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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

13.02.2026 à 14:22

Les seigneurs de l'or : la mainmise des gangs sur les mines du Pérou

FORBIDDEN STORIES

Au sud-est du Pérou, le gang des Guardianes de la Trocha a fait main basse sur La Pampa, une zone aurifère longeant la réserve nationale de Tambopata, l’une des régions les plus riches en biodiversité du continent. Forbidden Stories et son partenaire Mongabay Latam révèlent comment cette organisation criminelle fait régner la terreur, en menaçant les journalistes et en réduisant toute opposition au silence, bien aidée par la corruption rampante dans le pays.

13.02.2026 à 14:15

Macron souhaite l'inéligibilité des élus coupables d'"actes et propos antisémites et racistes"

FRANCE 24

Emmanuel Macron a dit vendredi souhaiter une "peine d'inéligibilité obligatoire" pour les élus coupables "d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires", dénonçant "l'hydre antisémite" qui s'est immiscée "dans chaque interstice" de la société depuis 20 ans.

13.02.2026 à 14:13

Maroc: dans le nord-ouest inondé, des agriculteurs ont "tout perdu"

FRANCE24

"J'avais environ 4 ou 5 hectares, je n'ai plus rien", dit à l'AFP ce paysan de 63 ans, à quelques pas de ses parcelles submergées où il ne pourra rien récolter cette année. Au Maroc, l'agriculture est un secteur majeur qui pèse 12% du PIB et environ un tiers des emplois. Ces dernières semaines, le pays nord-africain a connu des précipitations inédites qui ont provoqué, selon le gouvernement, "l'inondation de 110.000 hectares" dans les régions de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, dans le nord-ouest. Quatre personnes ont trouvé la mort le week-end dernier lors d'une crue soudaine, une autre est portée disparue. Les autorités ont dû évacuer près de 188.000 personnes, hébergées dans leurs familles ou des campements provisoires. Jusqu'à la mi-décembre, le taux de remplissage des barrages au Maroc ne dépassait pas les 31% et M. Reouani, comme ses voisins, considérait comme "une bénédiction" l'arrivée de fortes pluies après sept années consécutives de sécheresse. Le déficit pluviométrique avait entraîné des rationnements de leurs quotas d'irrigation. Aujourd'hui, les réservoirs sont remplis à près de 70%. Dans certaines zones du village de M. Reouani, le niveau de l'eau est encore d'environ deux mètres depuis la dernière vague de pluies, qui a cessé en début de semaine. Certaines habitations restent isolées par de grandes étendues d'eau. Face à l'urgence, les autorités n'ont pas uniquement évacué les habitants mais également des moutons et des vaches, notamment dans le village voisin d'Ouled Amer. Non loin d'un campement aménagé par les autorités, des agriculteurs ont dressé des tentes pour protéger leurs bêtes du froid. "L'eau a tout emporté" "Il ne nous reste plus ni céréales ni luzerne... l'eau a tout emporté", déclare à l'AFP Ibrahim Bernous, un éleveur de 32 ans qui a pu mettre son cheptel à l'abri mais dépend, pour le nourrir, de distributions gratuites de fourrage des autorités. La situation météorologique a complètement basculé à partir de janvier, comme l'attestent les chiffres du ministère de l'Equipement: près de 9 milliards de m3 d'apports hydriques dans les barrages en un mois, du 11 janvier au 11 février, soit autant que le cumul des deux dernières années. Ces pluies records se sont concentrées dans les plaines du Gharb et du Loukkos, deux fleuves débouchant dans l'Atlantique et irriguant des provinces qui figurent parmi les zones agricoles les plus importantes du pays. Elles abritent de grandes exploitations de céréales, des élevages et des cultures de fruits rouges, légumes et betteraves à sucre destinées à l'export. Mais c'est l'après-catastrophe qui inquiète le plus des agriculteurs comme Chergui al-Alja,, 42 ans: "il ne nous reste plus de céréales pour nourrir le bétail, alors qu'il constitue notre principale source de revenus". L'élevage a été "l'un des secteurs les plus touchés", confirme à l'AFP Rachid Benali, président de la Confédération marocaine de l'agriculture, soulignant qu'il faudra "attendre le reflux des eaux pour une évaluation plus précise des pertes". Selon M. Benali, les champs de betteraves, agrumes et légumes ont également été affectés. Jeudi, le gouvernement a annoncé le déblocage d'environ 300 millions d'euros dont 30 millions en aide directe aux agriculteurs et éleveurs, le reste devant aller à l'aide d'urgence, la réhabilitation des infrastructures routières et agricoles ou la rénovation de logements et commerces. Malgré les dégâts dans le nord-ouest, les pluies exceptionnelles qui sont tombées sur l'ensemble du pays devraient "contribuer à une croissance de 4,9%" cette année, grâce notamment "à une forte production agricole", a indiqué jeudi le Fonds monétaire international (FMI), dans un communiqué.

