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▸ Les 15 dernières parutions

17.02.2026 à 22:53

Après une séance hésitante, Wall Street termine en légère hausse

FRANCE24

Le Dow Jones a clôturé proche de l'équilibre (+0,07%), l'indice Nasdaq a grappillé 0,14% et l'indice élargi S&P 500 a glané 0,10%. Le marché "a été très instable aujourd'hui", évoluant tantôt dans le vert, tantôt dans le rouge, résume auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA. En début de séance, les inquiétudes quant aux valorisations élevées du secteur technologique et leurs investissements faramineux ont plombé les cours. "Des données économiques ont toutefois soutenu les achats à bon compte au cours de la journée" avec des chiffres hebdomadaires de l'emploi privé qui ont "affiché une quatrième accélération consécutive", remarque Jose Torres, d'Interactive Brokers. Avec peu d'actualités à l'agenda, "les investisseurs ont créé leurs propres vagues" et "réagissent à des tendances à très court terme", remarque Sam Stovall. La place américaine attend désormais le compte-rendu ("minutes") de la dernière réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC) de janvier, qui doit être publié mercredi. Sont ensuite attendus vendredi l'indice d'inflation PCE pour le mois de décembre, ainsi que de nouvelles données sur la croissance aux Etats-Unis. Des chiffres moins bons qu'escompté pourraient paradoxalement "rassurer les investisseurs, car cela signifierait que la Fed (banque centrale américaine, ndlr) aurait désormais une raison supplémentaire de réduire les taux d'intérêt", explique M. Stovall. Des taux plus bas sont généralement de bon augure pour Wall Street, qui y voit la possibilité de bénéfices d'entreprises plus importants. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait très légèrement par rapport à la fermeture vendredi, à 4,06% vers 21H30 GMT contre 4,05%. La place américaine était fermée la veille en raison d'un jour férié (Presidents' Day). Au tableau des valeurs, le groupe de cinéma et de télévision américain Warner Bros a progressé de 2,72% à 28,75 dollars après avoir ouvert mardi sept jours de discussions avec son concurrent Paramount (+4,94% à 10,83 dollars), qui le courtise depuis décembre. Warner a toutefois réitéré dans l'immédiat sa préférence pour l'offre de rachat de la plateforme de streaming Netflix (+0,21% à 77,03 dollars) et a annoncé que l'assemblée générale extraordinaire, au cours de laquelle ses actionnaires devront trancher sur l'opération, se tiendra le 20 mars. Le fabricant d'appareils médicaux Masimo Corporation a été propulsé (+34,22% à 174,69 dollars), profitant de l'annonce d'un accord définitif de rachat par le groupe industriel Danaher (-2,91% à 206,39 dollars). La transaction est estimée à environ 10 milliards de dollars, dette incluse. Apple a avancé de 3,17% à 263,88 dollars après que l'agence Bloomberg a rapporté que le géant technologique s'apprête à lancer trois nouveaux appareils connectés dotés de capacités d'intelligence artificielle, dont des lunettes et des AirPods. Les résultats trimestriels du géant des hypermarchés Walmart sont attendus jeudi, suivis de ceux du mastodonte des puces Nvidia la semaine prochaine.

17.02.2026 à 22:52

Des festins cannibales et des rituels sacrificiels pendant les soirées de Jeffrey Epstein ?

Maya YATAGHENE

Un festin anthropophage avec un corps humain ficelé comme une dinde. Le corps d'un bébé placé entre deux poulets. Des photos de Lady Gaga dégustant un liquide visqueux ressemblant à du sang. Trois exemples choquants qui circulent largement sur la toile pour tenter de prouver des actes de cannibalismes dans les soirées organisées par Jeffrey Epstein, notamment sur son île privée. En réalité : ces images sont décontextualisées - elles proviennent de films ou d'oeuvres d'arts. Et les mots "cannibale" et "cannibalisme" apparaissent bien dans les fichiers liés au pédocriminel américain, elles ne font référence à aucune pratique identifiée. 

