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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 14 dernières parutions

14.03.2026 à 12:35

Ukraine: au moins quatre morts dans une attaque russe "massive" sur la région de Kiev

FRANCE24

"La région de Kiev a connu une nouvelle nuit difficile. Malheureusement, le bilan s'élève désormais à quatre morts. Quinze habitants de la région ont été blessés", a annoncé sur Telegram le gouverneur régional, Mykola Kalachnyk, précisant que le bilan pouvait encore s'alourdir. Selon le président Volodymyr Zelensky, "l'attaque massive" a visé également les régions de Soumy (nord), Kharkiv (nord-est), Dnipro (centre), et Mykolaïv (sud). "La cible principale des Russes était les infrastructures énergétiques de la région de Kiev, mais malheureusement, des immeubles d'habitation, des écoles et des commerces civils ont également été touchés de plein fouet et endommagés", a-t-il indiqué. Selon l'armée de l'air ukrainienne, 430 drones et 68 missiles ont été tirés par la Russie lors de cette attaque, dont respectivement 402 et 58 ont été interceptés. "Chaque nuit de frappes russes de ce type rappelle à tous nos partenaires que les défenses antiaériennes et les missiles qui les équipent constituent en réalité une nécessité quotidienne", a plaidé M. Zelensky. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l'Ukraine s'inquiète de voir les moyens de défense antiaérienne occidentaux être redirigés vers cette région plutôt que potentiellement fournis à Kiev. En visite en France vendredi où il a été reçu par le président Emmanuel Macron, M. Zelensky s'était également inquiété que la levée temporaire des sanctions américaines contre le pétrole russe apporte à Moscou de nouvelles rentrées d'argent pour financer son effort de guerre. Les Etats-Unis ont proposé de nouveaux pourparlers sous leur médiation la semaine prochaine entre Russes et Ukrainiens pour tenter de trouver une issue au conflit. Les précédents cycles de négociations n'avaient pas abouti à des progrès tangibles, buttant notamment sur la question des territoires.

14.03.2026 à 12:23

Cuba confirme des pourparlers avec les États-Unis, libère des prisonniers politiques

FRANCE24

Cuba a confirmé vendredi être en pourparlers avec les États-Unis et a commencé à libérer des prisonniers politiques dans le cadre d'un accord avec le Vatican, un médiateur historique entre ces deux ennemis idéologiques.

14.03.2026 à 11:29

Marseille assure l’essentiel face à Auxerre

L'Equipe TV

L’Olympique de Marseille a battu Auxerre (1-0) vendredi soir en ouverture de la 26e journée de Ligue 1. Amine Gouiri a offert la victoire aux siens en seconde période. Neuf jours après leur élimination en Coupe de France contre Toulouse, l’OM a retrouvé le goût du succès à domicile, dans un Vélodrome silencieux, les supporters protestant par une grève des encouragements. Avec ce succès, Marseille consolide sa 3e place et reste en course pour une qualification directe en Ligue des champions.

14.03.2026 à 11:28

État civil : la justice européenne tranche en faveur des personnes transgenres

Pauline ROUQUETTE

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé jeudi que les États membres ont l'obligation de délivrer des documents d'identité conformes à l'identité de genre vécue d'une personne lorsque ce genre a déjà été légalement reconnu dans un autre État de l'Union. Une décision destinée à garantir la libre circulation des personnes concernées malgré des législations nationales très différentes, celles de la Bulgarie, de la Hongrie et de la Slovaquie étant les plus restrictives.

14.03.2026 à 11:26

Liban : de nombreux habitants ont fui leur foyer à cause de la guerre

FRANCE24

La guerre au Liban a entrainé une crise humanitaire dans le pays. Des centaines de milliers de personnes ont dû fuir leur foyer dans la précipitation. Loin de chez eux, ils tentent de recréer un semblant de quotidien dans des conditions parfois précaires.

