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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

26.05.2026 à 07:44

Gaël Monfils fait ses adieux à Roland-Garros après sa défaite au premier tour

L'Equipe TV

Gaël Monfils a disputé le dernier match de sa carrière à Roland-Garros. Il s’est incliné en 5 sets face à Hugo Gaston (6-2, 6-3, 3-6, 2-6, 6-0).

26.05.2026 à 07:41

Le saxophoniste Sonny Rollins, dernier "colosse" du jazz, meurt à 95 ans

FRANCE24

"C'est avec une profonde tristesse et un immense amour que nous annonçons le décès de Sonny Rollins", indique le compte X officiel de l'artiste. Il y est écrit que "le colosse du saxophone est décédé cet après-midi (lundi, ndlr) dans sa maison de Woodstock, New York, à l'âge de 95 ans", sans préciser les causes de la mort. Surnommé ainsi d'après le titre de son chef d'oeuvre de 1956, l'album "Saxophone Colossus", Sonny Rollins s'est imposé par une puissance novatrice qui s'exprime dans le hard bop, un jazz intense débarrassé des contraintes structurelles du genre. Reconnaissable ces dernières années à sa barbe et son imposante chevelure blanches, il était considéré comme l'un des plus grands saxophonistes au monde, aux côtés de Charlie Parker, Coleman Hawkins ou John Coltrane. Contrairement à beaucoup d'artistes de cette période du jazz d'après-guerre, disparus prématurément, Sonny Rollins aura connu une carrière longue et prolifique, travaillant encore au-delà de ses 80 ans malgré des problèmes respiratoires qui limitaient ses performances.

26.05.2026 à 07:15

Play-offs NBA: les Knicks retrouvent la finale pour la première fois depuis 1999

FRANCE24

Jalen Brunson et les siens, qui enchaînent une 11e victoire d'affilée dans ces play-offs -- un record de franchise en cours --, balaient ainsi les Cavs 4-0 dans cette série au meilleur des sept matches. Karl-Anthony Towns a inscrit 19 points et pris 14 rebonds pour les Knicks, OG Anunoby ajoutant 17 points. En sortie de banc, Landry Shamet a marqué 16 points avec un parfait 4 sur 4 à 3 points. "On va en profiter un jour ou deux, mais on a un objectif plus ambitieux à atteindre et il faut qu'on se remette sérieusement au travail", a indiqué Shamet. "Il nous reste quatre victoires à décrocher et nous savons que ça va être encore plus difficile." Les Knicks, dont les seuls titres NBA remontent à 1970 et 1973, retrouveront en finale à partir du 3 juin soit les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama, soit le Thunder d'Oklahoma City champion en titre, qui sont actuellement à égalité 2-2 en finale de conférence Ouest. Sur le parquet de Cleveland, qui était dos au mur pour rester en vie, New York a été sans pitié, étouffant les Cavs avec des contre-attaques rapides et une défense solide. Brunson, élu à l'unanimité MVP de la série, et Mikal Bridges, ont chacun marqué 15 points pour les Knicks. "Nous croyons tous les uns en les autres" "Les joueurs que nous avons réunis (...) ce sont tout simplement des personnes formidables, et ce sont évidemment d'excellents basketteurs", a réagi leur coach, Mike Brown. Le père de Brunson était meneur des Knicks la dernière fois qu'ils ont atteint la finale NBA, alors que Jalen n'avait que deux ans. "Cela compte énormément pour moi, mais je ne serais pas là sans mes coéquipiers, sans la confiance qu'ils m'ont accordée", a déclaré Brunson. "Ce staff d'entraîneurs, cette organisation, ces supporters (...) Sans eux, rien de tout cela ne serait possible." "Ils me donnent la confiance nécessaire. Ils me laissent être moi-même. Et surtout, nous croyons tous les uns en les autres, à tous les niveaux. C'est un honneur de jouer avec eux", a-t-il ajouté à propos de ses équipiers. La franchise new-yorkaise a terminé le premier quart-temps avec une série de 8 points à 0, avant d'entamer le deuxième avec un 12 à 0 pour prendre une avance confortable à 50-26. Dans le troisième quart-temps, New York a définitivement pris le large pour anéantir les rêves de "comeback" de Cleveland. Les Cavaliers, menés au scoring par Donovan Mitchell avec 31 points, pourront peut-être cultiver des regrets d'avoir laissé s'échapper le premier match de la série. Ils menaient de 22 points à 7 min 52 de la fin du temps réglementaire, mais les Knicks ont réussi à revenir au score, prenant alors définitivement le contrôle de cette série. "Je suis déçu pour l'équipe", a commenté le coach des Cavs, Kenny Atkinson. "On veut être à la hauteur des attentes. C'était décevant." "Nous avons franchi une étape. Nous devons continuer à progresser. Nous devons aller de l'avant", a-t-il dit.

