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06.06.2026 à 04:49

Les footballeurs iraniens ont leurs visas américains, nouvel échange de frappes dans le Golfe

FRANCE24

L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, et le département d'Etat ont annoncé vendredi que les joueurs iraniens et le "personnel d'encadrement nécessaire" avaient obtenu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matches du premier tour du Mondial-2026. L'agence iranienne Fars a toutefois indiqué que "plus d'une dizaine de membres du personnel de soutien" sportif et médical de la sélection s'étaient vu refuser leurs visas, de même que le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution. L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le déclenchement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février. Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, où elle doit arriver dimanche. L'Iran disputera son premier match le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande. Quelques heures après avoir confirmé qu'ils accueilleraient les footballeurs iraniens, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles frappes contre l'Iran, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 8 avril. L'armée américaine a "abattu quatre drones (...) lancés en direction du détroit d'Ormuz", qui "représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques," a ajouté le Centcom. Koweït et Bahreïn attaqués Selon les Gardiens de la Révolution cités par la télévision d'Etat iranienne Irib, deux tours de communication ont été touchées à Sirik et à Qeshm, île déjà frappée mardi par l'armée américaine. En riposte, les Gardiens ont dit avoir tiré des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Des journalistes de l'AFP dans ces deux pays ont dit avoir entendu des explosions, notamment près de l'aéroport de Koweït, où une attaque attribuée à l'Iran avait fait un mort et une soixantaine de blessés mercredi. "Nous avons été réveillés par des explosions assourdissantes. Les déflagrations étaient extrêmement bruyantes. Mes enfants étaient terrifiés, et je n'arrivais pas à les calmer", a témoigné Reem, une Egyptienne habitant au Koweït, auprès de l'AFP. Le Centcom a dit avoir intercepté "plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran vers le détroit d'Ormuz et ses voisins du Golfe". Selon lui, six missiles ont été détruits et un a raté sa cible. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais elles ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé samedi matin, via Irib, que quatre pétroliers avaient tenté de franchir le détroit "illégalement", mais que l'un avait été "ciblé et stoppé" et que les autres avaient rebroussé chemin. Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a affirmé dans une interview à la chaîne américaine CNN que "les négociations sont dans l'impasse" pour mettre fin de la guerre. Il a appelé le président américain Donald Trump à "sortir de cette impasse" en débloquant les 24 milliards de dollars de fonds iraniens à l'étranger gelés à cause des sanctions américaines. "S'il souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, ces 24 milliards de dollars constituent un test de confiance (...) que les Etats-Unis doivent réussir pour que la voie s'ouvre", a-t-il dit. "C'est notre argent à nous, pas celui des Etats-Unis". Sommation à l'Iran Au Liban, Israël continue de bombarder le sud du pays, avec cinq nouveaux morts recensés vendredi par le ministère de la Santé. Les dirigeants libanais ont sommé vendredi l'Iran de cesser d'interférer dans les affaires de leur pays, face à l'échec d'une nouvelle trêve annoncée par Washington entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran. "Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le président libanais Joseph Aoun à l'adresse de l'Iran. Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l'Iran à cesser d'utiliser son pays comme "moyen de pression" dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. "D'après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c'est l'Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement. Si le Liban avait été une monnaie d'échange pour l'Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président", a répondu sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Le Hezbollah a entraîné début mars le Liban dans la guerre, en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'attaque israélo-américaine. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début du conflit, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban. burx-roc/jnd

06.06.2026 à 04:03

Léon XIV arrive en Espagne pour un voyage centré sur les questions migratoires et sociales

