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27.08.2026 à 15:07

FRANCE24
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Meta doit "aussi protéger nos enfants", a affirmé un porte-parole jeudi, rappelant que le groupe américain fait l'objet d'enquêtes à Bruxelles pour les mêmes motifs. "Nous attendons une gestion adéquate du temps passé devant les écrans, un contrôle parental approprié sur ces plateformes (...) Il appartient désormais à l'entreprise de proposer ces engagements au sein de l'Union européenne afin de protéger aussi nos enfants ici", a affirmé devant la presse Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne pour le numérique. Meta a accepté mercredi de payer jusqu'à 17 milliards de dollars et de brider Instagram et Facebook pour les adolescents d'une cinquantaine d'Etats et territoires américains, en concluant un accord avec leurs procureurs généraux. Le débat sur l'addiction des plus jeunes aux réseaux sociaux connaît le même retentissement des deux côtés de l'Atlantique. La France a inscrit dans sa législation fin juillet l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette loi a depuis été censurée par le conseil constitutionnel, mais le gouvernement français entend présenter rapidement une nouvelle mouture. La Commission européenne, qui a ouvert des enquêtes contre Meta mais aussi à l'encontre d'autres réseaux sociaux comme TikTok, réfléchit à des restrictions d'âge similaires. Accès "progressif et gradué" La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pourrait les évoquer début septembre, devant le Parlement européen à Strasbourg, à l'occasion de son discours sur l'état de l'Union. L'UE envisage d'instaurer un accès "progressif et gradué" des enfants et adolescents aux plateformes en ligne, comme l'ont recommandé des experts dans un rapport demandé par Bruxelles et remis le 13 juillet. Trois jours plus tôt, l'exécutif européen avait sommé Meta de modifier les interfaces de Facebook et Instagram jugées beaucoup trop "addictives", sous peine d'une très lourde amende. Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des deux plateformes développent des addictions, en particulier les mineurs et les adultes vulnérables, en raison de fonctions visant à retenir leur attention le plus longtemps possible. "La balle est dans le camp de Meta" et le groupe "sait ce que nous attendons d'eux", a rappelé jeudi M. Regnier. "Nous avons eu des échanges avec Meta depuis que cet accord a été annoncé de l'autre côté de l'Atlantique", a-t-il précisé. "C'est un dialogue continu que nous menons afin d'offrir à nos enfants, ici dans l'Union européenne, une protection au moins aussi bonne", a rappelé ce porte-parole. Bruxelles n'est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d'écran des ados. Meta avait contesté les conclusions préliminaires de Bruxelles, tout en s'engageant à travailler avec la Commission afin "d'offrir un environnement en ligne sûr et positif". La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d'une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne. Cette procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (le DSA), au nom duquel Bruxelles a adressé en début d'année une demande similaire à TikTok.

27.08.2026 à 15:04

FRANCE 24
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Les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027 (19 juin – 17 juillet 2027) ont lieu durant la prochaine fenêtre internationale Fifa, du 21 septembre au 6 octobre. Maroc, Sénégal, Côte d'Ivoire, Cameroun... Découvrez le programme complet des premiers matches qualificatifs pour la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroulera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.
Texte intégral (578 mots)
Les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027 (19 juin – 17 juillet 2027) ont lieu durant la prochaine fenêtre internationale Fifa, du 21 septembre au 6 octobre. Maroc, Sénégal, Côte d'Ivoire, Cameroun... Découvrez le programme complet des premiers matches qualificatifs pour la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroulera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

