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15.06.2026 à 08:55

Mondial-2026: ambition maximale pour l'Espagne, Yamal doit encore patienter

FRANCE24

Pour voir le prodige de 18 ans jouer sa première Coupe du monde, il faudra encore attendre un peu. Tous les voyants sont au vert et l'équipe est au complet, mais aucun risque ne s'est pris par le staff. Les deux attaquants Nico Williams et Lamine Yamal, touchés à une cuisse en fin de saison, commenceront le premier match sur le banc. L'ailier de l'Athletic Bilbao n'a plus joué depuis un mois et le prodige du FC Barcelone depuis le 22 avril. Le sélectionneur, Luis De La Fuente, préfère la prudence face à la 67e équipe au classement Fifa, pour faire revenir progressivement ses deux attaquants qui avaient déjà fait l'impasse, le week-end dernier, lors du dernier match amical contre le Pérou (3-1) au Mexique. Celui qui va disputer à 18 ans son premier Mondial et qui rêve de devenir LA star mondiale de sa génération, comme l'ont été avant lui Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, devra donc être encore un peu patient. Mais si tout se passe comme prévu pour la Roja, le Barcelonais - affiché en immense sur un building d'Atlanta - pourrait joueur quelques minutes. "La meilleure nouvelle, c'est que Lamine est en pleine forme, il s'est très bien préparé et s'entraîne très bien, tout comme Nico (Williams) et Víctor (Muñoz). Il est disponible, même s'il ne débutera pas le match, nous verrons comment celui-ci se déroule", a déclaré lundi le coach, très souriant devant la centaine de journalistes. Beaucoup de candidats au titre, selon De La Fuente Comme lui, les Espagnols respirent la confiance depuis leur installation il y a une semaine à Chattanooga (Tennessee), à deux heures de route d'Atlanta. Même si leur équipe n'a remporté aucun match à élimination directe en Coupe du monde depuis le sacre de 2010, ils ne veulent pas entendre parler de cette statistique. A la suite du premier titre de son histoire, la Roja a été éliminée dès la phase de groupes en 2014, puis deux fois au stade des huitièmes de finale, en 2018 et 2022, aux tirs au but. "Ce sont des choses du passé. On se concentre sur le quotidien, sur le fait d'arriver le mieux préparé possible. L'équipe a beaucoup de confiance et a énormément d'enthousiasme à l'idée de faire un grand tournoi", a balayé auprès de l'AFP Alex Grimaldo, doublure de Marc Cucurella au poste de latéral gauche. Comme lui, le reste de l'équipe et du staff se basent sur d'autres faits bien plus d'actualité: la Roja est championne d'Europe en titre, après sa victoire en finale de l'édition 2024 contre l'Angleterre. Et sa dernière défaite remonte à plus de deux ans (mars 2024) contre la Colombie (1-0). Depuis, elle n'a perdu aucun de ses 30 derniers matches dans le temps réglementaire, mais compte tout de même un échec en finale de la Ligue des nations en juin 2025 contre le Portugal aux tirs au but (2-2, tab 5-3). Fort de ce statut et de cette dynamique, l'Espagne fait partie des "favorites", assume Alex Grimaldo. "On sait qu'on est champions d'Europe, qu'on a une grande sélection et on le vit très naturellement", a complété samedi le gardien David Raya. Luis de la Fuente, lui, se veut réservé sur la question: "Qu'est-ce que cela signifie dans le sport ? Cela vous place parmi les candidats potentiels, mais un seul peut gagner... J'y accorde de l'importance parce que cela rend hommage au parcours exceptionnel de certains joueurs. Je n'avais jamais vu une Coupe du monde avec autant de candidats réellement capables de la remporter". Après cette entrée en matière qu'on imagine au petit trot, la route va doucement s'élever pour la Roja, avec l'Arabie saoudite, puis l'Uruguay dans le groupe H. Viendra ensuite ce maudit match à élimination directe qu'il faudra enfin remporter, seize ans après.