FRANCE24

La visite débutera par une cérémonie d'accueil au palais royal de Madrid, en présence du roi Felipe VI et de la reine Letizia, avant une visite dans un centre social de la capitale espagnole. Sa première journée s'achèvera par une veillée de prière près du stade Santiago Bernabéu du Real Madrid, où 400.000 personnes sont attendues. Dimanche, environ un million de personnes devraient assister à une messe en plein coeur de Madrid, sur la place de Cibeles, habituellement point de ralliement des supporteurs du club de foot et siège de la mairie. Rues coupées, centre-ville paralysé, monuments pavoisés et fleurs plantées aux couleurs du Vatican (jaune et blanc), la capitale vit au rythme de cette visite très attendue. Discours devant le Parlement Parmi les autres temps forts de ce voyage qui durera jusqu'à vendredi figure un discours que prononcera Léon XIV devant le Parlement espagnol lundi, une première pour un souverain pontife. Le pape bénira également la nouvelle tour de la célèbre basilique de la Sagrada Família à Barcelone, dont la construction a débuté à la fin du XIXe siècle et qui est désormais l'église la plus haute du monde. Il célébrera une messe dans la basilique perpétuellement en travaux mercredi, un siècle jour pour jour après la mort de son architecte de génie, Antoni Gaudí, fervent catholique fait l'an dernier "vénérable" par le Vatican, une étape préalable à sa béatification. Puis Léon XIV se rendra à quelque 2.000 kilomètres de la péninsule ibérique, dans l'archipel des Canaries, au large des côtes africaines, principale porte d'entrée des migrants en Espagne, où ils arrivent souvent au terme d'un voyage périlleux. Le pape, très sensible à la cause des migrants à l'instar de son prédécesseur François, y rencontrera jeudi et vendredi des migrants, ainsi que les organisations qui leur viennent en aide. Il sera accueilli par Pedro Sánchez, qui sera ensuite présent pour une cérémonie rendant hommage aux milliers de migrants morts en tentant de rejoindre l’Europe (1.172 en 2025 selon l'Organisation internationale pour les migrations). Faisant figure d'exception en Europe, M. Sánchez a récemment lancé un vaste plan de régularisation de sans-papiers, qui devrait aboutir à la régularisation d'un demi-million de personnes et lui vaut les virulentes critiques du Parti populaire (droite) et de Vox, le parti d'extrême droite devenu la troisième force politique du pays. La visite du pape intervient dans un contexte de profonde crispation politique autour du Premier ministre. Une série de scandales éclabousse depuis plusieurs mois son épouse, son frère, d'anciens hauts responsables socialistes, ainsi que l'ex-Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero, figure emblématique de la gauche espagnole. "Pays polarisé" Arrivé au pouvoir en 2018 en promettant de faire le ménage dans la vie politique espagnole après une affaire de corruption impliquant le Parti populaire, Pedro Sánchez a plusieurs fois rejeté les appels de l'opposition à démissionner et à convoquer des élections anticipées. Léon XIV "arrive dans un pays polarisé où différents acteurs pourraient tenter de tirer parti de sa visite", résume Rafael Rubio, porte-parole de l'Église pour la visite en Espagne: "Faire en sorte que son message parvienne à tous et parle à tous constitue un défi majeur". La visite est placée sous haute surveillance: environ 15.000 membres de la police nationale et de la Garde civile sont mobilisés, auxquels s'ajoutent les agents des polices locales déployées aux différentes étapes du voyage. Plus de 4.000 journalistes de 80 nationalités sont également accrédités. Il s'agit du premier voyage du pape, âgé de 70 ans et né aux États-Unis, dans un pays de l'Union européenne en dehors de l'Italie, et la première visite d'un pape en Espagne depuis celle de Benoît XVI en 2011. Le prédécesseur de Léon, François, avait largement délaissé de nombreux bastions traditionnels du catholicisme en Europe où, comme en Espagne, la pratique religieuse recule rapidement.

06.06.2026 à 00:15

Présidentielle au Pérou: le candidat de gauche pour des relations "respectueuses" avec Trump

