LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

17.04.2026 à 22:03

Périscolaire: à "l'académie des vacataires", on apprend à lutter contre les violences sexuelles

FRANCE24

Voilà deux mois qu'Alban Renoult, agent formateur, sensibilise de jeunes adultes aux "violences sexuelles sur mineurs" et "violences éducatives ordinaires", durant des sessions de deux jours destinées aux aspirants animateurs tout juste recrutés. Le passage par "l'académie des vacataires", ouverte en février en plein scandale d'affaires sexuelles dans le périscolaire, est désormais obligatoire pour les agents de cette filière très précarisée. Ses 14.000 animateurs à Paris, plus de 10.000 sont vacataires. "C'est la préfiguration de l'école du périscolaire qui ouvrira à la rentrée de septembre", décrit à l'AFP Isabelle Cordier, directrice de l'Ecole des métiers de la Direction des affaires scolaires (Dasco), qui a délivré environ 430 attestations depuis février. Cette future formation d'environ deux mois est l'une des mesures phare du "plan d'action" à 20 millions d'euros engagé par le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat. Au coeur de la réforme: instaurer une "culture du signalement", avec la mise en place d'une cellule d'écoute directement accessible, aux parents comme aux agents. Une démarche qui passe d'abord par le recueil de la parole de l'enfant. Devant son groupe d'une vingtaine de stagiaires, Alban Renoult expose d'abord les chiffres, "qui font froid dans le dos": un enfant sur dix en France est victime de violences sexuelles. Il leur soumet ensuite des scénarios, comme celui d'un élève de maternelle qui demande de l'aide aux toilettes: "c'est pas votre boulot, vous demandez à l'Asem (agent spécialisé des écoles maternelles) et quoiqu'il arrive vous ne touchez pas l'enfant, vous le guidez à distance". Il enchaîne sur le cas d'un élève de six ans qui confie qu'un autre animateur lui a touché les fesses. La parole de la victime est alors à prendre "comme une scène de crime", où "il ne faut pas mettre ses empreintes", explique une fiche défilant sur le tableau. "Il faut être méthodique: recensez, factuellement. Ne réinterprétez pas ce que l'enfant a dit, répétez ses mots plutôt que de lui poser des questions, mettez-vous à sa hauteur mais évitez tout contact physique... Et allez en parler tout de suite au REV (Responsable Educatif Ville)", énumère Alban Renoult. "Mais comment je suis sûre que mon directeur va bien remonter la chaîne du signalement?", demande Léa. "Si tu te sens mieux à prévenir deux ou trois personnes, fais-le", répond son formateur. "Remonter l'info, coûte que coûte" "Et si mon directeur, c'est lui le problème ?", interroge Adam. "Tu passes au-dessus, tu fais remonter l'info, coûte que coûte. Ne pas signaler quelque chose qui t'alerte, c'est passible d'emprisonnement", l'avertit Frédérique Baudot, ex-REV et formatrice. Certains des stagiaires sont déjà titulaires du Bafa (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur). "Ici, on insiste sur le cadre réglementaire et juridique, quand le Bafa se focalise sur l'animation en elle-même", souligne Isabelle Cordier. L'académie forme aussi et surtout aux "violences éducatives ordinaires", les plus fréquentes et les moins visibles. Celles "dont l'intention de l'adulte est dite éducative - où il croit bien faire", décryptent les formateurs. A bannir: les cris, les punitions collectives, comme éteindre d'un coup la lumière pour obtenir le silence, forcer tout le monde à se mettre la tête dans les bras, ou les menaces telles que la privation de goûter... "Proposez toujours quelque chose de ludique, ne restez pas dans l'interdit. Par exemple, plutôt que de crier sur la table la plus bruyante à la cantine, organisez un jeu où la table qui aura compté le plus vite jusqu'à 30 aura gagné", suggère Alban Renoult. "Il y a plein de violences éducatives ordinaires que je ne percevais pas, parce que je les ai vécues à l'école et je trouvais ça normal", témoigne Sidonie Leroy-Bignon. La stagiaire de 25 ans se dit "rassurée" par la formation, qui lui a fait réaliser "qu'un animateur a un vrai rôle éducatif".

