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13.05.2026 à 03:55

Au procès libyen, l'accusation dévoile les peines requises contre Sarkozy et ses coprévenus

FRANCE24

Après avoir abordé les derniers aspects de cette affaire politico-financière à tiroirs, le trio d'avocats généraux devrait annoncer en fin d'après-midi les peines qu'il demande à la cour d'appel de Paris de prononcer. La décision devrait être rendue le 30 novembre. Comme lors du premier procès, le ministère public a demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l'ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption et le financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, infractions dont l'ancien champion de la droite avait été relaxé. L'an dernier, les procureurs du parquet national financier (PNF) avaient requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison contre l'ancien président, qui dément toute malversation. Ces manœuvres frauduleuses auraient conduit, selon le parquet général, à "vicier le financement de l'élection suprême de la Ve République". Ce scénario s'articule autour de deux rencontres secrètes fin 2005 en Libye de Claude Guéant et Brice Hortefeux, ses plus proches collaborateurs, avec le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi. Ce beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi avait été, six ans auparavant, condamné en son absence à la perpétuité par la justice française pour avoir commandité l'attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts en 1989, dont 54 Français. Dans les mois qui ont suivi, le régime libyen a fait parvenir quelque 6 millions d'euros sur les comptes de l'intermédiaire Ziad Takieddine, présent lors des rencontres occultes avec le numéro deux libyen. "Instigateur" Le tribunal de première instance avait condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, en estimant qu'il avait laissé ses plus proches collaborateurs démarcher le régime libyen en vue de se procurer des fonds pour sa campagne. Mais en appel, l'accusation a demandé aux juges d'aller plus loin en désignant Nicolas Sarkozy comme "l'instigateur" du pacte de corruption avec les Libyens. "Nicolas Sarkozy est celui sans qui toutes ces rencontres, tous ces transferts de fonds n'auraient aucun intérêt", a lancé aux juges Damien Brunet, l'un des trois avocats généraux. Le parquet a aussi requis la condamnation de Brice Hortefeux et Claude Guéant. Avec ce procès en appel, l'ancien chef de l'Etat joue sa liberté, mais aussi son honneur et la trace qu'il laissera dans l'Histoire. Après sa condamnation en première instance, il est devenu le premier président emprisonné dans l'histoire de la République, passant 20 jours derrière les barreaux de la prison parisienne de la Santé jusqu'à sa libération sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel. En cas de condamnation en novembre, il pourra se pourvoir en cassation. Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné dans deux autres dossiers, l'affaire dite des écoutes et l'affaire Bygmalion de financement de sa campagne de 2012. Mais avec ce soupçon d'une corruption par l'argent d'une puissance étrangère, qui plus est une dictature, le dossier libyen est incomparablement plus lourd, que ce soit symboliquement et en termes de peines susceptibles d'être prononcées. En première instance, Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée, avait été condamné à six ans de prison ferme pour un ensemble d'infractions, notamment reconnu coupable de s'être laissé corrompre par l'argent libyen via l'intermédiaire Alexandre Djouhri. A l'inverse de Nicolas Sarkozy, il n'avait toutefois pas été emprisonné en raison de son état de santé qui l'a encore empêché d'assister au procès en appel, entamé le 16 mars. Quant à Brice Hortefeux, il avait été condamné à deux ans de prison aménageable, peine à effectuer avec un bracelet électronique.

