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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

21.01.2026 à 21:07

Venezuela: la présidente par intérim invitée par la Maison Blanche

FRANCE24

Delcy Rodríguez, qui est toujours sous le coup des sanctions américaines, serait la première dirigeante vénézuélienne à se rendre aux Etats-Unis depuis plus d'un quart de siècle — à l'exception des présidents assistant aux réunions des Nations unies à New York. Cette invitation sans date définie montre une nouvelle fois que le président américain, qui a affirmé bien "travailler" avec Mme Rodriguez, entend adopter une stratégie pragmatique avec le Venezuela. Il a déjà obtenu des accords pétroliers et la promesse de libération de détenus. Trump semble toutefois vouloir garder deux fers au feu. Mardi, il avait confié vouloir "impliquer" la cheffe de l'opposition vénézuélienne et Nobel de la paix, Maria Corina Machado, dans la gestion du pays. La visite de Mme Rodriguez qui n'a pas été confirmée par Caracas, serait un événement : le dernier chef d'Etat vénézuélien s'étant rendu aux Etats-Unis pour une rencontre officielle avec un président américain remonte aux années 1990, lorsque Carlos Andres Perez s'était entretenu avec George H. W. Bush (père). Le virage socialiste avec Hugo Chavez (1999-2013) a ensuite refroidi les relations qui sont rapidement devenues conflictuelles. Investie le 5 janvier, deux jours après la spectaculaire capture de Nicolas Maduro par les forces américaines, Mme Rodriguez semble faire de nombreuses concessions sous la pression américaine. Trump n'a pas hésité à la menacer de nouvelle attaque si elle ne répondait pas positivement à ses demandes. Libérations au compte-gouttes Mme Rodriguez a ainsi signé des accords sur le pétrole, promis la libération de détenus politiques, écarté Alex Saab considéré comme un homme lige de M. Maduro des sphères du pouvoir, promis des réformes législatives pour faciliter les investissements... Les vols d'expulsions de migrants des Etas-Unis vers le Venezuela ont aussi repris. Mardi, la présidente par intérim a annoncé investir 300 millions de dollars, obtenus par la vente de pétrole par les Etats-Unis, pour défendre sa monnaie, le bolivar, en perte de valeur constante. Les devises sont vitales pour l'économie vénézuélienne depuis 2018, lorsque le dollar est devenu la monnaie de facto dans un contexte de grave crise économique. Mais le Venezuela peine à obtenir des devises en raison de l'embargo pétrolier imposé en 2019 par Washington sur son principal produit d'exportation. En parallèle, le pouvoir -- Mme Rodriguez en tête -- continue de réclamer en public la libération de Maduro et de la Première dame Cilia Flores, et de critiquer "l'agression" américaine. Pour le politologue Benigno Alarcon, le président Trump cherche à ne pas commettre les "erreurs" du passé, comme en Irak où les Etats-Unis avaient éliminé les membres du parti Baas de l'administration pour se retrouver avec un pays ingouvernable. "Les chavistes", partisans de Chavez qui contrôlent tous les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) et l'administration, "seront toujours là même s'ils sont minoritaires" dans le pays. "Le problème, fondamentalement, c'est d'avoir des institutions qui répondent à l'État et non à une faction", ajoute M. Alarcon. Au Venezuela, des proches de prisonniers politiques attendent toujours les libérations qui s'opèrent au compte-gouttes. Depuis les promesses de libérations, seules quelque 150 personnes sur plus de 800 prisonniers politiques ont été libérées, selon un bilan des ONG. "On attend avec foi et espoir tout en travaillant à ce que Javier (Tarazona) sorte rapidement", a affirmé mercredi Rafael Tarazona, frère de ce militant des droits de l'Homme, un des détenus politiques les plus célèbres, arrêté en juillet 2021. "L'engagement de libérer tous les prisonniers politiques au Venezuela n'a toujours pas été tenu", avait déploré mardi Diego Casanova, membre de l'ONG Comité pour la libération des prisonniers politiques.

