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06.05.2026 à 08:29

En Somalie, l'angoisse des déplacés par la sécheresse sans aide humanitaire

FRANCE24

Cette mère de 46 ans fait partie des plus de 300.000 Somaliens déplacés depuis janvier, selon l'ONU, par une nouvelle saison des pluies défaillantes, la troisième de suite dans le pays instable où le taux de malnutrition a presque doublé. Arrivée dans un camp en périphérie de Kismayo, capitale de l'Etat du Jubaland (Sud), Maryam s'est toutefois retrouvée livrée à elle-même. Le recul historique de l'aide internationale en 2025, tiré par les coupes sombres de l'administration de Donald Trump, a poussé au départ, faute de financements, nombre d'organisations qui fournissaient abris et nourriture. Hantée par le souvenir du ventre enflé de ses enfants morts affamés, elle assure toutefois qu'elle ne retournera pas dans son village, sous contrôle des insurgés islamistes shebab, qui ont récemment commencé à s'accaparer les vivres "de force". Son nom de famille, comme celui des autres déplacés interrogés par l'AFP, n'a pas été dévoilé pour des raisons de sécurité. "L'autre sécheresse" La baisse des financements a "eu un énorme impact sur notre travail", explique Mohamud Mohamed Hassan, directeur de l'ONG Save the Children en Somalie. Plus de 200 centres de santé et plus de 400 écoles ont fermé dans le pays, selon l'ONG. L'aide "à laquelle ont accès les enfants souffrant de malnutrition est limitée" et "les quelques centres de santé encore opérationnels sont surchargés", pointe-t-il. Près du camp, des carcasses de bovins, ânes et chèvres jonchent le bord de la route. De nombreux agriculteurs, qui ont vu leurs troupeaux et plantations décimés, racontent une des pires sécheresses jamais connues. Même si les pluies espérées prochainement sont abondantes, il faudra des mois aux populations touchées pour se remettre, selon les Nations unies, qui s'attendent à des vagues de déplacements supplémentaires. Le Jubaland accueille des centaines de milliers de personnes, déplacées par les conflits, les sécheresses et les inondations. "Nous ne pouvons pas faire face à un tel niveau de besoin", regrette Ali Adan Ali, chargé des réfugiés et déplacés au sein des autorités locales, inquiet de l'"autre sécheresse": celle des financements humanitaires. Cinq enfants sont morts de malnutrition en mars dans le camp, selon son gestionnaire Abdiwahid Mohamed Ibrahim. "Désespérées" Environ 4,8 millions de personnes dépendent de l'aide humanitaire en Somalie, soit près d'un quart de la population du pays, privé depuis les années 1990 de réelles structures étatiques, miné par les attaques des shebab et fragilisé encore ces dernières années par divers chocs climatiques. Des épisodes de famines, notamment en 1992 et 2011, ont tué des centaines de milliers de Somaliens. Dans la seule clinique mobile encore opérationnelle pour les trois camps des environs, gérée par Save the Children, Khadija, une veuve de 45 ans, tente de nourrir d'une solution hypercalorique sa fille d'un an, sévèrement sous-alimentée, qui se tortille dans ses bras. Elle a fui la sécheresse il y a un an après avoir perdu son bétail. Mais ici aussi, "nous n'avons rien à manger", déplore-t-elle. L'hôpital de Kismayo, le seul de la région capable de traiter les cas de malnutrition les plus sévères, refuse des patients, faute de place et de personnel. Tous les lits sont occupés par des dizaines de bébés faméliques, certains sous assistance respiratoire et le bras piqué d'une perfusion. Près de 500.000 enfants sont menacés de la forme la plus critique de malnutrition en Somalie, selon l'ONU. La guerre au Moyen-Orient a encore aggravé la situation, le renchérissement des prix du carburant impactant notamment l'approvisionnement et le coût de la nourriture et de l'eau. Mais face à une telle crise, l'ONU n'a reçu que 13% des sommes demandées aux bailleurs, soit 121,6 millions de dollars (104 millions d'euros): près de dix fois moins que les financements reçus en 2023, lors d'une sécheresse historique. Dans le camp, les déplacés s'organisent en s'entraidant, prenant des emplois de nettoyage ou de construction en ville ou revendant du petit bois. Mais les coupes dans l'aide, l'aggravation de la crise économique et les chocs climatiques "contribuent à une situation où les choses sont vraiment, vraiment désespérées", alerte le chef des opérations humanitaires de l'Onu Tom Fletcher. "Souvent nous sommes contraints de choisir quelles vies sauver".

