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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

04.02.2026 à 20:48

Journée mondiale contre le cancer : l'espoir des avancées dans la recherche

FRANCE24

En matière de cancer, la médecine progresse : les traitements sont plus ciblés et mieux tolérés. La mortalité due au cancer est en diminution depuis 25 ans.

04.02.2026 à 20:47

Trump et Petro actent une réconciliation à la Maison blanche après des mois d'invectives

FRANCE24

Le président américain Donald Trump et ‍son homologue colombien ​Gustavo Petro ont indiqué mardi avoir eu une réunion cordiale lors de ce qui constituait leur première rencontre en face à face, ⁠apaisant les doutes de certains analystes et conseillers qui craignaient que les idéologies divergentes et l'imprévisibilité des deux dirigeants provoquent des étincelles.

04.02.2026 à 20:46

Ukraine : l'hiver comme arme de guerre ?

FRANCE24

Les Ukrainiens se retrouvent exposés à un froid glacial, alors que des frappes russes massives ont touché le pays ces dernières 48 heures. Nous en parlons avec Emmanuelle Chaze, notre correspondante, elle-même impactée.

04.02.2026 à 20:41

Le propriétaire de Telegram attaque Pedro Sánchez sur ses projets de régulation des réseaux sociaux

FRANCE24

Dans un message diffusé sur sa plateforme, Durov a qualifié les initiatives portées par Sánchez de "régulations dangereuses" et a alerté sur le fait que l'objectif déclaré de protection des utilisateurs pourrait en réalité conduire à un modèle d'"État de surveillance". L'entrepreneur a d'abord remis en question la proposition d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans grâce à des systèmes obligatoires de vérification de l'âge, ce qui obligerait les plateformes à instaurer des contrôles stricts, établissant "un précédent pour tracer l'identité de CHAQUE utilisateur", a-t-il écrit. Durov a également exprimé son inquiétude quant à la possibilité d'imposer une responsabilité pénale aux dirigeants des plateformes s'ils ne retirent pas rapidement des contenus jugés illégaux ou préjudiciables, ce qui pousserait à "la surcensure" et au silence des "dissidences politiques, du journalisme et des opinions". "Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a utilisé son contrôle sans restriction de cette application pour envoyer un message massif à tous les utilisateurs d'Espagne, dans lequel il répand plusieurs mensonges et attaques illégitimes contre le gouvernement", a commenté une source au siège du gouvernement. "Ce fait démontre, à lui seul, l'urgence de réguler les réseaux sociaux et les applications de messagerie mobile", a-t-elle poursuivi, fustigeant les "techno-oligarques étrangers [qui] peuvent inonder nos téléphones de propagande à leur guise". Les critiques du fondateur de Telegram s'ajoutent à celles du magnat Elon Musk, propriétaire du réseau social X, qui a traité cette semaine Sánchez de "tyran" et de "traître" après l'annonce des mesures, dans un nouvel affrontement entre responsables politiques européens et grands acteurs technologiques. Des attaques auxquelles Sánchez a répondu mercredi soir en paraphrasant une citation couramment attribuée à "Don Quichotte" et qui signifie que les critiques sont le signe que l'on avance dans la bonne direction. "Laisse les techno-oligarques aboyer, Sancho, c’est le signe que nous chevauchons", a écrit Sánchez sur X. Les initiatives de Sánchez, présentées mardi lors d'un discours à Dubaï, s'inscrivent dans un débat particulièrement vif au sein de l’Union européenne sur le contrôle des plateformes numériques. Hors d’Europe, l'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, et d'autres pays, comme le Portugal, la France, le Danemark ou le Royaume-Uni, étudient ou examinent des restrictions similaires.

