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03.04.2026 à 09:59

En Irlande, un revenu de base offre aux artistes la liberté de créer

FRANCE24

En 2022, l'exécutif a commencé à tester le versement de cette allocation hebdomadaire de 325 euros, garantie et sans conditions pendant trois ans, à quelque 2.000 artistes. Conçu au départ pour aider un secteur durement frappé par la crise du Covid, le projet pilote vient d'être pérennisé. Seanan Kerr, l'un de ses heureux bénéficiaires, trouve ça "presque incroyable" qu'un programme aussi "radical" puisse exister, dit-il à l'AFP dans son atelier rempli de livres et de croquis dans un entrepôt de Dublin. Ce revenu de base permet à l'Irlande de "se distinguer par son soutien aux artistes", estime le ministre de la Culture, Patrick O'Donovan, et de reconnaître le "rôle important joué par les arts dans la société", ajoute le gouvernement. Le dispositif suscite l'intérêt de pays comme l'Allemagne ou la Finlande. D'autant que l'Irlande connaît, depuis quelques années, une effervescence culturelle dans la littérature ou le cinéma, avec des acteurs comme Cillian Murphy et Jessie Buckley, récemment oscarisés, ou le succès d'autrices comme Sally Rooney. Selon le ministère, les bénéficiaires de ce revenu, plus élevé que l'allocation chômage moyenne, ont vu leur productivité augmenter et leur niveau d'anxiété se réduire. Environ 18 millions d'euros ont été alloués pour financer à partir de septembre 2.000 nouveaux artistes, qui seront tirés au sort parmi les candidats remplissant les critères - dont le fait d'avoir une activité artistique professionnelle en Irlande. Ce revenu favorise "un état d'esprit de créativité pure et totale", souligne Seanan Kerr, 45 ans, tout en apportant une reconnaissance au statut d'artiste. Il leur permet aussi de retrouver une forme de "décence" - comme le fait de pouvoir se payer un café ou s'acheter des vêtements. Précaire Dans un atelier voisin, Kieran Guckian, peintre paysagiste de 42 ans, s'enthousiasme de pouvoir candidater. "Tout le monde fait des petits boulots à côté (...) donc ce revenu me permettrait de libérer du temps" pour créer, souligne-t-il au milieu de ses toiles. Beaucoup saluent le dispositif comme une mesure qui a transformé leur vie, mais d'autres s'inquiètent de sa durée limitée, comme Caelainn Hogan, autrice de 37 ans. Celle-ci a appris qu'elle était enceinte alors qu'elle bénéficiait de ce revenu. Elle a reçu son dernier versement en février, et retentera sa chance au tirage au sort, comme plus de 10.000 autres candidats attendus. "J'élève un enfant et je veux continuer à créer. Mais même si j'avais encore de la chance, cela ne durerait que trois ans. C'est précaire, ce n'est pas un soutien durable", souligne-t-elle. Elle regrette aussi un système à deux vitesses entre ceux tirés au sort et ceux laissés sur le carreau. Dans une ville où les loyers sont parmi les plus élevés d'Europe, Caelainn Hogan déplore aussi que les responsables politiques "se vantent de soutenir les artistes", sans résoudre la crise du logement. En l'absence de renouvellement, elle craint de devoir renoncer à son bureau dans un atelier de Dublin, qui est "l'un des rares espaces encore abordables" pour les artistes. Retombées sociales Day Magee, artiste visuel de 33 ans, va lui quitter son studio pour emménager chez un ami. La "stabilité" offerte par ce revenu lui a notamment permis de monter sa première exposition. Selon des données officielles, les artistes ont trois fois plus de risques de vivre dans la précarité que le reste de la population, souligne Carla Rogers, de l'organisation National Campaign for the Arts (NCFA). "Vous pouvez participer à une série de représentations à succès dans le West End puis rentrer dormir sur un canapé", déclare-t-elle à l'AFP. Son organisation espère que ce revenu pourra un jour bénéficier à tous les artistes éligibles, citant une étude du gouvernement qui estime que chaque euro investi dans le dispositif permet de générer environ 1,39 euro. "C'est un investissement qui a des retombées sociales" et nourrit "la culture, le tourisme et le vivre-ensemble", ajoute-t-elle. Le ministre Patrick O'Donovan a laissé entendre que le dispositif pourrait être étendu à terme, mais pas dans l'immédiat.

03.04.2026 à 09:59

Bompard (LFI) assure que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle" lors de sa garde à vue

