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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

15.02.2026 à 10:31

Conférence de Munich : Marco Rubio tente de rassurer les Européens

FRANCE24

Anne Corpet est à Munich.

15.02.2026 à 10:31

En Inde, l'Etat de l'Andhra Pradesh se rêve en capitale de l'IA

FRANCE24

Diplômé de l'université américaine de Stanford, le "ministre" des Technologies de l'information de l'Etat, Nara Lokesh, savoure la réussite en connaisseur. "La révolution de l'IA a lieu ici, c'est une évidence", se réjouit-il lors d'un entretien accordé à l'AFP dans la capitale New Delhi. "En tant que pays et plus encore en tant qu'Etat, nous avons décidé de nous l'approprier". Jusque-là plutôt connu pour son agriculture, l'Andhra Pradesh a gagné ses galons de futur "hub" technologique à la faveur de deux annonces fracassantes. En octobre, c'est d'abord Google qui a annoncé l'installation à Visakhapatnam de son plus gros centre de données hors territoire américain. A la clé, 15 milliards d'investissements en cinq ans. Un mois plus tard, c'était au tour de l'Indien Reliance Industries, en coopération avec le Canadien Brookfield et l'Américain Digital Realty, de faire de même dans la même ville, pour 11 milliards de dollars. "Notre Etat a reçu près d'un quart de tous les investissements étrangers directs faits en Inde l'an dernier", salive Nara Lokesh. Le ministre a recensé 760 projets tous secteurs confondus, d'un montant de 175 milliards de dollars. Idéalement placés le long de la côte, tout près des câbles sous-marins qui desservent Singapour, le port de Visakhapatnam et ses 2 millions d'habitants seront le coeur du projet, annonce-t-il. "Démographie" "Un écosystème d'un rayon d'une centaine de kilomètres", que le ministre a déjà rebaptisé "Cyberabad". Dans le reste de l'Inde, les projets liés à l'IA et aux nouvelles technologies ont plu avec la même persistance l'an dernier. Microsoft et Amazon, entre autres champions du secteur, ont promis d'y développer des infrastructures pour 52,5 milliards de dollars supplémentaires. Loin derrière les Etats-Unis et la Chine, l'Inde veut rattraper son retard, riche de son milliard d'internautes. Elle s'est notamment lancée dans un plan ambitieux de fabrication de semi-conducteurs, dix projets d'une valeur annoncée de 18 milliards de dollars. Son Premier ministre Narendra Modi doit vanter ses efforts ce mois-ci lors d'un sommet à New Delhi. Nara Lokesh est convaincu des atouts de son pays dans la course à l'IA. "L'Inde a l'avantage de sa démographie, elle dispose du plus grand réservoir d'utilisateurs de technologies (...) et de la stabilité politique incarnée par le Premier ministre Modi", énumère-t-il. "Tout ça place l'Inde en très bonne position dans la compétition mondiale", insiste le ministre. Et de souligner que par sa seule taille, son pays peut traiter et exporter des données "à des prix incomparables". Pour attirer la crème de la Silicon Valley, les autorités de l'Andhra Pradesh ont livré à leurs concurrentes indiennes une guerre féroce. Devant ceux qui offraient des exemptions d'impôts ou des tarifs de l'énergie préférentiels, l'Etat s'est imposé en bradant aux investisseurs le prix des terrains requis pour leurs installations à... un centime symbolique. "Garde-fous" "Cela nous a permis de faire la différence", se frotte les mains Nara Lokesh, assurant que les futurs emplois balaieront aisément ces largesses foncières. D'un même revers de main, il écarte les inquiétudes sur les immenses besoins en énergie et en eau des centres de données géants que son Etat s'apprête à accueillir. Le ministre assure qu'ils seront refroidis avec l'eau des moussons et que trois des six contrats de fourniture d'électricité prévus sont déjà signés. L'Etat central a lui-même approuvé la construction en Andhra Pradesh de 6 réacteurs nucléaires de 1,2 gigawatt de puissance. Avec la même assurance, il dit ne pas s'inquiéter de la menace que fait peser l'IA sur l'emploi. "Chaque révolution industrielle a toujours créé plus d'emplois qu'elle n'en a détruits", note-t-il, "et elle les a créés dans les pays qui avaient embrassé ces révolutions". Et si Nara Lokesh concède la nécessité d'encadrer l'utilisation de l'IA de "quelques garde-fous", il avertit que "la régulation ne doit pas étrangler l'innovation". Non, vraiment, rien ne doit entraver la marche en avant de l'Inde dans la révolution qui vient, insiste-t-il. "La seule raison" pour laquelle Google et les autres ont jeté leur dévolu sur son Etat, estime le ministre, "c'est la rapidité avec laquelle nous sommes capables de les mettre en œuvre sur le terrain". "Nous y parviendrons", répète Nara Lokesh, "à un rythme que le pays n'a encore jamais vu".

