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05.01.2026 à 07:49

Enlèvement de Maduro: "Des gouvernement européens trop timorés?"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce lundi 5 janvier, la condamnation quasi-générale de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Les menaces renouvelées de Donald Trump contre l’Iran, où la répression de la contestation se poursuite. Des frappes franco-britanniques en Syrie. Et le «Dry January», le mois de janvier sans alcool.
A la Une de la presse, ce lundi 5 janvier, la condamnation quasi-générale de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Les menaces renouvelées de Donald Trump contre l’Iran, où la répression de la contestation se poursuite. Des frappes franco-britanniques en Syrie. Et le «Dry January», le mois de janvier sans alcool.

05.01.2026 à 07:41

Un nouveau parquet en France contre les trafics qui "déstabilisent l'ordre social"

FRANCE24
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"Nous sommes face à des gens très dangereux" avec des modes opératoires qui peuvent se rapprocher "du terrorisme" car ils "déstabilisent l'ordre social", explique la procureure Vanessa Perrée, à l'occasion du lancement du Parquet national de lutte contre la criminalité organisée (Pnaco). Au quotidien, "le trafic gêne de plus en plus les Français", les traumatise avec "des victimes collatérales", affirme-t-elle dans un entretien accordé à l'AFP. Et à l'instar des groupes jihadistes, les trafiquants recrutent "sur les réseaux sociaux des mineurs de plus en plus jeunes", attirés par "des sommes dérisoires pour prendre une vie humaine". Comme celle de Nessim Ramdane, chauffeur VTC tué le 4 octobre 2024 à Marseille. Le suspect, bientôt jugé, avait 14 ans. - "Pas de dérive" - La loi narcotrafic, promulguée en juin et créant le Pnaco, donne de nouveaux outils aux enquêteurs. Comme un "dossier coffre" (procès-verbal distinct pour ne pas divulguer certaines techniques d'enquête aux mis en cause) ou une possibilité d'activer à distance un téléphone pour procéder à des écoutes. Ces moyens inquiètent de nombreux avocats, qui anticipent des atteintes aux droits de la défense. "Il n'y a pas de dérive, nous nous inscrivons dans l'Etat de droit", balaie Vanessa Perrée. "Ce sont des moyens légaux, avec des contrôles, des débats contradictoires, la nécessité de passer devant un juge." "Alors oui, on a des gardes à vue plus longues, des techniques spéciales d'enquête, mais elles sont à la hauteur des enjeux, des moyens et de la dangerosité" des mis en cause. Leur violence désinhibée s'accompagne d'une complexification des flux financiers pour réinvestir l'argent sale "dans un circuit légal et non traçable", et d'une capacité à corrompre permise par leur puissance financière. "On a vu des cas de greffiers, d'agents pénitentiaires" corrompus, relève Mme Perrée. Peut-on parler d'une mafia, avec une économie et un monde politique sous emprise ? "On n'a pas un narco-Etat en France", tempère la magistrate et "on se donne justement les moyens" de s'en prémunir. Mais il faut faire preuve de vigilance, comme lors des municipales de mars: "On peut s'interroger sur l'influence des trafiquants de drogue dans les quartiers" quand ils tentent "de se substituer aux services de l'Etat pour les citoyens". A son premier jour, le Pnaco hérite de 170 dossiers en cours: narcotrafic, filières d'immigration clandestine, traite d'êtres humains, proxénétisme, vols à main armée... Lui échoient ainsi les investigations sur l'évasion en 2024 du trafiquant Mohamed Amra, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, celles sur le naufrage mortel de 31 migrants dans la Manche en 2021, ou sur une série d'enlèvements en 2025 liés aux cryptomonnaies. Traquer l'argent Ces affaires étaient jusque-là dirigées par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, créée en 2019 avec, déjà, l'ambition d'endiguer cette criminalité. Alors, qu'apporte en plus le Pnaco ? Une "doctrine", affirme Vanessa Perrée, reposant sur une collaboration renforcée avec les parquets locaux. Et une force de frappe augmentée avec seize magistrats, dont six spécialisés en criminalité organisée "classique" et six en financier. Dix supplémentaires arriveront en septembre. "Sur chaque dossier, on aura un binôme" de procureurs, épaulés d'assistants spécialisés, pour pister le produit stupéfiant mais aussi l'argent, avec une "enquête patrimoniale poussée". Traquer l'argent "est essentiel", insiste celle qui a été directrice de l'Agence de gestion et recouvrement des avoirs saisis (Agrasc). Le blanchiment s'opère "dans des sociétés de BTP, sur des comptes familiaux, dans des achats de produits de luxe, l'investissement dans des voitures, des montres, des bijoux...". Il est communément avancé que le narcotrafic pèserait pour "six milliards d'euros" en France mais il est difficile "de savoir exactement ce que ça rapporte", avec des "investissements qui prennent de la valeur" et s'effectuent "de plus en plus à l'étranger", souligne-t-elle. D'où l'importance d'une coopération accrue avec des pays où résident des narcotrafiquants. En 2025, les Emirats arabes unis ont extradé 17 mis en cause vers la France. "Nous avons encore pas mal de travail à faire avec les Émirats", note Vanessa Perrée, en particulier pour retracer "les achats immobiliers en liquide, en crypto". La magistrate relève aussi une "nécessaire coopération avec les pays du Maghreb". Avec, pour le Pnaco, l'objectif de devenir "l'interlocuteur unique" français à l'international pour ces dossiers criminels de grande complexité.
