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▸ Les 15 dernières parutions

27.06.2026 à 08:49

Mondial 2026 : déjà qualifiée pour les 16es de finale, l'Égypte accrochée par l'Iran

FRANCE 24

Les Pharaons ont été tenus en échec par la Team Melli vendredi à Seattle. L'Égypte était déjà qualifiée pour les 16es de finale du Mondial 2026, mais l'Iran doit attendre les résultats de matchs prévus samedi pour savoir s'il se qualifie également.

27.06.2026 à 08:29

En direct : Météo-France prévoit une fin des vigilances rouges dimanche soir

Elie SAIKALI

Météo-France table sur une fin des vigilances rouges canicule dimanche soir, après 13 rétrogradations dès samedi matin, établissant à 37 le nombre départements encore concernés par le niveau d'alerte maximal, selon son bulletin de 6 h. Suivez notre direct.

27.06.2026 à 08:29

Avec la canicule, le risque de prolifération des cyanobactéries dans les zones de baignade

FRANCE24

Vieilles de plus de trois milliards d'années, ces bactéries "capables de faire de la photosynthèse", comme les plantes, sont "à l'origine de tout l'oxygène atmosphérique présent sur Terre" et ont été "nécessaires à la vie", raconte cet ingénieur de recherche en hydrobiologie et phycologie. Ces organismes "microscopiques" se distinguent par leur couleur bleutée, - d'où ils tirent leur nom (cyan) - lorsqu'ils se développent en masse à la surface "des lacs, des cours d'eau ou des eaux saumâtres". Cette prolifération survient à partir du printemps "lors des périodes très chaudes" et "très ensoleillées", quand les eaux avoisinent les 30°C, explique le chercheur basé en Gironde, où la température des lacs a grimpé en flèche ces derniers jours en même temps que celle de l'air (autour de 40°C et même plus, de dimanche à jeudi). Il n'y a alors "aucune solution miracle pour les éradiquer. Ce sont des organismes vivants qui étaient là avant nous et le seront encore après. On ne peut que s'en accommoder et limiter nos impacts", car leur présence peut être également amplifiée par les nutriments - phosphore et azote - rejetés par les eaux usées et les activités humaines (agriculture, industrie et urbanisation). Toxines "Plus compétitrices" que les autres espèces du milieu, les cyanobactéries vont alors "prendre le dessus sur le reste du phytoplancton" et proliférer aux dépens "d'autres algues facilement consommées par le zooplancton et des poissons" et finir par "déséquilibrer" la biodiversité, détaille ce spécialiste des écosystèmes aquatiques. Mais c'est surtout leur capacité à "produire des toxines" qui entraîne les fermetures par les agences régionales de santé (ARS) de dizaines de plans d'eau douce de baignade surveillées, sur les 1.200 que compte le pays, alors que 55 personnes sont mortes noyées, en cherchant à se rafraîchir, parfois dans des zones interdites à la baignade, depuis le début de l'épisode caniculaire en France. Ces familles de "cyanotoxines" peuvent entraîner des problèmes de peau (démangeaisons, dermatite), de digestion (vomissements, diarrhée) ou, avoir des impacts neurotoxiques, sur le cerveau, détaille le chercheur. Encore très "peu documentés" par la recherche, ces cas de troubles neurologiques doivent toutefois "se compter sur les doigts d'une main", ajoute M. Laplace-Treuture tandis qu'une étude parue en 2017 dans la revue Archives of Toxicology avait identifié seulement six cas de décès humains dans le monde liés à la contamination aux cyanobactéries depuis 1960. Des cas de décès d'animaux, notamment de chiens nageant dans les lacs, sont régulièrement "associés" aux cyanobactéries, mais seule une autopsie, rarement réalisée, peut le prouver, explique l'ingénieur.