13.02.2026 à 14:05

Municipales: pour LFI et le RN, commune envie de s'implanter

FRANCE24

Il y a six ans, les premiers avaient raté l'obstacle, les autres l'avaient refusé. Cette année, pour le mois de mars, le RN et LFI jouent vraiment leurs chances, avec respectivement 650 et 500 listes annoncées au premier tour des municipales le 15 mars. Pour le parti à la flamme, l'ambition est clairement de transformer l'essai, après des années de progression aux scrutins nationaux. Comme le dit cette cadre, qui a elle-même grimpé les échelons, "chez nous chaque élection prépare la suivante, chaque mandat obtenu prépare le prochain". Son président Jordan Bardella met la barre haut et souhaite remporter "plusieurs dizaines de communes", notamment le long du pourtour méditerranéen, de Menton à Perpignan en passant par Toulon et Marseille. Plus modestement, Manuel Bompard n'a besoin que d'une main pour compter les réels espoirs de victoire de LFI - comme Roubaix dans le Nord ou Evry et La Courneuve en banlieue parisienne. Mais pour le coordinateur du mouvement de gauche radicale, qui se présentera souvent seul sans faire alliance avec le reste de la gauche, la victoire sera d'abord de "faire rentrer plusieurs centaines de personnes dans les conseils municipaux" pour "travailler au développement du mouvement et se crédibiliser", explique-t-il à l'AFP. Chacun pense toutefois au coup d'après. "Faire notre entrée au Sénat serait une belle réussite", glisse le stratège insoumis, qui lorgne surtout les métropoles de Lyon et Toulouse en vue du renouvellement de la moitié des sièges à la chambre haute en septembre prochain. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui s'est longtemps focalisé sur les présidentielles, ne compte aucun élu au Sénat et reste meurtri de n'a pas avoir été inclus dans les accords entre les autres forces de gauche aux sénatoriales 2023. Du côté du RN, qui compte déjà quatre sénateurs, grimper à dix pour "avoir un groupe est largement possible", de l'avis d'un parlementaire persuadé que "si c'est pas ce coup-là ce sera en 2029" - quand le Nord, le Pas-de-Calais et la Moselle, entre autres, seront de nouveau remis en jeu. Et l'Île-de-France, où les Insoumis auront de fortes ambitions. Un avant-goût de 2027 Affamé de conquêtes, le mouvement nationaliste ne néglige pas non plus les élections intercommunales qui suivront les municipales. Comme autour de Lens, où le RN peut passer de deux à plus de dix sièges et décrocher là aussi un groupe au conseil communautaire. Et pourquoi pas "faire basculer l'agglo si on gagne plusieurs villes", calcule un élu du bassin minier, optimiste mais pas pressé: "L'artichaut se mange feuille à feuille". Le gros morceau est déjà dans toutes les têtes. A LFI, les municipales sont ainsi vues comme "une étape importante de maillage du réseau militant pour se préparer à la présidentielle", reconnaît sans détour M. Bompard. Plus qu'un tour de chauffe, l'échéance permet au triple candidat Jean-Luc Mélenchon d'installer l'évidence d'une quatrième tentative en multipliant les meetings de soutien à ses candidats - encore cette semaine à Creil et Montpellier. En miroir, Jordan Bardella s'est lui aussi lancé dans la bataille, en commençant par Agde et Carcassonne. Prêts à en découdre, les deux hommes ont prévu de se rendre le même jour à Perpignan, samedi 28 février. Comme un avant-goût de la joute attendue dans un an pour la course à l'Elysée. Dans cette optique, un élu RN suggère de ne "pas seulement regarder les villes gagnées" par son parti au soir du 22 mars, mais davantage "les scores moyens dans les villes perdues". Car les milliers de candidats envoyés dans la mêlée sont souvent inexpérimentés: "C'est l'équipe de France jeunes, elle ne peut pas gagner partout, mais elle va se faire au combat". Ceux qui en reviendront pourront prendre la relève de leurs aînés, à l'instar du dauphin désigné par Marine Le Pen pour "reprendre le flambeau" si la justice confirme son inéligibilité. Un tabou pas encore tombé chez les Insoumis, où l'émergence d'une nouvelle génération n'a pas réglé la succession du patriarche.

