
06.10.2026 à 19:12
admn_iris
Arrivé à Moscou en septembre 2021, quelques mois seulement avant le déclenchement de l’offensive russe contre l’Ukraine, Sylvain Tronchet a vu ses conditions de travail profondément évoluer au fil de la guerre. Restrictions de déplacement, difficultés d’accès aux sources, surveillance, accréditations refusées : exercer le métier de correspondant étranger en Russie est devenu de plus en plus complexe. Dans un pays où les derniers journalistes indépendants ont progressivement cessé leur activité ou quitté le territoire, comment continuer à informer ? Comment confronter le discours du pouvoir aux faits sans mettre en danger ses interlocuteurs ? Et comment raconter une société russe bouleversée par plusieurs années de guerre ? De retour en France après cinq années passées en Russie, Sylvain Tronchet revient sur son expérience dans cet entretien exclusif accordé à l’Observatoire de l’information et des stratégies d’influence. Entretien réalisé en juillet 2026.
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Arrivé à Moscou en septembre 2021, quelques mois seulement avant le déclenchement de l’offensive russe contre l’Ukraine, Sylvain Tronchet a vu ses conditions de travail profondément évoluer au fil de la guerre. Restrictions de déplacement, difficultés d’accès aux sources, surveillance, accréditations refusées : exercer le métier de correspondant étranger en Russie est devenu de plus en plus complexe. Dans un pays où les derniers journalistes indépendants ont progressivement cessé leur activité ou quitté le territoire, comment continuer à informer ? Comment confronter le discours du pouvoir aux faits sans mettre en danger ses interlocuteurs ? Et comment raconter une société russe bouleversée par plusieurs années de guerre ?
De retour en France après cinq années passées en Russie, Sylvain Tronchet revient sur son expérience dans cet entretien exclusif accordé à l’Observatoire de l’information et des stratégies d’influence.
Entretien réalisé en juillet 2026.
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06.10.2026 à 14:14
Déborah Yapi
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, autour des résultats du premier tour de l’élection présidentielle au Brésil qui placent Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, en tête avec 47,03 % des voix devant le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva qui obtient 45,16 % des suffrages. Les deux candidats se retrouveront au second tour, le 25 octobre. Le Brésil va-t-il à son tour s’inscrire dans le virage conservateur observé dans plusieurs pays d’Amérique du Sud ?
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Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, autour des résultats du premier tour de l’élection présidentielle au Brésil qui placent Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, en tête avec 47,03 % des voix devant le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva qui obtient 45,16 % des suffrages. Les deux candidats se retrouveront au second tour, le 25 octobre. Le Brésil va-t-il à son tour s’inscrire dans le virage conservateur observé dans plusieurs pays d’Amérique du Sud ?
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06.10.2026 à 11:14
stagiairedecomm@iris-france.org
Dans cet entretien, Pascal Boniface reçoit Denis Mukwege, gynécologue et militant des droits de l’Homme kino-congolais et lauréat du prix Nobel de la paix 2018 ; il revient sur sa note stratégique pour une sortie de crise pour la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la Conférence « 30 ans de guerre, 30 ans d’impunité » à Bruxelles. L’Est de la République démocratique du Congo est le théâtre de violents conflits depuis trente ans, guerre la plus meurtrière depuis la Seconde Guerre mondiale. Différents groupes s’affrontent pour le contrôle des ressources de la région, plaque tournante d’une industrie minière indispensable à la révolution numérique, mais en réalité « rouge du sang des femmes et des enfants congolais ». Le plus important de ces groupes est le M23, soutenu par l’État rwandais, qui sévit en RDC au détriment de la souveraineté du pays. Dans sa note stratégique, Denis Mukwege propose une série de mesures pour un processus de sortie de crise vers une paix juste et durable. Il souligne notamment l’importance de l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité : cessez-le-feu immédiat, retrait immédiat du M23 et démantèlement des administrations parallèles.Ainsi, pour Denis Mukwege, la sortie de crise en RDC ne peut se limiter à un simple cessez-le-feu : elle doit s’accompagner d’une véritable réponse politique et sécuritaire, mais aussi d’une lutte contre l’exploitation illégale des ressources et l’impunité, afin de construire une paix durable et de rendre justice aux populations congolaises.
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Dans cet entretien, Pascal Boniface reçoit Denis Mukwege, gynécologue et militant des droits de l’Homme kino-congolais et lauréat du prix Nobel de la paix 2018 ; il revient sur sa note stratégique pour une sortie de crise pour la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la Conférence « 30 ans de guerre, 30 ans d’impunité » à Bruxelles.
L’Est de la République démocratique du Congo est le théâtre de violents conflits depuis trente ans, guerre la plus meurtrière depuis la Seconde Guerre mondiale. Différents groupes s’affrontent pour le contrôle des ressources de la région, plaque tournante d’une industrie minière indispensable à la révolution numérique, mais en réalité « rouge du sang des femmes et des enfants congolais ». Le plus important de ces groupes est le M23, soutenu par l’État rwandais, qui sévit en RDC au détriment de la souveraineté du pays.
Dans sa note stratégique, Denis Mukwege propose une série de mesures pour un processus de sortie de crise vers une paix juste et durable. Il souligne notamment l’importance de l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité : cessez-le-feu immédiat, retrait immédiat du M23 et démantèlement des administrations parallèles.
Ainsi, pour Denis Mukwege, la sortie de crise en RDC ne peut se limiter à un simple cessez-le-feu : elle doit s’accompagner d’une véritable réponse politique et sécuritaire, mais aussi d’une lutte contre l’exploitation illégale des ressources et l’impunité, afin de construire une paix durable et de rendre justice aux populations congolaises.
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