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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

02.06.2026 à 09:37

Course aux drones entre Kiev et Moscou : chute d'un drone sur un immeuble en Roumanie

FRANCE24

Plus de 56 pays, notamment membres de l'Union européenne et de l'Otan, ont dénoncé lundi à l'ONU le comportement “inacceptable” de la Russie après la chute d'un drone sur un immeuble en Roumanie la semaine dernière, selon une déclaration lue par la ministre roumaine des Affaires étrangères. Les précisions avec notre invité, Paul Vallet, politologue et chercheur associé Centre de Sécurité Politique de Genève.

02.06.2026 à 09:33

Glucksmann certain qu'il "pliera" Mélenchon à la présidentielle

FRANCE24

"La vérité, c'est que la dernière fois qu'il y a eu une confrontation avec la France insoumise dans une élection nationale, nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau parce qu'une écrasante majorité des électrices et des électeurs de gauche ne veulent pas de cette fracturation permanente de la société", a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC, en faisant référence aux dernières élections européennes dont il était sorti en tête à gauche devant la liste LFI. Raphaël Glucksmann a annoncé la semaine dernière qu'il se donnait trois mois pour formaliser sa candidature pour la présidentielle de l'an prochain. Les Français "veulent une gauche démocratique et républicaine" et "ils savent aussi pertinemment qu'envoyer Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour, c'est assurer la victoire de l'extrême droite", a-t-il ajouté. Pleinement lancé dans la course, le leader de la France insoumise (LFI) s'apprête à tenir le week-end prochain son premier grand meeting de campagne à Saint-Denis, ville conquise par son mouvement aux dernières élections municipales. Les deux hommes sont au coude à coude dans les divers sondages d'intention de vote sortis récemment.

02.06.2026 à 09:31

Hanoï fait le ménage sur ses trottoirs

FRANCE24

Si la vente à la sauvette a longtemps été tolérée de manière informelle, les amendes sont à présent appliquées et la municipalité envisage de les doubler. "Sans vendeurs de rue, Hanoï n'est plus Hanoï. C'est une tradition", estime Nguyen Thi Hoan, 58 ans, qui vendait auparavant des fleurs au pied d'un grand immeuble du centre-ville. Après avoir travaillé pendant dix ans sur la même dalle de béton, elle a été reléguée, avec des vendeurs de fruits et légumes, sur un terrain vague moins fréquenté. Son chiffre d'affaires a été divisé par deux et la quinquagénaire dit ne pas savoir "quoi faire d'autre pour joindre les deux bouts". Nourriture, mais aussi ballons de baudruche, mécaniciens ou coiffeurs: on pouvait généralement trouver un peu de tout sur les trottoirs animés de Hanoï. La capitale vietnamienne a attiré ces dernières années un nombre record de touristes et beaucoup aiment s'asseoir dehors pour déguster la cuisine de rue, arrosée de la bière locale bia hoi. "Petits tabourets en plastique, nouilles bon marché mais délicieuses, bière fraîche de Hanoï", résumait l'ancien président américain Barack Obama se remémorant un repas partagé en 2016 avec le chef cuisinier et animateur Anthony Bourdain pour une émission sur CNN. Les deux hommes avaient mangé leur bun cha (spécialité à base de porc) à l'intérieur d'un restaurant. Mais l'épisode était une véritable déclaration d'amour aux trottoirs de Hanoï, où l'on peut tout trouver, des cours de zumba en plein air jusqu'aux chariots fumants des vendeurs de soupe. Ordre et propreté Cette activité foisonnante a toujours eu ses inconvénients: embouteillages, nuisances sonores, problèmes de sécurité et d'hygiène... qui ne seraient plus en adéquation avec le développement prôné dans tout le pays par les dirigeants communistes. La municipalité de Hanoï veut apporter ordre et propreté à cette ville de huit millions d'habitants en pleine transformation. Elle avait déjà mené des campagnes épisodiques pour faire de la place sur les trottoirs, mais les efforts se sont cette fois intensifiés, avec l'installation de près de 2.000 caméras de surveillance pour repérer les contrevenants. Les vendeurs à la sauvette encourent 250.000 dongs (8 euros) d'amende et jusqu'à 6  millions (200 euros) pour ceux bloquant la circulation des piétons. Selon les médias d'Etat, la police a infligé depuis décembre plus de 3.000 amendes, qu'un nouveau plan prévoit de doubler, tout en envisageant de permettre aux vendeurs de louer des espaces autorisés sur les trottoirs. Employé d'une société de marketing du centre-ville, Le Trung Chien dit soutenir "totalement les efforts de la municipalité pour faire le ménage sur les trottoirs". "Je n'aime pas que ma ville soit en désordre, comme elle l'a toujours été", explique-t-il, fatigué des vendeurs ambulants et des scooters qui l'obligent parfois à marcher sur la route pour rejoindre son arrêt de bus. Pour Tran Trung Van, gérant d'un café, cela signifie en revanche devoir entasser davantage de clients à l'intérieur et refuser ceux qui préfèrent fumer dehors. "Un tiers de mes clients veulent s'asseoir sur le trottoir, surtout les jours frais, le matin ou le soir", jauge-t-il, affirmant avoir perdu une partie de sa clientèle. Dinh Tung, un employé de bureau, regrette lui les moments passés avec ses collègues à des tables débordant sur la rue. "J'espère que les choses reviendront bientôt à la normale", témoigne-t-il. "Hanoï n'est Hanoï que si l'on peut boire un thé glacé sur le trottoir".

