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▸ Les 15 dernières parutions

30.04.2026 à 21:45

"N'oubliez pas" les Iraniens, demande l'équipe d'un film sur la prison d'Evine

FRANCE24

"L'existence du peuple iranien aujourd'hui, c'est comme celle de Roya", l'héroïne du film, "ce n'est pas vivable", a résumé la réalisatrice iranienne Mahnaz Mohammadi, 51 ans, lors d'un entretien à l'AFP mercredi, en marge de la projection dans un cinéma berlinois. Déjà présenté à la Berlinale en février, le film, qui débute par une longue séquence de tortures physiques et psychologiques infligées à Roya, sortira dans les salles allemandes le 7 mai. Tourné principalement en Géorgie, et pour certaines scènes clandestinement en Iran, il s'inspire directement de l'expérience de Mahnaz Mohammadi, cinéaste et militante des droits humains emprisonnée "six ou sept fois", notamment à Evine, sur ses deux dernières décennies. Le film "n'est qu'un aperçu de ce qui se passe en ce moment en Iran", a insisté lors de la présentation le producteur iranien du film, Farzad Pak. Un total de 21 personnes ont été exécutées et plus de 4.000 arrêtées en Iran pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU. "Des milliers de personnes sont en prison, et elles sont dans la file d'attente pour l'exécution. On ne sait pas ce qui se passe là-bas, alors (...) s'il vous plaît, n'oubliez pas l'Iran", a ajouté M. Pak. "Regarder ce film, surtout maintenant, est tellement important, parce que tant de gens sont absorbés par cette guerre et oublient ce qui se passe là-bas, dans les prisons", a abondé l'actrice Maryam Palizban, interrogée par l'AFP. "Chaque jour, toutes les quatre ou six heures, ils exécutent une personne" qui "meurt sans justice", a souligné Mahnaz Mohammadi, qui dit avoir été forcée d'assister à plusieurs pendaisons. Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment affirmé les ONG Iran Human Rights (IHR) et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), pour qui cette tendance pourrait s'accentuer si la République islamique "survit à la crise actuelle". Les Iraniens sont "épuisés" mais "espèrent toujours le jour d'après la République islamique", une perspective qui leur permet de "supporter" la situation actuelle, affirme Mahnaz Mohammadi.

30.04.2026 à 21:29

Attal continue de développer la thématique travail en vue de 2027

FRANCE24

"Je me bats pour le droit au travail et la liberté de travailler. C’est ma philosophie et je veux en faire un enjeu majeur de l’élection présidentielle", explique l'ancien Premier ministre dans un entretien publié jeudi par Le Figaro. M. Attal plaide pour "la suppression du plafond de 220 heures supplémentaires annuelles autorisées. Il n’y a pas de raison que ce seuil existe alors que tant de Français veulent améliorer leur rémunération. Il faut laisser tranquilles les Français qui veulent travailler! On travaille 110 heures de moins que les autres pays européens, ce n’est pas tenable". "Nous devons repenser en profondeur notre Code du travail (...) Repartir de zéro avec les partenaires sociaux, les partis politiques et le gouvernement autour de la table pour écrire un nouveau Code du travail, simple, qui soit une sorte de Constitution du travail, avec un petit nombre de grands principes, tout en laissant le reste aux accords de branche et accords d’entreprise", explique le patron de Renaissance. "Les Français entrent plus tard que les autres sur le marché du travail et en sortent trop tôt. Pour corriger le tir, il faut plus d’apprentissage et la démassification de l’enseignement supérieur", estime par ailleurs l'ancien ministre de l’Éducation. "Il faut dire la vérité sur le taux d’insertion professionnelle de certaines filières et assumer d'augmenter le nombre de places dans certaines formations, qui mènent vers des métiers d’avenir comme l’industrie, la transition écologique ou l’IA. Il faut aussi raccourcir la durée moyenne des études pour arriver plus tôt sur le marché du travail", poursuit-il. Gabriel Attal, de plus en plus actif à un an de l'élection présidentielle, croit en une "révolution du travail autour de trois principes : travailler tous, travailler mieux, pour mieux en vivre". "Le rapport au travail est l’une des questions les plus centrales, mais tous les politiques en parlent avec les mêmes vieilles lunes qu’il y a 20 ou 30 ans", juge le député des Hauts-de-Seine, qui reproche à la droite un inchangé "travailler plus pour gagner plus" et à la gauche un "travailler moins et taxer plus". Pour lui, "la médaille de l’hypocrisie revient au RN, qui s’est toujours opposé à la France du travail".

