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03.02.2026 à 13:53

Recrutements, aviation et aide américaine : comment le Nigeria accentue la lutte antiterroriste

David RICH
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Depuis fin janvier, l’armée a annoncé avoir tué plusieurs hauts commandants du groupe islamiste radical Boko Haram, dans le nord-est du pays. Des victoires symboliques pour Abuja qui a accentué ces derniers mois la pression militaire sur les groupes terroristes avec l’appui de Washington.
Depuis fin janvier, l’armée a annoncé avoir tué plusieurs hauts commandants du groupe islamiste radical Boko Haram, dans le nord-est du pays. Des victoires symboliques pour Abuja qui a accentué ces derniers mois la pression militaire sur les groupes terroristes avec l’appui de Washington.

03.02.2026 à 13:49

La Russie reprend ses frappes massives sur l'Ukraine avant des discussions diplomatiques

FRANCE24
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Ces frappes ont été menées quelques heures avant l'arrivée en Ukraine du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, qui a estimé que ces dernières attaques russes "ne témoignent pas d'un réel sérieux envers la paix" de la part de Moscou. La Russie a lancé son invasion de l'Ukraine en février 2022, déclenchant le pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, qui a fait depuis des dizaines, voire des centaines de milliers de morts dans les deux pays. Des explosions ont retenti toute la nuit dans la capitale ukrainienne, ont constaté les journalistes de l'AFP, et les habitants de plus d'un millier d'immeubles résidentiels se sont réveillés sans chauffage, alors que les températures sont descendues sous -20°C degrés. Cette nouvelle attaque contre le secteur énergétique ukrainien vient après une accalmie d'une semaine. Le Kremlin avait annoncé la semaine dernière avoir accepté, à la demande du président américain Donald Trump, de s'abstenir de frapper Kiev "jusqu'au 1er février". M. Zelensky a dénoncé une "attaque délibérée contre les infrastructures énergétiques, impliquant un nombre record de missiles balistiques". Il a aussi Moscou d'avoir simplement profité de la pause pour "accumuler des missiles" et "attendre les jours les plus froids de l'année" pour frapper. "Des centaines de milliers de familles, y compris des enfants, ont été délibérément privées de chauffage", a déploré le ministre ukrainien de l'Energie, Denys Chmygal. "Très forte explosion" Selon l'armée de l'air ukrainienne, l'armée russe a tiré 71 missiles et 450 drones d'attaque, dont respectivement 38 et 412 ont été interceptés. Ces frappes, largement vues en Ukraine comme une tentative du Kremlin de briser l'esprit de la population civile, ont touché huit régions dont celles de Kiev, Dnipro (centre-est), Kharkiv (nord-est) et Odessa (sud). L'opérateur énergétique privé DTEK a indiqué qu'il s'agissait de l'"attaque la plus puissante contre le secteur énergétique depuis le début de l'année". Dans la capitale, 1.100 bâtiments sont sans chauffage dans des quartiers orientaux, a indiqué le maire de Kiev Vitali Klitschko. L'installation assurant le chauffage de ces immeubles a été "fortement endommagée" et les spécialistes évaluent s'il est possible de la réparer, a ajouté le maire. A Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, plus de 100.000 foyers sont concernés. "J'ai été réveillé par un éclair aveuglant et j'ai entendu une très forte explosion. Pris de panique, mon père et moi avons couru dehors", a témoigné auprès de l'AFP Mykyta, un étudiant. "Nos fenêtres sont cassées et nous n’avons pas de chauffage", a ajouté une autre habitante, Anastassia Grytsenko. "Nous ne savons pas quoi faire." Un célèbre monument soviétique commémorant la victoire sur l'Allemagne nazie, a aussi été endommagé, au pied de la statue géante de la "Mère Patrie" qui trône au-dessus de