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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

24.07.2026 à 22:51

L'Iran revendique des attaques de drones contre le Bahreïn, la Jordanie et le Koweït

FRANCE 24

Après de nouvelles frappes américaines sur le territoire iranien, l'Iran a lancé, vendredi, des attaques de drones sur ses voisins du Golfe au Bahreïn, en Jordanie et au Koweït. Dans la soirée, l'Arabie saoudite a lancé des frappes sur la ville de Hodeïda sur la côte ouest du Yémen, contrôlée par les rebelles houthis.

24.07.2026 à 22:09

Wall Street clôture mitigée, entre repli du pétrole et faiblesse des puces électroniques

FRANCE24

Le Dow Jones a gagné 0,45%, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 0,64% et l'indice élargi S&P 500 est resté à plat (+0,05%). Tout au long de la semaine, "les marchés se sont montrés sensibles à l'actualité géopolitique, mais dans le même temps, on a observé de nombreuses réactions excessives dans les deux sens", commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, du cabinet d'investissement Edward Jones. Alors que le marché pétrolier avait montré de forts signes d'inquiétudes quant à la navigation en mer Rouge jeudi, portant les cours à des niveaux plus vus depuis mai, il a relativisé ce jugement vendredi. Les prix du baril de brut ont ainsi reculé de plus de 3%. Cela a été suffisant pour relâcher quelque peu la pression sur les coûts d'emprunt, le rendement de la dette souveraine américaine à échéance dix ans passant à 4,68%, contre 4,69% à la clôture. Il s'agit toutefois de niveaux plus élevés qu'en début d'année. Le Dow Jones, qui rassemble des valeurs traditionnelles comme les industriels, plus sensibles aux évolutions de prix, ressort ainsi comme l'indice gagnant de la séance. Le Nasdaq a lui fait grise mine en raison du nouveau trou d'air des puces électroniques. Nvidia a reculé de 0,92%, AMD de 3,29% et Micron de 6,99%. Cela fait notamment suite à l'accueil glacial réservé aux résultats du géant des microprocesseurs Intel (-7,89%) malgré des chiffres dépassant les attentes et une révision à la hausse de sa perspective de chiffre d'affaires pour le trimestre en cours. "La correction du secteur technologique revêt de multiples facettes (...) mais elle coïncide globalement avec un marché pris au dépourvu par la recrudescence du conflit entre l'Iran et le Moyen-Orient au cours des dernières semaines", juge John Belton, du cabinet Gabelli Funds. Il note que "les mouvements ont été plus saccadés qu'unidirectionnels". En raison du poids du secteur technologique à Wall Street, ces montagnes russes ont secoué le marché dans son ensemble. Les investisseurs s'inquiètent notamment du rythme toujours plus intense des dépenses pour développer l'intelligence artificielle (IA) et des perspectives de retour sur investissement, jugées encore trop faibles. Sur le plan macroéconomique, la réunion de la banque centrale américaine (Fed) la semaine prochaine sera scrutée non pas pour sa décision sur les taux - un maintien est largement attendu - mais pour les commentaires sur les risques inflationnistes. "La porte s'ouvre à une hausse des taux avec ces tensions renouvelées au Moyen-Orient, mais peut-être pas pour la réunion de juillet", résume M. Kourkafas. Le marché est passé outre les nouveaux droits de douane imposés par Washington depuis vendredi sur une soixantaine d'économie car "globalement conformes aux précédents qui ont expiré", assure l'analyste.

