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▸ Les 15 dernières parutions

23.08.2026 à 13:51

Des humanoïdes battent des records sportifs humains aux World Robot Games en Chine

FRANCE24

Des dizaines d’humanoïdes sans visages et leurs opérateurs humains ont envahi dimanche la patinoire olympique de Pékin pour participer à des épreuves allant de l’athlétisme à la boxe, en passant par le football et les arts martiaux. Lors de la cérémonie d’ouverture de samedi, un robot chinois a battu le record du 100 mètres de la légende jamaïcaine Usain Bolt, un exploit qui a fait la Une des médias d’État chinois, Pékin affirmant sa suprématie dans ce secteur. Dimanche, les fabricants de robots ont remporté une nouvelle victoire : l'humanoïde Tiangong Ultra a pulvérisé le record du monde du 400 mètres de près de cinq secondes. Développé par un centre de recherche de Pékin, il a terminé la course en 38,15 secondes. "Pas un test d'intelligence " Certains robots ont toutefois introduit de nouvelles façons de courir. Lors d’une série du 400 mètres, un robot à coque blanche a ainsi agité ses bras de gauche à droite tout en se propulsant sur la piste, se penchant dangereusement vers l’avant, faisant craindre une chute. Mais il a réussi à rester debout. Certains robots-athlètes ont cependant échoué, à ne serait-ce que prendre le départ. D’autres ont parcouru la piste au rythme d’une simple marche rapide ou se sont effondrés dès le coup de départ. Des robots joueurs de foot ont quant à eux marqué des buts maladroits, sous les applaudissements du public. Les spectateurs ont éclaté de rire lorsqu’un humanoïde-boxeur a trébuché et s’est effondré contre les cordes. Il est resté immobile jusqu’à ce que des humains viennent le secourir. Hou Yali, une spectatrice de 72 ans, a désormais envie de voir les machines affronter des athlètes humains. "Nous pourrons voir plus clairement si les machines peuvent surpasser les humains", s'enthousiasme la Pékinoise. "Pour l’instant, il ne s’agit que de course, d’une simple compétition de vitesse. Ce n’est pas un test d’intelligence, ni le recrutement de quelqu’un pour effectuer des tâches ménagères ou servir d’aide à domicile", analyse-t-elle. Cette retraitée, qui fait appel chaque semaine à des aides pour nettoyer sa maison et lui préparer ses repas, aimerait voir des robots accomplir ces tâches. "Avec le développement économique de notre pays, les gens ont plus d’argent à dépenser et pourraient décider d’utiliser des robots", prédit-elle.

23.08.2026 à 13:41

Badminton: le Français Alex Lanier sacré champion du monde pour la première fois

Alex Lanier a été sacré dimanche champion du monde de badminton à New Delhi (Inde), devenant le premier Français à réaliser cette performance en simple, après sa victoire en finale contre le Japonais Kodai Naraoka (21-11, 21-11).

