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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

07.04.2026 à 20:03

Menaces de mort: enquête ouverte après la plainte d'une journaliste contre le sénateur Thierry Meignen

FRANCE24

"L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance aux personnes de la direction de la police judiciaire" de Paris, a précisé le parquet, interrogé par l'AFP. Mme El Moaddem, autrice du livre-enquête "Main basse sur la ville", avait porté plainte avec son éditeur Sotck le 24 mars après des propos de M. Meignen rapportés la veille dans Le Monde. "Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J'irai au bout, elle va mourir, je la tue", avait déclaré le sénateur au Monde. Dans "Main basse sur la ville", la journaliste retrace les deux mandats de Thierry Meignen, qui avait ravi en 2014 ce bastion longtemps tenu par les communistes. Elle y dénonce des pratiques douteuses, notamment pour l'attribution des marchés publics, la chasse aux sorcières visant l'ancienne équipe ou encore le copinage avec l'extrême droite. Le 26 mars, le président du Sénat, Gérard Larcher, avait saisi le président du comité de déontologie de la chambre haute, comme l'y avaient appelé des élus écologistes et socialistes. "Je suis satisfaite qu'une enquête soit ouverte par le parquet suite aux menaces de mort de M. Meignen, et que la justice commence à faire son travail", a réagi Mme El Moaddem auprès de l'AFP. "En revanche, je suis toujours aussi choquée de l'absence de réaction du gouvernement qui interroge sur la sincérité de son engagement à protéger les journalistes (...). Quel signal envoie-t-il lorsqu'il décide de ne pas se positionner et d'ignorer les menaces de mort d'un sénateur envers une journaliste ?", a-t-elle poursuivi. "Est-ce qu'il ne donne pas un blanc-seing à ceux et celles qui demain se sentiraient légitimés à des agressions physiques et qui, sur les réseaux, me harcèlent d'injures racistes par centaines chaque jour ? Je l'ai écrit dans mon livre: j'ai été suivie, intimidée, mon matériel professionnel volé devant l'école de mes enfants pendant l'enquête. Quelle est la prochaine étape ? Venir me casser la gueule devant mon domicile ?", a-t-elle ajouté. Interrogé par l'AFP, le sénateur n'a pas donné suite dans l'immédiat.

