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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

25.07.2026 à 23:03

Athlétisme: victoire et minima pour Marie-Julie Bonnin aux Championnats de France

FRANCE24

"C'est un sacré soulagement, ça fait tellement du bien, ça arrive au meilleur moment pour les Championnats de France", a apprécié l'athlète de 24 ans après le concours. "Je crois que j'ai eu besoin de toutes ces claques, de tous ces meetings ratés." Le début d'été n'a pas été simple pour la détentrice du record de France (4,76 m), qui a quitté Bordeaux au printemps pour rejoindre le groupe de l'entraîneur Damien Inocencio à Clermont-Ferrand, avec qui elle a effectué de nombreux changements techniques. "On teste plein de choses. Il y a beaucoup de nouveaux repères, beaucoup de nouvelles informations à prendre en compte", expliquait-elle à Paris fin juin. "J'ai toujours un peu +bourriné+ en arrivant très vite sur le butoir et là on désapprend tout ça. On essaie d'avoir une approche plus calme, plus douce aussi." Mais les choses ont mis un peu plus de temps que prévu à se mettre en place et Marie-Julie Bonnin est arrivée dos au mur dans le Tarn, en sachant qu'elle devait sauter au minimum 4,60 m samedi pour espérer aller à Birmingham. Pas aidée par la pluie et un vent tournant, Bonnin a vécu un concours peu linéaire, avec deux essais pour franchir 4,45 m puis trois tentatives pour effacer 4,55 m, avant de réussir 4,60 m au premier essai. "J'ai gagné contre la vie" Derrière elle, son ancienne partenaire d'entraînement Margot Chevrier s'offre la deuxième place avec 4,55 m, sa meilleure performance depuis sa grave blessure en mars 2024, une fracture ouverte à la cheville gauche en plein concours des Mondiaux en salle à Glasgow. "J'ai gagné contre la vie, je crois", a soufflé Chevrier en zone mixte. "Si je regarde ce que j'ai fait cette saison, ce que j'ai fait depuis deux ans, je suis fière de moi, et ça n'arrive pas si souvent." Chevrier, qui a un record personnel à 4,71 m, avait dû tirer un trait sur les JO-2024 et avait repris la compétition en 2025, avec des performances loin de son meilleur niveau, en sachant qu'elle ne se remettrait jamais totalement de cette blessure. "Un médecin peut te dire que tu ne marcheras peut-être plus jamais, que tu ne pourras plus jamais courir, et elle, elle fait du sport de haut niveau, de très très haut niveau même", a souligné Bonnin. "Elle a déjoué tous les plans. Elle ne peut qu'être trop fière d'elle." Schaub et Joseph sacrés sur 100 m La deuxième soirée des Championnats de France a également été marquée par les titres sur 100 m de Théo Schaub (10.38) et de Gemima Joseph (11.26), même si leurs chronos ne devraient pas leur permettre de prétendre à une sélection pour l'Euro. A l'inverse, Alexis Miellet a effacé quelques doutes en s'imposant avec la manière sur le 3.000 m steeple (8:24.64). Le Dijonnais, récemment devenu papa et qui n'avait couru qu'une seule course cette saison, semble en forme pour défendre son titre européen le mois prochain. Agathe Guillemot, qui vise aussi une médaille européenne à Birmingham, a réussi à récupérer sa couronne nationale sur 1.500 m au terme d'une course tactique remportée en 4 min 23 sec 05, tandis qu'Isabelle Black a confirmé son nouveau statut en s'imposant sur 400 m en 50 sec 58. Sur 800 m, l'espoir Louey Ouerrat a réussi un gros coup samedi en décrochant le titre de champion de France (1:44.91) qui devrait lui garantir une sélection pour les Championnats d'Europe dans l'une des disciplines les plus denses de l'athlétisme français. Erwan Konate (8,09 m à la longueur) et Solène Gicquel (1,92 m à la hauteur) ont eux aussi profité des Championnats de France pour réaliser les minima pour l'Euro. La compétition se poursuit dimanche à Albi.

