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17.06.2026 à 19:55

FRANCE24
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La frustration et la colère montent dans ce camp de fortune de Sherwood Park, où certains attendent depuis plusieurs jours des bus qui doivent les ramener au Malawi, à plus de 2.000 kilomètres et plusieurs jours de route. Le camp abriterait, selon des médias locaux, jusqu'à 10.000 personnes, toutes prêtes à partir au plus vite et à abandonner la vie qu'elles ont peiné à construire en Afrique du Sud. Hommes, femmes et enfants s'entassent dans des tentes pour se protéger des fraîches nuits de l'hiver austral. Une poignée d'organisations, religieuses et caritatives, distribuent de la nourriture, de l'eau, des serviettes hygiéniques et des couches pour les nourrissons. Les files d'attente sont omniprésentes dans le camp. Quelques toilettes portatives ont été installées sur le site: elles sont depuis longtemps saturées. Des cas de diarrhée sont signalés dans le camp, où flotte une forte odeur d'urine et d'excréments. Hasani Ahmadi, 25 ans, a participé cette semaine à une manifestation spontanée qui a mis en fuite deux bus de partisans d'un groupe antimigrants qui voulaient apparemment voir le camp - une provocation de plus, selon les migrants concernés. "Pourquoi ces gens viennent-ils ici pour nous harceler?", demande M. Ahmadi. "Ils nous ont dit de partir de chez nous (...) Maintenant que nous sommes ici, en train d'essayer de rentrer chez nous, ils continuent de nous suivre", s'emporte le jeune homme. L'Afrique du Sud est en proie depuis plusieurs mois à des manifestations dans tout le pays réclamant le départ des immigrés clandestins, certaines fixant la date du 30 juin comme une forme d'ultimatum, en dehors de toute légalité. Ces marches n'ont jamais dépassé quelques milliers de personnes, mais elles se sont accompagnées d'un torrent de haine xénophobe en ligne et ont eu un fort écho médiatique. "Tout ce que je veux, c'est rentrer chez moi", lance Hasani Ahmadi, installé depuis 10 ans en Afrique du Sud où il travaillait dans une petite fabrique de cercueils. "Très douloureux" Gazembe Bwana, 44 ans, vivait depuis 14 ans dans le pays. Artisan carreleur, il y a rencontré sa compagne. "J'ai travaillé si dur. Je me suis créé mon travail, je n'ai pris le travail de personne. Et là, je repars avec en tout et pour tout un seul sac", explique-t-il à l'AFP. "Ce qui m'est arrivé en Afrique du Sud est très douloureux", ajoute-t-il en s'apprêtant à embarquer dans un bus pour le Malawi. Sa voiture et ses effets personnels, il les a confiés à sa compagne et lui a conseillé de les vendre, pour qu'elle puisse subvenir à ses besoins. Mercredi, la police a brièvement fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de balles en caoutchouc pour disperser un groupe de migrants refusant d'être transférés vers un autre centre où leurs papiers d'identité devaient être vérifiés. Nasira Mbongo, enceinte de huit mois, explique à l'AFP avoir inhalé des gaz et avoir du mal à respirer. "J'attends ici depuis lundi, j'ai signé tous les documents mais mon nom n'a pas encore été appelé", se désole-t-elle. "Tout ce que je veux, c'est rentrer chez moi et accoucher en sécurité. Je n'envisagerai plus jamais de revenir en Afrique du Sud. Si je dois mourir de faim, je préfère mourir de faim là-bas", au Malawi, poursuit-elle. Depuis trois ans, elle vivait à Marianhill, à l'ouest de Durban. "Notre logeuse nous a dit qu'on l'avait prévenue qu'elle devait faire partir tous les étrangers, sinon sa propriété serait brûlée avec les étrangers à l'intérieur. Nous avons été forcés de partir", relate la jeune femme. Quelque 1.340 femmes, enfants et malades ont déjà embarqué dans des bus pour rentrer au Malawi, selon Cyril Mncwabe, chef du département des Affaires intérieures de la province du KwaZulu-Natal. Nombre de Malawiens à Sherwood ont reconnu ne pas avoir de papiers en règle pour se trouver dans le pays, affirmant avoir été attirés en Afrique du Sud par des réseaux leur promettant des emplois dans des usines, des mines ou comme employés de maison. Le Ghana, le Nigeria et le Mozambique ont eux aussi commencé à rapatrier leurs ressortissants en raison de la campagne antimigrants en cours.

