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05.06.2026 à 06:07

FRANCE24
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Les deux candidats tenaient leur dernier rassemblement de campagne à Lima, dans un contexte de hausse de la criminalité et d'instabilité politique chronique. Tous deux présentent cette élection comme un tournant pour un pays qui a vu se succéder huit présidents en une décennie. Les sondages donnent les deux candidats au coude-à-coude, avec encore près d'un électeur sur cinq indécis à quelques jours du vote. "Nous représentons le progrès, eux le recul", a ajouté la fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori, appelant les électeurs indécis à "choisir, au-delà de nos différences". Agitant drapeaux et banderoles, ses partisans scandaient "Keiko présidente !" tandis que les haut-parleurs diffusaient une chanson répétant : "Voici la Chinoise ! La voilà qui arrive en force", reprenant le surnom sous lequel elle est connue au Pérou, hérité de son père d'origine japonaise. "Nous ne pouvons pas les laisser gagner avec le communisme et le terrorisme", affirme dans la foule Mérida Delgado Pérez, 65 ans, exprimant sa crainte qu'une victoire de la gauche n'entraîne le Pérou sur la voie empruntée selon elle par le Venezuela ou Cuba. "La sécurité s'est fortement dégradée au Pérou et nous espérons que la personne qui prendra le pouvoir pourra améliorer la situation", explique Jeanette Cordon, une infirmière de 32 ans, qui votera pour Keiko Fujimori. Lima a enregistré 23 homicides pour 100.000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt, selon les données officielles. "La fin du chaos" Les partisans de Keiko Fujimori saluent le rôle joué par son père dans la défaite des guérillas des années 1980 et 1990, et dans la stabilisation de l'économie, tandis que ses détracteurs rappellent sa condamnation pour corruption et violations des droits humains. Roberto Sanchez, 57 ans, allié de l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, se présente comme le candidat du changement pour les régions pauvres et rurales et accuse les élites et le Parlement d'être responsables d'années d'instabilité. "Le 7 juin, le peuple se lèvera pour réclamer la démocratie, les droits humains, la justice sociale et la paix sociale", a lancé le candidat de gauche, sous les feux d'artifice et au son de la musique andine. "Ce sera la fin du chaos, la fin de Madame K, la fin des assassinats, de la corruption et de l'impunité. A bas la dame mafieuse, à bas le fujimorisme!" a-t-il poursuivi, coiffé du chapeau paysan offert par Pedro Castillo, devenu l'un des symboles de sa campagne. L'ancien instituteur devenu président a été emprisonné après sa tentative avortée de dissoudre le Parlement en 2022. Roberto Sanchez a promis, s'il accède à la présidence, de gracier son mentor. "Dire que le communisme arrive est un slogan de la droite", estime Victor Huapaya, un avocat de 34 ans, coiffé lui aussi d'un chapeau paysan. Près de 27 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche dans ce pays où le vote est obligatoire.

05.06.2026 à 05:11

FRANCE 24
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La Chambre américaine des représentants a approuvé jeudi une résolution prévoyant une aide à l'Ukraine et de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, un nouveau revers pour le président Donald Trump. Le président Vladimir Poutine doit prendre la parole vendredi à Saint-Pétersbourg lors d'un important forum d'investissements rassemblant responsables russes et étrangers. Suivez notre direct sur la guerre en Ukraine.
Texte intégral (514 mots)
La Chambre américaine des représentants a approuvé jeudi une résolution prévoyant une aide à l'Ukraine et de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, un nouveau revers pour le président Donald Trump. Le président Vladimir Poutine doit prendre la parole vendredi à Saint-Pétersbourg lors d'un important forum d'investissements rassemblant responsables russes et étrangers. Suivez notre direct sur la guerre en Ukraine.