06.05.2026 à 08:13

Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump

FRANCE24

Dès son élection le 8 mai 2025 à la tête de l'Eglise catholique, Robert Francis Prevost était particulièrement attendu sur la relation avec son pays natal: le monde voit alors se dessiner un duel entre le premier pape américain de l'Histoire et les ambitions bellicistes de Donald Trump. Mais pendant de longs mois, ce polyglotte issu de l'ordre de Saint Augustin, ancien missionnaire au Pérou, cultive une prudence sobre teintée de discrétion, qui tranche avec la spontanéité de son prédécesseur argentin François (2013-2025). Temporisant sur les nominations aux postes clés de la Curie romaine, Léon XIV impose son écoute méthodique et ses priorités sociales: lutte contre la pauvreté, dangers de l'intelligence artificielle (IA), justice environnementale et défense de la paix. Partisan d’une gouvernance plus transversale associant étroitement les cardinaux, il délègue aussi sur les dossiers les plus sensibles. Jusqu'à laisser la hiérarchie catholique américaine dénoncer certaines décisions de l'administration Trump, notamment sur la politique migratoire et les violences policières. En novembre 2025, les évêques américains publient ainsi une lettre sans précédent, dénonçant la "diffamation" des étrangers et les atteintes à la dignité des immigrants. Une stratégie assumée à Rome, visant à maintenir un dialogue avec Washington sans renoncer à une réponse morale. "Pasteur" Mais la "diplomatie de la force" dénoncée par Léon XIV finit par réduire sa marge de manoeuvre en le poussant à sortir de sa réserve. D'abord en janvier lorsqu'il fustige une guerre "revenue à la mode", puis avec le déclenchement fin février des bombardements menés par les Etats-Unis et Israël en Iran, lorsqu'il juge "inacceptable" les menaces de Donald Trump d'"anéantir la civilisation iranienne". Pour Christopher White, de l'université de Georgetown à Washington, cette "vive réaction" du pape est notamment provoquée par le "recours systématique" au langage religieux par l'administration Trump pour "justifier la guerre". Son homélie pacifiste prononcée en pleine Semaine Sainte au Vatican provoque l'ire de Donald Trump, qui le juge "faible" face à la criminalité et "nul" en politique étrangère, suscitant une vague de réactions indignées. S'il assure ne pas avoir "peur" de l'administration américaine, Léon XIV refuse pour autant d'entrer dans une escalade verbale, préférant maintenir le débat sur le terrain moral. Le chef de l'Eglise catholique "ne souhaite pas se présenter sur la scène internationale en tant qu'Américain, représentant d'une superpuissance, mais en tant que pasteur représentant une Église universelle", relève Christopher White, auteur du livre "Léon XIV: Au cœur du conclave et à l'aube d'une nouvelle papauté". "Par conséquent, il ne veut pas que chacune de ses paroles soit perçue comme une réponse directe à Donald Trump." Naples et Pompéi La visite du secrétaire d'Etat américain Marco Rubio - catholique pratiquant - prévue jeudi au Vatican confirme l'importance, pour Washington, du Saint-Siège comme un facteur à ne pas délaisser sur la scène diplomatique. Selon les médias italiens, cette audience privée a pour objectif de tenter de dégeler les relations bilatérales, encore tendues lundi par une nouvelle charge de Donald Trump qui a accusé le pape, dans une interview télévisée, de "mettre en danger de nombreux catholiques" en acceptant que l'Iran possède l'arme nucléaire. Intervenu en pleine tournée papale en Afrique, le duel à distance avec Donald Trump a amplifié l'écho du style plus ferme adopté par Léon XIV, qui a dénoncé frontalement la corruption, les inégalités sociales et l'atteinte aux droits humains devant des dirigeants en place depuis des décennies. La presse internationale y a vu un tournant: pour la première fois, Léon XIV n'hésite pas à recourir à un vocabulaire tranchant pour valoriser l'urgence de la paix. Cette inflexion est-elle seulement le fruit de la conjoncture, ou sera-t-elle durable ? Verra-t-on également émerger un Léon XIV plus engagé sous les ors du Vatican ? Les observateurs restent unanimes sur un point: le pape natif de Chicago n'est pas pressé par le temps. A 70 ans, en bonne forme physique, il a conscience d'avoir devant lui un horizon relativement long. Pour son premier anniversaire, il se rendra vendredi à Naples et Pompéi, inaugurant une série de déplacements estivaux en Italie ancrés dans le champ ecclésial, au contact direct des fidèles.

06.05.2026 à 08:05

Ligue des champions: Bayern-PSG, le retour des artistes pour une place en finale

FRANCE24

A l'issue de ce premier volet, tous les superlatifs ont été utilisés tant le niveau de jeu était à son apogée. Et l'entraineur parisien Luis Enrique l'a assez bien résumé: c'était "un match de football unique pour moi (...). On a gagné le match. Mais on aurait pu faire match nul, et on aurait pu perdre le match, et ça n'aurait pas été injuste", a-t-il assuré vendredi. Alors, la question à la veille du retour est simple: les joueurs seront-ils capables de renouveler pareille prestation pour tenir les promesses de l'aller et atteindre de nouveaux sommets? "On s'attend au même match, on est prêts et on va essayer d'aller en finale", a appuyé mardi Warren Zaïre-Emery, "ce n'est pas dingue, c'est ce qui va se passer, ce sera le même match avec la même intensité, et ce sera à nous de mettre le même rythme et d'essayer de calmer le match". Le petit but d'avance du PSG peut laisser présager d'un nouveau scénario fou. La prodigieuse symphonie du jeu jouée par les 22 artistes mardi dernier a même pu faire oublier l'essentiel: une place en finale de la compétition reine à Budapest le 30 mai. Ce serait la troisième en sept ans pour le PSG et une deuxième consécutive pour Luis Enrique, dans les pas de Zinédine Zidane et ses trois titres consécutifs à la tête du Real Madrid en 2016, 2017, et 2018. Voir Budapest permettrait au PSG de rejoindre un cercle fermé de clubs, dont le Real Madrid, Liverpool, ou le Bayern notamment, qui ont disputé au moins deux finales consécutives de Ligue des champions dans sa nouvelle formule depuis 1992/93. Cela validerait surtout encore plus le projet du PSG, qui s'appuie désormais sur un collectif, sans réelle mégastar après la période Neymar-Mbappé-Messi. Sextuple champion d'Europe, le Bayern vise lui une 12e finale européenne, la dernière remontant au sixième sacre de 2020, une victoire contre le... PSG (1-0) sur un but de Kingsley Coman dans un triste huis clos en raison de la pandémie de Covid-19. Théâtre du rêve Mercredi à l'Allianz Arena, le PSG retrouve le théâtre de son rêve, où il a remporté sa première Ligue des champions il y a un peu moins d'un an (31 mai), lors d'une démonstration contre l'Inter Milan (5-0). Libérés de cette pression qui les étouffait par le passé, les Parisiens semblent aujourd'hui moins douter lors des grandes échéances. Ils disputent leur cinquième demi-finale en sept ans (2020, 2021, 2024, 2025 et 2026) et la dernière élimination en demi-finales remonte à 2024 contre Dortmund (défaites 1-0 à l'aller et au retour), quand les joueurs de Luis Enrique s'étaient heurtés à leur inefficacité offensive. Tout cela semble loin à la vue des cinq buts inscrits la semaine dernière. Depuis deux ans, tout a changé: Ousmane Dembélé est devenu le leader offensif (et même défensif) qu'il rêvait d'être, Khvicha Kvaratskhelia enchaine les prestations de haut vol, le pressing est intense, les transitions sont limpides et le milieu est l'un des meilleurs d'Europe. "rendre ce moment inoubliable" Paris est désormais tout aussi fort au Parc des Princes qu'à l'extérieur, grâce à un mélange de force mentale, de solidarité collective et de l'insouciance de sa jeunesse. Le quart de finale retour il y a trois semaines à Liverpool (victoire 2-0) en est le meilleur exemple. Le seul doute réside dans sa défense. Face au trident offensif flamboyant du Bayern -Luis Diaz, Michael Olise et Harry Kane- l'arrière-garde emmenée par Marquinhos et Willian Pacho a souffert à l'aller. Et l'absence du latéral droit Achraf Hakimi, blessé à la cuisse, ne va pas arranger les choses. "Ce n'est pas seulement une question de style individuel, mais avant tout un système qui fonctionne. Chez nous, c'est pareil: peu importe qui joue au poste de latéral, le profil reste le même", a commenté ce week-end Joshua Kimmich, certain qu'un nouveau spectacle aura lieu. "On a déjà vécu de tels moments incroyables, et c'est pour ça que les fans pensent que l'équipe est capable de le faire demain. On veut rendre ce moment inoubliable", a insisté Vincent Kompany. Vivement mercredi.

