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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

21.04.2026 à 13:13

BlaBlaCar veut cesser son service d'autocars, BlaBlaCar Bus

FRANCE24

"BlaBlaCar a annoncé aujourd'hui un projet de cessation de son activité d'opérateur de bus en France exploité sous la marque BlaBlaCar Bus. Ce projet répond aux difficultés économiques structurelles que connait BlaBlaCar sur cette activité", a indiqué la plateforme de covoiturage dans un communiqué. "Le projet entraînerait la suppression de 40 postes" directement, mais doit mettre fin à "des pertes d'exploitation récurrentes et importantes", a ajouté l'entreprise. Ces lignes sont exploitées par des sous-traitants qui se retrouvent dans l'incertitude. "BlaBlaCar entend renforcer son rôle de marketplace [plateforme de vente] en France en accompagnant les partenaires autocaristes indépendants qui souhaiteraient opérer ces lignes", a expliqué le groupe. Il a précisé que la vente de billets et les liaisons se poursuivaient. Cette plateforme de covoiturage, lancée dans les années 2000, s'était diversifiée dans les autocars en rachetant Ouibus à la SNCF en 2019. En août 2025, BlaBlaCar Bus indiquait desservir 350 destinations en France et dans d'autres pays européens, et vantait le "succès grandissant des liaisons", avec 18 millions de passagers en 2024 pour lui et son concurrent, Flixbus. Mais les prix bas nécessaires pour rendre attractif ce moyen de transport, plébiscité d'abord par une clientèle jeune et peu fortunée, rendent le modèle économique précaire. BlaBlaCar Bus a ainsi deux tiers de clients âgés de moins de 35 ans. Sa ligne la plus fréquentée est Paris-Lille, où la concurrence est forte avec le TGV, beaucoup plus rapide et plus cher. L'organisation professionnelle du secteur, l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a fait part dans un communiqué de "sa vive inquiétude". "Cette décision, à la fois soudaine et inattendue, pourrait, si elle se confirmait, entraîner des conséquences majeures, notamment pour environ la soixantaine de transporteurs qui exploitent des lignes pour le compte de BlaBlaCar Bus", a ajouté l'OTRE. Cette organisation souhaite "une transparence totale sur le calendrier et les modalités de ce projet" et "un accompagnement renforcé des transporteurs partenaires, afin de sécuriser leur activité et l'emploi". Le marché des liaisons par autocar a été entièrement libéralisé en France en 2015 grâce à la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, portée par le ministre de l'Économie Emmanuel Macron.

21.04.2026 à 13:08

Amnesty exhorte les pays à résister aux dirigeants "prédateurs" comme Trump, Poutine ou Netanyahu

FRANCE24

Face à des chefs d'Etat "prédateurs" comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benjamin Netanyahu, de nombreux dirigeants ont fait preuve de "lâcheté" en 2025 affirme l'organisation de défense des droits humains Amnesty International dans son rapport annuel. Selon l'ONG, ces chefs d'Etat agissent au mépris des règles et organisations internationales instituées après la Seconde Guerre mondiale, dessinant un monde dans lequel "la guerre remplace la diplomatie". Récit de Marc Paupe.

21.04.2026 à 12:55

Guerre au Moyen-Orient : le président libanais défend les négociations avec Israël pour la paix

FRANCE24

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que les négociations directes avec Israël visaient à faire cesser de manière durable la guerre et l'occupation israélienne dans le sud du Liban, une démarche rejetée par le Hezbollah. Décryptage avec Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24.

