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25.05.2026 à 10:09

FRANCE 24
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Les États-Unis ont affirmé lundi être toujours sur le point de conclure un accord "solide" avec l'Iran, après que Donald Trump a tempéré la veille les espoirs d'une entente imminente pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. De la réouverture du détroit d'Ormuz à l'épineux dossier du nucléaire iranien, que sait-on des avancées et des points de blocage persistants dans les négociations ?
Les États-Unis ont affirmé lundi être toujours sur le point de conclure un accord "solide" avec l'Iran, après que Donald Trump a tempéré la veille les espoirs d'une entente imminente pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. De la réouverture du détroit d'Ormuz à l'épineux dossier du nucléaire iranien, que sait-on des avancées et des points de blocage persistants dans les négociations ?

25.05.2026 à 10:07

FRANCE24
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Après "des semaines passées à naviguer dans un ouragan géopolitique", les marchés entament une semaine écourtée par un jour férié avec "des investisseurs observant enfin les nuages de guerre commencer à se dissiper au-dessus du détroit d'Ormuz", passage stratégique par où transitait 20% de l'offre mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) avant le conflit, souligne Stephen Innes, gérant de SPI AM. Les Etats-Unis ont affirmé lundi être toujours sur le point de conclure un accord "solide" avec l'Iran, après que Donald Trump a tempéré la veille les espoirs d'entente imminente pour mettre fin durablement au conflit. Selon les médias américains, l'accord en préparation entre Téhéran et Washington permettrait aux navires de franchir à nouveau Ormuz. En réaction, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, s'affichait en forte baisse (-5,00%) à 98,36 dollars le baril vers 07H20 GMT, passant sous la barre des 100 dollars pour la première fois depuis deux semaines. Son équivalent américain, le WTI, chutait de 5,40% à 91,38 dollars le baril. Ainsi, "la réouverture du détroit d'Ormuz devient de plus en plus tangible", résume M. Innes. "Les marchés commencent à intégrer l'idée que l'une des artères énergétiques les plus critiques du monde pourrait finalement éviter une perturbation prolongée." Dollar et taux reculent de concert Avec la chute du prix du brut, le dollar flanche face aux principales autres devises et les taux d'emprunts des Etats reculent. Sur le marché obligataire, le taux de l'emprunt allemand à 10 ans ("Bund), considéré comme le plus solide de la zone euro, évoluait à 2,98% vers 07H20 GMT, contre près de 3,04% vendredi à la clôture. Le rendement de l'emprunt français à dix ans s'établissait à 3,59% contre 3,66% vendredi soir. "La réaction des marchés (est) parfaitement logique compte tenu du niveau de crainte inflationniste et des anticipations de hausses de taux agressives qui avaient été intégrées dans les prix avec le choc énergétique", souligne Stephen Innes. L'analyste note un "changement psychologique (...) important" sur les marchés, qui ont passé ces dernières semaines à réagir aux gros titres en provenance du Moyen-Orient, chaque nouvelle tension faisant craindre un choc inflationniste sur les actifs mondiaux. "Désormais, les investisseurs se retrouvent soudain face à la possibilité que la même prime de risque géopolitique qui avait poussé le pétrole, les rendements et le dollar à la hausse puisse commencer à se résorber", ajoute-t-il. Sur le marché des changes, le billet vert cédait 0,28% face à la monnaie unique, à 1,1636 dollar pour un euro. Les Bourses mondiales dans le vert Sur les marchés boursiers, l'humeur est à l'optimisme, la baisse des rendements obligataires profitant aux actions: elle permet aux entreprises d'emprunter plus facilement à moindre coût et rend les obligations moins attractives pour les investisseurs. L'Europe et l'Asie, deux continent très dépendant des importations d'hydrocarbures profitent également directement de la chute des prix du brut. Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris prenait 1,11%, l'indice Dax de Francfort gagnait 1,05% et Milan progressait de 0,90%. En Asie, à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé sur une forte hausse de 2,87%. En Chine, la Bourse de Shenzhen a terminé en hausse de 1,66% et Shanghai de 0,96%. Hong Kong et Séoul sont fermés lundi, tout comme les Bourses de Londres et de New York en raison d'un jour férié. Si le prix du pétrole poursuit sa baisse "à mesure que le trafic dans le détroit d'Ormuz se normalise", "les actions pourraient continuer à progresser simplement" grâce au recul de "la peur inflationniste qui a poussé les rendements obligataires à des sommets pluriannuels" poursuit M. Innes. Et ce "au moment même où la saison des résultats se termine sur une note remarquablement résiliente pour les entreprises américaines", souligne-t-il.
