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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

16.02.2026 à 13:17

République centrafricaine : la Cour pénale spéciale menacée de disparaître

FRANCE24

En République centrafricaine, la Cour pénale spéciale, une juridiction hybride composée de juges nationaux et internationaux, est menacée de disparaître en 2026. Un scénario qui priverait potentiellement des milliers de victimes de justice et de réparations.

16.02.2026 à 13:15

Inondations au Maroc : dans le nord-ouest, des agriculteurs ont "tout perdu"

FRANCE24

 Mohamed Reouani inspecte ses champs d'orge et de luzerne à Ouled Salama, près de Kénitra au Maroc. Comme des dizaines d'autres agriculteurs de son village, il a "tout perdu" dans des inondations exceptionnelles qui ont frappé récemment cette région du nord-ouest.

16.02.2026 à 13:11

Hongrie : Marco Rubio chez l'"ami" Orban, proche de Trump et Poutine

FRANCE24

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio achève lundi par la Hongrie une brève tournée en Europe, en soutien au Premier ministre Viktor Orban en difficulté avant des élections prévues en avril.

16.02.2026 à 13:03

Réunion cruciale pour l'avenir des orques et dauphins de Marineland

FRANCE24

Entre la direction du parc qui veut les transférer au plus vite, les ONG qui plaident en ordre dispersé pour des sanctuaires en semi-liberté -- mais qui n'existent pas encore et restent pour l'essentiel à l'état de projets -- le gouvernement semble naviguer à vue depuis la loi de 2021 interdisant à terme le maintien des cétacés en captivité en France. Un accord de principe avait été conclu l'an dernier avec les ONG -- mais sans Marineland -- sur la création d'un espace d'accueil au ZooPark de Beauval pour les douze dauphins d'Antibes, ainsi que les onze du parc Planète sauvage, près de Nantes. Mais après la présentation concrète du projet, 15 ONG et le rapporteur de la loi de 2021 avaient menacé de s'y opposer devant les tribunaux: ils dénonçaient un "faux-semblant de sanctuaire" et une poursuite de l'exploitation commerciale des cétacés. Au coeur des critiques: une reproduction des cétacés et des transferts qui se poursuivent. Même si d'autres associations, comme l'ONG Sea Shepherd, assurent travailler avec Beauval "sur la rédaction d'une charte". Marineland rappelle pour sa part avoir déjà dépensé "plusieurs millions d'euros" depuis sa fermeture pour maintenir les infrastructures et garantir le personnel et la nourriture nécessaires aux orques et aux dauphins. Le parc, qui se targuait d'être le plus grand zoo marin d'Europe, fait valoir que l'objectif d'accueil des dauphins dès le printemps 2027 à Beauval reste très hypothétique. Lundi, un rapport d'expertise mandaté par la justice à la demande de Sea Shepherd a assuré que les dauphins pouvaient rester à Marineland. "Seule chance de survie" En revanche, le rapport a alerté sur la "dégradation structurelle avancée" des bassins des orques, construits en 2000 et où les fissures s'élargissent à vue d'oeil. Ils restent fonctionnels, grâce à des travaux de maintenance permanents, mais fragilisés par les mouvements du sous-sol et susceptibles d'un effondrement généralisé à tout moment. Dans ce cas, faute de pouvoir transférer en urgence les orques vers un autre bassin en l'absence de matériel et de personnel adéquats en permanence sur place, la seule solution serait d'euthanasier Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans). La direction du parc réclame depuis plus d'un an de pouvoir les transférer vers un autre parc du même groupe à Tenerife. Mais le ministère de la Transition écologique assure que les autorités espagnoles s'y opposent au motif que les bassins seraient trop petits. En décembre, le ministre Mathieu Lefèvre a relancé l'hypothèse d'un transfert vers un sanctuaire en Nouvelle-Ecosse. Mais ce sanctuaire n'est encore qu'un projet et l'adaptation des orques nées à Antibes pour la semi-liberté dans les eaux canadiennes serait un défi. Dans les années 1990, la réadaptation progressive de Keiko, l'orque du film "Sauvez Willy", depuis son parc au Mexique jusqu'aux eaux libres d'Islande avait pris des années et l'orque était restée dépendante des hommes. Quant à deux belugas venus de Chine accueillis l'an dernier dans un sanctuaire en Islande, ils ne s'y adaptent pas jusqu'à présent. Paul Watson, qui représentera Sea Shepherd à la réunion de lundi avec les autorités, avait plaidé sur Facebook pour la création d'un sanctuaire en Méditerranée pour les orques et rappelé que son ONG proposait de verser 500.000 euros par an pour participer à leur maintien à Marineland en attendant. D'autres ONG comme TideBreakers, plaident aussi pour des sanctuaires mais estiment qu'il est trop tard pour Wikie et Keijo. Dans un message relayé par Jason James Richter, qui interprétait l'enfant dans "Sauvez Willy": "Contrairement à la fin hollywoodienne de +Sauvez Willy+, Wiki et Keijo ne peuvent pas être simplement relâchés dans la nature parce qu'ils sont nés en captivité et qu'ils ne survivraient pas. Et il n'y a pas de sanctuaire pour orque dans le monde actuellement. Leur seule chance de survie est d'être transférés dans un autre parc".

