LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

11.03.2026 à 15:05

Guerre au Moyen-Orient : des mines dans le détroit d'Ormuz ?

FRANCE24

Au moins trois navires ont été frappés mercredi 11 mars à proximité du détroit d'Ormuz, qui s'impose comme l'enjeu stratégique majeur de la guerre au Moyen-Orient en faisant peser le risque de perturbations majeures de l'économie mondiale. Décryptage avec notre invité Slimane Zeghidour, écrivain et journaliste.

11.03.2026 à 15:05

Russie: le Kremlin justifie des coupures d'Internet pour la "sécurité" des citoyens

FRANCE24

Depuis plusieurs jours, de nombreux utilisateurs signalent à Moscou et en régions des difficultés pour se connecter à l'internet via les opérateurs de téléphonie mobiles, quelques semaines après des mesures pour limiter l'accès à deux messageries populaires. "Le régime de Kiev utilise des méthodes de plus en plus sophistiquées pour ses attaques et des mesures de riposte technologiques sont nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens", a affirmé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien. Il a confirmé que des "mesures systémiques" avaient été prises par les autorités russes concernant les connexions à internet et assuré que celles-ci sont réalisées "dans le strict respect" de la loi. "Listes blanches" Ces coupures et perturbations importantes suscitent notamment des problèmes, à Moscou, pour commander des taxis ou de la nourriture en ligne. Interrogé sur un possible effet négatif de ces mesures sur le commerce, M. Peskov a affirmé mardi que certains sites concernés pourraient être ajoutés à l'avenir aux "listes blanches": les sites qui continuent à fonctionner même lors de ralentissements ou coupures mises en place par les autorités. "L’analyse de cette expérience (concernant les restrictions en cours, NDLR) permettra certainement de proposer une solution différente aux problèmes qui, malheureusement, accompagnent ces limitations", a-t-il affirmé. Des médias russes ont indiqué que de nombreux quartiers de la capitale avaient été touchés par des coupures complètes ou partielles de l'internet mobile. Selon kod.ru, un site spécialisé dans le suivi des technologies en Russie, les autorités procèdent depuis la semaine dernière à Moscou à un test à grande échelle du fonctionnement des sites sur "listes blanches". Marina, 24 ans, interrogée mercredi à Moscou par l'AFP, confirme qu'il est devenu "bien plus compliqué" d'écrire à ses proches depuis le centre de la capitale, car les messageries "ne fonctionnent plus" et que cela pose "beaucoup de difficultés pour des communications toutes simples et banales". Alexandre, 42 ans, employé d'une entreprise, affirme que cela complique son travail: "Je ne peux pas écrire à mes clients", dit-il, sans donner son nom de famille. Il précise que le réseau Wifi fonctionne toujours et, quand il se trouve à l'extérieur, cherche un point de connexion Wifi pour envoyer des messages. Un journaliste de l'AFP a confirmé que la connexion à internet mercredi était également très mauvaise à plusieurs centaines de kilomètres de Moscou. Contrôle accru Ces limitations s'inscrivent dans un contexte de pressions accrues sur la société exercées par le Kremlin depuis le début de l'attaque à grande échelle contre l'Ukraine en 2022. Ces dernières semaines, les autorités ont limité l'accès à deux messageries populaires, WhatsApp et Telegram, estimant qu'elles enfreignaient la loi. Des critiques du pouvoir affirment que ces mesures visent à renforcer le contrôle de l'Etat sur internet. L'utilisation d'un réseau privé virtuel (VPN) permet toujours d’accéder à des sites et applications bloqués en Russie, même si les autorités ont déjà rendu impossible la connexion à de multiples VPN depuis 2022. Nikolaï, un étudiant de 20 ans rencontré mercredi à Moscou, confirme qu'il existe encore des solutions pour contourner les blocages: "Ces problèmes sont solubles, mais c'est désagréable et contraignant". Moscou promeut parallèlement une application de messagerie nationale, MAX. Proposée par le géant russe des réseaux sociaux VK, elle est présentée comme une super-application donnant accès à de multiples services. Mais MAX ne propose pas de cryptage de bout en bout des conversations et des avocats craignent qu'elle ne devienne un puissant outil de surveillance. Natalia, une agent immobilière de 62 ans interrogée à Moscou, dit espérer que tous "ces problèmes" s'arrêteront avec la fin de la guerre en Ukraine. Alexeï, 76 ans, un retraité et ex-metteur en scène, estime lui que ces restrictions permettent de "défendre l'espace informationnel" russe face à la dépendance aux "technologies étrangères". Et si internet ne marche pas, "il y a le réseau téléphonique", pointe cet homme à l'allure bohème. "Ma connexion est interrompue et, sans elle, je dois maintenant m'allonger et mourir? Et bien non".