02.06.2026 à 09:25

Le nouveau processeur de Nvidia change la donne dans la course aux appareils optimisés pour l'IA

FRANCE24

"Microsoft et Nvidia vont réinventer le PC" et "il ne fait aucun doute que cette réinvention de l'ordinateur est aussi importante que la transformation du téléphone en ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de smartphone", a déclaré lundi Jensen Huang, directeur général de Nvidia, lors de l'annonce du lancement pour l'automne du RTX Spark. Lian Jye Su, analyste en chef au cabinet Omdia, a expliqué à l'AFP que les fabricants de processeurs pour ordinateurs portables "historiques" devaient désormais faire face au défi des ordinateurs portables Nvidia optimisés pour l'IA. "Intel et AMD sont tous deux prêts sur le plan matériel, mais la question qui se pose est celle du logiciel, et de la création du type d'appareil adéquat capable de répondre aux attentes des consommateurs", a-t-il développé. Zhibin Xiao, directeur général de l'entreprise américaine ZFlow AI, a déclaré à Taipei, où se déroule cette semaine le salon Computex, que cette technologie allait changer la donne. "Il y aura plus de personnes travaillant sur les agents IA", puis "une fois que vous avez des développeurs, vous avez plus d'applications, et c'est là que les gens achèteront", a-t-il affirmé. Al Benzoni, d'Aperion Technologies, préfère attendre avant de se procurer un ordinateur équipé de la technologie Nvidia. "Je ne voudrais pas être le premier cobaye", car "ce n'est pas si facile de faire en sorte que tout soit fluide", a-t-il confié. Quel prochain support ? La création du prochain appareil phare, qu'il soit fixe, portable ou connecté, s'apparente à une quête du Graal pour les entreprises d'IA. "Cela pourrait être le PC, mais nous nous intéressons aussi aux lunettes connectées", a indiqué Lian Jye Su. "A un moment donné, même l'idée d'un PC IA n'était pas un argument convaincant", mais la popularité soudaine de l'outil d'agent OpenClaw a changé la donne, a-t-il ajouté. Certaines entreprises misent également sur les smartphones, bien que les tentatives visant à abandonner les applications au profit d'une IA basée sur des agents se soient jusqu'à présent heurtées à des problèmes de puissance de calcul et d'autorisation d'accès aux outils intégrés aux appareils, gérés par différentes firmes. OpenAI, à l'origine de ChatGPT, collabore avec le designer industriel Jony Ive sur un appareil mystère destiné à interagir avec l'IA, attendu pour l'année prochaine. Les lunettes sont le choix privilégié de l'influenceuse tech Selina Liu, dont le compte Instagram "gptsavyy" compte plus de 300.000 abonnés. "Parce que c'est vraiment proche de ce que nous voyons, de notre façon de parler et de notre façon d'interagir avec les gens", explique-t-elle. A Taipei, le patron de Qualcomm, Cristiano Amon, s'est également exprimé sur le sujet lundi. "A la maison, vous aurez des agents qui mettront essentiellement tout le monde au courant de vos activités et de votre emploi du temps, et toutes les choses que vous devez faire au travail", a-t-il déroulé. Pour lui, le type de support n'est pas très important car "l'agent n'est pas lié à l'appareil". "En réalité, il se déplace avec l'utilisateur et reste à ses côtés, quel que soit l'appareil que vous possédez", a-t-il précisé.

