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03.05.2026 à 08:51

Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic

FRANCE24
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"Si on regarde le classement, on est très proches", avait assuré vendredi le très positif Timothy Weah. Suspendu à Nantes, l'Américain n'a pas pu transmettre son optimisme à ses équipiers, qui ont sombré. Et la Ligue des champions, cette fois, est vraiment très loin. L'OM est en effet désormais 7e, dépassé par Monaco qui a battu Metz samedi. Et alors qu'il ne reste que deux matchs à jouer, la 3e place, le podium et la qualification directe pour la grande Europe deviendront inaccessibles dès dimanche en cas de victoire de Lyon ou de Lille. Pire: la 7e place ne sera européenne qu'en cas de victoire de Lens en Coupe de France et Marseille risque donc de se retrouver purement et simplement à l'écart des compétitions européennes, un vrai problème pour un club aux finances fragiles. Pour l'entraîneur Habib Beye, arrivé en février en remplacement de Roberto De Zerbi, le bilan est terrible. Sans idée ni qualité, son OM reste sur quatre points pris en six journées, avec une seule victoire face au relégué Metz. Et sur les trois derniers matchs, contre Lorient, Nice et Nantes, Marseille n'a obtenu qu'un point. "Dernier souffle" Mais Beye a refusé samedi de baisser les bras. "Quand on décide de venir dans un challenge comme celui-ci, on ne l'abandonne pas. Jamais je ne démissionnerai", a-t-il martelé. "Si par contre je suis le problème... Mais ce n'est pas à moi de le décider. Ce qui est sûr, c'est que moi, je me battrai jusqu'à mon dernier souffle", a-t-il poursuivi. Celui qui pourrait le pousser dehors, le directeur du football Medhi Benatia, ne s'est pas fait entendre samedi à la Beaujoire. Mais lui-même est sur le départ, après avoir démissionné en février pour finalement accepter de finir la saison. Au bout du compte, l'OM semble justement payer au prix le plus fort cette séquence des mois de janvier et février, quand les Marseillais sont passés en quelques semaines de l'espoir d'un premier titre depuis une éternité lors du Trophée des Champions au Koweït, au fiasco d'une élimination en Ligue des champions un soir de déroute à Bruges (3-0). Dans la foulée, De Zerbi est parti, le président Pablo Longoria a été mis à l'écart - il est désormais directeur sportif de River Plate en Argentine - et Benatia a misé sur Beye pour finir la saison. "Pas acceptable" Depuis, le propriétaire américain Frank McCourt est venu deux fois parler aux joueurs, il y a eu deux stages à Marbella (Espagne), il y a eu la sortie tonitruante de Benatia après la défaite à Lorient, la méthode Coué de Timothy Weah, la câlinothérapie ou les gros yeux de Beye et des promesses répétées de remise en question. Mais rien n'a changé. "Je n'ai pas d'explication. Il n'y a rien, pas de vie, pas de qualité, pas de match. Aujourd'hui, on était vides. C'est une prestation qui n'est pas acceptable pour un club comme le nôtre", a regretté Beye samedi. Au vu de la pauvreté du match livré à Nantes, et de certaines attitudes individuelles, la question de l'investissement des joueurs, dont beaucoup étaient à l'OM pour De Zerbi ou savent qu'ils n'y seront plus dans quelques semaines, se pose. "Non, non, personne n'a lâché et surtout pas lâché le coach. En jouant comme ça, on se lâche surtout nous-mêmes", a promis après le match le gardien Jeffrey De Lange, l'un des très rares à avoir livré une prestation acceptable à Nantes. Pour lui et pour les autres, il reste deux matchs, au Havre et contre Rennes, pour sauver ce qui peut encore l'être. C'est à dire pas grand-chose.

03.05.2026 à 08:49

La victoire du Front Populaire, sociale et antifasciste, "moment unique" dans l'histoire française

Stéphanie TROUILLARD
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Le 3 mai 1936, le Front populaire, une coalition des forces de gauche, remportait les élections législatives en France. Dans son sillage, un large mouvement de grève était lancé entraînant l'instauration d'importantes réformes sociales. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cette victoire reste une des références majeures de la gauche.
Texte intégral (642 mots)
Le 3 mai 1936, le Front populaire, une coalition des forces de gauche, remportait les élections législatives en France. Dans son sillage, un large mouvement de grève était lancé entraînant l'instauration d'importantes réformes sociales. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cette victoire reste une des références majeures de la gauche.

