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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

21.08.2026 à 07:13

Ligue Conférence : Monaco prend une option en Pologne

L'Equipe TV

Monaco s’est imposé sur le terrain du Gornik Zabrze (3-2), en barrages aller de la Ligue Conférence. Mika Biereth a ouvert le score pour les Monégasques, avant que Lamine Camara ne double la mise après la pause. Paris Brunner a ensuite redonné l’avantage au club de la Principauté, après deux réductions du score polonaises. Les hommes de Filipe Luis conservent ainsi un but d’avance avant le retour, jeudi prochain au stade Louis-II. 

21.08.2026 à 07:10

Désormais incontournable, le RN entre présidentialisation et refus de l’État de droit (3/3)

Romain BRUNET

De la dédiabolisation à la présidentialisation du RN (3/3). Fort de nombreux députés élus à l’Assemblée nationale, le RN influence de plus en plus la vie politique française. Sa participation à la marche contre l’antisémitisme après les attaques du 7-Octobre en Israël marque une étape décisive dans sa stratégie de dédiabolisation. Mais la justice, qui a mis un coup d’arrêt à l’ascension de Marine Le Pen, contraint cette dernière à reprendre son discours antisystème.

21.08.2026 à 05:39

Hong Kong : deux militants de la mémoire de Tiananmen reconnus coupables d'"incitation à la subversion"

FRANCE24

Hong Kong et Macao ont longtemps été les seuls endroits du territoire chinois où il était possible de commémorer publiquement la répression menée par l'armée chinoise en juin 1989, après plusieurs semaines de protestations, contre les manifestants qui réclamaient des réformes politiques sur la place Tiananmen à Pékin. De telles commémorations sont désormais de facto interdites depuis que le pouvoir chinois a imposé en 2020 une loi sur la sécurité nationale à l'ancienne colonie britannique après les manifestations prodémocratie massives, parfois violentes, de 2019. Taïwan a appelé après le jugement la Chine à "arrêter les persécutions politiques", le Conseil des affaires continentales, plus haute instance taïwanaise en matière de politique vis-à-vis de Pékin, exprimant "son profond regret et sa profonde tristesse" et appelant le Parti communiste chinois et le gouvernement hongkongais à "libérer immédiatement les personnes détenues dans cette affaire". Lee Cheuk-yan, 69 ans, et Chow Hang-tung, 41 ans, dirigeaient l'Alliance de Hong Kong, un groupe aujourd'hui dissous qui organisait des veillées annuelles au parc Victoria. Ils ont été déclarés coupables vendredi d'avoir "incité d'autres personnes à organiser, planifier, commettre ou participer à des actions par des moyens illégaux en vue de renverser le pouvoir de l'État", selon un communiqué de presse remis aux journalistes. Selon eux, le fait que les deux accusés aient continué à exiger la "fin du régime de parti unique" après l'entrée en vigueur de la loi de sécurité nationale constitue une violation de la constitution chinoise, même s'ils n'ont "jamais employé ou promu la violence". Les accusés "voulaient endommager la confiance dans le PCC (Parti communiste chinois, NDLR) en attisant l'hostilité et en semant la division", ont-ils ajouté. Les militants encourent jusqu'à 10 ans de prison. Détenus depuis leur inculpation en 2021, ils sont restés assis en silence tandis que les juges énonçaient leur décision. Pas de "droits absolus" Un troisième militant, Albert Ho, 74 ans, est lui aussi poursuivi mais a plaidé coupable, ce qui ouvre la porte à une réduction de peine. Ancienne syndicaliste et épouse de Lee Cheuk-yan, Yin-ngor a déclaré à la presse être "furieuse (...) car je ne pense pas qu'il soit coupable". "J'espère que l'environnement va s'assainir, que des fleurs de toutes les couleurs pourront s'épanouir", a souhaité la mère de Mme Chow, Medina Chow Lau Wah-chun. "C'est une menace indéniable, l'Alliance de Hong Kong s'est employée pendant des années à semer la haine envers le Parti communiste chinois et le gouvernement central au sein de la population de Hong Kong", a de son côté salué Steve Li, commissaire principal du Département de la sécurité nationale de la police. Chow Hang-tung, avocate de formation qui a assuré sa propre défense au procès, a publié un billet sur son blog en amont de l'audience, expliquant qu'elle n'est plus escortée de la même manière depuis le début du procès. "Au lieu de (me) menotter simplement, ils (m')immobilisent désormais complètement avec des menottes, des fers aux pieds, une chaîne à la taille et une chaîne aux jambes et je suis conduite par le personnel des Services Correctionnels avec une chaîne métallique, comme un chien en laisse". Message Le porte-parole d'Amnesty International, Fernando Cheung, a dénoncé un jugement "consternant", car il "marque une nouvelle étape sinistre dans la campagne délibérée du gouvernement" pour effacer l'héritage des militants. Ils ont "mis en lumière la peur qu'entretient le gouvernement chinois face au souvenir de ses propres atrocités, qu'il considère comme une menace pour la sécurité nationale", a analysé Elaine Pearson, directrice pour l'Asie de l'ONG Human Rights Watch, dans un communiqué. Ce procès "envoie un message fort et glaçant à la société civile : toute critique de l'État et de ses politiques, même formulée de manière pacifique, n'est plus la bienvenue à Hong Kong", a déclaré à l'AFP Urania Chiu, maîtresse de conférences en droit à l'université Oxford Brookes. Selon un décompte arrêté début août, les autorités de Hong Kong ont arrêté 415 personnes pour divers motifs liés à la sécurité nationale, dont 185 ont été déclarées coupables.

