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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

18.06.2026 à 10:59

Défense: John Cockerill mise sur un blindé développé à la vitesse de l'automobile

FRANCE24

Léger, agile et disponible rapidement, Fenris a été dévoilé cette semaine à Eurosatory, un temps fort du salon mondial de défense, tout comme la présentation du Capint du franco-allemand KNDS. Ce char intermédiaire doit remplacer à horizon de 2035 le Leclerc français, en fin de cycle, en attendant le futur char franco-allemand du programme de combat terrestre MGCS, prévu pour 2045. L'annonce intervient dans un marché du blindé en pleine recomposition sous l'effet de la guerre en Ukraine alors que les armées cherchent à la fois à reconstituer leurs stocks, intégrer les retours d'expérience du conflit et à accélérer leurs cycles d'acquisition face à une menace qui évolue rapidement. Contrairement à des groupes comme KNDS, Rheinmetall ou General Dynamics Land Systems, dont les programmes s'inscrivent souvent dans des calendriers étatiques de long terme, l'entreprise privée belge John Cockerill met en avant un modèle davantage tourné vers le marché export et le développement rapide de solutions à partir de composants déjà éprouvés. Premier véhicule développé par John Cockerill défense deux ans après l'acquisition du constructeur français de véhicules militaires Arquus, Fenris "peut sortir de la fabrication dans les deux ans", assure Jean-Luc Maurange, mettant en avant une tourelle de 105 mm déjà utilisée en Ukraine montée sur d'anciens chars Leopard et une plateforme d'Arquus "qui marche déjà". Le Fenris est le seul véhicule de combat sur 6 roues capables d'emporter une tourelle de 105 mm correspondant aux normes de l'Otan. Facilement aérotransportable, y compris en Airbus A400M, Fenris peut aussi se déployer rapidement par ses propres moyens par la route pour contourner des situations de blocage tactique. - Combat mi-urbain- "C'est plutôt unique parce que des tourelles de ce calibre-là ne vont pas sur des véhicules aussi compacts et légers", souligne Jean-Luc Maurange. Il vise déjà les marchés export, estimant que Fenris correspond au "besoins qui ont été exprimés" par des pays à la recherche d'une alternative aux blindés chenillés. La Belgique est intéressée, et aussi "le Maroc et beaucoup d'autres pays des pays" qui cherchent "le milieu de gamme". "On l'a connu en Afghanistan, on l'a connu au Moyen-Orient, où vous avez une nécessité de vous déployer vite sur le terrain et d'être très mobile dans un environnement qui est en général très accidenté et où vous êtes face à du combat qui est mi-urbain", explique-t-il. "Au Mali, vous êtes face à un adversaire qui n'est pas très bien identifié" et "avez également cette nécessité-là". Développement accéléré Société privée, actif également dans le domaine de l'énergie, John Cockerill "n'a pas énormément de financement étatique pour recherche et développement", souligne le responsable. "On est plutôt dans une démarche d'écouter et d'analyser le besoin de futurs clients et par rapport à cela, on développe quelque chose qui répond au besoin". "C'est la tendance vers laquelle l'ensemble de l'industrie de défense va aller", estime-t-il. Si beaucoup de drones deviennent vite obsolètes, c'est aussi vrai, toute proportion gardée, pour les blindés. "J'ai travaillé dans l'automobile où il fallait réduire les temps de conception des véhicules pour répondre à un besoin client qui bougeait beaucoup plus vite. L'industrie de défense, en tout cas terrestre, doit répondre à ce même objectif", déclare-t-il. Un partenariat avec un industriel automobile pour "un gros drone terrestre qu'on doit être capable de produire en grande quantité, de façon simple et plus robuste" devait être annoncé à Eurosatory mais le sera finalement "plus tard", a-t-il souligné. "On n'a pas été les seuls à mener cette réflexion, mais on a été assez innovants, parce qu'on l'a mené maintenant depuis deux ans", poursuit-il. "Dans quel secteur y a-t-il aujourd'hui des sous-ensembles produits en grande quantité, à des coûts compétitifs? C'est l'industrie automobile", conclut-il.