02.06.2026 à 09:23

Roland-Garros: Kostyuk-Svitolina, choc d'Ukrainiennes et de terriennes

FRANCE24

Dans un tableau féminin privé successivement de Jessica Pegula (5e, battue au premier tour), Elena Rybakina (2e, défaite au deuxième tour), Coco Gauff (4e, éliminée au troisième tour) et Iga Swiatek (3e, sortie en huitièmes de finale), le duel fait presque figure de finale avant l'heure. D'autant qu'il met aux prises deux des meilleures joueuses actuelles sur la surface ocre. Sacrée en avril au tournoi WTA 250 de Rouen, Kostyuk (23 ans) s'est ensuite offert le plus beau titre de sa carrière au WTA 1000 de Madrid début mai. Deux semaines plus tard, c'est Svitolina (31 ans) qui a remporté pour la troisième fois le WTA 1000 de Rome, en battant successivement Rybakina, Swiatek et Gauff. Ex-N.3 mondiale, demi-finaliste de tous les tournois du Grand Chelem sauf Roland-Garros, l'épouse de Gaël Monfils est de retour au sommet après s'être éloignée du circuit durant un an (mars 2022-mars 2023) pour donner naissance à sa fille. "C'est une légende du tennis ukrainien", l'a encensée Kostyuk dimanche après avoir éliminé en deux sets Iga Swiatek, quadruple lauréate de Roland-Garros. "Encore un long chemin à faire" "Elle a tracé un chemin pour de nombreuses filles et de nombreux garçons en Ukraine. Elle accomplit des choses incroyables, en particulier cette saison", a ajouté la native de Kiev. "Quel que soit le résultat du quart de finale, je suis très fière des efforts accomplis depuis le début de la saison", s'est réjouie Svitolina. "J'ai l'impression d'avoir atteint un très bon niveau, que j'arrive en plus à maintenir dans la durée." Contre son aînée originaire d'Odessa, sur les rives de la mer Noire, Kostyuk a déjà livré deux duels, sur dur à chaque fois. Elle a perdu le premier en 2018 à l'Open d'Australie et remporté le second en 2024 au WTA 1000 de Toronto. Plutôt identifiée jusqu'alors comme une spécialiste du dur -- elle a atteint les quarts de finale à l'Open d'Australie en 2024 -- Kostyuk s'est révélée sur terre battue cette saison. Après ses titres à Rouen et Madrid, elle a préféré faire l'impasse sur le WTA 1000 de Rome et est donc arrivée à Roland-Garros invaincue sur la surface ocre. Entre la Normandie, l'Espagne et Paris, la puissante droitière a aligné quinze victoires de rang. "Je n'ai jamais été aussi régulière dans ma carrière (mais) j'ai encore un long chemin à faire pour m'installer dans le top 10 ou le top 5", a pressenti Kostyuk, déjà promise au meilleur classement de sa carrière grâce à son parcours à Paris. Missile Roland-Garros a pourtant commencé dans l'inquiétude pour Kostyuk, qui a appris quelques heures avant son premier tour qu'un missile était tombé à une centaine de mètres du domicile de sa mère, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe en Ukraine. "Avant le premier tour, j'ai dit à Sandra (Zaniewska, son entraîneuse) que je ne savais même pas ce que je faisais là. (...) J'essaie de toujours garder à l'esprit qu'il y a des choses plus importantes que le tennis dans la vie", a développé Kostyuk, qui conclut ses discours d'après-match en lançant "Slava Ukraini" (gloire à l'Ukraine). Svitolina, qui refuse comme sa compatriote de serrer la main de ses adversaires russes et bélarusses en fin de match, n'hésite pas non plus à jouer de sa notoriété pour rappeler les souffrances de son peuple. "En tant que sportive, une des meilleures d'Ukraine, j'estime que je dois faire entendre ma voix autant que possible pour (aider à) la prise de conscience et lever des fonds", estimait-elle à l'Open d'Australie en 2025. Par conséquent, quelle que soit la gagnante du quart de finale programmé mardi sur le Central, "ça va être une belle bataille pour l'Ukraine!" Celle qui l'emportera affrontera soit la Russe Mirra Andreeva (8e), soit la Roumaine Sorana Cirstea (18e).

02.06.2026 à 09:23

Programmation militaire: le Sénat se divise sur le montant de la rallonge budgétaire aux armées

FRANCE24

Dans le contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, le projet de loi fixe les grandes orientations et les moyens des armées françaises, en portant à 436 milliards d'euros les dépenses militaires prévues d'ici la fin de la décennie, soit 36 milliards supplémentaires par rapport à la dernière loi de programmation (2023). Mais les sénateurs souhaitent aller plus loin: à l'initiative du président LR de la commission Défense, Cédric Perrin, la chambre haute a voté en commission pour un effort supérieur de 14 milliards d'euros, avec l'objectif de porter, en 2030, la part du budget des armées à 2,7% du PIB. Pour 2027, l'effort serait de 6,7 milliards d'euros, soit 500 millions d'euros de plus que l'objectif du gouvernement, alors que la discussion budgétaire s'annonce à nouveau très périlleuse et incertaine cet automne au Parlement, à quelques mois de l'élection présidentielle. Il faut "mettre en cohérence la loi de programmation militaire avec les menaces auxquelles l'exécutif nous prépare", explique Cédric Perrin. Ce texte, adopté ces derniers jours à l'Assemblée nationale à une confortable majorité, ne présente toutefois qu'une trajectoire indicative, car les budgets réels des armées doivent être votés chaque année dans le projet de loi de finances. De plus, de nombreux parlementaires s'attendent à ce qu'une nouvelle LPM soit élaborée après la présidentielle par le futur exécutif, ce qui rend les débats actuels essentiellement théoriques. L'examen du texte dans l'hémicycle permettra tout de même de confronter les visions des différents groupes politiques. Et le gouvernement aura l'occasion de répondre à la proposition sénatoriale, qu'il désapprouve. "L'équilibre budgétaire et capacitaire qui a été trouvé est le fruit d'arbitrages entre le besoin des armées pour prendre en compte une accentuation de la dangerosité du monde et la capacité des finances publiques à y répondre", insiste l'exécutif dans un amendement déposé pour revenir aux 36 milliards de dépenses supplémentaires. Le Parti socialiste, dont les députés avaient approuvé le projet de loi, sera sur la même ligne que le gouvernement sur ce point. "Notre état d'esprit sera celui de la lucidité", affirme à l'AFP le sénateur Rachid Temal, qui somme la droite de s'expliquer sur le mode de financement de cette nouvelle manne. "Si le chemin proposé par la droite est celui de la destruction du modèle social, il faut le dire", s'inquiète-t-il, se disant attaché à "l'acceptation sociale" de cette feuille de route. Les débats devraient se poursuivre mercredi, avant un vote solennel prévu mardi 9 juin. Députés et sénateurs devront ensuite se réunir en commission mixte paritaire (CMP) pour trouver un terrain d'entente en vue d'une adoption définitive du texte, espérée par l'exécutif avant le 14 juillet.

