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▸ Les 15 dernières parutions

24.04.2026 à 21:51

Tunisie: rassemblement de soutien au chroniqueur emprisonné Mourad Zeghidi

FRANCE24

Le procès en appel de M. Zeghidi, ex-commentateur sportif sur Canal +, ainsi que de son confrère Borhen Bsaies, pour des accusations de "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale" doit reprendre mardi prochain. En première instance en janvier, ils ont été condamnés à trois ans et demi de prison. "Liberté pour la presse tunisienne", "des innocents sont en prison", scandaient les manifestants, qui brandissaient des pancartes "Free independent press". "Le journalisme est en danger", a lancé Zied Dabbar, président du syndicat des journalistes tunisiens SNJT. Il a évoqué notamment un risque de dissolution d'une association éditant le site d'information Inkyfada lors d'une audience judiciaire le 11 mai. "C'est un média qui dérange c'est pour ça que les autorités veulent le fermer", a-t-il dit à l'AFP. Hamma Hammami, figure de la gauche, a estimé que "l'objectif est clair: tuer la vie politique et civique en Tunisie pour instaurer un régime autoritaire". "Le fascisme envahit le pays et dévore tout sur son passage: politiciens, syndicalistes, journalistes, militants de droits de l'homme", a ajouté cet ancien prisonnier politique sous le régime de Zine El Abidine Ben Ali. MM. Zeghidi et Bsaies avaient été placés en détention en mai 2024 pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et télévision et sur les réseaux sociaux. Condamnés à un an de prison en vertu d'un décret-loi présidentiel visant officiellement à lutter contre "les fausses informations", mais sujet à une interprétation très large dénoncée par des défenseurs des droits humains, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel. Ils auraient dû être libérés en janvier 2025 mais sont restés emprisonnés après le déclenchement des poursuites pour "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale", des malversations contestées par leurs avocats qui évoquent uniquement des déclarations fiscales incomplètes. Des ONG nationales et internationales dénoncent régulièrement une "régression" des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force du président Saied en juillet 2021 par lequel il s'est octroyé les pleins pouvoirs.

24.04.2026 à 21:45

La méthode Kompany au Bayern Munich, Mondial 2026 et Lamine Yamal blessé

Annie GASNIER

Le Bayern Munich est déjà champion et peut encore tout gagner cette saison. Sous la férule de Vincent Kompany, le club bavarois a retrouvé autorité et cohérence depuis son arrivée l’an dernier. Le technicien belge, peu attendu à ce niveau, impose sa méthode et ses choix. Kompany, l’éclosion d’un grand entraîneur ?

24.04.2026 à 21:13

Le prince Harry dit qu'il fera "toujours partie de la famille royale" britannique

FRANCE24

Harry est arrivé à Kiev jeudi pour un déplacement surprise, quelques jours avant que son père, le roi Charles III, n'entame une visite d'Etat aux Etats-Unis à l'invitation du président Donald Trump. Fils cadet du roi, Harry a en 2020 renoncé à ses fonctions royales et déménagé aux Etats-Unis avec son épouse Meghan. Il a publié en janvier 2023 ses mémoires explosifs, "Spare" ("Le Suppléant"), dans lesquels il multiplie les attaques contre la famille royale et étale leurs querelles devant le monde entier. Le prince, duc de Sussex, a déclaré à ITV News qu'il ne se considérait pas comme "un membre non actif de la famille royale". "Je ferai toujours partie de la famille royale et je suis ici (en Ukraine, ndlr) pour travailler, faire précisément ce pour quoi je suis je suis né, et j'aime le faire", a-t-il déclaré. L'expression "membre actif de la famille royale" est utilisée pour désigner ses membres les plus en vue qui représentent la monarchie britannique au cours de cérémonies ou visites officielles. Et, de fait, Harry et Meghan ont perdu en s'installant aux Etats-Unis la protection systématique prévue pour ces membres actifs, payée par le contribuable britannique. Le prince Harry a interpellé jeudi le président russe Vladimir Poutine pour qu'il mette fin à plus de quatre ans de guerre en Ukraine, tout en appelant les Etats-Unis à jouer un rôle crucial dans les négociations. "C'est un moment pour la gouvernance américaine — un moment pour l'Amérique de montrer qu'elle peut honorer ses obligations découlant des traités internationaux, non par charité, mais en raison de son rôle durable dans la sécurité mondiale et la stabilité stratégique", a-t-il déclaré, dans une allocution au Forum sur la sécurité à Kiev. Réagissant à ces propos, le président américain Donald Trump l'a rabroué. "Le prince Harry? Comment va-t-il? Comment va sa femme? Veuillez lui transmette mes hommages." "Je sais une chose, le prince Harry ne parle pas au nom du Royaume-Uni, ça c'est sûr. Je pense que je parle davantage pour le Royaume-Uni que le prince Harry. Mais j'apprécie beaucoup ses conseils", a-t-il lancé à des journalistes.

