Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

21.02.2026 à 04:53

Emmanuel Macron inaugure un Salon de l'agriculture sans vaches et sans syndicats contestataires

FRANCE24
img
Les intentions de la Coordination rurale (CR), adepte des actions coup de poing, inquiètent et le chef de l'Etat devrait être accompagné de 250 policiers en civil, un dispositif particulièrement important, selon une source policière. Le deuxième syndicat agricole est resté ambigu sur ses intentions, appelant vendredi à une mobilisation "massive" de ses adhérents aux bonnets jaunes. Son président Bertrand Venteau a dit ne pas souhaiter être présent au petit-déjeuner en compagnie du président de la République, habituellement suivi de l'inauguration officielle puis d'une déambulation dans les travées du parc des expositions. "Je lui déconseille d'essayer de venir nous voir, l'accueil risque d'être rude", a dit à l'AFP François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale. La CR et la Confédération paysanne auront chacun un stand mais affirment ne pas vouloir faire du salon une "vitrine" qui cacherait les difficultés rencontrées sur le terrain par les agriculteurs, dénonçant comme à leur habitude la "cogestion" entre l'alliance syndicale FNSEA-JA et le gouvernement sur les politiques agricoles. FNSEA et Jeunes Agriculteurs, qui ont vu leur hégémonie chahutée par l'ascension de la CR aux dernières élections professionnelles, ont eux accepté le rendez-vous matinal avec Emmanuel Macron même s'ils ont renoncé à obtenir de lui une "vision" pour l'agriculture, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle. Ils espèrent toutefois que le chef de l'Etat pèsera d'ici-là dans les négociations sur le budget de la politique agricole commune post-2027, après avoir obtenu environ 9 milliards d'euros par an pour l'agriculture française sur la précédente PAC (2023-2027). Trois années de crise En amont de la présidentielle mais surtout des élections municipales de mars, les personnalités politiques se succéderont malgré tout jusqu'au dimanche 1er mars parmi les centaines de stands. Depuis dix ans, le nombre d'agriculteurs n'a cessé de baisser en France et les crises se sont accumulées. En octobre 2017, le président fraîchement élu avait tenu un grand discous à Rungis, "plus grand marché de produits frais au monde". Il avait alors prôné la "montée en gamme" de l'agriculture, un modèle qui s'est depuis heurté à l'inflation qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie mais aussi aux conséquences économiques des aléas geopolitiques et climatiques. Trois hivers de suite, les agriculteurs ont sorti les tracteurs des hangars pour aller manifester dans les villes ou bloquer des autoroutes. En 2024 pour demander du revenu, de la considération et un avenir; en 2025 pour demander la concrétisation des promesses, repoussées par l'instabilité gouvernementale. En 2026, c'est la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest qui a fait déborder le vase, s'ajoutant aux inquiétudes sur l'accord de libre-échange UE-Mercosur, une balance commerciale agroalimentaire au bord du déficit et des aléas climatiques toujours plus intenses... Pas de bras, pas de vaches Le gouvernement met en avant la "réussite" de sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse, puisque aucun nouveau foyer ne s'est déclaré depuis le 2 janvier et des restrictions ont été levées dans le Sud-Ouest vendredi. Mais les éleveurs n'ont pas pour autant revisé leur décision de ne pas amener de bovins au salon et la CR et la Confédération paysanne continuent de contester la politique d'abattage total des troupeaux infectés. Les tempêtes et les crues qui ont submergé de nombreuses cultures ces derniers jours ont assombri encore plus les esprits des agriculteurs, dont beaucoup n'ont pas la tête à la fête. Plusieurs organismes peinent à mobiliser des bénévoles pour tenir les stands au salon Porte de Versailles, alors que les organisateurs ont tout fait pour tenter de maintenir la convivialité et l'esprit familial du rendez-vous sans ses habituelles stars bovines. Quelque 3.500 chevaux, ânes, brebis, porcs, chiens et chats ont commencé à affluer vendredi sur le site, qui présentera aussi saucissons, rhum antillais et choucroute traditionnelle entre autres produits du terroir.

