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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

03.03.2026 à 01:15

Plusieurs "symboles du pouvoir iranien" frappés

FRANCE24

L'ancien bâtiment du parlement iranien, non loin du palais présidentiel et dans le secteur du bâtiment du guide suprême iranien, a été visé par les frappes israéliennes, rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. "Les symboles du pouvoir sont une nouvelle fois visés." L'armée israélienne a appelé à évacuer le secteur de la prison d'Evine à Téhéran.

03.03.2026 à 00:19

Téhéran désertée, la sécurité renforcée pour éviter une relance du mouvement de contestation

FRANCE24

"Les rues de Téhéran sont vides, la population est terrée chez elle (...) Le contrôle sécuritaire a été renforcé" : autant de faits qui attestent que "le pouvoir iranien ne permettra pas une tentative de relance du mouvement de contestation en Iran", rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il estime que tout le monde se rend compte que "le conflit va durer". "L'économie est paralysée, ce qui aura des conséquences sur les classes les plus pauvres."

03.03.2026 à 00:12

Mossad - CIA : les coulisses de la mort d'Ali Khamenei

Cécile GALLUCCIO

Au troisième jour du déclenchement de la guerre en Iran par les Américains et les Israéliens, on en sait un peu plus sur la façon dont elle a été préparée. C'est notamment leurs capacités de renseignement conjointes qui ont permis de décapiter le régime iranien.

02.03.2026 à 23:55

Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements

FRANCE24

Téhéran, qui a continué de viser les pays du Golfe, où se trouvent plusieurs bases américaines, a promis une "longue guerre" et les Etats-Unis, qui n'ont pas écarté une possible opération militaire terrestre, ont assuré être prêts à aller "aussi loin que nécessaire". Israël a par ailleurs poursuivi son offensive contre le Hezbollah au Liban. Le point sur les derniers développements: - Incendie à l'ambassade américaine à Ryad D'autres explosions ont ensuite été entendues par un journaliste de l'AFP et des témoins dans la capitale saoudienne. - Alerte levée en Israël L'armée israélienne a indiqué mardi après minuit aux habitants qu'ils étaient libres de quitter leurs abris, après une nouvelle vague de tirs de missiles iraniens. Aucune nouvelle victime n'a été immédiatement signalée. La fermeture des écoles et lieux de travail a été étendue jusqu'au 7 mars. - Israël frappe le Hezbollah à Beyrouth La chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au groupe armé pro-iranien, a annoncé dans la foulée que ses locaux dans la capitale libanaise avaient été bombardés. Israël riposte à une attaque du Hezbollah, qualifiée par ce dernier d'"acte défensif" après plus d'un an de frappes israéliennes liées à la guerre à Gaza. - Washington exhorte ses ressortissants à partir - Israël frappe la télévision publique à Téhéran - Pays dans le Golfe ciblés Les autorités qataries ont dit avoir intercepté deux missiles balistiques tôt mardi, après que de fortes détonations ont retenti à Doha, la capitale. Les Emirats arabes unis ont fait état lundi d'une attaque de drone ayant provoqué un incendie sur un site de stockage de carburant. Téhéran a toutefois assuré n'avoir "aucune hostilité" envers ses voisins. - Pertes américaines - Une attaque préventive, selon Washington D'après le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, les Etats-Unis ont attaqué l'Iran après qu'il était devenu évident qu'Israël prévoyait de frapper en premier, rendant nécessaire de paralyser la capacité de Téhéran à riposter contre les intérêts américains dans la région. Selon l'armée, les Etats-Unis ont frappé plus de 1.250 cibles dont des centres de commandement, de missiles balistiques et des sous-marins dans les premières 48 heures du conflit. - Menace contre des navires - Site nucléaire iranien L'agence des Nations Unies pour l'énergie nucléaire (AIEA) avait indiqué plus tôt qu'il n'y avait "pas d'indication" que des installations nucléaires iraniennes aient été touchées depuis samedi. - "Longue guerre" - Trump n'écarte pas une opération terrestre - Bilan en Iran - Secousses économiques Les conséquences du conflit sur l'économie mondiale et le commerce se sont un peu plus matérialisées lundi avec l'envolée des prix du pétrole et du gaz. Ciblé par des attaques iraniennes, Qatar Energy a annoncé le gel de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL), faisant flamber le cours du gaz européen de plus de 39%. Air France a annoncé prolonger la suspension de sa desserte du Moyen-Orient jusqu'à jeudi inclus. burs/cha/ph