02.06.2026 à 09:17

Les Bourses européennes tentent le rebond dans un contexte incertain

FRANCE24

Après quelques minutes d'échanges, Paris progressait de 0,76%, portée par la multinationale de semi-conducteurs STMicroelectronics (+8,20%), également cotée à Milan (+0,97%). Francfort suivait le mouvement (+0,85%), tirée par le géant des puces électroniques Infineon (+3,63%) qui profite aussi de l'engouement autour de l'intelligence artificielle. Londres suivait le mouvement (+0,24%). st/meh/er

02.06.2026 à 09:05

Climat: l'ONU juge "probable à 80%" un épisode El Niño cet été

FRANCE24

Selon la dernière mise à jour de cette agence de l'ONU, les températures "exceptionnellement chaudes" des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d'un épisode El Niño qui "devrait influencer les régimes de température et de précipitations à l'échelle mondiale". L'OMM table ainsi sur une probabilité de 80% qu'un épisode El Niño se produise "entre juin et août 2026". "Les probabilités que cet épisode se maintienne au moins jusqu'en novembre avoisinent ou dépassent les 90%", ajoute l'organisation, tablant sur un "épisode au moins modéré, voire fort". Selon Météo-France, El Niño, et sa phase opposée La Niña, sont les noms donnés à une variation naturelle du climat, qui induit une variation marquée de la température des eaux de l'océan Pacifique équatorial, une modification de la circulation atmosphérique mondiale et peut occasionner certains événements extrêmes sur un grand nombre de régions. Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans la partie centre-est du Pacifique équatorial s'est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, une hausse alimentée par des températures "exceptionnellement élevées" sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l'OMM. Parallèlement, les valeurs de l'indice d'oscillation australe, qui est la composante atmosphérique d'El Niño, "concordent" avec la mise en place de conditions d'apparition du phénomène, ajoute l'organisation. "Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans", a prévenu la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué. El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. "Urgence climatique" Pour la période juin-juillet-août, l'OMM prévoit déjà un ensemble de conditions favorisant "une prédominance de températures supérieures à la normale dans presque toutes les régions du globe", avec un risque accru de stress thermique, de sécheresse dans certaines régions et d'événements extrêmes tels que les inondations ou les sécheresses sévères. Elle rappelle ainsi que les centres de prévision régionaux prévoient des précipitations "inférieures à la normale" durant la saison des pluies de juin à septembre dans la Corne de l'Afrique, une mousson moins abondante que la moyenne en Asie du Sud et des conditions plus chaudes et plus sèches en Amérique centrale au cours de l'été. Pendant l'été de l'hémisphère Nord, les eaux chaudes liées à El Niño peuvent aussi favoriser la formation d'ouragans dans le Pacifique central et oriental, tout en limitant leur développement dans l'Atlantique, ajoute l'organisation. "Nous devons tous accorder à cette situation le degré d'urgence climatique qu'elle représente", a alerté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans une déclaration vidéo. "Les conditions El Niño jetteront de l'huile sur le feu d'une planète qui se réchauffe. Les impacts seront encore plus forts et ressentis encore plus loin. Ils traverseront les frontières à une vitesse dévastatrice", a-t-il poursuivi, appelant encore une fois à "mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles". Selon l'OMM, "il n'est pas prouvé que le changement climatique augmente la fréquence ou l'intensité des épisodes El Niño". Par le passé, l'OMM avait également indiqué que "les phénomènes climatiques à grande échelle d'origine naturelle, tels qu'El Niño et La Niña, s'inscrivent dans un contexte plus large de changement climatique d'origine anthropique".

02.06.2026 à 08:59

Venezuela: la capture de Maduro, une "chimiothérapie" nécessaire sur la route de la démocratie

