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25.06.2026 à 02:23

TotalEnergies fixé jeudi dans le procès à fort enjeu sur son devoir de vigilance

FRANCE24

Le groupe joue potentiellement gros dans cette procédure inédite: les plaignants demandent la cessation des nouveaux projets d'hydrocarbures, une réduction de la production de pétrole de 37% en 2030 et de 25% pour le gaz. Ce premier grand procès climatique d’une entreprise en France s'inscrit dans une série, en pleine expansion, de contentieux climatiques visant les grandes entreprises fortement émettrices de CO2 à travers le monde, à mesure que la planète se réchauffe. TotalEnergies se défend d'avoir à prendre des mesures engageantes dans son plan de vigilance concernant les émissions indirectes de gaz à effet de serre, celles générées par l'usage de son pétrole et de son gaz par ses clients. Pour le groupe, "le devoir de vigilance" des grandes entreprises, introduit par une loi de 2017, "ne comprend pas le réchauffement climatique", qui serait seulement couvert par des obligations déclaratives, à travers la mention dans la documentation extrafinancière des quantités d'émissions dues à leur activité, avaient défendu ses avocats à l'audience. Au contraire, pour les quatre ONG à l'initiative de l'action, dont Sherpa et Notre Affaire à Tous, la "prévention" des "risques environnementaux" évoquée par la loi sur le devoir de vigilance inclut aussi bien la pollution locale qu'un phénomène mondial comme le réchauffement climatique. "Vendre des hydrocarbures pour qu'ils soient brûlés crée un risque" environnemental, avaient justifié les avocats des ONG à la barre. "Principe de responsabilité" Cette question était au cœur des plaidoiries fin février, devant une chambre créée spécifiquement pour traiter des contentieux liés au droit de vigilance appelés à se multiplier. L'audience avait connu l'intervention, rare dans un procès civil, du parquet de Paris. Si le procureur avait reconnu que la "formulation employée par le législateur ne déterminait pas la nature même des risques", "une exigence de protection trop globale" qui incomberait aux entreprises, "n'était pas envisageable," avait-il ajouté, rejoignant les arguments de TotalEnergies. Les associations reprochent au groupe de "refuser d'intégrer" dans son plan de vigilance "ses émissions indirectes", celles de ses clients finaux, soit 335 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2025. La compagnie juge les mesures d'injonction demandées par les plaignants à la fois "déraisonnables" et "inefficaces". "Si le groupe réduit sa production en vendant ses sites de raffinerie, d'autres les rachèteront et les émissions mondiales ne baisseront pas", avaient défendu ses avocats. Même chose pour l'arrêt des nouveaux projets, qui seraient alors attribués aux concurrents. "Dans le secteur pétrolier, on a une grande substituabilité des acteurs", avait estimé l'expert en économie de l'énergie Fabien Roques, invité à la barre par TotalEnergies. "Effet d'entraînement" "Il nous paraît malvenu pour un acteur comme TotalEnergies de faire cette +défense du dealer de drogue+: si on arrête de vendre, d'autres vendront à notre place," rétorque auprès de l'AFP Anne Stevignon, juriste de Notre Affaire à Tous. Au-delà des questions de droit, TotalEnergies s'est estimé victime d'une "diabolisation" de la part des plaignants, en soulignant que l'entreprise représente moins de 2% de la production mondiale de pétrole. "Nous ne demandons pas à TotalEnergies de mettre la clé sous la porte mais des mesures raisonnables pour contribuer à l'atteinte des objectifs climatiques", explique Anne Stevignon. Dans ce dossier ouvert depuis 2020, les ONG ont connu plusieurs victoires d'étape. La cour d'appel de Paris a déclaré en 2024 leurs actions recevables, tout en déboutant plusieurs collectivités territoriales, dont la ville de New York, qui s'était jointe à l'action. Seule la Ville de Paris a vu son intérêt à agir confirmé. Dans une autre affaire retentissante, la justice néerlandaise avait rejeté fin 2024 en appel un recours de groupes de défense du climat qui estimait que le géant pétrolier Shell ne faisait pas assez pour réduire ses rejets de gaz à effet de serre, annulant ainsi un jugement historique rendu trois ans auparavant.

