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▸ Les 15 dernières parutions

21.05.2026 à 22:11

Roussel accuse LFI de vouloir "faire éclater" le PCF pour avantager Mélenchon

FRANCE24

"J'alerte les communistes: il y a, par ailleurs, une offensive forte de la France insoumise, de ses dirigeants, qui appelle à voter (...) contre la direction du PCF, pour faire éclater notre parti et obtenir un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon", a-t-il dit dans une interview à L'Humanité. "Ne cédons pas aux tentatives de division", a-t-il ajouté. Celui qui était candidat en 2022 a défendu la nécessité d'une candidature communiste, plutôt que d'une union dès le premier tour. "Si l'effacement du PCF à la présidentielle pouvait garantir une défaite de l’extrême droite, je n'hésiterais pas une seconde. Mais ce n'est pas le cas : notre électorat se répartirait entre différentes candidatures", a-t-il dit. La question sera tranchée par les militants début juillet lors du congrès du PCF à Lille, où M. Roussel pourrait être confronté à d'autres candidatures pour prendre la tête du parti. Trois textes alternatifs à celui de la direction du parti ont été déposés. Fabien Roussel refuse de participer à la primaire unitaire dans laquelle est empêtrée une partie de la gauche. Lors de la présidentielle de 2022, lui qui a fait de l'affirmation de l'identité communiste son cheval de bataille depuis qu'il a pris la tête du parti en 2018, avait réuni 2,3% des suffrages. Les Insoumis l'accusent d'avoir ainsi bloqué des voix qui auraient permis à Jean-Luc Mélenchon (22%) d'accéder au second tour.

21.05.2026 à 22:05

Etats-Unis: Meta, Snap, TikTok et YouTube s'entendent avec un district scolaire pour éviter un procès

FRANCE24

Meta, maison mère de Facebook et Instagram, a été la dernière à se résoudre à un règlement, selon des documents déposés jeudi devant le tribunal fédéral d'Oakland, près de San Francisco, où devait se tenir ce procès mi-juin. Snap, Google (YouTube) et TikTok avaient déjà conclu leurs accords le 15 mai, selon les documents consultés par l'AFP. Ces accords à l'amiable interviennent dans un contexte judiciaire de plus en plus menaçant pour les plateformes. En mars, un jury de Los Angeles a condamné Meta et Google à verser six millions de dollars à une jeune femme, les jugeant responsables du caractère addictif de leurs plateformes Instagram et YouTube respectivement, une première historique. La veille, un autre jury, au Nouveau-Mexique, avait condamné Meta à payer 375 millions de dollars pour avoir exposé des mineurs à des contenus inappropriés et à des prédateurs sexuels. A Oakland, l'affaire concerne le district scolaire de Breathitt County, circonscription rurale de l'est du Kentucky, dont le dossier avait été choisi pour servir de test à la résolution des procédures similaires intentées par 1.200 autres districts à travers les Etats-Unis. Ce premier plaignant réclamait plus de 60 millions de dollars pour couvrir les coûts engendrés par les effets nocifs des réseaux sociaux sur ses élèves -- troubles du sommeil, troubles émotionnels, conflits -- et financer un programme de santé mentale sur quinze ans. Il demandait également à cette cour fédérale d'ordonner aux plateformes de modifier leurs algorithmes pour réduire leurs fonctionnalités addictives. Les transactions nouées avec ces géants n'impliquent aucune reconnaissance de responsabilité. Elles vont accroître la pression pour résoudre à l'amiable les autres dossiers, tous coordonnés par la juge Yvonne Gonzalez Rogers, qui vient par ailleurs de présider le procès entre Elon Musk et Sam Altman, le patron d'OpenAI En choisissant un règlement confidentiel plutôt que d'affronter un jury, les quatre entreprises évitent aussi de voir leurs documentations internes décortiquées en public. Des milliers de procédures liées à l'addiction aux réseaux sociaux sont en cours devant les tribunaux américains. Plus de trente Etats américains poursuivent par ailleurs Meta pour des faits similaires, dans un dossier distinct qui pourrait déboucher sur un procès en août à Oakland.

