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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

11.07.2026 à 10:47

Guerre en Ukraine : "les habitants de Kiev se sont réveillés avec le bruit des explosions"

FRANCE24

La capitale ukrainienne Kiev a été frappée samedi par une attaque de missiles russes, qui a fait six blessés, ont affirmé les autorités.

11.07.2026 à 10:45

Feu en Espagne : 12 morts et 6 600 hectares brûlés en Andalousie

FRANCE24

Les autorités attendent les premières autopsies pour pouvoir en dire plus sur le bilan du violent feu de forêt qui a fait au moins 12 morts de nationalités différentes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud de l'Espagne, dans une zone où vivent de nombreux Britanniques.

11.07.2026 à 10:42

Mondial 2026 : l'Espagne bat la Belgique 2-1

FRANCE24

L'Espagne s'est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en battant la Belgique (2-1) en quarts vendredi à Los Angeles, et défiera la France mardi pour une place en finale, comme lors du dernier Euro.

11.07.2026 à 10:40

Nouvelle coupure de courant générale à Cuba

FRANCE24

À Cuba, une nouvelle coupure de courant générale a eu lieu. La quatrième en moins de six mois sur fond de blocus pétrolier américain.

11.07.2026 à 10:39

L'Andalousie dévorée par les flammes : le feu le plus meurtrier en 40 ans en Espagne

FRANCE24

Les autorités attendent les premières autopsies pour pouvoir en dire plus sur le bilan du violent feu de forêt qui a fait au moins 12 morts de nationalités différentes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud de l'Espagne, dans une zone où vivent de nombreux Britanniques.

11.07.2026 à 10:39

Incendie en Espagne: évolution favorable, 6.600 hectares brûlés

FRANCE24

"C’est le premier jour où nous allons pouvoir intervenir en attaque sur l’incendie. Les circonstances, tant météorologiques que liées à la réalité même du feu, jusqu’à présent ne nous avaient tout simplement permis que de travailler en défense", a-t-il ajouté. Plusieurs centaines de pompiers et de militaires continuent sur le terrain à lutter contre le sinistre, appuyés par des moyens aériens. Près de 1.500 personnes ont été évacuées de la zone. "La meilleure nouvelle que nous pouvions avoir, c’est qu’il n’y ait pas de nouveauté en ce qui concerne de nouvelles victimes", a insisté M. Sanz. "La Garde civile a ratissé toutes les zones et nous a informé qu’elle n’avait trouvé aucune personne supplémentaire. Cela ne signifie pas que cela ne puisse pas arriver. Mais logiquement, il est encourageant qu'après le travail de ratissage effectué par la Garde civile, en plus sur des zones qui étaient encore des points chauds, (on n'ait pas découvert de nouvelle victime), au moins cela nous laisse l’espoir", a-t-il souligné. Comme le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, il s'est également montré très prudent quant au chiffre de disparus. "Nous devons faire preuve de prudence quand nous évoquons le fait qu’il y aurait 23 disparus, ce n’est pas le cas. Nous parlons de personnes avec lesquelles leurs familles ne parviennent pas à entrer en contact, mais qui peuvent se trouver dans un centre d’hébergement", a-t-il ajouté. Sept déclarations officielles de disparition ont été faites, a-t-il aussi souligné, mais dans l'attente de l'autopsie et de l'identification des corps retrouvés, les autorités ne peuvent pas encore établir de bilan définitif, et ces sept personnes déclarées disparues peuvent faire partie des 12 victimes piégées par les flammes.

11.07.2026 à 10:35

Guerre au Moyen-Orient : Trump assure que la trêve avec l'Iran est "terminée"

FRANCE24

Depuis mardi les hostilités ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis avec des échanges de frappes après l'attaque de navires par les Iraniens dans le détroit d'Ormuz. Les Etats Unis auraient visé plus de 170 cibles iraniennes, des frappes parmi les plus intenses depuis le début de la guerre selon le Pentagone. Donald Trump a confirmé que le cessez-le-feu signé entre les deux pays le 17 juin était rompu.

