
10.04.2026 à 15:42
stagiaire-comm@iris-france.org
L’intelligence artificielle a connu un développement exponentiel ces dernières années et s’impose désormais comme un élément central des dynamiques économiques et géopolitiques contemporaines. Elle se distingue des précédentes révolutions technologiques par l’ampleur de ses effets, touchant à la fois les modes de production, la compétitivité, les rapports de puissance et la souveraineté des États. Dans ce contexte, son essor soulève des interrogations quant aux risques et aux déstabilisations qu’elle pourrait engendrer, tout en posant la question de la capacité des acteurs européens, et notamment de la France, à s’affirmer dans une compétition mondiale largement dominée par les États-Unis et la Chine. Gilles Babinet, fondateur et président de CaféIA, répond à nos questions : Cette vidéo a été réalisée à l’occasion de la 3e édition des Rencontres géoéconomiques et géopolitiques organisées par l’IRIS et NEOMA Business School, en partenariat avec Diplomatie Magazine etCourrier international, le 2 avril 2026.
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L’intelligence artificielle a connu un développement exponentiel ces dernières années et s’impose désormais comme un élément central des dynamiques économiques et géopolitiques contemporaines. Elle se distingue des précédentes révolutions technologiques par l’ampleur de ses effets, touchant à la fois les modes de production, la compétitivité, les rapports de puissance et la souveraineté des États. Dans ce contexte, son essor soulève des interrogations quant aux risques et aux déstabilisations qu’elle pourrait engendrer, tout en posant la question de la capacité des acteurs européens, et notamment de la France, à s’affirmer dans une compétition mondiale largement dominée par les États-Unis et la Chine.
Gilles Babinet, fondateur et président de CaféIA, répond à nos questions :
Cette vidéo a été réalisée à l’occasion de la 3e édition des Rencontres géoéconomiques et géopolitiques organisées par l’IRIS et NEOMA Business School, en partenariat avec Diplomatie Magazine etCourrier international, le 2 avril 2026.
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09.04.2026 à 17:34
Déborah Yapi
Dans sa déclaration du 30 mars 2026, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, présente une nouvelle vision stratégique fondée sur une redéfinition de la carte géographique continental américain. Il y développe le concept de « Grande Amérique du Nord », conçu comme un vaste périmètre de sécurité s’étendant du Groenland jusqu’au nord de l’Amérique du Sud. Au sein de cet espace, les États-Unis entendent défendre leurs intérêts nationaux face au narcotrafic, aux flux migratoires et à la présence de puissances jugées hostiles, affirmant ainsi leur volonté de renforcer leur emprise sécuritaire sur l’ensemble du continent américain. Cette vision relève-t-elle d’une logique de protection ou traduit-elle une ambition expansionniste ? Sur quels fondements un État peut-il légitimer son influence au-delà de ses propres frontières, et dans quelle mesure la notion de sécurité peut-elle justifier une intervention dans des pays tiers ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’équilibre des relations internationales ? Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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Dans sa déclaration du 30 mars 2026, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, présente une nouvelle vision stratégique fondée sur une redéfinition de la carte géographique continental américain. Il y développe le concept de « Grande Amérique du Nord », conçu comme un vaste périmètre de sécurité s’étendant du Groenland jusqu’au nord de l’Amérique du Sud. Au sein de cet espace, les États-Unis entendent défendre leurs intérêts nationaux face au narcotrafic, aux flux migratoires et à la présence de puissances jugées hostiles, affirmant ainsi leur volonté de renforcer leur emprise sécuritaire sur l’ensemble du continent américain. Cette vision relève-t-elle d’une logique de protection ou traduit-elle une ambition expansionniste ? Sur quels fondements un État peut-il légitimer son influence au-delà de ses propres frontières, et dans quelle mesure la notion de sécurité peut-elle justifier une intervention dans des pays tiers ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’équilibre des relations internationales ?
Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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09.04.2026 à 12:48
admn_iris
« À partir de la fin de 2023, la recrudescence des attaques houthies en mer Rouge contre des navires marchands a profondément perturbé les flux commerciaux dans la zone. Entre décembre 2023 et janvier 2024, entre 70 % et 80 % des navires de commerce ont ainsi été déroutés pour éviter le détroit de Bab el-Mandeb. Tandis que certains armateurs ont privilégié le détour par le cap de Bonne-Espérance, d’autres préfèrent modifier leur comportement habituel en se rapprochant des côtes africaines, en communiquant avec la rébellion ou en misant sur la discrétion. Cette diversité des réactions n’a pas empêché l’attaque de plusieurs vecteurs par missile ou drone. Le caractère inédit de la crise par l’aspect protéiforme de la menace (modes opératoires innovants, dimension informationnelle, résonance locale d’une crise régionale) a pris de court les armateurs, les institutions internationales ainsi que plusieurs marines. Le déploiement subséquent de bâtiments de combat en mer Rouge doit assurer la protection du trafic commercial, notamment sous forme d’escortes de convois. Les difficultés constatées dans l’interaction avec les acteurs de l’économie maritime ont entraîné un rappel à l’ordre de la part des principales associations d’armateurs. Alors que les intérêts maritimes retrouvent leur rôle de cible à part dans la conflictualité sous le seuil entre puissances, l’efficacité du partenariat entre une marine et les acteurs de l’économie maritime redevient un enjeu majeur, à plus forte raison quand ils partagent le même pavillon… »
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« À partir de la fin de 2023, la recrudescence des attaques houthies en mer Rouge contre des navires marchands a profondément perturbé les flux commerciaux dans la zone. Entre décembre 2023 et janvier 2024, entre 70 % et 80 % des navires de commerce ont ainsi été déroutés pour éviter le détroit de Bab el-Mandeb. Tandis que certains armateurs ont privilégié le détour par le cap de Bonne-Espérance, d’autres préfèrent modifier leur comportement habituel en se rapprochant des côtes africaines, en communiquant avec la rébellion ou en misant sur la discrétion. Cette diversité des réactions n’a pas empêché l’attaque de plusieurs vecteurs par missile ou drone.
Le caractère inédit de la crise par l’aspect protéiforme de la menace (modes opératoires innovants, dimension informationnelle, résonance locale d’une crise régionale) a pris de court les armateurs, les institutions internationales ainsi que plusieurs marines. Le déploiement subséquent de bâtiments de combat en mer Rouge doit assurer la protection du trafic commercial, notamment sous forme d’escortes de convois. Les difficultés constatées dans l’interaction avec les acteurs de l’économie maritime ont entraîné un rappel à l’ordre de la part des principales associations d’armateurs. Alors que les intérêts maritimes retrouvent leur rôle de cible à part dans la conflictualité sous le seuil entre puissances, l’efficacité du partenariat entre une marine et les acteurs de l’économie maritime redevient un enjeu majeur, à plus forte raison quand ils partagent le même pavillon… »
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