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▸ Les 15 dernières parutions

09.07.2026 à 02:46

La Russie poursuivra "son soutien" militaire aux États du Sahel, assure Sergueï Lavrov à Niamey

FRANCE 24

À Niamey, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a participé mercredi à des consultations de "haut niveau" avec les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina et du Niger, réunis dans l'Alliance des États du Sahel (AES). Selon un communiqué, Moscou "a confirmé sa volonté de poursuivre son soutien au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées de l'AES".

09.07.2026 à 01:51

L'Iran va inhumer l'ayatollah Khamenei, épilogue de six jours de cérémonies

FRANCE24

Tué le 28 février à l'âge de 86 ans dans une frappe aérienne au premier jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël, celui qui a dirigé la République islamique pendant près de 37 ans va être enterré à Machhad (nord-est), sa ville natale. Selon l'agence officielle Irna, il sera inhumé en soirée au sein du mausolée de Reza, le plus important lieu de culte d'Iran. L'imam Reza est le seul des douze imams du chiisme à être enterré dans le pays. De nombreuses personnalités ont été mises en terre au cours des siècles dans ce mausolée, parmi lesquelles plusieurs anciens rois iraniens mais aussi le président Ebrahim Raïssi, mort en 2024 dans un accident d'hélicoptère. Le chef du bureau d'Ali Khamenei, Mohammad Mohammadi Golpayegani, avait déclaré à la télévision d'Etat que feu l'ayatollah avait lui-même souhaité être enterré à Machhad. Des millions de personnes attendues Cité par la télévision, le gouverneur de Machhad, Hassan Hosseini, a affirmé "s'attendre à ce que 15 millions de personnes", soit cinq fois la population de la ville, assistent aux funérailles. Le début de la cérémonie est prévu à 06h00 (02h30 GMT), selon un responsable local, cité par l'agence Fars. Mercredi soir, à sept heures du début prévu des obsèques, des milliers de personnes étaient déjà réunies dans les rues de Machhad, brandissant des drapeaux iraniens et scandant pour certains "mort à l'Amérique", un cri de ralliement de longue date de la Révolution islamique. En Irak, le cortège transportant le cercueil du dirigeant, enveloppé dans un drapeau iranien sur lequel son emblématique turban noir était posé, avait été accompagné d'immenses foules à Najaf et Kerbala, qui abritent les sanctuaires les plus sacrés de l'islam chiite. L'étape irakienne a ponctué un hommage de plusieurs jours qui a rassemblé des millions de personnes et a été conçu comme une démonstration de force et d'unité de la part du pouvoir iranien, en plein regain de tensions avec les Etats-Unis. Les hostilités ont repris dans la nuit de mardi et mercredi: le président américain Donald Trump a estimé que le cessez-le-feu conclu le 17 juin était "terminé". Il a menacé de frapper "fort" le pays, après des échanges de frappes dans la foulée de tirs imputés à l'Iran contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Huit militaires iraniens ont été tués dans le sud du pays, selon l'armée. Les dépouilles des proches de l'ayatollah Khamenei, tués avec lui à Téhéran (une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois d'après les autorités), ont fait le voyage en Irak sans prendre part aux processions. Mojtaba Khamenei jusqu'ici absent Le président iranien Massoud Pezeshkian et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi ont participé à l'hommage en Irak, comme le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution. Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, n'a en revanche pas été vu depuis le début des cérémonies, ni depuis sa désignation en mars. Aucune déclaration en son nom n'a non plus été diffusée depuis que les obsèques ont commencé. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant de 56 ans ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués. Les funérailles d'Ali Khamenei, élevé en martyr, sont comparables à celles de son prédécesseur en 1989, l'ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, et ont vu des millions d'Iraniens envahir lundi les rues de la capitale puis mardi de la ville sainte de Qom. Les obsèques, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre. Le cercueil du défunt avait été exposé pendant deux jours samedi et dimanche à la Grande Mosalla, un site religieux et politique de la capitale iranienne où Iraniens en deuil et dignitaires de la République islamique se sont succédé.

