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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

05.07.2026 à 10:40

America 250 : la démonstration politique de Trump malgré la chaleur

FRANCE24

Les conditions météorologiques perturbent samedi les principales célébrations des 250 ans des Etats-Unis à Washington, retardant le discours attendu en soirée de Donald Trump, bien décidé à s'accaparer le premier rôle malgré tout.

05.07.2026 à 10:37

Coupe du monde 2026 : victoire de la France 1-0 contre le Paraguay

FRANCE24

Il aura fallu un penalty de Kylian Mbappé, son septième but du Mondial, pour soulager des Bleus qui se sont longtemps heurtés à la rugueuse défense du Paraguay avant de s'imposer (1-0) samedi et prendre rendez-vous avec le Maroc en quarts du Mondial.

05.07.2026 à 10:35

France : nouvelle vague de chaleur, 7 départements en vigilance orange

FRANCE24

7 départements du sud de la France passeront en vigilance orange canicule dimanche, avec des températures comprises entre 35 et 37°C, voire des pointes jusqu'à 40°C, a annoncé Météo-France.

05.07.2026 à 10:33

Attaques au Mali : la situation est "sous contrôle" selon l'armée

FRANCE24

Le Mali a été de nouveau visé samedi par des attaques coordonnées d'ampleur des jihadistes et de leurs alliés indépendantistes touareg à travers le pays, quelques semaines seulement après une vaste offensive des rebelles marquée par la prise de la ville stratégique de Kidal et par la mort du ministre de la Défense.

05.07.2026 à 10:27

À Washington, la météo sème la confusion pour les 250 ans des Etats-Unis

FRANCE24

En début de soirée, des menaces d'orages près de la capitale américaine ont contraint les autorités à faire évacuer le National Mall, une grande esplanade verte au coeur de la capitale américaine et principal lieu des festivités, où Donald Trump doit prononcer un discours. Alors que les premiers éclairs déchirent l’horizon, Dan Jahncke, 44 ans, juge cet ordre d'évacuation "compréhensible mais regrettable". Le 250e anniversaire de son pays, "c'est une occasion monumentale, qui ne se présentera qu'une fois dans ma vie", souligne cet homme venu spécialement du Michigan, qui envisage le pire, l'annulation pure et simple. Autour de lui, la confusion règne. Certains marchent tranquillement vers la sortie, sous l’œil attentif de policiers, mais d’autres s’attardent sur les pelouses, pendant que les survols d'avions militaires, prévus au programme, continuent dans un vacarme assourdissant. Un temps, des spectateurs croyant l’alerte levée se mettent à courir pour retourner à leur place. Mais leurs espoirs sont vite douchés par un message du Secret Service, leur demandant de quitter les lieux immédiatement. Le message est accueilli par des huées et des chants "USA! USA!" s’élèvent. "Tout le monde a attendu pendant des heures dans les files de contrôle de sécurité (pour rentrer, ndlr). Je comprends que la météo soit une préoccupation mais les images satellite ne montrent pas vraiment grand-chose", souffle Lynn Surayan, 43 ans, coiffée d'une casquette Trump. Arrivée d'Hawaï pour l'occasion, elle se dit "déçue". "D'autant plus qu'on ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On ne sait pas si on va pouvoir rentrer de nouveau. Faire repasser le contrôle de sécurité à des dizaines de milliers de personnes pour les faire revenir...", ajoute celle qui dit attendre avec impatience le discours présidentiel et le feu d'artifice prévu dans la foulée. Ponchos et imperméables Une fois repoussée tant bien que mal vers les sorties par les policiers et les gardes nationaux, la foule gagne les rues entourant le Mall, balayées par le vent et la pluie. Certains avaient prévu le coup et sont équipés de ponchos et d'imperméables. D'autres sont simplement vêtus de shorts et de t-shirts - la plupart aux couleurs rouge, blanche et bleu des États Unis. Nombre de spectateurs patientent devant les sorties dans l'espoir de pouvoir rentrer de nouveau. Ni l'orage ni la frustration liée à l’évacuation n'ont raison de leur détermination. "Franchement, je préférais rester et me faire tremper plutôt que de partir", dit Catherine Witt, 69 ans, retraitée venue d'Atlanta. "On était prêts. On s'attendait à ce qu'il pleuve", assure-t-elle. Venue avec son fils, elle assure avoir attendu une heure et demie avant de pouvoir rejoindre le Mall: "Il faisait une chaleur étouffante, mais on était contents d’être enfin dedans". "Maintenant qu’on est dehors, est-ce qu’on est plus en sécurité face à la météo ? Non", tranche-t-elle. "Alors pourquoi faire sortir tout le monde ?". Les orages sont indissociables de l'été dans cette région et les autorités appliquent des protocoles stricts pour les rassemblements publics en plein air en cas d'éclair, comme les rencontres sportives. Fin juin à Philadelphie, non loin de Washington, le match de Coupe du monde France-Irak avait ainsi été interrompu pendant plus de deux heures. Très tard samedi, une fois l'épisode orageux terminé et devant une foule dense, Donald Trump finit par prendre la parole. Dans un discours aux accents plus patriotiques que politiques, il rend hommage aux Etats-Unis, "le chef d'oeuvre de l'histoire de l'humanité" selon lui. "On adore Trump, on a adoré son discours", glisse dans un franc sourire Richard Sullivan, 70 ans, venu de la Virginie voisine en compagnie de son épouse Nancy. "Il a passé en revue notre grande histoire et a eu un mot pour les anciens combattants qui étaient là. Il nous rend fier d'être Américains." Dimanche vit ses toutes premières minutes et le Mall peut alors s'embraser dans un feu d'artifice que le président américain a promis grandiose.

