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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

10.08.2026 à 11:01

Ce que l'éclipse du 12 août pourrait nous apprendre

FRANCE24

Ce mercredi 12 août en fin de journée, dans l'ouest de l'Europe, tous les yeux seront rivés vers le ciel, traversé par une éclipse solaire totale. Un phénomène encore plein de secrets, qui a encore beaucoup à nous apprendre...

10.08.2026 à 10:35

Le football "n'appartient à aucun individu" : l'UEFA, la Concacaf et l'AFC désavouent Infantino

FRANCE 24

Dans une lettre ouverte publiée lundi, les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (Concacaf) et asiatique (AFC), poursuivent leur fronde contre le patron de la Fifa, Gianni Infantino, assurant que le football "n'appartient à aucun individu".

10.08.2026 à 10:29

Le chef présumé de la puissante "mafia irlandaise" inculpé après son extradition

FRANCE 24

Arrêté en avril à Dubaï puis extradé vers l'Irlande, Daniel Kinahan, le chef présumé d’un puissant cartel - la mafia irlandaise -, a été inculpé et placé en détention provisoire dimanche par la Cour pénale spéciale de Dublin.

10.08.2026 à 10:25

Les Bourses européennes sans direction claire à l'ouverture

FRANCE24

Après une heure d'échanges, Francfort progressait (+0,11%) emmenée par la société de diagnostics médicaux Qiagen (+2,36%) et le fabricant de semi-conducteurs Infineon (+2,29%). Inversement, Paris (-0,17%) et Londres (-0,21%) reculaient. En Asie, le Nikkei a clôturé en hausse de 2,07% à Tokyo. A Séoul, l'indice phare Kospi a terminé en progression de 0,65%. La Bourse de Taipei a pris 1,59%. La semaine dernière, plusieurs indices européens (Paris, Francfort, Milan, Madrid) avaient battu des records. Ils ont été portés par les bons résultats trimestriels des entreprises, une croissance meilleure que prévu en zone euro et la baisse du prix du pétrole avec un énième espoir d'accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Lundi, les marchés restent préoccupés par la situation géopolitique au Moyen-Orient et attendent toujours un accord pour un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, voie de transit de 20% de la production mondiale de pétrole. Le détroit restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, ont prévenu dimanche les Gardiens de la Révolution. Le président américain Donald Trump a renvoyé l'Iran à son "inflation galopante" et son économie en "très mauvais état", avec le risque selon lui que la République islamique ne puisse plus payer ses troupes. Vers 08H00 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe, s'échangeait en légère hausse à 83,76 dollars le baril (+0,28%) et le WTI américain à 78,29 dollars (+0,14%). "Une nouvelle baisse soulagerait les marchés", souligne l'analyste John Plassard de Cité Gestion. Au contraire, une hausse alimenterait le cercle vicieux que redoutent les marchés, celui de l'inflation et de la hausse des taux d'intérêt, le remède classique des banques centrales pour contenir la hausse des prix. "Des taux plus bas que prévu, en revanche, rendent l'emprunt moins coûteux" ce qui est important en particulier "pour les grandes entreprises technologiques" dont le développement repose pour une large partie sur l'endettement, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote. Inflation et taux "Cette semaine, toute l'attention se concentrera sur l'inflation américaine avec la publication des prix à la consommation mercredi, des prix à la production jeudi et des ventes au détail vendredi", rappelle John Plassard. Vendredi, les Bourses mondiales avaient touché des sommets également grâce... aux mauvais chiffres du marché du travail américain, en recul de 23.000 emplois en juillet. Cette mauvaise nouvelle pour les salariés est une bonne nouvelle sur le front de la lutte contre l'inflation. "Les personnes qui perdent leur emploi et celles dont les salaires augmentent plus lentement seront tentées de dépenser moins" ce qui va permettre "d'atténuer les pressions inflationnistes et aiderait la Réserve fédérale (Fed)" à ne pas devoir augmenter ses taux, résume Ipek Ozkardeskaya. Lundi, les taux d'emprunt des Etats étaient stables en Europe: 3,13% à dix ans en Allemagne, quasi 3,91% en France.

