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▸ Les 15 dernières parutions

09.04.2026 à 16:01

Pénurie de gaz, travailleurs migrants pris en étau... La guerre au Moyen-Orient fragilise l’Inde

Alban ALVAREZ

La guerre au Moyen-Orient n’en finit plus d’avoir des répercussions à l’échelle planétaire. Parmi les pays les plus concernés, notamment par la fermeture du détroit d’Ormuz ces dernières semaines : l’Inde. Le géant asiatique d’1,4 milliards d’habitants dépend des pays du Golfe pour ses importations et sa consommation de GPL. Le pays fait désormais face à une pénurie et espère que le cessez-le-feu parviendra à un retour progressif à la normale du trafic maritime. 90% de son GPL importé passe par le détroit d’Ormuz. Le conflit a également mis en danger la vie des millions de travailleurs migrants indiens établis dans les pays du Golfe. Au moins huit Indiens ont trouvé la mort dans des frappes de drone ou de missile. Reportage de nos correspondants Alban Alvarez, Supriya Kumar et Khansa Juned.  

09.04.2026 à 15:57

Intempéries en Afghanistan et au Pakistan: plus de 220 morts en trois semaines

FRANCE24

En Afghanistan, déjà confronté à une des pire crises humanitaires au monde, "148 personnes sont mortes" depuis le 26 mars à la suite des pluies, inondations, glissements de terrain, chutes de neige ou de la foudre, a précisé jeudi à l'AFP le porte-parole de l'Autorité nationale de gestion des catastrophes (Andma), Mohammad Yousuf Hammad. Dans la province de Parwan (centre), six personnes ont trouvé la mort entre mercredi et jeudi dans l'effondrement du toit de leurs maisons, a indiqué à l'AFP Mawlawi Abdul Aleem Afzali, chef de l'Autorité provinciale de gestion des catastrophes. Au Pakistan voisin, le bilan s'est aussi alourdi dans la province septentrionale de Khyber Pakhtunkhwa pour atteindre 51 morts depuis le 25 mars, a indiqué jeudi à l'AFP l'Agence locale pour les situations d'urgence Cinq personnes ont aussi trouvé la mort dans le Cachemire pakistanais, selon les autorités provinciales. En comptant les 18 morts depuis le 20 mars dans la province du Balouchistan (sud-ouest pakistanais), selon les derniers chiffres des autorités locales de gestion des catastrophes, le bilan est désormais d'au moins 74 morts au Pakistan. Outre les pertes humaines, ces intempéries ont causé de nombreux dégâts matériels: près de 1.230 maisons ont ainsi été complètement détruites en Afghanistan et 372 kilomètres de route détruits, selon l'ANDMA. L'Afghanistan est l'un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, et connaît régulièrement des événements météorologiques meurtriers, crues, sécheresses répétées... strs-la-sma-rs-iw/mr

09.04.2026 à 15:47

Trautmann s'allie à des élus de droite à la métropole de Strasbourg

FRANCE24

"On a fait le choix ensemble de faire un accord qui nous donne ce confort d'une majorité solide", a déclaré Catherine Trautmann, aux côtés de deux élus Les Républicains (LR), Thibaud Philipps et Catherine Graef-Eckert, qui seront les premiers vice-présidents de la collectivité de 517.000 habitants. Thibaud Philipps, qui est aussi maire d'Illkirch-Graffenstaden et vice-président de la région Grand Est, sera chargé de l'urbanisme, et Catherine Graef-Eckert, également maire de Lingolsheim et élue à la Collectivité européenne d'Alsace (le conseil départemental issu de la fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin), s'occupera du rayonnement international et du plan de circulation. Catherine Trautmann, qui n'a pas confirmé clairement son intention de cumuler mairie et présidence de la métropole, a dit souhaiter se charger personnellement des transports publics. Les trois élus se connaissent pour avoir ferraillé ensemble contre la précédente majorité écologiste, mettant en échec son projet d'extension du tramway vers le nord de la métropole. "Nous venons d'horizons différents, c'est peu de le dire", a reconnu Mme Trautmann. "Nous avons des sensibilités différentes mais nous avons une habitude ancienne: travailler ensemble", a-t-elle déclaré, louant une démarche "transpartisane" visant à ce que "chaque commune soit associée" aux décisions prises. Mme Graef-Eckert a elle souligné "la volonté de dépolitiser les débats". L'élection formelle est prévue vendredi lors du premier conseil de l'Eurométropole de ce mandat. Si elle cumule mairie et présidence de la métropole, la socialiste de 75 ans renouera avec une pratique qui n'avait plus cours depuis son départ de l'hôtel de ville en 2001. Depuis cette date, mairie de Strasbourg et présidence de l'intercommunalité étaient occupées par deux personnes différentes - mais toujours alliées. Composée de 33 communes, l'Eurométropole de Strasbourg a un budget de 1,33 milliard d'euros, soit plus du double de la ville de Strasbourg qui représente 56% de sa population.

