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23.02.2026 à 12:33

Aide à mourir: ces Français qui continuent d'aller en Belgique, faute d'une solution chez eux

FRANCE24

Marc (qui n'a pas voulu donner son nom) a rencontré un médecin belge en octobre dernier. "On a été directement sur la même longueur d'onde", raconte cet ancien professeur de mathématiques de 78 ans. Leur constat: tant que son cancer des poumons de stade trois ne se généralise pas, il n'a aucune raison de bénéficier de l'aide à mourir belge. Quand son cancer a été découvert il y a quatre ans et demi, les médecins ne lui donnaient que deux ans à vivre. Mais à un moment ou l'autre, l'apparition de métastases sera "inévitable". Marc sera alors éligible à l'aide à mourir française, telle qu'elle est débattue aujourd'hui. Le vote solennel sur l'ensemble du texte est prévu mardi à l'Assemblée. Dans sa version actuelle, il prévoit cinq conditions cumulatives pour le patient, qui doit être: majeur (1), français ou résidant en France (2), atteint d'une "affection grave et incurable" qui "engage le pronostic vital" en phase avancée ou terminale (3), "apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée" (4) et "présenter une souffrance physique ou psychologique" étant "soit réfractaire aux traitements, soit insupportable" (5). "Paresse, immoralité et hypocrisie" Même si la loi était votée, "il ne faut pas oublier qu'il faudra les décrets" d'application, rappelle Marc, qui se déplace en permanence avec un concentrateur à oxygène mobile. "S'ils étaient pris rapidement, je choisirais une aide médicale en France, à mon domicile, dans mon lit, avec par la fenêtre la vision de notre petit jardin joliment fleuri. Ce serait parfait", témoigne cet habitant de région parisienne. Mais Marc a peu d'espoir, frustré par les débats politiques sur la fin de vie qui se sont tenus l'an passé: "En mai 2025, quand l'Assemblée a voté, j'étais content. Mais je ne m'attendais pas à un pareil désastre au Sénat. C'est scandaleux!" "La paresse, l'immoralité et l'hypocrisie françaises vont me coûter quelques semaines de vie", certifie-t-il. Car pour être en capacité de se rendre en Belgique, Marc devra certainement sacrifier quelques jours, pour ne pas attendre d'être totalement immobile et bloqué en France. Selon la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l'euthanasie (CFCE) belge, 106 patients français ont bénéficié d’une aide à mourir en 2024 en Belgique, contre 101 en 2023 et 53 en 2022. Ces demandes qui aboutissent ne sont que "la partie émergée de l'iceberg", expliquait en mars 2025 à l'AFP Jacqueline Herremans, présidente de l'Association belge pour le droit de mourir dans la dignité, un collectif qui reçoit de France "quatre à cinq demandes par courriel chaque jour". Sentiment d'abandon D'autres demandes savent qu'elles resteront lettre morte en France, car elles ne respectent pas les cinq critères définis par l'Assemblée. Philippe (qui ne souhaite pas donner son nom) par exemple, s'est fait diagnostiquer une tumeur cérébrale atypique et agressive en 2015. Après une récidive en 2017 et un Covid "terrible" en 2022, "il ne marche plus, a des troubles de l'élocution, de la déglutition et de la logique", décrit sa femme Martine. Mais il ne présente pas de souffrance physique "insupportable" et son pronostic vital n'est pas engagé. "Je ne comprends pas pourquoi les politiques sont si frileux, c'est une loi trop timide!", s'énerve Martine. Chaque mois, le couple, résidant en Bretagne, dépense "entre 3.000 et 4.000 euros" pour les aides dont bénéficie Philippe. "Nous, on a les moyens de payer. Mais il y a plein d'autres personnes qui ne les ont pas. Vous n'avez pas le sentiment qu'elles sont abandonnées?", poursuit la retraitée. Philippe, qui aura 70 ans mardi, a récemment pris rendez-vous pour son euthanasie en Belgique. Ce sera le 20 mars.