14.03.2026 à 11:22

Liban : Israël largue des tracts au-dessus de Beyrouth

FRANCE24

L'armée israélienne a frappé un centre de santé au Liban. Au moins douze membres du personnel médical ont été tués. C'est la seconde attaque contre le secteur de la santé ces dernières heures. Un quartier général de la Finul a aussi été touché, l'origine de l'attaque n'a pas été identifiée. Derniers développements sur place avec Johan Bodin, notre envoyé spécial à Beyrouth. L'armée israélienne mène aussi une guerre "psychologique" : son aviation a largué des tracts au-dessus de Beyrouth pour inciter la population libanaise à se retourner contre le Hezbollah, rapporte-t-il.

14.03.2026 à 11:20

Irak : mort d'un soldat français dans des frappes de drones

FRANCE24

Un soldat ​français est mort lors d'une attaque ​dans la région d'Erbil en Irak. "C'était un grand soldat courageux qui a donné sa vie pour la démocratie", a déclaré le Général Sirwan Barzani à nos confrères de France Télévisions.

14.03.2026 à 11:16

Iran : Washington frappe les sites militaires de l'île de Kharg

FRANCE24

⁠Les États-Unis ont "totalement détruit" des cibles militaires sur ⁠l'île iranienne de ​Kharg et ils en bombarderont les infrastructures pétrolières si l'Iran ne lève pas son blocage du détroit d'Ormuz, a déclaré Donald Trump, deux semaines après le ​début du conflit au Moyen-Orient qui a déjà provoqué une envolée des cours du pétrole. Les derniers développements avec notre correspondant à Téhéran Siavosh Ghazi.

14.03.2026 à 11:15

GP de Chine: Antonelli devient le plus jeune "poleman" de l'histoire de la F1

FRANCE24

Cette deuxième manche du Championnat du monde de F1 sur le circuit de Shanghai se déroule dans un contexte ultratendu en raison de la guerre au Moyen-Orient qui menace grandement la faisabilité des Grands Prix de Bahreïn et de Jeddah (Arabie saoudite) en avril. La pole position du jeune Italien, à l'âge exact de 19 ans et 201 jours, confirme également la domination écrasante de l'écurie allemande Mercedes-AMG F1, son coéquipier britannique George Russell ayant remporté samedi matin la course sprint sur le circuit de Shanghai et survolé ce début de saison 2026 à la nouvelle réglementation technique pour les moteurs et les châssis. Antonelli, l'un des prétendants au titre mondial, a battu ainsi le précédent record de jeunesse détenu par l'Allemand Sebastian Vettel qui avait signé une pole position au Grand Prix de Monza en 2008, à 21 ans et 12 jours. Il s'est dit devant la presse "très heureux" d'être premier sur la grille de départ juste devant Russell (+222 millièmes), lequel a eu quelques problèmes techniques lors de la troisième partie des qualifications. Russell "limite les dégâts" Russell s'est déclaré également "heureux" d'avoir "limité les dégâts". Le Britannique de 28 ans, qui s'était autoproclamé cet hiver favori pour la couronne mondiale en 2026, survole le début de la saison depuis le Grand Prix d'Australie le week-end dernier et les essais hivernaux de Bahreïn en février. Il a été le plus rapide aux essais libres vendredi et remporté samedi la course sprint de ce GP de Chine, une épreuve condensée de 19 tours et 100 kilomètres inventée pour doper encore le fructueux spectacle qu'est devenue la F1. Derrière les Mercedes "Flèches d'argent", les deux Ferrari des hommes "en rouge", le Britannique Lewis Hamilton, septuple champion du monde, et le Monégasque Charles Leclerc, l'un des pilotes à battre cette année, se classent troisième et quatrième sur la grille de départ. Ils sont respectivement 351 et 364/1000e derrière Antonelli. Les deux McLaren, motorisées par Mercedes, de l'Australien Oscar Piastri et du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, partiront en cinquième et sixième positions, devant le Français Pierre Gasly, à une encourageante septième place avec son Alpine. Gasly "positif" "Il y a du positif, l'écart avec les voitures de devant s'est réduit (...) Cela a été une bonne qualification", s'est félicité Gasly au micro de Canal+. En revanche Norris a constaté de nouveau, comme depuis l'avant-saison que "les Ferrari et les Mercedes sont bien plus rapides que" les McLaren, mais s'est engagé à ce que son écurie britannique, championne du monde en titre, fasse de son "mieux" dimanche. Les deux Red Bull, dont le moteur bénéficie cette année du retour de Ford en F1, pilotées par le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen et le jeune Français Isack Hadjar, sont toujours à la peine. Elle ne se classent que huitième et neuvième sur la grille de départ. Verstappen, qui ne cesse de se plaindre de sa monoplace nouvelle mouture a de nouveau pesté sur Canal+ contre une "voiture très difficile à piloter" et un "week-end (qui) a été jusque-là un désastre". Si le top 4 de 2025 (McLaren, Mercedes, Red Bull, Ferrari) est respecté, il n'est pour l'instant pas dans le même ordre en 2026, tant Ferrari semble en mesure de talonner Mercedes, laissant McLaren et Red Bull bien derrière. Le directeur français de l'écurie autrichienne, Laurent Mekies, a reconnu vendredi que tant en Australie qu'en Chine "l'écart avec Mercedes et Ferrari était important". Enfin, les essais, qualifications et courses sur le circuit de Sakhir (Bahreïn) et celui de Jeddah (Arabie saoudite) prévus du 10 au 12 avril et du 17 au 19 avril vont être "annulés ou reprogrammés" en raison de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué vendredi à l'AFP une source proche du dossier. Une annonce officielle devrait intervenir juste après le GP de Chine. burs-nr/smr

