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17.07.2026 à 19:15

FRANCE24
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En franchissant la ligne, le coureur de Jayco-AlUla a subitement levé son vélo pour se fendre d'une magnifique roue arrière, un geste acrobatique osé pour lancer les célébrations alors qu'il était encore à la lutte avec le Colombien Harold Tejada pour se disputer la victoire au sprint. Mais cette fois, elle n'allait pas lui échapper, un an après avoir cédé de justesse à Toulouse face à Jonas Abrahamsen dans un match à deux déjà, un vrai crève-cœur à l'époque, pour signer à 26 ans sa première victoire sur le Tour. La première pour un Suisse depuis Marc Hirschi en 2020. "J'ai travaillé extrêmement dur pour cette victoire. L'an dernier, j'étais si proche", a réagi le solide coursier de Bülach, ville du canton de Zurich. Son directeur sportif, Mathew Hayman, était presque plus content que son coureur, un "gars très intelligent qui n'arrive pas en retard parce qu'il est Suisse mais jamais en avance non plus". "Quand tu passes aussi près d'une victoire sur le Tour de France, tu ne sais pas si tu retrouveras un jour une telle occasion. Aujourd'hui il a montré toute sa classe", a insisté Hayman. Mais, comme tout dans ce Tour, rien n'aura été facile pour Schmid dans l'étape la plus longue (205 km) de ces trois semaines, avalée à la moyenne ahurissante de 50 km/h alors qu'un col de neuf kilomètres, le Ballon d'Alsace, était au programme. "On volait" "On volait", a résumé Tadej Pogacar qui a coupé la ligne au sein du peloton avec 7:33 de retard sur le vainqueur du jour. Le maillot jaune possède toujours 3:36 d'avance sur Jonas Vingegaard avant les deux étapes de montagne du week-end dans les Vosges et les Alpes. Dans la longue portion plate au départ de Dole, une échappée monstre de 57 coureurs s'est dégagée après la jonction de deux groupes comprenant à la fois des sprinteurs alléchés par le sprint intermédiaire et de solides baroudeurs intéressés par la victoire. En haut du Ballon d'Alsace, noir de monde, ils n'étaient plus que neuf, bientôt rejoints par Tim Wellens, dont trois Français : Kévin Vauquelin, Jordan Jegat, Clément Braz Afonso, Luke Plapp, Brandon McNulty, Maxim van Gils, Harold Tejada, Mauro Schmid et Tom Pidcock, le mieux placé de l'échappée au départ de l'étape (10e à 11:49 du maillot jaune). Finalement troisième à Belfort, le Britannique remonte à la quatrième place du général, sans représenter à ce stade une vraie menace pour le podium. Il visait d'ailleurs d'abord la victoire d'étape et il a tout fait pour l'avoir, en multipliant les attaques, en vain. Comme Vauquelin ou Jegat, également très offensifs dans le final, Pidcock s'est fait piéger par Schmid et Tejada qui sont partis seuls à 15 km de l'arrivée dans la longue descente vers Belfort où les deux hommes ont joué au chat et à la souris avant que le Suisse, plus rapide, ne s'impose logiquement, malgré un début de crampes. "On l'attendait tellement" "C'était une journée incroyablement difficile. On était motivés avec toute l'équipe pour être dans l'échappée. On a déjà essayé plein de fois ces derniers jours et jusqu'ici ça n'avait pas marché. Je me suis senti vraiment bien. Et les gars sont revenus de l'arrière, donc j'ai pu rester dans les roues. C'était quasiment parfait", a savouré le Suisse qui a pu compter sur trois coéquipiers super solides à l'avant, offrant à Jayco-AlUla plusieurs options tactiques, avec Ben O'Connor, Luke Plapp et Michael Matthews. Ce dernier a été admirable de courage dans le Ballon d'Alsace pour signer son retour dans la lumière après plusieurs blessures graves ces deux derniers années. "Cette victoire, on l'attendait tellement, a-t-il dit. C'est ce qu'on cherchait depuis le premier jour, on a une équipe tellement forte ici. Je suis fier que Mauro ait mis au fond pour nous." Pour la Suisse, c'est une libération, six ans après. La France, malgré les tentatives de Vauquelin et Jegat, attend, elle, toujours sa première victoire dans cette 113e édition, la journée s'étant montrée trop difficile pour Romain Grégoire, le régional de l'étape. Il lui reste huit étapes pour ne pas repartir bredouille, ce qui ne lui est arrivée qu'à deux reprises, en 1926 et en 1999.