15.06.2026 à 08:55

Mondial-2026: la Belgique de Garcia arrive lancée

FRANCE24

Arrivé en janvier 2025 à la tête d'une sélection noire-jaune-rouge traumatisée par deux tournois manqués (élimination au premier tour du Mondial-2022 et en huitièmes de finale de l'Euro-2024), le coach français a redonné de l'allant à la formation du plat pays. L'ancien entraîneur de Lille, l'AS Rome, l'OM, l'OL et Naples, a d'abord assuré sa légitimité en remplissant ses deux premiers objectifs: maintenir la Belgique dans le groupe A de la Ligue des nations et la qualifier pour la Coupe du monde américaine. Au-delà des chiffres, Garcia a surtout bien géré la passation de témoin entre la génération (a)dorée portée par Eden Hazard et la nouvelle vague de joueurs talentueux emmenée par Jérémy Doku. De l'équipe qui avait terminé troisième du Mondial-2018, restent Thibaut Courtois, Axel Witsel, Thomas Meunier, Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku sur lesquels Garcia continue de s'appuyer pour encadrer les jeunes. De l'avis des médias locaux, le principal mérite du coach français est d'avoir insufflé de l'enthousiasme au sein d'un groupe plombé par des problèmes d'ambiance lors des deux derniers tournois. De Bruyne peut "profiter" "Chapeau à Rudi Garcia pour son coaching et sa gestion. Il a su s'adapter aux éléments à sa disposition tout en créant un équilibre et une bonne ambiance dans ce groupe", a récemment souligné l'ancien sélectionneur Georges Leekens. Samedi en conférence de presse, Kevin De Bruyne a confirmé: "le coach a créé un bon lien avec tout le groupe. L'ambiance est vraiment bonne et on sent que tout le monde est à fond dans le projet". Le joueur de 34 ans apprécie que Garcia lui "octroie de la liberté, à (son) meilleur poste", ce qui n'avait pas été le cas sous Domenico Tedesco au dernier Euro, ni en club cette saison à Naples avec Antonio Conte. "Je suis à un point de ma carrière où je peux davantage profiter de ce genre de tournoi. Je comprends mieux ce que signifie représenter son pays dans quatre Coupes du monde.", a ajouté De Bruyne qui se félicite du "sentiment positif" qui règne dans le groupe. Les joueurs arrivent au Mondial avec le plein de confiance après des succès prometteurs en préparation au début du mois, 2-0 en Croatie et 5-0 face à la Tunisie. Et lors d'une mini-tournée américaine fin mars, les Diables Rouges avaient surclassé les Etats-Unis (5-2) avant d'accrocher le Mexique (1-1). "KDB" prévient toutefois ses équipiers: "le premier match est toujours difficile car tout le monde est extrêmement motivé. Lors de mes trois premières Coupe du monde, je n'ai pas souvenir d'un match facile". "L'Égypte a un jeu très physique donc ce ne sera pas facile mais nous faisons tout pour être prêt pour cette rencontre", assure le génial gaucher alors qu'après leur duel face aux Pharaons de Mohamed Salah, les Belges affronteront la Nouvelle-Zélande et l'Iran.

15.06.2026 à 08:55

Violences sexuelles sur mineurs: la Ciivise évalue l'action du gouvernement

FRANCE24

La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants avait livré fin 2023 au gouvernement 82 préconisations au terme de deux ans de recueil de témoignages et de réflexions. Elle livre son état des lieux dans un contexte explosif, avec de multiples questions soulevées quant au traitement par la justice des affaires de crimes sexuels, après la mort de la collégienne de 11 ans dans le Gers. La directrice de la Ciivise, la magistrate Maryse Le Men-Regnier, et son secrétaire général Denis Roth-Fichet, sont attendus lundi midi place Vendôme pour présenter leur rapport au garde des Sceaux Gérald Darmanin et à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist. Ce rapport doit permettre d'évaluer les efforts du gouvernement face à ce que la Ciivise a qualifié de "crime de masse": chaque année 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles et un enfant est victime d'un viol ou agression sexuelle toutes les trois minutes, selon elle. La Ciivise avait été lancée après le choc provoqué par la publication début 2021 du récit de Camille Kouchner "La Familia Grande", qui avait entrainé une déferlante de témoignages sur l'inceste. La question des violences sexuelles est devenue majeure depuis avec différentes affaires à l'écho national, comme dans le périscolaire avec la suspension à Paris de 52 animateurs pour "suspicion de violences sexuelles ou sexistes", ou avec le procès du chirurgien Joël Le Scouarnec, condamné pour des viols et agressions sexuelles sur près de 300 victimes, pour la plupart mineures. Sous la houlette de son secrétaire général Denis Roth-Fichet, la Ciivise s'est attelée à faire le suivi minutieux de la mise en œuvre de ses préconisations émises en novembre 2023 dans les administrations, incluant la santé, la justice, les forces de l'ordre et l'éducation. Ces recommandations nourrissent les 79 dispositions d'une proposition de loi "intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants", soutenue par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet et la haute commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry.