14.03.2026 à 11:05

L'embrasement du Moyen-Orient relance l'offensive norvégienne pour le gaz arctique

FRANCE24

La Commission européenne révise actuellement sa stratégie arctique. Celle en vigueur, présentée en 2021, engage l'UE à oeuvrer pour un moratoire international sur l'extraction d'hydrocarbures dans la région. Alors que le blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz en réponse aux frappes israélo-américaines perturbe fortement les livraisons de pétrole et de gaz, responsables politiques et milieux d'affaires norvégiens sont à la manœuvre pour contrecarrer ce projet. "Ils exploitent la situation pour faire pression", observe Anne Karin Sæther, cheffe de programme auprès de la Fondation norvégienne pour le climat, organisation indépendante qui promeut une politique climatique fondée sur la science. Avant la clôture, lundi, de la consultation publique organisée par la Commission européenne, la Norvège --qui n'est pas membre de l'UE-- saisit chaque occasion pour vanter les mérites d'approvisionnements stables en provenance d'un pays démocratique et en paix. Même si cela suppose de forer dans l'Arctique. "Avec l'Ukraine et l'Iran en toile de fond, il devient peut-être encore plus facile d'effrayer les responsables politiques européens", estime Truls Gulowsen, chef de l'Association norvégienne pour la protection de la nature, une ONG environnementale. Lobbying A Bruxelles, un diplomate européen confie à l'AFP avoir "remarqué les efforts de lobbying de l'industrie pétrolière norvégienne". "J'ai le sentiment qu'ils sont préoccupés par d'éventuelles restrictions sur l'extraction de pétrole et de gaz", dit-il. La Norvège, qui couvre près d'un tiers des besoins européens en la matière, ne compte aujourd'hui que deux gisements de gaz au-dessus du cercle polaire: Snøhvit et Aasta Hansteen. Mais Oslo y encourage la prospection. En janvier, le gouvernement a proposé d'ouvrir 70 nouveaux blocs à l'exploration, dont plus de la moitié dans les eaux arctiques de la mer de Barents. "La Norvège tient en général à partager ses connaissances sur le pays à Bruxelles afin que les Etats membres de l'UE disposent de la meilleure base possible pour prendre leurs décisions", dit son ministre de l'Energie, Terje Aasland, auprès de l'AFP. "Qu'il y ait aujourd'hui une guerre au Moyen-Orient n'a rien à voir avec la position de la Norvège sur les activités pétrolières dans le Nord", assure-t-il. Arguant que l'UE et le Royaume-Uni achètent aujourd'hui "tout le pétrole et le gaz" que la Norvège produit en mer de Barents, il fait également valoir que "les prix auraient été beaucoup plus élevés" sans ces hydrocarbures. Coup de pression sur ses partenaires? M. Aasland avait prévenu la semaine dernière que l'escalade au Moyen-Orient pourrait conduire l'UE à reconsidérer sa décision de se passer du pétrole et du gaz russes. La principale organisation syndicale norvégienne LO plaide elle aussi pour une poursuite des forages dans l'Arctique. L'une de ses représentantes à Bruxelles, Nora Hansen, souligne "l'importance de l'emploi et du maintien de la population dans les régions du Nord", y voyant notamment un gage de sécurité face à la Russie voisine. Risques de sabotage "Même si l'UE abandonne son projet de moratoire, il faudra de toute façon plusieurs décennies avant que de nouvelles activités pétrolières et gazières dans l'Arctique n'entrent en production", rétorque Karoline Andaur, secrétaire générale de WWF Norvège. Si sa stratégie arctique révisée devrait être publiée au troisième trimestre, la Commission européenne affirme à ce stade que sa "position n'a pas changé en ce qui concerne le moratoire sur les hydrocarbures". Mais certains redoutent des compromis et concessions. Soulignant que ses eaux sont libres de glace grâce au Gulf Stream, le cabinet de conseil norvégien Rystad Energi suggère par exemple d'exclure la mer de Barents de la définition de l'Arctique retenue par l'UE. Une mauvaise idée, selon Mme Sæther, qui rappelle les objections d'ordre climatique - selon l'Agence internationale de l'énergie, les gisements déjà exploités ou découverts sur la planète suffisent à satisfaire la demande compatible avec les objectifs climatiques - et environnemental. Un rapport réalisé pour la Fondation pour le climat, intitulé "La mer de Barents en jeu", relève en outre des défis sécuritaires: du fait de sa proximité avec la Russie, la mer de Barents serait une cible facile pour Moscou qui tient à conserver sa position dominante dans l'Arctique. "Cela nous rend particulièrement vulnérables, car la Russie pourrait, par des sabotages assez simples contre des gazoducs là-haut, frapper non seulement la Norvège mais aussi l'Europe", note Mme Sæther. "Nous deviendrions ainsi une cible plus tentante".

