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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

07.04.2026 à 13:55

Indonésie: un couple flagellé 100 fois pour des relations sexuelles hors mariage

FRANCE24

L'homme et la femme, dont l'âge n'a pas été précisé, ont reçu chacun 100 coups d'un bâton de rotin dans le dos dans un parc public de la capitale provinciale, Banda Aceh, sous les yeux de dizaines de personnes. Quatre autres personnes ont été fouettées en public mardi. Elles ont reçu entre huit et 29 coups chacune pour des infractions telles que le contact physique avec une personne du sexe opposé ou la consommation d'alcool. Une femme condamnée à 27 coups de canne s'est évanouie et a dû être prise en charge par les secours. "Nous appliquons la loi islamique à Aceh, donc chaque fois que quelqu'un l’enfreint, nous devons infliger des sanctions comme la flagellation", a déclaré à l'AFP Rajesh Kana, un responsable du parquet local. Les relations sexuelles entre personnes non mariées sont interdites dans cette province ultra-conservatrice, la seule à imposer la charia dans le pays à majorité musulmane. L'Indonésie a interdit les relations sexuelles hors mariage dans son dernier code pénal en 2022, une loi entrée en vigueur dans tout l'archipel début janvier 2026. En janvier, la police de la charia de Banda Aceh a infligé 140 coups de canne à un autre couple non marié, l'une des sentences les plus sévères depuis l'entrée en vigueur de la loi islamique dans cette province en 2001.

07.04.2026 à 13:35

A l'ouverture d'un nouveau procès, Patrick Balkany dénonce une "parodie de justice"

FRANCE24

Vêtu d'un costume, d'une cravate et de chaussettes bleus, d'une chemise bleu clair et de chaussures noires bien cirées, l'ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), âgé de 77 ans, a fait son retour au tribunal au côté de son avocat, Me Robin Binsard. Dès l'ouverture de l'audience, la défense a d'abord réclamé un renvoi en solidarité avec une grève du barreau local, une requête immédiatement rejetée par la présidente. Me Binsard a ensuite exigé l'annulation de la procédure, dénonçant un délai "déraisonnable" et une "mascarade judiciaire". L'avocat a pointé une enquête ouverte il y a dix ans, émaillée de sept années d'inactivité policière au total. Il a souligné que le principal protagoniste, l'ancien directeur du développement économique Renaud Guillot-Corail, était décédé en août 2020 sans avoir jamais été auditionné. "Je trouve ça invraisemblable de me retrouver ici, face à cette parodie de justice", a réagi Patrick Balkany à la barre, citant même l'ancien président Georges Pompidou pour appuyer son agacement: "Arrêtons d'emmerder les Français". Les débats se sont concentrés sur l'association communale Codeeil. La justice soupçonne l'ancien baron francilien d'avoir utilisé cette structure, qualifiée de "satellite" sans autonomie, pour continuer à rémunérer M. Guillot-Corail après son départ à la retraite en 2012, grâce à 855.000 euros de subventions municipales. "On est en train de juger du travail de quelqu'un qui est mort en 2020, (...) c'est carnavalesque", s'est emporté le prévenu, assurant ne s'être "jamais occupé de cette association". Il a loué le travail "considérable" de son collaborateur pour attirer des investisseurs étrangers et organiser la coopération avec l'Afrique. Et M. Balkany de préciser: "son salaire était loin d'être exagéré compte tenu du travail qu'il fournissait". "Des ministres disent qu'il faut travailler après la retraite et vous me convoquez pour me dire qu'il ne fallait pas faire travailler un retraité, il vous a fallu des années pour me dire ça", a-t-il lancé. Face à lui, la présidente a lu les auditions d'anciennes collaboratrices décrivant une association à l'autonomie "proche de zéro".