16.02.2026 à 12:51

Agroécologie au Bénin : bien cultiver pour bien manger

Myriam MASCARELLO

SOS, les sols s’épuisent ! L’agriculture mondiale épand aujourd’hui six fois plus d’engrais chimiques que dans les années 1960. L’Afrique est le continent qui en utilise le moins et pourtant…  Au Bénin par exemple, 62% des terres sont dégradées, d’où le virage national vers l’agroécologie avec une feuille de route déployée jusqu’en 2030. Objectif : réduire ou supprimer les intrants de synthèse pour préserver les rendements à long terme. À Ouidah, Lidwine et Jaurès ont devancé l’appel. Ce couple d’ingénieurs agronomes travaille en coopération avec la nature. Leur devise : ferme les yeux et mange !

16.02.2026 à 12:47

Le ramadan plébiscité par les jeunes musulmans

FRANCE24

"Je le vois comme un mois spirituel, plus qu'un mois où il faut jeûner", affirme à l'AFP l'étudiant en école de commerce (qui témoigne sous un nom d'emprunt), à quelques jours du début du ramadan, autour du 18 février. Ne pas manger ni boire de l'aube au coucher du soleil est "la partie la plus simple. Le plus compliqué va être de se conditionner mentalement à faire de bonnes actions!", ajoute-t-il en riant, rappelant que le ramadan, quatrième pilier de l'islam, suppose aussi prières, lectures du Coran et efforts de bienveillance. A l'instar de Samy, 83% des musulmans de 18 à 24 ans observent le jeûne du Ramadan, selon un sondage Ifop publié en novembre. Comment expliquer ce phénomène? Il y a d'abord une hausse de la pratique sensible dans toutes les religions, mais "avec un peu plus de force chez les jeunes musulmans", estime le sociologue Tarik Yildiz. Cet engouement "assez progressif" depuis plusieurs années s'explique par "l'éclosion d'une nouvelle génération née en France" et qui développe à l'âge adulte une pratique plus assidue que ses aînés. "J'ai fréquemment vu des parents déconseiller à leurs enfants de faire le ramadan, alors que les enfants insistaient", affirme-t-il. "émulation" Samy parle ainsi d'"initiative personnelle" même si "baigner dans cette culture nous pousse indirectement" à faire le ramadan. Plus observant, l'islam est aussi "recomposé en fonction de la société", explique M. Yildiz. Il faut ainsi compter avec les réseaux sociaux, comme en témoignent les nombreuses vidéos sur internet d'imams et d'influenceurs aux discours plus ou moins théologiques. En une période d'individualisation des croyances, l'islam devient pour ces jeunes "quelque chose qui se construit avec un choix délibéré, et une certaine dimension identitaire": il permet aussi d'afficher son appartenance à une communauté, notamment chez les adolescents où règne "une sorte d'émulation", selon le sociologue. "Il y a un état d'esprit global qui fait qu'on est plus poussé à fréquenter les mosquées", notamment pour la prière nocturne, ajoute Samy. Célia, 25 ans, avance une autre explication: "Ce qui attire d'abord les jeunes, c'est le côté social et festif de la rupture du jeûne". "repli sur soi" Elle-même a tenu à faire son premier ramadan dès sa puberté, à onze ans: "C'était surtout pour être adulte et faire comme les autres... Le ramadan tombait en été, on avait des journées à 38 degrés, je veillais toute la nuit et dormais la journée, c'était moins spirituel qu'aujourd'hui!" se souvient la jeune consultante (également sous un nom d'emprunt). Le "mois béni" est depuis devenu "l'une des périodes de l'année où je me reconnecte à ma spiritualité, où je me rapproche de ma famille, et où je peux faire découvrir ma religion à mes amis non musulmans, en les invitant à la rupture du jeûne", ajoute-t-elle. Pour certains cependant, faire le ramadan de façon marquée et ostentatoire "ne signifie pas forcément une connaissance des textes religieux", explique le politiste Haoues Seniguer. M. Seniguer réfute aussi l'idée que la hausse de la pratique des jeunes traduise "une forme de radicalité, de prime aux thèses islamistes". Car cet engouement est parfois regardé avec méfiance. En novembre, un rapport de la droite sénatoriale proposait d'interdire le jeûne avant 16 ans. "Ca s'ajouterait à tout ce qui vise la population musulmane aujourd'hui", soupire Célia, en déplorant que le retour du religieux fasse "plus peur quand il se produit chez les musulmans que dans les communautés juive ou chrétienne". Une telle mesure "ne pourrait que provoquer un repli sur soi", estime Samy. Pour lui, "dire que suivre le ramadan est le premier pas vers un repli communautaire et une dérive islamiste, c'est du grand n'importe quoi".

