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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

09.08.2026 à 09:31

Chasseurs d'éclipses : de père en fils, à la poursuite de l'ombre de la Lune (1/4)

Pauline ROUQUETTE

Éclipse totale de Soleil (1/4). Le 12 août, le nord de l'Espagne sera traversé par une éclipse solaire totale, l'un des événements astronomiques les plus attendus de la décennie en Europe. Janet Tay et Koh Joo Beng et leur fils Jared parcourent inlassablement la planète pour ces quelques instants parmi les plus rares qu'offre le ciel.

09.08.2026 à 09:11

Dans le nord-est de l'Afghanistan, une ruée vers l'or qui bouleverse vies et paysages

FRANCE24

"Avant, la rivière était profonde, l'eau claire. Depuis qu'ils ont commencé les activités minières, l'eau est sale (...), elle n'est plus potable, nous ne pouvons même pas nous laver avec", raconte Muhammad Amin, chevrier de 74 ans, en montrant les flots marron de la Shiwa coulant entre des tas de résidus. Le blé n'a pas bien poussé "en raison de la poussière" soulevée par les excavateurs, témoigne cet habitant du village de Pul-e-Ziri-Ban accompagné de son âne. Selon des chiffres officiels, environ 10.000 mineurs travaillent sur le site de Shiwa, au Badakhshan, à sept heures du chef-lieu provincial Faizabad, par une route défoncée traversant des paysages sauvages où ne se croisaient, avant, qu'agriculteurs locaux et éleveurs semi-nomades en transhumance. Une illustration de la fièvre extractrice qui a saisi l'Afghanistan, où le gouvernement taliban, au pouvoir depuis cinq ans et largement privé de fonds internationaux, a fait du développement minier une priorité. Or, émeraudes, cuivre... Le sous-sol afghan regorge de ressources d'une valeur de mille milliards de dollars, d'après des estimations américaines et onusiennes de 2013. "Durant des décennies de guerre, les mines ont surtout alimenté des groupes armés, dont le mouvement taliban, et des notables locaux liés à des responsables gouvernementaux corrompus", rappelle Fabrizio Foschini, chercheur au Réseau d'analystes pour l'Afghanistan. "Le gouvernement taliban qui contrôle mieux le territoire que l'ex-République a tenté d'améliorer le système de taxation, mais surtout beaucoup augmenté l'échelle de l'exploitation minière", poursuit-il. "Dix fois plus" Depuis 2022, le secteur des mines et carrières "a connu une croissance annuelle de 25 à 30%", des centaines de contrats ont été signés, selon la Banque mondiale. L'extraction d'or a accéléré au Nord. A Takhar, une société afghane associée à un partenaire chinois a remporté un important contrat. Au Badakhshan, frontalier du Tadjikistan, du Pakistan et de la Chine, "nous ne donnons pas de contrat à des étrangers", explique à l'AFP, dans une rare interview, le chef du département des mines Abdul Mateen Rahimzai. Aujourd'hui, entre 650 et 700 compagnies sont enregistrées ainsi que des milliers de mineurs artisanaux, travaillant manuellement, ajoute-t-il. Nommé récemment, M. Rahimzai voit des choses à améliorer: l'année dernière, l'Etat a "gagné 112 kilogrammes d'or" au Badakhshan, mais certaines compagnies "n'étaient pas enregistrées", "cette année, nous espérons dix fois plus car le système est en place" pour les redevances. Il a ordonné la fermeture d'environ 225 sites ayant causé des dommages, y compris dans la zone de Shiwa, où de la boue et des débris (miniers) ont emporté lors d'une crue "un pont, des magasins, une école". Depuis l'effondrement du pont, raconte Muhammad Amin, des villageois de l'autre rive doivent porter à pied les malades vers le centre de santé en faisant un détour. Les compagnies avaient promis "d'aplanir" les champs où elles ont creusé mais elles ne l'ont pas fait et ne lui ont payé que la moitié des 20.000 dollars promis pour lui acheter une terre, dit-il. Il ne peut plus nourrir aujourd'hui que 10 à 15 chèvres contre 30 à 40 auparavant. "Bénédiction" Si l'activité est arrêtée près de son village, elle continue pas très loin. Une équipe de l'AFP a pu voir des dizaines d'excavateurs arrachant des pans de montagne, transportés par camions vers des tamis où sable, cailloux et or sont séparés à l'eau. "En une semaine, nous pouvons extraire 200 à 300 grammes d'or", affirme Mohammadullah Mubariz, manager d'une société détenue par des propriétaires du Badakhshan. Compte tenu des coûts engendrés par sa vingtaine d'excavateurs, ses camions et sa centaine d'employés, plus les taxes, il affirme être dans le rouge depuis avril, mais décrit l'or comme "une bénédiction" pour le pays. Sur le chantier, les ouvriers viennent de tout l'Afghanistan. Faute d'emploi chez eux, ceux interrogés par l'AFP se disent heureux de cette opportunité. Shafiullah Ehsas, 32 ans, conducteur d'excavateur gagne "25.000 Afghanis (330 euros)" par mois. Une ville temporaire s'est constituée pendant les cinq mois d'activité avec station-essence, magasins et camps de tentes où sont logés et nourris les employés. Jusqu'à récemment, les compagnies payaient à l'Etat 20 grammes d'or par hectare, mensuellement. De nouvelles règles, en attente d'approbation par le chef suprême, prévoient qu'un cinquième de l'or trouvé devra être remis à l'Etat. "Frustration" "Le processus est clair et nous espérons le rendre plus clair (...) Nous montrerons au monde qu'il n'y a ni pillage, ni détournement et que les ressources minérales du Badakhshan seront utilisées comme il se doit pour le bien de la population", affirme M. Rahimzai. Des habitants interrogés par l'AFP se plaignent toutefois de ne pas voir d'amélioration en termes d'infrastructure dans cette province. "Depuis trois ou quatre ans, à Takhar et au Badakhshan, des investisseurs majeurs sont arrivés d'autres régions. Ils ont souvent des connexions avec des gens au sein de l'Emirat et ont partiellement remplacé des compagnies plus locales et plus petites", remarque M. Foschini, créant de la "frustration" localement qui peut tourner en "trouble". La folie de l'or s'est propagée jusqu'à Faizabad. Un habitant raconte sous couvert d'anonymat qu'une société lui a proposé 400.000 dollars pour détruire sa maison, rechercher l'or, reboucher le trou et rendre le terrain de 0,5 hectare. Il a refusé pour préserver ce qu'a construit son grand-père. Les prix de l'immobilier ont explosé. Dans les montagnes, Fazil, quadragénaire, vient depuis qu'il est petit avec le cheptel l'été. Par peur, il ne donne pas son patronyme: "J'espère que les mines n'arriveront pas jusqu'ici parce que là où ils creusent, il n'y a plus de place ensuite ni pour les humains, ni pour les animaux". str-qb-ba-iw/rsc/tmt