17.04.2026 à 21:59

Non, des essaims d'abeilles n'ont pas cloué au sol l'aviation militaire israélienne

Nora Litoussi

Une vidéo circulant sur X prétend qu'un gigantesque essaim d'abeilles aurait paralysé les avions de combat israéliens. Une scène que certains internautes n'ont pas manqué de comparer aux dix plaies d'Égypte. Mais la vidéo est sortie de son contexte.

17.04.2026 à 21:51

La reprise d'entreprise, "grande cause économique nationale" des prochaines années pour Papin

FRANCE24

Quelque 500.000 dirigeants pourraient céder leur entreprise dans les dix ans, avec trois millions d'emplois concernés: "c'est un pivot générationnel et démographique qui peut se transformer en mur économique si on n'y prend pas garde", a expliqué le cabinet du ministre à l'AFP. Le ministère va consacrer jeudi prochain une grande journée à ce sujet, avec plusieurs centaines de participants. Car, y observe-t-on, "la transmission d'entreprise, ce n'est pas comme un déménagement, il faut souvent plusieurs années", pour trouver le repreneur solide qui ait de quoi acheter et réinvestir: "cela peut créer une angoisse chez les cédants, qui peut les bloquer dans leur cession", explique le ministère. Une étude de Bpifrance Le Lab publiée fin novembre montrait aussi que de nombreux dirigeants avaient du mal à anticiper: 70% d'entre ceux prévoyant de transmettre dans plus d'un an avaient à peine commencé à réfléchir ou à collecter des informations. Elle montrait aussi l'importance de la psychologie dans cette affaire. Tirer un prix de vente élevé de leur entreprise n'était cité que par 14% des cédants comme "critère prioritaire" dans la cession. Loin derrière la pérennité de l'entreprise et des emplois (48%), les qualités humaines du repreneur (40%), son expérience et sa compétence (38%) et sa solidité financière (29%). "Petits nouveaux" Les entreprises concernées par les cessions-transmissions sont généralement de petite taille: en 2023, 86% avaient moins de 10 salariés, selon une note de la direction générale des entreprises (DGE) en 2025. Une raison de plus pour rendre le succès d'une transmission très dépendante des facteurs psychologiques. Rémi et Gonzague, qui souhaitent reprendre une menuiserie de Seine-Saint-Denis, se le sont fait rappeler jeudi par le jury, lors d'une séance de demande de prêt d'honneur auprès de l'association d'aide à l'entrepreneuriat Initiative. "Il faudra que vous fassiez attention à la personne qui dirige aujourd'hui les opérations" aux côtés du patron partant en retraite, leur a conseillé un des chefs d'entreprise présents dans le jury. "Car cette personne-là est chez elle. Vous, vous êtes les petits nouveaux, donc il va falloir ménager les choses pour que ça se passe le mieux possible". L'Etat "garde du recul", indique le ministère des PME, mais il s'intéresse au sujet "en raison de l'impact de ces mouvements sur l'aménagement du territoire, voire sur la souveraineté du pays". Des annonces sont attendues jeudi. Serge Papin, lui-même connaisseur de ces sujets par son expérience à la tête de Système U, avait envisagé fin mars une réforme facilitant la reprise par les salariés, de même que le Pacte Dutreil facilite déjà, depuis 2003, la transmission aux enfants grâce à une réduction de 75% de l'assiette taxable à l'impôt. Rapport distant L'évènement de jeudi a pour but "de mettre tout le monde autour de la table", explique le cabinet. Outre le fait qu'y seront divulgués les résultats de la mission sur les reprises lancée en juillet dernier par Véronique Louwagie, alors ministre des PME, des témoignages y seront entendus et des tables rondes réuniront les acteurs concernés: patronat, chambres de commerce et des métiers, banques publiques, élus, notaires, experts-comptables... Des professionnels de l'éducation et de la formation seront aussi présents. Car on estime au ministère que les jeunes, dont certains entretiennent parfois avec le travail salarié "un rapport un peu distant" et qui participent largement à la création de plus d'un million de nouvelles entreprises chaque année, pourraient aussi être intéressés par les reprises. La "grande cause économique nationale" des reprises devrait se décliner dans les prochains mois via notamment des campagnes de communication des parties prenantes. Devant la vague à venir, "pas question de juste regarder les trains passer", conclut le cabinet.