26.05.2026 à 06:29

L'Europe de l'Ouest se prépare à une nouvelle journée de chaleur

FRANCE24

Restrictions au travail en extérieur imposées localement en Italie, plages bondées en France malgré l'absence de secouristes, récoltes précoces pour les agriculteurs... Les températures montent depuis plusieurs jours, entraînant des records au delà des 30°C dès lundi au Royaume-Uni et en France. La journée de lundi a été la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de mai en France, selon Météo-France. "On se croirait en Espagne", dit l'Irlandaise Chloe O'Brien Cuminsky, étudiante en école d'infirmière de 23 ans, croisée lundi dans le parc St James de Londres, près du palais de Buckingham. Lindy Brand-daloze, 66 ans, Australienne qui vit à Londres depuis 12 ans, ne se souvient pas d'une telle chaleur en mai: "J'espère que la jeune génération prend vraiment ça à bras le corps et change ses habitudes. Mais quand on voit les dirigeants du monde entier qui s'en fichent totalement, c'est vraiment inquiétant". Ce phénomène est dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone. Selon le consensus scientifique, le changement climatique d'origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations plus intenses. "Folie" Conséquence de ce "dôme de chaleur", le mercure est monté pour la première fois jusqu'à 34,8°C lundi à Kew gardens, parc botanique situé dans le sud-ouest de Londres. Il a ainsi dépassé de 2°C le précédent record pour un mois de mai, qui remontait à 1944, loin des 17 ou 18°C correspondant aux normales. "Une telle chaleur serait exceptionnelle au Royaume-Uni en plein milieu de l'été", a souligné le Met Office, qui s'attend à des températures similaires mardi avant qu'elles ne retombent autour des 20°C en fin de semaine seulement. L'Irlande a également atteint des températures inédites en mai avec 28,8°C dans le sud. En France, en plus du record de chaleur national pour mai lundi, plusieurs dizaines de records ont été battus localement, selon Météo-France, avec notamment 34,3°C à Nantes (ouest) ou encore 34,7°C à Bergerac (sud-ouest). Le prévisionniste a déclenché dans la nuit une vigilance orange canicule, le deuxième niveau d'alerte sur trois, pour huit départements de l'ouest, du jamais vu si tôt dans l'année. Et la vague de chaleur va se renforcer mardi, avec des pointes à 36°C attendues dans ces départements. Elle devrait durer jusqu'à la fin de la semaine, selon la même source. "C'est de la folie. On avait 14 degrés la semaine dernière, on a grelotté et d'un seul coup, on n'en peut plus de chaleur", constate Marie-Jolène, une retraitée interrogée par l'AFP sur la plage de Saint-Jean-de-Luz (sud-ouest). "C'est inquiétant parce que c'est une manifestation du réchauffement climatique." Pollution "Il fait beaucoup trop chaud", renchérit Sam, un infirmier de 33 ans interrogé par l'AFP. "J'ai mon potager, je sais que la semaine il va souffrir et ce n'est pas normal." La douceur du printemps a déjà poussé certains agriculteurs ou arboriculteurs à avancer certaines récoltes et les vignerons s'attendent à des vendanges précoces. Le Premier ministre français Sébastien Lecornu présidera jeudi une réunion interministérielle sur cette canicule qui fait craindre par ailleurs un épisode de pollution à l'ozone. À Paris, la température a dépassé lundi 33°C sur les courts de tennis de Roland-Garros. Le regard dans le vide et le visage en sueur, le Norvégien Casper Ruud, victime d'un coup de chaud en raison des températures caniculaires, a demandé à recevoir des soins sur le court Simonne-Mathieu au début du 4e set, avant de réussir à se qualifier pour le 2e tour du tournoi. En Espagne, les services météorologiques ont prévenu attendre des "nuits tropicales généralisées" dans le sud-ouest à partir de mercredi et prévoient un pic entre mercredi et vendredi avec des maximales de 36-38°C. En Italie, dans la région du Latium, qui comprend Rome, une réglementation limitant le travail "avec exposition prolongée au soleil" entre 12H30 et 16H00 a été adoptée lundi. En vigueur jusqu'au 15 septembre, cette règle avait été mise en place l'an dernier le 30 mai. Un rapport publié fin avril par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelait que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale" et que les "vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95% du territoire européen.