21.04.2026 à 12:49

Les IA compagnons de santé sortent de l’ombre, avec prudence  

FRANCE24

Chez Alan, jeune assureur santé qui a tout misé sur le numérique, l'assistant virtuel Mo est en cours de déploiement pour donner ses conseils de santé aux 800.000 personnes couvertes par l'entreprise. En interrogeant l'utilisateur sur ses symptômes, sur ses antécédents médicaux ou familiaux, Mo peut l'aider à décider s'il faut consulter et dans quel délai, voire faciliter la prise de rendez-vous en téléconsultation ou en présentiel si besoin. Mo peut aussi donner des conseils de prévention personnalisés, voire aider à résoudre des problèmes d'assurance ou de remboursement, selon ses créateurs. Mo va aider Alan à se positionner comme "l'interface centrale" de ses clients avec le système de santé, le "chef d'orchestre de leur santé personnelle", expliquait le cofondateur de l'entreprise Jean-Charles Samuelian, lors de l'anniversaire des 10 ans de l'entreprise, en mars. Autre vedette de la santé numérique française, Doctolib met de son côté la dernière main à un "assistant parental" pour aider les parents dans le suivi de la santé de leur enfant. Le robot conversationnel, déjà en cours d'utilisation chez 20.000 parents testeurs, va "d’ici quelques semaines" être disponible pour tous les parents utilisateurs de Doctolib. "Nous voulons permettre à chacun d'avoir accès à la connaissance médicale, de mieux s'orienter dans le parcours de soins et d'être guidé proactivement afin de vivre en meilleure santé", affiche Mathilde Jaïs, directrice de l'offre "compagnon de santé" de Doctolib. D’autres start-up moins connues sont également prêtes à prendre la vague, comme PaperDoc, qui a lancé Gustave, un assistant de santé vendu aux mutuelles pour qu’elles puissent proposer un "plus santé" à leurs clients. "Pas de diagnostic" "Gustave est un compagnon qui va essayer de vous amener vers la bonne orientation" dans le système de soins, explique Nicolas Gatulle, anesthésiste-réanimateur et cofondateur de PaperDoc, une start-up de 5 personnes qui commercialise déjà Archie, un moteur de recherche scientifique intelligent pour les professionnels de santé. "Ce qui plait dans Gustave, c’est qu'il est capable de dire quand il ne sait pas et qu'il cite ses sources", indique-t-il. Les trois éditeurs martèlent que leur robot conversationnel n'est nourri qu'aux sources d'information dûment reconnues sur le plan scientifique, comme les études des sociétés savantes. Et qu'il n'est pas là "pour remplacer le professionnel", ni pour "fournir un diagnostic". Leur rôle est plutôt d'apporter un éclairage pour aider le patient à décider - y compris le cas échéant, en recommandant d'aller voir rapidement un médecin. Testé par l’AFP sur le cas - réel - d'un enfant présentant de la fièvre, un manque d'appétit et surtout des mouvements oculaires étranges, l’assistant de Doctolib pose une série de questions complémentaires: existence de vomissements ? De raideur dans le cou ? De comportements inhabituels ? Après quelques échanges, il livre son conseil : "la situation nécessite une consultation médicale dans la journée ou au plus tard sous 24 heures", en expliquant pourquoi ("il faut écarter une infection ou d’autres causes pouvant nécessiter un suivi adapté"). Mais si on le presse de donner un diagnostic, il répond poliment: "en tant qu'assistant numérique, je ne peux pas établir de diagnostic personnalisé (...) mais je peux partager des informations générales sur les situations qui peuvent être associées à ce type de symptômes". Pour l’assistant de Doctolib, comme celui d'Alan et celui de PaperDoc, un "agent IA" - une composante du système général - veille pour détecter les conversations à risque. En tout cas, "dans 10 ans, nous aurons tous notre compagnon de santé personnel, qui nous connaît, qui comprend notre contexte, qui anticipe et qui agit à nos côtés" prédit Antoine Lizée, spécialiste en IA et père d'Alan.

