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11.04.2026 à 05:25

JD Vance en route pour le Pakistan pour le début de négociations avec l'Iran

FRANCE24

Parti vendredi, JD Vance doit atterrir dans la matinée à Islamadad - devenue ville fantôme sous haute sécurité - pour mener la délégation américaine, accompagné de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump. A la tête d'une délégation de plus de 70 personnes, l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf est lui arrivé vendredi soir au Pakistan. Avant le début des discussions, dont le calendrier n'est pas connu, chaque camp a lancé ses mises en garde. "Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance", a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, à son arrivée à Islamabad. Les négociations passées avec les Etats-Unis se sont toujours finies par "des échecs et des promesses brisées", a appuyé le responsable, cité par la télévision d'Etat iranienne. De son côté, avant d'embarquer dans l'avion, JD Vance a averti l'Iran contre toute tentative de se "jouer" de Washington. "S'ils tentent de se jouer de nous, ils verront que notre équipe de négociation ne se montrera pas très réceptive", a-t-il déclaré. Il a néanmoins assuré "essayer de mener des négociations positives". Tout comme le principal médiateur dans les discussions, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. "En réponse à mon invitation sincère, des dirigeants des deux pays viendront à Islamabad, où des négociations se tiendront pour instaurer la paix", a-t-il déclaré vendredi dans une allocution à la nation. "Passe ou casse" Mais il a prévenu qu'après le cessez-le-feu temporaire de deux semaines arraché dans la nuit de mardi à mercredi, "une étape encore plus difficile nous attend désormais: instaurer une trêve durable et résoudre des questions délicates par la voie diplomatique". En Iran, pays qui subit une coupure internet imposée par les autorités qui a désormais dépassé la durée record de 1.000 heures, des habitants ont témoigné auprès de l'AFP de leurs doutes sur l'issue des négociations. "On ne devrait pas prendre Trump aussi au sérieux. Il veut rayer une civilisation de la carte et douze heures plus tard, met en place un cessez-le-feu qui ne repose sur rien", a résumé un habitant de 30 ans, s'exprimant sous couvert d'anonymat. Ayant multiplié les ultimatums, menaces et revirements depuis le début de la guerre le 28 février, le président américain a affirmé vendredi que l'Iran n'avait "aucune carte en main" pour négocier autre que le détroit d'Ormuz. Ce passage maritime stratégique pour livrer le pétrole du Golfe dans le monde, verrouillé presque totalement par l'Iran en représailles, sera "bientôt ouvert", a affirmé Donald Trump. "Ça va s'ouvrir automatiquement" car l'Iran "ne se fait pas d'argent sinon", a t-il estimé. L'attentisme des marchés face à une telle perspective est néanmoins resté de mise, avec le prix du baril de pétrole repassant timidement en dessous des 100 dollars à la fermeture vendredi. Pourparlers Liban-Israël L'Iran affirme avoir posé deux préconditions aux négociations: "un cessez-le-feu au Liban" et "le déblocage des actifs de l'Iran", a insisté Mohammad Bagher Ghalibaf. Depuis la conclusion de la trêve, Téhéran et Washington s'opposent sur la question de l'inclusion du Liban dans un accord de paix. Israël est déterminé de son côté à y continuer sa lutte contre le Hezbollah pro-iranien. Mercredi, Israël a mené au Liban des frappes les plus meurtrières de ce conflit, avec 357 morts en une journée, notamment dans la capitale Beyrouth, selon le dernier bilan. L'allié des Etats-Unis a dit avoir tué 180 combattants du Hezbollah ce jour-là. La zone frontalière entre les deux pays demeure sous tensions. Tôt samedi matin, le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars, a affirmé avoir lancé des attaques de drones et de roquettes sur des soldats israéliens stationnés dans le sud du Liban et sur des localités israéliennes près de la frontière. Selon la présidence libanaise, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, le Premier ministre israélien ayant donné son feu vert à des "négociations directes". Le Hezbollah a rejeté cette initiative, appelant à ne pas faire de "concessions gratuites" à Israël, tandis qu'Israël, par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis, a, lors de discussions préparatoires, "refusé de discuter d'un cessez-le-feu avec l'organisation terroriste Hezbollah". burx-maj/roc

11.04.2026 à 05:13

Coup d'envoi du festival Coachella avec la popstar Sabrina Carpenter

FRANCE24

Sabrina Carpenter a promis dans une interview à Perfect magazine le "show le plus ambitieux" de sa carrière, lors de cette édition 2026 qui verra jeunes talents et artistes confirmés défiler sur les neuf scènes du festival pendant deux weekends d'affilée. En attendant sa prestation, ses fans ont pu profiter de granités et prendre des selfies au "Sabrina Carpenter's Pit Stop", une installation en forme de station-service mettant en vedette le van rose de son clip "House Tour", sorti cette semaine. "C'est tellement plus spécial quand on peut s'immerger dans le concept qu'un artiste essaie de vendre et le toucher physiquement", a raconté Lina Luaces, festivalière et Miss Univers Cuba 2025, alors qu'elle posait dans l'une des voitures vintage exposées. Des jeunes talents comme Teddy Swims et Katseye doivent se produire le même soir que la chanteuse des tubes "Manchild" et "Espresso", avant un concert du DJ italo-américain Anyma qui s'annonce riche visuellement. L'attente est tout aussi grande autour de Justin Bieber, qui jouera à Indio samedi. Des vidéos de fans ont déjà circulé cette semaine montrant le Canadien de 32 ans lors de répétitions. A ses côtés, un beau mélange des genres avec le rock du groupe The Strokes, la pop de la jeune Addison Rae ou encore la techno du Français David Guetta. La soirée mettra également à l'affiche des piliers de la techno comme Armin van Buuren et Adam Beyer, des stars de la K-pop telles que Taemin et la sensation britannique de la dance PinkPantheress. La cerise sur le gâteau tombera dimanche avec la figure du reggaeton Karol G, première artiste latino en tête d'affiche du festival. Le festival se terminera cette année par une projection sous les étoiles du premier épisode de la troisième saison d'"Euphoria", la série HBO qui fait son retour à la télévision après une pause de quatre ans. Coachella sera aussi diffusé en direct sur YouTube.

