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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

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01.07.2026 à 22:15

Coopération franco-coréenne pour la construction du sous-marin à propulsion nucléaire (SNA) sud-coréen

Coline Laroche              

Cette note a été initialement publiée en anglais sur le site du Sejong Institute sous la forme d’un Sejong Focus le 18 juin 2026.  Le dossier du sous-marin à propulsion nucléaire (SNA) sud-coréen n’est plus un concept abstrait ni un projet de recherche à long terme. Le 26 mai 2026, le ministère de la Défense a publié le « Plan de base pour le développement du sous-marin à propulsion nucléaire de la République de Corée », rendant public le principe selon lequel le combustible nucléaire sera constitué d’uranium faiblement enrichi (LEU) à moins de 20 %, que le développement et la construction se feront en Corée du Sud, et que les obligations de non-prolifération ainsi que les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seront respectées. La Corée du Sud doit faire de l’accord sur le combustible LEU avec les États-Unis son axe fondamental, tout en institutionnalisant rapidement avec la France une coopération dans les domaines non nucléaires : intégration navale, revue de sûreté de la conception, maintenance, formation et installation d’essais à terre, ainsi que culture de sûreté nucléaire. Il ne s’agit en aucun cas d’une approche visant à contourner ou à remplacer les États-Unis. C’est une approche qui doit être comprise comme complémentaire à l’alliance, qui consiste à combiner l’expérience américaine de l’exploitation des réacteurs navals à uranium hautement enrichi (HEU) avec l’expérience française de la propulsion nucléaire navale au LEU, dans des domaines de nature différente, afin d’accroître les chances de succès et la sûreté du programme de sous-marin à propulsion nucléaire sud-coréen.

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Le dossier du sous-marin à propulsion nucléaire (SNA) sud-coréen n’est plus un concept abstrait ni un projet de recherche à long terme. Le 26 mai 2026, le ministère de la Défense a publié le « Plan de base pour le développement du sous-marin à propulsion nucléaire de la République de Corée », rendant public le principe selon lequel le combustible nucléaire sera constitué d’uranium faiblement enrichi (LEU) à moins de 20 %, que le développement et la construction se feront en Corée du Sud, et que les obligations de non-prolifération ainsi que les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seront respectées.

La Corée du Sud doit faire de l’accord sur le combustible LEU avec les États-Unis son axe fondamental, tout en institutionnalisant rapidement avec la France une coopération dans les domaines non nucléaires : intégration navale, revue de sûreté de la conception, maintenance, formation et installation d’essais à terre, ainsi que culture de sûreté nucléaire. Il ne s’agit en aucun cas d’une approche visant à contourner ou à remplacer les États-Unis. C’est une approche qui doit être comprise comme complémentaire à l’alliance, qui consiste à combiner l’expérience américaine de l’exploitation des réacteurs navals à uranium hautement enrichi (HEU) avec l’expérience française de la propulsion nucléaire navale au LEU, dans des domaines de nature différente, afin d’accroître les chances de succès et la sûreté du programme de sous-marin à propulsion nucléaire sud-coréen.

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01.07.2026 à 17:42

Mon combat sur Gaza. Avec Aymeric Caron

stagiairedecomm@iris-france.org

La guerre à Gaza a profondément marqué l’opinion publique, mais également suscité de fortes divisions au sein de la classe politique française. Si au début du conflit les responsables politiques ont affiché leur soutien à Israël, les prises de position ont progressivement évolué face au génocide en cours à Gaza et en Cisjordanie. Cette guerre interroge également le silence de nombreux États, notamment la France, face aux violations du droit international par Israël, alors même que ces pays se revendiquent comme des défenseurs de ce droit. De même, le traitement médiatique de la question palestinienne fait l’objet de nombreux débats. La voix des Palestiniens est largement invisibilisée dans les médias, qu’ils soient publics ou privés, ce qui soulève des interrogations sur l’impartialité de l’information et le respect des principes déontologiques dans la couverture du conflit. Dans ce contexte, les réseaux sociaux apparaissent comme une source d’information alternative aux médias traditionnels, en permettant la diffusion d’images et de témoignages des populations sur le terrain. Dès lors, comment expliquer les profondes divergences d’opinions au sein de la société et de la classe politique françaises ? Que révèle la guerre à Gaza sur le traitement médiatique du conflit et sur les principes d’impartialité de la presse ? Les réseaux sociaux constituent-ils une véritable alternative aux médias traditionnels ? Dans ce podcast avec Aymeric Caron, ancien reporter et député Révolution écologique pour le vivant (REV) de Paris, revient sur son engagement politique à propos de la situation à Gaza.