03.05.2026 à 08:13

Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath

FRANCE24
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L'UBB version 2025-2026 affiche deux visages: irrégulier en Top 14, irrésistible en Champions Cup, sans qu'on sache vraiment si elle a donné la priorité à cette compétition plus condensée (8 matches pour remporter un titre) par rapport au marathon national avec ses phases finales, où priment souvent la fraicheur et la longueur de banc. Ses difficultés en championnat (6e, dix défaites au compteur), où elle a rarement pu aligner ensemble toutes ses forces vives en raison des blessures, des doublons ou des plages de repos ou vacances imposées à ses internationaux, démontrent son peu de marge. Cette saison, Pau (2e), Montpellier (3e) et le Stade Français (4e) l'ont battue à l'aller et au retour et la devancent désormais au classement, à quatre journées du terme. Plomb dans l'aile Son rêve de disputer une troisième finale de rang en Top 14 a ainsi pris du plomb dans l'aile, surtout après le passage samedi dernier à Chaban du MHR (21-23), "pas le plus beau à voir jouer" reconnaît le manager héraultais Joan Caudullo, mais d'une efficacité redoutable par sa force brute et son intensité défensive pour faire déjouer et limiter les munitions de la +Patrouille de France+. Heureusement, les hommes de Yannick Bru n'ont pas eu le temps de trop cogiter cette semaine, aussitôt accrochés à leur bouée de sauvetage, la Champions Cup, qui sied parfaitement à leur ADN. Cette compétition, ils ont appris à l'aimer - première participation en 2015, première demi-finale en 2021 - et ils ont fini par la dompter, avec 14 succès consécutifs depuis leur échec en quart de finale face aux Harlequins (41-42) en avril 2024. Cet accroc frustrant leur a servi de déclic et dès que la petite musique de la Champions Cup retentit, l'UBB sait se sublimer. Toulouse peut en témoigner, après ses éliminations en demie l'an dernier et en quart cette saison. Les représentants de la Perfide Albion aussi. Northampton, leader de Premiership, par deux fois, Leicester (3e), Exeter (4e) et Bristol (5e), ont tous été balayés par l'épouvantail girondin, à la force de frappe ayant peu d'égal sur le Vieux continent quand elle est bien alimentée par son huit de devant, qui sera privé dimanche du pilier gauche Jefferson Poirot, suspendu. Choc inédit Mais qu'en sera-t-il de Bath, actuel 2e de Premiership, revigoré depuis l'arrivée de l'ouvreur écossais Finn Russell, décisif dans l'obtention du titre de champion d'Angleterre et la Challenge Cup l'an dernier, et dont le mano a mano avec Matthieu Jalibert fait saliver? Choc inédit dans la grande Coupe d'Europe - les deux formations se sont seulement croisées en Challenge Cup en 2013-2014 -, dirigé par le Géorgien Nika Amashukeli, déjà au sifflet lors de la finale victorieuse des Girondins face à Northampton (28-20) l'an dernier à Cardiff, cet UBB-Bath sera chargé d'histoires. Une histoire à écrire pour les Unionistes, en quête d'une seconde finale de rang dans trois semaines à Bilbao, face au Leinster, vainqueur samedi de Toulon (29-25); une histoire à raviver pour les +Blue, Black and White+. C'est à Bordeaux, au Parc Lescure anciennement nommé, désormais Chaban-Delmas, que Bath avait conquis il y a 28 ans la troisième Coupe d'Europe de l'histoire, la première remportée par des Britanniques, aux dépens de Brive, alors tenant du titre, au terme d'un scénario hitchcockien (19-18). Un tel dénouement dimanche est rêvé par les joueurs du Comté de Somerset, qui ont reposé la majorité de leur cadres la semaine dernière et seront bien au complet, avec la présence du demi de mêlée et capitaine Ben Spencer, annoncé incertain. Mais il est redouté par l'UBB, aux ressources mentales incertaines pour rebondir ensuite en Top 14.