26.05.2026 à 06:27

Pape Léon XIV: "L'intelligence artificielle doit être désarmée"

Hélène FRADE

A la Une de la presse, ce mardi 26 mai, les commentaires sur la nomination, hier, au Sénégal, d’un nouveau Premier ministre pour succéder à Ousmane Sonko, démis la semaine dernière. Les réactions à la première encyclique du pape Léon appelant à «désarmer» l’intelligence artificielle. La vague de chaleur qui touche actuellement l’Europe occidentale. Des nouvelles de Roland-Garros. Et les vertus de la lenteur dans le sport.

26.05.2026 à 05:05

Le saxophoniste Sonny Rollins, dernier "colosse" du jazz, est mort à 95 ans

FRANCE 24

Sonny Rollins, le "colosse du saxophone" aux œuvres aussi impétueuses que contemplatives, était le dernier des grands de l'âge d'or du jazz. Il est mort, lundi, dans l'État de New York à l'âge de 95 ans.

26.05.2026 à 04:29

Rubio tente de relancer le Quad en Inde, sur fond de doutes quant à l'engagement américain

FRANCE24

Ce sommet à New Delhi intervient dix jours après la visite d'Etat en Chine du président américain Donald Trump, qui a vanté une coopération entre les deux puissances en tant que "G2", concept faisant craindre aux alliés des Etats-Unis, inquiets de la montée en puissance de Pékin, d'être marginalisés. M. Rubio a pris la mesure symbolique de réunir les ministres des Affaires étrangères du Quad (Australie, Inde, Japon et Etats-Unis) - Dialogue quadrilatéral pour la sécurité - à Washington quelques heures après sa prestation de serment l'an dernier, et ils se sont de nouveau retrouvés à Washington en juillet 2025. Mais un sommet du Quad attendu l'an dernier n'a pas eu lieu, M. Trump ne s'étant pas engagé à se rendre en Inde pour y participer, malgré la promesse de son prédécesseur Joe Biden que les sommets des dirigeants des quatre pays étaient "là pour durer". Rencontrant mardi ses homologues à New Delhi, M. Rubio a estimé que le Quad était "encore plus pertinent et encore plus important en raison des événements récents dans le monde". "Notre objectif collectif au cours de l'année écoulée a été de transformer ce forum, où nous nous contentions de nous réunir et de parler des problèmes, en un cadre où nous faisons réellement quelque chose", a-t-il dit, ajoutant que la coopération progressait "de manière assez agressive". Il a jugé que le Quad devait coopérer pour sécuriser l'approvisionnement en minéraux critiques, l'un des rares domaines dans lesquels l'administration Trump s'est tournée vers une diplomatie plus traditionnelle consistant à bâtir des réseaux avec des alliés, alarmée par la domination de la Chine sur des ressources clés pour le secteur des technologies de pointe. Il a cité d'autres domaines de coopération comme la liberté de navigation, l'humanitaire et la sécurité énergétique. Désaccords sur l'Iran La liberté de navigation est depuis longtemps le terme employé par Washington pour s'opposer aux revendications maritimes de la Chine, une préoccupation particulière pour le Japon. Mais les Etats-Unis ont récemment invoqué ce principe en tentant de rallier leurs alliés contre l'Iran, qui a quasiment bloqué le détroit stratégique d'Ormuz en réponse à la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février. Aucun allié des Etats-Unis autre qu'Israël n'a soutenu fermement la décision américaine d'attaquer l'Iran, provoquant la colère de M. Trump, lequel a remis en cause la fiabilité de ses partenaires, qu'il n'avait pourtant pas consultés. Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a indiqué que les discussions porteraient principalement sur "l'Indo-Pacifique, qui constitue le champ spécifique du Quad". Outre l'Iran, l'Inde se démarque des autres pays du Quad sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en refusant de rompre sa relation de longue date avec Moscou. La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré qu'il y avait beaucoup à traiter en Asie, compte tenu de la "dégradation de l'environnement stratégique et des tensions économiques aiguës". Le Premier ministre australien Anthony Albanese est l'un des rares dirigeants à avoir exprimé une certaine compréhension à l'égard de la guerre, sans toutefois apporter l'assistance de Canberra, s'attirant des critiques de M. Trump. Japon et Inde entretiennent traditionnellement des relations cordiales avec Téhéran, bien qu'ils se soient pliés à contrecœur aux sanctions américaines visant les achats de pétrole iranien. Le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi, qui s'est entretenu lundi avec son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar, a estimé qu'il était important de se pencher sur une situation de sécurité mondiale "de plus en plus préoccupante".

