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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

20.05.2026 à 11:28

Éthiopie : le café, premier produit d'export du pays, en crise

FRANCE24

Le café éthiopien traverse une période difficile après avoir perdu près d’un tiers de sa valeur ces derniers mois. En cause, les exportations record du Brésil, autre géant mondial du café, qui font pression sur les cours et fragilisent la première source de devises de l’Éthiopie.

20.05.2026 à 11:27

Avec SpaceX, Elon Musk met un autre joyau de son empire en Bourse

FRANCE24

Salué pour ses talents de capitaine d'industrie et d'ingénieur visionnaire, critiqué pour sa personnalité abrasive et sa sensibilité d'extrême droite, le Sud-Africain d'origine est à la tête d'un empire. Voici les principales sociétés de la galaxie Musk. SpaceX/Starlink/xAI Fondée en 2002 par Elon Musk, qui en est encore le patron et le principal actionnaire, SpaceX s'est imposé comme un acteur incontournable de l'industrie aérospatiale, avec ses fusées Falcon 9, qui ont déjà effectué des centaines de vols. Outre des satellites, SpaceX a déjà emmené dans l'espace plusieurs équipages d'astronautes à destination de la Station spatiale internationale (ISS), grâce à sa capsule Crew Dragon. Il met actuellement au point sa fusée géante Starship, qui doit démultiplier les capacités de transport du groupe. Il a aussi mis en orbite sa constellation de satellites Starlink, désormais principale source de revenus du groupe grâce à la vente de son service de connexion à internet. En février, SpaceX a absorbé xAI, laboratoire d'intelligence artificielle (IA) créé en 2023 pour concurrencer les champions du secteur, OpenAI et Anthropic. Valorisé 250 milliards au moment de l'opération, financée entièrement en actions SpaceX, xAI, créateur du chatbot Grok, suscite des interrogations sur les performances de ses modèles et ses résultats commerciaux. La décision du groupe de louer à Anthropic la totalité de son immense centre de données Colossus I plutôt que d'y développer son IA a renforcé cette impression. Selon plusieurs médias, à l'issue de l'entrée en Bourse, Elon Musk devrait contrôler environ 42% du capital. Tesla Fondé en 2003, Tesla a popularisé les voitures électriques aux Etats-Unis et dans plusieurs pays du monde sous la direction d'Elon Musk, investisseur dès 2004 puis patron à partir de 2008. Le groupe d'Austin (Texas) a produit, en 2025, 1,65 million de véhicules, et sa capitalisation pèse plus de dix fois celle de Ford, General Motors et Stellantis réunis, à savoir les trois grands constructeurs historiques américains. Tesla s'est aussi développé dans les panneaux solaires et les batteries de stockage. L'entreprise fait désormais face à une concurrence renforcée, en particulier des constructeurs chinois, et ses ventes ont reculé en 2025. Ce ralentissement a poussé Elon Musk à faire évoluer le modèle stratégique de la société, avec priorité aux taxis autonomes et aux robots humanoïdes. Elon Musk avait vu sa participation descendre sous 20% mais peut remonter au-dessus de ce seuil s'il exerce les stock-options reçues cette année. X Anciennement connu sous le nom de Twitter, ce réseau social a été racheté par l'homme le plus riche du monde en octobre 2022 pour 44 milliards de dollars environ, puis rebaptisé X. Selon plusieurs estimations, la plateforme compte plus de 500 millions d'utilisateurs. Pénalisées par la stratégie d'Elon Musk, qui a réduit la modération des contenus, les recettes publicitaires restent sensiblement inférieures au niveau qu'elles affichaient avant la prise de contrôle. X a été intégré à xAI, sur la base d'une valorisation de 33 milliards de dollars, en mars 2025. Le réseau social reste une destination privilégiée pour Elon Musk, qui y met en ligne plusieurs dizaines de messages par jour, régulièrement pour véhiculer des théories complotistes ou des thèses d'extrême droite. Neuralink Créé en 2016, Neuralink développe des implants cérébraux, principalement à destination de personnes à mobilité réduite. La société de Fremont (Californie) a déjà placé ses appareils sur plusieurs patients. Il leur a permis d'utiliser, sans geste, un ordinateur, de piloter un drone ou de communiquer verbalement par le biais d'une interface d'IA, sans parler. Neuralink a plusieurs concurrents sérieux sur ce marché, notamment Paradromics et Synchron. The Boring Company Egalement fondée en 2016, cette entreprise avait pour ambition de révolutionner les transports urbains grâce à des tunnels creusés par ses soins. Initialement filiale de SpaceX avant de s'en émanciper, The Boring Company compte aujourd'hui pour seule réalisation d'importance le Vegas Loop, tunnel routier d'un peu plus de 3 km à Las Vegas.