15.02.2026 à 10:29

Orban promet de "balayer" les "pseudo-organisations de la société civile"

FRANCE24

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'est engagé samedi à poursuivre son offensive contre les "pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés", misant sur une victoire aux élections législatives d'avril.

15.02.2026 à 10:27

"Trop beau pour être vrai": la bulle crypto éclate au Vietnam

FRANCE24

Encouragé par ses amis gamers, il avait amassé jusqu'à 200.000 dollars, soit environ 50 fois le revenu annuel moyen au Vietnam. Tout perdre lui a fait "très mal", mais le jeune homme de 23 ans considère cela comme une "taxe d'apprentissage". "Tout le monde est devenu cupide quand les profits étaient élevés", témoigne-t-il. "C'était trop beau pour être vrai". Contrairement à la Chine voisine, qui a interdit les cryptomonnaies, le Vietnam communiste a permis leur développement dans une zone grise juridique: elles ne peuvent pas être utilisées comme moyen de paiement, mais les gens sont libres de spéculer. Le pays est ainsi devenu un pionnier en la matière, avec environ 17 millions de détenteurs d'actifs numériques dans cette nation jeune et dynamique de 100 millions d'habitants. Seuls l'Inde, les Etats-Unis et le Pakistan devançaient le Vietnam en 2025, selon un classement du cabinet Chainalysis. Mais les cryptomonnaies se sont effondrées depuis l'automne et les startups vietnamiennes spécialisées dans le secteur ont été durement touchées. "De nombreuses entreprises ont mis la clé sous la porte à cause de cette crise", affirme Tran Xuan Tien, président de l'association blockchain de Hô Chi Minh-Ville. "D'autres réduisent leurs effectifs pour prolonger leur survie". La société Ninety Eight a licencié près d'un tiers de son personnel depuis l'an dernier et son cofondateur, Nguyen The Vinh, anticipe davantage de "restructurations", compte tenu des perspectives alarmantes. "Le marché restera probablement difficile pendant des années, pas seulement des mois", s'inquiète-t-il. "On doit donc prévoir des plans B". "Ambiance morose" La scène crypto vietnamienne a longtemps été le Far West avant que le gouvernement communiste, mené par le réformateur To Lam, ne commence à réguler un marché estimé à 100 milliards de dollars. Une loi reconnaissant officiellement les monnaies numériques est entrée en vigueur le mois dernier, mais les investisseurs s'interrogent encore sur sa mise en oeuvre. Hanoï a également annoncé un programme pilote de cinq ans pour l'échange de cryptos, qui doit permettre aux entreprises vietnamiennes d'émettre des actifs numériques. Le flou persistant a toutefois poussé de nombreuses sociétés basées dans le pays à ne pas s'y enregistrer officiellement, préférant déposer leurs dossiers à Singapour ou Dubaï. Selon Nguyen The Vinh, la "récession continue" et le "cadre juridique incertain" contraignent certaines entreprises à changer de cap, tandis que les nouveaux venus peinent à s'imposer face à des investisseurs en perte de confiance. Huu, 24 ans, raconte que la levée de fonds pour sa startup de produits cryptos est soudainement devenue beaucoup plus difficile. "Les choses se sont vraiment détériorées ces derniers mois", dit le jeune entrepreneur, qui a demandé à n'être cité que par son prénom, par crainte de nuire à son activité. Les investisseurs étrangers, autrefois attirés par des promesses de rendements de 400 à 500%, découvrent désormais qu'ils pourraient "tout perdre", relève-t-il. Les spécialistes estiment que la crise actuelle fait partie d'un cycle économique naturel et que des entreprises plus solides finiront par émerger, avec de meilleurs produits. Une maigre consolation pour près de 55% des investisseurs individuels vietnamiens qui ont déclaré des pertes l'an dernier dans les cryptomonnaies, selon une analyse de marché. "Beaucoup de gens échangent des cryptos au Vietnam", souligne Huu. "Quand les prix chutent, les gens se plaignent des pertes et l'ambiance générale devient morose".

15.02.2026 à 10:25

Tchad : l'eau potable manque cruellement, les populations en danger

FRANCE24

Au Tchad, l'eau potable manque, une conséquences directe des mouvements des populations du Soudan et du réchauffement climatique.

15.02.2026 à 10:23

Union africaine : "L'extermination" du peuple palestinien "doit cesser"

FRANCE24

"L'extermination" du peuple palestinien "doit cesser", a lancé samedi le président de la Commission de l'Union africaine (UA), le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, à l'ouverture du 39e sommet annuel de l'organisation continentale.

