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22.03.2026 à 14:47

Super-G: doublé pour Paris, Odermatt la tête ailleurs

FRANCE24
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Tout en puissance, optant pour la ligne la plus directe, le colosse de Merano s'est joué de la piste des JO-1994 de Lillehammer, salée et déjà marquée, pour coiffer les Autrichiens Vincent Kriechmayr et Raphael Haaser de respectivement 7/100es et 38/100es. A 36 ans, Paris remporte une 26e victoire sur le circuit mondial - la 6e en super-G -, et un huitième succès sur l'Olympiabakken, l'un de ses deux jardins avec le vertigineux tracé italien de Bormio (sept victoires). "C'est une surprise pour moi aussi", a-t-il déclaré à l'arrivée, cité par la Gazzetta dello Sport. "Je ne m'attendais pas à une nouvelle victoire. Les sensations sous les pieds étaient très étranges, avec cette neige très irrégulière. J'ai essayé d'aller vite et quand j'ai vu le vert à l'arrivée, j'ai dû regarder deux fois car je n'arrivais pas à y croire." Le vétéran de la vitesse parachève au passage la démonstration italienne lors de ces finales, après le doublé victoire-globe réalisé samedi par Laura Pirovano en descente, et dimanche matin par Sofia Goggia en super-G. Comme les trois saisons précédentes, le globe masculin du super-G reste néanmoins entre les mains de Marco Odermatt, bien qu'il ait signé dimanche sa pire manche (19e à 1 sec 97) dans la discipline depuis quatre ans... déjà sur cette même piste. Dernier défi mardi pour Odermatt "Je pourrai savourer dans quelques heures, mais c'est toujours mieux de récupérer un globe après une bonne performance (...) Pour l'instant ces émotions sont un peu plus présentes", a reconnu le Nidwaldien de 28 ans au micro de la Fédération internationale de ski. Vainqueur cet hiver des super-G de Copper Mountain et de Kitzbühel - pour la deuxième année consécutive -, il n'était pas sorti du Top 5 depuis 14 mois dans la spécialité, une régularité qui lui permet de devancer Vincent Kriechmayr et Raphael Haaser sur le podium final. Egalement assuré d'un cinquième gros globe consécutif, "Odi" avait multiplié cette semaine les manches de géant sur la neige norvégienne, au détriment de la vitesse, car un dernier défi l'attend. Mardi, il tentera en effet de remporter pour la cinquième fois le classement du géant. Dans cette discipline qu'il a longtemps survolée, et qui lui a apporté 29 de ses 54 succès sur le circuit mondial, il doit désormais résister au retour du champion olympique en titre Lucas Pinheiro Braathen, qui porte les couleurs brésiliennes après avoir défendu celles de la Norvège. "C'est sûr que la batterie commence doucement à se vider, et aujourd'hui la motivation pour courir n'était pas au plus haut. Mais j'espère pouvoir la maintenir pour mardi", a-t-il confié à la FIS. Côté français, Matthieu Bailet et Nils Allègre ont fini devant le génie suisse, prenant respectivement les 15e et 16e places. Au classement final de la discipline, ils pointent respectivement aux 23e et 13e rangs. A 18 ans, le champion du monde junior de la discipline Victor Haghighat a refermé le portillon pour ses premiers pas en Coupe du monde - comme sa compatriote Emy Charbonnier chez les femmes -, signant le 26e et dernier chrono.

22.03.2026 à 14:39

Après leur guerre douanière, les Etats-Unis et la Chine tentent de réguler leurs relations

FRANCE24
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Pour certains observateurs, cela risque de fausser la libre concurrence. D'autres y voient un moyen d'ouvrir la voie à une cohabitation plus apaisée entre les deux premières puissances économiques mondiales. Quelques clés d'explication sur les travaux en cours, avant une hypothétique rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping. De quoi s'agit-il? A l'issue d'une rencontre les 15 et 16 mars entre hauts responsables économiques américains et chinois à Paris, le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR) Jamieson Greer a indiqué que la création d'un "Comité au commerce" américano-chinois avait été évoquée. Il s'agirait, selon lui, d'un mécanisme hybride afin de formaliser et de déterminer "quels types de produits" les Etats-Unis devraient exporter vers la Chine et vice-versa. De l'avis de Wendy Cutler, vice-présidente de l'Asia Society Policy Institute, ce comité pourrait évaluer la possibilité d'accroitre le commerce de produits non sensibles ou évoquer une réduction mutuelle des droits de douane dans les secteurs non stratégiques. Pour l'instant, souligne-t-elle dans une note d'analyse, les responsables semblent en passe de débloquer des engagements d'achat de la part de la Chine (produits agricoles, énergie, avions). Est-ce nouveau? Chad Bown, du Peterson Institute for International Economics, y voit une forme de "commerce régulé". Il cite auprès de l'AFP l'exemple du Japon qui, dans les années 1980, avait volontairement freiné ses exportations de voitures vers les Etats-Unis. Plus récemment, pendant le premier mandat de Donald Trump, Washington et Pékin avaient signé un accord dans lequel la Chine s'était engagée à importer davantage de produits américains, pour une valeur de 200 milliards de dollars sur deux ans. Cet engagement ne s'était pas concrétisé. Pourquoi cela suscite des inquiétudes? "Au lieu de supprimer les réglementations, de réduire les droits de douane et de permettre aux entreprises de décider plus facilement ce qu'elles vendent et à quel prix, le système deviendrait plus bureaucratique", alerte Joerg Wuttke, associé au sein du cabinet de conseil DGA-Albright Stonebridge Group. "Ce n'est pas bon signe", ajoute-t-il auprès de l'AFP. "Où sont les lois du marché?" Selon lui, cette approche pourrait réduire la compétitivité et agacer les autres pays. Un chef d'entreprise américain ayant requis l'anonymat s'interroge: si le gouvernement contrôle les échanges commerciaux, comment choisira-t-il les entreprises prioritaires et les secteurs privilégiés? Est-ce que la relation sera meilleure? D'après Chad Bown, le nouveau mécanisme pourrait s'avérer plus fructueux que des tentatives précédentes visant à lisser leurs différends commerciaux. "Il est clair que l'ancien système ne fonctionnait pas. Pourrions-nous essayer autre chose?", suggère-t-il, soulignant qu'une "relation plus durable" valait mieux que "des conflits qui se ravivent sans cesse". Mais, pour que cela fonctionne, l'accord doit être acceptable et réaliste pour chacun des signataires. "Il faudrait que les deux parties s'engagent sincèrement", prévient-il. "Et, même ainsi, ce sera vraiment, vraiment difficile."

