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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

07.08.2026 à 09:19

Grand âge : l'hôpital contraint de se réinventer face au défi du vieillissement

FRANCE24

L'engorgement manifeste des services d'urgences témoigne "d'une inadéquation" du système de santé au vieillissement, a alerté mi-juillet un rapport d'experts missionnés par le gouvernement. Des patients âgés, isolés, avec plusieurs pathologies (insuffisance cardiaque, diabète, troubles cognitifs...) s'y accumulent, bloqués en attente d'un lit d'hospitalisation, d'une place en Ehpad ou suivi extérieur. "Demain", dans les établissements - qui ferment des lits pour développer la prise en charge ambulatoire -, l'hospitalisation complète sera "quasi exclusivement" pour ces malades, qui nécessitent l'expertise de gériatres, des soins lourds, coûteux, parfois l'aide de services sociaux, selon le rapport. Or les gériatres manquent, même en Ehpad, où il faudrait aussi 365.000 places supplémentaires d'ici 2050. Et toute hospitalisation inadaptée peut accélérer la perte d'autonomie, en lien avec l'alitement, la perte de repères, les effets indésirables de médicaments... Divers hôpitaux développent donc depuis plusieurs années des projets pour repérer précocement les fragilités, aider les soignants de ville et d'Ehpad à les prendre en charge, et réduire les hospitalisations et passages aux urgences "évitables". "Hotline gériatrique" Au CHU de Grenoble, une cellule incluant des gériatres, pharmaciens ou spécialistes des effets indésirables des soins crée des liens avec les soignants libéraux, collectivités, Ehpad, autorités sanitaires, l'hospitalisation à domicile... Elle gère depuis 2020 - comme plusieurs dizaines d'autres établissements - une "hotline gériatrique" accessible 24h/24 aux soignants du territoire pour "évaluer un patient, conseiller une conduite thérapeutique, une consultation, un examen", ou organiser des admissions directes. "On évite, annuellement, 400 admissions via les urgences", assure à l'AFP le Pr Gaëtan Gavazzi, chef du service gériatrie. L'équipe déploie aussi le programme "Icope", test des capacités mentales et physiques à l'aide d'une application, seul ou avec un proche, un travailleur social, un facteur... Lorsqu'une fragilité est repérée, un soignant confirme le diagnostic pour "proposer un parcours de prévention qui, malheureusement, n'existe pas aujourd'hui", souligne M. Gavazzi. "Nous développons un outil numérique", qui recensera d'ici à cinq ans "le maillage des diététiciens, kinésithérapeutes, psychologues, structures d'activité physique adaptée", pour permettre aux soignants, en un clic, d'enclencher ce parcours. "Mais il faut des moyens, pour rémunérer celui qui diagnostique, rembourser le diététicien... En l'absence de budget national à la hauteur", c'est "de la débrouille", déplore le praticien, contraint de solliciter des conseils départementaux, des mécènes. Équipes mobiles À l'hôpital de Vannes, le "décloisonnement ville-hôpital" s'est accéléré depuis le Covid. Les soignants de nombreux Ehpad ont été formés à évaluer l'urgence d’une situation et à en gérer certaines, "non vitales", aidés d'un guide et d'une "trousse de régulation" contenant un minimum commun (médicaments, sonde urinaire, suture, perfusion...). Si besoin, le Samu-SAS peut les guider par visio-conférence, précise Félyse Launay, coordinatrice de la "filière gériatrique" territoriale. Chaque patient appelant le Samu, sans besoin de soins urgents mais identifié comme "fragile", est rappelé sous 48h par une infirmière de gériatrie, qui oriente vers une prise en charge. L'agence régionale de santé finance certains dispositifs. Dans certains hôpitaux, des équipes gériatriques "mobiles" interviennent à domicile, en Ehpad, aux urgences. D'autres sont intégrées dans des Samu-SAS, mais insuffisamment financées, selon plusieurs responsables. Au CHU de Tours, dans le service gériatrie redessiné en 2022 avec ses équipes, les patients et leurs aidants, des rails plafonniers facilitent les déplacements. Pour éviter les chutes, un côté du couloir est réservé à la marche avec une "barre épaisse, en aluminium, le froid améliorant la préhension", a décrit le chef du Pôle Vieillissement Bertrand Fougère, lors d'une récente conférence. Poids aux extrémités, vision floutée, audition étouffée : les soignants nouvellement recrutés y sont invités à tester une "tenue simulateur de vieillissement". Les "bonnes pratiques" restent dispersées et doivent être "généralisées", jugeaient mi-juillet les experts, appelant à former beaucoup plus de médecins polyvalents et gériatres. Le ministère de la Santé a récemment lancé deux chantiers, pour réduire les passages aux urgences "évitables" et "transformer l'hôpital" face à la dégradation des comptes et au vieillissement, via notamment l'hospitalisation à domicile.