25.06.2026 à 02:11

Le Kenya attend dans la crainte des manifestations pour le 2e anniversaire d'une répression sanglante

FRANCE24

En juin 2024, des dizaines de milliers des jeunes, rassemblés sous la seule bannière de la "Génération Z", au-delà des clivages communautaires traditionnels et hors de toute structure politique, avaient protesté pacifiquement plusieurs jours contre un projet de hausse des taxes et la corruption endémique, prenant de court le gouvernement, dépassé par l'ampleur de la contestation. Le 25 juin, les rassemblements avaient viré au chaos à Nairobi lorsque des manifestants avaient pris d'assaut le Parlement. La police avait tiré à balles réelles, faisant de nombreux morts. Malgré le retrait du projet contesté, la contestation s'était poursuivie. Les appels à commémorer le 2e anniversaire de cette répression ont fleuri sur les réseaux sociaux et le président kényan William Ruto a averti que, si chacun a le droit de manifester, il ne laisserait personne se "mobiliser pour détruire des biens ou semer le chaos". Pourtant, contre des manifestants pacifiques, le gouvernement a par le passé mobilisé des "voyous" armés, considérés comme les principaux responsables des violences et pillages. Des journalistes de l'AFP ont observé l'an dernier des centaines de ces casseurs agir au côté de la police lors de manifestations. Ils ont récemment été utilisés contre des rassemblements de l'opposition ou de défenseurs des droits civiques dans des églises. "Réduire au silence" L'ancien vice-président de M. Ruto, Rigathi Gachagua, devenu féroce critique après sa destitution en 2024, a exhorté les Kényans: "Je vous en supplie, restez chez vous. L'Etat a organisé la terreur". Le ministre de l'Intérieur Kipchumba Murkomen a démenti mercredi soir les "insinuations" de "certains dirigeants" politiques et religieux et affirmé que le gouvernement "ne soutient ni ne travaille avec des voyous", accusant au contraire des opposants d'avoir mobilisé des "criminels" et assuré que la police agirait "avec fermeté". Au moins 62 personnes ont été tuées lors de la contestation de 2024, et 65 lors de nouvelles manifestations en 2025, notamment lors du 1er anniversaire de la répression, selon l'Autorité indépendante de supervision de la police (IPOA). Des organisations de défense des droits de l'Homme avancent un bilan plus lourd et affirment que des dizaines d'opposants ont été enlevés, certains n'ayant jamais réapparu. Une coalition représentant des victimes de violences d'Etat ont appelé leurs compatriotes à descendre en nombre dans les rues jeudi, tout en exhortant à la vigilance. "L'Etat devrait se tenir aux côtés des victimes et des survivants, pour honorer la mémoire des personnes disparues et reconnaître les souffrances endurées, plutôt que de chercher à les réduire au silence", ont-ils déploré lors d'une conférence de presse mercredi. L'image de William Ruto a longtemps été entachée par des accusations l'associant à la violence: il a notamment été poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour les violences post-électorales de 2007-2008 qui avaient fait plus de 1.100 morts. Après avoir dénoncé une campagne d'intimidation de témoins, la CPI avait abandonné les poursuites contre lui et son co-inculpé, le futur président Uhuru Kenyatta. "Très impopulaire" Depuis, M. Ruto a redoré son image, se présentant comme un dirigeant tourné vers le monde des affaires et doté de solides relations à l'étranger, accueillant notamment le président français Emmanuel Macron lors d'un sommet africain en mai. Cependant, la transformation économique qu'il avait promise ne s'est pas concrétisée pour de nombreux Kényans qui lui reprochent des promesses non tenues, des scandales de corruption et les violences policières. William Ruto a récemment annoncé avoir débloqué près de 13,5 millions d'euros pour indemniser quelque 1.100 victimes de violences en marge de manifestations entre 2017 et 2025. Une mesure qu'il a qualifiée de "reconnaissance des préjudices subis". Mais il n'a pas présenté d'excuses et la justice n'a engagé aucune poursuite. Ce geste pourrait néanmoins lui bénéficier à l'approche de la présidentielle prévue en 2027, estime l'analyste politique Javas Bigambo qui souligne ses projets ambitieux en matière de logement social, d'assurance santé ou d'infrastructures. M. Ruto bénéficie en outre de la division de l'opposition et ses concurrents "se contentent de critiquer sans proposer de voie alternative", explique cet expert à l'AFP. Mais le président est "clairement très impopulaire auprès de nombreux Kényans, en particulier de la Génération Z", souligne une autre analyste politique, Gabrielle Lynch, notamment parce qu'il "utilise les services de sécurité et de renseignement pour dissuader les Kényans de s'exprimer contre l'Etat".

25.06.2026 à 02:02

Mondial 2026 : le Maroc s'en sort face à un Haïti historique, le Brésil en tête du groupe C

David GORMEZANO

Le duel à distance pour la première place du groupe C entre le Maroc et le Brésil a tourné à l'avantage de la Seleçao. Les Lions de l'Atlas l'ont emporté sur des Haïtiens déjà éliminés mais héroïques (4-2) tandis que les quintuples champions du monde ont battu les Écossais (3-0) sans forcer. Les deux équipes filent en 16es de finale mais à la différence de but, c'est le Brésil qui finit en tête du groupe.

