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13.07.2026 à 05:47

Les Etats-Unis bombardent encore l'Iran, qui répond en ciblant des bases du Golfe

FRANCE24

La reprise des hostilités durant le week-end et l'annonce par l'Iran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, ont fait repartir en forte hausse les cours du pétrole lundi matin. Depuis 00H30 heure de Téhéran (21H00 GMT), l'armée américaine effectuait une nouvelle série de frappes contre l'Iran. Un peu plus de cinq heures plus tard, elle a finalement annoncé y avoir mis fin. Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a rapporté le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. D'après des médias d'Etat iraniens, ces bombardements ont visé de vastes zones de l'ouest et du sud de l'Iran, notamment l'île de Qeshm et Bandar Abbas, au niveau d'Ormuz, mais aussi la province du Khouzistan frontalière de l'Irak. Quant à Mahchahr (sud-ouest), une frappe américaine y a tué au moins une personne et fait quatre blessés, selon un responsable local cité par l'agence officielle Irna. Dimanche en fin de journée, cette agence avait par ailleurs fait état d'un mort et deux blessés dans l'île de Farur, dans le Golfe. L'objectif affiché de Washington est identique à celui de dimanche: tenter d'empêcher Téhéran "d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux" dans le détroit d'Ormuz, selon le Centcom. Les Etats-Unis accusent en particulier l'Iran d'avoir touché pendant le week-end le GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote, dans le détroit. Vingt-trois membres d'équipage ont été secourus et un reste porté disparu, a annoncé dimanche le sultanat d'Oman, qui poursuit les recherches. Riposte iranienne dans le Golfe La diplomatie iranienne a "fermement condamné" les tout derniers bombardements américains et reproché à Washington d'avoir "réduit à néant tous les efforts de ces derniers mois" visant à rétablir la paix dans la région. En représailles, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de Téhéran, ont dit avoir bombardé des bases militaires du Golfe utilisées par l'armée américaine, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït, selon l'agence Irna. L'agence officielle a fait état d'attaques contre les bases aériennes Prince Hassan en Jordanie et Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït, ainsi que le centre de commandement de drones américain à Bahreïn. A Bahreïn tôt lundi, comme la veille, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti, le ministère de l'Intérieur appelant les habitants à "se rendre dans le lieu sûr le plus proche", sans fournir plus d'informations. Dimanche, déjà, l'armée iranienne avait lancé trois missiles contre la Jordanie, selon l'armée du royaume. Quand au Koweït, trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été pris pour cibles, selon le gouvernement local, qui n'a pas attribué l'attaque. Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a exhorté dimanche Washington et Téhéran à "la plus grande retenue" et à "reprendre d'urgence les négociations, dans un communiqué. "Retour de l'insécurité" La diplomatie iranienne accuse les Etats-Unis d'avoir "ouvertement violé quasiment tous les termes" du protocole d'accord conclu signé le 17 juin et causé le "retour de l'insécurité" dans le détroit d'Ormuz. Ce protocole d'accord prévoyait une réouverture du détroit, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, en menaçant les navires contournant cet itinéraire. Mais l'Iran a annoncé dimanche refermer le détroit jusqu'à nouvel ordre. "Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", a dit le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, cité par l'agence Isna. Le Centom a, lui, assuré qu'il restait ouvert: "l'Iran ne contrôle pas le détroit" et la circulation maritime s'opère, selon lui. En conséquence, le pétrole bondit lundi matin: le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de plus de 4% à 79,06 dollars peu après 03H00 GMT. Au début de la guerre, la fermeture du détroit par Téhéran avait provoqué une flambée des cours et des tensions d'approvisionnement: un baril de Brent avait coûté plus de 110 dollars au plus fort du conflit.

