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13.07.2026 à 05:47

FRANCE24
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La reprise des hostilités durant le week-end et l'annonce par l'Iran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, ont fait repartir en forte hausse les cours du pétrole lundi matin. Depuis 00H30 heure de Téhéran (21H00 GMT), l'armée américaine effectuait une nouvelle série de frappes contre l'Iran. Un peu plus de cinq heures plus tard, elle a finalement annoncé y avoir mis fin. Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a rapporté le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. D'après des médias d'Etat iraniens, ces bombardements ont visé de vastes zones de l'ouest et du sud de l'Iran, notamment l'île de Qeshm et Bandar Abbas, au niveau d'Ormuz, mais aussi la province du Khouzistan frontalière de l'Irak. Quant à Mahchahr (sud-ouest), une frappe américaine y a tué au moins une personne et fait quatre blessés, selon un responsable local cité par l'agence officielle Irna. Dimanche en fin de journée, cette agence avait par ailleurs fait état d'un mort et deux blessés dans l'île de Farur, dans le Golfe. L'objectif affiché de Washington est identique à celui de dimanche: tenter d'empêcher Téhéran "d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux" dans le détroit d'Ormuz, selon le Centcom. Les Etats-Unis accusent en particulier l'Iran d'avoir touché pendant le week-end le GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote, dans le détroit. Vingt-trois membres d'équipage ont été secourus et un reste porté disparu, a annoncé dimanche le sultanat d'Oman, qui poursuit les recherches. Riposte iranienne dans le Golfe La diplomatie iranienne a "fermement condamné" les tout derniers bombardements américains et reproché à Washington d'avoir "réduit à néant tous les efforts de ces derniers mois" visant à rétablir la paix dans la région. En représailles, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de Téhéran, ont dit avoir bombardé des bases militaires du Golfe utilisées par l'armée américaine, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït, selon l'agence Irna. L'agence officielle a fait état d'attaques contre les bases aériennes Prince Hassan en Jordanie et Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït, ainsi que le centre de commandement de drones américain à Bahreïn. A Bahreïn tôt lundi, comme la veille, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti, le ministère de l'Intérieur appelant les habitants à "se rendre dans le lieu sûr le plus proche", sans fournir plus d'informations. Dimanche, déjà, l'armée iranienne avait lancé trois missiles contre la Jordanie, selon l'armée du royaume. Quand au Koweït, trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été pris pour cibles, selon le gouvernement local, qui n'a pas attribué l'attaque. Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a exhorté dimanche Washington et Téhéran à "la plus grande retenue" et à "reprendre d'urgence les négociations, dans un communiqué. "Retour de l'insécurité" La diplomatie iranienne accuse les Etats-Unis d'avoir "ouvertement violé quasiment tous les termes" du protocole d'accord conclu signé le 17 juin et causé le "retour de l'insécurité" dans le détroit d'Ormuz. Ce protocole d'accord prévoyait une réouverture du détroit, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, en menaçant les navires contournant cet itinéraire. Mais l'Iran a annoncé dimanche refermer le détroit jusqu'à nouvel ordre. "Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", a dit le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, cité par l'agence Isna. Le Centom a, lui, assuré qu'il restait ouvert: "l'Iran ne contrôle pas le détroit" et la circulation maritime s'opère, selon lui. En conséquence, le pétrole bondit lundi matin: le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de plus de 4% à 79,06 dollars peu après 03H00 GMT. Au début de la guerre, la fermeture du détroit par Téhéran avait provoqué une flambée des cours et des tensions d'approvisionnement: un baril de Brent avait coûté plus de 110 dollars au plus fort du conflit.

13.07.2026 à 05:37

FRANCE24
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Médusés, les habitants de cette petite commune forestière de Seine-et-Marne bravent les appels à rester confinés et regardent passer les véhicules de secours, dont les gyrophares bleus trouent la nuit embrumée par les fumées de l'incendie qui avait parcouru 800 hectares peu après minuit. Des tracteurs complètent le défilé, remorquant de larges citernes d'eau pour alimenter les secours. Lundi, les agriculteurs du secteur seront privés de travaux dans les champs, selon un arrêté de la préfecture qui a également interdit l'accès à tout le massif forestier. "Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupire le premier adjoint, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça" en trente ans au Vaudoué. Il pense déjà aux adaptations nécessaires qu'appelle ce qui ressemble fort à une nouvelle ère pour sa commune: "Il va peut être y avoir des changements pour le débroussaillage..." Valérie et son mari Daniel ont déjà vécu des feux impressionnants, au Portugal et à Marseille. Mais en forêt de Fontainebleau, cela faisait douze ans que le feu n'avait plus fait irruption dans leur vie. Et l'ampleur n'avait rien à voir. "On voyait les cendres retomber. La mairie et les pompiers sont arrivés pour nous dire d'évacuer", raconte la quinquagénaire, assise sur le monument aux morts de la guerre de cette commune de 750 âmes. "On a pris les chats et les chiens dans la voiture (...) on voyait le feu d'un côté et de l'autre", raconte-t-elle. Son mari est retourné s'assurer que leur logement n'était pas parti en fumée: "Les pompiers m'ont dit que la maison allait bien mais que je ne pouvais pas revenir avant 6h demain matin", dit-il. En milieu de nuit, le front de feu était à une centaine de mètres des premières habitations, selon des journalistes de l'AFP sur place. Et sans les deux avions bombardiers Dash, qui ont épandu du retardant jusqu'à la tombée du jour, il aurait fallu évacuer tout le village, et non seulement quelques rues en lisière de forêt, selon les secours. Inquiétude pour les chevaux "Dans le Sud mes parents étaient tout le temps focalisés sur les incendies et c'est ici que ça arrive", soupire Sophie Guiot, qui a eu le réflexe d'enlever la bouteille de gaz reliée à son barbecue avant d'être évacuée. "La boule au ventre", elle montre les photos de l'avion bombardier d'eau survolant sa maison. Devant la salle polyvalente où se sont regroupées une trentaine de personnes, une adjointe au maire, Sylvia Thirot, tient les comptes des évacués sur un grand cahier: "On a une centenaire au village, 103 ans, elle n'était pas évacuée mais elle est venue ici pour qu'on la rassure", dit l'élue. Lundi s'annonce encore difficile pour les résidents: "les conditions météorologiques défavorables vont se poursuivre pendant toute la journée", prévient la préfecture, tandis que le feu continuait sa progression malgré la baisse des températures à la faveur de la nuit. Daniel et Valérie ne savent pas où ils vont dormir, mais d'autres villageois leur ont offert le gîte. Sinon, "il y a la pelouse là derrière qui me tente", blague Valérie, tandis que chacun prend des nouvelles des voisins, des amis, des maisons et des animaux de compagnie. "Les propriétaires de chevaux étaient angoissés. Heureusement ils ont pu aller au +grand parquet+", le stade équestre de Fontainebleau, pour mettre leurs bêtes à l'abri, poursuit Sylvia Thirot, qui ne cache toutefois pas une inquiétude pour les équidés "qui étaient dans les champs".

