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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

09.03.2026 à 20:47

Khamenei après Khamenei : l’Iran fait le choix de la continuité face à Trump

Leela JACINTO

Téhéran a désigné, lundi, un nouveau Guide suprême : Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Une succession rapide qui envoie un signal clair : malgré la guerre et les pertes subies, la République islamique entend s'engager dans la continuité du régime.

09.03.2026 à 20:39

PFAS: des élus craignent que ne soit "enterré" un rapport sur la dépollution

FRANCE24

Cette mission d'inspection interministérielle, censée permettre d'élaborer un plan de financement de la dépollution de l'eau potable, notamment des PFAS ou "polluants éternels" et métabolites de pesticides, avait été évoquée fin octobre par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui avait indiqué attendre "des propositions dans les trois mois". "On vient de nous dire que le rapport devrait sortir en début d'été", a indiqué à l'AFP Pierre Athanaze, vice-président de la métropole du Grand Lyon, à la sortie d'une réunion avec d'autres élus, reçus à leur demande par le cabinet de Mme Barbut. "J'ai peur que ce soit un rapport de plus qui soit enterré, il ya des armoires des ministères qui sont pleines de rapports qui n'ont jamais servi à rien", a déclaré M. Athanaze, également vice-président d'Amaris, association de collectivités pour la maîtrise des pollutions et risques industriels. Contacté par l'AFP, le ministère de la Transition écologique n'avait pas réagi dans l'immédiat. M. Athanaze s'est également inquiété, avec les élus, de ne pas avoir de nouvelles du décret instituant la "redevance PFAS", prévue par la loi de protection contre les "polluants éternels", et dont devraient s'acquitter les industriels émettant des PFAS dans l'eau. "Pour l'instant, c'est le principe +pollué-payeur+ et non pas le pollueur-payeur. Ça, il faut absolument qu'on arrive à l'inverser", a-t-il ajouté. D'ici là, les élus "demandent un fonds de solidarité" abondé par l'Etat, a indiqué Annick Dufils, maire de Malandry, petite commune ardennaise dont l'eau est polluée par les PFAS, déplorant une absence de réponses. Les élus ont enfin demandé la création "d'une instance où les collectivités puissent être représentées", au même titre que "les riverains" et que "les ONG, qui font un travail formidable sur le sujet", afin de pouvoir, "échanger avec les ministères", a indiqué M. Athanaze qui estime, sur ce point, avoir "été entendu". "Actuellement, le ministère a certainement beaucoup plus souvent la visite de France Chimie (syndicat professionnel) que des collectivités, donc il faut absolument qu'on puisse avancer différemment", a-t-il conclu.

09.03.2026 à 20:33

Maladies chroniques: trop de patients "décrochent" de leur traitement, alertent des experts

FRANCE24

Quelque 42% des patients sous traitement de longue durée déclarent "avoir déjà oublié ou interrompu une prise" dans l'année écoulée, selon une étude Opinionway, réalisée pour le salon Medintechs (dédié à l'innovation en santé) lundi et mardi à Paris. "Le patient ne prend pas tous les jours ses médicaments, fait un break le week-end, prend la moitié de la dose, ou oublie régulièrement" a expliqué lors d'une conférence de presse le Pr Gérard Friedlander, professeur émérite à l'Université Paris-Cité. De nombreuses pathologies sont concernées: maladies cardiovasculaires, Alzheimer, Parkinson, cancer... "Les conséquences sanitaires sont catastrophiques": "c'est plus de ré-hospitalisations, plus d'aggravations", "de rechutes", et pour le système de santé, "un coût majeur", a souligné M. Friedlander. Parmi les malades d'hypertension artérielle, "20% ne vont pas acheter la première prescription", souvent sans prévenir leur médecin, qui dispose d'outils pour "détecter la non-observance" du traitement (analyses d'urine, des cheveux...) mais de manière "ponctuelle", a témoigné Michel Azizi, cardiologue spécialiste à l'Hôpital Georges Pompidou. Les causes sont multiples: "manque de temps du médecin" pour "expliquer la maladie", défaut de confiance du malade, "complexité" des traitements, qui nécessitent parfois d'avaler une dizaine de comprimés quotidiens, "effets secondaires", qui lorsqu'ils ne sont pas "graves" (vomissements, douleurs...), ne sont "pas systématiquement évalués", a souligné le Dr Mario Di Palma, oncologue à l'hôpital Gustave Roussy. L'adhésion au traitement nécessite "un dialogue important, prolongé", notamment lors de séances "d'éducation thérapeutique" difficilement accessibles, réservées en diabétologie "aux cas les plus graves", a pour sa part déploré Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération française des diabétiques. Il "attend beaucoup" du "nouveau statut de pré-ALD" (affection longue durée), prévu par le budget de la Sécu 2026, qui doit permettre des prises en charge "avant cette aggravation". Parmi d'autres solutions possibles: des "outils numériques", permettant avec l'aide de professionnels paramédicaux (pharmaciens, infirmiers...) de suivre le patient, évaluer les effets secondaires, ou "envoyer des rappels" par SMS au moment de prendre son comprimé. Industrie pharmaceutique, soignants et associations doivent "travailler ensemble", ont plaidé les intervenants, appelant aussi à développer de nouvelles mises en formes et modes d'administration des médicaments, à l'image de la PrEP, traitement préventif contre le VIH aujourd'hui administrable via deux injections annuelles.

