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▸ Les 15 dernières parutions

19.07.2026 à 12:20

Mali : au moins 50 militaires tués dans l'attaque des indépendantistes et des jihadistes à Anéfis

FRANCE 24

Le bilan de l'attaque menée samedi contre un convoi de l'armée malienne près d'Anéfis, dans le nord du pays, se précise. Au moins 50 militaires ont été tués, selon des sources locales et militaires jointes par l'AFP dimanche. Cette attaque menée par des indépendantistes touaregs et des jihadistes est l'une des plus meurtrières subies par l'armée malienne.

19.07.2026 à 12:19

Espagne: 13.000 hectares brûlés dans un incendie à 100 km au nord de Madrid

FRANCE24

"Le feu de forêt (du village) de la Mierla dans la région de Guadalajara" a brûlé "13.000 hectares de terrain et touche plus de 700 personnes", a comptabilisé le service de prévention et d'extinction des incendies en Castille-La-Manche, dans le centre de l'Espagne. Plusieurs centaines de pompiers, aidés par des engins aériens, travaillent sur place à circonscrire l'incendie, est-il précisé. S'il n'a pas fait de victime, ce feu de forêt, qualifié de "difficile" par le président de la région de Castille-La-Manche Emiliano García-Page sur X, s'est déclaré dans la région forestière et montagneuse de Guadalajara et notamment le parc naturel de la Sierra Norte, qui abrite des espèces menacées d'aigles, de loups et de papillons. Il vient s'ajouter à celui qui s'est déclaré mercredi près de Saragosse, dans le nord-est, lui aussi sans faire de victimes. "Après des journées extrêmement éprouvantes", ce feu connaît "enfin une évolution clairement favorable", s'est réjoui dimanche matin Jorge Azcón, le président régional de l'Aragon sur X, précisant qu'environ 15.000 hectares ont brûlé. L'évolution de ces deux incendies est d'autant plus préoccupante que l'Espagne s'apprête à vivre sa troisième vague de chaleur à parti de mardi, avec des températures devant dépasser les 40°C sur une grande partie du pays. La chaleur devrait s'intensifier jusqu'à jeudi, jour qui selon les prévisions de l'agence météorologique, pourrait marquer le pic de cet épisode, avec des températures pouvant dépasser 45 degrés dans certaines zones isolées. Selon les scientifiques, le changement climatique d'origine humaine accroît la durée, l'intensité et la fréquence des vagues de chaleur, qui assèchent la végétation et augmentent le risque d'incendies de forêt. L'Espagne vient de vivre l'un des incendies les plus meurtriers de son histoire récente, un feu de forêt qui s'est déclaré en Andalousie (sud) le 9 juillet, faisant 13 morts et ravageant 7.000 hectares. En première ligne du réchauffement climatique, le pays a connu ces dernières années des vagues de chaleur de plus en plus longues et fréquentes, avec des températures dépassant largement les 40°C, créant des conditions favorables à des feux dévastateurs. En 2025, plus de 393.000 hectares y ont été ravagés par les flammes, selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (Effis), le pire bilan de l'histoire récente de l'Espagne. Près de 82.000 hectares ont été réduits en cendres depuis le début de l'année dans le pays, selon Effis. L'an passé, "un tiers de la superficie totale brûlée en Europe" l'a été en Espagne, avait rappelé le Premier ministre Pedro Sánchez lorsqu'il s'était rendu sur les lieux du sinistre en Andalousie, insistant sur le fait que "les effets de l'urgence climatique s'aggravent" et alertant sur l'"été compliqué" à venir.

