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12.04.2026 à 07:29

Paris-Roubaix: Pogacar, sous les pavés, la gloire ?

FRANCE24

Cela fait plus d'un an maintenant que le Slovène cimente, triomphe après triomphe, sa candidature au titre de meilleur coureur de tous les temps qu'on pensait attribué à Eddy Merckx pour l'éternité. Une première victoire dans l'Enfer du nord offrirait un argument peut-être décisif au leader d'UAE qui aurait alors tout gagné, hormis la Vuelta, qui ressemble à une formalité s'il décide d'y retourner un jour. Le double champion du monde et quadruple vainqueur du Tour de France peut devenir, à 27 ans, le quatrième coureur de l'histoire à gagner les cinq Monuments, soit les classiques les plus prestigieuses du calendrier, après trois Belges: Merckx, Rik Van Looy et Roger de Vlaeminck. Surtout, il peut devenir le premier à détenir les cinq couronnes en même temps. Et rester en course pour réussir le Grand Chelem sur une même année, ce qui serait non seulement un exploit inédit mais aussi l'accomplissement d'une chose tout simplement inimaginable il y a encore quelques années. "Je n'en suis qu'à deux sur cinq. N'allons pas trop vite en besogne", a-t-il temporisé dimanche lorsqu'on l'a lancé sur le sujet après sa troisième victoire dans le Tour des Flandres. Van der Poel, puissance 4 ? Il est vrai que, contrairement au Ronde et pratiquement toutes les autres courses, Pogacar ne sera pas le grandissime favori dimanche au départ à Compiègne où on annonce un temps sec et vent de dos. À l'origine, un grimpeur comme lui ne devrait même pas figurer sur la liste des lointains outsiders. En réalité, il ne devrait même pas être là. Quand on regarde l'historique d'autres champions récents du Tour de France, on mesure le grand écart qu'effectue Pogacar sur les classiques. Le meilleur résultat tous Monuments confondus de Chris Froome est une 36e place. Alberto Contador n'a jamais fait mieux que 9e. Jonas Vingegaard plafonne à une anonyme 14e place. Disputé sur des chemins de tracteur d'un autre temps, Paris-Roubaix en particulier appartient à une autre caste, celle des Flandriens, des armoires à glace et des dompteurs de pavés suprêmes dont Mathieu van der Poel est le meilleur représentant. Triple vainqueur sortant, le Néerlandais court lui aussi pour la gloire puisqu'il peut égaler dimanche le record de quatre succès de Roger De Vlaeminck et Tom Boonen, encore des Belges, et même devenir le premier à le faire d'un jet. Jusqu'à preuve du contraire, il reste le favori, car on ne voit pas comment Pogacar, malgré toute sa puissance, arrivera à le lâcher sur ce parcours infernal, bourré de pièges avec ses 55 km de secteurs pavés, mais totalement plat. Plus fort que jamais "Ce sera difficile pour moi de le lâcher. Mais l'inverse est vrai aussi", prévient Van der Poel. Et au sprint, le dragster d'Alpecin offre plus de garanties que Pogacar, même si l'histoire n'est jamais la même après 250 km de course, tout comme Wout Van Aert, Jasper Philipsen et Mads Pedersen, principaux outsiders avec Filippo Ganna. Face à cette bande de buffles, Pogacar ressemble à un moineau (1,76 m pour 66 kg). Mais le Slovène a démontré qu'il pouvait transformer l'eau en vin en prenant la deuxième place dès sa première participation l'an dernier, malgré un tout-droit dans un virage du secteur de Pont-Thibaut. "Sans sa chute, on aurait sans doute terminé au vélodrome ensemble, estime Van der Poel. Il a montré qu'il était capable de gagner ici. Il est à l'aise sur les pavés, toujours bien placé, très fort techniquement. En vérité, il sait tout faire. C'est peut-être le meilleur coureur de tous les temps". Une chose est sûre: Pogacar est motivé et a méticuleusement préparé la course dès cet hiver, lui qui disait en décembre préférer une victoire à Roubaix à un cinquième Tour de France puisqu'il y a "une plus grande différence entre 0 et 1 qu'entre 4 et 5". Dimanche dernier, il a minimisé l'échéance, assurant que "la pression sera basse, comme dans les pneus", que les coureurs dégonflent légèrement sur Paris-Roubaix pour mieux encaisser les pavés. Mais il n'a sans doute jamais été aussi fort, vainqueur de ses sept dernières courses, et pas des kermesses - Mondiaux à Kigali, Championnats d'Europe, Trois Vallées varésines, Tour de Lombardie, Strade Bianche, Milan-Sanremo et Tour des Flandres. Alors prêt pour le "Pogi Slam" ?