06.05.2026 à 07:55

A Mexico, effervescence avant les concerts de BTS, stars de la K-pop

FRANCE24

Le boys band sud-coréen se produira dans la capitale mexicaine les 7, 9 et 10 mai. Plus de 135.000 billets se sont écoulés en quelques minutes, un engouement tel que la présidente Claudia Sheinbaum a tenté, sans succès, d'obtenir davantage de concerts au Mexique. BTS a entamé en avril sa tournée mondiale, porté par l'élan de son dernier album, au sommet des classements mondiaux. Le groupe effectue son grand retour sur scène au complet, après une pause de plusieurs années due au service militaire obligatoire en Corée du Sud. Avant le spectacle, la ferveur monte dans les rues de Mexico. Près d'une banderole avec les portraits en noir et blanc des sept membres du groupe, certains jeunes se font poser des tatouages éphémères tandis que d'autres enchaînent les mouvements de danse saccadés, comme Jude Pelaez. "Nous organisons ce type d'événements pour nous préparer émotionnellement, psychologiquement" avant l'arrivée de BTS, explique la jeune femme. Mare Sousa, 16 ans, suit pour sa part des cours dans une académie appelée Kpop Dance, avec une trentaine de camarades, des filles pour la plupart. Elle loue une activité dans laquelle "tout le monde est libre d'être soi-même". Les jeunes ne sont pas les seuls à apprécier le groupe. "BTS est né avec l'idée de transmettre des questionnements sains à la jeunesse", estime Lucio Campos, père d'Anna, une jeune fan. "Leur cri de guerre, c'est +vivons la vie, vivons-la sainement, vivons-la bien+, et évidemment, ça me fascine", explique-t-il. Des messages qui, selon lui, tranchent avec la sexualisation du reggaeton ou les narcocorridos, un sous-genre très populaire au Mexique qui glorifie les barons de la drogue. Dans sa chambre aux murs tapissés de posters du groupe, Anna confie: "BTS m'a appris à m'aimer".