04.02.2026 à 20:37

La Russie "plus liée" par le traité moribond New Start

FRANCE24

"Nous partons du principe que les parties au traité New Start ne sont plus tenues par aucune obligation ni déclaration réciproque dans le cadre du traité", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Peu auparavant, la Russie a cependant assuré qu'elle agirait de façon "réfléchie et responsable" en matière nucléaire. Le traité New Start est le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou. Signé en 2010, il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1.550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification. Son expiration marque la transition vers un ordre nucléaire moins encadré, même si les inspections avaient été suspendues en 2023 à cause de l'offensive russe à grande échelle lancée en Ukraine en février 2022. Lors d'une conversation mercredi avec son homologue chinois Xi Jinping, le président russe Vladimir Poutine "a souligné que dans cette situation, nous agirons de manière réfléchie et responsable", a rapporté le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, lors d'un briefing avec des journalistes, dont l'AFP. "Nous restons ouverts à la recherche de voies pour négocier et assurer la stabilité stratégique", a toutefois assuré M. Ouchakov. Mais, à ce stade, Washington reste largement silencieux sur ses intentions. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé mercredi n'avoir aucune annonce à faire mais que le président Donald Trump s'exprimerait "plus tard" à ce sujet, sans préciser quand. Et il a indiqué que les Etats-Unis souhaitaient inclure la Chine dans toute discussion. "Le président (Trump) a clairement indiqué par le passé que pour parvenir à un véritable contrôle des armements au XXIe siècle, il était impossible d'agir sans inclure la Chine, en raison de son arsenal considérable et en pleine expansion", a déclaré M. Rubio lors d'une conférence de presse. Mardi, le Kremlin s'était montré alarmiste sur les conséquences de l'expiration de ce traité, décrivant un monde risquant de se trouver "dans une situation plus dangereuse qu'auparavant". "Logique de la peur" Le pape Léon XIV, autorité s'exprimant rarement sur le nucléaire et ses traités, a commenté l'expiration imminente de New Start en appelant mercredi à "prévenir une nouvelle course aux armements". "Je vous exhorte instamment à ne pas abandonner cet instrument sans veiller à son suivi concret et effectif", a-t-il ajouté, jugeant "plus urgent que jamais de remplacer la logique de la peur et de la méfiance par une éthique partagée". Berlin a de son côté exprimé son inquiétude à l'égard de Moscou, lui faisant porter la responsabilité de l'échec. La France, seule puissance nucléaire de l'UE, a appelé les grandes puissances nucléaires - Etats-Unis, Russie mais aussi Chine - à oeuvrer pour un système international de maîtrise des armements. Avec la fin de New Start, "c'est la disparition demain de toute limite sur les plus grands arsenaux nucléaires du monde pour la première fois depuis la Guerre froide, c'est l'aboutissement d'une série de reculs des normes internationales concourant à la stabilité stratégique", selon le ministère français, qui désigne lui aussi "la Russie" comme "responsable de ces reculs". La coalition d'ONG ICAN (Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires) a, elle, renvoyé mercredi dos à dos Russes et Américains en les exhortant à s'engager publiquement à respecter les limites du traité New Start "pendant la négociation d'un nouveau cadre". "Sans le traité New Start, le risque est réel que la nouvelle course aux armements entre les États-Unis et la Russie s'accélère – davantage d'ogives, de vecteurs de lancement et d'exercices nucléaires – et que les autres puissances nucléaires se sentent contraintes de suivre le rythme", a alerté dans un communiqué Melissa Parke, directrice exécutive de l'ICAN. En septembre 2025, Vladimir Poutine avait proposé à Washington de prolonger d'un an les termes du traité, une proposition qualifiée de "bonne idée" par son homologue américain mais à laquelle les Etats-Unis n'ont pas donné suite. Les Etats-Unis se sont par ailleurs retirés en 2019 d'un traité de désarmement majeur conclu en 1987 avec la Russie, sur les armes nucléaires à portée intermédiaire (INF). burs/jmo/lb/lpt