25.06.2026 à 02:00

Afrique du Sud - Corée du Sud en direct : suivez le dénouement du groupe A

RFI

Groupe A de la Coupe du monde, suite et fin. Qui de l'Afrique du Sud ou de la Corée du Sud se qualifiera directement pour les 16es de finale ? À moins que la République tchèque ne passe devant les Bafana Bafana et les Guerriers Taeguk en remportant son duel contre le Mexique. Suivez ces deux matches en direct grâce au live commenté de nos confrères de RFI.

25.06.2026 à 01:55

A Gdansk, une conférence sur l'Ukraine sans Zelensky

FRANCE24

Kiev a annoncé mardi, après plusieurs semaines d'échanges et de gestes acrimonieux au sujet de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, que la délégation ukrainienne serait conduite par la Première ministre Ioulia Svyrydenko et non le président Zelensky. La conférence de Gdansk, la cinquième du genre, doit rassembler jusqu'à vendredi responsables politiques et acteurs économiques - essentiellement européens - pour discuter de la reconstruction après la guerre avec la Russie. Parmi les participants à cette conférence, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, ainsi que plusieurs membres de la Commission. Elle s'exprimera aux côtés des dirigeants de Pologne, Bulgarie, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Roumanie et Suède, selon la Commission. Le président du Conseil européen Antonio Costa - récemment critiqué en raison de contacts diplomatiques "récents" de son entourage avec Moscou - sera également présent. A Gdansk, l'attention sera portée sur les secteurs les plus touchés par la guerre: énergie, infrastructures critiques et logistique. Les discussions porteront également sur les capacités de sécurité de l'Ukraine. En février, un rapport conjoint de Kiev, de la Banque mondiale, de l'Union européenne et des Nations unies avait estimé que la reconstruction après-guerre de l'Ukraine coûtera quelque 588 milliards de dollars (plus de 500 milliards d'euros). "Accords importants" Convaincre les investisseurs est un défi pour l'Ukraine alors que les pourparlers promus par Washington pour mettre fin au conflit n'ont pas progressé. "Nous prévoyons de signer un certain nombre d'accords importants avec des partenaires internationaux, en particulier pour renforcer notre secteur énergétique", a assuré mardi Mme Svyrydenko. Pour l'instant, l'Ukraine consacre la plupart de ses fonds à son effort de guerre et au maintien à flot de son économie. L'Union européenne a approuvé en décembre un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine pour la période 2026-2027, dont une première tranche de 3,2 milliards versée en juin. Les deux tiers de ces fonds sont destinés à la défense de l'Ukraine. Mais selon Glib Vychlinsky, directeur du Centre de stratégie économique à Kiev, "il sera impossible pour l'Ukraine de défendre le pays sans mener la reconstruction en parallèle. Nous devons fournir des services essentiels et des logements aux personnes en Ukraine qui paient des impôts et soutiennent l'armée". L'expert confirme que les destructions dans le secteur de l'énergie ont fait de ce secteur une priorité en termes d'investissements. Précédemment, les conférences Ukraine Recovery Conference (URC) ont eu lieu à Lugano, Londres, Berlin et Rome. Relations refroidies Pour la première fois depuis 2022, Volodymyr Zelensky ne sera pas présent à la conférence. Les relations entre Varsovie et Kiev se sont refroidies fin mai, lorsque le chef de l'Etat ukrainien a décidé de baptiser une unité militaire du nom de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), une organisation nationaliste fondée en 1942 et tenue en Pologne pour responsable de la mort de plus de 100.000 Polonais. En réaction, le président nationaliste polonais, Karol Nawrocki, qui cohabite avec le gouvernement libéral de Donald Tusk, a annoncé la semaine dernière retirer à M. Zelensky la plus haute distinction du pays, l'Ordre de l'Aigle blanc. "J'espère que cette conférence sera (...) une sorte de pas en avant ou de moyen de faire retomber l'escalade émotionnelle, car elle n'est certainement nécessaire ni pour nous, Polonais, ni pour les Ukrainiens", a déclaré le Premier ministre pro-européen mercredi à la presse en se démarquant de son président. Côté ukrainien, le porte-parole de la diplomatie Gueorguiï Tykhy a assuré mercredi que Kiev cherche à "éviter toute politisation inutile de cet événement international" pour se "concentrer sur le pragmatisme ainsi que sur des décisions concrètes en faveur de l'Ukraine".