FRANCE24

Rima Hassan avait été placée en garde à vue pour des accusations d'"apologie du terrorisme" puis ressortie libre en fin de soirée. Le parquet avait affirmé avoir retrouvé dans ses effets personnels des "matières s'apparentant d'une part à du CBD", une substance légale tirée du cannabis, "et d'autre part à de la 3MMC", une drogue de synthèse. "C'est absolument faux", a affirmé Manuel Bompard sur Sud Radio. "Le fait qu'il y ait des fuites policières sur la base d'informations mensongères, qui sont ensuite utilisées dans les médias pour salir une personne sans qu'elle puisse répondre, est une violation du secret de l'enquête, une violation de la présomption d'innocence", a-t-il ajouté. Manuel Bompard a estimé que l'eurodéputée franco-palestinienne "fait l'objet d'une persécution judiciaire". Il a demandé à Gérald Darmanin, ministre de la Justice, et Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, des "enquêtes administratives" sur les fuites d'informations durant la garde à vue de Rima Hassan. Il a aussi dit vouloir saisir le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, afin que les médias ayant relayé ces "fausses informations" soient sanctionnés. Le responsable insoumis s'exprimait avant l'annonce que l'eurodéputée est de nouveau convoquée ce vendredi au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente de celle pour laquelle elle avait été placée en garde à vue jeudi, selon une source proche du dossier à l'AFP. Rima Hassan avait elle affirmé que seule la présence de CBD avait été constatée, ce qui est "parfaitement légal". Elle a prévu de tenir une conférence de presse avec son avocat vendredi après-midi. Le parquet avait prévenu que sa possession de drogues supposée ferait l'objet d'une "procédure distincte". Rima Hassan était convoquée jeudi pour une publication le 26 mars 2026 sur son compte X, qui faisait référence à Kōzō Okamoto. Ce dernier est le seul survivant parmi les trois auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à l'aéroport israélien de Lod-Tel Aviv, qui avait fait 26 morts, dont un Canadien, huit Israéliens et 17 citoyens américains de Porto Rico. Le tweet de Rima Hassan reprenait des propos qui lui sont attribués: "Kozo Okamoto: J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir". Elle sera jugée dans ce dossier le 7 juillet. Rima Hassan est mise en cause dans six autres procédures, que le parquet ne souhaite pas commenter car elles sont "toujours en cours".

03.04.2026 à 09:51

Nuñez annonce un nouveau projet de loi contre le séparatisme

FRANCE24

"On a fermé énormément de structures associatives qui étaient dans le séparatisme islamiste, on a fermé aussi des lieux de culte, on continue à le faire, il y a énormément de contrôles d'accueils collectifs de mineurs (... ) mais il y a un certain nombre de structures que l'on ne peut pas atteindre", a expliqué le ministre sur RMC-BFMTV. M. Nuñez a estimé qu'il y a "un sujet sur le contrôle de l'accueil collectif des mineurs. Il faut qu'on puisse tous les contrôler, ce n'est pas le cas aujourd'hui". "On a aussi un sujet sur les publications pour les plus jeunes", a-t-il poursuivi. "On voudrait pouvoir plus généralement interdire des ouvrages qui comportent des propos qui sont des appels à la haine, à la violence ou discriminatoires", selon lui. La loi sur les principes et valeurs de la République avait été adoptée en juillet 2021, avec une batterie de mesures sur la neutralité du service public, la lutte contre la haine en ligne, la protection des fonctionnaires et des enseignants, l'encadrement de l'instruction en famille, le contrôle renforcé des associations, une meilleure transparence des cultes et de leur financement, ou encore la lutte contre les certificats de virginité, la polygamie ou les mariages forcés. Le nouveau projet de loi a été déposé au Conseil d'État, a précisé le ministre. Interrogé sur son calendrier législatif, M. Nuñez a répondu: "on verra à quel moment on l'inscrit, en tout cas, on le dépose et on continue à travailler sur ce sujet". "Dans le même temps, on n'est pas les bras ballants, on a des textes juridiques qui nous permettent d'agir", a-t-il ajouté. Le 12 mars, M. Nuñez avait prononcé un discours à la Grande mosquée de Paris dans lequel il s'opposait à une interdiction du voile chez les mineures. Ces propos ont récemment refait surface sur les réseaux sociaux. "J'ai tenu un discours (...) d'une grande fermeté pour rappeler comme je le fais à chaque fois que (...) je suis intraitable sur le séparatisme, l'entrisme islamiste", a-t-il insisté vendredi. "Dans ce cadre là j'ai parlé de mesures qui visent à éviter toute forme de stigmatisation". "Est-ce que très honnêtement, voir des petites filles de six-sept ans voilées sur l'espace public me choque? Evidemment oui", a-t-il poursuivi. "Est-ce que c'est un problème ? Oui évidemment", a ajouté le ministre, qui a estimé n'avoir "de leçon à recevoir de personne sur (son) engagement" en matière de lutte contre l'entrisme et le séparatisme. Il a rappelé que dans le "même temps", il avait en effet présenté son projet de loi pour renforcer la loi de 2021, ainsi que "l'interdiction du rassemblement des musulmans de France". La préfecture de police de Paris a interdit par arrêté, jeudi, la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), qui devait se tenir au Bourget (Seine-Saint-Denis) du 3 au 6 avril, notamment en raison du risque terroriste à l'égard de la communauté musulmane.