17.02.2026 à 22:45

La grippe aviaire menace la faune de l'Antarctique

FRANCE24

La présence d'une variante particulièrement dangereuse de la grippe aviaire a été détectée en avril 2024 par Victor Neira et son équipe sur cinq labbes, des oiseaux marins principalement présents dans les zones polaires. Cette découverte a été publiée dans la revue Frontiers in Veterinary Science, basée en Suisse. "Cette maladie est capable de tuer 100% des oiseaux en de courtes périodes", assure Victor Neira qui étudie la grippe aviaire en Antarctique depuis une dizaine d'années. Depuis sa détection, le virus a continué de se propager à d'autres espèces natives de l'Antarctique et des cas ont été découverts tout le long des 900 km de la côte occidentale inspectée par les scientifiques. "Le virus s'est complètement propagé dans la région antarctique où nous avons la capacité d'aller étudier", déplore Victor Neira. Lors de la dernière expédition durant l'été austral, de nouveaux cas ont été confirmés sur une dizaine d'espèces, telles que les cormorans antarctiques, le goéland dominicain, les manchots Adélie ou papous, ainsi que l'otarie à fourrure antarctique. Bien que les espèces jusqu'ici infectées ne présentent pour l'instant qu'un risque d'extinction "de moindre préoccupation" selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Victor Neira rappelle que "les espèces de l'Antarctique sont en général rares à l'échelle mondiale". Les populations du cormoran antarctique ou du labbe antarctique ne sont estimées qu'à 20.000 individus. Si le virus continue de se renforcer, "toute espèce, si elle est gravement touchée, pourrait finir par être menacée d'extinction", alerte le scientifique. En 2023, la grippe aviaire a tué environ 1.300 manchots de Humboldt, soit près de 10% de cette population présente au Chili, selon le Service national des pêches (Sernapesca). Une vague mondiale de grippe aviaire frappe depuis 2021 des millions d'oiseaux sauvages et de mammifères en Amérique, en Asie et en Europe, en raison de leur migration à travers le monde.

17.02.2026 à 22:27

Le "culte du climat" a fragilisé l'économie européenne (secrétaire américain à l'Energie à l'AFP)

FRANCE24

"L'expérience menée ces 17 dernières années, que l'on peut à juste titre qualifier de culte du climat, n'a fait qu'augmenter le prix de l'énergie. L'Europe dans son ensemble produit aujourd'hui moins d'énergie qu'il y a 17 ans, et les prix ont considérablement augmenté", a lancé M. Wright, après avoir participé à une conférence au siège de l'Institut français des relations internationales (IFRI) à Paris. Selon le ministre américain, ces politiques ont "ont simplement délocalisé les emplois vers l'Asie. Elles ont réduit les opportunités économiques pour les Européens. Elles ont rendu plus difficile le paiement de leurs factures et ont rendu l'Europe très dépendante de la Russie". Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025, les Etats-Unis ont engagé un vigoureux retour en arrière en matière de politiques climatiques. Le président américain a annoncé jeudi abroger un texte adopté sous Barack Obama en 2009 et servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, après avoir en janvier annoncé le retrait d'un traité de référence sur le climat. Donald Trump s'était aussi retiré dès son accession au pouvoir de l'Accord de Paris sur le climat, pour la seconde fois après l'avoir déjà fait lors de son premier mandat. "L'impact réel (du changement climatique) est que le monde est un peu plus chaud, un peu plus vert, un peu plus humide", a aussi dit mardi Chris Wright, ajoutant que les politiques pro-climat "n'ont même pas d'incidence sur ça". L'accord de Paris, adopté en 2015, a pour objectif de limiter le réchauffement "bien en dessous" de 2°C, et les années 2023, 2024 et 2025 ont été les plus chaudes jamais enregistrées, d'après l'institut européen Copernicus. Groenland Sur la relation entre les Etats-Unis et l'Europe, soumise à de puissants vents contraires depuis que Donald Trump a affirmé vouloir acquérir le Groenland, Chris Wright a évoqué la "fermeté affectueuse" imposée par Washington. "Les États-Unis sont un allié solide de l'Union européenne. En fait, toute la fermeté affectueuse des États-Unis vise à inciter l'Europe à se doter d'une armée plus forte, d'un système énergétique plus solide, d'une économie plus forte", a-t-il détaillé. "Il n'y a jamais eu aucune possibilité que les États-Unis envahissent le Groenland", a aussi tenté de rassurer le ministre, alors que la Première ministre danoise Mette Frederiksen a affirmé samedi que Donald Trump "désire" toujours s'emparer du Groenland, territoire autonome danois. Production pétrolière au Venezuela Interrogé sur le pétrole au Venezuela, le ministre qui a effectué ces derniers jours une visite à Caracas, a martelé que "l'objectif est d'augmenter considérablement la production pétrolière", celle-ci ayant déjà rapporté selon lui un milliard de dollars depuis l'arrestation du président venezuelien Nicolas Maduro. "Tout l'argent retourne à Caracas", a-t-il également dit, détaillant le circuit de financement qui passe par des comptes du Trésor américain. "Toutes les filières de corruption qui siphonnaient le pétrole vénézuélien sont également en train d'être étouffées", a aussi affirmé M. Wright. L'AIE en examen Présent à Paris mardi à l'occasion d'une conférence ministérielle de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) mercredi et jeudi, Chris Wright est par ailleurs revenu sur le fonctionnement de cette filiale de l'OCDE créée en 1974, au sujet de laquelle il avait menacé de s'en retirer en juillet, faute de pouvoir la réformer notamment au sujet de la protection du climat. "De premiers pas ont été faits, mais il reste encore beaucoup à faire. Une grande partie du travail de l'AIE est axée sur le changement climatique et le +truc+ net zéro de l'Accord de Paris", a-t-il lancé, en référence à la modélisation par l'institution du chemin à suivre pour atteindre en 2050 la neutralité carbone nécessaire pour freiner le réchauffement.