04.02.2026 à 20:27

Argentine: le sabre du Libérateur, et de la discorde

FRANCE24

L'élégant sabre courbé de 95 cm de fabrication anglaise, à la poignée d'ébène mais sans fioritures, est un joyau du Musée historique national de Buenos Aires, auquel il avait été donné en 1897. Il est surtout une pièce chérie du patrimoine historique argentin, emblème des guerres menant à l'indépendance (1816) et au-delà, des campagnes de Jose de San Martin (1778-1850) pour la libération du Chili et du Pérou. Un décret présidentiel mardi a ordonné que le sabre passe désormais "sous la garde permanente" du Régiment des Grenadiers à cheval, fondé par San Martin, et sis à Palermo, quartier de la capitale à 12 km du musée historique. Le régiment a son propre musée, en travaux. L'annonce a entraîné la démission indignée de la directrice du Musée historique national, Maria Inés Rodriguez, mais aussi une requête de mesure conservatoire auprès de la justice de la part des héritiers du "Libérateur". Ils estiment qu'un transfert du sabre violerait les conditions de la donation, et modifierait "le régime d'exposition publique d'un bien patrimonial unique, affectant le droit collectif d'accès au patrimoine culturel de la Nation". Le sabre a connu une histoire mouvementée. Légué par San Martin à sa mort (en exil en France) à l'homme fort de la Confédération argentine (1835-1852) Juan Manuel de Rosas, les héritiers l'ont ensuite cédé à l'Etat argentin, et il a été exhibé au Musée national pendant 70 ans, en deux occasions volé, puis récupéré. Jusqu'à ce qu'une des dictatures d'Argentine, celle du général Ongania (1966-70) ne l'enlève pour la confier, déjà, aux Grenadiers. Le sabre avait été restitué au musée national sous la présidence péroniste de Cristina Kirchner en 2015. La remise du sabre aux Grenadiers devrait se faire lors d'une cérémonie samedi à San Lorenzo (300 km de Buenos Aires), commémorant une bataille décisive sur place en 1813 de San Martin face aux troupes royalistes espagnoles. La controverse sur des reliques de héros national n'est pas sans précédent en Amérique latine. Au Venezuela, l'ancien président socialiste Hugo Chavez avait ordonné l'exhumation des restes de Simon Bolivar (1783-1830), divisant le pays. Mais sans fournir de conclusion sur les causes de la mort, le but alors invoqué.

04.02.2026 à 20:12

Ukraine : dialogue ou écran de fumée ?

Stéphanie ANTOINE

Un second cycle de négociations entre émissaires russes et ukrainiens s'est ouvert à Abou Dhabi, sous l’égide des États-Unis. Donald Trump a déclaré hier devant des journalistes vouloir que Vladimir Poutine « mette fin au conflit ». Alors que, les frappes russes menées sur Kiev dans la nuit de lundi à mardi figurent parmi les plus massives depuis le début de l’invasion de l’Ukraine.

04.02.2026 à 20:11

Deux Chinois suspectés d'espionnage en France au profit de Pékin

FRANCE24

Après quatre jours de garde à vue, ces quatre personnes sont présentées mercredi à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen, a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien. La détention provisoire est requise par le parquet pour deux d'entre elles. Selon le ministère public, la venue de ces deux ressortissants chinois en France était destinée à "effectuer une mission de captation de données satellitaires du réseau Starlink et des données provenant d'entités d'importance vitale, notamment militaires, afin de les retransmettre à leur pays d'origine, la Chine". L'enquête, dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, a été confiée à la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure). Logés dans un Airbnb Le 30 janvier, la police est ainsi avisée que deux personnes de nationalité chinoise sont suspectées de procéder à des opérations de captation satellitaire, depuis leur Airbnb loué en Gironde. A l'origine de l'affaire: des riverains ayant constaté le déploiement d'une parabole d'environ 2 mètres de diamètre, corrélée à une déconnexion internet. Lors d'une perquisition menée le lendemain, les enquêteurs ont découvert "un système d'ordinateurs reliés à des antennes paraboliques permettant la captation de données satellitaires", qui a été saisi pour exploitation. Les deux Chinois ont été placés en garde à vue. L'agence nationale des fréquences radios, requise, a constaté "l'utilisation illégale de fréquences, l'utilisation non conforme d'équipements radio, le brouillage de fréquences, la détention illégale de dispositifs techniques de captation de données informatiques". Le dispositif permettait "d'intercepter illégalement le flux descendant des satellites, notamment des échanges entre entités militaires d'importance vitale", a souligné le parquet. Ces deux Chinois avaient, pour leur demande de visa, déclaré travailler comme ingénieurs pour une entreprise spécialisée dans la recherche et le développement d'équipements et de systèmes de communication sans fil, et proposant des produits destinés à de multiples secteurs, notamment l'éducation, a-t-il relaté. Cette entreprise coopère avec des universités établissant des projets à vocation militaire, selon la même source. "Menace quotidienne" Deux autres personnes ont été interpellées lorsqu'elles se sont présentées dans le logement, suspectées d'avoir procédé à l'importation illégale du matériel, a précisé le parquet. "Dans leur commerce a été découverte une antenne Starlink usagée et un boîtier permettant d'afficher la réception satellitaire", a-t-il indiqué, en précisant que d'après leur témoignage, les deux Chinois "cherchaient à comprendre la technologie Starlink". Mi-décembre, un enseignant-chercheur à l'institut d'ingénierie et de mécanique de Bordeaux, préfecture du département de la Gironde, avait été mis en examen, soupçonné d'ingérence au profit de la Chine, en ayant fait pénétrer une délégation chinoise dans des zones sensibles interdites. Ce professeur, laissé libre sous contrôle judiciaire, est poursuivi notamment pour "livraison d'information à une puissance étrangère", "intelligence avec une puissance étrangère" et "complicité d'intrusion dans un local ou terrain clos intéressant la défense nationale". Plusieurs affaires d'espionnage en lien avec la Chine ont secoué l'Europe ces derniers mois. Le 22 janvier, la police tchèque a ainsi annoncé avoir arrêté une personne "soupçonnée de travailler pour les services de renseignement chinois". Un citoyen américain, ex-employé civil des forces américaines en Allemagne, est jugé depuis novembre à Coblence pour avoir proposé ses services à un service de renseignement chinois. Fin septembre, le tribunal de Dresde a par ailleurs condamné un ex-collaborateur d'un député d'extrême droite au Parlement européen, Jian Guo, à quatre ans et neuf mois de prison ferme pour espionnage au profit de Pékin. Le chef des services secrets britanniques, Ken McCallum, a alerté de son côté en octobre sur la "menace quotidienne" que fait peser l'espionnage chinois sur le Royaume-Uni.