13.07.2026 à 05:37

Incendie en forêt de Fontainebleau: "On voyait le feu d'un côté et de l'autre"

FRANCE24

Médusés, les habitants de cette petite commune forestière de Seine-et-Marne bravent les appels à rester confinés et regardent passer les véhicules de secours, dont les gyrophares bleus trouent la nuit embrumée par les fumées de l'incendie qui avait parcouru 800 hectares peu après minuit. Des tracteurs complètent le défilé, remorquant de larges citernes d'eau pour alimenter les secours. Lundi, les agriculteurs du secteur seront privés de travaux dans les champs, selon un arrêté de la préfecture qui a également interdit l'accès à tout le massif forestier. "Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupire le premier adjoint, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça" en trente ans au Vaudoué. Il pense déjà aux adaptations nécessaires qu'appelle ce qui ressemble fort à une nouvelle ère pour sa commune: "Il va peut être y avoir des changements pour le débroussaillage..." Valérie et son mari Daniel ont déjà vécu des feux impressionnants, au Portugal et à Marseille. Mais en forêt de Fontainebleau, cela faisait douze ans que le feu n'avait plus fait irruption dans leur vie. Et l'ampleur n'avait rien à voir. "On voyait les cendres retomber. La mairie et les pompiers sont arrivés pour nous dire d'évacuer", raconte la quinquagénaire, assise sur le monument aux morts de la guerre de cette commune de 750 âmes. "On a pris les chats et les chiens dans la voiture (...) on voyait le feu d'un côté et de l'autre", raconte-t-elle. Son mari est retourné s'assurer que leur logement n'était pas parti en fumée: "Les pompiers m'ont dit que la maison allait bien mais que je ne pouvais pas revenir avant 6h demain matin", dit-il. En milieu de nuit, le front de feu était à une centaine de mètres des premières habitations, selon des journalistes de l'AFP sur place. Et sans les deux avions bombardiers Dash, qui ont épandu du retardant jusqu'à la tombée du jour, il aurait fallu évacuer tout le village, et non seulement quelques rues en lisière de forêt, selon les secours. Inquiétude pour les chevaux "Dans le Sud mes parents étaient tout le temps focalisés sur les incendies et c'est ici que ça arrive", soupire Sophie Guiot, qui a eu le réflexe d'enlever la bouteille de gaz reliée à son barbecue avant d'être évacuée. "La boule au ventre", elle montre les photos de l'avion bombardier d'eau survolant sa maison. Devant la salle polyvalente où se sont regroupées une trentaine de personnes, une adjointe au maire, Sylvia Thirot, tient les comptes des évacués sur un grand cahier: "On a une centenaire au village, 103 ans, elle n'était pas évacuée mais elle est venue ici pour qu'on la rassure", dit l'élue. Lundi s'annonce encore difficile pour les résidents: "les conditions météorologiques défavorables vont se poursuivre pendant toute la journée", prévient la préfecture, tandis que le feu continuait sa progression malgré la baisse des températures à la faveur de la nuit. Daniel et Valérie ne savent pas où ils vont dormir, mais d'autres villageois leur ont offert le gîte. Sinon, "il y a la pelouse là derrière qui me tente", blague Valérie, tandis que chacun prend des nouvelles des voisins, des amis, des maisons et des animaux de compagnie. "Les propriétaires de chevaux étaient angoissés. Heureusement ils ont pu aller au +grand parquet+", le stade équestre de Fontainebleau, pour mettre leurs bêtes à l'abri, poursuit Sylvia Thirot, qui ne cache toutefois pas une inquiétude pour les équidés "qui étaient dans les champs".

