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▸ Les 15 dernières parutions

17.04.2026 à 23:05

Le détroit d'Ormuz rouvre, Trump affirme qu'il ne reste pas de "points de blocage" avec l'Iran

FRANCE 24

Le président américain a assuré qu'il n'y avait pas de "points de blocage" pour conclure un accord de paix avec l'Iran, après que Téhéran a annoncé la réouverture du détroit d'Ormuz vendredi. Il a toutefois précisé que le blocus américain des ports iraniens demeurerait "totalement en vigueur" jusqu'à la fin des négociations.

17.04.2026 à 22:57

Foot: Griezmann veut savourer ses derniers moments avec l'Atlético

FRANCE24

"Je réalise (que ce sont mes derniers moments) quand je suis au Camp Nou en train de jouer, de profiter de chaque tacle d’un coéquipier, d’une passe, d’un geste technique, de certains chants des supporters, d’un message du Cholo (l'entraîneur Diego Simeone, NDLR) sur la touche", a-t-il expliqué en conférence de presse à la veille de la finale de la Coupe du Roi face à la Real Sociedad, son club formateur. "Je m’imprègne de tout ça, j’en profite énormément", a prolongé le meilleur buteur de l'histoire de l'Atlético, toujours en lice en Ligue des champions où il défiera Arsenal en demi-finale. L'ex-international français (137 sélections, 44 buts), qui quittera l'Atlético Madrid pour Orlando City, dans le championnat nord-américain (MLS) en fin de saison, affrontera samedi soir au stade de La Cartuja, à Séville, l'équipe où il a lancé sa carrière professionnelle. "Je leur dois énormément, ils m’ont ouvert les portes quand on ne l’a pas fait en France et ce sera sûrement un match spécial", a dit le Mâconnais, arrivé à la Real Sociedad à l'âge de 14 ans. Mais il ne veut pas que ces émotions prennent le pas sur sa prestation. "Je pense seulement à jouer et à faire le maximum pour aider l’équipe", a-t-il dit. "Je ne me demande pas si ce sera la dernière ou non, je pense seulement que c’est un match très important", a affirmé Griezmann. "C’est une finale que très peu de joueurs peuvent jouer. C’est donc une immense joie, une fierté, et j’ai juste hâte d’être demain (samedi) et de pouvoir offrir le niveau que tout le monde attend." Cette finale de Coupe intervient quatre jours après la qualification de l'Atlético pour les demi-finales de la Ligue des champions obtenue de haute lutte face au Barça. Malgré leur défaite 2-1 à domicile, les Colchoneros sont passés à la faveur de leur victoire 2-0 à l'aller en Catalogne. Les jambes des Madrilènes seront-elles lourdes à l'heure de fouler la pelouse sévillane ? "Je pense que lorsqu'on se qualifie pour les demi-finales, on oublie tous les efforts qu’on a pu faire, on oublie la fatigue", dit-il, observant que tout le monde au club est "focalisé sur l'idée de réussir une grande fin de saison". "Demain, nous serons tous à fond pour faire un grand match et nous offrir la Coupe, le vestiaire le mérite", a-t-il dit.