20.05.2026 à 11:26

Mondial 2026 : le long chemin du changement de nationalité sportive pour les binationaux

FRANCE 24

Avec la perspective de disputer la Coupe du monde 2026 l'été prochain, les changements de nationalité sportive se multiplient parmi les footballeurs. Dernier cas emblématique en date : le joueur franco-marocain Ayyoub Bouhaddi qui a finalement opté pour les Lions de l'Atlas. Un choix souvent compliqué pour les joueurs, qui découle d'une longue réflexion personnelle et d'un travail de longue haleine des sélectionneurs. 

20.05.2026 à 11:23

Pluies diluviennes en Chine: le bilan grimpe à 22 morts et 20 disparus

FRANCE24

Les catastrophes naturelles et les phénomènes météorologiques extrêmes sont fréquents dans le pays au moment de l'été. Certaines régions connaissent des précipitations intenses et d'autres suffoquent sous une chaleur accablante. Plusieurs secteurs en Chine ont enregistré ces derniers jours des "précipitations records", qui ont notamment déclenché la fermeture des écoles et la suspension des activités professionnelles, a indiqué la télévision publique anglophone CGTN. Cinq personnes ont trouvé la mort et 11 autres sont portées disparues dans la province montagneuse du Hunan (centre du pays), a annoncé mercredi l'agence de presse Chine nouvelle. Plus de 61.500 habitants ont été affectés dans un canton de cette province, avait-elle indiqué mardi sans plus de précisions. Dans la région du Guangxi (sud), 10 personnes ont perdu la vie après qu'un camion est tombé dans une rivière en crue alors qu'il tentait de la traverser samedi soir, a confirmé mardi Chine nouvelle. La province voisine du Guizhou (sud) a également été durement touchée par des pluies diluviennes, faisant quatre morts et cinq disparus, d'après l'agence. Plus au nord, dans le Hubei (centre), trois personnes sont décédées et quatre sont portées disparues à la suite d'inondations, qui ont également coupé les communications avec plusieurs villages. Les autorités ont affirmé mardi avoir alloué 120 millions de yuans (15,2 millions d'euros) d'aide aux sinistrés pour cinq provinces touchées. Un total de 30 millions de yuans (3,7 millions d'euros) supplémentaires a également été débloqué pour le Guizhou, qui a subi de lourdes "pertes humaines et matérielles", a indiqué Chine nouvelle. Près de 24.000 personnes ont été évacuées dans les zones touchées des provinces du Hunan, du Guizhou et au Hubei, selon un décompte de l'AFP réalisé sur la base de chiffres publiés par les autorités et les médias chinois. Les services météorologiques annoncent des précipitations continues dans le centre et le sud du pays dans les jours à venir. La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, accélèrent le changement climatique et rendent plus fréquents et intenses les événements météorologiques extrêmes. Le géant asiatique est aussi un leader mondial des énergies renouvelables et vise la neutralité carbone d'ici 2060.

