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▸ Les 15 dernières parutions

18.05.2026 à 20:09

La fusillade de Nice liée à une "guerre de territoires", trois suspects mis en examen

FRANCE24

Parmi ces trois personnes figure le tireur présumé arrivé en trottinette, un homme de 30 ans soupçonné d'avoir ouvert le feu en pleine journée sur une place commerçante du quartier populaire des Moulins, dans la périphérie niçoise, a indiqué lors d'une conférence de presse le procureur de Marseille Nicolas Bessone. Le contexte est celui d'une escalade "entre deux équipes de narcotrafiquants" de l'ouest et de l'est de Nice, a précisé le commissaire Eric Antonetti, chef du service interdépartemental de la police judiciaire des Alpes-Maritimes. "Nous sommes dans des faits de narchomicides, des faits de guerre territoriale en lien avec le trafic de stupéfiants", a précisé le procureur de Marseille. Dans ces rivalités, "il y a des équipes qui sont projetées et qui viennent de Marseille", a-t-il ajouté, son homologue de Nice, le procureur Damien Martinelli, évoquant également des "influences parisiennes". Nouveau drame "évité" Outre le tireur présumé, ont été mis en examen un homme de 19 ans ayant convoyé des véhicules ayant servi aux opérations criminelles. Mais aussi une femme de 26 ans à qui il est reproché "un rôle de logisticienne" pour avoir mis à disposition de l'équipe des appartements. "Ces trois personnes nient en partie les faits qui leur sont reprochés", a souligné M. Bessone, l'enquête sur la fusillade ayant été placée sous la direction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Il a ajouté que les interpellations, intervenues quelques jours après les faits, avaient permis "d'éviter un nouveau drame": une autre opération criminelle était en préparation dès le lendemain, présentant le même mode opératoire. Lundi 11 mai, le tireur en trottinette avait fait feu sur la place des Amaryllis, devant un café et un magasin de bonbons, tuant Ahmed, 57 ans, et Adilson, entraîneur de foot de 39 ans, deux pères de famille étrangers au trafic de stupéfiants, selon l'enquête. La fusillade a fait six blessés, des hommes âgés entre 23 et 52 ans. Cinq d'entre eux sont "totalement hors de danger" a précisé Nicolas Bessone. Mais la sixième victime risque des séquelles en raison "des blessures très sérieuses" aux jambes. Implication croissante de mineurs Dans le quartier des Moulins, les violences liées au narcotrafic ont fait onze victimes collatérales en moins de deux ans et se sont intensifiées ces dernières semaines. Ainsi, l'attaque du 11 mai serait liée à des violences survenues quelques jours plus tôt: des tirs et une explosion contre une épicerie le 8 mai, puis des tirs le lendemain visant des jeunes à un carrefour, dans un autre quartier de la ville. Et en octobre 2025, cette même place des Amaryllis avait déjà été le théâtre d'un double meurtre -- pour lequel sept personnes sont mises en examen: les autorités judiciaires évoquent à leur propos "des jeunes désœuvrés" qui commencent à s'engager sur des points de deal. "Il y a une véritable explosion de la présence des mineurs dans les trafics de stupéfiants, tout particulièrement aux Moulins", a reconnu le procureur de Nice Damien Martinelli. "Si je prends Nice dans sa globalité, nous avons entre 2020 et 2024 une progression de 300% en termes d'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants", a-t-il regretté. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait affirmé la semaine dernière sa "détermination" à "gagner" la "guerre" contre le narcotrafic, au lendemain d'une autre fusillade, cette fois à Nantes, dans laquelle un adolescent de 15 ans a trouvé la mort. Quelques jours plus tôt, trois personnes étaient mortes lors d'un incendie criminel dans un immeuble en banlieue de Lyon, la piste d'un règlement de comptes entre narcotrafiquants étant jugée "sérieuse".