30.04.2026 à 21:21

ANTS: un jeune de 15 ans soupçonné d'être l'auteur de la fuite de données

FRANCE24

La semaine dernière, c'est un jeune homme de 21 ans, soupçonné d'être derrière une avalanche de piratages de sites de fédérations sportives, de l’Éducation nationale ou de répertoires d'armes de particuliers, qui avait été mis en examen et écroué. Le mineur de 15 ans, soupçonné d'être le hacker "breach3d", a été arrêté le 25 avril, placé en garde à vue, avant la saisine de juges d'instruction mercredi, a détaillé la procureure de Paris, Laure Beccuau, dans un communiqué. Sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire ont été requis par le parquet pour ces faits constitutifs notamment "d'atteintes (accès, maintien, extraction, transmission, détention, entrave au fonctionnement) à un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État", a précisé Mme Beccuau. Les délits visés font encourir jusqu'à sept ans de prison et 300.000 euros d'amende. L'agence avait confirmé une activité inhabituelle sur son réseau le 13 avril et l'authenticité des données revendues, selon la procureure. "Cybermenace intense" La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avisée le 16 avril, a immédiatement ouvert une enquête. Les données à caractère personnel concernées sont notamment les noms et prénoms, l'adresse électronique ou la date de naissance d'usagers. Outre un signalement adressé à la justice, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a saisi "l'Inspection générale de l'administration pour établir la chaîne de responsabilité dans cet incident sérieux, la sûreté numérique étant un enjeu collectif majeur", a indiqué le 21 avril son ministère, évoquant alors 11,7 millions de comptes concernés. Sébastien Lecornu a annoncé lors de sa visite que 200 millions d'euros seraient débloqués "dès la semaine prochaine" afin de "remettre des moyens" dans le cyber. Il n'a pas précisé comment ces fonds seraient utilisés, mais déclaré qu'ils s'inscrivaient dans le cadre du programme d'investissements France 2030, lancé en 2021 par Emmanuel Macron. Il a aussi évoqué la création d'une "autorité numérique de l’État": "On a, depuis le début de l'année 2026, énormément d'intrusions informatiques, de vol de données", a-t-il expliqué, en précisant que cela correspond à environ trois vols de données par jour. "On est donc au fond sur un casse du siècle mais qui a pratiquement lieu tous les mois", a déploré le Premier ministre. Ses services avaient rappelé mardi que M. Lecornu avait "établi une feuille de route le 9 avril, imposant à tous les ministères des mesures d'urgence en matière de sécurité numérique, à mener dans les prochaines semaines". "HexDex" À partir de décembre, une vague de cyberattaques a visé une multitude de fédérations sportives françaises (voile, athlétisme, sport automobile, gymnastique, ski...), l’Éducation nationale, des chaînes d'hôtels comme Logis Hôtels France ou Brit Hotel, la Philharmonie de Paris ou encore la préfecture de Moselle. Ainsi que des serveurs sensibles comme le Système d'information sur les armes qui répertorie les particuliers détenteurs d'armes. Dans ce dossier, un jeune homme de 21 ans, qui a reconnu utiliser le pseudonyme de hacker "HexDex", a été interpellé en Vendée "alors même qu'il s'apprêtait à publier d'autres données" piratées: il a été mis en examen le 23 avril et écroué, a indiqué la semaine dernière le parquet de Paris, qui le relie à une centaine de signalements de piratages depuis le 19 décembre. Sa jeunesse correspond au profil des hackers dans les radars de la justice. Fin janvier 2026, deux pirates présumés ont été mis en examen pour s'en être pris, dans des dossiers différents, aux interfaces des académies de La Réunion, Reims et Clermont-Ferrand, notamment, à l'automne 2025. Lors de leur mise en examen, le plus jeune avait 17 ans, l'autre 20 ans.

30.04.2026 à 20:59

"Comme si j'étais toujours à bout de souffle": Aux Philippines, un feu de décharge épuise les habitants

FRANCE24

L'incendie qui ravage la décharge de Navotas se propage sous terre, jusqu'à 15 mètres de profondeur, libérant dans l'atmosphère un cocktail toxique de méthane et de dioxyde de carbone. "L'odeur est parfois tellement forte qu'elle traverse le masque" pourtant très protecteur de type FFP2. "Ça nous fait mal à la gorge et à la tête", confie Dave Delos Reyes. Les quelque 500 personnes qui vivaient sur les îles à proximité de la décharge ont été évacuées et déplacées dans le centre d'Obando, une ville située à seulement 2,5 kilomètres de l'incendie. Au pic de l'incendie, plusieurs secteurs de la région métropolitaine de Manille avaient atteint un niveau de pollution qualifié de "gravement malsain" par un dispositif de surveillance local. Grâce aux efforts des pompiers, qui se sont relayés nuit et jour pour étouffer le feu en le recouvrant de tonnes de terre, les indicateurs ont fini par revenir à la normale, assure Ernest Macalalad, de l'Agence spatiale philippine. Mais jeudi à Salambao, l'une des îles évacuées, les maisons étaient encore enveloppées d'épaisses volutes de fumée grise, ont constaté des journalistes de l'AFP. A Obando aussi, la fumée continue de perturber la vie des habitants et des exilés qui craignent pour leur santé. "La fumée qui provient de la décharge va et vient. On la sent pendant environ 20 minutes, puis elle disparaît", témoigne auprès de l'AFP Monica Verses, qui vend des bonbons et des boissons à la fenêtre de sa petite épicerie. "A chaque fois que la fumée arrive jusqu'à mon magasin, je sens ma poitrine qui se serre et je me mets à beaucoup tousser", poursuit la commerçante de 62 ans. L'agence américaine chargée de la réponse aux catastrophes naturelles (Fema) a établi un lien entre les émissions toxiques provenant des incendies de décharges, et l'apparition de cancers, de lésions hépatiques, d'éruptions cutanées et de troubles de la reproduction. "Pas un feu typique" L'incendie de Navotas "n'est pas un feu typique, qui brûle en surface, ou un brasier. Il y a des couches d'ordures dans une zone montagneuse, et en dessous... du méthane", explique le commissaire Anthony Arroyo, porte-parole des pompiers de Manille. Souvent, ces incendies souterrains se déclenchant spontanément, lorsque de l'oxygène, qui s'infiltre par des fissures, alimente la chaleur générée naturellement par la matière organique en décomposition. Environ 50% de la zone touchée par l'incendie ont été recouverts de terre. Mais les interventions des pompiers sur la moitié restante prendront du temps, souligne M. Arroyo, car les parois pentues de cette montagne de déchets empêchent les engins lourds d'y accéder. Pour certains Philippins évacués, comme Ramon Adino, contraint de vivre dans une salle de classe exiguë avec 12 autres familles, le retour à une "vie normale" n'est qu'une question de temps. "Je vais un peu mieux maintenant, mais j'ai encore du mal à respirer normalement. C'est comme si j'étais toujours à bout de souffle", décrit l'homme de 68 ans qui espère que l'incendie "sera bientôt éteint". De son côté, Marissa Gusi, 62 ans, dit qu'elle privilégiera sa santé, même si les conditions de vie dans le camp d'accueil à Obando sont difficiles. "Je préfère rester ici indéfiniment plutôt que de perdre la vie à cause de cette fumée", s'emporte la vendeuse ambulante.

