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06.04.2026 à 08:29

Pénurie de dermatologues: un cabinet itinérant au chevet des déserts médicaux

FRANCE24

À sa descente du camion Mobil'Derm stationné dans cette petite commune de 1.100 habitants en périphérie d'Agen, Laetitia Coumau fait part de son "soulagement" d'avoir enfin vu une spécialiste près de chez elle, sans "passer la journée" à Bordeaux ou Toulouse, à 1H30 de route environ. "Ça faisait plus d'un an que je voulais un rendez-vous, je n'y arrivais pas", témoigne pour l'AFP l'agricultrice de 39 ans. "Il n'y a pas de rendez-vous disponibles. Quand on appelle, les dermatologues ne prennent pas de nouveaux patients", résume cette éleveuse de poulets. "Et quand on s'inquiète et qu'on n'arrive pas à trouver l'avis d'un pro..." Comme ailleurs en France, des patients souffrant de maladies de la peau subissent d'importants délais de soins en Nouvelle-Aquitaine, avec des pertes de chance dans les cas les plus graves. À Lafox, 25 patients par jour pénètrent dans les quelques mètres carrés du cabinet mobile, où une dermatologue du Pays basque est venue pour deux jours assurer les consultations, sur son temps libre. "On se sent utile" "Je vais gagner cinq fois moins qu'à mon cabinet. Mais ce n'est pas grave", sourit la Docteure Blandine de Carrère, établie à Saint-Jean-de-Luz. "On a fait médecine pour soigner. Et là, on se sent vraiment utile, on exerce le plus profond de notre métier. Ça nous sort un peu de notre zone de confort, c'est stimulant." Dans la fourgonnette blanche, affrétée pour 200.000 euros par la Société française de dermatologie (SFD) avec l'appui de la Fondation Renault, on trouve une table d'examen et tous les équipements nécessaires. "On peut regarder avec nos dermatoscopes, utiliser l'azote, la cryothérapie, l'électrocoagulation, faire des biopsies... On a tout ce qu'il faut", détaille Blandine de Carrère. Pendant un semestre, une trentaine de médecins participent à l'initiative dans plusieurs départements de Nouvelle-Aquitaine, avant les Hauts-de-France puis d'autres régions. Les patients, adressés par leur généraliste, prennent rendez-vous sur Doctolib. Pour alléger la paperasse, le dermatologue invité devient salarié ponctuel du centre de santé local, en lien avec la municipalité. "Détresse" "Sur notre département, on est en grande pénurie de médecins", résume Murielle Cristofoli, première adjointe au maire de Lafox. "Il y a une telle détresse, les personnes sont désespérées (...) C'est une petite goutte d'eau, mais on ne peut pas ne pas le faire." On compte aujourd'hui 2.900 dermatologues en France, contre 4.000 il y a 15 ans, sur fond de non-remplacement des retraités. D'où le projet Mobil'Derm, pour un budget d'environ 1 million d'euros. Ce cabinet mobile, "c'est une première en France en dermatologie", se félicite la Professeure Marie Beylot-Barry (CHU de Bordeaux), à l'initiative du projet. Lorraine Colbert, dermatologue girondine à la retraite, a repris du service pour éviter aux patients "des pertes de chance" faute de consultation, explique-t-elle. "On va au devant des gens, et ils sont tellement reconnaissants. Moi, je l'aurais fait même bénévolement", confie la sexagénaire. À Langon, dans le département voisin de la Gironde - pourtant mieux doté en dermatologues -, "toutes les minutes, il y avait une demande de rendez-vous, avec des gens qui tapaient à la porte (du véhicule) et même qui essayaient d'entrer", se souvient Léa Fougerouge, assistante médicale et conductrice du camion. Parmi les déçus, il y a Danièle Crassat, 77 ans, souffrant de psoriasis et venue à Lafox sans rendez-vous en ligne. Elle repart avec l'espoir d'une future consultation au Mas-d'Agenais (Lot-et-Garonne), d'ici quelques semaines. "C'est une bonne chose, ce camion. Mais je ne sais pas s'ils font un suivi", s'interroge-t-elle. Le cabinet itinérant doit "pouvoir faire le lien avec d'autres dermatologues de départements voisins", par exemple pour programmer une opération en urgence, répond la Pre Beylot-Barry. "C'est un peu lourd, mais je pense que c'est nécessaire pour les patients. Ce n'est pas du +one shot+."

