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▸ Les 15 dernières parutions

13.04.2026 à 05:13

Imbroglio dans la présidentielle au Pérou

FRANCE24

De nombreuses "irrégularités" ont marqué la journée de vote pour l'élection présidentielle péruvienne, relate Agathe Fourcade, correspondante de France 24, qui précise que "211 bureaux de vote ou les électeurs n'ont pas pu voter", soit 63 000 électeurs. Par conséquent, des bureaux vont être rouverts lundi. Même si les sondages sortie des urnes donnent Keiko Fujimori en tête, son adversaire au second tour reste incertain. 

13.04.2026 à 04:27

Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements

FRANCE24

. Un retour ou non de l'Iran aux négociations "est égal" à Trump Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il se moquait de savoir si l'Iran reviendrait ou pas à la table des négociations avec les Etats-Unis, après l'échec de pourparlers à Islamabad. "Cela m'est égal qu'ils reviennent ou non. S'ils ne reviennent pas, ça me va très bien", a déclaré M. Trump aux journalistes sur la base militaire d'Andrews, près de Washington, à son retour d'un week-end passé en Floride. . L'Iran dit avoir été "à deux doigts" d'un accord avec les Etats-Unis à Islamabad L'Iran et les Etats-Unis étaient à "deux doigts" de parvenir à un accord pour mettre fin aux hostilités, lors de leurs pourparlers à Islamabad, la capitale du Pakistan, a affirmé lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs de la République islamique, en imputant l'échec au "jusqu'au-boutisme américain". . L'armée américaine va imposer un blocus des ports iraniens lundi L'armée américaine a annoncé dimanche qu'elle imposerait à partir de lundi à 14H00 GMT un blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens", faute d'accord pour mettre fin au conflit. Mais elle a précisé qu'elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l'Iran à travers le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial et l'approvisionnement en pétrole, selon un communiqué du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom. . Au moins six morts dans des frappes israéliennes sur le sud du Liban Au moins six personnes ont péri dimanche dans de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban, selon le ministère libanais de la Santé, dont un secouriste de la Croix-Rouge libanaise. L'organisation a indiqué que son équipe avait été "directement visée par un drone israélien" alors qu'elle menait une mission humanitaire et que le logo de la Croix-Rouge était visible. . La marine iranienne juge "ridicules" les menaces de blocus américain "Les menaces du président des Etats-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l'Iran (...) sont tout à fait ridicules et amusantes", a déclaré le chef de la marine militaire iranienne, l'amiral Shahram Irani, assurant que les forces navales de son pays suivaient "tous les mouvements" américains dans la région. . Le Liban tente d'obtenir un retrait israélien total Le Liban œuvre à obtenir un retrait israélien total de son territoire et à arrêter la guerre par la négociation, a affirmé son Premier ministre, Nawaf Salam, avant une rencontre prévue mardi à Washington entre représentants des deux pays. . Dans le sud du Liban, Netanyahu assure qu'Israël a éliminé "la menace d'une invasion" Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé dimanche que l'armée israélienne avait éliminé "la menace d'une invasion" du Hezbollah, lors de sa première visite dans le sud du Liban, depuis le début le 2 mars des combats avec ce mouvement chiite libanais pro-iranien. burx-maj/lpa

13.04.2026 à 04:21

Œuvres pillées durant la colonisation: l'Assemblée examine une loi très "attendue" pour faciliter les restitutions