25.07.2026 à 22:37

Vingt morts en Ukraine et en Russie, Kiev frappe des régions russes jusqu'à l'Oural

FRANCE 24

Des frappes ukrainiennes et de nouvelles attaques russes en Ukraine ont fait au moins 20 morts samedi, selon les autorités des deux pays. Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a appelé Vladimir Poutine à "arrêter" les combats et à "geler" le conflit.

25.07.2026 à 22:34

"Kiiraay, les patriotes républicains" le nouveau parti du président sénégalais dévoilé

Fatimata WANE

Sénégal : la majorité se réorganise, la bataille d'influence est lancée. Le président Bassirou Diomaye Faye dévoile ce samedi le nom de son nouveau parti, Kiiraay, les patriotes républicains, tandis que son Premier ministre Ousmane Sonko consolide les rangs du Pastef. Entre nouvelles adhésions, départs et jeux d'alliances, le paysage politique sénégalais est en pleine recomposition. 

25.07.2026 à 21:53

Tunisie : manifestations à Tunis à l'appel de la société civile

FRANCE24

En Tunisie, le 25 juillet marque l'anniversaire de la République, mais aussi les 5 ans du coup de force de Kaïs Saïed. À Tunis, des centaines de personne ont manifesté pour dénoncer la crise politique, sur fond de difficultés économiques et de coupures d'électricité.

25.07.2026 à 21:03

RD Congo : une vingtaine de morts dans une attaque des ADF à Mambasa et à Béni

FRANCE24

Dans l'Est de la République démocratique du Congo, une vingtaine de personnes ont été tuées après une nouvelle attaque du groupe djihadiste ADF, selon la société civile. Cette milice affiliée au groupe État islamique intensifie ses violences, alors même que l'épidémie d'Ebola progresse dans la région.

25.07.2026 à 20:51

Présidentielle au Brésil : le fils de Jair Bolsonaro investi candidat face à Lula

FRANCE 24

Investi samedi pour la présidentielle d'octobre, Flavio Bolsonaro revendique l'héritage de son père, l'ancien chef de l'État d'extrême droite Jair Bolsonaro, emprisonné pour tentative de coup d'État. Il affrontera le président sortant Lula lors d'un scrutin à fort enjeu politique.

