Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

08.04.2026 à 14:49

L'Afrique du Sud reçoit les lettres de créance de l'ambassadeur américain dans un climat de tensions

FRANCE24
img
L'Afrique du Sud avait déjà agréé en février le diplomate américain Brent Bozell, fervent soutien de Donald Trump, qui a donc présenté formellement mercredi ses lettres de créance au président Ramaphosa lors d'une brève cérémonie à Pretoria. Brent Bozell était arrivé dans un contexte de relations bilatérales fortement dégradées, les Etats-Unis reprochant à l'Afrique du Sud sa plainte pour génocide déposée contre Israël pour sa guerre à Gaza devant la justice internationale et une prétendue persécution des Afrikaners, descendants des colons européens. Lors de sa première prise de parole publique depuis son arrivée en février, M. Bozell avait critiqué les "propos haineux" du chant "Kill the Boer, Kill the farmer" ("Tuez le Boer, Tuez le fermier"), issu de la lutte contre le régime d'apartheid. Il avait aussi critiqué plusieurs programmes et législations mis en oeuvre par le gouvernement en Afrique du Sud. Il avait été convoqué mi-mars pour ses propos "non diplomatiques" par le ministère sud-africain des Affaires étrangères. Des milliers de Sud-Africains avaient ensuite défilé à Johannesburg à l'appel du parti au pouvoir, l'ANC, dont le secrétaire général avait qualifié le nouvel ambassadeur américain, âgé de 70 ans, de "vieil homme blanc qui a l'air dérangé" Lors de la cérémonie de mercredi à la résidence présidentielle, l'ambassadeur américain s'est montré beaucoup plus diplomate: "avant mon arrivée ici, je ne peux pas vous dire combien de personnes m’ont assuré qu’en peu de temps, je tomberais amoureux du pays. Il n’a suffi que de deux mois, et je peux confirmer que c’est ce qui s’est passé". "Nous sommes deux nations partageant de grandes valeurs et de grands intérêts... Mon objectif (...) est de consolider ces intérêts communs, de renforcer le respect de soi, de bâtir sur nos valeurs partagées, pour emmener nos deux nations vers de nouveaux horizons", a déclaré M. Bozell. Le président Ramaphosa a de son côté souligné qu’on attend des diplomates qu’ils respectent la souveraineté de leur pays hôte, fassent preuve de discrétion et expriment leurs préoccupations par des canaux discrets et constructifs plutôt que par des critiques publiques "conflictuelles". "C’est cette approche qui, à mon sens, permet de bâtir des relations solides entre les nations et contribue à promouvoir les intérêts de nos pays respectifs, dans un esprit de respect mutuel", a-t-il déclaré.