18.05.2026 à 20:05

Société Générale condamnée à 20 millions d'euros pour manquements à ses obligations

FRANCE24

L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) fait état d'un "non-respect très étendu des dispositions législatives et réglementaires méritant d'être fermement sanctionné", après un contrôle sur place en 2023 et 2024. Assortie d'un blâme, il s'agit de la plus forte amende infligée par la commission des sanctions de l'ACPR depuis 2018. La banque est prise en défaut en sa qualité d'intermédiaire d'assurance, puisqu'elle commercialise automatiquement dans son offre groupée de services "Sobrio", aux côtés de produits essentiels comme la carte de paiement, une assurance dommages. Selon le superviseur bancaire, adossé à la Banque de France, la Société Générale "n'a pas respecté les obligations d'information précontractuelle et le devoir de conseil qui s'imposent à elle en sa qualité de distributeur de ce contrat assurance". La commission des sanctions de l'ACPR a estimé par ailleurs "qu'en retenant, en toute connaissance de cause, une analyse juridique de la nature du contrat et de ses obligations envers les assurés conforme à ses intérêts mais inexacte, la Société Générale a manqué à son devoir d'agir, en tant que courtier d’assurance, au mieux de l'intérêt de ses clients". La Société Générale "n'a manifestement pas agi au mieux des intérêts de ses clients et a privilégié ses propres intérêts financiers", écrit par ailleurs l'ACPR, qui fait état de "manquements graves et répétés à des obligations qui ne sont pas nouvelles et qui ont été prescrites dans le but de protéger les clients". Contactée par l'AFP, la banque prend acte de la décision et assure avoir "réagi dès l'identification de certains dysfonctionnements soulevés par l'enquête de l'ACPR de 2024". "Pour ce qui nous est reproché dans le cadre de l'offre groupée de services Sobrio", elle examine "avec précision les suites à donner à cette décision y compris l'éventualité d’un recours devant le Conseil d'Etat". D'autres contrats comme "Certicompte", "Certi Epargne" ou "Mon Assurance Mobile" font également l'objet de manquements, aussi sanctionnés par le superviseur bancaire. La décision, rendue publique lundi, date du 13 mai. La Société Générale a déjà subi les foudres de l'ACPR en 2024 pour sa filiale Treezor (un million d'euros d'amende) ou encore en 2017 (5 millions d'euros) pour des manquements dans sa lutte contre le blanchiment d'argent. Le record reste détenu par la Banque Postale: l'ACPR lui avait infligé une amende de 50 millions d'euros en décembre 2018 pour des manquements dans son dispositif de lutte contre le financement du terrorisme.

18.05.2026 à 19:57

L'indien Adani accepte de payer 275 millions de dollars à Washington pour avoir acheté du pétrole iranien sous sanctions

FRANCE24

L'entreprise était soupçonnée d'avoir fait fi des sanctions américaines en achetant à 32 reprises du gaz de pétrole liquéfié (GPL) d'origine iranienne entre novembre 2023 et juin 2025, rapporte le service pilotant ces sanctions (OFAC) au sein du ministère des Finances. Le GPL était acheté "auprès d'un négociant basé à Dubaï qui prétendait fournir du gaz omanais et irakien. Des signaux importants auraient dû alerter AEL (l'entreprise) sur le fait que le GPL provenait en réalité d'Iran", estime l'OFAC. Adani était passé par des institutions financières américaines pour régler une facture cumulée de plus de 192 millions de dollars, est-il précisé. Le groupe a confirmé avoir conclu cet accord avec les autorités américaines en transmettant lundi un communiqué à la Bourse de Bombay. L'accord, qui a été mis en ligne, souligne notamment qu'"à au moins quatre reprises entre mars 2023 et février 2024, AEL a été informée par des tiers que des cargaisons fournies par le fournisseur de Dubaï pourraient provenir d'Iran". Il est également souligné que le prix de vente, "en deçà du marché", aurait dû interpeller Adani car l'Iran est "pratiquement seul" au Moyen-Orient à vendre du GPL "avec une large décote". Le conglomérat indien avait dit en février qu'il coopérait avec les Etats-Unis dans le cadre de cette enquête. Il avait contacté l'OFAC après que le quotidien américain Wall Street eut révélé, en juin 2025, que ses achats de GPL étaient passés au crible par la justice américaine. Les activités d'Adani s'étendent de l'énergie aux ports, en passant par le ciment et les médias. Le groupe est dirigé par le milliardaire Gautam Adani, considéré comme un proche du Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi. En novembre 2024, M. Adani avait été inculpé pour corruption aux Etats-Unis, soupçonné d'être impliqué dans le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires indiens pour obtenir des marchés dans l'énergie solaire en Inde, au détriment d'investisseurs américains. Vendredi, le groupe a annoncé avoir payé une amende de 18 millions de dollars dans cette affaire, sans reconnaître sa culpabilité.