FRANCE24

Ancien procureur et magistrat de la Cour suprême, Perkins Rocha, 63 ans, proche de la Nobel de la Paix Maria Corina Machado, a été arrêté en août 2024 lors de la répression qui a suivi la présidentielle de juillet, dont M. Maduro avait été déclaré vainqueur alors que l'opposition dénonçait une fraude. Il a passé près de deux ans dans l'Hélicoïde, la redoutée prison pour prisonniers politiques. Libéré en février sous pression américaine après la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier, il reste assigné à résidence avec un bracelet électronique, surveillé par des agents de police postés devant son appartement. La justice vénézuélienne a rejeté sa demande d'amnistie et il est un des rares prisonniers politiques libérés à ne pas bénéficier d'une liberté de mouvement. "Le 3 janvier, il y a eu une opération chirurgicale. Pour sauver le corps, il a fallu pratiquer une chimiothérapie", affirme Me Rocha. L'intervention américaine, qui a fait une centaine de morts, "n'a plu à personne, mais c'était nécessaire pour sauver le corps (...) Maintenant il s'agit de rendre une âme à ce corps, et l'âme de ce corps qui respire encore, c'est l'aspiration démocratique. Le pontage ce sont les élections", ajoute l'avocat, poursuivant sa métaphore médicale. "Nous voulons que le tuteur nous accompagne. Que ce corps soit utile non seulement pour le tuteur, mais pour la démocratie dans toute l'Amérique" latine, continue-t-il, sans citer nommément le "tuteur" américain. Depuis le 3 janvier, de nombreux observateurs estiment que le Venezuela vit sous tutelle américaine. Le président Donald Trump s'est félicité de l'action de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui a notamment fait adopter des réformes dans les secteurs pétrolier et minier. Contrairement à une partie de l'opposition et surtout à Washington, M. Rochas estime qu'il n'y a pas "de raison d'attendre" pour organiser une nouvelle présidentielle, assurant que l'opposition a déjà gagné en juillet 2024. "Irréversible" "Nous avons les mêmes conditions qu'en juillet 2024. Nous avons vaincu Elvis Amoroso (le président du Conseil électoral) avec son mensonge. Nous avons prouvé au monde que nous avions gagné". Mais "la situation est différente", parce que le pouvoir ne pourra pas donner un "résultat falsifié" comme en 2024, dit-il. Il critique également la réforme judiciaire promise par Mme Rodriguez: "Remplacer des noms par d'autres (...) ce n'est pas un changement. Il n'y a aucun changement dans le système de justice. Il y a l'apparence d'un mouvement". "La tâche", réclamée par l'opposition et les Etats-Unis, "consistait à modifier les structures et à envisager la possibilité de construire un nouveau pays", précise-t-il. Perkins Rocha se montre aussi très sceptique envers la loi d'amnistie promulguée en février. "C'est une très mauvaise loi, indépendamment du fait qu'elle a permis, soi-disant, la mise en liberté de nombreux Vénézuéliens injustement détenus". Selon lui, ces libérations sont "davantage le fruit de la pression internationale que de la loi", laquelle est "un prétexte de l'administration servant à se justifier" pour "remettre en liberté ceux qu'elle qualifiait quelques jours auparavant de terroristes". Comme de nombreux détenus politiques, M. Rocha est notamment accusé de "terrorisme". "J'ai cherché à garantir le respect de la souveraineté populaire (...) exprimée le 28 juillet 2024. Voilà mon crime". "Nous avons été arrêtés dans des sorte de rafles (...) A l'Hélicoïde, j'ai rencontré des mères, des épouses, des fils et des filles de personnes que l'on recherchait. Ne les trouvant pas, le régime a choisi d'arrêter leur entourage pour faire pression (...) C'est une méthode que le régime nazi a beaucoup mise en pratique à son époque", souligne-t-il. S'il vit aujourd'hui "dans le confort de (m)on foyer", il souligne que le bracelet électronique, bien moins lourd que les boules de fer attachées aux pieds des prisonniers sous les dictatures du XXe siècle, reste "cinglant pour l'esprit". "J'ai découvert en prison que, avant d'être arrêté, je n'étais en réalité pas libre, ni moi ni les Vénézuéliens", analyse-t-il. Mais "aujourd'hui nous avons un nouveau panorama" après "une étape sombre, noire du pays", dit-il, estimant que le mouvement vers la démocratie est "absolument irréversible". "Nous sommes dans un intérim difficile à définir sur le terrain politico-constitutionnel, mais c'est un préalable avant la véritable transition", juge Perkins Rocha.

