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09.06.2026 à 18:43

FRANCE24
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Le CAC 40 a grappillé 0,05%, à 8.203,43 points, en hausse de 4,14 points. La veille, il avait reculé de 0,23%. L'indice parisien a passé une bonne partie de la séance en hausse, portée par des espoirs de paix imminente au Moyen-Orient, après la fin des frappes entre l'Iran et Israël, avant de finalement perdre son élan en fin de journée. Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie des Etats-Unis menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, au lendemain de la cessation des frappes entre Israël et l'Iran. "Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour qu'un accord soit conclu. Ces commentaires "ont renforcé les attentes d'une possible avancée diplomatique avec l'Iran", selon Fawad Razaqzada, de Forex.com. Mais l'humeur s'est détériorée en fin de séance, plombée par les entreprises du secteur des semi-conducteurs. Alors qu'elles reprenaient des couleurs depuis lundi après une nette correction jeudi et vendredi, elles ont finalement nettement reculé partout. A Paris, STMicroelectronics a perdu 5,94%. Ces entreprises, qui jouent un rôle clé dans le développement de l'IA, sont un des moteurs des marchés depuis le début de l'année. Mais "de nombreux indicateurs, sur le moral des investisseurs (ou encore) la valorisation des entreprises, sont similaires à ce qu'on voyait avant l'éclatement de la bulle internet", relève Mike O'Sullivan, chef économiste chez Moonfare.

09.06.2026 à 18:41

FRANCE24
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Le suspect, dont l'identité n'a pas été révélée, a été arrêté et placé en garde à vue, soupçonné de tentative de meurtre. Pressé de donner des détails sur l'assaillant par des personnalités anti-immigration, dont Nigel Farage, chef du parti Reform, ou Rupert Lowe, responsable d'un autre parti anti-immigration Restore, le commissaire adjoint de la police nord-irlandaise, Ryan Henderson, a déclaré aux journalistes que l'attaquant était, selon les premières informations, en situation régulière. Le ministère de l'Intérieur a ensuite confirmé qu'il avait le statut de réfugié avec un permis de séjour courant jusqu'en 2028. Selon le chef de la police nord-irlandaise, Jon Boutcher, il était arrivé au Royaume-Uni en 2023, via Paris puis Dublin. La police ne recherche aucun autre suspect et la piste terroriste est, à ce stade, écartée, a précisé M. Henderson. Le motif de l'attaque n'est pas connu pour l'instant. L'attaque s'est déroulée vers 22H30 locales dans un quartier du nord de Belfast. La victime, un homme d'une quarantaine d'année dont l'identité n'a pas été précisée, a été hospitalisée dans un état grave, avec d'"importantes blessures aux yeux et de graves lacérations au dos et au visage", selon M. Henderson, qui a précisé qu'un "couteau de cuisine" avait été retrouvé sur les lieux. - Attaque "révoltante" Largement diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo montre l'asssaillant assis sur un homme à terre, en sang, essayant de l'égorger. On voit aussi trois hommes intervenir, dont l'un neutralise l'assaillant en le frappant avec une espèce de batte. Elle a suscité l'émoi dans le pays et une condamnation unanime de la classe politique britannique. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé sur X une attaque "révoltante". La Première ministre irlandaise, du parti Sinn Fein, Michelle O'Neill, et la vice-Première ministre, du parti unioniste DUP, Emma Little-Pengelly, comme le ministre britannique en charge de l'Irlande du Nord, Hilary Benn, ont aussi parlé d'attaque "horrible" et appelé au calme. Des figures d'extrême droite ont lancé via les réseaux sociaux des appels à manifester dans de nombreuses villes du pays. - "Colère" Dans le quartier où s'est déroulée l'attaque, c'était la sidération. "C'est fou, c'est un quartier calme ici (...), un petit quartier avec ses petites maisons mitoyennes où tout le monde s'entend bien", "jamais je ne me serais attendue à ce qu'il se passe quelque chose comme ça", a déclaré à l'AFP une mère de famille de 24 ans résidant près des lieux de l'attaque, qui n'a pas voulu donner son nom. Evoquant les appels à manifester, elle a ajouté "comprendre que tout le monde soit en colère" face aux multiples attaques au couteau. "Maintenant ça se passe devant nos portes, ce que je n'aurais jamais imaginé, il faut vraiment faire quelque chose". Le commissaire adjoint Henderson a enjoint la population à manifester "pacifiquement", soulignant que la police allait "renforcer sa présence" dans les rues nord-irlandaises. - Eviter une "répétition" des émeutes Rappelant les violentes manifestations anti-immigrés qui ont secoué l'Irlande du Nord depuis deux ans, il a ajouté: "Personne ne veut voir une répétition" de ces évènements. En juin 2025, un quartier à forte population immigrée avait été pris pour cible et des dizaines de policiers blessés après l'arrestation de deux adolescents roumanophones accusés d'avoir tenté de violer une jeune fille à Ballymena, au nord-ouest de Belfast. A l'été 2024, des émeutes avaient secoué une trentaine de villes du Royaume-Uni, y compris en Irlande du Nord, après la mort de trois fillettes tuées à l'arme blanche par Axel Rudakubana, un jeune Britannique né de parents rwandais. Alors que plusieurs comptes de "patriotes" autoproclamés sur les réseaux sociaux appelaient les commerces de Belfast à fermer mardi plus tôt que d'habitude, M. Henderson a souligné que la police "ne leur conseillait absolument pas de fermer" et que les gens devaient continuer à "vivre normalement". Le militant d'extrême droite anti-musulman Tommy Robinson - de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon - a encouragé lui à participer à un nouveau rassemblement mardi soir à Southampton (sud de l'Angleterrep), devant un hôtel utilisé dans le passé comme lieu de rassemblement anti-migrants. L'attaque de Belfast survient une semaine après une manifestation émaillée de violences déjà à Southampton, pour dénoncer la façon prétendument "raciste" dont la police locale a géré, en décembre dernier, le meurtre d'un étudiant blanc, Henry Nowak, par un jeune homme sikh. Des figures de l'extrême droite, dont Tommy Robinson, y ont participé.

09.06.2026 à 18:32

Audrey RACINE
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Les banques du monde ont encore augmenté leurs investissements dans le secteur des énergies fossiles en 2025. C'est la conclusion du rapport "banking on climate chaos", publié par un groupe d'ONG. Le document délivre en revanche un satisfecit aux banques françaises qui, à rebours de la tendance internationale, ont réduit leurs investissements dans le secteur. Selon l'AIE, pour réussir la transition énergétique, il faudrait réduire le financement des énergies fossiles de 60% par an d'ici 2030.
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