Kiev. "Terroriser la population" Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué, comme lors de chaque frappe, avoir visé "des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations énergétiques utilisées dans leur intérêt". Avant la courte pause de la semaine dernière, la Russie avait mené une série de frappes massives sur les centrales et sous-stations électriques et le secteur gazier ukrainien, provoquant la pire crise énergétique depuis le début de son invasion de l'Ukraine en 2022. La capitale Kiev a été particulièrement affectée, des coupures touchant par moments la moitié de la ville. "Profiter des journées d'hiver les plus froides pour terroriser la population est plus important pour la Russie que choisir la diplomatie", a dénoncé mardi M. Zelensky, qui, la veille au soir, se félicitait encore d'une certaine "désescalade" grâce à la demande de Donald Trump. Cette nouvelle attaque intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver mercredi et jeudi pour de nouveaux pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis. Ce deuxième cycle, après un premier fin janvier, est mené sous médiation américaine. Ces pourparlers pour trouver une issue diplomatique, restent difficiles. Selon Volodymyr Zelensky, le principal point de friction est la question des territoires. Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes quittent les zones sous leur contrôle dans le Donbass, région industrielle de l'Est que la Russie revendique, ce que Kiev refuse. Sur le front, les troupes russes ont accéléré leurs avancées en Ukraine courant janvier, s'emparant de près de deux fois plus de territoire que le mois précédent, selon une analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), qui collabore avec le Critical Threats Project, deux centres de réflexion américains.
Texte intégral (824 mots)
Ces frappes ont été menées quelques heures avant l'arrivée en Ukraine du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, qui a estimé que ces dernières attaques russes "ne témoignent pas d'un réel sérieux envers la paix" de la part de Moscou. La Russie a lancé son invasion de l'Ukraine en février 2022, déclenchant le pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, qui a fait depuis des dizaines, voire des centaines de milliers de morts dans les deux pays. Des explosions ont retenti toute la nuit dans la capitale ukrainienne, ont constaté les journalistes de l'AFP, et les habitants de plus d'un millier d'immeubles résidentiels se sont réveillés sans chauffage, alors que les températures sont descendues sous -20°C degrés. Cette nouvelle attaque contre le secteur énergétique ukrainien vient après une accalmie d'une semaine. Le Kremlin avait annoncé la semaine dernière avoir accepté, à la demande du président américain Donald Trump, de s'abstenir de frapper Kiev "jusqu'au 1er février". M. Zelensky a dénoncé une "attaque délibérée contre les infrastructures énergétiques, impliquant un nombre record de missiles balistiques". Il a aussi Moscou d'avoir simplement profité de la pause pour "accumuler des missiles" et "attendre les jours les plus froids de l'année" pour frapper. "Des centaines de milliers de familles, y compris des enfants, ont été délibérément privées de chauffage", a déploré le ministre ukrainien de l'Energie, Denys Chmygal. "Très forte explosion" Selon l'armée de l'air ukrainienne, l'armée russe a tiré 71 missiles et 450 drones d'attaque, dont respectivement 38 et 412 ont été interceptés. Ces frappes, largement vues en Ukraine comme une tentative du Kremlin de briser l'esprit de la population civile, ont touché huit régions dont celles de Kiev, Dnipro (centre-est), Kharkiv (nord-est) et Odessa (sud). L'opérateur énergétique privé DTEK a indiqué qu'il s'agissait de l'"attaque la plus puissante contre le secteur énergétique depuis le début de l'année". Dans la capitale, 1.100 bâtiments sont