09.08.2026 à 09:11

Canicule: à peine redémarrée, la centrale de Golfech de nouveau à l'arrêt

FRANCE24

La réglementation exige une modulation de puissance ou un arrêt temporaire de réacteur de la centrale lorsque la température moyenne journalière de la Garonne dépasse 28°C, le site de Golfech y rejetant ses eaux de refroidissement à une température déjà un peu plus élevée que celle du fleuve. "Les conditions climatiques de ces derniers jours ont entraîné une montée importante de la température de la Garonne qui devrait atteindre 28°C, ce dimanche 9 août 2026", souligne EDF dans son communiqué. "Pour respecter la réglementation (...), en anticipation, l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Golfech a été mise à l’arrêt samedi 8 août 2026, à 21h00", ajoute l'opérateur, précisant que le réacteur n°1 est quant à lui "déjà à l’arrêt pour maintenance et remplacement du combustible". Ce nouvel arrêt est le quatrième depuis le début de l'été, en raison des fortes chaleurs. Le réacteur 2 avait été redémarré vendredi, après avoir été arrêté le 29 juillet. Malgré une baisse de la température de la Garonne en dessous de 28°C dès le 31 juillet, il était resté à l'arrêt jusqu'à vendredi, "en raison de l'indisponibilité d’un système nécessaire à l'alimentation en eau des générateurs de vapeur", selon EDF.

