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▸ Les 15 dernières parutions

15.06.2026 à 19:15

Un grand hôpital de Montpellier teste l'IA à tous les étages

FRANCE24

Le Centre Hospitalier Universitaire --265.000 patients hospitalisés, 298.000 consultations et 135.000 passages aux urgences par an-- a été choisi pour accueillir un projet d'intégration de ces nouvelles technologies, baptisé "Alliance Santé IA" et financé à hauteur de 14,9 millions d'euros par le plan gouvernemental France 2030. Présenté comme une première en France, il sera officiellement détaillé mardi, en présence de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. "L'ambition est d'intégrer l'IA comme une couche opérationnelle de toutes les activités du CHU, du soin à la recherche, en passant par la prévention, la formation et le pilotage administratif, explique le professeur David Morquin, praticien hospitalier et responsable du "pôle transformation" du CHU. Plusieurs outils ont déjà été développés en interne et testés par les équipes du CHU, dont un assistant conversationnel comparable à ChatGPT mais adapté au contexte hospitalier et connecté à des données de références validées. "Imaginez que vous soyez admis aux urgences. Tous les examens que vous allez faire dans la journée, mais aussi vos anciennes analyses, les recommandations qu'on vous a faites, les traitements que vous suivez etc. vont être vérifiés et synthétisés. L'outil permet de rédiger automatiquement comptes-rendus, ordonnances ou synthèses médicales en quelques secondes et d'assister les praticiens lors des consultations", illustre le médecin. Parler à un enfant de 7 ans Aux urgences pédiatriques, les Dr Edme et Lormeau ont participé à un essai portant sur 120 familles. Une moitié a reçu des comptes-rendus rédigés avec les programmes classiques, l'autre "amélioré" par l'IA. "L'objectif était de remettre aux familles et aux enfants des courriers adaptés à leur niveau de compréhension", explique Barbara Lormeau, pour qui le résultat est "très positif". "L'IA transforme les termes médicaux en langage courant, simple et compréhensible. Nous avons même développé des courriers spécifiques pour les enfants à partir de 7 à 8 ans, avec un vocabulaire encore plus accessible", abonde Eléonore Edme. "Nous avions déjà conscience de l'importance de bien communiquer et nous faisions de notre mieux. Mais l'IA apporte un outil supplémentaire qui nous permet d'aller plus loin. Selon moi, l'IA va nous rendre meilleures. Elle ne remplace pas notre travail, elle l'améliore. Elle nous aide à affiner nos pratiques et à renforcer la qualité de la prise en charge", estime la docteure Lormeau. Les deux pédiatres soulignent toutefois les écueils à éviter, comme une simplification excessive ou le manque de nuance, insistant sur la nécessité d'une "relecture humaine" pour des médecins qui auront toujours l'obligation de mettre à jour leurs connaissances pour "rester capable de vérifier, corriger et encadrer l'usage de l'IA". Efficacité et équité Actuellement, environ 200 utilisateurs pilotes --médecins, infirmiers, personnels administratifs-- testent les différents outils "en conditions réelles", avant un déploiement plus large envisagé à partir de septembre "de façon progressive et adaptée aux besoins des services du CHU", explique le professeur Morquin. Celui qui chapeaute cette implantation de l'IA souligne aussi l'importance de garantir la protection des "données sensibles" des patients -- elles "ne franchissent pas les murs de l'institution", insiste-t-il -- comme de l'indépendance technologique, garantie par le développement des outils par un consortium de partenaires locaux menés par le CHU. À terme, le projet vise à démontrer que l'IA peut améliorer à la fois l'efficacité hospitalière, la qualité des soins et la relation avec les patients, tout en restant sous contrôle humain, selon le professeur Morquin. "C'est une étape décisive pour bâtir un système de santé plus innovant, plus sûr et plus équitable sur l'ensemble du territoire", estime aussi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans un communiqué. "L'enjeu, c'est de faire une IA qui crée de la valeur à l’hôpital, compatible avec nos valeurs", relève lui aussi David Morquin, se disant attentif aux craintes exprimées notamment par les syndicats: les métiers évolueront, avec "des transformations de tâches", mais aussi "l'émergence de nouvelles compétences".