21.01.2026 à 21:01

Vents violents et pluies torrentielles en Grèce, un garde-côte tué

FRANCE24

L'homme est mort "en service" dans la ville côtière d'Astros, dans l'est du Péloponnèse, a annoncé sur X le ministre de la Marine marchande, Vassilis Kikilias. Selon les informations recueillies, il aurait été emporté par une vague et mortellement blessé alors qu'il exhortait les pêcheurs locaux à quitter la zone. Le front orageux, se déplaçant vers l'est à travers la Grèce, a généré des vents dépassant les 100 km/h, contraignant les autorités à fermer les écoles à Athènes et dans plusieurs autres régions. Les autorités ont diffusé des avertissements à la population afin d'éviter tout déplacement non essentiel. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a reporté un voyage prévu au Forum de Davos en Suisse. Les inondations meurtrières survenues en Grèce lors des fortes pluies de ces dernières années ont contraint les autorités à améliorer les protections contre les inondations. En septembre 2023, la Thessalie (centre) a été dévastée par une tempête et des inondations qui ont fait quinze morts. En novembre 2017, de fortes pluies à Mandra, près d'Athènes, ont fait seize morts et des dizaines de blessés. Des experts ont appelé à la modernisation des infrastructures, notamment dans le Grand Athènes, sillonné de centaines de cours d'eau, dont la plupart ont été recouverts pour faire face à l'urbanisation galopante de ces dernières décennies.

21.01.2026 à 20:41

Le patron de Ryanair rappelle à Musk que les règles de l'UE lui interdisent un rachat

FRANCE24

"Nous sommes une société cotée. Il est libre de faire (une offre) à tout moment. Mais les non-Européens ne peuvent pas détenir la majorité d'une compagnie aérienne européenne", a déclaré M. O'Leary lors d'une conférence de presse à Dublin. Les règles européennes imposent qu'une compagnie aérienne basée dans l'UE soit majoritairement détenue par des ressortissants de l'UE (ou de pays européens tiers). Né en Afrique du Sud, Elon Musk possède aussi les nationalités canadienne et américaine. Connu pour son goût de la provocation, M. O'Leary a toutefois invité le milliardaire à investir dans sa compagnie, y voyant "un très bon placement, certainement un investissement nettement meilleur que les rendements financiers qu'il obtient sur X". Dans cette interview à la radio irlandaise Newstalk, il avait aussi qualifié le patron de Tesla et SpaceX d'"idiot" et son réseau social X de "cloaque". Ce dernier avait répondu en traitant à son tour M. O'Leary d'"idiot" et de "crétin attardé", en suggérant sur X de racheter Ryanair, jusqu'à publier un sondage auprès de ses "followers". Selon M. O'Leary, la publicité générée par ce "clash" a entraîné une hausse des réservations "d'environ 2% ou 3% au cours des cinq derniers jours". "Compte tenu de nos volumes, (c')est une progression très significative", a-t-il dit, remerciant Elon Musk pour cet "extraordinaire coup de projecteur". La valorisation boursière de Ryanair, première compagnie européenne en nombre de passagers, s'élève à près de 30 milliards d'euros. Elon Musk avait dû débourser 44 milliards de dollars pour racheter Twitter en 2022, qu'il avait ensuite rebaptisé X.

21.01.2026 à 20:11

Trump réclame le Groenland à Davos : rupture avec l'Europe?

Stéphanie ANTOINE

À Davos, Donald ​Trump a réitéré sa volonté de prendre ​le contrôle du Groenland. Le président américain a affirmé que les Etats-Unis ‍étaient le seul pays à ​pouvoir garantir la sécurité de ce territoire autonome danois. Il dit vouloir engager des ‍négociations immédiates pour discuter d'un rachat sans recourir à la ‍force. Avec les risques d’une guerre commerciale et l’éventualité de la fin de l’OTAN, jamais la relation transatlantique n’a été aussi malmenée!