07.04.2026 à 13:23

Turquie : fusillade devant le consulat israélien à Istanbul, un assaillant tué

FRANCE24

Deux policiers en faction devant les locaux ont été également légèrement atteints, selon le ministère de l'Intérieur. Le gouverneur provincial, Davut Gül, a confirmé la mort d'un des suspects, corrigeant un bilan initial de la chaine de télévision étatique TRT qui avait fait état de deux morts. Selon le gouvernorat d'Istanbul, "des individus non identifiés ont ouvert le feu sur des policiers en service" aux alentours de 12H15 (09H15 GMT) avant d'être visés par des tirs de riposte. Aucun diplomate israélien "ne se trouve actuellement sur le sol turc", a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Les représentations diplomatiques israéliennes avaient été évacuées "non seulement en Turquie mais dans toute la région pour raisons de sécurité", peu après les attaques du 7 octobre 2023 conduites par le Hamas palestinien sur le sol israélien selon cette source. Le ministre de l'Intérieur, Mustafa Çiftçi, a rapporté que les assaillants sont arrivés en voiture de la province voisine d'Izmit (nord-ouest). Axe très fréquenté Les autorités ont identifié les trois assaillants et, selon le ministère de l'Intérieur, celui qui a été tué avait des liens avec "une organisation terroriste qui instrumentalise la religion". Le ministère a également confirmé que les deux policiers touchés sont "légèrement blessés". Selon des médias turcs, les trois suspects étaient armés de fusils longs, vêtus de tenues de camouflage et portaient des sacs à dos. Des dizaines de policiers casqués et équipés de gilets pare-balles ont été déployés devant les locaux du consulat, situé dans le quartier d'affaires de Levent, sur la rive européenne d'Istanbul, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu plusieurs ambulances quitter les lieux. Les journalistes ont également vu des traces de sang au sol sur un parking adjacent. Les abords immédiats du consulat sont inaccessibles même en temps normal, le périmètre étant bouclé par des barrières de police. Des images diffusées par la chaîne NTV montrent des policiers ouvrir le feu près d'un axe très fréquenté ainsi qu'une personne blessée évacuée sur un brancard. Une enquête a été ouverte par le parquet d'Istanbul, et trois procureurs ont été chargés des investigations, a indiqué sur X le ministre turc de la Justice, Akin Gürlek. "Attaque perfide" "Les États-Unis condamnent dans les termes les plus forts l'attaque d'aujourd'hui contre le consulat israélien à Istanbul", a écrit sur X l'ambassadeur des Etats-Unis à Ankara, Tom Barrack. Fin décembre, trois policiers avaient été tués ainsi que six suspects lourdement armés accusés d'appartenir au groupe Etat islamique (EI) lors d'une affrontement dans la province de Yalova, au sud d'Istanbul. Les autorités avaient annoncé peu après l'arrestation de 125 personnes soupçonnées d'être affiliées aux jihadistes de l'EI. L'EI, qui a perpétré des attaques meurtrières dans le pays - dont l'une, dans une discothèque d'Istanbul, a fait 39 morts en 2017 -, avait revendiqué en janvier 2014 l'assaut d'une église catholique d'Istanbul pendant une messe, qui a fait un mort. Dans un message posté sur X, le directeur de la communication à la présidence turque, Burhanettin Duran, a dénoncé mardi une "attaque perfide visant nos policiers en service" et confirmé que "trois assaillants ont été neutralisés". "L'intervention rapide et décisive de nos forces de sécurité a permis de déjouer une menace potentiellement plus grave. Les terroristes ont été identifiés et une enquête a été ouverte", a-t-il ajouté. "Cette attaque perfide n'ébranlera jamais notre foi et notre détermination à atteindre notre objectif d'une +Turquie sans terrorisme+", a-t-il conclu.

07.04.2026 à 13:23

"L'heure des crocs", le réquisitoire de Philippe Bilger contre CNews, son ancienne chaîne