FRANCE24

Au coude-à-coude dans les sondages avec sa rivale conservatrice Keiko Fujimori, Roberto Sanchez a adopté un ton résolument modéré lorsqu'il a été interrogé sur le président américain, cherchant à rassurer les électeurs indécis et les marchés après des années de turbulences politiques. "Le bon voisinage, des relations respectueuses entre les nations et le renforcement de nos liens politiques, culturels et commerciaux doivent toujours être une priorité", a-t-il déclaré à l'AFP. Les relations entre le Pérou et les Etats-Unis "ne peuvent pas faire exception". Lors d'une conférence de presse avec les médias étrangers peu auparavant, il a souligné que si la Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial du Pérou, les relations et les échanges avec les Etats-Unis demeurent "historiques". Depuis le début de son second mandat, Donald Trump est intervenu dans plusieurs élections en Amérique latine pour soutenir des candidats conservateurs, avec des résultats mitigés. Il ne s'est toutefois pas encore exprimé sur la présidentielle péruvienne. Ces derniers jours, Roberto Sanchez a multiplié les appels au consensus et à la stabilité, prenant ses distances avec les projets de changement radical qui inquiètent une partie de l'électorat conservateur. "Quiconque veut gagner et être à la hauteur de cette responsabilité doit garder les pieds sur terre, faire preuve de bon sens et appeler au consensus politique", a-t-il dit. Il a également insisté sur la continuité de la politique économique, citant le respect de l'indépendance de la banque centrale et le maintien des règles macroéconomiques en vigueur depuis longtemps, tout en réaffirmant son attachement à l'ouverture économique. "Un but reste un but" Roberto Sanchez a également mis en avant les opportunités d'investissement pour les entreprises américaines. S'il a défendu le port de Chancay, au nord de Lima, développé avec des capitaux chinois et critiqué de longue date par certains responsables américains pour ses implications stratégiques, il a souligné qu'il accueillerait également favorablement les investissements américains. A ce titre, il a mis en avant le projet du terminal portuaire de Corio, dans la région d'Arequipa, dans le sud du pays, qui pourrait attirer des capitaux américains. Selon Roberto Sanchez, l'activité commerciale générée par le port de Chancay a contribué à hauteur de 1,5% du PIB dès sa première année d'exploitation. Il estime que le projet de Corio pourrait être cinq fois plus vaste. Défendant le projet chinois, il a estimé que, comme dans le sport, "un but reste un but", suggérant que l'origine des investissements importe moins que leurs bénéfices pour le pays. "Le commerce et l'activité portuaire sont essentiels au développement du pays et nous n'avons pas l'intention d'y faire obstacle", a-t-il ajouté, plaidant toutefois pour "le respect de notre souveraineté" et pour des retombées économiques bénéficiant à la population. A deux jours du scrutin, les sondages donnent Roberto Sanchez, qui se présente comme la voix des électeurs pauvres et des zones rurales, et Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, au coude-à-coude, tandis que la criminalité et l'insécurité demeurent les principales préoccupations des électeurs.

05.06.2026 à 23:41

Attaque contre des reporters au Liban fin 2023: l'AFP demande des "réponses précises" sur l'"erreur" admise par Israël

FRANCE24

"L'AFP exige des réponses précises et circonstanciées sur ce que vous admettez être une +erreur+", écrit son directeur de l'information, Phil Chetwynd, dans une lettre adressée vendredi à l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka. Le 13 octobre 2023, une frappe a tué le vidéaste de l'agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l'AFP, Dylan Collins et Christina Assi, amputée de la jambe droite. Dans l'émission "Complément d'enquête" diffusée jeudi soir sur France Télévisions, le diplomate reconnaît que l'armée israélienne a commis une "erreur" en frappant ces reporters, qui selon lui "n'ont pas été ciblés parce qu'ils étaient journalistes" mais parce que "les soldats sur place pensaient que c'étaient des terroristes". "Ces déclarations constituent, à nos yeux, la première reconnaissance publique par un représentant officiel israélien que les deux tirs ayant visé un groupe de journalistes clairement identifiés ont été effectués par les forces israéliennes", souligne Phil Chetwynd. Une enquête indépendante menée par l'AFP a conclu que deux tirs d’obus de char israéliens de 120 mm provenaient de la zone de Jordeikh dans le nord d'Israël, frontalier du sud du Liban. Ces conclusions ont été corroborées par d’autres investigations internationales, notamment celles de Reuters, du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), de Human Rights Watch, d’Amnesty International et de Reporters sans frontières. "Pourquoi la position que vous avez exprimée publiquement n'a-t-elle jamais été communiquée directement à l'AFP en réponse à ses demandes formelles?", s'interroge dans son courrier le directeur de l'information de l'agence. Réagissant à l'affirmation de l'ambassadeur selon laquelle Israël aurait découvert des gilets portant la mention "PRESS" dans des tunnels du Hamas et du Hezbollah, pour justifier l'erreur de tir, Phil Chetwynd estime que "cet argument n'exonère en rien l'armée israélienne", qui "a frappé un groupe de sept journalistes clairement identifiés après une surveillance aérienne prolongée de la zone". Enfin, en dépit de la reconnaissance publique d'une "erreur", "l'armée israélienne n'a à ce jour procédé à aucune reconnaissance formelle de sa responsabilité auprès de l'AFP, de Dylan Collins, ni de Christina Assi", déplore M. Chetwynd, demandant "ce qu'Israël entend faire pour apporter justice et réparation aux journalistes victimes des tirs". "L'explication donnée par l'ambassadeur d'Israël en France ne répond pas à la question centrale posée par ce qui s'apparente à un crime de guerre: pourquoi les forces israéliennes ont-elle frappé à répétition un groupe de journalistes clairement identifiés comme tels", a de son côté réagi vendredi la directrice régionale du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Sara Qudah, demandant que soient rendues publiques "toutes les preuves démontrant que les soldats israéliens ont incorrectement identifié les journalistes".