27.06.2026 à 08:11

Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat

FRANCE24

Les Sukhoï russes abattus depuis 2022 par les défenses ukrainiennes, un Rafale indien par les Pakistanais en 2025, et même un F35 américain, présenté comme un des avions les plus furtifs du monde, touché en vol au dessus de l'Iran en 2026... Après des décennies de guerre asymétrique où les avions de chasse évoluaient sans être menacés, ces exemples viennent rappeler une évidence: face à un ennemi étatique bien équipé, ils peuvent être repérés et détruits en vol. Suspendu dans l'énorme salle anéchoïque (dont les parois absorbent les sons, NDLR) de la Direction générale de l'armement (DGA) de Bruz (Bretagne), le Rafale présente différents profils à une grande plateforme hérissée d'antennes qu'il est interdit de photographier. Pendant plusieurs semaines, à la fin du printemps, il a été bombardé d'ondes et modélisé au plus près pour définir au mieux sa "surface équivalente radar" (SER), une représentation des atouts et faiblesses face aux différents types de radar selon le point de l'appareil où vient frapper l'onde, destinée à le repérer et l'identifier. Quand le rebond de l'onde est faible, l'avion est discret, quand il est fort, il est très visible. "Le Rafale doit s'adapter constamment à la menace qui évolue. Les conflits récents montrent l'émergence de stratégies de déni d'accès plus évoluées, avec une prolifération de systèmes intégrés sol-air très intriqués les uns dans les autres, dans un maillage complexe de radars et batteries en couches successives", résume l'ingénieur général de l'armement Thomas, responsable du programme Rafale à la DGA, qui n'est identifié que par son prénom conformément aux exigences de l'armée française. En outre, ajoute-t-il, "les capacités de détection évoluent vers de nouvelles bandes de fréquence radar", contre lesquelles les avions ne sont pas nécessairement bien outillés. Si elle n'est pas prise en compte, cette évolution menace directement la promesse des avions dits furtifs. Le dernier passage du Rafale dans l'installation de Bruz, baptisée Solange, remonte à 2013, avant le retour en force de la guerre de haute intensité. Mieux préparer la mission "Quand on parle d'avions furtifs, cela veut dire qu'ils sont conçus de manière refléter discrètement les ondes radars émises principalement entre 2 et 4 gigahertz (GHz) qui viennent du sol - On appelle cela la bande S -, et celles émises entre 8 et 10 GHz quand elles viennent du ciel. C'est la bande X", explique à l'AFP une source industrielle européenne spécialiste du sujet sous couvert d'anonymat. Cela permet de tromper les stations radars de surveillance aérienne classiques, et les radars embarqués des chasseurs en vol. Mais, "de plus en plus de radars sortent de ces fréquences. S'ils montent dans ce qu'on appelle la bande Ku par exemple, à 12 GHz, ou qu'il descend en dessous de 1 Ghz en bandes UHF ou VHF, l'avion redevient parfaitement détectable", ajoute-t-elle. A Bruz, "il faut caractériser tous les angles de présentation possible de l'avion. Il réfléchit différemment selon les gammes de fréquence. Parmi les menaces émergentes, on voit les basses fréquences (comme la VHF et l'UHF, NDLR), qui vont plus loin mais sont moins précises, tandis que dans les hautes fréquences (comme la Ku, NDLR), c'est plus précis mais cela va moins loin", explique Gildas, expert en furtivité radar de la DGA. La nouvelle définition de la surface équivalente radar de Rafale sera représentée schématiquement par une sphère dans laquelle tranchent des crevasses représentant les points faibles selon l'endroit de l'appareil où vient frapper l'onde. "Dans cette bulle de SER, on voit les +secteurs poubelle+, ces angles qui concentrent la réflexion des ondes et qu'on ne veut pas présenter aux radars", explique Corentin, expert détection à la DGA. Cette connaissance plus fine permettra aux pilotes de mieux connaître les capacités de leur avion, de mieux adapter leur trajectoire pour rester furtif le plus longtemps possible, car comme le rappelle un pilote de Rafale, "dans la guerre aérienne, celui qui est vu en dernier a un avantage déterminant".