13.05.2026 à 03:55

Un trajet, un billet: l'Europe dévoile son projet pour simplifier le train

FRANCE24

La simplification des réservations de train est un serpent de mer dans l'Union européenne, en dépit des appels réguliers à mettre fin au morcellement du réseau en vingt-sept systèmes nationaux, ce qui rend les voyages compliqués et coûteux. L'essor du rail est pourtant crucial pour les ambitions climatiques de l'Europe. Au coup d'envoi de son second mandat en juillet 2024, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen avait promis un système unique de réservation. Pour concrétiser cette ambition, Bruxelles s'apprête, selon des sources proches du dossier, à mettre sur la table une proposition qui contraindrait les exploitants à vendre les billets de leurs concurrents sur leurs propres sites internet et à partager leurs données avec les plateformes de réservation. Actuellement, "réserver des voyages ferroviaires transfrontaliers en Europe reste inutilement compliqué", souligne Vivien Costanzo, une eurodéputée allemande sociale-démocrate. "Un système ferroviaire européen a besoin de réservations simples, de correspondances fiables et de droits clairs pour les passagers. Ce n'est qu'à ces conditions que le train deviendra une véritable alternative européenne aux vols court‑courriers", prévient-elle. Mais la proposition risque de se heurter à l'opposition farouche des compagnies nationales. A Bruxelles, la "Communauté européenne du rail" (CER), un lobby d'exploitants de l'UE, dénonce une "ingérence sans précédent" de la Commission. "Je ne connais aucun cas où quelqu'un est obligé de vendre le produit d'un concurrent. Imaginez Lufthansa contrainte de vendre des billets Ryanair", souligne Alberto Mazzola, un responsable du CER interrogé par l'AFP. Le réseau a rétréci Les billets de train en Europe sont principalement vendus par les exploitants nationaux actuellement. La nouvelle législation les obligerait à afficher les offres d'autres entreprises, afin de permettre aux passagers de comparer les prix et de réserver un voyage en une seule fois. Une enquête réalisée en 2025 par YouGov pour l'ONG Transport et environnement (T&E) montre que près de deux personnes sur trois renoncent à un voyage en raison de la complexité du processus de réservation. Des études indiquent également que réserver un trajet en train prend en moyenne 70 % de temps en plus que la réservation d'un vol. "Avec plus de concurrence dans le rail, les passagers bénéficieront de meilleurs services et de prix plus bas", estime Jan-Christoph Oetjen, un eurodéputé centriste. La Commission devrait également mettre à jour les droits des passagers en cas de correspondance manquée, en matière d'indemnisation ou de flexibilité pour monter dans le train suivant. Cette initiative intervient alors que la guerre au Moyen-Orient a fait flamber les prix du kérosène et fait redouter des difficultés d'approvisionnement pour le secteur aérien en pleine saison touristique en Europe. Cela pourrait offrir aux exploitants ferroviaires "l'opportunité" de "changer le récit" autour des voyages internationaux en train et investir dans l'amélioration des services, veut croire Victor Thévenet, de Transport et environnement. Le rail ne représentait que 0,3 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports en Europe en 2022, contre près de 12 % pour l'aviation civile. Mais entre 1990 et 2021, le réseau ferroviaire de l'UE a rétréci de plus de 12.000 km, déploraient les eurodéputés en 2024, en s'engageant à enrayer cette tendance.

13.05.2026 à 01:07

Les députés pour garantir l'information des victimes sur la libération de leur agresseur

FRANCE24

Le texte est né après le suicide il y a un peu plus d'un an d'un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l'agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu'il n'en soit préalablement averti. Ses parents, présents en tribune à l'Assemblée nationale mardi, ont été applaudis par les députés. Portée par la députée Renaissance Laure Miller, soutenue par le gouvernement et les associations de défense des victimes, la proposition de loi devra désormais aller au Sénat. "La libération d'un agresseur, c'est un séisme pour la victime", a souligné Mme Miller. "Laisser la victime le découvrir par hasard, par des rumeurs ou pas du tout, c'est une violence supplémentaire que l'Etat lui inflige." A l'heure actuelle, le droit d'être informé de la fin de l'exécution d'une peine existe. Mais il dépend souvent d'une demande de la victime, ou peut être laissé à la discrétion d'un juge. Des circulaires sur l'importance de l'information des victimes concernant la libération de leur agresseur ont été prises ces dernières années. Malgré cela, "à l'heure actuelle c'est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés" d'une libération, a déclaré à l'AFP Steffy Alexandrian, fondatrice de l'association Carl, qui avait notamment accompagné Yanis. "Il est temps de reconnaître que la prise en compte du traumatisme n'est pas un à côté du parcours judiciaire", abonde l'association Face à l'inceste. "L'enjeu aujourd'hui consiste à uniformiser les pratiques dans l'ensemble des juridictions." Délai d'un mois Le texte prévoit que l'autorité judiciaire informe les victimes de "toute libération ou cessation, même temporaire, de l'incarcération d'une personne détenue mise en examen, prévenue, accusée ou condamnée" pour viol, agression sexuelle ou violence conjugale notamment. Il couvre donc aussi une sortie de détention provisoire, ou une sortie ponctuelle. Cette information systématique est entre autres l'une des recommandations de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Civiise). La victime pourrait faire savoir qu'elle ne souhaite pas être informée d'une libération, précise le texte. Les députés ont adopté des amendements visant à ce que cette information soit communiquée au moins un mois avant la libération. Et ce pour permettre aux victimes d'avoir le temps de mobiliser "leur entourage" ou "leur thérapeute" et "d'organiser concrètement leur protection", a fait valoir Arnaud Bonnet (groupe écologiste). Toutefois, Mme Miller a souligné que ce délai ne pouvait parfois "matériellement pas être respecté" par des juges ne disposant pas suffisamment tôt de l'information. Dans ce cas, elle devra être communiquée "dans les meilleurs délais", selon l'un de ses amendements adoptés. La victime pourra par ailleurs présenter, durant ce délai, des "observations". Sur la base de celles-ci, l'attribution d'un "téléphone grave danger", dispositif permettant d'alerter très rapidement les forces de l'ordre, pourra être demandée pour elle par le juge d'application des peines. Cette disposition a été soutenue par le gouvernement, à partir d'un amendement de la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, qui a toutefois regretté qu'une loi plus globale sur les violences sexistes et sexuelles ne soit pas à l'ordre du jour. La députée RN Sophie Blanc a elle estimé que les victimes n'attendaient "pas seulement d'être informées", mais que "les décisions de justice soient effectivement exécutées". "Guichets de suivi" Le texte systématise par ailleurs, en cas de libération, l'interdiction d'entrer en contact avec la victime, de résider à proximité de son domicile, ainsi que l'interdiction de se trouver à proximité par exemple de son domicile ou son lieu de travail. Le juge ne pourrait y déroger que s'il motive sa décision. Enfin, le texte prévoit l'expérimentation durant deux ans de "guichets de suivi des victimes" dans les départements, qui réuniraient tous les acteurs chargés de les accompagner, notamment en les orientant vers un accompagnement juridique ou psychologique. Des députés ont regretté qu'il ne s'agisse que d'une expérimentation et non d'une mise en œuvre directe.

