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▸ Les 15 dernières parutions

01.04.2026 à 11:00

Mondial 2026 : la presse réclame du changement après la "troisième apocalypse" du football italien

FRANCE 24

Après le troisième échec consécutif de l'Italie à se qualifier pour la Coupe du monde, la presse italienne fulmine, mercredi, contre sa Nazionale et surtout contre les dirigeants du calcio. Elle évoque un désastre pour le pays et appelle à des changements pour ramener la sélection italienne parmi l'élite mondiale.

01.04.2026 à 10:59

Jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, l'ancien plumassier du Lido "regrette vraiment"

FRANCE24

"J'ai compris leur tristesse, j'ai compris certains traumatismes et le mal que j'aurais pu faire", a déclaré d'une voix chevrotante Jean-Claude de Roo, en référence aux auditions des parties civiles. "Je suis vraiment navré si tout ça a occasionné autant de tristesse et de traumatismes". M. de Roo, 77 ans, comparaît pour des viols et agressions sexuelles notamment sur mineur de moins de 15 ans et par personne ayant autorité, ainsi que corruption de mineur - des faits survenus à l'égard d'une première victime présumée, Baptiste, entre janvier 2007 et octobre 2010. Il est également poursuivi pour une agression sexuelle commise en 2016 par personne ayant autorité sur une deuxième victime présumée, Louison, 16 ans au moment des faits. Invité lundi à l'ouverture de son procès à dire s'il reconnaissait les faits qui lui étaient reprochés, l'accusé avait invariablement répondu "non". Au cours de l'instruction, M. de Roo avait déjà contesté ces accusations. A la barre mercredi, le plumassier - qui a contribué aux costumes féeriques du Lido, mythique cabaret des Champs-Élysées -, a souhaité faire une déclaration avant que la cour ne l'interroge. "J'ai réfléchi à tout ce qui a été dit", a-t-il commencé. "J'ai vu beaucoup de témoins, de parties civiles un peu désemparés, un peu tristes". Après avoir exprimé ses regrets, le septuagénaire, pull blanc sur le dos, a indiqué qu'il ne pouvait "plus parler", sous le regard de Baptiste, assis sur le banc des parties civiles. "Ça a été très dur (de prononcer) ces quelques phrases (...) mais je ne peux plus. Au bout de trois jours (de procès), je ne tiens presque plus", a conclu l'accusé. Tout de même interrogé par la cour à la suite de ses déclarations, Jean-Claude de Roo n'a pas souhaité répondre à la plupart des questions posées par le président, comme lui autorise la loi. Notamment questionné sur celui qu'il appelait son "fils" (M. de Roo n'a en réalité pas de fils) qui, à la surprise générale, a révélé mardi à la barre avoir subi "des rapports sexuels non consentis" de ses 14 ans à ses 18 ans, l'accusé a répondu ne pas être "tout à fait d'accord" avec les faits. Aucune plainte n'a été déposée à ce jour concernant ces faits. Le verdict est attendu en fin de journée.

01.04.2026 à 10:51

Iran : l'ancienne ambassade américaine touchée par les frappes

FRANCE24

Des explosions ont réveillé plusieurs quartiers de Téhéran ce mercredi 1er avril, après que Donald Trump, dans un nouveau revirement, a affirmé que les États-Unis "partiraient" d'Iran dans "deux ou trois semaines", peu importe qu'un accord soit conclu ou non. L'ancienne ambassade américaine à Téhéran aurait été touchée, selon notre correspondant Siavosh Ghazi.