24.07.2026 à 20:55

Amende à Google: l'UE va payer "un très lourd prix", menace Trump

FRANCE24

"L'Union européenne va payer un très lourd prix pour ce comportement illégal et hautement immoral, contre lequel je l'ai constamment mise en garde", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. "Nous allons lancer immédiatement une enquête au titre de l'article 301" sur ces "pratiques consistant à +DÉPOUILLER+ les entreprises américaines", a ajouté Donald Trump, qui a indiqué qu'il pourrait imposer des "DROITS DE DOUANE substantiels" sur les produits européens. "Les États-Unis ne sont pas une +VACHE A LAIT+ pour l'Europe", a-t-il aussi écrit. L'article 301 de la loi sur le commerce de 1974 autorise le gouvernement américain à enquêter sur les pratiques étrangères qu'il juge discriminatoires et à riposter en imposant, notamment, des surtaxes commerciales. L'Union européenne, régulièrement dans le collimateur du chef de l'Etat, voit ainsi une surtaxe de 10% s'appliquer à une large partie des produits qu'elle exporte aux Etats-Unis. Depuis l'invalidation en février d'une grande partie de ses mesures commerciales par la Cour suprême américaine, Donald Trump a cherché à remettre en place des droits de douane via d'autres procédés. "incertitude majeure" L'UE a infligé jeudi à Google un total de 890 millions d'euros d'amendes, pour des atteintes à la concurrence dans la recherche en ligne et au sein du magasin d'application Google Play. Ce montant global représente la sanction la plus élevée prononcée par Bruxelles contre une entreprise au titre du règlement européen sur les marchés numériques (DMA), une puissante loi européenne visant à réprimer les abus de position dominante des géants de la tech. Le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a déjà critiqué cette décision jeudi, estimant qu'elle présentait un "véritable risque pour le maintien de la stabilité transatlantique". "L'UE affirme régulièrement qu'elle cherche de la stabilité et de la prédictibilité dans nos relations commerciales, mais ce type d'action crée une incertitude majeure pour les exportations américaines de biens et services", a-t-il prévenu. Les responsables de l'UE ont souligné à plusieurs reprises que leur cadre réglementaire numérique ne visait pas directement les entreprises américaines. "C'est une décision très importante", a affirmé la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen, soulignant qu'elle visait à "garantir un terrain de jeu équitable" pour toutes les entreprises en ligne. Google a de son côté pourfendu cette sanction, qui va conduire selon lui à dégrader des services pourtant prisés des internautes. L'amende de l'UE ne représente que 0,22% du chiffre d'affaires mondial de l'entreprise. Les géants de la tech américaine nouent des liens toujours plus étroits avec la Maison Blanche depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, plusieurs entreprises faisant directement campagne auprès du président au sujet de la réglementation européenne. burx-ni-arp/tmc/spi

24.07.2026 à 20:39

Mali : Bamako dément les rumeurs d'une intervention américaine

FRANCE24

Le gouvernement malien affirme n'avoir reçu aucune confirmation officielle de Washington. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a réaffirmé la volonté du Mali de gérer lui-même la lutte contre le terrorisme.

24.07.2026 à 20:28

L'Algérie, le Maroc et la Tunisie frappés par une vague d'incendies

FRANCE24

L'Algérie, le Maroc et la Tunisie affrontent une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle. Le mercure frôle les 50 °C dans plusieurs régions de ces pays. Attisés par les vents, des centaines de feux de forêt mobilisent les secours depuis plusieurs jours.

24.07.2026 à 19:55

Tour de France: Martinez, un rapproché contre des regrets?