13.02.2026 à 14:01

Drones, sirènes et soldats sous contrat: la guerre a fait irruption dans la province russe

FRANCE24

"Chamane", treillis et visage dissimulé, dit qu'il va bientôt partir pour l'Ukraine "défendre (son) pays", qui a lancé il y a quatre ans une offensive à grande échelle contre son voisin. A 500 km au sud de Moscou, Voronej est plus proche de la ligne de front que de la capitale russe. Et son million d'habitants s'est retrouvé happé par une guerre qu'incarnent de fréquentes attaques de drones ukrainiens et une société en voie de militarisation. Avant son départ, "Chamane", 19 ans, est venu épauler le stand du "Club cosaque militaro-sportif Berkut". Mais il l'assure: son but n'est "pas forcément" que les adolescents présents ce samedi signent avec l'armée après leurs études. "Chacun choisit sa propre voie, selon ses intérêts", dit le jeune homme qui se dit "patriote". Depuis quatre ans, comme dans le reste de la Russie, le "patriotisme" est mis à toutes les sauces à Voronej. Et le paysage a drôlement changé. Sur les routes enneigées qui mènent en banlieue, des systèmes antiaériens pointent leur nez au travers de filets de camouflage. En ville, des peintures murales honorent la mémoire des soldats tombés au combat et d'innombrables affiches de propagande appelant à "servir" en signant avec l'armée côtoient des posters annonçant une représentation du Lac des cygnes au théâtre municipal. -Prisonnier? Mort?- Un centre de recrutement promet aux futurs soldats une prime unique "de 2,5 millions de roubles", soit plus de 27.500 euros, une somme rondelette. L'armée russe a bien besoin de ces recrues, car l'an dernier, elle a signé 422.000 contrats "de service militaire", selon le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité Dmitri Medvedev, soit une baisse de 6% par rapport à 2024. Pour Lioudmila, 64 ans, des cernes et de la tristesse au kilomètre, l'armée, c'est son fils. Il combattait en Ukraine lorsqu'il a été porté disparu il y a quatre mois. Alors quand elle parle, les larmes montent vite. "C’est très dur (...). J’ai de l’espoir, parce que sans espoir...", dit Lioudmila, sans pouvoir finir sa phrase. Son fils a-t-il été fait prisonnier? Est-il mort? Dans ce cas, son décès s'ajouterait aux plus de 153.000 autres que la BBC et le média russe indépendant Mediazona disent avoir recensés dans les rangs de l'armée russe depuis 2022. Pour s'occuper, Lioudmila est bénévole au sein d'une organisation où elle coud du matériel de camouflage qui iront aux soldats russes. Signer avec l'armée, pour Roman c'est "non". "Même pour tout l'or du monde", dit le conducteur de tracteur de 48 ans. Installé dans sa tente sur la rivière gelée, le pêcheur du dimanche ne veut qu'une chose, "penser aux poissons", histoire d'oublier l'effroi que provoquent les attaques de drones ukrainiens. Roman entend "les sirènes (d'alerte, ndlr) tous les jours". "Le plus souvent, ce sont les explosions qui me réveillent. C'est effrayant, bien sûr. Dieu nous en préserve, (mais) cela se passe peut-être tout près et des gens meurent". Le 10 janvier, quatre personnes ont été blessées, dont l'une est décédée plus tard à l'hôpital, dans une attaque de drones. Kiev vise en particulier les raffineries de pétroles et les infrastructures portuaires et énergétiques en Russie. En Ukraine, des frappes russes quasi quotidiennes font des victimes civiles et ciblent notamment le système énergétique, entraînant des coupures massives d'électricité et de chauffage. rue de la Paix Côté russe, la médiatrice pour les droits humains Tatiana Moskalkova a affirmé le mois dernier que la région de Voronej figurait parmi les quatre étant "le plus souvent la cible d'attaques de missiles contre des civils, ainsi que de raids massifs de drones" ukrainiens, aux côtés de Briansk, Koursk et Kherson, région ukrainienne en partie contrôlée par la Russie. Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, la paix reste "un idéal à poursuivre" pour Mikhaïl, jeune artiste à Voronej, qui se fait appeler "Noï". Après le début de l'offensive en 2022, il a apposé sur les murs de la ville de petites plaques en céramique appelant à "la paix" et dont la forme rappelle les badges que produisait l'Union soviétique. "Avec mon projet, je voulais rappeler le récit de nos grands-parents et arrière-grands-parents", soupire Mikhaïl, 28 ans. "Ils ont passé toute mon enfance à me dire que la guerre est une chose terrible". Entre-temps, ses plaques ont toutes disparu, sauf une qui se trouve... rue de la Paix.