15.06.2026 à 19:07

G7 : l'accord iranien en toile de fond

Stéphanie ANTOINE

Donald Trump est arrivé à Evian pour le G7 alors que l'accord de paix avec l'Iran vient d'être conclu. Il inclut notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et un cessez-le-feu de 60 jours pendant lesquels les deux parties vont négocier sur la question du nucléaire et sur la levée des sanctions sur l'Iran. Les explications avec Sébastien Boussois, chercheur spécialiste du Moyen-Orient et des Relations internationales, rédacteur en chef de l’hebdo belge « Pan ». 

15.06.2026 à 19:05

À un an de la présidentielle, CNews sommée par l'Arcom d'élargir les points de vue

FRANCE24

Le régulateur de l'audiovisuel, qui répondait à une saisine de l'organisation Reporters sans frontières (RSF) en janvier, met en demeure la chaîne où officie Pascal Praud de respecter davantage la diversité "des courants de pensée et d'opinion", sous peine d'ouvrir la voie à des sanctions, notamment financières. CNews "conteste fermement les griefs" et "exercera les voies de recours appropriées devant le Conseil d’État afin de faire valoir ses droits et, le cas échéant, devant les juridictions européennes compétentes pour assurer la pleine protection de la liberté d'expression et de la liberté des médias", a réagi la chaîne du groupe Canal+ dans un communiqué. Ce n'est pas la première fois qu'elle se fait taper sur les doigts par le régulateur. Mais, jusqu'ici, l'Arcom ne s'était jamais prononcée sur la question du pluralisme des courants de pensée et d'opinion, un champ plus large que celui des temps de parole politique - sur lequel Radio France a été mise en demeure la semaine dernière - ou des incidents d'antenne ponctuels. Cette compétence du pluralisme d'opinions a été ajoutée en 2024 par une décision du Conseil d’État, déjà saisi à l'époque par RSF. Pour Reporters sans frontières, l'Arcom "fait enfin preuve de fermeté" vis-à-vis de CNews, accusée par la gauche de favoriser les thèses de l'extrême droite, ce dont elle se défend. Avant de rendre sa décision, les services de l'Arcom ont visionné 168 heures des principales émissions de CNews, comme "L'Heure des Pros", "Morandini Live" ou "Punchline", diffusées au mois de mars 2025, période visée par RSF. Soit "des milliers de pages de verbatim", a souligné lundi devant des journalistes Catherine Jentile de Canecaude, qui préside un groupe de travail sur le pluralisme au sein de l'Arcom. "Menace" Résultat, l'instance de régulation constate dans sa décision "la prédominance d'un même cadre d'interprétation de l'actualité, marqué par une focalisation, à travers les questions de sécurité intérieure, sur la menace que représenteraient l'immigration et l'islam pour la société française, la mise en cause, notamment sur ces questions, de l'action de l'exécutif et de l'Union européenne et une forte défiance à l'égard de l'institution judiciaire, outre la critique systématique du parti La France Insoumise" de Jean-Luc Mélenchon. "Nous avons constaté une forte convergence des points de vue dans le traitement des principaux thèmes abordés", a souligné le président de l'Arcom, Martin Ajdari, pour justifier la décision, datée du 12 juin. Quant aux "opinions contradictoires", elles "sont très souvent contredites, justement, voire parfois caricaturées", a souligné Mme Jentile de Canecaude. "La gestion de la guerre (en Ukraine) par l'exécutif français a été vivement mise en cause sous deux angles récurrents": soit "en critiquant les aides" financières à Kiev "au motif qu'il existerait des problèmes plus importants" (sécurité, immigration ou "islamisme"), soit en présentant les déclarations du gouvernement comme "indûment alarmistes et de nature à instrumentaliser un sentiment de peur au sein de la population française", écrit l'Arcom. Les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré (CNews, JDD, JDNews, Europe 1) ont été pointés du doigt ces dernières semaines, jusqu'au Quai d'Orsay, pour la place accordée à la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée de relayer la propagande du Kremlin. Les dirigeants de ces médias ont fait bloc pour la défendre, en mettant en avant la liberté d'expression. Après cette mise en demeure, RSF promet d'ores et déjà "de saisir à nouveau l’Arcom et faire sanctionner CNews" en cas de récidive, a souligné son directeur général, Thibaut Bruttin. En outre, Martin Ajdari a annoncé, avec la campagne présidentielle de 2027 en ligne de mire, que l'Arcom se doterait à la rentrée d'une "veille" sur le respect du pluralisme sur les quatre chaînes info de la TNT (BFMTV, CNews, LCI, franceinfo).