09.07.2026 à 01:35

Après les séismes au Venezuela, l'angoisse de perdre son logement endommagé

FRANCE24

La jeune femme vivait avec son mari et leur fils de quatre ans au deuxième étage de cette maison du quartier La Lucha, à Catia la Mar, dans l'État de La Guaira, le plus sévèrement touché. Au rez-de-chaussée vivait son père et la maison est aujourd'hui vide. "Je me dit encore que c'est un cauchemar. J'aimerais reconstruire ma maison. J'ai grandi ici et je ne veux pas la perdre", confie Morela Luna, étudiante en géographie de 23 ans, qui dort la nuit chez la grand-mère de son compagnon. Des ingénieurs et des architectes classent les habitations de ce quartier modeste, fait de maisons autoconstruites : celles qui peuvent être habitées sans risque (y sera apposée alors une étiquette verte), celles qui nécessitent des réparations (étiquette jaune) et celles qui doivent être évacuées en raison du danger (étiquette rouge). La maison de Morela Luna semble rentrer dans cette dernière catégorie et devrait recevoir une étiquette rouge. A l'inverse, Juana Alfonzo, 65 ans, habite encore chez elle, bien que le sol, fissuré par endroits, se soit affaissé et que des colonnes porteuses soient endommagées. Avec les cinq membres de sa famille, elle préfère cependant dormir dans la cour, sous des tentes, par peur de nouvelles secousses et que leur maison finisse par s'effondrer. Mais Juana Alfonzo garde espoir et estime que sa maison ne sera pas rasée. "Il y a des gens qui pleurent beaucoup parce que, évidemment, c'est une perte totale. Tant d'années à construire les maisons pour qu'en 39 secondes elles disparaissent", dit-elle en référence à l'intervalle entre les deux séismes, de magnitude 7,2 et 7,5. Elle ignore encore que les ingénieurs et architectes ont conclu que sa maison ne pouvait plus être habitée en l'état, plusieurs poutres porteuses étant compromises. La nouvelle lui sera annoncée par des représentants du gouvernement qui viendront apposer l'étiquette rouge sur sa façade. "Personne ne voudra partir" Les petits espaces ouverts du quartier de La Lucha sont couverts de tentes où les familles attendent que leurs maisons soient réparées avec l'aide du gouvernement. Ici et là on retire des gravats mais des travaux n'ont été entrepris nulle part. Dans l'Etat de la Guaira, beaucoup se souviennent de la coulée de boue de 1999 qui a fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de sinistrés, dont certains ont passé des années dans des refuges. Gustavo, un mécanicien de 60 ans qui ne souhaite pas donner son nom de famille, se montre inquiet. "Personne ne voudra partir d'ici", assure-t-il. Selon les chiffres officiels, 190 bâtiments et habitations sont totalement effondrés et 856 autres ont été endommagés par les séismes. Mais selon les études satellites de la NASA, ce chiffre monterait à 58.000 à l'échelle du pays. 6.000 inspections À Los Palos Grandes, un quartier parmi les plus chers de Caracas où les dégâts ont été les plus importants, trois voisins observent avec découragement le panneau rouge apposé sur leur immeuble. "Qui a fait cette inspection, avec quelle formation ?", proteste une femme, furieuse. "Je vis ici depuis 40 ans, je ne veux pas de démolition", ajoute une autre. Une Commission présidentielle de l'habitabilité organise des formations pour les ingénieurs et architectes chargés de réaliser les inspections. Son président, Francisco Garcés, également ministre des Transports, estime qu'environ 6.000 évaluations ont déjà été réalisées. "Les phases de réparation et de réhabilitation" viendront ensuite, explique-t-il à l'AFP. "De nouveaux logements sont déjà en cours de construction, certains sont déjà en train d'être achevés, d'autres sont renforcés, tout ça pour apporter une solution immédiate à ceux qui se trouvent en situation de perte totale", affirme-t-il. "Seul patrimoine" Le maire de Chacao, Gustavo Duque, appelle à la prudence dans l'interprétation de l'étiquette rouge. "Cela n'implique pas nécessairement une démolition mais le bâtiment doit faire l'objet d'un examen technique approfondi pour déterminer s'il peut être réparé. La plupart des habitants ont leur appartement pour seul patrimoine", dit-il à l'AFP. Dans sa commune, qui comprend Los Palos Grandes, trois immeubles résidentiels sont totalement effondrés. Sur 3.100 bâtiments, un millier a été inspecté et 25 sont classés rouge. Le danger est réel : à Caracas, une partie d'une école dans le centre historique, porteuse de l'étiquette rouge, s'est effondrée le 3 juillet. Sans faire de victime car elle était vide.