04.02.2026 à 20:03

Le foot au coeur de la campagne d'Aulas à Lyon

FRANCE24

Une enceinte capable d'accueillir 10 à 12.000 spectateurs, mais aussi un pôle de loisirs, des bureaux, et un tramway pour y arriver, le candidat adoubé par la droite et le centre a dévoilé un grand projet pour le quartier de La Duchère. Cela "permettrait de créer un certain nombre d'infrastructures (...) pour faire un appel d'air en matière de créativité, d'emplois", a-t-il déclaré lors d'une visite sur place, expliquant vouloir s'appuyer sur "ce qui a été fait à Décines-Meyzieu". Une référence au grand stade de l'Olympique Lyonnais (d'environ 60.000 places) inauguré il y a dix ans dans la banlieue est de Lyon. Un projet porté par Jean-Michel Aulas quand il dirigeait l'OL (1987 à 2023) et qu'il a un jour qualifié de "plus beau" de sa vie. A La Duchère, le stade pourrait profiter au club local Lyon-La Duchère et accueillir des matchs de la 3e division professionnelle tout juste créée, a ajouté le chef d'entreprise qui a rappelé au passage être toujours, à 76 ans, vice-président de la Ligue de football professionnel (LFP). Mentionnant aussi sa proximité avec la patronne de l'OL Michelle Kang, il a espéré que la nouvelle enceinte puisse accueillir l'équipe féminine d'OL Lyonnes, même si "les choses ne sont pas réglées" pour le moment. A ses côtés, l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo (2002-2004) a loué le "leadership" de Jean-Michel Aulas, venant s'ajouter, sur la liste des soutiens du candidat, mais dans un tout autre registre, à deux grands noms de l'OL: Karim Benzema et Bafétimbi Gomis. "Ca nous influence" "Il faut qu'il devienne maire de Lyon parce que c'est sa place", avait déclaré dès décembre dans L'Equipe le Ballon d'or, né et formé à Lyon où il a joué jusqu'à son transfert au Real Madrid en 2009. En janvier sur LCI, Karim Benzema a redit être "de tout coeur" avec Jean-Michel Aulas. Mardi, "Bafé" Gomis a fait de même dans une vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux du favori des sondages. "Je pense qu'il fera un très, très grand maire et qu'il redonnera de la fierté et de la sécurité" à la ville, y déclare l'ancien international français, qui a évolué de 2009 à 2014 au sein du club lyonnais. Ces déclarations ont fait mouche auprès des jeunes de La Duchère qui, comme tous les amateurs de foot de la ville, savent gré à Jean-Michel Aulas d'avoir fait passer l'OL de la 2e division à la place de champion de France, sans discontinuer de 2002 à 2008. "Depuis tout petit, on le connaît M. Aulas", explique à l'AFP Mahrez, 20 ans, qui ne souhaite pas communiquer son patronyme. Ravi d'avoir eu un selfie avec "JMA", il est prêt à voter pour lui en mars. S'il gagne face au maire écologiste sortant Grégory Doucet, "on espère du changement dans Lyon et dans le quartier". A la sortie du lycée, Asirem Moumeni, 17 ans, reconnaît que l'intervention "de joueurs comme Benzema qui nous représentent, ça nous influence". Karim Benzema, qui vient de signer un contrat avec le club saoudien Al-Hilal, reste très populaire dans les banlieues de Lyon et dispose d'une immense fresque à son effigie sur un immeuble le long du périphérique. "Etant donné la grandeur du personnage de Jean-Michel Aulas dans la ville, quand on est loin de la vie politique, ça peut nous en rapprocher", ajoute son camarade Jessime Bousnina, 17 ans.