15.06.2026 à 19:03

La "Caverne" de JR ouvre au public à Paris après une réparation urgente

FRANCE24

La visite de la "Caverne" est ouverte jusqu'au 28 juin. Elle devait initialement débuter le 6 juin, mais elle a été reportée en raison de profondes déchirures dans la structure gonflable qui surplombe le pont provoquées par de puissantes rafales de vent couplées à de fortes averses quatre jours plus tôt. "Dans tous mes projets dans l'espace public depuis plus de 25 ans, j'ai toujours rencontré des difficultés énormes", a déclaré lundi JR à l'AFP. "C’était souvent à l'autre bout du monde, donc les gens ne s'en rendaient pas compte. Là, c'est au cœur de ma ville, de notre ville, et donc les gens ont pu voir à ciel ouvert le chantier (de reconstruction) au cœur de la place publique", a-t-il ajouté. La "Caverne" présente des dimensions imposantes: 120 m de long, 20 m de large, 2.400 m2 de surface au sol et une hauteur oscillant entre 12 et 18 m. Elle dessine en trompe-l'œil l'aspect rocheux d'une grotte en mêlant le blanc, le noir et différentes nuances de gris. Elle a été pensée pour être empruntée à pied gratuitement 24H sur 24 par les curieux et les passants, une immersion dont l'univers sonore a été confié au compositeur électro Thomas Bangalter, ex-membre du duo Daft Punk. Cette œuvre monumentale est un hommage à Christo et Jeanne-Claude, le couple d'artistes, aujourd'hui décédés, qui avait emballé le Pont-Neuf de tissu en 1985, attirant des millions de visiteurs. Elle a été imaginée par JR, 43 ans, devenu célèbre avec ses collages photographiques XXL et ses trompe-l'oeil qu'il a exposés des favelas de Rio à New York en passant par le Népal. Le projet "n'a eu aucun recours à des fonds publics", soulignent ses promoteurs, en précisant qu'il est financé par la vente des œuvres de JR ainsi que par des soutiens privés. Pendant les fortes chaleurs attendues ces prochains jours à Paris, l'artiste promet des températures clémentes: "on a fait des tests pendant la canicule il y a deux semaines et la +Caverne+ a toujours été 15°C moins chaude que l'extérieur. Donc elle fonctionne comme une vraie caverne ou presque".

15.06.2026 à 18:35

L'Arcom ordonne à CNews de respecter davantage la diversité des opinions sur son antenne

FRANCE24

L'Arcom, qui répondait à une saisine de l'organisation Reporters sans frontières (RSF) en janvier, met en demeure CNews de respecter davantage l'"expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion", sous peine d'ouvrir la voie à de possibles sanctions, notamment financières, à dix mois de l'élection présidentielle. Sollicitée par l'AFP, CNews a indiqué qu'elle ne souhaitait pas faire de commentaire. Avant de rendre cette décision, les services de l'Arcom ont visionné 168 heures des principales émissions de CNews, comme "L'Heure des Pros", "La Grande Interview", "Morandini Live" ou "Punchline", diffusées au mois de mars 2025, la période visée par RSF. Résultat, l'instance de régulation constate "la prédominance d'un même cadre d'interprétation de l'actualité, marqué par une focalisation, à travers les questions de sécurité intérieure, sur la menace que représenteraient l'immigration et l'islam pour la société française, la mise en cause, notamment sur ces questions, de l'action de l'exécutif et de l'Union européenne et une forte défiance à l'égard de l'institution judiciaire, outre la critique systématique du parti La France Insoumise" de Jean-Luc Mélenchon. "Nous avons constaté une forte convergence des points de vue dans le traitement des principaux thèmes abordés", a souligné le président de l'Arcom, Martin Ajdari, devant des journalistes lundi. La décision est datée du 12 juin. C'est la première fois que le régulateur se prononce sur la question du pluralisme des courants de pensée et d'opinion, un champ plus large que celui des temps de parole politique. Cette compétence avait été ajoutée en 2024 par une décision du Conseil d'Etat, déjà saisi à l'époque par RSF. Avec la campagne présidentielle de 2027 en ligne de mire, Martin Ajdari a en outre annoncé que l'Arcom se doterait à la rentrée d'une veille sur le respect du pluralisme sur les quatre chaînes info de la TNT (BFMTV, CNews, LCI, franceinfo).

