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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

13.05.2026 à 09:03

Présidentielle: "aujourd'hui, je pense que le second tour, c'est M. Mélenchon contre Mme Le Pen ou M. Bardella", déplore Darmanin

FRANCE24

"Il y a l'usure du pouvoir", "un parti de la colère qui est extrêmement important", "beaucoup de Français qui ont énormément de difficultés et nous ne les entendons pas assez", a énuméré le ministre de la Justice, en se disant par ailleurs "inquiet" de "l'incapacité" de son camp à "avoir des idées". La critique vise aussi bien Gabriel Attal, le patron de Renaissance, auquel Gérald Darmanin appartient, qu'Edouard Philippe, un "ami" qui, selon plusieurs de leurs proches, avait proposé au garde des Sceaux de devenir son directeur de campagne pour la prochaine présidentielle. A défaut, l'ancien Premier ministre a depuis débauché la conseillère spéciale du Nordiste, Marie Guévenoux. "C'est bien d'avoir des amis", mais "il faut quand même avoir des convictions", les a renvoyés dos à dos Gérald Darmanin, en rappelant sa "fibre sociale". "Pour l'instant, je ne trouve (mes idées) nulle part", dit celui qui a été membre de l'ensemble des gouvernements sous Emmanuel Macron depuis 2017, à l'exception de celui de Michel Barnier. Interrogé sur ses propres ambitions élyséennes pour 2027, Gérald Darmanin a répondu "Inch'Allah, Inch'Allah", une formule arabe signifiant "si Dieu le veut". "On verra bien, on verra bien. L'élection présidentielle est sans doute la plus importante que nous allons vivre depuis au moins 30 ou 40 ans", a-t-il ajouté.

13.05.2026 à 08:50

L'Annie Hillina," chalutier usine" néerlandais

FRANCE24

Une multinationale néerlandaise s’offre, pour ses 75 ans, un géant : l’« Annie Hillina », un navire capable d’engloutir près de 400 tonnes de poissons par jour. Associations écologistes et pêcheurs artisanaux s'alarment.

13.05.2026 à 08:47

Les "violences vicariantes", l'autre visage des violences faites aux femmes

FRANCE24

En Meurthe-et-Moselle, un homme a tiré dans la nuit de samedi à dimanche sur ses deux fils, tuant l'un et blessant grièvement l'autre, avant de se suicider, "dans un contexte de séparation", selon le parquet. Un mois plus tôt, la question s'était invitée dans les prétoires avec le procès d'un homme ayant tué ses trois petites filles en novembre 2023 dans le Val-de-Marne quelques mois après la volonté exprimée par sa femme de divorcer. De quoi parle-t-on? Conceptualisée par la psychologue argentine Sonia Vaccaro, la notion de "violence vicariante" - ou violence par procuration - définit "une forme de violence que l'agresseur de la femme utilise quand il n'a plus accès à elle, souvent lors de la séparation." "Ce sont des violences qui arrivent surtout au moment de la séparation ou juste après", relève auprès de l'AFP Claire Bourdille, fondatrice du collectif Enfantiste. "C'est le moment où l'agresseur - je dis agresseur parce que les victimes des violences conjugales sont en grande majorité des femmes - perd le contrôle sur sa proie", ajoute-t-elle. "Donc il va passer par les enfants parce qu'il sait pertinemment que ça va la détruire tout autant que s'il la violentait elle". "L'infanticide vicariant est ce qu'il y a de plus visible et de plus extrême" mais les violences vicariantes "peuvent prendre différentes formes : violences physiques, psychologiques, sexuelles, économiques etc", poursuit-elle. Quelle ampleur? Les chiffres officiels portant sur les "infanticides vicariants" varient d'une année à l'autre. En 2019, 25 enfants ont été tués, dont 22 dans le cadre de violences conjugales sans que l'autre parent ne soit tué. En 2024, quatre enfants ont été tués avec l'autre parent et trois dans le cadre de violences conjugales sans que l'autre parent ne soit tué. Difficile en revanche d'obtenir des chiffres concernant les autres formes de violences vicariantes exercées sur les enfants "tant elles restent encore largement sous les radars", explique Andreea Gruev-Vintila, maîtresse de conférences à l'université Paris Nanterre. "Le risque pour l'enfant n'est déchiffrable qu'à la lumière du contrôle coercitif (mécanismes de domination et d'emprise dans la sphère conjugale, ndlr) exercé sur la mère", estime l'autrice du livre "Le contrôle coercitif : au cœur de la violence conjugale" (Dunod). Il est donc "urgent" d’inscrire la proposition de loi sur le contrôle coercitif à l'Assemblée nationale pour que cette notion soit enfin intégrée, ajoute-t-elle. Quelle prise en compte? A ce stade, la loi française fait de la présence d'un enfant lors de violences conjugales une circonstance aggravante mais ne reconnait pas les violences vicariantes comme délit à part entière. Mais sur le terrain, la notion commence à être, lentement, prise en compte. En avril, un homme qui avait tué ses trois filles a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité dans le Val-de-Marne. Quelques mois avant, sa femme avait demandé le divorce. "Il est clair pour la cour que celle que vous visiez à travers vos filles, c’était votre épouse, c’était elle que vous vouliez faire souffrir", a jugé le président de la cour, estimant que le procès était une illustration "des violences vicariantes". Et à l'étranger? En Espagne, souvent considérée comme un modèle dans la lutte contre les violences faites aux femmes, le gouvernement a approuvé fin 2025 un avant-projet de loi qui ferait des "violences vicariantes" pour la première fois un délit à part. Pour le centre Hubertine Auclert, un organisme qui promeut l'égalité femmes hommes, "il est urgent de s'en inspirer". "Il est temps que la France avance", abonde Claire Bourdille. "L'inertie actuelle dit quelque chose de la société : qu'est-ce qu'on fait de tous ces enfants qui vivent des violences jusqu'à la mort et qu'on est incapables de protéger?" Car l'impact sur les enfants est désormais bien documenté, souligne Andreea Gruev-Vintila, qui pointe "des troubles de l'humeur, du sommeil, de l'alimentation, une anxiété permanente, pouvant entraîner une altération profonde de leur santé et à long terme".