25.07.2026 à 20:29

Près de Madrid, l'attente, l'angoisse et la colère des rescapés des incendies

FRANCE24

Comme quelque 200 autres personnes, elle a trouvé refuge dans ce vaste gymnase de Villaviciosa de Odón, à 30 km de chez elle, dans la banlieue de la capitale. Même à plusieurs dizaines de kilomètres du brasier qui ravage la campagne madrilène, le ciel restait voilé samedi matin et le monastère historique d'El Escorial, important lieu touristique du pays, était nimbé d'une brume grisâtre. L'incendie a "dépassé toutes les limites possibles et imaginables", constate Mar Nicolás, maire de la petite ville voisine de Brunete, qui accueille une centaine de personnes évacuées. "La priorité" est "de sauver des vies", souligne-t-elle, mais l'édile ne cache pas son inquiétude face à "l'immense catastrophe naturelle que tout cela est en train de provoquer". Dans le gymnase de Villaviciosa de Odón, des bénévoles tentent d'occuper des enfants avec des jeux et des coloriages, et d'autres distribuent des repas, après une nuit passée sur les lits de camp. Les bénévoles "s'occupent bien de nous, on nous a donné des couvertures, de quoi nous doucher", détaille Elvira Menéndez. "J'ai 80 ans et je n'ai jamais vu ça!", s'exclame-t-elle, avant de confier avoir eu très peur de voir brûler toute sa "vie". Samedi, le feu avait déjà ravagé plus de 25.000 hectares, et 60.000 personnes ont dû être évacuées, selon le ministère de l'Intérieur. Victoria Hurtado, auxiliaire de vie de 61 ans, a elle aussi dû fuir Chapinería, avec le vieil homme malade dont elle s'occupe au quotidien. Tous deux n'ont eu le temps que de prendre un petit sac chacun, contenant quelques vêtements et des médicaments. "Ils nous ont accueillis à bras ouverts" dit-elle à l'AFP, inquiète toutefois de ne pas savoir quand elle pourra rentrer chez elle. Mais elle reste optimiste pour les prochains jours "car les pompiers travaillent nuit et jour pour éteindre le feu". Des brebis et des moutons Ces violents incendies, qui ravagent la France et l'Espagne, sont la conséquence de forêts et végétations rendues plus inflammables par la sécheresse et les vagues de chaleur exceptionnelles qui se sont succédé depuis juin en Europe de l'Ouest. Antonio-Luis Rodriguez a passé la nuit dans le gymnase de Villaviciosa de Odón avec son fils. Parti avec seulement les vêtements qu'il portait, il est rongé d'inquiétude pour sa chienne restée dans la ferme qu'il possède en bordure du village de San Martín de Valdeiglesias, lui aussi évacué. "Très affecté" par le drame et encore sous le choc, cet homme de 48 ans ne mâche pas ses mots contre les autorités, qui n'ont selon lui pas suffisamment débroussaillé la campagne environnante. "Il a beaucoup plu cet hiver, les pâturages étaient très hauts", explique Antonio-Luis. Il regrette aussi que de nombreuses exploitations agricoles soient à l'abandon en Espagne. Résultat, les champs en friche sont "un état déplorable et au moindre truc qui brûle, ça prend comme une traînée de poudre". Lui avait mis des brebis dans ses champs "quand les herbes étaient hautes" pour qu'elles nettoient la végétation. Grâce à l'action des animaux, il pense que sa ferme est encore debout mais sait que "les parcelles tout autour ont été carbonisées". Il en est convaincu, laisser plus de troupeaux de chèvres et moutons dans les montagnes "aiderait vraiment beaucoup" à maîtriser les incendies.

25.07.2026 à 20:19

F1: Norris domine les Ferrari, Antonelli limite la casse en Hongrie

FRANCE24

Le champion du monde en titre avait arraché le meilleur temps sur le gong en devançant Hamilton de seulement 12 millièmes de seconde, au grand dam du public hongrois, majoritairement en faveur du pilote Ferrari. "Je suis très très content d'être de retour devant. Les Ferrari ont été très rapides et ça a été très serré. J'étais en confiance toute la journée, on a fait du bon boulot et la voiture a bien répondu. Je suis ravi pour l'équipe", a déclaré Norris, qui a décroché la 17e pole position de sa carrière. L'Anglais, qui avait déjà décroché la pole de la course sprint à Miami début mai, avait dominé la troisième séance d'essais libres samedi midi, laissant entrevoir la possibilité d'une surprise au Hungaroring, où Ferrari semblait pourtant mieux armé que ses adversaires. Hamilton est en outre dans son jardin sur ce tracé où il a remporté neuf Grands Prix et décroché huit de ses 104 pole positions, dont la dernière il y a trois ans déjà. "Je me sentais costaud mais pour une raison que j'ignore, nous somme sortis des stands en premier en Q3 et ce n'était pas un bon choix car Charles et moi n'avions pas d'adhérence. Nous étions les plus rapides des qualifications mais la pole nous a échappé", a déploré Hamilton, mécontent de la stratégie de la Scuderia. La déception du septuple champion du monde s'est ensuite transformée en douche froide quand il a été sanctionné par les commissaires pour avoir gêné Oscar Piastri (McLaren) durant la Q3. Il s'élancera finalement au cinquième rang, juste derrière Max Verstappen (Red Bull/4e)... et l'Australien (3e). Antonelli malchanceux Bien malgré lui, le Néerlandais a fortement pénalisé le malchanceux Antonelli, initialement quatrième sur la grille. "Mad Max" est en effet parti en tête-à-queue au dernier virage juste devant le jeune Italien, qui était alors bien parti pour décrocher sa place en première ligne. L'addition est devenue encore plus salée pour le leader du championnat, qui n'a pas ralenti suffisamment lors du drapeau jaune brandi après l'erreur de Verstappen selon les commissaires, qui l'ont également pénalisé. Antonelli recule donc à la septième place sur la grille, juste derrière son coéquipier britannique George Russell, encore en difficulté ce week-end mais grand bénéficiaire de la pénalité infligée à son voisin de garage. Mercedes, qui ne s'élancera pas en tête d'un Grand Prix pour la première fois de la saison, aura désormais bien du mal à s'imposer au Hungaroring, un tracé où il est difficile de doubler et où la victoire devrait se jouer entre les McLaren et Leclerc. Alors que le Français Isack Hadjar (Red Bull) partira au huitième rang, ses compatriotes Pierre Gasly (Alpine) et Esteban Ocon (Haas) ont dû se contenter respectivement des 12e et 15e chronos, mais avec la satisfaction d'avoir chacun devancé leur coéquipier. Aston Martin, qui fondait beaucoup d'espoirs sur les nouveautés aérodynamiques introduites sur ses voitures en Hongrie, a retrouvé un peu le sourire puisque l'Espagnol Fernando Alonso a pris la 16e place en se qualifiant pour la première fois de la saison pour la Q2. Si le chemin pour retrouver les avant-postes est encore très long pour l'écurie britannique, un premier pas encourageant a été fait, en attendant un nouveau moteur lors du prochain Grand Prix aux Pays-Bas.