25.06.2026 à 01:45

Colombie: Abelardo de la Espriella désigné vainqueur de la présidentielle

FRANCE24

Le Conseil national électoral (CNE) a comptabilisé 12.960.166 voix pour le candidat de droite dure de 47 ans, avocat et chef d'entreprise millionnaire, et 12.708.312 pour le sénateur de gauche de 63 ans, défenseur des droits humains. "J'ai décidé d'accepter le résultat qui découle de ce processus et qui dit qu'Abelardo de la Espriella est le nouveau président de la République", avait plus tôt déclaré Iván Cepeda lors d'une conférence de presse. Il avait initialement déclaré qu'il n'accepterait les résultats qu'après le décompte final. "Je le fais pour contribuer à la coexistence, à la paix et au dialogue entre Colombiens", a ajouté M. Cepeda qui avait lancé lundi un appel "au calme" après les manifestations et affrontements qui ont éclaté entre ses partisans et la police antiémeute dans des villes comme Bogotá et Cali. Gustavo Petro, qui reste l'unique président de gauche de l'histoire de la Colombie, avait dénoncé de présumées atteintes au logiciel de l'autorité électorale et avait évoqué la possibilité d'annuler le vote en raison de "l'intervention directe" des États-Unis, après le soutien apporté par Donald Trump à M. De la Espriella. L'organisme chargé des élections avait affirmé mardi que le dépouillement définitif faisait apparaître une concordance à 99,9% avec le précompte initial sorti des urnes de dimanche. La mission d'observation électorale de l'Union européenne a écarté mardi toute "irrégularité". Nouvel allié pour Trump Le millionnaire antisystème Abelardo de la Espriella, tenant d'un discours radical contre la gauche, promet une lutte frontale contre le crime organisé et une politique économique ultralibérale. "Nous assumerons, si nécessaire, la résistance et la désobéissance civile pacifique", a déclaré M. Cepeda, qui a mis en garde contre "toute tentative de soumission autoritaire". Le bureau de M. De la Espriella a assuré dans un communiqué que le prochain gouvernement garantirait le "droit à l'opposition politique et à la manifestation pacifique". La victoire du candidat de droite dure constitue un nouveau succès pour la politique menée par Donald Trump en Amérique latine. Depuis le retour du républicain à la Maison Blanche en janvier 2025, plusieurs pays de la région - parmi lesquels l'Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l'Equateur et le Honduras - ont amorcé ou confirmé un virage conservateur. Au Venezuela, la capture de Nicolas Maduro en janvier a ouvert un chapitre inédit de collaboration avec les Etats-Unis. Avec ses nouveaux alliés sud-américains, Donald Trump a lancé en mars la coalition "Bouclier des Amériques" visant à lutter contre le narcotrafic. La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, devrait, avec M. De la Espriella à sa tête, la rejoindre. Durant la campagne, il a promis l'éradication chimique des champs de coca et le soutien armé des Etats-Unis qui pourraient établir des bases militaires dans le pays pour "bombarder" les groupes armés qui se financent grâce au narcotrafic. Mercredi, M. De la Espriella a affirmé sur X que "la Colombie rétablira et renforcera sa relation avec l'Etat d'Israël comme jamais auparavant", après une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie israélienne Gideon Sa'ar. M. Petro a rompu les relations diplomatiques, stoppé les exportations de charbon et suspendu l'achat d'armement à Israël. Le président élu a également promis la construction de méga-prisons, louant les approches sécuritaires menées au Salvador par Nayib Bukele et en Equateur par Daniel Noboa. Des experts mettent en garde contre une possible escalade de la violence découlant de cette stratégie, dans un pays toujours englué dans plus de 60 ans de lutte armée avec différents groupes de gauche radicale et de gangs liés au narcotrafic et à l'exploitation minière illégale. Reste ouverte la question de la mise en pratique de ces promesses, la gauche possédant le groupe parlementaire le plus important, même si le président élu pourra théoriquement nouer des alliances.

25.06.2026 à 01:39

Deux séismes de très fortes magnitudes frappent le Venezuela, immeubles effondrés à Caracas