11.07.2026 à 10:23

Le Mondial-2026, avant-goût des défis posés aux JO-2028

FRANCE24

Dès février à Milan, plusieurs membres de l'organisation olympique s'étaient inquiétés: "comment garantir une opportunité égale" pour que les spectateurs des JO-2028 "accèdent aux services de visas ?", avait demandé l'Ethiopienne Dagmawit Girmay Berhane. Gene Sykes, patron du comité olympique américain (USOPC), avait alors fait du Mondial de foot, coorganisé par les Etats-Unis avec le Canada et le Mexique, "un test, à plus petite échelle", de la capacité à accueillir "des visiteurs d'autres pays". Six mois plus tard, les stades pleins n'ont éclipsé ni le renoncement en amont de nombreux supporters face aux délais et cautions extravagantes, ni le refoulement de l'arbitre somalien Omar Artan, ni les multiples trajets imposés à l'équipe iranienne entre sa base mexicaine et ses matches aux Etats-Unis. Si la politique migratoire a affecté un tournoi à 48 équipes, qu'en sera-t-il de JO rassemblant près de 11.200 sportifs du monde entier, où les épreuves d'athlétisme à elles seules incluent pratiquement tous les pays visés par des restrictions majeures ? "Valorisation de la corruption" "Pour 2028, la question n'est pas de savoir si le pouvoir fédéral américain s'imposera aux opérations olympiques - mais à quel point ce sera visible", prédisait en juin sur X Philippe Blanchard, ancien directeur au CIO devenu consultant. L'affaire Folarin Balogun a depuis apporté une réponse éclatante: non seulement Donald Trump a appelé le patron de la Fifa Gianni Infantino pour faire rééxaminer le carton rouge infligé à l'attaquant américain en seizièmes de finale, mais il l'a assumé publiquement. "Ce n'est pas seulement une banalisation de la corruption, c'est une valorisation: le message, c'est +je suis un bon dirigeant parce que je défends les intérêts américains+", décrypte auprès de l'AFP Pim Verschuuren, spécialiste de géopolitique du sport à l'Université Rennes-II. Rien de surprenant pour l'économiste Daron Acemoglu, du Massachusetts Institute of Technology: "Le mépris répété du président Trump pour les règles et les institutions a des effets dans tous les domaines", en politique intérieure comme en diplomatie, et "empoisonne à présent le plus beau des sports". Or le foot ne sera, en 2028, que l'un des 36 sports au menu. Et l'ajout du cricket, du baseball/softball et du flag football renforce le poids des sports d'équipe, particulièrement propices aux enjeux de fierté nationale. Coventry reste à distance Pour l'heure, le CIO maintient avec le dirigeant républicain une distance aux antipodes de l'extrême proximité cultivée par Gianni Infantino - au point de compromettre durablement son instance, selon ses nombreux détracteurs. A l'inverse, la patronne de l'olympisme Kirsty Coventry n'a toujours pas prévu de rencontrer Donald Trump, dont elle avait pourtant plaisanté juste après son élection en mars 2025: "Depuis l'âge de 20 ans, j'ai été confrontée à des hommes difficiles occupant de hautes fonctions", avait lancé la septuple médaillée olympique de natation, alors ministre des Sports au Zimbabwe. Le ton bravache a fait long feu. "J'ai confiance dans le fait que, dans deux ans, nous serons en mesure de surmonter un certain nombre des défis auxquels la Coupe du monde est confrontée aujourd'hui", déclarait-elle sobrement le 10 juin. A la différence de la Fifa, le CIO s'appuie sur deux intermédiaires essentiels: les organisateurs californiens des JO-2028 ainsi que l'USOPC, chargés à leur tour de traiter avec l'administration fédérale. Mais l'histoire olympique rappelle que de nombreux sujets peuvent surgir en deux ans - nouvelles guerres et jeux d'alliance, épidémies, scandales sportifs -, obligeant à composer avec le pays hôte. Le dopage, en particulier, demeure une source de conflit: Washington refuse depuis deux ans de payer sa contribution à l'Agence mondiale antidopage, alors que le CIO avait menacé de retirer les JO-2034 à Salt Lake City si "l'autorité suprême de l'AMA" n'était pas "pleinement respectée".

11.07.2026 à 10:19

Trump limoge des responsables électoraux et inquiète avec les élections de mi-mandat