21.04.2026 à 12:23

"Dernière rave" à Marseille avant la loi contre les free parties

FRANCE24

"Je l'ai appelée +la dernière rave+, parce que ça me fait flipper de me dire que je peux passer six mois en prison, juste parce que j'organise une fête pour 300 personnes", explique Sacha (prénom modifié), 33 ans. Jusqu'ici, il organisait deux ou trois "free parties" ("fêtes libres", gratuites et non déclarées) par an, mais "aujourd'hui, c'est fini". L'an dernier, la police lui a déjà saisi son matériel, et il refuse d'"être un martyr de la cause". Le 9 avril, les députés ont adopté une proposition de loi qui, si elle est votée par le Sénat, prévoit jusqu'à six mois de prison et 30.000 euros d'amende pour les organisateurs de raves non déclarées ou interdites, d'au moins 250 personnes. "Mais, dès que c'est pour une +teuf+, la préfecture dit +non+", affirme Sacha, qui dénonce une "discussion impossible" avec les autorités. Avec quelques amis, ils sont arrivés avant la nuit. Le déchargement du matériel - des enceintes aux sacs poubelles - est rapide pour éviter d'être repérés sur ce site isolé où ne subsistent que quelques ruines d'un village de vacances abandonné, à côté de champs d'oliviers et d'un élevage de chèvres. A la lumière d’une lampe torche, le DJ Orang3 installe ses platines. Il arrive d'Italie où le gouvernement de Giorgia Meloni a interdit dès son arrivée au pouvoir les free parties, passibles de six ans de prison. "Chez nous, la situation est devenue très compliquée, alors que la musique c'est la culture, l'art et tu ne devrais pas devoir payer pour ça. Ici, c'est un espace ouvert où tout le monde est accepté", dit-il. "Une vie un peu triste" Lou, photographe de 33 ans, avoue avoir hésité à venir. "Même si la loi n'est pas encore passée, on était inquiets: est-ce qu’on est sûr qu’il n’y aura pas déjà la police, est-ce que ça va vraiment avoir lieu, est-ce que ça va bien se passer ?". Le texte, s'il est adopté, prévoit une amende de 1.500 euros pour les participants, 3.000 en cas de récidive. Aux platines, les DJs se succèdent. Aux basses sourdes se mêlent des sonorités orientales, dentelles et strass côtoient des sweats à capuche. "On essaie de développer quelque chose de vraiment inclusif et +safe+ pour tout le monde", explique Sacha, qui veut aussi offrir un espace à "la communauté queer qui n'a pas de lieux à Marseille pour faire la fête". "Dans le Sud, on n'a pas la culture des clubs, et le peu de soirées organisées coûtent assez cher, 15 ou 20 euros l'entrée, explique Lou. Et puis, les +free+ c’est vraiment un endroit où on se sent en sécurité". "Du fait qu’on soit en autogestion, on prend plus soin les uns des autres, que ce soit sur la consommation (de drogue ou d'alcool, NDLR) ou sur le consentement", dit aussi Alexia, alors que parmi les motifs de la proposition de loi figurent "l’usage de la soumission chimique" et "l'incitation à la consommation de drogue". Pour Margot, 29 ans, venue à vélo, "avec la loi, tragiquement, ce qui va se passer, c’est que, comme c’est plus risqué, les endroits seront encore plus éloignés, ce sera moins encadré, et s'il y a des problèmes ce sera des problèmes plus graves". Au fil de la nuit, de petits groupes s'écartent pour discuter ou se promener, quand d'autres vont graffer à la bombe des ruines déjà largement taguées. Parmi les danseurs, le lever du soleil est salué par des cris de joie. "Je pense que les gens qui vont voter cette loi ont une vie un peu triste...", lâche Sacha.

21.04.2026 à 12:13

En Roumanie, le succès de Lolita, chanteuse virtuelle, incarnation pour certains du racisme anti-rom