07.08.2026 à 09:17

Les Bourses européennes en hausse à l'ouverture

FRANCE24

Ignorant l'attente d'un accord pour la réouverture du détroit d'Ormuz, Paris a commencé à +0,14% avant de ralentir à +0,05% dans les premiers échanges. Londres (+0,18%) et Milan (+0,05%) se montraient plus attentistes que Francfort (+0,41%).

07.08.2026 à 09:15

Dans l'agriculture, le parcours des combattantes

FRANCE24

"Il est où le chef ?": Élodie Lac a entendu la question plusieurs fois sur son élevage de volailles du Lot. De même que l'exploitante agricole Dominique Raud dans sa ferme reculée de Haute-Garonne, y compris dans la bouche d'une femme. Sur son verger de noyers et d'amandiers, Bérengère Viltard explique à l'AFP qu'on l'appelle "princesse tracteur" parmi les voisins agriculteurs, "parce que j'ai les ongles faits et que je suis tout le temps correctement habillée". Cheveux tirés et boucles d'oreilles, cette mère célibataire de 34 ans, récemment installée à Payrignac (Lot), dénonce "les rivalités", "le machisme" et l'absence de "main tendue" à la gent féminine dans le milieu agricole, dont elle est pourtant issue. À la mort de sa mère, il y a six ans, la jeune femme, alors secrétaire médicale dans un laboratoire à Nice, décide de se reconvertir et de reprendre l'entreprise familiale. Bac pro en maraîchage, formation de technicienne trufficole pour se diversifier, puis démarches sans encombre avec la chambre d'agriculture. Auprès d'un collègue cultivateur, elle apprend aussi "la mécanique, à nettoyer le broyeur", pour ne pas "dépendre d'un mécano"... "Ils ont appelé mon père pour savoir si j'étais lesbienne", confie la cheffe d'entreprise. "Dans l'ombre" "En tant que femme, on vous met des bâtons dans les roues pour un oui ou pour un non", abonde sa voisine sexagénaire, Françoise Dufrene, qui, mariée à 19 ans, a travaillé pendant trois décennies "dans l'ombre" de son mari, avec sa belle-mère au foyer. C'est à la mort de son mari qu'elle s'est "enfin sentie quelqu'un": "C'est fou, mais il me semble que j'ai commencé à exister à ce moment-là." Avant son décès il y a quatre ans, "j'étais la femme de Jacques", confie-t-elle, "on ne me voyait pas, alors que j'étais partout" à ramasser le tabac, les asperges, à soigner les 150 veaux, à gérer la comptabilité... "C'est vrai qu'on a tendance à penser que l'agriculture est un domaine très patriarcal et parfois machiste même", renchérit Dominique Raud, en pelant les légumes pour la soupe dans l'obscurité de sa ferme à Herran (Haute-Garonne). "Mais il y a du mieux, toutes les femmes que j'ai rencontrées, c'étaient quand même elles qui menaient la danse", estime l'éleveuse de 48 ans, vice-présidente de la Coordination rurale (CR) de Haute-Garonne. Au niveau national, un plan gouvernemental présenté en février vise à "favoriser la place des femmes dans l'agriculture", alors que celles-ci ne représentent que 29% des actifs agricoles, et seulement un quart des chefs d'exploitation, selon le ministère de l'Agriculture. En outre, 17% des agricultrices ont encore le statut de "conjointes ou parentes" du chef d'exploitation, ce qui limite fortement leurs droits à la retraite. "On est complètement invisibilisées", fustige Kyria Gay, maraîchère de 35 ans, qui se bat dans les manifestations et sur les réseaux sociaux pour "visibiliser les paysannes". Les agricultrices "travaillent avec acharnement et au final, on a moins que le minimum vieillesse", s'insurge la trentenaire, qui dirige avec son mari une exploitation à Montjoie-en-Couserans (Ariège) mais "survit grâce au restaurant fermier". "Double peine" Le métier d'agriculteur, c'est déjà "compliqué pour arriver à en vivre mais pour le coup, pour une dame, c'est un parcours de combattante", abonde Élodie Lac, 41 ans, qui a installé son élevage de 4.000 poulets bio il y a quatre ans à Cézac (Lot). Pour l'instant, "impossible d'arriver à sortir un Smic, je fais femme assistée", dit en souriant cette épouse et mère de famille. Avec leur élevage de chèvres et de vaches, Mme Raud et son mari gagnent à peine 600 euros par mois à deux, avec deux enfants à charge. À la CR, l'exploitante a créé un groupe de femmes "pour échanger les tuyaux" sur la retraite, la protection sociale ou encore le niveau de vie. Car pour les agricultrices, c'est souvent la "double peine" dans un monde rural sinistré qui tente de faire entendre son "mal-être", ajoute la syndicaliste parlant de son "impression d'être David contre Goliath". Le bonnet jaune de la CR vissé sur la tête, elle admet avoir - par le passé - songé au suicide: "Je savais avec quelle corde et à quel endroit de la chèvrerie, mais je ne savais pas quand."

