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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

05.05.2026 à 05:04

Des agents fédéraux tirent sur un homme armé près de la Maison Blanche

FRANCE 24

Une dizaine de jours après les tirs au dîner des correspondants de la Maison Blanche, un homme armé a été blessé par des agents fédéraux, lundi, dans le centre de Washington. Le directeur adjoint du Secret Service affirme ne pas savoir si ce nouvel incident est lié à la récente tentative d'assassinat contre Donald Trump.

05.05.2026 à 04:09

Lutte contre "l'entrisme": Retailleau défend son projet au Sénat, en concurrence avec Nuñez

FRANCE24

Alors qu'il dévoile au fil des jours les principaux volets de son programme pour 2027, le président des Républicains entend cette fois mettre à profit le Sénat, où ses fidèles sont nombreux, pour décliner un nouvel axe de sa feuille de route. A partir de 16h00 au Palais du Luxembourg, le sénateur de Vendée est attendu à la tribune pour défendre un texte visant à "lutter contre l'entrisme islamiste en France", une batterie de mesures pour faciliter la dissolution d'associations, durcir les sanctions pour atteinte aux "principes de la République", encadrer plus strictement la construction d'édifices religieux, ou geler les avoirs des groupes séparatistes. Vivement dénoncé par l'ensemble de la gauche, le texte de M. Retailleau se veut tout droit issu d'un rapport sur les Frères musulmans, qu'il avait rendu public lorsqu'il était ministre en 2025. Son ambition: "réarmer l'Etat" contre "l'islamisme politique", "une mouvance qui se répand à bas bruit" et présente "une menace pour nos institutions et la cohésion nationale", affirme l'ex-ministre à l'AFP. La contre-offensive de Nuñez Tout en assumant défendre un "marqueur" de son engagement politique, Bruno Retailleau réfute agir ici dans le cadre de sa campagne. "Ce n'est pas un caprice. J'ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n'ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte", insiste le candidat à l'Elysée. Pour faire cheminer ce dossier ô combien sensible politiquement, l'hémicycle de la chambre haute est sans doute le meilleur endroit, avec une solide majorité acquise à la droite et ses alliés centristes. Mais il paraît difficile d'imaginer ce texte assez volumineux aller beaucoup plus loin au Parlement, faute de majorité à l'Assemblée nationale où l'agenda est surchargé. De plus, le gouvernement lui-même s'est emparé de la question, avec l'annonce début avril par Laurent Nuñez d'un futur projet de loi contre le séparatisme, en cours d'examen au Conseil d'Etat. Le ministre de l'Intérieur, qui cultive depuis son arrivée à Beauvau ses différences avec son prédécesseur - sur la relation avec l'Algérie et sur l'immigration, notamment -, n'a pas manqué l'occasion de pointer les manquements de l'initiative du patron de LR. C'est "une oeuvre inachevée", a-t-il épinglé dans Le Monde, vantant les mérites du projet gouvernemental, "plus complet" et "rigoureux" selon lui car il ne ciblera "pas seulement l'entrisme islamiste". Réponse polie de Bruno Retailleau: "Je n'ai aucune susceptibilité. S'il y a une autre initiative, tant mieux, je souhaite que le texte soit le plus puissant possible." "Tract" Il n'empêche que l'annonce gouvernementale a fait tiquer au Sénat, d'aucuns y voyant une intention de reprendre la main. "Nuñez règle ses comptes avec Retailleau", épingle un cadre LR. L'opposition Retailleau-Nuñez sera d'ailleurs mise en scène mardi, car le ministre est annoncé au banc pour défendre la position du gouvernement. Les débats risquent aussi d'être envenimés par l'hostilité de la gauche: les groupes communiste, écologiste et socialiste ont tous trois déposé une motion de rejet préalable de ce texte, dénonçant un "tract politique" et jugeant de nombreux dispositifs inconstitutionnels. "C'est un texte d'affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans", s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin. Le groupe PS avait demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'Etat sur cette proposition, mais sa demande a été rejetée, faute d'accord en ce sens de l'auteur du texte, qui dit "assumer" ses propositions. Quelques réticences existent aussi dans les rangs du centre. "Ce n'est pas une initiative innocente", reconnaît le président du groupe centriste allié des LR, Hervé Marseille, conscient d'assister à une opération très politique. Mais le texte est selon lui "votable", notamment car il a été largement "corrigé" en commission des Lois ces derniers jours pour en garantir la sécurité juridique.