15.06.2026 à 08:43

Le remboursement de médicaments contre l'obésité, un "nouvel espoir" pour des patients

FRANCE24

Agée de 48 ans, Virginie a déjà bénéficié d'une prise en charge intégrale exceptionnelle du Mounjaro, financée par le laboratoire. Elle a perdu 30 kilos en un an. Actuellement sans emploi, cette patiente n'aurait jamais pu assumer elle-même le coût de son traitement: "Entre 300 et 350 euros par mois", précise-t-elle, cheveux bruns au carré, après avoir reçu son injection hebdomadaire. Le gouvernement a annoncé fin mai le remboursement, pour certaines formes sévères d'obésité, du Mounjaro du laboratoire américain Eli Lilly, et de son concurrent Wegovy du danois Novo Nordisk. Disponibles sur ordonnance en France depuis fin 2024, ces stylos injectables sont à partir de lundi pris en charge à 65% par l'Assurance maladie, uniquement dans le cadre de structures spécialisées dans l'obésité. Après avoir souffert de problèmes de poids "depuis toujours", Virginie a déjà subi une opération de réduction de l'estomac en 2012, qui lui a permis de perdre 40 kilos, mais des problèmes de santé ont entraîné une reprise de poids importante. Explosion des demandes Suivie au centre spécialisé de l'obésité (CSO) de Valenciennes, Virginie s'apprête à subir un "bypass", une opération qui raccourcit le parcours des aliments dans le système digestif. Mais avec un indice de masse corporelle supérieur à 60, contre 18 à 25 environ pour une personne de corpulence normale selon l'OMS, elle doit auparavant perdre du poids pour réduire les risques liés à cette opération. Une étape que le Mounjaro l'aide à franchir. Le traitement provoque chez elle "un effet de satiété quasi permanent" lui permettant de réduire ses portions alimentaires, sans ressentir de "frustration". Selon l'Observatoire français d'épidémiologie de l'obésité (OFÉO), l'obésité touche environ 18% des adultes en France. Dans les Hauts-de-France, région métropolitaine la plus concernée, la prévalence dépasse 22%. Au CSO de Valenciennes, qui suit déjà plus de 1.000 patients, l'annonce du remboursement a provoqué un afflux immédiat de demandes. "Les infirmiers sont submergés", constate Delphine Renard, cadre de santé, qui assure recevoir "une cinquantaine d'appels minimum par jour de patients qui souhaitent rentrer dans le parcours et être pris en charge". Une hausse anticipée par les équipes médicales. "Nous avons créé une liste de patients qui ne pouvaient malheureusement pas débuter le traitement du fait des contraintes financières", explique le Dr Mihaela Moldovanu, médecin endocrinologue nutritionniste. Une quarantaine de noms y figurent déjà et seront les premiers à être reconvoqués, précise-t-elle. "Pas une solution miracle" Mais les professionnels mettent en garde contre certaines idées reçues. Certains "pensent qu'on fait une injection parce que l'été arrive et qu'on veut mettre son maillot de bain cet été", déplore Mme Renard. Le remboursement de ces médicaments constitue "une avancée majeure" dans la prise en charge de l'obésité, mais ils ne sont pas "une solution miracle", prévient aussi le Dr Moldovanu. Lorsqu'ils ne sont pas associés à une chirurgie bariatrique - portant sur l'anatomie de l'estomac et de l'intestin - ils doivent être pris sur le long terme, pour éviter des effets contreproductifs. "L'obésité reste une maladie chronique multifactorielle qui nécessite un traitement au long cours", rappelle Mme Moldovanu. Même prudence pour le Dr Guelareh Dezfoulian, chirurgienne digestive endocrino-bariatrique au centre hospitalier de Valenciennes, qui rappelle qu'une personne atteinte d'obésité sévère "a une qualité de vie extrêmement diminuée". Pour ces "malades qui souffrent", ces médicaments sont une "solution", mais ils doivent être accompagnés de changements durables dans leurs comportements, insiste-t-elle. Une réalité acceptée par Virginie, qui se déplace actuellement avec des béquilles, et pour qui le Mounjaro représente "un nouvel espoir", notamment en ce qui concerne sa mobilité. Après son opération, elle compte partir avec son mari Romain pour découvrir le Japon, un rêve qu'ils cultivent depuis des années, dans l'ombre de la maladie.

