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21.07.2026 à 11:03

"Un maïs" à 53 millions d'euros : la tour du ministère de la Défense scandalise les Slovaques

FRANCE24

Surnommé le "maïs" par la population en raison de sa ressemblance avec cet incontournable des barbecues d'été, l'imposant ancien bloc de casernes de l'ère communiste, fraîchement rénové, fait déjà l'objet d'un examen minutieux en raison de possibles détournements de fonds publics. "C'est joli, n'est-ce pas ?" s’est réjoui le ministre Robert Kalinak, l'un des plus proches alliés du Premier ministre nationaliste Robert Fico, en ouvrant en fin de semaine dernière le bâtiment au public dans la capitale Bratislava. Beaucoup n'étaient pas de cet avis. "Un gratte-ciel hors de prix digne de Dubaï" figure parmi les nombreux commentaires critiques publiés sur les réseaux sociaux, tandis que le député Gabor Grendel, du parti d'opposition Slovensko, l'a qualifié de "maïs le plus cher du monde". Le parquet enquête déjà à la suite d'une plainte pénale concernant la rénovation, pour 958.000 euros, du mur en béton de 700 mètres entourant la tour, que des ouvriers ont simplement repeint de manière à donner l'impression d'un mur de briques. Robert Kalinak a nié tout acte répréhensible. Lors de l'inauguration publique jeudi, les visiteurs ont pu découvrir des étiquettes de prix affichées partout dans le bâtiment, indiquant à la fois les prix du marché et ce que le ministère affirme avoir payé à la place, se vantant d'avoir fait des affaires. L'Oeil de Sauron Ainsi, un canapé initialement affiché à 4.500 euros n'aurait coûté aux contribuables qu'environ 2.000 euros, tandis qu'un portemanteau serait passé de 620 euros à 330 euros. Une petite kitchenette installée à chaque étage a coûté près de 8.000 euros, hors électroménager. Pour ce qui est de l'écran LED extérieur de la tour, il a coûté 400.000 euros mais est éteint depuis des mois, après que des mèmes en ligne l'ont réimaginé comme l'oeil maléfique de la forteresse de Barad-dûr, celle de Sauron dans "Le Seigneur des anneaux". La députée d'opposition Veronika Remisova a jugé ces dépenses somptuaires pour le nouveau bureau du ministre inappropriées, au moment où le gouvernement réduit les dépenses publiques, accusant Robert Kalinak de mener une "vie de cheikh". Ce dernier s'est défendu, décrivant un mobilier de "moyenne gamme", fabriqué en matériaux durables et qui sera utilisable de 30 à 50 ans. La Slovaquie, qui a rejoint l'Union européenne et l'Otan en 2004, consacre 2% de son PIB à la défense depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, conformément aux directives de l'Otan. Mais la Banque centrale slovaque s'attend à ce que ce chiffre passe sous cet objectif cette année, une évolution imputée à l'austérité mais qui, selon les experts, reflète aussi les divisions quant à l'aide apportée à l'Ukraine au sein de la coalition gouvernementale menée par Robert Fico, revenu au pouvoir en 2023.

21.07.2026 à 10:48

Réseaux sociaux en France : une loi pour interdire l'accès aux moins de 15 ans

Christophe DANSETTE

Le Parlement doit adopter ce mardi une loi visant à interdire l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux les plus nocifs. Une mesure de protection des mineurs qui impose aussi de nouvelles contraintes aux géants du numérique.

21.07.2026 à 10:47

Crues meurtrières en Afghanistan: les secours à la recherche d'une centaine de disparus

