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▸ Les 15 dernières parutions

28.04.2026 à 09:15

Les Bourses ouvrent en baisse en Europe

FRANCE24

Quelques minutes après l'ouverture de la séance, Paris reculait (-0,34%), tout comme Francfort (-0,22%) et Londres (-0,14%). Seul l'indice de Milan progressait (+0,49%).

28.04.2026 à 09:11

A New York, un demi-poulet à 40 dollars dans un restaurant relance le débat sur le coût de la vie

FRANCE24

Pour certains, ce tarif exorbitant met en évidence à quel point manger au restaurant dans une des villes les plus chères du pays est devenu hors de prix. "Nous sommes à la merci de la crise du pouvoir d'achat" à New York affirme le cuisinier français à l'AFP, dans son restaurant Gigi's, situé dans un quartier branché de Brooklyn. "Peut-être que les gens croient qu'avec nos poulets à 40 dollars nous conduisons une Porsche le week-end dans les Hamptons -- une région balnéaire huppée près de New York, ndlr -- , mais nous sommes comme tout le monde", ajoute-t-il. L'inquiétude concernant le coût de la vie à New York a notamment été l'un des sujets clés de la campagne de Zohran Mamdani, le nouveau maire, marqué à gauche, de la ville. Selon un rapport publié en février, les prix des menus dans les restaurants new-yorkais ont augmenté de 43,6% au cours de la décennie avant 2023, contre 42,8% en moyenne au niveau national. "Les gens se font une idée très précise du prix que devraient coûter les choses dans la restauration, mais ils n'ont aucune idée du coût réel", avance Hugo Hivernat. Selon le restaurateur de 36 ans, les prix affichés sont dans la norme du secteur. Sur les 40 dollars, un quart est dépensé pour les ingrédients -- le poulet étant en circuit court -- et le reste sert à couvrir le loyer, les factures, les salaires et autres dépenses. Une partie va également au remboursement du demi-million de dollars empruntés pour l'ouverture du restaurant. "Joindre les deux bouts" Le débat autour du prix du demi-poulet chez Gigi's a pris de l'ampleur après qu'un élu local s'en est exaspéré dans une publication qui a reçu plus de 9.000 "j'aime" sur Instagram. Un "indice des prix du demi-poulet" rôti a alors vu le jour avec un classement, de 10 dollars pour le moins cher jusqu'au 78 dollars facturés dans un restaurant français huppé de Manhattan. "De nombreux restaurants ne font même pas de bénéfices, ils arrivent tout juste à joindre les deux bouts", affirme Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance, un syndicat patronal. Selon lui, la hausse des prix s'explique par les prix des assurances, la lente reprise économique depuis la pandémie de Covid-19 ou encore par l'augmentation du prix des aliments, dopée par les droits de douane imposés par Donald Trump. "Gérer une petite entreprise à New York coûte tellement cher que nos restaurants locaux bien-aimés sont contraints de pratiquer ces prix simplement pour survivre, sans même pouvoir prospérer", ajoute Andrew Rigie. Environ 46% des plus de 200 restaurants interrogés par l'association ont assuré avoir enregistré un chiffre d'affaires inférieur aux prévisions fin 2025. Leurs principales préoccupations concernent les coûts de main-d'oeuvre, le prix des biens et des services et le manque de clients. Cette polémique "a pris de l'ampleur parce qu'il s'agit d'un débat sur le coût de tout, sur la frustration générale que ressentent les gens", assure Thomas Knodell, chef au Gigi's. "Je comprends, c'est cher. Nous sommes d'accord, mais c'est la réalité dans laquelle on se trouve, malheureusement", ajoute-t-il. Il estime que des réformes sont nécessaires, comme la mise en place d'un plafond sur les prix pratiqués par les grossistes alimentaires.

28.04.2026 à 09:09

Antisémitisme: Bergé se réjouit que tous les partis soient autour de la table

FRANCE24

"Je préfère qu'ils soient tous autour de la table, parce que si on peut réussir enfin à donner le sentiment qu'on n'est pas là pour enflammer le débat public... Mon objectif (...) est au contraire de rassembler", a expliqué la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, interrogée sur RTL sur la présence de LFI mardi à la consultation organisée par le gouvernement. Après l'annonce du projet de loi, LFI avait indiqué qu'elle ne participerait à aucuns travaux pour écrire une nouvelle loi Yadan. Le groupe de gauche a précisé ensuite à l'AFP n'avoir cependant jamais refusé l'invitation de Mme Bergé à une réunion pour présenter ses propositions pour lutter contre l'antisémitisme et sera donc présent mardi après-midi avec les autres groupes parlementaires. Mme Bergé a également assuré ne pas regretter ses propos par le passé sur LFI, assimilant le parti au "nouvel antisémitisme". "On a besoin d'une loi parce qu'on voit bien qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de sujets (...) qui sont mal caractérisés et qui font que ça échappe à la sanction", a ajouté la ministre. "Il y a un principe simple: ici c'est ici, là-bas c'est là-bas. Ça veut dire que personne n'a à être tenu pour responsable ou comptable de ce qui se passe ailleurs", a-t-elle expliqué, en référence à Israël. La proposition de loi de la députée centriste Caroline Yadan, voulue comme une réponse à l'explosion des actes antisémites en France, avait été retirée en raison de vives réserves, ses opposants estimant notamment qu'il ferait peser un risque sur la liberté d'expression et entretiendrait un amalgame dangereux entre les juifs et Israël. Mme Bergé a déjà reçu lundi une dizaine d'associations et doit rencontrer aussi mardi la Commission nationale consultative des droits de l'homme et la Défenseure des droits ainsi que les associations d'élus. Lundi, la première vice-présidente de la Licra Galina Elbaz a expliqué à la sortie de cette consultation que Mme Bergé "prenait le pouls des revendications des uns et des autres". "Tout le monde était favorable à un texte universaliste, qui englobe l’ensemble des haines racistes et antisémites et qui tienne compte de la spécificité de l’antisémitisme de nature antisioniste", selon Mme Elbaz.

