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23.05.2026 à 05:05

L'Iran accuse les Etats-Unis de saboter les négociations de paix

FRANCE24

Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des "positions contradictoires et demandes excessives répétées" des Etats-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars. Ces facteurs "perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan", a estimé M. Araghchi, au moment où le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, se trouve à Téhéran dans le cadre de cette médiation menée par son pays. "Malgré sa profonde méfiance envers les Etats-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable", a toutefois ajouté le ministre iranien. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent "profondes" entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban, de la situation dans le détroit d'Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui "en suspens", de même que le volet nucléaire. Le Qatar, touché de plein fouet par la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, et d'autres pays multiplient en parallèle des efforts de médiation alternatifs. Téhéran a confirmé la visite d'une délégation qatarie vendredi. Des médias américains ont rapporté de leur côté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu'à lundi aux Etats-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios. Trump modifie son agenda Le président américain a en outre annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné Don Jr. aux Bahamas ce week-end, et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des "raisons ayant trait aux affaires de l'Etat". Il a cependant déclaré vendredi lors d'un discours près de New York que les dirigeant iraniens "ont désespérément envie de conclure un accord." Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad entre les représentants américains et iraniens. Donald Trump a plusieurs fois menacé Téhéran de reprendre les combats, sans donner suite. Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. De son côté, le pouvoir iranien a répété qu'il ne cèderait "jamais à l'intimidation" et les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d'étendre la guerre "bien au-delà de la région" en cas de nouvelle attaque. Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis mi-avril. Vendredi, dix personnes ont été tuées dans une série de bombardements dans le sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement émis par l'armée israélienne. burx-roc/ega

23.05.2026 à 04:27

À la Maison Blanche, la régulation de l'IA cale sur fond de récits contradictoires

FRANCE24

La plupart des analyses pointent vers l'ancien conseiller David Sacks, toujours influent malgré son départ de la Maison Blanche en mars. Selon Politico, cet investisseur tech de renom, proche d'Elon Musk, aurait appelé le président jeudi matin pour le convaincre qu'un décret prévoyant un examen sécuritaire des modèles d'IA avant leur diffusion ralentirait l'innovation américaine face à la Chine. Les responsables de la Maison Blanche croyaient pourtant avoir rallié David Sacks à l'équilibre du décret, peu contraignant. Mais l'ex-conseiller aurait exprimé ses réserves la veille, inquiet que l'examen volontaire ne devienne un jour obligatoire, selon Politico. "Nous sommes en tête face à la Chine (...) et je ne veux rien faire qui risque de compromettre cette avance", avait justifié jeudi Donald Trump, en annulant la signature. Le Washington Post a avancé un récit plus large: des appels de dernière minute de David Sacks, d'Elon Musk et de Mark Zuckerberg, le patron de Meta, auraient convaincu le président. "C'est faux. (...) le président ne m'a parlé qu'après avoir refusé de signer", a démenti Musk sur X. Meta a également contesté, affirmant que Zuckerberg n'avait parlé au président qu'a posteriori. Aucun de ces récits ne mentionne les dirigeants de Google, OpenAI ou Anthropic, dont les modèles auraient été concernés au premier chef. Leurs dirigeants, favorables à une régulation minimale, étaient invités à la signature, et l'absence de plusieurs d'entre eux constituerait un autre facteur, selon certains médias. Un tel décret, s'il était finalement signé, acterait un virage radical pour l'administration Trump, jusqu'ici hostile à toute régulation de l'IA. Premier bilan de Mythos Mais l'enjeu sécuritaire a changé la donne: Washington s'inquiète de la capacité des récents modèles à exploiter des failles informatiques à une vitesse inédite, ouvrant la voie à des attaques contre des infrastructures critiques (réseaux électriques, banques, administrations). Début mai, le gouvernement a annoncé des accords avec Google, Microsoft et xAI pour évaluer les capacités de leurs modèles avant leur mise sur le marché. Ces accords et le projet de décret ont notamment été déclenchés par Mythos, un modèle d'Anthropic, dont l'existence a été dévoilée début avril mais dont l'accès est limité à un cercle de partenaires qui s'en servent pour renforcer leur cybersécurité. Début mai, David Sacks avait jugé légitimes les inquiétudes suscitées par Mythos, tout en accusant les partisans d'une régulation d'exploiter la situation. "Les approbations" gouvernementales avant mises sur le marché "résolvent un problème qui n'existait pas vraiment", a-t-il déclaré dans son podcast All-In, les entreprises d'IA gardant déjà leurs plus puissants modèles hors de portée du public. Selon lui, des "idéologues de l'IA ou des catastrophistes" se servent de Mythos pour "créer un appareil administratif permanent à Washington". La capacité de l'IA à découvrir des failles "monte depuis six mois de manière linéaire, prévisible, chez tout le monde en même temps", a déclaré mi-mai Arthur Mensch, le patron du laboratoire français Mistral AI, devant des députés. Ironisant, sans nommer Anthropic, sur un "concurrent américain qui sait très bien faire du +marketing de la peur+". Vendredi, Anthropic a publié un premier bilan du consortium testant Mythos, baptisé Glasswing. Mythos et ses quelque 50 partenaires, essentiellement américains, auraient identifié plus de 10.000 vulnérabilités graves ou critiques "dans les logiciels les plus stratégiques de la planète", et près de 6.200 dans des projets "open source" (dont le code de programmation est en accès libre), selon Anthropic. Le puissant laboratoire d'IA de San Francisco cite les bilans de plusieurs partenaires réputés, comme la fondation Mozilla, qui dit avoir corrigé 271 failles dans son navigateur Firefox, dix fois plus qu'avec le modèle précédent. Pour l'AI Security Institute, une institution britannique, Mythos est le premier modèle à venir à bout de ses simulations d'attaques. Anthropic, en conflit avec l'administration Trump, assume pour l'heure de décider seul à qui accorder cet "avantage asymétrique" en cybersécurité. L'entreprise indique désormais vouloir l'étendre à des "gouvernements américain et alliés", sans citer de pays, poussant pour une coordination entre État et industrie qui divise toujours la Maison Blanche.

