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12.03.2026 à 08:41

Menus chamboulés, services limités: en Inde, la guerre au Moyen-Orient s'invite dans les restaurants

FRANCE24

En raison de la guerre au Moyen-Orient qui perturbe les importations, New Delhi a annoncé cette semaine que la distribution de gaz naturel liquéfié (GNL), indispensable aux cuisines du pays, serait affectée en priorité à la consommation des ménages et aux transports. "Nous l'avions vu venir, mais pas aussi vite", confie à l'AFP le patron du MadCo, Santosh Abraham, qui n'a reçu aucune livraison de GNL depuis mardi. Depuis que les fours au charbon et au bois ont été pointés du doigt par les autorités car trop polluants, la plupart des cuisines des millions de petits et de grands restaurants indiens ne peuvent plus se passer du gaz en bonbonne. Faute d'approvisionnement, elles se sont adaptées en urgence. Non content d'avoir retiré l'os à moelle de sa carte, le MadCo a aussi supprimé son service du midi. "A ce rythme-là, nous ne savons pas combien de temps notre cuisine pourra rester opérationnelle", s'inquiète M. Abraham, "nous ne pouvons pas passer à l’induction ou au charbon". Le pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d'habitants, est le quatrième importateur mondial de GNL. Une large part provient du Qatar, dont les sites de production ont été visés par des attaques iraniennes. A Bangalore (sud), la capitale de la "tech" indienne, le spécialiste des burgers Guerilla Diner ouvre habituellement ses réservations le mardi et affiche complet en quelques minutes. Cette semaine, pour la première fois, il ne l'a pas fait. Le restaurant "fait tout ce qui est possible pour rester à flot", à commencer par "ce qui peut être fait sans raccordement au gaz", explique le second de cuisine Dhruv Thapliyal. "Pas lieu de paniquer" "Il me reste 2,5 bonbonnes. Si je fais fonctionner le gril, je ne peux tenir qu'un jour et demi. Si je ne fais tourner que la friteuse, peut-être quatre jours", explique-t-il, affirmant être "un peu effrayé" par ce constat. "Il n'y a pas lieu de paniquer", a lancé mercredi soir le Premier ministre Narendra Modi, en assurant que son gouvernement étudiait les demandes pressantes des restaurateurs visant à augmenter les livraisons de gaz de cuisson. En attendant son feu vert, l'une des principales associations indiennes du secteur a dispensé quelques conseils: faire tremper certains ingrédients, comme les céréales, pour réduire les temps de cuisson et supprimer les plats à mijoter. A Bombay, la capitale financière du pays, le restaurant chinois Gypsy les a suivis en retirant du menu ses "dim sums", sorte de raviolis et amuse-bouche traditionnels chinois. "Chaque portion nécessite 8 à 10 minutes" de cuisson, justifie le propriétaire, Aditi Limaye Kamat. Gérant du Pïzza Bakery à Bangalore, Gurudath a préféré revenir au tout-bois, comme au bon vieux temps. "Nous en utilisions 300 kilos par semaine, nous sommes désormais passés à 450 à 600 kilos", affirme-t-il. Sans surprise, la raréfaction du gaz a fait monter ses prix. Ananth Narayan, représentant à Bangalore de l'Association indienne des restaurateurs, constate que les prix des bonbonnes sur le marché noir a déjà presque doublé. Dans la célèbre station balnéaire de Goa (ouest), Daniel Rodrigues, propriétaire du café Mon Petit Frère, exhorte le gouvernement "à intervenir" au plus vite, redoutant déjà de devoir renoncer à ses omelettes et ses pancakes. Au Sri Lanka voisin, les autorités ont augmenté mercredi les prix du gaz de cuisson d'un peu plus de 8%. Selon l'Association des restaurants de l'île, beaucoup de ses membres sont passés aux plaques et aux autocuiseurs électriques. "Il est devenu compliqué d'acheter du gaz", constate son porte-parole, Asela Sampath. "Nous devons prendre ces surcoûts à notre charge pour ne pas perdre de clients".