13.02.2026 à 13:45

L'actu en dessin : Donald Trump accentue la pression énergétique sur Cuba

FRANCE 24

Privé de son fournisseur vénézuélien, Cuba a été contraint d'imposer des mesures drastiques pour rationner le pétrole alors que Donald Trump a durci les sanctions pour asphyxier économiquement le régime communiste.

13.02.2026 à 13:39

Un touriste français, porté disparu dans le nord-est du Tchad, retrouvé mort après une chute

FRANCE24

Le retraité de 70 ans, originaire de Dijon (centre-est de la France), selon le journal régional français Le Bien Public, faisait partie d'un groupe de touristes en visite au Tchad dans le cadre du Festival international des cultures sahariennes d'Amdjarass (Ficsa), à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Soudan en guerre. L'événement avait débuté samedi. "Nous avons retrouvé le corps sans vie dans les montagnes de Bachikele, et attendons le procureur pour qu'il fasse le constat avant toute évacuation sur N'Djamena", a indiqué à l'AFP le ministre tchadien de la Culture et du Tourisme, Abakar Rozzi Teguil. "Ce sont les secours à pied qui l'ont retrouvé", a-t-il expliqué, "sous le pied d'une montagne, (avec) à côté de lui une bouteille d'eau vide". "Il est mort après une chute", a ajouté le ministre. Le septuagénaire était parti avec un ami, lui aussi français, "sans guide", pour "découvrir la zone" du Guelta de Bachikele, une oasis dans le Sahara tchadien, selon Mahamat Togou Tchohimi, représentant local de l’État tchadien dans la région. "Égaré" Les deux hommes se sont éloignés du groupe mercredi matin, "sans autorisation préalable" et "en dehors du dispositif d'encadrement établi", selon un communiqué du ministère du Tourisme paru jeudi. Leur absence a été remarquée en début d'après-midi et des recherches ont été lancées. Après deux heures de recherches, un premier randonneur a été retrouvé, qui a indiqué s'être "égaré" après avoir tenté de "dissuader son compagnon de poursuivre sa progression", peut-on lire dans le communiqué. Des recherches à moto, en 4X4, à dos de chameau, avec des drones et un avion de reconnaissance de l'armée tchadienne avaient été lancées, selon plusieurs sources concordantes. La victime faisait partie d'un groupe d'une cinquantaine de touristes venus au Tchad dans le cadre d'un séjour organisé par l'agence de voyages française Point Afrique et l'association culturelle française La Saharienne. Le Guelta de Bachikele est une oasis du massif de l'Ennedi, dans le nord du Tchad. "La zone est sécurisée", assure Mahamat Togou Tchohimi, mais elle est "formellement déconseillée" par le ministère français des Affaires étrangères, qui la classe en zone rouge. De nombreux visiteurs et responsables avaient rallié Amdjarass depuis samedi pour venir assister aux concerts et aux représentations de danse d'artistes venus des différentes régions du Tchad, mais aussi du Niger, du Burkina Faso et de Mauritanie.