23.05.2026 à 04:11

A Cannes, le jury en conclave avant de révéler sa Palme d'or

FRANCE24

Le jury pourrait décider d'envoyer un message politique en distinguant le cinéaste russe en exil Andreï Zviaguintsev et son "Minotaure", porteur d'un message anti-guerre. Le film, acclamé par la critique, raconte les déboires d'un couple de la bourgeoisie russe, avec en toile de fond la guerre et le délitement de la société. Les neuf membres du jury se réuniront en conclave dans un lieu tenu secret pour désigner, parmi les 22 films en compétition, le successeur d'"Un simple accident" de l'Iranien Jafar Panahi, Palme d'or 2025. La tradition veut que le président du jury ait le dernier mot pour désigner la Palme. Mais les jurés doivent décerner au moins six autres trophées, dont les prix d'interprétation féminine et masculine, au cours d'une cérémonie qui débutera à 20H15 (18H15 GMT). Les réalisateurs espagnols Javier Ambrossi et Javier Calvo - surnommés Los Javis -, héritiers revendiqués de Pedro Almodovar, ont fait forte impression avec "La Bola negra", fresque historique ambitieuse sur la condition homosexuelle dans un pays longtemps rongé par le fascisme. Déception française "Il est important qu’un film comme celui-ci soit en compétition (à Cannes) avec deux réalisateurs gays, trois protagonistes gays interprétés par trois acteurs ouvertement gays", ont expliqué les deux cinéastes, salués par une très longue standing ovation de 20 minutes après la projection du film jeudi. Le jury pourrait aussi décider de récompenser d'une seconde Palme d'or le cinéaste roumain Cristian Mungiu. Avec "Fjord", il interroge les abus commis au nom de principes progressistes, en racontant l'histoire d'une famille évangélique très pieuse dont les enfants leur sont retirés par l'Aide à l'enfance norvégienne. Un drame inspiré d'une histoire vraie. L'actrice Renate Reinsve et son partenaire à l'écran Sebastian Stan, qui jouent les parents, sont de sérieux prétendants aux prix d'interprétation. De même que l'acteur espagnol Javier Bardem, en cinéaste démiurge qui tente de renouer avec sa fille actrice sur le tournage d'un de ses films. Swann Arlaud a également impressionné dans "Notre salut", le coup de coeur français du festival, sur le destin d'un fonctionnaire du régime de Vichy pris dans les rouages de la collaboration. Les autres oeuvres françaises en compétition ont reçu un accueil plus mitigé, malgré des performances d'actrice remarquées de Léa Drucker dans "La Vie d'une femme", d'Adèle Exarchopoulos dans "Garance" ou encore de Léa Seydoux dans "L'Inconnue". Polémique Etonnant film sud-coréen sélectionné en compétition, "Hope" a lui suscité une vague d'enthousiasme sur la Croisette. En l'absence des blockbusters hollywoodiens cette année à Cannes, cette grosse production (la plus chère de l'histoire du cinéma sud-coréen) a comblé un vide à coup de courses-poursuites haletantes et de scènes d'action ébouriffantes pour un film de monstre réjouissant. Le festival de Cannes a également été le théâtre d'une polémique qui a mis en ébullition le monde du cinéma. Une tribune visant Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+, a suscité la colère du président du groupe de Maxime Saada, qui a déclaré ne plus vouloir travailler avec les 600 signataires du texte. Sa sortie a provoqué l'incompréhension des professionnels du secteur qui se sont inquiétés de l'existence d'une "liste noire" dans une industrie dont Canal+ est le principal financeur. Depuis, près de 3.000 personnes supplémentaires ont signé la tribune, selon le collectif Zapper Bolloré, dont quelques stars internationales (Javier Bardem, Ken Loach...) mais peu de figures de premier plan du cinéma français.

