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29.01.2026 à 09:57

NBA: LeBron James en larmes pour un possible adieu à Cleveland, Wembanyama en furie chez les Rockets

FRANCE24

Et voilà le spectre d'une retraite du "King" qui refait son apparition. Si du fait de son âge canonique pour la NBA, 41 ans, la question se pose depuis plusieurs années à chaque saison - sans qu'un déclin ne s'observe véritablement dans son niveau de jeu - le quadruple champion n'a jamais vraiment trahi de signe dans ce sens. Jamais autant que mercredi soir en tout cas sur le parquet des Cavs, où l'enfant du pays - il est né à Akron dans l'Ohio - n'a pu retenir ses larmes après la diffusion d'une vidéo intitulée "Bienvenue à la maison" rendant hommage à sa carrière. Et tout le monde, se levant pour l'acclamer encore plus fort qu'à son entrée sur le parquet, d'alors prendre conscience qu'il foulait là vraiment peut-être ses derniers pas sur ce parquet, lui qui offrit à Cleveland son seul titre de champion NBA en 2016 et même son seul trophée dans un des quatre sports américains majeurs. "Ça m'a évidemment un peu ému", a-t-il avoué. "Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, alors j'essaie simplement de vivre l'instant présent. Je ne sais pas si c'est mon dernier match ici ou non. J'ai beaucoup de souvenirs ici. Beaucoup d'histoires. En levant les yeux vers le plafond et en voyant notre bannière de champion, beaucoup de choses me sont passées par la tête." "Cela signifie d'autant plus pour moi, personnellement, que j'ai grandi à 35 minutes d'ici", a rappelé le meilleur marqueur de tous les temps en NBA, qui dispute sa 23e saison, un autre de ses innombrables records. "Wemby" dominant "Je n'ai pas encore pris de décision concernant mon avenir, mais cela pourrait très bien être le cas", a-t-il ajouté après la défaite la plus cuisante des Lakers cette saison, évidemment pas l'information la plus importante de cette soirée, pas plus que ses 11 petits points à 3/10 au shoot et ses 6 ballons perdus. Le retour du roi sur ses terres a toutefois été gâché par une équipe de Cleveland qui a enchaîné une cinquième victoire consécutive, menée notamment par les 25 points de Donovan Mitchell. Les Lakers à l'ouest et les Cavaliers à l'est sont tous deux 5e de leur conférence. Pendant ce temps, au Texas, Victor Wembanyama s'est grandement illustré à Houston, avec ses 28 points, 16 rebonds et 5 contres (21e double-double de la saison) qui ont contribué à la victoire de San Antonio. Les Spurs consolident leur 2e place à l'Ouest devant ce rival qui le suit au classement. Le pivot français, encore maladroit mais pas trop gourmand à trois points (0/3), a été impérial dans la raquette - en témoignent son contre spectaculaire sur Kevin Durant et son dunk renversé à pleine vitesse, entre autres images fortes - pour permettre aux Spurs d'effacer un retard qui a culminé à 16 points avant la pause et de faire la différence dans le dernier quart-temps, inscrivant notamment 9 points durant un run 11-0 qui a mis K.O. les Rockets. Autres performances notables, Paolo Banchero a lui inscrit 31 points pour Orlando lors de la victoire 133-124 du Magic à Miami, tandis que Mikal Bridges a marqué 30 points lors du succès 119-92 de New York à Toronto. Enfin, Julius Randle a marqué 31 points permettant à Minnesota de s'imposer 118-105 à Dallas, Stephen Curry y allant de 27 points pour mener Golden State à la victoire 140-124 à Utah.