14.03.2026 à 10:39

Troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, entrée dans sa "phase décisive", selon Israël

FRANCE24

Le 28 février, les Etats-Unis et Israël lançaient une opération d'envergure contre l'Iran, éliminant le guide suprême Ali Khamenei. Depuis, le conflit embrase la région et provoque une flambée de l'or noir, avec de lourdes conséquences pour l'économie mondiale. Aucune partie ne semble fléchir et enchaîne quotidiennement les attaques ponctuées de déclarations belliqueuses, avec un bilan de plus d'un millier de morts, majoritairement en Iran, selon les autorités locales. Après un déploiement militaire sans précédent depuis des décennies, les Etats-Unis prévoient d'envoyer de nouveaux renforts, rapporte la presse américaine. Le New York Times parle de quelque 2.500 Marines et trois navires de plus et le Wall Street Journal du navire d'assaut Tripoli, basé au Japon. La guerre "s'intensifie et entre dans une phase décisive qui se poursuivra aussi longtemps que nécessaire", a affirmé samedi le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Ambassade américaine à Bagdad visée La guerre a aspiré de nombreux pays de la région, dont l'Irak. Samedi à l'aube, l'ambassade américaine à Bagdad a été une nouvelle fois visée, cette fois par une attaque de drone, après des frappes contre un influent groupe armé pro-Iran qui y ont fait deux morts, d'après des sources de sécurité. Côté iranien, l'île de Kharg, située à environ 30 kilomètres des côtes et qui abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole brut du pays, a été bombardée par l'armée américaine, Donald Trump affirmant y avoir "complètement détruit" des cibles militaires. Quinze explosions y ont été entendues mais aucune infrastructure pétrolière n'a été endommagée, selon l'agence de presse iranienne Fars. Le président américain a prévenu qu'il s'en prendrait aux infrastructures pétrolières de l'île si "le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz" était entravé. En réponse, Téhéran a menacé de "réduire en cendres" les sites pétroliers liés aux Etats-Unis au Moyen-Orient. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire 20% de la production mondiale de pétrole, est quasi totalement bloqué par l'Iran, qui avait toutefois dit coopérer avec certains pays pour les laisser passer. Samedi, New Delhi a annoncé que deux navires battant pavillon indien l'avaient franchi. Pour Sina Toossi, du Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington, l'Iran a encore des cartes en main, malgré les frappes sur Kharg, puisqu'il dispose d'un autre terminal d'exportation dans le Golfe d'Oman. Téhéran pourrait "infliger des frappes plus importantes encore aux infrastructures énergétiques du Golfe, comme Aramco (géant pétrolier saoudien, NDLR), cibler des pipelines au-delà d'Ormuz ou oeuvrer avec les Houthis (au Yémen) pour perturber le détroit de Bab-el-Mandeb", détaille l'analyste. "Cela créera un choc pétrolier encore plus grand". Le