02.06.2026 à 08:51

Bollywood se déchire autour de la régulation du temps de travail

FRANCE24

Selon des indiscrétions, c'est Deepika Padukone, actrice de premier plan de 40 ans, qui a lancé le débat l'an dernier en claquant la porte d'un projet de film dont les producteurs auraient refusé de raccourcir sa présence sur le plateau pour lui permettre de s'occuper de son bébé. En Inde, les journées de travail de 12 à 18 heures, parfois même bien au-delà, ont longtemps été considérées comme la norme en matière de temps de travail. Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour refuser ces rythmes archarnés et exigent des conditions de travail plus humaines. A commencer par les femmes, souvent stigmatisées comme exigeantes voire difficiles. Des comédiens aussi célèbres que Suniel Shetty, Ram Kapoor, leur ont apporté leur soutien. "Une fois que vous avez réussi dans le showbiz... alors oui, vous êtes en position de choisir le nombre d’heures que vous voulez travailler", affirme à l'AFP M. Kapoor. Mais pour d'autres, limiter règlementairement le temps de tournage à huit heures par jour n'est pas adapté à l'activité cinématographique, par nature soumise aux imprévus techniques ou aux caprices de la météo. "Ce n'est pas un travail de bureau", rappelle l'acteur Ali Fazal, qui en veut pour preuve les films qui intègrent des scènes d’action ou techniquement complexes, qui requièrent une grande flexibilité. Un point de vue partagé par l'actrice Chitrangda Singh, pour qui l'industrie du 7e art "est aussi contrainte par des réalités économiques". Des professionnels du secteur pointent également le coût très élevé des superproductions : entre lieux de tournage, équipes et matériel, la facture peut s'élever à plus de 22.400 euros par jour. La pression est donc forte pour que chaque heure soit comptée, et surtout rentabilisée. Choix personnel Ancien secrétaire adjoint de l'Association indienne des artistes de cinéma et de télévision, Amit Behl souligne qu'il s'avère souvent difficile pour un réalisateur d'interrompre le déroulement d'un tournage. "On ne peut pas laisser une scène en plan. Si c'est une scène d'action avec des cascadeurs, tout peut arriver", souligne cet acteur, "ce n'est pas comme fermer son ordinateur portable dans une entreprise informatique". A titre d'exemple, Amit Behl cite la grande maison qui a servi de décor à la superproduction "Animal", louée quand même 26.300 dollars par jour. "Ensuite il faut (...) des figurants, ce qui représente un coût supplémentaire, sans compter la restauration, l'électricité, les camions-loges et les agents de sécurité", énumère-t-il. Les partisans d'une règlementation rejettent ces arguments, qu'ils jugent souvent liés à une mauvaise planification et des défauts d'efficacité structurels. Le réalisateur Shekhar Kapur relève aussi dans ce débat des questions d'inégalité. Il dénonce ainsi le traitement privilégié dont bénéficient acteurs et actrices par rapport aux techniciens, estimant que l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle devrait être le même pour tous. "Tout le monde (devrait avoir) le privilège de définir ses heures de travail", résume-t-il. Le débat qui déchire les protagonistes de l'industrie du cinéma a mis en lumière ses nombreuses disparités, avec des figurants et des équipes techniques dont le statut offre très peu de marge de négociation. Pour beaucoup, cette question sociale marque un tournant à Bollywood, où jeunes professionnels comme stars confirmées commencent à contester ses pratiques. Pour l'actrice Madhuri Dixit, 59 ans, la trancher relève toutefois plus d'un choix personnel que structurel. "Nous avons fait des journées de 12 heures ou plus pour le tournage de (la série policière) +Mrs Deshpande+", se souvient-elle. "Mais si une femme veut travailler moins d'heures, c'est son droit, c’est sa vie (...) chacun fait ce qu'il veut. Moi, je suis une bourreau de travail!"

02.06.2026 à 08:47

Guatemala: à l'approche d'un éventuel El Niño, la peur de la famine hante les habitants d'un village

FRANCE24

Situé dans le département maya du Quiché, Cunén est dans le Corridor sec, une bande aride vulnérable aux événements climatiques extrêmes qui couvre des parties du Honduras, du Salvador et du Nicaragua. Les pluies tardent à venir et ceux qui ont pris le risque de semer craignent que le manque d'eau ne ruine leurs espoirs de récolte. "S'il n'y a pas de pluie, les cultures ne vont pas donner. Le peu (qu'elles donneront) c'est pour notre consommation" et sans autres revenus "nous allons mourir de faim", s'alarme auprès de l'AFP Cecilia Pasa, une habitante de 39 ans du proche hameau de Xetzac. Elle a semé un peu de maïs sur son lopin de terre. Depuis des semaines, la sécheresse s'étend dans les rues poussiéreuses de Xetzac, et le débit des rivières qui irriguent champs de maïs, de pommes de terre, de brocolis, de haricots et de fèves s'amenuise. Assise à l'ombre d'un arbre, Elvira Pasa, dirigeante communautaire de 27 ans, affirme également que "ce qu'on cultive, on ne le vend pas, on le mange". "Que va-t-il se passer s'il ne pleut pas ?", renchérit Lucia Rojop, 43 ans. A Cunén, tous se souviennent de la crise alimentaire provoquée par El Niño en 2023 et partagent la même crainte que l'histoire se répète, disant ne pas pouvoir compter sur le soutien du gouvernement. Selon l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), il existe environ 80% de chances qu'un épisode El Niño se développe d'ici juillet et que les effets se fassent sentir dans quelques mois à l'échelle mondiale. En Amérique centrale, où tous les pays sont en état d'alerte, El Niño entraîne généralement des conditions plus sèches et plus chaudes. Depuis plusieurs semaines, la température de l'eau dans certaines zones clés du Pacifique équatorial augmente rapidement, et une masse d'eau anormalement chaude s'accumule sous la surface. Selon les experts, une évolution vers un "super El Niño" est possible, mais son évolution dépend encore de paramètres complexes et imprévisibles. "Trop sèche" Les craintes qui s'emparent de Cunén sont fondées. Hors période El Niño, quelque 2,5 millions de Guatémaltèques sont exposés au risque d'insécurité alimentaire en raison de la sécheresse. Le gouvernement guatémaltèque assure disposer de seulement 1,1 million de rations à distribuer en cas d'urgence. Dans le pays, le Corridor sec s'est étendu de 46 à 160 municipalités depuis 2004, soit presque la moitié de celles du pays, en raison du changement climatique, selon le gouvernement. Et si El Niño s'installe, les pluies seront réduites de moitié, selon Alex Guerra, directeur de l'Institut privé de recherche sur le changement climatique (ICC). Témoin de ces bouleversements, Cecilia Pasa parcourt sa maigre plantation de maïs et affirme que "la terre n'est plus aussi humide qu'avant", qu'elle est "trop sèche" et que "les pieds ne tiennent plus". Certains de ses voisins, comme Catarina Sica, ont préféré ne rien planter. "Il n'y a pas de pluie et le temps des semis est déjà passé", explique-t-elle, pointant un tas d'épis secs de maïs jaune, noir et blanc. Volonté divine Pendant des années, l'argent envoyé à Cunén par des Guatémaltèques installés aux Etats-Unis servait de soupape de sécurité. Mais la politique migratoire de l'administration Trump et l'expulsion de 24.000 personnes, dont beaucoup originaires du Quiché, ont tari cette ressource. Depuis, le secteur de la construction s'est paralysé, entraînant la perte de nombreux emplois. L'époux de Catarina Sica est revenu au pays il y a deux ans, après avoir réussi à économiser suffisamment pour construire sa maison en béton. Il travaille dans des exploitations agricoles mais ses 10 dollars quotidiens ne suffisent pas à nourrir sa famille, qui comme la majorité des habitants de la région se limite aux plats de haricots et de pommes de terre. Catarina tourne les yeux vers le ciel bleu immaculé, disant "attendre" avec anxiété une improbable pluie, et s'en remettre "à la volonté de Dieu".