10.08.2026 à 10:25

"Progression lente" du feu dans la Drôme, celui en Lozère fixé

FRANCE24

Dans la Drôme, la nuit a été "globalement calme" mais l'incendie, qui a pris le 3 août dans le massif montagneux du Claps, a progressé d'une trentaine d'hectares depuis dimanche, précise la préfecture dans son point matinal. "Le feu poursuit actuellement une descente lente en direction des villages de Charens et de Haut-Charens", et les pompiers procèdent à un "renforcement de la protection des habitations", est-il ajouté. Dimanche, une consigne de confinement avait été diffusée à la quarantaine d'habitants du village de Charens et de ses environs en raison des fortes fumées de l'incendie, situé à une soixantaine de km à vol d'oiseau à l'est de Montélimar. Une colonne Feu de forêt du Gard et aussi le bataillon de marins-pompiers de Marseille sont attendus en renfort lundi matin, indique la préfecture. La Drôme est l'un des 17 départements placés lundi en niveau de danger élevé de feu de forêt par Météo-France, qui l'a mis également en vigilance orange pour la canicule, comme 21 autres départements. En Lozère, l'incendie qui s'est déclaré dimanche en milieu de journée a été fixé lundi à 08H00 après avoir parcouru 150 hectares de végétation, a assuré la préfecture à l'AFP. "Les sapeurs-pompiers sont restés mobilisés toute la nuit et le seront encore largement aujourd'hui pour procéder aux opérations de noyage", a-t-elle poursuivi. Le feu, qui s'était déclaré dimanche vers 12H45 sur la commune du Massegros-Causses-Gorges, à environ 140 km au nord-ouest de Montpellier, pourrait être dû à l'embrasement d'une voiture sur un chemin communal, avaient indiqué dimanche les pompiers du département. Plus de 270 pompiers, quatre Canadair et deux Dash avaient été engagés. "Cette mobilisation a permis de contenir l'incendie et de préserver les habitations", a précisé la préfecture, faisant état de trois sapeurs-pompiers blessés. Les personnes évacuées dimanche soir sur la commune de La Tieule ont pu rejoindre leur domicile dans la soirée.

10.08.2026 à 10:01

Mexique: Sheinbaum veut retirer le nom de Cortés d'un col de montagne

FRANCE24

Le "Paso de Cortés" est un passage situé dans le centre du Mexique entre deux volcans, le Popocatépetl et l'Iztaccíhuatl. Au XVIe siècle, Hernan Cortés (1485-1547) l'avait emprunté avant de conquérir Tenochtitlán, capitale de l'Empire aztèque, d'où son nom. Le gouvernement de Claudia Sheinbaum, comme celui de son prédécesseur Andrés Manuel López Obrador, s'efforce de mettre en valeur le passé indigène du Mexique. "Aujourd'hui, je vous propose que nous cessions d'appeler cet endroit +Paso de Cortés+ car des peuples y sont passés bien avant (lui)", a déclaré la cheffe de l'Etat lors d'un événement organisé sur les lieux. "Appelons ce col le +Paso de los Pueblos Indígenas+" (le col des Peuples indigènes), a-t-elle ajouté. Lorsque Claudia Sheinbaum était maire de la capitale, Mexico, elle avait milité pour rebaptiser un vieux cyprès emblématique de la capitale, l'Arbre de la nuit triste, près duquel, d'après la légende, le conquistador avait pleuré après avoir subi une défaite. Le lieu s'appelle depuis l'Arbre de la nuit victorieuse. En 2019, l'ancien président Andrés Manuel López Obrador (2018-2024) avait envoyé une lettre à l'Espagne pour exiger de la Couronne des excuses pour les violences commises durant la Conquête espagnole, qui a ouvert la voie à une période de colonisation de 300 ans. Claudia Sheinbaum avait repris cette revendication, appelant de nouveau à des excuses officielles et refroidissant encore les relations bilatérales. Finalement, en mars 2026, le roi Felipe VI a reconnu l'existence de "nombreux abus" pendant la conquête espagnole de l'Amérique au XVIe siècle.

