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23.06.2026 à 08:45

FRANCE24
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Cette annonce, survenue lundi soir, a été accompagnée de la nouvelle que Meta va également procéder à une levée de fonds de 900 millions de dollars pour CRED, une société indienne de services financiers destinée aux particuliers fondée par M. Shah. "Kunal a fait de CRED l'une des entreprises technologiques les plus importantes d'Inde, et il possède un esprit de bâtisseur et une vision globale (...) précieux pour diriger la plus grande application de messagerie au monde", a déclaré le patron de Meta, Mark Zuckerberg, dans un communiqué. "J'ai hâte de travailler avec Kunal pour continuer à faire de WhatsApp le meilleur service pour des milliards de personnes et des millions d'entreprises". L'Inde est le plus grand marché de WhatsApp avec un demi-milliard d'utilisateurs, selon des chiffres du gouvernement datant de 2021. Kunal Shah s'inscrit dans une longue série de ressortissants indiens à la tête des géants américains de la tech. M. Shah a créé CRED en 2018 après avoir vendu une précédente start-up de paiements au géant indien du commerce en ligne Snapdeal pour environ 400 millions. Il est aussi l'un des plus grands investisseurs du pays le plus peuplé de la planète, souligne Tracxn, une plateforme d'analyse des entreprises de la tech. Selon la presse financière indienne, M. Shah donnerait son feu vert au financement de projets quelques minutes seulement après leur présentation. Ces dernières années, M. Shah s'est concentré sur le développement de CRED, qui a débuté en offrant des récompenses aux clients qui payaient leurs factures de carte de crédit à temps. L'entreprise a connu depuis un fort développement en se diversifiant dans la gestion de patrimoine, l'assurance et les services de crédit pour ses 17 millions d'utilisateurs. Son expérience devrait permettre à WhatsApp de diversifier ses sources de revenus, au-delà du modèle publicitaire central de Meta, également propriétaire de Facebook et Instagram. Des analystes estiment que l'application de messagerie a raté le coche en ne développant pas un service de paiement tout aussi populaire. Dans un communiqué, M. Shah a souligné que les perspectives de croissance de WhatsApp sont immenses. asv/pjm/juf/sla

23.06.2026 à 08:41

FRANCE24
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"Lionel Messi en veut toujours plus et ce sera toujours le cas. Il est comme ça (...) et Kylian Mbappé est comme ça", faisait observer le champion du monde 1998 Thierry Henry au micro du diffuseur américain Fox Sports, lundi après les nouveaux coups d'éclats de l'Argentin et du Français. Comment se faire une place un peu plus dorée dans la grande histoire du foot, quand on y est déjà depuis longtemps ? En repoussant les limites. Et justement, ajouter des lignes au palmarès, c'est exactement ce qui meut, dans un même élan en mondovision, le champion du monde en titre argentin et celui qui l'a précédé au palmarès avec les Bleus en 2018, tous deux en quête d'un deuxième sacre avec leur pays. Il leur reste chacun six matches dans cette édition pour y parvenir, un marathon qui ne manquera pas de dénivelé positif. Mais déjà, les deux se sont lancés dans un formidable sprint de goleadors qui les voit effacer des tablettes, une à une, les gloires d'un passé plus ou moins récents. But pour but Lionel Messi, qui a démarré son sixième mondial (un autre record, partagé avec Cristiano Ronaldo) à trois buts de la marque référence jusque-là de Miroslav Klose (16), a dépassé puis distancé l'Allemand à deux longueurs, en réussissant un triplé contre l'Algérie (3-0), puis un doublé lundi face à l'Autriche (2-0). Kylian Mbappé, lui comptabilisait 12 buts déjà en seulement deux Coupes du monde, comme Pelé. Après ses doublés contre le Sénégal (3-1) et l'Irak (3-0) - soit 16 buts en autant de matches de Coupe du monde -, il a aussi laissé dans son rétroviseur un autre Français, Just Fontaine (13), l'Allemand Gerd Muller (14) et le Brésilien Ronaldo (15), pour s'asseoir aux côtés de Klose en ne lorgnant plus désormais que Messi au-dessus de lui. Mais même d'encore loin à ce stade - une finale France-Argentine est possible -, c'est bien les yeux dans les yeux que +Kyky+ et +Leo+ se regardent et se rendent but pour but. Car depuis le début, le hasard du calendrier les fait jouer le même jour, à une poignée d'heures de différence. Mardi dernier, juste après que Mbappé a fait deux fois sauter le verrou sénégalais, Messi a réussi le premier triplé de sa carrière dans un Mondial pour punir de tendres et bien trop admiratifs Algériens. L'occasion de l'interroger une première fois. Tout en minimisant "une statistique et rien de plus", l'Argentin n'a pas manqué de se dire "honoré de (se) retrouver aux côtés de Klose et d'autres grands, (le Brésilien) Ronaldo, Kylian Mbappé qui en a marqué deux aujourd'hui (avec la France, ndlr)". Blockbuster Car oui, il le savait bien que son cadet de 11 ans, venait de le doubler momentanément au classement des meilleurs buteurs de l'histoire de la compétition suprême, et il s'est évidemment employé à lui repasser devant avec son triplé. Lundi, nouvel épisode du blockbuster: après que Messi a qualifié l'Argentine en s'offrant un doublé contre les Autrichiens, Mbappé y est allé du sien pour également envoyer la France en 16es. Nouvel exercice d'évacuation, de la part du Français cette fois: "Il n'y a pas de feuilleton... Leo marque toujours, il a toujours marqué, il marque et il marquera toujours. Moi je pense seulement à aider mon équipe. Aider mon équipe, c’est marquer des buts et quand tu mets des buts, bien sûr que tu te rapproches de ce genre de sphère". Une sphère où les extra-terrestres du ballon rond sont rois et suscitent l'admiration de leurs pairs, anciens et présents. "Kylian est là pour marquer des buts et il en marque. Il a une aura mondiale (...) il a la capacité à mettre la barre du record encore plus haut", a estimé son sélectionneur Didier Deschamps lundi. Plus tôt, Thierry Henry chantait le dithyrambe en l'honneur de Messi. "Ce type ne court pas après les records, ce sont les records qui le poursuivent. Je ne sais pas comment il fait ça."

