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07.08.2026 à 01:27

FRANCE24
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La reprise, le mois dernier, de ce conflit commencé il y a plus de dix ans a constitué une nouvelle étape dans l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont affirmé avoir agi jeudi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite. Une source militaire a fait état auprès de l'AFP de 58 morts et de "dizaines de blessés", après un précédent bilan de 38 morts et 29 blessés dressé par des sources médicales. D'après un responsable militaire, il s'agit des attaques les plus meurtrières depuis le cessez-le-feu de 2022, qui avait mis fin à plus de sept ans d'une guerre dévastatrice dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique. Les attaques ont visé un camp militaire dans la province de Marib, dans le centre du pays, ainsi que d'autres dans la province d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite, a-t-il précisé. Les Houthis les ont revendiquées dans un communiqué. "Nos forces armées ont conduit une opération de grande envergure visant des concentrations de troupes ennemies", a indiqué leur porte-parole militaire, Yahya Saree, dénonçant "un important renforcement militaire saoudien". Il a par ailleurs averti que les rebelles se tenaient "prêts en cas d'escalade". Les forces armées riposteront à cette "agression à l'heure et à l'endroit appropriés", a promis le ministère de la Défense du gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale. En Arabie saoudite, la coalition menée par Ryad a accusé les Houthis d'avoir mené "des bombardements contre des cibles civiles" dans la région frontalière de Najran. Ces attaques ont fait 11 blessés dont un enfant de quatre ans ainsi que deux Egyptiens, un Yéménite et un Pakistanais, un bilan sans précédent dans le royaume depuis la fin de la trêve. La coalition "continuera à prendre toutes les mesures de dissuasion nécessaires contre ces agressions terroristes afin d’assurer la protection des civils", a prévenu son porte-parole, le général Turki al-Malki, dans un communiqué relayé par l'agence officielle saoudienne. Attaques contre des pétroliers La guerre au Yémen a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays dans une grave crise humanitaire. Elle avait débuté en 2014 lorsque les Houthis avaient lancé depuis leur fief de Saada, une région du nord du pays près de la frontière saoudienne, une grande offensive et pris le contrôle de vastes pans du territoire, dont la capitale Sanaa. Fragilisé, le gouvernement yéménite avait reçu l'aide en 2015 d'une coalition militaire menée par Ryad. Une trêve négociée par l'ONU tenait depuis 2022, mais les hostilités ont repris le mois dernier entre les Houthis pro-iraniens et l'Arabie saoudite, alliée de Washington, sur fond de guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. Elles ont été déclenchées après la tentative d'atterrissage dans la capitale Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite. Les Houthis ont depuis mené plusieurs attaques contre des intérêts saoudiens. Mercredi, ils ont déclaré avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé en juillet à l'encontre de la flotte saoudienne. Cette mesure fait peser un risque sur la capacité de l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde, à acheminer son pétrole vers les marchés internationaux, après le verrouillage iranien du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février. Les rebelles yéménites ont aussi frappé des infrastructures en Arabie saoudite qui a de son côté tiré contre des positions des Houthis.

07.08.2026 à 01:19

FRANCE 24
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Le pouvoir et l'opposition vénézuéliens ont entamé jeudi à Caracas un dialogue supervisé par Washington, sept mois après la capture de Nicolas Maduro par l'armée américaine. Sans Maria Corina Machado, toujours en exil, les discussions doivent porter sur la réponse au séisme du 24 juin et une possible transition démocratique.
Texte intégral (669 mots)
Le pouvoir et l'opposition vénézuéliens ont entamé jeudi à Caracas un dialogue supervisé par Washington, sept mois après la capture de Nicolas Maduro par l'armée américaine. Sans Maria Corina Machado, toujours en exil, les discussions doivent porter sur la réponse au séisme du 24 juin et une possible transition démocratique.