09.08.2026 à 08:51

Indonésie : un parc national fermé à Java où des incendies se propagent

FRANCE24

Les incendies ont ravagé 176 hectares depuis qu'un feu s'est déclaré lundi dans le parc national de Bromo Tengger Semeru, près du mont Bromo, destination touristique très prisée dans l'est de Java, a indiqué un responsable des services de gestion des catastrophes. L'accès aux visiteurs a été interdit samedi soir et jusqu'à nouvel ordre par les autorités. Aucun blessé ni dégât matériel n'ont été signalés, a précisé Abdul Muhari, porte-parole de l'Agence nationale de prévention des catastrophes. Deux hélicoptères de largage d'eau s'emploient à tenter d'éteindre le feu dans des zones difficiles d'accès pour les pompiers en raison d'un terrain abrupt et de vents violents, a-t-il indiqué dans un communiqué. "Ces conditions rendent les opérations aériennes indispensables pour atteindre des zones qui ne sont pas accessibles de manière optimale par voie terrestre", a déclaré le responsable. En 2023, un incendie avait détruit 500 hectares sur le mont Bromo. Il avait été provoqué par une fusée éclairante allumée pour une séance photo prénuptiale. L'Indonésie devrait connaître cette année une saison sèche plus intense, plus longue et plus propice aux incendies, en partie à cause du phénomène climatique El Niño, a indiqué l'agence météorologique BMKG. Plus de 107.000 hectares de terres ont brûlé en Indonésie au cours du premier semestre de cette année, soit plus du double de la superficie détruite par les feux de forêt en 2023. El Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial se réchauffent, ce qui entraîne pendant des mois des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l'échelle mondiale. Cette année, la plupart des modèles prédisent un épisode El Niño d'ampleur exceptionnelle, potentiellement le plus fort jamais enregistré. Et ce, dans un contexte de réchauffement de la planète provoqué par les humains.

09.08.2026 à 08:45

Chine : près de 99 000 personnes déplacées et des vols annulés à l'approche du typhon Dolphin

FRANCE 24

Le typhon Dolphin, qui a durement touché le Japon ces derniers jours, s'approche de la côte est de la Chine. Face à la menace, plus de 1 500 vols ont été annulés dimanche au départ des principaux aéroports du pays et de nombreuses évacuations ont eu lieu dans les "zones à risque" de la province du Fujian. 

09.08.2026 à 08:03

Marine Le Pen, un clan au-dessus des autres au RN

FRANCE24

Dans la famille Le Pen, il y a d'abord la patronne. Celle dont le rang doit autant aux combats menés qu'à l'hérédité: Marine, 58 ans, fille de Jean-Marie, fondateur du Front national, bientôt neuf présidentielles à eux deux. En un demi-siècle, le parti à la flamme aura toujours proposé le même nom sur le bulletin de vote. Et pour cause: "Le Pen, ça veut dire le chef en breton", rappelle la matriarche. Un droit du sang, qui bénéficie par extension à toute la tribu armoricaine. A commencer par sa soeur aînée, Marie-Caroline, 66 ans, qui aurait dû porter le flambeau si elle n'avait pas rejoint le "félon" Bruno Mégret il y a bientôt trois décennies. Erreur depuis "pardonnée" par sa cadette, qui lui a remis le pied à l'étrier en la laissant tenter sa chance dans la Sarthe, où elle a failli être élue députée en 2024. C'est d'ailleurs dans ce département, où elle est désormais tête de liste aux sénatoriales de septembre, que Marine Le Pen a effectué son premier déplacement de campagne, le 8 juillet, au lendemain de son annonce de candidature. Les nièces Une impression de réunion familiale renforcée par la présence de Philippe Olivier, 64 ans, époux de Marie-Caroline et conseiller de longue date des Le Pen, père et filles. Aujourd'hui eurodéputé, il se targue de "donner son avis sur tout" à la candidate qui "prend ou pas" ses suggestions. Son nom ne figure pas à ce stade dans l'organigramme de l'équipe de campagne, contrairement à celui de sa fille, Nolwenn Olivier, 27 ans, propulsée directrice de la communication de sa tante, une promotion inattendue. "C'est la fille de deux chevilles ouvrières du parti, c'est pas un crime", commente un député. "Elle a un sens politique", "elle a été biberonnée à ça", développe un autre cadre. Jusqu'à présent, la jeune femme était surtout connue pour avoir été en couple avec Jordan Bardella entre 2020 et 2024. Une période charnière pour celui qui venait de remporter sa première campagne européenne et allait accéder à la présidence du RN, qu'il exerce encore à ce jour. Ne manque plus, pour compléter le tableau, que l'autre nièce, Marion Maréchal, 36 ans - fille de l'autre soeur, Yann Le Pen -, ex-étoile montante du parti à la flamme. Un temps bannie pour avoir rejoint Eric Zemmour en 2022, elle est vite revenue dans le giron après la dissolution de 2024 car, "dans la famille, nous avons le pardon facile", assure sa tante Marine. Il faudra bien trouver une place dans la campagne à cette autoproclamée "tête dure de Bretonne". Un cadre "mariniste" évoque "une sorte de comité des alliés". Le banc des amis Au coeur du dispositif, on retrouvera les plus loyaux collaborateurs de la candidate. Notamment ceux qui l'ont accompagnée, le 7 juillet, à la cour d'appel, le jour de la décision tant attendue qui lui a rendu son éligibilité - tout en confirmant sa condamnation pour détournement de fonds européens. Il y avait là sa confidente Catherine Griset, 53 ans, ex-belle-soeur devenue cheffe de cabinet, également condamnée pour avoir été son assistante fictive au Parlement européen, et désormais élue à Bruxelles. On retrouvait aussi Caroline Parmentier, 60 ans, ancienne journaliste au quotidien d'extrême droite Présent, promue conseillère presse puis députée du Pas-de-Calais, non loin du fief électoral de la patronne. A deux pas également de la circonscription de Bruno Bilde, 49 ans, autre intime de la cheffe, qui l'a aidée à s'implanter à Hénin-Beaumont, avec le maire Steeve Briois, 53 ans, son compagnon à la ville. Dans l'escouade du palais de justice, enfin, l'élu de la Somme Jean-Philippe Tanguy, 40 ans, souverainiste venu des rangs de Nicolas Dupont-Aignan, converti en fervent marinolâtre et récompensé par un poste de président délégué du groupe RN à l'Assemblée. Il est notamment chargé, avec le secrétaire général du groupe, Renaud Labaye, un Saint-Cyrien de 41 ans, de maintenir les troupes mobilisées. En rappelant, si besoin, aux députés qu'ils "ont été élus avec la tête de Marine sur leurs affiches".