sans chauffage dans des quartiers orientaux, a indiqué le maire de Kiev Vitali Klitschko. L'installation assurant le chauffage de ces immeubles a été "fortement endommagée" et les spécialistes évaluent s'il est possible de la réparer, a ajouté le maire. A Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, plus de 100.000 foyers sont concernés. "J'ai été réveillé par un éclair aveuglant et j'ai entendu une très forte explosion. Pris de panique, mon père et moi avons couru dehors", a témoigné auprès de l'AFP Mykyta, un étudiant. "Nos fenêtres sont cassées et nous n’avons pas de chauffage", a ajouté une autre habitante, Anastassia Grytsenko. "Nous ne savons pas quoi faire." Un célèbre monument soviétique commémorant la victoire sur l'Allemagne nazie, a aussi été endommagé, au pied de la statue géante de la "Mère Patrie" qui trône au-dessus de Kiev. "Terroriser la population" Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué, comme lors de chaque frappe, avoir visé "des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations énergétiques utilisées dans leur intérêt". Avant la courte pause de la semaine dernière, la Russie avait mené une série de frappes massives sur les centrales et sous-stations électriques et le secteur gazier ukrainien, provoquant la pire crise énergétique depuis le début de son invasion de l'Ukraine en 2022. La capitale Kiev a été particulièrement affectée, des coupures touchant par moments la moitié de la ville. "Profiter des journées d'hiver les plus froides pour terroriser la population est plus important pour la Russie que choisir la diplomatie", a dénoncé mardi M. Zelensky, qui, la veille au soir, se félicitait encore d'une certaine "désescalade" grâce à la demande de Donald Trump. Cette nouvelle attaque intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver mercredi et jeudi pour de nouveaux pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis. Ce deuxième cycle, après un premier fin janvier, est mené sous médiation américaine. Ces pourparlers pour trouver une issue diplomatique, restent difficiles. Selon Volodymyr Zelensky, le principal point de friction est la question des territoires. Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes quittent les zones sous leur contrôle dans le Donbass, région industrielle de l'Est que la Russie revendique, ce que Kiev refuse. Sur le front, les troupes russes ont accéléré leurs avancées en Ukraine courant janvier, s'emparant de près de deux fois plus de territoire que le mois précédent, selon une analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), qui collabore avec le Critical Threats Project, deux centres de réflexion américains.

03.02.2026 à 13:45

Dans les campagnes indiennes, les premières révolutions de l'IA

FRANCE24
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De son village au Jharkhand (est), la jeune femme supervise le travail de fourmi d'une équipe d'annotateurs, ces petites mains qui nourrissent les machines de l'IA des textes, sons et images qui leurs sont indispensables pour s'entraîner. Chandmani Kerketta ne disposait que des quelques notions de codage informatique enseignées à l'école lorsqu'elle a rejoint, il y a quelques années, le grand chambardement technologique en cours. "Ce travail m'a permis de finir mes études et de donner un coup de main à la maison pour l'exploitation", explique-t-elle devant les plants de tomates et de pois familiaux. "Après mon travail sur écran pendant la nuit, je dors un petit peu et je m'empresse de venir aider la famille", poursuit cette récente diplômée en histoire. "Ici, rien n'est possible sans agriculture". Comme Chandmani Kerketta, de nombreuses jeunes femmes des environs de Ranchi, la capitale du Jharkhand, ont rejoint la piétaille de l'IA, qui leur offre l'occasion d'une carrière inattendue sans avoir à migrer dans une grande ville. Selon l'entreprise américaine