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26.01.2026 à 20:57

Commerce: l'Inde et l'Europe concluent "l'accord de tous les accords"

FRANCE24
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"Les négociations entre responsables sont terminées et les deux parties sont prêtes à annoncer la conclusion des discussions sur le traité de libre-échange le 27 janvier", a annoncé à l'AFP un haut-responsable du ministère indien du Commerce, Rajesh Agrawal, sans autre détail. Invités d'honneur lundi des festivités du Jour de la République, le président du Conseil européen Antonio Costa et son homologue de la Commission Ursula von der Leyen retrouvent mardi le Premier ministre Narendra Modi à l'occasion d'un 16e sommet bilatéral. Les ultimes tractations autour de ce document, qualifié de "traité de tous les traités" par le ministre indien du Commerce Piyush Goyal, ont levé les derniers points de frictions entre les parties. "Les dernières négociations ont été utiles, nous sommes désormais très optimistes sur la conclusion de cet accord historique", a fait savoir lundi en début de soirée sous couvert d'anonymat un responsable européen. Les deux parties discutent depuis plus de vingt ans de cet accord commercial, dont la guerre des droits de douane engagée par le président américain Donald Trump et la concurrence chinoise ont accéléré la conclusion. Soumises à ces incertitudes géopolitiques, l'UE comme l'Inde sont en quête pressante de nouveaux débouchés. En 2024, elles ont échangé 120 milliards d'euros de marchandises - en hausse de près de 90% en dix ans - et 60 milliards d'euros de services, selon l'UE. Bruxelles lorgne avec gourmandise sur l'immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d'habitants et sa très forte croissance, de 8,2% en glissement annuel au dernier trimestre. "Avantage concurrentiel" Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), l'Inde devrait rafler cette année au Japon le titre de quatrième économie mondiale, derrière les Etats-Unis, la Chine et l'Allemagne. Et elle pourrait monter sur le podium avant 2030, selon son gouvernement. Pour sa part, New Delhi considère l'Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d'emplois pour sa population. "L'UE compte bénéficier du niveau d'accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", a déclaré Ursula von der Leyen en arrivant dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes. "Nous obtiendrons un avantage concurrentiel significatif dans des secteurs industriels et agroalimentaires clés", a-t-elle laissé entendre. L'Inde pourrait ainsi s'ouvrir un peu plus aux voitures et aux vins européens, en échange d'un meilleur accès en Europe pour ses textiles et ses médicaments. New Delhi et Bruxelles entendent aussi parapher mardi un accord sur les mouvements de travailleurs saisonniers, les échanges d'étudiants, de chercheurs ou de certains professionnels à forte qualification, ainsi qu'un pacte de sécurité et de défense. "L'Inde et l'Europe ont fait un choix clair. Celui du partenariat stratégique, du dialogue et de l'ouverture", a souligné Mme von der Leyen sur X, "nous montrons à un monde fracturé qu'une autre voie est possible". En matière de défense, New Delhi a diversifié ses achats de matériel militaire en s'éloignant de son fournisseur historique russe, tandis que l'Europe tente de faire la même chose vis-à-vis des Américains.

