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▸ Les 15 dernières parutions

27.04.2026 à 13:39

Gestion des déchets textiles: le gouvernement sanctionne l'éco-organisme Refashion

FRANCE24

Une lettre de sanction a été envoyée par la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) à Refashion, a indiqué le ministère de la Transition écologique à l'AFP, confirmant une information du média Déchets Infos, reprise par le média spécialisé Contexte. Selon ce dernier, cette sanction s'élèverait à 170.000 euros. Les acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS), comme Le Relais, Emmaüs ou La Croix-Rouge, qui trient les déchets textiles sont submergés depuis plusieurs mois par des volumes considérables et ne peuvent pas tout traiter. Le rebut doit être collecté par l'éco-organisme Refashion qui a manqué à ses obligations en 2024 et 2025, causant "des désordres sur la voie publique", avec des déchets "dont l’enlèvement pèse sur les finances des collectivités territoriales, ainsi que des surcoûts importants pour les opérateurs de l’ESS, contraints de prendre en charge à leurs frais le stockage et le traitement de ces déchets", a constaté la DGRP dans son courrier, cité par Contexte. En France, près de 900.000 tonnes de vêtements, linge de maison et chaussures ont été mises sur le marché en 2024. Or, la filière de traitement des déchets textiles traverse une crise depuis plus d'un an. Le système, qui repose majoritairement sur l'export de ces déchets, notamment en Afrique, est enrayé, les marchés d'export étant saturés par les vêtements importés de Chine, d'occasion ou neufs et à bas prix. En outre, les opérateurs traditionnels de la collecte, qui se financent en revendant des vêtements en bon état, en récupèrent de moins en moins, en raison de la concurrence des plateformes de seconde main comme Vinted ou des marques elles-mêmes. En janvier, le gouvernement avait annoncé qu'il souhaitait un arsenal plus efficace pour sanctionner les défaillances des éco-organismes, financés par les industriels pour soutenir les collectivités dans la collecte et le tri des déchets de leur secteur. Refashion compte sur un budget d'1,2 milliard d'euros sur la période 2023-2028. Cette manne doit financer la collecte, le recyclage, la réparation ou le réemploi des vêtements, linge de maison et chaussures usagés. Vendredi, le gouvernement a annoncé "un audit de Refashion (...) afin d’assurer une utilisation optimale des ressources" et une refonte de son cahier des charges.

27.04.2026 à 13:37

Élevage – souffrance animale : au bonheur des poules ?

Myriam MASCARELLO

Saviez-vous qu’un bœuf ou un poulet industriel ont jusqu’à deux fois plus de graisses saturées qu’un animal accédant à l’extérieur ? Et que 85 milliards d’animaux sont tués chaque année dans le monde pour notre consommation ? En élevage intensif, les cochons et les volailles sont les plus consommés et les plus mal traités. Dans la Loire, un éleveur de poules pondeuses marie rentabilité et bien-être animal. Aucune de ses pensionnaires ne finit à l’abattoir !

27.04.2026 à 13:35

Mali: calme précaire à Bamako et à Kati, incertitudes sur la situation de la junte

