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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

06.02.2026 à 23:53

Mutilations génitales contre les femmes, le Tchad se mobilise

Fatimata WANE

Chaque 6 février, la communauté internationale se mobilise contre les mutilations génitales féminines. Au Tchad, cette pratique reste une réalité préoccupante, malgré des progrès officiellement reconnus. Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance rappelle que les mutilations génitales féminines « ne sont ni une tradition, ni une fatalité », mais « une grave violation des droits humains et une atteinte intolérable à la dignité humaine ».

06.02.2026 à 23:15

Wall Street en forte hausse pour terminer une semaine agitée

FRANCE24

Le Dow Jones a grimpé de 2,47% à 50.115,67 points, un niveau jamais vu auparavant. L'indice Nasdaq à forte coloration technologique a pris 2,18% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 1,97%. "On peut parler d'un retour en force: les actions terminent une semaine volatile sur une note positive", note Adam Turnquist, de LPL Financial. Sur la semaine, le Dow Jones est parvenu à afficher une nette progression (+2,50%) tandis que le Nasdaq et le S&P 500 sont en repli, mais ont limité leurs pertes. Et la nervosité des investisseurs a fortement diminué à en croire la chute du Vix, l'indice de volatilité. Plus tôt dans la semaine, la place américaine a été secouée par un large mouvement de désertion visant en particulier les sociétés technologiques. Aux craintes sur le modèle économique de l'intelligence artificielle (IA), secteur qui a attiré des centaines de milliards de dollars d'investissements, se sont ajoutées les inquiétudes sur la pérennité des acteurs des logiciels, justement concurrencés par l'IA. "Le contexte général à Wall Street est d'estimer que la vente est allée trop loin", juge Jose Torres, d'Interactive Brokers. En quelques jours, certaines actions avaient effacé plusieurs mois de progression. Vendredi, le secteur des semi-conducteurs figure parmi les grands gagnants: Nvidia, première capitalisation mondiale, a bondi de 7,92%, soit un gain de plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière. Broadcom a gagné 7,08%, AMD 8,28%, et Intel a avancé de 4,87%. D'autres valeurs, au poids moins important, ont connu des progressions encore plus marquées à l'instar du spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") Coreweave, qui a bondi de plus de 20%. Pour les spécialistes, la dynamique haussière a aussi été renforcée par la légère amélioration de la confiance des consommateurs en février, selon l'indice de l'université du Michigan. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain grimpait à 4,20% vers 21H30 GMT, contre 4,18% à la clôture jeudi. Ailleurs à la cote, le géant de la distribution et de l'informatique en ligne Amazon (-5,55% à 210,32 dollars) a été sévèrement sanctionné, malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Les investisseurs s'inquiètent des 200 milliards de dollars que le groupe entend dépenser cette année pour se maintenir dans la course à l'IA. Les analystes anticipaient un total d'investissement de l'ordre de 150 milliards. Alphabet, maison mère de Google, et Microsoft ont eux aussi été sanctionnés après des annonces similaires quelques jours plus tôt. La plateforme d'univers virtuel Roblox a bondi de 9,66% à 66,42 dollar, grâce à des prévisions nettement supérieures aux attentes pour l'année 2026. Le réseau social Reddit (-7,43% à 139,83 dollars) a lui été boudé malgré des performances financières supérieures aux attentes lors du dernier trimestre. Reddit a aussi partagé des prévisions optimistes pour l'année en cours et annoncé un programme de rachat d'actions d'un montant d'un milliard de dollars.

06.02.2026 à 23:14

Haïti, le pouvoir aux gangs?

Ce samedi le mandat du Conseil présidentiel de transition sera officiellement terminé. Un mandat de 22 mois qui était censé ramener un minimum de stabilité politique dans le pays mais qui s’achève dans le chaos. On en parle avec le journaliste haïtien Jean Samuel Mentor. 

