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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

18.05.2026 à 05:17

En direct : les puissances du G7 discutent des conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient

FRANCE 24

Les ministres des Finances du G7 se réunissent lundi et mardi à Paris et tenteront de rapprocher leurs positions pour évaluer les répercussions du conflit au Moyen-Orient et y répondre. Des frappes israéliennes au Liban ont tué dimanche sept personnes, dont un chef du Jihad islamique palestinien, malgré une nouvelle prolongation de la trêve. Suivez notre direct.

18.05.2026 à 04:59

Le "cimetière" du tueur en série Émile Louis à nouveau fouillé

FRANCE24

Le meurtrier, mort en prison à 79 ans en 2013, avait avoué avoir enterré sept jeunes handicapées mentales dans une zone de champs et de sous-bois située à Rouvray (Yonne), à environ 17 km au nord-est d'Auxerre. Habitant le village voisin de Seignelay, Émile Louis disposait d'un abri sur un terrain et à cet endroit traversé par une petite rivière, le Serein, où il avait l'habitude de pêcher. En 2000, il avait pointé sept sites sur un périmètre d'environ 1.500 mètres sur 500, un pour chacune des victimes dont il a été condamné à la perpétuité pour assassinat en 2006. Mais seuls deux squelettes avaient été retrouvés, les cinq autres victimes restant sans sépulture. "On doit des corps à ces familles", a estimé auprès de l'AFP Pierre Monnoir, président de l'Association de défense des handicapées de l'Yonne (ADHY) et partie civile dans l'affaire. "Toute la zone n'a pas été fouillée. On a l'espoir de retrouver, peut-être pas les cinq, mais un ou deux corps", a-t-il ajouté. Les recherches visent également à exhumer d'éventuels restes d'une huitième victime potentielle, Marie Jeanne Ambroisine Coussin, dont le crâne a été découvert en décembre 2018 sur le même site. Marie Coussin, née en 1935 et disparue en 1975, était une enfant de l'assistance publique, comme les sept victimes connues. Âgées de 15 à 25 ans, elles avaient presque toutes emprunté le bus scolaire conduit par Émile Louis. "C'est très certainement une huitième victime", estime Me Didier Seban, avocat de la famille Coussin et de l'ADHY. "Et des victimes, il y en a peut-être encore d'autres" dont les restes pourraient être retrouvés, estime-t-il. Ces nouvelles recherches sont les troisièmes en moins de deux ans, après des fouilles effectuées à l'automne 2024 puis en mai 2025. Ces dernières avaient été suspendues par le décès accidentel d'un gendarme sur les lieux. Ces deux opérations n'avaient pas été réellement concluantes, seuls des vêtements et un vélo ayant été retrouvés, sans qu'un lien ne soit établi avec les victimes, potentielles ou non. "La rivière le Serein est capricieuse et les corps ont pu être emportés avec les eaux", reconnaît Me Seban. "Mais c'est possible quand même" de retrouver des restes, estime-t-il. Ces nouvelles fouilles ne sont de plus prévues que pour "une période estimée à 15 jours", a indiqué Marie-Denise Pichonnier, procureure de la République à Auxerre, qui n'a pas voulu préciser les moyens engagés.

18.05.2026 à 04:49

Hantavirus : le Hondius attendu aux Pays-Bas, le risque sanitaire reste "faible" selon l'OMS

FRANCE 24

Le MV Hondius, foyer de contamination d'hantavirus, doit arriver à Rotterdam lundi avec 27 personnes à son bord qui doivent être placées en quarantaine au port ou à l'isolement à domicile. Selon l'OMS, le risque global pour la santé publique reste "faible" même si d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir.

18.05.2026 à 04:37

En plein conflit au Moyen-Orient, le G7 Finances à Paris au chevet de l'économie mondiale

FRANCE24

A un mois du sommet du G7 à Evian (15-17 juin), qu'elle accueille au titre de la présidence tournante, la France veut maintenir le cap du dialogue alors que les tensions géopolitiques et commerciales s'intensifient et minent les relations internationales, jusqu'à l’allié américain, devenu imprévisible sous Donald Trump. Ce dernier, qui a de nouveau menacé l'Iran d'anéantissement dimanche, laisse entrevoir une reprise prochaine des frappes et la fin de la fragile trêve en vigueur depuis le 8 avril. "Plus que jamais, on a besoin de se parler. (...) la loi du plus fort, ça ne fonctionne pas (...) Et donc on a besoin de discussions multilatérales, pas toujours faciles", a rappelé dimanche sur France 3 Roland Lescure, le ministre français de l'Economie. En haut des priorités des grands argentiers du G7: les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et du blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, essentiel au transport d'hydrocarbures et d'engrais dont les cours ont bondi. En réaction, le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à une croissance mondiale plus modeste et une inflation plus élevée en 2026. "Cette guerre nuit fortement au développement économique. C'est pourquoi tout doit être mis en œuvre pour y mettre un terme définitif, rétablir la stabilité dans la région et garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", a déclaré dans un communiqué le ministre allemand des Finances Lars Klingbeil. "Le G7 est le cadre approprié pour discuter de ces enjeux urgents avec les Etats-Unis et les autres pays du G7", a-t-il ajouté. Une nouvelle libération de stocks stratégiques de pétrole, comme celle décidée en mars, n'est toutefois pas à l'ordre du jour, selon Roland Lescure. "Mais si jamais on arrive à ouvrir le détroit d'Ormuz et qu'on se dit qu'on a besoin d'un peu de temps entre le moment où les navires quittent le détroit et le moment où ils arrivent sur nos côtes, on pourra évidemment discuter de ça", a-t-il tempéré. Vulnérabilités et dépendances Les ministres tenteront aussi d'aplanir les désaccords sur le commerce international après l'imposition de surtaxes douanières par Washington. Alors que ces déséquilibres alimentent les tensions commerciales, géopolitiques et financières, et compromettent la croissance mondiale, une reconnaissance commune de la situation serait déjà considérée comme une grande avancée par la présidence française. Cette réunion du G7, qui rassemblera aussi les gouverneurs de banques centrales des pays membres, intervient quelques jours après la visite de Donald Trump à Pékin. Ce sommet n'a pas débouché sur des annonces majeures, les deux chefs d'Etat n'ayant pas discuté des droits de douane, alors que les deux premières puissances économiques mondiales ont conclu une trêve commerciale en octobre dernier. Parmi les autres sujets mis sur la table, sera abordée "la sécurisation de notre accès aux terres rares ou aux engrais", a indiqué Roland Lescure dans un entretien à La Tribune Dimanche. Ces dernières années, les pays producteurs et transformateurs, Chine en tête, ont parfois restreint certaines exportations de ces composants essentiels pour des pans entiers de l'économie mondiale, ou profité de leur situation dominante pour influer sur les prix. "Il faut qu'on fasse pour les matériaux critiques ce qu'on a fait sur l'énergie dans les années 1970", une cause commune, avait déclaré M. Lescure à la presse la semaine dernière. Enfin, le ministre allemand souligne que "nous ne perdons pas de vue la brutale guerre d'agression de la Russie même si le monde a les yeux tournés vers le Moyen-Orient: le peuple d'Ukraine peut compter sur notre soutien" dans le financement de sa défense.