09.07.2026 à 01:25

Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer

FRANCE24

A 56 ans, l'ex-maire du Grand Manchester est à ce stade le seul député à avoir annoncé son intention de se présenter et si aucun autre ne le fait d'ici le 15 juillet, il sera désigné vainqueur. Il serait alors intronisé chef du parti travailliste le 17 juillet lors d'un congrès extraordinaire, avant d'entrer à Downing Street, probablement le 20 juillet. Pour devenir officiellement candidat, il va devoir montrer qu'il bénéficie du soutien d'au moins 81 des 402 députés de la large majorité travailliste à la Chambre des communes, un seuil qu'il devrait dépasser aisément. Si un autre candidat se présente, une compétition interne aura lieu. Le vainqueur sera désigné le 29 août à l'issue d'un vote des adhérents du Labour et des syndicats affiliés. L'ancien secrétaire d'Etat aux Armées Al Carns, qui disait y réfléchir, a finalement annoncé mercredi soir qu'il ne serait pas candidat. Mais pour beaucoup de travaillistes, Andy Burnham semble être la seule figure capable de relancer le Labour au pouvoir, face aux difficultés qu'a traversées le parti ces derniers mois et qui ont conduit à la démission de Keir Starmer le 22 juin. Ce dernier ne sera resté au pouvoir que deux ans: arrivé à Downing Street en juillet 2024 après quatorze ans de gouvernements conservateurs, ce juriste de formation au style austère a rapidement vu chuter sa popularité, à force de faux pas et revirements, sur fond de crise du coût de la vie. La controverse autour de la nomination comme ambassadeur aux Etats-Unis de Peter Mandelson, un proche du criminel sexuel Jeffrey Epstein, et des défaites électorales enregistrées par le Labour lui ont fait perdre ses soutiens au sein du parti, précipitant sa chute. "Tenter le pari" Son rival Andy Burnham, personnalité populaire et habile communicant, est parvenu à redevenir député - il l'avait déjà été entre 2001 à 2017 - en remportant haut la main une élection législative partielle près de son fief de Manchester le 18 juin. Une étape indispensable pour prétendre accéder à Downing Street. Il a été accueilli avec enthousiasme par des dizaines d'élus Labour lors de son retour à Westminster, et a reçu le soutien de l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, qui avait également envisagé de défier Keir Starmer. De nombreux députés estiment qu'il représente la meilleure chance des travaillistes pour résister au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage avant les prochaines élections législatives, prévues en principe en 2029. Reform devance le Labour dans les sondages nationaux depuis plus d'un an, même si l'écart s'est réduit ces dernières semaines et que Nigel Farage se retrouve au coeur d'une polémique sur des dons non déclarés. Une affaire qui l'a conduit à annoncer mardi qu'il démissionnait du Parlement pour se représenter à une législative partielle afin que les électeurs soient "juges de (ses) actions". Une députée travailliste, ayant requis l'anonymat, a estimé auprès de l'AFP que le parti avait raison de "tenter le pari" Burnham, ajoutant qu'"il ne pouvait pas être pire que Starmer" et disant espérer qu'il apporte "un vent de fraicheur". Un autre député, également sous couvert d'anonymat, a expliqué soutenir Andy Burnham tout en s'inquiétant du fait qu'il ne disposerait que de quelques semaines pour se préparer à gouverner. Son arrivée à Downing Street fait tellement peu de doute que les spéculations vont déjà bon train sur sa future équipe gouvernementale. Depuis son retour au Parlement, Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord" pour ses succès à Manchester, a commencé à dévoiler sa vision pour Downing Street, promettant notamment un vaste mouvement de décentralisation pour stimuler la croissance. Dans une vidéo publiée mercredi sur les réseaux sociaux, il a déclaré que le succès pour lui serait "que la majorité des gens aient confiance en l'avenir", ce qui passe par "de la croissance et des changements tangibles dans chaque quartier".