16.02.2026 à 12:41

A la Berlinale, les identités plurielles entre Afrique et Occident à l'écran

FRANCE24

La directrice du Festival international du film de Berlin, Tricia Tuttle, l'avait annoncé: les questions "d'appartenance et (le fait) de vivre entre plusieurs mondes" font partie des thématiques principales abordées dans la sélection. Tous deux en compétition officielle, "A voix basse", de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid, et "Dao", du Franco-Sénégalais Alain Gomis, abordent chacun à leur manière le sujet de la double identité. "Dao" met en scène deux évènements: un mariage en région parisienne et une cérémonie funéraire en Guinée-Bissau. Le film passe de l'un à l'autre dans un grand récit choral mêlant acteurs et non-acteurs, saisissant le portrait d'une communauté franco-africaine multiple et loin des stéréotypes. Tourné en 20 jours (10 en France et 10 en Guinée-Bissau), le film adopte un dispositif expérimental, dévoilant les essais et les entretiens de casting qui révèlent peu à peu les personnages. Familles dispersées Enfant, Alain Gomis a été marqué par la cérémonie funéraire en l'honneur de son père dans son village de Guinée-Bissau, où il a choisi de tourner la partie africaine de son film. Plus tard, "j'ai assisté à un mariage et je me suis dit que ces deux choses-là dialoguaient vraiment ensemble, et que ça racontait aussi quelque chose de ces familles un peu dispersées", a développé M. Gomis lors d'une rencontre avec l'AFP. Le film donne à voir une galerie de personnages afro-descendants peu représentés dans le cinéma français, avec au centre Gloria, la maman de la mariée en France et la fille du défunt en Afrique. La question de la double identité, "c'est aussi des façons différentes de parler de la même chose au fond", avance Alain Gomis. "Parce que s'engager avec quelqu'un en se mariant, ou faire face au deuil, c'est quand même assez partagé par l'ensemble de la planète. Donc avoir deux lectures de ces moments, je pense que c'est une grande richesse", assure le réalisateur. Traumas familiaux Pour "A voix basse", Leyla Bouzid est elle aussi retournée sur les traces de ses ancêtres, en tournant à Sousse (est de la Tunisie) dans la maison de sa grand-mère décédée en 2017. "Le désir du film est parti de l'envie de filmer cette maison où j'ai passé tous mes étés, qui est une maison pour moi très charismatique, cinématographique", explique la cinéaste, qui a grandi en Tunisie mais est arrivée en France à 18 ans. Elle vit aujourd'hui entre les deux pays. Son récit suit Lilia, Tunisienne habitant Paris, qui retourne dans sa famille pour enterrer son oncle. En couple avec une femme, elle vit cette relation en secret, et va peu à peu lever le voile sur la vie de son oncle et ce qui a conduit à son décès. "Au cœur du film, il y a un couple mixte entre une Française et une Tunisienne", pose Leyla Bouzid. Le long-métrage aborde la question de l'homosexualité en Tunisie, où la loi punit toujours les relations entre personnes de même sexe, et la difficulté pour Lilia de concilier son orientation sexuelle avec ses racines culturelles et familiales. Lilia "n'est nulle part complètement chez elle", affirme Leyla Bouzid, et "c'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup". "C'est aussi un film sur la transmission des traumas générationnels sur trois générations dans une famille, et comment les tabous, les non-dits et les secrets circulent", conclut la réalisatrice.

