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11.06.2026 à 07:27

FRANCE24
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L'historique franchise new-yorkaise, escortée de ses bouillants supporteurs, mène ainsi 3-1 dans cette finale au meilleur des sept matches, et aura l'occasion de remporter son troisième trophée, le premier depuis 1973, samedi à San Antonio. Une seule formation menée 3-1 en finale NBA a fini par s'imposer: les Cavaliers de LeBron James en 2016 face aux Warriors de Stephen Curry. Ce match 4 pivot, qui a finalement propulsé les Knicks près du titre, a bien failli relancer les Spurs dans cette finale, grâce à une première période fantastique (76-49 Spurs), avec notamment Dylan Harper (21 points). Mais c'est l'ailier new-yorkais OG Anunoby (33 points), excellent depuis le début de la série, qui a eu le dernier mot à un peu plus d'une seconde de la sirène, en s'envolant au rebond offensif pour pousser le ballon dans le panier, faisant exploser le mythique Madison Square Garden. Les Knicks, plus saignants dans les fins de match, ont ainsi remporté leur deuxième rencontre d'un point dans cette finale, après le match 2 (105-104) au Texas. "Ca fait mal" Victor Wembanyama, qui avait parfaitement débuté la partie, a fini par s'écrouler comme l'ensemble de son collectif, terminant avec 24 points, 13 rebonds et 3 contres. "Les choses peuvent aller dans deux directions une bonne et une mauvaise. Soit on abandonne, soit on s'en sert pour devenir plus forts, resserrer le collectif, et je sais que c'est ce que l'on va faire", a commenté "Wemby". "Ca fait mal, tout simplement", a-t-il ajouté. Conspué par le public depuis l'échauffement, le Français de 22 ans semblait pourtant avoir enfilé sa cape de super-vilain à Gotham City, surnom de New York en hommage à la célèbre ville de fiction de Comics. Très adroit en début de rencontre, malin pour se frayer un chemin au cercle avec des lay-ups, Wembanyama s'est aussi montré roué et chambreur, rentrant dans la tête de ses adversaires, comme il l'a signalé, index sur la tempe, à Mitchell Robinson, auteur d'un coup de coude sanctionné après un joli mouvement du Français. Mais "Wemby" a lui-même écopé d'une faute flagrante pour un coude trop amical avec le visage de Karl-Anthony Towns, à 9 min 40 de la fin du 3e quart-temps, le moment pivot qui a vu l'avance de 29 points (81-52) commencer à fondre. Les Texans ont mis 5 minutes avant de retrouver le panier, et se sont enfermés dans des tirs lointains devenus stériles (3 sur 17 à 17,6%) après avoir été diaboliques avant la pause (14 sur 26 à 53,8%). San Antonio a respiré en début de quatrième quart-temps en trouvant Wembanyama sur alley-oop. Le Français a aussi soulagé les siens d'un tir à mi-distance à 3 min 30, mais a raté deux lancers francs cruciaux à 1 minute 47 de la sirène. Brunson marque 36 points Jalen Brunson, fantastique avec 36 points, 5 rebonds et 7 passes, a donné l'avantage aux Knicks pour la première fois à 1 minute 22 du terme, quelques secondes après avoir rentré un tir lointain irréel par-dessus Wembanyama. "Toute l'année on a parlé d'effort collectif dans l'adversité. Il faut l'expérimenter pour savoir à quel point on est soudés dans ces moments là. Nos joueurs ont montré leur résilience", a apprécié l'entraîneur Mike Brown. Si Stephon Castle (13 points) a pu redonner la tête aux Spurs aux lancers, la fête du MSG n'a été que plus belle grâce à l'ultime action d'Anunoby, qui a validé le plus grand renversement des finales, devant les 24 points remontés par les Celtics contre les Lakers en 2008. En grande majorité, le public est resté de longues minutes sans vouloir quitter son chaudron, la joie se transmettant depuis le premier rang dédié aux VIP, les rappeurs ASAP Rocky et RZA du Wu-Tang Clan hurlant de bonheur pour lancer une nuit de liesse dans Manhattan. Les Spurs ont eux 72 heures pour rebondir et prolonger leur saison à domicile.

