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21.03.2026 à 07:21

Rugby: "quand tout devient urgent, on explose", juge Laurent Labit

FRANCE24
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QUESTION: En tant que manager de Top 14 vous aussi, comment avez-vous perçu les difficultés rencontrées par Pierre Mignoni à Toulon? REPONSE: "On le vit comme les collègues, c'est sûr qu'il faut en être conscient. On a tous des caractères et des personnalités différentes et on est aussi impactés par ce qui nous arrive dans nos vies professionnelles, mais qui peuvent aussi des fois être aussi un sujet avec nos vies personnelles qui viennent se rajouter. Tout ça, il faut arriver à le gérer." Q: Comment gérer de telles périodes? R: "On peut le gérer bien sûr seul, on peut le gérer avec notre entourage aussi, qui est très important. Notamment pour moi, ma femme par exemple, on est marié depuis très longtemps. Même si on est dans le rugby depuis longtemps, le rugby c'est pas son truc. Donc elle a toujours un avis vraiment neutre, qui m'aide sur les situations ou les décisions qui sont un peu lourdes. Et ensuite, on peut aussi se faire aider ou se faire accompagner par des personnes extérieures et des personnes dont c'est le métier." Q: Mettez-vous des pratiques en place pour ménager votre santé mentale? R: "Pour ma part, j'aime bien aussi m'accorder des sas, pas forcément de liberté, mais avec les présidents, avec les gens du club, d'éviter de répondre au téléphone, d'éviter d'habituer aussi les gens autour de nous. Il y a des moments où on peut s'appeler, des moments où on peut travailler, des moments où on doit aussi faire autre chose, et c'est pas pour ça qu'on ne travaille pas, mais sinon tout devient urgent et tout est important, et au bout d'un moment, on explose." Q: Est-ce que la prise de parole de Pierre Mignoni vous a surpris? R: "Non, pas du tout, parce que je connais quand même assez bien Pierrot, et je sais qu'il a une personnalité, il a justement une façon de faire, une exigence, un professionnalisme qui font qu'il passe beaucoup de temps (au travail). Et puis surtout, pour Pierre, comme c'était le cas par exemple de Franck (Azéma, son prédécesseur à l'Usap), que j'ai remplacé ici à Perpignan, c'est encore plus dur pour eux parce que tu reviens chez toi, et il y a tout qui se mélange. Il y a l'environnement, c'est ton club, c'est ta maison, donc les choses, tu les prends encore plus à cœur que si c'était un autre club. Pierrot aussi est revenu à Toulon, il est chez lui, donc ça le ronge encore plus que si c'était un autre endroit." Q: Voyez-vous la santé mentale comme un vrai problème chez les managers? R: "Bien sûr, la santé mentale, dans tous les domaines, c'est très important, on s'y attarde souvent quand ça ne va pas. Mais à l'inverse, la santé mentale, c'est quand tu as gagné aussi. Celle-là, elle fait du bien, mais tu t'enflammes, et à la sortie, tu as du mal à regagner. La remise en question est valable dans les deux sens. Elle fait plus mal, bien sûr, quand ça ne marche pas et quand tu perds, mais c'est quelque chose qui doit être très important." Q: Avez-vous déjà connu de telles situations, proche du burn-out? R: "J'aurais pu, je pense, le rencontrer, avec mon expérience au Stade français (2023-2025), par exemple. J'ai bien vu au bout de quelques mois que ce n'était pas en adéquation avec ma façon de fonctionner, ma façon de penser, les valeurs... J'aurais pu m'en rendre malade, donc j'ai demandé d'arrêter, ce que le club a accepté. Donc je m'en suis sorti, mais j'aurais pu aussi finir, bien sûr, comme Pierrot (Mignoni) à Paris." Propos recueillis par Eric DUBUIS.