09.03.2026 à 20:27

Moyen-Orient: Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit

FRANCE24

Le président français a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours. "Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne. "Montrer les muscles" "La position d'Emmanuel Macron est vraiment de montrer les muscles", en déployant "un effort capacitaire considérable", ajoute-t-il. Le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale dans le cadre d'un important dispositif aéronaval appelé aussi à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe. Même si les autorités françaises martèlent qu'il s'agit d'une posture strictement "défensive", et pas d'une participation directe au conflit, "l'engagement d'un groupe aéronaval d'une telle ampleur, c'est un vrai risque", estime cet expert: "ça rend la France encore plus une cible dans la région". En étant le premier dirigeant à se rendre à Chypre, et en ayant dépêché ces moyens militaires en coordination avec plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne, Emmanuel Macron tente de conforter son rôle de leader de la défense européenne, une semaine après avoir mis la France au centre du jeu en proposant une dissuasion nucléaire "avancée" au service de l'Europe. "Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis", a-t-il lancé lundi aux marins du Charles de Gaulle. "Celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres européens", a ajouté celui qui plaide depuis plusieurs années pour une autonomie stratégique du Vieux Continent. "Où est la voix de la France?" Par contraste, le Royaume-Uni est critiqué pour son déploiement plus poussif, alors même que c'est une base britannique qui a été touchée à Chypre. "Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lundi sur BFMTV. Sur le front diplomatique, toutefois, d'autres voix critiquent un certain embarras du chef de l'Etat, qui semble vouloir ménager les Etats-Unis et Israël, sans pour autant approuver leur opération ni y participer plus directement. "Où est la voix de l'Europe, où est la voix de la France?", a interrogé dimanche, sur la même chaîne, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à la présidentielle de 2027. "C'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe", a-t-il estimé, saluant l'opposition plus résolue à cette guerre de la part du chef du gouvernement espagnol. Si Emmanuel Macron a été dimanche le premier dirigeant occidental à s'entretenir au téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian depuis le début du conflit, et s'il a parlé à plusieurs reprises à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ses leviers diplomatiques sont limités. Pour l'instant, ses appels à la désescalade sont restés sans effet. Il n'a pu convaincre Israël de ne pas étendre le conflit au Liban en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien, même s'il constate que l'armée israélienne n'a pas, à ce stade, lancé d'offensive terrestre d'ampleur.

09.03.2026 à 20:09

Moyen-Orient : une guerre qui s'installe ?

Stéphanie ANTOINE

La guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 10ᵉ jour et l’escalade se poursuit. L’Iran a désigné Mojtaba Khamenei comme successeur du guide suprême Ali Khamenei, un geste de défiance à l'égard des États-Unis et d'Israël qui continuent leurs frappes. Les attaques se multiplient dans la région : dépôts pétroliers visés à Téhéran, frappe israélienne contre le Hezbollah à Beyrouth et tirs du Hezbollah sur le nord d’Israël. Dans ce contexte, le prix du pétrole s’envole.