05.05.2026 à 04:05

Etrangers en rétention, lutte antiterroriste: après des débats tumultueux, les députés passent au vote

FRANCE24

La proposition de loi, portée par Charles Rodwell (Renaissance), co-signée par l'ancien Premier ministre Michel Barnier (LR) et soutenue par le gouvernement, devrait sauf surprise recevoir le feu vert de l'hémicycle, avec les voix du Rassemblement national. Elle contient également des mesures destinées à renforcer l'arsenal antiterroriste, avec un volet psychiatrique. Elle prendra ensuite le chemin du Sénat, pour un examen mi-mai. Mais avant le vote solennel sur l'ensemble du texte dans l'après-midi, les députés seront appelés à réintégrer une de ses dispositions phares qui avait été effacée lors des débats. Son objectif: allonger jusqu'à sept mois (210 jours) la rétention administrative d'étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement du territoire, condamnés par le passé à au moins trois ans de prison pour des atteintes aux personnes, et représentant une menace "réelle, actuelle et d'une particulière gravité" pour l'ordre public. A quelques voix près, cette disposition avait été supprimée par un amendement écologiste, dans une ambiance particulièrement houleuse. Un nouveau scrutin sera organisé mardi sur ce point, Charles Rodwell entendant bien la rétablir. Poussée par l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau (LR), elle avait émergé après le meurtre en 2024 de l'étudiante Philippine, alors que le suspect sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) venait de sortir de rétention. L'été dernier, une disposition d'allongement similaire avait été censurée par le Conseil constitutionnel, qui l'avait jugée disproportionnée. Ce qui a poussé des élus à la présenter de nouveau, avec une formulation plus restrictive. Efficacité contestée Les étrangers en situation irrégulière peuvent être enfermés dans un centre de rétention administrative (CRA) en vue de leur expulsion s'il existe un risque qu'ils s'y soustraient. Actuellement, la durée maximum de rétention est de 90 jours, ou 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme. Pour cette dernière catégorie, le texte porte aussi ce seuil à 210 jours. Plus de 40.000 personnes ont été retenues dans des CRA en 2024, selon les associations qui y interviennent. Celles-ci y dénoncent les conditions de vie, et un allongement de durée inefficace, les expulsions intervenant selon elles surtout dans les premières semaines. Tout au long de l'examen, la gauche a dénoncé des "mesures arbitraires de privation de liberté", selon les mots de la socialiste Céline Hervieu. Un autre article du texte, supprimé, entendait instaurer un plafond en cas de placements à répétition (avec une interruption entre chaque). Un encadrement réclamé par le Conseil constitutionnel. Mais les députés LFI ont contesté l'idée même d'enfermer quelqu'un plusieurs fois "sans qu'il n'y ait d'éloignement". Cet article sera réintroduit au Sénat, a précisé à la presse M. Rodwell. Menace terroriste Le texte s'attaque aussi à la menace terroriste. Il contient la création d'une "injonction d'examen psychiatrique" à la main du préfet, pour forcer certaines personnes à s'y soumettre. Elles devront avoir montré une adhésion à "des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorisme", et avoir eu des "agissements susceptibles d'être (...) liés à des troubles mentaux". Le préfet pourra prononcer une hospitalisation forcée. La proposition de loi prévoit également la création d'une "rétention de sûreté terroriste", permettant de placer sous certaines conditions des personnes dans un centre de soins après une peine de prison, comme pour certains autres crimes. Des mesures "très concrètes" qui trouvent "un juste équilibre entre la protection des libertés publiques et le renforcement de la sécurité des Français", martèle Charles Rodwell, qui espère une adoption définitive de son texte avant la fin des travaux parlementaires cet été.