25.07.2026 à 19:34

Incendies en France : la commune de Biscarrosse ravagée par les flammes

FRANCE24

Au lendemain de l'évacuation de Biscarrosse, dans le sud-ouest de la France, les destructions du violent incendie sont visibles dans la commune. Les flammes ont endommagé ou détruit 105 habitations et bâtiments. 

25.07.2026 à 19:21

Athlétisme: adoubée par Marie-Jo Pérec, Isabelle Black poursuit l'histoire familiale sur 400 m

FRANCE24

La sprinteuse de 26 ans a été sacrée championne de France au terme d'une course qu'elle a menée de bout en bout dans le Tarn, domptant la pluie et le vent. Elle avait impressionné dès les séries vendredi en coupant la ligne en 50 sec 47, un nouveau record des championnats qui fait d'elle la troisième performeuse française de l'histoire derrière les 48 sec 25 de Pérec en (1996) et les 50 sec 43 d'Amandine Brossier (2024). Mais le lien entre la légende française de l'athlétisme et Isabelle Black ne se limite pas aux bilans nationaux : "Elle (Pérec) dit souvent que c'est grâce à elle que j'existe. Parce que si elle n'avait pas été là, mes parents ne se seraient pas rencontrés !", a raconté Black en zone mixte. Isabelle Black est en effet la fille de Roger Black, le Britannique vice champion olympique du tour de piste en 1996, et d'Elsa Devassoigne, finaliste olympique cette même année avec le relais 4x400 m français, aux côtés de Pérec (8e). "Au-delà du sport" "C'est une très bonne copine de ma maman. Et il y a une vraie affinité entre nous, on s'appelle, on s'envoie des messages, on ne parle pas que du 400, ça va vraiment au-delà du sport... Après la Ligue de Diamant de Paris, je suis allée la voir avant même d'appeler ma maman !", souligne Isabelle Black. L'athlète franco-britannique, qui avait décroché sa première sélection en équipe de France pour les Mondiaux-2025 à Tokyo - "Je suis très fière de toi", avait alors commenté Pérec sur Instagram - est montée en puissance cette année. Alors qu'elle a quitté Montpellier en début d'année pour s'installer à Londres et rejoindre Tony Lester, coach britannique réputé qui a notamment entraîné son père Roger, Isabelle Black est devenue en mars championne de France en salle du 200 m (23.30) et avait été très convaincante lors des relais mondiaux au printemps. Elle avait ensuite débuté son été en abaissant à plusieurs reprises son record jusqu'à claqué 50 sec 47 vendredi. "Je m'attendais à faire moins de 51 sec mais pas à faire ce chrono-là", expliquait-elle vendredi. "Je m'accroche vraiment à mes rêves, je travaille dur à l'entraînement et ça paye", avait-elle ajouté. Vu ses performances, Isabelle Black est sélectionnable pour les championnats d'Europe à Birmingham (10-16 août), où elle pourrait participer au 400 m - sa première sélection individuelle - et aux relais 4x400 m (femmes et mixte). La concurrence s'annonce toutefois féroce : avec son nouveau record, Black pointe à la 12e place des bilans européens de l'année.