FRANCE24

Mais cette popularité s'accompagne dans le pays de débats sur la place des artistes et le remplacement des humains, ainsi que d'un malaise parmi les Roms qui voient dans le succès de la star artificielle une manière de s'approprier leur culture tout en les effaçant du paysage. Parmi eux, Bianca Mihai, une chanteuse de 25 ans, trouve particulièrement "injuste" de se voir comparer à Lolita, quand son travail acharné ne lui a pas valu la même reconnaissance jusqu'ici. "C'est un peu fort quand on y pense : les gens me disent que je ressemble à l'IA entraînée à partir de mes données", confie-t-elle à l'AFP. La chanteuse, d'origine rom, dénonce également le recours à des clichés culturels à des fins mercantiles. "C'est bien joli d'emprunter des éléments de la culture rom, sans les aimer. Ca, ça fait mal", poursuit la jeune femme, qui a longtemps dû, à l'incitation de ses parents inquiets d'éventuelles discriminations, cacher ses origines. Jusqu'à l'approche de sa vingtaine, lorsqu'elle a décidé d'ignorer ce conseil. Lors de sa participation à la version roumaine de The Voice l'an dernier, la jeune femme a reçu des messages haineux, allant jusqu'aux menaces de mort. Les commentaires élogieux abondent en revanche à l'adresse de Lolita, propulsée célébrité en quelques semaines, et qui dispose d'un agent artistique. Un internaute la qualifie ainsi d'"Amy Winehouse de la Roumanie" quand un autre affirme que sa voix lui donne la chair de poule. Dans l'une des vidéos les plus vues de Lolita, celle-ci, regard embué de larmes, grandes boucles d'oreilles rondes et robe rouge à fleurs, fixe la caméra sur un quai de gare, se lamentant d'être "une gitane rejetée" par un amant marié qui lui préfère sa "vraie dame comme il faut". "C'est exactement le genre de fille très facile à faire adopter et à faire exotiser" par le public, déplore Bianca Mihai, jugeant les paroles "clichés au possible". "Racisme latent" Bogdan Burdusel, 35 ans, comme d'autres militants roms, voit lui aussi dans le personnage de Lolita une nouvelle manifestation d'un "racisme latent" dans un pays marqué par une longue histoire de discrimination envers sa communauté. "Les gens aiment la culture rom, mais pas les Roms", déclare-t-il à l'AFP, déplorant par ailleurs la sexualisation de Lolita, qui incarne selon lui le "fantasme d'un non-Rom". L'homme derrière cette création, un designer visuel de 32 ans, qui se fait appeler Tom et souhaite garder l'anonymat, affirme à l'AFP ne pas avoir "voulu offenser qui que ce soit". Il soutient que "Lolita n'appartient pas nécessairement à une culture spécifique. Elle reflète la réalité de millions de personnes qui vivent dans les Balkans. Elle incarne davantage une identité balkanique qu'une identité rom". Pourtant, il admet avoir choisi une musique traditionnellement jouée par les Roms pour sa "vérité crue", "une sorte de blues" local, selon lui. "Plus petit dénominateur commun" Le jeune homme dit être l'auteur des paroles des chansons de Lolita, qui content "des amours simples et des luttes quotidiennes", mais avoir utilisé des prompts pour créer la musique et les vidéos. "Honnêtement, je ne m'attendais pas à ce que ça devienne aussi viral", ajoute-t-il, se réjouissant que son oeuvre "résonne avec autant de gens". Grigore Burloiu, conférencier en technologies interactives à l'Université nationale de théâtre et de cinéma de Bucarest, est en revanche bien moins surpris par ce succès, auquel l'industrie musicale a selon lui préparé le terrain, en alimentant depuis longtemps le public avec les mêmes recettes et mêmes sons. "Et devinez quoi ? L'IA est vraiment très douée pour ça. Pourquoi ? Eh bien, parce que l'IA consiste précisément à trouver le plus petit dénominateur commun", souligne-t-il. "C'est injuste", déplore Bianca Mihai. "Parce que j'essaie de construire ma carrière, et j'ai l'impression qu'il n'y a pas de place pour moi", regrette la chanteuse, qui se sent obligée de jongler entre un emploi à plein temps comme consultante en informatique, un rôle au théâtre et ses répétitions en studio, pour prouver de quoi elle est capable.