13.02.2026 à 13:37

Le 15 mars 2020, une élection lunaire sous le signe du Covid

FRANCE24

Le dimanche 15 mars 2020, les bureaux de vote ouvrent dans une ambiance pesante malgré un soleil qui s'annonce printanier sur une grande partie du pays. La France est passée la veille "au stade 3" de l’épidémie, signifiant que le virus, après de premiers "clusters" détectés en février, circule sur tout le territoire. Le Premier ministre Edouard Philippe, inquiet du non respect des règles de "distanciation sociale", a ordonné la fermeture des lieux publics "non indispensables", comme les restaurants ou les cinémas. Mais pas de report d'élection. La question a été tranchée le jeudi 12 par Emmanuel Macron après une longue réunion à l'Elysée du conseil scientifique présidé par Jean-François Delfraissy. "Les scientifiques considèrent que rien ne s'oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes", explique le chef de l'Etat. Par précaution, Edouard Philippe annule tout de même son ultime meeting au Havre le 12 au soir. Mais pas question encore une fois de toucher aux élections, alors que le président de LR, Christian Jacob, crie au "coup d'Etat" en cas de report. Marquage au sol pour les files d'attente, nettoyage régulier des bureaux de vote, point de lavage des mains ou gel hydroalcoolique... le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a envoyé aux mairies une circulaire détaillant les mesures d'hygiène à prendre. Selon lui, "voter est sans danger". A l'époque, le port du masque n'est pas encore recommandé. Au contraire même, celui-ci ne doit pas empêcher l'identification de l'électeur... Le jour du vote, les électeurs s'adaptent: on évite de toucher les rideaux des isoloirs, on vient avec ses propres stylos, ses propres gants. "De l'isoloir à l'isolement" Mais cela ne suffit pas à rassurer. La participation chute de près de 20 points par rapport à 2014, à seulement 44,66%. "La salle de classe où était installé le bureau de vote ressemblait plutôt à la salle d'attente d'un dispensaire dont chacun espérait s'échapper au plus vite", résume le quotidien La Voix du Nord dans un éditorial "De l'isoloir à l'isolement". Dans ces conditions lunaires, le report du second tour s'impose dès le lundi matin comme une évidence, y compris auprès de ceux qui s'y opposaient trois jours avant. Le soir même, M. Macron confirme ce report. Mais c'est une autre annonce qui retient l'attention des 35 millions de Français devant leur télévision ce soir-là: un confinement général à partir du mardi à 12H00. Le second tour se tiendra finalement le 28 juin, avec une participation encore plus faible, à 41,86%. Dans quelle mesure le scrutin a-t-il été faussé ? Le recul de le participation ayant été plus marqué chez les personnes âgées, qui votent plus à droite, certains politologues estiment que cela a pu amplifier la vague écologiste dans des grandes villes traditionnellement de centre-droit comme Bordeaux, Lyon ou Annecy. Dans quelle mesure le vote a-t-il exposé la population ? Des électeurs, des assesseurs et des élus ont été contaminés pendant la campagne, le vote et les soirées électorales. Mais aucune étude n'en a fixé l'ampleur.