13.05.2026 à 00:14

Hantavirus : à chacun son protocole sanitaire

Cécile GALLUCCIO

Le navire de croisière MV Hondius a accosté dimanche à Tenerife avec 147 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités. Depuis leur débarquement, ils découvrent que les confinements varient selon les protocoles sanitaires de leur pays.

13.05.2026 à 00:09

Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve

FRANCE24

Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s'y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer "en enfer" la bataille avec l'armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu'il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. "Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés", une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts "dont un soldat et un ressortissant syrien", et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué "quatre citoyens dont un enfant et une femme", et blessé deux autres, a indiqué le ministère. "Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées", a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l'ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D'après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. - "Nous ne nous rendrons pas"- Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu'il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. "Nous ne nous rendrons pas", a affirmé le chef de l'organisation, Naïm Qassem. "Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C'est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l'ennemi", a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d'Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël "dépendait du rétablissement complet de l'autorité de l'Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah". Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d'abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d'Israël du Liban. Après l'entrée en vigueur de la trêve, l'armée israélienne a établi en territoire libanais une "ligne jaune" à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu'au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une "opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani". Interrogée par le bureau de l'AFP à Jérusalem, l'armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant.

12.05.2026 à 23:57

En Inde, les assurances anti-chaleur commencent à faire leur trou

FRANCE24

La nouvelle police qu'elle a souscrite lui verse automatiquement une indemnité dès lors que la température dépasse deux jours d'affilée les 43,72 degrés Celsius (110 degrés Fahrenheit). En 2023, la fournaise qui a sévi dans l'Etat du Gujarat a rendu malade Lata Solanki, 43 ans, et l'a contrainte à arrêter pendant vingt jours de vendre sa marchandise au domicile de ses clients et au marché. Une perte sèche de 2.000 roupies (18 euros environ). L'année d'après a été aussi chaude mais, grâce à son assurance dite "paramétrique", elle a touché 750 roupies de compensation (6,5 euros). Un réel soulagement dans un pays où le revenu mensuel moyen d'un ménage rural n'atteint que 10.000 roupies (90 euros). "Au moins on se sent un peu soutenue", se réjouit la vendeuse. "Avec la chaleur, le ventilateur tourne jour et nuit et la facture d'électricité grimpe." A l'heure où le réchauffement de la planète pousse le thermomètre près de la barre des 50 degrés en mai et en juin, des compagnies se sont lancées sur le créneau des assurances anti-chaleur. Selon une étude du groupe Lancet Countdown, l'Inde a perdu 247 milliards d'heures de travail en 2024 à cause des températures extrêmes, soit l'équivalent de 165 milliards d'euros de revenus. Protection renforcée L'agriculture et les travaux publics sont les principaux secteurs touchés. A fortiori dans un pays où près de 90% de la main-d'œuvre travaille dans le secteur informel, sans la moindre protection sociale. Contrairement aux polices classiques, les assurances paramétriques ne requièrent pas l'évaluation d'un dommage de l'assuré, mais lui verse une indemnité sitôt certaines conditions constatées. D'autres assurances de ce type existent déjà en Inde. L'Etat du Nagaland (nord-est) a ainsi couvert ses habitants contre les pertes économiques des inondations. La couverture, payée par les autorités, s'enclenche dès lors que le niveau des pluies atteint