17.04.2026 à 22:43

Dans la banlieue sud de Beyrouth dévastée, un timide espoir de paix

FRANCE24

Les dégâts dans certains quartiers sont énormes, comme a pu le constater une équipe de l'AFP lors d'une tournée organisée par le Hezbollah pro-iranien, qui contrôle étroitement les mouvements des médias dans son bastion, pilonné par Israël depuis le 2 mars et quitté en masse par ses habitants. "On était dans la rue, on allait chaque jour d'un lieu à un autre, parce qu'on n'avait pas trouvé de place dans les centres d'accueil", raconte Insaf Ezzeddine. "Les frappes étaient très violentes (...) nous allons à la maison de mon frère car la nôtre a été très endommagée", ajoute cette femme de 42 ans, assise derrière son mari sur une moto et portant sa fillette. "Grâce à Dieu, il y a eu un cessez-le-feu et j'espère que la guerre va s'arrêter", dit-elle. Dès le début de la guerre, l'armée israélienne avait ordonné à la population d'évacuer la banlieue sud, qui compte entre 600.000 et 800.000 habitants. Sur une route principale, un énorme amas de béton est jonché de panneaux solaires et de réservoirs d'eau cassés. En face, les devantures des magasins sont brisées et leurs portes en métal arrachées. De temps à autre, un partisan du Hezbollah passe, agitant le drapeau jaune de la formation islamiste. Dans une autre rue, des agents d'entretien en bleu de travail balayent les éclats de verre et autres débris. "Peur et espoir" Samia Lawand, 75 ans, est venue voir sa maison, accompagnée de sa fille et de ses petits-enfants. "On a trouvé la maison dévastée, nous n'allons pas rester ici", dit-elle: "on avait déjà réparé" après la dernière guerre, qui s'était terminée en novembre 2024, "et l'immeuble a été à nouveau endommagé". Sur une grande artère, le côté d'un immeuble a été soufflé, exposant des pièces avec du mobilier de bureau et même un fauteuil de dentiste. Ailleurs, en face d'un bâtiment bombardé à la façade noircie, des voitures calcinées gisent près d'un portrait du chef du Hezbollah, Naim Qassem. Hassan Hanoud, 34 ans, dit s'être réfugié pendant les combats dans le centre de Beyrouth, avec sa mère, sa femme et ses enfants. "Nous avons fui pour les enfants", dit cet homme sans emploi. "La dernière fois qu'on est revenus, les portes et les fenêtes étaient cassées", ajoute-t-il, exprimant l'espoir que la guerre "ne se renouvellera plus". Dans les rues, des gens s'embrassent et pleurent, heureux de se retrouver. Moustafa, qui possède un atelier de réparation de voitures, n'a pas attendu le matin. "Je suis revenu à minuit, dès le début de la trêve", dit cet homme de 65 ans. "Cela fait plus d’un mois qu'on se déplaçait d'une tente à une autre sur la plage de Beyrouth", explique-t-il: "il n'y a pas de plus beau sentiment que de revenir dans son quartier et parmi les siens". Ezzeddine Chahrour, un militaire retraité de 76 ans, originaire du sud, dit éprouver "de la peur, mais aussi de l'espoir". Jaafar Ali, 73 ans, qui a fui la ville côtière de Tyr dans le sud, est venu dans la banlieue demander des nouvelles de ses proches. "Nous sommes heureux" qu'il y ait eu un cessez-le-feu, "mais nous avons payé le prix fort (...) Grâce à Dieu, nous allons bien, mais que dire de tous ces gens morts ensevelis sous les décombres?".

17.04.2026 à 22:28

RDC : Zaïko Langa Langa, près de 60 ans d’influence sur la musique africaine

FRANCE24

Orchestre mythique de la rumba congolaise, Zaïko Langa Langa a profondément marqué l de la musique africaine depuis sa création en 1969 à Kinshasa. À l’origine d’innovations majeures comme le rythme cavacha et le rôle d’atalaku, le groupe a influencé plusieurs générations d’artistes, dont Papa Wemba. Plus de 50 ans après, Zaïko continue de faire vibrer les scènes internationales et s’apprête à se produire au Zénith de Paris. Entretien avec ses membres dans le Journal de l’Afrique.

17.04.2026 à 22:27

Mondial 2026 : 150 dollars l'aller-retour en train pour le stade depuis New York

FRANCE 24

Les spectateurs des matchs se déroulant au MetLife Stadium, qui accueille huit rencontres du Mondial de football dans le New Jersey voisin de New York, devront débourser 150 dollars pour l'aller-retour en train contre environ 12,90 en temps normal.

