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25.05.2026 à 12:05

Des progrès mais pas d'accord imminent avec Washington, selon Téhéran

FRANCE24

Visite à Téhéran du chef de l'armée du Pakistan, médiateur des discussions, contacts diplomatiques tous azimuts dans le Golfe et déclarations positives des deux côtés: la situation, dans l'impasse depuis des semaines, a paru se débloquer samedi. De quoi soulager les marchés où les prix du pétrole ont chuté sous la barre des 100 dollars. "Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion", a commenté lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. "Mais de là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer", a-t-il ajouté, accusant Washington d'être versatile. Donald Trump avait lui aussi auparavant tempéré les espoirs d'une conclusion rapide. "Comme le président l'a dit, il n'est pas pressé, il ne va pas conclure un mauvais accord", a souligné le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio depuis New Delhi. "Soit nous conclurons un bon accord, soit nous devrons trouver une autre solution", a-t-il insisté, alors que son allié israélien insiste sur la nécessité d'"éliminer entièrement la menace nucléaire" - un point que Téhéran ne veut pas aborder dans l'immédiat. Frais de navigation Les marchés préfèrent eux retenir les avancées, avec l'espoir d'une réouverture du détroit d'Ormuz, dont le verrouillage par Téhéran depuis le début de la guerre fait flamber les cours de l'or noir. Le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, s'affichait en forte baisse (-5,00%) à 98,36 dollars le baril vers 07H20 GMT, passant sous 100 dollars pour la première fois depuis deux semaines. Et les Bourses européennes ont ouvert dans le vert. Déclenché le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l'Iran, le conflit s'est étendu à une grande partie du Moyen-Orient et a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban où le mouvement pro-iranien Hezbollah a rejoint les hostilités début mars en visant le territoire israélien. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l'Iran et les Etats-Unis, mais l'économie mondiale continue d'être secouée par le quasi blocage d'Ormuz. Semblant ouvrir la porte à un compromis, l'Iran a parlé lundi de frais pour des "services de navigation", plutôt que des péages, imposés aux navires transitant par le détroit. Et réclame en échange la levée du blocus américain des ports iraniens, que Donald Trump a dit vouloir maintenir en vigueur "jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, certifié et signé". Avoirs iraniens et front libanais Autre contentieux, le dégel des avoirs iraniens à l'étranger, bloqués en raison des sanctions américaines. L'Iran réclame une libération d'une partie de ces actifs dès la première étape et l'établissement d'un mécanisme clair pour garantir le déblocage des autres fonds, selon une "source informée" citée par l'agence Tasnim. Selon elle, des désaccords persistent sur le sujet. Reste enfin le front libanais du conflit. Selon Téhéran, le cessez-le-feu doit s'appliquer à tous les fronts de la guerre régionale, y compris au Liban, et le Hezbollah a dit être convaincu que son allié ne l'abandonnerait pas. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré dimanche que Donald Trump avait réitéré "le droit" d'Israël à se défendre. Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars, après des tirs du Hezbollah sur Israël, en représailles à la mort du guide suprême iranien au premier jour de l'offensive israélo-américaine. Les frappes israéliennes ont depuis fait plus de 3.100 morts au Liban et déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités.

