Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

18.05.2026 à 04:27

FRANCE24
img
Les récentes résurgences d'hantavirus et d'Ebola, absentes de l'ordre du jour, devraient s'inviter dans les discussions de cette 79e Assemblée, qui se tient jusqu'à samedi à Genève. Il sera notamment "intéressant de voir" comment l'hantavirus "sera utilisé notamment par l'OMS pour faire pression" sur les Etats qui souhaitent quitter l'organisation, afin qu'ils restent, confiait récemment à l'AFP un diplomate, sous couvert d'anonymat. L'Assemblée mondiale de la santé (AMS) intervient après une année difficile pour l'OMS, fragilisée par la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'organisation et par la baisse des contributions internationales qui l'a contrainte à réduire budget et effectifs. "Nous sommes désormais stables et nous allons de l'avant", déclarait fin avril le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "La situation reste fragile, mais ils ont réussi à mobiliser la majeure partie des fonds" nécessaires pour les deux prochaines années, a souligné à l'AFP Surie Moon, codirectrice du Centre de santé mondiale de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. Selon elle, la crise liée à l'hantavirus illustre clairement "pourquoi le monde a besoin d'une OMS efficace, digne de confiance, impartiale et dotée d'un financement sûr". Retraits américain et argentin Des fractures persistent toutefois, notamment sur des enjeux géopolitiques et sociétaux, alimentant la polarisation. Ces divergences ont bloqué début mai un volet clé du traité sur les pandémies, dont les négociations pourraient être prolongées d'un an cette semaine. En janvier, aucune décision n'a été prise par le Conseil exécutif de l'OMS sur la demande de retrait des Etats-Unis, qui ne sont pas à jour dans le versement des contributions obligatoires à l'organisation, condition indispensable pour leur retrait. "On peut penser que cette semaine également, il n'y aura pas de décision sur les Etats-Unis", selon une autre source diplomatique. D'après plusieurs observateurs, attirer davantage l'attention sur ce sujet ne servirait les intérêts de personne. Aussi, aucune résolution n'est prévue pour décider du sort des Etats-Unis, qui considèrent de toute façon avoir quitté l'OMS en janvier dernier. Les Etats devront en revanche se prononcer sur la demande de retrait argentin car ce pays, soutenu par Israël, avait déposé une résolution. Campagne électorale Cette Assemblée se tient alors que le processus d'élection du prochain chef de l'OMS, lancé en avril, est en cours. Aucun candidat ne s'est encore déclaré, mais des annonces sont possibles cette semaine avant la clôture des candidatures le 24 septembre. Par ailleurs, plusieurs résolutions sensibles, notamment sur l'Ukraine, les territoires palestiniens et l'Iran, devraient susciter de vifs débats. L'élection des nouveaux membres du Conseil exécutif de l'OMS pourrait de son côté donner lieu à un possible face-à-face entre le Royaume-Uni et la Russie. La réforme de l'"architecture de la santé mondiale", un secteur très fragmenté avec une multitude d'organisations qui ne travaillent pas toujours ensemble, sera également au cœur des discussions de l'Assemblée, où les Etats membres devront se prononcer sur la mise en place d'un processus formel en ce sens. "Parmi les questions à examiner figure la répartition des responsabilités entre les niveaux mondial, régional et national", pour éviter les "chevauchements", a expliqué à l'AFP Helen Clark, qui copréside le groupe d'experts indépendants pour la préparation et la réponse aux pandémies. "Cette crise qu'on vit actuellement, avec le départ d'acteurs importants, permet aussi à une organisation comme l'OMS de regarder à nouveau sa stratégie avec ses membres", a estimé la ministre canadienne de la Santé Marjorie Michel, dans un entretien avec l'AFP. "Il faut vraiment qu'on aille vers de nouvelles façons de faire, des nouvelles façons de penser, de nouvelles façons de s'organiser et de profiter de l'expertise de chacun", a-t-elle poursuivi. Il s'agit aussi d'éviter que certains sujets jugés controversés, notamment depuis le retour de Donald Trump, soient sacrifiés dans un contexte de recul de l'aide internationale. L'objectif, dans ce contexte, est "de s'assurer d'une meilleure coordination des acteurs en santé, afin qu'il n'y ait pas d'activités ou populations laissées pour compte", relève une autre source diplomatique. Dans le cadre de son processus de priorisation, l'OMS a ainsi déjà "réduit certaines de ses activités, notamment dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive", indique Thiru Balasubramaniam, de l'ONG américaine Knowledge Ecology International (KEI), à l'AFP.