29.01.2026 à 09:37

PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs

FRANCE24

Dans les cosmétiques, ustensiles de cuisine ou emballages, ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées, qui inquiètent pour leurs effets sur la santé, sont partout, utilisées pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur. "L'exposition professionnelle à ces substances est encore méconnue", souligne l'INRS. Or, en milieu professionnel, la fréquence et le niveau des expositions aux PFAS sont potentiellement plus élevées que dans la population générale. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a mené cette enquête pendant deux ans, à l'aide d'un questionnaire en ligne adressé à des centaines d'entreprises, parmi lesquelles des producteurs de PFAS, des fabricants de produits contenant des PFAS ainsi que la filière de traitement des déchets. L'INRS a d'abord ciblé les secteurs d'activité utilisant les PFAS: chimie, textile, papier et carton, automobile, fabricants de matériel électronique et électrique, pharmacie, plasturgie. En dépit de ce ciblage, sur près de 900 entreprises ayant répondu à l'enquête, plus de la moitié (51%) se déclarent "non concernées" par les PFAS, 32% se disent "concernées" et 17% "ne savent pas". Nombre d'entreprises "éprouvent des difficultés à identifier le fait qu'elles utilisent des PFAS ou des produits qui en contiennent, ou qu'elles traitent des déchets qui en contiennent", explique à l'AFP Myriam Ricaud, responsable du pôle risques chimiques à l'INRS. En cause, la fiche de données de sécurité, ou "FDS", que doit donner le fournisseur à l'utilisateur, qui comporte les informations sur les dangers de la substance et les précautions à prendre pour les manipuler. "Bien souvent (...) n'est pas mentionné le fait que la substance est un PFAS ou que le mélange contient des PFAS", précise Mme Ricaud. Idem pour les entreprises de traitement des déchets. Si le taux de répondants par rapport aux milliers de questionnaires adressés empêche d'extrapoler les résultats à l'ensemble des établissements ciblés, cette étude "apporte des données utiles" pour identifier les expositions aux PFAS, selon l'INRS. Les contrôles dans l'air peu répandus "Les résultats du questionnaire montrent que, s'il y a bien une démarche d'évaluation du risque chimique en œuvre chez les répondants, dans la majorité des cas (92%), elle n'est pas spécifique aux PFAS", note l'INRS. Et pour cause, sur les milliers de substances PFAS, quatre seulement sont soumises à des valeurs limites d'exposition professionnelle: trois aux Etats-Unis (APFO, PFBE et PFIB) et une en Allemagne (PFOS), relève l'enquête. Pour prévenir l'exposition, "la priorité, c'est la substitution", que mettent en place les entreprises, selon Mme Ricaud, qui appelle toutefois à "être vigilant pour ne pas substituer le PFAS par un produit qui a une toxicité similaire". Si cela n'est pas possible, l'INRS préconise de limiter l'exposition des opérateurs en aspirant ces polluants, en filtrant l'air des lieux de travail, par exemple, et, en dernier recours, en utilisant des équipements de protection individuels. La diversité de la famille des PFAS complique l'évaluation de leurs effets sur la santé, mais "de nombreux PFAS sont (...) susceptibles d'induire des effets immunotoxiques, hépatiques, métaboliques et certains d'entre eux peuvent favoriser la survenue de cancers", signale l'INRS. Or, "seulement 4% des répondants déclarent avoir déjà réalisé des prélèvements atmosphériques de PFAS", 10% prévoyant de le faire dans le futur, "soit dans le cadre d'une démarche volontaire, soit en cas de changements réglementaires", indique l'INRS. En ce qui concerne les prélèvements biologiques (urine, sang), "4% des répondants ont déjà réalisé des dosages de PFAS et 6% prévoient de le faire dans le futur, en particulier dans le cadre de la mise en place d'une surveillance biologique des salariés", selon l'enquête. "Il y a très peu de méthodes qui ont été développées et validées pour prélever et analyser ces substances chimiques dans l'air", ainsi que dans le sang et l'urine des personnes exposées, relève Mme Ricaud, selon laquelle la suite des travaux de l'INRS consistera à combler ce manque et permettre d'"estimer l'exposition des salariés". Elle table sur de premiers résultats d'ici trois ans.

29.01.2026 à 09:33

Iran: l'UE prête à accentuer la pression sur les Gardiens de la Révolution

FRANCE24

"Si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel", a lancé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, peu avant le début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 à Bruxelles. "Je m'attends (...) à ce que nous convenions d'inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes", a-t-elle ajouté. La France a annoncé mercredi qu'elle était désormais prête à prendre sa décision, levant ainsi un des principaux obstacles à son adoption. "Il ne peut y avoir aucune impunité pour les crimes commis", a affirmé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, à son arrivée à Bruxelles. Le ministre a également lancé un appel aux autorités iraniennes à libérer les prisonniers et "à mettre fin aux exécutions qui poursuivent la répression (...) la plus violente de l'histoire contemporaine de l'Iran". Son collègue espagnol Jose Manuel Albares a également confirmé être favorable à cette décision de l'UE. "Je crois que c’est l’obligation de l’Union européenne d’utiliser tous les instruments à notre disposition pour mettre fin à cette répression". Le chef de la diplomatie belge Maxime Prévot a lui aussi confirmé que son pays était prêt à suivre ses partenaires de l'UE, "à la lumière des atrocités" constatées ces dernières semaines". "Conséquences destructrices" Le bras armé idéologique de la République islamique d'Iran est accusé par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays, faisant des milliers de morts. Cette proposition était déjà sur la table des ministres de l'UE, mais faute d'unanimité, elle n'avait jusqu'à présent pas pu aboutir, certains pays s'inquiétant de la sécurité de leurs ressortissants. Cette mesure était aussi jugée d'un impact limité, les Gardiens de la révolution étant déjà l'objet de sanctions européennes. L'Iran a mis en garde contre des "conséquences destructrices" si l'UE décidait de cette inscription. La priorité en ce moment, "c'est la sécurité de nos ressortissants, de nos entreprises et aussi des deux otages français, qui sont en sécurité à l'ambassade de France, et dont nous exigeons la libération définitive et immédiate", a indiqué M. Barrot. Les chefs de la diplomatie de l'UE vont également annoncer de nouvelles sanctions contre l'Iran, y compris contre les Gardiens de la Révolution en Iran, a assuré Mme Kallas. Des sanctions vont également être décidées à l'encontre d'une dizaine d'individus et d'entités en Iran, accusés d'aider la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles

29.01.2026 à 09:32

Chine - Royaume-Uni : Keir Starmer souhaite un nouveau départ pour bâtir une "relation sophistiquée"

FRANCE 24

C'est la première visite en Chine d'un dirigeant britannique en huit ans. Jeudi, le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont affirmé la nécessité de renforcer les relations entre leurs pays, après des années de crispations et dans un contexte de tensions globales.