15.06.2026 à 08:17

Affaire Lyhanna: Lecornu-Darmanin, duo à l'épreuve de la crise

FRANCE24

Différence de tempérament ? Répartition des rôles ? Le chef du gouvernement et son ministre de la Justice "se parlent tout le temps", assure un proche de ce dernier. Les deux dirigeants perdent du terrain dans un sondage Ipsos BVA pour La Tribune Dimanche réalisé cette semaine: -5 points pour Gérald Darmanin, qui reste le ministre le plus apprécié (39%), -4 points pour Sébastien Lecornu, à 24% d'opinions favorables. Et les appels formels ou incitatifs à la démission s'empilent sur le bureau du garde des Sceaux, de l'insoumise Mathilde Panot et l'écologiste Yannick Jadot au premier secrétaire du PS Olivier Faure, en passant par le Rassemblement national. Des opposants qui "font de la politique", a évacué jeudi M. Lecornu, réitérant sa "confiance" envers son ministre. Une épreuve au sommet du pouvoir pour ces deux amis - M. Lecornu est le parrain d'un des enfants de M. Darmanin - issus de la droite. Le premier, inconnu du grand public, était un soutien de Bruno Le Maire quand le second était déjà député du Nord et œuvrait d'abord pour Xavier Bertrand, puis pour le retour de Nicolas Sarkozy. Les deux ont franchi le rubicon après l'élection d'Emmanuel Macron et l'arrivée d’Édouard Philippe à Matignon. Membres de tous les gouvernements depuis juin 2017, ils font désormais partie du dernier carré de fidèles du chef de l’État. Leur évidente complicité a même tourné au cocasse quand, pour rester au sein d'un gouvernement d'emblée fragilisé, M. Darmanin a été sommé par Lecornu de ne plus "faire de politique". Comprendre: mettre en sourdine son activité partisane - il a créé un parti, "Populaires"- et réfréner ses ambitions présidentielles. Une injonction paradoxale alors que "Darmanin, c'est le seul au gouvernement dont la surface politique permet à Lecornu de le laisser en première ligne", relève cette semaine un observateur, qui le voit même en "paratonnerre" d'un Premier ministre dont la discrétion et la prudence épousent la mission assignée par l’Élysée: éviter la chute du gouvernement et une fin de quinquennat en catastrophe. -Fonceur et "démineur"- Si Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin sont proches tant en politique que dans la vie, tout les oppose dans le style. Autant celui qui revendique depuis longtemps d’être un "moine soldat" cultive la discrétion, autant le garde des Sceaux et ancien ministre de l'Intérieur communique à tout va, et encore davantage depuis la découverte des dysfonctionnements judiciaires dans l'affaire de la mort de la jeune Lyhanna, 11 ans. Sébastien Lecornu a réuni à deux reprises les ministres concernés par l'affaire Lyhanna mais il ne s’est pas exprimé ensuite devant les caméras, réservant son expression aux questions au gouvernement en réponse à Marine Le Pen. "Lecornu, c'est la technique du démineur", "c'est le plus malin", formule un député socialiste. Charge à Gérald Darmanin d'occuper le terrain: "excuses" aux Français, passage sur le grill parlementaire, émissions spéciales sur les chaînes d'info, magistrats sommés de reprendre 70.000 dossiers de plaintes touchant à des enfants d'ici au 14 juillet... "Il s'accroche pour pouvoir jouer un rôle dans la campagne" présidentielle, juge un conseiller. Dans leur défense, les deux hommes frôlent parfois l'incohérence. Gérald Darmanin assure qu’il "ne nous a manqué ni de moyens, ni de lois" dans l'affaire Lyhanna quand Sébastien Lecornu annonce qu’il va enrichir le texte sur la protection des enfants, et que le budget sur les violences sexuelles ne sera pas rogné. A moins qu'ils ne se partagent les rôles. Peu après la découverte du corps sans vie de Lyhanna, une source gouvernementale accuse la procureure d'Auch de n'avoir pas appliqué une circulaire pénale, tandis que Sébastien Lecornu invite les députés à ne pas jeter "l'opprobre" sur les juges. "Qu'il puisse y avoir des critiques, c'est légitime". Mais elles "peuvent être perçues comme injustifiées" quand "elles proviennent de responsables qui font mine de découvrir une situation qui est connue de tous", a réagi le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz.

15.06.2026 à 08:16

Exclusif : Ousmane Sonko déclare qu'"il n'y aura pas de déchirure" avec Bassirou Diomaye Faye

FRANCE24

Dans un entretien exclusif accordé à France 24 er RFI à Dakar, le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, affirme qu'"il n'y aura pas de déchirure" avec le président Bassirou Diomaye Faye. Il revient également sur ses ambitions pour 2029, la dette sénégalaise, les élections, la gestion de la crise universitaire et défend le durcissement législatif sur l’homosexualité.

15.06.2026 à 08:10

Exclusif : Ousmane Sonko déclare qu'"il n'y aura pas de déchirure" avec Bassirou Diomaye Faye

Marc PERELMAN

Dans un entretien exclusif accordé à France 24 et RFI à Dakar, le président de l'Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, affirme qu'"il n'y aura pas de déchirure" avec le président Bassirou Diomaye Faye. Il revient également sur ses ambitions pour 2029, la dette sénégalaise, les élections, la gestion de la crise universitaire et défend le durcissement législatif sur l'homosexualité.