05.05.2026 à 03:57

Un gouverneur républicain en Californie ? Le scénario fou né des divisions démocrates

FRANCE24

La campagne pour les primaires bat son plein dans le "Golden State". Mais contrairement aux autres Etats américains, la Californie n'organise pas de primaires partisanes: les candidats de droite et de gauche concourent ensemble, et les deux à récolter le plus grand nombre de voix le 2 juin s'affronteront ensuite lors des élections générales en novembre. Cette année, personne ne se détache vraiment à gauche pour succéder à Gavin Newsom, ténor démocrate ayant atteint le nombre limite de mandats et nourrissant désormais des ambitions présidentielles. CNN a donc décidé d'inviter cinq candidats démocrates. Avec une course aussi fragmentée, les candidats républicains, Steve Hilton et Chad Bianco, croient pouvoir provoquer un séisme politique, en se qualifiant tous les deux. "Ce sera lui et moi en novembre", a lancé M. Bianco le 22 avril, lors d'un précédent débat télévisé. Carrure imposante et moustache, il est actuellement shérif du comté de Riverside. Anglo-américain, ancien conseiller de l'ex-Premier ministre britannique David Cameron, M. Hilton intervient lui régulièrement sur Fox News et a reçu le soutien de Donald Trump. Californiens mécontents Le duo dénonce inlassablement les "politiques ratées" des démocrates, qui dirigent la Californie sans partage depuis qu'Arnold Schwarzenegger a quitté ses fonctions de gouverneur en 2011. Leur discours porte assez pour les placer aux avant-postes dans les sondages. L'Etat a beau être la quatrième économie du monde et le berceau de la Silicon Valley, les Californiens sont contrariés. Dans les enquêtes d'opinion, ils se plaignent du coût de la vie exorbitant, entre l'essence la plus chère des Etats-Unis en partie à cause des politiques environnementales démocrates, et les prix de l'immobilier stratosphériques. Le nombre choquant de sans-abris à Los Angeles et San Francisco agace également les habitants, d'autant que la gauche dépense des millions depuis des années sans parvenir à régler le problème. "Lorsque les électeurs sont mécontents, le parti au pouvoir est généralement tenu pour responsable", rappelle à l'AFP Sara Sadhwani, politologue à l'université Pomona. Mais de là à ce qu'aucun démocrate ne se qualifie pour l'élection de novembre, "cela semble exagéré", ajoute l'experte, en soulignant qu'environ un quart des électeurs déclarent aux sondeurs n'avoir fait encore aucun choix. Dans un Etat traditionnellement démocrate, cette masse d'indécis aura selon elle plutôt tendance à gonfler les voix des candidats de gauche. D'autant que la désillusion envers Donald Trump et le camp républicain est assez forte dans tout le pays, notamment à cause de la flambée de l'essence provoquée par sa guerre au Moyen-Orient. "Pire que mes adolescents" Reste à savoir qui bénéficiera d'un élan décisif, alors que tous les démocrates ont des programmes similaires, promettant de rendre le logement plus abordable, d'améliorer le système de santé publique et de résister à Trump. A ce stade, trois d'entre eux jouent des coudes avec les deux républicains. Celui qui domine les sondages est pour l'instant Tom Steyer, un financier milliardaire qui veut taxer les ultra-riches. Interrogé par l'AFP lors d'un récent déplacement à Los Angeles, il a refusé d'appeler au retrait des plus petits candidats. "Ce serait le comble de l'arrogance de ma part de dire à quelqu'un d'autre ce qu'il doit faire", a-t-il évacué. Derrière lui, l'ancien ministre de la Santé de Joe Biden, Xavier Becerra, signe une remontée impressionnante ces dernières semaines en vantant son expérience gouvernementale. L'ex-parlementaire Katie Porter, qui se pose en femme du peuple refusant les financements du privé, a aussi une carte à jouer. Mardi soir, ce trio devra ferrailler avec le maire de San Jose, Matt Mahan, et l'ancien édile de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, tous deux crédités de moins de 5% d'intentions de vote. Cela laisse peu de place pour se différencier, comme l'a montré le dernier débat sur CBS, qui a parfois viré à la cacophonie. "C'est pire que mes adolescents lors du dîner", a regretté Mme Porter, alors que ses concurrents parlaient tous en même temps.