09.07.2026 à 01:06

Les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l'Iran, Donald Trump menace de "bien pire"

FRANCE 24

L'armée américaine a procédé mercredi soir à une nouvelle série de frappes contre l'Iran. Donald Trump, qui a décrit le protocole d'accord conclu en juin comme "fini", a menacé Téhéran de frappes "bien pires" s'il continue ses attaques. L'armée américaine avait déjà mené, mardi soir, des frappes en Iran en réponse à l'attaque de pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les deux médiateurs, Qatar et Pakistan, ont appelé, à l'instar de l'ONU, à la désescalade.

09.07.2026 à 01:05

Présidentielle: pour sortir de sa torpeur, le PS passe au vote

FRANCE24

Deux propositions sont soumises au vote des militants, qui aura lieu en physique, de 17h à 22h. Toutes deux actent bien qu'il y aura une primaire de l'arc social-démocrate (principalement le PS et Place publique), mais diffèrent sur le corps électoral. Le premier secrétaire Olivier Faure propose que le vote soit ouvert aux "sympathisants" des socialistes, pour que le corps électoral soit le plus large possible. Dans son camp, on envisage qu'entre 500.000 et un million de personnes y participent. Le député de Seine-et-Marne souhaite, mais sans l'imposer, que le vainqueur participe ensuite à une primaire unitaire de la gauche hors-LFI avec les Ecologistes et les anciens Insoumis Clémentine Autain et François Ruffin. Ses opposants, dont le premier d'entre eux est le chef des députés Boris Vallaud qui fut longtemps son allié, proposent la désignation d'un candidat simplement par les "militants" du PS et des "organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste", comme Place publique de Raphaël Glucksmann mais aussi La Convention, mouvement de l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve. Le vote de jeudi dictera donc les modalités d'un autre vote à venir (la primaire de l'espace socialiste). Et son vainqueur pourrait encore se soumettre à un nouveau vote (la primaire de la gauche unitaire), avant la présidentielle. Une situation qui exaspère tout le monde au Parti socialiste alors que presque tous les autres candidats à la présidentielle se sont officiellement lancés. "Il faut qu'on avance, qu'on sorte de ce mélodrame qui nuit à la crédibilité du collectif", indique l'entourage d'Olivier Faure. "Nous sommes très en retard. Tous les partis politiques ont leur candidat ou leur candidate, sauf nous", abonde Boris Vallaud. Faure, Vallaud et Glucksmann candidats ? Si les rapports de force du dernier congrès sont respectés, les opposants à Olivier Faure, majoritaires depuis que Boris Vallaud et son courant les ont rejoints, devraient l'emporter. "Tout le monde anticipe une faible participation, notamment des jeunes, ce qui est à notre désavantage", reconnaît un "fauriste". De quoi remettre en cause le mandat d'Olivier Faure, qui a déjà été mis en minorité dans le groupe socialiste à l'Assemblée sur la question de la censure cette semaine? Il est "insubmersible", sourit un de ses opposants. "Des appels à sa démission, il y en a toutes les semaines depuis qu'il a pris le parti il y a huit ans", balaie-t-on dans l'entourage du premier secrétaire. Pour l'instant, le seul candidat déclaré à cette primaire des socialistes et apparentés est le député de l'Eure Philippe Brun - le député de l'Essonne Jérôme Guedj et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane ayant annoncé une candidature hors-primaire. Mais les déclarations des poids lourds Olivier Faure, Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann seront suivies de près. L'eurodéputé, fondateur de Place publique, est le favori des sondages dans l'espace social-démocrate et le champion d'une partie des opposants à Olivier Faure. En pré-campagne --il n'a pas encore officialisé ses intentions-- il pourrait difficilement se mêler à la course pour l'Elysée sans le soutien de l'appareil socialiste, ses militants et ses élus. Le camp d'Olivier Faure craint que le fait de se couper du reste de la gauche n'entraîne le PS dans une spirale négative. "On risque la disparition dans un accompagnement permanent du macronisme", soupire même un soutien du premier secrétaire. Car à gauche, le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon, sur une bonne dynamique depuis son lancement de campagne, semble avoir pris une longueur d'avance sur ses concurrents. "De l'autre côté, il y a le vide qui m'aspire, donc ça accélère la fusée (insoumise, ndlr). Mais, honnêtement, il va bien falloir qu'ils se décident à un moment ou à un autre à faire quelque chose d'utile, à part se battre entre eux", a-t-il encore raillé récemment.