12.04.2026 à 07:29

Champions Cup: UBB-Toulouse, quart fratricide, duel alléchant

FRANCE24

Trente-trois points d'écart (59-26) pour le sextuple champion d'Europe toulousain face à Bristol, 50 points (64-14) pour le tenant du titre bordelais face à Leicester le lendemain, alors que les six autres 8e de finale du week-end dernier ont accouché d'un écart moyen de 8 points: quelle infortune pour l'organisateur de l'épreuve et les supporters français de perdre un tel représentant si tôt! On ne peut alors que ressasser le parcours chaotique de Toulouse en poules avec ces deux revers à Glasgow (28-21) et aux Saracens (20-14) malgré le retour aux affaires d'Antoine Dupont. Deux contre-performances qui obligent les Rouge et Noir à se déplacer dès les quarts, chez l'UBB, qui avait elle enchaîné un quatre à la suite parfait en affolant les records (13 victoires européennes consécutives, 19 matches européens de suite avec au moins quatre essais inscrits). Mais cette semaine, de part et d'autre, il a surtout été question de revanche, en souvenir de mai 2025 et de l'élimination toulousaine, sans Dupont, ni Ramos, ni Mauvaka, contre ces mêmes Girondins en demi-finale de la Champions Cup (35-18). "Il y avait des regrets dans la sensation de ne pas avoir joué à notre niveau, de ne pas avoir montré notre vrai visage", a souligné le N.9 de Toulouse et des Bleus. Louanges et intox à la Novès Par micros interposés, on s'est pourtant envoyé des louanges, avec beaucoup d'humilité pour ne pas donner de grain à moudre au camp d'en face. Et on a retenu cette petite alerte au genou gauche de Matthieu Jalibert, soulignée par Yannick Bru, que beaucoup ont pris pour de l'intox potentiellement digne d'un certain Guy Novès, ex-manager toulousain et mentor des deux managers. Car depuis cinq ans, UBB-Toulouse est devenu un classique passionné. A Bordeaux, que ce soit au Stade Atlantique lors des quatre dernières venues des Toulousains, ou à Chaban, le bouillonnant antre unioniste, pas besoin de sono pour mettre l'ambiance. On vibre au jeu léché mis en place par l'Irlandais Noel McNamara, aux accélérations diaboliques de Louis Bielle-Biarrey, aux prises d'initiatives de Jalibert, aux charges dévastatrices de +Big+ Ben Tameifuna. Autant de facteurs qui ont permis à l'élève bordelais de se rapprocher du maître haut-garonnais, "modèle et source d'inspiration" pour le président Laurent Marti, qui en a porté les couleurs étant jeune. Un maître qui reste "encore supérieur dans l'expérience de ce genre d'événements, avec un passé de succès qui te donne une force tranquille", selon Bru, l'ex-talonneur à succès de la Ville Rose. Jeu de mains, jeu de... Ce quart mettra aux prises pas moins de 38 internationaux et proposera des duels à tous les étages: chaud devant, avec les géants d'origine australienne Adam Coleman (2,07 m) et Emmanuel Meafou (2,03 m), show derrière avec l'opposition détonante en N.13 entre Damian Penaud et Kalvin Gourgues. La fiabilité des buteurs sera également scrutée, comme lors de la dernière finale de Top 14 au Stade de France (39-33 a.p.) durant laquelle le Toulousain Ramos (24 points) avait été déterminant face à Maxime Lucu (18 points). Le slogan +jeu de mains, jeu de Toulousains+, revendiqué et même brodé à l'intérieur du col de leurs maillots, a connu une variante la semaine dernière, en un "jeu de mains, jeu de Girondins" qui rime bien aussi après les 27 +offloads+ (passes après contacts) de l'UBB contre Leicester, un atout qui limite les passages au sol. Utile pour éviter ce secteur où les Toulousains et leur gratteur anglais Jack Willis excellent. Cela fait longtemps enfin qu'on ne parle plus d'opposition de styles tant les deux rivaux se sont rapprochés au niveau du jeu, même si chaque rendez-vous est l'occasion de relancer le débat Ntamack - Jalibert, un marronnier lassant à entendre Ramos: "Profitons plutôt d'avoir des bons N.10 en France, plutôt que de vouloir à chaque fois envoyer une pique à l'un ou à l'autre".