17.02.2026 à 22:10

Paris - New Delhi : amis à tout prix ?

Anthony SAINT-LÉGER

C'est la quatrième fois qu'il s'y rendait depuis qu'il est à l'Elysée. Le président français Emmanuel Macron a été reçu par le Premier ministre indien Narendra Modi, alors qu'il effectue une visite de trois jours en Inde. Les deux hommes ont vanté la solidité de l'amitié franco-indienne, la robustesse de leur partenariat alors que doivent être signés plusieurs contrats dont celui actant l'achat par New Delhi de 114 Rafale. 

17.02.2026 à 21:45

Avec Anne et Laurine, dans les couloirs sombres du RER francilien

FRANCE24

"Pour rentrer de Paris à Fontenay-sous-Bois, je conseille toujours à mes deux filles de 20 et 24 ans de s'arrêter d'abord à Vincennes et de continuer en bus, plutôt que d'avoir à traverser cette station", dit Anne, habitante de Fontenay-sous-bois (Val-de-Marne) qui requiert l'anonymat. Elle dit tout net face à de hauts responsables de la RATP, de la SNCF et de Valérie Pécresse, la présidente d'Ile-de-France Mobilités qui organise les transports de la région capitale: Elle a peur. Avec eux et onze autres utilisatrices des transports franciliens, Anne a participé mardi à une "marche exploratoire" dans les couloirs de cette gare. Elle espère que son message sera entendu. L'exercice est destiné à lister tous les aménagements possibles pour améliorer la sécurité des lieux: Ajouter une glace ici pour voir si on est suivi, augmenter l'éclairage là dans un coin sombre. Chaque participante a soigneusement rempli un cahier détaillant chaque recoin des abords, des couloirs et des quais de cette gare. Car les chiffres sont accablants. Sept femmes sur 10 ont déjà été victimes de violences sexistes ou sexuelles dans les transports franciliens au cours de leur vie. Huit sur dix pour les 15-18 ans, et neuf sur dix pour les 19-25 ans, selon une enquête menée en 2022 par la RATP, qui organise quatre marches exploratoires par an pour essayer d'améliorer la situation. Pour la première fois, celle-ci était organisée conjointement avec la SNCF (Transilien) et Ile-de-France Mobilité (IDFM), l'autorité organisatrice des transports de la région capitale. Dans cette gare née à la fin des années 70 pour desservir de grands ensembles urbains directement sortis de terres agricoles, se croisent le RER A, géré par la RATP, et le RER E, géré par la SNCF. Une nouvelle gare attenante, encore plus grande, est en construction pour accueillir la future ligne 15 du Grand Paris Express, et la prolongation de la plus ancienne ligne de métro, la 1, qui traverse Paris d'ouest en est, confie le maire de Fontenay-sous-Bois, Jean-Philippe Gautrais. "Tout le temps sous stress" "Depuis que les travaux de la nouvelle gare ont commencé, on ne s'y retrouve plus, il n'y a aucune indication, on ne sait plus où sont les points d'arrêt des bus" déplore une des douze marcheuses, Laurine Thaunoo, 27 ans, vendeuse dans le prêt à porter à Paris. "Je ne demande pas une gare grandiose, je veux juste me sentir mieux, plus de lumière sur les quais du RER E qui sont trop sombres, plus de signalisation, des agents sur les quais, pas seulement aux heures de pointe" ajoute-t-elle. À l'âge de huit ans, alors qu'elle était avec son grand frère dans le métro, un "monsieur" lui a fait des gestes "déplacés" et "insistants". Presque vingt ans plus tard, elle en est encore "perturbée", avouant être "tout le temps sous stress le soir dans cette station". "Je me demande toujours si on va me suivre" dit-elle. De la marche exploratoire, elle a appris l'existence du numéro d'appel d'urgence 3117, pourtant créé depuis 2010 pour dénoncer des actes de violence dans les transports. Une campagne de publicité va bientôt le promouvoir, annonce Valérie Pécresse. Ramener de la sécurité, "c'est un travail de fourmi, station après station, rame après rame", il faut "essayer de faire baisser le taux d'agression" qui "honnêtement n'est pas satisfaisant", admet Xavier Piechaczyk, le nouveau PDG de la RATP qui fait de ce combat une priorité. Sandrine Charnoz, responsable du programme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le groupe RATP, essaie de voir le verre à moitié plein. Elle salue "une évolution positive dans l'augmentation du dépôt de plainte", passé de 2% de victimes qui portaient plainte sur ces sujets-là en 2016, à 7% en 2026. En cas d'agression, elle voudrait que tous les témoins connaissent la méthode des "5D" pour "intervenir sans se mettre en danger": distraire l'agresseur, dialoguer avec la victime, déléguer dans la recherche d'aide, diriger en s'adressant directement au harceleur pour lui demander d'arrêter, et enfin documenter en gardant des preuves filmées (sans les publier sur les réseaux).

17.02.2026 à 21:29

La Berlinale embourbée dans la polémique sur Gaza et le cinéma "politique"

