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08.04.2026 à 07:55

En France, la baisse des émissions de gaz à effet de serre reste "insuffisante" en 2025

FRANCE24

Cette décélération des progrès en matière de lutte contre le changement climatique s'inscrit dans une tendance plus générale parmi plusieurs pays riches, alors que la planète continue à tutoyer les records en matière de chaleur et que la volonté politique en matière d'écologie marque le pas dans plusieurs pays. Le recul des émissions en France marque un net recul par rapport aux baisses observées en 2022 et 2023, où le rythme était deux à quatre fois plus rapide. "La tendance à la baisse des émissions se maintient, bien qu'à un rythme ralenti", indique le Citepa dans un communiqué, précisant qu'un tel rythme "reste insuffisant" pour l'atteinte des objectifs de la feuille de route climatique de la France (SNBC-3). Présentée en décembre et toujours en attente de publication officielle, cette nouvelle stratégie climatique ambitionne une baisse des émissions d'environ 4% par an pour la période 2024-2028, en vue d'atteindre la neutralité carbone en 2050. En France, "les reculs sur les politiques publiques de transition écologique se paient cash avec des émissions de gaz à effet de serre qui ont baissé trois fois moins vite que les objectifs climatiques nationaux en 2024 et 2025", souligne Anne Bringault, directrice des Programmes du Réseau Action Climat (RAC), qui rassemble les principales organisations de défense de l'environnement. La responsable juge "déplorable" le bilan "des gouvernements successifs depuis 2024" et appelle à une "réaction forte" des pouvoirs publics. Pour 2025, le Citepa, organisme de référence chargé du suivi des émissions de la France, estime que le total national des émissions, hors puits de carbone, a atteint 364 millions de tonnes équivalent CO2, soit - 1,5% par rapport à 2024. Une précédente estimation, basée sur des données prévisionnelles et publiée en janvier, faisait état d'un recul de 1,6% l'an dernier, après une baisse de 1,8% en 2024. "Nombreux efforts" attendus dans le transport Alors que la guerre au Moyen-Orient a remis dans les esprits la question de la dépendance aux énergies fossiles et l'importance d'une transition énergétique, la France comme d'autres pays développés, peine, après avoir enclenché sa décarbonation, à s'attaquer à des secteurs plus sensibles ou coûteux comme les transports ou les raffineries. L'an dernier, l'industrie de l'énergie a vu ses émissions repartir légèrement à la hausse après les replis de 2023 et 2024. Ces "réductions importantes (...) étaient fortement associées à l'évolution du mix énergétique pour la production d'électricité. Le mix étant désormais très décarboné, les gains potentiels s'amoindrissent pour le secteur", explique le Citepa. En parallèle, la reprise des activités de raffinage, particulièrement marquée au quatrième trimestre, a fait augmenter les émissions de ce secteur de 10% sur l'année. Le recul des gaz à effet de serre dans les transports n'est que de 1,4% en 2025, alors qu'il représente à lui seul 34% des émissions. "De nombreux efforts sont attendus dans ce secteur", rappelle le Citepa. Le secteur qui contribue le plus à la baisse des émissions françaises est celui de l'industrie manufacturière, dont les émissions reculent de 3,5% sous l'effet du repli de certaines activités particulièrement émettrices, comme la métallurgie et le ciment, et de la diminution de la consommation de combustibles fossiles. Le ralentissement français fait écho aux chiffres publiés récemment par l'Allemagne, dont la baisse des émissions a stagné l'an dernier, le ministère allemand de l'Environnement jugeant "trop lents" les progrès réalisés. Aux États-Unis, les émissions sont même reparties à la hausse (+2,4%) en 2025 après deux années de baisse, entraînées par un hiver particulièrement rude et l'essor de l'intelligence artificielle, selon un rapport publié le 13 janvier par le centre de réflexion et d'analyse Rhodium Group.