12.04.2026 à 07:29

Ligue 1: à Lyon, Endrick ou l'ombre d'un doute

FRANCE24

"Je ne suis pas satisfait avec Endrick. Il m'a confié avoir été un peu fatigué de son voyage aux États-Unis avec le Brésil. Je ne suis pas là pour casser les joueurs mais j'attends plus d'un tel joueur pour être une solution pour l'équipe. Nous en avons besoin", a confié le technicien portugais vendredi en conférence de presse. "Endrick doit être plus disponible. Il était bien marqué à Angers mais il est resté dans sa zone", a-t-il encore dit au sujet de son attaquant de seulement 19 ans. Débuts tonitruants Après des débuts tonitruants traduits par cinq buts et deux passes décisives lors de ses cinq premiers matches, le Brésilien est en panne, comme l'attaque de l'OL. Il n'a marqué qu'un but en deux mois, celui de l'égalisation en Ligue Europa sur le terrain du Celta Vigo (1-1) le 12 mars. Paie-t-il son manque de compétition au Real Madrid ? "Je pense que oui. Jouer tous les trois jours pour Endrick, c'est beaucoup mais nous n'avons pas d'autres solutions actuellement et nous avons besoin de lui", a reconnu Paulo Fonseca. Transféré de Palmeiras (D1 brésilienne) en décembre 2022 pour 60 millions d'euros au Real Madrid alors qu'il n'avait que 16 ans, il n'a rejoint l'Espagne qu'à sa majorité en 2024. Mais il n'a convaincu ni Carlo Ancelotti ni Xabi Alonso, ses deux entraîneurs successifs, et a été blessé du 21 mai au 14 septembre 2024. Avant son arrivée à Lyon, Endrick n'avait joué que 99 minutes réparties sur trois matches cette saison. Dans sa chronique hebdomadaire dans le quotidien régional Le Progrès, l'ancien international de l'OL, Sidney Govou, avait prévenu. "Personne n'a assez de repères pour savoir ce qu'il est capable de faire même si c'est forcément un bon joueur. Attention, un remplaçant qui ne joue jamais, c'est souvent qu'il y a un problème", avait-il averti. Objectifs individuels "Il aura des objectifs individuels qui pourraient ne pas correspondre aux aspirations collectives de l'équipe. C'est ce qui me dérange", avait encore dit Govou. En venant à l'OL, Endrick espérait se relancer avec la Seleçao (15 sélections, 3 buts) en vue de disputer la Coupe du monde aux États-Unis, Canada et Mexique (11 juin-19 juillet). Mais sa place est encore loin d'être acquise. Durant la dernière trêve internationale, il n'est entré qu'à la 76e minute contre la Croatie (3-1), provoquant un penalty et délivrant une passe décisive. "Individualiste, je ne suis pas sûr qu'il a le profil pour faire jouer les autres. Il veut absolument marquer", avait constaté l'ancien attaquant de l'OL dès le 26 janvier, évoquant "un joueur que l'on attendait en N.9". Or, il évolue comme ailier droit où son jeu est peut-être trop lisible et désormais bien analysé par les défenseurs de Ligue 1. A cinq journées de la fin du championnat, l'OL est descendu de la troisième à la sixième place après une série de six matches sans victoire en Ligue 1, neuf toutes compétitions. Si son arrivée a dopé les ventes de maillots et l'exposition médiatique de l'Olympique lyonnais, c'est désormais sur le terrain qu'Endrick est attendu, au moment où Lyon joue sa place en Europe.

12.04.2026 à 07:15

Golf: McIlroy se rate, suspense entier avant le dernier tour du Masters

FRANCE24

Au sommet de son art vendredi, ce qui l'avait porté à une avance record de six coups sur le deuxième à mi-parcours, Rory McIlroy a été brutalement ramené sur Terre par le parcours impitoyable d'Augusta samedi, rendant une carte de 73 (un coup au-dessus du par). Seuls six des 54 joueurs encore en lice ont fait pire. Le tenant du titre reste tout de même en tête à -11 au total, mais à égalité avec l'Américain Cameron Young, qui avait attaqué la journée huit coups plus loin... Son compatriote Sam Burns, qui partageait la tête avec McIlroy à l'issue du premier tour, pointe à un seul coup, devant l'Irlandais Shane Lowry, encore un coup plus loin, et un duo composé de l'Australien Jason Day et de l'Anglais Justin Rose, à trois coups de la tête. Le N.1 mondial Scottie Scheffler a réussi une excellente journée en 65, de quoi remonter de 17 rangs à la 7e place à quatre coups des leaders. "De très bonnes chances" En quête d'un rare doublé seulement réussi par les légendes Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002), McIlroy (36 ans, N.2 mondial) devra briller dimanche pour enfiler une deuxième veste verte, et non pas gérer comme l'avait laissé penser son deuxième tour. "Je garde de très bonnes chances, a-t-il positivé. Je suis dans le groupe des prétendants, c'est ce que j'espérais. J'aurais quand même apprécié un petit matelas. Je dois faire mieux demain (dimanche) pour gagner." Le quintuple vainqueur en majeur avait enfin remporté le Masters l'an passé après de nombreuses désillusions, dont l'effondrement du dernier tour en 2011. Il sait à quel point ce parcours peut être impitoyable, et l'a encore vécu samedi. Le Nord-Irlandais a concédé un bogey dès le trou N.1, donnant le ton de sa journée, s'est rattrapé avec deux birdies (3, 10), avant de sombrer dans le célèbre "Amen corner". Une balle dans l'eau lui a coûté un double bogey au N.11, avant un engagement raté pour un bogey au N.12, puis une balle dans les arbres au N.13 qui ne lui a permis d'arracher que le par en cinq coups. McIlroy a respiré avec deux birdies (14 et 15) avant de concéder un dernier bogey au N.17, son putt pour le par restant court pour quelques centimètres, quand tout ce qu'il tentait vendredi fonctionnait. Scheffler revient Peu inspiré et légèrement en déveine, le N.2 mondial voyait ses adversaires briller, à commencer par Cameron Young, qui a tout réussi et connu sa part de chance, quand sa balle heurtait une branche pour se recentrer parfaitement sur le fairway au N.17. Avec huit birdies et un seul bogey, Young (28 ans, 3e mondial), vainqueur du Players Championship mi-mars, se battra pour remporter un premier majeur dimanche, lui qui avait terminé deuxième du British Open et troisième du PGA Championship en 2022. "Rory aurait très bien pu rendre une nouvelle carte en 65. Quand il ne le fait pas, il faut savoir en profiter, c'est ce que j'ai réussi à faire", a commenté le New-Yorkais. Sam Burns (68 samedi, à un coup), Shane Lowry (68, à deux coups), auteur d'un trou en un au N.6, Jason Day (68, à trois coups) et Justin Rose (69, à trois coups), sont tous des candidats crédibles au titre en embuscade. Après un vendredi raté, même le N.1 mondial Scottie Scheffler s'est ajouté aux prétendants grâce à une carte de 65 (un eagle, cinq birdies, aucun bogey), le plaçant à quatre coups à égalité avec le Chinois Haotong Li. "Ici, et c'est pour cela que c'est toujours un superbe test, il faut à la fois conquérir ce parcours difficile, des conditions changeantes mais aussi la pression" de ce tournoi "sans pareil", a noté Scheffler, titré en 2022 et 2024. Un bon résumé de ce qui attend les joueurs dimanche.