17.07.2026 à 19:15

FRANCE24
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A 93 ans, l'interprète du titre légendaire "Downtown" chérit toujours la connexion entre le public et l'artiste, ainsi que l'humanité qui transparaît dans la performance vocale. Deux sensations qui pourraient se trouver menacées par les chansons générées par IA. "Nous sommes tous très inquiets par rapport à cela, et on dit même qu'à terme l'IA sera dotée d'émotions", a récemment confié Petula Clark à l'AFP à Genève. "Je ne sais pas si ce sera un problème pour moi parce que je suis à la fin de ma carrière, mais pour l'avenir, c'est pour le moins déconcertant." "Qui sait? Vu la tournure que prennent les choses, tout finira peut-être par être remplacé de toute façon. Mais je ne l'espère pas." Avec les années, Petula Clark admet que sa tessiture vocale a évolué, mais que la magie demeure présente. "Ma voix a changé. (...) Mais quoi qu'il en soit, elle est toujours là. Elle est devenue un peu plus grave mais en fait ça me plaît bien!" Chanter en français Née le 15 novembre 1932, Sally Olwen Clark - appelée Petula par son père - commence par un parcours d'enfant star à la radio britannique BBC pendant la Seconde Guerre mondiale avant sa rencontre avec l'agent français Claude Wolff en 1957, qu'elle épousera avant de plonger dans le bain artistique français. "Je ne parlais pas un mot de français, (...) mais petit à petit, j'ai appris. (...) Certaines stations de radio ne voulaient simplement pas diffuser de chansons en anglais. C'était comme ça à l'époque." Elle est ainsi devenue une star en France, par "accident", assure-t-elle. Serge Gainsbourg lui a notamment écrit des chansons comme "Vilaine fille, mauvais garçon" et surtout "La Gadoue". "Il aimait jouer avec la langue et c'était difficile pour moi, mais il m'a beaucoup aidée." Lorsqu'elle cherche de nouvelles chansons, c'est "toujours la mélodie" qui attire son attention, "car la mélodie est universelle", explique-t-elle. Son tube emblématique de 1964 "Downtown", qui s'est vendu à des millions d'exemplaires et lui a valu un Grammy award, n'avait d'ailleurs pas encore de paroles lorsqu'elle a entendu pour la première fois le compositeur Tony Hatch le jouer au piano. "Certaines chansons ont tout simplement ce petit quelque chose", explique-t-elle, assurant n'avoir à l'époque "aucune idée du fait qu'il s'agissait d'un tube monstre". Star multi-facettes La carrière de Petula Clark a connu de nombreux rebondissements. Elle a joué dans des films avec Alec Guinness, Fred Astaire et Peter O'Toole, ainsi que dans des comédies musicales à New York et Londres. Le concert "Une soirée avec Petula" ("An Evening with Petula") a été la première émission diffusée en couleur sur la chaîne BBC One en 1969. "Ça a été une longue vie, une vie très passionnante, très triste et très heureuse", confie-t-elle quelques mois après la publication de sa biographie. L'ouvrage est titré "Est-ce que c'est toi Petula?" ("Is That You, Petula?"), reprenant les mots de John Lennon lors de son "bed-in for peace" en 1969 à Montréal, un événement qu'il a organisé avec son épouse, l'artiste plasticienne Yoko Ono, pour protester contre la guerre du Vietnam. Petula Clark dit maintenant espérer avoir apporté de la joie aux gens au fil des décennies. "Ils m'ont rendue heureuse aussi." Mais elle n'a pas dit son dernier mot, avec un concert prévu dans un théâtre londonien, peut-être plus tard cette année. "Ce sera très important pour moi, et aussi très émouvant. Ce sera peut être mon dernier concert, qui sait? Mais j'ai vraiment hâte de remonter sur scène devant un public."

