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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

17.02.2026 à 15:39

Macron en Inde pour renforcer le commerce bilatéral : le partenariat "n'a pas de limites" selon Modi

FRANCE24

Emmanuel ⁠Macron a salué ​au début d'une visite officielle de trois jours en Inde le "partenariat de confiance" entre la France et la grande puissance asiatique, ​qu'il espère renforcer encore dans les domaines de la Défense ou du commerce au nom d'un "multilatéralisme efficace". Décryptage de Karim Yahiaoui, chroniqueur international France 24

17.02.2026 à 15:39

Municipales 2026 : le Rassemblement national veut accentuer sa dynamique avant la présidentielle

Romain BRUNET

En présentant un nombre record de 650 listes, le Rassemblement national espère remporter "plusieurs dizaines de communes" lors des élections municipales (15 et 22 mars). Le parti d’extrême droite entend ainsi poursuivre sur sa dynamique actuelle pour ensuite filer tout droit vers la présidentielle 2027.

17.02.2026 à 15:33

La course aux armements dotés d'IA risque d'anéantir l'humanité, prévient un éminent chercheur

FRANCE24

M. Russell, professeur à l'Université de Californie, Berkeley, présent au Sommet international de l'IA à New Delhi, affirme que les dirigeants des plus grandes entreprises d'IA comprennent les dangers posés par des systèmes super-intelligents qui pourraient un jour surpasser les humains. Selon lui, la responsabilité de sauver l'espèce incombe aux gouvernements, capables d'agir collectivement. "Permettre à des entités privées de jouer, en substance, à la roulette russe avec chaque être humain sur terre est, à mes yeux, une totale défaillance du devoir", a déclaré Stuart Russell, une voix qui pèse au sujet de la sûreté de l'IA. Les pays et les entreprises dépensent des centaines de milliards de dollars pour construire des centres de données énergivores destinés à entraîner et faire fonctionner des outils d'IA générative. Cette technologie en plein essor promet des avancées comme la découverte de médicaments, mais pourrait aussi entraîner des pertes d'emplois, faciliter la surveillance et les abus en ligne, entre autres menaces. À cela s'ajoute le risque que "les systèmes d'IA eux-mêmes prennent le contrôle et que la civilisation humaine soit un dommage collatéral de ce processus", a indiqué le professeur lors d'un entretien au Sommet AI Impact. "Chacun des PDG des principales entreprises d'IA, je crois, veut désarmer", mais ne peut le faire "unilatéralement" car ils seraient limogés par les investisseurs, a-t-il dit. "Certains l'ont dit publiquement et d'autres me l'ont confié en privé", a-t-il ajouté, notant que même Sam Altman, patron d'OpenAI, créateur de ChatGPT, a déclaré publiquement que l'IA pourrait conduire à l'extinction de l'humanité. OpenAI et la startup américaine rivale Anthropic ont connu des démissions publiques de salariés qui ont exprimé leurs préoccupations éthiques. Anthropic a aussi averti la semaine dernière que ses derniers modèles de chatbot pouvaient être poussés à "soutenir sciemment — de manière limitée — des efforts de développement d'armes chimiques et d'autres crimes odieux". Des "imitateurs" humains Les réunions internationales, comme le sommet sur l'IA de cette semaine, offrent une occasion de réguler le secteur, même si ses trois précédentes éditions n'ont abouti qu'à des accords volontaires de la part des entreprises technologiques. "Il est vraiment utile que chacun des gouvernements comprenne cet enjeu. C'est pour cela que je suis ici", a déclaré M. Russell. L'Inde espère que le sommet sur l'IA, qui se tient sur cinq jours et réunit des dirigeants de la tech ainsi que des dizaines de délégations nationales de haut niveau, l'aidera à prendre de l'avance dans ce domaine. Le ministre indien des Technologies de l'information, Ashwini Vaishnaw, a indiqué mardi que le pays s'attendait à plus de 200 milliards de dollars d'investissements dans l'IA au cours des deux prochaines années, dont environ 90 milliards déjà engagés. Parallèlement, les craintes que les outils d'assistance basés sur l'IA ne provoquent des licenciements massifs dans les plus grands secteurs indiens du service client et du support technique ont fait plonger ces derniers jours les actions des sociétés d'externalisation du pays. Selon Stuart Russell, ce type d'emplois de back-office en Inde est mûr pour être remplacé par l'IA. "Nous créons des imitateurs humains. Et donc, bien sûr, l'application naturelle pour ce type de système, c'est de remplacer des humains." Le chercheur perçoit une effervescence de la contestation vis-à-vis de l'IA, "particulièrement chez les jeunes". "Ils résistent en réalité aux aspects déshumanisants de l'IA", a-t-il affirmé. "Lorsque vous prenez le contrôle de toutes les fonctions cognitives — la capacité de répondre à une question, de prendre une décision, d'élaborer un plan… vous réduisez quelqu'un à moins qu'un être humain. Les jeunes ne veulent pas de cela", assure-t-il. kaf/ami/vmt/rhl