09.04.2026 à 15:45

Ligue des champions : Désiré Doué, golden boy du PSG et bourreau de Liverpool

FRANCE24

Le jeune attaquant du PSG Désiré Doué a choisi de nouveau un grand rendez-vous pour marquer les esprits en étant présent dans tous les bons coups mercredi lors du succès contre Liverpool en quart de finale de Ligue des champions (2-0). Nous en parlons avec Benoît Perrochais.

09.04.2026 à 15:45

Liban : les habitants sous le choc après les frappes israéliennes meurtrières

FRANCE24

Le Liban observe une journée de deuil national au lendemain des frappes israéliennes les plus meurtrières depuis le début de la guerre. Les secours poursuivent leurs recherches sous les décombres, en quête de survivants. Le dernier bilan provisoire fait état de plus de 200 morts et d’un millier de blessés. Dans les quartiers touchés, la peur et l’incertitude dominent.

09.04.2026 à 15:41

Wall Street rattrapée par les tensions au Moyen-Orient

FRANCE24

Vers 14H10 GMT, le Dow Jones reculait de 0,13%, l'indice Nasdaq lâchait 0,20% et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,09%. Après une franche montée mercredi, le retour des cours boursiers dans le rouge témoigne "d'une prise de conscience que le cessez-le-feu est fragile", relève auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. "Un nuage d'angoisse plane sur le marché quant à la pérennité" de cette trêve, abonde Patrick O'Hare, de Briefing.com. Après cinq semaines de guerre au Moyen-Orient, le cessez-le-feu, entré dans sa deuxième journée, apporte une certaine accalmie, aucun bombardement n'ayant été signalé ces dernières heures en Iran ou dans le Golfe. Mais le Liban continue d'être ciblé par l'armée israélienne. Pour le Pakistan, médiateur du conflit, la trêve s'applique "partout, y compris au Liban", ce que démentent Israël et Washington. "Tout ce que nous avons célébré hier pourrait bien se concrétiser, mais ce n’est pas encore le cas", souligne Art Hogan. "C’est pourquoi je pense qu’une certaine prudence s’installe aujourd’hui dans l'esprit des investisseurs", ajoute-t-il. Les regards sont notamment braqués sur le détroit d'Ormuz, annoncé rouvert dans le cadre de la trêve mais qui pourrait être miné, selon la mise en garde de Téhéran. Mercredi, seul un petit nombre de navires a franchi ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole et gaz. Les doutes sur la solidité du cessez-le-feu font repartir les cours du pétrole à la hausse, autour des 100 dollars le baril. "Je pense que la véritable reprise (boursière, ndlr) interviendra lorsque le détroit d'Ormuz sera rouvert, ce qui n'est pas encore le cas" en pratique, prévient M. Hogan. Les investisseurs ont aussi accueilli une nouvelle salve de données jeudi, sans grand mouvement. Les inscriptions hebdomadaires au chômage se situent un peu au-dessus des attentes tandis que le PIB américain a été révisé à la baisse au dernier trimestre 2025. Les prix aux Etats-Unis ont de leur côté progressé de 2,8% en février selon l'indice d'inflation PCE, comme attendu et au même rythme que le mois précédent. Pour Art Hogan, la publication vendredi de l'indicateur CPI pour le mois de mars "aura plus d'impact" car il s'agira de la première statistique officielle mettant en avant l'impact de la hausse des prix de l'énergie sur l'inflation. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,31% vers 14H00 GMT, contre 4,29% à la clôture la veille. Côté entreprises, le spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") Coreweave reculait de 2,10% à 87,03 dollars malgré l'annonce d'un nouvel accord pluri-annuel avec Meta (Facebook, Instagram) pour un montant d'environ 21 milliards de dollars. CoreWeave fournira au géant des réseaux sociaux de nouvelles infrastructures informatiques pour l'aider à développer son intelligence artificielle (IA). Les grands groupes pétroliers profitaient du rebond des cours de l'or noir. ExxonMobil prenait 1,36%, Chevron 1,57% et ConocoPhillips avançait de 1,76%. Les compagnies aériennes partaient dans la direction opposée, Delta Air Lines lâchant 1,78%, United cédant 1,69% et American Airlines reculant de 1,80%.