21.05.2026 à 22:03

Drones: en Haute-Marne, un concours militaire international pour progresser ensemble

FRANCE24

Informés de leur temps par l'arbitre, les deux soldats du 7e bataillon de chasseurs-alpins se félicitent tout de même d'un bon résultat. "C'est pas facile au niveau de l'environnement", reconnaît le caporal-chef Clément après avoir retiré le casque immersif, similaire à un casque de réalité virtuelle, qu'il porte lorsqu'il pilote son drone FPV ("First Person View", vue à la première personne, NDLR). Ils font partie des 37 équipes françaises et 11 équipes de pays alliés (dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Pologne) qui ont concouru, mardi et mercredi, lors du "challenge international drones" organisé par l'armée de terre sur la base de Semoutiers-Montsaon, en Haute-Marne. Cet aérodrome est depuis 1999 le lieu de garnison du 61e régiment d'artillerie, le seul régiment de drones de l'armée de terre française. L'utilisation massive du drone dans les conflits contemporains est "une révolution (...), peut-être à l'image de la poudre, peut-être à l'image du char", estime Pierre Schill, chef d'Etat-major de l'armée de terre, venu assister à la compétition. Alerte à Vilnius "Notre sujet, la France, nous qui ne sommes pas en guerre, c'est d'arriver à suivre ce mouvement en termes de qualité et de savoir-faire de ce qu'on va faire", ajoute le général de 58 ans. Quelques heures plus tôt à Vilnius, une alerte au drone a fait descendre aux abris le président, la Première ministre et la population. Une première pour la capitale lituanienne. "Cette menace militaire à l'est de notre continent, elle est là et elle va exister", réagit le général Schill, soulignant que l'armée de terre est en train de se doter de six escadrons de drones. Cette compétition, dont le résultat est finalement bien secondaire, est surtout l'occasion "d'apprendre d'autres pays et de partager nos expériences", estime le "staff sergeant" Burnett, du corps des Marines américains, qui se dit notamment impressionné par la qualité de pilotage des Belges, Britanniques et Français. Chaque équipe arrive avec "son propre équipement, son propre système analogique" et "c'est intéressant de voir où tel système présente un avantage et où tel autre présente un désavantage", souligne le sergent Luke Crossley, du génie royal britannique. Il apprécie cette occasion de "nous réunir et développer nos compétences ensemble, plutôt que de travailler chacun de son côté". "Vision d'ensemble" du copilote "Le but, ça a été de créer des épreuves qui se rapprochent le plus possible de ce qu'on peut trouver en opération", explique le lieutenant Léo, du 61e régiment d'artillerie. Dans le cadre de l'épreuve dont il est responsable, un binôme pilote-copilote doit repérer, à l'aide d'un drone, un "véhicule blindé ennemi" en approche - en l'espèce, un pick-up Ford - puis faire tomber son drone sur un filet positionné à l'arrière du véhicule, à l'image de ce que peuvent faire des drones kamikazes sur des théâtres d'opération. Alors que le pilote manoeuvre, son casque immersif limitant sa vision à ce que filme le drone devant lui, le copilote, les yeux rivés sur deux écrans, doit "avoir une vision d'ensemble" pour donner à son collègue des indications sur la détection d'une cible ou la présence d'indices tels que des sons ou mouvements. Ces épreuves, lors desquelles les drones naviguent sur des dizaines de mètres pendant que leurs opérateurs restent immobiles, disent tout de l'avancée que permet cet outil: "Avant, il fallait envoyer quelqu'un, la personne meurt. Maintenant, on envoie un drone, le drone tombe. Je pense qu'il n'y a pas plus important", résume froidement le caporal-chef Clément. Mais pour le "staff sergeant" Burnett, cette révolution a ses limites. Les drones "sont un outil pour nous permettre d'accomplir notre travail, mais finalement, l'infanterie ne disparaîtra jamais. On aura toujours besoin de gars sur le terrain".