15.06.2026 à 18:33

Comment accueillir les victimes de violences sexuelles? A Bruxelles, Tondelier loue le "modèle belge"

FRANCE24

Depuis l'affaire Lyhanna, la question de la prévention et des sanctions des violences sexuelles contre les femmes et les enfants s'est invitée dans la campagne présidentielle française. Et la patronne des Ecologistes, originaire du Pas-de-Calais, a fait le déplacement en Belgique lundi matin pour observer le fonctionnement d'un centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles. Bientôt au nombre de 13 dans le pays, répartis pour que chacun se trouve à une heure au maximum d'un tel centre, ils sont installés en milieu hospitalier et offrent une prise en charge à la fois médicale, psychologique et judiciaire. Les victimes sont accueillies par des sages-femmes ou des infirmières légistes et ce sont des policiers en civil, formés à la question des violences sexuelles, qui s'y déplacent pour recueillir le dépôt de plainte. "Tout est tourné vers la victime. Ca évite ce qui est souvent un traumatisme: le passage au commissariat", loue Marine Tondelier en visitant le centre: des salles d'examen et des locaux de repos, confortables. Le lieu, qui se veut sécurisant et à l'écoute, est accessible en passant une porte sécurisée au fond d'une cour des urgences du CHU de Saint-Pierre. Quelques marches plus bas: la salle des archives. Une cinquantaine de sacs, contenant principalement des vêtements, y sont entreposés. A côté, cinq congélateurs, qui contiennent des prélèvements ADN. De potentielles preuves, accumulées pendant une semaine, qui attendent d'être transmises aux enquêteurs. Elles seront gardées six mois pour les adultes et 50 ans pour les enfants. Le centre de Bruxelles a effectué 1.131 prises en charge l'année dernière. "Nos congélateurs sont déjà bien remplis, on va devoir en acquérir de nouveaux", explique à Marine Tondelier Charlyne Liétard, la coordinatrice du centre. Et la secrétaire nationale des Ecologistes, accompagnée pour l'occasion par la députée écolo belge Sarah Schlitz, qui a porté le projet de loi permettant de pérenniser ces centres quand elle était secrétaire d'État, de saluer "la vraie politique pro-active d'accumuler le maximum de preuves pour éviter les classements sans suite". "Colère" face à l'inaction française "On doit ouvrir de tels centres en France", explique à l'AFP Marine Tondelier, candidate à la présidentielle dans le cadre d'une primaire de la gauche, et qui se réserve le droit de se présenter au nom des Ecologistes si ce processus de départage, pour l'instant mal embarqué, n'aboutit pas. "Si je suis candidate ça sera dans mon programme", ajoute-t-elle, en précisant vouloir faire du sujet "une question de volonté politique" et en manifestant sa "colère" contre la situation en France, en contraste avec la Belgique. "Les violences faites aux enfants sont un sujet tabou en France. On a même été permissifs sur ce sujet avec des élites qui ont glorifié ces violences", ajoute la patronne des Ecologistes, qui revendique de porter dans l'espace médiatique des sujets de fond, comme l'enfance, la solitude ou les congés climatiques. "Je suis pour l'imprescriptibilité pour les crimes sexuels sur les enfants", ajoute-t-elle en faisant part de sa méfiance quant à la solution portée par la droite: les castrations chimiques obligatoires pour éviter la récidive. Depuis l'affaire Lyhanna, des femmes, surtout à gauche, portent la question de la prévention et de l'éducation alors que, selon l'Insee, 97% des infractions à caractère sexuel recensées en France sont perpétrées par des hommes. Alors que Marine Tondelier pourrait être la seule femme candidate à la présidentielle avec la représentante de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, pense-t-elle porter un regard particulier sur cette question? "Les hommes aussi ont le droit de s'occuper de la question des enfants. Mais dans les faits, ils ne le font pas", répond-elle. Après sa visite à Bruxelles, Marine Tondelier se rend à Paris pour participer à un nouveau rassemblement devant le ministère de la Justice pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice mis en lumière par l’affaire Lyhanna.