17.02.2026 à 15:31

Warner accepte sept jours de discussions avec Paramount mais prépare toujours son rachat par Netflix

FRANCE24

"Netflix a accordé à WBD une dispense limitée (...) permettant à WBD d'engager des discussions avec Paramount Skydance pendant une période de sept jours se terminant le 23 février 2026", afin de donner à Paramount "la possibilité de présenter sa meilleure offre" qui sera "finale", a précisé Warner dans un communiqué. Durant cette période, Warner entamera des discussions avec Paramount "pour clarifier certains termes" de son offre. Il lui a notamment adressé mardi une série de "questions clés" pour préciser sa dernière offre, datant du 10 février. Netflix conserve le droit de s'aligner sur la nouvelle offre de Paramount, précise-t-il encore. Warner réitère dans l'immédiat sa préférence pour l'offre de rachat de Netflix et annonce que l'assemblée générale extraordinaire lors de laquelle ses actionnaires devront trancher sur l'opération se tiendra le 20 mars. "Sécurité nationale" La saga du rachat de Warner dure depuis plusieurs mois. Fin octobre, Warner s'est officiellement dite ouverte aux offres de rachat avant d'annoncer, début décembre, un accord avec Netflix. Paramount avait été le premier à manifester son intérêt mais le conseil d'administration de Warner a rejeté de manière répétée ses offres. Paramount propose de prendre le contrôle de la totalité du groupe, avec toutes ses chaînes de télévision y compris CNN, alors que Netflix n'est intéressé que par le studio de cinéma Warner Bros et l'ensemble HBO (chaînes et plateforme de streaming HBO Max). Paramount offre 108 milliards de dollars, dette comprise, et Netflix 82,7 milliards. Ce dernier a réaffirmé mardi, dans un communiqué séparé, que son offre était "supérieure" à celle de Paramount qu'il accuse de "manoeuvres" de distraction. Selon lui, Paramount induit en erreur les actionnaires de Warner lorsqu'il laisse "entendre que sa proposition passera sans encombre" en termes réglementaires. En combinant "deux des cinq grands studios hollywoodiens, deux grands circuits de distribution en salles, deux des principaux studios de télévision, deux grandes chaînes d’information, et deux grands distributeurs sportifs", Paramount risque en effet "de préoccuper les autorités chargées de la concurrence" à travers le monde, avance Netflix. Par ailleurs, le financement étranger de l'offre de Paramount "suscite déjà de graves inquiétudes en matière de sécurité nationale", affirme-t-il: "Nous nous attendons à ce que les autorités gouvernementales du monde entier (...) examinent de près les investisseurs moyen-orientaux". Paramount compte notamment parmi ses partenaires financiers les fonds souverains d'Arabie saoudite, d'Abou Dhabi et du Qatar. Paramount a plusieurs fois modifié son offre pour tenter de convaincre Warner. La dernière version en date, présentée le 10 février, proposait de verser 0,25 dollar par action aux actionnaires de Warner pour chaque trimestre au-delà du 31 décembre 2026 durant lequel la transaction n'est pas finalisée. Il propose aussi de financer les frais de résiliation de 2,8 milliards de dollars payables à Netflix.