21.01.2026 à 19:59

Recrudescence de la grippe chez les enfants, peut-être chez les adultes ensuite

FRANCE24

La semaine du 12 au 18 janvier, le recours aux soins a continué de progresser chez les moins de 15 ans en médecine de ville mais aussi aux urgences, après deux semaines de baisse consécutives, tandis qu'il est resté en diminution chez les adultes, selon le bilan hebdomadaire de l'agence sanitaire. "Il est possible que cette reprise à la hausse de la circulation des virus grippaux chez les enfants, consécutive à la rentrée scolaire début janvier, entraîne une recrudescence du recours aux soins chez les adultes dans les semaines à venir, mais il est très difficile d'anticiper l'impact qu'une telle reprise épidémique pourrait avoir sur le système de soins", a noté SpF. Si elles penchent pour "une diminution du recours aux soins pour grippe au cours des quatre prochaines semaines", les nouvelles modélisations de l'Institut Pasteur et de SpF affichent un niveau d'incertitude "élevé", de sorte qu'"un rebond du recours aux soins à l'hôpital dans les prochaines semaines demeure possible", d'une ampleur a priori moindre que fin 2025. Outremer, les Antilles et la Guyane restent en épidémie, tandis que Mayotte en est sortie et que La Réunion est revenue à un niveau de base. Quant aux décès liés à la grippe, leur proportion, parmi les décès faisant l'objet d'un certificat électronique, a diminué mais est restée "à un niveau élevé" (6,5%), selon l'agence sanitaire. La saison dernière avait été marquée par l'une des épidémies les plus sévères depuis 2009, avec quelque 17.600 décès attribués à la grippe contre environ 10.000 en moyenne. Ce bilan avait été lié en partie à de faibles taux de vaccination. Si la proportion de Français vaccinés apparaît plus élevée cette saison, avec notamment plus de la moitié des 65 ans et plus vaccinés (53%), elle reste loin des objectifs. Par ailleurs, les premières remontées sur le vaccin témoignent d'une efficacité "modérée", évitant entre 29,7% et 42,5% des infections grippales, tous âges confondus.

21.01.2026 à 19:57

Jeux annulés, plan d'économie... Ubisoft dévoile son plan de bataille pour se relancer

FRANCE 24

Plombé par plusieurs sorties aux succès mitigés, Ubisoft a dévoilé mercredi une réorganisation à marche forcée pour tenter de redevenir compétitif dans un secteur très concurrentiel.

21.01.2026 à 19:34

UE-Mercosur : le Parlement européen saisit la justice, et maintenant ?

FRANCE24

Coup d'arrêt pour l'accord UE-Mercosur. Le Parlement européen a saisi mercredi la justice européenne, une décision saluée par les agriculteurs mobilisés à Strasbourg. Quelles conséquences concrètes ? Décryptage avec Pierre Benazet, correspondant de France 24 à Bruxelles.

21.01.2026 à 19:21

La BBC annonce un "partenariat stratégique" avec YouTube pour élargir son audience