18.06.2026 à 10:58

Protocole d'accord : "L'Iran a exigé et obtenu" que Trump signe le texte en persan

FRANCE 24

C’est en réponse à une demande de Téhéran que Donald Trump a signé le protocole d’accord mercredi soir à Versailles et que la Maison Blanche a publié la vidéo sur ses réseaux sociaux, selon notre correspondant en Iran. Les responsables iraniens tenaient particulièrement à ce que le protocole d'accord soit rédigé en anglais et en persan.

18.06.2026 à 10:43

L'Égypte face à l'addiction du "gaming"

Mathilde DELVIGNE

Dans les rues du Caire, les cafés et les espaces de “gaming” font désormais partie du paysage, particulièrement dans les quartiers populaires. Les Égyptiens passent en moyenne 1h43 par jour à jouer, dépassant toutes les autres nations. 43,5 % des joueurs mineurs en Égypte sont considérés comme dépendants. En février, l’Etat a lancé une campagne de lutte contre cette addiction. Reportage de Mathilde Delvigne.

18.06.2026 à 10:40

Législative partielle à haut risque pour Keir Starmer challengé par Andy Burnham

FRANCE24

Les bureaux de vote ont ouvert jeudi à Makerfield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, pour une élection législative qui pourrait marquer le début de la fin pour Keir Starmer : son principal rival au Labour, Andy Burnham, espère s'y faire élire député, avec l'ambition d'évincer le Premier ministre de Downing Street.

18.06.2026 à 10:37

La Bourse de Paris en petite hausse, entre accord Etat-Unis/Iran et Fed plus ferme

FRANCE24

L'indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, prenait 0,41% à 8.465,20 points vers 10H00 heure locale. La veille, le CAC 40 avait terminé sur une baisse de 0,20%, à 8.430,79 points. "À mesure que l'on s'éloigne des tensions extrêmes observées ces derniers mois, les marchés financiers semblent entrer dans une phase plus nuancée, marquée non plus seulement par la gestion du risque géopolitique mais aussi par une réévaluation progressive de l’environnement monétaire", commente Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K. Les présidents américain et iranien ont pourtant chacun signé à distance mercredi soir le protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz et, dans le cadre de futures négociations, à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions internationales. "Les investisseurs restent partagés entre cet apaisement géopolitique et le ton beaucoup plus restrictif adopté hier soir par la Réserve fédérale", souligne John Plassard, de Cité Gestion. La Fed a fait comprendre mercredi qu'elle risquait de durcir sa politique monétaire face à l'inflation, à l'opposé de ce qu'espérait Donald Trump quand il y a placé un nouveau président, Kevin Warsh. "La perspective d'une Fed plus agressive et de taux d'intérêt plus élevés pèse lourdement sur l'appétit pour le risque", et donc plafonne les gains des actions, explique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Carrefour voit rouge Dernier du CAC 40, le titre Carrefour chutait de 6,33% à 15,40 euros vers 10H00 heure de Paris en raison d'une note de JP Morgan plaçant le géant de la distribution sous "surveillance négative", d'après la presse financière. Edenred s'envole La société française de services prépayés Edenred, qui commercialise le Ticket restaurant, a indiqué à l'AFP jeudi avoir été "approchée par des fonds d'investissement", confirmant une information de La Lettre, ce qui faisait bondir l'action. A la Bourse de Paris, le titre grimpait de 14,26% à 23,623 euros vers 10H00 heure de Paris. "Il n'y a aucune certitude quant à la poursuite de leur intérêt ou l'existence d'une possible opération" de rachat, a toutefois nuancé Edenred. Forvia cède une usine L'équipementier automobile français Forvia (+1,32% à 9,95 euros), en difficulté depuis plusieurs années, a annoncé jeudi la signature d'un accord avec la filiale européenne du groupe américain de défense General Dynamics pour lui céder son site d'Augsbourg, en Allemagne, dont l'activité sera transformée.

