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03.02.2026 à 13:09

Wang Bing, l'envers de la Chine contemporaine sur grand écran

FRANCE24

Cheveux longs qui grisonnent, barbe de plusieurs jours, le cinéaste semble épuisé par sa mission de raconter les années de chaos de la période Mao Tsé-toung (1949-1976). "Ce qui peut constituer un récit historique est très rare à l'échelle d'un pays aussi vaste, d'un régime qui a traversé trois décennies", confie-t-il lors d'un entretien accordé à l'AFP au Festival international des cinémas d'Asie (Fica) de Vesoul (Haute-Saône) dont il préside le jury. C'est lui qui remet mardi soir le grand prix du festival, le Cyclo d'or. Diplômé en 1997 de l'Académie du cinéma de Pékin, le réalisateur a mis à profit dans les années 2000 la relative libéralisation induite par l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour surfer sur la vague du film indépendant, aidé par l'apparition du numérique et des logiciels de montage libres, hors de tout contrôle étatique. "Je ne savais pas combien de temps durerait ce relâchement politique. Je me disais qu'il fallait saisir ce moment historique. J'ai donc beaucoup filmé, sur des sujets particulièrement délicats qui demandaient énormément de temps." C'est de cette période que datent ses recherches sur le camp de rééducation par le travail de Jiabiangou, dans le nord-ouest de la Chine, où des milliers de prisonniers ont succombé à la famine au début des années 1960. Le résultat sera "Les Ames mortes" (2018), un documentaire de plus de huit heures, où des témoins racontent en longs plans fixes leur survie dans l'univers concentrationnaire. Une partie d'un ensemble qui pourrait approcher les 50 heures, prévient Wang Bing, qui se considère "chanceux" d'avoir pu convaincre de témoigner une centaine de survivants, "victimes de persécutions extrêmes", et retrouvés à travers toute la Chine. Aux antipodes de l'histoire officielle rédigée à la gloire du Parti communiste au pouvoir, les documentaires du réalisateur témoignent ainsi de la ruine des vieilles industries ("A l'Ouest des Rails", 2002), de l'abandon des malades psychiatriques ("A la Folie", 2013) ou encore de l'esclavage moderne des ouvriers d'usine (avec sa trilogie "Jeunesse", 2023/24). "Besoin de vérité " Après l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping fin 2012, la période de relative liberté et de créativité a pris fin et Wang Bing n'a plus remis les pieds dans son pays depuis 2021. Installé à Paris, il s'absorbe dans le travail. Sélectionner et monter des heures de témoignages est très chronophage: "Je peux rester 10 ou 15 jours sans voir personne", confie-t-il. "Pour l'Asie en général, le problème majeur, c'est l'absence de loi, le chaos, les massacres, la brutalité infligée à ceux qui pensent autrement... Mais c'est selon moi l'endroit où l'on trouve à la fois le meilleur et le pire de l'humanité", dit-il. "J'ai besoin de vérité, de ce qui se trouve dans le cœur des gens". Malgré l'aspect subversif des sujets qu'il aborde, le cinéaste assure qu'il ne fait "pas de politique", mais "de l'art", alors que sa production n'est pas diffusée au grand jour dans son pays. "Je sais qu'il y a des gens qui regardent mes films. Ils contournent la grande muraille informatique pour les voir. Mais rapporté à la population chinoise, c'est très peu", reconnaît le cinéaste de 58 ans. Et contrairement à lui, "dans toute l'histoire du cinéma chinois, il n'y a jamais eu un seul réalisateur dont tous les films ont été faits selon sa propre volonté, qui ait tourné exactement les films qu'il voulait", assure Wang Bing. Et s'il vit aujourd'hui à Paris, ce n'est pas qu'il n'a pas peur du pouvoir chinois: il l'ignore. "Si tu penses à lui tous les jours, c'est là qu'il te contrôle", explique le réalisateur. "Dans quelques siècles, on pourra encore voir mes films pour comprendre ce qui s'est passé. Mais personne n'écoutera plus ce que le pouvoir a dit."

03.02.2026 à 13:03

Universités: nouvelle offensive de Trump qui réclame un milliard de dollars à Harvard