15.06.2026 à 08:03

Météo torride à partir de mercredi en France, peut-être une vague de chaleur

FRANCE24

"On sait qu'on enclenche, à partir du milieu de la semaine, un épisode de chaleur. Voire une vague de chaleur. C'est possible", a déclaré à l'AFP dimanche un prévisionniste de l'institut météorologique national, Corentin Perrot. Fin mai, le pays avait été frappé par des températures inédites pour le mois. C'était un premier "épisode de chaleur" cette année, mais pas une "vague", phénomène plus intense. Météo-France retient deux critères pour parler d'une vague de chaleur, grâce à son indicateur thermique national (ITN), une moyenne quotidienne des températures aussi bien diurnes que nocturnes de 30 stations météorologiques en France métropolitaine. Cet ITN doit dépasser 23,4°C pendant trois jours consécutifs, et 25,3°C lors de l'un de ces jours. Le 26 mai, cet indicateur avait grimpé à 24,8°C, niveau inédit pour un mois de mai. L'épisode de chaleur, voire la vague de chaleur, de juin sera très proche du solstice d'été, donc des journées les plus longues de l'année, qui seront torrides. "Les nuits sont courtes, ce qui limite la baisse nocturne des températures. Dès mercredi et jeudi on va avoir des minimales de 18, 20 voire 22°C, donc un ITN qui grimpe", a expliqué M. Perrot. "Le risque d'une nouvelle canicule se confirme. Cette fois, on franchirait un cran supplémentaire par rapport à mai, avec un facteur aggravant: des sols nettement plus secs, qui favorisent l'échauffement de l’air", écrivait dès samedi un observateur du climat très suivi sur Facebook, l'agronome Serge Zaka. 37° à Paris, 36° à Lyon Dès lundi, la chaleur commencera à recouvrir une vaste portion du territoire, depuis le littoral des Pays de la Loire jusqu'à la frontière espagnole et la Méditerranée. Il y fera "entre 32 et 35°C, voire localement 36°C". Mardi, "les fortes chaleurs gagneront le nord‑est", rendant la nuit très chaude partout. Puis mercredi devrait être brûlant presque partout, avec "entre 32 et 36°C". À partir de jeudi déferlera depuis le sud-ouest "de l'air encore plus chaud sur la France, déclenchant un épisode de chaleur à l'échelle nationale, au moins jusqu'au week-end". Un temps humide sur la majeure partie du pays, avec des pluies en pleine chaleur, devrait rendre les températures plus difficiles à supporter que fin mai, où l'air était resté sec. Météo-France prévoit jusqu'à 38°C à Nevers, 37°C à Paris ou Brive, ou encore 36°C à Lyon et 35°C à Toulouse. La fin de cet épisode ou vague de chaleur, pas avant samedi, dépendra de l'effet rafraîchissant d'orages prévus en fin de semaine. La canicule va toucher les épreuves du baccalauréat. Mercredi et jeudi sont les jours d'épreuves de spécialités en Terminale, uniquement le matin. "Je ne souhaite plus qu'aucun examen se déroule les après-midi", a précisé dimanche le ministre de l'Éducation Édouard Geffray. La France avait connu une vague de chaleur légèrement plus précoce en 2022, du 15 au 19 juin, avec un pic de température à 43°C. Elle en avait aussi connu une en juin 2019, d'une intensité exceptionnelle, plus tard dans le mois, du 25 au 30 juin. Le record national de température avait été établi, avec 46,0°C dans un village de l'Hérault. Selon le consensus des scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète, et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier. "Ces épisodes de chaleur que l'on connaît de plus en plus souvent avant même le début de l'été calendaire sont remarquables, et de plus en plus probables dans un climat qui change", a écrit Météo-France dimanche.