FRANCE24

Aucun bilan n'a été rendu public dans l'immédiat. Selon le United States Geological Survey (USGS), une première secousse de magnitude 7,2 est survenue à 22H04 GMT à une profondeur de 21,9 km, à environ 200 km à l'ouest de Caracas. Une deuxième de magnitude 7,5 à 10 km de profondeur a été enregistrée 39 secondes plus tard à 45 km de là. Toujours d'après l'USGS, il s'agit d'un "double événement" et d'une "catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable". "Il est probable que le bilan soit lourd et que les dégâts soient importants", a écrit l'institut. A Caracas, des photographes de l'AFP ont vu les secours s'organiser autour d'immeubles effondrés. Des personnes ont été sorties des décombres attachées sur des brancards, d'autres ont été conduites vers des ambulances. Une journaliste de l'AFP a vu un immeuble de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira. A l'extérieur, des gens criaient les noms de leurs proches et certains bénévoles grimpaient sur les décombres. "Nous avons besoin de lampes torches", criait l'un d'eux. Le ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello a déclaré que plusieurs immeubles s'étaient effondrés dans la capitale, et a indiqué avoir ordonné la coupure de l'alimentation en gaz. "Certaines structures ont été endommagées et nous voulons éviter tout accident lié au gaz", a-t-il écrit sur X. "Incroyable" De nombreuses personnes paniquées se sont précipitées dans la rue, selon des journalistes de l'AFP. Mme Romero a dit avoir évacué par les escaliers le centre commercial très fréquenté où elle se trouvait sans le quartier d'Altamira, dans la capitale vénézuélienne. "Tout le mur s'est fissuré, des choses sont tombées du plafond. C'était horrible", a témoigné dans la rue Odalis Escalona, 54 ans, qui travaille dans une banque. Des coupures d'électricité ont été signalées dans la capitale. Carmen Guédez, 69 ans, se trouvait dans la chambre de sa soeur alitée quand le sol a commencé à trembler. "L'intensité n'a cessé d'augmenter", a expliqué à l'AFP cette administratrice, qui vit dans un quartier de classe moyenne sur les hauteurs de la capitale. "J'ai commencé à voir les fenêtres se mettre à bouger, puis tout s'est mis à secouer. Ma sœur, une voisine et moi, nous sommes restées serrées les unes contre les autres, nous ne pouvions pas sortir", a-t-elle témoigné. La secousse a été ressentie jusqu'en Colombie, dans la capitale Bogota pourtant distante de 1.000 km à vol d'oiseau. Selon l'Unité de gestion des risques et désastres colombiens "il n'y a pas de risque de tsunami sur la côte caraïbe colombienne". "Les caractéristiques de cet événement, avec une faible profondeur et une magnitude élevée, font que les ondes se propagent à travers toute la croûte terrestre et qu'il est donc largement ressenti sur le territoire colombien", a expliqué Freddy Tovar, coordinateur du Réseau sismologique national de Colombie.

25.06.2026 à 01:17

L'ampleur de la dette française connue jeudi, en pleine préparation du budget 2027

FRANCE24

Fin 2025, la dette française atteignait 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du produit intérieur brut (PIB), selon l'Institut national de la statistique. Elle a continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB. "La France est aujourd'hui dans une situation assez délicate en termes de dette, parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue", explique l'économiste Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE. "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne". Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression après celle de la Finlande" de sa dette en points de PIB, relève ainsi le spécialiste des finances publiques François Ecalle. "Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il. Premier poste de l'Etat Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie. "Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF. Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record". Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté. "Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", pointe Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs. Le gouvernement veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB. - Comité d'alerte - Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029. Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts. Dans un courrier envoyé à ses ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu les a exhortés récemment à calmer les ardeurs dépensières de leurs administrations. Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril. Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%. Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.

25.06.2026 à 01:11

"Assourdissant": une falaise s'écroule dans la mer à Biarritz, un décès et un disparu

