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03.07.2026 à 07:23

Jean-Luc MOUNIER
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Le Paraguay a créé la sensation en éliminant l'Allemagne en 16es de finale. Un authentique exploit, qui a été célébré par un jour férié dans le pays sud-américain alors que son sélectionneur a qualifié ses joueurs de "légendes". Un succès bâti sur la "garra guarani", un état d'esprit hargneux en toutes circonstances. L'équipe de France est prévenue.
Le Paraguay a créé la sensation en éliminant l'Allemagne en 16es de finale. Un authentique exploit, qui a été célébré par un jour férié dans le pays sud-américain alors que son sélectionneur a qualifié ses joueurs de "légendes". Un succès bâti sur la "garra guarani", un état d'esprit hargneux en toutes circonstances. L'équipe de France est prévenue.

03.07.2026 à 07:15

FRANCE24
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"On se donne le droit d'être ambitieux. On se donne le droit de rêver", avait lâché Fabien Galthié, à Marcoussis, fin juin, avant d'embarquer pour l'hémisphère sud et les trois premiers matches des Bleus dans cette nouvelle épreuve, avec un premier rendez-vous en Nouvelle-Zélande avant d'aller défier les Wallabies à Brisbane puis les Japonais à Tokyo. "Nous avons tout à gagner. On se prépare depuis trois semaines avec passion, avec envie. Il nous reste maintenant à jouer", a confirmé jeudi le sélectionneur tricolore. Sans cacher que la tâche sera difficile, entre "la meilleure équipe de Nouvelle-Zélande et une équipe qui n'est pas la meilleure équipe de France (...) mais seulement la meilleure équipe du moment." "Je considère que dans cette équipe-là, on a quatre titulaires du Tournoi des six nations qui ont gagné la compétition", a-t-il insisté. Privé, entre autres, de Thomas Ramos, son tireur d'élite, de Louis Bielle-Biarrey et ses 34 essais en 31 matches cette saison, dont un quadruplé hallucinant lors de la victoire sur le fil contre l'Angleterre (48-46) pour le gain du Tournoi, ou de son maestro Antoine Dupont, blessé à un mollet, ainsi que de tous les autres finalistes toulousains ou montpelliérains, le XV de France n'est certes pas au complet. Mais le XV de départ aligné samedi ne sera pas pour autant une de ces équipes B ou C que le même Fabien Galthié regrettait de devoir emmener chaque été en tournée, à commencer par celle de 2025 conclue par trois défaites, déjà en Nouvelle-Zélande. "Brutalité et talent" Ainsi, pas moins de huit vainqueurs de la Champions Cup avec l'UBB seront présents au coup d'envoi samedi, sous le toit transparent du "Te Kaha" ("la force" en maori), le nouveau stade de Christchurch, successeur du Lancaster Park, détruit après le tremblement de terre qui avait ravagé la ville en 2011. Et parmi cette armada bordelaise, la charnière Maxime Lucu - Matthieu Jalibert, qui a fait tourner l'Europe en bourrique, et un certain Damian Penaud, meilleur marqueur d'essais de l'histoire du XV de France (40), revenu en grâce après avoir été envoyé au coin durant le Tournoi par maître Galthié en raison de ses errements défensifs. Alors certes, la deuxième ligne bleue peut sembler bien inexpérimentée, avec Hugo Auradou et ses 12 sélections et le bizuth australien de Castres, Tom Staniforth, qui va découvrir le niveau international. Et que dire d'une troisième ligne à 16 sélections au total, avec un gamin de 21 ans, Marko Gazzotti, en N.8 ? Ou de Max Spring, le Racingman au père néo-zélandais, une seule cape au compteur, qui va devoir survivre sous les chandelles noires à l'arrière ? "C'est une opportunité formidable pour tous les joueurs. Ils sont tous en capacité de marquer des points", à 15 mois du Mondial 2027 en Australie, a assuré Fabien Galthié, qui s'attend à un formidable défi All Black. "Brutalité et talent. Voilà ce qu'ils vont nous proposer, prophétise-t-il. La brutalité liée à leur culture. Et le talent lié à leur potentiel certain et à leur motivation". Du côté de Dave Rennie, le nouveau sélectionneur All Black nommé en mars pour succéder à Scott Robertson, on affirme se méfier du XV de France et de "sa mêlée, son jeu au pied et sa capacité à garder le ballon vivant". Mais les statistiques sont claires. Et une victoire serait un exploit pour des Bleus qui courent depuis 17 ans après un succès en terre néo-zélandaise contre les All Blacks. Lors de ce triomphe, 27-22 à Dunedin en juin 2009, le quatrième seulement d'un XV de France en 34 visites, le talonneur était un certain William Servat, aujourd'hui entraîneur des avants bleus.