11.06.2026 à 07:27

FRANCE24
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QUESTION - Pourquoi le Scaf a échoué? REPONSE - "Projet mort-né", "équation pas solvable": lancé en 2017 par Emmanuel Macron et Angela Merkel puis rejoint deux ans plus tard par l'Espagne, le Scaf (Système de combat aérien du futur) a été décidé au niveau politique sans concertation avec les industriels, tandis que le contexte géopolitique et les façons de faire la guerre ont profondément évolué. Explication officielle du fiasco: les divergences entre Dassault représentant la France qui réclamait le leadership sur le chasseur et Airbus, porte-voix de l'Allemagne et de l'Espagne, qui souhaitait le développer à parts égales, irrésolues malgré la médiation politique. Le patron d'Airbus Guillaume Faury a déclaré fin mai qu'à l'aune de la guerre en Ukraine, le projet n'était plus valable. Avec l'utilisation massive de drones révélant les limites du chasseur face à ces nouvelles menaces, "on se trompe de débat" en se focalisant sur l'avion de combat, estime Antoine Kimmel, expert aérospatial et défense du cabinet de conseil international Roland Berger. Les armées de l'air ont également des besoins différents et un compromis dans le design "est de moins en moins acceptable", a fait valoir Mike Schoellhorn, responsable du Scaf chez Airbus. "Le Scaf a été pensé au moment où les budgets de défense étaient stagnants, voire en décroissance (...) Il y avait un enjeu de mutualiser. Aujourd'hui, on est dans un autre schéma", avec l'augmentation des budgets pour contrer la menace russe et le désengagement des Etats-Unis au sein de l'Otan", déclare à l'AFP Florian Aknin, du cabinet Roland Berger. Q- Quel scénario pour Airbus? R - Airbus doit officialiser jeudi à Berlin une alliance des huit entreprises presque toutes allemandes pour développer un avion de combat de sixième génération, alternatif au Scaf. Une démarche de "lobbying", "ce n'est pas un consortium qui va faire l'avion de demain", tempère un connaisseur du dossier européen interrogé par l'AFP. Il relève l'absence d'entreprises espagnoles ainsi que le profil de certains signataires comme le missilier européen MBDA qui "n'a rien à voir avec l'avion". Fabricant de Rafale, "Dassault sait faire un avion de chasse de A à Z. Airbus n'a pas cette capacité en interne. Sur Eurofighter, ils se sont appuyés sur les compétences de BAE Systems et de Leonardo", souligne un autre expert européen industriel sous couvert de l'anonymat. S'allier avec le suédois Saab semble peu réaliste. "Saab fait des petits avions pour la surveillance des frontières. Les Allemands veulent de la supériorité aérienne", détaille le connaisseur du dossier européen. Q - Et pour Dassault? - Depuis le début du projet, 2,5 milliards d'euros ont été investis en France, "dont 50% de développement 100% souverain et 50% de développement en partenariat", a annoncé mercredi la ministre des Armées Catherine Vautrin. "Cela veut dire que la quasi-totalité de ces investissements vont nous permettre de continuer à travailler sur un avion de chasse à l'horizon 2040", a-t-elle poursuivi. Le PDG de Dassault n'a cessé d'affirmer que l'entreprise saurait tout faire "toute seule". "On est très bons" mais la France peut-elle +se payer seule+ un avion de combat de 6e génération? Non (...) Surtout sans partager les technologies sous-jacentes", écrit Stéphane Audrand, consultant indépendant et chercheur associé à l'Ifri sur Linkedin. "L'ère où d'autres pays nous achetaient des avions sans contrepartie technologique touche à sa fin. Le Rafale était notre chant du cygne", ajoute-t-il. Q - Qui paiera? R - "La France n'a pas les moyens de développer un chasseur seule ou alors il faudra faire des modifications des budgets. Ca va être compliqué, mais pas impossible", souligne Florian Aknin. Une autre source interrogée par l'AFP avance que Dassault va devoir se tourner vers des pays comme les Émirats, ce qui est pour lui "un non-sens géostratégique" après le divorce avec les Allemands. L'Allemagne se présente aujourd'hui en position de force avec des budgets militaires conséquents, mais cela pourrait ne pas durer, met-il en garde. "Est-ce que dans trois ou quatre ans, l'Allemagne ne sera pas surendettée comme la France?" alors qu'elle fait face à la "destruction de l'emploi industriel" et la "dépendance" de l'énergie étrangère chère?

11.06.2026 à 07:22

L'Equipe TV
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L'équipe de France a atterri mercredi à Boston, son camp de base pour le Mondial 2026. Les 26 joueurs de Didier Deschamps ont pris leurs quartiers au Four Seasons, en plein centre-ville, avant de rejoindre leurs installations d'entraînement sur le campus de Bentley University. 
Texte intégral (727 mots)
L'équipe de France a atterri mercredi à Boston, son camp de base pour le Mondial 2026. Les 26 joueurs de Didier Deschamps ont pris leurs quartiers au Four Seasons, en plein centre-ville, avant de rejoindre leurs installations d'entraînement sur le campus de Bentley University. 
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