12.03.2026 à 08:35

"Il y a urgence": le château de Chambord au chevet de son aile François Ier

FRANCE24

Dans cette aile aménagée à partir de 1539 pour accueillir les appartements particuliers et la salle du conseil de François Ier, aucun visiteur n'a pu pénétrer depuis 2019. Les modules pédagogiques du premier étage destinés aux scolaires sont pourtant toujours en place, mais les murs lézardés par les fissures et les gravats au sol en ont rendu l'accès impossible, face à l'imminence du risque. "Il y a urgence: il faut agir rapidement avant que cette aile ne s'effondre", alerte auprès de l'AFP Pierre Dubreuil, directeur général du domaine national de Chambord. Si, de l'extérieur, l'état général de ce bâtiment situé sur le flan droit du château paraît satisfaisant, un "problème structurel global" existe à l'intérieur, indique l'architecte en chef des monuments historiques, Maël de Quelen. Et ces désordres, multifactoriels, ne datent pas d'hier: en 2003, déjà, des visiteurs avaient manqué de passer à travers le plancher du deuxième étage. Dérèglement climatique "Un monument historique comme celui-ci s'use et se détériore au fil du temps" et des rénovations, explique-t-elle, évoquant divers problèmes, des murs de façade aux charpentes, qui ont créé un écart d'une quinzaine de centimètres entre le pied et le haut de la façade. Le dérèglement climatique a aussi aggravé le phénomène: les inondations, plus fréquentes et plus intenses, comme ce fut le cas en 2016, ont pour conséquence "de lessiver les fondations" et de les affaiblir, détaille Mme de Quelen. Pour parer au plus urgent, des étais ont été posés dans chaque encadrement de porte, au fil du temps, mais des opérations de mise en sécurité sont devenues "indispensables à la préservation de l'intégrité du château". Un chantier "hors-normes" estimé à 37 millions d'euros pour ce joyau de la Renaissance, visité par 1,2 million de personnes chaque année. "Nous avons déjà réuni 12 millions d'euros pour une première phase de consolidation" prévue à partir de 2027, explique M. Dubreuil. Une somme réunie grâce à une dotation du ministère de la Culture, mais aussi à travers un appel aux dons lancé auprès des visiteurs, invités à contribuer via la campagne "Chambord a besoin de vous", illustrée par le portrait de François Ier orné d'une larme de sang, et affiché aux entrées du site. "Patrimoine mondial" Le but, justifie Pierre Dubreuil, est de sensibiliser le public à la nécessité de mener ces interventions. La collecte a permis de récolter près de 500.000 euros depuis son lancement en septembre et un dispositif de la loi de finances 2026 vise à bonifier cette dynamique auprès du public: une mesure fiscale similaire à celle appliquée pour la rénovation de Notre-Dame de Paris porte la réduction d'impôt à 75% pour les dons en faveur du chantier. Une mesure "exceptionnelle", mais bienvenue pour Chambord, qui tente de diversifier ses sources de financement. L'appel à des mécènes est étudié, indique le domaine, qui précise aussi apporter une part du financement en fonds propres. "Chambord est un emblème du patrimoine national et mondial, et cela parle aux Français", affirme M. Dubreuil, convaincu que "dans un monde d'incertitudes, les gens cherchent à retrouver les racines de leur histoire et de leur patrimoine". Une deuxième phase du chantier, consacrée à la restauration des façades et des couvertures, avec une mise en accessibilité du site aux personnes à mobilité réduite, est aussi prévue. Si l'opération réussit, le public pourra à nouveau visiter l'aile François Ier en 2032.

12.03.2026 à 08:27

Le Sénégal vote une loi doublant les peines de prison réprimant l'homosexualité

FRANCE24

La loi prévoit également des sanctions pénales contre notamment la promotion de l'homosexualité au Sénégal. Elle doit désormais être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, ce qui fera de ce pays l'un des plus répressifs en Afrique contre les personnes LGBT+. La peine maximale sera prononcée si l'acte a été commis avec un mineur, selon le texte. Celui-ci prévoit aussi des amendes pouvant aller de 2 à 10 millions de francs CFA (3.048 à 15.244 euros), contre 100.000 à 1.500.000 de francs CFA (152 à 2.286 euros) auparavant. La loi entend toutefois punir toute personne qui se lancerait dans la "dénonciation abusive faite de mauvaise foi" de supposés homosexuels. Le Sénégal, un pays majoritairement musulman, est agité depuis plusieurs semaines par la question de l'homosexualité, un sujet qui revient régulièrement dans les débats ces dernières années. Celui-ci est devenu plus brûlant que d'habitude depuis l'arrestation début février de 12 hommes, dont deux célébrités locales, accusées d'"actes contre nature", des termes désignant des relations "entre deux personnes de même sexe". Depuis, de nouvelles arrestations en série – plusieurs dizaines – sont signalées quotidiennement dans la presse. Certaines des personnes sont en particulier accusées d'avoir volontairement transmis le sida, alimentant des débats virulents sur l'homosexualité. "Belle loi" Plusieurs organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces arrestations. Après avoir débattu toute la journée, les députés sénégalais ont voté le texte par 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions "Les homosexuels ne respireront plus dans ce pays. Les homosexuels n'auront plus la liberté d'expression dans ce pays", a lancé du haut de la tribune la députée Diaraye Bâ, sous les applaudissements de certains de ses collègues. Le ministre de l'Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé, qui représentait le gouvernement, a qualifié le texte de "belle loi". Depuis plusieurs années, des associations religieuses très influentes réclament la "criminalisation" de l'homosexualité. Celle-ci est largement considérée comme une déviance au Sénégal et le durcissement de sa répression est une promesse de longue date du camp au pouvoir, porteuse politiquement dans ce pays. L'homosexualité y est aussi souvent dénoncée comme étant un instrument employé par les Occidentaux pour imposer des valeurs prétendument étrangères à la culture locale. "Le Sénégal est un pays ouvert au monde. Mais cette ouverture ne peut justifier que nous renoncions à nos valeurs", a dit à ce sujet le ministre de l'Intérieur. Avec cette nouvelle loi, la qualification juridique des relations homosexuelles ne change pas et reste "un délit", ce qui est suffisant pour "obtenir ce que nous voulons et même plus", a estimé le Premier ministre Ousmane Sonko. Mais comme il avait initialement promis pendant ses campagnes électorales d'en faire un crime, l'opposition et des militants lui reprochent de ne pas avoir tenu parole. "Vous (la majorité) menez une politique basée sur le mensonge. Je ne voterai pas cette loi car c'est une loi de tromperie", a martelé Thierno Alassane, un député de l'opposition. Plus de la moitié des pays africains interdisent et répriment l'homosexualité. La peine de mort est encourue en Ouganda, en Mauritanie ou en Somalie. Une dizaine de pays et territoires prévoient des peines allant de 10 ans de prison à la perpétuité, parmi lesquels le Soudan, le Kenya, la Tanzanie et la Sierra Leone.