23.08.2026 à 13:41

Ukraine: Zelensky rejette des élections, un "tsunami qui fracturerait" le pays

FRANCE24

"Je pense que dans une guerre comme celle-ci, des élections en tant que telles sont un risque énorme", a affirmé M. Zelensky, élu en 2019. "Des élections maintenant, c'est un tsunami qui fracturerait l'Ukraine", a-t-il insisté. La question des élections en Ukraine a déjà été soulevée par les présidents russes et américains mais aucun scrutin ne peut être organisé sous la loi martiale, en vigueur depuis le début de l'invasion russe de grande ampleur du pays déclenchée en février 2022. Le conflit ne donne aucun signe de prendre fin, les efforts diplomatiques étant au point mort alors que Moscou multiplie les frappes de missiles balistiques, profitant de la pénurie de missiles intercepteurs Patriots en Ukraine. Le dirigeant ukrainien s'est exprimé lors d'une rencontre avec des journalistes, dont l'AFP, la première depuis des mois après une série de controverses politiques, dont le limogeage mi-juillet du jeune et populaire ministre de la Défense, Mikhaïlo Fedorov. Celui-ci a jeté un pavé dans la mare mardi avec une vidéo aux allures de clip de campagne dans laquelle il dénonce la corruption et appelle sans grande précision à "restaurer un processus démocratique" via des élections, malgré l'invasion russe du pays. "Impossible" "Si nous voulons détruire le pays, alors nous pouvons aller dans la direction d'élections dans ces temps de guerre", a déclaré M. Zelensky aux journalistes. Organiser un scrutin nécessiterait de gérer une multitude d'obstacles comme le vote des militaires mobilisés sur le terrain, celui des millions de réfugiés à l'étranger ou celui des Ukrainiens résidant dans les territoires occupés par Moscou. "C'est impossible dans les conditions que nous avons actuellement, quand (le président russe Vladimir) Poutine n'est pas disposé à envisager d'options pour un cessez-le-feu", a également affirmé M. Zelensky. Les propos de M. Fedorov ont créé le malaise jusque dans les rangs de ses soutiens. Selon le dernier sondage d'opinion de l'Institut de sociologie de Kiev (KIIS) réalisé en juillet-août, seules 15% des personnes interrogées estiment que des élections devraient avoir lieu avant la fin de la guerre. Manque d'intercepteurs Des milliers de personnes ont manifesté en Ukraine contre le limogeage de M. Fedorov, poussant M. Zelensky à remplacer également le commandant de l'armée, Oleksandre Syrsky, considéré comme un rival de M. Fedorov. Plus de quatre ans après le début de la guerre, les critiques se font croissantes quant à une absence de dialogue entre la société civile et la présidence, Volodymyr Zelensky restant pour autant populaire. Le président ukrainien a défendu le droit des citoyens à manifester mais a mis en garde contre toute attitude "irrespectueuse" envers l'armée et le "risque" posé par une division "entre la société et les soldats". "Depuis quand le marketing a commencé à prendre le pas sur les gens qui donnent leur vie ?", a-t-il lancé devant les journalistes, multipliant les piques à l'encontre de son ancien ministre. M. Fedorov, 35 ans, est un chantre du recours massif aux nouvelles technologies pour décupler le potentiel des drones et de la réorganisation des forces armées. Son équipe a confirmé dimanche à l'AFP qu'il prévoit de se rendre aux Etats-Unis prochainement, ce qui risque de raviver les spéculations sur sa rivalité politique avec le président. Ces disputes de politiques intérieures ont lieu alors que l'Ukraine fait face à un barrage croissant de missiles à trajectoire balistique russes qu'elle n'a pas les moyens de contrer. L'Ukraine a aussi multiplié ses frappes en Russie sur les infrastructures logistiques et énergétiques, notamment des raffineries et entrepôts commerciaux. M. Zelensky a affirmé que les livraisons des cruciaux missiles intercepteurs américains Patriots ont diminué de moitié depuis 2023, lorsque Kiev avait reçu 675 missiles. "Pour 2026, d'après les projections, c'est 264" missiles qui seront livrés au total, a affirmé M. Zelensky, et que la Russie pourrait selon lui produire autour de 100 missiles balistiques par mois. La pénurie de Patriots s'est aggravée avec la guerre des Etats-Unis contre l'Iran, rendant Washington réticent à augmenter ses livraisons, alors que le mois de juillet a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis mai 2022. Kiev accueille lundi une réunion de ses alliés européens pour discuter des moyens de faire pression sur la Russie et mettre fin au conflit.

23.08.2026 à 13:31

2027: Le Maire publie "un manifeste pour une autre France"

FRANCE24

Pour l'ancien ministre, en retrait de la politique depuis deux ans, il y a trois priorités: "l'autorité", "la prospérité", "la souveraineté". Sur l'autorité, "l'État doit restreindre le champ de son action à la sécurité du territoire, à la protection des personnes, à l'Éducation et à la Santé. Tout le reste doit être délégué", juge-t-il. Sur la prospérité, "nous devons rompre avec cette idée fausse, que nous pourrions travailler moins et gagner plus". Selon lui, "nous payons aujourd’hui les choix faits sur les retraites en 1981. Les 1.000 milliards de dette, qui sont désormais 1.300, et qui seront demain beaucoup plus encore, sont le produit de cet aveuglement". Sur la souveraineté, comme "le destin de la France et le destin de l’Europe ne font plus qu’un", il plaide pour une fédération d'Etats nations à 6 (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas) qui "définira un nombre restreint de politiques publiques sur lesquelles les nations membres décideront de mettre leurs ressources en commun" et "disposera du poids politique pour imposer ses vues" à l'UE. Dans Le Parisien Dimanche, l'ancien ministre juge "qu'une crise globale des dettes souveraines est possible" avec la remontée en cours des taux d'intérêt. "Nous avons quelques mois, au plus, pour prendre les décisions nécessaires", avertit-il en prônant la désindexation des pensions de retraite, des aides sociales et du barème de l’impôt sur le revenu. "Sur le long terme, nous avons besoin de trois décisions : une règle constitutionnelle sur la bonne tenue des comptes, une réforme des retraites avec un âge légal de départ à la retraite à 65 ans et une part de capitalisation, de la souplesse dans le recrutement des fonctionnaires", estime-t-il. Il propose également "de basculer le financement de notre modèle du travail sur la consommation par une augmentation de 2 à 3 points du taux de TVA". "En contrepartie, les charges salariales baisseront et le salaire net augmentera", écrit-il, se disant favorable à "une augmentation immédiate du Smic".