27.06.2026 à 08:03

Mondial-2026: France-Suède en 16es, le Cap-Vert magnifique

FRANCE24

Avec trois matches nuls en autant de rencontres, et profitant de l'élimination de l'Uruguay, battu par l'Espagne, les +Requins bleus+ ont décroché vendredi à Houston leur billet pour la phase à élimination directe où ils affronteront l'Argentine championne en titre, dans le duel des extrêmes. L'Angleterre, le Portugal, le Ghana, l'Egypte, le Paraguay, la Belgique et le Sénégal ont également validé leur qualification pour les 16es de finale. . Dembélé enflamme les Bleus Sans leur sélectionneur Didier Deschamps, qui doit revenir samedi de France où il a assisté aux obsèques de sa mère, mais avec leur Ballon d'Or Dembélé, les Français n'ont pas traîné pour bousculer une équipe B de Norvège, sans Erling Haaland ni Martin Oedegaard. La star du PSG a réussi son triplé en 25 minutes, entre la 7e et la 32e. Désiré Doué a inscrit le quatrième but, de la tête, dans le temps additionnel (90+4). Dembélé est le troisième Tricolore de l'histoire à inscrire trois buts dans une rencontre de Coupe du monde après Just Fontaine en 1958 (deux fois) et Kylian Mbappé en finale en 2022 face à l'Argentine. En 16es de finale, la France affrontera la Suède, qualifiée parmi les huit meilleurs troisièmes. Avantage de cette première place pour les Bleus, ils joueront leur 16e de finale à East Rutherford, en banlieue de New York pas trop loin de leur camp de base de Boston, en s'évitant ensuite, s'ils avancent dans le tournoi, de trop longs déplacements à travers les Etats-Unis. En huitièmes de finale, ils pourraient croiser l'Allemagne, opposée au Paraguay en 16es. Même absent vendredi, Deschamps est lui devenu le sélectionneur comptant le plus de victoires en Coupes du monde (17 entre 2014 et 2026), devant l'Allemand Helmut Schön (16 entre 1964 et 1978). . Cap Vert, "petites îles aux grands rêves" Le Mondial-2026 tient sa belle histoire. Les épatants débutants du Cap-Vert ont décroché une superbe qualification pour les 16es, où les attendent la légende Lionel Messi et les siens, après avoir neutralisé l'Arabie saoudite (0-0), comme du reste l'Espagne (0-0) et l'Uruguay (2-2) lors de ses premiers matches. A la surprise générale, l'équipe figurant au-delà du 60e rang au classement Fifa sort invaincue d'un groupe H pourtant très relevé, et parvient à se qualifier avec seulement trois points. Un exploit qui a fait basculer la capitale capverdienne Praia dans la liesse dans la nuit, et que la sélection doit aussi à la notable contre-performance dans cette Coupe du monde de l'Uruguay, première grosse équipe au tapis. Après deux nuls contre l'Arabie saoudite et contre le Cap-Vert, la Celeste de Marcelo Bielsa a bien mal porté son surnom vendredi à Guadalajara, en s'inclinant 1-0 face à une équipe espagnole pourtant peu emballante, sous les yeux du roi Felipe VI d'Espagne, venu au Mexique sceller la réconciliation entre les deux pays. . Les Belges sur le gong, l'Iran en salle d'attente Dans un groupe G qui semblait pourtant largement à sa portée, la Belgique aura attendu l'ultime match pour décrocher son billet pour les 16es. Mais elle l'a fait avec la manière, en écrasant la Nouvelle-Zélande (5-1) à Vancouver. Dans l'autre rencontre du groupe, face à une Egypte qui se savait en 16es, l'Iran a bien cru décrocher une qualification historique en marquant dans le temps additionnel avec Shoja Khalilzadeh (90+3), mais le but a été refusé pour hors-jeu. La Team Melli devra attendre samedi pour savoir si ses trois points sont suffisants pour aller en 16es. La rencontre se tenait à Seattle, et ses organisateurs en avaient fait le "match des fiertés" malgré les récriminations des deux camps. Conséquence du dénouement du groupe G: le Sénégal est assuré de faire partie des huit meilleurs troisièmes. . Fin de la phase de poule samedi La phase de poules du Mondial s'achève samedi avec les derniers matches des groupes J, K et L qui permettront de connaître le tableau complet des 16es de finale, devant débuter dimanche avec Canada-Afrique du Sud. A suivre notamment la +finale+ du groupe K entre le Portugal de Cristiano Ronaldo et la Colombie de Luis Diaz, deux équipes déjà qualifiées. Autriche, Algérie, Croatie font partie des équipes qui peuvent encore décrocher leur sésame pour les 16es.

