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11.02.2026 à 11:47

Le pouvoir iranien, sous pression américaine, célèbre l'anniversaire de la Révolution islamique

FRANCE24
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Dans un discours sur la place Azadi (Liberté) de Téhéran, devant une foule agitant des drapeaux de la République islamique, Massoud Pezeshkian a affirmé que son pays ne plierait pas face aux revendications américaines ou à une "agression" des Etats-Unis. A la veille de cette commémoration, des Iraniens sont sortis dans la soirée sur leurs balcons dans des quartiers de la capitale, scandant des slogans tels que "Mort au dictateur" et "Mort à la République islamique", selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. L'AFP a vérifié l'authenticité de trois d'entre elles. Après le déclenchement fin décembre de manifestations qui ont évolué en un mouvement de contestation d'une ampleur inédite contre le pouvoir, réprimé dans le sang début janvier, Donald Trump a multiplié les avertissements contre l'Iran. Il reçoit mercredi à Washington le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, tenant d'une ligne dure. Selon ce dernier, toute négociation irano-américaine doit inclure "la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien" de Téhéran aux groupes armés régionaux hostiles à Israël, une exigence répétée aussi par les Etats-Unis. - Missiles et slogans anti-Trump - Dans la capitale, des soutiens du pouvoir ont défilé mercredi, encadrés par un important dispositif de sécurité, plus large que les années précédentes, a constaté un journaliste de l'AFP. Des rassemblements similaires se tenaient à travers le pays. Dans la foule, des slogans proclament la résistance de "la nation iranienne". Des images moquent Donald Trump et Reza Pahlavi, ce fils du chah déchu et figure de l'opposition, qui vit en exil. Des répliques de missiles sont aussi installées sur la place. La veille au soir, des feux d'artifice avaient déjà commémoré la prise de pouvoir officielle de l'ayatollah Rouhollah Khomeini en 1979. Selon le compte Sharak Ekbatan, qui suit sur X l'actualité d'un quartier résidentiel de Téhéran, les autorités ont envoyé des forces de sécurité criant "Dieu est le plus grand" après que des habitants ont commencé à scander des slogans contre le gouvernement. Après une première session de pourparlers à Oman, le 6 février, l'Iran a réaffirmé ne vouloir discuter que de son programme nucléaire, et martelé son droit à enrichir l'uranium à des fins civiles, alors que les pays occidentaux et Israël l'accusent de chercher à se doter de l'arme nucléaire. Pour dissiper les inquiétudes, l'Iran s'est dit prêt à "toute vérification" du caractère pacifique de son programme nucléaire, selon son président, qui a répété que son pays ne "cherchait pas" l'arme nucléaire. Qatar et Oman Alors que les diplomaties du Golfe s'activent pour réduire les tensions, l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, s'est entretenu avec le président américain de la nécessité de "résoudre les crises par le dialogue", ont indiqué mercredi ses services. Dans le cadre de ces tractations, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, est attendu au Qatar, au lendemain d'une visite à Oman. Parralèlement à cette reprise des pourparlers avec Washington - pour la première fois depuis des frappes américaines sur ses installations nucléaires durant la la guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin - l'Iran poursuit sa répression des contestataires. Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 6.984 personnes, dont 6.490 manifestants, ont été tuées au cours du pic des protestations, début janvier, et au moins 52.623 personnes ont été arrêtées depuis. Parmi elles, figurent des membres du courant réformateur en Iran qui avaient soutenu la campagne électorale de M. Pezeshkian en 2024 avant de prendre leurs distances.

11.02.2026 à 11:45

Une Ferrari à 247 km/h révèle un réseau de fraude sociale

FRANCE24
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L'affaire a débuté le 14 juin 2025 quand des gendarmes d'Orange ont intercepté une Ferrari Portofino qui roulait à 247 km/h sur l'autoroute, et saisi le véhicule d'une valeur de 210.000 euros, a expliqué le parquet dans un communiqué. Le conducteur a d'abord affirmé qu'il s'agissait de la Ferrari de sa mère, mais après vérification, la voiture appartenait à une société civile immobilière gérée par le conducteur et associant sa mère, son frère et sa soeur, tous résidents dans le Var. Sous la houlette du parquet de Draguignan, une enquête approfondie de la gendarmerie a révélé un montage financier sophistiqué et "des flux financiers considérables liée à une activité commerciale de couverture non déclarée", selon le parquet qui ne donne pas plus de précisions sur les modalités des fraudeurs. Les quatre protagonistes menaient grand train entre shopping de luxe et voyages dans des lieux huppés, très loin des situations précaires qu'ils déclaraient au fisc et à la caisse d'allocations familiales. Lundi, ils ont été interpellés tous les quatre lors d'une opération menée par une cinquantaine de gendarmes à Roquebrune-sur-Argens (Var) et à Montfermeil (Seint-Saint-Denis). Ils doivent comparaître le 27 octobre devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour travail dissimulé, blanchiment aggravé, abus de biens sociaux et escroqueries à la CAF. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi trois véhicules, des produits de luxe estimés au total à 170.000 euros, des biens immobiliers estimés à plus de 600.000 euros ou encore plus de 80.000 euros en espèces ou sur des comptes bancaires.