21.08.2026 à 05:26

Moyen-Orient en direct : le trafic dans le détroit d'Ormuz baisse encore

FRANCE 24

Sept navires seulement ​ont traversé le ‌détroit d'Ormuz jeudi, moitié moins que la veille, ‌selon les données deKpler. Les armateurs continuent de craindre ⁠d'emprunter cet axe essentiel pour le commerce mondial, notamment des hydrocarbures. Suivez notre direct.

21.08.2026 à 05:05

Nouveau vote au Conseil de sécurité pour désigner le prochain chef de l'ONU

FRANCE24

Cinq femmes et trois hommes tentent à ce jour de succéder au Portugais Antonio Guterres, 77 ans, qui terminera le 31 décembre son deuxième mandat de cinq ans. Réunis à huis clos à partir de 10H00 (14H00 GMT), les 15 membres du Conseil devront anonymement assigner à chaque candidat une mention: "encourage", "décourage" ou "sans opinion". Au terme d'un premier scrutin le 30 juillet, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), âgée de 70 ans, avait reçu le plus de mentions favorables. Va-t-elle consolider sa position? "Les diplomates s'attendent à ce que la répartition des voix évolue par rapport au scrutin de juillet", relève pour l'AFP Daniel Forti, analyste au sein de l'International Crisis Group. Le processus devant servir autant à façonner un favori qu'à écarter certains candidats, "il est fort possible qu'à l'issue du vote, certains prennent conscience que leur campagne est arrivée au bout du chemin", ajoute-t-il. Le choix intervient alors que l'ONU traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire, confrontée à l'affaiblissement du multilatéralisme, à des divisions persistantes au Conseil de sécurité et à de graves difficultés financières. Beaucoup de flou Sous pression notamment des Etats-Unis de Donald Trump, qui contestent régulièrement son rôle et ses financements, l'ONU peine à peser sur plusieurs conflits majeurs, tandis que les coupes budgétaires menacent ses opérations humanitaires et le maintien de la paix. Pour l'emporter au terme de cette procédure qui pourrait prendre encore des semaines ou des mois, un candidat doit recueillir au moins neuf voix, en évitant un veto des cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni). Le nom est alors soumis à l'Assemblée générale, qui en pratique suit la nomination du candidat recommandé. Selon une tradition géographique d'alternance entre continents, pas toujours respectée, l'Amérique latine revendique cette fois le poste, ce qui explique que la majorité des candidats en soient originaires. De nombreux Etats poussent également pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU. Mme Grynspan a pour le moment notamment devancé l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett (52 ans) et le dirigeant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Argentin Rafael Grossi, 65 ans. Sont également candidats l'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet (74 ans), l'Equatorienne Maria Fernanda Espinosa (61 ans), l'Ougandais Olara Otunnu (75 ans), l'ex-président sénégalais Macky Sall (64 ans) et l'Equatorienne Ivonne A-Baki (75 ans). Personne ne se risque à faire de pronostic, tant les préférences des différents membres apparaissent encore très floues, notamment s'agissant des grandes puissances dotées du droit de veto. De nouveaux prétendants au poste pourraient même voir le jour, a souligné jeudi devant la presse Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l'ONU. "Si, par exemple - je spécule maintenant - il y a un blocage autour de l'un des candidats que nous voyons, si aucun d'entre eux ne décolle, alors je pense que nous pourrions voir apparaître d'autres" personnalités, a-t-il dit.