11.03.2026 à 15:04

Hausse du pétrole : en Asie, des compagnies aériennes ajustent leurs prix

FRANCE24

Des compagnies aériennes en Asie-Pacifique, dont Qantas, Air India et Cathay Pacific, ont annoncé avoir relevé leurs prix ou qu'elles allaient très bientôt le faire, pour intégrer la flambée des prix du kérosène déclenchée par la guerre au Moyen-Orient. Récit de Marc Paupe

11.03.2026 à 14:55

L'armée israélienne annonce une nouvelle vague de frappes à Beyrouth

FRANCE24

L'armée israélienne a annoncé avoir lancé une nouvelle vague de frappes à "grande échelle" en Iran et sur la capitale libanaise Beyrouth. En direct, notre envoyé spécial Johan Bodin est sur place.

11.03.2026 à 14:53

Iran : funérailles de sept commandants tués dans la même attaque que Ali Khamenei

FRANCE24

Des milliers d'iraniens se sont rassemblées à Téhéran pour les funérailles de plusieurs hauts commandants tués lors des récentes frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Correspondance de Siavosh Ghazi, journaliste France 24

11.03.2026 à 14:51

France : les prix à la pompe grimpent encore face à la guerre en Iran

FRANCE24

Face à l'envolée des prix à la pompe liée à la guerre au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu a demandé aux membres du gouvernement des propositions pour protéger les consommateurs. Reportage France 2

11.03.2026 à 14:46

Frappe sur une école en Iran : comment Trump et la sphère Maga nient toute responsabilité américaine

Quentin PESCHARD

Le 28 février, une frappe sur une école à Minab, dans le sud de l’Iran, tue 175 personnes, dont un grand nombre d’élèves, selon les autorités iraniennes. Alors que plusieurs enquêtes pointent du doigt la responsabilité probable d’un missile américain, des comptes pro-Trump et le président américain lui-même nient toute responsabilité.

11.03.2026 à 14:41

Basket: l'entraîneur Vassilis Spanoulis quitte Monaco (officiel)

FRANCE24

Arrivé en novembre 2024 pour succéder à Sasa Obradovic, Spanoulis avait emmené la +Roca Team+ jusqu'en finale de l'Euroligue la saison dernière, battu par le Fenerbahçe Istanbul. Depuis l'annonce des problèmes financiers du club, Spanoulis souhaitait partir. Après s'être "mis en retrait" lors de la réception de Cholet (89-79) samedi dernier, puis lors de la victoire à Nanterre (88-83) en demi-finale de Coupe de France, mardi, Spanoulis s'est donc libéré de son contrat "avec effet immédiat", a indiqué le club. Le directeur général Oleksiy Yefimov l'a remercié pour les victoires mais également pour avoir "été une source d'inspiration pour tout le monde au sein du club". "J'aurais aimé que nous puissions accomplir encore plus ensemble, mais parfois, les circonstances vous obligent à prendre des décisions difficiles et douloureuses", a souligné le dirigeant, faisant référence à la situation financière désastreuse du club. Sergii Gladyr, au club depuis 2015 et entraîneur adjoint depuis 2021, deviendra coach principal, selon une source proche du club. Gladyr a d'ailleurs déjà dirigé l'équipe lors des deux dernières rencontres. Les deux adjoints grecs, Ilias Kantsouris et Kostas Charalampidis, arrivés avec Spanoulis, devraient également partir, selon la même source. Monaco, actuellement au bord de la faillite, reste toutefois sur 20 victoires consécutives en compétitions nationales. Après avoir remporté la Leaders Cup mi-février, +la Roca Team+, en tête du championnat de France, disputera la finale de la Coupe de France contre Le Mans. En revanche, en Euroligue, la dynamique est inverse. Monaco, 9e au classement et qui reçoit l'Olympiakos jeudi soir, reste sur sept défaites en huit journées.

