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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

23.05.2026 à 11:00

En Californie, environ 40 000 personnes évacuées par crainte d'une explosion chimique

FRANCE 24

Environ 40 000 Californiens ont été contraints d’évacuer leur domicile vendredi après une fuite dans un réservoir de produit chimique dans le sud de l'État. Les autorités redoutent une explosion susceptible de libérer des fumées toxiques au-dessus d’une vaste zone habitée.

23.05.2026 à 10:59

L'épisode de chaleur précoce sur la France est "durable", prévient Météo-France

FRANCE24

L'épisode de chaleur précoce et intense sur la France, qui se traduit déjà vendredi 22 mai par des températures maximales de plus de 35°C localement dans le Sud-Ouest, est "durable" et devrait atteindre son "paroxysme" entre dimanche et mercredi, a annoncé Météo-France vendredi.

23.05.2026 à 10:57

Donald Trump : la cheffe du renseignement Tulsi Gabbard quitte le gouvernement

FRANCE24

La cheffe du renseignement américain Tulsi Gabbard, que la presse disait fragilisée en raison de propos sur l'Iran, est devenue vendredi 22 mai la dernière ministre en date à quitter le gouvernement Trump, en avançant des raisons personnelles.

23.05.2026 à 10:55

Ebola : le risque pour la santé publique en RDC est maximal, alerte l'OMS

FRANCE24

L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo représente désormais un risque "très élevé" pour la santé publique au niveau national, le niveau d'alerte maximal, contre "élevé" précédemment, a alerté vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

23.05.2026 à 10:53

Sénégal : le président limoge le PM Sonko, dissout le gouvernement

FRANCE24

Le président ​du Sénégal, Bassirou Diomaye ​Faye, a limogé vendredi 22 mai le Premier ministre Ousmane Sonko et ​dissout ‌le gouvernement, ⁠selon un communiqué lu à ‌la télévision publique RTS.

23.05.2026 à 10:52

Chine : au moins 90 morts dans un coup de grisou

FRANCE24

Un coup de grisou a tué au moins 90 mineurs dans le nord-est de la Chine, selon le dernier bilan publié samedi 23 mai, le président Xi Jinping promettant de "tirer les leçons" de l'accident minier le plus meurtrier en 17 ans dans le pays.

23.05.2026 à 10:42

Lens termine sa saison historique avec un premier titre de Coupe de France

L'Equipe TV

Après leur deuxième place cette saison en championnat, les Lensois ont remporté la Coupe de France pour la première fois en 120 ans d'histoire. Les Sang et Or se sont imposés contre Nice (3-1) lors de la finale, vendredi au Stade de France.

23.05.2026 à 10:31

Aux portes de la Russie, la Norvège entre en mode "défense totale"