22.03.2026 à 14:23

Cyclisme: Pogacar et le rêve du Grand Chelem

FRANCE24
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Interrogé sur les classiques flandriennes à venir, le double champion du monde a insisté qu'il lui faudrait d'abord un peu de temps pour laisser infuser son succès sur la Primavera qui était devenue sa principale obsession. Mais le rêve d'un Grand Chelem inédit, qui passe par des victoires au Tour des Flandres le 5 avril, Paris-Roubaix le dimanche suivant, Liège-Bastogne-Liège le 26 avril et enfin le Tour de Lombardie le 10 octobre, est bien né. Et Pogi a clairement ses chances de réussir ce que même le grand Eddy Merckx, un des trois coureurs avec deux autres Belges, Rik Van Looy et Roger de Vlaeminck, à avoir gagné les cinq plus grandes classiques dans sa carrière, n'est jamais parvenu à faire sur une année calendaire. Le Tour des Flandres, la prochaine course au menu de Pogacar, a déjà été remporté à deux reprises par le Slovène qui trouve sur les raides monts pavés du Ronde un terrain d'expression parfait. Il sera encore plus l'immense favori sur Liège-Bastogne-Liège, qu'il a gagné trois fois, et surtout le Tour de Lombardie, où il n'a jamais perdu en cinq participations. Reste Paris-Roubaix, le dernier Monument qui lui manque et qui, maintenant qu'il a réussi à résoudre l'équation de la Primavera, constitue son dernier grand défi. A Roubaix "pour gagner" "La forme est bonne et j'irai au Tour des Flandres et à Roubaix avec une équipe très forte. On ira pour gagner les deux courses. J'ai hâte d'y être", a souligné le leader d'UAE après sa victoire épique sur la Classicissima, malgré une chute qui l'a obligé à remonter tout le peloton avant de battre Tom Pidcock au sprint. Sur le papier, l'Enfer du nord où les costauds font la loi est un territoire interdit pour un grimpeur comme lui: au XXIe siècle, les vainqueurs au vélodrome de Roubaix pesaient en moyenne autour de 77 kg. Il en affiche dix de moins sur la balance. Mais sa deuxième place l'an dernier dès sa première participation a montré qu'il était capable de briller également sur ce terrain. "Il a plus de chances de gagner Roubaix qu'il n'en avait de gagner Milan-Sanremo", en conclut le vétéran italien Matteo Trentin, son ex-coéquipier et toujours partenaire d'entraînement dans la région de Monaco. Comme à Sanremo, le principal adversaire sur les pavés du Nord s'appelle Mathieu van der Poel, triple vainqueur sortant. Mais il faudra évaluer l'impact de sa défaite samedi à Sanremo où le Néerlandais a clairement accusé le coup face à son grand rival des classiques – à eux deux ils ont remporté les... dix derniers Monuments. Dimanche, MVDP a répondu à un post de Pogacar sur Instagram par un simple emoji d'une chèvre, "goat" en anglais, comme Greatest of All Time, le meilleur de tous les temps. "Mentalité incroyable" Et Pogacar, qui a allégé son programme au maximum cette saison, semble plus déterminé que jamais. "Sa mentalité, le fait de se battre comme il l'a fait après sa chute pour revenir, est incroyable, a commenté Tom Pidcock. C'est le meilleur de tous les temps et il n'avait pas besoin de ça, non ? Il a déjà tellement gagné et était visiblement en souffrance après sa chute. Mais il a continué à batailler. Incroyable." Pogacar arrivera aussi davantage préparé sur Roubaix que l'année dernière où sa participation avait été annoncée tardivement, le temps de passer outre les réticences dans son équipe, effrayée par les risques d'une chute. Après de premières reconnaissances du parcours en décembre, il est retourné dans le Nord début mars après sa victoire sur les Strade Bianche pour "deux journées riches" avec son coéquipier belge Florian Vermeersch. "On a mis beaucoup d'efforts cet hiver pour préparer Roubaix", a-t-il insisté samedi soir. Des efforts qu'il aimerait voir payer le 12 avril pour compléter sa collection. Il sera toujours temps ensuite de penser aux autres grands objectifs de cette année: égaler le record de cinq victoires dans le Tour de France et décrocher un troisième titre consécutif de champion du monde.
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