18.05.2026 à 19:45

Kenya: quatre morts lors de violences en marge de protestations contre les prix des carburants

FRANCE24

Le pays d'Afrique de l'Est dépend fortement des importations de carburant en provenance du Golfe et est durement touché par le blocage de fait du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. La grève avait été lancée par une alliance d'acteurs du secteur des transports (transporteurs publics, transporteurs routiers, VTC, entreprises logistiques, livreurs...), qui avaient promis d'empêcher toute circulation de véhicules. Ils entendaient protester contre une nouvelle hausse, décidée le 14 mai par le gouvernement, des prix des carburants à la pompe. Le diesel a notamment augmenté de 23,5%. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le gouvernement kényan a augmenté le prix de l'essence de 20% et celui du diesel de 45,8%. Quatre personnes ont été tuées "lors des violences d'aujourd'hui (...) au cours desquelles plus de 30 personnes ont été blessées", a déclaré lundi soir le ministre kényan de l'Intérieur Kipchumba Murkomen, sans préciser par qui et dans quelles circonstances ces personnes avaient été tuées ou blessées. "Toutes les routes qui étaient bloquées ont été dégagées et peuvent désormais être empruntées de façon sécurisée", a assuré le ministre. Les dirigeants refusent "d'écouter" Il a mis les violences sur le compte de "politiciens voyous" ayant "mobilisé des criminels" afin qu'il s'attaquent à des biens publics et privés ou appartenant à des soutiens du gouvernement. Le Standard, un des principaux quotidiens kényans, rapporte que quatre personnes sont mortes lors d'affrontements entre la police et des manifestants à Kiambu, en périphérie de Nairobi, et à Kakamega, dans l'ouest du pays. "Au Kenya, la vie humaine semble n'avoir aucune valeur", a réagi sur X Boniface Mwangi, célèbre militant kényan des droits humains, qui accuse la police d'avoir abattu ces quatre personnes. L'ONG Vocal Africa, basée au Kenya, a elle aussi accusé la police d'avoir causé ces quatre décès en faisant usage de "force létale". A Nairobi, la grève des matatu - les bus et minibus exploités par des entreprises privées qui assurent les transports publics - a contraint des milliers de travailleurs kényans à rejoindre leur lieu de travail à pied, en marchant parfois plusieurs kilomètres. Des manifestants ont notamment bloqué une importante voie rapide avec des barricades et des feux. Certains ont tenté d'arrêter les véhicules ou chanté "Wantam!" ("Un seul mandat") à l'adresse du président kényan William Ruto, a constaté un journaliste de l'AFP. Des affrontements sporadiques ont opposé manifestants et policiers à plusieurs endroits de cette voie rapide. "Le problème aujourd’hui, c’est qu'ils (les dirigeants) ne veulent pas écouter les citoyens quand nous disons que l'essence, le diesel sont trop chers pour une personne ordinaire", a déclaré à l'AFP Alex Koome Mwenda, protestataire de 22 ans. "Niveau insoutenable" des prix Le trafic était faible dans des rues de Nairobi généralement embouteillées, ont constaté des journalistes de l'AFP. Habituellement trépidant, le centre historique de la capitale, qui regroupe de nombreux bureaux et commerces, était désert et de nombreuses boutiques fermées. De nombreuses écoles avaient annoncé rester fermées pour la journée. Des protestations ont également eu lieu dans d'autres grandes villes, notamment Mombasa (sud), Nakuru (centre-ouest), Eldoret (ouest) et Nyeri (centre), selon les médias locaux. "Cette grève est totalement injustifiée, même si les prix des produits pétroliers ont augmenté", a déclaré à la télévision le ministre kényan des Finances John Mbadi, affirmant que le gouvernement avait dépensé des centaines de millions d'euros pour atténuer la répercussion de la hausse des cours du brut sur les prix à la pompe dans une période de tension budgétaire. Les voix critiques font valoir que le gouvernement pourrait réduire les taxes élevées appliquées aux carburants, bien qu'elles contribuent de façon importante au budget de l’État. "Le gouvernement est responsable car c'est lui qui fixe le prix" des carburants "et il prélève une part importante des recettes fiscales sur le carburant", explique l'économiste kényan XN Iraki, soulignant qu'une journée de manifestations et de blocages comme lundi est susceptible de coûter environ 335,5 millions d'euros à l'économie du pays. "Le prix du carburant a atteint un niveau insoutenable qui a des répercussions sur l'économie", résume-t-il, appelant le gouvernement à atténuer le choc.