09.03.2026 à 19:45

Incendie des dépôts de carburant à Téhéran: une pollution massive de l'air et des sols

Audrey RACINE

Depuis dimanche l'air est irrespirable à Téhéran. La faute au bombardement de dépôts de carburants. Les fumées issues de l'incendie ont obscurci le ciel de la capitale iranienne. Elles sont bien sûr dangereuses pour la santé humaine, pouvant causer des maladies respiratoires, des cancers, des irritations de la peau et des lésions aux yeux. Un nuage de pollution qui a été emmené par les vents jusqu'à 300 km de distance et qui en retombant a pollué les sols durablement.

09.03.2026 à 19:28

Guerre au Moyen-Orient : Macron annonce une mission pour rouvrir le détroit d'Ormuz

FRANCE24

Emmanuel Macron a affirmé à Chypre préparer une future mission internationale "purement défensive" pour "rouvrir" le détroit d'Ormuz, et permettre la circulation de pétrole et de gaz, dans le cadre d'un important déploiement militaire français autour du conflit au Moyen-Orient.

09.03.2026 à 19:15

CMA Media relance son projet de rapprochement de La Tribune et BFM Business

FRANCE24

Ce rapprochement a été présenté lundi aux représentants du personnel en CSE (comité social et économique). Cela marque le coup d'envoi d'une "phase de concertation destinée à en préciser les modalités", selon un communiqué de CMA Media, branche médias de l'armateur CMA CGM dirigé par le milliardaire Rodolphe Saadé. L'objectif est une mise en oeuvre "cet été", avec une "organisation opérationnelle à la rentrée de septembre", a indiqué à l'AFP le directeur général délégué de CMA Media, Jean-Christophe Tortora. Ce projet de "rédaction numérique commune" concerne "plus de 60 journalistes": la moitié environ correspond à la rédaction de La Tribune (journal économique qui paraît uniquement en ligne), et l'autre moitié à la rédaction numérique de BFM Business. "Chaque journaliste" de cette "rédaction unique" pourra "écrire pour les deux médias", a expliqué M. Tortora. En plus de cette rédaction commune, le "Pôle économique BFM-La Tribune", son nom officiel, comprendra la cinquantaine de journalistes qui font de l'antenne sur BFM Business. En revanche, ceux de La Tribune Dimanche, le supplément dominical généraliste du journal, ne sont pas concernés par la nouvelle organisation. En novembre, le projet de rapprochement avait été mis en pause après avoir été contesté par les journalistes de La Tribune et La Tribune Dimanche. Ils avaient voté à 88% une motion de défiance contre la direction de CMA Media pour protester contre ce projet et contre un "plan d'économies". "Depuis début janvier, j'ai reçu l'ensemble des journalistes qui souhaitaient m'interroger sur le projet", a fait valoir M. Tortora. Selon lui, même avec une rédaction unique, "l'objectif restera de conserver ces deux marques fortes" et leurs "deux lignes éditoriales". Il voit dans cette "addition des forces" un moyen de "mieux défendre la pérennité de La Tribune et de BFM Business". CMA Media a racheté La Tribune en 2023, et lancé dans la foulée la Tribune Dimanche, puis a acquis BFM Business en 2024 (avec BFMTV, RMC et ses différentes chaînes télé). Le groupe détient aussi les journaux La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.

09.03.2026 à 19:09

Loi criminalisant la colonisation française : l'exigence d'excuses retirée par le Parlement algérien

FRANCE 24

Le Parlement algérien a approuvé, lundi, la version amendée de la loi criminalisant la colonisation française, dont ont été retirées les exigences d’excuses officielles et de réparations généralisées. L'article demandant des compensations pour les victimes des essais nucléaires français en Algérie reste en revanche inchangé.

