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▸ Les 15 dernières parutions

08.02.2026 à 10:17

L'Iran exclut de renoncer à enrichir l'uranium "même en cas de guerre"

FRANCE24

Après une première session de pourparlers vendredi à Oman, qu'ils ont tous deux jugée positive, les deux pays ont affirmé vouloir poursuivre leurs discussions. Mais l'Iran campe sur ses lignes rouges, n'acceptant de discuter que de son programme nucléaire et martelant qu'il est en droit de développer du nucléaire civil. Les Etats-Unis, qui ont déployé une vaste force navale dans le Golfe, exigent un accord plus large, incluant la limitation des capacités balistiques du pays et l'arrêt de son soutien à des groupes armés hostiles à Israël. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui ira mercredi à Washington plaider auprès de Donald Trump une ligne dure envers Téhéran, exige que ces deux volets soient "inclus dans toute négociation", a indiqué samedi son bureau. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé dimanche que l'Iran ne céderait pas à la demande réitérée de Donald Trump de renoncer à l'enrichissement d'uranium, "même si une guerre nous est imposée" a-t-il souligné. Il a indiqué, sans plus de détails, que l'Iran pouvait envisager "une série de mesures de confiance concernant le programme nucléaire", en contrepartie d'une levée des sanctions internationales qui asphyxient l'économie iranienne. Mais il s'est ensuite interrogé sur le "sérieux" des Etats-Unis à "mener de véritables négociations", lors d'une conférence de presse à laquelle l'AFP a assisté. L'Iran "évaluera l'ensemble des signaux et décidera de la poursuite des négociations", a-t-il affirmé. Le déploiement militaire américain "ne nous effraie pas", a-t-il encore déclaré, au lendemain d'une visite de l'émissaire américain, Steve Witkoff, à bord de l'Abraham Lincoln, navire amiral de la force navale américaine déployée dans le Golfe. "Paix et force" Lors de cette visite avec l'amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, le négociateur américain avait mis en avant "le message de paix et de force du président Trump". Ce dernier a multiplié les menaces d'intervention militaire en Iran, d'abord en réponse à la répression sanglante par le pouvoir du mouvement de contestation en janvier, puis pour pousser Téhéran à un accord. Après les pourparlers de vendredi entre MM. Witkoff, Kushner et Araghchi - les premiers depuis les bombardements américains sur des installations nucléaires iraniennes en juin dernier - le président américain a salué des "très bonnes" discussions , affirmant qu'elles se poursuivraient "en début de semaine prochaine". Les pourparlers "menés avec le soutien de gouvernements amis de la région, constituent un pas en avant", a déclaré dimanche le président iranien, Massoud Pezeshkian sur X. Samedi, M. Araghchi avait dit s'être mis d'accord avec Washington pour tenir "bientôt" une nouvelle session de discussions, relevant qu'il restait "encore un long chemin à parcourir pour établir la confiance", dans un entretien avec la chaîne qatarie Al Jazeera. Il avait aussi répété que la question des capacités balistiques de l'Iran ne pourrait "jamais être négociée", s'agissant "d'un enjeu de défense". - Près de 7.000 morts dans la mobilisation - Les pays occidentaux et Israël accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément. L'Iran et les Etats-Unis avaient engagé des négociations au printemps dernier. Elles achoppaient notamment sur la question de l'enrichissement d'uranium par Téhéran et avaient été gelées par la guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l'Iran en juin. Donald Trump avait affirmé que les frappes américaines menées pendant ce conflit avaient "anéanti" les capacités nucléaires iraniennes, mais l'ampleur exacte des dégâts reste inconnue. Il a brandi de nouveau la menace d'une intervention à la suite de la répression du mouvement de contestation en janvier en Iran. L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dit avoir confirmé 6.961 morts, pour la plupart des manifestants, et a recensé plus de 51.000 arrestations. En cas d'attaque, l'Iran a averti qu'il viserait les bases américaines dans la région, et pourrait bloquer le détroit d'Ormuz, point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.

