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02.02.2026 à 19:41

De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein

FRANCE24
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Ces révélations interviennent à un moment où la pression monte sur le frère du roi Charles III, accusé par une deuxième femme qui affirme avoir été envoyée au Royaume-Uni pour avoir des relations sexuelles avec lui. La future reine de Norvège Le nom de Mette-Marit, l'épouse du prince héritier Haakon, apparaît au moins un millier de fois, selon le journal norvégien Verdens Gang (VG), dans les millions de pages diffusées vendredi par le ministère américain de la Justice. Le contenu et le ton des échanges entre 2011 et 2014, reproduits ce week-end dans la presse norvégienne, attestent d'une forme de complicité entre la princesse et Jeffrey Epstein. En 2012, tandis que Jeffrey Epstein dit être à Paris "en quête d'une épouse", elle lui répond que la capitale française est "bien pour l'adultère" mais que "les Scandinaves (font) de meilleures femmes". En réaction à ces révélations, Mette-Marit a admis avoir "commis une erreur de jugement". "Je regrette profondément avoir eu le moindre contact avec Epstein. C'est tout simplement embarrassant", a-t-elle dit dans une déclaration transmise par le Palais royal à l'AFP. L'ex-ministre français de la Culture Jack Lang L'actuel président de l'Institut du Monde arabe à Paris a déclaré lundi à l'AFP assumer "pleinement les liens" qu'il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, "à une époque où rien ne laissait supposer (qu'il) pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité". Le nom de Jack Lang, 86 ans, et celui de sa fille aînée Caroline apparaissent dans les documents publiés vendredi, notamment pour une transaction immobilière "offshore" au Maroc et une société fondée dans un paradis fiscal. L'emblématique ministre socialiste de la Culture (1981-1986 et 1988-1993) dit avoir fait la connaissance de Jeffrey Epstein "voici une quinzaine d’années" par l'intermédiaire du réalisateur américain Woody Allen, se disant "séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle" et dénonçant aujourd'hui ses "pratiques odieuses". Peter Mandelson, ex-ambassadeur britannique Conseils donnés à Jeffrey Epstein pour obtenir une réduction d'impôt, relevés bancaires attestant de virements par le financier américain de 75.000 dollars à son bénéfice et une photo le montrant en sous-vêtements aux côtés d'une femme en peignoir... les derniers documents fournis par le ministère américain de la Justice pourraient constituer le coup de grâce pour cet ancien commissaire européen de 72 ans. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a ordonné lundi un "examen" complet des liens qu'il entretenait avec Jeffrey Epstein à l'époque où il était au gouvernement (entre 2008 et 2010). En cause notamment, un email gouvernemental interne qu'il a transféré en 2009 au financier américain quand il était ministre du Commerce, selon les documents publiés vendredi. Peter Mandelson a quitté dimanche soir le parti travailliste britannique, dont il était une figure historique. "Des allégations que je crois fausses, selon lesquelles (Epstein) m'aurait versé de l'argent il y a vingt ans - et dont je n'ai ni trace, ni souvenir, rendent nécessaire une enquête de ma part", a-t-il écrit dans une lettre adressée à Hollie Ridley, la secrétaire générale du Labour. Il apparaît aussi sur de nouvelles photos non-datées, en tee-shirt et caleçon à côté d'une femme. Il avait dit dimanche ne "pas parvenir à situer le lieu, ni à identifier la femme". La pression monte sur le prince déchu Andrew La publication de nouveaux emails et de photos compromettantes du dossier Epstein - qui le montrent agenouillé et penché au-dessus d'une femme allongée - a