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10.03.2026 à 08:07

IA : le Français Yann LeCun lève 890 millions d'euros et veut un "changement de paradigme"

FRANCE24
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AMI, sa nouvelle entreprise valorisée à trois milliards d'euros avant cette opération, achève ainsi une première levée de fonds qui a attiré plusieurs grands groupes, dont Toyota, Nvidia et Samsung, et des personnalités de la tech, dont l'ancien PDG de Google Eric Schmidt, et le fondateur d'Amazon Jeff Bezos. L'objectif du Français Yann LeCun, grand nom de l'IA et co-lauréat en 2018 du prix Turing, considéré comme le prix Nobel de l'informatique : aboutir à une "IA qui comprenne le monde physique, le monde réel", explique-t-il lors d'un entretien avec l'AFP. Il vante déjà la "prochaine révolution de l'IA", loin de ChatGPT et autres agents conversationnels. Le chercheur s'est érigé depuis plusieurs années en voix discordante de l'IA générative, en soulignant les limites des grands modèles de langage (LLM), sur lesquels sont notamment basés les agents conversationnels. C'est cette divergence qui l'a amené à quitter Meta alors que le groupe s'était recentré sur le développement des LLM, assure-t-il, ajoutant avoir gardé de "bonnes relations avec Mark Zuckerberg". "Je suis très clairement dans le camp du changement de paradigme", déroule le chercheur. Il veut créer des modèles capables de raisonner non plus uniquement sur le langage mais à partir de nombreuses données très différentes, "à la manière des animaux et des humains". Avec ses cinq co-fondateurs, l'ingénieur se place dans la lignée des travaux qu'il avait menés chez Meta sur une nouvelle architecture d'IA, baptisée JEPA. "C'est la continuation directe de ce projet, mais en passant à la vitesse supérieure", indique-t-il. Optimiste Avec ces nouvelles recherches sur les "world models", traduits en français par "modèles du monde", l'équipe espère atteindre des applications industrielles hors de portée des LLM. Le but est d'arriver à analyser et prévoir des procédés complexes, tels que le fonctionnement d'un moteur d'avion, d'une centrale électrique, ou celui de l'organe d'un patient. Des premiers débouchés qui devraient voir le jour relativement rapidement, d'après la feuille de route de l'entreprise. "On va se concentrer sur la recherche et le développement la première année", indique Yann LeCun, ajoutant que des discussions avec les "partenaires industriels" seraient menées d'ici 6 à 12 mois. D'ici trois à cinq ans, l'objectif est de "produire des systèmes intelligents un peu universels qui pourraient être utilisés pour à peu près n'importe quelle application qui nécessite des machines intelligentes", notamment la conduite autonome et la robotique. Jusqu'où pourraient aller ces nouveaux modèles ? "Il y a des choses qu'il faut bien sûr s'interdire de faire", assure le chercheur. L'utilisation éthique de l'IA provoque un vif débat aux Etats-Unis, où la question de l'utilisation de l'IA à des fins militaires oppose les deux géants OpenAI et Anthropic. "A la fin, la décision de quelle est la meilleure utilisation de l'IA pour la société ne devrait pas être dans les mains de quelqu'un comme moi, ou comme mes collègues", estime Yann LeCun. "C'est à la société et à ses institutions démocratiques de décider." Professeur à l'université de New York, le chercheur arbore désormais une nouvelle casquette de président non-exécutif d'AMI, tandis qu'Alexandre Lebrun, ancien dirigeant de la startup française de santé Nabla, prend le poste de directeur général. L'entreprise, dont le siège est à Paris, a déjà investi les locaux de ses trois autres bureaux, à New York, Singapour et Montréal. AMI cherche désormais à compléter ses équipes. "On a déjà recruté pas mal de gens mais là ça s'accélère, (...) à très brève échéance, on va être entre 20 et 30", rapporte Yann LeCun.