ScryAI, l'Inde, qui accueille en février un sommet international sur l'IA, héberge au moins 200.000 annotateurs sur son territoire - la moitié des effectifs mondiaux de la spécialité. Pas étonnant dans le pays le plus peuplé de la planète - près de 1,5 milliard d'habitants - dont la main d'œuvre abondante, formée et bon marché en a déjà fait un champion de la sous-traitance informatique. Rester au village Ces dernier mois, plusieurs grands noms de la "tech" américaine comme Google, Microsoft ou Amazon ont annoncé des dizaines de milliards de dollars d'investissements pour y construire des centres de données aussi gigantesques qu'énergivores. En attendant qu'ils sortent de terre, l'IA indienne se développe surtout dans les petites villes et les villages, où des cohortes d'anonymes décrivent des données brutes (texte, audio, photo, vidéo) pour les rendre compréhensibles par un modèle d'apprentissage automatique. Dans l'Etat du Tamil Nadu (sud), Indu Nadarajan télétravaille pour l'entreprise indienne NextWealth. Sa spécialité ? Annoter des images de phares, d'animaux, de lampadaires ou de passages pour piétons pour alimenter l'ordinateur de bord des voitures sans chauffeur. Le faire depuis son village du district de Nammakal la satisfait pleinement. "Beaucoup vont à Chennai ou Bangalore pour se former à l'IA", dit cette titulaire d'un master en mathématiques, "je suis particulièrement fière de pouvoir le faire en restant dans mon village natal". Son patron Sridhar Mitta, fondateur de l'entreprise, ne doutait pas du succès de cette recette. "La distance ne compte plus (...) n'importe qui peut accomplir sa tâche où qu'il soit, car les données transitent par internet", détaille cet ancien dirigeant du géant indien des services informatiques Wipro. "Si je suis capable de concevoir un produit pour une entreprise américaine éloignée de 5.000 miles", poursuit l'octogénaire, "je ne vois pas ce qui m'empêcherait d'employer des gens à seulement 200 miles d'ici". Le PDG ne regrette pas de son choix d'avoir recruté des annotateurs dotés d'un bagage technique minimal, qu'il paie de 274 à 550 dollars par mois. "Nous avons changé d'approche en allant dans les petites villes, en retenant les gens qui étaient disponibles, en déterminant les fonctions qu'ils pouvaient remplir et en les formant pour ça", résume Sridhar Mitta. Emancipation Une recette qui, pronostique-t-il, créera les emplois de demain, qui compenseront ceux supprimés par la généralisation de l'intelligence artificielle. "Les microentreprises sont l'avenir des petites villes", veut croire le PDG de NextWealth. "Ce ne sont pas des géants qui valent un milliard de dollars mais elles seront utiles à leur région ou à leur ville en termes d'emplois". Même fastidieux et répétitif, le travail d'annotation éveille en outre chez ceux qui s'y collent la curiosité pour les choses de l'IA, et l'envie de les partager. "Je conseille à mes proches d'apprendre à utiliser les outils de l'IA", témoigne une autre employée de NextWealth, Amala Dhanapal. "Cela peut leur être très utile dans leur carrière", ajoute la jeune femme. En irriguant les campagnes indiennes, aux mentalités encore conservatrices, les nouvelles technologies peuvent aussi constituer un outil d'émancipation. "C'est un sacré truc", juge Amala Dhanapal. "La plupart des filles ont du mal à faire des études à cause de leur famille. Et même si la famille l'accepte, il faut ensuite qu'elle les autorise à travailler. Ici, ce n'est pas évident". Pas à pas, l'introduction de l'IA pourrait donc faire évoluer quelques vieilles habitudes, espère Chandmani Kerketta. Elle a gardé en tête les "moqueries" dont elle a fait l'objet quand elle a commencé à annoter. Certains l'accusaient aussi de vouloir "s'enfuir pour se marier" avec un garçon de la ville... "Maintenant, elles sont fières de me voir partir sur mon scooter. Et moi aussi !"