13.07.2026 à 05:27

FRANCE24
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Au lendemain de ce sommet de 37 pays, au niveau des chefs d'Etat ou de gouvernement, le même message sera symboliquement martelé à l'occasion du défilé militaire annuel pour la fête nationale sur les Champs Elysées. Quelque 500 soldats des Etats membres de cette coalition ouvriront cette parade du 14 juillet, qui demeure une spécificité dans une démocratie occidentale. Pour sa dernière participation à cet événement en tant que président, Emmanuel Macron entamera la séquence lundi en fin de matinée par le traditionnel discours aux armées dans lequel il vantera le "réarmement" en cours de la France, avec un doublement de son budget de la défense en dix ans. Le sommet de la coalition des volontaires se déroulera dans l'après-midi à l'Hôtel national des Invalides, une prestigieuse institution militaire au coeur de la capitale, pour accroître "le soutien à l'Ukraine et la pression sur la Russie", avant un dîner à l'Elysée, a insisté la présidence française. Cette rencontre a un triple objectif, a expliqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot au journal Ouest-France : l'appui à l'Ukraine, "notamment en matière de défense antiaérienne" face aux bombardements russes ; accentuer la pression sur Moscou avec "un 21e paquet de sanctions européennes (qui) devrait être adopté lundi" ; "la préparation de la paix et la définition des garanties de sécurité qui seront indispensables pour prévenir toute nouvelle agression". Production sous licence La réunion de la coalition doit amplifier un "moment très fort de reconvergence et d'unité transatlantiques" mais aussi de "dynamiques plus favorables sur le terrain pour l'Ukraine", a également souligné l'Elysée. Le président Donald Trump, longtemps plus à l'écoute de son homologue russe Vladimir Poutine que de Volodymyr Zelensky, s'est montré plus enclin à soutenir l'Ukraine au sommet du G7 à Evian en juin et à celui de l'Otan cette semaine à Ankara. L'Ukraine a aussi changé la donne face à la Russie avec des frappes quasi-quotidiennes sur ses raffineries et ses dépôts de pétrole qui désorganisent ses approvisionnements et génèrent de sévères pénuries de carburant. Elle opère aussi une contre-offensive en Crimée. L'armée russe piétine de son côté dans le Donbass (est de l'Ukraine), malgré un bilan colossal de 1.000 morts et blessés par jour selon des évaluations occidentales, même si Kiev est encore "loin d'un tournant dans la guerre", d'après le commandant en chef des forces ukrainiennes, Oleksandr Syrsky. Les dirigeants de la coalition vont notamment se pencher sur la coopération en matière de "défense antiaérienne et antibalistique", avec la production d'armements sous licence en Ukraine. La Force multinationale pour l'Ukraine, appelée à être déployée sur place une fois que les armes se seront tues, va aussi commencer des exercices maintenant qu'elle dispose d'un "état-major opérationnel", près de Paris, avec un "impératif", afficher sa "crédibilité" et "montrer à la Russie que l'ensemble de ses acteurs est prêt à s'engager". Ces exercices auront lieu hors d'Ukraine tant que les "conditions pour un déploiement réel ne sont pas remplies", a toutefois noté l'Elysée. Volodymyr Zelensky qui prendra place mardi dans la tribune d'honneur du défilé militaire aux côtés de l'Allemand Friedrich Merz et de l'Espagnol Pedro Sanchez, arrivera à Paris après avoir annoncé dimanche un remaniement de son gouvernement. Il a notamment annoncé le départ de sa Première ministre Ioulia Svyrydenko. La Russie poursuit pendant ce temps presque chaque jour ses attaques aériennes sur l'Ukraine, qui ont encore fait quatre morts dans la nuit de samedi à dimanche. Début juillet, 30 personnes avaient été tuées par des tirs de missiles sur Kiev.
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