FRANCE24

Annoncé de longue date et plusieurs fois repoussé, ce texte promis par Emmanuel Macron en 2017, lors d'un discours à la jeunesse africaine à Ouagadougou, sera débattu dans l'hémicycle à partir de 16H00. Il a été adopté à l'unanimité au Sénat fin janvier. Les demandes de restitution ne sont pas nouvelles, les premières remontent au lendemain des indépendances et se multiplient dans les années 70 sous l'impulsion de l'Unesco. Mais elles se heurtent à la résistance des grands musées occidentaux, et sont reléguées au second plan avant d'être portées à nouveau avec force au début des années 2010. Après son élection, Emmanuel Macron en fait une promesse politique. Neuf ans plus tard, les restitutions se comptent sur les doigts d'une main. La France fait office de pionnière en Europe, avec un premier retour hautement symbolique de 26 trésors d'Abomey au Bénin et du sabre d'El Hadj Omar au Sénégal en 2020. Mais il aura ensuite fallu attendre cinq ans, pour qu'un "tambour parleur" confisqué à la Côte d'Ivoire depuis 1916, le "Djidji Ayokwe", soit restitué en ce début d'année. En cause ? Le principe d'inaliénabilité des collections publiques, qui oblige à passer par des lois spécifiques, au compte-gouttes, dans un agenda parlementaire surchargé et ébranlé par l'instabilité politique née de la dissolution. D'où cette loi-cadre "attendue en France et dans le monde", pour "organiser les restitutions à venir et gagner en efficacité", a défendu la ministre de la Culture Catherine Pégard, lors de son audition en commission mercredi. Celle-ci permettra de faciliter les restitutions en passant désormais par décret, plutôt que par un processus législatif long et incertain. Avec tous les "garde-fous" nécessaires, a prévenu la ministre, notamment "des critères précisément définis", pour s'assurer du caractère illicite ou non de l'appropriation. Elle a notamment insisté sur la consultation obligatoire de deux commissions, l'une scientifique, et l'autre où le Parlement sera représenté, pour avis. Le projet de loi ne vise que les biens ayant été acquis entre 1815 et 1972, soit entre le début du second empire colonial français et l'entrée en vigueur d'une convention de l'Unesco fixant un régime de restitution dans le droit international. "Ni déni, ni repentance" Ces bornes et les critères retenus font débat. La France insoumise plaide ainsi pour les étendre, déplorant par exemple que le Codex Borbonicus, un trésor gardé au Palais Bourbon réclamé par le Mexique, n'entre pas dans son champ d'application. A ce jour, les "demandes" de restitution "ne sont pas nombreuses", une dizaine en tout, selon la ministre, mais une fois la loi promulguée, elles devraient commencer à affluer. Parmi elles, l'Algérie réclame des effets personnels de l'émir Abdelkader, héros anticolonial, et le Mali des pièces du trésor de Ségou. Le Bénin, déjà destinataire de 26 objets ces dernières années, a également transmis d'autres demandes, comme pour une statue du dieu Gou. Alors que plusieurs anciennes colonies sont désormais dirigées par des régimes hostiles à la France, cette loi revêt un caractère diplomatique sensible. Le Rassemblement national voudrait ainsi circonscrire les restitutions aux Etats avec qui les relations seraient "cordiales", ciblant en particulier l'Algérie, et s'inquiète d'une loi qui validerait un discours fondé "sur la repentance". De l'autre côté du spectre politique, le groupe écologiste regrette que le mot "colonisation" soit totalement absent du texte. "Cette absence n'est pas neutre. Elle constitue, je crois, une erreur politique, une forme de continuité dans le déni d'une partie de notre histoire", a dénoncé la députée Sophie Taillé-Polian (Génération.s). C'est une loi "qui n'est ni dans le déni, ni dans la repentance", a fait valoir la ministre vantant un texte "qui permet d'apaiser les mémoires". Dans son parcours, une embûche reste néanmoins à écarter: celle du Conseil constitutionnel. Une incertitude demeure en effet depuis qu'un avis du Conseil d'Etat a estimé que la restitution de biens issus de legs et de donations devait obéir à un "intérêt général supérieur". Mais le gouvernement juge ce risque d'inconstitutionnalité limité. Cette loi vient compléter un triptyque législatif, après deux lois-cadres adoptées en 2023, la première visant les biens spoliés par les nazis, la seconde les restes humains.