05.05.2026 à 03:55

Le Premier ministre roumain confronté à une motion de censure

FRANCE24

Le Parti social-démocrate (PSD), membre de la coalition au gouvernement, a décidé d'en claquer la porte il y a 15 jours pour protester contre les mesures d'austérité introduites par M. Bolojan afin de réduire le déficit budgétaire du pays, le plus important de l'Union européenne. Puis, la semaine dernière, le PSD, qui constitue la plus importante force parlementaire du Parlement avec quelque 130 sièges, a annoncé le dépôt d'une motion de censure, avec le parti d'extrême droite Alliance pour l'unité des Roumains (AUR). Signée par 254 parlementaires, la motion qui a besoin de rassembler 233 voix sur les 465 élus que compte le Parlement, a toutes les chances d'être adoptée selon les analystes, qui tablent sur des discussions difficiles pour former un nouveau gouvernement. Elle sera examinée à partir de 11H00 locale (08H00 GMT), avec un vote attendu dans l'après-midi. La nomination de M. Bolojan, soutenue par quatre partis pro-européens dont le PSD, était intervenue en juin 2025 après des semaines de négociations. Elle mettait fin à une période politique mouvementée qui avait démarré avec l'annulation de la présidentielle de novembre 2024, dominée par un candidat d'extrême droite inconnu, en raison de soupçons d'ingérence russe dans la campagne électorale du pays qui se situe aux avant-postes de l'Otan depuis le début de la guerre en Ukraine voisine. Le président pro-européen Nicusor Dan a affirmé lundi que le pays de 19 millions d'habitants entré dans l'Union européenne en 2009 poursuivrait son orientation pro-occidentale quelle que soit l'issue du vote. "Les discussions politiques seront difficiles, mais c'est ma responsabilité en tant que président – et celle des partis politiques – de maintenir la Roumanie sur la bonne voie", a-t-il déclaré à la presse. "Tractations longues" Si la chute du gouvernement se confirme, le politologue Costin Ciobanu s'attend à des tractations longues, qui pourraient aboutir à une alliance des quatre mêmes partis pro-européens, mais sans M. Bolojan à la tête du gouvernement. Autant de temps perdu pour "les changements attendus" par la société, estime le chercheur à l'université d'Aarhus, au Danemark, qui souligne par ailleurs que le PSD a contribué à transformer l'AUR, jusque-là isolé, "en un acteur politique de premier plan". Les partis de centre-droit ont vivement critiqué la décision du PSD de s'associer avec l'AUR, l'accusant de s'éloigner de la voie pro-européenne. Quelque 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) de l'exclure de ses rangs s'il maintenait cette alliance, tandis qu'un sénateur PSD a quitté le parti en signe de protestation. Le PSD assure de son côté qu'il n'existe "aucun accord politique post-motion" avec l'extrême droite, seulement "un objectif commun" visant à renverser le gouvernement Bolojan. Depuis sa décision de sortir du gouvernement, les taux d'intérêt auxquels la Roumanie emprunte ont augmenté et la monnaie nationale s'est dépréciée face à l'euro, qui a atteint lundi un record historique de 5,19 lei roumains. La Roumanie, dont le déficit a atteint 7,9% du PIB au quatrième trimestre 2025, fait l'objet d'une procédure européenne de déficit excessif depuis 2020 et court le risque de perdre des fonds européens.

05.05.2026 à 01:51

Appel au boycott du Met gala, parrainé par Jeff Bezos

FRANCE24

"Le Met gala est le moment glamour de l'année à New York, une occasion unique d'admirer les tenues les plus extravagantes", rappelle Emilie Musset, correspondante de France 24 à New York. L'édition 2026 est marquée par une controverse, le patron d'Amazon Jeff Bezos et son épouse Lauren Sanchez Bezos en sont les principaux sponsors et présidents d'honneur. De nombreuses stars – dont l'actrice Meryl Streep – ont alors décidé de boycotter l'événement, comme le maire de New York Zohran Mamdani.

05.05.2026 à 01:31

En direct : Emmanuel Macron dénonce les frappes iraniennes "inacceptables" contre les Émirats

FRANCE 24

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient. La journée de mardi sera marquée par une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Liban. Suivez notre direct.