12.04.2026 à 07:11

Guerre au Moyen-Orient en direct : les États-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord de paix

FRANCE 24

Les États-Unis et l'Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad, a annoncé dimanche le vice-président américain JD Vance, qui rentre aux États-Unis après avoir fait, selon lui, une "offre finale et la meilleure possible" à l'Iran. Suivez notre direct. 

12.04.2026 à 06:59

Au Pérou, une présidentielle sous le signe de l'insécurité et de la défiance

FRANCE24

Aucun candidat n'a dépassé les 15% d'intentions de vote, rendant un second tour le 7 juin quasi inévitable dans ce pays qui s'apprête à élire son neuvième président en dix ans. Plus de 27 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dans un vote obligatoire, qui voit aussi le retour d'un Parlement bicaméral, pour la première fois depuis 1990. Avec huit présidents depuis 2016, dont la moitié ont été destitués, les fonctions politiques souffrent d'un discrédit profond, sur fond de scandales de corruption à répétition. Dans les rues de Lima, le scepticisme est palpable. "Je ne voterais pour personne. Je me sens tellement déçue par tous les dirigeants", confie Maria Fernandez, une commerçante de 56 ans. "Nous avons été gouvernés par des corrompus, des voleurs et des gens sans scrupules". Selon la radio RPP, au moins 252 candidats aux différents postes en jeu ont fait l'objet de condamnations pénales. Ce climat de défiance est confirmé par le Latinobarometro: plus de 90% des Péruviens disent avoir "peu" ou "aucune confiance" dans leur gouvernement et leur Parlement. Le bulletin de vote, long de 44 cm, témoigne de la complexité du scrutin. Keiko Fujimori, candidate de droite pour la quatrième fois, fait figure de favorite. Elle devance de peu l'humoriste Carlos Alvarez, l'ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga, l'octogénaire centriste Ricardo Belmont et des candidats de gauche dont Roberto Sanchez. La préoccupation dominante reste toutefois l'insécurité. "C'est de loin le sujet le plus préoccupant en raison du niveau incroyable des assassinats, des meurtres commandités et des vols", dit Francisco Garcia, étudiant de 18 ans, encore indécis à la veille du vote. Dimanche dernier, 16% des électeurs se disaient encore indécis et 11% envisageaient de ne voter pour aucun candidat, dans un scrutin particulièrement imprévisible. Flambée de la violence Les homicides ont plus que doublé depuis 2018 pour atteindre environ 2.600 par an, tandis que les plaintes pour extorsion ont été multipliées par huit, selon des chiffres de la police. Cette flambée de la violence coïncide avec l'arrivée de groupes criminels transnationaux, notamment venus du Venezuela, qui opèrent aux côtés des gangs locaux impliqués dans le racket et les assassinats commandités. Dans le pays de 34 millions d'habitants, où près de 70% des actifs exercent une activité informelle, la précarité facilite le recrutement de jeunes par les groupes criminels. Les compagnies de transport public figurent parmi les principales cibles, avec 75 chauffeurs tués en 2025 principalement à Lima, selon la police. L'extorsion touche aussi les écoles privées, les petits commerces et les groupes musicaux. Face à cette insécurité, les candidats ont multiplié les propositions radicales, allant de la construction de prisons dans la jungle entourées de serpents venimeux à des primes pour les policiers tuant des criminels ou au rétablissement de la peine de mort. "Ce sont des propositions populistes et peu cohérentes", tranche Francisco Garcia. Dans un entretien à l'AFP vendredi Keiko Fujimori a promis d'expulser les migrants en situation irrégulière, d'attirer les investissements américains et de s'inscrire dans la vague de gouvernements conservateurs d'Amérique latine soutenus par Trump. Fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), condamné pour corruption et crimes contre l'humanité, elle mise sur l'héritage de son père, encore crédité par une partie des Péruviens pour avoir vaincu les guérillas d'extrême gauche et mis fin à l'hyperinflation. Pour le sociologue David Sulmont, "il existe une forte déconnexion entre l'offre politique et les attentes de la population", aucune candidature ne suscitant un réel enthousiasme. La campagne a été "plus superficielle, plus émotionnelle, davantage guidée par des impulsions" que par des programmes, analyse l'expert en opinion publique Luis Benavente, évoquant un climat général de "désenchantement". Les bureaux de vote ouvrent à 07H00 (12H00 GMT) et fermeront à 17H00 (22H00 GMT).

12.04.2026 à 05:03

Fin de règne ou cinquième mandat pour Viktor Orban ? Les Hongrois commencent à voter

FRANCE 24

Les Hongrois ont commencé à voter dimanche lors d'élections législatives qui pourraient mettre fin au règne de Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans, et dont le résultat est scruté par de nombreuses capitales à travers le monde, en particulier en Europe et aux Etats-Unis.

