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01.03.2026 à 20:13

"Iran libre": à Paris, plusieurs milliers d'Iraniens ont manifesté contre la République islamique

FRANCE24
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"C'est le début de la fin, savoure Suzie Ziai, mais il ne faut pas trop danser non plus, il faut maintenant que le régime tombe." "Même si j'habite en France, j'ai toujours l'impression d'avoir un rocher sur le dos et que je n'arrive pas à respirer. Là, je respire un petit peu mieux mais ça n'est pas suffisant", ajoute-t-elle. Comme Mme Ziai, née en Iran et arrivée en France en 1980, ils ont été 4.000 selon la police à défiler dimanche après-midi contre la République islamique d'Iran. Une banderole "Iran, vie, liberté avec Reza Pahlavi", l'héritier du shah d'Iran, a ouvert le défilé, une autre "Make Iran Great Again" avec le visage de Pahlavi, son père et son grand-père a aussi été déployée. "Je fonde beaucoup d'espoirs sur le prince héritier car je pense qu'il est le plus adapté pour faire la transition", défend Suzie Ziai, "c'est le plus démocrate, le plus international, il a beaucoup de crédibilité". "Derrière les barreaux" Dans la nuit de samedi à dimanche, les autorités du pays ont confirmé la mort d'Ali Khamenei que certains, comme Amir (un réfugié politique iranien qui n'a pas souhaité donner son nom), "aurai(ent) préféré voir derrière les barreaux d'une prison" pour répondre de ses actes. Rama Ekhtiari, 44 ans, née à Téhéran, arrivée en France à l'âge de trois ans, est venue à Bastille en famille. "On est venu fêter la mort de Khamenei et on continue de se battre pour que le régime tombe et qu'on puisse célébrer ça le jour J. Mais c'est déjà un bon début", lance-t-elle. "On fait confiance à Israël et aux Etats-Unis" pour mettre à bas la République islamique, ajoute Mme Ekhtiari, au son des "République islamique, assassin pour nos enfants" et "Non à la République islamique terroriste en Iran" scandés autour d'elle. N'a-t-elle pas peur que des civils payent de leur vie ? "Si, (...) mais ce qui est plus dangereux finalement, ce ne sont pas les bombes israéliennes, ce sont les Gardiens de la Révolution qui tuent les gens qui manifestent en Iran", rétorque-t-elle. "Contraire au droit international" Un peu plus tôt place de la République, quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour protester, elles, contre les frappes israélo-américaines en Iran, contraires "au droit international". "Nous sommes là pour condamner l'intervention israélienne et américaine contre la République islamique d'Iran et en même temps condamner (le régime) qui n'a fait que provoquer des tensions au niveau international d'un côté et une répression féroce et un massacre sans nom contre deux soulèvements", a déclaré à l'AFP Behrooz Farahany, 67 ans, Franco-iranien arrivé en France en 1982. Selon ce membre de l'association Solidarité socialiste avec les travailleurs en Iran, renverser le gouvernement iranien "doit être fait par les Iraniens et personne d'autre", Et d'ajouter: "Personne n'est mécontent que Khamenei ait été tué (....) mais on condamne cette guerre contraire au droit international". Même tonalité du côté de Batoul Arasteh, 75 ans, drapeau Femmes Vie Liberté à la main. Elle a des proches en Iran mais n'a plus aucune nouvelle depuis vendredi. Elle est en France depuis 45 ans et n'est jamais retournée en Iran. "C'est le peuple iranien qui décide", selon elle. "Hier (samedi), 140 enfants ont été tués (108 selon le Croissant-Rouge iranien, NDLR), c'est le peuple qui souffre", déplore cette manifestante, disant sa crainte que "l'Iran devienne comme la Syrie ou l'Irak". "Nous pensons que quelque chose émergera de l'intérieur de l'Iran", espère désormais Behrooz Farahany, "car un retour en arrière vers le royalisme n'est pas une option".

