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▸ Les 15 dernières parutions

10.02.2026 à 05:15

JO: le nouveau défi d'Eric Perrot

FRANCE24

Les Bleus abordent cette journée avec deux médailles, une en or (relais mixte en biathlon) et une en argent (skiathlon). . Biathlon: Eric Perrot chasseur d'or Deux jours après avoir participé au relais mixte, sacré champion olympique, Eric Perrot poursuit sa quête d'or. Leader du classement général de la Coupe du monde, il sera le favori dans l'individuel (20 km). Avec en tête l'exemple de Quentin Fillon Maillet, qui avait empilé cinq médailles dont deux titres à Pékin en 2022. Fillon Maillet, mais aussi Emilien Jacquelin et Fabien Claude, autres Français engagés dans cette épreuve de longue haleine, tenteront de poursuivre la série insolente du biathlon tricolore, principal pourvoyeur de médailles de sport français aux Jeux d'hiver (34 au total, dont quatorze en or). . Ski de fond: un exemple à suivre La médaille d'argent surprise de Mathis Desloges dimanche en skiathlon fait souffler un vent d'optimisme sur les fondeurs tricolores, engagés dans l'épreuve du sprint classique. Avec plusieurs atouts à disposition, dont Jules Chappaz, qui, un mois avant les Jeux, sur cette même piste de Tesero, avait pris la deuxième place de l'épreuve de la Coupe du monde, derrière le grandissime favori, le Norvégien Johannes Klaebo, en quête d'une septième médaille d'or olympique pour se rapprocher du record (8). Et il reste cinq épreuves. . Bosses: Perrine Laffont doit chasser les doutes En quête d'un deuxième sacre olympique après 2018, la spécialiste du ski de bosses Perrine Laffont a débarqué à Livigno la tête pleine d'interrogations, en raison d'une blessure à un genou qui l'a empêchée de participer au circuit de Coupe du monde en décembre et janvier. L'Ariégoise de 27 ans a débarqué aux JO avec moins de compétitions dans les jambes que d'habitude. A peine le temps de prendre quelques repères avant l'épreuve olympique. . Ski alpin: avec une pensée pour Vonn Deux jours après l'accident de Lindsey Vonn et la victoire de sa compatriote Breezy Johnson, les descendeuses retrouvent la piste Tofane de Cortina, pour le combiné par équipe (duo non mixte avec une descendeuse et une slalomeuse d'un même pays) qui a fait son entrée aux JO. Côté français, Romane Miradoli en descente et Marie Lamure en slalom tenteront de s'immiscer dans le bal des favorites, notamment les Américaines, Mikaela Shiffrin, lauréate de 108 victoires en Coupe du monde, un record absolu, associée à la championne du monde et désormais championne olympique de descente Breezy Johnson... "On va tout envoyer" promet Lamure, l'une des benjamines de l'équipe de France, qui vit à 24 ans ses premiers Jeux. Meilleure Française dimanche (13e), Laura Gauché sera associée à Marion Chevrier. Enfin, Camille Cerutti, passée à côté en descente (23e), fera équipe avec Caitlin McFarlane.