FRANCE24

"CNews n'est absolument pas légitime pour donner des leçons de pluralisme et de liberté intellectuelle", assène M. Bilger dans un entretien à l'AFP avant la parution de "L'heure des crocs" (éditions l'Archipel). Ce titre fait référence à l'émission "L'heure des pros" de Pascal Praud, vedette de la chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Première chaîne info de France en 2025, CNews est fréquemment accusée à gauche de promouvoir des thèses d'extrême droite, ce qu'elle conteste, à l'image de la polémique qui l'oppose au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Ce dernier a porté plainte après des propos prononcés à son sujet en plateau, et une enquête pour "injure publique" à caractère raciste a été ouverte. La chaîne, elle, "conteste formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus" à l'antenne. "Pensée conservatrice" Homme de droite revendiqué, Philippe Bilger souligne qu'il "adhère à 90% de la pensée conservatrice de CNews". Mais il lui reproche de préférer "le simplisme" et la "détestation des personnes" à "la nuance, la contradiction, la complexité". "On sait immédiatement ce qu'il faut aimer, ce qu'il ne faut pas aimer: Trump est formidable, Sarkozy est forcément innocent, Israël a toujours raison, Sandrine Rousseau est une imbécile", développe l'ancien avocat général, 82 ans. A ses yeux, cela dénote un fonctionnement "totalitaire", alors que CNews "se vante d'incarner la liberté d'expression": "On veut en permanence l'instauration d'une pensée unique, parce qu'on considère que c'est la seule qui peut s'imprimer dans la tête des gens". "Il est important que ce livre ait été écrit par un réactionnaire, dans la définition très particulière que je donne à ce mot, plutôt que par un adversaire compulsif de CNews, qui ne regarde même pas la chaîne", fait-il valoir. Sollicitée par l'AFP, CNews estime que M. Bilger "a été un intervenant de grande qualité", avec "850 interventions à l'antenne en 8 ans". "Nous regrettons qu'il soit dans une telle aigreur, de notre côté il n'y en a pas du tout", commente la chaîne. "Heureux" Philippe Bilger était chroniqueur régulier dans "L'heure des pros" depuis 2023, jusqu'à son éviction soudaine le 23 janvier. Elle lui a été annoncée par un programmateur, selon lui. "Je n'ai jamais eu l'ombre d'une explication officielle", déplore-t-il, en visant le directeur général de CNews, Serge Nedjar, et Pascal Praud. Il voit deux raisons principales à son exclusion: son rejet de la "partialité" affichée à l'antenne en faveur de Nicolas Sarkozy après sa condamnation à cinq ans de prison dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, et ses critiques envers Israël. La chaîne, elle, assure qu'il n'en est rien: "D'autres intervenants sont partis, d'autres arriveront, c'est la vie d'une collaboration". Le jour de son éviction, Philippe Bilger était en outre cité dans un article du Monde où il disait avoir "été traité comme de la merde" par CNews, qui avait déjà réduit ses collaborations. "C'est une familiarité que je regrette", avoue-t-il, en reconnaissant qu'elle a pu jouer dans son exclusion. Pour autant, l'ancien magistrat jure que ce départ forcé l'a rendu "heureux": "Je n'aurais jamais eu la résolution de le faire moi-même, pour des raisons utilitaires", alors que "j'étais de moins en moins heureux d'aller sur le plateau". Et il se défend de mordre la main qui l'a nourri: "Je ne crache pas dans la soupe, c'est la soupe qui a craché sur moi, alors que j'avais participé à son élaboration et, modestement, favorisé son succès".

07.04.2026 à 13:19

Carburants: des pêcheurs mobilisés en Corse et au Havre

FRANCE24

A l'appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs Corse, plusieurs bateaux de pêche se sont positionnés dans les ports d'Ajaccio, Bastia, Propriano, l'Île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, rendant impossible toute navigation d'autres embarcations. Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l'arrêt dans le golfe d'Ajaccio tout comme un bateau de croisière qui a fini par être dérouté vers Gênes (Italie). "Notre but est de mettre fin à cette spirale mortifère de cette augmentation du gasoil", a indiqué à l'AFP, Joseph Sanna, porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs Corse. Au cours de la matinée, des bateaux bloqués en mer ont finalement pu accoster dans plusieurs ports de l'île. Le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé s'établissait à 1,09 euro le 2 avril, contre 64 centimes le 2 mars, au début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, selon l'observatoire du carburant Amarrée. La préfecture de Corse a indiqué à l'AFP avoir proposé aux pêcheurs qui bloquent les ports insulaires de participer à une table ronde "demain après-midi", mercredi, pour comprendre le prix du gazole marin et "trouver des solutions". Le préalable à la participation à cette table ronde est la levée des blocages qui paralysent en mer "entre 2.500 et 3.000 passagers", selon la préfecture sans compter les passagers du bateau de croisière à Ajaccio. Une mobilisation des pêcheurs méditerranéens avait été envisagée ce mardi par les comités du sud-est de la France (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Corse). Finalement, ils avaient décidé "dans l'intérêt général" d'attendre pour "privilégier les négociations avec le gouvernement français", a expliqué à l'AFP Bernard Perez, président du Comité régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) Occitanie. Un mot d'ordre que n'a pas suivi le syndicat pour la défense des pêcheurs corses. "On va mettre les pieds dans le plat une fois pour toutes: il faut rétablir la situation entre la Corse et le continent avec les pêcheurs continentaux qui eux sont à 45 voire 50 centimes moins chers que nous", a réclamé M. Sanna. Au Havre, la quinzaine de patrons de pêche se sont entendus pour rester à quai mardi, a indiqué à l'AFP Mathieu Vimard, directeur adjoint de l'Organisation des Pêcheurs Normands. "Aujourd'hui on devrait arriver à 1,30 euro le litre (de gasoil pêche NDLR) contre 65 centimes avant la guerre", a-t-il précisé. Les matelots, payés en fin de mois après déduction des "frais communs" dont le carburant, pourraient, selon lui, perdre 1.500 euros sur leurs salaires ce mois-ci, soit la moitié de leur rémunération.