17.02.2026 à 15:25

Poupées pédopornographiques: la plateforme Shein visée par une enquête de l'UE

FRANCE24

Outre la vente de produits illégaux, la Commission européenne, chargée de cette enquête, dit viser les aspects "addictifs" de la plateforme d'origine chinoise désormais basée à Singapour et le manque de transparence de son algorithme de recommandation de produits aux utilisateurs. Ces manquements, s'ils sont confirmés par les investigations de la Commission, constitueraient des infractions au règlement européen sur les services numériques (ou DSA), qui pourraient valoir théoriquement de lourdes amendes à Shein (jusqu'à 6% de son chiffre d'annuel). Le DSA est une puissante législation de l'UE qui oblige les plateformes en ligne à prendre des mesures pour protéger leurs utilisateurs contre les contenus et produits illégaux ou dangereux. Les plus grandes de ces plateformes, une catégorie dont Shein fait partie, sont en outre soumises à un régime de règles et de contrôles renforcés. "Dans l'UE, les produits illégaux sont interdits à la vente, que ce soit dans un magasin ou en ligne", a souligné la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen. Le DSA "protège les consommateurs, veille à leur bien être et leur donne des informations sur les algorithmes avec lesquels ils interagissent", a-t-elle défendu, alors que cette réglementation a ses détracteurs. Le DSA est régulièrement accusé par les États-Unis d'entraver la liberté d'expression et de cibler les entreprises étrangères. Pression de la France "Nous prenons très au sérieux nos obligations au titre du DSA. Nous avons toujours pleinement coopéré avec la Commission européenne et continuerons de le faire tout au long de cette procédure", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe Shein. Le groupe assure avoir renforcé ses outils de détection de produits illégaux et mis en place des mesures supplémentaires concernant les produits interdits aux mineurs, dont un dispositif de vérification d'âge. "Nous partageons l'objectif de la Commission consistant à garantir un environnement en ligne sûr et fiable et continuerons à coopérer de manière constructive dans le cadre de cette procédure", a ajouté le porte-parole. La décision de l'UE n'est pas une surprise, Bruxelles ayant lancé ces dernières semaines des démarches en vue d'une telle procédure, sous la pression de la France, qui demandait à l'UE de sévir, depuis la découverte fin octobre que des produits illégaux étaient en vente sur Shein. La France a salué cette démarche. Les ministres chargés de l’Économie Roland Lescure, du Commerce Serge Papin, et du Numérique Anne Le Hénanff se sont réjouis "que la voix de la France ait été entendue" et ont souhaité "que cette procédure puisse être menée jusqu’au bout et rapidement". Les autorités françaises ont pris depuis novembre de multiples initiatives contre la plateforme, fondée en Chine en 2012, mais désormais basée à Singapour, pour avoir proposé à la vente des poupées sexuelles ressemblant à des enfants et des armes. Après avoir échoué à obtenir une interdiction totale du site, l'Etat français a demandé à la justice, qui doit se prononcer sur cette requête le 19 mars, de bloquer sa section de place de marché dédiée aux vendeurs tiers, ou "marketplace". A la suite du scandale né de la vente de ces poupées pédopornographiques, le groupe avait bloqué de lui-même en France sa place de marché pendant deux mois. Il l'a rouverte début début janvier, après avoir fait le ménage parmi les vendeurs et produits proposés, et mis en place une série de garde-fous. Shein est également dans le collimateur de l'Europe sur un autre plan. L'UE reproche aux géants asiatiques du commerce en ligne, comme AliExpress, Temu et Shein d'inonder le marché européen de produits à bas prix, qui trop souvent ne respectent pas les normes européennes. Pour lutter contre cette concurrence jugée déloyale pour les commerçants européens, les petits colis importés dans l'UE, qui étaient jusqu'ici exemptés de droits de douanes tant que leur valeur ne dépassait pas 150 euros, seront soumis à compter de juillet à une surtaxe de 3 euros par catégorie de produits.

17.02.2026 à 15:03

Enquête de la Banque de France sur un cadre, accusé par la CGT de promouvoir l'extrême droite