25.07.2026 à 18:53

L'avion militaire A400M a réalisé son premier largage contre le feu en Gironde

FRANCE24

C'est la première fois que cet appareil pouvant emporter 20.000 litres d'eau ou de produit retardant le feu, développé par le constructeur de l'A400M Airbus, est déployé en conditions réelles. Cette nouvelle capacité représente "l'équivalent de trois Canadair en volume d'eau", selon le gouvernement. "Tout a été mis en oeuvre par les armées pour évaluer" cette sorte de vaste cuve chargée dans l'avion, "et s'assurer de son emploi opérationnel au plus tôt", a expliqué samedi à l'AFP l'Etat-major des armées. Le prototype, que le constructeur a notamment testé en avril 2025, est constitué d'une vaste cuve semi-cylindrique, installée dans la soute de l'avion en passant par la rampe arrière, sans modification structurelle Grâce à ce système spécialement conçu, l'A400M, en service depuis 2013, peut larguer un volume d'eau ou de retardant équivalent à celui de trois Canadair, offrant ainsi une nouvelle capacité d'appui dans la lutte contre les feux de forêt. Il a été "réceptionné en début de semaine sur la base aérienne d'Orléans" par l'armée, a encore détaillé l'Etat-major des armées. "La qualification du kit expérimental a permis sa première mise en oeuvre samedi" dans la région de Bordeaux. La sécurité civile a expliqué samedi que le largage effectué par l'appareil samedi "à Lacanau vers Sainte-Hélène" a pour mission de "poser des lignes de retardants en dehors des reliefs et en périphérie". bur-al-tll-cda/fio

25.07.2026 à 18:45

Tour de France: Seixas et le "dur apprentissage"