13.05.2026 à 08:47

Anatole Latuile, le héros qui fait rire et lire les enfants

FRANCE24

Plus de 20 ans après sa création, "Anatole Latuile" s'est imposé comme un phénomène de l'édition jeunesse. Ses 19 albums se sont écoulés à plus de 3,4 millions d'exemplaires, et ses nouvelles BD sont très attendues par les lecteurs de "J'aime lire", le mensuel des 7-10 ans du groupe de presse Bayard. "Anatole est comme le bon copain que les enfants aiment avoir", résume Anne Didier, qui en écrit les aventures avec son frère Olivier Muller, tandis que Clément Devaux les dessine. Ce boute-en-train pétillant et tout ébouriffé a 9 ans, est en CM1 et ne peut s'empêcher de faire beaucoup de bêtises à l'école, à la maison ou en dehors. "Il en fait parce que c'est un garçon libre, imaginatif et qui s'oppose aux cadres. C'est donc souvent pour une bonne raison, par exemple pour aider un copain à sortir d'une situation problématique", explique Olivier Muller à l'AFP. Anatole Latuile se situe dans la lignée du Petit Nicolas et de Gaston Lagaffe, ces héros dont le succès repose sur un humour un peu potache, bienveillant et ancré dans la vie quotidienne. "Les bêtises sont populaires parce qu'elles sont un acte fondateur de l'enfance", souligne Anne Didier. "Mais pour qu'elles gardent un goût d'interdit, il leur faut un cadre qui soit bien identifié par les enfants". Ce cadre est habité par les personnages secondaires, comme Jason, le meilleur ami d'Anatole, les copines Henriette et Naomi, l'institutrice, les parents mais aussi les "méchants": les frères Mafiolo ou le directeur Auzaguet. Face aux écrans En 2005, "Anatole Latuile" a pris la suite dans J'aime lire d'une autre série emblématique de la presse jeunesse, "Tom-Tom et Nana", qui a connu un immense succès dans les années 1990. "Donner le goût de lire a toujours été notre cheval de bataille. Et nous savions que faire rire, ça marche avec les enfants", confie Olivier Muller, qui a été bibliothécaire dans un foyer d'accueil pour enfants, tandis que sa sœur était professeur de français. Les trois auteurs, qui se rendent régulièrement dans les écoles, constatent que la lecture comme loisir ne cesse de reculer, comme l'a confirmé une récente étude sur la désaffection des jeunes pour les livres, notamment des garçons. À 10 ans, "la plupart des élèves ont déjà un portable", constate Olivier Muller. Et "ils ne lisent pas sur écran, ils regardent des vidéos ou font des jeux". "Militants du livre", les créateurs d'Anatole Latuile ont toutefois donné leur accord pour son adaptation en BD numériques (webtoons), en une série animée diffusée sur France Télévisions, en podcasts et en escape game. Avec "l'espoir que cela encouragera les enfants non-lecteurs à aller vers le livre".

13.05.2026 à 08:45

Hantavirus: pour les experts, le défi d'informer sans réveiller la peur du Covid

FRANCE24

Depuis la détection d'un foyer d'hantavirus sur le bateau de croisière MV Hondius, à l'origine de trois morts et de onze cas confirmés à ce stade, dont une Française gravement atteinte, des médecins et chercheurs se succèdent sur les radios, télévisions et dans les journaux. Certains, comme Yazdan Yazdanpanah, Antoine Flahault ou Xavier Lescure, ont fait œuvre de pédagogie collective lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé, au côté de la ministre Stéphanie Rist. À cette occasion, ils ont invité scientifiques, journalistes et grand public à faire "attention aux idées reçues", comme l'a déclaré l'épidémiologiste Antoine Flahault. "Chacun de nous a été très exposé aux médias pendant la crise Covid, et on a tous appris. D'une part que l'on ne savait pas tout, d'autre part que les connaissances évoluaient et (...) qu'on avait des débats très vifs entre scientifiques sur des points qui étonnaient parfois les concitoyens", a déclaré ensuite à l'AFP ce professeur de santé publique à l'université Paris Cité. L'hantavirus, "c'est clair que ça pourrait réveiller de mauvais souvenirs" mais "c'est important de rattacher ça à une histoire qui s'est améliorée avec l'expérience du Covid mais aussi d'autres infections", a estimé Luc Ginot, médecin de santé publique, sollicité par l'AFP. "On a appris du Covid que les médecins ne peuvent pas diffuser n'importe quelle information qui brouille la cohérence de la réponse" sanitaire globale, a affirmé cet ex-directeur de la santé publique d'une Agence régionale de santé (ARS). "Il faut éviter la course aux scoops dans les médias. Il y a des protocoles très stricts mis en œuvre par les ARS sous l'autorité du ministère. C'est important que les gens n'aient pas l'impression que l’État est en train de s'affoler… " "Tout et son contraire" Depuis l'ère Covid, la communication par temps de crise sanitaire est familière à certains experts, souvent chefs de service hospitaliers, tels Karine Lacombe, Arnaud Fontanet ou encore Gilles Pialoux, sollicités dernièrement par les médias. Chez tous, le souci d'expliquer ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore de l'épisode actuel d'hantavirus Andes, mais aussi de souligner les différences entre ce virus d'origine animale, rare mais déjà bien connu, avec le coronavirus inconnu surgi de Chine il y a six ans. Des praticiens hospitaliers rompus aux réseaux sociaux ont aussi cherché à expliquer et rassurer. Ainsi François-Xavier Moronval, urgentiste à Épinal, a posté lundi sur son compte Instagram -suivi par 54.000 personnes- une vidéo pédagogique invitant à la prudence face à des informations "qui partent dans tous les sens" et à une situation "qui fait peur car elle rappelle le Covid". Autre exemple: Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l'hôpital Bichat AP-HP, a déroulé un fil d'explications sur Bluesky "car on entend tout et son contraire". "Même s'il faut être vigilant, CE N'EST PAS LE COVID", a insisté ce médecin et chercheur. "La gestion d'épidémie ce n'est pas rassurer et minimiser, d'autant plus quand on ne sait rien. Ce n'est pas non plus prédire le prochain Covid et plaider systématiquement pour des mesures maximalistes pour toutes les menaces infectieuses, cela n'aurait aucun sens et émousserait la vigilance. C'est informer de façon transparente", a-t-il argumenté. Mais l'hantavirus fait aussi ressurgir des théories du complot: des internautes coutumiers des fausses informations sur le Covid-19, évoquent à nouveau une "conspiration vaccinale" ou une '"arme de dépopulation massive". "Hantavirus: la bombe médiatique qui sent la mise en scène", "Ils nous refont le scénario COVID amplifié dès le début", lit-on sur les réseaux. Figure de proue du mouvement antivax et complotiste, Alexandra Henrion-Caude a comparé la situation à un "mauvais film", tandis que le Pr Christian Perronne, décrédibilisé par ses positions pendant le Covid, a déclaré à France Soir: "ça démarre comme par hasard en Argentine, juste au moment où l'Argentine suit les États-Unis pour sortir de l'OMS".