09.03.2026 à 19:07

Crash d'Air Algérie en 2014: le procès de Swiftair pour homicides involontaires s'est ouvert à Paris

FRANCE24

La compagnie madrilène, poursuivie pour homicides involontaires, détenait le McDonnell Douglas MD-83 qu'elle avait loué à Air Algérie avec son équipage. Le 24 juillet 2014, l'appareil qui effectuait le vol AH5017 Ouagadougou-Alger s'était écrasé en plein Sahel, dans le nord du Mali, avec à son bord 110 passagers dont 54 Français, 23 Burkinabè, des Libanais, des Algériens et six membres d'équipage, tous espagnols. En pleine nuit, alors que l'aéronef traversait une zone intertropicale orageuse, la non-activation du système d'antigivrage avait conduit à la formation de cristaux de glace dans des capteurs de pression, entraînant la décélération automatique des moteurs, sans réaction appropriée de l'équipage et jusqu'au décrochage fatal. Le procès, qui doit durer quatre semaines, s'est ouvert lundi en début d'après-midi en présence de plusieurs dizaines de proches de victimes. "Je suis convaincu qu'on ne peut pas imputer à Swiftair un manque de respect du règlement et nous croyons que l'audience va le démontrer", a déclaré le vice-président de la compagnie, Fernando Llorens, lors d'une première prise de parole, en appelant le tribunal à "écarter les spéculations" et "interprétations arbitraires". Celui qui représente la personne morale poursuivie a également présenté ses "condoléances aux familles et proches des victimes qui ont perdu la vie lors de cette tragédie". "Divers manquements" Cette première après-midi d'audience s'est néanmoins concentrée sur des considérations essentiellement procédurales, les avocats de la défense considérant notamment que l'affaire ne peut être jugée pour avoir déjà bénéficié d'un non-lieu en Espagne, heurtant ainsi le principe du "non bis in idem", selon lequel nul ne peut être poursuivi ou puni deux fois pour les mêmes faits. Le tribunal a décidé d'examiner cette demande de Swiftair à l'issue du procès, en même temps que le fond du dossier. Près de douze ans après les faits, les avocats de Swiftair se sont en outre agacés de l'"impréparation du parquet", qui n'est pas parvenu à convoquer régulièrement nombre de témoins. "Je ne sais pas quoi vous dire, je vous présente mes excuses", s'est contentée de répéter la procureure à l'endroit de l'une des avocats de la défense, Rachel Lindon. La passe d'armes a illustré le sinueux parcours procédural du dossier. A l'issue des investigations, les juges d'instruction français avaient estimé que "divers manquements de la part de la compagnie" avaient joué un rôle dans l'accident, en particulier une "formation lacunaire" de l'équipage, qui ne lui avait "pas permis" de "réagir de manière adaptée et d'éviter l'accident". Ils avaient considéré que Swiftair devait être jugée pour "homicides involontaires par négligence et imprudence", faute d'avoir assuré "une formation suffisante à l'équipage, ce qui a contribué à sa non-perception des conditions de vol extérieures, à sa non-appréhension de la détérioration des paramètres moteurs, à sa non-utilisation des moyens de protection de l'aéronef et à son manque de réaction adaptée face à l'apparition du décrochage". Au contraire, la compagnie madrilène, créée en 1986 et qui possède une flotte d'une cinquantaine d'avions, fait valoir que l'accident résulte d'une combinaison de facteurs extérieurs, notamment "les lacunes du manuel de vol sur la particularité du givrage par cristaux de glace" et "les lacunes de Boeing et de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) sur le décrochage qui intervient soudainement sans alarme préalable".

09.03.2026 à 18:47

Paris-Nice: en l'absence des cadors du sprint, Max Kanter règne en maître à Montargis