30.04.2026 à 20:57

Piratage en ligne: le Conseil d'Etat retoque le dispositif français de réponse graduée

FRANCE24

Cette réponse graduée, menée dans un premier temps par la Hadopi puis par l'Arcom qui l'a remplacée comme régulateur français du numérique, consiste à envoyer un avertissement à un internaute s'il est constaté que sa connexion à internet a servi à pirater une oeuvre protégée sur internet. En cas de nouveau manquement, un deuxième avertissement lui est envoyé. A partir du troisième, le dossier est transmis à la justice. Or, le Conseil d'Etat relève dans un communiqué que ce mécanisme n'impose pas que les données utilisées par l'Arcom soient conservées "de façon cloisonnée" par les opérateurs internet. La plus haute juridiction administrative française pointe également qu'il "autorise plus de deux recoupements de données par l'Arcom sans autorisation préalable par un juge", alors qu'il serait nécessaire d'avoir obtenu une autorisation d'une juridiction ou d'une entité administrative indépendante à partir de la troisième vérification. Ce traitement des données personnelles peut ainsi "porter atteinte au droit à la protection de la vie privée" et n'est donc "pas conforme" à la législation européenne, a décidé le Conseil d'Etat, suivant l'interprétation de la Cour de justice de l'Union européenne. Il enjoint ainsi au gouvernement d'abroger plusieurs dispositions du décret de 2010, qui avait mis en place la réponse graduée. L'Arcom "prend acte de la décision du Conseil d'Etat", a-t-elle fait savoir à l'AFP. - "2% des internautes" - "La pratique du piratage en +pair à pair+ (à savoir l'envoi de fichiers d'un internaute à un autre, NDLR), visée par la réponse graduée, concerne aujourd'hui encore 2% des internautes, ce qui milite pour la poursuite du travail de sensibilisation à des pratiques de consommation licites des contenus culturels et sportifs", a ajouté le régulateur. Le piratage par téléchargement de "pair à pair" a drastiquement diminué depuis plusieurs années, remplacé notamment par le streaming à l'aide de VPN ou les télévisions par internet (IPTV). En 2025, l'Arcom a émis 79.188 premiers avertissements dans le cadre de la réponse graduée, soit une baisse de 36% par rapport à l'année précédente, tandis que 1.338 dossiers ont été transmis à la justice sur cette période, d'après un bilan publié en mars dernier. Cette autorité, née de la fusion du CSA et de la Hadopi, a par ailleurs appelé à un renforcement de ses moyens d'action contre les sites de piratage, avec notamment des mesures comme le blocage des adresses IP en direct, prévu par une proposition de loi. L'association de défense des libertés sur internet La Quadrature du Net, mobilisée sur le sujet de la réponse graduée depuis la création de la Hadopi et qui faisait partie des organisations ayant saisi le Conseil d'Etat, a salué jeudi dans un autre communiqué, une "victoire" et prévenu que "le combat (n'était) pas fini". "Le gouvernement pourrait vouloir ressusciter la Hadopi et persister dans ce choix archaïque de surveillance", a-t-elle mis en garde, prônant la "décriminalisation" de ces "partages non marchands".

30.04.2026 à 20:51

Au moins cinq incendies de forêt font rage à travers les Pays-Bas

FRANCE24

Au lendemain d'un incendie déclenché sur un champ de tir d'artillerie de l'armée néerlandaise, dans la localité de 't Harde (est), deux incendies se sont déclarés en début d'après-midi sur d'autres terrains d'entraînement militaire près de Weert (sud-est) et d'Oirschot (sud). L'incendie de 't Harde n'était pas encore totalement contenu jeudi soir, bien que fortement diminué. D'autres incendies de moindre ampleur se sont également déclenchés dans l'après-midi près des localités de Noordwijk (ouest) et de Kessel (sud-est). L'aéroport civil de Kempen, situé dans la commune de Budel près de la frontière belge, à proximité de Weert, était en cours d'évacuation durant l'après-midi selon les autorités locales, qui ont classé l'incendie au niveau d'alerte 3, "une situation plus grave, ayant un impact sur la région". Le général Onno Eichelsheim, commandant des forces armées néerlandaises, a déclaré lors d'une conférence de presse avoir pris des mesures supplémentaires pour les entraînements militaires, en raison de la sécheresse actuelle dans le pays. Il a toutefois précisé que les exercices en cours ne seraient pas interrompus et qu'il était encore trop tôt pour affirmer que des militaires étaient responsables, selon l'agence de presse locale ANP. Le coordinateur national de la lutte contre les feux de forêt de l'Institut néerlandais de la sécurité publique (NIPV), Edwin Kok, a quant à lui déclaré que les moyens s'épuisaient. "Nous avons plusieurs incendies importants et une seule équipe d'hélicoptères disponible", a-t-il affirmé auprès du média publique NOS. "Avec cinq incendies simultanément, c'est une situation sans précédent, même pour nous", a-t-il ajouté.