17.06.2026 à 19:51

FRANCE24
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Au salon mondial de la défense Eurosatory à Villepinte près de Paris, le champion des missiles européen a dévoilé son bouclier antidrones Sky Warden censé créer "une bulle de protection de 7 km" autour des aéroports, centrales nucléaires, prisons et autres installations vitales pour la sécurité nationale. "On n'a pas attendu les conflits récents pour travailler sur ce système", a souligné Cécile Macé, responsable de la lutte antidrones au sein de MBDA, en précisant que Sky Warden à usage militaire avait déjà été vendu à de nombreux pays au Moyen-Orient et en Europe. Alors que les drones sont omniprésents à Eurosatory, "ce qui n'était pas le cas" lors de l'édition précédente en 2024, le besoin d'y faire face dépasse désormais largement le cadre militaire, selon Cécile Macé. "La menace drone est visible auprès de nos infrastructures critiques", souligne-t-elle en citant à titre d'exemple les survols d'aéroports observés ces dernières années à Munich, Copenhague ou Oslo, qui ont perturbé le trafic aérien. Dans ce marché en pleine expansion, Sky Warden est en concurrence avec d'autres projets comme SkyDefender développé par Thales, un dôme de défense anti-aérienne multicouches. Sky Warden repose sur un centre de commandement et de contrôle (C2), décrit comme "le cerveau du système". Celui-ci agrège les informations provenant de multiples capteurs – radars, caméras, moyens optroniques ou détecteurs radiofréquences. Une fois l'engin malveillant détecté et identifié, plusieurs moyens de neutralisation peuvent être employés en fonction du type de menace et de l'environnement attaqué. MBDA met notamment en avant les armes laser développées par Cilas, pépite française que le groupe détient conjointement avec Safran. Un tel système a été déployé pendant des Jeux olympiques de Paris et est en cours de livraison aux armées françaises. Ouvert et polyvalent Le groupe développe également un drone intercepteur avec la PME française Novadem. Lancé contre l'appareil hostile et capable d'atteindre jusqu'à à 200 km/h, cet intercepteur est conçu pour détruire le drone ennemi par impact cinétique sans charge explosive. MBDA vise une première capacité opérationnelle fin 2026 et envisage à terme une production pouvant atteindre un millier d'unités par mois. "Notre système est complètement ouvert" permettant au client d'intégrer capteurs et armes antidrones de son choix, souligne Cécile Macé. Il est également modulaire permettant d'ajouter rapidement de nouvelles capacités à mesure que les drones évoluent. Sky Warden peut également être décliné en Sea Warden, version navale embarqué à bord de navires. Pour Rampart, lanceur modulaire polyvalent conçu par Naval Group comme un "système d'autodéfense en champ proche", l'évolution suit la trajectoire inverse: développé à l'origine pour les bâtiments de combat, il est désormais adapté aux besoins des forces terrestres. Testé en début d'année par la Marine nationale, ce système capable de protéger un périmètre d'environ 8 kilomètres suscite désormais l'intérêt de l'armée de terre et de l'armée de l'air, chargées de la protection des "sites sensibles". Résultat: à Eurosatory, ce système de Naval Group équipé de quatre modules pour les munitions (roquettes, missiles, munitions téléopérées, drones, leurres) est présenté sur un camion terrestre d'Arquus. "On sera prêt à passer dans la phase d'industrialisation et de mise en série fin 2026-début 2027", a souligné Guillaume Fevre, directeur des ventes France de Naval Group. "Sur un bateau, il va servir à la fois à la défense antiaérienne, à la défense contre les drones de surface, voire même lancer des grenades anti-sous-marines (...) S'il est à la lisière d'une forêt, il peut tirer sur une colonne de chars et assurer en même temps une protection de la tranchée qui se trouve derrière contre des drones", explique Stephan Meunier, directeur du marketing opérationnel de Naval Group.

17.06.2026 à 19:18

FRANCE24
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Donald Trump s'est exprimé à l'issu du sommet du G7 qui se tenait à Évian-les-Bains, un des "meilleurs G7 de l'histoire" selon le président américain. Regardez sa prise de parole en replay sur France 24.
Texte intégral (680 mots)
Donald Trump s'est exprimé à l'issu du sommet du G7 qui se tenait à Évian-les-Bains, un des "meilleurs G7 de l'histoire" selon le président américain. Regardez sa prise de parole en replay sur France 24.
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