cours du baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, s'est envolé de plus de 42% autour de 100 dollars depuis le premier jour de guerre. "Missiles ennemis" Les pays du Golfe restent eux la cible des représailles iraniennes pour leurs liens économiques avec les Etats-Unis et la présence de bases américaines. Téhéran a appelé samedi la population des Emirats arabes unis à s'écarter des ports, estimant "légitime" de viser les "missiles ennemis américains" qui y sont cachés, d'après l'armée. Deux épaisses volutes de fumée noire se sont élevées de Fujaïrah, où se trouve un terminal d'exportation de pétrole et qui abrite un port qui avait été visé par des frappes iraniennes, selon un journaliste de l'AFP sur place. Le mouvement islamiste palestinien Hamas, pourtant allié de Téhéran, l'a exhorté à cesser ses frappes contre "les pays voisins". Frapper "très fort" En deux semaines d'offensive, les Etats-Unis et Israël assurent avoir fortement affaibli la République islamique, en visant des infrastructures stratégiques et en tuant plusieurs hauts dirigeants. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que l'Iran était "totalement vaincu" et souhaitait "conclure un accord". "Mais pas un accord que j'accepterais!", a-t-il écrit, sans détailler. Vendredi, en signe de défi, des responsables iraniens ont défilé en plein coeur de Téhéran à l'occasion d'une marche pro-palestinienne, malgré des frappes visant l'événement "à courte distance", selon la télévision d'Etat. Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême désigné après la mort de son père, n'est lui toujours pas apparu publiquement. Donald Trump a d'ores et déjà averti que les Etats-Unis frapperaient l'Iran "très fort au cours de la prochaine semaine", tandis qu'Israël poursuit ses frappes. Samedi matin, son armée a demandé aux habitants de certains quartiers de Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran, d'évacuer en prévision d'opérations militaires. Un avertissement qui avait peu de chance d'être lu par les intéressés, internet étant bloqué en Iran depuis deux semaines. "Plus de sécurité" Au Liban, autre théâtre de la guerre pilonné par Israël qui dit viser le Hezbollah pro-iranien, au moins 12 membres du personnel d'un centre de santé ont été tués par une frappe israélienne dans le sud, selon le ministère de la Santé. Un autre raid a touché un immeuble résidentiel dans une banlieue au nord de Beyrouth, déjà visée la veille, ont rapporté les médias libanais. "Il n'y a plus de sécurité... On ne sait jamais d'où viendra la prochaine frappe", se désole Hanadi Hachem, 50 ans, un habitant du quartier. Les frappes israéliennes ont fait plus de 773 morts, dont 103 enfants, et plus de 800.000 déplacés, selon le dernier bilan officiel libanais. Le président français Emmanuel Macron a appelé Israël à accepter des "discussions directes" avec des représentants libanais, qu'il s'est dit prêt à faciliter en "les accueillant à Paris". burs-cgo/hme