30.04.2026 à 20:33

Birmanie : Aung San Suu Kyi purgera le reste de sa peine assignée à résidence

FRANCE24

Dans un communiqué de son bureau, le nouveau chef de l'Etat, Min Aung Hlaing, qui avait été à la tête du coup d'Etat de 2021 contre le gouvernement de la lauréate du prix Nobel de la Paix, a déclaré qu'il commuait le reste de la peine "en assignation à résidence". A 80 ans, Aung San Suu Kyi reste populaire en Birmanie et sa famille alerte régulièrement sur la dégradation de son état de santé. Le document officiel est accompagné d'une photographie semblant montrer Mme Suu Kyi assise, flanquée de deux hommes – l'un en chemise kaki et l'autre en uniforme de police. Le nombre d'années qu'il lui reste à purger n'est pas précisé dans le communiqué officiel, pas plus que son lieu de résidence. Mais une source dans son parti dissous, la Ligue nationale pour la Démocratie (LND), a dit à l’AFP qu’elle serait probablement maintenue à l’isolement dans la capitale Naypyidaw. "Nous ne savons pas exactement où", a reconnu cette source, qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité. Selon une source policière, les forces de sécurité ont reçu l'ordre de mettre en place "des restrictions" jeudi soir dans certains quartiers de Naypyidaw. "Le +lieu de résidence désigné+ mentionné dans cet ordre restera sous leur garde et leur contrôle directs", a-t-elle confié, elle aussi sous couvert d'anonymat. L'ONU salue une "étape importante" L'ONU s'est félicitée de la commutation de peine accordée à Aung San Suu Kyi. "C'est une étape importante vers des conditions propices à un processus politique crédible", a réagi Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, appelant à nouveau à la libération de "tous les prisonniers politiques" en Birmanie. Réaction positive aussi des avocats français de l'ex-dirigeante birmane. "Aung San Suu Kyi a vécu l'enfer dans les prisons birmanes pendant plus de cinq ans. Nous saluons l'évolution de sa situation tout en soulignant qu’elle demeure injustement privée de liberté", ont commenté Mes François Zimeray et Catalina de la Sota. En mai 2022, ils avaient dénoncé, auprès du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, la privation continue et illégale de liberté qui lui était infligée. "A mon avis, ils (les chefs de la junte) jouent leur jeu habituel", a quant à lui dit au téléphone auprès de l'AFP Kim Aris, le fils de Mme Suu Kyi. "Ils tentent de se légitimer auprès des médias internationaux et des gouvernements du monde entier", a-t-il poursuivi. "Si elle a effectivement été assignée à résidence, j'espère qu'elle sera autorisée à communiquer avec moi et ses avocats, entre autres", a ajouté Kim Aris, avant de lâcher : "personne ne m'a contacté". Un état de santé préoccupant Aung San Suu Kyi, détenue depuis le putsch, avait d'abord été reconnue coupable au cours de procès à huis clos et condamnée à plus de 30 ans de prison pour des chefs d'accusation allant de la corruption à la violation des réglementations liées au Covid-19. Une grâce accordée en 2023 pour certains des crimes retenus contre elle a abouti à réduire sa peine à 27 ans. Aung San Suu Kyi demeure extrêmement populaire en Birmanie mais elle est maintenue dans un isolement quasi-total et sa famille a alerté sur son état de santé préoccupant. Min Aung Hlaing a accédé à la présidence au début du mois à l'issue d'un processus électoral qualifié à l'étranger de manoeuvre pour prolonger le régime militaire sous une apparence de pouvoir civil et excluant la LND d'Aung San Suu Kyi. Cette transition s'est accompagnée de l'assouplissement de certaines mesures répressives prises par la junte au cours des cinq dernières années. Les défenseurs de la démocratie estiment que ceci ne constitue qu'un changement de façade destiné à redorer l'image du gouvernement, composé en majorité d'anciens militaires.

