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20.02.2026 à 08:55

"Il ne faut pas avoir peur de parler violences sexuelles aux enfants", dit l'autrice Mai Lan Chapiron

FRANCE24
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A l'heure où les révélations dans le périscolaire parisien suscitent une vague d'inquiétude chez les parents, la chanteuse et autrice, victime d'inceste dans son enfance, juge urgent de renforcer la prévention auprès des plus jeunes et d'outiller les familles. Que racontent vos livres? "+C'est mon corps+ (éditions de La Martinière), c'est un petit livre destiné aux 2-6 ans, qui leur donne les bases de la prévention, à savoir quelles sont tes parties intimes et la règle qui dit que personne n'a le droit d'y toucher. Ces deux informations sont répétées le long du livre d'une façon assez rigolote avec un petit hibou qui commente chaque page avec des petites blagues. On passe par toutes les personnes de l'entourage de l'enfant, on commence par le frère et la sœur, puis les cousins, puis les parents, puis les adultes de l'école, les copains, et puis après ça part dans des personnages plus imaginaires, une fée, le père Noël et à la fin la réponse est toujours +non, on ne peut pas toucher mes parties intimes+. On a voulu faire quelque chose de plus léger que mon premier album jeunesse +Le Loup+ qui est pour les plus grands car il traite directement et explicitement de l'inceste. Beaucoup de professionnels l'utilisent, soit en prévention, soit en dépistage, soit en accompagnement des victimes. Les enfants ne sont pas suffisamment informés? "Les tout-petits, tant qu'on ne leur dit pas que c'est interdit, ils ne peuvent pas le savoir et ils n'ont que la parole de l'agresseur qui dit totalement autre chose. C'est donc essentiel de leur rappeler leurs droits. J'ai été victime d'agressions sexuelles de la part de mon grand-père quand j'avais sept ans et je n'avais eu que des scénarios cata qui ne m'invitaient pas à parler. Et quand on n'en parle pas, on peut être tenté de se dire, enfant, +peut-être que c'est moi qui en fais toute une histoire+. Plus on va dire à un enfant qu'on se soucie de sa sécurité, plus on va lui donner des règles de sécurité, plus il sera sécurisé. C'est un apprentissage essentiel, avant même d'apprendre à lire, écrire ou compter. On leur dit de faire attention en traversant la rue, que le feu ça brûle, il faut aussi qu'ils intègrent la règle concernant les parties intimes. Ce sont des règles de sécurité de base. L'objectif avec la prévention c'est aussi potentiellement d'éviter à des futurs agresseurs de ne pas le devenir et de dissuader les agresseurs d'aujourd'hui d'agresser. Si cette parole, si cette règle, devient quelque chose de normal, qu'on affiche dans les couloirs d'école +c'est interdit de toucher les parties intimes+ ça devient à force dissuasif. Quel est votre message aux parents? Aux parents qui s'inquiètent, je leur dis de se lancer et de prévenir les enfants, de ne pas en faire quelque chose de grave. Ce n'est pas violent de parler avec ses enfants. Ce qui est violent, c'est l'agression, mais d'en parler, au contraire, c'est très sécurisant. Il faut vraiment que la vision là-dessus change. Quand les premières informations sont sorties sur des cas de violences sexuelles dans le périscolaire parisien, c'était la crise absolue. On a reçu beaucoup d'appels à mon association pour intervenir dans les classes de maternelle. Au début de l'atelier, les profs ne sont pas forcément à l'aise, tout le monde est un peu stressé. Et à l'issue de ces séances, tout le monde est rassuré. Souvent les personnes se disent "bon, ok, en fait, c'est juste ça. En fait, si, je peux le faire". Il ne faut pas avoir peur de parler violences sexuelles aux enfants, en parlant on leur donne des armes. Sur les ateliers de prévention, la question qui fait trembler tout le monde c'est : est-ce qu'il y a des révélations ? Il n'y en a pas à chaque fois, l'enfant ne va pas forcement réagir tout de suite, mais le principal objectif de ces séances c'est qu'à la fin on a 25 élèves qui sont prévenus."

