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▸ Les 15 dernières parutions

22.07.2026 à 22:21

Wall Street clôture en baisse avant les résultats d'Alphabet

FRANCE24

L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 0,57%, l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,14% tandis que le Dow Jones a terminé proche de l'équilibre (-0,01%). "Les résultats financiers d'Alphabet (...) constituent un véritable test pour déterminer si les investissements massifs dans l'IA génèrent des rendements financiers significatifs", résume Mark Malek, de Siebert Financial. Le secteur technologique a été chahuté en Bourse ces derniers mois, sur fond de doutes quant à la rentabilité des sommes massives consacrées à l'intelligence artificielle. Des performances financières "laissant présager un ralentissement de la croissance pourraient entraîner une volatilité alors que nous entrons dans une période saisonnière défavorable aux actions", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers. "Mais si Alphabet venait à répondre aux attentes du marché, voire à les dépasser, cela devrait apaiser en partie les inquiétudes" sur l'IA, note auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. Selon ses résultats publiés après la clôture mercredi, Alphabet a fait mieux qu'anticipé au deuxième trimestre grâce notamment au bond des revenus du "cloud". Tesla, qui a partagé ses comptes au même moment, a lui réalisé un bénéfice net en deçà des attentes. Les investisseurs "se demandent si le projet à long terme de l'entreprise en matière de conduite autonome reste crédible", écrit Mark Malek. Les résultats du mastodonte des microprocesseurs Intel suivront jeudi. Ceux de Microsoft, Meta, Apple et Amazon paraîtront la semaine prochaine. Concentré sur les entreprises, "le marché a semblé ignorer la nouvelle flambée des cours du pétrole", observe Peter Cardillo. Alors que les hostilités entre Téhéran et Washington se prolongent, le baril de Brent - référence mondiale - a dépassé les 95 dollars en séance mercredi pour la première fois depuis près de six semaines. La hausse des anticipations d'inflation a entraîné un mouvement de tension sur les taux obligataires, note Jose Torres. Le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans se tendait à 4,66% vers 20H10 GMT, contre 4,63% à la clôture la veille. Il est bien au-dessus de sa moyenne depuis le début d'année (4,33%). L'échéance deux ans - plus sensible à la conjoncture économique - a même atteint en séance un plus haut depuis février 2025, à environ 4,31%. Lorsque les perspectives d'inflation augmentent - ici tirées par la hausse des prix de l'énergie -, les investisseurs demandent un retour sur investissement plus élevé afin de conserver leurs marges. Au tableau des valeurs, le fabricant américain de serveurs Super Micron Computer s'est envolé de 19,84% à 30,56 dollars après des résultats trimestriels préliminaires dévoilant une rentabilité largement supérieure aux attentes. Dans son sillage, c'est tout le secteur des serveurs qui était en bonne forme à l'instar de Dell (+9,38%) ou Hewlett Packard Enterprise (+3,06%). Après un démarrage sans élan, le titre AMD (+1,45% à 552,33 dollars) a finalement semblé profiter de l'annonce d'un investissement de cinq milliards de dollars au capital du géant de l'IA Anthropic. Le partenariat entre les deux groupes prévoit une commande massive de processeurs.

22.07.2026 à 22:19

Psychose à Antananarivo : les autorités tentent de rassurer après les disparitions d'enfants

Kalidou SY

Depuis fin juin, une vague de disparitions frappe la capitale malgache, touchant en majorité des enfants et des adolescents. En une semaine, quatre personnes ont été retrouvées mortes, dont une fillette de douze ans et un adolescent de dix-sept ans. Entre fugues, négligences et soupçons de meurtres, les autorités peinent à rassurer une population qui bascule dans la psychose. 

