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24.01.2026 à 00:31

"Le combat n'est pas terminé": à Washington, des milliers de militants défilent contre l'avortement

FRANCE24
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Dans le rassemblement sur le Mall, au coeur de Washington, la foule est souvent très jeune. "La vie est un cadeau", clame le slogan de la 53e édition. "Prends ma main, pas ma vie", disent des lettres de couleurs. "Un être humain est un être humain. Aussi petit soit-il", revendique une pancarte. "Mariez-vous et ayez des enfants, vous ne le regretterez pas", incitent d'autres, avec la silhouette dessinée de Charlie Kirk, le militant ultraconservateur tué par balle en plein meeting sur un campus universitaire de l'ouest du pays il y a quelques mois. L'annulation de la garantie fédérale de l'IVG décidée par la Cour suprême en 2022 "était un excellent début mais les choses semblent ralentir au niveau national", considère auprès de l'AFP Connor Daggett, étudiant en droit âgé de 31 ans. "Il faut encore sensibiliser davantage au fait que le combat n'est pas terminé, poursuit-il. Il ne le sera pas tant que tout enfant dans le ventre (de sa mère) ne sera pas protégé." "Interdiction nationale" "Plus d'avortements. Une interdiction nationale", revendique Jessie Daggett, sa femme. Elle-même devenue mère après "une grossesse imprévue", cette scientifique de 29 ans estime que "c'est une situation effrayante, mais les femmes méritent mieux que de se voir dire qu'elles peuvent interrompre cette grossesse et que ça résoudra le problème, parce que ce n'est pas le cas". "L'objectif ultime, c'est d'éliminer l'avortement, de le rendre illégal et inconcevable", fixe Lauren VanderWulp, venue spécialement du nord du pays. "J'espère qu'ils (l'administration Trump) le feront, je ne sais pas. Je ne suis pas très politisée mais j'espère qu'ils vont faire quelque chose pour sauver les bébés et aider les femmes", dit la jeune étudiante. Venu en personne s'adresser à la foule, comme il y a un an juste après l'investiture de Donald Trump, le vice-président JD Vance a assuré "entendre" et "comprendre" la "crainte (...) que nous n'allons pas assez vite, que nos politiques n'ont pas su répondre à l'appel à la vie que représente cette marche". "Dans ce gouvernement, vous avez un allié à la Maison Blanche", a-t-il voulu les rassurer. JD Vance a profité de son discours pour annoncer que Washington ne verserait plus d'aide étrangère aux programmes favorisant la promotion de la diversité et de l'égalité de genre, en plus de l'avortement, provoquant la colère des ONG. Depuis que l'IVG n'est plus une garantie au niveau fédéral, une vingtaine d'Etats sur cinquante ont interdit ou très fortement restreint l'accès à l'avortement.

23.01.2026 à 23:59

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

FRANCE24
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Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients. "Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad. "J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP. Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance. Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences. "Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il. Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres. - Crise de santé publique - Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan. M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques. "Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida". Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu. Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région. "Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire. Lois et moyens insuffisants Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié. Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas. "Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis." Les autorités de régulation reconnaissent leur échec. "Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC. La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs. "La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP. "Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région. Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il. Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème. "Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.

23.01.2026 à 23:49

HRW alerte sur les conditions des civils suite au retrait du M23 d'Uvira

Fatimata WANE
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Les civils d’Uvira sont exposés à de graves risques d’abus… C’est l’alerte lancé dans le nouveau rapport de l’ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l’AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l’accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…
Texte intégral (716 mots)
Les civils d’Uvira sont exposés à de graves risques d’abus… C’est l’alerte lancé dans le nouveau rapport de l’ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l’AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l’accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…
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