03.04.2026 à 09:49

En Hongrie, la vague citoyenne de Tisza "déferle" à l'approche des élections

FRANCE24

Scène inimaginable il y a encore quelques mois dans cette ville de 6.000 habitants où le Fidesz, la formation du Premier ministre nationaliste règne sans partage depuis 16 ans, des militants du parti de l'opposition Tisza tiennent des stands. "Tisza déferle", lance un cycliste en passant devant eux, dans un jeu de mot avec la rivière du même nom qui parcourt le pays du nord au sud. Krisztina Menczel confie que c'est la première fois qu'elle s'engage en politique, et qu'elle a été séduite par le charisme et les arguments de Peter Magyar, qui a ressuscité le mouvement en 2024 et venu en août à Jaszfenyszaru, dans le cadre d'une tournée nationale. Depuis, cette esthéticienne de 41 ans passe trois heures par jour à diffuser son programme, tout en gérant les réseaux sociaux localement. "Ces stands ont un gros impact, même ceux qui n'oseraient jamais dévoiler leurs préférences politiques acceptent de nous parler", dit-elle. Homme du sérail, Peter Magyar, 45 ans, a pris les rênes de l'opposition après avoir critiqué début 2024 le système Orban, dans le sillage d'un scandale retentissant de grâce accordée dans une affaire de pédocriminalité. Depuis il n'a de cesse de dénoncer la corruption du pouvoir et l'abandon des services publics. Ce scandale a constitué un "point de bascule" pour les Hongrois déjà mécontents de la situation économique, beaucoup "ont compris qu'ils en avaient assez du système Orban", selon Zoltan Lakner, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Jelen. Alors que le Fidesz a recouvert le pays de panneaux de campagne géants, Tisza demande à ses sympathisants d’accrocher des affiches sur leur maison et les devantures des magasins. Et au lieu de créer des permanences traditionnelles, Peter Magyar s'appuie sur un maillage associatif, baptisés "îlots Tisza" chargés d'animer sa campagne. "Révolution des entrepreneurs" Une stratégie qui produit ses fruits y compris au cœur même de la base électorale rurale, âgée et peu diplômée de Viktor Orban. Avec ses 4.000 "îlots Tisza", l'opposition irrigue des terres que l'opposition avait abandonnées. Ils ont d'abord organisé des événements communautaires locaux - collectes caritatives, barbecues, débats politiques afin de recréer du lien - avant de passer à une campagne à plein temps. La clé du succès de ces événements a été l'implication des patrons de petites et moyennes entreprises, selon M. Lakner, qui décrit le mouvement comme une "révolution des entrepreneurs". Car ils "sont l'ossature de ces associations". Ils ont mis leur savoir-faire au service du projet dans une démarche "pragmatique avant d'être idéologique", dans le but surtout de "retrouver un pays qui fonctionne", selon lui. C'est dans ce vivier de professionnels respectés localement que les candidats de Tisza aux législatives ont été choisis lors d'une primaire organisée en novembre. "Cela leur confère de la crédibilité, compte tenu du profond désenchantement vis-à-vis des politiciens de carrière", déclare à l'AFP Bulcsu Zsiga, chercheur au centre de réflexion Center for Fair Political Analysis, établissant un parallèle avec le processus de recrutement du mouvement En Marche du président français Emmanuel Macron. Mais leur inexpérience politique comporte un "danger" que Tisza "cherche clairement à atténuer", prévient l'expert, citant l'attitude très critiquée du parti consistant à restreindre l'accès des médias à ses candidats. Dans la campagne hongroise, le militantisme peut se payer au prix fort. Krisztina Menczel en a fait les frais: une proche parente du député Fidesz local a cessé de fréquenter son salon depuis qu'elle milite. Une commerçante, Eszter Somfai, a vu son adresse diffusée en ligne après la fuite en novembre d'une base de données interne au parti, qui a touché quelque 200.000 sympathisants. "Mais nous n'allons pas nous laisser intimider", dit Krisztina Menczel à l'AFP, ajoutant avoir "le sentiment qu'ici, les gens s'ouvrent de plus en plus. Si tout se déroule équitablement, alors nous serons victorieux."

03.04.2026 à 09:37

Birmanie: Min Aung Hlaing, du coup d'Etat à la présidence

FRANCE24

Après avoir passé près d'un demi-siècle dans les rangs de l'armée, "MAH", 69 ans, a été désigné vendredi par le Parlement pour endosser le costume civil de président de la Birmanie et de ses 50 millions d'habitants. Le petit officier à lunettes était devenu commandant en chef des forces armées en 2011, au moment même où la Birmanie rompait avec son histoire de régime militaire autoritaire pour entamer une expérience démocratique. Le pays d'Asie du Sud-Est est déchiré depuis par une guerre civile, des militants pro‑démocratie ayant pris les armes contre la junte, aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central. Le Parlement avait entamé lundi le processus de sélection du président, après la victoire sans opposition des partis pro‑militaires en début d'année à l'issue d'élections législatives organisées par la junte. En vertu de la Constitution, "MAH" a dû abandonner ses fonctions militaires pour devenir président. Un ancien espion, surnommé les "yeux et les oreilles" de Min Aung Hlaing, l'a remplacé au poste de commandant en chef des forces armées, ce qui lui permettra de continuer à tirer les ficelles en coulisses. Couvert de ses nombreuses décorations militaires et civiles, le chef de la junte a présidé la semaine dernière les célébrations de la journée annuelle des forces armées du pays. Le gouvernement a été "légitimement élu par le peuple", a-t-il déclaré, avant d'annoncer que l'armée le soutiendrait "dans le but de renforcer et de pérenniser le système de démocratie multipartite". Mais les élections législatives de décembre et janvier ont été dénoncées par la communauté internationale et les défenseurs des droits humains comme une manoeuvre destinée à transférer le pouvoir de l'armée à elle-même, sous un déguisement civil. Répression Min Aung Hlaing appartient au groupe ethnique dawei. Il a passé son enfance dans le centre du pays, où son père dirigeait le département des arts d'un institut de formation des enseignants. Il a étudié le droit à l'université avant de s'inscrire à l'école de formation des officiers. Il a gravi les échelons et dirigé une campagne de répression contre une insurrection de rebelles issus de minorités ethniques. Son prédécesseur, Than Shwe, a dirigé la Birmanie pendant près de deux décennies. Min Aung Hlaing a lui été placé sous commandement civil entre 2011 et 2021, même si l'armée continuait alors de jouer un rôle clé en politique. Bien avant le coup d'Etat, Min Aung Hlaing était déjà persona non grata dans de nombreux pays pour avoir dirigé en 2017 une répression contre la minorité ethnique rohingya, qui a poussé 750.000 personnes à fuir vers le Bangladesh. Il a été banni de Facebook pour avoir attisé des discours de haine et la procureure en chef de la Cour pénale internationale réclame son arrestation pour crimes contre l'humanité. Le général devenu président nie toute accusation de violations des droits humains.