Texte intégral (816 mots)
De son village au Jharkhand (est), la jeune femme supervise le travail de fourmi d'une équipe d'annotateurs, ces petites mains qui nourrissent les machines de l'IA des textes, sons et images qui leurs sont indispensables pour s'entraîner. Chandmani Kerketta ne disposait que des quelques notions de codage informatique enseignées à l'école lorsqu'elle a rejoint, il y a quelques années, le grand chambardement technologique en cours. "Ce travail m'a permis de finir mes études et de donner un coup de main à la maison pour l'exploitation", explique-t-elle devant les plants de tomates et de pois familiaux. "Après mon travail sur écran pendant la nuit, je dors un petit peu et je m'empresse de venir aider la famille", poursuit cette récente diplômée en histoire. "Ici, rien n'est possible sans agriculture". Comme Chandmani Kerketta, de nombreuses jeunes femmes des environs de Ranchi, la capitale du Jharkhand, ont rejoint la piétaille de l'IA, qui leur offre l'occasion d'une carrière inattendue sans avoir à migrer dans une grande ville. Selon l'entreprise américaine ScryAI, l'Inde, qui accueille en février un sommet international sur l'IA, héberge au moins 200.000 annotateurs sur son territoire - la moitié des effectifs mondiaux de la spécialité. Pas étonnant dans le pays le plus peuplé de la planète - près de 1,5 milliard d'habitants - dont la main d'œuvre abondante, formée et bon marché en a déjà fait un champion de la sous-traitance informatique. Rester au village Ces dernier mois, plusieurs grands noms de la "tech" américaine comme Google, Microsoft ou Amazon ont annoncé des dizaines de milliards de dollars d'investissements pour y construire des centres de données aussi gigantesques qu'énergivores. En attendant qu'ils sortent de terre, l'IA indienne se développe surtout dans les petites villes et les villages, où des cohortes d'anonymes décrivent des données brutes (texte, audio, photo, vidéo) pour les rendre compréhensibles par un modèle d'apprentissage automatique. Dans l'Etat du Tamil Nadu (sud), Indu Nadarajan télétravaille pour l'entreprise indienne NextWealth. Sa spécialité ? Annoter des images de phares, d'animaux, de lampadaires ou de passages pour piétons pour alimenter l'ordinateur de bord des voitures sans chauffeur. Le faire depuis son village du district de Nammakal la satisfait pleinement. "Beaucoup vont à Chennai ou Bangalore pour se former à l'IA", dit cette titulaire d'un master en mathématiques, "je suis particulièrement fière de pouvoir le faire en restant dans mon village natal". Son patron Sridhar Mitta, fondateur de l'entreprise, ne doutait pas du succès de cette recette. "La distance ne compte plus (...) n'importe qui peut accomplir sa tâche où qu'il soit, car les données transitent par internet", détaille cet ancien dirigeant du géant indien des services informatiques Wipro. "Si je suis capable de concevoir un produit pour une entreprise américaine éloignée de 5.000 miles", poursuit l'octogénaire, "je ne vois pas ce qui m'empêcherait d'employer des gens à seulement 200 miles d'ici". Le PDG ne regrette pas de son choix d'avoir recruté des annotateurs dotés d'un bagage technique minimal, qu'il paie de 274 à 550 dollars par mois. "Nous avons changé d'approche en allant dans les petites villes, en retenant les gens qui étaient disponibles, en déterminant les fonctions qu'ils pouvaient remplir et en les formant pour ça", résume Sridhar Mitta. Emancipation Une recette qui, pronostique-t-il, créera les emplois de demain, qui compenseront ceux supprimés par la généralisation de l'intelligence artificielle. "Les microentreprises sont l'avenir des petites villes", veut croire le PDG de NextWealth. "Ce ne sont pas des géants qui valent un milliard de dollars mais elles seront utiles à leur région ou à leur ville en termes d'emplois". Même fastidieux et répétitif, le travail d'annotation éveille en outre chez ceux qui s'y collent la curiosité pour les choses de l'IA, et l'envie de les partager. "Je conseille à mes proches d'apprendre à utiliser les outils de l'IA", témoigne une autre employée de NextWealth, Amala Dhanapal. "Cela peut leur être très utile dans leur carrière", ajoute la jeune femme. En irriguant les campagnes indiennes, aux mentalités encore conservatrices, les nouvelles technologies peuvent aussi constituer un outil d'émancipation. "C'est un sacré truc", juge Amala Dhanapal. "La plupart des filles ont du mal à faire des études à cause de leur famille. Et même si la famille l'accepte, il faut ensuite qu'elle les autorise à travailler. Ici, ce n'est pas évident". Pas à pas, l'introduction de l'IA pourrait donc faire évoluer quelques vieilles habitudes, espère Chandmani Kerketta. Elle a gardé en tête les "moqueries" dont elle a fait l'objet quand elle a commencé à annoter. Certains l'accusaient aussi de vouloir "s'enfuir pour se marier" avec un garçon de la ville... "Maintenant, elles sont fières de me voir partir sur mon scooter. Et moi aussi !"
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