26.05.2026 à 03:55

Macron reçoit mardi la filière électrique à l'Elysée

FRANCE24

Un mois après la publication d'un plan d'électrification des usages par le gouvernement, comportant 22 mesures destinées à doper la consommation d'électricité en France, Emmanuel Macron reçoit mardi l'ensemble des acteurs de la filière, du géant EDF aux plombiers-chauffagistes de quartier. L'objectif est double: réduire les émissions de CO2 de secteurs comme le transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendants de carburants issus de pétrole importé, alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les cours du brut. Car les énergies fossiles représentent encore aujourd'hui 60% de la consommation d'énergie de la France, une part que l'exécutif souhaite faire tomber en dessous de 50% d'ici 2050, qu'elle soit d'origine nucléaire ou renouvelable, dans les transports, l'industrie et les bâtiments. L'objectif du plan est de faire en sorte que l'électricité représente 34% de la consommation finale d'énergie en 2030 et 38% en 2035 dans le pays, contre 27% en 2024, a détaillé auprès de l'AFP Michel Gioria, directeur général du Serce, le syndicat professionnel qui regroupe des entreprises comme Equans (Bouygues), Vinci Energie, Eiffage Energies, Spie ou des PME et TPE chargées d'intégrer l'électricité dans les infrastructures et les transports. Le mouvement d'électrification passe par une myriade de mesures, à commencer par des engagements pris par le premier électricien du pays, EDF, qui fête ses 80 ans cette année. L'entreprise devrait confirmer qu'elle va y consacrer 240 millions d'euros, a-t-elle indiqué à l'AFP. "Un programme sur trente ans" Ainsi 80 millions d'euros seront consacrés à l'accompagnement des particuliers pour acquérir des pompes à chaleur (PAC) en remplacement d'une chaudière gaz ou fioul, 80 millions pour l'aide à l'achat de poids lourds électriques ou l'installation de bornes de recharge, et 80 millions pour la préparation de terrains industriels visant à accueillir en France de grands consommateurs d'électricité. EDF compte notamment se mobiliser sur l'électrification du parc de logement social aussi bien que sur celle des Ehpad, dont 8% sont encore au fioul, et sur l'installation de bornes électriques dans les copropriétés, via sa filiale Logivolt. Pour l'industrie, l'entreprise publique prévoit un "coup de pouce chaudière électrique" à hauteur de 30 millions d'euros. Pour les transporteurs, il annonce le lancement du premier réseau de recharge en itinérance pour les poids lourds, Izivia Trucks, avec un premier objectif de près de 200 bornes d'une puissance de charge supérieure à 400 kVA. De leur côté, les entreprises du Serce, qui installent les équipements énergétiques dans les bâtiments, électrifient les usines ou raccordent les centrales au réseau, s'engagent à embaucher "12.000 personnes et 3.000 apprentis par an" pour mener à bien ce plan d'électrification. "Nous nous engageons dans le temps, l'électrification du pays est un programme sur trente ans", a déclaré lundi à l'AFP M. Gioria. "Il faut aussi bien installer des bornes de recharge sur les quais des ports comme Marseille, Saint-Nazaire, Le Havre ou La Rochelle que relier des serres agricoles au réseau en Bretagne, ou des +data centers+ en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur", a-t-il souligné. Les entreprises du secteur ont mis à disposition de quelque 150 lycées professionnels en France des équipements spécialisés pour la pratique. "Nous souhaitons attirer des jeunes vers ces métiers, et les former aux métiers de la haute tension et de la grande puissance", a-t-il ajouté. "C'est un voyage de transformation profond qui va durer 25 ou 30 ans", a souligné M. Gioria.