Texte intégral (762 mots)
"Nous sommes face à des gens très dangereux" avec des modes opératoires qui peuvent se rapprocher "du terrorisme" car ils "déstabilisent l'ordre social", explique la procureure Vanessa Perrée, à l'occasion du lancement du Parquet national de lutte contre la criminalité organisée (Pnaco). Au quotidien, "le trafic gêne de plus en plus les Français", les traumatise avec "des victimes collatérales", affirme-t-elle dans un entretien accordé à l'AFP. Et à l'instar des groupes jihadistes, les trafiquants recrutent "sur les réseaux sociaux des mineurs de plus en plus jeunes", attirés par "des sommes dérisoires pour prendre une vie humaine". Comme celle de Nessim Ramdane, chauffeur VTC tué le 4 octobre 2024 à Marseille. Le suspect, bientôt jugé, avait 14 ans. - "Pas de dérive" - La loi narcotrafic, promulguée en juin et créant le Pnaco, donne de nouveaux outils aux enquêteurs. Comme un "dossier coffre" (procès-verbal distinct pour ne pas divulguer certaines techniques d'enquête aux mis en cause) ou une possibilité d'activer à distance un téléphone pour procéder à des écoutes. Ces moyens inquiètent de nombreux avocats, qui anticipent des atteintes aux droits de la défense. "Il n'y a pas de dérive, nous nous inscrivons dans l'Etat de droit", balaie Vanessa Perrée. "Ce sont des moyens légaux, avec des contrôles, des débats contradictoires, la nécessité de passer devant un juge." "Alors oui, on a des gardes à vue plus longues, des techniques spéciales d'enquête, mais elles sont à la hauteur des enjeux, des moyens et de la dangerosité" des mis en cause. Leur violence désinhibée s'accompagne d'une complexification des flux financiers pour réinvestir l'argent sale "dans un circuit légal et non traçable", et d'une capacité à corrompre permise par leur puissance financière. "On a vu des cas de greffiers, d'agents pénitentiaires" corrompus, relève Mme Perrée. Peut-on parler d'une mafia, avec une économie et un monde politique sous emprise ? "On n'a pas un narco-Etat en France", tempère la magistrate et "on se donne justement les moyens" de s'en prémunir. Mais il faut faire preuve de vigilance, comme lors des municipales de mars: "On peut s'interroger sur l'influence des trafiquants de drogue dans les quartiers" quand ils tentent "de se substituer aux services de l'Etat pour les citoyens". A son premier jour, le Pnaco hérite de 170 dossiers en cours: narcotrafic, filières d'immigration clandestine, traite d'êtres humains, proxénétisme, vols à main armée... Lui échoient ainsi les investigations sur l'évasion en 2024 du trafiquant Mohamed Amra, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, celles sur le naufrage mortel de 31 migrants dans la Manche en 2021, ou sur une série d'enlèvements en 2025 liés aux cryptomonnaies. Traquer l'argent Ces affaires étaient jusque-là dirigées par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, créée en 2019 avec, déjà, l'ambition d'endiguer cette criminalité. Alors, qu'apporte en plus le Pnaco ? Une "doctrine", affirme Vanessa Perrée, reposant sur une collaboration renforcée avec les parquets locaux. Et une force de frappe augmentée avec seize magistrats, dont six spécialisés en criminalité organisée "classique" et six en financier. Dix supplémentaires arriveront en septembre. "Sur chaque dossier, on aura un binôme" de procureurs, épaulés d'assistants spécialisés, pour pister le produit stupéfiant mais aussi l'argent, avec une "enquête patrimoniale poussée". Traquer l'argent "est essentiel", insiste celle qui a été directrice de l'Agence de gestion et recouvrement des avoirs saisis (Agrasc). Le blanchiment s'opère "dans des sociétés de BTP, sur des comptes familiaux, dans des achats de produits de luxe, l'investissement dans des voitures, des montres, des bijoux...". Il est communément avancé que le narcotrafic pèserait pour "six milliards d'euros" en France mais il est difficile "de savoir exactement ce que ça rapporte", avec des "investissements qui prennent de la valeur" et s'effectuent "de plus en plus à l'étranger", souligne-t-elle. D'où l'importance d'une coopération accrue avec des pays où résident des narcotrafiquants. En 2025, les Emirats arabes unis ont extradé 17 mis en cause vers la France. "Nous avons encore pas mal de travail à faire avec les Émirats", note Vanessa Perrée, en particulier pour retracer "les achats immobiliers en liquide, en crypto". La magistrate relève aussi une "nécessaire coopération avec les pays du Maghreb". Avec, pour le Pnaco, l'objectif de devenir "l'interlocuteur unique" français à l'international pour ces dossiers criminels de grande complexité.