12.04.2026 à 04:45

Les Etats-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord

FRANCE24

Médiateur dans ces discussions de plus de 20 heures, le Pakistan a rapidement appelé à ce que le cessez-le-feu de deux semaines reste observé, malgré cet échec à trouver un accord de trêve durable. Mais personne ni côté américain ni côté iranien ne s'est exprimé sur la poursuite ou non de cette trêve, la première dans la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran, qui a fait des milliers de morts dans la région et se poursuit au Liban. "Nous rentrons aux Etats-Unis sans être parvenus à un accord", a déclaré M. Vance lors d'une brève conférence de presse à Islamabad, où Américains et Iraniens négociaient depuis samedi, à un niveau inédit entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979. "Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran bien plus que ce ne l'est pour les Etats-Unis d'Amérique", a-t-il considéré. Le vice-président américain a déploré l'absence de "promesse ferme" de Téhéran pour un abandon de son programme d'armement nucléaire, exigence clé du président américain Donald Trump depuis le déclenchement du conflit qui a ébranlé l'économie mondiale. L'Iran a confirmé la fin des discussions, attribuant leur échec aux "demandes déraisonnables" des Etats-Unis, selon la télévision d'Etat iranienne. "Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s'y attendait", a déclaré dimanche le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, évoquant "une atmosphère de suspicion et de méfiance". Pas d'"engagement formel" de l'Iran Côté américain, JD Vance était accompagné par l'émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. L'Iran était notamment représenté par son influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à la tête d'une délégation de quelque 70 personnes. Le vice-président américain a laissé entendre qu'il accordait encore du temps à l'Iran pour examiner l'offre des Etats-Unis. "Le fait est simplement que nous avons besoin d'un engagement formel de leur part, par lequel ils ne chercheront pas à se doter d'une arme nucléaire et qu'ils ne chercheront pas à se procurer les moyens qui leur permettraient d'en fabriquer une rapidement", a déclaré M. Vance. "La question est simple: voyons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens à ne pas développer d'arme nucléaire – pas seulement aujourd'hui, pas seulement dans deux ans, mais à long terme? Nous n'avons pas encore vu cela. Nous espérons le voir", a-t-il poursuivi. Si JD Vance a placé la question du nucléaire au coeur de l'échec des discussions, il n'a pas fait mention explicitement du détroit d'Ormuz lors de sa conférence de presse. Ce passage stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures du Golfe, est de facto bloqué depuis le début du conflit par l'Iran, avec des conséquences en cascade sur l'économie mondiale, entre pénuries et hausses de prix. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a lui évoqué "la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations". "Lors de ce cycle, de nouveaux sujets ont été ajoutés, notamment la question du détroit d’Ormuz et les dossiers régionaux, chacun avec ses propres conditions et considérations spécifiques", a ajouté Esmaeil Baqaei. L'armée américaine a affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit dans une opération préalable à son déminage. "On balaye le détroit", a renchéri Donald Trump, auprès de la presse. Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont eux averti tôt dimanche qu'ils agiraient avec "sévérité" contre les navires militaires transitant par le détroit. "Cela m'est égal" si un accord est conclu ou non avec l'Iran, a également affirmé samedi Donald Trump, alors que les discussions étaient encore en cours au Pakistan."Nous les avons vaincus militairement", avait-il assuré. Plus de 2.000 morts au Liban En six semaines de conflit, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban. Après l'entrée en vigueur du cessez-le feu, Israël a soutenu que le Liban, où il combat le Hezbollah, n'était pas inclus dans l'accord. Au total, les autorités libanaises ont dit samedi avoir décompté 2.020 morts et 6.436 blessés depuis le 2 mars. Mercredi, Israël avait mené au Liban les frappes les plus meurtrières de cette guerre, avec au moins 357 morts en une journée, selon un dernier bilan. Selon la présidence libanaise, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, rejetés par le Hezbollah. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit samedi soir vouloir un accord de paix "qui tiendra pour des générations". burx-maj/roc