Texte intégral (652 mots)
Après "des semaines passées à naviguer dans un ouragan géopolitique", les marchés entament une semaine écourtée par un jour férié avec "des investisseurs observant enfin les nuages de guerre commencer à se dissiper au-dessus du détroit d'Ormuz", passage stratégique par où transitait 20% de l'offre mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) avant le conflit, souligne Stephen Innes, gérant de SPI AM. Les Etats-Unis ont affirmé lundi être toujours sur le point de conclure un accord "solide" avec l'Iran, après que Donald Trump a tempéré la veille les espoirs d'entente imminente pour mettre fin durablement au conflit. Selon les médias américains, l'accord en préparation entre Téhéran et Washington permettrait aux navires de franchir à nouveau Ormuz. En réaction, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, s'affichait en forte baisse (-5,00%) à 98,36 dollars le baril vers 07H20 GMT, passant sous la barre des 100 dollars pour la première fois depuis deux semaines. Son équivalent américain, le WTI, chutait de 5,40% à 91,38 dollars le baril. Ainsi, "la réouverture du détroit d'Ormuz devient de plus en plus tangible", résume M. Innes. "Les marchés commencent à intégrer l'idée que l'une des artères énergétiques les plus critiques du monde pourrait finalement éviter une perturbation prolongée." Dollar et taux reculent de concert Avec la chute du prix du brut, le dollar flanche face aux principales autres devises et les taux d'emprunts des Etats reculent. Sur le marché obligataire, le taux de l'emprunt allemand à 10 ans ("Bund), considéré comme le plus solide de la zone euro, évoluait à 2,98% vers 07H20 GMT, contre près de 3,04% vendredi à la clôture. Le rendement de l'emprunt français à dix ans s'établissait à 3,59% contre 3,66% vendredi soir. "La réaction des marchés (est) parfaitement logique compte tenu du niveau de crainte inflationniste et des anticipations de hausses de taux agressives qui avaient été intégrées dans les prix avec le choc énergétique", souligne Stephen Innes. L'analyste note un "changement psychologique (...) important" sur les marchés, qui ont passé ces dernières semaines à réagir aux gros titres en provenance du Moyen-Orient, chaque nouvelle tension faisant craindre un choc inflationniste sur les actifs mondiaux. "Désormais, les investisseurs se retrouvent soudain face à la possibilité que la même prime de risque géopolitique qui avait poussé le pétrole, les rendements et le dollar à la hausse puisse commencer à se résorber", ajoute-t-il. Sur le marché des changes, le billet vert cédait 0,28% face à la monnaie unique, à 1,1636 dollar pour un euro. Les Bourses mondiales dans le vert Sur les marchés boursiers, l'humeur est à l'optimisme, la baisse des rendements obligataires profitant aux actions: elle permet aux entreprises d'emprunter plus facilement à moindre coût et rend les obligations moins attractives pour les investisseurs. L'Europe et l'Asie, deux continent très dépendant des importations d'hydrocarbures profitent également directement de la chute des prix du brut. Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris prenait 1,11%, l'indice Dax de Francfort gagnait 1,05% et Milan progressait de 0,90%. En Asie, à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé sur une forte hausse de 2,87%. En Chine, la Bourse de Shenzhen a terminé en hausse de 1,66% et Shanghai de 0,96%. Hong Kong et Séoul sont fermés lundi, tout comme les Bourses de Londres et de New York en raison d'un jour férié. Si le prix du pétrole poursuit sa baisse "à mesure que le trafic dans le détroit d'Ormuz se normalise", "les actions pourraient continuer à progresser simplement" grâce au recul de "la peur inflationniste qui a poussé les rendements obligataires à des sommets pluriannuels" poursuit M. Innes. Et ce "au moment même où la saison des résultats se termine sur une note remarquablement résiliente pour les entreprises américaines", souligne-t-il.

