Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

12.05.2026 à 04:29

FRANCE24
img
Après avoir donné raison en 2015 à une mère de famille qui avait attaqué la France pour ne l'avoir pas relogée, la Cour de Strasbourg se penche cette fois sur le cas de 15 ressortissants français, pakistanais, ivoiriens et marocains, vivant à Paris, Sarcelles, et Vitry-sur-Seine (Ile-de-France). Tous ont obtenu des décisions de justice ordonnant leur logement ou relogement mais celles-ci n'ont jamais été exécutées. Certains attendent un toit depuis plusieurs années. Mis en place par une loi en 2007, le droit au logement opposable (Dalo) oblige l'Etat à trouver une solution de logement pour les plus démunis. "Théoriquement cette loi impose à l'Etat de reloger les personnes reconnues prioritaires, mais en pratique, ce droit n'est pas effectif", constate Me Sacha-Abraham Partouche, qui défend des personnes ayant saisi la CEDH. L'une, âgée de 68 ans, n'a pas de logement depuis juin 2023 et vit à la rue. Une deuxième est hébergée temporairement chez sa mère, dans un appartement de 42 m2, avec son compagnon et ses trois enfants, dont l'aînée est handicapée. Un autre occupe depuis juin 2019, avec ses deux enfants nés en 2012 et 2014, un logement de type T1, d'une surface de 10 m², décrit l'avocat. Devant la cour, ils dénoncent une violation des articles 6 (droit à un procès équitable) et 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la convention européenne des droits de l'homme. "Explosion de la demande" Plusieurs sont accompagnés par l'association Dalo qui œuvre pour l'application de la loi. Car même si des personnes sont reconnues prioritaires par une commission ad hoc, "très souvent elles ne sont pas relogées", observe Carole Guilhaumaud, déléguée générale de l'association. Et malgré des recours devant les tribunaux administratifs avec des décisions ordonnant le relogement sous peine d'astreinte, parfois "l'Etat préfère payer que de reloger", déplore Mme Guilhaumaud. Ce qui justifie selon elle de "taper plus haut et d'aller à la Cour européenne des droits de l'homme". Pour Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement, la loi Dalo est "un acquis" ayant apporté "une voie de recours pour des ménages qui attendent un logement social sans réponse". Au total, de 2008 à fin 2024, 1.475.999 recours Dalo ont été déposés en vue d'obtenir un logement et 477.767 ont reçu une décision favorable, selon le rapport annuel 2026 de la fondation pour le logement. Mais si 308.547 ménages ont été logés, 23% des ménages reconnus prioritaires, soit 110.324 ménages, étaient toujours en attente d'un logement en 2024, "certains depuis 16 ans", indique ce document. Pour Manuel Domergue, le problème "c'est qu'on est face à une pénurie de logements sociaux" alors qu'en parallèle il y a une "explosion de la demande" liée notamment à la "précarisation des Français" et à "l'augmentation des prix dans le parc privé". La situation est particulièrement tendue en Ile-de-France. "On aurait besoin de produire beaucoup plus de logements sociaux pour satisfaire les demandes des ménages prioritaires Dalo, sachant qu'il y a aussi d'autres ménages qui sont en attente d'un logement social", souligne M. Domergue. Me Sacha-Abraham Partouche espère que la CEDH condamne la France et, plus largement, enjoigne le gouvernement à prendre des mesures, et en particulier à augmenter les moyens financiers dédiés au relogement.

12.05.2026 à 04:19

FRANCE24
img
En conclusion de la première journée de réquisitoire lundi, l'accusation a demandé aux juges d'appel de déclarer Nicolas Sarkozy coupable d'association de malfaiteurs "en ayant été l'instigateur de rencontres avec des dignitaires du régime libyen et pas seulement en ayant laissé (ses proches collaborateurs) agir" en vue de percevoir des fonds occultes libyens pour financer la campagne électorale qui l'a propulsé à la tête de la France. Pour ce deuxième jour sur trois de sa prise de parole, le trio d'avocats généraux doit faire connaître mardi matin ses réquisitions sur les trois autres chefs de prévention qui valent à l'ancien chef de l'Etat (2007-2012) d'être renvoyé devant la justice correctionnelle, et pour lesquels il a eu gain de cause à l'issue du premier procès. Ceux-ci sont la corruption, le financement illégal de sa campagne électorale de 2007 qui lui a permis d'accéder à l'Elysée et le recel de détournement de fonds publics libyens. Le prévenu le plus célèbre de France dément catégoriquement la moindre malversation. "Soutenir l'accusation n'interdit pas de requérir à charge et à décharge", a prévenu lundi l'avocat général Rodolphe Juy-Birmann en préambule du réquisitoire devant la cour d'appel. Les peines seront demandées mercredi en fin de journée. Les trois juges de la cour d'appel ne sont pas tenus de suivre la position du parquet. En première instance en 2025, les procureurs du parquet national financer (PNF) avaient demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l'ensemble des infractions et de prononcer à son encontre une peine "dissuasive" de sept ans de prison, ainsi que 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Raisons juridiques Après plusieurs mois de délibéré, le tribunal avait uniquement retenu l'association de malfaiteurs et, dans un coup de tonnerre, condamné l'ex-président à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire. Nicolas Sarkozy a été incarcéré une vingtaine de jours à la prison parisienne de la Santé avant d'être libéré sous contrôle judiciaire. Sur le délit de financement illégal de campagne électorale, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006, le tribunal a estimé dans son jugement n'être "pas en mesure de démontrer de manière indubitable" que sa campagne victorieuse de 2007 a effectivement eu recours à des fonds occultes libyens. Au sujet de la corruption, les juges de première instance ont considéré que Nicolas Sarkozy a agi dans cette affaire non en tant que ministre de l'Intérieur puis président du conseil général des Hauts-de-Seine, mais en tant que candidat à l'élection présidentielle. Or ce statut politique mais non légal "ne lui conférait ni autorité publique, ni une mission de service public, et ne ressort pas d'un mandat électif public", selon le jugement, et ne remplit donc pas selon eux les critères juridiques de corruption d'une personne "dépositaire de l'autorité publique". Quant au délit de recel de détournement de fonds publics libyens, les magistrats sont arrivés à la conclusion que, pour des raisons juridiques, "le droit français n'appréhende pas à ce jour le détournement de fonds publics par un agent public étranger ou international". En conséquence, ils ont prononcé la relaxe de Nicolas Sarkozy pour trois des quatre infractions poursuivies. Le procès de Nicolas Sarkozy et ses neuf coprévenus est prévu jusqu'au 27 mai à la cour d'appel de Paris, la décision étant attendue le 30 novembre.

