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▸ Les 15 dernières parutions

07.03.2026 à 09:31

NBA: Wembanyama magique avec les Spurs, Tatum "ému" avec les Celtics

FRANCE24

. Abracadabra Wemby Au lendemain d'une enivrante victoire contre le leader de la conférence Est Détroit, San Antonio a semblé avoir la gueule de bois au coup d'envoi face aux Los Angeles Clippers vendredi. Au début du troisième quart-temps, la franchise californienne menait ainsi de 25 points (75-50). Mais sous l'impulsion de Wembanyama, les Spurs ont réussi une improbable remontée pour arracher la victoire (116-112) dans les dernières secondes. "Tous les matchs peuvent se gagner", a souligné le joueur français, candidat au titre de MVP, qui a terminé meilleur marqueur des Spurs (27 points), avec également sur la feuille de statistiques 10 rebonds et quatre contres. Pour s'offrir cette 14e victoire en 15 matchs, les Spurs ont aussi pu compter notamment sur Julian Champagnie (20 pts) et De'Aaron Fox (19 pts). . Emotion à Boston pour Tatum Après dix mois d'absence en raison d'une rupture du tendon d'Achille lors des play-offs en mai dernier, Jayson Tatum était de retour sur le parquet du TD Garden avec les Celtics qui ont nettement dominé les Dallas Mavericks 120-100. Tatum a inscrit 15 points pour le plus grand plaisir des supporteurs qui lui avaient offert une standing ovation pour sa première apparition en match en 298 jours. Emprunté en début de partie, Tatum est redevenu lui-même après avoir marqué ses premiers points en fin de deuxième quart-temps. "C'était irréel, une journée émouvante, a commenté le joueur de 28 ans sur ESPN. Ca fait des jours que je rêve de ce moment et c'est super que ce soit enfin arrivé. Partager ça avec ma famille, mes coéquipiers et le public était tout ce dont j'avais rêvé". Durant ses mois de rééducation, le sextuple All Star a bien eu des moments de doute. "J'ai douté de moi à de nombreuses reprises. J'ai beaucoup pleuré la nuit. Mais chaque jour j'ai essayé de me lever et de partir du bon pied. Il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais c'est un grand pas en avant pour moi", a-t-il ajouté. Tatum a souligné que le niveau de jeu de ses coéquipiers et le parcours effectué par les Celtics cette saison l'avaient motivé pour revenir. "Le processus de rééducation est solitaire, on se sent isolé. Mais me retrouver avec eux (ses coéquipiers, NDLR) le plus souvent possible m'a fait sentir que je faisais partie de ce groupe et ça m'a beaucoup aidé", a-t-il expliqué. Avec la victoire contre Dallas, les Celtics affichent un bilan de 42 victoires pour 21 défaites, sur les talons du leader Détroit (45v-16d). . New York écrasant Les Knicks n'ont fait qu'une bouchée des Denvers Nuggets avalés 142-103 avec notamment 38 points d'OG Anunoby. Nikola Jokic a bien compensé en marquant lui aussi 38 points pour les Nuggets, mais la blessure à une cheville de Jamal Murray dans le deuxième quart-temps a sonné le glas pour Denver même si son entraîneur David Adelman refusait de mettre tout le poids de la défaite sur ce coup du sort. "Ce n'est pas pour ça qu'on s'est fait botter le cul, c'est parce que mes gars ont lâché l'affaire comme s'ils n'étaient pas en compétition à partir des trois dernières minutes du troisième quart-temps, a déclaré le coach des Nuggets. Eux ont bien joué et nous, on a été nuls."