21.05.2026 à 21:41

Macron réunit mardi "l'Equipe de France de l'électricité" pour accompagner l'électrification

FRANCE24

L'événement réunira des entreprises de différents secteurs (énergie, distribution, BTP...) mais aussi les gestionnaires des réseaux de transport et de distribution d'électricité RTE et Enedis, et des fédérations comme la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC), selon l'Elysée. "Il y a de la place pour augmenter massivement la consommation d'électricité, être indépendant d'un point de vue énergétique", indique-t-on à l'Elysée. L'objectif de cette réunion est de "s'inscrire dans une dynamique de consommation d'électricité, pour montrer l'ensemble des solutions qui existent et qui sont accessibles pour passer des trajectoires au concret", ajoute-t-on. Pour les particuliers, les intervenants présenteront des solutions pour changer de véhicule électrique, électrifier le chauffage, etc. et pour les industriels, les leviers disponibles pour décarboner une flotte de véhicules ou de poids lourds, les moyens de production, etc. A titre d'exemple, l'Elysée cite l'initiative d'EDF qui a annoncé en avril un plan à 240 millions d'euros pour accélérer le passage à l'électrique des ménages modestes et de petites entreprises, et soutenir l'implantation d'activités gourmandes en électricité, dont les centres de données. L'événement réunira des entreprises de différents secteurs (énergie, distribution, BTP...) mais aussi les gestionnaires des réseaux de transport et de distribution d'électricité RTE et Enedis, des fédérations comme la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC).

21.05.2026 à 21:19

Turquie: la justice suspend la direction du principal parti d'opposition

FRANCE24

Le tribunal, qui a invalidé l'élection fin 2023 de l'actuelle direction du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) au motif d'irrégularités, a décidé de replacer à sa tête son ancien patron, Kemal Kiliçdaroglu, tombé en disgrâce au sein de la formation, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu. Selon des extraits de la décision consultés par l'AFP, la justice accuse l'actuel patron du CHP Özgür Özel d'avoir été élu à la tête du parti après des pressions sur certains délégués, des promesses de recrutement voire des achats de voix. "Je ne me rendrai pas", a lancé M. Özel sur X après l'annonce de la décision, promettant "l'honneur, la dignité, le courage et la lutte". Des partisans du CHP se sont rassemblés pour protester en début de soirée devant le siège du parti à Ankara, où une réunion d'urgence doit avoir lieu, a constaté un photographe de l'AFP. La décision du tribunal d'Ankara a fait chuter le BIST100, indice vedette de la Bourse d'Istanbul, de plus de 6% à la clôture. "Erosion démocratique" Le CHP, qui a infligé une sévère défaite au Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan aux élections locales de 2024, est depuis dans le viseur de la justice turque, qui a multiplié les coups de filet contre les municipalités CHP. Le maire CHP d'Istanbul Ekrem Imamoglu, considéré comme le plus sérieux rival du président Erdogan, est incarcéré depuis plus d'un an pour des accusations de "corruption" qu'il rejette. D'autres maires CHP d'arrondissements d'Istanbul sont également emprisonnés dans le cadre de la même enquête. En septembre, la direction provinciale du CHP à Istanbul avait également été destituée, au motif là encore d'irrégularités lors d'un congrès de 2023. La justice avait toutefois offert en première instance fin 2025 un répit à la direction nationale du CHP, jugeant non fondée la plainte concernant de possibles irrégularités lors du congrès du parti organisé fin 2023. Pour les analystes, le pouvoir turc cherche à affaiblir au maximum le CHP avant la prochaine élection présidentielle, prévue en 2028. Pour Sinem Adar, du Centre d'études appliquées sur la Turquie (CATS) à Berlin, "l'érosion démocratique est désormais achevée" en Turquie. "Le silence et l'inaction considérables face à la répression continue contre le CHP témoignent de l'efficacité de la domination" du pouvoir turc, a-t-elle jugé sur BlueSky. "Tout cela se déroule alors que le ministre turc des Finances, Mehmet Simsek, se trouve à Londres pour tenter de convaincre les investisseurs que la Turquie est un endroit sûr pour placer leur argent", a elle commenté sur X Gönül Tol, du groupe de réflexion Middle East Institute, à Washington.