25.05.2026 à 12:03

Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta

FRANCE24

En s'imposant mi-mai à Rome, une première pour un Italien depuis 1976 et un certain Panatta, Sinner lui a donné un coup de vieux. Mais à 75 ans, il ne s'en plaint pas. "Je n’entendrai plus les gens me dire +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné à Rome ou à Roland-Garros+. Là, il y a un Italien qui va pouvoir gagner les deux tournois en l’espace de quelques jours", se réjouissait Panatta, dans un français presque parfait, en marge des derniers Internationaux d'Italie. La légende italienne en est persuadée: le N.1 mondial, grandissime favori pour compléter sa collection de titres en Grand Chelem en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, blessé, va lui succéder au palmarès sur la terre battue parisienne, 50 ans tout juste après son sacre. "C’est le prototype de la génération actuelle, c’est un grand champion, un +fuoriclasse+ comme on dit en Italie, un joueur hors catégorie", admire Panatta. Onze balles de match S'il voit Sinner battre bien des records, les 24 sacres en Grand Chelem de Novak Djokovic inclus, l'ancien N.4 mondial ne cache pas qu'il "ne (se) reconnaît pas dans le tennis actuel". "Comme la balle va plus vite, regrette-t-il, les joueurs actuels ont moins de temps pour penser, les solutions sont plus difficiles à trouver, il faut jouer et frapper fort, c’est un tennis complètement différent. Quand nous on jouait au tennis, c’était un tennis plus pensé, plus tactique". Et pour comprendre cet "autre tennis", quoi de mieux que de replonger en 1976, la plus belle année de sa carrière (neuf titres au total) avec un premier sacre pour l'Italie en Coupe Davis et ses titres à Rome puis Roland-Garros. "A cette époque-là, rembobine-t-il, Roland-Garros avait lieu juste après Rome. Je suis arrivé à Paris le lundi et j’ai joué le mardi et j’ai dû sauver une balle de match au premier tour contre le Tchécoslovaque Pavel Hutka. J’ai plongé au filet et j’ai fait une volée de revers gagnante". "C’est étrange, rigole le Romain de naissance. A Rome, au premier tour, j’avais sauvé onze balles de match, mais pas en plongeant à chaque fois". "Comme chez moi" Passé d'entrée tout près de la défaite au Foro Italico contre l’Australien Kim Warwick, avant de s'imposer 3-6, 6-4, 7-6, il avait ensuite remporté les Internationaux d'Italie en battant en finale l'Argentin Guillermo Vilas 2–6, 7–6 (7/5), 6–2, 7–6 (7/1). Rebelote donc à Paris avec une frayeur contre Hutka au 1er tour (2-6, 6-2, 6-2, 0-6, 12-10), avant sa victoire en finale face à son rival intime, l'Américain Harold Solomon 6-1, 6-4, 4-6, 7-6 (7/3). De sa finale, il garde deux souvenirs: l'épuisement et la courte joie. "J’étais vraiment fatigué, il faisait très, très chaud, 40°C" raconte-t-il. Quant à la joie, elle "a duré 15 secondes et après, il y a eu comme une mélancolie". Il est plus prolixe sur sa victoire en quarts face au roi de la terre battue de l’époque, le Suédois Björn Borg, sextuple vainqueur à Roland-Garros qu'il est le seul à avoir battu Porte d'Auteuil, deux fois même, en 1973 (en 8es de finale) et en 1976 donc. "Il avait joué au tour précédent contre le Français François Jauffret. Je détestais jouer contre François. Je suis allé à Saint-Germain-des-Prés, au café des Arts et j’ai regardé tout le match à la télévision. J’espérais la victoire de Borg parce que je voulais jouer contre lui. Björn n’aimait pas jouer contre moi. La solution pour le battre ? Il ne fallait pas jouer comme lui jouait, il fallait que chaque point soit différent, avec beaucoup de variations". Pour expliquer son sacre parisien, celui qu'on présentait à l'époque comme un play-boy, pas franchement acharné de l'entraînement, rappelle qu'il a "toujours bien joué à Roland-Garros". "Le public m’a toujours beaucoup soutenu. Quand j’arrivais là-bas, je me sentais toujours comme chez moi. L’atmosphère qu’il y a à Roland-Garros est unique pour moi, plus qu’à Wimbledon ou d’autres tournois (...) Quand j’arrive à Roland-Garros, même encore aujourd’hui, je me sens bien".

25.05.2026 à 11:27

Sa cabane terminée, Vianney annonce une nouvelle tournée en 2027

FRANCE24

Le chanteur a publié sur ses réseaux sociaux une vidéo d'annonce listant ses prochains concerts dans les Zénith et Arena, du 24 mars 2027 à Reims au 24 mars 2028 à Narbonne. Une date est également prévue à Bruxelles. Vianney n'a pas mentionné à ce stade l'arrivée d'un prochain album, mais il est courant que les artistes adossent un nouvel opus à une tournée. Son dernier album studio composé de duos et trios, "A 2 à 3", est sorti en 2023 sur le label indépendant Tôt ou tard (Vincent Delerm, Zaz, Noé Preszow). "Vianney retrouvera ce qu'il aime le plus: être seul sur scène, face au public", avec "un spectacle généreux", a indiqué son label. L'artiste de 35 ans repartira en concert après cinq ans de pause, un éloignement artistique et médiatique choisi dont il avait fait part à ses fans. Entre-temps, il s'est mué en charpentier pour construire durant neuf mois une cabane en bois au milieu de la nature, une démarche documentée et partagée avec sa communauté. Ce lieu lui sert désormais de studio d'enregistrement. Connu pour ses ballades pop dont "Beau-Papa", l'auteur-compositeur-interprète s'est fait connaître en 2014, guitare au cou, avec les titres "Je te déteste" et "Pas là". Comptant parmi les figures de la chanson française actuelle, il a partagé un duo avec Gims en 2018 "La même", et collabore régulièrement avec d'autres artistes dont Kendji Girac.