23.05.2026 à 02:43

Sénégal : le Premier ministre Ousmane Sonko remercié par le président

FRANCE24

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s'est séparé vendredi soir de son Premier ministre et ancien compagnon de lutte Ousmane Sonko, après des mois de tensions entre les deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. Les détails de notre correspondant à Dakar, Elimane Ndao.

23.05.2026 à 02:33

Colombie: un conflit terrien entre peuples indigènes fait 7 morts et 110 blessés

FRANCE24

L'affrontement entre les peuples Misak et Nasa est né de "conflits liés à la terre et aux territoires" dans le département du Cauca, terre ancestrale indigène aujourd'hui recouverte de champs de coca et sous la coupe de groupes armés, selon le Bureau de la Défenseure du peuple, organisme public chargé de protéger les droits humains. Des vidéos sur les réseaux sociaux ont montré de violents affrontements d'hommes munis de bâtons se protégeant avec des boucliers ainsi que des personnes ensanglantées au sol. "Ils nous ont enfermés, ils nous ont pris nos téléphones portables et ils ont brûlé des motos", a raconté un membre du peuple Nasa dans une de ces vidéos. Quatre des victimes sont des Misak, deux sont des Nasa. Les autorités s'efforcent d'identifier un septième corps. Les Misak ont reçu vendredi le corps d'une des victimes, Luis Enrique Tunubalá, chef de communauté et maire de la réserve indigène d'une zone rurale de la commune de Silvia, selon des journalistes de l'AFP sur place. Vêtus de costumes traditionnels, de ponchos bleus et de chapeaux, les autochtones, qui brandissaient des drapeaux blancs, se sont rassemblés en sanglots devant un hôpital local. Bâtons et machettes "Les Nasa sont arrivés avec tous ces bâtons, ces pierres, des armes et des machettes" après que des Misak ont coupé une clôture et tenté de s'emparer d'un terrain qu'ils revendiquent comme faisant partie de leur territoire, a raconté à l'AFP María Jacinta Tunubalá, 45 ans, depuis un lit d'hôpital où elle est soignée pour ses blessures. "Nous n'avons rien pu faire", a déclaré Julio Tunubalá, frère du chef misak décédé. Il s'agit "d'un conflit territorial historique qui remonte à des années et qui n'a pas pu être surmonté (...), j'ai dialogué avec les parties", a déclaré dans une vidéo sur X la sénatrice Aida Quilcué, dirigeante indigène du peuple Nasa, appelant à une "présence" du gouvernement dans le Cauca. Les forces armées ont annoncé le déploiement de troupes au sol et de moyens aériens dans la zone. "Aucune divergence ne peut justifier la douleur, la mort et le risque auquel est exposée la population", a déclaré sur X le gouverneur du Cauca, Octavio Guzma. Les disputes territoriales entre indigènes sont fréquentes en Colombie, mais elles débouchent rarement sur des affrontements mortels. Les peuples autochtones représentent 4,4% des 50 millions d'habitants de Colombie.

23.05.2026 à 02:27

Sénégal: le président Diomaye Faye limoge le Premier ministre Ousmane Sonko

FRANCE24

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, "a mis fin aux fonctions" de son Premier ministre et ancien mentor Ousmane Sonko et à celles de son gouvernement vendredi soir par décret, après des mois de tensions entre les deux hommes.