08.04.2026 à 07:39

Cessez-le-feu en Iran: le pétrole plonge sous 100 dollars, envolée des Bourses d'Asie

FRANCE24

Le pétrole s'enfonce et retombe sous 100 dollars Vers 05H00 GMT, le prix du West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai, référence américaine du pétrole brut, dévissait de 14,53% à 96,54 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence du marché mondial, s'effondrait lui de 13,13% à 94,92 dollars. Ils retombaient tous deux sous la barre symbolique des 100 dollars dans un marché soulagé par la perspective d'un cessez-le-feu en Iran. "J'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'Iran pendant deux semaines", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social un peu plus d'une heure avant l'expiration de son ultimatum. De son côté, Téhéran a annoncé des négociations avec la partie américaine pour mettre fin à la guerre à partir de vendredi et pour deux semaines, acceptant de rouvrir le détroit d'Ormuz si les attaques israélo-américaines cessent. Environ un cinquième du brut mondial transite habituellement par ce passage stratégique, mais Téhéran orchestre sa quasi-paralysie pour faire pression sur les Etats-Unis. Avant ces annonces, le cours du WTI avait flambé d'environ 70% depuis le début de la guerre fin février. "Après une période de forte tension sur les marchés (...) la réaction immédiate est compréhensible: le cessez-le-feu, et surtout la réouverture partielle du détroit d'Ormuz, écartent le principal risque pétrolier à court terme et provoquent un net soulagement sur les actifs à risque", observe Charu Chanana, de Saxo Markets. "Une fois que la Maison Blanche a reculé et remplacé l'escalade imminente par un cessez-le-feu conditionnel de deux semaines, le marché du pétrole commence à retrouver un fonctionnement plus fluide et équilibré", avec l'évanouissement de la "prime de risque" des derniers jours, constate pour sa part Stephen Innes, de SPI Asset Management. Les investisseurs "attendaient désespérément des nouvelles encourageantes depuis plusieurs semaines, et encore plus désespérément de voir des mesures concrètes prises en vue d'une désescalade et (...) désormais ils sont, sans surprise, disposés à reprendre des niveaux de risque significatifs", abonde encore Michael Brown, du courtier Pepperstone. Mais tous s'accordent pour rester prudents quant à la durabilité de cette accalmie. "Pour que cette évolution se confirme, les opérateurs auront besoin de plus que de simples déclarations diplomatiques. Ils devront constater une reprise effective du trafic dans le détroit d'Ormuz. Tant qu'il ne sera pas visiblement rouvert, il s'agira de simple dénouements de positions plutôt que d'une réévaluation durable des prix", avertit Stephen Innes. "Le cessez-le-feu ne résout pas tous les risques sous-jacents. Les investisseurs ont toujours besoin de savoir si les hostilités ont réellement cessé, si le détroit restera ouvert de manière fiable, à quelle vitesse l'approvisionnement énergétique perturbé pourra se rétablir", et ils suivront de près les pourparlers, complète Mme Chanana. Les Bourses soulagées flambent en Asie Vers 05H00 GMT à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei gagnait 5,33% à 55.277 points, tandis qu'à Séoul, l'indice phare Kospi flambait de près de 7% à 5.873 points. La Bourse de Taipei engrangeait 4,47%, Sydney 2,66% et l'indice hongkongais Hang Seng -reprenant les échanges après un week-end prolongé de deux jours fériés- bondissait d'environ 3%. "La baisse des prix du pétrole lève l'étau qui pesait sur le sentiment de risque régional (en Asie), en particulier sur les marchés les plus sensibles aux chocs liés aux importations d'énergie (...) Les marchés actions ont simplement besoin de souffler", note M. Innes. L'or se renforce, net recul du dollar L'or, qui avait pâti ces dernières semaines des perspectives d'inflation accrue et de relèvements de taux par les banques centrales, reprenait son souffle avec l'annonce d'un cessez-le-feu en Iran. Vers 05H00 GMT, le métal jaune grimpait de 2,30% à 4.814 dollars l'once. De son côté, la devise américaine reculait nettement face à l'euro comme face au yen, à l'unisson de la dégringolade des prix du pétrole. Elle cédait 0,80% face à la devise japonaise, à 158,34 yens pour un dollar.