FRANCE24

"Ce partenariat innovant va nous aider à nous connecter au public sous de nouvelles formes", a déclaré Tim Davie, le directeur général de la BBC, dans un communiqué. Le texte reste muet sur les détails financiers de ce partenariat, qui intervient dans une période difficile pour la BBC. Le géant audiovisuel britannique fait face à de multiples critiques des milieux conservateurs et de l'extrême-droite pour sa partialité supposée et à une plainte pour diffamation aux États-Unis du président américain Donald Trump, qui réclame 10 milliards de dollars de dommages et intérêts. La BBC fait face aussi à une fraude croissante à la redevance de ses auditeurs au Royaume-Uni, qui rogne ses revenus. Ce partenariat avec YouTube s’inscrit dans la stratégie de la BBC visant "à garantir que les contenus de la BBC soient accessibles à tous les publics, là où ils se trouvent", souligne le communiqué. YouTube est utilisée comme première source d'information vidéo par 23% des 18-24 ans, et 25% des 35-44 ans, selon une étude réalisée en 2024 dans 47 pays par l'institut Reuters. Le nouveau partenariat prévoit notamment le lancement de nouvelles chaînes proposant notamment des documentaires nouveaux et existants de la BBC, ainsi que sept chaînes différentes pour enfants. En matière d'actualité, la BBC promet pour la plateforme de Google des formats narratifs "innovants". Elle entend également promouvoir sur YouTube les programmes emblématiques de ses chaînes. Ce partenariat permettra également de "stimuler la croissance commerciale" du groupe grâce à la publicité et en "nouant des partenariats avec des marques et des créateurs de contenu", précise le communiqué. Les programmes sur YouTube, qui diffuseront des publicités lorsqu'ils seront visionnés depuis l'extérieur du Royaume-Uni, permettront aussi de générer des fonds supplémentaires pour le groupe, "à un moment où son futur modèle de financement fait l'objet de débats", a précisé la BBC. La redevance perçue par la BBC, qui s'élève actuellement pour le contribuable à 174,50 livres (soit près de 200 euros), doit être renégociée d'ici fin 2027 dans le cadre du renouvellement du contrat de mission décennal de la BBC avec le gouvernement britannique.

21.01.2026 à 19:13

L'inconnue de l'avenir des prisonniers de l'EI en Syrie

FRANCE24

Des milliers d'ex-combattants mais aussi des dizaines de milliers de femmes et d'enfants, selon les différentes estimations, sont répartis dans une vingtaine de prisons et de camps. Parmi eux se trouvent un peu moins de 10.000 étrangers. Ces prisons et ces camps, jusqu'ici gérés par les forces kurdes, "sont des chaudrons de radicalité", estime Laurence Bindner, cofondatrice du JOS Project, spécialiste de la radicalisation en ligne. Michael Kurilla, le général américain à la tête du Centcom, le commandement américain pour le Moyen-Orient, "parlait en 2023 d'une véritable +armée de l'EI en détention+", rappelle-t-elle. Toutefois, "il n'y a pas d'évaluation globale de leur degré de radicalisation", juge la docteure Lilla Schumicky-Logan, directrice adjointe de l'ONG de prévention de l'extrémisme GCERF, qui revient tout juste d'un séjour en Syrie. L'armée du gouvernement islamiste syrien d'Ahmad al-Chareh, adoubé par la communauté internationale, a lancé une offensive contre les positions de la coalition kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), mettant observateurs et services de sécurité sur les dents. "Dans le brouillard" "La situation évolue très vite. On évalue l'impact sur les camps, c'est un peu compliqué