23.08.2026 à 13:23

Présidentielle: Mélenchon colore sa rentrée en vert en proposant la "conscription écologique"

FRANCE24

"Changement climatique, le mot est presque rassurant. En fait, nous allons tous bientôt débarquer sur une autre planète en sortant de chez nous", a campé le fondateur de LFI lors du discours de clôture des universités d'été du mouvement. "Pour s'y adapter, il est vital de tout changer dans nos manières de vivre, de produire et d'échanger", a-t-il ajouté, en pourfendant le "règne du chacun pour soi néolibéral et de l'irresponsabilité écologique". Selon l'organisation, 10.000 personnes étaient réunies pour suivre son intervention, qui a duré 45 minutes, dans la matinée à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence dans la Drôme. "Notre objectif c'est d'incarner la candidature écolo", expliquait son bras droit, le coordinateur du mouvement Manuel Bompard, à des journalistes pendant le week-end. M. Mélenchon a donc creusé ce sillon dimanche. "Nous envisageons une garde régionale de la sécurité civile, notamment pour être certain de pouvoir venir en renfort efficace des équipes permanentes dans les épisodes de crise. Une garde constituée par conscription. Pourquoi la conscription écologique? Pour garantir de pouvoir mobiliser en masse une réserve nombreuse et formée", a développé le quadruple candidat à la présidentielle, en louant les mérites d'une "culture écologique pratique". Lors de la dernière élection présidentielle de 2022, la figure de proue de la gauche radicale avait déjà proposé une "conscription citoyenne", de neuf mois et payée au Smic. L'ancien sénateur socialiste a de nouveau affirmé sa volonté de transformer les régions administratives actuelles en "écorégions", découpées à partir des bassins versants des cours d'eau. "Remettre de l'ordre" "Elles seront pour cela responsables de l'eau, de l'air, des côtes maritimes, des forêts, de la fertilité des sols, des mobilités, de l'économie circulaire et de la santé publique environnementale. Elles pourraient même recevoir dans ces domaines un pouvoir normatif", a-t-il détaillé. Le tracé de ces nouvelles écorégions n'a pas encore été dévoilé par LFI. Alors que Jean-Luc Mélenchon est donné en tête à gauche par les sondages, juste derrière Edouard Philippe, les Insoumis espèrent un ralliement des Ecologistes, actuellement tiraillés sur la pertinence de la candidature autonome de leur dirigeante Marine Tondelier, sondée à moins de 5%. Ils n'entendent pas revivre le scénario de 2022, où ils accusent la candidature du communiste Fabien Roussel d'avoir privé leur fondateur des 420.000 voix qui lui avaient manqué pour accéder au second tour face à Marine Le Pen. "Le plus important ce n'est pas le nombre de candidatures, c'est le nombre d'électeurs", a balayé Jean-Luc Mélenchon dimanche, sans faire de référence directe à la formation de Marine Tondelier. "Nous venons honnêtement en disant ce que nous allons faire, en proposant clairement, nettement, comment le faire. Et nous renvoyons chacun à sa conscience", a insisté le tribun Insoumis qui a ouvert son allocution en clamant: "la victoire est possible". Ciblant également "la grande conversion de la droite et du centre en un bloc idéologique unique", en qui il voit les "enfants" de ceux qui disaient "plutôt Hitler que le Front populaire" dans les années 1930, Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs promis que sa formation censurerait le gouvernement Lecornu sur son projet de budget 2027 "qui va aggraver tous les maux" de l'économie française. "Nous nous engageons une fois au gouvernement à remettre de l'ordre dans les comptes publics (...) en redonnant des marges de manoeuvre au budget de l'État, en faisant payer enfin l'impôt aux dizaines de milliers de grandes fortunes et aux multinationales qui n'en payent pas", a-t-il rappelé.