01.04.2026 à 10:51

Catacombes de Paris: la balade entre les morts se réinvente dès le 8 avril

FRANCE24

À vingt mètres sous les pavés, le chantier touche à sa fin: deux restauratrices peaufinent les dernières finitions sur deux piliers peints en noir et blanc, certains panonceaux d'explication, encore bâchés, sont prêts. "Pour conserver ce lieu, il était urgent de faire des travaux d'amélioration des installations techniques, de la ventilation, de la lumière, de l'électricité", explique à l'AFP Isabelle Knafou, administratrice des Catacombes de Paris, afin notamment de protéger les ossements humains dans un environnement au "taux d'humidité proche de 90%". Preuve en est, des gouttes d'eau tombent régulièrement du ciel (plafond) de pierre. Ce matin de fin mars, un filage au "casque immersif", est en cours. Le musée souhaite "plonger le visiteur dans un état sensoriel un peu étrange qu'on vit ici au sein des entrailles de Paris", souligne Isabelle Knafou, lors d'une visite des coulisses du chantier. À l'entrée de l'ossuaire, le sol a été refait, de petits spots tamisés "vont mettre en valeur" le bas des murs d'ossements. Ailleurs, le nouvel éclairage rappellera les visites des Catacombes qui se faisaient à la bougie jusqu'en 1974, rappelle Mme Knafou. - "Égalité" face à la mort - Accueillant jusqu'à sa fermeture pour travaux en novembre 2025 quelque 600.000 visiteurs par an -pour les trois quarts étrangers, notamment américains- le musée a vu sa scénographie repensée pour attirer davantage de résidents de la capitale. "J'ai très envie que les Parisiens se réapproprient cette histoire", poursuit l'administratrice. Le parcours est scindé en deux: la découverte des anciennes carrières d'où était extraite la pierre calcaire pour construire la capitale notamment, et la visite de l'ossuaire municipal, composé des os et crânes de millions de Parisiens décédés entre le Xe et le XVIIIe siècles, transférés là à partir des années 1780. Le site est ouvert au public depuis 1809. "On sait qu'il y a toutes les couches de la population, les pauvres comme les riches, les anonymes comme certaines personnalités qui ont fait notre Histoire", explique Isabelle Knafou, citant des acteurs de la Révolution française ou encore Molière. La responsable du musée-cimetière évoque un lieu où l'on prend conscience "de l'égalité des hommes face à la mort". D'où, poursuit-elle, la volonté de préserver cette "intimité" avec les défunts et ne pas protéger les ossements avec des barrières. "Vous êtes invité à ne rien toucher et à ne pas fumer dans l'ossuaire", stipule un écriteau. Une recommandation qui vaut aussi pour les galeries recouvertes de graffitis, qui font partie intégrante de l'"identité" du site, souligne Mme Knafou. "Le principe d'un lieu comme ça, qui est extrêmement fragile, c'est qu'il ne faut toucher à rien", avertit-elle. "Projet de femmes" Devant "une hague" (muret), Florent Bastaroli, maçon du bâti ancien, en tenue bleue de travail, démonte et remonte un mur d'ossements. Une ligne de pierre a notamment été ajoutée au sol pour contrer l'humidité. L'artisan et ses collègues doivent respecter l'esprit du lieu, recréant par exemple une "croix faite de crânes". Son intervention dans les Catacombes, indépendante des travaux en cours, a un côté "insolite": quand il en parle, "les gens sont assez intéressés, d'autres sont un peu effrayés", souligne le sexagénaire. Les bruits de perceuse et les nombreux fils électriques attestent de travaux encore en cours, comme la présence de ces deux grosses brouettes oranges, électriques, "conçues spécialement pour ce chantier". "La grande difficulté du site, c'était l'acheminement et l'évacuation des gravats à 20 mètres sous terre", résume Camille Guérémy, gérante de Artemis Architectes, en charge du projet. Dans leur immense majorité, les gravats sont conservés sur place. Cette architecte évoque un "chantier passionnant" avec un "gros challenge" pour tout boucler en cinq mois, en souterrain. "Dans le bâtiment, on est souvent les seules femmes", remarque par ailleurs Camille Guérémy, avant d'égrainer le nom de toutes les cheffes qui ont participé au projet de rénovation, évoquant un "projet de femmes".