d'anticiper ce qu'ils vont devenir mais on ne peut pas exclure des évasions", a confié à l'AFP une source sécuritaire occidentale. Malgré l'annonce d'un cessez-le-feu dimanche qui prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI, l'incertitude est grande. Mardi, les FDS ont annoncé avoir été "contraintes de se retirer" du camp d'al-Hol, abritant des femmes et des enfants, pour défendre les régions sous leur contrôle menacées par l'armée. C'est le plus grand camp de prisonniers de la zone autonome kurde en Syrie. Il abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux. Lundi, les forces kurdes ont affirmé que l'une des prisons, celle de Chaddadi, avait été "attaquée" par les troupes gouvernementales, qui ont en retour accusé les FDS d'avoir libéré des détenus, affirmant ratisser les alentours pour capturer les évadés. "Il y a des rumeurs croisées qui circulent sur le nombre des prisonniers qui seraient sortis, leur allégeance, sur qui a ouvert les portes. Il y a beaucoup de propagande, on est encore en plein brouillard", résume Laurence Bindner. Des évasions massives avérées seraient "la matérialisation d'un des scénarios qu'on aurait pu craindre, soit que des individus s'échappent en profitant de brèches de sécurité, soit qu'on les laisse sciemment sortir", explique le chercheur Thomas Renard, le directeur du laboratoire de recherche du Centre de international pour le contre-terrorisme (ICCT), qui siège à La Haye. "C'est la chronique d'un désastre annoncé". Cette solution de "lieux de détention provisoire, sans procès, sans perspectives, n'était pas tenable dans une région hautement explosive", dit-il. L'EI attentive "Pour l'instant, il n'y a aucune réaction officielle de l'EI mais le sort des prisonniers est le premier sujet de discussion sur les chaînes de communication jihadistes. Pour l'EI, c'est clairement une opportunité qu'ils (ses responsables) vont chercher à exploiter. Ils feront tout pour essayer de les récupérer dans leur giron", explique Mme Bindner. "L'agenda de l'EI est toujours de récupérer les prisonniers", assurait une source sécuritaire occidentale en novembre. "Même si quelques dizaines ou centaines de prisonniers sont libérés et vont rejoindre les quelque 3.000 combattants de l'EI en Syrie, cela fait un coup d'accélérateur, en force et en moral, cela peut appuyer leur insurrection. Mais on est encore très loin d'une situation où ils pourraient rétablir un califat territorial", estime Laurence Bindner. Car sur les dizaines de milliers de prisonniers, les profils et les degrés de radicalité sont très divers. Pour les femmes, concentrées dans les camps d'al-Hol et de Roj, beaucoup d'étrangères se repentent et demandent à rentrer dans leur pays, affirme Mme Schumicky-Logan. Quant aux hommes combattants, "beaucoup sont incarcérés depuis six ou sept ans dans des conditions difficiles. Beaucoup sont désormais malades. Sont-ils capables de reprendre le combat ? Il faut se poser cette question", lance-t-elle. S'ils se retrouvaient dans la nature, "on peut imaginer que certains tenteraient de faire profil bas", selon M. Renard, mais d'autres "retourneraient sous doute vers l'EI ou une autre organisation jihadiste et ce ne serait bon, ni pour la Syrie, ni pour la région, ni pour la sécurité globale". En attendant, a annoncé mercredi l'armée américaine, les Etats-Unis mènent des opérations visant à transférer jusqu'à 7.000 prisonniers du groupe Etat islamique de Syrie vers l'Irak voisin, afin de "garantir que les terroristes restent dans des centres de détention sécurisés".