Texte intégral (634 mots)
L'UBB version 2025-2026 affiche deux visages: irrégulier en Top 14, irrésistible en Champions Cup, sans qu'on sache vraiment si elle a donné la priorité à cette compétition plus condensée (8 matches pour remporter un titre) par rapport au marathon national avec ses phases finales, où priment souvent la fraicheur et la longueur de banc. Ses difficultés en championnat (6e, dix défaites au compteur), où elle a rarement pu aligner ensemble toutes ses forces vives en raison des blessures, des doublons ou des plages de repos ou vacances imposées à ses internationaux, démontrent son peu de marge. Cette saison, Pau (2e), Montpellier (3e) et le Stade Français (4e) l'ont battue à l'aller et au retour et la devancent désormais au classement, à quatre journées du terme. Plomb dans l'aile Son rêve de disputer une troisième finale de rang en Top 14 a ainsi pris du plomb dans l'aile, surtout après le passage samedi dernier à Chaban du MHR (21-23), "pas le plus beau à voir jouer" reconnaît le manager héraultais Joan Caudullo, mais d'une efficacité redoutable par sa force brute et son intensité défensive pour faire déjouer et limiter les munitions de la +Patrouille de France+. Heureusement, les hommes de Yannick Bru n'ont pas eu le temps de trop cogiter cette semaine, aussitôt accrochés à leur bouée de sauvetage, la Champions Cup, qui sied parfaitement à leur ADN. Cette compétition, ils ont appris à l'aimer - première participation en 2015, première demi-finale en 2021 - et ils ont fini par la dompter, avec 14 succès consécutifs depuis leur échec en quart de finale face aux Harlequins (41-42) en avril 2024. Cet accroc frustrant leur a servi de déclic et dès que la petite musique de la Champions Cup retentit, l'UBB sait se sublimer. Toulouse peut en témoigner, après ses éliminations en demie l'an dernier et en quart cette saison. Les représentants de la Perfide Albion aussi. Northampton, leader de Premiership, par deux fois, Leicester (3e), Exeter (4e) et Bristol (5e), ont tous été balayés par l'épouvantail girondin, à la force de frappe ayant peu d'égal sur le Vieux continent quand elle est bien alimentée par son huit de devant, qui sera privé dimanche du pilier gauche Jefferson Poirot, suspendu. Choc inédit Mais qu'en sera-t-il de Bath, actuel 2e de Premiership, revigoré depuis l'arrivée de l'ouvreur écossais Finn Russell, décisif dans l'obtention du titre de champion d'Angleterre et la Challenge Cup l'an dernier, et dont le mano a mano avec Matthieu Jalibert fait saliver? Choc inédit dans la grande Coupe d'Europe - les deux formations se sont seulement croisées en Challenge Cup en 2013-2014 -, dirigé par le Géorgien Nika Amashukeli, déjà au sifflet lors de la finale victorieuse des Girondins face à Northampton (28-20) l'an dernier à Cardiff, cet UBB-Bath sera chargé d'histoires. Une histoire à écrire pour les Unionistes, en quête d'une seconde finale de rang dans trois semaines à Bilbao, face au Leinster, vainqueur samedi de Toulon (29-25); une histoire à raviver pour les +Blue, Black and White+. C'est à Bordeaux, au Parc Lescure anciennement nommé, désormais Chaban-Delmas, que Bath avait conquis il y a 28 ans la troisième Coupe d'Europe de l'histoire, la première remportée par des Britanniques, aux dépens de Brive, alors tenant du titre, au terme d'un scénario hitchcockien (19-18). Un tel dénouement dimanche est rêvé par les joueurs du Comté de Somerset, qui ont reposé la majorité de leur cadres la semaine dernière et seront bien au complet, avec la présence du demi de mêlée et capitaine Ben Spencer, annoncé incertain. Mais il est redouté par l'UBB, aux ressources mentales incertaines pour rebondir ensuite en Top 14.
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