07.04.2026 à 19:47

Vifs débats à l'Assemblée sur le retour d'une région Alsace

FRANCE24

Dix ans après la fusion des régions décidée sous François Hollande, les députés se penchent sur ce texte du groupe macroniste Renaissance, examiné en première lecture. Une motion de rejet socialiste, qui aurait coupé court aux débats, a été repoussée par 187 voix, dont celles des députés Rassemblement national, contre 109, notamment l'ensemble de la gauche. "En 2015, le législateur a nié la singularité alsacienne en la noyant dans une immense région. Dès lors, les Alsaciens n'ont cessé d'exprimer leur désir d'Alsace", a défendu la députée macroniste du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, première signataire du texte transpartisan. "Le texte n'est pas abouti" et "porte en lui la fracture territoriale", a rétorqué Belkhir Belhaddad (groupe socialiste), dénonçant un risque d'inconstitutionnalité, ainsi que l'absence d'avis du Conseil d'Etat et d'étude d'impact. Dans une tribune publiée dimanche, les présidents de dix régions se sont opposés à la proposition de loi, dénonçant "une faute institutionnelle, politique et historique". "Ce texte servira (...) à chaque lobby local à revendiquer autonomie et indépendance", se sont-ils inquiétés. Il prévoit de faire de l'actuelle collectivité européenne d'Alsace - issue de la fusion des conseils départementaux des Bas-Rhin et Haut-Rhin - une collectivité territoriale à statut particulier, exerçant les compétences départementales et régionales. L'entrée en vigueur serait reportée aux prochaines élections régionales, en mars 2028. "Fragmentation territoriale" Le gouvernement a dit s'en remettre au vote des parlementaires mais a déposé des amendements prévoyant "une consultation citoyenne" des habitants du Grand Est, dans un délai de six mois après la promulgation de la loi, et permettant la mise en place éventuelle de la mesure par ordonnance, sous 18 mois. "Prenons le temps nécessaire de bien faire, sans procrastiner", a plaidé la ministre Françoise Gatel (Aménagement du territoire et décentralisation). Elle a assuré qu'il n'était pas question de "balayer" le sujet "d'un revers de main", mais souligné que le texte comportait "quelques fragilités". "Il n'est pas sans risque d'ouvrir, sans cadre et sans méthode, une dynamique de fragmentation territoriale", a-t-elle averti. Elle a annoncé la création d'une "mission" associant parlementaires, élus locaux, acteurs économiques et sociaux, afin notamment de faire un bilan de la loi ayant créé la Collectivité européenne d'Alsace, et examinant entre autres ses "relations avec la région". Le principe de la consultation proposée par amendement du gouvernement a été applaudie par les députés MoDem. Les parlementaires RN pourraient également valider ce compromis, selon le député Théo Bernhardt. "L'objectif, c'est que ça aille vite (...) pour qu'en 2028, on puisse réussir enfin à sortir l'Alsace du Grand Est", a déclaré l'élu du Bas-Rhin. "Faire voter tout le Grand Est pour savoir si l'Alsace doit partir, c'est un peu, lorsqu'un conjoint veut divorcer, demander au conjoint s'il est d'accord", a critiqué Paul Molac (groupe indépendant Liot), soulignant qu'aucune consultation n'avait été faite en 2015. Les députés Horizons ont une liberté de vote, tandis que les LR sont plutôt favorables au texte. Serpent de mer "Il était temps que le gouvernement prenne un peu ses distances par rapport à ce projet", a déclaré mardi le président de la région Grand Est Franck Leroy, qui y est farouchement opposé. "Construire cette région, ça a pris grosso modo deux ans et demi, la déconstruire ça prendra aussi deux ans à deux ans et demi. Pendant ce temps-là, on sera paralysé". La région Grand Est regroupe depuis la réforme de 2015 les anciennes régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. La question d'une collectivité alsacienne unique est un vieux serpent de mer. En 2013, un référendum visant à consacrer sa création n'avait pas abouti faute de participation suffisante et du fait de la victoire du "non" dans le Haut-Rhin. S'il est adopté, le texte devra être inscrit à l'ordre du jour du Sénat. Plusieurs députés estiment qu'il n'aura pas le temps d'être définitivement adopté avant la présidentielle.

07.04.2026 à 19:45

A son nouveau procès, Balkany conteste un "emploi de complaisance"

FRANCE24

La question centrale de ce procès est simple: l'association Codeeil n'était-elle qu'une coquille vide destinée à masquer un emploi fictif ? La justice soupçonne l'édile d'avoir utilisé cette structure paramunicipale pour assurer un confortable complément de revenus à Renaud Guillot-Corail, son ancien directeur du développement économique, au lendemain de son départ à la retraite en octobre 2012. En préambule, le tribunal a rejeté une demande de renvoi plaidée par la défense, qui fustigeait une enquête lacunaire marquée par des années d'inactivité. La procureure, Nathalie Foy, s'y était opposée, rappelant l'ancienneté du dossier. La présidente du tribunal, Céline Ballerini, s'est ensuite efforcée de démêler ce montage financier. "Quand on parle de détournement public, on ne dit pas que vous avez mis l'argent dans votre poche", a-t-elle recadré avec pédagogie. "L'argent de la subvention venait d'où ?" -"Si les chiottes sont bouchées"- A la barre, costume sombre et chaussettes bleues, l'ancien baron francilien de 77 ans a multiplié les esquives. "Je ne me suis jamais occupé de cette association", a-t-il martelé, assurant que son administration gérait seule les subventions. Et d'ironiser pour justifier son ignorance assumée du fonctionnement quotidien: "Si les chiottes sont bouchées, on va appeler le maire ?". La tâche des juges s'avère complexe, le principal bénéficiaire, Renaud Guillot-Corail, étant décédé en 2020. Une situation que le prévenu a exploitée avec habileté. "On est en train de juger du travail de quelqu'un qui est mort. Tout ça fait que je n'ai aucun document, c'est carnavalesque !", s'est-il offusqué. Et d'ajouter: "J'aurais pu être mort aussi, ça vous aurait simplifié le travail", aussitôt recadré par la juge. De son côté, la procureure a dénoncé un "habillage", s'étonnant d'une prime de licenciement de 50.000 euros versée au retraité et de l'auto-dissolution expresse de l'association. Les dépositions lues à l'audience ont enfoncé le clou. Une ancienne trésorière, élue, a reconnu ne pas comprendre l'utilité de la structure, se décrivant comme une "personne de paille" pour ce qui était en réalité le "bâton merdeux" de la mairie. "Un grand flemmard" S'il a réfuté toute ingérence, le prévenu n'a pas tari d'éloges sur son ancien collaborateur, qualifié "d'ambassadeur exceptionnel". L'association aurait notamment œuvré à un projet de cimetière au Gabon, bien que le tribunal se soit interrogé sur d'étonnants déplacements à Cuba ou à Bali du Marquis de Bangui, un surnom de M. Guillot-Corail que l'édile a juré n'avoir jamais entendu. Surtout, l'ancien député a politisé les débats. "Des ministres disent qu'il faut travailler après la retraite et vous me convoquez pour me dire qu'il ne fallait pas faire travailler un retraité !", a-t-il lancé. "Il vous a fallu 18 ans pour me dire ça !", s'est-il aussi emporté, citant même Georges Pompidou: "Arrêtons d'emmerder les Français". Refusant l'étiquette d'élu omnipotent et interventionniste, Patrick Balkany a finalement dressé un portrait inattendu pour clore les débats : "Je ne suis pas un interventionniste, je suis un grand flemmard. Je fais travailler les autres". "Pour moi, ce n'était pas du boulot, c'était un plaisir", a conclu l'octogénaire, assurant être de bonne foi. Le procès se poursuit mercredi.