02.03.2026 à 23:52

Une partie du mouvement MAGA préoccupée par la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24

Le président "marche sur une ligne de crête assez étroite politiquement", estime le correspondant de France 24 à Washington Matthieu Mabin, expliquant : "une partie du mouvement MAGA est instinctivement hostile aux guerres longues au Moyen-Orient". La base MAGA, qui reste fidèle à Donald Trump, reste préoccupée par le coup humain et financier de la guerre, et impose une condition : "pas de troupe américaine au sol". 

02.03.2026 à 23:43

Espagne: le Real Madrid perd gros sans Mbappé

FRANCE24

Les sifflets ont fait leur retour dans les travées de la mythique enceinte madrilène, lundi soir, après une nouvelle performance soporifique des Merengues. Et même l'hymne du club, diffusé après chaque rencontre, n'a pas pu les faire taire. Sans le génie de Mbappé, son buteur providentiel, laissé au repos pour soigner - pour de bon - sa blessure au genou gauche, le géant espagnol (2e, 60 points) s'est cassé les dents sur la défense rugueuse de son modeste voisin (11e, 32 points), souvent à la limite dans l'engagement. Et il s'est fait surprendre en fin de première période par une reprise de volée soudaine de l'attaquant uruguayen Martin Satriano, prêté par l'Olympique Lyonnais (38e, 1-0). Cela faisait six ans, depuis février 2020, que le Real, désormais à quatre longueurs du Barça à douze journées de la fin du championnat, n'avait plus perdu deux matches de suite en Liga. Pas d'opération pour Mbappé Pour autant, l'entraîneur merengue Alvaro Arbeloa, qui vient de connaître ses deux premières défaites en l'espace de deux semaines, veut croire que ce retard n'est pas encore impossible à rattraper. "Adieu au titre ? Non, il nous reste 36 points à prendre, et notre objectif c'est de se battre pour obtenir ces 36 points. Personne ici ne va jeter l'éponge. Quatre points c'est une distance que nous pensons pouvoir combler", a-t-il déclaré en conférence de presse. L'ex-latéral droit a également refusé de lier cette défaite aux absences de deux de ses stars, Kylian Mbappé et Jude Bellingham. "Nous sommes le Real Madrid, et je ne vais pas me servir des absences de Jude et de Kylian comme excuse. Nous avons assez de qualité dans cet effectif pour gagner ce genre de matchs", a-t-il affirmé. Ce quatrième revers de la saison en Liga, le dixième toutes compétitions confondues, vient pourtant souligner la dépendance extrême de la Maison Blanche aux exploits de sa superstar Kylian Mbappé, auteur cette saison de 38 buts en 33 rencontres sous le maillot madrilène. En son absence, ni le Brésilien Vinicius Junior, qui aurait peut-être pu faire mieux face au gardien David Soria (13e), ni le jeune Turc Arda Güler (24e), ou même l'Argentin Franco Mastantuono (90e), ensuite expulsé (90e+5), n'ont pu faire la différence. Les Merengues sont restés impuissants face au bloc compact des joueurs de Getafe, qui ont réalisé le coup parfait grâce au coup de canon de Satriano. Et le plus dur commence peut-être pour le Real, qui va devoir rebondir dès vendredi à Vigo avant de défier Manchester City mercredi en huitième de finale de la Ligue des champions, probablement sans Mbappé. Interrogé par l'AFP, son entourage n'a pas précisé la durée d'indisponibilité du joueur, tout comme le géant espagnol, qui a cependant déclaré que les examens complémentaires effectués par le capitaine des Bleus à Paris avaient confirmé son diagnostic initial, le 31 décembre dernier: une entorse au genou gauche. "À ce stade, il n'est pas question d'une intervention chirurgicale", indique l'entourage du capitaine des Bleus, à deux mois et demi du coup d'envoi de la Coupe du monde (11 juin-19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada).