17.04.2026 à 22:21

Le Liban travaille à "un accord permanent" après le cessez-le-feu avec Israël

FRANCE24

"Nous nous retrouvons dans une nouvelle phase", a déclaré Joseph Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve, évoquant "une phase de transition (...) pour travailler à un accord permanent qui sauvegarde les droits de notre peuple, l'unité de notre pays et la souveraineté de notre nation". Ces pourparlers directs, alors que le Liban est en état de guerre avec Israël depuis 1948, ne sont "pas un signe de faiblesse ou une concession", a insisté le chef de l'Etat, promettant de ne pas "céder un iota du territoire national". "Nous sommes confiants dans le fait que nous sauverons le Liban, (...) nous avons repris le Liban et le pouvoir de décision du Liban pour la première fois depuis près d'un demi-siècle", a encore dit M. Aoun, ajoutant qu'"aujourd'hui, nous négocions pour nous-mêmes, (...) nous ne sommes plus un pion dans le jeu de quiconque, ni le théâtre des guerres de qui que ce soit, et nous ne le serons plus jamais". Mesures contre le Hezbollah Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale lorsque le Hezbollah, mouvement islamiste financé et soutenu par Téhéran, a attaqué Israël le 2 mars en représailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei, au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Dans son discours, le président libanais a remercié "tous ceux qui ont contribué à la réalisation du cessez-le-feu, à commencer par mon ami, le président américain Donald Trump", ainsi que l'Arabie saoudite. Donald Trump a annoncé la trêve jeudi, indiquant s'attendre à ce que Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se retrouvent à la Maison Blanche "dans les quatre ou cinq prochains jours". La cessation des hostilités a débuté à minuit (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit qui a fait côté libanais près de 2.300 morts et jeté sur les routes plus d'un million de personnes. Depuis l'entrée en fonctions de M. Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam l'an dernier, Beyrouth a pris plusieurs décisions inédites à l'encontre du Hezbollah, notamment un engagement à désarmer le mouvement chiite, après un cessez-le-feu conclu en novembre 2024 pour mettre fin à un précédent conflit avec Israël. Le gouvernement a également interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe à avoir conservé ses armes après la guerre civile de 1975-1990 au nom de la "résistance" contre Israël, malgré le retrait de ce dernier du Liban en 2000. Dans un pays miné par de profondes divisions confessionnelles et politiques, l'arsenal du mouvement pro-iranien a à plusieurs reprises provoqué des crises internes.

17.04.2026 à 22:15

Wall Street pousse un nouveau soupir de soulagement avec la réouverture d'Ormuz

FRANCE24

L'indice élargi S&P 500, référence sur la place américaine, a atteint un nouveau plus haut, à 7.126,06 points (+1,20%). Le Nasdaq (+1,52%) a lui aussi touché un sommet pour la troisième séance d'affilée tandis que le Dow Jones a pris 1,79%. "La dynamique s'auto-alimente: nous avons assisté à une forte hausse ces deux dernières semaines, et aujourd'hui, le marché écarte tout simplement les risques les plus pessimistes" liés au conflit, commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. Véritables boussoles des marchés depuis fin février, les cours du pétrole ont chuté vendredi. Cela "constitue une évolution spectaculaire pour Wall Street, qui redoutait les répercussions de la hausse des coûts énergétiques" notamment sur l'inflation et le pouvoir d'achat des ménages, note Jose Torres, d'Interactive Brokers. L'Iran et les Etats-Unis sont "très proches d'obtenir un accord", a assuré Donald Trump, joint au téléphone par l'AFP. Quelques heures plus tôt, Téhéran a déclaré la réouverture complète du détroit d'Ormuz pendant la durée du cessez-le-feu. Il s'agit là d'un changement majeur pour l'économie mondiale: un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde y transite habituellement. Mais la navigation dans cet étroit passage est restée quasi impossible depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran, le 28 février. "Maintenant que le pire semble être derrière nous sur le plan géopolitique, les investisseurs poussent un soupir de soulagement", juge Jose Torres. "Le revirement des esprits (...) est remarquable", observe Angelo Kourkafas, évoquant "l'un des rebonds les plus rapides" de l'histoire de Wall Street. Après avoir piqué du nez lors des premières semaines de conflit, la place boursière s'est ensuite reprise, effaçant ses pertes graduellement jusqu'à aboutir à ces nouveaux records. Outre un optimisme persistant sur le caractère temporaire de la guerre, "la solidité des résultats (d'entreprises, ndlr) est difficile à ignorer", explique M. Kourkafas. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'État américain se détendait très nettement, évoluant autour de 4,24% vers 20H20 GMT contre 4,31% la veille en clôture. Côté entreprises, les groupes pétroliers ont glissé dans le sillage des cours de l'or noir. Chevron a perdu 2,21%, ExxonMobil a lâché 3,65%, Shell a reculé de 4,03% et ConocoPhillips a cédé 4,55%. Les producteurs d'engrais - dont une large partie est fabriquée grâce aux hydrocarbures - ont aussi plongé. Intrepid Potash a glissé de 10,41%, CF Industries de 9,65%. Le géant du streaming Netflix (-9,72% à 97,31 dollars) a connu une mauvaise journée, au lendemain de l'annonce du départ de son emblématique fondateur Reed Hastings, et de la publication de résultats financiers en trompe-l'oeil. Le bénéfice net au premier trimestre ressort à 5,28 milliards de dollars. Mais en soustrayant l'indemnité de rupture des négociations de rachat avec Warner Bros Discovery, versée par l'acquéreur Paramount Skydance, le résultat s'affiche nettement en deçà des estimations (2,48 milliards).