07.04.2026 à 19:19

Marilyn Monroe, l'icône féministe derrière la star hyper-sexualisée

FRANCE24

Cette relecture post-MeToo nourrit la rétrospective que la Cinémathèque française consacre à cette légende du 7e art, morte en 1962 à 36 ans après une carrière météorique qui a laissé derrière elle quelques grands films ("Certains l'aiment chaud", "Sept ans de réflexion"...) et un mythe parfois encombrant. "Il faut faire un pas de côté par rapport aux légendes qui l'entourent afin de sortir de la lecture anecdotique et sensationnaliste de sa vie", explique à l'AFP Florence Tissot, commissaire de cette exposition qui ouvre mercredi à Paris et migrera en Espagne l'an prochain. "Traditionnellement, les discours sur Marilyn Monroe sont centrés sur sa biographie, sa vie privée, ses divorces, ses fausses couches, ses difficultés à être une femme accomplie, et c'est une manière de la dénigrer", poursuit-elle. A la Cinémathèque, où sont exposés photos, extraits de ses films et quelques robes et artefacts qui ont forgé sa légende, émerge une autre facette d'un mythe façonné par les studios hollywoodiens, qui ont transformé cette ancienne ouvrière en icône planétaire à partir du milieu des années 1940. Après quelques seconds rôles, la consécration au cinéma arrive en 1953 avec "Niagara" d'Henry Hathaway, film à petit budget qui rapportera près de six fois ce qu'il a coûté, et deux ans plus tard par "Sept ans de réflexion" de Billy Wilder. A moins de 30 ans, Marilyn Monroe, Norma Jeane Baker de son vrai nom, devient alors l'une des plus grandes stars du globe, représentation hypersexualisée dans une société américaine puritaine et ségréguée. Les "loups" d'Hollywood L'exposition à la Cinémathèque n'occulte pas le versant glamour du mythe mais dépeint une Marilyn Monroe beaucoup moins naïve que sa représentation à l'écran. "Pour accéder à un tel niveau de notoriété, il est évident qu'elle avait une stratégie réfléchie", note Florence Tissot. A mesure que son aura grandit, Marilyn Monroe se dresse contre le système des studios. Dans les années 1950, elle renonce de participer à un projet d'adaptation de la comédie musicale "The Girl in Pink Tights", jugeant le scénario médiocre et refusant d'être payé trois fois moins que Frank Sinatra, qui devait partager l'affiche avec elle. Elle préférera se tourner vers des rôles plus sombres, dans "Bus Stop" ou "Les Désaxés", au prix d'échecs commerciaux. Plus de soixante ans avant MeToo, elle décrivait dans un article de 1953 la prédation sexuelle à Hollywood, elle dont la vie émaillée de violences a été disséquée dans le roman "Blonde" de Joyce Carol Oates en 1999. "Je veux dire que ce serait un monde très fade s'il n'y avait aucun loup mais une fille doit savoir comment les gérer, sans quoi elle s'expose à un tas de problèmes", écrit-elle dans ce témoignage titré "Les loups que j'ai connus" où elle décrit les manigances des faux agents de producteurs pour obtenir des faveurs sexuelles. Son accession même à la notoriété a été teintée d'abus. Pour lancer le premier numéro de Playboy en 1953, le fondateur Hugh Hefner avait ainsi décidé de publier en une d'anciennes photos de Marilyn nue, sans lui demander son consentement. "Comme elle est à la fois d'une très grande beauté plastique et en même temps qu'elle symbolise une sorte de résistance à un milieu dominé par les hommes, elle est souvent regardée depuis l'affaire Weinstein comme une icône féministe qui a dénoncé les abus à Hollywood avant tout le monde", souligne Florence Tissot.