06.02.2026 à 23:08

Ferre Gola à l’Accor Arena : “Le Padre” de la rumba congolaise en concert à Paris le 04 avril 2026

FRANCE24

cône de la rumba congolaise, Ferre Gola est l'invité du Journal de l’Afrique sur France 24. De ses débuts avec Wenge Musica à son ascension en solo, le Padre se confie à Fatimata Wane à l’occasion de son grand concert prévu le 4 avril 2026 à l’Accor Arena. Un retour très attendu, après une date annulée en 2025. L’artiste évoque son parcours, ses influences et sa vision de la musique congolaise d’aujourd’hui.

06.02.2026 à 23:07

En images : l'Italie lance ses JO 2026 avec une cérémonie sur quatre sites

FRANCE 24

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina s'est déroulé, vendredi, soir au stade San Siro de Milan et, pour la première fois, en simultané dans ⁠trois autres sites pour lancer deux semaines de compétition lors desquelles la France visera un top cinq au tableau des médailles.

06.02.2026 à 22:51

Le Liban et la Syrie signent un accord sur le transfert de prisonniers syriens

FRANCE24

Gouvernée pendant des dizaines d'années par le clan Assad, la Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes après la chute du président Bachar al-Assad. Le Liban a longtemps souffert de l'hégémonie du clan Assad auquel sont imputés de multiples assassinats. Le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri et le ministre syrien de la Justice Mazhar al-Wais ont annoncé avoir signé l'accord, au cours d'une conférence de presse à Beyrouth. "Nous annonçons aujourd'hui une étape importante sur la voie de la justice", a affirmé le ministre syrien, exprimant l'espoir que l'accord contribue à "l'amélioration des relations bilatérales dans la période à venir". M. Mitri a déclaré à l'AFP que les deux pays œuvraient à "résoudre toutes les questions qui affectent les relations bilatérales", dont le règlement du sort des autres prisonniers. Quelque 2.250 Syriens, soit un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays, selon une source judiciaire, et Damas avait réclamé que le Liban lui remette plus de 300 prisonniers. Le ministre libanais a indiqué que le gouvernement libanais allait décider vendredi de dissoudre le Haut Conseil libano-syrien, datant de l'époque de l'ingérence du clan Assad sur le Liban. Il a ajouté que son pays allait également revoir des "accords injustes conclus à l'époque de la tutelle syrienne" et que les deux pays allaient délimiter le tracé de leurs "frontières terrestres et maritimes". Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a salué sur X "une étape historique" vers la résolution des différends entre les deux pays et "un point de départ pour des relations stratégiques solides". La question des prisonniers est l'un des problèmes les plus épineux entre les deux pays. Selon les autorités libanaises, l'accord signé vendredi concerne des détenus syriens condamnés au Liban et ayant passé dix années ou plus en prison et qui doivent purger le reste de leur peine en Syrie. Des centaines de prisonniers syriens, accusés de "terrorisme" ou d'attaques contre les forces libanaises, ont été traduits devant des tribunaux militaires libanais. D'autres sont emprisonnés pour appartenance à des groupes armés ou jihadistes qui ont combattu le pouvoir d'Assad pendant la guerre civile (2011-2024), et sont en attente de jugement. Un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, Mohammed al-Ahmed, a déclaré à la télévision d'Etat syrienne que l'accord concernait "tous les crimes sauf le viol et le meurtre". "Les personnes transférées dans les prisons syriennes ont le droit de demander un nouveau procès", a-t-il ajouté, précisant que les prisonniers seraient transférés après l'achèvement des "formalités consulaires".