18.06.2026 à 10:35

Moscou frappée par une vaste attaque ukrainienne, une importante raffinerie touchée

FRANCE24

Plusieurs projectiles ont touché une importante raffinerie moscovite lors de cette "attaque de grande envergure", a affirmé le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, sans préciser l'étendue des dégâts. L'attaque sur cette raffinerie est une "réponse pleinement justifiée aux attaques russes contre nos villes et nos communautés", a déclaré sur les réseaux sociaux le président ukrainien Volodymyr Zelensky. De grands panaches de fumée noire s'échappaient jeudi matin de ce site de la société russe Gazpromneft situé dans le quartier de Kapotnia, dans le sud-est de Moscou, selon un journaliste de l'AFP sur place. Des éléments en flammes au sein de l'usine étaient également visibles vers 07H40 GMT, toujours selon un journaliste de l'AFP, tandis que résonnaient les sirènes des véhicules de secours et qu'une odeur âcre et désagréable flottait dans l'air. Cette raffinerie assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports, selon des informations disponibles sur son site officiel. Mardi, elle avait déjà été visée par une vaste attaque de drones ukrainiens. L'attaque survient au moment où le président russe Vladimir Poutine accueille depuis mercredi soir des dirigeants asiatiques pour un sommet de deux jours Russie-Asean à Kazan, à environ 700 kilomètres à l'est de la capitale. Jeudi matin, lors d'un discours pendant la séance plénière de ce sommet, le dirigeant russe n'a pas évoqué l'attaque contre Moscou. Ces derniers mois, Kiev a intensifié ses frappes de drones contre la Russie, visant notamment les raffineries de pétrole, alors que les négociations diplomatiques pour essayer de mettre fin au conflit qui dure depuis plus de quatre ans restent dans l'impasse. L'Ukraine est pour sa part visée quasi-quotidiennement par des bombardements russes: dans la nuit de mercredi à jeudi, sept missiles et 239 drones ont attaqué son territoire, selon l'armée de l'air ukrainienne. Aéroports perturbés Le fonctionnement des principaux aéroports de la capitale russe (Vnoukovo, Chérémétievo, Joukovski, Domodédiovo) a été suspendu pendant plusieurs heures avant de reprendre progressivement, selon des mises à jour de l'agence russe de l'aviation civile. L'aéroport de Chérémétievo a annoncé qu'il avait procédé à des évacuations de passagers vers "des lieux sécurisés" et restreint les vols durant les tirs. Dans la région de Moscou, l'attaque de drones a touché un immeuble résidentiel et des débris de drones ont déclenché un incendie dans un centre commercial, selon le gouverneur régional, Andreï Vorobiov. Les défenses aériennes russes ont abattu 180 drones qui s'approchaient de Moscou, a déclaré M. Sobianine, tandis que le ministère russe de la Défense a indiqué avoir intercepté plus de 500 drones ukrainiens durant la nuit. Il s'agit de la plus importante attaque contre Moscou depuis au moins deux ans, a rapporté l'agence de presse officielle russe TASS. La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine avec des drones et des missiles, plus de quatre ans après le début du conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. L'attaque ukrainienne a eu lieu quelques heures avant un sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) à Kazan. La Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Malaisie et Singapour ont dépêché leurs Premiers ministres, tandis que les Philippines ont envoyé leur président, Ferdinand Marcos. En état de guerre, l'économie russe est confrontée à une forte inflation, à une pénurie de main-d'oeuvre et à des coûts d'emprunt élevés. L'avancée des forces russes sur le front ukrainien a ralenti cette année, tandis que Kiev a multiplié les attaques sur le sol russe. Lors d'un sommet du G7 en France en début de semaine, le président américain Donald Trump a déclaré que Moscou devrait "conclure un accord" pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Les Etats-Unis et des pays européens du G7 vont produire "sous licence" en Ukraine des missiles de longue portée et des systèmes de défense antiaérienne, ont annoncé mercredi une source diplomatique puis le chancelier allemand Friedrich Merz au sommet du G7 à Evian. Vladimir Poutine a refusé à plusieurs reprises les propositions de pourparlers en face à face avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

18.06.2026 à 10:28

Mondial 2026 : Mbappé fait taire les critiques ?