FRANCE24

L'espoir flottait dans l'air des Alpes samedi matin quelque part entre Le Bourg-d'Oisans et le sommet de l'Alpe d'Huez, et les supporters tricolores pouvaient croire à la grande bataille pour le podium, au vu des 24 petites secondes qui séparaient le leader de Décathlon CMA-CGM du podium et du Mexicain Isaac Del Toro. Mais le rêve d'apparaître sur la photo en compagnie du maillot jaune Tadej Pogacar et de son dauphin Remco Evenepoel s'est évanoui dans les pentes du col de Sarenne, raides en temps normal et terribles après trois semaines de course. "Il y a un moment où j'ai atteint mes limites, et j'ai craqué, j'ai essayé d'être plus fort qu'à l'habitude et au final j'ai explosé", a résumé le grand espoir du cyclisme français, qui prendra, sauf accident, la quatrième place du classement général à l'issue de son premier Tour dimanche soir sur les Champs-Élysées. "Logique" Dixième de l'étape, à 1 min 50 de son rival Del Toro, Seixas était forcément frustré d'être passé près d'un exploit: "Manquer le podium, aujourd'hui c'est vraiment décevant, je ne peux pas dire plus que ça", a-t-il lâché. Avec un peu plus de recul, son directeur sportif Julien Jurdie a lui évoqué "le dur apprentissage, il est exactement là, c'est mentalement" que son protégé a emmagasiné le plus d'expérience. "Il a vu qu'il y avait encore du travail à faire, mais c'est tout à fait normal, vu son jeune âge, c'est presque tout à fait logique qu'au bout de 20 étapes, il soit un peu dans le dur, il n'y a rien à dire, c'est la loi du sport", a-t-il poursuivi. La tactique du jour était pourtant bien sentie pour la formation française, au matin de l'étape la plus difficile de l'histoire à la veille de l'arrivée, avec 5.450 m de dénivelé positif. L'Américain Matthew Riccitello en éclaireur, le soutien d'Aurélien Paret-Peintre, Tiesj Benoot et de l'impressionnant Nicolas Prodhomme dans le groupe des favoris... Tout était en place pour que Seixas passe à l'offensive dans la dernière ascension. "On a beau faire tous les plans qu'on veut, c'est les jambes qui parlent après trois semaines de course", souligne Julien Jurdie. Son leader a d'abord tenu le choc lorsque Pogacar a roulé dans le costume de l'équipier de luxe pour Del Toro, dès le Galibier, à 60km de l'arrivée. Puis il a bénéficié du retour de Prodhomme, sans complexe au moment d'aller visser devant le maillot jaune au pied de Sarenne. Autoritaire, Pogacar a un peu joué avec le lieutenant de Seixas, le toisant au moment de repasser devant. "Il voulait rouler juste pour pas que je passe et que j'essaye de durcir mais c'est notre course, c'était le jeu mais rien de méchant c'était juste un peu... Pas d'intimidation non plus mais il était peut-être surpris que je fasse ça", a expliqué Prodhomme. "Fierté" Les premiers signes de faiblesse sont alors apparus, Seixas ne prenant pas les roues avec le tranchant attendu chez un coureur prêt à tout faire sauter. Les relais se sont succédé, et lorsque le Lyonnais s'est retrouvé seul face à la pente et à son destin, il n'a pas pu changer de rythme, s'usant en tête de groupe jusqu'à ce que l'hydre à deux têtes d'UAE ne prenne le manche pour mettre fin aux tentatives du Français, à 3km du col. "On a tenté le tout pour le tout pour faire craquer Del Toro, il était juste plus fort aujourd'hui", a concédé Seixas. L'écart s'est creusé, irrémédiablement, dans le col de Sarenne et dans les derniers lacets de l'Alpe d'Huez. "Il y a beaucoup de fierté", note Jurdie, ajoutant: "Même si on savait très bien que cette dernière étape à l'Alpe d'Huez était monstrueuse avec le dénivelé, il en a manqué, on a essayé et c'est ce qu'on avait dit ce matin, de ne pas avoir de regrets". La quatrième place finale obtenue par son coureur, le plus jeune à participer au Tour depuis 1937, devrait en laisser peu.