FRANCE24

Il n'y a que peu d'excavateurs et les hommes utilisent pour la plupart des pelles ou leurs mains nues dans la ville de Parun, a constaté un correspondant de l'AFP mardi. Selon le dernier bilan donné par le gouvernorat du Nouristan, une province montagneuse et difficile d'accès, frontalière du Pakistan, 23 personnes sont mortes dans ces inondations brutales. Une centaine de personnes n'ont pas donné de signe de vie depuis lundi soir, les secours estimant toutefois peu probable de trouver des survivants. "La crue a été soudaine et le niveau de l'eau trop haut. Personne dans la région n'imaginait que l'eau monterait si haut. Les secouristes tentent de trouver les corps des gens qui ont perdu leur vie", a indiqué à l'AFP le porte-parole du Croissant-Rouge afghan, Juma Khan Nayel. "Des gens pensaient qu'il y avait peut-être encore des survivants dans un bâtiment, mais quand les secouristes sont arrivés, il n'y avait plus personne en vie", a-t-il ajouté, précisant que des équipes et cliniques mobiles étaient en route pour renforcer la cinquantaine de volontaires du Croissant-Rouge à pied d'oeuvre depuis la veille. Nichée dans une vallée au bord d'une rivière, la ville de Parun, chef-lieu de la province, a été particulièrement frappée. Les flots déchaînés ont emporté de nombreuses boutiques et bâtiments du centre-ville, selon un correspondant de l'AFP. Près du pont central enjambant la rivière, la désolation est totale: les boutiques alimentaires, un hôtel et plusieurs bâtiments ont disparu. Il ne reste plus qu'un amas de briques, de rochers échoués et une épaisse couche de boue. "Traumatisés" "J'ai vu beaucoup de crues à Parun, mais je n'en ai jamais vu d'aussi dangereuse. Je me suis blessé en essayant de fuir plus haut dans la montagne, il pleuvait, c'était difficile de grimper, je me suis blessé", raconte à l'AFP Farid Gul Zaheer, un pharmacien de 34 ans. "Quand je me suis retourné, la ville avait été détruite", ajoute-t-il en précisant avoir perdu sa pharmacie, "fruit du travail de toute une vie". "Tout le monde a peur, les gens sont traumatisés, personne n'a dormi", poursuit-il. "La crue n'a duré que quelques minutes", raconte Zakirullah Zaki, 29 ans, gérant de l'hôtel Spogmai près de la rivière. Sa famille a eu de la chance, son petit frère, qui avait disparu a pu être retrouvé. Des militaires ont été envoyés en renfort, selon le gouvernement. Les différentes agences de l'ONU présentes en Afghanistan se réunissent mardi pour préparer une mission d'évaluation des dégâts au Nouristan, a indiqué mardi à l'AFP la porte-parole du Bureau de coordination pour les Affaires humanitaires (OCHA) Olga Cherevko. "Nous devons distribuer de manière urgente de l'aide alimentaire", a précisé le Croissant-Rouge, ainsi que de l'eau potable. Des familles se retrouvent également sans abri, et il faudra des tentes pour les héberger à court terme puis de l'aide pour qu'ils puissent reconstruire leurs maisons, a ajouté Juma Khan Nayel. L'Afghanistan ne génère que 0,08% des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement mondial, mais est en revanche l'un des pays les plus touchés par les effets dévastateurs du changement climatique, selon l'ONU. "Les ressources en eau ont été affectées, les glaciers fondent et les inondations ont augmenté", ce qui "contribue à la crise humanitaire dans le pays", avait rappelé début juillet le directeur de l'Agence afghane pour la protection de l'Environnement (GEPA), Mati-ul-Haq Khalis. Des crues meurtrières ont aussi fait 12 morts dont cinq enfants lundi au Pakistan, dans la province septentrionale de Khyber Pakhtunkhwa, voisine de l'Afghanistan, selon l'Agence régionale pour les situations d'urgence. Plus de 200 personnes avaient péri au printemps en Afghanistan et au Pakistan à cause des précipitations et des inondations. str-qb-ba-rsc-iw/chl

21.07.2026 à 10:33

La Bourse de Paris à plat, entre tensions géopolitiques et rebond de la tech

FRANCE24

Vers 09H45 heure de Paris, l'indice phare CAC 40 stagnait (+0,04%) à 8.343,68 points. La veille déjà, l'indice vedette de la Bourse de Paris avait terminé à l'équilibre (+0,02%) à 8.340,11 points. "Les investisseurs restent prudents à l'approche des résultats de Tesla et Alphabet (mercredi), avant ceux de Microsoft, Meta, Apple et Amazon la semaine prochaine, qui devront confirmer que les investissements massifs dans l'intelligence artificielle continuent de générer de la croissance", commente John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank. Ces résultats sont attendus alors que "les investisseurs s'interrogent sur la pertinence des dépenses massives consacrées à l'intelligence artificielle, qui ont largement alimenté la hausse des marchés", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote. "Il est probable que les investisseurs restent avant tout concentrés sur les perspectives de dépenses. Ils ne souhaitent pas que les géants de la technologie continuent d'augmenter leurs investissements si les retours sur investissement ne suivent pas", explique-t-elle. Moins exposées à la tech, les places européennes sont en revanche plus sensibles aux coûts de l'énergie, les économies européennes restant de grandes importatrices d'hydrocarbures. Les prix du brut ont réduit leur recul après que les rebelles houthis du Yémen ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde. De quoi menacer sa capacité à contourner le détroit d'Ormuz, lui-même bloqué, et menacer "une nouvelle fois la disponibilité du pétrole et du gaz dans les semaines et les mois à venir", estime Ipek Ozkardeskaya. "Le pétrole se négocie toujours à un niveau élevé, à près de 90 dollars le baril", relève Andreas Lipkow de CMC Markets. "La prime de risque reflète la situation toujours incertaine au Proche-Orient et devrait également freiner les ambitions" des indices européens. STMicroelectronics en tête STMicroelectronics, fabricant franco-italien de composants électroniques, gagnait 2,29% à 56,17 euros vers 10H00 heure de Paris, signant la plus forte hausse sur l'indice CAC 40. Sur l'indice élargi SBF 120, Soitec, spécialiste français des semi-conducteurs, montait de 3,52% à 89,44 euros. Les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, qui profitent de l'essor des centres de données, gagnent également du terrain: Schneider Electric prenait 1,04% à 267,45 euros.