07.04.2026 à 12:49

Iran : le gouvernement appelle les jeunes à protéger les infrastructures énergétiques

FRANCE24

Le vice-ministre iranien de la Jeunesse et des Sports, Alireza Rahimi, a exhorté mardi 7 avril les jeunes Iraniens à former des "chaînes humaines" pour protéger les infrastructures énergétiques, après les nouvelles menaces de Donald Trump la veille.

07.04.2026 à 12:49

Artemis II : la Lune, nouvel Eldorado ? Parlons-en avec P. Henarejos, S. Rousseau et O. Sanguy

Pauline PACCARD

Aujourd’hui dans Parlons-en, direction la Lune ! On la connait mieux depuis quelques heures, alors que les astronautes de la Nasa en ont fait le tour. Qu’a-t-on appris d’utile pour nous, les Terriens ? Verra-t-on vraiment un homme ou une femme marcher sur la Lune dans deux ans ? Sera-t-il ou elle Américain ou Chinois ?

07.04.2026 à 12:49

Carburants: les principaux ports corses bloqués par des pêcheurs

FRANCE24

A l'appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs Corse, plusieurs bateaux de pêche se sont positionnés au sein des ports d'Ajaccio, Bastia, Propriano, l'Île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, rendant impossible toute navigation d'autres embarcations. Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l'arrêt dans le golfe d'Ajaccio tout comme un bateau de croisière, a constaté une journaliste de l'AFP. "Notre but est de mettre fin à cette spirale mortifère de cette augmentation du gasoil", a indiqué à l'AFP, Joseph Sanna, porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs Corse. Le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé s'établissait à 1,09 euro le 2 avril, contre 64 centimes le 2 mars, au début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, selon l'observatoire du carburant. Une mobilisation des pêcheurs méditerranéens avait été envisagée pour début avril par les comités du sud-est de la France (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) et Corse). Finalement, ils avaient décidé "dans l'intérêt général" d'attendre pour "privilégier les négociations avec le gouvernement français", a expliqué à l'AFP Bernard Perez, président du Comité régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) Occitanie. Le syndicat pour la défense des pêcheurs a de son côté estimé que la mobilisation devait être maintenue. Sur l'île, le prix des carburants est traditionnellement plus cher de plusieurs centimes que sur le continent. "Surtout maintenant, on va mettre les pieds dans le plat une fois pour toutes: il faut rétablir la situation entre la Corse et le continent avec les pêcheurs continentaux qui eux sont à 45 voire 50 centimes moins chers que nous", a réclamé M. Sanna. "A partir d'aujourd'hui, soit on trouve un protocole d'accord et on trouve une solution, soit on continuera le blocage le temps qu'il faudra", a-t-il ajouté.

07.04.2026 à 12:49

Céline Dion : les gagnants du tirage au sort peuvent réserver leur billet en avance

FRANCE24

Quelque 30 000 places seront disponibles pour chacun des dix concerts de Céline Dion à Paris La Défense Arena, qui se prépare à accueillir la star mondiale après plusieurs reports, a indiqué mardi à l'AFP le PDG de la plus grande salle couverte d'Europe.

07.04.2026 à 12:48

Législatives en Hongrie : les sondages indépendants prédisent une victoire de Magyar

FRANCE24

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie mardi pour apporter le soutien de Donald Trump à son allié, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant la tenue dimanche d'élections législatives très disputées. Les précisions de Romain le Guiniou, co-fondateur et directeur général du think tank Euro Créative.