23.02.2026 à 12:21

Le chef de l'ONU dénonce la montée en puissance de "la loi du plus fort" dans le monde

FRANCE24

"Cette agression n'est menée ni en secret, ni par surprise. Elle a lieu au grand jour, souvent sous la direction des plus puissants. Partout dans le monde, les droits humains sont sacrifiés, de manière délibérée et stratégique, et parfois avec fierté", a tonné Antonio Guterres, à l'ouverture d'une session du Conseil des droits de l'homme à Genève. "L'état de droit est écrasé par la loi du plus fort", a-t-il déploré, sans citer de pays ou dirigeants. Et "quand les droits humains s'effritent, tout le reste s'écroule", a-t-il ajouté, déplorant que nous vivions "dans un monde où les souffrances massives sont admises... où les êtres humains sont utilisés comme monnaie d'échange... où le droit international est considéré comme un simple désagrément". Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a également considéré qu'"une lutte acharnée pour le pouvoir, le contrôle et les ressources se joue actuellement sur la scène mondiale, à une intensité et un rythme inédits depuis 80 ans", avec un recours à la force qui se "banalise". "Les gens se sentent désemparés, anxieux et vulnérables. Les rouages du pouvoir mondial sont en pleine mutation", a-t-il relevé, appelant à faire contrepoids "aux tendances autocratiques". "Les démocraties s'érodent" Le constat des Nations unies est amer : les conflits se multiplient, l'impunité se propage, les droits humains sont piétinés et les besoins humanitaires explosent tandis que les financements chutent, dans un contexte de coupe drastique de l'aide extérieure américaine décidée par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Et selon le chef de l'ONU, "les technologies – en particulier l'intelligence artificielle – sont de plus en plus utilisées d'une manière qui réprime, accentue les inégalités et expose les personnes marginalisées à de nouvelles formes de discrimination, en ligne et hors ligne". Dans une veine similaire, Volker Türk a attaqué les dirigeants, dont il a tu les noms, qui "propagent la désinformation pour détourner l'attention, réduire au silence et marginaliser", tandis qu'"une petite clique de magnats de la technologie contrôle une part démesurée des flux d'information (...), faussant le débat public, les marchés, et même les systèmes de gouvernance". Dénonçant plus globalement "la main de fer qui resserre l'espace civique", M. Guterres a cité, entre autres, l'emprisonnement de journalistes et de militants des droits humains, la fermeture d'ONG, le recul des droits des femmes et l'exclusion des personnes en situation de handicap. "Les démocraties s'érodent. (...) Les personnes migrantes sont harcelées, arrêtées et expulsées au mépris total de leurs droits humains et de leur humanité. Les réfugiés sont montrés du doigt. Les communautés LGBTIQ+ sont vilipendées. Les minorités et les peuples autochtones sont pris pour cible", a-t-il également énoncé. Iran et Ukraine Antonio Guterres, qui quittera ses fonctions à la fin de l'année après dix ans à la tête de l'ONU, a rappelé que "grandir sous la dictature de Salazar" au Portugal lui avait appris que lorsque les droits humains "sont bafoués, ce sont tous les aspects de la société qui en souffrent". Dans son dernier discours annuel devant le Conseil des droits de l'homme, que les Etats-Unis de Donald Trump boycottent, il n'a toutefois évoqué que trois crises actuelles, condamnant notamment une nouvelle fois "la répression violente des manifestations en Iran". A la veille du quatrième anniversaire de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, il a aussi affirmé qu'"il est plus que grand temps de mettre fin à l'effusion de sang" alors que le conflit "a entraîné la mort de plus de 15.000 civils". Enfin, il a mentionné le conflit entre Israéliens et Palestiniens, déplorant que la solution à deux Etats soit "ouvertement rendue inapplicable".

23.02.2026 à 12:00

Des drones pour l'Ukraine : en Belgique, des bénévoles agissent dans l'ombre

Alix LE BOURDON

Dans des lieux tenus secrets, des bénévoles se réunissent régulièrement dans la capitale belge pour assembler des drones destinés à l’Ukraine. Enseignants, fonctionnaires européens, membres de la diaspora ou anciens militaires participent à cette initiative coordonnée par l’association Wings for Europe. Financés par des dons privés, ces appareils sont ensuite envoyés sur le front. Reportage d’Alix Le Bourdon, à Bruxelles, au cœur de cette mobilisation civile.

23.02.2026 à 11:55

Mort d'El Mencho : ce qu'il faut savoir sur le puissant cartel mexicain Jalisco Nueva Generacion

FRANCE 24

Au lendemain de la mort d'"El Mencho", chef du cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), des violences ont éclaté dans plusieurs États du Mexique où des hommes armés sèment la terreur parmi la population. Fondé en 2009, le CJNG est l'une des organisations criminelles les plus dangereuses du monde. Mais quel est son avenir après l'élimination de son chef ?

