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31.08.2026 à 09:05

FRANCE24
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Un budget "réversible" A moins de huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre, qui réunit lundi ses ministres en séminaire pour parler notamment des questions budgétaires, a promis dans Le Parisien un budget avec des mesures qui seront "pour beaucoup, réversibles par la nouvelle majorité qui sortira des urnes". Elles seront "difficiles" mais pas "brutales", sans "grandes réformes", selon lui. Un déficit qui ne devra pas dépasser 5,1% Le Premier ministre n'a pas fixé à ce stade d'objectif de déficit public. Mais le ministre des Comptes publics David Amiel a souligné vendredi que le déficit pour 2027 ne pourrait pas être "pire que celui de 2025", qui s'était établi à 5,1%. L'équation est compliquée par les mauvais chiffres de la croissance, sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient et des canicules. Elle a été nulle au deuxième trimestre, après un recul du produit intérieur brut de 0,2% au premier trimestre, compromettant la cible du gouvernement de 0,7% de croissance et 5% de déficit en 2026. Le poids de la charge de la dette, qui ne cesse d'augmenter avec l'envolée des taux d'intérêt, pèse aussi sur le budget et le déficit. Pas de hausses d'impôts Sébastien Lecornu l'a réaffirmé : le gouvernement ne proposera aucune hausse d'impôts en 2027 par rapport à 2026. "Il y a une présidentielle, ce n'est pas à ce gouvernement de toucher aux grands leviers fiscaux", a-t-il estimé. Coup de frein dans les dépenses En 2027, l'effort devra prioritairement porter sur les dépenses, en particulier celles de l'Etat, a réaffirmé le Premier ministre. Celles-ci "continueront d'augmenter, mais moins que l'inflation", a-t-il ajouté, comme prévu par le projet de dépenses du gouvernement publié mi-juillet. Les ministères "régaliens" ne seront cependant pas concernés par les coupes budgétaires. Seront préservés la Défense (+6,4 milliards d'euros), la Justice (+400 millions), l'Intérieur (+600 millions), l'Education (+800 millions), la Recherche (+500 millions), l'Ecologie (+1,1 milliard), ou encore les politique du logement social et de l'apprentissage, a réaffirmé le Premier ministre. En revanche, seraient en baisse les budgets de la mission "travail", de l'aide publique au développement et des missions "agriculture" et "santé", selon le document de juillet. Surtaxe sur les grandes entreprises à l'étude Le gouvernement étudie la reconduction pour une troisième année de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Le ministre de l'Economie Roland Lescure va cependant "plaider" pour une baisse de cette surtaxe. Sébastien Lecornu a également estimé que la reproduire à l'identique "enverrait un très mauvais signal aux investisseurs internationaux". Toujours pour les entreprises, Roland Lescure a promis que ni le crédit d'impôt recherche (CIR) ni le pacte Dutreil, qui permet un fort abattement dans le cadre des transmissions familiales, ne seraient touchés. Le crédit d'impôt industrie verte serait quant à lui élargi à de nouveaux secteurs, dont les terres rares et les aimants permanents qui en contiennent. Désindexation des plus fortes pensions Parmi les pistes étudiées pour les ménages, le gouvernement a exclu un gel du RSA (revenu de solidarité active) ou des "petites retraites", mais étudie la piste d'une moindre revalorisation des pensions des plus aisées. Leur désindexation par rapport à l'inflation est "sur la table", a indiqué Sébastien Lecornu. Sur le volet social, de manière générale, les dépenses seront "mécaniquement au-dessus de l'inflation", mais des efforts de "bonne gestion" seront demandés, a souligné le Premier ministre. D'autres mesures pourraient concerner le déremboursement de certains médicaments. Le Premier ministre a indiqué qu'il entendait "poser la question" quand le bénéfice thérapeutique est "faible". Le gouvernement entend enfin "lancer une vraie réforme avec les partenaires sociaux" au sujet des "abus" des arrêts maladie.