15.06.2026 à 07:41

Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie

FRANCE24

Après l'épreuve de français jeudi et, pour la première fois, celle de mathématiques vendredi pour les élèves de première, 386.312 élèves de terminale pour le bac général et 146.687 pour le bac technologique ont commencé à plancher à 08H00 sur un des trois sujets de philosophie (deux dissertations et un commentaire de texte). Ils ont jusqu'à midi pour rendre leur copie. A une demi-heure de l'épreuve, Jack Lalloum, 19 ans, se disait "plutôt serein": "Avec le contrôle continu que j'ai bien géré, c'est plutôt détente", affirmait-il devant les portes du lycée Louis Armand, à Nogent-sur-Marne. À l'inverse, Oumou, 17 ans, était "plus stressée": "une chose est sûre, je ne prendrai pas la dissertation, mais le commentaire de texte!" Pour les lycéens de terminale, le bac se poursuivra avec les épreuves de spécialités, programmées entre mardi et jeudi et qui représentent à elles deux un tiers des résultats de l'examen (avec un coefficient de 16 chacune). La philosophie, elle, ne compte que coefficient huit pour les candidats au bac général et quatre pour les candidats au bac technologique, sur un total de 100. Souvent perçue "comme une discipline qui se résume à un exposé d'opinions", la philosophie exige pourtant "un véritable entraînement", souligne Vincent Renault, président de l’Association des professeurs de philosophie de l'enseignement public (Appep). Riddhi, elle, en a bien conscience. Cette élève de 18 ans de Saint-Mandé (Val-de-Marne), qui juge sa préparation insuffisante au cours de l'année, appréhende particulièrement l’épreuve. "En philo, j'ai l'impression qu'on n'a pas fait grand-chose en classe. On passait surtout du temps à débattre et à s'éparpiller entre différentes notions, au lieu d'avoir des cours structurés", déplore-t-elle. "Le grand flou" Cette année, l'accent sera particulièrement mis sur "la maîtrise de la langue", a prévenu à plusieurs reprises le ministre de l'Éducation depuis mai. "Lorsqu'on passe le baccalauréat (...) il y a une exigence de qualité globale de la langue", a-t-il rappelé jeudi, en marge de l'épreuve écrite de français. "Une copie qui serait manifestement écrite avec un niveau de langue très problématique (...) ne pourrait pas avoir la moyenne", a-t-il insisté. "Dans toutes les disciplines (...) il y aura un barème qui précisera notamment le niveau de langue attendu et donc les points à retirer." Les consignes devraient être transmises aux correcteurs dès la semaine prochaine, mais "à date, on n'a pas du tout d'information, c'est le plus grand flou", a fustigé auprès de l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. Une consigne qui "inquiète beaucoup" Riddhi. "Je ne suis pas d'origine française et je sais que je fais beaucoup de fautes d'orthographe", confie-t-elle. Les épreuves écrites du bac et du brevet ont été annulées dans plusieurs pays du Moyen-Orient en raison de la guerre, ainsi qu'au Mali, où la situation sécuritaire reste critique. Les candidats concernés se verront attribuer leur moyenne annuelle dans les enseignements concernés. Depuis la réforme du bac en 2019, la note de l'examen repose à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur des épreuves dites terminales (le français écrit et oral et désormais les mathématiques, passés en classe de première, les épreuves de spécialité, la philosophie et le grand oral en terminale). Arrivera ensuite le grand oral pour tous les élèves (coefficient 8 en général et 12 en voie technologique) entre le 22 juin et le 1er juillet. Les résultats seront publiés le 7 juillet. Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. L'an dernier, il était de 91,8%, en hausse de 0,6 point en un an.

15.06.2026 à 06:47

Accord entre Washington et Téhéran: "Le lion rugissant s'est avéré une souris gémissante"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce lundi 15 juin, les premières réactions à l’annonce d’un «accord de paix» entre les Etats-Unis et l’Iran, qui survient au moment où débute le sommet du G7 à Evian, en France.  Les réactions, non loin de là, en Suisse, au «non» au référendum d’hier proposant de plafonner la population à 10 millions d’habitants. Le trophée de l’équipe la plus chic du Mondial de foot. Et la nouvelle sobriété capillaire des joueurs.

15.06.2026 à 06:32

Un accord trouvé entre Téhéran et Washington

FRANCE24

L'annonce était attendue : c'est le premier ministre pakistanais qui a fait savoir qu'un accord avait été trouvé, dimanche soir, entre les États-Unis et l'Iran. Sur Truth social, Donald Trump annonce l'ouverture du détroit d'Ormuz, dès la signature de l'accord, vendredi. 

15.06.2026 à 06:18

Mondial 2026 : la Suède terrasse la Tunisie (5-1)

RFI

La Suède démarre le Mondial avec assurance après sa victoire contre la Tunisie (5-1), dimanche soir. Les hommes de Graham Potter occupent seuls la première place de leur poule, à la faveur du nul (2-2) entre les Pays-Bas et le Japon.