05.05.2026 à 00:49

Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur

FRANCE24

"Le procès d'une vie", de Barbara Lamballais et Karina Testa, est la pièce qui a remporté le plus de statuettes - dans trois catégories dont le Molière du Théâtre privé - lors de ce rendez-vous annuel récompensant les personnalités du monde du théâtre, présenté par l'humoriste Alex Vizorek et retransmis en différé sur France 2. Elle raconte l'histoire vraie de jeunes femmes inculpées pour un avortement clandestin, défendues par l'avocate Gisèle Halimi, un combat qui a fait l'objet d'une ovation debout du public du théâtre des Folies Bergère, à la demande de la troupe du spectacle montée sur scène. La cérémonie a démarré en trombe par un numéro de claquettes de huit "cagelles" en bas résilles et perruques blondes de "La Cage aux Folles", comédie musicale à succès sortie en décembre mise en scène par Olivier Py au Châtelet. Ce spectacle est reparti avec deux prix, le Molière du spectacle musical et le Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public pour l'acteur Laurent Lafitte, qui joue le rôle de "Zaza". Une récompense supplémentaire pour celui qui au cinéma, a été sacré, en février, du César du meilleur acteur pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans le film "La femme la plus riche du monde". Trois spectacles ou membres de la Comédie-Française obtiennent une récompense: Elsa Lepoivre, meilleure comédienne dans un spectacle de Théâtre public ("Hécube, pas Hécube" de Tiago Rodrigues), meilleure pièce jeune public pour "Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit" de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, et Laurent Stocker, meilleur comédien dans un second rôle ("Les femmes savantes" d'Emma Dante d'après Molière). Côté humour, c'est "Sexe, Grog, et Rocking Chair", de et par Alex Lutz, qui a été lauréat d'une statuette. - Parodie de la commission Alloncle - En recevant un Molière d'honneur - le premier de sa carrière - l'actrice et humoriste Muriel Robin, très émue, a réclamé au ministre de la Justice Gérald Darmanin de renoncer au texte de loi réformant la justice criminelle et approuvant notamment un dispositif de "plaider-coupable" pour les infractions les plus graves, ouvrant la voie à des délais accélérés et à des peines encourues réduites. "Un viol, ça se négocie pas, ça se juge !", a-t-elle lancé. "Je vous demande (...) d'être à la hauteur de ce fléau et de ne pas infliger aux victimes cette seconde peine". La cérémonie n'a pas manqué d'autres clins d'oeil politiques. Un sketch préalablement réalisé a parodié la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public présidée par Jérémie Patrier-Leitus et dont le rapporteur (UDR, parti proche du RN) Charles Alloncle est accusé par la gauche et le bloc central de vouloir affaiblir France télévisions et Radio France. Alex Vizorek y campe un président des Molières auditionné par un rapporteur (Laurent Stocker) aux questions plus qu'insistantes sur le coût de l'événement, de son costume, jusqu'à ses sous-vêtements... Plusieurs artistes récompensés ont, sur le plateau, demandé à la ministre de la Culture Catherine Pégard, présente dans les premiers rangs, de "protéger" le secteur du spectacle vivant. Anne Bouvier, présidente de l'Adami (société de services aux artistes-interprètes), a mis en garde ceux qui "voudraient limiter (la culture, ndlr) à la pierre et au patrimoine". "Notre patrimoine premier c'est nous, ne l'oublions pas.", a-t-elle lancé. En revanche, la cérémonie n'a pas cette année laissé la parole à un représentant de la CGT spectacle. Le syndicat s'en est indigné dans un communiqué, accusant la production de vouloir "faire taire" les professionnels alors que le secteur "subit des coupes budgétaires", "depuis deux années". La metteuse en scène franco-iranienne Aïla Navidi a rappelé la situation des Iraniens ces dernières semaines, notamment depuis le début de la guerre engagée fin février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. "Nous (en France), nous avons encore la liberté, (...) elle nous appelle à nous tenir auprès des peuples", a-t-elle lancé.

05.05.2026 à 00:35

Les Émirats arabes unis à nouveau visés par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz

FRANCE 24

Une attaque de drones iraniens est accusée d'avoir visé, lundi, les Émirats arabes unis, provoquant un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah et blessant trois personnes. Il s'agit des premières frappes de Téhéran en plus d'un mois. Mais l'Iran s'en défend : le pays "n'avait aucun projet de cibler les Émirats", rapporte la télévision d'État.