17.04.2026 à 21:41

Eric Fottorino: "l'enjeu pour Bolloré c'est de faire triompher les idées d'extrême-droite"

Achren VERDIAN

Choc dans le monde de l'édition en France, avec le limogeage d'Olivier Nora de la maison Grasset, par l'actionnaire Vincent Bolloré. Un étape de plus vers une mainmise du milliardaire sur le monde de la culture et des idées, avec la volonté d'en faire un outil au service de sa bataille idéologique. En signe de protestation, quelques 170 auteurs ont annoncé quitter l'éditeur. L'écrivain et patron de presse Eric Fottorino, co-fondateur de l’hebdo "Le 1", était l'Invité d'Au Cœur de l'Info.

17.04.2026 à 21:35

La Bourse de Paris bondit avec la réouverture du détroit d'Ormuz

FRANCE24

Le CAC 40 a pris 1,97% à 8.425,13 points, en hausse de 162,43 points. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice vedette parisien a gagné 2,00%. "Le long chemin du retour à la normalité vient peut-être de commencer, enfin", résume Ole Hansen, de Saxo Banque. "C'est un bon signe", renchérit Robert Halver, analyste chez Baader Bank, interrogé par l'AFP. Le stratégique détroit, essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures, est désormais "entièrement ouvert" tant que durera la trêve au Moyen-Orient, a annoncé vendredi un ministre iranien. Ce passage par lequel transite d'ordinaire un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde, était verrouillé par l'Iran depuis le début du conflit. Cette annonce a immédiatement provoqué une chute des prix du pétrole: le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, baissait vers 17H50 de 10,51% à 88,94 dollars. Son équivalent américain, le WTI, perdait 12,29% à 83,5 dollars. Les taux d'intérêt chutent Les "marchés finissent donc la semaine en se focalisant sur le positif, comme si tout était résolu", estime Vincent Juvyns, chef des stratégies d'investissements pour la banque ING, interrogé par l'AFP. Le blocage du détroit d'Ormuz était le principal point de préoccupation des investisseurs depuis le début de la guerre, car il a provoqué une forte hausse des prix du brut. Mécaniquement, les taux d'intérêt des Etats, qui ont flambé en mars en raison des craintes d'inflation provoquée par la hausse du pétrole, reculaient nettement jeudi. Référence en Europe, le rendement du "Bund" allemand est repassé sous le cap symbolique des 3,00%, à 2,95%, contre 3,03% la veille. Son équivalent français a chuté de 0,09 point de pourcentage, à 3,58% et l'italien a perdu 0,13 point à 3,67%. Alstom déraille L'action Alstom a plongé vendredi à Paris, au lendemain de la révision à la baisse des objectifs de performance du fabricant du TGV. Cotée à l'indice élargi SBF 120, elle a perdu 27,15% à 16,64 euros, après un mouvement massif de ventes. Jeudi soir, après la clôture de la séance boursière, le constructeur de rames de TGV et de métro, qui a absorbé récemment le canadien Bombardier, avait abaissé ses perspectives de marge et de performance financière pour l'exercice 2025-26.