21.07.2026 à 09:59

A Gaza, la varicelle de Rouba raconte la vie dans les camps de déplacés

FRANCE24

Dans l'abri familial de fortune, la fillette de huit ans supporte tant bien que mal la chaleur étouffante et les démangeaisons. "Le médecin nous a dit qu'on devait la laver tous les jours et la maintenir isolée pendant 20 jours", dit à l'AFP sa soeur, Alaa Saadeh, 19 ans: "mais comment? Nous vivons tous sous la même tente!" Habituellement bénigne chez l'enfant, la varicelle inquiète les médecins du territoire avec lesquels s'est entretenu l'AFP. Dans les camps de déplacés surpeuplés, où l'eau manque, les lésions se surinfectent plus facilement et la maladie devient difficile à contenir, expliquent-ils. L'Unicef a indiqué ce mois-ci que près de 9.300 cas suspects de varicelle avaient été recensés dans la bande de Gaza, principalement à Khan Younès, dans le sud. Promiscuité "C'est la zone la plus densément peuplée de la bande de Gaza", rappelle Louise Wateridge, porte-parole de cette organisation onusienne: "les familles vivent pratiquement les unes sur les autres". Dans un dispensaire du Croissant-Rouge palestinien, les enfants se succèdent en silence, l'air grave. L'un après l'autre, ils soulèvent leur tee-shirt pour montrer des centaines de vésicules, parfois rompues et suintantes. En face, Raed Abdel Karim Abu Sariya, dermatologue, répète inlassablement les mêmes consignes: isoler les malades, nettoyer la peau quotidiennement, éviter de gratter les lésions... Autant de recommandations presque impossibles à appliquer. "Les personnes atteintes de la varicelle doivent être isolées car la maladie se transmet par voie respiratoire", explique-t-il, "imaginez 10, 15, voire 20 personnes vivant dans une petite tente, où peuvent-elles isoler un malade?" Alaa Saadeh pense aussi que le grand nombre de cas est lié "à la promiscuité dans les tentes, au fait que nous ne recevons de l'eau qu'une fois par semaine, et qu'elle est salée". "Cela fait trois ans que nous vivons la guerre, mon père est au chômage et nous n'avons pas les moyens d'acheter des produits d'hygiène", ajoute la jeune fille. Symptomatique "Qu'avons-nous fait pour mériter de vivre comme ça?", lance sa petite soeur, "nous sommes couverts de boutons!" "Avant, je prenais une douche tous les jours", raconte-t-elle à l'AFP. Mais "maintenant, il n'y a plus de savon, plus de shampoing, plus de lessive (...) nous vivons dans des tentes et je n'arrive pas à dormir à cause des rats!" Les écoles de fortune tournant au ralenti, et dans certains secteurs seulement, les enfants passent souvent leurs journées dans les camps au milieu desquels stagnent des eaux croupies, et jouent entre des monticules de déchets ou des carcasses de voitures rouillées, le tout sous un soleil de plomb. Selon les médecins, la propagation de la maladie illustre l'aggravation des problèmes de santé publique auxquels est confrontée la population déplacée de Gaza, où prévenir les infections est devenu presque aussi difficile que les soigner. Les organisations humanitaires internationales alertent d'ailleurs régulièrement sur l'insuffisance dramatique de fournitures médicales. "La varicelle n'est qu'une partie du problème, il y a aussi les infections respiratoires, les diarrhées aqueuses... Plus de la moitié des foyers signalent désormais des maladies de peau, des puces, des poux ou encore la gale", abonde Mme Wateridge dans un entretien avec l'AFP. "Le nombre d'enfants nécessitant une hospitalisation augmente, alors même que le système de santé de Gaza est au bord de l'effondrement", constate-t-elle. Le système de santé du petit territoire a subi de graves dégâts au cours des deux années de guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, le 7 octobre 2023. "Qu'il s'agisse de la varicelle ou de n'importe laquelle de ces maladies, elles ne disparaîtront pas tant que les causes profondes de la situation ne seront pas traitées", estime Mme Wateridge, appelant à autoriser davantage de médicaments à entrer dans le territoire.

21.07.2026 à 09:55

Arrogance, ou fierté ? Les Argentins défiants face aux contempteurs de leur Seleccion

FRANCE24

Dans la presse internationale, sur les réseaux sociaux, un flot de commentaires hostiles a accompagné l'Abiceleste, et sa défaite face à l'Espagne. Fustigeant tantôt son jeu "négatif", "minimaliste", "destructeur", ou son attitude "cynique", "provocatrice", voire violente. "Football 1, Délinquants 0" a titré The Daily Telegraph de Londres, quand le New York Times estimait que "l'Argentine s’est déshonorée, ainsi que la finale, par sa pétulance sans grâce". Elle "a payé le prix de vouloir transformer un match de football en bagarre de rue", assène The Sun anglais. Vous avez dit accrocheurs, teigneux, rugueux ? Autant de vertus de leur Seleccion aux yeux des Argentins, fiers et émus par sa résilience et ses "remontadas" contre l'Egypte (de 0-2 à 3-2), la Suisse (3-1) ou plus encore l'Angleterre honnie (de 0-1 à 2-1). Lundi soir, au domaine de la Fédération (AFA) à Ezeiza, parmi les milliers de hinchas attendant sous la pluie de fêter la sélection à son retour, l'hostilité étrangère envers l'équipe argentine était perçue, mais vécue sans mal. "On nous critique parce que nous, on sait ce que c'est de souffrir, se relever, tomber encore, continuer la vie ainsi, parce que oui, être Argentin c’est du sang, c’est du cœur, de l'amour", y lançait à l'AFP Marga Ledezma, femme au foyer de 36 ans. Jamais de cadeaux "L'Argentin est un combattant. Personne ne nous fait cadeau de rien, jamais. Et les critiques, c'est parce qu'ils ne savent pas mouiller le maillot comme ces joueurs l'ont fait". Dans les médias, les réseaux sociaux, la défense de "l'Argentinité" s'est enflammée ces derniers jours. "Il y a quelque chose dans l’irrévérence argentine qu’ils ne supportent pas", a écrit sur Instagram un animateur radio connu, Pedro Rosemblat. "Notre rébellion les exaspère, les confronte à leurs propres lâchetés. Ils nous traitent de cancheros (roublards), tricheurs, sales. Et on adore ça". A une récente chronique dans le New York Times, avant la finale, qui a identifié l'Albiceleste comme le "méchant de ce Mondial", Matías Baldo, journaliste foot argentin, a répliqué: "Les puissants te célèbrent tant que tu acceptes la place qu’ils t'ont assignée (...) Ce n’est pas l’Argentine qui les dérange: c’est le fait qu’elle ne soit plus soumise". Dans une tribune dans La Nacion, un politologue argentin vivant aux Etats-Unis, Luis Schiumerini, reconnaît que "le casier judiciaire n'est pas vierge", en référence par exemple à des chants racistes de certains joueurs par le passé. "Indéfendables." "Il y a du racisme dans la société argentine et sa culture football", convient-il. Mais "il y a du racisme dans tous les pays présents à ce Mondial, y compris des pays dont les commentateurs passent depuis un mois l'Argentine au crible". Qui est raciste ? Et bien souvent, ces accusations "viennent de pays colonisateurs qui n’ont pas encore tout à fait réglé la question du racisme", relève pour l'AFP le sociologue Ivan Schuliaquer. "Accuser l’Argentine de racisme est une reproduction de ce colonialisme, car on ne voit les autres qu’à partir de sa propre vision". Pour le journaliste sportif et écrivain Ezequiel Fernandez Moores, certaines piques à la posture argentine sont fondées : "Parfois, on se prend pour le centre du monde, convaincus que Dieu et son nombril sont argentins", concède-t-il à l'AFP. Pour autant, il n'exclut pas que perce "un peu de jalousie" dans les attaques contre la Seleccion. "L’Argentine est peut-être un pays du Tiers-Monde dans beaucoup de domaines, mais en football, elle est du premier monde. Et comme toute puissance, on veut la voir perdre." Leo Simone, un avocat de 59 ans fan de l'Albiceleste, a son analyse assez simple: "L’Argentine est une équipe qui +râpe+, comme presque tout le football sud-américain", pose-t-il. Mais "c’est du football: si tu n'aimes pas qu'on te touche, joue au volley". Et au final, même pas mal. Le milieu Rodrigo de Paul a écrit sur Instagram "se rendre compte de combien de gens espéraient la chute" de l'Argentine. "Nos sourires les dérangent, nos manières les emmerdent". Mais pour lui, cela n'a fait que "renforcer la passion et l’amour pour notre maillot" chez les Argentins.