10.02.2026 à 04:59

Le Chili lance Latam-GPT, une IA latino-américaine pour contrer les stéréotypes

FRANCE24

Coordonné par le Centre national d'intelligence artificielle du pays andin (Cenia), une entité privée financée par des fonds publics, le projet réunit des institutions d'au moins 15 pays de la région. Universités, fondations, bibliothèques, entités gouvernementales et organisations de la société civile d'Uruguay, du Brésil, de Colombie, du Mexique, du Pérou, d'Équateur, d'Argentine et du Chili figurent parmi les partenaires. Malgré son nom, Latam-GPT n'est pas un agent conversationnel destiné au grand public comme ChatGPT, développé par l'entreprise des Etats-Unis OpenAI et largement utilisé dans le monde. Il s'agit d'un modèle linguistique servant de base à des applications régionales, accessible en open source et gratuitement pour les entreprises et institutions publiques. Latam-GPT vise à briser certains "préjugés" et à éviter une représentation uniforme de l'Amérique latine dans le monde, déclare à l'AFP le ministre chilien des Sciences Aldo Valle. La région "ne peut pas être seulement utilisatrice ou réceptrice passive des systèmes d'intelligence artificielle. Cela pourrait entraîner la perte d'une grande partie de nos traditions", ajoute-t-il. Lors d'une requête auprès de ChatGPT demandant de représenter "un Chilien", l'agent a généré l'image d'une personne en tenue traditionnelle autochtone devant la cordillère des Andes, illustrant les stéréotypes que les promoteurs du projet disent vouloir réduire. Selon eux, ce type de représentation s'explique notamment par une sous-représentation des données latino-américaines dans certains systèmes d'intelligence artificielle. "Les modèles développés dans d'autres régions du monde, bien qu'ils intègrent des données d'Amérique latine, n'en représentent qu'une proportion relativement faible", estime auprès de l'AFP Alvaro Soto, directeur du Cenia. Limites Si le développement des grands modèles d'IA demeure largement dominé par des acteurs basés aux Etats-Unis, en Chine et en Europe, des initiatives régionales, dont Latam-GPT, mais aussi SEA-LION en Asie du Sud-Est ou UlizaLlama en Afrique, tentent d'adapter ces technologies à des contextes culturels spécifiques. Entraîné sur plus de huit téraoctets de données, soit un volume équivalent à des millions de livres, Latam-GPT a été développé avec un financement de 550.000 dollars, provenant principalement de la Banque de développement de l'Amérique latine (CAF) et de ressources propres. Pour certains experts, cet écart de moyens avec les grands projets internationaux constitue cependant une limite majeure. "Il n'y a aucune possibilité que (Latam-GPT) puisse rivaliser avec les grands modèles d'IA", assure auprès de l'AFP Alejandro Barros, professeur au département d'ingénierie industrielle de l'Université du Chili. Pour l'universitaire, les grands projets internationaux disposent de "centaines de millions de dollars, voire dans certains cas de milliards de dollars pour l'infrastructure". Malgré ces limites, les responsables du projet mettent en avant ses applications potentielles. Selon le directeur du Cenia, Latam-GPT pourrait notamment servir de base à des outils adaptés aux secteurs de la santé ou des services publics. "Argot" "Certains hôpitaux de la région rencontrent des problèmes logistiques ou d'utilisation des ressources médicales. Les données permettant d'apporter une solution ne se trouvent pas ailleurs dans le monde, elles sont ici", explique-t-il. L'une des premières entreprises à utiliser Latam-GPT sera la société chilienne Digevo, qui prévoit de développer des robots conversationnels spécialisés dans le service client, notamment pour des compagnies aériennes. Les entreprises clientes "sont très intéressées à ce que leurs utilisateurs puissent s'exprimer et recevoir des réponses dans leur langue", explique à l'AFP Roberto Musso, directeur de la société. Selon lui, Latam-GPT pourrait mieux reconnaître "l'argot (et) les expressions idiomatiques", limitant ainsi certains biais présents dans d'autres modèles d'IA. Actuellement, les données utilisées pour entraîner le modèle sont principalement en espagnol et en portugais, mais le projet prévoit d'intégrer progressivement des langues autochtones. La première version de Latam-GPT a été développée sur l'infrastructure "cloud" (informatique à distance) du géant Amazon Web Services, avant un transfert prévu vers un superordinateur qui doit être installé à l'Université de Tarapaca, dans le nord du Chili, pour un coût de cinq millions de dollars.

10.02.2026 à 04:43

Kering, en restructuration, présente ses résultats annuels

FRANCE24

Les comptes de 2025 seront dévoilés avant l'ouverture de la Bourse et une prise de parole de Luca de Meo est prévue dans la matinée. Le consensus d'analystes établi par Bloomberg prévoit des ventes annuelles en recul de 13,8% à 14,8 milliards d'euros. Dans un marché du luxe chahuté par une conjoncture défavorable, Kering a déjà prévenu s'attendre à "une baisse des ventes au quatrième trimestre, sur un an, du même ordre de grandeur qu'au troisième trimestre", avait déclaré la directrice financière Armelle Poulou en octobre. Au troisième trimestre, Kering a publié un chiffre d'affaires en repli de 10% qui avait été salué en Bourse car le marché craignait une chute plus marquée. "Kering a publié des résultats encore meilleurs qu'attendu, sur des attentes déjà élevées", avait salué Adam Cochrane, analyste de Deutsche Bank, dans une note. "La reconquête de parts n'ira pas en ligne droite", prévenait toutefois la banque HSBC dans une note à l'issue de ces résultats, "de nombreux changements ont déjà été mis en œuvre, mais peu d'effets sont attendus avant la mi-février 2026". Nommé au poste de directeur général de Kering en septembre, Luca de Meo a la lourde tâche de redresser le groupe de luxe et doit présenter son plan au printemps. L'ancien dirigeant de Renault a déjà procédé à des changements en nommant notamment la directrice adjointe de Kering Francesca Bellettini à la tête de Gucci dont la direction créative a aussi été changée avec l'arrivée de Demna, venu de Balenciaga, autre marque de Kering. Gucci, marque phare du groupe, assure à elle seule 44% des ventes du troisième trimestre et les deux tiers de la rentabilité opérationnelle et ne parvient pas à se redresser. De 2022 à 2024, les ventes de Gucci ont chuté de 27% passant de plus de 10 milliards d'euros à 7,65 milliards d'euros. Sur la même période, le bénéfice net de Kering est passé de 3,6 milliards d'euros à 1,1 milliard d'euros. Diminuer la dépendance à Gucci La vente de la division beauté à L'Oréal pour 4 milliards d'euros a diminué la dette financière du groupe qui s'élevait à 9,5 milliards d'euros au premier semestre 2025. Kering se déleste également d'immeubles, dont celui de la célèbre cinquième avenue de New York cédé pour 766 millions d'euros auprès de la société d'investissement Ardian. Pour diminuer sa dépendance à Gucci, le groupe devrait s'appuyer sur sa marque Yves Saint Laurent. Il peut aussi compter sur Bottega Veneta, marque italienne connue pour ses sacs tressés et la seule qui parvient à tirer son épingle du jeu dans la période de chute des ventes du groupe ces dernières années. Son directeur général Bartolomeo Rongone quittera ses fonctions le 31 mars pour devenir le directeur général de Moncler. Son successeur n'a pas encore été annoncé. Plus petite, la marque de mode McQueen a lancé un examen stratégique et envisage des suppressions de postes à son siège londonien ainsi qu'en Italie. Contrairement à Gucci, Bottega Veneta et Balenciaga, McQueen ne fait pas partie des licences de beauté vendues à L'Oréal qui possède déjà celle d'Yves Saint Laurent. Le bénéfice 2025 de Kering ne devrait par ailleurs pas être trop pénalisé par la surtaxe exceptionnelle imposée aux entreprises au nom du redressement des finances publiques françaises, contrairement à son concurrent LVMH. La directrice financière Armelle Poulou avait indiqué en 2025, lors de la première "surtaxe exceptionnelle", que "l'empreinte géographique de [leurs] maisons et de [leur] production" se concentrait "en Italie" et que les résultats du groupe étaient "donc largement imposables en Italie et dans une moindre mesure en France".