05.07.2026 à 10:27

Des chasseurs de pellicules au secours de films oubliés en langue taïwanaise

FRANCE24

Les films en langue taïwanaise (connus sous le nom de "taiyupian") sont rares, mais ils ont prospéré du milieu des années 1950 à la fin des années 1960 sous le gouvernement du Kuomintang (KMT), qui s'était réfugié à Taïwan après sa défaite face au Parti communiste chinois. Jusqu'à la levée de la loi martiale à la fin des années 1980, le KMT a promu le mandarin comme langue officielle sur l'île et a mis de côté le taïwanais. Mais des producteurs indépendants et privés ont tout de même réalisé des films en noir et blanc, très regardés. Taïwan s'empresse aujourd'hui de restaurer ces bobines vieilles de plusieurs décennies afin de préserver un chapitre de sa mémoire culturelle. Les conservateurs de films n'ont sauvé qu'un peu moins d'un sixième des 1.200 œuvres estimées produites. Leur valeur réside dans le fait qu'ils n'ont existé que pendant "une période aussi courte", a déclaré à l'AFP Arthur Chu, président de l'Institut taïwanais du cinéma et de l'audiovisuel (TFAI), ajoutant qu'ils représentent "une génération d'après-guerre presque sans voix". Wang Wei souligne l'importance de redécouvrir ces films, un hommage à ceux "qui ont travaillé si dur pour les réaliser et qui ont capturé les images du Taïwan de l'époque". Si ces rares bobines sont jetées ou se détériorent, "il n'y a aucun moyen de les récupérer", affirme-t-il. Etat "critique" Trouver des films en langue taïwanaise est "extrêmement difficile", explique Wang Wei, qui traque ces oeuvres d'époque depuis dix ans et a déjà découvert dans un vieux cinéma de Los Angeles de rares pellicules que l'on croyait disparues. Il collabore avec le TFAI, financé publiquement, qui cherche depuis près de deux décennies à retrouver les bobines. Beaucoup ont été perdues ou se sont détériorées sous l'effet du climat chaud et humide de l'île. Avec le temps, elles risquent de développer le "syndrome du vinaigre", une dégradation chimique qui peut rendre la pellicule cassante, déformée ou collante. Les pellicules doivent être conservées dans des entrepôts frigorifiques avant de pouvoir être scannées, puis de passer par une phase de nettoyage et de correction numériques. Parmi les personnes qui aident à préserver ces films figure Wang Chin-ting, 86 ans, qui a commencé à travailler dans le secteur en 1984 et a racheté une société de production cinématographique près de vingt ans plus tard. Parmi les centaines de bobines qu'il a collectées, seules quelques-unes sont en langue taïwanaise. Elles sont aujourd'hui stockées à Changhua (centre), dans sa maison en briques naturellement fraîche et sèche. Au centre de restauration du TFAI au Nouveau Taipei, Wu Long-hao répare à la main les bobines endommagées à l'aide de ruban adhésif, d'un scalpel et d'huile d'eucalyptus. D'après lui, "certaines bobines sont dans un état si critique que nous devons partir du principe qu'elles ne survivront peut-être qu'à un seul passage dans le scanner". "Si elles cassent, elles sont irrécupérables", indique-t-il. De l'opéra au thriller Des opéras populaires aux thrillers, en passant par les comédies et les