09.08.2026 à 07:54

Infantino nie les accusations de favoritisme, la Fifa dénonce un effort "concerté" pour l'affaiblir

FRANCE 24

La Fédération internationale de football a dénoncé samedi un effort "concerté et continu" pour affaiblir son président, Gianni Infantino, visé par des accusations de favoritisme du temps où il était à l'UEFA. Ces allégations ont été rapportées vendredi par le quotidien britannique The Telegraph et concernent une employée de l'UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime.

09.08.2026 à 07:25

Euro de natation: privé de jambes, Grousset a musclé le mental

FRANCE24

Alors qu'il était dans une forme optimale, le triple champion du monde a subi un gros coup dur deux mois avant l'Euro en se fracturant un os du pied gauche à l'entraînement. Forfait pour les Championnats de France, il a tout de même été retenu pour la compétition continentale grâce à ses performances de la saison. Le Calédonien aborde donc les Championnats d'Europe, qui démarrent lundi au Centre aquatique olympique de Saint-Denis, avec peu de repères. "Je n'ai plus de douleurs, je n'ai plus de soucis avec mon pied en lui-même", a-t-il expliqué lors d'un stage des Bleus au début du mois à Vichy. "Après j'ai quand même pris du retard à l'entraînement parce que je ne pouvais pas travailler les jambes." Imagerie mentale Une fois le diagnostic posé, il a fallu digérer la nouvelle, ce que Grousset est parvenu à faire rapidement, a apprécié son entraîneur Michel Chrétien. "Ça a été dur une demi-journée", a-t-il raconté. "Il s'est blessé le matin, ça a été dur l'après-midi et le lendemain, c'était fini." Puis le nageur de 27 ans a dû se résoudre à suivre les ordres des médecins qui lui ont interdit de travailler les jambes. "Même s'il a nagé, il n'a pas eu le droit de poser le pied par terre pendant un mois", a poursuivi le technicien. Résultat: "des raideurs au niveau articulaire au niveau de la cheville, une perte musculaire au niveau du mollet et du quadriceps et pas de travail sur les départs." Pour aller de l'avant, Grousset a donc mis à profit cette période pour explorer de nouvelles méthodes de préparation. "C'était sympa dans le sens où j'ai fait des choses un peu nouvelles. Je n'ai pas fait les mêmes entraînements que d'habitude." "Cela m'a permis de travailler sur l'imagerie mentale: tout ce que je ne pouvais pas faire sur les jambes, je l'ai fait dans ma tête", a-t-il détaillé. A l'aide d'un professionnel présent pour le guider, certains entraînements se sont ainsi transformés en en séance de méditation. "Au début, on fait des respirations. Après, il y a un moment où on essaye de visualiser le vide... C'est compliqué de visualiser le vide!" Les émotions, le corps et l'esprit "Une fois qu'on est assez calme et serein dans sa tête, on passe sur autre chose et on essaie de visualiser la course dans son ensemble, c'est-à-dire dans les émotions, dans son corps, dans son esprit." Et les bénéfices se sont fait sentir au moment de la reprise. "Finalement, quand j'ai repris, j'ai tout de suite été bien. Je manquais un peu d'explosivité, mais au niveau de la coordination, c'était pas mal", a-t-il apprécié. A Saint-Denis, Grousset va ainsi défier la concurrence, notamment les références du papillon Kristof Milak et Noé Ponti sans être à 100% de ses moyens physiques. "Au début, je n'avais pas trop envie (de m'aligner face à eux) dans le sens où, si je ne suis pas prêt à le faire, je n'ai pas envie de perdre face à ces mecs-là. Mais dans ma forme actuelle, ça va." Inscrit pour le moment sur quatre distances (50 et 100 m nage libre et papillon), Grousset pourrait toutefois ajuster son programme en fonction de ses sensations. "Certes, je n'ai pas fait la meilleure préparation possible. J'arrive en outsider (...) mais je n'enlève pas la possibilité de faire des très bons championnats."

