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19.05.2026 à 19:53

FRANCE24
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Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile. Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête. La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti. Les faits sont contestés depuis le début par l'ex-Premier ministre et actuel maire Horizons du Havre, dans les starting blocks pour la présidentielle. Edouard Philippe "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice comme il l'a toujours fait de façon très sereine", a réagi auprès de l'AFP son entourage dans la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Contacté par l'AFP, son avocat Emmanuel Marsigny n'a pas souhaité faire de commentaire. Contrat pas renouvelé Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise. La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation. Après ses alertes, la haute fonctionnaire s'était plainte d'avoir été écartée et harcelée moralement. Son contrat n'a pas été renouvelé. Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech. LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG). L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets. Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023. "Opacité" "C'est le maire et son adjointe" qui, en tant que présidente de l'association, allaient "avoir la main sur des sommes considérables" pour "des activités qui peuvent concerner ses fonctions à la ville", soulignait-elle. Sur le moment, elle s'était étonnée qu'Edouard Philippe, conseiller d'Etat, n'ait pas suspecté d'irrégularités. Elle assure avoir découvert plus tard que les services juridiques avaient alerté en vain sur un possible favoritisme. Cette haute fonctionnaire avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025, contesté par Edouard Philippe. A la communauté urbaine, la Cité numérique fut "tout de suite" désignée à la lanceuse d'alerte "comme un dossier principal", relatait-elle. Mais "dès les premiers mois", elle a constaté "une opacité dans la gestion de l'association" et ne comprenait pas son activité. Elle racontait qu'on lui avait fourni "des réponses très vagues sur les dépenses, la trajectoire financière", lui reprochant "des velléités d'ingérence". Fin 2021, obtenant finalement des chiffres, elle affirmait découvrir le "très faible niveau d'activité" de la Cité numérique mais surtout "la masse salariale" composée "de jeunes salariés" qui faisaient "un peu tout" pour "des salaires bruts au-delà de 60 voire 70.000" euros. L'association sera placée en liquidation judiciaire en 2023. cco-pgr-clw-are/cal/swi

19.05.2026 à 19:51

FRANCE24
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En matinée, des biologistes locaux et de l'Institut Malbran arrivés de Buenos Aires ont relevé des dizaines de pièges qu'ils avaient posés la veille au soir dans diverses zones boisées autour de la ville touristique d'Ushuaïa, dont le Parc national de la Terre de Feu, dans l'extrême sud de l'Argentine. Portant gants et masques, les experts ont placé les cages dans de grands sacs pour emporter les rongeurs aux fins d'analyses. Aucun d'entre eux n'a communiqué auprès des journalistes présents, dont de l'AFP, sur les captures mais leurs expressions de satisfaction ne laissaient guère de doutes. L'animal ciblé est un rat à longue queue, un rongeur sylvestre aux activités nocturnes. Jusqu'à 150 pièges, de petites cages rectangulaires en métal, doivent être placés le soir puis relevés le matin, tout au long de la semaine, dans l'espoir de capturer suffisamment de rongeurs pour un test représentatif. Des échantillons de sang et de tissus seront ensuite prélevés puis envoyés pour analyse au Malbran, l'institut argentin de référence en infectiologie et en épidémiologie. Les résultats devraient être connus sous quatre semaines. La mission a été mandatée à la suite de la découverte du foyer d'infection à bord du Hondius (trois passagers sont morts) qui a déclenché début mai une alarme mondiale. Le "patient zéro", un Néerlandais, avait séjourné 48 heures à Ushuaïa avant d'embarquer. Depuis, autorités de la Terre de Feu et scientifiques locaux se défendent contre l'hypothèse selon laquelle le début de la contamination à bord du Hondius est originaire de là. Cette province, martèlent-ils, n'a pas eu de cas d'hantavirus depuis que sa notification est obligatoire, il y a 30 ans. La souche "Andes" de l'hantavirus, transmissible d'humain à humain (et identifiée dans le cas du navire), est en revanche présente dans des provinces andines d'Argentine bien plus au nord, comme celles de Rio Negro et de Chubut.