22.07.2026 à 21:55

Épuisement, manque d’effectifs, problèmes matériels... Laurent Nunez répond à la colère des pompiers

FRANCE 24

Épuisement, manque d'effectifs, problèmes matériels... Face aux syndicats de pompiers qui dénoncent l'insuffisance de leurs moyens après la mort de trois d'entre eux en deux semaines, le ministre de l'Intérieur a assuré mercredi en Gironde, où deux professionnels ont péri la veille, que la France "fait face" aux incendies.

22.07.2026 à 21:55

La DJ Barbara Butch, "en état de choc" après l'arrêt de son concert, entend être sur scène samedi

FRANCE24

"Je suis toujours en état de choc", a-t-elle déclaré sur BFMTV. "Je ne m'attendais pas à une telle violence", a-t-elle ajouté. Samedi soir, son concert à Grenoble a été interrompu en raison d'une action de militants propalestiniens et LFI répondant à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des Insoumis. Ils lui reprochaient sa participation, en 2025, à un événement organisé à la résidence de l'ambassadeur de France en Israël et d'avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à "lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme", contestée et retirée depuis. A la question de savoir si elle constate une montée de l'antisémitisme en France, Barbara Butch a répondu par l'affirmative: "On le voit, (...) depuis trois ans. Là, on a atteint vraiment un climax sur ce sujet". Son avocate Audrey Msellati, présente sur le plateau, a confirmé que des plaintes étaient en préparation et que leur "teneur" serait dévoilée "dès demain", jeudi. La DJ a été reçue mercredi matin par la ministre de la Culture, Catherine Pégard, qui lui affirmé sa volonté de protéger son "intégrité". La ministre "a tenu à redire à Barbara Butch qu'elle était extrêmement attentive à son travail d'artiste et que son rôle était de protéger ses conditions d'expression en tant qu'artiste et d'assurer l'intégrité de son œuvre et de sa personne", a indiqué le ministère à l'AFP. L'artiste de 45 ans, qui a indiqué être sous protection - mais "pas policière", a-t-elle souligné -, sera aux platines samedi soir à Saint-Martin-du-Tertre, un village de l'Yonne, dans le cadre d'un festival organisé par une association locale, Le Hameau. Il s'agit de sa dernière date prévue cet été. "Bien sûr, je vais m'y rendre, avec toujours le même panache, la même fierté, de diffuser encore des messages de paix, d'amour, d'espoir", a-t-elle dit sur BFMTV. "Je ne cèderai pas à cette peur qu'on essaie de me faire ressentir". Sécurité renforcée Plus tôt dans la journée, Aurore Bergé, invitée sur RMC, a jugé que Barbara Butch "a été chassée de scène parce qu'elle est juive". "Ils mettent des cibles dans le dos des Français juifs depuis le 7 octobre 2023", a poursuivi la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, mettant en cause La France insoumise et assurant que l'Etat allait "garantir (la) sécurité" de l'artiste. Interrogé par l'AFP, Fabrice Paris, président du Hameau, tient à maintenir la prestation de la DJ. "On va se contenter de renforcer le dispositif de sécurité, en accord avec la préfecture", a-t-il relevé. Il a souligné s'être entretenu avec l'organisation locale de LFI, qui lui a assuré n'avoir appelé qu'à boycotter le concert et "non à un acte physique" contre Barbara Butch. Le tract de LFI évoque seulement "un boycott" du concert. Paul-Antoine de Carville, maire LR de Sens (Yonne), dont l'agglomération englobe Saint-Martin-du-Tertre, s'est dit "extrêmement choqué par cet antisémitisme décomplexé, sous couvert de défense de la cause palestinienne". "LFI n'est définitivement plus un parti républicain", a-t-il ajouté dans un message transmis à l'AFP. Après les perturbations survenues lors du concert à Grenoble, la justice a ouvert mardi une enquête pour "délit d'entrave concertée aux libertés". La cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, a reconnu mercredi sur BFMTV que le tract distribué par des militants insoumis était "mauvais" et a condamné insultes et jets de projectiles. Mais "il n'y a pas d'antisémitisme dans nos rangs", a-t-elle insisté. Figure des nuits parisiennes LGBT+, avec un univers musical électro-disco joyeux, Barbara Butch avait déjà été ciblée par un cyberharcèlement mêlant grossophobie, lesbophobie et antisémitisme après sa participation à la cérémonie d'ouverture des JO-2024. "Je suis aussi une cible de l'extrême droite. (...) Là, j'ai l'impression d'être dans un étau et qu'on me prête des intentions politiques, ou pas, qui ne sont pas les miennes", a insisté l'artiste sur BFMTV. fan-lv-cbr-kp/mch/ybl