FRANCE24

"Nous réclamons maintenant un milliard de dollars de dommages et ne voulons plus avoir affaire, à l'avenir, à l'université de Harvard", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Les enquêtes à l'encontre de l'institution mondialement connue devront désormais être considérées comme des "affaires criminelles et non civiles", a-t-il ajouté. "Harvard devra assumer les conséquences de ses actes répréhensibles". Donald Trump accuse Harvard et d'autres universités américaines de promouvoir une idéologie dite "woke" qui promeut une forte sensibilité aux injustices liées au racisme, sexisme et autres formes de discriminations, et de ne pas protéger suffisamment les étudiants juifs lors des manifestations pro-palestiniennes. Son administration a déposé des plaintes judiciaires et exigé des indemnités exorbitantes contre des dizaines universités - au moins 75 selon une récente enquête du New York Times. Une politique qu'avait dénoncée en septembre l'ex-présidente de l'université. "Il s'agit de détruire les institutions de la connaissance parce que ce sont des centres de pensée et d'information indépendantes," avait affirmé Claudine Gay. "Rien ne le justifie ni ne l'explique. Hormis le fait que les pouvoirs autoritaires n'aiment pas les centres indépendants de réflexion et d'information", avait ajouté la première femme noire à la tête d'Harvard en 368 ans, démissionnaire en janvier 2024. La dernière colère du président américain contre Harvard a éclaté après que le New York Times a affirmé lundi qu'il avait fait "marche arrière", en renonçant à sa demande initiale d'obtenir 200 millions de dollars de l'université. "L'université de Harvard, fortement antisémite, a fourni beaucoup +d'absurdités+ au défaillant New York Times", a dénoncé le chef de l'Etat, six heures après la publication de l'article. "Harvard se comporte très mal depuis longtemps!", a-t-il encore martelé. "Alan Garber, le président de Harvard, a fait un travail abominable (...). Il a été embauché après que les accusations d'antisémitisme aient été portées, je me demande pourquoi ???". En septembre, Donald Trump avait déclaré que les négociations avec Harvard étaient sur le point d'aboutir à un accord de 500 millions de dollars, et qu'une partie de cette somme serait destinée à ouvrir des écoles professionnelles. Mais dans un long message publié peu avant minuit sur le sujet, le président a changé de ton et doublé la mise. Depuis son retour au pouvoir il y a un an, il a pris pour cible des universités de la prestigieuse "Ivy League". Il leur a retiré des subventions fédérales et les a accusé de laisser prospérer sur leurs campus les mouvements étudiants contre la guerre à Gaza ou, plus généralement, d'être des foyers de contestation progressiste. Des universités négocient Plus généralement, l'administration Trump insiste pour que les universités prennent en compte ses priorités en matière d'éducation. Elle leur demande d'adhérer aux définitions "biologiques" du masculin et du féminin. Et de cesser la discrimination positive liée à des facteurs comme "le sexe, l'ethnicité, la race, la nationalité, les opinions politiques, l'orientation sexuelle, l'identité de genre, les affiliations religieuses" dans les processus d'admission et d'attribution des bourses. Plusieurs universités ont choisi de négocier. Columbia a ainsi accepté de verser 200 millions de dollars pour mettre fin aux enquêtes à son encontre et récupérer 1,7 milliard de dollars de subventions et financements fédéraux. Elle s'est engagée notamment à "éliminer les préférences raciales" et à "mettre fin" à la promotion de la diversité, bête noire des conservateurs. L'université de Pennsylvanie a également cédé, annonçant qu'elle interdirait aux femmes transgenres de participer à des compétitions féminines. Deux autres universités de l'Ivy League, Brown et Cornell, ont conclu des accords en déboursant respectivement 50 et 60 millions de dollars. L'administration Trump réclame aussi un milliard de dollars à l'université de Californie (UC), pour sa gestion des manifestations pro-palestiniennes en 2024 sur son campus de Los Angeles.

03.02.2026 à 13:03

Ryanair condamnée en Belgique pour des pratiques commerciales "illicites"

FRANCE24

Sont notamment ciblées l'incitation à acheter rapidement un billet, en donnant l'impression que le vol sera bientôt complet, et celle d'opter pour des formules tarifaires groupées (intégrant le type de siège, volume du bagage, etc.) sans être transparent sur le tarif de chaque option, est-il précisé. Cette action en justice était portée devant le tribunal de l'entreprise de Bruxelles par l'association de défense des consommateurs Testachats. L'organisation pointait du doigt au total une dizaine de pratiques de Ryanair sur son site internet ou son application mobile, qu'elle qualifiait de "trompeuses, agressives ou déloyales". Dans son jugement rendu le 28 janvier, le tribunal a retenu quatre pratiques "illicites", principalement sur les affichages de prix. L'une d'elles consiste à offrir "une réduction de prix au consommateur en annonçant un faux prix de référence". Il est ordonné à la compagnie irlandaise à bas coûts de cesser ces pratiques dans un délai de trois mois suivant la signification du jugement, "sous peine d'une astreinte de 5.000 euros par infraction et par jour d'infraction", souligne le texte. Sollicité par l'AFP, Ryanair n'a pas immédiatement donné suite. Le jugement est susceptible d'appel. Testachats a indiqué qu'il ne devrait pas faire appel. "On va essayer de fixer un calendrier de discussions avec la compagnie pour aborder l'amélioration de la transparence, ce qui est le point le plus important pour nous", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'association, Jean-Philippe Ducart. Testachats regrette une forme de pression à l'achat de la part de Ryanair, qui empêcherait le consommateur de prendre le temps de comparer les offres tarifaires des compagnies concurrentes. "Nous voulons que les prix soient clairement affichés, séparément pour chaque service. Les consommateurs ont le droit d'être informés correctement, sans manipulation, pour pouvoir prendre des décisions en plein connaissance de cause", a encore dit M. Ducart.
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