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03.02.2026 à 22:13

Wall Street en recul, pénalisée par la tech

FRANCE24
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Le Dow Jones a perdu 0,34%, l'indice Nasdaq 1,43% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,84%.
Le Dow Jones a perdu 0,34%, l'indice Nasdaq 1,43% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,84%.

03.02.2026 à 22:01

Syrie: les forces gouvernementales entrent dans le bastion kurde de Qamichli

FRANCE24
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Un correspondant de l'AFP sur place a vu une colonne des forces de sécurité formée de blindés et de véhicules pénétrer dans la ville et établir des barrages de contrôle à ses entrées. Si des Syriens brandissaient des drapeaux aux abords de Qamichli pour célébrer cette arrivée, des habitants ont fait part de leurs inquiétudes. "Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'entrée de ces forces dans nos villes", a témoigné Mohammed al-Sayyed, 29 ans, employé dans une boutique de vêtements. "Notre crainte pour l'avenir est claire: qu'ils reproduisent l'expérience" de l'ex-président syrien Bachar al-Assad, "avec des arrestations, des enlèvements et des mesures de répression sécuritaires", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone. Mais pour Saad Mohammed, 35 ans, professeur de langue kurde, "c'est une bonne chose à condition que le gouvernement s'engage à résoudre la question kurde dans le cadre de la Constitution et que l'intégration soit équitable pour tous les employés kurdes". Répartis entre la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Turquie, les Kurdes affirment que leurs tentatives d'établir un Etat indépendant ont été systématiquement réprimées par les puissances régionales et internationales au cours de leur histoire. Espoirs d'autonomie anéantis L'activité était paralysée dans la ville, où les places et les devantures des magasins fermés étaient ornées de drapeaux kurdes, rouge, blanc et vert frappés d'un soleil. L'accord annoncé vendredi sous la pression militaire de Damas vise à intégrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Il anéantit les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024. Les forces de sécurité de Damas étaient déjà entrées lundi dans la ville de Hassaké, qui était sous contrôle kurde. Le chef des puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), Mazloum Abdi, avait indiqué que seule une "force de sécurité limitée", et non l'armée, entrerait à Hassaké et Qamichli. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Noureddine al-Baba, a précisé que les forces de sécurité kurdes, les Assayech, seraient "intégrées dans les rangs" du ministère qui payera désormais leur solde. Saluant la diversité de la Syrie, il a inspecté leurs quartiers généraux à Qamichli, selon la télévision d'Etat. Les FDS avaient été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie menée par les Etats-Unis, qui soutiennent désormais le nouveau pouvoir syrien. Des forces gouvernementales ont également commencé à se déployer lundi soir dans les villages autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep. Le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 le pouvoir de Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Avec le déploiement de ses troupes dans la zone kurde, il ne reste plus que la région druze de Soueïda, dans le sud, qui échappe à son contrôle.
Texte intégral (552 mots)
Un correspondant de l'AFP sur place a vu une colonne des forces de sécurité formée de blindés et de véhicules pénétrer dans la ville et établir des barrages de contrôle à ses entrées. Si des Syriens brandissaient des drapeaux aux abords de Qamichli pour célébrer cette arrivée, des habitants ont fait part de leurs inquiétudes. "Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'entrée de ces forces dans nos villes", a témoigné Mohammed al-Sayyed, 29 ans, employé dans une boutique de vêtements. "Notre crainte pour l'avenir est claire: qu'ils reproduisent l'expérience" de l'ex-président syrien Bachar al-Assad, "avec des arrestations, des enlèvements et des mesures de répression sécuritaires", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone. Mais pour Saad Mohammed, 35 ans, professeur de langue kurde, "c'est une bonne chose à condition que le gouvernement s'engage à résoudre la question kurde dans le cadre de la Constitution et que l'intégration soit équitable pour tous les employés kurdes". Répartis entre la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Turquie, les Kurdes affirment que leurs tentatives d'établir un Etat indépendant ont été systématiquement réprimées par les puissances régionales et internationales au cours de leur histoire. Espoirs d'autonomie anéantis L'activité était paralysée dans la ville, où les places et les devantures des magasins fermés étaient ornées de drapeaux kurdes, rouge, blanc et vert frappés d'un soleil. L'accord annoncé vendredi sous la pression militaire de Damas vise à intégrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Il anéantit les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024. Les forces de sécurité de Damas étaient déjà entrées lundi dans la ville de Hassaké, qui était sous contrôle kurde. Le chef des puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), Mazloum Abdi, avait indiqué que seule une "force de sécurité limitée", et non l'armée, entrerait à Hassaké et Qamichli. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Noureddine al-Baba, a précisé que les forces de sécurité kurdes, les Assayech, seraient "intégrées dans les rangs" du ministère qui payera désormais leur solde. Saluant la diversité de la Syrie, il a inspecté leurs quartiers généraux à Qamichli, selon la télévision d'Etat. Les FDS avaient été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie menée par les Etats-Unis, qui soutiennent désormais le nouveau pouvoir syrien. Des forces gouvernementales ont également commencé à se déployer lundi soir dans les villages autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep. Le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 le pouvoir de Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Avec le déploiement de ses troupes dans la zone kurde, il ne reste plus que la région druze de Soueïda, dans le sud, qui échappe à son contrôle.