24.04.2026 à 21:11

"Pas touche minouche!": quand le consentement s'invite dans le périscolaire parisien

FRANCE24

"Pas touche minouche, tu dois la respecter!", ajoute, en agitant Oursinette et Cantor, Lucie Langlais Vignon, autrice de ce spectacle d'une grosse demi-heure. A l'issue de la représentation organisée dans le cadre du centre de loisirs, plusieurs enfants fredonnent le refrain entêtant en enfilant leur blouson. L'organisation de ce spectacle n'a rien d'anodin à l'heure où le périscolaire parisien est éclaboussé par des révélations en cascade sur des cas de violences sexuelles commises sur des enfants. Dans la capitale, 31 agents ont été suspendus depuis début 2026 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles. Face au scandale, le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire a annoncé un plan de 20 millions d'euros, qui prévoit notamment une simplification de la chaîne de signalement et un investissement "massif" dans la formation. Pour Lucie Langlais Vignon, l'une des clefs repose également sur la sensibilisation au consentement dès le plus jeune âge. "Le savoir, c'est le pouvoir", estime auprès de l'AFP cette actrice, mère de deux enfants de 4 et 7 ans. "Un enfant qui connaît ses droits est moins vulnérable qu’un enfant non informé." Dans son spectacle, qu'elle joue depuis fin 2023, elle décrit plusieurs situations où ses peluches déploient ce qu'elle appelle leur "super-pouvoir de dire non". Et invite ensuite son jeune public à se l'approprier. L'oncle du lionceau peut-il lui demander de garder un secret qui le rend triste? "Interdit!", répondent les enfants en chœur. À quel adulte bienveillant peux-tu demander de l'aide? "Maman", gazouille un enfant. "Papa", "Grand-Mère", "ma tata", répondent d'autres. Un petit garçon suggère son chien. "Les messages passent" Depuis une vingtaine d'année, de nombreuses associations oeuvrent à sensibiliser aux questions du respect du corps et la lutte contre les violences sexuelles au sein des établissements scolaires. Mais bien qu'obligatoires, les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) peinent encore à être appliquées pleinement. En décembre 2025, l'Etat a ainsi été condamné pour avoir tardé, jusqu'en février 2025, à organiser ces séances, qui se heurtent à une partie de la droite et des milieux conservateurs. Auditionnés au Sénat début avril, Sidaction, le Planning familial et SOS Homophobie ont déploré de leur côté des moyens financiers et humains insuffisants pour les mettre en oeuvre. En attendant une généralisation, Lucie Langlais Vignon voit déjà les effets à son échelle de ses spectacles. Elle cite notamment le cas d'une amie qui lui a envoyé un message l'an dernier après avoir emmené son fils de trois ans chez un nouveau médecin. "La docteure a soulevé son slip pour vérifier s’il avait aussi des boutons sur ses parties intimes, sans lui demander la permission comme le fait notre pédiatre habituellement. (Il) lui a lancé +eh ! pas touche minouche c’est mon intimité+ !!! J’étais trop fière de lui", lui a écrit cette amie, Audrey Guerrouani, 46 ans. Même satisfecit du côté de David Belliard, maire écologiste du 11e, un arrondissement particulièrement touché par les accusations de violences sexuelles de ces derniers mois. "J'ai eu des parents hier encore qui me parlaient de ce spectacle en me disant que ça avait été très positif", dit-il à l'AFP. "Il y a toujours un petit moment un peu rigolo quand on parle de zézette, quand on parle de fesses, de parties intimes, mais les messages passent." Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Ciivise), trois enfants par classe sont victimes d’inceste chaque année en France et 5 millions et demi de Français ont vécu des violences sexuelles dans leur enfance. Au total chaque année, ce sont près de 160.000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles.