FRANCE24

Creusé sous un paisible parc, l'abri antiaérien de St. Hanshaugen, l'un des plus grands d'Oslo, accueillera 1.100 personnes derrière ses lourdes portes métalliques, le jour où... L'air est frisquet, la lumière pâle, les toilettes rudimentaires: l'antre n'a rien d'un trois étoiles, mais il est conçu pour protéger contre d'éventuels bombardements et menaces NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques). "Aujourd'hui, on a environ 18.600 abris, de quoi couvrir un peu moins de 50% de la population" du pays (5,6 millions d'habitants), explique à l'AFP Øistein Knudsen, chef de la Défense civile norvégienne. "Beaucoup ont besoin d'être modernisés: ils ont été construits pendant la Guerre froide, ils sont humides, vieux...". Membre de l'Otan, le royaume scandinave veut rétablir l'obligation de doter les nouveaux grands bâtiments d'abris antiaériens, une exigence qui avait été levée en 1998, un "dividende de la paix" généré par l'implosion de l'URSS. L'idée n'est pas de bâtir des coûteux abris, mais d'offrir une protection sommaire contre les menaces comme les drones désormais omniprésents sur les champs de bataille. "Mes collègues ukrainiens mènent une guerre existentielle sur leur propre territoire, et pourtant ils trouvent encore le temps de partager leurs expériences", souligne Øistein Knudsen. "Rien que les écouter raconter ce qu'ils vivent, les attaques contre la population civile, ce que cela signifie d'opérer comme force de défense civile en temps de guerre, ces expériences-là sont inestimables". Finie l'insouciance La construction d'abris est l'une des 100 propositions formulées l'an dernier dans un Livre blanc. Le gouvernement veut aussi augmenter de 50%, à 12.000 hommes et femmes, les effectifs de la Défense civile, obliger toutes les communes à se doter d'un "conseil local de préparation" ou encore porter à 50% le taux d'autosuffisance alimentaire d'ici 2030. Les ménages sont par ailleurs invités à stocker de quoi tenir durant sept jours. "Pendant de nombreuses décennies en Norvège, nous avons eu le luxe de pouvoir consacrer nos ressources à d'autres choses", dit Kristine Kallset, secrétaire d'Etat au ministère de la Justice et de la Sécurité publique. "Mais depuis que la situation sécuritaire s'est détériorée, nous avons compris qu'il y avait un certain nombre de choses à faire pour nous assurer que notre préparation intègre aussi la guerre dans le pire des scénarios", souligne-t-elle à l'AFP dans les nouveaux locaux du gouvernement. Malice du calendrier, ces bâtiments reconstruits après avoir été dévastés en 2011 par l'attentat de l'extrémiste Anders Behring Breivik n'ont pas d'abri antiaérien. Dans ses vœux de Nouvel An, le Premier ministre Jonas Gahr Støre a alerté ses concitoyens que "la guerre pourrait revenir en Norvège". L'année 2026 a été décrétée celle de la "défense totale", concept qui vise à préparer tous les maillons de la société -armée, administrations, entreprises...- à une crise majeure ou une guerre. Grains de sable "Le tableau actuel des menaces, qu'il s'agisse de la crise climatique, de la rivalité entre grandes puissances, de la guerre en Ukraine, du Moyen-Orient ou des pandémies, est bien plus interdisciplinaire qu'il y a 20 ans", analyse Jarle Løwe Sørensen, spécialiste de la gestion de crise à l'université de Southern Norway. "On est sur la bonne voie dans les préparatifs (...) mais il y a des mécanismes bureaucratiques, juridiques et organisationnels qui viennent souvent entraver le bon fonctionnement du système et empêchent que tout s'emboîte de façon vraiment optimale", affirme-t-il. Les zones de responsabilité entre police, pompiers, services de santé ou encore la garde nationale ne coïncident ainsi pas toujours. Dans les rues d'Oslo, le degré de sensibilisation varie. "Je n'y pense pas au quotidien, mais j'ai mon petit kit d'urgence", confie Øystein Ringen Vatnedalen, un chef d'entreprise de 51 ans. "J'ai mis un peu d'argent liquide de côté, j'ai réfléchi à quelques scénarios -où j'irais, de qui je m'occuperais — et j'ai une radio, de l'eau, tout ce que les autorités recommandent". Consultante en développement durable de 48 ans, Käthe Hermstad, elle, n'a pas fait de préparatifs particuliers. "Le plus important, c'est d'avoir un réseau et une communauté autour de soi" pour s'entraider. Selon une étude de la Défense civile, 37% des Norvégiens disent avoir renforcé leur préparation au cours de l'année écoulée, mais seuls 21% redoutent une guerre sur le territoire national d'ici cinq ans.

