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▸ Les 15 dernières parutions

08.04.2026 à 14:49

L'Afrique du Sud reçoit les lettres de créance de l'ambassadeur américain dans un climat de tensions

FRANCE24

L'Afrique du Sud avait déjà agréé en février le diplomate américain Brent Bozell, fervent soutien de Donald Trump, qui a donc présenté formellement mercredi ses lettres de créance au président Ramaphosa lors d'une brève cérémonie à Pretoria. Brent Bozell était arrivé dans un contexte de relations bilatérales fortement dégradées, les Etats-Unis reprochant à l'Afrique du Sud sa plainte pour génocide déposée contre Israël pour sa guerre à Gaza devant la justice internationale et une prétendue persécution des Afrikaners, descendants des colons européens. Lors de sa première prise de parole publique depuis son arrivée en février, M. Bozell avait critiqué les "propos haineux" du chant "Kill the Boer, Kill the farmer" ("Tuez le Boer, Tuez le fermier"), issu de la lutte contre le régime d'apartheid. Il avait aussi critiqué plusieurs programmes et législations mis en oeuvre par le gouvernement en Afrique du Sud. Il avait été convoqué mi-mars pour ses propos "non diplomatiques" par le ministère sud-africain des Affaires étrangères. Des milliers de Sud-Africains avaient ensuite défilé à Johannesburg à l'appel du parti au pouvoir, l'ANC, dont le secrétaire général avait qualifié le nouvel ambassadeur américain, âgé de 70 ans, de "vieil homme blanc qui a l'air dérangé" Lors de la cérémonie de mercredi à la résidence présidentielle, l'ambassadeur américain s'est montré beaucoup plus diplomate: "avant mon arrivée ici, je ne peux pas vous dire combien de personnes m’ont assuré qu’en peu de temps, je tomberais amoureux du pays. Il n’a suffi que de deux mois, et je peux confirmer que c’est ce qui s’est passé". "Nous sommes deux nations partageant de grandes valeurs et de grands intérêts... Mon objectif (...) est de consolider ces intérêts communs, de renforcer le respect de soi, de bâtir sur nos valeurs partagées, pour emmener nos deux nations vers de nouveaux horizons", a déclaré M. Bozell. Le président Ramaphosa a de son côté souligné qu’on attend des diplomates qu’ils respectent la souveraineté de leur pays hôte, fassent preuve de discrétion et expriment leurs préoccupations par des canaux discrets et constructifs plutôt que par des critiques publiques "conflictuelles". "C’est cette approche qui, à mon sens, permet de bâtir des relations solides entre les nations et contribue à promouvoir les intérêts de nos pays respectifs, dans un esprit de respect mutuel", a-t-il déclaré.

08.04.2026 à 14:17

Au procès libyen en appel, Sarkozy argue d'une machination du clan Kadhafi

FRANCE24

Début 2011, la vague du Printemps arabe partie de Tunisie s'étend à la Libye, gouvernée d'une main de fer depuis 42 ans par Mouammar Kadhafi. En quelques semaines, la répression sanglante de manifestations contre le régime fait sombrer le pays dans la guerre civile. C'est au milieu de ce bouleversement international que le 10 mars 2011, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Élysée des membres du Conseil national de transition (CNT) et reconnaît l'institution comme seul représentant légitime de la Libye. "C'est un choc pour Kadhafi (...) Il ne supporte pas qu'un chef d'État de la France reçoive quelqu'un qui représente la Libye, qu'il incarne depuis 40 ans", déclare Nicolas Sarkozy, aussi tenace que nerveux à la barre de la cour d'appel de Paris. "Je suis le premier à avoir reconnu le CNT. Là est l'insulte profonde pour Kadhafi. Pour lui, la Libye, c'est lui". Dans les jours qui suivent ce communiqué, Mouammar Kadhafi et son fils Saïf al-Islam évoquent eux aussi en interview ce financement de sa campagne électorale de 2007, qui a permis à l'ex-ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac d'accéder à l'Élysée. "Il y a sept mois entre le moment où les frappes (de l'Otan, ndlr) commencent et le moment où Mouammar Kadhafi est chassé du pouvoir. Sept mois pour me confondre, pour m'accabler. Qu'est-ce qui les empêchait de le faire ?", martèle le prévenu le plus célèbre de France, en affirmant que "la cour comme le tribunal n'ont pas eu le début du commencement d'une preuve, une adresse de banque, un numéro de compte, pas une seule !". Embarrassants carnets "A-t-on trouvé de l'argent dans la campagne ? Non. Ont-ils fourni des preuves ? Non. M'ont-ils injurié ? Oui, mais l'injure est-elle un élément de preuve ?", lance Nicolas Sarkozy. Le président Olivier Géron le confronte aux carnets posthumes de Choukri Ghanem, un document accablant pour l'ex-président car antérieur aux accusations publiques du régime libyen. Découvert par hasard par la police néerlandaise après la mort en 2012 du ministre du Pétrole libyen, ce journal évoque une discussion le 29 avril 2007, entre les deux tours de la présidentielle française, entre dignitaires libyens autour d'un financement accordé à la campagne Sarkozy. "Il me semble difficile d'apporter du crédit d'autant plus que Béchir Saleh (un responsable libyen jugé en son absence et cité dans les carnets, ndlr) a lui-même apporté un démenti formel de cette discussion", balaye Nicolas Sarkozy. L'ex-président met les accusations de financement libyen sur le compte de "la haine viscérale de la famille Kadhafi" à son encontre, à cause du rôle prépondérant de la France dans l'intervention militaire en Libye de l'Otan, qui a mené ses premières frappes aériennes à compter du 19 mars 2011. "Un régime en place depuis plus de 40 ans s'écroule tout d'un coup. Cela provoque une panique chez ces gens qui vont devoir rendre des comptes sur l'argent qu'ils ont détourné de leur propre pays. C'est ça l'histoire", avance le champion déchu de la droite, deux condamnations définitives au casier judiciaire à ce jour. En première instance, le tribunal correctionnel l'a relaxé de trois des quatre infractions pour lesquelles il était jugé mais l'a condamné pour association de malfaiteurs. Les juges ont estimé que le financement libyen de la campagne électorale de 2007 n'était pas établi, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006. Pour les magistrats, il n'a pas été apporté la preuve que ces fonds ont effectivement atterri dans les caisses de la campagne de M. Sarkozy. Toutefois, ils ont jugé que Nicolas Sarkozy avait effectivement laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, démarcher le pouvoir libyen en ce sens à l'occasion de rendez-vous secrets qu'ils ont eus en Libye fin 2005 avec un proche de Kadhafi.