07.08.2026 à 09:03

Fusillade dans un lycée de Bangkok, au moins neuf morts dont le tireur présumé

FRANCE 24

Une fusillade a eu lieu vendredi dans un lycée de Bangkok en Thaïlande. Au moins neuf personnes sont mortes, dont le tireur présumé - un adolescent scolarisé dans l'établissement. Quinze élèves ton également été blessés.

07.08.2026 à 08:49

Dans son nouveau polar, Caryl Férey déterre la hache de guerre des Indiens

FRANCE24

"Depuis que je suis tout petit, les Indiens me fascinent. J'ai l'impression d'avoir toujours vécu avec eux", raconte Caryl Férey à l'AFP à quelques jours de la sortie de "Lakota", publié le 13 août dans la prestigieuse collection Série noire de Gallimard. Ce thriller de 400 pages s'annonce comme l'un des best-sellers de la rentrée, l'auteur français de 59 ans ayant conquis un lectorat fidèle avec ses polars ancrés dans la réalité sociale et politique, de "Zulu" à "Condor" en passant par "Okavango". "Lakota" est le récit d'une vengeance. Celle de Winona, une Indienne au teint clair, et de son jeune frère Duane, qui refusent de croire que la mort de leur père, retrouvé noyé dans le Mississippi, soit accidentelle. Ils mènent l'enquête dans les plaines du nord des États-Unis, en particulier le Dakota, où quelque milliers de Lakota subsistent dans des réserves. Caryl Férey en dresse un tableau édifiant. Dans ces lieux de "misère et de désœuvrement", les Indiens "n'ont plus beaucoup de dents" et, à 30 ans, "commencent à sourire de travers en souvenir de la malnutrition à la junk food et des gnons qu'on se refile", écrit-il. Comme pour ses précédents livres, l'écrivain baroudeur a préparé son roman en effectuant un road-trip à la rencontre des habitants. "Oppression" "J'ai été surpris par l'excellent accueil" des Lakota, "avenants et ouverts" malgré "la vie difficile qu'ils mènent", témoigne l'écrivain. "Ils étaient étonnés qu'un Français s'intéresse à eux et que les Européens aient une vision positive des Indiens" alors qu'ils se considèrent comme "totalement méprisés" aux États-Unis. L'auteur veut croire que les Lakota connaîtront des jours meilleurs en se montrant "de plus en plus fiers de leur culture et de leurs traditions". Dans "Lakota", les Blancs, le sheriff en tête, sont violents et corrompus, prêts à tout pour s'enrichir aux dépens des autochtones. "Je ne supporte pas l'oppression, les gens qui écrasent les autres", confie Caryl Férey, qui a grandi à Montfort-sur-Meu, petite ville proche de Rennes, où il a peiné à passer le bac, plus attiré par le rock et l'aventure que par les études. À 20 ans, il s'envole pour la Nouvelle-Zélande, théâtre de ses premiers polars, "Haka" et "Utu". Il se passionne ensuite pour les conséquences du colonialisme et des dictatures en Amérique du Sud, qu'il décrit dans "Mapuche" pour l'Argentine, "Condor" pour le Chili et "Paz" pour la Colombie. L'un de ses romans les plus populaires, "Zulu", sur l'Afrique du sud, a été adapté au cinéma par Jérôme Salle avec les acteurs Orlando Bloom et Forest Whitaker. Avant de connaître le succès, le Breton a vécu de petits boulots pour ne pas renoncer à écrire. "J'adore voyager mais, par-dessus tout, je m'éclate dans l'écriture. Sept jours sur sept", confie-t-il. Outre les polars, Caryl Férey écrit des livres pour la jeunesse et des scénarios, notamment de BD. Il publie en septembre, avec le dessinateur Alex Mach, "This is London Calling" (Glénat), un album sur la Seconde Guerre mondiale, une période de l'Histoire qui "l'inspire beaucoup".