15.06.2026 à 05:35

Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée

FRANCE24

"C'est avec une profonde tristesse que nous devons vous faire part de cette triste nouvelle: notre chère Taty Almeida, présidente des Mères de la Place de Mai - Ligne fondatrice, nous a quittés aujourd'hui", indique le communiqué publié sur Instagram par cette organisation née de la colère de femmes dont les enfants ont disparu sous la dictature argentine. "Merci de nous avoir appris qu'aimer, c’est résister, que la seule lutte perdue est celle que l'on abandonne et qu'il n'existe pas de force plus grande que celle de l'amour", a ajouté l'organisation dans son message. Mme Almeida était hospitalisée depuis trois semaines à Buenos Aires. Sa dépouille sera exposée lundi dans le quartier d'Once dans la capitale, ont indiqué ses proches. Taty Almeida, de son vrai nom Lidia Stella Mercedes Miy Uranga, était néée le 28 juin 1930, enseignante, s'est mariée en 1953 avec son collègue Jorge Almeida et a eu trois enfants. Elle s'est engagée après la disparition en 1975 de son fils Alejandro, alors étudiant en médecine de 20 ans. Militant de gauche, il appartenait à la guérilla de l'Armée révolutionnaire du peuple (ERP). Comme lui, ils sont 30.000 opposants à avoir été éliminés par la milice d'extrême droite Triple A, ou par la dictature qui a dirigé l'Argentine de 1976 à 1983. Taty Almeida n'a jamais pu récupérer sa dépouille. "Cette rage, nous l'avons transformée en amour, en lutte pacifique", confiait Taty Almeida à l'AFP en 2017. Sa fille, Fabiana Almeida, a raconté aux journalistes que son frère Jorge et elle avaient vu qu'elle "n'allait pas bien" dimanche matin. "Nous lui avons dit +maman, vas-y, lâche prise. Vas-y, Alejandro t'attend là-haut. Embrassez-vous et suivez-nous d'en haut+", a-t-elle confié, la voix brisée par les larmes. "Une battante infatigable" A partir de 1979, Taty Almeida rejoint les Mères de la place de Mai, un groupe de femmes réclamant la vérité sur le sort de leurs enfants. Les pionnières, 14 femmes, s'étaient réunies le 30 avril 1977 devant le palais présidentiel, osant invectiver la junte alors que la répression battait son plein. Fille et soeur de militaires, Taty Almeida, enseignante de profession, a tardé à rejoindre le mouvement. "Je n'osais pas y aller. Avec mon CV, j'avais peur d'être prise pour une espionne. Une fois dans l'organisation, ça a été une révélation", avait-elle raconté à l'AFP en 2017. Depuis, la présence de Mme Almeida, jamais sans son foulard blanc noué sous le cou, a été constante dans les mobilisations, les procès, et le débat politique argentin. Sa mort a été déplorée par de nombreuses personnalités des droits humains, de la politique et de la culture en Argentine. "C'était une battante", a déclaré avec émotion Estela de Carlotto, figure emblématique des Grands-mères de la place de Mai, à la chaîne C5N après l'annonce de son décès. "Nous continuons le combat, un combat avec encore plus de douleur, mais il ne faut pas fléchir", a-t-elle souligné. "Une battante infatigable qui a su honorer la vie. Adieu, chère Taty", a écrit de son côté sur le réseau social X l'ex-présidente argentine de centre-gauche Cristina Kirchner (2007-2015). Ces dernières années, elle a affiché son opposition au gouvernement du président ultralibéral Javier Milei en raison de ses politiques en matière de mémoire, de vérité et de justice, et sa voix a été centrale lors des commémorations du 50e anniversaire du coup d'Etat civilo-militaire, en mars 2026.