05.05.2026 à 00:11

Musk contre Altman: le président accusé d'avoir dévoyé la mission d'OpenAI pour "gagner de l'argent"

FRANCE24

Greg Brockman, le plus intime des collaborateurs de Sam Altman, au point d'en partager la signature vocale, s'est défendu pied à pied, devant une juge fédérale d'Oakland, près de San Francisco. Elon Musk les accuse d'avoir détourné les dons qu'il a faits à la fondation philanthropique initiale d'OpenAI, lancée fin 2015, pour bâtir leur colosse commercial, aujourd'hui valorisé plus de 850 milliards de dollars. L'intelligence artificielle "va être le changement technologique le plus important de l'histoire de l'humanité", a déclaré Greg Brockman, tendu dans son inhabituel costume-cravate. Il a assuré que le virage commercial était la seule voie possible pour réaliser la mission de développer une IA "pour le bien de l'humanité". Cette transformation n'a pas pillé la fondation, à laquelle OpenAI est toujours adossée, a défendu l'ingénieur de 38 ans, sous les yeux de Sam Altman: "Nous avons créé l'organisation à but non lucratif la mieux dotée de l'histoire, avec une valorisation boursière de plus de 150 milliards de dollars". Le patron de SpaceX, qui a fini par monter xAI, son propre laboratoire rival d'OpenAI, demande à la justice de retransformer OpenAI en simple fondation. Une telle issue, tranchée d'ici fin mai, menacerait le développement de la société, en lice pour une introduction en Bourse retentissante. OpenAI dénonce une manoeuvre d'un concurrent revanchard, qui a aussi souhaité la transformation commerciale, mais s'est éloigné après avoir échoué à en prendre le contrôle. "Gagner de l'argent" Lundi, l'avocat de Musk a fait admettre d'entrée à Greg Brockman qu'il possédait une participation dans OpenAI évaluée à 30 milliards de dollars, sans avoir investi un centime. Steven Molo a brandi un courriel de 2015 dans lequel le cofondateur promettait de verser 100.000 dollars pour attirer d'autres donateurs de la Silicon Valley. "Je n'ai finalement pas fait ce don, c'est vrai", a reconnu Brockman. Mais "Je suis prêt à le faire aujourd'hui", a-t-il fini par ajouter. L'avocat, d'une voix parfois menaçante, a étrillé Greg Brockman sur ses célèbres confidences, couchées dans un journal personnel en 2017. Rester avec Elon Musk ou s'éloigner, se demande le trentenaire en août de cette année-là: qu'importe, "si j'arrive au milliard de dollars, je suis à l'abri", écrit-il. Maintenant qu'il en pèse 30, pourquoi les 29 supplémentaires n'ont-ils pas été reversés à la fondation, dont il était administrateur, avec une obligation morale, l'a bousculé Steven Molo? "Cette question cache des présupposés. Je ne vois pas bien comment répondre", a-t-il répondu, en retrait. Plus tard en 2017, Brockman et Altman venaient d'assurer à Elon Musk qu'ils renonçaient au tournant commercial : "Peut-être qu'on devrait simplement monter une structure à but lucratif - gagner de l'argent pour nous semble une excellente idée", écrit-il. "C'était l'expression d'une frustration, pas d'un projet", s'est défendu Brockman, décrivant un moment de découragement alors qu'Elon Musk venait de menacer de couper son financement. "Combien de fois avez-vous répété cette phrase?", a ironisé l'avocat adverse, soulignant face au jury la préparation millimétrée du témoin. Quelques minutes plus tôt, un expert convoqué par le camp Musk avait confirmé sous serment avoir été rémunéré 230.000 dollars pour une semaine de préparation. Détruire l'humanité Prenant les imprudentes confidences l'une après l'autre, l'avocat a tenté de faire admettre à Greg Brockman qu'elles démontraient l'intention d'évincer Musk après avoir utilisé son nom et son argent, tout en lui cachant ses conflits d'intérêts et une discrète compensation de 10 millions de dollars donnée par Altman. "Ce n'est pas comme ça que je qualifierais les choses", s'est plusieurs fois limité à répondre Greg Brockman, lorsque que l'avocat adverse tentait de lui faire admettre une lecture défavorable de son journal. La semaine dernière, Elon Musk s'était présenté, sur trois jours, en bienfaiteur désintéressé des débuts d'OpenAI, auxquels il a contribué par des dons à hauteur de 38 millions de dollars de 2016 à 2020. Il assure que son projet était de contrebalancer la domination de Google et de placer cette révolution technologique, susceptible de détruire l'humanité, dans de meilleures mains, délivrées de la pression du profit. En retour l'avocat d'OpenAI a contre-attaqué l'homme le plus riche du monde, peu connu pour sa philanthropie, en soulignant ses propres ambitions lucratives.