07.03.2026 à 09:07

"Me signifier que je n'ai pas ma place": le racisme jusqu'au Palais Bourbon

FRANCE24

"A un moment, je voulais faire la collection de tous les messages racistes que je recevais, et puis je me suis dit que ça allait prendre trop de temps". À 50 ans, la députée de La France insoumise dit s'être "blindée". Mais l'impunité affichée par l'auteur du message, signe d'une libération de la parole raciste, l'a décidée à saisir la justice. Au-delà de ces attaques, elle décrit aussi un racisme plus diffus, fait de "micro-agressions", jusque dans les couloirs du Palais Bourbon. Par exemple des journalistes qui la confondent avec d'autres élues noires, ou cette agente de l'Assemblée la prenant pour une assistante. Ces derniers mois, l’AFP a interrogé une dizaine de députés non blancs, de La France insoumise jusqu'au Rassemblement national, sur le racisme dont ils pourraient être victimes. Certains assurent en souffrir davantage qu'ailleurs, d'autres au contraire s'y sentent protégés. Leurs témoignages révèlent nombre de situations discriminatoires. Pour certains, dès leur premier jour, comme Steevy Gustave, député écologiste, qui s'est entendu dire par un collègue "Coupe tes dreadlocks". Pour Aly Diouara et Carlos Martens Bilongo (LFI), une photo d'eux prise au Palais Bourbon au lendemain de leur élection et publiée sur X a suscité des centaines de messages haineux. Des insultes racistes, des "sale noir", "sale musulman", visant à "me signifier que je n'ai pas ma place à l'Assemblée", témoigne Aly Diouara. Plus de deux siècles après l'élection en 1793 de Jean-Baptiste Belley pour représenter Saint-Domingue à la Convention sous la Révolution, la présence d'élus non blancs n'a rien de rare à l'Assemblée. Longtemps circonscrits aux territoires ultramarins, plusieurs députés racisés sont élus dans l'Hexagone, des Côtes-d'Armor à la Seine-Saint-Denis. "Il y a quelque chose de profondément raciste dans le fait de rendre exceptionnelle leur présence, alors que celle des députés blancs est considérée comme naturelle", analyse la politologue Françoise Vergès, également militante décoloniale. Avec les journalistes Ainsi lorsqu'Aly Diouara doit montrer à de nombreuses reprises son badge pour attester de son statut. En juillet, il a écrit à la présidente Yaël Braun-Pivet pour que ces situations cessent. La plupart des députés interrogés affirment n'avoir jamais eu d'incidents avec les agents, signe que les expériences diffèrent d'un élu à l'autre, en fonction de leur couleur de peau, mais aussi de leur genre ou leur origine sociale. "Je ne dirais pas que les agents sont racistes, mais certains ont des biais. Ce n'est pas seulement le fait que je sois noir, c'est aussi l'image qu'on se fait d'un jeune des quartiers". "La question de la classe compte tout autant, alors qu'il y a peu de députés des classes populaires", relève Mme Vergès, rappelant qu'il "y a les codes implicites" qui jouent contre eux. L'écologiste Sabrina Sebaihi observe que durant les pauses, "on se retrouve souvent entre députés banlieusards issus de la diversité". "Comme on n'est pas inclus dans les autres groupes, on se retrouve ensemble" tout en se demandant "si c'est une bonne chose de rester entre nous", dit-elle. Les médias participent aussi de ce traitement différencié. Béatrice Bellay, députée et porte-parole du groupe socialiste, a déjà remarqué que lorsque les journalistes sollicitent une interview, ils se tournent davantage vers ses collègues. Un jour, alors qu'elle intervient sur un plateau de télévision, son collaborateur entend des journalistes s'étonner en coulisses qu'elle sache "bien parler". Hervé Berville, député et ancien ministre macroniste, déplore également les "procès en illégitimité" dont il a régulièrement fait l'objet. Dans la presse, ce sont ses supposés talents de danseur ou d'ambianceur, des stéréotypes racistes, qui ont plusieurs fois été mis en avant. Dans de nombreux témoignages, revient aussi le sentiment d'évoluer dans un lieu qui n'honore qu'une France blanche, masculine et bourgeoise. Des efforts ont bien été engagés, avec une salle rebaptisée au nom du député martiniquais Aimé Césaire ou de l'indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou. Colbert et esclavagisme Des éléments du décor sont aussi vécus comme offensants, c'est par exemple la statue de Jean-Baptiste Colbert ou la salle portant son nom, honorant celui qui a imaginé le Code noir sous Louis XIV, le texte qui codifia l'esclavage. Le député centriste Olivier Serva déplore cette "complaisance historique" mais les demandes de retrait ont toutes été refusées. A ces tensions symboliques, s'ajoute une autre source de malaise avancée par certains élus de la gauche: devoir siéger, affirment-ils, dans un hémicycle comptant 119 élus du Rassemblement national, le parti d'extrême droite fondé par Jean-Marie Le Pen, plusieurs fois condamné pour provocation à la haine. Des propos violents se sont parfois invités dans l'hémicycle, en particulier ce jour de novembre 2022, où le député RN Grégoire de Fournas a lancé "qu'il retourne en Afrique", lors d'une intervention de Carlos Martens Bilongo sur des migrants. Grégoire de Fournas, frappé d'une exclusion de 15 jours, avait nié tout caractère raciste, assurant parler d'un bateau humanitaire bloqué en mer. "J'ai toujours redouté de recevoir une telle invective dans l'hémicycle", confie Hervé Berville, disant avoir eu "une boule au ventre" après cet épisode. L'une des deux seuls députés noirs du RN, Anchya Bamana, affirme n'avoir "jamais été confrontée" à du racisme en son sein. Elle explique en revanche subir des discriminations en raison de son appartenance au RN. La gauche n'est pas exempte. En octobre, la députée du groupe ciottiste Hanane Mansouri a été renvoyée à ses origines marocaines, traitée de "caution" par le député LFI Abdelkader Lahmar. Le groupe La France insoumise, qui se présente comme le premier parti antiraciste, a largement contribué à faire entrer davantage de diversité. Dans le même temps, il est régulièrement accusé de "brutaliser" le débat par la violence de certaines interventions, et Jean-Luc Mélenchon fait l'objet d'accusations régulières d'antisémitisme, ce dont il se défend. "On doit se battre" Comment réagir face à ces discriminations répétées ? La chercheuse Françoise Vergès évoque des sanctions, par exemple des amendes lorsqu'un manque de respect s'exprime. Sabrina Sebaihi appelle ses collègues à condamner plus fermement et systématiquement toutes les attaques racistes, peu importe qui elles visent. Pour Aly Diouara, la réponse est devenue politique. Le député de Seine-Saint-Denis a choisi de rendre visibles ces violences, laissant notamment ses commentaires ouverts sur les réseaux sociaux et déposant plainte autant que possible. Six hommes ont été condamnés début février à des peines allant jusqu'à la prison avec sursis pour cyberharcèlement raciste. "Soulagé" par ces condamnations, il déplore que cette exposition judiciaire ait "remis une pièce dans la machine" de la haine, avec de nouvelles "menaces de mort". Cette visibilité, beaucoup disent la redouter. "On ne s'épanche pas trop dessus, car c'est difficile en politique d'apparaître comme victime", analyse Nadège Abomangoli. Après une heure d'entretien, la députée marque une pause. "Tout à l'heure je disais que ça ne m'affecte pas, mais en fait ça rappelle plein d'autres épisodes", lâche-t-elle. "Ça rappelle que systématiquement on doit se battre pour faire reconnaître notre légitimité".