un certain seuil. Le ministère fédéral de l'Intérieur envisage d'y recourir lui aussi, afin dit-il "de compléter les assurances classiques et de renforcer la protection de la population". La police souscrite par Lata Solanki est le fruit d'une collaboration de l'organisation à but non lucratif Mahila Housing Trust (MHT) et de la compagnie Go Digit, avec le soutien de l'initiative Climate Resilience for All (CRA). En charge du programme au MHT, Nital Rahul Patel explique que l'idée est née de discussions avec des salariées d'Ahmedabad, la capitale du Gujarat, où les températures dépassent régulièrement les 45 degrés. "En épluchant leurs dépenses nous avons réalisé que leur revenu reculait de 2.000 à 2.500 roupies (18 à 22 euros) pendant les quatre mois d'été", explique-t-il. A son lancement en 2024, la nouvelle assurance couvrait 26.000 femmes pour une prime de 354 roupies (3,2 euros), couverte par le CRA. Il n'a versé aucune indemnité en 2025 car les températures n'ont pas atteint le seuil. "Mieux que rien" Pour la saison 2026, plus de 30.000 femmes sont couvertes. Le seuil de déclenchement a été abaissé à 42,74 degrés Celsius (108 degrés Fahrenheit) et prévoit de verser automatiquement 850 à 2.000 roupies (7,5 à 18 euros) s'il est atteint deux jours de suite. Cette protection ne se limite pas à celles qui travaillent en plein air. Rakhi Gulshan Singh, une couturière de 30 ans qui gagne 4.000 roupies (35 euros) par mois, est assurée même si elle travaille à domicile. "Quand la machine à coudre tourne, il fait encore plus chaud", dit la jeune femme, qui a touché 750 roupies en 2024. "Ce n'est pas grand-chose, mais c'est mieux que rien". En charge de la comptabilité à GoDigit, Adarsh Agarwal assure que ce "produit de niche" a permis d'aider plus de 50.000 assurés depuis son lancement. "C'est plus rapide et plus transparent qu'une assurance classique. Mais les versements sont relativement modestes", relève l'expert Aniruddha Bhattacharjee, de Climate Trends. "Les compagnies vont devoir recalibrer les indemnités et les conditions de paiement car l'impact du changement climatique va devenir plus difficile à prédire", ajoute-t-il. Lata Solanki espère quand même bien en profiter cette année. Et si ce n'est pas le cas, elle "restera assurée, même s'il faut payer la prime de ma poche".

12.05.2026 à 23:41

L'humoriste Conan O'Brien présentera de nouveau les Oscars en 2027

FRANCE24

La star de 63 ans fera de nouveau office de maître de cérémonie pour la 99e édition de ces prestigieuses récompenses cinématographiques, qui se tiendra le 14 mars à Hollywood. "Nous avons hâte que Conan dirige magnifiquement cette célébration avec son éclat et son humour", ont déclaré le directeur général de l'Académie, Bill Kramer, et sa présidente, Lynette Howell Taylor, dans un communiqué conjoint. Ancien animateur de plusieurs "late shows", ces émissions mêlant information et divertissement diffusées en fin de soirée aux Etats-Unis, Conan O'Brien est l'un des visages les plus connus du paysage audiovisuel américain. Il anime actuellement la série de voyages "Conan O'Brien Must Go" sur HBO, après avoir été récompensé par six Emmy Awards - l'équivalent des Oscars pour la télévision - au cours de sa carrière. Cette année, sa prestation aux Oscars a été saluée, avec des blagues jouant sur les angoisses d'Hollywood face à l'essor de l'intelligence artificielle, et une allusion à l'affaire Epstein, boulet politique de Donald Trump. L'humoriste a aussi gentiment égratigné quelques personnalités du showbiz, comme le patron de Netflix Ted Sarandos, dont il a salué la venue pour la "première fois dans un cinéma", ou l'acteur Timothée Chalamet, pour lequel il avait conçu un tambour modelé sur son postérieur. "Conan a insufflé une énergie remarquable autour des Oscars", a estimé Craig Erwich, président du Disney Television Group, maison mère de la chaîne ABC qui diffuse les Oscars. "Son ton comique unique fait de la plus grande soirée d'Hollywood l'une des célébrations les plus divertissantes de l'année", a-t-il ajouté. Malgré la présence de l'animateur, l'audience de la cérémonie a baissé de 9% cette année. Seuls 17,9 millions de téléspectateurs ont assisté au sacre d'"Une bataille après l'autre", le thriller loufoque de Paul Thomas Anderson sur les dérives extrémistes de l'Amérique.