11.03.2026 à 14:32

Où est Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême iranien ?

Stéphanie TROUILLARD

Selon les ​services de ​renseignement israéliens, le nouveau ​guide ‌suprême Mojtaba ‌Khamenei, fils du défunt ⁠ayatollah Ali Khamenei, a été ​légèrement blessé ‌lors des attaques menées par les ‌États-Unis et ​Israël contre l'Iran. Il n'est pas apparu en public depuis la mort de son père dans une frappe.

11.03.2026 à 14:17

Liban : frappes israéliennes sur le coeur de Beyrouth et sa banlieue

FRANCE24

L'armée israélienne a visé un quartier densément peuplé du coeur de Beyrouth, pour la deuxième fois depuis dimanche, tout en poursuivant son pilonnage des bastions du Hezbollah au Liban qui a fait 570 morts et des centaines de milliers de déplacés. Notre journaliste Laura Mousset est sur place. 

11.03.2026 à 13:59

Jeux paralympiques : Karl Tabouret décroche l'or sur le 10 km de ski de fond

FRANCE 24

Le Français Karl Tabouret a remporté l'épreuve du 10 km de ski de fond aux Jeux paralympiques. C'est le troisième athlète tricolore en or depuis le début des Jeux de Milan-Cortina.

11.03.2026 à 13:57

"Où est-il?": mystères autour du nouveau guide suprême iranien

FRANCE24

Le nouveau chef de l'État iranien est "sain et sauf", a affirmé mercredi le fils du président Massoud Pezeshkian sur son compte Telegram. Cette affirmation est la première déclaration d'un responsable iranien alors que les spéculations n'ont cessé de monter ces derniers jours sur le sort de Mojtaba Khamenei. Ce dernier n'est pas apparu en public et ne s'est pas exprimé dans les médias depuis qu'il a été élu dimanche pour succéder à son père, Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre. "J'ai entendu les informations disant que M. Mojtaba Khamenei avait été blessé. J'ai demandé à des amis qui ont des connections. Ils m'ont dit que, grâce à Dieu, il était sain et sauf", a écrit Yousef Pezeshkian, qui est aussi conseiller du gouvernement. Le religieux de 56 ans aurait été blessé durant le raid ayant tué son père, ainsi que sa mère et son épouse. Les détails sur la gravité de ses blessures ne sont pas connus. Selon le New York Times, qui cite mercredi trois responsables iraniens, il "a été blessé notamment aux jambes mais est conscient et à l'abri dans un endroit hautement sécurisé avec des possibilités de communication limitées". Le journal cite aussi deux responsables militaires israéliens, suggérant que les renseignements israéliens avaient eu connaissance de ces blessures avant que Mojtada Khamenei ne soit désigné nouveau guide. La télévision d'État iranienne a présenté Mojtaba Khamenei comme un "vétéran blessé de la guerre du Ramadan" sans donner de détails, en faisant référence au conflit qui a éclaté pendant le mois sacré du jeûne musulman. "Dans un bunker" Même s'il reste invisible, le visage du nouveau guide s'affiche sur de nombreuses pancartes et banderoles dans les rues de Téhéran, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'une d'elles le montre recevant symboliquement le drapeau national des mains de son père Ali, sous le regard du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini. Des milliers de partisans pro-gouvernement ont également clamé son nom lors de rassemblements organisés dans le centre de Téhéran, comme celui qui s'est tenu mercredi pour les obsèques de responsables tués par les frappes. Mais les cris "Mort à Mojtaba!", lancés dans la nuit par des anonymes depuis leur fenêtre, mettent également en lumière l'opposition de nombreux Iraniens. Mojtaba Khamenei est considéré comme un conservateur en raison de sa proximité avec les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. Il est présenté comme l'un des responsables de la répression des vagues de manifestations antigouvernementales depuis 2009. Sur les réseaux sociaux, des Iraniens s'interrogent, sur un ton souvent moqueur: "où est-il?", spéculant sur les lieux où il pourrait se cacher pour échapper aux bombes. Emile Hokayem, de l'International Institute for Strategic Studies, basé à Londres, a déclaré s'attendre à ce qu'il "reste dans un bunker pendant très longtemps parce qu'il a vu ce qui est arrivé à son père, sa femme, sa mère, tous tués". "L'éliminer rapidement est assurément une priorité israélienne. Car s'il survit, il devient un totem, un témoignage de la résilience du système", selon cet expert. En attendant, le pouvoir est personnalisé par d'autres dirigeants comme le chef de la sécurité nationale Ali Larijani ou le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf. Avant son élection dimanche, le président américain Donald Trump a averti que Mojtaba Khamenei serait "inacceptable" comme guide suprême. "S'il n'obtient pas notre approbation, il ne fera pas long feu", a-t-il averti.