02.03.2026 à 23:27

La Cour suprême américaine sceptique face à l'interdiction du port d'armes aux consommateurs de drogue

FRANCE24

Bien que l'administration Trump se pose en garante du Deuxième amendement de la Constitution garantissant le droit au port d'arme, c'est elle qui demande aux neuf juges de la Cour majoritairement conservatrice de confirmer cette loi, invalidée par une cour d'appel fédérale. La cour d'appel avait donné raison à un consommateur de marijuana du Texas (sud) inculpé de détention illégale d'un pistolet en vertu de cette loi. Il s'agit d'ailleurs de la loi sur la base de laquelle Hunter Biden, le fils du prédécesseur démocrate de Donald Trump, Joe Biden, a été condamné en juin 2024 pour détention illégale d'arme à feu. Hunter Biden a été reconnu coupable d'avoir menti en remplissant des formulaires pour l'acquisition d'une arme en 2018, dans lesquels il niait son addiction à la drogue. Joe Biden l'avait ensuite gracié en décembre 2024. "Le Deuxième amendement n'interdit pas au gouvernement de désarmer temporairement les usagers habituels de marijuana tant qu'ils persistent à en consommer fréquemment", a affirmé lundi la représentante du gouvernement, Sarah Harris. "Cette restriction ciblée s'inscrit aisément dans la tradition historique de désarmement de catégories de personnes présentant un danger particulier de mauvaise utilisation des armes", a-t-elle assuré, assimilant cette loi à des régulations passées visant le désarmement des "ivrognes". Elle faisait ainsi référence aux exigences énoncées par la Cour suprême qui a proclamé en juin 2022 le droit des citoyens à porter une arme hors de chez eux, expliquant qu'elle n'autoriserait désormais que des exceptions "raisonnables" au Deuxième amendement, notamment dans les "lieux sensibles". A charge pour les tribunaux de déterminer la conformité de ces restrictions avec des précédents dans "l'histoire et les traditions des Etats-Unis" entre la fin du XVIIIe siècle et celle du XIXe. Cette décision ayant créé de nombreuses difficultés d'interprétation et d'application par les juridictions inférieures, la Cour a paru en juin 2024 vouloir la clarifier. Elle a ainsi avalisé le désarmement des personnes représentant "une menace crédible pour la sécurité physique d'autrui", dans une décision au sujet d'un auteur de violence conjugale. "Pères fondateurs" des Etats-Unis Mais pendant les débats lundi, plusieurs juges ont mis en doute la transposition de lois anciennes sur les ivrognes au cas des consommateurs de marijuana ou d'autres drogues au XXIe siècle. "John Adams buvait une chope de cidre au petit-déjeuner tous les jours et James Madison avait la réputation de boire une pinte de whisky par jour", a lancé le magistrat conservateur Neil Gorsuch à la représentante du gouvernement, en référence à deux des "pères fondateurs" des Etats-Unis au XVIIIe siècle. "Cela fait-il d'eux des ivrognes qui devraient être désarmés à vie ?". Quant au plaignant dans ce dossier, "tout ce que nous savons c'est qu'il consomme de la marijuana. Nous ne savons pas en quelle quantité ni de quelle puissance", a-t-il ajouté ensuite, considérant ces caractéristiques comme insuffisantes pour le classer dans la catégorie des individus auxquels la possession d'armes devrait être interdite. Le gouvernement ne peut pas décider d'une telle interdiction "simplement en disant que quelqu'un consomme une quantité inconnue de marijuana à un moment de la journée inconnu, quelques fois par semaine", lui a répondu Erin Murphy, l'avocate du plaignant. Complication supplémentaire, près des trois-quarts des Américains vivent dans un Etat où la marijuana est légale, et le gouvernement fédéral l'a récemment reclassée dans une catégorie de drogue moins dangereuse, ont relevé plusieurs juges. Ils se sont également interrogés sur les conséquences pour certains médicaments, notamment utilisés comme somnifères ou stimulants. La décision de la Cour est attendue d'ici le terme de sa session annuelle, fin juin.

