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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

03.04.2026 à 23:37

Réouverture du détroit d'Ormuz : "On s'achemine vers un contrôle iranien sur le détroit "

FRANCE24

Selon l'économiste Rémi Bourgeot, on se dirige vers une réouverture du détroit d'Ormuz sous contrôle iranien avec un système de "péage" qui servirait les intérêts géopolitiques de l'Iran. 

03.04.2026 à 23:32

La France "de plus en plus raciste" ?

Victime d'une campagne de haine en ligne et visé par des propos racistes, le nouveau maire de Saint-Denis-Pierrefitte, Bally Bayayoko, dénonce une société de plus en plus raciste. Est-ce le cas? C'est la Question qui fâche que nous avons posée à Maboula Soumahoro, Maîtresse de conférences en civilisation anglophone à l’Université de Tours, spécialiste de la diaspora noire africaine, auteure d'un ouvrage intitulé Le Triangle et l'Hexagone, Réflexions sur une Identité Noire.

03.04.2026 à 23:28

Burkina Faso, Ibrahim Traoré fait le bilan de l'an 1 de la Révolution

Fatimata WANE

Au Burkina Faso, à l’occasion de l’AN 1 de la Révolution dite Progressiste Populaire (RPP), le chef de la junte du Burkina a accordé un entretien à des journalistes triés sur le volet …. Il a fait le bilan de son action depuis le coup d’état de septembre 2022 qui l’a porté au pouvoir et pour lui tout va bien.

03.04.2026 à 23:25

Champions Cup: Northampton vient à bout de Castres et file en quarts

FRANCE24

Le parcours des Tarnais s'arrête de nouveau sur la pelouse de Northampton, où ils avaient déjà cédé au même stade l'an dernier, alors que les Saints défieront un autre club anglais en quarts, puisqu'ils retrouveront le vainqueur du duel entre Bath et les Saracens programmé samedi (16h00). Les Saints ont peiné à venir à bout du CO, indiscipliné et parfois en manque de lucidité, mais longtemps dans la partie, et ont fait la différence dans un deuxième acte brouillon. Les hommes du manager Xavier Sadourny ont, comme ils l'espéraient dans la semaine, démarré la partie idéalement en prenant les Saints à la gorge, avec deux essais coup sur coup de Christian Ambadiang et Théo Chabouni (12-0, 12e). Mais les Castrais se sont perdus en invectives envers la facétieuse star anglaise Henry Pollock, et ont écopé de deux cartons jaunes successifs, qui ont permis au leader du championnat anglais de revenir à une longueur (15-14, 24e). Capables de transpercer le rideau défensif sur des passes à hauteur parfaitement distillées, les Anglais ont trouvé la faille après la pause. Ils ont fait mal aux Tarnais, marquant par leurs internationaux Freeman (52e) et Furbank (59e), mais aussi par les très bons Josh Kemeny (43e) et Archie McParland (64e). Une domination logique au tableau d'affichage, bonifiée par la botte impeccable de l'ouvreur français des Saints, Anthony Belleau, à 6/6 face aux perches. Mais malgré leurs difficultés actuelles en championnat, les Castrais ont fait mieux que tenir tête, répondant aux coups de boutoir anglais tantôt par un opportunisme bienvenu, tantôt par le talent collectif incarné par un Vuate Karawalevu intenable et auteur d'un essai avant sa sortie sur blessure. Comme lors du quart de finale de la saison passée, Castres a reçu un troisième carton jaune, reçu par Veresa Ramototabua (70e) pour un déblayage trop haut, qui a sonné le glas des derniers espoirs du CO, immédiatement sanctionné par Fraser Dingwall (49-34, 71e). La route se poursuit pour Northampton, qui pourrait affronter d'autres Français en demi-finale, se trouvant dans la même partie de tableau que Toulouse, ainsi que Bordeaux-Bègles, son bourreau lors de la dernière finale.