09.04.2026 à 15:20

La crise au Moyen-Orient, une incitation à la transition énergétique en France

David RICH

Quatre ans après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, l'Europe est confrontée à une nouvelle crise énergétique, liée, cette fois, à la guerre au Moyen-Orient. En France, le gouvernement a promis d'"accélérer" l'électrification pour se défaire de la dépendance aux énergies fossiles et garantir la souveraineté énergétique du pays. Promesse de circonstance ou véritable opportunité de changement ? France 24 fait le point. 

09.04.2026 à 15:00

Frappes intenses Liban : Comment analyser la stratégie israélienne ?

FRANCE24

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi 7 avril au soir un cessez-le-feu avec l'Iran. Le lendemain, Tel Aviv a mené une campagne de frappes sur le Liban d'une violence inédite depuis le début de la guerre. Comment analyser la stratégie israélienne ? "Il y a une hypothèse de vexation du côté de Benjamin Netanyahu, qui n'était pas au cœur des négociations", pour Cyril Payen, grand reporter.

09.04.2026 à 14:58

Liban : des frappes israéliennes meurtrières sans précédent sur le pays

FRANCE24

Loin de la trêve de deux semaines annoncée entre les États-Unis et l'Iran, Israël a pilonné mercredi 8 avril comme jamais le Liban depuis le début de la guerre, des frappes qui ont fait 182 morts et 890 blessés, selon le ministère libanais de la Santé.

09.04.2026 à 14:37

Cinq choses à savoir sur Memorial, ONG russe des droits humains déclarée "extrémiste"

FRANCE24

"La Cour suprême de la Fédération de Russie a reconnu que l'activité du mouvement civique international +Memorial+ revêt un caractère nettement antirusse", a indiqué la Cour dans un communiqué. Le Centre pour la protection des droits humains Memorial, émanation informelle de Memorial en Russie, a dénoncé une décision "illégale" qui "marque une nouvelle étape dans la pression politique sur la société civile russe". Voici cinq choses à savoir sur cette organisation, gardienne depuis plus de 30 ans de la mémoire des crimes soviétiques et co-lauréate du prix Nobel de la paix en 2022. Mémoire et enquêtes Fondée en 1989, notamment par le dissident soviétique Andreï Sakharov, Memorial a œuvré à documenter et préserver la mémoire de millions de victimes oubliées des répressions soviétiques, mais aussi de leurs bourreaux. Son action s'est élargie à des enquêtes rigoureuses sur les violations des droits humains dans le chaos russe des années 1990, les exactions en Tchétchénie et celles de paramilitaires russes en Syrie, et les persécutions politiques actuelles. Persécutions, assassinats Les activistes de l'organisation ont parfois payé de leur vie leur engagement. En 2009, la responsable de l'ONG en Tchétchénie, Natalia Estemirova, avait été enlevée en plein jour et exécutée d'une balle dans la tête à Grozny. L'un des historiens de Memorial, Iouri Dmitriev, spécialiste des purges staliniennes en Carélie (nord-ouest), a été condamné en 2021 à quinze ans de prison dans une affaire de "violences sexuelles" dénoncée par ses soutiens comme une tentative de le réduire au silence. En 2023, les domiciles de plusieurs ex-employés ont été perquisitionnés par la police et certains ont été interrogés dans des commissariats. "Agent de l'étranger" En décembre 2021, la justice russe a ordonné la dissolution de Memorial au motif qu'elle avait enfreint la loi sur les "agents de l'étranger". Ce label qu'on lui a accolé en 2015 l'obligeait à l'indiquer systématiquement, ce que n'aurait pas fait Memorial selon la justice russe. Pendant le procès qui a entraîné sa dissolution, le procureur Alexeï Jafiarov l'a accusée de "créer une image mensongère de l'URSS en tant qu'Etat terroriste" et de chercher à "réhabiliter des criminels nazis". Depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, les victimes des persécutions soviétiques sont poussées dans l'ombre. Staline, le principal responsable des répressions soviétiques, est surtout présenté en héros tombeur du nazisme, et de façon encore plus accrue depuis l'offensive à grande échelle contre l'Ukraine lancée en 2022 dans laquelle le Kremlin assure combattre des "néo-nazis". Prix Nobel de la paix L'organisation a reçu le prix Nobel de la paix en 2022, conjointement avec le militant bélarusse Ales Beliatski et le Centre ukrainien pour les libertés civiles, en pleine offensive militaire de Moscou en Ukraine. Quelques heures après cette reconnaissance internationale, un tribunal de Moscou a ordonné la saisie des bureaux de Memorial dans la capitale russe pour les transformer en "biens publics". Réseau en exil Des responsables, tels le cofondateur et dissident Oleg Orlov, libéré de prison dans le cadre d'un échange de prisonniers en 2024, travaillent désormais hors de Russie. Memorial continue d'exister via un réseau de plusieurs dizaines d'organisations plus ou moins formelles en Russie et des satellites à l'étranger. Début 2026, la justice russe a déclaré "indésirables" deux entités enregistrées en Suisse et en Allemagne, ce qui expose leurs collaborateurs en Russie à des amendes, voire des peines d'emprisonnement.