09.08.2026 à 07:17

WTA 1000: Sabalenka et Pegula éliminées à Toronto, Swiatek en quarts

FRANCE24

La Polonaise Iga Swiatek (8e) s'est elle qualifiée pour les quarts de finale du tournoi après sa victoire face à l'Ukrainienne Marta Kostyuk (11e) 3-6, 6-1, 6-2. Sabalenka a été battue par la Russe Ekaterina Alexandrova (19e), tête de série N.16, 7-6 (7-3), 4-6, 6-4, en deux heures et 31 minutes. Sabalenka, qui tentera de remporter son troisième titre consécutif à l'US Open le mois prochain, abordait cette rencontre avec un bilan de 5 victoires pour 4 défaites face à Alexandrova. La tête de série N.1 a breaké d'entrée de jeu pour prendre une avance de 2-0, mais a perdu les quatre jeux suivants avant de revenir à égalité. Alexandrova a ensuite dominé le tie-break en remportant cinq des six derniers points. Alexandrova a envoyé un coup droit trop long, concédant ainsi un break et donnant à Sabalenka une avance de 4-3 dans le deuxième set. Sabalenka a conservé son service à deux reprises pour remporter le set. Dans la troisième manche, Sabalenka a trouvé le filet avec un coup droit, concédant un break et offrant une avance de 3-1 à Alexandrova, qui a fini par s'imposer. "J'ai simplement essayé de jouer chaque point comme si c'était le dernier", a soufflé la Russe de 31 ans. "J'essayais de prendre le plus de risques possible, car j'avais l'impression que c'était le seul moyen de me créer des occasions", a-t-elle ajouté. En quarts de finale, Alexandrova affrontera l'Ukrainienne Elina Svitolina (9e), championne à Toronto en 2017, qui a battu l'Américaine Amanda Anisimova (10e) 6-2, 6-4. "Dans une autre dynamique" Plus tôt dans la journée, Pegula a connu le même sort que Sabalenka, éliminée elle aussi par une Russe, Diana Shnaider (17e), sur le score de 6-3, 6-3. Shnaider, demi-finaliste à Roland-Garros cette année, a dû composer avec des conditions venteuses, mais porte son bilan en carrière à trois victoires pour trois défaites face au top 5 mondial. "J'ai l'impression d'avoir été très à l'aise cette semaine, tant en défense que pour placer des coups gagnants", a déclaré la gauchère de 22 ans, qui retrouvera en quarts Swiatek. Alors qu'elle s'était inclinée face à Kostyuk en huitièmes de finale à Roland-Garros il y a deux mois, Swiatek semblait plus en contrôle cette fois-ci, en particulier dans les deux derniers sets, où elle a réussi à renverser la situation. "Je suis clairement dans une autre dynamique. J'ai l'impression de pouvoir jouer mon jeu. Je n'avais pas vraiment pu le faire à Roland-Garros", a souligné l'ancienne numéro un mondiale. "Jusqu'à la fin, j'étais assez confiante dans mon plan de jeu et dans mes points forts" a-t-elle ajouté, sauvant neuf balles de break au cours des deux derniers sets sans perdre son service. Swiatek a remporté son unique match contre Shnaider l'année dernière en trois sets sur la terre battue de Madrid.

