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26.01.2026 à 05:51

Pour ou contre interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans? Les députés votent

FRANCE24
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La proposition de loi des députés du groupe Renaissance sera examinée à partir de 16H00, et devrait sauf surprise recevoir le feu vert de l'Assemblée. Le texte ira ensuite au Sénat. Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l'attention, au détriment du sommeil. "Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois", a déclaré dans une vidéo diffusée samedi Emmanuel Macron, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat. Alors que le groupe Renaissance à l'Assemblée avait déposé son texte sur le sujet, un projet de loi gouvernemental avait quand même été annoncé, faisant un temps régner la confusion. Et alimentant un récit de brouille entre le président et son ex-Premier ministre Gabriel Attal. La semaine dernière, l'exécutif s'est finalement dit prêt à se ranger derrière la proposition de loi de la députée Renaissance Laure Miller. Pour preuve, il a engagé la procédure accélérée sur le texte, qui permet une adoption plus rapide en cas de désaccord entre les deux chambres. Le gouvernement veut aller vite, avec des mesures mises en oeuvre dès la rentrée 2026. Solution "simpliste" Clé de l'entente trouvée, le gouvernement et Mme Miller ont déposé un amendement identique pour réécrire l'article principal du texte. Cet amendement prévoit que "l'accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans". Il exclut de l'interdiction les "encyclopédies en ligne" ou encore les "répertoires éducatifs". L'interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges doit elle être étendue aux lycées, dont certains expérimentent déjà la mesure. Le texte fera l'objet d'une motion de rejet de La France insoumise. Lors de l'examen en commission, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé un "paternalisme numérique". Steevy Gustave (groupe écologiste) a lui critiqué une solution "simpliste", tout en disant son groupe "pas unanime". L'interdiction des réseaux sociaux est en revanche soutenue par le Rassemblement national, Horizons et Les Républicains notamment. Les socialistes réservent leur décision à des précisions sur les exceptions permises, selon le député Arthur Delaporte. Après un avis très critique du Conseil d'Etat sur la version initiale du texte, qui s'était notamment inquiété d'une interdiction générale trop large, la rapporteure Laure Miller l'avait déjà fait réécrire en commission. La mouture arrivant dans l'hémicycle lundi établit donc pour l'instant un dispositif avec des réseaux sociaux interdits, listés par décret après avis de l'Arcom, et d'autres soumis à autorisation parentale. Mais cette solution a fait grincer des dents à l'Elysée, qui l'a jugée trop complexe et inapplicable. Formulation soupesée La principale difficulté réside dans l'obligation de conformité avec le droit européen -- plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA). L'objectif: ne pas subir le même sort qu'une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans, mais n'ayant jamais pu être appliquée. Depuis cet été, la publication par la Commission européenne de nouvelle lignes directrices a permis d'ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l'accès aux réseaux sociaux. Pour que l'interdiction devienne une réalité, un système de vérification d'âge efficace devra en tout cas être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen. La France pourra aussi s'inspirer de l'Australie, où les réseaux sociaux ont été interdits début décembre aux moins de 16 ans.

26.01.2026 à 05:19

Rick Rieder, le crack de la finance dans la course pour présider la Fed

FRANCE24
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En le qualifiant simplement de "très impressionnant", le président Donald Trump a propulsé cet expert du marché obligataire en tête de la liste des successeurs potentiels de Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai. Toute nomination à la tête de la Fed doit être confirmée par le Sénat américain. Peu connu du grand public, Rick Rieder est une figure des cercles financiers, qui commente fréquemment l'actualité des affaires sur les chaînes d'information économiques américaines. Chez BlackRock, il chapeaute la gestion d'actifs cumulant une valeur d'environ 2.400 milliards de dollars en tant que directeur des investissements pour les placements à "revenu fixe", ces titres générant des intérêts - à la différence des actions qui promettent des dividendes -, comme les obligations d'entreprises et la dette souveraine des Etats. Diplômé d'une école de commerce américaine, M. Rieder n'a pas de doctorat comme les anciens patrons de banque centrale Alan Greenspan, Janet Yellen ou Ben Bernanke (ce dernier ayant reçu un Nobel d'économie en 2022, après son séjour à la Fed). Il n'a jamais travaillé pour l'institution monétaire, ni eu de responsabilités gouvernementales. Mais ces absences dans son CV ont été considérées comme un "grand avantage" lors de son entretien avec Donald Trump et le secrétaire au Trésor Scott Bessent, a rapporté la chaîne Fox Business qui sert souvent de caisse de résonance à l'exécutif américain. Celui-ci prône un chamboule-tout à la Fed. L'intérêt de Donald Trump pour Rick Rieder reflète "les reproches de son mouvement MAGA (Make America Great Again, ndlr) à l'égard de la Fed, jugée excessivement technocratique", estime Mark Blyth, professeur d'économie internationale à l'université Brown. Franc-tireur? Dans un entretien accordé en 2023 au podcast "Exchanges" de la banque d'affaires Goldman Sachs, Rick Rieder décrivait le frisson de son travail, expliquant qu'il consiste à naviguer dans un environnement en constante évolution et à savoir changer de cap. "Notre métier n'est pas d'avoir raison. Notre métier consiste à générer des retours sur investissement à nos clients", soulignait M. Rieder, dont les journées de travail démarrent rituellement à 03H30 du matin. Rieder a travaillé pour la banque d'affaires Lehman Brothers de 1987 à 2008 avant de créer R3 Capital Partners en 2008, quelques mois avant la faillite de Lehman. BlackRock a racheté R3 dès 2009. Ironiquement, le profil de Rick Rieder se rapproche quelque peu de celui de Jerome Powell, ancien banquier d'affaires. Mark Blyth se demande si le financier porterait une ligne très éloignée de M. Powell, qui s'est attiré l'hostilité de la Maison Blanche en n'orientant pas la banque centrale dans une direction aussi accommodante que souhaité par Donald Trump. "Il n'est pas évident que Rieder soit un partisan de taux d'intérêt très bas", poursuit le professeur. Lors d'une récente interview à la chaîne économique CNBC, Rick Rieder a affirmé que la Fed "devait baisser les taux" à environ 3%. Ils sont actuellement entre 3,30% et 3,75%. Il s'exprimait au lendemain de la révélation par Jerome Powell de l'ouverture par le ministère de la Justice d'une procédure à son encontre. M. Powell a dénoncé sans détour une tentative d'intimider la Fed parce qu'elle ne suit pas "les préconisations du président" en matière de taux. Rick Rieder a refusé de commenter l'affaire mais a soutenu l'indépendance de l'institution, insistant sur le fait que quiconque succédera à Jerome Powell "prendra les bonnes décisions (...) pour assurer plein-emploi et stabilité des prix" - les deux mandats de la Fed. Sur le plan politique, les dons du financier suggèrent une tendance à l'indépendance. En 2024, il a soutenu Nikki Haley, candidate républicaine à la primaire contre Donald Trump, plutôt que le président, et certains démocrates, notamment les sénateurs Sherrod Brown de l'Ohio et Jon Tester du Montana, qui ont tous deux été battus.