11.04.2026 à 05:07

Comment la Nasa a investi dans les images pour ressusciter l'enthousiasme spatial

FRANCE24

"Ils disaient qu'ils n'avaient pas assez de bande passante, qu'il fallait prioriser les données sur le vaisseau et l'ingénierie", a raconté cette semaine à l'AFP Zebulon Scoville, à Houston au centre de contrôle Johnson, coeur du programme américain d'exploration spatiale habitée. "Je leur ai répondu qu'ils avaient tort", dit-il. "Ce programme s'éteindra si on ne suscite pas l'adhésion des gens". La Nasa s'est donc débrouillée pour trouver un flux à faible bande passante pour diffuser en direct pendant la mission. Et ses chefs lui ont confié toute l'image d'Artémis, avec comme mission d'embarquer le grand public avec la Nasa vers la Lune. Orion, le vaisseau qui a emmené les quatre astronautes d'Artémis autour de la Lune, a donc été équipé d'une liaison de communication optique vers la Terre, un laser capable de transmettre vers des stations terrestres des vidéos en meilleure résolution. Le monde a pu suivre la mission non seulement sur la chaîne YouTube de la Nasa, jusqu'en qualité 4K, mais aussi sur Netflix ou Twitch, avec des millions de vues sur l'ensemble des plateformes. Le Twitch de la Nasa Les vidéos des astronautes à bord ont proliféré sur les réseaux sociaux, parfois pour du trivial - la saga des problèmes d'évacuation des toilettes d'Orion - mais surtout pour les photos à couper le souffle d'un croissant de Terre derrière la Lune, ou celles de l'éclipse solaire. Certains enseignants américains ont fait suivre le périple à leurs élèves pour rendre les leçons plus réalistes, comme Alex Roethler, professeur de physique dans le Wisconsin. "Toute l'école était enthousiaste", assure-t-il à l'AFP. Collègues comme élèves passaient régulièrement une tête dans sa classe pour prendre des nouvelles, "c'était marrant". "C'était génial d'avoir le streaming, et assez cool qu'ils aient aussi utilisé Twitch", dit-il. "La plupart de nos étudiants sont dessus". Joie lunaire? Les descriptions ciselées des cratères, des reliefs et du sol lunaire par l'équipage a aussi fourni des séquences captivantes pendant les sept heures de survol de la Lune, lundi. Les astronautes d'Apollo n'avaient pas la perspective élevée dont ont bénéficié ceux d'Artémis II. A 6.500 km de la surface, leur regard a pu embrasser l'ensemble du globe lunaire; ils ont pu décrire en direct des bassins entiers, des suites de cratères, et de brefs points lumineux: des impacts de météorites en temps réel, trop éphémères pour être photographiés. Le tout sous le thème de la "joie lunaire", "moon joy", répété de manière appuyée par les contrôleurs de la Nasa. Avec Artémis II, l'agence a montré "des sourires et de l'émotion, alors qu'on a plutôt été assez secs historiquement", résume Zebulon Scoville. "On a le droit de sauter de joie et de crier à la Lune". Parallèles Apollo-Artémis Une partie du public de 2026 a pu sembler blasé face à une redite des exploits Apollo. La concurrence médiatique est plus rude que dans les années 1960, quand les Etats-Unis n'avaient que trois chaînes de télévision. Jack Kiraly, de l'organisation Planetary Society, nuance le mythe Apollo. La nostalgie de Neil Armstrong "cache certains des problèmes du programme à l'époque", qui était assez "impopulaire dans l'électorat américain et le grand public", selon lui. Quoiqu'il en soit, l'intérêt pour Artémis "n'est pas à la hauteur" des missions Apollo, observe-t-il. Il souhaite à la Nasa de continuer à améliorer sa communication. "Avec les guerres, les divisions, tout le monde a envie de bonnes nouvelles", poursuit Zebulan Scoville. Fidèle à la réserve des astronautes, l'équipage n'a pas parlé de politique ou de la guerre en Iran. Mais depuis l'espace, le commandant américain, Reid Wiseman, y a fait allusion. De là haut, la planète bleue dans son hublot, il a confié espérer que le périple lunaire "fasse faire une pause au monde". Quelques heures après son retour dans le Pacifique, l'une des plus hautes responsables de la Nasa, Lori Glaze, a crié victoire, lançant: "A tous nos nouveaux abonnés, restez branchés".

