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11.08.2026 à 07:37

FRANCE24
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Une élimination dès ce stade de la compétition serait un sérieux coup dur pour le club rhodanien, non seulement sportivement, mais aussi en raison des conséquences économiques lourdes qu'aurait une élimination pour un club à la situation financière encore précaire. Racheté par la femme d'affaire américaine Michele Kang en juin, l'OL est toujours sous surveillance de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du foot français, qui a décidé d'encadrer sa masse salariale. Participer à la phase de ligue permettrait à l'OL d'enregistrer des recettes à hauteur de quarante à cinquante millions d'euros environ, contre une vingtaine de millions seulement en Ligue Europa. Mais même s'ils renversent le Sparta, les Lyonnais auraient encore un nouvel obstacle à franchir: un barrage contre Fenerbahçe ou Sturm Graz (aller à l'extérieur le 18 août - retour à domicile le 26). L'avenir de Fonseca incertain Arrivé fin janvier 2025 en remplacement de Pierre Sage, Fonseca (53 ans), en fin de contrat en juin prochain, ne devrait pas être menacé en cas d'élimination, un licenciement risquant d'encore peser lourd sur les finances de l'OL. Mais en raison de sa rémunération très importante qui serait, selon plusieurs médias, de 400.000 euros mensuels, il n'est pas non plus certain d'être prolongé. Son engagement date de l'époque au cours de laquelle l'homme d'affaires américain John Textor dirigeait le club, et concluait des contrats et des transferts très onéreux. Une époque révolue depuis le départ de Textor en juin 2025. Si le technicien portugais a globalement tiré le meilleur de son effectif depuis son arrivée et fait la promotion de quelques jeunes, sa gestion douteuse de plusieurs matches capitaux interpelle les supporters. Ceux-ci lui reprochent des éliminations évitables en Ligue Europa contre Manchester United (2-2, 4-5 a.p.) en quart de finale en 2025 ou encore la saison dernière en 8e de finale face au Celta Vigo (1-1, 0-2) après avoir pourtant terminé en tête de la phase de ligue. La dernière ligne droite du dernier championnat de France a aussi été mal négociée avec une défaite 2-1 à Toulouse suivie d'une déroute à domicile contre un Lens diminué (4-0). "Prendre des risques" Ce dernier match a coûté cher à l'Olympique lyonnais, à qui il ne manquait qu'un point pour conserver la 3e place qu'il occupait à deux journées de la fin et qui aurait pu le qualifier directement pour la C1. L'approche du match aller face au Sparta Prague est un nouvel exemple pour les détracteurs de Fonseca d'une gestion jugée trop prudente des matches à enjeux. Depuis mars 2016, ce dernier n'a plus réussi à se qualifier pour le tour suivant en coupe d'Europe après avoir échoué à gagner au match aller. Dos au mur, Paulo Fonseca, dont l'équipe n'a remporté que quatre de ses seize dernières rencontres (dont sept défaites) réfute l'idée "d'une revanche personnelle". "Nous devons gagner et prendre des risques pour inverser un résultat négatif. Il sera important de marquer en premier mais ce sera très disputé", a déclaré le technicien lundi en conférence de presse, précisant que les ailiers Malick Fofana et Ernest Nuamah, remplaçants à l'aller, "débuteraient". Il a aussi annoncé son choix d'aligner une défense à quatre, plutôt qu'à cinq, avec Moussa Niakhaté de retour de suspension. "Le problème du match aller n'était pas dû au système mais plutôt au positionnement défensif des joueurs et au manque d'agressivité général", a-t-il avancé.

11.08.2026 à 07:37

FRANCE24
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En mars 2024, aux Mondiaux en salle à Glasgow, la Niçoise s'est gravement blessée en retombant mal sur le tapis, une fracture ouverte à la cheville gauche, son pied d'impulsion, et a dû tirer un trait sur les Jeux olympiques à Paris, un crève-cœur pour celle qui sautait alors à 4,71 m. Elle avait repris la compétition en 2025 avec des performances loin de son meilleur niveau (4,15 m), en sachant qu'elle ne se remettrait jamais totalement de cette blessure. "Physiquement je n'arrive pas non plus comme avant et mécaniquement je n'ai plus le même pied donc ça change mon saut, ma course et mon impulsion", raconte la perchiste de 26 ans, qui doit jongler entre la douleur au quotidien et la contrainte dans sa mobilité. "Tu ne peux pas prendre un kétoprofène (anti-inflammatoire) à chaque fois que tu t'entraînes. Aussi je ne vais pas faire les courses si j'ai une séance d'entraînement le soir. Si je fais des lasagnes je coupe mes tomates assise. J'ai envie d'être assise tout le temps. Le plus simple c'est presque de sauter", sourit-elle. Le déclic a lieu après un nouvel échec, la qualification manquée pour les championnats de France en salle cet hiver, qu'elle regarde depuis son canapé. Elle saute à 4,25 m en février puis à 4,40 m en juin. - "Clé de bras au diagnostic"- En juillet, elle brille aux championnats de France à Albi en prenant la deuxième place du concours à 4,55 m, derrière la recordwoman de France Marie-Julie Bonnin. "J'ai gagné contre la vie, je crois", soufflait-elle dans le Tarn. Chevrier décroche son ticket pour Birmingham sans avoir réalisé les minima (4,70 m pour les A, 4,60 m pour les B), une "revanche" pour la Niçoise qui s'entraîne à Bordeaux. "Il s'est passé tellement de choses, autant extrêmement positives que dans le fin fond du trou. Il y a eu quand même une année où je me suis dit +en fait je ne vais jamais ressauter de ma vie+", se souvient la perchiste, qui veut maintenant retrouver son niveau d'avant 2024. Expérimentée, l'athlète aux dix sélections en équipe de France retrouve la tunique bleue avec des yeux de "cadette", qui a malgré tout "bien compris" aujourd'hui que tout peut "s'arrêter très vite". "Il y a toute l'excitation des premières sélections, comme si je n'en avais jamais eues: ouvrir la valise, avoir les nouvelles tenues que je n'avais pas vues, réessayer les combinaisons", explique-t-elle. La joie est communicative. Jean Galfione, nouveau responsable de la haute performance chez les Bleus, a salué une belle "clé de bras au diagnostic". "C'est un exemple de détermination. Sa performance à 4,55 m lui permettrait de rentrer en finale et elle est en phase d'ascension. Elle va encore nous surprendre", prédit l'ancien perchiste, champion olympique en 1996 à Atlanta. "La finale c'est clairement l'objectif, je ne viens pas pour sortir en qualifications", affirme Margot Chevrier. Réponse mardi à partir de 19H05 locales (20H05 à Paris).