06.02.2026 à 21:59

Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine

FRANCE24

"On ne peut pas progresser avec des monologues des deux côtés", a déclaré le ministre suisse des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse à son retour à Vienne, où siège l'Organisation pour la sécurité et la Coopération en Europe. M. Cassis et le secrétaire général de l'OSCE, le Turc Feridun Hadi Sinirlioglu, ont rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov jeudi soir et vendredi matin, deux heures à chaque fois, a-t-il précisé. Lundi, les deux responsables avaient rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev. "Ce que nous avons fait, c'est faire le premier pas, montrer la volonté d'aller à la rencontre et dire : hé, nous sommes là, et nous sommes là pour vous parler et vous écouter", a dit M. Cassis qui tente de faire revenir dans l'arène diplomatique l'organisation née de la Guerre froide. Il faut "rappeler que cette organisation existe et demander" à ses 57 pays membres "s'ils veulent l'utiliser ou non", a insisté M. Cassis, évoquant aussi les pays de l'Union européenne et de l'Otan. "L'OSCE a de l'expérience et de l'expertise, a-t-il insisté. Elle pourrait être en mesure de mener une mission de suivi et de vérification dans le cadre d'un cessez-le-feu, pour la gestion de l'après-guerre". La mission d'observation de l'OSCE déployée dans l'est de l'Ukraine en 2014 avait quitté en catastrophe le pays après le déclenchement de l'offensive en 2022. Trois de ses employés ukrainiens sous mandat officiel, arrêtés puis condamnés pour espionnage, sont toujours détenus en Russie. "Il y a quelques progrès et j'espère que nous verrons des résultats dans les prochaines semaines. C'est quelque chose que je vais suivre dans les prochains jours", a déclaré M. Sinirlioglu en évoquant les négociations pour obtenir leur libération.

06.02.2026 à 21:49

Pour les données de santé, le gouvernement renonce à Microsoft

FRANCE24

Dès lundi, une procédure sera lancée pour trouver un nouvel hébergeur pour la Plateforme de données de santé, ou Health Data Hub, ont annoncé vendredi les trois ministères de la Santé, de la Réforme de l’État et du Numérique. Cet hébergeur sera choisi parmi des opérateurs de cloud (informatique en nuage) du label SecNumCloud. Celui-ci garantit la sécurité face à toute ingérence extra-communautaire sur les données, et exclut de fait les géants américains. Le gouvernement veut arriver à un transfert total de la plateforme "d'ici fin 2026", selon les ministères. Lancée en 2019, la plateforme de données de santé contiendra à terme une copie de toutes les données de l'Assurance maladie sur les Français, en faisant une véritable caverne d'Alibaba pour les chercheurs et les moteurs d'intelligence artificielle. Elle est hébergée depuis sa création sur le cloud de Microsoft. Ce choix avait suscité dès le départ la colère des acteurs français du secteur, et de défenseurs des libertés publiques, inquiets du risque d'ingérence des autorités américaines dans ces données. Les lois américaines permettent en effet à l'administration du pays d'exiger des acteurs américains du cloud les données qu'ils détiennent, n'importe où dans le monde. La Cnil, gardienne des libertés numériques des Français, demandait également, sans succès jusqu'à maintenant, que le gouvernement désigne rapidement un hébergeur européen. "Depuis la deuxième présidence Trump, ça commence à bouger" chez les responsables politiques sur la question de l'indépendance numérique, commentait vendredi un acteur de l’industrie numérique française souhaitant garder l'anonymat. "Je dirais que le déblocage a eu lieu l’été dernier", lorsque Trump a manifesté ses vues sur le Venezuela et le Groenland, a-t-il poursuivi. "Il y a eu une vraie accélération" à ce moment-là. "Prise de conscience" "Les responsables politiques se disent +et si jamais la situation empire, et si Trump nous coupe l'accès aux logiciels, on fait comment pour assurer la continuité d'activité?+" dans l'économie française, a indiqué cette source. La "souveraineté numérique", ou capacité à pouvoir maitriser les données et leur exploitation, "est un sujet qui devient porteur", se félicite également le député vendéen Philippe Latombe (Ensemble), qui défend cette cause depuis des années. "J'aurais préféré que les responsables politiques prennent conscience plus tôt" de l'importance de la question, mais le transfert du Health Data Hub "est une bonne nouvelle", a-t-il indiqué à l'AFP. Les acteurs susceptibles de prendre la succession de Microsoft sont peu nombreux. Parmi les opérateurs qualifiés SecNumCloud par l'Anssi, le gardien de la sécurité informatique française, figurent notamment les acteurs tricolores OVH, Cloud Temple, et S3ns (lire "Sens"), opérateur constitué par le groupe français Thales mais qui utilise la technologie "cloud" de Google. Orange, qui s'est allié avec Capgemini pour exploiter la technologie "cloud" de Microsoft a demandé sa qualification SecNumCloud. Mais il ne l'a pas encore formellement obtenue, selon des sources concordantes. Parmi les autres signes de la volonté du gouvernement de s'affranchir des outils numériques non-européens, figure également l'annonce jeudi par Bercy d'une prochaine circulaire imposant la souveraineté technologique comme l'un des premiers critères d'achat public de produit et de services numériques. Fin janvier, le ministre chargé de la réforme de l'Etat David Amiel avait appelé à "sortir de la dépendance aux outils américains" et avait annoncé la généralisation, d’ici 2027, d'une solution de visioconférence "100% française" au sein de l'administration, baptisée Visio.