FRANCE24

Traditionnellement, les deux premières étapes de la "Course au soleil", qui se veut un condensé du Tour de France, sont promises aux arrivées massives dans les plaines de l'Ile-de-France et du Loiret. Mais cette année, l'élite des sprinteurs a préféré Tirreno-Adriatico, la cousine et rivale italienne, qui a réussi à attirer Paul Magnier, Jasper Philipsen, Jonathan Milan et Mathieu van der Poel, alors que Tim Merlier et Olav Kooij, blessés, n'ont toujours pas couru cette saison. Le plateau de Paris-Nice souffre de la comparaison avec le seul Biniam Girmay au départ. Mais l'Erythréen, triple vainqueur d'étape et maillot vert du Tour de France 2024, peine pour l'instant à exister. Cette réalité crée des ouvertures inespérées pour les travailleurs de l'ombre, d'un coup propulsés en pleine lumière. Dimanche déjà, l'Américain Luke Lamberti a remporté son premier succès en World Tour pour endosser en prime le maillot jaune de leader qu'il a conservé de justesse lundi, au bénéfice des meilleures places. A Montargis, c'était au tour de Max Kanter, valeureux soldat de l'équipe Astana, de connaître son jour de gloire. "Je rêve là non ?", a-t-il lancé à ses coéquipiers une fois la ligne franchi, totalement incrédule d'avoir décroché à 28 ans la troisième victoire de sa carrière, la plus belle. "J'attendais ça depuis tellement longtemps. C'est un rêve de gagner ici, cette course revêt un tel prestige, je suis tellement heureux", a réagi le coureur de Cottbus, très ému. "Il était en pleurs à l'arrivée", a rapporté son coéquipier Mike Teunissen. "C'est vrai que beaucoup de grands sprinteurs manquent à l'appel mais cela reste un peloton très fort et ce n’est jamais facile de gagner", a ajouté le Néerlandais. Ayuso grappille "Avant de venir ici, j'ai connu quelques semaines difficiles, j'étais malade. Hier encore, je ne me sentais vraiment pas bien. Mais parfois les planètes s'alignent et aujourd'hui c'était mon jour", a insisté Kanter. L'Allemand s'est imposé devant le Néo-Zélandais Laurence Pithie et le Belge Jasper Stuyven dans un final très nerveux où le peloton a repris le Néerlandais Daan Hoole à seulement 700 mètres de la ligne. Sur les longues lignes droites menant à "la Venise du Gâtinais", le champion des Pays-Bas du contre-la-montre s'était extrait du peloton à 21 km de l'arrivée pour se lancer dans un raid solitaire insensé. A priori sans aucune chance, la folle entreprise du géant de l'équipe Decathlon CMA CGM a quand même failli aboutir, tant il a écrasé les pédales, récompensé de ses efforts par le prix de la combativité. Pour le reste, le favoris ont su éviter, comme la veille, les pièges. Y compris Jonas Vingegaard qui s'est plaint dans les médias danois de l'état des routes franciliennes et ses "nombreux nids-de-poule" lors de la première étape dimanche. L'Espagnol Juan Ayuso, considéré comme son principal rival pour la victoire finale dimanche, a juste montré le bout de son nez lundi pour grappiller quatre secondes de bonifications lors du sprint intermédiaire. Pour les leaders, les choses sérieuses commencent mardi avec un contre-la-montre par équipes de 23,5 km dans la Nièvre, entre Cosne-Cours-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire. L'exercice, proposé pour la quatrième année de suite sur Paris-Nice, intéressera d'autant plus le peloton qu'il sera aussi au menu de la première étape du prochain Tour de France le 4 juillet à Barcelone.

09.03.2026 à 18:46

Carburant, eau potable… l'attaque des infrastructures frappe durement les civils au Moyen-Orient

Bahar MAKOOI

Les frappes en Iran s'étendent désormais à des infrastructures qui touchent directement la population. À Téhéran, des dépôts pétroliers en feu ont plongé, dimanche, la capitale sous un épais nuage de pollution, tandis que dans le Golfe, des installations liées à l'eau ont également été visées, faisant craindre une nouvelle catastrophe humanitaire.