29.01.2026 à 09:29

Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude

FRANCE24

Des pluies torrentielles depuis décembre ont provoqué d'importantes inondations dans le sud et le centre du Mozambique, où 650.000 habitants sont "affectés" selon l'ONU. Des milliers de personnes ont dû aussi évacuer leurs foyers dans les pays voisins, en Afrique du Sud et au Zimbabwe. "Des épisodes extrêmes de précipitations sur 10 jours sont devenus significativement plus intenses dans la région en raison du changement climatique d'origine humaine", affirment des chercheurs du réseau World Weather Attribution (WWA) dans un rapport publié jeudi. Les scientifiques du WWA évaluent le rôle du changement climatique induit par les activités humaines dans les événements climatiques extrêmes. Entre le 10 et le 19 janvier, des régions du sud du Mozambique - dont la province particulièrement touchée de Gaza - ont reçu jusqu'à 500 mm de pluie, soit l'équivalent d'un an de précipitations pour une année habituelle, selon les scientifiques. "Le changement climatique d'origine humaine a augmenté l'intensité de ce type de pluies extrêmes d'environ 40%", explique le climatologue Izidine Pinto, de l'Institut royal météorologique des Pays-Bas. "La combinaison de pluies très intenses sur une courte période, associée à une forte vulnérabilité et à une grande exposition, a provoqué les pires inondations au Mozambique depuis 25 ans", a-t-il ajouté lors d'un point de presse en amont de la publication du rapport. Le phénomène météorologique de refroidissement La Niña — qui a tendance à "produire des conditions de précipitations supérieures à la normale en Afrique australe" — est à son tour responsable d'environ 22% du surcroît d'intensité de ces pluies. Près de 140 personnes sont mortes dans les inondations depuis le 1er octobre, selon l'Institut national de gestion des catastrophes du Mozambique (INGD), et certaines zones restent totalement inaccessibles par la route après que les rivières ont débordé de leur lit. Les eaux de crue ont dévasté des villages et fait plus de 30 morts dans les provinces sud-africaines du Limpopo et du Mpumalanga, causant des millions de dollars de dégâts, y compris dans le célèbre parc national Kruger. Cette catastrophe naturelle est "un cas d'école d'injustice climatique", selon la professeure en sciences du climat Friederike Otto. "Les populations d'Afrique du Sud, du Mozambique, du Zimbabwe et d'Eswatini n'ont pas contribué au changement climatique et ne tirent aucun profit de l'utilisation ou de la vente des combustibles fossiles", a-t-elle assuré. "Pourtant, ce sont elles qui perdent leurs vies, leurs maisons et leurs moyens de subsistance."

29.01.2026 à 09:27

Nora Kostenko, 11 ans, convoque au piano ses souvenirs d'Ukraine

FRANCE24

La toute jeune pianiste, arrivée en France quelques jours après le début de l'offensive russe en février 2022, découvre depuis quelques mois les scènes de concert et de festival. Dans une salle encore vide de la cité des congrès de Nantes, Nora Kostenko, mine concentrée, mains courant sur le clavier, entame l'air de Gabriel Fauré qu'elle jouera samedi au festival de musique classique la Folle Journée. Il y aura aussi Mozart, Schumann et Ihor Shamo, un compositeur ukrainien que lui a fait connaitre son père et dont elle jouera le "Prélude n°8". "Ce morceau me parle de mon pays, quand je le joue je sens la guerre. Ca me donne des frissons", explique la petite fille, cheveux tirés en queue de cheval, en chemisier à fleurs brodées. Elle distingue les morceaux "joyeux", qui lui inspirent montagnes et paysages, des airs "tristes", qui lui rappellent la guerre et la maison qu'elle a laissée derrière elle. Elle aime jouer les deux. Nora Kostenko a grandi à Karkhiv, à l'est de l'Ukraine. Sa mère est économiste, son père chef d'orchestre. Toute petite, elle écoute sa grande soeur s'exercer au piano, admire les "mouvements de ses doigts sur le clavier" et rêve de l'imiter. Elle a 7 ans en février 2022, au début du conflit. "Nous avions pris la décision en amont de partir si la guerre arrivait. Kharkiv est proche de la frontière russe, rester avec les enfants était trop dangereux", explique Anna Kostenko, la mère de Nora. Bagages et partitions Neuf membres de la famille, quatre générations, embarquent dans les deux voitures chargées de bagages et de partitions qui traversent l'Europe d'est en ouest en direction de Nantes où un cousin s'est installé il y a plusieurs années. Ukraine, Pologne, Allemagne, puis la France: le voyage dure 10 jours. "Le premier moyen que j'ai eu pour communiquer, c'était la musique. Le piano est devenu un refuge", raconte Mishel Kostenko, 16 ans, l'aînée de Nora, qui rejoindra sa soeur sur scène samedi pour quelques morceaux à quatre mains. Les deux jeunes filles ont appris le français à l'école et suivent leurs leçons de piano au conservatoire de Nantes. Nora s'entraîne deux à trois heures par jour, "six pendant les vacances". Elle était "très fière" l'été dernier de remporter le concours de piano "A vous de jouer", organisé par la SNCF. Le compositeur André Manoukian, président du jury, se souvient d'une "vraie musicienne" dont le jeu était "saisissant de profondeur et d'émotion". "Cela fait partie des mystères de la musique: quand elle s'est assise, qu'elle a posé ses doigts sur le clavier, avec une concentration, une maturité qui n'appartient pas à son âge, on a été plus qu'impressionnés, on a été émus (...) Je crois qu'elle nous a embarqués directement dans son monde intérieur", explique le pianiste. "Mon pays, ma langue" La jeune fille a reçu en récompense un piano Yamaha, sur lequel elle s'exerce désormais. Un instrument "trop beau", un son "incroyable", s'enthousiasme la lauréate. Elève en 6e dans un collège nantais, la jeune fille aime la physique-chimie, le dessin et la natation synchronisée. Plus tard, sans surprise, elle rêve d'être pianiste. Début décembre, elle a joué au ministère des Affaires étrangères devant la Première Dame ukrainienne, Olena Zelenska. "J'étais stressée, mais tellement contente de jouer devant elle. C'est mon pays, ma langue, il y a ma maison qui est restée là-bas, mes amis. Rencontrer Olena Zelenska, c'était un souvenir d'Ukraine", raconte-elle. Depuis leur arrivée en France, les Kostenko ont allégé leur répertoire musical des compositeurs russes que Mishel avait commencé à étudier. Une "évidence", dit sa mère, tant que durera la guerre.