FRANCE24

Parti dans la bonne échappée, le petit grimpeur tricolore a pris une jolie deuxième place et a surtout réalisé une superbe opération au classement général, grappillant deux places en dépassant Mattias Skjelmose et Juan Ayuso pour débouler dans le top 5 à deux jours de l'arrivée sur les Champs-Élysées. Mais l'on se demandera forcément si une belle place au tableau d'honneur de cette 113e édition marquera autant les esprits qu'un sacre au sommet d'une des montées les plus mythiques de la Grande Boucle. L'équation semblait pourtant simple lorsqu'un groupe de costauds a plongé à toute vitesse dans le chaudron alpin avec 3 min 30 d'avance sur le petit peloton des favoris: il fallait rouler, et vite, pour éviter de voir Pogacar, ses jambes de feu, sa soif de victoire et son maillot jaune fondre sur la tête de course. "Coup d'avance" Elle s'est encore simplifiée lorsque le maillot jaune est passé à l'offensive dans les premiers hectomètres de l'Alpe, ne laissant d'autre choix à ceux qui ouvraient la route que d'emmener grand train. Pourtant, Sepp Kuss, Richard Carapaz et donc Lenny Martinez ont minaudé des kilomètres durant, se jaugeant sans se relayer dans le couloir humain délirant formé par la foule compacte. "Je pense que s'ils font un rythme plus régulier, peut-être qu'ils arrivent plus haut avant de se faire rattraper", estime Charles Wegelius, directeur sportif de Carapaz chez EF Education. Et au premier rang des mauvais élèves quand il s'est agi d'appuyer les relais? Martinez. "C'est sa façon de courir, on l'a vu plusieurs fois dans le passé, il a joué ses cartes comme il a choisi de les jouer", déplore Wegelius. "Ils ont un peu trop joué entre eux et ça m'a aidé à revenir", a noté Pogacar, nouveau détenteur du record de l'ascension en 35 min 26. "Je pensais juste prendre un coup d'avance et j'ai pensé à la victoire d'étape juste à la fin", explique Martinez, avant d'ajouter: "Deuxième, c'est beau mais ça aurait été beau de gagner, mais c'est Tadej qui gagne, il était vraiment le plus fort aujourd'hui." Dans l'échappée, le coureur de la Bahrain-Victorious semblait pourtant être le plus solide, capable de contrôler chacune des innombrables offensives de Carapaz, puis de se caler dans la roue de Pogacar après près de trois semaines de course, ce qui a de quoi situer un potentiel. "Même si Lenny avait tenté d'attaquer dès le pied pour conserver de l'avance sur ces 3 minutes 30, je ne sais pas si Tadej ne l'aurait pas rattrapé parce que franchement, il a fait une montée impressionnante", affirme Xavier Florencio, le directeur sportif des Bahrain. Calcul "C'est toujours super de gagner et j'ai aussi dit à Lenny dans l'oreillette que pour un coureur français, gagner à l'Alpe d'Huez, une montée légendaire, ce serait grandiose, mais il est très intelligent et il a un peu calculé l'énergie qu'il dépensait", complète l'autre directeur sportif, Roman Kreuziger. Calculé, alors qu'une chance de lever les bras dans la station iséroise se présentait 13,8 km plus haut? "Le premier truc c'était pour le général, reprendre un peu de temps", rappelle Martinez, comme un écho au discours de ses patrons. "La tactique de l'équipe, c'était de progresser au général, on savait qu'il pouvait y avoir une échappée, qu'on pouvait aller dedans sans trop se fatiguer parce que l'objectif était de prendre du temps, pas de gagner l'étape", décrit Xavier Florencio. "Je pense que si Lenny avait été dans le groupe des favoris, il aurait pu monter plus vite que ce qu'il a fait en étant devant, mais il était en course pour la victoire d'étape, ils se sont regardés... Mais il est bien placé, et il n'aurait pas cru pouvoir être cinquième du général après 19 étapes", assure Kreuziger. Le Tchèque se réjouit d'avoir vu son leader garder un peu d'énergie, au vu du menu gargantuesque qui attend les coureurs samedi: "On ne peut pas sous-estimer l'étape de demain, ce n'est pas une blague après le Tour qu'on a eu..."

24.07.2026 à 19:47

Le procureur général de la CPI Karim Khan démis de ses fonctions

FRANCE 24

Le procureur général de la Cour pénale internationale, Karim Khan, a été démis, vendredi, de ses fonctions suite à des allégations de harcèlement sexuel sur une membre de son équipe. L'avocat britannique de 56 ans, qui a toujours rejeté toutes les accusations, va "contester" cette décision.

