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09.06.2026 à 10:15

FRANCE 24
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Lehbib Mohamed Abdelaziz, haut responsable du Front Polisario et fils du dirigeant historique Mohamed Abdelaziz, a été tué dimanche 7 juin lors d'une frappe contre le mur des Sables, une immense structure fortifiée qui scinde le Sahara occidental sur une longueur de 2 700 km.
Lehbib Mohamed Abdelaziz, haut responsable du Front Polisario et fils du dirigeant historique Mohamed Abdelaziz, a été tué dimanche 7 juin lors d'une frappe contre le mur des Sables, une immense structure fortifiée qui scinde le Sahara occidental sur une longueur de 2 700 km.

09.06.2026 à 10:13

FRANCE24
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Shana, 25 ans, a voulu témoigner l'an dernier des viols qu'elle a subis. "Si j'ai vécu ça, autant que ça serve" pour aider d'autres victimes à parler, se dit la jeune femme, qui travaille dans l'événementiel à Paris. Elle a d'abord choisi Pluriel, qui se présente comme un "média d'histoires fortes et singulières", spécialisé dans les témoignages face caméra. Son récit dure plus d'une heure sur YouTube, mais il est aussi décliné dans des versions de quelques minutes sur TikTok: le nombre de vues explose. "Je crois qu'on était à 10 millions. Je ne m’attendais pas à ça", confie-t-elle à l’AFP. D'autres la sollicitent dans la foulée, notamment Story Cube, dont les "histoires réelles terrifiantes" sont suivies par des centaines de milliers d'abonnés. "Vraiment atroces" Shana reçoit de nombreux messages de soutien, mais se se sent aussi démunie face aux appels à l'aide d'autres victimes et à des commentaires "vraiment atroces". Elle demande alors à Story Cube de cesser de publier des extraits de son témoignage. En vain. "Eux m’ont répondu +c'est important qu'on entende ta voix, on n'a pas fait tout ça pour rien+". "Si je n'étais pas armée" psychologiquement, "je me serais sûrement suicidée", lâche la jeune femme. Séléna, 28 ans, a également subi la violence des commentaires après son témoignage devenu viral sur les viols que son frère lui a fait subir, d'abord diffusé par Pluriel. Un internaute a par exemple écrit s'être masturbé "tout le long de la vidéo". "Ça n'avait pas été filtré", déplore-t-elle. Séléna regrette aussi des titres qu'elle juge racoleurs. "C’était +me faire violer par mon frère m'a fait prendre 150 kilos+. Ca n'avait aucun rapport". "Je suis à 108 viols", "je me mets à pleurer": les premières secondes de ce type de vidéos se veulent souvent accrocheuses. Pour Shana, la découverte du montage a été douloureuse. Un passage dans lequel elle explique s’être "mise en danger" après ses agressions pour "se déconnecter", a été "totalement sorti de son contexte", estime-t-elle. "Ils ont enlevé toute la partie où j'expliquais pourquoi !", confie-t-elle, alors qu'il s’agit d’un processus psychotraumatique fréquent chez les victimes de violences. "Du buzz pour du buzz" Sollicité par l’AFP, le groupe Prisma, qui possède Pluriel, a mis en avant son objectif de "permettre à des récits longtemps tus d'être entendus". Il a assuré vouloir renforcer "les garanties nécessaires pour que cette prise de parole se fasse dans un cadre protecteur". Story Cube n'a pas répondu à nos demandes. De son côté, TikTok explique tenir "à offrir un espace sûr permettant aux victimes de partager leur parcours de résilience et de libérer la parole". Pour la psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du psychotrauma, ces vidéos posent problème à deux titres: pour "la sécurité des personnes filmées et la sécurité des personnes qui regardent". Car "on ne leur donne pas les outils pour comprendre et savoir ce qu'il faut faire". Céline Piques, porte-parole d'Osez Le Féminisme, déplore aussi qu'il n'y ait "même pas le numéro du Collectif féministe contre le viol ou le 3919 pour les violences conjugales", ni d'avertissement face à des récits pouvant "réactiver la mémoire traumatique". "Sans nier la force du témoignage de ces femmes (...), c'est malheureusement l'idée de faire du buzz pour du buzz", estime la militante féministe. Marquée par son expérience, Shana ne la regrette pas pour autant: "au moins, mon propos a été écouté", dit-elle. Quant à Séléna, elle estime "avoir réussi sa mission" en aidant certaines personnes à parler, comme Gwendoline, qui a témoigné des viols subis par son enfant. "J'étais fière, parce que je le fais pour mon fils. Peut-être qu'à force d’en parler, ça fera bouger les choses", espère la surveillante de nuit de 28 ans. Même si elle déplore des erreurs liées au montage de son récit, elle raconte se sentir "moins seule" grâce à une "énorme vague de soutien".