18.05.2026 à 19:31

L'expansion des data centers: toujours plus d'eau, d'électricité et d'espace!

Audrey RACINE

La France veut construire le plus grand data center d'Europe au sud de Paris. Mais le projet rencontre des résistances de la part des défenseurs de l'Environnement. Il faut dire que les data centers, même de taille plus modeste, sont gourmands en eau, en électricité et participent à l'artificialisation des sols. Avec le développement de l'Intelligence Artificielle, les besoins de ces centres explosent et se pose désormais un sérieux problème: celui de la concurrence de l'usage des ressources.

18.05.2026 à 19:19

La fusillade de Nice liée à une "guerre de territoires", trois suspects mis en examen

FRANCE24

Parmi ces trois personnes se trouve le tireur présumé, un homme de 30 ans, soupçonné d'avoir fait feu en pleine journée sur une place commerçante du quartier des Moulins, a indiqué lors d'une conférence de presse le procureur Nicolas Bessone. Le contexte est celui d'une escalade "entre deux équipes de narcotrafiquants" de l'ouest et de l'est de Nice, a précisé le commissaire Eric Antonetti, chef du service interdépartemental de la police judiciaire des Alpes-Maritimes. "Nous sommes dans des faits de narchomicides, des faits de guerre territoriale en lien avec le trafic de stupéfiants", a précisé le procureur de Marseille. Dans ces rivalités, "il y a des équipes qui sont projetées et qui viennent de Marseille", a-t-il ajouté, son homologue de Nice, le procureur Damien Martinelli, évoquant également des "influences parisiennes". Outre le tireur présumé, qui nie les faits, ont été mis en examen un homme de 19 ans ayant convoyé des véhicules ayant servi aux opérations criminelles ainsi qu'une femme de 26 ans ayant mis à disposition de l'équipe des appartements. Lundi 11, un homme arrivé en trottinette a tiré par rafales sur une place du quartier des Moulins, à l'est de Nice, devant un café et un magasin de bonbons, tuant Ahmed, 57 ans, et Adilson, entraîneur de foot de 39 ans, tous deux pères de famille, étrangers au trafic de stupéfiants, selon l'enquête. La fusillade a également fait six blessés dans ce quartier où les violences liées au narcotrafic ont fait onze victimes collatérales en moins de deux ans et se sont intensifiées ces dernières semaines.

18.05.2026 à 18:59

Hantavirus : bien que peu contagieux, le virus se transmet bien d’humain à humain

Les Observateurs

Plusieurs internautes et des personnalités controversées comme l’homme politique français Nicolas Dupont-Aignan affirment que l’hantavirus ne serait pas transmissible d'une personne à l'autre. Les scientifiques confirment pourtant que la souche du virus repérée sur le navire de croisière MV Hondius peut bien se transmettre d’homme à homme.

18.05.2026 à 18:34

"Les humanitaires pris pour cibles" : en Ukraine, un convoi de l’ONU attaqué par des drones russes

Guillaume MAURICE

Le 14 mai, une mission humanitaire de l’ONU venue apporter de l’aide aux populations civiles de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, est ciblée à deux reprises par des drones russes. Quelques heures plus tard, des blogueurs militaires russes publient des vidéos de l’attaque, avant de les supprimer.

18.05.2026 à 18:31

RD Congo : l'inquiétante propagation d'une souche rare du virus Ebola, sans vaccin ni traitement

Pauline ROUQUETTE

Une nouvelle flambée du virus Ebola, liée à la souche hautement létale Bundibugyo, frappe l’Ituri en RD Congo et inquiète l’OMS, qui a déclenché son deuxième plus haut niveau d’alerte. Sans vaccin homologué ni traitement spécifique, l'épidémie a déjà fait plus de 90 morts. Elle s’est étendue jusqu’à Goma et a provoqué un premier décès en Ouganda, alimentant la crainte d’une contamination régionale, voire internationale, malgré les messages rassurants des autorités sanitaires.