10.02.2026 à 04:41

Malgré les tractations diplomatiques, l'Iran accentue la répression

FRANCE 24

Cinq figures de la coalition du Front des réformateurs, ainsi qu'Hossein Karoubi, le fils de l'opposant Mehdi Karoubi, ont été interpellés depuis dimanche en Iran où les autorités ont étouffé la contestation. En parallèle, les discussions avec les États-Unis doivent se poursuivre.

10.02.2026 à 04:37

Macron à ArcelorMittal Dunkerque pour soutenir un "investissement massif" pour la décarbonation

FRANCE24

Selon la CGT, le groupe doit confirmer la construction sur le site dunkerquois d'un four électrique. Ce type de four permet, à l'inverse des hauts fourneaux traditionnels, de produire de l'acier sans charbon, dont la combustion est très émettrice de CO2 et contribue au réchauffement de la planète. Ces investissements sont très attendus. ArcelorMittal avait annoncé début 2024 un projet de 1,8 milliard d'euros, dont 850 millions d'euros d'aides de l'Etat, qui visait à remplacer un haut fourneau de son site de Dunkerque par deux fours électriques. Mais face à la concurrence accrue de l'acier chinois, ce projet ne s'est pas concrétisé jusque là, alimentant la crainte que le géant sidérurgique ne renonce à la décarbonation et se désengage d'Europe. Le projet d'origine a aujourd'hui "évolué" selon l'Elysée, précisant que sa nouvelle version bénéficiera toujours d'aides de l'Etat, qui devraient néanmoins être "moins importantes". "Avenir à long terme" La CFDT ArcelorMittal, qui a annoncé dans un communiqué "boycotter" la venue du président de la République, a dénoncé lundi une "mascarade", déplorant des investissements qui "ont deux ans de retard", et "largement inférieurs à ceux prévus initialement". "Ça fait quatre ans qu'on nous promet des choses, quatre ans qu'on voit l'usine sombrer", a renchéri Gaëtan Lecocq de la CGT, redoutant aussi que "rien ne se concrétise". Pour l'Elysée au contraire, ces investissements sont "le résultat des efforts de la France pour soutenir la sidérurgie française et européenne", et lui assurer un "avenir à long terme". L'Union européenne a mis en place au 1er janvier un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et voté des quotas d'importations qui doivent entrer en vigueur courant 2026 afin de protéger son secteur sidérurgique face à la concurrence chinoise. ArcelorMittal, qui a annoncé jeudi un bénéfice net de plus de 3 milliards de dollars en 2025, multiplié par 2,5 sur un an, a salué à cette occasion ces mesures de Bruxelles, qui redéfinissent "structurellement les perspectives de l'industrie sidérurgique européenne". "Insuffisant" Cependant la construction d'"un four électrique d'une capacité de 1,5 million de tonnes" serait "insuffisant" pour maintenir la compétitivité d'ArcelorMittal, alors que le projet initial prévoyait "6 millions de tonnes d'acier +vert+", a déploré la CGT dans un communiqué publié dimanche. Les sites d'ArcelorMittal à Dunkerque représentent "environ la moitié du poids de la filière sidérurgique française" en matière d'émissions de CO2 et "font partie des 50 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre", souligne l'Elysée. Le sidérurgiste a investi 500 millions d'euros pour lancer début décembre à Dunkerque trois lignes de production d'aciers fortement magnétiques destinés à la production de moteurs pour voitures électriques. Une preuve, selon le groupe, qu'il ne "se désengage pas de la France". Cela n'a pas convaincu des élus de gauche, qui ont fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France. Une nationalisation à plusieurs milliards d'euros, à laquelle le gouvernement et l'entreprise sont opposés et dont le sort législatif demeure très incertain. Le texte doit être étudié au Sénat le 25 février prochain. Emmanuel Macron entame par ce déplacement une semaine axée sur les questions d'économie, de compétitivité et de souveraineté européennes. Le chef de l'Etat espère profiter de sa dernière année à l'Elysée pour réhabiliter son bilan économique, son entourage insistant sur le fait que le budget enfin adopté au terme d'une longue séquence parlementaire, sans être "parfait", "préserve in fine les fondamentaux de la politique de l'offre" suivie depuis neuf ans. Le président se rendra ensuite mercredi à un sommet sur l'industrie européenne à Anvers, puis le lendemain, toujours en Belgique, à une rencontre informelle des dirigeants de l'UE. Selon un proche, il veut à cette occasion "secouer le cocotier" pour que les Vingt-Sept accélèrent enfin leur agenda de compétitivité pour renforcer l'"indépendance" du Vieux Continent, notamment face aux Etats-Unis de Donald Trump.