08.04.2026 à 14:09

Après l'Iran, Kiev appelle Washington à "contraindre" Moscou à une trêve en Ukraine

FRANCE24

Le Kremlin a lui dit espérer une reprise des pourparlers tripartites sur l'Ukraine avec les Etats-Unis, suspendus depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient qui a détourné l'attention de Washington de son rôle de médiateur dans ce conflit. "La fermeté américaine porte ses fruits. Nous estimons qu’il est temps de faire preuve d’une fermeté suffisante pour contraindre Moscou à un cessez-le-feu et à mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine", a déclaré sur X le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté déclaré sur X que la trêve au Moyen-Orient "ouvre la voie aux efforts diplomatiques", soulignant qu'un cessez-le-feu en Ukraine permettrait, de même, de créer "des conditions adéquates" pour trouver un accord entre Kiev et Moscou permettant de mettre fin au pire conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale. L'Ukraine estime qu'un cessez-le-feu sur le front est nécessaire pour mener des négociations avec la Russie en vue d'un hypothétique accord de paix. Mais Moscou, qui poursuit ses attaques contre l'Ukraine, rejette cette possibilité, arguant qu'elle donnerait à Kiev l'occasion de renforcer ses défenses, et demande la conclusion d'accords avec l'Ukraine avant l'arrêt des combats. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mercredi espérer que "dans un avenir proche" les responsables américains auront "plus de temps et de possibilités" pour des rencontres trilatérales. Plusieurs cycles de négociations n'ont à ce stade abouti à aucune avancée concrète. En visite à Budapest, le vice-président américain JD Vance a estimé que le conflit en Ukraine était "le plus difficile à résoudre". Il a aussi accusé les dirigeants européens de ne pas faire assez pour mettre fin à cette guerre. Volodymyr Zelensky a par ailleurs déclaré que les militaires ukrainiens envoyés au Moyen-Orient pour leur expertise dans la lutte contre les drones de conception iranienne allaient poursuivre leur travail dans la région "pour contribuer au développement supplémentaire des capacités de sécurité". L'Ukraine a envoyé en mars quelque 200 experts en drones au Moyen-Orient pour aider ses alliés dans la région à intercepter les drones iraniens. Le dirigeant ukrainien a également effectué une tournée dans les pays du Golfe lors de laquelle il a signé des accords de coopération sécuritaire et de défense aérienne, s'appuyant notamment sur l'expertise ukrainienne en matière de drones intercepteurs après plus de quatre ans à lutter contre l'invasion russe.