03.04.2026 à 23:15

Giorgia Meloni entame une visite en Arabie saoudite, selon une source gouvernementale

FRANCE24

Elle est le premier dirigeant d'un pays membre de l'Union européenne ou de l'Otan à se rendre dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a-t-on précisé de même source. Giorgia Meloni a commencé ce déplacement - qui n'avait pas été annoncé - à Djeddah, une ville portuaire sur la mer Rouge, a expliqué cette source. Mme Meloni doit rencontrer des responsables d'Arabie saoudite, du Qatar et des Emirats arabes unis, mais on ignore pour l'instant si elle se rendra également dans ces deux derniers pays. Ces trois Etats ont été la cible de frappes de drones et de missiles iraniens en représailles aux bombardements américano-israéliens sur l'Iran. "L'objectif est de renforcer les relations avec ces pays et de réaffirmer le soutien de l'Italie face aux attaques iraniennes", a dit la source gouvernementale. Cette visite a également pour but de "consolider la sécurité énergétique nationale", a-t-elle ajouté, précisant que la région du Golfe constituait une "source essentielle de pétrole et de gaz pour l'Italie". L'Italie, fortement dépendante des importations d'énergie, observe avec une inquiétude croissante la hausse des coûts dans ce secteur. Le gouvernement a réduit les droits d'accise sur les carburants jusqu'au 1er mai afin de contenir l'augmentation des prix de l'essence. Le 25 mars, Mme Meloni était allée en Algérie, qui fournit déjà environ 30% du gaz naturel consommé en Italie, dans l'espoir d'accroître les importations de cet hydrocarbure. "Je continue de croire que, d'un point de vue géopolitique, l'Europe n'a pas grand-chose à gagner à un fossé grandissant avec les Etats-Unis", a insisté vendredi la Première ministre, selon les médias italiens. "Mais notre devoir est avant tout de défendre nos intérêts nationaux et, lorsque nous sommes en désaccord, nous devons le dire. Et cette fois-ci, nous ne sommes pas d'accord", a-t-elle martelé. Mme Meloni est l'un des dirigeants européens les plus proches du président américain Donald Trump, qui a exhorté les pays touchés par le blocage sélectif du détroit d'Ormuz à intervenir.

03.04.2026 à 23:09

Dégradations à Fresnes: dix mineurs mis en examen

FRANCE24

Le ministère public confirme également "le placement sous contrôle judiciaire de sept d'entre eux. Une mesure éducative judiciaire provisoire a été prononcée pour les trois autres", précise-t-il. Une information judiciaire avait été ouverte jeudi pour "dégradation d'un bien public en réunion", "vol" et "dégradations en réunion et avec dissimulation du visage", ainsi que pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de dégradations", avait détaillé la même source dans un communiqué. Treize personnes au total, en majorité des mineurs originaires de la commune et de ses environs, avaient été successivement placées en garde à vue entre mardi et mercredi par la Sûreté territoriale. Les investigations n'ayant pas permis de caractériser la circonstance aggravante de "bande organisée" initialement envisagée, cette qualification n'a finalement pas été retenue. Les faits remontent à la soirée du 27 mars. A la veille de l'installation du nouveau maire (LR) Christophe Carlier, un groupe d'une trentaine d'individus s'était approché de l'Hôtel de ville. L'exploitation de la vidéosurveillance a révélé l'usage d'un mortier d'artifice pour briser la porte d'entrée, avant la destruction de l'accueil du bâtiment à l'aide de barres de fer et de jets de pierres. Une auto-école située à proximité immédiate avait également fait l'objet d'une effraction suivie de vols, tandis que la vitrine d'une agence de la Caisse d'Epargne avait été endommagée, sans intrusion dans les locaux. Le préjudice total avait été estimé par la municipalité à environ 50.000 euros. A la suite de ces violences, le nouvel édile avait dénoncé auprès de l'AFP un préjudice matériel "colossal" pour le fonctionnement de ses services, estimant que cette action était "clairement liée à l'élection". Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'était pour sa part félicité sur le réseau social X de la rapidité des interpellations, affirmant que la force resterait "toujours à la loi".