11.04.2026 à 04:21

Ukraine: début attendu d'un cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe

FRANCE24

Le Kremlin a indiqué que le cessez-le-feu entrerait en vigueur samedi à 16H00 (13H00 GMT) et durerait jusqu'à la fin de la journée de dimanche, soit une période de 32 heures. Le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, et son chef d'état-major Valéri Guérassimov ont reçu l'ordre de "cesser les opérations de combat dans toutes les directions pour cette période". Le chef de l'Etat ukrainien, Volodymyr Zelensky, a peu après fait savoir que son pays était prêt à respecter cette rare pause dans les hostilités, qu'il avait déjà proposée de son côté, alors que les discussions en vue de mettre fin au conflit qui dure depuis quatre ans avaient déraillé en raison de la guerre au Moyen-Orient. Ce court cessez-le-feu doit intervenir dans un contexte de ralentissement des efforts diplomatiques menés par les Etats-Unis. Avant que ne commence le cessez-le-feu, les autorités des régions ukrainiennes de Poltava (centre) et de Soumy (nord-est) ont indiqué dans la nuit de vendredi à samedi qu'une personne avait été tuée et une quinzaine d'autres blessées dans deux attaques distinctes. Tôt samedi, ce sont les autorités d'Odessa (sud) qui ont rapporté la mort de deux personnes dans une frappe russe sur une zone résidentielle, ajoutant que deux autres étaient hospitalisées. Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a par ailleurs lancé dans la nuit de jeudi à vendredi 128 drones contre le pays. Ralentissement de l'armée russe Plusieurs cycles de négociations menées sous l'égide des Etats-Unis n'ont pas réussi à rapprocher les belligérants d'un accord, le processus s'enlisant davantage encore à mesure que l'attention de Washington se déplaçait vers l'Iran. Moscou exige de Kiev des concessions territoriales et politiques que Volodymyr Zelensky a rejetées, les assimilant à une capitulation. Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l'agence Tass, l'annonce de cette trêve n'a pas été discutée au préalable avec Kiev et Washington, et n'est pas liée aux négociations pour mettre fin au conflit. La guerre a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, ce qui en fait le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Des millions d'autres ont été déplacées. Si la Russie a réalisé de modestes gains territoriaux au prix fort, Kiev a récemment réussi à repousser l'ennemi dans le sud-est. Les avancées russes ont ralenti depuis fin 2025, selon l'analyse des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), basé aux Etats-Unis. L'ISW attribue ce ralentissement de l'armée russe sur les derniers mois aux contre-offensives ukrainiennes, mais aussi à "l'interdiction faite à la Russie d'utiliser les terminaux Starlink en Ukraine" et aux "efforts du Kremlin pour restreindre l'accès à Telegram". La situation est en revanche défavorable à Kiev plus au nord dans la région de Donetsk, en direction des deux grandes villes de Kramatorsk et Sloviansk. A l'est de cette dernière, les troupes du Kremlin ont progressé sur une cinquantaine de km2 sur le mois de mars. Quatre ans après le début du conflit, Moscou occupe un peu plus de 19% de l'Ukraine, dont une majorité acquise pendant les premières semaines du conflit.

11.04.2026 à 03:41

Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori promet expulsions de migrants et rapprochement avec Washington

FRANCE24

La candidate de droite s'est engagée à "rétablir l'ordre" au cours de ses 100 premiers jours au pouvoir dans un pays durement touché par la criminalité, tout en affichant sa proximité avec Washington et des dirigeants conservateurs de pays voisins tels que l'Argentine, le Chili, l'Equateur et la Bolivie. Keiko Fujimori, candidate pour la quatrième fois à la présidentielle, est donnée favorite du scrutin, qui compte un record de 35 candidats, avec près de 15% des intentions de vote dans les derniers sondages. Dans un contexte de rivalité croissante entre les Etats-Unis et la Chine en Amérique latine, Keiko Fujimori a déclaré vouloir renforcer les liens avec Washington. "Mon rôle, si je suis élue présidente, sera d'encourager les Etats‑Unis à s'impliquer de nouveau plus activement" dans l'économie péruvienne, a-t-elle déclaré, ajoutant vouloir aussi "inciter l'Europe à oser à nouveau traverser l'Atlantique pour venir au Pérou". Le pays andin est le deuxième plus grand bénéficiaire des investissements chinois en Amérique latine, derrière le Brésil, avec au moins 29 milliards de dollars investis entre 2005 et 2025, selon le China Global Investment Tracker. "L'Amérique latine est en train de s'orienter vers un courant qui accorde la priorité à la liberté, aux investissements et au rétablissement du contrôle et de la sécurité", a déclaré la candidate au sujet de l'accession au pouvoir de dirigeants de droite tels que Javier Milei en Argentine, José Antonio Kast au Chili, Rodrigo Paz en Bolivie et Daniel Noboa en Equateur. "Il ne manque plus que la Colombie et le Pérou", a-t-elle souligné, disant espérer, en tant que présidente, s'inscrire dans cette dynamique. "Rétablir l'ordre" La fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori (1990‑2000) a axé sa campagne sur la promesse de mettre fin à la montée de la criminalité, principale préoccupation des Péruviens, qu'elle associe à l'immigration irrégulière. "Nous expulserons les ressortissants en situation irrégulière", a-t-elle assuré, promettant aussi d'envoyer l'armée dans les prisons et de réformer en profondeur le système judiciaire. "Je m'engage à rétablir l'ordre au Pérou et nous demanderons des pouvoirs au Congrès afin que les forces armées nous aident à contrôler les prisons", a-t-elle notamment indiqué. Sur la question migratoire, elle a plaidé pour la mise en place d'un "corridor humanitaire", afin de permettre le retour des migrants en situation irrégulière, notamment Vénézuéliens. Keiko Fujimori a déjà promis durant sa campagne un durcissement du contrôle des frontières et de rétablir les "juges sans visage", des magistrats anonymes utilisés sous le régime de son père, une pratique controversée. Tout au long de sa campagne, elle n'a pas hésité à invoquer sa mémoire. Malgré sa condamnation à 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l'humanité, Alberto Fujimori, décédé en 2024, reste crédité par une partie de la population d'avoir vaincu la guérilla du Sentier lumineux (1980‑2000) et mis fin à l'hyperinflation. Selon les derniers sondages, Keiko Fujimori est suivie de près dans les intentions de vote par l'humoriste au discours radical Carlos Alvarez, l'ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga, le centriste Ricardo Belmont et le candidat de gauche Roberto Sanchez. Le pays andin traverse une profonde crise politique, avec huit présidents en dix ans, dont quatre destitués par le Parlement et deux autres contraints à la démission. Les Péruviens éliront également dimanche leurs représentants au Parlement, dans le cadre du rétablissement d'un système bicaméral, une première depuis les années 1990.