06.04.2026 à 08:25

Au Nigeria, l'armée libère 31 fidèles enlevés lors des célébrations de Pâques

FRANCE 24

L'armée nigériane a annoncé dimanche avoir libéré 31 personnes enlevées lors des célébrations de Pâques dans une église de l'État de Kaduna, dans le Nord-Ouest. Les médias locaux rapportent de leur côté que deux églises, une catholique et une évangélique, ont été attaquées. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon le bilan donné par l'armée.

06.04.2026 à 07:33

NBA: Curry fait le show pour son retour, Flagg enfonce les Lakers

FRANCE24

. Curry de retour Après 27 rencontres manquées en un peu plus de deux mois à cause de son genou droit, Stephen Curry a fait son retour et porté les Golden State Warriors qui ont néanmoins dû s'incliner devant les Houston Rockets 117-116. Remplaçant au coup d'envoi et limité à 26 minutes de jeu, le légendaire meneur de la Baie, âgé de 38 ans, a immédiatement imprimé sa marque avec 29 points, 4 passes et des actions folles dans son Chase Center. Menés de 15 points dans le 3e quart-temps, les Californiens ont été réveillés par leur shooteur vedette (5 sur 10 de loin), dont la seule présence a aussi ouvert des espaces dans la défense adverse pour ses coéquipiers. Malgré la défense féroce de Amen Thompson et Jabari Smith Jr, Curry a trouvé moyen de déclencher, et de marquer, notamment d'un improbable tir lointain à 57 secondes du terme pour faire revenir les locaux à un point. Curry a évidemment hérité du dernier ballon et été proche d'un tir victorieux à la sirène. L'espoir revient chez les Warriors, condamnés à la 10e place à l'Ouest et donc à deux matches de barrage à l'extérieur s'ils veulent affronter le Thunder au premier tour des play-offs. Les Rockets ont eux pu compter sur un grand match de Kevin Durant (31 points, 8 rebonds, 8 passes), deux fois champion avec Golden State en 2017 et 2018. . Flagg enfonce les Lakers Le phénomène Cooper Flagg, qui postule à la récompense de rookie de l'année, a brillé avec Dallas en inscrivant 45 points avec 8 rebonds et 9 passes pour un succès 134-128 des Mavericks face aux Los Angeles Lakers. Après les annonces des blessures de Luka Doncic et de Austin Reaves, qui ne rejoueront pas en saison régulière et devraient manquer le début des play-offs, les Lakers ont découvert ce qui les attendait sans leurs deux principales menaces offensives. LeBron James a frôlé un épais triple-double avec 30 points, 9 rebonds et 15 passes, en plus du triple-double de l'étonnant Luke Kennard, 15 points, 16 rebonds et 11 passes. Les Lakers ont enchainé une deuxième défaite d'affilée et comptent désormais le même bilan que les Denver Nuggets (50v-28d), sur une série de huit succès, mais restent troisièmes à l'Ouest à la faveur des confrontations directes. . Rupert record L'ailier français Rayan Rupert a signé son record de points au cœur d'un premier triple-double avec 33 points, 10 rebonds et 10 passes lors de la défaite de Memphis à Milwaukee 131-115. Rupert, 21 ans, n'avait jamais marqué plus de 20 points (le 9 mars), capté plus de 9 rebonds (le 23 février) et distribué plus de 3 passes (le 7 février) en près de trois saisons NBA. Sélectionné au deuxième tour de la draft 2023 par les Portland Trail Blazers, Rupert a été libéré par la franchise de l'Oregon en février, avant de rebondir aux Memphis Grizzlies début mars. Le jeune Français profite des nombreux absents de la franchise, qui n'a plus rien à espérer en cette fin de saison, pour obtenir du temps de jeu et se montrer, lui qui sera agent libre cet été. Face à lui dimanche, Ousmane Dieng, qui profite également d'une fin de saison en roue libre chez les Bucks, a compilé 17 points, 9 rebonds et 6 passes. Toujours meneur titulaire avec Brooklyn, Nolan Traoré a inscrit 23 points et distribué 7 passes lors du succès des Nets contre les Washington Wizards 121-115. Côté intérieurs, Guerschon Yabusele a compilé 8 points et 9 rebonds avec les Chicago Bulls, battus par les Phoenix Suns, et Moussa Diabaté a lui aussi cumulé 8 points et 9 rebonds, avec 4 passes, pour aider les Charlotte Hornets à gagner face aux Minnesota Timberwolves de Rudy Gobert (12 points, 10 rebonds).