15.06.2026 à 18:25

Mondial-2026: Christophe Gleizes "devrait être ici" avec les journalistes sportifs, disent ses parents

FRANCE24

"Nous sommes ici parce que Christophe a obtenu l'accréditation de la Fifa, nous en sommes très émus et très touchés. Christophe devrait être à notre place et c'est notre devoir d'être là pour le soutenir", a déclaré sa mère Sylvie Godard lors d'un point presse organisé avec les médias français, avant le match entre l'équipe de France et le Sénégal mardi à East Rutherford. "La situation est la même depuis presque un an. Emprisonné entre quatre murs, il commence à trouver le temps long et il aimerait être parmi vous, journalistes sportifs. C'est ici qu'il doit être, à sa place", a insisté son beau père Francis Godard, dénonçant "une opacité totale pour l'instant". "On n'a pas de retour, on envoie des messages divers et variés mais on n'a pas de retour", ont-ils regretté. "La mobilisation, il la connaît, mais il nous dit que c'est un monde qui lui est devenu totalement abstrait maintenant, parce que depuis presque un an, il n'a plus de lien avec l'extérieur", ont regretté ses parents. Selon eux, le journaliste "a perdu ses repères temporels" car "il ne voit rien venir". "Je pense qu'il était un peu abattu", a reconnu sa mère. Interrogé de nouveau sur le rôle possible des stars du foot français dans sa libération, Francis Godard n'a pas souhaité revenir dessus: "sur ce point, on aimerait passer à la suite puisqu'on s'est adressés à eux à de multiples reprises. Maintenant, Mbappé a la Coupe du monde. Je pense qu'on ne va pas le harceler là-dessus. Idem pour Zinédine Zidane. Donc on passe à la suite. On ne leur en veut pas". Après ce point presse, le journaliste de L'Equipe Vincent Duluc, président de l'UJSF (Union ds journalistes sportifs français), a posé une question de la part de Christophe Gleizes au sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, lors de la conférence de presse précédant le match France-Sénégal, concernant les pauses fraîcheur généralisées durant cette Coupe du monde. "J'ai rencontré les parents de Christophe lors de la finale de la coupe de France, j'espère qu'il sera là le plus tôt possible pour poser ses questions", a déclaré le technicien avant de répondre à la question du journaliste emprisonné. Durant la conférence de presse, l'ensemble des journalistes portait également une écharpe rouge avec la mention "Free Gleizes" entourée de barbelés. Christophe Gleizes a été arrêté en mai 2024 en Algérie dans le cadre d'un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). D'abord placé sous contrôle judiciaire, il a été incarcéré en juin 2025, après sa condamnation pour "apologie du terrorisme" à sept ans de prison. Il a retiré en mars un pourvoi en cassation, dans l'espoir d'ouvrir la voie à une grâce présidentielle. Mercredi, le président de la Fifa, Gianni Infantino, qui a accrédité le journaliste pour le Mondial, a dit espérer que le Français de 37 ans obtienne cette grâce et puisse assister au Mondial.

15.06.2026 à 18:21

Brésil: une femme meurt lors d'un saut dans le vide après un oubli de sécurité

FRANCE24

Une femme de 21 ans est décédée au Brésil lors d’un “rope jump,” une discipline proche du saut à l’élastique. Sur une vidéo filmée par des témoins on la voit se faire jeter d’un pont, par deux hommes, pour un saut dans le vide mais sans corde  de sécurité. Trois hommes ont été arrêtés pour homicide.

15.06.2026 à 17:37

Ces images ne montrent pas un hélicoptère français abattu à la frontière du Mali

Les Observateurs

Des internautes sympathisants de l’Alliance des États du Sahel (AES) affirment qu’un hélicoptère français transportant des terroristes aurait été abattu à la frontière du Mali. Mais parmi les images présentées comme preuve, l'une montre un aéronef américain et d’autres sont probablement issues d’un jeu vidéo.