13.07.2026 à 05:27

Unité et défilé militaire : les soutiens de l'Ukraine en sommet à Paris

FRANCE24

Au lendemain de ce sommet de 37 pays, au niveau des chefs d'Etat ou de gouvernement, le même message sera symboliquement martelé à l'occasion du défilé militaire annuel pour la fête nationale sur les Champs Elysées. Quelque 500 soldats des Etats membres de cette coalition ouvriront cette parade du 14 juillet, qui demeure une spécificité dans une démocratie occidentale. Pour sa dernière participation à cet événement en tant que président, Emmanuel Macron entamera la séquence lundi en fin de matinée par le traditionnel discours aux armées dans lequel il vantera le "réarmement" en cours de la France, avec un doublement de son budget de la défense en dix ans. Le sommet de la coalition des volontaires se déroulera dans l'après-midi à l'Hôtel national des Invalides, une prestigieuse institution militaire au coeur de la capitale, pour accroître "le soutien à l'Ukraine et la pression sur la Russie", avant un dîner à l'Elysée, a insisté la présidence française. Cette rencontre a un triple objectif, a expliqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot au journal Ouest-France : l'appui à l'Ukraine, "notamment en matière de défense antiaérienne" face aux bombardements russes ; accentuer la pression sur Moscou avec "un 21e paquet de sanctions européennes (qui) devrait être adopté lundi" ; "la préparation de la paix et la définition des garanties de sécurité qui seront indispensables pour prévenir toute nouvelle agression". Production sous licence La réunion de la coalition doit amplifier un "moment très fort de reconvergence et d'unité transatlantiques" mais aussi de "dynamiques plus favorables sur le terrain pour l'Ukraine", a également souligné l'Elysée. Le président Donald Trump, longtemps plus à l'écoute de son homologue russe Vladimir Poutine que de Volodymyr Zelensky, s'est montré plus enclin à soutenir l'Ukraine au sommet du G7 à Evian en juin et à celui de l'Otan cette semaine à Ankara. L'Ukraine a aussi changé la donne face à la Russie avec des frappes quasi-quotidiennes sur ses raffineries et ses dépôts de pétrole qui désorganisent ses approvisionnements et génèrent de sévères pénuries de carburant. Elle opère aussi une contre-offensive en Crimée. L'armée russe piétine de son côté dans le Donbass (est de l'Ukraine), malgré un bilan colossal de 1.000 morts et blessés par jour selon des évaluations occidentales, même si Kiev est encore "loin d'un tournant dans la guerre", d'après le commandant en chef des forces ukrainiennes, Oleksandr Syrsky. Les dirigeants de la coalition vont notamment se pencher sur la coopération en matière de "défense antiaérienne et antibalistique", avec la production d'armements sous licence en Ukraine. La Force multinationale pour l'Ukraine, appelée à être déployée sur place une fois que les armes se seront tues, va aussi commencer des exercices maintenant qu'elle dispose d'un "état-major opérationnel", près de Paris, avec un "impératif", afficher sa "crédibilité" et "montrer à la Russie que l'ensemble de ses acteurs est prêt à s'engager". Ces exercices auront lieu hors d'Ukraine tant que les "conditions pour un déploiement réel ne sont pas remplies", a toutefois noté l'Elysée. Volodymyr Zelensky qui prendra place mardi dans la tribune d'honneur du défilé militaire aux côtés de l'Allemand Friedrich Merz et de l'Espagnol Pedro Sanchez, arrivera à Paris après avoir annoncé dimanche un remaniement de son gouvernement. Il a notamment annoncé le départ de sa Première ministre Ioulia Svyrydenko. La Russie poursuit pendant ce temps presque chaque jour ses attaques aériennes sur l'Ukraine, qui ont encore fait quatre morts dans la nuit de samedi à dimanche. Début juillet, 30 personnes avaient été tuées par des tirs de missiles sur Kiev.