04.05.2026 à 23:54

Australie et Japon renforcent leur coopération économique et de défense

Laure MANENT

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a profité de sa première visite en Australie depuis sa prise de pouvoir pour avancer avec son homologue australien Anthony Albanese sur un rapprochement stratégique entre leurs deux Etats. L'indo-pacifique est très impacté par l'influence croissante de la Chine dans la région ainsi que par le blocage du détroit d'Ormuz, alors que le Japon dépend à 95% du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole, et à 11% pour son gaz naturel liquéfié (GNL). Entre ces deux axes de pression, Canberra et Tokyo ont décidé de renforcer leurs partenariats économique, énergétique, en matière de terres rares et de défense pour réduire leur exposition aux risques.

04.05.2026 à 23:51

Angleterre: Manchester City fait une passe décisive à Arsenal

FRANCE24

L'équipe de Pep Guardiola, devant à la mi-temps, a encaissé trois buts en moins d'un quart d'heure au coeur d'une seconde période décousue, avant d'arracher le petit point de l'espoir au bout du temps additionnel. Le leader Arsenal (1er, 76 pts) compte désormais cinq points de plus que son dauphin mancunien (2e), lequel a disputé un match en moins. Autrement dit, les Gunners seront sacrés champions d'Angleterre pour la première fois depuis 2004 s'ils remportent leurs trois derniers matches contre West Ham, Burnley et Crystal Palace. Ils ne pouvaient pas rêver d'un meilleur cadeau à la veille de recevoir l'Atlético Madrid en demi-finale retour de la Ligue des champions, l'autre objectif de leur très dense et excitante fin de saison. Manchester City a fissuré le mur défensif d'Everton en fin de première période grâce à un joli tir enroulé de Jérémy Doku (43e, 1-0), presque un copier-coller de celui qu'il a réalisé sur le gong (90e+7, 3-3). Mais entre les deux buts du Belge, l'édifice des Citizens s'est effondré. Le Français Thierno Barry, entré en seconde période, a profité d'une bourde géante de Marc Guéhi, auteur d'une passe trop molle vers son gardien (68e, 1-1), puis réalisé un doublé (81e, 3-1) après une tête gagnante de Jake O'Brien sur corner (73e, 2-1). Erling Haaland a sonné la révolte (83e, 3-2) et Doku l'a prolongée. "On prend ce point et, tant que ce n’est pas fini, on va continuer (à se battre)", a réagi Guardiola au micro de Sky Sports. Chelsea craque aussi, encore Plus tôt, Chelsea a affaibli encore davantage son mince espoir de qualification pour la prochaine Ligue des champions, en encaissant contre Nottingham Forest (3-1) sa sixième défaite consécutive en Premier League. Les Blues, neuvièmes à trois journées de la fin, comptent dix points de moins que le cinquième Aston Villa, détenteur de la dernière place qualificative pour la grande Coupe d'Europe. A Stamford Bridge, ils ont pris deux buts dans le premier quart d'heure (2e, 15e), vu Matz Sels repousser un pénalty de Cole Palmer (45e+10) et leur attaquant de 18 ans, Jesse Derry, sortir sur civière après un choc impressionnant à la tête. Taiwo Awoniyi, qui avait marqué moins de 100 secondes après le coup d'envoi, s'est offert un doublé (52e) au cours d'une seconde période où le gardien Robert Sanchez a cédé sa place, blessé lui aussi. La seule éclaircie est venu du merveilleux retourné acrobatique de Joao Pedro (90e+3, 3-1) qui a permis aux Blues d'éviter l'infamie d'un sixième revers consécutif sans le moindre but marqué en Premier League. "C'est extrêmement décevant. Nous savons que nous valons bien mieux que ce que nous avons montré", a réagi Calum McFarlane, entraîneur par intérim après le renvoi de Liam Rosenior. "Je ne pense pas que nous ayons manqué d'efforts ni d'engagement", a-t-il soutenu.

