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12.02.2026 à 08:31

Hommage aux victimes de la tuerie dans une ville canadienne en deuil

FRANCE24
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Lorsque la cérémonie a pris fin et que le froid mordant s’est installé dans cette petite ville minière isolée de Colombie-Britannique, les personnes endeuillées ont déposé des bougies, des fleurs ou des peluches au pied d'un grand arbre, devant lequel étaient posées des photos de certaines des victimes. Plusieurs personnes étaient en larmes. Une adolescente, bouleversée, répète: "ce n'est pas juste" en pleurant. La police canadienne a annoncé mercredi que la personne soupçonnée de la tuerie mardi dans le collège-lycée de Tumbler Ridge, où six personnes dont cinq enfants âgés de 12 et 13 ans et une éducatrice ont trouvé la mort, était une habitante de la localité âgée de 18 ans. Jesse Van Rootselaar, présentée par la police comme transgenre, souffrait de problèmes de santé mentale. La jeune femme s'est donné la mort avant d'être appréhendée. Elle a également tué sa mère et son demi-frère âgé de 11 ans dans une résidence. Elle avait quitté l'établissement scolaire où a eu lieu la tuerie il y a quatre ans. "Grande famille" Outre les huit personnes tuées, quelque 25 autres personnes ont été blessées dont certaines toujours entre la vie et la mort. Prenant la parole à la veillée, le maire de Tumbler Ridge, Darryl Krakowka, très ému, a affirmé qu'il était crucial que cette communauté soudée reste unie. "C’est comme une grande famille", a-t-il déclaré à la foule appelant ses administrés à se soutenir les uns les autres: "Ecoutez quand quelqu'un a besoin d'être écouté, (...), prenez-vous dans les bras". Il a mis en garde contre le risque de repli sur soi. "Nous allons avoir besoin de votre soutien", a-t-il dit aux personnes rassemblées. Tumbler Ridge est une petite ville isolée de quelque 2.300 habitants au pied des Montagnes Rocheuses, à plusieurs heures de route de tout centre urbain. La petite ville est connue pour son tourisme de plein air, avec la proximité des montagnes et un parc géologique. Les fusillades dans les écoles sont extrêmement rares au Canada qui possède des lois strictes sur les armes à feu. Presque tous les habitants de la ville ont un lien direct avec le collège-lycée qui a été visé. "Les écoles devraient être sûres", a déclaré à l’AFP Gigi Rejano, employée d’un restaurant local, lors de la veillée. Elle a souhaité que l'entrée du bâtiment soit désormais gardée. L'école "c’est l'endroit où les enfants sont censés aller, pour apprendre, être en sécurité, être avec leurs pairs et devenir des adultes", a reconnu Darryl Krakowka. Le maire, comme de nombreux autres habitants croisés à la veillée, craint que désormais leur ville soit associée pour toujours à cette tuerie. "Nous sommes ici pour soutenir ces familles, pour toujours", a déclaré le maire. Le retraité Kevin Matthews a indiqué à l’AFP qu’il vivait à Tumbler Ridge depuis plus de deux décennies et que presque tous les habitants de la ville avaient un lien avec une victime. "La voie à suivre, c’est d’être aux côtés des familles endeuillées", a-t-il dit.

12.02.2026 à 08:29

Le président taïwanais avertit que la Chine ne "s'arrêtera pas" si elle s'empare de Taïwan