10.08.2026 à 09:59

Canada: une octogénaire meurt dans un vaste feu de forêt dans l'ouest

FRANCE24

La gendarmerie royale du Canada, qui avait indiqué samedi enquêter sur un décès signalé par un habitant de la localité de Meadow Valley, a confirmé dans un communiqué "qu'une femme de 80 ans" résidant dans cette localité "est morte suite au feu de forêt de Bald Range". Elle "tentait de quitter son domicile, avec un membre de sa famille, en raison du feu de forêt, quand elle est soudainement morte", a ajouté la gendarmerie. "Il n'y a pas d'autre décès connu pour le moment", a-t-elle assuré. Le dirigeant de la province, David Eby, s'est dit "profondément attristé", sur son compte X, par ce décès survenu "durant l'évacuation" des habitants des zones touchées par l'incendie. Ce feu s'est déclaré vendredi après-midi près du lac Okanagan, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Summerland dans le sud de la Colombie-Britannique. Prenant très rapidement de l'ampleur, il a entraîné l'évacuation de plus de 20.000 personnes depuis vendredi. Une cinquantaine de personnes, isolées par l'incendie, ont dû être évacuées par voie aérienne. Etat d'urgence Les autorités canadiennes ont déclaré l'état d'urgence dans la province, qui a demandé l'aide du gouvernement fédéral pour reloger les personnes évacuées. "En partenariat avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, nous aidons les gens qui ont dû quitter leur domicile et les communautés de toute la province. A ceux touchés par les feux et aux courageux pompiers et intervenants sur le terrain : tous les Canadiens sont avec vous", a déclaré le Premier ministre Mark Carney dans un message sur son compte X. Attisé par les vents, ce feu avait ravagé dimanche soir plus de 13.000 hectares et restait hors de contrôle selon les services chargés de la gestion des incendies. Au total, 106 incendies sont actifs dans la province, l'une des plus affectées du pays cet été par les feux de forêt. Les autorités locales ont indiqué que des maisons avaient brûlé dans l'incendie mais sans être en mesure d'indiquer combien pour le moment. Cette année, la saison des feux est l'une des plus destructrices jamais enregistrées par le Canada, vaste pays qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. La province de l'Ontario, dans l'est du pays, avait été elle aussi très affectée au mois de juillet par des feux de forêt dont les fumées avaient provoqué une dégradation extrême de la qualité de l'air dans la ville de Toronto, la plus peuplée du pays, et dans l'est des Etats-Unis juste avant la finale de la Coupe du monde de football. Plus de 4 millions d'hectares brûlés Plus de 4 millions d'hectares ont déjà brûlé depuis le début de l'année au Canada, selon les derniers chiffres officiels du gouvernement fédéral. En 2023, année record, environ 18 millions d'hectares avaient brûlé. Abritant plus d'un quart des forêts boréales mondiales, dont près de 40% sont non-aménagées - c'est-à-dire laissées à leur état naturel - le Canada n'a pas les moyens humains et matériels d'éteindre l'ensemble de ces feux et concentre ses efforts sur la protection des zones peuplées.

10.08.2026 à 09:49

Aide à mourir, pesticides, réseaux sociaux, free parties... Le Conseil constitutionnel attendu au tournant