03.04.2026 à 23:07

Un documentaire sur le quotidien des reporters de l'AFP à Gaza sacré au festival du grand reportage Figra

FRANCE24

Ce film de 76 minutes, co-produit par Arte France, la RTBF et FACTSTORY, suit le quotidien de quatre journalistes et collaborateurs de l'AFP qui témoignent de l'extrême difficulté d'exercer leur métier dans un territoire en guerre, et auquel le reste de la presse internationale n'a plus accès. Cette production franco-belge a également été récompensée du prix du public. Le prix spécial du Jury a lui été décerné à "Fragments de guerre" de Solène Chalvon-Fioriti, un documentaire centré sur des témoignages de femmes au cœur de la guerre, de Gaza à la Cisjordanie. 57 films concouraient en compétition officielle dans le cadre de ce festival qui s'achève samedi à Douai (Nord). Le prix pour les droits humains a distingué "Politzek, les voix qui défient le Kremlin" de Manon Loizeau et Ekaterina Mamontova, consacré aux prisonniers politiques qui ont osé critiquer la guerre russe en Ukraine. Dans la catégorie "moins de 40 minutes", le Grand prix du Figra a été remis au documentaire "Histoire de vie" de Florence Helleux. Le jury a attribué une mention spéciale à "Gaza l'arme de la faim" de Fanny Morel et Jérémie Paire, qui documente la famine qui toucherait plus de 500.000 habitants à Gaza. La réalisatrice avait déjà été récompensée lors de l'édition 2025 dans la même catégorie pour son documentaire "7 octobre, la riposte à tout prix", une enquête sur la contre-offensive de Tsahal à Gaza après l'attaque du Hamas en Israël. Le prix Terre(s) d'histoire Ina-Figra, qui récompense un film dans lequel les archives permettent de décrypter la société d'aujourd'hui, a été remis à "Catherine Leroy, une Française dans la guerre du Vietnam" de Marie-Christine Gambart, qui retrace l'histoire d'une des rares femmes photographes à avoir couvert la guerre du Vietnam entre 1966 et 1968. Dans la section "Autrement vu", le prix du public a salué "Les 2 Gisèle" de Juliette Guérin, qui raconte la bataille, en 1978 à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, de deux jeunes femmes, défendues par l'avocate Gisèle Halimi, pour faire reconnaître le viol dont elles ont été victimes comme un crime et non un simple délit.