29.01.2026 à 09:23

Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole

FRANCE24

Son bénéfice net s'affiche à 22,8 milliards de dollars (+9% sur un an), a indiqué le géant américain dans un communiqué, soit sensiblement au-dessus des 21,0 milliards projetés par les analystes. Rapporté par action, indicateur de référence des investisseurs, le résultat ressort à 8,88 dollars, contre 8,21 dollars anticipé selon un consensus établi par FactSet. Le groupe de Menlo Park (Californie) est parvenu à faire croître le nombre des utilisateurs d'au moins une de ses plateformes, à savoir Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp et Threads, pour le porter à 3,58 milliards, soit 7% de mieux qu'un an plus tôt. Ce géant de la publicité en ligne reste solidement positionné sur ce marché, avec une hausse de 6% du prix moyen facturé par réclame. Pour le premier trimestre de l'année en cours, Meta table sur un chiffre d'affaires qui dépasse largement les calculs des analystes, avec une fourchette comprise entre 53,5 et 56,5 milliards de dollars, contre 51,4 milliards attendus par les analystes. "Cette prévision pour le premier trimestre a été le point saillant" de la publication de Meta, a réagi Matt Britzman, analyste d'Hargreaves Lansdown. Après un hoquet initial, le marché a favorablement réagi à cette communication et dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, l'action Meta gagnait plus de 10%. Bien que moins en vue que les fleurons de l'intelligence artificielle (IA) générative OpenAI, Anthropic, ou même Microsoft, Meta ne consacre pas moins des sommes colossales à cette technologie. En 2025, il y a investi 72,2 milliards de dollars, soit l'équivalent de plus d'un tiers de ses revenus de l'exercice (37%). Mais l'entreprise compte encore prendre de la vitesse sur ce terrain en 2026, avec un budget d'investissement estimé entre 115 et 135 milliards de dollars, en mettant l'accent sur sa nouvelle entité Intelligent Labs, qui combine l'ensemble des activités liées à l'IA. "Malgré cette intensification significative de nos investissements en infrastructures, nous comptons dégager un bénéfice opérationnel supérieur à celui de 2025", a indiqué le groupe.

29.01.2026 à 09:21

Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse

FRANCE24

Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,88%, tentant de reprendre de la hauteur après avoir terminé en net repli la veille (-1,06%). Londres avançait de 0,59%, tandis que Francfort abandonnait 0,62%.

29.01.2026 à 08:58

Ukraine en direct : le pétrolier russe Lukoil dit avoir conclu un "accord" avec l'américain Carlyle

FRANCE 24

Le pétrolier russe Lukoil, sous sanctions américaines, a annoncé jeudi avoir conclu un "accord" avec l'américain Carlyle portant sur une vente de ses actifs à l'étrangers. Des frappes russes ont tué trois personnes dans la région de Zaporijjia, dans le centre-est de l'Ukraine, a annoncé son gouverneur Ivan Fedorov tôt jeudi. Suivez notre direct.  