19.05.2026 à 19:49

FRANCE24
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Ce rapport est "attendu par les familles" et permet de "comprendre ce qu'il s'est passé" et établir "les dysfonctionnements", dit à l'AFP la députée Mathilde Hignet (LFI), co-rapporteure d'une mission flash avec le député Michel Lauzzana (Renaissance). L'affaire des laits infantiles avait débuté en décembre 2025 avec le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau né. Une cascade de rappels similaires par des industriels comme Danone ou Lactalis et de plus petits acteurs a suivi. Point commun: un ingrédient - une huile riche en acide arachidonique (ARA) - fourni par le même sous-traitant chinois. Des familles et associations ont accusé les fabricants d'avoir tardé dans leurs rappels et l'Etat de s'être excessivement reposé sur leur bonne volonté. "La crise des laits infantiles révèle certaines lacunes qui doivent impérativement être prises en compte à l'avenir", écrivent les rapporteurs. "On voit bien qu'il y a eu un problème", pointe Mathilde Hignet, expliquant que Nestlé, après avoir appris que la contamination provenait de l'huile ARA le 24 décembre, n'a informé les industriels que le 30 décembre puis les autorités françaises le 5 janvier. La loi Egalim impose d'aviser immédiatement les autorités d'un risque pour la santé humaine, mais la direction générale de l'alimentation (DGAL) "nous a clairement dit qu'elle avait des doutes assez forts sur la bonne application de cette règle par plusieurs industriels", a déclaré Michel Lauzzana devant la commission des affaires sociales. Ces "manquements potentiels" ont entraîné un signalement à la justice. Si la présence de la céréulide n'a pas été détectée plus tôt, selon le rapport, c'est d'abord car elle ne fait pas l'objet de contrôle en routine puisqu'elle n'est pas identifiée comme un danger spécifique dans l'alimentation. Toutefois, sa production n'est possible "que dans le cas d'une très forte prolifération du Bacillus cereus, dont la présence doit pourtant être contrôlée tout au long du processus de fabrication", pointe le document. Or cette contamination a duré plusieurs mois "sans que le fournisseur Cabio Biotech n'y remédie", ce qui "sème le doute sur la réalité des contrôles diligentés", révèlent les rapporteurs. Aussi, ils déplorent les "moyens limités des autorités de contrôle" qui conduisent "à se reposer, de manière croissante, sur les autocontrôles des industriels". -Communication "relativement tardive"- Les rapporteurs se demandent "s'il n'aurait pas fallu d'emblée rappeler l'ensemble des lots contenant l'huile ARA en provenance du fournisseur chinois", plutôt que de laisser sur le marché "des produits potentiellement contaminés", en attendant les analyses. Si les industriels estiment que cela aurait pu induire des pénuries, les rapporteurs jugent "toutefois qu'il importe de vérifier si [cette stratégie] n'a pas été essentiellement guidée par des considérations économiques". "Agir sans disposer de tous les éléments aurait conduit à un rappel incomplet, voire erroné", a réagi Nestlé auprès de l'AFP, alors que la cellule investigation de Radio France, avec la RTS et la RTBF, ont révélé mardi que l'industriel aurait opéré des retraits "discrets" de produits contaminés. Nestlé "conteste fortement" ces allégations. Pour l'association de défense des consommateurs Foodwatch, ce rapport montre que "certains industriels voulaient planquer l'information". Elle rappelle qu'une enquête préliminaire a été ouverte en janvier au tribunal judiciaire à Paris après sa plainte. Autre "lacune" identifiée par les rapporteurs: la réactivité des autorités sanitaires, alors qu'il s'est écoulé "plus d'un mois" entre le début de l'alerte alimentaire et le déclenchement de l'alerte sanitaire. Il pointe aussi une communication "relativement tardive" envers les professionnels de santé, prévenus au bout de 17 jours, et soulignent les "impressions de confusion et de manque de transparence" des consommateurs. Les conséquences sanitaires restent incertaines: en France, les autorités ont initialement signalé trois décès de bébés ayant consommé un lait rappelé. Mais pour deux d'entre eux, la responsabilité du lait a depuis été écartée. Pour l'avenir, les rapporteurs émettent 14 recommandations, notamment de renforcer "les critères de référencement" des matières entrant dans la composition, comme l'huile ARA, et de renforcer les contrôles indépendants, à faire financer par les industriels. Ils plaident aussi pour revoir la liste des substances réglementées par l'Union européenne et d'étudier "la possibilité d'y intégrer la toxine céréulide" et d'améliorer les procédures d'alerte et la réglementation pour les aliments destinés aux enfants.
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