12.05.2026 à 23:39

Les dix finalistes à l'issue de la première demi-finale de l'Eurovision

FRANCE24

Quinze autres pays s'affronteront lors de la deuxième demi-finale jeudi, dont dix se qualifieront aussi pour la finale de samedi à la salle Stadthalle, à Vienne, en Autriche. Les principaux contributeurs financiers de l'Eurovision, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie, sont assurés d'une place en finale, aux côtés du pays hôte, l'Autriche. La finale réunira 25 pays. Les 10 candidats qualifiés lors de la première demi-finale de mardi: -- Grèce : Akylas, "Ferto" -- Finlande : Linda Lampenius et Pete Parkkonen, "Liekinheitin" -- Belgique : Essyla, "Dancing on the Ice" -- Suède : Felicia, "My System" -- Moldavie : Satoshi, "Viva, Moldova!" -- Israël : Noam Bettan, "Michelle" -- Serbie : Lavina, "Kraj mene" -- Croatie : Lelek, "Andromeda" -- Lituanie : Lion Ceccah, "Solo quiero mas" -- Pologne : Alicja, "Pray" Ne sont pas qualifiés: -- Estonie : Vanilla Ninja, "Too Epic to Be True" -- Géorgie : Bzikebi, "On Replay" -- Monténégro : Tamara Zivkovic, "Nova zora" -- Portugal : Bandidos do Cante, "Rosa" -- Saint-Marin : Senhit, "Superstar"

12.05.2026 à 23:27

Procès OpenAI: Altman contraint d'admettre qu'il lui est "arrivé de ne pas dire la vérité"