FRANCE24

La déclaration, coordonnée par le groupe Film workers for Palestine qui l'a transmise à l'AFP, condamne le "silence" du festival du cinéma de Berlin sur le "génocide des Palestiniens". Les signataires se disent "consternés par l'implication persistante de la Berlinale dans la censure d'artistes qui s'opposent au génocide en cours perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza et par le rôle clé de l'Etat allemand dans son soutien" à Israël. Ils se présentent comme "des participants passés et actuels à la Berlinale". En 2025, Tilda Swinton y avait été honorée d'un Ours d'or honneur et avait dénoncé à cette occasion "l'inhumain perpétré sous nos yeux". Outre l'actrice britannique, figurent parmi les signataires de la lettre ouverte des réalisateurs renommés comme l'Américain Adam McKay, le Brésilien Fernando Meirelles et le Britannique Mike Leigh. Les noms des Françaises Blanche Gardin et Adèle Haenel figurent aussi dans la liste. "Profond désaccord" Tous appellent la Berlinale à "déclarer clairement son opposition au génocide, aux crimes contre l'humanité et aux crimes de guerre perpétrés par Israël contre les Palestiniens". Contactée par l'AFP, la direction du festival n'a pas répondu dans l'immédiat. La polémique trouve son origine dans la conférence de presse du jury jeudi, à l'ouverture de la Berlinale. Interrogé sur la position du festival sur Israël et la bande de Gaza, le président du jury Wim Wenders avait dit que le cinéma devait "rester en dehors de la politique" dont il est "l'opposé". "Choquée et écoeurée" par cette réponse, l'écrivaine indienne Arundhati Roy avait le lendemain annoncé l'annulation de sa venue au festival. Mardi, les plus de 80 personnalités se disent en "profond désaccord avec la déclaration" de Wim Wenders. Pour eux, "on ne peut pas dissocier l'un de l'autre", à savoir le cinéma de la politique. Samedi, la directrice du festival Tricia Tuttle avait tenté de clore la polémique, estimant que les artistes pouvaient "exercer leur droit à la liberté d'expression de la manière dont ils le décident". Il ne faut pas attendre d'eux "qu'ils s'expriment sur chaque sujet politique qu'on leur soumet, à moins qu'ils n'en aient envie", a poursuivi Tricia Tuttle. Keffieh de Ben Russell En raison de sa responsabilité historique dans la Shoah, l'Allemagne est l'un des principaux soutiens d'Israël, ce qui lui vaut de nombreuses critiques compte tenu, notamment, de la situation dans la bande de Gaza. Une commission mandatée par l'ONU et plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, accusent Israël de perpétrer un génocide dans ce territoire palestinien. Israël qualifie ces allégations de "mensongères" et d'"antisémites". Depuis l'attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023 à partir de la bande de Gaza, et l'offensive israélienne en représailles, le conflit n'a cessé d'ébranler le festival, perçu comme progressiste et soutenu par le gouvernement allemand. Pendant l'édition 2024, plusieurs cinéastes avaient fustigé ces représailles israéliennes. Keffieh sur les épaules, le réalisateur américain Ben Russell avait accusé les Israéliens de commettre un "génocide". Le cinéaste palestinien Basel Adra, auteur avec l'Israélien Yuval Abraham du documentaire "No Other Land" sur la colonisation en Cisjordanie, avait ajouté, sous les applaudissements du public, que les Gazaouis étaient massacrés par Israël. Si le conflit embarrasse de nouveau la Berlinale cette année, aucune manifestation ou action majeure n'a jusqu'ici perturbé les arrivées sur tapis rouge ou les projections dans le quartier moderne de la Potsdamer Platz.

17.02.2026 à 21:05

Isabelle Huppert, vampire flamboyante dans la Vienne éternelle