16.02.2026 à 12:39

Décès à 91 ans du fondateur du fabricant taïwanais de vélos Giant

FRANCE24

Liu a créé Giant en 1972 dans sa ville natale de Taichung, dans le centre de Taïwan, fabriquant des vélos pour des marques étrangères avant que la société ne lance sa propre marque en 1981. Giant est aujourd'hui l'un des plus grands fabricants de vélos au monde, avec un chiffre d'affaires annuel de plus de deux milliards de dollars et des millions de vélos vendus chaque année. M. Liu "s'est éteint paisiblement" tôt lundi matin, a annoncé Giant Group dans un communiqué. "Tout au long de sa vie, M. Liu s'est consacré au vélo, convaincu qu'il ne s'agissait pas seulement d'une activité commerciale, mais d'un mode de vie significatif", a ajouté la même source. Né dans une famille aisée le 2 juillet 1934, Liu a brièvement travaillé dans l'entreprise commerciale et agroalimentaire de son père, mais il a rapidement eu envie de se lancer seul. Il s'est essayé à divers secteurs d'activité, notamment le transport routier de marchandises, l'importation d'aliments pour poissons et même l'élevage d'anguilles. Son incursion dans le monde du cyclisme est venue d'une suggestion d'un ami lors d'une séance de brainstorming visant à conquérir le marché américain. Pour mieux comprendre le produit, Liu s'est rendu au travail à vélo pendant les premières années de Giant, mais cette habitude a été abandonnée à mesure que l'entreprise grandissait. Giant a créé sa propre marque de vélos en 1981, à une époque où le label "Made in Taiwan" était synonyme de produits bon marché et de mauvaise qualité, et où le cyclisme était encore considéré localement comme un moyen de transport pour les pauvres. Au fil des ans, l'entreprise s'est orientée vers la production haut de gamme et promeut le cyclisme comme un sport de loisir, avec tous les accessoires qui vont avec. Un "missionnaire" du vélo Dans une interview accordée à l'AFP en 2016, M. Liu a déclaré s'être sérieusement mis au cyclisme à l'âge de 73 ans, après des années sans avoir enfourché de vélo. "J'étais un vieil homme qui envisageait de prendre sa retraite, mais curieusement, j'ai plutôt découvert une nouvelle facette de moi-même", avait confié M. Liu à propos de sa première grande randonnée, plus de 900 kilomètres autour du littoral accidenté de l'île. "Cela a renforcé ma confiance en moi, ma santé, et je suis devenu plus disposé à apprendre de nouvelles choses, à relever de nouveaux défis", avait-il ajouté. King Liu avait affirmé qu'il se considérait comme un "missionnaire" en répandant la culture du vélo. Plusieurs membres de la famille de Liu, y compris ses enfants, ont occupé des postes de direction chez Giant. Sa fille aînée, Liu Li-chu, avait un jour déclaré au journal China Times que travailler avec lui était "douloureux". Liu a décrit YouBikes, le système public de vélos en libre-service lancé par Giant à Taïwan en 2009, comme "le travail le plus significatif de (sa) vie", selon un ancien article de l'agence de presse Central News Agency.