18.05.2026 à 04:27

L'OMS ouvre son Assemblée annuelle sur fond d'hantavirus et d'Ebola

FRANCE24

Les récentes résurgences d'hantavirus et d'Ebola, absentes de l'ordre du jour, devraient s'inviter dans les discussions de cette 79e Assemblée, qui se tient jusqu'à samedi à Genève. Il sera notamment "intéressant de voir" comment l'hantavirus "sera utilisé notamment par l'OMS pour faire pression" sur les Etats qui souhaitent quitter l'organisation, afin qu'ils restent, confiait récemment à l'AFP un diplomate, sous couvert d'anonymat. L'Assemblée mondiale de la santé (AMS) intervient après une année difficile pour l'OMS, fragilisée par la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'organisation et par la baisse des contributions internationales qui l'a contrainte à réduire budget et effectifs. "Nous sommes désormais stables et nous allons de l'avant", déclarait fin avril le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "La situation reste fragile, mais ils ont réussi à mobiliser la majeure partie des fonds" nécessaires pour les deux prochaines années, a souligné à l'AFP Surie Moon, codirectrice du Centre de santé mondiale de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. Selon elle, la crise liée à l'hantavirus illustre clairement "pourquoi le monde a besoin d'une OMS efficace, digne de confiance, impartiale et dotée d'un financement sûr". Retraits américain et argentin Des fractures persistent toutefois, notamment sur des enjeux géopolitiques et sociétaux, alimentant la polarisation. Ces divergences ont bloqué début mai un volet clé du traité sur les pandémies, dont les négociations pourraient être prolongées d'un an cette semaine. En janvier, aucune décision n'a été prise par le Conseil exécutif de l'OMS sur la demande de retrait des Etats-Unis, qui ne sont pas à jour dans le versement des contributions obligatoires à l'organisation, condition indispensable pour leur retrait. "On peut penser que cette semaine également, il n'y aura pas de décision sur les Etats-Unis", selon une autre source diplomatique. D'après plusieurs observateurs, attirer davantage l'attention sur ce sujet ne servirait les intérêts de personne. Aussi, aucune résolution n'est prévue pour décider du sort des Etats-Unis, qui considèrent de toute façon avoir quitté l'OMS en janvier dernier. Les Etats devront en revanche se prononcer sur la demande de retrait argentin car ce pays, soutenu par Israël, avait déposé une résolution. Campagne électorale Cette Assemblée se tient alors que le processus d'élection du prochain chef de l'OMS, lancé en avril, est en cours. Aucun candidat ne s'est encore déclaré, mais des annonces sont possibles cette semaine avant la clôture des candidatures le 24 septembre. Par ailleurs, plusieurs résolutions sensibles, notamment sur l'Ukraine, les territoires palestiniens et l'Iran, devraient susciter de vifs débats. L'élection des nouveaux membres du Conseil exécutif de l'OMS pourrait de son côté donner lieu à un possible face-à-face entre le Royaume-Uni et la Russie. La réforme de l'"architecture de la santé mondiale", un secteur très fragmenté avec une multitude d'organisations qui ne travaillent pas toujours ensemble, sera également au cœur des discussions de l'Assemblée, où les Etats membres devront se prononcer sur la mise en place d'un processus formel en ce sens. "Parmi les questions à examiner figure la répartition des responsabilités entre les niveaux mondial, régional et national", pour éviter les "chevauchements", a expliqué à l'AFP Helen Clark, qui copréside le groupe d'experts indépendants pour la préparation et la réponse aux pandémies. "Cette crise qu'on vit actuellement, avec le départ d'acteurs importants, permet aussi à une organisation comme l'OMS de regarder à nouveau sa stratégie avec ses membres", a estimé la ministre canadienne de la Santé Marjorie Michel, dans un entretien avec l'AFP. "Il faut vraiment qu'on aille vers de nouvelles façons de faire, des nouvelles façons de penser, de nouvelles façons de s'organiser et de profiter de l'expertise de chacun", a-t-elle poursuivi. Il s'agit aussi d'éviter que certains sujets jugés controversés, notamment depuis le retour de Donald Trump, soient sacrifiés dans un contexte de recul de l'aide internationale. L'objectif, dans ce contexte, est "de s'assurer d'une meilleure coordination des acteurs en santé, afin qu'il n'y ait pas d'activités ou populations laissées pour compte", relève une autre source diplomatique. Dans le cadre de son processus de priorisation, l'OMS a ainsi déjà "réduit certaines de ses activités, notamment dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive", indique Thiru Balasubramaniam, de l'ONG américaine Knowledge Ecology International (KEI), à l'AFP.