05.06.2026 à 23:31

Rachat de SFR: les quatre opérateurs se donnent jusqu'à dimanche pour "finaliser" un accord

FRANCE24

"Au regard de l'avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords", est-il indiqué dans un communiqué commun, alors que le délai devait expirer vendredi pour ces discussions, après une offre à 20,35 milliards d'euros. Les trois acheteurs potentiels avaient annoncé mi-avril être tombés d'accord sur ce prix de vente avec l'opérateur au carré rouge, mais de nombreux détails du contrat restaient à finaliser. La période de négociations exclusives avait alors été ouverte jusqu'au 15 mai, avant d'être une première fois repoussée jusqu'au 5 juin. D'après plusieurs sources proches du dossier, l'un des points sensibles des négociations concerne les contours de la clause dite d'"earn out", qui définit un complément de prix en fonction de certains paramètres liés à l'entreprise rachetée. L'hypothèse d'un abandon des discussions apparaît très improbable, après des mois d'échanges entre les quatre groupes. La réunion de trois concurrents au sein d'un même consortium d'acheteurs, puis la poursuite des discussions avec le groupe du milliardaire Patrick Drahi, après le refus d'une première offre de rachat à hauteur de 17 milliards d'euros, augurent d'une possible reconfiguration du marché. En cas de rachat de SFR, partagé entre les acheteurs, le secteur reviendrait alors à trois opérateurs, une situation jamais vue depuis l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. Ses 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions de clients fixes seront répartis à terme vers Free, Bouygues ou Orange. Si les quatre acteurs parviennent à un accord, l'opération restera encore soumise au contrôle des autorités de concurrence. La compétence de Bruxelles ou de Paris devra alors être tranchée, avant que ne s'ouvre une phase d'évaluation du dossier qui devrait prendre environ 18 mois. Sur un marché à trois opérateurs, les observateurs du secteur s'attendent à une hausse des prix, qui devrait être relativement modérée, selon de nombreux spécialistes. En parallèle, les salariés de SFR, mais également ceux des autres opérateurs, ont émis des craintes au sujet de leurs emplois.

05.06.2026 à 23:29

Arrivée d'El Niño : sommes-nous condamnés à subir ?

Les spécialistes lui prédisent déjà une puissance colossale. Le phénomène climatique El Niño, qui est censé se déclencher cet été, est de plus en plus redouté. Il pourrait causer cyclones, sécheresses et chaleurs intenses. Si bien que l’ONU a tiré la sonnette d’alarme cette semaine. Elle met en garde contre les conséquences climatiques, environnementales mais aussi économiques et sociales. On en parle avec la climatologue Françoise Vimeux. 