10.03.2026 à 08:01

L'Iran se dit prêt à se battre "aussi longtemps que nécessaire"

FRANCE24
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"Nous sommes prêts à poursuivre les frappes de missiles contre eux aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ajoutant que des négociations avec Washington "ne sont plus à l'ordre du jour". Quelques heures plus tôt, lors d'une conférence de presse à Miami, sa première depuis le début le 28 février de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, Donald Trump avait affirmé: "La guerre va se terminer bientôt", sans fournir plus de précisions. Il avait aussi annoncé qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole "afin de réduire les prix" qui se sont envolés ces derniers jours. De quoi faire redescendre les cours et faire grimper les marchés boursiers, notamment en Asie. A Tokyo, l'indice Nikkei évolue mardi en hausse de quelque 2% et l'indice Kospi d'environ 4% à Séoul, après une clôture sur des chutes de plus de 5%. Ce passage maritime stratégique restera impraticable tant que la guerre durera, a averti lundi le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani. Les Etats-Unis ont frappé en dix jours plus de 5.000 cibles, notamment plus de 50 navires iraniens, a annoncé lundi l'armée américaine. Et lundi soir, l'armée israélienne a annoncé le lancement d'une nouvelle vague de frappes "de grande ampleur" sur Téhéran. Des médias d'Etat ont par la suite rapporté des attaques contre la capitale ou encore Khomein (centre). - Levée de sanctions - Les frappes américano-israéliennes ont fait plus de 1.200 tués en 10 jours, selon l'Iran. L'AFP n'est pas en mesure de vérifier indépendamment les bilans fournis par les protagonistes. Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth doit donner mardi une nouvelle conférence de presse. Donald Trump a maintenu l'ambiguïté sur les buts réellement poursuivis par les Etats-Unis dans cette offensive menée conjointement avec Israël. S'il souhaite ouvertement la chute de la République islamique, ou a minima l'émergence de dirigeants alignés sur les intérêts américains, Washington affiche comme objectif de détruire les capacités balistiques de l'Iran et l'empêcher de se doter de la bombe atomique, intention que Téhéran dément nourrir. L'embrasement du Moyen-Orient a entraîné une flambée des cours pétroliers qui, si la guerre se prolonge, pourrait plomber l'économie mondiale. Mais les prix refluent mardi: vers 02H00 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, plongeait de 10,09% à 85,21 dollars. Celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 10,46% à 88,61 dollars. Plus tôt, Donald Trump avait annoncé la levée de sanctions pesant sur "certains pays" afin "de réduire les prix" - sans préciser la liste des concernés. Entretien Trump-Poutine Le dirigeant américain a tenu ses propos après un appel qualifié par lui de "positif" avec Vladimir Poutine. Ce dernier avait assuré lundi être prêt à fournir les pays européens en pétrole et gaz s'ils se déclaraient en faveur d'une "collaboration durable et stable" avec Moscou. Le secteur russe des hydrocarbures est visé par de multiples sanctions occidentales et deux de ses principales conduites d'exportation vers l'Europe sont à l'arrêt. Lundi, les ministres des Finances du G7 avaient aussi évoqué une possible utilisation des réserves stratégiques d'or noir. Des infrastructures pétrolières iraniennes ont été visées par des frappes israélo-américaines. Des dépôts de carburant à Téhéran ont été touchés, provoquant des incendies qui ont plongé dimanche la capitale dans une obscurité apocalyptique. De son côté, l'Iran poursuit ses attaques, à titre de représailles, visant le territoire israélien mais aussi ses voisins du Golfe, y compris leurs infrastructures pétrolières. Les Emirats arabes unis ont dit mardi matin être la cible de drones et missiles iraniens. Le Koweït et l'Arabie saoudite ont dit avoir abattu des drones. Bahreïn a, lui, fait état de deux morts tôt mardi dans une attaque iranienne qui a touché un immeuble résidentiel à Manama, la capitale. Un deuxième missile iranien a aussi été intercepté au-dessus de la Turquie, provoquant une mise en garde d'Ankara à Téhéran. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a proposé lundi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan qu'une "équipe conjointe" enquête sur ces incidents, selon les médias iraniens. A des milliers de kilomètres de l'Iran, au Liban, l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté mardi matin de nouvelles frappes israéliennes dans le sud et l'est du pays. Au moins 486 morts ont été dénombrés dans les frappes israéliennes au Liban, et plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées, selon les autorités. Les conséquences de la guerre touchent même le monde du football. Cinq joueuses de l'équipe iranienne, qui avaient refusé de chanter l'hymne national lors de la Coupe d'Asie en Australie, ont été qualifiées de "traîtres" dans leur pays. Par crainte de représailles à leur retour, l'Australie a annoncé accorder l'asile à cinq d'entre elles, qui s'étaient échappées de leur hôtel. burx-sst/jnd/roc