20.02.2026 à 08:33

Musique: Yael Naim, énergie "Solaire"

FRANCE24
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Pour percer en tant qu'artiste, "il y a l'idée acceptée un peu partout selon laquelle il faudrait se trahir", note auprès de l'AFP la chanteuse-pianiste de 48 ans, née à Paris et qui a grandi en Israël. "On ne te dit jamais qu'il faut aller au bout de ce que tu es, là où ça résonne, pour voir si ça résonne chez les autres". C'est pourtant ce cheminement, ces "petites routes" selon son expression, que Yael Naim a emprunté au début des années 2000 alors qu'elle venait de briller à Paris dans des comédies musicales à gros budget. Repoussant les avances des majors, elle choisit d'enregistrer avec son complice percussionniste David Donatien un album 100% fait maison qui porte son nom et marque son époque. Le single "New Soul", repris dans une pub Apple, fera vibrer la sono mondiale et lui ouvrira les portes d'une tournée internationale. "+New Soul+ on l'a fait sans faire exprès", rembobine-t-elle. "Mais le point de départ c'était +fais ce que tu aimes, prends le temps de le faire et sois sincère+". Vingt ans ont passé mais Yael Naim garde aujourd'hui la même philosophie avec "Solaire", 12 titres mélancoliques et synthétiques enregistrés dans sa maison de banlieue parisienne qui racontent les hauts et les bas d'une artiste en lutte contre les injonctions. "En tant que femme, à chaque âge, il y a des boîtes dans lesquelles on croit qu'on doit se mettre. Et on doit parfois dépasser le regard des autres et dire: je vais créer ma manière d'être femme, mère, épouse, artiste", souligne-t-elle. Le chemin peut être sinueux, "comme un jeu vidéo où on traverse les différents niveaux", dit-elle. En 2020, Yael Naim a ainsi connu son premier échec commercial avec l'album "Nightsongs", sorti juste avant le premier confinement, et s'est parfois laissée envahir par la noirceur. "Rejoindre un espoir" "Toi c'est New soul/Comment as-tu fait pour être clouée au sol?", chante-t-elle aujourd'hui dans le titre "Solaire" où, sautant du français à l'anglais, elle raconte son retour à la lumière. "Etre solaire, c'est beaucoup moins superficiel que ce que je pensais", dit-elle, aujourd'hui apaisée. "Et j'ai décidé de me réapproprier ce sentiment-là, ce mot, l'idée que l'énergie doit venir de l'intérieur". Dans ce cinquième album, Yael Naim peut donc se moquer du consumérisme ("Wow") ou se croquer en "Fille pas cool": "Pas la fille qui fait rire/Pas de grande chose à dire/Pas la fille à la mode/Jamais compris les codes". "Ca m'a permis de faire la paix avec le fait que j'aime la force tranquille et cultiver le doute", analyse-t-elle. "Solaire" marque aussi une renaissance après la "paralysie" qui l'a saisie dans la foulée des attaques du 7 octobre 2023 en Israël et de la guerre à Gaza. "J'étais incapable de penser, d'agir. Je ne savais même pas ce que j'avais le droit de dire, de penser", se souvient-elle. "Le 7 octobre, je l'ai vécu dans ma chair alors que j'ai tout fait, peut-être de manière lâche, pour m'éloigner de tout ça et construire ma vie", ajoute-t-elle. La thérapie et la musique lui ont permis de sortir de l'ornière et d'agir sur "un temps long" aux côtés de collectifs comme les Guerrières de la paix ou Standing Together qui se battent pour créer des ponts entre les deux peuples. Pour le lancement de son album, Yael Naim avait d'ailleurs choisi le restaurant parisien de l'association "Sababa le goût de la paix" qui unit, derrière les fourneaux, un Palestinien et un Israélien. "Je ne dis pas que j'ai raison", relève-t-elle. "Je dis juste que j'ai eu besoin de lumière et de rejoindre un espoir".