08.02.2026 à 10:09

Au Texas, des familles d'immigrés dénoncent des conditions de détention indignes

FRANCE24

C'est là que Liam Conejo Ramos, un petit Equatorien de 5 ans, avait été envoyé avec son père, après son arrestation en janvier par la police fédérale américaine de l'immigration (ICE) à Minneapolis, dans le nord du pays, avant qu'un juge n'ordonne qu'il soit ramené chez lui. C'est là aussi que sont détenus depuis plus de huit mois la femme et les cinq enfants d'un Egyptien inculpé pour avoir lancé des engins incendiaires en juin dans le Colorado (ouest) sur les participants à une marche hebdomadaire en soutien aux otages israéliens à Gaza. Des témoignages de détenus actuels ou passés par ce centre, recueillis par l'AFP via l'ONG de défense des immigrés RAICES, font état de conditions sanitaires préoccupantes. Certains ont préféré s'identifier uniquement par un prénom d'emprunt ou une initiale. "Le cas de Liam et de son père, Adrian, est caractéristique de la situation de beaucoup de ces familles", explique à l'AFP Javier Hidalgo, directeur juridique de RAICES. "Il étaient engagés dans un processus de régularisation. Ils se rendaient aux rendez-vous fixés par la justice, mais ils se sont fait arrêter quand même." Les souffrances subies par ces enfants "n'ont pas d'autre but que de tenter de convaincre les familles de renoncer" à contester leur expulsion, estime-t-il. Rougeole et insectes Le nombre moyen d'enfants détenus par ICE depuis le retour au pouvoir de Donald Trump a plus que sextuplé par rapport aux 16 derniers mois de son prédécesseur démocrate Joe Biden, passant de 25 à 170 par jour, selon des données analysées par le site The Marshall Project. Dilley, d'une capacité de 2.000 personnes, est l'un des deux centres de détention familiale pour immigrés au Texas (sud). Début février, les autorités y ont confirmé deux cas de rougeole, annonçant avoir suspendu toute nouvelle incarcération et placé les personnes concernées en quarantaine. Entrés légalement par la frontière mexicaine sous l'administration Biden, "W", une Haïtienne de 34 ans, et son fils de deux ans ont demandé l'asile aux Etats-Unis. Ils se sont installés dans l'Ohio, mais lors d'un voyage à New York, ils ont été arrêtés par l'ICE et transférés à Dilley en octobre. "Mon fils et moi sommes en prison. Il n'y a absolument aucune intimité", déplore-t-elle dans un témoignage recueilli en novembre par RAICES, faisant état de "lumières allumées 24 heures sur 24". "Récemment il y a eu beaucoup de protestations quand des gens ont découvert des insectes sur les brocolis qu'ils nous servaient", obligeant la sécurité à intervenir pour ramener le calme, a-t-elle dit. Egalement détenue en octobre à Dilley, Diana, une Colombienne dont la fille de 10 ans souffre de la maladie de Hirschsprung, une malformation digestive, a reproché aux autorités de l'établissement de refuser de lui fournir une alimentation adaptée. Diana a alerté le personnel médical mais une médecin "m'a dit qu'ils n'étaient pas là pour répondre à mes besoins, que j'étais en détention et que leur seule responsabilité était de s'assurer que nous ne souffrions pas de faim", selon son témoignage. "Bien-être" L'entreprise privée CoreCivic, qui gère le centre, affirme faire de la santé et de la sécurité des détenus une "priorité absolue". "Nos partenaires gouvernementaux de l'ICE partagent cette préoccupation et nous travaillons en étroite collaboration avec eux pour garantir le bien-être de toutes les personnes placées sous notre responsabilité", a déclaré l'entreprise dans un communiqué à l'AFP, assurant que toutes ont accès en permanence à un suivi médical. Quant à la famille de l'auteur présumé de l'attentat dans le Colorado, Mohamed Sabry Soliman, le gouvernement Trump justifie son maintien en détention à Dilley par une éventuelle connaissance de ses intentions. Lui-même comme sa femme, Hayam El Gamal, ou ses enfants, âgés de 5 à 18 ans, assurent pourtant depuis le début qu'il a agi sans en avoir avisé qui ce soit. "Nous voudrions tellement avoir été au courant de son effroyable projet, pour pouvoir l'empêcher de faire du mal à autrui", confie l'aînée, Habiba, dans un texte manuscrit publié le 28 janvier par leur avocat, Eric Lee. "Il faudrait que tout le monde se lève pour dire que détenir des familles pendant de longues périodes indéfinies devrait être illégal", écrit-elle. "Cet endroit pourrait être supportable pendant 20 jours au maximum, plus que cela est très dur."