13.07.2026 à 05:13

Expulsés par Trump malgré leur statut: le cauchemar des "Dreamers" aux Etats-Unis

FRANCE24

Le 2 janvier dernier, les autorités "me reçoivent et me disent, nous allons vous expulser maintenant", raconte à l'AFP cet Hondurien qui est arrivé aux Etats-Unis à l'âge de 8 ans avec sa famille. Il est alors expulsé vers son pays natal où il reste pendant 118 jours. Dans ce laps de temps, il manque la naissance de son fils au Texas. "J'ai craqué, je me suis effondré par terre et j'ai pleuré. Parce que je n'avais pas prévu de ne pas être là pour mon fils", explique-t-il. Le président américain Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration clandestine une des grandes priorités de son deuxième mandat. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, les agents de la police de l'immigration (ICE) ont multiplié les arrestations à travers les Etats-Unis, jusque dans les entreprises, lors de raids dénoncés par des organisations de défense des droits humains et l'opposition démocrate. José Contreras fait pourtant partie des 500.000 personnes protégées de l'expulsion par le programme "Dreamers" ("rêveurs") mis en oeuvre en 2012 par le président Barack Obama. Mais l'administration du républicain a arrêté 343 personnes sous ce statut et en a expulsé au moins 86, selon l'ONG Home is Here, citant une lettre adressée par le ministère de la Sécurité intérieure au Congrès. "Prendre ma fille dans mes bras" Maria de Jesus Estrada, 42 ans, est elle arrivée aux Etats-Unis à 15 ans et y a vécu jusqu'à aujourd'hui. Lors d'un rendez-vous avec les autorités, elle se retrouve encerclée par six agents de l'immigration qui l'arrêtent et lui annoncent son expulsion. "Je ne vais opposer aucune résistance. J'ai juste besoin d'une minute. J'ai besoin de prendre ma fille dans mes bras", répond-elle alors aux autorités. Elle est expulsée vers le Mexique le même jour. Dans les deux affaires, les autorités américaines ont déclaré qu'ils avaient été expulsés en raison d'une décision datant d'une époque où ils étaient beaucoup plus jeunes. Et dans les deux cas, les tribunaux américains ont finalement jugé leur expulsion illégale et demandé leur retour aux Etats-Unis. "Les cas de José Contreras et Maria Jesus Estrada témoignent de la manière illégale et inhumaine avec laquelle ce gouvernement déforme la loi", affirme à l'AFP leur avocate Stacy Tolchin. "Menace considérable" Lors de son précédent mandat, Donald Trump avait signé un décret pour se débarrasser du programme "Dreamers", avant que la Cour suprême n'annule cette décision à cause d'un vice de forme. L'administration démantèle le programme "par des manoeuvres dilatoires, des refus, des détentions et des expulsions", a déclaré Todd Schulte de FWD.us, groupe de défense de l'immigration. "C'est notre rôle de veiller à ce que les gens prennent conscience de la menace considérable qui pèse sur les bénéficiaires" de ce programme, a-t-il ajouté. Jessica Trevino, qui est arrivée à l'âge de 7 ans aux Etats-Unis, n'a toujours pas pu revenir aux Etats-Unis après avoir été expulsée. Elle a été arrêtée au Texas après s'être rendue à l'église avec sa famille. Son mari a été victime de violences de la part de l'ICE. Une vidéo prise au moment des faits a par ailleurs largement circulé sur internet. Ils ont tous les deux été expulsés vers le Mexique et attendent encore qu'un tribunal américain se saisisse de leur affaire. Leurs trois enfants mineurs sont toujours aux Etats-Unis et vivent avec de la famille. "Même si je ne suis pas née aux Etats-Unis, j'y ai vécu toute ma vie", raconte-t-elle à l'AFP. "Parfois, il m'arrive de m'endormir en me disant que je vais me réveiller chez moi", ajoute-t-elle.