11.04.2026 à 00:17

Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti pas prêt à "passer la main"

FRANCE24

Le chef de l'Etat n'était opposé qu'à un seul candidat, Mohamed Farah Samatar, chef d'un petit parti sans envergure politique. Président d'un des pays les moins peuplés du continent (environ un million d'habitants), celui qui est surnommé IOG a su exploiter sa position géographique stratégique, aux confins de l'Afrique et de la péninsule arabique, qui l'ont rendu incontournable et influent sur la scène internationale. "Non, non et non, trois fois!": en 2022 le chef de l'Etat assurait aussi qu'il ne toucherait pas à la Constitution fixant à 75 ans l'âge limite pour briguer la présidence. En novembre, la loi fondamentale a pourtant finalement été modifiée pour lui ouvrir la voie à un nouveau mandat. IOG est né en 1947 à Dire-Dawa, en Ethiopie voisine, où son père était cheminot. Il rentre à 13 ans dans son pays, alors Côte française des Somalis, et arrête ses études quelques années plus tard. Sa carrière débute dans la police, dont il sera évincé pour avoir milité en faveur de l'indépendance, raconte sa biographie officielle. En 1977, Hassan Gouled Aptidon, premier président de Djibouti tout juste indépendant, le nomme au poste stratégique de chef de cabinet, qu'il occupera plus de 20 ans. IOG cumule cette fonction avec celle de chef des services de sécurité et de renseignements, poste hautement sensible dans un pays fragilisé par les dissensions entre Issa et Afar, les deux grandes communautés, qui déboucheront sur plusieurs années de conflit armé. "Contrôle absolu" Ismaïl Omar Guelleh, qui arbore barbe poivre et sel, légère calvitie et embonpoint, est comme son mentor un Issa, un clan somali. Les Afar s'estiment marginalisés. En 1999, Hassan Gouled Aptidon se retire. Son dauphin désigné prend sa suite, élu puis réélu à chaque scrutin avec plus de 75% des suffrages. En 2010, au terme de son deuxième mandat, un Parlement acquis à sa cause avait déjà supprimé de la Constitution la limite de deux mandats. En 2021, dernière élection en date, il s'arroge plus de 97% des voix. Ses mandats ont été marqués par un exercice autoritaire du pouvoir, mais aussi par un important développement économique autour d'infrastructures portuaires. "Il avait pris la décision de ne pas se représenter (cette année) et cela a été très difficile de le convaincre d'y retourner", affirme à l'AFP Dileita Mohamed Dileita, président de l'Assemblée nationale qui fut son Premier ministre pendant 12 ans. "Mais avec la situation au Moyen-Orient et la guerre qui est à notre porte de l'autre côté de la mer Rouge, il nous faut la stabilité". Professeure à l'Université catholique de Lille (nord de la France), Sonia le Gouriellec voit là "un prétexte" avancé "pour présenter une candidature +obligée+ par les évènements". Pour cette spécialiste de la Corne de l'Afrique, surtout, "aucun successeur ne semble émerger pour lui succéder" et "les noms qui ont circulé ont rapidement été écartés". Polyglotte "Il y a une absence totale de préparation" de l'après-IOG, confirme, sous le couvert de l'anonymat, un chercheur djiboutien, spécialiste de la vie politique du pays, qui crédite le chef de l'Etat d'un "bon travail en matière de politique étrangère". Car ce polyglotte - qui parle italien, français, anglais, somali, arabe et amharique - a misé sur la position stratégique de Djibouti, ancré sur le détroit de Bab-el-Mandeb qui contrôle l'accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden, pour y accueillir des bases militaires française, américaine, japonaise, chinoise et italienne. IOG a également parié sur le développement des infrastructures maritimes et logistiques et attire des capitaux étrangers. Le chef de l'Etat fait valoir cette influence: un de ses fidèles, Mahamoud Ali Youssouf, qui fut durant 20 ans son ministre des Affaires étrangères, a été élu en février 2025 à la tête de la Commission de l'Union africaine. Ce désormais sixième mandat sera-t-il le dernier d'IOG? Des chercheurs et diplomates s'inquiètent de l'état de santé du président qui se déplace avec difficulté et de l'influence grandissante de son épouse, Kadra Mahamoud Haïd, figure-clé du régime, issue comme son mari du sous-clan des Mamassan. Pour Sonia le Gouriellec, avant de passer la main, IOG devra trouver "un successeur clairement accepté par les différents sous-clans, surtout par les Mamassan" pour parer à "une instabilité interne que le régime cherche à tout prix à éviter".