25.05.2026 à 11:21

Bénin : le président Romuald Wadagni succède officiellement à Patrice Talon

FRANCE24

Au Bénin, Romuald Wadagni a officiellement été investi chef de l'État ce dimanche 24 mai. Il a prêté serment devant la Cour constitutionnelle lors d’une cérémonie qui s'est déroulée en présence de nombreuses figures de la scène politique béninoise ainsi que d'une quinzaine de délégations étrangères, dont les représentants des trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES).

25.05.2026 à 11:18

Spaceweek : le Sénégal veut être un hub africain de l'espace

FRANCE24

Le Sénégal se positionne dans le secteur de l’astronomie et utilise de plus en plus les données issues de cette science pour son développement. Cette année les réflexions portent sur la défense. Les précisions de notre correspondant à Dakar Elimane Ndao.

25.05.2026 à 11:17

En France, le "dôme de chaleur" continue de s'étendre : 18 départements placés en vigilance jaune

FRANCE 24

Météo-France a placé lundi 18 départements en vigilance jaune, dont Paris et sa petite couronne, en raison de la vague de chaleur que connaît actuellement la France et qui devrait durer toute la semaine.

25.05.2026 à 11:09

Roland-Garros: Moïse Kouame, un Paris pour l'avenir

FRANCE24

Après une série de performances prometteuses depuis le début de l'année, le natif de Sarcelles (Val-d'Oise) a bénéficié d'une invitation des organisateurs pour le tableau principal de Roland-Garros. Plus tôt dans l'année, il avait déjà bénéficié de deux "wild cards" lui permettant d'intégrer directement le tableau final des prestigieux Masters 1000 de Miami et Monte-Carlo. "C'est un privilège pour moi d'être ici, si jeune", reconnaît humblement Kouame, éliminé au premier tour des qualifications de Roland-Garros en 2025. Depuis longtemps identifié comme un très grand potentiel, le Français n'était encore que 833e mondial au début de l'année. Il a décroché depuis trois titres sur le circuit ITF, la troisième division du tennis professionnel, et s'est offert sa première victoire en Masters 1000 à Miami en renversant l’Américain Zachary Svajda (alors 96e) en trois sets. Un succès qui a fait de lui le plus jeune joueur à gagner un match dans un tournoi de cette catégorie depuis... un certain Rafael Nadal (16 ans) à Monte-Carlo en 2003. Des records de précocité qui font couler beaucoup d'encre, alors que le tennis français attend toujours le successeur de Yannick Noah, dernier joueur tricolore à soulever la Coupe des Mousquetaires... en 1983. Pour Nicolas Mahut, ex-37e mondial en simple, il faut savoir raison garder. "Il va gagner en Challenger (deuxième division du tennis, NDLR), il va être très bon très rapidement et on va beaucoup en parler. Mais pour l'instant, laissons‐le tranquille", implorait-il en février sur Eurosport. "Impressionnant à 17 ans" Moïse Kouamé, lui, sait qu'il est "toujours en apprentissage". De son propre aveu "loin d'être parfait", il "se prépare" du mieux qu'il peut à la pression qu'il va connaître pendant les "10-15 prochaines années" de sa carrière. "Ca ne va jamais trop vite", assurait-il début avril avant le Masters 1000 de Monte-Carlo, quand les journalistes le comparaient au footballeur Kylian Mbappé, notamment célèbre pour sa punchline "moi tu ne me parles pas d'âge". Hasard ou pas, il est entraîné par Richard Gasquet, qui s'était révélé en Principauté à seulement 15 ans et 10 mois en battant au 1er tour Franco Squillari (54e), demi-finaliste à Roland-Garros. Une victoire qui avait encore plus braqué les projecteurs sur le Biterrois, déjà en une d'un magazine spécialisé à neuf ans à peine. Le jeu de Kouame impressionne déjà ses compatriotes, comme le futur retraité Gaël Monfils, 39 ans, qui a partagé un entraînement avec lui à Monte-Carlo. "Il joue déjà un style de jeu beaucoup plus franc, il est déjà ultraphysique à 17 ans", l'avait complimenté +La Monf+, lui-même réputé pour ses exceptionnelles qualités physiques. Monfils louait aussi en avril "un très bon coup droit" chez Kouame, "un bien meilleur revers que le (sien), un bon canon au service. Il a une maturité déjà impressionnante sur le terrain", l'encensait-il encore. Pour Ugo Humbert, qui l'avait battu 6-3, 7-5 au premier tour en Principauté, il est encore "très perfectible" mais il a un "super potentiel". "Il me fait penser un peu à Gaël (Monfils), il est malin, il a une super main, une super première balle à 215 km/h. A 17 ans c'est impressionnant", analyse le Messin. Mardi à Paris, il va découvrir les matches au meilleur des cinq manches, qu'il n'a vus jusqu'ici qu'"à la télé". De l'autre côté du filet l'attend le vétéran croate Marin Cilic (46e mondial à 37 ans), vainqueur de l'US Open en 2014 et demi-finaliste de Roland-Garros en 2022.