08.02.2026 à 10:09

Kenya: le kala-azar, maladie méconnue et mortelle des zones arides

FRANCE24

Autre nom de la leishmaniose viscérale, le kala-azar - qui signifie "fièvre noire" en hindi - est dû à un parasite transmis par des moucherons, qui provoque fièvre, perte de poids et hypertrophie de la rate et du foie. C'est, après le paludisme, une des maladies parasitaires les plus meurtrières au monde. En l'absence de traitement, 95% des malades succombent. Harada Hussein Abdirahman, une grand-mère de 60 ans, pense avoir été piquée pendant qu'elle gardait du bétail dans le comté de Mandera, dans le nord-est du Kenya. Ce territoire presque aussi grand que la Belgique, frontalier de la Somalie et de l'Ethiopie, est un important foyer du parasite. Mais il ne compte que trois établissements capables de traiter le kala-azar. La sexagénaire a donc d'abord dû s'en remettre à un pharmacien local qui, pendant un an, l'a traitée contre la dengue et paludisme. "Je pensais que j’allais mourir", confie-t-elle à l'AFP. "C’est pire que toutes les maladies qu'ils pensaient que j’avais." Après cette longue épreuve, Mme Abdirahman s'est finalement vue diagnostiquer le kala-azar. Elle a perdu une partie de son audition du fait des puissants traitements qu'elle a ensuite dû prendre pour s'en débarrasser. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recense chaque année 50 à 90.000 cas de kala-azar dans le monde, un chiffre minoré car elle estime qu'à peine 25 à 45% des cas lui sont communiqués. Plus des deux tiers des malades sont en Afrique de l'Est. Endémique Le kala-azar s’étend à des zones du Kenya jusqu'ici épargnées et y devient endémique, sous l'effet notamment du réchauffement climatique. D'après le ministère kényan de la Santé, 3.577 cas de kala-azar ont été recensés dans le pays en 2025, plus du double de l'année précédente (1.575 malades). Jusqu'à six millions de personnes y sont exposées au Kenya, estiment les autorités kényanes. "Le changement climatique étend l'aire de répartition des phlébotomes (les moucherons transportant la maladie, NDLR) et accroît le risque de flambées dans de nouvelles zones", s'inquiète à Nairobi le Dr Cherinet Adera, chercheur à l’Initiative Médicaments pour les maladies négligées, une ONG. De nombreuses infections parmi des ouvriers d'une carrière à Mandera l'an dernier ont conduit les autorités à restreindre les déplacements au crépuscule et à l'aube, lorsque les phlébotomes sont les plus actifs. Au moins deux de ces ouvriers ont péri, selon leurs collègues. Mais les autorités kényanes ne sont pas en mesure de dire combien de personnes exactement ont perdu la vie durant cet épisode infectieux, car la plupart des ouvriers n'était pas originaires de la zone. Beaucoup sont rentrés chez eux pour se faire soigner et vraisemblablement trépasser. "Nous ne connaissions pas cette étrange maladie qui faisait mourir nos collègues", témoigne Evans Omondi, 34 ans, venu de l'ouest du Kenya, à des centaines de kilomètres de Mandera, pour travailler dans la carrière. "Peur" "Nous avions très peur", confie Peter Otieno, un autre ouvrier originaire de l'ouest du Kenya, qui se souvient comment ses collègues infectés dépérissaient jour après jour. Treize pays — dont six en Afrique — concentrent 95 % des cas de kala-azar. En 2023, les pays d'Afrique les plus touchés ont adopté à Nairobi un cadre visant à éliminer la maladie d’ici 2030. Mais "très peu d'établissements" au Kenya "ont les capacités de diagnostiquer et traiter la maladie", observe l’AFP le Dr Paul Kibati, de l'ONG médicale Amref. Les agents de santé doivent en outre être formés au kala-azar, poursuit-il, car les erreurs de diagnostic et de traitement peuvent être graves, comme l'atteste l'exemple de Harada Hussein Abdirahman, voire fatales. Dernier problème, de taille: un malade peut passer jusqu’à 30 jours à l'hôpital avant guérison, pour une facture pouvant atteindre 100.000 shillings kényans (environ 650 euros) hors médicaments. Une somme inaccessible pour bon nombre d'habitants de Mandera. Le kala-azar, dont les dommages sont aggravés par la malnutrition et l'affaiblissement du système immunitaire, "touche surtout les plus pauvres", estime le Dr Kibati. Le phlébotome se réfugie dans les fissures des maisons en terre mal crépies, les termitières et les crevasses du sol. L'insecte se multiplie pendant la saison des pluies après une sécheresse prolongée. Or le nord-est du Kenya, ainsi que des régions voisines d'Ethiopie et de Somalie, ont connu ces derniers mois une sécheresse dévastatrice. Le pire semble donc à venir. "Nous nous attendons à davantage de cas lorsque les pluies commenceront", soupire Paul Kibati.

08.02.2026 à 10:07

Législatives au Japon : la Première ministre Sanae Takaichi favorite

FRANCE24

Les Japonais votent dimanche pour des élections législatives anticipées. La Première ministre, Sanae Takaichi, tenante de l'ultra-conservatisme et d'une ligne dure sur l'immigration est en passe de gagner son pari.