28.04.2026 à 09:09

Transports: les mesures clés du projet de loi-cadre du gouvernement

FRANCE24

Le texte du gouvernement, consensuel, doit permettre d'apporter de premières réponses aux immenses besoins de financement du secteur, confronté à un mur d'investissements pour rénover ses infrastructures. Après son adoption par le Sénat, il sera transmis à l'Assemblée nationale, sans date d'examen à ce stade. Programmation pluriannuelle Alors que les besoins pour une remise à niveau des voies, tunnels et équipements de signalisation sont estimés à 60 milliards d'euros pour le seul secteur ferroviaire, le texte acte le principe d'une future loi de programmation pluriannuelle pour les transports. Sur le même modèle que pour les dépenses militaires, cette feuille de route validée par le Parlement devra couvrir une période d'au moins dix ans. Elle permettra de chiffrer les montants engagés secteur par secteur, notamment pour la régénération et la modernisation des réseaux, deux orientations érigées comme priorités par le Sénat. Cependant, rien n'assure que cette future loi de programmation pourra être présentée avant l'élection présidentielle de 2027. "Manne autoroutière" La loi-cadre concrétise le fait qu'une part des recettes futures des péages autoroutiers sera fléchée vers le financement des autres infrastructures de transport. C'est la principale innovation de ce texte: 2,5 milliards d'euros par an, ponctionnés sur cette "manne autoroutière" souvent critiquée pour les dividendes élevés qu'elle génère, pourront ainsi financer le réseau ferré ou fluvial à terme. Mais il faudra encore attendre, car ces fonds ne seront accessibles qu'à partir de 2032, à l'échéance des actuelles concessions d'autoroutes. Des concurrents sur l'appli SNCF A l'initiative du Sénat, une mesure a été intégrée dans le texte pour contraindre la SNCF à commercialiser les billets des autres opérateurs sur son application à partir de 2028, comme Trenitalia ou Renfe. Une mesure censée faciliter l'expérience digitale des usagers face à un marché de plus en plus morcelé, du fait de l'ouverture du train à la concurrence. Les sénateurs ont aussi instauré un "droit à la poursuite du trajet en cas de correspondance manquée", y compris si plusieurs segments sont assurés par des opérateurs différents. Le projet de loi-cadre prévoit aussi l'indexation automatique des tarifs des transports en commun sur l'inflation, sauf opposition des collectivités territoriales. Une mesure dénoncée à gauche. Dépistage Pour augmenter la sécurité des transports scolaires, le texte renforce les dépistages de consommation de produits stupéfiants sur les conducteurs d'autocars. Leurs employeurs devront effectuer ces tests au moins une fois par an, à une date aléatoire. A partir de septembre 2029, les nouveaux autocars se verront par ailleurs équipés d'un "stupotest", dispositif qui empêchera le démarrage du véhicule en cas de test positif aux stupéfiants. Les mesures sont issues du plan Joana, du nom d'une lycéenne de 15 ans décédée dans un accident de car scolaire dont le chauffeur avait consommé du cannabis en janvier 2025 à Châteaudun (Eure-et-Loir).

28.04.2026 à 08:55

L'Australie veut faire payer les géants de la tech faute de rémunération des médias