23.08.2026 à 11:55

En meeting, Mélenchon promet la censure pour le budget 2027 de l'Etat

FRANCE24

"L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession. Elle va plonger car Lecornu prépare un nouveau bûcher de coupes rases qui va aggraver tous les maux. Ne nous demandez pas, je ne sais pas quelle bienveillance à son égard. Une fois de plus, nous le censurerons", a déclaré le candidat LFI à la présidentielle, lors du discours de clôture de l'université d'été de son mouvement. Sébastien Lecornu a mis en garde samedi les parlementaires contre la tentation d'attendre la présidentielle pour adopter un budget en 2027, ce qui serait "le choix du désordre". "Voyez tous ces gens qui nous ont conduits à ce désastre, venir nous donner de leçon sur la manière de bien gérer. Nous nous engageons une fois au gouvernement à remettre de l'ordre dans les comptes publics, car nous en sommes capables", a-t-il lancé. Pour redonner des marges de manœuvre au budget de l'État, Jean-Luc Mélenchon promet "de faire payer l'impôt aux dizaines de milliers de grandes fortunes et aux multinationales qui n'en payent pas", d'instaurer "une taxe sur les superprofits comme la réclament six pays européens" et de relancer "la consommation populaire et l'investissement par l'augmentation des salaires et la suppression des niches fiscales prédatrices". Il a également demandé à ce que la Banque centrale européenne "mette au congélateur les dettes des États en commençant par celles de la période Covid".

23.08.2026 à 11:29

En Ukraine, Zelensky s'oppose à des élections, pourtant demandées par son ex-ministre de la Défense

FRANCE 24

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a répondu dimanche à l'appel aux urnes de son ancien ministre de la Défense, Mikhaïlo Fedorov, indiquant que des élections "fractureraient l'Ukraine". Sous la loi martiale, entrée en vigueur au début de la guerre contre la Russie, aucun scrutin n'est autorisé en Ukraine.

23.08.2026 à 11:27

En direct : Pezeshkian reconnaît de "nombreux problèmes" causés par les sanctions américaines

Eléonore POINTEAU

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a reconnu dimanche que les Iraniens étaient confrontés à de "nombreux problèmes" après la décision des États-Unis d'imposer de nouvelles sanctions économiques. Une pression qui plonge la République islamique "en pleine guerre économique, militaire et sécuritaire", a-t-il déclaré. Suivez les événements du dimanche 23 août.

23.08.2026 à 11:21

Badminton: les Français Gicquel et Delrue sacrés champions du monde en double mixte

FRANCE24

Associés depuis une dizaine d'années, ils écrivent l'histoire du badminton tricolore, qui n'avait jamais atteint un tel niveau. Ils ont battus en trois sets les N.1 mondiaux, les Chinois Feng Yan Zhe et Huang Dong Ping (22-20, 19-21, 21-15). "C'est extraordinaire, on est sur le toit du monde, je suis trop fier", a réagi Thom Gicquel auprès de la Fédération française de badminton après avoir entonné la Marseillaise, quand Delphine Delrue a savouré le fait de "gagner en premier, car on sait que Alex (Lanier) derrière, veut gagner et on le sent bien". La journée des Français n'est en effet pas terminée. En finale du simple hommes, Alex Lanier tentera de créer la sensation face au Japonais Kodai Naraoka (11e mondial). Battus à quatre reprises en quatre confrontations par leur adversaire chinois, Gicquel et Delrue ont cette fois été aux commandes la majeure partie de la rencontre, qui a débuté par une forte bataille et deux paires qui ne se sont quasiment pas lâchées. Les Français, après un superbe point conclu par Thom Gicquel, ont eu la première balle de set de la partie. Et c'est la deuxième, sur une faute chinoise, qui a lancé les deux compatriotes vers l'exploit. Le deuxième set a démarré en trombe mais Feng et Huang ne se sont pas avoués vaincus et ont pris quatre points d'avance (12-8). Maintenus à distance une partie du set, Delrue et Gicquel ont manqué le volant d'égalisation à 19-18, et ont finalement vu les Chinois égaliser. Un retour qui n'a pas semblé perturber les deux Français, qui ont lancé idéalement la troisième manche. De quoi se creuser un écart que les Chinois ont bien tenté de rattraper. Mais Thom Gicquel et Delphine Delrue ont été les plus forts. "On est au dessus maintenant" La veille, ils avaient déjà réalisé un exploit en s'imposant devant une autre paire chinoise, Jiang Zhen Bang et Wei Ya Xin. Et volontairement ou non, ils sont parvenus à effacer du tableau trois membres du top 4 sur leur passage: les Thaïlandais Dechapol Puavaranukroh et Supissara Paewsampran, N.4 mondiaux, avaient déclaré forfait en quart. "Je pense au petit Thom qui voit deux drapeaux chinois (sur le podium) et se dit +on est au dessus maintenant+, il y a quinze ans le badminton français ne pouvait pas rêver de ça", savourait encore Gicquel dimanche. Les N.5 mondiaux, au-delà de marquer l'histoire de leur discipline, viennent garnir davantage un palmarès déjà remarquable. L'an dernier, ils étaient devenus les premiers Français à s'imposer sur le circuit dans un Super 1000, le plus haut niveau international. Ils avaient par ailleurs obtenu le bronze aux Mondiaux. En 2024, la paire française avait également été sacrée championne d'Europe. "On a vécu beaucoup de choses avec Thom en 10 ans, en arriver là c'est incroyable", a souligné Delphine Delrue.