15.02.2026 à 10:21

En Zambie, promesses et périls de la ruée vers l'"or rouge"

FRANCE24

La course à l'intelligence artificielle, aux énergies renouvelables et à la défense ont dopé la demande pour ce métal indispensable aux réseaux électriques, centres de données et véhicules électriques. La Chine, les États-Unis, le Canada, l'Europe, l'Inde et les États du Golfe luttant pour sécuriser leurs approvisionnements, leurs rivalités géopolitiques se manifestent dans la convoitise du cuivre zambien. "Les investisseurs sont de retour", a lancé le président Hakainde Hichilema à l'assistance de la principale conférence minière du continent, le Mining Indaba, lundi au Cap, en Afrique du Sud. Plus de 12 milliards de dollars (environ 10 milliards d'euros) ont afflué vers le secteur depuis 2022, d'après lui. Politiquement stable, à l'image de sa transition politique en douceur en 2021, la Zambie est le deuxième producteur de cuivre d'Afrique, derrière la République démocratique du Congo en proie aux conflits, et le huitième au monde, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS). Ce métal, utilisé pour les panneaux solaires et éoliennes, génère environ 15% du PIB de la Zambie et plus de 70% des recettes d'exportation. La production a augmenté de 8% l'an dernier et le gouvernement veut la tripler pour atteindre 890.000 tonnes annuelles d'ici une décennie. Le secteur minier tire une croissance que le Fonds monétaire international prévoit à 5,8% cette année, faisant de la Zambie une des économies croissant le plus vite du continent. "Les graines germent et la récolte arrive", a assuré le président Hichilema. Mais l'expansion rapide de cette industrie très polluante suscite des mises en garde sur les risques pour les populations locales. La crainte est aussi celle d'un modèle exclusivement extractif, sans valeur ajoutée sur place. "Nouveau chapitre spectaculaire" "Il faut avoir en tête que l'histoire peut se répéter", avertit Daniel Litvin, du groupe Resource Resolutions. Le fondateur de ce think-tank britannique spécialisé dans la résolution des conflits fait référence à la ruée des Européens sur les ressources africaines à l'époque coloniale. Il existe un risque que les élites s'enrichissent au détriment de la population, d'après lui. Quant aux "récits de partenariat" mis en avant par les grandes puissances, ils peuvent masquer des intérêts sous-jacents, prévient-il. Les entreprises chinoises dominent depuis longtemps le secteur en Zambie, avec des participations majeures dans des mines et des fonderies clés. Un autre acteur majeur est le canadien First Quantum Minerals, premier contribuable de Lusaka. Des investisseurs indiens et du Golfe étendent leur présence, et les États-Unis reviennent après un retrait opéré il y a des décennies. Washington, qui a constitué des stocks de cuivre, a lancé ce mois-ci le projet "Vault" ("Chambre forte"), une initiative public-privé de 12 milliards de dollars (10 milliards d'euros) pour sécuriser les matières premières stratégiques et réduire sa dépendance envers la Chine. "On est au début d'un nouveau chapitre spectaculaire à venir dans la manière dont le +monde libre+ s'approvisionne et échange les matières premières stratégiques", a déclaré Mike Kopp, conseiller du secrétaire à l'énergie des États-Unis, au Mining Indaba. Les droits de douane américains l'an dernier ont contribué à propulser les prix du cuivre à des niveaux record, les entreprises se ruant pour acheter des stocks. Le coût de la ruée "Le risque, c'est que cette compétition entre grandes puissances se transforme en une course pour sécuriser l'approvisionnement à des conditions servant les marchés et non les populations des pays producteurs", analyse Deprose Muchena, directeur de programme à l'Open Society Foundation, l'organisation philanthropique du milliardaire américain George Soros. Malgré la richesse de son sous-sol, plus de 70% des 21 millions d'habitants de la Zambie vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale. "Le monde découvre le cuivre de la Zambie. Mais le pays vit avec le cuivre et ses conséquences depuis un siècle", souligne Deprose Muchena. Les dommages environnementaux de l'extraction minière gangrènent de longue date la ceinture de cuivre zambienne. En février 2025, des dizaines de millions de litres de déchets acides ont été déversés dans la nature par la rupture d'un bassin de résidus d'une mine détenue par une entreprise chinoise près de Kitwe, à environ 285 kilomètres au nord de Lusaka. Des polluants ont atteint un affluent alimentant le fleuve Kafue, le plus long de Zambie et une source majeure d'eau potable. Des agriculteurs zambiens ont intenté une action en justice, demandant 80 milliards de dollars d'indemnisation et de réhabilitation. "Est-ce que ce nouveau boom sera différent ? Il faudrait que la gouvernance et la place accordée aux droits des populations locales soient centrales", juge Deprose Muchena. "Qu'il ne soit pas seulement question de sécurité des chaînes d'approvisionnement."

15.02.2026 à 10:20

Lyon : Quentin, le militant identitaire agressé à Lyon, est décédé

FRANCE24

Le parquet de Lyon a annoncé samedi à l'AFP le décès de Quentin, un étudiant de 23 ans qui était hospitalisé depuis jeudi à Lyon dans un état grave, après une violente agression en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po.