FRANCE24

Les médias traditionnels luttent dans de nombreux pays pour leur survie, au moment où les lecteurs se tournent, toujours en plus grand nombre, vers les réseaux sociaux gratuits. Selon les partisans du projet de loi, ces plateformes attirent les utilisateurs avec des informations et captent ainsi les revenus publicitaires qui devraient plutôt revenir aux médias. Le Premier ministre travailliste Anthony Albanese a expliqué que Meta, Google et TikTok pourront dans un premier temps conclure des accords commerciaux avec les médias locaux. S'ils refusent, ils devront payer une somme équivalant à 2,25% de leur chiffre d'affaires en Australie, a-t-il ajouté, précisant que cet argent serait redistribué au secteur des médias d'information. "À ce stade, les trois organisations concernées sont Meta, Google et TikTok", a-t-il précisé, au regard de leur chiffre d'affaires et de leur nombre important d'utilisateurs dans le pays. "Les grandes plateformes ne peuvent pas se soustraire à leurs obligations" vis-à-vis des médias, déjà établies par une précédente loi, a martelé M. Albanese. Ce nouveau projet de loi vise à combler les failles d'un précédent texte qui permettait aux entreprises d'éviter la taxe en retirant simplement l'actualité de leurs plateformes - un procédé auquel Meta et Google ont déjà eu recours par le passé, et que l'Australie veut empêcher. Combler les failles "Ce que nous encourageons, c’est qu'ils (les géants de la tech, ndlr) s'assoient avec les organisations de presse et qu'ils concluent ces accords", a réaffirmé Anthony Albanese. En 2024, lorsque Canberra avait évoqué des mesures législatives similaires, Meta, la maison mère de Facebook, avait annoncé que les utilisateurs australiens ne pourraient plus accéder à l'onglet "actualités" de la plateforme. L'entreprise avait auparavant annoncé qu'elle ne renouvellerait pas des accords conclus avec les médias aux Etats‑Unis, au Royaume‑Uni, en France et en Allemagne. Le journalisme doit avoir "une valeur pécuniaire", a soutenu le Premier ministre australien, et non être utilisé par une grande multinationale "pour générer des profits sans compensation". Mais Meta dit ne voir en ce texte "rien d'autre qu'une taxe sur les services numériques". "Les organes de presse publient volontairement du contenu sur nos plateformes car ils en tirent un avantage", a réagi une porte-parole dans un communiqué adressé à l'AFP. "L'idée selon laquelle nous leur prendrions leur contenu d'actualité est tout simplement fausse." De son côté, Google a indiqué avoir déjà conclu des accords commerciaux avec plus de 90 médias locaux, et être le seul groupe technologique en Australie à avoir agi ainsi. "Bien que nous examinions actuellement le projet de loi, notre position est claire: nous rejetons la nécessité de cette taxe", a exposé un porte-parole de Google dans un communiqué adressé à l'AFP. L'entreprise a également jugé que l'exclusion d'autres grandes plateformes telles que Microsoft, Snapchat et OpenAI était absolument arbitraire. Selon l'université de Canberra, plus de la moitié des Australiens utilisent les réseaux sociaux comme source d'information. Le projet de loi a été soumis mardi à la consultation publique, qui prendra fin en mai. Il devrait ensuite être présenté au Parlement dans le courant de l'année.

28.04.2026 à 08:53

À Gaza, Israël utilise l'eau comme "arme punitive" contre les Palestiniens, dénonce MSF

FRANCE 24

"La privation délibérée d'eau infligée aux Palestiniens fait partie intégrante du génocide perpétré par Israël", affirme mardi l'ONG Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié avec un rapport portant sur "la destruction et la privation d'eau et d'assainissement par Israël à Gaza".

28.04.2026 à 08:49

A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau

FRANCE24

Menée conjointement par un département de la marine nationale, le Cephismer (Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer), et le Drassm, qui dépend du Ministère de la Culture (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), l'opération Calliope 26.1 constitue la première étape d'un travail de recherche sur l'épave Camarat 4, la plus profonde jamais retrouvée en eaux territoriales françaises. Le soleil vient à peine de se lever quand le remorqueur de haute-mer Jason s'immobilise, après deux heures de navigation depuis la côte varoise. "Les coordonnées ne peuvent pas être transmises au vu de la sensibilité des objets qui ont été découverts sur le fond, même si on sait que peu de gens pourraient y aller", sourit l'officier Romain, identifiable uniquement par son prénom, en charge des opérations au sein du Cephismer. Le navire englouti il y a 500 ans a été découvert fortuitement en 2025 dans le cadre d'une opération de maîtrise des fonds-marin conduite par l'armée. Une découverte que la mission Calliope 26.1 menée cette année a vocation à approfondir. Afin de relever le défi technologique, un navire remorqueur a été équipé d'un ROV (véhicule sous-marin téléopéré, ndlr) qui peut descendre à 4.000 mètres. Rattaché à la plateforme du bateau par un câble, il dispose de plusieurs caméras ainsi que de bras articulés. Deux containers complètent le dispositif depuis lesquels les équipes pilotent le robot et observent en direct les images. Témoignage précieux Après une heure de descente, le ROV arrive au niveau du Camarat 4. "C'est un travail d'extrême précision pour ne pas endommager le site, pour ne pas soulever les sédiments", souffle Sébastien, chef de la mission Calliope 26.1. "Ce travail de dextérité a aussi un intérêt majeur pour former nos marins". Sur le mur d'écrans de contrôle devant lequel les chercheurs se sont rassemblés, l'épave se dévoile. La structure du bateau, un canon, des centaines de pichets et d'assiettes richement décorées de motifs floraux, de croix, de poissons bleus, oranges et verts. L'appareil photo mitraille: huit clichés par seconde pendant trois heures -- près de 68.000 photos-- afin de réaliser une photogrammétrie, modélisation 3D de l'épave. "La visibilité est excellente", se réjouit Franca Cibecchini, archéologue maritime au Drassm. "On ne se rend pas compte de la profondeur. Grâce à cette qualité, on peut dire qu'il s’agit vraisemblablement d'un bateau de commerce qui transporte de la faïence de Ligurie (nord-ouest de l'Italie, ndlr), donc peut-être du port de Gênes ou de Savone". "Ce qui est important, c'est aussi que c'est un site sur lequel il n’a pas pu y avoir de tentative de pillages après le naufrage", complète Marine Sadania, la chercheuse qui pilote les opérations. "Pour le XVIème siècle, on a des textes qui ne sont pas très bavards sur les navires de commerce, c'est donc un témoignage précieux sur l'histoire maritime, les réseaux de transports". Au cours de la campagne, plusieurs pichets et assiettes sont prélevés pour être analysés une fois revenus à terre. Au laboratoire du Drassm à Marseille, Marine Sadania passe délicatement sous l'eau une de ces céramiques. "C'est l'un des objets les plus profonds jamais prélevés sur une épave en France. Pour nous c'est l'occasion de tester des protocoles pour sortir ces mobiliers tout en préservant leur intégrité". Un tiers des céramiques sorties des profondeurs au cours de fouilles sous-marines finissent en effet par se briser sans que les scientifiques ne l'expliquent. Une exposition temporaire est prévue en novembre au musée de la Marine de Toulon pour présenter au grand public les premiers résultats des chercheurs. L'épave restera elle au fond de l’eau pour respecter les modèles de conservation préconisés par l'UNESCO.