23.08.2026 à 11:01

Thaïlande: des dizaines d'attaques font trois blessés dans le sud

FRANCE24

Plusieurs bâtiments de bureaux d'une administration locale, et des véhicules ont été endommagés ou détruits lors des 51 attaques, selon un journaliste de l'AFP et le Commandement des opérations de sécurité intérieure (ISOC) de l'armée. Des images diffusées par la chaîne locale Thai PBS samedi soir ont montré des pompiers s'efforçant d'éteindre des pneus en feu laissés au milieu d'une route et des flammes à l'intérieur d'un magasin de proximité 7-Eleven. "Des incidents multiples et coordonnés visant à créer l'agitation sont survenus à différents endroits dans les provinces de la frontière sud" entre 20H00 et minuit (entre 13H00 et 17H00 GMT) samedi selon un communiqué de l'ISOC. La plupart des attaques ont eu lieu dans la province de Narathiwat, où trois civils ont été blessés et un couvre-feu nocturne a été imposé, tandis que d'autres se sont produites dans les provinces voisines de Yala et Pattani, a indiqué l'ISOC. Les blessés sont deux femmes âgées de de 45 et 46 ans et un homme de 21 ans, touchés lors d'un attentat à la bombe le long d'une route à Narathiwat, selon les autorités locales. Ils ont été hospitalisés dans un état stable. L'opérateur ferroviaire national a suspendu temporairement une partie d'un trajet à Narathiwat après que les autorités ont constaté des dégâts sur les voies "causés par un attentat à la bombe hier soir", a indiqué l'ISOC. Un véhicule a été volé dans les locaux d'une administration locale à Narathiwat lors de l'une des attaques qui a enflammé le bâtiment, a indiqué l'ISOC. Le pick-up calciné a ensuite été retrouvé abandonné sur une route. Des pylônes de télécommunication et des poteaux électriques ont également été visés, ont indiqué les autorités aux médias locaux. Narathiwat est l'une des trois provinces thaïlandaises à majorité musulmane touchées depuis des décennies par une insurrection séparatiste qui a fait plus de 7.000 morts depuis 2004. Des rebelles de cette région proche de la frontière avec la Malaisie réclament une plus grande autonomie. La Thaïlande, majoritairement bouddhiste, a engagé pour la première fois des pourparlers de paix avec le groupe Barisan Revolusi Nasional (BRN) en 2013 sous médiation malaisienne. Aucun groupe n'a revendiqué les attaques dimanche. Le mois dernier, des assaillants ont tué cinq soldats lors d'une fusillade et une attaque à la bombe sur un point de contrôle routier à Narathiwat. Le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul et les membres de son cabinet doivent effectuer la semaine prochaine une visite de deux jours dans la ville de Hat Yai, dans la province méridionale de Songkhla, pour discuter de projets d'investissement, de la prévention des inondations et de questions de sécurité, a annoncé son bureau samedi.

