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23.05.2026 à 05:05

FRANCE24
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Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des "positions contradictoires et demandes excessives répétées" des Etats-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars. Ces facteurs "perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan", a estimé M. Araghchi, au moment où le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, se trouve à Téhéran dans le cadre de cette médiation menée par son pays. "Malgré sa profonde méfiance envers les Etats-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable", a toutefois ajouté le ministre iranien. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent "profondes" entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban, de la situation dans le détroit d'Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui "en suspens", de même que le volet nucléaire. Le Qatar, touché de plein fouet par la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, et d'autres pays multiplient en parallèle des efforts de médiation alternatifs. Téhéran a confirmé la visite d'une délégation qatarie vendredi. Des médias américains ont rapporté de leur côté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu'à lundi aux Etats-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios. Trump modifie son agenda Le président américain a en outre annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné Don Jr. aux Bahamas ce week-end, et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des "raisons ayant trait aux affaires de l'Etat". Il a cependant déclaré vendredi lors d'un discours près de New York que les dirigeant iraniens "ont désespérément envie de conclure un accord." Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad entre les représentants américains et iraniens. Donald Trump a plusieurs fois menacé Téhéran de reprendre les combats, sans donner suite. Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. De son côté, le pouvoir iranien a répété qu'il ne cèderait "jamais à l'intimidation" et les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d'étendre la guerre "bien au-delà de la région" en cas de nouvelle attaque. Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis mi-avril. Vendredi, dix personnes ont été tuées dans une série de bombardements dans le sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement émis par l'armée israélienne. burx-roc/ega

23.05.2026 à 04:27

FRANCE24
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La plupart des analyses pointent vers l'ancien conseiller David Sacks, toujours influent malgré son départ de la Maison Blanche en mars. Selon Politico, cet investisseur tech de renom, proche d'Elon Musk, aurait appelé le président jeudi matin pour le convaincre qu'un décret prévoyant un examen sécuritaire des modèles d'IA avant leur diffusion ralentirait l'innovation américaine face à la Chine. Les responsables de la Maison Blanche croyaient pourtant avoir rallié David Sacks à l'équilibre du décret, peu contraignant. Mais l'ex-conseiller aurait exprimé ses réserves la veille, inquiet que l'examen volontaire ne devienne un jour obligatoire, selon Politico. "Nous sommes en tête face à la Chine (...) et je ne veux rien faire qui risque de compromettre cette avance", avait justifié jeudi Donald Trump, en annulant la signature. Le Washington Post a avancé un récit plus large: des appels de dernière minute de David Sacks, d'Elon Musk et de Mark Zuckerberg, le patron de Meta, auraient convaincu le président. "C'est faux. (...) le président ne m'a parlé qu'après avoir refusé de signer", a démenti Musk sur X. Meta a également contesté, affirmant que Zuckerberg n'avait parlé au président qu'a posteriori. Aucun de ces récits ne mentionne les dirigeants de Google, OpenAI ou Anthropic, dont les modèles auraient été concernés au premier chef. Leurs dirigeants, favorables à une régulation minimale, étaient invités à la signature, et l'absence de plusieurs d'entre eux constituerait un autre facteur, selon certains médias. Un tel décret, s'il était finalement signé, acterait un virage radical pour l'administration Trump, jusqu'ici hostile à toute régulation de l'IA. Premier bilan de Mythos Mais l'enjeu sécuritaire a changé la donne: Washington s'inquiète de la capacité des récents modèles à exploiter des failles informatiques à une vitesse inédite, ouvrant la voie à des attaques contre des infrastructures critiques (réseaux électriques, banques, administrations). Début mai, le gouvernement a annoncé des accords avec Google, Microsoft et xAI pour évaluer les capacités de leurs modèles avant leur mise sur le marché. Ces accords et le projet de décret ont notamment été déclenchés par Mythos, un modèle d'Anthropic, dont l'existence a été dévoilée début avril mais dont l'accès est limité à un cercle de partenaires qui s'en servent pour renforcer leur cybersécurité. Début mai, David Sacks avait jugé légitimes les inquiétudes suscitées par Mythos, tout en accusant les partisans d'une régulation d'exploiter la situation. "Les approbations" gouvernementales avant mises sur le marché "résolvent un problème qui n'existait pas vraiment", a-t-il déclaré dans son podcast All-In, les entreprises d'IA gardant déjà leurs plus puissants modèles hors de portée du public. Selon lui, des "idéologues de l'IA ou des catastrophistes" se servent de Mythos pour "créer un appareil administratif permanent à Washington". La capacité de l'IA à découvrir des failles "monte depuis six mois de manière linéaire, prévisible, chez tout le monde en même temps", a déclaré mi-mai Arthur Mensch, le patron du laboratoire français Mistral AI, devant des députés. Ironisant, sans nommer Anthropic, sur un "concurrent américain qui sait très bien faire du +marketing de la peur+". Vendredi, Anthropic a publié un premier bilan du consortium testant Mythos, baptisé Glasswing. Mythos et ses quelque 50 partenaires, essentiellement américains, auraient identifié plus de 10.000 vulnérabilités graves ou critiques "dans les logiciels les plus stratégiques de la planète", et près de 6.200 dans des projets "open source" (dont le code de programmation est en accès libre), selon Anthropic. Le puissant laboratoire d'IA de San Francisco cite les bilans de plusieurs partenaires réputés, comme la fondation Mozilla, qui dit avoir corrigé 271 failles dans son navigateur Firefox, dix fois plus qu'avec le modèle précédent. Pour l'AI Security Institute, une institution britannique, Mythos est le premier modèle à venir à bout de ses simulations d'attaques. Anthropic, en conflit avec l'administration Trump, assume pour l'heure de décider seul à qui accorder cet "avantage asymétrique" en cybersécurité. L'entreprise indique désormais vouloir l'étendre à des "gouvernements américain et alliés", sans citer de pays, poussant pour une coordination entre État et industrie qui divise toujours la Maison Blanche.