11.03.2026 à 13:51

En plein essor, Rheinmetall prêt à tirer parti de l'instabilité mondiale

FRANCE24

Avec un résultat opérationnel en hausse de 33%, à 1,8 milliard d'euros, le plus gros fabriquant de munitions pour chars et pièces d'artillerie du continent a poursuivi l'an dernier tambour battant son objectif: la création d'un "écosystème européen de défense", notamment face à la menace russe. D'ici 2030, Rheinmetall estime que l’Europe dépensera "presque autant d’argent" pour sa défense que les Etats-Unis, qui exhortent les pays de l'Otan à prendre sa sécurité en main. Dans l'immédiat, de nouvelles "opportunités" de croissance sont apparues, d'après Armin Papperger, président du directoire: la guerre au Moyen-Orient. Le téléphone sonne Afin de défendre la région des représailles iraniennes aux bombardements israélo-américains, Rheinmetall déploie des systèmes de défense aérienne, qui ont permis d'abattre plus de 100 drones pilotés par Téhéran pendant le week-end selon lui. "Le téléphone n'a pas arrêté de sonner ce week-end, tout le monde veut nos systèmes", a vanté le patron du groupe de Düsseldorf (ouest) lors d'une conférence de résultats. Rheinmetall s'estime par ailleurs "en excellente position" pour livrer des moteurs de lance-roquettes à l'armée américaine. "Dans les prochaines années, nous allons nous orienter d'avantage vers les Etats-Unis" et "éventuellement vers le Moyen-Orient" où "un besoin considérable existe en matière de protection", a aussi indiqué Armin Papperger. Pour l'heure, le groupe de Düsseldorf (ouest) réalise 80% de ses ventes en Europe. Quant à l'Ukraine, engagée dans sa cinquième année de guerre face à l'envahisseur russe, Rheinmetall continue de lui livrer munitions, véhicules, équipements médicaux et électroniques et construit actuellement une usine d'obus dans le pays. En 2025, le chiffre d'affaires du groupe s'est élevé à 9,9 milliards d'euros, en hausse de 29% soit la fourchette haute de sa prévision. 2026 sera encore plus faste, selon le fabricant d'armement: le chiffre d'affaires devrait cette année s'envoler de 40 à 45% et la marge opérationnelle devrait atteindre 19%, contre 18,5% en 2025. Le carnet de commandes affiche un record, s'élevant fin 2025 à 63,8 milliards d'euros, en hausse de 36% sur un an. Malgré tout, le titre Rheinmetall reculait à Francfort de 2,69% vers 11H00 GMT. L'essor du groupe puise sa source dans le changement d'époque à l'oeuvre en Allemagne, pays à tradition pacifiste depuis la Shoah désormais engagé dans la hausse des dépenses militaires face à la menace russe. Le chancelier conservateur Friedrich Merz a promis de faire de la Bundeswehr la plus grande armée conventionnelle d’Europe. Et en 2021-2025, l'Allemagne a dépassé la Chine pour devenir le quatrième exportateur d'armes, avec 5,7% des volumes mondiaux, selon l'institut suédois Sipri. Bateaux et satellites Rheinmetall étudie la cession de ses activités civiles, qui emploient environ 7.000 personnes et dépendent essentiellement du marché automobile allemand en crise. Recentré sur la défense, il veut se renforcer dans le secteur maritime, avec l'acquisition en septembre de la division militaire du groupe de chantiers navals Lürssen. Des "bateaux drones", navires sans pilote à usage civil ou militaire, sont "un projet à plusieurs milliards d'euros" avec le constructeur britannique Kraken Technologies, selon M. Papperger. Rheinmetall lorgne aussi sur les satellites pour fournir à l'armée allemande un service internet à la Starlink, le réseau américain de SpaceX. Un premier satellite sera envoyé dans l'espace au troisième trimestre 2026, d'après le patron du groupe. En 2025, l'essor des ventes a été conséquent dans ses trois divisions, des véhicules blindés (+32%) aux munitions (+27%) en passant par l'électronique de défense (+45%). La plus petite en termes chiffre d'affaires, cette branche a néanmoins enregistré le plus de commandes en 2025, qui ont quasiment triplé à 14,2 milliards d'euros, notamment grâce au programme de numérisation des forces armées allemandes.