13.07.2026 à 05:11

Enfants et réseaux sociaux : des experts européens dévoilent leurs propositions

FRANCE24

Des experts indépendants remettent lundi des recommandations à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, qui annoncera bientôt ses arbitrages. Bruxelles réfléchit à l'opportunité de mettre en place une "majorité numérique" à l'échelle de toute l'Union européenne, à l'image de l'Australie l'an dernier. Au sein des 27, de nombreux pays, France en tête, mais aussi l'Espagne, la Grèce, le Danemark, l'Autriche ou la Suède, sont déjà en train de mettre en place des interdictions ou restrictions d'accès aux réseaux pour les mineurs, ou l'envisagent. Le sujet ne fait cependant pas l'unanimité parmi les 27, certains Etats comme l'Estonie s'opposant à des interdictions. Mais instaurer de telles mesures dans toute l'UE permettrait d'éviter de se retrouver avec un méli-mélo de règles nationales. Un régime européen harmonisé serait par nature plus facile à faire appliquer aux plateformes, d'autant que leur régulation est déjà largement l'affaire de Bruxelles, en coordination avec les autorités nationales. La présidente de la Commission européenne, qui aime à rappeler qu'elle est mère de sept enfants, s'est dite personnellement favorable à interdire les réseaux aux mineurs, au même titre qu'il est interdit de leur vendre de l'alcool ou des cigarettes. Mais elle a assuré envisager toutes les options, qui vont d'une interdiction pure et simple, à des limitations graduées en fonction de l'âge, en passant par une approche alternative consistant à exiger des plateformes qu'elles soit sûres à dessein ("by design"), si elles veulent être accessibles aux mineurs. "Un moment crucial" Pour alimenter sa réflexion, Ursula von der Leyen a mis en place un comité présidé par l'épidémiologiste française Maria Melchior et l'universitaire allemand Jörg Fegert, expert en psychiatrie de l'enfant, qui lui remettront lundi une série de propositions. Ursula von der Leyen a promis des annonces avant l'automne. "Lorsqu'un quart de nos jeunes sont confrontés à des contenus problématiques en ligne - discours de haine, pressions liées à l'image corporelle, violences inattendues - c'est un signal clair qu'il est temps d'agir", avait-elle lancé à la fin des travaux du comité. Alors, annoncera-t-elle une interdiction en septembre ? La Commission maintient le suspense. "Nous étudions les possibilités pour protéger les mineurs en ligne", a souligné un porte-parole de l'exécutif européen, ajoutant qu'"il est possible et nécessaire d'en faire davantage" dans ce domaine. Dans ce contexte, les recommandations des experts constitueront "un moment crucial", a affirmé vendredi une responsable de la Commission, qui attend des propositions "très complètes". Par ailleurs, Bruxelles continue de mettre la pression sur les plateformes pour qu'elles prennent en compte le bien-être physique et mental des utilisateurs, dans le cadre de ses pouvoirs existants. Elle a ainsi ordonné vendredi au groupe américain Meta de changer les interfaces d'Instagram et Facebook qu'elle juge beaucoup trop "addictives", sous peine d'une forte amende, comme elle l'avait également demandé à TikTok en début d'année.