20.05.2026 à 11:17

La loi américaine contre les deepfakes pornos entre en vigueur

FRANCE24

Le président Donald Trump avait promulgué l'an dernier le Take It Down Act, qui criminalise la diffusion en ligne d'images sexuelles non consenties, souvent créées à l'aide d'outils d'intelligence artificielle bon marché. La Federal Trade Commission (FTC) a déclaré qu'à partir de mardi, les plateformes étaient tenues de mettre en place une procédure permettant aux victimes de demander le retrait de ce type de contenu et devaient le supprimer dans les 48 heures, sous peine de sanctions. "Nous sommes prêts à surveiller la conformité, à enquêter sur les violations et à faire appliquer" la loi, a déclaré le président de la FTC, Andrew Ferguson, après avoir envoyé des courriers à plus d'une douzaine d'entreprises de la tech dont Meta, TikTok, X et Snapchat. "Protéger les plus vulnérables — en particulier les enfants — est une priorité absolue." Lundi, le compte Safety de X a affirmé n'accorder "aucune place (...) pour les prédateurs qui partagent des photos et vidéos intimes d'autrui sans leur consentement". La plateforme dit "appliquer une tolérance zéro à l'égard des images intimes non consenties, des contenus sexuels non désirés ou de toute forme de comportement d'exploitation". "Tirer d'abord" L'outil d'intelligence artificielle Grok, du milliardaire Elon Musk, a suscité un tollé international cette année pour avoir déshabillé virtuellement des femmes et des mineurs sans leur consentement. Des chercheurs ont déterminé que Grok avait généré environ trois millions d'images sexualisées en quelques jours. Mais certains experts avertissent que le "Take It Down Act" est très imparfait. Riana Pfefferkorn, chercheuse au Stanford Institute for Human-Centered Artificial Intelligence, estime que la loi s'appuie sur le principe du "tirer d'abord, ne jamais poser de questions". Il ne s'agit "que de supprimer, supprimer, supprimer", ajoute-t-elle dans Indicator, newsletter sur la tromperie en ligne. L'experte craint aussi que la loi puisse être utilisée contre les personnes trans, les travailleurs du sexe et les discours qui s'opposent à l'administration. Le texte inquiète d'autres défenseurs de la liberté d'expression, qui avertissent qu'il pourrait encourager les plateformes digitales à modérer avec un zèle excessif des contenus non problématiques afin de ne pas s'exposer à la loi. Si des personnalités politiques et des célébrités de premier plan, dont la chanteuse Taylor Swift, ont été victimes de porno deepfake, les chercheurs affirment que les femmes qui ne sont pas sous les projecteurs sont tout aussi vulnérables. Une série de scandales liés au porno généré par IA a été signalée dans des établissements scolaires à travers plusieurs États américains — de la Californie au New Jersey —, où des centaines d'adolescents ont été pris pour cible par leurs propres camarades. De telles images peuvent entraîner du harcèlement, du bullying ou du chantage, provoquant parfois des conséquences dévastatrices sur la santé mentale. Mais le sujet est planétaire. Selon certains experts, l'essor des deepfakes non consentis en ligne dépasse les efforts de régulation, en raison de la prolifération d'outils d'IA, notamment des applications de "nudification".

20.05.2026 à 11:17

Prêt à Kiev: l'UE va débloquer "mi-juin" une première aide budgétaire de 3,2 milliards d'euros

FRANCE24

"Nous avons finalisé nos négociations (...) d'assistance budgétaire dans le cadre du prêt de soutien à l'Ukraine", a déclaré le commissaire, ouvrant la voie à ce premier versement, sous réserve notamment de la ratification de l'accord par la partie ukrainienne. Un protocole d'accord a été conclu avec Kiev, détaillant les modalités de cette aide budgétaire, et en particulier les multiples conditions que l'Ukraine devra remplir pour en bénéficier. Kiev s'est notamment engagé à accroître ses recettes budgétaires de 6 milliards d'euros cette année, a précisé le responsable. Ce protocole d'accord devrait être entériné dès la semaine prochaine par la Rada, le Parlement ukrainien, espère la Commission. Un accord de prêt plus général est par ailleurs en cours de finalisation, qui encadrera le soutien aux dépenses militaires de Kiev, a précisé M. Dombrovkis. Un premier paiement au titre de ce volet militaire du prêt à l'Ukraine est "imminent", a-t-il ajouté. L'UE a prévu d'accorder à l'Ukraine un prêt de 90 milliards d'euros au total, qui sera versé par tranches en 2026 et 2027, dont 60 milliards seront utilisés pour la fourniture d'armes, et 30 milliards serviront à couvrir les besoins budgétaires généraux de Kiev (hôpitaux, écoles, relogement des personnes déplacées). Kiev n'aura pas à verser d'intérêts à l'UE. Mais il ne s'agira pas d'un chèque en blanc, a prévenu Bruxelles: le prêt sera soumis à des conditions, en particulier en matière de transparence sur l'utilisation des fonds, de respect de l'Etat de droit et de lutte contre la corruption. Et les achats de matériel militaire bénéficieront en partie aux industriels européens. Le prêt à l'Ukraine avait été validé par l'UE en avril, après la levée du veto hongrois qui avait bloqué son adoption pendant plusieurs mois. Il s'agit d'une aide vitale pour Kiev. L'UE, qui a déjà fourni près de 200 milliards d'euros à l'Ukraine sous diverses formes depuis le début de l'invasion russe en 2022, s'est engagée fin 2025 à fournir ce prêt pour éviter la faillite à ce pays épuisé financièrement par la guerre et par la fermeture du robinet budgétaire américain.