12.04.2026 à 04:43

Le Bénin élit son président, voie royale pour le ministre Romuald Wadagni

FRANCE24

Près de huit millions de Béninois sont attendus aux urnes dimanche à partir de 07H00 (06H00 GMT) pour choisir le successeur de Patrice Talon, qui tire sa révérence après deux quinquennats comme l'exige la Constitution. La question de la participation sera l'enjeu principal du scrutin après une campagne qui n'a pas suscité de grand engouement, l'issue étant jouée d'avance, selon la plupart des observateurs. Soutenu par les deux principaux partis de la majorité et adoubé par Patrice Talon, le ministre Romuald Wadagni affronte Paul Hounkpè, un opposant dont la campagne a été très discrète et qui a eu besoin de l'aide d'élus de la majorité pour obtenir les parrainages requis pour se présenter. "Il ne peut pas y avoir d'engouement, pour ça il faudrait qu'il y ait des débats, que chaque camp croie en ses chances...", pointe l'expert en processus électoral Rufin Godjo. Et une partie des Béninois n'aura pas de candidat dimanche, puisque le principal parti d'opposition, Les Démocrates, n'a pas réussi à obtenir le nombre de parrainages nécessaires. "Je n'irai pas voter, cette élection manque d'inclusivité. On ne peut pas parler de véritable compétition démocratique quand certains acteurs politiques majeurs sont écartés du jeu", estime Arnold Dessouassi, un enseignant de 39 ans. A ces critiques, la majorité répond que ce sont les propres divisions des Démocrates qui ont mené à leur élimination. Ces dernières semaines, plusieurs cadres du parti ont rejoint la campagne de Romuald Wadagni. "Les mécontents n'ont pas disparu. La tension et la frustration restent fortes, on a égorgé leurs espoirs électoraux et on leur offre une palette dans laquelle ils ne se retrouvent pas", prévient Rufin Godjo. "Trêve politique" Les Béninois n'auront pas l'occasion de s'exprimer de nouveau dans les urnes avant 2033: une réforme constitutionnelle passée l'an dernier a allongé le mandat du président de cinq à sept ans et aligné tous les scrutins la même année. Une "trêve politique" qui doit pousser à une opposition constructive pour le développement du pays, justifie-t-on dans la majorité. Beaucoup d'observateurs s'interrogent également sur l'attitude qu'aura le prochain président en matière de libertés publiques après le virage autoritaire opéré par Patrice Talon. Romuald Wadagni fera-t-il un geste envers les opposants condamnés à de lourdes peines pour divers crimes ces dernières années ? Paul Hounkpè, lui, a promis de libérer les "prisonniers politiques". Le prochain président du Bénin héritera d'un pays transformé par la décennie Talon: le PIB a doublé, la croissance dépasse 6% chaque année, l'économie s'est modernisée, le tourisme s'est développé et de nombreuses infrastructures ont vu le jour. Architecte de ce développement après une décennie au ministère des Finances, Romuald Wadagni incarne la continuité. Défi jihadiste "La prochaine phase du développement du pays, ce sera l'éradication de l'extrême pauvreté. C'est une de ses priorités", assure l'un de ses proches, qui insiste sur la nécessité de faire des agriculteurs "des acteurs majeurs de l'économie". Son rival Paul Hounkpè n'a pas délaissé le terrain social, promettant notamment des baisses de prix sur les produits de première nécessité. Le taux national de pauvreté est estimé au-delà de 30% et de nombreux Béninois se plaignent de ne pas bénéficier des fruits de ce développement. L'avancement économique du Bénin passera aussi par la stabilisation sécuritaire, à l'heure où le nord du pays est miné par des violences jihadistes de plus en plus meurtrières, menées principalement par la branche sahélienne d'Al-Qaïda, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). Très actif au Burkina Faso et au Niger voisin, le JNIM mène des raids meurtriers contre l'armée dans cette partie du Bénin moins développée et y recrute. "Le problème sécuritaire jihadiste va durer. Il faut une approche structurelle en plus du militaire pur", prône l'entourage du candidat Wadagni. S'il est élu dimanche, il devrait pouvoir compter sur la loyauté de son armée, qui avait été décisive le 7 décembre pour repousser une tentative de coup d'État contre Patrice Talon.

12.04.2026 à 03:57

Plus de 500 manifestants soutenant le groupe Palestine Action arrêtés à Londres

FRANCE24

Dans un message sur X, la police de la capitale britannique a déclaré qu'un total de 523 personnes ont été interpellées, dont l'âge "varie de 18 à 87 ans". Parmi les personnes arrêtées figurait Robert Del Naja, chanteur membre du groupe britannique Massive Attack, qui était assis avec une pancarte sur laquelle on pouvait lire "I Support Palestine Action" et qui a ensuite été emmené par trois policiers, selon l'agence Press Association (PA). Plusieurs centaines de personnes s'étaient retrouvées à la mi-journée à Trafalgar Square pour un rassemblement silencieux, une sorte de sit-in pacifique, au cours duquel beaucoup arboraient la pancarte proscrite "Je m'oppose au génocide, je soutiens Palestine Action". Palestine Action est lancé dans une bataille judiciaire contre le gouvernement du travailliste Keir Starmer, qui l'a interdit en juillet dernier après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l'armée de l'air. En février, la justice britannique a estimé que cette interdiction était "disproportionnée". Mais le gouvernement a fait appel et la mesure reste en vigueur dans l'attente de l'examen de ce recours. "Pas du maintien de l'ordre" "La police métropolitaine avait alors déclaré, à juste titre, qu'elle cesserait de procéder à des arrestations", a commenté samedi soir sur X la section britannique d'Amnesty. "Elle est aujourd'hui revenue à son ancienne politique, qui a échoué: les arrestations massives de personnes brandissant des pancartes, y compris aujourd'hui une femme âgée munie de cannes", a ajouté l'ONG. Selon Amnesty, "ce pas du maintien de l'ordre", mais "l'Etat qui criminalise la dissidence". Le groupe Palestine Action dénonce la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée après l'attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023. Pour Freya, 28 ans, une responsable d'une organisation écologiste à Londres, il était "vraiment important" d'être là. "Il est important que nous continuions tous à nous opposer au génocide. Que ce soit légal ou illégal. Le gouvernement peut tergiverser dans son argumentaire juridique mais nos valeurs, elles, ne changent pas", a dit la manifestante qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. Un autre manifestant, Denis MacDermot, 73 ans, d'Edimbourg, a dit à l'AFP qu'il avait déjà été arrêté pendant une précédente manifestation et que cela ne l'avait pas découragé de revenir. "Je soutiens ces gens formidables", a-t-il déclaré en désignant les manifestants d’un geste de la main, tout en déplorant l'appel du gouvernement. En vertu de cette interdiction, toute expression de soutien à Palestine Action est pour l'instant passible d'une sanction allant jusqu'à six mois de prison. L'appartenance au groupe ou l'organisation d'événements de soutien peuvent quant à elles être punies de peines allant jusqu'à 14 ans d'emprisonnement. Plus de 2.700 personnes ont été arrêtées depuis juillet et plusieurs centaines inculpées, à l'issue de dizaines de manifestations de soutien au groupe interdit, selon l'association Defend Our Juries qui les organise.