16.02.2026 à 12:35

La Jeune Garde, groupe antifasciste dissous, sous le feu des accusations après la mort de Quentin Deranque

FRANCE24

Dans un communiqué dimanche, la Jeune Garde a contesté toute responsabilité dans les "tragiques événements" survenus à Lyon, "ayant suspendu toutes ses activités" depuis sa dissolution. A sa création, la Jeune Garde se présente comme une réaction d'autodéfense face à des mouvances d'extrême droite particulièrement violentes et prospères à Lyon, dont le Bastion social. Un réseau de groupes locaux de la Jeune Garde assez indépendants a ensuite essaimé dans plusieurs villes, dont Paris, Strasbourg, Lille ou encore Montpellier. Les différentes branches s'identifient autour de symboles communs tels que les trois flèches orientées vers la gauche, une référence aux groupes d'autodéfense socialistes français des années 1930 également associée au parti social-démocrate allemand SPD comme symbole contre le nazisme et le stalinisme. Elles se retrouvent aussi à travers le slogan: "Face à l'extrême-droite, riposte immédiate". La Jeune Garde a gagné en visibilité à la faveur de la mobilisation contre la réforme des retraites de 2023. Ses membres multiplient alors les actions sur le terrain, aux abords d'universités par exemple pour, disent-il, parer au risque de prise à partie des étudiants participant aux blocages par des militants d'extrême droite radicale. Ils sont présents dans des "pré-cortèges" de manifestations, proposent parfois leur appui aux services d'ordre des syndicats, collent aussi des affiches, tractent. Ils apparaissent aussi sur les réseaux sociaux le visage masqué et les poings serrés, postent des images de leurs entraînements au combat. Cette stratégie de visibilité lui vaut une certaine notoriété. Certains comptes étaient suivis par plus de 20.000 abonnés. Toutefois, à Lyon même, la Jeune Garde n'a jamais été hégémonique, et partage le terrain avec d'autres collectifs d'"antifas", dont la Gale dissoute en 2022. "Historiquement la Jeune Garde n'a pas été le collectif antifa le plus porté sur la violence sur Lyon, ils ont toujours préféré les événements +respectables+ et +médiatisables+ à la confrontation directe avec l'extrême droite", explique un bon connaisseur de terrain de ces groupes, selon qui "la dissolution a sans doute contribué à désorganiser le collectif". Selon cette source, "la Jeune Garde n'a jamais occupé une place centrale au sein de la mouvance globale +antifa+, sinon aux yeux des médias, du fait de sa tactique de visibilité médiatique, là où la plupart des groupes antifascistes préfèrent l'action directe". "La mouvance antifasciste ne dispose plus aujourd'hui d'une structuration nationale, contrairement à l'époque des réseaux Ras l'front ou, surtout, No Pasaran (les Scalps). Il s'agit plutôt d'un réseau informel de groupes locaux", estime encore cette source. Dissolution contestée La dissolution de la Jeune Garde a été prononcée en juin 2025 en Conseil des ministres, le gouvernement l'accusant de "provoquer à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d'effets". La Jeune Garde, qui compte alors selon les autorités "près d'une centaine de membres répartis au sein de différentes branches locales en France", est basée sur une organisation pyramidale, avec à sa tête un porte-parole national. Longtemps, Raphaël Arnault incarna cette fonction avant d'être élu député LFI. Le décret du 12 juin portant dissolution énumère des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025 à Lyon, des agissements qui "ont donné lieu pour certains à des condamnations". Un recours contre cette dissolution a été déposé devant le Conseil d'Etat. Une audience était prévue mercredi mais a été reportée sine die.

16.02.2026 à 12:32

Relation France - Algérie : "Ce que Laurent Nunez fait montre bien l'échec de la méthode Retailleau"

Marion GAUDIN

En visite à Alger pendant deux jours, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez va tenter de relancer un dialogue bilatéral mis à mal par des mois de tensions. Le chercheur Adlene Mohammedi décrypte pour France 24 les enjeux de cette visite et les conditions d’un possible apaisement entre Paris et Alger.

