Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

04.04.2026 à 10:07

Election présidentielle le 12 avril au Bénin: l'opposition divisée

FRANCE24
img
Emmanuelle Sodji, notre correspondant au Bénin, décrypte la situation.
Emmanuelle Sodji, notre correspondant au Bénin, décrypte la situation.

04.04.2026 à 10:05

"C'est suffocant": le nord de la Thaïlande "piégé" dans un nuage de pollution

FRANCE24
img
"C'est suffocant", témoigne auprès de l'AFP cette vendeuse de noix de coco de Chiang Mai, la deuxième ville du pays. "On a l'impression d'être constamment piégé dans la fumée". Les brûlis agricoles, les feux de forêt et les conditions météorologiques font régulièrement grimper les taux de pollution à cette saison en Asie du Sud-Est. Mais Pon, 36 ans, affirme n'avoir encore "jamais connu une situation pareille", d'autant plus difficile pour elle qui travaille dehors toute la journée. "Je n'ai pas le choix", soupire-t-elle. "Je dois sortir pour gagner ma vie jour après jour". La ville Chiang Mai s'est hissée à plusieurs reprises cette semaine en tête du classement des grandes villes les plus polluées du monde sur la plateforme de surveillance IQAir. La situation est pire un peu plus à l'ouest, à Pai, une destination prisée des routards pour sa verdure et ses montagnes. Certains capteurs y ont enregistré des niveaux de PM2.5 -- des particules suffisamment fines pour pénétrer dans le sang via les poumons -- dépassant les 900 microgrammes par mètre cube. Un taux 60 fois plus élevé que la moyenne d'exposition sur 24 heures recommandée par l'Organisation mondiale de la santé. La géographie montagneuse de la région la rend doublement vulnérable: la fumée y est facilement piégée et les pentes boisées sont difficiles d'accès lorsque les incendies se déclarent. Le long des routes entre Chiang Mai et Pai, de multiples incendies illuminent la campagne plongée dans une inquiétante obscurité à cause des fumées noircissant le ciel, même en plein jour. "C'est tellement sombre et brumeux qu'on ne voit rien, et ça dure depuis bien trop longtemps", témoigne un pompier volontaire, Maitree Nuanja, devant un terrain couvert de cendres. "On vit désormais avec cette fumée, en la respirant chaque jour". "Choquant" A Chiang Mai, les autorités ont aménagé des centaines de "salles sans poussière", équipées de purificateurs d'air et de systèmes de pression empêchant l'air pollué d'entrer. C'est le cas dans la maison de retraite où vit Watwilai Chaiwan, une ancienne infirmière de 82 ans qui n'ose plus sortir par peur d'aggraver ses vertiges et migraines. "C'est un vrai problème pour les personnes âgées. Il faut porter un masque en permanence", souligne-t-elle. Certains districts de Chiang Mai ont déclaré l'état de catastrophe naturelle cette semaine afin de débloquer des fonds d'urgence. Mais les militants environnementaux attendent davantage et demandent au gouvernement d'adopter au plus vite une législation sur la qualité de l'air, qui a été bloquée l'an dernier à cause de la dissolution du Parlement. "Un gouvernement normal se serait préoccupé de l'air depuis longtemps", dénonce Kanongnij Sribuaiam, responsable juridique du réseau Thailand Clean Air Network, qui a porté la proposition de loi qui vise à faire respecter le droit à respirer un air sain via notamment une taxation des pollueurs. Selon le médecin Thanakrit Im-iam, de Chiang Mai, les conséquences sanitaires à long terme de la pollution sont "dévastatrices". "Tout le monde est touché car les toxines et métaux lourds pénètrent directement dans le corps", explique-t-il, évoquant "des yeux brûlants, des glaires et une inflammation nasale". La pollution repousse également de plus en plus les touristes, pourtant essentiels à l'économie locale. "Il y a du monde d'habitude à Chiang Mai en mars et avril, mais c'est calme cette année", constate le chauffeur de tuk-tuk Chakkrawat Wichitchaisilp. Depuis un belvédère surplombant la ville, les immeubles sont presque entièrement masqués. Seules quelques collines se devinent à travers la brume à la faveur d'un soleil orange pâle. "C'est choquant", se désole Martin Astill, un touriste britannique de 57 ans qui vivait auparavant en Thaïlande et se souvient avoir pris des photos exactement au même endroit : "Il y avait un magnifique ciel bleu, on pouvait voir très loin".