08.02.2026 à 10:07

Le New-Yorkais Zohran Mamdani, inspiration capitale des municipales

FRANCE24

Le parcours du trentenaire a de quoi leur mettre des étoiles dans les yeux. Parti de très loin dans les sondages, il a été élu au terme d'une campagne jugée brillante. Si Zohran Mamdani défend un programme résolument à gauche, celle qui en France l'a le mieux copié se trouve à l'autre bout de l'échiquier politique. Sarah Knafo, tête de liste du parti d'extrême droite Reconquête pour le scrutin de mars, a repris ses visuels rétro aux couleurs pop et au style ultra-reconnaissable. Comme lui, elle se concentre sur des messages qui se veulent positifs, délivrés avec le sourire et dans des lieux du quotidien tels que le métro. Son directeur de la communication numérique, Samuel Lafont, assure à l'AFP qu'il ne s'agit pas d'un "copier-coller" et que l'Américain n'est pas leur unique influence. Ils ne sont en tout cas pas les seuls à l'imiter. Sa concurrente Rachida Dati, candidate LR et MoDem, s'est aussi essayée aux vidéos incarnées style Mamdani. Dans l'une d'elles, vue des millions de fois, elle apparaît en veste jaune avec des éboueurs. Pas de quoi concurrencer pour l'instant Sarah Knafo, en tête dans les vues TikTok, selon la société Visibrain. "Vous allumez les réseaux sociaux, l'algorithme vous propulse ses vidéos", note Paul Brounais, fondateur de l'agence de communication politique Le Lab Electoral. Même si une vue n'est pas un vote. "Ville Insoumise" Zohran Mamdani n'a bien sûr pas tout inventé et s'est aussi beaucoup appuyé sur un grand réseau de militants sur le terrain. Aller chercher des idées outre-Atlantique n'a par ailleurs rien de nouveau. Jen Schradie, sociologue américaine spécialiste de la démocratie numérique à Sciences Po, note qu'Emmanuel Macron s'était lui-même inspiré de la campagne de Barack Obama. Mais les personnalités politiques françaises ne sont pas toujours aussi agiles sur les réseaux sociaux que leurs collègues américains. Zohran Mamdani a aussi pu donner de l'espoir à la gauche car, selon Jen Schradie, "il y a cette idée qu'historiquement, la droite est très forte dans sa communication" sur internet. Un candidat comme Emmanuel Grégoire, chef de file de l'union de la gauche hors Insoumis, tente de s'y mettre en présentant ses mesures face caméra dans des vidéos qui se veulent accrocheuses - récemment, avec un kebab à la main pour évoquer le coût de la vie. Il a aussi appelé à s'inspirer de l'élan Mamdani pour gagner "face aux droites extrêmes et réactionnaires". Chacun tire de la victoire de l'édile américain les leçons qui l'arrangent. La gauche radicale, elle, la vit plutôt comme une preuve qu'il ne faut pas être modéré pour gagner. Son programme contre les loyers exorbitants et la vie trop chère rejoint leurs combats. Sophia Chikirou, candidate LFI, a promis de "faire de Paris la plus grande ville Insoumise de France mais aussi du monde, après New York, après Zohran Mamdani". "Ce qui se fait à New York" La "Mamdanification" dépasse les frontières de la capitale française. A Marseille, l'Insoumis Sébastien Delogu se dit aussi que si le New-Yorkais a réussi, pourquoi pas lui? "M. Mamdani était sondé à 1% et puis il a été élu", a-t-il dit en janvier. Il a noté que le démocrate s'était concentré sur "3-4 mesures phares" s'attaquant aux problèmes les plus pressants. Très loin des gratte-ciel de Manhattan, sur les vieilles pierres de Reims, le maire sortant Arnaud Robinet (Horizons) revendique aussi cette inspiration. Sa typographie de campagne vintage et colorée est similaire. "Toute proportion gardée et en toute humilité, on a regardé ce qui se faisait à New York" pour suivre "l'air du temps", admet son directeur de campagne, Xavier Albertini. Mais n'est pas Zohran Mamdani qui veut. La stratégie de communication doit être adaptée à la personnalité, au charisme et à l'âge du candidat, dit Paul Brounais. Difficile de se mettre en scène façon Mamdani si on a plutôt un profil à aller tracter à l'ancienne devant "les poireaux sur le marché", prévient le communicant. "Il faut garder une forme de sincérité. Sinon, ça ridiculise son auteur."

08.02.2026 à 10:05

La guerre en Ukraine, des "maisons russes" et la bureaucratie berlinoise

FRANCE24

Ces bâtiments de trois étages des années 1930 logeaient, pendant la Guerre froide, les forces soviétiques dans ce quartier de Berlin-Est, Karlshorst, où la capitulation nazie fut actée. Depuis le départ de ces troupes d'occupation en 1994 à la suite de la réunification allemande et de l'effondrement de l'URSS, les édifices sont à l'abandon, se détériorant un peu plus chaque année. Les édifices aux vitres brisées sont entourés de barrières de chantiers, et ne fournissent de toit qu'à des ratons laveurs de passage, tandis que des petits arbres et des herbes folles percent des balcons et des façades. Lilia Usik, une conseillère municipale originaire d'Ukraine, mène donc campagne depuis deux ans pour faire saisir ces immeubles pour l'éventuel bénéfice de Kiev, même s'ils ne sont pas sur une liste d'avoirs sanctionnés par les Occidentaux. L'élue note d'ailleurs que Berlin, au-delà de la guerre et de l'accueil de milliers d'Ukrainiens, manque trop cruellement de logements pour laisser des immeubles entiers en déshérence. Les habitants "demandent encore et encore: qu'est-ce qui se passe avec ces bâtiments? Est-ce que politiquement vous pouvez faire quelque chose?", raconte Mme Usik. Droit de la propriété, procédures administratives complexes, prudence diplomatique... Tout se conjugue, si bien qu'aucune procédure d'expropriation n'a même été envisagée. L'élue assure taper à toutes les portes. Botter en touche Ces tergiversations ne sont pas sans rappeler celles des Européens, qui ont mis près de quatre ans pour trouver un compromis complexe pour faire bénéficier l'Ukraine de dizaines de milliards d'euros d'avoir russes gelés, sans pour autant saisir cet argent. En cause, la crainte de représailles russes. Kiev reproche aussi aux Européens leur frilosité sur d'autres dossiers, comme la saisie des pétroliers de la flotte fantôme russe dont les chargements financent l'effort de guerre du Kremlin, contournant les sanctions. En Allemagne, le gouvernement n'a lui toujours pas trouvé de solution pérenne pour des filiales allemandes du géant pétrolier Rosneft, vestige de la vaste coopération énergétique russo-allemande d'avant-guerre. S'agissant des "Maisons russes" de Karlshorst, à chaque échelon, on botte en touche. Une solution serait une expropriation car le propriétaire, la Russie donc, ne respecterait pas une obligation d'entretien des lieux. Autre idée: mettre à profit le fait qu'un des édifices est classé monument historique. "Je n'ai jamais pu découvrir la raison pour laquelle aucune solution n'a été trouvée pour ces bâtiments", poursuit Mme Usik, originaire de la région de Donetsk, ravagée par les combats et dont Vladimir Poutine revendique l'annexion. Interrogée par l'AFP, la mairie de Berlin assure avoir besoin de l'accord de la Russie pour utiliser ces bâtiments, "ce qui n’est pas le cas à ce jour ", note-t‑elle, précisant avoir sollicité l'ambassade en 2020 pour un rachat, sans jamais recevoir de réponse. Quant à une éventuelle procédure d'expropriation ? La mairie de la capitale renvoie vers celle de l'arrondissement de Lichtenberg, qui englobe Karlshorst. Et celle-ci en retour se borne à assurer "se coordonner avec les autorités municipales et le ministère des Affaires étrangères". Du côté de la diplomatie allemande, sollicitée elle aussi par l'AFP, on se juge incompétent, relevant que ces édifices n'ont pas de statut diplomatique, et que donc la Russie "a les mêmes droits et obligations que tout autre propriétaire" privé. Statu quo donc. Et un sujet sur lequel l'ambassade russe, sollicitée par l'AFP, ne veut pas s'exprimer. jsk-alf/clp/lpt

