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09.08.2026 à 07:12

Solène CLAUSSE
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Un haut responsable iranien a posé des conditions drastiques à remplir par les États-Unis avant tout déblocage du détroit d'Ormuz, dans une déclaration rapportée samedi 8 août par des médias iraniens. Téhéran exige notamment que Washington "mette fin définitivement à la guerre" et lève le blocus contre les ports iraniens. Cette déclaration intervient alors qu'un accord est en cours de discussion entre l'Iran et Oman pour convenir d'un itinéraire de transit des navires. Suivez notre direct.

09.08.2026 à 06:45

FRANCE24
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Les déclarations du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, tranchent avec les progrès annoncés ces derniers jours dans les discussions entre l'Iran et Oman concernant la future gestion du détroit. "Tant que les Etats-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé", a-t-il averti, cité par les médias iraniens, énumérant une série de conditions. Parmi ces mesures, l'Iran exige notamment de Washington qu'il "mette fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre lui et ses alliés, et lève le blocus imposé à ses ports. Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés - et "l'indemnisation intégrale" des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. Certaines de ces dispositions figuraient dans le protocole d'accord irano-américain de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu, permis une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz et devait ouvrir la voie à des négociations en vue d'un règlement plus large du conflit. Mais cette trêve avait volé en éclats début juillet, entraînant une reprise des frappes américaines et des ripostes iraniennes sur les alliés de Washington au Moyen-Orient. Ormuz, crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, est de nouveau verrouillé par la République islamique, qui cible régulièrement les bateaux s'y aventurant sans son autorisation. Négociations "positives" Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre et entend imposer à terme des frais de service, ce à quoi les Etats-Unis s'opposent fermement. La République islamique avait cependant assuré ces derniers jours être convenu avec Oman - également riverain du détroit - d'un itinéraire de transit des navires. Les négociations "se déroulent dans une atmosphère positive et constructive", a déclaré samedi le ministère omanais des Affaires étrangères. Sans nommer l'Iran, il a cependant condamné "les attaques répétées" et appelé à s'abstenir de toute action susceptible de compromettre le processus diplomatique. Un pétrolier de la compagnie nationale émiratie Adnoc a été visé par un missile dans le détroit, sans faire de victimes, a annoncé samedi Abou Dhabi, imputant l'attaque à l'Iran. Adnoc avait affirmé vendredi que 15 de ses bateaux avaient été pris pour cible dans le détroit depuis le début de la guerre fin février, dont trois cette seule semaine. Pause dans les bombardements L'Iran, qui n'a pas commenté ces attaques, a estimé que les discussions avec Oman "approchaient de leur phase finale", selon son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi. Alors qu'une annonce était attendue depuis plusieurs jours, il a invoqué des "problèmes techniques" pour justifier ce retard. L'aboutissement des négociations "ne veut bien sûr pas dire qu'Ormuz va rouvrir", a cependant réitéré le ministre. Il a également évoqué pour ce faire d'autres "conditions et compensations" à discuter. Au-delà du blocage persistant du détroit, aucune percée diplomatique ne semble en vue, notamment sur le dossier du programme nucléaire iranien, après plus de cinq mois d'un conflit qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale. Les bombardements américains ont cessé depuis plus d'une semaine mais Donald Trump avait conditionné cette suspension à la conclusion d'un accord rapide, laissant planer la menace de nouvelles frappes massives. Dans ce contexte, l'amiral Brad Cooper, chef du commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), s'est rendu samedi en Israël, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, pour une "évaluation de la situation", selon la radio israélienne publique Kan. Ni Washington ni Israël n'ont confirmé le déplacement. Sur fond d'enlisement du conflit, l'Arabie saoudite, ciblée par l'Iran ces derniers mois, a conclu vendredi un accord de défense avec le Pakistan et la Turquie liant ces trois pays sunnites à un moment où les Etats-Unis sont perçus comme un partenaire de moins en moins fiable. "Il est important de nous réapproprier davantage notre région, car les puissances hégémoniques extérieures ne résolvent pas les problèmes de la région, elles les exacerbent", a justifié le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan dans une interview à l'agence publique Anadolu. Le ministre a estimé que l'alliance ne devait "pas se limiter à trois pays", disant penser notamment que l'Egypte la rejoindrait "à la prochaine étape".