02.06.2026 à 08:47

De retour en politique Nathalie Kosciusko-Morizet va "soutenir Édouard Philippe"

FRANCE24

"Je vais soutenir Édouard Philippe", a déclaré celle qui fut aussi candidate à la mairie de Paris au micro de France Inter. "Je pense qu'il a cette capacité à rassembler, à rassembler dans le calme, à rassembler dans le dialogue". Le maire du Havre, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, est comme Nathalie Kosciusko Morizet issu de LR. Selon elle, "la vie politique française a été contaminée par un mouvement qui vient des réseaux sociaux, de l'économie de l'attention, du clic, vous savez, les chocs de dopamine". "On nous sature notre espace intellectuel, notre énergie, toute notre attention. Et ça, ça a débordé sur la vie politique: on va de réaction en réaction. Et vous savez quoi? La réaction, ce n'est pas l'action", a-t-elle encore développé, jugeant qu'"on a besoin de gens qui ne vont pas de réaction en réaction et qui tiennent leur cap". Après cinq ans passés au sein du fonds d'infrastructures Antin, l'ancienne ministre de François Fillon (2009-2012) avait rejoint un centre de recherche spécialisé dans les secteurs de l'intelligence artificielle et des médias". L'électron libre à droite développait en parallèle des investissements conjoints avec son frère Pierre Kosciusko-Morizet dans le secteur de la tech et des médias.

02.06.2026 à 08:33

En Equateur, l'armée tente de juguler l'expansion de l'extraction d'or illégale

FRANCE24

Quelques heures plus tard, une explosion retentit dans un ravin. Puis une autre détonation un peu plus loin projette des éclats de métal. Ces déflagrations font partie d'une intervention de l'armée équatorienne pour tenter d'éradiquer les opérations minières illégales de groupes criminels dans la région de La Merced de Buenos Aires, dans le nord du pays, près de la frontière avec la Colombie. L'AFP a été témoin de ces opérations en accompagnant sur le terrain un déploiement dans cette zone escarpée, où des soldats, le visage couvert "pour des raisons de sécurité", patrouillent à pied, équipés de fusils, casques et gilets pare-balles. Lors d'autres opérations, l'armée est allée jusqu'à utiliser des chars blindés, des lance-roquettes et des mortiers pour attaquer des mines illégales dans les régions concernées. Cette zone montagneuse "recèle de grandes richesses encore inexploitées", souligne le colonel Christian Ruales, chef de l'opération. En 2019, les forces de sécurité ont expulsé quelque 3.000 mineurs des montagnes lors de l'une des plus grandes opérations jamais menées en Equateur contre l'extraction illégale. Selon le colonel Ruales, la présence des soldats est essentielle pour endiguer l'extraction illégale. "Sinon, cela repartirait de plus belle", affirme-t-il. - Plus rentable que le narcotrafic - "Ils viennent tout faire sauter", grésille à nouveau la voix interceptée par l'armée, avertissant que les "verts" -- les soldats -- approchent. Malgré la présence militaire permanente, l'extraction d'or tourne à plein régime, la valeur du précieux métal ayant atteint en janvier un record de près de 5.600 dollars l'once. Selon la Chambre équatorienne des mines, ce commerce illégal génère, dans certains pays d'Amérique latine, des profits encore plus élevés que le trafic de drogue. En Equateur, entre 60% et 70% de l'or extrait est illégal, créant plus de 1,6 milliard de dollars par an. "Je vois des opérations (militaires, ndlr), mais l'exploitation minière ne s'arrête pas pour autant", témoigne Brian Proano, qui a travaillé quelques mois dans ce secteur illégal. "L'exploitation minière va continuer, parce qu'il n'y a pas de travail ailleurs", estime le jeune homme. Cette activité entraîne des problèmes à la fois environnementaux et sociaux à La Merced de Buenos Aires. L'AFP a constaté des traces de produits chimiques, comme le cyanure, rejetés par une installation clandestine de raffinage d'or sur la berge d'une rivière, d'où s'écoulait un liquide visqueux dégageant une forte odeur de vinaigre. Le front Oliver Sinisterra -- un groupe dissident de l'ancienne guérilla colombienne des Farc, aujourd'hui dissoute -- est actif dans la région. L'exploitation locale de l'or a déclenché une lutte de pouvoir entre ce front et le gang équatorien Los Lobos. Lié au Cartel de Jalisco Nouvelle Génération au Mexique et fort de milliers de membres à travers le pays, Los Lobos est l'une des "organisations criminelles les plus puissantes" d'Equateur, selon Insight Crime. Le gang se livre à l'extraction illégale et a même mis la main sur certaines opérations légales, précise l'ONG. Les groupes criminels extorquent et intimident les mineurs mais aussi la population, composée principalement d'agriculteurs. Avec le soutien des Etats-Unis, le gouvernement du président de droite Daniel Noboa tente de réprimer les gangs et cartels qui sévissent dans tout le pays sud-américain, autrefois connu pour sa tranquillité. Avec peu de résultats. Le pays a enregistré en 2025 un taux d'homicide de 51 pour 100.000 habitants, l'un des plus élevés d'Amérique latine.

