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02.09.2026 à 06:17

FRANCE24
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Au Venezuela, l'Assemblée nationale, où le pouvoir dispose de la majorité, mais aussi l'armée ont apporté leur soutien à l'accord. M. Wright est arrivé vers 20H30 (00H30 GMT) à l'aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. "Plusieurs accords" seront annoncés mercredi, et "entraîneront plus qu'un doublement de la production pétrolière du Venezuela dans les prochaines années", a-t-il déclaré aux médias à son arrivée. "Je pense que de très bonnes années s'annoncent, avec l'arrivée de vastes investissements dans ce pays qui créent davantage d'emplois, augmentent la pression à la hausse sur les salaires, offrent des opportunités aux Vénézuéliens", a estimé le ministre. Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves de pétrole au monde (plus de 300 milliards de barils estimés), mais sa production reste très limitée, à environ 1,2 million de barils par jour. A son pic historique, elle atteignait plus de 3 millions de barils par jour. Donald Trump a annoncé le 28 août avoir conclu avec le Venezuela un accord qui verrait les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays. D'après lui, il s'agit du "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" et celui-ci aura vocation à doubler les réserves des Etats-Unis. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, avait assuré face aux doutes que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les Etats-Unis. Mardi, l'Assemblée nationale du Venezuela a voté son soutien à l'accord. "Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole et c'est le 20e pays à l'exporter. Le 20e ! Et il y en a qui veulent que cet état de choses se poursuive", a dit le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim. Le député de l'opposition Luis Emilio Rondon a lui demandé plus de transparence: "Nous avons besoin de connaître ce qui est écrit en petites lettres (...), les clauses. Nous exigeons qu'on nous remette le texte intégral". En soirée, l'armée, qui joue un rôle prépondérant dans le pays, a aussi approuvé le texte: "Nous accompagnons, approuvons et sommes d'accord avec l'ensemble des termes du récent accord stratégique (...) En un seul mot, je dirais que c'est la prospérité et le bien-être pour le pays, tout comme pour nous", a déclaré le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, lors d'un discours télévisé. L'accord vise à "normaliser" l'économie du Venezuela, a affirmé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio dans une interview sur YouTube avec le journaliste vénézuélien Sergio Novelli. M. Wright avait dit mardi que l'accord avait été conçu "avant tout pour renforcer la souveraineté nationale des Etats-Unis", tout en assurant qu'il s'agissait également de "placer le Venezuela en position de réussite à long terme". "Opportunité géopolitique" Il permet aussi, a-t-il reconnu, de damer le pion aux grandes puissances rivales des Etats-Unis. "Cet accord est une opportunité géopolitique pour protéger des gisements qui pour l'essentiel se trouvaient largement sous l'influence d'entreprises chinoises et russes", a expliqué le responsable américain. L'accord prévoit une prise de participation de 35% dans North American Blue Energy Partners, deuxième plus importante société pétrolière privée du Venezuela et propriété de l'homme d'affaires Alejandro Betancourt, d'après des éléments fournis par la Maison Blanche. Cette entreprise accordera en échange à Washington la possibilité d'acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux Etats-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux. Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de l'ex-président Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. L'embargo sur le pétrole brut du Venezuela est entré en vigueur en 2019. Depuis l'intervention, Trump assouplit graduellement les sanctions. Le groupe Chevron, pilier de la production au Venezuela, s'apprête à faire mercredi une "annonce importante", a affirmé mardi à l'AFP une source proche des négociations. En juillet, la compagnie pétrolière a produit 270.000 barils par jour dans le pays. Sollicitée par l'AFP, Chevron n'a pas souhaité commenter. Donald Trump cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre, mal engagées pour son camp.

02.09.2026 à 05:33

FRANCE24
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"Les forces américaines ont frappé des cibles du Corps des Gardiens de la Révolution iranien", notamment des sites de défense aérienne, des systèmes de radar ou encore des installations maritimes, a écrit sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), annonçant la fin de cette vague. L'Iran a affirmé avoir lancé une "opération décisive en riposte", visant "les bases et les intérêts américains dans la région" avec des missiles et des drones, a rapporté l'agence de presse d'Etat Tasnim. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite revendiqué des attaques contre des bases militaires américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", avait menacé le président américain Donald Trump, sur sa plateforme Truth Social. Plus tard, il a dit "préférer" la situation actuelle, assurant que les Etats-Unis avaient un "contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz", et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement". "Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ?", a-t-il demandé. L'armée jordanienne a annoncé avoir détruit dix missiles tirés depuis l'Iran, ajoutant que trois autres s'étaient écrasés à l'écart de zones habitées, sans faire de blessés. Le Koweït s'est également déclaré visé par des missiles et des drones, et des sirènes d'alerte ont retenti tôt mercredi matin à Bahreïn, selon des correspondants de l'AFP. Le porte-parole du commandement militaire central de l'Iran, Ebrahim Zolfaghari, a promis des "ripostes plus larges et plus destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines, adressant la même mise en garde à "tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive". Mariage Les médias d'Etat ont donné un bilan d'au moins 11 morts dans ces frappes américaines: quatre au cours d'un mariage dans la région d'Hormozgan (sud-est), où une cinquantaine de personnes ont été blessées, et sept dans la région du Khouzestan (ouest) lors d'attaques de missiles qui ont aussi fait huit blessés. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé à un retour de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Il a assuré que si les Etats-Unis respectaient le protocole d'accord signé en juin, et qui a presque aussitôt volé en éclats, "la République islamique d'Iran prendra(it) immédiatement des mesures réciproques." La télévision d'Etat iranienne a fait état mardi de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. Elle a aussi rapporté des déflagrations sur l'île de Lavan, située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont également rapporté qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé. Les frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours des hydrocarbures ont bondi après ces nouvelles hostilités, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet, et le gaz européen se négociant au plus cher depuis plus de trois ans. Escale d'un porte-avions américain Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit d'Ormuz, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a lui promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. A des milliers de kilomètres de là, le porte-avions américain USS Abraham Lincoln est arrivé en Thaïlande mercredi matin après plus de neuf mois en mer, selon des journalistes de l'AFP. D'abord envoyé en mer de Chine méridionale, il avait été redéployé au Moyen-Orient au début de la guerre fin février. La dégradation des conditions de vie de ses marins font polémique aux Etats-Unis dernièrement.