18.05.2026 à 04:13

Neuf jurés délibèrent sur le sort des créateurs de ChatGPT, attaqués par Musk

FRANCE24

Leur verdict n'est que consultatif mais il a de grandes chances d'être suivi par la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers, qui s'est réservé la décision finale. Si le tribunal d'Oakland, près de San Francisco, donnait raison au patron de SpaceX et Tesla, cela handicaperait la croissance d'OpenAI, en pleine compétition face à Anthropic, Google DeepMind ou encore xAI, le propre laboratoire de Musk. Dans le cas contraire, l'entreprise et son patron Sam Altman seraient enfin libérés d'une procédure qu'ils traînent comme un boulet dans la course mondiale pour dominer l'IA générative. Sur trois semaines d'audiences intenses, les neuf citoyens ont vu défiler pas moins de cinq milliardaires de la tech. A l'ouverture le 28 avril, Elon Musk s'est dépeint en bienfaiteur trahi, animé par la volonté de protéger l'humanité contre une IA qui deviendrait dévastatrice entre les mains de gens cupides. Sam Altman -- dernier à témoigner, après son compagnon de route Greg Brockman, le PDG de Microsoft Satya Nadella et l'ingénieur Ilya Sutskever -- a décrit son ancien parrain en homme avide de "contrôle absolu", prêt à tout pour remporter la bataille de l'IA face à DeepMind. Sous les yeux des jurés et de nombreux journalistes, les avocats ont bataillé sur le moindre courriel ou SMS échangé par les protagonistes, étalant au grand jour les querelles intestines d'une Silicon Valley où les milliards coulent à flot. OpenAI, lancé fin 2015 par un groupe de jeunes ingénieurs et investisseurs pris sous son aile par Elon Musk, a été créé comme une organisation à but non lucratif, destinée à développer une IA "bénéfique pour toute l'humanité". Prescription? Dix ans plus tard, ChatGPT est utilisé par plus de 900 millions de personnes chaque semaine. La structure commerciale d'OpenAI, lancée en 2019, est valorisée 850 milliards de dollars et prépare une entrée en Bourse retentissante. Cet essor a rendu les fondateurs richissimes avant 40 ans et s'est avéré très lucratif pour Microsoft, leur premier investisseur historique, également mis en cause. Musk les accuse d'avoir sciemment facilité les montages d'OpenAI pour y investir 13 milliards de dollars qui en valent dix fois plus désormais. Ces enrichissements reposent-ils sur le détournement des dons de départ d'Elon Musk (38 millions de dollars) et sur la trahison d'une promesse envers lui de s'en servir pour le bien de l'humanité? C'est la question principale posée aux jurés, censés y répondre à l'unanimité. A moins qu'ils ne règlent l'affaire sur un préalable: Elon Musk, qui a lancé la procédure en 2024, a-t-il attaqué dans les délais légaux? Si la réponse est non, l'affaire devrait s'arrêter là, la juge ayant déclaré qu'elle suivrait probablement leurs avis sur ce point. Si OpenAI est condamné, la juge déterminera seule les remèdes à appliquer. Elle a convoqué les deux camps pour en débattre aussi dès lundi, pendant que les jurés, à quelques mètres de la salle d'audience, délibéreront entre eux, à huis clos, sur le fond de l'affaire. Elon Musk exige qu'OpenAI revienne à un pur statut sans but lucratif. Cette issue contraindrait la start-up à renoncer à son entrée en Bourse et à se priver de ses investisseurs, tels que Microsoft, Amazon ou le japonais SoftBank. La fondation OpenAI est restée un actionnaire minoritaire - environ 25% - de sa structure commerciale et ses dirigeants se félicitent d'en avoir fait l'une des organisations à but non lucratif les mieux dotées au monde. Elon Musk, lui, fustige une quasi-coquille vide. La fondation, qui avait distribué 7,6 millions de dollars en 2024, a annoncé un milliard de dons pour 2026, un mois avant le procès.

18.05.2026 à 04:01

Défaits par la DZ Mafia, Félix Bingui et des rescapés du clan Yoda jugés à Marseille