03.04.2026 à 09:36

En Birmanie, le chef de la junte Min Aung Hlaing devient président

FRANCE 24

Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a été élu président vendredi par le Parlement. Après avoir pris le pouvoir par la force il y a cinq ans, il pourra continuer à diriger la Birmanie.

03.04.2026 à 09:21

Entre fascination et flops: comment l'IA chamboule les agences publicitaires

FRANCE24

Cette technologie a changé "la manière de concevoir des maquettes" d'idées de campagnes pour les clients, explique à l'AFP David Raichman, directeur de la création et spécialiste de l'IA chez Ogilvy à Paris. Il y a eu "une transformation profonde des collaborateurs qui ont tous adopté ces outils à tous les niveaux", poursuit-il. Ogilvy a notamment conçu des campagnes à base d'IA pour la marque de yaourts La Laitière de Nestlé et pour le musée d'histoire naturelle d'Abou Dhabi. Des géants comme Heinz, Nutella et H&M ont aussi lancé des publicités, souvent humoristiques, faites avec de l'IA, le secteur oscillant entre fascination pour cette nouvelle technologie et craintes pour l'emploi. Selon le cabinet Forrester, c'est 15% des emplois dans les agences de publicité qui pourraient disparaître au plan mondial en 2026 à cause de l'automatisation et de l'IA. Toutes les grandes agences de publicité comme WPP, Omnicom, Publicis, Havas mais aussi les géants de la tech à l'image de Google, Amazon et Meta ont ainsi déployé ces dernières années des plateformes et outils d'IA pour produire et accélérer la création de campagnes publicitaires. "Partenaire de jeu" "On a souvent cette perception d'une IA qui permettrait d'appuyer sur un bouton et de sortir une campagne de publicité mais en vérité, c'est beaucoup plus complexe que ça", souligne auprès de l'AFP François d'Estais, directeur associé chez Havas Paris qui travaille avec des clients comme KFC, Veolia et Cdiscount. Pour lui, il s'agit avant tout "d'un formidable partenaire de jeu créatif mais pas d'une fin en soi". D'autant que "ces IA ne font que reproduire l'existant, or la créativité c'est précisément savoir comment on rapproche deux idées de façon complètement inattendue pour sortir des sentiers battus", ajoute-t-il. Les petites et moyennes agences en sont aussi friandes pour monter des campagnes en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, car l'IA leur permet "de jouer dans la cour des grands" malgré leurs moyens limités, détaille Arthur Millet, directeur général d'Alliance Digitale, association professionnelle d'acteurs du marketing numérique. L'intelligence artificielle générative permet surtout d'accélérer la phase de préparation des campagnes. Elle a "cette capacité à raisonner, à analyser et à s'adapter à des contraintes et des briefs qui sont différents d'une campagne publicitaire à l'autre", résume à l'AFP Raphaël Ambit, directeur général d'Epicflare, agence de conseil en IA. Au niveau créatif, l'IA permet de générer "un grand nombre de variantes à moindre coût avec un temps d'exécution extrêmement court, afin de tester de plus en plus de créations pour différentes cohortes de consommateurs et gagner énormément en efficacité", ajoute-t-il. Flops et "slop" M. Ambit, qui est aussi directeur des technologies d'Alliance Digitale, reconnaît tout de même que la génération d'images et de vidéos par IA peut se révéler insuffisante en termes de qualité. En témoigne les publicités de Noël à base d'IA de Coca-Cola et McDonald's, vivement critiquées et qualifiées de "slop" IA ("bouillie" en français) par les internautes pour leurs incohérences visuelles. L'enseigne aux deux arches dorées allant jusqu'à retirer sa publicité aux Pays-Bas en décembre. Des marques de luxe comme Guess et Gucci se sont aussi retrouvées dans la tourmente pour avoir diffusé des images de mannequins générées par IA. Il y a un "rejet assez profond de la représentation d'humains par l'intelligence artificielle", note David Raichman. Ce contexte exige que l'utilisation de l'IA soit faite avec "parcimonie" pour ce professionnel. "Ca ne peut plus être un gadget (...) On sait qu'il y a un coût écologique et un coût du point de vue de la gestion des humains et des talents", relève-t-il.

03.04.2026 à 09:11

Pédocriminalité dans l'Église: l'inquiétude des victimes face au nouveau dispositif d'accompagnement