06.04.2026 à 07:15

Ligue 1 : Monaco domine Marseille et relance la course au podium

L'Equipe TV

L’AS Monaco s’est imposée face à Marseille (2-1) en clôture de la 28e journée de Ligue 1. Grâce à cette victoire, Monaco (5e) revient à hauteur de l’OM (4e).

06.04.2026 à 05:43

Dans les procès collectifs du Salvador, des "innocents jugés avec les criminels"

FRANCE24

Les procès de masse se multiplient au Salvador, où quelque 91.000 personnes sont détenues sous le régime d'exception mis en place il y a quatre ans par le président Nayib Bukele dans le cadre de sa "guerre" contre les gangs. "Certains vont payer pour d'autres. Si on en condamne un, on condamne l'ensemble", déplore auprès de l'AFP Gladis Villatoro, dans sa modeste maison de Soyapango, à 20 km à l'est de la capitale San Salvador. Non loin de là, Reynaldo Santos craint que son fils, l'un des 8.000 accusés attendant en liberté la tenue du procès, soit de nouveau incarcéré à chaque fois qu'il doit se présenter au tribunal. "C'est une roulette russe, une angoisse permanente, un vrai calvaire", décrit ce boulanger de 58 ans, qui raconte que Jonathan a été arrêté fin 2022 alors qu'il jouait à Fortnite, jeu vidéo très populaire considéré par la police comme un jeu "de gangster". Le parquet général a promis de prononcer 3.000 inculpations au cours du premier trimestre afin de traduire en justice les "membres de gangs" par groupes, en fonction des zones où ils sont soupçonnés d'opérer. Le vice-président salvadorien, Félix Ulloa, a vanté des procès "innovants", défendant l'idée d'une responsabilité "collective" et de peines appliquées en fonction de la place occupée dans la hiérarchie du gang. Il y a une semaine, le Salvador a adopté la prison à perpétuité contre les "terroristes", terme utilisé par le gouvernement pour désigner les membres de gangs, y compris pour les mineurs. Les prisons deviendront des "oubliettes", avertit l'avocate pénaliste Roxana Cardona. Sollicités par l'AFP, le parquet et le gouvernement n'avaient pas répondu dans l'immédiat. "Usine à condamner" Jonathan, employé dans une entreprise textile âgé de 24 ans, sera jugé dans un procès du gang Mara Salvatrucha avec quelque 80 détenus. Williams, technicien en climatisation de 35 ans, a lui été regroupé avec des personnes accusées d'appartenir au gang Barrio 18. Aucun n'avait de casier judiciaire, selon leurs parents et des documents consultés par l'AFP. "En les regroupant, ils les déclarent coupables. Il y a une présomption de culpabilité, pas d'innocence", affirme un avocat qui défend 45 prisonniers, en soulignant que le parquet a opté pour des procès de masse face à son incapacité à enquêter sur autant de cas. Vêtus d'uniformes blancs, assis en rangs, les accusés suivent virtuellement, depuis plusieurs prisons, le