31.08.2026 à 09:00

FRANCE 24
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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a annoncé dimanche vouloir rétablir l'application de la peine de mort contre les pyromanes, après les incendies meurtriers qui ont ravagé l'est et le nord du pays. L'Algérie observe un moratoire sur la peine de mort depuis 1993.
Texte intégral (647 mots)
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a annoncé dimanche vouloir rétablir l'application de la peine de mort contre les pyromanes, après les incendies meurtriers qui ont ravagé l'est et le nord du pays. L'Algérie observe un moratoire sur la peine de mort depuis 1993.

31.08.2026 à 08:49

FRANCE24
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"Nous avons reçu 1.924 demandes depuis mars 2022", résume à l'AFP Marie Derain de Vaucresson, la présidente de l'Instance nationale indépendante de réparation et de réparation (Inirr), qui "humblement" se dit "très fière de ce qu'on a réalisé". Cette instance avait été créée par l'épiscopat français en 2021 dans le sillage du rapport de la Ciase, qui estimait à 330.000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles dans l’Église depuis 1950. L'Inirr a été pensée pour les faits commis dans les diocèses (une autre instance toujours active, la CRR, concerne les congrégations). L'idée était de mettre en place une démarche restaurative d'écoute et de reconnaissance menant à une réparation soit symbolique (pose d'une plaque, demande de pardon...), soit financière (les victimes pouvant recevoir jusqu'à 60.000 euros). "L'Inirr a été créée pour apporter une réponse quand aucune autre n'était possible", notamment judiciaire, résume Mme Derain, en se félicitant "qu'on ait placé la personne victime au cœur du fonctionnement de l'instance". "Pour que ça fonctionne, il fallait un bon niveau de confiance", ajoute-t-elle. Après un fort afflux initial, le rythme a ralenti en 2024 avant de repartir à la hausse, en écho à la médiatisation de certaines affaire touchant l’Église -- abbé Pierre, écoles catholiques telles que Bétharram... Son activité avait augmenté de 35% l'an dernier, et l'Inirr a encore reçu 26 demandes au cours des trois premières semaines d'août. L'approche de la fin du mandat a-t-elle poussé les victimes à lancer des démarches de dernière minute? Il semble surtout "que l'Inirr est mieux repérée", explique Mme Derain. L'instance, créée pour trois ans, puis prolongée, verra bien son mandat arriver à échéance lundi 31 août. Elle n'acceptera plus ensuite de nouvelles saisines, même si elle finira d'accompagner les dossiers en cours, sur une période de dix-huit mois. "On a aujourd'hui à peu près 150-160 personnes à accompagner", explique Mme Derain. "Indépendance" Celles et ceux qui voudraient obtenir réparation s'adresseront à partir du 1er septembre à une structure, présentée en mars par les évêques, et baptisée Renaître. "Une nouvelle équipe se met en place pour poursuivre l'accompagnement des victimes, y compris le volet financier", promet-t-on à la Conférence des évêques de France (CEF), en garantissant "l'indépendance" de l'instance. Dans la nouvelle architecture, les victimes saisiront des cellules d'écoute dans les diocèses, qui les orienteront ensuite, pour les démarches restauratives, vers un réseau local d'accompagnants constitués en organisme national indépendant. "Ce n'est en rien une rupture, mais une continuité", ajoute-t-on à la CEF. Mais les victimes regardent cette évolution avec méfiance, et les critiques ont été nombreuses dès sa présentation. Le nouveau dispositif est "une coquille vide", affirme Michèle Le Reun-Gaigné, présidente du collectif Ampaseo, pour qui la fin de l'Inirr "est une catastrophe" car "c'est un organe indépendant et compétent qui disparaît." Elle s'inquiète notamment de dispositifs "très inégaux" dans les diocèses. Le nom -- Renaître -- paraît aussi très mal choisi à beaucoup de collectifs. Ces critiques "sont intégrées dans la réflexion de la nouvelle équipe", assure-t-on à la CEF. La question est d'autant plus scrutée que le pape Léon XIV rencontrera des victimes de violences sexuelles le 27 septembre à Lourdes, lors de son voyage en France. Plusieurs dizaines de personnes ont demandé à être reçues, mais le groupe reçu sera "forcément très réduit", ajoute-t-on à la CEF qui ne communiquera pas le nom des victimes retenues. Léon XIV "souhaite avoir le temps d'échanger, pour entendre les personnes qu'il reçoit dire "+voilà ce que j'ai vécu et ce que j'attends de vous+", explique-t-on de même source.