21.01.2026 à 19:11

Xavier Piechaczyk, candidat à la RATP, prêt à prendre le métro en marche derrière Castex

FRANCE24

Sans être issu du sérail des transports, l'actuel président du directoire du distributeur public d'électricité RTE, candidat à la succession de Jean Castex, a fait valoir devant une commission du Sénat tous les points de convergence entre son parcours professionnel et les besoins de la RATP. Au cours d'un grand oral de près de deux heures devant les sénateurs appelés à se prononcer sur sa candidature, cet ancien conseiller énergie-transport de Jean-Marc Ayrault, puis de François Hollande à l'Elysée, a mis en valeur sa vie professionnelle "consacrée aux services publics". Il a notamment insisté sur trois de ses compétences qu'il envisage de mettre au service de la RATP: la "maîtrise d'ouvrage d'infrastructures", qu'il a exercée au ministère de l'Equipement, mais aussi chez RTE, c'est-à-dire la conception et la gestion de chantiers; la "performance industrielle", soit la gestion fine de la maintenance d'équipements technologiques pour assurer un service public 24 heures sur 24; et enfin la "transformation des organisations" qu'il a pratiquée en tant que chef de la modernisation du ministère de l'Equipement, mais aussi chez RTE, "avec le dialogue social qui les accompagne". La question sociale était d'ailleurs le premier sujet d'intérêt des sénateurs, alors que la Régie est bousculée par l'arrivée de la concurrence. "Avant toute chose, nous aimerions savoir quel type de président de la RATP vous entendez incarner, quelle sera votre méthode de management, comment comptez-vous mener le dialogue social avec les organisations syndicales?" lui a demandé d'emblée Daniel Guéret, sénateur LR d'Eure et Loire. "Je compte faire à la RATP ce que j'ai toujours fait dans l'ensemble de mes fonctions et de mes responsabilités, avoir un dialogue social sincère et transparent" (...) et rechercher des compromis, a répondu M. Piechakzyk. "Coopératif" ou "bulldozer" ? Il a insisté sur son caractère "coopératif", en indiquant qu'il avait "du mal à comprendre" les critiques portant sur son "style bulldozer". Chez RTE, en dix ans, dont cinq et demi de présidence, huit accords salariaux sur dix, négociés dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) ont été signés par les syndicats, a-t-il fait valoir pour attester de ses talents de négociateur social. Avec l'ouverture à la concurrence, "l'ancien périmètre du monopole va décroître c'est mécanique", a analysé M. Piechaczyk en se gardant néanmoins de vouloir courir "tous les lièvres à la fois" dans les futurs appels d'offres régionaux afin de compenser d'éventuelles pertes d'activités sur son propre réseau francilien. La RATP, qui a déjà remporté la gestion de l'étoile ferroviaire autour de Caen, via sa filiale RATP DEV, présentera bien sa candidature sur certains dossiers, mais à condition notamment qu'elle apporte "plus de qualité pour les voyageurs", a-t-il dit. A l'étranger, il s'est déclaré favorable à l'idée lancée par Jean Castex de "discuter d'une équipe de France" pour répondre ensemble aux appels d'offres avec la SNCF, Keolis et "les grands BTPistes" français, notamment pour les chantiers de construction de réseaux urbains de transport. Il a salué l'oeuvre de Jean Castex qui a "considérablement redressé la qualité de service", tout en "relevant le défi des JO de Paris 2024" et en préparant l'ouverture à la concurrence des bus qui a eu lieu en 2025: "un zero faute". "La conflictualité a été faible et le premier transfert s'est déroulé sans bug opérationnel majeur", a-t-il ajouté, en s'engageant à "poursuivre le dialogue social". Deux sujets de société ont retenu son attention, les atteintes sexuelles faites aux femmes dans les transports en commun, sujet sur lequel il aimerait s'engager "personnellement". Et en matière d'accessibilité, le remplacement des 2.000 tourniquets qui demeurent dans le métro parisien, et empêchent les passages des parents avec poussettes. Une deuxième audition est programmée mercredi 28 janvier devant les députés, à l'issue de laquelle les élus des deux chambres se prononceront sur sa candidature.

21.01.2026 à 19:01

Foot: le joueur du PSG Lucas Hernandez accusé par d'ex-employés colombiens de traite d'êtres humains