Texte intégral (630 mots)
"On se donne le droit d'être ambitieux. On se donne le droit de rêver", avait lâché Fabien Galthié, à Marcoussis, fin juin, avant d'embarquer pour l'hémisphère sud et les trois premiers matches des Bleus dans cette nouvelle épreuve, avec un premier rendez-vous en Nouvelle-Zélande avant d'aller défier les Wallabies à Brisbane puis les Japonais à Tokyo. "Nous avons tout à gagner. On se prépare depuis trois semaines avec passion, avec envie. Il nous reste maintenant à jouer", a confirmé jeudi le sélectionneur tricolore. Sans cacher que la tâche sera difficile, entre "la meilleure équipe de Nouvelle-Zélande et une équipe qui n'est pas la meilleure équipe de France (...) mais seulement la meilleure équipe du moment." "Je considère que dans cette équipe-là, on a quatre titulaires du Tournoi des six nations qui ont gagné la compétition", a-t-il insisté. Privé, entre autres, de Thomas Ramos, son tireur d'élite, de Louis Bielle-Biarrey et ses 34 essais en 31 matches cette saison, dont un quadruplé hallucinant lors de la victoire sur le fil contre l'Angleterre (48-46) pour le gain du Tournoi, ou de son maestro Antoine Dupont, blessé à un mollet, ainsi que de tous les autres finalistes toulousains ou montpelliérains, le XV de France n'est certes pas au complet. Mais le XV de départ aligné samedi ne sera pas pour autant une de ces équipes B ou C que le même Fabien Galthié regrettait de devoir emmener chaque été en tournée, à commencer par celle de 2025 conclue par trois défaites, déjà en Nouvelle-Zélande. "Brutalité et talent" Ainsi, pas moins de huit vainqueurs de la Champions Cup avec l'UBB seront présents au coup d'envoi samedi, sous le toit transparent du "Te Kaha" ("la force" en maori), le nouveau stade de Christchurch, successeur du Lancaster Park, détruit après le tremblement de terre qui avait ravagé la ville en 2011. Et parmi cette armada bordelaise, la charnière Maxime Lucu - Matthieu Jalibert, qui a fait tourner l'Europe en bourrique, et un certain Damian Penaud, meilleur marqueur d'essais de l'histoire du XV de France (40), revenu en grâce après avoir été envoyé au coin durant le Tournoi par maître Galthié en raison de ses errements défensifs. Alors certes, la deuxième ligne bleue peut sembler bien inexpérimentée, avec Hugo Auradou et ses 12 sélections et le bizuth australien de Castres, Tom Staniforth, qui va découvrir le niveau international. Et que dire d'une troisième ligne à 16 sélections au total, avec un gamin de 21 ans, Marko Gazzotti, en N.8 ? Ou de Max Spring, le Racingman au père néo-zélandais, une seule cape au compteur, qui va devoir survivre sous les chandelles noires à l'arrière ? "C'est une opportunité formidable pour tous les joueurs. Ils sont tous en capacité de marquer des points", à 15 mois du Mondial 2027 en Australie, a assuré Fabien Galthié, qui s'attend à un formidable défi All Black. "Brutalité et talent. Voilà ce qu'ils vont nous proposer, prophétise-t-il. La brutalité liée à leur culture. Et le talent lié à leur potentiel certain et à leur motivation". Du côté de Dave Rennie, le nouveau sélectionneur All Black nommé en mars pour succéder à Scott Robertson, on affirme se méfier du XV de France et de "sa mêlée, son jeu au pied et sa capacité à garder le ballon vivant". Mais les statistiques sont claires. Et une victoire serait un exploit pour des Bleus qui courent depuis 17 ans après un succès en terre néo-zélandaise contre les All Blacks. Lors de ce triomphe, 27-22 à Dunedin en juin 2009, le quatrième seulement d'un XV de France en 34 visites, le talonneur était un certain William Servat, aujourd'hui entraîneur des avants bleus.