21.05.2026 à 21:11

Cannes: "La bola negra", fresque LGBT à travers les époques

FRANCE24

Deuxième réalisation du duo surnommé "Los Javis" --Javier Calvo et Javier Ambrossi--, le film débute pendant la guerre civile espagnole et multiplie les allers-retours avec l'époque actuelle pour radiographier des amours gays étouffés par la honte et le secret. "Il est important qu’un film comme celui-ci soit en compétition (à Cannes) avec deux réalisateurs gays, trois protagonistes gays interprétés par trois acteurs ouvertement gays", ont expliqué à l’AFP les deux cinéastes qui étaient jusqu'à récemment en couple. Selon eux, "La bola negra", qui tire son titre d'une oeuvre que Lorca, fusillé en 1936, a laissée inachevée, délivre "le message que nous ne reviendrons pas en arrière" sur les droits LGBT. Trois destins s'y entrelacent : un jeune homme rejeté en 1932 d'un club sélect en raison de son homosexualité, la naissance du désir entre deux soldats ennemis en pleine guerre civile espagnole, et la quête de vérité d'un jeune historien gay en 2017. La star espagnole Penélope Cruz y fait une apparition en égérie de soldats "brève mais inoubliable" selon les mots du délégué général du festival, Thierry Frémaux. "C'est la grande star que nous connaissons tous et en même temps l’actrice qui, avec humilité, demande au réalisateur : +Comment veux-tu que je le fasse ? Est-ce que je le fais bien ?+", racontent les deux cinéastes. "Nous voulions que le film garde son essence LGBT mais qu’il soit ambitieux, pas seulement destiné à un petit public [...] Et Penélope apporte cela", ajoute le tandem. A Cannes, "La bola negra" traduit la très bonne dynamique du cinéma espagnol, avec trois films ibériques en lice pour la Palme d'or qui sera décernée samedi soir.

21.05.2026 à 20:59

Cannes 2026 : Penélope Cruz et Glenn Close dans "La Bola negra"

FRANCE24

Le Festival de Cannes accueille aujourd’hui "La Bola Negra", le nouveau film du duo espagnol "Los Javis", connu pour son univers pop, mélodramatique et queer devenu phénomène en Espagne. Penélope Cruz et Glenn Close complètent le casting espagnol de ce récit traversant plusieurs époques autour de l’homosexualité. Dans cette chronique, Louise Dupont revient également sur "Coward" de Lukas Dhont en lice pour la Palme d'or et le retour sur la Croisette de Christophe Honoré avec "Mariage au goût d’orange".

21.05.2026 à 20:59

Esclavage: Macron soutient l'abrogation du "Code noir" et évoque la question sensible des "réparations"

FRANCE24

Lors d'une réception à l'Elysée pour le 25e anniversaire de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité, le chef de l'Etat a rendu hommage à un texte "nécessaire" et à son auteure, Christiane Taubira. Il a évoqué un autre texte, le "Code noir", nom donné à un ensemble d'édits royaux datant du XVIIe et XVIIIe siècles organisant l'esclavage et jamais formellement abrogés, dont le maintien, quand bien même sans effets juridiques, "est comme devenu une faute", "une forme d'offense", "une trahison de ce qu'est la République". "C'est pourquoi je demande au gouvernement de faire sienne la proposition de loi visant à abroger le Code noir, qui doit être débattue le 28 mai prochain à l'Assemblée nationale", a-t-il lancé au sujet de cette abrogation déjà adoptée mercredi à l'unanimité en commission. Egalement présente, Christiane Taubira a de son côté évoqué la résolution adoptée fin mars par l'Assemblée générale de l'ONU, à l'initiative du Ghana, qui fait de l'esclavage et de la traite des Africains "les plus graves crimes contre l'humanité". La France, avec d'autres pays européens, s'était abstenue, au motif qu'elle ne veut pas de hiérarchie entre les crimes contre l'humanité, une position assumée jeudi par Emmanuel Macron. "Réparation imparfaite" L'ex-ministre de la Justice a, elle, souligné qu'elle avait été adoptée massivement par les pays d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes, "qui reconnaissent eux aussi l'inanité de la hiérarchie entre les crimes contre l'humanité". "On ne peut pas ne pas entendre ce qu'il y a derrière, qui est justement une demande de justice, toujours de réparation", a reconnu le chef de l'Etat. Il a annoncé le lancement, avec le Ghana, d'un "travail scientifique international" pour "faire des recommandations très concrètes aux décideurs politiques", sans dire précisément s'il s'agirait de recommandations sur d'éventuelles réparations. Emmanuel Macron a d'ailleurs ajouté que "la réparation", "immense question", ne devait pas être éludée. "Mais c'est une question sur laquelle il ne faut pas non plus faire de fausses promesses", a-t-il prévenu. "Nous devons avoir l'honnêteté de nous dire qu'on ne pourra jamais réparer ce crime totalement, parce que c'est impossible", "vous ne pourrez pas un jour mettre un chiffre, mettre un mot qui viendrait donner un point final à cette histoire". Lui-même a assuré que sa "réflexion" et ses "décisions" sur le sujet étaient "encore inachevées". Il a rappelé avoir lancé il y a un an un travail d'historiens pour évaluer "le prix" de la liberté imposé par la France à Haïti, qui lui sera remis en décembre. "Réparer, c'est d'abord restaurer la juste place" des faits "dans l'histoire de la République", ce qui passe par l'éducation, a-t-il plaidé. "Mais ce n'est pas un geste léger. Et ce parcours de la reconnaissance, nous ne l'avons pas terminé", a-t-il insisté. "Si nous ne reconnaissons pas, aucune chance qu'on puisse bâtir l'avenir", a-t-il ajouté à l'égard de ceux, notamment à droite ou à l'extrême droite, qui critiquent régulièrement les gestes de "repentance". "Il n'y a pas d'identité française, ni dans le déni de ce qui s'est fait (...) ni dans le refus d'avancer sur les reconnaissances ou les réparations", a martelé Emmanuel Macron, avant de poursuivre, à l'endroit aussi de la gauche radicale: "ni dans le repli exclusif sur ces histoires où d'autres voudraient promettre que la réparation possible est intégrale, ou que la vraie lutte est dans un communautarisme contemporain". "C'est pourquoi nous aurons toujours la réparation imparfaite", a-t-il averti.