03.04.2026 à 22:57

Miami, porte d'entrée hispanique pour le padel aux Etats-Unis

FRANCE24

Sport de raquette à la croisée entre le tennis et le squash, le padel se dispute en double sur un court entouré de parois vitrées. "C'est le sport du futur", veut croire l'Argentin Fernando Belasteguin, considéré comme le plus grand joueur de l'histoire, interrogé par l'AFP. "C'est facile à apprendre, amusant et social", ajoute-t-il. "Les États-Unis sont un marché nouveau, mais pour le padel, la seule chose qui manque, c'est du temps. Quand un pays découvre la pratique, elle finit toujours par s'y développer". Depuis qu'il a raccroché sa raquette en 2024, Belasteguin dirige le tournoi professionnel Miami Premier Padel, avec une dotation de près de 480.000 dollars. Sa deuxième édition s'est conclue dimanche par un nouveau succès de la paire composée de l'Argentin Federico Chingotto et de l'Espagnol Alejandro Galan. Ces deux pays se partagent 90% des joueurs du top 50 mondial, femmes et hommes, une suprématie qui freine pour l'instant les ambitions du padel d'entrer au programme olympique en 2036. À Miami, unique étape américaine du circuit mondial Premier Padel, sponsorisé par le Qatar, plus de 5.000 supporters sont venus assister à la phase finale de l'événement. Rival du pickleball Dans la cité floridienne, la communauté latino-américaine, déjà familière de cette discipline aux racines hispaniques, l'a adoptée pendant la pandémie et, désormais, ses courts se multiplient dans les clubs, les parcs publics et les hôtels de luxe. Quelques entrepreneurs se sont lancés pour répondre à la demande des amateurs. La Floride concentre 40% des courts existants aux Etats-Unis, où la discipline, avec 770 terrains au total, reste toutefois mineure, par rapport à l'Argentine (7.000 courts) ou au Mexique (2.500). Les Etats-Unis ont plutôt adopté le pickleball, plus populaire et plus accessible avec ses petits terrains sans parois. "Le padel naît (à la fin des années 1960) au Mexique et s'exporte en Argentine et en Espagne. Et Miami est par définition un hub latino-américain", rappelle Sergio Montaner, propriétaire du Wynwood Padel Club, en plein centre-ville de "Vice City". "Entre 2018 et 2021, 90% de nos clients étaient latino-américains ou européens, mais cela change de plus en plus", observe-t-il. "Convivial" À quelques rues de là, toujours dans le quartier moderne et en plein essor de Wynwood, un groupe de passionnés dispute son tournoi dominical au club Real Padel, l'un des plus anciens de la ville. "J'aime le padel parce que c'est un sport plus convivial que le tennis", estime Danny O'Neill, avocat de 34 ans, qui apprécie aussi de pouvoir y épaissir son réseau, comme il le ferait sur un parcours de golf. Pour Montaner, la pérennité de cet essor des clubs dépendra de leur "capacité à créer une atmosphère conviviale". "Aux États-Unis, il y a un appétit pour investir (...) mais sans clients réguliers, il n'y aura pas de business", prévient celui qui recense plus de 35.000 usagers dans ses installations. Montaner note que la discipline garde un côté "élitiste", avec des "investissements élevés" à cause des courts et de leurs parois. Il veut croire que l'augmentation de l'offre fera baisser les tarifs horaires. Quelques vedettes comme Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou Max Verstappen ont popularisé la pratique avec des vidéos sur leurs réseaux sociaux. D'autres ont lancé leurs propres installations, comme Rafael Nadal en Espagne, Neymar au Brésil, ou encore Zinédine Zidane en France.

03.04.2026 à 22:51

Ligue 1: un doublé de Dembélé compense une boulette de Safonov pour Paris contre Toulouse

FRANCE24

La bataille devrait être rude lors du match aller du quart de finale de Ligue des champions, et Paris a montré de l'implication vendredi pour se mettre dans de bonnes dispositions. Au passage, le club a consolidé sa première place en championnat, avec quatre points d'avance et un match en moins par rapport à Lens, qui joue le derby du nord contre Lille samedi (21h05). La trêve internationale n'a visiblement pas perturbé la dynamique parisienne, lancée lors du spectaculaire huitième de finale contre Chelsea (5-2, 3-0) et confirmée par le beau succès à Nice (4-0). L'équipe remaniée par Luis Enrique, avec notamment un Lucas Beraldo encore testé en milieu récupérateur, s'est montrée entreprenante et énergique au coup d'envoi, à l'image d'un Khvicha Kvaratskhelia hyperactif. En face, Toulouse a livré une belle opposition qui a d'abord mis Paris en difficulté pour se créer des occasions. Mais une superbe action collective à la relance, initiée par Lucas Hernandez et Désiré Doué près de la ligne de touche, a mené à un centre mal renvoyé par l'arrière-garde rose, qui n'a pu qu'admirer Ousmane Dembélé propulser le ballon en pleine lucarne (23e). Le numéro 10 montrait alors, par son visage relativement fermé, qu'il restait concentré sur les objectifs élevés du PSG en cette fin de saison, sans forfanterie. Pourtant, sa reprise coup du pied sans élan méritait les effusions que lui ont réservé ses coéquipiers. Gestion En corbeille, au côté du président Nasser Al-Khelaïfi, le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire pouvait apprécier. Il est venu réconcilier la Ville avec le PSG après des années de froid sous la mandature d'Anne Hidalgo. Mais pas le temps pour l'instant de négocier une éventuelle vente du Parc des Princes: Ousmane Dembélé remettait ça 10 minutes plus tard, profitant sur corner d'une tête de Khvicha Kvaratskhelia, dont il a coupé la trajectoire au second poteau (33e). De quoi remettre tout de suite les Parisiens sur la bonne voie et oublier les bévues du gardien Matveï Safonov, sous les yeux de son concurrent Lucas Chevalier, relégué sur le banc. Le Russe s'est d'abord manqué sur une sortie hors de sa surface, évaluant mal la hauteur du ballon qui l'a lobé, obligeant Illia Zabarnyi à un sauvetage en catastrophe. Sur le corner qui a suivi, Safonov semblait avoir réalisé l'intervention aérienne qu'il fallait, mais il relâcha le ballon et permit, après une certaine confusion dont le PSG est coutumier dans sa surface, à Rasmus Nicolaisen de placer une tête opportuniste et égaliser (27e). En seconde mi-temps, après quelques frissons amenés par "Kvara", Doué et Dembélé, Luis Enrique fit entrer Vitinha, Nuno Mendes ou encore Joao Neves, avec l'objectif de continuer à remettre en douceur dans le grand bain les cadres de l'équipe. Paris est alors entré en mode gestion, au point qu'on a pu voir Luis Enrique applaudir une passe en retrait d'Illia Zabarnyi, après avoir feinté une course vers l'avant. Toujours mieux que les quelques relances ratées de l'Ukrainien et du Russe, et certaines errances de la défense. Une frappe lointaine chirurgicale de Gonçalo Ramos en fin de match (90+2) a clos les débats. Le rythme globalement léthargique de la seconde mi-temps a fait les affaires des Parisiens. Ils vont désormais pouvoir tourner leurs regards vers Liverpool, qui n'aura pas la même tranquillité: les Reds jouent samedi en coupe contre Manchester City.