13.04.2026 à 04:21

La Colombienne Karol G promet de faire danser Coachella pour clore le week-end

FRANCE24

Avec ses neuf scènes en plein désert, Coachella, qui ouvre la saison des festivals musicaux aux Etats-Unis, a débuté vendredi sous la houlette de la star de la pop Sabrina Carpenter, avec un concert comme un voyage nostalgique à travers Hollywood, suivi samedi du retour du Canadien Justin Bieber, qui s'était tenu à l'écart des grandes scènes ces dernières années. Karol G s'est produite pour la première fois à Coachella en 2022 avec un set en forme de véritable fête latino, célébrant ses racines et accueillant des invités comme son compatriote J Balvin, ainsi que le DJ Tiësto et Becky G, avec qui elle a interprété son hymne puissant "Mamiii". La Colombienne a depuis sorti deux albums, le plus récent étant "Tropicoqueta", aux accents caribéens, dévoilé l'an dernier avec le single "Latina Foreva". De quoi donner la couleur de son concert qui devrait faire danser des milliers de spectateurs dimanche soir à Indio, en Californie. "Elle va être absolument sublime; vous ne l'avez jamais vue danser comme elle va danser aujourd'hui", a promis son maquilleur, Duvan Foronda, à l'AFP avant le show. La clé d'un look "Tropicoqueta"? Avoir l'air "super naturel", dans des tons orangés qui marquent l'identité visuelle actuelle de la diva de Medellin, raconte-t-il, en appliquant - festival oblige - des paillettes sur les yeux de dizaines de fans, depuis un stand de maquillage organisé par le label fondé par Karol G, Bichota Records. "Je suis tellement émue", a confié l'une d'elles, Christina Medina, entre quelques larmes. "+Latina Foreva+ incarne la force et la fierté d'être Latinx (un terme utilisé aux Etats-Unis pour désigner les personnes d'origine latino-américaine, ndlr) ainsi que le soutien mutuel. Regardez simplement l'opportunité qu'elle a créée pour la communauté latino-américaine. Elle est vraiment exceptionnelle", a-t-elle ajouté. L'artiste a fait plus tôt dans la journée la promotion sur ses réseaux sociaux de ce marché éphémère sur le site du festival qui présente des marques tenues par des personnes originaires d'Amérique latine aux Etats-Unis. Punk, K-pop et Justin Bieber Côté scène, parmi les temps forts de la journée éclectique de dimanche, les festivaliers ont retrouvé l'auteur-compositrice Flowerovlove, le groupe Major Lazer, le parrain du punk Iggy Pop, la danseuse et chanteuse britannique FKA twigs, l'architecte du big beat Fatboy Slim, le rappeur Young Thug et les stars de la K-pop BIGBANG. Samedi, la superstar canadienne Justin Bieber a renoué avec son public après près de quatre ans loin des très grandes scènes. "C'est un moment spécial. C'est une soirée dont je rêvais depuis longtemps", a déclaré à la foule l'artiste de 32 ans. Mimant de fouiller dans son ordinateur, il a proposé au public une séquence nostalgique en diffusant ses premiers clips sur YouTube et chantant des extraits de ses énormes succès, comme "Baby" (2010), "Never Say Never" (2010) ou "Beauty and a Beat" (2012). Avant lui, Coachella a notamment accueilli samedi les performances électrisantes de la collaboration techno-indus Nine Inch Noize (fruit d'une rencontre entre Nine Inch Nails et le producteur allemand Boys Noize) et des rockeurs new-yorkais The Strokes, qui ont annoncé un nouvel album pour juin. La chanteuse Jennifer Lopez a fait une apparition pendant la performance du DJ français David Guetta. Le week-end doit se conclure sur une projection sous les étoiles du premier épisode de la troisième saison d'"Euphoria", la série HBO qui fait son retour à la télévision après une pause de quatre ans.