procès qui se déroule dans une salle du tribunal spécialisé contre le crime organisé. Le juge, le procureur et les avocats les voient sur des écrans. De récentes réformes de la loi sur le crime organisé n'individualisent pas la responsabilité pénale et ont supprimé l'audience d'examen des preuves. Le procès n'est plus qu'une "simple formalité", fustige l'un des avocats interrogés par l'AFP et ayant requis l'anonymat. "Ce n'est pas innovant, c'est une usine à condamner en masse", constate avec amertume cet homme qui a défendu un vendeur de légumes condamné en février à 30 ans de prison en même temps que 163 autres personnes. Il estime qu'environ 20.000 accusés ont déjà été regroupés dans des procès collectifs. Avant le procès, une audience a lieu au cours de laquelle un membre de gang détenu témoigne, le visage dissimulé, pour incriminer les accusés, souvent sans preuves ou en mentant pour obtenir une réduction de peine, dénoncent plusieurs avocats. La défense n'est pas toujours convoquée à cette audience, pourtant essentielle. "C'est une régression du droit", estime le défenseur du vendeur de légumes, qu'il n'a vu qu'une minute avant le procès. "J'ai seulement eu le temps de lui demander comment il allait et de lui dire : +ta famille t'aime et sait que tu es innocent+." "Cauchemar" Avocats et proches ne reçoivent que peu d'informations : les dossiers sont classés confidentiels et l'isolement des détenus est total. Gladis Villatoro se ronge les sangs depuis qu'elle a appris que son fils souffre d'insuffisance rénale. "Je ne sais pas comment il va", murmure-t-elle pour ne pas être entendue par le fils de Williams, six ans, qui court dans la maison. Nayib Bukele, qui contrôle tous les pouvoirs de l'Etat, jouit d'une grande popularité pour avoir mis fin à la terreur des gangs. Mais les ONG dénoncent 500 décès en prison, des tortures et des milliers d'arrestations d'innocents dans le cadre de l'état d'exception permettant des arrestations sans mandat judiciaire. Human Rights Watch (HRW) a documenté des arrestations sur la base d'appels anonymes, de querelles de voisinage ou pour permettre aux policiers d'atteindre des quotas en échange de primes. Mme Villatoro et M. Santos assurent que leurs fils font partie de ces "quotas". Pour leur payer un avocat, ils se sont endettés. Beaucoup d'accusés n'ont d'autre choix que d'être représentés par des avocats commis d'office, submergés de dossiers. Ces procès "sont dépourvus des garanties élémentaires de toute procédure régulière et cela augmente le risque de condamner des innocents", estime Juan Pappier, directeur adjoint pour les Amériques de HRW, interrogé par l'AFP. M. Santos évoque la dépression de son fils et demande à ce qu'on le laisse se défendre : "Nous aimerions que ce cauchemar se termine."