20.05.2026 à 11:03

GPA: la Cour de cassation examine la reconnaissance de la filiation

FRANCE24

- Quel est le cas examiné vendredi ? Un couple d'hommes français vivant au Canada a eu recours à deux reprises à une GPA dans ce pays, où elle est légale. Deux décisions de justice canadienne reconnaissent ces hommes comme les parents des enfants nés de ces GPA. En 2022, le couple a entrepris une démarche d'exequatur auprès de la justice française: il s'agit de lui demander de reconnaître un jugement étranger. Cela permettrait au couple d'obtenir un acte de naissance français pour ses enfants, pour faciliter d'éventuelles démarches administratives en France. La justice a accédé à sa demande en appel, en juin 2024, mais le parquet a formé un pourvoi en cassation. La plus haute juridiction judiciaire va donc évaluer si une procédure d'exequatur peut s'appliquer pour un jugement étranger établissant la filiation entre un enfant né d'une GPA et ses parents d'intention. - Quels sont les enjeux ? Dans son avis dont l'AFP a eu connaissance, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, estime que l'exequatur ne devrait pas s'appliquer dans ces cas. Pouvoir en bénéficier lèverait un obstacle juridique à la GPA et affaiblirait son interdiction, fait-il valoir. En outre, cela bafouerait le droit français de la filiation en l'amenant à reconnaître une situation inconnue (ici, deux pères). Ce lien de filiation doit être établi via une procédure d'adoption, conformément au droit existant, estime-t-il. En conséquence, il préconise une cassation et un renvoi du dossier à la cour d'appel pour qu'elle statue à nouveau. La GPA étant interdite en France, "les parquets ont toujours lutté contre la reconnaissance de la filiation" dans ces cas, déplore Caroline Mecary, avocate du couple en question. "Obliger les familles à passer par une adoption est un non sens juridique absolu car le lien de filiation a déjà été créé par le jugement étranger." - Que disait la justice jusqu'à présent ? La France a longtemps refusé de reconnaître ou d'établir un lien de filiation entre un enfant né par GPA et ses parents d'intention. Elle a été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), ce qui a amené la Cour de cassation à modifier sa jurisprudence. La Cour a validé en 2015 la filiation du père biologique, puis celle du parent d'intention sans lien biologique en 2019. Pour faire reconnaître leur filiation, les parents d'intention pouvaient demander alors la retranscription de l'acte de naissance étranger de leurs enfants, une possibilité ensuite limitée par la loi de bioéthique de 2021. Depuis, ils se tournent surtout vers des procédures d'adoption ou d'exequatur. Cette dernière n'est pas toujours accordée, ce qui a conduit la Cour de cassation à examiner la question. Sa première chambre civile a validé le recours à l'exequatur, sous certaines conditions, en octobre et novembre 2024. Vendredi, son assemblée plénière pourra confirmer ou revoir cette jurisprudence. - Qu'en pensent les associations ? Celles qui défendent la GPA dénoncent les difficultés juridiques et administratives des parents d'enfants nés via ce procédé. "C'est très compliqué", déplore Nicolas Faget, porte-parole de l'Association des parents gays et lesbiens. "On ne devrait pas avoir à passer par la justice pour faire reconnaître un lien de parenté avec nos enfants". Il défend une simple retranscription des actes de naissance. Tout comme l'association C.L.A.R.A., dont la co-présidente Sylvie Mennesson dénonce un "débat de principe et de morale", qui "oublie les enfants". Opposée à la GPA, Juristes pour l'enfance estime elle qu'obliger ces familles à passer par une procédure d'adoption est un "moindre mal": "la justice française ne doit pas être complaisante et faire comme s'il était normal" de recourir à une GPA, selon sa porte-parole, Aude Mirkovic. Malgré son interdiction, quelques centaines de couples français y ont recours chaque année, selon un rapport parlementaire.

20.05.2026 à 11:02

Afrique du Sud : à Durban, les ressortissants congolais interpellent la police

FRANCE24

Mardi 19 mai, à Durban, des immigrés originaire pour la plupart de la RD Congo et en situation régulière ont sollicité une aide d'urgence de la police alors qu'ils s'étaient réunis devant la station centrale de la ville. Ils ont été ciblés par les forces de l'ordre à coup de balles en caoutchouc et de grenade lacrymogène. Témoignages au micro de Asmaa Botmi-Clarke.