23.02.2026 à 11:49

Iran : tensions entre pro et anti-régime en marge des défilés

FRANCE24

En Iran, des étudiants pro et anti-régime continuent à manifester dans les rues.

23.02.2026 à 11:48

Nouveaux pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran jeudi à Genève

FRANCE24

Gauthier Rybinski, chroniqueur international, analyse la situation.

23.02.2026 à 11:45

Enorme tempête de neige attendue sur New York et le nord-est des Etats-Unis

FRANCE24

"La ville de New York n'a pas connu de tempête de cette ampleur au cours de la dernière décennie", a averti le maire Zohran Mamdani lors d'une conférence de presse dimanche, à l'approche de cette perturbation qui a déjà provoqué des milliers d'annulations de vols et d'importantes coupures de courant dans tout le nord-est des Etats-Unis.

23.02.2026 à 11:45

L'Iran prêt à répondre "avec force" à toute frappe américaine, même limitée

FRANCE24

Donald Trump a ordonné un déploiement naval et aérien massif au Moyen-Orient et Téhéran répète être prêt à riposter à toute intervention militaire américaine. "Concernant la première question relative à une frappe limitée, il n'y a pas de frappe limitée. Un acte d'agression sera considéré comme un acte d'agression", a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à laquelle a assisté l'AFP. Il était invité à réagir aux propos de Donald Trump qui a dit vendredi "envisager" une frappe limitée contre l'Iran si ce pays ne concluait pas rapidement un accord sur le nucléaire avec les Etats-Unis. "Droit à la légitime défense" "Tout ce que je peux dire c'est que je l'envisage", avait laconiquement répondu Donald Trump à la question suivante posée par la presse: "Envisagez-vous une frappe limitée si l'Iran ne conclut pas d'accord?" Les deux pays ont tenu le 17 février en Suisse une deuxième session de pourparlers indirects via une médiation omanaise, dans un contexte de tensions accrues dans la région où Washington a dépêché deux porte-avions. De nouveaux pourparlers, confirmés par l'Iran et Oman mais pas les Etats-Unis à ce stade, sont prévus jeudi. Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi mène les négociations pour l'Iran, tandis que les Etats-Unis sont représentés par l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner. Donald Trump se demande pourquoi l'Iran n'a pas déjà "capitulé" devant cet imposant déploiement militaire, a déclaré Steve Witkoff, lors d'un entretien à la chaîne américaine Fox News réalisé jeudi et diffusé samedi. M. Baghaï a déclaré lundi que les Iraniens avaient toujours refusé de capituler au cours de leur histoire. Le président américain avait indiqué jeudi s'être donné un délai de "dix" à "quinze jours" pour décider de recourir à la force ou pas contre Téhéran. Malgré ce nouvel avertissement, le chef de la diplomatie iranienne a estimé dimanche qu'il existait "de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant". "Nous poursuivons nos négociations, tout en travaillant sur les éléments d'un accord et sur une première version du texte", a déclaré le ministre sur la chaîne américaine CBS. "Point le plus faible" Les Iraniens remettront aux médiateurs une proposition d'accord dans les prochains jours, selon lui. Les précédentes discussions entre les deux pays, indirectes, avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l'Iran, à laquelle s'étaient associés les Etats-Unis. Le président américain avait alors assuré avoir "anéanti" le programme nucléaire iranien dans ces bombardements, même si l'étendue exacte des dégâts n'est pas connue. Les Occidentaux craignent que Téhéran ne se dote de la bombe atomique, l'Iran assurant de son côté qu'il ne cherche qu'à développer son programme nucléaire civil. Ces nouvelles tensions entre Washington et Téhéran sont apparues après la répression d'un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir "en aide" au peuple iranien. Pour la première fois depuis ces manifestations, des slogans appelant à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, ont de nouveau retenti ces derniers jours dans plusieurs villes d'Iran. La cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas a appelé lundi à une "solution diplomatique" au moment où l'Iran "est au point le plus faible qu'il ait jamais connu". La crainte d'une éventuelle intervention militaire américaine en Iran a poussé plusieurs pays à exhorter leurs ressortissants à quitter ce pays, comme l'Inde qui a annoncé sa décision lundi.

23.02.2026 à 11:41

"El Mencho", le chef du gang qui a fait trembler le Mexique, est mort

FRANCE24

Fondateur du redoutable cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), Nemesio "El Mencho" Oseguera en a fait le plus puissant du Mexique par un usage débridé de la violence, n'hésitant à pas défier ouvertement le gouvernement.