10.02.2026 à 04:21

Gymnastique: l'ex-coach des "Farfalle" italiennes jugée pour maltraitance sur mineures

FRANCE24

Ancienne gymnaste au sein de l'équipe nationale, elle est poursuivie par un tribunal à Monza, près de Milan (nord), qui accueille une partie des Jeux. Le procès a lieu après les révélations explosives faites il y a trois ans par deux gymnastes italiennes prometteuses, Nina Corradini et la double championne du monde Anna Basta, qui ont affirmé avoir abandonné leur sport encore adolescentes à cause de violences psychologiques exercées par Emanuela Maccarani. Nina Corradini et Anna Basta se sont constituées partie civile aux côtés de deux autres gymnastes, Beatrice Tornatore et Francesca Mayer, ainsi que de Change The Game, une association italienne qui lutte contre les violences émotionnelles, physiques et sexuelles dans le sport. Emanuela Maccarani a nié les accusations. Cinq gymnastes qui se sont entraînées avec elle ont témoigné en sa faveur lors d'une audience préliminaire en septembre dernier. La fondatrice de Change The Game, Daniela Simonetti, a déclaré à l'AFP que le procès "remet en question des méthodes qui provoquent souvent douleur, dévastation et des conséquences importantes pour les garçons et les filles en général". "Ce procès est lié à une façon de penser, une façon de comprendre le sport, une façon de gérer les jeunes athlètes. On espère qu'il y ait un vrai débat à ce sujet", a-t-elle dit. Des épisodes d'abus présumés dans la gymnastique ont suscité une attention croissante, notamment à la suite d'un scandale de violences sexuelles à la fin des années 2010, qui a conduit à la condamnation de l'ancien médecin de l'équipe des Etats-Unis, Larry Nassar, pour avoir agressé des jeunes filles. Vulnérables Le Comité olympique a accordé une attention soutenue à la santé mentale ces dernières années afin de protéger le bien-être des athlètes, et travaille avec le géant de la tech Meta pour surveiller les réseaux sociaux et y repérer les contenus malveillants pendant Milan-Cortina. Bien que la discipline ne soit pas au programme des Jeux d'hiver, les meilleurs gymnastes du monde se préparent pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. La coach Maccarani, 59 ans, a hissé l'Italie au sommet d'un sport traditionnellement dominé par des pays issus de l'ex-bloc soviétique. Les "Farfalle" (papillons) italiennes ont remporté des titres mondiaux et continentaux, ainsi que des médailles olympiques, notamment grâce à Sofia Raffaeli, 3e du concours général des Jeux de Paris-2024. Mais durant son règne de près de trois décennies au Centre national d'entraînement de l'équipe italienne à Desio, non loin de Monza, les journées commençaient par une pesée des gymnastes les unes devant les autres. Souvent loin de leurs familles et à peine sorties de l'enfance, elles étaient vulnérables. Certaines prenaient des laxatifs et se pesaient de manière obsessionnelle. Une championne du monde a rapporté avoir été réprimandée pour avoir mangé une poire. L'affaire semblait close en septembre 2023 lorsqu'Emanuela Maccarani a reçu un simple avertissement du tribunal disciplinaire de la fédération de gymnastique du pays (FGI) et a été rétablie à la tête de l'équipe nationale. Mais en mars 2025, la fédération de gym, avec pour nouveau président Andrea Facci, a licencié Emanuela Maccarani. L'explication officielle donnée à l'AFP au moment de son renvoi était que l'organisation souhaitait "ouvrir un nouveau cycle en vue des Jeux olympiques de Los Angeles 2028". Nina Corradini, dont le témoignage a conduit le parquet de Monza à ouvrir une enquête, a déclaré à l'AFP l'an dernier qu'elle était heureuse "pour les jeunes athlètes qui vont désormais rejoindre l'équipe nationale et qui auront assurément une expérience différente".

