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23.01.2026 à 06:51

Iran: Trump affirme qu'une "armada" navigue vers le golfe Persique

FRANCE24
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Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants. "Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où", a-t-il déclaré jeudi à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One, qui le ramenait du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. "Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près", a ajouté Donald Trump. Le chef des Gardiens de la révolution islamique a averti jeudi Washington que ses forces avaient "le doigt sur la gâchette" après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran. M. Trump n'a toutefois pas fermé la porte au dialogue. "L'Iran veut effectivement parler, et nous parlerons", a-t-il déclaré jeudi à Davos. Mais le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a mis de l'huile sur le feu jeudi. "Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et notre cher Iran ont le doigt sur la gâchette, plus préparés que jamais, prêts à exécuter les ordres et mesures du guide suprême, un leader qui leur est plus cher que leur propre vie", a prévenu M. Pakpour, en faisant référence à l'ayatollah Ali Khamenei. Mohammad Pakpour avait été nommé en juin dernier par M. Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes. Ses propos ont été lus à la télévision d'Etat à l'occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême et force armée extrêmement organisée, accusée par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran. "Cibles légitimes" Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a de son côté averti qu'en cas d'attaque américaine, "tous les intérêts, bases et centres d'influence américains" seraient des "cibles légitimes" pour les forces armées iraniennes. L'Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, ne cessent d'échanger des menaces. Donald Trump avait ainsi haussé le ton mardi à l'égard des dirigeants iraniens, menaçant de les "rayer de la surface de la Terre" si "quoi que ce soit" lui arrivait. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l'avait menacé de mort si Washington s'en prenait à la personne de l'ayatollah Ali Khamenei. Tout en brandissant lui aussi la menace d'une rispote, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans une tribune mardi dans le Wall Street Journal, avait assuré que l'Iran était toujours "prêt à mener des négociations réelles et sérieuses". - Deux semaines sans internet - Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d'être violemment réprimée. La télévision d'Etat iranienne - citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants - a annoncé mercredi que 3.117 personnes avaient été tuées, un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits humains. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l'ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts. Une coupure nationale d'internet, qui a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression, dure depuis "deux semaines complètes", a relevé jeudi l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, précisant que ces derniers jours l'accès a été très sporadique et limité à des sites gouvernementaux.

23.01.2026 à 06:07

Japon: un avocat rockeur en première ligne du combat pour la justice climatique

FRANCE24
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A 63 ans, Me Shima a rallié le mois dernier plus de 450 plaignants japonais à cette action en justice inédite visant l'État nippon, accusé d'inaction "inconstitutionnelle" face au changement climatique. Pour lui, ce procès est "l'aboutissement de tout" ce pour quoi il se bat depuis des années, d'abord comme musicien, puis comme avocat. Lorsque le mouvement punk a déferlé sur le Japon à la fin des années 1970, Akihiro Shima, alors adolescent, était persuadé qu'il allait "changer la société par le rock'n'roll", raconte‑t‑il à l'AFP. Des décennies plus tard, son ardeur est intacte. Dans la pénombre d'un minuscule bar de Tokyo, il entonnait en décembre "Libérez la Palestine !" et "Dansez dans la rue pour vos droits", évoquant sa dernière bataille judiciaire entre deux morceaux. "Il y a des gens qui rejettent du dioxyde de carbone en masse à cause de modes de vie égoïstes, tandis que d'autres, qui ne vivent pas comme ça du tout, voient leurs îles menacées", a‑t‑il lancé au public, ajoutant: "les générations futures seront les plus grandes victimes". Kumiko Aoki, une aide‑soignante de 60 ans qui participait à la plainte sur le climat, était dans le public, trouvant "super cool" qu'il "intègre dans ses chansons des messages clairs comme +non à la guerre+". Cette plainte dénonce la lutte "extrêmement insuffisante" du pays contre le changement climatique, arguant que cette inaction porte atteinte aux droits constitutionnels des plaignants à la santé et à une vie paisible. Le Japon s'est engagé à réduire de 60% ses émissions d'ici 2035 par rapport à 2013, et de 73% d'ici 2040, avec pour objectif la neutralité carbone à l'horizon 2050. Des experts estiment que les chances de victoire au procès sont limitées, mais qu'il pourrait sensibiliser l'opinion publique. Rendre le climat "cool" Pour Akihiro Shima, ce combat s'inscrit dans un parcours commencé à l'adolescence après la lecture d'un roman japonais intitulé "Pollution composite", une charge contre les dérives industrielles et chimiques. Il se souvient avoir pensé que "tant que nous resterons obsédés par le matérialisme et la croissance économique, notre planète ne tiendra pas". Il est devenu un "radical" au sein de sa famille, poussant ses parents à changer leurs habitudes de consommation, et s'engageant dans d'autres causes, de la pauvreté aux discriminations. Pendant longtemps, la musique a été son principal moyen d'expression, et il a pleinement embrassé le message anti‑système du punk, posant même nu avec ses amis musiciens devant le Parlement japonais pour la pochette d'un CD, en guise de protestation politique. Mais il dit avoir eu une révélation à 41 ans: ses discours et son groupe "ne changeaient pas la société". C'est là qu'il a décidé de reprendre ses études, devenant avocat en 2010. Son premier procès citait un ours polaire comme plaignant, estimant que le réchauffement climatique constitue une forme de pollution. Après la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, il a attaqué en justice de grands fabriquants de réacteurs et fondé un nouveau groupe, Shima Kick Jiro & No Nukes Rights. Conscient de son âge, M. Shima admet que ce procès pourrait être son dernier. "Nous voulons amener la société à se demander dans quel monde elle souhaite vivre dans 30 ans ", dit‑il. Malgré son engagement, il reconnaît ne pas encore avoir écrit de chansons sur le climat. "Je n'ai pas trouvé comment rendre le mot +climat+ cool", sourit‑il. A travers sa plainte, il dit cependant vouloir "essayer".