01.04.2026 à 10:43

Démission d'un chef des renseignements après un scandale en Colombie

FRANCE24

Haut fonctionnaire à la Direction nationale du renseignement (DNI), M. Mejia a été accusé d'avoir divulgué des informations ayant bénéficié à une faction dissidente des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), selon une enquête de la chaîne de télévision Caracol diffusée en novembre et fondée sur des conversations et des documents saisis. La principale faction de la guérilla marxiste, aujourd'hui dissoute, a déposé les armes après la signature d'un accord de paix en 2016, mais des groupes dissidents opposés à cet accord continuent de s'affronter avec les forces de sécurité. M. Mejía, qui a reçu le soutien du président de gauche Gustavo Petro, a nié les accusations et assure ne pas connaître le commandant, connu sous le nom de Calarcá, de ce groupe dissident d'extrême gauche qui aurait reçu ces informations durant les pourparlers avec les autorités. Passé d'un diplôme en éducation physique à la direction du renseignement colombien, il a déclaré mardi à la chaîne Canal 1 qu'il avait présenté sa démission le 3 mars. L'affaire a connu un nouveau rebondissement cette semaine après que la procureure générale, Luz Adriana Camargo, a affirmé que l'enquête avait établi des "faits très graves" liés aux révélations de Caracol. A cinq mois de la fin de son mandat, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, a échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.

01.04.2026 à 10:37

Moyen-Orient: la Bourse de Paris prend Trump au mot et rebondit

FRANCE24

Vers 10H15 heure de Paris, l'indice CAC 40 progressait de 1,75%, à 7.954 points. La Bourse de Paris avait clôturé mardi sur une hausse un mois de mars particulièrement morose pour le CAC 40, qui a marqué son plus fort recul mensuel (-8,90%) depuis la crise du Covid en mars 2020, en raison du conflit au Moyen-Orient commencé il y a plus d'un mois. "Le marché veut croire que Donald Trump est prêt à mettre fin à la guerre en Iran sous deux à trois semaines comme il l'a indiqué", ont rapporté les experts de Natixis. "La clé reste toutefois l'ouverture durable du détroit d'Ormuz, ainsi que la vulnérabilité des infrastructures énergétiques de la région, y compris au-delà du pétrole et du gaz", ajoutent-ils dans un note publiée mercredi. Les propos de Donald Trump ont aussi eu un effet sur les marchés des dettes (obligations) des Etats et de l'énergie. Référence mondiale du brut, le pétrole Brent de la mer du nord reculait de 3,63%, à 100,20 dollars le baril, à 10H00, heure de Paris. Son équivalent américain, le WTI, se repliait de 4%, à 97,32 dollars le baril. Sur le marché de la dette, le taux d'intérêt sur les emprunts français à dix ans reculait à 3,65%, contre 3,72% la veille. En France, l'optimisme pouvait aussi être alimenté par un indicateur national. Les ventes de voitures neuves ont augmenté de 12,86% en mars sur un an, un rebond après un début d'année difficile, selon les données publiées mercredi par la Plateforme automobile (PFA), qui défend les intérêts du secteur. - Les banques à la hausse La palme de la hausse revenait aux banques (Société générale +5,28% à 65,02 euros, BNP Paribas +4,35% à 84,51 euros) vers 10H00. Conséquence de la baisse des prix du pétrole, TotalEnergies a enregistré la plus forte baisse de valeur vers 10H00 (-2,19%, à 79,14 euros).

01.04.2026 à 10:35

Israël : une étonnante résilience énergétique en pleine guerre

Christophe DANSETTE

Visé par des frappes et en état d’alerte permanent, Israël résiste pourtant sur le front énergétique. Un paradoxe qui s’explique par son indépendance gazière et une économie de guerre qui tourne à plein régime.