Texte intégral (650 mots)
"Nous avons reçu 1.924 demandes depuis mars 2022", résume à l'AFP Marie Derain de Vaucresson, la présidente de l'Instance nationale indépendante de réparation et de réparation (Inirr), qui "humblement" se dit "très fière de ce qu'on a réalisé". Cette instance avait été créée par l'épiscopat français en 2021 dans le sillage du rapport de la Ciase, qui estimait à 330.000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles dans l’Église depuis 1950. L'Inirr a été pensée pour les faits commis dans les diocèses (une autre instance toujours active, la CRR, concerne les congrégations). L'idée était de mettre en place une démarche restaurative d'écoute et de reconnaissance menant à une réparation soit symbolique (pose d'une plaque, demande de pardon...), soit financière (les victimes pouvant recevoir jusqu'à 60.000 euros). "L'Inirr a été créée pour apporter une réponse quand aucune autre n'était possible", notamment judiciaire, résume Mme Derain, en se félicitant "qu'on ait placé la personne victime au cœur du fonctionnement de l'instance". "Pour que ça fonctionne, il fallait un bon niveau de confiance", ajoute-t-elle. Après un fort afflux initial, le rythme a ralenti en 2024 avant de repartir à la hausse, en écho à la médiatisation de certaines affaire touchant l’Église -- abbé Pierre, écoles catholiques telles que Bétharram... Son activité avait augmenté de 35% l'an dernier, et l'Inirr a encore reçu 26 demandes au cours des trois premières semaines d'août. L'approche de la fin du mandat a-t-elle poussé les victimes à lancer des démarches de dernière minute? Il semble surtout "que l'Inirr est mieux repérée", explique Mme Derain. L'instance, créée pour trois ans, puis prolongée, verra bien son mandat arriver à échéance lundi 31 août. Elle n'acceptera plus ensuite de nouvelles saisines, même si elle finira d'accompagner les dossiers en cours, sur une période de dix-huit mois. "On a aujourd'hui à peu près 150-160 personnes à accompagner", explique Mme Derain. "Indépendance" Celles et ceux qui voudraient obtenir réparation s'adresseront à partir du 1er septembre à une structure, présentée en mars par les évêques, et baptisée Renaître. "Une nouvelle équipe se met en place pour poursuivre l'accompagnement des victimes, y compris le volet financier", promet-t-on à la Conférence des évêques de France (CEF), en garantissant "l'indépendance" de l'instance. Dans la nouvelle architecture, les victimes saisiront des cellules d'écoute dans les diocèses, qui les orienteront ensuite, pour les démarches restauratives, vers un réseau local d'accompagnants constitués en organisme national indépendant. "Ce n'est en rien une rupture, mais une continuité", ajoute-t-on à la CEF. Mais les victimes regardent cette évolution avec méfiance, et les critiques ont été nombreuses dès sa présentation. Le nouveau dispositif est "une coquille vide", affirme Michèle Le Reun-Gaigné, présidente du collectif Ampaseo, pour qui la fin de l'Inirr "est une catastrophe" car "c'est un organe indépendant et compétent qui disparaît." Elle s'inquiète notamment de dispositifs "très inégaux" dans les diocèses. Le nom -- Renaître -- paraît aussi très mal choisi à beaucoup de collectifs. Ces critiques "sont intégrées dans la réflexion de la nouvelle équipe", assure-t-on à la CEF. La question est d'autant plus scrutée que le pape Léon XIV rencontrera des victimes de violences sexuelles le 27 septembre à Lourdes, lors de son voyage en France. Plusieurs dizaines de personnes ont demandé à être reçues, mais le groupe reçu sera "forcément très réduit", ajoute-t-on à la CEF qui ne communiquera pas le nom des victimes retenues. Léon XIV "souhaite avoir le temps d'échanger, pour entendre les personnes qu'il reçoit dire "+voilà ce que j'ai vécu et ce que j'attends de vous+", explique-t-on de même source.
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