26.05.2026 à 03:53

Record de température pour un mois de mai en France, mardi sera encore plus chaud

FRANCE 24

Le record de température a été enregistré, lundi, pour un mois de mai à l'échelle de la France, a fait savoir Météo-France, qui prévoit une journée de mardi encore plus chaude. Huit départements de l'ouest de la France sont placés en vigilance orange canicule. Cette tendance devrait continuer pendant le reste de la semaine.

26.05.2026 à 03:41

Moscou appelle à quitter Kiev avant des frappes, Washington dit rester prêt à servir de médiateur

FRANCE24

Les négociations sous médiation américaine pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont au point mort depuis l'éclatement le 28 février de la guerre au Moyen-Orient. La diplomatie russe a appelé lundi les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements russes. Ce qu'a répété son chef Sergueï Lavrov à son homologue américain Marco Rubio lors d'un rare appel. De nouvelles "frappes seront menées sur des centres de décision" et des "entreprises du complexe militaro-industriel" à Kiev, a mis en garde son ministère, sans donner de délai précis avant ces attaques. "Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d'organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible, et les habitants de la capitale ukrainienne de ne pas s'approcher des infrastructures militaires et administratives", a-t-il ajouté. Malgré cette mise en garde sur Kiev, le secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui effectue un déplacement en Inde, a souligné mardi que "les Etats-Unis (étaient) prêts et disposés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faciliter la fin de cette guerre, et nous espérons que l'occasion se présentera à un moment donné". L'administration du président américain Donald Trump a poussé à la fin des combats en organisant des cycles de négociations entre les deux camps à Abou Dhabi, ainsi qu'en février à Genève. Mais depuis, les discussions tripartites sont de facto gelées même si Moscou et Kiev se disent tous deux prêts à les reprendre. Les progrès vers une fin du conflit sont lents, notamment en raison de divergences sur la question territoriale. Chantage russe L'annonce de bombardements russes à venir dans la capitale ukrainienne intervient après des frappes russes particulièrement massives ayant visé l'Ukraine pendant le week-end, notamment la capitale, faisant au moins quatre morts et une centaine de blessés. La Russie a tiré un missile de dernière génération, l'Orechnik, pour la troisième fois depuis le début du conflit. Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a pour sa part appelé les partenaires de Kiev à "ne pas céder au chantage russe" et à fournir davantage d'aide et d'armements à l'Ukraine. L'Ukraine où, dans la nuit de lundi à mardi, des frappes russes ont visé Odessa et tué un homme de 45 ans, selon un responsable de l'administration militaire de cette ville du sud du pays. La France a de son côté balayé l'avertissement russe. "On a l'habitude des menaces de Poutine. Hors de question d'évacuer" nos diplomates, a commenté le ministère des Affaires étrangères français, interrogé par des journalistes. La diplomatie russe évoque dans son communiqué la frappe de drones ukrainiens ayant visé dans la nuit de jeudi à vendredi le dortoir d'un lycée à Starobilsk (Starobelsk en russe), dans la région de Lougansk occupée par Moscou dans l'est de l'Ukraine. Selon Moscou, cette frappe a détruit un dortoir où dormaient des dizaines d'adolescents, tuant 21 personnes et blessant plus de 40 autres. Cette "attaque sanglante" et "délibérée" est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase", a justifié le ministère russe. L'état-major de l'armée ukrainienne a affirmé que ses forces avaient bombardé cette nuit-là plusieurs sites militaires russes, dont un "quartier général" d'une unité située "dans la zone" de Starobilsk. La presse russe a de son côté publié les témoignages des rescapés et des proches des adolescents tués dans cette attaque. La Russie avait déjà appelé le personnel diplomatique étranger à quitter la capitale ukrainienne avant le défilé du 9-Mai sur la place Rouge à Moscou, menaçant l'Ukraine de représailles si elle venait à perturber les commémorations de la victoire sur l'Allemagne nazie. Le président américain Donald Trump avait alors annoncé in extremis un cessez-le-feu temporaire entre les deux pays.