FRANCE24

Le pouvoir malien se trouve dans une situation sans précédent depuis le coup d’État de 2020: le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué et le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu et n'a pas pris la parole depuis le début des hostilités. Le Mali est donc plongé dans une grave situation sécuritaire après cette série d'attaques coordonnées sans précédent, menées samedi à travers le pays contre des positions stratégiques de la junte par des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA). Le vaste pays sahélien est en proie depuis 2012 aux conflits et aux violences jihadistes. Autre coup d'ampleur porté à la junte, les rebelles du FLA, groupe séparatiste réclamant le territoire de l'Azawad dans le nord du Mali, revendiquent le contrôle "total" de la ville-clef de Kidal (nord). Le FLA a aussi annoncé être parvenu à un "accord" permettant aux mercenaires russes de l'Africa Corps (organisation paramilitaire russe contrôlée par Moscou) de se retirer de Kidal. Kidal a été sous le contrôle de groupes rebelles pendant plusieurs décennies avant de revenir dans le giron de l’État en novembre 2023, à la faveur d'une offensive de l'armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, devenu Africa Corps depuis. Selon un élu local, les Russes devraient quitter le pays en passant par la Libye. Militaires lourdement armés Après deux jours de combats intenses entre l'armée et les groupes armés, le calme est revenu lundi matin à Kati, ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de Bamako, la capitale malienne, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un calme précaire règne aussi à Bamako même. Les marchés, les écoles et les bureaux sont ouverts, tandis que la population semble vaquer à ses occupations comme en temps normal. Les barrages qui avaient érigés par l'armée sur les principales voies d'accès aux camps militaires de Bamako et Kati, mais aussi sur celles menant à l'aéroport, ont été levés, a constaté l'AFP. Mais des militaires en tenue de combat et lourdement armés sont encore visibles dans la capitale. Aucun tir n'a été entendu lundi à Kati, où les affrontements faisaient encore rage la veille. Des débris de voitures calcinées et des impacts de balles y sont toutefois visibles, témoignant de la violence des combats, a constaté l'AFP. Le calme règne également dans la zone aéroportuaire, dans le quartier périphérique de Sénou. Seuls quelques avions militaires effectuent des rotations à intervalles réguliers. "Ratissages" "Nous avons procédé à des ratissages toute la nuit, qui nous ont permis d’alléger les check-points. Maintenant nous comptons sur les populations pour nous signaler des personnes suspectes dans les quartiers", a déclaré à l'AFP un officier à Sénou. C'est dans ce quartier que le ministre de la Défense Sadio Camara, 47 ans, un des principaux responsables de la junte, a été tué samedi lors des attaques "terroristes" par "un véhicule piégé conduit par un kamikaze" ayant ciblé sa résidence de Kati, a indiqué le gouvernement dans un communiqué dimanche soir. L’annonce officielle de la mort de M. Camara, natif de la ville, a plongé Kati dans le deuil. "C’est comme s’ils attaquaient la ville une seconde fois. Le choc est immense", a confié à l'AFP un habitant de la localité joint par téléphone. Cette situation au Mali depuis samedi – attaques coordonnées d'ampleur et présence des groupes armés dans plusieurs villes, décès du ministre de la Défense - est sans précédent depuis près de 15 ans et les évènements de mars 2012. A l'époque, des rebelles indépendantistes touareg, vite évincés par leurs alliés islamistes associés à Al-Qaïda au Maghreb islamique, avaient pris le contrôle des villes de Kidal, Gao puis Tombouctou, dans le nord. Le seul bilan annoncé par le gouvernement date de samedi soir, lorsque les autorités avaient annoncé 16 blessés civils et militaires et des "dégâts matériels limités". Au vu de la violence des combats, le bilan réel pourrait être nettement plus lourd, notamment parmi les civils. Alors que les observateurs s'interrogent de plus en plus sur la capacité militaire et politique de la junte à endiguer la menace jihadiste, plusieurs médias locaux affichaient lundi matin leur soutien aux militaires. Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes. En septembre 2024, le JNIM avait revendiqué une double attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako, la capitale, et contre l'école de gendarmerie, qui avait fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires. lar-str-sd-sjd-lp/mba

27.04.2026 à 13:33

La communication de Donald Trump après les tirs au gala de la presse

FRANCE24

Le tireur qui a tenté de faire irruption au gala de la presse à Washington va être présenté lundi 27 avril à la justice pour ce qui s'apparente à un nouvel attentat contre la vie de Donald Trump. En baisse dans les sondages, Donald Trump pourrait-il tirer profit de cet évènement ?

27.04.2026 à 13:28

Le Liban annonce 14 morts dans des frappes israéliennes

FRANCE24

Les autorités libanaises ont annoncé que des frappes israéliennes sur le sud du pays avaient fait 14 morts dimanche 26 avril, bilan quotidien le plus lourd depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu il y a neuf jours.