08.02.2026 à 10:01

Dans un village sénégalais, le surf pour inciter les filles à retourner à l'école

FRANCE24

Vingt-trois filles de 7 à 17 ans et qui vivent près de l'océan - parmi lesquelles 17 n'étaient pas scolarisées - ont participé à cette première édition du programme "Surf Academy", d'octobre à janvier, et qui impose aux participantes de suivre des cours. Originaires de la petite communauté de Xataxely, un village de pêcheurs aux rues étroites dans le quartier de Ngor dans la capitale sénégalaise, la plupart de ces jeunes filles avaient été déscolarisées à un jeune âge, ou n'avaient même jamais été à l'école. Ce village est un des fiefs des Lébous, un peuple de pêcheurs qui entretient des liens étroits avec l'océan, vivant dans la région de Dakar. Ces filles ont toutes grandi face à la mythique "droite de Ngor", une vague prisée des surfeurs du monde entier. Le programme Surf Academy est une initiative de l'organisme américain "Black Girls Surf", qui souhaite permettre à plus de femmes noires de pratiquer le surf, sport largement dominé par des hommes, souvent blancs. Estime de soi Codirigé par la première surfeuse professionnelle du Sénégal, Khadjou Sambe, ce programme de quatre mois incite non seulement les filles à reprendre leurs études, mais aussi à développer leur estime de soi. Dans le cadre de ce programme, Seynabou Tall, a bénéficié gratuitement de leçons de surf, et de cours du soir cinq jours par semaine pour rattraper ses lacunes scolaires. Les cours de surf se sont terminés fin janvier, mais le programme scolaire se poursuivra jusqu'en juillet. Comme de nombreux Lébous, le père de Seynabou est un plongeur, qui pêche des poissons devenus de plus en plus rares à cause de la surpêche de chalutiers étrangers dans les eaux sénégalaises. Après qu'elle ait quitté l'école, Seynabou était "restée à la maison" seulement, témoigne auprès de l'AFP sa mère, Marième Wade, 43 ans. Elle qui n'a pu aller qu'à l'école primaire a conseillé à sa fille de "continuer le surf", espérant que ça lui ouvrirait "peut-être des portes". "Nous n'avons pas les moyens de payer ses études...", confie Marième depuis la cour familiale où de jeunes enfants jouent. Selon l'Institut international de l'Unesco pour le renforcement des capacités en Afrique, le taux d'achèvement du cycle primaire au Sénégal n'était que de 60% pour les filles et de 55% pour les garçons en 2022. La plupart des filles de l'académie débutent le surf: "je n'avais jamais surfé avant ce programme", raconte Seynabou. Plus qu'un enseignement académique, l'académie offre un "programme de développement personnel", explique à l'AFP Rhonda Harper, fondatrice et directrice de "Black Girl Surf". Soukeye Ndoye, 16 ans, qui entraîne à son tour des filles, se félicite "d'occuper une place importante qu'(elle) ne croyait pouvoir assumer un jour". "Au début, je savais rien du surf... je tombais toujours et me blessais souvent. Mais maintenant, j'y vais seule et j'ai de bon appuis". - "Ma passion" Elle a aussi vaincu la réticence de ses parents, qui espèrent qu'elle pourra évoluer professionnellement dans ce sport. "Le surf a changé beaucoup de choses dans ma vie. Ça me permet d'oublier les problèmes familiaux... J'oublie tout dès que j'entre dans l'eau", lance Soukeye. "Quand je suis dans l'eau, c'est comme si j'étais un dauphin. J'oublie tous les problèmes et je me concentre sur la mer...", renchérit Khady Mbemgue, 17 ans, qui est également coach et a déjà participé à plusieurs compétitions. Elle espère voyager à l'étranger et gagner un jour sa vie avec ce sport. "Au début, mes parents disaient que le surf est un sport pour les hommes... Mais ils ont finalement compris que c'est ma passion", lance-t-elle. Khadjou Sambe, 30 ans, qui a grandi à quelques mètres de l'océan, commencera bientôt l'entraînement avec l'espoir de participer aux Jeux Olympiques qui auront lieu à Los Angeles en 2028. Enfant, ses parents lui interdisaient d'aller surfer, un sport qu'ils considéraient réservé aux hommes. Pour retrouver les vagues, Khadjou Sambe raconte qu'elle devait faire le mur, ou quitter la maison en habits de tous les jours pour qu'on ne devine pas qu'elle allait à la plage... Mais la tendance change, note-t-elle. Plusieurs filles qui ont suivi des cours avec Black Girls Surf ces dernières années rejoignent désormais les compétitions nationales. Parmi les femmes de la communauté de Xataxely, le surf pourrait bien enfin devenir populaire.