FRANCE24

L'éboulement d'"environ 2.000 m2" de roche s'est produit vers 20H20 aux abords du phare, en plein cœur de la cité balnéaire, a fait savoir la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, sans avancer d'hypothèse sur sa cause. A cette heure-là, de nombreux baigneurs se trouvaient sur la plage du Miramar, située à proximité, par des températures ayant dépassé 40°C à Biarritz mercredi. "Selon les premiers éléments, trois plongeurs originaires de la région se trouvaient dans une zone située au pied de la falaise au moment de l'éboulement", a écrit la préfecture dans un communiqué. Un premier corps, celui d'une femme, a été récupéré, ont précisé les autorités peu avant 23h00, tandis qu'une autre personne restait portée disparue. Le troisième plongeur, "indemne physiquement mais fortement choqué", a été pris en charge par les secours, selon les services de l'Etat. Sur une photo diffusée par la préfecture, on voit la falaise largement entaillée, avec un monceau de gravats à son pied. "Ça fait un énorme trou dans la falaise", a témoigné auprès de l'AFP Marie Burkel, designeuse âgée de 32 ans, venue se baigner sur la plage du Miramar, à proximité, qui était "bondée" avec la chaleur. "On se posait souvent pour le coucher de soleil à l'endroit où la roche est tombée et on ne se serait jamais dit que la falaise pouvait s'effondrer", a-t-elle souligné, jointe par téléphone. "Enorme trou" "Le bruit était vraiment impressionnant, assourdissant", a raconté pour sa part Vincent Pariset, réceptionniste âgé de 45 ans venu pratiquer le paddle avec sa fille. "On a quand même eu peur parce qu'on a vu tomber tout un pan de la falaise sous le phare et ça a fait une grosse gerbe d'eau vraiment impressionnante", a ajouté cet habitué des lieux, qui assure qu'aucun "signe avant-coureur" n'avait laissé craindre un effondrement. Sur le site internet de la mairie de Biarritz, la plage Bernain, située à proximité de l'effondrement, était interdite aux baigneurs pour cause de risque d'éboulement. Selon une association locale de protection de cette falaise, qui va de Miramar jusqu'à la plage de la Chambre d'Amour à Anglet, d'autres éboulements s'étaient déjà produits en juin 2018, ou précédemment en avril 2008. "Le pan de falaise qui est tombé, c'est vraiment sous le phare (...) On ne peut y aller qu'à la nage ou avec une planche", précise Vincent Pariset, selon qui les trois plongeurs, qu'il avait aperçu se préparer, étaient "bien équipés". Les recherches, menées par les sapeurs-pompiers appuyés par des équipes spécialisées de plongeurs et de secours en milieu périlleux ainsi qu'un hélicoptère de la gendarmerie, ont été levées vers 23h45, a fait savoir la préfecture. Le dispositif "reprendra demain (jeudi) après une expertise de la stabilité de la falaise pour éviter de nouveaux effondrements", a-t-elle ajouté. L'ancien joueur vedette de rugby Serge Blanco, élu maire de Biarritz en mars, s'est rendu sur place. "Compte tenu de cet effondrement et de la présence d'un risque imminent pour les usagers du domaine public", il "a immédiatement pris un arrêté interdisant l'accès, la baignade et la navigation dans un périmètre de 300m depuis le pied de la falaise", a indiqué la mairie de Biarritz dans un communiqué. Des barrières de chantier ainsi que des rubalises de la police nationale ont été installées pour empêcher l'accès au phare, a constaté un journaliste de l'AFP.

25.06.2026 à 01:07

A Washington, des rescapés climatiques américains venus demander des comptes

FRANCE24

"On pensait qu'on nous protégerait, mais pas du tout", lâche Gayle Nicholls-Ali, 69 ans, qui a perdu début 2025 sa maison dans les incendies ravageurs de Los Angeles. Plus d'un an après, cette Californienne et son mari Rasheed n'ont toujours pas reconstruit et sont englués dans les complications administratives. "C'est déception après déception", affirme-t-elle mercredi depuis une pelouse près du Congrès américain où elle s'est rendue plus tôt avec d'autres rescapés pour rencontrer des élus. Venus d'une vingtaine d'Etats, dont Hawaï, la Louisiane ou encore le Vermont, ces quelque 70 Américains rassemblés par l'association "Extreme weather survivors" détonnent par leur caractère hétéroclite. Certains ici votent républicain, d'autres démocrate, plusieurs sont retraités, d'autres à peine majeurs ou encore venus avec leurs jeunes enfants, mais tous ont été marqués par de récentes catastrophes naturelles, dans lesquelles ils ont perdu des proches ou encore des biens. "On ne penserait pas forcément qu'une personne ayant survécu à une inondation et une autre ayant survécu à un incendie aient des points communs, mais c'est pourtant le cas", sourit timidement Kylie Nidever, 36 ans, dont le quartier fut ravagé il y a un an par des inondations catastrophiques ayant fait au moins 135 morts dans le centre du Texas, dont de nombreux enfants. - Sentiment d'abandon - Au fil des discussions, notamment lors d'une réunion en petit comité la veille, les mêmes histoires reviennent: celles de secours débordés, d'un sentiment d'abandon vis-à-vis des autorités publiques, d'une reconstruction rendue quasiment impossible par le manque d'aide. Mais aussi d'une colère sourde. "Comment répondez-vous aux gens qui vous disent que ce sont simplement des aléas météo? Personnellement, j'ai juste envie de les gifler", finit par lâcher une femme, suscitant les rires de l'assemblée. "Ce que je trouve terrifiant, c'est que nos histoires sont toutes les mêmes", confie, la voix éraillée, un rescapé d'incendie assis un peu plus loin. Pour Kylie Nidever, réfugiée à l'ombre d'un arbre à proximité du Capitole, tous partagent un même "traumatisme" et la peur de le revivre. Car tous ont désormais conscience que le changement climatique rend ces phénomènes météorologiques extrêmes à la fois plus intenses et plus fréquents. En l'espace de dix ans, la fréquence des catastrophes occasionnant des dommages d'au moins 1 milliard de dollars est ainsi passée aux Etats-Unis d'environ une tous les 2,7 mois à une environ toutes les deux semaines, selon l'organisation Climate Central. Et "si la reconstruction prend des années et que ces événements se multiplient de plus en plus, comme nous savons qu'ils le feront, qu'est-ce que cela signifie pour notre pays?", interroge Sierra Lindsey Kos, co-fondatrice de l'association. "Ne pas faire l'autruche" D'autant que le président Donald Trump, ouvertement climatosceptique, a depuis son retour coupé dans la recherche sur le climat et dans les programmes de réponse et de prévention des catastrophes naturelles. "Nous devons continuer à redoubler d'efforts, car à ce stade, nous sommes tous en danger", insiste Jessica Calix, 41 ans, qui a perdu en janvier 2024 sa maison dans une inondation à San Diego en Californie et vit depuis dans une caravane avec son fils. S'inspirant des associations de victimes de violence armée, ce groupe hétéroclite espère donc pouvoir faire bouger les lignes en alertant le grand public et en mettant sous pression le pouvoir politique. "On ne peut pas changer le mal qui s'est déjà produit et je ne pense pas qu'on puisse empêcher à ce stade le changement climatique de se produire (...) mais on peut faire preuve de résilience et ne pas faire l'autruche", veut croire Amy Dishion dont le mari, Evan, est décédé à 32 ans d'un coup de chaleur lors d'un épisode caniculaire. On peut faire en sorte "d'éviter que le pire ne se produise", ajoute-t-elle.