03.02.2026 à 21:27

Après une année 2025 "record", Santander va acquérir la banque américaine Webster Bank pour plus de 10 mds EUR

FRANCE24
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Cette acquisition inattendue, "équivalente à environ 4% des actifs de Santander", "donnera naissance à une banque plus solide et plus compétitive pour les clients", s'est félicité le groupe bancaire espagnol dans un communiqué publié dans la soirée. L'achat de Webster Bank, banque fondée en 1935, "accroît de manière significative la taille de Santander, sa base de dépôts et ses capacités aux États-Unis", a ajouté l'établissement bancaire espagnol, qui compte environ 200.000 employés et 180 millions de clients dans le monde. "C'est une étape enthousiasmante", s'est réjoui pour sa part sa présidente, Ana Botín, citée dans le communiqué, évoquant une opération "stratégique" pour se renforcer et se développer sur le marché américain. La dirigeante de Santander, dont la banque fait figure de poids lourd en Europe aux côtés notamment de BNP Paribas, a assuré que ce rachat allait "développer les produits, la technologie et les capacités que nous pouvons offrir, avec de vraies opportunités de revenus". De son côté, le directeur actuel de Webster Bank, John Ciulla, a affirmé dans le communiqué que l'acquisition par la grande banque espagnole allait donner "des capacités élargies et de nouvelles opportunités de croissance" à son entreprise. Les deux banques n'ont pas précisé à ce stade quand l'opération financière serait finalisée. En attendant, "Santander et Webster continueront à fonctionner comme deux entreprises distinctes, et il n'y aura aucun changement concernant les comptes clients Santander ou Webster, l'accès aux agences ou les services au quotidien", a indiqué le géant espagnol. Première place confortée L'annonce de cette acquisition est intervenue quelques minutes avant la publication des résultats annuels "records" de Santander, actuellement valorisée à plus de 130 milliards d'euros, qui conforte ainsi sa place de premier établissement bancaire d'Espagne. Avec 14,1 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, le groupe a signé "une quatrième année consécutive record", en hausse de 12% par rapport à 2024. L'année passée a pourtant été marquée pour Santander par le feuilleton de l'OPA hostile de sa grande concurrente, BBVA, sur Sabadell, quatrième banque espagnole. Mais la menace de la possible émergence d'un autre mastodonte bancaire en Espagne s'est dissipée en octobre, après des mois de tractations politico-économiques, quand cette opération très médiatisée a échoué, poussant BBVA à abandonner ce méga-projet qui n'était pas vu d'un bon oeil par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez. C'était dans ce contexte incertain que le groupe fondé en 1857 à Santander, dans le nord de l'Espagne, avait d'ailleurs annoncé en juillet une première acquisition d'ampleur, celle de TSB, filiale de Sabadell, pour 3,1 milliards d'euros, dans l'idée notamment de compliquer la tâche de BBVA dans son OPA, mais aussi dans le but de l'intégrer à Santander UK. Vendredi dernier, la banque a d'ailleurs nommé un nouveau directeur pour sa filiale au Royaume-Uni, Mahesh Aditya, dont la principale mission sera précisément de gérer "l'intégration de TSB".
Texte intégral (518 mots)
Cette acquisition inattendue, "équivalente à environ 4% des actifs de Santander", "donnera naissance à une banque plus solide et plus compétitive pour les clients", s'est félicité le groupe bancaire espagnol dans un communiqué publié dans la soirée. L'achat de Webster Bank, banque fondée en 1935, "accroît de manière significative la taille de Santander, sa base de dépôts et ses capacités aux États-Unis", a ajouté l'établissement bancaire espagnol, qui compte environ 200.000 employés et 180 millions de clients dans le monde. "C'est une étape enthousiasmante", s'est réjoui pour sa part sa présidente, Ana Botín, citée dans le communiqué, évoquant une opération "stratégique" pour se renforcer et se développer sur le marché américain. La dirigeante de Santander, dont la banque fait figure de poids lourd en Europe aux côtés notamment de BNP Paribas, a assuré que ce rachat allait "développer les produits, la technologie et les capacités que nous pouvons offrir, avec de vraies opportunités de revenus". De son côté, le directeur actuel de Webster Bank, John Ciulla, a affirmé dans le communiqué que l'acquisition par la grande banque espagnole allait donner "des capacités élargies et de nouvelles opportunités de croissance" à son entreprise. Les deux banques n'ont pas précisé à ce stade quand l'opération financière serait finalisée. En attendant, "Santander et Webster continueront à fonctionner comme deux entreprises distinctes, et il n'y aura aucun changement concernant les comptes clients Santander ou Webster, l'accès aux agences ou les services au quotidien", a indiqué le géant espagnol. Première place confortée L'annonce de cette acquisition est intervenue quelques minutes avant la publication des résultats annuels "records" de Santander, actuellement valorisée à plus de 130 milliards d'euros, qui conforte ainsi sa place de premier établissement bancaire d'Espagne. Avec 14,1 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, le groupe a signé "une quatrième année consécutive record", en hausse de 12% par rapport à 2024. L'année passée a pourtant été marquée pour Santander par le feuilleton de l'OPA hostile de sa grande concurrente, BBVA, sur Sabadell, quatrième banque espagnole. Mais la menace de la possible émergence d'un autre mastodonte bancaire en Espagne s'est dissipée en octobre, après des mois de tractations politico-économiques, quand cette opération très médiatisée a échoué, poussant BBVA à abandonner ce méga-projet qui n'était pas vu d'un bon oeil par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez. C'était dans ce contexte incertain que le groupe fondé en 1857 à Santander, dans le nord de l'Espagne, avait d'ailleurs annoncé en juillet une première acquisition d'ampleur, celle de TSB, filiale de Sabadell, pour 3,1 milliards d'euros, dans l'idée notamment de compliquer la tâche de BBVA dans son OPA, mais aussi dans le but de l'intégrer à Santander UK. Vendredi dernier, la banque a d'ailleurs nommé un nouveau directeur pour sa filiale au Royaume-Uni, Mahesh Aditya, dont la principale mission sera précisément de gérer "l'intégration de TSB".
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