21.07.2026 à 09:33

Pissioun, Liutyï, Peklo: quand les drones ukrainiens racontent la guerre

FRANCE24

PS-1 Sun de l'entreprise SkyFall, surnommé pissioun (zizi), est presque devenu un générique pour les drones intercepteurs. Il a même donné naissance à un verbe pour désigner ce qui arrive aux drones kamikazes russes: ils sont désormais "pissiounés". Au salon aéronautique de Farnborough, près de Londres, des visiteurs s'attardent devant un nouveau modèle de PS-1 Sun pour se prendre en photos. Un porte-parole de SkyFall, vêtu d'un T-shirt "Pissioun" et le visage dissimulé sous une cagoule, présente devant les caméras le dernier-né de la gamme: le PS-1 Sun Jet Killer, conçu pour intercepter les Shahed à réaction. Cette créativité est loin d'être gratuite. Entre jeux de mots, humour noir et colère, ces appellations aident à survivre dans un pays en guerre depuis plus de quatre ans. Elles dépassent largement le simple nom commercial pour devenir des symboles de résistance. "Nous voulions créer un produit efficace et aussi remonter un peu le moral des militaires. Et nous y sommes parvenus: la mythologie est lancée, ce drone est devenu une star mondiale", explique à l'AFP un autre porte-parole de SkyFall, qui parcourt les salons internationaux, sous couvert de l'anonymat. "Vengeance" Chez un autre géant ukrainien, Firepoint, spécialisé dans les frappes en profondeur, les drones FP1 et FP2 reprennent officiellement les initiales de l'entreprise. Mais en interne, elles signifient surtout "Fuck Poutine". Au sein d'Ukroboronprom, le conglomérat qui regroupe les fabricants d'armement appartenant à l'État ukrainien, rien n'est laissé au hasard. "Liutyï", drone d'attaque en profondeur qui s'est distingué lors de récentes opérations contre des raffineries russes, tête d'affiche des produits présentés à Farnborough, signifie en ukrainien "février" (mois de l'invasion russe en 2022) et "furieux". Un autre s'appelle "Palianytsia": ce mot qui désigne une grande miche de pain blanc traditionnelle ukrainienne et imprononçable pour un russophone est un test ami/ennemi. Peklo, "enfer" en ukrainien, a été choisi par le président Volodymyr Zelenski pour un drone d'attaque d'Ukroboronprom, confie à l'AFP un responsable du conglomérat, qui lui aussi requiert l'anonymat. "Une vengeance pour toute l'Ukraine et une punition" pour les destructions causées par la Russie, notamment celle du Mriya (rêve en ukrainien), l'Antonov An-225, plus grand avion-cargo du monde et symbole de l'industrie aéronautique ukrainienne, pulvérisé dès les premiers jours de l'invasion. "Ce n'est pas juste un énième produit commercial fabriqué pour gagner de l’argent. C'est un objet qui nous protège, qui nous permet de vivre un jour de plus, qui nous permet de revoir nos proches. Beaucoup de mes collègues, quand ils partent de chez eux le matin ne savent pas s'ils rentreront à la maison le soir", dit le responsable d'Ukroboronprom.