10.02.2026 à 03:59

Pour le sénateur d'extrême droite Stéphane Ravier, lourde journée judiciaire mardi

FRANCE24

Le sénateur des Bouches-du-Rhône, ancien membre du Rassemblement national puis de Reconquête!, sera jugé pour des faits de favoritisme datant de septembre 2016 à juin 2017, alors qu'il occupait le siège de maire du 7e secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements), remporté lors des municipales de 2014. M. Ravier est accusé d'avoir attribué en partage à deux sociétés un marché visant à la rénovation du site internet de la mairie de secteur mais qui, selon le parquet, bénéficierait en fait à la même personne. Ce "saucissonnage" aurait permis, selon l'accusation, de se situer sous la barre des 25.000 euros, montant à partir duquel un marché public doit impérativement donner lieu à une mise en concurrence. Une enquête avait été ouverte en 2021 alors que la mairie de secteur avait basculé, un an plus tôt, vers la droite marseillaise. Durant les investigations, le sénateur aurait évoqué son ignorance des modalités de passation de ce marché. En parallèle en début d'après-midi, Stéphane Ravier connaîtra la décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence dans un dossier de prise illégale d'intérêts. En première instance, en mai 2024, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis et à une inéligibilité d'un an pour avoir "œuvré illégalement" au recrutement de son fils à la mairie de secteur via dix contrats à durée déterminée sur une période de trois ans et demi avant que celui-ci n'accède au statut de fonctionnaire stagiaire. Deux ans après sa défaite aux dernières municipales, où il était arrivé en troisième position avec près de 20% des voix, Stéphane Ravier avait quitté le RN pour rallier la candidature d'Eric Zemmour à la présidentielle. Il avait ensuite quitté Reconquête! en 2024 et laissait depuis planer le doute sur son éventuelle candidature pour la mairie de Marseille en 2026. Le sénateur des Bouches-du-Rhône avait finalement annoncé en octobre qu'il soutiendrait "sans réserve" la candidature du député RN Franck Allisio à la mairie de Marseille, bien qu'il ait quitté le parti.

10.02.2026 à 03:59

Réorganisation sous pression chez Ubisoft, touché par trois jours de grève

FRANCE24

Des piquets de grève seront organisés dans la matinée devant les studios de l'éditeur à Paris, Bordeaux, Montpellier, Annecy et Lyon et les syndicats appellent à un grand rassemblement devant le siège francilien du groupe à 14H00 à Saint-Mandé (Ile-de-France). D'autres studios d'Ubisoft dans le monde pourraient se joindre au mouvement, selon les syndicats, et un rassemblement est également prévu devant celui de Milan. L'annonce le 21 janvier d'une nouvelle organisation interne, au prix de l'annulation de plusieurs jeux et d'une cure d'austérité de 200 millions d'euros sur deux ans, a soufflé sur les braises de la contestation sociale qui avait agité le groupe en 2024 autour d'une réduction du télétravail et des conditions salariales. Désormais, Ubisoft souhaite revenir à cinq jours de travail en présentiel par semaine, assortis d'un quota annuel de télétravail. "Il y a de la colère" parmi les quelque 3.800 salariés du groupe en France, assure à l'AFP Pierre-Etienne Marx, membre du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV). "Choix désastreux" "Les gens à la tête de l'entreprise ont fait des choix industriels désastreux" et "on n'a plus confiance en eux", déplore-t-il. Il espère un mouvement au moins aussi suivi que les précédents, qui avaient mobilisé plusieurs centaines de personnes, selon les syndicats. En signe de protestation, plusieurs salariés du studio parisien d'Ubisoft avaient quitté leur poste début février au cours d'une visite du PDG Yves Guillemot, a affirmé à l'AFP un représentant syndical. L'inquiétude est d'autant plus grande que le groupe a annoncé fin janvier un projet de plan de départs volontaires de 200 personnes au siège d'Ubisoft, qui compte 1.100 salariés. "C'est potentiellement le prélude à d'autres plans sociaux", s'inquiète un délégué syndical CGT Ubisoft, qui affirme que les effectifs du QG d'Ubisoft ont déjà baissé de 10% en deux ans. "Ce qui se passe à Ubisoft International risque de se passer ailleurs dans des studios en France", redoute-t-il. De son côté, la direction assure que le nouveau modèle opérationnel du groupe permettra d'être plus compétitif. "Réactions fortes" A partir d'avril, cinq structures, appelées "maisons de création", réuniront par spécialité une moitié des studios d'Ubisoft, tandis que l'autre moitié servira de soutien aux différents projets. Les équipes technologiques, de production et marketing et de distribution seront mutualisées. "Nous sommes conscients que ces évolutions, notamment en matière d'organisation du travail, suscitent des réactions fortes", a déclaré lundi Ubisoft à l'AFP. Le groupe assure multiplier "des temps d'échange et des réunions d'information" pour répondre aux inquiétudes et conserver "un dialogue ouvert et constructif" avec les salariés. Mais pour se relancer, Ubisoft a dû faire une croix sur le développement de six jeux, dont le très attendu remake de "Prince of Persia: Les sables du temps", et repoussé la sortie de sept autres. S'il s'attend à un troisième trimestre légèrement meilleur que prévu, l'éditeur prévoit néanmoins une perte opérationnelle d'un milliard d'euros sur son exercice fiscal annuel, qui se clôt fin mars. Empêtré dans des difficultés financières et plombé par plusieurs lancements de jeux en demi-teinte ces dernières années, l'action du groupe s'est effondrée de près de 95% en cinq ans sur les marchés. Soumis à plusieurs plans d'économie, Ubisoft a fermé plusieurs de ses studios à l'étranger, notamment à San Francisco (Etats-Unis), Osaka (Japon), Leamington (Royaume-Uni), Stockholm (Suède) et Halifax (Canada). Il a également mené des restructurations au sein de studios à Abu Dhabi, en Finlande ou encore en Suède. Le numéro 1 français, qui compte environ 17.000 salariés dans le monde, s'est séparé de plus de 3.000 employés ces dernières années.