09.03.2026 à 18:39

La Bourse de Paris termine en recul avec la flambée des prix du pétrole

FRANCE24

Le CAC 40 a perdu 78,13 points, soit 0,98%, à 7.915,36 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait déjà reculé de 0,65% pour terminer à 7.993,49 points, passant sous le seuil des 8.000 points pour la première fois depuis novembre. Comme l'ensemble des marchés mondiaux, la place parisienne a été bousculée toute une partie de la séance par la flambée des prix du pétrole, qui a dépassé les 100 dollars le baril et dont les références se sont envolées de près de 30% en début de matinée. C'est la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de l'offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), qui provoque ce bond du prix du pétrole depuis plus d'une semaine. Cette flambée s'est toutefois modérée par la suite, "après des informations selon lesquelles les pays du G7" pourraient avoir "recours à leurs réserves stratégiques", explique Daniela Hathorn, analyste de Capital.com. Du coup les pertes des principales bourses européennes se sont réduites. Les ministres des Finances du G7 se sont dits "prêts" lundi à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut. Une décision de cette nature pourrait engendrer la libération de 25 à 30% des stocks constitués sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), soit 300 à 400 millions de barils, selon des informations du Financial Times. Mais "on y est pas encore", a déclaré à la presse le ministre français des Finances Roland Lescure, qui avait réuni ses collègues du G7 en visioconférence pour étudier la situation. -Les taux grimpent, puis s'apaisent - Avec la hausse des prix du pétrole, les investisseurs redoutent un regain d'inflation - particulièrement en Europe où les pays importent massivement leurs hydrocarbures -, rappelant la vague inflationniste provoquée par la guerre en Ukraine en 2022. La "crainte d'une +stagflation+", une situation très inconfortable pour une économie, combinant forte inflation et faible croissance, "grimpe", selon Kathleen Brooks, analyste pour XTB. Dans ce contexte, les taux d'intérêt ont nettement bondi au cours de la séance en Europe, avant de revenir à une stabilité en fin de journéde, après les annonces du G7. Le taux d'intérêt de la dette française à dix ans a ainsi finalement atteint 3,51%, au même niveau que la veille, après avoir grimpé à près de 3,60%. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%. Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte. TotalEnergies et la défense surnagent, l'industrie trinque Parmi les quelques valeurs en hausse au sein du CAC 40, figure TotalEnergies (+1,31% à 68,89 euros), qui profite de la hausse des prix du pétrole. Depuis le début du mois, le titre a gagné 2,39%. Côté défense, Thales a pris 2,57% à 247,50 euros, tandis que Dassault Aviation a grimpé de 1,62% à 339,20 euros. Les entreprises industrielles et consommatrices d'énergie ont en revanche reculé. L'aciériste ArcelorMittal a ainsi perdu 3,88% à 46,04 euros.

09.03.2026 à 18:39

Moyen-Orient : Faut-il craindre une crise pétrolière ?

Stéphanie ANTOINE

Le baril de Brent a dépassé, lundi, les 100 dollars pour la première fois depuis 2022, suscitant l’inquiétude des places boursières. Ce prix à la hausse du pétrole, dont on ne connaît pas la durée, pourrait inciter des industriels européens à se fournir outre-Atlantique. Les explications avec Olivier Appert, conseiller du centre énergies de l'IFRI. 

09.03.2026 à 18:15

Humour absurde et faux jeu télé: Kad et Olivier relancent le Kamoulox sur Canal+

FRANCE24

"Cette création Canal+ proposera des contenus inédits et absurdes avec des micro-fictions, des parodies ainsi que de nouveaux numéros de l'émission Kamoulox", le tout sous la forme d'une fausse plateforme de streaming, Kamoulox+, a indiqué la chaîne dans un communiqué. Le format de diffusion n'a pas été précisé. "Le tournage est en cours pour une durée de 2 semaines en région parisienne", a ajouté Canal+, selon qui Kad et Olivier seront entourés de nombreux invités. Les deux humoristes avaient créé le Kamoulox sur la radio Ouï FM dans les années 90, avant que l'émission passe à la télévision, sur la chaîne Comédie! entre 1999 et 2001 puis sur Canal+. Dans le Kamoulox originel, Kad Merad et Olivier Baroux incarnaient les candidats d'un jeu télévisé éponyme aux règles incompréhensibles. Cela donnait lieu à des répliques sans queue ni tête, comme "Je crapote à Montrouge et je promène un Bee Gees", que l'autre candidat pouvait contrer en lançant "Kamoulox!" L'émission a tellement marqué les esprits que l'interjection "Kamoulox!" est entrée dans le langage courant pour se moquer d'un propos peu clair.
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