08.04.2026 à 07:18

Ligue des champions : le Bayern gagne à Madrid et prend une option sur la qualification

L'Equipe TV

Le Bayern Munich s’est imposé sur la pelouse du Real Madrid (2-1) en quarts de finale aller de Ligue des champions. Le match retour aura lieu à Munich le 15 avril.

08.04.2026 à 07:11

Ligue des champions: le PSG retrouve Liverpool avec l'espoir d'un scénario plus serein

FRANCE24

Le champion d'Europe aborde la dernière ligne droite de la saison avec une confiance retrouvée, après les turbulences de la mi-saison. Une nouvelle victoire contre Toulouse vendredi (3-1), après la spectaculaire performance contre Chelsea en huitième de finale (5-2, 3-0) et la domination de Nice chez lui (4-0), a achevé de lancer le PSG à toute vitesse vers ses reconquêtes. L'équipe a retrouvé le tranchant dans les passes, les frappes et le pressing qui a fait son succès la saison dernière. Le contexte des retrouvailles avec Liverpool est donc plutôt joyeux côté parisien. La saison dernière, le huitième de finale avait été d'un niveau d'intensité inouï, entre deux des trois équipes les plus en vue (avec Barcelone). Paris avait perdu la première manche 1-0 au Parc des Princes mais sa domination dans le jeu lui avait fait entrevoir la qualification, qu'il a finalement obtenue aux tirs au but après un succès 1-0 à Anfield. Liverpool "pas dans sa meilleure forme" "C'était une performance de très très haut niveau, c'est incroyable qu'on ait perdu ce match au Parc. Je signerais pour un match de ce niveau mais pas pour le résultat", a confié l'entraîneur Luis Enrique mardi. Les Parisiens n'avaient alors pas le supplément de confiance que procure un titre de champion d'Europe. Cette fois-ci, ce sont eux les favoris de la double confrontation, même s'ils ont eu beau jeu de le nier. "Je ne crois pas que nous soyons favoris, l'an dernier tout le monde disait que c'était Liverpool et c'est nous qui nous nous sommes qualifiés", a dit Luis Enrique. "Liverpool sera toujours Liverpool. Même s'ils ne sont pas dans leur meilleure forme - et nous tenterons d'en profiter -, ça reste une équipe avec de grands joueurs qui lors d'un soir de Ligue des champions peut faire mieux", a prévenu Vitinha. En effet, Liverpool sort d'une cuisante défaite qui a soudainement remis en question le regain de forme observé depuis quelques semaines. L'équipe d'Arne Slot, entraîneur désormais sur le gril, a été mise KO par Manchester City (4-0) samedi en Coupe d'Angleterre, ce qui porte à quinze son nombre de défaites cette saison, le pire total du club sur la décennie écoulée. Barcola un peu juste L'affiche à l'Etihad stadium a offert un condensé du Liverpool version 2025-2026: d'abord brillant techniquement, dans la lignée du duo d'attaquants Ekitiké-Wirtz, en manque de réussite et de confiance ensuite, puis amorphe et dépassé en défense. "Nous avons montré, pendant seulement 35 minutes, que nous pouvons rivaliser", a souligné Arne Slot, "mais si nous défendons comme lors des 20 minutes qui ont suivi, nous aurons un gros problème". Robbie Fowler, ancien attaquant du club, n'avait lui "jamais vu une équipe de Liverpool aussi dépourvue de confiance après avoir aussi bien commencé un match". C'est à l'entraîneur désormais "d'essayer de remobiliser ses joueurs, de les maintenir à flot, de leur donner un petit coup de boost, parce qu'ils ont un match énorme mercredi", a-t-il résumé sur TNT Sports. Mohamed Salah et ses partenaires ont toutefois prouvé, contre Galatasaray (4-0) en huitième de finale retour, qu'ils étaient capables de se sublimer le temps d'un match. Il faudra néanmoins faire sans leur gardien Alisson Becker, qui avait brillé au Parc des Princes l'an dernier. Le portier est tout aussi source de préoccupation côté PSG, après la piètre performance de Matveï Safonov contre Toulouse. Le Russe a commis deux bévues d'affilée qui ont mené au but des visiteurs. Pas la meilleure manière de préparer la Ligue des champions, alors qu'il semblait avoir remplacé pour de bon au poste de titulaire le Français Lucas Chevalier. Toujours au rayon des mauvaises nouvelles, le milieu espagnol Fabian Ruiz n'est toujours pas disponible, plus de deux mois après sa dernière apparition à Lisbonne, où il avait été touché au genou. Pour sa part Bradley Barcola, très en forme avant une blessure au match retour contre Chelsea, a repris l'entraînement collectif mardi. Mais il n'est encore trop juste pour jouer mercredi, selon Luis Enrique.