FRANCE24

Elon Musk, l'initiateur de ce grand règlement de comptes de la tech, accuse Sam Altman et ses cofondateurs d'avoir trahi la vocation non-lucrative d'OpenAI. Et d'avoir détourné ses dons de départ - 38 millions de dollars - pour bâtir un champion mondial privé de l'IA générative. Sam Altman, quatrième et dernier multimilliardaire à avoir témoigné dans cette affaire (après Musk, le PDG de Microsoft Satya Nadella et le président d'OpenAI Greg Brockman), a mené mardi un duel tendu avec l'avocat de Musk, Steven Molo. "Etes-vous totalement digne de confiance ?", attaque d'entrée l'avocat. "Je crois que oui", se crispe l'entrepreneur, conscient de sa réputation dans la Silicon Valley: admiré pour son brillant parcours d'investisseur, Sam Altman a été débarqué par surprise de la tête d'OpenAI en novembre 2023, jugé non-transparent par son conseil d'administration. Soutenu par les employés, il avait été réintégré cinq jours plus tard. Mais les témoignages l'accusant d'avoir instauré une "culture toxique du mensonge" chez OpenAI sont restés. Début avril, un portrait-enquête du magazine New Yorker a consolidé l'image de manipulateur accolée à l'entrepreneur de 41 ans et posé la question: peut-on lui confier l'avenir de l'IA et de l'humanité? Son domicile de San Francisco a depuis été visé par un cocktail Molotov. "Dites-vous toujours la vérité ?", le relance l'avocat, décidé à appuyer là où ça fait mal. "Je crois que je suis une personne sincère." "Ce n'était pas ma question", presse Me Molo. Sam Altman marque une pause, la salle se fige : "Je suis sûr qu'il m'est arrivé, à un moment de ma vie, de ne pas le faire", concède-t-il. Sur sa droite, neuf citoyens américains observent la scène, chargés de déterminer qui croire dans cette querelle de magnats de la tech américaine. En février 2023, cinq ans après le départ de Musk du conseil d'administration de la start-up, Altman lui écrit: "Je ne pense pas qu'OpenAI aurait vu le jour sans vous". "J'ai changé de point de vue sur l'importance d'Elon", a-t-il expliqué mardi, justifiant ce SMS par la volonté faire cesser les attaques publiques de son ancien protecteur, mû par la "jalousie" au moment de l'explosion mondiale de ChatGPT. Avant ce contre-interrogatoire pesant, Sam Altman s'était défendu, guidé par son avocat, contre l'accusation d'avoir "voler une organisation caritative", le leitmotiv de Musk. Près d'un milliard d'utilisateurs réguliers de ChatGPT et une entreprise valorisée à 850 milliards de dollars: "cela ne correspond pas à ma conception de ce que signifie détourner une organisation philanthropique", a-t-il déclaré. "Je suis très fier du travail accompli (...) et du soutien dont bénéficie" la fondation d'origine, grâce au succès d'OpenAI. La fondation, accusée d'être une riche coquille vide, est devenue un actionnaire minoritaire de la structure commerciale. "Gagner de l'argent" A l'été 2017, Elon Musk avait discuté en détails avec les cofondateurs d'un virage commercial d'OpenAI, indispensable pour lever les milliards nécessaires pour payer les ingénieurs et la puissance de calcul. Une victoire de la machine dans le jeu vidéo Dota2 venait de démontrer le potentiel, captant l'attention d'investisseurs. A l'époque, raconte Sam Altman, Elon Musk réclame "90% des parts". "Il a adouci ensuite, mais c'était toujours une majorité" absolue, et il "refusait de s'engager par écrit" à partager le pouvoir à terme. "Nous ne pensions pas que l'intelligence artificielle générale", un niveau hypothétique où l'IA dépasserait les capacités humaines, "devait être sous le contrôle d'une seule personne", a-t-il justifié. Depuis l'assignation judiciaire de Musk en 2024, OpenAI dénonce une manœuvre d'un concurrent revanchard. Qui mène ses propres projets lucratifs d'IA avec xAI au sein de SpaceX, son géant spatial valorisé 1.250 milliards de dollars. Au procès, entamé le 27 avril, le clan Musk a mis à mal la thèse de l'altruisme d'OpenAI, qui affiche toujours son ambition de développer une IA "bénéfique pour toute l'humanité". Le cofondateur Greg Brockman s'est fait malmener sur son journal personnel dans lequel il admettait vouloir "gagner de l'argent". Sa participation est désormais évaluée à 30 milliards de dollars. Sam Altman détient lui des parts indirectes dans OpenAI, via d'autres entités. Il est aussi accusé de conflit d'intérêts par des procureurs républicains, pour ses parts dans plusieurs partenaires d'OpenAI. Elon Musk exige le retour d'OpenAI à son statut de fondation, ce qui l'obligerait à renoncer à ses investisseurs privés, comme Microsoft, Amazon ou Softbank, essentiels dans la course mondiale à l'IA. Le jury est censé débuter ses délibérations après les plaidoiries jeudi.

12.05.2026 à 23:25

Aux États-Unis, l'administration Trump veut forcer des journalistes à livrer leurs documents

FRANCE 24

Le ministre de la Justice américain par intérim a affirmé mardi que "poursuivre en justice les auteurs de fuites qui partagent les secrets de notre nation avec des journalistes — mettant ainsi en péril notre sécurité nationale et la vie de nos soldats — constitue une priorité pour cette administration". La veille, le Wall Street Journal avait reçu des injonctions judiciaires exigeant la communication des archives de ses journalistes, notamment la guerre en Iran.

12.05.2026 à 22:58

Festival de Cannes 2026 : une ouverture engagée entre glamour et cinéma populaire

Louise DUPONT

Le Festival de Cannes a officiellement lancé sa 79e édition avec une cérémonie d’ouverture entre tapis rouge, prises de parole engagées et célébration du cinéma populaire. Présentée par l'actrice franco-malienne Eye Haïdara, la soirée a été marquée par les apparitions de Jane Fonda et Gong Li, venues rappeler le pouvoir du cinéma dans un monde traversé par les crises et les tensions politiques.