27.06.2026 à 08:01

Face aux canicules, des solutions "low-tech" pour combattre la chaleur en ville

FRANCE24

Selon l'urbaniste Clément Gaillard, spécialiste de l'adaptation au changement climatique, l'enjeu pour les villes est de "rendre l'espace public plus confortable et praticable" en cas de fortes chaleurs. Cela passe selon lui par la multiplication des zones d'ombre. "Soit le sol le permet, et dans ce cas il faut privilégier les plantations d'arbres, soit on peut installer des voiles d'ombrage en s'accrochant sur les façades existantes", explique-t-il à l'AFP. Remise au goût du jour, cette solution déjà utilisée au XIXe siècle s'est développée à Toulouse, où elle a permis, selon la municipalité, de faire baisser la température "de un à cinq degrés". Ces voiles présentent toutefois quelques contraintes, entre risque d'arrachage en cas de tempête, limitation de l'accès des pompiers aux façades et frein au refroidissement nocturne si elles ne sont pas ajourées. Certaines villes innovent avec des solutions hybrides. A Cuers (Var), la commune s'est lancée dans une démarche de "ville basse température l'été", avec une panoplie de dispositifs, dont les ombrières simples pour freiner le rayonnement du soleil, et une ombrière photovoltaïque qui doit produire de l'électricité pour un centre culturel. L'usage de plantes grimpantes, comme le houblon ou la vigne vierge, permet aussi de former de l'ombre sur de larges surfaces, que ce soit en façade ou sur des câbles entre des bâtiments. "De plus en plus de collectivités font le choix de variétés comme le houblon, qu'elles associent à une ombre rapide car c'est une plante qui pousse vite", explique Loéna Trouvé, cheffe de projet au Centre d'études et d'expertise sur les risques (Cerema). La gestion de l'eau est aussi un levier essentiel. A Lyon, le projet des arbres de pluie entend favoriser l'infiltration des eaux pluviales là où elles tombent, afin de créer des îlots de fraîcheur. Bancs rafraîchis Pour y parvenir, la ville agrandit les fosses entourant les arbres existants, tandis que la voirie a été repensée pour retenir l'eau vers l'arbre grâce à des tranchées d'infiltration et autres noues (des fossés larges et peu profonds) plantées, plutôt que de l'évacuer vers les réseaux d'assainissement. "Le premier sujet de l'adaptation, c'est l'eau, parce que sans eau, pas de végétal. Or, il reste encore des progrès à faire pour considérer que l'eau pluviale n'est plus un déchet, mais une ressource essentielle pour préserver les espaces verts et, avec l'effet d'évapotranspiration, contribuer au rafraîchissement de la ville", observe Sébastien Maire, délégué général de l'association France villes et territoires durables. Parmi les dispositifs ponctuels, figurent également les brumisateurs et les bancs rafraîchis, qui restent froids en captant l'air du sous-sol, comme celui de carrières, pour ensuite le rediffuser. Testé à Paris, le simple arrosage des rues a également démontré qu'il pouvait significativement réduire la chaleur des surfaces, notamment s'il intervient en fin de journée pour maximiser l'effet d'évaporation. "On va le pratiquer dans les rues étroites car plus une rue est étroite et plus elle est confortable en journée mais a du mal à évacuer la chaleur la nuit", souligne Clément Gaillard. Parmi les solutions "low-tech", les patios sont en bonne place, assure l'urbaniste. "Ces cours intérieures très ombragées fonctionnent comme des pièges à air froid. Plus un patio est étroit, plus il est rafraîchi en journée, avec des températures allant jusqu'à 9°C de moins qu'à l’extérieur", souligne M. Gaillard, même si la densification urbaine a réduit leur présence. Reste que ces solutions trouvent aussi leurs limites face à des canicules de plus en plus fréquentes, longues, intenses, et qui plongent les arbres dans une situation de stress hydrique. Certains experts plaident pour une approche globale qui mobiliserait à la fois les espaces publics et privés. "Après des stratégies d'adaptation sur le domaine public, qui représente environ 20% du territoire des villes, l'étape suivante est une démarche de coopération avec les autres 80%, à savoir les entreprises qui ont du foncier, les bailleurs sociaux, les copropriétés, le clergé", plaide ainsi Sébastien Maire.