01.03.2026 à 20:03

Conflit au Moyent-Orient: vers une flambée des prix du pétrole

FRANCE24
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Le marché pétrolier ouvre à 23H00 GMT dimanche et les analystes s'attendent à une forte hausse des cours. "Je m'attends à ce que les cours du pétrole évoluent entre 85 et 90 dollars" lundi, a affirmé Amena Bakr, spécialiste de l'Opep+ et du Moyen-Orient de Kpler. Ce serait un bond important du cours du baril de Brent, la référence internationale de l'or noir, qui avait pourtant progressivement intégré une prime de risque géopolitique pour s'afficher à plus de 72 dollars vendredi. Loin des 61 dollars du début d'année. Avec l'embrasement régional, le transport maritime via le détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% de la consommation mondiale de pétrole, est compromis. Le détroit n'est pas totalement fermé (quelques navires chinois et iraniens y seraient passés, selon Kpler) mais c'est presque comme s'il l'était. Le prix des assurances devient prohibitif dans ce contexte, explique Mme Bakr, et les principales compagnies maritimes ont déjà confirmé suspendre le passage de leur flotte ce passage maritime. Le "talon d'Achille" de Trump Des "infrastructures alternatives au Moyen-Orient peuvent être utilisées pour contourner les flux transitant par le détroit, mais l'impact net demeure une perte effective de 8 à 10 millions de barils d'offre de pétrole brut", affirme Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, dans une note la veille. En théorie, les pays importateurs de pétrole disposent de réserves, les membres de l'OCDE devant maintenir 90 jours de stocks de pétrole, mais des cours à plus de 100 dollars ne sont pas exclus. Si le blocage du détroit d'Ormuz perdure, "peu importe la quantité de pétrole dans les réserves stratégiques", la perte des volumes exportés via ce passage crucial "est tout simplement trop importante", souligne Mme Bakr. Interrogé par Fox News sur d'éventuelles inquiétudes quant à la hausse des prix, le président américain a répondu "je ne m'inquiète de rien (...) si nous n'avions pas fait cela, ils auraient eu une arme nucléaire en moins de deux semaines". Pourtant, "le talon d'Achille de Trump, ce sont les prix élevés du pétrole", assure Michelle Brouhard, également analyste chez Kpler. Selon elle, l'Iran chercherait donc à maintenir hauts les prix du brut pour faire plier Donald Trump qui a promis à son électorat des prix bas, alors que les Etats-Unis préparent déjà la campagne de l'élection de mi-mandat en fin d'année. -"Impact délétère sur la croissance"- Le prix du gaz devrait aussi flamber lundi, le Qatar étant un exportateur essentiel de gaz naturel liquéfié, renforçant les risques inflationnistes. En effet, la hausse des prix des hydrocarbures est une mauvaise nouvelle pour l'économie. La dernière fois que les prix du brut ont dépassé les 100 dollars c'était au début de la guerre en Ukraine. Le cours du gaz avait aussi explosé, ce qui avait largement contribué à un cycle de hausse des prix prolongé. Augmentation des prix à la pompe, des prix de l'énergie, des coûts de transport maritime, perte de chiffre d'affaires pour le transport aérien, le conflit "peut avoir un impact délétère sur la croissance", explique à l'AFP, Eric Dor, professeur à l'IESEG School of Management. "Si c'est de 3 jours, ce n'est pas grave, mais si c'est sur la durée, alors là, oui, ce sera un effet récessif supplémentaire", résume-t-il. En Bourse, certains secteurs pourraient être gagnants lundi, comme celui de la défense, mais l'économiste s'attend plutôt à "des baisses" de cours, notamment sur "le secteur du transport aérien, le secteur du transport maritime sans doute, le tourisme".

01.03.2026 à 18:59

Semaine de la mode de Milan: des militants pour la cause animale demandent de bannir la fourrure

FRANCE24
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Bien que le groupe Armani ait renoncé à la fourrure il y a dix ans, les activistes espèrent que cette puissante maison de luxe pourra convaincre la Chambre nationale de la mode italienne (CNMI), qui organise la semaine de la mode, d'empêcher les marques utilisant de la fourrure de participer. La manifestation de dimanche était l'une des nombreuses actions menées cette semaine à Milan par des militants internationaux antifourrure réunis au sein de la Coalition pour l'abolition du commerce de la fourrure (CAFT). Derrière une barrière et une grande banderole proclamant "Milan Fashion Week, passe à la mode sans fourrure", des activistes munis d'un mégaphone ont crié "Honte à vous pour ce que vous faites !" à la sortie des invités du défilé Armani. L'usage de la fourrure dans l'industrie mondiale de la mode a fortement chuté ces dernières années, en raison des préoccupations liées à la cruauté envers les animaux, de l'évolution des tendances et de l'émergence de nouvelles alternatives synthétiques. Mais il subsiste des exceptions notables, comme Fendi, propriété du groupe français LVMH, illustre maison de luxe italienne dont l'histoire est étroitement liée à la fourrure. Pierre-Emmanuel Angeloglou, directeur général de Fendi, siège au conseil d'administration de la CNMI aux côtés de marques comme Dolce & Gabbana ou Prada, qui ont déjà renoncé à la fourrure. Les militants espèrent que ces créateurs antifourrure pourront convaincre la semaine de la mode de Milan de bannir la fourrure, comme l'ont déjà fait Londres et New York. Des semaines de la mode plus modestes, notamment à Berlin, Copenhague et Amsterdam, ont elles aussi interdit la fourrure. "Ce ne sera pas Fendi qui nous aidera à atteindre notre objectif, car ils n'ont aucun intérêt à faire avancer cette cause, mais d'autres marques pourraient contribuer", a déclaré à l'AFP Alberto Bianchi, 25 ans, l'un des organisateurs de la manifestation. La CNMI n'a pas répondu à la demande de commentaire de la part de l'AFP.
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