17.04.2026 à 21:33

Meubles: après le boom post-Covid, un marché toujours grippé

FRANCE24

Après Casa en 2025, la contraction de la demande a été fatale à Alinéa, placé à son tour en liquidation judiciaire fin mars, entraînant le licenciement de près de 1.200 salariés. Vendredi, Maisons du Monde, également en difficulté, a reporté la publication de ses résultats complets 2025, le justifiant par des discussions encore en cours pour chercher de nouveaux investisseurs afin de trouver les liquidités qui lui manque. "Il s'agit dans les trois cas d'entreprises qui, a contrario de beaucoup d'autres, perdaient de l'argent depuis plusieurs années", contextualise Jean-Charles Vogley, directeur général de la Confédération nationale de l'équipement du foyer (Cnef). Un constat qui ne doit toutefois pas masquer un retournement plus large du marché. "Après les années exceptionnelles post-Covid", le secteur a connu "deux ans et demi d'atterrissage" et se trouve maintenant "en régression", retrace M. Vogley. Même les enseignes réputées les plus solides, avec un positionnement haut de gamme, ne sont pas immunisées: Roche Bobois, toujours bénéficiaire, a vu néanmoins son résultat net chuter de 35% l'an dernier. Seconde main Sur l'ensemble du secteur, les ventes - estimées à 13,6 milliards d'euros en 2025 - ont baissé pour la troisième année consécutive et le frémissement observé au second semestre semble s'être déjà essoufflé. En février, les ventes se sont contractées de 4,2% en valeur sur un an, selon la dernière note de conjoncture de l'Institut de la Maison. Les chiffres de mars ne sont pas encore tombés mais la baisse devrait être de 6%, selon son directeur général Christophe Gazel, qui y voit les premiers effets de la guerre au Moyen-Orient. Au-delà d'un contexte géopolitique peu porteur, les enseignes souffrent d'abord d'un marché immobilier toujours en berne. "Un tiers des meubles achetés, c'est lié à un déménagement. Donc, quand vous avez une pause dans l'immobilier, vous avez déjà un tiers du marché qui est ralenti", souligne M. Gazel. Des marques comme Casa et Alinéa, dont une large part des ventes dépendait de la décoration, ont également vu débarquer la concurrence de la "fast déco" venue de Chine, avec Temu et les discounters comme Action. "Quand les gens ne viennent pas en magasin pour voir la déco, ils ne voient pas les meubles non plus", résume Christophe Gazel. Boom du sur-mesure L'essor de la seconde main, qui représente aujourd'hui un quart des meubles achetés dans l'année, a aussi fragilisé plusieurs acteurs, à commencer par ceux issus de la grande distribution ou de grandes enseignes spécialisées comme Maisons du Monde, souligne le directeur de l'Institut de la Maison. Certaines enseignes ont su intégrer cette nouvelle donne, comme Tikamoon, qui rachète ses propres meubles à ses clients en leur donnant des bons d'achats en échange. Objectif pour l'enseigne: revendre ces meubles à prix réduit. Face à ces pressions, le secteur s'adapte "à marche forcée", selon Jean-Charles Vogley, et se tourne vers des segments plus porteurs comme la cuisine et les aménagements sur mesure. "Avec la hausse du prix du mètre carré, les surfaces diminuent et on cherche à optimiser l'espace", avec des "formules de rangement dans la cuisine, le dressing", explique le dirigeant de la Cnef. "Le consommateur veut de plus en plus aménager sa maison et ne pas la meubler": exit "l'étagère à poser au sol, l'armoire avec deux portes pour mettre ses fringues", abonde Christophe Gazel. Le géant suédois Ikea, numéro un mondial du meuble, y réfléchit "depuis 2002" avec son appel à "penser sa maison en mètres cubes", rappelle-t-il. Mais les enseignes qui n'ont pas su anticiper ce tournant n'en ont plus forcément les moyens, car "les investissements sont colossaux".

