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15.08.2026 à 23:39

FRANCE24
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Le Français de 29 ans a terminé en 28 min 07 sec 90/100e, loin derrière le Suédois Andreas Almgren, magistal sur la piste bleue de l'Alexander-Stadium (27:33.44), et le tenant du titre suisse Dominic Lobalu (27:42.67). Le champion du monde du 10.000 m à Tokyo l'été dernier décroche à 29 ans sa première médaille européenne sur piste (il est déjà monté sur les podiums européens en cross et sur route), après sa 4e place à Munich-2022 et sa 5e à Rome-2024 sur 10.000 m. Il apporte au passage la 8e médaille de la délégation française à Birmingham, qui n'a toujours pas décroché l'or depuis le début de la compétition (trois en argent, cinq en bronze). Gressier avait pris "une claque derrière la tête" après avoir fini au pied du podium lundi soir, lui qui visait pas moins que le doublé 5.000/10.000 m. L'or lui a très vite échappé samedi soir, quand Almgren a pris les commandes du peloton après seulement trois tours, imposant un rythme soutenu. "Je n'ai même pas essayé de batailler avec lui, j'avais à coeur d'essayer d'aller chercher au moins ma première médaille. Je suis allé la chercher comme si c'était un titre de champion du monde", a expliqué, rieur, le Boulonnais. Quand Almgren a coupé la ligne pour décrocher son premier titre international, Gressier a lancé une puissante accélération à 200 mètres de l'arrivée, déposant l'Italien Yemaneberhan Crippa, incapable de suivre la cadence. "Il fallait que je le surprenne à un moment ou à un autre. J'ai fait une (Mathieu) van der Poel. Je suis parti, j'ai eu un coup de pétard. Ça me faisait tellement rire parce que je courais tellement mal, mais comme quelqu'un qui avait vraiment la dalle", a savouré le Français. Le natif de Boulogne-sur-Mer s'est retourné plusieurs fois pour voir si l'Italien suivait avant de lever les bras et décrocher sa première médaille à l'échelle continentale. "Besoin d'un reset" "Je ne pensais pas avant la course que ça me ferait autant d'effet d'avoir cette médaille autour du cou. Quand on a fait champion du monde, forcément faire une troisième place au championnat du monde ça peut paraître anecdotique", a commenté Gressier. "Je n'étais pas venu avec ces ambitions sur ce championnat, mais je relativise, je sais comme c'est dur d'aller chercher des médailles au niveau mondial", a-t-il assuré. L'ambitieux a changé de dimension l'an dernier après son titre du 10.000 m et sa médaille de bronze au 5.000 m à Tokyo. Et depuis, beaucoup de choses ont changé lui: il quitté l'Insep à Paris pour retourner chez lui à Boulogne-sur-Mer, mis fin à sa collaboration avec son entraîneur Adrien Taouji avant de le retrouver quelques mois plus tard, après un intérim de courte durée avec Arnaud Dinielle, celui qui l'a formé. "Il y avait des semaines où je n'avais plus tant d'envie que ça de courir, et en fait cette année a été plus compliquée que prévue, je suis beaucoup parti aussi en stage", a raconté le fondeur. Pour arriver avec plus de "fraîcheur mentale" à Birmingham et réitérer l'exploit, Gressier a fait l'impasse sur les meetings de Ligue de diamant de Monaco et Londres mi-juillet pour partir en stage quatre semaines en altitude à Saint-Moritz (Suisse). "Mentalement il m'en manquait. Je pense que j'ai besoin de faire un petit +reset+ (une pause)", a-t-il lâché, même s'il vise une médaille d'or sur le 5 km des Mondiaux de course sur route à Copenhague en septembre. Parmi les autres résultats français de la soirée, Thomas Gogois, médaillé de bronze à Rome au triple saut, a terminé 4e (17,21 m). Candidat à un podium sur 1.500 m, Azeddine Habz a craqué dans la dernière ligne droite et terminé 10e (3:37.61).