FRANCE24

Le procès, prévu jusqu'au 5 juin, doit s'ouvrir en début de matinée devant la 7ème chambre du tribunal correctionnel de Marseille, spécialisée dans la criminalité organisée, avec un dispositif de sécurité renforcé. A 35 ans, avec 13 mentions au casier judiciaire, notamment pour vols, détention d'armes ou encore trafic de stupéfiants, Bingui a fait toute sa "carrière" dans le narcotrafic, sa dernière condamnation, à six ans de prison, remontant à octobre 2024 alors qu'il était incarcéré à Casablanca (Maroc) à la demande des autorités françaises. Extradé en janvier 2025, il est jugé cette fois pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, le tout en récidive, dans le cadre d'une enquête portant sur plusieurs points de vente des quartiers Nord, principalement celui de "La Fontaine", situé à l'entrée de la cité de la Paternelle, dans le 14e arrondissement. C'est cette cité d'à peine 700 habitants mais avec un accès direct à l'autouroute A7, qui sera début 2023 au cœur de la guerre de territoires entre les Yoda, qui tirent leur nom du maître jedi de Star Wars, et la future DZ Mafia. Parallèlement, un renseignement fait état d'une violente altercation début février 2023 entre Félix Bingui et Abdelatif Mehdi Laribi, considéré comme l'un des pères de la DZ Mafia, dans une boîte de nuit de Phuket en Thaïlande. Vague record de narchomicides Les mois suivants, Marseille connaîtra une vague record d'une cinquantaine de narchomicides, dont 35 directement liés à cette rivalité entre les deux gangs, et des dizaines de blessés dans des règlements de comptes. En mai 2023, c'est le beau-frère de Bingui, Omar Benchicha, et un autre membre éminent du clan qui sont assassinés à Salou, en Catalogne, provoquant l'exil à l'étranger de plusieurs rescapés des Yoda. Jusque là, le point de deal de La Fontaine tournait à plein régime, "ouvrant dès le matin et fonctionnant toute la journée sans discontinuer hormis durant les interventions des services de police qui stoppaient ponctuellement l'activité", selon les enquêteurs. Appartements "nourrices" (d'armes ou drogues), lignes téléphoniques dédiées, communications cryptées, prête-noms : Félix Bingui, qui alterne entre séjours à l'étranger (Espagne, Maroc, Dubaï) et passages à Marseille, avait, selon l'enquête, mis en place un réseau "particulièrement organisé", avec à sa tête "un cercle restreint de proches sur lesquels il s'appuie". Ses "larbins", diront en audition certains coprévenus. Parmi eux, figurent celui que les enquêteurs désignent comme son "bras droit", Mohamed Hussein Saleh, dit "Pirate", et Zine Eddine Belkai, qualifié de "grand gérant" des points de vente, l'un des deux accusés sous le coup d'un mandat d'arrêt et qui serait "durablement" installé au Maroc. Le procès abordera également le train de vie somptuaire des accusés, qui pour la plupart ne déclaraient aucun revenu, mais multipliaient les voyages à l'étranger en classe affaires, les séjours dans des hôtels de luxe, les achats chez Vuitton, Hermès ou Louboutin... Bénéficiant d'un statut de résident à Dubaï, Bingui, qui nie toutes les accusations portées contre lui, y possèderait plusieurs biens, dont une villa achetée sur plan pour 2 millions d'euros. Après ce procès, Bingui, incarcéré dans la prison ultrasécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), n'en aura pas fini avec la justice: il a été mis en examen en février 2025 notamment pour "complicité de tentative d'assassinat" dans une autre affaire dont l'instruction est toujours en cours. Son procès se déroule un peu plus d'un mois après celui de deux chefs présumés de la DZ Mafia - l'un condamné à 25 ans de réclusion, l'autre acquitté - pour un double assassinat commis en 2019. Les débats devant la cour d'assises spéciale des Bouches du Rhône à Aix-en-Provence s'étaient alors tenus dans une ambiance chaotique, marquée par de nombreux incidents d'audience.

18.05.2026 à 03:59

Un homme devant les assises pour actes de torture et viols sur sa compagne

FRANCE24

La plaignante, âgée aujourd'hui de 42 ans et mère de quatre enfants, a "la volonté, alors qu'on a essayé de la réduire au silence pendant tant d'années, de ne pas rester silencieuse", explique à l'AFP son avocat Me Philippe-Henry Honegger. "Son idée, c'est que la peur et la honte doivent changer de camp", ajoute-t-il avant le procès qui s'ouvrira à 14h00. Face à elle, durant une semaine dans le box des accusés, son ex-compagnon, jugé pour lui avoir fait subir des actes de torture ou de barbarie, notamment lors de viols à répétition entre 2015 et 2022, et pour l'avoir contrainte à se prostituer. L'accusé, alors directeur d'une agence bancaire à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), affirme que "les faits relèvent de leur intimité et que les actes étaient consentis", explique Me Charlotte Barriol, qui assure sa défense. Après leur rencontre en 2015, la relation de couple a, sous prétexte au départ de jeux sexuels sadomasochistes, évolué en relation d'emprise psychologique et de contrôle total du mis en cause sur sa compagne, selon l'accusation. "J'étais dans la peur", a témoigné la plaignante interrogée par Radio-France, décrivant les nombreuses violences reprochées à son conjoint : "des coups de poing, avec une planche à découper, des entailles dans le dos au couteau. J'étais souvent à sang. Il me brûlait aussi avec sa cigarette". "A plusieurs reprises depuis 2015, lorsqu'elle lui avait demandé d'arrêter en raison de la douleur ressentie, il avait selon elle poursuivi ses gestes, commettant des violences lorsqu'elle s'opposait à ses demandes (...) se livrant alors à un chantage à la rupture et exerçant une domination sur elle", a décrit l'accusation. "Elle a indiqué qu'il lui avait ordonné d'avoir des relations sexuelles avec d'autres hommes, pendant lesquelles il écoutait via son téléphone portable", décidant "des pratiques et des tarifs et récupérant la moitié puis la totalité des gains", selon la même source. "Vision de l'enfer" C'est "l'intensité et la répétition des violences décrites, mises en relation notamment avec les conclusions de l'expertise médicale et l'exploitation d'enregistrements sonores et vidéos" qui a conduit au renvoi du mis en cause devant les assises, rappelle le parquet. "C'est un dossier où la parole d'une femme est étayée, corroborée, renforcée, confirmée par des centaines et des centaines de messages, d'échanges téléphoniques, de retranscriptions et par des constatations médicales qui sont incontestables", affirme Me Honegger. Ces messages montrent "parfaitement comment, minute par minute, heure par heure, il utilise le stratagème de manipulation psychologique pour réussir à obtenir ce qu'il souhaite", selon l'avocat. "Toute son existence était soumise aux stratégies mises en place par cet homme pour la faire souffrir de toutes les manières possibles, à tous les instants de sa vie" au fil d'un quotidien ressemblant "à la pire vision de l'enfer qu'on puisse imaginer", dit-il encore. En juin 2022, la victime parle pour la première fois de sa situation à une amie qui alerte les forces de l'ordre, entraînant l'interpellation de son compagnon. Préparatrice en pharmacie de formation, elle souffre selon son avocat de séquelles physiques et physiologiques "qui font qu'elle est dans l'incapacité de mener une vie quotidienne normale" et a été reconnue handicapée à "plus de 80%".