FRANCE24

"Ce qui a été annoncé sera une nouvelle violence pour les personnes victimes" et marque "un profond recul", affirment plusieurs collectifs, jeudi, dans une tribune publiée par La Croix, une semaine après que la Conférence des évêques de France (CEF) a voté à Lourdes un dispositif appelé "Renaître" pour accompagner les victimes mineures de violences sexuelles au sein de l’Église. Ce dispositif prendra la suite de l'Inirr, l'instance nationale indépendante de réparation créée en 2021 comme une réponse de crise aux révélations sur la pédocriminalité dans l’Église, et qui cèdera la place à un dispositif pérenne en septembre. Dans la nouvelle architecture, les victimes saisiront des cellules d'écoute dans les diocèses, qui les orienteront ensuite, pour les démarches restauratives, vers un réseau local d'accompagnants constitués en organisme national indépendant. Le poids des structures diocésaines inquiète les collectifs, qui rappellent que certaines victimes sont aujourd'hui incapables de pousser la porte d'une église, et ont coupé tout lien avec l'institution. "Comment demander à des personnes de faire confiance à un système qui reste, en partie, juge et partie?" s'interroge le collectif tourangeau Voix libérées. Accompagner le parcours de réparation nécessite des compétences "que la majorité des diocèses ne pourront pas réunir", ajoute la tribune dans La Croix. D'où, pour certains, un risque d'inégalité de traitement entre les diocèses. Tentant de désarmer ces objections, l'épiscopat souligne que les groupes d'accompagnants seront coordonnés par une instance indépendante, et il vante une proximité du terrain permettant d'aider les victimes en présentiel et non pas en visio. L’Église assure aussi qu'une possibilité de dépaysement existe, une personne ne souhaitant pas s'adresser à son église pouvant saisir directement l'instance nationale. "Charité" Un autre point d'inquiétude des collectifs concerne l'indemnisation financière, dont la demande devra être faite "explicitement" par la victime au terme de son parcours. "Le versement d’une somme d’argent doit être considéré comme un acte obligatoire pour valider la reconnaissance; sans reconnaissance, il ne peut y avoir de réparation", affirme le collectif Ampaseo qui rassemble des victimes de l'ouest de la France. Du côté de la CEF, on souligne que les diocèses devront obligatoirement cotiser au fonds d’indemnisation des victimes. La colère des collectifs va jusqu'au nom retenu, certains voyant en "Renaître" un mot "dangereux", d'autres "une forme d'affront", d'autres encore raillant "un coup de baguette magique" censé effacer les conséquences des violences. L'annonce du dispositif, le 26 mars, "a été reçue comme un choc, provoquant stupeur et incompréhension", résume Ampaseo, selon qui "la priorité semble être la sauvegarde de l’Église plutôt que celle des victimes" à l'heure où "le fonctionnement en vase clos perdure". Les victimes regrettent enfin de ne pas avoir été consultées dans la mise en place de ce dispositif. "Ne sont-elles plus dignes d'être entendues?" s'interroge Foi et résilience dans un message aux évêques que l'AFP a pu consulter. La déception est frappante, un an exactement après un grand colloque à Lourdes où 300 personnes, victimes et ecclésiastiques, avaient discuté de la lutte contre les violences sexuelles dans un climat apaisé. Pour Foi et résilience, abandonner l'indépendance de l'Inirr au profit des cellules d’accueil et d’écoute "va conduire inexorablement à une injustice majeure". L'Inirr avait été créée après le rapport de la Ciase en octobre 2021, qui estimait à 330.000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles dans l’Église depuis 1950. L'instance, qui a reçu 1.789 demandes en quatre ans, acceptera les dossiers jusqu'au 31 août. Ce qui inspire à une victime un conseil désabusé: "s'il y a un message à faire passer, c'est d'aller à l'Inirr avant le 31 août". Face à ces questionnements, une visioconférence est prévue entre collectifs et responsables de la CEF le 7 avril.

03.04.2026 à 09:05

Après les municipales, le RN à l'assaut des agglos

FRANCE24

La volte-face est aussi silencieuse que spectaculaire. Mi-janvier encore, le Rassemblement national défendait la suppression des "intercos" et se félicitait d'avoir fait passer à l'Assemblée un coup de rabot de 5 milliards d'euros dans le "millefeuille territorial" - une victoire surprise vite effacée par le 49.3 budgétaire. Deux mois plus tard, avec 70 maires et 3.000 conseillers municipaux fraichement élus, le millefeuille est soudain plus appétissant. Surtout là où il semble à portée de main. À commencer par Perpignan, où Louis Aliot vise la tête de la "métropole" occitane, 380 millions d'euros de budget pour gérer l'eau, les déchets, les transports ou encore l'urbanisme de 37 communes. De l'argent, du pouvoir, et surtout un nouveau gage potentiel de la dédiabolisation du RN. Mais les jeux ne sont pas faits: en position de force, l'édile réélu a tout de même besoin de dix voix pour faire pencher la balance. Afin de convaincre ses homologues, il joue la carte du bon voisinage: "Ça fait six ans qu'on travaille ensemble. On peut avoir un contrat de gestion qui ne doit rien aux partis politiques". Loin de Paris, le vice-président du parti à la flamme se pose avant tout en baron local. Certains suivent son exemple, comme le nouveau maire d'Agde, Aurélien Lopez-Ligori, qui montre patte blanche dans les médias héraultais. "Quand on rentre dans le conseil d'agglomération, l'étiquette, on la laisse au vestiaire", clame le jeune impétrant, qui ne se cache pas de "faire le tour" des élus de son agglo avant l'élection prévue le 7 avril. En promettant au passage de revoir la "gouvernance" de l'institution, et de redistribuer quelques postes de vice-présidents au profit des plus petites communes car, dit-il, "les villes-centres ont pris trop de place". Plafond en agglo D'autres utilisent l'argument inverse, comme à Castres où Florian Azéma "verrai(t) d'un mauvais œil que la ville-centre soit marginalisée" et estime que "la présidence de l'agglo devrait (lui) revenir", en dépit d'un rapport de forces nettement défavorable en amont du vote prévu le 20 avril. Rien n'est dû, encore moins acquis, comme l'a amèrement constaté Hervé de Lépinau à Carpentras. Mis en minorité mardi par les élus des villages alentours, le nouveau maire de la sous-préfecture du Vaucluse a dénoncé des "copinages et arrangements politiciens", menaçant même de quitter la communauté de communes - plus facile à dire qu'à faire. Le même sort attend sans doute Christophe Barthès à Carcassonne, où la majorité intercommunale devrait rester à gauche, et le RN exclu des postes à responsabilités malgré sa victoire dans la cité aux remparts. Preuve que le plafond de verre existe aussi en agglo. C'est d'ailleurs ce qui s'est produit jeudi dans le Pas-de-Calais, autour d'Hénin-Beaumont où le parti de Marine Le Pen a pourtant renforcé ses positions: aucune vice-présidence pour le RN, "c'est la logique majoritaire en démocratie", a justifié le président socialiste de l'agglomération, Christophe Pilch. Au contraire, "c'est insulter la démocratie", s'est indigné le mariniste Steeve Briois, obligé de prendre son mal en patience: "La prochaine fois, il n'y aura pas de problème (car) nous serons majoritaires". En fin de compte, la meilleure chance de succès pour l'extrême droite pourrait à nouveau venir de l'allié Éric Ciotti, en passe de décrocher la métropole de Nice le 10 avril avec l'apport d'une partie de la droite locale. Sûr de son fait, le nouveau maire de la cinquième ville de France se met déjà en scène sur ses réseaux sociaux, annonçant la fermeture prochaine des bureaux de l'institution "dans les beaux quartiers" de Paris. La méthode inspire sa voisine Alexandra Masson, qui tente de grapiller des voix pour s'adjuger le 8 avril l'agglo de Menton. Mais le plus sûr consiste à bétonner un "pacte de gouvernance", à l'instar de David Rachline à Fréjus, qui devrait reconduire vendredi son accord avec l'élu LR de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier. gbh-ap-zl-fcc/hr/abl