23.05.2026 à 10:17

Au Mexique, un village indigène vidé de ses habitants par les bombes des narcotrafiquants

FRANCE24

Aujourd'hui, Tula n'est plus qu'un amas de ruines où errent des animaux affamés. Quelques familles vivaient auparavant dans ce village de montagne situé dans l'Etat de Guerrero (sud-ouest), très pauvre. L'attaque survenue début mai a été attribuée à Los Ardillos, un gang criminel dédié au narcotrafic, à l'extorsion et aux enlèvements cherchant à intimider la population locale. Elle a fait au moins trois morts, selon un bilan des groupes d'autodéfense indigènes de la région, qui tentent de protéger leur communauté des assauts des cartels. Il n'existe pas de décompte officiel. Des journalistes de l'AFP se sont rendus sur place. Le toit en tôle de l'une des maisons s'est enfoncé sous l'effet des bombes. Les éclats de verre sont omniprésents et une vitre porte un impact de balle, ont-ils constaté. Une chèvre se promène parmi les toits effondrés, la patte blessée. Des poules, des chiens et des cochons amaigris parcourent les rues tandis que de la fumée s'échappe encore des décombres. Maria Cabrera se couvre le visage avec une couverture pour pleurer lorsqu'elle songe à tout ce qu'elle a perdu dans l'incendie. "Tout n'est plus que cendre", se lamente cette artisane de 74 ans. "Ils ont brûlé mon travail (...) je traîne ici dans la rue comme ce chien qui n'a pas de maître". "Abattue" Mme Cabrera et une centaine d'autres personnes ont été déplacées à Alcozacan, à 15 minutes en voiture de Tula. Là, elles font la queue sur un terrain de sport pour recevoir un sac contenant du lait, de la farine pour tortillas, des conserves, du papier toilette. La plupart sont des femmes, vêtues des châles traditionnels indigènes finement brodés aux couleurs vives. Les membres de la Garde nationale mexicaine sont déployés dans cette zone mais les habitants s'accordent à dire que leur présence fait peu de différence et qu'aucune arrestation n'a eu lieu. "L'objectif est de pacifier par le dialogue", a expliqué la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum la semaine dernière. A Alcozacan, une maison sert de chapelle improvisée pour veiller les morts, tous membres du Conseil indigène populaire de Guerrero (CIPOG-EZ), lequel compte une soixantaine d'hommes armés. Ils "ont lutté jusqu'où ils ont pu pour défendre le village", salue Sixto Mendoza, également membre. Les funérailles ont eu lieu cette semaine. Un groupe de femmes a ouvert la procession, encens et fleurs à la main, jusqu'au cimetière situé tout en haut de la montagne. La compagne de l'un des défunts a confié à l'AFP se sentir "abattue". "On venait à peine de se mettre ensemble, je n'ai pas eu beaucoup de temps avec lui", dit cette jeune fille de 16 ans sous couvert d'anonymat. Elle a aussi perdu son oncle. "Jamais je ne reviendrai" Après l'attaque, Prisco Rodriguez est retourné à Tula pour inspecter les lieux. "Il n'y a personne", constate ce membre du groupe d'autodéfense en enregistrant une vidéo. Les membres du cartel cherchent à "soumettre ceux qui se laissent faire et tuer ceux qui refusent". "Une fois entrés, ils commencent à te faire payer une taxe pour tout, même pour vivre", témoigne M. Rodriguez. "Beaucoup de villages vivent cette situation" mais "tout le monde est obligé de se taire", ajoute-t-il. Los Ardillos n'ont pas l'intention de s'installer à Tula, relève David Saucedo, spécialiste de la sécurité publique. Selon lui, les narcotrafiquants s'en prennent aux villages qui soutiennent et aident le groupe d'autodéfense indigène pour "qu'il n'ait plus d'endroit où soigner ses blessés, se réapprovisionner en vivres et en eau, se reposer, se cacher". L'expert évoque "une augmentation des attaques contre les villages et les communautés" autochtones alors que les cartels "cherchent à s'étendre". Maria Cabrera a reçu le message: "Jamais je ne reviendrai", assure-t-elle.