07.03.2026 à 08:39

Ski: Adrien Théaux annonce mettre fin à sa carrière à la fin de l'hiver

FRANCE24

"La Coupe du Monde de Courchevel le week-end du 14-15 mars sera mon dernier départ en Coupe du Monde", a écrit le skieur de Val Thorens sur Instagram, en publiant une photo de sa première course sur le circuit mondial en 2004 et une autre de sa dernière course à Garmisch (Allemagne) la semaine dernière, "22 ans jour pour jour" plus tard. "Ce sera un moment magnifique, intense, festif, avec aussi beaucoup d'émotions. On ne peut pas passer toute sa vie dans ce magnifique monde du ski et tourner la page sans avoir la gorge serrée", ajoute le doyen de la Coupe du monde. Cadre de l'équipe de France de vitesse depuis quinze ans, aux côtés notamment de Johan Clarey et de David Poisson, Adrien Théaux compte 334 départs en Coupe du monde et est monté 13 fois sur le podium entre décembre 2010 et janvier 2016, avec trois victoires. Il est également médaillé de bronze en super-G lors des championnats du monde en 2015 aux Etats-Unis. Sa fin de carrière n'a pas été épargnée par les blessures: en novembre 2021, alors qu'il revient juste d'une rupture du ligament croisé du genou droit, il chute à l'entraînement à Copper Mountain et est victime de plusieurs factures qui le privent d'une participation à ses quatrièmes Jeux olympiques, à Pékin. Depuis, il n'a pas réussi à retrouver son meilleur niveau malgré un dernier coup d'éclat cet hiver, quand il a terminé 9e de la descente de Val Gardena en Italie en décembre.

07.03.2026 à 08:17

À Saintes, les crues submergent la campagne municipale

FRANCE24

Près de 1.500 maisons ont été inondées dans cette commune de 25.000 habitants, où la Charente est restée en vigilance rouge puis orange durant une dizaine de jours. L'épisode a aussi impacté environ 400 entreprises et coûté plus d'un million et demi d'euros à la ville. La plupart des candidats aux municipales ont fait une pause dans leur campagne, reportant meetings et présentation de leur liste. Pour le maire sortant Horizons, Bruno Drapron, qui en est à la troisième crue majeure de son mandat, après celles de 2021 et 2023, "il ne faut pas forcément le voir comme une fatalité" mais savoir rebondir et faire de Saintes un "laboratoire" expérimentant diverses solutions face à ces inondations, amplifiées par le changement climatique. Chaque hausse de 1°C des températures entraîne 7% d'augmentation de l'humidité de l'atmosphère, selon la formule de Clausius-Clapeyron, bien connue des météorologues. M. Drapron, pompier professionnel de 56 ans, propose notamment de construire de grands parkings végétalisés et perméables, de verdir des sols dans les zones inondables, ou encore de mettre en place une assurance multirisques habitation, dans laquelle l'aléa des crues serait pris en charge par la ville ou l'intercommunalité. "Ça suffit" La baisse de la valeur de son bien, Sylvio D'Albret en est bien conscient. "Tout est en train de pourrir. Ça suffit, on ne peut plus continuer comme ça. À chaque crue, ma maison et tout le mobilier prend l'eau. Il faut vraiment trouver des solutions", s'exclame cet habitant de 70 ans. Dans son quartier, la protection civile s'affairait encore à pomper l'eau dans les caves mardi et les habitants sortaient au soleil canapés et matelas trempés. À la tête d'une liste d'union de la gauche, sauf LFI, Ludovic Norigeon, 36 ans, estime que les crues ont été "sous-estimées" dans le passé et qu'il faut travailler "à l'échelle de la gestion du fleuve", avec les différentes intercommunalités en amont de Saintes et l'EPTB Charente, l'établissement public de bassin. S'il est élu, ce socialiste souhaite lancer "une réflexion avec une dimension de solidarité sociale" autour des zones les plus touchées, "des quartiers qui se sont paupérisés, avec des gens qui continuent d'y vivre par défaut". "Il ne doit évidemment plus y avoir de nouvelles constructions. Il faut adapter les maisons quand c'est possible et réfléchir aussi au maintien ou pas de l'habitat dans ces zones-là, avec peut-être le rachat aux propriétaires de leurs maisons" au prix du foncier à Saintes, ajoute-t-il. "Promesses de campagne" Une idée partagée par le candidat LFI Rémy Catrou, le seul à avoir poursuivi sa campagne pendant les crues. "L'avenir de Saintes se prépare aujourd'hui", a-t-il expliqué sur les réseaux sociaux, soulignant que "beaucoup" de ses colistiers étaient sur le terrain en train d'aider les sinistrés. Passerelles, murs anti-inondations, portes étanches, mais aussi aménagements de la vallée de la Charente... Dans son local de campagne proche des quais, l'ancien maire Jean-Philippe Machon (2014-2020) déborde lui aussi d'idées mais déplore que son successeur, qui "a été surexposé médiatiquement (...) n'a(it) rien fait pendant six ans pour préserver la ville des inondations". Le septuagénaire, à la tête d'une liste "sans étiquette", défend son propre bilan en assurant qu'à l'époque, "le dérèglement climatique n'était pas aussi perceptible". Laurent Daviet, candidat et membre dissident de la majorité, regrette pour sa part que plusieurs élus d'opposition qui ont proposé leur aide aient "été tenus à l'écart" de la gestion des inondations. Pendant ce temps, dans un bar-PMU, des sinistrés s'échangent des photos de leurs maisons abîmées. "Les municipales? Pfff... On n'a pas le temps cette année. Ce qu'on veut, ce sont des véritables solutions à long terme, pas des promesses de campagne", lance l'un d'eux. Un point met d'accord tous les candidats: la ville ne pourra pas financer seule de tels projets et aura besoin du soutien du département, de la région et de l'État.