09.04.2026 à 14:31

Trump cajole les juntes au Sahel pour avancer les intérêts américains

FRANCE24

L'administration Trump ne fait guère mystère que l'Afrique ne figure pas parmi ses priorités, mais elle observe avec méfiance la Chine et la Russie s'implanter dans des pays riches en uranium, en or, en lithium et d'autres ressources essentielles à l'économie moderne. Les Etats-Unis avaient suspendu l'essentiel de leur aide en matière de sécurité et autre au Burkina Faso, au Mali et au Niger à la suite des coups d'Etat militaires survenus entre 2020 et 2023. Le Niger a expulsé quelque 1.000 soldats américains, ainsi que les forces de l'ancienne puissance coloniale, la France. Les Etats-Unis, sous l'ancien président Joe Biden, ont aussi été contraints de fermer une base d'où les forces américaines faisaient voler des drones au-dessus de cette vaste région instable. Pour Nick Checker, responsable Afrique au département d'Etat, les Etats-Unis doivent "composer avec le monde tel qu'il est" et ne pas se bercer d'illusions quant à leur capacité à "imposer leur volonté" et à instaurer des démocraties. "Le simple fait de s'engager est en soi un outil, cela ne signifie pas que l'on approuve la manière dont ces gouvernements sont arrivés au pouvoir", affirme-t-il à l'AFP lors d'un entretien dans son bureau. "Déficit de confiance" M. Checker s'est récemment rendu au Mali, au Niger et au Burkina Faso, pays qui, ces dernières années, se sont tous tournés, à des degrés divers, vers la Russie. "Ce que j'ai essayé de faire lors de mes rencontres avec ces gouvernements, c'est d'apporter une sorte de correction radicale à cette approche moralisatrice et belliciste de l'administration Biden qui a engendré un énorme déficit de confiance", dit-il. "Franchement, cela a détruit nos relations", ajoute le responsable. En février, les Etats-Unis ont levé les sanctions qui pesaient sur le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, et qui avaient été imposées à la suite d'allégations selon lesquelles il aurait collaboré avec le groupe paramilitaire Wagner, lié au Kremlin et accusé d'exactions. Un rapport de l'ONU a accusé l'armée malienne et des combattants étrangers, soupçonnés d'être des mercenaires de Wagner, d'avoir tué au moins 500 personnes lors d'une opération anti-jihadiste menée en 2022 dans la ville de Moura, accusation que la junte a niée. Les pays du Sahel luttent depuis plus d'une décennie contre le groupe Etat islamique et al-Qaïda, avec un succès mitigé. La France a mené une offensive de grande envergure, baptisée "opération Barkhane", mais a retiré ses dernières troupes en 2025, alors que le sentiment anti-français et l'influence russe ne cessaient de croître. Selon Nick Checker, les pays du Sahel se montrent "ouverts" à l'idée de renouer la coopération en matière de sécurité avec les Etats-Unis, mais cela prendra du temps en raison d'un "grave déficit de confiance, tout à fait compréhensible". Pour Washington, l'une des priorités est de secourir un missionnaire américain, Kevin Rideout, enlevé en octobre à Niamey, la capitale nigérienne, qui serait détenu au Mali par la branche sahélienne de l'EI. "Au Mali, la coopération américaine en matière d'appui au renseignement est presque acquise. Nous discutons encore de quelques aspects, car les Américains veulent une exclusivité dans un secteur où les coopérations russes et chinoises nous aident déjà", glisse une source sécuritaire malienne. Place au business Ces pays, qui comptent parmi les plus pauvres du monde, se sont montrés ouverts aux investissements américains malgré leurs engagements à protéger leur souveraineté. La société américaine Flagship Gold Corp. a signé en octobre un accord avec le Mali en vue de reprendre une mine d'or à Morila (sud). Le président américain a fait de l'accès aux minerais un axe central de sa diplomatie, tant en Ukraine qu'en République démocratique du Congo. Au Niger, la coopération économique avec Washington "se traduira par le renforcement de la présence des entreprises américaines ou intérêts américains opérant déjà dans le pays, comme Global Atomic, entreprise d'exploitation d'uranium canadienne avec un financement américain. Mais aussi StarLink ou ATC Niger, qui gère les pylônes satellitaires", confie une source proche du dossier. Mais Ebenezer Obadare, du Council on Foreign Relations (CFR), craint "une vision à court terme que les Etats-Unis pourraient regretter", évoquant "une approche qui se limite à faire des affaires sans se soucier d'autre chose". burs-sct/lb/bdx/