14.03.2026 à 10:35

En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre

FRANCE24

Dans un sous-sol de l'Académie des Beaux-Arts de Gdansk, sur la côte Baltique, des étudiants manipulent en silence des objets virtuels sur leurs écrans: ce sont des bijoux qu'ils façonnent, font tourner, se tordre ou se recomposer. Un poste de réalité virtuelle côtoie des engins qu'on croirait sortis d'une époque révolue, perceuses, ponceuses, sableuses, scies mécaniques et une vieille table d'artisan ambrier, équipée d'outils manuels. Ici, les technologies numériques font délibérément couple avec les vieilles traditions artisanales de l'ambre, dont Gdansk, ancienne cité hanséatique, revendique le statut de capitale mondiale. "Dès le départ, nous apprenons les processus complets de la stylique (synonyme de design), comment y employer notre créativité, utiliser les technologies les plus diverses", explique à l'AFP Martyna Golinska, étudiante de 26 ans qui participe à ces ateliers de design expérimental. "Pirater" les technologies Martyna est particulièrement attirée par le fraisage à commande numérique CNC, propre aux industries aérospatiale, automobile et médicale, qui offre des possibilités de conception quasiment illimitées. Le grand défi, explique sa collègue Paulina Smigiel, est de traduire l'idée artistique originale en langage des chiffres et de la communiquer à la fraiseuse qui, "si on réussit", la reproduit de telle façon qu'"aucune autre intervention mécanique n'est nécessaire". Ainsi naissent bagues, bracelets, colliers, diadèmes ou masques, faits ou ornés d'ambre plongé ou enveloppé dans des filets ou des touffes d'or, d'argent ou de titane, fraisés ou imprimés en technologie 3D, mariés à d'autres pierres, minéraux ou matières modernes, minimalistes ou complexes. "Nous encourageons les étudiants à chercher leurs propres clés, leurs propres façons de +pirater+ les technologies diverses, qu'elles soient traditionnelles ou plus récentes ou qui ne se dessinent encore qu'à l'horizon", indique Zuzanna Franczak, 26 ans, diplômée devenue assistante. "Ca évolue sans arrêt et l'intelligence artificielle s'y invite déjà aussi", ajoute-t-elle. Une multitude de réalisations et de catalogues témoignent de la créativité des jeunes artistes, ainsi qu'une exposition au Musée de l'ambre dans cette ville de l'estuaire de la Vistule, sur l'ancienne route de l'ambre, l'une des plus importantes voies de commerce de l'Antiquité classique par laquelle on acheminait l'"or de la Baltique" vers la Méditerranée. Formé il y a environ 40 millions d'années à partir de résines de conifères, l'ambre contient fréquemment des bulles d'air, des fragments végétaux ou des insectes emprisonnés avant la fossilisation. Chanté par Pline l'Ancien, Ovide ou Néron, très prisé en Chine pour ses supposées vertus thérapeutiques, il est aussi recherché dans le monde musulman, notamment pour les chapelets de collection. A Gdansk, ateliers, boutiques et échoppes consacrés à l'ambre foisonnent à tous les coins de rue du centre historique, attirant de nombreux touristes. Transgresser les limites Depuis des siècles, "l'ambre est associé à des schémas traditionnels" toujours suivis par de nombreux artisans et artistes locaux, estime Dominika Afeltowicz, étudiante de 21 ans. Il garde ce charme un peu vieillot, "fête foraine" ou "souvenir des vacances" que beaucoup continuent à apprécier, "mais les jeunes cherchent quelque chose de nouveau", alors il faut "expérimenter, transgresser les limites", affirme-t-elle. D'origine végétale, donc relativement tendre, l'ambre se prête parfaitement à des expériences diverses, au polissage de précision et au fraisage. Cette matière légère, aromatique, délicate, qui se décline du rouge sombre translucide à l'orange, au miel et même au blanc opaque, conserve ses qualités tout au long du travail. "Cette gamme chromatique permet d'en faire des formes similaires mais qui donnent chacune des effets complètement différents, spécifiques, tout à fait uniques", même fabriquées en série, souligne Paulina Smigiel, membre de l'atelier animé par le professeur Slawomir Fijalkowski, designer et artiste bijoutier. "On ouvre les portes", résume ce dernier. Avec les étudiants, "on apprend ensemble cet art difficile d'oublier et de réapprendre sans cesse", dit-il à l'AFP. C'est aux étudiants de choisir ensuite leur voie, quelque part entre le design "prêt-à-porter" et la "haute couture". Selon lui, ces ambassadeurs "du bon design" seront prêts à travailler aussi bien pour l'industrie que pour des galeries d'art à travers le monde.