26.01.2026 à 05:17

Mi-chats mi-pachas: Istanbul sous la griffe de ses félins

FRANCE24
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L'histoire de Kanyon, qui dispose désormais d'une petite maison en plastique cernée de jouets et d'un compte Instagram alimenté par une admiratrice, n'est pas isolée: plus de 160.000 chats peuplent les rues d'Istanbul, selon la municipalité, nourris - parfois à l'excès – par les 16 millions de Stambouliotes qui leur vouent un respect proche du culte. Sur les deux rives de la mégapole turque et parfois même sur les ferries qui les relient, des félins s'étalent à longueur de temps sur les banquettes des cafés, dans les vitrines, aux arrêts de bus ou aux caisses des supermarchés, sans presque jamais risquer d'être importunés. "Les Stambouliotes aiment les animaux. Ici, les chats peuvent entrer dans les magasins et s'assoupir sur les couvertures les plus chères. C'est pour ça qu'on dit qu'Istanbul est la ville des chats", théorise Gaye Köselerden, 57 ans, devant le recoin coloré occupé par Kanyon, aux faux airs de chambre d'enfant. "Les animaux nous sont confiés: ils ont besoin de notre amour et de notre compassion", abonde Elif Coskun, visiteuse régulière de Kanyon qui puise dans son salaire pour nourrir chaque jour les chiens et chats d'un cimetière voisin. "Au nom de Dieu" A l'instar de Kanyon, partout dans la ville des matous sont élevés au rang de mascottes de quartier. Une statue de bronze a même été coulée après la mort en 2016 de l'un d'eux, Tombili, le figurant accoudé à une marche, sa position favorite qui l'avait transformé en petite star de l'internet mondial. En 2020, quand la chatte Gli, mascotte de l'ex-basilique Sainte-Sophie, décéda, elle eut droit à sa nécrologie dans la presse turque, qui rappela que Barack Obama en personne l'avait gratifiée d'une caresse onze ans plus tôt. Le palais voisin de Topkapi, ancienne résidence des sultans, a récemment restauré une chatière séculaire. "Les chats ont toujours été là, sans doute parce qu'ils sont propres et proches des humains. (...) Mais leur fonction première était de débarrasser le palais des nuisibles – souris ou autres", explique à l'AFP Ilhan Kocaman, le directeur des lieux. Cette omniprésence des chats s'explique historiquement par "la profonde affection que le prophète Mahomet (leur) portait", poursuit Altan Armutak, professeur au département d'histoire vétérinaire de l'université d'Istanbul. Et cet amour existait déjà quand la ville était encore byzantine: lorsque les Ottomans prirent Constantinople en 1453, rappelle-t-il, "ils trouvèrent des chats attendant leur repas devant les poissonneries et les boucheries". "La nourriture donnée aux chats était considérée comme une offrande faite au nom de Dieu", ajoute-t-il. - "Les yeux dans les yeux" - Six siècles plus tard, la municipalité d'Istanbul s'évertue toutefois à contenir leur population: plus de 43.000 chats des rues ont été stérilisés l'an passé, douze fois plus qu'en 2015. Et les autorités s'inquiètent des offrandes trop généreuses des habitants, accusées de faire proliférer les rongeurs. "Normalement, les chats chassent les rats. Mais à Istanbul, les rats mangent les croquettes aux côtés des chats. Il faut remédier à cela", a récemment alerté le gouverneur de la ville. De telles scènes ont été filmées dans plusieurs quartiers, mais la menace semble pour l'heure relative. "Je vis ici depuis quatre mois et je n'ai jamais vu un seul rat", assure Fatime Özarslan, étudiante de 22 ans originaire de Dortmund (Allemagne), venue distribuer un sachet de pâté à quelques-uns de la centaine de félins peuplant le parc stambouliote de Maçka. "En Allemagne, nous avons beaucoup de rats mais ici, avec autant de chats, ils doivent avoir peur", sourit-elle. Pour elle, le jeu en vaut la chandelle car "Istanbul sans ses chats, ce n'est pas possible". "Ici, les gens et les chats vivent presque les yeux dans les yeux."
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