23.05.2026 à 10:17

Le cinéma iranien dans l'étau de la guerre et de la répression

FRANCE24

Malgré un environnement hostile marqué par une censure omniprésente et des procédures judiciaires à répétition, l'Iran a vu éclore des cinéastes de talent. Des réalisateurs comme Asghar Farhadi, Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof ont su s'imposer sur la scène internationale, raflant des Oscars et triomphant dans les plus grands festivals européens avec des œuvres qui dressent un portrait minutieux du quotidien sous la République islamique. Pegah Ahangarani, actrice et réalisatrice ayant fui le pays en 2022 pour l'Angleterre, est l'une des cinéastes iraniennes présentes au festival de Cannes. Avec "Viendra la révolution", elle a remporté l'Oeil d'or, le prix du meilleur documentaire projeté à Cannes. Divisé en cinq chapitres, le film retrace le destin du meilleur ami de son père, de l'un de ses professeurs et d'un camarade de classe, tous victimes des autorités. Le documentaire montre également Ahangarani, 42 ans, prise dans les violentes manifestations prodémocratiques du Mouvement vert en 2009, et son désespoir face aux événements de 2026. Aujourd'hui, elle redoute que l'étroit espace de liberté qui rendait possible la production de films indépendants en Iran soit en train de se refermer. "Ces dernières années, il y a vraiment eu un vaste mouvement cinématographique souterrain et clandestin. De nombreux cinéastes ont commencé à tourner sans autorisation, sans que les femmes portent le voile", a indiqué l'artiste à Cannes. "Aujourd'hui, avec la guerre, les rares informations que nous recevons d'Iran semblent indiquer que la situation des cinéastes est la même que celle du reste de la population, c'est-à-dire une répression plus forte que jamais. Les autorités sont bien plus sévères qu'auparavant", ajoute-t-elle. L'Iran a procédé à des arrestations massives et à une série d'exécutions depuis l'attaque américano-israélienne contre le pays le 28 février, et les autorités ont coupé l'accès à l'internet international pour la majeure partie de la population. Auparavant, en janvier, d'importantes manifestations antigouvernementales avaient secoué le pays. Des groupes de défense des droits de l'Homme ont fait état de milliers de personnes tuées par les forces de sécurité. "La guerre, par sa nature, n'apportera rien d'autre qu'une rupture dans le chemin que le peuple iranien était en train de prendre vers la liberté", a déclaré Ahangarani. Les Iraniens "se battaient pour avancer, progressant pas à pas, et la guerre n'a fait qu'interrompre cette marche en avant", poursuit la réalisatrice exilée. Une des illustrations des pressions que subit le monde de la culture est le sort réservé au cinéaste dissident Jafar Panahi, revenu dans son pays fin mars et qui a comparu mercredi devant un tribunal pour l'une de ses condamnations. Le réalisateur, déjà emprisonné à deux reprises, avait été condamné par contumace en décembre à un an de prison pour "activités de propagande" contre l'Etat, quelques mois après avoir remporté la Palme d'or à Cannes pour "Un simple accident". - Cible privilégiée - Un autre documentaire présenté à Cannes, "Dans la gueule de l’ogre", de Mahsa Karampour, se penche sur l'expérience de l'exil. "Nous pouvons résister, nous réinventer et même dire que la censure et les interdictions peuvent nous motiver davantage", a expliqué à l'AFP la cinéaste installée à Paris. "Mais je pense qu'à un certain stade, lorsque la pression est à la fois économique et psychologique, il existe un seuil au-delà duquel cela peut provoquer une paralysie", constate la cinéaste. Pour Kaveh Farnam, réalisateur basé à Dubaï et ancien président de l'Association des cinéastes indépendants iraniens, l'inflation qui ronge le pays et le blocage d'internet ont un effet dévastateur sur l'ensemble des techniciens qui travaillent dans l'industrie cinématographique. "Je connais de nombreux professionnels qui n'ont pas pu travailler depuis des mois", a-t-il dit à l'AFP. "Ils sont sous une pression terrible, sans argent, sans revenus et les prix augmentent chaque jour", se désole le cinéaste. La guerre constitue selon lui "un prétexte au régime pour être plus sauvage et brutal". Dans ce climat, les intellectuels sont devenus des cibles privilégiées. L'attaque israélo-américaine offre aux autorités "un prétexte pour dire +Vous êtes un espion, vous travaillez pour Israël+", selon lui.