08.04.2026 à 07:03

Aux États-Unis, même les familles de soldats ne sont plus épargnées par l’ICE

Barbara GABEL

Aux États-Unis, l’arrestation par l'ICE d'Annie Ramos, épouse d'un militaire, sur une base en Louisiane, est le dernier exemple en date de la volonté de l'administration Trump de poursuivre sa campagne d'expulsions massives. De plus en plus de familles de soldats, autrefois protégées, sont désormais visées. 

08.04.2026 à 06:51

La Corée du Nord a tiré "plusieurs missiles balistiques", selon Séoul

FRANCE24

L'armée a dit avoir détecté dans la matinée "plusieurs missiles balistiques non-identifiés tirés depuis la région de Wonsan en Corée du Nord, vers la mer de l'Est", en référence au nom coréen de la mer du Japon. Ils ont volé sur environ 240 kilomètres. Une heure plus tôt, elle avait rapporté le lancement mardi d'un "projectile non-identifié", cette fois depuis la région de Pyongyang, la capitale nord-coréenne. Ces manoeuvres militaires interviennent peu après des excuses de Séoul pour l'envoi de drones au Nord par des civils en janvier, qui avait rendu Pyongyang furieux. Le Bureau de la sécurité nationale de la Maison Bleue, siège de la présidence sud-coréenne, a tenu une réunion d'urgence après ces lancements, indiquant par ailleurs que, "compte tenu du conflit en cours au Moyen-Orient, les agences concernées ont reçu pour instruction de redoubler de vigilance afin de maintenir un état de préparation optimal". Le Bureau a "exhorté la Corée du Nord à cesser sans délai ses tirs de missiles balistiques, les qualifiant d'actes provocateurs en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il précisé dans un communiqué. "Ignorer les tentatives du Sud" D'après des analystes, ces tirs sont le signe que le pays reclus reste indifférent aux mains tendues de son voisin, même si l'influente soeur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, a qualifié de "sage" la décision de Lee Jae Myung d'exprimer des regrets. Le président sud-coréen cherche à réchauffer les liens bilatéraux depuis son élection en juin, tranchant avec la ligne dure de son prédécesseur conservateur. "Un incident impliquant des drones civils, qui n'aurait pas dû se produire, a eu lieu sous cette administration, et il a été confirmé qu'un responsable du Service national de renseignement et un soldat en service actif étaient impliqués", a-t-il déploré lundi. Mais mardi, un haut responsable de la diplomatie nord-coréenne a jugé "absurdes" des informations relayées par les médias sud-coréens présentant les commentaires de Kim Yo Jong de manière positive. "Cela restera également dans les annales comme une +interprétation rêveuse et pleine d'espoir de la part d'imbéciles+ qui stupéfient le monde", a asséné Jang Kum-chol, premier vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères, dans un communiqué en anglais relayé par l'agence de presse officielle KCNA. Et il a réaffirmé que le Nord considérait le Sud comme l'"Etat ennemi le plus hostile". "Les tirs successifs et les récentes déclarations (de Pyongyang) soulignent la détermination de la Corée du Nord à ignorer les tentatives du Sud d'améliorer les relations intercoréennes", a résumé Lim Eul-chul, expert de la Corée du Nord à l'université Kyungnam. Les lancements de mercredi sont le quatrième test de missiles balistiques nord-coréen connu depuis le début de l'année. Mi-mars, les Forces armées sud-coréennes avaient déjà détecté "environ dix missiles balistiques non-identifiés lancés depuis la région de Sunan en Corée du Nord" vers la mer du Japon, en pleins exercices militaires conjoints avec les Etats-Unis, que Pyongyang avait fustigés. Sous la présidence du prédécesseur de M. Lee, Yoon Suk Yeol, les tensions se sont grandement aggravées, avec notamment mi-2024 des nuées de ballons transportant des immondices lâchées par le Nord en réponse à l'envoi, depuis le Sud, de propagande par des militants anti-Pyongyang. Yoon Suk Yeol est d'ailleurs accusé d'avoir ordonné le vol de drones au Nord, avec pour objectif d'utiliser la réaction de Pyongyang comme prétexte à la déclaration de la loi martiale qui a abouti à sa chute en avril 2025.