25.05.2026 à 10:03

FRANCE24
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Le secrétaire d'Etat américain, qui effectue sa première visite en Inde, a passé 45 minutes au Taj Mahal, à Agra, avec son épouse Jeanette qui fuit habituellement les projecteurs. "C’est l’une des merveilles du monde", a déclaré M. Rubio à propos du Taj Mahal, emblématique mausolée de marbre blanc construit au XVIIe siècle par l'empereur moghol Shah Jahan et chef d'oeuvre d'architecture indo-persane. Par 40 °C, sous un soleil de plomb, le couple a pris la pose sur le banc où la princesse britannique Diana s'était assise seule en 1992 pour une photo restée célèbre. L’ambassadeur des Etats-Unis en Inde Sergio Gor, ancien directeur du bureau du personnel de la Maison Blanche et proche conseiller de Donald Trump, s’est joint au couple pour poser à leurs côtés. Une telle excursion est inhabituelle pour le chef de la diplomatie américaine qui, en près d’un an et demi de fonctions, a privilégié des déplacements courts, se prêtant rarement à des activités en dehors des rencontres officielles. Elle survient au moment où l'Iran a fait état de progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, tout en rejetant l'idée d'un accord imminent. M. Rubio a expliqué profiter d’une journée de repos au milieu de son agenda chargé et à la veille de la réunion à New Delhi des ministres des Affaires étrangères du "Quad", qui regroupe l'Australie, l'Inde, le Japon et les Etats-Unis et vise entre autres à faire contrepoids à la présence de la Chine dans l'océan Indien. Lundi après-midi, il est attendu à Jaipur, dans le Rajasthan, célèbre pour ses palais. Marco Rubio a entamé samedi ce déplacement de quatre jours, s'efforçant de raviver des relations avec New Delhi mises à l'épreuve par Donald Trump, qui a imposé à l'Inde de lourds droits de douane, finalement allégés, et s’est rapproché à la fois de la Chine et de son adversaire historique, le Pakistan. Le président américain a toutefois semblé opérer un revirement dimanche. "Nous n’avons jamais été aussi proches de l’Inde, et l’Inde peut compter sur moi à 100 %", a-t-il affirmé. 
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Le secrétaire d'Etat américain, qui effectue sa première visite en Inde, a passé 45 minutes au Taj Mahal, à Agra, avec son épouse Jeanette qui fuit habituellement les projecteurs. "C’est l’une des merveilles du monde", a déclaré M. Rubio à propos du Taj Mahal, emblématique mausolée de marbre blanc construit au XVIIe siècle par l'empereur moghol Shah Jahan et chef d'oeuvre d'architecture indo-persane. Par 40 °C, sous un soleil de plomb, le couple a pris la pose sur le banc où la princesse britannique Diana s'était assise seule en 1992 pour une photo restée célèbre. L’ambassadeur des Etats-Unis en Inde Sergio Gor, ancien directeur du bureau du personnel de la Maison Blanche et proche conseiller de Donald Trump, s’est joint au couple pour poser à leurs côtés. Une telle excursion est inhabituelle pour le chef de la diplomatie américaine qui, en près d’un an et demi de fonctions, a privilégié des déplacements courts, se prêtant rarement à des activités en dehors des rencontres officielles. Elle survient au moment où l'Iran a fait état de progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, tout en rejetant l'idée d'un accord imminent. M. Rubio a expliqué profiter d’une journée de repos au milieu de son agenda chargé et à la veille de la réunion à New Delhi des ministres des Affaires étrangères du "Quad", qui regroupe l'Australie, l'Inde, le Japon et les Etats-Unis et vise entre autres à faire contrepoids à la présence de la Chine dans l'océan Indien. Lundi après-midi, il est attendu à Jaipur, dans le Rajasthan, célèbre pour ses palais. Marco Rubio a entamé samedi ce déplacement de quatre jours, s'efforçant de raviver des relations avec New Delhi mises à l'épreuve par Donald Trump, qui a imposé à l'Inde de lourds droits de douane, finalement allégés, et s’est rapproché à la fois de la Chine et de son adversaire historique, le Pakistan. Le président américain a toutefois semblé opérer un revirement dimanche. "Nous n’avons jamais été aussi proches de l’Inde, et l’Inde peut compter sur moi à 100 %", a-t-il affirmé. 
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