12.05.2026 à 22:57

Escroquerie à la billetterie du Louvre: un agent du musée présenté à la justice

FRANCE24

Dans le cadre de l'information judiciaire ouverte le 2 juin 2025, six agents ont été placés en garde à vue lundi "en raison des communications qu'ils avaient pu avoir avec les premiers mis en cause", a expliqué le ministère public. "Cinq de ces agents ont été laissés libres à l'issue", tandis que le sixième est présenté à un juge. "Le Louvre marque une nouvelle étape dans l'opération de démantèlement du réseau de fraude à la billetterie", a réagi mardi soir auprès de l'AFP Kim Pham, administrateur général du musée. "Nous avions donné l'alerte et déposé plainte à la fin de l'année 2024" et menons "une politique active de lutte contre tous les types de fraudes", "toujours plus inventives et nombreuses", a-t-il assuré. Neuf personnes ont déjà été mises en examen en février dans le cadre de l'enquête sur cette escroquerie estimée à plus de 10 millions d'euros pour le musée le plus visité au monde, déjà la cible d'un cambriolage choc à 88 millions d'euros en octobre 2025. L'une de ces personnes a été mise en examen des chefs d'escroquerie réalisée en bande organisée, usage de faux, aide à l'entrée et à la circulation d'un étranger en bande organisée, corruption active, blanchiment aggravé et participation à une association de malfaiteurs. Elle a été placée en détention provisoire. Six autres ont été mises en examen pour les mêmes chefs d'infractions, mais laissées libres sous contrôle judiciaire. Deux autres sont poursuivies pour complicité d'escroquerie réalisée en bande organisée, corruption passive, blanchiment aggravé et participation à une association, et laissées elles aussi libres sous contrôle judiciaire. Les neuf personnes, suspectées également d'escroquerie au préjudice du château de Versailles, ont été interpellées le 10 février. Parmi elles figurent deux agents du Louvre, des guides touristiques, ainsi qu'une personne "soupçonnée d'avoir organisé le réseau", selon le parquet. En février, la justice avait indiqué avoir saisi plus de 957.000 euros en espèces ainsi que 486.000 euros sur différents comptes bancaires. Les mis en cause sont soupçonnés d'avoir investi une partie du fruit de leur escroquerie "dans de l'immobilier, tant en France qu'à Dubaï", avait expliqué le parquet. L'enquête a débuté par une plainte du Louvre en décembre 2024, avisant la sous-direction de la lutte contre l'immigration irrégulière au sujet d'un couple de guides chinois au musée. Ces derniers faisaient entrer des groupes de touristes chinois "en fraudant la billetterie, les guides réutilisant plusieurs fois les mêmes tickets pour des personnes différentes". D'autres guides ont ensuite été soupçonnés "des mêmes pratiques", a pointé le parquet. Un dispositif de "surveillances" et d'"écoutes" a confirmé les suspicions du musée. Les investigations ont également conduit à "soupçonner des complices au sein du Louvre". Ce réseau pouvait faire entrer jusqu'à 20 groupes par jour, depuis une dizaine d'années.

12.05.2026 à 22:46

Iran, tensions commerciales, Taïwan : Donald Trump se rend en Chine pour une visite majeure

FRANCE 24

Le président américain Donald Trump s'est envolé mardi vers Pékin pour sa première visite en Chine depuis 2017. Il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping à Pékin, pour y discuter de nombreux dossiers, de l'Iran à Taïwan, en passant par leurs liens commerciaux.

12.05.2026 à 22:15

Wall Street recule, minée par la faiblesse de la tech

FRANCE24

L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a perdu 0,71% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,16%. Seul le Dow Jones est parvenu à rester dans le vert (+0,11%). Les spécialistes des semi-conducteurs, un secteur lié à l'intelligence artificielle (IA) qui a dynamisé le marché ces dernières semaines, ont connu une mauvaise séance. Micron a lâché 3,61%, Intel a chuté de 6,82%, Broadcom a cédé 2,13% et Qualcomm a dévissé de 11,46%. Ce recul s'explique "sans doute en raison d'un léger mouvement de prise de bénéfices après leur extraordinaire progression depuis la fin mars", a relevé David Morrison, de Trade Nation. En l'espace d'un mois et demi, le prix de l'action Intel a été multiplié par plus de deux, tout comme celui de Micron. Malgré ces importantes variations, "le marché reste serein", juge auprès de l'AFP Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie marchés de Natixis IM. Les investisseurs ne se sont pas affolés d'une nouvelle hausse des prix du pétrole face à l'impasse diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran. Le marché "a été conditionné par l'histoire à considérer le risque géopolitique comme un événement à court terme qui n'a pas vraiment d'impact durable sur la valeur des actifs", assure auprès de l'AFP Dave Grecsek, d'Aspiriant. Dans le même temps, "il n'est pas surprenant d'observer un léger réajustement face à la contagion de ce risque géopolitique", ajoute l'analyste. Le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par le président Donald Trump comme bonnes "à mettre à la poubelle". Les investisseurs doivent aussi composer avec un nouveau sursaut de l'inflation américaine (indice CPI), qui a atteint 3,8% sur un an en avril, au plus haut depuis près de trois ans, selon des données officielles publiées mardi. Pour Dave Grecsek, le marché "était bien préparé à faire face à une inflation plus élevée", la flambée des prix de l'énergie n'ayant laissé planer aucun doute sur une telle accélération. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait encore, évoluant autour de 4,46% vers 20H20 GMT contre 4,41% à la clôture lundi. Ailleurs à la cote, le site de vente sur internet eBay (+2,10% à 110,40 dollars) a été recherché, après que son conseil d'administration a rejeté l'offre d'acquisition non sollicitée de la chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop (-3,45% à 22,37 dollars), la jugeant ni "crédible" ni "attractive". Le 4 mai, GameStop avait créé la surprise sur les marchés en proposant de racheter le pionnier des enchères en ligne pour environ 55,5 milliards de dollars. La chaîne de restauration rapide Wendy's (+16,86% à 7,90 dollars) s'est envolée, poussée par des informations du Financial Times selon lesquelles l'entreprise pourrait être retirée de la cote.