09.08.2026 à 07:12

Moyen-Orient en direct : l'Iran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz

Solène CLAUSSE

Un haut responsable iranien a posé des conditions drastiques à remplir par les États-Unis avant tout déblocage du détroit d'Ormuz, dans une déclaration rapportée samedi 8 août par des médias iraniens. Téhéran exige notamment que Washington "mette fin définitivement à la guerre" et lève le blocus contre les ports iraniens. Cette déclaration intervient alors qu'un accord est en cours de discussion entre l'Iran et Oman pour convenir d'un itinéraire de transit des navires. Suivez notre direct.

09.08.2026 à 06:45

Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz

FRANCE24

Les déclarations du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, tranchent avec les progrès annoncés ces derniers jours dans les discussions entre l'Iran et Oman concernant la future gestion du détroit. "Tant que les Etats-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé", a-t-il averti, cité par les médias iraniens, énumérant une série de conditions. Parmi ces mesures, l'Iran exige notamment de Washington qu'il "mette fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre lui et ses alliés, et lève le blocus imposé à ses ports. Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés - et "l'indemnisation intégrale" des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. Certaines de ces dispositions figuraient dans le protocole d'accord irano-américain de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu, permis une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz et devait ouvrir la voie à des négociations en vue d'un règlement plus large du conflit. Mais cette trêve avait volé en éclats début juillet, entraînant une reprise des frappes américaines et des ripostes iraniennes sur les alliés de Washington au Moyen-Orient. Ormuz, crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, est de nouveau verrouillé par la République islamique, qui cible régulièrement les bateaux s'y aventurant sans son autorisation. Négociations "positives" Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre et entend imposer à terme des frais de service, ce à quoi les Etats-Unis s'opposent fermement. La République islamique avait cependant assuré ces derniers jours être convenu avec Oman - également riverain du détroit - d'un itinéraire de transit des navires. Les négociations "se déroulent dans une atmosphère positive et constructive", a déclaré samedi le ministère omanais des Affaires étrangères. Sans nommer l'Iran, il a cependant condamné "les attaques répétées" et appelé à s'abstenir de toute action susceptible de compromettre le processus diplomatique. Un pétrolier de la compagnie nationale émiratie Adnoc a été visé par un missile dans le détroit, sans faire de victimes, a annoncé samedi Abou Dhabi, imputant l'attaque à l'Iran. Adnoc avait affirmé vendredi que 15 de ses bateaux avaient été pris pour cible dans le détroit depuis le début de la guerre fin février, dont trois cette seule semaine. Pause dans les bombardements L'Iran, qui n'a pas commenté ces attaques, a estimé que les discussions avec Oman "approchaient de leur phase finale", selon son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi. Alors qu'une annonce était attendue depuis plusieurs jours, il a invoqué des "problèmes techniques" pour justifier ce retard. L'aboutissement des négociations "ne veut bien sûr pas dire qu'Ormuz va rouvrir", a cependant réitéré le ministre. Il a également évoqué pour ce faire d'autres "conditions et compensations" à discuter. Au-delà du blocage persistant du détroit, aucune percée diplomatique ne semble en vue, notamment sur le dossier du programme nucléaire iranien, après plus de cinq mois d'un conflit qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale. Les bombardements américains ont cessé depuis plus d'une semaine mais Donald Trump avait conditionné cette suspension à la conclusion d'un accord rapide, laissant planer la menace de nouvelles frappes massives. Dans ce contexte, l'amiral Brad Cooper, chef du commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), s'est rendu samedi en Israël, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, pour une "évaluation de la situation", selon la radio israélienne publique Kan. Ni Washington ni Israël n'ont confirmé le déplacement. Sur fond d'enlisement du conflit, l'Arabie saoudite, ciblée par l'Iran ces derniers mois, a conclu vendredi un accord de défense avec le Pakistan et la Turquie liant ces trois pays sunnites à un moment où les Etats-Unis sont perçus comme un partenaire de moins en moins fiable. "Il est important de nous réapproprier davantage notre région, car les puissances hégémoniques extérieures ne résolvent pas les problèmes de la région, elles les exacerbent", a justifié le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan dans une interview à l'agence publique Anadolu. Le ministre a estimé que l'alliance ne devait "pas se limiter à trois pays", disant penser notamment que l'Egypte la rejoindrait "à la prochaine étape".