21.08.2026 à 05:05

Futur chef de l'ONU: les cinq femmes et les trois hommes en lice

FRANCE24

Tour d'horizon des différents candidats, par ordre alphabétique: Ivonne A-Baki Entrée en lice cette semaine, la diplomate équatorienne, ancienne ambassadrice de Quito aux Etats-Unis et en France, a vu sa candidature portée par les Tonga. Agée de 75 ans, née de parents libanais, elle a notamment joué un rôle crucial dans le rapprochement entre l'Equateur et son voisin péruvien après plusieurs conflits frontaliers. Elle plaide pour une ONU moins bureaucratique et davantage axée sur des résultats concrets, tout en se présentant comme une diplomate capable de restaurer le multilatéralisme. Michelle Bachelet Agée de 74 ans, la socialiste, torturée pour son opposition au régime d'Augusto Pinochet, a été la première femme présidente du Chili (2006-2010 puis 2014-2018), devenant une personnalité politique internationale de premier plan. Son passage à la tête du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme lui a attiré certains ressentiments. La Chine a ainsi critiqué un rapport accablant sur le sort de la minorité des Ouïghours. La Chilienne fait également l'objet de critiques américaines concernant sa position pro-avortement. Elle plaide pour un secrétaire général qui soit une "voix de la morale", même sous la pression des grandes puissances. Sa candidature est portée par le Mexique et le Brésil. Le Chili lui a retiré son soutien après la prise de fonction du président d'extrême droite José Antonio Kast. Maria Fernanda Espinosa L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur, 61 ans, voit les Nations unies comme l'"unique plateforme universelle" qui "s'occupe des défis communs de l'humanité", même si elle appelle à réformer l'institution davantage. L'ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU suggère aussi la création d'un mécanisme d'"alerte précoce" pour collecter les signaux du terrain et empêcher un conflit avant qu'il ne se déclenche. Elle n'est pas soutenue par son pays, sa candidature étant portée par Antigua-et-Barbuda. Rafael Grossi Diplomate de carrière, l'Argentin de 65 ans, nommé par son pays, est entré sous les projecteurs en prenant la tête de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en 2019. Ce poste l'a amené à s'occuper du programme nucléaire iranien et du dossier de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par la Russie. Deux dossiers brûlants qui concernent des membres permanents du Conseil de sécurité. Il ne s'est pas mis en retrait de ce poste pour la campagne, estimant que ce serait "manquer à son devoir". Selon certains observateurs, il a présenté une position plus radicale concernant la réforme de l'ONU et défend un secrétaire général devant être présent sur le terrain. Rebeca Grynspan L'ancienne vice-présidente du Costa Rica, âgée de 70 ans et soutenue par son pays, est la patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced) dont elle s'est mise en retrait pour la campagne. A ce titre, elle a négocié en 2022, avec Moscou et Kiev, "l'Initiative de la mer noire" pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe. Forte de son histoire personnelle, avec des parents juifs ayant "à peine survécu" à l'Holocauste avant d'immigrer au Costa Rica, elle déplore que l'ONU soit devenue "une organisation conservatrice en matière de risque", en n'essayant pas assez de peser sur les conflits. Au terme d'une première séance de "vote indicatif" organisée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 30 juillet, c'est elle qui a reçu le plus de mentions favorables de la part des 15 membres. Olara Otunnu L'Ougandais de 75 ans est l'un des deux candidats n'étant pas issus d'Amérique latine, continent qui revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique. Il a notamment été secrétaire général adjoint de l'ONU et représentant spécial pour les enfants et les conflits armés de 1997 à 2005, sous l'autorité de Kofi Annan, alors secrétaire général de l'ONU. Il s'était présenté à l'élection présidentielle de 2011 comme candidat du parti d'opposition Uganda People's Congress, mais a été battu par le président de longue date Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. Carolyn Rodrigues-Birkett L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, proposée par son pays dont elle est l'ambassadrice à l'ONU, est à 52 ans la plus jeune des six prétendants. Elle plaide pour restaurer la "crédibilité" en berne de l'ONU, soulignant que l'organisation ne doit pas être jugée sous le seul "prisme de la paix et de la sécurité" mais aussi sur ses actions en matière de développement et de défense des droits humains. Macky Sall Agé de 64 ans, l'ancien homme fort du Sénégal entre 2012 et 2024, a notamment insisté dans sa candidature sur la représentation du Sud global dans les instances internationales. Il a aussi souligné le lien intrinsèque entre paix et développement. Présentée par le Burundi, sa candidature a finalement reçu le soutien de Dakar. Les autorités sénégalaises l'accusaient pourtant d'avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.