FRANCE24

Le limogeage décidé par le président républicain intervient au moment où il accentue la pression sur les parlementaires de son camp pour adopter le "SAVE America Act". Cette proposition de loi -- dans l'impasse au Congrès -- vise à imposer des restrictions sur les modalités de vote en amont des élections de mi-mandat de novembre, lors desquelles les républicains pourraient perdre leur majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat. La Maison Blanche a défendu la décision de Donald Trump de renvoyer les membres démocrates de la Commission d'aide aux élections, en la justifiant par une décision de la Cour suprême le mois dernier qui a étendu les pouvoirs du président pour révoquer le mandat de responsables d'agences fédérales indépendantes. "Le président, à la tête du pouvoir exécutif, se réserve le droit de renvoyer des individus qui ne seraient pas totalement alignés avec la mission importante de sécurisation des élections de l'Amérique", a déclaré un responsable de la Maison Blanche dans un communiqué transmis à l'AFP. "Coup de force" Le responsable a ajouté que le gouvernement Trump "travaillait avec toutes les agences et tous ses partenaires locaux pour préserver les élections de la fraude et des abus" avant les élections de mi-mandat. Plusieurs élus démocrates ont promis de s'opposer à ce qu'ils qualifient de "coup de force" de Donald Trump au sein de cette agence électorale, qui certifie la sécurité des équipements de vote et distribue des centaines de millions de dollars d'aide fédérale pour l'organisation des scrutins. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a condamné sur X une "tentative flagrante de s'emparer du contrôle des élections". Pour le sénateur démocrate Mark Warner, cette décision "inouïe requiert une explication immédiate de la part du gouvernement". Donald Trump a accentué ses accusations sans fondement de fraude électorale en amont des scrutins de novembre, faisant ainsi écho à ses propres allégations -- jamais prouvées -- que l'élection de 2020 lui avait été volée face à Joe Biden. Mais au-delà de l'obsession du président pour cette supposée fraude électorale, les républicains craignent que son impopularité, qui atteint des niveaux presque record, ainsi que le coût de la vie toujours aussi haut aux Etats-Unis, ne leur coûtent la majorité au Congrès en novembre. Frustration Donald Trump avait précédemment bataillé avec la Commission d'aide électorale à propos d'un de ses décrets exécutifs. Celui-ci prévoyait que l'agence impose une preuve de citoyenneté américaine pour s'inscrire sur les listes électorales. Une exigence finalement retoquée dans une large mesure par les tribunaux. Pour approuver toute nouvelle mesure, l'accord de trois des quatre responsables de l'agence est requis. Après le limogeage des deux démocrates, un troisième membre républicain a démissionné. Leur remplacement pourrait prendre plusieurs mois, et les exigences de Donald Trump risquent de ne pas être appliquées avant les prochaines élections. Le président octogénaire a déjà montré une frustration évidente envers les élus du Congrès, où le "SAVE America Act" ne parvient pas à avancer. Cette proposition de loi vise notamment à restreindre fortement le vote par correspondance et à imposer de nouvelles exigences pour l'inscription sur les listes électorales. Des mesures dénoncées comme liberticides par de nombreuses associations de défense des droits civiques. Vendredi, Donald Trump a déclaré qu'il refuserait de promulguer une loi phare sur le logement, pourtant vantée par les républicains comme une victoire législative importante contre le coût de la vie, "en signe de PROTESTATION car le Sénat américain n'est pas capable d'adopter le SAVE AMERICA ACT". Le texte doit tout de même entrer automatiquement en vigueur samedi à minuit, heure locale.

11.07.2026 à 10:19

36°C dans la caserne et "système D": les pompiers souffrent aussi des fortes chaleurs