21.04.2026 à 12:09

A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout

FRANCE24

"Je suis sortie sans me stresser, je me suis baladée, je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là", raconte la jeune femme, rencontrée par l'AFP dans une rue de la capitale, tête nue et piercing au nez malgré les strictes règles vestimentaires de la République islamique. Babak Samiei, ingénieur de 49 ans, a lui aussi essayé de "renouer le plus possible" avec ses habitudes. Il a repris le sport et le yoga après "n'avoir rien fait pendant les 40 jours de la guerre". Et essaie de ne pas trop penser à l'après. Il y aura des négociations mais "je pense qu'au final, aucun accord ne sera conclu et la guerre recommencera probablement", prédit-il. Donald Trump a annoncé de nouveaux pourparlers de paix à Islamabad, alors que le cessez-le-feu expire "mercredi soir, heure de Washington", menaçant faute d'accord de noyer l'Iran sous les bombes. Téhéran n'a toutefois pas encore envoyé de délégation et dit refuser de négocier sous la menace. Les Etats-Unis et Israël, lançant une opération coordonnée le 28 février, ont pilonné sans relâche l'Iran jusqu'à la trêve du 8 avril, des frappes qui ont tué de nombreux dirigeants iraniens et fait des milliers de morts. Rassemblements et checkpoints Dans les quartiers cossus de Téhéran, largement fuis pendant les hostilités par leurs habitants, partis trouver refuge au bord de la mer Caspienne, les terrasses sont pleines. La clientèle est jeune et branchée. Cheveux bouclés, teints ou décolorés s'affichent sans complexe. Non loin de là, des musiciennes de rue jouent des percussions, tandis que les passants vaquent à leurs occupations quotidiennes. Certains sirotent leur matcha latte dans les cafés, d'autres font leurs courses au marché. Le nord de Téhéran et ses petites ruelles ombragées - au style de vie plus occidentalisé - ont des allures d'oasis de calme qui contraste avec l'agitation du reste de la capitale de plus de 10 millions d'habitants. Dans le centre, les bâtiments en ruines rappellent le lourd tribut de la guerre. Chaque soir, des partisans du pouvoir continuent à se réunir sur les grandes places, drapeaux en main. Le tchador est là omniprésent parmi les participantes. De nombreux Iraniens s'inquiètent aussi du marasme économique aggravé par la guerre et les restrictions de communication imposées par les autorités. Laleh, professeure d'anglais de 27 ans qui vit à Ispahan, dans le centre de l'Iran, attend désespérément le rétablissement d'internet pour pouvoir reprendre son activité de cours en ligne. "Le nombre de licenciements dans les grandes et petites entreprises est très élevé et l'inflation est terrible", décrit-elle, sous couvert d'anonymat, à une équipe de l'AFP basée à Paris. "Beaucoup ont commencé à travailler pour Snapp! (service de réservation de taxi en ligne similaire à la plateforme Uber), et la ville est pleine de vendeurs de rue". "Internet est coupé, tout le monde perd son emploi", renchérit à Téhéran Farah Saghi, auto-entrepreneuse de 60 ans, espérant la tenue des négociations de paix pour "qu'on soit fixé sur notre sort et décide de la marche à suivre". "Nous avons le droit inaliénable de mener une vie où règne la liberté", lance-t-elle.

21.04.2026 à 12:05

Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"

FRANCE24

Dans un rapport publié en mars, l'agence sanitaire Anses confirme que l'alimentation est en France la première source d'exposition au cadmium, métal toxique pour la reproduction et cancérogène en cas d'exposition prolongée. L'agence préconise de diminuer la teneur en cadmium des engrais minéraux phosphatés et d'agir pour "réduire durablement la contamination des sols". Si la teneur est liée à la nature même des sols - elle est plus forte sur les roches calcaires comme en Champagne, en Charente ou dans le Jura -, "aujourd'hui, la quantité de cadmium qui entre dans les sols provient pour 50 à 70% des engrais phosphatés", souligne Thibault Sterckeman, chercheur à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). Mais, ajoute-t-il, "ces flux entrants - entre 0,5 et 1 gramme par hectare par an - ne représentent que 0,1% du stock total de cadmium dans le sol". "Car l'essentiel du cadmium présent est ancien: essentiellement dû à la nature du sol, à une pollution atmosphérique liée à l'activité industrielle (mines, fonderies etc.), par exemple autour du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, et aux engrais phosphatés apportés au 20e siècle", ajoute-t-il. Même si l'apport lié aux engrais phosphatés est "assez faible", "si cette contribution reste constante, elle correspondra dans 100 ans à environ 10% du stock actuel dans les sols", ce qui explique la volonté de limiter cette pollution, explique-t-il. "Stade expérimental" Mais est-il possible de dépolluer un sol ? "On a beaucoup de technologies pour dépolluer les sols" des métaux lourds, dont le cadmium, affirme à l'AFP Rémi Muth, directeur technique de la branche dépollution de Séché Environnement, entreprise spécialisée dans la gestion des déchets. Mais, ajoute-t-il, elles ne sont pas adaptées aux sols agricoles. Notamment parce que ces travaux mobilisent "souvent des moyens lourds", avec des durées de traitement "assez peu compatibles avec une exploitation agricole", qui verrait ses surfaces cultivables réduites. Mais aussi parce que le traitement lui-même peut fragiliser ou tuer la matière organique du sol. Quant à la dépollution grâce aux plantes, elle est "encore au stade expérimental", observe Thibault Sterckeman, qui conclut: "la décontamination des sols agricoles en France n'est pas pour demain". Une étude de 2013 de l'agence de l'environnement Ademe et de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) étudiait déjà les "phytotechnologies appliquées aux sites et sols pollués". Selon ce rapport, les espèces à utiliser peuvent être des plantes "hyperaccumulatrices" de polluants, qui stockent beaucoup dans leur partie aérienne - mais ces plantes sont "peu fréquentes dans le règne végétal" et "à croissance lente". Ou bien des plantes "accumulatrices" à "forte biomasse", qui compensent une concentration moyenne par une croissance rapide. L'étude souligne qu'il faudrait privilégier des espèces locales "à cycle court ou pérenne" pour permettre plusieurs récoltes des parties aériennes enrichies en polluants dans l'année; mais aussi des plantes "non attractives", qui ne soient pas mangées par des herbivores comme les bovins qui risqueraient de faire revenir la pollution dans la chaîne alimentaire. Accumuler moins Plusieurs recherches évoquent une plante crucifère sauvage (Noccaea caerulescens) qui a une forte capacité d'accumulation du cadmium. Mais, relève Thibault Sterkeman, elle "ne permettrait pas de dépolluer assez vite car elle produit peu de matière sèche". Par ailleurs, souligne le chercheur, "on ne dispose pas des moyens pour traiter une énorme quantité de matière sèche contaminée". Limiter l'usage des engrais de synthèse, déjà réduit de 70% depuis les années 1980, reste une des principales préconisations de l'Inrae, qui invite à introduire à la place dans les rotations de cultures des plantes fixatrices d'azote ou de phosphore (légumineuses, lupin blanc, sarrasin...). En parallèle, la meilleure solution pour réduire l'exposition au cadmium consiste à développer des variétés de plantes qui l'accumulent moins, souligne l'Inrae. L'institut évoque des pistes prometteuses, notamment pour le blé dur avec l'identification par des chercheurs canadiens d'un gène qui "favorise la rétention du cadmium dans les racines", donnant in fine des graines contenant "2 à 3 fois moins" de cadmium qu'une autre variété.