06.04.2026 à 05:15

L'Iran mène de nouvelles frappes et Trump répète ses menaces

FRANCE24

Plus d'un mois après le début de la guerre du Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale, Téhéran a visé avec des missiles et des drones Israël, le Koweït et les Emirats arabes unis. En Israël, les pompiers ont indiqué lundi avoir retrouvé deux personnes mortes sous les décombres d'un immeuble frappé par un missile iranien la veille à Haïfa, dans le nord du pays. Deux autres personnes sont portées disparues. Dans la capitale iranienne, une installation gazière a été endommagée par une frappe, privant une partie de la capitale iranienne de gaz, selon la télévision d'Etat (Irib). L'université adjacente a également subi des dégâts. Selon les médias iraniens, plusieurs attaques ont aussi eu lieu sur des quartiers résidentiels de Téhéran, où huit hôpitaux ont dû être évacués. L'agence de presse Tasnim a fait état de cinq morts dans une frappe sur un quartier résidentiel à Qom (centre). "Crimes de guerre" Après les menaces de Donald Trump de viser prochainement de nouvelles infrastructures civiles, un responsable iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a dénoncé de possibles "crimes de guerre". "Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices et étendues", a averti le porte-parole du commandement militaire iranien dans un communiqué. Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, ne montre aucun signe de désescalade: les frappes se succèdent jour après jour et les menaces de faire vivre "l'enfer" à l'autre camp également. "Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer - VOUS ALLEZ VOIR!", a écrit dimanche Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, fixant désormais un ultimatum à "mardi 20H00" à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Imprévisible dans ses annonces, le président américain a prévu une conférence de presse à la Maison Blanche lundi à 13H00 heure de Washington (17H00 GMT). Il devrait y revenir sur l'opération de sauvetage en Iran d'un aviateur américain, "gravement blessé" selon lui, alors qu'entre deux menaces il a encore évoqué auprès de médias américains de "bonnes chances" d'un accord avec Téhéran pour cesser les combats. Le baril à 110 dollars Estimant avoir atteint les cibles militaires voulues, le président américain menace de s'en prendre désormais aux infrastructures civiles de l'Iran, ponts et centrales électriques en tête, si l'Iran ne rouvre pas entièrement le détroit d'Ormuz, voie cruciale pour l'approvisionnement mondial d'hydrocarbures. "Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de (Benjamin) Netanyahu", le Premier ministre israélien, lui a rétorqué le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Une rhétorique guerrière qui a nourri les craintes des investisseurs sur le marché du pétrole, au retour de trois jours de pause pascale. Tant le prix du baril de Brent que celui de WTI, les deux principales variétés d'or noir, évoluaient lundi autour de 110 dollars le baril. Ces inquiétudes ont à peine été apaisées par la décision de la Russie, de l'Arabie saoudite et de six autres membres de l'Opep+ d'augmenter de nouveau leurs quotas de production à partir de mai. Les tensions sur les prix de l'énergie ont des répercussions dans le monde, comme en Egypte qui a imposé un couvre-feu commercial à 21 heures en semaine et 22 heures le week‑end. "D'habitude, c'est à cette heure‑ci que le travail commence", soupire Ali Haggag, un vendeur devant sa boutique de vêtements soudainement silencieuse. "On a l'impression de revivre la période du Covid", dit-il en évoquant le confinement sanitaire de 2020. Discussions Oman/Iran En parallèle des menaces et des attaques, des efforts diplomatiques se poursuivent: Oman, situé face à l'Iran de l'autre côté du détroit d'Ormuz, a discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, qui jouent un rôle de médiateur. Cependant, la perspective d'un accord entre Américains et Iraniens, "du moins dans les conditions actuelles, est quasi inexistante", a estimé sur X Danny Citrinowicz, analyste en sécurité et ancien expert des services de renseignement israéliens. Dans les pays du Golfe, frappés quotidiennement par l'Iran, le Koweït a dit lundi avoir été visé par des attaques de missiles et de drones et les Emirats arabes unis ont fait état d'un blessé dans la chute de débris de drones interceptés par la défense anti-aérienne. Au Liban, autre front qui paie un lourd tribut à la guerre, le Hezbollah pro-iranien a revendiqué de nouveaux tirs de roquettes de l'autre côté de la frontière avec Israël. Dimanche, Israël a poursuivi le pilonnage de la banlieue sud de Beyrouth, considéré comme un bastion du Hezbollah, une frappe à proximité d'un hôpital faisant au moins cinq morts et une autre tuant trois personnes à l'est de la capitale libanaise. burx-maj/vl/cgo

06.04.2026 à 04:55

Moyen-Orient en direct : au moins 25 morts, dont six enfants, lors des dernières frappes contre l'Iran

FRANCE 24

Au moins 25 personnes, dont six enfants, ont été tuées lors d'une vague d'attaques menées par Israël et les États-Unis en Iran dans la nuit de dimanche à lundi. Téhéran promet des représailles "bien plus dévastatrices" en cas de bombardements de ses infrastructures civiles. Suivez notre direct sur la guerre au Moyen-Orient.