12.05.2026 à 22:01

A son procès pour escroquerie, Sophia Chikirou dénonce le timing politique de la justice

FRANCE24

Dans ce dossier dont les faits remontent à 2018, la candidate malheureuse à la mairie de Paris lors des dernières municipales (7,96% au second tour) était seule à la barre, en jeans gris et veste à carreaux: pas de parties civiles, Mme Chikirou ayant de longue date passé un accord avec son ancienne webtélé Le Média pour convenir de l'abandon des démarches. Après quatre heures à se contenir dans des débats cordiaux, la députée LFI a fini par se tourner vers la procureure et lancer: "Je n'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi vous avez choisi le moment où j'étais candidate à la mairie de Paris pour ressortir cette affaire. (...) Vous avez clos ce dossier, cette enquête, il y a des années, cinq ans. Pourquoi avoir attendu tout ce temps-là ?" "Si on avait voulu la cochonner, on ne s'y serait pas pris autrement", a aussi plaidé son avocat Dominique Tricaud, demandant la relaxe dans ce dossier "gardé (par le parquet) comme un poison politique". L'accusation reproche à la députée LFI, 46 ans aujourd'hui, d'avoir tenté de tromper la banque Crédit du Nord en juillet 2018, au préjudice du site d'actualité Le Média, qu'elle avait cofondé. Elle lui reproche en particulier d'avoir tenté de faire transférer 67.146 euros du compte de la webtélé à Mediascop, sa société de conseil à l'époque, ainsi que d'avoir subtilisé deux chèques. "Huit ans de harcèlement" Mme Chikirou savait-elle qu'elle venait d'être démise de ses fonctions de présidente de la Société de production Le Média (SDPLM) au moment où elle effectue ces démarches en banque ? L'audience, pour répondre à cette question, a offert à coup de courriels internes, de SMS et de dissection d'assemblées générales houleuses, une plongée dans les coulisses du média, à l'époque rongé par les dissensions intestines. A partir du 27 juillet 2018, date du rendez-vous à la banque, "elle sait qu'elle n'est plus présidente" et "elle usurpe la qualité de présidente de la SDPLM" pour demander un virement, finalement non abouti, a estimé la représentante du ministère public, évoquant également des "faisceaux d'indices" concernant la soustraction des deux chèques. "Ce n'est pas l'affaire du siècle, c'est un contentieux qui aurait pu être soldé autrement", a reconnu la procureure, requérant toutefois une peine d'amende "proportionnée au montant de la facture qu'elle cherchait à se faire rembourser". Elle n'a en revanche pas requis une peine d'inéligibilité, encourue dans ce genre d'affaires, "au vu de l'ancienneté des faits, de la gravité limitée et vu que personne n'est présent comme victime". La défense, elle, évoque un différend commercial entre deux sociétés, sur fond de départ tendu de Mme Chikirou. Cette dernière a assuré qu'elle n'avait appris sa mise à l'écart que par un SMS du psychanalyste Gérard Miller, cofondateur du Média, le 27 juillet en fin d'après-midi, soit après son premier rendez-vous à la banque. "La thèse, c'était que la décision de révoquer Mme Chikirou avait été prise le 24 (juillet) et que tout ce qui se déroule ensuite, c'est de l'escroquerie. Sauf que ça ne s'est pas passé comme ça", a plaidé son avocat. A la barre, la députée de Paris s'est dite impatiente de "mettre un terme" à ce dossier. "Moi, j'ai vécu huit ans de harcèlement médiatique, huit ans d'injures sans arrêt. (...) Honnêtement, j'essaie de vivre comme si c'était la fin de cette histoire", a-t-elle conclu. Décision le 8 juin.
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