17.04.2026 à 22:03

Périscolaire: à "l'académie des vacataires", on apprend à lutter contre les violences sexuelles

FRANCE24

Voilà deux mois qu'Alban Renoult, agent formateur, sensibilise de jeunes adultes aux "violences sexuelles sur mineurs" et "violences éducatives ordinaires", durant des sessions de deux jours destinées aux aspirants animateurs tout juste recrutés. Le passage par "l'académie des vacataires", ouverte en février en plein scandale d'affaires sexuelles dans le périscolaire, est désormais obligatoire pour les agents de cette filière très précarisée. Ses 14.000 animateurs à Paris, plus de 10.000 sont vacataires. "C'est la préfiguration de l'école du périscolaire qui ouvrira à la rentrée de septembre", décrit à l'AFP Isabelle Cordier, directrice de l'Ecole des métiers de la Direction des affaires scolaires (Dasco), qui a délivré environ 430 attestations depuis février. Cette future formation d'environ deux mois est l'une des mesures phare du "plan d'action" à 20 millions d'euros engagé par le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat. Au coeur de la réforme: instaurer une "culture du signalement", avec la mise en place d'une cellule d'écoute directement accessible, aux parents comme aux agents. Une démarche qui passe d'abord par le recueil de la parole de l'enfant. Devant son groupe d'une vingtaine de stagiaires, Alban Renoult expose d'abord les chiffres, "qui font froid dans le dos": un enfant sur dix en France est victime de violences sexuelles. Il leur soumet ensuite des scénarios, comme celui d'un élève de maternelle qui demande de l'aide aux toilettes: "c'est pas votre boulot, vous demandez à l'Asem (agent spécialisé des écoles maternelles) et quoiqu'il arrive vous ne touchez pas l'enfant, vous le guidez à distance". Il enchaîne sur le cas d'un élève de six ans qui confie qu'un autre animateur lui a touché les fesses. La parole de la victime est alors à prendre "comme une scène de crime", où "il ne faut pas mettre ses empreintes", explique une fiche défilant sur le tableau. "Il faut être méthodique: recensez, factuellement. Ne réinterprétez pas ce que l'enfant a dit, répétez ses mots plutôt que de lui poser des questions, mettez-vous à sa hauteur mais évitez tout contact physique... Et allez en parler tout de suite au REV (Responsable Educatif Ville)", énumère Alban Renoult. "Mais comment je suis sûre que mon directeur va bien remonter la chaîne du signalement?", demande Léa. "Si tu te sens mieux à prévenir deux ou trois personnes, fais-le", répond son formateur. "Remonter l'info, coûte que coûte" "Et si mon directeur, c'est lui le problème ?", interroge Adam. "Tu passes au-dessus, tu fais remonter l'info, coûte que coûte. Ne pas signaler quelque chose qui t'alerte, c'est passible d'emprisonnement", l'avertit Frédérique Baudot, ex-REV et formatrice. Certains des stagiaires sont déjà titulaires du Bafa (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur). "Ici, on insiste sur le cadre réglementaire et juridique, quand le Bafa se focalise sur l'animation en elle-même", souligne Isabelle Cordier. L'académie forme aussi et surtout aux "violences éducatives ordinaires", les plus fréquentes et les moins visibles. Celles "dont l'intention de l'adulte est dite éducative - où il croit bien faire", décryptent les formateurs. A bannir: les cris, les punitions collectives, comme éteindre d'un coup la lumière pour obtenir le silence, forcer tout le monde à se mettre la tête dans les bras, ou les menaces telles que la privation de goûter... "Proposez toujours quelque chose de ludique, ne restez pas dans l'interdit. Par exemple, plutôt que de crier sur la table la plus bruyante à la cantine, organisez un jeu où la table qui aura compté le plus vite jusqu'à 30 aura gagné", suggère Alban Renoult. "Il y a plein de violences éducatives ordinaires que je ne percevais pas, parce que je les ai vécues à l'école et je trouvais ça normal", témoigne Sidonie Leroy-Bignon. La stagiaire de 25 ans se dit "rassurée" par la formation, qui lui a fait réaliser "qu'un animateur a un vrai rôle éducatif".