20.05.2026 à 10:51

Tunisie : les avocats en grève appellent à la démission de la ministre de la Justice

FRANCE24

En Tunisie, les avocats réclament le départ de la ministre de la Justice et dénoncent une absence de communication avec le ministère depuis plusieurs années. L'arrestation et l'emprisonnement de l'ancien bâtonnier et ex-président de l'Instance de lutte anticorruption Chawki Tabib, en avril, a été la goutte d'eau pour la profession. Correspondance de Lilia Blaise pour France 24.

20.05.2026 à 10:49

Aux Etats-Unis, un mécontentement croissant face à la montée de l'IA

FRANCE24

Mobilisations contre les centres de données, étudiants sceptiques, responsables de l'administration Trump commençant à battre en retraite: la contestation de l'intelligence artificielle prend de l'ampleur aux Etats-Unis. L'enthousiasme initial suscité par l'IA a cédé la place à une inquiétude croissante concernant l'impact de cette technologie émergente sur le chômage, la hausse des coûts, la désinformation et la sécurité. "Les gens s'interrogent sur ce à quoi ressemblera leur avenir. Cette peur existentielle est une source d'angoisse très vive", explique Christabel Randolph du Center for AI and Digital Policy, un groupe de réflexion situé à Washington. Selon un sondage de Semafor, 70% des Américains estiment que l'IA évolue trop rapidement, plus de 50% en ont une opinion négative, et seuls 18% des jeunes y voient un motif d'espoir. Alors que l'économie américaine est mise à mal par une inflation tenace et que l'on assiste à des licenciements liés à l'IA dans le secteur de la tech, de jeunes Américains craignent que leurs diplômes universitaires coûteux, souvent financés par d'importants prêts, ne soient rendus obsolètes par l'intelligence artificielle. Scott Borchetta, patron du label de musique Big Machine Records, a tenté de convaincre les diplômés de la Middle Tennessee State University d'accepter les changements liés à l'IA, mais a, lui aussi, reçu un accueil hostile. "Vous pouvez m'écouter maintenant ou bien le payer plus tard", a-t-il ironisé. "Faites quelque chose, c'est un outil, mettez-le à votre service", a-t-il continué malgré les huées. "Non aux centres de données" La montée de l'intelligence artificielle entraîne un développement massif des centres de données, une infrastructure devenue un sujet politique brûlant aux Etats-Unis. Ils consomment d'énormes quantités d'électricité et font grimper les factures d'énergie. Ces derniers mois, plusieurs élus soutenant des projets de construction de centres de données ont perdu des élections et la mobilisation anti IA a mené à des actes de violence. Le mois dernier, un jeune homme a lancé un cocktail Molotov sur la maison de Sam Altman, patron d'OpenAI. Lors d'un autre incident survenu quelques jours plus tôt, la porte d'un conseiller municipal de l'Indiana ayant soutenu la construction d'un centre de données a vu sa porte criblée de balles. Ce dernier a retrouvé une note glissée sous son paillasson: "Non aux centres de données". Un sondage publié par Gallup en mai montre que ces derniers sont encore moins populaires que les centrales nucléaires, 71% des Américains s'opposant à l'implantation de centres dans leur région, contre 53% opposés à la présence de centrales nucléaires à proximité. "Les Américains sont vraiment, vraiment en colère et mécontents (...) à cause du bruit, de la pollution, de l'impact sur leurs factures d'électricité et sur l'approvisionnement en eau", explique Christabel Randolph. L'IA devient "un enjeu politique très important", ajoute-t-elle, qui pourrait même avoir des effets lors des élections de mi-mandat en novembre, ou de l'élection présidentielle de 2028. L'administration Trump semble, elle aussi, avoir changé d'avis sur la question. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump s'est positionné comme un fervent défenseur du développement rapide de l'IA, abrogeant les exigences de sécurité mises en place sous l'administration Biden et s'opposant à toute réglementation, qu'il considère comme un frein à la compétitivité des États-Unis face à la Chine. Mais ces derniers mois, l'administration a annoncé son intention de contrôler les modèles d'IA avant leur mise sur le marché, a exhorté le Congrès à adopter une réglementation nationale en matière d'IA et a discuté de mesures de protection avec la Chine. Interrogé sur les risques liés à l'IA sur Fox News Donald Trump a répondu qu'il y avait "beaucoup d'aspects positifs, mais nous devons être prudents".