22.07.2026 à 21:09

CAN 2032 : "le Burkina Faso, le Niger et le Mali auront leurs chances", assure la CAF

FRANCE24

Le président de la CAF s'est prononcé sur la candidature conjointe des pays de l'AES pour l'organisation de la CAN 2032. Pour Patrice Motsepe, les trois pays auront les mêmes chances que tous les autres pays.

22.07.2026 à 20:39

Au Liban, l'Unesco place la cité antique de Tyr sur la liste du patrimoine mondial en péril

FRANCE 24

Dans le sud du Liban, les ruines antiques de Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, ont été inscrites mercredi par l'Unesco sur la liste du patrimoine mondial en péril. L'organisation onusienne invoque les dommages causés par les bombardements israéliens et les risques de nouvelles frappes.

22.07.2026 à 20:35

Venezuela: un procès Maduro fixé au 1er juin 2027 à New York

FRANCE24

La décision a été rendue publique par le tribunal fédéral chargé de son affaire, à Manhattan, lors d'une audience d'une vingtaine de minutes au cours de laquelle l'ancien chef de l'Etat de 63 ans a comparu aux côtés de sa femme, Cilia Flores. Vêtu d'une tenue beige de détenu, cheveux courts et grisonnants, portant des lunettes à large monture, Nicolas Maduro n'a pas pris la parole pour ce qui constituait sa troisième apparition publique depuis sa capture, sinon pour saluer le tribunal, puis le public, d'un "bonjour" à son arrivée dans la salle. Habillée du même uniforme, son épouse Cilia Flores, 69 ans, les cheveux blonds tirés en arrière, s'est assise à quelques mètres de lui. Les deux étaient entourés de leurs avocats. "Prisonnier de guerre" Au cours d'un bref échange avec les représentants du parquet et de la défense, le président du tribunal Alvin Hellerstein a accepté de fixer le procès au 1er juin 2027, sur proposition des deux parties. Le magistrat a en outre arrêté la date du 17 novembre prochain pour une audience consacrée à l'examen de différentes requêtes de la défense. Parmi celles-ci, les avocats de l'ancien président avaient annoncé qu'ils prévoyaient de contester la légalité même de sa capture. L'ancien homme fort du Venezuela a été enlevé à Caracas lors d'une spectaculaire opération militaire de l'armée américaine, au début du mois de janvier, impliquant quelque 150 avions et hélicoptères, en plus de troupes au sol. Il a depuis déclaré avoir été "kidnappé" et se considérait comme un "prisonnier de guerre". L'administration Trump a toujours dit qu'elle voyait sa capture comme une "opération de police" à l'encontre d'un fugitif recherché par la justice américaine. Au terme d'un acte d'accusation le visant lui et plusieurs autres personnes, l'ex-chef d'Etat est poursuivi à New York sur la base de quatre chefs, dont narcoterrorisme. Il lui est reproché d'avoir été "à la tête d'un gouvernement corrompu et illégitime" et d'avoir "utilisé le pouvoir de l'Etat pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue". Selon le même acte d'accusation, il se serait notamment allié avec des mouvements de guérilla et des cartels criminels pour "acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis". Prison insalubre Son épouse Cilia Flores fait face à trois chefs d'accusation. Les deux nient les faits qui leur sont reprochés. Comme lors des deux précédentes apparitions de Nicolas Maduro et de son épouse devant la justice américaine, des manifestants se sont rassemblés mercredi autour du tribunal - quoique en moins grand nombre -, certains portant des pancartes appelant à leur "libération", d'autres les qualifiant de "dictateurs". Depuis leur arrivée contrainte et forcée à New York, Nicolas Maduro et sa femme sont incarcérés à Brooklyn, dans l'un des plus importants centres de détention des Etats-Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante. Outre la procédure pénale qui vise l'ancien président, les familles de cinq jeunes hommes tués au Venezuela ont engagé une action en justice au civil contre lui début juillet, l'accusant d'avoir ordonné leurs exécutions dans le cadre d'un schéma plus large de violences d'Etat. Durant sa présidence, qui avait démarré en 2013, il a été largement accusé d'avoir eu recours à la répression politique pour se maintenir au pouvoir. Depuis son départ, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a pris sa suite et gouverne sous pression de Washington, qui affirme être aux commandes du pays pétrolier.