Texte intégral (705 mots)
Shana, 25 ans, a voulu témoigner l'an dernier des viols qu'elle a subis. "Si j'ai vécu ça, autant que ça serve" pour aider d'autres victimes à parler, se dit la jeune femme, qui travaille dans l'événementiel à Paris. Elle a d'abord choisi Pluriel, qui se présente comme un "média d'histoires fortes et singulières", spécialisé dans les témoignages face caméra. Son récit dure plus d'une heure sur YouTube, mais il est aussi décliné dans des versions de quelques minutes sur TikTok: le nombre de vues explose. "Je crois qu'on était à 10 millions. Je ne m’attendais pas à ça", confie-t-elle à l’AFP. D'autres la sollicitent dans la foulée, notamment Story Cube, dont les "histoires réelles terrifiantes" sont suivies par des centaines de milliers d'abonnés. "Vraiment atroces" Shana reçoit de nombreux messages de soutien, mais se se sent aussi démunie face aux appels à l'aide d'autres victimes et à des commentaires "vraiment atroces". Elle demande alors à Story Cube de cesser de publier des extraits de son témoignage. En vain. "Eux m’ont répondu +c'est important qu'on entende ta voix, on n'a pas fait tout ça pour rien+". "Si je n'étais pas armée" psychologiquement, "je me serais sûrement suicidée", lâche la jeune femme. Séléna, 28 ans, a également subi la violence des commentaires après son témoignage devenu viral sur les viols que son frère lui a fait subir, d'abord diffusé par Pluriel. Un internaute a par exemple écrit s'être masturbé "tout le long de la vidéo". "Ça n'avait pas été filtré", déplore-t-elle. Séléna regrette aussi des titres qu'elle juge racoleurs. "C’était +me faire violer par mon frère m'a fait prendre 150 kilos+. Ca n'avait aucun rapport". "Je suis à 108 viols", "je me mets à pleurer": les premières secondes de ce type de vidéos se veulent souvent accrocheuses. Pour Shana, la découverte du montage a été douloureuse. Un passage dans lequel elle explique s’être "mise en danger" après ses agressions pour "se déconnecter", a été "totalement sorti de son contexte", estime-t-elle. "Ils ont enlevé toute la partie où j'expliquais pourquoi !", confie-t-elle, alors qu'il s’agit d’un processus psychotraumatique fréquent chez les victimes de violences. "Du buzz pour du buzz" Sollicité par l’AFP, le groupe Prisma, qui possède Pluriel, a mis en avant son objectif de "permettre à des récits longtemps tus d'être entendus". Il a assuré vouloir renforcer "les garanties nécessaires pour que cette prise de parole se fasse dans un cadre protecteur". Story Cube n'a pas répondu à nos demandes. De son côté, TikTok explique tenir "à offrir un espace sûr permettant aux victimes de partager leur parcours de résilience et de libérer la parole". Pour la psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du psychotrauma, ces vidéos posent problème à deux titres: pour "la sécurité des personnes filmées et la sécurité des personnes qui regardent". Car "on ne leur donne pas les outils pour comprendre et savoir ce qu'il faut faire". Céline Piques, porte-parole d'Osez Le Féminisme, déplore aussi qu'il n'y ait "même pas le numéro du Collectif féministe contre le viol ou le 3919 pour les violences conjugales", ni d'avertissement face à des récits pouvant "réactiver la mémoire traumatique". "Sans nier la force du témoignage de ces femmes (...), c'est malheureusement l'idée de faire du buzz pour du buzz", estime la militante féministe. Marquée par son expérience, Shana ne la regrette pas pour autant: "au moins, mon propos a été écouté", dit-elle. Quant à Séléna, elle estime "avoir réussi sa mission" en aidant certaines personnes à parler, comme Gwendoline, qui a témoigné des viols subis par son enfant. "J'étais fière, parce que je le fais pour mon fils. Peut-être qu'à force d’en parler, ça fera bouger les choses", espère la surveillante de nuit de 28 ans. Même si elle déplore des erreurs liées au montage de son récit, elle raconte se sentir "moins seule" grâce à une "énorme vague de soutien".