08.02.2026 à 09:52

Affaire Epstein : acculé, Jack Lang démissionne de l'Institut du monde arabe

FRANCE24

Pressé depuis plusieurs jours de quitter la présidence de l'Institut du monde arabe, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang a finalement présenté samedi sa démission, après l'ouverture d'une enquête financière visant ses liens avec Jeffrey Epstein.

08.02.2026 à 09:49

Présidentielle au Portugal : un modéré favori face à l'extrême droite

FRANCE24

Depuis la victoire de M. Seguro au premier tour, la campagne a été totalement perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le Portugal ces deux dernières semaines, poussant au moins 14 circonscriptions parmi les plus touchées à reporter le scrutin d'une semaine. Contre l'avis de M. Ventura, qui a défendu un report au niveau national que la loi ne prévoit pourtant pas, le second tour aura bien lieu dimanche et les résultats seront annoncés dans la soirée. "Je suis certain que tout sera fait pour garantir la sécurité et la normalité de l'acte électoral", a déclaré samedi le Premier ministre Luis Montenegro. Sous une météo déjà plus clémente, le scrutin a donc commencé à 08H00 (locale et GMT) pour 11 millions d'électeurs au Portugal et à l'étranger et des projections de sortie des bureaux de vote seront diffusées par les chaînes de télévision à 20H00. Un dernier sondage publié mercredi créditait M. Seguro, un homme politique expérimenté de 63 ans qui a toutefois passé la dernière décennie en retrait de la vie publique, de 67% des intentions de vote. L'abstention pour "grand adversaire" M. Ventura, un député de 43 ans, pourrait ainsi obtenir 33% des suffrages, selon la même enquête. Tandis que cette victoire annoncée lui faisait déjà craindre une démobilisation du corps électoral pour ce second tour, les intempéries des derniers jours ont poussé le candidat socialiste à désigner l'abstention comme son "grand adversaire". "Il faut aller voter dimanche", a-t-il insisté vendredi soir, pendant son dernier meeting de campagne, après avoir répété à l'envi que le pays se retrouverait lundi "dans un cauchemar" si le candidat d'extrême droite finissait par l'emporter. "Il y en a qui font tout pour que les Portugais n'aillent pas voter", a-t-il lancé dans une allusion à la demande de report formulée par M. Ventura. Le président du parti antisystème Chega ("Assez" en portugais), qui promet une "rupture" avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans, s'est plaint d'avoir dû faire campagne selon un scénario "tous contre un", qui a rendu son élection "beaucoup plus difficile". M. Seguro a remporté le premier tour il y a trois semaines, avec 31,1% des suffrages, et s'est assuré depuis le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l'extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du Premier ministre Luis Montenegro. "Le vrai leader de la droite" Le chef du gouvernement minoritaire de droite, qui s'appuie au Parlement tantôt sur les socialistes, tantôt sur l'extrême droite, a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour après l'élimination du candidat soutenu par son parti. M. Ventura a quant à lui déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5% des voix et ainsi confirmé la progression électorale de Chega, un parti devenu la première force d'opposition à l'issue des législatives de mai 2025. Cette personnalité d'extrême droite cherche à "consolider sa base électorale" mais aussi à "s'affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise", a expliqué à l'AFP José Santana Pereira, professeur de Sciences politiques à l'Institut universitaire de Lisbonne ISCTE. Le prochain président succèdera début mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, qui a appelé au vote samedi soir "afin de vaincre la catastrophe et reconstruire l'avenir". Si le rôle du chef de l'Etat portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d'arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées.

08.02.2026 à 08:53

Iran en direct : la pression militaire américaine "n'effraie pas" Téhéran, assure Abbas Araghtchi

FRANCE 24

Le déploiement militaire américain dans le Golfe "ne nous effraie pas", a déclaré dimanche le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, deux jours après des pourparlers sur le nucléaire avec Washington qui maintient la pression sur Téhéran. L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium, objet de contentieux avec les États-Unis, "même si une guerre nous est imposée", a-t-il ajouté. Suivez notre direct.