04.02.2026 à 19:59

Merz dans les pays du Golfe pour de nouveaux partenariats stratégiques

FRANCE24

Accompagné d'une importante délégation de chefs d'entreprises, le dirigeant conservateur Friedrich Merz se rend en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, dont il espère davantage d'investissements dans son pays. Après le Brésil en octobre, l'Afrique du Sud en novembre et l'Inde début janvier, la visite de M. Merz s'inscrit dans un contexte de diversification des coopérations de la première économie européenne, très exportatrice et par conséquent particulièrement ébranlée par la politique douanière de Washington et les volontés hégémoniques de Pékin. "Nous avons plus que jamais besoin de tels partenariats à une époque où les grandes puissances déterminent de plus en plus la politique", a martelé juste avant son départ le chancelier allemand, dans une allusion à peine voilée aux Etats-Unis et à la Chine. Premier partenaire commercial de la région du Golfe parmi les pays de l'UE, l'Allemagne espère des débouchés pour son industrie automobile et chimique notamment. En matière "d'exportations d'armes, le gouvernement allemand a décidé d'être moins restrictif qu'auparavant et surtout de prendre des décisions plus prévisibles que ces dernières années", a déclaré M. Merz avant son envol. -- "Pétrole et gaz" -- Les partenariats avec les pays du Golfe "nous offrent aussi la possibilité de diversifier nos chaînes d'approvisionnement en pétrole et en gaz", a-t-il ajouté. Première étape, l'Arabie saoudite qui souhaite massivement développer son gaz naturel liquéfié (GNL). Jusqu'à présent, l'Allemagne se fournit principalement auprès des Etats-Unis, mais elle voudrait réduire sa dépendance pour ne pas répéter l'erreur faite avec le gaz naturel russe, abandonné après l'invasion de l'Ukraine en 2022. Le chancelier se rendra ensuite au Qatar, un des grands fournisseurs mondiaux de GNL, où l'ancien ministre de l'Économie, l'écologiste Robert Habeck s'était déjà rendu en 2022 pour négocier des contrats de fourniture de cette source d'énergie. L'un des problèmes était alors la courte durée (15 ans) des contrats exigée par Berlin, tandis que le Qatar souhaitait le double. Cette fois, Berlin pourrait se montrer plus conciliant quant à la durée de ces contrats de livraison éventuels. La loi allemande sur la protection du climat, qui impose l'abandon des énergies fossiles d'ici 2045, constitue toutefois une limite claire dans le temps. Le Qatar est en outre un actionnaire clé de grandes entreprises allemandes, dont Volkswagen, le groupe énergétique RWE et la Deutsche Bank. Friedrich Merz doit achever sa tournée par les Emirats arabes unis, l'un des premiers exportateurs de pétrole brut au monde et théâtre mercredi et jeudi des pourparlers Ukraine-Russie-USA. -- "Nous cherchons le dialogue" -- La volonté de renforcer les partenariats économiques semble reléguer au second plan d'éventuels sujets de discorde bilatéraux. Interrogé au sujet de l'assassinat en 2018 du journaliste saoudien dissident Jamal Khashoggi, dans lequel les services secrets américains avaient pointé la responsabilité directe du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, un porte-parole du gouvernement a répondu mercredi que "les sujets sur lesquels nous avons des opinions divergentes" seraient "certainement" abordés. "Lorsque nous constatons des problèmes, nous cherchons le dialogue et abordons les sujets", a promis M. Merz, tout aussi prudent, avant son envol. Le déplacement du chancelier allemand dans les pays du Golfe survient dans un contexte de fortes tensions autour de l'Iran, pays qui a réprimé dans le sang les manifestations qui le secouaient depuis plusieurs semaines. "Ce sujet va jouer un rôle central dans mes entretiens", a dit M. Merz avant son départ, appelant Téhéran à "cesser la violence", "arrêter son programme nucléaire militaire et ses activités déstabilisatrices dans la région". Toujours hantée par sa culpabilité dans la Shoah, l'Allemagne est un allié indéfectible d'Israël, même si elle l'a récemment critiqué pour son offensive à Gaza. Selon M. Merz, Berlin vise à promouvoir "un nouvel ordre de paix dans la région". "Un jour", a-t-il ajouté, "Israël devrait faire partie intégrante de cet ordre".