FRANCE24

Avec des dialogues coécrits avec Elfriede Jelinek, dont Michael Haneke a adapté le roman La Pianiste, le film porte la griffe de l'Autrichienne, prix Nobel de littérature 2004, en ce qu'il est "brut, croustillant, mordant. C'est ce qu'on peut attendre d'elle", a répondu Isabelle Huppert à l'AFP, mardi lors d'un entretien avec quelques journalistes. "Tout en étant ensoleillé", a-t-elle aussitôt ajouté. "Parce que j'ai toujours pensé que La Pianiste", qu'elle a incarné en 2001, "naviguait souvent entre quelque chose de très sombre, mais aussi parfois un certain sens de l'humour, comme dans la bonne tradition autrichienne". Dans La Comtesse sanglante, les répliques écrites par Jelinek "renvoient à des références précises à la culture et à l'histoire autrichiennes", explique Ulrike Ottinger, 83 ans, figure de l'avant-garde artistique allemande qui a commencé l'écriture du scénario au début des années 2000. Contactée à cette époque, Isabelle Huppert explique avoir eu envie de suivre la "folie" d'une réalisatrice "anticonformiste" et qui "apporte aussi une certaine dose de poésie à l'écran". Lac souterrain Véritable carte postale, cette comédie noire entraîne le spectateur dans la ville d'aujourd'hui qui est toujours celle d'hier, entre architecture baroque et ruelles pavées, et dans les provinces de l'ancien empire austro-hongrois. "Je suis venue à Vienne tant de fois depuis l'âge de cinq ans, en réalité, et j'ai donc tellement de strates de souvenirs autour de cette ville, que ce soit pour des tournages" ou "quand j'étais sur scène", a rappelé Isabelle Huppert, interrogée lundi par l'AFP en conférence de presse. Elisabeth Bathory, comtesse hongroise de la Renaissance accusée du meurtre de très nombreuses femmes, d'où sa légende de vampire tirant sa jeunesse du sang de ses victimes, veut retrouver un grimoire potentiellement fatal à son espèce. Son retour à la vie prend la forme d'une lente croisière à la proue d'une péniche-tombeau rouge écarlate, naviguant dans la Seegrotte, un lac souterrain viennois prisé des touristes. Elle parcourt ensuite l'empire dans un carrosse tout aussi impérial. Outre le "bel hommage" à la ville, Isabelle Huppert souligne l'aspect "intemporel" du film dont "on ne peut pas savoir exactement quand il est censé se dérouler" car il a cette "manière de naviguer entre les époques, et du passé vers le futur". Conchita Wurst carnivore Entre un vampire végétarien et un "dîner" constitué d'hommes attractifs rasés par des femmes aux yeux bandés, et qui finissent donc logiquement par les faire saigner, Ulrike Ottinger offre un film bien plus léger que sanguinolent, avec la présence aussi vocale et visuelle de la drag queen Conchita Wurst. "Un très bon acteur et chanteur", estime Isabelle Huppert à propos du vainqueur de l'Eurovision 2014. Plus que sa dimension queer, tangible dans la fascination qu'exerce la comtesse auprès des belles jeunes femmes qu'elle croise et tue sur son chemin, Isabelle Huppert veut retenir la symbolique sociale d'une noblesse de vampires qui tire son pouvoir en se nourrissant du commun des mortels. "Le monde n'est pas juste, et (Ulrike Ottinger) le dit d'une manière très drôle, mais c'est aussi de cela qu'il s'agit. Vous prenez tant de choses à tant de gens", dit-elle. Interrogée par l'AFP, la légende du cinéma français, âgée de 72 ans, refuse en tout cas de se voir à travers son personnage: "Je ne vois jamais le moindre parallèle entre moi et ce que je joue." Quant à l'immortalité, elle n'est "pas sûre" d'en vouloir. Lundi après-midi lors la présentation hors compétition du film, son style - lunettes de soleil opaques, robe toge et gants blancs - rappelait son statut de légende a minima.