23.05.2026 à 10:13

Venues d'Asie, ces petites mains qui font tourner le Groenland

FRANCE24

Issue d'un milieu modeste, sa famille fait partie des quelque 1.200 Philippins installés sur l'île arctique de 57.000 habitants, la première diaspora étrangère de ce territoire danois. "On cherche juste des pâturages plus verts", sourit la mère de famille de 38 ans, les yeux perdus à travers la fenêtre enneigée. Mais, derrière la vitre, en ce mois d'avril glacé, c'est le blanc immaculé du blizzard qui avale les rues d'Ilulissat, au nord du cercle polaire arctique. Téléportée Longs cheveux noirs, cernes discrets et sourire communicatif malgré la fatigue, Marinel Garciano s'accorde une pause au café Nuka, où travaille son mari. Owie Garciano, lui, a quitté en 2012 les paysages luxuriants des Visayas pour le Groenland, son froid extrême et un emploi de cuisinier. Sa femme et leurs trois enfants l'ont rejoint à Ilulissat en 2021, portés par l’essor touristique de la capitale des icebergs. "C’est comme si je m'étais téléportée ", lâche Marinel Garciano. "De la forêt tropicale à ici." D’abord manutentionnaire malgré son dos fragile, elle finit par trouver un emploi de réceptionniste. Sa fille de 15 ans vient parfois l'aider. Son fils aîné, 18 ans, travaille comme commis dans un restaurant réputé. Si la famille s'épuise au travail, c'est en pensant à demain : Marinel Garciano investit "chaque couronne" dans l'immobilier pour sécuriser l’avenir de ses enfants. "Je ne veux pas qu’ils grandissent comme moi", dit‑elle. "Aux Philippines, rien ne garantit que ce que tu as aujourd’hui sera encore là demain." Entre deux commandes, Owie Garciano surgit de la cuisine, l'embrasse à la hâte, puis disparaît à nouveau, laissant derrière lui une odeur de friture. Ne sachant pas combien de temps leurs visas seront renouvelés, hors de question de "gaspiller " son temps ici. Marinel Garciano tient des comptes d'apothicaire, surveille de près les dépenses des enfants, quitte à confisquer leur argent " pour leur avenir ". "De toute façon, il fait trop froid pour sortir et s'amuser", tranche‑t‑elle. "Et si tu bois, tu finis juste en gueule de bois et fauché." Elle se tortille sur la banquette de skaï rouge. " Je ne sais pas... je suis peut‑être folle ", dit‑elle en riant. Le lendemain matin, elle prêtera main‑forte à des amies philippines pour le ménage du nouvel aéroport de la ville, qui doit ouvrir ses portes en octobre. Manque de main d'oeuvre A l'aube, loin des regards, l'hôtel Best Western s'anime au rythme d'un discret ballet. Une femme de chambre thaïlandaise disparait derrière une volée de draps, un cuistot philippin derrière une gerbe de flamme. Ici, un quart du personnel est étranger. "On aimerait employer des locaux, mais c’est très difficile ", reconnaît la directrice Arnarissoq Møller. "Sans eux, je ne sais pas comment nous pourrions maintenir notre niveau de service". À Ilulissat, environ 50.000 visiteurs affluent chaque année dans la petite ville de 5.000 habitants. Le tourisme progresse vite, mais la main-d'œuvre manque, dans un territoire où la population est en constant déclin. Selon le patronat groenlandais, 5 à 6% des travailleurs du territoire arctique sont aujourd'hui asiatiques, attirés par un secteur en expansion. Une présence indispensable, parfois mal comprise. Marinel Garciano le ressent par moment entre regards appuyés et mots durs : "rentrez chez vous". "Comme dans n'importe quel pays ", relativise-t-elle. " On doit s'adapter à la langue, à la culture... mais ce n'est pas facile." Toute la journée, elle jongle entre le groenlandais, le danois et l'anglais. Assise à côté d'elle, sa cadette, Neliowi, 5 ans, dévore des dessins animés en anglais. "Le matin, je l'encourage toujours à parler quatre ou cinq langues". - Mourir ici - Quand on lui parle de bonheur, Marinel Garciano hésite : "Je suis heureuse de savoir que mes enfants ne risquent pas de retomber dans la pauvreté". Elle ne veut pas "mourir ici", espérant pouvoir rentrer aux Philippines avant ses 40 ans. "Ici, il n’y a pas vraiment de moyen de laisser sortir ce que tu ressens. A part regarder par la fenêtre et soupirer." La nuit tombe, les touristes désertent le café Nuka. Dehors, le blizzard ne faiblit pas. Marinel enfile son épais manteau en grimaçant, rêvant "d'arbres, de mer et de sable". Les traits tirés, son mari franchit les portes battantes de la cuisine. Un commis philippin le salue d'une main sanguinolente. Il prépare des gigots de rennes qui finiront en curry panang, devenu le plat phare des restaurants de la ville. En salle, une jeune femme dresse les tables pour le lendemain. Ilulissat s'endort sous sa couverture de neige, mais la lumière chaude et quelques notes de pop-rock thaïlandais du café Nuka révèlent qu'une autre vie veille encore.

