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06.08.2026 à 06:01

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce jeudi 6 août, la campagne de désinformation visant plusieurs personnalités en lice pour la présidentielle française de 2027 - une campagne attribuée aux services russes. La Russie, qui n’a pas le monopole de l’ingérence, largement pratiquée par l’Administration Trump, au Brésil notamment. Les questions entourant l’état de santé du président camerounais Paul Biya. Et une infraction aussi inhabituelle qu’imprudente au code de la route en Espagne.

06.08.2026 à 05:27

FRANCE24
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Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux. "Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées", a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna. Il a précisé que l'Iran et Oman travaillaient à une "déclaration conjointe", sous réserve que des "parties tierces ne viennent pas entraver le processus". L'Iran verrouille de nouveau, depuis la reprise des hostilités avec les Etats-Unis début juillet, le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième du commerce des hydrocarbures mondiaux. Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran souhaitait conclure un accord pour rouvrir cette route à la navigation, mais l'Iran dément et affirme qu'il s'entendra plutôt avec son voisin de l'autre côté du détroit, Oman. Le vice-président JD Vance a reconnu mercredi sur Fox News que les négociations avec l'Iran avaient été inégales, affirmant que l'administration Trump avait connu à la fois des avancées et des revers dans ses efforts pour parvenir à un accord. "Ça va être compliqué et ça va prendre du temps d'y parvenir", a-t-il reconnu. M. Vance a attribué ces difficultés aux divisions au sein du pouvoir iranien, affirmant que certains responsables souhaitaient la fin du conflit tandis que des "radicaux fous" voulaient qu'il se poursuive. "Premièrement, les Iraniens sont des gens extrêmement difficiles. Deuxièmement, leur système est fragmenté", a affirmé le vice-président américain. Attaques de bateaux D'après M. Baghaï, les discussions avec Mascate avancent, mais même si un accord était trouvé, cela ne signifierait pas que le passage deviendrait sans risque car "les facteurs rendant le détroit d'Ormuz peu sûr existent toujours du côté des Etats-Unis". Il a cité le blocus naval imposé par Washington, en représailles au blocage du détroit par Téhéran, et "d'autres actions agressives et menaçantes contre l'Iran et ses intérêts". Donald Trump a affirmé mardi que le détroit rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort", et assuré qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi. Mais Téhéran a démenti toute discussion avec Washington. L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les Etats-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer. La mise en place d'une route omanaise en juin avait suscité sa colère, provoquant une série d'attaques de bateaux. Une agence maritime britannique, l'United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), a indiqué jeudi qu'un pétrolier avait signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz. L'incident serait survenu à environ 16 km au sud-est de Kumzar, à Oman. De leur côté, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé mercredi avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé à l'encontre de la flotte du royaume.

06.08.2026 à 05:17

FRANCE24
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Le général "MAH" a renversé en 2021 par un coup d'Etat le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi, déclenchant une guerre civile toujours en cours, qui a fait plus de 100.000 morts tous camps confondus. Il a accédé à la présidence en avril, à l'issue d'un scrutin restreint dénoncé à l'étranger comme une manœuvre pour donner au pouvoir militaire un déguisement civil. Il cherche depuis à relancer les relations diplomatiques de son pays. La Birmanie a été largement marginalisée par la communauté internationale après le coup d'Etat. L'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qui compte 11 membres, a notamment exclu ses dirigeants des sommets régionaux. Réintégrer l'Asean ouvrirait la porte à "une normalisation des relations avec d'autres pays, y compris les pays occidentaux restés opposés au régime militaire", estime l'analyste Morgan Michaels, spécialiste de la Birmanie. Cyberarnaques Min Aung Hlaing s'est déjà rendu en Inde, en Chine et au Laos ces derniers mois. Son déplacement à Bangkok marque une étape importante de son offensive diplomatique tant le voisin a de bonnes raisons de vouloir rétablir les liens. Les combats entre l'armée et une multitude de factions rebelles débordent parfois le long de la frontière avec la Thaïlande, qui accueille des millions de réfugiés birmans. La guerre civile a par ailleurs plongé la Birmanie dans une instabilité propice à la présence dans les zones frontalières poreuses de trafiquants de drogues et de réseaux clandestins d'arnaques en ligne, installés dans d'immenses complexes fortifiés. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a déclaré lundi que les autorités birmanes pouvaient faire "beaucoup plus" pour lutter contre les cyberarnaques, et que la question serait abordée lors de la visite de Min Aung Hlaing. "Légitimité factice" Le dirigeant birman doit être accueilli jeudi par une garde d'honneur au siège du gouvernement thaïlandais à Bangkok, avant un entretien en tête-à-tête avec le Premier ministre Anutin Charnvirakul. Des organisations de défense des droits humains estiment que Bangkok ne devrait pas dérouler le tapis rouge à Min Aung Hlaing, sanctionné par plusieurs pays occidentaux et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité. "Min Aung Hlaing doit être tenu responsable de ses crimes, et non se voir accorder une légitimité factice", a souligné Justice For Myanmar, dénonçant la "complicité" du gouvernement thaïlandais. La détention d'Aung San Suu Kyi reste pour plusieurs pays un point de blocage essentiel dans le rétablissement des relations diplomatiques avec la Birmanie. La présidence birmane a diffusé lundi des photos d'une rencontre entre la prix Nobel de la paix, assignée à résidence dans un lieu tenu secret, et le représentant de la Croix-Rouge dans le pays. Mais les défenseurs de l'ancienne dirigeante, qui attendaient depuis longtemps des signes de vie, réclament sa libération immédiate, jugeant que les accusations retenues contre elles ont été montées de toutes pièces par l'armée. burs-sco/sdu/jnd
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