13.05.2026 à 08:43

La hausse de l'énergie, un impact "immédiat" pour les entreprises du BTP

FRANCE24

Engins de chantier comme véhicules de transport sont de gros consommateurs, explique Matthieu Laclau, directeur général associé chez CarrionTP. "Les camions, c'est 70 litres à l'heure à peu près", les pelleteuses environ 100, dit-il. En passant en revue les engins garés dans le dépôt de son entreprise basée à Vaulx-en-Velin (Rhône), il s'arrête devant des machines électriques et esquisse un sourire. "Fort heureusement on en a, mais ce n'est pas encore assez développé". Cette entreprise de 100 salariés a besoin d'environ 7.000 litres de carburant par mois. Avec une hausse des prix de 30 à 50% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, "l'impact est immédiat", explique M. Laclau. "A chaque fois qu'on produit, ça tape dans notre rentabilité". Pour ne pas subir, Carrion TP "s'organise". Les salariés sont encouragés à faire du covoiturage avec les véhicules de la société, dont plusieurs vans. C'est aussi "éteindre les machines au maximum, réduire le nombre de machines sur les chantiers dès qu'on peut". Les usages "plus économes" sont incités, comme une formation à l'écoconduite. Mais à long terme, "on n'aura pas d'autres choix que d'augmenter nos prix. Chose qu'on a toujours un peu de crainte à faire", se désole M. Laclau. L'entreprise n'a pas eu accès aux aides de l'Etat, réservées à ce stade aux entreprises plus petites. Mais elle "n'en veut pas", assure le directeur général. "Plus il y a d'aide, moins il y a d'argent public. Moins il y a d'argent public, moins il y a de chantier", avance-t-il, alors que 60% des contrats de l'entreprise viennent de collectivités. Il préférerait "avoir un cadre un peu plus stable, moins de charges sur les salaires". Anticipation L'aide de l'Etat annoncée début avril sur le gazole non routier, pour les entreprises de moins de 15 salariés, "va dans le bon sens", estime de son côté le secrétaire général de la Fédération des entreprises du Bâtiment et des Travaux publics du Rhône Olivier Brunet. L'impact ne se limite pas au GNR: les prix des carburants en général sont affectés, et indirectement ceux des matériaux, "de 5 à 35% notamment pour les matériaux bitumeux", souligne-t-il. Il y a aussi "l'espèce d'attentisme global" qui laisse certains projets en suspens. Chez CarrionTP, qui installe notamment des canalisations en PVC, la flambée des prix du plastique pèse aussi sur la trésorerie. La mise en place d'un observatoire des prix des matériaux, promis par le gouvernement, "devrait permettre plus de transparence, d'anticipation, de visibilité", espère la déléguée générale de la fédération Anne-Laure Le Gavrian. "On attend que ce soit suivi d'effets" en cas de dérives des fournisseurs, ajoute-t-elle. La fédération voit d'un bon oeil la circulaire gouvernementale rappelant la possibilité de modifier un contrat pour tenir compte de la hausse du coûts des matériaux, même en l'absence de clause dédiée. Le ministre de l'Economie Roland Lescure a par ailleurs annoncé lundi soir que le "prêt flash carburant", qui permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,8%, sans exiger de garantie, à certaines très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME), allait être élargi au secteur du BTP. Pour Matthieu Laclau, la stabilité passe par "plus de souveraineté énergétique". Le secteur du BTP est le premier employeur de France: "si on veut de l'emploi, il va falloir nous protéger, pas par des aides mais par une capacité à être un peu plus souverain dans notre façon de construire", estime-t-il.