23.05.2026 à 02:15

Le président sénégalais limoge son Premier ministre Ousmane Sonko

FRANCE24

Dans une déclaration lue à la télévision nationale par le secrétaire général de la présidence Oumar Samba Ba, le président a annoncé avoir "mis fin aux fonctions de monsieur Ousmane Sonko, Premier ministre, et par conséquent à celles des ministres et secrétaires d'Etat membres du gouvernement". "Les membres du gouvernement sortant sont chargés d'expédier les affaires courantes", poursuit la déclaration. Aucune indication n'a été donnée quant à la nomination d'un prochain Premier ministre. Depuis l'élection de Bassirou Diomaye Faye, les tensions n'ont cessé de monter entre le président et son ancien mentor et charismatique Premier ministre, dont l'influence considérable avait contribué à porter le duo au pouvoir. Farouche opposant au président Macky Sall (2012-2024), Ousmane Sonko avait été empêché de se présenter à l'élection présidentielle de 2024 en raison d'une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques. Il avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye pour le remplacer dans la course. Avec une rhétorique panafricaniste, M. Sonko avait suscité un engouement passionné parmi la jeunesse désabusée du Sénégal, après des mois d'un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu'il brigue un troisième mandat. Tout juste sortis de prison à la faveur d'une amnistie, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye avaient fait campagne sur le slogan "Diomaye Moy Sonko", soit "Diomaye c'est Sonko" en wolof. Rassemblement spontané "Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui", quartier dakarois où il réside, a immédiatement réagi M. Sonko sur son compte Facebook. Peu après minuit, M. Sonko est arrivé à son domicile devant lequel il a salué les centaines de personnes venues l'acclamer, a constaté un journaliste de l'AFP. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre s'en était pris devant le Parlement à la "tyrannie" de l'Occident qu'il a accusé de vouloir "imposer (l'homosexualité) au reste du monde", quelques semaines après l'adoption d'une loi durcissant les peines contre les relations homosexuelles dans ce pays ouest-africain majoritairement musulman. Depuis plusieurs mois, les tensions entre le chef de l'Etat et le chef du gouvernement étaient apparues au grand jour. Début mai, le président avait critiqué la "personnalisation excessive" de son Premier ministre au sein du parti au pouvoir. "Tant qu'il reste Premier ministre, c'est parce qu'il bénéficie de ma confiance. Quand ce ne sera plus le cas, il y aura un nouveau Premier ministre", avait-il déclaré dans une interview télévisée. Le parti de M. Sonko domine largement l'Assemblée nationale sénégalaise depuis les législatives de novembre 2024. Fin avril, le Parlement a adopté une réforme du code électoral, dénoncée par l'opposition, ouvrant la voie à une candidature de M. Sonko à la présidentielle de 2029. M. Faye, qui ne bénéficie pas d'un engouement populaire à la différence de son rival, rassemble toutefois des soutiens depuis plusieurs mois à la faveur du mouvement "Diomaye Président", laissant présager une éventuelle candidature pour 2029. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le Sénégal est le deuxième pays le plus endetté d'Afrique subsaharienne. La dette, héritée du précédent gouvernement, atteint l'équivalent de 132% du PIB. En 2024, le nouveau gouvernement a accusé le pouvoir de l'ex-président Macky Sall d'avoir dissimulé cette réalité, entraînant la suspension d'un programme d'aide du FMI de 1,8 milliard de dollars.