FRANCE24

La convocation a été avancée de 30 minutes pour éviter que les soldats du feu ne s'entraînent sous le soleil brûlant au zénith, alors que le mercure frôle 35°C en Île-de-France. Tant que les "bipers" ne sonnent pas - signe qu'il faut partir en intervention - les matinées en caserne sont consacrées aux activités physiques. Après la vérification des véhicules, les pompiers enchaînent généralement une séance de sport et plusieurs exercices de mises en situation. Un rituel exigeant, que les responsables de la caserne ont décidé d'alléger pour "préserver les capacités interventionnelles des équipes" pendant la vague de chaleur qui sévit en France - la troisième en deux mois. "On ne peut par exemple pas leur demander de s'entraîner en tenue de feu, parce qu'instantanément, ils transpirent et ça les épuise", explique le lieutenant Geoffroy Mercier, chef de la caserne. "Puis, quand on passe en alerte rouge, là, on ne fait plus grand chose", lâche le lieutenant. Quelques tâches administratives, tout au plus, pour passer le temps. Paris et sa banlieue ont basculé en vigilance rouge canicule samedi, selon les prévisions de Météo-France. Alors, si l'activité de la caserne est plutôt calme vendredi matin, les pompiers de Ferrières-en-Brie se préparent à un week-end chargé: généralement, plus les jours de chaleur s'accumulent, plus le nombre d'interventions quotidiennes a tendance à augmenter. Au plus fort de la canicule exceptionnelle du mois de juin, Santé publique France a fait état d'une hausse de +29,1% du nombre de décès, soit 2.025 supplémentaires par rapport à la semaine précédente. "Insoutenable" A la caserne, les pompiers sont exceptionnellement autorisés, lors des périodes de fortes chaleurs, à revêtir une tenue plus légère -- un polo, un short et des baskets. Mais, sur le terrain, le code vestimentaire reste le même qu'à l'accoutumée. Sur les incendies, les tenues peuvent "vite devenir insoutenables" à porter car "les matériaux utilisés pour empêcher les brûlures empêchent aussi le corps de se refroidir. Ca peut mener à des coups de chaud", souligne le lieutenant Mercier. Afin d'éviter des malaises sur le terrain, le service départemental d'incendie et de secours de Seine-et-Marne (Sdis 77) a équipé récemment la caserne d'un "kit glace", un congélateur rempli de glaçons permettant aux pompiers de prendre un bain glacé en cas de besoin. Pour l'instant, les équipes n'y ont pas encore eu recours. En intervention, "on est toujours attentif à ce qu'ils font, on est toujours avec eux, au moyen radio", rappelle l'adjudant-chef Davy Mathiaux, qui vérifie systématiquement que les membres de son équipe "récupèrent", vont "se réhydrater" et "soufflent", avant de repartir. Outre des interventions éprouvantes, ce qui "pose le plus problème" en période de canicule, selon le sapeur Terry Sarloutte, "c'est la nuit". La caserne, construite en 2007, n'a pas été pensée pour conserver la fraîcheur. Dans les chambres, sous les toits et sans climatisation, où dorment les pompiers de garde, la température a dépassé les 35°C fin juin. "On prenait les matelas des lits et on les mettait ailleurs, là où il faisait le plus frais", dans la salle de sport, au foyer, dehors ou dans les voitures, se souvient le pompier volontaire. Certains ont apporté leur propre ventilateur, d'autres se réfugient au standard, seule petite salle fraîche de la caserne. C'est "le système D", résume le lieutenant Mercier. "Les nuits ne sont pas terribles. Et le lendemain, je dois prendre ma garde. Donc forcément, j'arrive un petit peu diminué", abonde l'adjudant-chef Mathiaux. Le "travail de nuit, quand vous ne vous reposez pas chez vous (...), ça atteint les corps et les esprits", a abondé lors d'une conférence de presse Sébastien Delavoux, du collectif CGT des Sdis, qui pointe un "manque de moyens". Pas de "droit de retrait", "pas de congé intempéries": pour les pompiers, "le service ne s'arrête jamais", souligne le syndicaliste.

11.07.2026 à 10:19

Séismes au Venezuela: la côte de La Guaira, de station balnéaire à désert économique