Texte intégral (674 mots)
"C'est suffocant", témoigne auprès de l'AFP cette vendeuse de noix de coco de Chiang Mai, la deuxième ville du pays. "On a l'impression d'être constamment piégé dans la fumée". Les brûlis agricoles, les feux de forêt et les conditions météorologiques font régulièrement grimper les taux de pollution à cette saison en Asie du Sud-Est. Mais Pon, 36 ans, affirme n'avoir encore "jamais connu une situation pareille", d'autant plus difficile pour elle qui travaille dehors toute la journée. "Je n'ai pas le choix", soupire-t-elle. "Je dois sortir pour gagner ma vie jour après jour". La ville Chiang Mai s'est hissée à plusieurs reprises cette semaine en tête du classement des grandes villes les plus polluées du monde sur la plateforme de surveillance IQAir. La situation est pire un peu plus à l'ouest, à Pai, une destination prisée des routards pour sa verdure et ses montagnes. Certains capteurs y ont enregistré des niveaux de PM2.5 -- des particules suffisamment fines pour pénétrer dans le sang via les poumons -- dépassant les 900 microgrammes par mètre cube. Un taux 60 fois plus élevé que la moyenne d'exposition sur 24 heures recommandée par l'Organisation mondiale de la santé. La géographie montagneuse de la région la rend doublement vulnérable: la fumée y est facilement piégée et les pentes boisées sont difficiles d'accès lorsque les incendies se déclarent. Le long des routes entre Chiang Mai et Pai, de multiples incendies illuminent la campagne plongée dans une inquiétante obscurité à cause des fumées noircissant le ciel, même en plein jour. "C'est tellement sombre et brumeux qu'on ne voit rien, et ça dure depuis bien trop longtemps", témoigne un pompier volontaire, Maitree Nuanja, devant un terrain couvert de cendres. "On vit désormais avec cette fumée, en la respirant chaque jour". "Choquant" A Chiang Mai, les autorités ont aménagé des centaines de "salles sans poussière", équipées de purificateurs d'air et de systèmes de pression empêchant l'air pollué d'entrer. C'est le cas dans la maison de retraite où vit Watwilai Chaiwan, une ancienne infirmière de 82 ans qui n'ose plus sortir par peur d'aggraver ses vertiges et migraines. "C'est un vrai problème pour les personnes âgées. Il faut porter un masque en permanence", souligne-t-elle. Certains districts de Chiang Mai ont déclaré l'état de catastrophe naturelle cette semaine afin de débloquer des fonds d'urgence. Mais les militants environnementaux attendent davantage et demandent au gouvernement d'adopter au plus vite une législation sur la qualité de l'air, qui a été bloquée l'an dernier à cause de la dissolution du Parlement. "Un gouvernement normal se serait préoccupé de l'air depuis longtemps", dénonce Kanongnij Sribuaiam, responsable juridique du réseau Thailand Clean Air Network, qui a porté la proposition de loi qui vise à faire respecter le droit à respirer un air sain via notamment une taxation des pollueurs. Selon le médecin Thanakrit Im-iam, de Chiang Mai, les conséquences sanitaires à long terme de la pollution sont "dévastatrices". "Tout le monde est touché car les toxines et métaux lourds pénètrent directement dans le corps", explique-t-il, évoquant "des yeux brûlants, des glaires et une inflammation nasale". La pollution repousse également de plus en plus les touristes, pourtant essentiels à l'économie locale. "Il y a du monde d'habitude à Chiang Mai en mars et avril, mais c'est calme cette année", constate le chauffeur de tuk-tuk Chakkrawat Wichitchaisilp. Depuis un belvédère surplombant la ville, les immeubles sont presque entièrement masqués. Seules quelques collines se devinent à travers la brume à la faveur d'un soleil orange pâle. "C'est choquant", se désole Martin Astill, un touriste britannique de 57 ans qui vivait auparavant en Thaïlande et se souvient avoir pris des photos exactement au même endroit : "Il y avait un magnifique ciel bleu, on pouvait voir très loin".