23.05.2026 à 04:11

FRANCE24
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Le jury pourrait décider d'envoyer un message politique en distinguant le cinéaste russe en exil Andreï Zviaguintsev et son "Minotaure", porteur d'un message anti-guerre. Le film, acclamé par la critique, raconte les déboires d'un couple de la bourgeoisie russe, avec en toile de fond la guerre et le délitement de la société. Les neuf membres du jury se réuniront en conclave dans un lieu tenu secret pour désigner, parmi les 22 films en compétition, le successeur d'"Un simple accident" de l'Iranien Jafar Panahi, Palme d'or 2025. La tradition veut que le président du jury ait le dernier mot pour désigner la Palme. Mais les jurés doivent décerner au moins six autres trophées, dont les prix d'interprétation féminine et masculine, au cours d'une cérémonie qui débutera à 20H15 (18H15 GMT). Les réalisateurs espagnols Javier Ambrossi et Javier Calvo - surnommés Los Javis -, héritiers revendiqués de Pedro Almodovar, ont fait forte impression avec "La Bola negra", fresque historique ambitieuse sur la condition homosexuelle dans un pays longtemps rongé par le fascisme. Déception française "Il est important qu’un film comme celui-ci soit en compétition (à Cannes) avec deux réalisateurs gays, trois protagonistes gays interprétés par trois acteurs ouvertement gays", ont expliqué les deux cinéastes, salués par une très longue standing ovation de 20 minutes après la projection du film jeudi. Le jury pourrait aussi décider de récompenser d'une seconde Palme d'or le cinéaste roumain Cristian Mungiu. Avec "Fjord", il interroge les abus commis au nom de principes progressistes, en racontant l'histoire d'une famille évangélique très pieuse dont les enfants leur sont retirés par l'Aide à l'enfance norvégienne. Un drame inspiré d'une histoire vraie. L'actrice Renate Reinsve et son partenaire à l'écran Sebastian Stan, qui jouent les parents, sont de sérieux prétendants aux prix d'interprétation. De même que l'acteur espagnol Javier Bardem, en cinéaste démiurge qui tente de renouer avec sa fille actrice sur le tournage d'un de ses films. Swann Arlaud a également impressionné dans "Notre salut", le coup de coeur français du festival, sur le destin d'un fonctionnaire du régime de Vichy pris dans les rouages de la collaboration. Les autres oeuvres françaises en compétition ont reçu un accueil plus mitigé, malgré des performances d'actrice remarquées de Léa Drucker dans "La Vie d'une femme", d'Adèle Exarchopoulos dans "Garance" ou encore de Léa Seydoux dans "L'Inconnue". Polémique Etonnant film sud-coréen sélectionné en compétition, "Hope" a lui suscité une vague d'enthousiasme sur la Croisette. En l'absence des blockbusters hollywoodiens cette année à Cannes, cette grosse production (la plus chère de l'histoire du cinéma sud-coréen) a comblé un vide à coup de courses-poursuites haletantes et de scènes d'action ébouriffantes pour un film de monstre réjouissant. Le festival de Cannes a également été le théâtre d'une polémique qui a mis en ébullition le monde du cinéma. Une tribune visant Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+, a suscité la colère du président du groupe de Maxime Saada, qui a déclaré ne plus vouloir travailler avec les 600 signataires du texte. Sa sortie a provoqué l'incompréhension des professionnels du secteur qui se sont inquiétés de l'existence d'une "liste noire" dans une industrie dont Canal+ est le principal financeur. Depuis, près de 3.000 personnes supplémentaires ont signé la tribune, selon le collectif Zapper Bolloré, dont quelques stars internationales (Javier Bardem, Ken Loach...) mais peu de figures de premier plan du cinéma français.
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