08.02.2026 à 08:09

A un mois des Oscars, "Une bataille après l'autre" récompensé au DGA Awards

FRANCE24

Cette tragicomédie, qui met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc, a remporté le prix du meilleur long métrage, une récompense considérée comme un baromètre avant les Oscars en mars prochain. "C’est un immense honneur", a déclaré Anderson lors de la remise du prix durant la cérémonie organisée à Beverly Hills. "Nous allons l’accueillir avec l’amour avec lequel il nous est remis et avec la reconnaissance de tous nos camarades présents dans cette salle", a-t-il ajouté. Avec Leonardo DiCaprio en anti-héros dans le rôle principal, le film a également été récompensé en janvier aux Critics’ Choice Awards et aux Golden Globes. "Une bataille après l'autre" abordera les Oscars comme le deuxième film le plus bardé de nominations puisqu'il en compte 13, devancé par "Sinners", le film du cinéaste américain Ryan Coogler sur l'Amérique ségrégationniste des années 30 vue à travers la figure d'un vampire, autre production de Warner Bros, qui en a récolté 16, un record. Vingt des 22 lauréats des Directors Guild Awards ont ensuite remporté l’Oscar du meilleur réalisateur, notamment les gagnants des trois dernières années, avec "Everything Everywhere All at Once", "Oppenheimer" et "Anora". Lors de la cérémonie, le cinéaste et journaliste ukrainien oscarisé Mstyslav Chernov a remporté samedi le prix du meilleur film documentaire. Son film "A 2.000 mètres d’Andriivka" suit un peloton ukrainien tentant de libérer un village occupé par la Russie et offre un aperçu de la dure réalité de la guerre. "Il est effrayant de vivre dans un monde où, au lieu d’une caméra, il faut prendre une arme pour défendre son foyer, pour défendre ce en quoi l'on croit", a déclaré Mstyslav Chernov lors de la cérémonie. "Je tiens à remercier… chaque soldat, chaque civil, chaque cinéaste qui a fait le choix de poser la caméra pour le moment et de prendre une arme pour aller se battre afin que j’aie une opportunité", a-t-il ajouté.

08.02.2026 à 07:44

Tempête Marta : crues et fortes pluies en Espagne, un pompier tué au Portugal

FRANCE 24

Pluies, crues, vents violents... La péninsule ibérique a été balayée samedi par la tempête Marta, notamment en Andalousie, dans le sud de l'Espagne, et au Portugal, où un pompier volontaire est mort dans une rivière. Une accalmie est attendue dimanche. La péninsule ibérique est en première ligne du dérèglement climatique en Europe et subit des épisodes de fortes pluies de plus en plus fréquents et intenses.

08.02.2026 à 07:43

JO: Vonn, une descente pour mettre à genoux les dieux de l'Olympe

FRANCE24

Elle était déjà, avec son retentissant come-back à 41 ans, l'attraction des épreuves de vitesse de ski alpin. Mais sa lourde chute à Crans-Montana (Suisse) il y a un peu plus d'une semaine, a ajouté une autre dimension, quasi héroïque (ou insensée), à son ultime défi. Vonn va s'élancer dans l'Olimpia delle Tofane, l'une des pistes les plus exigeantes du circuit féminin avec des passages à 70% et une vitesse de pointe dépassant les 130 km/h, sans ligament croisé antérieur du genou gauche. Cette blessure à un ligament, essentiel dans le ski puisqu'il assure la stabilité du genou mis à mal par des courbes, dévers et autres sauts, mettrait sur le flanc le commun des skieuses. Mais Vonn n'est pas n'importe quelle fonceuse: elle est la "Speed Queen", au palmarès aussi épais que son dossier médical. La skieuse de Vail, dans le Colorado, s'est imposée à 84 reprises en Coupe du monde, dont douze fois à Cortina d'Ampezzo. Elle a soulevé le globe de N.1 mondiale à quatre reprises (2008, 2009, 2010, 2012), sans compter seize petits globes et huit médailles aux Mondiaux, dont deux en or. Malédiction olympique ? Les rendez-vous olympiques lui ont beaucoup moins souri: un titre, en descente (2010), et deux médailles de bronze (super-G en 2010 et descente en 2018) en quatre participations et 14 départs. Car Vonn --et c'est l'autre versant, tout aussi vertigineux, de sa carrière--, n'a pas été épargnée par les blessures aux genoux notamment, ce qui l'a privée des JO-2014 (rupture du ligament antérieur du genou droit), et par les chutes (à l'entraînement avant la descente des JO-2006). Revenue à la compétition l'hiver dernier, après presque six années de pause, avec comme unique objectif les JO à Cortina, Vonn, qui s'est fait poser en 2023 une prothèse partielle au genou droit, aurait pu croire qu'elle était frappée d'une malédiction olympique quand elle a lourdement chuté dans la dernière descente de Coupe du monde avant les Jeux. Le bilan médical fait frémir: rupture du ligament croisé antérieur, contusion osseuse et lésion du ménisque. Mais il ne la décourage pas, bien au contraire. "Je me sens forte" "C'est dur pour moi de perdre foi en moi après tout ce que j'ai vécu dans ma vie", a-t-elle martelé en début de semaine. "Mon genou tient bon, je me sens forte et j'ai confiance dans le fait que je serai au départ dimanche". Depuis, sur les réseaux sociaux, elle a publié une vidéo la montrant avec un haltère dans une salle de fitness, martelé son impatience ("Personne n'aurait pu imaginer que je serais là, mais j'y suis arrivée") ou encore remis à sa place ceux qui remettent en cause sa blessure ("Ce qui vous semble impossible ne veut pas dire que cela ne peut être fait, mon ligament est rompu à 100%, pas à 80 ou 50%"). Elle a aussi signé le 11e chrono du premier entraînement vendredi, avant de faire encore mieux samedi en terminant à la troisième place du second. Si Lindsey Vonn attire tous les regards, avec sept podiums dont deux victoires en neuf courses cet hiver, ses compatriotes, la championne du monde en titre Breezy Johnson et Jacqueline Wiles, meilleurs chronos des deux entraînements, pourraient profiter de leur relatif anonymat pour tirer leur épingle du jeu. A moins que l'Italienne Sofia Goggia et la Suissesse Corinne Suter, sacrées championne olympique de descente respectivement en 2018 et 2022, retrouvent soudain leurs repères dans un hiver pour l'instant largement décevant.