11.03.2026 à 13:35

Leur métier? Évacuer les personnels des entreprises dans les zones en guerre

FRANCE24

"Dès les premières frappes de la coalition américano-israélienne (dans la nuit du 27 au 28 février), nous avons ouvert notre cellule opérationnelle de crise. Nos clients habituels nous ont appelés. D'autres nous ont contacté à la suite de nos communications sur LinkedIn, avec une ligne téléphonique ouverte 24h/24", raconte à l'AFP Ludovic Guérineau, directeur de la gestion de crise au sein de la société européenne Amarante. Au tout début, "on appuie nos clients en leur transmettant des informations fiables sur l'environnement sécuritaire, assorties de conseils pour leur permettre de prendre des décisions sur la protection de leurs collaborateurs", ajoute Beatrix Renaut, responsable sécurité chez International SOS. Les clients de ce type de sociétés sont des entreprises internationales ou de taille plus modeste, de toutes nationalités, ainsi que des ONG ou même des universités. Quasiment pas de particuliers. Parmi les collaborateurs "secourus" lors de ce conflit, beaucoup d'Américains, d'Indiens, de Français, de Suisses... Il s'agit d'expatriés et de leurs familles, de collaborateurs en voyage d'affaires dans cette région, ou même de salariés du groupe qui se trouvaient en vacances dans cette zone - comme à Dubaï, grosse destination touristique. Leur employeur décide alors de les aider à se mettre en sécurité ou à rejoindre leur pays d'origine. Une crise "unique" "Des clients nous ont dit +on confine, on met les gens à l'abri et on attend quelques jours+. D'autres ont tout de suite opté pour l'évacuation", détaille Vincent Jacquemart, président de la société IRENA, qui dispose d'un pôle à Dubaï. Ce qui rend cette crise "unique", c'est que "la menace vient des airs et exclusivement des airs", ajoute-t-il. IRENA, comme d'autres sociétés du secteur, intervient le plus souvent "dans des zones où les risques sont principalement au sol, avec des groupes armés, des milices, des barrages". Et pour la guerre entamée il y a dix jours, "on doit en plus gérer la fermeture de nombre d'aéroports". Les évacuations se font donc par la route, en voitures, minibus ou bus, selon le nombre de personnes à transporter. Avec chauffeurs et accompagnateurs qui parlent la langue et connaissent les us et coutumes des pays traversés, précieux lors des passages aux frontières. Depuis les Émirats arabes unis (et notamment Abou Dhabi et Dubaï), le Koweït, Bahreïn mais aussi l'Irak (vers la Turquie) ou Israël (vers l’Égypte ou la Jordanie), il faut alors convoyer les personnes exfiltrées vers un aéroport ouvert. A savoir, principalement dans les premiers jours du conflit Oman et l'Arabie saoudite (Ryad), d'où décollaient des vols commerciaux. Des clients "surpris" Comme d'autres entreprises de ce secteur d'activités, International SOS dispose d'une grosse équipe à Dubaï, qui fait office de hub régional, en raison de sa réputation de sécurité. C'est d'ailleurs une autre spécificité de cette crise: elle touche des pays où les risques sécuritaires sont intrinsèquement faibles, relève Beatrix Renaut. "On sent bien que pour les pays sans risques structurels de sûreté, les entreprises sont moins bien préparées à la crise, même si on encourage nos clients à toujours avoir des plans en place. Et là, beaucoup ont été surpris". "Les Emirats n'avaient jamais posé de difficultés", abonde Ludovic Guérineau. Qui évoque une autre particularité à cette guerre: elle a touché toute une région et pas seulement un pays? "On doit donc évacuer plusieurs pays en même temps." Le coût de ces opérations? Elevé. Les entreprises interrogées ne donnent pas de chiffres, arguant de la diversité des situations et de la confidentialité (elles ne révèlent pas non plus le nom de leurs clients). Elles ont évacué des centaines de personnes chacune depuis dix jours. Et "ça continue".

