciser: comme promis pendant sa campagne, elle a entamé ses huit ans de mandat - renouvelable pour quatre ans - par le lancement en juin de plusieurs groupes de travail. Parmi ces groupes thématiques, un porte sur la "protection de la catégorie féminine" où la question des athlètes transgenres et intersexes devait être abordée. Un autre est axé sur le programme olympique afin de trouver un équilibre notamment entre la taille des Jeux, la pertinence des sports et celle des disciplines. Leurs avancées seront pour la première fois dévoilées lors de la commission exécutive du CIO entre samedi et lundi, puis discutées mardi et mercredi à Milan par la centaine de membres du cénacle olympique réunis pour la 145e session, avant le début des JO-2026 de Milan Cortina le vendredi. Il s'agit à la fois de redessiner le programme sportif des JO - quitte à brouiller la frontière entre épreuves d'été et d'hiver, si le cyclocross ou le trail entrent dès 2030 dans les Alpes françaises -, de revoir leur attribution, d'adapter leur modèle économique et de rénover leur antichambre, les Jeux olympiques de la jeunesse. L'ombre de Trump A peine élue, la septuple médaillée olympique a promis de s'attaquer "à la protection de la catégorie féminine", sujet scientifiquement complexe et politiquement explosif remis au premier plan par l'adoption de tests génétiques en athlétisme, natation, boxe et ski. Les instances concernées veulent réserver les épreuves féminines aux athlètes porteuses de chromosomes XX, bannissant à la fois les sportives transgenres et intersexes -considérées filles depuis la naissance et qui ignorent souvent leurs particularités génétiques ou hormonales. Une décision sur ce sujet "ne sera pas" à l'ordre du jour de la 145e session, a prévenu mercredi dernier Kirsty Coventry. Après avoir promis en décembre de statuer "au premier trimestre" 2026, elle évoque désormais "les prochains mois". Car son calendrier est contraint: hôte des JO-2028, le président américain Donald Trump a banni par décret les sportives transgenres de toutes les épreuves féminines, empiétant dès son élection sur les prérogatives du CIO. La Zimbabwéenne "va sans doute attendre la fin du Mondial de football cet été pour un premier rendez-vous avec Trump. Mais à ce moment-là, il faudra une politique", analyse Jean-Loup Chappelet, spécialiste de l'olympisme à l'université de Lausanne. Depuis 2021, le CIO recommande aux fédérations internationales d'adapter les règles d'éligibilité à chaque discipline, données scientifiques à l'appui, sans partir du principe que l'intersexuation ou la transidentité confèrent systématiquement un avantage injuste. Opacité Kirsty Coventry peut-elle conserver cette ligne nuancée, au risque d'une confrontation avec Washington? Difficile d'anticiper, puisque le groupe de travail dédié au genre est le seul dont la composition reste tenue secrète par le CIO, pour "protéger" ses membres d'un possible harcèlement. Une telle opacité inquiète la "Sport and Rights Alliance", qui réunit les principales organisations de défense des droits humains, et redoutait la semaine dernière que "l'instrumentalisation politique" de ce sujet "n'influence indûment les décisions du CIO". D'autant que les convictions de Kirsty Coventry, susceptibles de guider ses arbitrages, demeurent pour l'heure un mystère: elle raconte volontiers son attachement personnel à l'olympisme, né à 9 ans devant les JO-1992 de Barcelone et qui a forgé son parcours, mais renvoie les questions politiques aux consultations en cours. Concernant les athlètes russes et bélarusses, elle a prolongé la ligne adoptée par son précédesseur pour les JO-2024, en ne les autorisant que sous bannière neutre et s'ils n'ont pas activement soutenu la guerre en Ukraine, sans préciser les conditions de leur plein rétablissement. Au sujet de Trump, elle avait plaisanté juste après son élection sur son habitude "des hommes difficiles occupant de hautes fonctions". Mais l'ex-ministre zimbabwéenne des Sports s'est depuis cantonnée à un ton plus diplomatique, et prendra à Milan un premier contact avec le vice-président JD Vance et le secrétaire d'Etat Marco Rubio, présents le vendredi à la cérémonie d'ouverture des JO-2026.