FRANCE24

Ce père, cette mère et leur trois enfants "se sont retrouvés à travailler pour un an dans cette famille, sans droits", a détaillé à l'AFP Me Lola Dubois, qui les défend. Dans un communiqué à l'AFP, le champion du monde français 2018 et son épouse, Victoria Triay, affirment de leur côté avoir été "manipulés" et n'avoir "jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi". "Ces personnes ont partagé notre vie avec respect et dignité", indiquent-ils encore, qualifiant les faits d'"épreuve profondément douloureuse". L'international de 29 ans et son épouse, qui évoquent une "confiance trahie", assurent au sujet des membres de cette famille les avoir "aidés, soutenus et crus" lorsqu'ils "nous ont assuré être en cours de régularisation de leur situation". L'enquête, ouverte après le dépôt mi-janvier d'une plainte révélée par Paris Match, a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye. Selon Me Lola Dubois, les plaignants travaillaient "entre 70 et 80 heures par semaine, sans congés payés, sans vacances, sans documents qui viendraient établir le droit des salariés", pour un salaire d'environ 2.000 euros payé en espèces. Ces conditions de travail, malgré des "avantages en nature" liés à la vie du joueur, combinées à la "vulnérabilité économique" de la famille, font que leur situation "s'apparente à une forme d'esclavage moderne", a encore estimé l'avocate. "Eldorado" "On est sur une famille de Colombiens qui viennent en France, on leur promet l'eldorado, de travailler au nom et pour le compte de professionnels du football", résume Me Lola Dubois. Elle indique que des contrats de travail ont bien été établis "un an après la prise de poste" mais estime qu'ils l'ont été "pour donner l'impression d'une situation régulière". Contacté par l'AFP, le PSG n'avait pas réagi dans l'immédiat. "Cette affaire est désormais traitée par les voies juridiques appropriées, là où les faits (...) ont leur place", affirment de leur côté le joueur et son épouse, appelant "à la décence, à la retenue et au respect". Le défenseur du PSG avait précédemment été condamné en 2019 en Espagne à six mois de prison pour non-respect d'une mesure d'éloignement après des violences conjugales. L'affaire remonte initialement au 3 février 2017: celui qui n'était pas encore champion du monde avec les Bleus, alors âgé de 21 ans, et sa compagne d'alors, Amelia Lorente, en étaient venus aux mains devant leur domicile de Madrid. Blessures Sportivement, l'histoire du défenseur avec le club de la capitale n'a pas vraiment décollé depuis son arrivée à l'été 2023 en provenance du Bayern Munich. Gravement blessé pour la deuxième fois de sa carrière en demi-finale de Ligue des champions avant l'été 2024, il est revenu sur la pointe des pieds au tout début de 2025, pour combler les trous. Ses 29 apparitions jusqu'à l'été dernier, souvent en entrant sur le terrain en cours de jeu, n'avaient pas marqué les esprits, mais il a réalisé un début d'exercice 2025-26 assez prometteur malgré deux gestes d'humeur dont un en Ligue des champions. Geste qui lui a valu un suspension de trois matches par l'UEFA. Depuis l'été dernier, il est rappelé régulièrement en équipe de France par Didier Deschamps, qui pourrait le convoquer à la prochaine Coupe du monde l'été prochain. Comme au PSG, le joueur aux 40 sélections a un statut de remplaçant au poste de latéral gauche mais aussi dans l'axe.