27.04.2026 à 13:24

Qui sont les jihadistes du JNIM et les rebelles touareg du FLA, derrière les attaques au Mali ?

FRANCE24

Le Mali est plongé dans une situation sécuritaire incertaine après la série d'attaques coordonnées, sans précédent, menées samedi 25 avril à travers le pays contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir par des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA). Qui sont ces deux groupes ?

27.04.2026 à 13:17

Musk-Altman : Une bataille judiciaire s'ouvre autour d'Open AI

FRANCE24

Un tribunal fédéral californien accueille lundi 27 avri la sélection du jury qui doit examiner l'affaire intentée par Elon Musk contre un autre capitaine de l'industrie IA américaine, Sam Altman, qu'il accuse d'avoir trahi la vocation non lucrative d'OpenAI qu'ils ont créé ensemble.

27.04.2026 à 13:17

Les librairies Gibert, victimes du marasme du livre, parient sur l'occasion

FRANCE24

Cette décision, annoncée lundi, illustre les difficultés des librairies dans un contexte de recul global de la lecture et de concurrence des sites de vente sur internet. Employant 500 personnes, Gibert exploite dans douze villes 16 magasins, dont cinq à Paris. Ce réseau, qui se revendique premier libraire indépendant de France, va "solliciter la protection du tribunal des activités économiques de Paris par l'ouverture d'une procédure de redressement", qui sera examinée mardi, a-t-il indiqué dans un communiqué. Cette procédure lui permettra de poursuivre l'activité de ses magasins avec un gel des dettes et la garantie des salaires. Le groupe explique que son "modèle actuel est pris dans un effet ciseau entre l'explosion de ses coûts fixes (loyers, énergie) et le déclin du marché des livres neufs avec une compression des marges sur ce marché". Pour assurer sa pérennité, Gibert entend revenir à "son ADN historique", la vente de livres d'occasion, car c'est "un marché porteur qui connaît 10% de croissance par an et offre une meilleure maîtrise de la chaîne de valeur et des marges". Son objectif est donc de "devenir le leader français du livre d'occasion", en doublant la part de ses ventes d'ici 2029", de 30 millions d'euros en 2025 à 60 millions. Ce segment a représenté l'an passé 35% de son chiffre d'affaires annuel de 86 millions d'euros. Boom de l'occasion L'occasion est un secteur qui connaît depuis plusieurs années une croissance importante, mais l'essentiel du marché est capté par des plates-formes en ligne comme Amazon, au détriment des librairies physiques. Un débat a été lancé pour qu'il assure aussi des revenus aux auteurs et éditeurs, en prolongeant le droit d'auteur. "Les temps sont durs", car de nombreuses librairies ont vu "leur fréquentation baisser au début de l'année", a déploré la libraire parisienne Marie-Rose Guarnieri, animatrice de la Fête de la librairie indépendante, organisée samedi dernier dans 700 librairies en France, Belgique, Suisse et Luxembourg. "Un certain nombre d'entre elles ne savent pas si elles vont passer l'année", a-t-elle signalé à l'AFP. Pour la direction de Gibert, "la période que nous connaissons tous est complexe, mais nous avons de vrais atouts pour réussir notre projet de transformation". "Gibert est une marque forte au savoir-faire solide, qui a toujours su se réinventer au gré des crises qui ont traversé son histoire depuis 1886", a-t-elle assuré. Le groupe, qui avait été séparé en deux enseignes (Gibert Joseph et Gibert Jeune) jusqu'en 2017, se présente comme "la première librairie et le premier disquaire généraliste indépendant de France avec plus de 500.000 références neuves et d'occasion", vendant aussi des vidéos et de la papeterie dans certains de ses magasins. Depuis 2020, l'enseigne a tenté de s'adapter en développant l'e-commerce, en renégociant les loyers de ses magasins ou en fermant certains d'entre eux. Il avait ainsi provoqué un choc en 2021 en baissant le rideau de quatre de ses librairies qui animaient la place Saint-Michel, en plein cœur de Paris. Le groupe a gardé au quartier latin, longtemps coeur de la vie intellectuelle parisienne, une grande librairie située près de l'université de la Sorbonne. Il y a aussi ouvert en 2025 un espace consacré à la romance, genre littéraire en vogue.