18.05.2026 à 03:59

Un "choc d'autorité" face aux raves et aux rodéos motorisés: le projet de loi Ripost arrive au Sénat

FRANCE24

Porté par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, le texte entend apporter des "réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité" des Français, d'où son acronyme "Ripost". Initié sous son prédécesseur Bruno Retailleau, redevenu sénateur avant le dépôt du projet de loi, il s'articule autour de deux axes: un durcissement des sanctions réprimant différentes incivilités en augmentation - un "choc d'autorité" selon M. Nuñez - et une amélioration des outils à la disposition des forces de l'ordre - le "choc d'efficacité". Les débats vont s'ouvrir en fin d'après-midi ou en début de soirée à la chambre haute et se poursuivront mardi et mercredi, avant un vote solennel programmé le 26 mai. Le soutien du Sénat, solidement dominé par une alliance entre la droite et le centre, ne fait aucun doute, même si les parlementaires ont souligné la "fragilité juridique" de certaines mesures lors de l'audition du ministre en commission des Lois, d'autres s'interrogeant sur la "cohérence" d'un projet hétéroclite. Contre "l'impuissance de l'Etat" La gauche, elle, est très réservée voire opposée, notamment face à l'extension des amendes forfaitaires délictuelles (AFD), qui constitue l'une des principales réponses gouvernementales à l'augmentation de certaines incivilités, et dont l'efficacité est remise en cause par un récent rapport de la Cour des comptes. D'autant que ce projet s'ajoute à un bloc de textes régaliens voulu par le Premier ministre Sébastien Lecornu, sur le renforcement des polices municipales, la réforme de la justice criminelle ou l'extension de la durée de rétention des étrangers jugés dangereux. Autant d'initiatives plus ou moins dénoncées dans l'opposition. "Tout cela forme un contexte général sur la forme de la réponse de l'Etat qui nous interroge", pointe la socialiste Audrey Linkenheld, regrettant que le texte s'attaque "pèle-mêle" à "des préoccupations pourtant réelles des citoyens et des élus", ou qu'il durcisse des mesures à peine votées au Parlement, dans la loi narcotrafic par exemple. "Nous ne sommes pas opposés à certains constats, mais les solutions proposées, en s'attaquant sous l'angle répressif aux participants, aux pratiquants ou aux consommateurs, sont disproportionnées voire parfois inconstitutionnelles", reprend l'écologiste Guy Benarroche. La droite, en revanche, accueille avec "bienveillance" une initiative "dont la genèse remonte du terrain", appuie la rapporteure LR du Sénat, Lauriane Josende, saluant des outils nouveaux qui permettront de lutter contre "l'impuissance de l'Etat". Quelques jours après la tenue d'une free party organisée sur un terrain militaire près de Bourges, le durcissement de la répression des rassemblements musicaux risque de faire parler, avec plusieurs mesures phares, comme l'abaissement à 250 participants du seuil au-dessus duquel une déclaration en préfecture est requise (contre 500 actuellement). Les AFD comme réponse Un nouveau délit pour l'organisation d'une free party, puni de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende, est également contenu dans ce texte. Pour sanctionner les participants, le débat aura lieu entre le gouvernement, qui propose là aussi un nouveau délit, et le Sénat, qui privilégie à ce stade une contravention de cinquième classe (entre 1.500 euros et 3.000 euros en cas de récidive). Sur le protoxyde d'azote, "gaz hilarant" dont le détournement et les risques sanitaires et sécuritaires inquiètent, des délits d'inhalation et de conduite sous son emprise sont créés par le texte. Le Sénat prône, en plus, une interdiction générale de la vente aux particuliers. Sur la répression des rodéos motorisés, la création d'une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 800 euros est proposée pour permette une sanction plus rapide sans attendre la décision judiciaire. L'AFD pour usage de stupéfiants sera par ailleurs augmentée, de 200 à 500 euros, une mesure critiquée par une partie de la gauche. Un autre article du texte a suscité la colère des syndicats des douaniers: il prévoit notamment de confier aux policiers et aux gendarmes les prérogatives de la douane aux frontières. Après son passage au Sénat, le texte devra trouver son chemin dans l'agenda surchargé de l'Assemblée, mais aucun calendrier n'est à ce stade arrêté, ce qui suscite l'inquiétude de nombreux parlementaires.