18.05.2026 à 18:30

France - Algérie : Gérald Darmanin à Alger pour relancer la coopération judiciaire

FRANCE24

Le ministre français de la Justice Gérald Darmanin s’est rendu à Alger pour relancer la coopération judiciaire entre la France et l’Algérie, après plusieurs mois de tensions diplomatiques. 

18.05.2026 à 18:25

Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

FRANCE24

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin. Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février. La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine. Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon. Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre. En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais. L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre". Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre. Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente. Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis. Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée. Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser. Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit. Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination. Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché. lmc/ys/jhb/de/nth

18.05.2026 à 18:23

Iran: audience judiciaire mercredi pour le cinéaste dissident Jafar Panahi

FRANCE24

Le réalisateur avait été condamné par contumace en décembre à un an de prison pour "activités de propagande" contre l'Etat, quelques mois après avoir remporté la Palme d'or au festival de Cannes pour "Un simple accident". Selon l'agence Isna, l'audience de mercredi a été programmée après que les avocats de M. Panahi ont fait appel de cette condamnation. Outre la prison, il s'était vu imposer en décembre une interdiction de quitter le territoire pendant deux ans. Il n'était pas clair dans l'immédiat si M. Panahi serait présent à l'audience. Il n'a rien publié sur son compte Instagram, très suivi, depuis février. Selon Isna, le cinéaste de 65 ans est revenu dans le pays le 30 mars, en pleine guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. Il s'agit de la première confirmation par des médias iraniens du retour en Iran du metteur en scène qui avait assisté cette année aux Oscars à Los Angeles où son film "Un simple accident", tourné clandestinement en Iran, avait été nommé. Selon Isna, son dossier sera examiné par un tribunal révolutionnaire de Téhéran présidé par le juge Iman Afshari. Ce magistrat est connu pour avoir lourdement condamné des dissidents et fait l'objet de sanctions de l'Union européenne. Refus de devenir "un réfugié" L'audience est programmée en plein festival de Cannes, un an après que M. Panahi y a décroché la récompense suprême. Le réalisateur était rentré en Iran après la manifestation, et était ensuite reparti à l'étranger pour faire la promotion de son film. Mais il avait dit vouloir rentrer à terme dans son pays. "Bien qu'on m'en ait donné l'opportunité, y compris lors des années les plus difficiles, je n'ai jamais envisagé de quitter mon pays pour être un réfugié", avait affirmé M. Panahi, cité en décembre par le journal américain Variety. Le réalisateur, Ours d'or à Berlin en 2015 pour "Taxi Téhéran", avait déjà été emprisonné deux fois. La première fois en 2010 pendant 86 jours, puis à nouveau sept mois entre 2022 et 2023. Il avait été libéré après une grève de la faim. M. Panahi s'était élevé en janvier contre la répression des manifestations antigouvernementales dans son pays, qui avait fait des milliers de morts selon des ONG. Figure de la Nouvelle vague du cinéma iranien, il a également été interdit de sortie du territoire pendant quinze ans. "Un simple accident" raconte l'histoire de cinq Iraniens victimes de la brutalité et de l'arbitraire de la République islamique, persuadés d'avoir mis la main sur l'un de leurs anciens geôliers.

18.05.2026 à 18:22

Cannes 2026 : Javier Bardem critique "la masculinité toxique" de Trump, Poutine et Netanyahu

Louise DUPONT

La première semaine de la 79e édition du Festival de Cannes s'est achevée sur deux journées intenses, entre déclarations politiques, tapis rouges et projections très attendues. Louise Dupont, envoyée spéciale de France 24 à Cannes, revient sur les temps forts de ce week-end, de la prise de parole très engagée de l'acteur espagnol Javier Bardem lors de la présentation de "L'Être Aimé" de Rodrigo Sorogoyen – en compétition pour la Palme d'or – à la Palme d'honneur remise à John Travolta.