23.01.2026 à 05:55

Trump s'autoproclame "faiseur de paix" mais son Conseil interroge

FRANCE24
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Tôt vendredi, après un sommet européen à Bruxelles, le président du Conseil européen Antonio Costa a souligné que l'UE avait de "sérieux doutes" au sujet de cette structure, "concernant son champ d'action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies". Contrairement aux Nations unies, où chaque membre a son mot à dire et où les cinq grandes puissances disposent d'un droit de veto, le "Conseil de paix" naissant est clairement dirigé non seulement par les Etats-Unis, mais aussi personnellement par Donald Trump. Il aura le dernier mot et pourra rester à la tête de l'organisation après son mandat présidentiel. Trump a imaginé ce comité pour Gaza, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les Etats-Unis. Mais il a surpris en envoyant des invitations à de nombreux pays, notamment au président russe Vladimir Poutine, malgré la guerre en Ukraine. En lançant formellement ce conseil jeudi en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, M. Trump a déclaré qu'il pourrait "s'étendre à d'autres domaines à mesure que nous réussirons à Gaza". Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a même affirmé que "les possibilités étaient infinies". Donald Trump se vante d'avoir mis fin à huit guerres depuis son retour au pouvoir l'an dernier et se plaint amèrement de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix. Il a promis que le nouvel organe agirait "en coordination" avec les Nations unies mais il a dans le même temps à nouveau vilipendé l'ONU, que les Etats-Unis accusent d'inaction. "Sur les huit guerres que j'ai menées à terme, je n'ai jamais parlé aux Nations unies. On aurait pu croire que j'aurais dû le faire", a-t-il dit. La question financière suscite également des interrogations, car le milliardaire fait déjà l'objet d'allégations d'enrichissement personnel depuis son retour à la Maison Blanche. Le ticket d'entrée au "Conseil de paix" est d'un milliard de dollars pour un siège permanent. Un responsable américain a toutefois précisé que les membres n'auraient pas à débourser cette somme colossale pour un mandat temporaire de deux ans et a promis "les contrôles financiers et les mécanismes de surveillance les plus stricts", même si la destination réelle de cet argent reste incertaine. "Loin des réalités" Les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des Etats-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d'attirer l'attention du président américain. La France a dit non et le Royaume Uni, allié clé des Etats-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a refusé de faire partie des signataires. "Ce forum n'a pas l'envergure nécessaire et ne dispose pas d'un ensemble de principes directeurs qui permettraient à des pays sérieux de s'y joindre", affirme Aaron David Miller, ancien négociateur américain pour le Moyen-Orient et membre du Carnegie Endowment for International Peace. Selon lui, M. Trump se sent enhardi après avoir ordonné la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier, et est convaincu que les institutions mondiales existantes "ne comprennent pas que le moteur central du système international actuel est la puissance américaine". M. Trump a annoncé jeudi retirer son invitation au Premier ministre canadien, Mark Carney, à rejoindre son "Conseil", après que le dirigeant a invité mardi à Davos les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques", visant notamment les Etats-Unis. Un groupe de pays à majorité musulmane (Arabie saoudite, Turquie, Egypte, Jordanie, Indonésie, Pakistan, Qatar et Emirats arabes unis) a salué la création de ce conseil, tout en soulignant dans une déclaration commune qu'il devrait s'agir d'une "administration transitoire" pour Gaza. Pour Richard Gowan, de l'International Crisis Group, un cercle de réflexion sur la résolution des conflits, le "Conseil de paix" donne une indication de la manière dont Trump souhaite mener sa diplomatie pendant les trois années restantes de son mandat. "Il semble vouloir mettre un terme aux institutions multilatérales existantes telles que les Nations unies et se tourner vers sa propre organisation, qu'il peut contrôler entièrement", affirme l'expert. Mais, ajoute-t-il, la première tâche du conseil étant Gaza, où M. Trump a proposé un projet de reconstruction fastueux, "si Gaza implose, le conseil n'aura pas beaucoup de crédibilité ailleurs".
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