05.01.2026 à 07:33

"Les romanciers ont encore un peu d'avance sur l'IA", selon Pierre Lemaitre

FRANCE24
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"Les romanciers ont encore un peu d'avance sur l'IA", estime Pierre Lemaitre. "Combien de temps? Je ne sais pas. Mais, aujourd'hui, je ne vois pas l'IA être capable d'inventer une forme moderne et attirante de roman", ajoute l'auteur à l'AFP à l'occasion de la sortie de son roman "Les belles promesses" (Calmann-Lévy), en librairie le 6 janvier. Quels que soit les progrès de la machine, l'auteur de 75 ans veut continuer à écrire "comme un artisan", tant que sa santé le lui permettra. Il s'est fixé un objectif: raconter le XXe siècle en 10 romans. Sept ont désormais été publiés depuis "Au revoir là-haut", un immense best-seller récompensé par le prix Goncourt en 2013. Et pourtant, lorsqu'il annonce son ambition de "feuilletonner le XXe siècle", comme ont pu le faire Alexandre Dumas ou Roger Martin du Gard, "personne n'y a cru", se souvient-il. Mais Pierre Lemaitre est persuadé du pouvoir de séduction de la "littérature populaire": "Les lecteurs aiment qu'on leur raconte des histoires, ce que permettent les grandes sagas romanesques". "Ma conviction profonde, c'est que le besoin de fiction ne se tarira jamais", avance-t-il. Car, depuis l'Antiquité et la mythologie, la fiction a "toujours été une manière de décrypter le réel". Fort tirage Pour l'auteur, l'IA devrait être bientôt capable d'écrire un roman pouvant être de Pierre Lemaitre: "si on rentre dans son corpus mes 17 romans, elle va faire l'analyse du style et de leur construction, et les reproduire". Mais, "pour l'instant, l'IA est incapable d'inventer Pierre Lemaitre", ajoute-t-il. En prenant l'exemple de "Au revoir là-haut", un roman qui "est un peu un ovni" car "j'ai pris la guerre de 1914-18 un peu de biais, en partant de faits peu connus". L'auteur entend appliquer la même méthode pour la trilogie à venir, qui fera revivre les décennies 1970 et 80, jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989. Il y mettra en scène la troisième génération des Pelletier, la famille au coeur de la saga, qui sera plongée dans cette "période paradoxale". "Avec d'un côté une France qui souffre énormément des grands plans de restructuration dans le Nord et l'Est, et de l'autre une génération rock assez scintillante", rappelle-t-il. "Durant ces 20 ans, le pays est passé du bourgeoisisme pompidolien à la pseudo-modernité giscardienne, qui a fini par céder sous les coups de boutoir de la gauche de François Mitterrand, qui vire ensuite à droite", résume le romancier. Pierre Lemaitre n'a pas l'intention d'aller plus loin en inventant la vie des Pelletier au XXIe siècle. "La période actuelle n'est pas claire. Mais aucune n'est facile à décrire lorsque vous la vivez. Il est préférable d'avoir un recul de quelques décennies", explique-t-il. Le roman "Les belles promesses", tiré à 250.000 exemplaires, s'annonce comme un best-seller de la rentrée d'hiver. Les trois premiers tomes de la tétralogie des "Années glorieuses" se sont jusqu'à présent écoulés à 1,5 million d'exemplaires en grand format et en poche, selon des chiffres de l'institut GfK donnés par l'éditeur.