09.04.2026 à 14:27

Poignardée pour avoir dit non: quand la misogynie en ligne attise la violence au Brésil

FRANCE24

Il ne s'est arrêté qu'après l'intervention de la mère de la victime, Jaderluce Anisio de Oliveira, quand elle est rentrée chez elle à Sao Gonçalo, près de Rio de Janeiro. "Il n'arrêtait pas de la poignarder", a-t-elle décrit à l'AFP. "Notre salon était couvert de sang." Après l'agression en février, sa fille a dû d'abord être plongée dans un coma artificiel et a mis des semaines pour se remettre de plusieurs opérations. Dans le même temps, des vidéos devenues virales sur TikTok au Brésil montrent des hommes en train de frapper et de poignarder des mannequins avec le slogan: "Je m'entraîne au cas où elle dirait non". Mme Oliveira, 53 ans, affirme que l'agresseur "suivait ce type de contenu" sur les réseaux sociaux. De quoi alimenter l'inquiétude sur ces publications misogynes de plus en plus fréquentes et leur possible impact sur la violence contre les femmes au Brésil. L'an dernier, 1.586 féminicides ont été recensés dans le pays, un record. En janvier, un des cinq suspects du présumé viol en réunion d'une jeune fille de 17 ans s'est rendu à la police. Il portait un t-shirt où l'on pouvait lire "Regret Nothing" (Ne rien regretter, en anglais), une expression souvent utilisée par des influenceurs masculinistes. Deux mois plus tard, un policier soupçonné d'avoir tué par balle son épouse qui demandait le divorce a été arrêté. Dans des échanges de messages du couple publiés dans la presse locale, il se décrit comme un "mâle alpha", et lui demande d'être une "femelle bêta, obéissante et soumise". Pour Daniel Cara, professeur à l'Université de Sao Paulo, qui mène des recherches sur le masculinisme, ce phénomène présent dans de nombreux pays "légitime et stimule" la violence contre les femmes. "Radicalisation" Les violences sexistes et sexuelles sont de longue date un fléau au Brésil. Mais le président Luiz Inacio Lula da Silva a estimé récemment que "les hommes sont de plus en plus inhumains et violents". Estela Bezerra, responsable de l'organe étatique chargé de la lutte contre les violences faites aux femmes, estime que la misogynie en ligne joue "un rôle significatif" dans ces actes. "C'est avant tout un discours de haine. Il propage des valeurs qui menacent de ramener notre société à l'ère de la barbarie", explique-t-elle à l'AFP. Une étude récente de l'Université fédérale de Rio de Janeiro a montré que 123 chaînes YouTube contenant ce genre de discours avaient atteint 23 millions d'abonnés - 18% de plus qu'il y a deux ans. Flavio Rolim, chef de l'unité de répression des crimes de haine cybernétiques de la police fédérale brésilienne, décrit un "processus de radicalisation" des hommes. Tout commence par l'exposition à une "violence voilée", des hommes ulcérés par le féminisme prônant un retour de la domination masculine. Certains hommes se tournent ensuite vers des communautés en ligne où circulent "tous les jours des vidéos de femmes se faisant agresser physiquement", et même "en train d'être violées", relate-t-il. "Déshumanisation" Ces contenus, auparavant confinés dans les tréfonds du web, sont à présent faciles d'accès. L'AFP a consulté un groupe sur Telegram truffé de mèmes exaltant le viol ou de vidéos montrant des femmes en train d'être frappées. Sur certaines plateformes, il est courant que des femmes soient décrites comme "violables" ou non. "Ce phénomène revient à la déshumanisation d'un genre tout entier", résume Flavio Rolim. En février, une opération policière a ciblé des Brésiliens impliqués dans un réseau international de diffusion de vidéos de viols de femmes préalablement droguées, souvent par des proches. Certaines personnalités conservatrices considèrent toutefois que le mouvement masculiniste porte avant tout sur une amélioration de la condition des hommes, et réfutent tout lien avec les féminicides. "C'est devenu un bouc émissaire, mais ce sont des choses qui ont lieu depuis des années", a affirmé sur YouTube Raiam Santos, influenceur brésilien souvent associé à cette communauté. Mais les experts sont particulièrement inquiets du fait que de plus en plus d'adolescents ont accès à ces contenus. Flavio Rolim dit avoir identifié dans des groupes de discussion des jeunes de 15 à 16 ans échanger des propos comme: "Pourquoi je sortirais avec une fille si je peux juste la violer?" Dans une école de Rio, Ana Elizabeth Barcelos Barbosa, 13 ans, raconte à l'AFP avoir vu des influenceurs "exprimer leur soutien à la violence contre les femmes" ou affirmer que "le seul but d'une femme est de servir les hommes". "On commence à se demander s'ils disent la vérité", lâche-t-elle. Plusieurs propositions de loi ont été élaborées récemment pour faire face à ce phénomène. Le député de gauche Reimont Luiz Otoni Santa Barbara a présenté un texte visant à criminaliser des contenus qui, selon lui, "entraînent la mort de femmes chaque jour". Un autre projet adopté au Sénat vise à classer la misogynie comme un crime similaire au racisme, passible de prison ferme.