10.03.2026 à 07:53

Gaza: les femmes cibles d'un "acte de guerre délibéré", déplore Amnesty

FRANCE24
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Dans un rapport publié après 29 mois de conflit, l'organisation de défense des droits humains souligne que les Palestiniennes subissent des préjudices "aggravés et potentiellement mortels". Ces souffrances sont exacerbées par les déplacements de masse, le manque de nourriture et les restrictions israéliennes de l'aide humanitaire. La secrétaire générale de l'ONG, Agnès Callamard, a fustigé une "érosion systématique" de leurs droits. Elle a dénoncé un "acte de guerre délibéré visant les femmes et les filles", s'inscrivant, selon l'organisation, dans la continuité du "génocide" perpétré dans l'enclave palestinienne. Ce constat alarmant s'appuie sur des entretiens menés en février avec 41 femmes déplacées, dont plusieurs enceintes ou atteintes de cancers, et 26 professionnels de la santé. Sur le terrain, ces derniers décrivent une hausse "exponentielle" des pathologies maternelles et néonatales, face à des infrastructures médicales exsangues: près de 60% des points de santé sont hors d'usage, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans la bande de Gaza, les unités néonatales fonctionnent jusqu'à 170% de leurs capacités, poussant les soignants à placer parfois trois nouveau-nés par couveuse. Parallèlement, 46% des médicaments essentiels demeurent en rupture de stock. Cette pénurie oblige à la réutilisation de matériel à usage unique ou l'emploi d'anesthésiants périmés. De plus, 37.000 femmes enceintes et allaitantes souffriront de malnutrition aiguë d'ici à la mi-octobre 2026, d'après les Nations unies. De jeunes mères ont ainsi raconté avoir vécu leur grossesse et leur convalescence dans des tentes surpeuplées, exposées au froid et à la pollution. Hind, 22 ans, a expliqué n'avoir pesé que 43 kilos à l'accouchement, donnant naissance à un bébé prématuré souffrant d'une double infection pulmonaire. Les patientes atteintes de maladies chroniques sont également frappées de plein fouet. Plus de 18.500 malades nécessitent aujourd'hui une évacuation médicale urgente. "Aucun hôpital de Gaza n'offre actuellement de radiothérapie", a témoigné une infirmière. Or, le processus d'évacuation est "complètement arrêté" depuis la fermeture des points de passage, notamment Rafah, consécutive à l'offensive conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran fin février. L'acheminement des soins est assombri par les menaces de suspension pesant sur 37 organisations d'aide humanitaire, dont Médecins sans frontières dont l'agrément n'a pas été renouvelé. Bien qu'un accord de "cessez-le-feu" ait été conclu en octobre 2025, les opérations militaires se poursuivent. Le ministère de la Santé de Gaza a recensé 630 morts supplémentaires, dont 202 enfants et 89 femmes, entre cet accord et fin février 2026. Ce bilan "s'ajoute aux plus de 72.000 personnes tuées depuis le 7 octobre 2023". Face à ces "catastrophes en cascade", Amnesty appelle les États à exercer une pression diplomatique et économique sur Israël pour lever "entièrement" le blocus et garantir l'accès vital aux soins.
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