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19.08.2026 à 05:59

FRANCE24
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"J'ai suspendu les droits de douane de 50% contre le Canada (...) pour une durée de trois jours, car le Canada et les Etats-Unis, sous réserve de la finalisation des documents, ont conclu un ACCORD!", s'est félicité Donald Trump sur son réseau Truth Social. Les services du représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, ont assuré sur X que cet accord entre Washington et Ottawa prévoyait "un accès complet au marché (canadien) pour tous les produits américains". Dans une déclaration transmise à la presse, le Premier ministre canadien Mark Carney a noté que des "progrès substantiels" avaient été réalisés lors des négociations entre les deux pays. Mais il reste "encore du travail important à accomplir" pour parvenir à un accord en bonne et due forme, a-t-il tenu à nuancer. Ces surtaxes, annoncées mi-juillet, devaient entrer en vigueur à 00H01 mercredi (04H01 GMT) et porter sur l'équivalent de 20 milliards de dollars d'importations canadiennes, des produits aussi variés que le ciment, les crosses de hockey sur glace ou la bière. Une réponse, selon la Maison Blanche, au "traitement discriminatoire" des "produits américains" mis en place par le Canada et la majorité de ses provinces en réponse aux tensions persistantes entre les deux pays. Il ne s'agissait pas de la première salve de surtaxes contre le Canada, et la part de produits touchés représentait seulement une fraction des 383 milliards de dollars exportés chaque année vers les Etats-Unis. Mais leur nouveauté venait du fait que certains des produits ciblés entraient jusqu'ici aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord de libre-échange conclu entre Canada, Etats-Unis et Mexique (ACEUM). Afin d'éviter ce nouveau tour de vis tarifaire, une équipe de négociateurs canadiens était encore présente mardi à Washington. Mark Carney lui avait donné comme instruction d'offrir des concessions ciblées afin d'empêcher ces nouvelles surtaxes, mais également de tenter d'en réduire d'autres déjà en place. M. Carney et Donald Trump se sont par ailleurs entretenus par téléphone lundi et mardi afin de faire bouger les lignes. "Violation directe" Pour justifier ces nouveaux droits de douane, Washington avait invoqué les représailles prises par Ottawa en réponse à la précédente série de surtaxes imposées par les Etats-Unis. Selon la Maison Blanche, le Canada était l'un des deux seuls pays avec la Chine à avoir riposté aux efforts américains pour "rééquilibrer (leur) balance commerciale". Elle a également dénoncé le boycott mis en place par la plupart des provinces canadiennes contre les alcools américains en réaction au souhait répété de Donald Trump de faire du Canada le "51e Etat" américain. Lors de l'annonce de ces droits de douane fin juillet, Mark Carney avait dénoncé une "violation directe" de l'ACEUM. Négociations ardues Donald Trump ne cesse de critiquer cet accord, qu'il a pourtant négocié lors de son premier mandat pour remplacer le précédent accord de libre-échange nord-américain (ALENA). L'ACEUM prévoyait une clause de revoyure cette année, les trois pays devant donner leur accord pour son renouvellement pour 16 ans. Face au refus de Washington, l'accord est prolongé d'année en année pour dix ans, avant de devenir caduc, à moins qu'un des trois pays ne s'en retire unilatéralement avant. Canada, Etats-Unis et Mexique sont entrés dans une phase de négociations ardues, alors que les relations diplomatiques entre les trois pays se sont tendues depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche. Le Canada et le Mexique sont parmi les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, mais ont également été les premières cibles de la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis janvier 2025. Ces droits de douane avaient toutefois été annulés fin février par la Cour suprême américaine. Selon les données de Mexico et Ottawa, plus de 80% des produits mexicains et canadiens exportés vers la première économie mondiale le sont dans le cadre de l'ACEUM.