15.06.2026 à 17:37

Le président birman en Chine pour renforcer les liens commerciaux

FRANCE24

La Chine est un important partenaire de la Birmanie, diplomatiquement isolée depuis le coup d'Etat militaire de 2021 au cours duquel Min Aung Hlaing, alors chef des armées, a renversé le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi. Les relations se sont détériorées ces dernières années en raison de la multiplication des centres d'escroquerie en ligne le long des zones frontalières communes des deux pays, qui recrutent et ciblent des citoyens chinois dans le cadre d'escroqueries lucratives liées aux cryptomonnaies, selon des analystes. Mais le premier projet de loi présenté par les nouveaux élus birmans prévoit la peine de mort pour ceux qui détiennent des victimes ou les contraignent par la violence à travailler dans des centres d'escroquerie, ce qui témoignerait de la volonté du pays d'enrayer ce fléau. Le dirigeant birman a prêté serment en tant que président en avril, prolongeant sa présence à la tête du pays dans un rôle civil. Il s'agit de son deuxième déplacement officiel dans ses nouvelles fonctions, après un voyage en Inde. La Chine s'est imposée comme un acteur clé dans la guerre civile déclenchée par le coup d'Etat, selon des analystes, apportant tour à tour son soutien à l'armée, aux rebelles et aux trêves conclues entre eux, en fonction de ses intérêts sécuritaires et économiques. Selon les images diffusées par son cabinet, Min Aung Hlaing a été accueilli à son arrivée avec tous les honneurs et a consacré les premières heures de son voyage de cinq jours à visiter la Cité aérospatiale de Pékin, centre névralgique du programme spatial chinois. Durant son séjour, outre Xi Jinping, il doit également s'entretenir avec le Premier ministre Li Qiang. "Coopération stratégique" La Chine espère profiter de cette visite pour "perpétuer l'amitié traditionnelle" bilatérale et "approfondir la coopération stratégique globale", a déclaré vendredi Lin Jian, un porte-parole de la diplomatie chinoise. Min Aung Hlaing visitera par ailleurs des entreprises spécialisées dans les hautes technologies et participera à une conférence économique, selon les médias officiels birmans. La Chine a des investissements importants et fournit de l'aide militaire à la Birmanie, avec laquelle elle partage une frontière longue de 2.100 kilomètres. Si la guerre civile a considérablement appauvri la Birmanie, le pays s'est néanmoins imposé comme l'un des principaux fournisseurs mondiaux de terres rares extraites, indispensables à la production chinoise de technologies liées aux énergies renouvelables. La visite de Min Aung Hlaing intervient quelques jours après l'interpellation en Chine d'un citoyen américain. Analyste auprès d'un centre de réflexion spécialisé sur la Birmanie, il est soupçonné d'espionnage. Min Zin est membre fondateur de l'Institute for Strategy and Policy - Myanmar (ISP-M), qui étudie les dynamiques politiques, les ressources et les conflits en Birmanie. Il a été placé sous "mesures coercitives", a indiqué vendredi Lin Jian, une formule généralement synonyme de privation de liberté. Depuis le coup d'Etat de 2021, l'armée birmane affronte une mosaïque de factions rebelles. La Chine soutient à la fois les groupes d'opposition et la junte, à une échelle variable en fonction de ses intérêts économiques et sécuritaires, selon des analystes. Après cinq années de régime autoritaire, la junte de Min Aung Hlaing a organisé des législatives en décembre et janvier. Pékin a aussi ouvertement soutenu ces élections qui ont pourtant exclu le parti de Suu Kyi, en sanctionnant la dissidence par des peines de prison et en assurant une victoire sans opposition aux députés pro-militaires, qui ont élu Min Aung Hlaing à la présidence. De nombreux pays et observateurs internationaux ont dénoncé une manoeuvre de transfert du pouvoir de l'armée à elle-même sur le plan civil.

15.06.2026 à 17:36

Mondial-2026 : l'Espagne entre en lice face au Cap-Vert

FRANCE24

L'Espagne, l'un des favoris du Mondial 2026, fait son entrée dans la Coupe du Monde, lundi, face au Cap-Vert. Le Petit Poucet de la compétition dispute sa première Coupe du monde et aura fort à faire face à une Roja attendue.

15.06.2026 à 17:35

Mondial-2026 : l’équipe du Sénégal s'entraîne à J-2 de son match avec la France

FRANCE24

Les joueurs de l'équipe du Sénégal s'entraînent deux jours avant leur premier match de Coupe du monde 2026 contre la France. Il y a 24 ans, lors de leur dernière rencontre, les Lions de la Teranga avaient créé la surprise générale en battant les Bleus, alors tenants du titre.

