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15.08.2026 à 15:35

FRANCE24
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Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail. Décryptage avec Mélina Huet, grand reporter pour France 24.
Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail. Décryptage avec Mélina Huet, grand reporter pour France 24.

15.08.2026 à 15:32

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Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail.
Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclut la moitié de la population. Plus d'une centaine de décrets ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail.

15.08.2026 à 15:29

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Par centaines, ils se pressent sur un rond-point, tout près de l'ex-ambassade des Etats-Unis, fermée depuis le retrait des forces armées américaines, deux semaines après l'entrée des insurgés talibans dans la capitale afghane le 15 août 2021. "Nous sommes heureux et nous avons beaucoup d'espoir pour le futur de l'Afghanistan", confie à l'AFPTV Mohammad Daud Rahmani, patron d'une société de construction originaire de Kandahar, berceau du mouvement taliban dans le sud de l'Afghanistan. "On célèbre à Kandahar aujourd'hui et dans d'autres provinces, mais c'est une joie différente pour nous d'être à Kaboul", poursuit-il en appelant les pays du monde entier à nouer des relations avec le gouvernement taliban. Massés à l'arrière de pick-up, de motos, ou le corps à moitié penché à l'extérieur depuis les fenêtres de voitures, hommes et enfants agitent des drapeaux noir et blanc de l'Emirat islamique d'Afghanistan. Depuis quelques jours, des vendeurs de rue en proposent de toutes tailles dans différents points de la ville. Certains membres des forces armées talibanes, avec leur longue barbe, dansent avec des grenades. Une femme vêtue d'un tchador vert et d'un voile noir a été rapidement priée d'arrêter de prendre la pose pour des selfies et a quitté les lieux. Des enfants paradent en tenue militaire avec des pistolets en plastique. Tank et Humvee Des hommes ont aussi apporté des bidons en plastique jaune, comme ceux bourrés d'explosifs utilisés contre les forces de l'ex-République afghane et de la coalition occidentale. "Je me sens heureux, mais triste aussi", confie Mohammad Alim, 23 ans, qui a perdu son père, un combattant taliban, lors de la guerre avec les Etats-unis et leurs alliés. Si la musique profane est officiellement interdite, les partisans des talibans ont fait résonner à plein volume de la musique patriotique, couverte par moments par le son des hélicoptères militaires survolant la ville ou par des pétards. Parfois, des hommes se lancent dans une danse traditionnelle pachtoune, la communauté principale en Afghanistan dont sont issus la plupart des dirigeants talibans. Sur le rond-point des Chevaux, les autorités ont disposé un Humvee, véhicules abandonnés par l'armée américaine et ses alliés afghans lors de leur retrait en 2021. Mais aussi un char russe, symbole de la déroute des Soviétiques après leur occupation de l'Afghanistan en 1989. Les autorités ont aussi organisé une parade d'athlètes masculins, les femmes ayant l'interdiction de fréquenter tout club de sport. D'autres quartiers de Kaboul étaient plus calmes en ce jour déclaré férié par les autorités. ash-ba-rsc-iw/thm
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Par centaines, ils se pressent sur un rond-point, tout près de l'ex-ambassade des Etats-Unis, fermée depuis le retrait des forces armées américaines, deux semaines après l'entrée des insurgés talibans dans la capitale afghane le 15 août 2021. "Nous sommes heureux et nous avons beaucoup d'espoir pour le futur de l'Afghanistan", confie à l'AFPTV Mohammad Daud Rahmani, patron d'une société de construction originaire de Kandahar, berceau du mouvement taliban dans le sud de l'Afghanistan. "On célèbre à Kandahar aujourd'hui et dans d'autres provinces, mais c'est une joie différente pour nous d'être à Kaboul", poursuit-il en appelant les pays du monde entier à nouer des relations avec le gouvernement taliban. Massés à l'arrière de pick-up, de motos, ou le corps à moitié penché à l'extérieur depuis les fenêtres de voitures, hommes et enfants agitent des drapeaux noir et blanc de l'Emirat islamique d'Afghanistan. Depuis quelques jours, des vendeurs de rue en proposent de toutes tailles dans différents points de la ville. Certains membres des forces armées talibanes, avec leur longue barbe, dansent avec des grenades. Une femme vêtue d'un tchador vert et d'un voile noir a été rapidement priée d'arrêter de prendre la pose pour des selfies et a quitté les lieux. Des enfants paradent en tenue militaire avec des pistolets en plastique. Tank et Humvee Des hommes ont aussi apporté des bidons en plastique jaune, comme ceux bourrés d'explosifs utilisés contre les forces de l'ex-République afghane et de la coalition occidentale. "Je me sens heureux, mais triste aussi", confie Mohammad Alim, 23 ans, qui a perdu son père, un combattant taliban, lors de la guerre avec les Etats-unis et leurs alliés. Si la musique profane est officiellement interdite, les partisans des talibans ont fait résonner à plein volume de la musique patriotique, couverte par moments par le son des hélicoptères militaires survolant la ville ou par des pétards. Parfois, des hommes se lancent dans une danse traditionnelle pachtoune, la communauté principale en Afghanistan dont sont issus la plupart des dirigeants talibans. Sur le rond-point des Chevaux, les autorités ont disposé un Humvee, véhicules abandonnés par l'armée américaine et ses alliés afghans lors de leur retrait en 2021. Mais aussi un char russe, symbole de la déroute des Soviétiques après leur occupation de l'Afghanistan en 1989. Les autorités ont aussi organisé une parade d'athlètes masculins, les femmes ayant l'interdiction de fréquenter tout club de sport. D'autres quartiers de Kaboul étaient plus calmes en ce jour déclaré férié par les autorités. ash-ba-rsc-iw/thm
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