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12.04.2026 à 07:29

Paris-Roubaix: Pogacar, sous les pavés, la gloire ?

FRANCE24
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Cela fait plus d'un an maintenant que le Slovène cimente, triomphe après triomphe, sa candidature au titre de meilleur coureur de tous les temps qu'on pensait attribué à Eddy Merckx pour l'éternité. Une première victoire dans l'Enfer du nord offrirait un argument peut-être décisif au leader d'UAE qui aurait alors tout gagné, hormis la Vuelta, qui ressemble à une formalité s'il décide d'y retourner un jour. Le double champion du monde et quadruple vainqueur du Tour de France peut devenir, à 27 ans, le quatrième coureur de l'histoire à gagner les cinq Monuments, soit les classiques les plus prestigieuses du calendrier, après trois Belges: Merckx, Rik Van Looy et Roger de Vlaeminck. Surtout, il peut devenir le premier à détenir les cinq couronnes en même temps. Et rester en course pour réussir le Grand Chelem sur une même année, ce qui serait non seulement un exploit inédit mais aussi l'accomplissement d'une chose tout simplement inimaginable il y a encore quelques années. "Je n'en suis qu'à deux sur cinq. N'allons pas trop vite en besogne", a-t-il temporisé dimanche lorsqu'on l'a lancé sur le sujet après sa troisième victoire dans le Tour des Flandres. Van der Poel, puissance 4 ? Il est vrai que, contrairement au Ronde et pratiquement toutes les autres courses, Pogacar ne sera pas le grandissime favori dimanche au départ à Compiègne où on annonce un temps sec et vent de dos. À l'origine, un grimpeur comme lui ne devrait même pas figurer sur la liste des lointains outsiders. En réalité, il ne devrait même pas être là. Quand on regarde l'historique d'autres champions récents du Tour de France, on mesure le grand écart qu'effectue Pogacar sur les classiques. Le meilleur résultat tous Monuments confondus de Chris Froome est une 36e place. Alberto Contador n'a jamais fait mieux que 9e. Jonas Vingegaard plafonne à une anonyme 14e place. Disputé sur des chemins de tracteur d'un autre temps, Paris-Roubaix en particulier appartient à une autre caste, celle des Flandriens, des armoires à glace et des dompteurs de pavés suprêmes dont Mathieu van der Poel est le meilleur représentant. Triple vainqueur sortant, le Néerlandais court lui aussi pour la gloire puisqu'il peut égaler dimanche le record de quatre succès de Roger De Vlaeminck et Tom Boonen, encore des Belges, et même devenir le premier à le faire d'un jet. Jusqu'à preuve du contraire, il reste le favori, car on ne voit pas comment Pogacar, malgré toute sa puissance, arrivera à le lâcher sur ce parcours infernal, bourré de pièges avec ses 55 km de secteurs pavés, mais totalement plat. Plus fort que jamais "Ce sera difficile pour moi de le lâcher. Mais l'inverse est vrai aussi", prévient Van der Poel. Et au sprint, le dragster d'Alpecin offre plus de garanties que Pogacar, même si l'histoire n'est jamais la même après 250 km de course, tout comme Wout Van Aert, Jasper Philipsen et Mads Pedersen, principaux outsiders avec Filippo Ganna. Face à cette bande de buffles, Pogacar ressemble à un moineau (1,76 m pour 66 kg). Mais le Slovène a démontré qu'il pouvait transformer l'eau en vin en prenant la deuxième place dès sa première participation l'an dernier, malgré un tout-droit dans un virage du secteur de Pont-Thibaut. "Sans sa chute, on aurait sans doute terminé au vélodrome ensemble, estime Van der Poel. Il a montré qu'il était capable de gagner ici. Il est à l'aise sur les pavés, toujours bien placé, très fort techniquement. En vérité, il sait tout faire. C'est peut-être le meilleur coureur de tous les temps". Une chose est sûre: Pogacar est motivé et a méticuleusement préparé la course dès cet hiver, lui qui disait en décembre préférer une victoire à Roubaix à un cinquième Tour de France puisqu'il y a "une plus grande différence entre 0 et 1 qu'entre 4 et 5". Dimanche dernier, il a minimisé l'échéance, assurant que "la pression sera basse, comme dans les pneus", que les coureurs dégonflent légèrement sur Paris-Roubaix pour mieux encaisser les pavés. Mais il n'a sans doute jamais été aussi fort, vainqueur de ses sept dernières courses, et pas des kermesses - Mondiaux à Kigali, Championnats d'Europe, Trois Vallées varésines, Tour de Lombardie, Strade Bianche, Milan-Sanremo et Tour des Flandres. Alors prêt pour le "Pogi Slam" ?