FRANCE24

La Guaira était la station balnéaire de Caracas : des milliers d'habitants descendaient de la montagne chaque fin de semaine ou lors des vacances pour se baigner, profiter de la plage et du front de mer, situé à 40 minutes en voiture de la capitale. L’activité, frénétique, s’est arrêtée net avec la catastrophe. Le double séisme a effacé la carte postale. Les milliers de vacanciers qui faisaient vivre l’économie de cette zone, aujourd'hui réduite à des gravats et remplie d’abris de fortune pour des rescapés sans logement, ne viendront plus à court terme. À Playa Escondida, c'est la désolation. Rangée de kiosques fermés, parasols en paille sans personne dessous... "Qu’est-ce que je vais faire ? Où vais-je travailler ?", s'interroge Faisuris Alvarez, une vendeuse de poisson frit qui vivait de la manne touristique. Pour la réconforter, ses collègues lui disent que les baigneurs reviendront d'ici un an. Une maigre consolation: "Comment vivre un an sans rien faire ?!", leur répond-elle. Son commerce constitue sa seule source de revenus, comme pour plus de 70 familles qui travaillaient sur cette plage renommée. "Celui qui vend la pepitona (palourdes), celui qui vend l’œuf sancochado (bouilli), celui qui vend la mangue verte avec du sel, celui des galettes, celui des glaces... Qu’est-ce qu’il advient de la vie de toutes ces personnes ?", interroge-t-elle. Pillages Des épiceries aux restaurants, la grande majorité des commerces de La Guaira sont fermés, voire réduits en ruines. Le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes estime les pertes à près de 37 milliards de dollars rien qu’en dommages matériels. "En plus des pertes directes, il y a généralement des effets indirects sur le commerce, le transport, les chaînes d’approvisionnement, l’emploi et la consommation", explique l’économiste Asdrúbal Oliveros. Après les séismes, des scènes de pillage ont eu lieu dans plusieurs secteurs de La Guaira. Luis Baena a perdu toute la marchandise de son entrepôt. Il a filmé le pillage, le matin qui a suivi les secousses, dénonçant sur les réseaux sociaux des dizaines de personnes qui emportaient plus de six conteneurs de matériel d’éclairage. Ensuite, un incendie a fini de réduire en cendres plus de 11 années de travail. Il contemple, absorbé, les murs noircis et les fers tordus de ce qui était autrefois +Bilight+, une entreprise familiale dont dépendent 60 autres familles. "Les efforts de tant de familles et de tant de personnes qui dépendent de nous sont aujourd’hui compromis", déplore, très ému, cet entrepreneur de 52 ans. Exode? Les Baena se sont enracinés à La Guaira il y a 100 ans. Le grand-père de Luis fut le premier conducteur de bus de l’État et son père le premier aubergiste dans la partie est de la zone. "Dur, dur, c’est dur", répète-t-il, les yeux humides devant son entrepôt en ruines. À Maiquetía, cœur économique de La Guaira qui abrite l’aéroport international partiellement fermé, certains commerces ouvrent timidement leurs portes. Anabel Delgado, 56 ans, attend les clients devant le salon de coiffure où elle travaille. La fréquentation est encore faible mais des signes de reprise économique commencent à poindre. "Je pense que si Dieu nous a laissés en vie, c’est pour consoler, pour continuer et pour continuer à lutter pour ceux qui restent", estime-t-elle. "C’est quelque chose qui prend du temps, retrouver la normalité, mais tout va se remettre sur les rails", espère Enio Fernandez, 49 ans, propriétaire d’une petite épicerie. La reconstruction de cet État meurtri "peut devenir un moteur d’activité économique mais seulement s’il existe des ressources suffisantes, des institutions capables de la mettre en œuvre et des règles qui génèrent la confiance nécessaire à l’investissement", avertit M. Oliveros. En attendant, les rues se vident peu à peu en l’absence des centaines de secouristes étrangers qui étaient venus sauver des vies. La catastrophe a fait fuir les baigneurs et beaucoup d’habitants prévoient de partir eux aussi, à cause de l’économie en berne et du traumatisme. "Cette population qui va lutter pour La Guaira, pour sa reconstruction, a besoin et va demander des biens et des services", se convainc néanmoins M. Baena. "Ensemble, nous relèverons l’État, ensemble nous ferons en sorte que cet endroit soit vivable", lance-t-il.