10.02.2026 à 03:57

OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer

FRANCE24

Une proposition de loi cosignée par une centaine d'élus de droite et du centre, examinée en première lecture à partir de 15H30, s'attaque à cette galaxie en plein essor mais encore peu régulée, celle du "caming". Cette pratique, particulièrement popularisée durant la crise sanitaire via diverses plateformes comme le géant anglais OnlyFans, son concurrent français Mym ou le plus sulfureux site de petites annonces libertines Sexemodel, consiste en la vente de contenus sexuels ou pornographiques, parfois personnalisés, par abonnement. Mais derrière ces photos, vidéos ou "shows" érotiques qui offrent parfois un complément de salaire apprécié des créateurs de contenu, se cache aussi tout un écosystème commercial. Fleurissent ainsi divers "managers" ou "agents", des intermédiaires chargés, contre rétribution, de développer l'activité de ces "modèles", leur promettant promotion et visibilité, quitte à embaucher des "tchatteurs" pour gérer les conversations privées avec leurs abonnés. Quelque 30% des créateurs de contenu seraient représentés par un agent en France, tandis que ce pourcentage atteindrait 90% s'agissant d'OnlyFans aux Etats-Unis, selon le rapport du Sénat sur cette proposition de loi. "Piège infernal" "Ce qui ressemble à de l'argent facile peut devenir un piège infernal pour des modèles parfois mineures" qui se retrouvent dans certains cas "menacées, violentées ou harcelées", explique à l'AFP l'auteure de texte, la sénatrice Les Républicains Marie Mercier. Mais face à ces dérives, légiférer s'avère en réalité assez complexe. Faut-il s'attaquer au modèle-même de ces plateformes? Pénaliser directement les clients? Se concentrer sur ces "proxénètes 2.0", difficiles à tracer? La réponse est d'autant plus difficile à apporter que la jurisprudence de la Cour de Cassation est sans appel: la pratique du "caming" ne relève pas de la prostitution, en l'absence de "contact physique". Il est donc périlleux de relier ces activités au proxénétisme, dont la définition dans le code pénal découle directement de celle de la prostitution. "Pénaliser l'acheteur et réprimer le proxénétisme en ligne suppose qu'on redéfinisse la prostitution", explique la rapporteure du texte au Sénat, Lauriane Josende (Les Républicains). Or, selon elle, cela créerait des "effets de bord" et porterait une atteinte aux libertés: "quid des strip-teases, des peep-shows, voire de la pornographie?" s'interroge la sénatrice. A son initiative, le Sénat a donc complètement remodelé en commission le dispositif initial du texte, qui s'attaquait aux clients de ces plateformes en pénalisant directement "l'achat de contenus individualisés à caractère sexuel en ligne". "Occasion manquée?" A la place, une nouvelle infraction spécifique "d'exploitation sexuelle en ligne" serait créée, punie de jusqu'à sept ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende et aggravée dans certains cas. Cette infraction viserait les intermédiaires lorsqu'ils "recrutent" quelqu'un en vue de lui permettre de réaliser des contenus à caractère sexuel "sur une plateforme en ligne". Elle serait caractérisée par certaines circonstances, comme la "menace", la "contrainte", la "violence" ou "l'abus d'une situation de vulnérabilité", des critères inspirés du dispositif réprimant la traite des êtres humains. Mais la rétribution financière de l'intermédiaire, seule, ne suffirait pas à la caractériser. Cette rédaction a été saluée par la plateforme Mym, qui a dit "l'accueillir positivement" car elle assure selon elle "une protection maximale des utilisateurs" comme des "créateurs de contenu". Certains parlementaires et associations y voient au contraire un texte totalement dénaturé et probablement inefficace. "C'est une occasion manquée (...). La question des acheteurs de services sexuels a complètement disparu", a regretté auprès de l'AFP Lénaig Le Fouillé, porte-parole du mouvement du Nid, qui milite de longue date en faveur de l'abolition de la prostitution. "Cette infraction ne servira à rien", s'agace de son côté la socialiste Laurence Rossignol. "Il suffirait d'adapter les sanctions existantes au numérique", ajoute la sénatrice, qui a déposé une autre proposition de loi pour que le proxénétisme englobe "les actes sexuels non simulés", qu'ils soient "physiques ou virtuels".