14.03.2026 à 10:33

En Israël, ces bunkers devenus vespasiennes qui indignent les villes arabes

FRANCE24

"L'Etat doit construire des abris publics afin que toute la population dispose de refuges sûrs", lance le maire de Sakhnin, Mazen Ghanayem. Ici, à une vingtaine de kilomètres du Liban, les habitants sont habitués aux roquettes du Hezbollah, mouvement islamiste chiite allié de l'Iran. "Des fragments tombent parfois sur les maisons", explique M. Ghanayem. Mais "notre ville ne dispose pas d'un seul abri public digne de ce nom!" fustige l'édile, pour qui il en va de même dans "toutes les autres villes et villages arabes de la région". Dômes et clochers Depuis que le Hezbollah s'est joint le 2 mars à la guerre déclenchée par l'attaque israélo-américaine contre la République islamique, la localité de 36.000 habitants vit au rythme des alertes quotidiennes, sous le feu croisé des salves venues du Liban voisin et du plus lointain Iran. Accrochée à la montagne, Sakhnin revendique son identité arabe, musulmane et chrétienne, dont témoignent les dômes des mosquées côtoyant des clochers. Son club de foot, en première division israélienne, fait sa fierté. De même qu'un soulèvement de la minorité arabe, qui, en 1976, fit renoncer l'Etat d'Israël à confisquer des terres locales. Quand les sirènes retentissent, "les habitants se cachent d'abord chez eux, un peu comme ils le peuvent si la maison est ancienne. Dans une pièce sécurisée si la construction est récente", explique Kassim Abou Raïa, fonctionnaire municipal. Pour ceux qui seraient surpris dehors, pas de parking souterrain ou de station de train où se précipiter comme dans les grands centres urbains. M. Abou Raïa montre sur son portable une vidéo de son épouse et de sa fille, surprises la veille en pleine rue par une alerte. Apeurées, ne sachant où aller, elles se mettent au hasard à couvert sous le perron d'une villa dont les propriétaires ont tout laissé sur la table -téléphones et clé de voiture- en s'éloignant des baies vitrées. Ce sont donc les écoles de la ville, une douzaine, qui restent ouvertes pour que les gens puissent se mettre à couvert, détaille le maire. Abribus ou pissotière Sakhnin dispose également, près de certains lieux publics, d'une dizaine d'abris d'urgence, gros rectangles de béton de 3 mètres sur 6, comme on en voit beaucoup dans le nord du pays ou dans le sud, autour de la bande de Gaza. Avec leur allure d'abribus, de conteneur à ordures ou de vulgaire pissotière, ces mini-bunkers suscitent la colère de toutes les habitants interrogés par l'AFP. "Personne n'utilise ces trucs-là", lâche avec un geste de mépris un fidèle sortant de la mosquée. "Plutôt me faire tirer dessus que d'aller me réfugier là-dedans", ironise même l'édile Ghanayem, sans s'attarder sur les responsabilités de l'entretien. Le mini-bunker installé sur le parking de sa mairie empeste l'urine, son sol est parsemé d'excréments. Dans un autre, des poubelles sont en plus parfois jetées. Ces abris restent néanmoins utilisés en cas d'urgence, comme l'a constaté l'AFP dans la localité voisine de Majd al-Krum lors d'une salve. Abandonnant leurs voitures en pleine rue, une dizaine de personnes s'y sont entassées pour attendre la fin de l'alerte. "Situation désastreuse" "Ces mini-bunkers peuvent accueillir une poignée de personnes pendant quelques minutes. Mais ils ressemblent surtout à un piège. Cela n'est évidemment pas une solution pour assurer la sécurité de mes concitoyens", commente le maire de Sakhnin. Le problème n'est pas nouveau en Israël, et déjà largement documenté. Selon un rapport du contrôleur de l'Etat en 2025, 33% des Israéliens ne disposent d'aucun espace protégé ou abri conforme. Ce chiffre augmente à 50% pour les Israéliens non juifs, et atteint 70% dans les localités arabes du nord. En juin 2025, lors de la précédente guerre avec l'Iran, l'Association pour les droits civils en Israël (ACRI) s'était émue de cette "situation désastreuse" pour les communautés arabes et de la différence de traitement avec les zones juives où "l'Etat alloue des ressources importantes à la protection (...) y compris dans les colonies" israéliennes en Cisjordanie occupée. "Quand on regarde la communauté juive, dans chaque ville, chaque village, kibboutz, il y a des abris publics partout. Pas chez nous, et encore moins à Sakhnin", déplore son maire, pour qui l'Etat devrait pourtant "assurer la sécurité de tous".