Raphael KAHANE

Auteur de 2 des 3 buts de l'équipe de France pour sa victoire face au Sénégal à l'entame de la Coupe du Monde, Kylian Mbappé fait taire les critiques.

18.06.2026 à 10:23

Présidentielle en Colombie: salut militaire et K-pop s'invitent dans la campagne

FRANCE24

Le candidat de droite dure Abelardo de la Espriella fait appel au patriotisme et à l'institution militaire dans un pays marqué par plus de six décennies de conflit armé interne, quand son rival de gauche, Ivan Cepeda, mise sur les jeunes amateurs de musique pop sud-coréenne pour dynamiser sa campagne. - Salut militaire A chacune de ses allocutions, Abelardo de la Espriella porte sa main droite au front avant de la baisser avec vigueur, promettant la "fermeté pour la patrie!". Bien que cet avocat millionnaire n'ait jamais officié dans l'armée, le salut militaire est devenu le signe de ralliement de ses partisans. Lors d'événements publics, d'anciens soldats à la retraite, vêtus de treillis, sont placés en évidence et se tiennent en rang serré pour entonner l'hymne national. La droite considère que le tribunal spécial né de l'accord de paix avec la guérilla des Farc en 2016, qui juge notamment des militaires accusés d'exactions contre des civils durant le conflit interne en Colombie, est biaisé. M. de la Espriella a promis de le supprimer. Le candidat, novice en politique, inspire "passion, émotion, respect", affirme à l'AFP le sergent à la retraite José Espinosa, selon qui l'armée "a versé son sang pour le pays". - "El Tigre" Selon le site internet du candidat Abelardo de la Espriella, son surnom de "El Tigre" est né d'une déclaration de l'ex-président Alvaro Uribe (2002-2010), qui le soutient depuis l'échec de sa candidate au premier tour. Il avait estimé en 2024 que la Colombie avait besoin d'un "tigre" ou d'une "tigresse" à sa tête. Avec l'image du félin aux dents acérées, M. de la Espriella copie le président ultralibéral argentin Javier Milei qui a adopté, avec succès, celle du lion. "La campagne d'Abelardo reprend des symboles qui ont fonctionné, associés à des projets d'autorité forte, et le félin porte cela en lui", explique l'analyste politique Angel Beccassino. M. de la Espriella se met en scène dans des vidéos générées par intelligence artificielle et se révèle un orateur efficace lors de ses meetings, avec force feux d'artifice. "Il a une forte capacité d'acteur, il transmet", estime M. Beccassino, auteur du livre "Abelardo de la Espriella, la passion du défenseur". - Fans de K-pop La campagne sobre, au point d'être jugée ennuyeuse par certains experts, du candidat de gauche Ivan Cepeda, philosophe de formation, tranche avec celle du rival de droite. L'allié du président de gauche sortant Gustavo Petro accepte avec reconnaissance l'aide de fans de musique pop sud-coréenne. "Votre force irrésistible sur les réseaux et dans la rue est en train de mobiliser l'espoir de toute une génération", leur a lancé M. Cepeda sur X. Généralement issus de la génération Z, ces fans de K-pop se sont mobilisés pour soutenir la campagne du défenseur des droits humains de 63 ans, avec des chorégraphies filmées ou lors d'événements, sur des chansons de BTS et d'autres groupes. Le sénateur Cepeda n'hésite pas à reprendre le geste du coeur coréen, popularisé par les stars de la K-pop et formé en croisant le pouce et l'index. Beaucoup des fans de K-pop faisant campagne pour Ivan Cepeda "sont des personnes LGBT, des femmes, des jeunes, des personnes issues des minorités qui ressentons une grande menace en cas d'accession au pouvoir d'Abelardo de la Espriella", explique le politologue Sebastian Solano, 28 ans, soutien du candidat de gauche. - Maillot jaune En pleine effervescence du Mondial de football 2026, le maillot jaune de l'équipe nationale est devenu un symbole très disputé par les deux camps. Abelardo de la Espriella se l'est approprié le premier, le revêtant lors de ses meetings, à l'instar de l'ancien président brésilien d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro qui a fait du maillot de la Seleçao un symbole partisan. Le camp Cepeda l'a accusé d'avoir "volé" le maillot et a tenté, sans succès, un recours en justice. Le président sortant Gustavo Petro et des ministres du gouvernement tentent désormais de se l'approprier à leur tour, apparaissant tout de jaune vêtus.