06.02.2026 à 21:43

Affaire Epstein : Emmanuel Macron visé par une opération de désinformation russe

Jules BOITEAU

Début février, un faux site usurpant l'identité du média France Soir a prétendu que les documents récemment rendus publics sur Jeffrey Epstein montraient une implication d'Emmanuel Macron, sur la base de faux emails. L'intox en ligne, très rapidement démontée, a été décrite par des sources françaises comme une opération d'ingérence russe. Le mode opératoire rappelle celui des opérations russes Storm-1516. Décryptage de Jules BOITEAU dans Info Intox.

06.02.2026 à 21:41

Sonia Mabrouk démissionne de CNews, en pleine tourmente avec le maintien de Morandini

FRANCE24

La journaliste a constaté une "altération certaine et effective de (s)a relation avec une partie de la direction de CNews" depuis sa prise de distance avec le maintien de M. Morandini, explique-t-elle dans un communiqué. "Hier, aujourd'hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l'intérêt des victimes", ajoute-t-elle. Le 20 janvier, Sonia Mabrouk avait été la première figure de CNews à s'exprimer: interpellée en direct par son invité, le député socialiste Jérôme Guedj, elle avait répondu que "le respect" qu'elle voue à sa direction n'équivaut pas à "cautionner" ce maintien de M. Morandini. "J'avoue que je n'en dors pas depuis plusieurs jours", avait ajouté celle qui mène chaque matin "La grande interview", codiffusée sur CNews et Europe 1, ainsi que "Midi news" sur CNews, première chaîne d'information de France en parts d'audience, dans le giron du milliardaire Vincent Bolloré. "Mes propos, pourtant largement partagés notamment en interne, ont conduit à une situation que je déplore mais dont je prends acte", indique Sonia Mabrouk vendredi, en disant son "affection particulière" pour la chaîne et ses personnels, et en remerciant les téléspectateurs pour leur "fidélité sans failles". La journaliste franco-tunisienne de 48 ans, qui avait rejoint Europe 1 en 2013 et CNews en 2017, précise qu'elle restera à l'antenne de CNews le temps de son préavis d'un mois. La suite de sa collaboration avec Europe 1, autre média de la galaxie Bolloré, est encore indéterminée. Elle est apparue à l'écran mercredi pour la dernière fois. Ce matin-là, une altercation a eu lieu en loge avec le patron de CNews, Serge Nedjar, qui a invité "ceux qui sont pas contents" du maintien de M. Morandini à prendre "la porte", a-t-on appris auprès d'un témoin, confirmant ce qu'ont rapporté plusieurs médias. D'après la chaîne, son absence est due à sa grossesse en cours. Le maintien de M. Morandini, malgré ses condamnations, a suscité de vifs débats au sein de CNews. Après Sonia Mabrouk, les autres présentateurs stars Pascal Praud et Laurence Ferrari ont également pris leurs distances. Dimanche, ce sont Philippe de Villiers, qui anime également une émission, ainsi que le Journal du Dimanche, autre média de la sphère Bolloré, qui ont à leur tour marqué leur désapprobation. Nouvelle plainte Le 14 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation de M. Morandini pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Pour ces faits, il a écopé de deux ans de prison avec sursis. Il a une interdiction définitive d'exercer une profession en contact avec des mineurs. Dans la foulée, CNews avait annoncé maintenir l'animateur à l'antenne, faisant valoir que "Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice" avec un recours alors envisagé devant la Cour européenne des droits de l'Homme, piste abandonnée depuis. En outre, l'animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui la rend définitive. Dans ce dossier, il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d'avoir "usé de pressions pour obtenir un acte sexuel" de la part d'un jeune comédien. Le site Mediapart a par ailleurs révélé vendredi une nouvelle plainte pour tentative de corruption de mineurs visant M. Morandini, mais pour des faits prescrits, ce qu'a confirmé le parquet de Lille à l'AFP. De nombreux responsables politiques ont critiqué le fait que l'animateur de 60 ans reste à l'antenne, et boycottent son émission de débats quotidienne, le "Morandini Live". Vincent Bolloré doit être convoqué fin février par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public et sera interrogé sur le cas de Jean-Marc Morandini. Sonia Mabrouk, qui doit donner naissance dans quelques mois à son deuxième enfant, avait été courtisée par le groupe RMC BFM au printemps. Au même moment, celle qui est également autrice était devenue directrice d'une collection baptisée "Pensée libre" aux Éditions Fayard, également dans la galaxie Bolloré. Elle prévoit aussi de cesser cette fonction.