adaptations de grands succès internationaux, ces films trouvaient un écho particulier auprès de nombreux Taïwanais. Eduqués sous le régime colonial japonais, beaucoup ne maîtrisaient que très peu le mandarin. Produits à la hâte et avec des budgets limités pour répondre à une demande en plein essor, de nombreux taiyupian étaient "rudimentaires" ou même "absurdes", explique Arthur Chu, mais ils offrent un témoignage visuel rare de la vie quotidienne et des paysages de Taïwan à cette époque. Ils ont également capturé les dialogues et l'argot du taïwanais ancien, une archive précieuse pour les chercheurs en cinéma et les linguistes. Bien que le dernier film de ce genre ait été réalisé en 1981, le lancement des chaînes de télévision et l'essor des séries télévisées en taïwanais et en mandarin à la fin des années 1960 ont entraîné le déclin brutal de cette industrie. Mais ces films ont apporté à toute une génération d'après-guerre, qui ne comprenait ni ne lisait le mandarin, "un profond sentiment de réconfort et un exutoire émotionnel", a souligné Arthur Chu. Pendant ces années de répression et de difficultés, les gens étaient prêts à s'acheter un billet parce que ces films leur parlaient directement, a-t-il ajouté. "Ces histoires de joie, de tristesse, d'amour et de perte les touchaient".

05.07.2026 à 10:25

Procès en appel de Marine Le Pen : le RN dans l’attente d’un jugement décisif pour 2027

Romain BRUNET

Avec l’arrêt attendu de la cour d’appel du tribunal de Paris, Marine Le Pen sera fixée mardi sur son destin présidentiel. Au Rassemblement national, certains veulent croire au miracle, tandis que d’autres ont déjà acté que leur candidate serait privée de course à l’Élysée. À l’image de Jordan Bardella, qui semble déjà être en campagne depuis plusieurs semaines.

05.07.2026 à 10:23

Mondial-2026: 12,2 millions de téléspectateurs pour France-Paraguay, "record" d'audience à 23H (M6)

FRANCE24

M6 a ainsi atteint 76% de parts d'audience pendant ce match qui a permis aux Bleus de rejoindre les quarts de finale du tournoi, a-t-elle indiqué. La chaîne est la seule à diffuser la Coupe du monde en France sur la télé non payante. Le groupe M6 avait créé la surprise en mars 2024 en raflant les droits des Mondiaux 2026 et 2030 à TF1, diffuseur historique de la compétition qui les jugeait trop élevés. Selon des chiffres parus dans la presse mais non confirmés, le montant était de 120 millions d'euros pour le Mondial-2026, dont M6 a acquis les droits pour 54 des 104 matches. Le président du groupe, David Larramendy, avait indiqué début mai que M6 "(perdrait) de l'argent sur cet événement", mais qu'il s'agissait d'une "vitrine absolument exceptionnelle". Depuis, la diffusion du Mondial a permis à la chaîne de réaliser de grosses audiences en juin et de se classer troisième chaîne nationale en doublant France 3. Cinq jours après l'ouverture de la compétition, quelque 14 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé sur M6 la victoire de l'équipe de France contre le Sénégal (3-1), puis 13,7 millions de personnes ont suivi le troisième match des Bleus, contre la Norvège (4-1). Les deux matches étaient diffusés à 21H00 heure française.