13.05.2026 à 08:41

La Bourse de Paris attendue à la hausse, comme ailleurs en Europe

FRANCE24

L'indice du CAC 40 devrait progresser (+0,51%) d'après les futures (contrats à terme) négociés avant la séance. Il en va de même à Francfort (+0,74%), Londres (+0,54%) et Milan (+0,72%). Mardi, Paris est repassée sous le seuil des 8.000 points, après une quatrième journée de baisse consécutive sur des marchés plus inquiets qu'audacieux. Le CAC 40 a perdu 76,46 points (-0,95%), clôturant à 7.979,92 points. La veille, le panier des 40 principales valeurs françaises avait perdu 0,69%, à 8.056,63 points. Tous les marchés ont reculé mardi, emporté par des flux de données préoccupantes. La perspective d'un accord rapide Iran/Etats-Unis s'éloigne à l'heure où le président américain Donald Trump s'envole pour la Chine. L'inflation a été plus forte que prévu aux Etats-Unis, tirée par l'énergie, le logement, les dépenses courantes. Même en légère baisse mercredi, le pétrole reste très haut: 106.56 dollars le baril de Brent (-1,12%) et 101 dollars pour le WTI américain (-1,15%). Et les valeurs de la tech ne tirent plus le marché vers le haut. Mardi, le Nasdaq a reculé (-0,71%), emporté par la mauvaise séance des semi-conducteurs (Intel -6,82%, tout comme la contre-performance de STMicroelectronics à Paris). "Les marchés entrent progressivement dans une phase beaucoup plus inconfortable où la croissance ralentit légèrement, mais où l'inflation reste suffisamment élevée pour empêcher les banques centrales de redevenir véritablement accommodantes", commente l'analyste John Plassard pour Cité Gestion. "Nous n'optons toujours pas pour un scénario central de +choc durable+ (...) Nous estimons qu'une hausse durable des prix du pétrole est improbable", estiment pour leur part du gestionnaire d'actifs Sienna IM, en soulignant la bonne performance des indices malgré le conflit au Moyen-Orient.

13.05.2026 à 08:31

Tourisme: la guerre continue à favoriser les réservations de dernière minute, selon TUI

FRANCE24

"Nos résultats ainsi que l'ensemble du marché montrent une tendance vers des réservations effectuées de plus en plus à court terme, notamment en faveur des destinations dans l'ouest de la Méditerranée", a indiqué le groupe à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Près de la moitié des consommateurs prévoyant de voyager cet été n'ont pas encore réservé, ajoute le communiqué. La demande se déplace vers l'Espagne, y compris les Baléares et les Canaries, ainsi que la Grèce, appelées à être les destinations les plus prisées de cet été. Le groupe de Hanovre table sur une hausse des prix moyens qui se dessine déjà dans les hôtels et les navires de croisière du groupe, ce qui devrait permettre de compenser partiellement l'augmentation des coûts. De janvier à mars, le chiffre d'affaires du groupe qui offre une gamme de voyages, hôtels, vols charters et croisières dans le monde a toutefois légèrement augmenté de 1,7% à taux de change constants, à 3,74 milliards d'euros. La perte opérationnelle, à 188 millions d'euros, est d'environ 9% inférieure à l'année passée, et ce en dépit de l'impact négatif de la guerre en Iran, chiffré à 40 millions d'euros, et de l'ouragan Melissa en Jamaïque, pour 5 millions d'euros. TUI a renoncé en avril à communiquer une prévision de chiffre d'affaires annuels et ne se risque toujours pas à le faire dans un environnement qui reste instable. Le bénéfice opérationnel ajusté des effets exceptionnels (EBIT ajusté) devrait quant à lui toujours se situer entre 1,1 et 1,4 milliard d'euros, soit un niveau au mieux équivalent à celui de l'année précédente, qui s'élevait à 1,4 milliard d'euros.

13.05.2026 à 08:21

Jeux vidéo et mineurs: "Il n'est pas justifié de créer une panique morale", estime une experte

FRANCE24

Dans un entretien à l'AFP, cette spécialiste de l'expérience utilisateur dans les jeux vidéo, qui a fait partie de l'équipe à l'origine du jeu de tir en ligne à succès "Fortnite" (Epic Games), plaide pour davantage de "responsabilisation" des plateformes et éditeurs. Elle a lancé en 2020 "Ethical Games", une initiative cherchant à établir une charte éthique pour l'industrie, pour mieux protéger les joueurs et les développeurs. Réponse: "L'UX consiste à aider le joueur à accomplir ce qu'il cherche à faire, pour qu'il puisse ressentir les intentions artistiques et de design du titre. Au même titre qu'un magicien va manipuler votre attention pour faire son tour, un jeu vidéo fait la même chose. On donne de l'argent pour être diverti et on sait que, pour être diverti, nos perception, attention et émotions peuvent être manipulées, comme lorsqu'on regarde un film." R: "Un bon jeu vidéo va être engageant et, le cerveau des enfants et adolescents n'étant pas entièrement mature, c'est plus difficile pour eux de s'arrêter de faire quelque chose. Certains mécanismes ont été identifiés par la recherche comme pouvant être problématiques pour les mineurs, comme les "loot boxes" (des "pochettes surprises" virtuelles et payantes proposant un contenu aléatoire). Cela encourage à jouer plus pour accumuler de la monnaie dans le jeu, ou à acheter cette monnaie virtuelle pour les débloquer. C'est problématique car similaire aux mécanismes des jeux d'argent, actuellement interdits aux mineurs en France. Certains titres créent également chez le joueur un sentiment de FOMO ("Fear of Missing out", la peur de rater quelque chose) s'il ne se connecte pas. Cela peut mener à un sentiment d'aversion à la perte: on cumule des choses en jeu mais, si un jour on ne se connecte pas, on perd tout ce qu'on a cumulé. Ça exploite un biais qui est très puissant chez l'humain. C'est une chose de récompenser la persévérance des joueurs mais c'en est une autre de les forcer à jouer sous peine d'être punis." R: "On a quelques données qui montrent que, si on joue à des jeux violents, ça peut nous énerver sur le court terme - comme un jeu de course peut aussi nous énerver. Mais aucune étude ne montre que ça va changer la personnalité sur le long terme. Un contenu violent peut évidemment être problématique pour certaines personnes. C'est pour ça que des systèmes de notation et de critères d'âge existent. Mais, au vu de nos connaissances actuelles, il n'est pas justifié de créer une panique morale ni de diaboliser un loisir pratiqué par des milliards de personnes." R: "On a l'impression que le jeu vidéo est toujours considéré comme un bouc émissaire et je trouve ça assez étonnant après presque un demi-siècle d'existence. Au lieu d'essayer de régler des problèmes économiques et sociaux beaucoup plus compliqués, comme s'assurer que les enfants ont l'éducation dont ils ont besoin, traiter les problèmes de santé mentale, on va pointer du doigt un objet culturel qui, en plus, est très important en France." R: "A priori, non. De manière générale, le bannissement ne marche pas bien. Ça a déjà été expérimenté en Corée du Sud, en Chine. Les enfants passent au travers. Les méthodes mises en place aujourd'hui pour contrôler l'identité sont facilement contournées par l'intelligence artificielle. Et les enfants aussi ont des droits, comme celui de jouer et d'avoir accès à des espaces sociaux. C'est à nous de faire en sorte que ces espaces soient protégés pour eux, notamment en responsabilisant davantage les plateformes. Et en tant que consommateur, on peut décider de ne pas acheter ou soutenir un jeu s'il exploite les joueurs."