18.06.2026 à 10:20

G7 : le pari d'Emmanuel Macron

Raphael KAHANE

En invitant Donald Trump à Versailles pour un dîner en l'honneur des 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis mercredi soir, Emmanuel Macron fait le pari que le président américain assistera à l'intégralité du G7 à Evian et validera les choix de ses partenaires. Pari gagnant ? On va plus loin avec Niagalé Bagayoko et Antoine Mariotti.

18.06.2026 à 10:19

Venezuela: dénonciation de mauvais traitements des prévenus au procès "PDVSA Cripto"

FRANCE24

L'affaire "PDVSA Cripto", en référence à la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela, porte sur le détournement - 5 à 17 milliards selon les sources - de pétrole brut vendu entre 2019 et 2023 par le biais de cryptoactifs, un mécanisme mis en place pour tenter de contourner les sanctions américaines et l'embargo pétrolier. Le procès, auquel la presse n'a pas accès, a débuté le 20 avril, deux ans après l'arrestation de Tareck El Aissami, 51 ans, proche de M. Maduro et de son prédécesseur Hugo Chavez (1999-2013). Outre Tareck El Aissami, 63 autres personnes sont sur le banc des accusés. Parmi elles, l'ex-député du parti au pouvoir, Hugbel Roa, l'ex-ministre des Finances, Simon Zerpa, et l'ex-surintendant des Cryptoactifs, Joselit Ramirez, de même que d'autres hauts responsables d'entreprises publiques. Ils sont notamment poursuivis pour contournement de procédures en matière d'appels d'offres, blanchiment et association de malfaiteurs. L'affaire est instruite par un tribunal compétent en matière de crimes liés au terrorisme. "Selon l'acte d'accusation du parquet, les devises issues de la vente de brut ont été canalisées par le biais de cryptoactifs et d'opérations réalisées par 74 sociétés commerciales", a indiqué l'ONG Transparencia Venezuela. Lors d'une audience le 12 juin, les co-accusés ont tous réfuté les accusations portées contre eux, selon un compte-rendu rédigé par des avocats de la défense et transmis à l'AFP. "Cacher la vérité" La plupart des prévenus sont incarcérés dans la prison Rodeo I, en périphérie de Caracas, que les familles de prisonniers politiques dénoncent comme étant un centre de torture. Dès l'aube, leurs proches font la queue devant le palais de justice de Caracas pour décrocher l'un des quatre laissez-passer accordés aux parents directs. Lors des premières audiences, Tareck El Aissami est apparu affaibli, assis sur une chaise roulante. Des témoins ayant assisté à des audiences en juin, et qui ont demandé à garder l'anonymat, ont déclaré à l'AFP avoir entendu M. El Aissami dire à ses défenseurs qu'il se sentait "proche de la mort" faute de soins médicaux. Selon ses avocats, il a besoin d'être opéré en urgence. Ils ont également affirmé que le principal accusé avait demandé "pardon parce qu'il se sent responsable que des innocents" aient été impliqués. Un autre prévenu, le banquier Carmelo De Grazia, a déclaré lors d'une audience que des agents armés l'avaient obligé à enlever son uniforme de prisonnier et à enfiler un costume et une cravate devant un ordinateur. Lors d'un appel vidéo, il aurait été forcé de vendre ses actions de Compass Bank, une banque partenaire de la vénézuélienne Bancamiga. M. De Grazia a également affirmé avoir été placé dans une "cellule punitive appelée la tombe", similaire à un cercueil avec seulement une fente pour respirer, selon le procès-verbal d'une des audiences. "C'est du vol, il n'y a jamais eu ici de volonté de rendre justice. On essaie de cacher la vérité", a déclaré à la presse Marianna Parra, l'épouse du banquier. Les prévenus dénoncent les audiences imposées par visioconférence depuis la prison, ponctuées de problèmes techniques. "La connexion est exécrable, le son est mauvais, l'image est pixelisée", ont décrit des avocats. Selon les défenseurs, le juge justifie ces audiences à distance par le besoin de "garantir la sécurité des détenus", après un accident lors d'un transfert vers le tribunal. Lundi, le juge a consigné qu'il n'existait pas de moyens pour enregistrer le procès en vidéo, seul le son étant enregistré. M. El Aissami exige d'être conduit au tribunal, comme le prévoit la loi.