02.03.2026 à 23:25

Argentine: première action en inconstitutionnalité contre la réforme du travail de Milei récemment adoptée

FRANCE24

La loi dite de "modernisation du travail" --de "précarisation", rétorquent les syndicats-- facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, autorise l'extension de la journée de travail à 12 heures, limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits "essentiels" et autorise le fractionnement des congés, entre autre points clivants. Son adoption au Parlement a représenté une victoire politique majeure pour le dirigeant libertarien dans son élan de dérégulation, succès dont il s'est félicité dimanche dans son discours annuel sur l'Etat de la nation, lançant sa deuxième moitié de mandat. L'Association professionnelle des avocats de l'Etat estime que cette loi "porte atteinte au travailleur" et est anticonstitutionnelle, a déclaré lundi sur les réseaux sociaux son secrétaire adjoint, Roberto Alvarez, annonçant l'action en justice. La plainte a été déposée alors que la principale centrale syndicale du pays, la Confédération générale du travail (CGT), a mobilisé lundi dans plusieurs villes du pays pour protester contre la réforme, affirmant dans un communiqué que la nouvelle loi viole "clairement des principes constitutionnels". La CGT a elle aussi annoncé son intention de saisir la justice l'inconstitutionnalité du texte. Selon la CGT "ce n'est pas en réduisant les droits des travailleuses et des travailleurs ni en ramenant le cadre légal à des époques proches de la servitude ou de l'esclavage que l'on améliore" l'emploi, comme le prétend le gouvernement. Lundi également, une grève d'enseignants pour réclamer des augmentations de salaire et dénoncer la réforme a perturbé la rentrée scolaire après l'été austral. Les Argentins se sont montrés très partagés quant au bien-fondé de la réforme du travail. Selon un récent sondage, 48,6% l'approuvent, 45,2% y sont opposés.

02.03.2026 à 23:19

Au niveau moins quatre d'un parking de Tel-Aviv, la fête juive de Pourim en temps de guerre

FRANCE24

Tous les rassemblements publics sont interdits en Israël, sur ordre des autorités, mais au niveau moins quatre du parking du Dizengoff Center, un grand centre commercial du centre de Tel-Aviv, des centaines de jeunes se sont réunis costumés, comme le veut la tradition. Pourim célèbre le courage et la ruse d'Esther, héroïne juive qui sauva son peuple d'un plan pour l'exterminer il y a 2.500 ans, dans la Perse antique, selon le texte biblique du Livre d'Esther. Cette année, cette grande fête joyeuse du calendrier juif a un goût tout particulier, trois jours après le début de la guerre déclenchée par l'attaque conjointe américano-israélienne sur l'Iran. Maxim Green, 28 ans, raconte qu'il a entendu parler de cette célébration souterraine sur le groupe WhatsApp de sa synagogue. "C'est vraiment fou que cette guerre arrive en ce moment. Parce qu'il y a vraiment des parallèles avec l'histoire de Pourim. Vous avez un régime malfaisant, qui veut renverser le peuple juif", dit-il. Des cow-boys, un Peter Pan, un Pikachu et une hôtesse de l'air portant une pancarte sur laquelle on peut lire "Tel Aviv-Téhéran, statut: embarquement" sont rassemblés autour d'un rabbin lisant le rouleau ("méguila" en hébreu) biblique correspondant au Livre d'Esther. Ethan Cohen, un technicien de 26 ans qui a passé une partie de sa journée à travailler comme bénévole pour nettoyer les débris au point d'impact d'un missile iranien, explique à l'AFP qu'il est venu pour écouter la méguila d'Esther avant de faire la fête. "Je voulais célébrer Pourim, c'est une fête qui a beaucoup de sens, surtout compte-tenu de ce qui se passe actuellement dans le monde". Comme les autres années, les fidèles agitent des crécelles à chaque fois que le nom du méchant de l'histoire, Haman, est prononcé, avant de boire et de danser sur de la musique pop. Le parking souterrain, qui sert d'abri durant les alertes aux missiles, s'est vidé de ses voitures et de nombreuses places de stationnement sont à présent occupées par des tentes. "Ne rien attendre" Certains, comme Anna Shilanski, choisissent de passer leurs nuits sous terre, pour éviter d'avoir à se précipiter en bas quand les sirènes d'alerte retentissent au milieu de la nuit. Cette femme de 32 ans, qui depuis deux ans consacrait du temps à aider les familles des otages retenus dans la bande de Gaza, a installé un coin pour prendre le thé avec ceux qui restent dans l'abri, à côté de la tente de camping verte qu'elle partage avec sa mère, son demi-frère et la mère de celui-ci. Un peu surprise, elle accueille avec plaisir la foule descendue dans le parking. "Je suis vraiment heureuse que les gens aient un endroit" pour se réunir, confie-t-elle. "A un certain moment, tout le monde va aller dormir, et avant ça, on va prendre une tasse de thé", dit-elle, en expliquant que "quand les gens sont stressés, ils aiment donner à manger aux autres". Lorsqu'on lui demande combien de temps elle pense que la guerre durera, elle répond qu'elle "prend les choses comme elles viennent, sans rien attendre dans l'immédiat". D'autres abris souterrains accueillent des rassemblements de Pourim, comme le niveau -3 du centre Dizengoff. Mais certains rabbins ont préféré proposer des lectures de la méguila sur des vidéos en ligne, afin de concilier les ordres de l'armée avec les exigences religieuses. Anat Shamir, une retraitée de 70 ans qui dort de l'autre côté du parking, raconte qu'elle s'est habituée à rester sous terre. Pour cette fervente partisane du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump, l'action d'Israël contre l'Iran justifie cet inconfort. "Nous devons le faire. Sinon, ils nous tuent", dit-elle depuis son matelas, soigneusement aligné sur les lignes peintes de la place de parking.