FRANCE24

Si la période estivale est traditionnellement chargée pour les neuf Sages, cette année, parmi les décisions rendues d'ici fin août, deux textes sont des marqueurs du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. Réforme sociétale par excellence, la création d'un droit à l'aide à mourir, est particulièrement attendue... ou redoutée. En gestation depuis des années, elle a fait l'objet de pas moins de cinq saisines (par plusieurs groupes parlementaires, le président du Sénat, le Premier ministre). Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, très opposé, a même réclamé que plusieurs des neuf Sages se déportent vu leurs prises de positions passées. Le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, a sobrement indiqué dans Ouest France ne pas "répondre aux interpellations médiatiques des candidats à l'élection présidentielle". "Nos décisions ne sont jamais politiques. Elles sont toujours juridiques (...) Nous arrivons au Conseil dépouillés de nos habits partisans." Dans les recours, deux principaux points sont soulevés. La question du délai de réflexion de deux jours au-delà duquel le patient peut confirmer sa demande de mort, jugé trop court. Et celle d'une clause de conscience étendue à un établissement entier, et pas seulement à un soignant comme prévu dans le texte. Mais selon la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina, l'idée de clause de conscience "collective" n'a "aucune chance", car elle signifierait "la fin du dogme de l'application de la loi générale et absolue sur l'intégralité du territoire". Troisième chambre? Deuxième texte de haute importance pour le président de la République: l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle est attaquée cette fois par la gauche, qui considère qu'elle va à l'encontre de la liberté d'expression des plus jeunes. "La liberté d'expression n'est pas sans limite, le législateur en borne le champ", a rappelé Richard Ferrand. Tout en rappelant son devoir de réserve, il a insisté sur la nécessaire "proportionnalité" des mesures, que les Sages sont chargés d'évaluer pour concilier des principes parfois en "contradiction". C'est ainsi qu'ils avaient censuré l'année dernière, "faute d'encadrement suffisant", la réintroduction, via la loi dite Duplomb, de pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Les parlementaires sont revenus à la charge cette année dans la loi d'urgence agricole, en précisant les filières concernées et en bornant la dérogation dans le temps. Mais la mesure pourrait cette fois être retoquée comme "cavalier législatif", c'est-à-dire sans lien suffisant avec le texte initial. Une décision qui ne manquerait pas de refaire polémique. Cette année, une autre censure d'une disposition, cavalier législatif, a fait grand bruit: la suppression des ZFE (zones à faibles émissions) visant à limiter la pollution automobile. Marine Le Pen, à la tête du groupe RN à l'Assemblée, avait accusé le Conseil constitutionnel de "contraindre la démocratie". Son homologue LR, Laurent Wauquiez, avait aussi parlé d'une "dérive antidémocratique". Mais dans les couloirs du Palais Bourbon circulent d'autres analyses: face aux difficultés à faire adopter des lois sans majorité absolue, des mesures peuvent être tolérées pour assurer un accord politique, charge au Conseil constitutionnel d'ensuite "nettoyer" les textes. "On compte sur lui pour essayer de remettre de la régularité. C'est vraiment un storytelling que vous ne trouviez pas dans les discours parlementaires avant la majorité relative", commente Anne-Charlène Bezzina. L'opposition, elle, "jette des bouteilles à la mer dont on sait pertinemment qu'elles n'auront aucune chance d'aboutir en vertu de la jurisprudence du Conseil", poursuit la constitutionnaliste. Ce qui lui donne ensuite des arguments "contre le gouvernement des juges". Lois obèses Autre facteur: le nombre d'amendements déposés par les parlementaires, en forte hausse. Les textes prennent "du volume, avec tous les risques de malfaçons légistiques que cela représente", souligne Richard Ferrand. "De facto, la fabrique de la loi se complexifie et notre contrôle se densifie." Quatrième texte au menu, le projet de loi "Ripost" sur la sécurité compte in fine 69 articles - le double qu'à son dépôt. Avec entre autres: la répression des free parties, ou la suspension du permis de conduire pour usage de stupéfiants, même loin du volant. Dans les deux cas, les Sages pourraient émettre des réserves, selon Mme Bezzina, en demandant davantage de précisions, ou une association avec des sanctions de la route.