03.04.2026 à 09:02

Lyon se qualifie pour le dernier carré de la Ligue des championnes

L'Equipe TV

Les Lyonnaises ont renversé Wolfsburg en inscrivant trois buts en prolongation (4-0). Elles affronteront Arsenal en demi-finale de Ligue des championnes.

03.04.2026 à 08:37

L'Espagne perd le sable de ses plages, les villes du littoral se réinventent

FRANCE24

Au nord de Barcelone, la situation est particulièrement critique sur la ligne ferroviaire reliant la capitale catalane à Mataró, qui longe la mer et où l'espace entre les trains et les vagues s'amenuise chaque hiver. À Montgat, la plage a pratiquement disparu et les tempêtes mettent à nu des rochers autrefois enfouis sous de larges et longs bancs de sable. Sur le petit bout de plage qui subsiste, Bruno Cambre, 37 ans, pêche presque tous les jours avec deux amis. "La mer a avalé tout le sable et elle a érodé les pierres. Elle a fait beaucoup de dégâts, pas qu'ici, sur toute la côte", explique-t-il à l'AFP : "Il y a quatre ou cinq ans, on allait sur ces plages et le sable s'étendait très loin, jusqu'à 500 ou 700 mètres. Maintenant, il n'en reste pas plus de 20". Il craint aussi pour les petites maisons de pêcheurs derrière lui "qui vont disparaître avec le temps". Déconstruire les promenades Au sud de Barcelone aussi, coincées entre une mer toujours plus déchaînée et un front de mer saturé de vastes promenades et d'immeubles, les plages rétrécissent à un rythme inquiétant en hiver, comme à Calafell par exemple. "Nous allons commencer à perdre des plages dans les dix prochaines années", a mis en garde Greenpeace Espagne en 2024 dans son rapport "La côte espagnole en danger". Continuer à déverser sur la plage des tonnes de sable que l'hiver emportera et remplacer les dalles de la promenade du bord de mer pour préparer l'arrivée des estivants est "très coûteux et très peu efficace", confie à l'AFP Carla García Lozano, professeure de géographie physique à l'université de Gérone. Depuis six ans, elle supervise la régénération des plages de Calafell, une ville de 30.000 habitants qui vit essentiellement du tourisme. "Pendant les périodes de tempêtes hivernales, les plages s'érodent et, pendant les périodes de beau temps, quand il y a moins de tempêtes, souvent au printemps et en été, surtout en été, elles se régénèrent de manière naturelle" mais cette "régénération n'a lieu que dans les espaces qui sont très naturels", explique Carla García Lozano. Calafell a donc commencé à expérimenter des solutions alternatives pour que les plages redeviennent ces espaces naturels : déconstruire 800 mètres carrés de promenade maritime, supprimer deux jetées, installer des barrières de roseaux le long de la plage pour retenir le sable et créer des dunes, déplacer le sable des zones où il est excédentaire vers celles où il manque et utiliser des drones pour observer l'évolution des bancs de sable. "Dans une zone de 4.500 mètres carrés, on a gagné 1.000 mètres cubes de sable", une "quantité significative", souligne Carla García Lozano. "En moyenne, cela représente 25 centimètres de hauteur mais, dans certaines zones, on atteint un mètre et demi". Patrimoine historique D'autres localités littorales voisines font des choses similaires et suppriment des parkings au pied de la plage, des jetées ou des buvettes. La démolition d'une partie de la promenade du bord de mer a eu de bons résultats, reconnaît auprès de l'AFP l'adjoint à l'Environnement de Calafell, Aron Marcos Fernández, assurant que la municipalité envisage même d'en détruire une autre partie. Mais, de manière générale, le conseiller municipal plaide pour trouver un équilibre entre la renaturalisation et les usages touristiques de la plage : "Nous devons comprendre quel rôle social joue la plage dans la commune". À Sitges, une célèbre station balnéaire également située au sud de Barcelone, les autorités locales ont choisi de rétablir les dunes mais pas question de supprimer une partie de la promenade. "Nous avons une promenade centenaire et c’est une promenade où la population a énormément d'activités", déclare à l’AFP sa maire, Aurora Carbonell : "Cela fait partie de l'histoire de Sitges". Pour l'Espagne, les solutions à rechercher ne sont pas seulement d'ordre environnemental : elle accueille chaque année près de 100 millions de touristes cherchant soleil et sable, ce qui constitue une manne égale à 12,6% du PIB - plus de 200 milliards d’euros par an -, avec 2,7 millions d'emplois à la clé.