11.04.2026 à 00:05

Présidentielle: Faure estime avoir la "légitimité" pour rassembler la gauche non-mélenchoniste

FRANCE24

Tout en concédant que la primaire est un outil "discutable" et disant donc être "ouvert à toute autre possibilité", il a martelé la nécessité de "rassembler autour d'un bloc commun l'ensemble de la gauche démocratique et écologiste", dans une interview à Libération. Ce candidat devra avoir été choisi "à l'automne", a-t-il jugé. Interrogé pour savoir s'il compte être candidat "à un processus unitaire, quel qu'il soit", Olivier Faure a répondu en avoir "la légitimité". "Mais je ne place pas la question de ma personne avant l'objectif de parvenir à un candidat commun. Si quelqu'un fait l'unanimité, je me rangerai derrière lui", a-t-il ajouté. Il a par ailleurs estimé que la primaire, également défendue par la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, ainsi que les députés Clémentine Autain et François Ruffin, "pourrait réunir tous les candidats qui réunissent 500 parrainages de maires", laissant donc la possibilité de voir apparaître plusieurs candidats socialistes. "Pour moi, la primaire n'est pas là pour trancher entre des partis politiques mais entre des personnalités qui ont pour fonction d'incarner un projet commun", a-t-il expliqué. Et d'avertir: "si nous avons cinq, six ou sept candidats de gauche au premier tour, aucun d’entre eux ne sera au second". Il a de nouveau appelé le chef de Place publique, Raphaël Glucksmann, à participer à un processus unitaire. "Si nous ne voulons pas que la honte s'abatte sur nous jusqu'à la fin des temps, nous devons nous rassembler", a-t-il ajouté.

10.04.2026 à 23:57

Mythos, l'IA trop dangereuse selon son créateur Anthropic, accusé de coup médiatique

FRANCE24

Une réunion vendredi à Washington entre le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell et des dirigeants de grandes banques américaines pour évaluer les implications de Mythos sur la sécurité a confirmé que l'annonce le 7 avril de son report a dépassé le cercle des initiés de l'IA. "C'est un événement charnière dans l'histoire de la cybersécurité", a réagi Shlomo Kramer, vétéran israélien du domaine, prédisant un "tsunami de failles zero-day", c'est-à-dire des vulnérabilités inconnues de leurs concepteurs, impossibles à corriger avant d'être exploitées par les pirates. Le sujet a été largement commenté cette semaine à HumanX, une grande conférence autour de l'IA au coeur de San Francisco. "Je crois que nous verrons en 2026 une attaque catastrophique intégrant des capacités d'IA autonomes", y a déclaré Wendy Whitmore, vice-présidente de Palo Alto Networks, un acteur phare de la cybersécurité américaine. Son entreprise fait partie avec Google, Nvidia, Apple et Microsoft, entre autres, du consortium Glasswing annoncé mardi par Anthropic, chargé de tester Mythos et combler les failles avant sa publication. Mythos "a trouvé une faille qui dormait depuis 27 ans" dans un système informatique fondamentale (BSD), socle d'objets grand public comme l'iPhone ou la Playstation, a raconté Adam Meyers, vice-président de CrowdStrike, également membre de Glasswing. "De nombreux experts avaient scruté ce code pendant des décennies sans la trouver. C'est un signal d'alarme pour toute l'industrie", a-t-il commenté. "Les hôpitaux sont probablement parmi les organisations les moins équipées pour faire face au déluge qui arrive. Ce sont les patients, les voyageurs cloués au sol, les automobilistes en manque de carburant qui vont souffrir", a abondé Kara Sprague, PDG de HackerOne, spécialiste de la détection de failles informatiques. A l'avenir, "nous allons superviser des agents IA qui feront la défense, pendant que les attaquants superviseront leurs agents pour attaquer", a décrit Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité de Facebook. "En deux minutes, l'agent attaquant aura traversé tout mon réseau, récupéré mes clés d'accès et téléchargé toutes mes données. C'est terminé", a décrit cet expert. Non sans soulever la question de l'opportunisme d'Antropic. "J'adore le style marketing d'Anthropic", a-t-il ironisé. Son patron "Dario Amodei donne des interviews sur la fin du monde, et ensuite ils présentent ces produits si incroyablement dangereux avec d'adorables petits dessins: c'est comme si le Projet Manhattan avait annoncé la bombe atomique dans une bande dessinée Calvin et Hobbes." Le président du conseil d'administration d'OpenAI, rival à couteaux tirés d'Anthropic, n'a pas pu échapper à la question lorsqu'il s'est présenté mardi sur la scène d'HumanX. "Conceptuellement, sur la base de ce que vous venez de me dire, je pense que c'est une très bonne idée", a concédé à chaud Bret Taylor en réaction à l'annonce du consortium Glasswing quelques instants auparavant. Sans surprise, la critique la plus virulente est venue de l'administration Trump, en guerre ouverte avec Anthropic, jugée trop progressiste et menacée de perdre tous ses contrats publics américains, dont le Pentagone. "Il est difficile d'ignorer qu'Anthropic a un historique de tactiques alarmistes", a écrit sur X David Sacks, le conseiller IA numéro 1 de Donald Trump, avant de lister quelques exemples: la description en mai 2025 de comportements préoccupants de Claude, capable de menacer un ingénieur fictif de révéler sa liaison extraconjugale pour ne pas être débranché, ou encore la prédiction de Dario Amodei estimant à 25% la probabilité que le développement de l'IA mène à une "catastrophe existentielle". Les annonces d'Anthropic s'inscrivent aussi dans un calendrier: les marchés attendent avec impatience l'entrée en bourse envisagée de la start-up, valorisée 380 milliards de dollars à ce jour, ainsi que celle d'OpenAI et de SpaceX. Les trois entreprises technologiques, entourées par les investisseurs comme des poules aux oeufs d'or, sont sous pression pour démontrer leur futur rentabilité, encore loin d'être acquise vu les coûts pharaoniques de la ruée vers l'IA.