06.05.2026 à 07:53

Les banques européennes engrangent les bénéfices malgré la guerre

FRANCE24

Le géant bancaire espagnol Banco Santander a par exemple vu son bénéfice net bondir de 12% sur un an entre janvier et mars, pour atteindre un niveau record de 3,56 milliards d'euros. Jamais loin derrière, BNP Paribas affiche lui aussi un bénéfice net record au premier trimestre, à 3,2 milliards d'euros, en hausse de 9% sur un an, bien aidé par l'intégration dans ses résultats des activités de gestion d'actifs d'Axa. Le géant italien Unicredit, qui voit son bénéfice bondir de 16,1% sur les trois premiers moins de l'année, franchit lui aussi la barre des 3 milliards d'euros de bénéfice net, à 3,2 milliards d'euros. Malgré ces résultats, Guillaume Larmaraud, du cabinet de consultants Colombus consulting, voit "un début de signaux de dégradations liés au conflit au Moyen-Orient", mais pas encore "transcrits dans les chiffres du premier trimestre". Les attaques israélo-américaines contre l'Iran ont surtout concerné le mois de mars, soit un seul tiers de la période de publication des résultats, débutée en janvier. "Il faudra être vigilant sur la suite de l'année", prévient M. Larmaraud. Provisions En France, le Crédit Agricole et le groupe BPCE (qui rassemble entre autres les Caisses d'épargne et les Banques populaires) ont fait état de sommes mises de côté en lien direct avec les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient. Du fait de cette guerre, "nous provisionnons par rapport à des scénarios macroéconomiques qu'on estime dégradés", a expliqué la semaine dernière le patron du Crédit Agricole Olivier Gavalda lors d'un point avec des journalistes. "Au bout d'un moment, un pétrole plus cher (...) va avoir des conséquences évidemment négatives pour la croissance française et européenne", a-t-il développé. De quoi peser sur la capacité de ses clients entreprises à bien rembourser leurs crédits. Les quatre grand groupes bancaires français (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société générale et BPCE) totalisent cependant 8 milliards d'euros de bénéfice net sur les trois premiers mois de l'année, un tour de force. Les banques françaises ont notamment pu compter sur un retour en grâce de leurs activités de détail, destinées à la clientèle de particuliers, sous pression pendant plusieurs années. "Les résultats ont en tout cas montré une fois de plus la grande solidité des banques françaises", a commenté lundi au micro de BFM Business le patron du lobby bancaire français, Daniel Baal, patron du Crédit Mutuel. "Et ça, c'est quand même en soi une bonne nouvelle", s'est-il félicité. "On a la chance d'avoir des banques françaises qui sont solides". "Effet domino" Outre-Manche, c'est l'effondrement du prêteur hypothécaire britannique Market Financial Solutions (MFS) que les analystes ont guetté dans les publications des résultats bancaires. Les pertes de crédit du géant bancaire HSBC ont par exemple grimpé à 1,3 milliard de dollars, reflétant principalement une charge de 400 millions de dollars liée à une "fraude" associée à MFS, a annoncé mardi la banque. "Il s'agit d'une fraude isolée. Elle nous concerne de manière indirecte, via une exposition secondaire", a déclaré la directrice financière d'HSBC, Pam Kaur, lors d'une conférence téléphonique avec les médias. La banque britannique Barclays a également annoncé la semaine dernière un impact lié à MFS. Le secteur financier est en ce moment particulièrement attentif aux prêteurs non bancaires, comme les fonds de crédit privé qui ont fait face ces derniers mois à des demandes importantes de retraits d'argent de la part des investisseurs américains, signe d'un manque de confiance dans ces fonds. "Ce n'est pas évident d'identifier l'impact potentiel sur l'ensemble des banques", admet M. Larmaraud. "Le discours se veut assez rassurant pour l'instant" mais "c'est un peu l'effet domino qui est potentiellement redouté", selon lui.

06.05.2026 à 07:51

NBA: le Thunder tranquille contre les Lakers, Detroit domine Cleveland

FRANCE24

Une performance offensive équilibrée et une défense de fer ont permis au Thunder de sceller la victoire et de prendre les devants dans la série (1 victoire à 0) face à des Lakers amoindris, toujours privés de Luka Doncic, blessé aux adducteurs. Les Lakers ont bien démarré le match mais ont ensuite été menés pendant les trois derniers quarts-temps par Oklahoma City, qui avait remporté ses quatre matches de saison régulière contre les Californiens, remportant chaque match avec près de 30 points de marge en moyenne (29,3 points précisément). Chet Holmgren a mené le Thunder avec 24 points et 12 rebonds, tandis que le meilleur joueur (MVP) en titre de la NBA, Shai Gilgeous-Alexander, et Ajay Mitchell ont ajouté 18 points chacun. Le Thunder (N.1 en saison régulière) a aussi limité les Lakers (qui ont terminé 4e de la Conférence Ouest) à leur plus faible total de points en playoffs depuis 2021. "On essaie simplement de pousser les adversaires à jouer hors de leur zone de confort, c'est aussi simple que ça", a déclaré Gilgeous-Alexander à propos de la défense du Thunder. LeBron James, qui avait fait oublier ses 41 ans pour mener les Lakers à une victoire surprise 4-2 face aux Houston Rockets au premier tour, a encore été le meilleur marqueur de Los Angeles avec 27 points. Rui Hachimura a ajouté 18 points et Marcus Smart 12. "Quand on affronte les +champions du monde+, la marge d'erreur n'est pas très grande... et il y a eu trop d'erreurs ce soir. Il faut qu'on corrige ça", a regretté l'entraîneur des Lakers, JJ Redick. Cleveland accrocheur Dans l'autre match disputé mardi, Cade Cunningham a inscrit 23 points et Detroit a résisté à une remontée de Cleveland en deuxième mi-temps pour préserver son succès 111 à 101 lors de leur premier match des demi-finales dans la Conférence Est. Les Pistons, tête de série N.1 à l'Est, semblaient se diriger vers une victoire facile et menaient de 17 points au troisième quart-temps. Mais Cleveland, accrocheur, n'a pas abdiqué et s'est rapproché à quatre longueurs, avant que Detroit ne reprenne finalement le large. Outre les 23 points de Cade Cunningham, Tobias Harris a ajouté 20 points tandis que Duncan Robinson a réussi cinq tirs à trois points pour totaliser 19 points. En face, Donovan Mitchell a mené Cleveland avec 23 points, tandis que James Harden a inscrit 22 points, capté huit rebonds et délivré sept passes décisives. "On a un excellent système en place. Il y a toujours quelqu'un pour prendre le relais quand on est fatigué", a noté Cunningham sur la chaîne NBC. "Mais ce n'est qu'une victoire, il faut revenir et recommencer." Detroit a connu les pires difficultés pour se hisser en demi-finales de conférence après avoir remonté un déficit de 3-1 pour battre Orlando 4-3 au premier tour. Les Pistons veulent absolument à éviter que cela ne se reproduise: "À domicile, il faut protéger son terrain. Nous ne l'avons pas fait lors de la dernière série, donc nous voulons le faire cette fois-ci", a poursuivi Cunningham.