10.02.2026 à 02:13

Visite du président israélien en Australie: le Premier ministre "anéanti" par les violences

FRANCE24

Le chef de l'Etat israélien a entamé lundi un déplacement de quatre jours en hommage aux victimes de l'attaque antisémite qui a fait 15 morts en décembre sur la plage de Bondi. Mais un rassemblement propalestinien a donné lieu à des affrontements dans la soirée lorsque les forces de l'ordre ont tenté d'empêcher les protestataires de sortir de la zone autorisée au cœur de la plus grande ville d'Australie. "Ce sont vraiment des scènes qui, selon moi, ne devraient pas se produire", a réagi M. Albanese sur une radio locale, se disant "anéanti". "Les gens devraient pouvoir exprimer leurs opinions pacifiquement, mais la police a été très claire sur les itinéraires à suivre pour ceux qui souhaitaient défiler", a-t-il ajouté. La police a fait état de 27 arrestations, dont 10 pour violences contre les forces de l'ordre. Elle a été en particulier critiquée à la suite d'une vidéo circulant sur les réseaux sociaux où l'on voit des agents bousculer des hommes musulmans priant près de la mairie de Sydney, où se tenait la manifestation. Ce rassemblement avait été organisé par le groupe Palestine Action, qui accuse M. Herzog de "génocide" dans la bande de Gaza et demande à ce qu'il fasse l'objet d'une enquête conformément aux engagements internationaux de Canberra. Si le Conseil exécutif des juifs australiens, la principale organisation représentant la communauté juive, a salué la venue de M. Herzog, le Conseil juif d'Australie, plus libéral, a désavoué cette visite, reprochant au chef d'Etat "la destruction en cours" de la bande de Gaza. Plus de 70.000 Palestiniens y ont été tués par la campagne militaire israélienne de représailles à l'attaque du 7 octobre 2023, d'après le ministère local de la Santé. L'attaque du 7-Octobre menée par le Hamas, sans précédent en Israël, a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles. Famille des victimes Le Premier ministre de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a souligné les "circonstances incroyablement difficiles" auxquelles a été confrontée la police. Non loin des manifestations, a-t-il relevé, M. Herzog participait avec des milliers de personnes à un hommage aux victimes de l'attaque du 14 décembre, la plus meurtrière en Australie en plus de trois décennies. Mardi matin, le président Herzog a rencontré les élèves d'un établissement juif en banlieue de Sydney. Il doit plus tard s'entretenir avec des familles de victimes, parmi lesquelles figurent un rescapé de la Shoah de 87 ans, un couple ayant tenté d'arrêter l'un des assaillants ou encore une enfant de dix ans. Sajid Akram et son fils Naveed sont accusés d'avoir ouvert le feu sur une foule qui célébrait la fête juive de Hanouka sur l'emblématique plage de Bondi, en périphérie de Sydney. Le premier a été tué par la police tandis que le second a été inculpé pour crimes terroristes et meurtres. Selon les autorités, leur attentat était inspiré par l'idéologie du groupe jihadiste Etat islamique (EI) mais les deux hommes n'ont pas reçu d'aide extérieure et ne faisaient pas partie d'une organisation terroriste. Des manifestants ont appelé à un nouveau rassemblement mardi à 17H30 (06H30 GMT) dans le centre-ville de Sydney contre "les violences policières".

10.02.2026 à 00:41

Israël : Smotrich veut enterrer "l'idée d'un État palestinien"

Cécile GALLUCCIO

Les critiques contre Israël se multiplient à l'international après les annonces de mesures renforçant considérablement son contrôle sur la Cisjordanie. Dimanche, le cabinet de sécurité israélien a étendu ses prérogatives notamment dans les zones A et B, enterrant un peu plus les accords d'Oslo.