20.05.2026 à 10:49

Stellantis veut ouvrir son usine de Rennes au chinois Dongfeng

FRANCE24

Selon les termes de l'accord, une coentreprise contrôlée par Stellantis distribuerait la marque premium Voyah du constructeur chinois et l'usine de Rennes fabriquerait des voitures électriques ou hybrides de Dongfeng, indique dans un communiqué le groupe italo-franco-américain, après un accord similaire pour fabriquer deux modèles du jeune constructeur chinois Leapmotor dans ses usines espagnoles. "Les partenaires entendent établir une nouvelle coentreprise détenue à 51% par Stellantis et à 49% par Dongfeng basée en Europe", qui serait "responsable des ventes et de la distribution des véhicules de la marque premium Voyah de Dongfeng sur des marchés européens ciblés", détaille Stellantis. Les deux groupes envisagent également la production de véhicules de Dongfeng "à énergies nouvelles" (c'est-à-dire électriques ou hybrides) dans l'usine de La Janais, près de Rennes (ouest de la France), site historique de Citroën inauguré en 1961 par le Général de Gaulle. Ces modèles, destinés à l'Europe, échapperaient ainsi aux taxes européennes sur les voitures électriques chinoises importées, un objectif clé pour les marques chinoises. Le site de La Janais, sous-employé depuis des années, ne produit plus qu'un modèle, le SUV C5 Aircross de Citröen. Spécialiste du haut de gamme, il compte environ 2.000 salariés (dont 500 intérimaires), contre 12.000 au début des années 1980. "C'est une bonne nouvelle pour l'usine de Rennes. Au lieu d'une visibilité à sept ou huit ans avec le C5 Aircross, elle la prolonge d'autant", fait valoir auprès de l'AFP un porte-parole de Stellantis. "C'est une formidable opportunité pour le site, qui récompenser plusieurs années de transformation et d'adaptation", renchérit Guillaume Olivari, directeur du site. Le syndicat CFDT a réagi mercredi en réclamant des "garanties solides pour les salariés du site et de la sous-traitance", tandis que la CGT a réclamé que ce projet "soit couplé avec un plan d’embauche massif" et qu'il "ne conduise pas "à une dégradation des conditions de travail et des salaires". Stellantis et Dongfeng avaient déjà annoncé la semaine dernière la relance de leur partenariat de 30 ans, avec la production conjointe en Chine de nouveaux modèles Peugeot et Jeep à énergies nouvelles, destinés au marché chinois et à l'international, à partir de 2027. La nouvelle coentreprise serait aussi chargée d’achats pour "tirer parti de l’écosystème très compétitif des véhicules électriques chinois de Dongfeng". Stellantis (Peugeot, Fiat, Opel, Jeep, Citroën, Chrysler...), qui perd des parts de marché en Europe depuis quatre ans et a accusé plus de 20 milliards d'euros de pertes en 2025, annoncera jeudi son plan stratégique pour renouer avec la rentabilité et la croissance. Les partenariats chinois devraient en être un des piliers. Courte échelle ou sauvetage ? Contrairement à l'usine de Madrid, qui doit être cédée à sa coentreprise avec Leapmotor, Stellantis n'a pas évoqué mercredi de vente de l'usine de La Janais. Les syndicats, plutôt favorables à l'ouverture des usines à ces nouvelles marques pour soutenir l'emploi, s'étaient en revanche insurgés contre l'idée d'une cession, qui pourrait remettre en cause leur contrat de travail. Stellantis est le premier constructeur européen qui ouvre ses usines aux modèles chinois, stratégie qui tente aussi des groupes comme Volskwagen. En raison de la baisse des ventes, les usines européennes sont en surcapacité moyenne de 50%, selon les analystes, et certaines risquent la fermeture. "Pour Stellantis, le but est de redevenir profitable. (...) La solution chinoise permet d'éviter de fermer un site. En proposant ces capacités à d'autres, au lieu de payer pour s'en débarrasser, on se fait payer", analyse Bernard Jullien, maître de conférence à l'Université de Bordeaux et expert du secteur automobile. "Mais c'est une solution égoïste et de court terme", même si elle peut convaincre les syndicats et les territoires, critique-t-il. "Stellantis fait la courte échelle à une marque chinoise. Et c'est risqué pour l'usine car rien ne dit que ces voitures premium se vendront". "Ces partenariats ont du sens", juge au contraire Gianmarco Guadalupi, du cabinet de conseil spécialisé dans l’industrie Efeso Management Consultants, car en distribuant ces modèles chinois, "Stellantis "augmente sa part de marché et ses bénéfices".