17.04.2026 à 21:22

Cessez-le-feu au Liban : les déplacés rentrent chez eux malgré les avertissements israéliens

FRANCE 24

Après un mois et demi de conflit qui a fait près de 2 200 morts côté libanais, de nombreux déplacés retournent dans leurs foyers. Un ministre israélien avertit cependant que "l'opération" contre le Hezbollah pro-iranien n'est pas terminée.

17.04.2026 à 21:19

Etudes de santé: le gouvernement revient à la voie unique pour la première année

FRANCE24

Exit donc PASS et LAS, deux acronymes qui conduisent aujourd'hui nombre d'élèves de terminale et de parents à s'arracher les cheveux dans l'espoir de comprendre un système proposant deux voies d'accès vers les études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie. PASS est une voie proche de la première année de médecine traditionnelle, et LAS (licence avec option santé) une deuxième voie, permettant d'étudier une autre majeure - scientifique ou plus éloignée comme le droit ou l'économie - que santé, tout en gardant la possibilité d'intégrer, en cas de bons résultats, une filière santé et en particulier médecine. "En Ile-de-France, un étudiant a le choix cette année entre 100 parcours différents sur Parcoursup entre les PASS et les LAS, avec des parcours très éloignés de la santé qui peuvent paraître parfois un peu baroques ou exotiques", a rappelé vendredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, en présentant la réforme du gouvernement. La nouvelle voie unique annoncée pour la rentrée de 2027 reposera sur "trois blocs équilibrés" de matières enseignées: un spécifiquement "santé", un "disciplinaire" (matières liées à la santé comme sciences de la vie ou physique) et un "transversal" (autres matières comme l'anglais). A l'issue de cette première année, l'étudiant pourra tenter d'accéder à l'une des cinq filières de santé, à condition d'avoir validé un niveau minimum dans les deux blocs "santé" et "disciplinaire". S'il ne réussit pas intégrer médecine ou l'une des autres filières, il pourra poursuivre en deuxième année de licence, et retenter sa chance à l'issue de cette deuxième année. Si c'est un nouvel échec, il pourra continuer en troisième année de licence et continuer son parcours universitaire. - "Réserves ou questionnements" - Et pour ceux qui n'auraient pas réussi en première année à valider leur niveau minimum dans les blocs "santé" et "disciplinaire" ? Innovation voulue par le gouvernement, ils auront le droit de redoubler pour valider ce niveau minimum, puis passer en L2 et tenter alors d'être admis en filière de santé - au bout de trois ans d'études donc. Le nouveau dispositif garde l'un des principaux apports de la LAS, l'ouverture à d'autres matières que celles strictement de la santé. Il laisse aussi la possibilité aux étudiants de retomber sur leur pieds en licence s'ils échouent à intégrer une filière de santé. "Les étudiants et les familles ont besoin de plus d'équité et d'accompagnement", a souligné la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, en soulignant qu'il y avait "encore des points techniques qui restent à préciser". Louise Lenglin, vice-présidente de la fédération étudiante Fage favorable à la voie unique, a salué "une grande avancée", en se félicitant tout particulièrement de la possibilité de redoublement. En revanche, la présidente des doyens de médecine, Isabelle Laffont, est plus réservée. Les doyens sont "très demandeurs" d'une évolution du système dual actuel, mais ils ont "quelques petites réserves ou questionnements" sur le nouveau dispositif, a-t-elle lancé aux deux ministres. Cette nouvelle réforme, au calendrier de mise en oeuvre très court, "nécessitera accompagnement et moyens" pour les universités, a-t-elle prévenu, approuvée par tous les autres représentants universitaires présents. Ceux-ci craignent également que la réforme, en permettant le redoublement, ne contribue à surcharger encore un peu plus des promotions parfois pleines à craquer. "Nous reposons la question de la limitation des flux à l'entrée de la première année", c'est-à-dire l'autorisation d'une forme de sélection des étudiants pour l'entrée en première année, a indiqué Isabelle Laffont.