30.04.2026 à 20:13

Canons, drones et hélicoptères: l'armée française en démonstration de force

FRANCE24

Dans les vastes camps militaires de Champagne, l'armée de Terre française achève la phase de reconquête du territoire d'un pays allié face à un ennemi fictif, semblable à ce que les forces russes pourraient opposer dans l'hypothèse d'un "choc violent" auquel les Européens se préparent. Casque sur la tête à bord d'un blindé ou en vol tactique à bord d'un hélicoptère, le chef des Armées a pu constater la modernisation des matériels permise par l'augmentation du budget de la Défense, passé de 32 milliards d'euros en 2017 à 57,1 cette année. "J’ai pu voir les derniers équipements que vous avez touchés", se félicite-t-il devant la troupe. Environ 12.500 militaires sont engagés dans cette dernière phase de l'exercice avec 1.800 véhicules et blindés, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six autres pays y participent, Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg. "Cet exercice nous a montré la crédibilité qu'ont les Européens à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur. Et la France à être une nation-cadre dans ce contexte", déclare le président. C'est "un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires", argue-t-il. Pour le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill, Orion est aussi "un succès parce que ça nous a obligés à travailler à grande échelle et qu'on en a tiré énormément de retour d'expérience". Le poste de commandement avancé de la division, dissimulé sous des filets de camouflage, témoigne des enseignements du conflit en Ukraine, où les PC sont des cibles privilégiées: pour être le plus discret possible, il a changé cinq fois de position au cours de l'exercice, ne comporte que 50 personnes et utilise autant que possible les réseaux de communication civils pour éviter d'être repéré. L'armée de Terre disposait de 3.000 drones en début d'année, elle en aura 15.000 fin 2026, explique-t-on au président. "On a tiré tous le enseignements de l'Ukraine?", interroge Emmanuel Macron, mettant en avant les "7 millions" de drones utilisés par Kiev. Drone largué par hélico "Notre effort, c'est de rester au niveau de la technologie et que chaque soldat soit un opérateur" de drone, lui répond le général Philippe de Montenon, commandant la force opérationnelle terrestre. Mais "un effort reste à faire" sur la lutte antidrones, concède-t-il. Un autre général met en avant le "manque de moyens de franchissement" pour traverser les nombreuses rivières qu'il a fallu passer lors de la phase de reconquête de l'exercice Orion. Survolant à grande vitesse et basse altitude les champs verts de blé et jaunes de colza, un raid d'hélicoptères franchit la ligne de contact avec l'ennemi pour aller le frapper sur ses arrières. A bord de l'un d'eux, Emmanuel Macron assiste à des tirs de missiles Hellfire par des hélicoptères de combat Tigre et au largage d'un drone FPV (piloté en immersion) pour frapper des cibles. Le président survole ensuite un réseau de tranchées, utilisé pour l'entraînement à une forme de combat que l'armée de Terre réapprend à maîtriser. "Il faut passer à une artillerie de masse et la brancher à un maximum de capteurs", plaide le général Schill. Comme par exemple au drone de reconnaissance DT-46 servant à détecter des cibles pour l'artillerie, "en service opérationnel depuis un an", explique un artilleur au président. Avant que le chef de l'Etat ne prononce à la radio le "finex" signalant la fin d'exercice, Emmanuel Macron est descendu dans une tranchée, d'où des militaires tirent à la mitrailleuse à proximité de blindés VBCI et de chars Leopard grecs tirant eux-aussi avec leurs canons. Simulant la riposte de l'artillerie ennemie, des explosions secouent le sol à quelques mètres devant eux. Au milieu, un lièvre, paniqué, cherche une échappatoire.

30.04.2026 à 20:11

En Iran, retour à une routine devenue hors de prix

FRANCE24

Sur des vidéos tournées par l'AFP, de nombreux jeunes flânaient ou sirotaient un mocktail dans des bars des quartiers chics du nord de la capitale mercredi soir, veille de week-end. La plupart des femmes et serveuses ne portaient pas le voile. Ces scènes masquent l'inflation qui explose tout comme le chômage, conséquences directes de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis fin février et du double blocus imposé désormais par l'Iran et les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz. "Pour beaucoup d'entre nous, payer le loyer et même acheter de la nourriture est devenu difficile, et certains n'ont plus rien", témoigne Mahyar, 28 ans, interrogé par un journaliste de l'AFP basé à Paris. "Seuls ceux qui possédaient des biens immobiliers, de grandes entreprises et un patrimoine important ont encore une situation normale", observe-t-il. Son entreprise a déjà licencié près de 40% de son personnel. Plus de 190.000 Iraniens ont déposé une demande d'allocations chômage depuis le début de la guerre, selon des chiffres donnés mercredi par le vice-ministre iranien du Travail. Et pour ceux qui travaillent, les salaires stagnent en dépit d'une inflation déjà supérieure à 45% avant la guerre, qui atteint maintenant près de 54%, d'après le Centre national des statistiques. "Même les riches se plaignent", raconte Tonekabon, 49 ans, face à des locataires — y compris les siens — qui peinent à payer leur loyer. Dans ce contexte, "tout le monde répare ce qu'il a ou achète d'occasion". "Malgré tout" Au 28 avril, environ un litre d'huile de cuisson coûtait quatre millions de rials, un oeuf 240.000 rials, la viande de 7 à 23 millions de rials le kilogramme, pour un salaire minimum quotidien de quelque 5,5 millions de rials (3 dollars jeudi, selon des sites de suivi des changes sur le marché noir). "Nos tables sont moins garnies", note Shahin Nampoor, étudiant de 18 ans, interrogé par l'AFP à Téhéran. "Depuis la guerre, tout est devenu dix fois plus cher, il n'y plus de prix fixe et chacun impose les siens", des cigarettes à la nourriture, rapporte le jeune homme. "Même en temps de guerre, les prix n'augmentaient pas autant, désormais ils montent tous les jours", se désole Fatemeh, 29 ans, qui habite à Zahedan (sud-est). Son mari est au chômage et elle passe ses journées à coudre des vêtements et faire de la broderie. Elle n'a plus les moyens d'acheter du lait infantile pour le plus jeune de ses deux enfants. Et elle repousse sans cesse depuis trois mois un rendez-vous pour aller chez le dentiste. "Beaucoup de nos proches et voisins ne se font plus soigner parce que c'est devenu trop cher", assure-t-elle. La vertigineuse dépréciation de la monnaie depuis la guerre de juin 2025, déjà avec les Etats-Unis et Israël, a joué un rôle clé dans les plus grandes manifestations contre le pouvoir de l'histoire récente, lancées fin décembre par des grèves de commerçants dans le célèbre bazar de Téhéran. Des milliers de personnes ont été tuées en janvier dans la répression qui a suivi, selon des groupes de défense des droits humains. Partout dans le pays, les bazars ont réduit leurs horaires d'ouverture tandis que le secteur du bâtiment licencie massivement, touchant en grande partie des migrants afghans. Shervin, photographe, a lui perdu son travail en ligne et a dû payer pour la première fois son loyer en retard, la coupure d'internet imposée par les autorités pénalisant de nombreux secteurs. Mais il veut garder le moral, profitant des parcs et cafés de la capitale: "j'essaie de voir la beauté de la vie et de continuer malgré tout". burs-sw/san/anb/vl

30.04.2026 à 20:11

Musk / Altman : une guerre de pouvoir ?