18.06.2026 à 10:19

Le Prix Lumière du cinéma sera décerné aux frères Coen en octobre

FRANCE24

Parmi les réalisateurs les plus marquants de leur génération et déjà multirécompensés du 7e Art, avec quatre Oscars pour "No Country for Old Men", un pour "Fargo" et une Palme d'or à Cannes pour "Barton Fink", les frères Coen recevront la récompense lors du 18e Festival Lumière à Lyon, du 10 au 18 octobre, ont annoncé jeudi les organisateurs de cette grande fête consacrée au cinéma de patrimoine. Créé par le directeur général de l'Institut Lumière, Thierry Frémaux, également à la tête du festival de Cannes, le Prix Lumière célèbre chaque année une personnalité "pour l'ensemble de son œuvre et le lien qu'elle entretient avec l'histoire du cinéma". A Lyon, berceau du 7ème art avec l'invention du cinématographe par les frères Louis et Auguste Lumière en 1895, Joel et Ethan Coen succéderont, parmi d'autres, à Milos Forman, Ken Loach, Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Clint Eastwood, Pedro Almodovar, Wong Kar-wai, Catherine Deneuve ou Isabelle Huppert. "Comme Quentin Tarantino et Tim Burton, ils sont les rock stars de leur art, des monuments de la culture populaire dont les films ont créé une onde de choc mémorable" et "l'adjectif +culte+ semble avoir été inventé pour eux", s'enthousiasme l'Institut Lumière dans son communiqué. Pour mettre en scène des personnages souvent excentriques ou des situations les plus loufoques dans des genres aussi différents que le polar, la pure comédie, le western ou le thriller, ils ont eu recours à des comédiens qui leur sont fidèles: Frances McDormand, George Clooney, Scarlett Johansson, Jeff Bridges, Billy Bob Thornton, John Turturro, Steve Buscemi, Josh Brolin ou Tilda Swinton.

18.06.2026 à 10:17

Fête de la musique: Bregeon soutient la décision du préfet de police d'interdire le concert de LFI