18.05.2026 à 03:55

Nouvelle-Calédonie: le gouvernement engagé dans un contre-la-montre incertain au Parlement

FRANCE24

Constatant l'impasse d'une large réforme constitutionnelle de la Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s'appuie cette fois sur une proposition de loi plus modeste, du sénateur calédonien Georges Naturel (LR, non-indépendantiste). En espérant aboutir mercredi ou jeudi. Lundi c'est d'abord le Congrès calédonien qui se prononce sur le texte, avant qu'il n'entre en commission au Sénat (11H30), puis dans l'hémicycle dans l'après-midi. Sébastien Lecornu assistera à l'examen du texte lundi au Sénat et mercredi à l'Assemblée. Un examen au pas de course pour un sujet sensible: la réforme du corps électoral aux élections provinciales, débat à l'origine des émeutes qui ont ravagé la Nouvelle-Calédonie il y a deux ans. Crucial dans l'archipel, où les trois provinces concentrent beaucoup de compétences, le scrutin provincial repose sur un corps électoral "gelé", réservé aux personnes justifiant de 10 ans de résidence en 1998 ainsi que leurs descendants. Le périmètre d'une éventuelle ouverture divise indépendantistes et non-indépendantistes: les premiers craignent une dilution du vote kanak, les seconds l'exigent au nom de l'égalité devant le suffrage. Le texte étudié lundi prévoit un élargissement aux "natifs" de Nouvelle-Calédonie, soit "10.569" personnes pour le scrutin du 28 juin, selon la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou. Une façon de "reconnaître" les droits "de femmes et d'hommes nés sur cette terre, qui y ont grandi, qui y ont travaillé, qui y vivent (mais) qui sont exclus du scrutin provincial", a-t-elle argué devant des sénateurs. "Natifs" et "conjoints" L'ouverture aux natifs est approuvée par la quasi-totalité des acteurs, mais le détail promet déjà des débats nourris, notamment sur le fait d'ouvrir seulement aux "natifs" à la date de la promulgation, ou aux "futurs natifs" également. Le gouvernement espère lui aller un cran plus loin en proposant par amendement l'ouverture à des "conjoints", dont la définition reste débattue. Et de nombreux parlementaires tiquent, à l'instar des socialistes et du Rassemblement national, notamment sur la constitutionnalité de ce deuxième niveau d'ouverture. "Il y a une question juridique et une question politique à ce sujet", confirme la rapporteure au Sénat Agnès Canayer. En cas d'adoption, probable, le texte irait dès mardi après-midi en commission à l'Assemblée, puis mercredi dans l'hémicycle où l'équation peut être plus complexe. L'élargissement du corps électoral aux natifs peut y trouver une majorité confortable, allant du PS au Rassemblement national. Mais une partie de la gauche est réticente à valider une ouverture sans le soutien des indépendantistes kanaks du FLNKS. Qui ont redit vendredi leur hostilité à toute modification du corps électoral sans accord global sur l'avenir de l'archipel: "aujourd'hui encore, aucune solution consensuelle n'existe sur le dégel du corps électoral". "On n'a jamais été contre le principe, à partir du moment où ça se fait en accord avec le FLNKS", prévient Bastien Lachaud, député LFI. Et la position des groupes Insoumis et GDR (communiste et ultramarin) pourrait avoir un impact sur les débats. Sur la précédente loi ils avaient déposé un barrage de près de 2.800 amendements, pour faire obstacle au texte.

18.05.2026 à 03:55

Le ministre français de la Justice en visite à Alger pour aider au dégel des relations

FRANCE 24

Gérald Darmanin effectue lundi un déplacement express à Alger pour contribuer au réchauffement des relations entre la France et l'Algérie. Le ministre de la Justice sera reçu par son homologue algérien, Lotfi Boudjemaa, mais un éventuel entretien avec le chef de l'État algérien n'est pas exclu. Parmi les dossiers qui seront évoqués : le sort de Christophe Gleizes, journaliste incarcéré en Algérie.

18.05.2026 à 03:55

Festival de Cannes: à mi-parcours, Canal+ secoué et une compétition qui tarde à décoller