21.08.2026 à 05:03

Les conséquences d'un phénomène El Niño record pour le monde

FRANCE24

Ce phénomène temporaire, renforcé par le réchauffement climatique d'origine humaine, donnera un aperçu des températures auxquelles le monde peut s'attendre de manière régulière à la fin des années 2030, d'après les experts. Qu'est-ce qu'El Niño? El Niño est une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial. Il survient quand les vents d'est qui retiennent en temps normal les eaux chaudes dans l'ouest du Pacifique faiblissent temporairement, permettant à celles-ci de remonter à la surface et de se déplacer vers l'Est. Lorsque les températures en surface se maintiennent au-dessus de la normale pendant plusieurs mois, cela provoque plus de tempêtes au-dessus de la région, "ce qui a des répercussions sur toute l'atmosphère terrestre", explique Emily Becker, climatologue à l'université de Miami. En conséquence, le climat devient plus chaud et sec dans certains endroits, et plus frais et humide dans d'autres. Certains effets du phénomène sont déjà visibles: la période de sécheresse longue et intense que connaît l'Indonésie a favorisé la propagation des incendies qui ont brûlé des centaines de milliers d'hectares. Avec des itérations plus fortes d'El Niño, "nous pouvons nous attendre à voir plus de ces conséquences", estime auprès de l'AFP Michelle L'Heureux, une responsable au sein du centre de prévision climatique de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Ces répercussions ne sont toutefois pas garanties, ajoute-t-elle. Qu'attendre cette année? Les températures à la surface de la mer dans la "région Niño 3.4", une zone de référence dans le Pacifique, sont actuellement de 2,6°C au-dessus de la moyenne des trente dernières années selon le réputé tableau de bord Climate Brink, qui s'appuie sur les relevés de la NOAA. Le tableau de bord agglomère aussi les prévisions, selon lesquelles le phénomène pourrait atteindre en novembre un pic à 3,9°C, bien au-dessus de l'anomalie de 3°C relevée en 2015, année record. Cela devrait faire de 2027 l'année la plus chaude jamais enregistrée, l'impact d'El Niño étant principalement ressenti l'année après sa survenance. Selon les calculs des climatologues Zeke Hausfather et Andrew Dessler, El Niño provoquerait une hausse moyenne des températures de 0,3°C en 2027 à l'échelle mondiale. "C'est comme un aperçu du futur", explique à l'AFP M. Dessler, professeur à l'université A&M du Texas. Une telle hausse sur le long terme ne serait autrement attendue que pour 2037. Il précise toutefois que ce réchauffement se concentrera essentiellement dans le Pacifique équatorial. Mike McPhaden, chercheur au Laboratoire environnemental marin du Pacifique de la NOAA, donne des estimations similaires: "Ce n'est pas inconcevable que 2027 puisse se situer 1,7°C au-dessus des niveaux pré-industriels", assure-t-il à l'AFP. Il n'existe pas une seule manière de mesurer le phénomène El Niño. En février, la NOAA a adopté une nouvelle méthode pour le surveiller: le Relative Oceanic Nino Index (RONI), qui compare l'anomalie de température de la zone 3.4 au reste des tropiques, jugé "plus clair et plus fiable" par l'Agence. Selon cet classification, la NOAA estime qu'il y a 69% de chances que le phénomène El Niño sera cette année le plus important depuis le début des relevés en 1950. Et le réchauffement climatique? Les scientifiques s'accordent à dire que le changement climatique amplifie les effets d'El Niño. Notre atmosphère, réchauffée par les gaz à effet de serre, contient davantage d'humidité, ce qui peut rendre les pluies liées au phénomène plus extrêmes. A l'inverse, là où il provoque déjà la sécheresse, il peut assécher encore davantage les sols. Il n'existe en revanche pas de consensus quant à savoir si le changement climatique renforce El Niño en lui-même, même si des preuves en ce sens commencent à émerger. D'après Mike McPhaden, le réchauffement des mers tropicales rend les vents qui alimentent El Niño plus sensibles, ce qui, par convection, peut accélérer le développement du phénomène. Il s'appuie sur des indicateurs naturels des climats passés, des relevés météorologiques remontant jusqu'au XIXe siècle et des modèles climatiques pour étayer ses conclusions: sur le siècle dernier, les épisodes d'El Niño auraient augmenté d'environ 10% en amplitude.

21.08.2026 à 05:03

Dans la Hongrie post-Orban, la liberté retrouvée au festival de musique de Sziget

FRANCE24

Le Sziget Festival, qui se tient tous les ans sur une île du Danube à Budapest, est connu comme "l'Ile de la liberté" car il cultive de longue date une réputation d'ouverture et de diversité. Laquelle s'est trouvée parfois en décalage avec la vision "illibérale" de l'ancien dirigeant ultraconservateur Viktor Orban. L'édition 2026 arrive quelque mois après la victoire du pro-européen Peter Magyar en avril, qui a fait danser de joie de nombreux jeunes Hongrois dans les rues de Budapest la nuit de l'élection, mettant fin à seize années de pouvoir de M. Orban. "C'est comme si tout ce qui était arrivé ces six derniers mois allait culminer ici", confie à l'AFP Greta Racz, 27 ans, volontaire dans une association pro-démocratie. "Les étrangers viennent nous voir et nous disent combien ils sont fiers de nous, et nous demandent comment c'était, et comment ont vit ce changement", raconte-t-elle. "L'ADN de Sziget" Contrairement aux années passées, des ministres ont consulté les organisateurs sur des questions pratiques allant des transports aux services de santé, et se sont déplacés au festival. "Nous avons pu faire notre job sans vents contraires. C'est énorme en soi!", explique Tamas Kadar, à la tête de l'organisation. Crée en 1993, Sziget attire chaque année près de 400.000 personnes. L'affluence a été un peu plus faible en 2026 avec environ 350.000 festivaliers, une baisse attribuée à la canicule par les organisateurs. Au programme cette année: Twenty One Pilots, Florence+the Machine, Lewis Capaldi et Sombr. Et comme toujours, le festival a accueilli des sessions de plaidoyers incluant la promotion des droits LGBTQ. C'est exactement "l'ADN" du festival, qui en faisait une cible sous Viktor Orban, a encore expliqué Tamas Kadar. Il a aussi déploré que le festival, un des plus grands évènements touristiques de Hongrie, n'ait reçu aucun soutien depuis dix ans, même quand il a fallu renoncer à deux éditions en raison de la pandémie de Covid-19. Une loi anti-LGBTQ de 2021 interdisant "la promotion de l'homosexualité" auprès de mineurs avait aussi forcé les organisateurs à mettre en place des contrôles d'identité pour s'assurer que seuls des majeurs pouvaient assister à certains événements. "C'est une mesure indigne et complètement absurde, chaque année il y avait quelque chose du genre", regrette Tamas Kadar. "Liberté artistique" Cela a cessé après une décision de la justice européenne cette année. Les tensions ont été à leur comble quand le gouvernement d'Orban a empêché le groupe de rap irlandais Kneecap de se produire pour trois ans, l'accusant de "discours haineux antisémites", a encore raconté le responsable. "Vous pouvez juger le positionnement politique d'un groupe d'un côté ou de l'autre. Mais le fait de traiter la liberté artistique avec autant d'ignorance a encore ajouté aux difficultés", commente-t-il. "C'est un festival, on parle de création, de culture, et cela doit se traiter dans ce contexte", explique Ildiko Eva Sopov du parti Tisza (conservateur) au pouvoir, après avoir participé à une table ronde. Le nouveau gouvernement n'interférera pas avec de la politique et de l'idéologie dans un endroit où il "ne doit pas avoir de rôle", insiste-t-elle. Tous les festivaliers rencontrés par l'AFP disent avoir apprécié la "vibe" du festival. "Sziget a toujours été une bulle politique, tout le monde étant sympa et libéral", souligne Marton Szabo, 25 ans, qui assistait au festival pour la quatrième fois. D'autres reconnaissent s'être désengagés de la politique. "Maintenant qu'il y a eu un changement de gouvernement, je suis beaucoup moins intéressée", indique Niki Liptak, 24 ans. "C'est l'été!"