25.05.2026 à 10:55

Roland-Garros: un an après l'exploit, Boisson reprend le fil de son histoire parisienne

FRANCE24

Un an après l'épopée de la 361e joueuse mondiale, qui avait fauché trois têtes de série dont Jessica Pegula et Mirra Andreeva pour s'inviter dans le dernier carré, la Dijonnaise (désormais 43e) a une nouvelle fois rendez-vous avec une des 32 joueuses les mieux classées du tournoi. Kalinskaya, 24e mondiale, n'a certes jamais dépassé le deuxième tour en quatre participations porte d'Auteuil, sur une terre battue qu'elle apprécie bien moins que le dur. Mais la quart-de-finaliste de l'Open d'Australie 2024 a récemment battu la Suissesse Belinda Bencic (11e) sur les courts ocres du Masters 1000 de Rome, quelques mois après avoir vaincu l'Ukrainienne Elina Svitolina (7e) sur dur à Doha. Loïs Boisson n'a elle repris la compétition que fin avril au tournoi de Madrid, après sept mois loin des courts pour soigner d'abord sa jambe gauche puis son avant-bras droit. "Physiquement, ça va bien. Depuis peu, je suis enfin à 100%", a savouré la N.1 française vendredi en conférence de presse. Malgré ces mots rassurants, elle arrive indéniablement moins préparée qu'en 2025 à Roland-Garros. Avant de se révéler porte d'Auteuil, la Française avait commencé dès la mi-mars 2025 sa saison sur terre battue, alignant vingt matches sur la surface ocre. En 2026, sa saison n'a commencé qu'un mois avant Roland-Garros. "Chaque année est différente" Bien qu'elle n'ait décroché qu'une victoire en cinq matches depuis son retour sur le circuit, Loïs Boisson s'avance confiante contre Kalinskaya, qu'elle n'a encore jamais affrontée sur le circuit. La Russe a beau se positionner près de vingt places devant elle dans la hiérarchie mondiale, le classement WTA n'est qu'"un chiffre à côté du nom", relativise la Dijonnaise de 23 ans. "Ca ne veut pas toujours dire grand-chose". A nouveau entraînée depuis peu par Florian Reynet, le coach qui l'avait menée jusqu'au dernier carré parisien en 2025, Loïs Boisson a multiplié les séances d'entraînement depuis son arrivée à Paris. Après avoir tapé la balle avec la Britannique Katie Boulter (71e), l'Argentine Solana Sierra (68e), l'Australienne Emerson Jones (136e) et la Russe Liudmila Samsonova (27e), la Française doit s'entraîner lundi en milieu de journée avec la Croate Donna Vekic (72e), médaillée d'argent du dernier tournoi olympique, disputé à Roland-Garros. Toutes ses partenaires d'entraînement ont été choisies après le tirage au sort réalisé jeudi, indique l'entourage de Loïs Boisson à l'AFP. Mardi, son ultime séance d'entraînement sera vraisemblablement partagée avec un sparring partner plutôt qu'avec une autre joueuse du circuit, précise-t-on de même source. En cas de victoire contre Kalinskaya, Boisson aurait un deuxième tour abordable contre l'Italienne Elisabetta Cocciaretto (38e) ou la Russe Alina Korneeva (117e), issue des qualifications. Mais la sensation de la dernière édition ne se projette de toute façon pas aussi loin. "Chaque année est différente", a-t-elle souligné vendredi en conférence de presse. "Mais je reste dans le même état d'esprit. Tout est possible: je peux aller au bout, comme je peux perdre au premier tour. On ne sait pas!"