FRANCE24

- Quand Bolloré s'invite à Cannes Le milliardaire conservateur, dont le groupe est actionnaire de référence de Canal+, était sur toutes les langues dimanche après une sortie de Maxime Saada, président du directoire de Canal+. Lors d'un déjeuner avec des producteurs de cinéma, M. Saada a annoncé ne plus vouloir travailler avec les 600 signataires d'une tribune anti-Bolloré publiée mardi, dont les acteurs Swann Arlaud et Juliette Binoche ou encore le réalisateur Arthur Harari. "Je n'ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste", s'est agacé Maxime Saada. La tribune dénonçait notamment "l'emprise grandissante de l'extrême droite" dans le cinéma. Pendant les projections cannoises, l'apparition à l'écran du logo de Canal+, premier financeur du cinéma français, a plusieurs fois été accueillie par des bordées de sifflets. - Une compétition en petite forme Depuis mardi, 13 films ont été projetés en compétition sur les 22 prétendants à la Palme d'or. Si certains ont été salués par la critique, aucun n'a provoqué d'enthousiasme généralisé. "Fatherland" de Pawel Pawlikowski, sur le retour de l'écrivain Thomas Mann en Allemagne en 1949, dans un pays en voie de dénazification pris entre deux blocs idéologiques, a été bien accueilli. Tout comme "Soudain", de Ryusuke Hamaguchi, avec Virginie Efira en directrice d'Ehpad qui noue une relation profonde avec une metteuse en scène japonaise. En revanche "Histoires parallèles", de l'Iranien Asghar Farhadi, avec le plus gros casting français du festival (Vincent Cassel, Isabelle Huppert, Pierre Niney, Virginie Efira), n'a pas fait l'unanimité. - Des stars engagées Le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, président du jury cette année, a donné le ton mardi. "Je ne crois pas qu'on devrait séparer l'art de la politique", a-t-il insisté. Le réalisateur iranien Asghar Farhadi a profité de la tribune cannoise pour dénoncer les bombardements israélo-américains sur son pays ainsi que la répression gouvernementale qui a fait des milliers de morts en janvier. "Je ne peux, sans aucune justification, accepter le fait que la vie soit ôtée à un être humain, que ce soit une guerre, que ce soit des exécutions ou que ce soit de massacrer des manifestants", a insisté le cinéaste. L'acteur espagnol Javier Bardem a lui ciblé la "masculinité toxique" de Vladimir Poutine, Donald Trump ou Benjamin Netanyahu. "C'est le grand bonhomme qui dit +ma bite est plus grosse que la tienne et je vais te bombarder la gueule+", a-t-il ajouté, estimant que cette attitude provoquait des "milliers de morts". - La révolution IA "L'IA est là", a déclaré l'actrice américaine Demi Moore, membre du jury. "Et la combattre, c'est livrer une bataille que nous perdrons. Chercher des moyens de travailler avec elle me semble donc une voie plus précieuse à suivre", a-t-elle ajouté. Un avis souvent partagé sur la Croisette, où Steven Soderbergh a présenté un film sur la dernière interview de John Lennon, dont des images ont été fabriquées grâce à l'intelligence artificielle. "Pour moi, ce n'est pas différent des autres effets spéciaux", a quant à lui déclaré le réalisateur du "Seigneur des Anneaux" Peter Jackson, distingué d'une Palme d'or d'honneur. "Je ne déteste pas ça", même si l'IA "va détruire le monde", a-t-il plaisanté. - Et la suite ? Plusieurs films sont très attendus en deuxième semaine, à commencer par "Notre salut", d'Emmanuel Marre, sur le destin d'un petit fonctionnaire (Swann Arlaud) qui tente de se faire une place dans les rouages du régime de Vichy. Le même jour, la première partie du biopic sur le général De Gaulle, d'Antonin Baudry, sera projetée hors compétition, pour une journée très mémorielle. Enfin, le cinéaste russe en exil Andreï Zviaguintsev revient après neuf ans d'absence avec "Minotaur", un film sur l'impact de la guerre sur une famille de la bourgeoisie russe.

18.05.2026 à 03:15

En Corée du Nord, Kim Jong-un veut renforcer la première ligne contre "l'ennemi juré" sud-coréen

FRANCE 24

Le dirigeant nord-coréen cherche à "renforcer les unités de première ligne" face à "l'ennemi juré" sud-coréen, a rapporté lundi l'agence officielle du pays. Kim Jong-un souhaite aussi transformer la ligne de démarcation "en une forteresse imprenable".

18.05.2026 à 02:37

NBA: Gilgeous-Alexander élu MVP comme l'an dernier, Wembanyama doit patienter

FRANCE24

Agé de 27 ans, Gilgeous-Alexander est récompensé pour la deuxième année d'affilée, comme l'avait été son compatriote Steve Nash, lui aussi un meneur, en 2005 et 2006. Le Canadien, également sacré champion en 2025, a une nouvelle fois mené le Thunder d'Oklahoma City au meilleur bilan NBA à l'issue de la saison régulière (64 victoires - 18 défaites), s'appuyant sur des statistiques individuelles brillantes (31,1 points, 6,6 passes en moyenne). "C'est le résultat de beaucoup de travail (...) deux fois MVP, les autres trophées, à aucun moment je n'aurais pu imaginer cela dans ma jeunesse", a déclaré "SGA" au micro de Prime Video. S'il a marqué légèrement moins de points en moyenne que la saison passée (32,7 pts), "SGA" a signé un quatrième exercice de suite à plus de 30 points de moyenne, et semble au sommet de son art avec son jeu explosif fait de démarrages et de ralentissements abrupts, suivis d'un lay-up ou d'un tir à mi-distance précis. Gilgeous-Alexander conduit avec maîtrise le Thunder qui s'est mué en machine implacable depuis le début des phases finales: le champion en titre a balayé les Phoenix Suns (4-0) puis les Los Angeles Lakers (4-0) pour atteindre la finale de conférence Ouest. Wembanyama troisième Un joueur entend bien mettre fin à cette domination totale: Victor Wembanyama, qui ne deviendra donc pas à 22 ans et quatre mois le plus jeune récipiendaire de l'histoire du trophée, et devra patienter pour être le premier Français récompensé. Le géant (2,24 m) à la dextérité inédite, moteur d'une révolution sur la planète de la balle orange, a tout de même terminé troisième du vote d'un panel de cent membres des médias, dont fait partie l'AFP, derrière le triple MVP serbe Nikola Jokic. Gilgeous-Alexander a cumulé 939 points et été désigné N.1 par 83 participants, en faisant un large vainqueur devant Jokic (634 points, dix fois premier) et Wembanyama (569 points, cinq fois premier). Le résultat du vote, tenu à la fin de la saison régulière mi-avril, a été malicieusement révélé par la NBA à la veille du début de la finale de conférence Ouest entre les Spurs de Wembanyama et le Thunder de Gilgeous-Alexander. De quoi apporter une pointe d'épices supplémentaire au choc très attendu entre les deux meilleures équipes de la conférence à la rivalité naissante. "SGA" contre "Wemby" dès lundi Avec deux effectifs jeunes et talentueux, deux entraîneurs nouvelle génération de 41 ans (Mark Daigneault) et 39 ans (Mitch Johnson), le clash s'annonce électrique entre deux des meilleurs joueurs de la ligue. Le Thunder part favori mais les Spurs ont remporté quatre de leurs cinq duels cette saison, dont une demi-finale de Coupe NBA en décembre à Las Vegas. "San Antonio est une très bonne équipe, ils ont été juste derrière nous toute la saison, nous ne voulons surtout pas les prendre à la légère", a prévenu "SGA". Gilgeous-Alexander va étrenner lors de cette série son statut de double MVP, devenant le seizième joueur à remporter le trophée plus d'une fois. Enfant d'Hamilton, dans la banlieue de Toronto, il hérite des qualités physiques de sa mère Charmaine Gilgeous, coureuse de 400 m aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 pour l'île caribéenne d'Antigua-et-Barbuda, devenue travailleuse sociale aux revenus modestes. Sans faire partie des tous meilleurs de sa génération, il partage à l'adolescence ses rêves de NBA avec son cousin Nickeil Alexander-Walker, qui a lui remporté cette saison le trophée MIP de joueur à la plus grande progression, après avoir rejoint les Atlanta Hawks.