FRANCE24

"La préfecture de police de Paris est dans son rôle, elle constate des risques de trouble à l'ordre public du fait d'invités qui ont tenu par le passé des propos injurieux notamment à l'encontre des forces de l'ordre", a déclaré la ministre sur BFMTV-RMC. La France insoumise a annoncé qu'elle déposerait un recours devant le tribunal administratif contre cette décision prise mercredi au motif de la venue à ce concert gratuit de personnalités comme le Comité Adama et de sa fondatrice Assa Traoré, ainsi que du rappeur Médine. Maud Bregeon a rappelé jeudi qu'il y aurait pour la police dans la capitale "plus d'une cinquantaine de zones à sécuriser" dans des conditions "pas faciles", en raison de l'"affluence" et des fortes chaleurs attendues. "On voit bien dans la réaction de la France insoumise qu'ils sont encore dans une stratégie de conflictualisation de toutes les décisions, y compris lorsqu'elles sont prises par des représentants de la République", a-t-elle critiqué. Mercredi soir, le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a annoncé un recours contre cette décision, tandis que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur son compte X "un scandale démocratique grave en période électorale". Réagissant aux propos de Maud Bregeon, Manuel Bompard a estimé jeudi sur X que "la porte-parole de l'autoritarisme ment allègrement à la télévision". Selon lui, "les +invités+ dont elle parle ne sont pas au programme du concert prévu dimanche" sur la place de la République, et si cette logique devait être appliquée, "il faudrait faire annuler tous les concerts avec du Renaud, du Brassens ou du NTM". "Il n'y a aucun problème de maintien de l'ordre autour de cet événement, comme nous en avons fait la démonstration à chaque reprise, encore il y a quelques jours en réunissant 26.000 personnes à Saint-Denis sans aucun incident", a-t-il complété. La porte-parole du gouvernement a par ailleurs dénoncé "la stratégie de sédition" selon elle développée par le maire insoumis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, qui a estimé que "siffler la Marseillaise" dans les stades de football pouvait être un "droit légitime". "Ça en dit long sur leur rapport à la République", a-t-elle soupiré, estimant qu'il ne s'agissait pas d'un "dérapage" mais d'une "stratégie politique, c'est une stratégie de conflictualité et une stratégie de sédition vis-à-vis de nos valeurs républicaines". lum/asm

18.06.2026 à 10:15

Plateforme Classés sans suite: quand des victimes dénoncent, en ligne, leurs agresseurs

FRANCE24

En quelques jours, plus de 5.600 personnes ont raconté anonymement ce qui leur était arrivé: agressions, viols, inceste. La plateforme Classés sans suite a été lancée quelques jours après la découverte du corps de Lyhanna, 11 ans, et la mise en examen pour enlèvement et séquestration de Jérôme Barella, déjà visé par le passé par plusieurs signalements et plaintes pour agressions sexuelles et viols. Sa fondatrice, la réalisatrice féministe Eve Simonet, s'est mise en retrait, elle-même accusée d'agression sexuelle par une femme depuis le lancement du site. "J'ai subi plusieurs faits commis par un chauffeur de bus et de cars", témoigne une habitante de Pontivy (Morbihan). Elle précise la date et donne l'identité de l'homme qu'elle accuse. Sur la plateforme, plusieurs témoignages comme celui-ci sont assortis d’un nom. "Les personnes qui déposent leurs témoignages sont responsables de ce qu'elles écrivent", explique à l'AFP Clémence Andrieux, l'une des membres du collectif à l'origine du projet, qui affirme "être consciente que la question de la présomption d'innocence se pose, tout en estimant que la parole d'une victime sur sa propre expérience n'y contrevient pas". "On n'est pas dans une démarche de name and shame (NDLR: dénonciation publique), on n'encourage rien", se défend-elle. Cette démarche, Anne Bouillon, une avocate qui défend depuis 20 ans des femmes victimes de viols et d'agression, ne la cautionne pas. "J'entends parfaitement ce besoin de pouvoir s'exprimer, de pouvoir dire et dénoncer. Il est viscéral ce besoin, quand on a subi des faits d'agression sexuelle, de viol et qu'on est muselé, et qu'on est réduit au silence. Mais la justice c'est dans les tribunaux !", insiste-t-elle. Même réaction pour Arnaud Gallais, président de l'association Mouv'enfants et lui-même victime d'inceste dans son enfance. "J’ai balancé le nom d’un de mes agresseurs quand celui-ci est mort mais je ne donnerai pas le nom des deux autres parce que finalement je ne leur souhaite pas de recevoir des messages, des menaces", explique-t-il. "Nous éloigner de la vengeance" "C'est une initiative citoyenne pour rendre visible l'invisible, pour montrer la réalité des violences sexistes, sexuelles et aussi intrafamiliales en France", explique Clémence Andrieux. Tout le monde peut livrer un témoignage, en précisant l'année, le lieu et le statut de l'affaire: "On a la possibilité d’indiquer si une plainte a été déposée, mais aussi de préciser si ce n’est pas le cas, car nous savons que de nombreuses victimes ne portent pas plainte ", ajoute-t-elle. Une page blanche pour celles et ceux qui n'ont pas pu parler ou qui n'ont pas été crus. Selon Clémence Andrieux, la plateforme sert à "montrer les défaillances de la justice, de l'État et de la société (...) qui est plus favorable aujourd'hui aux agresseurs qu'aux victimes". Selon les chiffres de 2023 du ministère de la Justice, 70% des plaintes pour viol en France sont classées sans suite. "J'ai été agressée un an avant de porter plainte en 2013 dans un parking à côté de mon lycée", raconte une Rennaise. "De mes sept à mes neuf ans mon demi-frère m’a fait subir des violences sexuelles", témoigne une autre femme, qui précise que la plainte a été classée. "Les victimes ont besoin de trouver des espaces d'expression et de renvoyer dans ses cordes l'institution judiciaire qui les a parfois violentées", confirme Anne Bouillon. "Mais il y a des principes fondamentaux qu'on a mis des siècles à mettre au point et qui nous permettent de nous éloigner de la vengeance ou de la privatisation de la justice". cbr/ito/gvy/asm