09.02.2026 à 23:59

JO: Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry dans le bon tempo

FRANCE24

A Milan, Cizeron, champion olympique il y a quatre ans aux côtés de Gabriella Papadakis, tente le pari osé de décrocher l'or olympique avec une nouvelle partenaire. A l'issue de leur danse rythmique, ils ont décroché 90,18 points, 0,46 point de plus que le duo américain, triple champion du monde, qui était plutôt attendu en tête. Le titre sera attribué mercredi à l'issue de la danse libre et la lutte s'annonce très serrée pour l'or. Dans la patinoire milanaise, la génération des millenials s'est régalée au cours d'une soirée qui se déroulait sur le thème imposé des années 1990. Ricky Martin, George Michael, les Spice Girls ou encore les Backstreet Boys ont ainsi résonné dans les enceintes de la Milano Ice Skating Arena. Les Français avaient choisi eux le tube "Vogue" de Madonna pour défendre leurs chances avec une prestation inspirée du voguing, un style de danse urbaine, née dans les communautés LGBT+ de New York et axée sur les mouvements de bras, qui représentait un "gros challenge technique" de l'aveu même du couple. "Un très beau moment" Après avoir pu tester une dernière fois leur programme lors de l'épreuve par équipes, ils ont réussi à augmenter leur score de 2/10e par rapport à leur performance de vendredi, pour atteindre leur record personnel. Le couple a enchaîné les portés, les séquences de pas et les twizzles avec fluidité et grâce, parvenant à "libérer" leurs nerfs, lui dans une combinaison noire, elle dans un corset rose évoquant le bustier conique de Madonna façon Jean-Paul Gaultier. "On est très heureux de notre score", a réagi Cizeron. "On voulait essayer de danser un maximum, se libérer ce soir et essayer d'apprécier le moment. On a eu beaucoup de soutien de la part du public, donc ça nous a fait vraiment chaud au cœur. C'était vraiment un très beau moment." "Je pense qu'on a délivré la meilleure performance qu'on pouvait ce soir", même si tout "n'était pas à 100% parfait" selon le Clermontois. Après leur performance, ils se sont emparés de la tête mais ont dû attendre le passage de 17 autres couples avant de connaître leur classement final. Considérés comme leurs principaux rivaux pour l'or, les Américains Madison Chock et Evan Bates, au pied du podium olympique il y a quatre ans, passaient en dernière position. Quelques sifflets Leur prestation électrique sur la voix sensuelle de Lenny Kravitz leur a valu 89,72 points, légèrement en-dessous de leur record personnel établi vendredi (91,06). La différence s'est faite principalement sur la note technique (51,94 contre 51,54) et notamment sur une séquence de pas moins bien notée pour les Américains. Dans une robe tigrée à paillettes, Chock était pourtant radieuse aux bras de son compagnon Evan Bates et leur final a enflammé la patinoire. Leur classement, lui, a provoqué quelques sifflets des spectateurs. "On est vraiment satisfaits de notre performance et on va continuer sur cette lancée", a toutefois assuré Madison Chock. "Il y a toujours match, on ne change rien, on est prêts. On se connaît et on connaît notre routine. Ça va aller!" Après le premier acte de la compétition, les Français, qui ont pu compter sur le soutien d'une partie des hockeyeurs et des patineurs de vitesse tricolores venus en tribune, ont donc de quoi aborder la danse libre, leur traditionnel point fort, avec confiance. "On est très ambitieux. On est venus ici pour gagner l'or. C'est une grande ambition", a assumé Laurence Fournier Beaudry. L'autre duo français en lice, Evgeniia Lopareva et Geoffrey Brissaud, a également produit un programme réussi. Portés par Daft Punk, ils ont obtenu 82,25 points et pointent provisoirement en 8e position.

09.02.2026 à 23:51

Hong Kong sous emprise de la Chine ?

Stéphanie ANTOINE

Le magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai a été condamné lundi par un tribunal de Hong Kong à une peine de 20 ans de prison pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Le chef de l'exécutif hongkongais, John Lee, a jugé "profondément satisfaisante" cette condamnation, tandis que l'ONG Human Rights Watch a estimé qu'elle équivalait à un "arrêt de mort". Les explications de Marie Holzman, sinologue, présidente de solidarité Chine.

09.02.2026 à 23:43

Ski: fracture complexe du tibia gauche pour Lindsey Vonn qui "n'a aucun regret"

FRANCE24

"Hier, mon rêve olympique ne s'est pas terminé comme je l'aurais rêvé, ce n'était pas une fin digne d'un livre ou d'un conte de fées, c'était juste la vie", a-t-elle écrit dans un long message sur son compte Instagram. "En descente, la différence entre une trajectoire stratégique et une blessure catastrophique n'est parfois que de quelques centimètres. J'avais simplement une trajectoire trop serrée de quelques centimètres, si bien que mon bras droit s'est pris dans la porte, m'a déséquilibrée et m'a fait chuter. Mon ligament croisé antérieur (du genou gauche qu'elle s'est rompue récemment, NDLR) et mes précédentes blessures n'y sont pour rien", a poursuivi la "Speed Queen". "Malheureusement, je souffre d'une fracture complexe du tibia qui a été stabilisée mais qui nécessitera plusieurs opérations pour être bien soignée", a-t-elle détaillé. "Même si la journée d'hier ne s'est pas terminée comme je l'avais espéré, et même si je souffre beaucoup physiquement, je n'ai aucun regret", a insisté Vonn. L'Américaine a chuté 13 secondes après s'être lancée sur la piste de l'Olimpia delle Tofane où elle s'était imposée à 12 reprises en Coupe du monde. Elle a été déséquilibrée sur une bosse en percutant une porte avec son bras droit, a été projetée en l'air et a violemment percuté la piste, sans perdre ses skis. Après une longue intervention des services de secours sur la piste, elle a été transportée par hélicoptère à l'hôpital de Cortina d'Ampezzo pour des premiers examens, puis transférée à Trévise, toujours en hélicoptère. Elle a déjà subi deux interventions chirurgicales à l'hôpital Ca’ Foncello de Trévise. La championne olympique 2010 de descente tentait un incroyable pari en convoitant l'or olympique après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue fin janvier. Elle avait repris sa carrière l'hiver dernier après presque six années d'absence et faisait figure de grande favorite des JO-2026 avec un impressionnant bilan de sept podiums en neuf courses, dont deux victoires,avant sa chute à Crans-Montana (Suisse).

09.02.2026 à 23:09

Affaire Epstein : des personnalités africaines citées dans les documents

Célia CARACENA

L'affaire Epstein aurat-elle des répercussions sur le continent africain? Plusieurs personnalités africaines sont citées, comme le Sénégalais Karim Wade et les deux anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma. Dans quel contexte leurs noms apparaîssent-ils? On fera le point dans ce journal.
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