Stéphanie ANTOINE

Un duel au sommet de la tech. Elon Musk et Sam Altman se retrouvent côte à côte pour la première fois depuis longtemps, au procès dans lequel le patron de SpaceX accuse celui d'OpenAI d'avoir trahi la vocation non lucrative de la start-up d'intelligence artificielle qu'ils ont cofondée avant de se fâcher.

30.04.2026 à 19:51

Masters 1000 de Madrid: la surprise Blockx élimine le tenant du titre Ruud

FRANCE24

Ruud, N.15 mondial, est le troisième joueur du Top 20 à tomber sous les coups du natif d'Anvers dans la capitale espagnole. Après avoir sorti l'Argentin Francisco Cerundolo (20e), Blockx avait battu en 8e de finale son premier "Top 10", le Canadien Félix Auger-Aliassime (5e). Actuellement 69e mondial, il est assuré d'entrer dans le Top 40, moins de deux mois après avoir fait son entrée dans les 100 premiers joueurs mondiaux en mars. Il affrontera vendredi dans le dernier carré le vainqueur du match entre Flavio Cobolli (13e) et Alexander Zverev (3e), programmé dans la soirée. L'autre demi-finale opposera le numéro un mondial italien Jannik Sinner au Français Arthur Fils. "Je ne sais pas quoi dire, je suis juste content, a lâché Blockx au micro de l'organisateur. Quand j'ai gagné mon premier match ici j'étais déjà super content, mais la demi-finale, je n'en avais même pas rêvé. Les conditions me conviennent bien ici, c'est de la terre, c'est un peu lent et ça me permet de bien me placer pour jouer mes coups". "J’ai trouvé ce match déprimant, parce qu’il n’avait vraiment pas de faiblesses", a reconnu Ruud après sa défaite, "j'avais fait le maximum pour analyser son jeu, j'ai revu plusieurs de ses matches et de ses meilleurs coups pour évaluer son meilleur niveau (...) mais au final, quand vous êtes sur le court, vous pouvez avoir analysé tout ce que vous voulez, vous devez réussir les coups que vous tentez". Les deux sets ont été assez différents. Ruud, 27 ans, a mis longtemps à entrer dans la partie. Le triple finaliste en Grand Chelem a notamment multiplié les fautes en coup droit en début de partie (23 dans la première manche, dont 11 non forcées). La deuxième manche a été plus disputée. La partie a basculé à 3-3 dans cette manche, lorsque le grand Belge (1,93 m) a converti une troisième balle de break pour prendre une avance définitive. Il s'est d'abord procuré deux balles de matches à 5-3 sur le service de Ruud, mais le Norvégien a réussi à les sauver toutes les deux. Au service, l'ex-N.1 mondial junior n'a pas tremblé. Menant 40-0, il a plié le match à sa deuxième tentative. Finaliste l'an dernier des finales Next Gen réunissant les meilleurs jeunes de moins de 22 ans, Blockx a fait ses débuts dans un tournoi du Grand Chelem cette année en Australie.

