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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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04.08.2026 à 03:03

FRANCE24
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Au-delà du trimestre écoulé, clos fin juin, l'entreprise valorisée quelque 1.500 milliards de dollars doit démontrer que les promesses vendues aux investisseurs -- dominer l'intelligence artificielle (IA), envoyer des centres de données en orbite, coloniser Mars -- vont se transformer en revenus. Une déception dépasserait Wall Street: entrée dans l'indice boursier phare Nasdaq 100 en juillet, l'action SpaceX compose désormais l'épargne-retraite de millions d'Américains. Pour l'heure, personne n'attend de bénéfice. Les analystes prévoient en moyenne 1,9 milliard de dollars de perte pour 6,8 milliards de chiffre d'affaires. Mais ils s'attendent à une perte divisée par plus de deux en un trimestre, et à ce que le groupe passe dans le vert dès le trimestre en cours. Grâce notamment au mégacontrat conclu avec le champion de l'IA Anthropic, qui lui verse depuis juillet 1,25 milliard de dollars par mois pour utiliser le centre de données géant de SpaceX, Colossus, à Memphis. Les résultats diront surtout où en est la mutation d'un groupe qui n'est plus seulement une entreprise de fusées. Les lancements, cœur historique de SpaceX, ne pèsent plus qu'un cinquième de ses revenus, et perdent de l'argent. Starlink, l'internet par satellite, fournit plus de la moitié du chiffre d'affaires et reste la seule activité rentable. - Fusion avec Tesla?- Mais la branche IA - qui regroupe le réseau social X, le robot conversationnel Grok et la location de centres de données - devrait devenir dès le trimestre en cours la première source de revenus du groupe. Car outre Anthropic, Google s'apprête à payer cet automne 920 millions de dollars par mois à SpaceX pour utiliser sa puissance de calcul, et la start-up Reflection AI a conclu un accord similaire. SpaceX loue ainsi ses machines à ses propres concurrents, son modèle d'IA Grok peinant à s'imposer commercialement face au ChatGPT d'OpenAI ou au Claude d'Anthropic. Ces contrats sont toutefois résiliables avec un simple préavis de trois mois. Google lui-même décrit le sien comme une "capacité d'appoint" de court terme. "L'IA est le moteur de la croissance, mais elle repose sur des contrats qui expirent d'ici fin 2029", pointe le courtier Phillip Securities, rare à conseiller de vendre le titre. Autre point scruté: les dépenses. Pour chaque dollar encaissé, SpaceX en investit près de deux, dans ses centres de données comme dans Starship, sa mégafusée encore en essais et sur lequel repose une large part de l'édifice. Le groupe devrait continuer de dépenser des dizaines de milliards de dollars de liquidités pendant au moins trois ans, selon les observateurs. La nervosité pourrait aussi croître jeudi, quand une première vague d'actionnaires historiques sera autorisée à vendre: le nombre d'actions en circulation, très restreint (moins de 5%), va alors plus que doubler. "Les résultats trimestriels ne devraient pas compter", estime la société d'analyse financière Bernstein: c'est la prise de parole d'Elon Musk, qui garde le contrôle absolu du groupe, qui fera bouger le titre, en fonction de ses déclarations sur ses dépenses d'investissement, sur le rachat à 60 milliards de dollars de la start-up Cursor, voire sur une hypothétique fusion avec son constructeur automobile Tesla.