FRANCE24

"Ce qui est en cause, ce ne sont pas les opinions privées de chacun et leur diversité, c'est le fait de les exprimer publiquement sur un réseau social professionnel", a indiqué à l'AFP l'institution, faisant valoir que la Banque de France "est au service de tous les Français et veille attentivement à exercer ses missions en toute indépendance politique". Dans une lettre ouverte au gouverneur François Villeroy de Galhau, la CGT dénonce la promotion de "contenus d’extrême droite (contenu raciste, sexiste, promouvant l’idée d’une guerre de civilisation, haine de la fonction publique et de l’État-social…)" de la part d'un cadre de la Banque de France sur LinkedIn. "Un tel usage d’un compte LinkedIn institutionnel est particulièrement préjudiciable à l’image de la Banque de France et fait honte aux agents de la Banque de France", poursuit le syndicat. La CGT a joint à sa lettre ouverte plusieurs captures d'écran sur lesquelles le cadre mis en cause réagit - via les options "j'aime" ou "trouve ceci drôle" disponibles sur le réseau social - à des publications de la candidate d'extrême droite à la mairie de Paris Sarah Knafo, ou encore du député européen RN Matthieu Valet. Mardi, vers 14 heures, ces réactions avaient disparu du compte de ce cadre de la Banque de France. "Notre règle de conduite n’est donc pas politique, elle est déontologique : c’est l’objet de l’enquête décidée dès ce matin, de déterminer la portée d’un manquement individuel", indique la Banque de France pour justifier sa décision. "Il faut maintenant en attendre les résultats pour juger des conséquences à apporter", poursuit la Banque de France. Dans les principes éthiques et déontologiques de l'institution, figure la consigne pour les agents d'exercer "leurs fonctions avec neutralité", et de ne manifester "aucune opinion politique, philosophique ou religieuse".

17.02.2026 à 14:59

L1: coup de théâtre à l'OM, Benatia revient, Longoria dans le flou

FRANCE24

"Conscient de ses responsabilités vis-à-vis de l'institution, Medhi Benatia a accepté d'étendre son préavis jusqu'au mois de juin et pilotera l'ensemble des activités sportives", a écrit Frank McCourt, propriétaire de l'OM depuis 2016, dans un communiqué. Le texte précise également que le rôle de Longoria va "évoluer vers ses responsabilités institutionnelles, afin de maintenir la représentation de l'OM au sein des instances françaises et notamment européennes". L'annonce de mardi est un immense coup de théâtre. Car Benatia, dont les relations autrefois idylliques avec Longoria se sont refroidies depuis l'automne, avait annoncé de lui-même dimanche qu'il quittait ses fonctions. Sur X et Instagram, il disait ressentir une "insatisfaction croissante" et "une rupture" qu'il regrettait "profondément". Son annonce intervenait une semaine après un premier coup de tonnerre, le départ de l'entraîneur Roberto De Zerbi, annoncé en pleine nuit, et alors que le club, éliminé de la Ligue des champions et 4e en championnat, traverse une période sportive difficile. Le communiqué de mardi marque donc une reprise en mains attendue de la part de Frank McCourt. Présent ce mardi à Marseille, l'homme d'affaires américain est, selon son entourage, désireux de "remettre de l'ordre" et de "prendre les bonnes décisions pour l'intérêt sportif du club" et de ses "objectifs à court terme". Longoria ne veut pas la guerre Son intervention rappelle celle de février 2021 quand, face à la colère de plus en plus forte des supporters, il avait écarté le président d'alors, Jacques-Henri Eyraud, pour le remplacer par un tout jeune directeur sportif, à peine arrivé à Marseille: Pablo Longoria. L'avenir du dirigeant espagnol reste d'ailleurs désormais le point le plus flou de la réorganisation en cours. Samedi, il avait été visé, comme McCourt, par des banderoles de protestation au Stade Vélodrome. Dans la nuit de lundi à mardi, une douzaine de tags et graffitis le ciblant directement ont par ailleurs été laissés, puis rapidement effacés, à proximité de la Commanderie, le centre d'entraînement de l'OM. Dans l'entourage du dirigeant espagnol, on explique mardi que celui-ci regrette que son message de calme et de sérénité n'ait pas été entendu, alors que la fin de saison pouvait encore permettre au club d'atteindre ses objectifs sportifs. Mais on assure surtout que le communiqué publié mardi ne résulte en aucune façon d'un accord auquel Longoria aurait été associé. Selon une source au sein de la direction du club, interrogée par l'AFP, Longoria reste à la disposition du club et ne souhaite pas "entrer dans une guerre". Mais il aimerait "une discussion et du respect". "Union sacrée et lucidité" La cohabitation entre Longoria et Benatia, que l'Espagnol avait fait venir à ses côtés comme conseiller en novembre 2023 avant de le nommer directeur du football en janvier 2025, semble en tous cas désormais très improbable à moyen et long terme. "Il faut du temps et de la patience pour construire. Mais pour détruire et revenir en arrière, il n'y a pas besoin de grand-chose", a déploré auprès de l'AFP une autre source au sein du club, qui regrette une gouvernance "folle". Mais du côté des supporters, on regarde toujours vers la fin de saison, avec des objectifs encore atteignables en championnat et en Coupe de France. "C'est un moment très difficile, on vit ça dans la douleur. Il fallait que ça bouge mais mon message, c'est celui de l'union sacrée", a déclaré à l'AFP Rachid Zeroual, responsable des South Winners, le principal groupe de supporters de l'OM. "L'OM, c'est 67.000 entraîneurs et je me compte dedans. Mais pour gérer un club comme ça, il ne faut pas dire tout et n'importe quoi. C'est encore une déception, mais il faut faire corps et garder de la lucidité", a-t-il ajouté. De la lucidité, il en faudra aussi au nouvel entraîneur, qui remplacera l'intérimaire Jacques Abardonado. Le retour aux affaires de Benatia relance mécaniquement la piste Habib Beye, qui était selon plusieurs médias sportifs le premier choix de l'ex-démissionnaire.

