
02.04.2026 à 14:44
stagiairedecomm@iris-france.org
Dernier continent découvert, l’Antarctique est un immense désert de glace, sans population permanente, aux confins du monde. Pourtant, ce territoire isolé est loin d’être à la marge des grands enjeux contemporains. Depuis la signature du Traité sur l’Antarctique en 1959, le continent est placé sous un régime de gouvernance unique : aucun État ne peut y exercer pleinement sa souveraineté, et il est consacré à la paix et à la recherche scientifique. Une expérience de multilatéralisme rare, souvent citée en exemple, mais aujourd’hui fragilisée. En effet, l’Antarctique concentre des ressources considérables et attise les convoitises dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale. Tandis que les États-Unis, la France et la Russie cherchent à maintenir leur influence historique, la Chine s’impose progressivement comme un acteur important, multipliant ses bases et renforçant sa présence scientifique et logistique. Pendant ce temps, le réchauffement climatique accélère la fonte des glaces, ouvre de nouvelles routes maritimes et rend le continent plus accessible. Le modèle de gouvernance antarctique peut-il résister aux tensions géopolitiques actuelles ? Comment protéger ce territoire unique face aux intérêts étatiques de plus en plus divergents ? Retour dans cette vidéo en cartes, photos et infographies sur l’Antarctique, lointain miroir des défis planétaires contemporains.
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Dernier continent découvert, l’Antarctique est un immense désert de glace, sans population permanente, aux confins du monde. Pourtant, ce territoire isolé est loin d’être à la marge des grands enjeux contemporains.
Depuis la signature du Traité sur l’Antarctique en 1959, le continent est placé sous un régime de gouvernance unique : aucun État ne peut y exercer pleinement sa souveraineté, et il est consacré à la paix et à la recherche scientifique. Une expérience de multilatéralisme rare, souvent citée en exemple, mais aujourd’hui fragilisée.
En effet, l’Antarctique concentre des ressources considérables et attise les convoitises dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale. Tandis que les États-Unis, la France et la Russie cherchent à maintenir leur influence historique, la Chine s’impose progressivement comme un acteur important, multipliant ses bases et renforçant sa présence scientifique et logistique. Pendant ce temps, le réchauffement climatique accélère la fonte des glaces, ouvre de nouvelles routes maritimes et rend le continent plus accessible.
Le modèle de gouvernance antarctique peut-il résister aux tensions géopolitiques actuelles ? Comment protéger ce territoire unique face aux intérêts étatiques de plus en plus divergents ?
Retour dans cette vidéo en cartes, photos et infographies sur l’Antarctique, lointain miroir des défis planétaires contemporains.
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01.04.2026 à 18:45
admn_iris
Inséparable des débats nationaux et internationaux, le narcotrafic est de plus en plus intégré à l’actualité géopolitique. Mais plus encore que la contrebande de narcotiques, le recyclage des profits qui lui sont liés – comme ceux de toute autre activité illicite – constitue un maillon primordial du problème. Longtemps tancés pour ses lacunes à prévenir de telles activités, les Émirats arabes unis (EAU) ont fait montre d’une ferme détermination à restaurer leur crédibilité en la matière. Ainsi, le pays réussissait en 2024 le tour de force d’être rayé de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et en 2025, de celle de l’Union européenne (UE). Qu’en est-il exactement ? En réalité, la fédération des sept émirats golfiens sait manier l’équilibre entre ses différents intérêts. Si elle a pu se montrer proactive dans sa coopération internationale, en faisant évoluer sa législation anti-blanchiment de capitaux et financement du terrorisme (LBC-FT) et en donnant des gages à ses partenaires occidentaux, elle cherche à préserver par ailleurs des mécanismes qui contribuent à ses différents objectifs. De fait, la problématique du blanchiment est nichée au cœur des enjeux économiques et stratégiques du pays.
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Inséparable des débats nationaux et internationaux, le narcotrafic est de plus en plus intégré à l’actualité géopolitique. Mais plus encore que la contrebande de narcotiques, le recyclage des profits qui lui sont liés – comme ceux de toute autre activité illicite – constitue un maillon primordial du problème. Longtemps tancés pour ses lacunes à prévenir de telles activités, les Émirats arabes unis (EAU) ont fait montre d’une ferme détermination à restaurer leur crédibilité en la matière. Ainsi, le pays réussissait en 2024 le tour de force d’être rayé de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et en 2025, de celle de l’Union européenne (UE). Qu’en est-il exactement ?