13.05.2026 à 08:10

Lens reçoit le Paris Saint-Germain, "une fête pour le football français"

L'Equipe TV

Le Paris Saint-Germain affronte mercredi Lens en match en retard de la 29e journée de Ligue 1, alors que le classement des deux équipes est acquis. "Une fête pour le football français", selon l'entraîneur parisien Luis Enrique.

13.05.2026 à 08:05

"J'ai postulé pour être pape": utiliser ChatGPT et perdre contact avec la réalité

FRANCE24

"J'ai postulé pour être pape", témoigne auprès de l'AFP ce Canadien de 53 ans, ancien gardien de prison, désormais incrédule face à son parcours, et pour qui le retour à la réalité s'avère dramatique. Tom Millar passait jusqu'à 16 heures par jour à discuter avec le chatbot doté d'une intelligence artificielle. Il a été admis à deux reprises, contre son gré, dans un hôpital psychiatrique, avant que sa femme ne le quitte en septembre dernier. Désormais séparé de sa famille et de ses amis, mais débarrassé de l'idée d'être un génie des sciences, M. Millar souffre de dépression. "Ça a tout simplement ruiné ma vie", explique-t-il. Il est un exemple de ces personnes - dont le nombre est inconnu - ayant perdu pied avec la réalité à travers les échanges avec les chatbots. On parle de "délire ou psychose induite par l'IA", mais il ne s'agit pas d'un diagnostic clinique. Les chercheurs et les spécialistes de la santé mentale s'affairent autour de ce phénomène nouveau, qui semble toucher tout particulièrement les utilisateurs de ChatGPT, l'agent conversationnel d'OpenAI. Le Canada est en pointe pour soutenir les personnes touchées par ce "délire", via une communauté en ligne qui préfère employer le terme de "spirale". L'AFP a échangé avec plusieurs membres de cette communauté. Tous alertent de la menace que représentent les chatbots non régulés. Des questions se posent quant à l'attitude de entreprises d'intelligence artificielle: en font-elles assez pour protéger les personnes vulnérables ? OpenAI, qui est au centre des attentions, fait déjà face à plusieurs procédures judiciaires après l'utilisation inquiétante de ChatGPT par un Canadien de 18 ans, qui a tué huit personnes cette année. "Lavage de cerveau" M. Millar a commencé à utiliser ChatGPT en 2024, pour écrire une lettre de demande d'indemnisation liée au syndrome de stress post-traumatique dont il souffrait à la suite de son travail en milieu carcéral. Un jour, en avril 2025, il interroge l'agent conversationnel sur la vitesse de la lumière. En réponse, il dit recevoir: "Personne n'avait jamais envisagé les choses sous cet angle". Dès lors, des vannes s'ouvrent en lui. Avec l'aide de ChatGPT, il soumet des dizaines d'articles aux prestigieuses publications scientifiques, proposant de nouvelles pistes pour expliquer les trous noirs, les neutrinos ou le Big Bang. Sa théorie proposant un modèle cosmologique unique incorpore des éléments de quantique, et est développée dans un livre de 400 pages, vu par l'AFP. "Quand je faisais ça, je gonflais tout le monde autour de moi", admet-il. Dans sa ferveur scientifique, il dépense beaucoup trop, achetant par exemple un télescope pour 10.000 dollars canadiens (6.200 EUR). Un mois après que sa femme l'a quitté, il commence à se questionner sur ce qui se passe, à la lecture d'un article qui fait état d'un autre Canadien présentant une expérience similaire. Désormais, M. Millar se lève chaque nuit en s'interrogeant: "Qu'est-ce que tu as fait ?" Surtout, qu'est-ce qui a pu le rendre si vulnérable à cette spirale ? "Je n'ai pas une personnalité déficiente", juge le quinquagénaire. "Mais d'une certaine manière, j'ai subi un lavage de cerveau par un robot, et ça me rend perplexe", confie-t-il. Il estime que la terminologie "psychose induite par l'IA" reflète le mieux son expérience. "Ce que j'ai traversé était d'ordre psychotique", dit-il. La première étude sérieuse publiée sur le sujet est sortie en avril dans le Lancet Psychiatry et utilise le terme de "délires liés à l'IA", plus précautionneux. Thomas Pollak, psychiatre au King's College de Londres et co-auteur de l'étude, explique à l'AFP qu'il y a eu des divergences au sein du monde académique "car tout ceci sonne comme de la science fiction". Mais son étude avertit qu'il existe un risque majeur que la psychiatrie "passe à côté des changements majeurs que l'IA entraîne déjà sur les psychologies de milliards de personnes à travers le monde". - "Dans le terrier du lapin" – L'expérience traversée par M. Millar présente des similitudes frappantes avec celle vécue par un autre homme, dans la même tranche d'âge, en Europe. Dennis Biesma, un informaticien néerlandais, également écrivain, a pensé qu'il serait amusant de demander