09.07.2026 à 00:31

Entre appareils en panne et personnel épuisé, la santé cubaine au bord de la rupture

FRANCE24

L'examen doit se réaliser dans un institut spécialisé en neurologie, où un seul appareil prend en charge les patients de la capitale et d'autres provinces. Les autres scanners sont hors-service. "Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est d'avoir ces douleurs, de savoir que ta vie se réduit et qu'on te dise +nous allons voir quand ce sera possible+" de faire l'examen, confie la patiente, immobilisée sur un lit de l'Institut d'oncologie et de radiobiologie (INOR). Quand cette Cubaine de 64 ans est née, la révolution menée par Fidel Castro (1926-2016) mettait en place un système de santé gratuit et accessible à tous, une des principales conquêtes sociales de l'île. Même pendant la dure crise des années 1990, après l'effondrement du bloc soviétique, les services de santé ont résisté. Mais la pandémie de Covid-19, le sous-investissement, le durcissement des sanctions américaines et le blocus pétrolier de Washington depuis janvier ont mis le système de santé au bord de la rupture. La pénurie de carburant a obligé le gouvernement à concentrer les ressources sur des services prioritaires : cancérologie, cardiologie, néphrologie et soins materno-infantiles. Mais dans le même temps, ces services comptent parmi les plus touchés par les pénuries de médicaments, souvent coûteux, la détérioration des équipements, les coupures de courant et le départ du personnel vers des activités mieux rémunérées. "La partie technologique du programme de lutte contre le cancer est aujourd'hui affectée à plus de 50%", déplore Zholem Jorge Isaac, directeur national de l'ingénierie médicale. Il décrit un système contraint de fonctionner avec des appareils vieillissants, des pièces difficiles à obtenir en raison des sanctions américaines et des technologies qui ne fonctionnent pas pleinement. Sans compter les coupures de courant incessantes qui endommagent les batteries des appareils. "Frustrant" A l'INOR, principal centre de lutte contre le cancer de Cuba, plus de 1.200 patients attendent une radiothérapie et 80% des technologies nécessaires au diagnostic et au traitement sont obsolètes ou en panne. "Nous administrons des médicaments dont, parfois, nous n'avons aucun moyen de vérifier qu'ils produisent bien l'effet que nous supposons (...) parce que nous n'avons pas le réactif ou l'appareil pour les surveiller", se désole le directeur de l'institut, le Dr Luis Eduardo Martin. La crise frappe même les enfants, priorité du programme de lutte contre le cancer. Mariuska Forteza, cheffe du service d'oncopédiatrie, explique que les hémogrammes de routine, indispensables pour les patients sous chimiothérapie, ne sont pas réalisés aussi souvent que nécessaire. "C'est très frustrant de savoir que tu peux sauver un enfant, lui assurer une meilleure survie, et de ne pas pouvoir le faire parce que tu as les mains liées", regrette-t-elle. Le taux de survie des enfants atteints de cancer à Cuba est passé de 85% à 65%, selon les autorités. Dans un service comme celui d'oncologie, chaque panne exige une réponse immédiate, plaçant les ingénieurs en alerte permanente. "Parfois, je dois venir à l'hôpital à minuit ou à deux heures du matin pour réparer un appareil pour que le patient puisse commencer son traitement", explique Alexis Amado Dominguez, chef du service d'ingénierie médicale. Grâce aux réparations et aux innovations, le centre parvient à maintenir fonctionnel le seul accélérateur linéaire du pays, essentiel pour la radiothérapie de nombreux cancers. A l'Institut de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire, faute