12.05.2026 à 04:11

FRANCE24
img
"Les récompenses doivent être décernées à des oeuvres qui perdureront 50 ou 100 ans", a déclaré lundi à l'AFP le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, qui préside le jury composé notamment de l'actrice américaine Demi Moore et de la réalisatrice chinoise Chloé Zhao. Le premier président sud-coréen de l'histoire du jury cannois souhaite récompenser les oeuvres sur leurs "seuls mérites", sans considération de genre, de nationalité ou d'idéologie politique, a-t-il exposé. "On demande souvent au festival de Cannes d'assumer un rôle, de réfléchir à des questions qui ne le concernent pas directement", a déclaré le délégué général du festival Thierry Frémaux lors d'une conférence de presse. D'après lui, l'institution ne doit pas se mêler de politique, en dehors de la défense du modèle culturel français. En février, le festival de Berlin avait été secoué par les polémiques sur la portée politique de l'évènement et le soutien à la cause palestinienne. Place des femmes Mardi soir, la cérémonie d'ouverture, animée par l'actrice Eye Haïdara, sera l'occasion de remettre au cinéaste néo-zélandais Peter Jackson une Palme d'or d'honneur. Jamais sélectionné par le festival, le cinéaste connu pour sa trilogie sur "Le Seigneur des Anneaux" "a transformé le cinéma d'Hollywood et sa conception du spectacle à tout jamais", a souligné Thierry Frémaux. Autre moment fort de la soirée, les deux chanteuses françaises Theodora et Oklou reprendront une chanson des Beatles, dont Peter Jackson est fan. Les invités verront ensuite "La Vénus électrique", le film d'ouverture du Français Pierre Salvadori, avec Pio Marmaï et Anaïs Demoustier. Après l'installation de l'affiche officielle sur le fronton du Palais accueillant l'évènement, le tapis rouge doit être installé mardi sur les marches mythiques du bâtiment. Le choix du visuel, qui représente Thelma et Louise, les héroïnes du road movie féministe de Ridley Scott incarnées par Geena Davis et Susan Sarandon, a suscité l'agacement du collectif féministe 50/50. Il a dénoncé une forme de "féminisme washing" alors que seules cinq réalisatrices apparaissent en compétition officielle, sur 22 films. Film sur Samuel Paty "En aucun cas, il ne doit y avoir une politique de quota", a répondu Thierry Frémaux lors d'une conférence de presse lundi, assurant que la parité était respectée dans "les jurys et les instances". La sélection officielle, qui comprend d'autres sections comme Un certain regard ou Cannes Première, compte 34% de réalisatrices (contre 25% en 2025). Pour le délégué général du festival, il faudra du temps pour atteindre la parité, même si de plus en plus de femmes se font une place dans le jeune cinéma, comme en atteste la sélection des courts-métrages (38% de réalisatrices). A la veille de l'ouverture du festival, quelque 600 professionnels du cinéma ont par ailleurs signé une tribune, publiée dans Libération, pour dénoncer "l'emprise grandissante de l'extrême droite" sur le cinéma par l'intermédiaire du milliardaire Vincent Bolloré. Les signataires, parmi lesquels figurent les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche, le producteur Rémi Bonhomme, ou le réalisateur Arthur Harari, soulignent que le groupe Canal+, dont Vincent Bolloré est l'actionnaire de référence, "a acquis 34% du capital d'UGC, le troisième plus grand réseau de salles de cinéma françaises, avec la perspective d'acquérir 100% des parts d'ici à 2028". Mercredi débuteront les premières projections avec "Quelques jours à Nagi" du japonais Koji Fukada, premier film de la compétition officielle. Suivra "La vie d'une femme" de Charline Bourgeois-Tacquet, avec Léa Drucker et Mélanie Thierry, sur une chirurgienne dont le quotidien se retrouve ébranlé par sa rencontre avec une romancière. Hors-compétition, un premier film évènement sera projeté en soirée. "L'Abandon" met en scène les derniers jours du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, incarné à l'écran par Antoine Reinartz. Sa soeur, Mickaëlle Paty, a participé à l'écriture du scénario et devrait elle aussi monter les marches.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