05.06.2026 à 22:51

Manifestations en Bolivie: police et armée débloquent une route stratégique vers La Paz

FRANCE24

Au pouvoir depuis six mois, le dirigeant de centre droit s'apprête à décréter l'état d'exception afin de pouvoir recourir davantage à la force militaire pour lever les barrages routiers maintenus depuis des semaines par des paysans et des ouvriers dans plusieurs régions du pays andin. Dans l'attente d'une autorisation du Parlement lui permettant de décréter cette mesure, la police, appuyée par l'armée, a dégagé des débris qui bloquaient un axe stratégique au sud de La Paz, a constaté l'AFP. Avant sa réouverture, des centaines de personnes avaient dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les communautés agricoles de Lipari et de Rio Abajo et s'approvisionner en légumes et autres produits alimentaires. Rodrigo Paz s'est rendu sur place après l'opération menée sur le terrain par son ministre de la Défense, nommé cette semaine, Ernesto Justiniano. Devant la presse, il a réitéré son appel "au dialogue" plutôt qu'à "la confrontation". Les villes de La Paz et d'El Alto, ainsi que dans une moindre mesure celles de Cochabamba (centre), Oruro (ouest) et Potosi (sud-ouest), manquent de nourriture, de médicaments et de carburant en raison des barrages routiers - près d'une centaine - à travers tout le pays. Le président a de nouveau accusé l'ancien chef de l'Etat de gauche Evo Morales (2006-2019) d'être à l'origine des manifestations et de financer celles-ci avec de "l'argent illicite" provenant du narcotrafic dans le Chapare, son bastion politique et fief des cultivateurs de coca dans le centre du pays. "Il utilise le peuple comme un marchepied pour se défendre de ses problèmes judiciaires", a déclaré Rodrigo Paz en référence au mandat d'arrêt visant Evo Morales dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation que l'ancien président rejette. Jeudi, les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien au gouvernement de M. Paz. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré sur X que les Etats-Unis suivaient de près la situation. "La Bolivie ne doit pas permettre que l'ancien statu quo de domination narco-terroriste dans la région se réinstalle", a-t-il affirmé. Evo Morales, critique virulent de Washington, a répliqué vendredi sur le même réseau social en estimant que les Etats-Unis "recourent une nouvelle fois au discours du +narco-terrorisme+ pour stigmatiser la contestation sociale et discréditer les revendications légitimes" des mouvements sociaux. Paysans, ouvriers, mineurs, transporteurs et enseignants font pression sur le gouvernement depuis plus d'un mois afin d'obtenir une issue à la pire crise économique du pays depuis quarante ans. Ils réclament désormais sa démission.

05.06.2026 à 22:49

Wall Street pique du nez, plombée par les déboires de la tech

FRANCE24

Le Nasdaq, qui rassemble de nombreuses valeurs de la tech, a chuté de 4,18%. Il s'agit de sa pire journée depuis avril 2025 et le choc des droits de douane de Donald Trump. L'indice élargi S&P 500 a perdu 2,65%, mettant fin à une série de neuf semaines consécutives de hausse, et le Dow Jones a reculé de 1,35%. La vague de ventes a été "particulièrement intense en termes d'ampleur, notamment en ce qui concerne les semi-conducteurs", commente auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com. Le géant Nvidia, première capitalisation boursière mondiale, a reculé de 6,20%. Sa valorisation est repassée sous le seuil symbolique de 5.000 milliards de dollars, une première en un mois. Intel a chuté de 11,28%, AMD de 10,86%, Micron a dévissé de 13,25%, Qualcomm de 10,98%. Pour Patrick O'Hare, le rebond des indices boursiers amorcé depuis le creux de mars "a peut-être atteint ses limites pour le moment". "Quand on regarde simplement l'ampleur des gains observés, c'était extraordinaire (...) je ne pense donc pas que quiconque devrait être surpris" par ce recul, ajoute l'analyste. En un peu plus de deux mois, le Nasdaq avait grimpé de pratiquement 30%. La dynamique baissière s'est accentuée vendredi à mesure que la journée avançait du fait du déclenchement automatique d'ordres de vente à partir de certains seuils, explique M. O'Hare. De quoi expliquer le large mouvement, qui ne traduit pas d'inquiétude prononcée à l'égard de l'engouement autour de l'IA, selon lui. Le marché se prépare d'ailleurs à l'introduction en Bourse la semaine prochaine de SpaceX - société aérospatiale qui intègre aussi le laboratoire d'intelligence artificielle xAI -, qui promet d'être la plus importante de l'histoire. Les investisseurs se sont aussi montrés crispés par les chiffres meilleurs qu'attendu du marché du travail américain. Ils sont venus confirmer que la banque centrale américaine (Fed) peut se concentrer sur la gestion de l'inflation. En conséquence, les investisseurs s'attendent à ce que la Réserve fédérale relève ses taux d'intérêt en fin d'année pour calmer les prix, selon l'outil de veille CME FedWatch. Des taux plus hauts sont généralement mal reçus sur le marché boursier car ils sont de nature à tempérer la croissance des bénéfices des entreprises. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain a bondi à 4,53% contre 4,47% à la clôture la veille. Son équivalent à deux ans, plus sensible à la politique monétaire, est passé de 4,04% à 4,14%. Au tableau des valeurs, la société d'informatique Quantinuum a perdu 6,82% à 56,26 dollars pour son deuxième jour de cotation. Le prix de son introduction en Bourse avait été fixé à 60 dollars. Le cours de l'action Meta (-5,51% à 593 dollars) a été pénalisé par des informations de presse selon lesquelles la société envisagerait de réaliser une nouvelle émission d'actions afin de lever des dizaines de milliards de dollars pour financer ses initiatives dans le domaine de l'IA. L'équipementier sportif Lululemon Athletica a chuté de 8,56% à 114,23 dollars après avoir abaissé ses prévisions annuelles et déçu les attentes pour le trimestre qui vient de s'écouler.