03.07.2026 à 07:13

FRANCE24
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Ce ne sera peut-être pas encore pour cette année, tellement Tadej Pogacar est fort et lui encore un adolescent. Mais, à seulement 19 ans, plus jeune coureur à prendre le départ du Tour depuis 1937, le phénomène lyonnais joue déjà dans la cour des grands avec un aplomb qui lui permet de viser le podium sans qu'on crie à l'hérésie. "Il n'est pas fait comme les autres", souligne Bernard Hinault, le dernier vainqueur français du Tour, en 1985, à qui Seixas rêve de succéder pour mettre fin à quatre décennies de disette. Auteur d'un début de saison fulgurant (7 victoires), la pépite de Decathlon CMA CGM est déjà devenu le premier Français depuis Christophe Moreau en 2007 à remporter une course par étapes World Tour, au Tour du Pays basque, et a été le seul à rivaliser, un peu, avec Pogacar sur les Strade Bianche et Liège-Bastogne-Liège. Au point que des anciens comme Alberto Contador, double vainqueur du Tour en 2007 et 2009, ne veut rien exclure. "Pogacar, qui en a gagné quatre, et Vingegaard, qui en a gagné deux, sont théoriquement au-dessus de lui comme grands favoris. Mais dire qu'il est impossible pour Paul Seixas de gagner le Tour, désolé, je ne m'y risquerais pas", insiste "El Pistolero", consultant pour la chaîne Eurosport. "Dans l'inconnu" Les performances à répétition de Seixas l'ont, malgré son très jeune âge, propulsé comme l'indiscutable leader de Decathlon CMA CGM même si la formation française, après quelques tergiversations, a finalement aussi sélectionné le sprinteur Olav Kooij pour tenter de gagner des étapes. Mais le Néerlandais a déjà rangé ses ambitions de maillot vert pour se mettre au service de Seixas en dehors des quelques étapes de plaine qui lui sont réservées. "Mon rôle, explique-t-il, sera de le soutenir le mieux possible. C'est un énorme talent. Il est juste impressionnant. Avoir réussi à passer un tel cap cette année alors qu'il était déjà super fort la saison dernière, c'est remarquable. Tous les gens qui suivent le cyclisme sont curieux de voir ce qu'il peut faire cette année sur le Tour." L'interrogation porte surtout sur la capacité de Seixas à encaisser les trois semaines de course et lui-même dit qu'il part "dans l'inconnu". "Je pense qu'il sera très fort mais il faut attendre sur trois semaines. En vérité, personne ne sait. Il peut gagner le Tour comme ne pas le finir. Mais il a un très grand avenir devant lui. Même s'il ne progressait plus, il gagnerait beaucoup de courses", estime le grimpeur australien Michael Storer. "Aucune pression" Pour le sélectionneur de l'équipe de France, Thomas Voeckler, "Paul va aborder le Tour sans aucune pression". "Personne ne lui en voudra s'il ne rivalise pas avec les meilleurs. Il n'a jamais disputé de course de trois semaines. Même si j'ai peu de doute sur sa capacité à enchaîner, c'est tout de même un point d'interrogation. Et puis il y a sa chute. OK, il n'y a pas de fracture mais tomber à 70 km/h n'est jamais anodin", ajoute Voeckler. Cette chute de Seixas à la mi-juin au Tour Auvergne-Rhône-Alpes a causé une belle frayeur au Français mais il dit aujourd'hui avoir complètement récupéré. "Je n'ai pas d'inquiétude sur son état de santé. Il arrivera très bien préparé", assure son coéquipier Léo Bisiaux, non retenu pour le Tour. Ces derniers jours, Seixas a multiplié les reconnaissances d'étape dans les Alpes avec sa garde rapprochée et Romain Bardet, le futur manager sportif de son équipe, pour de longues heures sur la selle qui l'ont complètement rassuré. Pour encaisser la dureté du Tour de France, il a augmenté sa charge de travail. Au point d'impressionner Tiesj Benoot, le capitaine de route de Decathlon CMA CGM et ancien de Visma, qui a même confié à son coéquipier Sander De Pestel qu'il n'avait jamais vu Vingegaard s'entraîner aussi dur que Seixas. Verdict dans trois semaines.