24.04.2026 à 21:03

Après des semaines coupés du monde par la guerre, des Afghans reçoivent une aide d'urgence

FRANCE24

Dans une vallée de la chaîne montagneuse de l'Hindou Kouch, aux confins orientaux de l'Afghanistan, un long convoi chargé de nourriture, de matériel médical et d'eau potable est arrivé, après des heures sur une route de terre, au village de Kamdesh, dans la province du Nouristan. "Depuis deux mois, en raison de l'insécurité et des accès réduits, près de 136.000 personnes, soit 17.000 familles, dans les régions de Kamdesh et de Barg-e-Matal (est), ont fait face à des pénuries de nourriture et de soins", a souligné l'antenne du CICR en Afghanistan. "Quand la route était fermée, nous ne pouvions plus trouver ni farine, ni huile, ni sucre dans les magasins", raconte Osama Nuristani, agriculteur de 22 ans à Kamdesh. Province isolée En raison du risque de bombardements depuis le Pakistan, il a quitté sa maison dans le village pour vivre dans la cabane où il s'installe dans la montagne l'été, quand les animaux pâturent en altitude. Il a tenu grâce au lait de vaches et à du maïs récolté durant l'été. Soulagé, il vient de récupérer de la farine, des pois, du sel et de l'huile apportés par le PAM. Le Pakistan et l'Afghanistan sont en conflit depuis des mois, Islamabad accusant son voisin d'abriter sur son sol des combattants du mouvement des talibans pakistanais auteurs d'attaques meurtrières sur son sol, ce que le gouvernement taliban afghan dément. Les affrontements armés se sont intensifiés à partir du 26 février, notamment dans les zones frontalières comme au Nouristan, entraînant une fermeture quasi totale de la seule route d'accès praticable en hiver et au printemps vers cette province isolée. "Les véhicules qui tentaient de passer sur la route risquaient d'être pris dans des échanges de tirs, rendant ce corridor inutilisable pour les civils et les humanitaires", avait souligné le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) début avril, en faisant état de la mort d'une collaboratrice d'une ONG et de son fils dont la voiture fut touchée par des tirs. "Les gens ordinaires souffrent" Si les incidents armés entre les deux pays voisins se poursuivent, des notables locaux des deux côtés de la ligne Durand, qui sert de frontière contestée entre Afghanistan et Pakistan, se sont entendus pour un cessez-le-feu ouvrant la voie à ce convoi humanitaire vers le Nouristan, selon des résidents et des responsables locaux contactés par l'AFP dans les deux pays. Des deux côtés de la ligne Durand vivent des communautés parlant la même langue et partageant la même culture. "Si cette route est ouverte, nous serons heureux car elle nous relie à (la province de Kunar) et nous pouvons nous déplacer. L'autre route est difficile pour nous car en raison de la neige, elle ne peut ouvrir que deux mois par an", souligne Mohammad Naeem, un aîné d'une tribu locale. Le CICR a également apporté des équipements médicaux pour pallier les pénuries dans les centres de santé de ces deux régions du Nouristan. "Quand il y a une guerre, les gens ordinaires souffrent", confie Ejaz Ahmad, un agriculteur de 34 ans rencontré à Kamdesh, "nous demandons aux deux parties d'accorder une vraie attention aux civils pendant les combats". Plusieurs centaines de civils ont été blessés depuis la résurgence de cette guerre, selon l'ONU. strs-ba-iw/pcl

24.04.2026 à 20:49

Le contrôleur des prisons dénonce des "dysfonctionnements majeurs" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police