11.02.2026 à 11:43

L'anesthésiste Frédéric Péchier réclame sa mise en liberté

FRANCE24
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Incarcéré depuis le verdict de la cour d'assises du Doubs, le 18 décembre, le médecin de 54 ans, qui n'a jamais cessé de clamer son innocence, a expliqué devant la chambre d'instruction de la cour d'appel de Besançon qu'il venait d'étoffer son équipe de défenseurs: il a recruté Emmanuelle Franck, qui avait défendu Cédric Jubillar. De ce fait, a-t-il fait valoir, il a besoin de rencontrer régulièrement sa nouvelle avocate pour préparer son procès en appel. S'il reste incarcéré, l'ancien médecin doit en principe être rejugé d'ici un an, or "un an c'est court" pour que Me Franck prenne connaissance en détail d'un dossier aussi tentaculaire, a-t-il argumenté. En prison depuis un peu moins de deux mois, le condamné, qui estime avoir été "mal préparé" lors de son premier procès, n'a pu rencontrer qu'une seule fois son avocat Randall Schwerdorffer, a-t-il souligné. Et les contacts téléphoniques sont compliqués, a noté ce dernier. Le praticien, qui n'avait jamais été incarcéré pendant l'instruction et a comparu libre pendant son procès - une situation exceptionnelle au vu des charges qui pesaient contre lui - a déposé cette demande dès le jour de sa condamnation. "Mots croisés" A l'issue d'un procès de trois mois et demi chargé en émotion, la cour d'assises du Doubs l'a reconnu coupable d'avoir, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon, empoisonné 30 patients, dont 12 sont morts, en polluant des poches de perfusion avec différents produits pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies, et cela afin de nuire à des soignants avec lesquels il était en conflit. Mercredi matin, le médecin a été extrait de sa cellule de la maison d'arrêt de Besançon. Placé à l'isolement en prison, il a renoncé à la promenade quotidienne et passe son temps à faire des "mots croisés" et à "réfléchir", a-t-il déclaré. La défense compte demander qu'il soit remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le praticien pourrait aussi être assigné à résidence sous bracelet électronique. La décision pourra être rendue dans la journée, ou mise en délibéré. Depuis sa mise en examen début 2017, le médecin avait été placé sous contrôle judiciaire puis contraint de quitter Besançon pour vivre chez ses parents à Poitiers. Selon une source judiciaire, le ministère public doit requérir son maintien en détention afin d'éviter tout risque de suicide, de fuite ou de pression sur les témoins, et parce que sa remise en liberté troublerait l'ordre public. "Pour le protéger" "On ne peut pas envisager que Péchier se balade comme ça tranquillement, libre, dans Besançon et continue à toiser les victimes", estime Frédéric Berna, avocat de plusieurs parties civiles. Le maintien en détention se justifie "ne serait-ce que pour s'assurer de sa présence au procès en appel et pour le protéger, lui", considère-t-il. Par le passé, l'ancien médecin a tenté deux fois de mettre fin à ses jours, en 2014 et 2021. Si Frédéric Péchier a admis, au cours de son procès, qu'un empoisonneur avait bien sévi dans l'une des deux cliniques privées où il a travaillé, il a constamment clamé que ce n'était pas lui. Il compte démontrer son innocence en appel. Le lieu et la date du nouveau procès ne sont pas encore fixés. Le grand nombre de parties civiles - près de 200 - complique son organisation. La cour d'appel de Besançon a donc demandé une dérogation pour que ce dossier hors norme soit jugé dans la même ville qu'en première instance, ce qui n'est pas prévu par les textes. Une telle exception permettrait à un maximum de parties civiles d'assister aux débats, fait valoir Me Berna. Les avocats du médecin préfèreraient cependant qu'il soit jugé à Paris ou à Lyon, car "il ne peut pas y avoir de procès équitable à Besançon", selon Me Schwerdorffer. Il reviendra à la Cour de cassation de trancher.
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