25.05.2026 à 10:51

Ukraine: l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa en visite à Kiev

FRANCE24

Cette visite intervient après l'annonce par Kiev du renforcement de sa frontière nord avec le Bélarus face à la menace de nouvelles attaques russes depuis le territoire bélarusse, d'où Moscou avait lancé une partie de ses troupes en 2022. Dzianis Koutchynski, conseiller de Mme Tikhanovskaïa, a écrit sur les réseaux sociaux que cette visite était un "symbole de solidarité (...) dans notre lutte commune pour la liberté et la dignité". Il a accompagné son message de photos montrant l'arrivée de l'opposante à la gare centrale de Kiev. Au pouvoir depuis 1994, le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, est l'un des plus proches alliés militaires et politiques du Kremlin. Svetlana Tikhanovskaïa avait été contrainte de quitter le Bélarus après les élections présidentielles de 2020 qui avaient vu M. Loukachenko proclamer sa victoire face à Mme Tikhanovskaïa. Ce scrutin avait été suivi de manifestations d'ampleur en faveur de Mme Tikhanovskaïa et dénonçant des fraudes électorales généralisées. Ce mouvement avait ensuite été écrasé dans la violence à coups de milliers d'arrestations. Sur ses réseaux sociaux, Mme Tikhanovskaïa a affirmé s'être rendue, dès le début de sa visite en Ukraine, sur la tombe de Maria Zaïtseva, une Bélarusse qui avait participé aux manifestations anti-Loukachenko de 2020 avant de s'engager dans l'armée ukrainienne pour lutter contre l'invasion russe à grande échelle. Elle a été tuée sur le front à l'âge de 24 ans, près de Pokrovsk (est), en janvier 2025. "Maria est un symbole pour une nouvelle génération de Bélarusses. Des personnes qui comprennent que la liberté du Bélarus et la liberté de l'Ukraine sont indissociables", a écrit Mme Tikhanovskaïa. Depuis l'invasion russe, des dizaines de Bélarusses ont rejoint les forces ukrainiennes. La veille de l'arrivée de Mme Tikhanovskaïa à Kiev, le président français Emmanuel Macron a mis en garde M. Loukachenko contre toute implication supplémentaire dans la guerre menée par Moscou contre l'Ukraine. La Russie et le Bélarus ont mené, il y a quelques jours, des exercices nucléaires de trois jours.