08.04.2026 à 06:44

Proposition de loi Yadan: "Un dangereux amalgame"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce mercredi 8 avril, les réactions au retour en France des ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris, après presque 4 ans de détention en Iran. Le nouveau report de l’ultimatum de Trump à Téhéran. La décision du gouvernement britannique d’interdire son territoire à Kanye West pour ses propos antisémites. La question de l’antisémitisme, objet d’une proposition de loi controversée en France. Un autour du tableau «Guernica». Et Vogue avec Anna Wintour et Meryl Streep.

08.04.2026 à 04:59

Ambulanciers privés: deux appels à la grève mercredi avec des mots d'ordre différents

FRANCE24

Pour alerter sur les difficultés économiques du secteur, la Chambre nationale des services d'dambulances (CNSA), première organisation représentative, appelle à interrompre, de 9H00 à 20H00, "tout ou partie des missions", sauf celles liées à l'urgence vitale. Ainsi, des trajets de retour d'hospitalisation ou de retour de services d'urgences seront par exemple annulés, selon ce syndicat, ce qui pourra désorganiser les sorties hospitalières et, par ricochet, engorger certains services. "Le mouvement prend bien, les taux de participation devraient être importants", a assuré mardi Dominique Hunault, président de la CNSA, sans donner de chiffres. Selon le syndicat, les tarifs des interventions prises en charge par l'Assurance maladie sont insuffisants pour couvrir la hausse des charges, en particulier pour "l'urgence préhospitalière", lorsque le Samu demande à une ambulance privée d'intervenir. Pour ces interventions, l'entreprise est "rémunérée 64 euros de l'heure pour mettre à disposition deux ambulanciers, le véhicule, le matériel et les consommables", et se retrouve "largement déficitaire", déplore M. Hunault. "Le nombre de défaillances d'entreprises a triplé en 2025 (atteignant 147, ndlr) par rapport à l'année précédente", déplore la CNSA, qui réclame le "déblocage de fonds d'urgence", et "l'ouverture de négociations avec l'Assurance maladie" pour trouver "un modèle soutenable". La fédération nationale de la mobilité sanitaire (FNMS), deuxième organisation représentative, se bat elle contre une réforme contenue dans le projet de loi de décentralisation, qui prévoit de confier aux préfets l'organisation du transport d'urgence. "Ni la profession ni le Samu n'ont été associés à la réflexion, on nous a mis de côté", critique le co-président de la FNMS, Olivier Assié. Il craint notamment que la "logique médicale" ne soit reléguée "au second plan", au profit d'une "approche organisationnelle ou sécuritaire". Le syndicat appelle donc mercredi les ambulanciers à se retirer des tableaux de garde ambulancière, c'est-à-dire "des moyens mis à disposition du Samu", explique son responsable. Mais lorsque ces tableaux sont incomplets, "les préfets réquisitionnent", montrant que les ambulanciers sont indispensables sur le terrain, ajoute-t-il. Selon lui, des ambulanciers ont été réquisitionnés dans "plus de la moitié des départements". La FNMS et la CNSA doivent toutes deux être reçues mercredi au ministère de la Santé.