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La guerre à Gaza a profondément marqué l’opinion publique, mais également suscité de fortes divisions au sein de la classe politique française. Si au début du conflit les responsables politiques ont affiché leur soutien à Israël, les prises de position ont progressivement évolué face au génocide en cours à Gaza et en Cisjordanie. Cette guerre interroge également le silence de nombreux États, notamment la France, face aux violations du droit international par Israël, alors même que ces pays se revendiquent comme des défenseurs de ce droit. De même, le traitement médiatique de la question palestinienne fait l’objet de nombreux débats. La voix des Palestiniens est largement invisibilisée dans les médias, qu’ils soient publics ou privés, ce qui soulève des interrogations sur l’impartialité de l’information et le respect des principes déontologiques dans la couverture du conflit. Dans ce contexte, les réseaux sociaux apparaissent comme une source d’information alternative aux médias traditionnels, en permettant la diffusion d’images et de témoignages des populations sur le terrain.

Dès lors, comment expliquer les profondes divergences d’opinions au sein de la société et de la classe politique françaises ? Que révèle la guerre à Gaza sur le traitement médiatique du conflit et sur les principes d’impartialité de la presse ? Les réseaux sociaux constituent-ils une véritable alternative aux médias traditionnels ?

Dans ce podcast avec Aymeric Caron, ancien reporter et député Révolution écologique pour le vivant (REV) de Paris, revient sur son engagement politique à propos de la situation à Gaza.

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01.07.2026 à 15:55

Géopolitique des fruits et légumes

Déborah Yapi

Cet article est extrait de l’ouvrage Géopolitique des fruits et légumes (IRIS Éditions/Eyrolles Éditions, 2026), sous la direction de Sébastien Abis et d’Anaïs Marie. Ils sont présents dans notre quotidien, bons pour la santé et riches en couleurs. Ils bénéficient d’un grand capital sympathie. Fruits et légumes composent nos repas, structurent nos prises alimentaires et garnissent généreusement le panier des ouvrages traitant de cuisine ou de jardinage… De quoi en oublier, parfois, pour ne pas dire très souvent, leur dimension géopolitique. C’est donc ici l’objectif principal de ces pages : proposer une perspective longue et large relative aux fruits et légumes. Derrière le rappel de fondamentaux et le décryptage de tendances planétaires se dévoilent des dynamiques agricoles, climatiques, économiques, politiques et sociales qui peuvent surprendre le consommateur. Et donc le cueillir à froid. Plantons ici le décor avec quelques points de repère afin de vous inviter, par la suite, à croquer dans notre menu. Les fruits et légumes sont clés dans la sécurité alimentaire mondiale. Ils assurent 15 % des apports caloriques globaux, représentent 30 % de la production agricole mondiale et 12 % des terres agricoles cultivées, soit environ 200 millions d’hectares (Mha). Cela correspond à deux fois et demie la taille totale de la France métropolitaine, un confetti sur le globe. Néanmoins, ces surfaces augmentent : elles ont doublé en cinquante ans, atteignant 132 Mha pour les légumes (tubercules et racines compris) et 68 Mha pour les fruits. Alors que la population mondiale est passée de 4 milliards d’habitants à 8 milliards au cours du dernier demi-siècle, la demande en fruits et légumes a augmenté sur tous les continents. Plus de bouches à nourrir et une attractivité pour ces aliments en raison de leurs vertus nutritionnelles. Dans de nombreux pays, notamment les plus développés, les sociétés en veulent tout au […]

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Texte intégral (1076 mots)

Cet article est extrait de l’ouvrage Géopolitique des fruits et légumes (IRIS Éditions/Eyrolles Éditions, 2026), sous la direction de Sébastien Abis et d’Anaïs Marie.

Ils sont présents dans notre quotidien, bons pour la santé et riches en couleurs. Ils bénéficient d’un grand capital sympathie. Fruits et légumes composent nos repas, structurent nos prises alimentaires et garnissent généreusement le panier des ouvrages traitant de cuisine ou de jardinage… De quoi en oublier, parfois, pour ne pas dire très souvent, leur dimension géopolitique.

C’est donc ici l’objectif principal de ces pages : proposer une perspective longue et large relative aux fruits et légumes. Derrière le rappel de fondamentaux et le décryptage de tendances planétaires se dévoilent des dynamiques agricoles, climatiques, économiques, politiques et sociales qui peuvent surprendre le consommateur. Et donc le cueillir à froid. Plantons ici le décor avec quelques points de repère afin de vous inviter, par la suite, à croquer dans notre menu.