10.04.2026 à 23:47

Ligue 1: un président et trois points pour l'OM

FRANCE24

Il n'y a pas d'effet Stéphane Richard, pas encore, mais alors que la matinée avait été consacrée à la présentation de celui qui prendra ses fonctions le 2 juillet, une contre-performance dans la soirée aurait vraiment fait mauvais genre. Devant la presse et aux côtés du propriétaire Frank McCourt, l'ancien PDG d'Orange a répété ce que tout le monde sait à Marseille: la qualification pour la Ligue des champions est primordiale pour un club qui perd beaucoup d'argent et la lutte sera serrée jusqu'à la dernière journée. Mais comme l'OM reste fragile, rien n'a été simple vendredi soir, même contre la lanterne rouge du championnat. Après avoir énormément gâché, les hommes de Habib Beye ont tout de même inscrit dans le temps additionnel le but du 3-1, via Hamed Traoré (90+2), et le Vélodrome a pu souffler. L'affaire est excellente car un peu plus tôt, Monaco, rival direct, avait sombré sur la pelouse du Paris FC. En attendant les autres matchs du week-end, l'OM reprend donc la 3e place à Lille (4e) et trois points de marge sur l'équipe de la Principauté (5e). banderoles et logo Après deux défaites consécutives, ce rebond était presque obligatoire et il est intervenu devant des supporters qui n'ont pas lâché leurs joueurs et n'ont chahuté que la direction du club, via des banderoles par lesquelles ils ont dit tout le mal qu'ils pensent du nouveau logo présenté cette semaine. Fort de ce soutien, l'OM est très vite passé en tête, sur un but de Pierre-Emerick Aubameyang (1-0, 13e) au bout d'un contre bien mené par Amine Gouiri et Mason Greenwood, mais qui devait surtout beaucoup à la faiblesse messine. Mais l'écart à la pause n'avait pas évolué alors qu'il aurait dû être bien plus large, tant les Marseillais ont eu des occasions, qu'ils ont régulièrement gâchées. Avant même d'ouvrir le score, Aubameyang aurait ainsi dû faire mieux sur un invraisemblable cadeau de Sadibou Sané (8e). Puis Gouiri (21e) et Greenwood (30e et 39e) ont été dangereux, chaque ballon perdu par des Messins maladroits étant alors une munition pour l'OM. A la 32e minute, un deuxième but a été refusé à Aubameyang pour un hors-jeu de trois fois rien, puis le "petit" Paixao (1,68 m) a même failli marquer de la tête (40e). pas à l'abri L'OM gaspillait, donc, et juste avant le repos, les joueurs de Beye ont failli en être punis quand Gauthier Hein a touché le poteau d'une jolie frappe du gauche (44e). Dès le début de la deuxième période, Paixao a enfin donné deux buts de marge à Marseille sur une passe de rêve de Greenwood (2-0, 48e). Mais Metz est revenu immédiatement par Giorgi Tsitaishvili, buteur au milieu d'une défense à la passivité coupable (2-1, 49e). Les occasions marseillaises se sont alors enchaînées avec deux arrêts de Pape Sy coup sur coup devant Greenwood (59e) et Leonardo Balerdi (60e), puis des frappes au-dessus de Quinten Timber (69e), Gouiri (82e) ou Hamed Traoré (84e). Marseille dominait, évidemment, mais sans se mettre à l'abri et on se disait alors qu'il y avait pour cet OM incapable de conclure un piège dans lequel tomber, au moins autant qu'une occasion à saisir. Mais Metz n'a jamais été vraiment dangereux et Traoré a donc conclu la soirée après un bon travail de Gouiri. Ces trois points font du bien, mais pour Beye, ses joueurs, Stéphane Richard et les autres, il y a encore beaucoup à faire.

10.04.2026 à 23:47

Espagne: le Real Madrid accroché par Gérone et Lemar avant le retour contre le Bayern

FRANCE24

Le Real (2e, 70 points) donne ainsi l'opportunité à son éternel rival, le FC Barcelone (1er, 76 points), de prendre neuf longueurs d'avance samedi en cas de succès dans le derby catalan face à l'Espanyol (10e, 38 points). Un écart qui serait quasiment impossible à combler lors des sept journées restantes. Maladroit devant le but, le géant espagnol avait fini par trouver la faille en deuxième mi-temps grâce à un tir du droit de l'Uruguayen Federico Valverde, bien aidé par une faute de main du gardien adverse Paulo Gazzaniga (51e, 1-0). Mais il a ensuite été surpris par une superbe frappe brossée du champion du monde français Thomas Lemar, pour doucher le stade Santiago Bernabéu (62e, 1-1). Son ex-coéquipier chez les Bleus, Kylian Mbappé, peu inspiré offensivement, a eu plusieurs opportunités de marquer (6e, 54e, 61e, 86e), mais il a soit manqué de justesse, soit buté sur le portier argentin. Accroché par le défenseur brésilien Vitor Reis dans la surface, il a réclamé un pénalty à la 90e minute, en vain, et a terminé la rencontre avec le haut de l'arcade droite en sang. "Pour moi c'est un pénalty clair, ici ou sur la Lune. Cela fait une situation de plus. Personne ne comprend quand intervient la VAR et quand elle n'intervient pas. Cela commence à faire beaucoup avec les arbitres", a pesté l'entraîneur madrilène Alvaro Arbeloa. "Ce n'était pas notre match le plus brillant, mais c'était un match que nous aurions dû gagner. On ne peut pas gagner sans donner 200%, nous ne sommes pas une équipe qui peut gagner ses matches en étant même à 90%, ou du moins pas toujours", a-t-il concédé.

