Des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande, ce lundi contre le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. En France, le monde agricole continuait aussi les blocages, notamment au port du Havre, où des dizaines de camions et leur contenu ont été contrôlés, et les produits transportés "confisqués" s'ils venaient d'une autre région que l'UE. C'est le dernier baroud d'honneur avant la signature de l'accord, samedi, de l'accord par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, au Paraguay. Un vote aura ensuite lieu dans les semaines suivantes au Parlement européen, pour créer l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec un marché de 700 millions de personnes représentant 25% du PIB mondial.
Ce qui coince, ce sont notamment ces normes plus souples dans les pays du Mercosur qu'en Europe, créant les conditions d'une concurrence déloyale, estiment les professionnels de l'agriculture et de l'élevage. Pour le bœuf, par exemple, entre normes sanitaires, environnementales et sociales, les coûts de production sont de 40% inférieurs à ceux de l'UE, et jusqu'à 60% moins chers si la viande provient du Brésil.
Mais certains pays de l'UE sont favorables à l'accord, car il favorisera l'industrie européenne, en particulier pour l'automobile, les machines-outils et la chimie, trois secteurs importants de l'économie allemande.
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Des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande, ce lundi contre le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. En France, le monde agricole continuait aussi les blocages, notamment au port du Havre, où des dizaines de camions et leur contenu ont été contrôlés, et les produits transportés "confisqués" s'ils venaient d'une autre région que l'UE. C'est le dernier baroud d'honneur avant la signature de l'accord, samedi, de l'accord par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, au Paraguay. Un vote aura ensuite lieu dans les semaines suivantes au Parlement européen, pour créer l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec un marché de 700 millions de personnes représentant 25% du PIB mondial.
Ce qui coince, ce sont notamment ces normes plus souples dans les pays du Mercosur qu'en Europe, créant les conditions d'une concurrence déloyale, estiment les professionnels de l'agriculture et de l'élevage. Pour le bœuf, par exemple, entre normes sanitaires, environnementales et sociales, les coûts de production sont de 40% inférieurs à ceux de l'UE, et jusqu'à 60% moins chers si la viande provient du Brésil.
Mais certains pays de l'UE sont favorables à l'accord, car il favorisera l'industrie européenne, en particulier pour l'automobile, les machines-outils et la chimie, trois secteurs importants de l'économie allemande.