27.06.2026 à 07:05

Etats-Unis et Iran échangent des frappes

FRANCE24

Les frappes américaines, les premières connues depuis la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin, ont été lancées à la suite de l'attaque d'un navire commercial ayant franchi le détroit d'Ormuz la veille et attribuée à l'Iran par les Etats-Unis. "Si l'agression se répète, notre réponse sera plus large que ça", ont averti les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, cités par la télévision d'Etat Irib. De son côté, l'armée américaine avait annoncé avoir "ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones et des sites radar côtiers en Iran", en réponse "à l'attaque de la veille contre un navire commercial qui transitait par le détroit d'Ormuz". Elle a ensuite publié sur X une vidéo de sa frappe contre l'Iran. La télévision d'Etat iranienne a fait état vendredi soir d'une explosion et d'un impact de projectile sur un quai de la ville de Sirik, dans le sud du pays, ainsi que plusieurs tirs d'avertissement visant ce que Téhéran qualifie de "navires en infraction" dans le détroit d'Ormuz. "Le port de Sirik n'a subi aucun dommage lors de l'attaque ennemie", a plus tard indiqué un responsable des ports de la région d'Hormozgan, cité par l'agence de presse iranienne Mehr. Le vice-président américain JD Vance a écrit sur X que l'Iran avait "signé un accord de cessez-le-feu. Nous l'avons respecté. S'ils ont des désaccords sur la mise en œuvre du protocole d'accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. Mais la violence n'engendrera que la violence". Plus tôt dans la journée, Donald Trump a qualifié l'attaque du cargo de "violation stupide" du cessez-le-feu, alors que les deux belligérants sont entrés dans une phase de soixante jours de négociations pour parvenir à un accord final. "Vous verrez bien", a-t-il répondu de manière évasive aux questions sur une éventuelle réponse militaire américaine. Accord-cadre entre Liban et Israël Des navires ont néanmoins continué vendredi à traverser le détroit d'Ormuz, que l'Iran a rouvert suite au protocole d'accord entre Washington et Téhéran. Et plusieurs bateaux ont emprunté une route non approuvée par Téhéran, même si l'autorité maritime iranienne avait averti que "tout passage en dehors du cadre défini ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé". Vendredi, 29 navires commerciaux ont franchi le détroit, selon les données du site de suivi Kpler en fin d'après-midi. Dix-sept ont suivi une route longeant les côtes d'Oman. Après un pic de 57 navires mercredi, 42 étaient passés jeudi. Suspendu après l'attaque du cargo, le processus d'évacuation des quelque 600 navires, avec 11.000 marins à bord bloqués dans le Golfe depuis le début de la guerre, sera relancé dès l'obtention de "confirmations supplémentaires" sur les garanties de sécurité, a expliqué l'Organisation maritime internationale (OMI). Depuis son lancement mardi, quelque 2.500 marins et 115 navires ont été évacués jusque-là, selon l'OMI. Sur l'autre front, Washington a publié vendredi le texte d'un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, entre Israël et le Liban, avec l'objectif affiché de "paix et sécurité durables" entre les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies. "Vers une guerre civile" Dans une vidéo diffusée juste après l'annonce, Benjamin Netanyahu a semblé dévoiler les succès obtenus côté israélien, à commencer par le maintien de son armée dans le sud du Liban "tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé", malgré la mise en place de deux "zones pilotes" rendues au contrôle de l'armée libanaise. Il a également averti que la population civile déplacée ne pourrait pas revenir. "L'Iran essaie de nous contraindre à nous retirer du sud du Liban par la pression, mais en réalité, Israël, le Liban et les États-Unis lui répondent: cela ne vous regarde pas", a-t-il considéré. L'accord est "un premier pas" vers la restauration de la souveraineté entière du Liban sans "occupation", "subordination" ni "tutelle", a réagi son président Joseph Aoun. Tant l'ambassade libanaise à Washington que le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio ont évoqué dans leurs communications la question du désarmement du Hezbollah. Les "autorités libanaises seront incapables d'imposer" sa mise en oeuvre, à moins "qu'elles ne se dirigent, avec le soutien américain, vers une guerre civile", a réagi Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, le mouvement pro-iranien armé très implanté dans le sud du Liban et qui a toujours rejeté ces négociations directes. Le député a aussi qualifié l'accord de "tentative de perturber" celui conclu le 17 juin entre Washington et Téhéran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban - sur l'insistance de l'Iran qui ne veut pas dissocier les deux dossiers. Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran le 28 février.