17.02.2026 à 20:27

Inde / France : un nouveau cap ?

Stéphanie ANTOINE

Emmanuel Macron est en visite officielle en Inde pendant 4 jours. Objectif : le franchissement d’une nouvelle étape dans le partenariat entre les 2 pays avec notamment l’achat confirmé la semaine dernière par l’armée de l’air indienne de 114 rafales. Le Président français a salué une "accélération remarquable" de la relation entre la France et l'Inde, un partenariat entre les deux pays qui "n'a pas de limites" a ajouté Narendra Modi.

17.02.2026 à 20:21

Mort de Quentin Deranque: Faure juge que LFI "ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent"

FRANCE24

"Au moment des conclusions de l'enquête il faudra tirer des conclusions claires, LFI ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent", a estimé mardi le premier secrétaire devant plusieurs journalistes, trois jours après le meurtre de Quentin Deranque. Quatre personnes ont été interpellées mardi dans l'enquête, dont Jacques-Elie Favrot, l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, co-fondateur du groupuscule antifasciste la Jeune Garde. "A gauche, personne ne peut accepter qu’à force de complaisances coupables, on finisse par nourrir le récit fou que l’antifascisme serait le nouveau fascisme", a poursuivi le député de Seine-et-Marne. "Je ne veux pas précéder l'enquête, je respecte l'état de droit", a cependant ajouté le premier secrétaire. "Dans un monde sans boussole, la vérité judiciaire doit être le seul arbitre", a-t-il ajouté, alors que LFI est sous le feu des critiques. Sans mettre un signe égal entre LFI et l'extrême droite, le premier secrétaire a déploré "un climat de violence politique permanente entretenu par une partie de la droite, l’extrême droite et la gauche radicale". "Il y ceux qui sont dans la chasse aux musulmans, ceux qui conflictualisent tout en permanence accusant à tort et à travers, sans souci de la vérité. Il faut revenir à un débat démocratique qui peut être vif mais qui respecte les uns et les autres", a-t-il plaidé. Olivier Faure a notamment déploré la récente niche parlementaire du groupe LR, qui avait "pour objectif de désigner une partie de la population comme l'ennemi", ou encore les propos de la députée Caroline Yadan (apparentée Ensemble pour la République) "qui a utilisé des fake-news" contre la rapporteure spéciale des nations unies pour les territoires palestiniens Francesca Albanese.