13.07.2026 à 05:11

Xiaohongshu, l'application qui chahute le tourisme en Chine

FRANCE24

La plateforme, qui pourrait s'introduire en Bourse cette année, est parfois surnommée "l'Instagram chinois". Les utilisateurs y partagent photos, vidéos et livestreams. L'application est très utilisée pour découvrir des destinations et planifier ses itinéraires autour de lieux photogéniques. A Pékin, le lac du quartier historique de Shichahai voit ainsi affluer des visiteurs attirés par les contenus de la plateforme. Appareil autour du cou, la photographe Li Geng, 18 ans, y propose ses services aux touristes pour 10 yuans (1,30 euro) par cliché. A quelques mètres, d'autres photographes crient des instructions à des jeunes femmes, tout sourire devant l'objectif. Li Geng confie à l'AFP que nombre de ses concurrents bénéficient d'une importante présence sur les réseaux sociaux, l'un d'eux comptant 45.000 abonnés sur Xiaohongshu et appliquant des tarifs très bas. Cela a fait "affluer davantage de clients vers lui, en nous mettant, nous autres, sous énorme pression", déplore la jeune femme, qui ne dispose pas d'une grande audience en ligne et ne peut "qu'interpeller les gens dans la rue pour trouver des clients". Inspiration voyages Les Chinois ont effectué l'an dernier plus de 6,5 milliards de déplacements dans leur pays, un nombre de voyages intérieurs record, en hausse de 16%, selon l'agence de presse Chine nouvelle. En parallèle, Xiaohongshu compte désormais 350 millions d'utilisateurs actifs mensuels, a indiqué en mai le cabinet spécialisé Qiangua. La plateforme a gagné 50 millions d'utilisateurs en l'espace d'un an. L'application a dopé des entreprises peu connues et envoyé des flots de touristes vers des destinations atypiques comme Zibo, calme ville industrielle du Shandong (est), dont les brochettes sont devenues virales. Xiaohongshu est désormais le premier endroit où "beaucoup de jeunes voyageurs" cherchent l'inspiration, explique Ming Yii Lai, experte de Daxue Consulting. Mina Chen, touriste en visite à Shichahai avec sa soeur, avait préparé son séjour pékinois en suivant les recommandations d'autres utilisateurs de Xiaohongshu: des mots-clés font remonter des itinéraires comprenant suggestions de restaurants et trajets pratiques. "C'est désormais indispensable", assure cette étudiante de 20 ans originaire du Hunan (sud). -"Réfugiés de TikTok"- Inévitablement, les voyages inspirés par Xiaohongshu ont alimenté le surtourisme dans des lieux devenus viraux et entraîné une dépendance excessive de certains commerces à la fréquentation apportée par la plateforme, indique Mme Lai à l'AFP. Les publications sponsorisées d'influenceurs "qui encensent des établissements ou des destinations" suscitent également des plaintes lorsque leurs recommandations déçoivent, ajoute-t-elle. Xiaohongshu, "petit livre rouge" en mandarin (mais sans rapport avec le missel maoïste), est appelé en anglais RedNote. L'application a connu son heure de gloire à l'international l'an dernier lorsqu'un projet d'interdiction du réseau social TikTok par Washington a poussé des utilisateurs américains, surnommés "réfugiés de TikTok", à se tourner massivement vers RedNote. Xiaohongshu a de nouveau attiré l'attention ces dernières semaines car plusieurs médias, dont le Wall Street Journal, ont rapporté que l'entreprise préparait une demande d'introduction à la Bourse de Hong Kong d'ici fin 2026. L'entreprise n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP à ce stade. Si son coeur de cible reste les jeunes femmes chinoises des grandes villes, selon Qiangua, l'application se déploie désormais peu à peu hors du pays. Elle gagne notamment du terrain auprès des locuteurs du mandarin dans des pays comme la Malaisie et Singapour: Ernest Phua, retraité singapourien, s'est ainsi tourné vers l'application pour préparer ses voyages dans les provinces chinoises du Guangdong et du Yunnan (sud), en quête de recommandations. Il y a "une grande différence" entre les conseils de voyage proposé par Xiaohongshu et d'autres plateformes comme Youtube, explique à l'AFP M. Phua, 58 ans. "Si l'on veut savoir ce qu'est vraiment la vie en Chine", ce que les habitants aiment faire, manger, où ils aiment aller, "Xiaohongshu regorge de contenus", insiste-t-il. C'est aussi Xiaohongshu qui a attiré Meng Jiaxuan, 20 ans, près du lac de Shichahai: dans sa robe vaporeuse, elle explique avoir même été y chercher des idées de poses pour sa séance photo. "Peu importe ce dont il s'agit, mon réflexe est de simplement chercher sur Xiaohongshu".

13.07.2026 à 01:30

La coalition des volontaires pour l'Ukraine réunie en sommet à Paris

FRANCE 24

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera lundi à la réunion de la coalition des volontaires convoquée par Emmanuel Macron à Paris. L'objectif du sommet est d'accroître "le soutien à l'Ukraine et la pression sur la Russie", a défendu la présidence française.