16.02.2026 à 12:21

Mort de Quentin Deranque: l'accès à l'Assemblée suspendu pour l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault

FRANCE24

"Sa présence dans l'enceinte de l'Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l'ordre public", explique la présidence du Palais Bourbon dans un communiqué. Mme Braun-Pivet "a donc décidé de suspendre, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l'enquête judiciaire, les droits d'accès" de M. Favrot. "Toute autre mesure susceptible d'être prise ne peut l'être que par son député-employeur", ajoute le communiqué, précisant que la présidente de l'institution est pour sa part "chargée de veiller à la sûreté intérieure et extérieure de l'Assemblée nationale". Quentin Deranque "est décédé des suites d'une violence inouïe et intolérable", dénonce par ailleurs le communiqué, en condamnant des faits "d'une extrême gravité" sur lesquels "il revient à la justice de faire toute la lumière". Dimanche, Jacques-Elie Favrot avait indiqué via son avocat Me Bertrand Sayn "dément(ir) formellement être responsable de ce drame". Il s'est déclaré "menacé de mort par l'extrême droite dans tout le pays et en Europe". Il a également annoncé se retirer de ses fonctions de collaborateur "durant le temps de l'enquête" et se tenir "à la disposition de la justice afin de faire la lumière sur ce drame", avait précisé Me Bertrand Sayn. Le député LFI Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste La Jeune Garde dissous en juin 2025, avait lui exprimé samedi "horreur et dégoût" après l'annonce de la mort de l'étudiant de 23 ans, et dit sur X souhaiter que "toute la lumière soit faite". Agressé jeudi soir à Lyon, cet étudiant était selon le collectif identitaire Némésis chargé d'assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes, venues manifester contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Le collectif Némésis a affirmé que Quentin avait été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde. Alice Cordier, présidente de Némésis, a désigné parmi les agresseurs Jacques-Elie Favrot. "Je ne peux pas vous le confirmer. Il n'y a que le parquet qui peut le faire. Mais de ce que je comprends, il y a de nombreux témoignages, notamment de militants de la partie adverse qui le disent. Les investigations sont en cours", a déclaré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur France Inter. La Jeune Garde a de son côté assuré ne pouvoir "être tenue pour responsable" de la mort de Quentin à Lyon, "ayant suspendu toutes ses activités".

16.02.2026 à 12:17

Quentin, jeune étudiant, catholique "pacifique", proche de la mouvance nationaliste