encore fait monter la pression sur le prince déchu Andrew, que le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé à témoigner aux Etats-Unis sur les crimes du financier américain. Une deuxième accusatrice de Jeffrey Epstein a affirmé que le criminel sexuel américain l'avait envoyée au Royaume-Uni pour avoir des relations sexuelles avec Andrew, a rapporté la BBC. L'avocat américain la représentant, Brad Edwards, a affirmé samedi à ce média britannique que la relation présumée avait eu lieu en 2010, dans la résidence de l'ex-prince située dans le domaine de Windsor, à l'ouest de Londres, lorsque sa cliente était âgée d'une vingtaine d'années. Cette nouvelle accusation intervient plus de dix ans après celle de Virginia Giuffre, qui s'est suicidée en avril 2025 et qui était la principale plaignante dans l'affaire Epstein. Sarah Ferguson Dans des mails, l'ex-épouse d'Andrew - dont elle a divorcé en 1996 mais dont elle est restée très proche - s'adresse à Jeffrey Epstein comme à un "frère" et lui demande "20.000 livres" pour payer son loyer. "Je n'ai vraiment pas les mots pour décrire mon amour et ma gratitude pour ta générosité et ta gentillesse", lui écrit-elle en janvier 2010. "Je suis à ton service. Epouse-moi", ajoute l'ancienne duchesse d'York. Tous ces messages ont été envoyés après la condamnation de Jeffrey Epstein, en 2008, à une peine aménagée de prison de 13 mois pour avoir recouru aux services de prostituées mineures. Accusé d'avoir monté un vaste réseau d'exploitation sexuelle de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein s'est suicidé en prison en août 2019, selon les autorités, avant son jugement.
Texte intégral (895 mots)
Ces révélations interviennent à un moment où la pression monte sur le frère du roi Charles III, accusé par une deuxième femme qui affirme avoir été envoyée au Royaume-Uni pour avoir des relations sexuelles avec lui. La future reine de Norvège Le nom de Mette-Marit, l'épouse du prince héritier Haakon, apparaît au moins un millier de fois, selon le journal norvégien Verdens Gang (VG), dans les millions de pages diffusées vendredi par le ministère américain de la Justice. Le contenu et le ton des échanges entre 2011 et 2014, reproduits ce week-end dans la presse norvégienne, attestent d'une forme de complicité entre la princesse et Jeffrey Epstein. En 2012, tandis que Jeffrey Epstein dit être à Paris "en quête d'une épouse", elle lui répond que la capitale française est "bien pour l'adultère" mais que "les Scandinaves (font) de meilleures femmes". En réaction à ces révélations, Mette-Marit a admis avoir "commis une erreur de jugement". "Je regrette profondément avoir eu le moindre contact avec Epstein. C'est tout simplement embarrassant", a-t-elle dit dans une déclaration transmise par le Palais royal à l'AFP. L'ex-ministre français de la Culture Jack Lang L'actuel président de l'Institut du Monde arabe à Paris a déclaré lundi à l'AFP assumer "pleinement les liens" qu'il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, "à une époque où rien ne laissait supposer (qu'il) pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité". Le nom de Jack Lang, 86 ans, et celui de sa fille aînée Caroline apparaissent dans les documents publiés vendredi, notamment pour une transaction immobilière "offshore" au Maroc et une société fondée dans un paradis fiscal. L'emblématique ministre socialiste de la Culture (1981-1986 et 1988-1993) dit avoir fait la connaissance de Jeffrey Epstein "voici une quinzaine d’années" par l'intermédiaire du réalisateur américain Woody Allen, se disant "séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle" et dénonçant aujourd'hui ses "pratiques odieuses". Peter Mandelson, ex-ambassadeur britannique Conseils donnés à Jeffrey Epstein pour obtenir une réduction d'impôt, relevés bancaires attestant de virements par le financier américain de 75.000 dollars à son bénéfice et une photo le montrant en sous-vêtements aux côtés d'une femme en peignoir... les derniers documents fournis par le ministère américain de la Justice pourraient constituer le coup de grâce pour cet ancien commissaire européen de 72 ans. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a ordonné lundi un "examen" complet des liens qu'il entretenait avec Jeffrey Epstein à l'époque où il était au gouvernement (entre 2008 et 2010). En cause notamment, un email gouvernemental interne qu'il a transféré en 2009 au financier américain quand il était ministre du Commerce, selon les documents publiés vendredi. Peter Mandelson a quitté dimanche soir le parti travailliste britannique, dont il était une figure historique. "Des allégations que je crois fausses, selon lesquelles (Epstein) m'aurait versé de l'argent il y a vingt ans - et dont je n'ai ni trace, ni souvenir, rendent nécessaire une enquête de ma part", a-t-il écrit dans une lettre adressée à Hollie Ridley, la secrétaire générale du Labour. Il apparaît aussi sur de nouvelles photos non-datées, en tee-shirt et caleçon à côté d'une femme. Il avait dit dimanche ne "pas parvenir à situer le lieu, ni à identifier la femme". La pression monte sur le prince déchu Andrew La publication de nouveaux emails et de photos compromettantes du dossier Epstein - qui le montrent agenouillé et penché au-dessus d'une femme allongée - a encore fait monter la pression sur le prince déchu Andrew, que le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé à témoigner aux Etats-Unis sur les crimes du financier américain. Une deuxième accusatrice de Jeffrey Epstein a affirmé que le criminel sexuel américain l'avait envoyée au Royaume-Uni pour avoir des relations sexuelles avec Andrew, a rapporté la BBC. L'avocat américain la représentant, Brad Edwards, a affirmé samedi à ce média britannique que la relation présumée avait eu lieu en 2010, dans la résidence de l'ex-prince située dans le domaine de Windsor, à l'ouest de Londres, lorsque sa cliente était âgée d'une vingtaine d'années. Cette nouvelle accusation intervient plus de dix ans après celle de Virginia Giuffre, qui s'est suicidée en avril 2025 et qui était la principale plaignante dans l'affaire Epstein. Sarah Ferguson Dans des mails, l'ex-épouse d'Andrew - dont elle a divorcé en 1996 mais dont elle est restée très proche - s'adresse à Jeffrey Epstein comme à un "frère" et lui demande "20.000 livres" pour payer son loyer. "Je n'ai vraiment pas les mots pour décrire mon amour et ma gratitude pour ta générosité et ta gentillesse", lui écrit-elle en janvier 2010. "Je suis à ton service. Epouse-moi", ajoute l'ancienne duchesse d'York. Tous ces messages ont été envoyés après la condamnation de Jeffrey Epstein, en 2008, à une peine aménagée de prison de 13 mois pour avoir recouru aux services de prostituées mineures. Accusé d'avoir monté un vaste réseau d'exploitation sexuelle de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein s'est suicidé en prison en août 2019, selon les autorités, avant son jugement.

02.02.2026 à 19:13

Affaire Epstein: Jack Lang "assume" ses liens passés sur fond de révélations financières

FRANCE24