15.02.2026 à 10:19

Les éleveurs bovins américains, pris en étau entre coûts élevés et consommateurs prudents

FRANCE24

Malgré la flambée des prix du boeuf, et un cheptel bovin américain au plus bas depuis 75 ans, les éleveurs sont sous pression, confrontés à une augmentation drastique de leurs coûts, une clientèle plus attentive à son budget et aux conséquences de la politique commerciale de Donald Trump. "Les coûts d'exploitation dépassent presque (notre capacité) à continuer d'élever du bétail", déplore auprès de l'AFP Chris Stem qui possède environ 250 bêtes dont 15% seront vendues dans sa propre boucherie. "De la coupe du foin à l'alimentation du bétail, en passant par l'entretien du matériel, le personnel et les aliments, tout a augmenté", assure l'éleveur de 40 ans. "Quand cela va-t-il se stabiliser et s'arrêter?" La flambée des prix du boeuf lui a permis d'augmenter son chiffre d'affaires, mais ses frais aussi. Et il lui est impossible d'augmenter indéfiniment les prix sur ses étals pour maintenir sa marge. "Les clients ne dépenseront pas plus qu'une certaine somme pour une pièce de boeuf, surtout quand on trouve de la viande importée 50 à 60% moins chère dans les grands magasins", explique l'éleveur. Selon lui, le prix du faux-filet a plus que doublé en quelques années, passant de 14,99 dollars la livre (454 g) en 2019, à 32,99 dollars. Ses ventes ont chuté de 30%. Pour compenser, il s'est alors diversifié, en se lançant dans la production de vin, et accueille désormais des événements comme des mariages sur sa propriété. "Secteur en crise" En janvier, les prix du boeuf et du veau aux Etats-Unis ont augmenté de 15% sur un an, les experts assurant que la tendance devrait se prolonger. La demande des consommateurs américains reste forte mais il faudra des années pour reconstituer les troupeaux décimés par des sécheresses à répétition et les restrictions à l'importation liées à un parasite. Cette flambée des prix du boeuf est devenue le symbole du coût de la vie élevé dans la première économie mondiale, alimentant la frustration des électeurs. À l'automne dernier, Donald Trump avait exigé des éleveurs une baisse des prix avant d'exempter le boeuf brésilien de droits de douane élevés et de faciliter les importations de boeuf argentin. Une décision prise au grand dam des agriculteurs américains, pourtant une base électorale clé du président républicain à l'approche des élections de mi-mandat. "Nous devons nourrir les Américains", commente Chris Stem. "Mais nous ouvrons une brèche qui, à mon avis, va nuire considérablement aux éleveurs". "Je soutiens l'administration républicaine" mais "pas les inconnues auxquelles nous sommes confrontés actuellement", ajoute-t-il. Un organisme important de défense des intérêts des éleveurs américains, a récemment sonné l'alarme: "Notre secteur est en crise et a besoin d'être protégé contre les importations qui font baisser les prix." Achats plus mesurés Pour Lance Lillibridge, agriculteur dans l'Iowa (nord), les éleveurs de bétail "vivent avec des marges très faibles" depuis des années. "Les gens en ont assez de travailler si dur pour rien", explique-t-il à l'AFP. Selon lui, "à l'heure actuelle, les prix de notre bétail sont exactement là où ils devraient être." Un avis que ne partagent pas tous les Américains. "Nous avons beaucoup réduit nos dépenses" en raison de la hausse du prix du boeuf, souligne Endawnson Nungo, 56 ans, originaire de Caroline du Sud (est) et travaillant dans le secteur ferroviaire. Rencontré dans une boucherie de Washington, Caleb Svezia, 28 ans, scientifique, explique lui aussi devoir économiser pour acheter de la viande de meilleure qualité. Boucher dans la capitale, Jamie Stachowski regrette de voir les clients délaisser son échoppe. Comme Chris Stem, il a dû augmenter ses prix, d'environ 30% l'année passée. En conséquence, ses ventes ont reculé de 15%. "L'industrie bovine représente des milliards et des milliards de dollars (...) pourtant, tout le monde ne gagne que quelques centimes par kilo", se désole-t-il.