21.07.2026 à 09:33

Au Bangladesh, l'exode ininterrompu des réfugiés rohingyas

FRANCE24

"J'y suis restée accrochée deux jours et une nuit", raconte-t-elle, jusqu'à ce qu'un navire providentiel croise sa route. "Je flottais comme un corps mort, mais j'ai réussi à relever la tête". Comme des milliers d'autres, la jeune femme, 25 ans, avait décidé de quitter les camps de Cox's Bazar, où s'entasse plus d'un million de membres de cette minorité musulmane de Birmanie, chassés par la répression et la guerre civile dans leur pays. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 6.500 Rohingyas ont tenté la traversée de l'océan Indien en 2025. Près de 900 d'entre eux ont perdu la vie ou disparu. L'année "la plus meurtrière" enregistrée par le HCR. Arrivée en 2017 au Bangladesh, Rahela Begum voulait partir en Malaisie. Le 4 avril, elle a embarqué sur un chalutier avec 280 autres candidats au départ, bien plus que le bateau ne pouvait en accueillir. Quatre jours plus tard, au large de l'archipel indien des Andaman-et-Nicobar, c'est la catastrophe. "Le bateau a commencé à trembler et puis a coulé". Les gardes-côte bangladais ont annoncé n'avoir repêché que neuf personnes, dont six passeurs. "Alerte maximale" A Cox's Bazar, le trafic des Rohingyas est un juteux commerce de la misère. "Les réseaux impliquent des gens des camps et d'autres individus venus de Teknaf, de Birmanie, Thaïlande ou Malaisie", confie sous couvert d'anonymat un jeune passeur rohingyas, qui dit empocher 200.000 à 250.000 takas (1.500 à 1.800 euros) par voyage. "Je ne considère pas ce que je fais comme un crime", jure-t-il, "ce sont les pères et les mères des camps eux-mêmes qui viennent nous voir pour envoyer leurs fils et leurs filles en Malaisie". Malgré les drames, la demande ne faiblit pas, s'inquiète une représentante du HCR, Astrid Castelein. "Il y a eu 1.180 départs des camps de janvier à mai l'an dernier, 2.300 lors de la même période cette année". Les autorités bangladaises peinent à contenir ces vagues. Au sud de Cox's Bazar, le lieutenant des garde-côtes Mohammad Rawnak Rahman sillonne tous les jours l'embouchure du Naf, le fleuve qui sépare le Bangladesh et la Birmanie. "Nous sommes en alerte maximale, nous faisons tout pour protéger notre territoire", assure l'officier. Dans son bureau du tribunal de Cox's Bazar, le procureur Tawhidul Anwar admet volontiers être dépassé par l'ampleur de sa tâche. "Nous traitons ici environ 500 dossiers", soupire-t-il. "Les enquêteurs ne sont pas très efficaces, il est difficile d'obtenir des preuves et les trafiquants sont très puissants", énumère le magistrat. "Comment survivre?" Il avoue que les six passeurs arrêtés après le naufrage d'avril, pourtant passibles de la prison à vie, ont depuis été remis en liberté. Au HCR, Astrid Castelein attribue les départs à la "surpopulation des camps" (150.000 arrivées depuis janvier 2025), les "restrictions aux libertés de mouvement et de travail" (les réfugiés ne sont pas autorisés à travailler) et la "baisse de l'aide". "Chaque personne doit survivre avec deux repas par jours pour 16 takas (11 centimes d'euro) chacun", déplore Sayed Ullah, le président du Conseil uni des Rohingyas, "comment survivre avec 16 takas ?" De son côté, le chef de la Commission pour l'aide et le rapatriement des réfugiés (RRRC), Mohammed Mizanur Rahman est convaincu que son pays est incapable d'accueillir toujours plus de Rohingyas. "La population craint de plus en plus de devenir une minorité", glisse-t-il. "Elle garde de bonnes relations avec les réfugiés, mais pour combien de temps?" "Il n'y a pas d'issue pour nous ici", afirme Sayed Ullah, "la seule solution, c'est un accord de paix durable en Birmanie". Mais dans on pays, la guerre civile ouverte par coup d'Etat militaire de 2021 continue à faire rage. Selon l'ONG américaine Acled, elle a déjà causé plus de 100.000 morts, tous camps confondus. Dans son camp de Cox's Bazar, Sahela Begum affirme ne plus avoir beaucoup d'espoir. "Dieu ne m'a accordé la paix nulle part en ce monde".

21.07.2026 à 09:28

Un naufrage au Guyana fait au moins 27 morts et 83 disparus

FRANCE 24

Un ferry a fait naufrage au Guyana dans la nuit de samedi à dimanche. Le Premier ministre annonce "à ce stade des opérations" de secours au moins 27 morts et 83 disparus. Plusieurs anomalies ont été révélées, comme la présence de 179 passagers, contre 133 inscrits, et des membres de l'équipage testés positifs au cannabis. 