19.07.2026 à 12:09

Au moins 50 militaires maliens tués dans une attaque des indépendantistes et des jihadistes samedi

FRANCE24

La coalition des indépendantistes touareg et de jihadistes a tendu une embuscade samedi contre un convoi de l'armée qui quittait la ville stratégique d'Anéfis dans le nord du pays pour se rendre dans la grande ville de Gao. "Le bilan provisoire de l'attaque est très lourd. Plus de 50 militaires tués. Et au moins 24 prisonniers", a indiqué à l'AFP un élu local du nord proche de la junte au pouvoir. Ce convoi quittait la ville d'Anéfis, théâtre ces dernières semaines d'âpres combats pour son contrôle. Début juillet, une offensive d'envergure coordonnée du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et des indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA,) s'était soldée par la prise temporaire de la ville, encerclant le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et les paramilitaires russes d'Africa Corps. "C'est un bilan lourd. Certains de nos hommes ont été purement exécutés", a déploré une source au sein de l'armée malienne qui précise que des investigations sont en cours pour comprendre les défaillances tactiques ayant conduit à un tel revers. "Nous sommes en train de voir ce qui a réellement pu rendre nos hommes aussi vulnérables." "Mon mari a été tué samedi dans les combats. Il faut que le gouvernement nous dise la vérité. Il y a trop de morts", se lamente l'épouse d'un militaire tué lors de l'embuscade. "Aucun russe tué" Les paramilitaires russes qui soutiennent l'armée malienne étaient déjà arrivés à Gao au moment de l'attaque et n'ont pas subi de pertes, selon les sources consultées par l'AFP. "Aucun russe n'a été tué. Les morts sont dans les rangs de l'armée et des milices de l'Etat", a indiqué un chef de communauté de la région de Gao. "Il y a eu un problème de coordination entre les Russes et l'armée. Les Russes étaient devant. Ils sont arrivés à Gao sans perdre un seul homme", a confirmé un élu local. L'attaque a été revendiquée par le JNIM et les indépendantistes du FLA. Dans un communiqué, l'armée a reconnu samedi que son convoi était "tombé dans une embuscade tendue par des groupes armés terroristes", sans donner de bilan. Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s'ajoute à une grave crise économique. Depuis deux coups d'Etat successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale. En août 2024, l'armée malienne et les paramilitaires russes Wagner, qui ont précédé l'Africa Corps, avaient essuyé une importante défaite dans la localité de Tinzaouatène (nord), à la frontière algérienne. Des séparatistes et des jihadistes avaient affirmé avoir tué des dizaines de paramilitaires russes et de soldats maliens lors de combats. L'armée et Wagner avaient reconnu des pertes importantes, sans donner de bilan précis. En septembre 2024, le JNIM revendique une double attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako, la capitale, et contre l'école de gendarmerie, qui fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires. Ces derniers mois, les combats ont repris en intensité au Mali depuis une vaste offensive du JNIM et du FLA fin avril à travers le pays, lors de laquelle le ministre de la Défense a été tué et la ville stratégique de Kidal prise par cette coalition. La perte de Kidal est un camouflet pour la junte qui a pris le pouvoir à Bamako en 2020 sur la promesse de rétablir l'intégrité territoriale du Mali.

19.07.2026 à 12:03

Mondial 2026 : la France battue par l'Angleterre au bout d'un match fou

L'Equipe TV

Les Bleus sont passés par toutes les émotions samedi à Miami, à l'occasion de la "petite finale" de la Coupe du monde. Menés 4-0 à la pause par l'Angleterre, ils sont revenus dans le match, portés par les neuvième et dixième buts de Kylian Mbappé dans ce Mondial, avant de finalement s'incliner 6-4, au bout du suspense.

19.07.2026 à 11:43

Un parasite sème la panique aux États-Unis : ce que l'on sait de l'épidémie

FRANCE24

Les États-Unis connaissent actuellement leur pire année à ce jour en matière de cyclosporose. Cette maladie intestinale est causée par un parasite, transmis dans des aliments ou de l'eau contaminés par des matières fécales. Au moins de 1 600 personnes ont été touchées par cette vague. Les autorités sanitaires enquêtent sur l'origine... les premiers éléments sont enfin révélés. Récit de Laura Cambaud.