09.06.2026 à 10:05

FRANCE24
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A 48 ans, cet homme réservé à l'accent chaleureux des Cévennes a reçu l'AFP à la fin de l'hiver chez lui à Alès (Gard), dans ses "garages" du "Pôle mécanique" de cette ville moyenne sinistrée par la fermeture des mines de charbon dans les années 1980-1990 et qui tente de se redresser grâce à une quarantaine de PME dédiées aux sports auto-moto. Cet "écosystème industriel", qui appartient à la municipalité, est "unique en Europe", vante Romain Dumas: il compte un circuit auto et moto homologué de 2,5 kilomètres, un autre de karting et une piste de rallye sur lesquels viennent tourner professionnels et amateurs. Le pilote et désormais chef d'entreprise y a créé sa propre écurie, RD Limited, pour préparer ses bolides et ceux de ses clients, notamment des Porsche dont il a été pilote officiel pendant 20 ans, avant de passer chez Ford en 2022. Dans son repaire cévenol, ce champion discret qui fuit la célébrité et le glamour de la Formule 1, collectionne les trophées, casques et combinaisons d'un palmarès impressionnant en endurance, rallye et course de côte. Seule la F1 manque à son tableau de chasse. "Rêve de gamin" "J'ai tellement rêvé de sport auto quand j'étais gamin, mon père faisait des rallyes quand j'avais cinq, six, sept ans. J'ai grandi là-dedans (...) et toujours été super passionné par ce sport, connaissant par coeur la F1, l'endurance, la course de côte, les rallyes", raconte-t-il. Mais il y a 25 ans, le jeune homme rate le coche de la catégorie reine du sport automobile et "bifurque vers l'endurance à partir de 2001". "J'avais passé toutes les étapes pour monter jusqu'en Formule 1, avec même un essai chez Renault, mais je me suis retrouvé dans une impasse: à 25 ans, on m'avait déclaré déjà trop vieux pour la F1", regrette le quadragénaire. Après un quart de siècle de compétitions sur toute la planète, des dizaines de participations et pléthore de victoires en endurance, courses de côte et de l'extrême et rallyes, Dumas participera le week-end prochain à sa 24e édition des 24 Heures du Mans. Une épreuve centenaire à la renommée mondiale qu'il a remportée deux fois dans la catégorie reine, en 2010 avec Audi et en 2016 avec Porsche. Mais l'édition 2026 pourrait être une consécration pour Dumas. Avec RD Limited, il alignera son Oreca 07 Gibson (catégorie LMP2) qu'il a déjà emmenée au championnat asiatique "Asian Le Mans Series" lors des deux dernières saisons du Championnat du monde d'endurance (WEC). Pilotage en apnée Une semaine après Le Mans, le 21 juin, l'athlète retournera dans le Colorado (ouest des Etats-Unis) pour l'emblématique course de côte de Pikes Peak, qu'il a gagnée cinq fois. Il tentera de dompter une monstrueuse Ford Mustang électrique de 1.400 chevaux et 2,8 tonnes pour avaler en moins de neuf minutes 20 kilomètres et plus de 150 virages, entre 2.000 et 4.000 mètres d'altitude. Un pilotage ultra serré, quasiment en apnée tant l'épreuve peut être dangereuse au bord des précipices. Romain Dumas est un polyvalent au parcours éclectique, qui vit confortablement entre la Suisse et la France, mais qui refuse l'étiquette "Monsieur du sport auto français". "Ce serait bien trop prétentieux", balaie-t-il. Et "ne pas avoir la notoriété de Sébastien Loeb ou d'Alain Prost, ça ne me dérange vraiment pas", assure le pilote dont le "modèle" est "le plus grand champion français de sport automobile, Gérard Larrousse". Comme Larrousse, 86 ans, peu connu du grand public malgré son palmarès en endurance, rallye et F1 dans les années 1960-1970, Dumas veut continuer de courir car il se sent "compétiteur né". "Il y a des catégories où je peux encore essayer d'apprendre, d'être performant et de progresser, comme le Dakar et Pikes Peak", conclut-il.