12.04.2026 à 07:29

Champions Cup: UBB-Toulouse, quart fratricide, duel alléchant

FRANCE24
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Trente-trois points d'écart (59-26) pour le sextuple champion d'Europe toulousain face à Bristol, 50 points (64-14) pour le tenant du titre bordelais face à Leicester le lendemain, alors que les six autres 8e de finale du week-end dernier ont accouché d'un écart moyen de 8 points: quelle infortune pour l'organisateur de l'épreuve et les supporters français de perdre un tel représentant si tôt! On ne peut alors que ressasser le parcours chaotique de Toulouse en poules avec ces deux revers à Glasgow (28-21) et aux Saracens (20-14) malgré le retour aux affaires d'Antoine Dupont. Deux contre-performances qui obligent les Rouge et Noir à se déplacer dès les quarts, chez l'UBB, qui avait elle enchaîné un quatre à la suite parfait en affolant les records (13 victoires européennes consécutives, 19 matches européens de suite avec au moins quatre essais inscrits). Mais cette semaine, de part et d'autre, il a surtout été question de revanche, en souvenir de mai 2025 et de l'élimination toulousaine, sans Dupont, ni Ramos, ni Mauvaka, contre ces mêmes Girondins en demi-finale de la Champions Cup (35-18). "Il y avait des regrets dans la sensation de ne pas avoir joué à notre niveau, de ne pas avoir montré notre vrai visage", a souligné le N.9 de Toulouse et des Bleus. Louanges et intox à la Novès Par micros interposés, on s'est pourtant envoyé des louanges, avec beaucoup d'humilité pour ne pas donner de grain à moudre au camp d'en face. Et on a retenu cette petite alerte au genou gauche de Matthieu Jalibert, soulignée par Yannick Bru, que beaucoup ont pris pour de l'intox potentiellement digne d'un certain Guy Novès, ex-manager toulousain et mentor des deux managers. Car depuis cinq ans, UBB-Toulouse est devenu un classique passionné. A Bordeaux, que ce soit au Stade Atlantique lors des quatre dernières venues des Toulousains, ou à Chaban, le bouillonnant antre unioniste, pas besoin de sono pour mettre l'ambiance. On vibre au jeu léché mis en place par l'Irlandais Noel McNamara, aux accélérations diaboliques de Louis Bielle-Biarrey, aux prises d'initiatives de Jalibert, aux charges dévastatrices de +Big+ Ben Tameifuna. Autant de facteurs qui ont permis à l'élève bordelais de se rapprocher du maître haut-garonnais, "modèle et source d'inspiration" pour le président Laurent Marti, qui en a porté les couleurs étant jeune. Un maître qui reste "encore supérieur dans l'expérience de ce genre d'événements, avec un passé de succès qui te donne une force tranquille", selon Bru, l'ex-talonneur à succès de la Ville Rose. Jeu de mains, jeu de... Ce quart mettra aux prises pas moins de 38 internationaux et proposera des duels à tous les étages: chaud devant, avec les géants d'origine australienne Adam Coleman (2,07 m) et Emmanuel Meafou (2,03 m), show derrière avec l'opposition détonante en N.13 entre Damian Penaud et Kalvin Gourgues. La fiabilité des buteurs sera également scrutée, comme lors de la dernière finale de Top 14 au Stade de France (39-33 a.p.) durant laquelle le Toulousain Ramos (24 points) avait été déterminant face à Maxime Lucu (18 points). Le slogan +jeu de mains, jeu de Toulousains+, revendiqué et même brodé à l'intérieur du col de leurs maillots, a connu une variante la semaine dernière, en un "jeu de mains, jeu de Girondins" qui rime bien aussi après les 27 +offloads+ (passes après contacts) de l'UBB contre Leicester, un atout qui limite les passages au sol. Utile pour éviter ce secteur où les Toulousains et leur gratteur anglais Jack Willis excellent. Cela fait longtemps enfin qu'on ne parle plus d'opposition de styles tant les deux rivaux se sont rapprochés au niveau du jeu, même si chaque rendez-vous est l'occasion de relancer le débat Ntamack - Jalibert, un marronnier lassant à entendre Ramos: "Profitons plutôt d'avoir des bons N.10 en France, plutôt que de vouloir à chaque fois envoyer une pique à l'un ou à l'autre".