10.04.2026 à 23:31

Espagne: le Real Madrid accroché par Gérone et Lemar avant le retour contre le Bayern

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Le Real (2e, 70 points), donne ainsi l'opportunité à son éternel rival, le FC Barcelone (1er, 76 points), de prendre neuf longueurs d'avance samedi en cas de succès dans le derby catalan face à l'Espanyol (10e, 38 points). Un écart quasiment impossible à combler lors des sept journées restantes. Maladroit devant le but, le géant espagnol avait fini par trouver la faille en deuxième mi-temps grâce à un tir du droit de l'Uruguayen Federico Valverde, bien aidé par une faute de main du gardien adverse Paulo Gazzaniga (51e, 1-0). Mais il a ensuite été surpris par une superbe frappe brossée du champion du monde français Thomas Lemar pour doucher le stade Santiago Bernabéu (62e, 1-1). Son ex-coéquipier chez les Bleus, Kylian Mbappé, peu inspiré offensivement, a eu plusieurs opportunités de marquer (6e, 54e, 61e, 86e), mais il a soit manqué de justesse, soit buté sur le portier argentin. Accroché par le défenseur brésilien Vitor Reis dans la surface, il a réclamé un pénalty à la 90e minute, en vain.

10.04.2026 à 23:15

Cancer de l'ovaire: deux traitements enregistrent de bons résultats face à une forme résistante

FRANCE24

Ces deux médicaments sont le Keytruda du laboratoire Merck (appelé MSD en dehors des Etats-Unis), un anticancéreux déjà au coeur du portefeuille de traitements du géant américain, et le Lifyorli de Corcept, également basé aux Etats-Unis. Deux études, indépendantes l'une de l'autre, ont évalué l'efficacité de ces médicaments face à des formes difficiles à traiter du cancer de l'ovaire. Celui-ci reste l'un des plus meurtriers des cancers féminins. Selon des chiffres de la Société américaine du cancer, environ la moitié des femmes décèdent dans les cinq ans suivant le diagnostic, souvent réalisé alors que le cancer est déjà métastasé. L'une des difficultés à traiter ce cancer vient du fait qu'il devient souvent résistant au principal traitement en vigueur, la chimiothérapie au platine. Les études ont donc évalué si le Keytruda, d'un côté, et le Lifyorli, de l'autre, amélioraient la situation des patientes qui continuaient par ailleurs à suivre le traitement habituel. Les deux études ont donné des résultats semblables, même s'ils ne peuvent être directement comparés en raison de méthodologies différentes. Les patientes ayant reçu Keytruda ou Lifyorli en plus de leur traitement habituel ont, en moyenne, vu leur survie augmenter d'environ quatre mois. Ces deux médicaments ont, en tout état de cause, déjà été approuvés en début d'année par les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) dans le traitement du cancer de l'ovaire résistant à la chimiothérapie au platine.

10.04.2026 à 22:59

Russie : un journaliste du média indépendant Novaïa Gazeta placé en détention

FRANCE24

"D'après les enquêteurs, M. Roldouguine et d'autres individus non identifiés ont illégalement collecté et diffusé des informations informatiques contenant des données personnelles", est-il écrit dans un communiqué du tribunal Tverskoï sur Telegram. Ce journaliste d'investigation a enquêté sur la corruption au sein des plus hautes sphères du pouvoir en Russie, notamment sur l'ancien président Dmitri Medvedev et le puissant dirigeant de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov. Dans une vidéo diffusée par le tribunal, on le voit à l'audience les yeux baissés et l'air abattu. Oleg Roldouguine a clamé son innocence et affirmé que sa détention jusqu'au 10 mai n'était pas nécessaire car il n'avait aucune intention de fuir son pays, selon Novaïa Gazeta, une figure de proue de la presse indépendante russe. Son avocate Marina Andreïeva, citée par ce média, a dénoncé une enquête dénuée d'"éléments factuels". Les médias indépendants russes ont vu leur liberté de plus en plus réduite après le déclenchement de la vaste offensive russe contre l'Ukraine en février 2022 et l'introduction de la censure militaire. Fondé en 1993, le journal Novaïa Gazeta s'est souvent retrouvé dans le viseur des autorités en raison de ses enquêtes sur les violations des droits humains et la corruption et plusieurs de ses journalistes ont été assassinés. Edité auparavant plusieurs fois par semaine, Novaïa Gazeta a perdu sa licence et cessé de paraître tel quel après le début de la guerre. Il continue d'exister sous d'autres formats, notamment sur internet. Dmitri Mouratov, alors son rédacteur en chef, a reçu le prix Nobel de la paix en 2021 en récompense de ses "efforts dans la protection de la liberté d'expression" à la tête du journal.

10.04.2026 à 22:39

Report du "grand oral" de Nicolas Barré pour diriger Libération, sur fond d'opposition