30.04.2026 à 19:33

TotalEnergies: la gauche pousse pour une taxation, le gouvernement temporise

FRANCE24

TotalEnergies a annoncé mercredi de juteux bénéfices de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre (4,96 milliards d'euros), une hausse de 51% sur un an. La compagnie pétrolière française a gratifié ses actionnaires d'un dividende en hausse de 5,9% par rapport aux autres trimestres. L'ensemble de la gauche s'est indignée à l'annonce de ces résultats exceptionnels alors que déjà en 2022, lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, TotalEnergies avait enregistré des profits record. Le Parti socialiste a déposé une proposition de loi pour taxer ce type de surprofits (ou superprofits), visant les entreprises réalisant "plus de 750 millions (d'euros) de chiffre d'affaires", a indiqué jeudi son premier secrétaire, Olivier Faure, sur RTL. Alors que TotalEnergies assure réaliser la majorité de ces bénéfices hors de France, la taxe doit porter sur les résultats mondiaux, a-t-il précisé sur franceinfo. "Il y a une forme d'indécence" à "gagner de l'argent parce que la guerre existe et parce qu'il y a des gens qui aujourd'hui en souffrent", a commenté M. Faure. La veille déjà, la gauche avait dénoncé une entreprise qui "profite de la guerre", selon les propos de la députée LFI Clémence Guetté. "Tout pour les actionnaires", avait fustigé de son côté l'ex-Insoumis François Ruffin. La députée écologiste Eva Sas a également déposé une proposition de loi pour taxer les superprofits des entreprises pétro-gazières réalisés en période de crise. Mais sur cette question fiscale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé jeudi qu'il s'agissait d'"un sujet pour l'année prochaine", à discuter lors des débats budgétaires. "Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça par un claquement de doigts en milieu d'année", a-t-il dit. "Outil de souveraineté" Le Rassemblement national défend également une taxation de ces bénéfices exceptionnels. Même si mercredi, ses deux dirigeants n'ont pas semblé d'accord sur son urgence. Mais au même moment, interrogé sur BFMTV, Jordan Bardella a semblé moins allant. "Il ne faut rien s'interdire", a-t-il dit, tout en observant que ce n'était pas "la priorité", dans "un pays qui a 46% de prélèvements obligatoires". Il a salué "le geste de blocage des prix" de TotalEnergies sur les tarifs à la pompe de l'essence et du diesel. Depuis février 2023, le géant pétrogazier plafonne le prix de l'essence dans ses stations, un dispositif qu'il a annoncé prolonger jeudi "tant que la crise au Moyen-Orient durera". "Ca va dans le bon sens", a jugé Sébastien Lecornu. "Est-ce que c'est suffisant? Je ne peux pas vous répondre. Je ne sais pas combien de temps la crise va durer", a-t-il ajouté lors d'un point presse. Mercredi, il avait appelé TotalEnergies à "redistribuer d'une manière ou d'une autre" ses éventuels profits "exceptionnels". Face à la flambée des carburants, le gouvernement a annoncé des aides directes à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", comme les infirmières, et aussi un soutien à différents secteurs (agriculture, pêche, BTP, taxis, etc.). Le coût de ces aides (180 millions d'euros) est en grande partie couvert par les recettes fiscales supplémentaires liées à l'augmentation des prix (170 millions). Mais dans l'immédiat, tenu par un contexte budgétaire contraint, Sébastien Lecornu n'envisage pas de taxation spécifique sur les entreprises pétrolières. Il s'est borné à affirmer qu'il n'avait pas d'"objection de principe" à une taxation européenne. Jeudi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a estimé sur TF1 qu'avoir un pétrolier national, comme TotalEnergies, était aussi "un outil de souveraineté". "Personne ne doit faire de profits indus sur le dos de la crise", a-t-elle insisté. lum-nal-hrc-la/sde/swi

30.04.2026 à 19:29

La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai

FRANCE24

En baisse depuis lundi, l'indice du CAC 40 a repris 42,71 points (+0,53%) à 8.114 points. Mecredi, le CAC 40 avait terminé en baisse de 0,39%, soit une perte de 31,96 points, pour atteindre 8.072,13 points. Les investisseurs ont repris goût aux risques en fin de séance, au moment de la baisse du prix du pétrole. Peu avant 19H00, le baril de Brent de mer du Nord reculait presque aussi fortement qu'il était monté (-3,35% à 114,08 dollars). Plus tôt dans la journée, le Brent, référence en Europe, avait dépassé les 126 dollars le baril, un sommet depuis début 2022 lorsque l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe avait provoqué une flambée des cours. Le CAC 40 naviguait alors en territoire négatif. "Les craintes d'une escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran ont alimenté la hausse initiale avant que le marché ne se calme", a commenté Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB. La Bourse a préféré voir le verre à moitié plein après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui a maintenu son taux de dépôt inchangé à 2%. Les investisseurs semblent avoir fait la sourde oreille à la mise en garde de la présidente de la BCE Christine Lagarde, assurant que "les risques" d'une inflation en hausse et d'une croissance en baisse s'étaient "intensifiés". "Sauf forte baisse des prix de l'énergie ou net ralentissement des indicateurs d'activité, une hausse des taux de 25 points de base en juin semble probable", commentent les analystes de Capital Economics. Coté valeurs, Le groupe énergétique Engie a pris la tête du palmarès des meilleures progressions jeudi (+4,93% à 28,07 euros le titre). Insensible aux effets de conjoncture, STlicroelectronics (semi-conducteurs) a poursuivi sur sa lancée (+2,90% à 46,02%). Mauvaise journée en revanche pour les fleurons du secteur bancaire: BNP Paribas a reculé de 1,41% à 89,23 euros, malgré l'annonce d'un bénéfice net record au premier trimestre. Le Crédit Agricole, qui a publié jeudi des bénéfices en hausse, mais légèrement inférieurs aux attentes, a également souffert (-3,66% à 16,60 euros). Le constructeur automobile Stellantis a enregistré la plus mauvaise performance de la journée (-6,40%, à 6,22 euros). Renault a également reculé (-0,33% à 29,77 euros).

30.04.2026 à 19:25

Le roi Charles se rend dans un cimetière militaire américain au dernier jour de sa visite d'Etat