05.06.2026 à 22:27

Tunisie: une migrante menacée de viol collectif sur les réseaux sur les réseaux

Fatimata WANE

En Tunisie, la diffusion sur les réseaux sociaux d'une femme migrante tunisienne subsaharienne, dénudée de force devant sa famille et menacée de viol collectif par des Tunisiens a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. La vidéo n'a pas été encore authentifiée ou commentée par les autorités mais un journaliste tunisien a réussi à localiser l'un des agresseurs.

05.06.2026 à 22:17

Meurtre d'un étudiant au Royaume-Uni: les services de Starmer dénoncent des tentatives d'ingérence de Vance

FRANCE24

"Nous avons vu des personnes tenter d'interférer dans notre démocratie et chercher à attiser les divisions dans nos rues", a déclaré un porte-parole du 10 Downing Street dans un communiqué. JD Vance a dénoncé vendredi sur X le "meurtre tragique et inacceptable" d'Henry Nowak, qui selon lui serait encore en vie "si les dernières générations d'élites européennes avaient tenu bon face aux politiques de haine de soi et d'invasion massive de migrants, dont beaucoup méprisent l'Occident". "La famille Nowak est en deuil après l'horrible meurtre d'Henry. Elle a déclaré ne pas vouloir que sa mort soit utilisée pour créer davantage de division, de haine ou de tensions. Nous devons respecter ses souhaits", ont poursuivi les services de M. Starmer. "Notre politique doit rassembler les gens, même dans les circonstances les plus terribles. C'est ce que nous sommes en tant que pays", ont-ils ajouté. Jeudi, M. Starmer avait aussi accusé le milliardaire Elon Musk d'"essayer de susciter la division" au Royaume-Uni. M. Musk, farouche critique de M. Starmer, a publié au sujet de ce drame de nombreux messages sur X, réseau social dont il est propriétaire. Il a insulté la police britannique et s'est dit prêt à financer une action en justice contre elle. Henry Nowak, étudiant de 18 ans, a été tué par Vickrum Digwa, jeune homme sikh de 23 ans, qui a été condamné lundi pour ce meurtre à la prison à vie assortie d'une peine de sûreté de 21 ans. Ce dernier avait menti aux policiers au moment des faits en déclarant avoir été victime d'une agression raciste et avoir agi en état de légitime défense après des insultes et des coups. Les agents l'ont cru et ont menotté Henry Nowak alors même qu'il était en train de succomber à ses blessures. Cette intervention policière fait l'objet d'une enquête de la police des polices britannique (IOPC), dont le rapport doit être publié dans les trois mois. Des personnalités d'extrême droite ont prétendu que ce meurtre prouvait que les forces de police britanniques traitaient différemment les Blancs et les minorités ethniques – une allégation que le gouvernement travailliste de M. Starmer et les chefs de la police ont nié catégoriquement. Au contraire, selon les statistiques gouvernementales, les personnes noires en Angleterre et au Pays de Galles ont plus de deux fois plus de chances d'être arrêtées que les personnes blanches.