10.08.2026 à 09:41

Chaleur record en Europe de l'Ouest pour le début de l'été 2026

FRANCE24

Les océans de la planète ont aussi atteint en juillet 2026 des niveaux de chaleur inédits pour ce mois, a indiqué lundi l'observatoire européen du changement climatique dans son bulletin mensuel. "Nous n'avons pas connu un tel climat de notre vivant et peut-être même pas depuis l'avènement de notre civilisation", avait alerté mercredi devant les journalistes Carlo Buontempo, directeur du Copernicus Climate Change Service (C3S). À l'échelle mondiale, juillet 2026 est devenu, à égalité avec juillet 2024, le deuxième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, seulement dépassé par juillet 2023. Sécheresse généralisée Mais c'est en Europe occidentale, sur le continent qui se réchauffe le plus vite, que le phénomène est le plus marqué. La température moyenne combinée dans cette zone pour juin et juillet s'est élevée à 21,62°C, dépassant le record de 2022 et "reflétant la persistance exceptionnelle de la chaleur" cet été, indique Copernicus. Juin 2026 était déjà un mois de chaleur record pour la région et juillet se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds: avec une température moyenne de 22,48°C (2,53°C supérieure aux normales de la période 1991–2020), il arrive juste derrière juillet 2006 (22,54°C). Depuis mai, l'Europe de l'Ouest a subi quatre épisodes de chaleurs extrêmes, dont deux en juillet. Ces vagues de chaleur ont alimenté une sécheresse quasi généralisée en France, en Espagne, dans certaines régions d'Allemagne et au Royaume-Uni. Copernicus signale qu'en juillet, les niveaux d'humidité des sols en Europe occidentale "étaient nettement inférieurs à ceux de juillet 2022, dernier été marqué par une grave sécheresse" dans cette région. C'est "un exemple clair de la façon dont le changement climatique intensifie les extrêmes thermiques, la chaleur et la sécheresse se renforçant mutuellement", explique Samantha Burgess, une responsable de Copernicus. Conséquences directes : les débits fluviaux ont été "exceptionnellement bas", notamment sur la Seine, le Rhin et le Danube. Ces faibles niveaux ont accru la pression sur l'approvisionnement en eau, l'irrigation, les écosystèmes aquatiques, le transport fluvial et la production d'énergie dans plusieurs pays. Ces conditions ont également "favorisé une activité exceptionnelle des feux de forêt dans cette région, tant en termes de superficie brûlée que d'émissions" de carbone, indique Copernicus. En France, environ 42.000 hectares ont été parcourus lors d'un gigantesque incendie en Gironde, et en Espagne, ce sont 44.000 hectares qui sont partis en fumée dans la province d'Avila. Nouveaux records à venir ? En juillet, les océans du globe ont atteint des températures record pour le deuxième mois consécutif. La température moyenne mondiale à la surface des mers a atteint 20,96°C, dépassant le précédent record de 2023. La chaleur océanique a atteint des "niveaux exceptionnellement élevés" sur une grande partie du Pacifique tropical, une zone où les conditions actuelles du cycle climatique naturel El Niño - qui a tendance à réchauffer les eaux et les températures mondiales et à alimenter les phénomènes extrêmes comme les sécheresses et les inondations - "devraient encore s’intensifier au cours des prochains mois". "Nous sommes confrontés à un El Niño très important, dont l'ampleur pourrait être sans précédent", a indiqué M. Buontempo, estimant que cela pourrait conduire à un nouveau record de température moyenne mondiale d'ici la fin de l'année ou au début 2027. Mais "le principal moteur de ce réchauffement — comme nous le savons — réside dans les gaz à effet de serre" émis par l'humanité dans l'atmosphère, ajoute-t-il. Déjà, autour de l'Europe, les eaux de la Méditerranée occidentale et de la façade atlantique connaissent des températures inhabituellement élevée en juillet, associées à des épisodes de canicule marine. Les épisodes El Niño atteignent généralement leur pic à la fin de l'année, lorsque la chaleur accumulée dans l'océan libérée dans l'atmosphère fait grimper les températures mondiales. Le précédent épisode El Niño a contribué à faire de 2023 et 2024, respectivement, la deuxième et la première année les plus chaudes jamais enregistrées.