FRANCE24

Les "dysfonctionnements majeurs" constatés par cette autorité indépendante lors d'une visite de l'I3P début mars portent atteinte "à la dignité des patients, en partie maintenus arbitrairement dans un lieu de privation de liberté exempt du contrôle des autorités compétentes". L'infirmerie, structure unique en France, est rattachée à la préfecture de police et dépend donc du ministère de l'Intérieur et non de celui de la Santé. Ce statut juridique particulier "a pour conséquence de la soustraire aux contrôles et obligations qui s'imposent aux établissements de santé habilités à accueillir des patients placés en soins psychiatriques sans consentement", déplore le CGLPL. "Aucune autorité sanitaire ou juridictionnelle n'exerce de contrôle régulier sur son fonctionnement", regrette le contrôleur, comme il l'avait fait dès sa première visite de l'établissement, en 2009. "Une convention liant la préfecture de police et l'AP-HP en matière d'organisation médicale rappelle l'obligation des deux structures de veiller à l'application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l'accueil, la prise en charge et l'orientation hospitalière des personnes malades accueillies, ainsi que des conditions d'exercice de leurs droits", estime de son côté la préfecture de police dans une réponse transmise à l'AFP. Avant de rappeler l'existence d'un comité de coordination "chargé de veiller au respect, au sein de l'institution, des déontologies professionnelles et des pratiques médicales" et qui peut être saisi pour avis des questions d'organisation médicale. Pourtant, assure le CGLPL, les patients maintenus en soins sans consentement "sont arbitrairement privés de liberté", les certificats médicaux et les voies de recours prévues par la loi n'étant, par exemple, jamais notifiés au patient durant son placement à l'infirmerie. "L'accès à un recours effectif est ainsi totalement entravé", est-il pointé dans ces recommandations alors qu'"aucun accès à un avocat commis d'office n'est possible". "La personne admise est informée de ses droits tout au long de son séjour" et ce, "dès son arrivée", rétorque la PP. "Les personnes admises à l'infirmerie psychiatrique peuvent recevoir la visite de leur avocat" et "le personnel soignant de l'infirmerie psychiatrique facilite activement cette mise en relation". L'établissement dispose de 14 places pour un accueil effectif de 12 personnes mais "les conditions d'accueil et d'hébergement sont indignes", accuse le CGLPL, avec des procédures appliquées "de manière systématique, sans considération de l'âge, du sexe ou de la morphologie des personnes et quelle que soit la durée de leur placement", des patients privés de sous-vêtements, de téléphone, de douche ou de toilettes... "Les conditions d'accueil et d'hébergement doivent garantir le respect de la dignité des patients et leur intimité", rappelle le CGLPL, qui affirme que les surveillants policiers sont présents lors des soins, ce qui "porte gravement atteinte au secret médical" et "compromet l'établissement d'une alliance thérapeutique". Faux, rétorque la PP: "Les surveillants ne participent pas aux entretiens médicaux et restent en retrait", leur présence permettant "d'instaurer un climat de sécurité". Enfin, déplore le contrôleur, la mise à l'isolement est "systématique" et les mesures de contention sont illégales, avec des dispositifs visant "à maintenir les patients attachés dans des conditions particulièrement humiliantes et attentatoires à leur dignité". Certaines méthodes s'apparentent "à des techniques de restriction des mouvements utilisées pour des animaux". Les différentes visites du CGLPL "ont toutes donné lieu à des améliorations significatives", a encore assuré la PP, qui explique le prochain contrôle aura lien en juin 2026 "à l'initiative du médecin-chef de l'infirmerie psychiatrique". L'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, fondée en 1872, reçoit des personnes amenées par les services de police, le plus souvent dans un contexte de garde à vue ou en raison d'un trouble avéré à l'ordre public, pour évaluer la nécessité d'une hospitalisation en psychiatrie. En 2025, 1.456 personnes y ont été admises.

24.04.2026 à 20:33

Fusions de chaînes, stricte neutralité: Charles Alloncle propose une cure d'austérité pour l'audiovisuel public

FRANCE24

Outre ces mesures d'économies, qui viseraient à dégager plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'Etat à l'audiovisuel public, l'élu du parti d'Eric Ciotti propose de revenir à une nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République, après avis du Parlement et avis "conforme" de l'Arcom, le régulateur, a appris vendredi l'AFP de sources proches de la commission. Le rapport et ses préconisations doivent être soumis au vote des 30 députés membres de la commission d'enquête lundi, après plus de quatre mois de travaux sous haute tension. Un vote favorable est nécessaire pour que le rapport soit rendu public une semaine plus tard. Un vote négatif est rarissime, mais les tensions qui ont émaillé les travaux et les premières réactions des parlementaires aux conclusions écrites de Charles Alloncle, consultées à huis clos jeudi et vendredi par ses collègues, rendent tout pronostic délicat. Alloncle dénonce les "fuites" La députée PS Ayda Hadizadeh a annoncé vendredi au site Les Jours qu'elle voterait contre. "Ce rapport est mensonger, c'est un tissu de mensonges, d'approximations et de diffamations", a-t-elle dit. Mme Hadizadeh a aussi indiqué à l'AFP qu'elle ne s'opposait pas à la publication des préconisations mais seulement au rapport. Plusieurs députés ont indiqué ces derniers jours ne pas souhaiter "censurer" les travaux. Mais l'un d'eux, qui a souhaité garder l'anonymat, s'interroge après l'avoir lu: "Est-ce qu'on peut laisser l'Assemblée cautionner qu'un rapport soit fondé sur des méthodes de calomnie et d'insinuations ?". Contacté par l'AFP, le député ciottiste a déploré de son côté que "des fuites (soient) organisées par des députés, alors que c'est totalement interdit", plusieurs médias ayant dévoilé ses préconisations vendredi, dont "La Correspondance de la presse" en premier. Se refusant à confirmer ou infirmer les mesures, il a estimé "légitime qu'il y ait une réflexion sur l'optimisation" des chaînes de France Télévisions, en ajoutant qu'"il s'agit de préconisations et pas d'injonctions". Selon ses propositions, le milliard d'euros d'économies dégagées serait affecté à "l'entretien du patrimoine" de l'Etat et au désendettement du pays. Parmi près de 80 mesures figurent la suppression de France TV Slash et de la chaîne France 4, dédiées aux publics jeunes, pour "redéployer les moyens" sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 5 et France 2 seraient fusionnées au profit d'une "grande chaîne généraliste", tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues dans une seule entité. Côté radio, Charles Alloncle suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop. "Retour à l'ORTF" "Ce qu'il propose, c'est un retour à l'ORTF, ce n'est pas autre chose. Il règle la question de l'impartialité par la mise au pas de l'audiovisuel sous la tutelle du gouvernement", a taclé un député du bloc central. La commission d'enquête avait été réclamée par le parti d'Eric Ciotti dans la foulée d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine discussion privée dans un restaurant avec des responsables du PS, dont le contenu a nourri des accusations de partialité en faveur de la gauche. Un volet des mesures concerne "l'impartialité et la neutralité" des salariés de l'audiovisuel public. Il leur serait demandé des engagements en ce sens, dans leur expression publique, même en dehors de leurs fonctions. Les figures de premier plan devraient se soumettre à un "devoir de réserve renforcé". Enfin, Charles Alloncle propose de mettre fin au "système des animateurs-producteurs", selon un député qui a eu accès aux propositions. La remise du rapport constitue l'épilogue de plus de quatre mois de travaux sous haute tension, les auditions ayant été marquées par de nombreux incidents entre Charles Alloncle et ses collègues, ou avec les personnes auditionnées, de Nagui à l'entrepreneur Xavier Niel. Le rapporteur a concentré les critiques pour ses méthodes qualifiées d'"inquisitoriales", mais il s'est taillé un franc succès auprès des pourfendeurs de l'audiovisuel public.