13.04.2026 à 04:13

Jugement pour Lafarge, accusé de financement du terrorisme en Syrie

FRANCE24

Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l'affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d'une grande entreprise du CAC 40 pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée. "C'est l'histoire d'un dérapage, d'un dévoiement qui fait que la société Lafarge, fleuron de l'industrie française, en est venue à financer des organisations terroristes, dans une seule visée: mercantile", avait fustigé le parquet national antiterroriste (Pnat) dans ses réquisitions en décembre dernier. L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie. Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés. "On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l'usine si nous étions partis?", a soutenu en interrogatoire Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge. "On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire." Décortiquant échanges de mails, comptes-rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal s'est plongé de longues semaines durant dans l'engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes Etat islamique (EI) et Jabhat al-Nosra. Pour le Pnat, les versements aux entités classées comme "terroristes" ont atteint un montant minimal de près de 4,7 millions d'euros. "Ahurissant de cynisme" Ce système prévoyait le versement d'argent pour, d'une part, financer l'acquisition d'intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d'autre part, assurer des "paiements de sécurité" et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région. Si les prévenus ont soutenu avoir été victimes de "racket", le terme a fait tiquer la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez, plusieurs messages internes à Lafarge faisant plutôt état de "négociations" ou d'"accords". "Il y avait cette conviction que (la guerre) n'allait pas durer. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas certaines décisions qui ont été prises", a expliqué Bruno Pescheux, l'un des protagonistes du dossier en tant que directeur de la filiale syrienne de Lafarge de 2008 à l'été 2014. "Cette crise était un tunnel. Tout le monde nous disait que cette crise serait courte, qu'on allait voir la lumière. Mais en fait, la lumière n'est jamais venue", a-t-il dit. A l'audience, les deux procureures du Pnat ont souligné "l'absence totale d'adhésion à l'idéologie jihadiste" des prévenus, mais noté leur "absence de reconnaissance" et de "regrets" sur les faits. Elles ont requis à l'encontre de la société Lafarge l'amende maximale de 1,125 million d'euros ainsi qu'une confiscation partielle du patrimoine à hauteur de 30 millions d'euros. Contre l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont, qui nie mordicus avoir été au courant des versements illicites, le parquet a demandé six ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt différé mais sans exécution provisoire. Le Pnat estime que Bruno Lafont était bien informé et qu'il a "donné des directives claires" pour maintenir l'activité de l'usine, "un choix purement économique, ahurissant de cynisme". Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l'urgence et l'impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l'avancée de l'EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des jihadistes. Particularité de ce dossier, des victimes du 13-Novembre se sont constituées parties civiles, voyant dans cette affaire l'un des "rouages" des attentats qui ont ensanglanté la France les années suivantes.

13.04.2026 à 04:05

L'allongement de la rétention des étrangers jugés dangereux de retour à l'Assemblée