17.02.2026 à 14:55

Sans électricité, la lutte d'une Ukrainienne au chevet de son mari malade

FRANCE24

Alité, totalement paralysé et relié 24H/24 à un respirateur jaune et bleu, Anatoli Koutchynsky souffre de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie incurable dont l'espérance de vie dépasse rarement cinq ans. Les frappes incessantes de la Russie contre le réseau électrique ukrainien ces dernières semaines ont plongé des millions de personnes dans le froid et l'obscurité, alors que les températures tombaient sous les -20°C, contraignant le pays à des coupures de courant régulières. En plus des médicaments, de l'alimentation par sonde et d'un lavabo gonflable pour laver la tête de son mari, Olena tient un journal quotidien des coupures programmées à Tcherniguiv. Les interruptions peuvent durer jusqu'à neuf heures par jour. Et, lorsque le courant revient, "les batteries n'ont pas le temps de se recharger ", explique à l'AFP Olena, 57 ans. Allongé sous une couette avec des motifs de roses, Anatoli n'a plus que ses yeux pour communiquer: il est désormais incapable de bouger, d'avaler ou de parler, et doit être surveillé constamment. Ses joues creuses et son teint pâle contrastent avec la photo encadrée de cet ancien agent des services secrets ukrainiens, en uniforme militaire et décoré, posée à proximité. "La guerre vous apprend tout" Face aux coupures, Olena anticipe le pire. "Il y a une maison à proximité où ils ne coupent jamais le courant. J'ai donc déjà pris des dispositions avec eux : si, Dieu nous en préserve, il arrive quelque chose, j'irai y recharger la batterie." Le respirateur ronronne dans un coin de la pièce. Contre le mur, parallèle au lit, se trouve le canapé-lit où elle veille. "On dort tête-bêche... Je le regarde, il me regarde." Elle programme trois alarmes – 1 heure, 4 heures et 6 heures - et se réveille à chaque coupure pour basculer sur batteries, stocker nourriture, désinfectants, médicaments, gardant un baril d'eau de 100 litres sur le balcon. "La guerre vous apprend tout", résume-t-elle. Cette organisation découle de l'invasion de février 2022, lorsque Tcherniguiv avait été encerclée et l'électricité coupée, ne laissant à Anatoli que deux heures d'autonomie. Olena avait alors "supplié" une ambulance militaire de l'emmener à l'hôpital le plus proche. "À ce moment-là, je ne savais même pas ce qu'était une batterie externe", se souvient-elle avec un sourire gêné. "Certains disent : +Envoyez-le dans un établissement spécialisé où des professionnels s'occuperont de lui+. Aucun professionnel ne pourra lui offrir ce genre d'amour, ce genre de soins", souligne-t-elle. "Un petit cognac" Dans leur appartement du deuxième étage d'un immeuble soviétique, des photos montrent Anatoli avant la maladie, en train de pêcher ou dans un champ de colza jaune éclatant. Le diagnostic de SLA, posé en 2015 – la même maladie que celle du célèbre physicien Stephen Hawking –, a été un choc. "Il ne voulait plus vivre", confie Olena, se rappelant comment elle s'était débarrassée de son fusil, craignant un geste désespéré. "Il adorait pêcher, chasser... Et nous n'avions jamais un weekend sans invités. N'est-ce pas, Tolya ?" dit-elle en regardant son mari. Il communique désormais grâce à un tableau alphabétique, suivant du regard les lettres qu'elle égrène sur une feuille plastifiée. Optimiste, elle dit puiser sa force dans l'âme de son mari et sort deux fois par semaine – "pour aller chez le coiffeur, faire une manucure... Je suis une femme, après tout". Elle espère désormais traverser l'hiver, alors que la guerre entrera bientôt dans sa cinquième année. "Je ne veux pas dire que nous survivons. Nous vivons. Je veux attendre que ça passe. Je dis à tous ses amis que nous vivrons jusqu'à la victoire, la fin de la guerre", dit-elle. "Alors tout le monde pourra venir nous voir. Nous dresserons une grande table. Le médecin a donné son accord. Il dit qu'il pourra prendre un petit cognac."