15.02.2026 à 10:15

A New York, le coût exorbitant de la vie contraint les artistes à l'exil

FRANCE24

Le coût exorbitant de la vie, dont le nouveau maire Zohran Mamdani a fait son cheval de bataille, contraint les professionnels de l'art et de la création à quitter l'une des capitales culturelles mondiales. Selon un rapport publié en décembre par l'organisation indépendante de politiques publiques Center for an Urban Future, le nombre de New-Yorkais travaillant dans les secteurs créatifs, de l'audiovisuel à la mode en passant par le design ou la publicité, a diminué de 6,1% depuis 2019. "Mon espoir était de voir un fort rebond après les heures les plus sombres de la pandémie, sachant que les artistes avaient été frappés plus durement" mais cela ne s'est pas vérifié, a expliqué à l'AFP l'un des auteurs de ce rapport, Eli Dvorkin. Depuis, "les coûts augmentent beaucoup plus rapidement que les revenus, et les artistes ressentent vraiment cette pression". Le secteur culturel et créatif emploie 326.000 personnes à New York, mais la capitale économique des Etats-Unis perd de son attractivité au profit d'autres villes du sud du pays, comme Miami, Dallas ou Nashville. "Manque de travail" Dans la mégapole, les travailleurs de ce secteur gagnent 23% de moins que le salaire horaire médian national, en tenant compte du coût de la vie, contre 15% de moins il y a dix ans. En cause, l'inflation, bien sûr, mais surtout les loyers. Au cours de la dernière décennie, le loyer médian à New York a augmenté de 42%, tandis que le revenu médian dans les industries créatives n'a augmenté que de 25%, bien en dessous de la hausse moyenne de 44% pour l'ensemble de la ville. Témoignant début février devant le comité du conseil municipal chargé des affaires culturelles, Noël Jacoboni a aussi déploré "le manque de travail dû à la hausse des coûts de production, alors qu'on essaie encore de se remettre de la pandémie". Depuis 2020, les emplois dans le cinéma et la télévision à New York ont diminué de 19,1%, selon le rapport. Il en va de même dans la publicité (-15,7%), le design (-14,3%) ou les arts du spectacle (-6,4%). La production audiovisuelle se déplace à Atlanta, Austin, Budapest ou Prague, qui proposent des incitations financières. Séoul, Shanghai ou Copenhague comptent de plus en plus dans la mode. Par ailleurs, près de 50 théâtres, établissements musicaux, musées et galeries ont fermé depuis 2020, a comptabilisé le Center for an Urban Future, plombés par des coûts (loyers, salaires, assurances...) en forte hausse et concurrencés par le streaming et la vente en ligne. Même les mastodontes ne sont pas épargnés. Seules quatre comédies musicales lancées à Broadway ces six dernières années ont généré des profits. Le musée Guggenheim et le Met Opera ont annoncé des licenciements ces derniers mois. "Capitale mondiale de la création" Élu sur un programme axé sur le coût de la vie (dont l'encadrement des loyers), le démocrate Zohran Mamdani, dont l'épouse est illustratrice, s'est rapidement emparé du sujet. Son responsable des médias et du divertissement, Rafael Espinal, nommé mi-janvier, veut "s'employer à faire que New York demeure la capitale mondiale de la création, non seulement un lieu où de grandes oeuvres voient le jour, mais aussi où celles et ceux qui les produisent peuvent vivre". Cet ancien élu local démocrate et responsable d'un syndicat de travailleurs indépendants s'est donné pour priorité "les emplois syndiqués bien rémunérés" et "l'accès à la formation, aux opportunités (...) et aux ressources" pour les communautés moins bien représentées. La présidente démocrate du conseil municipal de New York, Julie Menin, est elle favorable à réserver davantage de logements aux loyers encadrés à des artistes. Autant de mesures recommandées par le Center for an Urban Future, qui prône également la création d'un grand festival culturel à l'échelle des cinq arrondissements de la ville.