21.08.2026 à 05:01

"On s'aimait bien pourtant": sur les îles turques, l'incertain pari du retour pour les exilés grecs

FRANCE24

A 77 ans, Dino revient chaque année d'Australie passer l'été dans son village sur l'île de Gökçeada au large des côtes turques, quittée à regret en 1964 à la suite des affrontements communautaires sur Chypre. Plusieurs centaines de membres de la communauté grecque - autrefois majoritaire -, poussés au départ, accourent ainsi d'Athènes, de Thessalonique ou du bout du monde pour célébrer la fête de la Vierge le 15 août. Comme Istanbul, l'île d'Imbros, son nom grec, et sa jumelle Tenedos (Bozcaada, en turc) ont été exemptées de l'échange de populations - chrétiens orthodoxes contre musulmans - ordonné par le Traité de Lausanne en 1923, entre la Grèce et la jeune république turque. Plus d'un million et demi de civils ont alors changé de pays, abandonnant tout derrière eux, des décennies de massacres comme de bon voisinage. A Imbros et Tenedos, seules îles turques en mer Egée, la cohabitation n'a jamais pesé. Mais "la politique", c'est autre chose, relève Kristo Vogiatzis, entrepreneur athénien de 59 ans. Prison ouverte En représailles aux affrontements entre Grecs et Turcs sur Chypre en 1964, Ankara ferme les écoles grecques et ouvre une prison à ciel ouvert sur les terres des villageois expropriés à Dereköy, le plus grand village de l'île: assez pour susciter l'effroi et convaincre les familles de plier bagages. "Les prisonniers venaient en cachette, demandaient de l'alcool, il y a eu des vols, des meurtres... Je ne veux pas trop m'en souvenir", avoue Yorgi Baki, berger sexagénaire dont un cousin a été tué. "Dès lors que vous envoyez le signal que c'est OK de s'en prendre aux Grecs, il s'en trouvera toujours pour les attaquer", reprend Kristo. "+C'est la politique+, disait mon père." "C'était triste, très triste", confirme Dino Haimandos. Parti à 13 ans pour Istanbul, puis Sydney cinq ans plus tard, il garde le lien avec l'île: "J'y suis né, je m'y sens toujours chez moi. J'aime les rues, les gens. J'étais à l'école avec eux. On s'aimait bien." Puis les départs se sont accélérés après 1974 et l'invasion de Chypre par la Turquie, à la suite d'un coup d'État militaire soutenu par Athènes. Le 15 août reste pour tous le rendez-vous de l'année. "Kalimera, Maria!" Salutations et prénoms grecs s'envolent au son des cloches et dans le vent furieux qui fouette la place. Originaire de l'île, le patriarche orthodoxe Bartholomée Ier, 86 ans, revient régulièrement d'Istanbul pour présider aux trois heures de liturgie. Blues grec Dernier chanteur insulaire du choeur, Stelyo Berber, 52 ans, s'évertue à ranimer l'esprit grec et la communauté, mais doute parfois d'y parvenir. Chaque soir, sa voix s'enroule sur les notes de guitare et de bouzouki entre les murs de pierre de sa taverne, dans le village du patriarche, Zeytinliköy. Stelyo et son épouse turque, Pelin, y chantent les airs célèbres de rebetiko, ce blues grec de l'exil, du pays perdu et des amantes enfuies. Passant du grec au turc pour ravir les clients, Stelyo, grandi à Istanbul et à Athènes, est venu vivre au village il y a cinq ans: "Pour la première fois de notre histoire, toute la famille est réunie ici, mes parents, ma soeur et nos enfants." Avec l'ouverture de l'école grecque en 2013, encouragée par l'Union européenne, "environ 600 Grecs sont revenus vivre à l'année. Contre moins de 70 en 2005", rapporte-t-il. Une victoire encore ténue sur une population de 7.000 résidents permanents - et plus de 30.000 en été. "La vie n'est pas facile ici", avoue-t-il. Malgré ses efforts, le temps joue contre lui: "Notre culture s'éteint." Village maudit Les enfants de Kristo Vogiatzis l'ont prévenu: "Ce n'est pas notre histoire, nous on est grecs. Ne garde pas la maison pour nous." Dejà, des amis stambouliotes lui demandent si et quand il compte vendre. "Les prix explosent, tout le monde veut sa maison en pierre." Seul Dereköy, le village maudit, autrefois le plus riche de l'île, reste en ruines, livré aux chèvres de Yorgi. L'histoire se répète sur l'île jumelle de Bozcaada/Tenedos, où ne survivent qu'une quinzaine de Grecs, tous âgés: à trois heures d'Istanbul et accessible en 30 minutes de ferry, elle est encore plus courue et convoitée par les touristes du continent. Arrivé d'Istanbul dans les années 1980, Hakan Guruney a appris le grec et s'est voué à la mémoire de Tenedos: il y entretient un petit musée privé, rassemblant les souvenirs du quotidien, emballages de friandises, dentelles, missels et cartes postales de soldats français stationnés sur l'île, lors de la bataille des Dardanelles en 1915. "On a chassé les Grecs et maintenant on passe leurs chansons dans les restaurants", soupire-t-il, quand monte des terrasses de la rue la voix de Melina Mercouri.