12.03.2026 à 08:23

Clôture des voeux Parcoursup: une épreuve stressante pour les élèves… et leurs parents

FRANCE24

Si l'an dernier 84% des lycéens jugeaient la procédure "stressante", selon le ministère de l'enseignement supérieur, 77% des parents affirment également ressentir de l'anxiété face à Parcoursup, révèle jeudi une enquête menée auprès de 1.103 parents par L'Étudiant et la Fédération des Conseils de Parents d'élèves (FCPE), principale fédération de parents d'élèves de l'enseignement public. Plus de quatre répondants sur 10 confient par ailleurs que cela provoque des tensions familiales et un tiers disent souffrir de troubles du sommeil. Cette procédure, "c'est très stressant", confirme Delphine Bednarski, 43 ans, dont la fille Rose passe son bac cette année. Comme 60% des sondés, elle redoute une affectation insatisfaisante pour son enfant. Cette coiffeuse de Lens a souvent entendu ses clientes raconter que leurs enfants n'avaient pas eu l'école souhaitée. Dans sa propre famille, l'expérience a laissé des traces: deux cousins de Rose n'ont obtenu aucun de leurs vœux et se sont retrouvés sans solution. "Complètement démunie" Sa fille de 17 ans, qui souhaite devenir éducatrice spécialisée, a formulé seulement trois voeux sur Parcoursup sur les dix possibles. "Même si on lui en imposait d'autres, elle ne voudrait pas y aller", souligne Delphine. Rose s'est toutefois également inscrite à une formation de moniteur-éducateur, qui ne figure pas parmi les quelque 24.000 proposées par la plateforme, "où elle est presque sûre d'être prise", explique sa mère. Elle aura ensuite jusqu'au 1er avril pour compléter son dossier, avec notamment une lettre de motivation, et confirmer ses vœux. Face à Parcoursup, Delphine affirme se sentir "complètement démunie" et pas suffisamment armée. Parcoursup, pour les parents, "c'est un peu comme si vous pilotiez un avion. Vous avez votre enfant à côté de vous, vous savez à peu près le cap, mais vous ne savez pas quels sont les vents, s'il y a des trous d'air et si vous n'allez pas être dévié", résume Grégoire Ensel, vice‑président de la FCPE. À Paris, Sophie (qui souhaite rester anonyme), dont la cadette passe le bac cette année, a une vision plus nuancée. "L'outil Parcoursup ne me perturbe pas du tout. Je le trouve même clair et bien fait", assure l'ingénieure de 50 ans. Un avis partagé par la majorité des parents, puisque seulement 22% des sondés ont évoqué la complexité technique de la plateforme. Sa cadette veut peut‑être devenir journaliste. "Elle hésite encore. Ce n'est pas Parcoursup qui m'angoisse, c'est l'orientation, le fait de devoir décider avec les compétences et les notes qu'on a." "Je serai surtout stressée le 2 juin", au premier jour de la phase principale d'admission, concède-t-elle. La charge des mères Jusqu'au 11 juillet, les candidats recevront les réponses des formations sollicitées. Du 11 juin au 10 septembre, de nouveaux vœux seront possibles. Dans 70% des familles, la gestion de l'orientation repose avant tout sur les mères. 80% d'entre elles déclarent une hausse de leur charge mentale, contre 53% des pères, selon l'enquête FCPE – L'Étudiant. "Mon mari est impliqué aussi, mais c'est moi qui ai étudié toutes les possibilités, qui ai un peu dégrossi", admet Sophie. Cette année, environ un million de candidats, néo-bacheliers et étudiants en réorientation, vont s'inscrire sur Parcoursup, qui a succédé au site Admission Post-Bac (ABP) en 2018, selon le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. "C'est une plateforme qui fonctionne", avait-il soutenu début janvier. "Le premier jour, au moment du résultat des vœux, il y a à peu près deux tiers des candidats qui ont une proposition tout de suite", a-t-il rappelé. En 2025, le nombre de candidats a augmenté de 34.500 sur un an à 980.000 (+3,7%), principalement du fait d'une hausse des lycéens en voie professionnelle ou des étudiants en réorientation. Parmi les 650.000 lycéens ayant déposé un dossier, près de 92% avaient reçu au moins une proposition.

12.03.2026 à 07:58

Derrière le mystère des émissions radio en persan, le retour d’une vieille technique d’espionnage

Sébastian SEIBT

L’apparition depuis le début de la guerre au Moyen-Orient d'une station radio qui n’émet que deux fois par jour en persan, langue officielle en Iran, a des airs de récit d’espionnage de la Guerre froide. Il pourrait s'agir d'une nouvelle “station de nombres”, un dispositif censé permettre aux services de renseignement de transmettre des ordres à leurs agents infiltrés.

12.03.2026 à 07:56

"Une enquête de l'armée américaine confirme sa responsabilité dans la bavure de Minab"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce jeudi 12 mars, la poursuite des la poursuite des révélations de la presse américaine sur la frappe de missile contre une école de Minjab, dans le sud de l’Iran, qui a fait plus de 150 morts, le 28 février. La guerre au Moyen-Orient, qui profiter à Vladimir Poutine. Les drones sur tous les terrains. Keir Starmer de plus en plus embarrassé par l’affaire Epstein-Mandelson. Et du foot.