07.08.2026 à 08:39

WTA 1000 de Toronto: Sabalenka, Pegula et Swiatek en contrôle vers les 8es de finale

FRANCE24

Sabalenka, tenante du titre à l'US Open qui clôturera la tournée estivale américaine sur dur (30 août-13 septembre), n'a perdu que 7 points sur sa première balle de servie de toute la partie et a bouclé le match en 76 minutes. La Bélarusse de 28 ans, qui a remporté trois titres cette années mais aucun du Grand Chelem, a mis un peu de temps à se régler sur ses jeux de retour. "J'essayais d'entrer dans le court mais ensuite, je reculais et je n'arrivais à rien. Et puis, j'ai commencé à mieux me déplacer et à trouver mon rythme jusqu'à ce que tout se mette à fonctionner", a commenté Sabalenka. Elle affrontera au prochain tour la Russe Ekaterina Alexandrova (19e) qui a éliminé l'Australienne Talia Gibson (74e) 5-7, 6-1, 6-3. De son côté, Pegula n'a mis que 68 minutes pour écarter l'Ouzbèke Kamilla Rakhimova (83e) 6-4, 6-0 et affrontera la Russe Diana Shnaider (17e), vainqueur de sa compatriote Anna Kalinskaya (21e) 6-3, 6-3. Swiatek a été encore plus expéditive face à la Suissesse Viktorija Golubic (51e) qu'elle a balayée 6-2, 6-1 en 66 minutes en ne perdant que 14 points sur son service. "La journée a été bonne, sans aucun doute, a commenté la Polonaise. Je suis très contente de mon niveau de jeu". "Son slice ne m'a pas perturbée, ce qui fait que les changements de rythme ne m'ont pas vraiment dérangée. Comme je contrôlais les échanges, j'ai pu choisir les bons moments pour attaquer", a-t-elle ajouté. Pour une place en quarts de finale, elle affrontera l'Ukrainienne Marta Kostyuk (11e) qui a tranquillement écarté l'Américaine Madison Keys (23e) 6-3, 6-1.

07.08.2026 à 08:37

Au nouveau Parlement syrien, une actrice, une militante kurde et la veuve d'un jihadiste

FRANCE24

Elles reflètent aussi les contrastes d'une société multiethnique et multiconfessionnelle sortie d'une longue guerre civile, et dont le nouveau pouvoir s'est engagé à protéger les minorités. Les femmes occupent 22 des plus de 200 sièges du Parlement de transition, soit près de 10%. Une proportion proche de celle du dernier parlement élu sous l'ancien pouvoir. La première séance s'est tenue en juillet, avec uniquement des membres désignés, dans l'attente de l'organisation d'élections d'ici 2030. Actrice glamour Passée des paillettes du petit écran au Parlement, l'actrice Rozaina Lazkani, 36 ans, fait partie des nouvelles députées les plus médiatisées. Elle figure parmi les 70 parlementaires désignés directement par le président Ahmad al-Chareh, comme le prévoit la déclaration constitutionnelle adoptée en mars 2025. "J'ai d'abord cru à une blague (...), c'était inattendu et un peu effrayant", a-t-elle confié dans une interview à la chaîne saoudienne al-Arabiya, disant n'avoir été informée de sa désignation que deux jours auparavant. Diplômée en scénographie, elle a séduit un large public grâce à ses rôles dans des séries à succès et son allure glamour. Mais sa désignation n'a pas manqué de surprendre. "A ce stade, je mérite davantage des prières que des félicitations, surtout que je ne suis pas (...) rompue à la politique", a-t-elle reconnu, s'attirant des critiques d'internautes. Elle est originaire de la ville de Hama (ouest), théâtre de la répression sanglante d'une insurrection des Frères musulmans en 1982. Universitaire chrétienne Ingénieure civile et cheffe de département à l'université de Lattaquié, sur la côte, Madonna Bechara, 38 ans, a été à sa surprise désignée députée puis élue deuxième vice-présidente du Parlement. Elle fait depuis la navette entre amphithéâtres et Assemblée du peuple. C'est "un mélange de joie et de responsabilité" qu'elle dit ressentir. "Le nombre de femmes ne reflète peut-être pas pleinement l'importance de leur place dans la société syrienne, mais c'est un bon début", affirme-t-elle à l'AFP. Leur rôle au Parlement "doit aller au-delà de la seule portée symbolique et se traduire par un rôle législatif et une réelle influence", ajoute cette docteure en génie. "Le chemin reste long pour consolider la place des femmes syriennes dans la vie publique". Dirigeante kurde Militante kurde de longue date, Fasla Youssef, 56 ans, originaire de la province de Hassaké (nord-est), a fièrement arboré le costume national kurde lors de la première session du Parlement. Elle a été choisie par un comité électoral dans sa province, où elle a été membre tout au long de la guerre civile de la présidence du Conseil national kurde, principale coalition des partis kurdes alors opposés au pouvoir d'Assad. "J'ai une double responsabilité : défendre les diverses composantes syriennes (...) et les Kurdes en particulier", dit-elle à l'AFP. Les Kurdes ont conclu en janvier un accord avec Damas pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'Etat, sonnant le glas des espoirs d'autonomie de cette minorité. Issue d'une communauté qui promeut l'égalité de genre, la députée se fixe pour objectif "la consécration des droits de la femme dans la Constitution du pays", que le Parlement doit rédiger avant la fin de la période de transition. Romancière engagée Nour Jandali, écrivaine engagée de 48 ans, représente la province de Homs (centre), qui fut au coeur de la contestation contre Bachar al-Assad. Le Parlement devrait servir selon elle d'espace propice au "dialogue", dont les Syriens sont "assoiffés" après des années de rupture. Autrice de plus de vingt ouvrages, elle a milité pacifiquement dès le début du soulèvement populaire en 2011 contre le pouvoir désormais déchu, avant de s'exiler. Elle fait son entrée au Parlement, longtemps simple chambre d'enregistrement, "pour créer un changement", promet-elle. - Veuve de jihadiste - Première femme portant le niqab à entrer au Parlement, Mirvat Toutou, diplômée en économie originaire d'Idleb (ouest), est la veuve d'un commandant jihadiste, Abou Omar Saraqeb, tué dans une frappe dans le nord syrien en 2016, après avoir pris le contrôle d'Idleb en 2015. Il dirigeait une importante coalition de rebelles et jihadistes syriens dont faisait partie la faction menée alors par Abou Mohammad al-Jolani, nom de guerre de l'actuel président syrien. C'est de son ancien frère d'armes qu'Ahmad al-Chareh a dit dans une interview s'être souvenu lorsqu'il était entré à Damas en vainqueur après avoir renversé Assad en décembre 2024. Parmi les autres députées, se distingue aussi Aïcha al-Debs, première femme qui avait été nommée à un poste gouvernemental par le nouveau pouvoir, comme directrice du "Bureau des affaires de la Femme". Elle avait été critiquée sur les réseaux sociaux après avoir appelé les femmes à "ne pas outrepasser les priorités de leur nature créée par Dieu", à savoir "leur rôle éducatif au sein de la famille".