03.04.2026 à 08:31

Sous la terre polonaise, un trésor: cuivre et argent pour alimenter la révolution technologique

FRANCE24

"Ce sont les métaux du futur, indispensables pour des équipements électroniques, des voitures électriques, ou des installations d'énergies renouvelables ", explique à l'AFP Ariel Wojciuszkiewicz, géologue à la mine de Polkowice‑Sieroszowice, dans l'ouest du pays. La demande mondiale progresse rapidement, stimulée par l'intelligence artificielle et les besoins croissants de la défense, en particulier pour "l'or rouge". " Le cuivre est appelé baromètre du développement des économies mondiales ", ajoute M. Wojciuszkiewicz, casque sur la tête et appareil respiratoire de secours accroché à l'épaule. La mine de Polkowice‑Sieroszowice fait partie des trois sites exploités par KGHM, géant polonais des métaux, propriétaire aussi de fonderies locales et d'entreprises sur le continent américain. Deuxième producteur mondial d'argent, le groupe fournit également entre 40% et 50% du cuivre européen. L'an dernier, il s'est placé en huitième position mondiale en volumes de cuivre extrait, derrière des géants comme BHP Group, Glencore Plc ou encore Rio Tinto, selon des statistiques professionnelles. Les galeries de la mine s'étendent sur des centaines de kilomètres. Au front de taille, le vacarme des engins qui broient la roche est assourdissant. La mine tourne 24 heures sur 24. Selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement de mai 2025, la demande mondiale en cuivre devrait grimper de plus de 40 % d'ici 2040. Pour y faire face, " il pourrait falloir 80 nouvelles mines et 250  milliards de dollars d'investissements d'ici 2030 ", estime l'organisation. L'Agence internationale de l'énergie prédit que 30% de la demande ne serait pas satisfaite d'ici 2035. - 1200 degrés Celsius - Dans les secteurs les plus innovants, la dépendance au cuivre est exponentielle. " Nous ne nous rendons pas compte à quel point nous sommes entourés de cuivre de tous les côtés", souligne à l'AFP Piotr Krzyzewski, vice‑président de KGHM chargé des finances. Il rappelle que dans " une voiture électrique, il y a 80 kg de cuivre, alors que dans une voiture classique il y en a 20", et qu'"une éolienne compte entre quatre et dix tonnes de cuivre par mégawatt ". Plus loin, à la fonderie de Glogow, deux ouvriers en combinaisons de protection et munis de longues lances, ouvrent d'immenses fours où est fondu le minerai. Des étincelles de métal chauffé à 1 .200 °C jaillissent. Plusieurs étapes de transformation plus tard, des plaques de cuivre pur à 99,99 %, pesant chacune plus d'une centaine de kilos, sont expédiées dans le monde entier. L'an dernier, l'ensemble du groupe KGHM a généré plus de 36  milliards de zlotys de revenus (8,4  milliards d'euros). La production de cuivre s'est élevée à 710 .000  tonnes et celle d'argent à 1. 347 tonnes, selon son rapport annuel publié fin mars. Pas moins de 50% de l'argent est utilisé dans l'industrie, principalement dans l'électronique, les panneaux solaires ou le médical, le reste principalement dans la bijouterie et comme valeur refuge et actif financier. Mais c'est le cuivre, métal devenu irremplaçable pour l'économie, qui s'impose désormais comme un enjeu mondial. " Le cuivre figure sur la liste stratégique des métaux critiques en Europe, aux États‑Unis et en Chine", rappelle M. Krzyzewski. En juillet, le président américain Donald Trump avait annoncé une taxe de 50 % sur le cuivre, avant de limiter finalement la mesure à des produits fabriqués avec ce métal. Il avait justifié sa décision par la nécessité de " défendre la sécurité nationale ". " Le cuivre est le deuxième matériau le plus utilisé par le ministère de la Défense !", avait-il tempêté. Atout majeur En 2025, le cours du cuivre, soutenu par ceux de l'or et de l'argent, a bondi de 41,7 % avant d'atteindre un record en janvier  2026 à 14. 527,50  dollars la tonne. Aujourd'hui encore, malgré les inquiétudes liées à la guerre au Moyen‑Orient et au ralentissement de l'économie mondiale, il reste supérieur à 12. 000  dollars la tonne. Dans ce contexte incertain, les sous-sols polonais apparaissent comme un atout majeur pour la souveraineté énergétique du Vieux continent. "Ce n'est donc plus la sécurité (en approvisionnements) de notre seul pays, mais la sécurité de toute l'Europe ", insiste M. Krzyzewski, ajoutant que les ressources du groupe "sont encore estimées à au moins 40 ans", sans compter les nouvelles explorations et concessions. Sous réserve des effets du réchauffement climatique: l'extraction minière consomme énormément d'eau, et la sécheresse, partout sur la planète, menace.