29.01.2026 à 08:09

Etats-Unis: une manifestation pacifique contre l'expulsion d'un enfant dispersée au gaz lacrymogène

FRANCE24

Une centaine de personnes s'étaient rassemblées devant le centre de détention pour familles de migrants de Dilley où le petit Equatorien, dont l'arrestation a ému au-delà des frontières des Etats-Unis, a été récemment transféré avec son père. Elles ont brandi des pancartes portant les inscriptions "L'ICE (la police de l'immigration américaine, ndlr) terrorise et criminalise les enfants", "Allez vous faire foutre avec vos conneries nazies" ou encore "Abolition de l'ICE", sans recourir à la violence. Après avoir ordonné à la foule de reculer, des agents anti-émeutes ont tiré des gaz lacrymogènes et interpellé au moins deux personnes, selon un journaliste de l'AFP. Des manifestants ont été victime d'irritations des yeux et de toux persistantes. Un vidéaste de l'AFP a lui aussi été affecté par le gaz. "Là où je vis, les gens ont peur", a témoigné James Castillo, un étudiant de 18 ans habitant à Houston, grande ville démocrate texane. "Je connais des gens qui ont été arrêtés, qui sont citoyens américains, qui ont été persécutés", a-t-il poursuivi, brandissant une pancarte exigeant de le départ de la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem. - "Déprimé et triste"- La photo de l'arrestation de Liam Conejo Ramos a fait le tout du monde, montrant le petit garçon visiblement apeuré, bonnet à oreilles de lapin sur la tête et cartable sur le dos, interpellé par un agent vêtu de noir. Le représentant démocrate du Texas Joaquín Castro a rendu visite mercredi au bambin et à son père, Adrián Conejo Arias, au centre de détention. "Son père dit qu'il n'est plus le même, qu'il dort beaucoup parce qu'il est déprimé et triste", a rapporté M. Castro dans une vidéo sur X. L'élu soutient que la famille se trouve dans le pays en situation régulière et qu'ils devraient tous deux être libérés. "Il n'y a pas de criminels à Dilley. Donald Trump dit que tout ça vise à arrêter les criminels étrangers en situation irrégulière, c'est le langage qu'il utilise. Il n'y a pas un seul criminel" dans ce centre pour familles, a-t-il souligné. La justice américaine a bloqué l'expulsion du petit garçon et de son père, empêchant également leur transfert hors du centre de détention de Dilley. Vivre avec la peur Plusieurs manifestants à Dilley ont également demandé la libération des autres familles détenues dans le centre. Parmi eux, de nombreuses personnes latino on dit vivre avec la peur d'être arrêtées uniquement pour leur couleur de peau ou leurs traits. Les autorités démentent ce type de pratique. "J’ai l’impression que leurs actions parlent d’elles-mêmes et que les personnes qu’ils ciblent ne correspondent tout simplement pas à ce qu’ils disent", estime Silver, manifestant de 27 ans qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. L'élue démocrate Christina Morales, présente à la manifestation, a elle aussi demandé la destitution de Kristi Noem, chargée de mettre en œuvre les politiques antimigrants de l'administration Trump. "Nous voulons que Kristi Noem fasse l'objet d'une procédure de destitution. Nous voulons que le Sénat américain arrête de financer l'ICE (...) Ils tuent des gens et nous ne le tolérerons pas", a-t-elle martelé. A Minneapolis, deux manifestants âgés de 37 ans, Alex Pretti et Renee Good, ont été tués par balles par les forces de l'ordre depuis début janvier. Leur mort a suscité une vague d'indignation à travers le pays, conduisant Donald Trum a amorcer une "désescalade".