23.08.2026 à 10:51

Ethiopie: à Addis, les Tigréennes célèbrent Ashenda, inquiètes d'une nouvelle guerre

FRANCE24

Comme elle, plusieurs centaines de femmes, en robes et coiffures traditionnelles, se sont réunies au Convention Center où se tiennent des festivités dans la capitale éthiopienne. Se succèdent des musiques typiques du Tigré et - moins typiques - d'afrobeats, pop contemporaine africaine originaire de l'Afrique de l'Ouest. Ashenda, fête qui tient son nom d'une herbe haute que les femmes et filles nouent autour de leur taille, est originaire du Tigré, mais est aussi célébrée dans l'Etat régional voisin de l'Amhara, ainsi qu'en Erythrée, ancienne colonie italienne annexée par l'Ethiopie des années 1950 jusqu'à son indépendance en 1993. Cette célébration marque la fin de Filseta, un jeûne de 15 jours célébré par les chrétiens orthodoxes - confession dominante dans le nord de l'Ethiopie - pour commémorer l'Assomption. Initialement fête religieuse, Ashenda est aujourd'hui davantage célébrée comme symbole de l'indépendance et de l'émancipation des femmes et des filles. Entre 2020 et 2022, une guerre destructrice a fait rage au Tigré entre les troupes des autorités rebelles tigréennes, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), et les forces fédérales, appuyées par des milices locales et l'armée érythréenne. Ce conflit, l'un des plus meurtriers de ces dernières décennies et qui s'est déroulé largement à huis clos, a fait au moins 600.000 morts et déplacé des centaines de milliers de personnes. Moins de quatre ans après un accord de paix qui avait fait taire les armes et suscité l'espoir, les nouvelles tensions entre le TPLF, parti banni au niveau fédéral mais qui dirige de fait l'Etat régional, le plus septentrional du pays, et le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, font planer le risque d'un nouveau conflit. Désespoir Le spectre de nouveaux combats pousse de nombreux Tigréens à fuir leur région, effrayés aussi par les recrutements forcés dans les rangs du TPLF, documentés par l'AFP et l'ONG Human Rights Watch. Les autorités rebelles du Tigré accusent les forces fédérales - restées muettes sur le sujet - d'avoir procédé en août à plusieurs frappes de drone au Tigré, dont la dernière en date jeudi à Mekelle, la capitale régionale, a fait, selon un médecin sur place, treize blessés. "Au Tigré, la situation est très mauvaise, il y a la guerre", souligne Tsadeye Werash, maquilleuse de 23 ans. "Nous espérons le retour de la paix dans notre pays" l'Ethiopie, dit-elle en tigrinya, les deux bras décorés de tatouages traditionnels au henné. Son amie Tiras Gebregziabher, qui a quitté sa région en même temps qu'elle, "prie" pour sa famille restée au Tigré, mais se montre pessimiste: "C'est entre les mains de Dieu (...) Notre peuple vit dans le désespoir", développe cette jeune coiffeuse de 23 ans. Pour les participantes, fêter Ashenda cette année est une parenthèse, pour se retrouver et "promouvoir notre culture et la paix", explique Tsadeye Werash. Les femmes et jeunes filles sont vêtues d'habesha kemis, de longues robes en coton blanc parfois agrémentées de broderies ou d'étoffes bigarrées. Elles arborent des coiffures complexes et très travaillées, de fines tresses sur le crâne qui nécessitent plusieurs heures de travail. Des jeunes femmes dansent au rythme du kebero, un tambour traditionnel, en bougeant la tête et les épaules. Certaines arborent sur le front des bijoux ou des perles. La famille de Muluberhan Argawi, dont une partie est originaire du Tigré, l'autre de l'Amhara, est restée à Mekelle. Cette femme de 23 ans, en recherche d'emploi, n'a qu'un seul désir: "célébrer Ashenda au Tigré". Mais cette année, ce "n'était pas possible, à cause de la situation actuelle", regrette-t-elle. "Si Dieu le veut, je fêterai Ashenda l'année prochaine au Tigré".