02.03.2026 à 23:18

Avec l'embrasement au Moyen-Orient, l'économie mondiale est chahutée

Laure MANENT

Les bombardements qui secouent le Moyen-Orient depuis samedi ont des effets immédiats sur l'économie globale. Gaz et pétrole, largement produits dans la région, voient leurs cours grimper, jusqu'à 50% de hausse pour Dutch TFF, référence européenne du gaz, et des barils de pétrole qui flirtent avec les 80$. Ces augmentations s'expliquent aussi bien par les bombardements sur les infrastructures d'hydrocarbures que par le blocage des navires pétroliers dans le détroit d'Ormuz, bordé au nord par l'Iran et surveillé par les Gardiens de la révolution. Un baril de pétrole sur cinq dans le monde transite habituellement par cet étroite bande de mer entre la péninsule arabique et l'Iran. Ces navires doivent désormais opérer des détours mais le canal de Suez, qui ouvre les portes de la Méditerranée, n'est pas une meilleure option. Là, ce sont les responsables houthistes du Yémen, armés par Téhéran, qui ont prévenu que "les premières frappes auraient lieu prochainement".  Mais l'espace aérien est lui aussi compromis, de nombreux avions annulés, laissant des milliers de touristes sans solution de rapatriement alors que les voisins de l'Iran sont visés par les missiles et les drones du régime de Téhéran. L'industrie du tourisme souffre donc elle aussi.  Quant aux bourses européennes et asiatiques, elles ont franchement reculé ce lundi. Wall Street s'en sortait mieux à la clôture mais si les cours de l'or noir restent hauts, cela devrait se concrétiser par une hausse des produits de consommation qui en dépendent, par une reprise de l'inflation et éventuellement des taux directeurs des banques centrales revus à la hausse. La durée et l'intensité du conflit détermineront la puissance de l'effet domino dans l'économie globale. 

02.03.2026 à 23:12

Iran : que sait-on sur la destruction de l'école de Minab ?

Anthony SAINT-LÉGER

L'Iran assure qu'un bombardement américano-israélien a lourdement détruit une école du sud du pays et avance le bilan de 168 morts. Ni les Etats-Unis ni Israël ne confirment la paternité de cette attaque. Si, pour l'heure, il est impossible de vérifier en toute indépendance la responsabilité de cette frappe et le nombre de victimes, l'analyse des images nous fournit certains éléments.