21.05.2026 à 20:53

Tribune anti-Bolloré: Javier Bardem, Ken Loach et Mark Ruffalo parmi les nouveaux signataires

FRANCE24

D'après le collectif, 3.460 professionnels du secteur ont désormais signé cette tribune, contre 600 avant la déclaration dimanche du président de Canal+ Maxime Saada. Il avait affirmé ne plus vouloir travailler avec les signataires du texte, qui dénoncent "l'emprise de l'extrême droite" sur le cinéma via Canal+, dont Vincent Bolloré est l'actionnaire de référence. Aucun des nouveaux signataires mis en avant par Zapper Bolloré n'est français. On compte parmi eux la Palestinienne Annemarie Jacir, le Finlandais Aki Kaurismaki, le Grec Yorgos Lanthimos ou encore le Brésilien Walter Salles. La sortie de Maxime Saada en plein festival de Cannes a créé un certain émoi dans le monde du cinéma, plusieurs acteurs ou réalisateurs s'inquiétant d'une menace sur la liberté d'expression. Jeudi, l'acteur Alain Chabat, figure de l'esprit Canal+, a déploré auprès de l'AFP le "coup de pression à deux balles" du patron du groupe. "Il y avait plein de manières de réagir à ce truc-là", a estimé le comédien à l'affiche du "Vertige" de Quentin Dupieux, présenté hors compétition à Cannes. "Mais de là à rajouter ce coup de pression à deux balles à des gens qui donnent une opinion, ou en tout cas qui ont une inquiétude, légitime ou pas...", a-t-il poursuivi.

21.05.2026 à 20:48

Climat: une résolution de l'ONU renforce la responsabilité des États

Audrey RACINE

A une large majorité, les pays de l'Assemblée Générale de l'ONU ont voté pour une résolution qui les engagent dans la protection du climat. Le texte valide l'avis de la Cour Internationale de Justice. Celle-ci estime que les demandes de "réparations" sont justifiées si un État ne respecte pas les termes de l'Accord de Paris. Cette résolution fournit une base forte pour d'éventuelles poursuites contre les gouvernements ou les entreprises pour inaction climatique.

21.05.2026 à 20:47

Bardella veut "aider l'Ukraine", mais sans lui "envoyer l'argent que la France n'a pas"