08.04.2026 à 14:17

Au procès libyen en appel, Sarkozy argue d'une machination du clan Kadhafi

FRANCE24
img
Début 2011, la vague du Printemps arabe partie de Tunisie s'étend à la Libye, gouvernée d'une main de fer depuis 42 ans par Mouammar Kadhafi. En quelques semaines, la répression sanglante de manifestations contre le régime fait sombrer le pays dans la guerre civile. C'est au milieu de ce bouleversement international que le 10 mars 2011, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Élysée des membres du Conseil national de transition (CNT) et reconnaît l'institution comme seul représentant légitime de la Libye. "C'est un choc pour Kadhafi (...) Il ne supporte pas qu'un chef d'État de la France reçoive quelqu'un qui représente la Libye, qu'il incarne depuis 40 ans", déclare Nicolas Sarkozy, aussi tenace que nerveux à la barre de la cour d'appel de Paris. "Je suis le premier à avoir reconnu le CNT. Là est l'insulte profonde pour Kadhafi. Pour lui, la Libye, c'est lui". Dans les jours qui suivent ce communiqué, Mouammar Kadhafi et son fils Saïf al-Islam évoquent eux aussi en interview ce financement de sa campagne électorale de 2007, qui a permis à l'ex-ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac d'accéder à l'Élysée. "Il y a sept mois entre le moment où les frappes (de l'Otan, ndlr) commencent et le moment où Mouammar Kadhafi est chassé du pouvoir. Sept mois pour me confondre, pour m'accabler. Qu'est-ce qui les empêchait de le faire ?", martèle le prévenu le plus célèbre de France, en affirmant que "la cour comme le tribunal n'ont pas eu le début du commencement d'une preuve, une adresse de banque, un numéro de compte, pas une seule !". Embarrassants carnets "A-t-on trouvé de l'argent dans la campagne ? Non. Ont-ils fourni des preuves ? Non. M'ont-ils injurié ? Oui, mais l'injure est-elle un élément de preuve ?", lance Nicolas Sarkozy. Le président Olivier Géron le confronte aux carnets posthumes de Choukri Ghanem, un document accablant pour l'ex-président car antérieur aux accusations publiques du régime libyen. Découvert par hasard par la police néerlandaise après la mort en 2012 du ministre du Pétrole libyen, ce journal évoque une discussion le 29 avril 2007, entre les deux tours de la présidentielle française, entre dignitaires libyens autour d'un financement accordé à la campagne Sarkozy. "Il me semble difficile d'apporter du crédit d'autant plus que Béchir Saleh (un responsable libyen jugé en son absence et cité dans les carnets, ndlr) a lui-même apporté un démenti formel de cette discussion", balaye Nicolas Sarkozy. L'ex-président met les accusations de financement libyen sur le compte de "la haine viscérale de la famille Kadhafi" à son encontre, à cause du rôle prépondérant de la France dans l'intervention militaire en Libye de l'Otan, qui a mené ses premières frappes aériennes à compter du 19 mars 2011. "Un régime en place depuis plus de 40 ans s'écroule tout d'un coup. Cela provoque une panique chez ces gens qui vont devoir rendre des comptes sur l'argent qu'ils ont détourné de leur propre pays. C'est ça l'histoire", avance le champion déchu de la droite, deux condamnations définitives au casier judiciaire à ce jour. En première instance, le tribunal correctionnel l'a relaxé de trois des quatre infractions pour lesquelles il était jugé mais l'a condamné pour association de malfaiteurs. Les juges ont estimé que le financement libyen de la campagne électorale de 2007 n'était pas établi, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006. Pour les magistrats, il n'a pas été apporté la preuve que ces fonds ont effectivement atterri dans les caisses de la campagne de M. Sarkozy. Toutefois, ils ont jugé que Nicolas Sarkozy avait effectivement laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, démarcher le pouvoir libyen en ce sens à l'occasion de rendez-vous secrets qu'ils ont eus en Libye fin 2005 avec un proche de Kadhafi.

08.04.2026 à 14:09

Après l'Iran, Kiev appelle Washington à "contraindre" Moscou à une trêve en Ukraine

FRANCE24
img
Le Kremlin a lui dit espérer une reprise des pourparlers tripartites sur l'Ukraine avec les Etats-Unis, suspendus depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient qui a détourné l'attention de Washington de son rôle de médiateur dans ce conflit. "La fermeté américaine porte ses fruits. Nous estimons qu’il est temps de faire preuve d’une fermeté suffisante pour contraindre Moscou à un cessez-le-feu et à mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine", a déclaré sur X le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté déclaré sur X que la trêve au Moyen-Orient "ouvre la voie aux efforts diplomatiques", soulignant qu'un cessez-le-feu en Ukraine permettrait, de même, de créer "des conditions adéquates" pour trouver un accord entre Kiev et Moscou permettant de mettre fin au pire conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale. L'Ukraine estime qu'un cessez-le-feu sur le front est nécessaire pour mener des négociations avec la Russie en vue d'un hypothétique accord de paix. Mais Moscou, qui poursuit ses attaques contre l'Ukraine, rejette cette possibilité, arguant qu'elle donnerait à Kiev l'occasion de renforcer ses défenses, et demande la conclusion d'accords avec l'Ukraine avant l'arrêt des combats. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mercredi espérer que "dans un avenir proche" les responsables américains auront "plus de temps et de possibilités" pour des rencontres trilatérales. Plusieurs cycles de négociations n'ont à ce stade abouti à aucune avancée concrète. En visite à Budapest, le vice-président américain JD Vance a estimé que le conflit en Ukraine était "le plus difficile à résoudre". Il a aussi accusé les dirigeants européens de ne pas faire assez pour mettre fin à cette guerre. Volodymyr Zelensky a par ailleurs déclaré que les militaires ukrainiens envoyés au Moyen-Orient pour leur expertise dans la lutte contre les drones de conception iranienne allaient poursuivre leur travail dans la région "pour contribuer au développement supplémentaire des capacités de sécurité". L'Ukraine a envoyé en mars quelque 200 experts en drones au Moyen-Orient pour aider ses alliés dans la région à intercepter les drones iraniens. Le dirigeant ukrainien a également effectué une tournée dans les pays du Golfe lors de laquelle il a signé des accords de coopération sécuritaire et de défense aérienne, s'appuyant notamment sur l'expertise ukrainienne en matière de drones intercepteurs après plus de quatre ans à lutter contre l'invasion russe.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