15.06.2026 à 05:21

Accord Iran/Etats-Unis: le pétrole dégringole, les Bourses s'envolent en Asie

FRANCE24

Chute du pétrole, les yeux sur Ormuz Vers 06H45 GMT lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, référence du marché mondial, lâchait 4,50% à 83,40 dollars. Celui du WTI, référence américaine, perdait 5,11% à 80,54 dollars. Washington et Téhéran sont parvenus à un accord pour mettre fin "de façon immédiate et permanente" à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, a annoncé lundi le médiateur pakistanais, ce que les Etats-Unis et l'Iran ont confirmé dans la foulée. "L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé", a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social quelques minutes après l'annonce pakistanaise, affirmant "la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage". La circulation dans ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole brut mondial, était largement paralysée depuis le début du conflit fin février, ce qui a entraîné une flambée des cours de l'or noir. "C'est le genre de nouvelle qui ne passe pas inaperçue à l'ouverture des marchés: cela ouvre la voie à une prise de risque (sur les cours), aussi fragile que puisse s'avérer cette déclaration en fin de compte", a commenté Stephen Innes, analyste de SPI Asset Management. "Les marchés ont avant tout retenu une chose : la +prime de risque+ liée à Ormuz est en train d'être réévaluée", explique-t-il, tout en prévenant qu'un retour à la normale dépendra du déminage dans le détroit et de la confiance dans la sécurité maritime. "Avant le conflit, environ 140 navires transitaient chaque jour par le détroit. Le trafic s'est amélioré mais reste bien en deçà de la normale. Une véritable réouverture aurait donc un impact immédiat: elle réduirait l'incertitude pour les transporteurs, apaiserait les marchés de l'assurance (...) et permettrait de commencer à réduire la +prime de risque+ liée au conflit", avait déjà estimé M. Innes dimanche. La prudence pourrait néanmoins se réinviter sur les marchés, dans l'attente d'éclaircissements. "Si l'annonce de cet accord constitue assurément une bonne nouvelle pour l'économie mondiale et pour l'Asie", très dépendante des hydrocarbures du Golfe, "sa pérennité et sa viabilité dépendront, entre autres, des détails des conditions négociées, qui n'ont pas encore été dévoilés", avertit Michael Wan, analyste de la banque MUFG. Euphorie des Bourses, Tokyo gagne 5% Les marchés boursiers se sont envolés en Asie dans la foulée de l'accord Iran/Etats-Unis, les investisseurs se montrant soulagés par la perspective d'un reflux durable des prix énergétiques alors que le récent sursaut de l'inflation plombait le climat économique. A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé la séance de lundi sur une envolée de 4,99%, à 69.317,50 points, et l'indice élargi Topix a gagné 3,03% à 3.999 points. A Séoul, l'indice star Kospi a flambé en clôture de 5,20%, à 8.545 points. La Bourse de Sydney a progressé de 1,25% et celle de Taipei de 2,78%. L'indice hongkongais Hang Seng montait de 0,41% vers 06H45 GMT. L'annonce de l'accord "devrait rassurer les marchés (...) l'apaisement des craintes liées à la hausse des coûts (sur fond d'inflation énergétique) devrait favoriser les achats sur un large éventail d'actions", ont commenté les analystes de Tokai Tokyo Intelligence. Dollar stable, l'or se renforce La monnaie américaine se stabilisait vers 06H45 GMT, après avoir légèrement pâti du regain d'appétit des investisseurs pour les actifs jugés plus risqués. Le billet vert cédait 0,07% face à la devise japonaise à 160,14 yens pour un dollar. L'or, de son côté, reprenait des couleurs (+2,09%) à 4.307 dollars l'once.

15.06.2026 à 04:55

Les Etats-Unis et l'Iran parviennent à un accord pour mettre fin à la guerre

FRANCE24

Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran. "L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé", a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. "J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!", s'est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra "dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage". L'annonce a déclenché une chute de plus de 4% des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4% et celle de Séoul de plus de 5% lundi matin. Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public dans l'immédiat. L'accord prévoit "la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban", a déclaré sur la télévision d'Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. Quatre sujets de négociation "Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif", a-t-il précisé, énumérant quatre sujets pour les discussions à venir: la levée des sanctions contre l'Iran, la question du nucléaire, la "reconstruction" et "le développement économique" du pays, ainsi que "la mise en place d'un mécanisme de suivi" des engagements pris. L'agence de presse iranienne Mehr a en outre fait état d'un texte, qui n'a pas été confirmé officiellement, selon lequel l'accord prévoit "le déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours", dont la moitié avant le début des pourparlers. Dans des déclarations au New York Times, M. Trump a indiqué qu'un volet des négociations porte sur l'acceptation par l'Iran d'un moratoire de 20 ans sur l'enrichissement d'uranium, et a laissé entendre qu'un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a salué l'accord, "étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit", selon lui. L'Iran a "imposé sa volonté divine et d'acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L'ennemi n'a d'autre choix que d'accepter la défaite et de se rendre", s'est félicité pour sa part l'état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat. Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu'il assistera à la signature de l'accord le 19 juin à Genève, et que la participation de Donald Trump était "possible". Peu de temps avant l'annonce de l'accord, la plus haute instance de sécurité de l'Iran, le Conseil suprême de sécurité nationale, avait pourtant averti sur X d'une réponse "imminente" à un raid israélien qui a fait trois morts dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien. "Furieux" Donald Trump avait estimé plus tôt sur son réseau Truth Social que l'attaque israélienne "n'aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier", dimanche marquant son 80e anniversaire. "J'étais furieux", a-t-il ensuite confié au média Axios, affirmant avoir réprimandé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu: "Il n'a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir". "C'est un type très difficile", a-t-il ajouté par la suite dans des déclarations au New York Times. Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah contre son territoire. Sous pression dans son pays pour sortir d'un conflit impopulaire qui a aussi ébranlé l'économie mondiale, Donald Trump doit rencontrer cette semaine les dirigeants des autres grandes puissances lors du sommet du G7 à Evian, en France. "L'objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d'Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d'un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran", a déclaré après l'annonce d'un accord le président français Emmanuel Macron. Dans un communiqué conjoint, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie se sont déclarés "disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l'Iran concernant son programme nucléaire". Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. burx-roc/ms
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