02.09.2026 à 05:23

FRANCE24
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Les quelque 5.000 membres d'équipage du bâtiment à propulsion nucléaire doivent séjourner dans la station balnéaire de Pattaya, où les soldats américains en permission avaient l'habitude de se rendre durant la guerre du Vietnam. Des bateaux guidaient le navire de guerre et des dizaines d'avions de chasse stationnaient sur son pont d'envol, tandis qu'il se dirigeait vers le port de Laem Chabang mercredi matin, ont constaté les journalistes de l'AFP. D'après un responsable de Pattaya, l'Abraham Lincoln doit arriver à quai peu avant l'heure du déjeuner, après 286 jours en mer. La station balnéaire se prépare à accueillir l'équipage du porte-avions et a mobilisé quelque 600 agents "pour assurer la sécurité et fournir l'assistance nécessaire", a indiqué à l'AFP Narit Niramaiwong, gouverneur de la province de Chonburi. "Notre arrivée à Laem Chabang offre à nos marins et nos marines une occasion bien méritée de se reposer", a salué dans un communiqué le contre-amiral Robert Loughran, à la tête du groupe aéronaval de l'Abraham Lincoln. Le navire a quitté San Diego, en Californie, le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et a été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël ne lancent le 28 février la guerre contre l'Iran. L'USS Abraham Lincoln doit rester à quai jusqu'à dimanche, selon le maire de Pattaya, Poramase Ngampiches, qui espère 100 millions de bahts (2,6 millions d'euros) de retombées économiques. "Regain d'activité" "Les membres d'équipage n'ont pas dépensé d'argent depuis 200 jours", souligne-t-il, insistant sur la "sécurité" et appelant les commerçants à ne pas gonfler les prix pour "ne pas exploiter" les marins. Ces derniers auront l'interdiction de pratiquer de sports nautiques, comme le jet-ski, et de consommer du cannabis, a précisé l'élu, les encourageant plutôt à visiter les centres commerciaux ou encore les sites religieux de la ville. Ancien paisible village de pêcheurs, Pattaya s'est transformée pendant la guerre du Vietnam dans les années 1960, lorsque les soldats américains venaient s'y détendre sur ses plages bordées de palmiers. Située à deux heures de route de Bangkok, la station balnéaire est depuis devenue l'un des épicentres mondiaux du tourisme sexuel, une image dont elle aimerait se détacher. Le maire de Pattaya a fait savoir à l'AFP cette semaine que les autorités avaient récemment sévi contre les travailleurs du sexe, tout en affirmant que cela n'avait pas de lien avec l'arrivée du navire américain. En pleine saison creuse touristique, l'escale du porte-avions est une aubaine pour les commerces locaux. A l'extérieur d'un bar, une banderole souhaite la "bienvenue à tous les militaires américains", a constaté l'AFP. "Tout est bon à prendre. Ca devrait amener un petit regain d'activité", confirme Nicko, propriétaire français d'un go-go bar. "Après, il va falloir faire attention aux débordements car on sait, l'alcool aidant, que ça peut vite déraper". Enquête réclamée Aux Etats-Unis, des élus démocrates ont réclamé une enquête sur les conditions de vie à bord de l'USS Abraham Lincoln. Selon le média spécialisé Navy Times, au moins deux marins auraient tenté de se suicider en se jetant par-dessus bord. Mais le président Donald Trump a balayé les inquiétudes, de même que les interrogations sur le temps de déploiement inhabituellement long du porte-avions. Hung Cao, le ministre délégué par intérim à la Marine, a reconnu qu'un "petit nombre de cas liés à la santé mentale avaient été traités", mais qu'"aucun décès" n'avait été déploré. Le navire a été remplacé au Moyen-Orient par un autre porte-avions, le George Washington, auparavant stationné au Japon, alors que se poursuit le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, avec de nouvelles attaques iraniennes mercredi contre des bases militaires américaines dans le Golfe.
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