28.04.2026 à 08:43

Play-offs NBA: OKC qualifié, Denver prolonge le suspense, Detroit au bord de l'élimination

FRANCE24

. Le Thunder en trombe Avec 31 points de Shai Gilgeous-Alexander, en lice pour conserver son titre de MVP cette saison, l'Oklahoma City Thunder a empoché 4 à 0 sa série du premier tour des play-offs NBA dans la conférence Ouest grâce à une victoire 131-122 sur le parquet des Phoenix Suns. "Nous étions prêts, a résumé Gilgeous-Alexander. Nous sommes un groupe de supers jeunes qui s'amusent ensemble. Nous jouons les uns pour les autres, aucun de nous n'est égoïste, nous voulons tous que l'autre réussisse et quand quand on met tout ça bout à bout, on obtient le succès". Chet Holmgren a participé au festin avec 24 points et 12 rebonds pour le Thunder, tout comme Ajay Mitchell (22 pts) et Isaiah Hartenstein (18 pts, 12 rbds). En face, Devin Booker a fini meilleur marqueur des Suns avec 24 points. Le Thunder affrontera en demi-finale de conférence les Los Angeles Lakers ou les Houston Rockets dont la série est à 3-1 en faveur des Californiens. . Les Nuggets en sursis Les Denver Nuggets, déjà sous la menace d'une élimination, se sont donné un sursis en battant les Minnesota Timberwolves (125-113) pour revenir à 3-2 dans leur série, mais le match 6 se jouera à Minneapolis jeudi. Le Serbe Nikola Jokic a sonné la révolte des Nuggets en réussissant un triple-double (27 points, 16 passes, 12 rebonds). Jamal Murray a ajouté 24 points, Spencer Jones 20 et Cameron Johnson 18. "Nous avons fait du bon boulot en mettant de l'énergie pendant les 48 minutes, s'est félicité Murray. Nous devrons être calmes et détendus pour le match chez eux." En face, les Wolves étaient privés de leurs deux arrières titulaires: Anthony Edwards, victime d'une contusion osseuse et d'une hyperextension du genou gauche depuis le match 4, sera absent encore plusieurs jours et Donte DiVincenzo ne rejouera plus cette saison en raison d'une rupture d'un tendon d'Achille. . Les Pistons au bord de l'élimination Meilleure équipe de la conférence Est à l'issue de la saison régulière, les Detroit Pistons ne sont plus qu'à une défaite de l'élimination dès le premier tour des play-offs après leur nouveau revers (94-88) contre l'Orlando Magic qui mène désormais 3-1 dans la série. Emmené par Desmond Bane (22 points, 5 sur 10 à trois points), le Magic a dû se passer prématurément de Franz Wagner qui est sorti du terrain victime de douleurs au mollet droit après avoir marqué 19 points. Paolo Banchero a lui inscrit 18 points et pris 8 rebonds. Les 25 points de Cade Cunningham ajoutés aux 20 de Tobias Harris n'ont pas suffi pour éviter à Détroit cette nouvelle défaite. Si bien qu'Orlando, 8e de la saison régulière à l'Est avec 54 victoires pour 37 défaites, peut éliminer Détroit (60v-22d en saison régulière) dès mercredi. Les Pistons auront alors l'avantage du parquet, mais ils doivent désormais remporter trois matchs d'affilée dont, le 6e de la série, en Floride. Le Magic n'a plus joué les demi-finales de conférence depuis 2010. Les Pistons, eux, n'y sont plus parvenus depuis 2008.