24.07.2026 à 19:29

Tour de France: Tadej Pogacar enfonce le clou à l'Alpe d'Huez

FRANCE24

En attendant d'égaler dimanche Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, le Slovène a déjà empoché sa cinquième étape dans cette 113e édition, sa première en haut des 21 lacets mythiques qui mènent à la station iséroise. Il la voulait et il a tout fait pour la décrocher, remontant un retard de plus de trois minutes au pied de l'ascension finale, avalant les échappés un par un an, en avançant comme un Pacman jaune déchaîné au milieu d'une foule énorme – 600.000 spectateurs, selon les autorités locales. "C'était un grand objectif pour moi de gagner ici", a expliqué le double champion du monde après avoir battu le record de la montée en compétition avec un temps de 35 minutes et 26 secondes, effaçant des tablettes la marque de Marco Pantani (36:50), réalisée en 1995 à l'époque de l'EPO roi. "L'ambiance était folle", a savouré le maillot jaune qui a réussi à se frayer un chemin au milieu du public, parfois à la limite, comme lorsqu'un spectateur lui a donné une claque dans le dos. "J'étais préparé à me battre avec certains mais au final ils ont été gentils avec moi, ça c'est bien passé", a-t-il dit. Einer Rubio n'a pas eu la même chance lorsqu'il a violemment percuté l'arrière d'une voiture d'UAE, l'équipe de Pogacar, qui avait dû piler à cause de spectateurs au milieu de la route. Le Colombien a abandonné. "Ils ont trop joué" Dans le camp Pogacar, on était très ému avec un Joxean Fernandez Matxin, le manager d'UAE, en larmes dans la voiture et qui a salué avec emphase "une victoire légendaire d'un coureur légendaire avec un style légendaire dans un endroit légendaire". Même s'il la voulait fort, Pogacar était presque étonné de ces réactions. "Je ne comprends pas pourquoi ils sont aussi émotifs." Il n'était pas au courant du temps de Pantani non plus, se disant juste "content d'effacer cette vieille marque". Pour remonter un déficit de trois minutes, le Slovène a forcément dû s'employer et il a attaqué presque dès le pied, à 12 km de l'arrivée. Mais la victoire n'était pas garantie non plus vu le pedigree des trois meilleurs grimpeurs d'une échappée comptant jusqu'à 42 coureurs – Richard Carapaz, Sepp Kuss et Lenny Martinez. En collaborant, le trio avait une chance de résister au retour de Pogacar. Il a fait tout le contraire, chacun évoluant dans son registre, pour reproduire à plusieurs reprises un scénario désespérant: attaque de Carapaz, Martinez qui suit mais sans donner un relais, Kuss qui lisse son effort... et au final retour à la case départ, à faire du surplace. "Ils ont un peu trop joué entre eux et ça m'a aidé à revenir", a constaté Pogacar qui, avec Martinez dans sa roue, a rattrapé Carapaz à 1,8 km de l'arrivée avant de les planter à la flamme rouge pour devancer le Français de six et l'Équatorien de neuf secondes sur la ligne. Seixas "toujours en jeu pour le podium" "J'ai pensé à la victoire d'étape juste à la fin", a assuré Martinez qui aurait pu offrir à la France sa première victoire dans cette 113e édition s'il ne s'était pas montré aussi passif. Il reste deux étapes aux Bleus pour éviter un zéro pointé comme en 1926 et 1999. Au classement général, Lenny Martinez profite de la défaillance de Juan Ayuso pour monter à la cinquième place du général. Pogacar possède désormais 7:11 d'avance sur Remco Evenepoel qui a conforté sa place de dauphin en grappillant douze secondes sur Isaac del Toro et seize sur Paul Seixas dans le final. "C'était terrible, éprouvant, a rapporté Seixas. Le public a été en délire, j'ai encore des acouphènes, c'était magique et en même temps une des journées les plus difficiles de ma vie sur un vélo." "À la fin, je n'avais pas les jambes que j'espérais, mais je suis toujours en jeu pour le podium", a ajouté le jeune Français qui compte 24 secondes de retard sur Del Toro, troisième. Le podium se jouera samedi lors de l'étape-reine qui arrivera également à l'Alpe d'Huez, mais via le col de Sarenne cette fois, après la Croix de Fer, le Télégraphe et le Galibier. Une étape monstrueuse qui fait peur à tous les coureurs, sauf peut-être Pogacar qui a promis d'aider Del Toro à conserver sa place sur le podium et le maillot blanc de meilleur jeune.

24.07.2026 à 19:17

Multiplication des incendies : le cerveau humain coupable du déni climatique ?

Sophian AUBIN

Des feux ravagent plusieurs régions du monde. La France, récemment frappée par trois canicules consécutives, lutte toujours contre deux incendies majeurs. Des catastrophes liées au dérèglement climatique, dont l'origine humaine serait niée par une part croissante de la population, selon une étude. Sur le banc des accusés : notre cerveau.