21.08.2026 à 05:01

Dans les Appalaches, la "maladie du poumon noir" ronge de plus en plus les mineurs

FRANCE24

"Je ne peux pas respirer", explique cet homme à la carrure imposante et s'exprimant avec difficulté. John, qui a souhaité être désigné par ce pseudonyme car il est engagé dans une procédure judiciaire contre son ancien employeur, souffre de la pneumoconiose des mineurs de charbon - ou "maladie du poumon noir". Une affection potentiellement mortelle, caractérisée par un essoufflement et une incapacité respiratoire qui s'aggravent progressivement. Dans les Appalaches, l'une des grandes régions minières américaines avec quelque 30.000 mineurs de charbon, John est loin d'être le seul. Une étude de l'Institut américain pour la sécurité et la santé au travail (NIOSH), publiée en août, montre que dans cette région la maladie touche un mineur sur trois ayant au moins 25 ans d'ancienneté. "La situation n'a jamais été aussi grave depuis les années 1970, c'est assez alarmant", constate Scott Laney, co-auteur de l'étude. L'épidémiologiste n'est pourtant "pas surpris". Les courbes de prévalence dans la région n'ont pas cessé de grimper depuis les années 2000, alors qu'elles avaient atteint des niveaux très bas sous l'effet de règles limitant l'exposition à la poussière de charbon. "La maladie de votre fils" Le responsable de cette résurgence? La silice, une matière jusqu'à 20 fois plus toxique que le charbon. Le charbon le plus facile à exploiter étant largement épuisé, les mineurs doivent désormais tailler davantage de roche, ce qui libère de fines particules de silice. Cette exposition accrue explique qu'ils tombent malades plus rapidement et plus gravement qu'autrefois, selon Scott Laney. Dans la clinique spécialisée dirigée par Lisa Emery, à Oak Hill, le plus jeune patient avait seulement 30 ans lorsqu'on lui a diagnostiqué une fibrose massive progressive, la forme la plus grave du "poumon noir". "Ce n'est plus la maladie du grand-père. C'est celle de votre mari. C'est celle de votre fils", assure-t-elle. Cette brune énergique explique que certains de ses patients quadragénaires doivent désormais subir une double greffe pulmonaire. La seule solution dans les cas les plus graves. "On peut traiter les symptômes mais il n'y a pas de remède", dit-elle. Face à cette situation, l'agence américaine chargée de la sécurité dans les mines (MSHA) a adopté en 2024 une règle abaissant le plafond d'exposition à la silice à un niveau jugé plus sûr par les scientifiques. Mais des organisations minières l'ont contestée en justice, lui reprochant d'imposer des méthodes de conformité trop rigides. Jamais appliquée, la règle a été suspendue par une cour d'appel fédérale et reportée "indéfiniment" par la MSHA. "100% évitable" Interrogée par l'AFP, la National Mining Association, principale organisation de défense des intérêts des entreprises minières aux Etats-Unis, dit soutenir "sans réserve" la nouvelle limite d'exposition. "Notre divergence avec la règle de la MSHA porte sur la manière" prévue pour respecter ce plafond, déclare Ashley Burke, une porte-parole. Elle assure que les nouveaux cas de "poumon noir" ne reflètent pas les conditions actuelles dans les mines en raison du délai d'apparition des symptômes, et que ces conditions se sont "nettement" améliorées ces dernières années. Une étude de l'Appalachian Citizens' Law Center (ACLC), ONG qui défend les mineurs, montre pourtant que, parmi les mines testées par la MSHA en 2025, une sur cinq présentait des niveaux dangereux de poussière de silice. Dans une dizaine d'entre elles, ce niveau était même plus de deux fois supérieur au plafond proposé par la nouvelle règle. "Les entreprises savent aussi très bien comment tromper les inspecteurs", alerte Gary Hairston, président d'une association nationale de défense des mineurs malades. "Elles se fichent des mineurs. Pour eux, on n'est qu'un nombre", lance cet ancien mineur de charbon, lui-même atteint de "poumon noir". "Tout ce qui les intéresse, c'est le charbon qu'elles produisent." Pour Debbie Wills, qui a consacré près de quatre décennies à accompagner des mineurs malades, la situation est d'autant plus regrettable que la pneumoconiose est "100% évitable". "Personne n'est obligé d'en souffrir", ajoute-t-elle. "Mais si vous n'appliquez pas les mesures de prévention, les mineurs finiront par l'avoir."