11.03.2026 à 13:29

Canal+ va pousser plus loin le "divertissement personnalisé" grâce à l'IA

FRANCE24

"J'aimerais une comédie romantique réconfortante" ou "une série historique épique": à partir de juin prochain, les abonnés faisant ces requêtes pourront se voir proposer par exemple "Bridget Jones: Mad About the Boy" et "King & Conqueror", selon Canal+. Avec cette technologie, le groupe promet une "innovation sans précédent dans le secteur du divertissement", grâce à un partenariat avec OpenAI, créateur de ChatGPT. "Selon leurs préférences, leur humeur ou encore leur envie du moment", ils recevront ainsi des recommandations "parfaitement adaptées", a-t-il indiqué mercredi. En tant que "super-agrégateur", "nous avons un enjeu particulier", celui "d'aider nos abonnés à se repérer et trouver ce dont ils ont envie", souligne auprès de l'AFP Maxime Saada, président du directoire de Canal+. D'autres plateformes utilisent déjà des technologies basées sur l'IA pour leur système de recommandation. Dans la même perspective, l'IA de Google Cloud sera déployée également mi-2026 en Europe et en Afrique, afin d'accélérer l'indexation vidéo des contenus de Canal+. Cela permettra notamment d'offrir une page d'accueil "sur mesure basée sur les préférences de visionnage de chaque abonné", explique le groupe dans un communiqué. L'IA générative sera également mise au service de la création. Veo3, la nouvelle technologie vidéo d'IA générative de Google, sera proposée aux producteurs et réalisateurs travaillant avec Canal+, pour prévisualiser des scènes ou réaliser des effets spéciaux impossibles dans la réalité. "On est très prudents" et il n'y aura pas de "substitution des acteurs", assure Maxime Saada. Les conditions financières de ces accords avec les deux sociétés américaines n'ont pas été révélées. Faire "voyager" les productions Canal+ veut voir grand: depuis le rachat du géant sud-africain MultiChoice en septembre, le groupe compte 42,3 millions d'abonnés dans plus de 70 pays (contre 25,7 millions auparavant), soit quatre fois plus qu'il y a 10 ans. Selon son président, "2025 a été une année de transformation réussie pour Canal+", qui a atteint "une taille critique". Le redressement de MultiChoice est une priorité. Début mars, la fermeture de sa plateforme de streaming Showmax a été annoncée. Pour relancer la croissance de la base d'abonnés, un plan d'investissement de 100 millions d'euros va être mis sur les rails. De plus, il est prévu d'économiser 400 millions d'euros par an à partir de 2030 grâce aux synergies de coûts entre Canal+ et MultiChoice, soit davantage qu'anticipé. "En Europe, nous poursuivrons nos efforts pour améliorer la rentabilité" en 2026, affirme Maxime Saada. Une revue systématique des coûts est en cours. En France, des offres d'abonnement d'entrée de gamme avec publicité vont être proposées, tandis que certains tarifs vont augmenter et que le partage de compte hors foyer ne sera plus possible. Canal+ est coté à la Bourse de Londres depuis la scission d'avec sa maison mère Vivendi en décembre 2024. "Notre cours a doublé depuis un an", après "des débuts un peu difficiles", reconnaît sa directrice financière, Amandine Ferré. "On a un peu fait taire les mauvais esprits" sur la valorisation de Canal+, dit Maxime Saada. Et "on est assez loin encore de ce qu'on pense que la société vaut", étant donné les nombreux chantiers en cours, fait-il valoir. Le champion tricolore entend rester à l'offensive sur un autre de ses piliers, celui de la production. "On agrège des sociétés sur les deux continents, européen et africain, qui produisent des milliers d'heures de contenus" et il s'agit désormais de les faire "voyager partout dans le monde", expose Maxime Saada. A titre d'exemple, un film jeunesse sur Fifi Brindacier est en préparation avec les mêmes producteurs que ceux de la franchise à succès Paddington. De plus, Canal+ s'apprête à codévelopper et coproduire des séries avec le groupe de médias britannique Sky. Il a également confirmé mardi une prise de participation majoritaire dans l'une des principales sociétés italiennes de production et de distribution de films, Lucky Red.
15 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