07.03.2026 à 08:00

La Russie fournirait à l’Iran des renseignements sur des cibles américaines au Moyen-Orient

FRANCE 24

La Russie fournirait à l'Iran des informations sur des cibles américaines potentielles au Moyen-Orient, y compris la localisation de navires et d'avions, ont rapporté vendredi des médias américains. L’administration Trump s’est dite "peu préoccupée" par ces informations.

07.03.2026 à 07:55

Tennis: débuts solides pour Sinner et Sabalenka en quête d'un premier titre à Indian Wells

FRANCE24

Le N.2 mondial n'a fait qu'une bouché du Tchèque Dalibor Svrcina (109e) 6-1, 6-1 en 64 minutes pour son retour dans le désert californien après avoir manqué l'édition 2025 en raison d'une suspension pour dopage. "Je me sens bien mentalement", a commenté l'Italien qui reste sur des défaites en demi-finales de l'Open d'Australie face à Novak Djokovic et en quarts de finale à Doha contre Jakub Mensik. "Je suis calme, détendu. Mais je suis aussi très content de jouer en compétition. Nous avons fait beaucoup de travail, j'ai passé beaucoup, beaucoup d'heures sur le court, beaucoup d'heures en salle aussi parce que j'essaie de me renforcer", a ajouté le quadruple vainqueur en Grand Chelem. L'Italien, qui a joué deux demi-finales à Indian Wells en 2023 et 2024 perdues à chaque fois face à Carlos Alcaraz, n'a eu qu'une seule balle de break à défendre vendredi. Cette année, il ne pourra affronter l'Espagnol (N.1 mondial) qu'en finale. Alexander Zverev (4e) s'est lui aussi facilement qualifié pour le troisième tour en écartant Matteo Berrettini (66e) 6-3, 6-4 sans avoir eu la moindre balle de break à défendre. "J'ai eu du mal à Indian Wells jusque-là, mais cette année je me sens différent", a commenté l'Allemand qui avait perdu dès son entrée en lice l'an dernier et n'y a jamais dépassé les quarts de finale. Le vétéran français Gaël Monfils (148e à 39 ans) s'est incliné devant le Canadien Felix Auger-Aliassime (9e) 6-7 (5/7), 6-3, 6-4. Invité par les organisateurs alors qu'il joue sa dernière saison sur le circuit, Monfils avait réussi à franchir le premier tour mercredi en battant un autre Canadien, Alexis Galarneau (219e). Chez les femmes, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, qui n'a plus joué en tournoi depuis sa finale perdue en Australie face à Elena Rybakina, a largement dominé la Japonaise Himeno Sakatsume (136e) 6-4, 6-2. "Je suis très contente de mon service, de la façon dont je l'ai fait reculer", a commenté la Bélarusse qui a perdu deux finales à Indian Wells, face à Rybakina en 2023 et Mirra Andreeva l'an dernier.