07.08.2026 à 00:47

FRANCE24
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Elu le 21 juin, à 48 ans, ce représentant de la droite dure, qui détient la nationalité américaine et est un allié du président américain Donald Trump, prêtera serment à Cali (sud-ouest), troisième ville du pays. Un lieu inhabituel alors que les présidents colombiens sont traditionnellement investis dans la capitale, Bogota. Abelardo de la Espriella a, lui, choisi une ville marquée récemment par des attentats revendiqués par des guérillas, près de territoires contrôlés par des groupes armés à l'origine de la pire vague de violence qu'ait connu le pays sud-américain depuis une décennie. Lors de la cérémonie prévue à 15H00 locales (20H00 GMT), il prendra la succession du premier président de gauche de l'histoire, Gustavo Petro, pour un mandat de quatre ans sur la promesse d'une "nouvelle ère". Celui qui aime se faire appeler "El Tigre" a promis de mettre fin aux pourparlers de paix par lesquels le président sortant a tenté, sans succès, de négocier le désarmement de toutes les organisations impliquées dans le narcotrafic, dans un pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. Protection renforcée Cali a pour l'occasion été placée sous haute protection, avec le déploiement de 11.000 militaires et la mise en place d'un système antidrones pour protéger les invités, principalement des dirigeants de la droite latino-américaine. Une dizaine de chefs d'Etat, des délégués de la Maison Blanche emmenés par le procureur général des Etats-Unis, et plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont celui d'Israël, assisteront à l'événement. Gustavo Petro a renoncé à y participer. Son camp a appelé à des manifestations dans les principales villes du pays, après avoir perdu les élections en juin avec une marge historiquement faible. Mercredi, le gouvernement sortant a mis en garde contre de possibles "actes terroristes" le jour de l'investiture. "A en juger par les annonces qu'il (de la Espriella) a faites, il va gouverner d'une main ferme, j'espère qu'il n'y aura pas une nouvelle vague de violence", dit à l'AFP Oscar Obando, travailleur du secteur informel âgé de 67 ans. Novice en politique, de la Espriella a fait irruption dans la campagne et vite conquis des soutiens avec ses rassemblements spectaculaires et ses discours tenus derrière une vitre blindée, ponctués d'un salut militaire en hommage aux forces de l'ordre. "Dommages collatéraux" Son arrivée au pouvoir fait pencher encore davantage à droite l'Amérique latine, engagée dans la guerre antidrogue menée par Donald Trump. Le président américain a apporté son soutien à l'homme d'affaires et lui a assuré que la Colombie entretiendra des relations avec Washington "comme jamais auparavant", une promesse d'embellie après les tensions sous le mandat de Gustavo Petro. Bogota et Washington ont entretenu une étroite collaboration militaire au début des années 2000, qui a renforcé l'offensive armée contre des guérillas comme les Farc, laquelle a fini par signer un accord de paix en 2016. De la Espriella a promis d'intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla avec le soutien d'Israël et des Etats-Unis, ou encore de construire des mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité. Mais il hérite de forces armées confrontées à une "capacité limitée" en nombre d'hommes et à un "manque d'équipement", relève Renata Segura, d'International Crisis Group. L'experte s'inquiète d'éventuels "dommages collatéraux" touchant des civils si la grosse artillerie est déployée contre des groupes armés "très enracinés dans les communautés". La Colombie recense environ 25.000 personnes en armes dans des organisations illégales, selon un rapport de la Fondation Idées pour la Paix basé sur des chiffres officiels de 2025. Les soutiens du nouveau président attendent beaucoup de lui. "Nous avons besoin d'un changement total, pour la Colombie je pense que ce sera une bonne chose", estime German Angulo, un entrepreneur de 63 ans à Cali.
Texte intégral (679 mots)
Elu le 21 juin, à 48 ans, ce représentant de la droite dure, qui détient la nationalité américaine et est un allié du président américain Donald Trump, prêtera serment à Cali (sud-ouest), troisième ville du pays. Un lieu inhabituel alors que les présidents colombiens sont traditionnellement investis dans la capitale, Bogota. Abelardo de la Espriella a, lui, choisi une ville marquée récemment par des attentats revendiqués par des guérillas, près de territoires contrôlés par des groupes armés à l'origine de la pire vague de violence qu'ait connu le pays sud-américain depuis une décennie. Lors de la cérémonie prévue à 15H00 locales (20H00 GMT), il prendra la succession du premier président de gauche de l'histoire, Gustavo Petro, pour un mandat de quatre ans sur la promesse d'une "nouvelle ère". Celui qui aime se faire appeler "El Tigre" a promis de mettre fin aux pourparlers de paix par lesquels le président sortant a tenté, sans succès, de négocier le désarmement de toutes les organisations impliquées dans le narcotrafic, dans un pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. Protection renforcée Cali a pour l'occasion été placée sous haute protection, avec le déploiement de 11.000 militaires et la mise en place d'un système antidrones pour protéger les invités, principalement des dirigeants de la droite latino-américaine. Une dizaine de chefs d'Etat, des délégués de la Maison Blanche emmenés par le procureur général des Etats-Unis, et plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont celui d'Israël, assisteront à l'événement. Gustavo Petro a renoncé à y participer. Son camp a appelé à des manifestations dans les principales villes du pays, après avoir perdu les élections en juin avec une marge historiquement faible. Mercredi, le gouvernement sortant a mis en garde contre de possibles "actes terroristes" le jour de l'investiture. "A en juger par les annonces qu'il (de la Espriella) a faites, il va gouverner d'une main ferme, j'espère qu'il n'y aura pas une nouvelle vague de violence", dit à l'AFP Oscar Obando, travailleur du secteur informel âgé de 67 ans. Novice en politique, de la Espriella a fait irruption dans la campagne et vite conquis des soutiens avec ses rassemblements spectaculaires et ses discours tenus derrière une vitre blindée, ponctués d'un salut militaire en hommage aux forces de l'ordre. "Dommages collatéraux" Son arrivée au pouvoir fait pencher encore davantage à droite l'Amérique latine, engagée dans la guerre antidrogue menée par Donald Trump. Le président américain a apporté son soutien à l'homme d'affaires et lui a assuré que la Colombie entretiendra des relations avec Washington "comme jamais auparavant", une promesse d'embellie après les tensions sous le mandat de Gustavo Petro. Bogota et Washington ont entretenu une étroite collaboration militaire au début des années 2000, qui a renforcé l'offensive armée contre des guérillas comme les Farc, laquelle a fini par signer un accord de paix en 2016. De la Espriella a promis d'intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla avec le soutien d'Israël et des Etats-Unis, ou encore de construire des mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité. Mais il hérite de forces armées confrontées à une "capacité limitée" en nombre d'hommes et à un "manque d'équipement", relève Renata Segura, d'International Crisis Group. L'experte s'inquiète d'éventuels "dommages collatéraux" touchant des civils si la grosse artillerie est déployée contre des groupes armés "très enracinés dans les communautés". La Colombie recense environ 25.000 personnes en armes dans des organisations illégales, selon un rapport de la Fondation Idées pour la Paix basé sur des chiffres officiels de 2025. Les soutiens du nouveau président attendent beaucoup de lui. "Nous avons besoin d'un changement total, pour la Colombie je pense que ce sera une bonne chose", estime German Angulo, un entrepreneur de 63 ans à Cali.
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