09.08.2026 à 02:47

Colombie: deux attaques marquent le premier jour du président de la Espriella au pouvoir

FRANCE24

Cet ancien avocat représentant de la droite dure entame son mandat au moment où la Colombie traverse sa pire vague de violence depuis une décennie. Dans le département de Cesar (nord), un agent a été tué dans une attaque de drones chargés d'explosifs contre un poste de police, selon la police. Et sur une route près de la ville de Cali (sud-ouest), où le nouveau président a été investi vendredi, des dissidents de la guérilla des Farc ont détruit avec des explosifs un péage en construction. Des gardes de sécurité ont été légèrement blessés dans cette attaque sur la route panaméricaine dans le territoire de la commune de Santander de Quilichao. L'armée a imputé l'attaque contre le péage au groupe dissident. Près de Cali, dans le département du Cauca, opère une dissidence de l'ex-guérilla des Farc, dirigée par Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie. Les dissidents des Farc ont refusé de se joindre à l'accord de paix conclu avec le gouvernement en 2016. "Nous sommes tous sous tension, assez tendus et nerveux", a déclaré à l'AFP Roberto Sandoval, pompier et habitant d'un quartier voisin du péage. Pour le président de la Espriella "attaquer les infrastructures du pays, c'est attaquer le progrès, la mobilité et la tranquillité de millions de Colombiens". Il n'y aura "pas de refuge, pas de ménagements, pas d'impunité" pour les responsables, a-t-il réagi sur X. Premières mesures Lors de son investiture, le nouveau président, représentant de la droite dure, a promis de combattre "sans répit le narcoterrorisme et toutes les organisations criminelles", et affirmé que l'option du dialogue avec les principaux groupes armés était complètement épuisée. M. de la Espriella a promis d'intensifier, avec le soutien d'Israël et des Etats-Unis, les bombardements contre les guérillas et les narcotrafiquants qui sont actifs en Colombie et de construire des megaprisons similaires à celle du Salvador. Il a également annoncé son intention d'interrompre les négociations de paix entamées par son prédécesseur le dirigeant de gauche Gustavo Petro. Samedi, l'armée a mené ses premières opérations sous le nouveau gouvernement. Dans le département du Meta (est), l'armée a capturé alias Bonito, "deuxième commandant" d'une dissidence des Farc connue sous le nom de Comandos de la Frontera, qui opère entre la Colombie et l'Equateur, a annoncé M. de la Espriella. Plus tôt, l'armée a abattu, dans le sud-est du pays, un cadre intermédiaire de la Segunda Marquetalia, une autre dissidence des Farc, connu sous le pseudonyme d'Alexis Perdomo. Par ailleurs, parmi ses premières mesures, M. de la Espriella a ordonné le transfert vers des prisons de haute sécurité de 117 détenus "de haut profil" qui ont participé aux dialogues de paix avec M. Petro, a assuré le gouvernement dans un communiqué publié samedi. Ces détenus d'une prison de la périphérie de Medellín (nord-ouest), poursuivaient des activités illégales "en toute liberté" depuis leur centre pénitentiaire, a affirmé M. de la Espriella dans une allocution vidéo. En avril, l'organisation d'une fête avec musique live dans cette prison avait provoqué un scandale national. "Ça, à l'ère du Tigre, c'est fini", a ajouté le nouveau président en faisant référence à son surnom de campagne. La veille, M. de la Espriella a tenu sa première réunion consacrée à la sécurité avec des autorités du sud-ouest du pays, a annoncé sur X Dilian Francisca Toro, gouverneure du département de Valle del Cauca, dont la capitale est Cali. Lors de son premier jour au pouvoir, le nouveau gouvernement a également annoncé qu'il reconnaîtrait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, comme les Etats-Unis l'avaient fait en 2020 sous Donald Trump. "Avec cette décision, la Colombie cherche à revitaliser sa relation avec le Maroc", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

08.08.2026 à 22:15

Les autorités congolaises remettent 15 prisonniers aux rebelles de l’AFC/M23

Kalidou SY

En RD Congo, c’est un premier geste de confiance longtemps attendu dans les processus de paix. Les autorités congolaises ont rendu 15 prisonniers aux rebelles de l’AFC/M23. Cette opération, facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge, constitue le premier transfert concret de détenus depuis la signature du mécanisme de Doha, il y a près d'un an.