29.01.2026 à 08:07

Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains

FRANCE24

Dans les campagnes comme dans les villes de la région, ils sont nombreux, même au coeur de l'hiver, à se presser pour venir signer une pétition exigeant la tenue d'un référendum ou pour écouter des orateurs plaidant en faveur d'une province maîtresse de son destin. Lundi soir, ils étaient plusieurs milliers réunis à Calgary, la principale ville de l'Alberta. Dans la salle, beaucoup d'hommes portent des chapeaux de cowboys, des pancartes "Indépendance de l'Alberta" sont en vente et les drapeaux de la province, frappés d'un blason royal avec les Montagnes Rocheuses, fleurissent. Jordan Fritz a noué le sien autour du cou. Tout sourire, il déborde d'enthousiasme. "Nous avons besoin d'oléoducs ici en Alberta. Et si le gouvernement canadien ne nous aide pas, je suis sûr que les Américains le feront", explique-t-il à l'AFP. "Nous avons besoin du soutien des Américains." Contrairement au mouvement indépendantiste québécois, vieux de plusieurs décennies et très organisé, le camp séparatiste est ici disparate et n'a jamais jusqu'à présent été considéré comme une menace sérieuse pour l'unité canadienne. "Ne plus payer" Dans la province, "au départ, c'était surtout une idée économique, celle de ne plus payer pour le reste du Canada", explique à l'AFP Frédéric Boily, professeur à l'Université de l'Alberta, à propos de cette poussée indépendantiste apparue autour de 2018 et qui s'appuie également sur un fort rejet des élites de l'est du pays. A l'époque, les politiques environnementales de l'ancien Premier ministre Justin Trudeau avaient ulcéré une partie des Albertains qui les considéraient comme ouvertement hostiles au secteur pétrolier et gazier. Et même si l'actuel chef du gouvernement Mark Carney a mis sur pause une partie de ces mesures et annoncé une entente pour la construction d'un nouvel oléoduc, le mouvement ne semble pas reculer. "Cela fait longtemps que nous ne sommes plus représentés par notre gouvernement fédéral", estime Jennifer Wiebe, qui porte un pull "République albertaine". Elle est venue avec sa fille pour le rassemblement à Calgary. Selon elle, "l'Alberta pourrait être plus prospère et plus libre si elle était indépendante." Non loin, Jesse Woodroof dit s'inquiéter à cause des "immigrants qui affluent dans le pays", laissant entendre qu'une Alberta souveraine adopterait une approche différente. C'est dans ce contexte qu'un groupe appelé "Alberta Prosperity Project" a été autorisé à lancer une pétition, qui doit recueillir 178.000 signatures d'ici le 2 mai, pour qu'un référendum ait lieu. Cette question pourrait alors être soumise aux Albertains: "Êtes-vous d'accord pour que la province de l'Alberta cesse de faire partie du Canada pour devenir un Etat indépendant ?" D'après plusieurs sondages récents, seulement un tiers des Albertains voteraient pour l'indépendance. Mais certains s'inquiètent d'une possible ingérence des alliés de Donald Trump en cas de référendum. "Il est certain que l'agitation au sud de la frontière a un impact sur ce qui se passe en Alberta", glisse Frédéric Boily, en référence aux menaces répétées du président américain d'annexer le Canada et de taxer lourdement ses exportations. "Prochaine Ukraine" Le ministre américain des Finances Scott Bessent a récemment semblé apporter son soutien à l'idée d'une Alberta indépendante parlant lors du Forum économique mondial de Davos d'un "partenaire naturel pour les Etats-Unis", comme s'il s'agissait d'un Etat à part entière. "Les Albertains sont des gens très indépendants", a-t-il ajouté. L'ancien conseiller de Donald Trump Steve Bannon s'est montré encore plus explicite dans son podcast. D'après lui, c'est tout le Canada qui relève des "intérêts de sécurité vitaux des Etats-Unis" car ce pays "pourrait être la prochaine Ukraine", menacé via l'Arctique par la Russie. A la tête de l'Alberta, la conservatrice Danielle Smith entretient depuis longtemps des relations étroites avec la sphère trumpiste. Elle s'était rendu en Floride dans la résidence du président américain quelques jours avant son retour à la Maison Blanche. Au Canada, elle est l'une des rares élus à refuser de critiquer ouvertement Donald Trump.

29.01.2026 à 08:03

Cinéma: Philippe Lacheau, le roi de la comédie qui a "compris le public"

FRANCE24

Enfant, il rêvait de devenir dessinateur de bande dessinée. "Marsupilami", qui sort mercredi en salles, marque ainsi un retour aux sources pour l'acteur et réalisateur. Il avait tenté, sans succès, d'intégrer le casting du Marsupilami d'Alain Chabat sorti en 2012. "A l'époque j'étais en galère. (...) Si j'avais eu une petite voix qui m'avait dit, dans quelques années c'est toi qui va écrire et réaliser...", sourit aujourd'hui le réalisateur, rencontré par l'AFP en plein marathon promotionnel. Cette comédie familiale, parmi les plus attendues du début d'année, suit les aventures de David (Philippe Lacheau), contraint par son patron (Jean Reno) de rapporter un mystérieux colis de Palombie. En instance de divorce, il embarque sa famille dans une croisière mouvementée, sur les traces du mythique animal imaginé par Franquin, et croise la route de Pablito Camaron (Jamel Debbouze), déjà aperçu dans le film de Chabat. Télé avant ciné Grand gabarit et allure de gendre idéal, Philippe Lacheau revendique une passion ancienne pour le cinéma, les comédies françaises surtout, mais aussi le cinéma américain des années 1980 et 1990. Dès l'âge de 13 ans, il tourne des centaines d'heures de sketches avec son ami d'enfance Julien Arruti, l'un des co-auteurs de "Marsupilami" et pilier de la bande à Fifi, révélée sur Fun TV puis Canal + au début des années 2000. "J'avais tous ces exemples de mecs qui faisaient de la télé et qui arrivaient au cinéma ensuite comme José Garcia, Les Nuls, Les Inconnus, Jamel (Debbouze)... Donc je me suis dit on va commencer par la télé, en mode plan de carrière", se remémore Philippe Lacheau. Si cette expérience lui ouvre quelques portes, les projets de films n'aboutissent pas. "C'est le début de la galère", se remémore le réalisateur. Pendant "trois ou quatre ans", il s'acharne à écrire des scénarios et s'accroche "parce que partir sur l'écriture d'un truc que personne ne te demande, c'est laborieux". "Il a eu beaucoup d'échecs, beaucoup de refus, son talent c'est de n'avoir jamais lâché l'affaire", salue le producteur Marc Fiszman, qui le rencontre en 2012 et flaire le bon coup avec le scénario de "Babysitting" qu'il décide de produire. Le succès dépasse les attentes et fait de ce film à petit budget l'un des plus rentables de l'année. Humour "populaire" "Philippe c'est quelqu'un qui a un imaginaire très fort", décrit Marc Fiszman. Julien Arruti salue l'instinct aiguisé de son ami d'enfance: "il arrive à discerner une histoire cool d'une histoire qui ne va pas intéresser, un gag très drôle d'une vanne qui va juste tirer un sourire". En douze ans et six films, Philippe Lacheau s'est imposé comme une valeur sûre. Aucun de ses films n'a fait moins que le million d'entrées, avec un pic à 4,3 millions pour "Alibi.com 2". La critique n'est pourtant pas toujours tendre. "Au cinéma, on pleure tous pour les mêmes choses, mais on ne rit pas tous des mêmes choses", relativise-t-il revendiquant un humour "populaire". A Paris et dans les grandes villes, où le public est "plus intello, plus pointu, effectivement on va faire moins d'entrées", constate-t-il. "Nous, c'est la province. Peut-être parce que je viens de là (il a grandi près de Versailles)", avance l'acteur de 45 ans. A la campagne ou dans les petites villes, "on est très forts. On le voit même en notoriété, on est beaucoup plus reconnus et sollicités". "Il a compris le public. (...) Il se balade dans toute la France (lors des avant-premières) et fait ça pour tous ses films", échangeant avec chaque directeur de salle, insiste Marc Fiszman. Grand admirateur de Steven Spielberg et James Cameron, Philippe Lacheau reste d'ailleurs attaché aux sorties en salles, et a jusqu'ici décliné les nombreuses sollicitations des plateformes de streaming.