17.02.2026 à 20:21

Le début du Ramadan en France fixé à mercredi par la Grande mosquée de Paris, jeudi pour le CFCM

FRANCE 24

Le ramadan, mois de jeûne, de prières et de partage pour les musulmans, commencera mercredi en France, a annoncé mardi la Grande mosquée de Paris. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a de son côté fixé à jeudi le début de cette période.

17.02.2026 à 20:11

Visites de Nunez et de Tiani en Algérie : un incongru ballet diplomatique à Alger

David RICH

Alors que le ministre français de l'Intérieur Laurent Nunez arrivait lundi à Alger pour une visite de deux jours à l’invitation de son homologue algérien, le président Abdelmadjid Tebboune recevait quant à lui le chef de la junte nigérienne Abdourahamane Tiani, qui accuse la France de vouloir déstabiliser son pays et de financer les terroristes.

17.02.2026 à 20:01

Municipales à Paris: Chikirou veut augmenter la taxe foncière pour investir dans le logement, l'éducation et l'écologie

FRANCE24

La députée insoumise, qui présentait mardi son programme à la presse, est la seule des candidats à l'Hôtel de ville à proposer une hausse de la taxe foncière, qui a augmenté de 52% sous la mandature de l'édile socialiste mais reste l'une des plus faibles des grandes villes françaises. Son programme prévoit d'augmenter le budget de fonctionnement de la ville de 240 millions d'euros par an, et porter l'investissement de 1,6 milliard à 2,4 milliards d'euros par an. Ces hausses seraient compensées par un plan de 190 millions d'euros d'économies par an et par une augmentation de la taxe foncière qui passerait de 20,5 points à 23 points, ainsi que de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires comme le permet désormais la loi. La candidate vise une "gestion soutenable" de la dette de la ville (9,3 milliards d'euros) pour pouvoir la rembourser "intégralement sur douze ans". Près de 30% des nouvelles dépenses seront consacrées au logement, avec l'objectif de créer 80.000 logements publics, en majorité sociaux, supplémentaires. Le candidat de la gauche unie sans LFI, Emmanuel Grégoire, souhaite lui créer 60.000 logements publics. Dans une stratégie de "baisse des loyers", Sophia Chikirou promet de tripler le nombre d'agents chargés de contrôler l'encadrement des loyers, qui passeraient à une centaine, alors que "33% des offres ne respectent pas l'encadrement", a-t-elle souligné. "On se battra en parallèle à l'Assemblée nationale pour un encadrement des loyers à la baisse et pour l'encadrement des loyers des commerces", a ajouté l'Insoumise. Elle reproche à la municipalité sortante d'avoir favorisé une "gentrification" en investissant dans le cadre de vie de certains quartiers sans bloquer les loyers. La candidate souhaite "refonder le service public d'éducation communale", en recrutant 2.000 animateurs du périscolaire supplémentaires, et en titularisant les 4.000 animateurs actuellement vacataires. "La ville a fait n'importe quoi avec le recrutement dans le périscolaire", a-t-elle cinglé, pointant la "responsabilité" d'Emmanuel Grégoire, en tant qu'ancien adjoint à l'Hôtel de ville, dans la crise que traverse le secteur. La cantine et le périscolaire seront gratuits pour les trois premières tranches du quotient familial, ainsi que les fournitures scolaires. L'Insoumise propose aussi un "RSA" pour les jeunes de l'aide sociale à l'enfance (ASE) entre 18 et 25 ans. Le budget consacré à l'écologie sera augmenté de 208 millions d'euros par an, notamment pour rénover 6.000 logements sociaux par an, végétaliser 300 hectares comme promis par le plan local d'urbanisme (PLU bioclimatique) et achever le plan vélo.

17.02.2026 à 19:59

Un ex-conseiller LR au Sénat condamné pour avoir filmé les parties intimes de femmes à leur insu

FRANCE 24

Un ex-conseiller parlementaire du groupe LR au Sénat, accusé d'avoir filmé ou photographié les parties intimes de plusieurs femmes à leur insu, y compris au sein du palais du Luxembourg, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis. Une peine assortie d'un sursis probatoire de deux ans, impliquant une obligation de soins psychologiques et psychiatriques, ainsi qu'une indemnisation des victimes et l'interdiction de se rendre au Sénat.