10.08.2026 à 09:07

En Zambie, le bilan économique du président "HH" à l'épreuve des urnes

FRANCE24

Face à lui, Brian Mundubile -- ancien allié de l'ex-président Edgar Lungu -- paraît son principal rival après avoir uni une coalition de partis rivaux derrière sa candidature à la présidence de ce géant du cuivre historiquement proche de Pékin. Pays enclavé d'Afrique australe, la Zambie est le deuxième producteur du continent d'"or rouge" et le huitième au monde. Un métal indispensable aux réseaux électriques, centres de données et véhicules électriques. Malgré également un certain potentiel de ressources en cobalt, nickel et manganèse, le pays demeure en proie à une pauvreté persistance, au chômage et à la hausse des prix des denrées alimentaires. Plus de 70% de la population de 22 millions d'habitants vit avec moins de trois dollars par jour, selon la Banque mondiale. Lors d'une campagne marquée par des heurts, l'opposition a tenté de capitaliser sur le mécontentement d'une partie de la population pour tenter de séduire une majorité des 8,7 millions d'électeurs et revenir sur le devant de la scène. Le gouvernement d'Edgar Lungu, mort en 2025, avait pourtant laissé un pays en défaut de paiement souverain, après des années d'endettement massif, quand Hakainde Hichilema, chef du Parti unifié pour le développement national (UPND) a remporté l'élection présidentielle en 2021, à sa sixième tentative. Depuis, son gouvernement a obtenu un accord historique de restructuration de la dette, rétabli un programme du Fonds monétaire international et remis l'économie sur la voie de la croissance, s'attirant les éloges des bailleurs de fonds et investisseurs internationaux. Mais de nombreux Zambiens estiment que ces bénéfices se font attendre pour les citoyens ordinaires. Un sentiment sur lequel l'opposition n'a pas manqué d'appuyer. "Sur le papier, l'économie semble bien se porter, mais nous n'en ressentons pas encore l'impact", explique à l'AFP à Lusaka Semi Malama, un étudiant en médecine de 26 ans. "Dans le monde entier, on reconnaît que nous faisons du bon travail, mais il (le président) doit le faire sentir ici chez nous", ajoute le jeune homme en costume-cravate. Le vote des jeunes décisif Jusqu'au ralliement de plusieurs partis autour de Brian Mundubile, ancien ministre de 55 ans, la réélection de "HH", 64 ans, semblait acquise. Si 14 candidats figurent sur le bulletin de vote, les analystes prédisent un duel entre ces deux hommes. "L'alliance de l'opposition insuffle de l'énergie à ses rassemblements et séduit les jeunes, les femmes et les électeurs ruraux", estime auprès de l'AFP Joseph Siegle, directeur de recherche au Centre africain d'études stratégiques. Le défi de Brian Mundubile consiste à "récupérer" la base électorale du Front patriotique d'Edgar Lungu, en particulier dans le nord et l'est, d'après l'analyste politique Louw Nel. Mais son entrée relativement tardive dans la course et son association à l'ère Lungu pourraient être un frein, selon lui. Près de la moitié des électeurs inscrits ont entre 18 et 35 ans, ce qui pourrait faire de la jeunesse un bloc déterminant. Ceux devenus majeurs sous le gouvernement de l'UPND sont plus susceptibles de juger le bilan du sortant au pouvoir, tandis que leurs aînés sont en mesure de comparer la performance de l'UPND à celle de l'administration Lungu, analyse Zenge Simakoloyi, chercheur à l'Institut d'études de sécurité. "Tout dépendra si les électeurs voient la continuité comme la meilleure chance de consolider les récentes réformes économiques ou le changement comme nécessaire pour répondre aux pressions économiques immédiates", résume-t-il à l'AFP. Violences et pressions La campagne électorale a été ponctuée d'épisodes de violence et d'accusations d'intimidation. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des affrontements entre partisans rivaux et le parti de Mundubile a accusé les autorités de restreindre les activités de campagne. Au-delà du résultat, ce scrutin mettra à l'épreuve la réputation de la Zambie d'être une démocratie parmi les plus stables d'Afrique australe, quand détracteurs d'Hichilema et organisations des droits humains l'accusent d'avoir réduit l'espace politique, ce que son gouvernement dément. Les Zambiens éliront également leurs députés jeudi. Le nombre de circonscriptions est récemment passé de 156 à 226. Les résultats de l'élection présidentielle doivent être annoncés le 17 août. Un deuxième tour départagera les deux premiers si aucun candidat n'obtient plus de 50% des suffrages exprimés.