21.04.2026 à 12:02

🚀Espace : les astronautes d’Artemis II capturent un coucher de Terre 🌓

FRANCE24

Le chef de la mission #Artemis II, l’astronaute Reid #Wiseman, a publié une vidéo d’un spectaculaire coucher de #Terre capturé lors de sa mission autour de la Lune. Une image “ni recadrée ni coupée”, a-t-il précisé. 🌑🌕

21.04.2026 à 12:01

Prêt à l'Ukraine de 90 milliards d'euros: Kallas s'attend à des "décisions positives"

FRANCE24

"L'Ukraine a vraiment besoin de ce prêt (...), c'est extrêmement important", a-t-elle déclaré depuis le Luxembourg à la veille d'une réunion des ambassadeurs des 27 qui doivent se prononcer sur ce sujet. L'approbation de ce prêt "ne peut pas attendre un changement de gouvernement, elle est nécessaire le plus rapidement possible", a déclaré de son côté le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul, à son arrivée à Luxembourg pour une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE. Dimanche, le Premier ministre hongrois sortant Viktor Orban a confirmé sur X qu'il n'accepterait de lever son veto qu'à la condition que son pays puisse à nouveau recevoir du pétrole russe, via un oléoduc qui traverse l'Ukraine, endommagé en janvier par des frappes russes. Budapest a laissé entendre que cet oléoduc pourrait être réactivé mardi en milieu de journée par l'Ukraine, ce qui permettrait la levée de ce veto hongrois, mais Kiev n'a toujours pas confirmé. Une fois le veto hongrois levé, Bruxelles devrait être en mesure de verser de premières "tranches" d'aide à Kiev "dès fin mai, ou début juin", a déclaré le commissaire européen Valdis Dombrovskis lors d'un entretien. "Les autorités ukrainiennes nous ont confirmé qu'elles étaient en mesure d'attendre" jusqu'à cette date, a-t-il précisé. Le prêt consenti par l'UE doit permettre à l'Ukraine de financer sa défense contre l'invasion russe et d'assurer les dépenses de l'Etat pendant la période 2026-2027. L'UE a prévu de verser 45 milliards d'euros dès cette année, et la même somme en 2027.