04.04.2026 à 10:05

Au Sri Lanka, les pénuries d'énergie ravivent les fantômes de la crise de 2022

FRANCE24
img
"Sincèrement, c'est difficile à supporter", soupire Wasantha Jayalath, 55 ans, vendeur au marché de nuit de la ville. "J'ai trois enfants scolarisés à la maison et je n'arrive plus à payer mes factures d'électricité". Depuis un mois, le blocage de fait du détroit d'Ormuz a progressivement mis au ralenti le Sri Lanka, qui importe la totalité de ses besoins en pétrole. Pour préserver ses maigres réserves, son gouvernement a rationné la distribution et augmenté les prix de l'essence, relevé ceux de l'électricité et imposé la semaine de travail de quatre jours dans la fonction publique. Des remèdes sévères pour un pays qui peine à se relever de la plus grave crise économique de son histoire en 2022, quand la pénurie de produits de première nécessité faisait rage et l'inflation dépassait les 70%. Au bout de quelques mois de violentes manifestations, la foule en colère avait obtenu la démission du président Gotabaya Rajapaksa, accusé de corruption. "Abysse" A la tête de la contestation d'alors, le Parti de l'avant-garde socialiste (FSP) ne cache pas aujourd'hui son inquiétude. "La pression sur les lieux de travail a augmenté", explique un membre de son bureau politique, Duminda Nagamuwa. "Le choc a jusqu'à présent pu être absorbé par la population mais il y a aura une réponse à cette crise", avertit-il, "une réponse politique". Anura Kumara Dissanayake a largement remporté la présidentielle de septembre 2024, et son Front de libération du peuple (JVP, marxiste) a raflé le majorité des deux tiers aux législatives deux mois plus tard. Wasantha Jayalath a sans hésiter voté pour eux, convaincu par leur promesse de rendre sa vie meilleure. Aujourd'hui, il déchante. "Je pensais qu'une aube nouvelle allait se lever sur notre pays", dit-il. "Mais ce n'est vraiment pas le cas. C'est même le contraire, je réalise que nous sommes en train de replonger dans l'abysse". Négociant sur le marché de gros de la capitale, Priyantha Sudharshana Silva, 53 ans, se refuse pourtant à en rendre l'actuel gouvernement responsable. "Manifester ne changerait rien, le pays est déjà en difficulté", observe-t-il, "on se serre les coudes pour faire face". Si la rue ne gronde pas encore, juge l'avocate Bhavani Fonseka, c'est parce que la population est entièrement occupée à assurer sa survie au quotidien. Etat d'urgence En plus de déjà restreindre la distribution du carburant, le gouvernement a commencé vendredi à encadrer l'approvisionnement en eau, pour ne pas piocher dans les réserves et réduire les frais de pompage. "Comparé à 2022 (...) il n'y a pas le même niveau de protestation", décrit Mme Fonseka. "Le Sri Lanka sort tout juste d'un autre désastre (le passage meurtrier du cyclone Ditwah en novembre, ndlr) et l'état d'urgence alors imposé par le gouvernement est toujours en vigueur". Ce régime d'exception, qui facilite les arrestations et la détention de suspects, pourrait être utilisé pour réprimer toute velléité de protestation, avance-t-elle. "Ces lois (...) font peser une menace sur les libertés". Le cyclone Ditwah et son cortège d'inondations et de glissements de terrain ont fait 641 morts, des dizaines de milliers de sinistrés et des dégâts d'un montant estimé par la Banque mondiale à plus de 4 milliards de dollars. Le plan d'urgence débloqué dans la foulée par le gouvernement pour les réparations et l'aide aux victimes - 1,6 milliard de dollars - a sérieusement amputé sa marge de manoeuvre pour répondre à la crise de l'énergie. "Les prix du pétrole (sur les marchés) vont finir par redescendre", anticipe, fataliste, Shantha Mendis, un habitant de Colombo âgé de 60 ans. "Mais ça ne les fera pas baisser dans notre pays, c'est ça la vérité".