07.08.2026 à 08:37

Thaïlande : un adolescent armé d'un pistolet tue 8 personnes, dont six dans un lycée

FRANCE24

L'adolescent a d'abord tué ses grands-parents avec un pistolet appartenant à son grand-père. Il s'est ensuite rendu à son lycée, où il a tué six personnes, trois élèves et trois enseignants, a annoncé la police dans un communiqué. Le tireur, identifié comme un adolescent de 14 ou 15 ans scolarisé dans le lycée, est également mort, ont rapporté des médias locaux, citant les autorités. Il n'était pas clair dans l'immédiat s'il avait été abattu par la police ou s'il s'était donné la mort. Quinze élèves de l'établissement de la province de Nonthaburi, au nord de la capitale, ont également été blessés en tentant de fuir, a précisé le vice-ministre thaïlandais de l'Intérieur, Polapee Suwunchwee à la chaîne publique Thai PBS. - "Comment a-t-il pu avoir accès à une arme ?" - "C'est un incident terrible. Cela n'aurait jamais dû arriver", a déclaré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul depuis le siège du gouvernement. "C'est pour cette raison que le gouvernement n'autorise pas la possession d'armes à feu", a-t-il ajouté. Des photos publiées par les médias locaux montrent le suspect vêtu d'un uniforme scolaire violet et un sac bandoulière noir, avec plusieurs douilles visibles au sol. "J'ai entendu de très nombreux coups de feu, très forts, car il semblait que le tireur était à l'étage juste au‑dessus. Je pouvais même entendre les douilles frapper le sol et le bruit du métal", a témoigné une lycéenne, Pawarisa Maylissa. "J'avais peur de mourir et de ne pas pouvoir poursuivre mes rêves", a-t-elle poursuivi. "Je ne connais pas le suspect, mais je sais qu'il est un peu plus jeune que moi. Je n'arrive pas à croire qu'un enfant comme lui ait pu avoir accès à une arme". - "En pleine tête" - "J'ai vu des milliers d'élèves se précipiter dehors. Certains n'avaient même pas de chaussures", a raconté Thongchai Thanakat, conducteur de moto-taxi, qui travaille devant l'établissement depuis une vingtaine d'années. "Je me sens très mal pour un élève dont j'ai vu le corps après qu'il a été touché en pleine tête", a-t-il ajouté. "C'est vraiment triste". La Thaïlande affiche l'un des taux de possession d'armes les plus élevés de la région, avec quelque 10 millions d'armes à feu estimées en circulation, soit une pour sept habitants. Les engagements politiques à durcir la législation sur les armes n'ont pas empêché la répétition de fusillades. Un adolescent avait ouvert le feu en février dans une école du sud du pays, tuant le directeur de l'établissement et blessant deux élèves avant d'être arrêté par la police. En 2022, un ancien policier armé d'un pistolet et d'un couteau avait tué 24 enfants et 12 adultes dans une garderie du nord du pays.

