Le Dow Jones a pris 0,30%, l'indice Nasdaq, qui rassemble les géants du numérique, a gagné 0,66% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,32%.
Pour cette séance "calme", Christopher Low, analyste du cabinet FHN Financial interrogé par l'AFP, relève l'effet positif de l'accalmie sur les prix de l'énergie.
Les cours du pétrole ont ainsi perdu plus de 3%, malgré l'annonce la veille d'une nouvelle salve de sanctions américaines ciblant Téhéran.
L'optimisme est "alimenté" par l'hypothèse que "le conflit avec l'Iran serait désormais entré dans une phase de +guerre froide+, caractérisée par des sanctions, l'isolement et des pressions politiques, plutôt que par les récentes violences impliquant des missiles, des drones et des attaques directes", juge Jose Torres, analyste de la plateforme Interactive Brokers.
Ce repli des cours du brut allège quelque peu les perspectives inflationnistes et diminue ainsi la pression sur le marché obligataire.
Vers 20H25, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans se détendait autour de 4,62% contre 4,70% la veille en clôture.
Le rendement à 30 ans reculait à 5,16% contre 5,23%.
Cette dynamique "pourrait expliquer pourquoi le secteur technologique a vraiment surperformé par rapport à tous les autres aujourd'hui, ce dernier étant sensible aux taux d'intérêt", souligne Christopher Low.
Engagés dans la course à l'intelligence artificielle (IA), les entreprises technologiques dépendent de plus en plus d'emprunts massifs pour financer les coûteux centres de données.
Le groupe informatique Dell a pris 4,17% tandis que le spécialiste des puces AMD s'est octroyé 4,91% et son concurrent Micron a gagné 2,48%.
La première capitalisation mondiale Nvidia, considérée comme le thermomètre de l'engouement pour l'IA, a avancé de 2,19% à la veille de la publication de ses résultats trimestriels.
"On s'attend à de bonnes nouvelles, mais c'est le cas de tout le monde", observe Mark Malek, de Siebert. "Autrement dit, de simples bonnes nouvelles ne suffisent plus, et le moindre faux pas ou malentendu mercredi pourrait poser un sérieux problème", prévient-il.
Les investisseurs attendent aussi de pied ferme le colloque annuel des banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming) en fin de semaine. Ils espèrent notamment que Kevin Warsh, le nouveau président de la Réserve fédérale (Fed), leur donne des indications plus claire sur la politique monétaire qu'il entend mener.
A la cote, le spécialiste d'articles de sport Dick's Sporting Goods (-30,68% à 124,31 dollars) a dévissé, pâtissant de performances trimestrielles en deçà des attentes.
Le groupe a aussi revu à la baisse les prévisions du distributeur de chaussures de sport Foot Locker, racheté en 2025.
Les constructeurs automobiles américains n'ont pas été pénalisés par la riposte canadienne aux droits de douane américains.
Très dépendants des échanges entre voisins américains, ils seront pourtant "parmi les plus durement touchés" par ces attaques commerciales, note M. Low.
Ford a grappillé 0,14%, General Motors a perdu 1,35% et Stellantis a gagné 0,77%.