08.08.2026 à 21:37

L'Espagne commence les contrôles aux frontières pour les voyageurs venant d'Italie

FRANCE 24

Les autorités espagnoles ont commencé à effectuer des contrôles temporaires aux frontières, samedi, pour les voyageurs en provenance d'Italie, première journée d'application de cette décision annoncée vendredi, en réponse aux mesures similaires imposées par Rome après l'afflux massif de migrants à Ceuta.

08.08.2026 à 20:19

MotoGP: "Confiant" et dominateur, Martin favori à Silverstone

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Le jeune homme souriant de 28 ans à l'épaisse chevelure noire, qui faisait mine de s'étonner depuis vendredi d'être le plus rapide sur ce circuit mythique au nord-ouest de Londres, est en train de conforter sa place de leader au Championnat du monde. Il a déjà été couronné en MotoGP en 2024 mais a vécu une très mauvaise saison l'an dernier. Devant quelques journalistes en zone mixte samedi soir, le "Martinator", qui a rejoint Aprilia en 2025, s'est réjoui d'avoir "retrouvé ses sensations et sa vitesse". "J'ai confiance dans mon équipe et j'ai confiance en moi", a-t-il lancé, se félicitant aussi d'avoir le mieux géré l'usure de son pneu arrière tendre, par rapport à nombre de ses concurrents. Il a toutefois prévenu que la course longue de 20 tours (118 km) du Grand Prix dimanche serait "une autre histoire avec le pneu médium", même s'il y aura "une belle opportunité" à saisir. Jorge Martin a battu lors des qualifications samedi midi le record absolu du meilleur tour en piste à Silverstone (5,9 km) en 1 minute 56 secondes et 160 millièmes, sécurisant sa pole position sur la grille de départ pour le sprint et le GP. Sa vitesse en ligne droite a flirté avec les 330 km/h. Sur le sprint (59 km), Martin a devancé le Japonais Ai Ogura au guidon d'une autre moto Aprilia de l'écurie privée Trackhouse à 1 seconde et 530 millièmes, et son coéquipier italien Marco Bezzecchi sur la deuxième Aprilia officielle. Ogura, pas forcément à l'aise sur le tracé très rapide et ultra technique de l'immense site de Silverstone, s'est dit toutefois satisfait de sa deuxième place, même si il a assuré ne "pas savoir" pourquoi son "pneu arrière tendre" s'usait aussi rapidement. L'unique Japonais du plateau en MotoGP, où dominent les Italiens et les Espagnols, discret et modeste devant la presse, a dit s'attendre dimanche "au même genre de course qu'aujourd'hui (samedi)". Bezzecchi "essaiera de survivre" Le troisième du sprint, le tempétueux Bezzecchi qui se remet d'une double opération à la clavicule et au genou après sa lourde chute en Allemagne en juillet, a confié qu'il continuait de "souffrir (...) dans toute la partie gauche de (son) corps". Dimanche, "j'essaierai de survivre", a-t-il lâché dans un sourire, alors qu'il n'est que cinquième sur la grille de départ. Au classement provisoire du championnat du monde, Martin réalise la bonne opération en creusant un peu l'écart avec Ogura. Bezzecchi ravit la troisième place provisoire au champion du monde en titre, l'Espagnol Marc Marquez (Ducati officielle) seulement neuvième du sprint, tandis que l'Italien Fabio Di Giannantonio (Ducati-VR46) reste cinquième au championnat. La même position qu'il a arrachée au sprint. Quant à l'Espagnol Raul Fernandez, sur l'autre Aprilia de Trackhouse, il partira deuxième dimanche, mais il a chuté samedi et abandonné le sprint. Le plus jeune des frères Marquez, Alex, a fini quatrième au guidon de sa Ducati de l'équipe Gresini. Pour l'unique Français en piste, le Niçois Fabio Quartararo, les courses se suivent et se ressemblent: il a terminé 14e à plus de 15 secondes du leader Martin. Le champion du monde de MotoGP en 2021 a répété avec sincérité qu'il était "mal" sur sa moto Yamaha, alors qu'il sera chez Honda en 2027.
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