Texte intégral (522 mots)
"Les romanciers ont encore un peu d'avance sur l'IA", estime Pierre Lemaitre. "Combien de temps? Je ne sais pas. Mais, aujourd'hui, je ne vois pas l'IA être capable d'inventer une forme moderne et attirante de roman", ajoute l'auteur à l'AFP à l'occasion de la sortie de son roman "Les belles promesses" (Calmann-Lévy), en librairie le 6 janvier. Quels que soit les progrès de la machine, l'auteur de 75 ans veut continuer à écrire "comme un artisan", tant que sa santé le lui permettra. Il s'est fixé un objectif: raconter le XXe siècle en 10 romans. Sept ont désormais été publiés depuis "Au revoir là-haut", un immense best-seller récompensé par le prix Goncourt en 2013. Et pourtant, lorsqu'il annonce son ambition de "feuilletonner le XXe siècle", comme ont pu le faire Alexandre Dumas ou Roger Martin du Gard, "personne n'y a cru", se souvient-il. Mais Pierre Lemaitre est persuadé du pouvoir de séduction de la "littérature populaire": "Les lecteurs aiment qu'on leur raconte des histoires, ce que permettent les grandes sagas romanesques". "Ma conviction profonde, c'est que le besoin de fiction ne se tarira jamais", avance-t-il. Car, depuis l'Antiquité et la mythologie, la fiction a "toujours été une manière de décrypter le réel". Fort tirage Pour l'auteur, l'IA devrait être bientôt capable d'écrire un roman pouvant être de Pierre Lemaitre: "si on rentre dans son corpus mes 17 romans, elle va faire l'analyse du style et de leur construction, et les reproduire". Mais, "pour l'instant, l'IA est incapable d'inventer Pierre Lemaitre", ajoute-t-il. En prenant l'exemple de "Au revoir là-haut", un roman qui "est un peu un ovni" car "j'ai pris la guerre de 1914-18 un peu de biais, en partant de faits peu connus". L'auteur entend appliquer la même méthode pour la trilogie à venir, qui fera revivre les décennies 1970 et 80, jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989. Il y mettra en scène la troisième génération des Pelletier, la famille au coeur de la saga, qui sera plongée dans cette "période paradoxale". "Avec d'un côté une France qui souffre énormément des grands plans de restructuration dans le Nord et l'Est, et de l'autre une génération rock assez scintillante", rappelle-t-il. "Durant ces 20 ans, le pays est passé du bourgeoisisme pompidolien à la pseudo-modernité giscardienne, qui a fini par céder sous les coups de boutoir de la gauche de François Mitterrand, qui vire ensuite à droite", résume le romancier. Pierre Lemaitre n'a pas l'intention d'aller plus loin en inventant la vie des Pelletier au XXIe siècle. "La période actuelle n'est pas claire. Mais aucune n'est facile à décrire lorsque vous la vivez. Il est préférable d'avoir un recul de quelques décennies", explique-t-il. Le roman "Les belles promesses", tiré à 250.000 exemplaires, s'annonce comme un best-seller de la rentrée d'hiver. Les trois premiers tomes de la tétralogie des "Années glorieuses" se sont jusqu'à présent écoulés à 1,5 million d'exemplaires en grand format et en poche, selon des chiffres de l'institut GfK donnés par l'éditeur.
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