06.05.2026 à 07:51

L'icône britannique David Attenborough, la voix de la nature, fête ses 100 ans

FRANCE24

Oubliez Paul McCartney, Elton John, David Beckham et les autres: année après année, David Attenborough est la personnalité préférée des Britanniques. Il est tant estimé que son nom a été donné à des animaux et des végétaux, comme une minuscule araignée australienne - Prethopalpus attenboroughi - et une plante carnivore géante de Palawan aux Philippines, Nepenthes attenboroughii. Pour la chanteuse américaine Billie Eilish, David Attenborough est un "trésor vivant". Il "a fait de l'histoire naturelle un sujet grand public, quelque chose qui peut être aussi populaire que le sport ou le foot", explique Jean-Baptiste Gouyon, professeur de Communication scientifique à l'université UCL à Londres. "Il a instillé une passion et un émerveillement pour le monde naturel qui sont sans égal", poursuit ce Français, qui a découvert David Attenborough en s'installant au Royaume-Uni. La carrière de David Attenborough, indissociable de la BBC, a démarré au début des années 50. Son don naturel pour raconter des histoires, sa voix chaleureuse reconnaissable entre toutes, ont rapidement conquis les téléspectateurs. Depuis, il n'a jamais arrêté et son enthousiasme presqu'enfantin ne l'a pas quitté. Comme quand il a joué avec des gorilles des montagnes au Rwanda en 1978. Créer des vocations Attenborough a parcouru la planète vêtu d'un pantalon beige et d'une chemise bleue, ramenant des images souvent inédites de jungles, de déserts et d'océans. On estime que 500 millions de personnes dans le monde ont regardé la première grande série sur la nature qu'il a réalisée, en 1979, "Life on Earth" (La vie sur Terre). "J'aimerais juste que le monde soit deux fois plus grand et que la moitié reste encore à explorer", disait-il alors. "Il a fait entrer la nature dans nos salons. Il nous a emmenés dans des endroits où nous ne serions jamais allés autrement, c'est un immense cadeau", rend hommage Sandra Knapp, botaniste et directrice de recherche au musée d'histoire naturelle à Londres. Sandra Knapp explique que pour la scientifique qu'elle est, il est "une vraie inspiration". "Il parvient à rendre très simples des concepts scientifiques assez complexes", dit-elle. Pendant des années, elle a montré à ses étudiants en biologie évolutive son émission sur les oiseaux de paradis, "une merveilleuse illustration de la sélection sexuelle". Il a aussi suscité des vocations. "Beaucoup de biologistes sont là où ils sont parce qu'ils ont regardé des programmes de David Attenborough quand ils étaient enfants", assure Jean-Baptiste Gouyon. Bien que titulaire d'un diplôme de sciences naturelles de l'Université de Cambridge, il s'est toujours présenté comme un homme de télévision et non un scientifique. "Colonialisme moderne" Anobli en 1985 par la reine Elizabeth II, avec laquelle il était ami, il a alerté sur les ravages causés par les humains. En 2025, dans le documentaire, "Ocean", il condamnait les méthodes de la pêche industrielle des pays riches, "un colonialisme moderne de la mer". Beaucoup d'endroits filmés par Attenborough ont ensuite été détruits par l'homme. David Attenborough a toujours refusé d'être vu comme une célébrité. "C'est quelqu'un qui s'efface, qui ramène toujours le regard des spectateurs vers la chose qu'il veut montrer", souligne Jean-Baptiste Gouyon. En cela, il est différent du Français Jacques Cousteau (1910-1997), qui était "l'aventurier avec son béret rouge, celui qui se raconte". Mais "chaque fois que David Attenborough sort un nouveau documentaire, même s'il a 100 ans, c'est un événement", souligne Jean-Baptiste Gouyon. David Attenborough ne parcourt plus la jungle ou le désert mais continue de raconter notre planète. Dans "Wild London", documentaire diffusé début 2026 sur la BBC, il se passionne pour la faune extraordinaire de Londres, sa ville de naissance. Après tous ses voyages, Attenborough a confié que son lieu préféré demeurait Richmond, une banlieue cossue et verdoyante du sud-ouest de Londres où il a vécu la plus grande partie de sa vie, avec son épouse Jane, mère de ses deux enfants, décédée en 1997.