06.04.2026 à 04:29

Jour J pour les astronautes d'Artémis, qui vont voler autour de la Lune

FRANCE24

Plus de quatre jours après leur départ de Floride, les trois astronautes de la Nasa, Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman, et leur collègue canadien Jeremy Hansen arriveront à proximité de l'astre. A 04H42 GMT lundi, ils ont amorcé la dernière ligne droite en entrant dans la "sphère d'influence" de la Lune, où l'attraction gravitationnelle de l'astre prend le dessus sur celle de la Terre. Ils ne se poseront pas sur la Lune mais cela n'en demeurera pas moins historique car toutes les missions Apollo (1968-1972) avaient emmené exclusivement des hommes blancs américains, en général ex-militaires. Dans toute l'histoire de l'exploration spatiale, aucun Russe ni Chinois ne s'est aventuré au-delà de 400 km de la Terre, la distance des stations en orbite terrestre. Seules des sondes sont revenues observer la Lune. Pendant sept heures, à partir de 18H45 GMT, la Lune sera plein cadre dans le hublot du vaisseau Orion. La Lune leur apparaîtra aussi grande qu'"un ballon de basket tenu à bout de bras", décrit à l'AFP Noah Petro, responsable du laboratoire de géologie planétaire de la Nasa. "Chair de poule" Les quatre membres de l'équipage se sont préparés pendant plus de deux ans en s'entraînant à reconnaître des formations géologiques et à les décrire avec précision aux scientifiques ici-bas, en particulier les teintes brunes ou beiges du sol. Leurs descriptions orales ainsi que leurs notes et photographies - trois appareils photo Nikon ont été embarqués - devraient permettre d'en apprendre plus sur la géologie et l'histoire de notre satellite naturel. Mais aussi de nous passionner, espère la Nasa, qui retransmettra l'événement en direct sur plusieurs plateformes comme Netflix et YouTube, à l'exception de 40 minutes au cours desquelles les communications seront coupées, bloquées par la Lune. "Entendre cet équipage décrire la surface lunaire va vous donner la chair de poule", a promis ce week-end Kelsey Young, responsable scientifique de la mission lors d'une conférence de presse. Si les astronautes du programme Apollo l'ont fait avant eux, il y a plus de 50 ans, la plupart d'entre nous "n'étions pas nés, donc ce sera vraiment une première pour nous", pointe Derek Buzasi, professeur d'astronomie et d'astrophysique à l'université de Chicago auprès de l'AFP. Les astronautes d'Artémis dépasseront en outre le record d'Apollo 13 en devenant les êtres humains à s'être le plus éloignés de la planète bleue, en s'aventurant à plus de 406.000 km. - Lever et coucher de Terre - Ils voleront derrière la Lune et découvriront sa face cachée, celle qui n'est jamais visible depuis la Terre. Ils verront probablement "des régions de cette face cachée qu'aucun des astronautes du programme Apollo n'avait pu observer", explique à l'AFP Jacob Bleacher, chef de l'exploration scientifique à la Nasa, extrêmement enthousiaste à cette idée. L'équipage a déjà entrevu le bassin d'Orientale, un gigantesque cratère surnommé le "Grand Canyon de la Lune" qui n'avait jusqu'ici été vu dans son entièreté que par des sondes. "C'est exactement comme à l'entraînement, mais en trois dimensions et c'est tout simplement incroyable", s'est exclamé Jeremy Hansen. Leur survol lunaire leur permettra aussi d'assister à une éclipse solaire - le Soleil disparaissant derrière la Lune - et à un lever et un coucher de Terre derrière la Lune. De quoi rappeler la célèbre photographie "lever de Terre" qui avait bouleversé notre vision du monde en 1968 lors de la mission Apollo 8. "Au milieu de tout ce vide" que représente l'univers, notre planète constitue "une oasis, ce magnifique endroit où nous pouvons vivre ensemble", a rappelé ce week-end le pilote de la mission, Victor Glover, dans un message pour Pâques. Si cette mission et la suivante l'an prochain se déroulent bien, la Nasa prévoit de faire alunir des astronautes en 2028.

06.04.2026 à 00:51

Entretien chocolaté avec Edwin Yansané de la Maison Edwart

FRANCE24

Edwin Yansané est venu présenter sa nouvelle collection à l'occasion des fêtes de Pâques, il en a profité pour évoquer les sujets qui impactent aujourd'hui son métier: guerre au Moyen-Orient, prix du cacao, cadmium...

06.04.2026 à 00:28

"Il y a beaucoup de maladies qui viennent des animaux ou de la détérioration de l'environnement"

FRANCE24

En France le « One Health Summit » s'est ouvert ce dimanche à Lyon. Il réunit dirigeants et scientifiques du monde entier autour d'un objectif commun, la santé mondiale, et pas seulement celle des personnes, celle aussi des animaux, des végétaux et des écosystèmes. On en parle avec le professeur Pierre Tattevin, Chef du service des maladies infectieuses du CHU de Rennes. 