21.04.2026 à 11:58

France : le procès de l'adolescent accusé du meurtre de l'enseignante Agnès Lassalle s'ouvre

FRANCE24

Plus de trois ans après la mort de la professeure Agnès Lassalle, tuée par un élève en plein cours, le procès de l'adolescent accusé s'ouvre. Reportage France 2.

21.04.2026 à 11:57

Sur le front ukrainien, un couple de soignants panse la guerre

FRANCE24

Inséparable au travail comme dans la vie, le duo s'active dans une salle d'opération étriquée, prodiguant des soins au militaire blessé, selon une routine bien rodée après des années de pratique commune depuis le début de l'invasion russe. "On connaît nos forces et aussi... nos imperfections", confie à l'AFP Anastassia, 27 ans, à l'intérieur de leur poste médical avancé au sein de la 56e brigade, près de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine. "On travaille ensemble depuis si longtemps qu'on n'a presque plus besoin de parler, un simple regard suffit", renchérit Mykola, de quatre ans son aîné. Le combat contre l'assaillant russe imprègne tous les aspects de la vie en Ukraine, si bien que des membres d'une même famille et des personnes en couple servent souvent côte à côte. Un peu de réconfort au milieu des douleurs et de l'épuisement. Tous deux richement tatoués aux bras, Anastassia Podobaïlo et Mykola Iassinenko se sont rencontrés en 2021, juste avant le début de la guerre. Lui, originaire de la ville portuaire de Marioupol aujourd'hui occupée par les Russes, a été affecté à la base où elle, native de Kharkiv, dans le nord-est, exerçait. "On a compris dès le départ qui on était l'un et l'autre. C'est difficile de porter un masque à la guerre", raconte Mykola en évoquant les débuts de leur romance. Apaiser les blessés Dans un environnement professionnel de haute intensité, leurs personnalités se complètent. Barbu à la crinière brune tirée en queue de cheval, Mykola est d'un naturel réservé. Fluette, le visage pâle encadré par des cheveux auburn, Anastassia se charge en général d'apaiser les blessés, parfois agressifs du fait de la douleur. Au point de stabilisation, où les blessés les plus graves sont d'abord pris en charge, le couple dort dans des lits superposés, dans une pièce attenante à la salle d'opération. En haut, la couchette d'Anastassia est recouverte de peluches et décorée de posters de capybaras, son animal préféré et son nom de guerre. Mykola dort en dessous. Tous deux passent plusieurs journées à leur poste avant de pouvoir faire une pause, dans le cadre de rotations, pendant quelques jours. Mais même là, ils se tiennent prêts à intervenir si quelqu'un à proximité venait à être blessé dans une attaque. "Je garde en permanence un oeil sur la voiture, les sacs, où que je sois. (...) C'est devenu une sorte d'obsession", dit Mykola. L'automne dernier, ils ont tout de même pu vraiment souffler. Avec une quarantaine d'autres soignants, ils ont participé à une retraite de dix jours dans les Carpates occidentales ukrainiennes, où l'AFP les a rencontrés pour la première fois. L'idée était d'aider ces soignants à gérer l'immense fardeau psychologique lié à leur travail. Garder la douleur en soi "J'ai eu des soldats dont les derniers mots étaient pour dire qu'ils voulaient un autre enfant, qu'ils aimaient leur épouse", avait alors confié Anastassia. Elle déclarait aussi porter le deuil de personnes de sa connaissance, tuées sur le front. "On garde la douleur en soi, on vit avec", expliquait-elle. Il n'existe pas de statistiques officielles sur le nombre des soignants tués en Ukraine. Un après-midi pendant la retraite, Anastassia et Mykola avaient rejoint un groupe pour un concert. Les grandes baies vitrées de l'auditorium donnaient sur des montagnes plongées dans le brouillard. "Ici, on se sent libre et à l'aise parce que tout le monde est comme nous", disait-elle alors. "On se rend compte qu'il y a des gens aussi cabossés que nous", ajoutait-il. L'armée russe a ravagé la ville natale d'Anastassia, occupé celle de Mykola et s'est emparée d'autres endroits marquants de leur idylle. Karlivka, ce petit village de l'est où ils ont commencé à flirter, est sous contrôle russe depuis près de deux ans. La localité où Anastassia a refusé la demande en mariage de Mykola - avant de se raviser et de lui demander à son tour sa main dans un discours si maladroit qu'il les fait encore rire - est aussi tombée. "Si un jour on a des enfants, je pourrai leur montrer des cartes, la ville où on s'est rencontré, celle où on s'est mis en couple, celle où on s'est tous les deux demandé en mariage", dit Anastassia. "Mais je ne pourrai pas les y emmener", regrette-t-elle.