07.03.2026 à 06:13

Israël pilonne Téhéran après une semaine de guerre

FRANCE24

La guerre est entrée dans sa deuxième semaine, s'étendant à de nombreux pays de la région et faisant s'envoler les cours du pétrole avec la paralysie de nombreux flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe. Sur des images de l'AFP, un épais panache de fumée et des flammes s'échappent de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran, touché par des frappes. D'après l'agence de presse iranienne Tasnim, plusieurs explosions ont été entendues. L'infrastructure avait déjà été visée ces derniers jours. L'armée israélienne avait promis plus tôt "une vague de frappes de grande ampleur" contre des cibles gouvernementales de Téhéran, où des foules se sont rassemblées vendredi pour le premier vendredi, jour de prière, depuis la mort de l'ayatollah Ali Khamenei. Dans la foulée, samedi à l'aube, Israël a dit répondre à une attaque de missiles iraniens, avant de lever l'alerte. Plus tard, une explosion a retenti à Jérusalem, selon une journaliste de l'AFP, après le déclenchement d'une alerte au missile. Les opérations militaires "se déroulent très bien", s'est félicité vendredi soir Donald Trump, après avoir écrit sur son réseau Truth Social qu'il n'y aurait "pas d'accord avec l'Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION!". Ses déclarations ont fait s'envoler les cours du pétrole, qui ont augmenté de plus de 35% en une semaine, du jamais vu depuis 2023. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a terminé à 90,90 dollars vendredi, approchant du seuil symbolique des 100 dollars. "Je crains vraiment les conséquences à long terme", en particulier l'éclosion d'une récession économique, a commenté auprès de l'AFP Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB. En parallèle, les grandes entreprises américaines de la défense vont quadrupler leur production d'armes sophistiquées, a annoncé Donald Trump, dont le département d'Etat a approuvé la vente de 12.000 bombes à son allié israélien. Et ce, sans recourir à l'approbation du Congrès, "situation d'urgence" oblige, a argué le ministère. Les bombardements se sont enchaînés ces derniers jours sans relâche, l'armée israélienne annonçant avoir frappé "400 cibles" à travers l'Iran vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a, lui, dit avoir frappé plus de "3.000" cibles depuis le déclenchement de l'opération "Fureur épique". L'Iran continue à riposter en ciblant Israël, où dix personnes au total ont été tuées selon les secours. Extension du conflit Depuis son déclenchement le 28 février, la guerre s'est propagée dans la région, avec des retombées jusqu'à Chypre, pays membre de l'UE, où une base aérienne britannique a été frappée lundi par un drone de fabrication iranienne. Une attaque de drones iraniens contre l'Azerbaïdjan, allié d'Israël, soulève par ailleurs la crainte d'une extension du conflit au Caucase, selon des experts, Bakou ayant accusé Téhéran d'attaque "terroriste" et ordonné à l'armée de préparer des représailles. La Turquie a, elle, été visée par un tir mercredi de missile balistique iranien, même si l'on ignore si le projectile visait délibérément le pays, membre de l'Otan. Le conflit s'étend aussi au Kurdistan irakien, où sont basés des groupes kurdes iraniens en exil. Vendredi soir, les forces de la coalition menée par Washington en Irak ont intercepté des drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil, selon les autorités kurdes. Les monarchies du Golfe continuent elles aussi de vivre au rythme des alertes, après des frappes répétées de l'Iran qui assure ne s'en prendre qu'à des intérêts américains. Treize personnes, dont sept civils, sont mortes dans la région, habituellement paisible. Samedi matin, des correspondants de l'AFP ont entendu des explosions à Dubaï, aux Emirats arabes unis, mais aussi dans la capitale du Bahreïn, Manama. Et en Arabie saoudite, l'armée a détruit dans la nuit un missile balistique qui visait la base aérienne du prince Sultan abritant des militaires américains. Affrontements au Liban Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah a attaqué Israël pour "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei, un "désastre humanitaire" se profile, a averti son Premier ministre Nawaf Salam, avec le déplacement massif des habitants de la banlieue sud de Beyrouth - d'ordinaire quelque 600.000 à 800.000 - bastion du mouvement pro-iranien. Le bilan des bombardements massifs israéliens lancés s'est alourdi, avec au moins neuf nouveaux morts vendredi soir dans des frappes dans l'est, portant le bilan total depuis lundi à 226 tués et quelque 800 blessés selon les autorités. Environ 300.000 personnes ont dû fuir, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés, souvent sans savoir où aller. Samedi matin, l'agence de presse libanaise officielle Ani a rapporté que des soldats israéliens avaient tenté de se poser le long de la frontière libano-syrienne, dans le district de Baalbek où le Hezbollah dispose d'un fief. Israël n'a pas commenté ce dossier, mais si cette information était confirmée, il s'agirait de l'opération israélienne menée le plus en profondeur au Liban depuis 2024, lorsqu'Israël avait appréhendé un agent du Hezbollah dans le nord du pays. Le mouvement a dénoncé "l'infiltration de quatre hélicoptères" militaires israéliens "depuis la direction de la Syrie" et dit avoir engagé le combat avec les soldats, qui ont ensuite évacué les lieux. Le Hezbollah continue aussi de tirer des roquettes sur Israël, 70 vendredi selon l'armée israélienne qui a, elle, dit avoir visé "500 cibles" au Liban depuis lundi et tué "70 terroristes" du mouvement chiite. Dans le sud du Liban, une position de la Force intérimaire des Nations Unies (Finul) a été prise pour cible vendredi, blessant grièvement deux Casques bleus ghanéens, selon un média d'Etat et l'armée ghanéenne. La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le chef de l'ONU, Antonio Guterres. burs-jnd/roc

07.03.2026 à 04:15

Trump, en pleine guerre en Iran, réunit ses alliés d'Amérique latine

FRANCE24

Douze dirigeants, pour certains adeptes enthousiastes de la rhétorique nationaliste du président américain, sont attendus pour ce sommet appelé "Bouclier des Amériques", dont le président argentin Javier Milei, le dirigeant équatorien Daniel Noboa et le chef d'Etat du Salvador Nayib Bukele. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le président brésilien Lula, tous deux de gauche, manquent à l'appel. Le conflit au Moyen-Orient et la stratégie du président américain en Amérique latine, a priori distincts, se font pourtant écho. Le milliardaire de 79 ans dit vouloir appliquer en Iran la même méthode qu'au Venezuela, en assurant que cela se fera "très facilement". En Iran comme au Venezuela Après avoir capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro dans une opération spectaculaire, l'administration Trump, sans promouvoir une alternance politique, a décidé de traiter avec l'ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez, en particulier en matière pétrolière. Donald Trump a aussi répété qu'après l'offensive en Iran, au calendrier incertain et aux objectifs changeants, ce ne serait "qu'une question de temps" avant qu'il ne tourne ses regards vers Cuba, où il assure que le pouvoir va chuter de manière imminente. La rencontre de samedi, qui aura lieu au Trump National Doral Golf à Miami, doit porter en particulier sur la lutte contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue. Le sommet a aussi vocation à affirmer les ambitions américaines face à Pékin sur le continent, à quelques semaines d'une visite de Donald Trump en Chine. Il est une mise en application de la "doctrine Donroe", une contraction du prénom du président américain et du nom de James Monroe, qui avait, il y a plus d'un siècle, désigné l'Amérique latine comme la chasse gardée des Etats-Unis. Doctrine "Donroe" La "stratégie de sécurité nationale" formulée en décembre 2025 par le gouvernement Trump prévoit de veiller à ce que les pays d'Amérique latine soient "suffisamment stables et bien gouvernés pour prévenir et décourager les migrations massives vers les Etats-Unis". Les Etats-Unis "refuseront aux concurrents non hémisphériques (qui ne font pas partie du continent américain, ndlr) la possibilité de positionner des forces ou d'autres capacités menaçantes, ou de posséder ou de contrôler des actifs stratégiques" dans la région, selon le document, une allusion transparente à la Chine. Donald Trump - qui a rebaptisé le golfe du Mexique en "golfe d'Amérique" - distribue régulièrement des bons et mauvais points aux dirigeants d'Amérique latine. Il soutient chaudement Javier Milei en Argentine, vante la dure politique sécuritaire de Nayib Bukele au Salvador et a apporté son soutien au nouveau président conservateur du Honduras, Nasry Asfura, dans la dernière ligne de la campagne électorale. Les Etats-Unis se sont par ailleurs associés vendredi à l'Equateur pour bombarder un camp d'entraînement d'une faction dissidente de la guérilla des FARC. "Difficile" Irene Mia, experte du International Institute for Strategic Studies (IISS), explique à l'AFP que les dirigeants conviés à Miami misent sur le soutien américain face à une criminalité organisée liée au trafic de drogue qui ne cesse de s'étendre, y compris à des Etats jusqu'ici relativement épargnés. Mais "sans le Mexique et le Brésil, il sera difficile de s'attaquer à ces problèmes", note-t-elle. "Les cartels mexicains sont vraiment tout en haut de la chaîne du trafic de drogue. Et le Brésil est également important parce que les organisations de criminalité organisée y sont de plus en plus puissantes, elles contrôlent les ports et jouent un rôle clé dans le narcotrafic vers l'Europe", souligne l'experte. Les pays représentés samedi sont: l'Argentine, le Salvador, l'Equateur, la Bolivie, le Costa Rica, la République dominicaine, le Guyana, le Honduras, Panama, le Paraguay, le Chili, et Trinidad et Tobago. Donald Trump, qui depuis son retour au pouvoir a considérablement brouillé la frontière entre les affaires de l'Etat et la promotion de ses intérêts privés, organisera aussi le sommet du G20 dans son golf de Doral cette année. La décision a été abondamment critiquée par l'opposition, même si la Maison Blanche assure que le président américain n'en tirera aucun profit.