18.05.2026 à 04:13

FRANCE24
img
Leur verdict n'est que consultatif mais il a de grandes chances d'être suivi par la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers, qui s'est réservé la décision finale. Si le tribunal d'Oakland, près de San Francisco, donnait raison au patron de SpaceX et Tesla, cela handicaperait la croissance d'OpenAI, en pleine compétition face à Anthropic, Google DeepMind ou encore xAI, le propre laboratoire de Musk. Dans le cas contraire, l'entreprise et son patron Sam Altman seraient enfin libérés d'une procédure qu'ils traînent comme un boulet dans la course mondiale pour dominer l'IA générative. Sur trois semaines d'audiences intenses, les neuf citoyens ont vu défiler pas moins de cinq milliardaires de la tech. A l'ouverture le 28 avril, Elon Musk s'est dépeint en bienfaiteur trahi, animé par la volonté de protéger l'humanité contre une IA qui deviendrait dévastatrice entre les mains de gens cupides. Sam Altman -- dernier à témoigner, après son compagnon de route Greg Brockman, le PDG de Microsoft Satya Nadella et l'ingénieur Ilya Sutskever -- a décrit son ancien parrain en homme avide de "contrôle absolu", prêt à tout pour remporter la bataille de l'IA face à DeepMind. Sous les yeux des jurés et de nombreux journalistes, les avocats ont bataillé sur le moindre courriel ou SMS échangé par les protagonistes, étalant au grand jour les querelles intestines d'une Silicon Valley où les milliards coulent à flot. OpenAI, lancé fin 2015 par un groupe de jeunes ingénieurs et investisseurs pris sous son aile par Elon Musk, a été créé comme une organisation à but non lucratif, destinée à développer une IA "bénéfique pour toute l'humanité". Prescription? Dix ans plus tard, ChatGPT est utilisé par plus de 900 millions de personnes chaque semaine. La structure commerciale d'OpenAI, lancée en 2019, est valorisée 850 milliards de dollars et prépare une entrée en Bourse retentissante. Cet essor a rendu les fondateurs richissimes avant 40 ans et s'est avéré très lucratif pour Microsoft, leur premier investisseur historique, également mis en cause. Musk les accuse d'avoir sciemment facilité les montages d'OpenAI pour y investir 13 milliards de dollars qui en valent dix fois plus désormais. Ces enrichissements reposent-ils sur le détournement des dons de départ d'Elon Musk (38 millions de dollars) et sur la trahison d'une promesse envers lui de s'en servir pour le bien de l'humanité? C'est la question principale posée aux jurés, censés y répondre à l'unanimité. A moins qu'ils ne règlent l'affaire sur un préalable: Elon Musk, qui a lancé la procédure en 2024, a-t-il attaqué dans les délais légaux? Si la réponse est non, l'affaire devrait s'arrêter là, la juge ayant déclaré qu'elle suivrait probablement leurs avis sur ce point. Si OpenAI est condamné, la juge déterminera seule les remèdes à appliquer. Elle a convoqué les deux camps pour en débattre aussi dès lundi, pendant que les jurés, à quelques mètres de la salle d'audience, délibéreront entre eux, à huis clos, sur le fond de l'affaire. Elon Musk exige qu'OpenAI revienne à un pur statut sans but lucratif. Cette issue contraindrait la start-up à renoncer à son entrée en Bourse et à se priver de ses investisseurs, tels que Microsoft, Amazon ou le japonais SoftBank. La fondation OpenAI est restée un actionnaire minoritaire - environ 25% - de sa structure commerciale et ses dirigeants se félicitent d'en avoir fait l'une des organisations à but non lucratif les mieux dotées au monde. Elon Musk, lui, fustige une quasi-coquille vide. La fondation, qui avait distribué 7,6 millions de dollars en 2024, a annoncé un milliard de dons pour 2026, un mois avant le procès.