23.05.2026 à 02:03

F1/Grand Prix du Canada: Mercedes assoit encore sa domination

FRANCE24

Russell, 2e au classement provisoire des pilotes après quatre Grands Prix cette saison, derrière le prodige de 19 ans Antonelli, s'élancera en pole position pour le sprint, une course d'une demi-heure inventée pour améliorer le spectacle de la déjà très prospère F1. Sur l'apprécié et exigeant circuit Gilles-Villeneuve de Montréal, du nom d'un champion canadien mort au GP de Belgique en 1982, les deux pilotes Mercedes partiront devant leurs concurrents directs en McLaren, le champion du monde en titre britannique Lando Norris et l'Australien Oscar Piastri. "C'est juste une mini-course mais c'est bien de voir qu'on est dans le rythme. Nous n'avons jamais douté de la confiance (de Russell)", s'est réjoui le patron de Mercedes F1, Toto Wolff, à propos de ce sprint, qui aura lieu samedi à la veille du Grand Prix de deux heures dimanche, 5e manche du championnat du monde de F1 qui en compte 22. Le cadet supplante l'aîné Russell, 28 ans, et Antonelli qui aura 20 ans en août, sont sous pression en ce début de saison car le premier, favori autoproclamé pour être champion du monde, s'est fait supplanter par le second: l'aîné n'a remporté que le premier GP en Australie alors que son cadet a raflé les trois suivants de suite (Chine, Japon et Miami). "C'est évidemment une super sensation après (un GP de) Miami difficile, mais je n'ai jamais douté de moi. C'est un circuit fantastique", s'est réjoui Russell, vainqueur à Montréal en 2025. Jeudi, en conférence de presse, l'ambitieux Britannique avait assuré qu'il n'y avait pas lieu de "paniquer" devant l'avance de son coéquipier et désormais rival, Antonelli. L'Italien "est un gamin rapide" et "c'est bien que les deux se battent comme ça" pour "rendre l'équipe encore plus rapide", s'est félicité Wolff, un ancien pilote, ingénieur et aujourd'hui richissime homme d'affaires autrichien. Concurrence affûtée Avant les qualifications pour le sprint, Antonelli s'était montré le plus rapide, devant Russell, lors de l'unique séance d'essais libres, sous un ciel bleu sans nuages et des températures fraiches dans la plus grande ville de la "Belle province" du Québec. Depuis les courses de Miami début mai, la concurrence des McLaren s'est affûtée grâce à nombre d'évolutions et d'améliorations du châssis et de l'aérodynamique des monoplaces. Wolff avait d'ailleurs prévenu en arrivant à Montréal: "Nos concurrents ont franchi un cap à Miami et nous devons répondre" par de premières "évolutions" sur ses Mercedes. Juste derrière les McLaren de Norris et de Piastri, les Ferrari du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton, 41 ans, et de son coéquipier monégasque Charles Leclerc partiront de la 3e ligne. La hiérarchie entre les "quatre grandes" écuries a encore été respectée puisque le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen et le jeune Français Isack Hadjar, en Red Bull, s'élanceront de la 4e ligne. Le top 10 est complété par le jeune Britannique Arvid Lindblad qui court avec une monoplace de l'équipe "petite soeur" de Red Bull, Racing Bulls, et l'Espagnol Carlos Sainz Jr en Williams, motorisée par Mercedes. Les deux autres Français, Esteban Ocon (Haas-Ferrari) et Pierre Gasly (Alpine-Mercedes), partiront respectivement des 14e et 19 places. Ocon, un Normand de 29 ans, dont dix en F1 mais qui n'a marqué qu'un point cette année, a démenti avec force des "histoires montées de toutes pièces" sur un conflit supposé avec son directeur de l'écurie américaine Haas, le Japonais Ayao Komatsu, qui pourrait lui faire perdre son baquet. Ce dernier a aussi dénoncé des "conneries" et du "journalisme sans sources".

23.05.2026 à 01:33

Nouvel essai globalement réussi pour la fusée Starship de SpaceX

FRANCE24

Le vol, qui a duré environ 65 minutes, n'a pas été sans accrocs techniques, mais les employés de SpaceX ont laissé exploser leur joie lorsque l'étage supérieur de la fusée s'est abîmé comme prévu dans l'océan Indien. "Bravo à SpaceX et Elon Musk pour un sacré décollage de Starship V3," a salué sur X le patron de la Nasa, Jared Isaacman. "Cela nous rapproche de la Lune... et de Mars." Starship a décollé du Texas peu après 17H30 locales (22H30 GMT), et les deux parties de l'engin se sont séparées avec succès. Le modèle utilisé pour ce 12e test de Starship est encore plus grand que le précédent, l'ensemble mesurant 124 mètres de haut. Cette "version améliorée de Starship a accompli la plupart de ce que SpaceX espérait qu’elle ferait lors du lancement", estime auprès de l'AFP Clayton Swope du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS). Mais, ajoute-t-il, "il reste encore un long chemin à parcourir et de nombreux autres vols d'essai avant que Starship ne soit prêt pour la prochaine mission Artemis", le programme lunaire de la Nasa. Pas de récupération Vendredi, le propulseur n'a pas effectué la poussée initialement prévue, a déclaré le porte-parole de l'entreprise Dan Huot, et il est donc retombé rapidement et de manière incontrôlée dans les eaux du Golfe du Mexique. Si la société ne prévoyait pas de le récupérer intact --une manoeuvre spectaculaire qu'elle a déjà réalisée par le passé--, elle comptait tout de même le faire s'abîmer à un endroit précis. Après avoir déployé avec succès un ensemble de satellites factices, dont deux qui devaient étudier le bouclier thermique du vaisseau, l'étage supérieur, a terminé sa course comme prévu dans l'océan Indien. Mais cet essai a enregistré un autre bémol: le vaisseau ne se trouvait pas exactement sur la bonne orbite après un dysfonctionnement de l'un de ses moteurs. Il a fait fonctionner ses cinq moteurs restants un peu plus longtemps pour compenser. "Je n'appellerais pas cela une insertion orbitale idéale", a déclaré le porte-parole Dan Huot. Après un report de lancement, jeudi, pour problèmes techniques, ce lancement de la dernière version de la gigantesque fusée de SpaceX était très attendu: l'entreprise aérospatiale d'Elon Musk s'apprête à faire une entrée en Bourse fracassante. Le groupe, qui réunit aussi la constellation de satellites Starlink et le laboratoire d'intelligence artificielle xAI, a présenté mercredi les grandes lignes de ce qui pourrait constituer l'une des plus grosses introductions en Bourse de l'histoire. Lune Avec ce douzième vol, sept mois après son dernier, SpaceX cherchait à démontrer les améliorations apportées à sa fusée. A terme, Starship doit être utilisée pour les programmes lunaires de la Nasa. L'agence spatiale américaine compte envoyer des astronautes sur la Lune en 2028, avant la Chine, puissance rivale, qui ambitionne aussi d'y envoyer des hommes, d'ici à 2030. Mais compte tenu des retards pris par le secteur privé, le gouvernement de Donald Trump craint de plus en plus que les Etats-Unis échouent à réaliser cet objectif en premier. L'un des principaux obstacles est de démontrer la capacité à se ravitailler en propergol en orbite, une étape essentielle pour fournir de l'énergie aux moteurs d'une fusée mais qui n'a jamais été testée pour des missions longue durée. Les dernières missions de Starship se sont déroulées avec succès mais d'autres s'étaient soldées par des explosions spectaculaires, notamment deux au-dessus des Caraïbes, et une après avoir atteint l'espace. En juin dernier, l'étage supérieur avait explosé lors d'un essai au sol.