19.07.2026 à 11:42

Allemagne : le chef des députés CDU démissionne suite à un recours à la GPA

FRANCE24

C'est une affaire qui fait la une en Allemagne. Le président du groupe parlementaire conservateur CDU/CSU Yens Spahn a dû démissionner. Il a eu, avec son mari, un enfant grâce à la gestation pour autrui aux États-Unis. Problème : la pratique en Allemagne est interdite, et il incarne depuis des années la frange la plus conservatrice de son parti, opposée à la GPA. Précisions de Caroline du Bled, correspondante de France 24 à Berlin.

19.07.2026 à 11:39

Mondial 2026 : "Gianni Infantino s'est comporté comme un laquais de Donald Trump"

FRANCE24

Tandis que le Mondial 2026 touche à sa fin, le spécialiste de géopolitique Pascal Boniface nous livre son analyse sur la compétition. Il note notamment la “servilité” de Gianni Infantino face à Donald Trump.

19.07.2026 à 11:30

En Espagne, un incendie au nord de Madrid ravage 12 000 hectares de forêt

FRANCE 24

L'incendie qui s'est déclaré jeudi dans la région de Guadalajara, au nord de Madrid, s'est renforcé et a déjà brûlé plus de 12 000 hectares de forêt. Aucune victime n'est à déplorer pour l'instant.

19.07.2026 à 11:29

En Inde, malaise autour de l'affaire des dons du temple de Ram

FRANCE24

Les autorités n'ont pas révélé le montant des sommes qui ont disparu des comptes du temple, mais les médias locaux affirment qu'elles atteindraient jusqu'à 30 millions de roupies (275.340 euros). La police enquête et a déjà arrêté huit personnes, toutes en charge de collecter les dons. La révélation de ces fraudes a semé l'émoi en Inde, et reposé la question de la transparence et de la gestion des milliards de dons et autres offrandes religieuses versés chaque année dans le pays. Les sommes sont colossales. Pour l'année fiscale 2024-2025, Ayodhya a déclaré 3,27 milliards de roupies (30,6 millions d'euros) de revenus, dont 1,5 milliard de dons, selon le fonds Shri Ram Janmabhoomi Teerth Kshetra qui le gère. Il faut dire que le temple est l'un des plus fréquentés en Inde. Officiellement plus de 50 millions de pèlerins par an - bien plus que le fameux Taj Mahal et ses 8 millions de visiteurs - qui déversent chacun leur lot de pièces, de billets, d'or ou d'argent. Le scandale ne pouvait pas plus mal tomber pour l'homme fort de l'Inde, qui avait fait de sa construction l'une de ses priorités politiques. "Transparence" L'édifice est né au terme d'une bataille aussi longue que meurtrière, engagée en 1992 par les extrémistes hindous qui ont détruit la mosquée érigée selon eux plusieurs siècles plus tôt sous l'ère moghole sur le lieu de naissance du dieu Ram. Les violences entre hindous et musulmans qui ont suivi ont causé plus de 2.000 morts. La controverse a fini devant les juges de la Cour suprême, qui ont autorisé en 2019 la construction du temple, inauguré en 2024 quelques mois avant la réélection de M. Modi à la tête du pays. Selon la fondation, quelque 341 millions de dollars ont été collectés pour sa construction. En Inde, le marché de la religion et de la spiritualité a été évalué en 2025 à plus de 70 milliards de dollars, et devrait atteindre 135,4 milliards d'ici 2034, a évalué la firme de conseil IMARC. "Son problème systémique, c'est le manque de transparence et de responsabilité", a estimé auprès de l'AFP Rahul Easwar, un militant hindou et petit-fils du grand prêtre du temple de Sabarimala (sud). Les institutions religieuses ont besoin de contrôles financiers renforcés, de comptabilité analytique, de télésurveillance des urnes où les fidèles déposent leurs dons, a-t-il jugé. L'activiste insiste sur les défis que posent les rassemblements religieux géants qui se succèdent tout au long de l'année et rassemblent des millions de pèlerins qui donnent sans compter et sans contrôle. Au risque de faciliter les fraudes. "Vol" Les organisateurs de la Kumbh Mela début 2025 n'ont pas révélé le montant des dons de ses plus de 650 millions - chiffre officiel - de participants. Avocats et fiscalistes soulignent eux la disparité des lois qui s'imposent aux institutions religieuses. "Il n'existe aucun cadre national régissant la transparence financière", explique Sonam Chandwani, partenaire de la firme KS Legal & Associates. La masse financière atteinte par certaines institutions l'impose, insiste l'analyste politique Anurag Naidu. "Les communautés religieuses sont devenues bien plus que de simples lieux de prières", souligne-t-il, "elles ont besoin de systèmes de contrôle financier et de surveillance indépendants". L'affaire du temple de Ram va au-delà de ces questions de gouvernance et a pris un tour politique. Principal opposant à M. Modi, le parti du Congrès a dénoncé par la voix d'un de ses chefs, Abhishek Manu Singhvi, un "pillage systématique" et s'est interrogé sur ses potentiels bénéficiaires. Pointé du doigt, le parti du Premier ministre (BJP) a dénoncé en retour des critiques "pro-Islam". Au guidon de son rickshaw dans les rues de la capitale New Delhi, Ashok Prasad Kushwaha ne cache pas, lui, son sentiment d'avoir été trompé. "Nous donnons de l'argent parce que nous pensons qu'il sert le travail de Dieu", explique ce triple visiteur d'Ayodhya. "Si cet argent a été volé dans un temple, c'est comme si j'avais moi-même été volé".