02.03.2026 à 22:19

Trump vu avec une grande plaque rougeâtre dans le cou

FRANCE24

Une photographie de l'AFP montre une zone rouge et couverte de croûtes brunâtres dépassant du col de chemise, sur le côté droit du cou du président américain, le plus vieux jamais élu et aujourd'hui âgé de 79 ans. "Le président Trump utilise une crème très répandue sur le côté droit de son cou, qui est un traitement cutané préventif, prescrit par le médecin de la Maison Blanche. Le président utilise ce traitement pendant une semaine et la rougeur devrait persister quelques semaines", a dit le docteur Sean Barbarella, dans une déclaration transmise à l'AFP. Donald Trump a déjà été vu avec des hématomes sur les mains, que la Maison Blanche a expliqués par une prise d'aspirine. Pendant un conseil des ministres, il a été filmé avec les yeux baissés. Il a dit par la suite qu'il ne s'était pas endormi mais avait jugé que la réunion était "ennuyeuse".

02.03.2026 à 22:11

Wall Street ne cède pas à la panique face à la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24

Le Dow Jones a cédé 0,15%, l'indice Nasdaq a pris 0,36% et l'indice élargi S&P 500 est resté stable (+0,04%). Selon Angelo Kourkafas, analyste d'Edward Jones, "au cours des 15 dernières années, les investisseurs (américains, ndlr) ont été conditionnés à ne pas réagir de manière excessive à ces gros titres géopolitiques." La place américaine a ouvert en recul de plus de 1%, avant de se reprendre. Elle n'a pas semblé s'inquiéter outre mesure de la flambée des prix de l'énergie. "L'économie américaine dispose désormais d'un peu plus de flexibilité" par rapport aux autres pays car les Etats-Unis "sont devenus un exportateur net de produits pétroliers", relève M. Kourkafas. Le secteur pétrolier a d'ailleurs terminé en hausse, Chevron s'octroyant 1,47% et ExxonMobil 1,11%. "Bien sûr, il existe de nombreuses incertitudes, tout dépendra de la durée" de la guerre et d'à quel point le détroit d'Ormuz, passage central pour les exportations d'hydrocarbures du Moyen-Orient, reste paralysé, souligne l'analyste. Selon lui, "l'hypothèse principale du marché" est une baisse des prix du pétrole à court terme, une fois les premières inquiétudes évacuées. Pour Jose Torres, d'Interactive Brokers, "le calendrier économique du matin a quelque peu favorisé un rebond" des indices. Les investisseurs ont notamment accueilli une activité manufacturière du mois de février en recul moins prononcé qu'attendu, selon l'indice ISM. En revanche, le marché obligataire a été plus largement chamboulé par le conflit au Moyen-Orient. "Il y a assez certainement l'hypothèse d'une hausse de l'inflation et certaines inquiétudes quant à ce que cela signifie pour la trajectoire de la Fed", la banque centrale américaine, estime Angelo Kourkafas. Le rendement des emprunts de l'Etat américain à 10 ans se tendait nettement par rapport à la clôture vendredi, à 4,04% vers 21H20 GMT contre 3,94%. Celui à deux ans, plus sensible à la conjoncture économique, progressait aussi, à 3,48% contre 3,38%. Ailleurs à la cote, le secteur de la défense a été porté par la perspective de nouveaux contrats. Les Etats-Unis ont de loin le budget militaire le plus élevé au monde, d'environ 1.500 milliards de dollars. "Et une part importante des dépenses européennes en matière de défense est finalement versée à des entrepreneurs américains du secteur", relève Tony Bancroft, de Gabelli Funds. Lockheed Martin a pris 3,37%, RTX 4,71% et Northrop Grumman a bondi de 6,02%. Le groupe d'analyse de données Palantir a suivi le même mouvement, gagnant 5,81%. L'entreprise a signé de larges contrats avec Washington, en particulier pour le domaine militaire, qui ont représenté plus de 40% de son chiffre d'affaires lors du dernier trimestre 2025. "Les investisseurs ont fait le pari d'un rôle accru dans la défense pour l'entreprise technologique", relève David Morrison, de Trade Nation. Le producteur américain d'électricité AES a plongé de 17,77% à 14,21 dollars après l'annonce de son rachat par un consortium d'investisseurs mené par les fonds d'investissement BlackRock et EQT. L'opération valorisera AES près de 11 milliards de dollars, soit un petit plus que sa capitalisation boursière.