21.01.2026 à 19:01

La plus ancienne peinture pariétale au monde découverte en Indonésie

FRANCE24

Ces trésors archéologiques se trouvent sur l'île de Célèbes (en français), dénommée Sulawesi en indonésien. Cette grande île en forme de K, territoire de l'archipel indonésien situé entre Brunei et les Moluques, au nord de l'Australie, est bien connue pour sa richesse pariétale. "On travaille en Indonésie depuis longtemps. En 2014, on avait daté des peintures d'au moins 40.000 ans. Puis d'autres de 45.000 ans. Et puis l'année dernière, on en avait daté de 52 à 53.000 ans, qui étaient donc les plus anciennes du monde avant notre nouvelle découverte", retrace auprès de l'AFP l'archéologue canadien Maxime Aubert, de la Griffith University de Brisbane en Australie et co-auteur de l'étude publiée mercredi dans Nature. Ces dernières années, les travaux de Maxime Aubert et de ses collègues des universités australiennes et de l'agence nationale de recherche et d'innovation indonésienne (BRIN) ont bouleversé notre connaissance des origines de l'art pariétal. Longtemps pensées comme seulement européennes, et notamment liées aux découvertes des grottes de Lascaux (23.000 ans avant notre ère), puis de la grotte Chauvet (36.000 ans), les origines de l'art pariétal ont basculé vers l'Asie et pris dans le même temps un coup de vieux, plus proche de la datation estimée de la sortie d'Afrique de l'Homo Sapiens, l'homme moderne, 70.000 ans avant notre ère. Depuis, l'équipe continue ses recherches et remonte le fil du temps, des arts, et des migrations de l'homme moderne. "Là, on a décidé d'aller dans des grottes de l'île de Muna, au sud-est de Sulawesi, sur les conseils d'Adhi Agus Oktaviana, premier auteur de l'étude", explique Maxime Aubert. Ils y ont découvert "des mains en négatif, faites au pochoir, probablement à l'ocre rouge, avec sur l'une d'elle, des doigts retouchés pour devenir pointus, comme des griffes, un style de peinture qu'on voit uniquement à Sulawesi", souligne-il. - "Popcorns des cavernes" - Pour les dater, l'équipe de chercheurs internationaux a eu recours à la datation uranium-thorium. Celle-ci consiste à prélever des carottes de 5 mm de diamètre au sein des "cave popcorn" (popcorns des cavernes), des amas de calcite qui se forment couche après couche sur les parois des grottes et donc sur les peintures. Dans ces popcorns, se trouve de l'uranium, à différent état de précipitation selon les couches, puis du thorium, élément plus stable. Or, "on connaît très précisément le rythme de précipitation de l'uranium", souligne Maxime Aubert. "Cela donne un âge minimum quand la couche est au-dessus de la peinture, et un âge maximum quand elles sont formées en dessous". Dans le cas présent, les mains se sont révélées vieilles d'au moins 67.800 ans, soit 15.000 ans de plus que la précédente marque de référence. Les chercheurs ont également pu établir par là-même occasion que les grottes de Muna avaient été utilisées pour des oeuvres pariétales à plusieurs périodes et pendant longtemps, "certaines peintures étant recouvertes par d'autres peintures réalisées 35.000 ans après". - Vers l'Australie - Cette découverte offre également matière à réflexion quant aux premières migrations humaines vers Australie. Jusqu'à présent, deux routes sont en balance pour expliquer le passage d'Homo Sapiens de l'Asie à l'Australie. Par la route du Nord, "les gens arrivant d'Asie marchaient jusqu'à Bornéo et rejoignaient ensuite en bateau l'Indonésie avant d'aller d'île en île jusqu'en Papouasie. Ils pouvaient ensuite rejoindre l'Australie à pied, puisqu'à cette époque-là les niveaux marins étaient plus bas et la Papouasie et l'Australie ne formaient qu'un seul continent, Sahul", relate Maxime Aubert. La route du Sud, elle, fait passer les migrations depuis l'Asie par Sumatra, Java, puis Bali. Avant de mettre le cap sur le Timor et l'Australie par bateau. "Avec ces peintures, on a la première preuve que l'homme moderne était là sur ces îles indonésiennes, à ce moment-là. Ca renforce l'idée que les gens sont arrivés en Australie par la Papouasie, il y a peut-être à peu près 65 000 ans", avance le chercheur, sans pour autant exclure que d'autres populations aient pu arriver dans le même temps par l'autre route.

21.01.2026 à 18:56

Ouganda : "Je ne suis pas un criminel", clame l'opposant Bobi Wine en fuite depuis les élections

FRANCE 24

Figure emblématique de l'opposition à la dictature de Yoweri Museveni, l'opposant Bobi Wine, en fuite depuis les élections de la semaine dernière en Ouganda, s'est défendu mercredi auprès de l'AFP des accusations portées contre lui par le régime.

21.01.2026 à 18:54

La ressource en eau douce terrestre irrémédiablement abîmée (rapport de l'ONU)

Audrey RACINE

Un rapport de l'ONU compare les ressources mondiale en eau à un patrimoine financier proche de la banqueroute. Les auteurs alertent sur le fait que la ressource a été si dégradée qu'on ne pourra pas récupérer les réserves en eau douce qui furent jadis les nôtres. Réchauffement climatique, pollutions diverses et surexploitation, les menaces sur l'eau sont nombreuses. L'ONU appelle à un sursaut pour sauver ce qu'il nous reste d'eau et la gérer intelligemment pour assurer la sécurité mondiale.
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