01.04.2026 à 10:29

Le Japon autorise la garde conjointe en cas de divorce

FRANCE24

Takeshi Hirano, 49 ans, qui est rentré chez lui un jour de 2018 pour découvrir que sa femme avait disparu avec leurs deux filles, explique à l’AFP que le nouveau cadre juridique représente "un immense pas en avant". Pendant des décennies, un seul parent — presque toujours la mère — se voyait attribuer l’autorité parentale après un divorce, faisant du Japon une exception parmi les économies développées. "Une fois séparé ou divorcé, la relation parent-enfant pouvait facilement être rompue", ajoute Hirano. La loi révisée et entrée en vigueur mercredi reflète des évolutions sociétales, comme l’implication croissante des pères dans l’éducation des enfants, qui ont accru la pression en faveur d’une réforme. Les changements permettent désormais aux parents de discuter des modalités de garde lors du divorce. Les couples peuvent choisir la garde exclusive s’ils estiment que c’est la meilleure option. En cas de désaccord, les tribunaux familiaux interviendront. Mais les opposants à cette réforme estiment que la garde conjointe pourrait replonger les victimes de violences conjugales dans la souffrance en les obligeant à maintenir des liens avec leur ancien compagnon. Dimanche, une centaine de personnes — principalement des femmes — ont ainsi manifesté à Tokyo, brandissant une bannière violette et des ballons symbolisant la lutte contre les violences domestiques. Elles scandaient notamment : "Non à un système qui bloque notre fuite !" "Enlevé en toute impunité" Mais certains affirment que l’ancien système pouvait inciter l’un des parents à s'enfuir avec l’enfant afin d’être le premier à s’installer comme parent "résident", ce qui lui donnait un avantage au tribunal. "Votre enfant pouvait être enlevé en toute impunité", dénonce Hirano, qui est avocat. Il prévient toutefois que la garde conjointe ne garantit pas automatiquement davantage de rencontres ou de temps passé avec les enfants. La nouvelle loi permet toujours à un parent de prendre seul des décisions quotidiennes, comme l’alimentation, les vêtements ou les activités après l’école. Ce qui change, en revanche, c’est que l’autorité parentale peut désormais être partagée sur les questions majeures, notamment une nouvelle adresse, le choix de l’école ou une intervention chirurgicale. "C’est important que le parent +non résident+ puisse désormais participer à des décisions auxquelles il n’avait auparavant strictement aucun accès", souligne Hirano. Fondamentalement, la révision légale repose sur l’idée que "la participation des deux parents à l’éducation, même après un divorce, est dans le meilleur intérêt de l’enfant", explique-t-il. Les victimes de violences conjugales s’inquiètent quant à elles du fait que la garde conjointe pourrait les obliger à rester en contact étroit avec leur ex-conjoint, surtout dans le cas de violences financières ou psychologiques que les tribunaux peinent à reconnaître, à l'instar de Shiho Tanaka, qui a fui de telles violences de son ex-mari. Si la garde exclusive peut être maintenue lorsque les violences conjugales sont reconnues par la justice, cette élue locale, responsable d’un groupe de soutien aux parents isolés, estime que "les tribunaux japonais ont tendance à négliger les violences psychologiques". "Je doute sérieusement que les médiateurs des tribunaux, peu sensibilisés aux violences domestiques, soient réellement capables de les identifier", dit-elle. Ces dynamiques de pouvoir déséquilibrées signifient que les victimes peuvent être poussées à accepter malgré tout une garde conjointe et se retrouver à co-élever leurs enfants avec leurs agresseurs, expliquait l’avocate spécialisée en droit de la famille Harumi Okamura lors de la manifestation. Le système de médiation pour les couples divorcés "privilégie l’écoute égale des deux parties et, au nom de la neutralité, les tribunaux ne dénoncent pas les comportements abusifs des auteurs et ne les incitent pas à changer", affirme-t-elle.