27.08.2026 à 14:57

FRANCE24
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"C'est la responsabilité pénale individuelle de Mme Hidalgo et de M. Bloche qui est engagée. Ils avaient pleinement conscience de la gravité de la situation", a affirmé à l'AFP l'avocate des trois familles, Me Lise-Honorine Bornes, confirmant une information révélée par Le Point. Sollicité, l'avocat de Mme Hidalgo, Me Patrick Klugman, n'a pas souhaité réagir. Séparément, ces familles avaient déjà déposé plainte entre mars et mai dernier pour "agression sexuelle", "violence" ou encore "non-assistance à personne en danger", et pour l'une pour "viol", commis sur leurs enfants pendant la période du périscolaire à l'école Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement. Deux animateurs ont été mis en examen le 23 mai "pour des faits à caractère sexuel" et écroués, dans le cadre d'une information judiciaire portant sur "des faits commis au préjudice d'une vingtaine d'enfants", selon le parquet. Dans le cas des familles ayant déposé plainte contre Mme Hidalgo et M. Bloche, les faits dénoncés ont été commis contre deux enfants entre septembre 2022 et août 2025, contre une entre août et décembre 2025, et une dernière entre septembre 2025 et janvier 2026. "Péril grave" Selon Me Bornes, les plaintes sont "documentées" et s'appuient sur "des éléments probants", montrant que Mme Hidalgo et M. Bloche avaient "connaissance d'un péril grave et imminent auquel étaient exposés les enfants", "placés sous leur responsabilité", mais qu'il y a eu un "déni complet". Dans les plaintes consultées par l'AFP, il est précisé qu'au cours d'une séance du Conseil de Paris, le 14 avril 2015, l'édile avait été interpellée par le maire LR du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, qui avait affirmé que "des enfants sont abusés sexuellement par des animateurs lors des activités périscolaires". Dix ans plus tard, le 20 novembre 2025, Inès de Raguenel, élue LR du XVe arrondissement, avait alerté sur une explosion des signalements. Toujours selon les plaintes, la maire avait à chaque fois refusé de répondre, et a refusé "de recevoir les familles en détresse". Dès décembre 2021, le collectif SOS Périscolaire avait par ailleurs adressé un mail à M. Bloche - alors adjoint en charge des affaires scolaires - afin de l'interpeller sur des faits de maltraitance. En janvier 2026, dans l'émission Cash Investigation sur France 2, qui a fait éclater le scandale -- en filmant en caméra cachée le comportement de certains agents -- l'ex-premier adjoint a reconnu "plusieurs dysfonctionnements", de "mauvaises habitudes" sur le fait de déplacer d'une école à l'autre des animateurs suspectés de violence. "Omerta" Mme Hidalgo et M. Bloche ont "délibérément" pris la décision "d'organiser une véritable omerta", accusent les plaintes. Interrogé, le parquet n'a pas souhaité communiquer à ce stade. "Quand les mairies ne font pas ce qu'il faut pour appliquer un principe de précaution efficace, quand elles ne communiquent pas et se soustraient à leurs obligations légales (article 40 par exemple), il est naturel pour les parents de vouloir les mettre (...) face à leur responsabilité", a réagi SOS Périscolaire. En février 2026, en pleine campagne pour les municipales, l'ancienne édile socialiste avait reconnu sur France Inter une part de responsabilité, étant à la tête d'une administration. Mais "je ne peux pas laisser dire que nous serions restés depuis 2015 sans rien faire", s'était-elle défendue, indiquant qu'"un certain nombre de personnes ont été écartées, licenciées à différentes strates de la hiérarchie qui n'avaient pas signalé" ces agissements. En décembre 2025, elle avait aussi nommé Dominique Versini Défenseure des enfants de la ville de Paris, une fonction à laquelle le nouveau maire Emmanuel Grégoire a mis fin en engageant un plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 52 pour "suspicions de violences sexuelles ou sexistes". En juin, une vingtaine d'élus de la droite et du centre, dont la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati, ainsi que le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (LFI), ont fait un signalement à la procureure Laure Beccuau, mettant en cause la responsabilité pénale de la ville.