21.07.2026 à 09:13

En Indonésie, dans l'île aux esclaves

FRANCE24

Ils travaillent pour leurs maîtres sans être payés, se transmettent en héritage, sont parfois brutalisés, pour les femmes violées. Et leurs enfants subiront le même sort car "ce statut on ne peut pas l'effacer", comme le dit Kanisius Kanyali Hambarita. Le jeune homme de 34 ans est l'esclave de Umbu Ana Rara de trois ans son cadet. Pour atteindre leur village de Tengeddu, connu des touristes pour ses spectaculaires chutes d'eau, il faut parcourir une route cahoteuse qui serpente entre la mer et des collines arides, à 50 km de Waingapu, principale ville de Sumba. On y croise des chèvres et des vaches errantes. Au loin gambadent des troupeaux de chevaux sauvages. En cette fin de matinée, les deux hommes chiquent des noix de bétel, cette graine de palmier aux effets euphorisants, assis devant la demeure du maître au typique toit en forme de cône. En apparence, rien ne les distingue. Ils sont habillés de T-shirt et de sarong, habitent la même maison traversée de poules et de cochons, dorment sur le même type de natte au sol et partagent la même vie hors du temps où l'on cuisine au feu de bois et où l'on ne capte pas de signal pour le téléphone mobile. Umbu Ana Rara dit traiter son esclave "comme un membre de la famille". Il l'autorise à gagner un peu d'argent comme moto-taxi et lui confie un lopin de terre qu'il cultive pour ses propres besoins. Que pense Kanisius Kanyali Hambarita de son statut ? "Je ne m'y oppose pas, c'est comme ça. Ce n'est pas un poids. Ce n'est que le symbole d'une tradition héritée de nos ancêtres", dit-il à l'AFP devant son maître qui souvent finit ses phrases à sa place. L'esclavage, qui remonte ici au XVIe siècle selon les historiens, a été officiellement aboli en Indonésie en 1860 alors sous domination néerlandaise. Mais il reste profondément ancré dans la culture de Sumba, essentiellement dans la partie orientale. Dans cette île de 685.000 habitants, à 80% chrétiens dans un pays en grande majorité musulman, la société est divisée en trois castes: "les nobles, appelés maramba, souvent grands propriétaires terriens ; les gens ordinaires, appelés kabihu et les esclaves/serviteurs, les atas", détaille Martha Hebi autrice de plusieurs études sur le sujet. Et sauf à être libéré par son maître, un ata "ne peut perdre son statut même par le mariage". La vie est ainsi organisée: les marambas possèdent la terre, les vaches, les chevaux élevés pour des courses avant d'être exportés, valeur économique la plus importante avec les esclaves ; les atas, travaillent du matin au soir, cultivent les champs où les charrues sont tirées par des buffles, s'occupent de la maison, des enfants, des bêtes, plus ou moins bien traités selon les maîtres. "Si elle se refuse" "On trouve des cas de travail forcé ailleurs en Indonésie ou de sujétion temporaire, comme chez les Dayak de Kalimantan en cas de dettes", dit à l'AFP Bondan Kanumoyoso, historien à l'Université d'Indonésie à Depok. Mais selon lui, l'esclavage en vigueur à Sumba est unique. "L'essence de cette stratification sociale (...) se trouve dans le marapu", religion locale, qui mélange animisme, culte des ancêtres et monde des esprits, explique le prêtre marapu Umbu Remi Deta. La légende orale "dit que les marambas ont obtenu des atas en arrivant à Sumba". Leur nombre est difficile à établir. Une travailleuse sociale, souhaitant conserver l'anonymat, les évalue à "environ 1.700" dans le district de Sumba Est qui compte 350.000 habitants. Certains parlent de plusieurs milliers. Eloignée des grands centres urbains et touristiques, à 2.000 km de Jakarta et 1.000 km de Bali, cette île est longtemps restée isolée, y compris de la domination néerlandaise, d'où un maintien des structures sociales ancestrales. Les Portugais au XVIe siècle puis la Compagnie néerlandaise des Indes orientales au XVIIe siècle, s'y procuraient du bois de santal et des esclaves, comme le documente l'anthropologue britannique Rodney Needham. Ces derniers étaient expédiés à Batavia (Jakarta) ou d'autres régions indonésiennes, mais aussi à Madagascar ou l'île Maurice. En 1824, un navire venu de l'île Bourbon (l'actuelle île de la Réunion) y prit livraison de "500 esclaves", détaille l'anthropologue dans son ouvrage "Sumba and the slave trade". L'arrivée de la modernité n'a pas bouleversé le système ni mis fin aux violences accompagnant le statut. "J'ai assez souffert depuis mon enfance", confie M., un ata d'une quarantaine d'années, rencontré à l'extérieur de son village Napu sans la présence de son maramba et que l'AFP préfère ne pas nommer pour préserver sa sécurité. "J'étais battu parce que je ne travaillais pas ou pas comme il faut", poursuit-il. "Dès que je rentrais de l'école, je devais travailler à nouveau, arracher l'herbe, nourrir les cochons." Encore aujourd'hui les esclaves subissent "des violences non seulement physiques mais aussi sexuelles. Car selon la tradition, le maître a le droit, entre guillemets +d'utiliser+ sa servante", confirme Marlin Lomi, pasteur et présidente du synode protestant de Sumba Est. Un maramba, interrogé sous condition d'anonymat, le reconnaît : "Si une femme esclave me plaît mais qu'elle se refuse à moi, je battrai son mari". "Les rapports sexuels ne sont pas considérés comme un viol. Il ne s'agit, selon eux, que d'exercer leur autorité sur ce qui leur appartient", rappelle Andy Yentriyani, ex-présidente de la Commission nationale sur les violences faites aux femmes (Komnas Perempuan). - Sacrifice - Les violences ne sont pas rares et restent souvent impunies "car les victimes n'osent pas témoigner", selon Mme Hebi qui a fondé l'ONG Solidarité