23.05.2026 à 01:19

Sénégal : le président Bassirou Diomaye Faye limoge le Premier ministre Ousmane Sonko

FRANCE24

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, "a mis fin aux fonctions" de son Premier ministre et ancien mentor Ousmane Sonko et à celles de son gouvernement vendredi soir par décret, après des mois de tensions entre les deux hommes. Les précisions de notre correspondant à Dakar, Elimane Ndao.

23.05.2026 à 01:01

Liban: dix morts dans des frappes israéliennes dans le sud

FRANCE24

Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement émis par l'armée israélienne. Un correspondant de l'AFP a entendu deux explosions au moment où un immeuble situé aux abords de cette ville du sud du Liban a été touché puis a vu des flammes et de la fumée s'élever du site. Peu après, une seconde explosion a été entendue dans la ville et une colonne de fumée s'élevait depuis le lieu de la frappe. L'armée israélienne a affirmé que les deux immeubles étaient "utilisés" par le mouvement pro-iranien Hezbollah. Après l'avertissement israélien, un correspondant de l'AFP dans la ville a vu des secouristes et des policiers exhorter les habitants concernés à quitter les lieux, à l'aide de haut-parleurs. Des embouteillages se sont également formés alors que les habitants tentaient de fuir. Plus tôt vendredi, une frappe sur le village de Deir Qanoune al-Nahr, dans la région de Tyr, a tué six personnes, dont deux secouristes affiliés au mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, ainsi qu'une fillette syrienne, selon les autorités. Vendredi soir, Israël a en outre mené cinq attaques aériennes dans la zone de Nabi Sreij, dans l'est du Liban, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Depuis l'entrée en vigueur le 17 avril du cessez-le-feu, cette région avait été épargnée par les bombardements. "Lutte contre l'occupation" Dans la nuit précédente, une autre frappe avait visé la localité de Hanaouay, près de Tyr, tuant quatre secouristes affiliés au Hezbollah, toujours d'après le ministère. L'armée israélienne a également annoncé vendredi avoir tué deux hommes dans une frappe dans le sud du Liban, près de sa frontière. Il s'agissait d'"individus armés qui se déplaçaient de façon suspecte à quelques centaines de mètres du territoire israélien", a-t-elle affirmé sur Telegram. Le mouvement pro-iranien a annoncé de son côté avoir visé des troupes et des positions israéliennes sur le territoire libanais et près de la frontière dans le nord d'Israël. Le Hezbollah reste résolu "dans sa lutte contre l'occupation et l'agression criminelle dont notre pays est victime", a commenté Mohammad Raad, chef du groupe parlementaire du Hezbollah, dans un message adressé à son mouvement. Les sirènes ont retenti dans le nord d'Israël, où l'armée a dit avoir "intercepté deux cibles aériennes suspectes lancées depuis le Liban", évoquant aussi "plusieurs impacts" sur son sol dans la zone frontalière. Les frappes israéliennes ont coûté la vie à 3.111 personnes au Liban depuis le début des hostilités le 2 mars, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé libanais. De son côté, Israël déplore la mort de 22 soldats. Le Liban a été plongé dans la guerre le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