24.04.2026 à 20:29

La porte-parole de Trump annonce son départ imminent en congé maternité

FRANCE24

"Ceci sera certainement mon dernier point presse avant un bon moment", a dit cette fidèle d'entre les fidèles du président Donald Trump, lors d'un échange avec les journalistes à la Maison Blanche. "Comme vous le voyez, je vais avoir un bébé d'une minute à l'autre. Je sais que vous serez entre de très bonnes mains avec mon équipe ici à la Maison Blanche et je sais que vous avez tous le numéro personnel du président", a-t-elle plaisanté, les mains posées sur son ventre arrondi. L'exécutif américain n'a pas désigné de remplaçant ou de remplaçante attitrée, et selon la presse, ce sont des hauts responsables tels que le vice-président JD Vance qui pourraient tenir à sa place des conférences de presse occasionnelles à la Maison Blanche. La Maison Blanche n'a pas non plus communiqué sur la durée du congé que prendra la porte-parole, déjà mère d'un garçon né en juillet 2024. Karoline Leavitt, aujourd'hui âgée de 28 ans, est la plus jeune personne jamais nommée au poste de "Press Secretary" de la Maison Blanche. A l'été 2024, elle avait repris son travail au sein de l'équipe de campagne de Donald Trump seulement quelques jours après la naissance de son premier enfant, un retour précipité par la tentative d'assassinat dont a été victime le candidat républicain le 13 juillet 2024. Elle est mariée à Nicholas Riccio, un promoteur immobilier. Cette native du New Hampshire (nord-est), visage de l'offensive anti-médias du président républicain, est spécialiste dans l'art de transformer les questions difficiles en diatribes contre la presse ou l'opposition démocrate. Son aplomb et ses louanges de l'action présidentielle n'ont pas empêché la cote de confiance de Donald Trump de s'enfoncer ces derniers mois.

24.04.2026 à 20:25

"Cela me donne de la force": Boualem Sansal distingué samedi à l'Académie royale à Bruxelles