FRANCE24

Ce premier versement d'un peu plus de 3 milliards d'euros doit intervenir mi-juin, a fait savoir la Commission européenne mercredi. Au total, 90 milliards seront ainsi attribués à l'Ukraine d'ici 2027, pour ses fournitures d'armes et ses besoins budgétaires courants. Sauf que "ce nouvel engagement financier (...) n'est pas financé et ne le sera pas, parce que jamais l'Ukraine ne sera en mesure de rembourser ce prêt", déclare M. Bardella dans un entretien au Point. Or, la France devra y contribuer à hauteur de "18 milliards sur deux ans", calcule le président du RN, qui se demande "comment la France compte financer l'aide à l'Ukraine aujourd'hui", compte tenu de ses déficits budgétaires. "La spécialité de la France, c'est de dépenser l'argent qu'elle n'a pas. Ce modèle n'est pas tenable", insiste-t-il. "Aider l'Ukraine, oui", mais "nous ne souhaitons pas envoyer en Ukraine l'argent que la France n'a pas et qui manque cruellement pour financer sa propre économie", résume M. Bardella, sans préciser quelle forme prendrait l'aide accordée à Kiev si le RN accédait au pouvoir l'an prochain. "Si un certain nombre d'États en Europe souhaitent envoyer des armes et des fonds à l'Ukraine, c'est leur totale liberté. En revanche, lorsque cette aide est gagée sur le budget européen, la question se pose", poursuit-il, pointant au passage "le niveau de corruption abyssal du régime ukrainien". Toujours soucieux "que le soutien à l'Ukraine n'entraîne pas une guerre larvée" avec la Russie, bien qu'il continue de "condamner la violation de l'intégrité territoriale de l'Ukraine" par Moscou, M. Bardella appelle surtout à "négocier (...) au plus vite" une "paix qui permette à l'Ukraine d'obtenir des garanties de sécurité".

21.05.2026 à 20:39

Spotify va mettre de côté des places de concert pour les super fans

FRANCE24

Les abonnés seront choisis en fonction de plusieurs indicateurs, le nombre d'écoutes d'un artiste donné, l'éventail de titres différents streamés dans son répertoire, mais aussi les sauvegardes dans la bibliothèque audio, a expliqué Rene Volker, responsable de l'événementiel, lors de la journée investisseurs du groupe suédois. Après notification, l'abonné aura environ 24 heures pour acheter jusqu'à deux billets pour un concert, via une plateforme de billetterie partenaire. Ce service, appelé "Reserved", sera lancé durant l'été, d'abord aux Etats-Unis, avant d'être étendu à d'autres marchés, a précisé Spotify. "Quand ceux qui écoutent effectivement la musique d'un artiste sur Spotify sont ceux qui ont accès à ses concerts, ils sont fidélisés, les artistes en bénéficient et le spectacle vivant en sort renforcé", a expliqué la plateforme, dans un communiqué. Spotify peut ainsi identifier un public qualifié en écartant les intermédiaires qui raflent souvent, grâce à des logiciels, une part importante des billets pour les concerts les plus prisés, a insisté Rene Volker. L'entreprise collaborait déjà avec plus de 40 prestataires de billeterie pour permettre aux utilisateurs de la plateforme de s'informer sur les spectacles dans une région donnée ou sur les concerts d'un artiste en particulier. Selon Rene Volker, Spotify a déjà généré, par ce biais, plus de 1,5 milliard de dollars de ventes de billets en orientant ses utilisateurs vers ces sites partenaires. "Il n'y aura jamais assez de billets pour tout le monde, parce que les salles ont un nombre limité de places, mais nous allons mettre de côté des millions de tickets", a déclaré Gustav Söderström, co-directeur général, lors de la journée investisseurs. Les grands acteurs de la billetterie peinent à solutionner le problème des "bots", ces programmes informatiques qui empêchent de nombreux particuliers de trouver des places de spectacle à prix officiel. Parmi les exemples récents les plus marquants, la mise en vente des billets de la tournée mondiale de Taylor Swift par Tickemaster en 2022, ou celle, en avril, de la série de concerts de Céline Dion à Paris. "C'est frustrant pour les fans", a résumé Rene Volker, "mais aussi pour les artistes, qui peuvent se demander, en regardant le public (d'un concert) si ces fans sont ceux qui les ont aidé à construire leur carrière."