06.02.2026 à 21:39

La Bolivie accélère son rapprochement avec Washington tout en maintenant ses liens avec Pékin

FRANCE24

En 2008, le président bolivien de l'époque, Evo Morales, avait expulsé l'ambassadeur américain, qu'il accusait de comploter contre son gouvernement. Washington avait réagi en expulsant à son tour le représentant bolivien. Depuis l'arrivée au pouvoir en novembre du président de centre droit Rodrigo Paz, la Bolivie s'est engagée dans une politique d'ouverture, notamment avec les Etats-Unis, après deux décennies de gouvernements socialistes marquées par un rapprochement avec la Chine, la Russie, le Venezuela et Cuba. M. Aramayo était cette semaine à Washington avec cet objectif. Mercredi, il s'est entretenu avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio, puis jeudi avec le secrétaire d'Etat adjoint Christopher Landau. "Naturellement, nous avons abordé la question du rétablissement des ambassadeurs" et "l'idée est de concrétiser (un retour) dans les plus brefs délais", a déclaré M. Aramayo dans un entretien vidéo jeudi soir depuis la capitale américaine. Dans un communiqué, le département d'Etat américain a indiqué que la rencontre avait permis de "réaffirm(er) l'engagement des Etats-Unis en faveur d'un partenariat solide" avec la Bolivie. Liens avec la Chine Toutefois, le gouvernement de Rodrigo Paz ne néglige pas ses relations avec la Chine, principal rival économique de l'administration Trump. Le géant asiatique est le principal créancier bilatéral de la dette extérieure bolivienne, avec 1,24 milliard de dollars investis principalement dans les routes et infrastructures minières. "Avec la Chine, nous avons également des échanges sur les questions commerciales et culturelles (...) Il n'y a eu ni interruption ni rupture des relations, bien au contraire", a déclaré M. Aramayo, rejetant l'idée d'un alignement du pays sur un bloc politique au détriment d'un autre. Le chef de la diplomatie a souligné que le contexte international imposait à la Bolivie de "dialoguer avec tout le monde". Dans ce même élan d'ouverture, M. Aramayo a assuré que le gouvernement de Rodrigo Paz cherchait également un rapprochement avec le Chili, pays voisin avec lequel la Bolivie n'entretient plus de relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs depuis 1978. A l'origine du différend, la revendication par la Bolivie d'un accès souverain à la mer, perdu lors d'une guerre contre le Chili en 1879. "Nous avons toute la volonté de le faire", a-t-il déclaré, tout en précisant que l'Etat ne renoncerait pas à sa revendication historique. M. Aramayo s'est récemment rendu à Santiago, où il a rencontré le gouvernement sortant de gauche de Gabriel Boric, ainsi que le président élu d'extrême droite José Antonio Kast, qui doit entrer en fonction en mars. Morales pas une "priorité" Proche collaborateur du président Paz, dont il dirige le cabinet, M. Aramayo suit aussi les principaux dossiers internes, dont la situation de l'ancien président Evo Morales. Ce dernier n'est plus apparu publiquement depuis début janvier et le survol de son bastion politique, une région cocalière du centre du pays, par un hélicoptère transportant des membres de l'agence antidrogue américaine (DEA). Ses partisans affirment qu'il se tient à l'abri, redoutant une arrestation avec l'aide des Etats-Unis et un transfert vers ce pays sous des accusations de narcotrafic, comme dans le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro. "Croyez-moi, savoir où se trouve M. Morales n'est pas une priorité", a répondu M. Aramayo, interrogé sur le sujet. "Notre priorité est de gouverner, de rétablir la confiance et de consolider la stabilité économique", a-t-il assuré. Evo Morales fait l'objet depuis 2024 d'un mandat d'arrêt dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation qu'il rejette.