15.06.2026 à 17:29

Accord Iran-USA: détente des prix à la pompe, pas encore de retour à la normale

FRANCE24

Où en sont les prix ? Les déclarations depuis quelques jours du président américain Donald Trump sur l'imminence d'un accord, officialisé lundi, ont déjà entraîné une détente des cours du pétrole et, en conséquence, des prix des carburants. "C'est vrai qu'on a eu beaucoup d'annonces d'accords imminents, etc., qui ne se sont pas produits. Mais il y a eu quand même une espèce de retour de confiance ces 15 derniers jours et surtout la semaine dernière", a déclaré à l'AFP Blandine Ruty, secrétaire générale du syndicat de l'industrie pétrolière française (Ufipem). Le baril de Brent, référence pour le marché du pétrole, a en effet déjà fondu de plus de 10 dollars en une semaine: à 94 dollars le 8 juin, il s'échangeait lundi autour de 83 dollars. "Du coup, mécaniquement, les cotations de produits finis (carburants)" sur le marché de référence à Rotterdam "se sont beaucoup détendues cette semaine", a souligné Mme Ruty. "Qui dit cotations qui se détendent, dit détente des prix à la pompe", a-t-elle souligné. Les automobilistes qui roulent au gazole, carburant qui a le plus flambé au cours de ce conflit, ont en effet connu un petit répit: il est repassé vendredi sous la barre des deux euros le litre, selon les chiffres fournis lundi par la direction générale de l'Energie et du Climat (DGEC), rattachée au ministère de la Transition écologique. Le prix moyen du litre de gazole a reculé de près de 2 centimes, tombant à 1,995 euros vendredi 12 juin, contre 2,014 la semaine précédente. C'est la première fois depuis début mars, peu après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, que le gazole passe sous la barre symbolique de deux euros le litre. Quelle facture pour les vacanciers ? "En ce qui concerne le super sans plomb 95 E10, il est déjà repassé sous les 2 euros le litre la semaine dernière", souligne Blandine Ruty. Le litre de SP95 E10 a reculé de 6 centimes, passant à 1,958 euro/l TTC au 5 juin contre 2,018 euros/l TTC la semaine précédente. "Grossièrement, on peut imaginer que les Français passeront leur été probablement en dessous de 2 euros le litre" sur les principaux carburants, a estimé lundi sur France Info Philippe Chalmin, professeur émérite à l'université Paris-Dauphine et fondateur du cercle CyclOpe spécialisé dans les matières premières. Le gouvernement va "s'assurer" que la chute de cours du pétrole attendue après la conclusion d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran soit "bien répercutée à la pompe", a déclaré lundi le président Emmanuel Macron sur TF1. Problème: au-delà des bonnes nouvelles attendues sur le front de la sécurité d'approvisionnement, la demande saisonnière d'essence liée à la période estivale, est de nature à soutenir les cours, souligne Blandine Ruty. Compte tenu de cet "effet saisonnier", décrit aux Etats-Unis sous le nom de "driving season" ("saison des départs en voitures"), "c'est surtout le gazole qui devrait baisser parce que ce sont ses cotations qui ont le plus augmenté pendant toute cette guerre", selon Mme Ruty. Les prix à la pompe vont-ils continuer à baisser ? "Pour que ça baisse vraiment et que ça dure, il faut libérer le détroit d'Ormuz", a souligné lundi sur CNews et Europe 1 le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, qui remarque que concrètement, rien n'est encore fait. "Vers la fin de l'année, on pourrait se retrouver (...) entre 60 et 70 dollars le baril", comme avant la guerre, selon Philippe Chalmin. Prudent, il estime que cela sera possible "si l'accord est effectivement signé vendredi, si le détroit d'Ormuz est rouvert, etc.". Et même dans ce cas, "ce n'est pas parce qu'il y a un accord (...) que tout le système (...) va se remettre en ordre de marche immédiatement", a averti le patron du géant TotalEnergies, Patrick Pouyanné, lors de la dernière assemblée générale fin mai. La confiance des pétroliers est un peu échaudée: avant de ramener les bateaux dans le golfe persique pour aller charger du pétrole, les majors pétrolières veulent s'assurer "que la paix est durable".