de "technologies de pointe", les spécialistes se fient à l'examen clinique, au stéthoscope et à l'électrocardiogramme, explique le Dr José Esteban Abreu. Selon le spécialiste, le nombre d'interventions cardiovasculaires est passé d'environ 400 par an en 2018 à une centaine aujourd'hui. Par ailleurs, 130 patients attendent la pose de stimulateurs cardiaques. Dans l'atelier de l'hôpital, le technicien Luis Alexis Duncan s'efforce de maintenir en état de marche un parc technologique obsolète. "Toujours en train d'inventer, de travailler, d'innover, parce que nous ne pouvons pas nous permettre qu'un service s'arrête", explique-t-il, en montrant des piles d'appareils d'anesthésie, de circulation extracorporelle et des moniteurs en attente de réparation ou de démontage pour réutiliser des composants. "On écourte la vie" Mais l'inventivité ne suffit pas toujours. Au Centre provincial d'ingénierie médicale de La Havane, où l'on répare 80% des équipements médicaux de la capitale, des incubateurs, des ventilateurs pour bébé et d'autres dispositifs attendent des pièces de rechange, tandis que les coupures d'électricité ralentissent le travail. "Pour la ventilation en néonatologie, la disponibilité est en dessous de ce dont La Havane a besoin", explique le technicien Dariel Alexis Diaz. Et il n'y a qu'un seul kit d'étalonnage pour le modèle de ventilateurs pour bébé utilisé dans le pays. Alors que deux provinces distantes d'un millier de kilomètres en ont besoin simultanément, les spécialistes attendent un moyen de transport pour l'envoyer sur place puis le faire revenir à La Havane. La pénurie de personnel aggrave la situation. Des médecins, infirmiers et techniciens ont quitté le secteur face à des salaires insuffisants pour couvrir le transport et la vie quotidienne. Dans le service d'hémodialyse de l'hôpital Hermanos Ameijeiras, 72 patients dépendent de 13 appareils, dont seulement 11 fonctionnent. Selon la cheffe du service de néphrologie, Iamara Castro, certaines séances sont passées de quatre à deux heures pour répartir les appareils et "ne pas surexploiter le seul personnel que nous avons". "Quand on écourte la durée d'une séance d'hémodialyse, on écourte la vie", déplore la médecin. Un patient, Nelson Companioni, 81 ans, assure avoir craint à plusieurs reprises de ne pas pouvoir terminer une séance en raison de pannes sur les appareils. "Cet appareil a eu de sérieux problèmes avec une petite pompe qu'il a derrière, et vous voyez les infirmières à genoux, en train de lui donner des coups pour le faire repartir", dit-il. Pour Iamara Castro, si le secteur de la santé "reste debout" c'est grâce à "l'engagement humain".

08.07.2026 à 23:43

Mondial 2026 : le huitième de finale Égypte-Argentine était-il "truqué" en faveur de Messi ?

Maya YATAGHENE

Incroyable retournement de situation de l'Argentine face à l'Égypte : les Champions du monde en titre se sont imposés 3 buts à 2 dans les dix dernières minutes du match après avoir été menée 2 à 0 par les Pharaons. Depuis, l'Egypte ne décolère pas, dénonce un match truqué et du favoritisme envers l'Albiceleste. Info/Intox se lance dans une opération de fact-checking sportif pour démêler le vrai du faux d'un match sous haute tension.

08.07.2026 à 23:35

Les États-Unis vont retirer la Syrie de leur liste noire des États soutenant le terrorisme

FRANCE 24

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a officiellement informé, mercredi, le Congrès de la décision du gouvernement de retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme. Ce "pas historique de la part du président Trump" sera effectif dans 45 jours – sauf blocage des parlementaires.