26.01.2026 à 20:51

Primaire de la gauche: Ruffin confirme qu'il sera bien candidat

FRANCE24
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"La primaire est actée : ce sera le 11 octobre prochain. Et oui, sans surprise, je serai candidat", indique le fondateur du parti Debout! dans Libération. Les participants à cette primaire - à laquelle ne participeront ni Raphaël Glucksmann ni Jean-Luc Mélenchon - ont annoncé ce week-end qu'elle se tiendrait le 11 octobre. "Elle se fera", assure François Ruffin dans Libération, sans préciser s'il pourrait être candidat si la primaire n'avait pas lieu. "Et je ne reculerai pas: une fois récolté les 500 maires et les 100.000 soutiens, 100.000 parrains citoyens, je serai candidat à l'élection présidentielle", ajoute-t-il. "J'y vais pour gagner, et surtout j'y vais pour faire gagner les Français", a-t-il insisté sur TF1. En mai 2025, l'ancien Insoumis - qui a rompu avec fracas avec LFI au moment des législatives de 2024 - avait déjà appelé de ses voeux à une primaire et annoncé qu'il y serait candidat. Depuis, le député de la Somme, fort de ses trois victoires dans sa circonscription depuis 2017, dont deux face au Rassemblement national, a notamment lancé son mouvement Debout, une déclinaison nationale de son petit parti Picardie Debout. Souvent critiqué pour ses difficultés à s'intéger dans un collectif, il est devenu un des principaux défenseurs de la primaire, qu'il souhaite être "de débordement". Et continue de tendre la main à Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann pour qu'ils y participent. "De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche, de leurs électeurs ?", lance-t-il dans Libération. En cas de victoire à la présidentielle, l'ancien journaliste, âgé de 50 ans, promet "une nouvelle abolition des privilèges". "L'exemple viendra d'en haut: je suis le premier député au Smic, je serai le premier Président au Smic. Je paierai mes factures d'électricité comme de Gaulle et j'achèterai ma vaisselle au supermarché comme sa femme Yvonne. Nous ferons vingt millions d'euros d'économies sur le budget de l'Elysée, quatre cents postes d'infirmières. C'est un symbole", promet-il. Et d'ajouter, sur TF1: "Je ne suis pas né pour ça, enfant je ne me revais pas président, mais je me sens habité par mille voix, mille vies, mille visages". La co-fondatrice de l'Après Clémentine Autain, qui a également rompu avec La France insoumise, et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier ont déjà annoncé leur candidature dans le cadre de cette primaire, où le patron du PS Olivier Faure souhaite engager les socialistes.

26.01.2026 à 20:29

Handicap: la Cour des comptes juge insuffisante la politique en faveur de l'emploi

FRANCE24
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"Malgré un cadre législatif renforcé depuis la loi de 2005 et une volonté réaffirmée de faire de l’emploi un levier central de l’inclusion", les résultats "restent en retrait des objectifs fixés", estiment les magistrats financiers. Le taux d’emploi des personnes en situation de handicap "progresse de manière limitée", passant de 37% à 39,3% entre 2005 et 2023, tandis que leur taux d’activité "demeure stable" sur la même période (de 44% à 44,8%). En 2024, "seulement 35% des entreprises assujetties remplissent leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés par l’emploi direct, tandis que 28% n’en emploient aucun". En cause, selon les magistrats, une "superposition de mesures disparates", l'"absence d’une vision transversale" et un accompagnement "orienté prioritairement" sur les plus grandes entreprises aux dépens des autres. La mise en place de référents handicap se heurte, elle, "au défaut de cadre et de moyens d’agir", ajoute la Cour des comptes qui égratigne également "les actions emblématiques (Semaine du handicap, DuoDay)" qui produisent selon elle "peu d’effets structurels". "La politique reste dominée par une logique de quotas et de compensation, alors que des progrès en matière de transformation des environnements professionnels et d’égalité de traitement sont nécessaires", peut-on encore lire. Quant aux moyens publics consacrés à "l’insertion en milieu ordinaire des personnes en situation de handicap" - estimés à 1,3 milliard d'euros - , ils sont "éclatés", reposent "sur des circuits de financement peu lisibles et des logiques d’intervention qui manquent de cohérence stratégique". Pour remédier à cette situation, la Cour des comptes recommande entre autres de "définir les missions et moyens d’action des référents handicap", d'assurer "un pilotage budgétaire précis" ou encore de déployer une "offre unifiée d’information et de conseil pour accompagner les employeurs publics et privés". Contactés par la Cour des comptes, aucun des trois ministères concernés (Travail, Handicap et Comptes publics) n'a donné suite. En janvier 2025, la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées Charlotte Parmentier-Lecocq avait estimé que la loi Handicap de 2025 avait permis des "avancées significatives" tout en reconnaissant qu'il demeurait encore "des chantiers colossaux".
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