23.05.2026 à 00:47

F1/GP du Canada: Russell s'élancera en pole position de la course sprint

FRANCE24

Ce prétendant au titre de champion du monde a devancé son coéquipier italien Kimi Antonelli, en tête actuellement du classement provisoire des pilotes après ses trois Grands Prix remportés de suite (Chine, Japon et Miami). Russell n'a gagné que le premier GP de la saison en Australie, a fini deuxième et deux fois quatrième des autres courses et pointe 20 unités derrière le jeune prodige italien qui a 100 points. "C'est évidemment une super sensation après (un GP de) Miami difficile, mais je n'ai jamais douté de moi. C'est un circuit fantastique", a déclaré le Britannique de 28 ans vainqueur à Montréal en 2025. "C'est juste une mini-course mais c'est bien de voir qu'on est dans le rythme. Nous n'avons jamais douté de la confiance (de Russell)", s'est réjoui le patron de Mercedes F1, Toto Wolff, à propos de ce sprint, une épreuve d'une demi-heure le samedi à la veille du Grand Prix et qui permet de doper le spectacle d'un week-end de Formule 1. Sur les 22 GP de la saison, il y a six courses sprint. Quant à Antonelli, qui aura 20 ans en août et est le protégé de Wolff, "le gamin est rapide et en a fait la démonstration, donc c'est bon pour les deux de se battre comme ça et de rendre l'équipe encore plus rapide", a ajouté l'ancien pilote et homme d'affaires autrichien. Antonelli et Russell, qui ont près de neuf ans d'écart, abordent cette 5e manche du Championnat du monde de F1 sous pression au sein de la même écurie car ils sont de plus en plus rivaux et sont talonnés par McLaren. Les deux monoplaces de l'écurie britannique du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, et de l'Australien Oscar Piastri, partiront de la 2e ligne. Et les Ferrari du septuple champion du monde, lui aussi Britannique, Lewis Hamilton et de son coéquipier monégasque Charles Leclerc se placent aux 5e et 6e rangs. La hiérarchie entre les "quatre grandes" écuries est respectée puisque le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen et le jeune Français Isack Hadjar, en Red Bull, s'élanceront samedi de la 4e ligne pour cette course sprint de 23 tours. Le top 10 est complété par le jeune Britannique Arvid Lindblad qui court avec une monoplace de l'équipe "petite soeur" de Red Bull, Racing Bulls, et l'Espagnol Carlos Sainz Jr en Williams, motorisée par Mercedes. Les deux autres Français, Esteban Ocon (Haas-Ferrari) et Pierre Gasly (Alpine-Mercedes), partiront respectivement des 14e et 19 places.

23.05.2026 à 00:37

Sénégal: le président Faye limoge le Premier ministre Ousmane Sonko

FRANCE24

Selon une déclaration lue à la télévision nationale par le secrétaire général de la présidence Oumar Samba Ba, le président "a mis fin aux fonctions de monsieur Ousmane Sonko, Premier ministre, et par conséquent à celles des ministres et secrétaires d'Etat membres du gouvernement". "Les membres du gouvernement sortant sont chargés d'expédier les affaires courantes", poursuit la déclaration. Alors farouche opposant au président Macky Sall (2012-2024), M. Sonko avait été empêché de se présenter au scrutin présidentiel de février 2024 après une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques, et une vague de manifestations populaires contre le président Macky Sall et la possibilité qu’il brigue un troisième mandat. M. Sonko avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye pour le remplacer. Depuis l'élection de M. Faye, les tensions n'ont cessé de monter entre le président et son ancien mentor et charismatique Premier ministre, dont l'influence considérable avait contribué à porter le duo au pouvoir. Avec une rhétorique panafricaniste, Ousmane Sonko avait suscité un engouement passionné parmi la jeunesse désabusée du Sénégal à l'approche de la présidentielle de 2024 et après des mois d'un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall. "Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui", quartier dakarois où se trouve son domicile, a immédiatement réagi M. Sonko sur son compte Facebook. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montraient des soutiens de M. Sonko affluer vers son domicile et crier son nom quelques instants après l'annonce de son renvoi du gouvernement. Depuis plusieurs mois, les tensions entre le chef de l'Etat et le chef du gouvernement étaient apparues au grand jour, rendant la perspective de leur entente de plus en plus incertaine. Le parti de M. Sonko domine largement l'Assemblée nationale sénégalaise après avoir remporté à une écrasante majorité les élections législatives de novembre 2024.