07.04.2026 à 19:11

Séries: le final de "Hacks" est "parfait", promet Jean Smart

FRANCE24

"Je n'étais pas sûre", confie à l'AFP l'actrice, qui y incarne une gloire vieillissante du stand-up américain, forcée de renouveler ses blagues avec l'aide d'une jeune autrice (Hannah Einbinder) mise à l'écart d'Hollywood après un tweet controversé. "Mais j'ai dit: +Je vous fais confiance. Je vous ai toujours fait confiance, et ça s'est toujours bien passé.+", a-t-elle ajouté. "Alors je l'ai fait, et maintenant je pense que c'était parfait." Produite par HBO Max, cette série - diffusée en France sur Téva - démarre sa cinquième et dernière saison le 9 avril aux Etats-Unis, où elle cartonne et multiplie les récompenses chaque année depuis ses débuts en 2021. Jean Smart, 74 ans, a notamment remporté quatre Emmy Awards - l'équivalent des Oscars de la télévision américaine - grâce au feuilleton. "Je n'avais aucune idée de la façon dont ça allait se terminer. Je voulais être surprise", a raconté lors d'une récente conférence de presse l'actrice, en avouant avoir été submergée par l'émotion lors du tournage des dernières scènes. La fin résume "ce que nous avons voulu faire avec la série", a expliqué l'un des créateurs de la série, Paul Downs, dévoilant juste assez pour entretenir le suspense. "C'est vraiment en phase avec ce qu'on a posé dès le tout premier épisode, à savoir l'héritage et ce qu'on laisse derrière soi", a-t-il ajouté. "Parce que nous laissons derrière nous une série, et on pense à ça pour nous-mêmes et pour nos personnages." Après avoir tourné plus de 40 épisodes, les adieux ont été doux-amers pour Hannah Einbinder. "Ca a été vraiment beau de grandir" aux côtés de Jean Smart, a lâché avec émotion l'actrice de 30 ans, récompensée l'an dernier par l'Emmy Award du meilleur second rôle féminin dans une comédie. Au final, la comédienne est satisfaite de l'évolution "méritée" des deux personnages phares du feuilleton, qui s'apprivoisent progressivement après des débuts catastrophiques. "Tout ce que j'aurais souhaité pour elles s'est réalisé", a-t-elle résumé.