10.08.2026 à 08:45

Turquie : à 86 ans, Mehmet Kusman ou le dernier héraut du royaume d'Urartu

FRANCE24

Mehmet Kusman, 86 ans, a dédié sa vie à la forteresse de Cavustepe, dans l'est de la Turquie, et à l'apprentissage de la langue d'Urartu, qui emprunte son alphabet cunéiforme à l'assyrien, pour célébrer les dieux et les souverains du royaume disparu. Le pas vif et l'esprit alerte malgré les ans, et le vent brûlant qui fouette les herbes sèches autour des fondations du temple dédié au dieu des dieux, Haldi, il a coiffé son visage tanné d'une casquette acquise à Los Angeles : "USA 2009", a-t-il tracé au feutre noir en cunéiforme. Engagé comme manoeuvre sur les fouilles archéologiques de Cavustepe après son service militaire dans les années soixante, Mehmet Kusman tombe sur une première stèle, raconte-t-il à l'AFP. "L'inscription était très belle". Le chef du chantier le dissuade néanmoins d'apprendre cette écriture "très difficile". "Qu'il me dise +non+ m'a blessé. Je me suis acharné en pensant : de mon vivant, j'apprendrai", raconte-t-il. Dès lors, Mehmet Kusman, malgré son manque de formation, relève les inscriptions sur les fouilles conduites dans l'est de la Turquie, mais aussi en Iran et en Arménie, sur lesquels s'étendait le royaume d'Urartu. En trois ans, affirme-t-il, il maitrise l'alphabet. Mais "il m'a fallu 22 ans pour maîtriser 650 mots" de vocabulaire. - "L'un des derniers"- Contactés par l'AFP, les universitaires saluent l'enthousiasme et le dévouement de Mehmet Kusman, comme une sorte de curiosité locale. L'octogénaire se targue d'être "l'un des sept derniers en Turquie à parler la langue d'Urartu", "l'un des États les plus puissants du Proche-Orient ancien, entre les IXe et VIIe siècle av. J.-C.", souligne Erkan Konyar, professeur d'histoire ancienne à l'université d'Istanbul. Plus récent que les grands royaumes mésopotamiens d'Assur, Sumer et Babylone, Urartu a su fédérer les communautés tribales des montagnes autour d'un État centralisé, bâtissant des forteresses, des capitales provinciales, des réseaux d'irrigation et de vastes capacités de stockage au service d'une économie agricole, détaille-t-il. "Mehmet Kusman a consacré sa vie à Cavustepe et, malgré sa retraite en 2005, il continue de veiller sur elle. Pendant soixante ans, il a vécu au milieu des fouilles et enseigné à des milliers de visiteurs à l'histoire d'Urartu", souligne le Dr Konyar, spécialiste de la capitale fondatrice du royaume, Tuspa, dans l'actuelle forteresse de Van. Mais l'expert tient à nuancer le terme de "langue", car les historiens manquent d'indications sur sa prononciation. "Les inscriptions disponibles permettent de la comprendre jusqu'à un certain point, mais il nous manque du vocabulaire et des textes. Seul le sens de certains mots est connu avec certidude. Aussi, personne ne peut dire qu'il parle l'urartéen", explique-t-il. Alors, que dire des syllabes trainantes égrainées avec conviction par l'autodidacte M. Kusman : "Shi Ni E Ni Ye Su Si Si....". Par sa passion, le vieux gardien est devenu une célébrité locale qui s'est rendu pour des conférences "en Amérique, cinq fois, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique", énumère-t-il, un rien cabot, disant envisager "d'aller au Japon". "Petit-fils" des Urartéens "Malheureusement, très peu de personnes en Turquie savent lire et analyser les inscriptions", relève Mehmet Isikli, directeur du Département d'archéologie du Proche-Orient à l'université Atatürk d'Erzurum en Anatolie orientale. "Même à l'époque d'Urartu, les gens ne parlaient pas cette langue : elle était seulement écrite", abonde-t-il. A 35 km au nord de Van, avec une vue plongeante sur le lac, le Professeur Isikli poursuit les fouilles de la forteresse d'Ayanis, la dernière des grandes forteresses avant l'effondrement du royaume. "Nos fouilles nous renseigneront peut-être sur la fin d'Urartu", avance-t-il, en mentionnant "les traces d'un très puissant tremblement de terre". "La première inscription qui atteste de la fondation du royaume d'Urartu, en assyrien, a été découverte à Tuspa, sur la forteresse de Van. Cavustepe est venue bien après", explique-t-il. "Mehmet Kusman assure une sorte de publicité pour Urartu, mais rien à voir avec un travail universitaire : il connaît seulement quelques signes alphabétiques, ou quelques lettres, et des informations très, très générales à leur sujet", estime le Professeur Isikli. "Je l'admire", assure-t-il néanmoins. "Il a travaillé dur et mis en lumière la culture d'Urartu". Dans sa petite cabane de pierres à l'entrée du site de Cavustepe, Mehmet Kusman n'en démord pas. "Je suis le descendant des Urartéens, leur petit-fils. Ils ont disparu, mais voyez : ils ne sont pas tous morts", clame-t-il crânement, se levant pour accueillir des visiteurs.

10.08.2026 à 08:38

La Russie annonce plusieurs morts après avoir abattu plus de 450 drones

FRANCE 24

La Russie a affirmé, lundi, avoir abattu 456 drones ukrainiens dans la nuit. Des frappes ont notamment ciblé des infrastructures industrielles et civiles dans la région du Tatarstan, faisant plusieurs morts, selon les autorités locales. En Ukraine, une frappe russe a fait 5 morts dans la région de Kharkiv. 