03.04.2026 à 08:20

La justice française refuse de remettre à la Tunisie Halima Ben Ali, cadette de l'ancien autocrate

FRANCE 24

La France ne remettra pas à la Tunisie Halima Ben Ali, selon une décision rendue mercredi par la cour d'appel de Paris. Lors des débats sur la demande d'extradition formulée par Tunis, l'avocate de la fille de l'ancien autocrate avait assuré que renvoyer sa cliente dans son pays reviendrait à une "condamnation à mort".

03.04.2026 à 08:19

Dorothée, l'idole des enfants devenus grands, sur scène après 16 ans d'absence

FRANCE24

"Tchou! Tchou! Le petit train", "Allô, allô M. l'ordinateur", "Hou! La menteuse" et d'autres chansons joyeuses ont bercé une génération d'enfants, qui ont grandi avec cette artiste devenue culte, reconnaissable aussi à sa frange blonde et son franc sourire. Preuve d'un engouement qui perdure, les deux concerts parisiens au Palais des congrès ont affiché complet en moins de dix minutes, selon son producteur historique, Jean-Luc Azoulay. Une tournée passera ensuite par Lyon, Bordeaux, Nantes et Bruxelles. A 72 ans, Dorothée a confié à l'AFP son bonheur de "retrouver les copains" - nom donné à ses fans - pour "se dire que ce n'est jamais terminé". REPONSE: "J'avais trop de pression de la part des +copains+, une pression très belle, très forte, pour que je remonte sur scène, beaucoup de courriers en ce sens, sans compter les gens dans la rue, et encore plus depuis le bel hommage que m'a rendu TF1 l'an dernier (4,4 millions de téléspectateurs, NDLR). Alors j'ai obéi, avec plaisir bien sûr! Des retrouvailles comme une évidence, pour se dire que ce n'est jamais terminé, portées par tout l'amour si émouvant que le public me témoigne depuis si longtemps. J'en tremble, rien qu'en le disant." R: "Le trac est toujours là, mais une fois sur scène, il est positif. Avant, il fait un peu peur, mais après, c'est de l'énergie, ce trac-là." R: "Je suis touchée par cette fidélité, de génération en génération. Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait sincèrement, avec tout mon cœur. Cette tournée est l'occasion de rassembler les générations +Récré A2+ et +Club Dorothée+ et les enfants et les petits-enfants des +copains+ de l'époque." R: "Il y aura bien sûr les plus grands tubes, mais aussi plein de surprises et sans doute beaucoup d'émotion. Nous serons 20 sur scène, dont neuf musiciens, les danseurs et les choristes, à Paris comme pour la tournée. Je serai rejointe aussi par ceux et celles qui m'entouraient pour le +Club Dorothée+." R: "Ça a fait mal...C'était des critiques gratuites, comme ça arrive souvent avec ce qui est simplement nouveau. L'important pour moi, c'était les réactions des téléspectateurs. La patience a fait que, maintenant, on a la belle revanche. Nicky Larson ou Dragon Ball sont devenus des films. Avec +Terre, Attention, Danger+ ou +Club Sciences+ (émissions qu'elle co-animait dans les années 90, NDLR), on faisait aussi de la pédagogie et des enfants de l'époque m'ont raconté qu'ils sont devenus scientifiques grâce au +Club Dorothée+. Aujourd'hui, de toute façon, les chaînes ont fait une croix sur les programmes jeunesse..." R: "Laissez-moi recommencer! (Rires). Les portes ne sont pas fermées, jamais. Il faut la bonne idée et je ne travaille qu'au coup de cœur." R: "Encore une fois, si une proposition me touche bien sûr, mais pas faire pour faire. Cela n'a jamais été ma façon de voir!"

03.04.2026 à 08:01

Microsoft investit 10 milliards de dollars dans des centres de données au Japon

FRANCE24

Les centres de données, très gourmands en énergie — de vastes entrepôts qui alimentent des outils d'IA allant des chatbots aux générateurs d'images — se multiplient dans le monde, et le secteur connaît une croissance particulièrement rapide en Asie. Cette annonce a été faite dans le cadre d'une rencontre à Tokyo entre le président de Microsoft, Brad Smith et la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi. Smith a déclaré dans un communiqué qu'il s'agissait d'une "réponse au besoin croissant du Japon en services cloud et en IA", alors que la quatrième économie du monde cherche à se développer dans ce secteur. Le géant américain collaborera avec les groupes japonais SoftBank et Sakura Internet pour développer les infrastructures technologiques nationales, a-t-il indiqué dans un communiqué. Cet investissement fait suite aux 2,9 milliards de dollars annoncés en 2024 pour soutenir l’offensive du pays dans l’IA. L’enveloppe dévoilée vendredi comprend également des fonds destinés à renforcer les partenariats en cybersécurité avec des agences gouvernementales japonaises, ainsi qu’à former un million d’ingénieurs en coopération avec les géants des télécoms et de la tech NTT et NEC. La ruée vers la construction de centres de données en Asie-Pacifique, en particulier en Inde et en Asie du Sud-Est, a suscité des inquiétudes quant à l’impact environnemental de ces infrastructures. Ces infrastructures ajoutent une pression accrue sur des réseaux électriques souvent dépendants des énergies fossiles, ainsi que sur les ressources locales en eau utilisées pour refroidir les serveurs. Microsoft assure s’être engagée à devenir carbone négatif, zéro déchet et "positive en eau" d’ici 2030. Mardi, l’entreprise avait annoncé son intention d’investir plus d’un milliard de dollars dans des infrastructures et opérations liées au cloud et à l’IA en Thaïlande au cours des deux prochaines années.
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