25.07.2026 à 18:31

Tour de France: Pogacar, maillot jaune en bleu de chauffe

FRANCE24

À 24 heures de l'arrivée finale à Paris, où le parcours sera raccourci afin de soulager les forces de sécurité mobilisés par les incendies, le Slovène a, sauf accident, validé sa cinquième victoire dans la Grande Boucle après avoir terminé quatrième d'une étape qu'il n'a jamais cherché à gagner. Car le double champion du monde, qui s'était imposé la veille à l'Alpe d'Huez, avait décidé cette fois de revêtir son habit de travail avec un seul objectif en tête: aider son jeune coéquipier mexicain à conserver sa troisième place au général. Mission accomplie, puisque les deux coureurs d'UAE ont franchi la ligne ensemble en mimant des cornes de taureau, à une minute de Carapaz. Dimanche, Del Toro montera donc sur le podium avec le maillot blanc de meilleur jeune aux côtés de son patron et de Remco Evenepoel. Le Belge a validé ses immenses progrès en montagne en terminant deuxième du général et de l'étape en attaquant dans le final, sans la moindre réaction de Pogacar qui était occupé à couver son poulain. "Mes coéquipiers se sont bougé le +cul+ tous les jours pendant trois semaines pour moi. J'ai un immense respect pour eux. Alors aujourd'hui c'était à mon tour d'aider Isaac", a expliqué Pogacar qui avait déjà offert la victoire à "Torito" lors de la deuxième étape à Barcelone. "Il a toujours tout donné pour moi, il est venu sur le Tour alors qu'il aurait pu faire le Giro ou la Vuelta (en tant que leader). Je suis super content pour lui", a ajouté le Slovène qui a "accroché tout de suite" avec son jeune coéquipier lorsque celui-ci l'a rejoint chez UAE. Seixas atteint ses "limites" "Ce qu'a fait Tadej est simplement immense. Leur amitié est quelque chose d'extraordinaire", a applaudi leur manager Mauro Giannetti. Pour cela, on a donc eu droit à cette vision irréelle du maillot jaune emmenant un petit groupe de favoris pendant presque la totalité des 60 derniers kilomètres, à partir du haut du Galibier. Sous l’œil attendri du nouveau meilleur ouvrier du Tour de France, Del Toro a alors pu placer son accélération dans le col de Sarenne qui laissa sur place Paul Seixas. Au bout de trois semaines de travaux d'Hercule, le Français a finalement "atteint (s)es limites" dans cette montée inédite, vide de public pour des raisons de sécurité et de protection de la nature, dans un silence en total contraste avec la folie des 21 lacets de la veille. Mais le Français a réussi à sauver sa quatrième place au général, un résultat exceptionnel pour un coureur de seulement 19 ans, plus jeune participant depuis 1937, qui n'avait encore jamais dépassé les huit jours de course dans une épreuve. "Je me sentais vraiment bien dans le Galibier. Et puis à la fin j'ai craqué, voilà c'est comme ça, ça fait partie du vélo", a déclaré le Lyonnais, "forcément déçu de ne pas avoir pu me de battre plus que ça pour le podium. Mais bon quatrième on va s'en satisfaire." L'énorme frayeur de Kuss Il termine devant un autre Français, Lenny Martinez qui était, lui, fou de joie à l'arrivée. "C'est n'importe quoi en vrai. Je n'étais même pas venu pour le général au début. Finir cinquième, c'est incroyable alors que le Top 10 était super relevé cette année", a savouré le grimpeur de Bahrain qui fait mieux que son grand-père Mariano, sixième du Tour en 1972. Le Cannois était aussi content de "répondre à la pédale" aux "nombreux messages de haine" reçus pour avoir refusé de collaborer avec Richard Carapaz dans la montée de l'Alpe d'Huez la veille. L'Équatorien est reparti à l'offensive samedi pour prendre tous les points au sommet de la Croix de Fer, du Télégraphe et du Galibier et s'assurer mathématiquement le maillot à pois. Le leader d'EF Education a ensuite magnifié sa journée en remportant "la plus belle victoire" de sa carrière, la deuxième dans ce Tour, après celle décrochée jeudi à Orcières-Merlette. Il a eu un peu de chance aussi puisqu'il a profité des deux chutes incroyables dans le final de Sepp Kuss qui faisait la course en tête. L'Américain a même manqué de basculer dans le vide, seulement retenu par un filet de sécurité. "Je n'étais plus très lucide", a-t-il plaidé à la sortie d'une étape d'une brutalité inouïe.

25.07.2026 à 18:21

"L'impression de manger pour mourir" : la peur de s'empoisonner face aux scandales alimentaires (1/3)

Cyrielle CABOT

Du poison dans l'assiette (1/3). Pesticides, Pfas, cadmium… alors que les alertes sanitaires sur l'alimentation se sont multipliées ces dernières années, manger sans s'empoisonner est devenu une priorité et une préoccupation pour certains Français. Prêts à bousculer toutes leurs habitudes, ils racontent comment la mission se transforme en un vaste casse-tête anxiogène. Témoignages.
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