FRANCE24

L'étudiant fréquentait la paroisse Saint-Georges, dans le 5e arrondissement de Lyon, près du quai Fulchiron, en bord de Saône, ce même quai où il a été pris en charge par les secours, jeudi en fin de journée, dans un état grave. Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin aurait été agressé par des militants antifascistes, alors qu'il faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, dans le 7e arrondissement, à près de 2 km du quai Fulchiron. Transporté avec un pronostic vital engagé à l'hôpital Edouard Herriot, où il sera placé sous coma, le jeune homme est décédé samedi des suites de ses graves blessures. Selon l'avocat de la famille, Fabien Rajon, lors de son agression, il "aurait reçu des coups à la tête alors même qu’il gisait au sol inanimé". "Il faut prier pour le repos de l'âme de Quentin, il faut prier pour sa famille, pour ses amis", dit à l'AFP l'abbé Laurent Spriet, sur le parvis de l'église Saint-Georges dont il est le recteur, avant le premier office dominical en latin de 08h30. C'est ici que le jeune homme "venait habituellement à la messe tous les dimanches", ajoute l'abbé, qui connaissait "très bien" Quentin, mais n'en dira pas plus "par respect". "Maintenant c'est la compassion, le respect, la prière et laisser faire la police et la justice", ajoute-t-il. Peu avant 10H00, les paroissiens affluent pour le principal office, comme Thierry, 53 ans, qui ne souhaite pas donner son nom. "Toute la paroisse, ici, est en deuil, évidemment. Quentin a reçu les derniers sacrements. Il a été accompagné par un prêtre, mais il était déjà en état de mort cérébrale", dit-il. Selon lui, le jeune homme "était investi dans l'accueil Saint-Martin qui s'occupe de servir des soupes populaires aux plus pauvres. Il venait régulièrement dans l'équipe", ajoute-t-il. "Intellectuel, pas un gros dur" "Certains disent qu'il était membre de la sécurité du groupe Némésis. Non, c'était un homme qui encadrait, qui entourait, qui accompagnait. C'était un pacifiste. Ce n'était pas du tout un extrémiste, comme certains veulent bien vouloir le dire", assure le paroissien. Un jeune homme qui souhaite garder l'anonymat explique qu'il fréquentait la même paroisse, à Saint-Georges ou une autre dans la région de Vienne (Isère), d'où Quentin était originaire. "Je retiens que c'était quelqu'un de joyeux, qui avait envie de partager sa foi" récente, après s'être "converti au catholicisme, et (qui) avait transmis sa foi à son père", explique-t-il. Quentin était inscrit en BUT Sciences des données depuis cette année, a indiqué dans un communiqué l'Université Lumière Lyon 2, indiquant avoir appris "avec une immense tristesse" son décès "tragique". Pour l'avocat de la famille, le jeune étudiant en mathématiques, qui pratiquait "le tennis et la philosophie", a "toujours défendu ses convictions de manière non-violente", "prônant un militantisme pacifique" et n’a "jamais été mis en cause dans la moindre affaire par le passé". Selon le groupe "nationaliste-révolutionnaire" lyonnais Audace, Quentin était un de leurs "sympathisants", après avoir été membre du mouvement royaliste Action Française à Vienne. "Il participait à de nombreux entraînements sportifs à nos côtés, encore la semaine dernière", pour faire de la boxe ou du footing, a affirmé à l'AFP un "porte-parole" du groupuscule d'ultra-droite, sous couvert d'anonymat. "C'était quelqu'un de très calme", il n'était "ni violent ou agressif", "ce n'était pas du tout un loubard, un costaud, un gros dur. Lui, au contraire, s'il pouvait éviter l'affrontement, il l'évitait", a affirmé cette source. Il était "très intellectuel, il aimait beaucoup lire l'actualité, la presse", "c'est aussi ça qui l'a beaucoup aidé dans sa foi". Selon lui, après son agression, Quentin aurait "marché quelques centaines de mètres pour rejoindre certains camarades, mais il était complètement désorienté, perdu (...) et quand les pompiers ont été appelés, en fait, c'était trop tard".

16.02.2026 à 12:05

Affaire Epstein : Jack Lang visé par des perquisitions, notamment à l'Institut du monde arabe

FRANCE 24

Le Parquet national financier a annoncé lundi que des ⁠perquisitions étaient en ​cours, notamment à l'Institut du monde arabe à Paris, dans le cadre de l'enquête visant Jack Lang et sa fille Caroline Lang, en ​lien ‌avec l'affaire Epstein.

16.02.2026 à 11:59

Hongrie : le secrétaire d'État américain Marco Rubio en visite chez l'"ami" Viktor Orban

FRANCE 24

Marco Rubio achève lundi sa brève tournée en Europe avec un détour par la Hongrie. Le chef de la diplomatie américaine s'y rend brièvement en soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections prévues en avril.

16.02.2026 à 11:59

Avant les municipales, le spleen des quartiers d'Albi meurtris par les règlements de comptes