28.04.2026 à 08:29

La première mine de lithium d'Europe destinée au marché des batteries entre en activité en Finlande

FRANCE24

Des nuages de poussière flottent au-dessus de la mine à ciel ouvert de Syväjärvi, située dans la petite commune de Kaustinen, où du minerai de spodumène, contenant environ 1% d'oxyde de lithium, est extrait en cette journée ensoleillée de fin avril. "C'est la première mine de lithium en Europe" à des fins technologiques, dit à l'AFP Hannu Hautala, directeur de l'exploitant minier Keliber. Investissement de 783 millions d'euros, le projet doit permettre de produire de l'hydroxyde de lithium de qualité batterie, un composant essentiel à la fabrication de produits tels que les véhicules électriques et les smartphones. "Cela renforce l'indépendance vis-à-vis des importations en provenance, par exemple, des pays asiatiques et de l'Australie", explique M. Hautala. La mine devrait être pleinement opérationnelle d'ici deux ans. Des camions transporteront le minerai vers une toute nouvelle usine de concentration. Là sera produit un concentré sableux ensuite acheminé vers une raffinerie pour fabriquer de l'hydroxyde de lithium de qualité batterie. "L'hydroxyde de lithium sera destiné à l'industrie européenne des batteries", précise M. Hautala, qui ne souhaite pas dévoiler le nom de ses clients à ce stade. Six autres sites prévus S'il existe des réserves de lithium au Portugal, Keliber est la première entreprise en Europe à disposer de l'ensemble de la chaîne de production, de la mine à l'usine de concentration et à la raffinerie dans un rayon de 43 kilomètres, explique Hannu Hautala. Le sous-sol finlandais recèle certaines des plus importantes réserves de lithium d'Europe, souligne auprès de l'AFP Bo Langbacka, spécialiste au centre de recherche géologique de Finlande. "Il existe un type spécifique de granit dans cette région, qui recèle ce minerai, le spodumène", ajoute-t-il. Selon lui, d'autres entreprises ont probablement aussi commencé à prospecter ce minerai. Le géant minier sud-africain Sibanye Stillwater investit dans le projet depuis 2022 et détient désormais près de 80% des parts, tandis que la société publique finlandaise Finnish Minerals Group en détient 20%. Le reste est détenu par un groupe d'actionnaires finlandais. Le patron de Sibanye Stillwater, Richard Stewart, a déclaré à l'AFP que cette "mine assez petite" était "très, très importante pour l'entreprise" d'un point de vue technologique et stratégique, représentant le premier investissement majeur de la société en Europe. Le projet Keliber s'étend sur 500 kilomètres carrés et, outre la mine de Syväjärvi, six autres sites miniers sont prévus dans cette région entourée de vastes zones humides asséchées utilisées pour la production de tourbe et de forêts. Dans la ville voisine de Kaustinen, qui compte un peu plus de 4.000 habitants, les sentiments à l'égard de ce projet à grande échelle sont mitigés, dit à l'AFP Pilvi Jarvela, professeure de musique. "Du point de vue de l'emploi, cela a été positif", dit-elle, "mais bien sûr, les gens s'inquiètent de l'impact environnemental". "Cristaux de sucre blanc" Quelque 300 personnes seront employées à terme pour l'exploitation, a déclaré M. Hautala. L'activité était clairsemée, en cette journée de fin avril, autour de la raffinerie de lithium, dont la construction est en phase d'achèvement. Des essais avec de l'eau ont débuté, explique Sami Heikkinen, directeur technique de la raffinerie. Si tout se passe "comme prévu", "nous emballerons les premiers sacs à la fin de cette année", ajoute-il, expliquant que le produit final ressemblera à des "cristaux de sucre blanc", conditionnés dans des sacs de 500 ou 1.000 kg, prêts à être transportés soit dans des conteneurs maritimes, soit par camion. Une fois que la raffinerie sera opérationnelle, environ 15.000 tonnes d'hydroxyde de lithium de qualité batterie seront produites chaque année. Selon M. Langbacka, cela représente environ 10% de la demande européenne en lithium, ce qui signifie que les importations de lithium chinois continueront de jouer un rôle central alors que l'Europe cherche à accélérer l'électrification des véhicules.

28.04.2026 à 08:16

Venezuela : moins de 30% des puits de pétrole sont en activité

Laura CAMBAUD

La Chambre pétrolière vénézuélienne (CPV) s'est réunie hier lors d'un forum. Elle a dévoilé ces chiffres qui interpellent en pleine crise énergétique et blocage du détroit d'Ormuz. Seuls 27% des puits de pétrole du Venezuela sont en activité alors que le pays possède les plus grandes réserves mondiales.