FRANCE24

Ce texte, porté par le député Renaissance Charles Rodwell et soutenu par le gouvernement, sera examiné en première lecture, après la censure d'une précédente mesure similaire par le Conseil constitutionnel en août. Il contient également d'autres mesures destinées à renforcer l'arsenal anti-terroriste, ainsi qu'un volet psychiatrique. La gauche, qui a déposé une motion de rejet préalable pour couper court aux débats, s'y opposera. Actuellement, la durée maximum de maintien dans les centres de rétention administrative (CRA) -- où peuvent être enfermés des étrangers en vue de leur expulsion s'il existe un risque qu'ils s'y soustraient -- est de 90 jours maximum, ou bien de 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme. Le texte permettrait d'allonger à 210 jours la durée de maintien en rétention pour ces derniers, mais aussi, "à titre exceptionnel", pour tout étranger "définitivement condamné pour des faits d'atteinte aux personnes punis d'au moins trois ans d'emprisonnement" et "qui représente une menace réelle, actuelle et d'une particulière gravité pour l'ordre public". Une formulation "plus restrictive" que celle qui avait été adoptée par le Parlement l'été dernier, a fait valoir lors d'une conférence de presse dimanche Charles Rodwell. La mesure avait été censurée par les Sages, estimant que les critères retenus n'étaient pas suffisamment encadrés. Un sort que le député, qui martèle avoir suivi toutes les recommandations du Conseil d'Etat, compte bien éviter cette fois, en s'opposant à "tous les amendements qui viseraient à déséquilibrer le texte". "Inefficacité" La mesure, qui ne concernera selon lui que "quelques dizaines d'individus par an", est décriée par plusieurs associations, dont France terre d'asile, qui dénoncent son "inefficacité" par rapport à l'objectif initial de ces centres: l'éloignement du territoire français. "L'immense majorité des éloignements intervient dans les premières semaines de rétention. Au-delà de deux mois, les expulsions deviennent marginales", font-elles valoir. L'idée de cet allongement, poussé par l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, avait émergé après le meurtre en 2024 de l'étudiante Philippine. Le suspect était un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), qui venait de sortir d'un centre de rétention. La proposition de loi prévoit par ailleurs la création d'une "injonction d'examen psychiatrique" à la main du préfet. Si la personne refuse, un juge devrait toutefois se prononcer. Seraient concernées toute personne cumulant deux critères. D'une part s'"il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave pour l'ordre et la sécurité publics, en raison de son adhésion à des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorisme". D'autre part, la personne devra présenter "des troubles mentaux identifiés". Au moment de l'adoption du texte en commission, en février, des professionnels du secteur avaient dénoncé dans un communiqué "la confusion véhiculée entre radicalisation et troubles psychiatriques". Le texte intègre par ailleurs d'autres mesures concernant la menace terroriste, notamment la création d'une mesure de "rétention de sûreté terroriste", comme elle existe déjà pour certains crimes. La rétention de sûreté consiste à placer des personnes condamnées dans un centre de soins à la fin de leur peine de prison. La proposition de loi, dont l'ancien Premier ministre Michel Barnier est co-signataire, a été "co-construite" avec la droite, s'est félicité Charles Rodwell, qui espère une adoption définitive d'ici la fin de la session parlementaire cet été.

13.04.2026 à 03:59

Suicide d'Evaëlle, 11 ans: son enseignante fixée sur son sort lundi

FRANCE24

Professeure stricte et exigeante ou cassante et humiliante? Le procès en appel, en février dernier, a dessiné le portrait contrasté de l'enseignante de 63 ans. Le parquet général a requis 18 mois de prison avec sursis contre l'enseignante aujourd'hui retraitée, pour le harcèlement moral de la collégienne "tout juste sortie du primaire". "Elle a franchi la ligne rouge, humiliant, rabaissant et stigmatisant, pas tous les élèves mais certains élèves qui sont choisis avec soin", avait déclaré l'avocate générale dans son réquisitoire, estimant que son attitude "intrinsèquement inadaptée" avait contribué à "la dégradation de l'état d'Evaëlle". Evaëlle, élève du collège Isabelle-Autissier, s'est pendue dans sa chambre du pavillon familial à Herblay (Val-d'Oise) en juin 2019. L'adolescente, décrite comme "précoce", "atypique" et ayant "du mal à entrer dans le moule", était harcelée régulièrement par des élèves, parfois violents avec elle. Elle faisait face à des tensions avec son enseignante de français. Pour les parents de l'adolescente, en plus des remarques et critiques incessantes à l'encontre de leur fille, un épisode a particulièrement bouleversé Evaëlle ; des séances de vie de classe en cours de français pendant lesquelles la professeure avait demandé à tous les élèves de répondre à la question: "Pourquoi Evaëlle se sent-elle harcelée et exclue?". Face à ses pleurs, l'enseignante s'était énervée et lui avait intimé de répondre aux questions. A ses parents, Evaëlle avait évoqué la "pire journée de (sa) vie". Au cours de l'enquête, plusieurs camarades avaient évoqué les remontrances systématiques de la professeure à la collégienne. Elle "faisait beaucoup de remarques à Evaëlle, elle lui criait souvent dessus", avait expliqué l'un. "C'était contre Evaëlle tout le temps, je pense qu'elle s'en prend aux faibles", avait mentionné une autre camarade de classe. L'enseignante a elle toujours nié s'en être prise à sa jeune élève. Lors de son interrogatoire, Mme B. a maintenu sa version des faits: "Mon intention n'était pas de la mettre en difficulté mais de l'aider au contraire". En avril 2025, la professeure de français avait été relaxée au terme d'un procès éprouvant à Pontoise (Val-d'Oise). Le tribunal avait estimé que les éléments retenus contre l'enseignante étaient jugés "discordants, indirects, peu précis " ou relevant simplement de " comportements appropriés et légitimes pour l'exercice de l'autorité d'un enseignant en classe ".