09.04.2026 à 14:15

Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan

FRANCE 24

La procédure concernant la découverte dans le sac de Rima Hassan de ce qui avait été présenté par le parquet comme des produits "s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC" a été classée "sans suite", a annoncé jeudi l'avocat de l'eurodéputée.

09.04.2026 à 14:07

Russie: un ex-journaliste de Radio Free Europe arrêté pour "trahison"

FRANCE24

Le communiqué du FSB indique qu'un homme né en 1960 a été arrêté à Tchita, ville de Sibérie, pour des soupçons de "trahison". Le FSB affirme qu'il aurait fourni des informations via un groupe Telegram "contrôlé par les services de sécurité ukrainiens", "dans le but de mener des cyberattaques malveillantes" contre un média local et une infrastructure critique de cette région. Son nom n'est pas précisé par le FSB. Les autorités russes affirment également que l'homme est un ancien correspondant de Radio Free Europe, média financé par les Etats-Unis et déclaré "indésirable" et donc illégal par Moscou en 2024. Les autorités russes ont arrêté et emprisonné des dizaines de citoyens russes depuis le début de l'offensive à pleine échelle contre l'Ukraine en février 2022, accusés de tentatives de sabotage ou d'espionnage pour le compte de l'ennemi. Les personnes condamnées pour trahison encourent des peines d'emprisonnement jusqu'à la perpétuité.

09.04.2026 à 14:06

Ligue des champions : le PSG s'impose avec maîtrise contre Liverpool

FRANCE24

Le Paris ​Saint-Germain s'est imposé mercredi 8 avril ​face à Liverpool (2-0) en quart de finale aller de la ​Ligue ‌des champions ⁠et a fait un grand ‌pas vers le dernier carré ⁠de la compétition grâce à une prestation ​pleine de maîtrise.
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