08.04.2026 à 04:55

Après quatre ans de calvaire en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France

FRANCE24

Ces deux enseignants, âgés respectivement de 41 ans et 72 ans, sont arrivés mardi à Bakou, en Azerbaïdjan, sous convoi diplomatique depuis l'ambassade de France à Téhéran où ils étaient assignés à résidence depuis cinq mois, selon l'entourage du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Ils doivent arriver dans la matinée en France "où ils seront accueillis par leurs familles et par leurs proches", a affirmé mardi soir sur France 2 M. Barrot. "Je n'ai pas de doute que le président de la République voudra les accueillir lui aussi", a-t-il ajouté. La classe politique a unanimement salué leur libération définitive. Cécile Kohler, une professeure de lettres, et Jacques Paris, enseignant retraité, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en Iran. Emprisonnés notamment dans la sinistre prison d'Evine, ils avaient été condamnés en octobre 2025 à respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage, avant d'être remis en liberté le 4 novembre dernier mais avec l'interdiction de quitter la République islamique d'Iran. "Effort de longue haleine" Les différents ministres français des Affaires étrangères avaient travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile ces dernières semaines par la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février. Leur libération est l'aboutissement d'un "effort de très longue haleine", selon l'Elysée qui a rappelé qu'Emmanuel Macron "a été le premier chef d'Etat occidental à s'entretenir avec le président iranien" Massoud Pezeshkian après le début de la guerre. "A chaque appel, il a réitéré de manière extrêmement claire nos attentes", selon la présidence française. Pour Paris, le temps pressait alors que le président américain Donald Trump a lancé mardi un nouvel avertissement envers Téhéran, menaçant le pays d'un anéantissement total. Selon une source dans l'entourage de M. Barrot, "ce qui a permis d'obtenir leur libération, c'est la situation actuelle": "Les Iraniens ont intégré cet élément dans l'équation et cela a été probablement décisif dans leur libération mais la dynamique était enclenchée." "S'il était arrivé quelque chose de dramatique à nos compatriotes, la réaction aurait été vive", a-t-elle ajouté. Monnaie d'échange Cécile Kohler et Jacques Paris ont quitté l'ambassade à Téhéran mardi "à l'aube" en compagnie de l'ambassadeur de France. Celui-ci restera hors d'Iran pour le moment mais l'ambassade reste ouverte, selon une source ayant connaissance du dossier. Le pouvoir de Téhéran avait évoqué ces derniers mois un échange - jamais confirmé par Paris - en contrepartie de la remise en liberté d'une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025 et condamnée notamment d'apologie du terrorisme. Son assignation à résidence a été levée, a annoncé mardi son avocat Nabil Boudi, quelques heures après l'annonce que les deux Français ont quitté l'Iran. Interrogé sur une éventuelle contrepartie à leur libération, Jean-Noël Barrot a évoqué des "discussions sensibles, par nature confidentielles et qui doivent le rester" mais assuré qu'"en aucun cas et d'aucune manière, nous n'avons mêlé le sort de nos otages avec les choix de politique étrangère de la France". L'Iran multiplie les arrestations de ressortissants occidentaux, les accusant le plus souvent d'espionnage, afin de les utiliser comme monnaie d'échange pour relâcher des Iraniens emprisonnés dans des pays occidentaux ou afin d'obtenir des gages politiques. Au plus fort de la crise des "otages d'Etat" avec Paris, Téhéran a détenu jusqu'à sept ressortissants français simultanément. Il n'y en désormais plus.