11.08.2026 à 07:37

FRANCE24
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La demi-fondeuse de 20 ans, grand espoir de l'athlétisme britannique, court mardi le 5.000 m des championnats d'Europe à Birmingham et se réjouit d'avoir pu se rendre à une grande compétition en train, elle qui a une "boule au ventre" en pensant à l'impact environnemental de l'avion. Née le 6 avril 2006, Innes Fitzgerald a grandi dans une petite ferme du Devon (sud-ouest de l'Angleterre) au sein d'une famille de maraîchers bios qui lui a transmis les joies des longues randonnées et des sorties en mer. "Cette connexion à la nature a toujours été là et ma famille a toujours insisté sur l'importance de protéger notre environnement", raconte à l'AFP la longiligne athlète, dont le père Joe a un jour été arrêté pour avoir organisé un sit-in avec une pancarte disant qu'il était "terrifié pour le futur de tous nos enfants". C'est pendant la pandémie, confinée dans sa région natale réputée pour ses landes sauvages, qu'Innes Fitzgerald a découvert la course à pied. Et c'est dans la boue des cross qu'elle s'est d'abord illustrée. "Faire réfléchir" En décembre 2022, à seulement 16 ans, elle termine au pied du podium des championnats d'Europe de cross juniors (moins de 20 ans) à Turin. Au-delà de son âge, une autre donnée impressionne: Fitzgerald a réussi à briller en Italie malgré un voyage pénible de 20 heures entre bus de nuit, vélo et train. "C'était une aventure en soi", sourit-elle trois ans plus tard, consciente que son trajet chaotique lui a probablement coûté la médaille. Mais prendre l'avion est alors inenvisageable pour l'adolescente. Un mois plus tard, quand elle est qualifiable pour les championnats du monde de cross en Australie, elle décline la sélection. "J'avais neuf ans lors de l'accord de Paris en 2015 et huit ans plus tard, les émissions mondiales continuent d'augmenter et nous mènent à la catastrophe climatique", écrit-elle dans une lettre adressée à la fédération britannique d'athlétisme, expliquant que l'impact environnemental d'un vol pour l'Australie est trop important pour qu'elle puisse se résoudre à monter dans l'avion. Sa prise de parole, rarissime dans le haut-niveau, est relayée par de nombreux médias impressionnés par la solidité des convictions écologiques de celle qu'ils surnomment alors la "Greta Thunberg du sport". "Ca a été très difficile mais je suis heureuse de l'avoir fait car on en a beaucoup parlé, j'ai réussi à faire réfléchir les gens. Ca vaut bien plus que n'importe quelle course", explique-t-elle à l'AFP. "Boule au ventre" Désormais âgée de 20 ans, Innes Fitzgerald garde intactes ses convictions mais, devenue athlète professionnelle avec des résultats de plus en plus solides, elle a dû se résoudre à un compromis difficile: prendre parfois l'avion pour vivre ses rêves sportifs. "Plus je progresse et plus les portes s'ouvrent pour des compétitions internationales. C'est plus dur d'y renoncer", explique la multiple championne d'Europe junior (cross, 3.000 m, 5.000 m), qui a participé en 2025 à ses premières Ligues de Diamant et à ses premiers Mondiaux seniors, à Tokyo. "Quand je monte dans un avion pour aller à une compétition, je n'ai pas envie d'être là. J'ai une boule au ventre, une partie de moi qui se dit que ce n'est pas bien", affirme-t-elle. L'athlète essaye malgré tout de garder un mode de vie le plus sobre possible : elle est vegan, étudie l'hiver à Exeter et ne part pas en stage d'entraînement à l'étranger. Elle participe aussi parfois à des manifestations pour le climat. "Certains trouveront que c'est hypocrite mais c'est un compromis que je suis prête à faire pour le moment (...) Je continue à me questionner et je me suis fait la promesse de toujours parler des enjeux climatiques car j'ai une influence grâce à mes résultats sportifs", souligne Fitzgerald. "Les gens scientifiques et soucieux du climat ne se mélangent pas trop aux sportifs. Pour moi, être ce pont entre ces deux mondes, c'est très important."
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