19.07.2026 à 11:19

Climat et biodiversité: la station polaire Tara lance sa première expédition dans l'arctique

FRANCE24

"L'Arctique est un océan peu étudié et qui change déjà beaucoup. Il est en pleine mutation", a déclaré Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Océan, lors d'une conférence de presse samedi. Or, "on ne peut pas comprendre l'environnement si on n'y passe que deux mois par an", durant l'été, a-t-il souligné, rappelant qu'il y avait "très peu de missions de long terme en Arctique". La nouvelle station polaire doit permettre de combler cette lacune scientifique. Jusqu'à fin 2027, l'équipage du navire, véritable concentré de technologie, va dériver sur la banquise du pôle Nord pendant 350 à 500 jours d'affilée. Le laboratoire flottant, en forme d'igloo posé sur une grosse bouée, a été conçu pour résister à la pression de la glace de mer et supporter des températures de -52°C, dans une des zones les plus isolées de la planète. A partir de la mi-août, la station longera les côtes de la Russie vers l'Est, se faisant ouvrir la voie par un brise-glace. Prise dans la banquise début septembre, la station devrait ensuite dériver à une vitesse moyenne de 10 kilomètres par jour, pour atteindre le détroit de Fram, entre le Groenland et le Svalbard, fin 2027. "Huis-clos humain" Le navire va embarquer 12 personnes en hiver (dont six scientifiques) et 18 en été. L'équipage international a été soigneusement sélectionné après des tests d'aptitude médicale et psychologique et un séminaire de cohésion d'équipe. "On n'a pas recherché des aventuriers qui veulent partir seuls au pôle Nord. L'idée, c'est plutôt d'avoir des personnes qui s'entendent bien pour vivre ce huis-clos humain", a expliqué Clémentine Moulin, directrice des expéditions. Les hivernants devront affronter cinq mois de nuit totale, le confinement, le froid extrême (-25°C en moyenne) mais aussi la présence d'ours polaires. "Les ours, c'est un sujet sérieux", reconnaît Éric Pelletier, chercheur en génomique de 58 ans, et membre d'équipage. "C'est pas un truc simple à gérer: l'ours est chez lui, il est habitué à chasser et se cache derrière les blocs de glace". Chaque membre d'équipage a donc été formé au tir pour faire face aux attaques à proximité de la station. Un chien berger de Laponie accompagnera en outre l'équipage pour les aider à repérer un animal en approche. Ne semblant pas s'inquiéter de ces aléas potentiels, la médecin de bord, Minh-Ly Pham Minh, 58 ans, se dit "confiante" avant le départ. "Sinon autant rester à terre", philosophe-t-elle. 10.000 échantillons L'expédition doit permettre de dresser un état des lieux de l'environnement de l'Arctique, dans une perspective patrimoniale. Grâce à un trou aménagé dans la coque et aux multiples instruments embarqués, les scientifiques prélèveront plus de 10.000 échantillons dans la colonne d'eau (jusqu'à 2.000 mètres de profondeur), dans l'atmosphère et dans les multiples cavités de la banquise. "Il y a une biodiversité au pôle Nord qui est purement adaptée à cet environnement. Si l'environnement change, cette biodiversité va peut-être disparaitre", a expliqué Romain Troublé. "On va peut-être perdre un pan entier de l'évolution de la vie sur cette planète, sans avoir même eu le temps de le documenter." Les 30 centres de recherche de 12 pays associés à cette expédition vont également étudier l'influence du changement climatique sur cet océan qui se réchauffe trois à quatre fois plus vite que le reste de la planète et voit sa banquise s'amenuiser. Certains projets de recherche menés par Tara Polar Station doivent aussi permettre d'affiner les modèles climatiques, en étudiant par exemple l'influence des bactéries sur la réflectivité des nuages. Le coût de l'expédition est estimé à 6 millions d'euros. Dix expéditions sont prévues entre 2026 et 2045, à raison d'une tous les deux ans.