12.03.2026 à 07:47

Indian Wells: Djokovic sorti par Draper au bout du suspense, Alcaraz et Swiatek intraitables en 8es

FRANCE24

Le Serbe âgé de 38 ans aux 24 titres majeurs, finaliste de l'Open d'Australie en janvier, a fini par céder face au 14e joueur mondial à l'issue d'un match intense de 2h35 terminé épuisé. Cinq fois vainqueur dans le désert californien, "Nole" n'a plus soulevé le trophée depuis 2016 et n'a plus retrouvé les quarts de finale depuis. Champion en titre mais revenu depuis peu sur le circuit après plus de six mois d'absence (blessure à un bras), Draper affrontera le Russe Daniil Medvedev (30 ans, 11e) en quart de finale jeudi. Les deux joueurs ont offert une partie à suspense, achevée au bout d'un 3e set renversant, que Djokovic a attaqué à la fois au sol, à genoux, puis les mains sur les hanches, haletant. Dès le premier jeu, le Serbe a sauvé un rallye sensationnel de 26 coups où il aura subi trois amorties et deux lobs, puis a déploré une incroyable défense gagnante du Britannique, avant d'être breaké au 3e jeu (2-1). "Ce point m'a coûté cher, je l'ai gagné mais j'étais vraiment à court d'énergie, je n'ai commencé à me sentir mieux à nouveau qu'en fin de set", a déclaré Djokovic en conférence de presse. Draper a servi pour le match à 5-4 mais a perdu son engagement sur une magnifique contre-amortie du Serbe. "J'avais le public, l'énergie, je me disais alors que je pouvais gagner". "Concentré" Dans le jeu décisif, Djokovic, rougi par l'effort, semblait avoir perdu (1-3) puis repris la main (4-3) avant deux ultimes fautes qui ont offert la qualification au Britannique. "Je suis incroyablement fier d'avoir réussi ce match contre Novak, l'un des plus grands joueurs de l'histoire", a apprécié Draper au micro des organisateurs. "Je n'ai pas joué sur le circuit pendant longtemps, pour être un des meilleurs il faut de la confiance. Après son retour en fin de partie j'ai réussi à rester concentré et j'en suis fier. Je ne pense pas encore jouer près du niveau que j'espère être le mien. Je fais de mon mieux en essayant d'adopter une bonne attitude." Tous les quarts de finale des deux tableaux auront lieu jeudi. Le dernier Français en lice, Arthur Fils, affronte le N.4 mondial Alexander Zverev à 11h00 heure locale (19h00 heure de Paris). Plus tôt mercredi, le N.1 mondial Carlos Alcaraz a enchaîné un 15e succès en autant de matches en 2026 face au Norvégien Casper Ruud 6-1, 7-6 (7/2). Le vainqueur du dernier Open d'Australie, deux fois titré en Californie (2023 et 2024), est le premier joueur ATP à compter cinq quarts dans le tournoi avant ses 23 ans. Il affrontera jeudi le Britannique Cameron Norrie (30 ans, 29e), titré lui en 2021. La N.2 mondiale Iga Swiatek, deux fois sacrée dans le désert californien (2022 et 2024) a écrasé la Tchèque Karolina Muchova (13e) 6-2, 6-0, et jouera contre Elina Svitolina (31 ans, 9e), qui a vu la Tchèque Katerina Siniakova abandonner à 6-1, 1-1 en faveur de l'Ukrainienne. L'Américaine Jessica Pegula (5e) a aussi franchi les 8e de finale en battant la Suissesse Belinda Bencic 6-3, 7-6 (7/5) et défiera la championne de l'Open d'Australie Elena Rybakina.

12.03.2026 à 07:41

NBA: Kawhi Leonard flambe avec 45 points, le Magic enchaîne

FRANCE24

. Leonard en feu Le vétéran sept fois All-Star Kawhi Leonard (34 ans) a propulsé les Los Angeles Clippers vers un large succès contre Minnesota 153-128 grâce à une nouvelle grande performance avec 45 points. Leonard a été diabolique de précision au tir à 15 sur 20 (6 sur 9 de loin) pour réussir un 5e match à plus de 40 points cette saison en seulement 31 minutes sur le parquet, face aux 36 points du leader des Wolves Anthony Edwards. La forme de Leonard, double champion NBA (2014 avec San Antonio et 2019 avec Toronto) coïncide avec le très bon passage des Clippers, revenus à la 8e place de la conférence Ouest (33v-32d), en position de barragiste, après un début de saison catastrophique. Les Californiens peuvent ainsi espérer atteindre les play-offs, malgré les départs de James Harden, échangé contre Darius Garland, et du pivot Ivica Zubac en cours de saison. Nicolas Batum a marqué 6 points pour les locaux, Rudy Gobert 9 points avec 5 rebonds et 4 passes pour Minnesota. . Bane valide un 5e succès de suite pour Orlando Un panier décisif de Desmond Bane, dans un grand soir (35 points, 6 rebonds, 6 passes), a offert au Magic d'Orlando une 5e victoire de suite face aux Cleveland Cavaliers 128-122. Bane a dégainé derrière l'arc directement après une remise en jeu à 18 secondes de la sirène pour donner 5 points d'avance aux siens et éteindre les espoirs des Cavaliers de James Harden (30 points, 8 passes). Au classement à l'Est les "Cavs" restent 4es (40v-26d) juste devant leurs adversaires du soir qui doublent Miami à la 5e place (36v-28d). . Embouteillage à l'Ouest Les Denver Nuggets de Nikola Jokic, de nouveau en triple-double (16 points, 12 rebonds, 13 passes) se sont largement imposés face aux Houston Rockets 129-93. Les Rockets ont sombré en début de 3e quart-temps face notamment aux 30 points de Jamal Murray. Conséquence au classement à l'Ouest, quatre équipes se tiennent en un match d'écart de la 3e à la 6e place: Houston (40v-25d), les Lakers (40v-25d), Denver (40v-26d) et Minnesota (40v-26d).