23.05.2026 à 10:04

Mondial 2026 : à l'image d'Haïti, des Petits Poucets en quête d’exploit

Stéphanie TROUILLARD

Pour la première fois, la Coupe du monde de football va se jouer entre 48 équipes pour une édition inédite à 104 matches. Profitant de cet élargissement, plusieurs sélections vont connaître leur baptême du feu dans un Mondial. Malgré une sévère concurrence, ces petites nations espèrent bien réaliser des performances historiques. Focus sur Curaçao, Haïti, l'Ouzbékistan, la Jordanie et le Cap-Vert.

23.05.2026 à 10:01

Canal+ assigné en justice pour discrimination contre les signataires de la tribune anti-Bolloré

FRANCE 24

La Ligue des droits de l'Homme et la CGT Spectacle ont annoncé samedi avoir engagé une action en justice pour discrimination contre Canal+. En plein festival de Cannes, les propos du dirigeant sur les signataires d'une tribune anti-Bolloré ont secoué le monde du cinéma.

23.05.2026 à 09:21

Véronique Sanson, hospitalisée, annule son concert à Saint-Brieuc

FRANCE24

La chanteuse devait débuter samedi sa tournée des festivals d'été. Les autres dates de concerts à Hauterives, Albi, Vence, Surgères et Orange, en juin et juillet, sont maintenues, selon le communiqué de l'agence 96B. Soignée avec succès pour un cancer de l'amygdale en 2018, la chanteuse, autrice et compositrice avait confié en septembre 2025 à l'émission Sept à huit diffusée sur TF1 avoir de plus en plus de problèmes de santé. "J'ai mal partout, j'ai de l'arthrose dans les mains, de l'arthrite et ça me fait mal quand je joue du piano" et "ce n'est pas fait pour s'arranger", avait-elle expliqué. Hospitalisée pour une pneumonie en avril 2024, Véronique Sanson avait ainsi dû annuler un concert au Zénith de Nantes. L'artiste, qui a bercé des générations par son vibrato rauque sans égal dès les années 1970, une époque où les femmes autrices-compositrices-interprètes étaient peu nombreuses, a sonné la fin des yéyés avec son premier album "Amoureuse", alors qu'elle avait 22 ans. Dans le sillage de la révolution menée par les Beatles, elle a fait résonner le français comme de la pop anglo-saxonne, grâce à son phrasé unique et ses envolées au piano.
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