07.03.2026 à 03:57

A une semaine des municipales, derniers jours d'une campagne sans certitude

FRANCE24

A huit jours du premier tour le 15 mars, ces enjeux trouvent un écho particulier à Marseille, où le candidat RN Franck Allisio est au coude-à-coude avec le maire de gauche sortant, Benoît Payan. La possibilité d'une victoire du parti d'extrême droite, si elle est loin d'être acquise, fait de la deuxième ville de France l'une des plus scrutées. Benoît Payan, à la tête d'une coalition de gauche, a appelé son rival insoumis Sébastien Delogu à éviter ce "séisme" en se désistant si, comme les sondages l'indiquent, il arrive derrière lui au premier tour. La ville est "trop fragile pour qu'un néofasciste la gouverne à cause des ambitions de Jean-Luc Mélenchon", a prévenu l'édile. Le leader de La France insoumise sera justement à Marseille samedi pour soutenir Sébastien Delogu, juste après le président du RN Jordan Bardella, avec qui le duel s'installe et qui a assumé vendredi "l'enjeu national" de l'élection. Le déplacement de Jean-Luc Mélenchon à Marseille arrive après des semaines de polémiques à répétition qui ont creusé le fossé avec le Parti socialiste. Affront ultime, le parti à la rose l'a accusé d'avoir tenu des "propos antisémites" lorsqu'il a ironisé sur la prononciation des patronymes juifs "Epstein" et "Glucksmann". Les deux formations poursuivent depuis leurs invectives, chacun accusant l'autre de faire ainsi une passe décisive à l'extrême droite. Si ce climat est peu propice aux ententes pour le second tour du 22 mars, les partis n'ont pas fermé la porte. Si un accord national a été écarté par le PS, des arrangements au cas par cas restent envisageables sous conditions. Mariages de raison Les mariages de raison risquent d'être nécessaires, par exemple à Toulouse, où l'union de gauche de François Briançon aura probablement besoin des voix LFI pour gagner. A Lyon, le maire écologiste Gregory Doucet a déjà tendu la main à la gauche radicale, son seul espoir de conserver la ville. Car le parti de Marine Tondelier craint un ressac après la vague verte des municipales de 2020. Les Insoumis ont assuré vouloir le "rassemblement" s'ils arrivent en tête, mais ce scénario est peu probable dans la plupart des villes. Roubaix, Evry ou La Courneuve sont parmi leurs seuls espoirs de victoire. A l'autre bout du spectre, le RN a d'autres ambitions et vise des victoires dans plusieurs dizaines de communes qui concrétiseraient sa volonté d'implantation locale. Les sondages lui donnent des raisons d'y croire, notamment à Toulon, Menton ou Carcassonne. Jordan Bardella, favori des sondages pour 2027, n'a pas lésiné sur les déplacements de campagne. Mais ces derniers mois ont aussi montré que le parti ne s'est pas entièrement débarrassé des "brebis galeuses" contre lesquelles il dit lutter, plusieurs candidats ayant été épinglés pour des propos racistes ou homophobes. Le camp présidentiel, sans grande présence locale, jouera lui un rôle de figurant. Ses chefs de file nationaux n'ont d'ailleurs presque pas fait campagne mais le parti macroniste Renaissance nourrit quelques espoirs à Bordeaux et Annecy, ou encore à Lyon où il soutient l'ex-président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas. Les résultats des municipales, notoirement difficiles à pronostiquer, sont particulièrement imprévisibles cette année, d'après les sondeurs. La course est serrée dans de nombreuses villes, comme à Paris où ce sont les dynamiques d'entre-deux tours qui départageront Emmanuel Grégoire, leader de la gauche hors LFI, et Rachida Dati (LR et MoDem). Un duel arbitré à l'extrême droite par Sarah Knafo (Reconquête), Pierre-Yves Bournazel au centre-droit et Sophia Chikirou (LFI). Les élections municipales sont aussi un tour de chauffe avant la présidentielle de 2027, si ce n'est l'heure de vérité pour certains candidats. Comme Edouard Philippe, présidentiable maire du Havre qui a lié son destin national à sa réélection. Ou Eric Ciotti, qui testera le pouvoir d'attraction de son Union des droites, siamoise du RN, en tentant de détrôner son frère ennemi Christian Estrosi à Nice.