17.04.2026 à 21:59

Non, des essaims d'abeilles n'ont pas cloué au sol l'aviation militaire israélienne

Nora Litoussi

Une vidéo circulant sur X prétend qu'un gigantesque essaim d'abeilles aurait paralysé les avions de combat israéliens. Une scène que certains internautes n'ont pas manqué de comparer aux dix plaies d'Égypte. Mais la vidéo est sortie de son contexte.

17.04.2026 à 21:51

La reprise d'entreprise, "grande cause économique nationale" des prochaines années pour Papin

FRANCE24

Quelque 500.000 dirigeants pourraient céder leur entreprise dans les dix ans, avec trois millions d'emplois concernés: "c'est un pivot générationnel et démographique qui peut se transformer en mur économique si on n'y prend pas garde", a expliqué le cabinet du ministre à l'AFP. Le ministère va consacrer jeudi prochain une grande journée à ce sujet, avec plusieurs centaines de participants. Car, y observe-t-on, "la transmission d'entreprise, ce n'est pas comme un déménagement, il faut souvent plusieurs années", pour trouver le repreneur solide qui ait de quoi acheter et réinvestir: "cela peut créer une angoisse chez les cédants, qui peut les bloquer dans leur cession", explique le ministère. Une étude de Bpifrance Le Lab publiée fin novembre montrait aussi que de nombreux dirigeants avaient du mal à anticiper: 70% d'entre ceux prévoyant de transmettre dans plus d'un an avaient à peine commencé à réfléchir ou à collecter des informations. Elle montrait aussi l'importance de la psychologie dans cette affaire. Tirer un prix de vente élevé de leur entreprise n'était cité que par 14% des cédants comme "critère prioritaire" dans la cession. Loin derrière la pérennité de l'entreprise et des emplois (48%), les qualités humaines du repreneur (40%), son expérience et sa compétence (38%) et sa solidité financière (29%). "Petits nouveaux" Les entreprises concernées par les cessions-transmissions sont généralement de petite taille: en 2023, 86% avaient moins de 10 salariés, selon une note de la direction générale des entreprises (DGE) en 2025. Une raison de plus pour rendre le succès d'une transmission très dépendante des facteurs psychologiques. Rémi et Gonzague, qui souhaitent reprendre une menuiserie de Seine-Saint-Denis, se le sont fait rappeler jeudi par le jury, lors d'une séance de demande de prêt d'honneur auprès de l'association d'aide à l'entrepreneuriat Initiative. "Il faudra que vous fassiez attention à la personne qui dirige aujourd'hui les opérations" aux côtés du patron partant en retraite, leur a conseillé un des chefs d'entreprise présents dans le jury. "Car cette personne-là est chez elle. Vous, vous êtes les petits nouveaux, donc il va falloir ménager les choses pour que ça se passe le mieux possible". L'Etat "garde du recul", indique le ministère des PME, mais il s'intéresse au sujet "en raison de l'impact de ces mouvements sur l'aménagement du territoire, voire sur la souveraineté du pays". Des annonces sont attendues jeudi. Serge Papin, lui-même connaisseur de ces sujets par son expérience à la tête de Système U, avait envisagé fin mars une réforme facilitant la reprise par les salariés, de même que le Pacte Dutreil facilite déjà, depuis 2003, la transmission aux enfants grâce à une réduction de 75% de l'assiette taxable à l'impôt. Rapport distant L'évènement de jeudi a pour but "de mettre tout le monde autour de la table", explique le cabinet. Outre le fait qu'y seront divulgués les résultats de la mission sur les reprises lancée en juillet dernier par Véronique Louwagie, alors ministre des PME, des témoignages y seront entendus et des tables rondes réuniront les acteurs concernés: patronat, chambres de commerce et des métiers, banques publiques, élus, notaires, experts-comptables... Des professionnels de l'éducation et de la formation seront aussi présents. Car on estime au ministère que les jeunes, dont certains entretiennent parfois avec le travail salarié "un rapport un peu distant" et qui participent largement à la création de plus d'un million de nouvelles entreprises chaque année, pourraient aussi être intéressés par les reprises. La "grande cause économique nationale" des reprises devrait se décliner dans les prochains mois via notamment des campagnes de communication des parties prenantes. Devant la vague à venir, "pas question de juste regarder les trains passer", conclut le cabinet.