24.07.2026 à 19:13

Incendie dans les Landes: évacuation de 8.000 habitants en cours à Parentis (préfet)

FRANCE24

"Il n'y a pas de victime au moment où l'on se parle dans la population civile. Du côté des sapeurs-pompiers, il y a eu cinq blessés ou incommodés mais légers", a ajouté le représentant de l'État, Gilles Clavreul lors d'un point-presse. "L'enveloppe du feu est très, très grande, 13 kilomètres sur 5 pour schématiser" et, "avec la reprise des vents, avec la chaleur qui s'est accumulée dans la journée, il redevient virulent", a-t-il expliqué. Le vent a réorienté le brasier vers la commune de Parentis-en-Born et conduit les autorités à ordonner l'évacuation préventive des habitants, qui seront accueillis dans plusieurs communes alentours. Cet incendie, qui a parcouru 2.600 hectares, a détruit "110 à 120" habitations et bâtiments, selon un dernier bilan provisoire communiqué par le préfet. "Quand on aura stabilisé le front sur Biscarrosse, quand toutes les parties habitées auront été mises en sécurité, on pourra vraiment savoir ce qu'il en est", a-t-il dit. Plus de 500 sapeurs-pompiers luttent contre le brasier. "On va voir notre capacité à tenir, à empêcher le feu de s'avancer sur Parentis et ne pas lui permettre de regagner du terrain sur l'agglomération de Biscarrosse", a poursuivi Gilles Clavreul. "Le combat de la nuit, ça va être celui-là", a-t-il souligné, ajoutant que "l'évolution météo n'est pas très favorable", avec un épisode orageux en soirée mais "pas assez de pluie" : "la foudre, on n'aime pas trop ça", a-t-il lancé.

24.07.2026 à 19:09

La Bourse de Paris termine en hausse avec le recul des prix du brut

FRANCE24

L'indice CAC 40 a terminé sur un gain de 0,88% à 8.372,28 points. Jeudi, le panier des 40 plus grandes valeurs boursières françaises avait clôturé en baisse de 1,64% à 8.299,09 points. Les rebelles houthis du Yémen ont indiqué vendredi que leur blocus maritime contre l'Arabie saoudite n'avait pas vocation à paralyser le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, après une attaque confirmée contre un navire saoudien. D'ailleurs, "certains navires transportant du pétrole saoudien traversent encore le détroit de Bab el-Mandeb", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste d'UBS. Ces passages signifient que "pour l'instant, il ne s'agit pas d'un blocus total", réduisant les risques sur l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Les rebelles houthis avaient annoncé lundi vouloir entraver le trafic en mer Rouge et dans le golfe d'Aden des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Malgré cette accalmie, le prix du brut "devrait conserver un biais haussier tant que les approvisionnements mondiaux en pétrole resteront exposés à des risques de perturbations plus importantes et plus durables", tempère toutefois Han Tan, analyste marchés chez Bybit. Dassault Systèmes brille Le titre de l'éditeur français de logiciels Dassault Systèmes a grimpé de 7,90% à 19,88 euros, en tête des performances du CAC 40 vendredi. La veille, la société avait annoncé l'acquisition d'ArisGlobal, groupe spécialisé dans les logiciels dédiés aux essais cliniques, pour un montant pouvant aller jusqu'à 2 milliards de dollars. Dans le même temps, l'entreprise a fait état dans un communiqué distinct d'un bond de 28% de son bénéfice net au premier semestre, à 611,8 millions d'euros, soutenu par la réduction de ses charges opérationnelles. Nexity voit rouge Le titre du promoteur immobilier Nexity a chuté de 8,61% à 6,64 euros après avoir publié jeudi une baisse de 10% des réservations de logements recensées au premier semestre, la reprise attendue du secteur immobilier étant retardée par le conflit au Moyen-Orient.