08.07.2026 à 23:24

Sénégal : Le Président Diomaye Faye saisi le Conseil constitutionnel

Kalidou SY

Au Sénégal, nouvelle dissension entre Bassirou Diomaye Faye et le Pastef. Le Président de la République a saisi le Conseil constitutionnel sur la réforme de la Constitution adoptée le 29 juin par l'Assemblée nationale. Cette réforme réduit les pouvoirs du chef de l'État tout en renforçant ceux de l'Assemblée.

08.07.2026 à 23:11

Mondial-2026: Justin Bieber en concert pour la finale

FRANCE24

Ce concert, auquel participera également le chef d'orchestre star Gustavo Dudamel, durera 11 minutes, ont-ils également indiqué, alors que les règles du football prévoient que la mi-temps "ne dépasse pas 15 minutes". Cette annonce devrait apaiser les inquiétudes suscitées par des spéculations selon lesquelles le show pourrait durer jusqu'à 25 minutes. Lors de la finale de la Coupe du monde des clubs, dans le même stade l'an dernier, la pause avait duré un peu plus de 24 minutes pour permettre la tenue d'un spectacle similaire, suscitant des critiques quant à l'impact potentiel sur les performances des joueurs. Ce show inédit en finale de Coupe du monde pourrait tout de même nécessiter une prolongation de la mi-temps, le temps d'installer et d'enlever les décors. Le chanteur de Coldplay Chris Martin assure la direction artistique de ce concert, inspiré de celui de la mi-temps du Super Bowl, la finale du championnat de football américain. Son groupe y participera en collaboration avec la chorale renommée d'une école primaire publique de New York. Le patron de la Fifa, Gianni Infantino, a promis qu'il s'agirait de "la plus grande scène de tous les temps", avec "quelques milliards" de téléspectateurs attendus devant un show qui mettra également en scène des personnages des émissions télévisées pour enfants "Les Muppets" et "Sesame Street". Cette initiative doit permettre de lever des fonds pour un programme en faveur de l'éducation mené par l'instance dirigeante du foot mondial avec l'ONG Global Citizen. Dans un communiqué, Justin Bieber s'est dit "reconnaissant" de participer à cet événement qui "rassemble le monde d'une manière unique" et qui "contribue à élargir l'accès à l'éducation pour les enfants aux quatre coins du globe". "C'est le plus grand rassemblement d'artistes unis pour une cause depuis Live Aid", le double concert organisé contre la famine éthiopienne en 1985, "et il pourrait bien s'agir des 11 minutes de prestation musicale télévisée les plus regardées de l'histoire", s'est félicité Hugh Evans, cofondateur et dirigeant de Global Citizen, qui organise le concert.

