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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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23.08.2026 à 08:25

FRANCE24
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Les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) ont proposé une série de mesures pour réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies sur "les politiques familiales", dont "2,5 milliards d'euros à court terme", dans un rapport daté de juin et repéré le 12 août par Les Echos. Ces propositions interviennent alors que la branche Famille de la Sécurité sociale a dégagé un excédent de 1,2 milliard d'euros en 2025, son cinquième exercice excédentaire consécutif. "Le gouvernement a malheureusement des idées fantastiques pour faire les poches des familles alors que les naissances ont chuté de 24% depuis 2010", ont réagi les Associations familiales catholiques (AFC). Parmi les mesures les plus importantes, les deux inspections recommandent de remplacer la majoration de retraite de 10% accordée aux parents d'au moins trois enfants par un forfait de 125 euros, pour une économie de 1,1 milliard d'euros. "Cette mesure pénalise lourdement les familles nombreuses de la classe moyenne, qui ont sacrifié une partie de leur carrière et de leur pouvoir d'achat pour élever trois enfants ou plus", souligne Marie-Laure Gagey des Brosses, responsable famille des AFC. Le rapport, consulté par l'AFP, préconise également la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur que touchent 2,4 millions de ménages. Une mesure qui générerait 450 millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires. Les contribuables peuvent actuellement déduire de leurs impôts 61 euros par an pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant. "Survie du modèle social" Le rapport recommande aussi de prendre en compte les revenus des parents dans le calcul des aides personnalisées au logement (APL) des étudiants, quand ils restent rattachés au foyer fiscal. La mesure réduirait les APL pour "310.000 foyers (soit 44%), dont 200.000 (soit 29%)" en seraient totalement privés, selon le rapport. Autre sujet d'inquiétude, les allocations familiales. Les inspections suggèrent de réduire "de 20% les seuils d'accès aux deuxième et troisième tranches". Pour les 591.000 ménages affectés, cette mesure se traduirait par une perte mensuelle moyenne de 75 euros, relève le rapport. La fédération nationale Familles de France estime que ces mesures toucheraient particulièrement les familles nombreuses et les classes moyennes. "Un revenu de 2.500 ou 3.000 euros par mois ne représente pas le même niveau de vie selon que l'on a un, deux, trois ou quatre enfants à charge", relève Mireille Lachaud, responsable du pôle politique familiale à Familles de France. Au-delà des mesures, les organisations familiales contestent la philosophie générale de cette "revue de dépenses relative à l'efficacité des politiques familiales". Elles accusent ses auteurs de privilégier une logique de "redistribution verticale", des plus aisés vers les plus modestes, au détriment de la "redistribution horizontale", destinée à compenser le coût des enfants pour l'ensemble des familles. "Réduire les politiques familiales à un filet de sécurité sociale réservé aux plus pauvres, c'est transformer une politique universelle en politique caritative", a déploré Familles de France. "La politique familiale a vocation à accompagner toutes les familles, et non uniquement les plus pauvres. Élever un enfant représente une charge et un investissement collectif pour les retraites de demain, pour la vitalité du pays que la société doit reconnaître quel que soit le niveau de vie des parents", souligne Mme Lachaud. "La famille est indispensable à la survie du modèle social français, qui repose sur l'équilibre démographique. Moins d'enfants aujourd'hui, c'est moins de pensions de retraite et de remboursements de santé demain", souligne Mme Gagey. Alors que le gouvernement planche sur les projets de loi de finances (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les AFC disent espérer que "les arbitrages se feront en tenant compte de la nécessité de soutenir efficacement les familles dans le contexte démographique français".

