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01.07.2026 à 01:45

FRANCE24
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"Je n'ai jamais perdu espoir" "L'essentiel, dans tout ce que j'ai vécu, c'est que je n'ai jamais perdu espoir", confie Andrea Canónico à l'AFP, à Los Corales, dans l'Etat de La Guaira, l'épicentre des séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont fait près de 2.000 morts selon un bilan provisoire. "Je me suis dit que le mieux était de dormir", se souvient la jeune femme de 23 ans. "C'était l'angoisse totale. Ca va sûrement encore trembler. Mais il faut que je reste tranquille, ne pas m'agiter, contrôler ma respiration", poursuit-elle. Andrea Canónico explique qu'elle disposait d'un espace suffisant pour s'asseoir, même si au-dessus de sa tête s'entassaient six mètres de gravats. Elle n'était pas seule dans son épreuve. Au-dessus se trouvait un autre survivant avec lequel elle a pu communiquer. Il a été secouru le lendemain, sain et sauf, et c'est lui qui a averti les sauveteurs qu'elle se trouvait plus bas dans les décombres. "Au-dessus de moi, il y avait un trou par lequel j'ai pu grimper. Je suis passée par un meuble qui se trouvait là et j'ai pu atteindre l'autre trou que les secouristes étaient en train de creuser. De là, j'ai escaladé et ils m'ont tirée, et j'ai pu sortir", raconte-t-elle, les bras bandés jusqu'aux coudes. Andrea Canónico espère que son frère de 20 ans et sa tante de 91 ans pourront, eux aussi, s'en sortir vivants. Le mineur sauveteur "Y a-t-il quelqu'un en vie ici ?!", a crié un nombre incalculable de fois Moisés Faramaya, bénévole de 26 ans qui affirme avoir sauvé 16 personnes et récupéré 22 corps dans la zone sinistrée. "J'ai frappé deux coups et j'ai entendu quelqu'un gratter la pierre. La personne était coincée et pouvait seulement bouger la main. Et je l'ai sortie vivante à coups de pioche et de pelle", raconte-t-il. Connu sous le surnom de "El Topo" (La taupe, pour son habileté à creuser des galeries), il dit avoir mis à profit ses six années à travailler dans les mines d'El Callao, dans l'Etat de Bolivar (sud), riche en or et en pierres précieuses. Il aide encore pompiers et les spécialistes envoyés de l'étranger, mange et dort à peine. Il enchaine les cigarettes lors de ses brèves pauses pour "rester actif". "Ce n'est pas facile ce qu'on fait ici : la poussière, l'odeur des corps déjà en décomposition... Mais on tient bon", ajoute le jeune homme. Espoir, désespoir Les autorités considéraient qu'il n'y avait aucun survivant dans l'immeuble d'où a été sortie Andrea Canónico. Alexander Garcia, serveur de 44 ans, dit avoir entendu les pompiers lancer "Code 14" qui, d'après ce qu'il a pu vérifier, signifie "ils sont tous morts". Mais un scanner américain et des chiens renifleurs de secouristes espagnols ont détecté des signes de vie, ravivant l'espoir de dizaines de familles. "L'espoir de savoir qu'ils sont en vie renaît à nouveau", confie Alexander Garcia à l'AFP, gardant la foi de retrouver "vivants" ses deux frères coincés sous les décombres. "Tout le monde les a entendus. Tout le monde!", répète M. Garcia, dont la mère a été extirpée des décombres mais n'a pas survécu à ses blessures. A Los Corales, l'obscurité s'installe et les opérations de secours se poursuivent à la lumière des lampes torches, sous le regard de dizaines de personnes pleines d'espoir. Toutefois, dans la nuit de mardi, une forte pluie s'abat sur La Guaira et douche les ardeurs. Les opérations de secours sont suspendues. Six jours après les séismes, l'espoir de nouveaux sauvetages miraculeux s'amenuise à mesure que le temps passe.