17.04.2026 à 20:47

L'ancien maire d'Alençon Joaquim Pueyo réfute des accusations de viols

FRANCE24

Le journaliste de France Inter Frédéric Pommier dévoile dans ce livre les viols par quatre hommes qu'il a subis, enfant. Un homme politique, qui a été "maire et député" en Normandie, est accusé dans le livre, sans être nommé. Frédéric Pommier a porté plainte contre cet ex-élu et une confrontation a été organisée par les enquêteurs début 2026. "Des médias ont identifié M. Joaquim Pueyo", a indiqué l'avocat de ce dernier, Me Jérémy Kalfon, dans un communiqué. Ces accusations sont "fausses", a-t-il ajouté. "Leur contenu est contraire aux valeurs et aux engagements portés par M. Pueyo pendant de nombreuses années", selon le communiqué. Le procureur de Caen, Joël Garrigue, a confirmé jeudi à l'AFP que son parquet avait été saisi d'une plainte du journaliste "pour des faits de viol survenus dans l'Orne en 1982-83" sans indiquer l'identité du mis en cause. "Bien que la parole de M. Pommier paraisse parfaitement crédible et ses accusations tout à fait sérieuses, le parquet de Caen n'a pu que classer ce dossier en raison de la prescription", a-t-il ajouté. Selon Me Kalfon, Joaquim Pueyo s’est présenté à "une audition ainsi qu’à une confrontation" avec M. Pommier afin de "tenter de comprendre les ressorts" de ces accusations alors que rien "ne l’y obligeait", au vu de la prescription. Il a indiqué que son client était "toujours dans l’incompréhension la plus complète" et qu'il ne souhaitait pas "s’épancher" sur ces accusations. M. Pueyo, 75 ans, a été maire d'Alençon de 2008 à 2017, puis de 2020 à 2026, et député de l'Orne de 2012 à 2020. Il a effectué une grande partie de sa carrière professionnelle dans l’administration pénitentiaire, dirigeant notamment les prisons de Fleury-Mérogis et Fresnes.

17.04.2026 à 20:45

Réouverture du détroit d'Ormuz, retour des déplacés au Liban, Léon XIV en tournée africaine

Achren VERDIAN

Au sommaire cette semaine: l’Iran annonce la réouverture du détroit d’Ormuz pendant toute la durée du cessez-le-feu avec les États-Unis; au Liban, à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, des milliers de déplacés  reprennent la direction du sud du pays pour tenter de retrouver leurs foyers ; enfin, le pape Léon XIV, en tournée en Afrique, est la cible de l'administration Trump.

17.04.2026 à 20:29

Médias et droits voisins: 21 millions collectés en 2025 par l'organisme DVP

FRANCE24

Le droit voisin oblige les plateformes numériques à rémunérer les éditeurs et agences de presse pour l'utilisation de leurs contenus. "Avec une collecte de 21,4 millions d'euros en 2025, DVP atteint 56,3 millions d'euros collectés sur trois ans", se félicite la société DVP (Droits voisins de la presse) dans un communiqué. Son rôle est de collecter les droits puis de les répartir à ses membres, sur le modèle de la Sacem pour la musique. Ainsi "33,1 millions d'euros ont été répartis en 2025, portant à 43,1 millions d'euros le total reversé aux membres depuis trois ans", ajoute DVP, qui représente les droits de 940 publications et 63 agences de presse (dont l'AFP). Présidée par Jean-Marie Cavada, DVP relève cependant des "signaux d’alerte sur l’équilibre du modèle". Les discussions avec les plateformes se poursuivent mais DVP constate "la multiplication récente de difficultés de tous ordres", conduisant à des actions de défense juridique. De plus, l'organisme souligne "une accélération plus qu’inquiétante des cessions, liquidations et plans sociaux, touchant l’ensemble des familles de presse qui constituent son répertoire". DVP espère "rétablir un rapport de force qui peine à s'équilibrer" avec les plateformes. Les droits voisins du droit d'auteur ont été institués pour les plateformes numériques par une directive européenne de 2019. Alors que la presse française peine toujours à obtenir les rémunérations que les plateformes numériques sont censées lui verser, les députés ont adopté à l'unanimité fin mars en première lecture une proposition de loi MoDem pour tenter d'y remédier. Ce texte entend imposer notamment aux plateformes de fournir aux éditeurs l'ensemble des données relatives à l'utilisation de leurs contenus pour permettre une négociation de bonne foi.