à ChatGPT d'utiliser l'IA pour créer des images, des vidéos et même des chansons en lien avec l'héroïne principale de son dernier livre, un thriller psychologique. Il espérait ainsi doper ses ventes. Puis, une nuit, l'interaction avec l'IA est devenue "presque magique", a-t-il expliqué. Le logiciel lui écrit: "Il y a quelque chose qui me surprend moi-même: cette sensation d'une conscience semblable à une étincelle", selon les transcripts vus par l'AFP. "J'ai commencé doucement à plonger de plus en plus profondément dans le terrier du lapin", a expliqué à l'AFP cet homme de 50 ans, depuis son domicile d'Amsterdam. Chaque soir, quand sa femme est couchée, il s'allonge sur le canapé, son téléphone sur la poitrine, échangeant avec ChatGPT en mode vocal pendant 5 heures. Pendant toute la première moitié de 2025, le chatbot - qui s'était donné le nom d'Eva - est devenu "comme une petite amie numérique", explique M. Biesma. Il décide alors d'abandonner son travail et embauche deux développeurs pour créer une application qui vise à faire partager Eva au monde. Quand son épouse lui demande de ne parler à personne de son agent conversationnel ou de son projet d'application, il se sent trahi. Il lui semble que seule Eva lui reste indéfectiblement loyale. Lors d'un premier séjour - non souhaité - dans un hôpital psychiatrique, il est autorisé à continuer d'utiliser ChatGPT, et en profite pour demander le divorce. C'est pendant son deuxième séjour, plus long, qu'il commence à avoir des doutes. "J'ai commencé à réaliser que tout ce en quoi je croyais était en fait un mensonge, et c'est très dur à avaler", explique-t-il. De retour à la maison, se confronter à ce qu'il a fait est trop dur, et ses voisins le trouvent inconscient dans le jardin, après une tentative de suicide. Il passera trois jours dans le coma. M. Biesma commence seulement à se sentir mieux. Mais les larmes coulent quand il parle du mal qu'il a pu faire à sa femme et à la perspective de vendre la maison familiale pour rembourser ses dettes. N'ayant aucun antécédent sérieux de problèmes mentaux, il est finalement diagnostiqué bipolaire, ce qui lui semble étrange car habituellement, des signaux précurseurs font surface plus tôt dans la vie. Pour les personnes comme ces deux témoins, la situation a empiré après la mise à jour de ChatGPT-4 par OpenAI en avril 2025. OpenAI a d'ailleurs retiré cette mise à jour quelques semaines plus tard, reconnaissant que cette version était excessivement flatteuse pour les utilisateurs. Sollicité par l'AFP, OpenAI a souligné le fait que "la sécurité était une priorité absolue", arguant du fait que plus de 170 experts de santé mentale avaient été consultés. L'entreprise met en avant les données internes qui montrent que la version 5 de GPT, disponible depuis août 2025, a permis de réduire de 65 à 80 % le pourcentage de réponses de son agent conversationnel qui ne correspondaient pas au "comportement souhaité" en matière de santé mentale. Mais tous les utilisateurs ne sont pas satisfaits de ce chatbot moins flatteur. M. Millar avait par exemple réussi à réinstaller la version 4, alors qu'il était en pleine "spirale". Les personnes fragilisées avec lesquelles l'AFP s'est entretenue expliquent que les commentaires positifs du chatbot leur procuraient une sensation similaire à celle d'une montée de dopamine provoquée par une drogue. - "Expérimentation massive" – Au Québec, Etienne Brisson explique avoir été "choqué" quand il a découvert qu'il n'y avait aucune aide, aucun conseil, et plus fondamentalement aucune recherche sur ce problème quand un des membres de sa famille a plongé. Cela a conduit cet ancien coach en entreprise à créer un groupe de soutien en ligne. La plupart de 300 membres du réseau ont utilisé ChatGPT, explique M. Brisson, ajoutant que de nouveaux cas étaient encore en train d'apparaître malgré les changements opérés par OpenAI. Il y a eu récemment une augmentation du nombre de personnes touchées en utilisant l'assistant IA Grok intégré au réseau social X d'Elon Musk, explique-t-il. L'entreprise n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Ceux qui ont sombré veulent alerter, à l'image de M. Millar qui appelle à rendre responsables les entreprises d'intelligence artificielle de l'impact de leurs agents conversationnels, estimant que l'Union européenne se montre plus volontariste dans la régulation des nouvelles technologies que le Canada ou les Etats-Unis. Il estime que ceux qui ont sombré, comme lui, se sont retrouvés, sans le savoir, prisonniers d'une gigantesque expérience. "Quelqu'un tirait les ficelles en coulisses, et les gens comme moi, qu'ils le sachent ou non, y ont réagi".