07.04.2026 à 12:47

"Cirque" ou exercice de transparence ? Fin de la commission sur l'audiovisuel public

FRANCE24

Pour fermer le bal, la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci devra répondre pour la seconde fois mercredi aux questions des députés, principalement celles du rapporteur de l'UDR allié au RN, Charles Alloncle. Celui-ci a concentré les critiques pour ses méthodes "inquisitoriales", mais s'est taillé un franc succès auprès des pourfendeurs de l'audiovisuel public. Cette commission avait été réclamée par le parti d'Eric Ciotti dans la foulée d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine discussion privée avec des responsables du PS, dont le contenu a nourri les accusations de partialité en faveur de la gauche. Au fil de 67 auditions qui ont vu défiler 234 protagonistes devant la commission, les travaux ont été marqués par de nombreux incidents qui ont régalé les réseaux sociaux. Ils ont souvent tourné au dialogue de sourds entre le député et ses interlocuteurs, qui lui reprochaient des questions biaisées ou le fait qu'il n'écoutait pas les réponses. Lors de sa première audition, Delphine Ernotte Cunci avait regretté un "prisme de l'anecdote". Un "cirque", s'est emporté Xavier Niel, fondateur du géant de la production audiovisuelle Mediawan, qui a accusé Charles Alloncle de propager des "fake news". "J'accuse" Charles Alloncle estime au contraire que son travail a permis de découvrir "un système de gabegies largement assumé" dans les 4 milliards d'euros annuels que l'Etat distribue aux chaînes et radios publiques. Il dénonce aussi un "système de castes et de privilèges", de l'opacité et des conflits d'intérêts dans l'attribution des contrats de France Télévisions aux sociétés de production. Des griefs qu'il répète dans un entretien au dernier numéro de "L'Incorrect", intitulé "J'accuse", une comparaison avec le combat d'Emile Zola dans l'affaire Dreyfus qui a "choqué" et "indigné" le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Selon ce dernier, les travaux ont tout de même mis au jour la nécessité de "mieux encadrer les cumuls d'activité de certaines figures du service public", des questions soulevées lors des auditions de Samuel Etienne, Hugo Clément ou Léa Salamé. Mais parmi les personnes auditionnées, y compris du secteur privé, "personne n'a demandé la privatisation de l'audiovisuel public", prônée par le Rassemblement national, ajoute-t-il à l'AFP. rejet ou "compromis" Pour la professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris-Panthéon Assas, Nathalie Sonnac, la commission est passée à côté d'"enjeux majeurs". Elle cite la place de l'audiovisuel public au milieu de "la concurrence des grandes plateformes" telles que YouTube ou "des réseaux sociaux, qui ne sont pas soumis à une régulation comme celle du temps de parole politique, l'obligation d'investir dans les contenus, et où l'opinion peut être totalement confondue avec de l'information ou de la désinformation". "C'est un grand gâchis, car l'audiovisuel public est garant de l'intérêt général, d'une impartialité, qu'il nous assure le pluralisme, et qu'il est un pilier économique de l’écosystème audiovisuel", ajoute-t-elle à l'AFP. La situation budgétaire reste difficile pour France Télévisions, qui a adopté un plan de 150 millions d'euros d'économies pour faire face à des baisses de dotation de l'Etat et rester à l'équilibre en 2026. Au passage, sa présidente a promis de diviser par deux les dépenses de taxi du groupe (3,8 millions d'euros en 2024). La députée macroniste Céline Calvez regrette elle que la commission ait "oublié de poser les questions les plus importantes: quelles sont les missions de l'audiovisuel public" dans le paysage actuel ? et "y a-t-il suffisamment de différence avec l'offre privée ?". Charles Alloncle a pour mission de rédiger son rapport qu'il soumettra dans une quinzaine de jours à la lecture puis au vote des membres de la commission. En cas de rejet, une situation rare, les travaux pourraient en théorie ne pas être rendus publics au nom de l'instance. "Il faudra discuter avec le rapporteur pour arriver aussi à une forme de compromis", a prévenu M. Patrier-Leitus sur RTL.