24.07.2026 à 18:53

Le chef de l'opposition turque quitte son parti et fonde un nouveau mouvement

FRANCE24

"Ce matin, avec 91 de nos collègues députés du Parti républicain du peuple (CHP), nous avons remis notre démission du parti et déposé nos requêtes" pour la fondation du Yeni Parti, a affirmé Özgür Özel précisant que sa nouvelle formation sera celle des "des retraités, des travailleurs, des agriculteurs, des jeunes, des femmes, des opprimés, de la Turquie, des kémalistes, des démocrates". M. Özel a été élu président du Yeni Parti lors d'une réunion qui a suivi des démarches marquées de symboles, comme sa participation à la prière de vendredi dans une mosquée où le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk, avait aussi prié avant d'inaugurer le premier parlement turc à Ankara en 1920. "Puisse (cette démarche, NDLR) être bénéfique à notre pays, à notre nation, à notre parti et à nous tous", avait affirmé dans la matinée M. Özel dans une vidéo partagée par son équipe où il est vu, portant une épingle de drapeau turc sur sa veste, en train de signer sa démission et les documents pour fonder son nouveau mouvement. Avec le départ de 91 députés du CHP en faveur du comité fondateur du "Yeni Parti" ("Nouveau Parti" en turc), ce dernier devient la première force d'opposition au parlement turc, après le parti au pouvoir du président turc Recep Tayyip Erdogan AKP qui détient 277 sièges. "Ce n'est pas facile, mais certaines difficultés doivent être surmontées avant de s'engager sur la bonne voie. Puisque l'autre camp était déterminé à bloquer toutes les voies et à ne jamais ouvrir de canaux démocratiques, il n'y avait pas d'autre choix", a affirmé M. Özel aux journalistes. "Vous êtes avec nous en ce jour si important, si crucial. (...) Je remercie tous ceux qui marchent à nos côtés pour la démocratie, affirmant que la parole appartient à la nation, qu'elle ne réside pas dans des palais, ni entre les mains d'un seul homme. (...) A partir de maintenant, mes amis, marchons sans relâche jusqu'à atteindre le pouvoir", a-t-il précisé. L'Internationale socialiste (IS) et le Parti socialiste européen (PSE) ont a salué la création du Yeni Parti. "Le lancement du Nouveau Parti marque un tournant pour les forces progressistes et démocratiques en Turquie. (...) Le PSE soutient Özgür Özel, le Nouveau Parti et tous ceux qui œuvrent pour une Turquie démocratique, libre et juste", a affirmé le PSE. "L'Internationale Socialiste salue la création du Yeni Parti en Turquie comme un engagement renouvelé en faveur de la démocratie, du pluralisme politique et de l'État de droit. (...) Nous exprimons notre plein soutien à Özgur Özel", a de son côté déclaré l'IS. Le CHP, parti social-démocrate historique fondé par le père de la république turque, Mustafa Kemal Ataturk, voit sa représentation sérieusement entamée avec une quarantaine de députés restants. M. Özel, président depuis novembre 2023 de ce qui fut le premier parti d'opposition parlementaire, a été évincé en mai sur décision de justice et remplacé par l'ancien dirigeant du CHP, Kemal Kiliçdaroglu. Özgür Özel avait dénoncé une manœuvre du gouvernement destinée à faciliter la victoire du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan lors des prochaines élections, prévues en 2028. "L'AKP sait qu'il ne peut plus remporter d'élections démocratiques. Il sait que le peuple turc ne veut plus de lui", avait-il estimé. Bien que M. Özel ait fait appel de la décision, la Cour suprême n'a pu examiner son recours avant sa suspension pour les vacances d'été, ce qui a déclenché sa décision de créer un nouveau parti. "Une chemise de feu" La décision du tribunal d'Ankara a annulé l'élection à la tête du CHP de 2023 en raison d'allégations d'achat de votes, une mesure largement perçue comme une manœuvre politique visant à faire taire les opposants d'Erdogan. M. Özel avait déclaré mardi que la Turquie se trouvait à "un carrefour historique". "Nous ne renonçons pas à nos convictions, au contraire, nous assumons tous un fardeau difficile et risqué pour le bien du pays", a-t-il affirmé, utilisant une expression turque signifiant "revêtir une chemise de feu". Quelques mois après l'élection de M.Özel à la tête du CHP, le destin de ce parti s'est radicalement transformé, grâce à une victoire écrasante aux élections locales, où il a largement devancé l'AKP du président Erdogan. Depuis, le CHP fait face à une pression judiciaire croissante, avec l'arrestation de centaines de ses responsables pour des faits présumés de corruption, dont le maire d'Istanbul, Ekrem Imamoğlu, considéré comme l'un des rares hommes politiques capables de vaincre Erdogan aux urnes. À ce jour, au moins 27 maires membres du CHP sont incarcérés.