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Le nom de l'ex-ministre socialiste de la Culture et celui de sa fille aînée Caroline apparaissent dans une nouvelle salve de documents publiés vendredi par le ministère américain de la Justice, notamment pour une transaction immobilière "offshore" au Maroc et une société fondée dans un paradis fiscal. "J'assume pleinement les liens que j'ai pu créer, à une époque où rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d'un réseau de criminalité", a indiqué Jack Lang, 86 ans, actuel président de l'Institut du monde arabe (IMA), dans une déclaration transmise à l'AFP. Selon une enquête publiée lundi par le site Mediapart s'appuyant sur ces documents, Caroline Lang, personnalité du monde du cinéma âgée de 64 ans, a fondé en 2016 avec l'homme d'affaires américain une société "offshore", Prytanee LLC, domiciliée aux îles Vierges américaines. Si Jack Lang affirme être "tombé des nues" en découvrant les crimes sexuels du financier, décédé en prison en 2019, les échanges de courriels tirés des "Epstein files" détaillent des discussions d'affaires directes entre la famille Lang et le criminel sexuel. Un riad à 5.400.000 euros Une série d'échanges datés de mars 2015 révèle des négociations précises autour de la vente d'un riad à Marrakech, le "Ksar Masa". Selon le récit chronologique tiré des documents, tout débute le 29 mars 2015 par l'envoi d'une présentation de la propriété via WeTransfer par un tiers, Dominique Silberstein, "suite à la demande de Jean Poniatowski". Le lendemain, Monique Lang, l'épouse de l'ex-ministre, écrit depuis le compte de son mari à l'adresse "jeevacation@gmail.com" utilisée par Jeffrey Epstein. "Dear Jeffrey" ("Cher Jeffrey"), écrit-elle, expliquant qu'un ami souhaite vendre sa propriété et préfère "que nous en parlions directement". Elle précise que le vendeur a confié la vente à une agence mais privilégie ce canal direct, espérant voir le financier à Marrakech "entre le 25 avril et le 2 mai". Jeffrey Epstein répond le jour même, s'enquérant du prix. Le mardi 31 mars 2015, c'est Jack Lang qui répond précisément sur les conditions financières: "le prix est de 5.400.000 euros, offshore"), écrit l'ancien ministre. Interrogé par Mediapart sur cet épisode, Jack Lang a indiqué ne pas se souvenir "très bien de cette histoire", estimant avoir "dû simplement transmettre les prétentions du vendeur, sans commentaire". Achat d'oeuvres d'art Au-delà de cet épisode immobilier, les documents exhumés mettent en lumière les liens d'affaires de Caroline Lang. La société Prytanee LLC, immatriculée à Saint-Thomas (îles Vierges américaines), avait pour objet l'achat d'œuvres d'art et a vu ses comptes crédités de 1,4 million de dollars, selon Mediapart. Caroline Lang détenait la moitié des parts via le "Pierre Trust". Selon un courriel de l'avocat d'Epstein, Darren Indyke, cité par le média d'investigation, "STC (la société d'Epstein, ndlr) fournit les fonds et Mme Lang apporte son expertise". "J'ai été d'une naïveté confondante", a déclaré Caroline Lang à Mediapart, reconnaissant ne pas avoir déclaré cette société au fisc français. Elle affirme n'avoir "pas mis d'argent dedans" et ne pas avoir "mesuré les implications". Dans sa déclaration à l'AFP lundi, Jack Lang n'aborde pas ces volets financiers mais insiste sur le contexte de sa relation avec le financier, rencontré "voici une quinzaine d'années" par l'intermédiaire du réalisateur Woody Allen. "Volontiers mécène, il fréquentait alors le tout Paris. Il nous avait séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle", explique-t-il. "Quand je noue un rapport de sympathie, je n’ai pas l'habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire", se défend-il. "Les valeurs humaines qui m'habitent, de dignité et de probité notamment (...) sont radicalement étrangères à ces pratiques odieuses". De son côté, Caroline Lang figure sur un testament financier signé par Jeffrey Epstein deux jours avant sa mort, lui promettant 5 millions de dollars, une somme dont elle affirme avoir ignoré l'existence, ayant demandé la liquidation de la société commune après le suicide du financier. La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports. Jeffrey Epstein a été retrouvé pendu dans sa cellule à New York en août 2019, alors qu'il attendait d'être jugé pour trafic sexuel de mineures.