22.07.2026 à 20:03

Des humains de plus en plus exposés au risque de feux

Audrey RACINE

L'exposition des populations au risque d'incendie a augmenté de 40% entre 2002 et 2021 selon une étude parue dans la revue Science. La faute à l'étalement urbain. La plus grande proximité avec les forêts favorise les départs de feu (90% sont d'origine humaine) et augmente aussi le risque de voir des logements brûler. Par ailleurs, plus de 85% des personnes exposées à un incendie sur cette période l'ont été en Afrique, avec une surreprésentation des régions de savane dans le sud du continent.

22.07.2026 à 19:49

Monique Barbut, une ministre partie pour rester

FRANCE24

Elle a beau clamer "la politique n'est pas mon monde" dans un message LinkedIn mis en ligne mercredi matin, on pourrait tout aussi bien soupçonner la ministre de la Transition écologique d'avoir su habilement manoeuvrer, en obtenant après 48 heures de crise et d'annonces fracassantes de démission des assurances du président de la République et du Premier ministre. Economiste issue de la société civile - elle a notamment dirigé le WWF France - Mme Barbut s'est sentie totalement bernée lundi midi alors que le projet de loi agricole touchait à son épilogue, avec un vote attendu lundi soir à l'Assemblée nationale. Contrairement aux engagements initiaux du Premier ministre, figure en effet dans ce texte la réintroduction de pesticides. En réunion à Matignon, la ministre de la Transition écologique découvre alors que le gouvernement n'a pas vraiment l'intention de faire sauter ces dispositions. A Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, et Sébastien Lecornu, elle martèle alors, selon un témoin: "je me casse". Lundi soir, Mme Barbut part même se coucher avant la fin du vote à l'Assemblée, désabusée par la tournure des événements, alors que plusieurs parlementaires du camp macroniste tentent, en vain, de porter des amendements supprimant les mesures controversées. C'est après une courte nuit, bombardée de messages, qu'elle se rend mardi matin à Matignon. Avec M. Lecornu, ils actent leur "désaccord complet", sur le fond et sur la forme. La ministre l'explique: pour elle doit prévaloir le "principe de précaution". Sa décision est donc prise mardi après-midi: elle remettra formellement sa démission à Emmanuel Macron. Une question de protocole. Une question de principe aussi: c'est le chef de l'Etat qui l'a convaincue à l'automne 2025 de plonger dans le bain politique, "à reculons" dit-elle. Devant quelques journalistes mardi en fin d'après-midi, alors que le Sénat vient de planter le dernier clou de la loi, Mme Barbut apparaît affectée mais aussi remontée contre les récits naissants, la décrivant comme fatiguée voire déphasée. "Aujourd'hui, dans ma tête, je suis partie demain", souffle-t-elle, laissant entendre qu'on ne l'y reprendrait plus en politique. Vaccinée. Mais elle entrouvre aussi la porte à un maintien