13.04.2026 à 03:59

Justice criminelle: la réforme de Darmanin arrive au Sénat dans un vent de contestation

FRANCE24

Les sénateurs devraient débuter l'examen de ce projet de loi du gouvernement en fin de soirée et le poursuivront mardi voire mercredi. Le discours du ministre de la Justice, qui lancera les débats parlementaires, sera particulièrement attendu dans un contexte de défiance, même si l'adoption du texte au Sénat ne fait guère de doute. Le Conseil national des barreaux, qui regroupe les 164 barreaux français, a appelé à un "grand rassemblement" lundi aux abords du Palais du Luxembourg, critiquant une réforme qui se fera "au détriment des droits de la défense et des victimes". De nombreuses manifestations et actions se sont déjà multipliées dans toute la France ces derniers jours, comme à Nantes, Rennes ou Béziers. Sous pression, le garde des Sceaux continue de défendre sa réforme, assurant "chercher le consensus le plus large possible" autour d'un dispositif susceptible selon lui de désengorger les cours criminelles. "Célérité" ou "sévérité" ? Non moins de 6.000 dossiers criminels sont en attente de jugement dans les juridictions françaises, une embolie croissante qui fait planer des risques de libération de personnes avant qu'elles ne soient jugées. D'où cette proposition de "procédure de jugement des crimes reconnus", déjà existante en matière délictuelle. C'est la mesure phare du texte: en échange d'une reconnaissance intégrale des faits par l'accusé - le "plaider-coupable" -, une peine lui est proposée par le parquet lors d'un entretien préalable. S'il l'accepte, le temps entre la fin de l'instruction et le procès pourra être raccourci, tout comme l'audience, elle-même réduite à une demi-journée, sans témoins ni experts appelés à la barre. Les peines encourues seraient inférieures d'un tiers. "Il faut sans doute préférer la célérité à la sévérité", "avec des peines sûres" le plus rapidement possible, plutôt que des sanctions fortes "mais lointaines", assure Gérald Darmanin. Selon les estimations de la Chancellerie, cette procédure de "plaider-coupable", activée uniquement avec l'accord du parquet et de la victime, pourrait concerner 10 à 15% des dossiers criminels. Si les avocats semblent massivement opposés, les magistrats sont beaucoup plus partagés. Le plus haut procureur de France, Rémy Heitz, a exprimé son soutien au plaider-coupable criminel. Même si son combat premier consiste à demander plus de moyens, le principal syndicat, l'Union syndicale des magistrats (USM), n'y est pas opposé: "On ne peut pas, vu l'urgence qui est la nôtre, se contenter de dire qu'il faut des moyens", déclare à l'AFP son président Ludovic Friat. Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, est en revanche vent debout contre le dispositif, qu'il qualifie de "négociation de couloir expéditive et privée d'une réflexion collective". Garanties supplémentaires Les mêmes craintes sont exprimées au Sénat par la gauche, minoritaire dans l'hémicycle. "Cela mettra à bas tout l'édifice de la justice criminelle. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis, rendre la justice dans un bureau et en secret n'est pas notre conception de la justice", s'alarme la socialiste Marie-Pierre de La Gontrie. La droite et les centristes, qui dominent majoritairement le Sénat, s'accordent également pour dire que le dispositif ne constituera aucunement une solution miracle face au manque de moyens de la justice. Mais ils la jugent intéressante, notamment dans certains cas précis comme des viols incestueux, dossiers dans lesquels la victime peut avoir intérêt à éviter une longue procédure une fois les aveux obtenus. En commission des Lois, les sénateurs ont d'ailleurs circonscrit cette procédure, excluant certains crimes sexuels de son champ (viol sur mineur, viol aggravé...), en plus de certains crimes graves déjà écartés (terrorisme, criminalité organisée...). Ils ont aussi prévu une consultation préalable de la victime présumée par le parquet, pour l'informer des peines envisagées. "Ces garanties supplémentaires permettent une procédure négociée qui renforce très nettement les droits des victimes", appuie le rapporteur LR David Margueritte, estimant avoir abouti à une rédaction "d'équilibre" susceptible de rassurer les opposants à la réforme.