07.03.2026 à 02:49

En direct : Israël pilonne Téhéran au huitième jour de la guerre au Moyen-Orient

FRANCE 24

L'armée israélienne a indiqué que plus de 80 avions de chasse avaient mené samedi une vague de frappes contre des sites militaires iraniens, des lanceurs de missiles et d'autres cibles à Téhéran et dans le centre de l'Iran. De son côté, Téhéran a déclaré avoir visé des "groupes séparatistes" au Kurdistan irakien. Suivez notre direct.

07.03.2026 à 01:24

Le chaos règne dans la banlieue sud de Beyrouth bombardée

FRANCE24

Toutes les heures, des frappes israéliennes ciblent la banlieue sud de Beyrouth. "Un scénario similaire à la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, mais avec plus intensité", rapporte Johan Bodin, envoyé spécial pour France 24 à Beyrouth. L'ordre d'évacuation a plongé la capitale libanaise dans le chaos. "Tout s'est accéléré en 24 heures, nombre de réfugiés ont passé la nuit dehors, dans le froid." Des habitants témoignent.

07.03.2026 à 00:46

La guerre au Moyen-Orient devient un sujet sensible aux États-Unis, assure Mathieu Mabin

FRANCE24

Les médias américains reçoivent des informations de manière "très fragmentaires", répondant à l'adage "la première victime de la guerre, c'est la vérité", assure Mathieu Mabin, le correspondant de France 24 à Washington. La guerre se déroule à distance avec des frappes navales, de missiles et de drones, ce qui limite les pertes humaines américaines. "Mais politiquement, la question est très sensible", rappelle-t-il. Certaines figures MAGA mettent en garde contre un engrenage militaire. 

06.03.2026 à 23:29

Six nations: l'Irlande fait le job contre les Gallois, sans impressionner

FRANCE24

Les hommes d'Andy Farrell prennent la deuxième place (14 pts) en attendant le déplacement du leader français (15 pts) samedi en Ecosse (11 pts), leur prochain adversaire le 14 mars en clôture de la compétition. Le bilan comptable apparaît dans la colonne des points positifs pour les Irlandais, mais ils ont mis du temps à faire craquer la lanterne rouge, arrivée à Lansdowne Road avec un petit point au compteur. Ce n'était pas le XV du Trèfle qui a démoli l'Angleterre (42-21) au match précédent à Twickenham. Le mérite en revient très largement aux vaillants Gallois, à la défense admirable par séquences, et trop naïve parfois. Bonus tardif La démonstration tant attendue des Verts face au XV du poireau, en passe de récolter la cuillère de bois pour le troisième Tournoi d'affilée, a semblé se confirmer d'entrée quand Stuart McCloskey a décalé Jacob Stockdale, son collègue de l'Ulster, pour le premier essai (6e, 7-0). Mais les Gallois ont laissé passer l'orage, non sans frayeur, et proposé une défense robuste et courageuse, à l'image d'Alex Mann qui a abandonné sa ligne d'en-but pour intercepter une passe de Jamison Gibson-Park (34e). La muraille s'est effritée de nouveau devant Jack Crowley, l'ouvreur du Munster, qui a feinté une passe sur sa gauche avant d'aplatir (38e, 12-3), certes. Pourtant, les visiteurs ont affiché des ressources mentales et physiques admirables pour repartir de l'avant. Et ils ont réussi à relancer le match juste avant la mi-temps sur une attaque du pilier gauche Rhys Carré, à la manière d'un arrière (40e+2, 12-10). Deux points d'écart à la pause? Le sélectionneur Steve Tandy lui-même n'aurait probablement pas parié dessus. Plus étonnant encore, le scénario de la première période s'est répété en seconde: l'Irlande a mis un nouvel essai, par Jack Conan en force (44e), mais les Gallois ont répliqué par James Botham (63e, 19-17). Les Verts ont attendu la 68e minute pour inscrire le quatrième essai tant attendu, par l'arrière Jamie Osborne (68e, 24-17). "Le pays de Galles a offert un grand combat physique. C'est une équipe en pleine ascension, qui progresse énormément, comme on a pu le voir la semaine dernière (lors de la défaite 26-23 contre l'Ecosse, NDLR) et aujourd'hui. Il faut donc leur rendre hommage. Mais dans l'ensemble, nous avons vraiment fait du bon travail", a commenté Stockdale sur ITV.