19.07.2026 à 10:48

L'Angleterre bat la France 6-4 au Mondial 2026 à la terme d'un scénario fou

FRANCE24

C'est à n'en pas douter, ce match de petite finale restera dans les mémoires. La rencontre France-Angleterre pour la troisième place de la Coupe du Monde a été riche en émotions... et en buts : 6 buts à 4 pour les Anglais, qui remportent le match et la médaille. L'équipe de France a touché le fond en première période, avant de sauver l'honneur et d'offrir enfin un jeu à son niveau. Récit d’Alice Brogat.

19.07.2026 à 10:46

Deux soldats américains tués en Jordanie, Washington veut "punir" l'Iran

FRANCE24

L'escalade continue au Moyen Orient entre les États-Unis et l'Iran. Les Gardiens de la révolution annoncent ce dimanche avoir attaqué deux bases au Koweït. Un peu plus tôt, le commandement régional américain faisait état de son intention de “punir” l'Iran pour la mort de deux soldats états-uniens dans des frappes iraniennes en Jordanie. Un autre est porté disparu.

19.07.2026 à 10:45

Andy Burnham, la continuité dans la politique étrangère britannique ?

FRANCE24

Mais il pourrait adopter une ligne plus dure à l'égard d'Israël, reflétant la position de l'aile gauche du Parti travailliste sur la guerre à Gaza. Liens avec l'UE Andy Burnham, qui avait fait campagne contre le Brexit en 2016, a déjà dit à plusieurs reprises qu'il souhaitait oeuvrer à un plus grand rapprochement avec l'UE. "Je veux consolider les avancées réalisées dans les négociations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne et poursuivre rapidement ces progrès", a-t-il affirmé le 9 juillet dans une tribune au Times, consacrée à la défense et à la diplomatie. Il a notamment cité la coopération dans la lutte contre l'immigration irrégulière, le terrorisme ou la désinformation alimentée par l'IA. Début juin, il avait dit "espérer" que le Royaume-Uni retourne dans l'UE "de (son) vivant". Mais il s'est ensuite montré très prudent durant sa campagne pour se faire élire député, alors que le parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage l'accusait de vouloir remettre en cause le Brexit. "Je ne propose pas que le Royaume-Uni envisage de rejoindre à nouveau l'Union européenne. Je respecte la décision qui a été prise lors du référendum", a-t-il assuré, ajoutant toutefois que le Brexit a été "préjudiciable". Relation avec Donald Trump Après des hauts et des bas sous Keir Starmer, Andy Burnham va devoir trouver comment se positionner face à l'imprévisible président américain. Malgré son amour déclaré pour le Royaume-Uni, en particulier l'Ecosse, terre de naissance de sa mère, Donald Trump a rarement manqué une occasion de critiquer le gouvernement travailliste, sur le manque d'investissement dans la défense, le manque de soutien aux frappes américaines