14.03.2026 à 10:21

En Ukraine, des femmes se réinventent pour fabriquer des drones

FRANCE24

"C’est un programme de formation. Nous apprenons aux femmes à assembler des drones. Nous faisons la promotion d'une culture où les femmes doivent être à l'aise avec les technologies", raconte à l'AFP Daria, cheffe de Women in drones en marge d'un salon international dédié aux matériaux composites, JEC World, à Villepinte, au nord de Paris. Traductrice de formation, la jeune femme qui a lancé ce projet en 2024 après avoir gagné une subvention garde son identité secrète en raison de la sensibilité de son activité. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, où les drones jouent un rôle crucial, le secteur est strictement sécurisé, car il constitue une cible privilégiée pour les Russes. Spécialistes des technologies de l'information, comptables, journalistes, employée d'une école maternelle... 150 personnes, majoritairement des femmes, venant de domaines très divers ont été formées et placées "auprès des entreprises partenaires" qu'elle ne peut pas citer en raison d'accords de confidentialité. "Les filles travaillent très activement. C’est formidable de suivre leurs réussites", s'enthousiasme Daria. - Rapidité contre excellence - Quand le besoin de produire des drones en masse est apparu, le profil le plus recherché était "un homme ayant des compétences en soudure". "Mais les filles soudent à merveille et elles sont assidues", assure Daria. Quel type de drones fabriquent-elles? "N'importe lesquels. En principe, le cadre est plus ou moins standard. Des FPV (first-person view, ou pilotage en immersion, NDLR), des munitions rôdeuses...Le spectre est très large". "Nous leur apprenons les processus de base qui, en principe, sont applicables à pratiquement tout type d’assemblage par la suite", explique Daria. L'apprentissage se déroule en présentiel à Kiev, mais désormais Women in drones organise aussi des formations en ligne "afin d'attirer le plus grand nombre de femmes vers la technologie", ajoute-t-elle. Les cours seront bientôt disponibles en plusieurs langues, même si pour l'instant aucun pays ne n'y est intéressé. La France cherche pourtant à la fois à féminiser ses métiers de l'aérospatial et la défense et à produire des drones massivement et à bas coût. Daria parcourt des salons de haute technologie pour explorer comment "automatiser la production" et étudier les opportunités de coentreprises. "Nous nous développons à une vitesse incroyable. Le marché change, les technologies changent ainsi que notre façon de produire". L'organisation de l'industrie des drones en Ukraine est basée sur le système Lean, méthode industrielle développée par Toyota après la Seconde guerre mondiale qui repose sur l'amélioration continue, l'optimisation de ressources et l'absence de stocks, dit Daria. Une logique inverse de celle de l'industrie de défense classique avec des cycles longs, du perfectionnisme et de lourdes procédures d'autorisations, qui correspond aux réalités du terrain où il faut s'adapter aux améliorations des drones ennemis. "En Ukraine, nous avons déjà réalisé 20 mises à jour en quatre ans", souligne Daria. "Nous avons la rapidité, le faible coût des moyens que nous utilisons et l'expérience de combat, mais nous sommes en retard sur les Occidentaux qui ont d'excellents instituts, une base scientifique remarquable, de très bons cursus d’ingénierie... C'est une autre qualité et donc un autre coût", dit-elle. "Ils ont le luxe d'avoir le temps. Il faut que nous trouvions des points de convergence quelque part", conclut-elle.
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  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
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