17.04.2026 à 21:41

Eric Fottorino: "l'enjeu pour Bolloré c'est de faire triompher les idées d'extrême-droite"

Achren VERDIAN

Choc dans le monde de l'édition en France, avec le limogeage d'Olivier Nora de la maison Grasset, par l'actionnaire Vincent Bolloré. Un étape de plus vers une mainmise du milliardaire sur le monde de la culture et des idées, avec la volonté d'en faire un outil au service de sa bataille idéologique. En signe de protestation, quelques 170 auteurs ont annoncé quitter l'éditeur. L'écrivain et patron de presse Eric Fottorino, co-fondateur de l’hebdo "Le 1", était l'Invité d'Au Cœur de l'Info.

17.04.2026 à 21:35

La Bourse de Paris bondit avec la réouverture du détroit d'Ormuz

FRANCE24

Le CAC 40 a pris 1,97% à 8.425,13 points, en hausse de 162,43 points. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice vedette parisien a gagné 2,00%. "Le long chemin du retour à la normalité vient peut-être de commencer, enfin", résume Ole Hansen, de Saxo Banque. "C'est un bon signe", renchérit Robert Halver, analyste chez Baader Bank, interrogé par l'AFP. Le stratégique détroit, essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures, est désormais "entièrement ouvert" tant que durera la trêve au Moyen-Orient, a annoncé vendredi un ministre iranien. Ce passage par lequel transite d'ordinaire un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde, était verrouillé par l'Iran depuis le début du conflit. Cette annonce a immédiatement provoqué une chute des prix du pétrole: le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, baissait vers 17H50 de 10,51% à 88,94 dollars. Son équivalent américain, le WTI, perdait 12,29% à 83,5 dollars. Les taux d'intérêt chutent Les "marchés finissent donc la semaine en se focalisant sur le positif, comme si tout était résolu", estime Vincent Juvyns, chef des stratégies d'investissements pour la banque ING, interrogé par l'AFP. Le blocage du détroit d'Ormuz était le principal point de préoccupation des investisseurs depuis le début de la guerre, car il a provoqué une forte hausse des prix du brut. Mécaniquement, les taux d'intérêt des Etats, qui ont flambé en mars en raison des craintes d'inflation provoquée par la hausse du pétrole, reculaient nettement jeudi. Référence en Europe, le rendement du "Bund" allemand est repassé sous le cap symbolique des 3,00%, à 2,95%, contre 3,03% la veille. Son équivalent français a chuté de 0,09 point de pourcentage, à 3,58% et l'italien a perdu 0,13 point à 3,67%. Alstom déraille L'action Alstom a plongé vendredi à Paris, au lendemain de la révision à la baisse des objectifs de performance du fabricant du TGV. Cotée à l'indice élargi SBF 120, elle a perdu 27,15% à 16,64 euros, après un mouvement massif de ventes. Jeudi soir, après la clôture de la séance boursière, le constructeur de rames de TGV et de métro, qui a absorbé récemment le canadien Bombardier, avait abaissé ses perspectives de marge et de performance financière pour l'exercice 2025-26.