11.07.2026 à 10:07

Interrogations en cascade sur la sécurité du nouvel avion présidentiel américain

FRANCE24

En s'envolant pour Ankara avec ce Boeing 747 réaménagé, le président américain n'avait pas caché son enthousiasme, décrivant un appareil "vraiment exceptionnel." Mais une fois sur place, Donald Trump a subitement renoncé à l'utiliser pour quitter le pays. Le luxueux jet a volé vers le Royaume-Uni sans le président afin, selon lui, que des troupes américaines le visitent, tandis que lui a fait le trajet dans l'ancien modèle. Le nouvel avion offert par la famille royale qatarie n'est pas équipé des mêmes systèmes de défense que ses prédécesseurs, selon le New York Times. La presse américaine affirme aussi que le changement d'avion aurait été recommandé par son service de sécurité, au moment d'un regain des tensions avec l'Iran, pays frontalier de la Turquie. Les journalistes présents dans Air Force One ont d'ailleurs reçu la consigne, normalement réservée aux zones de guerre, de garder les stores des hublots baissés. Dans un premier temps, Donald Trump a nié toute menace. Mais après avoir changé d'avion au Royaume-Uni pour rentrer à Washington avec le nouvel appareil, il a fait référence à de supposées tentatives d'assassinat iraniennes: "Vous êtes probablement dans un vol dangereux à cause des salopards que nous devons gérer." "Tous les moyens à disposition" "Le nouvel Air Force One est un avion ultramoderne équipé de protocoles de sécurité de haut niveau qui garantissent la protection du président et de son équipe", a pour sa part soutenu le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, dans un communiqué à l'AFP vendredi. "Nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour faire face" aux menaces contre le président, a-t-il poursuivi. Il avait mentionné la veille auprès de médias américains l'existence d'outils de "diversion et de désorientation". Interrogé, le Secret Service a renvoyé vers la Maison Blanche. Si aucun détail n'est public, il a été rapporté que l'ancien modèle d'Air Force One est doté de systèmes de défense sophistiqués, dont des brouilleurs de radars et des leurres anti-missiles. La présence ou non de ces équipements sur le nouvel appareil n'est pas connue. Mais des éléments visibles sur les anciens ne le sont pas sur le nouveau. La famille royale qatari a fait don de ce jet luxueux à Donald Trump l'année dernière, après que ce dernier se soit plaint de l'état des deux anciens exemplaires d'Air Force One, en service depuis 1990. L'avion du Qatar a été rapidement réaménagé par l'armée de l'air américaine, pour un vol inaugural le 1er juillet vers le Dakota du Nord. "Véritables préoccupations" Mais l'armée américaine avait auparavant admis qu'elle avait dû faire des compromis, notamment sur l'agencement de l'intérieur, pour une mise en service rapide. "Aucun risque n'a été pris en matière de sécurité, de sûreté ou de communications, mais l'équipe a effectué des arbitrages" sur d'autres aspects, a expliqué l'US Air Force dans un communiqué en juin. Des sénateurs démocrates ont officiellement demandé à l'armée de l'air de s'expliquer sur de "véritables préoccupations en matière de sécurité nationale". D'anciens militaires ont également exprimé leurs doutes. "Peu importe que vous équipiez un jet qatari, il ne sera jamais construit de zéro pour avoir les capacités défensives d'un Air Force One fait sur mesure", a affirmé John Teichert, un ancien officier de l'armée de l'air, sur Fox News. L'avion qatari doit être utilisé en attendant que deux nouveaux Boeing soient livrés dans les prochaines années, après des retards en série. Donald Trump a expliqué qu'il serait donné, à terme, à son projet de bibliothèque présidentielle à Miami comme pièce d'exposition. Mais ce cadeau du Qatar, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, a soulevé des questions éthiques et constitutionnelles majeures concernant les cadeaux qu'un président peut recevoir de l'étranger.

11.07.2026 à 10:05

L'administration Trump affaiblit la protection des habitats naturels des espèces menacées

FRANCE24

L'administration Trump présente cette modification comme un retour à l'esprit initial de l'Endangered Species Act (ESA), loi majeure adoptée en 1973, et la fin de ce qu'ils considèrent comme des décennies d'excès réglementaires. "Pendant des années, les agences fédérales ont détourné l'ESA pour entraver l'utilisation légitime des terres et imposer des contraintes excessives aux familles et aux entreprises américaines", a déclaré dans un communiqué le ministre américain Doug Burgum, chargé de la gestion des terres fédérales. "Cette mesure rétablit le bon sens, respecte le droit à la propriété privée, apporte aux propriétaires fonciers une certitude indispensable et applique le texte tel que le Congrès l'a réellement adopté", a-t-il ajouté. Cette loi emblématique à laquelle on attribue notamment la survie du pygargue à tête blanche, rapace symbole du pays, ainsi que d'autres espèces, interdit toute forme de "prélèvement" d'espèces menacées. La loi définit ce terme comme le fait de "harceler, nuire, poursuivre, chasser, tirer, blesser, tuer, piéger, capturer ou collecter" un animal protégé, ou de tenter de le faire. Dans l'application de ce texte, le gouvernement avait alors précisé que le terme "nuire" ("harm") englobait également toute "modification ou dégradation importante de l'habitat" lorsqu'elle entraîne la mort ou des blessures chez des animaux sauvages en perturbant gravement leurs comportements essentiels, notamment la reproduction, l'alimentation ou l'abri. Cette interprétation était en vigueur depuis près de trois décennies. L'administration Trump entend désormais y mettre fin. Les organisations de défense de l'environnement estiment que ce changement pourrait faciliter des activités industrielles aux conséquences néfastes pour les écosystèmes. "Pour la première fois, une administration présidentielle affirme que les espèces protégées par l'Endangered Species Act ne devraient pas être à l'abri de modifications de leur habitat qui détruisent les lieux où elles vivent, élèvent leurs petits ou cherchent leur nourriture", a déclaré Kristen Boyle, avocate pour l'association Earthjustice, qui a annoncé son intention de contester la mesure devant les tribunaux. "Si les animaux n'ont plus d'endroit où vivre, ils ne peuvent pas survivre", a alerté de son côté Tara Zuardo, de l'association environnementale Center for Biological Diversity.