07.04.2026 à 18:47

Cyclisme: Seixas, à nouveau phénoménal, assomme le Tour du Pays basque

FRANCE24

Au terme de cette étape accidentée, le prodige de 19 ans de la formation Décathlon CMA CGM possède près de deux minutes d'avance sur son plus proche poursuivant, le Slovène Primoz Roglic, troisième de l'étape derrière le Danois Mattias Skjelmose. Alors que l'épreuve espagnole met aux prises quelques-uns des meilleurs grimpeurs de la planète, aucun d'entre eux n'a pu suivre le Rhodanien quand il a attaqué à six kilomètres de la principale difficulté du jour, le col de première catégorie de San Miguel de Aralar. Ni l'Allemand Florian Lipowitz, troisième du dernier Tour de France, ni le Mexicain Isaac Del Toro, vainqueur de l'exigeant Tour des Emirats Arabes Unis en début d'année, et encore moins l'Espagnol Juan Ayuso qui avait remporté le Tour d'Algarve devant... Seixas en février, n'ont pu répondre à l'attaque tranchante du Français. "La meilleure défense, c'est l'attaque. J'ai coché cette étape que j'ai l'ambition de remporter", avait-t-il expliqué dans son interview d'avant-course. Patron Une déclaration qui n'a rien eu d'un coup de bluff. Car Seixas, vêtu du maillot jaune de leader qui "fait de (lui) un favori", avait-il ajouté, a tenu son rang de patron de la course en enfonçant le clou et signer sa quatrième victoire de la saison. Impérial dans les bosses, Seixas a aussi montré une habilité impressionnante pour dévaler San Miguel de Aralar. Après avoir pris près d'une minute à ses poursuivants dans l'ascension du col, le Français a encore augmenté son avance d'une trentaine de secondes supplémentaires grâce à des qualités de descendeur qu'il avait déjà étalées le 28 février dernier lors de son succès lors du Faun-Ardêche Classic. A l'inverse, l'Espagnol Mikel Landa a lui été victime d'une lourde chute à vive allure qui l'a contraint à l'abandon. A 19 ans à peine, Paul Seixas s'est mis dans les conditions pour succéder à Christophe Moreau, dernier Français vainqueur d'une course par étapes au niveau World Tour, voilà presque 20 ans (Critérium du Dauphiné Libéré, 2007). Se posera ensuite la question de sa participation au prochain Tour de France. Une décision est attendue après la Flèche Wallonne disputée le 22 avril 2026 et Liège-Bastogne-Liège quatre jours plus tard. En attendant, son avenir le plus proche se situe autour de Basauri sur les 153 km de la troisième étape basquaise. Une étape de moyenne montagne au profil casse-pattes a priori favorable à un puncheur.

07.04.2026 à 18:46

La journaliste américaine Shelly Kittleson, enlevée à Bagdad la semaine dernière, a été libérée

FRANCE 24

La journaliste américaine Shelly Kittleson, qui avait été enlevée à Bagdad la semaine dernière, est libre, selon un responsable irakien, cité mardi par l'agence AP. Un peu plus tôt, le groupe irakien Kataëb Hezbollah ​avait annoncé son intention de libérer la jeune femme ⁠à condition qu'elle quitte "immédiatement" le territoire ⁠irakien.

07.04.2026 à 18:45

La loi facilitant les restitutions coloniales est "attendue dans le monde entier", selon Pégard

FRANCE24

"Pour mesurer la portée historique de ce texte, il suffit de constater l'intérêt qu'il suscite au-delà de nos frontières. Pour de nombreux pays, cette loi apparaît comme une main tendue, favorisant le renouvellement et l'approfondissement des liens culturels et internationaux", a déclaré Mme Pégard devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale. Promis à Ouagadougou en 2017 par le président français Emmanuel Macron, ce projet de loi entend encadrer et simplifier le processus complexe de restitution de biens acquis par la France de manière "illicite", souvent durant la période coloniale. Il a été adopté par le Sénat à l'unanimité fin janvier. Le texte "fixe des critères objectifs comme autant de garanties pour protéger le caractère inaliénable des collections publiques et définir précisément les exceptions qui peuvent y déroger, sous le contrôle du Conseil d'Etat", a rappelé la ministre face aux députés. Il vise à "permettre à des Etats et des peuples de se réapproprier des éléments fondamentaux de leur patrimoine culturel et historique", a-t-elle souligné. "Ces pays ne souhaitent pas seulement récupérer des biens mal acquis, mais aussi les conserver, les étudier et les exposer. Et ce sont les populations, et notamment les plus jeunes, qui en bénéficieront avant tout", a-t-elle ajouté. En raison du principe d'inaliénabilité des collections publiques, le retour d'objets culturels dans leur pays d'origine ne pouvait jusque-là se faire qu'au compte-gouttes via des lois spécifiques. Ciblant les biens acquis entre 1815 et 1972, cette loi pourrait permettre de traiter plusieurs demandes déjà soumises par différents pays, dont l'Algérie, le Mali et le Bénin.