05.06.2026 à 22:17

IA: SpaceX signe un mégacontrat pour fournir de la puissance de calcul à Google

FRANCE24

Selon l'accord, rendu public à une semaine de l'entrée en Bourse de SpaceX, Google paiera 920 millions de dollars par mois pour louer environ 110.000 processeurs graphiques (GPU) du fabricant Nvidia. Le contrat porte sur la période d'octobre 2026 à juin 2029, mais le document précise que "l'accord peut être résilié par les parties avec un préavis de 90 jours" à partir de 2027. "Il s'agit d'un accord de court terme, conclu au bon moment, destiné à nous garantir une capacité d'appoint pour répondre à une demande en forte hausse pour notre plateforme d'agents, Gemini Enterprise", a réagi un porte-parole de Google joint par l'AFP. Google, dont la filiale Google Cloud est un des leaders mondiaux des infrastructures informatiques en ligne, derrière AWS et Microsoft Azure, reconnaît faire face à "une demande supérieure à nos propres prévisions". Le groupe de Mountain View a annoncé mi-mai une refonte majeure de sa célèbre barre de recherche, en cours de transformation vers un assistant d'intelligence artificielle (IA) quasi-autonome, Gemini Spark, encore réservé à ses clients haut de gamme américains. L'ensemble de l'industrie tech américaine est confrontée à un goulot d'étranglement, faute de centres de données opérationnels en quantité suffisante et compte-tenu d'une explosion des coûts de la puissance de calcul. Le 6 mai, Anthropic, autre fleuron américain de la course à l'IA en difficulté pour répondre à la demande, avait signé un mégacontrat surprise avec SpaceX pour lui louer l'un de ses principaux centres de données, Colossus, installé à Memphis (Tennessee). Pour SpaceX, dont l'entrée en Bourse est attendue le 12 juin, il s'agit du deuxième contrat de mise à dispositions de serveurs et de processeurs signé par le groupe spatial d'Elon Musk en un mois. Il vient renforcer la crédibilité des comptes du conglomérat envers les investisseurs, alors que le groupe est très fortement déficitaire (4,3 milliards de pertes au 1er trimestre). Le contrat avec Anthropic rapportera 1,25 milliard par mois à SpaceX à partir de juillet. L'introduction en Bourse de SpaceX, attendue le 12 juin, s'annonce comme la plus importante de l'histoire: l'entreprise vise une levée d'environ 75 milliards de dollars, pour une valorisation d'environ 1.750 milliards de dollars. SpaceX, surtout connu pour ses fusées et son réseau de satellites Starlink, a absorbé en février la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, xAI, créatrice du robot conversationnel Grok, et en exploite désormais les centres de données.

05.06.2026 à 22:15

Maroc : comment le Festival Gnaoua est devenu une vitrine culturelle de l'Afrique ?

FRANCE24

Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d'Essaouira revient pour sa 27e édition. Depuis près de trois décennies, cet événement est devenu l'un des plus importants rendez-vous culturels du continent africain. Entre transmission d'un patrimoine inscrit à l'UNESCO, dialogue des cultures et création artistique, le festival accueille chaque année des artistes venus du monde entier. Fatimata Wane reçoit Neila Tazi, entrepreneuse culturelle et productrice du Festival Gnaoua, pour évoquer les enjeux de cette nouvelle édition, l'héritage africain de la culture gnaoua et la place des industries culturelles dans le développement du continent.

05.06.2026 à 21:57

Vincent Jauvert: " Vladimir Poutine vit la période la plus difficile de son règne"

Achren VERDIAN

Assiste-t-on à un tournant dans la guerre en Ukraine? Kiev multiplie les frappes en profondeur dans le territoire russe, dans un contexte où la Russie est déjà en difficulté sur la ligne de front, et où le pouvoir de Vladimir Poutine est fragilisé à bien des égards. Vincent Jauvert, grand reporter, ancien chef du service étranger au "Nouvel Obs", et auteur de "Kremlin confidentiel" (éditions Albin Michel), était l'Invité d'Au Cœur de l'Info.  