15.08.2026 à 23:35

FRANCE24
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En l'espace de trente minutes, les milliers de supporters du centre aquatique de Saint-Denis ont entonné deux Marseillaises pour des titres individuels, les seules récompenses qui manquaient au bilan pourtant déjà satisfaisant de l'équipe de France. Médaille d'or autour du cou, un Léon Marchand très ému, malgré ses quatre titres olympiques et ses sept titres mondiaux déjà acquis, a apprécié pleinement le premier sacre continental de son illustre carrière. "C'était trop beau. Quelqu'un m'a dit que j'avais l'habitude, mais je n'ai pas du tout l'habitude. C'était incroyable. J'ai vécu encore un moment incroyable, toute la piscine résonnait, tout mon corps résonnait, de mes orteils jusqu'aux oreilles", a-t-il raconté. Sur l'eau, il a terminé avec plus de 2 secondes 30 centièmes sur son premier poursuivant, signant au passage la meilleure performance de l'année sur 200 m papillon (1 min 51 sec 72). Mais jusqu'au bout, le Toulousain s'est employé pour gagner. D'abord car il a eu une préparation perturbée par une blessure à l'adducteur, survenue lors des Championnats de France. Aussi parce que son partenaire d'entraînement chez Bob Bowman, le Hongrois Hubert Kos, lui a longtemps tenu tête dans une ligne d'eau voisine. "Je suis hyper content de m'être accroché ces dernières semaines pour venir et faire ce que je pouvais sur le papillon et sur le crawl. Donc je suis assez fier de moi", a souligné le nageur de 24 ans. "Dans le train" pour LA Pour le dernier jour de compétition dimanche, il s'attaquera à un nouveau défi en vue de Los Angeles: mesurer son potentiel sur le 400 m nage libre, une discipline qu'il n'a jamais pleinement explorée au plus haut niveau. Sauf une éventuelle apparition en relais, Mary-Ambre Moluh a elle terminé sa semaine à Saint-Denis, mais de la plus belle des manières. Après avoir remporté l'or du relais mixte 4x100 m 4 nages et l'argent en 50 m dos, elle a conclu par un titre sur 100 m dos. "Je pense que c'était vraiment le moment de le faire. À deux ans des Jeux de Los Angeles, se mettre dans la bonne trajectoire pour être parmi les meilleures. Je pense que c'était le moment de monter dans le train", a-t-elle estimé. Moluh a amélioré son propre record d'Europe de cinq centièmes, avec un chrono de 57 sec 94 pour devancer la Néerlandaise Marrit Steenbergen (58 sec 56) et sa compatriote Pauline Mahieu (58 sec 77), rendant la soirée encore plus belle. "On en parlait, de faire un doublé, de marquer les esprits. En plus Pauline fait un super chrono, donc c'est génial pour le dos français, ici, en France, à Paris, chez nous", a apprécié Moluh. La nageuse de 20 ans, étudiante à Berkeley aux Etats-Unis, s'est révélée au début de l'été aux Championnats de France, gagnant le 50 m nage libre, le 50 m dos et le 100 m dos. Malgré un dernier 15 mètres "très compliqué" samedi, selon son entraîneur en équipe de France Michel Chrétien, elle est désormais parfaitement lancée vers 2028: "Cela laisse présager le meilleur pour le futur. Quand elle équilibrera mieux son 100 m dos, elle sera encore plus performante". Encore de bonnes raisons de rêver.

15.08.2026 à 23:27

FRANCE24
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Djokovic, 39 ans, a parfaitement entamé la rencontre avant de progressivement montrer des signes de fatigue, s’inclinant 2-6, 6-4, 6-4 pour son premier match depuis sa demi-finale perdue à Wimbledon face à Jannik Sinner, il y a un mois. Dans le premier set, l’actuel N.5 mondial a fait le break à 4-2 avant de sauver deux balles de débreak dans le jeu suivant, mais la chaleur de Cincinnati (29°C et 72% d'humidité) a commencé à peser sur l’homme aux 24 titres en Grand Chelem dans la deuxième manche. "Dkojo" s'est notamment tenu les jambes à 1-1, dans un jeu long de 18 minutes et 40 secondes, durant lequel Tirante a obtenu quatre balles de break sans parvenir à en convertir une seule. Après un temps mort médical à 2-1, Djokovic semblait toujours visiblement diminué et Tirante a alors progressivement pris le dessus. L'Argentin de 25 ans s'est appuyé sur son service et ses frappes puissantes, avec notamment 13 aces et 40 coups gagnants, dont un coup droit mesuré à 193 km/h. Après trois ans d'absence à Cincinnati, Djokovic, triple vainqueur du tournoi en 2018, 2020 et 2023, quitte donc prématurément le tournoi américain, à près de deux semaines du début de l'US Open. Tirante poursuit lui son parcours et affrontera au prochain tour l'Espagnol Martin Landaluce, 67e mondial, qui a battu plus tôt l'Italien Matteo Arnaldi (34e) 6-4, 4-6, 6-4.
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