30.01.2026 à 12:49

Plainte contre Thierry Mariani pour "provocation à la discrimination au logement"

FRANCE24

L'association estime qu'avec cet argument électoral Thierry Mariani "appelle explicitement tous ceux qui seront candidats sur sa liste" à "l'instauration d'une politique municipale fondée sur un critère de nationalité, lequel est prohibé par la loi". Cette plainte, transmise au parquet de Paris récemment, mentionne le site internet dédié à la candidature de M. Mariani. On pouvait encore y lire vendredi matin: "instaurer la priorité nationale", juste au dessus de la phrase, dans la même fenêtre, "garantir aux Parisiens et travailleurs l'accès au logement social". "Il s'agit d'une violation manifeste de la loi et du principe d'égalité prévu par la Constitution. Ce type de promesse porte atteinte à l'Etat de droit", a commenté pour l'AFP Me Jérôme Karsenti, qui porte cette plainte. En fin de matinée, la proposition avait été reformulée par la phrase: "Instaurer la priorité nationale dans l'accès au logement social et y favoriser les familles et les travailleurs dès que la loi le permettra en 2027 avec la victoire de nos idées au national". Interrogé par l'AFP, Thierry Mariani a souligné qu'il ne proposait "que des choses qu'il est possible de faire". "Aujourd'hui, ce n'est pas possible, mais comme on le met dans notre programme, on espère qu'après la victoire de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen, ce sera possible. Et nous, on le revendique", a-t-il ajouté, rappelant que la première mesure proposée en cas de victoire du RN à la présidentielle de 2027 est un référendum sur l'immigration. Le RN a déjà eu dans le passé des démêlés avec la justice dans ce domaine. En septembre 2024, trois cadres de l'époque ou ex-cadres du Front national (devenu RN), dont le maire d'Hénin-Beaumont Steeve Briois, avaient été relaxés par le tribunal de Nanterre des faits de complicité de provocation à la discrimination par le biais du "guide de l'élu FN", qui incitait à appliquer la "priorité nationale". La Maison des Potes était déjà à l'origine de la plainte dans cette affaire. Dans ce dossier, le parquet avait requis six mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d'amende à l'encontre de Steeve Briois et de l'ex-secrétaire nationale du Front national chargée des élus Sophie Montel, qui a quitté la formation en 2017. Une amende de 10.000 euros avait été demandée contre une autre cadre du RN, Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck. Le ministère public avait estimé que ce "Petit guide pratique de l'élu municipal Front national" - édité avant les municipales de mars 2014 et dans lequel le FN recommandait à ses candidats "l'application" de "la priorité nationale dans l'accès aux logements sociaux" - comportait "une incitation claire à commettre cette distinction" entre Français et étrangers. Mais le tribunal avait finalement considéré que la "participation personnelle et volontaire" de Steeve Briois et de Sophie Montel dans la publication du guide sur un site internet n'avait pas été démontrée. Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck avait été relaxée en raison d'une insuffisance de preuves démontrant sa responsabilité dans la publication.