20.05.2026 à 10:39

En Ukraine, les amoureux des oiseaux observent une hécatombe

FRANCE24

Sur des collines vertes et près d'un étang, ce photographe animalier évoque la catastrophe environnementale causée par l'invasion russe, tout en appréciant les petits bonheurs qui restent, lors d'une simple promenade dans la nature. A l'aube ou au crépuscule, Viktor Sevidov, 37 ans, s'échappe de son immeuble gris des faubourgs de Kryvyï Rig, une ville industrielle du centre de l'Ukraine, et va à la rencontre des oiseaux. Considérés comme l'une des espèces déclinant le plus vite dans la crise mondiale de la biodiversité, ces derniers jouent un rôle vital dans la pollinisation, la dispersion des graines et la lutte contre la prolifération d'insectes. Déjà menacés en temps de paix par la déforestation, l'agriculture intensive, l'urbanisation, la pollution, la chasse et le changement climatique, ils souffrent aussi en Ukraine d'une guerre s'étendant sur 1.200 km de front, ravageant des millions d'hectares et marquée par une bataille permanente dans les airs. Avant 2022, dans les régions de Zaporijjia et de Kherson, le photographe Viktor Sevidov travaillait dans des espaces qui sont désormais "détruits" car situés sur le front ou "inatteignables" car en zone occupée par les Russes. Il vit loin des combats mais sa région, comme d'autres, est régulièrement bombardée, avec pour conséquence des victimes parmi les humains et les animaux. Un jour, en 2024, un missile russe a été abattu au-dessus de lui pendant qu'il prenait des photos dans la région méridionale d'Odessa. M. Sevidov aperçoit aussi "quotidiennement" des drones ennemis qu'il ne photographie jamais. "Pour moi, c'est répugnant, je ne veux pas voir ça (...). J'aime la nature, j'aime la vie, pas ces choses apportant la mort. Je veux voir un ciel pur." Hibou brûlé La zoologiste Ewa Wegrzyn, de l'université polonaise de Rzeszów, explique que, contrairement à l'idée reçue selon laquelle les oiseaux s'enfuient facilement, des espèces sont attachées à leurs lieux de nidification et à leurs routes migratoires. Au cours des guerres, cette "philopatrie" peut être "fatale" : "Ce comportement étant inné, il est très difficile de le modifier, même face au danger." Selon Mme Wegrzyn, les conséquences des conflits sur les oiseaux sont "sous-documentées" et l'impossibilité de réaliser en Ukraine des études dans les zones de combat ou occupées empêchent d'évaluer l'ampleur des pertes. Fin avril, l'AFP visite un refuge pour oiseaux à Voropaïv, près de Kiev. Plus de 200 spécimens s'y trouvent, dont des dizaines de blessés de guerre. D'après Iryna Snopko, la directrice des lieux, des oiseaux se blessent "très souvent" les ailes dans les kilomètres de câbles optiques de drones qui polluent le front et dans les filets antidrones déployés sur les routes. Mme Snopko, 63 ans, passe devant un cygne aveugle, un aigle avec une aile amputée et une cigogne ayant subi une commotion pendant une attaque aérienne. Récemment, elle a payé les soins d'un hibou brûlé dans l'explosion d'un drone contre un arbre. L'animal n'a pas survécu. Depuis 2022, son refuge a accueilli des centaines d'oiseaux. Iryna Snopko retrace tendrement les histoires d'amour qui y sont nées entre ses cigognes et présente une étonnante femelle corbeau, Varia, qui sait prononcer son nom : "Vouaaria !", croasse-t-elle, tel un vieil homme ivre. Animaux "drogués" Retour à la balade avec Viktor Sevidov. Il raconte avoir arrêté la photo pendant deux ans après le début de l'invasion massive : il ne voulait pas continuer ce "hobby" alors que beaucoup de ses amis partaient à la guerre. Puis, ses proches l'ont convaincu de reprendre. Ses belles photographies d'oiseaux se retrouvent fréquemment dans les médias locaux, entre des images d'incendies, d'explosions et les annonces de décès de civils ou de soldats. Lui-même aurait voulu s'engager dans l'armée mais il a été réformé : son bras gauche souffre d'un handicap depuis sa naissance. En 2022, son meilleur ami, un autre amoureux des oiseaux, a rejoint le front. C'est là qu'il a vu pour la première fois, en liberté, un hibou grand-duc, un rapace nocturne, le plus grand oiseau vivant en Ukraine. Dans un parc de Dnipro, l'AFP rencontre cet homme sec à la barbe blanche. Viatcheslav Kaïstro, 58 ans, est un ancien combattant de la 128e brigade mécanisée. D'une voix calme, il confirme l'anéantissement "pur et simple" de "biotopes" sur le front, parle des nombreux animaux qu'il a vu "traumatisés" et ne "comprenant plus rien", comme "des drogués" au milieu des cadavres. Une nuit de 2023, au cours d'une offensive près de Vougledar, il a bien vu un grand-duc. "C'était un mauvais présage", poursuit-il, avant de marquer un silence et de figer son regard bleu. Cette même nuit, après avoir croisé cet oiseau rare et majestueux, Viatcheslav Kaïstro a perdu sa jambe droite en marchant sur une mine.