FRANCE24
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Si la Chine prenait Taïwan, Pékin deviendrait "plus agressif, compromettrait la paix et la stabilité dans la région indopacifique ainsi que l'ordre international fondé sur des règles", souligne le dirigeant taïwanais. "Si Taïwan était annexée par la Chine, les ambitions expansionnistes de la Chine ne s'arrêteraient pas là", ajoute-t-il dans cette interview réalisée mardi à Taipei, la première à une agence internationale depuis son entrée en fonctions en mai 2024. "Les prochains pays menacés seraient le Japon, les Philippines et d'autres dans la région indopacifique, avec des répercussions qui se feraient sentir jusqu'aux Amériques et en Europe", déclare-t-il. Le président chinois Xi Jinping a mis en garde récemment Washington contre toute vente d'armes à Taïwan, qui a entrepris d'investir dans sa défense. Mais M. Lai se dit confiant que les États-Unis soutiendront Taïwan et ne l'utiliseront pas comme "monnaie d’échange" avec Pékin. "Efforts en faveur de la paix" Taïwan considère que sa position au centre du chapelet d'îles qui relient le Japon aux Philippines lui confère un rôle clé dans la sécurité régionale et pour le commerce international. La Chine a des revendications concurrentes à celles du Japon ou des Philippines sur la souveraineté de plusieurs îles ou récifs de la région, tandis que le détroit de Taïwan est une voie maritime indispensable au commerce mondial. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi, dont le pays héberge quelque 60.000 soldats américains, a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, déclenchant une réaction furieuse de Pékin. Le président philippin Ferdinand Marcos a aussi averti de son côté que l'archipel d'Asie du Sud-Est, où les forces américaines disposent d'un accès à neuf bases militaires, serait "inévitablement" entraîné dans un conflit à Taïwan. "Dans ce monde en mutation, les nations font partie d'une communauté mondiale et une situation dans un pays aurait inévitablement des répercussions sur un autre", estime M. Lai. A l'approche d'un sommet prévu en avril à Pékin entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, Taïwan a dit saluer toute discussion entre les deux dirigeants contribuant au maintien du statu quo. "Nous pensons que le président Trump mène un effort difficile en faveur de la paix, qui implique de sauvegarder les intérêts américains et de dissuader l'expansionnisme chinois à court terme", relève M. Lai. Il note que les États-Unis n'avaient pas besoin de "présenter Taïwan comme une monnaie d'échange dans leurs discussions avec la Chine". "Dans le contexte de la compétition commerciale entre les États-Unis et la Chine, la Chine demande bien plus aux États-Unis que les États-Unis ne demandent à la Chine", déclare-t-il. "Dissuader une agression" Formellement, les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Taipei en 1979, quand ils ont reconnu la République Populaire de Chine. Ils se sont alors engagés par la loi à fournir des armes défensives à Taïwan à condition que l'île ne déclare pas l'indépendance. Washington reste son principal allié sécuritaire, tout en maintenant une politique dite "d'ambiguïté stratégique", s'abstenant de dire si ils interviendraient militairement pour la défendre en cas d'invasion. Ces dernières années, la Chine a intensifié sa pression militaire sur l'île, qu'elle n'exclut pas de récupérer par la force. Elle déploie quasi quotidiennement des navires de guerre et des avions de chasse autour de Taïwan. Elle a lancé six vagues de manœuvres de grande ampleur depuis 2022, la plus récente en décembre. Alors que des responsables américains ont avancé l'hypothèse d'une attaque en 2027, les spéculations sur les intentions de Pékin ont été relancées récemment par la purge menée par Xi Jinping au sommet de l'armée. Deux hauts gradés ont été évincés fin janvier, dont celui qui était considéré comme le plus puissant général chinois, Zhang Youxia. M. Lai reconnaît que ces annonces constituent "effectivement une situation inhabituelle" mais insiste sur le fait qu'elles ne changent en rien la nécessité pour Taïwan, de se protéger. "Nous devons avoir la capacité de dissuader une agression de la Chine à tout moment", assure-t-il. "Nous voulons faire en sorte que, pour la Chine, aucun jour ne soit jamais propice à une invasion de Taïwan." "Solides comme le roc" Les pressions exercées par Donald Trump pour que Taipei dépense davantage pour sa défense et renforce sa production de semi-conducteurs aux Etats-Unis ont alimenté les doutes quant à sa volonté de protéger l’île. Taïwan a déjà investi des dizaines de milliards de dollars pour moderniser son armée et développer son industrie de défense. Mais en cas de conflit avec la Chine, ses forces feraient face à un adversaire avec des troupes largement supérieures en nombre et en puissance de feu. "Taïwan est responsable de sa propre protection", insiste M. Lai, assurant que les relations avec les Etats-Unis sont "solides comme le roc". Il dit aussi espérer une coopération plus étroite avec les Européens dans ce domaine. Le président a déjà promis de porter les dépenses militaires de Taïwan à plus de 3% du PIB cette année et à 5% d'ici à 2030. Pour atteindre cet objectif, son gouvernement a proposé 40 milliards de dollars de dépenses supplémentaires dans la défense sur huit ans. Ces fonds doivent permettre de financer, entre autres, un projet de "T-Dome", un système de défense aérienne multicouche, inspiré du "Dome de fer" israélien. Mais ce projet se heurte aux réticences de l'opposition, majoritaire au Parlement. Après deux mois de blocage qui commençaient à susciter l'impatience d'élus américains, la situation semble se débloquer, le Parti du peuple taïwanais ayant accepté mercredi d'envoyer le texte en commission pour examen. M. Lai se dit confiant quant à son adoption: "Dans une société démocratique, chaque parti politique est en fin de compte responsable devant le peuple".

12.02.2026 à 08:18

Quand les sportifs américains utilisent les JO d'hiver pour exprimer leurs désaccords avec Trump

Stéphanie TROUILLARD
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Les remous politiques qui agitent actuellement les Etats-Unis se sont aussi invités aux Jeux olympiques d'hiver organisés à Milan Cortina. Depuis le début de la compétition, plusieurs sportifs américains n'ont pas hésité à utiliser les JO comme tribune pour critiquer les mesures de l'administration Trump.
Texte intégral (1054 mots)
Les remous politiques qui agitent actuellement les Etats-Unis se sont aussi invités aux Jeux olympiques d'hiver organisés à Milan Cortina. Depuis le début de la compétition, plusieurs sportifs américains n'ont pas hésité à utiliser les JO comme tribune pour critiquer les mesures de l'administration Trump.
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