Les fruits et légumes sont clés dans la sécurité alimentaire mondiale. Ils assurent 15 % des apports caloriques globaux, représentent 30 % de la production agricole mondiale et 12 % des terres agricoles cultivées, soit environ 200 millions d’hectares (Mha). Cela correspond à deux fois et demie la taille totale de la France métropolitaine, un confetti sur le globe. Néanmoins, ces surfaces augmentent : elles ont doublé en cinquante ans, atteignant 132 Mha pour les légumes (tubercules et racines compris) et 68 Mha pour les fruits.

Alors que la population mondiale est passée de 4 milliards d’habitants à 8 milliards au cours du dernier demi-siècle, la demande en fruits et légumes a augmenté sur tous les continents. Plus de bouches à nourrir et une attractivité pour ces aliments en raison de leurs vertus nutritionnelles. Dans de nombreux pays, notamment les plus développés, les sociétés en veulent tout au long de l’année, indépendamment des saisons et des origines, la primauté étant donnée à la disponibilité sur les étals. Tous n’ont pas cette abondance. D’ailleurs, trois freins persistent à leur consommation universelle : des millions d’habitants doivent se contenter des récoltes locales, qui peuvent manquer fréquemment ; le prix des fruits et légumes limite parfois leur accessibilité ; la fraicheur de ces aliments reste complexe à garantir dans le temps ou dans des espaces dépourvus d’équipements de stockage performants.

Comme toujours en agriculture et dans l’alimentaire, la géographie s’exprime à plein régime. Les fruits et légumes sont doublement climatodépendants. Les conditions météorologiques conditionnent les volumes et la qualité des productions, mais aussi les pratiques de consommateurs, plus avides à végétaliser leur assiette en fonction des températures et de l’ensoleillement. Les fruits et légumes entrent aussi dans les verres, les pots ou les gourdes car boissons, yaourts ou compotes en raffolent. Retour sur Terre : dorénavant, environ 2 100 millions de tonnes (Mt) de légumes récoltés (tubercules et racines compris) et 950 Mt de fruits. C’est 3 fois plus qu’en 1975. Cela fait donc désormais 3 050 milliards de kilos par an. Nous convertissons, à dessein, pour que chacun puisse prendre la mesure du poids de ces productions. Blé, maïs et riz représentent ensemble 2 500 Mt si l’on compare les fruits et légumes avec les grandes céréales.

Qui sont les stars dans les champs ? Bananes avant tout, mais ensuite pastèques, pommes, raisins et oranges au rayon fruits. Oignons, concombres, choux, aubergines mais surtout tomates côté légumes. À l’échelle mondiale, ce sont les plus produits. Détour par la botanique pour expliquer nos choix. Tomates, concombres et avocats sont traités dans la partie fruits, car ils se développent après une fleur. Ce ne sont donc pas des légumes. Pour ces derniers, nous avons aussi intégré les tubercules, avec les pommes de terre et le manioc, deux cultures clés de l’alimentation mondiale. Les fruits et légumes sont aussi portés par la recherche génétique depuis des années, facteur déterminant dans l’accroissement des rendements et des variétés. Ils sont également au cœur du commerce, se positionnant même comme la catégorie de produits alimentaires la plus échangée au monde en valeur (230 milliards de dollars par an). Et pourtant, seuls 12 % des fruits et 6 % des légumes collectés sont internationalisés. Ces franchissements de frontières requièrent des infrastructures, des chaînes du froid, des transports multimodaux et des centres de distribution territoriaux. Entre marchés de gros, marchés de plein vent et supermarchés se font ensuite les courses.

Tous ces éléments, de la production à la consommation en passant par les différents maillons logistiques, industriels et sanitaires s’intègrent dans le paysage mondial des affaires internationales. Les capacités et les intentions des acteurs ne sont pas homogènes. États et entreprises rivalisent pour être compétitifs sur ce secteur stratégique des fruits et légumes. Bien plus qu’un segment marginal, il s’agit d’un domaine attractif pour les investisseurs puisque ces aliments cochent potentiellement toutes les cases de l’alimentation durable, saine et bonne. Ce serait aller trop vite en besogne, les situations étant plus complexes et plus tranchées que cela.

Mais, puisque l’on parle de travail, concluons cette mise en appétit par un rappel vital : sans femmes ni hommes dans le maraîchage et l’arboriculture, sans ces agriculteurs, ces agricultrices et ces entrepreneurs et entrepreneuses, dans la nature et dans les serres, point de fruits et de légumes sur nos tables. À moins d’une révolution robotique de grande ampleur ou d’un régime sévère collectif. La prospective géopolitique passe toujours par des voies inévitables et des scénarios contrastés.

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