11.07.2026 à 10:05

A la frontière avec le Zimbabwe, des bus pour fuir l'Afrique du Sud, des radeaux pour y tenter sa chance

FRANCE24

La scène, dont a été témoin une équipe de l'AFP, se déroule à quelques encablures de l'important poste-frontière de Beitbridge. Le temps qu'une patrouille de la police aux frontière sud-africaine arrive sur place, les nouveaux arrivants se sont évanouis dans les fourrés d'épineux. Ce point de traversée illégale est l'un des nombreux qui jalonnent la frontière poreuse qui sépare les deux pays, où migrants et trafiquants déjouent régulièrement les efforts déployés pour la verrouiller. A 20 km de là, dans la localité sud-africaine de Musina, des milliers de migrants zimbabwéens et malawites attendent leur tour dans un camp de transit pour traverser la frontière dans l'autre sens, fuyant les violences et les intimidations d'une virulente campagne antimigrants aux relents xénophobes en Afrique du Sud. Au moins quatre étrangers ont été tués dans ces violences, selon les autorités sud-africaines. Plus de 21.000 étrangers, souvent en situation irrégulière, sont passés par ce camp de transit, où ils sont enregistrés avant d'être autorisés à traverser la frontière, selon le responsable du site employé par l'administration provinciale du Limpopo, Albert Matsaung. "Nourrir ma famille" A l'intérieur des tentes de bâches blanches, des familles se serrent les unes contre les autres sur de fins matelas en mousse, tandis que des enfants courent à l'extérieur au milieu des bagages. Parmi eux, Munyai Tungamirai et son épouse Patricia Nhamo, Zimbabwéens, ont franchi le Limpopo en 2024 en quête d'un travail. "Pendant l'hiver, il n'y a pas beaucoup d'eau et c'est facile de traverser", moyennant 20 dollars (17 euros) pour le passeur, explique M. Tungamirai. "C'est risqué, mais il fallait que je le fasse pour nourrir ma famille", ajoute l'homme de 42 ans, qui avait trouvé un emploi dans une orangeraie de Tzaneen, dans le Limpopo. Lorsque les marches appelant au départ des sans-papiers ont pris de l'essor en Afrique du Sud, son employeur l'a congédié de crainte d'être verbalisé par les autorités. Le couple, qui a un bébé d'un an, espère revenir dans un an, avec des documents en règle cette fois. Leonard Moyo, lui, en a fini avec l'Afrique du Sud. Arrivé en 2010 avec une bourse d'études, il a fondé une famille sur place et trouvé un emploi dans le bâtiment. "Ils ne nous aiment pas (...) et je préfère mourir dans mon pays", dit-il en serrant contre lui un écran d'ordinateur, l'un des rares biens qu'il a réussi à emporter dans sa fuite. "Je rentre en vie" Depuis le 7 juin, 46.000 migrants sont passés par le poste-frontière de Beitbridge, rapatriés volontaires ou expulsés par l'Afrique du Sud, selon la police aux frontières. La majorité d'entre eux étaient des Malawites. Au total, plus de 60.000 étrangers ont fui le pays. Mais les autorités reconnaissent que nombre d'entre eux peuvent aisément retrouver le chemin de l'Afrique du Sud via les points de passages disséminés le long de la frontière. "Imaginez l'embarras si après tous nos efforts, tout à coup, des personnes rentrent de nouveau dans le pays illégalement", a déclaré le chef de l'autorité sud-africaine de gestion des frontières (BMA), Michael Masiapato. De longues portions de la frontière le long du Limpopo ne sont pas clôturées et même en augmentant les patrouilles, la vidéosurveillance et les reconduites à la frontière, les autorités reconnaissent qu'il y a des limites à ce qu'elles peuvent accomplir. "Comme nous n'avons pas encore de barrière physique, vous ne pouvez pas garantir l'absence totale d'immigration illégale et je suppose que c'est simplement la réalité, non seulement pour l'Afrique du Sud, mais pour le reste du monde", a ajouté le chef de la police aux frontières. Dans le camp de transit, Veronica Magaya, 32 ans, attend patiemment avec ses deux enfants de pouvoir embarquer dans un bus vers le Zimbabwe, qu'elle a quitté en 2018 avec un passeport en règle. Employée de maison, elle a été renvoyée du jour au lendemain par son patron et, après avoir passé une nuit dans le froid de l'hiver austral, elle a réussi à gagner par bus le camp de Musina. "Je suis contente car je rentre à la maison en vie", dit-elle. Comme de nombreux autres, son visa en Afrique du Sud a expiré pendant la pandémie de Covid-19, une période très compliquée pour renouveler ses papiers, explique-t-elle. "J'ai beaucoup souffert. Je ne veux plus revenir dans ce pays, même pas pour une journée", lâche-t-elle.