13.02.2026 à 13:27

Reconnaissance faciale : aux États-Unis, l'ICE scanne citoyens et immigrés dans la rue

Jessica LE MASURIER

Aux États-Unis, des agents de l'ICE utilisent désormais une application de reconnaissance faciale sur smartphone, Mobile Fortify, pour scanner les visages de citoyens américains comme d'immigrés. En pointant la caméra vers une personne, l'outil affiche son statut migratoire. Jusqu'ici réservée aux frontières ou aux enquêtes criminelles, cette technologie inquiète les défenseurs des libertés, qui redoutent une généralisation des contrôles numériques dans les rues du pays. Un reportage de Jessica Le Masurier.

13.02.2026 à 13:25

GB: victoire en justice pour un groupe propalestinien face au gouvernement

FRANCE24

La décision d'interdire ce groupe et de le classer terroriste, prise en juillet, "s'est traduite par une atteinte très substantielle aux droits à la liberté d'expression et à la réunion", a estimé la juge Victoria Sharp, lors de la lecture d'un résumé de la décision. "Un très petit nombre d'activités de Palestine Action ont constitué des actes de terrorisme" au regard de la loi, a-t-elle ajouté. "Nous proposons de rendre une ordonnance annulant la décision de la ministre de l'Intérieur d'interdire Palestine Action", a-t-elle poursuivi, faisant état d'erreurs "importantes" dans l'argumentation du gouvernement. La juge a cependant souligné que l'interdiction du mouvement restait en vigueur jusqu'à nouvel ordre, et donné jusqu'au 20 février aux deux parties pour soumettre de nouveaux arguments juridiques. - Explosions de joie A l'annonce de la décision, des dizaines de partisans de Palestine Action ont explosé de joie devant le tribunal, se serrant dans les bras et brandissant des pancartes de soutien à l'organisation. La décision a aussi été saluée par des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch et Greenpeace. "NOUS AVONS GAGNE", s'est réjouie sur X Huda Ammori, sa cofondatrice à l'origine de ce recours. "Je suis aux anges (...) Je m'attendais à ce que cela ne tourne pas en notre faveur", a réagi devant le tribunal Niall Pemberton, programmeur informatique à la retraite, interpellé à quatre reprises lors de manifestations de soutien envers Palestine Action. Ce jugement est un nouveau revers pour le gouvernement travailliste de Keir Starmer, déjà très impopulaire. L'interdiction avait été vivement critiquée par le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et le Conseil de l'Europe. L'exécutif avait classé Palestine Action comme terroriste - au même titre qu'Al-Qaïda, le Hezbollah ou l'Armée républicaine irlandaise (IRA) - peu après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de l'armée de l'air britannique, portant selon lui atteinte à la sécurité nationale. Le tribunal n'a cependant pas donné raison à Palestine Action sur tous les plans. "Les moyens et méthodes préconisés par Palestine Action sont incompatibles avec les caractéristiques de la désobéissance civile", a estimé la juge Sharp, ajoutant que le groupe "promeut sa cause politique par la criminalité et l'incitation à la criminalité". - Plus de 2.700 arrestations Plus de 2.700 personnes ont été arrêtées depuis juillet et plusieurs centaines inculpées lors de dizaines de manifestations de soutien au groupe interdit, selon l'association Defend Our Juries qui les organise. En vertu de cette interdiction, toute expression de soutien à Palestine Action est à ce stade passible d'une sanction allant jusqu'à six mois de prison. L'appartenance au groupe ou l'organisation d'évènements de soutien peuvent elles être punies de peines allant jusqu'à 14 ans d'emprisonnement. Plusieurs militants interpellés et incarcérés en attendant un procès avaient entrepris des grèves de la faim en novembre, certains allant jusqu'à 73 jours de grève - un seuil critique pour rester en vie. Créé en 2020, Palestine Action se présentait sur son site internet, désormais inaccessible, comme un "mouvement d'action directe engagé à mettre fin au soutien mondial au régime génocidaire et d'apartheid d'Israël". Dans un documentaire diffusé en début de semaine, Huda Ammori défendait les actions de son mouvement, à "l'opposé" selon elle d'un groupe terroriste. "Palestine Action n'a jamais voulu faire des victimes, il s'agissait de sauver des vies palestiniennes. Exactement l'opposé de ce qu'est, pour la plupart des gens, une organisation terroriste", disait-elle dans le documentaire.