02.06.2026 à 08:31

Lyhanna: les recherches continuent après la mise en examen du principal suspect

FRANCE24

"Les recherches se poursuivent", a dit à l'AFP mardi matin le capitaine Eloi Brot, commandant de gendarmerie de Condom. La jeune fille a été vue pour la dernière fois vendredi vers 15H00 devant le collège de Fleurance, un bourg de 6.000 habitants à 80 km à l'ouest de Toulouse. Le principal suspect interpellé samedi et placé en garde à vue a été mis en examen lundi pour enlèvement et placé en détention provisoire. Il connaissait bien Lyhanna car sa fille est une amie de la disparue. Lundi soir au tribunal d'Agen, devant le juge, ce père de famille a refusé de s'exprimer et de répondre aux questions lors de son interrogatoire de première comparution, a informé le procureur d'Agen Olivier Naboulet. Dimanche, la procureure d'Auch Clémence Meyer avait annoncé que l'homme avait déclaré avoir déposé Lyhanna à la piscine de la commune, des déclarations "jugées incohérentes et imprécises". Contacté par l'AFP, l'avocat de la famille de la disparue François Roujou de Boubée dit que la seule attente de ses proches "est de retrouver Lyhanna". Sur le terrain, à Fleurance et dans les environs, les efforts de recherche pour retrouver Lyhanna ont été accentués lundi avec le renfort d'un escadron de gendarmes mobiles, portant à près de 200 le nombre de militaires mobilisés pour "maximiser notre couverture terrain", a indiqué lundi en fin d'après-midi le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers. Ils ratissent les environs de Fleurance, ont organisé une battue, sondé lacs et rivières, inspecté des champs et des zones boisées, aidés par des drones et hélicoptères, pour l'instant en vain.

02.06.2026 à 08:15

Au moins 929 personnes mortes "sans chez-soi" en 2025

FRANCE24

Ce nombre, recueilli à partir des remontées d'une cinquantaine d'associations proches des sans-abri en métropole et en outremer et membres du collectif, est déjà supérieur à celui de 2024, qui s'était établi à 912 décès. "Il continue d'augmenter années après années" et pourrait très vite dépasser le cap symbolique des mille personnes mortes dans la rue, précise à l'AFP Adèle Lenormand, membre de l'association créée en 2003 et qui mène ce recensement depuis 2012. "En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, on est passé de 51 décès en 2024 à 112 l'an dernier: c'est alarmant, la rue abîme énormément", affirme-t-elle. Ce chiffre sera actualisé en octobre prochain, la liste ayant été arrêtée au 16 avril dernier. Car depuis, explique le collectif, d'autres noms de SDF décédés l'an dernier se sont déjà ajoutés. Le bilan définitif sera accompagné d'une analyse des profils des personnes décédées et des causes de leur mort. Ces chiffres restent à interpréter avec précaution car une part des décès échappe au collectif, prévient l'association. Ces personnes, âgées en moyenne de 50 ans - du plus jeune, un bébé de 11 jours retrouvé mort à Bron (Rhône), à la plus âgée, une femme de 88 ans hébergée chez un tiers - ont vécu dans des "lieux non faits pour l'habitation ou en hébergement d'urgence ou temporaires" durant les trois derniers mois avant leur décès. Sur ces 929 décès, 83% étaient des hommes. Parmi ces morts figuraient 14 enfants de moins de 4 ans et 12 adolescents entre 15 et 18 ans. A partir de midi, le nom, âge, date et lieu du décès de chacun de ces "sans chez-soi" sera lu lors d'une cérémonie dans le 5e arrondissement de la capitale, avant une prise de parole d'élus et de militants associatifs. Il est difficile de connaître précisément le nombre de personnes sans domicile fixe en France: elles seraient environ 350.000 selon la Fondation pour le Logement. La dernière évaluation officielle de l'Insee, qui remonte à 2012, estimait leur nombre à 143.000. L'Institut national de la statistique a depuis mené une nouvelle enquête pour le mettre à jour, dont les résultats seront dévoilés fin 2026.
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