27.06.2026 à 05:29

France - Norvège : Lacroix dédie la victoire des Bleus à Deschamps

FRANCE24

Trois matches… Et trois victoires pour l’équipe de France qui a ⁠conclu vendredi contre ​la Norvège (4-1) un premier tour de Coupe du monde parfait. Maxence Lacroix, qui a connu à cette occasion sa première titularisation dans un match de Coupe du monde, s’est arrêté au micro de France 24 à la fin du match. 

27.06.2026 à 04:18

Au Rwanda, l'accès à la contraception sans l'accord parental autorisé dès 15 ans

FRANCE24

Au Rwanda, une avancée juridique majeure marque un tournant dans la réponse aux défis culturels. Depuis septembre 2025, les adolescents âgés de 15 ans et plus peuvent accéder à la contraception sans avoir besoin de l'autorisation de leurs parents. Toutefois, dans ce pays profondément conservateur et attaché à ses valeurs religieuses, cette évolution législative se heurte encore au poids des traditions et des tabous.

27.06.2026 à 03:59

L'exploit monumental du Cap-Vert qui se qualifie en 16es de finale pour sa première Coupe du monde

Romain HOUEIX

La belle histoire continue pour le Cap-Vert. Grâce à son match nul vendredi face à l'Arabie saoudite, le troisième en autant de matches, les Requins bleus s'adjugent la deuxième place du groupe H, synonyme d'un 16e de finale contre l'Argentine. Dans l'autre match, l'Espagne a battu l'Uruguay (1-0).