08.04.2026 à 13:59

Russie: six militants antiguerre condamnés à de lourdes peines de prison

FRANCE24

Agés de 24 à 30 ans, Anna Arkhipova, Vassili Neoustroïev, Ian Ksenjepolski, Evguéni Zateïev, Pavel Sinelnikov et Valentin Khorochenine étaient notamment accusés de "participation à une organisation extrémiste", "appels publics contre la sécurité de l'Etat" et diffusion de "fausses informations" sur les forces armées russes. Depuis l'attaque à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022, le pouvoir russe réprime toute critique du conflit et a déjà condamné à de lourdes peines des centaines de personnes qui avaient dénoncé la guerre. Le mouvement Vesna (Printemps, en russe), né en 2013 à Saint-Pétersbourg, avait été déclaré à l'automne 2022 "extrémiste" et "agent de l'étranger", en pleine vague de mobilisation militaire en Russie, contre laquelle cette organisation s'était opposée. Les six accusés sont apparus mercredi dans une salle d'audience bondée. Après l'annonce du verdict, plusieurs personnes ont crié "la honte!" et d'autres se sont mises à pleurer, a rapporté une journaliste de l'AFP. Ces militants avaient été arrêtés dans différentes villes, le 6 juin 2023, et se trouvaient depuis en détention provisoire. Tous sont reconnus comme "prisonniers politiques" par l'organisation Memorial, également bannie en Russie. "Ma motivation est simple: je suis contre la guerre. Je veux le meilleur avenir possible pour la Russie", avait déclaré fin février Anna Arkhipova, 28 ans, lors de sa dernière prise de parole au tribunal avant le verdict, citée par le média spécialisé Mediazona, classé "agent de l'étranger" par les autorités russes. Anna Arkhipova a été condamnée à la plus lourde peine: 12 ans d'emprisonnement. Le mouvement Vesna, peu connu avant 2022, était né d'une scission au sein du parti politique libéral Iabloko. Il était ouvert aux Russes âgés de 14 à 35 ans. Même s'il ne comptait qu'une centaine de membres actifs dans ses rangs, il était parvenu à se faire un nom, notamment à Saint-Pétersbourg, après plusieurs actions spectaculaires anti-Kremlin, avant la guerre. Après l'assaut de Moscou contre l'Ukraine, alors que les principales figures de l'opposition étaient déjà en prison ou en exil, il avait appelé les Russes à manifester et coordonné des rassemblements en faveur de la paix. Mais c'est après avoir organisé des manifestations contre la vague de mobilisation militaire ordonnée en septembre 2022 par Vladimir Poutine pour poursuivre l'offensive en Ukraine qu'il s'était vraiment retrouvé dans le viseur des autorités, qui avaient ensuite entamé des poursuites contre ses membres.

08.04.2026 à 13:51

"La rumeur": bientôt un téléfilm sur Samuel Paty sur France Télévisions

FRANCE24

L'acteur Julien Gaspar-Oliveri tient le rôle titre dans cette adaptation du roman "Crayon noir" de l'historienne Valérie Igounet et du dessinateur Guy Le Besnerais, paru en 2023 après un travail d'enquête. Valérie Igounet avait souhaité par là "laisser une trace pour un hommage durable, un mémorial de papier, et inscrire la mort de Samuel Paty dans un combat pour la liberté". Le tournage a démarré mardi et est prévu jusqu'au 7 mai en région parisienne, avec Rodolphe Tissot à la réalisation. Le scénario est de la journaliste Alice Géraud, qui a été l'auteure du livre enquête "Sambre, radioscopie d'un fait divers", lui-même déjà adapté en série pour France Télévisions. Un islamiste radical tchétchène de 18 ans avait décapité Samuel Paty le 16 octobre 2020 pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet dans son cours sur la liberté d'expression au collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Abdoullakh Anzorov avait ensuite été abattu par la police. Deux films sont déjà annoncés sur ce sujet. Le comédien Jean-Paul Rouve incarnera un enseignant "librement inspiré" de Samuel Paty, dans un long-métrage du cinéaste belge Stephan Streker qui doit sortir en 2027 et sera intitulé "Le silence de Dieu". Cette année, le film "L'abandon" réalisé par Vincent Garenq doit sortir en salles, avec Antoine Reinartz dans le rôle du professeur. Il est librement inspiré du livre de Stéphane Simon "Les Derniers jours de Samuel Paty", sorti en 2023. Début mars, la cour d'assises spéciale de Paris a condamné en appel quatre hommes à des peines de six ans de prison à quinze années de réclusion criminelle pour leur rôle dans l'engrenage qui a conduit à l'assassinat du professeur. Le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, accusé d'avoir orchestré avec un père d'élève une campagne de haine en ligne ciblant Samuel Paty et dont la condamnation à 15 ans de réclusion criminelle a été confirmée en appel, a indiqué se pourvoir en cassation.

08.04.2026 à 13:43

REPLAY - Cécile Kohler et Jacques Paris s'expriment après plus de trois ans de calvaire en Iran

FRANCE24

Cécile Kohler et Jacques Paris ont été reçus mercredi par le président Emmanuel Macron, quelques heures après leur retour sur le sol français, mettant fin à près de quatre ans de calvaire en Iran où ils avaient été condamnés et emprisonnés pour espionnage.