en poste: "si ma démission est acceptée, je pars. Si ma démission est refusée, ça dépend de ce qui est dit et de comment c'est dit demain". Emmanuel Macron pourrait-il recoller les morceaux ? En 2018, Nicolas Hulot, prédécesseur de Mme Barbut, avait démissionné avec fracas en direct sur une matinale radio, sans prévenir le chef de l'Etat ni le Premier ministre, par peur qu'ils parviennent à le dissuader. "C'est une décision entre moi et moi", avait argué l'écologiste. "Bonjour Monique" Mme Barbut, elle, laisse prospérer les échanges avec le chef de l'Etat et le Premier ministre. Ces derniers lui demandent d'attendre la fin de l'été. Une solution bancale: "soit vous êtes ministre, soit vous n'êtes pas ministre", observe-t-elle. Ensemble, ils établissent peu à peu une liste de sujets que la ministre pourrait porter si elle acceptait de rester, comme l'exposition au cadmium ou encore la protection des captages d'eau potable. Et puis, Emmanuel Macron sait user de sa "force de persuasion", souligne une ministre, qui embraye: "d’un point de vue politique, une ministre de l’Ecologie qui démissionne fin juillet après trois canicules c’est vraiment très mauvais". Mercredi matin, Mme Barbut semble toutefois sur le point de faire ses cartons en publiant sur les réseaux sociaux un message testamentaire. Mais, à l'heure où ses équipes pressent le bouton "envoi", la ministre reprend le chemin de Matignon puis, accompagnée de Sébastien Lecornu, celui de l'Elysée. Elle raconte dans un entretien aux Echos avoir alors obtenu des garanties sur le fait que certains sujets qui lui "paraissent essentiels vont être traités en priorité". Et espère aussi un changement de méthode pour que son ministère reprenne du poids dans les arbitrages. "Le président de la République m'a assurée de son soutien", dit-elle. C'est ainsi que Mme Barbut s'installe mercredi autour de 10H30 autour de la table du Conseil des ministres, l'air de rien. Des "bonjour Monique", "plutôt chaleureux", fusent à son entrée, relate un participant. Et durant l'heure de ce rituel hebdomadaire, aucun mot n'est prononcé sur le mini-psychodrame gouvernemental qui vient de s'achever.

22.07.2026 à 19:39

Le russe n'est-il vraiment plus enseigné en France ?

Les Observateurs

La langue russe ne serait plus enseignée en France, affirme un internaute sur les réseaux sociaux. S'il est exact qu'en 2026, aucun poste d'enseignant de russe n'a été proposé aux concours de recrutement de l'Éducation nationale, des cours existent toujours bien au collège et au lycée.

22.07.2026 à 19:07

Tour de France : Jasper Philipsen ouvre son compteur de victoire lors de la 17e étape

FRANCE 24

Le coureur belge Jasper Philipsen a remporté mercredi la 17e étape ​à Voiron, dans le département de l'Isère, en réglant au sprint un groupe d'une petite trentaine de coureurs. ​Il décroche ainsi sa première victoire sur cette 113e édition du Tour de France.