12.03.2026 à 07:35

Ligue Europa: Face au Celta Vigo, Lyon au rebond malgré les absences

FRANCE24

La rencontre retour contre le club galicien se disputera au Groupama stadium, le 19 mars. Après deux défaites à Strasbourg (3-1) et Marseille (3-2), l'OL, à domicile, a successivement été éliminé de la coupe de France par Lens (2-2, 5-4 t.a.b.) et concédé un résultat nul face au Paris FC (1-1), la semaine dernière. "Nous n’avons pas le temps de nous reposer. Ainsley (Maitland-Niles) rejoint la liste des indisponibles pour, peut-être, quinze jours avec une blessure à l’adducteur. Aucun de nos six absents ne sera de retour pour Vigo", avait prévenu l'entraîneur Paulo Fonseca dès le 6 mars, avant le match contre Paris FC. "Nous arrivons à une période importante de la saison. Il faut travailler pour nous améliorer et récupérer nos joueurs blessés qui sont importants", a souligné l'entraîneur, qui insiste sur l'état de fatigue de plusieurs de ses joueurs très sollicités, en attaque notamment. - Le cas Endrick - Ainsi, face à Paris FC, il a été contraint de ménager et de reléguer dans un rôle de remplaçant son maître à jouer, Corentin Tolisso, qui se plaignait de douleurs musculaires, ainsi que ses fers de lance offensifs Roman Yaremchuk et Endrick. "Il était impossible de commencer avec eux et de les faire enchaîner. C'est une situation difficile qu'il faudra gérer jusqu'à la trêve internationale", a reconnu Fonseca, qui a pris la défense d'Endrick, le jeune Brésilien recrue phare du mercato, qui ne trouve plus le chemin du but. "Il n'a quasiment pas joué durant un an au Real Madrid et il vient d'enchaîner beaucoup de matches. Il faut éviter qu'il se blesse", a insisté l'entraîneur lyonnais, rappelant également que "Yaremchuk, contre Lens, a disputé 90 minutes pour la première fois depuis longtemps". "Nous devons comprendre les circonstances du moment et étudier quelles sont nos solutions actuellement", a-t-il reconnu dimanche soir après le résultat nul contre le PFC. L'Olympique lyonnais s'est fait reprendre par Marseille pour la troisième place de Ligue 1, qualificative pour la Ligue des Champions, importante économiquement pour le club rhodanien, très endetté. Absences en défense Quatrième de Ligue 1, Lyon occupe toutefois une place dont il n'aurait pas forcément rêvé en début de saison, après avoir été sauvé in-extremis, en appel, début juillet, de la rétrogradation en Ligue 2 prononcée initialement par la DNCG, fin juin. Outre les problèmes de pénurie offensive avec les indisponibilités du Portugais Afonso Moreira et du Tchèque Pavel Sulc ou encore Malick Fofana, blessé depuis octobre, qui reprend tout juste l'entraînement, Fonseca est aussi désormais confronté à des absences en défense. A la blessure de l'arrière droit anglais Maitland-Niles, au cours du match de coupe de France contre Lens, le 5 mars, s'ajoute contre Celta Vigo les absences du Néerlandais Hans Hateboer ou du jeune Noham Kamara. Ils n'ont pas été inscrits sur les listes UEFA transmises par l'OL pour la seconde phase de la C3 et ne sont donc pas qualifiés. L'Olympique lyonnais avait privilégié ses recrues offensives, le Brésilien Endrick, l'Ukrainien Roman Yaremchuk et le Danois Noah Nartey dans un secteur où il manquait de joueurs depuis le début de saison. Ainsi, Clinton Mata pourrait jouer arrière droit à Vigo et Tanner Tessmann descendre du milieu en défense centrale. "Malgré les blessures et les absences, je crois beaucoup en notre groupe car mentalement c’est un groupe fort", assure cependant l'entraîneur de l'OL.