18.06.2026 à 10:04

France Médias Monde à VivaTech 2026 : IA et médias, drones, villes et changement climatique

FRANCE 24

Pour les dix ans du salon VivaTech, ‪France Médias Monde déploie un dispositif inédit au cœur de l'événement et une programmation exceptionnelle. À suivre sur YouTube lors de cette deuxième journée de salon, jeudi : un débat sur les drones et leur financement, une table ronde sur les médias et les plateformes d'intelligence artificielle, mais aussi une émission sur les innovations visant à rendre les villes plus résilientes face au réchauffement climatique.

18.06.2026 à 09:57

Fortes chaleurs: la SNCF supprime 71 trains Intercités

FRANCE24

Les lignes concernées sont Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Paris-Clermont-Ferrand et la Transversale Sud Bordeaux-Marseille, a précisé SNCF Voyageurs. Pour jeudi et vendredi, "60% du plan de transport" sera assuré pour la Transervale Sud, 65% pour Paris-Orléans-Limoges-Toulouse et 75% pour Paris-Clermont-Ferrand. Pour samedi et dimanche, "72% du plan de transport" sera assuré pour Paris-Orléans-Limoges-Toulouse et 75% pour Paris-Clermont-Ferrand. Près de la moitié des trains seront supprimés sur la Transervale Sud. Les suppressions de trains concernent aussi la journée de lundi. Au total, ce sont 71 trains qui sont supprimés par la SNCF qui assure que cela représente "environ 0,1% des trains opérés par SNCF Voyageurs quotidiennement". "Ces allégements temporaires ciblent les trains de mi-journée en tenant compte au cas par cas des prévisions météorologiques sur les territoires desservis par chacune des lignes", précise la SNCF. Sur ces liaisons Intercités, les vieilles rames Corail ont des systèmes de climatisation qui ne sont pas adaptés pour les très hautes températures, et risquent de céder durant le voyage. Vingt-six départements sont placés en vigilance orange canicule à partir de jeudi avec l'intensification d'une vague de chaleur qui déferle sur la France et pourrait culminer à 40°C localement ces prochains jours.
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