18.05.2026 à 18:21

Pour les primaires, Trump ouvre la saison des vengeances

FRANCE24

A moins de six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour la suite de son second mandat, le président américain voit les mauvais sondages s'accumuler, sur fond de guerre impopulaire contre l'Iran et de mécontentement persistant sur l'économie. La cote de popularité du républicain est à son plus bas depuis son retour à la Maison Blanche, selon une enquête d'opinion du New York Times lundi. Pour autant, Donald Trump s'acharne à prouver -avec succès jusqu'ici- qu'il demeure le faiseur de rois au sein du Parti républicain et qu'il ne tolérera aucun écart. Le regard du milliardaire républicain est tourné mardi vers le Kentucky, où il tente d'empêcher le député conservateur Thomas Massie, son poil à gratter au Congrès, de décrocher l'investiture républicaine pour les élections de novembre. "Parlementaire de bas étage", "faux républicain faible et pathétique", Thomas Massie "doit être viré de son mandat dès que possible", a attaqué lundi le président sur sa plateforme Truth Social, avant de le qualifier d'élu "obstructionniste". Car Thomas Massie, député très à droite sur l'échiquier politique, revendique une fidélité à ses idées plutôt qu'à une seule figure. Il a notamment été le co-auteur de la loi qui a forcé l'an dernier le gouvernement Trump à rendre publics des documents du dossier Epstein. Plus récemment, il a proposé au vote une résolution pour exiger une fin de la guerre contre l'Iran. Campagne onéreuse Autant d'actes de défiance inacceptables pour Donald Trump qui ne ménage pas ses efforts pour faire perdre Thomas Massie, député depuis 2012. Lundi, il a notamment dépêché dans le Kentucky son ministre de la Défense, Pete Hegseth, pour un meeting aux côtés de l'adversaire de Thomas Massie, Ed Gallrein. Un geste inhabituel aux Etats-Unis pour un ministre en poste. Selon les médias américains, jamais autant d'argent n'a été déversé dans une campagne de primaire dans l'histoire des Etats-Unis, avec plus de 30 millions de dollars dépensés. Thomas Massie a dénoncé de son côté des milliardaires étrangers au Kentucky qui "tentent d'acheter un siège". Il a également pointé du doigt le rôle d'organisations pro-Israël, comme l'AIPAC, qui ont déversé des millions de dollars dans la campagne pour faire perdre cet élu opposé aux aides financières de Washington à l'allié israélien. "Je suis devant dans les sondages, et ils sont désespérés", a-t-il affirmé dimanche sur la chaîne ABC News. Les résultats s'annoncent cependant incertains et seront certainement scrutés au sein d'un Parti républicain qui doit déjà imaginer l'après-Trump, tout en restant largement sous la coupe du milliardaire de 79 ans. Leçon Ces dernières semaines, plusieurs résultats électoraux ont démontré que l'influence du président dans son camp et sa capacité à mobiliser sa base "MAGA" demeuraient intactes. Dans l'Indiana, Etat conservateur du Midwest, Donald Trump a réussi à faire perdre au début du mois la plupart des élus républicains du Parlement local qui avaient osé rejeter ses exigences de redécoupage électoral. En Louisiane, Etat également conservateur du Sud, le sénateur Bill Cassidy a appris samedi à ses dépens qu'une faute contre le milliardaire républicain peut poursuivre un élu pendant des années. Après avoir voté en 2021 pour la destitution de Donald Trump en raison de son rôle dans l'assaut du Capitole, Bill Cassidy a fait face cette année à une campagne sans relâche de la part du locataire de la Maison Blanche. "Le sénateur Bill Cassidy de Louisiane est un désastre déloyal", avait notamment lancé Donald Trump sur Truth Social avant le vote. Résultat, Bill Cassidy n'a même pas réussi à se qualifier samedi pour le second tour des primaires, un camouflet inouï pour un sénateur sortant. La leçon est claire, a estimé dimanche sur NBC le sénateur républicain Lindsey Graham: "Ceux qui essaient de détruire Trump politiquement, ou qui barrent la route de son programme perdront". "Vous pouvez être en désaccord avec le président Trump, mais si vous essayez de le détruire, vous allez perdre, parce que c'est le parti de Donald Trump."

18.05.2026 à 18:12

NBA : Gilgeous-Alexander élu MVP comme l'an dernier, Wembanyama doit patienter

FRANCE24

Le meneur canadien du Thunder Shai Gilgeous-Alexander a été élu MVP pour la deuxième saison d'affilée, face aux finalistes Nikola Jokic et Victor Wembanyama, qui défie le lauréat avec les Spurs dès lundi en finale à l'Ouest, révèle la NBA dimanche.
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