04.08.2026 à 00:59

FRANCE24
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Ministre de la Justice par intérim depuis le limogeage de Pam Bondi en avril, Todd Blanche a été nommé pour occuper le poste de manière permanente par Donald Trump. Mais sa confirmation par le Sénat, comme l'exige la Constitution, a subi un contretemps en raison des exigences de deux élus républicains, John Cornyn et Thom Tillis, dont les votes sont indispensables. Ces derniers demandaient des garanties écrites sur l'abandon définitif par le gouvernement Trump d'un fonds "anti-instrumentalisation" visant à compenser financièrement des alliés de Donald Trump poursuivis sous l'administration Biden. Ils exigeaient aussi des restrictions sur les personnes concernées par l'immunité fiscale pour la famille Trump et que celle-ci soit uniquement rétroactive. Face au blocage, qui avait poussé le président américain à envisager de renvoyer sa nomination après les élections législatives de mi-mandat de novembre, Todd Blanche a publié ce week-end un arrêté répondant aux exigences majeures des deux sénateurs. Cette démarche est le fruit "de discussions de bonne foi" avec des parlementaires et des membres de la commission judiciaire du Sénat, a écrit M. Blanche sur le réseau social X. L'arrêté diffusé sur son compte stipule que le fonds "anti-instrumentalisation" de la justice de près d'1,8 milliard de dollars, est "annulé". Il a également publié un second document qui clarifie les conditions d'un accord contesté d'immunité fiscale du président républicain et de ses proches dans le sens exigé par les sénateurs récalcitrants. Le document, émanant du ministère, spécifie que cet accord "s'applique, selon ses termes, uniquement de façon rétroactive" et concerne seulement "les parties nommées dans la procédure judiciaire" qui l'a précédé. L'accord avait été passé par Donald Trump avec l'administration fiscale (IRS) en mai, à la suite d'une plainte déposée par le président et ses fils Eric et Donald Jr. Il a été bloqué par une juge fédérale, mais le gouvernement ne semble pas vouloir y renoncer. John Cornyn et Thom Tillis ont salué dans un communiqué les décisions du ministre par intérim affirmant "avoir hâte de voter prochainement pour faire avancer sa nomination au sein de la commission judiciaire du Sénat". Un vote au sein de la commission, où les républicains détiennent une faible majorité, est prévu mardi et le Sénat devrait se prononcer avant la fin de semaine. Critiques Pour les démocrates, Todd Blanche est l'une des figures de proue de la campagne de représailles engagée par l'administration Trump contre les adversaires du président. "Les républicains au Sénat croient une nouvelle fois l'avocat personnel de Trump sur parole", a dénoncé le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, ajoutant que "le soi-disant +accord+ ne fait rien, rien pour arrêter le traitement de faveur (de l'IRS) qui a permis à Trump et à sa famille d'échapper à plusieurs dizaines de millions de dollars d'impôts". Todd Blanche s'est aussi attiré les critiques de victimes de Jeffrey Epstein, qui l'accusent de manque de transparence et d'incompétence dans sa gestion de la publication du dossier d'enquête sur le criminel sexuel. Donald Trump a laissé entendre que les objections des deux sénateurs républicains étaient dues au fait qu'il leur avait retiré son soutien pour les élections législatives de mi-mandat. Thom Tillis, sénateur de Caroline du Nord qui s'est opposé à plusieurs reprises à Donald Trump, avait annoncé l'an dernier prendre sa retraite à l'issue de son mandat en janvier prochain. John Cornyn, élu du Texas, a lui perdu la primaire pour l'investiture républicaine après le soutien apporté par Donald Trump à son opposant, Ken Paxton. bur-bpi-mjw-eml-sia/ph

04.08.2026 à 00:47

FRANCE24
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L'arrivée en force de dizaines de milliers de personnes dans cette enclave espagnole d'Afrique du Nord a mis en lumière les fragilités de la coopération européenne sur les questions migratoires. Depuis la diffusion d'images de migrants franchissant illégalement la frontière hispano-marocaine à pied ou à la nage, deux camps s'opposent. D'un côté l'Espagne. De l'autre, les Etats de l'UE partisans d'une ligne migratoire très ferme, comme l'Italie ou le Danemark. Dès les premières photos et vidéos de migrants gagnant Ceuta par tous les moyens - des images qui ont fait le tour du monde - ces pays sont montés au créneau, déplorant qu'une "immigration incontrôlée" constitue "une menace pour l'Europe". Ils ont dans la foulée exigé d'exclure l'Espagne de l'espace Schengen, la zone de libre circulation en Europe. Une demande politiquement explosive, juridiquement impossible au regard du droit européen, et qui a suscité l'ire de Madrid, d'autant que la ville autonome de Ceuta n'appartient pas par dérogation à cet espace. Des lettres de tous les côtés Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, a répliqué par une lettre adressée aux chefs des institutions européennes. Dans cette missive, le leader espagnol critique vertement l'attitude "égoïste" de ces pays de l'UE, et réclame une réunion d'urgence à 27. Quelques heures plus tard, contre-missive de 22 pays, emmenés par l'Italie, le Danemark, l'Allemagne ou la Hongrie, appelant eux aussi à une visioconférence d'urgence. Mais avec un objectif bien différent: continuer à défendre leur ligne de fermeté sur l'immigration. La France ne s'est pas associée à cette initiative, estimant qu'elle revenait à instrumentaliser la situation dans l'enclave espagnole. Tout en soulignant que l'immense majorité des migrants ayant franchi la frontière avaient déjà été reconduits au Maroc. L'appel entre ministres de l'Intérieur, prévu mardi à 10H00 (08H00 GMT), sera-t-il donc un moment de clarification? De confrontation? Lors d'une réunion entre ambassadeurs lundi l'Espagne a, selon une source diplomatique, déjà "exprimé sa frustration sur le manque de solidarité" venant de certains pays de l'UE. Plusieurs Etats membres se sont interrogés en retour sur le signal envoyé par Madrid, estimant que certaines mesures adoptées récemment par l'Espagne avaient pu donner l'impression que "les portes étaient ouvertes". La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est en tout cas réjouie que l'échange de mardi puisse avoir lieu, plaidant pour une "réponse européenne commune" pour "renforcer les frontières". Parmi les pistes évoquées: "une surveillance accrue" et un recours plus poussé à "des barrières physiques". Au cours des derniers mois, Bruxelles a déjà nettement durci ses règles en matière d'immigration, autorisant notamment ses Etats membres à envoyer des déboutés d'asile dans des centres en dehors des frontières de l'UE, les fameux "hubs de retour".
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