03.04.2026 à 22:49

Contre la loi Darmanin, la colère des avocats parisiens s'exprime à la barre

FRANCE24

Ce texte, qui vise à désengorger les juridictions, prévoit notamment l'institution d'une procédure de "plaider-coupable" pour les crimes, qui permettrait d'éviter de longs procès devant les cours d'assises ou les cours départementales criminelles, sur le modèle des comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) possibles depuis 2004 pour les délits. Cette mesure phare du texte sur la justice criminelle suscite l'opposition de très nombreux avocats qui y voient le spectre d'une "justice à deux vitesses", "expéditive", et pointent le risque de "faux aveux". "Ce qui écourterait le calvaire judiciaire des victimes, ce serait peut-être d'être mieux accueillies dans les commissariats", "que les délais de traitement des enquêtes et des procédures judiciaires ne soient pas aussi longs", dit devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris Sophie Sarre, dans une exergue inhabituelle des comparutions immédiates du jour, ces audiences surchargées de la délinquance du quotidien. Sous le regard perplexe de deux prévenus mis en cause dans un trafic de crack, cette représentante du Conseil de l'ordre est venue dénoncer un projet "défavorable à l'intérêt de tous", victimes comme mis en cause. Le barreau de Paris et la conférence des bâtonniers, qui représente les 45.000 avocats non parisiens, ont appelé à une journée nationale d'action le 13 avril, jour de son examen au Sénat. Dans les régions, 130 des 163 barreaux ont voté une grève, selon ses modalités, dit à l'AFP Christophe Bayle, président de la conférence des bâtonniers. A Paris, c'est une stratégie de "défense massive" qui a été choisie: "Un deuxième avocat?", s'étonne le président de la 23e chambre, habitué à ne voir qu'un conseil commis d'office s'employer en défense dans ces audiences de la misère. "Scélératesse" Promesse d'une audience interminable, ce prévenu en aura même un troisième, Hector Bernardini, qui raconte ces "jours où (il a) mal à la justice", "souvent les jours où je viens en comparution immédiate", où la justice est rendue de "façon expéditive" et où "on peut décider d'une mort sociale de quelqu'un en quelques minutes". Certains ont agrafé un badge "Avocats en grève" sur leur robe. Et autant qu'ils défendent leurs clients, ils s'en prennent à un projet de loi "dont la scélératesse n'a d'égal que l'ambition de celui qui les porte", lâche Seydi Ba. Défendant un homme jugé pour violences, très agité dans le box, souffrant de toxicomanie et de problèmes psychiatriques, Me Ba réclame au tribunal de ne pas le placer en détention dans un de ces "cloaques infâmes qui ne répondent pas au respect le plus fondamental des droits de l'Homme". Il rappelle l'état lamentable des prisons qui ont valu à la France d'être condamnée, évoque la surpopulation carcérale, relève que sur les 15.000 places supplémentaires prévues, "35% ont été livrées", et s'insurge que la justice française se soit "habituée à enfermer les malades psychotiques et les pauvres". Dans un communiqué, la conférence nationale des premiers présidents de cour d'appel, s'est inquiétée du mouvement des avocats, "qui n'auront pour seule conséquence que d'emboliser encore davantage les juridictions au détriment des justiciables." A la chambre des comparutions immédiates à Paris, Me Sarre met en garde les trois juges: "Quand il n'y aura plus de place pour les avocats, les magistrats ne rendront plus de jugement, ils ne rendront que des décisions administratives."