04.02.2026 à 19:41

L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa

FRANCE24

Ces imprévus ont réduit à néant les espoirs de voir décoller dans les jours à venir cette mission Artémis 2, repoussant au 6 mars au plus tôt son lancement. "La Nasa vise désormais le mois de mars comme première opportunité de lancement possible pour la mission Artémis 2", a déclaré l'agence spatiale américaine sur X, précisant que ce délai devait permettre à ses "équipes d'analyser les données" de la répétition générale avortée et de procéder à une autre. Cette mission lunaire doit décoller de Cap Canaveral en Floride et être le premier vol habité autour de la Lune en plus de 50 ans. Trois Américains et un Canadien y prendront part. La Nasa avait communiqué plusieurs fenêtres possibles de lancement entre février et fin avril, mais pas encore de date ferme de décollage. Elle attendait pour cela de réaliser un ultime grand test de la fusée en conditions réelles. Lors de ce test écourté dans la nuit de lundi à mardi, les équipes de la Nasa ont identifié une valve défectueuse, des coupures de communication mais aussi une fuite d'hydrogène liquide. L'agence américaine a déjà dû faire face à un tel problème en 2022 lors des préparatifs de la mission Artémis 1, qui consistait en un vol à vide autour de la Lune. Ce problème de fuite avait retardé son décollage de plusieurs mois. Interrogé mardi sur le sujet, John Honeycutt, chargé du programme de la fusée à la Nasa, a rappelé que l'hydrogène liquide était un carburant volatile très difficile à maîtriser et assuré que des tests avaient été réalisés en amont pour éviter un tel scénario. "Nous essayons de tester comme si nous volions, mais cette interface est très complexe", a-t-il expliqué en conférence de presse. La résurgence de ce problème "nous a pris au dépourvu". Les équipes de la Nasa vont désormais évaluer les réparations nécessaires et déterminer à quelle date pourrait se tenir un nouveau grand test en conditions réelles. "La sécurité demeure notre priorité absolue", a assuré le chef de la Nasa Jared Isaacman, sur X. "Nous ne procéderons au lancement que lorsque nous serons pleinement prêts à entreprendre cette mission historique".

04.02.2026 à 19:37

Chronique : au Venezuela, un journaliste sorti de prison brise l’interdiction de s’exprimer

Chloé LAUVERGNIER

Au Venezuela, 350 prisonniers politiques sont sortis de prison depuis le 8 janvier, à l’image du journaliste Carlos Julio Rojas, qui a décidé de s’exprimer à la télévision le 3 février. Un acte courageux, puisque les prisonniers politiques remis en liberté n’ont souvent pas le droit de s’exprimer et restent soumis à de nombreuses restrictions.