29.01.2026 à 08:01

Finale de la CAN : Thiaw suspendu cinq matches, le Maroc épinglé... Les sanctions sont tombées

Romain HOUEIX

Réunie en commission de discipline, la Confédération africaine de football a tranché mercredi concernant les sanctions consécutives à la fin de match chaotique entre le Sénégal et le Maroc lors de la finale de la CAN 2025. Le sélectionneur des Lions de la Teranga est suspendu pour cinq matchs et écope d'une amende de 100 000 dollars pour avoir incité ses joueurs à quitter la pelouse. 

29.01.2026 à 08:01

Kendrick Lamar, Bad Bunny et Lady Gaga en tête de la course aux Grammys

FRANCE24

La K-pop pourrait aussi être primée grâce au film d'animation de Netflix "KPop Demon Hunters", succès planétaire dont le tube "Golden" figure parmi les favoris pour la chanson de l'année. Grand gagnant l'an dernier avec cinq récompenses pour son tube "Not Like Us", Kendrick Lamar, 38 ans et 22 Grammys à son palmarès, est en tête des nominations (9). Nul doute que son objectif sera de remporter pour la première fois la récompense suprême de l'album de l'année pour "GNX". Première figure du hip-hop récompensée par le prix Pulitzer, le Californien ne cracherait pas non plus sur une récompense pour la chanson ou l'enregistrement de l'année pour "Luther", avec la chanteuse R&B SZA. Lady Gaga (7 nominations pour "Mayhem" et son single "Abracadabra") et Bad Bunny (6 pour "Debi Tirar Mas Fotos" et le titre DtMF") sont également présents dans les trois catégories principales. Pour eux aussi, se voir décerner l'album de l'année serait une première. "Influence des cultures latino-américaines" En tournée pour promouvoir son sixième opus, Bad Bunny sera la star du spectacle de la mi-temps du Super Bowl (la finale du championnat de football américain) le 8 février, une semaine après les Grammys... comme Kendrick Lamar l'an dernier. Son sacre "montrerait encore davantage l'influence croissante des cultures latino-américaines aux États-Unis", commente Lauron Kehrer, musicologue, auprès de l'AFP. Benito Antonio Martinez Ocasio, qui chante en espagnol, y fait une grande place aux rythmes traditionnels portoricains et évoque la colonisation de son île natale, sous juridiction des Etats-Unis depuis 1898. L'artiste a effectué une résidence de trois mois à Porto Rico l'an dernier, boostant l'économie locale. Engagé en faveur des personnes LGBT+, il s'oppose aussi à la politique migratoire de Donald Trump et a dit que sa tournée ne passait pas par les Etats-Unis pour protéger ses spectateurs de la police de l'immigration. Un des précédents opus de Bad Bunny, "Un verano sin ti" (2022), est le premier disque en espagnol à avoir concouru pour l'album de l'année. La fantasque Lady Gaga, 39 ans, est elle revenue à l'électropop de ses débuts avec "Mayhem", à l'esthétique gothique chic, porté par une tournée spectaculaire. La New-Yorkaise a déjà remporté 14 Grammys, dont l'enregistrement et la chanson de l'année en 2019 pour "Shallow", sur la bande originale du film "A Star is Born", dans lequel elle interprète une chanteuse sans le sou devenant une star. Ce titre lui a valu un Oscar. Adaptation au "climat" de l'industrie musicale Sont également en lice pour l'album de l'année le fils prodigue de la pop urbaine Justin Bieber ("Swag") ou la nouvelle star de la pop Sabrina Carpenter ("Man's Best Friend"). Le R&B connaît un retour en grâce avec Leon Thomas (sélectionné pour l'album et la révélation de l'année) et Olivia Dean (parmi les révélations). "APT." de ROSÉ et Bruno Mars, "Wildflower" de Billie Eilish, "The Subway" de Chappell Roan et "Anxiety" de Doechii prétendent à la chanson ou à l'enregistrement de l'année, qui récompensent respectivement l'écriture et la production des morceaux. Pour Lauron Kehrer, la présence du rap, du reggaeton ou de la K-pop dans les principales catégories des Grammy Awards reflète leur adaptation au "climat" de l'industrie musicale plutôt que la volonté d'"impulser un changement". La Recording Academy, qui les décerne, a intégré 3.800 nouveaux membres, avec l'objectif de "refléter la vitalité du paysage musical diversifié d'aujourd'hui", selon son dirigeant Harvey Mason Jr. La moitié est âgée de 39 ans ou moins et 58% sont des personnes de couleur. Ont également été sollicités les membres de la Latin Recording Academy, qui récompensent les musiques latines. Les 68e Grammy Awards, présentés depuis Los Angeles par l'humoriste Trevor Noah, débuteront à 17h00 locales dimanche (01h00 GMT lundi), mais la plupart des 95 prix auront été remis plus tôt dans l'après-midi.