08.04.2026 à 04:51

L'actualisation de la loi de programmation militaire en Conseil des ministres

FRANCE24

Cette programmation pluriannuelle prévoyait un total de 413 milliards d'euros pour les besoins des armées pour les années 2024 à 2030. Le projet de loi, qui va être présenté au Parlement pour une adoption espérée avant le 14 juillet, prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires sur la période afin d'"accélérer notre réarmement", avait annoncé en janvier Emmanuel Macron dans ses voeux aux Armées. Il s'agit, selon le président qui entame sa dernière année de mandat, de "préserver la crédibilité opérationnelle de nos armées et faire face, si nous devions y être confrontés, à un engagement majeur d'ici 3 à 4 ans" face à une Russie perçue comme de plus en plus menaçante pour la sécurité de l'Europe. La LPM, dont le principe d'actualisation était prévu dès son adoption fin 2023, fixe l'enveloppe globale et les priorités sur plusieurs années. Mais le budget des Armées, qui permet d'allouer les fonds nécessaires tant au paiement des soldes que des matériels, doit être voté chaque année par le Parlement. Le projet d'actualisation de la LPM prévoit en 2030 un budget de la défense de 76,3 milliards d'euros, soit 2,5% du PIB, contre 57,1 en 2026, selon l'avant-projet de loi dévoilé par Politico et La Tribune et que l'AFP a consulté. Il était de 47,2 milliards en 2024, première année de la LPM. Alors que les pays d'Europe sont engagés dans d'importants efforts de réarmement, l'actualisation de la LPM ne prévoit pas d'augmentation du format des armées qui reste à 210.000 militaires d'active, 225 avions de combat, 15 frégates de premier rang. 8,5 milliards de plus pour les munitions Mais les leçons des conflits russo-ukrainiens et au Moyent-Orient où la consommation de munitions est énorme poussent à un effort particulier sur les stocks de missiles et d'obus, longtemps variables d'ajustement des budgets militaires depuis la fin de la Guerre froide. D'ici 2030, ce sont 8,5 milliards d'euros en plus des 16 milliards déjà prévus sur la période qui seront consacrés à l'acquisition de munitions. Si les stocks sont confidentiels, ils vont augmenter de 400% pour les munitions téléopérées de tous types, de 240% pour les bombes propulsées AASM, de 85% pour les missiles de croisière Scalp, de 190% pour les obus de 155mm, de 230% pour les torpilles ou encore de 30% pour les missiles sol-air (Aster, Mica VL) par rapport à ce qui était prévu jusque-là. Deux milliards d'euros supplémentaires seront consacrés aux drones de tous types, portant l'effort dans ce domaine à 8,6 milliards, selon la ministre des Armées Catherine Vautrin. D'ici 2030, les Armées recevront par ailleurs 10, et non plus 8, systèmes de défense aérienne moyenne portée SAMP/T de nouvelle génération capables d'intercepter des missiles balistiques, 500 fusils brouilleurs de drones supplémentaires, des radars antidrones, des canons antiaériens pour la protection des bases aériennes, ou encore des canons Caesar supplémentaires. Paris prévoit également de lancer un programme de missile sol-sol balistique conventionnel d'une portée de 2.500 kilomètres, s'appuyant sur les travaux du projet européen Elsa, et d'avancer sur le développement d'une capacité d'alerte avancée pour détecter et suivre les missiles ennemis. Au total, les dépenses consacrées au spatial de défense augmenteront de 4,2 milliards d'euros, outre les 6 milliards déjà prévus dans la LPM. L'actualisation de la loi de programmation militaire comprend par ailleurs un volet normatif afin d'autoriser des opérateurs d'importance vitale à utiliser des moyens de lutte antidrones, d'obliger les anciens agents des services de renseignement à obtenir une autorisation avant de publier un ouvrage ou encore encadrant le nouveau service national, militaire et volontaire, pour lequel 2,3 milliards d'euros sont prévus d'ici 2030.

08.04.2026 à 04:32

Moyen-Orient en direct : Israël affirme que le cessez-le-feu "n'inclut pas le Liban"

FRANCE 24

Israël assure mercredi que l'accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l'Iran "n'inclut pas le Liban", contredisant une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit. Donald Trump pense que la Chine a contribué à amener l'Iran à la table des négociations pour conclure cet accord de cessez-le-feu de deux semaines. Des discussions sont prévues à partir de vendredi à Islamabad. Suivez notre direct.