26.05.2026 à 02:47

Les Etats-Unis frappent l'Iran malgré les progrès des négociations

FRANCE24

Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran ont fait état d'avancées ces derniers jours dans les discussions. Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end. Mais les espoirs de paix ont été douchés lundi, d'une part par l'annonce du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'une intensification de l'offensive de son armée au Liban, puis par une attaque contre l'Iran. "Les forces américaines ont mené aujourd'hui des frappes de légitime défense dans le sud de l'Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines", a déclaré le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué. Les médias iraniens ont rapporté que plusieurs fortes explosions avaient été entendues à Bandar Abbas (sud) vers minuit (20H30 GMT). La télévision d'Etat a ensuite précisé que la situation était revenue à la normale, ajoutant qu'une enquête était en cours pour déterminer l'origine des bruits. L'armée américaine a précisé "faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu" en vigueur depuis le 8 avril entre l'Iran et les Etats-Unis après plusieurs semaines de guerre qui ont fait des milliers de morts et secoué l'économie mondiale. Mais le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a fait savoir qu'un accord avec l'Iran restait possible. Les discussions tournent essentiellement "autour de la formulation précise du texte initial, cela prendra donc quelques jours", a-t-il déclaré lors d'une visite officielle en Inde, sans fournir d'informations sur les dernières frappes. Donald Trump cherche une issue à cette guerre qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Marco Rubio a soutenu mardi que le détroit rouvrirait "d'une manière ou d'une autre". Et d'ajouter: "ce qui se passe là-bas est illégal, c'est illégal, c'est insoutenable pour le monde entier". Les cours du pétrole ont réagi de manière contrastée aux derniers développements, après être repassés sous la barre des 100 dollars lundi. Le WTI perdait 5,2% mardi matin en Asie, tandis que le baril de Brent prenait 1,8%. Question nucléaire Les dernières heures avaient été marquées par une nouvelle accélération des échanges diplomatiques. De hauts responsables iraniens, incluant le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont rendus lundi à Doha. C'est la première visite de ce type depuis les frappes de représailles menées par Téhéran contre ses voisins du Golfe. Donald Trump avait déjà tempéré les espoirs d'un accord imminent, disant ne pas vouloir "se précipiter". Téhéran s'est également montré prudent. "Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions", a commenté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. "Mais de là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer." En parallèle, une délégation du Pakistan incluant le médiateur principal dans le conflit et chef de l'armée Asim Munir ainsi que le Premier ministre Shehbaz Sharif se trouvait lundi en Chine, pays soutenant les efforts pakistanais pour résoudre la crise. La réouverture du détroit d'Ormuz, verrouillé de facto par l'Iran depuis le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, est un enjeu majeur du conflit. Donald Trump a évoqué samedi un compromis "largement négocié" prévoyant sa réouverture, tandis que l'Iran insiste sur le fait que la question nucléaire ne fait pas partie "à ce stade" du protocole en discussion et qu'elle serait abordée lors de négociations séparées. Lundi soir, le président Trump a aussi mentionné le dossier de l'uranium enrichi iranien, affirmant qu'il serait "soit immédiatement remis aux Etats-Unis (...) et détruit, soit, de préférence, en collaboration et en coordination avec la République islamique d'Iran, détruit sur place ou dans un autre lieu acceptable". On ignore s'il signifiait par là qu'il s'agissait d'un point de l'accord en discussion. Violations au Liban Plus tôt lundi, il a aussi semblé faire monter les enjeux d'un éventuel accord de paix. Dans un message sur les réseaux sociaux, il a énuméré les dirigeants de pays à majorité musulmane avec lesquels il a discuté dernièrement, affirmant "qu'après tout le travail effectué par les Etats-Unis (...) tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d'Abraham". Signés en 2020, ces accords ont débouché sur une normalisation des relations des Emirats arabes unis et de Bahreïn, deux proches alliés de Washington, avec Israël. Nombre d'Etats ont jusqu'ici refusé de les imiter, en particulier l'Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza. Sur le front libanais, un autre cessez-le-feu a été conclu depuis le 17 avril, mais Israël et le Hezbollah pro-iranien s'accusent mutuellement de le violer, poursuivant leurs attaques quotidiennes. Benjamin Netanyahu a affirmé lundi qu'Israël allait "intensifier" son offensive pour "écraser" le Hezbollah, après des dizaines de frappes israéliennes qui ont fait trois morts, selon l'agence nationale d'information libanaise, Ani. Le Hezbollah a revendiqué de son côté une série d'attaques contre trois casernes et un poste militaire dans le nord d'Israël.

26.05.2026 à 02:20

En direct : l'armée américaine annonce avoir attaqué des sites de lancement de missiles en Iran

Romain BRUNET

Les États-Unis ont annoncé, lundi soir, avoir frappé des sites de missiles dans le sud de l'Iran, malgré les apparents progrès des négociations pour arriver à un règlement de la guerre au Moyen-Orient. Suivez notre direct.