06.05.2026 à 07:49

Royaume-Uni: Reform UK prêt à de nouveaux gains aux élections locales

FRANCE24

En 2024, le chef de ce parti anti-immigration, Nigel Farage, a été élu député dans cette région de l'est de l'Angleterre. Lui et certains des sept autres députés de Reform au Parlement y ont fait plusieurs déplacements durant la campagne, martelant le slogan "Votez Reform, mettez Starmer dehors", et fustigeant le Parti conservateur, accusé d'avoir trahi le Brexit. À Braintree, ville d'environ 45.000 habitants, l'immigration cristallise les colères, depuis la réhabilitation d'une base aérienne voisine en centre d'accueil de demandeurs d'asile. "Le Royaume-Uni a été envahi par des migrants illégaux qui ne devraient pas être ici. (...) Cela nous coûte une fortune", affirme Robert Robinson, 70 ans, ancien électeur conservateur qui "envisage" de voter Reform. "Tous les autres partis ont eu l'opportunité d'arrêter les bateaux (de migrants qui traversent la Manche) et aucun n'a réussi", lâche-t-il. Les arrivées de migrants, "c'est juste fou, c'est sans arrêt" et "ils obtiennent plus (d'aides) que quiconque", abonde Dan White, 42 ans, qui travaille dans une cantine scolaire. En tête des sondages A trois ans des législatives de 2029, Reform caracole en tête des intentions de vote au niveau national (26%), devant le Parti conservateur (19%), le Labour (18%) et les Verts (15%), selon l'institut YouGov. Sur les routes de l'Essex, le bus bleu turquoise de Reform, avec à son bord l'ancien ministre conservateur Robert Jenrick, attire klaxons et encouragements. Les électeurs "se sentent profondément déçus par les partis traditionnels (...) c'est pourquoi ils se tournent vers Reform pour obtenir un véritable changement", assure à l'AFP M. Jenrick, qui a rejoint Nigel Farage en janvier. Selon le think tank More in Common, Reform pourrait gagner entre 1.200 et 1.600 sièges locaux en Angleterre (sur 5.000 en jeu), après avoir déjà remporté plus de 40% des sièges lors du scrutin local de l'an dernier. Luke Tryl, son directeur, s'attend à une "propagation du turquoise" dans l'Essex, ce qui serait "évidemment un problème" pour les conservateurs, et pour leur cheffe Kemi Badenoch qui y a son fief. Ici, comme dans les Midlands ou le Suffolk, Reform séduit des électeurs âgés ou peu diplômés, "mal à l'aise face à (...) l'avènement d'un Royaume-Uni de plus en plus multiculturel et socialement libéral", souligne Tim Bale, politologue à l'université Queen Mary de Londres. Le parti pourrait aussi obtenir de bons résultats au Pays de Galles et en Ecosse, avançant dans son ambition de devenir la principale force politique à droite. Avec ces élections, "le Parti conservateur disparaitra (...) en tant que parti national", assurait Nigel Farage récemment dans un entretien à l'Evening Standard. Les conservateurs espèrent pourtant limiter leur déclin, après leur défaite historique aux législatives de 2024. Kemi Badenoch promet que le parti a changé, après avoir "fait des erreurs", citant "l'immigration, les impôts et la politique de neutralité carbone". Elle fustige un Farage "qui change d'avis sans cesse" et "ne respecte pas les règles". A Braintree, certains restent fidèles aux Tories, comme Paul, comptable de 53 ans, qui juge que Reform "n'a pas les moyens financiers de ses promesses". Polémiques Le parti n'avance pas sans résistance ni polémiques. Certains candidats ont été épinglés pour des propos racistes et xénophobes. Nigel Farage a été accusé d'avoir tenu des propos antisémites lorsqu'il était collégien. Des accusations entendues à Braintree par l'équipe de Reform, lorsqu'un homme s'est approché du bus en criant: "C'est vous le parti raciste?" Nigel Farage, ami revendiqué de Donald Trump, est aussi interrogé sur un don non déclaré de 5 millions de livres reçu d'un magnat des cryptomonnaies. "Reform mène une campagne de la peur (...) Ils détournent l'attention de beaucoup de problèmes bien réels", critique Daniel Irlam, photographe médical installé récemment à Braintree, qui votera pour les Verts. "Peut-être qu'ils vont gagner, mais je doute qu'ils fassent du très bon travail", veut-il croire. Dans le Kent, dirigé par Reform depuis 2025, le parti a dû renoncer à ses promesses de baisses d'impôts locaux et est critiqué pour avoir taillé dans certains budgets sociaux. "On doit prouver qu'on peut réellement gérer un conseil local" avant un gouvernement national, reconnait à Braintree le candidat de Reform Terry Longstaff.

06.05.2026 à 07:41

La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine

FRANCE24

Des semaines de frappes israéliennes et américaines sur l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz ont paralysé l'approvisionnement en pétrole du continent asiatique, entravant la production de plastique, un dérivé du pétrole, dans toute la région. La Chine a été relativement épargnée par les pénuries de carburant grâce à ses réserves de pétrole et aux énergies renouvelables, mais ses usines font face à la forte hausse du prix des matières premières. "Nous avons perdu de l'argent sur toutes nos commandes", rapporte Bryant Chen, responsable de l'usine d'aspirateurs RIMOO située à Foshan, près de Canton (sud). Alors que des ouvriers fixent des tuyaux d'aspiration à des réservoirs métalliques, M. Chen explique que le prix du plastique a grimpé d'environ 50% depuis le début de la guerre en Iran. "Les coûts des produits que nous fabriquons sont très fortement affectés", déclare cet homme de 42 ans, citant le plastique, le cuivre utilisé pour le moteur de l'aspirateur et les matières premières entrant dans la composition des cordons d'alimentation. "Normalement, à cette période, nous entrons dans la haute saison mais par rapport à la même période l'année dernière, les chiffres des expéditions et de la production ne sont pas très encourageants." A deux heures de là, les négociants en plastique de la zone industrielle de Zhangmutou évoquent les plus fortes fluctuations de prix depuis des décennies. "Ça n'a jamais été à ce point", soutient Li Dong, 46 ans, qui a rejoint le secteur il y a vingt ans. Le prix des granulés de plastique qu'il achète pour les fabricants de coques de téléphone et de batteries pour véhicules électriques s'est envolé en mars, provoquant plusieurs jours de panique et des routes engorgées, les usines se précipitant pour s'approvisionner. "Spirale de déclin" Les exportateurs de Zhangmutou ont présenté à l'AFP une série de produits issus de ces granulés, des drones aux volants de badminton. Une commerçante triait des perles destinées à des coques de cigarettes électroniques pour le Moyen-Orient. Selon M. Li, la guerre a davantage frappé la production de plastique que durant la pandémie de Covid-19. Il note toutefois une baisse de 10 à 20% depuis le pic, tout en alertant sur de nouvelles hausses du pétrole. "Ce sont les usines que nous approvisionnons qui seraient les plus touchées, car leurs coûts directs vont augmenter", déclare-t-il. Pour les exportateurs, la crise s'ajoute au choc des droits de douane toujours autour de 20%, imposés l'an dernier par Donald Trump. Dans la banlieue de Canton, le propriétaire d'une usine de confection, M. Zhou, déplore encore le chaos de la guerre commerciale: les clients hésitent et les coûts restent incertains. "Tout le monde est pris dans une spirale de déclin", explique le quinquagénaire. Si 80% de ses clients sont revenus, le coût des tissus qu'il utilise a augmenté de 10 à 20%. -"Montée des tensions, baisse des commandes" - Jingjing est retournée dans sa région natale du Hubei pendant deux mois, pour un salaire équivalent à la moitié des 400 yuan (50 euros) qu'elle gagnait dans les usines de confection de Canton. "Quand les tensions augmentent, les commandes s'évaporent soudainement" estime cette femme de 42 ans. Dans une ruelle humide de Canton, elle s'est jointe aux demandeurs d'emploi négociant leurs salaires face à des patrons en quête de journaliers. M. Chen, le directeur de l'usine d'aspirateurs, reste "inquiet" face à la flambée des frais de transport si la guerre s'éternise. "Nos clients ne pourront plus vendre normalement, car les coûts seront tout simplement trop élevés." RIMOO prévoit de s'étendre à d'autres marchés au-delà du Moyen-Orient, qui concentre 60% de ses clients. "Nous restons optimistes", soutient M. Chen. Mais les analystes préviennent que les répercussions sur les coûts se feront sentir pendant des mois. "Plus la situation perdure, plus cela entraîne des problèmes bien plus graves, surtout s'il n'y a pas assez de pétrole en général pour faire fonctionner les installations."