27.04.2026 à 13:14

Commission sur l'audiovisuel public : le "rapport Alloncle" soumis au vote des députés

FRANCE24

Des députés se prononcent lundi 27 avril sur la publication ou non du rapport sur l'audiovisuel public rédigé par leur collègue UDR Charles Alloncle, un vote incertain après les polémiques sur ses méthodes. Les explications de notre journaliste Flore Simon.

27.04.2026 à 12:55

La Chine bloque le rachat par Meta de l'agent d'IA Manus

FRANCE24

Meta, maison mère de Facebook et d'Instagram, avait indiqué fin décembre 2025 avoir conclu un accord pour acquérir Manus, l'un des représentants les plus prometteurs des agents IA autonomes - la nouvelle révolution du secteur. Des analystes avaient prévenu à l'époque que l'opération risquait d'être stoppée par les régulateurs. En mars, le journal Financial Times affirmait que Pékin avait interdit aux deux cofondateurs de la startup chinoise de quitter la Chine. Les incertitudes qui planaient sur le rachat de Manus, lancé l'an passé, ont été confirmées lundi. La Commission nationale du développement et de la réforme, la puissante agence chinoise de planification économique, a indiqué dans un communiqué avoir "rendu une décision d'interdiction d'investissement concernant l'acquisition du projet Manus par des investisseurs étrangers". L'instance "exige des parties concernées qu'elles annulent cette opération d'acquisition", a-t-elle souligné. "La transaction était totalement conforme au droit en vigueur", a réagi Meta dans un commentaire par courrier électronique. Meta a dit attendre une "issue appropriée" à la question. La rivalité sino-américaine dans l'IA reflète une lutte stratégique pour la maîtrise de cette technologie, jugée cruciale pour l'économie du futur et pour la suprématie entre les deux superpuissances. Conçu par la startup pékinoise Butterfly Effect, Manus s'est fait connaître du grand public en mars 2025 après qu'une vidéo de démonstration est devenue virale sur les réseaux sociaux. Accessible sur invitation à destination des entreprises, il avait rapidement suscité l'engouement. "Message de dissuasion" Manus est un agent IA et, à ce titre, ne joue pas dans la même cour que les assistants conversationnels du chinois DeepSeek ou de l'américain OpenAI (ChatGPT). Ces derniers fournissent des réponses à des requêtes via une interface de discussion, alors que Manus, lui, est conçu pour être capable d'exécuter des tâches plus complexes en autonomie "de bout en bout": tri de CV, réservations de voyages... La décision de lundi "envoie un signal très clair aux entreprises: dans les domaines stratégiques, comme l'IA, la Chine va renforcer sa surveillance pour empêcher les fuites de talents, de données technologiques ou de capitaux", déclare à l'AFP Dylan Loh, professeur à l'Université technologique de Nanyang, à Singapour. "Il faudra attendre pour voir les effets concrets, mais à tout le moins, le message de dissuasion est parfaitement net", souligne-t-il. Butterfly Effect, dont les activités étaient principalement basées à Pékin, mais aussi à Wuhan (centre de la Chine) où le fondateur Xiao Hong a fait ses études universitaires, a commencé à licencier des membres de ses équipes de recherche chinoises et à transférer son personnel clé à Singapour à la mi-2025. Manus a aussi cessé de fournir ses services en Chine. Sortie interdite? "La Chine et les Etats-Unis cherchent de plus en plus à séparer leurs écosystèmes technologiques. Les places tierces comme Singapour ne pourront bientôt plus mettre les entreprises à l'abri de ce type de contrôle", dit à l'AFP Chong Ja Ian, professeur à l'Université nationale de Singapour. "Pékin veut renforcer son contrôle sur les technologies développées sur son sol. C'est une tendance qui dure depuis un certain temps", note-t-il, jugeant l'annonce de lundi "pas surprenante" dans ce contexte. Le Financial Times avait rapporté le mois dernier, citant trois sources proches du dossier, que la Chine avait interdit à deux cofondateurs de Manus de quitter le territoire chinois. Selon le quotidien britannique, le directeur général Xiao Hong et le directeur scientifique Ji Yichao, qui résident habituellement à Singapour, auraient été convoqués à une réunion à Pékin en mars et informés qu'ils n'étaient pas autorisés à quitter la Chine en raison de l'examen par les régulateurs du rachat par Meta. Manus n'a pas répondu pour l'instant aux sollicitations de l'AFP. Signe de l'importance de Manus pour Pékin, le ministère chinois des Affaires étrangères avait cité l'agent IA comme un autre exemple d'innovation chinoise, après la percée surprise, début 2025, du modèle de raisonnement R1 de la compagnie DeepSeek.