05.06.2026 à 21:41

"Nous perdons espoir": la détresse de marins indiens bloqués au large d'Istanbul

FRANCE24

Contraints de rester à bord du bateau en vertu du droit maritime, qui exige que tout navire possède un équipage suffisant pour faire face à une éventuelle urgence, les marins disent "manquer de mots" pour décrire leur calvaire. "Chaque jour qui passe, nous perdons espoir et voyons notre santé physique et psychologique empirer", a affirmé l'un d'eux à l'AFP par l'intermédiaire d'un tiers ayant demandé à ne pas être identifié. Bloqués en mer de Marmara depuis août, les membres d'équipage du Azra C, qui ne perçoivent plus de salaires depuis plusieurs mois, disent être à court de "solutions". D'autant que les propriétaires présumés du navire, un cargo battant pavillon mongolien, ont été arrêtés en janvier dans le cadre d'une enquête sur un réseau international de trafic de drogues, plongeant le Azra C et son équipage dans l'incertitude. Le représentant en Turquie de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), Selahattin Polat, a exigé le débarquement "au plus tôt" de l'équipage, en soulignant que "le navire se trouve sur une route de navigation (...), ce qui représente un grave danger pour la sécurité maritime". Coke en stock "Mais l'armateur est en détention et il est impossible de communiquer avec lui", explique M. Polat, pour qui cette affaire met en lumière le problème croissant des abandons de navires. Pour aggraver la situation, des agents maritimes locaux ont cessé d'approvisionner l'équipage, faute d'être payés. "Le navire est complètement abandonné et il y a une pénurie de carburant et de vivres à bord", affirme à l'AFP M. Polat, également porte-parole de l'Association turque de solidarité des ouvriers maritimes (DAD-DER). Le Azra C avait jeté l'ancre en août au large d'Istanbul pour des réparations et le temps que ses présumés propriétaires règlent des formalités avec les autorités maritimes locales, a indiqué à l'AFP une source au sein du secteur. Mais les deux armateurs disparaissent, avant de réapparaître mi-janvier dans une liste de douze personnes arrêtées par la police turque pour des soupçons de trafic de drogues et blanchiment d'argent, selon l'agence de presse Anadolu. La justice turque a lié ces interpellations à la saisie une semaine auparavant par la police espagnole de 10 tonnes de cocaïne à bord du navire United S au large des îles Canaries. Selon le quotidien turc Hürriyet, le Azra C devait initialement transporter la cargaison, mais le projet avait été abandonné après une panne. Vague d'abandons Selon les chiffres de l'ITF, 2025 a été la pire année jamais enregistrée en termes d'abandons de navires, avec 6.223 marins -- dont plus de 1.000 Indiens -- bloqués sur 410 navires. La Turquie a été le pays ayant enregistré le plus grand nombre d'abandons, avec 61 cas l'an passé. 15 navires battant pavillon étranger sont actuellement considérés comme abandonnés en mer de Marmara, selon l'ITF. Selon l'ITF, les autorités portuaires d'Istanbul affirment surveiller de près la situation, ainsi que le consulat indien d'Istanbul, qui dit chercher à rapatrier les marins. L'ITF et l'Association turque de solidarité des ouvriers maritimes indiquent avoir fourni de l'eau potable et des produits de premières nécessités aux marins bloqués. Selon M. Polat, deux options subsistent: confier le navire à un administrateur judiciaire ou remplacer son équipage, des procédures qui "prennent du temps". Bien que reconnaissant de l'aide apportée par l'ITF et le consulat indien, l'un des marins a déclaré à l'AFP qu'il avait "peu d'espoir que quelqu'un vienne nous secourir". "Si quelqu'un venait à ma rencontre (...), je suis sûr que je me mettrais à pleurer", a-t-il confié.

05.06.2026 à 21:34

Frappes israéliennes sur le Liban, guerre en Ukraine, législatives cruciales en Arménie

Achren VERDIAN

L'armée israélienne poursuit ses opérations au Liban malgré un nouveau cessez-le-feu conclu cette semaine. Volodymyr Zelensky propose des négociations à Vladimir Poutine après des frappes ukrainiennes sur Saint-Pétersbourg et alors que l'armée russe est en difficulté sur la ligne de front. Et fin de campagne pour les législatives en Arménie, marquée notamment par une ingérence russe et une désinformation massive, alors que le Premier Ministre Pashinyan souhaite se tourner vers l'Occident.
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