06.02.2026 à 20:50

Jeux olympiques de Milan-Cortina : quels défis sportifs ?

Nina MASSON

À quoi vont ressembler les Jeux olympiques de Milan-Cortina ? Quels défis sportifs, logistiques et symboliques ? Décryptage et analyse avec Sylvain Bouchet, spécialiste de l’olympisme.

06.02.2026 à 20:43

Affaire Epstein, tensions Iran–États-Unis, négociations Ukraine–Russie

Nina MASSON

Une semaine dans le Monde revient sur l’onde de choc de l’affaire Epstein, qui se propage en France et en Europe, avec les appels à la démission de Jack Lang et sa convocation au Quai d’Orsay. À la Une aussi : des négociations sous tension entre Téhéran et Washington, et les efforts diplomatiques autour du conflit en Ukraine.

06.02.2026 à 20:35

Un journaliste du Parisien cyberharcelé, le journal met en cause Rima Hassan

FRANCE24

Mercredi, le journaliste a écrit un article sur "la piste russe" dans l'affaire Jeffrey Epstein, financier et criminel sexuel américain dont les liens avec de nombreuses personnalités dans le monde éclaboussent ces dernières aujourd'hui. Dans un message sur X, Mme Hassan, connue notamment pour ses diatribes contre l'Etat d'Israël, a réagi à cet article en mentionnant le nom du journaliste et en écrivant: il "a signé ce papier. Pour mieux nous faire oublier la piste du Mossad", le service extérieur du renseignement israélien. "Tapez +Israël+ puis +génocide+ sur le compte" du journaliste, a ajouté l'eurodéputée franco-palestinienne dans un autre message, en l'accusant ensuite de "mentir et désinformer". "Un de nos journalistes a fait l'objet d'attaques ignobles sur X, déclenchées par un tweet de Mme Hassan à propos d'un article de ce journaliste sur Epstein", a écrit Michèle Benbunan, directrice du groupe Les Échos-Le Parisien, dans une déclaration transmise à l'AFP. "La direction du Parisien va mener les actions judiciaires appropriées", a-t-elle ajouté, confirmant une information de Challenges. Dans une réaction auprès de l'AFP, l'équipe de Rima Hassan assure que celle-ci "condamne avec la plus grande fermeté les insultes antisémites et les menaces de mort visant le journaliste". "Elle ne peut cependant être tenue pour responsable d'un simple commentaire portant sur un article publié par ce journaliste, qui assume pleinement son travail sur son compte X, public et accessible à tous", poursuit l'équipe de l'eurodéputée LFI. Jeudi, la Société des journalistes (SDJ) du Parisien y a vu un "appel à peine déguisé au lynchage en ligne", suivi de "dizaines de messages d'une violence inouïe, pour beaucoup à caractère antisémite". "Nous sommes d'autant plus indignés que la personne à l'initiative de ce torrent nauséabond est une élue de la République", a poursuivi la SDJ. De leur côté, les syndicats du journal ont accusé Mme Hassan d'avoir "désigné (leur) confrère à la vindicte numérique". Dans un courrier au Parisien, le service de presse de LFI a exprimé sa "solidarité" au journaliste "face aux menaces qu'il subit, tout en maintenant (sa) contestation factuelle du contenu de son article".
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