12.03.2026 à 07:33

XV de France: vers un retour du duo Flament-Meafou en deuxième ligne

FRANCE24

Suspendu quatre semaines par le comité de discipline des Six nations pour avoir laissé traîné sa main sur le visage du talonneur du XV du Chardon, le flanker rochelais Oscar Jegou, 22 ans (13 sélections), sera absent du XV de départ qui sera dévoilé jeudi. Exit donc la troisième ligne alignée depuis le début du Tournoi. Et un point d'interrogation demeure autour de celui qui viendra épauler les Toulousains François Cros et Anthony Jelonch. Selon les indications à Marcoussis mercredi, c'est le Toulonnais Charles Ollivon, aligné en deuxième ligne contre l'Irlande (36-14), au pays de Galles (54-12) et en Ecosse, qui devrait glisser au poste de 8, décalant donc Jelonch au poste de Jegou. Le "grand Charles" n'a occupé qu'une seule fois ce poste avec les Bleus, contre l'Argentine, en novembre 2024. L'autre changement concerne le poste de deuxième centre, laissé vacant par Depoortere, victime d'une luxation de l'épaule droite contre l'Ecosse. Le Toulousain Pierre-Louis Barassi, son remplaçant à Edimbourg, devrait être titularisé, au côté de Yoram Moefana, malgré le match totalement raté du centre de l'UBB à Murrayfield. "Manqué de tout" Barassi sera revanchard après le match des Bleus à Murrayfield, où "il a manqué de tout", a reconnu le N.13 toulousain mercredi à Marcoussis. "Il nous a fallu digérer d'abord. Mais ce point de bonus arraché en fin de match nous a fait chaud au coeur", a poursuivi le centre des Bleus, qui pourrait fêter sa 13e sélection. "Mais la vie continue, et cela fait 20 ans que l'équipe de France n'a pas réalisé un doublé" (NDLR: depuis 2006-2007) a-t-il rappelé. Titularisée à quatre reprises lors du Tournoi-2025, cette paire Moefana-Barassi avait connu une seule défaite, contre... l'Angleterre, à Twickenham (26-25). Pour le reste du XV de départ contre le XV de la Rose, Fabien Galthié semble vouloir donner une nouvelle chance aux lignes arrières transpercées comme du beurre samedi à Edimbourg, avec le duo Dupont - Jalibert à la charnière et le triangle Bielle-Biarrey - Attissogbe - Ramos au fond du terrain. Au niveau du pack, le seul autre changement probable concerne la deuxième ligne, l'option puissance semblant privilégiée avec le retour de la paire toulousaine Flament - Meafou, comme contre l'Italie (33-8). Avec une neuvième titularisation, cette paire deviendrait la plus utilisée par Fabien Galthié depuis son arrivée à la tête des Bleus en 2020, devant le duo "sud-africain" Bernard Le Roux - Paul Willemse. "Thibaud, c'est sans doute le meilleur au monde à son poste, et +Manny+ n'en est pas loin non plus", a insisté mercredi l'entraîneur des avants William Servat. La première ligne ne devrait pas bouger, après avoir pourtant été bien bousculée en Ecosse, avec le Toulonnais Jean-Baptiste Gros et le Toulousain Dorian Aldegheri pour encadrer un autre Toulousain, Julien Marchand, au talon. "Evidemment, cette défaite (en Ecosse) nous a touchés", a reconnu William Servat: "Mais on a fait un audit de tout ce qui n'allait pas et surtout ce qui allait. Et l'ordre de marche est aujourd'hui établi. On a les cartes en main". La composition probable du XV de France pour affronter l'Angleterre, samedi (21h10) au Stade de France: Ramos - Attissogbe, Barassi, Moefana, Bielle-Biarrey - (o) Jalibert, (m) Dupont (cap.) - Jelonch, Ollivon, Cros - Meafou, Flament - Aldegheri, Marchand, Gros Remplaçants: Mauvaka, Neti, Bamba, Auradou, Guillard, Nouchi, Serin, Gailleton

12.03.2026 à 06:47

"Une enquête de l'armée américaine confirme sa responsabilité dans la bavure de Minjab"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce jeudi 12 mars, la poursuite des la poursuite des révélations de la presse américaine sur la frappe de missile contre une école de Minjab, dans le sud de l’Iran, qui a fait plus de 150 morts, le 28 février. La guerre au Moyen-Orient, qui profiter à Vladimir Poutine. Les drones sur tous les terrains. Keir Starmer de plus en plus embarrassé par l’affaire Epstein-Mandelson. Et du foot.

12.03.2026 à 05:43

Accusé de violences, le cofondateur de noma, table légendaire scandinave, démissionne