20.05.2026 à 10:39

Emmanuel Moulin à la Banque de France : une nomination stratégique qui divise

Christophe DANSETTE

Ancien secrétaire général de l’Élysée, Emmanuel Moulin est le choix d’Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Banque de France. Un profil reconnu pour son expertise économique, mais contesté par les oppositions, qui dénoncent une nomination politique à un poste clé avant 2027.

20.05.2026 à 09:59

La Bourse de Paris à l'équilibre, entre hausse des taux et Nvidia

FRANCE24

Vers 09H30 (heure de Paris), le CAC 40 était stable (-0,03%) à 7.979,24 points, en recul de 2,52 points. La veille, l'indice vedette parisien était aussi resté à l'équilibre (-0,07%). "Les taux d'intérêt atteignent des sommets inégalés depuis plusieurs années partout dans le monde", résument les analystes de la Deutsche Bank. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial, reste toujours largement bloqué en l'absence d'accord entre Téhéran et Washington, ce qui continue de maintenir la pression sur les prix du pétrole. Or, cette flambée commence à infuser dans les principales économies mondiales, où des indicateurs publiés ces dernières semaines montrent une hausse de l'inflation, de l'Asie à l'Amérique du Nord, en passant par l'Europe. Résultat, les coûts d'emprunt des Etats ont connu une nouvelle hausse mardi, après avoir déjà flambé vendredi dernier. Le rendement de l'emprunt français à échéance dix ans a atteint 3,83% mardi soir, contre seulement 3,66% jeudi dernier. Mercredi matin, il se stabilisait à 3,81%. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 3,18%, contre 3,19% atteint mardi soir et 3,14% lundi soir. Autre point d'attention majeur des marchés: les résultats du mastodonte de la tech Nvidia, première capitalisation mondiale, qui doit publier ses résultats du premier trimestre après Bourse. Cette publication intervient après que les valeurs liées à la tech et aux semi-conducteurs ont grimpé ces dernières semaines, portés par les espoirs des investisseurs dans l'intelligence artificielle et bravant les inquiétudes liées à la guerre au Moyen-Orient. Dans ce contexte, "le marché s'attend à un nouveau rapport exceptionnel, mais la question est de savoir si Nvidia pourra continuer à dépasser les attentes et si ses prévisions suffiront à impressionner", relève Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Euronext bondit Le titre du gestionnaire boursier paneuropéen Euronext bondissait de 5,70% à 148,30 euros, au lendemain de la publication de résultats au-dessus des attentes des consensus d'analystes au premier trimestre. Le groupe a notamment fait état d'un bénéfice net à 192,3 millions d'euros, en hausse de 16,7%, contre 178,6 millions attendus par les analystes cités par Bloomberg, et d'un bénéfice d'exploitation à 339 millions, contre 324,8 millions attendus. Stellantis signe avec Dongfeng Stellantis (+0,53% à 6,39 euros) a conclu un protocole d'accord avec Dongfeng pour distribuer des voitures électriques du groupe chinois en Europe et en produire dans son usine de La Janais, près de Rennes, dans l'ouest de la France, a indiqué le constructeur automobile mercredi.

20.05.2026 à 09:56

Laetitia Saint-Paul (Horizons) : "36 milliards d'euros pour les armées, un effort indispensable"

Roselyne FEBVRE

Les députés ont approuvé mardi une hausse de 36 milliards d'euros pour les armées d'ici 2030 dans le cadre de la loi de programmation militaire. Pour Laetitia Saint-Paul, députée Horizons du Maine-et-Loire, "cet effort était indispensable pour assurer notre souveraineté". Sur les cyberattaques dont la France est victime, Laetitia Saint-Paul affirme "qu'il n’y a jamais eu de fuites aussi massives de données" et que la France est une cible privilégiée de la Russie pour son soutien à l'Ukraine.  
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