25.06.2026 à 00:35

Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère

FRANCE24

"Ce changement de nom incarne deux ambitions", a-t-il expliqué à l'AFP : "Remettre les entrepreneurs au cœur du débat public et en faire une force de proposition beaucoup plus impactante; et d'autre part, aller chercher tous les entrepreneurs, d'entreprises de toutes tailles, qui ne sont pas aujourd'hui adhérents, pour que l'on soit collectivement plus forts". Le nouveau nom a été accepté à l'unanimité des bureaux régionaux, a affirmé M. Reza-Tofighi, avec "quatre ou cinq abstentions". Le président, âgé de 41 ans, a prévenu ses prédécesseurs Jean-François Roubaud et François Asselin du changement. M. Asselin avait lui-même allégé en 2017 l'ancien nom de l'ex-Confédération générale des PME (CGPME), créée en 1944, pour la simplifier en CPME. Cette annonce est faite à la veille de la Grande assemblée des Entrepreneurs, nouvel événement annuel organisé au parc des Princes par la deuxième organisation patronale derrière le Medef. "Trésor pour notre pays" Environ 4.000 personnes y sont attendues, avec un dispositif renforcé contre la canicule. Le prix Nobel d'Economie Philippe Aghion ou encore le nouveau gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin y prendront la parole. Jeudi, le président des Entrepreneurs devrait évoquer dans son discours les souhaits du mouvement pour l'économie française, à moins d'un an des élections présidentielle et législatives. Il devrait évoquer la nécessité de faire remonter la croissance à 2% par an sur le prochain quinquennat, au lieu de moins de 1% actuellement. "Sans cela, nous ne financerons ni notre modèle social ni nos grandes transitions et dépenses d'avenir", a-t-il souligné mercredi soir dans une interview au Figaro. Constatant que le pouvoir d'achat "progresse trop lentement" et que les hausses de salaires "sont trop difficiles", il a appelé dans cette interview à "redonner sa place au travail", en revoyant "complètement la mécanique des allègements de charges". Il y souligne aussi "l'impératif de retrouver un équilibre des finances publiques", tout en conservant le modèle social français, "trésor pour notre pays", à condition de "faire des économies en luttant mieux contre les abus et les dérives". "Faire avancer les choses" "L'objectif n'est pas de rivaliser avec le Medef", le Mouvement des entreprises de France, assure-t-il à l'AFP, "mais d'avoir une parole collective plus forte: celle des Entrepreneurs est complémentaire de celle de toutes les autres organisations patronales". M. Reza-Tofighi démontre en tout cas une grande -trop grande pour certains anciens- volonté de modernisation de son mouvement: pour cela, il a par exemple engagé pour plusieurs mois une équipe informatique de douze personnes, là où il n'y en avait aucune il y a un an. Tout en se disant "dans la continuité" du mouvement, il a recruté de nouveaux responsables et veut lancer une Fabrique des entrepreneurs, "laboratoire de prospective" comprenant aussi des économistes et des experts. Il pensait annoncer cette semaine à ses adhérents des changements de statuts de l'organisation mais, devant les interrogations que cela suscitait, en a différé la présentation à l'automne. Fils d'immigrés iraniens avec l'entrepreneuriat dans la peau, Amir Reza-Tofighi a cocréé dès ses 20 ans l'entreprise de services à la personne Vitalliance, qui emploie aujourd'hui 13.500 collaborateurs. "J'aime aller vite, prendre des risques, et parfois j'ai pu brusquer un peu", concède-t-il auprès de l'AFP. "C'est un peu le défaut de l'entrepreneur lorsqu'il est à la tête d'une organisation patronale. Mais c'est aussi sa force, qui fait qu'il arrive à faire avancer les choses", dit-il.

