
20.01.2026 à 12:30
Déborah Yapi
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Federico Santopinto, directeur de recherche à l’IRIS, autour de l’avenir des relations entre les États-Unis de Donald Trump et l’Union européenne dans un contexte marqué par la montée des tensions autour du Groenland et par des annonces de hausse des droits de douane par Donald Trump.
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Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Federico Santopinto, directeur de recherche à l’IRIS, autour de l’avenir des relations entre les États-Unis de Donald Trump et l’Union européenne dans un contexte marqué par la montée des tensions autour du Groenland et par des annonces de hausse des droits de douane par Donald Trump.
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20.01.2026 à 12:18
Coline Laroche
Cette note analyse la nouvelle phase du processus de résolution de la question kurde marquée par l’autodissolution du PKK en mai 2025. Il montre comment ce processus s’inscrit à la fois dans les dynamiques politiques internes d’un régime autoritaire et dans les bouleversements régionaux, notamment la reconfiguration de l’État syrien. En replaçant la séquence actuelle dans la continuité historique du conflit entre le PKK et l’État turc et des tentatives antérieures de règlement politique, il met en évidence les facteurs ayant conduit à leurs échecs. Après avoir expliqué les différentes étapes et les principaux acteurs du processus en cours, il procède à une analyse critique de la perspective du gouvernement turc en s’appuyant sur les discours et les écrits de ses représentants. Mettant en avant la poursuite des mesures répressives à l’égard de toutes les oppositions et la distinction imposée entre le « processus de résolution » et les éventuelles réformes de démocratisation, il conclut que l’approche privilégiée demeure avant tout sécuritaire plutôt que politique, ce qui réduit les chances d’une résolution durable et d’une ouverture démocratique.
L’article Adieu aux armes ou nouvelle désillusion ? Une mise en contexte du processus de résolution de la question kurde en Turquie est apparu en premier sur IRIS.
Cette note analyse la nouvelle phase du processus de résolution de la question kurde marquée par l’autodissolution du PKK en mai 2025. Il montre comment ce processus s’inscrit à la fois dans les dynamiques politiques internes d’un régime autoritaire et dans les bouleversements régionaux, notamment la reconfiguration de l’État syrien. En replaçant la séquence actuelle dans la continuité historique du conflit entre le PKK et l’État turc et des tentatives antérieures de règlement politique, il met en évidence les facteurs ayant conduit à leurs échecs. Après avoir expliqué les différentes étapes et les principaux acteurs du processus en cours, il procède à une analyse critique de la perspective du gouvernement turc en s’appuyant sur les discours et les écrits de ses représentants. Mettant en avant la poursuite des mesures répressives à l’égard de toutes les oppositions et la distinction imposée entre le « processus de résolution » et les éventuelles réformes de démocratisation, il conclut que l’approche privilégiée demeure avant tout sécuritaire plutôt que politique, ce qui réduit les chances d’une résolution durable et d’une ouverture démocratique.
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19.01.2026 à 16:55
Coline Laroche
La Coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais), établie par le traité de Lisbonne en 2008, est le cadre politique et juridique censé accueillir les coopérations en matière de défense entre États membres au sein de l’Union européenne (UE). Le principe : les États voulant coopérer sur un sujet en particulier se regroupent, les États ne voulant pas de cette coopération ne le font pas, suivant l’idée simple de « volontaires et capables » (« able and willing »). En somme, plusieurs coalitions des volontaires, facilitées par l’UE. Or, Plus de huit ans après son lancement en 2017, quel en est le résultat ? Il est inquiétant. L’objectif de cette étude est ainsi de présenter une image la plus objective possible de l’état de la CSP fin 2025, sans nier les limites de l’objectivation. L’étude présente l’ensemble des projets, leur composition, leurs participants, leurs progrès, etc. Les résultats sont clairs : par exemple, seulement 3 projets (sur 83 lancés) ont atteint leurs objectifs en huit ans. La CSP n’a pas réussi à devenir le cadre de coopération européenne par excellence et n’a donc pas permis de renforcer la défense européenne. La CSP serait-elle ainsi la chose à abattre ? L’exemple le plus flagrant de l’échec de la coopération européenne en matière d’armement ? La coopération est une méthode, les cadres de coopération sont des moyens, et les deux ne sauraient être un objectif eux-mêmes. Ce sont bien justement les objectifs qui sont en cause, et plus particulièrement les États qui les fixent. Ces derniers sont bien les acteurs qui ont limité les potentiels de la coopération européenne comme méthode de renforcement de la défense commune, et cette responsabilité est visible à travers l’étude des projets de la CSP.
L’article Radiographie (ou autopsie ?) de la Coopération structurée permanente et leçons pour la coopération capacitaire européenne est apparu en premier sur IRIS.
La Coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais), établie par le traité de Lisbonne en 2008, est le cadre politique et juridique censé accueillir les coopérations en matière de défense entre États membres au sein de l’Union européenne (UE). Le principe : les États voulant coopérer sur un sujet en particulier se regroupent, les États ne voulant pas de cette coopération ne le font pas, suivant l’idée simple de « volontaires et capables » (« able and willing »). En somme, plusieurs coalitions des volontaires, facilitées par l’UE. Or, Plus de huit ans après son lancement en 2017, quel en est le résultat ? Il est inquiétant. L’objectif de cette étude est ainsi de présenter une image la plus objective possible de l’état de la CSP fin 2025, sans nier les limites de l’objectivation. L’étude présente l’ensemble des projets, leur composition, leurs participants, leurs progrès, etc. Les résultats sont clairs : par exemple, seulement 3 projets (sur 83 lancés) ont atteint leurs objectifs en huit ans. La CSP n’a pas réussi à devenir le cadre de coopération européenne par excellence et n’a donc pas permis de renforcer la défense européenne.
La CSP serait-elle ainsi la chose à abattre ? L’exemple le plus flagrant de l’échec de la coopération européenne en matière d’armement ? La coopération est une méthode, les cadres de coopération sont des moyens, et les deux ne sauraient être un objectif eux-mêmes. Ce sont bien justement les objectifs qui sont en cause, et plus particulièrement les États qui les fixent. Ces derniers sont bien les acteurs qui ont limité les potentiels de la coopération européenne comme méthode de renforcement de la défense commune, et cette responsabilité est visible à travers l’étude des projets de la CSP.
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