20.02.2026 à 08:13

L'Assemblée approuve à nouveau la création d'un droit à l'aide à mourir

FRANCE24
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En première lecture, les députés avaient défini "le droit à l’aide à mourir" comme le fait d'"autoriser" et "accompagner une personne qui en a exprimé la demande à recourir à une substance létale" suivant certaines conditions, "afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est pas physiquement en mesure d’y procéder, se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier". Cette fois-ci, les députés ont approuvé de justesse (71 voix contre 70) des amendements identiques, déposés par Océane Godard (PS) et Stella Dupont (Non inscrite) laissant au patient le libre choix de l'auto-administration ou de l'administration par un tiers. Un changement substantiel dans l'équilibre du texte, qui fait actuellement du suicide assisté la règle et de l'euthanasie l'exception, mais qui ne devrait pas rester inscrit dans la version du texte soumise au vote des députés mardi. En effet deux députés ont fait savoir qu'ils avaient voté par erreur pour les amendements. Cela a conduit le président de la commission des Affaires sociales, Frédéric Valletoux (Horizons), à demander une seconde délibération, qui devrait se tenir mardi. Aussi bien l'auteur du texte Olivier Falorni que le gouvernement s'étaient dits défavorables à ces amendements. Pour le reste, les députés ont adopté une version identique à la première lecture de cet article clé de la proposition de loi, les plus de 200 autres amendements sur le sujet ayant tous été rejetés. Dans l'après-midi, les députés ont commencé à examiner l'article 4 de la proposition de loi, qui porte sur les critères d'éligibilité pour pouvoir accéder à une aide à mourir. Le texte débattu prévoit cinq conditions cumulatives: - être majeur - être français ou résidant en France - être atteint d'une "affection grave et incurable" qui "engage le pronostic vital" en phase avancée ou terminale - "présenter une souffrance physique ou psychologique constante" étant "soit réfractaire aux traitements, soit insupportable" - être "apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée" En première lecture, les députés avaient ajouté une phrase prévoyant qu'"une souffrance psychologique seule" ne puisse "en aucun cas permettre de bénéficier de l'aide à mourir". Souffrance psychologique Mais elle avait été supprimée en commission avec l'aval de M. Falorni, estimant la précision inutile, puisque qu'une personne uniquement en souffrance psychologique et qui ne respecterait pas les autres critères ne pourrait pas revendiquer l'aide à mourir. En séance, des députés ont tenté de réintégrer cette précision, mais leurs amendements ont tous été rejetés. Le gouvernement, qui soutenait celui porté par Annie Vidal (Renaissance), a demandé une seconde libération, qui devrait également se tenir mardi. Les débats ont été marqués par une certaine tension, les opposants au texte se plaignant de voir toutes leurs propositions écartées. "Les amendements de repli que nous avons présentés sont systématiquement rejetés (...) Ce qui veut bien dire que vous êtes dans une approche jusqu'au-boutiste de ce texte", a accusé le député RN Hervé de Lépineau. Le PS, majoritairement en soutien de la proposition de loi, a lui souligné avoir renoncé à plusieurs de ses revendications, afin de maintenir "l'équilibre" du texte. "Nous avons renoncé dans cette loi à travailler sur les directives anticipées, mais aussi (à l'instauration d'un droit à l'aide à mourir) pour les mineurs, (ou) pour les personnes en situation irrégulière", a souligné Mme Godard. "Il faut arrêter de dire que ce texte est le fruit d'un compromis. Il y a eu un certain nombre d'ajustements tactiques faits par ses promoteurs, mais ce texte est radical", a rétorqué l'un des plus farouches opposants au texte Charles Sitzenstulh (Renaissance).
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