Texte intégral (688 mots)
Ce ne sera peut-être pas encore pour cette année, tellement Tadej Pogacar est fort et lui encore un adolescent. Mais, à seulement 19 ans, plus jeune coureur à prendre le départ du Tour depuis 1937, le phénomène lyonnais joue déjà dans la cour des grands avec un aplomb qui lui permet de viser le podium sans qu'on crie à l'hérésie. "Il n'est pas fait comme les autres", souligne Bernard Hinault, le dernier vainqueur français du Tour, en 1985, à qui Seixas rêve de succéder pour mettre fin à quatre décennies de disette. Auteur d'un début de saison fulgurant (7 victoires), la pépite de Decathlon CMA CGM est déjà devenu le premier Français depuis Christophe Moreau en 2007 à remporter une course par étapes World Tour, au Tour du Pays basque, et a été le seul à rivaliser, un peu, avec Pogacar sur les Strade Bianche et Liège-Bastogne-Liège. Au point que des anciens comme Alberto Contador, double vainqueur du Tour en 2007 et 2009, ne veut rien exclure. "Pogacar, qui en a gagné quatre, et Vingegaard, qui en a gagné deux, sont théoriquement au-dessus de lui comme grands favoris. Mais dire qu'il est impossible pour Paul Seixas de gagner le Tour, désolé, je ne m'y risquerais pas", insiste "El Pistolero", consultant pour la chaîne Eurosport. "Dans l'inconnu" Les performances à répétition de Seixas l'ont, malgré son très jeune âge, propulsé comme l'indiscutable leader de Decathlon CMA CGM même si la formation française, après quelques tergiversations, a finalement aussi sélectionné le sprinteur Olav Kooij pour tenter de gagner des étapes. Mais le Néerlandais a déjà rangé ses ambitions de maillot vert pour se mettre au service de Seixas en dehors des quelques étapes de plaine qui lui sont réservées. "Mon rôle, explique-t-il, sera de le soutenir le mieux possible. C'est un énorme talent. Il est juste impressionnant. Avoir réussi à passer un tel cap cette année alors qu'il était déjà super fort la saison dernière, c'est remarquable. Tous les gens qui suivent le cyclisme sont curieux de voir ce qu'il peut faire cette année sur le Tour." L'interrogation porte surtout sur la capacité de Seixas à encaisser les trois semaines de course et lui-même dit qu'il part "dans l'inconnu". "Je pense qu'il sera très fort mais il faut attendre sur trois semaines. En vérité, personne ne sait. Il peut gagner le Tour comme ne pas le finir. Mais il a un très grand avenir devant lui. Même s'il ne progressait plus, il gagnerait beaucoup de courses", estime le grimpeur australien Michael Storer. "Aucune pression" Pour le sélectionneur de l'équipe de France, Thomas Voeckler, "Paul va aborder le Tour sans aucune pression". "Personne ne lui en voudra s'il ne rivalise pas avec les meilleurs. Il n'a jamais disputé de course de trois semaines. Même si j'ai peu de doute sur sa capacité à enchaîner, c'est tout de même un point d'interrogation. Et puis il y a sa chute. OK, il n'y a pas de fracture mais tomber à 70 km/h n'est jamais anodin", ajoute Voeckler. Cette chute de Seixas à la mi-juin au Tour Auvergne-Rhône-Alpes a causé une belle frayeur au Français mais il dit aujourd'hui avoir complètement récupéré. "Je n'ai pas d'inquiétude sur son état de santé. Il arrivera très bien préparé", assure son coéquipier Léo Bisiaux, non retenu pour le Tour. Ces derniers jours, Seixas a multiplié les reconnaissances d'étape dans les Alpes avec sa garde rapprochée et Romain Bardet, le futur manager sportif de son équipe, pour de longues heures sur la selle qui l'ont complètement rassuré. Pour encaisser la dureté du Tour de France, il a augmenté sa charge de travail. Au point d'impressionner Tiesj Benoot, le capitaine de route de Decathlon CMA CGM et ancien de Visma, qui a même confié à son coéquipier Sander De Pestel qu'il n'avait jamais vu Vingegaard s'entraîner aussi dur que Seixas. Verdict dans trois semaines.
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