15.06.2026 à 17:19

L'Ukraine entame son très long chemin vers une adhésion à l'Union européenne

FRANCE 24

L'Ukraine a franchi lundi une étape importante pour son adhésion à l'UE avec le lancement d'une première série de négociations devant conduire Kiev à s'aligner sur les standards européens en matière d'environnement, d'agriculture ou encore de marché intérieur. Un processus long et complexe, rendu encore plus difficile par la guerre en cours contre la Russie.

15.06.2026 à 17:19

KNDS lance un char de transition, le futur programme franco-allemand patine

FRANCE24

Baptisé Capint (Capacité intermédiaire), ce blindé doit être mis en service dans les années 2030. L'armée de terre est en train de rénover le char Leclerc, mais "à l'horizon 2035, il sera au bout du rouleau", a souligné dimanche devant la presse le général Philippe de Montenon, commandant des forces et des opérations terrestres et commandant Terre pour l'Europe. L'annonce a été faite au premier jour du salon de défense Eurosatory, organisé près de Paris, une semaine après la mort annoncée par le chancelier allemand Friedrich Merz d'un autre projet emblématique franco-allemand, le Scaf, qui portait sur l'avion de combat européen du futur. Ce programme MGCS avec un système de combat terrestre autour d'un char attendu vers 2045, est présenté par certains comme fragilisé par des tensions industrielles entre Paris et Berlin. "Façon d'avouer l'échec de MGCS" Interrogé par l'AFP, le directeur général de KNDS Jean-Paul Allary a reconnu que les équipes ne travaillaient "peut-être pas au bon rythme" tout en déclarant: "KNDS soutient pleinement et s'engage résolument pour faire aboutir MGCS". L'échec de MGCS serait "une très mauvaise nouvelle" pour l'Europe, a-t-il ajouté. Concernant l'avenir de MGCS, "c'est une réponse d'ordre politique", a-t-il poursuivi. Un autre industriel européen de premier plan interrogé par l'AFP a pour sa part estimé que le char intermédiaire était "une façon d'avouer l'échec de MGCS" qui a pris dix ans de retard. "A un moment, il a fallu du courage politique pour avouer que l'avion du futur, c'était mort. Je pense qu'il faudra le même courage politique" pour enterrer le char du futur, a-t-il poursuivi. Certains observateurs évoquent la possibilité d'un retrait français de ce programme après l'abandon du Scaf. Lancé en 2017 comme le Scaf par la France et l'Allemagne, MGCS vise à remplacer les chars Leclerc français et Leopard 2 allemand. L'arrivée en 2019 de Rheinmetall dans le projet MGCS a bousculé l'équilibre initial et le projet est depuis ralenti par des tensions industrielles et politiques franco-allemandes. Créé en 2015 par la fusion du Français Nexter, alors détenu par l'État, et de l'Allemand KMW, propriété de la famille Bode-Wegmann, KNDS a vocation à consolider l'industrie européenne de défense terrestre face à la concurrence américaine (General Dynamics/GDLS) et à l'expansion de Rheinmetall. "Meilleur des deux" "KNDS a été créé pour livrer un char de combat du futur, mais à l'heure actuelle il n'y a aucune offre, aucune plateforme opérationnelle, mais de la concurrence entre KNDS France et KNDS Allemagne", expliquait en septembre à l'AFP un connaisseur du secteur européen. Là où le bât blesse c'est que Rheinmetall, champion des chars en Europe, parvient à s'imposer avec son démonstrateur, le KF51 Panther, déjà engagé dans un programme de développement avec la Hongrie et pressenti comme base du futur char italien via le partenariat avec Leonardo. Le Capint repose sur "le meilleur" des savoir-faire du groupe: un châssis dérivé du Leopard 2 A8 allemand associé à une tourelle téléopérée française Ascalon, a souligné Nicolas Groult, directeur général de KNDS France. Il est présenté comme une plateforme évolutive intégrant des capacités de lutte antidrones, de numérisation du champ de bataille et de coopération avec des systèmes robotisés. Le groupe indique vouloir en faire une brique de transition vers le MGCS, avec une mise en service envisagée dans les années 2030. KNDS a également dévoilé la famille de systèmes d’artillerie très longue portée Loras conçue pour accroître les capacités de frappe dans la profondeur des armées européennes. Le système 155 mm/58 calibre vise des portées supérieures à 60 km, jusqu'à 100 km avec certaines munitions. Il peut être intégré à différents chars, chenillés ou à roues, et compatible avec les standards OTAN existants.
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