17.07.2026 à 19:01

FRANCE24
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Bienvenue dans l'univers de la compétition de Rubik's Cube, ou "speedcubing" pour les initiés, où les participants s'affrontent dans des épreuves allant de la résolution de cubes avec des maniques en passant par le défi aux yeux bandés. La championne de France, Juliette Sébastien, mesure ses talents à ceux de 1.200 concurrents venus de 53 pays lors des 11e championnats d'Europe de speedcubing à Arnhem, ville de l'est des Pays-Bas. Cette étudiante de 25 ans s'entraîne au moins une heure par jour, mais elle est passée à l'approche de la compétition à trois ou quatre heures quotidiennes, malgré une fâcheuse piqûre de guêpe à la main. "Je m'entraîne par séries de 100, 200, parfois 300 résolutions (...) Il y a toujours de nouvelles techniques à apprendre", explique-t-elle à l'AFP. Si son temps dans l'épreuve du 4x4 (un Rubik's cube légèrement plus grand et plus difficile à résoudre que le classique 3x3) est honorable, les vitesses atteintes dans les disciplines les plus rapides sont ahurissantes. Le speedcubeur chinois Ziyu Ye détient notamment le record du monde du 2x2 avec pas plus de 0,39 seconde. Alors que le cliquetis des cubes résonne dans les cinq gymnases qui accueillent la compétition, les concurrents, vêtus de leurs maillots nationaux, déambulent dans les couloirs en résolvant nonchalamment des cubes les yeux fermés, parfois d'une seule main. Il ne faut pourtant pas s'y tromper, il s'agit bien d'une affaire sérieuse, et la compétition est strictement réglementée et gérée avec une précision militaire. Avant de monter sur scène, les concurrents remettent leurs cubes aux "mélangeurs", dont la mission est de les placer secrètement dans la même position, pour garantir que tous les candidats soient sur un pied d'égalité. Deux joueurs sont ensuite assis côte à côte, sous l'œil vigilant d'un arbitre et sous la surveillance d'une caméra qui suit chacun de leurs mouvements, tandis qu'un chronomètre enregistre leur temps au centième de seconde près. Le cube fraîchement mélangé arrive dissimulé dans une boîte. Lorsque celle-ci est retournée, les concurrents disposent de 15 secondes pour examiner le cube avant de poser les mains sur un capteur qui déclenchera le chronomètre. Enfin, la résolution peut commencer. Une sensation "sableuse" Contre toute attente, le secret pour résoudre un cube comme un professionnel est... le lubrifiant. Chaque joueur applique en effet une quantité précise de lubrifiant sur son cube pour s'assurer qu'il tourne exactement à la vitesse voulue, explique Loes Wentink, qui tient un stand de lubrification durant le tournoi. "Ça fait une grande différence en compétition", déclare cette étudiante en génie électrique de 21 ans. Certains lubrifiants augmentent la friction, tandis que d'autres servent à éliminer cette sensation "sableuse" redoutée, lorsque le cube semble "rugueux" quand on le fait tourner entre ses mains, précise-t-elle. Pour les speedcubeurs, le choix de la combinaison cube/lubrifiant est aussi personnel que la tension d'une raquette pour un joueur de tennis. Les récentes avancées technologiques ont amélioré la pratique : de nombreux joueurs portent des caméras GoPro sur la tête afin de pouvoir revoir leurs résolutions et améliorer leur technique. Les "Smartcubes", interdits en compétition, enregistrent quant à eux via un capteur Bluetooth chaque mouvement dans une application et suggèrent des améliorations. La technologie n'est toutefois d'aucune aide dans l'épreuve aux yeux bandés, l'une des plus populaires parmi les 17 disciplines. Les joueurs disposent d'une heure pour mémoriser autant de cubes que possible avant de les résoudre, les yeux bandés. Le record est de 63 cubes résolus. La compétition a attiré des participants âgés de 8 à 71 ans, a indiqué à l'AFP Yinte Dik, comptable de 25 ans qui veille au bon déroulement du tournoi aux côtés de 250 bénévoles et officiels. Au niveau européen, les Polonais sont l'équipe à battre, mais les États-Unis et la Chine sont les leaders mondiaux. Bien que le speedcubing puisse être stressant, il s'agit d'une communauté soudée et d'une discipline accessible à tous, souligne Mme Dik. "Tout le monde peut s'entraîner, pas besoin d'être surdoué ou quoi que ce soit, tout le monde peut y arriver".
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