15.02.2026 à 10:11

Le RN rêve de Carcassonne et d'y déloger son maire de 84 ans

FRANCE24

"Ici, on est typiquement dans une ville que peut gagner le Rassemblement national", a proclamé le jeune président de la formation d'extrême droite dans ce décor de prestige, incarnation de l'histoire millénaire de la France, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Dans les ruelles de la citadelle, Christophe Barthès, le candidat du RN à la mairie, se distingue peu des gardes du corps de M. Bardella: même silhouette massive et même proximité avec le chef. "La ville est prenable, et surtout on est porté, les gens veulent du changement tout simplement", veut croire M. Barthès. Il est devenu député RN de la première circonscription de l'Aude en 2022, réélu en 2024 avec 61,4% des voix, un score qui, selon lui, signifie que "quelque part, je dois susciter un espoir ou une attente pour les gens". "Sécurité, tranquillité et propreté" sont les priorités affichées de son programme qui veut faire de Carcassonne une "ville où l'on célèbre ce qui fait notre identité", proclame l'un des tracts de campagne: "racines occitanes", "fêtes populaires", gastronomie et savoir-faire. Rayonnement "Les gens ne nous demandent pas des choses extraordinaires, ce n'est que du quotidien, leur devant de porte, leur rue, leurs quartiers", affirme à l'AFP, de sa voix rocailleuse, cet agriculteur de métier. A 59 ans, M. Barthès, qui a débuté sa carrière politique au sein de l'ancien RPR, en est à sa troisième campagne municipale mais les deux premières étaient à Trèbes, commune rurale où il réside toujours. L'appétit du RN pour Carcassonne, dont le rayonnement national et international est porté par la fréquentation touristique de la citadelle, sixième monument le plus visité de France, inquiète les autres acteurs politique de la ville. Et c'est même l'une des raisons avancées par Gérard Larrat, 84 ans, maire (DVD) sortant élu depuis 2014, pour expliquer son choix de repartir en campagne alors qu'il avait affirmé en 2020 entamer son dernier mandat. "Je ne veux pas que certaines tendances s'imposent en ville", a-t-il glissé il y a quelques jours en marge d'un point de presse. Et de répondre, quand on lui demandait s'il se voyait comme un rempart face à l'extrême droite: "c'est ce qu'on a avancé pour me motiver". "Belle endormie" Dans un contexte national où il affirme craindre "une vague" RN "qui submergera tout", l'édile met en avant son bilan local. "Ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir embelli la ville, mis de la vie, de la couleur, de la détente, des infrastructures indispensables dans le domaine culturel et sportif", affirme-t-il. Mais son choix de repartir en campagne a divisé son camp. Un moment engagée dans la course, son ancienne première adjointe, Isabelle Chésa, fille d'un maire emblématique de la ville (Raymond Chésa (RPR), élu de 1983 à 2005), s'est retirée quand M. Larrat s'est lancé. Une autre liste estampillée Horizons s'est montée autour de François Mourad, ex-conseiller du maire, et de Magali Bardou, ex-adjointe au tourisme, qui veulent "réveiller la belle endormie" qu'est, selon eux, devenue Carcassonne. D'autres membres de la municipalité sortante ont même rejoint la liste conduite par M. Barthès qui voit dans ces ralliements un attachement à sa "grande volonté de faire changer les choses". Cette "division très forte" est le signe d'une majorité "à bout de souffle", selon Alix Soler-Alcaraz, 34 ans, premier secrétaire fédéral du PS dans l'Aude, qui a bâti une union de gauche associant Ecologistes, PCF et Place publique, tandis que LFI et NPA devraient également présenter une liste. Se poser en rempart contre le RN était "la seule solution pour M. Larrat", estime le candidat de gauche, car "les Carcassonnais ne veulent pas de la continuité avec une majorité sortante usée". Dans une "ville très fracturée" et face à la "vision étriquée d'une société qui divise et exclut" portée par le RN, il estime que sa liste, axée sur le "bâtir ensemble", représente la seule alternative.

15.02.2026 à 10:05

Une mairie, deux maires: "Au quotidien, on gère la commune en duo"

FRANCE24

Arnaud Pageaud, 51 ans, est depuis 2020 le maire "officiel" de Teillé, commune de 1.800 habitants. Mais son mandat a dès le départ été imaginé autrement: Jérôme Squelard, 52 ans, adjoint selon le trombinoscope, est en fait son "co-maire". "Au conseil municipal, on siège tous les deux, et on anime à part égale. Au quotidien, on gère la commune en duo", explique Arnaud Pageaud. A la mairie, leurs bureaux sont installés dans la même pièce, face à face. Au mur, un tableau blanc et une vingtaine de "selfies" pris à deux lors d'événements et de visites. "Je ne voulais pas être maire seul parce que j'aime connaître tous les domaines d'activité en prenant une fonction. En urbanisme par exemple, j'avais des lacunes. Aujourd'hui, on est tellement habitués à notre fonctionnement que ça nous ferait très bizarre d'être seul", affirme Jérôme Squelard. Ces six dernières années, partager la fonction leur a permis de garder "une certaine latitude pour la vie de famille et le boulot" malgré un quotidien "très occupé", expliquent les deux maires, gestionnaire de ressources humaines dans un lycée pour l'un, éducateur en disponibilité pour l'autre. 79% des maires qui ne souhaitent pas renouveler leur mandat invoquent le besoin de retrouver du temps pour leur vie personnelle, selon une enquête AMF/Cevipof-Sciences Po de novembre 2025. Complémentaires D'après cette étude, près de six maires sur dix déclaraient vouloir se représenter en 2026, invoquant notamment la poursuite des projets engagés et, comme à Teillé, l'"intérêt général". Le duo sans étiquette veut rempiler selon une organisation identique: "Les gens dans la rue nous le demandent", assurent-ils. A leur connaissance, il n'y a pas de liste concurrente. En 2020, alors que l'ancien maire avait décidé de ne pas se représenter, personne dans la commune ne semblait intéressé. Les deux hommes, alors adjoints, décident de se lancer. "Cela fonctionne bien. Ils sont très disponibles et on sait qu'en s'adressant à l'un ou à l'autre, la transmission se fera", affirme Sabrina Gerer, une habitante de Teillé de 44 ans. Les maires ont reçu ces derniers mois une centaine d'appels de personnes inspirées par leur système, demandant des conseils. Ils avancent deux pré-requis: être "complémentaires niveau caractère" et "ne pas mettre d'égo". En cas de (rare) désaccord, pas question d'engager une "lutte de pouvoir": "s'il dit 8 et que je dis 6, on va faire 7", explique Arnaud Pageaud. "Absorber le mécontentement" Les deux maires évoquent aussi le soulagement de ne pas se retrouver seuls face aux situations délicates, aux conflits et aux mécontents. Ils se souviennent notamment d'une longue nuit durant laquelle ils ont annoncé à une mère que son fils de 20 ans était mort dans un accident. Et de cet autre jour où une centaine d'opposants à un projet éolien privé, "remontés comme des coucous", se sont retrouvés à la mairie pour demander des comptes. "Ca nous a forgés, on a réussi à garder notre calme et à dire qu'on n'était pas porteurs du projet. Le fait d'être à deux permet de mieux absorber le mécontentement des gens", dit Jérôme Squelard. D'après l'étude AMF/Cevipof-Sciences Po, 65% des maires disent avoir déjà été victimes d'incivilités, soit 12 points de plus qu'en 2020. Malgré un quotidien "pas toujours évident", les deux maires sont "plutôt satisfaits" de leur bilan et se projettent sans peine pour les six années à venir.