05.07.2026 à 10:07

Une flambée de criminalité frappe la jeunesse arabe d'Israël

FRANCE24

Cette aînée d'une fratrie de quatre est l'une des dizaines de jeunes dont la vie a été bouleversée par la flambée de la criminalité au sein de la minorité arabe en Israël, principalement nourrie par des systèmes mafieux, la facilité d'accès aux armes, et, selon cette communauté, le manque d'intervention de la police. "Quand j'ai appris que je l'avais perdu, j'étais très triste parce que c'était comme perdre une partie de moi-même", dit cette enfant, dont le prénom a été modifié à sa demande par l'AFP, dans sa bourgade côtière de Jisr al-Zarka. Depuis début 2026, au moins 140 citoyens israéliens d'origine palestinienne ont été tués dans des épisodes de violences, selon l'organisation de coexistence The Abraham Initiatives. Soit une hausse de 12% par rapport à la même période l'an dernier. Au rythme actuel, le bilan pourrait dépasser les 252 homicides recensés en 2025, le plus élevé jamais enregistré. Arrestations et décrochage Les Israéliens d'origine palestinienne, désignés par l'expression "Arabes israéliens" dans le pays, représentent environ 21% de la population et s'identifient pour une grande majorité comme des Palestiniens. Descendants de la population arabe de Palestine s'étant retrouvée en territoire israélien après la création d'Israël en 1948, ils se disent fréquemment victimes de discrimination. L'auteur de l'agression, apparemment gratuite, au cours de laquelle le père de Chirine a été tué, était un mineur jusque-là inconnu de la famille. Il a été condamné à une peine de prison. "Malheureusement, plus de 232 enfants ont perdu un parent rien que l'an dernier dans la société arabe, en raison de la criminalité et de la violence", note Hadar Kess, fondatrice et directrice générale de Sunflowers, une structure israélienne qui accompagne ces jeunes. Selon elle, dans la société juive israélienne, les enfants ayant perdu un parent sont quatre fois plus exposés à être arrêtés et 13 fois plus susceptibles d'abandonner leur scolarité. Mais dans la société arabe israélienne, le risque de basculer dans la criminalité est, selon elle, encore plus élevé, en raison notamment de la précarité socio-économique de ce groupe et d'un taux d'homicides particulièrement élevé, qui pousse certains jeunes à vouloir venger la mort de leur parent. Trois meurtres en trois jours Beaucoup d'Israéliens d'origine palestinienne accusent les autorités de ne pas enquêter de manière suffisamment efficace sur les violences qui les touchent. Sollicitée par l'AFP, la police a dit "traiter chacun de ces faits avec le plus grand sérieux", en mettant notamment en place "des groupes de travail" et en rencontrant des responsables locaux. "Il est essentiel de comprendre que les enquêtes criminelles complexes prennent du temps", a-t-elle ajouté, appelant à "un effort national coordonné" pour s'attaquer au problème. Seules 16 mises en accusation ont été prononcées pour les homicides commis entre le 1er janvier et le 26 juin, soit à peine 12,3% des affaires, d'après The Abraham Initiatives. En une seule journée, la semaine dernière, la police a fait état de cinq Arabes israéliens tués dans des explosions de voitures piégées et des fusillades. Quelques jours plus tôt, un jeune de 17 ans, Ahmed Jabari, avait été tué par balles, alors qu'il travaillait dans un supermarché de Jaffa, près de Tel-Aviv. Lors d'un rassemblement à la mémoire du lycéen, Abed Abou Chihadeh, président du Conseil musulman de Jaffa, a recensé trois meurtres commis dans la ville en trois jours. "Ces événements ne sont pas le fruit du hasard", a-t-il dénoncé au milieu d'une foule émue, "ils s'inscrivent dans le cadre des politiques menées par Israël à l'égard de notre communauté". - "Ca suffit" - Pour l'association judéo-arabe AJEEC-NISPED, qui encourage les jeunes à s'investir dans leur communauté et à poursuivre des études supérieures, le manque d'opportunités et de perspectives sociales et économiques contribue au développement des gangs et trafics. "Le contexte dans lequel nous évoluons fait de la violence et de la criminalité une réalité quotidienne, mais cela ne nous définit pas", commente Bayan, 19 ans, qui participe à un programme de l'association Un proche de 30 ans de cette Israélienne d'origine palestinienne a été tué il y a quelques mois. "Ca m'a amenée à me demander si cela valait la peine de vivre dans ce pays, d'y faire des études, pour finalement y mourir". Pour elle, la violence qui frappe son segment de population prend racine dans un sentiment d'exclusion, mais aussi dans la hausse du coût de la vie et le chômage. "L'Etat doit enfin dire: +ça suffit+, la violence doit cesser", abonde Najeb Abou Bnaeh, un responsable d'AJEEC-NISPED dans les villages bédouins du Néguev (sud d'Israël). Il s'inquiète d'une bascule dans la criminalité de plus en plus tôt."Autrefois, nous parlions de jeunes de 16 ans, aujourd'hui, nous parlons de 14, voire de 13 ans!"