FRANCE24

En lieu et place de ce rendez-vous, c'est Denis Olivennes, président de la société actionnaire principale de Libération, qui viendra lui-même expliquer les raisons de son choix pour remplacer Dov Alfon, patron respecté du journal sur le départ, a-t-il annoncé après une rencontre avec la Société des journalistes et du personnel de Libération (SJPL). "Nous sommes convenus que j'allais exposer les raisons de ma proposition à la rédaction lundi et qu'on repoussait par conséquent la rencontre entre Nicolas Barré et la rédaction", a indiqué M. Olivennes dans une déclaration à l'AFP. Vendredi, la rédaction avait "exprimé son incompréhension face au choix de Nicolas Barré" lors d'une assemblée générale, a indiqué de son côté la SJPL, précisant que l'échange qui a suivi avec M. Olivennes a été "constructif". "Personne ne veut de crise", a ajouté Denis Olivennes, par ailleurs président du conseil de surveillance de CMI France, la branche française du groupe du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. Le nom de Nicolas Barré a été proposé dès mercredi, peu après l'annonce surprise du départ du journaliste franco-israélien Dov Alfon de son poste de directeur, occupé depuis 2020. D'après plusieurs sources au sein de Libé, de nombreux journalistes s'opposent à ce remplacement. Nicolas Barré a dirigé la rédaction du Figaro dans les années 2000, puis pendant plus de dix ans celle des Echos, le quotidien économique dont l'actionnaire est le groupe de luxe LVMH du milliardaire Bernard Arnault. Il en avait été écarté en 2023, avant un passage à la tête de Politico. "Son parcours ne plaide pas pour une greffe réussie", a indiqué sous couvert d'anonymat un journaliste de Libé, quotidien né dans le sillage de Mai 68 et ancré à gauche. La rédaction peut exercer un droit de véto sur la nomination du directeur, dans une limite de trois fois. Mais "le journal tourne, et on veut éviter une crise" à un an de la présidentielle, a plaidé un autre journaliste. Malgré son redressement sous la direction de Dov Alfon, Libération n'échappe pas aux difficultés de la presse. Selon le média L'Informé, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky l'a renfloué à quatre reprises depuis 2022, la dernière fois en décembre à hauteur de 17 millions d'euros et pour un total de 59 millions.

10.04.2026 à 22:33

Le poids de la Chine fait pencher la balance, et ce n'est pas de l'économie

FRANCE24

Avec son indice de masse corporelle de 30, M. Shu est considéré comme obèse, au regard des critères nationaux et de ceux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Boeuf ou pas boeuf, je voulais perdre du poids pour ma santé", dit-il, "cette opportunité est arrivée à point nommé, alors je me suis inscrit". La règle est simple: pour chaque demi-kilo perdu, il recevra l'équivalent en viande de boeuf désossée, ou un kilo et demi de viande avec l'os. C'est l'une des initiatives qui fleurissent avec le soutien des autorités pour endiguer la progression du surpoids et de l'obésité. La surcharge pondérale, avec ses corollaires - maladies chroniques, augmentation des dépenses de santé - est une préoccupation grandissante en Chine. Plus d'un tiers des adultes chinois (37,5%) était en surpoids en 2022, et 8,3% étaient atteints d'obésité, selon l'OMS. La Chine reste loin des Etats-Unis (72,4% des adultes en surpoids, 42% obèses, selon l'OMS). Cependant, les progrès du phénomène sont assez rapides pour causer l'inquiétude. Le nombre de personnes considérées comme obèses a triplé entre 2004 et 2018, selon des données du Centre de contrôle et de prévention des maladies. Si la tendance persiste, la proportion d'adultes en surpoids ou obèses pourrait atteindre 70,5% d'ici à 2030, prédit la Commission nationale de la santé (sur la base de critères plus rigoureux que ceux de l'OMS). Des centaines de millions Lors de la semaine "Perdez du gras..." en mars, les volontaires sont en permanence une dizaine à l'étage qui accueille les femmes comme à celui qui reçoit les hommes. Ils se font peser, mesurer et prendre leur tour de taille. Le personnel en blouse blanche enregistre les données à la main sur un formulaire qu'il remet aux participants, frappé d'un tampon les encourageant à poursuivre leurs efforts. Des opérations similaires ont vu le jour dans tout le pays. Elles sont largement relayées sur les réseaux sociaux. La chaîne de supermarchés Yonghui par exemple incite ses clients à enregistrer leur déperdition pondérale sur 10 jours en se pesant en magasin. Pour chaque kilo et demi perdu, ils peuvent repartir avec un demi-kilo de boeuf, d'écrevisses ou de kiwis. Deuxième pays le plus peuplé au monde avec 1,4 milliard d'habitants, la Chine est celui qui compte le plus grand nombre d'adultes trop gros: 402 millions de personnes, selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet en 2025. Des groupes de soutien En 1982, seuls 7% des Chinois avaient des kilos en trop, rapportait un livre sorti en 2010 et intitulé "Fat China: How Expanding Waistlines Are Changing A Nation" ("La Chine trop grosse: ou comment l'évolution des tours de taille transforme un pays"). Au centre communautaire de Wuxi, le personnel propose aux participants de rejoindre un groupe dédié sur l'application de messagerie instantanée WeChat. Pendant plusieurs mois, les membres du groupe se prodigueront conseils et encouragements pour maigrir. Puis, en janvier 2027, les volontaires passeront à nouveau au pèse-personne. Ceux qui auront alors perdu beaucoup de poids pourront choisir des morceaux délicats, comme de la queue de boeuf. La quantité totale de viande est plafonnée à 10 kilos. Zheng Haihua, 44 ans, dit s'être inscrite pour se pousser à "bouger plus et manger moins". "Le plus dur pour moi, c'est de contrôler mon appétit, car quand je vois de la nourriture délicieuse, j'ai du mal à résister", confie-t-elle en riant. Wu Changyan, médecin local, la comprend: "La pression de la vie quotidienne et le confort moderne nous incitent à manger plus et trop". Li Sheyu, professeur clinicien à l'hôpital de Chine occidentale de l'université du Sichuan, ne croit pas que de telles initiatives "changent fondamentalement la donne". Il ne voit en elles qu'une variation d'incitations classiques à faire attention à sa ligne. "Mais c'est un bon moyen de diffuser dans le grand public des idées sur la perte de poids".
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