04.02.2026 à 19:35

Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé

FRANCE24

"Le thé est une filière globalement assez opaque, y mettre de la transparence et de la traçabilité n'est pas une mince affaire", explique Julie Stoll, déléguée générale de Commerce équitable France, collectif des acteurs du commerce équitable dans l'Hexagone (marques, labels, ONG...). L'enquête "Teste ton thé" (https:///) s'est penchée sur les engagements sociaux et environnementaux en matière d'approvisionnement de 14 marques, représentant plus de 70% du marché français, des géants Twinings, Lipton ou Tetley, jusqu'à des marques à positionnement premium. L'objectif est d'analyser la transparence et la crédibilité de leurs engagements publics d’achat responsable: sont-ils représentatifs de leur activité? quelles preuves de leur concrétisation? Pour cela, documents publics et reportings ont été croisés avec des questionnaires aux entreprises (7 ont répondu), entretiens bilatéraux (six), rapports d'ONG ou encore base de données Open Food Facts sur les ingrédients des produits... Du côté des multinationales (60% du marché français), beaucoup de documents sont disponibles, "qui montrent qu'elles ont pris la mesure de la question", mais les preuves manquent, les initiatives sont "ponctuelles" et en volumes "les engagements limités", note l'analyse. Le baromètre, citant le Business and Human Rights Resources Center, relève en particulier le comportement de "passager clandestin" consistant à se fournir auprès de plantations certifiées bio ou fairtrade tout en payant au prix du thé conventionnel. Pas toujours "zen" Pour ce qui est des thés fins, ce segment important en France (plus de 15% du marché) offre un paysage contrasté, avec de bons élèves qui ont investi dans la traçabilité et le respect de l'environnement. Mais certains ne livrent aucune information solide, traduisant "l’impossibilité d’attester de dispositifs concrets". En outre "la montée en gamme ne va pas forcément avec une amélioration des revenus" des producteurs, souligne Julie Stoll. Les pionniers du bio et du commerce équitable, certifiés par des labels tiers de confiance, sont mieux notés. L'analyse s'intéresse aussi à deux marques de "bubble tea" et constate un manque de "certifications et des engagements embryonnaires". Elle ne couvre en revanche pas les marques de distributeurs. Ce baromètre vise à "encourager l’ensemble de la filière à progresser vers des pratiques plus justes", expliquent ses promoteurs, alors que le sujet thé est resté en marge du débat public plus longtemps en France qu'ailleurs, notamment en Grande-Bretagne. "L’image d’une tasse de thé évoque sérénité et quiétude, (...) mais la réalité de sa production raconte souvent une histoire beaucoup moins zen", disent-ils. Sollicité par l'AFP, le Syndicat du thé et des plantes à infusion (Stepi) n'a pas réagi dans l'immédiat. Sur 13 millions de producteurs de thé dans le monde, une large majorité vit sous le seuil de pauvreté, tandis que le changement climatique leur impose une coûteuse adaptation. En Inde (Assam), les revenus journaliers sont estimés à 2,90 euros, 45% en-deça du niveau de vie jugé décent, selon la Fairtrade Foundation. Dans le thé, ce sujet est compliqué par la multiplicité des intermédiaires, ou encore le maintien de grandes plantations - les petits producteurs pèsent environ 60%. "La fragmentation de la filière, le peu de pouvoir des producteurs, un héritage colonial dans les relations économiques et sociales dans les anciennes colonies britanniques productrices (Inde, Sri Lanka, Kenya), le poids de certaines multinationales... autant de facteurs expliquant cette situation", explique à l'AFP Pierre Johnson, socio-économiste spécialiste du commerce agricole. Auteur du livre à paraître "Thé: l'envers de la tasse", il cite aussi l'importance du thé "CTC", ce thé noir écrasé mécaniquement, qui représente plus de 60% de la valeur des échanges mondiaux et vendu deux à trois dollars le kilo, un prix bien inférieur au thé à feuille entière. En France, environ deux personnes sur trois déclarent consommer du thé, pour un marché de près de 600 millions d'euros, selon le Stepi. Sa particularité est une forte part de bio (20% en grande distribution, selon Circana) et des thés "premium".

04.02.2026 à 19:30

À Oman ou à Istanbul ? Incertitude autour des discussions annoncées entre l'Iran et les États-Unis

FRANCE 24

Des médias iraniens ont annoncé des discussions vendredi à Oman entre l'Iran et les États-Unis, mais leur tenue reste incertaine, l'administration Trump n'ayant confirmé ni le lieu ni la date de cette rencontre. Et celles-ci semblent mal engagées, Téhéran souhaitant qu'elles ne portent que sur le nucléaire iranien, tandis que Washington insiste pour qu'elles incluent son programme de missiles balistiques.