12.04.2026 à 07:29

Ligue 1: à Lyon, Endrick ou l'ombre d'un doute

FRANCE24
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"Je ne suis pas satisfait avec Endrick. Il m'a confié avoir été un peu fatigué de son voyage aux États-Unis avec le Brésil. Je ne suis pas là pour casser les joueurs mais j'attends plus d'un tel joueur pour être une solution pour l'équipe. Nous en avons besoin", a confié le technicien portugais vendredi en conférence de presse. "Endrick doit être plus disponible. Il était bien marqué à Angers mais il est resté dans sa zone", a-t-il encore dit au sujet de son attaquant de seulement 19 ans. Débuts tonitruants Après des débuts tonitruants traduits par cinq buts et deux passes décisives lors de ses cinq premiers matches, le Brésilien est en panne, comme l'attaque de l'OL. Il n'a marqué qu'un but en deux mois, celui de l'égalisation en Ligue Europa sur le terrain du Celta Vigo (1-1) le 12 mars. Paie-t-il son manque de compétition au Real Madrid ? "Je pense que oui. Jouer tous les trois jours pour Endrick, c'est beaucoup mais nous n'avons pas d'autres solutions actuellement et nous avons besoin de lui", a reconnu Paulo Fonseca. Transféré de Palmeiras (D1 brésilienne) en décembre 2022 pour 60 millions d'euros au Real Madrid alors qu'il n'avait que 16 ans, il n'a rejoint l'Espagne qu'à sa majorité en 2024. Mais il n'a convaincu ni Carlo Ancelotti ni Xabi Alonso, ses deux entraîneurs successifs, et a été blessé du 21 mai au 14 septembre 2024. Avant son arrivée à Lyon, Endrick n'avait joué que 99 minutes réparties sur trois matches cette saison. Dans sa chronique hebdomadaire dans le quotidien régional Le Progrès, l'ancien international de l'OL, Sidney Govou, avait prévenu. "Personne n'a assez de repères pour savoir ce qu'il est capable de faire même si c'est forcément un bon joueur. Attention, un remplaçant qui ne joue jamais, c'est souvent qu'il y a un problème", avait-il averti. Objectifs individuels "Il aura des objectifs individuels qui pourraient ne pas correspondre aux aspirations collectives de l'équipe. C'est ce qui me dérange", avait encore dit Govou. En venant à l'OL, Endrick espérait se relancer avec la Seleçao (15 sélections, 3 buts) en vue de disputer la Coupe du monde aux États-Unis, Canada et Mexique (11 juin-19 juillet). Mais sa place est encore loin d'être acquise. Durant la dernière trêve internationale, il n'est entré qu'à la 76e minute contre la Croatie (3-1), provoquant un penalty et délivrant une passe décisive. "Individualiste, je ne suis pas sûr qu'il a le profil pour faire jouer les autres. Il veut absolument marquer", avait constaté l'ancien attaquant de l'OL dès le 26 janvier, évoquant "un joueur que l'on attendait en N.9". Or, il évolue comme ailier droit où son jeu est peut-être trop lisible et désormais bien analysé par les défenseurs de Ligue 1. A cinq journées de la fin du championnat, l'OL est descendu de la troisième à la sixième place après une série de six matches sans victoire en Ligue 1, neuf toutes compétitions. Si son arrivée a dopé les ventes de maillots et l'exposition médiatique de l'Olympique lyonnais, c'est désormais sur le terrain qu'Endrick est attendu, au moment où Lyon joue sa place en Europe.
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