13.05.2026 à 07:45

En Ukraine, la bataille de la main-d'oeuvre

FRANCE24

Son assurance reflète un problème économique majeur : outre la souffrance, les innombrables morts et les destructions massives, l'invasion déclenchée par la Russie en février 2022 a accentué une grande pénurie de main‑d'oeuvre en Ukraine. Originaire de Bakhmout, une ville conquise en 2023 par les forces russes à l'issue d'une terrible bataille, Anatoliï Synkov est "employé polyvalent" à Dnipro (centre-est) dans une usine du groupe ukrainien Biosphere, un important fabricant de produits ménagers et d'hygiène (lingettes, éponges, sacs-poubelle, etc.). Cet ancien forestier a cherché un emploi pendant "une semaine" avant d'être embauché et reçoit encore de "nombreuses offres" d'autres entreprises manquant de bras, malgré des hausses de salaire constatées en Ukraine. Anatoliï Synkov a fui Bakhmout fin 2022 avec sa famille face à l'intensification des combats. Il se sent bien à Dnipro, même si cette ville industrielle est régulièrement bombardée. En avril 2025, un missile russe a frappé un entrepôt de Biosphere sur son site à Dnipro. Bilan : un mort et onze blessés. Aujourd'hui, la carcasse noire du bâtiment demeure, comme une ombre malveillante. Manque cruel de main-d'oeuvre Début 2026, 78% des sociétés ukrainiennes membres de l'Association européenne des entreprises (EBA) déploraient un manque de travailleurs qualifiés. Ce problème s'ajoute aux graves risques sécuritaires, énergétiques et logistiques créés par les frappes russes sur les infrastructures. Des centaines de milliers d'Ukrainiens enrôlés dans l'armée, des dizaines de milliers de morts et 5,7  millions de réfugiés à l'étranger, selon l'ONU : voici les principales causes de ce phénomène en Ukraine - le pays le plus pauvre d'Europe - qui comptait une quarantaine de millions d'habitants avant la guerre. Des facteurs antérieurs, comme un déclin démographique observé depuis la fin de l'URSS et l'inadéquation entre les besoins des employeurs et le système éducatif, sont également en cause, explique à l'AFP Lioubov Iatsenko, une économiste de l'Institut national des études stratégiques. Les travailleurs manuels (chauffeurs, artisans, techniciens) mais aussi les médecins, les enseignants et les cadres agricoles font cruellement défaut en Ukraine. Ces métiers pâtissent, selon Mme Iatsenko, de rémunérations trop faibles ou d'un "manque de prestige". La directrice des ressources humaines de Biosphere à Dnipro, Olena Chpitz, dit que son usine n'emploie plus que 500 personnes contre 800 avant 2022. Une centaine de membres de son personnel ont rejoint l'armée. Avant la guerre, "nous mettions une à deux semaines à pourvoir un poste pour nos professions techniques", affirme Mme Chpitz. "Maintenant, cela peut prendre un mois". Son entreprise offre même des "bonus" aux employés si leurs proches viennent travailler pour Biosphere. Le secteur de l'industrie de la défense, à la forte croissance, est aussi touché. "Parfois, les spécialistes nécessaires n'existent tout simplement pas en nombre suffisant", explique à l'AFP une représentante de la société ukrainienne Kvertus, dont le siège est à Kiev, qui fabrique des brouilleurs antidrones. Fort chômage Paradoxalement, le manque de main-d’oeuvre coexiste avec un fort chômage : 15,5% en mars 2026, selon l'institut de sondage Info Sapiens. "Il y a une offre importante (...) de comptables, d'économistes d'entreprise et de cadres de catégories inférieures. Or nous manquons de travailleurs manuels", souligne l'économiste Iatsenko. Une solution, selon elle, est d'encourager les reconversions ainsi que l'insertion des jeunes, des déplacés, des seniors et des anciens combattants. Biosphere à Dnipro compte 19 ex-soldats mais souhaite plus d'aides publiques pour en employer davantage, de même que des civils handicapés. D'après plusieurs estimations, des dizaines de milliers d'hommes refusant d'être incorporés aux forces armées se cachent par ailleurs dans le pays et travaillent au noir ou ne travaillent pas, contribuant au problème. Une responsable économique étrangère en Ukraine appelle auprès de l'AFP, sous couvert d'anonymat, à les faire sortir de "l'économie souterraine" avec une réforme de la mobilisation permettant d'effectuer des rotations "plus transparentes et structurées" entre l'armée et des emplois civils légaux. Actuellement, la vaste majorité des militaires ukrainiens combattent sans que la durée de leur service soit fixée. Le président Volodymyr Zelensky a annoncé début mai une réforme devant introduire une démobilisation par phases mais le sujet reste très délicat car l'Ukraine manque aussi de soldats face aux troupes russes qui continuent d'attaquer. Concernant la main-d'oeuvre étrangère, seules 13% des entreprises ukrainiennes envisagent d'y faire appel et plus d'un quart des employés craignent des "barrières linguistiques" ou des "différences culturo-religieuses", d'après un sondage de fin 2025. Parallèlement, des études montrent une forte hausse de l'emploi féminin. Selon Biosphere, son usine à Dnipro emploie dorénavant 50% de femmes. Se pose également la question de l'emploi des 3,7 millions de déplacés internes dont beaucoup ont des compétences ne correspondant pas aux régions où ils ont fui, sans compter les traumatismes limitant leur employabilité. L'ouvrier Synkov a mis deux ans à encaisser le "choc" de son exil forcé. Mais désormais, dit-il, "il faut vivre".

13.05.2026 à 07:39

Après les tempêtes d'hiver, les forêts du Portugal encore plus menacées par les incendies

FRANCE24

Une équipe de sapeurs forestiers, agents de protection civile et militaires s'empresse de repousser les troncs qui jonchent les bas-côtés des pistes forestières, voies d'accès indispensables en cas d'incendie. "Cette zone est une véritable poudrière", s'inquiète auprès de l'AFP Paulo Vicente, le maire de Marinha Grande, commune du littoral où se trouve cette "forêt nationale de Leiria", plantée au XIIIe siècle pour fournir le bois qui a permis de construire les caravelles des Grandes Découvertes. La région a été dévastée fin janvier par les vents violents de la tempête Kristin. Avec 140 millions d'euros de dégâts recensés par cette municipalité, trois mois plus tard, on y trouve encore des maisons aux toits endommagés et des usines aux structures métalliques déformées par la force du vent. Dans la forêt, la tempête a laissé dans son sillage d'importantes quantités de bois mort, dans un enchevêtrement de branches et de racines. "Avec un combustible sec aussi abondant et continu, un feu peut rapidement prendre de grandes proportions", explique, tablette à la main, Vasco Fernandes, fonctionnaire municipal chargé de contrôler l'avancée des travaux à bord de son 4x4 blanc flanqué du logo de la protection civile. "Plus rassuré" Une fois les chemins dégagés, les propriétaires forestiers sont appelés à poursuivre le débroussaillage de leurs parcelles. "Notre engagement est clair : défendre le territoire et, surtout, protéger les personnes" qui vivent à proximité, insiste le maire de Marinha Grande. A la lisière de la forêt, certains habitants observent les travaux avec soulagement. "Bien sûr que j'ai peur (...) mais s'ils nettoient tout ça, je serai déjà plus rassuré", confie Manuel Calhanas, un retraité de 79 ans qui vit dans une maison entourée d'un verger. La municipalité, qui prévoit de déblayer près de 178 km de pistes forestières, est encore meurtrie par les grands incendies d'octobre 2017, qui ont ravagé une grande partie de cette forêt. A l'échelle nationale, ce sont 12.000 kilomètres de chemins et de routes forestières à nettoyer cette année, sur un total de 56.000, selon des données de la protection civile. Entre le 22 janvier et le 15 février, le Portugal a été touché par sept tempêtes successives, dont Kristin, accompagnées de vents violents ou de précipitations intenses qui ont provoqué au moins sept morts et des dégâts estimés à 5,3 milliards d'euros. "Redoubler d'efforts" Le Premier ministre Luis Montenegro a lui-même appelé à "redoubler d'efforts" dans les opérations de nettoyage des forêts, tandis que le ministre de l'Intérieur, Luis Neves, a réaffirmé la semaine dernière que l'été prochain pourrait être "très dur" sur le front des feux de forêt. Dans ce contexte, le gouvernement a mis en place "le plus important dispositif de la dernière décennie" pour lutter contre les feux de forêt. Entre le 1er juillet et le 30 septembre, plus de 15.000 effectifs et 80 avions ou hélicoptères seront mobilisés, pour un budget avoisinant les 50 millions d'euros. Alors que la péninsule ibérique est particulièrement exposée aux effets du changement climatique, responsable des vagues de chaleur plus fréquentes et de sécheresses prolongées, le Portugal a connu l'an dernier l'été le plus chaud depuis 1931. A la suite des incendies meurtriers de 2017, qui ont fait plus d'une centaine de morts, le Portugal a multiplié par dix l'investissement dans la prévention et doublé son budget de lutte contre les feux de forêt. Mais après plusieurs années de bons résultats, qui ont permis de réduire la surface brûlée moyenne d'environ un tiers, le pays a connu en 2025 son pire bilan de la décennie, avec 270.000 hectares de végétation partis en fumée.