17.04.2026 à 21:33

Meubles: après le boom post-Covid, un marché toujours grippé

FRANCE24

Après Casa en 2025, la contraction de la demande a été fatale à Alinéa, placé à son tour en liquidation judiciaire fin mars, entraînant le licenciement de près de 1.200 salariés. Vendredi, Maisons du Monde, également en difficulté, a reporté la publication de ses résultats complets 2025, le justifiant par des discussions encore en cours pour chercher de nouveaux investisseurs afin de trouver les liquidités qui lui manque. "Il s'agit dans les trois cas d'entreprises qui, a contrario de beaucoup d'autres, perdaient de l'argent depuis plusieurs années", contextualise Jean-Charles Vogley, directeur général de la Confédération nationale de l'équipement du foyer (Cnef). Un constat qui ne doit toutefois pas masquer un retournement plus large du marché. "Après les années exceptionnelles post-Covid", le secteur a connu "deux ans et demi d'atterrissage" et se trouve maintenant "en régression", retrace M. Vogley. Même les enseignes réputées les plus solides, avec un positionnement haut de gamme, ne sont pas immunisées: Roche Bobois, toujours bénéficiaire, a vu néanmoins son résultat net chuter de 35% l'an dernier. Seconde main Sur l'ensemble du secteur, les ventes - estimées à 13,6 milliards d'euros en 2025 - ont baissé pour la troisième année consécutive et le frémissement observé au second semestre semble s'être déjà essoufflé. En février, les ventes se sont contractées de 4,2% en valeur sur un an, selon la dernière note de conjoncture de l'Institut de la Maison. Les chiffres de mars ne sont pas encore tombés mais la baisse devrait être de 6%, selon son directeur général Christophe Gazel, qui y voit les premiers effets de la guerre au Moyen-Orient. Au-delà d'un contexte géopolitique peu porteur, les enseignes souffrent d'abord d'un marché immobilier toujours en berne. "Un tiers des meubles achetés, c'est lié à un déménagement. Donc, quand vous avez une pause dans l'immobilier, vous avez déjà un tiers du marché qui est ralenti", souligne M. Gazel. Des marques comme Casa et Alinéa, dont une large part des ventes dépendait de la décoration, ont également vu débarquer la concurrence de la "fast déco" venue de Chine, avec Temu et les discounters comme Action. "Quand les gens ne viennent pas en magasin pour voir la déco, ils ne voient pas les meubles non plus", résume Christophe Gazel. Boom du sur-mesure L'essor de la seconde main, qui représente aujourd'hui un quart des meubles achetés dans l'année, a aussi fragilisé plusieurs acteurs, à commencer par ceux issus de la grande distribution ou de grandes enseignes spécialisées comme Maisons du Monde, souligne le directeur de l'Institut de la Maison. Certaines enseignes ont su intégrer cette nouvelle donne, comme Tikamoon, qui rachète ses propres meubles à ses clients en leur donnant des bons d'achats en échange. Objectif pour l'enseigne: revendre ces meubles à prix réduit. Face à ces pressions, le secteur s'adapte "à marche forcée", selon Jean-Charles Vogley, et se tourne vers des segments plus porteurs comme la cuisine et les aménagements sur mesure. "Avec la hausse du prix du mètre carré, les surfaces diminuent et on cherche à optimiser l'espace", avec des "formules de rangement dans la cuisine, le dressing", explique le dirigeant de la Cnef. "Le consommateur veut de plus en plus aménager sa maison et ne pas la meubler": exit "l'étagère à poser au sol, l'armoire avec deux portes pour mettre ses fringues", abonde Christophe Gazel. Le géant suédois Ikea, numéro un mondial du meuble, y réfléchit "depuis 2002" avec son appel à "penser sa maison en mètres cubes", rappelle-t-il. Mais les enseignes qui n'ont pas su anticiper ce tournant n'en ont plus forcément les moyens, car "les investissements sont colossaux".