01.04.2026 à 10:21

Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud

FRANCE24

Les raids israéliens massifs, qui ravagent le Liban depuis début mars, ont fait plus de 1.200 morts et plus d'un million de déplacés d'après les chiffres officiels. Dans la capitale, cinq personnes ont été tuées et 21 blessées dans un bombardement qui a visé le quartier de Jnah, selon le ministère de la Santé. Les frappes ont visé quatre voitures garées dans une rue de ce quartier proche de la banlieue sud, bastion du Hezbollah, a précisé à l'AFP une source sécuritaire. Un correspondant de l'AFP a vu les débris d'un véhicule et des pompiers tentant d'éteindre un incendie dans la nuit. Les raids, qui ont résonné dans toute la capitale, ont creusé trois cratères et endommagé des dizaines de voitures dans la rue jonchée de débris. Hassan Jalwan, un habitant de la région, a raconté avoir entendu "de grosses explosions". "Personne ne sait ce qui se passe", a-t-il dit, ajoutant que des déplacés dorment dans la rue dans ce quartier. Une autre frappe a visé une voiture mardi soir à Khaldé, à l'entrée sud de Beyrouth, faisant deux morts et trois blessés, selon les autorités. Sur place, un véhicule était calciné et des secouristes transportaient un blessé sur une civière, a constaté un correspondant de l'AFP. Message de Khamenei L'armée israélienne a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir frappé un "haut commandant" du Hezbollah ainsi qu'un "terroriste de haut rang" dans deux attaques distinctes "dans la région de Beyrouth". Le Hezbollah a déploré de son côté la mort de l'un de ses membres, Mohammad Baqer al-Naboulsi, dans la frappe sur Jnah. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en lançant une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Son fils Mojtaba, qui lui a succédé mais est invisible depuis sa nomination, a adressé un message au chef du Hezbollah Naïm Qassem, selon un communiqué de la formation pro-iranienne. Le nouveau guide lui assure que Téhéran "continue de soutenir la résistance contre l'ennemi sioniste et américain". Mardi déjà, le ministère de la Santé avait dénombré huit morts lors de plusieurs frappes israéliennes dans le sud du Liban. Parmi les personnes décédées se trouvait un secouriste, de même source. Dans la zone frontalière, le Hezbollah a dit être engagé dans de "violents affrontements" avec l'armée israélienne qui effectue une incursion dans ce secteur, notamment aux abords de Chamaa, à quelque cinq km de la frontière. Craintes d'occupation L'ONU s'est inquiétée mardi, par la voix de son chef des opérations humanitaires Tom Fletcher, de la perspective que soit créé un nouveau "territoire occupé" au Moyen-Orient. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait réaffirmé mardi l'intention de son pays "d'occuper" une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée. Avec pour l'objectif d'y établir, selon lui, une "zone de sécurité". Ces propos traduisent "une intention claire d'imposer une nouvelle occupation du territoire libanais, de déplacer de force des centaines de milliers de citoyens et de détruire systématiquement des villages et des villes dans le sud", a réagi le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa. C'est dans cette zone qu'ont été tués trois Casques bleus indonésiens ces derniers jours. Dix pays européens et l'Union européenne ont appelé dans une déclaration conjointe à garantir la "sécurité et la sûreté" de cette force de maintien de la paix qui se retrouve sous le feu croisé d'Israël et du Hezbollah.

01.04.2026 à 10:11

Pierre Hermé, l'émissaire de la pâtisserie française haut de gamme

FRANCE24

"Ce qui m'a réussi ces 50 dernières années? C'est l'audace", confie à l'AFP, à quelques jours des fêtes de Pâques, le pâtissier de 64 ans au regard doux et à la gestuelle très calme. Issu d'une lignée de quatre générations de boulangers-pâtissiers alsaciens, celui que la presse a surnommé "le Picasso de la pâtisserie" ou "le Dior des desserts" pour sa créativité, règne aujourd'hui sur 110 boutiques à travers le monde. Il commence sa carrière à 14 ans, en apprentissage chez Fauchon et Ladurée et y découvre le macaron, petit gâteau rond dont le corps est formé de deux biscuits à la poudre d'amande et le cœur d'une crème parfumée. "On faisait vanille, chocolat et café, et très vite je me suis rendu compte que je n'aimais pas ça. Ça m'ennuyait", dit-il d'un regard malicieux. Alors il y a ensuite eu rose, caramel, citron... jusqu'à arriver en 2026 à séduire avec des improbables "chocolat-yuzu-algue nori". Saveurs signature Tombé dans le sucre, version cannelle, dès l'enfance, dans la pâtisserie de son père, il peut, solide sur ses bases, commencer à explorer avec audace. En 1997, il fonde sa propre maison "Pierre Hermé", une marque de luxe dans la pâtisserie, comme il en existe dans la mode, et ouvre à Tokyo avant Paris. Les associations de saveurs inédites deviennent sa signature, comme avec le célèbre Mogador (chocolat au lait et fruit de la passion) ou encore l'Ispahan, un best-seller alliant framboise, litchi et rose, qui l'a fait véritablement décoller. "Du jour au lendemain, je ne vendais quasiment plus que lui, il y avait le gâteau, puis l'Ispahan en cake, bonbon, glace...", énumère celui qui ne touche plus une maryse ou un gramme de sucre chez lui pour ne pas se rappeler le bureau, mais se lance volontiers dans une blanquette. Ce bon vivant, qui possède plus de 2.000 références de vin dans sa cave, puise son inspiration dans les voyages, aussi bien que dans l'art contemporain, qu'il collectionne. En 2016, il a été élu meilleur "pâtissier du monde" par l'Académie des World's 50 Best Restaurants et fait des apparitions récurrentes comme invité de prestige dans l'émission Top Chef. Mais à 64 ans, Pierre Hermé dit désormais préférer la "notoriété à la célébrité". "Disons que je préfère le travail de fond que le travail sur le court terme. La notoriété dure, la célébrité est éphémère", selon lui. Nouveau rôle Pierre Hermé ouvre à tour de bras et aux quatre coins du monde, de Jakarta à Tachkent, des boutiques somptueuses, véritables écrins luxueux de pâtisserie à la française. Les boutiques tournent, et le sexagénaire, inspiré par l'un de ses mentors, Alain Ducasse, endosse un nouveau rôle. Il est ainsi devenu président de la coupe du monde de pâtisserie, vice-président du premier lobby des pâtissiers à boutiques dans le monde, l'association le "Relais Desserts", et monte un dossier pour faire inscrire les savoir-faire pâtissiers français au patrimoine culturel immatériel de l'Humanité (France et UNESCO). Cette reconnaissance viendrait protéger une vision du métier, à l'heure où l'engouement pour la pâtisserie haut de gamme se confond parfois avec le nombre de clics. "Ce qui m'énerve particulièrement, c'est le manque de sens. On fait du bruit, mais il n'y a pas de sens dans la création", dit-il sans désigner personne. Face au succès des gâteaux trompe-l'œil, XXL, des crookies et de la pâtisserie "pornfood", Pierre Hermé, l'homme des goûts innovants, défend une vision assez identitaire du gâteau. "Notre métier c'est d'abord de créer une émotion, un repère, alors que la France possède une formidable tradition du partage du gâteau, que ce soit à un baptême, à Noël, à Pâques ou pour un mariage ou un anniversaire", estime-t-il.