23.08.2026 à 08:03

FRANCE24
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Mi-août, une vidéo tournée à la station iséroise des Deux Alpes, aux portes du massif des Écrins, est devenue virale sur X. On y voit une commerçante appuyée au comptoir de sa buvette dire à un homme juif orthodoxe: "La communauté juive, vous êtes trop nombreux. À un moment donné, ça excède les gens." Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a vite condamné des propos antisémites et annoncé l'ouverture d'une enquête. Elie Sultan, à qui s'adressait la commerçante et qui l'a filmée, raconte à l'AFP qu'il venait de s'installer en famille sur la petite terrasse du snack, au pied des pistes de luge d'été. "On voit qu'on excède, mais on n'a jamais eu ce genre de remarques ici", déplore l'homme de 53 ans à la longue barbe grise, propriétaire d'une librairie juive à Paris, se disant "choqué", lui qui fréquente la station depuis longtemps. "Y a-t-il un quota de juifs admis dans les montagnes ?", dénonce avec ironie Me Éric Hattab, président du CRIF Grenoble-Dauphiné. Après des auditions, l'enquête a été transmise "pour étude" au parquet de Grenoble, a indiqué ce dernier en début de semaine. L'AFP a rencontré la commerçante mais elle a refusé de s'exprimer. Souhaitant rester anonymes, ses confrères de la station fustigent une situation "montée en épingle" à partir de propos "sortis de leur contexte". Vacances "propres" Présence en nombre, faible intégration à la vie locale ou consommation limitée aux seuls restaurants casher sont les principaux griefs formulés, toujours sous couvert d'anonymat, par des personnes croisées dans la station par l'AFP à l'encontre des communautés orthodoxes ou ultra-orthodoxes. "Nous, ils nous dérangent, on en a marre", commente sans détour Danièle, Camarguaise de 61 ans et habituée de longue date des Deux Alpes, se défendant néanmoins d'être antisémite. "Ils ne s'intègrent pas", appuie-t-elle, tout en sirotant son café. "Alors on les ignore, on fait comme s'ils n'étaient pas là." D'autres les accusent de laisser les plaques chauffantes allumées ou de dégrader les interphones en les désactivant pendant le shabbat, repos hebdomadaire observé par les juifs pratiquants du vendredi soir au samedi soir, lors duquel il est interdit d'allumer ou d'éteindre l'électricité. Les communautés juives orthodoxes apprécient l'air "sain" de l'altitude et les activités comme la randonnée ou le rafting. Loin des corps dénudés du bord de mer, la montagne offre des vacances "plus respectueuses de la pudeur", plus "propres", explique Mendel, un Parisien de 40 ans, sous sa kippa de velours bleu. Sur l'aire de jeux près du manège, ses cinq enfants s'amusent avec d'autres sous les yeux des mères, vêtues de robes ou jupes longues, coiffées de perruques. À quelques enjambées, des familles avec poussettes font la queue devant un stand de crêpes et de glaces casher, après avoir passé l'après-midi à la bibliothèque ou au trampoline. Les juifs orthodoxes appliquent rigoureusement les lois religieuses. Parmi elles, la prière trois fois par jour ou l'alimentation strictement casher. Les Deux Alpes hébergent aussi depuis plusieurs années le séminaire estival Beth Loubavitch (du mouvement hassidique ultra-orthodoxe Habad-Loubavitch), grand rendez-vous du judaïsme francophone attirant toujours des centaines de personnes trois semaines durant. Créé à la fin des années 60, époque de l'arrivée en métropole de centaines de milliers de juifs d'Afrique du Nord, ce séminaire se déplace depuis de station en station dans les Alpes. Dans les rues des Deux Alpes, les hommes Loubavitch sont reconnaissables à leur costume sombre, leur chapeau noir ou kippa, et leurs tsitsit, ces franges qui dépassent des chemises. "Sujet brûlant" "À chaque fois, on nous montre du doigt", regrette Hannah Lasry, la trentaine. Mais pour Helena, 41 ans, les comportements hostiles demeurent des "cas isolés" dans la station où elle et ses proches se sentent toujours "bien accueillis". Interrogée, la mairie renvoie à un bref communiqué où elle rappelle "ses valeurs d'ouverture, de respect et d'inclusion". "C'est un sujet brûlant", glisse un élu d'une station alpine à l'AFP. "On a du mal à en parler, il suffit d'un mot de travers pour que ça s'enflamme." Des "organismes casher", comme ils se présentent, privatisent souvent des hôtels entiers, que leurs gérants peinent à remplir sans cette clientèle. À l'Alpe d'Huez, Deborah Sultan, 38 ans, et son mari, ont ainsi loué un établissement via leur société Niphla Events. En août, 250 clients du monde entier y ont séjourné dans le respect de la cacheroute, l'ensemble des règles alimentaires juives. En 2019, cette station estimait le tourisme casher à près de 20% de sa clientèle aoûtienne. Il ne représente plus que 1% aujourd'hui, relève Sébastien Mérignargues, directeur de l'office du tourisme. L'une des raisons: la montée en gamme de nombreux hôtels, désormais plus chers à privatiser. Dans le passé, le maire, Jean-Yves Noyrey, se souvient de moments de tension avec les communautés orthodoxes, autour de l'utilisation commune de la piscine ou du terrain de foot. "Depuis, tout s'est vraiment bien arrangé", observe-t-il. "Je crois que tout le monde a fait un effort."