30.01.2026 à 12:49

Marion Maréchal, la nièce en quête de l'héritage Le Pen

FRANCE24

On n'échappe pas à son patronyme. Née Le Pen, lancée dans l'arène sous l'appellation Maréchal-Le Pen, l'ex-plus jeune députée de France avait "laissé de côté" ce "nom de guerre" après son retrait de la vie politique. Revenue dans le jeu, elle l'assume plus fièrement que jamais. Et le fait savoir. Tout est dit dans le titre de son essai, largement autobiographique, paru cette semaine. Cela aurait pu s'intituler "Au nom du grand-père"; elle a choisi "Si tu te sens Le Pen", formule épistolaire signée de son aïeul, pour la pousser à conquérir la circonscription de Carpentras, en 2012, à seulement 22 ans. La voilà donc, à 36 ans, livrant le récit parfois intime d'une vie dans l'ombre portée du "Menhir", sulfureux bâtisseur de l'extrême droite française obsédé par l'immigration et les juifs. Une sorte de confession qui rappelle celle de Marine Le Pen (elle aussi née Marion), à peu près au même âge, dans son premier ouvrage baptisé "A contre-flots". Désormais l'extrême droite a le vent en poupe. Les temps ont changé, l'éditeur aussi: c'est dans l'opulence du Salon Haute Couture du Plaza Athénée (8e arrondissement de Paris) que la maison Fayard a organisé le lancement de sa nouvelle publication mardi soir. L'autrice rejoint ainsi l'écurie politico-littéraire du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, au côté des best-sellers Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy, Eric Zemmour et Jordan Bardella. Une union des droites sur étagère, qui peine encore à se concrétiser dans les urnes. Le président du Rassemblement national, flanqué de quelques lieutenants, était tout de même présent sous les lustres du palace parisien, pour saluer cette alliée héréditaire. Ne manquait que Marine Le Pen, "privée de soirée en raison d'un imprévu", mais qui a souhaité à sa nièce "beaucoup de succès" avec ce manuscrit "sincère et sensible". Entretenir la flamme Réconciliée avec sa tante, Marion Maréchal n'a cependant rien renié de sa ligne plus identitaire et libérale, qui la conduisit à quitter le Front national en 2017, puis à rejoindre l'aventure d'Eric Zemmour en 2022. Avant de revenir au bercail par la petite porte dans le fracas de la dissolution de 2024. Enième "trahison" d'une "opportuniste", enrage encore le dirigeant de Reconquête, qui n'a toujours pas digéré la volte-face de sa tête de liste aux européennes. Chez les Le Pen en revanche, les offenses sont pardonnées. "On peut être touchée sans être dans un reproche éternel. De toutes façons, dans la famille nous avons le pardon facile", assurait la tante Marine juste avant la trêve de Noël - alors que sa propre histoire avec son père disait le contraire. La mort du patriarche, début 2025, a sans doute oeuvré à ressouder le clan. La nièce Marion s'était fait remarquer par son hommage appuyé à ce "cher Daddy" dont elle avait juré de "relever la mission". Tant pis pour la "dédiabolisation" du parti patiemment entreprise depuis que le fondateur, connu pour ses provocations qui lui ont valu plusieurs condamnations en justice, avait passé le relais à sa fille. Peu importe aussi l'ordre de succession acté par la triple candidate présidentielle, dont la quatrième tentative se joue depuis mi-janvier devant la cour d'appel de Paris. Si son inéligibilité était confirmée d'ici l'été, Jordan Bardella devrait "reprendre le flambeau", a énoncé la patronne. Mais il faudra composer avec une Marion Maréchal déterminée à entretenir la flamme et à "veiller", comme elle l'écrit, à ce que "cette conquête du pouvoir ne se (fasse) pas au prix des reniements". Quitte à s’accommoder de ses affinités trumpistes, quand le parti tente de prendre ses distances avec l'imprévisible président américain. Forte d'une cote de popularité flatteuse dans tous les baromètres, la légataire de la marque Le Pen conclut comme on menace: "Ce vieux nom breton (est) une forme de garantie". Plus littérale, sa tante l'avait déjà traduit en français: "Le Pen, ça veut dire le chef".

30.01.2026 à 12:49

Attaque d'un aéroport au Niger : le chef de la junte remercie la Russie pour son aide

FRANCE24

Le chef de la junte au Niger a remercie jeudi 29 janvier soir la Russie pour son aide lors de l'attaque de l'aéroport de Niamey et accusé nommément les présidents français, béninois et ivoirien d'être les "sponsors" des assaillants, dans une déclaration diffusée à la radio publique.
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