08.04.2026 à 13:19

Liban: Israël poursuit ses frappes malgré la trêve irano-américaine

FRANCE24

Le Hezbollah pro-iranien, qui a affirmé être aux portes d'une "victoire historique", ne s'est pas prononcé sur le cessez-le-feu mais n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël depuis 01H00 locale environ (mardi 22H00 GMT). Israël a déclaré soutenir la trêve de deux semaines conclue entre les États-Unis et l’Iran mais a précisé qu'elle "n’incluait pas le Liban". Son armée a appelé mercredi matin la population de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste Hezbollah, à évacuer en prévision de frappes à venir. "La bataille continue au Liban", a déclaré le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne. Il a ordonné sur X aux habitants d'une vaste zone, entre la frontière israélienne et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de km plus au nord, d'évacuer. Il a également diffusé d'autres ordres d'évacuation pour le sud, dont un bâtiment en plein coeur de la ville millénaire de Tyr. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs frappes ont visé mercredi matin plusieurs localités du sud du pays, dont un immeuble de la région de Tyr. "Prudence" Ali Mehdi, déplacé de Naqoura, ville frontalière occupée par l'armée israélienne, réfugié à Tyr, estime qu'il faut faire preuve de "prudence en attendant de voir si le cessez-le-feu nous inclut ou non". L'armée libanaise a appelé les déplacés à "attendre avant de rentrer" dans le sud du pays par précaution. Un correspondant de l'AFP dans la région de Tyr a vu un petit nombre de personnes en voiture et des familles avec des enfants sur des motos rentrer vers des zones qu'ils avaient évacuées au début de la guerre. Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus de 1.500 morts et plus d'un million de déplacés. A Beyrouth, Ali Youssef, un livreur de 50 ans qui campe sous une tente aux abords de la banlieue sud, a affirmé qu'il attendait "un communiqué du Hezbollah" avant de décider de rentrer chez lui dans cette zone pilonnée par Israël. "L'Iran ne va pas nous laisser tomber", a assuré cet homme, alors que Téhéran a dit avoir exigé pour accepter la trêve la fin des attaques contre ses alliés dans la région. Peu avant l'annonce de la trêve régionale, huit personnes avaient été tuées et 22 blessées dans une frappe israélienne sur Saïda, principale ville du sud, selon le ministère de la Santé. - "Paix durable"- Le président libanais Joseph Aoun a salué la trêve et a affirmé que son pays oeuvrait à être inclus dans la "paix régionale". Il a souligné que "la décision de la guerre et de la paix (...) relève de l'Etat libanais seul". Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi déclaré que "personne ne négocie au nom du Liban, sauf l'Etat libanais". Une source officielle a indiqué à l'AFP que les autorités libanaises "n'ont pas été informées" de l'inclusion du Liban dans la trêve. Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé que le cessez-le-feu devait "inclure pleinement le Liban" sur la durée. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a précisé que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu "partout", y compris au Liban, à la suite d'une médiation pakistanaise.

08.04.2026 à 13:19

Détournement de fonds publics: 18 mois de prison ferme requis contre Patrick Balkany

FRANCE24

La procureure a également réclamé une amende de 350.000 euros, 10 ans d'inéligibilité, l'interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans et l'affichage de la décision pendant un mois. Fustigeant une "atteinte à la société et à l'Etat" appelant une "action ferme", la magistrate a toutefois précisé avoir pris en considération "l'âge et la santé" du prévenu, aujourd'hui âgé de 77 ans. Au centre du procès figurent les liens étroits entre l'ancien baron francilien et son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020. La justice reproche à M. Balkany d'avoir utilisé une association subventionnée par la ville, le Codeeil, pour assurer un confortable complément de revenus à son collaborateur au lendemain de son départ à la retraite en 2012. Lors de son réquisitoire, l'accusation a méthodiquement démonté le fonctionnement de cette "association transparente", conçue selon elle pour s'affranchir des règles de la fonction publique territoriale. L'édile, qui a régné "sans partage" sur sa commune pendant plus de trente ans, a usé de son "autorité naturelle" et d'un charisme tels qu'il n'était "pas facile de dire non", a souligné la magistrate. Elle a souligné l'"omerta" des fonctionnaires locaux et les difficultés rencontrées par les enquêteurs. Ce montage a permis à M. Guillot-Corail de cumuler sa pension de retraite avec un salaire mensuel net de plusieurs milliers d'euros. Financée par des subventions municipales atteignant 855.000 euros au total, la structure a également pris en charge de luxueux voyages en première classe vers Cuba, Miami ou Saint-Domingue, sous couvert de relations internationales. En contrepartie, l'enquête n'a trouvé aucune trace de véritable "production intellectuelle" de la part du bénéficiaire. L'ancien maire "a en réalité remercié (...) son collaborateur", a résumé la représentante du parquet, dénonçant l'existence d'un "système". Balayant l'argument de la prescription soulevé par la défense, la procureure a estimé que cette "infraction occulte" s'était poursuivie sans discontinuer jusqu'en 2018.