23.02.2026 à 11:37

L'ex-Daft Punk Thomas Bangalter rejoint l'artiste JR pour transformer le Pont Neuf

FRANCE24

JR a invité l'ex-Daft Punk "à imaginer la dimension sonore de La Caverne, l'ambitieux projet destiné à rendre hommage à l'emballage du Pont Neuf par les créateurs Christo et Jeanne-Claude 40 ans après. Du 6 au 28 juin, le plus vieux pont de Paris sera recouvert sur 120m de long et 20m de large de roches aux arêtes acérées, où seule la forme de ses arches permettra de reconnaître sa structure. La Caverne sera alors accessible gratuitement, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, précise le communiqué commun de JR, la fondation Christo et Jeanne-Claude, la ville de Paris et de l'Amicale des ponts de la capitale. "En plasticien acoustique", Thomas Bangalter a prévu de "l'emballer d'une étoffe unique, qui serait sonore sans pour autant être de la musique". JR et Thomas Bangalter ont déjà collaboré à plusieurs reprises, à l'Opéra Garnier et dans une galerie parisienne. Au total, quelque 800 personnes sont impliquées dans le projet, entièrement financé sur fonds privés, selon le communiqué. C'est le cas notamment de l'AR Studio Paris de Snap, spécialisé dans la réalité augmentée, pour "concevoir une série d'expériences interactives". Des essais grandeur nature de l'immense structure sont actuellement menées dans un hangar de l'aéroport d'Orly. Ces dernières décennies, Paris a accueilli plusieurs projets d'art contemporain spectaculaires, comme l'emballage de l'Arc de Triomphe en 2021, œuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude. "Paris est une ville qui sait accueillir le monumental. On l'a vu avec les Jeux olympiques", a déclaré JR à l'AFP en 2025.

23.02.2026 à 11:33

Nouveau report du plan de Bruxelles pour le "made in Europe"

FRANCE24

Ce plan était attendu cette semaine, mais sa gestation est difficile en raison de vifs débats en Europe et jusqu'au sein de la Commission européenne sur cette mesure inédite pour relancer la production industrielle du continent. Le nouveau report, le troisième depuis décembre, doit permettre d'aplanir des désaccords au sein de la Commission sur ces mesures qui portent sur une "préférence européenne", c'est-à-dire une obligation de produire en Europe pour certaines entreprises bénéficiant de fonds publics. "Nous espérons que cette semaine supplémentaire de discussions internes permettra de rendre la proposition encore plus solide", a fait valoir le cabinet de M. Séjourné, vice-président de la Commission chargé de la Prospérité et de la stratégie industrielle. Aiguillonné par le rapport choc publié en 2024 par l'ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, l'exécutif européen veut passer à l'action depuis des mois, pour soutenir les industriels concurrencés par la Chine et pénalisés par les droits de douane américains. Voitures électriques M. Séjourné a préparé un projet de loi dit d'"Accélérateur industriel", qui vise à instaurer la préférence européenne dans certains secteurs clés dont l'industrie automobile et les technologies "propres" (panneaux solaires, éoliennes, batteries...). Cette notion est défendue avec vigueur par la France, notamment pour défendre sa filière nationale de batteries pour voitures électriques. Mais d'autres pays européens, au nom du libéralisme économique, expriment des réserves. Et le périmètre de la mesure fait l'objet de vifs débats au sein même de la Commission. Selon une source au sein de l'exécutif européen, ces discussions se concentrent désormais sur l'inclusion dans le "made in Europe" de la production réalisée dans les pays ayant signé des accords de libre-échange avec l'UE. Cet élargissement du "made in Europe" aux pays partenaires est notamment réclamé par l'Allemagne, pour ne pas déstabiliser les chaînes d'approvisionnement des industriels européens et éviter d'entraîner l'Europe dans des bras de fer commerciaux avec ses alliés. Plusieurs Etats membres se sont en outre inquiétés du risque d'alourdir les coûts de fabrication des industriels européens, alors même que leurs difficultés viennent en grande partie des prix bas pratiqués par leurs concurrents étrangers, notamment chinois. En réponse à ces inquiétudes, l'entourage de M. Séjourné avait fait savoir que la mesure serait "triplement ciblée" : elle s'appliquera "sur une part limitée de composants critiques", dans "un nombre limité de secteurs stratégiques", et "uniquement quand des financements publics sont engagés".