07.04.2026 à 18:35

Les médias de service public jugés importants voire indispensables par une majorité de Français

FRANCE 24

D'après le baromètre annuel sur l'utilité du journalisme, paru lundi, réalisé pour plusieurs médias dont France Médias Monde, trois Français sur quatre estiment les médias de service public indispensables au bon fonctionnement de la démocratie. Plus généralement, 72 % des personnes sondées trouvent que le rôle des journalistes pour déceler les fake news est fondamental.

07.04.2026 à 18:25

Interpellation violente à Noisiel: trois policiers jugés en septembre

FRANCE24

Blessé lors d'une intervention de la BAC, filmée par un témoin, Flavel, 35 ans, avait porté plainte auprès de l'IGPN, la police des polices, pour les coups infligés par des agents venus en renfort dans cette ville francilienne, après une attaque qui avait visé les locaux de la police municipale. Les trois policiers sont poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 5 jours, avec pour circonstances aggravantes que les faits ont été commis par des personnes dépositaires de l'ordre public et en réunion, selon les documents consultés par l'AFP, confirmant une information du Monde. Les policiers sont également poursuivis pour avoir porté des coups directs, notamment des coups de pied sur un mineur au cours de son interpellation, ayant entraîné une incapacité totale de travail de 10 jours. L'un des trois agents est en outre poursuivi pour faux en écriture avec la rédaction présumée mensongère d'un procès verbal. La scène avait été filmée depuis depuis l'étage d'un immeuble voisin et la vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux. "Vous voulez jouer ? On va vous enculer ! Vous êtes tous liés", les entend-on crier aux quelques passants alors qu'ils avancent dans la rue munis de flashball, de matraques et de grenades. Alors que Flavel s'apprête à retourner dans le restaurant où il avait dîné, accompagné du cuisinier et du serveur, il entend un policier lui lancer: "Cours !", avant de lui asséner un coup. Le jeune noisielien repart, mais frappé à nouveau, il chute au sol. Les bras plaqués dans le dos, il reçoit des coups de pied avant qu’une grenade lacrymogène n’explose à quelques centimètres de son visage. "J'ai vu les étincelles, je ne pouvais plus respirer", se souvient le père de famille. "J'ai vu ma vie défiler (...) S'il n'y avait pas eu de caméras, je me demande comment ça se serait passé", a confié Flavel à l'AFP. Placés sous contrôle judiciaire, les trois fonctionnaires de police ont, d'ici leur procès, l'interdiction de détenir une arme et le plus jeune d'entre eux a également interdiction d'exercer sa fonction sur la voie publique. "Il n'y avait aucune mauvaise intention de ma part lorsque j'ai rédigé le PV", a déclaré lors de l'instruction l'agent poursuivi pour faux, évoquant des "conditions apocalyptiques". Avocat de Flavel, Me Pierre Brunisso a indiqué à l'AFP être "très satisfait de l’enquête et des mesures provisoires".