21.08.2026 à 04:59

Gamescom 2026: l'industrie du jeu vidéo se réunit à Cologne en attendant "GTA VI"

FRANCE24

Après une soirée de lancement présentant les principales sorties à venir - avec en point d'orgue le dernier opus de la saga Final Fantasy - le grand rassemblement du jeu vidéo, fréquenté l'an dernier par près de 360.000 visiteurs, ouvrira ses portes mercredi aux professionnels puis jeudi au public, jusqu'à dimanche. "GTA VI", grand absent très présent S'il ne sera pas présenté à la Gamescom, le nouvel opus de la série à succès Grand Theft Auto, en piste pour devenir le 19 novembre le plus gros lancement de l'histoire de l'industrie, donne des cauchemars aux autres éditeurs. Pour éviter de se retrouver en concurrence avec le blockbuster de Rockstar Games, qui connaît des chiffres de précommandes "jamais vus dans l'industrie", selon le PDG de son éditeur Take-Two, de nombreux studios ont concentré leurs sorties en septembre-octobre. Résultat: un embouteillage de plusieurs dizaines de titres majeurs commercialisés d'ici quelques semaines. Face à cette concurrence accrue, "certains jeux ne se vendront pas aussi bien" que prévus cette année, prévient Rhys Elliott, expert au cabinet spécialisé Alinea Analytics. Fin de partie pour le CD C'est sans nul doute le sujet qui sera le plus discuté dans les allées du Koelnmesse, où chaque studio dispose d'un stand pour permettre de tester les dernières nouveautés: l'arrêt par Sony de la production de jeux sur support disque à partir de 2028. Le géant japonais, qui a démocratisé le format disque sur console avec sa première PlayStation dans les années 1990, compte basculer vers le tout-numérique, les achats dématérialisés pesant près de 82 % des ventes de jeux sur PS4 et PS5 au début de 2026. Une décision qui soulève des inquiétudes chez une partie des joueurs, qui redoutent la fin du marché de l'occasion et la disparition d'un pan du patrimoine vidéoludique. Microsoft cherche un cap Si Sony fait à nouveau l'impasse sur la Gamescom, son rival Microsoft - qui fête cette année les 25 ans de sa première Xbox - y présentera plus de 25 jeux, dont "Call of Duty: Modern Warfare 4" et "Gears of War: E-Day". Ce dernier sera finalement exclusif à ses consoles, a annoncé en juin le géant américain, qui s'efforçait depuis deux ans de porter ses principaux titres sur d'autres plateformes afin de rentabiliser des coûts de développement de plus en plus élevés. Selon Rhys Elliott, ce "changement à 180 degrés" de la stratégie de Xbox, impulsé par sa nouvelle direction, s'inscrit dans une volonté de "regagner la confiance" des fidèles de la marque. Mais Xbox, qui a multiplié les acquisitions ces dernières années, a vu son chiffre d'affaires baisser de 7% en 2025. Microsoft a annoncé début juillet la suppression immédiate de 1.600 postes dans sa division jeux vidéo, et 1.600 postes supplémentaires d'ici fin juin 2027. Une industrie à la peine Confrontés à une baisse des investissements, après une période faste liée aux périodes de confinement, de nombreux studios sont aussi passés par des vagues de licenciements: plus de 1.000 salariés chez l'éditeur américain de "Fortnite" Epic Games en mars, près de 300 postes au studio américain Bungie ("Marathon") de Sony en juin... Depuis janvier, près de 10.000 personnes ont perdu leur emploi dans l'industrie, selon le site ASGC Games Industry Layoffs Tracker, qui estime que ce chiffre pourrait avoisiner les 15.000 sur l'année, soit proche du record de 2024. Si le marché mondial du jeu vidéo est toujours en croissance, avoisinant pour la première fois les 200 milliards de dollars en 2025, une poignée de jeux à succès comme "Roblox" et "Fortnite" captent une grande partie du temps des joueurs. En France, de nombreux studios historiques connaissent également des difficultés, comme le géant Ubisoft, en pleine restructuration, ou le groupe Nacon, placé en redressement judiciaire en mars.