28.04.2026 à 08:15

Face au kérosène cher, les compagnies à bas coût premières à annuler des vols

FRANCE24

"Alerte voyages: les compagnies aériennes suppriment des milliers de vols en ce moment même", lançait le 25 avril l'instagrammeuse Karen Schaler (@traveltherapy). Son conseil: "Réservez tôt". Le conseil a l'approbation du patron de Ryanair, Michael O'Leary, qui s'agace de voir les craintes de pénuries de carburant refroidir les voyageurs. "Nous pensons que les gens se retiennent de prendre leurs réservations", lançait-il à des journalistes italiens mi-avril. Cette frilosité atteint d'abord les finances des "low cost", qui contrôlent un peu plus d'un tiers du marché mondial, selon diverses estimations. Avec des billets moins chers, elles ont moins de marge pour supporter la hausse du coût du carburant. "Ce n'est pas inhabituel pour les transporteurs d'ajuster leurs plans de vol à cette époque de l'année", souligne Dudley Shanley, analyste financier de la banque d'affaires Goodbody interrogé par l'AFP. Mais "si les prix du kérosène restent à ces niveaux, il faudra encore un peu tailler chez les compagnies low cost", parie-t-il. La profession est d'accord sur un point: tant que la guerre empêchera l'importation de pétrole et de kérosène depuis les pays du Golfe, les vols qui avant le conflit étaient les moins rentables, voire pas du tout rentables, ne pourront pas tous être maintenus. À commencer par ceux de la haute saison estivale. "Hélas il est probable que les vacances de beaucoup de gens seront touchées, soit par des annulations de vols, soit par des prix des billets très, très élevés", prévenait sur SkyNews le 22 avril le commissaire européen à l'Énergie Dan Jørgensen. "Plus vite que l'ours" L'ajustement entrepris par les compagnies est plus ou moins fort et immédiat, selon qu'elles ont signé ou non des contrats de couverture pour acheter leur carburant à un prix fixé par avance. Les compagnies européennes le font plus souvent que celles du reste du monde. La canadienne Air Transat, spécialisée dans le tourisme de masse, a abaissé de 6% son programme de vols mai-octobre, tandis que la thaïlandaise Air Asia X a annoncé vendredi des suppressions de certains vols ou même de liaisons (comme Bangkok Don Muang-Shanghai), sans donner de chiffre global. "Nous ne supprimons pas de capacités, parce que je pense que les autres en supprimeront", lançait jeudi le directeur général de la hongroise Wizz Air, Jozsef Varadi, cité par Aviation Week depuis Berlin. Et d'ajouter: "Pas besoin de courir plus vite que l'ours, mais il faut aller plus vite que le type à côté". Il pensait peut-être à la mesure la plus spectaculaire du secteur, celle du groupe allemand Lufthansa, qui venait d'annoncer quelques jours auparavant la suppression de 20.000 vols d'ici fin octobre, avec l'arrêt de sa filiale régionale CityLine. Son rival franco-néerlandais Air France-KLM a annulé 2% des vols de Transavia en mai et juin, a-t-il indiqué dimanche. KLM, en comparaison, a limité ces annulations à moins de 1% de ses vols européens. Ryanair n'a pas invoqué le prix du kérosène, mais une "fiscalité stupide" en Allemagne, pour réduire de moitié son programme de vols depuis Berlin. Ce sera à partir d'octobre. Comme le reconnaissait son patron dans la presse italienne, alors que "l'activité connaissait un boom cette année" jusqu'aux attaques contre l'Iran le 28 février, ce n'est plus du tout la tendance. La compagnie irlandaise réduit aussi de 10% cet été ses vols depuis Dublin, en critiquant le manque de capacités de l'aéroport. Dès le 1er avril, l'espagnole Volotea avait annoncé la suppression de près de 1% de ses vols sur les six mois à venir.

28.04.2026 à 08:05

En Guadeloupe, des corps d'indigents toujours sans sépulture deux mois après leur "découverte"

FRANCE24

L'affaire, révélée par La 1ère, avait ému la Guadeloupe en février: la "découverte" d'une cinquantaine de corps d'"indigents" -c'est-à-dire non réclamés par leurs proches- en attente d'inhumation, parfois depuis plusieurs années. Une trentaine se trouvaient au CHU des Abymes, une vingtaine d'autres, uniquement des adultes, avaient été saisis par la justice -sur la base du recours de l'article 40 du code de procédure pénale par la préfecture- dans les locaux d'une société de pompes funèbres. Ces derniers "ont, depuis, bien été inhumés par la mairie des Abymes", a indiqué à l'AFP Caroline Calbo, procureure de la République de Pointe-à-Pitre. Pas les autres. Dans un arrêté du 19 février, la préfecture avait pourtant "autorisé" la commune des Abymes, où se trouve le CHU, à procéder à la crémation des 31 dépouilles, faute de place dans son cimetière communal. Selon l'arrêté, la dépouille la plus ancienne est celle d'un garçon décédé en 2017. Les autres enfants, âgés de zéro à deux mois, sont décédés entre 2020 et 2025. Mais deux mois plus tard, la municipalité n'a toujours pas délivré les autorisations nécessaires. "Le code général des collectivités territoriales est très clair: quand une personne reconnue indigente décède dans une commune, c'est au maire de procéder à l'inhumation", insiste auprès de l'AFP le préfet de l'archipel, Thierry Devimeux. "C'est bien au maire des Abymes de procéder à l'inhumation de ces personnes: ce n'est toujours pas le cas et je regrette que ce ne soit pas le cas." Selon plusieurs sources proches du dossier, le blocage s'expliquerait surtout par des considérations financières, le coût de l'incinération de ces corps s'élevant à plusieurs milliers d'euros à la charge de la commune. La municipalité du maire DVG Éric Jalton, sollicitée à plusieurs reprises par l'AFP, n'a pas répondu. Morgue saturée Le CHU, de son côté, a indiqué "ne pas communiquer à ce stade", dans l'attente d'une ordonnance du juge des référés devant être rendue cette semaine. Mais l'établissement, en déficit chronique comme la majorité des hôpitaux publics de France, a déjà dépensé plusieurs centaines de milliers d'euros pour conserver ces corps. Début mars, Tania Foucan, cheffe de service de l'institut médico-légal du CHU, révélait à l'AFP avoir "quasiment" réglé intégralement une facture de 750.000 euros au gérant des pompes funèbres, sollicité pour la première année de conservation. L'engorgement de la morgue du CHU remonte aux années Covid. Dépassé par le nombre de morts non identifiés, en proie à des pannes dans sa propre morgue, le centre hospitalier se rapproche à partir de 2023 des chambres mortuaires des alentours pour garder les corps en attendant que la ville des Abymes prenne en charge leur inhumation. Mais selon une source proche du dossier, la société de pompes funèbres choisie, au Gosier, ne disposait plus d'agrément préfectoral pour exercer son activité. Suivront deux années d'échanges entre CHU, pompes funèbres et mairie des Abymes sans que rien ne bouge, jusqu'à ce que la préfecture intervienne pour faire enlever les corps, fin février. Dans son arrêté du 19 février, la préfecture indiquait avoir été "alertée" dès le 31 octobre 2025 par la direction du CHU sur "les conditions de conservation" des corps et constatait l'"absence de délivrance d'autorisation d'inhumer de la part de la mairie des Abymes". Sur place, l'AFP avait été saisie par la forte odeur de décomposition se répandant dans la ville et émanant des locaux de la société de pompes funèbres. Depuis, le gérant de la chambre mortuaire a été placé en garde à vue les 17 et 18 mars, dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "atteinte à l'intégrité de cadavres, escroquerie aggravée, direction d'un établissement sans habilitation et travail dissimulé", selon la procureure Caroline Calbo. En attendant, l'affaire continue de faire des remous en Guadeloupe. Mgr Philippe Guiougou, évêque de Pointe-à-Pitre, a fait part de sa "sidération" dans un communiqué. "Nous sommes offusqués de ce qui se passe, on ne respecte pas la dignité de l'être humain", a-t-il précisé à l'AFP. "J'ai contacté le maire des Abymes par téléphone, il m'a passé son directeur général des services qui m'a garanti que les choses sont en cours, même si elles sont compliquées", a précisé le responsable religieux, craignant que la situation "dure encore".