01.04.2026 à 10:05

Une équipe franco-japonaise présente à Macron une "première mondiale" de cryptage par ADN

FRANCE24

En présence du président français, au laboratoire LIMMS rattaché au CNRS, un document a été échangé de manière sécurisée grâce à deux clés identiques générées à Paris et à Tokyo à partir d'ADN synthétique, l'une pour le chiffrage, l'autre pour le déchiffrage. Alors que le stockage de données s'annonce comme un casse-tête des prochaines décennies, "le disque dur parfait existe déjà, c'est l'ADN", a estimé le directeur de ce laboratoire, Nicolas Clément. "Avec quelques grammes d'ADN, on peut stocker des quantités colossales de données", a-t-il expliqué. "C'est hyper impressionnant", a commenté Emmanuel Macron, évoquant "un potentiel d'innovation et de développement (...) énorme". La cryptographie par ADN représente une possible alternative aux approches quantiques pour sécuriser les échanges d'informations sensibles. Des chercheurs de l'EPSCI Paris - PSL, de l'Université de Limoges et de l'IMT Atlantique, en France, et leurs collègues de l'Université de Tokyo ont utilisé les propriétés de l'ADN pour créer des clés de chiffrement. Elles permettent de coder des messages, afin de les rendre incompréhensibles à quiconque ne possède pas le double de la clé qui permet de les décoder. Ordres militaires, missives diplomatiques, données financières... la confidentialité des messages numériques repose sur ces codes, mais cette protection se fragilise face au développement de calculateurs surpuissants, capables de les casser. Pour être inviolable, une clé de chiffrement doit être aussi longue que le message à protéger, parfaitement aléatoire et à usage unique. L'équipe franco-japonaise est parvenue à créer de telles clés à partir d'ADN synthétique - qui n'a pas de fonction biologique et ne contient pas d'information génétique. L'ADN étant extrêmement dense et stable, l'émetteur et le destinataire peuvent partager en amont de toute communication une énorme quantité de ces clés. Puis les conserver pendant des dizaines voire des centaines d'années. Au moment de la communication, de puissantes machines de séquençage chez l'expéditeur et le destinataire vont lire les molécules d'ADN et les transformer en un code binaire (des bits 0 ou 1) permettant de coder, d'envoyer et de décoder un message allant jusqu'à plusieurs centaines de mégaoctets. Les scientifiques ont mis au point des techniques pour garantir que toute tentative d'interception soit repérée par l'expéditeur et le destinataire avant l'utilisation. L'un des principaux avantages de cette technologie est qu'elle permet d'échanger des clés de chiffrement sur de longues distances, contrairement à ce qu'il est actuellement possible de faire avec la cryptographie quantique, qui repose sur les propriétés très fragile des particules.