23.08.2026 à 10:43

Pour développer sa marque, La France insoumise mouille le maillot

FRANCE24

Le maillot de foot, bleu à col blanc avec le logo LFI à la place de l'écusson national, est sorti au début de l'été pour accompagner la ferveur de la Coupe du monde. Surfant sur la mode des maillots de foot, notamment répandus dans les festivals de musique l'été, il s'est depuis vendu à plus de 20.000 exemplaires. "Quand je le mets, les gens le voient et je n'ai même pas besoin de militer! C'est un peu un message subliminal", témoigne auprès de l'AFP Fabrice Hauet, un adhérent Insoumis de 59 ans venu de Chambéry et qui le portait jeudi au premier jour des universités d'été de LFI, les "Amfis". "Ça nous fait de la publicité, ça suscite la curiosité de ceux qui le voient dans la rue et ça fait un peu d'argent pour la campagne", explique le député et responsable de la communication de LFI Antoine Léaument, qui a eu l'idée de produire ce maillot avec le coordinateur de LFI Manuel Bompard. "C'est un vrai outil de campagne. Il touche beaucoup plus les gens qu'une affiche", ajoute-t-il. Le maillot avait notamment été porté par le musicien Yann Tiersen, un soutien des Insoumis, lors d'un concert cet été. Fabriqué en Pologne, il est vendu au prix de 25 euros pour un coût de fabrication de 20 euros. "Le but n'est pas de gagner de l'argent avec, mais cela nous a fait un peu de trésorerie qui est arrivée à point nommé en début de campagne", quand les Insoumis ont enchaîné un meeting à Saint-Denis et l'organisation de concerts pour la Fête de la musique à Paris, reconnaît Antoine Léaument. Une autre option étudiée était de le fabriquer en France. Mais cela aurait obligé le mouvement de gauche radicale à le vendre 60 euros, un prix jugé trop onéreux. "Un vrai vêtement" Au stand des produits dérivés de La France insoumise, le maillot de foot est, avec le cahier de vacances, le best-seller du week-end. Certains militants essaient même de le faire dédicacer par les cadres du mouvement, ou par Jean-Luc Mélenchon lui-même lors de ses rares apparitions dans les travées des "Amfis" - l'ironie étant que le tribun ne s'intéresse pas au football. Mais Dino, développeur informatique de 25 ans venu de Villeneuve-d'Ascq (Nord) qui n'a pas souhaité donné son nom de famille, a plutôt acheté, pour 15 euros, une casquette rose, ornée d'une tortue blanche - l'animal totem du quadruple candidat de la gauche radicale à la présidentielle. "C'est pas juste un goodie, c'est un vrai vêtement qui peut même se porter au travail", dit-il. "A part le maillot, l'idée c'est que nos produits dérivés soient des objets un peu discrets, que les gens puissent porter pour qu'on engage la discussion avec eux", confirme Antoine Léaument. "Ce sont nos militants qui veulent des goodies, les demandes viennent directement du terrain", ajoute-t-il. Le prochain objet que les Insoumis entendent proposer à la vente devrait être une peluche tortue, toujours en clin d'oeil à Jean-Luc Mélenchon. Le mouvement reprend ainsi des codes de la culture populaire pour parler à la jeunesse, un secteur qu'il considère comme un réservoir de voix en vue de l'élection, pour diffuser des messages politiques. En plus des goodies officiels de La France insoumise, les Jeunes insoumis vendent aussi leurs propres produits dérivés aux messages parfois un peu plus chocs - comme une gourde qui contient "100% de larmes de fachos". Le mouvement peut également compter sur les produits dérivés financés par son groupe au Parlement européen, The Left. Comme le t-shirt "Taxez les riches" distribué par l'eurodéputée Manon Aubry à chaque édition des universités d'été.