08.04.2026 à 13:19

Carburants: le blocage des ports corses se poursuit mercredi

FRANCE24

Des agriculteurs, notamment du syndicat agricole Via Campagnola (Confédération paysanne) qui soutient le blocus des ports, pourraient se joindre au mouvement sur terre dès l'après-midi. Un bateau de croisière pouvant transporter 6.800 passagers était attendu à 9H30 à Ajaccio mais ne s'est pas présenté, a précisé à l'AFP la préfecture, ajoutant qu'un bateau gazier et un bateau bétonnier ont également annulé leur venue. Dans un communiqué diffusé mardi soir, la préfecture appelle à "la levée immédiate des blocages des emprises portuaires corses qui portent un grave préjudice aux ménages et aux entreprises corses sans apporter de solution aux professionnels concernés". Cette levée du blocus ne semble pas à l'ordre du jour pour le syndicat pour la défense des pêcheurs en Corse, à l'origine du mouvement depuis mardi. "On est resté toute la nuit et on restera sûrement même cette nuit car les négociations sont au point mort", a déclaré mercredi à l'AFP Joseph Sanna son porte-parole. "Tant qu’on n’est pas à un niveau équitable entre la Corse et le continent on ne bougera pas. Ce n’est que 50 centimes mais quand on fait le compte, à la fin c’est énorme", a-t-il ajouté. Le syndicat agricole Via Campagnola a exprimé dans un communiqué son soutien au mouvement des pêcheurs qui "vivent de la mer, les agriculteurs vivent de la terre: nos métiers se ressemblent et leurs contraintes aussi". Il s'est dit prêt "à se mobiliser à leurs côtés" s'"ils n'obtiennent pas les garanties nécessaires pour qu'une aide sur le prix du carburant leur soit accordée, ainsi qu'aux agriculteurs et à tous les métiers fortement dépendants du prix du carburant".

08.04.2026 à 13:15

Des milliers de photos de femmes diffusées sans consentement sur Telegram, selon une ONG

FRANCE24

L'ONG indique avoir identifié près de 25.000 utilisateurs actifs sur des groupes et chaînes dédiés au partage de photos et vidéos de femmes dénudées, parfois contre rémunération. Au total, plus de 80.000 fichiers photos, vidéos et audios, certains générés par IA, ont été échangés sur les 16 canaux Telegram étudiés pendant six semaines. Ces contenus étaient "principalement sexuellement explicite", a précisé AI Forensics à l'AFP. Certains contenaient des images d'adolescentes. Les auteurs de l'étude ont relevé sur ces groupes d'autres pratiques, comme le "doxxing", c'est-à-dire le partage d'informations personnelles d'une personne, du harcèlement, des incitations au viol, et l'évocation de fichiers pédopornographiques. De nombreux fichiers en circulation provenaient d'autres plateformes, comme TikTok, Instagram, ou Snapchat. "Telegram est fréquemment utilisé comme une plaque tournante de redistribution, où du contenu extrait, divulgué ou capturé sur d'autres plateformes est agrégé, archivé et remis en circulation", notent les auteurs. L'ONG pointe le rôle de la plateforme dans la persistance de ces groupes. "Au cours de la période d’observation, plusieurs groupes ont été fermés par Telegram pour rouvrir quelques heures plus tard sous les mêmes noms, ce qui suggère que les mécanismes de modération de Telegram sont insuffisants", indique le rapport. Au moment de sa rédaction, "tous les groupes étaient actifs", a précisé AI Forensics. "Telegram combine de solides fonctionnalités de confidentialité - notamment la messagerie chiffrée de bout en bout et les comptes pseudonymes - avec des capacités de diffusion à grande échelle", soulignent les auteurs, estimant que cela favorise les comportements abusifs. La messagerie permet également de créer des canaux de diffusion payants. Ils recommandent d'intégrer Telegram à la liste des "très grandes plateformes" au sens du règlement européen sur les services numériques (DSA), ce qui renforcerait le contrôle opéré sur ces services. En réponse, Telegram a assuré auprès de l'AFP que "ses systèmes de modération sont plus efficaces pour prévenir la diffusion massive de contenus nuisibles que ceux des très grandes plateformes en ligne". L'entreprise assure également interdire "le partage de contenus intimes non consentis, y compris les deepfakes pornographiques", et indique que "la modération de la pornographie deepfake est complexe sur l'ensemble des plateformes". En août 2024, le fondateur de Telegram, Pavel Durov avait été mis en examen par un juge d'instruction français qui lui a reproché de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur la messagerie.