07.08.2026 à 08:33

Dans la Marne, une parcelle agricole "régénératrice" pour aider les abeilles face aux canicules

FRANCE24

"Sans pluie depuis deux mois et demi, la luzerne et le lotier ont bien poussé", se félicite Arnaud Billet en désignant les fleurs, violettes pour les premières et jaunes pour les secondes, sur sa parcelle entre champs jaunis et vignes à Bouleuse, petit village marnais proche de Reims. Il a planté ces légumineuses dans le même sol que du blé récolté il y a près d'un mois, selon des principes d'agriculture de conservation et de régénération des sols qu'il applique depuis 12 ans, après des débuts en agriculture conventionnelle. L'agriculture dite "régénératrice", basée sur des principes d'agronomie, doit permettre de réduire l'impact de l'humain sur la terre. Arnaud Billet n'a sur sa parcelle "pas de travail du sol" à effectuer, car en raison de leur enracinement très profond, les plantes choisies s'alimentent en eau dans les sous-sols. Elles sont ainsi plus résistantes face aux sécheresses et aux canicules, vouées à se répéter en raison du réchauffement climatique. Ce qui signifie aussi que "dès qu'il va pleuvoir, 100% de l'eau va s'infiltrer (dans les sols, ndlr) et ça, pour l'environnement, c'est super", ajoute M. Billet. En plus de rééquilibrer les sols, la floraison estivale de luzerne, sainfoin et lotier crée une oasis pour la biodiversité, et notamment pour les abeilles. Ces dernières sont essentielles à la pollinisation, elle-même centrale dans le cycle de vie des plantes et la production des fruits. "Excellente initiative" Les canicules possèdent "deux principaux effets" néfastes sur les ruches, selon l'apiculteur marnais Philippe Lecompte. Le premier est celui de l'impact "sur la ressource": sans eau, les plantes sèches ne produisent pas ou trop peu de nectar, lequel nourrit les abeilles. Le second influe "sur le comportement des ruches" car les abeilles "consacrent une partie de leur énergie à rafraîchir la ruche" plutôt qu'à fabriquer du miel, détaille-t-il. Les canicules à répétition semblent ainsi avoir provoqué une baisse moyenne de 30% du volume des récoltes depuis le début de l'été, selon les premiers chiffres dont dispose Fanny Cadoux, apicultrice et administratrice d'InterApi, l'interprofession des produits de la ruche. Des effets délétères que la "parcelle-test" d'Arnaud Billet vise à atténuer pour les dizaines de milliers d'occupantes des vingt ruches installées à Bouleuse. En ce début de mois d'août, des abeilles se succèdent pour venir y butiner les fleurs colorées. Philippe Lecompte espère voir cette "excellente initiative" étendue à d'autres territoires. "Solution reproductible" "Car c'est une solution reproductible, qui est regardée de très près par des agronomes, par des coopératives", assure celui qui est aussi président du réseau Biodiversité pour les abeilles. Selon lui, la luzerne est particulièrement intéressante pour les sols marnais étant donné qu'elle "fait partie de l'économie agricole régionale". Mais d'autres plantes comme la chicorée pourraient présenter des profils similaires et pouvant fleurir en période sèche. À long terme, les apiculteurs devront se pencher "sur des variétés de plantes qui résistent à la chaleur mais qui sont mellifères (productrices de pollen ou de nectar, ndlr) quand même malgré les sécheresses", confirme Fanny Cadoux. Il est fondamental pour les apiculteurs, aux premières loges du "bouleversement climatique, de plus en plus puissant", d'y trouver des parades, note aussi Henri Clément, apiculteur et porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf). Selon lui, les initiatives telles que celle déployée dans la Marne sont positives, mais il faudrait également développer des solutions à plus large échelle, dont le redéploiement d'arbres et de haies, "fondamental en termes de gestion des territoires".

