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01.09.2026 à 18:59

FRANCE24
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Au septième mois d'un conflit qui n'en finit pas, les Etats-Unis ont récemment lancé un avertissement aux pays continuant à commercer avec l'Iran, menaçant de les couper du système financier occidental. Pékin, partenaire majeur de Téhéran, en particulier pour le pétrole, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées. Xi Jinping est arrivé en soirée au Caire, où il a été accueilli par son homologue Abdel Fattah al-Sissi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Pendant cette visite de deux jours, les deux hommes doivent s'entretenir "d'un certain nombre de questions régionales et internationales d'intérêt commun", dont la guerre régionale, le commerce et les investissements, selon un communiqué du bureau du président égyptien. "Levier diplomatique" "La visite de Xi intervient à un moment où les intérêts économiques de la Chine sont directement exposés à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran", commente pour l'AFP Gamal Salama, professeur de sciences politiques à l'université de Suez. "La Chine considère Le Caire comme un acteur stratégique influent", souligne-t-il. "Ses relations tant avec Washington qu'avec les acteurs régionaux peuvent offrir à Pékin un accès politique et un levier diplomatique dans une région" où le géant asiatique "veut avoir davantage voix au chapitre". L'Egypte, qui bénéficie de longue date d'une aide militaire américaine, a participé aux efforts de médiation dans le conflit au Moyen-Orient et a mis en garde en juillet contre une "escalade", après une attaque de drone sur un de ses ports. "La Chine cherche clairement à obtenir la coopération de l'Egypte pour gérer et orienter les affaires régionales", confirme Liu Jia, chercheur au Middle East Institute, basé à Singapour. Elle est aussi soucieuse de renforcer sa coopération avec les alliés de Washington, en amont de la visite de Xi prévue ce mois-ci aux Etats-Unis. Le roi de Jordanie, pays également entraîné dans la guerre, s'est ainsi récemment rendu à Pékin. "Autonomie stratégique" Avec Abdel Fattah al-Sissi, Xi Jinping devrait aborder la question de l'Iran et du stratégique détroit d'Ormuz, de la mer Rouge et de Gaza, selon les médias au Caire. "Je me réjouis de renouer nos liens d'amitié (...) afin de définir un nouveau plan d'action visant à approfondir le partenariat stratégique global entre la Chine et l'Egypte", a écrit Xi dans une tribune publiée mardi dans la presse égyptienne. Des accords sur l'intelligence artificielle (IA), les centres de données et la zone économique du canal de Suez sont notamment attendus. La Chine, qui jouit d'un important excédent commercial avec l'Egypte, s'est imposée comme un acteur incontournable au Moyen-Orient, multipliant partenariats énergétiques et investissements. A travers cette visite du président chinois, qui intervient après des exercices militaires conjoints menés au mois d'août, l'Egypte recherche avant tout "l'autonomie stratégique: ne pas rompre avec Washington, ne pas s'aligner complètement sur Pékin, mais dégager une marge de manoeuvre suffisante pour défendre ses propres intérêts", résume Gamal Salama.

01.09.2026 à 18:56

FRANCE24
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Au Népal, plusieurs jours après la catastrophe, certains corps retrouvés sont déjà dans un état avancé de décomposition. Les morgues des principales villes du pays arrivent à saturation. Face à l’afflux des dépouilles, les autorités ont donné l'autorisation de les enterrer sans identification formelle, notamment pour limiter les risques sanitaires et les fortes odeurs. Les envoyés spéciaux de France 24 se sont rendus sur l’un de ces sites d’inhumation à Bharatpur, dans le sud du Népal.

01.09.2026 à 18:55

FRANCE24
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L'indice CAC 40 a terminé sur un recul de 0,39% à 8.301,85 points. à 8.301,85 points. La veille, l'indice vedette de la Bourse de Paris avait terminé en baisse de 0,79% à 8.334,50 points. Le regain de tensions entre les États-Unis et l'Iran contribue "à reconstituer une partie de la prime de risque sur le pétrole, ravivant les inquiétudes quant aux conséquences d'une hausse des prix de l'énergie à la fois sur la croissance et sur l'inflation", explique Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com. Le pétrole Brent, la référence mondiale, évolue actuellement autour des 92 dollars le baril. "Le regain de volatilité sur les marchés d'actions est totalement attribuable à cette question des taux" qui remontent avec la crainte d'un choc inflationniste, estime Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France. L'inflation a d'ailleurs grimpé en août à son niveau le plus élevé depuis trois ans au sein de la zone euro, en raison de la remontée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient, confortant les attentes d'un nouveau tour de vis de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine. Et les taux français augmentent plus fortement que ses homologues dans l'UE, notamment l'Allemagne, explique l'expert d'IG. L'emprunt à 10 ans français s'affichait à près de 4,21% mardi soir contre 4,17% lundi à la clôture, et le Bund allemand évoluait à 3,34% environ contre 3,32% la veille. L'industrie à la peine "Les secteurs sensibles aux coûts de l'énergie perdent du terrain", souligne Alexandre Baradez. La hausse des prix du pétrole pèse en effet sur les valeurs industrielles pour qui l'énergie reste un important poste de dépenses. Côté constructeurs automobile, Stellantis a perdu 2,60% à 4,64 euros, et Renault a lâché 2,39% à 29,01 euros. Saint-Gobain a reculé de 2,35% à 76,48 euros et ArcelorMittal a cédé 0,56% à 63,74 euros. Au contraire, la hausse des prix du brut dope les perspectives de bénéfices des groupes pétroliers comme TotalEnergies (+2,75%, à 77,61 euros) ou Maurel & Prom (+1,64% à 8,05 euros). Le luxe voit rouge Les valeurs du luxe s'affichent également en nette baisse, "toujours par rapport au contexte géopolitique qui se tend en Iran, ce qui complique les ventes" dans une région clé, note Alexandre Baradez. Kering a perdu 2,70% à 247,20 euros, Hermès a lâché 2,44% à 1.542,50 euros, LVMH a cédé 1,83% à 445 euros et L'Oréal 1,39% à 379,35 euros.
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