01.07.2026 à 01:27

FRANCE24
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Après le Sénat mardi, c'est l'Assemblée nationale qui doit définitivement approuver le projet de loi du gouvernement, qui actualise la dernière loi de programmation militaire (LPM), adoptée en 2023. Avec à la clé 36 milliards de plus - 436 au total - jusqu'en 2030. Une nouvelle mouture qui ferait grimper in fine le budget militaire annuel à 2,5% du PIB. La trajectoire doit toutefois être validée chaque année lors des débats budgétaires au Parlement, et peut donc être remise en question, même si certains investissements dans l'industrie sont difficiles à "débrancher" une fois engagés, notent des soutiens du texte. Sans modifier le format des Armées, cette loi est censée s'appuyer sur des retours d'expérience d'Ukraine ou du Moyen-Orient, notamment sur l'importance des stocks de missiles et d'obus, ou sur la place prépondérante des drones, pour intensifier les investissements dans ces secteurs. "Nous la devions à nos concitoyens parce que le contexte géostratégique l'exige", a défendu mardi au Sénat la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Pour autant, malgré une très large adoption au Sénat (309 voix contre 34), l'effort ne satisfait pas tout le monde. "Nous nous retrouvons largement sur le constat des menaces qui pèsent sur nous, mais nous n'en tirons pas du tout les mêmes conclusions", a souligné le rapporteur au Sénat, Cédric Perrin (LR), pour qui l'enveloppe est très insuffisante. Députés et sénateurs ont finalement trouvé un compromis, en avançant une partie des dépenses, prévues en 2029 et 2030, à l'année 2028. Une trajectoire qui reste impactée par la prochaine présidentielle, le futur pensionnaire de l'Elysée pouvant tout à fait relancer sa propre loi de programmation. "Etat d'alerte" "C'est une loi pour sept mois", estime Laurent Jacobelli, député RN. Estimant que le texte ne fait qu'apporter des réponses "insuffisantes", pour tenter de "rendre moins insincère" la dernière LPM, il n'exclut pas que son groupe, qui a voté pour en première lecture, puisse changer de position mercredi. A l'inverse, le camp gouvernemental pourra compter sur les voix des indépendants de Liot, des ciottistes de l'UDR, mais aussi des socialistes. Ces derniers estiment l'actualisation "indispensable", malgré des inquiétudes sur le financement de l'effort et d'éventuelles coupes budgétaires. Leur porte-parole Mélanie Thomin a appelé mardi à ne "pas opposer la défense" aux investissements nécessaires dans les "services publics". Le reste des groupes de gauche, - LFI, Ecologistes, communistes et ultramarins -, voteront contre, en raison de divergences de fond sur la politique militaire, mais également échaudés par certains articles. Particulièrement discuté, l'un d'eux créerait un nouvel "état d'alerte de sécurité nationale", régime exceptionnel qui pourrait être déclenché par décret "en cas de menace grave et actuelle", et donnerait au gouvernement d'importants pouvoirs pour déroger à des normes environnementales ou d'urbanisme. Une source gouvernementale évoquait en exemple le besoin de construire des abris pour des avions Rafale sans passer par toutes les haies du droit sur la protection des espèces, mais des députés s'inquiètent de voir entrer dans le droit un nouveau régime exceptionnel. Le texte permettrait aussi à certains opérateurs privés, dont les aéroports, d'avoir recours à des dispositifs antidrones, et de déléguer sous conditions cette tâche à des sous-traitants. Il élargit aussi la possibilité pour les services de renseignements de recourir à des algorithmes, pour traquer et exploiter des données de connexion sur le web, notamment pour "la défense nationale", contre "la criminalité organisée" et le trafic de stupéfiants ou d'armes. Et l'enjeu est en partie symbolique pour Emmanuel Macron, le chef de l'Etat espérant promulguer la loi à temps pour le 14 juillet.

01.07.2026 à 01:07

FRANCE24
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L'aventure continue donc pour les Bleus, qui ont désormais rendez-vous au prochain tour avec le Paraguay, tombeur surprise de l'Allemagne, le 4 juillet à Philadelphie. Un choc qui rappellera le duel homérique livré en 1998 aux coéquipiers de José Luis Chilavert, conclu par le but en or salvateur de Laurent Blanc en prolongation. Pour Didier Deschamps, qui était sur le terrain à Lens ce jour-là, cette rencontre charriera forcément des souvenirs. Mais en attendant, le sélectionneur peut remercier, comme de coutume, ses attaquants qui ont maintenu leur rythme infernal et lui ont offert la possibilité de poursuivre la quête d'un troisième titre mondial, après 1998 et 2018, avant de quitter la scène. Avec à la baguette deux artistes que la planète foot lui envie: Kylian Mbappé, encore auteur d'un doublé, et Michael Olise, double passeur. Alors que les Tricolores butaient, sous une très forte chaleur (32°C), sur une vaillante défense suédoise et un Jacob Widell Zetterstrom en feu dans les buts, le capitaine a sorti le grand jeu juste avant la pause en mystifiant l'arrière-garde adverse à la suite d'un corner d'Olise et un relais avec Ousmane Dembélé (45e). Le leader français et tous ses coéquipiers se sont alors précipités vers Didier Deschamps pour réserver une grosse accolade à leur patron, endeuillé par la mort de sa mère et de retour sur le banc après avoir assisté à ses obsèques en France. Un geste qui en dit long sur la solidarité et l'esprit de cohésion qui anime ce groupe, en mission pour aller chercher une troisième étoile. Olise, génial créateur Michael Olise, génial créateur, n'a pas été en reste en délivrant deux passes décisives venues d'ailleurs, la première à destination de Bradley Barcola, qui en a profité pour inscrire son deuxième but du tournoi et tuer tout suspense (53e), la seconde pour le prodige de Bondy (74e). Du grand art. Ce qui porte à 6 le nombre de buts de Mbappé dans le tournoi et son total en sélection à 62 en 102 apparitions. Avec 18 réalisations en phase finale en trois éditions, il reste aussi sur les talons de Lionel Messi, le détenteur du record (19). Des chiffres vertigineux pour l'attaquant du Real Madrid dans une épreuve dont il est le héros depuis ses premiers pas en Russie en 2018. Olise, véritable dépositaire du jeu français et qui a éclaboussé de toute sa classe la partie, a aussi été à deux doigts de marquer le plus beau but de la compétition sur un ciseau qui a fini sur le poteau gauche suédois (35e). Il a eu également trois autres grosses opportunités d'ouvrir son compteur dans ce Mondial en seconde période (60e, 64e, 72e). Ce succès, qui n'a souffert d'aucune contestation face à des Suédois trop limités, confirme s'il en était encore besoin la force de frappe impressionnante des Tricolores, déjà aperçue au premier tour (10 buts marqués en trois rencontres), et leur statut de sérieux prétendants à la couronne suprême. Pour compléter le tableau, Deschamps aura noté la solidité retrouvée de sa défense, qui n'a pas encaissé de but avec le retour en charnière centrale de William Saliba, perturbé depuis plusieurs mois par des douleurs récurrentes au dos. Bref, ces Bleus-là sont pour l'instant intouchables.
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