11.07.2026 à 10:03

Sept citadelles du vertige bientôt classées à l'Unesco

FRANCE24

Le Comité patrimoine mondial de l'Unesco se penchera du 19 au 29 juillet prochain à Busan, en Corée du Sud, sur leur candidature intitulée "système de forteresses de la sénéchaussée de Carcassonne XIIIe-XIVe siècles". Perchées en haut de pitons rocheux escarpés, les forteresses de Montségur en Ariège, Peyrepertuse ou encore Quéribus dans l'Aude, étaient souvent appelées "châteaux cathares" en référence à l'hérésie combattue par l'Eglise catholique entre Toulouse, Albi, Béziers et Narbonne au XIIIe siècle. L'association Mission Patrimoine Mondial, qui a rédigé le dossier de candidature, parle désormais des Forteresses royales du Languedoc. Pétition et mobilisation L'effacement du mot "cathare" a "ému pas mal de personnes", note Fabrice Chambon, guide-conférencier au château de Montségur, où plus de 200 hérétiques ont été brûlés en 1244 avant que ne soit construite la forteresse qu'on visite aujourd'hui. "Nous, à Montségur", confie le guide, "on parlera toujours de cette période phare qu'est le catharisme et qui restera à jamais gravée dans notre pays". Une pétition qui s'élève contre cette requalification a recueilli près de 8.500 signatures et une mobilisation des partisans de l'ancienne appellation est prévue à Quéribus le 18 juillet, à la veille de l'ouverture de la session du comité de l'Unesco. Comme à Montségur, plusieurs de ces sites ont servi de refuge à des personnes accusées d'hérésie, mais ce ne sont pas ces dernières qui ont bâti ces châteaux. C'est à l'issue de la croisade contre les Albigeois (1209-1229), lorsqu'une partie du Languedoc tombe dans le domaine royal, que le roi de France décide de faire édifier des forteresses sur plusieurs emplacements stratégiques. "Entre les années 1240 et les années 1290, 22 châteaux sont rebâtis à la mode royale, avec l'architecture capétienne", explique David Maso, de l'association Mission Patrimoine Mondial. "Il y a eu effectivement à Peyrepertuse, comme dans d'autres châteaux, des communautés cathares qui se sont établies, parfois réfugiées sous la pression de l'Inquisition (...) mais les lieux où ont vécu ces gens ont été remplacés par les forteresses que l'on voit aujourd'hui", poursuit-il. Avec ces forteresses, le roi de France a un double objectif: garder un oeil sur la population locale encore considérée comme dissidente et surveiller le royaume d'Aragon, situé à quelques dizaines de kilomètres à peine de Quéribus ou Peyrepertuse. La situation géographique contraint les architectes à s'adapter à ces épines rocheuses. A Quéribus, le donjon est soutenu par "un seul pilier central duquel partent quatre croisées d'ogive", explique Anaïs Monrozier, cheffe de projet chez Mission Patrimoine Mondial. Enjeu économique Les forteresses sont administrées par un sénéchal installé dans la cité de Carcassonne, elle aussi reconstruite à la même époque. Des 22 forteresses, sept ont été jugées en suffisamment bon état pour faire l'objet d'une candidature à l'Unesco. A ces sept édifices, s'ajoutent le château et les remparts de Carcassonne, considérés comme un "élément central du système défensif" conçu par le roi Louis IX et ses successeurs. A l'exception de Carcassonne, les forteresses se situent aujourd'hui en zone rurale, dans des territoires soumis à des enjeux comme la déprise agricole ou le dérèglement climatique. Au pied de Quéribus, dans l'Aude, le petit village de Cucugnan attend beaucoup de ce classement, dont les habitants espèrent un coup de pouce économique. "La fréquentation du site est en baisse", explique André Doumenc, maire de la commune. "En 1995, on était à 92.000 entrées au château et, aujourd'hui, on atteint péniblement 50.000." Outre la reconnaissance de la valeur de ces monuments, un classement au patrimoine mondial pourrait aussi, selon David Maso, permettre de "pérenniser des programmes à long terme pour la conservation de ces monuments". Des édifices particulièrement exposés aux aléas climatiques. Le vent, le gel et les intempéries dégradent ces monuments qui ont besoin d'être entretenus en permanence.
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