08.04.2026 à 13:03

Thaïlande: l'homme qui s'était introduit dans l'enclos d'une hippopotame condamné à une amende

FRANCE24

Les vidéos virales des adorables pitreries de Moo Deng - "cochon rebondissant" en thaïlandais - lui ont assuré une notoriété mondiale depuis sa naissance en 2024, en plus d'attirer des dizaines de milliers de visiteurs dans le zoo où elle est hébergée, à deux heures de route de Bangkok. Le mois dernier, un Thaïlandais s'était introduit illégalement dans l'enclos de l'hippopotame pygmée, où réside aussi sa mère. Des images diffusées par les médias locaux montraient un homme en débardeur, short et sandales à l'intérieur de l'enclos, en train de filmer Moo Deng avec une tablette. Le zoo de Khao Kheow avait précisé que Moo Deng n'avait pas été blessée mais qu'elle avait été "légèrement effrayée". L'établissement avait également annoncé qu'il porterait plainte contre l'intrus. Mercredi, le directeur du zoo, Narongwit Chodchoy, a affirmé à l'AFP avoir été informé par le procureur de l'État de la condamnation de cet homme, après sa confession, à une amende de 10.000 bahts (273 euros). Sollicité par l'AFP, le tribunal n'a pas confirmé l'information. "Cette décision montre que personne n'a le droit d'enfreindre les droits des animaux, qu'ils se trouvent dans un enclos ou dans la nature", a estimé Narongwit Chodchoy. Depuis l'incident de mars, le zoo n'a subi aucune intrusion similaire et a accru le nombre de patrouilles pour dissuader toute tentative de ce genre, selon le directeur de l'établissement. "Notre personnel est formé pour faire face aux évasions d'animaux, et nous devrons désormais le former en cas d'intrusion (d'humains, ndlr)", a affirmé Narongwit Chodchoy, assurant que l'établissement ne permettra pas "qu'un tel événement se reproduise - que ce soit pour Moo Deng ou les autres animaux du zoo." Moo Deng, qui a fêté son premier anniversaire en juillet, a inspiré des produits dérivés, des contenus humoristiques sur les réseaux sociaux, et a même été au centre d'une campagne de la marque de cosmétiques Sephora mettant en avant ses petites joues couleur pêche.

08.04.2026 à 12:59

Trois objets que l'humanité a déposés sur la Lune

FRANCE24

Que trouve-t-on sur la Lune ? En plus des roches qui nous permettent d'en savoir plus sur l'histoire de la Terre, notre satellite abrite aussi quelques objets bien à nous : œuvre d'art, restes d'expériences scientifiques ou cendres humaines...

08.04.2026 à 12:51

Trêve entre l'Iran et les États-Unis: ce que l'on sait

FRANCE24

Voici ce que l'on sait de la trêve entre les deux pays, qui devraient entamer vendredi des pourparlers au Pakistan, pays médiateur dans la guerre au Moyen-Orient. . "La bataille continue" au Liban, affirme Israël En revanche, au Liban "la bataille continue", a affirmé l'armée israélienne. . Liban: l'armée appelle les déplacés à ne pas retourner dans le sud "L'armée appelle les citoyens à attendre avant de revenir dans les villes et villages du sud", a-t-elle dit dans un communiqué. Un correspondant de l'AFP dans la région de Tyr a vu un petit nombre de personnes revenant en voiture vers des zones qu'ils avaient évacuées au début de la guerre. . Nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban L'armée israélienne a mené plusieurs frappes sur le sud du Liban mercredi matin, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), après avoir émis un nouvel ordre d'évacuation pour la région de Tyr. Le Hezbollah pro-iranien, pour sa part, n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël depuis 01h00 locale environ (mardi 22h00 GMT), alors qu'un cessez-le-feu de deux semaines est entré en vigueur entre les États-Unis et l'Iran. Israël a affirmé que la trêve ne concernait pas le Liban. . La trêve selon Washington Joint par l'AFP au téléphone, le président américain Donald Trump a déclaré mardi que pour Washington, la victoire était "totale et complète." Les États-Unis vont interrompre les attaques sur l'Iran durant deux semaines, et Téhéran va en retour rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz. Téhéran a accepté "l'OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE ET SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz", a déclaré M. Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social. Le président américain a précisé que l'accord avait été conclu après s'être entretenu avec des dirigeants au Pakistan, pays médiateur dans la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février. Il a affirmé que la question de l'uranium iranien serait "parfaitement réglée", pendant cette trêve. M. Trump a justifié la guerre, accusant Téhéran d'enrichir de l'uranium dans le but de fabriquer une arme atomique, une affirmation qui n'est pas étayée par l'agence nucléaire de l'ONU et que l'Iran a démentie. Dans un précédent plan visant à mettre fin aux hostilités, les États-Unis exigeaient que l'Iran cesse tout nouvel enrichissement, accepte des limites à son programme de missiles et mette fin à son soutien aux groupes armés de la région, ce qui a été refusé par Téhéran. Ces exigences n'ont pas été communiquées dans la dernière trêve. Le mois dernier, le dirigeant américain a déclaré que la "reddition inconditionnelle" de l'Iran serait le seul résultat acceptable pour mettre un terme à la guerre. . Et Téhéran? Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a confirmé que Téhéran allait garantir des traversées en sécurité du détroit d'Ormuz, où transitait avant la guerre 20% du brut mondial. Il pourrait servir de base à d'éventuelles négociations plus tard cette semaine, mais comporte plusieurs points de blocage que Washington a jugé irréalisables par le passé. Le plan exigerait "le maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires", selon un communiqué publié par la République islamique. Alors que la demande relative à l'enrichissement d'uranium ne figurait pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l'ONU, elle faisait partie de la version en persan diffusée par les médias d'État iraniens. Parmi les autres exigences: le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant. . Le cessez-le-feu ne s'applique pas au Liban Israël a annoncé soutenir la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre l'Iran, tout en précisant que la trêve n'incluait pas le Liban. Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué 1.530 personnes depuis le début de la guerre entre le mouvement islamiste Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mardi le ministère de la Santé libanais. Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait "partout, y compris au Liban et ailleurs". . Et pour la suite? M. Sharif a annoncé que le cessez-le-feu prenait effet immédiatement, et que des pourparlers commenceront vendredi dans la capitale pakistanaise avec des délégués des deux pays. Les discussions auront pour but d'atteindre "un accord définitif", a-t-il déclaré. L'Iran a annoncé qu'il consacrerait deux semaines aux négociations. Le pétrole a chuté mercredi après l'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz dans le cadre de la trêve, alors que les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz étaient sous pression depuis que l'Iran avait, de fait, fermé le passage. La décongestion du détroit pourrait apporter un soulagement temporaire aux pays qui dépendent des importations de pétrole.