18.05.2026 à 04:01

FRANCE24
img
Le procès, prévu jusqu'au 5 juin, doit s'ouvrir en début de matinée devant la 7ème chambre du tribunal correctionnel de Marseille, spécialisée dans la criminalité organisée, avec un dispositif de sécurité renforcé. A 35 ans, avec 13 mentions au casier judiciaire, notamment pour vols, détention d'armes ou encore trafic de stupéfiants, Bingui a fait toute sa "carrière" dans le narcotrafic, sa dernière condamnation, à six ans de prison, remontant à octobre 2024 alors qu'il était incarcéré à Casablanca (Maroc) à la demande des autorités françaises. Extradé en janvier 2025, il est jugé cette fois pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, le tout en récidive, dans le cadre d'une enquête portant sur plusieurs points de vente des quartiers Nord, principalement celui de "La Fontaine", situé à l'entrée de la cité de la Paternelle, dans le 14e arrondissement. C'est cette cité d'à peine 700 habitants mais avec un accès direct à l'autouroute A7, qui sera début 2023 au cœur de la guerre de territoires entre les Yoda, qui tirent leur nom du maître jedi de Star Wars, et la future DZ Mafia. Parallèlement, un renseignement fait état d'une violente altercation début février 2023 entre Félix Bingui et Abdelatif Mehdi Laribi, considéré comme l'un des pères de la DZ Mafia, dans une boîte de nuit de Phuket en Thaïlande. Vague record de narchomicides Les mois suivants, Marseille connaîtra une vague record d'une cinquantaine de narchomicides, dont 35 directement liés à cette rivalité entre les deux gangs, et des dizaines de blessés dans des règlements de comptes. En mai 2023, c'est le beau-frère de Bingui, Omar Benchicha, et un autre membre éminent du clan qui sont assassinés à Salou, en Catalogne, provoquant l'exil à l'étranger de plusieurs rescapés des Yoda. Jusque là, le point de deal de La Fontaine tournait à plein régime, "ouvrant dès le matin et fonctionnant toute la journée sans discontinuer hormis durant les interventions des services de police qui stoppaient ponctuellement l'activité", selon les enquêteurs. Appartements "nourrices" (d'armes ou drogues), lignes téléphoniques dédiées, communications cryptées, prête-noms : Félix Bingui, qui alterne entre séjours à l'étranger (Espagne, Maroc, Dubaï) et passages à Marseille, avait, selon l'enquête, mis en place un réseau "particulièrement organisé", avec à sa tête "un cercle restreint de proches sur lesquels il s'appuie". Ses "larbins", diront en audition certains coprévenus. Parmi eux, figurent celui que les enquêteurs désignent comme son "bras droit", Mohamed Hussein Saleh, dit "Pirate", et Zine Eddine Belkai, qualifié de "grand gérant" des points de vente, l'un des deux accusés sous le coup d'un mandat d'arrêt et qui serait "durablement" installé au Maroc. Le procès abordera également le train de vie somptuaire des accusés, qui pour la plupart ne déclaraient aucun revenu, mais multipliaient les voyages à l'étranger en classe affaires, les séjours dans des hôtels de luxe, les achats chez Vuitton, Hermès ou Louboutin... Bénéficiant d'un statut de résident à Dubaï, Bingui, qui nie toutes les accusations portées contre lui, y possèderait plusieurs biens, dont une villa achetée sur plan pour 2 millions d'euros. Après ce procès, Bingui, incarcéré dans la prison ultrasécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), n'en aura pas fini avec la justice: il a été mis en examen en février 2025 notamment pour "complicité de tentative d'assassinat" dans une autre affaire dont l'instruction est toujours en cours. Son procès se déroule un peu plus d'un mois après celui de deux chefs présumés de la DZ Mafia - l'un condamné à 25 ans de réclusion, l'autre acquitté - pour un double assassinat commis en 2019. Les débats devant la cour d'assises spéciale des Bouches du Rhône à Aix-en-Provence s'étaient alors tenus dans une ambiance chaotique, marquée par de nombreux incidents d'audience.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