06.05.2026 à 07:39

Avantage Rubio ? Le possible duel avec Vance pour la Maison Blanche se précise

FRANCE24

C'est devant une salle de presse archi-comble que s'est présenté mardi le secrétaire d'Etat, remplaçant d'un jour de la porte-parole de l'exécutif américain, Karoline Leavitt, en congé maternité. Le républicain de 54 ans a été assailli de questions sur l'Iran et sur sa prochaine visite au Vatican - un voyage largement interprété dans la presse comme un revers infligé à JD Vance, lui aussi catholique pratiquant. Marco Rubio a aussi abordé des sujets plus légers. "Vous n'êtes pas prêts pour mon nom de DJ", s'est-il amusé, après qu'une vidéo le montrant aux platines pendant une fête privée a largement circulé sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Soucieux peut-être de casser une image de diplomate lisse, cet amateur de rap a placé une référence au collectif Cypress Hill et a accusé les dirigeants iraniens d'être "Insane in the Brain", une chanson du groupe californien datée de 1993, dont le titre pourrait être traduit par "agités du bocal". Il a aussi glissé une phrase sur sa conception de l'Amérique, qui ne déparerait pas dans une vidéo de campagne. "Nous voulons qu'elle reste un endroit où quiconque, peu importe d'où il vient, peut réussir, un endroit où l'on n'est limité ni par sa naissance, ni par la couleur de sa peau, ni par son ethnicité", a déclaré le chef de la diplomatie américaine d'origine cubaine, qui est passé de l'anglais à l'espagnol pour répondre à une question. "Prétendant sérieux" D'aucuns pourraient voir là une subtile prise de distance avec la rhétorique identitaire portée par d'autres cadres de l'administration Trump, dont le conseiller Stephen Miller et, justement, le vice-président JD Vance. Marco Rubio "a cartonné" dans la célèbre salle de briefing de la Maison Blanche, s'est enthousiasmé sur X l'influenceur de droite radicale Nick Sortor, ajoutant: "Cet homme est un prétendant sérieux pour 2028." Le vice-président, lui, tente de faire oublier deux missions diplomatiques infructueuses menées mi-avril, que ce soit en Hongrie où son soutien n'a pas empêché le Premier ministre nationaliste Viktor Orban d'être défait aux élections, ou au Pakistan, pour des discussions avec l'Iran qui n'ont produit aucun résultat. Mardi, le conservateur de 41 ans a d'abord jeté son dévolu sur son Etat d'origine, l'Ohio. JD Vance a lancé son parcours en politique avec un livre racontant son enfance dans une famille monoparentale modeste de la "Rust Belt", région du nord-est des Etats-Unis profondément marquée par le déclin industriel. Le vice-président s'est ensuite rendu mardi dans l'Iowa (centre-ouest), un Etat stratégique où doit être lancée, en 2028, la course entre les prétendants républicains à la Maison Blanche. C'est aussi une terre agricole, où les effets du conflit en Iran se font sentir, au travers d'une forte hausse des prix du carburant et des engrais. Bilan de Trump Jusqu'ici, ni Marco Rubio ni JD Vance n'ont ouvertement déclaré leur intérêt pour succéder à Donald Trump et se présenter à l'élection de 2028 - dans plus de deux ans, autant dire une éternité, au rythme où va la politique américaine. Certains sondages épars, à prendre avec beaucoup de précautions, faisaient état récemment d'un certain élan pour le chef de la diplomatie face au vice-président. En février, ce dernier a par ailleurs assuré qu'il n'existait "aucun conflit" entre lui et le secrétaire d'Etat. Marco Rubio avait lui assuré en décembre 2025 dans un entretien à Vanity Fair qu'il ne se mettrait pas en travers de sa route. "Si JD Vance se présente pour être président, il sera notre candidat et je serai l'un des premiers à le soutenir", avait-il affirmé. Ce dernier est, de par sa fonction, plus étroitement associé au bilan du chef d'Etat en exercice. Or la cote de popularité de Donald Trump est en baisse, plombée en particulier par la guerre en Iran. JD Vance a tenté de prendre ses distances avec ce conflit sans rompre pour autant avec l'imprévisible président, un exercice politiquement périlleux, et qui n'est pas forcément très lisible pour les électeurs.

06.05.2026 à 07:34

Biennale de Venise: "L'obscénité de l'art apolitique"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce mercredi 6 mai, le retour de l’instabilité politique en Roumanie, après le vote d’une motion de censure. La colère en Italie, après les nouvelles critiques de Donald Trump sur le pape Léon VIV. L’Italie, où la Biennale de Venise ouvrira ses portes ce samedi, sur fond de polémique sur la participation d’Israël et de la Russie. Polémique, également, en France, après la publication du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public. Et un rendez-vous football très très attendu.