FRANCE24

"C'est un roi formidable -- le plus formidable des rois, à mon avis", l'a salué Donald Trump, au moment de la cérémonie d'au revoir officielle à la Maison Blanche. "Des gens formidables. Nous avons besoin de plus de gens comme eux dans notre pays", a lancé le président américain quelques minutes plus tard, quand le couple royal s'éloignait en voiture, après des poignées de main et quelques mots échangés. Au cours de cette visite d'Etat de quatre jours, Donald Trump a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le souverain britannique et la reine Camilla avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon, survol de la Maison Blanche par des avions de combat et dîner de gala. Le président républicain fait régulièrement des allusions à l'idée de devenir roi lui-même. Il a encore écrit mardi sur son réseau Truth Social qu'il avait "toujours voulu vivre à Buckingham" Palace, et la Maison Blanche a publié sur son compte X une photo de Charles et de lui avec le commentaire "DEUX ROIS" accompagné d'une petite couronne. Après avoir salué Donald Trump jeudi, le roi Charles et la reine Camilla se sont rendus au cimetière militaire d'Arlington, en banlieue de Washington, où ils ont déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu et se sont recueillis au son d'un clairon. Ils ont ensuite visité la salle d'exposition voisine présentant des pièces et des objets militaires. Comme Elizabeth II Le couple doit enfin participer à une fête de quartier pour marquer le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance par laquelle des colonies britanniques sont devenues en 1776 les Etats-Unis d'Amérique et rencontrer des Amérindiens avant de s'envoler vers l'archipel des Bermudes, territoire britannique dans l'océan Atlantique. Le temps fort de cette visite d'Etat a été le discours mardi de Charles III devant le Congrès américain. Un moment rare : il est seulement le deuxième souverain britannique à s'y être exprimé après Elizabeth II, sa mère, en 1991. Le discours du roi a été chaleureusement reçu, même s'il a abordé des sujets sensibles pour les soutiens républicains de Donald Trump, en appelant à faire preuve d'une "détermination sans faille" pour la défense de l'Ukraine ou encore en évoquant l'équilibre des pouvoirs et le changement climatique. Au moment où la relation entre Londres et Washington connaît des turbulences, autour de la guerre en Iran en particulier, il a exhorté les deux pays à défendre leurs valeurs communes et à résister aux appels à se replier "toujours davantage sur eux-mêmes". Le couple royal s'est rendu mercredi à New York, où il s'est recueilli au mémorial du 11-Septembre et a rencontré le nouveau maire de la ville, Zohran Mamdani. Charles III, fervent défenseur de la cause environnementale, a également visité une ferme urbaine dans le quartier historiquement défavorisé de Harlem, pendant que Camilla se rendait à la bibliothèque municipale de New York pour célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson. Le dispositif de sécurité autour de cette visite d'Etat était particulièrement serré après qu'un homme armé a tenté samedi à Washington de forcer l'entrée d'un gala auquel assistaient le président américain et son épouse.

30.04.2026 à 19:23

Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP

FRANCE24

"Tous les pays sans exception dépendent des énergies fossiles. Se contenter de leur demander d'en sortir n'est donc pas réaliste", a déclaré M. Kurum jeudi à Paris, en marge d'une conférence à l'Agence internationale de l'énergie consacrée à la transition énergétique. La COP30 à Belem a échoué en novembre à inscrire une phrase sur les énergies fossiles dans le texte final, approuvé par près de 200 pays sous l'égide de l'ONU, face à l'opposition de grands pays producteurs. En maigre compensation, la présidence brésilienne de la conférence a lancé l'idée d'une "feuille de route" volontaire pour une sortie progressive du charbon, du pétrole et du gaz. La Turquie tentera-t-elle de faire revenir dans le texte final une mention des énergies fossiles? "L'important n'est pas d'ajouter quelques mots dans un texte", rétorque M. Kurum, via un interprète, semblant vouloir ménager les intérêts des pro et des anti-énergies fossiles. Un président de COP n'a pas d'autre pouvoir que celui de gérer les négociations entre l'ensemble des pays. "Nous mettrons cette décision en œuvre", dit toutefois Murat Kurum au sujet de l'initiative brésilienne sur la "feuille de route", sans se montrer plus explicite. Le camp des partisans de la sortie des énergies fossiles a cette semaine été rasséréné par la première conférence sur la sortie des énergies fossiles à Santa Marta en Colombie, à laquelle ont participé une cinquantaine de pays. L'objectif d'une sortie progressive des énergies fossiles a été adopté universellement à la COP de Dubaï en 2023 mais se trouve dans l'impasse politique depuis, sur fond de reculs environnementaux à travers la planète. Sincérité et promesses tenues Sur les thèmes qui pourraient faire de la COP31 une réussite, Murat Kurum, ancien candidat à la mairie d'Istanbul et proche du président Recep Tayyip Erdogan, répond attendre "de la sincérité" des délégués. "Nous voulons des promesses tenues à la COP31", dit-il, ajoutant rechercher "une COP axée sur les résultats et la mise en œuvre", à l'instar des Brésiliens en 2025. M. Kurum ajoute que "nous ne ferons aucun progrès si nous prenons la crise comme excuse", tout en ayant reconnu quelques heures plus tôt au cours d'un discours que "le monde est aujourd'hui confronté à la plus grave crise énergétique de son histoire" en raison de la guerre au Moyen-Orient. "Bien sûr, les feuilles de route et les plans d'action sont très importants. Mais l'essentiel est de parvenir à diversifier les sources d'énergies propres et renouvelables. Si l'on ne veut plus jamais revivre une telle crise", dit-il encore. Quant à l'absence des Etats-Unis aux négociations climatiques internationales depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le responsable confie que des entreprises américaines "nous ont contactés pour nous faire savoir qu'elles souhaitaient jouer un rôle actif lors de la COP31". "Si telle est l'attente du public, alors, en fin de compte, d'une manière ou d'une autre, les gouvernements devront s'y conformer", ajoute Murat Kurum dont le pays va partager l'organisation de la COP31 avec l'Australie, qui dirige les négociations, un arrangement inédit dans l'histoire des COP. Malgré cette répartition des tâches, la Turquie n'entend pas s'occuper seulement de logistique. "La Turquie jouera un rôle partout, où que ce soit", insiste fermement M. Kurum, notant qu'"en fin de compte, ce sera la présidence de la COP31 qui prendra les décisions".
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