06.03.2026 à 23:13

Venezuela: l'inflation grimpe en flèche en 2025, à 475%

FRANCE24

Les Etats-Unis ont commencé à les lever progressivement après sa capture le 3 janvier par les forces américaines, et la prise de pouvoir de sa vice-présidente, Delcy Rodriguez, qui a opéré un large virage dans les relations entre Caracas et Washington. Les deux pays ont annoncé jeudi le rétablissement de leurs relations diplomatiques, rompues depuis 2019. Muette sur les chiffres de l'inflation depuis plus d'un an, la Banque centrale du Venezuela (BCV) a communiqué vendredi sur la hausse des prix en 2025, qui s'est selon elle établie à 475%, après 48% en 2024. Des projections du Fonds monétaire international (FMI) font de l'inflation vénézuélienne la plus élevée au monde. Les Vénézuéliens sont nombreux à dire que l'argent ne suffit pas, les petits salaires ne permettant pas de faire face au coût exorbitant de la nourriture et des médicaments. Le revenu moyen se situe entre 100 et 300 dollars, bien en-deçà des 700 dollars qui sont, selon des estimations, nécessaires pour couvrir le panier alimentaire de base. En 2025, les prix des aliments et des boissons a bondi de 532% sur un an, ceux de l'éducation de 570%. Les loyers ont augmenté de 340%, le coût des dépenses de santé de 445%. - "Contexte externe" - En 2018, l'inflation au Venezuela avait atteint 130.000%, au pic d'une période hyperinflationniste de quatre ans (2017-2021). L'équipe économique de Nicolas Maduro, dirigée par Delcy Rodriguez, est ensuite parvenue à juguler l'inflation en arrêtant de faire tourner la planche à billets et en dépénalisant l'utilisation du dollar, qui est aussitôt devenu la monnaie de facto du pays. Tamara Herrera, directrice du cabinet de conseil Sintesis Financiera, attribue l'accélération de l'inflation au gel du taux de change par Nicolas Maduro en 2024, en pleine campagne pour sa réélection contestée. "Dévaluation et inflation vont de pair", souligne-t-elle auprès de l'AFP. Elle mentionne également un "contexte externe défavorable, avec la baisse des prix internationaux du pétrole et le retour de la politique de pression maximale sur l'activité pétrolière du Venezuela" de la part des Etats-Unis. Le durcissement des sanctions américaines ont notamment restreint le flux de devises, ce qui a poussé à la hausse les prix des biens et services en 2025. Mme Herrera table pour cette année sur une inflation autour de 108%, la capture du président Maduro améliorant les perspectives économiques du pays caribéen. La BCV a annoncé mercredi que le Venezuela avait enregistré une croissance de près de 9% en 2025, en soulignant le rôle joué par le secteur pétrolier malgré l'embargo américain, désormais assoupli. Delcy Rodriguez, devenue présidente par intérim après la capture de Nicolas Maduro, s'est lancée dans une série de réformes appuyées par Washington. Elle a ainsi opéré une réforme de la loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé, promulgué une amnistie devant permettre la libération de tous les prisonniers politiques, mais aussi promis une réforme de la justice et du code minier.

06.03.2026 à 23:09

Ligue 1: le PSG giflé par Monaco à cinq jours du choc contre Chelsea

FRANCE24

Lens a une occasion idéale de revenir à un point du leader dimanche en recevant la lanterne rouge Metz (15h). Pour le PSG, qui s'apprête à jouer son avenir en Ligue des champions, les semaines se suivent et se ressemblent en 2026: les tentatives d'être aussi toniques et virtuoses qu'en 2025 existent chez les champions de France et d'Europe en titre, mais le résultat est brouillon. Surtout, le manque de maîtrise du scénario du match contraste avec l'année dernière. Vendredi, le PSG a beaucoup attaqué, combiné aux abords de la surface, contre-attaqué depuis son camp, mais son déchet a été énorme, comme l'ont symbolisé les crochets de trop ou les frappes imprécises de Bradley Barcola (33e, 39e, 41e, 50e, 68e...). Son but chanceux (une frappe molle détournée par un défenseur) réhausse à peine le bilan. Mais le longiligne ailier, que l'on peut au moins créditer d'une grosse activité, est loin d'être seul fautif. Désiré Doué ou encore Khvicha Kvaratskhelia ont eux aussi trop souvent manqué d'inspiration. Tout s'est passé comme si la nouvelle absence au coup d'envoi d'Ousmane Dembélé, en reprise après un nouveau pépin physique et entré seulement en seconde mi-temps, débouchait sur un manque de leadership. Monaco intraitable En face, Monaco, méritant lors du barrage de Ligue des champions des deux dernières semaines malgré l'élimination (2-3, 2-2), n'a cette fois-ci pas laissé passer sa chance. Maghnes Akliouche a une nouvelle fois mis au supplice la défense parisienne, jusqu'à profiter d'une tentative de relance présomptueuse de Warren Zaïre-Emery dans sa propre surface pour ouvrir le score (27e). Et Alexander Golovin, exclu au barrage aller, s'est racheté en enfonçant le clou au retour des vestiaires à l'issue d'une combinaison tranchante avec Mamadou Coulibaly et Folarin Balogun (55). Deux minutes plus tard, le Russe a aussi enroulé une frappe magnifique qui a fait passer un frisson d'horreur dans le public du Parc, comme Balogun, mais Matveï Safonov s'est bien détendu dans les deux cas (57e, 72e). Il n'a en revanche rien pu faire sur une nouvelle tentative de Balogun, après une perte de balle de l'entrant Lee Kang-in (3-1, 73e). La barre transversale sur une frappe de Simon Adringra a ensuite sauvé Paris d'une humiliation (87e). Devant un public d'abord indulgent mais d'où ont émergé quelques sifflets en fin de match, les hommes de Luis Enrique n'ont pas baissé pavillon. Ousmane Dembélé a ainsi échoué de peu à reprendre le centre tendu de Nuno Mendes (62). Au vu de sa terne prestation vendredi, le Ballon d'Or semble encore juste pour pouvoir donner sa pleine mesure mercredi contre Chelsea, alors même que Paris en aurait bien besoin face aux Londoniens qui l'ont battu en juillet au Mondial des clubs (3-0). Les Monégasques, eux, sont allés chercher cette victoire, en appliquant par séquences le même pressing que Paris entend toujours imposer à ses adversaires. D'ailleurs, comme un symbole, à l'engagement de la deuxième mi-temps, comme Paris, Coulibaly a décidé de tirer vers la touche à la façon d'un rugbyman. Mais Monaco a surtout été intraitable dans les transitions d'un camp à l'autre. Le projet de Sébastien Pocognoli prend vraiment forme avec 16 points pris sur les 18 possibles dernièrement en Ligue 1 pour les Monégasques, temporairement cinquièmes après cette victoire.
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