04.05.2026 à 23:46

En visite à Erevan, Emmanuel Macron salue le choix de l'Arménie de "se tourner vers l'Europe"

FRANCE 24

Au premier jour d'une visite d'État dans la capitale arménienne pour le sommet de la Communauté politique européenne (CPE), lundi, le président français a salué le choix de l'Arménie de "se tourner vers l'Europe". Emmanuel Macron a également félicité le choix de la "paix" avec l'Azerbaïdjan, le "seul raisonnable", selon lui, pour s'affranchir de la Russie.

04.05.2026 à 23:45

Violences sexuelles: un an de prison ferme requis en appel contre Dominique Boutonnat, ex-président du CNC

FRANCE24

L'avocate générale a notamment souligné la "posture de déni" de M. Boutonnat. Durant l'audience comme en première instance en 2024, M. Boutonnat, qui était avant sa condamnation l'une des figures les plus influentes du cinéma français, a nié les faits, même s'il dit désormais mieux comprendre la "souffrance réelle" de son filleul. Il avait démissionné du CNC, structure chargée, entre autres, de gérer la prévention des violences sexuelles dans l'industrie cinématographique, après sa condamnation. Son filleul, 20 ans au moment des faits, l'accuse, lors de vacances en Grèce en août 2020 dans la maison de campagne de M. Boutonnat, d'avoir tenté de le masturber dans son lit après qu'ils se soient baignés nus dans une piscine. Le jeune homme affirme l'avoir ensuite masturbé dans sa chambre pour qu'il arrête de le toucher. L'ancien président du CNC a de nouveau reconnu l'avoir pris en photo nu à la sortie de la piscine mais alors qu'il visait le paysage; et des baisers dans la chambre de ce dernier, mais consentis et initiés par son filleul, toujours selon ses dires. Enfin, le lendemain, les deux parties s'accordent sur le fait que M. Boutonnat est entré dans la salle de bain de son filleul pour l'embrasser, cette fois-ci selon le prévenu pour tenter de lever l’ambiguïté sur les faits de la nuit précédente. "J'ai 50 ans, c'est le fils de mes meilleurs amis, c'est pas possible de se retrouver à moitié nus à s'embrasser", a-t-il dit durant l'audience. Il évoque en revanche une "mécanique de mensonge" du jeune homme sur les autres faits. Dans un enregistrement, réalisé quelques jours plus tard et qualifié de "cauchemar" pour lui par l'avocate de la partie civile Caroline Toby, M. Boutonnat reconnaît des actes mais "rien de sexuel", qui seraient de sa "faute", comme il l'exprime à plusieurs reprises. Durant l'enquête, il assure qu'il n'avoue rien mais qu'il tente alors de déculpabiliser le jeune homme par "excès d'empathie", ne sachant pas que ce dernier l'enregistre. Mais durant l'appel, M. Boutonnat demande plusieurs fois que son interlocuteur ne parle à personne. Sa meilleure amie est déjà au courant et écoute l'appel. Plus tard, elle encourage à nouveau son ami en lui disant que son parrain n'est "pas un boyfriend", ("petit ami"). "Ca vous paraît normal d'avoir besoin de le préciser ?", a demandé Delphine Meillet, avocate de M. Boutonnat avec Céline Lasek, insistant sur l'ambiguïté de la relation. "Elle me rappelait ce que je savais déjà pour m'encourager", a répondu le jeune homme. "Ce qui s'est passé cette nuit-là était extrêmement volatil" mais consenti, a défendu Me Lasek. La décision a été mise en délibéré au 22 juin.

04.05.2026 à 23:16

Mali : Assimi Goïta récupère le ministère de la Défense et renforce son pouvoir

Kalidou SY

Assimi Goïta, nouveau ministre de la Défense du Mali.Le président de la transition va cumuler ce poste, en remplacement de Sadio Camara, tué lors d'une attaque djihadiste du JNIM et du FLA. Le chef d'état-major de l'armée malienne, le général Oumar Diarra, exercera quant à lui les fonctions de ministre délégué à la Défense. 
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