13.07.2026 à 01:05

Au moins 27 morts dans l'incendie d'un bar de la banlieue de la capitale thaïlandaise

FRANCE 24

Au moins 27 personnes ont trouvé la mort et 63 ont été hospitalisées, dans la nuit de dimanche à lundi, lors d'un incendie qui s’est déclaré dans un bar de la banlieue de Bangkok, en Thaïlande. Il a depuis été maîtrisé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre. 

13.07.2026 à 00:54

Jordan Bardella: « Marine Le Pen aspire à présider la France. Je souhaite la gouverner. »

FRANCE24

Au menu de l'Essentiel politique, Marine Le Pen favorite de 2027 selon un sondage Elabe, Jordan Bardella qui se voit déjà Premier ministre et Raphaël Glucksmann qui n'a toujours pas officialisé sa participation à la primaire socialiste. Avec Richard Werly, éditorialiste et journaliste pour le media suisse Blick.

13.07.2026 à 00:53

Washington frappe à nouveau l'Iran, des "représailles" selon les premières informations

FRANCE24

Le Centcom a publié dimanche soir un message annonçant que les frappes américaines contre l'Iran avaient repris. Il s'agirait d'"une vague de représailles" après l'agression d'un navire commercial par les Gardiens de la révolution, rapporte la correspondante de France 24, Émilie Musset. Ces frappes pourraient encore "prendre de l'ampleur", selon un officiel américain cité par le New York Times.

13.07.2026 à 00:19

En direct : les États-Unis frappent à nouveau l'Iran qui répond en ciblant des bases du Golfe

Sandra CAZENAVE

Pour la deuxième journée consécutive, l'armée américaine a lancé, dans la nuit de dimanche à lundi, une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz. Téhéran les a condamnées, estimant que cette reprise des hostilités "réduit à néant" les efforts diplomatiques. En représailles, les Gardiens disent avoir frappé des bases au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn. Suivez la situation en direct.

12.07.2026 à 23:53

Île-de-France : la forêt de Fontainebleau en proie à un incendie d'une "ampleur exceptionnelle"

FRANCE 24

Quelque 800 hectares avaient été parcourus par les flammes peu après minuit lundi dans l'incendie d'une "ampleur exceptionnelle" qui ravage l'ouest de la forêt de Fontainebleau, en région parisienne, rapportent les pompiers. Pour le contenir, deux avions bombardiers ont été envoyés, une première en Île-de-France, et 400 pompiers mobilisés.

12.07.2026 à 23:02

Violences xénophobes en Afrique du Sud, quelles sont les raisons de la colère ?

Fatimata WANE

Les attaques contre des migrants africains se multiplient en Afrique du Sud depuis le début de l’année. Trente ans après la naissance de la "nation arc-en-ciel", près de 50 000 migrants illégaux ont quitté l’Afrique du Sud ces dernières semaines tandis que des mouvements anti-immigration gagnent en visibilité. Philippe Gervais-Lambony, Professeur Emérite à l’Université Paris Nanterre et spécialiste de l’Afrique du Sud nous a expliqué comment en est-on arrivé là.

12.07.2026 à 22:41

Liban-Sud : le test des "zones pilotes"

FRANCE24

Une délégation militaire américaine a entamé à Beyrouth des discussions avec l'armée libanaise sur les modalités de mise en œuvre du retrait israélien d'une des "zones pilotes" du sud du pays. Décryptage avec notre grand reporter Mélina Huet.

12.07.2026 à 22:37

Sommet sur les minerais critiques à Abidjan : l'Afrique veut transformer davantage

Fatimata WANE

Longtemps cantonnée au rôle de fournisseur de matières premières, l’Afrique veut désormais transformer davantage de ses minerais sur son propre sol. Cobalt, lithium, graphite ou encore cuivre sont au cœur de la transition énergétique mondiale. À Abidjan, responsables politiques, industriels et investisseurs réfléchissent aux moyens de développer des chaînes de valeur locales et de capter une plus grande part des richesses générées par ces ressources.
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