06.04.2026 à 00:18

Prêt flash : "le gouvernement essaie de gagner du temps" selon Virginie Martin

FRANCE24

Au menu de L'Essentiel politique, le rassemblement contre le racisme à Saint-Denis, la nouvelle alliance populaire proposée par LFI et les aides du gouvernement pour faire face à la flambée des prix du carburant, avec la politologue Virginie Martin.

05.04.2026 à 23:44

Niger : la violence djihadiste se propage dans la région de Tahoua

Fatimata WANE

Nouvelle attaque dans la région de Tahoua au Niger, une zone longtemps épargnée mais qui subit désormais les foudres de la violence djihadiste. Corruption grave au Kenya, où le secrétaire d'Etat au pétrole ainsi que les plusieurs hauts responsables d'agences gouvernementales ont été limogés. En cause: du trafic dans l'importation d'hydrocarbures. Et enfin, direction un maquis baoulé Côte d'Ivoire pour célébrer "Paquinou" en ce dimanche de Pâques.

05.04.2026 à 23:36

Édition spéciale : le bilan de Patrice Talon à une semaine de la présidentielle béninoise

Fatimata WANE

A une semaine de la présidentielle au Bénin, focus sur le bilan de Patrice Talon après une décennie au pouvoir. Au menu : croissance économique saluée, modernisation visible … mais aussi critiques persistantes sur l’état de la démocratie, l’opposition marginalisée et les libertés. Pour décortiquer ces 10 ans, deux invités : Wilfried Léandre Houngbédji, le porte-parole du gouvernement, et Francis Kpatindé, journaliste et observateur averti de la vie politique béninoise.

05.04.2026 à 23:17

Italie: l'Inter, porté par sa "ThuLa", surclasse l'AS Rome et entrevoit le titre

FRANCE24

Les Nerazzurri n'avaient plus gagné depuis plus d'un mois (une défaite, deux nuls). Il ne leur a fallu que quelques secondes pour prendre l'avantage grâce à leur capitaine et buteur argentin Lautaro Martinez qui faisait son retour après un mois et demi d'absence sur blessure. La Roma a égalisé à la 40e minute par Gianluca Mancini, l'un des nombreux internationaux italiens sur le terrain dimanche, cinq jours après une nouvelle déroute de la Nazionale, privée du Mondial-2026 par la Bosnie-Herzégovine. Mais l'Inter n'a pas douté longtemps et a repris l'avantage juste avant la pause grâce à une frappe lointaine de Hakan Calhanoglu (45e+2, 2-1). Au retour des vestiaires, Martinez a définitivement assommé la Roma avec son deuxième but de la soirée, son 16e de la saison (52e, 3-1). Marcus Thuram, auteur auparavant de deux passes décisives, (55e) et Nicolo Barella (63e) ont ajouté leur contribution à ce 23e succès de la saison pour l'Inter qui s'est ainsi rapproché du 21e scudetto de son histoire. "C'était un match important, contre un adversaire direct, pour notre saison, on est entré dans ce match comme il fallait, avec la bonne attitude. Nous sommes heureux, car cette victoire est méritée", a déclaré Martinez sur la plateforme DAZN. "Il nous montre la voie" "Notre capitaine (Lautaro Martinez) est de retour, s'est réjoui de son côté Thuram. Il nous montre la voie quand c'est difficile et il l'a fait ce soir dès la première minute". Alors qu'il reste sept journées, soit un maximum de 21 points à empocher l'Inter devance de neuf longueurs l'AC Milan (2e, 63 pts) qui affronte le champion en titre Naples (3e, 62 pts) lundi. Après ce troisième revers en quatre journées, la Roma s'éloigne toujours plus des places qualificatives pour la Ligue des champions: elle est 6e avec 54 points, à trois longueurs de la 4e place, la dernière qualificative pour la C1 occupée par Côme qui a remporté ses cinq dernières matches avant de se rendre à Udine lundi. "Cette soirée a montré qu'on n'était pas au niveau d'une équipe comme l'Inter, mais on n'abdique pas, on a encore sept matches à jouer pour atteindre notre objectif et retrouver la Ligue des champions", a assuré le coach de la Roma Gianpiero Gasperini. En bas de classement, Pise se dirige vers un retour express en 2e division: le club toscan s'est incliné 1 à 0 contre le Torino et accuse, à la dernière place, désormais neuf points de retard sur le 17e, Lecce.