en Iran ou encore le sort de l'archipel des Chagos dans l'Océan Indien, siège d'une base militaire partagée hautement stratégique. Donald Trump sera-t-il séduit par l'ex-maire de Manchester, plus habile communicant que le sérieux Keir Starmer? Interrogé récemment, il a affirmé ne pas vraiment le connaître. "Je crois qu'il a été le maire d'une ville. J'ai entendu qu'il était très libéral" (au sens sociétal du terme), a-t-il dit, ajoutant que "ça signifie probablement qu'il n'ouvrira pas la mer du Nord" à l'exploitation pétrolière, véritable obsession de Donald Trump. Il pourrait être détrompé sur ce point, des médias rapportant qu'Andy Burnham envisage de faciliter de nouveaux forages. Le travailliste n'a pas caché le mal qu'il pense de la situation politique aux Etats-Unis sous l'administration Trump, la qualifiant de "sombre" et "divisée". Cela ne l'empêche pas de considérer la relation avec les Etats-Unis comme "essentielle", notamment en matière de défense et de sécurité. Soutien à l'Ukraine C'est sans doute le sujet le plus consensuel au sein de la classe politique britannique. Sans surprise, Andy Burnham a déjà affirmé sa volonté de maintenir le fort soutien du Royaume-Uni à l'Ukraine, inauguré sous le conservateur Boris Johnson en 2022 et poursuivi depuis par tous les gouvernements. Andy Burnham a assuré qu'il apporterait "à 100%" le même soutien à Kiev que Keir Starmer, lors d'un échange avec les internautes le 3 juillet sur le réseau social Reddit. "Le soutien du Royaume-Uni à l'Ukraine ne faiblira pas", a-t-il insisté dans sa tribune au Times. Et ce soutien passe, comme pour son prédécesseur, par le rôle du Royaume-Uni au sein de l'Otan. "Notre engagement pour l'Otan et la dissuasion nucléaire britannique restera absolu", a-t-il assuré. Pression sur Israël Pour Andy Burnham, le Royaume-Uni doit "faire davantage pour exercer une pression sur le gouvernement israélien" face à la situation à Gaza et en Cisjordanie occupée. Dans un entretien au Guardian début juillet, il a jugé que le Labour du temps de Keir Starmer n'avait "pas été à la hauteur" lorsque la guerre d'Israël à Gaza a éclaté, dans la foulée de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, notamment en ne voulant pas réclamer immédiatement un cessez-le-feu. La position du Parti travailliste sur ce conflit a été source de désaccords et de tensions en interne, et a poussé certains de ses électeurs à se tourner vers le parti des Verts, plus ouvertement propalestinien. Andy Burnham estime qu'il faut désormais "envisager de nouvelles sanctions" et "des mesures visant à interdire le commerce" avec les colonies israéliennes en Cisjordanie.

19.07.2026 à 10:31

A Beyrouth, "des clés sans maisons" pour raconter l'ampleur de la destruction dans le sud du Liban

