
27.10.2026 à 12:30
Déborah Yapi
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, autour de la réélection du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva à la tête du Brésil pour un quatrième mandat dans un contexte marqué par la progression des gouvernements d’extrême droite en Amérique du Sud.
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Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, autour de la réélection du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva à la tête du Brésil pour un quatrième mandat dans un contexte marqué par la progression des gouvernements d’extrême droite en Amérique du Sud.
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26.10.2026 à 17:35
Coline Laroche
Le 12 septembre 2026, Dario Amodei, cofondateur et directeur général d’Anthropic, a appelé à ralentir le développement des modèles les plus avancés, après des incidents au cours desquels des essaims d’agents autonomes ont mené des cyberattaques contre des cibles étrangères à leur tâche. Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (xAI) ont aussitôt soutenu la démarche, OpenAI s’engageant à son tour à accueillir des évaluateurs indépendants. Réseaux sociaux et médias ont alors diffusé des scénarios dystopiques d’une IA échappant au contrôle humain et prenant, à brève échéance, le contrôle de la planète. Les incidents rapportés relèvent plus prosaïquement de la difficulté à évaluer et à superviser des agents capables d’agir de manière autonome dans des environnements numériques. Reste à savoir de quoi cet appel est le nom. S’agit-il d’une mesure de précaution face aux risques des agents autonomes, d’un instrument de régulation pour reprendre la main sur une course devenue difficile à gouverner, ou d’une stratégie concurrentielle dans la conquête des marchés, des talents et des capacités de calcul ? La controverse révèle un problème plus général de coordination dans le temps. Les partisans d’un ralentissement estiment que le développement technologique et l’investissement industriel vont désormais plus vite que les mécanismes d’évaluation, de contrôle et de régulation. Leurs opposants jugent qu’un ralentissement aurait un coût stratégique et compromettrait l’avance des États-Unis. Le débat porte donc autant sur le niveau de risque acceptable que sur le rythme auquel une société peut absorber une innovation dont les investissements, les usages, les effets économiques et l’encadrement réglementaire ne progressent pas au même pas. Dans quelle mesure la controverse sur le moratoire révèle-t-elle les fragilités du pari économique américain sur l’IA, et quels effets de concentration ce décalage, ou sa régulation, peut-il produire ? Dans quelle mesure la controverse sur le moratoire révèle-t-elle les fragilités […]
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Le 12 septembre 2026, Dario Amodei, cofondateur et directeur général d’Anthropic, a appelé à ralentir le développement des modèles les plus avancés, après des incidents au cours desquels des essaims d’agents autonomes ont mené des cyberattaques contre des cibles étrangères à leur tâche. Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (xAI) ont aussitôt soutenu la démarche, OpenAI s’engageant à son tour à accueillir des évaluateurs indépendants. Réseaux sociaux et médias ont alors diffusé des scénarios dystopiques d’une IA échappant au contrôle humain et prenant, à brève échéance, le contrôle de la planète. Les incidents rapportés relèvent plus prosaïquement de la difficulté à évaluer et à superviser des agents capables d’agir de manière autonome dans des environnements numériques.
Reste à savoir de quoi cet appel est le nom. S’agit-il d’une mesure de précaution face aux risques des agents autonomes, d’un instrument de régulation pour reprendre la main sur une course devenue difficile à gouverner, ou d’une stratégie concurrentielle dans la conquête des marchés, des talents et des capacités de calcul ?
La controverse révèle un problème plus général de coordination dans le temps. Les partisans d’un ralentissement estiment que le développement technologique et l’investissement industriel vont désormais plus vite que les mécanismes d’évaluation, de contrôle et de régulation. Leurs opposants jugent qu’un ralentissement aurait un coût stratégique et compromettrait l’avance des États-Unis. Le débat porte donc autant sur le niveau de risque acceptable que sur le rythme auquel une société peut absorber une innovation dont les investissements, les usages, les effets économiques et l’encadrement réglementaire ne progressent pas au même pas. Dans quelle mesure la controverse sur le moratoire révèle-t-elle les fragilités du pari économique américain sur l’IA, et quels effets de concentration ce décalage, ou sa régulation, peut-il produire ?
Dans quelle mesure la controverse sur le moratoire révèle-t-elle les fragilités du pari économique américain sur l’IA, et quels effets de concentration ce décalage, ou sa régulation, peut-il produire ?
Cette note défend trois hypothèses :
L’objet n’est pas de trancher l’existence d’une bulle technologique. Quels que soient l’issue des controverses réglementaires et le rythme de diffusion de l’IA, les mécanismes à l’œuvre favorisent les acteurs les mieux dotés en ressources financières, énergétiques, réglementaires et infrastructurelles. La dynamique observée est, en ce sens, structurellement concentratrice, quel que soit le scénario retenu.
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26.10.2026 à 16:56
stagiaire-comm@iris-france.org
Depuis son deuxième mandat, Donald Trump rêve de faire du Canada le 51e État des États-Unis. En qualifiant le Premier ministre canadien, Mark Carney, de simple « gouverneur », il fragilise profondément les relations Canado-États-Unien. Pour obtenir gain de cause, Trump a lancé une guerre commerciale agressive contre Ottawa. Cette offensive économique s’est particulièrement intensifiée depuis septembre, forçant les Canadiens à se chercher de nouveaux alliés et partenaires auprès de l’Union européenne. Cette nouvelle dynamique entre les États-Unis et le Canada, jusque-là alliés historiques de longue date, soulève de nouvelles interrogations. Les États-Unis sont-ils devenus une « super puissance prédatrice » ? Quelles sont les réelles motivations de Donald Trump derrière cette guerre économique ? Quelles sont les marges de manœuvre de Mark Carney ? L’Union européenne est-elle une alternative viable ? Le point avec Frédérick Gagnon, directeur de la Chaire Raoul-Dandurand à l’Université du Québec à Montréal.
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Depuis son deuxième mandat, Donald Trump rêve de faire du Canada le 51e État des États-Unis. En qualifiant le Premier ministre canadien, Mark Carney, de simple « gouverneur », il fragilise profondément les relations Canado-États-Unien. Pour obtenir gain de cause, Trump a lancé une guerre commerciale agressive contre Ottawa. Cette offensive économique s’est particulièrement intensifiée depuis septembre, forçant les Canadiens à se chercher de nouveaux alliés et partenaires auprès de l’Union européenne. Cette nouvelle dynamique entre les États-Unis et le Canada, jusque-là alliés historiques de longue date, soulève de nouvelles interrogations.
Les États-Unis sont-ils devenus une « super puissance prédatrice » ? Quelles sont les réelles motivations de Donald Trump derrière cette guerre économique ? Quelles sont les marges de manœuvre de Mark Carney ? L’Union européenne est-elle une alternative viable ?
Le point avec Frédérick Gagnon, directeur de la Chaire Raoul-Dandurand à l’Université du Québec à Montréal.
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