17.02.2026 à 19:57

Bayer paie gros pour tourner la page des litiges américains liés au Roundup

FRANCE24

Cet accord collectif, qui doit encore être approuvé par un tribunal américain de Saint-Louis (Missouri), pourra atteindre 7,25 milliards de dollars, avec des versements prévus sur les 21 prochaines années, d'après un communiqué du groupe paru mardi. "Au lieu de passer des décennies dans des conflits judiciaires, nous choisissons de recentrer l’entreprise sur sa véritable mission", a déclaré Bill Anderson, PDG de Bayer, vantant un choix "en faveur de la rapidité et de la maîtrise", lors d'une conférence de presse. Cette porte de sortie coûte néanmoins très cher au groupe de Leverkusen, dans l'ouest de l'Allemagne, déjà lourdement endetté et plombé par la crise industrielle et chimique que traverse le pays. Pas de faute reconnue Arrivé en 2024 à la tête de Bayer, le dirigeant américain avait promis de "contenir significativement" les litiges d'ici fin 2026. Avec l'accord annoncé mardi, "la majorité des affaires admissibles, actuelles et futures" sont couvertes, a-t-il assuré. Mais pour y faire face, Bayer va rehausser de 4 milliards d'euros, à 11,8 milliards, son enveloppe de provisions, déjà volumineuse, pour les litiges visant le Roundup. A base de glyphosate, ce produit est accusé de favoriser le développement de lymphomes non hodgkiniens, une forme de cancer. Depuis le rachat de Monsanto en 2018, Bayer a déjà dû débourser plus de 10 milliards de dollars en poursuites judiciaires dans plus de 100.000 dossiers. En 2026, le groupe décaissera environ cinq milliards d'euros à cet effet et anticipe d'ores et déjà un flux de trésorerie négatif sur son exercice annuel. Bayer a aussi repoussé d'une semaine la présentation de ses résultats financiers de 2025, prévus fin février, pour intégrer les bouleversements du jour. A la Bourse de Francfort, l'action Bayer a bondi avant la clôture, gagnant 7,35% sur la journée. Pour le groupe, l'accord qu'il a annoncé mardi "ne comporte aucune reconnaissance de responsabilité ou de faute". Le glyphosate est "un outil sûr et essentiel pour les agriculteurs aux Etats-Unis et partout dans le monde", a martelé Bill Anderson. L'an dernier, il avait publiquement douté de l'avenir commercial de ce désherbant en raison des procès, tout en espérant que la Cour suprême américaine puisse trancher en sa faveur. En janvier, la juridiction suprême des Etats-Unis a accepté d'examiner un recours du géant allemand sur la recevabilité de plaintes, avec une décision à rendre d'ici fin juin. L'accord annoncé mardi et le pourvoi devant la Cour suprême sont des étapes "qui se renforcent mutuellement", a jugé le patron de Bayer. Sans vouloir "trop spéculer", il estime qu'une décision favorable de la Cour suprême sur le Roundup "aiderait à limiter les coûts futurs". Et, plus généralement, une intervention des neuf juges américains de la Cour suprême est "absolument essentielle" pour les fabricants d'herbicides et agriculteurs américains, a-t-il souligné. Car des affaires judiciaires concernent d'autres produits chimiques de Monsanto, notamment le PCB, interdit dans de nombreux pays depuis les années 1980. Prix bas et instabilité A côté des litiges, le groupe allemand d'agrochimie et de pharmacie affronte de nombreuses difficultés opérationnelles, à commencer par un endettement toujours élevé, fluctuant autour de 33 milliards d'euros depuis 2022. La division agrochimie, celle du fabricant controversé de pesticides Monsanto, a particulièrement déçu en 2024 à cause de dépréciations et de prix bas. Quant à la branche pharmaceutique, elle est plus dynamique mais pas à l'abri de l'instabilité, face à la menace récurrente de Donald Trump de taxer davantage le secteur européen. Depuis 2024, Bayer mène une profonde restructuration afin de générer deux milliards d'euros d'économies annuels à partir de 2026. Il s'est ainsi séparé de plus de 12.000 postes depuis le début de sa restructuration, notamment dans les fonctions d'encadrement.
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