07.08.2026 à 08:29

A Paris l'été, voir la ville en autobus

FRANCE24

Pas besoin de bateaux-mouches glissant sur la Seine, de coach privatisé ou de vélo-taxi. Paris se découvre aussi en autobus ordinaire, avec les applis pour se guider. Dans le bus 39, qui traverse Montparnasse et Saint-Germain-des-Prés avant de franchir la Seine, Jess Becker, étudiante en sciences politiques à La Haye, apprécie de pouvoir payer son ticket directement avec son téléphone. "Ce qui est le plus surprenant est de voir à quel point cette ville est grande", dit-elle à l'AFP. Dans les bus du mois d'août, pas tous climatisés, mais loin des cohues du reste de l'année, on croise quelques Parisiens, pas tous partis à la plage, et pas tous très accueillants. "Maintenant c'est une horreur, il y a des touristes partout dans les bus" s'exclame Corinne qui préfère taire son nom de famille, rencontrée à un arrêt sous la butte Montmartre. "Allez à Châtelet, il y a des touristes partout, qui s'assoient sur les sièges réservés aux personnes âgées", dit cette sexagénaire, qui porte un grand sac d'une chaîne de bricolage sous le bras. Pour son premier trajet en bus, Ingmar Janssen, étudiant en informatique néerlandais, s'est retrouvé à payer deux fois le même trajet, en compostant à l'arrivée et la sortie avec son téléphone, comme aux Pays-Bas. Ce passionné de transports publics dit aussi trouver "déroutant" de ne pas pouvoir prendre le métro avec un ticket de bus, ou inversement. Lenteur De fait, sous un habillage simplifié, la politique des titres et tarifs de transports en Ile-de-France est un brin complexe pour les ventes à l'unité, et donc pour les usagers venus d'ailleurs. Sur le site d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports de la région parisienne, le ticket de bus ou de tram le moins cher est à 1,64 euro le trajet (hors tarif réduit), s'il est acheté dans le cadre d'un forfait Navigo+ Liberté. Mais il faut disposer d'une adresse dans la région et donner accès à un prélèvement bancaire mensuel pour y avoir accès: pas un système pensé pour les touristes. S'il est acheté sur le site RATP ou IDFM, le trajet, quelle que soit la distance parcourue, revient à 2,05 euros pour un bus ou tram. Et il grimpe un peu plus, à 2,55 euros, s'il est acheté par SMS en lien avec un abonnement téléphonique, ou avec une carte bleue directement à bord du bus. Dans ce dernier cas, il ne donne accès à aucune correspondance. Mais ce dernier mode de paiement est le favori des touristes. Les bornes de paiement sont en cours de déploiement sur tous les bus de Paris et de sa proche banlieue jusqu'au 1er novembre. "Des touristes j'en vois tout le temps, hiver comme été", sourit Chaffir Benkheroun, 45 ans, conducteur de la ligne 85. Sur ce tracé historique qui a peu changé en 80 ans, le bus 85 qui part de Saint-Ouen au nord de la capitale, traverse le quartier des brocanteurs des puces de Paris, coupe dans Montmartre et passe dans le quartier populaire de Barbès, avant de filer vers le sud, Le Louvre et Châtelet, en plein centre. Cette ligne est très heureuse d'accueillir des touristes et vante les sites d'intérêt qu'elle traverse pour les attirer. Car, comme la plupart du réseau, elle n'a jamais retrouvé sa fréquentation de l'avant-Covid, reconnaît Ferid Cherif, directeur des services voyageurs de RATP Cap Boucle-Nord de Seine, filiale de la RATP qui exploite 20 lignes de bus, dont celle-ci. De 13.200 voyageurs par jour en moyenne en 2019, sa fréquentation quotidienne est tombée en 2025 à 7.700 en semaine et 8.200 le samedi, selon les statistiques d'IDFM. Le principal problème à résoudre pour attirer plus de passagers porte sur la vitesse des autobus, qui ne cesse de baisser en ville, surtout à Paris, dénonce la fédération d'usagers Fnaut. La vitesse des bus dans la capitale française est tombée à 9,5 km/h aux heures de pointe. Juste deux fois plus vite qu'un piéton... Il vaut mieux être touriste à Paris pour prendre le bus.

07.08.2026 à 08:23

France: le taux de chômage monte à 8,3% au deuxième trimestre, au plus haut depuis l'automne 2020