01.04.2026 à 10:01

Ukraine, nucléaire, réarmement : où est passé le pacifisme des Écologistes ?

FRANCE24

Loin de ses origines radicalement antimilitaristes, le parti écologiste français soutient désormais le « réarmement » français et européen. Un virage déjà opéré par les Verts allemands il y a plusieurs années. Itinéraire d’un changement de doctrine au nom du « réalisme politique ».

01.04.2026 à 10:01

Moyen-Orient: les marchés ont envie de croire aux derniers propos de Trump

FRANCE24

A Francfort, l'indice Dax progressait de 2,64% vers 07H30 GMT. A Paris, le CAC 40 n'était pas en reste (+2,26%) tout comme à Milan (+2,77%). Plus sensible aux majors pétrolières, Londres progressait plus calmement (+1,72%), sur fond de légère baisse du prix du baril. "Le marché veut croire que Donald Trump est prêt à mettre fin à la guerre en Iran sous deux à trois semaines comme il l’a indiqué", selon des analystes de Natixis. "Nous partirons très bientôt", a déclaré le président américain Donald Trump, avant une nouvelle allocution mercredi soir (jeudi 01H00 GMT). Le président iranien Massoud Pezeshkian a réclamé pour sa part "les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l'agression". "Il s'agit de la première déclaration concrète émanant d'Iran qui semble fiable", estime Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. "La clé reste toutefois l’ouverture durable du détroit d’Ormuz, ainsi que la vulnérabilité des infrastructures énergétiques de la région, y compris au-delà du pétrole et du gaz", ajoutent les analystes de Natixis. A la différence de son allié Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois jugé que "la campagne n'est pas terminée". Sur le terrain, le conflit continuait: explositions en Iran, pétrolier endommagé au large du Qatar. La vague d'optimisme a aussi gagné l'Asie, particulièrement exposée à la flambée des prix de l'énergie en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. Au Japon, l'indice Nikkei a gagné 5,24%, et jusqu'à 8,44% pour le Kospi à Séoul en Corée du Sud. La Bourse de New York avait aussi terminé en nette hausse mardi: Le Dow Jones a gagné 2,49%, l'indice Nasdaq s'est envolé de 3,83% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 2,91%. Le Brent sous les 100 dollars Les propos de Donald Trump ont aussi calmé le marché du pétrole et de la dette des Etats. Référence mondiale du brut, le Brent de la mer du nord repassait en dessous des 100 dollars le baril pour la première fois depuis plusieurs semaines (99,14 dollars, -4,65%), au premier jour des nouveaux contrats de livraison en juin. Son homologue américain du WTI reculait également à 97,25 dollars le baril (-4,07%). "Les prix du pétrole brut restent élevés pour l’instant, et l’incertitude demeure quant à un possible regain d’escalade au Moyen-Orient", tempère Andreas Lipkow chez CMC Markets. Même si les propos de Trump pouvaient donner un coup de pouce immédiat aux actions, "les perturbations dans le secteur de l’énergie se poursuivraient pendant plusieurs mois et devraient probablement peser à la fois sur l’inflation et sur la croissance économique", note Emma Wall, stratégiste en chef des investissement pour Hargreaves Lansdown. Détente sur le marché obligataire La détente se faisait également sentir sur le marché de la dette des Etats, plombé par les risques d'inflation qui préoccupent les créanciers. Le taux d'intérêt des emprunts de l'Allemagne à dix ans repassait sous la barre des 3% pour la première fois depuis plusieurs jours (2,94%). Son équivalent français affichait un rendement de 3,62% sur dix ans, contre 3,72% la veille. Les taux d'intérêts montent avec les risques d'inflation car les créanciers demandent des garanties face à l'érosion de la valeur de leur capital prêté.