FRANCE24

"Nous aurions dû rentrer avec et ouvrir la porte de notre maison, mais il n'y a plus de porte", soupire la femme de 23 ans. Elle fait partie de milliers de Libanais dont les domiciles dans le sud du pays ont été détruits par deux guerres successives entre 2023 et 2026 entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. Malgré une accalmie dans les dernières hostilités, depuis un accord conclu entre Washington et Téhéran le 17 juin, l'ampleur des destructions et la poursuite de frappes intermittentes et opérations de dynamitage israéliennes dans et près de localités occupées empêchent toujours le retour de dizaines de milliers de déplacés. Originaire de la localité de Nabatiyé al-Fawka, plusieurs fois visée depuis la trêve, Fatima Hajj Ali parcourt l'exposition "Ehki li" ("Raconte-moi O Sud"), dans le musée Beit Beirut, un bâtiment historique de la capitale qui porte les stigmates de la guerre civile au Liban. Au milieu des installations d'archives photo et vidéo recomposant la mémoire de la région, elle se souvient de sa dernière visite dans son village, à la faveur de l'accalmie. "La maison s'est à moitié effondrée", mais "ma chambre est toujours là, avec quelques affaires", confie cette psychothérapeute, qui accompagne surtout des déplacés. "L'instant du coucher du soleil me manque, comme écouter l'appel à la prière dans le jardin de notre maison, une tasse de café à la main", dit cette femme, qui vit désormais à Beyrouth. "L'idée de ne pas pouvoir rentrer (...) fait très mal". Parmi les oeuvres exposées, l'installation "des clés sans maison" d'Adib Farhat, fait résonner à travers des enregistrements vidéos les témoignages de trois personnes du sud ayant conservé les clés de maisons qui n'existent plus. L'artiste de 36 ans a lui même été hanté par la peur de perdre son chez-soi en 2024. "Ma maison sera-t-elle bombardée? Comment mon rapport à la clé va alors changer? Allons-nous devenir les nouveaux Palestiniens?", explique-t-il, en référence au traumatisme de la Nakba ("catastrophe") de 1948, l'exode de près de 700.000 Palestiniens lors de la guerre ayant accompagné la création d'Israël. -"Ce qu'il reste"- Une vieille photo de la ville côtière de Tyr, et une vidéo en noir et blanc de la ville de Nabatiyé - toutes deux pilonnées pendant des semaines par l'armée israélienne - s'affichent sur les murs de l'espace d'exposition, où les installations se succèdent. L'une reconstitue l'intérieur de maisons méridionales. Une autre, "Ce qu'il reste", créée par Sama Beydoun, renvoie à sa dernière visite, en 2025, dans la maison de ses grands-parents, désormais détruite. Ses photos, rendues floues par un dysfonctionnement technique, créent une atmosphère onirique. La maison se trouvait dans la ville frontalière de Bint Jbeil. C'est "l'histoire de quelqu'un qui va rendre visite à ses grands-parents dans un endroit menacé", mais empli de vie, décrit l'artiste de 29 ans, installée à Paris. "Je me souviens de toutes les personnes qui se retrouvaient dans cette maison, comment ma famille y a grandi, de toutes les générations qu'elle a abritées et comment elle a vu la vie changer, tandis que certaines choses restaient les mêmes", comme le rituel du repas du dimanche midi, dit-elle. Une vie "très simple, mais très belle". Plus loin, le travail photographique "Lieux de l'exil" retrace l'histoire d'un couple détenu dans la tristement célèbre prison de Khiam, à la frontière avec Israël. Avant le retrait israélien de 2000, elle était gérée par l'Armée du Liban sud, une milice supplétive d'Israël, et plusieurs ONG y ont dénoncé des actes de torture. Autrice de cette oeuvre, la photographe Rawane Mazeh voit dans l'exposition - inaugurée avant la trêve - "un lieu de réconfort", où ceux forcés à quitter le sud peuvent "se sentir proches de leur terre".

19.07.2026 à 10:16

Scaloni contre Luis de la Fuente : quand l'élève défie son maître en finale du Mondial

Stéphanie TROUILLARD

Lors de la finale de la Coupe du monde entre l'Espagne et l'Argentine dimanche, la rencontre va aussi se jouer sur le banc. Le match décisif pour le titre mondial va opposer deux sélectionneurs qui se connaissent très bien : l'Argentin Lionel Scaloni et son mentor l'Espagnol Luis de la Fuente.
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