21.04.2026 à 11:53

Crise de l'énergie: au Bangladesh, les files d'attente devant les stations-service s'allongent encore

FRANCE24

"J'étais affamé cette nuit. Heureusement que j'ai pu acheter du pain et des bananes à un vendeur de rue", soupire-t-il les yeux rougis de fatigue. Mais pas le temps de se plaindre, Shamsuddin doit vite rejoindre son patron, avocat, qui l'attend pour aller plaider ce matin au tribunal. "Je vais encore être occupé toute la journée", ronchonne le chauffeur. Près de deux mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, le Bangladesh vit toujours sous la menace d'une pénurie de carburant, dont il importe 95% de ses besoins essentiellement dans les pays du Golfe. Le gouvernement a tout fait pour réduire sa consommation et protéger ses réserves. Rationnement, hausses des prix, réduction des heures d'ouverture des bureaux, des commerces ou des écoles... Mais rien n'y a fait, la situation reste inquiétante. Faute d'électricité et de diesel en quantité suffisante, les opérateurs locaux commencent même à agiter le spectre d'une panne des réseaux téléphoniques et internet. Pour les usagers de la route, abreuver son véhicule a viré depuis plusieurs semaines déjà au calvaire. Et le fragile cessez-le-feu observé par l'Iran, les Etats-Unis et Israël n'a rien changé, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, point de passage obligé des "tankers" qui ravitaillent le Bangladesh, reste largement paralysé. "On a vu des images de navires, mais ils ne flottaient que sur Facebook", ironise Shariful Islam au milieu des automobilistes et des motards qui assiègent cette station-service du centre de la capitale. "J'ai attendu pendant trois heures et là, alors que je n'avais plus que sept motos devant moi, les pompes se sont arrêtées car les cuves étaient vides", peste-t-il. "Pas suffisant" Contre toutes les images de queues interminables et d'usagers en colère qui inondent les réseaux sociaux, le gouvernement et le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) au pouvoir continuent à nier la pénurie. "Il n'y pas de crise du pétrole dans le pays", a répété dimanche un des dirigeants du BNP, Iqbal Hasan Mahmud. "Les quantités d'essence livrées en mars sont les mêmes que celles de l'année dernière". Les responsables du ministère de l'Energie soutiennent eux mordicus disposer de réserves de pétrole équivalentes à deux mois de consommation. Et même que les livraisons aux distributeurs ont augmenté. Rafiqul Islam Jamal en doute. "Ce qui sort des dépôts n'est pas suffisant", clame, chiffres en main, ce patron d'une station-service de Dacca. Mère de deux enfants scolarisés, Farhana Zannat approuve. Ce matin, elle dit avoir dû implorer ceux qui attendaient leur tour de la laisser passer pour obtenir quelques précieux litres pour sa moto. "Ma fille passe un examen ce matin", plaide-t-elle, "je n'avais pas d'autre choix pour qu'elle arrive à l'heure". Les difficultés de ravitaillement en carburant ont plongé de nombreuses professions dans la crise. A commencer par celles des chauffeurs de motos-taxis. Habitué à des journées à 1.500 courses, Mizanur Rahman, 40 ans, a dû sérieusement ralentir son rythme. "Je ne peux pas prendre de clients les jours où je dois faire le plein de ma moto, ça me prend dix à douze heures (...) j'évite aussi les longues courses car je ne suis pas sûr de pouvoir faire le plein pour rentrer", énumère-t-il, inquiet. "Je perds de l'argent". A l'inverse, certains ont vu dans cette crise une belle opportunité de faire des affaires. "De 9h00 du matin à 9h00 du soir, nous proposons à ceux qui en ont besoin de leur envoyer un chauffeur qui fera le plein de leur véhicule", explique ainsi Mujahid Islam Tanim, de la plateforme de services Sheba XYZ. Le tout pour l'équivalent de moins d'un euro et demi.

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