08.04.2026 à 04:05

Au Sénat, la contre-offensive face au "pillage" des contenus culturels par l'IA

FRANCE24

Des voix de comédiens ou de doubleurs clonées par l'IA, des textes d'auteurs utilisés par des "Chatbots", des plateformes entraînées sur des bibliothèques numériques entières... Face à l'essor de l'intelligence artificielle à grande échelle, le monde de la création culturelle a tiré la sonnette d'alarme depuis de longs mois, dénonçant cette concurrence nouvelle et potentiellement dangereuse pour la survie de nombreux acteurs du secteur. Autant de créateurs qui peinent à faire valoir leurs droits devant les tribunaux lorsque leur production se retrouve "moissonnée" par des modèles d'IA à travers le monde. A titre d'exemple, ces derniers jours, 25 doubleurs français ont obtenu le retrait par la plateforme américaine Fish Audio de 47 modèles d'intelligence artificielle (IA) générative qui reproduisaient leurs voix sans consentement ni rémunération. Mais ces succès judiciaires restent rares. "La fin de la récré" Le Sénat s'est donc emparé du dossier avec une proposition de loi transpartisane, examinée mercredi soir dans l'hémicycle. Celle-ci propose d'introduire une présomption d'utilisation de contenus protégés par le droit d'auteur par les modèles d'IA. Ce mécanisme reviendrait donc à présumer qu'un contenu culturel a été utilisé par l'intelligence artificielle: en cas de contentieux, les plateformes devront prouver elles-mêmes qu'elles n'ont pas illicitement utilisé ces contenus. De quoi remédier, au moins partiellement, aux failles du système actuel, dans lequel un artiste peut refuser que ses œuvres soient aspirées ("opt out"), mais seulement a posteriori. "Nous ne sommes pas contre l'innovation, mais il faut siffler la fin de la récré, mettre fin à ce chalutage illégal des contenus culturels", martèle la sénatrice Laure Darcos (Horizons), à l'origine de la proposition de loi avec de nombreux collègues de différents partis. L'adoption au Parlement de ce texte, qui ne fait qu'entamer son parcours législatif, ferait de la France "une locomotive" en la matière selon elle, inspirant plusieurs gouvernements ou parlements intéressés, en Australie et au Québec par exemple. Si le Sénat semble bien parti pour adopter cette réforme à la quasi-unanimité, les réticences sont nombreuses dans le monde de la tech, qui freine des quatre fers face à cette tentative de régulation. Interrogée par l'AFP, l'Alliance française des industries du numérique (Afnum) a fustigé "une solution purement néfaste pour le système de la tech française, mais aussi pour les ayants-droits" culturels. Selon l'Afnum, le texte rate sa cible et aura pour conséquence de "judiciariser toutes les relations" entre plateformes et créateurs en décourageant les processus de négociation. La start-up française Mistral s'était déjà élevée contre la mesure ces derniers mois, craignant un système qui remettrait "en cause les conditions mêmes d'entraînement et de déploiement des modèles d'intelligence artificielle sur le sol européen", au risque de "compromettre irréversiblement la capacité de l'Europe à rester dans la course mondiale à l'IA". Gouvernement tiraillé Les détracteurs de la réforme ont, un temps, reproché à la proposition de loi une possible incompatibilité avec la Constitution ou le droit européen. Mais un avis du Conseil d'Etat, sollicité par le Sénat, est venu conforter les auteurs dans leur démarche, moyennant quelques ajustements rédactionnels, déjà votés en commission. Le gouvernement, qui devrait être représenté dans l'hémicycle à la fois par Anne Le Hénanff (Numérique) et Catherine Pégard (Culture), semble lui aussi assez tiraillé entre le secteur de la tech et celui de la création. L'exécutif, qui mise gros sur le développement de l'IA dans l'Hexagone et ne cesse de s'activer en ce sens, n'a d'ailleurs toujours pas fait savoir quelle serait sa position définitive face à cette initiative parlementaire. "Le gouvernement est très embarrassé", note le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, co-auteur de la proposition de loi, agacé de se voir opposer "toujours la même rhétorique, à savoir +On innove d'abord et on régule ensuite+". "On ne peut pas accepter ce genre de pillage, y compris dans un domaine en plein bouleversement", clame-t-il. "Les Gafam ne vont pas faire la loi chez nous". ama-mng-jt-dax/sde/cbn/tmt
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