12.04.2026 à 01:39

De retour de la Lune, l'équipage d'Artémis II appelle à l'unité sur Terre

FRANCE24

L'équipage s'est exprimé lors d'une conférence de presse alors que la Nasa célébrait le bon déroulement de la mission. Entourée du commandant de bord Reid Wiseman et de ses collègues Victor Glover et Jeremy Hansen, l'astronaute Christina Koch a appelé l'humanité à la solidarité. "Ce qui m'a frappée, ce n'était pas nécessairement la Terre elle-même, mais toute cette obscurité qui l'entourait. La Terre n'était qu'un simple canot de sauvetage suspendu, immobile, dans l'univers", a déclaré Christina Koch. "S'il y a une chose que je sais désormais, c'est celle-ci: Planète Terre, vous êtes un équipage", a-t-elle ajouté. Jeremy Hansen a de son côté invité le public à se reconnaître dans l'équipage de cette mission, accomplie pour la première fois de l'Histoire par une femme, un Afro-Américain et un non-Américain. "En nous regardant, ce n'est pas nous que vous voyez. Nous sommes un miroir qui vous reflète", a-t-il affirmé. "Et si vous aimez ce que vous voyez, alors regardez un peu plus loin. C'est vous." Partis le 1er avril de Floride, les astronautes se sont aventurés plus loin dans l'espace qu'aucun humain avant eux. Ils ont rapporté des milliers de photos et des centaines de gigaoctets de données du premier périple lunaire depuis la dernière mission Apollo en 1972. L'équipage a également assisté à un spectacle digne de "science-fiction" selon le pilote Victor Glover: une éclipse du Soleil derrière la Lune. "On se souviendra toujours d'Artémis II. C'est le moment où nous avons tous revu la Lune, où les rêves d'enfance sont devenus des missions. Vous avez aidé le monde à croire à nouveau, et c’est quelque chose que personne n’oubliera jamais", a souligné l'administrateur de la Nasa, Jared Isaacman.

12.04.2026 à 00:43

Boxe: Fury réussit son retour et défie Joshua

FRANCE24

Le "Gypsy King" de 37 ans s'est imposé sur décision unanime des juges à l'issue de douze rounds maîtrisés au Tottenham Hotspur Stadium, dans le nord de Londres, où le public était largement acquis à sa cause. L'Anglais signe sa 35e victoire (contre 2 défaites et un nul) et inflige à son adversaire russe de 36 ans sa troisième défaite (contre 21 victoires). Fury avait raccroché les gants en décembre 2024 après avoir subi une deuxième défaite contre l'Ukrainien Oleksandr Usyk, la deuxième seulement de sa carrière. Habitué des volte-face, il a annoncé en janvier vouloir revenir une nouvelle fois à la compétition, peu après l'accident de voiture dans lequel son rival anglais Anthony "AJ" Joshua a perdu deux amis, et quelques mois après le suicide de son ami Ricky Hatton. Le Britannique est entré dans l'arène de Tottenham sous la musique de "Blue Moon", l'hymne des supporters de Manchester City, dont Hatton faisait partie, et avec l'inscription "R.I.P Ricky" à l'arrière de son short. "La Bataille d'Angleterre" Makhmudov l'a agressé dès les premières secondes du combat, sans parvenir toutefois à le déstabiliser, ni à conserver son précoce avantage. Le "Lion" s'est parfois trop découvert face à un Fury bien plus précis et efficace, apparu en jambes sous les yeux d'AJ et d'un parterre de stars, comme les anciens footballeurs Gary Lineker et Micah Richards. A peine le combat terminé, le vainqueur du soir a pris le micro pour s'adresser directement à son grand rival anglais. "Maintenant, je veux vous offrir le combat que vous attendez tous. Je te veux, AJ, Anthony Joshua. Offrons aux fans de boxe ce qu'ils veulent: la Bataille d'Angleterre. Je te défie, Anthony Joshua, de m'affronter, moi le Gipsy King, pour mon prochain combat", a-t-il déclaré. Joshua s'est montré disposé à lui offrir ce défi, sans toutefois l'affirmer de manière définitive. "Tu ne vas pas me dire ce que je dois faire, ça fait dix ans que je te cours après. C'est moi le patron, tu travailles pour moi", a-t-il répondu à Fury. Les deux combattants ont failli s'affronter à plusieurs reprises, mais des différends contractuels, des problèmes de condition physique et des défaites subies ailleurs ont fait capoter les précédentes tentatives visant à les faire s'affronter. Leurs camps étaient semble-t-il sur le point de conclure un accord avant que Joshua ne décide de faire une pause dans sa carrière à la suite du tragique accident de voiture dans lequel il a été impliqué en janvier au Nigeria.