01.04.2026 à 09:29

Leasing automobile: UFC-Que Choisir dénonce des contrats "piégeux" pour les consommateurs

FRANCE24

En 2024, 67% des véhicules particuliers neufs immatriculés au nom de personnes physiques ont été financés via un "leasing", c'est à dire une location avec option d’achat (LOA) ou une location longue durée (LLD), selon l'association. Selon le communiqué de l'UFC-Que Choisir, qui a mené une enquête auprès de 1.285 consommateurs et étudié près de 1.000 témoignages de litiges, "un quart des locataires ont subi des frais de restitution contestés, pour 1.200 euros en moyenne; certains contrats prévoient explicitement que les loyers continuent de courir même quand le véhicule est immobilisé en cas de panne et dès qu'un accident de la vie survient, perte d'emploi, séparation, maladie, décès, sortir du contrat relève du parcours du combattant". Les héritiers d'un locataire décédé peuvent aussi "se retrouver contraints de choisir entre poursuivre les paiements, racheter le véhicule ou affronter une procédure de recouvrement, sans information claire sur leurs droits", ajoute l'association. La nouvelle directive européenne sur le crédit à la consommation, dont la transposition entre en vigueur en novembre 2026, va renforcer l'encadrement de la LOA. "Mais la LLD, elle, reste hors du champ du crédit à la consommation, sans socle de protection équivalent", souligne l'association. "Or, ce sont précisément les volumes de LLD qui ont bondi de 67% en un an", et "certains professionnels orientent délibérément leurs clients vers ce produit parce qu'il est moins contraignant pour eux", assure-t-elle. Face à ces constats, l'association de défense des consommateurs demande aux pouvoirs publics de "créer un droit à la résiliation sans frais en cas d'accident de la vie" (décès, invalidité, perte d'emploi, force majeure) pour tous les contrats de leasing, LOA comme LLD, et d'imposer une information pré-contractuelle "standardisée" incluant "le coût total du contrat, les frais possibles à la restitution et le coût réel d'une sortie anticipée, avant toute signature". L'association préconise également d'"interdire les clauses qui transfèrent sur le locataire les risques de panne et de vice du véhicule", notamment celles qui maintiennent les loyers en cas d'immobilisation prolongée, et d'"étendre à la LLD les protections du crédit à la consommation" : droit de rétractation, évaluation minimale de solvabilité, encadrement de la publicité et information normalisée sur les coûts.

01.04.2026 à 09:17

Déchets radioactifs: le coût du projet d'enfouissement Cigéo évalué à 33,4 milliards d'euros par l'Etat

FRANCE24

Cette actualisation du coût total, basée sur les conditions économiques de janvier 2025, s'inscrit dans la fourchette estimée en mai 2025 par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), porteuse du projet, qui était comprise entre 26,1 et 37,5 milliards d’euros. Cette estimation inclut "les phases de conception, de construction initiale, d'exploitation et de fermeture, sur une période de 151 ans à partir de 2016", indique l'arrêté signé par le ministre de l'Economie Roland Lescure et la ministre déléguée à l'Energie Maud Brégeon. "Le coût de la phase de construction initiale est évalué à 9,74 milliards d'euros" tandis que "le coût de la fiscalité" due par l'Andra "est évalué à 3,66 milliards d'euros", selon l'arrêté, toujours aux conditions économiques de janvier 2025. Un arrêté signé en 2016 par la ministre de l'Ecologie et de l'Energie d'alors, Ségolène Royal, avait évalué le projet global à 25 milliards d'euros aux conditions économiques de fin 2011. Des organisations antinucléaires avaient à l'époque dénoncé "un montant largement sous-estimé". Cette réévaluation doit servir de "référence" aux trois exploitants nucléaires (EDF, Orano, Commissariat à l'énergie atomique) qui financent le projet à travers des provisions au titre du principe du "pollueur-payeur". Le projet Cigéo, contesté par des antinucléaires et des associations locales, consiste à stocker à 500 mètres sous terre les déchets les plus radioactifs, dits de "haute activité" (10.000 m3) et ceux de "moyenne activité à vie longue" (73.000 m3) produits par les centrales nucléaires. L'Andra a déposé la demande formelle d'autorisation en janvier 2023, la décision n'est pas attendue avant fin 2027/début 2028.
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