26.05.2026 à 02:03

Affrontements à La Paz malgré les concessions du président bolivien

FRANCE24

En fin d'après-midi, le calme était revenu, a constaté l'AFP. Le président de centre-droit fait face depuis début mai au plus important mouvement de contestation de son mandat, entamé en novembre, alors que le pays traverse sa plus grave crise économique depuis quatre décennies. Des milliers de personnes, notamment des mineurs, des paysans et des ouvriers, ont défilé dans les rues de la capitale administrative. "Que voulons-nous? Sa démission! Quand? Maintenant!", scandait la foule au milieu de détonations de pétards. Les manifestants rejettent la politique économique du gouvernement, réclament des hausses de salaires et accusent les autorités d'avoir distribué une essence de mauvaise qualité qui aurait endommagé des milliers de véhicules. Des affrontements ont alors éclaté avec les policiers antiémeutes, les manifestants utilisant pierres, pétards et bâtons, tandis que les forces de l'ordre répondaient avec des gaz lacrymogènes. Des vendeurs ambulants proposaient des masques et du vinaigre pour atténuer les effets des gaz lacrymogènes. Une dizaine de manifestants ont été arrêtés, ont constaté des journalistes de l'AFP. Baisse de salaire Les protestations ont commencé début mai par un appel à la grève de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), principal syndicat du pays, ainsi que des barrages routiers. Lundi, près d'une cinquantaine de points de blocage étaient recensés à travers le pays par les autorités. Les barrages ont provoqué des pénuries de nourriture, de médicaments et d'essence à La Paz, El Alto et dans plusieurs autres villes du pays. "Ce gouvernement nous massacre, il nous discrimine", a affirmé à l'AFP Julia Ramirez, une paysanne aymara de 57 ans. "Nous sommes en colère parce qu'on nous a menti", a dit de son côté Félix Mamani, un mineur de 27 ans, en référence au gouvernement. Lors d'un discours prononcé à Sucre, capitale historique du pays, Rodrigo Paz a annoncé une réduction de 50% de son salaire et de celui de ses ministres, une mesure quasi-symbolique présentée comme une contribution de son gouvernement à "l'effort" national. Le président gagne environ 24.000 bolivianos par mois (environ 3.400 dollars), selon un décret adopté en 2024. Les ministres perçoivent des rémunérations inférieures. Appelant au dialogue, il a cependant de nouveau exclu toute négociation avec des manifestants radicaux ayant recours à la violence. "Une minorité ne peut pas gouverner", a-t-il averti. Le gouvernement a dénoncé des mobilisations visant à "altérer l'Etat de droit" et accusé l'ancien président socialiste Evo Morales, en fuite dans une affaire présumée de traite d'une mineure, d'en être l'instigateur. L'ancien chef d'Etat a appelé dimanche le gouvernement à convoquer de nouvelles élections dans un délai de 90 jours. "Privilégier le dialogue" La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a exprimé un ferme soutien à la démocratie bolivienne. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré la semaine dernière que les Etats-Unis ne permettraient pas "que des criminels et des narcotrafiquants renversent des dirigeants élus démocratiquement". Le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a pour sa part "souligné l'importance du respect des institutions démocratiques" lors d'un entretien téléphonique avec son homologue bolivien lundi. Lula a également appelé à "éviter le recours à la violence et privilégier le dialogue", tout en s'engageant à envoyer de l'aide humanitaire en Bolivie, selon un communiqué de la présidence brésilienne décrivant cet appel entre les deux dirigeants. Promettant de rompre avec vingt années de politiques de gauche menées par ses prédécesseurs Evo Morales et Luis Arce, Rodrigo Paz s'est rapproché des Etats-Unis, des institutions financières internationales et du patronat, tout en prenant ses distances avec les syndicats.

26.05.2026 à 00:34

Mondial 2026 : le camp de base de l'Iran sera bien au Mexique

FRANCE 24

Le Mexique a accepté que l'équipe de football de l'Iran établisse son camp de base dans la ville frontalière de Tijuana pour le Mondial 2026, plutôt que Tucson, aux États-Unis. Les problèmes de visas américains auxquels la sélection était confrontée seront donc ainsi contournés.
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