07.04.2026 à 18:17

A Dubaï, un festival de chiens comme si de rien n'était

FRANCE24

La plage où est organisé en ce premier week-end d'avril le "Barkfest" - un festival du ouaf - est pleine. Des chiens s'ébrouent en sortant de la mer devant les transats matelassés, paradent pour les concours, posent pour la photo devant une machine soufflant des bulles de savon. D'autres cavalent entre les stands vendant croquettes, mini casquettes et lunettes de soleil adaptées à leur museau. Un jet-ski passe au loin. "Pour l'instant tout va bien", assure Poppy, Britannique de 27 ans qui travaille dans l'import-export de faux cils et n'a pas souhaité donner son nom de famille. Elle est ici avec son conjoint, coach sportif sur internet tatoué du cou aux poignets, et l'un de leurs bouledogues français. L'autre souffre d'une otite et a dû rester à la maison, explique la jeune femme, legging sculptant et brassière. "Bruits entendus" Pour maintenir les Emirats arabes unis dans cette bulle et faire oublier les attaques quotidiennes, les autorités ont mis les moyens. D'abord en matière de défense: la plupart des 2.191 drones et 531 missiles tirés par l'Iran depuis fin février ont été interceptés selon les chiffres officiels. Les débris de projectiles ont toutefois fait 10 morts dans le pays. Mais aussi pour préserver l'impression de normalité. Si les habitants aperçoivent encore parfois un missile dans le ciel, une colonne de fumée au loin ou des vitres brisées, les photos ne circulent plus sur les réseaux sociaux depuis que plusieurs personnes ont été arrêtées. "Réfléchissez avant de partager. Diffuser des rumeurs est un crime" puni d'au moins 200.000 dirhams (47.000 euros) d'amende et deux ans de prison, prévient la police de Dubaï sur X. Un autre post encourage à être "l'oeil" des forces de l'ordre en rapportant les "comportements ou actions négatives qui menacent la sécurité de la communauté". Sur X aussi, les autorités relatent les "incidents", préviennent que les "bruits entendus" - jamais des "explosions" - sont le résultat d'interceptions réussies. "J'en profite encore plus" Installée sur un transat avec Barbie et Claudia, ses deux jeunes chiennes sans poil du Pérou protégées du soleil par des t-shirt anti-UV, Maria est "ravie" que ces événements continuent à être organisés. Malgré "la situation", comme tout le monde ici appelle la guerre. "C'est très sûr dans ce pays", "plus qu'à Londres" où elle habitait avant, même en ce moment, soutient cette Lettone de 35 ans dirigeant une clinique de fertilité, qui reprend l'argumentaire de beaucoup d'expatriés restés à Dubaï. Certains pourtant, notamment les résidents avec enfants, continuent de quitter la ville. Ou parfois leur quartier, au gré d'avertissements iraniens conseillant les voisins de telle ou telle entreprise américaine de s'en éloigner. Pendant le Barkfest, aucune des alertes stridentes qui font sonner quotidiennement les téléphones pour prévenir de "menaces potentielles de missiles" n'est venue troubler l'événement. Et Sarah, 40 ans, en robe longue, lunettes noires et chapeau de paille, assure que le conflit qui a fait des dizaines de morts dans le Golfe n'affecte en rien son mode de vie - voire l'améliore. Comme tous ici, celle qui vit à Dubaï en hiver et en Allemagne en été a remarqué que la ville s'est vidée. Sans les embouteillages et lieux bondés de touristes, avec les promos de commerces et restaurants qui désespèrent d'attirer les clients, "j'en profite encore plus", sourit Sarah, ses deux caniches nains dans les bras.

07.04.2026 à 18:00

Real Madrid - Bayern Munich en direct : les compos sont là, Kane bien titulaire

Romain HOUEIX

Le Real Madrid reçoit mardi le Bayern Munich à Santiago Bernabeu pour le quart de finale aller de la Ligue des champions. Distancée en Liga, la bande de Kylian Mbappé mise désormais tout sur la C1 pour sauver sa saison. Suivez en direct la confrontation sur France24.com à partir de 21 h (heure de Paris).

07.04.2026 à 17:51

Mont Blanc: l'ancien refuge du Goûter démonté cet été

FRANCE24

Le bâtiment d'une centaine de places, construit dans les années 1960 et devenu vétuste, avait été remplacé en 2013 par un nouveau refuge ultramoderne de forme ovoïde perché à 3.835 mètres d'altitude, devenu une vitrine des Alpes françaises. L'opération, qui fait suite à une décision ministérielle du 10 juin 2025, est prévue du 1er juin au 15 août 2026 et "répond à un double objectif: préserver un élément remarquable du patrimoine alpin et restaurer durablement le site d’altitude", précise la préfecture dans un communiqué commun avec la mairie de Saint-Gervais-les-Bains. Elle entraînera une fermeture de l’itinéraire classique de l'ascension du mont Blanc pendant deux jours, dans la seconde quinzaine de mai 2026, en raison de purges de glace et de chutes de pierres dans le couloir du Goûter, passage clé d'accès vers le sommet sur cette voie très fréquentée par les alpinistes. Le chantier de démontage du refuge en revanche n’entraînera pas de fermeture de la voie normale, qui restera praticable pendant toute la durée des travaux, précise la préfecture. L'ancien refuge sera reconstruit ultérieurement dans le parc thermal de Saint-Gervais-les-Bains au pied du géant blanc.

07.04.2026 à 17:51

Kenya : le secteur du thé en crise, conséquence de la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24

Les perturbations du trafic maritime liées à la guerre en Iran paralysent les exportations de thé kényan : environ huit millions de kilos restent bloqués depuis plusieurs semaines dans le port de Mombasa, menaçant les recettes du pays et les revenus de milliers de producteurs.
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