02.03.2026 à 21:45

Le très tranquille Koweït aspiré par la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24

Abritant une importante présence militaire américaine, le Koweït a été visé par les frappes que mène l'Iran en représailles à l'offensive israélo-américaine lancée samedi. Lundi, des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays, mais aussi de l'ambassade américaine dans la capitale, selon des témoins et un correspondant de l'AFP. Des explosions et des sirènes ont retenti, brisant le calme apparent dans les rues, où des Koweïtiens se disent anxieux. "Cela oblige les gens à suivre l'actualité 24 heures sur 24", a témoigné auprès de l'AFP Khaled Walid, qui travaille dans le secteur de la logistique, se disant replongé dans les souvenirs de l'invasion irakienne de 1990. Le riche pays du Golfe, peuplé de cinq millions d'habitants dont de nombreux étrangers, n'avait pas connu de tels incidents depuis cette date, hormis des frappes de l'Irak après l'invasion américaine en 2003. La population reste traumatisée par le souvenir de l'invasion des forces irakiennes, qui avaient tenté d'annexer le pays. En partant, les Irakiens, repoussés par une coalition menée par Washington, avaient pillé le pays et incendié la plupart de ses puits de pétrole. Fuir Depuis le début de la guerre, les frappes iraniennes ont fait un mort et plus de 50 blessés. Téhéran a dit lundi avoir visé la base américaine d'Ali Al-Salem et les autorités koweïtiennes ont dit avoir intercepté des drones. Autre incident: le Pentagone a indiqué que trois avions de chasse avaient été abattus "par erreur" par les défenses aériennes koweïtiennes, mais que les six membres d'équipage s'étaient éjectés sains et saufs. Si l'ambassade américaine n'a pas confirmé avoir été visée après qu'une colonne de fumée a été vue dans son périmètre, elle a fait état d'"une menace persistante de tirs de missiles et de drones", appelant à ne pas se rendre dans ses locaux, où le personnel a été confiné. De nombreux fonctionnaires koweïtiens ont eux été invités à rester chez eux, le gouvernement estimant que seuls 30% d'entre eux devraient désormais travailler dans les bureaux. Les prières du ramadan sont désormais limitées dans les mosquées à la dernière prière de la journée. Craignant que la situation devienne hors de contrôle, certains habitants envisagent de quitter le pays. Alors que les vols ont été annulés, une agence de voyages a indiqué à l'AFP avoir délivré plus de visas de transit que d'ordinaire pour l'Arabie saoudite, à des Jordaniens et des Egyptiens voulant traverser la frontière terrestre. D'autres ont demandé des visas pour accomplir la "Omra" --le petit pèlerinage à La Mecque-- afin de gagner le territoire saoudien par un autre moyen, a expliqué le directeur d'agence de voyages, Yahya Hussein. "Aucune hostilité" Blotti dans un coin stratégique du nord-ouest du Golfe, entre l'Irak, l'Arabie saoudite et l'Iran de l'autre côté du Golfe, le Koweït est l'un des pays les plus riches du monde par habitant grâce à ses immenses réserves de pétrole. Il est considéré comme une oasis de calme au sein d'un Moyen-Orient souvent plongé dans les crises et les guerres, fort de troupes américaines sur son sol et d'accords de défense avec plusieurs autres pays, dont le Royaume-Uni et la France. Mais la guerre semble rappeler la fragilité de la situation. Dana Abbas, ingénieure dans la ville de Koweït, craint désormais une confrontation militaire d'envergure et raconte s'être précipitée pour faire le plein d'essence et de produits de première nécessité. "De nombreuses familles sont inquiètes", a-t-elle confié à l'AFP. Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères: outre celle au Koweït, trois l'ont été aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