FRANCE24

"Ça flatte, quand on sort de prison et qu'on a été ramené à zéro, sans statut, sans droits" et "ça me donne de la force", déclare-t-il dans la grande salle de l'Académie déjà aménagée pour la réception officielle. Son élection dans cet aréopage bruxellois de 40 "fauteuils", dont dix réservés à des étrangers, a eu lieu en octobre 2025, quelques semaines avant sa libération. L'Académie avait alors dit vouloir honorer un homme "portant haut la fonction créatrice de l'écrivain", à ses yeux "inséparable de la liberté dans laquelle elle s'exerce". Six mois plus tard, l'installation de Boualem Sansal intervient en pleins remous dans le monde parisien de l'édition liés à son arrivée chez Grasset, une maison contrôlée par le groupe Hachette du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Sansal a quitté le mois dernier son éditeur historique, Gallimard, et son arrivée chez Grasset coïncide avec le départ du PDG de cette maison, Olivier Nora, considéré par de nombreux auteurs comme un "licenciement" décidé par Vincent Bolloré. Les deux dirigeants étaient en désaccord sur la date de publication du prochain livre de Sansal, finalement anticipée à juin. Le départ d'Olivier Nora a provoqué une fronde inédite dans l'édition, marquée par le départ de nombreuses signatures connues de Grasset et un appel largement relayé à étendre à ce secteur une "clause de conscience, semblable à celle existant pour les journalistes. Grasset serait-elle devenue une maison d'édition au service du camp conservateur ? A l'AFP, Boualem Sansal dit refuser d'être instrumentalisé politiquement et qu'on l'associe à Vincent Bolloré. "Je déteste Paris" "Pourquoi avant mon arrivée chez Grasset personne n'a dit +les gens qui sont chez Grasset sont chez Bolloré+... J'arrive moi et on dit +ah il est chez Bolloré+", proteste l'écrivain, y voyant "une cabale" pour le décrédibiliser. "Bolloré, je ne l'ai jamais rencontré, je ne connais pas ce Monsieur. Il n'a pas besoin de moi, je n'ai pas besoin de lui". Yves Namur, secrétaire perpétuel de l'Académie, reconnaît que la polémique en cours chez Grasset vient perturber l'événement de samedi après-midi. "Oui ça nous met mal à l'aise, nous aurions préféré éviter le trouble", dit-il à l'AFP. Il relativise toutefois les conséquences. Il y a certes eu quelques appels à différer la réception le temps que la controverse s'apaise. Mais seule une académicienne a prévenu qu'elle serait absente samedi. "Sans pour autant regretter son geste d'avoir voté" pour Boualem Sansal, souligne-t-il. Dans l'Académie, Boualem Sansal occupera le fauteuil 37, qui fut celui notamment de Georges Duby et Mircea Eliade. Il y succède au Français Michel del Castillo, décédé en décembre 2024 et auquel il rendra un hommage dans un discours. "C'était un enfant abandonné comme moi", lâche-t-il. Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, l'écrivain a retrouvé la liberté en novembre. Il a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a répondu favorablement à une demande des autorités allemandes. L'octogénaire est aujourd'hui en traitement médical en région parisienne pour plusieurs pathologies lourdes. Mais "je déteste Paris, je ne pense pas que je vais rester en France", relève-t-il. La parution de "La Légende", livre dans lequel il raconte sa détention, est prévue le 2 juin, selon Grasset. Vendredi, Boualem Sansal a laissé entendre qu'il y revenait sur sa brouille avec Gallimard, pour cause de stratégie divergente durant l'emprisonnement. Il aurait aimé être défendu en résistant, en "homme libre", affirme-t-il. "Je ne suis pas une marchandise dont on négocie la peau".

24.04.2026 à 20:07

Washington envisagerait de retirer l'Espagne de l'Otan, Pedro Sanchez ne s'estime "pas inquiet"

FRANCE 24

Les États-Unis réfléchiraient à suspendre l'Espagne de l'Otan, selon des informations de l'agence Reuters. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a déclaré vendredi ne pas avoir "d'inquiétude" à ce sujet, car aucun article du traité de l'Alliance ne prévoit la suspension ou l'exclusion d'un des membres.