17.05.2026 à 23:51

Ligue 1: les tops et les flops de la saison

FRANCE24

. Les TOPS RC Lens Le RC Lens aura été la sensation de la saison et un caillou dans la chaussure du PSG. Contre toute attente, les hommes de Pierre Sage ont poussé l’ogre parisien dans ses retranchements et se sont hissés à une magnifique 2e place, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions. La saison pourrait même s'achever en apothéose avec la finale de la Coupe de France face à Nice, vendredi prochain. Grâce à Robin Risser, meilleur gardien de la saison, grâce au retour en France de Florian Thauvin, à Adrien Thomasson ou Mathieu Udol, les Lensois auront longtemps fait douter Paris. Hors du terrain, le club artésien s'est aussi distingué. Son président Joseph Oughourlian s'est affirmé comme l'un des rares dirigeants à s’opposer frontalement à Nasser Al-Khelaïfi, incarnant une voix dissonante dans un football professionnel français dominé par le club parisien. Esteban Lepaul Il est la révélation inattendue de la saison. Arrivé à Rennes en provenance d’Angers, Lepaul a réussi une première saison impressionnante et termine meilleur buteur de Ligue 1 avec 21 réalisations, la dernière contre l'OM lors de l'ultime journée, malgré la défaite des siens 3-1. A tel point que son nom a bruissé pour figurer parmi les 26 joueurs retenus par Didier Deschamps pour aller disputer la Coupe du monde en Amérique (11 juin-19 juillet), bien qu'il n'ait connu aucune sélection chez les jeunes et malgré l'armada offensive française sans commune mesure dans le monde. À 26 ans, Lepaul devient le premier joueur hors PSG à terminer meilleur buteur du championnat depuis Alexandre Lacazette, douze ans plus tôt. Luis Enrique Même sans être élu meilleur entraîneur de Ligue 1, Luis Enrique a confirmé son statut de référence mondiale. L’Espagnol a su parfaitement gérer la saison suivant le sacre européen du PSG. Malgré de nombreux pépins physiques et un effectif parfois diminué, il a maintenu son équipe à un très haut niveau. Avec une même recette: la dynamique de groupe. Lorsque certains doutaient de la capacité du PSG à reproduire une saison aussi réussie, Luis Enrique n’a pas flanché, même après l'élimination précoce en Coupe de France contre le Paris FC. Les faits lui donnent raison: Paris a remporté le championnat et aborde la finale de Ligue des champions face à Arsenal avec le statut de favori. Grâce à son entraineur, la véritable star du club. Les FLOPS Olympique de Marseille La saison de l’OM a viré au cauchemar, tout juste réhabilité par une qualification en Ligue Europa lors de la dernière journée. Dauphin du PSG l’an passé, le club marseillais a totalement décroché cette fois-ci, miné par les contre-performances et les tensions internes. Sur le terrain, l’élimination en Ligue des champions, aussi précoce que rocambolesque, puis les lourdes défaites, dont un sévère 5-0 face au PSG, ont rapidement fragilisé le projet. Roberto De Zerbi, pourtant artisan du renouveau marseillais, a été débarqué au cœur de l’hiver. En coulisses, la situation s’est encore détériorée avec le conflit larvé entre Pablo Longoria et Medhi Benatia, plongeant le club dans l’instabilité. Habib Beye, appelé en urgence, n’a pas réussi à redresser la situation. Éliminé en Coupe de France par Toulouse en quarts, l’OM termine seulement 5e de L1, sans Ligue des champions: une saison ratée pour un club en ruines. Paul Pogba Le pari monégasque était risqué, il a été perdu. Pour sa première saison après une longue absence liée aux blessures et à sa suspension, Pogba n’a que très peu joué. Avec seulement six apparitions en Ligue 1 et une seule, terne, titularisation, le champion du monde 2018 n’a jamais pesé sportivement fréquentant plus régulièrement l'infirmerie de la Turbie, le centre d'entrainement de l'ASM, que la pelouse de Louis-II. À 33 ans, et malgré une première saison largement manquée, il lui reste un an de contrat pour tenter de relancer sa carrière. Lucas Chevalier La saison devait être un tournant de sa carrière, elle a tourné au cauchemar. Transféré de Lille au PSG pour y remplacer Gianluigi Donnarumma, Chevalier a rapidement été rattrapé par la pression inhérente au poste de gardien numéro 1 à Paris. Le jeune portier de 24 ans a perdu sa place au fil des semaines au profit de son rival, le Russe Matveï Safonov. Relégué sur le banc en club malgré ses premières convocations en équipe de France, Chevalier s'y est blessé lors d'un entrainement, ce qui lui a couté sa place pour le Mondial américain, coiffé comme gardien N.3 des Bleus par le jeune lensois Robin Risser, 21 ans.
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