05.07.2026 à 10:05

Turquie: Un espoir de renaissance pour le séminaire grec des îles des Princes

FRANCE24

Situé à Heybeliada, l'une des neuf îles de l'archipel de "Prinkiponēsia" en grec, le séminaire de Halki, ouvert au milieu du XIXe siècle, fut la principale école de théologie de l'Église orthodoxe orientale jusqu'à sa fermeture en 1971, en vertu d'une loi turque. L'établissement a formé des membres du clergé orthodoxe ainsi que des universitaires réputés. Mais pour l'heure, des échafaudages recouvrent la façade du bâtiment dont les travaux de rénovation sont déjà bien engagés. Pendant des décennies, les appels à rouvrir le séminaire dont ceux du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier, ancien élève de l'établissement, sont restés vains. Mais comme son prédécesseur Barack Obama avant lui, en 2009, le président américain Donald Trump, attendu mardi pour un sommet de l'Otan à Ankara, a relancé la question quand il a reçu son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à la Maison Blanche, en septembre dernier. "En ce qui concerne l'école de Heybeliada, nous sommes prêts à faire tout ce qui relève de notre responsabilité", avait assuré M. Erdogan. "À ce stade, les discussions progressent plutôt bien. Le climat est tout à fait positif. Nous n'avons achoppé sur aucun point", confirme à l'AFP l'évêque grec-orthodoxe Aravissu Kassianos Nikolar. Travaux de rénovation Dans l'une des salles visitées par l'AFP, des rangées de chaises neuves ont été disposées face à un écran électronique. Au mur, un portrait de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne, veille comme dans toutes les écoles du pays. Le projet de réouverture avait déja été soulevé par la visite du ministre de l'Éducation, Yusuf Tekin, en 2024, rappelle l'évêque. Il fut alors envisagé de rouvrir le séminaire en tant qu'université de théologie placée sous l'autorité du Conseil de l'enseignement supérieur turc (YÖK) qui supervise les universités turques. Lors de la dernière réunion, le mois dernier à Ankara, en présence du patriarche Bartholomée et de Mgr Nikolar, le président Erdogan a donné des consignes claires pour qu'une solution soit trouvée, rapporte l'évêque. "Aucun calendrier n'a été arrêté. Mais le président nous a déjà demandé de ne pas trop tarder", affirme-t-il. Selon le patriarche, les travaux de rénovation devraient s'achever d'ici septembre. Le séminaire revêt une importance symbolique pour la communauté orthodoxe dont la capitale se trouvait jadis à Constantinople, jusqu'à la conquête de la ville en 1453 par les Ottomans qui l'ont ensuite rebaptisée Istanbul. "Donald Trump a toujours témoigné d'un grand respect envers le Patriarcat. Il tient notre patriarche en haute estime", assure l'évêque. "Mais cette question (le) dépasse désormais ; elle est devenue un enjeu pour de nombreux pays". "Il ne faut pas regarder cette institution à travers le prisme du seul christianisme. Elle a aussi contribué au dialogue entre les religions. Sa vocation était de former des étudiants ouverts d'esprit", reprend-il. Pas de qualification politique "C'est pour ça que cette école est importante pour Donald Trump, mais aussi pour beaucoup d'autres, dont notre président (Erdogan). L'avoir gardée fermée pendant si longtemps est une perte majeure", juge-t-il. Le séminaire, insiste-t-il, n'a jamais constitué et ne constituera jamais une menace pour l'Etat turc. "Il se conformera à la législation des études supérieures et nous respecterons à la lettre les procédures du YÖK", promet-il. Institution privée, le séminaire a été fermé sur décision de justice après que la Cour constitutionnelle a imposé de placer tous les établissements d'enseignement supérieur sous le contrôle de l'Etat, ou d'universités publiques. La Turquie, officiellement laïque depuis sa fondation, refuse neanmoins de reconnaître le statut "œcuménique" du patriarche qui s'étendrait à toute la chrétienté. "De la même manière que le pape est à la tête du Vatican, le patriarche Bartholomée est la figure de référence du christianisme orthodoxe. Il ne s'agit pas d'une qualification politique", relève M. Nikolar. "Tous les patriarcats le reconnaissent comme le premier d'entre ses pairs. Vu sous cet angle, ce devrait être une source de fierté" pour la Turquie, ajoute-t-il, en assurant que de nombreux étudiants attendent déjà d'intégrer le séminaire.