21.05.2026 à 20:35

L'avocat parisien Emmanuel Pierrat reconnaît avoir harcelé ses collaborateurs

FRANCE24

"Je reconnais la globalité des faits que vous avez évoqués à mon encontre", a dit d'emblée l'avocat à la présidente du tribunal correctionnel, Nathalie Gavarino, qui venait d'ouvrir les débats par la lecture des faits reprochés, commis entre 2015 et 2021. Le mitan des années 2010, c'est le moment où Emmanuel Pierrat aurait changé. C'est aussi l'époque d'un drame familial qui l'a "mis par terre". "J'ai un peu perdu mes moyens à ce moment-là", "j'ai essayé de donner le change auprès de mes équipes" mais de manière "maladroite et inappropriée", "je suis devenu très dur au cabinet", "sans doute violent", proférant "des propos déplacés, vraiment déplacés", énumère l'avocat, passible de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Il raconte aussi la pression de l'équilibre économique d'un cabinet qui grossit et dont la trésorerie est fragile, un accident qui lui occasionne des douleurs chroniques, ou encore ses propres débuts de jeune avocat soumis à la violence managériale, "à l'ancienne". "Cela n'excuse pas, mais c'est un contexte qui explique un management de plus en plus durci", dit-il. "Menteur patenté" La présidente demande s'il cherche à se poser en victime. Emmanuel Pierrat se récrie: "J'ai fait mal à des gens", "ce que j'ai fait, ce n'est pas bien, ce n'est pas normal, ce n'est pas légal". L'un des plaignants, Nino Arnaud, ne croit pas en la sincérité de son ancien patron: "Il a été admirablement préparé" par son conseil, Caroline Toby, ironise-t-il. Mais "il n'y a aucune sincérité là-dedans, c'est un type qui est un menteur patenté", assène le jeune avocat, qui a travaillé quinze mois dans le cabinet entre 2018 et 2019. Un de ses confrères, qui ne souhaite pas être identifié, se souvient des "menaces quotidiennes d'être viré, de ne pas être payé", raconte les cris, les insultes, les scènes et les pleurs des collaborateurs. Spécialiste de la propriété intellectuelle, romancier et essayiste, Emmanuel Pierrat, 57 ans, a défendu de nombreuses personnalités du monde culturel ou littéraire: les écrivains Michel Houellebecq, Édouard Louis, Gabriel Matzneff, le plasticien Claude Lévêque ou encore le journaliste Jean-Pierre Thibaudat, qui avait révélé l'existence d'inédits de Louis-Ferdinand Céline. La liquidation judiciaire de son cabinet a été prononcée en 2023, l'année où une procédure disciplinaire sur ces faits de harcèlement s'était conclue par une interdiction d'exercice d'un an, pour "un comportement agressif, insultant et humiliant", "pérenne et systémique", accompagné d'une "absence préoccupante de prise de conscience de la situation". Lors de l'enquête préliminaire du parquet, 38 anciens salariés, avocats collaborateurs ou assistants juridiques, avaient décrit "un climat de peur, de tensions et de pression" ou encore "un management par la terreur". Ils ont raconté des portes claquées, des hurlements, des objets jetés, des réunions d'agenda chaque vendredi qui tournaient à l'humiliation publique, un licenciement après un arrêt de travail, ou encore un "système de listes" de tâches à effectuer qui "aurait été dévoyé pour devenir un outil de surveillance", décrit Nathalie Gavarino. Jugée pour complicité, son ancienne associée, Sophie Viaris de Lesegno, 52 ans, "n'a rien à faire" au tribunal comme prévenue, ajoute Emmanuel Pierrat. Elle est soupçonnée d'avoir surveillé les salariés, de ne pas être intervenue et de n'avoir pas alerté les autorités. Le procès doit se tenir jusqu'au 29 mai.

21.05.2026 à 20:22

Ebola, hantavirus... Sommes-nous parés ?

Stéphanie ANTOINE

Ebola, hantavirus, le monde est-il prêt à de nouvelles pandémies si elles devaient avoir lieu ? Une course contre la montre s’est engagée en République démocratique du Congo, où une épidémie d'Ebola se propage alors que la région, densément peuplée, est aussi en proie à la guerre. Cette annonce surgit quelques semaines après l’apparition de l’hantavirus sur le navire MV Hondius. Ces deux virus rappellent que les risques de pandémie sont toujours présents...