29.01.2026 à 08:01

Au coeur du vignoble sud-africain, on déguste aussi des eaux de source

FRANCE24

Dans une salle de dégustation où s'alignent d'élégantes bouteilles en verre, le sommelier Nico Pieterse vante les qualités et même la "connexion émotionnelle" de telle ou telle eau, une ressource que la majorité des Sud-Africains tirent de leur robinet. "La plupart sont des eaux qui ont été récompensées dans des concours", explique M. Pieterse, 49 ans, à propos de sa sélection. Nichée au pied d'une montagne majestueuse, à 40 km à l'est du Cap (sud), Stellenbosch attire de nombreux touristes sud-africains et étrangers venus déguster des vins qui ont fait sa réputation mondiale. Mais la passion de Nico Pieterse, c'est l'eau et sa collection de quelque 40 marques prestigieuses ou rares, issues de sources volcaniques en Arménie ou d'anciens glaciers en République tchèque. La majorité viennent d'Europe, mais les exceptions sont notables: une eau de source de l'Himalaya, une autre du Mexique... "Je suis le genre de personne qui vous dira que +l'eau, c'est de l'eau+, raconte-t-elle à l'AFP. "Mais c'était vraiment très intéressant de parvenir à distinguer les saveurs différentes d'une eau à une autre. Je ne pensais pas y arriver". - De la bière à l'eau - Brasseur de formation, Nico Pieterse, s'est intéressé à l'eau, matière première la bière, pendant la pandémie de Covid-19, quand la vente et la distribution d'alcool étaient interdites par le gouvernement. De fil en aiguille, il est devenu l'un des deux seuls sommeliers d'eau certifiés en Afrique du Sud et a rejoint un club fermé d'une centaine de spécialistes dans le monde, selon lui. Il fait désormais partie d'un jury qui, lors d'un sommet annuel dédié aux eaux d'exception, goûte et juge à l'aveugle plus de 100 eaux plates et 100 pétillantes. Dans sa salle de dégustation à Stellenbosch, les convives goûtent six eaux - trois plates et trois gazeuses — servies dans des verres à pied entre 14 et 18 degrés, tout en discutant "minéralité" et filtration. Son eau la plus chère, venue d'Allemagne, est vendue dans une bouteille ressemblant à celles du Champagne, à 5.000 rands (environ 250 euros l'unité). Elle côtoie une eau sud-africaine riche en minéraux, qui se vend deux euros la bouteille. Certains embouteilleurs vendent de l'eau du robinet purifiée par un processus d'osmose inverse, qui supprime les minéraux et le goût, met en garde le sommelier. "Cela retire tout de l'eau, de telle sorte que l'eau est complètement morte." L'eau du robinet est généralement considérée comme potable en Afrique du Sud mais — dans l'un des pays les plus inégalitaires au monde — seulement 45% des ménages avaient accès à l'eau courante dans leur logement en 2023, selon des statistiques officielles. A ces ménages, s'ajoutent 30% de la population qui a accès à un robinet dans une cour, à un point d'eau collectif ou à des collecteurs d'eau de pluie. La vétusté du réseau entraîne régulièrement des interruptions prolongées de l'approvisionnement de communes entières, à l'origine de manifestations spontanées et souvent houleuses. Dans certaines régions, le manque de précipitations et les nombreuses fuites souterraines obligent les habitants à se faire livrer de l'eau par camion-citernes. "Dans un pays où l'eau n'est pas facilement disponible, il est important de mettre en valeur et d'éduquer au sujet de l'eau et de sa rareté", estime Pieterse. "Nous devons donner de la valeur à l'eau, afin que les gens en prennent soin."
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