23.05.2026 à 00:08

Virus d'Ebola en RD Congo : la riposte s'organise, les rassemblements interdits

Fatimata WANE

En RD Congo, cela fait tout juste une semaine que l’épidémie d’Ebola a été déclarée et elle représente un risque très élevé, le niveau d'alerte maximal, déclaré par l’OMS, qui affirme que « l’épidémie se propage rapidement ». Plus de 160 personnes seraient déjà probablement décédées du virus selon les autorités congolaises… Sur place, la riposte tente de s’organiser… Les ONG multiplient les envoies de matériel d’urgence médical

23.05.2026 à 00:03

Coupe de France: les joueurs de Lens accueillis en rois à Bollaert

FRANCE24

Il est précisément 04H10 quand pénètre sur la pelouse de l'arène lensoise le propriétaire du club, Joseph Oughourlian, tenant en main la célèbre coupe argentée que les Sang et or sont allés remporter au Stade de France (3-1 contre Nice). Entre une épaisse fumée et des flammes crachées par des engins pyrotechniques, les joueurs se dirigent directement vers la tribune Marek, celle du kop et des "ultras" les plus chevronnés, dont certains ont la chance de toucher la coupe du bout des doigts. Le long tour d'honneur, de près d'une demi-heure, s'achève par une chenille de plusieurs dizaines de mètres de long. Des 38.000 spectateurs qui ont assisté vendredi soir depuis le stade Bollaert à la diffusion de la finale sur écrans géants, seuls quelques milliers de courageux sont encore là. Mais le stade ne sonne pas creux, loin de là. "On veut voir les gars avec la Coupe, ça fait 120 ans qu'on attend ça (depuis la création du club, ndlr)", souligne Bruno, 58 ans, Nordiste d'origine, un pull par-dessus son maillot sang et or pour affronter la fraîcheur de la nuit. "C'était une belle saison, maintenant ça devient une saison exceptionnelle", se réjouit auprès de l'AFP le maire de Lens Sylvain Robert (PS), de retour du Stade de France. Le reste du public s'est éloigné depuis longtemps. Après le coup de sifflet final et la remise du trophée, des milliers de supporters se sont déversés dans les rues du centre-ville, envahissant les terrasses de bars et de restaurants. Armés de feux d'artifice, de pétards et de bières, ils ont ainsi prolongé la folle soirée qui a vu Bollaert jouer à merveille, pendant 90 minutes, son rôle de douzième homme...à 200 kilomètres du Stade de France. "Mise en veille du décodeur" Comme à chaque match à domicile cette saison, l'arène lensoise, 38.223 places, a affiché complet. Sauf que les spectateurs n'avaient pas face à eux les joueurs, mais six écrans géants installés sur la pelouse pour l'occasion. "Je pouvais pas voir cette finale autre part qu'ici", dit en souriant Julien Manys, 46 ans, un Nordiste d'origine encore sous le coup de l'émotion après l'ouverture du score. Tôt vendredi matin, lui, sa femme et leurs deux filles de 17 et 20 ans ont pris la route depuis le Jura où ils habitent, "en espérant que la fête dure tout le week-end". "On a préféré venir ici qu'au Stade de France parce qu'on savait que l'ambiance serait encore meilleure", explique Patricia Loisel, 42 ans, venue pour l'occasion du Havre avec trois amis. Yassin, 46 ans, vient en voisin de Sallaumines, à quelques kilomètres de là. Arrivé dans le nord de la France il y a 12 ans depuis la Seine-Saint-Denis où il a grandi, il est "devenu un vrai ch'ti", "adopté" par le RC Lens. Ovations pour les Lensois à leur entrée sur le terrain, buts célébrés dans un brouhaha assourdissant, frissons à chaque occasion niçoise: "Si on ferme les yeux, on croit que les joueurs sont là", s'amuse Yassin. L'illusion est presque parfaite... Jusqu'à une énorme bronca à la 40e minute, quand un message "Mise en veille du décodeur" envahit les écrans pendant une bonne minute. Une éternité pour les spectateurs, jusqu'à ce qu'en coulisses, une personne à la main qu'on imagine aisément tremblante trouve enfin la télécommande. Au coup de sifflet final, Bollaert entre en éruption. Et la transe à Lens devrait continuer samedi, avec une parade de l'équipe prévue des abords du stade Bollaert jusqu'au parvis de l'hôtel de ville dans l'après-midi. A l'autre bout de la France, à Nice, l'ambiance est bien différente. Malgré la difficile saison du club, en barrage la semaine prochaine pour rester en Ligue 1, 7.600 personnes, selon la préfecture, se sont réunies dans la fan zone installée par la mairie. Mais elles se sont vite dispersées quelques minutes après le coup de sifflet final.
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