28.04.2026 à 07:48

Ligue des champions : PSG-Bayern, duel au sommet pour une place en finale

L'Equipe TV

Le Paris Saint-Germain accueille le Bayern Munich en demi-finale aller de Ligue des champions. Le PSG et le Bayern sont considérés à l’heure actuelle comme les deux meilleures équipes d’Europe.

28.04.2026 à 07:39

Placée en liquidation judiciaire, Air Antilles ne redécollera plus

FRANCE24

Le tribunal "rejette l'ensemble des offres" de reprise présentées et "convertit la procédure de redressement judiciaire de la SAEM Air Antilles en procédure de liquidation judiciaire", selon la décision consultée par l'AFP. Il "ordonne la cessation immédiate de l'activité" de la compagnie. "Au cours de la période d'observation, l'administrateur a conclu à l'impossibilité de présenter un plan de redressement par voie de continuation, compte tenu de l'importance du passif évalué à plus de 56 millions d'euros et au regard des pertes d'exploitation persistantes", ajoute le tribunal. Cette décision signe la fin de la compagnie régionale qui dessert les îles françaises des Caraïbes (Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Guadeloupe et Martinique) depuis 2002 et qui enchaîne les déboires depuis plusieurs années. "C'est un grand soulagement", a néanmoins réagi auprès de l'AFP Séverine Louisor Malborougt, déléguée du personnel d'Air Antilles, pointant "l'épuisement des salariés" après des mois d'incertitude et estimant que la décision "représente avant tout la clôture d'un chapitre particulièrement éprouvant de (leur) vie professionnelle". Depuis le placement en redressement judiciaire en février, les 116 salariés étaient dans le flou et la décision du tribunal avait été plusieurs fois reportée. "Pas de surprise malheureusement", a réagi lundi soir Brieuc Hardy, délégué syndical du SNPL France ALPA (Syndicat national des pilotes de ligne France Airline Pilote Association). "Les salariés et les organisations syndicales avaient alerté, très tôt, sur une potentielle gouvernance qui pouvait être létale à ce projet SEML Air Antilles et ça a été le cas, même si on aurait préféré se tromper", a-t-il déploré. "Hasardeux et catastrophique" Air Antilles avait été relancée en juin 2024 avec l'appui de la collectivité de Saint-Martin, devenue actionnaire majoritaire au nom de la continuité territoriale, après la liquidation judiciaire de sa société mère, le groupe Caire, en août 2023. La collectivité avait investi environ 20 millions d'euros dans l'opération. Mais la compagnie a été interdite de vols en décembre 2025 par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), à la suite d'un audit ayant mis en évidence des manquements documentaires et organisationnels. "Nos repreneurs sont arrivés avec de grandes ambitions, des stratégies et tout ça s'est révélé être hasardeux et catastrophique pour les salariés", a regretté Séverine Louisor Malborougt. Dans un communiqué, l'intersyndicale a dénoncé un "manque manifeste d'anticipation ayant conduit à la destruction d'un outil essentiel de désenclavement aérien de nos territoires". Le président de la collectivité de Saint-Martin, Louis Mussington, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat. Plusieurs offres de reprises étaient pourtant sur la table, mais aucune n'a convaincu. La plus aboutie, l'offre du consortium guadeloupéen Pewen de l'entrepreneur Pierre Sainte-Luce, était la seule à porter sur l'ensemble de l'activité mais ne prévoyait la reprise que de 13 salariés sur 116, voire 14 avec un engagement pris à l'audience. Tout en reconnaissant les efforts produits par Pierre Sainte-Luce pour présenter un "projet industriel structuré", le tribunal a jugé cette reprise "incontestablement insuffisante" au regard de l'objectif légal de maintien de l'emploi. Lors de leur consultation, les salariés s'étaient abstenus, jugeant l'offre "non réalisable". La DGAC avait elle aussi émis un avis critique, estimant le schéma de reprise "confus" et présentant "une faisabilité peu réaliste". Une deuxième offre, portée par une holding basée à Londres nommée Karaibes Eco Rayonnance Consulting (KER) et adossée à un prêt de 90 millions d'euros d'un fonds turc, avait été retirée avant la décision. Une troisième, partielle, ne portait que sur un aéronef et ne prévoyait aucune reprise de personnel. Avec l'arrêt d'Air Antilles, la compagnie Air Caraïbes (groupe Dubreuil) est désormais la seule à relier entre eux les territoires français des Antilles.