17.04.2026 à 20:01

Attentat au marché de Noël de Strasbourg: peine de 30 ans de réclusion confirmée contre Audrey Mondjehi

FRANCE24

La cour d'assises spéciale d'appel de Paris a confirmé le verdict de première instance, y compris sur la période de sûreté de vingt ans, durant laquelle Mondjehi ne pourra prétendre à aucune mesure de libération conditionnelle ou d'aménagement de peine. Une interdiction définitive du territoire a également été prononcée contre ce ressortissant ivoirien. Chekatt avait été abattu après deux jours de traque. Mondjehi réfute avoir eu connaissance de sa radicalisation de Chekatt, dont il était proche depuis leur rencontre en détention en 2007, quand il l'avait aidé à se procurer une arme. Ouvrant le feu sur des passants en criant "Allah Akbar !" ("Dieu est le plus grand"), il avait tué cinq personnes et en avait blessé onze autres dans les rues bondées de la capitale alsacienne. Il avait été abattu deux jours plus tard par les forces de l'ordre dans le quartier strasbourgeois du Neudorf où il avait été repéré et qu'il connaissait bien pour y avoir grandi. En première instance, deux autres intermédiaires, coupables d'association de malfaiteurs mais sans que sa dimension terroriste ne soit retenue, avaient été condamnés à des peines de quatre et cinq ans de prison, respectivement assorties d'un an et de six mois avec sursis. Un troisième homme avait été acquitté. Albert B., l'octogénaire qui avait vendu l'arme à Mondjehi et Chekatt quelques heures avant l'attentat, ne sera en revanche jamais jugé: fin 2025, une expertise médicale a conclu que son état de santé était définitivement "incompatible" avec toute comparution. Il n'avait déjà pas pu comparaître en première instance.

17.04.2026 à 19:47

Soirées européennes sous tension, Strasbourg en plein essor et un choc au sommet en Angleterre

Annie GASNIER

En Ligue des champions, le Paris Saint-Germain, le Bayern Munich, Arsenal et l'Atlético Madrid sont en demi-finales. Le Real Madrid et le FC Barcelone sont éliminés dès les quarts, un scénario marquant qui interroge sur la fin d'un cycle. 

17.04.2026 à 19:45

Céline Dion célèbre la résilience dans une chanson inédite de Jean-Jacques Goldman 