11.04.2026 à 23:31

Ligue 1: Samba sauve la victoire de Rennes contre Angers

FRANCE24

Grâce à cette victoire, Rennes remonte provisoirement à la 5e place avec 50 points, à deux longueurs de Marseille (3e), même si Lyon, 6e avec 48 unités, pourrait le dépasser en cas de victoire dimanche contre Lorient. Treizième avec 33 points, soit neuf de mieux qu'Auxerre, 16e et barragiste virtuel, le SCO n'est, lui, toujours pas assuré mathématiquement de se maintenir, même si cela semble en très bonne voie. Irrésistibles pendant les vingt premières minutes, en contrôle lors des quarante suivantes, puis bousculé dans le dernière demi-heure, les Bretons sont passés par tous les états Les partenaires du capitaine Valentin Rongier, épatant dans le premier acte et transparent dans le second, avaient pourtant bénéficié d’un but contre son camp du jeune Marius Louër dès la 12e minute pour ouvrir le score (1-0). Ils avaient ensuite doublé leur avantage par Mousa Al-Tamari, trouvé plein axe par Rongier, et qui avait délicieusement lobé Hervé Koffi venu à sa rencontre (2-0, 25e). Fort de cette avance, les Bretons ont alors pensé vivre une soirée des plus paisibles. D'autant qu'en début de deuxième période Esteban Lepaul (48e), Mahdi Camara (51e) et Breel Embolo (54e, 64e) avaient obtenu de réelles opportunités pour alourdir la note. Mais c'est alors qu'on s'y attendait le moins que l’Angevin Prosper Peter a offert, avec son but sur son deuxième ballon (2-1, 65e) une physionomie très différente à la fin de match. Jusqu’alors sereins, les Rennais sont soudainement devenus fébriles. Le spectre d’un nouveau 2-2, comme ils en ont connu en début d’exercice, après avoir mené 2-0, est alors revenu furieusement dans les têtes. Angers a décidé de jouer les coups à fond et a pensé revenir quand l'arbitre Mathieu Vernice a sifflé un penalty obtenu par Peter (80e). Mais la frappe trop faible et pas assez placée d'Amine SbaÏ a été bien repoussée par Brice Samba sur sa gauche (81e), permettant à ses coéquipiers de maintenir leur avance. Avec ce résultat, acquis finalement dans la douleur, après une fin de match étouffante, Rennes entretient ses chances de renouer avec un calendrier européen en septembre 2026. A cinq journées de la fin, les Rouge et Noir feront face, la semaine prochaine à Strasbourg, à une toute autre opposition. Ils seront d'ailleurs privés de leur capitaine Rongier, suspendu lors de ce nouveau test pour leurs ambitions.

11.04.2026 à 23:21

L1: Rennes plus que jamais dans la course pour l'Europe, Nantes dans le rouge

FRANCE24

Vendredi, la course au podium et aux places qualificatives pour la Ligue des champions a été relancée par la défaite cuisante de Monaco face au Paris FC (4-1) et la victoire de l'OM contre Metz (2-1). Samedi soir au Roazhon Park, Rennes a fait une super opération grâce à sa victoire dans la douleur contre les Angevins, en se hissant à la 5e place (50 pts) à la place des Monégasques (6e, 49 pts), avec le même nombre de points que le 4e Lille qui affronte Toulouse dimanche. Sous pression en fin de match, les joueurs de Franck Haise ont réussi à garder la victoire, profitant du penalty de l'égalisation manqué par l'Angevin Amine Sbai (80e). Angers reste à la 13e place (33 points). A Auxerre (16e, 24 pts), le match contre Nantes (17e, 19 pts) était une rencontre capitale pour le maintien. Arès ce match nul (0-0), les deux équipes ont toujours cinq points d'écart. Les Nantais - qui comptent un match en moins - se sont compliqués la tâche même s'ils gardent un mince espoir de quitter la place de dernier relégable. "Comptablement c'est possible (de se maintenir), donc il faut y croire", a d'ailleurs lancé après le match Nicolas Cozza au micro de Ligue 1+, même si les Canaris vont affronter quatre équipes du top 5 ces prochaines semaines (PSG, Rennes, OM, Lens). Les joueurs de Vahid Halilhodzic ont été plus entreprenants mais ont plusieurs grosses occasions, stoppées notamment par le gardien auxerrois Donovan Léon (36e). En face, l'AJA peut toujours avoir les yeux tournés vers le haut et Nice, 15e place avec 27 points avant son match dimanche contre Le Havre. L'AJA recevra Nice lors de l'avant-dernière journée.

11.04.2026 à 22:52

Le détroit d'Ormuz, pierre d'achoppement des négociations directes entre Iran et États-Unis

FRANCE 24

Des destroyers américains auraient franchi le détroit d’Ormuz samedi pour des opérations de déminage, selon Washington. Une version fermement démentie par Téhéran. Ces tensions surviennent en pleine négociations inédites au Pakistan entre États-Unis et Iran, où la question stratégique du détroit reste centrale.
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