24.04.2026 à 19:55

Tennis: Fils se fait peur mais gagne enfin un match à Madrid

FRANCE24

Absent pendant près de huit mois du circuit pour soigner son dos, le Français de 21 ans arrive en pleine confiance sur la terre battue madrilène après son sacre dimanche à Barcelone (ATP 500). Le natif de l'Essonne n'avait jamais brillé à Madrid, que les joueurs décrivent comme l'un des tournois les plus compliqués sur terre battue en raison de l'altitude, où il est sorti deux fois dès son premier match et une fois sans même passer les qualifications. Pendant 2H50, Fils a souffert dans un "gros combat" face à Ignacio Buse, 22 ans, qui vaut mieux sur terre battue que sa 58e place mondial et qui "a très bien joué aujourd'hui". Le jeune Péruvien l'a poussé au tie-break en l'agressant sur sa mise en jeu. Malgré trois balles de set écartées, Fils a cédé la première manche et fracassé sa raquette sur l'ocre. "Ça m'a permis de me libérer, d'enlever un peu toute la frustration. Je vais pas dire aux enfants de casser des raquettes, ce n'est pas bien. Mais aujourd'hui ça m'a aidé", a expliqué Fils après le match. Fils n'a jamais douté Le Français a retrouvé ses esprits dans le 2e set pour rester au contact de Buse, qui l'a fait courir partout sur le court. Fils a pris les commandes du tie-break grâce à de belles longueurs de balles, qui ont gêné le Péruvien. "Je me sentais de mieux en mieux sur le terrain, je savais que j'aurais des occasions de revenir", a assuré le Français. Dans le dernier set, le bras de fer a duré jusqu'à un passing croisé de Fils sur le service de Buse, qui lui a offert deux balles de match. Il a converti la seconde par un retour foudroyant en 2H50. "Même si j'ai perdu tous les gros rallyes, j'ai pris énormément de plaisir sur la terre battue. C'était une belle bataille", a apprécié Arthur Fils, qui affrontera au prochain tour l'Américain Emilio Nava (116e), tombeur vendredi du Monégasque Valentin Vacherot (17e) en trois sets 6-7 (5/7), 7-6 (7/1), 6-3. Au même moment sur le court Manolo-Santana, le Français Benjamin Bonzi (104e) a bousculé le N.1 mondial Jannik Sinner, jusqu'à mener un set à zéro avant d'être balayé par l'Italien 6-7(6/8), 6-1, 6-4. Sinner affrontera au 3e tour le jeune Danois Elmer Moeller (169e) et faire figure d'ultra-favori pour remporter son premier titre à Madrid en l'absence de Carlos Alcaraz, blessé au poignet, qui a annoncé vendredi son forfait pour Roland-Garros.

24.04.2026 à 19:53

Macron évoque un "moment unique" où Trump, Poutine et Xi sont "farouchement opposés aux Européens"

FRANCE24

"C'est le bon moment pour un sursaut de notre part", a ajouté le président français, s'exprimant en anglais lors d'un échange avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis dans l'Agora romaine, dans le centre historique de la capitale grecque. "Ce moment pourrait être le moment européen", a insisté Emmanuel Macron, réaffirmant, comme il le fait depuis le début de l'année, que l'Union européenne est elle, par contraste, "fiable" et "prévisible". "Nous ne devons pas sous-estimer cela", a encore martelé le chef de l’État qui effectue une visite de deux jours en Grèce. Selon lui, "le problème est pour nous de devenir une vraie puissance", alors que la défense, le commerce et les services financiers cumulés des pays de l'Union européenne pèsent suffisamment pour tenir la comparaison avec les Etats-Unis et la Chine. Revenant sur le concept de souveraineté européenne qu'il avait commencé à défendre lors de sa première visite à Athènes en septembre 2017, dans un discours face à l'Acropole, Emmanuel Macron a aussi plaidé pour "renforcer le pilier européen" de l'Otan. "Il y a désormais un doute sur l'article 5", la promesse de soutien mutuel au coeur de l'alliance militaire américano-européenne, du fait de sa remise en cause fréquente par Donald Trump, a-t-il souligné. Cela "affaiblit de facto l'Alliance", a-t-il dit, tout en estimant qu'il s'agit toujours d'une "bonne alliance stratégique".

24.04.2026 à 19:31

Un adolescent suspecté d'avoir projeté une attaque contre les communautés juive ou homosexuelle

FRANCE24

"Il a reconnu avoir souhaité mourir en martyr et avoir projeté de commettre une action violente visant la communauté juive ou homosexuelle", indique vendredi à l'AFP le Pnat. Interpellé le 17 avril dans le Rhône, ce mineur a été mis en examen pour "participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteintes aux personnes", souligne encore le parquet antiterroriste. "Mon client a, avant tout, besoin d'un suivi psychologique", estime, auprès de l'AFP, Me Gianni de Georgi, avocat du mis en cause. Une enquête préliminaire avait été ouverte le 11 avril et les investigations confiées au renseignement intérieur, la DGSI, selon le Pnat, qui rapporte l'ouverture d'une information judiciaire le 19 avril. "Net rajeunissement" "Depuis quatre ou cinq ans, nous observons un très net rajeunissement des personnes qui sont mises en examen, avec plutôt des personnes qui ont moins de 20 ans" et "désormais beaucoup de mineurs", expliquait à l'AFP fin 2025 le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen. "Ce sont principalement des garçons, beaucoup de profils isolés, souvent en situation d'échec scolaire ou de relative distance par rapport à l'école", poursuivait le patron du Pnat. En février, deux mineurs avaient été interpellés dans le Nord et mis en examen à Paris. L'un d'eux, âgé de 16 ans, avait exprimé "une forme de fascination" pour "les figures jihadistes" et reconnu un projet d'"action violente" envers "un centre commercial ou une salle de concert". Dans son discours de rentrée, fin janvier 2026, Olivier Christen mentionnait 22 mineurs mis en examen en 2025 pour une infraction terroriste suivie par le Pnat, "pour représenter désormais le tiers des procédures ouvertes en 2025 et 20% des personnes mises en examen au cours de cette année". L'évolution de la nature des procédures initiées par le Pnat, soulignait-il, est marquée par des "actions violentes ou projets d'action violente visant le territoire français", élaborés "par des individus sans lien direct avec les organisations terroristes". Mais ces mis en cause s'inspirent "de l'abondante propagande jihadiste" diffusée "sur les différents réseaux sociaux et s'autoaffilient aux projets mortifères de celles-ci". Dans la continuité de l'année 2024, l'activité en 2025 du Pnat est, plus généralement, demeurée "marquée par la prédominance de la menace terroriste jihadiste, qui représente 87% des procédures suivies". Avec "une inscription durable dans une phase de tension élevée" et un "nombre d'enquêtes ouvertes toujours nettement supérieur à celui des années 2021 à 2023, au plus haut depuis les cinq dernières années", concluait le patron du Pnat.