Texte intégral (660 mots)
A 48 ans, cet homme réservé à l'accent chaleureux des Cévennes a reçu l'AFP à la fin de l'hiver chez lui à Alès (Gard), dans ses "garages" du "Pôle mécanique" de cette ville moyenne sinistrée par la fermeture des mines de charbon dans les années 1980-1990 et qui tente de se redresser grâce à une quarantaine de PME dédiées aux sports auto-moto. Cet "écosystème industriel", qui appartient à la municipalité, est "unique en Europe", vante Romain Dumas: il compte un circuit auto et moto homologué de 2,5 kilomètres, un autre de karting et une piste de rallye sur lesquels viennent tourner professionnels et amateurs. Le pilote et désormais chef d'entreprise y a créé sa propre écurie, RD Limited, pour préparer ses bolides et ceux de ses clients, notamment des Porsche dont il a été pilote officiel pendant 20 ans, avant de passer chez Ford en 2022. Dans son repaire cévenol, ce champion discret qui fuit la célébrité et le glamour de la Formule 1, collectionne les trophées, casques et combinaisons d'un palmarès impressionnant en endurance, rallye et course de côte. Seule la F1 manque à son tableau de chasse. "Rêve de gamin" "J'ai tellement rêvé de sport auto quand j'étais gamin, mon père faisait des rallyes quand j'avais cinq, six, sept ans. J'ai grandi là-dedans (...) et toujours été super passionné par ce sport, connaissant par coeur la F1, l'endurance, la course de côte, les rallyes", raconte-t-il. Mais il y a 25 ans, le jeune homme rate le coche de la catégorie reine du sport automobile et "bifurque vers l'endurance à partir de 2001". "J'avais passé toutes les étapes pour monter jusqu'en Formule 1, avec même un essai chez Renault, mais je me suis retrouvé dans une impasse: à 25 ans, on m'avait déclaré déjà trop vieux pour la F1", regrette le quadragénaire. Après un quart de siècle de compétitions sur toute la planète, des dizaines de participations et pléthore de victoires en endurance, courses de côte et de l'extrême et rallyes, Dumas participera le week-end prochain à sa 24e édition des 24 Heures du Mans. Une épreuve centenaire à la renommée mondiale qu'il a remportée deux fois dans la catégorie reine, en 2010 avec Audi et en 2016 avec Porsche. Mais l'édition 2026 pourrait être une consécration pour Dumas. Avec RD Limited, il alignera son Oreca 07 Gibson (catégorie LMP2) qu'il a déjà emmenée au championnat asiatique "Asian Le Mans Series" lors des deux dernières saisons du Championnat du monde d'endurance (WEC). Pilotage en apnée Une semaine après Le Mans, le 21 juin, l'athlète retournera dans le Colorado (ouest des Etats-Unis) pour l'emblématique course de côte de Pikes Peak, qu'il a gagnée cinq fois. Il tentera de dompter une monstrueuse Ford Mustang électrique de 1.400 chevaux et 2,8 tonnes pour avaler en moins de neuf minutes 20 kilomètres et plus de 150 virages, entre 2.000 et 4.000 mètres d'altitude. Un pilotage ultra serré, quasiment en apnée tant l'épreuve peut être dangereuse au bord des précipices. Romain Dumas est un polyvalent au parcours éclectique, qui vit confortablement entre la Suisse et la France, mais qui refuse l'étiquette "Monsieur du sport auto français". "Ce serait bien trop prétentieux", balaie-t-il. Et "ne pas avoir la notoriété de Sébastien Loeb ou d'Alain Prost, ça ne me dérange vraiment pas", assure le pilote dont le "modèle" est "le plus grand champion français de sport automobile, Gérard Larrousse". Comme Larrousse, 86 ans, peu connu du grand public malgré son palmarès en endurance, rallye et F1 dans les années 1960-1970, Dumas veut continuer de courir car il se sent "compétiteur né". "Il y a des catégories où je peux encore essayer d'apprendre, d'être performant et de progresser, comme le Dakar et Pikes Peak", conclut-il.
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