
24.09.2026 à 16:36
Coline Laroche
Publié le 4 août 2026, le dernier livre blanc japonais sur la défense s’inscrit dans la continuité du tournant stratégique engagé par le gouvernement de l’archipel depuis la diffusion des trois documents de sécurité nationale de 20222 et dont la mise à jour est attendue avant la fin de l’année 2026. Ragaillardi par l’écrasante majorité dont dispose la Première ministre Sanae Takaichi au sein des deux chambres du pays et en dépit d’une situation financière préoccupante, l’actuel gouvernement estime pouvoir mettre en œuvre le renforcement militaire décidé, tout en notant l’urgence d’une adaptation du Japon à un environnement régional jugé plus dangereux que jamais. Début septembre 2026, le ministère de la Défense a demandé un budget de l’ordre de 48 milliards d’euros pour 2027. Ainsi, le Japon cherche moins à annoncer une nouvelle stratégie qu’à justifier l’accélération de sa mutation militaire et à désamorcer le narratif relayé par la Chine et ses principaux relais médiatiques sur la renaissance d’une forme de « militarisme nippon ». Ces derniers se montrent extrêmement virulents depuis les déclarations de la Première ministre japonaise en novembre 2025 reconnaissant l’impact qu’aurait une crise dans le détroit de Taïwan sur la sécurité de l’archipel. Une « situation de menace pour la survie » du Japon selon ses propos et pouvant justifier la mise en œuvre des Forces d’Autodéfense (FAD). Le document repose sur trois idées de fond : la Chine constitue désormais le principal défi stratégique, la guerre est entrée dans une phase de transformation technologique rapide, et la sécurité du Japon exige un effort durable de modernisation militaire, industrielle et technologique.
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Publié le 4 août 2026, le dernier livre blanc japonais sur la défense s’inscrit dans la continuité du tournant stratégique engagé par le gouvernement de l’archipel depuis la diffusion des trois documents de sécurité nationale de 20222 et dont la mise à jour est attendue avant la fin de l’année 2026. Ragaillardi par l’écrasante majorité dont dispose la Première ministre Sanae Takaichi au sein des deux chambres du pays et en dépit d’une situation financière préoccupante, l’actuel gouvernement estime pouvoir mettre en œuvre le renforcement militaire décidé, tout en notant l’urgence d’une adaptation du Japon à un environnement régional jugé plus dangereux que jamais. Début septembre 2026, le ministère de la Défense a demandé un budget de l’ordre de 48 milliards d’euros pour 2027.
Ainsi, le Japon cherche moins à annoncer une nouvelle stratégie qu’à justifier l’accélération de sa mutation militaire et à désamorcer le narratif relayé par la Chine et ses principaux relais médiatiques sur la renaissance d’une forme de « militarisme nippon ». Ces derniers se montrent extrêmement virulents depuis les déclarations de la Première ministre japonaise en novembre 2025 reconnaissant l’impact qu’aurait une crise dans le détroit de Taïwan sur la sécurité de l’archipel. Une « situation de menace pour la survie » du Japon selon ses propos et pouvant justifier la mise en œuvre des Forces d’Autodéfense (FAD).
Le document repose sur trois idées de fond : la Chine constitue désormais le principal défi stratégique, la guerre est entrée dans une phase de transformation technologique rapide, et la sécurité du Japon exige un effort durable de modernisation militaire, industrielle et technologique.
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24.09.2026 à 10:36
stagiairedecomm@iris-france.org
À l’occasion de la parution de « Comment l’Amérique a donné l’Iran aux mollahs » signé par le grand reporter états-unien Scott Anderson (éditions Saint-Simon), Pascal Boniface revient sur les grands moments qui ont mené la chute du Shah d’Iran en 1979. D’après l’auteur, les États-Unis, aveuglés par leur confiance en leur allié et sourds aux revendications de la population iranienne, portent une lourde responsabilité dans l’arrivé au pouvoir de l’ayatollah Khomeiny. L’ouvrage de Scott Anderson nous plonge dans les rouages qui ont contribué à la fin du régime monarchique : perception d’une soumission de l’Iran vis-à-vis de Washington, société fracturée entre un Téhéran bourgeois et une ruralité déstabilisée par une modernisation à marche forcée, et surtout méconnaissance totale par les diplomates états-uniens du pays dans lequel ils évoluaient. Une lecture précieuse qui permet de percevoir sur un nouveau jour les errements de la stratégie de Washington dans la guerre actuellement menée à l’encontre de la République islamique.
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À l’occasion de la parution de « Comment l’Amérique a donné l’Iran aux mollahs » signé par le grand reporter états-unien Scott Anderson (éditions Saint-Simon), Pascal Boniface revient sur les grands moments qui ont mené la chute du Shah d’Iran en 1979. D’après l’auteur, les États-Unis, aveuglés par leur confiance en leur allié et sourds aux revendications de la population iranienne, portent une lourde responsabilité dans l’arrivé au pouvoir de l’ayatollah Khomeiny.
L’ouvrage de Scott Anderson nous plonge dans les rouages qui ont contribué à la fin du régime monarchique : perception d’une soumission de l’Iran vis-à-vis de Washington, société fracturée entre un Téhéran bourgeois et une ruralité déstabilisée par une modernisation à marche forcée, et surtout méconnaissance totale par les diplomates états-uniens du pays dans lequel ils évoluaient.
Une lecture précieuse qui permet de percevoir sur un nouveau jour les errements de la stratégie de Washington dans la guerre actuellement menée à l’encontre de la République islamique.
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23.09.2026 à 17:29
Coline Laroche
La place des salariés dans les associations et fondations, notamment humanitaires ou de défense de l’environnement, est un sujet protéiforme et complexe qui renvoie au dialogue social, bien entendu, mais aussi aux notions d’engagement et de bénévolat au profit d’une cause, au professionnalisme, à la nature de l’organisation (association, fondation…), à l’intérêt général et à la fiscalité (désintéressement, mécénat), à la gouvernance, à la gestion et de la prévention des conflits d’intérêt, à la démocratie, et à bien d’autres sujets encore. Pour illustrer notre court propos, nous avons pris le parti de nous saisir de la tribune, signée le 16 juin 2026, par 89 salariés du Fonds mondial pour la nature France (WWF France), tribune qui « vise à rappeler ce qui fonde [leur] engagement et les valeurs qui [les] animent ». Cette tribune fait suite à la démission de la présidente du WWF France, une fondation reconnue d’utilité publique (RUP), dont la mission est d’ « arrêter la dégradation de l’environnement dans le monde et construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature. ».
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La place des salariés dans les associations et fondations, notamment humanitaires ou de défense de l’environnement, est un sujet protéiforme et complexe qui renvoie au dialogue social, bien entendu, mais aussi aux notions d’engagement et de bénévolat au profit d’une cause, au professionnalisme, à la nature de l’organisation (association, fondation…), à l’intérêt général et à la fiscalité (désintéressement, mécénat), à la gouvernance, à la gestion et de la prévention des conflits d’intérêt, à la démocratie, et à bien d’autres sujets encore.
Pour illustrer notre court propos, nous avons pris le parti de nous saisir de la tribune, signée le 16 juin 2026, par 89 salariés du Fonds mondial pour la nature France (WWF France), tribune qui « vise à rappeler ce qui fonde [leur] engagement et les valeurs qui [les] animent ». Cette tribune fait suite à la démission de la présidente du WWF France, une fondation reconnue d’utilité publique (RUP), dont la mission est d’ « arrêter la dégradation de l’environnement dans le monde et construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature. ».
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