13.04.2026 à 03:33

Keiko Fujimori en tête d'un scrutin présidentiel chaotique au Pérou, des bureaux de vote réouvriront

FRANCE 24

Le scrutin présidentiel au Pérou a été marqué, dimanche, par des perturbations logistiques, empêchant au moins 63 000 personnes de voter, selon l'Office national des processus électoraux. Par conséquent, des bureaux de vote rouvriront lundi. Selon des sondages à la sortie des urnes, la candidate de droite Keiko Fujimori serait en tête, un second tour se dessine.

13.04.2026 à 03:09

Golf: doublé de McIlroy au Masters après un nouveau dimanche à rebondissements

FRANCE24

S'il avait enfin complété sa collection de titres majeurs l'an passé après une décennie de déceptions, McIlroy, libéré de cette pression, a réussi cette année un doublé rare pour rejoindre les légendes Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002). "Je n'en reviens pas d'avoir attendu 17 ans pour avoir une veste verte, et désormais d'en prendre deux d'affilée. Je pense que ma persévérance sur ce tournoi année après année commence à payer", a-t-il déclaré au micro du diffuseur CBS. Cérémonie emblématique du golf mondial, sa nouvelle veste verte lui a été offerte à la lumière descendante par le président du Augusta National Golf Club Fred Ridley, ne pouvant honorer la tradition qui veut que le vainqueur sortant la remette à son successeur. Avec ce sixième majeur, McIlroy égale les totaux de Lee Trevino, Phil Mickelson et Nick Faldo, restant toutefois à distance de Tiger Woods (15) et Jack Nicklaus (18). Le Nord-Irlandais de 36 ans, N.2 mondial, a devancé au bout du suspense le N.1 mondial Scottie Scheffler, revenu de loin pour finir à un coup grâce à un week-end achevé sans aucun bogey. Les Anglais Tyrrell Hatton et Justin Rose, ainsi que les Américains Russell Henley et Cameron Young, se partagent la troisième place à deux coups du vainqueur. Frisson au 18 McIlroy avait attaqué le dernier tour dimanche en tête à égalité avec l'Américain Cameron Young, mais cette ultime journée n'a rien eu d'une balade entre les pins d'Augusta. Un double bogey au N.4 puis un bogey au N.6 l'ont fait reculer au classement, qui a vu plusieurs changements en tête, un temps au profit de Cameron Young, puis de Justin Rose, trois fois deuxième du Masters (2015, 2017 et 2025), qui a compté provisoirement deux coups d'avance. Fantastique vendredi (carte de 65) pour s'offrir une avance record de six coups à mi-parcours, McIlroy avait sombré samedi (carte de 73), notamment sur le terrible "Amen corner", composé des trous N.11, 12 et 13. C'est sur le plus célèbre enchaînement du golf professionnel qu'il a construit dimanche son succès. Un magnifique engagement au N.12 lui a permis de réussir un putt pour birdie de deux mètres, avant un nouveau birdie au N.13 grâce à un putt de plus de 3 mètres et une balle tombant avec un peu de réussite. Aidé par ses autres birdies du jour aux trous N.3, 7 et 8, le Nord-Irlandais a maîtrisé la fin de parcours avant d'offrir un ultime frisson à ses nombreux supporters en ratant complètement sa mise en jeu au N.18, expédiée dans les arbres. Scheffler "déçu" Mais deux coups suivants réussis, pour sortir des arbres puis d'un bunker, lui ont permis d'assurer avec un bogey sur le green grâce aux deux coups d'avance qu'il comptait sur Scheffler avant d'attaquer cet ultime drapeau. "C'était bien d'avoir ce matelas de deux coups au trou N.18, plutôt qu'un seul comme l'an passé" (il avait été forcé au play-offs par Justin Rose, NDLR), a-t-il soufflé. Scheffler, N.1 mondial titré à Augusta en 2022 et 2024, a lui surmonté deux premières journées difficiles pour se hisser à la deuxième place finale avec une carte de 68. "Le vendredi m'a fait mal (carte de 74) et a grandement affecté mes chances de succès", a-t-il regretté. Impérial dimanche, Scheffler a manqué un birdie pour quelques centimètres au N.17, qui aurait pu mettre davantage de pression sur McIlroy, le dernier sur le parcours. "Je n'ai pas trop de regrets dans l'ensemble, même si je suis un peu déçu", a résumé l'Américain, qui cherchera à compléter sa collection de majeurs à l'US Open au mois de juin.