13.02.2026 à 13:10

Espace : décollage réussi pour la Française Sophie Adenot vers l'ISS

FRANCE24

Après un report en raison de mauvaises conditions météorologiques, l'astronaute française Sophie Adenot a décollé, vendredi 13 février à 11 h 15 (heure de Paris) depuis Cap Canaveral, en Floride, en direction de la Station spatiale internationale (ISS). Cette ingénieure de formation, âgée de 43 ans, devient la deuxième Française de l'Histoire à effectuer un vol dans l'espace, après la pionnière Claudie Haigneré en 1996 et 2001, qui l'a inspirée.

13.02.2026 à 13:09

JO 2026 - ski de fond : Desloges encore en argent, le Norvégien Klaebo égale le record d'or

FRANCE 24

Le Français Mathis Desloges a terminé vendredi deuxième du 10 km individuel libre de ski de fond, décrochant ainsi sa deuxième médaille d'argent lors des ces JO 2026. Le fondeur norvégien Johannes Klaebo a remporté cette course et ainsi égalé le record de huit médailles d'or gagnées aux Jeux olympiques d'hiver. Il lui reste trois courses pour le battre.

13.02.2026 à 13:07

Crues: rouge dans le Sud-Ouest, la vigilance orange gagne le Bassin parisien

FRANCE24

L'Essonne, la Marne, la Seine-et-Marne et l'Aisne ont été placées en vigilance orange par Vigicrues. "Les nouvelles précipitations, en cours et attendues pour la journée de vendredi, pourront se cumuler aux crues en cours ou générer de nouvelles crues sur des secteurs non touchés jusqu'à présent (Bretagne et Ile-de-France notamment)", indique l'organismle de prévisions dans son dernier bulletin. Dix-sept autres départements au total sont en vigilance orange, de l'Aveyron à l'Ille-et-Vilaine en passant par la Nièvre, et 60 en vigilance jaune dans le reste du pays. Après la tempête Nils qui a balayé le territoire jeudi, "de nouvelles perturbations de moindre intensité" vont amener de nouvelles précipitations "qui vont venir se rajouter à tout ce qui est déjà tombé et donc potentiellement aggraver les phénomènes d'inondations", a complété Virginie Schwarz, directrice générale de l'institut de prévisions. Dans le Sud-Ouest, un tronçon de la Garonne, en aval d'Agen où des débordements sont en cours, demeure en vigilance rouge jusqu'à samedi inclus. Gymnase et plateaux repas L'eau continue de monter notamment sur les rives de Tonneins et Marmande dans le Lot-et-Garonne, La Réole et Langon en Gironde. Le pic de la crue devrait être atteint en cours de nuit prochaine ou samedi matin, selon Vigicrues. À Aiguillon, entre Agen et Tonneins, la mairie a commencé l'évacuation préventive des habitants de deux quartiers. "Il vaut mieux prévoir le pire plutôt que de se retrouver à agir dans l'urgence", a déclaré à l'AFP le maire de la commune, Christian Girardi. "On ne peut pas obliger les gens à évacuer mais pour ceux qui voudront, nous sommes prêts. On a réquisitionné le gymnase, commandé des plateaux repas." Selon le journal La Dépêche du Midi, les circonstances du décès de cet octogénaire qui élaguait des arbres dans son jardin à Monbartier, après le passage de la tempête, restent à préciser par l'enquête, un accident cardiaque n'étant pas exclu. En Espagne, une femme de 46 ans a été tuée par l'effondrement du toit d'un entrepôt lors du passage de Nils, ont également annoncé vendredi les autorités de la région de Catalogne. Vendredi matin, quelque 450.000 foyers, sur les 900.000 de jeudi, restaient privés d'électricité en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, selon le gestionnaire du réseau Enedis.

