"Ce n'est évidemment pas idéal", a concédé le ministre de l'Éducation Édouard Geffray jeudi sur France 2, alors que la France est frappée par une vague caniculaire exceptionnelle depuis une semaine.
"Mais cette épreuve est le matin, donc pas l'après-midi au moment le plus chaud", a-t-il poursuivi, en rappelant que l'épreuve était spécialement aménagée pour l'occasion.
"On va faire des pauses entre chaque partie pour que les élèves puissent un peu se détendre", a-t-il assuré. Les collégiens pourront, "évidemment", "à tout moment, au cours de l'épreuve, aller se rafraîchir, de l'eau sera distribuée."
"On va essayer de créer les conditions optimales ou les moins désagréables possibles pour qu'ils puissent composer. Mais je crois qu'il vaut mieux qu'ils fassent leurs examens plutôt qu'ils ne les fassent pas ou qu'ils les fassent au mois de septembre", selon le ministre.
Le maintien de l'épreuve de français en pleine canicule est "une décision dangereuse" pour "les candidats, comme pour les collègues", a dénoncé le syndicat Snalc.
Une intersyndicale de l'éducation, dont il fait partie, a par ailleurs appelé les enseignants "à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire" pour protester contre des "conditions de travail inacceptables".
La FCPE-Paris a elle annoncé jeudi soir qu'elle saisissait le tribunal administratif en urgence pour demander "le report, ou à défaut l'annulation", des épreuves écrites du brevet prévues vendredi matin dans l'académie.
En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule, mais à l'époque la moitié des épreuves se tenaient l'après-midi.
Cette année, seule l'épreuve de sciences (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie) est organisée lundi en début d'après-midi, juste après celles d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique (EMC), mais les températures s'annoncent plus clémentes. Les mathématiques sont programmées mardi matin.
Pour la session 2026, l'examen passe de 50 à 60% de la note finale et le contrôle continu prend désormais en compte les notes de 3e, et non plus la maîtrise d'un "socle commun" de connaissances et compétences sur l'ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e).
Autre nouveauté, l'épreuve de mathématiques comporte désormais une partie dédiée aux "automatismes", sous la forme d'une série de questions courtes à traiter sans calculatrice.
En raison de ces nouvelles modalités, le ministre s'attend cette année à "une chute assez drastique du taux de réussite".
Lire plus (444 mots)
"Ce n'est évidemment pas idéal", a concédé le ministre de l'Éducation Édouard Geffray jeudi sur France 2, alors que la France est frappée par une vague caniculaire exceptionnelle depuis une semaine.
"Mais cette épreuve est le matin, donc pas l'après-midi au moment le plus chaud", a-t-il poursuivi, en rappelant que l'épreuve était spécialement aménagée pour l'occasion.
"On va faire des pauses entre chaque partie pour que les élèves puissent un peu se détendre", a-t-il assuré. Les collégiens pourront, "évidemment", "à tout moment, au cours de l'épreuve, aller se rafraîchir, de l'eau sera distribuée."
"On va essayer de créer les conditions optimales ou les moins désagréables possibles pour qu'ils puissent composer. Mais je crois qu'il vaut mieux qu'ils fassent leurs examens plutôt qu'ils ne les fassent pas ou qu'ils les fassent au mois de septembre", selon le ministre.
Le maintien de l'épreuve de français en pleine canicule est "une décision dangereuse" pour "les candidats, comme pour les collègues", a dénoncé le syndicat Snalc.
Une intersyndicale de l'éducation, dont il fait partie, a par ailleurs appelé les enseignants "à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire" pour protester contre des "conditions de travail inacceptables".
La FCPE-Paris a elle annoncé jeudi soir qu'elle saisissait le tribunal administratif en urgence pour demander "le report, ou à défaut l'annulation", des épreuves écrites du brevet prévues vendredi matin dans l'académie.
En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule, mais à l'époque la moitié des épreuves se tenaient l'après-midi.
Cette année, seule l'épreuve de sciences (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie) est organisée lundi en début d'après-midi, juste après celles d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique (EMC), mais les températures s'annoncent plus clémentes. Les mathématiques sont programmées mardi matin.
Pour la session 2026, l'examen passe de 50 à 60% de la note finale et le contrôle continu prend désormais en compte les notes de 3e, et non plus la maîtrise d'un "socle commun" de connaissances et compétences sur l'ensemble du cycle 4 (5e, 4e, 3e).
Autre nouveauté, l'épreuve de mathématiques comporte désormais une partie dédiée aux "automatismes", sous la forme d'une série de questions courtes à traiter sans calculatrice.
En raison de ces nouvelles modalités, le ministre s'attend cette année à "une chute assez drastique du taux de réussite".