07.04.2026 à 12:39

Trente ans après la guerre, la Croatie libérée des mines, pas des blessures

FRANCE24

Il aura fallu deux décennies et plus d'une douzaine d'opérations avant que ce Croate n'ose à nouveau poser le pied sur l'herbe, hanté par ce qui pouvait se cacher sous le moindre brin de gazon. La Croatie a eu besoin de trente ans pour enlever plus de 107.000 mines terrestres et 470.000 engins non explosés, parfois cachés jusque dans les stores des maisons. Pour un coût de 1,2 milliard d'euros. Le 1er mars, le pays a déclaré être enfin débarrassé de cette menace qui pesait sur sa population depuis le début de la guerre (1991-1995) qui a accompagné l'effondrement de l'ex-Yougoslavie. "Nous pouvons marcher librement dans notre pays", respire M. Cetin, aujourd'hui gravement handicapé. Mais le bilan reste lourd: plus de 200 morts et environ 400 blessés depuis 1996. "Douleur profonde" La mine qui a, à jamais, bouleversé la vie de la famille Pievac avait été posée à quelques pas seulement de leur maison dans le village de Brodjani (centre). Quelques mois après la fin des combats, la famille se promenait sur un sentier lorsque la chute d'une branche a déclenché l'explosion. Le frère et la femme de Juraj Pievac sont morts, et le désormais septuagénaire est invalide à vie. "Nous nous n'étions qu'à quelques mètres", explique à l'AFP M. Pievac, dont la fille s'en est sortie indemne. La famille faisait partie de celles qui avaient fui l'arrivée des rebelles serbes, soutenus par Belgrade, en 1991. A la fin des combats, la communauté est revenue reconstruire le village. Là, les attendaient ces explosifs dissimulés dans les maisons, disséminés sur les terres environnantes. "D'une manière ou d'une autre, nous avons tenu le coup, mais une douleur profonde demeure", explique ce grand-père qui a passé deux ans sur des béquilles et suivi une longue rééducation pour ses blessures au bras et à la jambe. Juraj est depuis retourné à sa ferme et partage désormais la maison rénovée avec la famille de son fils. "Les souvenirs reviennent, surtout lorsque je me réveille la nuit", confie-t-il en larmes en regardant une photo de son mariage. "Ce que nous avions a disparu et ne reviendra jamais", a-t-il dit. Sa femme avait 36 ans. Au total, plus de 870 kilomètres carrés ont dû être déminés en Croatie. En Bosnie voisine, où les combats ont été très violents, environ 1,6% du territoire est encore susceptible de cacher des mines, et plus de 600 personnes en sont mortes depuis la fin de la guerre. "Droit dessus" Parmi les victimes, dans les deux pays, figurent des dizaines de démineurs tués sur le terrain. Mirsad Tokic, qui a travaillé pendant des années au désamorçage des mines, a échappé de peu à la mort à plusieurs reprises avant qu'une explosion ne lui arrache la jambe en 2007. Cet homme de 57 ans adorait son travail, appréciant l'adrénaline tout autant que la concentration absolue qu'il exigeait à chaque instant. Mais lorsqu'il a marché sur une mine, dans un village isolé près de la côte adriatique, ses pensées divaguaient vers la fête d'anniversaire qui l'attendait chez lui. "Je voulais juste finir le travail. Je me suis précipité pour dégager un étroit passage dans la végétation (...) et je suis allé droit dessus", se souvient ce père de trois enfants. Dans le monde, en 2024, 6.279 personnes ont été tuées ou blessées par des mines et des restes explosifs de guerre. Les civils représentaient 90% de toutes les victimes enregistrées, dont 46% d'enfants, selon Handicap International. Aujourd'hui, l'Ukraine est le pays le plus miné au monde. Selon l'ONU, 22% de son territoire sont concernés. En Croatie, le déminage total est l'aboutissement d'un "énorme, formidable travail", mais les victimes ont encore besoin de soutien, notamment en matière de santé mentale, rappelle M. Cetin. Lui-même a lutté pendant des années contre un trouble de stress post-traumatique. Il a trouvé du réconfort dans la nature, la pêche et ses motos. "Je ne vis pas dans le passé. J'ai accueilli un petit-enfant, ma fille a obtenu son diplôme. La vie est un miracle."

07.04.2026 à 12:31

Après leur tour de la Lune, les quatre astronautes d’Artemis II en route pour la Terre

FRANCE24

Ce lundi, les quatre astronautes Christina Koch, Reid Wiseman, Victor Glover et Jeremy Hansen sont parvenus à survoler la Lune et sa face cachée, devenant les êtres humains s’étant aventurés le plus loin de la Terre, à 406 000 km.

07.04.2026 à 12:25

Un assaillant tué et deux blessés lors d'un échange de tirs près ‌du consulat israélien à Istanbul

FRANCE 24

Trois individus ont ouvert le feu, mardi, devant le consulat israélien d'Istanbul, en Turquie. L'un des assaillants a été tué à l'issue d'un échange de tirs avec la police.

07.04.2026 à 11:57

Moscou accuse Kiev d'avoir endommagé un important terminal pétrolier en mer Noire

FRANCE24

Moscou a accusé lundi l'Ukraine d'avoir endommagé le terminal du Caspian Pipeline Consortium (CPC) situé à Novorossiïsk, un port russe en mer Noire, Kiev revendiquant bien une attaque sur ce port, mais pas sur le CPC.
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