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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

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20.02.2026 à 16:29

Druzes de Syrie : entre rapport au nouveau pouvoir central et ingérences israéliennes

Coline Laroche              

La reprise du Nord-Est syrien par les autorités de Damas marque une étape majeure dans la période de transition que connaît le pays. La stratégie de son nouveau dirigeant Ahmed Al-Charaa, basée sur une fine compréhension des rapports de force en présence sur le terrain et la mobilisation d’appuis internationaux, s’est révélée particulièrement efficace pour mener à bien cette opération. Dans l’attente du règlement politique à la « question kurde » syrienne, amorcée par la signature d’un accord global ce 30 janvier, se dresse au Sud un autre défi, similaire en apparence mais singulier à bien des égards : la province de Sweïda. Principalement peuplée par des Druzes – population arabe pratiquant un courant ésotérique de l’Islam – cette région a récemment été le théâtre d’affrontements sanglants lors d’une tentative de Damas de la réintégrer dans son giron. Sortie exsangue de quatorze années de guerre civile, marquée qui plus est par une politique méthodique d’affaiblissement de l’État menée par le régime Assad, la Syrie souffre d’une accumulation de contraintes qui complexifie la phase de transition actuelle : fragmentation de l’autorité, persistance des logiques de confrontation dans la relation au pouvoir ainsi que dans son exercice, et rapport de dépendance à l’étranger. Dans le Sud, la question de l’unité syrienne se heurte de surcroît à des dynamiques anciennes, issues d’une histoire longue de la communauté druze, que la conjoncture, à la fois nationale et régionale, est venue raviver.

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La reprise du Nord-Est syrien par les autorités de Damas marque une étape majeure dans la période de transition que connaît le pays. La stratégie de son nouveau dirigeant Ahmed Al-Charaa, basée sur une fine compréhension des rapports de force en présence sur le terrain et la mobilisation d’appuis internationaux, s’est révélée particulièrement efficace pour mener à bien cette opération.

Dans l’attente du règlement politique à la « question kurde » syrienne, amorcée par la signature d’un accord global ce 30 janvier, se dresse au Sud un autre défi, similaire en apparence mais singulier à bien des égards : la province de Sweïda. Principalement peuplée par des Druzes – population arabe pratiquant un courant ésotérique de l’Islam – cette région a récemment été le théâtre d’affrontements sanglants lors d’une tentative de Damas de la réintégrer dans son giron.

Sortie exsangue de quatorze années de guerre civile, marquée qui plus est par une politique méthodique d’affaiblissement de l’État menée par le régime Assad, la Syrie souffre d’une accumulation de contraintes qui complexifie la phase de transition actuelle : fragmentation de l’autorité, persistance des logiques de confrontation dans la relation au pouvoir ainsi que dans son exercice, et rapport de dépendance à l’étranger. Dans le Sud, la question de l’unité syrienne se heurte de surcroît à des dynamiques anciennes, issues d’une histoire longue de la communauté druze, que la conjoncture, à la fois nationale et régionale, est venue raviver.

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20.02.2026 à 12:13

Board of Peace: effet d’annonce ou résultat concret ?

Déborah Yapi

Hier 19 février, Donald Trump a tenu la première réunion du Board of Peace. Cet organisme est censé superviser la mise en oeuvre du plan de paix à Gaza, semble finalement avoir un rôle plus large, le plaçant en concurrent de l’ONU. Le Board of Peace est constitué de plusieurs organes dont un Comité exécutif composé de proches de Donald Trump. Plusieurs pays ont déjà promis un soutien financier, bien que ces engagements restent très insuffisants au regard des besoins pour la reconstruction de Gaza. Des problèmes majeurs demeurent : la question du contrôle et de la surveillance de la reconstruction, le sort de la population civile, la présence de l’armée israélienne qui contrôle encore la moitié de la bande de Gaza, ainsi que le désarmement du Hamas. Au-delà de la communication entourant cet organisme et des grandes déclarations de Trump, peut-on réellement s’attendre à des résultats tangibles ?

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Hier 19 février, Donald Trump a tenu la première réunion du Board of Peace. Cet organisme est censé superviser la mise en oeuvre du plan de paix à Gaza, semble finalement avoir un rôle plus large, le plaçant en concurrent de l’ONU.

Le Board of Peace est constitué de plusieurs organes dont un Comité exécutif composé de proches de Donald Trump. Plusieurs pays ont déjà promis un soutien financier, bien que ces engagements restent très insuffisants au regard des besoins pour la reconstruction de Gaza. Des problèmes majeurs demeurent : la question du contrôle et de la surveillance de la reconstruction, le sort de la population civile, la présence de l’armée israélienne qui contrôle encore la moitié de la bande de Gaza, ainsi que le désarmement du Hamas. Au-delà de la communication entourant cet organisme et des grandes déclarations de Trump, peut-on réellement s’attendre à des résultats tangibles ?

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19.02.2026 à 16:11

Guerre informationnelle : comment l’Estonie fait face aux menaces hybrides russes

Coline Laroche              

Les élections « présidentielles » moldaves et roumaines, les Jeux olympiques de Paris, les manifestations d’agriculteurs en Allemagne : en 2024, ces évènements majeurs au sein de l’Union européenne ont été les cibles de vastes campagnes de désinformation russe. Ces opérations, menées en grande partie sur les réseaux sociaux, avaient pour objectif de déstabiliser, d’affaiblir et de saper la cohésion des pays occidentaux. Les États baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) sont, pour leur part, en première ligne face à la guerre informationnelle menée par la Russie. Situés à la frontière russe, ces trois pays sont régulièrement victimes de campagnes massives de désinformation, en particulier depuis l’annexion de la Crimée, en 2014. Les États baltes ont en effet fait partie des premiers à condamner l’annexion de la Crimée par la Fédération de Russie. Ces condamnations et prises de position s’inscrivent dans un processus plus large de réappropriation de leur propre histoire qui se traduit par une diminution de l’importance accordée dans l’espace public aux symboles de la domination soviétique. Cette réappropriation se manifeste par le retrait et le démantèlement de nombreux monuments et symboles de l’ère soviétique.

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Les élections « présidentielles » moldaves et roumaines, les Jeux olympiques de Paris, les manifestations d’agriculteurs en Allemagne : en 2024, ces évènements majeurs au sein de l’Union européenne ont été les cibles de vastes campagnes de désinformation russe. Ces opérations, menées en grande partie sur les réseaux sociaux, avaient pour objectif de déstabiliser, d’affaiblir et de saper la cohésion des pays occidentaux.

Les États baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) sont, pour leur part, en première ligne face à la guerre informationnelle menée par la Russie. Situés à la frontière russe, ces trois pays sont régulièrement victimes de campagnes massives de désinformation, en particulier depuis l’annexion de la Crimée, en 2014. Les États baltes ont en effet fait partie des premiers à condamner l’annexion de la Crimée par la Fédération de Russie. Ces condamnations et prises de position s’inscrivent dans un processus plus large de réappropriation de leur propre histoire qui se traduit par une diminution de l’importance accordée dans l’espace public aux symboles de la domination soviétique. Cette réappropriation se manifeste par le retrait et le démantèlement de nombreux monuments et symboles de l’ère soviétique.

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