23.02.2026 à 11:27

Les forces américaines vont se retirer totalement de Syrie d'ici un mois, selon plusieurs sources à l'AFP

FRANCE24

Le retrait américain intervient alors que le pouvoir central islamiste de Damas, soutenu par Washington, étend son autorité dans le pays et a rejoint la coalition antijihadiste. Lundi, les Etats-Unis ont commencé à se retirer d'une importante base dans les régions encore sous contrôle des Kurdes, Qasrak, dans la province de Hassaké, selon un responsable kurde. Une équipe de l'AFP a vu une colonne de dizaines de poids lourds, chargés de blindés et de préfabriqués, se dirigeant depuis la province de Hassaké, dernier bastion kurde, vers la frontière avec l'Irak. "D'ici un mois, ils se seront retirés de Syrie et il n'y aura plus aucune présence militaire dans les bases", a indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental syrien qui a requis l'anonymat. Les Etats-Unis maintenaient un millier de militaires dans le pays dans des bases établies dans des zones échappant au contrôle de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste. Ils menaient depuis ces bases des attaques aériennes contre le groupe Etat islamique (EI). Frappes aériennes Washington avait mis en place la coalition internationale antijihadiste après la prise par l'EI en 2014 de vastes territoires en Syrie, à la faveur de la guerre civile, et en Irak. L'EI a été vaincu en 2019 en Syrie, où les forces kurdes ont été en première ligne des combats, deux ans après sa défaite en Irak. Mais il conserve des cellules dormantes dans les zones désertiques en Syrie et a appelé samedi, dans son premier message audio depuis deux ans, ses combattants à défier les nouvelles autorités syriennes. Un diplomate, qui a refusé d'être identifié, a précisé à l'AFP que "le retrait devrait être achevé d'ici vingt jours" et que les Etats-Unis ne maintiendraient plus de bases en Syrie. Ce diplomate d'un pays allié à Washington et Damas a indiqué que les Etats-Unis pourront désormais "mener des frappes aériennes en Syrie à partir de leurs bases dans la région". Le responsable kurde a confirmé que "les forces de la coalition internationale vont mettre fin, dans une période allant de trois à cinq semaines, à leur présence qui aura duré environ 12 ans dans le nord et le nord-est de la Syrie". 12 ans de présence "Au cours des prochains jours, des convois vont transporter les équipements militaires et logistiques ainsi que les systèmes de radar et de missiles, depuis les deux bases restantes dans le nord et l'est de la Syrie", a-t-il ajouté. Le responsable, qui a requis l'anonymat, faisait référence à la base de Qasrak et celle de Kharab al-Jir, également dans la province de Hassaké. Le retrait américain intervient alors que les forces kurdes doivent être intégrées dans l'armée syrienne, conformément à un accord annoncé fin janvier entre les deux parties, sous la pression militaire de Damas. Les Etats-Unis avaient estimé que "la mission initiale" des forces kurdes, en tant que principale force anti-EI, avait largement pris fin, le président Ahmad al-Chareh ayant rejoint la coalition antijihadiste. Après le déploiement des forces gouvernementales dans des zones dont les forces kurdes se sont retirées, l'armée américaine a transféré plus de 5.700 détenus membres présumés de l'EI de Syrie vers l'Irak, pour garantir leur surveillance. Les prisons où ils étaient jusqu'alors détenus étaient contrôlées par les forces kurdes. Les autorités ont par ailleurs évacué la semaine dernière le camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus. Le retrait américain intervient alors que les Etats-Unis massent leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper en cas d'échec à conclure un accord au sujet du programme nucléaire de Téhéran.

23.02.2026 à 11:24

Guerre en Ukraine : trois personnes ont trouvé la mort dans des frappes russes

FRANCE24

Trois personnes ont trouvé la mort dans des frappes russes sur les régions de Zaporijjia et d'Odessa, ont annoncé les autorités locales lundi, à la veille du 4e anniversaire du début du conflit.

23.02.2026 à 11:22

Le ministre de la Fonction publique David Amiel nommé aux Comptes publics

FRANCE24

Jean Petaux, politologue, est notre invité.

23.02.2026 à 11:19

Mort de Quentin Deranque : Paris convoque l'ambassadeur américain

FRANCE24

L'ambassadeur américain Charles Kushner en poste à Paris va être convoqué au ministère français des Affaires étrangères en raison des propos tenus de l'administration Trump sur la mort d'un étudiant d'extrême droite radicale, a annoncé dimanche le chef de la diplomatie.
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