27.04.2026 à 12:47

Tirs au dîner des correspondants de la Maison Blanche,
ce que l’on sait
du suspect

FRANCE24

Le tireur qui a tenté de faire irruption au gala de la presse à Washington va être présenté ce lundi à la justice. Le suspect, identifié par la presse américaine sous le nom de Cole Allen, 31 ans, cherchait à assassiner le président américain et de hauts responsables de son administration, d'après la Maison Blanche.

27.04.2026 à 12:25

Accouchement sous X: un dispositif qui fait débat

FRANCE24

Qu'est-ce que l'accouchement sous X? L'accouchement sous X permet aux femmes qui le souhaitent de donner naissance anonymement. Une femme enceinte peut prendre cette décision à tout moment de sa grossesse, y compris au début afin d'organiser un suivi confidentiel. Le jour de l'accouchement, elle n'est pas tenue de fournir de pièce d'identité. Après la naissance, le bébé, déclaré pupille de l'Etat, est confié à l'Aide sociale à l'enfance (ASE). Il est placé en pouponnière ou dans une famille d'accueil pour une période transitoire. La mère dispose de deux mois pour revenir sur sa décision. Après, l'enfant peut être proposé à l'adoption. Plus tard, celui-ci peut accéder à ses origines uniquement si sa mère biologique a laissé des indications dans son dossier ou si elle s'est signalée auprès d'un organisme public dédié, le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (Cnaop). Combien de naissances ? Quelques centaines d'enfants naissent sous le secret chaque année en France. En 2023, ils étaient 441, d'après les dernières données disponibles de l'Observatoire national de la protection de l'enfance. A noter, 70 bébés ont été restitués à leurs parents, soit 16%. La tendance est à la baisse: on estime qu'il y avait environ 2.000 naissances anonymes en 1970, puis un millier dans les années 1990, selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined). Ce recul s'explique, selon ces travaux, par la diffusion de la contraception, la possibilité d'avoir recours à l'avortement, le déclin de la "stigmatisation" des mères célibataires et le développement des aides. D'où vient cette pratique ? "La naissance sous le secret, c'est presque une tradition française, qui a peu à peu été intégrée au corpus de textes régissant la naissance", explique à l'AFP l'historien spécialiste de l'adoption, Yves Denéchère. L'accouchement anonyme et l'abandon d'enfant ont été légalisés en France pendant la Révolution. En 1941, un décret-loi a entériné l'accouchement sous le secret tel qu'il existe à présent. Absence de conjoint, pressions familiales, contraintes économiques: de nombreux facteurs expliquent le recours à cette pratique. "Cela fait partie des choix des femmes qui se retrouvent dans des situations de grossesse et se disent que ce n'est pas possible", commente auprès de l'AFP Sarah Durocher, du Planning familial, qui défend ce principe. Pourquoi fait-il débat ? Des personnes nées sous X réclament le droit à connaître leurs origines. Depuis 2002, les mères de naissance sont invitées à laisser des informations à l'enfant. Et le Cnaop a pour mission d'aider les personnes nées sous X à remonter le fil de leurs origines. Des mesures encore insuffisantes aux yeux du collectif "Nés sous X". "La question de l'identité se pose, à un moment de la vie, il faut une loi équilibrée entre le droit de l'enfant et celui de la mère de naissance", estime auprès de l'AFP Erik Pilardeau, co-fondateur du collectif qui rassemble quelques milliers de personnes nées sous X. Il plaide notamment en faveur d'un recueil obligatoire d'informations médicales et de l'instauration de l'accouchement "dans la discrétion". Cela consisterait à maintenir l'anonymat de la mère de naissance jusqu'à la majorité de l'enfant seulement, comme au Royaume-Uni. Quelles pistes pour faire évoluer la loi? Depuis 2002, des parlementaires ont essayé à différentes reprises de faire évoluer la loi, sans succès. La haute-commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry avait indiqué l'an dernier qu'elle souhaitait faire évoluer ce principe d'accouchement sous X vers une formule permettant à l'enfant d'avoir accès à "ses racines", "tout en garantissant l'anonymat de la mère". "Je veux que la mère soit obligée de fournir a minima un dossier médical", avait-elle précisé. Le Conseil national de l'adoption (CNA) et le Cnaop vont prochainement remettre un rapport au gouvernement qui recommande de rééquilibrer la loi en faveur des enfants: il préconise que la mère de naissance doive se signaler aux 12 ans de l'enfant si elle souhaite maintenir le secret et ce serait à la justice de trancher.