23.08.2026 à 07:07

FRANCE24
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. AC Milan: Amorim et Ramos pour balayer la saudade C'est un signal qu'il espère fort: à deux jours d'affronter le Torino, Gerry Cardinale a passé une bonne partie de son vendredi à Milanello pour rencontrer ses joueurs, certains individuellement, et l'encadrement technique. C'est la cinquième fois de l'été que l'homme d'affaires américain et propriétaire depuis 2022 du Milan est passé par le centre d'entraînement. Critiqué par les tifosi qui lui reprochent ses manques d'ambition et d'investissement, ainsi que ses trop rares séjours en Italie, Cardinale a frappé du poing sur la table fin mai après la calamiteuse fin de saison de son équipe qui a perdu son billet pour la Ligue des champions (5e), lors de l'ultime journée avec une défaite à domicile face à Cagliari (2-1). Dans la foulée, le patron du fonds RedBird a renvoyé Massimiliano Allegri, son entraîneur depuis moins d'un an, et a complétement remanié la direction sportive et administrative du club rossonero. Seul son conseiller spécial Zlatan Ibrahimovic, pourtant pris en grippe par les supporteurs, a échappé à son courroux. Pour relancer un club dont le dernier scudetto remonte à 2022 et qui n'a eu depuis qu'un trophée, la Supercoupe d'Italie 2025, à se mettre sous la dent, il a choisi Ruben Amorim, libre depuis son licenciement par Manchester United. Le technicien portugais est le cinquième entraîneur du Milan depuis 2024, le troisième venu du Portugal après Paulo Fonseca et Sergio Conceiçao qui se sont succédés en 2024-25. Les Rossoneri, désormais dans l'ombre de leurs rivaux et voisins de l'Inter, ont été les plus actifs en Italie sur le mercato avec notamment 74 millions d'euros pour Gonçalo Ramos (PSG), un record, et 50 millions pour Diego Moreira (Strasbourg). Ils ne désespérent pas de se débarrasser de Rafael Leao, longtemps présenté comme la future star de cette équipe, mais devenu symbole d'un club en crise permanente. . La Juventus Turin a fait le ménage Si l'AC Milan a dépensé plus de 160 millions d'euros, il est talonné au niveau italien selon les chiffres du site spécialisé Transfermarkt par la Juventus Turin (157 M EUR) qui s'est notamment offert Randal Kolo Muani (40 M EUR). Les deux institutions du Calcio ont d'autres points commun. Comme le Milan, le club le plus titré du football italien court après son prestigieux passé: la Juve n'a plus remporté le scudetto depuis 2020 et brillé en C1 depuis sa finale perdue en 2017 contre le Real Madrid. A l'instar de son rival milanais, le "Vieille Dame" a perdu cette stabilité qui faisait sa marque de fabrique: arrivé en cours de saison dernière, Luciano Spalletti (son sixième entraîneur depuis 2024 !) a conservé de justesse son poste malgré une décevante 6e place, mais le directeur général français Damien Comolli a été prié de faire ses valises après moins d'un an. Son successeur s'emploie depuis à détricoter son onéreuse campagne de recrutement de l'été dernier, basée sur des algorithmes: Lois Openda (42 M EUR) a ainsi été prêté à Lyon et le club bianconero cherche à céder, voire à prêter, Jonathan David qui n'a fait mouche qu'à six reprises pour ses débuts en Serie A. Autre gros salaire du championnat, Dusan Vlahovic, en fin de contrat, a fini par répondre aux sirènes turques du Besiktas. Le redressement sportif et son corollaire financier sont urgents: toujours dans le collimateur de l'UEFA, la Juve, opposé au promu Frosinone dimanche, a enregistré plus de 58 millions d'euros de pertes en 2024-25 et la famille Agnelli a encore dû mettre la main à la poche pour la soutenir.
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