06.05.2026 à 07:27

Faire de Washington une "nouvelle Jérusalem": la très conservatrice Christ Church veut réformer la capitale américaine

FRANCE24

Une capitale que dans un article intitulé "Mission à Babylone", ce "nationaliste chrétien" revendiqué a comparée à cette ville biblique symbole d'orgueil et d'idolâtrie, disant vouloir la transformer en "nouvelle Jérusalem"... Il a trouvé pour cela un allié de poids en Pete Hegseth. "Deus Vult" - le cri de ralliement des croisés - tatoué sur le biceps, ce dernier a signé un livre intitulé "American crusade" et est membre de la Communion of Reformed Evangelical Churches (CREC), cofondée par Doug Wilson à la fin des années 1990 et comptant plus de 160 églises dans le monde. L'an passé, il assistait au premier office de la Christ Church à Washington, quelques mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. "Avec l'élection de Trump, nous savions qu'il y aurait d'autres évangéliques, d'autres chrétiens dans l'administration, et il semblait que c'était le bon moment" pour s'installer dans la capitale américaine, dit à l'AFP Joe Rigney, un pasteur ayant prêché plusieurs fois pour la Christ Church dans la capitale. "Nous savions qu'il y aurait des personnes intéressées par notre vision théologique et culturelle", ajoute-t-il, précisant que l'ouverture de cette église répondait à une demande de fidèles. Une "vision" notamment marquée par une volonté de "faire de l'Amérique une nation chrétienne", explique Julie Ingersoll, professeure d'études religieuses à l'Université de Floride Nord. Elle considère le gouvernement et la hiérarchie sociale comme "créés" par Dieu, ajoute la chercheuse. "Notre objectif est donc de nous rendre à Washington pour rappeler à tous ceux qui veulent bien nous écouter, qu'il s'agisse des ministres, des sénateurs, des serveurs de café ou des femmes au foyer que Jésus est le Seigneur", résume Joe Rigney. Ex-marginal Pour la CREC, le religieux et le politique sont intimement liés. Du bienfondé de la guerre en Iran à l'opposition au 19e amendement - qui garantit le droit de vote des femmes - Doug Wilson livre ses commentaires sur l'actualité dans des billets de blog souvent teintés d'humour. La plupart des historiens rejettent l'idée, véhiculée par la Christ Church, selon laquelle les Etats-Unis auraient été fondés en tant que nation chrétienne. Cette croyance est "avant tout le reflet de leur propre interprétation du christianisme, et ne reflète pas nécessairement ce en quoi croyait les fondateurs", explique Sam Perry, professeur à l'Université Baylor. Le Premier amendement de la Constitution stipule d'ailleurs qu'"il ne doit y avoir aucune religion d'Etat, et que l'accès aux fonctions publiques ne doit pas être subordonné à une religion", ajoute-t-il. Si le discours nationaliste chrétien existait sous Ronald Reagan, dans les années 1980, "il n'était pas pris au sérieux comme c'est le cas aujourd'hui", précise Julie Ingersoll. Doug Wilson, longtemps considéré comme un marginal au sein des évangéliques conservateurs, "est progressivement devenu une figure plus grand public", décrit Kristin Kobes du Mez, professeure d'histoire à l'Université Calvin. "Au nom de Jésus Christ" Parmi les récentes victoires politiques selon la CREC, Joe Rigney cite l'annulation de l'arrêt de la Cour suprême Roe vs. Wade (qui protégeait l'avortement au niveau fédéral), et "prie" pour l'annulation de la décision Obergefell, qui autorise le mariage gay. Une autre priorité est "l'immigration" qui, selon lui, est l'une des raisons pour lesquelles "nous nous sommes éloignés de nos racines chrétiennes". Mais la rhétorique nationaliste chrétienne est particulièrement présente depuis la guerre en Iran, débutée par l'offensive israélo-américaine fin février. Pete Hegseth appelle régulièrement à prier pour les militaires déployés dans le Golfe "au nom de Jésus-Christ", cite la Bible allègrement, et a comparé un pilote américain secouru après le crash de son avion en Iran à Jésus ressuscité. Le ministre, ouvertement hostile à la présence de femmes sur le champ de bataille, a également annoncé en janvier que le Pentagone allait évaluer les effets de leur intégration aux postes de combat. "Pete Hegseth est l'incarnation même de ce christianisme et de ce patriarcat militants", avance Kristin Kobes du Mez. Quant à la Christ Church Washington, Joe Rigney affirme que sa communauté souhaite une présence "durable", indépendante des "cycles électoraux".

06.05.2026 à 07:25

Des associations dénoncent l'"omniprésence" du plastique dans les supermarchés

FRANCE 24

Que Choisir Ensemble et No plastic in My Sea ont publié mardi un rapport dénonçant l'utilisation "omniprésente" du plastique sur les produits dans les supermarchés. Les deux associations jugent les efforts des grandes surfaces insuffisants alors qu'elles s'étaient engagées à réduire les plastiques à usage unique.

06.05.2026 à 07:13

Ligue des champions : Arsenal en finale pour la première fois depuis 2006

L'Equipe TV

Arsenal va disputer la finale de la Ligue des champions pour la première fois depuis 2006 après sa victoire contre l'Atlético Madrid (1-0).

06.05.2026 à 07:13

Ligue des champions : Michael Olise, le gaucher providentiel du Bayern Munich

Mehdi BOUZOUINA

Après leur défaite concédée face au PSG au Parc des Princes (5-4), les hommes de Vincent Kompany retrouvent l'Allianz Arena mercredi pour tenter le renversement en demi-finale retour de la Ligue des champions. Dans ce Bayern en quête d'un sacre européen, un homme incarne à la fois le talent brut et l'énergie du renouveau : Michael Olise, 24 ans, gaucher tricolore génial et déjà auteur de plus de 20 buts cette saison.
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