22.07.2026 à 18:53

Tour de France: Jasper Philipsen, la lumière à Voiron

FRANCE24

Lors de la troisième semaine, la Grande Boucle montre son vrai visage, celui de la course la plus éprouvante du monde sur le plan physique et surtout mental, avec des coureurs exténués et à fleur de peau, quand même les cuirs les plus tannés sont en permanence au bord des larmes. Ces dernières années, on a ainsi vu Matej Mohoric ou encore Victor Campenaerts craquer totalement après leur victoire, lâchant tout, pour se lancer dans des plaidoyers émouvants à raconter la dureté de leur métier et la difficulté immense de décrocher une victoire sur le Tour de France. Mercredi, ce fut au tour de Jasper Philipsen de se présenter les yeux rougis dans la zone d'interview après avoir facilement réglé au sprint un groupe d'une trentaine de coureurs regroupant les principaux attaquants du jour. A 28 ans, le sprinteur belge est pourtant un habitué des podiums avec à son palmarès un Milan-Sanremo et désormais onze étapes du Tour. Mais en ce mois de juillet, tout a été très compliqué jusque-là pour le coureur d'Alpecin. "Je suis arrivé sur le Tour dans la forme de ma vie, la préparation a été parfaite. Mais les premières étapes ont été horribles. Je ne sais pas si c'était la chaleur ou autre chose, mais je ne me sentais pas bien." "Angry bird" "Bien sûr que j'ai douté", a-t-il insisté, expliquant à quel point "ça a été dur mentalement" de lire "toute la merde que tu reçois sur Instagram". Deux cinquièmes places, une quatrième place et deux troisièmes places n'allaient pas suffire à ce "serial-winner" obsédé, comme tous les sprinteurs, par la seule victoire. Réputé pour son caractère volcanique, celui qui est parfois appelé "Jasper The Disaster" (le désastre) dans son équipe, n'a alors pas été facile à vivre le soir à table, comme il l'a avoué. "J'étais un vrai +angry bird+, en colère, déçu de moi-même. Mes coéquipiers et l'encadrement ont dû me supporter, je leur en suis vraiment reconnaissant, cette victoire est pour eux", a-t-il confié en racontant "les montagnes russes émotionnelles que constitue le Tour chaque juillet". Son émotion était d'autant plus intense qu'il avait dû batailler toute la journée lors d'une étape décousue où les groupes se sont formés, disloqués et reconstitués, au point que, derrière, Isaac Del Toro a même été piégé un moment en perdant contact avec le peloton maillot jaune. "Cette victoire me coûte plusieurs années de vie, je me battais entre différents groupe, je pensais que c'était foutu, mais les gars ont continué à croire en moi et ils m'ont déposé sur la ligne", a développé Philipsen qui fait un gros rapproché au classement du maillot vert en revenant à sept points de Mads Pedersen. Le calvaire de Yates Dans le final, Jasper Stuyven a tenté sa chance tout seul mais une fois le Belge repris, à un peu plus de trois kilomètres de l'arrivée dans la côte de la Commanderie, Mathieu Van der Poel est entré en action. Le vainqueur d'Ussel, coéquipier de luxe à ses heures perdues, a protégé Philipsen en contrant toutes les attaques avant de le lancer parfaitement pour lui permettre de devancer largement le Suisse Mauro Schmid et le Néerlandais Olav Kooij. "Peu de gens ont la chance d'avoir un lanceur du calibre de Mathieu, j'ai pleinement conscience du privilège que j'ai", a dit Philipsen. C'est la sixième victoire déjà pour la Belgique dans cette 113e édition après les trois de Tim Merlier – il a abandonné depuis - et les deux de Remco Evenepoel. Les favoris, dont Tadej Pogacar, ont tranquillement franchi la ligne avec près de neuf minutes de retard dans un deuxième peloton. Loin derrière, un coéquipier du maillot jaune, Adam Yates, a vécu un calvaire. Souffrant de maux d'estomac depuis la veille, le grimpeur britannique a reçu l'aide de son coéquipier Tim Wellens pour le tracter jusqu'à ligne et finir dans les délais. "Ce matin, il n'était pas beau à voir mais il sera rétabli pour l'étape-reine" samedi, a assuré Pogacar, alors que trois grosses journées en montagne attendent désormais le peloton. La promesse de nouvelles émotions fortes.

22.07.2026 à 18:46

Près de 150 migrants morts ou disparus au large de la Mauritanie en une semaine

FRANCE24

Nouveau drame migratoire au large de la Mauritanie. Près de 150 personnes sont mortes ou portées disparues en tentant de rejoindre les îles Canaries. L'ONU appelle à renforcer les voies de migration sûres.