08.07.2026 à 23:07

Mondial-2026: la France s'attaque au Maroc, un quart de tous les dangers

FRANCE24

Après une qualification arrachée dans la douleur samedi face à de trop rugueux Paraguayens en 8e de finale (1-0), les Bleus vont se frotter à un adversaire d'un tout autre calibre et vont devoir hausser leur niveau d'un cran s'ils veulent poursuivre leur aventure nord-américaine et atteindre les demi-finales, l'objectif minimal fixé par la Fédération française de football (FFF). Si la présence du Maroc en demi-finales au Qatar en 2022, une première pour une nation africaine, pouvait être considérée à l'époque comme une énorme surprise, le voir de nouveau dans le Top 8 est cette fois d'une logique implacable. Les Lions de l'Atlas ont confirmé leur nouveau statut à la CAN-2025 organisée à la maison, même si l'issue de la finale, qui a viré au chaos, et la victoire acquise sur tapis vert au détriment du Sénégal ont déclenché une polémique mondiale. Sixièmes au classement Fifa, ils ont fait jeu égal dans le groupe C avec le Brésil au premier tour (1-1) avant de se débarrasser des Pays-Bas en 16e de finale (1-1 a.p., 3 t.a.b à 2) puis de balayer le Canada, l'un des trois pays hôtes (3-0). Le Maroc a assurément changé de dimension et a largement la capacité de briser net les rêves de troisième étoile de la France (après 1998 et 2018), l'une des grandes favorites de la compétition. Il y a quatre ans, les Bleus s'en étaient sortis à l'expérience et avaient réussi à dompter les Lions de l'Atlas en demi-finales sans trop de dégâts (2-0). Cette année, il faudra s'attendre à souffrir et le secteur offensif tricolore, encensé mais plutôt éteint contre le Paraguay, a tout intérêt à se réveiller sous peine de connaître une énorme désillusion et de précipiter la fin du long parcours de son sélectionneur, dont le contrat se termine à l'issue du tournoi. Considérée comme la formation la plus séduisante de cette Coupe du monde, la France possède une carte maîtresse avec son trio magique Mbappé-Dembélé-Olise. Totalement muselé par une défense paraguayenne qui a trop souvent flirté avec la ligne rouge, il devrait trouver un contexte plus favorable face à une équipe beaucoup plus joueuse et portée vers l'avant. Mbappé le guide attendu Visé par les propos racistes d'une sénatrice paraguayenne qui ont provoqué une vague d'indignation et l'ouverture d'une enquête à Paris, le capitaine Mbappé va sans doute retrouver le terrain regonflé à bloc après avoir reçu un soutien unanime, dont ceux d'Emmanuel Macron, de l'ONU, du gouvernement du Paraguay et de la Fifa. Les grands joueurs sont faits pour les grands rendez-vous et le champion du monde 2018, déjà sept buts au compteur en Amérique, est une nouvelle fois attendu pour guider les siens en Coupe du monde, son théâtre d'expression préféré, et se rapprocher du record de buts en phase finale de Lionel Messi, qui le devance de deux unités (21). Si le Maroc ne peut pas rivaliser en attaque avec la France, il s'appuie sur un milieu de terrain Bouaddi-El Aynaoui-Ounahi qui risque de moopoliser le ballon, bien aidé par deux latéraux qui font référence, Achraf Hakimi à droite et Noussair Mazraoui à gauche. "Le Maroc n'est pas là par hasard, a assuré Didier Deschamps mercredi. Ce sera une opposition entre deux équipes qui aiment avoir le ballon, attaquer et marquer des buts. Il faudra être performant parce que cette équipe du Maroc est de très grande qualité. Il faudra être le plus efficace possible offensivement, dans l'autre zone aussi". Dans l'optique de la sévère bataille du milieu qui s'esquisse, l'absence probable au coup d'envoi d'Aurélien Tchouaméni est un coup dur pour les Bleus. Touché aux adducteurs vendredi, le joueur du Real Madrid était indisponible contre le Paraguay et n'a repris l'entraînement collectif que mercredi. "Il va mieux", a indiqué le sélectionneur. Mais l'ancien Bordelais pourrait être trop juste pour débuter, laissant vraisemblablement Manu Koné accompagner Adrien Rabiot dans l'entre-jeu. Deschamps devrait donc reconduire le même onze qu'en 8e de finale avec Bradley Barcola sur le côté gauche de l'attaque pour exploiter les éventuels espaces laissés dans son dos par Hakimi.

08.07.2026 à 21:47

En Irak, une immense foule dit adieu à Ali Khamenei avant son inhumation en Iran

FRANCE 24

Une grande foule a envahi, mercredi, les rues des villes saintes chiites de Najaf et Kerbala en Irak. Ces personnes ont accompagné le cortège funéraire de l'ancien Guide suprême iranien Ali Khamenei, avant qu'il ne soit inhumé dans son pays natal.

08.07.2026 à 21:12

Mondial 2026 : l’arbitrage France-Maroc fait déjà débat, la réaction de Deschamps

FRANCE24

L'arbitrage de France-Maroc fait déjà débat. La FIFA a désigné l'Argentin Facundo Tello pour diriger ce quart de finale du Mondial 2026, un choix très commenté. Interrogé en conférence de presse, Didier Deschamps a refusé d'alimenter la polémique et appelé à faire confiance au corps arbitral.
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