05.07.2026 à 09:55

Bac 2026: le tour de vis annoncé sur l'orthographe n'a guère changé les corrections

FRANCE24

Lors du comité social d'administration ministériel organisé en début de semaine, Édouard Geffray a indiqué avoir relevé des "consignes d'examen non suivies" et souligné qu'il n'était "pas satisfait", selon des sources syndicales à l'AFP. Un message réitéré mercredi dans le quotidien La Montagne: "On fera un bilan une fois les résultats du baccalauréat connus (...) S'il apparaît qu'il y a eu une forme de discours édulcorant, en contradiction avec les orientations que j'ai fixées, on en tirera toutes les conséquences." Quelque 730.000 candidats au baccalauréat vont découvrir leurs résultats mardi. "Toute copie qui n'a pas un niveau suffisant en termes d'orthographe ne peut pas avoir la moyenne du baccalauréat", a martelé le ministre depuis mai, promettant des barèmes dans toutes les disciplines. "Des propos hasardeux", selon Éric Nicollet, inspecteur de l'Éducation nationale et secrétaire général du syndicat SUI-FSU, alors que l'orthographe est déjà pris en compte dans la notation. "Je crois que personne n'a compris de quelle manière on pouvait les traduire pour cette session." "Ne changez rien" Sur le terrain, les consignes reçues par les correcteurs ont effectivement rarement traduit ce durcissement de ton. "Il n'y a pas de modification du barème", a-t-on notamment assuré à une centaine de correcteurs d'histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP), lors de la commission académique francilienne de la discipline, selon l'un des participants qui a requis l'anonymat. "On nous a présenté les grilles de correction qui, il faut bien le dire, changent peu par rapport à l'année dernière", a affirmé de son côté une correctrice de la commission académique francilienne du français pour la filière technologique. "Les retours que j'ai eus, c'est que soit il n'y avait pas eu de consignes, soit un vague rappel du cadre officiel (...) mais pour aussitôt, dire à l'oral +ne changez rien+", abonde Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. Un texte publié au bulletin officiel en août dernier précise en effet que chaque correcteur doit intégrer "dans l'attribution de la note la qualité rédactionnelle des candidats", sans plus de précision. Quelques académies ont néanmoins ajouté des critères spécifiques, mais souvent "plus symboliques qu'autre chose", avec des bonus ou malus limités à un demi-point ou un point, ajoute Jean-Rémi Girard, président du Snalc. Professeur de philosophie dans l'académie de Besançon, Jérôme Rodriguez assure n'avoir modifié ni sa méthode de correction ni son barème. "De toute façon, lorsqu'une copie est incompréhensible, on ne peut pas lui attribuer la moyenne. La communication du ministre n'a rien changé", résume l'enseignant, élu Snes-FSU. "Vent de