03.04.2026 à 22:43

Engagé dans une guerre coûteuse, Trump veut porter les dépenses militaires à un niveau stratosphérique

FRANCE24

Le projet, dévoilé à quelques mois des élections législatives de mi-mandat, verrait les dépenses militaires américaines s'envoler à 1.500 milliards l'an prochain, selon les documents publiés par l'exécutif. Il s'agirait d'un record dans l'histoire récente de la première puissance mondiale, si le Parlement, pour l'instant contrôlé de justesse par le parti du président républicain, valide la proposition en l'état. L’augmentation serait précisément de 445 milliards de dollars par rapport au budget de défense fixé pour 2026. Elle "soutient le programme de +paix par la force+ du président Trump", selon la Maison Blanche. Recherche médicale et Alcatraz Les dépenses non-militaires, elles, baisseraient dans l'ensemble de 10% en 2027, a précisé l'exécutif américain. Des coupes sont prévues dans plusieurs programmes auxquels la Maison Blanche reproche de promouvoir des approches progressistes sur le genre, une notion que rejette la droite radicale américaine; sur les discriminations raciales ou sexuelles, dont l'exécutif américain conteste la réalité; ou sur le changement climatique, dont Donald Trump nie l'existence. Certaines dépenses sociales, éducatives ou liées à la santé sont fortement réduites dans le projet, orchestré par le directeur du budget Russel Vought. Il applique les principes énoncés dans l'ultra-conservateur "Projet 2025", dont il a été la tête pensante. Dans ses plans, la principale agence de recherche médicale publique, les Instituts nationaux de la santé (NIH), voit son budget baisser de 5 milliards de dollars. Les projets d'aide au développement ou d'assistance humanitaire voient aussi leurs enveloppes amputées de plusieurs milliards de dollars, selon le projet détaillé publié vendredi. Ce dernier prévoit en revanche d'augmenter fortement les dépenses liées à la politique anti-immigration de Donald Trump, ainsi qu'à d'autres missions sécuritaires. La Maison Blanche demande par exemple de consacrer 152 millions l'an prochain au projet de réouverture de la célèbre prison d'Alcatraz, cher au président américain. Plus gros budget militaire du monde Les Etats-Unis ont déjà, et de très loin, le plus important budget de défense au monde. L'institut de recherche Peter G. Peterson avait identifié en 2024 les pays réalisant les plus fortes dépenses militaires. Celui de l'Amérique pesait davantage que ceux, combinés, des neuf Etats qui la suivent dans le classement. "Et maintenant Trump veut que nous dépensions à nous seuls plus que les 34 PAYS QUI NOUS SUIVENT", a critiqué sur X l'élu démocrate Mark Pocan. Ce projet de budget de défense est publié après plus d'un mois d'une opération militaire contre l'Iran qui coûterait jusqu'à 2 milliards de dollars par jour, ont appris les médias américains, après des réunions entre parlementaires et représentants du gouvernement. - "Mid-terms"- Le processus législatif promet d'être ardu, surtout avec l'échéance des "mid-terms" à l'horizon. Des représentants de l'opposition démocrate, qui espère reprendre le contrôle du Congrès lors de ces élections en novembre, ont déjà critiqué la demande faite par l'exécutif. "Les Américains veulent des dépenses de santé, pas des dépenses de guerre", ont ainsi protesté les élus démocrates à la Chambre des représentants, qui, avec le Sénat, compose le Parlement américain. Les opposants du président ont aussi fait largement circuler un extrait de discours prononcé cette semaine par Donald Trump pendant un déjeuner privé, dont la vidéo a été brièvement mise en ligne par la Maison Blanche avant d'être retirée. "Nous menons des guerres", a dit le républicain, en pleine déroute dans les sondages, en partie à cause de l'impact économique du conflit au Moyen-Orient. "Nous ne pouvons pas nous occuper des coûts de garde d'enfant, de Medicaid (l'assurance-santé pour les plus modestes), de Medicare (l'assurance-santé pour les plus âgés)", a-t-il lancé, en estimant que ces dépenses devraient être assumées par les Etats américains et non par l'Etat fédéral. Néanmoins, certains conservateurs dans le camp de Donald Trump pourraient renâcler face à un projet de budget qui ne fera rien pour alléger la très lourde dette publique américaine, laquelle dépasse déjà 39.000 milliards de dollars.