28.04.2026 à 07:23

Séance budget cruciale à la métropole Aix-Marseille-Provence, menacée de mise sous tutelle

FRANCE24

La séance est cruciale pour la métropole la plus étendue de France et ses 1,8 million d'habitants, à deux jours de la date butoir du 30 avril, avant laquelle les collectivités sont contraintes d'avoir voté leur budget 2026. Or les élus menacent dans leur large majorité, toute tendance politique confondue, de ne pas voter. Les édiles ont fustigé "l'insoutenabilité" d'une baisse "continue" des dotations de l'Etat (moins 120 millions d'euros en deux ans), qui les place selon eux "dans l'impossibilité d'équilibrer le budget", pourtant une obligation légale. Derrière ce déficit de 123 millions, pour un budget de 4,8 milliards en 2025, il y a aussi des frais de fonctionnement liés à "l'augmentation de l'offre de transport", pas compensée par les recettes. Dossier d'autant plus épineux que le développement des transports publics, notamment à Marseille qui souffre d'un grand retard d'infrastructures, est aussi le fruit des investissements portés par le président Macron et son plan "Marseille en grand". Pour combler son trou budgétaire, l'institution réclame un déplafonnement du versement mobilité, taxe payée par les entreprises. Car si l'intercommunalité a élaboré un "plan d'économie d'urgence" d'un peu plus de 30 millions d'euros avec notamment la suppression de certains évènements, il lui manque encore 90 millions. Ni austérité, ni hausses d'impôts En déplacement à Marseille jeudi, le Premier ministre Sébastien Lecornu reconnaissait que les dispositions budgétaires concernant les intercommunalités étaient "dures", pointant du doigt le Sénat et prônant "une méthode complètement différente pour le budget de l'année prochaine". Ces dernières semaines, plusieurs pistes d'économies ont été évoquées. Elles sont loin de faire consensus, que ce soit une augmentation des tarifs des transports, une hausse de la fiscalité ou une baisse des subventions aux associations. Pour équilibrer le budget, "on nous demande d'augmenter les impôts (...) de près de 200 euros par foyer fiscal", regrettait, le 21 avril, le tout nouveau président de la métropole Nicolas Isnard. "Une somme inadmissible", fustigeait au micro d'Ici Provence celui qui est aussi maire de Salon-de-Provence (LR). Même son de cloche chez le maire de Marseille Benoît Payan (DVG). "Je ne suis ni pour l'austérité, je ne veux pas qu'on augmente le ticket de bus, je ne veux pas qu'on augmente les impôts, je veux du service public", confiait-il à l'antenne locale de BFMTV. L'absence d'un vote mardi conduirait à une intervention du préfet, qui saisirait la chambre régionale des comptes. Elle aurait alors un mois pour formuler un budget alternatif. Une mise sous tutelle rarissime, qui a concerné l'an dernier le département de la Charente et celui de la Guadeloupe à la fin des années 1990. Cette même chambre régionale des comptes avait dans le passé épinglé notamment des attributions de compensations, financements reversés par la métropole aux communes. La collectivité est ainsi "privée, chaque année, de ressources financières significatives, qu'elle ne peut pas consacrer à la solidarité intercommunale et au développement d'équipements de dimension métropolitaine", regrettait fin 2024 un rapport de la cour sur "Marseille en Grand". Les attributions "pèsent à hauteur de 40% sur le budget de l'intercommunalité", indique à l'AFP un responsable de la métropole, évoquant une "rigidité structurelle très forte." Elue lundi présidente de la Régie des Transports métropolitains, l'adjointe au maire de Marseille Samia Ghali a évoqué les difficultés financières, espérant que son institution ne pâtira pas "des mauvaises gestions du passé." "J'irai partout chercher l'argent où il le faut, que ce soit à l'Etat, aux collectivités territoriales, les entreprises aussi", a-t-elle promis.
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