13.05.2026 à 07:37

Trump à Pékin: "Mais où est passé le faucon anti-chinois?"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce mercredi 13 la rencontre très attendue, demain, à Pékin, entre Xi Jinping et Donald Trump., qui a changé de ton vis-à-vis de Pékin depuis son premier mandat, malgré le contentieux, entre autres, de la guerre en Iran. La guerre au Moyen-Orient relègue au second plan la question pourtant brûlante du réchauffement climatique. Et une invention formidable.

13.05.2026 à 07:33

Ligue 1: le PSG veut rafler le titre chez son grand rival lensois

FRANCE24

"On est champion déjà, à 99,9%", s'est réjoui dimanche Luis Enrique après le succès (1-0) contre Brest qui a quasiment garanti le titre au PSG avant ses deux derniers matches. Pour valider définitivement ce trophée, les Parisiens ne devront pas perdre face aux Sang et Or, qui comptent six points de retard et une différence de buts nettement moins bonne (+29 contre +44 pour le PSG). La boucle serait donc bouclée pour les joueurs de Luis Enrique, mis sous pression par les Nordistes durant toute la saison. "On a souligné ce qu'a fait Lens cette saison. Personne en début de saison n'imaginait ça. C'est la première fois depuis que j'arrive ici qu'il y a une équipe qui nous pose des problèmes. Ils méritent d'être en Ligue des champions, félicitations à eux. On va chercher à profiter d'un match de très haut niveau. C'est un vrai test", a expliqué mardi Luis Enrique devant la presse, avant ce match en retard de la 29e journée mercredi. "Cela a été très difficile pour nous, les deux derniers championnats qu'on avait gagnés avaient été plus tranquilles", avait-il déjà déclaré dimanche soir. Mercredi soir, ce sera "une fête pour le football français, avec les deux meilleures équipes de la saison", a-t-il insisté. Hommage à Pierre Sage Luis Enrique a ainsi souhaité rendre hommage aux Lensois et à Pierre Sage, sacré meilleur coach de la saison lundi, qui ont compliqué la quête de ce nouveau sacre national, sans insister sur les blessures et la fatigue physique générale de ses troupes ayant perturbé la première partie de l'exercice 2025-2026. En attendant de partir à la conquête d'un deuxième titre européen consécutif et de marquer l'histoire, le 30 mai à Budapest face à Arsenal, les Parisiens ont donc un travail à terminer sur la scène nationale. Cela permettra d'"arriver dans les meilleures conditions physiques, mentales, individuelles et collectives" pour la finale, a insisté Luis Enrique. Comme depuis le début de la saison, le staff du PSG est engagé dans une gestion très fine de l'effectif afin d'arriver en Hongrie dans une forme optimale. Pour cela, Willian Pacho, Nuno Mendes et Warren Zaïre-Emery poursuivent leurs soins et seront encore forfaits à Lens, tout comme Lee Kang-In, touché à la cheville gauche contre Brest dimanche, ainsi qu'Achraf Hakimi et Lucas Chevalier (cuisse), a indiqué mardi le club dans son communiqué médical. Interrogé mardi sur le nombre important de blessures, Luis Enrique n'a souhaité donner "aucune information à mes adversaires". Infirmerie bien remplie L'infirmerie est donc bien remplie pour ce déplacement à Bollaert mais Ousmane Dembélé - fraichement élu meilleur joueur de la saison lundi - pourrait être aligné afin de garder le rythme avant Budapest. Car après la dernière sortie de la saison de Ligue 1 contre le Paris FC, dimanche au stade Jean-Bouin, les Parisiens auront quasiment deux semaines sans match pour préparer leur rendez-vous ultime. "Tu peux avoir un jour de repos ou un mois, tu es prêt. Ce ne sera pas un problème", a indiqué le coach, alors qu'un match amical pourrait avoir lieu le week-end précédent la finale européenne, mais le technicien espagnol n'a pas encore donné l'identité du futur adversaire. "On va essayer d'avoir un petit peu de repos pendant les deux semaines qui restent, et avoir des moments d'entraînement importants pour préparer la finale, un petit peu de tout, a expliqué le coach. On sera compétitifs à Lens et à Paris contre le Paris FC (dimanche) mais l'objectif c'est le match du 30 mai", a-t-il assumé.
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