21.05.2026 à 20:05

Chine: le Congrès mondial des drones met en avant la domination chinoise

FRANCE24

Des avions et véhicules sans pilote de toutes tailles, des dispositifs de détection à antennes, des systèmes antibrouillage dignes d'un film de science-fiction étaient exposés au Congrès mondial des drones à son ouverture dans la ville de Shenzhen (sud), capitale technologique de la Chine. La suprématie des entreprises chinoises s'impose dans de nouveaux domaines, de l'agriculture aux infrastructures, en passant par les équipements militaires. Les appareils volant à haute altitude dépendent de petits aimants puissants et d'autres composants cruciaux qui sont largement disponibles dans l'écosystème industriel chinois et sans égal ailleurs en termes d'efficacité et de variété. "Lorsque vous avez besoin d'un composant, vous avez des centaines d'options différentes (en Chine), a déclaré un exposant, Javier Balaguer, de la société espagnole de conseil et de services aux entreprises Applus+ Laboratories. "Si vous avez un accès direct" à ces produits, "ce sera beaucoup plus facile", a déclaré à l'AFP ce spécialiste des drones. Plus de 1.200 entreprises participent à l'exposition, selon les organisateurs. Les exposants proposent leurs produits aux dizaines de milliers de visiteurs venus au salon pour des raisons très variées. L'un des usages des drones les plus médiatisés ces derniers temps l'a été dans le domaine militaire, ces appareils jouant un rôle prépondérant dans la guerre en Ukraine. Pékin affirme soutenir l'utilisation civile de la technologie des drones et avoir mis en place des contrôles à l'exportation afin de prévenir la prolifération des armes. Cependant, le double usage des technologies utilisées à des fins commerciales et militaires crée une zone grise difficile à contrôler au-delà des frontières. Un participant en provenance de Russie, qui n'a pas voulu être identifié, a déclaré à l'AFP qu'il était venu à l'exposition de Shenzhen car il était interessé par les "intercepteurs" de drones, mais sans donner de précisions. A quelques stands de là, l'AFP s'est entretenue avec trois Ukrainiens dont l'un a souligné que la technologie des drones était devenue "une nécessité quotidienne" depuis le début de la guerre. "La Chine domine toute la chaîne d'approvisionnement", notamment celle "des pièces magnétiques difficiles à trouver en Ukraine", a souligné l'un des hommes, qui également refusé de s'identifier. La technologie anti-drone en vedette L'AFP a rencontré jeudi des participants étrangers en provenance de l'Union européenne, du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est, attirés par l'expertise de Shenzhen, la "Silicon Valley chinoise", dans des domaines aussi variés que la maintenance des infrastructures, la surveillance aérienne ou le suivi des courses automobiles. Les organisateurs ont annoncé attendre cette année 150.000 visiteurs. M. Balaguer, de la firme Applus+ Laboratories, a indiqué à l'AFP qu'il avait constaté que l'envergure de l'évènement avait explosé au cours des trois dernières années. Cette année, la nouvelle tendance est la technologie anti-drone, selon lui. La directrice générale de la société chinoise Yinyan General Aviation, Wu Yingjie, a expliqué à l'AFP que son travail consistait à déployer des "contre-mesures anti-drones" le long de la frontière chinoise. La société de Mme Wu est basée dans la ville de Nanning (sud-ouest) à moins de 150 km de la fronière du Vietnam. Les technologies de contre-mesures sont utilisée pour la détection, la reconnaissance et les combats contre les vols non autorisés, a-t-elle ajouté. "C'est à cause de la guerre en Ukraine que le monde a découvert l'industrie des contre-mesures anti-drones", a-t-elle ajouté. "Les drones jouent un rôle très important pour la sécurité à basse altitude", a-t-elle souligné. A la recheche d'innovations Parmi les champions de l'industrie chinoise figurait en bonne place la firme DJI, dont les stands attiraient une foule de visiteurs. La société basée à Shenzhen et fondée en 2006, a obtenu plus des deux tiers des marchés mondiaux des drones ces dernières années, selon plusieurs études. D'autres firmes moins connues présentaient des technologies variées, comme des dispositifs anti-brouillage, "la reconnaissance sonore", "l'imagerie thermique infrarouge" ou "les contre-mesures laser". D'autres proposaient des applications industrielles comme le levage des charges lourdes, pouvant être utilisé pour l'installation de lignes électriques sur des pylônes. Luca Musiolik, directeur de la firme allemande DroneShine, a déclaré à l'AFP qu'il était venu se documenter sur les dernières tehnologies de nettoyage industriel par drones. "Il n'y a pas vraiment en Europe de concurrent ni d'innovation qui émerge", selon ce jeune entrepreneur de 21 ans. "Nous essayons de nous inspirer de cette technologie, un peu comme la Chine l'a fait avec l'industrie automobile allemande", a-t-il ajouté.
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