15.02.2026 à 09:59

Russie: une disciple de Navalny combat Poutine et le cancer

FRANCE24

Face aux violences du pouvoir, de nombreux dissidents russes s'affichent toujours positifs, incassables. Jusqu'à sa mort en prison, le 16 février 2024, Alexeï Navalny était le champion de cette attitude, malgré des conditions de détention de plus en plus éprouvantes. Comme d'autres opposants, Khelga Pirogova, 37 ans, estime que sa mort est un meurtre dont est responsable Vladimir Poutine. Une enquête révélée samedi, menée par cinq pays dont la France et le Royaume-Uni, a conclu qu'il avait été "empoisonné" avec une "toxine rare". En septembre 2020, elle avait remporté une élection à Novossibirsk, en Sibérie, devenant élue municipale au sein d'une coalition soutenant Navalny. Un fait exceptionnel, même à l'époque. C'était avant que les autorités n'écrasent les partisans de Navalny, puis, après l'invasion de l'Ukraine, tout le reste de l'opposition. Désormais affaiblie, minée par des divisions, cette dernière tente de survivre en exil. Comme Khelga Pirogova. "Vampire" En mars 2022, Khelga Pirogova était apparue au conseil municipal de Novossibirsk vêtue d'une chemise bleue et d'une couronne de fleurs jaunes, en signe de soutien au peuple ukrainien. En juillet de la même année, enceinte, elle a fui la Russie avec son mari car les autorités menaçaient de l'emprisonner pour un tweet virulent où elle dénonçait les funérailles grandiloquentes de soldats russes tués au front. Réfugiée à Vilnius, en Lituanie, elle a donné naissance à une fille et travaille pour le Fonds de lutte contre la corruption, créé par Navalny et réalisant des enquêtes sur les malversations des élites en Russie. En janvier 2025, les médecins annoncent à Khelga Pirogova qu'elle a un cancer du col de l'utérus en phase finale (stade 4). "Ça signifie le cercueil!", dit-elle à l'AFP avec un rire déroutant. Mais les médecins s'étaient trompés. Trois semaines plus tard, elle apprend qu'elle a en réalité un cancer de stade 3 avec des métastases limitées. Débute alors un très lourd traitement: chimiothérapie, radiothérapie. Sur Instagram, Khelga Pirogova tient un carnet de bord composé actuellement de 23 vidéos qu'elle a surnommé, une fois, "le journal d'une vampire". En pyjama ou en peignoir, le visage exténué, sans maquillage, elle parle de sa fatigue gigantesque ("J'ai l'impression de décharger des wagons toutes les nuits"), de sa lutte contre la perte de poids ("Les noix, c'est top, je deviens un écureuil") et des terribles effets secondaires des médicaments ("Presque toutes les odeurs me sont devenues insupportables"). "Cela me soulage et je reçois un immense soutien émotionnel de mes abonnés", explique cette femme aux yeux verts qui, avant, dansait beaucoup ("Swing, lindy hop et boogie-woogie"). Sa première "saison" de chimio et radiothérapie est terminée. Pas de rémission. Khelga Pirogova attend de nouveaux examens et "cohabite" avec son cancer. "Magie" Avec un regard entendu, l'opposante confie qu'elle aurait préféré qu'un "individu" coupable de "la mort d'autres personnes" tombe malade à sa place. Selon elle, sa lutte contre Vladimir Poutine et le cancer ont en commun leur "gravité" et le fait que vaincre "un dictateur", comme la maladie, nécessite "des soutiens extérieurs". Elle poursuit une immunothérapie ciblée qui attaque directement les cellules cancéreuses: un traitement coûteux financé "par magie", s'enchante-t-elle, grâce à un appel aux dons ayant rassemblé 65.000 euros. Son métier l'aide à tenir. Ce jour-là, elle aura assez de forces pour aller travailler au bureau de son organisation à Vilnius. Dehors, il fait très froid mais un grand soleil brille. Beaucoup de Russes sont "dépolitisés", note Khelga Pirogova. Mais elle observe aussi, malgré la répression, une "nouvelle génération" de militants qui "cherchent à parler" et évoquer, notamment, les difficultés économiques causées par la guerre. "Ils soulèvent des problèmes locaux, de façon extrêmement prudente, sans jamais contester le pouvoir au niveau fédéral." Etant déclarée "agent de l'étranger" par Moscou -- un statut imposant de sévères contraintes sous peine de sanctions -- Khelga Pirogova ne mentionne pas publiquement l'identité de ces militants. Elle pourrait leur attirer des ennuis. Alors quand elle entend dire que la Russie serait historiquement condamnée à la dictature, elle s'indigne, appelle à la modestie, et rappelle que de nombreux pays démocratiques ont connu la tyrannie. La mission de son équipe, dit-elle, est de couper le maximum de "tentacules" de la pieuvre au Kremlin et, si des élections libres reviennent un jour, de faire en sorte que ses concitoyens "n'oublient pas de s'exprimer". Khelga Pirogova veut vivre plus longtemps que Vladimir Poutine. "Une corruption d'une ampleur monstrueuse a imprégné tout le pouvoir. Cela fait peur, mais je suis curieuse de savoir comment on pourra la combattre, lorsque Poutine disparaîtra."