05.04.2026 à 23:13

L1: Monaco ne s'arrête plus, l'OM n'y arrive plus

FRANCE24

Un rapide coup d'oeil au classement suffit à comprendre que la fin de saison sera impitoyable et qu'il y aura forcément du dégât chez les gros. Car dimanche soir, à six journées de la fin, il y a cinq équipes qui se tiennent en trois points entre la 3e place, qui donne tout, et la 7e, qui ne vaut presque rien. C'est désormais Lille qui occupe la très convoitée troisième marche du podium, celle qui mène directement à la Ligue des champions. Un point derrière, Marseille glisse au quatrième rang et a été rejoint par Monaco (5e), dont l'impressionnante série de victoires s'allonge. Encore une longueur derrière, Lyon est sixième et la septième place est occupée par Rennes qui, à trois points du podium, peut aussi y croire. C'est donc l'embouteillage mais s'il y a bien un perdant de ces dernières semaines, c'est l'OM, battu coup sur coup par deux rivaux directs, Lille et Monaco. L'équipe de la Principauté, au contraire, est lancée à pleine vitesse vers la ligne d'arrivée et elle a repris 14 (!) points à l'OM en neuf journées. Au passage, les hommes de Sébastien Pocognoli ont fait chuter le Paris SG et Lens avant d'assommer Marseille, qui a vraiment manqué de tranchant dimanche en l'absence de Mason Greenwood, blessé et suspendu. Avant que tout se décante après la pause, le coup d'envoi du match avait été donné par Usain Bolt. Mais la première période ne s'est pas exactement jouée à 100 à l'heure et personne n'a fait parler la foudre. Hradecky décisif Jusqu'à la pause, le choc a ainsi été équilibré mais l'on n'a pas vu grand-chose, au-delà des hésitations des deux équipes à se lancer franchement vers l'avant. Dans un premier temps, Monaco a semblé capable de mettre plus de vitesse que son adversaire dans le dernier tiers du terrain, via Aleksandr Golovine ou Maghnes Akliouche, qui a eu deux bonnes opportunités dans le premier quart d'heure (10e et 13e). Mais c'est finalement Marseille qui a été le plus dangereux, avec plusieurs bonnes situations pour Hamed Traoré, Timothy Weah, Igor Paixao ou Pierre-Emerick Aubameyang. Après le repos en revanche, Monaco s'est installé un peu plus haut et a mis un peu plus d'impact et cela a suffi pour faire chuter cet OM décidément bien fragile. A la 59e minute, Golovine a ainsi conclu de volée un joli mouvement lancé par Akliouche et prolongé par un bon centre de Jordan Teze (1-0). Derrière, Monaco a tenu grâce à Lukas Hradecki, le très fiable gardien que le club du Rocher a cherché pendant des années. Le Finlandais a ainsi mis en échec Pierre-Emile Hojbjerg, Traoré ou Quinten Timber. Dans la foulée, Monaco a creusé l'écart par Folarin Balogun, buteur d'un lob magnifique après avoir résisté à la course au très tendre CJ Egan-Riley, blessé sur l'action (2-0, 74e). Amine Gouiri a fait renaître l'espoir marseillais en marquant à la 85e minute et, en toute fin de match, l'OM a encore été menaçant et Hradecky vigilant, comme sur une tête de Medina, ou chanceux, comme sur une reprise d'Aubameyang dégagée sur sa ligne par Teze. Au bout du compte, Monaco a donc tenu, sans Paul Pogba, présent sur la feuille de match mais qui n'est pas entré. Pour les récompenses de fin de saison, rien n'est joué. Mais entre Monaco qui gagne sans cesse et Marseille qui n'y arrive plus, les dynamiques sont claires.
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