pour les femmes et les enfants de Sumba (Sopan). En 2024, une esclave de 18 ans, violée depuis l'âge de 13 ans par son maître et son fils, s'est retrouvée enceinte et a accouché avant d'aller dénoncer ses agresseurs à la police de Waingapu. Selon la presse locale, le principal suspect a été interrogé, ainsi que dix autres témoins. Deux ans plus tard, "l'enquête n'est pas close", a indiqué à l'AFP Dian Sasmita, membre de la Commission indonésienne pour la protection de l'enfance (KPAI) qui suit d'autres affaires de près et "exhorte les autorités à faire la lumière sur ces dossiers" de violence. La jeune victime, d'abord recueillie par une ONG, vit désormais dans son village sous protection. Le synode "aide les victimes pour autant qu'elles se confient", dit le pasteur Marlin Lomi. Ce système est tellement ancré et la pression de l'élite locale tellement forte que "pour changer l'état d'esprit des nobles il faudra un long processus", convient l'ancien chef de district de Waingapu (2008 à 2021), Gidion Mbilijora, qui possède lui-même "deux atas". L'AFP rencontre le notable lors des grandioses funérailles d'un noble, organisées dans la ville portuaire avec 4.000 invités atas compris. Célébrées selon le rite marapu, encore observé par la plupart des habitants de Sumba qu'ils soient chrétiens ou musulmans, les funérailles de cet homme sont ponctuées du sacrifice rituel de deux chevaux. Jusqu'au début des années 1990, la police qui craignait des sacrifices humains, surveillait de près ce genre de cérémonies funéraires, ainsi que le rapporte l'anthropologue américaine Janet Hoskins. Car dans un passé encore récent, un noble devait être inhumé en compagnie d'un de ses esclaves, selon le rituel marapu. Banni par la Constitution La pratique de l'esclavage à Sumba se heurte pourtant à la loi indonésienne. Selon la Constitution de 1945, "nul ne peut être maintenu en esclavage ou en servitude". Le code pénal rend passible de poursuites criminelles "toute personne qui prive intentionnellement et illégalement une autre personne de sa liberté". Mais dans le même temps, le code prévoit que l'Etat reconnaît certaines formes de droit coutumier. "Il faut comprendre que l'Indonésie est une société extrêmement plurielle et que le développement social n'est pas le même selon les groupes ethniques", dit à l'AFP le ministre de la Justice et des Droits humains Yusril Ihza Mahendra. "Le gouvernement ne veut pas imposer de changements soudains mais plutôt accompagner le développement social de chaque communauté pas à pas", ajoute-t-il. Pour le porte-parole d'Amnesty International Indonésie, Haeril Halim, le gouvernement "est conscient de la situation à Sumba", mais jusqu'à présent "n'a pris aucune mesure pour éliminer les pratiques esclavagistes". Sur place, des nobles commencent à améliorer le sort de leurs esclaves, à leur rythme. En son temps, le grand-père de Norlina Rambu Jola Kalunga, responsable de la communauté protestante de Sumba Central, a "donné leur liberté à tous les atas" de cette région, dit cette femme de 54 ans. Mais l'ex-rectrice de l'Université chrétienne de Sumba n'a pas pu émanciper les cinq dont elle a hérité en épousant le fils d'une famille royale de la partie orientale de l'île à Waingapu. A défaut, elle explique casser ce "système rigide" dans son foyer. Tamu Rambu Margaretha, elle, a envoyé toutes ses atas à l'école, en compagnie de ses propres enfants qui eux ont ensuite étudié à l'université. Avant cela, la plupart ne savaient ni lire ni écrire. "Si quelqu'un est illettré, il y a beaucoup de choses qu'il ne comprendra pas, il ne saura pas ce qui est bien ou mal", suggère-t-elle. Mama Margaretha est une figure locale qui œuvre depuis des années pour briser la chaîne de l'esclavagisme. Elle est considérée comme la plus progressiste en la matière. Venue d'un village situé à 60 km, elle est arrivée avec ses cinq servantes à Waingapu en 1969 pour épouser un noble. "C'est la tradition ici à Sumba. Si l'on appartient à la classe noble, les servantes nous suivent. Cela existe depuis nos ancêtres", explique la vieille dame. Tous vivent avec leurs enfants dans les vastes domaines de la famille. Mama Margaretha, qui subvient aux besoins de ses atas, dit qu'elle "ne s'opposera" pas à leur départ bien que, déclare-t-elle, "aucune", pour des raisons essentiellement économiques, n'ait encore choisi de la quitter. - "Etre indépendant" - "Un jour cela changera définitivement. Car les progrès de la science, du savoir et de la technologie permettront aux gens de classe inférieure de réaliser (...) que ce lien social n'est plus approprié", veut croire l'ex-chef de district Gidion Mbilijora. M., ce ata du village de Napu qui a tant souffert enfant, en a pris conscience il y a longtemps. "Je regardais le maramba, sa façon de vivre. Je me disais :+ c'est si facile pour eux de nous donner des ordres comme ça+. Mais je ne l'ai pas affronté directement, (...) je pouvais voir à quoi la liberté ressemblait, c'est pour ça que je me suis vraiment battu, pour être indépendant", explique-t-il. Toujours esclave du maître qui le maltraitait, M. vit désormais avec sa femme et ses quatre enfants dans une maison inoccupée de son maramba, il cultive du maïs et du manioc sur un terrain qu'il lui prête, il a des poules et des cochons. Maintenant "il y a des lois qui nous protègent, peut-être le maramba comprend-il cela, il ne nous embête plus trop". Grâce à la vente d'animaux et des bourses du gouvernement, il a réussi à envoyer deux de ses enfants à l'université. "Si on a la connaissance alors on est libre", assure-t-il. "Je dis à mes enfants: +Je ne veux pas que vous subissiez ce que j'ai subi+."