08.04.2026 à 12:37

Ligue des champions: Hugo Ekitiké, de l'ombre parisienne au phare de Liverpool

FRANCE24

L'attaquant des Bleus a quitté l'enceinte de la porte d'Auteuil en février 2024 sur la pointe des pieds, incapable de prolonger son ascension, mais le revoilà deux ans plus tard avec le prestigieux maillot des Reds sur le dos, sous les projecteurs de la Ligue des champions. Ce retour en grâce, le longiligne avant-centre de 23 ans est allé le chercher au prix d'un détour par l'Eintracht Francfort (2024-2025), persuadé que son talent le ramènerait dans les hauteurs du football européen. "Aller dans ces sphères-là, Liverpool, l'équipe de France, franchement je ne pensais pas", reconnaît Mickaël D'Amore, un de ses anciens entraîneurs à Reims, auprès de l'AFP. Mais "lui, il était déterminé, il savait qu'il allait exploser", et "c'est sûrement grâce à cette confiance qu'il a en lui", que ce "garçon intelligent" a réussi. "Il n'écoutait pas trop" Rémois de naissance, arrivé au club à 11 ans, Ekitiké a fait des débuts fracassants en Ligue 1 au cours d'une saison 2021-2022 terminée à dix buts. "Le coach voulait que je l'accompagne au maximum parce que Hugo, c'était déjà un caractère", se rappelle D'Amore, adjoint d'Oscar Garcia à l'époque, après avoir couvé l'attaquant chez les moins de 18 ans. Ekitiké, "il n'écoutait pas trop, il faisait un petit peu sa star. Ce n'était pas un grand travailleur au départ, il ronchonnait souvent, il y a eu quelques accrochages et je l'ai pas mal sanctionné", rembobine celui qui dirige actuellement l'équipe réserve du Paris FC. "Si tu ne te donnes pas à fond, tu pourras faire ta carrière en National 2, National 3, mais pas en pro. Il en a pris conscience, il s'est donné à fond". Avec sa première saison pétillante en Champagne, le numéro 22 tape dans l'œil du PSG de Christophe Galtier. Mais dans la Ville lumière, il est éclipsé par Kylian Mbappé, Lionel Messi et Neymar, avec qui le courant ne passe pas selon des échos médiatiques. "Tout ce qui a été dit lorsque j'étais à Paris, ça n'a pas été forcément une vraie vision de ma personne ou même du joueur que j'étais. Mais ce sont les aléas du football. J'étais dans un immense club, avec sans doute les plus grosses stars du football. Forcément, ç'a été un passage compliqué mais nécessaire", dira-t-il en septembre dernier au cours de sa première conférence de presse en équipe de France (8 sélections). Luis Enrique, passage à vide Le successeur de Galtier, Luis Enrique, a encore plus rétréci son temps de jeu: une dizaine de minutes en une demi-saison, ce qui a conduit au prêt du Français à Francfort, avant un transfert définitif. "Ekitike je me rappelle comme il a été ici, puis il a été bon en Allemagne et maintenant à Liverpool, il est en sélection, il a beaucoup progressé. C'est normal, il était très jeune au PSG", a commenté l'entraîneur espagnol, mardi. Avec l'Eintracht, le grand buteur (1,90m) a retrouvé tout son élan. Liverpool a déboursé 95 millions d'euros l'été dernier, selon des estimations, pour l'attirer sur les rives de la Mersey. A Anfield, il est vite devenu une des attractions de l'équipe au coeur d'une saison collectivement très décevante pour le champion d'Angleterre en titre. Ekitiké a même fait oublier la très longue absence de la recrue vedette, Alexander Isak, en empilant 17 buts en 43 apparitions, toutes compétitions confondues. "Il est constamment bien placé, il se déplace bien entre les lignes, il est difficile à attraper", énumère Mickaël D'Amore. Et face au but, désormais "il est calme, relâché, je trouve qu'il a énormément progressé là-dessus". Mercredi, il retrouvera donc le Parc des Princes et "ce sera un moment spécial pour lui, j'espère qu'il pourra en profiter et peut-être marquer un but. C'est ce que je lui souhaite", a espéré mardi devant la presse son complice en attaque Florian Wirtz.