05.06.2026 à 04:59

FRANCE24
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Le créateur des modèles Claude évoque notamment le risque d'une "perte de contrôle" pour expliquer sa proposition, qui prend à contre-pied la course aux performances engagées entre les géants du secteur à coups d'investissements faramineux, en dépit des questions éthiques, sociales et environnementales. "Nous pensons qu'il serait bon pour le monde d'avoir la possibilité de ralentir ou de suspendre temporairement le développement de l'IA de pointe, afin de permettre aux structures sociétales et à la recherche sur l'alignement de suivre le rythme des progrès de la technologie", plaide l'entreprise, dans un texte publié par son centre de réflexion, l'Anthropic Institute. L'entreprise, en compétition acharnée avec OpenAI, Google ou encore le Chinois DeepSeek, plaide pour la création d'un système de coordination mondiale afin qu'aucun rival n'en profite pour prendre les devants. Faute de tel mécanisme, "les entreprises et les gouvernements devront prendre des décisions de sécurité difficiles, sous la pression de la concurrence et des enjeux géopolitiques", écrit-elle. "Pédale de frein" Anthropic cite le précédent du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Il souligne que ce cadre a mis des décennies à s'établir, mais que le temps est plus pressant pour l'IA, jugée "bien plus facile à dissimuler que des silos de missiles". Interrogé sur la BBC, Jack Clark, cofondateur de l'entreprise avec Dario et Daniela Amodei, a de son côté dressé le parallèle avec le boom pétrolier du début du XXe siècle, accompagné selon lui de règles apportant "la confiance" de la population et évitant de devoir "se préoccuper de la personnalité des dirigeants de ces entreprises." "En ce moment, c'est comme si le secteur de l'IA avait une pédale d'accélérateur mais pas de pédale de frein", a-t-il averti. Cette proposition intervient en pleine frénésie financière autour de cette révolution technologique, marquée par la récente annonce par SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui comprend notamment le laboratoire d'intelligence artificielle xAI, de son projet d'introduction en Bourse qui s'annonce comme la plus grande de l'Histoire. Anthropic, dont la valorisation a quasi triplé en trois mois, a également posé début juin le premier jalon en vue d'une entrée en Bourse. "Auto-amélioration" Son idée de pause devrait se heurter à de fortes résistances aux Etats-Unis, où nombre de responsables et dirigeants de la tech refusent tout ralentissement qui offrirait à la Chine un avantage décisif. Donald Trump a toutefois affirmé avoir évoqué la possibilité d'une coopération avec la Chine sur la sûreté de l'IA, lors d'une récente visite à Pékin. Le président américain, après avoir tergiversé, a par ailleurs signé cette semaine un décret très attendu sur la régulation du secteur, qui permet un contrôle gouvernemental des modèles les plus avancés, au nom de la cybersécurité, mais uniquement "sur la base du volontariat". Anthropic, fondé par des dissidents d'OpenAI, s'est construit une image de laboratoire mettant l'éthique et la sécurité au centre. Mais le laboratoire fait l'objet de critiques de l'industrie et de responsables de la Maison Blanche, qui l'accusent d'exagérer les risques, voire de mener une stratégie de "marketing de la peur". Depuis deux mois, Anthropic restreint la diffusion de Mythos, son modèle le plus avancé, afin d'établir des correctifs de cybersécurité avant de le rendre public. Anthropic a annoncé la sortie de modèles aux performances équivalentes "dans les prochaines semaines" et des systèmes comparables sont attendus chez ses concurrents. L'entreprise justifie sa proposition en dévoilant des données internes illustrant la possibilité d'atteindre un jour l'"auto-amélioration récursive", c'est-à-dire le point où des systèmes d'IA deviendront capables d'entraîner leurs successeurs, avec un rôle humain réduit. "Rien ne garantit qu'une telle bascule soit à l'horizon", relativise l'entreprise, mais "si les tendances actuelles se poursuivent", cela deviendrait "plausible". L'entreprise y voit autant un bond pour la médecine, la technologie et l'économie qu'un risque de "perte de contrôle".