15.02.2026 à 09:59

Quatre choses à savoir sur Larry le chat, qui fête ses 15 ans à Downing Street

FRANCE24

- Pedigree - Larry est arrivé au 10, Downing Street, la résidence officielle du chef de gouvernement britannique, le 15 février 2011, en provenance du refuge pour chiens et chats de Battersea, avec pour mission de chasser les souris du coeur du pouvoir. Le "tabby cat" (chat tigré) a droit à sa notice sur le site officiel de Downing Street, où il est présenté comme "Chef Souricier". "Larry passe ses journées à accueillir les invités, à inspecter les dispositifs de sécurité et à tester la qualité du mobilier d'époque pour y faire la sieste" peut-on notamment y lire. Mais son âge n'est pas clair: interrogé, Downing Street est resté muet. Certains disent qu'il a 19 ans - soit l'équivalent de 92 ans pour un humain. - Six Premiers ministres - Larry a vu se succéder les Premiers ministres. Il a été accueilli en 2011 par le conservateur David Cameron, parti en 2016 après le choc de la victoire du "oui" au référendum sur le Brexit. Il a ensuite traversé les tumultes du divorce avec l'UE qui ont emporté Theresa May en 2019, avant d'être témoin du "partygate", ces rassemblements festifs illégaux organisés à Downing Street en pleine pandémie par Boris Johnson. Il a aussi entrevu Liz Truss, éphémère Première ministre (49 jours) en 2022, et cohabité avec Rishi Sunak... et son labrador nommée Nova. Et finalement découvert l'alternance politique, avec l'arrivée au pouvoir du travailliste Keir Starmer en juillet 2024. Chat-star Larry peut s'enorgueillir d'avoir un compte X suivi par plus de 877.500 abonnés. Un compte humoristique créé par un anonyme, où entre deux vidéos sur ses congénères, Larry s'y plaint de la météo et égratigne volontiers les politiciens - avec notamment Nigel Farage, leader du parti anti-immigration Reform UK, comme cible récurrente. Ses 100 premiers jours à Downing Street ont aussi fait l'objet d'un livre, The Larry Diaries, publié en octobre 2011. Signe de son statut de star mondiale, il vole régulièrement la vedette aux dirigeants étrangers reçus au "10". En décembre, lors de l'arrivée du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Larry était présent sur le perron. Et en janvier, il a fait trébucher un photographe sur le tapis rouge, en se précipitant dans ses jambes, lors de la visite du président polonais Karol Nawrocki. - Ses concurrents - Larry n'est toutefois pas le seul félin de Downing Street. Il doit ainsi composer avec la présence de deux "intrus", les chats de la famille Starmer: JoJo et Prince. Car Downing Street ne fait pas seulement office de bureau mais est aussi la résidence des Premiers ministres en exercice, pour ceux qui le souhaitent, dont la famille Starmer, comme l'a rapporté la BBC. En septembre 2024, M. Starmer avait annoncé l'arrivée de Prince, un chat sibérien, après des "négociations" acharnées avec ses deux enfants, qui souhaitaient initialement un chien. Mais que les fans de Larry se rassurent: celui-ci est considéré comme un fonctionnaire permanent et peut donc rester à Downing Street, contrairement aux autres félins qui repartiront avec leur propriétaire.

15.02.2026 à 09:29

Municipales 2026 : être maire, "c’est être un amortisseur de la colère populaire"

Jean-Luc MOUNIER

Chaque jour, les 35 000 maires que compte la France sont en première ligne pour répondre aux attentes des citoyens et les plus exposés à leur colère, qui prend parfois la forme de menaces de mort. Ces élus doivent aussi composer avec des financements publics en baisse et des contraintes administratives toujours plus importantes. Un casse-tête pour ces couteaux-suisses de la République, dont fait partie Romain Colas, maire de Boussy-Saint-Antoine, au sud-est de Paris, depuis 2008.
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