23.08.2026 à 10:37

Au Bangladesh, la crise gazière frappe usines, ménages et transports

FRANCE24

Les machines qui tournaient autrefois jour et nuit pour produire l'urée indispensable à l'agriculture de ce pays de 170 millions d'habitants sont désormais à l'arrêt. L'usine, qui employait 1.200 personnes et produisait jusqu'à 1.600 tonnes d'engrais par jour, n'est plus aujourd'hui qu'une carcasse rouillée, se désole Md Bazlur Rashid, 59 ans, qui y a travaillé toute sa vie. Située à Brahmanbaria, près du gisement gazier de Titas, elle a fermé en mars 2025. Elle fait partie des six grandes usines d'engrais du pays contraintes de cesser ou restreindre leur activité, victimes de nombreuses années de déclin de la production nationale de gaz. Ces difficultés d'approvisionnement se sont récemment accentuées avec la guerre au Moyen-Orient. Outre les pertes d'emplois, ces fermetures mettent en péril une industrie étroitement liée à la sécurité alimentaire, souligne le responsable syndical Md Abu Kawsar. Mais les conséquences des pénuries de gaz vont bien au-delà de la production d'engrais. Dans un pays où la production d'électricité dépend largement du gaz naturel, la crise se répercute aussi bien sur les ménages que les entreprises. Des centaines d'usines, notamment textiles, ont réduit leur production ou fermé, pénalisant fortement l'économie. Coupures de courant Deuxième exportateur mondial de vêtements, le Bangladesh tire environ 80% de ses recettes d'exportation de cette industrie. En août, le gouvernement a pris de nouvelles mesures d'économie d'électricité, en ordonnant notamment la fermeture des centres commerciaux une heure plus tôt. Les ménages, qui représentent un peu plus d'un dixième de la consommation de gaz de cette nation, souffrent également. "La nuit, nous n'avons pas de gaz", raconte Nargis Begum, 50 ans, et "parfois, comme la pression est trop faible, nous ne pouvons pas allumer deux brûleurs en même temps". Dans une chaleur moite et étouffante, les habitants doivent régulièrement se passer de ventilateurs en raison des coupures de courant. "La nuit dernière, nous en avons subi trois ou quatre", affirme Mme Begum, qui vit à Ashuganj. "Nos souffrances ne cessent jamais". Les chauffeurs de rickshaw, des tricycles-taxis roulant au gaz, sont descendus dans la rue pour protester contre les interminables files d'attente aux stations-service. Si les livraisons ont été sérieusement perturbées par le quasi-blocage du détroit d'Ormuz en raison de la guerre au Moyen-Orient, la crise couvait depuis des années. Le Bangladesh était encore largement autosuffisant en gaz naturel en 2018, mais la production a reculé à mesure que les gisements s'épuisaient, tandis que la demande augmentait. Le Qatar est depuis devenu l'un de ses principaux fournisseurs. "Energies renouvelables" Le ministre de l'Energie, Iqbal Hasan Mahmud Tuku, reproche au gouvernement de Sheikh Hasina, renversé en 2024 à la suite d'une insurrection, de ne pas avoir suffisamment investi dans l'exploration gazière. "Notre dépendance vis-à-vis des importations nous a menés à cette situation", a-t-il affirmé lors d'une conférence sur la sécurité énergétique à Dacca en juillet. La crise a été aggravée par la guerre au Moyen-Orient qui a perturbé les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL). Faute de solution sur le court terme, le gouvernement continue de commander du GNL et d'investir dans des terminaux pour accroître les importations. Selon Md Anwar Hossain Bhuiyan, professeur de géologie à l'université de Dacca, la production pourrait être accrue dans les gisements existants, mais une solution durable passe par de nouveaux forages, qui prennent du temps. Le gouvernement prévoit d'acquérir deux appareils de forage et a lancé un appel d'offres pour l'exploration offshore. Md Abdul Mannan, le directeur de Petrobangla, la compagnie publique chargée des hydrocarbures, assure cependant à l'AFP que le gaz seul ne résoudra pas cette crise énergétique : le problème "sera résolu une fois que nous nous tournerons vers les énergies renouvelables".

23.08.2026 à 10:36

Guinée : Mamadi Doumbouya limoge deux ministres proches du chef de l’État

FRANCE24

En Guinée, le président Mamadi Doumbouya a limogé deux membres du gouvernement. La décision est tombée vendredi 21 août au soir à la télévision nationale, à travers deux décrets. Les deux ministres limogés étaient considérés comme proches du chef de l’État. Notre correspondant Malick Diakité nous en dit plus.

23.08.2026 à 10:34

Sénégal : les discours de haine visant les étrangers se multiplient

FRANCE24

Polémique autour de discours xénophobes au Sénégal. Le pays est aujourd’hui confronté à un malaise grandissant autour de la présence d’étrangers sur son sol. Sur les réseaux sociaux, les discours de haine et les contenus stigmatisants visant les étrangers se multiplient. Une situation qui inquiète les acteurs de la société civile, qui ont sonné l’alerte. Ils interpellent les autorités sur cette question. Notre correspondante Aminatou Diallo nous en dit plus.
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