17.02.2026 à 14:54

France : Gisèle Pélicot se raconte dans le livre évènement "Et la joie de vivre"

FRANCE24

Ce mardi 17 février, sort le livre événement "Et la joie de vivre", signé Gisèle Pélicot, dix-huit mois après le procès, dit des viols de Mazan. Propulsée icône, malgré elle, de la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, Gisèle Pélicot se raconte dans cet ouvrage publié chez Flammarion. Récit de Marc Paupe

17.02.2026 à 14:52

États-Unis : décès du pasteur noir et militant des droits civiques américain Jesse Jackson

FRANCE24

Il était à la fois une figure de la lutte pour les droits des Afro-Américains, une personnalité liée à Martin Luther King et un ex-candidat à la présidentielle. Le pasteur noir américain Jesse Jackson est mort mardi à l'âge de 84 ans. Récit de Marc Paupe

17.02.2026 à 14:49

REPLAY - Visite de Macron en Inde : le partenariat "n'a pas de limites" selon Modi

FRANCE24

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président français Emmanuel Macron se sont réjouis de la bonne santé des liens entre leurs deux pays, en pleine "mutation de l'ordre international" et sous les pressions, notamment commerciales, de Donald Trump. "Le partenariat indo-français n'a pas de limites", a déclaré M. Modi devant la presse à l'issue d'un entretien avec M. Macron à Bombay. Replay et décryptage avec Karim Yahiaoui, chroniqueur international France 24

17.02.2026 à 14:48

Qu'a-t-on appris du procès de Mazan ? Parlons-en avec M. Schuster, C. Achour et A. Bouillon

Pauline PACCARD

"Et la joie de vivre". Tel est le titre du livre d’une femme dont le nom et le visage ont fait le tour de la planète : Gisèle Pelicot. Le procès des viols dont elle a été victime a suscité à la fois une indignation mondiale et une admiration devant cette femme qui a refusé le huis clos pour que l’on sache ce qui lui était arrivé et avec elle ce qui arrive à tant de femmes. La sortie de son récit, publié ce mardi, écrit à la première personne, est l’occasion de nous demander ce que l’on a retenu et ce que l’on a appris de cette affaire, tant sur les questions de domination que de violence de traitement des victimes.

17.02.2026 à 14:46

En visite en Inde, Macron salue une "accélération remarquable" de la relation avec la France

FRANCE24

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président français Emmanuel Macron se sont réjouis de la bonne santé des liens entre leurs deux pays, en pleine "mutation de l'ordre international" et sous les pressions, notamment commerciales, de Donald Trump. Décryptage avec Karim Yahiaoui, chroniqueur international, et notre journaliste Johan Bodin

17.02.2026 à 14:44

France : la diplomate Anne-Claire Legendre nommée à la tête de l'Institut du monde arabe

FRANCE24

La diplomate ​Anne-Claire Legendre, conseillère d'Emmanuel Macron pour l'Afrique du ​Nord et le Moyen-Orient, a été nommée pour succéder à Jack Lang, démissionnaire, à la tête de ​l'Institut ‌du monde arabe (IMA). Explications de James André, Grand Reporter France 24

17.02.2026 à 14:36

En Colombie, les restes du "curé guérillero" Camilo Torres identifiés 60 ans après sa mort

FRANCE 24

Figure influente dans les années 1960 de la théologie de la libération, le prêtre Camilo Torres avait choisi de rejoindre les rangs de l'Armée de libération nationale (ELN) en 1965. Il avait perdu la vie quelques mois plus tard lors de combats. Soixante ans après, ses restes viennent d'être formellement identifiés.
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