21.07.2026 à 09:13

Les Bourses européennes ouvrent sans grand élan

FRANCE24

Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,14%, Francfort 0,20% et Milan 0,57%, quand Londres reculait de 0,12%.

21.07.2026 à 08:53

Carburants: Bregeon promet un point sur les aides "d'ici à fin août"

FRANCE24

"C'est évidemment les conséquences de ce qui se passe au Moyen-Orient. Les Français le savent et je comprends que c'est très difficile pour beaucoup de nos concitoyens", a affirmé Maud Bregeon sur France 2, évoquant "des fluctuations qu'on a du mal à anticiper". "La tendance à l'heure où on se parle est à la hausse. Je ne suis pas en mesure de vous dire ce qui se passera dans les jours ou dans les semaines à venir. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que le gouvernement a déployé des aides" pour "les secteurs d'activité les plus exposés" et "les Français les plus précaires", a-t-elle dit. "Ces aides sont toujours en place", a-t-elle ajouté, précisant que les concernés peuvent y avoir recours jusqu'à fin août. Questionnée sur la possibilité que ces dispositifs soient prolongés, la ministre a répondu que le gouvernement "fera le point d'ici à fin août". Plusieurs crises géopolitiques expliquent la hausse des prix des carburants. D'un côté, la Russie, important producteur de gazole, a annoncé le 8 juillet interdire ses exportations de gazole pour faire face aux pénuries de carburant dans le pays, provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries. De l'autre, les prix des carburants affichent une augmentation quasi-continue depuis la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, le 26 juin. Avant cela, ils avaient diminué pendant près de deux semaines, à la suite de la signature d'un accord de paix entre les deux pays le 15 juin.

21.07.2026 à 07:03

Coupe du monde 2026 : l’Espagne célèbre son sacre mondial à Madrid

L'Equipe TV

L’Espagne a retrouvé ses supporters, à Madrid, moins de 24 heures après son titre mondial remporté face à l’Argentine (1-0, a.p.). Les joueurs de la Roja, accompagnés de leur sélectionneur Luis de la Fuente, ont présenté le trophée dès leur arrivée à l'aéroport avant de participer aux célébrations dans les rues de la capitale. Plus d’un million de personnes ont assisté à la parade, conclue sur la place de Cybèle par un grand concert.

21.07.2026 à 06:37

L'Iran attaque radars et systèmes de défense américains en riposte à des frappes

FRANCE24

De son côté, l'armée américaine a annoncé avoir conclu une dixième nuit de bombardements consécutive contre la République islamique, notamment contre des centres de commandement militaire et des cibles maritimes, "afin de diminuer la faculté de l'Iran à continuer d'attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz". Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont indiqué que deux pétroliers avaient été stoppés dans cette voie stratégique, alors qu'ils empruntaient une route non-reconnue par Téhéran au large d'Oman, "après que des explosions ont provoqué d'importants incendies à leur bord". L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait fait état plus tôt d'un navire touché par un "projectile non-identifié" à 8 milles nautiques (15 kilomètres environ) au nord-est de Limah, à Oman. Dans un rapport ultérieur, elle a précisé que l'équipage avait quitté le bateau. Déjà au coeur du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, le trafic maritime dans la région menace de se gripper encore davantage depuis que les rebelles houthis du Yémen ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde. Cela menace sa capacité à contourner le détroit d'Ormuz, lui-même bloqué. Face à cette menace des Houthis pro-Téhéran et à l'intensification des hostilités entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole ont atteint lundi un plus haut depuis plus d'un mois. Après cette remontée, ils évoluaient en petite baisse mardi. "Attaques encore plus puissantes" Un peu plus d'un mois après la signature du protocole d'accord qui devait mener à la paix, Donald Trump a affirmé que l'Iran paierait "plusieurs fois" le prix de chaque soldat américain tué au Moyen-Orient, quand Téhéran a estimé faire face à "une guerre totale". Depuis le début du conflit en février, 17 militaires américains sont morts, dont trois récemment en Jordanie et en Irak, les premiers depuis la reprise des hostilités le 7 juillet. Et près de 100 ont été blessées depuis cette même date, la plupart légèrement, selon le Pentagone. Côté iranien, le dernier bilan officiel datant de vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis la résurgence des affrontements. Mardi, les forces armées iraniennes ont annoncé de nouvelles frappes dans le Golfe, en représailles aux attaques américaines. Les Gardiens ont affirmé avoir frappé deux systèmes de défense antiaériens et une installation radar sur deux avant-postes américains à Bahreïn, ainsi que des dispositifs de missiles défensifs, de réception radar et satellite au Koweït. Après cette attaque contre ces outils de repérage, "l'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont-ils prévenu dans un communiqué diffusé par l'agence officielle Irna. L'armée a pour sa part dit, dans une déclaration portée par la télévision d'Etat, avoir frappé "trois importantes bases" utilisées par les Etats-Unis au Koweït, Arifjan, Al-Udairi et Ahmad Al-Jaber, avec des drones suicide. Rencontre Aoun-Trump Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins assuré que les efforts diplomatiques se poursuivaient via les pays médiateurs. Le ministre de l'Intérieur de la République islamique, Eskandar Momeni, est d'ailleurs au Pakistan, où il doit rencontrer le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef des armées Asim Munir, d'après Islamabad. Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, demeure un point de contentieux majeur, et le protocole d'accord prévoyait sa réouverture. Mais Téhéran l'a de nouveau verrouillé après la reprise des hostilités, les Etats-Unis réimposant de leur côté un blocus aux ports iraniens. En outre, le président libanais Joseph Aoun doit être reçu mardi par son homologue américain Donald Trump, dont l'administration fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-Iran, qui a entraîné le Liban dans la guerre. Pour Israël, le désarmement du mouvement est une condition à son retrait du sud du pays, qu'exige l'Iran en demandant que tout accord de paix concerne aussi le front libanais.
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