Texte intégral (698 mots)
"C'est la responsabilité pénale individuelle de Mme Hidalgo et de M. Bloche qui est engagée. Ils avaient pleinement conscience de la gravité de la situation", a affirmé à l'AFP l'avocate des trois familles, Me Lise-Honorine Bornes, confirmant une information révélée par Le Point. Sollicité, l'avocat de Mme Hidalgo, Me Patrick Klugman, n'a pas souhaité réagir. Séparément, ces familles avaient déjà déposé plainte entre mars et mai dernier pour "agression sexuelle", "violence" ou encore "non-assistance à personne en danger", et pour l'une pour "viol", commis sur leurs enfants pendant la période du périscolaire à l'école Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement. Deux animateurs ont été mis en examen le 23 mai "pour des faits à caractère sexuel" et écroués, dans le cadre d'une information judiciaire portant sur "des faits commis au préjudice d'une vingtaine d'enfants", selon le parquet. Dans le cas des familles ayant déposé plainte contre Mme Hidalgo et M. Bloche, les faits dénoncés ont été commis contre deux enfants entre septembre 2022 et août 2025, contre une entre août et décembre 2025, et une dernière entre septembre 2025 et janvier 2026. "Péril grave" Selon Me Bornes, les plaintes sont "documentées" et s'appuient sur "des éléments probants", montrant que Mme Hidalgo et M. Bloche avaient "connaissance d'un péril grave et imminent auquel étaient exposés les enfants", "placés sous leur responsabilité", mais qu'il y a eu un "déni complet". Dans les plaintes consultées par l'AFP, il est précisé qu'au cours d'une séance du Conseil de Paris, le 14 avril 2015, l'édile avait été interpellée par le maire LR du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, qui avait affirmé que "des enfants sont abusés sexuellement par des animateurs lors des activités périscolaires". Dix ans plus tard, le 20 novembre 2025, Inès de Raguenel, élue LR du XVe arrondissement, avait alerté sur une explosion des signalements. Toujours selon les plaintes, la maire avait à chaque fois refusé de répondre, et a refusé "de recevoir les familles en détresse". Dès décembre 2021, le collectif SOS Périscolaire avait par ailleurs adressé un mail à M. Bloche - alors adjoint en charge des affaires scolaires - afin de l'interpeller sur des faits de maltraitance. En janvier 2026, dans l'émission Cash Investigation sur France 2, qui a fait éclater le scandale -- en filmant en caméra cachée le comportement de certains agents -- l'ex-premier adjoint a reconnu "plusieurs dysfonctionnements", de "mauvaises habitudes" sur le fait de déplacer d'une école à l'autre des animateurs suspectés de violence. "Omerta" Mme Hidalgo et M. Bloche ont "délibérément" pris la décision "d'organiser une véritable omerta", accusent les plaintes. Interrogé, le parquet n'a pas souhaité communiquer à ce stade. "Quand les mairies ne font pas ce qu'il faut pour appliquer un principe de précaution efficace, quand elles ne communiquent pas et se soustraient à leurs obligations légales (article 40 par exemple), il est naturel pour les parents de vouloir les mettre (...) face à leur responsabilité", a réagi SOS Périscolaire. En février 2026, en pleine campagne pour les municipales, l'ancienne édile socialiste avait reconnu sur France Inter une part de responsabilité, étant à la tête d'une administration. Mais "je ne peux pas laisser dire que nous serions restés depuis 2015 sans rien faire", s'était-elle défendue, indiquant qu'"un certain nombre de personnes ont été écartées, licenciées à différentes strates de la hiérarchie qui n'avaient pas signalé" ces agissements. En décembre 2025, elle avait aussi nommé Dominique Versini Défenseure des enfants de la ville de Paris, une fonction à laquelle le nouveau maire Emmanuel Grégoire a mis fin en engageant un plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 52 pour "suspicions de violences sexuelles ou sexistes". En juin, une vingtaine d'élus de la droite et du centre, dont la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati, ainsi que le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (LFI), ont fait un signalement à la procureure Laure Beccuau, mettant en cause la responsabilité pénale de la ville.
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