13.04.2026 à 03:08

Washington va imposer un blocus des ports iraniens

FRANCE24

Depuis l'échec des négociations à Islamabad, où Donald Trump réclamait la réouverture du détroit d'Ormuz, une réponse était attendue : l'armée américaine a annoncé dimanche qu'elle imposerait à partir de lundi à 14 h GMT un blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens". "Les États-Unis laissent le trafic international en dehors de ces ports continuer", commente Sonia Ghezali, correspondante de France 24 à Washington.

13.04.2026 à 02:59

Législatives en Hongrie : la victoire éclatante de Peter Magyar, un rejet de la diplomatie d'Orban

FRANCE24

Peter Magyar et son parti Tisza remportent les législatives hongroises, dimanche, sur "des thèmes qui ont mobilisé les électeurs", explique Caroline De Camaret, rédactrice en chef du service Europe de France 24 en direct de Budapest, qui cite notamment "plus de croissance et le rapatriement des 20 milliards d'euros gelés par l'UE". "Viktor Orban avait pour défaut d'être pro-russe et de rompre la solidarité avec l'UE", ajoute Caroline De Camaret.

13.04.2026 à 02:38

Moyen-Orient en direct : le blocus américain des ports iraniens annoncé lundi après-midi

FRANCE 24

En l'absence d'accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, l'armée américaine va débuter un blocus des ports iraniens à partir de lundi 14 h GMT, a affirmé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Le président américain Donald Trump a déclaré qu'il se moquait de savoir si l'Iran reviendrait à la table des négociations. De son côté, le Liban assure oeuvrer pour un retrait israélien total du territoire. Suivez notre direct.

13.04.2026 à 01:33

Législatives en Hongrie : le parti de Magyar obtient une supermajorité des deux tiers au parlement

FRANCE 24

"Nous avons libéré la Hongrie" : le conservateur pro-européen Peter Magyar a largement remporté, dimanche, les élections législatives en Hongrie face au nationaliste Viktor Orban, avec une super-majorité des deux tiers pour son parti Tisza (138 sièges sur 199), qui devrait lui laisser les coudées franches. Des résultats salués par les Européens. 

13.04.2026 à 00:48

Les États-Unis vont imposer dès lundi un blocus des ports iraniens après l'échec des pourparlers

FRANCE 24

Quelques heures après l'échec des négociations entre Washington et Téhéran au Pakistan, Donald Trump a annoncé dimanche que les États-Unis allaient bloquer le détroit d'Ormuz afin d'éviter à l'Iran de percevoir un droit de passage. L'armée américaine a précisé qu'elle imposera ce blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens" à partir de lundi à 14 h GMT.
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