19.08.2026 à 05:33

FRANCE24
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Dimanche, Donald Trump avait pris son proche allié sud-coréen de court en estimant que ces exercices annuels adressaient "un signal totalement inapproprié et hostile" à la Corée du Nord. Invoquant sa "très bonne relation" avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, il avait annoncé une réduction "considérable" de la participation des Etats-Unis à ces manœuvres annuelles destinées à simuler des combats contre des troupes de Pyongyang. Les résultats ne se sont pas fait attendre et l'armée sud-coréenne a annoncé mercredi que ces manœuvres, qui devaient initialement durer jusqu'au 27 août, prendraient finalement fin dès vendredi. Ce changement de pied constitue un revers de taille pour Séoul, allié historique des Etats-Unis. Un responsable militaire sud-coréen a reconnu auprès de l'AFP que cette décision était "inhabituelle". Dans un communiqué, l'état-major interarmées sud-coréen a indiqué "ajuster la durée de l'exercice UFS" à la suite d'une "suggestion de la partie américaine". "Condition préalable" Le Pentagone a toutefois assuré mercredi que ces ajustements "préservent les objectifs essentiels en matière de préparation et d'entraînement". "Il n'y aura aucune réduction des objectifs d'entraînement américains", a assuré le commandement militaire américain. Les Etats-Unis entretiennent un contingent de 28.500 militaires en Corée du Sud, un de leurs principaux déploiements en Asie. Une certaine partie d'entre eux devait être mobilisée aux côtés de 18.000 militaires sud-coréens pour ces exercices nommés Ulchi Freedom Shield (UFS). Les manœuvres de cette année sont placées sous le signe de l'expérience acquise par l'armée nord-coréenne en matière de techniques de guerre moderne aux côtés de la Russie sur le front ukrainien. M. Trump s'est régulièrement targué de sa proximité avec Kim Jong Un, qu'il a rencontré à trois reprises lors de son premier mandat à la Maison Blanche. Le Wall Street Journal rapporté mardi, en citant des responsables américains, que Donald Trump faisait pression sur ses collaborateurs pour qu'une nouvelle rencontre ait lieu cet automne. "La suspension des exercices conjoints a toujours été une condition préalable pour que la Corée du Nord s'engage dans un dialogue avec les Etats-Unis", observe pour l'AFP Park Won-gon, professeur à l'université Ewha. Aussi, cette "réduction pourrait avoir un impact positif" en ce sens, estime-t-il. Interrogé en début de semaine sur un éventuel retour favorable de Kim Jong Un à sa volonté affichée de le ménager, M. Trump a répondu "oui, il l'a fait", sans cependant dire clairement s'ils avaient eu une conversation. Mercredi, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a répété que les manoeuvres "posent la menace la plus immédiate et la plus franche" à la Corée du Nord ainsi qu'à la "sécurité régionale". "Neutraliser les menaces" Ces manœuvres annuelles irritent systématiquement la Corée du Nord, pays fermé qui détient l'arme nucléaire et est techniquement toujours en guerre avec le Sud, puisque les deux parties de la péninsule n'ont pas signé de traité de paix à l'issue de leur conflit de 1950-1953. Pyongyang avait procédé à des essais de missiles à l'approche de ces opérations. La finalité de ces exercices n'est pas de "traiter une entité spécifique comme un adversaire mais de préserver, en sécurité et en paix, les vies quotidiennes de la population", avait voulu rassurer mardi le président sud-coréen Lee Jae Myung, cité par ses services. Pyongyang a toutefois répété mercredi, via KCNA, entendre faire valoir son "droit à l'autodéfense pour neutraliser les menaces militaires de forces hostiles". Dans ce contexte, la Chine, un des principaux alliés de Pyongyang, a confirmé mercredi que son ministre des Affaires étrangères Wang Yi se rendrait mercredi à Séoul pour y rencontrer le président Lee. Pékin a par le passé régulièrement affiché sa volonté de tempérer son allié nord-coréen, mais Pyongyang joue de plus en plus de ses liens renforcés avec Moscou, selon les observateurs.

19.08.2026 à 05:25

FRANCE24
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"J'ai suspendu les droits de douane de 50% contre le Canada (...) pour une durée de trois jours, car le Canada et les Etats-Unis, sous réserve de la finalisation des documents, ont conclu un ACCORD!", s'est félicité Donald Trump sur son réseau Truth Social. Ces surtaxes, annoncées mi-juillet, devaient porter sur l'équivalent de 20 milliards de dollars d'importations canadiennes, des produits aussi variés que le ciment, les crosses de hockey sur glace ou la bière. Une réponse, selon la Maison Blanche, au "traitement discriminatoire" des "produits américains" mis en place par le Canada et la majorité de ses provinces en réponse aux tensions persistantes entre les deux pays. Il ne s'agissait pas de la première salve de surtaxes contre le Canada, et la part de produits touchés représentait seulement une fraction des 383 milliards de dollars exportés chaque année vers les Etats-Unis. Mais leur nouveauté venait du fait que certains des produits ciblés entraient jusqu'ici aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord de libre-échange conclu entre Canada, Etats-Unis et Mexique (ACEUM). Le Canada a négocié jusqu'au dernier moment avec son voisin américain dans l'espoir de parvenir à un accord permettant d'éviter ce nouveau tour de vis tarifaire. Une équipe canadienne était encore présente mardi à Washington, selon la presse américaine. Le Premier ministre canadien Mark Carney lui avait donné comme instruction d'offrir des concessions ciblées afin d'empêcher ces nouvelles surtaxes, mais également d'en réduire d'autres déjà en place. M. Carney et Donald Trump se sont par ailleurs entretenus par téléphone lundi et mardi, dans l'espoir de faire bouger les lignes. "Violation directe" Pour justifier ces nouveaux droits de douane, Washington avait invoqué les représailles prises par Ottawa en réponse à la précédente série de surtaxes imposées par les Etats-Unis. Selon la Maison Blanche, le Canada était l'un des deux seuls pays avec la Chine à avoir riposté aux efforts américains pour "rééquilibrer (leur) balance commerciale". Elle a également dénoncé le boycott mis en place par la plupart des provinces canadiennes contre les alcools américains en réaction au souhait répété de Donald Trump de faire du Canada le "51e Etat" américain. Lors de l'annonce de ces droits de douane fin juillet, Mark Carney avait dénoncé une "violation directe" de l'ACEUM, assurant que le Canada avait "pris des mesures équivalentes". Les négociations ne sont cependant pas terminées entre les deux pays, qui doivent encore parvenir à un accord sur les conditions de l'ACEUM. Négociations ardues Donald Trump ne cesse de critiquer cet accord, qu'il a pourtant négocié lors de son premier mandat pour remplacer le précédent accord de libre-échange nord-américain (ALENA). L'ACEUM prévoyait une clause de revoyure cette année, les trois pays devant donner leur accord pour son renouvellement pour 16 ans. Face au refus de Washington, l'accord est prolongé d'année en année pour dix ans, avant de devenir caduc, à moins qu'un des trois pays ne s'en retire unilatéralement avant. Canada, Etats-Unis et Mexique sont entrés dans une phase de négociations ardues, alors que les relations diplomatiques entre les trois pays se sont tendues depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche. Le Canada et le Mexique sont parmi les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, mais ont également été les premières cibles de la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis janvier 2025. Ces droits de douane avaient toutefois été annulés fin février par la Cour suprême américaine. Selon les données de Mexico et Ottawa, plus de 80% des produits mexicains et canadiens exportés vers la première économie mondiale le sont dans le cadre de l'ACEUM.
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