FRANCE24

Au sens du Bureau international du travail (BIT), le nombre de personnes sans emploi et qui en recherchent un activement augmente de 62.000 par rapport au trimestre précédent, s'établissant à 2,7 millions de personnes, précise l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Si le taux de chômage est "à son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2020 qui était affecté par la crise sanitaire, et depuis le troisième trimestre 2019 auparavant", l'Insee note qu'il "demeure toutefois nettement au-dessous de son pic de mi-2015 (-2,2 points)". Désormais, les données intègrent aussi Mayotte. Toutes les séries statistiques ont été recalculées sur ce champ étendu pour permettre la comparaison entre toutes les périodes, précise l'institut. Mais "l’intégration de Mayotte modifie à la marge les niveaux des principaux indicateurs conjoncturels du marché du travail et leurs évolutions", souligne l'Insee. Le taux de chômage augmente pour toutes les tranches d’âge. Au deuxième trimestre, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans rebondit, en hausse de 0,4 point, à 21,6%, tandis que celui des 25-49 ans continue de progresser, de 0,2 point, à 7,5%, son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021. Celui des seniors de 50 ans et plus poursuit également sa hausse, à 5,5% (+0,3 point), son plus haut depuis le premier trimestre 2022. L'Insee précise que depuis la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi en janvier 2025, "les bénéficiaires du RSA et les jeunes de 15 à 29 ans contribuent pour près de la moitié de la hausse du taux de chômage". Mais même sans la prise en compte de cette réforme, qui prévoit l'inscription automatique de toutes ces personnes sur les listes des demandeurs d'emploi, l'objectif d'Emmanuel Macron de ramener le taux de chômage à 5% à la fin de son second mandat en 2027 semble une nouvelle fois s'éloigner. Aux 2,7 millions de personnes considérées comme étant au chômage au sens du BIT s'ajoutent 1,9 million de personnes qui souhaitent un emploi sans être considérées comme chômeurs parce qu'elles ne recherchent pas d'emploi ou ne sont pas immédiatement disponibles sur le marché du travail. C'est ce que l'on appelle "le halo autour du chômage". "Ce nombre est quasi stable sur le trimestre" (+6.000), indique l'Institut. "Malgré un contexte économique difficile, le marché du travail français résiste. Notre responsabilité est de poursuivre cette dynamique en relevant les trois grands défis de l'emploi", a commenté le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou dans un communiqué. Il a insisté sur trois priorités: faciliter l'insertion des jeunes, favoriser le maintien en emploi des travailleurs expérimentés et continuer à mieux adapter les compétences aux besoins des entreprises, notamment "dans le nucléaire, la transition écologique ou l'industrie de défense".

07.08.2026 à 08:03

Masters 1000 de Montréal: Fils et Rinderknech passent en 8es de finale

FRANCE24

Fils, 24e mondial à 22 ans, a maîtrisé Navone (44e) 6-3, 6-2 et défiera pour une place en quarts le Britannique Cameron Norrie (37e), vainqueur de l'Australien Alex De Minaur (7e) 5-7, 7-6 (7/5), 6-1. Retardé de près d'une heure et demie par la pluie, la rencontre jouée sous un grand soleil a aisément tourné à l'avantage d'Arthur Fils face au tombeur du Monégasque Valentin Vacherot (18e) au tour précédent grâce notamment à 15 coups gagnants (contre 4 pour Navone). Pour sa troisième participation, Fils jouera son premier huitième de finale au Masters 1000 du Canada, lui qui avait atteint les demies sur le dur de Miami en avril où il avait été éliminé par Jannik Sinner. Il avait également atteint le dernier carré sur la terre battue de Madrid en mai avant de se blesser dès son entrée en lice à Rome et de manquer les tournois suivants dont Roland-Garros. De retour à Wimbledon, il avait perdu au 2e tour et au premier la semaine dernière à Washington où débutait la tournée estivale américaine sur dur qui doit mener jusqu'à l'US Open (30 août - 13 septembre). Rinderknech (29e), lui, a déjà atteint les 8es de finale au Canada, en 2024 en sortant des qualifications. Après avoir profité jeudi de l'abandon de Tiafoe (20e) à 6-2, 2-0 en sa faveur, le Français tentera cette année d'atteindre pour la deuxième fois de sa carrière les quarts d'un Masters 1000 après sa finale à Shanghai l'an dernier. Il devra pour cela battre l'Américain Brandon Nakashima (31e) qui a éliminé un autre Français, Titouan Droguet (119e et issu des qualifications) 4-6, 6-2, 7-5. Un troisième Tricolore peut se hisser en huitièmes de finale: Terence Atmane (46e), qui affronte vendredi le Tchèque Jakub Mensik (17e).

07.08.2026 à 08:01

"Sauvez mon petit !" : l'accueil des enfants espagnols en France pendant la guerre civile (2/4)

Stéphanie TROUILLARD

Il y a 90 ans, la guerre d'Espagne (2/4). Au cours de ce conflit, près de 15 000 enfants originaires de la zone républicaine ont été envoyés en France. Ces "enfants de la guerre" ont été placés dans des familles d'accueil ou dans des colonies créées pour eux. Un ouvrage lève aujourd'hui le voile sur cette opération humanitaire méconnue.

07.08.2026 à 07:13

Yan Diomandé, l’Ivoirien qui affole les records en rejoignant le Real Madrid

L'Equipe TV

Le Real Madrid a officialisé la signature de Yan Diomandé jusqu’en 2033 en provenance de Leipzig. Estimé à 125 millions d’euros, plus 15 millions de bonus, le transfert devient le plus cher de l’histoire du club madrilène. À seulement 19 ans, l’international ivoirien devient également le joueur africain le plus cher de l’histoire. 
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