Texte intégral (776 mots)
Le nom de l'ex-ministre socialiste de la Culture et celui de sa fille aînée Caroline apparaissent dans une nouvelle salve de documents publiés vendredi par le ministère américain de la Justice, notamment pour une transaction immobilière "offshore" au Maroc et une société fondée dans un paradis fiscal. "J'assume pleinement les liens que j'ai pu créer, à une époque où rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d'un réseau de criminalité", a indiqué Jack Lang, 86 ans, actuel président de l'Institut du monde arabe (IMA), dans une déclaration transmise à l'AFP. Selon une enquête publiée lundi par le site Mediapart s'appuyant sur ces documents, Caroline Lang, personnalité du monde du cinéma âgée de 64 ans, a fondé en 2016 avec l'homme d'affaires américain une société "offshore", Prytanee LLC, domiciliée aux îles Vierges américaines. Si Jack Lang affirme être "tombé des nues" en découvrant les crimes sexuels du financier, décédé en prison en 2019, les échanges de courriels tirés des "Epstein files" détaillent des discussions d'affaires directes entre la famille Lang et le criminel sexuel. Un riad à 5.400.000 euros Une série d'échanges datés de mars 2015 révèle des négociations précises autour de la vente d'un riad à Marrakech, le "Ksar Masa". Selon le récit chronologique tiré des documents, tout débute le 29 mars 2015 par l'envoi d'une présentation de la propriété via WeTransfer par un tiers, Dominique Silberstein, "suite à la demande de Jean Poniatowski". Le lendemain, Monique Lang, l'épouse de l'ex-ministre, écrit depuis le compte de son mari à l'adresse "jeevacation@gmail.com" utilisée par Jeffrey Epstein. "Dear Jeffrey" ("Cher Jeffrey"), écrit-elle, expliquant qu'un ami souhaite vendre sa propriété et préfère "que nous en parlions directement". Elle précise que le vendeur a confié la vente à une agence mais privilégie ce canal direct, espérant voir le financier à Marrakech "entre le 25 avril et le 2 mai". Jeffrey Epstein répond le jour même, s'enquérant du prix. Le mardi 31 mars 2015, c'est Jack Lang qui répond précisément sur les conditions financières: "le prix est de 5.400.000 euros, offshore"), écrit l'ancien ministre. Interrogé par Mediapart sur cet épisode, Jack Lang a indiqué ne pas se souvenir "très bien de cette histoire", estimant avoir "dû simplement transmettre les prétentions du vendeur, sans commentaire". Achat d'oeuvres d'art Au-delà de cet épisode immobilier, les documents exhumés mettent en lumière les liens d'affaires de Caroline Lang. La société Prytanee LLC, immatriculée à Saint-Thomas (îles Vierges américaines), avait pour objet l'achat d'œuvres d'art et a vu ses comptes crédités de 1,4 million de dollars, selon Mediapart. Caroline Lang détenait la moitié des parts via le "Pierre Trust". Selon un courriel de l'avocat d'Epstein, Darren Indyke, cité par le média d'investigation, "STC (la société d'Epstein, ndlr) fournit les fonds et Mme Lang apporte son expertise". "J'ai été d'une naïveté confondante", a déclaré Caroline Lang à Mediapart, reconnaissant ne pas avoir déclaré cette société au fisc français. Elle affirme n'avoir "pas mis d'argent dedans" et ne pas avoir "mesuré les implications". Dans sa déclaration à l'AFP lundi, Jack Lang n'aborde pas ces volets financiers mais insiste sur le contexte de sa relation avec le financier, rencontré "voici une quinzaine d'années" par l'intermédiaire du réalisateur Woody Allen. "Volontiers mécène, il fréquentait alors le tout Paris. Il nous avait séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle", explique-t-il. "Quand je noue un rapport de sympathie, je n’ai pas l'habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire", se défend-il. "Les valeurs humaines qui m'habitent, de dignité et de probité notamment (...) sont radicalement étrangères à ces pratiques odieuses". De son côté, Caroline Lang figure sur un testament financier signé par Jeffrey Epstein deux jours avant sa mort, lui promettant 5 millions de dollars, une somme dont elle affirme avoir ignoré l'existence, ayant demandé la liquidation de la société commune après le suicide du financier. La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports. Jeffrey Epstein a été retrouvé pendu dans sa cellule à New York en août 2019, alors qu'il attendait d'être jugé pour trafic sexuel de mineures.
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