10.08.2026 à 08:03

Des incendies toujours plus coûteux pour les collectivités

FRANCE24

Dans le Var, à proximité du plus long incendie jamais recensé dans le département, Jérémy Giuliano, maire du Val, chiffre déjà entre 10.000 et 20.000 euros par jour les dépenses engagées pour nourrir 500 pompiers et accueillir les habitants évacués. "Quand on déclenche le plan communal de sauvegarde, la collectivité joue un rôle d'amortisseur et ça peut durer plusieurs semaines", relate l'élu auprès de l'AFP. A ces dépenses d'urgence s'ajoutent celles de la reconstruction. Dans certaine communes, la remise en état des réseaux d'eau peut représenter selon lui "plusieurs millions d'euros". D'autres effets n'apparaissent que des mois plus tard. "Une forêt perdue, c'est un risque de ruissellement, donc d'inondations, soit une deuxième crise à gérer à l'automne", prédit M. Giuliano, qui anticipe aussi une "perte de qualité de l'eau". Dans l'Aude, un an après le mégafeu des Corbières, qui avait parcouru l'ensemble du territoire de Coustouge, le traumatisme reste vif. Lorsque le feu a atteint le village de 130 habitants, les réseaux aériens d'électricité et de télécommunications ont aussitôt été mis hors service. "Nous étions coupés du monde. C'était l'apocalypse", se souvient le maire Paul Berthier. Si des maisons ont été détruites, la garrigue, les pins et les vignobles ont payé le plus lourd tribut. "Quand le paysage de votre enfance part en fumée, ça n'a pas de prix", confie l'édile, évoquant des arbres réduits à des arrêtes de poisson. Depuis, l'enfouissement des réseaux est à l'étude, et la mairie réfléchit à créer une "bande tampon" de 500 mètres autour du village au titre de ses "obligations légales de débroussaillement" (OLD). Pour Sébastien Leroy, membre de l'Association des maires de France, le risque incendie gagne toute la France. Mais les collectivités se heurtent, selon lui, à des financements étatiques insuffisants, alors que tout l'espace public "n'est pas assurable" et que l'effondrement du tissu économique "pèse sur les ressources". "Système bloqué" L'élu des Alpes-Maritimes évoque un "système bloqué", pointant les "contraintes réglementaires" qui freinent, entre autres, le recours aux eaux usées traitées pour alimenter des réserves d'eau. Dans le Gard, le maire de Lirac, Cédric Clemente, juge lui insuffisantes les aides européennes et gouvernementales pour entretenir les pistes DFCI (défense de la forêt contre les incendies) des petites communes cévenoles, essentielles à l'intervention des pompiers. Ce alors que la forêt a gagné 60.000 hectares en vingt ans. Or selon la fédération Communes forestières France, chaque euro investi dans la prévention permet d'économiser 29 euros dans la reconstruction. "La perte de forêts qui stockent du CO2 et régulent le climat est impossible à chiffrer", juge-t-il par ailleurs. Les petites communes dénoncent aussi des aides qui n'arrivent pas, comme à Guillos (Gironde), 450 habitants, dont 90% de la forêt a été détruite en 2022. "L'État avait promis 80% du coût de réparation des routes, on n'a eu que 30% environ", regrette l'ex-maire Marylène Doreau. Les départements, qui financent 60% des 5,6 milliards de budget des services départementaux d'incendie et de secours (Sdis) sont fortement exposés. Leur contribution ayant doublé en vingt ans, ils réclament une réforme urgente du financement. Dans l'Aude, la présidente du conseil départemental Hélène Sandragné a dû débourser 400.000 euros pour louer un hélicoptère bombardier d'eau pendant l'été. "Il nous faut vraiment des moyens parce qu'un feu, avant, c'était 24H00, (...) mais aujourd'hui les feux sont d'une violence inouïe, les hommes restent plus longtemps, les matériels sont exposés", alerte-t-elle. Même constat en Gironde, où les mégafeux de 2022 ont occasionné 10,5 millions d'euros de surcoût pour le Sdis, notamment pour réparer les véhicules des pompiers. Malgré les 42.000 hectares brûlés cet été, le président du département Jean-Luc Gleyze assure à l'AFP qu'il ne pourra plus consentir un effort comparable, les finances étant déjà particulièrement dégradées. Aux coûts des secours, encore non chiffrés, s'ajoutent là encore ceux de remise en état des routes et des réseaux de fibre optique. L'élu appelle aussi l'État à implanter une base "d'avions lourds" à proximité. "Sans cela, nous aurons des difficultés", prévient-il.

10.08.2026 à 08:02

Canicules : comment la chaleur redéfinit nos critères pour choisir un logement

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Climatisation, volets, exposition : les vagues de chaleur transforment les attentes des acheteurs et locataires. Le "confort climatique" s’impose désormais comme un critère primordial lors de l’achat d’un appartement ou d’une maison.  
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