Texte intégral (635 mots)
"Sincèrement, c'est difficile à supporter", soupire Wasantha Jayalath, 55 ans, vendeur au marché de nuit de la ville. "J'ai trois enfants scolarisés à la maison et je n'arrive plus à payer mes factures d'électricité". Depuis un mois, le blocage de fait du détroit d'Ormuz a progressivement mis au ralenti le Sri Lanka, qui importe la totalité de ses besoins en pétrole. Pour préserver ses maigres réserves, son gouvernement a rationné la distribution et augmenté les prix de l'essence, relevé ceux de l'électricité et imposé la semaine de travail de quatre jours dans la fonction publique. Des remèdes sévères pour un pays qui peine à se relever de la plus grave crise économique de son histoire en 2022, quand la pénurie de produits de première nécessité faisait rage et l'inflation dépassait les 70%. Au bout de quelques mois de violentes manifestations, la foule en colère avait obtenu la démission du président Gotabaya Rajapaksa, accusé de corruption. "Abysse" A la tête de la contestation d'alors, le Parti de l'avant-garde socialiste (FSP) ne cache pas aujourd'hui son inquiétude. "La pression sur les lieux de travail a augmenté", explique un membre de son bureau politique, Duminda Nagamuwa. "Le choc a jusqu'à présent pu être absorbé par la population mais il y a aura une réponse à cette crise", avertit-il, "une réponse politique". Anura Kumara Dissanayake a largement remporté la présidentielle de septembre 2024, et son Front de libération du peuple (JVP, marxiste) a raflé le majorité des deux tiers aux législatives deux mois plus tard. Wasantha Jayalath a sans hésiter voté pour eux, convaincu par leur promesse de rendre sa vie meilleure. Aujourd'hui, il déchante. "Je pensais qu'une aube nouvelle allait se lever sur notre pays", dit-il. "Mais ce n'est vraiment pas le cas. C'est même le contraire, je réalise que nous sommes en train de replonger dans l'abysse". Négociant sur le marché de gros de la capitale, Priyantha Sudharshana Silva, 53 ans, se refuse pourtant à en rendre l'actuel gouvernement responsable. "Manifester ne changerait rien, le pays est déjà en difficulté", observe-t-il, "on se serre les coudes pour faire face". Si la rue ne gronde pas encore, juge l'avocate Bhavani Fonseka, c'est parce que la population est entièrement occupée à assurer sa survie au quotidien. Etat d'urgence En plus de déjà restreindre la distribution du carburant, le gouvernement a commencé vendredi à encadrer l'approvisionnement en eau, pour ne pas piocher dans les réserves et réduire les frais de pompage. "Comparé à 2022 (...) il n'y a pas le même niveau de protestation", décrit Mme Fonseka. "Le Sri Lanka sort tout juste d'un autre désastre (le passage meurtrier du cyclone Ditwah en novembre, ndlr) et l'état d'urgence alors imposé par le gouvernement est toujours en vigueur". Ce régime d'exception, qui facilite les arrestations et la détention de suspects, pourrait être utilisé pour réprimer toute velléité de protestation, avance-t-elle. "Ces lois (...) font peser une menace sur les libertés". Le cyclone Ditwah et son cortège d'inondations et de glissements de terrain ont fait 641 morts, des dizaines de milliers de sinistrés et des dégâts d'un montant estimé par la Banque mondiale à plus de 4 milliards de dollars. Le plan d'urgence débloqué dans la foulée par le gouvernement pour les réparations et l'aide aux victimes - 1,6 milliard de dollars - a sérieusement amputé sa marge de manoeuvre pour répondre à la crise de l'énergie. "Les prix du pétrole (sur les marchés) vont finir par redescendre", anticipe, fataliste, Shantha Mendis, un habitant de Colombo âgé de 60 ans. "Mais ça ne les fera pas baisser dans notre pays, c'est ça la vérité".
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