25.05.2026 à 10:51

Les signalements de disparitions de mineurs repartent à la hausse en 2025

FRANCE24

Au total, 40.953 disparitions de mineurs ont été signalées aux forces de l'ordre en 2025, ce qui représente 112 enfants par jour, précise la fondation dans un rapport publié à l'occasion de la journée internationale des enfants disparus. Parmi ce total, les signalements portant sur des disparitions inquiétantes ont bondi de 18,6% à 1.629 cas, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur cités dans le rapport. Ils correspondent à des situations où l'intégrité ou la sécurité de l'enfant apparaît menacée (par exemple, en cas d'emprise, d'exploitation sexuelle ou de troubles psychiques). Pour la première fois, ces disparitions inquiétantes concernent une majorité de mineurs de moins de 15 ans. Pour autant, la hausse globale des signalements, qui rompt avec la baisse observée depuis 2021, est d'abord due à une augmentation du nombre de fugues. Ces dernières ont progressé de 6,2% sur un an (38.706). Elles représentent toujours plus de 95% du total des signalements effectués auprès des forces de l'ordre, détaille le rapport. Près de 38% d'entre elles concernent des mineurs de moins de 15 ans. "Ce sont de plus en plus de jeunes enfants qui se retrouvent en situation d'errance et de danger", observe auprès de l'AFP Julien Landureau, porte-parole de la fondation. Conflit avec les parents, emprise d'un tiers, recherche d'émancipation: différents motifs expliquent ces fugues, qui peuvent durer quelques heures ou se prolonger plusieurs mois, relève la fondation, qui rappelle l'importance de signaler le plus tôt possible ce type de situation aux forces de l'ordre. Deux tiers des jeunes sont retrouvés ou rentrent volontairement dans les premiers jours. Une fugue "n'est jamais anodine mais peut au contraire révéler une souffrance profonde, une mise en danger ou l'influence d'un tiers", souligne dans un communiqué la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry. "Nous devons mieux prévenir, mieux repérer les signaux faibles". Les enlèvements parentaux régressent de 7,1% pour atteindre 618 signalements. Dans ce contexte, le nombre d'appels reçus par le 116 000 (49.140) a augmenté de 18,2% tout comme le nombre de dossiers ouverts par la cellule de suivi (1.440, +6,6%). Le 116 000 est le numéro d'urgence européen gratuit, accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept en cas de disparition d'enfant. Il offre aux parents une écoute, du conseil juridique ainsi qu'un soutien psychologique.

25.05.2026 à 10:45

Huawei a développé un nouveau mode de fabrication de puces

FRANCE24

Au cœur de la confrontation technologique entre Chine et Etats-Unis, Huawei fait l'objet depuis 2019 de sanctions américaines imposées au nom de la sécurité nationale. Washington dit craindre que Pékin n'utilise la technologie de Huawei à des fins d'espionnage, ce que réfute l'entreprise. Les sanctions américaines ont pour effet de bloquer l'accès du groupe à des composants et des technologies venus des Etats-Unis, notamment aux machines de lithographie utilisées pour produire les puces les plus performantes au monde. La cheffe de la division semi-conducteurs de Huawei, He Tingbo, a déclaré lundi que l'entreprise chinoise serait en mesure de produire des puces de nouvelle génération gravées en 1,4 nanomètre (1,4 nm) d'ici à 2031. Le groupe taïwanais TSMC, leader du secteur, prévoit d'en faire autant d'ici à 2028. Les puces de pointe capables d'entraîner et d'alimenter des systèmes d'intelligence artificielle (IA) constituent un enjeu crucial de la rivalité technologique entre la Chine et les Etats-Unis. Nouveau concept La puissance de calcul des puces a considérablement augmenté ces dernières décennies, les fabricants y intégrant toujours plus de composants électroniques microscopiques. L'annonce de Huawei laisse penser que l'entreprise a pu s'affranchir du recours aux machines de lithographie extrême ultraviolet (EUV), considérées comme indispensables à la production en série de puces de 5 nm ou moins. "On m'a souvent demandé ces six dernières années (...) comment avez-vous fait pour survivre et revenir au sommet", a rapporté He Tingbo, lors d'une présentation au Symposium international sur les circuits et systèmes à Shanghai. Elle a expliqué que cette nouvelle technique résultait d'une évolution dans la conception traditionnelle de la fabrication des puces. La "loi de Moore", principe développé par Gordon Moore, cofondateur du géant américain Intel, fabricant de semi-conducteurs, stipule que le nombre de transistors (composants régulant le flux d'électricité) sur une puce double tous les deux ans. Une densité de transistors plus élevée permet de réduire la taille de la puce ou, à taille égale, d'augmenter la vitesse de traitement. "Réalisable et abordable" He Tingbo a présenté lundi la "loi d'échelle tau" selon laquelle, au lieu d'optimiser l'espace, les concepteurs optimisent le temps de communication entre les différents éléments d'une puce. Cette approche permet de surmonter un obstacle majeur associé à la loi de Moore, l'impossibilité de miniaturiser davantage arrivé à un certain point. Les sanctions américaines ont eu pour conséquence que "ces difficultés sont apparues plus vite et de manière plus aiguë" pour Huawei que pour une autre compagnie, a relevé He Tingbo. "Notre solution est réalisable et abordable. Les performances de la nouvelle puce sont tout à fait comparables à celles des autres", a-t-elle dit. La prochaine génération de la puce Kirin de Huawei, dont le lancement est prévu cet automne, sera la première à adopter pleinement une architecture appelée "LogicFolding" suivant la "loi d'échelle tau". "La loi d'échelle tau souligne l'ambition de Huawei de prendre la tête de la course mondiale aux puces plutôt que de la suivre", a estimé George Chen, expert à la société de conseil The Asia Group. "Même sans lancement de nouveau produit aujourd'hui, les intentions de Huawei sont claires et sa stratégie risque d'accentuer les inquiétudes des Etats-Unis", a-t-il jugé.

