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26.05.2026 à 12:23

FRANCE24
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Pour l'avocat de Mahammad Mirzali, Me Henri Carpentier, au-delà de l'attaque qui a failli coûter la vie à son client en mars 2021 à Nantes, ce procès est "celui de la liberté de critiquer un régime autoritaire et kleptocratique" en France. Les trois membres présumés du commando et leurs soutiens logistiques, tous de nationalité ou d'origine azerbaïdjanaise, nient les faits qui leur sont reprochés. Leurs mystérieux commanditaires seront au cœur des débats, qui pourraient durer jusqu'au 12 juin. Des mesures exceptionnelles sont mises en place pour assurer la sécurité de M. Mirzali et de la cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels. Mardi matin, des gendarmes contrôlaient systématiquement l’identité et les sacs de tous ceux qui souhaitaient emprunter - uniquement à pied - les rues encadrant le Parlement de Bretagne, où se déroule le procès. Fait rare, à l’entrée de la cour d’appel, même les avocats et employés du ministère de la Justice étaient contraints de passer par un portique de détection et de soumettre leurs sacs aux rayons X, a constaté un journaliste de l’AFP. Dans la salle, des cabines ont été installées pour la traduction en quatre langues (français, azéri, turc et géorgien) et les sept accusés présents – deux sont en fuite – sont encadrés par des agents tous encagoulés. Très critique à l'égard du régime du président Ilham Aliev, Mahammad Mirzali, 32 ans, est réfugié politique en France depuis 2015. Il alimente une chaîne YouTube et un blog comptant des centaines de milliers d'abonnés. Gardes du corps et cicatrices Le blogueur vit sous protection policière 24H/24, dans un lieu tenu secret, depuis qu'il a été grièvement blessé par une quinzaine de coups de lames le 14 mars 2021. Reconnaissable à la spectaculaire cicatrice qui lui barre la nuque depuis lors, il était encadré mardi par deux gardes du corps jusque sur le banc des parties civiles. S'il se réjouit de ce procès, M. Mirzali "est très anxieux". "Il a la certitude que les menaces ne vont pas cesser avec le procès", déplore auprès de l'AFP Me Henri Carpentier. "Lui, en tant que tel, ne représente rien. Les scandales qu'il a pu dévoiler, c'est ça qu'on a voulu assassiner", décrypte l'avocat. Les commanditaires de la tentative d'assassinat contre Mahammad Mirzali en 2021 et d'une autre, déjouée l'année suivante par un contrôle des douanes, n'ont jamais été formellement désignés par la justice. Mais "on sait que ça vient du plus haut niveau en Azerbaïdjan", assure Me Carpentier. Le blogueur d'opposition a été condamné dans son pays d'origine en 2025, par contumace, à six ans et demi de prison. A défaut des commanditaires, le principal suspect jugé à Rennes est un trentenaire arrêté avec un passeport moldave au nom d'Andrei Topal, qui serait en réalité Emin Qasimov, un Azerbaïdjanais membre d'un clan de la mafia russophone des "voleurs dans la loi". Interrogé mardi par le président de la cour sur cette identité "qui fait débat", il a dit s’appeler "Emil Topal" et être né en Azerbaïdjan d’un père moldave avant de partir s’installer en Turquie durant l’enfance. Il a assuré n’avoir "jamais eu de passeport azerbaïdjanais." Avec un comparse, il doit répondre de "tentative de meurtre en bande organisée", crime passible d'une peine de réclusion à perpétuité. Le troisième membre du commando est toujours en fuite et sera jugé en son absence. Les six autres accusés sont jugés pour complicité et association de malfaiteurs.

26.05.2026 à 12:21

FRANCE24
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Dans son rapport, l'Academy of Medical Royal Colleges, organisation rassemblant les principales instances professionnelles de médecins, estime que l'usage des réseaux sociaux par les enfants et les jeunes constitue un enjeu de santé publique, "au même titre que le tabagisme et le port de la ceinture de sécurité en voiture". Parmi les 454 médecins interrogés, la moitié ont déclaré traiter au moins un enfant par semaine souffrant de détresse mentale ou de blessures physiques liées à des contenus en ligne. Ils disent également observer une "vague d'enfants radicalisés" en raison de leur exposition à des contenus "haineux, addictifs et extrêmement perturbants". Cette contribution intervient au dernier jour d'une consultation lancée en janvier par le gouvernement travailliste sur l'opportunité d'interdire au Royaume-Uni les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, sur le modèle de l'Australie. Le Premier ministre Keir Starmer doit rencontrer mardi des parents endeuillés qui estiment que les réseaux sociaux ont joué un rôle dans la mort de leurs enfants. Parmi eux figurent des partisans d'une interdiction, dont Esther Ghey, la mère de l'adolescente transgenre Brianna Ghey, dont le meurtre par deux adolescents en 2023 a suscité une vague de choc dans le pays. Mais aussi des opposants à l'interdiction comme Ian Russell, dont la fille Molly s'est donnée la mort à 14 ans après avoir visionné des contenus faisant l'apologie du suicide. L'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, concurrent potentiel de Keir Starmer à la direction du Parti travailliste et à Downing Street, s'est dit favorable à une interdiction des réseaux sociaux. "Je pense que ce que nous avons vu de la part des grandes entreprises technologiques s'apparente au comportement de l'industrie du tabac", a-t-il accusé sur la radio de la BBC. Mi-avril, Keir Starmer avait laissé entendre qu'il pourrait restreindre l'accès des mineurs aux réseaux sociaux en raison des risques pour leur sécurité, mais avait insisté sur le fait qu'il attendrait la fin de la consultation avant de prendre une décision définitive. Il n'a pas non plus exclu une éventuelle interdiction. La ministre de la Technologie Liz Kendall a indiqué que le gouvernement agirait d'ici "la fin de l'année" pour mettre en application le résultat de la consultation.

26.05.2026 à 12:13

FRANCE24
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"Lorsque les gens viennent en masse dans les funéraires et dans notre culture ici les gens honorent le décès, et ça fait en sorte qu'on atouche, c'est ça en fait que on fait des rites, qui fait en sorte que la transmission devient énorme autour des décès," dit le Docteur Adelard Lofungola, coordinateur des opérations de riposte au gouvernement. "Pour couper cette chaîne de transmission, on met en place les enterrements dignes et sécurisés."
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