04.02.2026 à 19:21

La justice hongroise condamne l'antifasciste Maja T. à huit ans de prison

FRANCE24

Cette peine inclut le temps déjà passé en prison par Maja T., depuis son arrestation à Berlin en décembre 2023 et son extradition dans des conditions critiquées vers la Hongrie en juin 2024, a précisé le tribunal. Maja T., 25 ans, qui se définit comme non-binaire - un terme qui se rapporte aux personnes qui ne s'identifient ni comme homme ni comme femme - fait partie d'un groupe de 19 antifas européens accusés par la Hongrie de violences commises à l'aide de matraques sur neufs militants d'extrême droite en marge d'un rassemblement néonazi à Budapest. Les victimes avaient souffert de multiples contusions, selon l'accusation. "Nous savons tous quel verdict le Premier ministre (Viktor Orban) de ce pays veut", a déclaré avant le jugement Maja T., estimant que sa condamnation était destinée à "renforcer son récit d'un mouvement Antifa meurtrier traquant des gens". Sa famille et ses soutiens ont dit espérer que Maja T. pourrait purger sa peine dans son pays d'origine et ont dénoncé un verdict à caractère politique, Viktor Orban ayant l'année dernière désigné le mouvement Antifa comme organisation terroriste et interdit les marches des Fiertés. Cependant, à la fois le parquet et l'avocat de Maja T. ont fait appel, a déclaré son père, Wolfram Jarosch, à l'AFP, ce qui risque de retarder la possibilité d'un rapatriement. "Cela va probablement durer encore au moins six mois, voire une année entière", a-t-il ajouté, décrivant une "situation très éprouvante". Au ministère allemand des Affaires étrangères, on dit "respecter la compétence de la justice hongroise" et continuer d'offrir une assistance consulaire tout en discutant "avec la partie hongroise", dans une réponse à l'AFP. "Triste point culminant" "C'est le triste point culminant de l'injustice faite à mon enfant", avait réagi plus tôt dans la journée Wolfram Jarosch, appelant aussi le gouvernement allemand à agir pour rapatrier Maja T. Toutefois, selon une source proche du gouvernement, "une procédure de transfèrement en Allemagne aux fins d'exécution de la peine suppose en principe un jugement définitif". Le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, s'est quant à lui réjoui de cette condamnation, qualifiant Maja T. de "terroriste antifa" dans un message sur X. Le parquet avait requis une peine bien plus lourde et Maja T. risquait jusqu'à 24 ans de prison. Son sort attire d'autant plus l'attention que son extradition par l'Allemagne a suscité interrogations et critiques. Elle a été désavouée quelques mois plus tard par la Cour constitutionnelle allemande, pour qui les conditions de détention en Hongrie n'avaient pas été suffisamment examinées, relevant en outre que Maja T. risquait, en tant que personne non-binaire, une discrimination structurelle. La Hongrie ne reconnaît que deux genres, le masculin et le féminin. Antifa élue au Parlement européen Pointé du doigt, le parquet général à Berlin avait mis en avant les "garanties" offertes par Budapest pour un retour vers l'Allemagne en cas de condamnation. Sollicitée par l'AFP, la police criminelle de Saxe, où Maja T. était alors en détention, a défendu l'extradition éclair, effectuée en hélicoptère - dans la nuit ayant suivi l'autorisation - par les "appels lancés sur Internet" par des militants d'extrême gauche pour "empêcher" l'opération. L'année dernière, le Conseil de l'Europe avait fait état de ses préoccupations concernant les violences carcérales en Hongrie. Ilaria Salis, une Italienne membre du même groupe antifa, avait été libérée par la Hongrie après son élection au Parlement européen en juin 2024. Invoquant un risque de violation des droits fondamentaux, l'Italie et la France ont depuis refusé d'accéder aux demandes de coopération judiciaire concernant deux des accusés. Paris examine cependant la procédure d'un Syrien âgé de 22 ans, placé sous contrôle judiciaire. En Allemagne, d'autres antifas ont préféré se rendre d'eux-mêmes pour éviter une extradition.
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