FRANCE24

Cette annonce constitue un coup de tonnerre pour le monde de la haute cuisine, confronté à une libération de la parole ces dernières années au sujet du traitement infligé aux employés dans un secteur réputé aux conditions de travail très dures. "Après plus de deux décennies passées à construire et diriger ce restaurant, j'ai décidé de me retirer", a déclaré M. Redzepi sur Instagram, où le dirigeant du restaurant emblématique de la gastronomie scandinave a posté une vidéo. Visiblement ému, il s'excuse devant ses équipes. Alors que le chef devait commencer une résidence à Los Angeles, le New York Times a publié récemment une enquête faisant état de violences physiques et d'humiliations publiques de la part du chef envers ses équipes. Cet article, basé sur des témoignages d'anciens employés et couvrant la période de 2009 à 2017, évoque des coups de poing à des employés, des coups portés avec des équipements de cuisine, ainsi que des menaces du restaurateur qui disait compter utiliser son influence pour ternir la réputation de travailleurs dans le secteur. "J'ai travaillé pour devenir un meilleur dirigeant et noma a entrepris d'importantes actions pour transformer sa culture au fil des années. Je reconnais que ces changements ne réparent pas le passé", a souligné le chef de 48 ans. "Des excuses ne sont pas suffisantes. J'assume la responsabilité de mes actes", a-t-il affirmé, précisant avoir également démissionné du conseil d'administration d'une association caritative qu'il avait fondée. Abréviation des mots danois "nordisk" (nordique) et "mad" (nourriture), le noma (avec "n" en minuscule) avait ouvert sur un quai du centre de Copenhague en 2003, avant de fermer en 2016 pour rouvrir deux ans plus tard dans un quartier légèrement plus excentré et arboré de la capitale danoise. Connu pour ses plats créatifs utilisant des ingrédients fermentés ou des bouillons sophistiqués (ainsi que ses menus coûtant plusieurs centaines d'euros), noma avait été désigné meilleur restaurant du monde pendant quatre années (2010, 2011, 2012 et 2014) dans le classement du magazine Restaurant. Sans renoncer aux étoiles Michelin, René Redzepi a souvent critiqué publiquement ce modèle qu'il estime "difficilement soutenable" pour les équipes, évoquant des conditions de travail intenses. "Brisé" Le chef - formé notamment à El Bulli, célèbre table du "moléculaire" Ferran Adria, et au French Laundry, l'un des restaurants américains les plus réputés - avait admis dans le passé avoir déjà perdu son sang-froid en cuisine. Il avait écrit en 2015 dans un livre: "Je me suis conduit en tyran pendant une grande partie de ma carrière". En février, l'ancien responsable du laboratoire de fermentation de noma, Jason Ignacio White, avait publiquement dénoncé des violences dont il aurait été témoin. "Noma n'est pas une histoire d'innovation. C'est l'histoire d'un maniaque qui a instauré une culture de peur, d'abus et d'exploitation", avait-il alors affirmé sur les réseaux sociaux. Jason Ignacio White faisait partie d'un groupe de manifestants présents mercredi devant la résidence que devait ouvrir René Redzepi à Los Angeles pour quelques semaines. "Noma m'a brisé" ou encore "Pas d'étoile Michelin pour la violence", disaient les pancartes qu'ils brandissaient, avec des appels à la démission du chef, qui a fini par céder. "Pour tous ceux qui se demandent ce que cela signifie pour le restaurant, permettez-moi d'être clair : l'équipe de noma aujourd'hui est la plus forte et la plus inspirante qu'elle ait jamais été", a assuré René Redzepi jeudi. Il a assuré que la résidence en Californie se poursuivrait. Le restaurant de Copenhague devait ensuite rouvrir ses portes. Noma a par ailleurs ouvert récemment une boutique, dans une serre devant son restaurant ayant l'ambition de démocratiser les produits employés dans ses recettes.

12.03.2026 à 04:50

Les États-Unis lancent des enquêtes commerciales afin d'imposer de nouveaux droits de douane

FRANCE 24

La Chine, l'Union européenne, le Japon, l'Inde ou encore le Mexique font l'objet d'enquêtes de Washington afin de documenter les préjudices économiques subis par les États-Unis et d'imposer, en vertu d'une loi de 1974, de nouveaux droits de douane en remplacement des surtaxes temporaires introduites de nouveau mi-février.

12.03.2026 à 04:17

Russie: verdict attendu pour les auteurs de l'attaque jihadiste du Crocus City Hall en 2024

FRANCE24

Des hommes armés avaient fait irruption le 22 mars 2024 dans la salle de concert avant de tirer sur la foule et d'y mettre le feu, une attaque qui a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) - sa plus sanglante sur le territoire européen. Le parquet réclame la prison à perpétuité pour les quatre tireurs, tous citoyens du Tadjikistan, un ex-république soviétique d'Asie centrale à majorité musulmane. Onze autres personnes considérées comme leurs complices encourent la même sentence. Quatre autres hommes sont jugés parallèlement pour liens avec le terrorisme et risquent jusqu'à 22 ans de prison, lors d'une audience qui se tient à huis clos - comme pour l'ensemble du procès. Chamsidine Faridouni, Dalerdjon Mirzoïev, Makhammadsobir Faïzov et Saïdakrami Ratchabolizoda avaient ouvert le feu au Crocus City Hall peu avant un concert du groupe de rock Picnic et incendié le bâtiment, piégeant de nombreuses personnes à l'intérieur. L'attaque, qui a fait 150 morts et plus de 600 blessés, dont des enfants, avait provoqué une onde de choc en Russie, alors que le pays était à l'époque engagé depuis deux ans dans un conflit militaire meurtrier en Ukraine. Le Kremlin avait pointé du doigt une implication de Kiev dans cet attentat mais n'a jamais étayé ses accusations. Les autorités ukrainiennes ont démenti toute responsabilité. La Russie avait renforcé après cette attaque ses lois et son discours anti-migrants, alors que de très nombreux ressortissants d'Asie centrale vivent et travaillent dans le pays. Ce virage avait conduit à des tensions entre Moscou et les pays de la région. Pire attaque depuis Beslan Les quatre assaillants, âgés de 20 à 31 ans à l'époque, travaillaient comme chauffeur de taxi, ouvrier d'usine ou du bâtiment. Quelques heures après l'attaque, les forces de l'ordre les avaient arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir au Bélarus et en Ukraine voisins. Ils avaient ensuite été présentés devant un juge, apparaissant devant les caméras le visage tuméfié et avec des traces visibles de torture, tandis que l'un d'entre eux avait été amené inconscient en fauteuil roulant. Outre les assaillants, 15 autres personnes sont jugées pour leur avoir vendu une voiture, loué un appartement et d'autres accusations. Selon l'agence de presse étatique TASS, deux de ces complices présumés ont demandé au tribunal d'être envoyés combattre en Ukraine plutôt que d'être condamnés à la prison à perpétuité. L'avocat de l'un d'entre eux a expliqué que son client voulait "racheter sa culpabilité par le sang". La Russie a été visée par de multiples attentats depuis une trentaine d'années, notamment à Moscou et dans le Caucase russe. L'armée russe a mené deux guerres en Tchétchénie dans les années 1990 et 2000 contre une rébellion séparatiste qui s'est progressivement islamisée avant de prêter allégeance à l'EI en 2015. Si l'influence du groupe jihadiste est aujourd'hui limitée, des attaques se produisent encore périodiquement, en particulier en Tchétchénie et au Daguestan, ou dans des prisons russes. En 2015, la Russie était intervenue militairement en Syrie pour soutenir les forces de son allié Bachar al-Assad face aux rebelles et jihadistes, qu'avaient rejoint de nombreux combattants caucasiens. L'attaque du Crocus City Hall est la plus meurtrière depuis la prise d'otages dans une école de Beslan par un commando islamiste en septembre 2004, qui avait fait 334 morts dont de très nombreux enfants, un massacre qui a provoqué un traumatisme indélébile dans la société russe.