27.06.2026 à 03:57

John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés

FRANCE24

Des cibles désignées de la vindicte du président républicain depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, John Bolton, 77 ans, est donc la première à être reconnue coupable pénalement. Vendredi soir, Donald Trump a qualifié sur Truth Social son ex-conseiller de "très stupide, déséquilibré et incompétent", ajoutant espérer qu'il "serait sévèrement sanctionné!". Inculpé en octobre par un jury fédéral du Maryland, près de Washington, John Bolton avait initialement plaidé non-coupable des 18 chefs d'accusation pour divulgation et rétention de documents relevant de la défense nationale. Mais il a finalement plaidé vendredi coupable devant le tribunal d'un seul chef d'accusation: rétention de documents relevant de la défense nationale, en vertu d'un accord avec le parquet conclu début juin. John Bolton, qui encourt une peine maximale de cinq ans de prison, devra également s'acquitter d'une amende de 2,25 millions de dollars et renoncer à sa retraite fédérale, a précisé la procureure fédérale pour l'Etat du Maryland, Kelly Hayes, à l'issue de l'audience. Le prononcé de sa peine a été fixé au 28 octobre. "Comme l'a reconnu M. Bolton, il a partagé plus de 1.000 pages d'informations sur ses activités quotidiennes en tant que conseiller à la sécurité nationale, y compris des informations liées à la défense nationale, avec deux personnes qui n'avaient ni accréditation de sécurité, ni besoin de connaître ces informations", a déclaré la procureure à l'issue de l'audience. "Elément notable, il l'a fait en utilisant son courrier électronique personnel, et des applications de messagerie non-gouvernementales", a souligné Mme Hayes. Les deux personnes avec lesquelles il a partagé ces informations, des membres de sa famille non-identifiés par l'accusation, seraient son épouse et sa fille, notamment en vue de la rédaction de son livre, selon les médias américains. Messagerie piratée Circonstance aggravante, en juillet 2021, un représentant de l'ex-conseiller à la sécurité nationale a informé le FBI, la police fédérale, que l'un des comptes de messagerie électronique qu'utilisait John Bolton avait été piraté après son départ du gouvernement par un hacker lié selon lui à l'Iran, pays envers lequel il prônait une ligne dure. Mais "à aucun moment", M. Bolton n'a alerté les autorités sur le fait qu'il avait partagé sur ce compte "des informations relevant de la défense nationale, y compris des informations classifiées. Ni dit au FBI que les pirates informatiques avaient désormais ces informations", selon l'accusation. En juin 2020, il avait publié un livre au vitriol sur ses 17 mois passés comme conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qu'il décrivait comme "inapte" à diriger les Etats-Unis. Avant John Bolton, deux autres cibles désignées de Donald Trump, l'ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l'Etat de New York Letitia James, avaient été inculpées pénalement. Les poursuites contre James Comey et Letitia James avaient été annulées en novembre en raison de l'illégalité de la nomination de la procureure qui les avait engagées. Mais l'ex-directeur du FBI a de nouveau été inculpé en avril, cette fois pour menace d'attenter à "la vie et l'intégrité physique" du président américain, au sujet d'une photo de coquillages publiée sur les réseaux sociaux. Donald Trump, qui a nommé successivement à la tête du stratégique ministère de la Justice deux de ses anciens avocats personnels, Pam Bondi, remplacée en avril par Todd Blanche, a fréquemment appelé publiquement à l'inculpation de ses adversaires politiques désignés.

27.06.2026 à 02:49

Mondial 2026 : Dakar célèbre la victoire des Lions face à l'Irak en attendant le verdict des calculs

FRANCE24

Dakar explose de joie ! Les Lions ont fait le travail avec un éclatant 5-0 face à l'Irak.  Désormais, tout un peuple retient son souffle en attendant une qualification en 16es de finale parmi les meilleurs troisièmes.