21.08.2026 à 04:57

Sonia Devillers sur la trace des pianos spoliés par les nazis

FRANCE24

Quatre ans après "Les Exportés", un best-seller sur l'histoire de sa famille d'origine roumaine, la journaliste et animatrice sur France Inter et Arte publie son deuxième récit, "Le fabuleux piano" (Robert Laffont), qui sort en pleine rentrée littéraire. "Ce livre part d'une quête qui a échoué", explique Sonia Devillers à l'AFP. En regrettant de n'avoir pas réussi à retrouver le piano qu'avait abandonné sa grand-mère Gabriela en fuyant la Roumanie communiste en 1961. "Ce faisant, j'ai découvert qu'il y avait des milliers de personnes qui cherchent des pianos en Europe. Dont la plupart ont disparu pendant la guerre, volés par les nazis à des familles juives pendant l'Occupation", précise la journaliste. L'un de ces "pianos fantômes" suscite sa curiosité. Il a été fabriqué par une prestigieuse manufacture, Erard, en bois de palissandre. Malgré le fait qu'il porte un numéro de série, cet instrument volé en 1943 n'a jamais pu être localisé par ses anciens propriétaires, les Enoch, une famille parisienne d'éditeurs de musique en bonne partie décimée pendant la guerre. "J'ai eu envie de savoir ce qui était arrivé à ces gens et à leur fabuleux piano", relate Sonia Devillers. "Ils m'ont tout de suite fait confiance et m'ont confié leurs archives, dont le journal intime de Jacques Enoch, l'un des rares survivants". Avis de recherche Durant son enquête, l'autrice découvre l'ampleur du pillage organisé des pianos par les nazis, dont certains dignitaires estimaient que la musique devait être "au cœur de leur projet politique" et "un instrument de propagande". Comme l'Allemagne manque d'instruments de musique, des convois ferroviaires sont organisés pour y acheminer des centaines de pianos. Plus de 2.000 auraient ainsi été spoliés à Paris, selon les estimations données par l'historienne Caroline Piketty dans son livre "Harmonies volées", publié en 2025. Sonia Devillers raconte comment, après la guerre, Jacques Enoch va multiplier les démarches pour tenter de retrouver le piano familial, écrivant "des dizaines de courriers au service des restitutions des instruments". En vain. "J'ai trouvé très beau que, jusqu'au bout de sa vie, cet homme continuera de chercher ce piano en souvenir du passé, pour le transmettre et parce qu'il sait qu'on ne lui rendra jamais ses parents et son frère", morts en déportation. Le livre se termine par un avis de recherche. Car même si l'enquête n'a pas abouti, "mon secret espoir, c'est que le piano soit retrouvé grâce au livre", espère Sonia Devillers. "Il peut être en France dans une famille qui ne connait pas l'histoire de ce piano. Comme en Allemagne, où il a peut-être été pulvérisé sous les bombes, ou bien parti en Europe de l'Est ou dans l'ex-Union soviétique si l'armée rouge a mis la main dessus à la fin de la guerre", indique-t-elle. Avec l'espoir qu'il connaisse le sort d'un violon spolié qui sera restitué à son propriétaire le 7 octobre lors d'une cérémonie organisée à Paris par l'association "Musique et Spoliations".

21.08.2026 à 03:53

Les États-Unis somment leurs alliés et la Chine de couper leurs liens avec l'Iran

FRANCE 24

Après près de six mois de guerre et faute de percée diplomatique, l'administration Trump veut mobiliser ses alliés et la Chine dans une campagne de pression économique maximale contre Téhéran, quitte à menacer de lourdes conséquences les pays qui continueraient à commercer avec l'Iran.

21.08.2026 à 00:53

L'intégration des institutions kurdes dans celles de l'État syrien marque la fin d'une ère

FRANCE 24

Après des mois de négociations, le processus d'intégration des institutions civiles et militaires kurdes au sein de l'État syrien est arrivé à son terme, a annoncé jeudi le dirigeant kurde Mazloum Abdi. Un tournant historique, après des décennies de marginalisation, qui enterre aussi l'espoir d'une puissance kurde autonome en Syrie. 

21.08.2026 à 00:29

El Niño : le canal de Panama va réduire le nombre de traversées

FRANCE 24

Le canal de Panama va réduire dès septembre le nombre de navires autorisés à y transiter, en raison d’une baisse des précipitations liée au phénomène El Niño qui affecte les réserves d’eau nécessaires à son fonctionnement.
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