09.08.2026 à 02:47

FRANCE24
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Cet ancien avocat représentant de la droite dure entame son mandat au moment où la Colombie traverse sa pire vague de violence depuis une décennie. Dans le département de Cesar (nord), un agent a été tué dans une attaque de drones chargés d'explosifs contre un poste de police, selon la police. Et sur une route près de la ville de Cali (sud-ouest), où le nouveau président a été investi vendredi, des dissidents de la guérilla des Farc ont détruit avec des explosifs un péage en construction. Des gardes de sécurité ont été légèrement blessés dans cette attaque sur la route panaméricaine dans le territoire de la commune de Santander de Quilichao. L'armée a imputé l'attaque contre le péage au groupe dissident. Près de Cali, dans le département du Cauca, opère une dissidence de l'ex-guérilla des Farc, dirigée par Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie. Les dissidents des Farc ont refusé de se joindre à l'accord de paix conclu avec le gouvernement en 2016. "Nous sommes tous sous tension, assez tendus et nerveux", a déclaré à l'AFP Roberto Sandoval, pompier et habitant d'un quartier voisin du péage. Pour le président de la Espriella "attaquer les infrastructures du pays, c'est attaquer le progrès, la mobilité et la tranquillité de millions de Colombiens". Il n'y aura "pas de refuge, pas de ménagements, pas d'impunité" pour les responsables, a-t-il réagi sur X. Premières mesures Lors de son investiture, le nouveau président, représentant de la droite dure, a promis de combattre "sans répit le narcoterrorisme et toutes les organisations criminelles", et affirmé que l'option du dialogue avec les principaux groupes armés était complètement épuisée. M. de la Espriella a promis d'intensifier, avec le soutien d'Israël et des Etats-Unis, les bombardements contre les guérillas et les narcotrafiquants qui sont actifs en Colombie et de construire des megaprisons similaires à celle du Salvador. Il a également annoncé son intention d'interrompre les négociations de paix entamées par son prédécesseur le dirigeant de gauche Gustavo Petro. Samedi, l'armée a mené ses premières opérations sous le nouveau gouvernement. Dans le département du Meta (est), l'armée a capturé alias Bonito, "deuxième commandant" d'une dissidence des Farc connue sous le nom de Comandos de la Frontera, qui opère entre la Colombie et l'Equateur, a annoncé M. de la Espriella. Plus tôt, l'armée a abattu, dans le sud-est du pays, un cadre intermédiaire de la Segunda Marquetalia, une autre dissidence des Farc, connu sous le pseudonyme d'Alexis Perdomo. Par ailleurs, parmi ses premières mesures, M. de la Espriella a ordonné le transfert vers des prisons de haute sécurité de 117 détenus "de haut profil" qui ont participé aux dialogues de paix avec M. Petro, a assuré le gouvernement dans un communiqué publié samedi. Ces détenus d'une prison de la périphérie de Medellín (nord-ouest), poursuivaient des activités illégales "en toute liberté" depuis leur centre pénitentiaire, a affirmé M. de la Espriella dans une allocution vidéo. En avril, l'organisation d'une fête avec musique live dans cette prison avait provoqué un scandale national. "Ça, à l'ère du Tigre, c'est fini", a ajouté le nouveau président en faisant référence à son surnom de campagne. La veille, M. de la Espriella a tenu sa première réunion consacrée à la sécurité avec des autorités du sud-ouest du pays, a annoncé sur X Dilian Francisca Toro, gouverneure du département de Valle del Cauca, dont la capitale est Cali. Lors de son premier jour au pouvoir, le nouveau gouvernement a également annoncé qu'il reconnaîtrait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, comme les Etats-Unis l'avaient fait en 2020 sous Donald Trump. "Avec cette décision, la Colombie cherche à revitaliser sa relation avec le Maroc", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
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