21.03.2026 à 07:21

Ligue 1: au PSG, Safonov plus que jamais le N.1

FRANCE24
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Mardi à Stamford Bridge contre Chelsea (3-0), le Russe de 27 ans a été décisif sur sa ligne (9 arrêts) et c'est lui qui a trouvé Khvicha Kvaratskhelia sur le premier but parisien (1-0, 6e). Son jeu au pied n'a pas été tout le temps parfait avec des dégagements hasardeux -- réprimandés par Luis Enrique -- et ses sorties ont été parfois hésitantes. Mais ces petits couacs n'empêchent pas ses coéquipiers d'être de plus en plus à l'aise à ses côtés. "Toutes les équipes qui sont allées au bout ont eu des gardiens qui les ont sauvées quand elles en avaient besoin. C'est très bien d'avoir un gardien qui te rassure comme ça", a commenté le capitaine Marquinhos. "C'est impossible de gagner à l'extérieur dans un match de Champions League, particulièrement un match retour, sans avoir un gardien de très haut niveau. Et comme je l'ai dit, j'ai non seulement +Mocha+ (Safonov), mais aussi Lucas Chevalier. J'ai parlé tout le temps de la chance que j'ai en tant qu'entraîneur d'avoir de très bons gardiens", a réagi mardi l'entraîneur Luis Enrique, n'oubliant jamais de mentionner les remplaçants quand il est interrogé sur cet épineux sujet des gardiens. Mais force est de constater que le Français a été déclassé pour de bon cette saison et si Safonov ne fait pas d'impair majeur dans les prochaines semaines, il est peu probable de revoir Lucas Chevalier dans les buts parisiens d'ici la fin mai. Interrogé par l'AFP sur cette situation, l'entourage de l'ancien Lillois de 24 ans n'a pas répondu. Seul petit rayon de soleil pour Chevalier: il a été convoqué par Didier Deschamps pour la tournée américaine des Bleus, à moins de trois mois de la Coupe du monde. Chevalier "n'a pas perdu sa valeur" "Cela m'est arrivé, souvent, avec des joueurs importants qui pouvaient être ponctuellement en difficulté dans leur club, de leur tendre la main. Cela fait partie de la relation de confiance. Cette situation n'est pas idéale pour lui (...) mais il n'a pas perdu sa valeur en quatre mois", a expliqué jeudi le sélectionneur, qui a tout de même rétrogradé Chevalier en N.3 dans la hiérarchie des gardiens derrière Mike Maignan et Brice Samba. "Je suis très content qu'il soit dans la liste, il le mérite. Je cherche toujours à défendre mes joueurs. Je suis l'entraîneur qui l'a fait signer, et mon avis sur son niveau n'a pas changé. Si j'avais été sélectionneur de l'équipe de France, j'aurais fait la même chose, c'est un signal très positif", a commenté vendredi Luis Enrique, à la veille du déplacement à Nice en Ligue 1, mais "rien à l'extérieur ne va changer mon avis". Au PSG, dans la gestion de ce poste clé, l'entraîneur parisien a changé plusieurs fois de méthodes depuis son arrivée à Paris en 2023. Quand il a été insatisfait du gardien N.1, il n'a jamais hésité à remettre en cause ce statut en instaurant une concurrence. Il l'avait ainsi fait l'année dernière avec Gianluigi Donnarumma, mis en concurrence avec Safonov pendant une courte période. Arrivé à l'été 2024 à Paris, le Russe a connu de longues périodes de disette. L'ancien gardien de Krasnodar n'avait plus joué depuis la finale de Coupe de France en mai 2025 quand il a remplacé Lucas Chevalier en décembre. Et c'est grâce à ce très bon interim (interrompu par une fracture à la main gauche), qu'il a rebattu les cartes. "Le principe de concurrence s'applique comme pour n'importe quel poste, le meilleur du moment joue", selon une source proche du vestiaire interrogée en janvier. Questionné mi-février sur ce sujet, Safonov, passionné d'échecs et de jeux de société, confiait que "cette situation de concurrence était difficile: Maintenant c'est moi qui joue plus lors des derniers matches, cela ne veut pas dire que je jouerai le prochain match".

21.03.2026 à 07:13

Au Liban, les habitants d'Alma el Chaab épuisés par l'exil forcé et la guerre sans fin avec Israël

Assiya HAMZA
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Alma el Chaab, petit village chrétien à la frontière du sud Liban a été vidé de sa population le 10 mars. Un déplacement forcé qui s'ajoute à ceux des précédentes guerres avec Israël. France 24 a rencontré trois de ses habitants qui racontent l'exil forcé, l'enfance sous les bombes et l'espoir de voir un jour la paix dans leur pays. Témoignages.
Texte intégral (671 mots)
Alma el Chaab, petit village chrétien à la frontière du sud Liban a été vidé de sa population le 10 mars. Un déplacement forcé qui s'ajoute à ceux des précédentes guerres avec Israël. France 24 a rencontré trois de ses habitants qui racontent l'exil forcé, l'enfance sous les bombes et l'espoir de voir un jour la paix dans leur pays. Témoignages.
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