17.04.2026 à 21:22

Cessez-le-feu au Liban : les déplacés rentrent chez eux malgré les avertissements israéliens

FRANCE 24

Après un mois et demi de conflit qui a fait près de 2 200 morts côté libanais, de nombreux déplacés retournent dans leurs foyers. Un ministre israélien avertit cependant que "l'opération" contre le Hezbollah pro-iranien n'est pas terminée.

17.04.2026 à 21:19

Etudes de santé: le gouvernement revient à la voie unique pour la première année

FRANCE24

Exit donc PASS et LAS, deux acronymes qui conduisent aujourd'hui nombre d'élèves de terminale et de parents à s'arracher les cheveux dans l'espoir de comprendre un système proposant deux voies d'accès vers les études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie. PASS est une voie proche de la première année de médecine traditionnelle, et LAS (licence avec option santé) une deuxième voie, permettant d'étudier une autre majeure - scientifique ou plus éloignée comme le droit ou l'économie - que santé, tout en gardant la possibilité d'intégrer, en cas de bons résultats, une filière santé et en particulier médecine. "En Ile-de-France, un étudiant a le choix cette année entre 100 parcours différents sur Parcoursup entre les PASS et les LAS, avec des parcours très éloignés de la santé qui peuvent paraître parfois un peu baroques ou exotiques", a rappelé vendredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, en présentant la réforme du gouvernement. La nouvelle voie unique annoncée pour la rentrée de 2027 reposera sur "trois blocs équilibrés" de matières enseignées: un spécifiquement "santé", un "disciplinaire" (matières liées à la santé comme sciences de la vie ou physique) et un "transversal" (autres matières comme l'anglais). A l'issue de cette première année, l'étudiant pourra tenter d'accéder à l'une des cinq filières de santé, à condition d'avoir validé un niveau minimum dans les deux blocs "santé" et "disciplinaire". S'il ne réussit pas intégrer médecine ou l'une des autres filières, il pourra poursuivre en deuxième année de licence, et retenter sa chance à l'issue de cette deuxième année. Si c'est un nouvel échec, il pourra continuer en troisième année de licence et continuer son parcours universitaire. - "Réserves ou questionnements" - Et pour ceux qui n'auraient pas réussi en première année à valider leur niveau minimum dans les blocs "santé" et "disciplinaire" ? Innovation voulue par le gouvernement, ils auront le droit de redoubler pour valider ce niveau minimum, puis passer en L2 et tenter alors d'être admis en filière de santé - au bout de trois ans d'études donc. Le nouveau dispositif garde l'un des principaux apports de la LAS, l'ouverture à d'autres matières que celles strictement de la santé. Il laisse aussi la possibilité aux étudiants de retomber sur leur pieds en licence s'ils échouent à intégrer une filière de santé. "Les étudiants et les familles ont besoin de plus d'équité et d'accompagnement", a souligné la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, en soulignant qu'il y avait "encore des points techniques qui restent à préciser". Louise Lenglin, vice-présidente de la fédération étudiante Fage favorable à la voie unique, a salué "une grande avancée", en se félicitant tout particulièrement de la possibilité de redoublement. En revanche, la présidente des doyens de médecine, Isabelle Laffont, est plus réservée. Les doyens sont "très demandeurs" d'une évolution du système dual actuel, mais ils ont "quelques petites réserves ou questionnements" sur le nouveau dispositif, a-t-elle lancé aux deux ministres. Cette nouvelle réforme, au calendrier de mise en oeuvre très court, "nécessitera accompagnement et moyens" pour les universités, a-t-elle prévenu, approuvée par tous les autres représentants universitaires présents. Ceux-ci craignent également que la réforme, en permettant le redoublement, ne contribue à surcharger encore un peu plus des promotions parfois pleines à craquer. "Nous reposons la question de la limitation des flux à l'entrée de la première année", c'est-à-dire l'autorisation d'une forme de sélection des étudiants pour l'entrée en première année, a indiqué Isabelle Laffont.
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