03.04.2026 à 22:40

Ce que l'on sait sur l'avion de chasse américain que l'Iran dit avoir abattu

Maya YATAGHENE

Ce vendredi, Téhéran a annoncé avoir abattu un "deuxième F-35 américain" en quelques heures. Si le premier a été démenti officiellement, Washington est resté silencieux sur le deuxième incident. En examinant les photos publiées par Tasnim, Info/Intox détermine que l'épave serait celle d'un F-15E Strike Eagle américain habituellement basé au Royaume-Uni. Quant aux images censées prouver que l'un des pilotes est désormais captif en Iran, il s'agit en réalité d'une vidéo décontextualisée.

03.04.2026 à 22:34

RDC : Pascal Boroto, 24 ans, prix Voix d’Afriques pour un roman sur mémoire et guerre

FRANCE24

À seulement 24 ans, l’écrivain congolais Pascal Boroto remporte le Prix Voix d’Afriques 2026 avec son premier roman Le nom de ma mère. Un texte intime et engagé, inspiré par la figure de sa mère, journaliste disparue, et par son propre parcours dans l’est de la RDC. Entre mémoire familiale, guerre et quête d’identité, il incarne une nouvelle génération d’auteurs africains qui écrivent au croisement du personnel et du politique. Invité du Journal de l’Afrique sur France 24.

03.04.2026 à 21:47

Aux Philippines, les flagellations du Vendredi saint attirent encore malgré la flambée du carburant