08.04.2026 à 12:35

Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France, après "l'horreur" de la détention en Iran

FRANCE24

"Nous ne sommes pas brisés, nous allons témoigner", a lancé Jacques Paris, 72 ans, au côté de Cécile Kohler, 41 ans, depuis le jardin de l'Elysée à l'issue d'un long entretien avec le président Emmanuel Macron. "Nous étions des otages, des otages d'Etat. Nous avons été traités dans des conditions extrêmement difficiles. On peut même dire que nos conditions de détention étaient inhumaines", a témoigné Jacques Paris en évoquant Evine, "le centre de répression principal en Iran". Au sein de cette prison, ils étaient enfermés "au centre d'interrogatoire, où le régime est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus difficile, où vous n'avez aucun droit". Ils n'ont pas pu choisir leurs défenseurs et les contacts avec leur famille étaient "épisodiques et extrêmement brefs". "Nous étions sous menace permanente", a-t-il raconté. "Nous n'avions pas le droit de lire, pas le droit d'écrire. Dès que nous sortions de notre cellule, nous avions les yeux bandés". "Message d'espoir" En dépit du calvaire enduré, Cécile Kohler a voulu transmettre "un message d'espoir, parce que nous avons gardé espoir jusqu'au bout et aujourd'hui, nous sommes là pour vous parler". Cela "aurait pu être encore bien pire que ce que nous avons vécu, bien plus long", a-t-elle indiqué. Ils ont atterri peu avant 09H00 (07H00 GMT) à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, au terme d'un long périple. Ils avaient quitté mardi à l'aube Téhéran pour gagner par la route, dans un convoi diplomatique, l'Azerbaïdjan, où ils ont ensuite passé la nuit. M. Macron s'est dit "extrêmement heureux" de leur retour et a remercié notamment "les autorités omanaises pour leurs efforts de médiation". "Effort de longue haleine" Cécile Kohler, professeure de lettres, et Jacques Paris, enseignant retraité, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en Iran. Les différents ministres français des Affaires étrangères avaient depuis travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile par la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février. Pour Paris, le temps pressait alors que le président américain, Donald Trump, avait lancé mardi un nouvel avertissement à l'encontre Téhéran, avant de conclure in extremis un cessez-le-feu de deux semaines. "Le cessez-le-feu annoncé en Iran et le retour des deux Français est une double satisfaction", a réagi mercredi à l'AFP une source diplomatique iranienne, confirmant le rôle joué par les autorités omanaises. "Oman est un pays avec lequel les Iraniens entretiennent des relations très amicales", a ajouté cette source. "Ce sont les hommes de confiance de l'Iran". "Discussions sensibles" Ces derniers mois, le pouvoir de Téhéran avait évoqué un échange - jamais confirmé par Paris - en contrepartie de la remise en liberté d'une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025 et condamnée notamment d'apologie du terrorisme. L'assignation à résidence de cette dernière a été levée, a annoncé mardi son avocat Nabil Boudi. Interrogé sur une éventuelle contrepartie à leur libération, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a évoqué des "discussions sensibles, par nature confidentielles et qui doivent le rester" mais a assuré qu'"en aucun cas et d'aucune manière, nous n'avons mêlé le sort de nos otages avec les choix de politique étrangère de la France". L'Iran multiplie les arrestations de ressortissants occidentaux, les accusant le plus souvent d'espionnage, pour les utiliser comme monnaie d'échange pour relâcher des Iraniens emprisonnés dans des pays occidentaux ou afin d'obtenir des gages politiques. Au plus fort de la crise des "otages d'État" avec Paris, Téhéran a détenu jusqu'à sept ressortissants français simultanément. Il n'y en a désormais plus.
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