FRANCE24

"Ça a été un épisode atroce pour tout le monde", confie à l'AFP Leslie Cervantès, mère de famille du quartier Lapanouse, où la fusillade a eu lieu, à deux kilomètres de la majestueuse cathédrale Sainte-Cécile. "Ça a laissé quelques séquelles, les gens ont un peu peur et c'est normal. On a eu droit aux CRS, ce qui est super, mais ils sont anxiogènes", dit-elle, regrettant qu'aucune cellule psychologique n'ait été mise en place. Albi est surtout connue pour sa vieille ville et sa spectaculaire cité épiscopale, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais elle abrite aussi quelques-uns des quartiers les plus défavorisés de France: selon l'Insee, 57% des habitants de Lapanouse vivaient en 2021 sous le seuil de pauvreté, et surtout 69% au quartier Cantepau. Or, "le trafic va avec la pauvreté", soupire Nathalie Lefranc-Ferrand, conseillère municipale d'opposition depuis six ans. La candidate (DVG) aux municipales fait partie de ceux qui dénoncent les disparités entre le centre, "ville musée", et les quartiers prioritaires. La préfecture du Tarn, comme ailleurs en France, connaît une hausse du narcotrafic. Si les condamnations liées aux stups sont en hausse de 62% entre 2020 et 2024 à l'échelle nationale, elles progressent de 112% sur le ressort du tribunal judiciaire d'Albi - des dossiers qui proviennent en majorité de la ville intramuros, selon la procureure Stéphanie Bazart. "Invivable" Les habitants n'en peuvent plus de n'entendre parler de leurs quartiers qu'à propos du trafic, et ceux rencontrés par l'AFP dénoncent unanimement les inégalités et la stigmatisation qu'ils subissent. L'indignation pousse certains à envisager de voter pour la première fois en mars, et d'autres à s'engager sur une liste. "Faut arrêter de donner une mauvaise image de Cantepau", lance une mère de famille de 47 ans, lasse de la couverture médiatique de son quartier, à des journalistes de l'AFP fermement éconduits par un dealer qu'ils avaient tenté d'aborder. S'ensuivra une longue discussion, à laquelle se joindront quatre jeunes. "On ne se sent pas représentés", explique l'un d'eux, 27 ans. "Hé attends, je suis sur la liste!", réplique l'habitante, qui a requis l'anonymat tant pour elle que pour sa tête de liste. "C'est la première fois qu'une personne du quartier se présente à la mairie, on va voter pour elle", lance un autre jeune homme de 23 ans. Tous dénoncent une forme de harcèlement de la part des forces de l'ordre. "La police d'Albi se met à nous narguer, nous insulter. (...) Quand j'ai un problème, je n'appelle jamais la police. On a la boule au ventre quand on passe à côté d'eux", explique le premier. Les élus sont perçus comme lointains et indifférents. "Elle ne vient jamais nous voir", ajoute un troisième jeune à propos de la maire (Horizons) Stéphanie Guiraud-Chaumeil, élue depuis 2014 et candidate à un troisième mandat. "Je vais commencer à voter. Ça devient invivable", lâche un quatrième, aux yeux bleu vif sous son bonnet noir. "Bons souvenirs" L'édile était venue à Lapanouse après la première fusillade, avec le préfet. Elle est revenue récemment pour l'inauguration d'une nouvelle aire de jeux. Contactée par l'AFP, elle rappelle par écrit que ses administrés "savent que la lutte contre le narcotrafic n'est pas du ressort de notre collectivité mais bien de l'Etat", mais dit toutefois "comprendre" leur inquiétude. "Tu peux pas enfermer les gens dans ce qui s'est passé", estime Tarek Njah, 57 ans, à propos de la demi-douzaine de fusillades en 2025. "Lapanouse a une image de quartier sensible, c'est une connerie monumentale", ajoute l'oncle de Leslie Cervantès. Mme Cervantès, mère célibataire de cinq enfants, se démène pour organiser à Lapanouse, avec son association, des activités chapeautées par des bénévoles: lutte libre ou danse pour les jeunes, gym avec solution de garde pour les mamans. Elle regrette que la mairie ne lui prête pas de local pour accueillir du public toute l'année. "L'immense majorité des gens, quels que soient les quartiers, ont envie de vivre en paix. Et pour ça, il faut se donner collectivement les moyens", soutient la candidate Nathalie Lefranc-Ferrand, qui vient à Lapanouse une heure et demie tous les dimanches. Dans son programme, elle veut mettre un marché en plein milieu du quartier "pour recréer du lien". Et Leslie Cervantès de lancer à l'élue: "Ça me plairait bien de m'investir un peu avec vous". "Ben, je vous prends sur la liste!", sourit Nathalie Lefranc-Ferrand.
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