panique" Sophie Vénétitay dénonce ainsi un "coup de communication politique" à quelques semaines du coup d'envoi des épreuves écrites, qui "visait plutôt l'opinion publique" que les correcteurs. À quelques jours des résultats du bac, Éric Nicollet dit toutefois percevoir "un vent de panique au ministère" avec des "recteurs qui tout à coup s'inquiètent de savoir si on a bien parlé de l'orthographe". Faut-il s'attendre à un durcissement bien plus formel de la notation de l'orthographe dès l'an prochain ? "On peut le craindre oui, c'est possible", avance Jérôme Fournier, secrétaire national du SE-Unsa. "Mais il ne faudra pas attendre le mois de mai de l'année prochaine" pour les annoncer. Pour Jean-Rémi Girard, le débat sur la notation risque de masquer la question de fond: il appelle à "une réflexion plus large sur l'enseignement de la grammaire, de la syntaxe et de l'expression écrite tout au long de la scolarité". "Ce ne sont pas les consignes données aux correcteurs du baccalauréat qui régleront, à elles seules, les difficultés croissantes rencontrées par de nombreux élèves avec la langue française", conclut-il.

05.07.2026 à 09:39

A Philadelphie, des touristes venus pour les 250 ans des Etats-Unis

FRANCE24

🇺🇸 Le 250ème anniversaire des États-Unis prend tout son sens à Philadelphie, dans la ville où les Père Fondateurs ont signé la Déclaration d'Indépendance. Ce 4 juillet, nombreux étaient les touristes aux abords de l'Independence Hall ⤵️ #4Juillet #4thofJuly #Independence #July4 #Philadelphie

05.07.2026 à 09:37

Ukraine en direct : Zelensky et Poutine s'entretiennent avec Trump avant un sommet de l'Otan

David RICH

Donald Trump a proposé son ​aide à Vladimir Poutine pour mettre fin à la ​guerre ‌en Ukraine, ⁠a déclaré un conseiller du Kremlin, au lendemain d'un appel entre les présidents ukrainien et américain et à quelques jours du sommet de l'Otan. Une personne a été tuée en Crimée lors d'une attaque ukrainienne, selon les autorités locales. Suivez notre direct.

05.07.2026 à 09:31

Nouvel incendie dans les Pyrénées-Orientales, près de 1 000 hectares parcourus

FRANCE 24

Plusieurs centaines de pompiers sont mobilisés, dimanche, pour lutter contre un nouvel incendie, dans un massif difficile d'accès à Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales. Le feu a connu une progression rapide dans la nuit en parcourant près de 1 000 hectares mais "n'est plus en propagation libre", selon la préfecture.

05.07.2026 à 09:09

Le 250e anniversaire des États-Unis transformé en évènement politique ?

FRANCE24

Alors que les États-Unis célèbrent leur 250e anniversaire, certains accusent Donald Trump d'avoir transformé ce moment de communion nationale en évènement politique. Explications du correspondant de France 24 à Washington, Matthieu Mabin.
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