02.03.2026 à 21:35

Dans les Yvelines, Neauphle-le-Château n'a pas oublié Khomeini

FRANCE24

C'est dans cette bourgade cossue des Yvelines de 3.300 habitants, à 5.000 kilomètres de Téhéran, que l'imam a passé ses derniers mois d'exil après avoir transité par la Turquie et l'Irak. Expulsé de ce dernier pays, le religieux cherche alors un nouveau refuge: "Le seul endroit où un Iranien pouvait venir sans visa, c'était la France", explique Bernard Hourcade, géographe et spécialiste de l'Iran au CNRS. En France, Abolhassan Banisadr, futur premier président de la République islamique d'Iran, lui propose de l'héberger dans le Val‑de‑Marne, à Cachan. Puis "une amie de ce cercle" lui donne les clés d'une maison de famille à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Paris. C'est ainsi que le dignitaire chiite trouve refuge à Neauphle-le-Château, où il préparera d'octobre 1978 à janvier 1979 le renversement du régime pro-occidental du chah Mohamed Reza Pahlavi. À quelques mètres du terrain où Khomeini avait établi son quartier général, André, 86 ans, qui ne souhaite pas donner son patronyme, se souvient très précisément de celui qui fut provisoirement son "voisin". "Comment l'a-t-on découvert? Un soir à la télévision, on annonce qu'un ayatollah s'est installé dans une petite commune des Yvelines. Dès le samedi matin, ça a été l'afflux de journalistes. Ils stationnaient partout!", témoigne cet ancien ingénieur qui habite ce village de la banlieue parisienne depuis 1974. L'octogénaire garde en mémoire une agitation constante, un va-et-vient perpétuel: "La quantité de personnes que recevait l'ayatollah, surtout de jeunes Iraniens qui étudiaient en Allemagne, c'était incroyable". "Il a organisé toute la révolution en Iran depuis Neauphle-le-Château." Dans ce village yvelinois, l'une des activités principales de l'ayatollah consistait à enregistrer des discours, copiés ensuite sur cassettes et envoyés en Iran, précise le chercheur Bernard Hourcade. "Epiphénomène" Pour Alain Simonneau, 80 ans, qui résidait dans le bourg à la fin des années 1970 avant de déménager dans une commune voisine, cette présence ne fut qu'"un épiphénomène pour Neauphle, même si cela fait partie de notre mémoire collective, à notre corps défendant". "On en entendait plus parler à la télé ou à la radio qu'entre nous", assure-t-il. Michel, 87 ans, rencontré sur la place centrale et qui ne souhaite pas non plus donner son patronyme, se rappelle surtout des "contrôles de police" et des "ruelles bloquées". "On n'a pas été gênés par sa présence, mais les voisins route de Chevreuse (où habitait l'ayatollah, ndlr) ont été bien ennuyés." "C'est là, c'est l'Histoire", résume Lydie Kadiri, installée depuis 1999 dans le village. "Quand on dit que l'on vient de Neauphle-le-Château, tout de suite on pense à l'ayatollah!" Pèlerinage Aujourd'hui, rien ne subsiste du passage du religieux, décédé en 1989. Son QG de l'époque a été pulvérisé par une explosion une nuit de février 1980. A sa place, d'autres bâtisses ont été construites. "Un soir, j'ai entendu une cavalcade et d'un seul coup, tout s'est enflammé. Sous l'effet de la déflagration, la maison a bougé. Dans mon couloir, des briques de verre ont même été fendues", se souvient André, qui habitait en face. Sur le terrain où Khomeini avait autrefois l'habitude de prier et de recevoir ses partisans, un panneau qui attestait du lien entre le Guide iranien et la commune a par ailleurs été vandalisé en 2023. Seuls des pèlerinages en sa mémoire sont encore régulièrement organisés sur cette parcelle - désormais en friche - pour célébrer l'anniversaire du retour d'exil de Khomeini en Iran, le 1er février 1979. "Entre 150 et 200 personnes viennent une fois tous les ans, avec l'ambassadeur, pour fêter cet anniversaire", confirme un habitant d'une maison attenante au terrain, qui souhaite rester anonyme. À Téhéran, une rue porte toujours le nom de la commune française, où se trouve l'ambassade de France.
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