25.05.2026 à 10:42

Drones militaires : une alliance européenne pour rattraper le retard

Christophe DANSETTE

La Commission européenne lance une alliance des drones avec l'Ukraine pour structurer une filière industrielle européenne. Objectif : produire plus vite, en plus grand nombre, et réduire les dépendances face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie ou encore à l'Iran.

25.05.2026 à 10:41

Mission spatiale Shenzhou-23 : la Chine dans la course vers la Lune

FRANCE24

La Chine a lancé son vaisseau habité Shenzhou-23 et a réussi à l'amarrer à une station spatiale tôt lundi, dans le cadre des ambitions de Pékin d'envoyer des humains sur la Lune d'ici 2030, ont rapporté les médias d'État.

25.05.2026 à 10:41

La Bourse de Paris profite des espoirs de conclusion d'un accord au Moyen-Orient

FRANCE24

Vers 10H20 heure de Paris, l'indice CAC 40 de la Bourse de Paris prenait 1,17% pour s'établir à 8.210,26 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait gagné 0,37%, à 8.115,75 points. Les marchés entament la semaine avec "des investisseurs observant enfin les nuages de guerre commencer à se dissiper au-dessus du détroit d'Ormuz", passage stratégique par où transitait 20% de l'offre mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) avant le conflit, souligne Stephen Innes, gérant de SPI AM. Les Etats-Unis ont affirmé lundi être toujours sur le point de conclure un accord "solide" avec l'Iran, après que Donald Trump a tempéré la veille les espoirs d'entente imminente pour mettre fin durablement au conflit. Selon les médias américains, l'accord en préparation entre Téhéran et Washington permettrait aux navires de franchir à nouveau Ormuz. L'Iran a affirmé lundi imposer des frais pour des "services de navigation", plutôt que des péages, aux navires transitant par le détroit, en pleines négociations. Les marchés semblent parier sur une réouverture prochaine du détroit, faisant chuter les cours du pétrole de plus de 5% lundi. "Les marchés commencent à intégrer l'idée que l'une des artères énergétiques les plus critiques du monde pourrait finalement éviter une perturbation prolongée", résume M. Innes. La séance devrait par ailleurs être marquée par de plus faibles volumes en raison du jour férié. L'industrie gagnante Du côté des valeurs, la baisse des prix du brut profite sans surprise aux industriels pour qui l'énergie reste un important poste de dépenses. Vers 10H20 heure de Paris, Saint-Gobain gagnait 2,79% à 77,38 euros et ArcelorMittal gagnait 1,73% à 57,76 euros. Les constructeurs automobiles Stellantis (+2,04% à 6,64 euros) et Renault (+2,94% à 28,68 euros) et les équipementiers OPmobility (+2,35% à 15,66 euros), Forvia (+4,19% à 10,81 euros) ou encore Valeo (+3,60% à 13,10 euros) s'inscrivaient également en forte hausse. A l'inverse, TotalEnergies subissait le recul des prix du brut, perdant 1,82% à 77,22 euros vers 10H20 heure locale.

25.05.2026 à 10:30

Ukraine-Russie : deux morts côté russe après des bombardements à Kiev

FRANCE24

Deux personnes ont été tuées lundi dans des frappes ukrainiennes dans les régions russes de Belgorod et de Briansk, frontalières de l'Ukraine, ont indiqué les autorités locales. Du côté de Kiev, la capitale ukrainienne a reçu, dans la nuit de samedi à dimanche, une pluie de missiles et drones russes.
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