23.06.2026 à 08:39

FRANCE24
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En quoi consiste-t-il et que va-t-il changer pour les consommateurs? - Qu'est-ce que l'euro numérique ? Il s'agit d'une version dématérialisée de l'euro, conçue par la Banque centrale européenne (BCE) pour offrir une alternative aux géants américains du secteur des paiements. "Les espèces seront toujours disponibles, et les gens pourront continuer d'utiliser les méthodes de paiement existantes. L'euro numérique offrira simplement un choix supplémentaire aux consommateurs, et garantira leur liberté en matière de mode de paiement, dans une vie quotidienne de plus en plus numérique", explique à l'AFP Alessandro Giovannini, conseiller sur ce projet au sein de la BCE. Mais surtout, "c'est aussi une chance de mettre fin à une dépendance dont nous nous accommodons depuis trop longtemps", dit-il. En effet, la zone euro est très dépendante de systèmes gérés par des opérateurs privés pour la plupart américains, comme Visa, Mastercard et American Express, mais aussi PayPal ou Apple Pay. "Aujourd'hui, près des deux tiers des paiements par carte dans la zone euro sont traités par des entreprises non européennes, et 13 des 21 pays de la zone euro ne disposent d'aucun système national de cartes pour les paiements courants en magasin ou en ligne", souligne Alessandro Giovannini. Les Européens gardent en tête une leçon cuisante: les sanctions prononcées l'an dernier par Washington contre des juges de la Cour pénale internationale (CPI), dont le Français Nicolas Guillou, qui s'était retrouvé du jour au lendemain privé de sa carte Visa. - Comment fonctionnera-t-il? Les euros numériques auront toujours la même valeur que leur équivalent en pièces et billets. Pour les utiliser, il faudra créer un compte dédié au sein d'une banque ou d'un établissement public type bureau de poste, et y transférer de l'argent depuis un autre compte, ou via un dépôt d'espèces. On pourra alors payer avec ces euros dématérialisés dans les magasins, en ligne ou entre particuliers, via différentes méthodes: carte de paiement, application bancaire, téléphone... Le système serait respectueux de la vie privée, sans possibilité d'identifier les auteurs des transactions, et avec un mode "hors ligne" offrant une confidentialité identique aux espèces. La BCE travaille en outre avec les acteurs du e-commerce sur des options innovantes, comme les paiements conditionnels (règlement une fois la livraison effectuée, ou en plusieurs fois...). - Pourquoi les banques n'en veulent pas? Les banques sont très critiques, pour plusieurs raisons. La principale est le coût: elles craignent d'avoir à régler une facture astronomique : 18 milliards d'euros pour l'ensemble du secteur bancaire, selon une étude publiée en avril par la Fédération bancaire européenne (EBF). La BCE, elle, promet un coût beaucoup plus raisonnable, évalué en octobre entre 4 et 5,8 milliards. Les banques craignent aussi d'être fragilisées : si les clients convertissent leur argent en euros numériques, leurs dépôts bancaires vont fondre, préviennent-elles. Un risque balayé par la BCE, gardienne de la stabilité financière en zone euro. "Grâce à sa conception qui empêche les retraits massifs de dépôts, l'euro numérique ne présenterait pas de tels risques, même dans des situations de crise extrêmes et improbables", assure M. Giovannini. Enfin, les grandes banques voient dans l'euro numérique un concurrent de leurs propres solutions de paiement dont Wero, nouveau système paneuropéen. - Quand sera-t-il lancé? La BCE espère pouvoir commencer à émettre des euros numériques en 2029, si la législation nécessaire est adoptée d'ici la fin de l'année. Jusqu'ici, ce calendrier était une gageure. La Commission européen a présenté un projet de loi il y a maintenant trois ans, qui s'est totalement enlisé au Parlement européen. Cette situation devrait se débloquer mardi, le comité des affaires économiques du Parlement s'apprêtant à approuver l'ouverture de négociations avec les Etats membres, en vue de trouver un compromis sur ce texte. Si ces négociations sont bouclées à temps, la BCE se dit prête à lancer une phase pilote mi-2027, pour tester ce futur moyen de paiement avant son lancement effectif. La BCE défend ce calendrier de lancement, jugé trop long par certains. "L'euro numérique va réduire la dépendance (aux solutions non-européennes) dans toute la zone euro et couvrir tous les types de paiements. Aucune autre initiative n'a la même ambition de renforcer de manière structurelle la souveraineté européenne", assure Alessandro Giovannini.
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