13.02.2026 à 13:05

Cinéma: quand Timothée Chalamet et "Marty Supreme" ne font qu'un

FRANCE24

"Crois en toi, rêve en grand", a lancé l'acteur franco-américain de 30 ans lors d'une interview sur TF1, invitant à ignorer "ce que les gens pensent de toi". Dès leur première rencontre, Josh Safdie, le réalisateur de "Marty Supreme", a été conquis par le jeune homme pour incarner Marty Mauser, un joueur de ping-pong dévoré par ses rêves de grandeur. Le cinéaste américain perçoit alors "une énergie différente". "Il ne tenait pas en place", se remémore-t-il lors d'un entretien avec la presse, dont l'AFP. "Il était vraiment intense". "Il avait cette idée de lui-même, il était +Timmy Supreme+", poursuit Josh Safdie, admiratif de sa confiance absolue et de sa fusion avec le personnage. Lors de la promotion, Timothée Chalamet a endossé un rôle de promoteur et d'influenceur comme jamais vu à Hollywood. "J'ai mon côté américain, sans honte, pas complexé par mon ambition", a-t-il assuré récemment sur France Inter. Oscar dans le viseur L'acteur a notamment fait d'une veste rétro siglée "Marty Supreme" un accessoire mode qui s'arrache, notamment à Paris à l'occasion de l'ouverture d'une boutique éphémère. Vendue 300 euros, elle se revend désormais en ligne entre 1.000 et 2.000 euros. Timothée Chalamet, également producteur du film, assume aussi cette ambition décomplexée dans sa quête de l'Oscar. En début d'année, il a remporté un Golden Globe pour son interprétation. Le film, librement inspiré de la vie de Marty Reisman, un champion de tennis de table américain des années 1950, raconte l'ambition d'un homme convaincu de pouvoir atteindre la gloire et la richesse grâce à ce sport, méconnu aux États-Unis. "Marty a un but, il a un rêve (...) il est au service de cette chose, de faire du ping-pong un sport majeur. C'est ce qui le rend génial", explique Josh Safdie. Quitte à parfois prendre une voie sans issue. "Filmer un sport qui n'a jamais vraiment été porté à l'écran" a représenté un défi de taille, confie le cinéaste, qui réalisait jusqu'ici ses films avec son frère Benny, lui aussi parti mener une carrière en solo, notamment avec "The Smashing Machine", sorti en octobre, sur une star de MMA. Danseur Chalamet "s'est impliqué très tôt" dans le film, rembobine-t-il, "avant même l'existence du scénario" il y a six ans. "Il a aidé à développer le projet, dans nos rendez-vous avec les studios", ajoute le réalisateur, qui l'a régulièrement consulté tout au long de l'écriture du long-métrage, vantant "un collaborateur, bien plus qu'un simple acteur". La superstar de "Dune" et interprète de Bob Dylan dans "Un parfait inconnu" est "très drôle et très physique à la fois", "c'est un danseur", souligne-t-il. Le comédien s'est sérieusement entraîné au ping-pong pour le rôle et les scènes de matches atteignent des sommets de tension et d'intensité inattendus pour un tel sport. "Cela a impliqué beaucoup de chorégraphie", explique le réalisateur, qui confesse avoir eu quelques sueurs froides en préparant le tournage. Il a aussi avalé des heures de vidéos de parties des années 1940 à 1970, décortiquant chacun des points qui l'intéressaient. Ensuite, se souvient-il, "on jouait ces points" lors de prises interminables, avec ou sans la balle, répétant une chorégraphie qui se jouait "à la microseconde".

13.02.2026 à 13:00

Conférence de Munich sur la sécurité : les Européens sous intense pression américaine

FRANCE24

Plus de 60 chefs d'État et de gouvernement et une centaine de ministres des Affaires étrangères et de la Défense dont le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio se réunissent pour la Conférence de Munich sur la sécurité : les Européens sont sur le qui-vive, un an après un discours hautement conflictuel de l'équipe Trump. Décryptage de Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24
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