12.03.2026 à 04:15

Municipales: Grégoire et Dati jettent leurs dernières forces pour gagner Paris

FRANCE24

Comme dans la plupart des grandes villes, le scrutin parisien reste très ouvert, les sondages prédisant que cinq candidats seraient en capacité de se maintenir au second tour. Et le duo de tête n'est pas suffisamment haut pour ne pas dépendre de tractations dans l'entre-deux-tours. Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie sans LFI, en tête dans les sondages, a donné rendez-vous à ses partisans dans la soirée au Cirque d'Hiver (est). Rachida Dati, candidate LR et MoDem qui a quitté le gouvernement il y a deux semaines, rassemble ses troupes à l'Elysée Montmartre (nord-ouest). Leur match en face-à-face n'a pas eu lieu: l'unique débat télévisé s'est tenu la semaine dernière sans les deux principaux adversaires, qui avaient envoyé des représentants, au grand dam des autres candidats. L'ex-ministre de la Culture avait en janvier refusé un tel débat, expliquant qu'elle ne souhaitait pas "s'exposer à un pugilat". En réponse, le député PS n'a pas voulu venir débattre avec un colistier de sa rivale. La campagne parisienne a été émaillée de multiples tensions, cristallisées en partie sur les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire. Rachida Dati a affirmé deux fois à la radio cette semaine que l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, qu'elle juge responsable de ce "scandale", serait "convoqué par la justice après les municipales". "Je ne le serai jamais, mais jamais !", s'est étranglé Emmanuel Grégoire, dénonçant un "mensonge" destiné à "mettre la confusion dans la confusion, y compris sur ses propres affaires à elle", en allusion à son procès pour corruption en septembre. "Vote utile" A leurs meetings respectifs, l'objectif sera de mobiliser au maximum les militants de chaque camp pour éviter un émiettement des voix dimanche. A droite, Rachida Dati, prise en étau entre ses concurrents de centre-droit Pierre-Yves Bournazel et d'extrême droite Sarah Knafo, ne cesse d'appeler au "vote utile". La maire du 7e arrondissement, battue en 2020 par Anne Hidalgo, a fait savoir qu'il ne serait "pas possible" de s'allier avec l'eurodéputée Reconquête, en progression dans les sondages, car cela lui ferait perdre trop de voix, notamment au centre-droit. Elle met en revanche la pression sur le candidat Horizons et Renaissance, l'accusant d'empêcher l'alternance s'il se maintient. Mais celui qui veut incarner une "troisième voie" campe sur sa position "ni Dati ni Grégoire", malgré le désaveu du patron d'Horizons Edouard Philippe. A gauche, le député socialiste est gêné par la candidature de l'Insoumise Sophia Chikirou avec laquelle il refuse toute alliance, tandis que la formation de Jean-Luc Mélenchon appelle à une "fusion technique", sans accord programmatique, "à chaque fois que le risque de la droite et de l'extrême droite existe" dans une ville, et exclut tout désistement. Emmanuel Grégoire garde l'espoir que la députée LFI soit éliminée au premier tour, alors que les enquêtes d'opinion la donnent juste au-dessus de la barre qualificative pour le second tour. A Limoges, le premier secrétaire du PS Olivier Faure et le co-président de Place publique Raphaël Glusckmann iront soutenir Thierry Miguel, investi par leurs partis et le PCF. Dans cet ex-bastion socialiste, une alliance au second tour avec le député LFI Damien Maudet, en lice avec les Ecologistes, pourrait faire rebasculer à gauche la ville où la droite se déchire entre le maire sortant, Emile Roger Lombertie, et le président de la métropole Guillaume Guérin. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, se déplace pour sa part en Gironde dans une commune de 290 habitants, à 25 km de Bordeaux, pour soutenir les 55 candidats estampillés RN dans ce département où le parti accentue son implantation locale scrutin après scrutin. A Pau, l'ancien Premier ministre François Bayrou, qui brigue un troisième mandat, tiendra son dernier meeting avant le premier tour, tout comme le député Renaissance Thomas Cazenave, qui mène la liste d'union de la droite et du centre, à Bordeaux. Où le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic, a convié ses soutiens à prendre l'apéritif sur les quais de la Garonne.
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