FRANCE24

Des dizaines d'hommes torse nu et le visage recouvert d'un linge ont marché pieds nus dans les rues poussiéreuses de San Fernando, dans la province de Pampanga au nord-ouest de Manille, en se flagellant le dos avec des fouets en bambou sous une chaleur écrasante. Des journalistes de l'AFP ont pu observer des fidèles se perforant délibérément la peau avec des éclats de verre attachés à une petite planche en bois pour s'assurer de saigner pendant le rituel, une façon de purger ses péchés et d'espérer des miracles. "Je fais cela pour prier pour la guérison de mon bébé de sept mois, qui souffre d'une pneumonie", a déclaré à l’AFP John David, martinet à la main, au début de la procession. "Mon grand-père a commencé, puis mon père, et maintenant c’est mon tour", a ajouté cet homme de 49 ans. Ce spectacle annuel, qui commémore la Passion, la crucifixion et la mort de Jésus-Christ dans ce pays majoritairement catholique, rassemble typiquement 12.000 curieux, touristes et locaux. Dans la foule, nombreux sont ceux qui ont conduit des kilomètres pour assister au point culminant de l'événement: lorsque les dévoués se font planter des clous d'environ huit centimètres dans la paume avant de se faire hisser sur une croix. "Sacrifices" Par souci d'économie, Ricky Margate, 57 ans, a confié à l'AFP qu’il s’était rendu sur place cette année à moto plutôt qu’en voiture. "Je pense que les prix élevés du carburant que je dois payer pour être ici font simplement partie de mes sacrifices pour cette Semaine sainte," a-t-il assuré. Le prix du carburant a flambé dans l'archipel, très dépendant des importations, depuis le début de la guerre entre Israël, les Etats-Unis et l'Iran le 28 février, provoquant notamment des manifestations de chauffeurs. Le président Ferdinand Marcos Jr. en est venu à affirmer la semaine dernière que le pays était en "état d'urgence énergétique". La seule raffinerie de pétrole des Philippines, Petron, a récemment acheté près de 2,5 millions de barils de pétrole russe par "extrême nécessité". Gina Villanueva, une femme d'affaires, admet qu’elle a parcouru 70 kilomètres depuis la capitale Manille pour "vivre cette dévotion de ses propres yeux". "(Je prie) pour une bonne santé et aussi pour que les prix du carburant baissent, parce que beaucoup souffrent déjà", a expliqué la quadragénaire, en essuyant son front en sueur. Mhekyle Salazar, 22 ans, vend des encas à l'événement. Elle s’est dite soulagée de voir des pèlerins venir. "J’imagine que les prix du carburant ne font pas le poids face à la force de notre foi et de notre tradition", a-t-elle confié à l’AFP.

03.04.2026 à 21:39

Propos contre le maire de Saint Denis: "insupportables et indignes" pour Bergé

FRANCE24

"Ce qui se passe est absolument intolérable et ça devrait révolter chaque Français et chaque républicain dans notre pays", a dit la ministre déléguée sur France Télévisions une semaine après les propos à l'encontre du maire Bally Bagayoko. "Je n'ai pas une indignation à géométrie variable, peu importe que ce soit des élus de la France insoumise. Ce sont des élus de la République, ce sont des femmes et des hommes qui sont mis en cause du fait de leur couleur de peau. Ça s'appelle du racisme, c'est insupportable", a-t-elle poursuivi. Vendredi dernier, lors d'un débat sur CNews consacré aux premiers jours de mandat de Bally Bagayoko, le présentateur a demandé si le maire de cette commune de Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, "essay(ait) de pousser les limites". "Sûrement qu'il y a un peu de ça. Maintenant, c'est important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus, il y a un chef qui a pour mission d'installer son autorité", a répondu le psychologue Jean Doridot en plateau. Le lendemain, la chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré s'est de nouveau trouvée au cœur d'une polémique, après des propos du philosophe Michel Onfray prêtant à Bally Bagayoko une attitude de "mâle dominant" pour avoir appelé à faire "allégeance" après son élection. Une enquête a été ouverte pour "injure publique" à caractère raciste suite au dépôt d'une plainte par M. Bagayoko. Une seconde enquête a également été ouverte pour le cyberharcèlement dont l'élu a été victime sur le réseau social X "en raison de sa couleur de peau", suite à cette émission "100% politique", a indiqué le parquet de Paris. CNews a dit "(contester) formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus" sur son antenne. La direction a estimé auprès de l'AFP que les propos de Jean Doridot avaient été "délibérément déformés sur les réseaux sociaux, alimentant une polémique infondée". M. Onfray a dénoncé sur X un "faux procès" que lui intenterait LFI. Vendredi soir, la chaîne a diffusé un court documentaire intitulé "Accusations de racisme - La fabrique de l'intox", démontant "une campagne alimentée par les médias et les politiques" selon CNews. Les auteurs y ont dénoncé une "polémique mensongère" visant à "déstabiliser" la chaîne, à un an de la présidentielle. Le "rôle prépondérant joué par le service public audiovisuel" a été pointé, alors que les médias de la sphère Bolloré et l'audiovisuel public sont en lutte depuis plusieurs mois.
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