24.04.2026 à 19:10

Boom des voitures électriques : la Chine à l'assaut de l'Europe

Karina CHABOUR

Les ventes de voitures électriques explosent en Europe, dopées par la hausse du prix des carburants. Cependant, les consommateurs se tournent massivement vers les modèles chinois, qui sont moins coûteux. À la peine, les constructeurs européens multiplient les partenariats avec un objectif : capter le savoir-faire chinois. Comment la Chine s'est-elle imposée au sommet de la planète auto ? L'Europe peut-elle encore résister au raz-de-marée chinois ? 

24.04.2026 à 19:03

16 ans de réclusion requis contre l'élève meurtrier de l'enseignante Agnès Lassalle

FRANCE24

L'accusé, âgé de 19 ans aujourd'hui, comparaît depuis mardi à huis clos pour assassinat. Le verdict est attendu dans la soirée. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l'espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l'élève de 16 ans à l'époque s'était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d'un couteau de cuisine. L'avocate générale a demandé que sa peine soit assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans. Selon les avocats des parties civiles, la magistrate a laissé la cour apprécier le discernement de l'accusé au moment des faits, alors que plusieurs expertises psychiatriques ont rendu des conclusions contradictoires à ce sujet. L'une a écarté tout "trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes", une autre parle d'un discernement "légèrement altéré", tandis qu'un dernier rapport remis en novembre 2024 l'a jugé "aboli" lors du passage à l'acte. Le jeune homme encourt 20 ans de réclusion mais sa peine peut être réduite à 13 ans si la cour estime que son jugement était altéré. Celle-ci peut aussi rendre une décision d'irresponsabilité pénale si elle conclut à l'abolition du discernement: il serait alors dispensé de peine. "Je me sens parent aussi" Vendredi, après les plaidoiries des parties civiles, Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle qui lui avait rendu un hommage émouvant en dansant, seul, près de son cercueil lors des obsèques, s'est dit "vraiment apaisé" par les quatre jours d'audience. "Je me sens parent aussi, c'est important de le dire, et en recherche de solutions pour qu'un jour, tout ça s'arrête", a-t-il ajouté. Au premier jour du procès, ses avocats avaient évoqué les parents de l'accusé, "effondrés de la douleur" causée par le geste de leur fils. Un acte prémédité, selon l'accusation : la veille, l'adolescent avait récupéré le couteau chez son père, l'enroulant dans du papier essuie-tout et le glissant dans son sac pour aller au lycée le lendemain. Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide en novembre 2022, il a expliqué notamment qu'une "petite voix" l'aurait incité à "faire le mal". Agnès Lassalle "n'était pas la cible numéro un, il n'y a pas de mobile dans ce geste", a commenté, à l'issue de sa plaidoirie, l'avocat du jeune adulte, Me Thierry Sagardoytho. Pour lui, seule reste "l'hypothèse d'un geste incompréhensible (...) qui paraît résulter d'une cause d'altération du discernement". Le conseil voit dans le "trouble mental" de son client l'illustration d'une "génération de jeunes souffrante", qui "passent en deçà des radars et qui, malheureusement, se trouvent confrontés isolément à des problématiques d'extrême importance". D'abord incarcéré dans un établissement pour mineurs, avec une prise en charge éducative et médicale, le jeune accusé devenu majeur est détenu depuis janvier 2025 au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. La mort d'Agnès Lassalle avait secoué la communauté éducative. Une minute de silence avait été observée le lendemain dans les établissements scolaires du pays. Son meurtre était survenu un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty. Huit mois plus tard, un autre professeur, Dominique Bernard, avait été poignardé à mort devant son collège-lycée par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste. L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.
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