24.07.2026 à 18:51

La lutte acharnée des pompiers contre les brasiers de la forêt des Landes

FRANCE24

Doigt sur la carte, le lieutenant François Corbi pointe un magasin de jardinerie : "Dès qu'on voit un point chaud, on y va." Autour, des soldats du feu, hommes et femmes, écoutent les instructions, sueur sur les visages rougis par l'effort et la chaleur pour certains, suie pour d'autres. "On a pour mission de gérer l'interface forêt-habitations. Deux unités feux de forêt vont, elles, faire le traitement de la lisière", ajoute l'officier. Les consignes données, les voilà remontés dans leurs camions-citernes. Derrière eux, dans un magasin de réparation d'électroménager calciné, des fumées s'échappent, le feu couve. Sur le parking ne restent que des carcasses d'appareils carbonisés. La forêt est à quelques mètres de l'entrée et sous les troncs calcinés, des fumerolles s'échappent. Quelque 500 pompiers luttent depuis plus de 24 heures contre un incendie qui a déjà parcouru 2.600 hectares de pinède. Des maisons ont été détruites, un autre magasin ravagé. Tandis qu'une unité patrouille à pied dans des ruelles aux maisons vidées de leurs habitants et aux talus d'herbe jaunie par la sécheresse, une autre, motorisée, part en trombe vers Parentis, une autre commune menacée à une dizaine de kilomètres au sud-est. "Travail de coupe" Des agents de la DFCI (Défense de la forêt contre les incendies) doivent y intervenir, épaulés par des sylviculteurs et des agriculteurs à l'aide de bulldozers, citernes et tracteurs - rares véhicules, hors ceux des secours, à circuler sur les routes. Après plusieurs heures de tractations, notamment financières, feu vert a été donné par la préfecture. Il s'agit de réaliser "un travail de coupe", explique Benoît Bodennec, de la DFCI. L'objectif, en prévision des vents d'ouest qui s'annoncent, est de créer "un passage dans le but de réduire le combustible et de provoquer une rupture pour permettre aux pompiers de travailler si le feu arrive". Sous l'effet du contre-feu qu'ils allument, sur une départementale devenue un désert de gris, un panache noir gonfle et s'élève. De l'autre côté de la route, des étincelles deviennent flammes en quelques minutes, signe d'une sécheresse exceptionnelle qui alimente les brasiers en cours à travers la forêt des Landes de Gascogne. Les travaux de "zone d'appui" ont commencé. Les tracteurs agricoles amènent de l'eau "pour sécuriser des engins ou permettre de remplir les camions-citernes" des pompiers, explique Benoit Bodennec. "24H30 sans dormir" Au PC de sécurité installé dans la caserne, fourmilière où se croisaient dans la matinée les colonnes de renforts nationaux et les uniformes militaires des gendarmes et pompiers de Paris, Marseille et ceux du programme Héphaïstos, le suivi de la situation se fait autour de grandes cartes et d'un écran. "24h30 sans dormir", lâche l'un d'eux au retour d'une intervention. "Landiras, c'était de la rigolade à côté", dit un autre, allusion à l'un des feux de l'été 2022 en Gironde, pourtant ravageur. Les portes d'un camion-atelier sont grandes ouvertes, l'intérieur rempli de marteaux, bombes pour nettoyer les freins et autres outils : des pompiers mécaniciens vont inspecter le moteur auxiliaire défectueux d'un camion qui revient d'intervention et doit repartir. À côté d'eux, un pompier de Seine-Maritime ouvre une bouche d'incendie à la manivelle pour remplir la citerne d'un véhicule de 3.500 litres d'eau pour éteindre le feu, 400 litres pour protéger le camion. Le plein se fait en 12 minutes, plus s'il est quasi vide, ce qui est le cas. Il en faudra vingt environ, en fonction des lances, pour déverser l'eau sur les flammes, avant de recommencer, encore et encore, pour essayer de venir à bout d'un feu dantesque.
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