27.04.2026 à 12:21

Mali : Comment expliquer la série d'attaques coordonnées ?

FRANCE24

Le Mali est plongé dans une situation sécuritaire critique après la série d'attaques coordonnées, sans précédent, menées samedi 25 avril à travers le pays contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir par des jihadistes du JNIM (allié à Al-Qaïda) et la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA). Antoine Mariotti, chroniqueur international pour FRANCE 24, analyse la situation et revient sur les éléments explicatifs de ces attaques.

27.04.2026 à 12:19

Un Français risque la prison à Singapour pour avoir léché une paille

FRANCE24

Didier Gaspard Owen Maximilien s'est filmé le 12 mars dernier en train d'effectuer ce geste, puis a publié les images sur Instagram en sachant que cela "causerait ou risquerait de causer un désagrément au public", décrivent les documents. Le jeune homme, qui dispose d'un visa étudiant à Singapour, encourt jusqu'à trois mois de prison et une amende pour atteinte à l'ordre public. Il est également poursuivi pour avoir causé un trouble, les autorités estimant qu'il était conscient que son acte pouvait engendrer "une perte ou des dégâts injustifiés" à iJooz, l'entreprise qui exploite le distributeur et qui a dû remplacer 500 pailles dans la machine concernée. Ce chef d'accusation est passible de deux ans de prison et d'une amende. Une audience est prévue le 22 mai. Selon le journal singapourien The Straits Times, la vidéo du jeune homme "est rapidement devenue virale, choquant et inquiétant les internautes".

27.04.2026 à 12:11

"Salad man" et selfies : les réactions surprenantes d'invités du gala de la presse à Washington

FRANCE 24

Lorsque des tirs d'arme à feu se sont fait entendre en plein dîner des correspondants de la Maison Blanche, samedi, la majorité des convives se sont empressés de se cacher sous les tables. Au milieu du chaos, l'un d'entre eux semble cependant être resté impassible, continuant à grignoter sa salade de burrata calmement. Une réaction surprenante devenue virale sur les réseaux sociaux. 
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