22.07.2026 à 18:23

Hongrie : Orban affirme que l'enquête sur son parti est un "prétexte"

FRANCE24

Le parquet a déclaré à l'AFP qu'il avait été contraint de saisir ces bases de données compte tenu notamment du "manque de coopération" de la partie concernée. Après l'éviction du pouvoir de M. Orban lors des législatives en avril au profit de l'actuel Premier ministre conservateur et pro-européen Peter Magyar, le parquet de Bács-Kiskun (sud) a ouvert une enquête sur le Fonds national de la culture (NKA), un organisme public, pour détournement de fonds. Les procureurs soupçonnent la direction du NKA d'avoir accordé 1.079 subventions pour un montant total de plus de 17 milliards de forints (47 millions d'euros, 54 millions de dollars), en violation des règles. Mardi, le parquet a perquisitionné des locaux abritant le centre de données qui héberge les serveurs de Fidesz dans le cadre de cette enquête. "Cela a servi de prétexte pour saisir les serveurs de Fidesz", a déclaré M. Orban à la presse devant le siège du parti. "Il s'agit d'une procédure judiciaire à motivation politique visant à rendre le Fidesz - qui a indiscutablement survécu à cette lourde défaite politique et qui se renforce - juridiquement non viable", a-t-il ajouté. Des médias indépendants affirment que le Fonds culturel a servi d'agence de paiements gérée par l'Etat au service du premier cercle du Fidesz ainsi que de caisse noire pour le financement de campagnes électorales. A la question de savoir si les enquêteurs étaient légitimes pour agir ainsi, M. Orban a répondu: "A mon avis, si le serveur d'un parti politique (...) est saisi par le gouvernement d'une force politique rivale, cela pose problème". Toutefois, les procureurs ont affirmé qu'il n'était pas possible de réaliser une copie des "éléments de preuve numériques liés à l'affaire" sur place. "En raison du volume de données et du manque de coopération, il n'était pas possible de copier les données stockées sur les serveurs sur site... c'est pourquoi le parquet a décidé de saisir les supports de stockage", a déclaré à l'AFP sa porte-parole, Marianna Bodo. Elle a confirmé qu'un septième suspect avait été arrêté dans le cadre de cette enquête, que le Fidesz a identifié comme un ancien fonctionnaire du gouvernement, ayant travaillé pour le groupe parlementaire du parti. Six personnes accusées de détournement de fonds avaient déjà été placées en détention en juin, parmi lesquelles Balazs Bus, qui était le vice-président du NKA. Depuis que Peter Magyar a délogé Viktor Orban du pouvoir qu'il occupait depuis 16 ans, il s'est attelé à démanteler le système mis en place pour verrouiller les institutions du pays en faveur du Fidesz, avec le vote en quelques semaines d'une loi anticorruption et d'une autre pour démanteler le Bureau dit de protection de la souveraineté, qui ciblait les voix critiques. Le nombre de mandats pour un Premier ministre a été limité à deux, ce qui devrait théoriquement empêcher le retour au pouvoir de M. Orban. Dernière réforme en date : le parlement a voté la semaine dernière un amendement constitutionnel qui a permis entre autre d'écarter le président Tamas Sulyok, un proche de M. Orban. Le Fidesz a dénoncé des initiatives "autocratiques", une accusation souvent portée contre l'ancien Premier ministre lorsqu'il était au pouvoir.

22.07.2026 à 18:21

Cette vidéo ne montre pas un bombardier B-52 américain abattu par l'Iran

Nora Litoussi

Une vidéo censée montrer un bombardier américain B-52 détruit par un missile iranien cumule plus de trois millions de vues sur X, relayée notamment par un compte pro-iranien. Mais certains détails visuels trahissent une fabrication artificielle.
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