FRANCE24

"Volons, valsons, dansons... Puisque le monde ne tourne plus rond...", chante encore la star québécoise de 58 ans dans ce titre en français au rythme lent. Elle y célèbre la combativité et la résilience face au fracas du monde, mais aussi en résonance avec ses ennuis de santé. L'artiste aux 260 millions d'albums vendus, selon sa maison de disques, a annoncé le 30 mars son retour sur scène après six ans loin du public, entre pandémie de Covid et problèmes de santé persistants. Elle donnera 16 concerts à Paris La Défense Arena, dont les billets se sont arrachés. Céline Dion avait reçu ce nouveau titre signé Jean-Jacques Goldman en 2020 mais il n'a été enregistré que cette année, selon Sony. Une séance d'écoute avec quelques médias dont l'AFP, avait été organisée quelques jours auparavant, avec engagement de confidentialité. "C'était en 2020, le monde s'arrêtait et des gens dansaient, confinés chez eux", a raconté Jean-Jacques Goldman dans un communiqué. "Six ans plus tard, plus de virus mais nul besoin de changer un mot, le monde ne tourne pas plus rond, et nous dansons toujours +au-dessus des abîmes+." Voix intacte Dès mercredi soir, un aperçu du clip, de 12 secondes sans musique et montrant des couples dansant un slow à Paris, avait été diffusée sur le compte Instagram de la chanteuse, avec la mention "Céline Dion x Jean-Jacques Goldman", ne laissant aucun doute sur cette nouvelle collaboration. Réalisé par Max Allouche, la vidéo intégrale de "Dansons" a été rendue publique vendredi. On y voit ces couples virevolter en divers lieux emblématiques de Paris ou dans des scènes du quotidien, sur les quais de Seine, près de l'Opéra ou de la gare Saint-Lazare. La danseuse classique Victoria Dauberville et son conjoint Mathieu Forget, la violoniste Esther Abrami et encore l’humoriste Lola Dubini y figurent, mais pas Céline Dion. "Dansons au-dessus des grands vides/Que nos souffles nous guident, les corps à l'unisson (...)/Dansons pour être et rester droit/Parce qu'on se le doit pour tous les immobiles, les sans voix ni loi.../Malgré tout puisqu'on ne peut danser que debout...", chante l'artiste dont la voix, particulièrement mise en valeur, apparaît intacte. La dernière collaboration avec Jean-Jacques Goldman remonte à 2016 pour la chanson "Encore un soir" et l'album éponyme sur lequel ont également collaboré Serge Lama, Robert Charlebois, Francis Cabrel, Vianney et Grand Corps Malade. En 1995, Jean-Jacques Goldman était déjà aux manettes de l'album "D'eux" qui demeure le disque francophone le plus vendu au monde avec environ 10 millions d'exemplaires, avec les titres cultes "Pour que tu m'aimes encore", "Je sais pas" et "J'irai où tu iras". "Je suis prête!" Parmi une trentaine de titres pour Céline Dion, Goldman a également signé en 1998 "S'il suffisait d'aimer", "En attendant ses pas" ou "Dans un autre monde". "Jean-Jacques (Goldman) m'a donné la chance d'être la bienvenue chez vous, en France, et ça pour moi, ça valait beaucoup", a confié la star québecoise dans un récent documentaire. De son côté, Jean-Jacques Goldman a raconté qu'il s'est inspiré de toutes ses interviews pour lui écrire des chansons. "Il a trouvé un joyau, mais il a su comment le mettre bien en évidence", résumait René Angélil, mentor et mari de Céline Dion, décédé en 2016. Le dernier album de la chanteuse, "Courage", un opus en anglais, remonte à 2019. "Je vais vraiment bien, je me sens bien, je me sens forte. Je suis prête!", a assuré Céline Dion dans la vidéo annonçant son retour sur scène. La chanteuse est atteinte depuis 2022 du syndrome de la personne raide, une pathologie neurologique rare incurable. Elle doit donner seize concerts devant environ 30.000 personnes à chaque fois, en septembre et octobre à Paris La Défense Arena, située à Nanterre, près de la capitale. Le premier show de cette résidence de cinq semaines est programmé le 12 septembre. Après une ruée de quelque 9 millions de fans à travers le monde pour s'inscrire à une loterie permettant d'accéder à une vente anticipée, les 480.000 billets ont été écoulés en quelques heures. La maison de disques n'a pas confirmé des informations de presse évoquant d'ici à l'été un deuxième titre inédit et un album.

17.04.2026 à 19:39

Une journaliste de Sky News cible d'une campagne de dénigrement par les propagandistes d'Ibrahim Traoré

Les Observateurs

Yousra Elbagir, journaliste de la chaîne de télévision britannique Sky News, est la cible d'une campagne de dénigrement de la part des partisans d'Ibrahim Traoré à la suite d'un reportage et d'une interview du chef d'État mettant en cause son bilan politique et sécuritaire. 
15 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