08.02.2026 à 07:43

Ligue 1: classique capital pour le PSG et l'OM

FRANCE24

Cela faisait longtemps que les duels entre les deux rivaux n'avaient pas été aussi disputés que cette saison: victoire de l'OM au Vélodrome (1-0) en L1 lors de la phase aller en septembre et succès étriqué du PSG lors du Trophée des champions disputé début janvier au Koweït, au bout de la séance des tirs au but (2-2, tab 4-1). L'écart entre le champion de France et d'Europe et l'OM, toujours très conséquent du point de vue statistique, s'est donc considérablement réduit cette saison. En septembre, les Marseillais avaient d'ailleurs mis fin à 14 ans sans succès à domicile face au PSG en championnat. "L'OM a une très bonne équipe, avec beaucoup de joueurs de qualité, un très bon entraîneur, une idée de jeu d'attaque, en ce sens ils ont une équipe similaire à nous", a déclaré samedi Luis Enrique, l'entraîneur parisien. "Nous savons l'importance de ce match particulier pour nos supporters", a-t-il ajouté. Au Parc des Princes, la dernière victoire de l'OM remonte à septembre 2020 et la précédente à 2010. Mais comme en septembre dernier, les joueurs de Roberto De Zerbi pourraient de nouveau surprendre leur vieux rival. "C'est toujours difficile de comprendre la bonne façon de jouer contre eux. On a fait deux grands matches cette saison et eux aussi ont fait un bon match au Koweït", a estimé le coach marseillais vendredi. Moins de peur "On se prépare pour pouvoir gagner. Mais il n'y a pas de recette et je ne suis pas cuisinier", a-t-il insisté. Mais "l'ambition de gagner à Paris, on doit tous l'avoir", avait-il aussi prévenu mardi soir. "On a une autre opportunité et c'est un peu comme une revanche. J'espère qu'on sera prêts pour ce défi", a aussi lancé le très polyvalent et très performant Timothy Weah, qui retrouve son club formateur. Au delà de la rivalité historique, Paris et Marseille vont jouer gros dimanche soir (20h45) en clôture de la 21e journée, dans l'ambiance incomparable d'un "classique". Car le PSG, leader avec 48 points, n'a plus tout à fait les certitudes du printemps 2025, comme en témoignent des derniers matches poussifs à Strasbourg (2-1) et Auxerre (1-0), ou contre Newcastle (1-1) et le Sporting Portugal (défaite 2-1). Avec un nombre de points quasiment identique à celui de la saison dernière au même moment, le PSG est cette fois mis au défi par Lens, deux petits points derrière, qui affronte samedi Rennes (17h00). Le jeu est moins fluide, la possession plus stérile et les attaquants moins fringants à l'image d'Ousmane Dembélé et Désiré Doué, et le PSG fait donc moins peur à ses adversaires, d'autant que Luis Enrique devra encore faire sans plusieurs cadres. Ambiance apaisée à l'OM Expulsé à Strasbourg dimanche, Achraf Hakimi est suspendu alors que Fabian Ruiz (contusion genou gauche contre le Sporting) et Khvicha Kvaratskhelia (entorse cheville contre Newcastle) sont incertains. Dans les buts, Lucas Chevalier avait vécu un premier "classique" compliqué en septembre avant de jouer son match référence lors du Trophée des champions début janvier. Mais depuis, tout a changé et Matveï Safonov est le favori pour être aligné dimanche. De leur côté, les Phocéens - qui devraient être au complet - sont capables du meilleur comme du pire ces derniers temps. Ils oscillent entre performances très solides (Lens en L1, Trophée des champions) et matchs littéralement catastrophiques (Nantes en L1, Bruges en C1) ou très moyens (Liverpool). Ils prennent en outre toujours trop de buts en fin de match, à l'image du nul 2-2 concédé samedi sur la pelouse du Paris FC. A cause de cette inconstance chronique qui met la pression sur De Zerbi, le club a encore connu des turbulences la semaine dernière et sa troisième place est précaire, menacée par Lyon. Mais la victoire en Coupe de France contre Rennes (3-0) a fait du bien, comme la réunion de lundi avec les supporters, et l'ambiance générale a paru plus apaisée vendredi.

08.02.2026 à 07:18

Portugal : au second tour de la présidentielle, un modéré favori face à l'extrême droite

FRANCE 24

Après une campagne perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le pays ces deux dernières semaines, les Portugais sont de nouveau appelés aux urnes, dimanche, pour le second tour d'une présidentielle opposant le candidat socialiste Antonio José Seguro, et le chef du parti d'extrême droite "Chega", André Ventura. Les résultats seront annoncés dans la soirée.
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