25.06.2026 à 00:19

Canicule : l'Europe du Sud s'organise, la France improvise

Cécile GALLUCCIO

La France n'est pas seule dans cette fournaise. L'Europe est touchée depuis plusieurs jours par des pics de chaleur mais certains pays s'en sortent mieux que d'autres. Cela fait plusieurs années déjà qu'ils ont mis en place des dispositifs pour permettre aux travailleurs et aux écoliers de faire face, au mieux, à cette chaleur écrasante à laquelle il va falloir s'habituer.

24.06.2026 à 23:45

La climatisation est-elle diabolisée à tort, comme l'affirme le Rassemblement National ?

Maya YATAGHENE

Après des années à critiquer la réalité du réchauffement climatique et notamment les rapports du GIEC, le Rassemblement National dénonce aujourd'hui l'impréparation du gouvernement et prône comme solution unique la climatisation généralisée des bâtiments, affirmant qu'elle serait diabolisée à tort. En réalité, le bilan environnemental de cette technologie est beaucoup plus complexe que ne le laissent entendre certains responsables politiques. Info/Intox fait le point.

24.06.2026 à 23:27

Mondial-2026: qualification inédite du Canada, malgré la défaite face à la Suisse

FRANCE24

Après le Mexique et les États-Unis, le Canada est - grâce à une meilleure différence de buts que la Bosnie-Herzégovine, qui compte également 4 points - le troisième pays hôte à rejoindre les seizièmes de finale, qu'il disputera dès dimanche à Los Angeles face au deuxième du groupe B: la Corée du Sud, la République tchèque ou l'Afrique du Sud. Mais les buts de Ruben Vargas (46e) et de Johan Manzambi (57e) ont coûté cher aux Canadiens, qui se sont inclinés malgré la réduction du score de Promise David (76e). Avec un match nul ou une victoire face aux Helvètes, ils auraient disputé leur prochain match au BC Place de Vancouver, voire même un éventuel huitième de finale. "Nous voulions simplement poursuivre portés par l'énergie qui règne ici au Canada. La déception est là. Mais nous sommes exactement là où nous voulions être: en phase à élimination directe", a souligné le sélectionneur du Canada Jesse Marsch, dans une déclaration reprise par la Fifa où il a indiqué qu'Alphonso Davies, blessé depuis le début du Mondial, "devrait être prêt pour le prochain match". Après une rencontre inaugurale où ils s'étaient fait endormir par le Qatar, concédant le match nul en fin de rencontre (1-1), les Suisses se sont depuis bien repris avec deux victoires logiques face à la Bosnie-Herzégovine (4-1) et au Canada, pour terminer à la première place du groupe. Emmenée par sa révélation Manzambi, 20 ans seulement mais déjà triple buteur dans ce Mondial-2026, la "Nati" rallie le stade des matches à élimination directe pour la quatrième Coupe du monde consécutive. Elle affrontera, dans neuf jours à Vancouver, un des meilleurs troisièmes avant un éventuel huitième de finale, un plafond de verre que la Suisse n'a plus brisé dans une Coupe du monde depuis 1954. Manzambi régale Devant 54.000 spectateurs tout de rouge vêtu, la couleur du maillot de... la Suisse mercredi à Vancouver, les Canadiens n'ont pas retrouvé l'allant offensif qui leur avait permis de passer six buts au Qatar. Auteur d'un triplé face aux Qataris, Jonathan David a été peu trouvé par ses partenaires sur le front de l'attaque, et a vu sa seule véritable occasion, une frappe à l'entrée des six mètres, contrée par Nico Elvedi à la 67e minute. Avant cela, les Suisses, déjà plus dangereux en première période, ont pris l'avantage dès le retour des vestiaires. Titularisé sur l'aile droite, après avoir inscrit un doublé lors de son entrée face à la Bosnie-Herzégovine, Johan Manzambi a semé la défense canadienne avant d'adresser un centre repris par Ruben Vargas, totalement seul au second poteau (46e). Dix minutes plus tard, le passeur s'est mué en buteur. Profitant d'une grossière faute de main du gardien canadien Maxime Crépeau, Manzambi a donné un avantage décisif aux siens après un bon décalage de Breel Embolo (57e). Relancés par le but de Promise David, décisif une minute après son entrée en jeu, les "Canucks" ont poussé, poussé. Mais sans trouver la faille malgré plusieurs situations franches dans les dernières minutes et le soutien sans faille d'un public canadien qui devrait être plus maigre à Los Angeles dimanche.
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