Texte intégral (703 mots)
Le créateur des modèles Claude évoque notamment le risque d'une "perte de contrôle" pour expliquer sa proposition, qui prend à contre-pied la course aux performances engagées entre les géants du secteur à coups d'investissements faramineux, en dépit des questions éthiques, sociales et environnementales. "Nous pensons qu'il serait bon pour le monde d'avoir la possibilité de ralentir ou de suspendre temporairement le développement de l'IA de pointe, afin de permettre aux structures sociétales et à la recherche sur l'alignement de suivre le rythme des progrès de la technologie", plaide l'entreprise, dans un texte publié par son centre de réflexion, l'Anthropic Institute. L'entreprise, en compétition acharnée avec OpenAI, Google ou encore le Chinois DeepSeek, plaide pour la création d'un système de coordination mondiale afin qu'aucun rival n'en profite pour prendre les devants. Faute de tel mécanisme, "les entreprises et les gouvernements devront prendre des décisions de sécurité difficiles, sous la pression de la concurrence et des enjeux géopolitiques", écrit-elle. "Pédale de frein" Anthropic cite le précédent du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Il souligne que ce cadre a mis des décennies à s'établir, mais que le temps est plus pressant pour l'IA, jugée "bien plus facile à dissimuler que des silos de missiles". Interrogé sur la BBC, Jack Clark, cofondateur de l'entreprise avec Dario et Daniela Amodei, a de son côté dressé le parallèle avec le boom pétrolier du début du XXe siècle, accompagné selon lui de règles apportant "la confiance" de la population et évitant de devoir "se préoccuper de la personnalité des dirigeants de ces entreprises." "En ce moment, c'est comme si le secteur de l'IA avait une pédale d'accélérateur mais pas de pédale de frein", a-t-il averti. Cette proposition intervient en pleine frénésie financière autour de cette révolution technologique, marquée par la récente annonce par SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui comprend notamment le laboratoire d'intelligence artificielle xAI, de son projet d'introduction en Bourse qui s'annonce comme la plus grande de l'Histoire. Anthropic, dont la valorisation a quasi triplé en trois mois, a également posé début juin le premier jalon en vue d'une entrée en Bourse. "Auto-amélioration" Son idée de pause devrait se heurter à de fortes résistances aux Etats-Unis, où nombre de responsables et dirigeants de la tech refusent tout ralentissement qui offrirait à la Chine un avantage décisif. Donald Trump a toutefois affirmé avoir évoqué la possibilité d'une coopération avec la Chine sur la sûreté de l'IA, lors d'une récente visite à Pékin. Le président américain, après avoir tergiversé, a par ailleurs signé cette semaine un décret très attendu sur la régulation du secteur, qui permet un contrôle gouvernemental des modèles les plus avancés, au nom de la cybersécurité, mais uniquement "sur la base du volontariat". Anthropic, fondé par des dissidents d'OpenAI, s'est construit une image de laboratoire mettant l'éthique et la sécurité au centre. Mais le laboratoire fait l'objet de critiques de l'industrie et de responsables de la Maison Blanche, qui l'accusent d'exagérer les risques, voire de mener une stratégie de "marketing de la peur". Depuis deux mois, Anthropic restreint la diffusion de Mythos, son modèle le plus avancé, afin d'établir des correctifs de cybersécurité avant de le rendre public. Anthropic a annoncé la sortie de modèles aux performances équivalentes "dans les prochaines semaines" et des systèmes comparables sont attendus chez ses concurrents. L'entreprise justifie sa proposition en dévoilant des données internes illustrant la possibilité d'atteindre un jour l'"auto-amélioration récursive", c'est-à-dire le point où des systèmes d'IA deviendront capables d'entraîner leurs successeurs, avec un rôle humain réduit. "Rien ne garantit qu'une telle bascule soit à l'horizon", relativise l'entreprise, mais "si les tendances actuelles se poursuivent", cela deviendrait "plausible". L'entreprise y voit autant un bond pour la médecine, la technologie et l'économie qu'un risque de "perte de contrôle".
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