27.06.2026 à 01:15

Le Chapare, la région d'Evo Morales qui défie le gouvernement bolivien

FRANCE24

C'est dans cette région rurale et pauvre du centre de la Bolivie que se réfugie l'ancien président Evo Morales (2006-2019). Protégé par les habitants qui ont constitué le noyau dur des manifestations contre le président de centre droit Rodrigo Paz, il ne veut pas se soumettre à un mandat d'arrêt émis contre lui dans une affaire de traite présumée de mineure qu'il nie. "Je ne vais pas me rendre, celui qui négocie sa survie n'est pas digne", a déclaré Evo Morales mardi dans un entretien avec l'AFP. C'est depuis le Chapare, peuplé de 260.000 habitants, que l'ancien président a annoncé lundi une trêve dans les barrages routiers qui ont asphyxié pendant près de deux mois les villes boliviennes privées de nourriture, médicaments et carburants. Si la circulation a repris, des hommes se tiennent en bord de routes, prêts à reprendre l'action. Protégés du soleil sous des bâches en toile à côté de blocs de pierre, ces producteurs de coca pour la plupart - principale activité agraire de la région - exhibent des pancartes réclamant la démission du président Paz et reçoivent les encouragements des habitants du coin. "La lutte continue jusqu'à ce que ce maudit gouvernement s'en aille", déclare à l'AFP Rosalia Vilca, 39 ans, vendeuse de "salchipapa", le plat régional, sur la place du village de Shinahota. "Qu'il vienne ici si c'est un homme, nous allons nous défendre pour protéger Evito, parce qu'avec lui nous avons vécu 14 années de bonheur", lance-t-elle bravache, répondant à la menace de Rodrigo Paz de "récupérer chaque territoire qui aujourd'hui ne nous appartient pas", en référence au Chapare. Donner sa vie "pour Evo" La feuille de coca est omniprésente dans le Chapare, depuis les petites cultures dans des communautés rurales interdites d'accès aux étrangers, jusqu'aux bords des routes occupées pour le séchage artisanal au soleil. La plante est la matière première de la cocaïne, dont la Bolivie est le troisième producteur mondial, derrière la Colombie et le Pérou. Les habitants défendent la production de coca pour des usages alimentaires et médicinaux, hérités de coutumes millénaires des peuples indigènes comme le "chasqueo", le mâchage de feuilles pour atténuer la fatigue, la faim et le froid. Plus de 90% de ce qui est produit dans la région n'emprunte pas le circuit autorisé, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), même si ce volume n'alimente pas nécessairement entièrement le narcotrafic. "Dans les villes, on dit que les gens du Chapare sont des narcotrafiquants, mais ce n'est pas vrai: ici on travaille, et nous aussi on subit les blocages, même s'ils répondent à une cause juste", dit Zulma Torres, 42 ans, employée de la gare routière de Shinahota. "Dans le Chapare, nous sommes prêts à donner notre vie pour Evo", prévient-elle face aux accusations non étayées du gouvernement Paz selon lesquelles les blocages sont financés par le narcotrafic. "Révolte" L'ex-président Morales vit dans son fief de Lauca Eñe, bourgade de 900 habitants sur la commune de Shinahota, siège du syndicat des cocaleros (cultivateurs de coca, ndlr) qu'il dirige. Pour entrer à Lauca Eñe, il faut être escorté, franchir une barricade de bois et de paille entourée de miradors tenue par des hommes munis de lances, boucliers en tôle et talkies-walkies. Dans les rues du village, des familles entières campent à la belle étoile pour former un bouclier humain. Des soupes populaires leurs sont servies dans un mélange de langues quechua et espagnol. Le long des routes du Chapare, des stands improvisés vendent des bidons d'essence à un prix exorbitant: un marché illégal favorisé par une pénurie de carburants qui affectait la Bolivie bien avant les blocages. "Nous sommes discriminés par le gouvernement central, il ne veut rien savoir de nous et l'essence n'entre même plus ici, on achète dans la rue à un prix démentiel, on est ruinés", lâche Nicolas Garcia, chauffeur de 52 ans. Ces derniers jours, des coupures d'électricité ont frappé le Chapare, des représailles du gouvernement d'après Evo Morales. "En agissant comme ça, ils ne feront qu'exciter davantage le peuple bolivien, ils provoquent la révolte", affirme Mario Flores, 51 ans, marchand de légumes à Shinahota.

27.06.2026 à 01:07

Mondial 2026 : la fierté capverdienne portée par les Requins Bleus

FRANCE24

🇨🇻 Après avoir tenu en échec l'Espagne et l'Uruguay, le Cap-Vert est à un match d'un exploit historique. Une victoire face à l'Arabie saoudite offrirait aux Requins Bleus une qualification pour les 16es de finale de leur toute première Coupe du monde. À Santa Maria, Cece l'Anglophone, influenceuse nigériane installée au Cap-Vert, est allée à la rencontre des habitants, qui racontent avec émotion la fierté que leur inspire le parcours exceptionnel de leur équipe nationale.
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