21.02.2026 à 04:47

Marche pour Quentin Deranque sous très haute sécurité à Lyon

FRANCE24
img
Cet étudiant de 23 ans a succombé à un déluge de coups assénés le 12 février alors qu'il était au sol, victime d'un "homicide suite à des affrontements entre groupes d'ultradroite et d'ultragauche", selon l'arrêté de la préfecture du Rhône autorisant la marche. "Un lynchage absolument abominable" consécutif à "une rixe entre deux groupes", a abondé vendredi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui anticipe la présence de "2.000 à 3.000" participants. Le ministre et la préfecture, à qui le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet avait demandé d'interdire ce défilé, ont expliqué avoir pesé le risque de "violences" et de "trouble à l'ordre public" à l'aune de la nécessaire "liberté d'expression". Ils ont finalement donné leur feu vert à la marche intitulée "Lyon demande justice pour Quentin tué par les antifas", sur un parcours de 1,4 kilomètre qui se terminera sur les lieux de l'agression. L'appel à défiler est abondamment relayé sur les réseaux sociaux par des groupuscules d'ultradroite: les "nationaux-révolutionnaires" Allobroges Bourgoin, dont Quentin Deranque a été membre, les identitaires d'Héritage Lyon et du collectif féministe Némésis, les "nationaux-identitaires" d'Audace Lyon et les nationalistes monarchistes et anti-républicains de l'Action Française. Ces deux derniers postent des vidéos de leurs militants collant nuitamment les affiches appelant à la marche. Dans certains quartiers du parcours, les mouvements de l'ultragauche ont aussi collé des tracts appelant à "tenir tête aux racistes" ou conseillant aux "personnes racisées", "particulièrement visées" par les "néo-nazis" de rester chez elles. Drones Il existe à Lyon "un antagonisme récurrent et violent entre la mouvance d'ultragauche et la mouvance d'ultradroite" et "cette marche peut être un catalyseur (...) d'affrontements (...) entre groupuscules" des deux camps, lit-on dans l'arrêté préfectoral interdisant toute manifestation en dehors du périmètre autorisé. Un autre arrêté autorise la police à filmer le cortège avec des drones pour suivre les éventuels échauffourées ou mouvements de foule. Beauvau a également dépêché en renfort à Lyon "plusieurs compagnies républicaines de sécurité, des escadrons de gendarmerie mobile, ainsi que de policiers nationaux" d'autres départements. Qui aideront aussi à "sécuriser les gares" et "patrouiller dans les transports en commun". La préfecture mentionne aussi auprès de l'AFP des appels à rejoindre la marche ou des manifestations concomitantes par des groupes d'ultradroite et d'ultragauche d'autres pays d'Europe. Jeudi et vendredi, six hommes soupçonnés d'avoir frappé Quentin Deranque ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et un assistant du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, pour "complicité". Ils sont membres ou liés à la Jeune Garde Antifasciste, fondée en 2018 notamment par Arnault et dissoute par le gouvernement en juin pour des violences récurrentes. -"Capitale des fascistes"- LFI refuse de demander à son député de quitter son groupe à l'Assemblée nationale, voire de démissionner comme l'exigent droite et extrême droite. Et les Insoumis réclamaient l'interdiction de la marche, "véritable démonstration fasciste", selon leur coordinateur Manuel Bompard. Le patron du Parti socialiste Olivier Faure craint qu'elle ne transforme Lyon en "capitale des fascistes" et se solde par une "revanche" préfigurant "une forme de guerre civile organisée par les ultras". Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lui, a recommandé à ses troupes de ne pas y participer. Il ne faut pas risquer d'"associer" le RN à "certains organisateurs indéniablement liés à l'ultradroite et que nous refusons de côtoyer", a-t-il dit vendredi. "A mon âge, je ne vais pas faire le fanfaron, si je dois aller quelque part, j'éviterai" les endroits où ils défilent, assure Jean Echeverria, 87 ans et depuis 50 ans dans le 7ème arrondissement. "Parce qu'ils vont encore se taper dessus, on n'en finira jamais, entre l'extrême de ceci, l'extrême de cela, c'est éternel", lâche-t-il, fataliste. Non loin de là, les fenêtre d’appartements au rez-de-chaussée des immeubles proches du lieu de l'agression, ont été barricadées avec des planches.

21.02.2026 à 02:17

Une tombe "de haut rang" vieille de plus de mille ans découverte au Panama

FRANCE24
img
La découverte a eu lieu à El Caño, dans le district de Natá, à environ 200 kilomètres au sud-ouest de la capitale Panama, où des scientifiques et des archéologues ont déjà découvert d'autres vestiges de cultures préhispaniques. Les restes osseux sont entourés d'objets en or et de poteries ornées de motifs traditionnels, ce qui indique qu'il s'agirait de personnes de "haut rang", a exposé à l'AFP l'archéologue Julia Mayo, précisant que la tombe avait été construite "entre 800 et 1000 après J.-C.". "L'individu avec l'or est celui qui avait le statut social le plus élevé du groupe", a-t-elle ajouté. Le corps de cet occupant principal était orné de "deux bracelets, deux pectoraux et deux boucles d'oreilles, les bijoux pectoraux comportant des représentations de chauves-souris et de crocodiles", a décrit Mme Mayo. Le site archéologique d'El Caño est lié aux sociétés qui ont habité les provinces centrales du Panama entre le VIIIe et le XIe siècle. "C'est là qu'ils ont enterré leurs morts pendant 200 ans", a déclaré la chercheuse. Mme Mayo a indiqué que neuf autres tombes "similaires" à celle annoncée vendredi ont déjà été fouillées sur le site. Cette découverte est "d'une grande importance pour l'archéologie panaméenne et l'étude des sociétés préhispaniques de l'isthme centraméricain", a souligné le ministère de la Culture dans un communiqué. Selon les experts, ces fouilles démontrent que pour ces sociétés, la mort ne représentait pas une fin, mais une transition vers une autre phase où le statut social restait important. La découverte permettra d'apporter de nouvelles informations sur l'organisation sociale, le pouvoir politique, les réseaux d'échange ou encore les pratiques rituelles, a complété le ministère.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
I.C.I.J
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