En réalité, la fédération des sept émirats golfiens sait manier l’équilibre entre ses différents intérêts. Si elle a pu se montrer proactive dans sa coopération internationale, en faisant évoluer sa législation anti-blanchiment de capitaux et financement du terrorisme (LBC-FT) et en donnant des gages à ses partenaires occidentaux, elle cherche à préserver par ailleurs des mécanismes qui contribuent à ses différents objectifs. De fait, la problématique du blanchiment est nichée au cœur des enjeux économiques et stratégiques du pays.
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01.04.2026 à 17:55
Déborah Yapi
Un mois après le début de la guerre, les frappes israélo-américaines continuent d’interroger quant à leur légitimité. Si Israël avait pour intention d’atteindre en profondeur son ennemi systémique à l’échelle régionale pour si possible faire tomber le régime et anéantir ses capacités nucléaires, les objectifs de guerre du côté des États-Unis restent jusqu’à aujourd’hui mal définis. Pour autant, l’assassinat de l’ayatollah Khamenei lors de ces opérations, qui apparaît comme un succès militaire pour Washington et Tel-Aviv, marque-t-il réellement la fin du régime des mollahs ? Et plus largement, cette remise en cause de la légitimité des frappes soulève une question centrale : faut-il choisir entre la critique du régime iranien et la condamnation des bombardements ? Engagés dans ce qui devait être une « excursion de courte durée », les États-Unis semblent aujourd’hui entrer dans une impasse stratégique. L’Iran, quant à lui, mise sur ses atouts géographiques pour résister à deux des plus grandes puissances militaires mondiales, le blocage du détroit d’Ormuz ayant déjà des répercussions économiques et énergétiques considérables à l’échelle internationale. Néanmoins, sur le plan national, difficile d’entrevoir des perspectives positives pour la population iranienne, que Washington avait promis de venir libérer, qu’il s’agisse d’un maintien au pouvoir du régime répressif des mollahs ou du potentiel retour du fils du chah d’Iran, Reza Pahlavi, soutenu par Washington et Tel-Aviv. Les frappes israélo-américaines peuvent-elles réellement favoriser une transition démocratique en Iran ? À terme, les buts de guerre d’Israël et des États-Unis seront-ils amenés à diverger ? Doit-on s’attendre à une escalade des tensions ? Comment le conflit est-il traité dans les médias français ? Qu’en est-il des réactions de la Chine et de la Russie dans ce conflit ? Et, enfin, quelles sont les perspectives d’après-guerre pour l’Iran ? Autant d’enjeux abordés dans ce podcast avec Ardavan Amir-Aslani, […]
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Un mois après le début de la guerre, les frappes israélo-américaines continuent d’interroger quant à leur légitimité. Si Israël avait pour intention d’atteindre en profondeur son ennemi systémique à l’échelle régionale pour si possible faire tomber le régime et anéantir ses capacités nucléaires, les objectifs de guerre du côté des États-Unis restent jusqu’à aujourd’hui mal définis. Pour autant, l’assassinat de l’ayatollah Khamenei lors de ces opérations, qui apparaît comme un succès militaire pour Washington et Tel-Aviv, marque-t-il réellement la fin du régime des mollahs ? Et plus largement, cette remise en cause de la légitimité des frappes soulève une question centrale : faut-il choisir entre la critique du régime iranien et la condamnation des bombardements ?
Engagés dans ce qui devait être une « excursion de courte durée », les États-Unis semblent aujourd’hui entrer dans une impasse stratégique. L’Iran, quant à lui, mise sur ses atouts géographiques pour résister à deux des plus grandes puissances militaires mondiales, le blocage du détroit d’Ormuz ayant déjà des répercussions économiques et énergétiques considérables à l’échelle internationale. Néanmoins, sur le plan national, difficile d’entrevoir des perspectives positives pour la population iranienne, que Washington avait promis de venir libérer, qu’il s’agisse d’un maintien au pouvoir du régime répressif des mollahs ou du potentiel retour du fils du chah d’Iran, Reza Pahlavi, soutenu par Washington et Tel-Aviv.
Les frappes israélo-américaines peuvent-elles réellement favoriser une transition démocratique en Iran ? À terme, les buts de guerre d’Israël et des États-Unis seront-ils amenés à diverger ? Doit-on s’attendre à une escalade des tensions ? Comment le conflit est-il traité dans les médias français ? Qu’en est-il des réactions de la Chine et de la Russie dans ce conflit ? Et, enfin, quelles sont les perspectives d’après-guerre pour l’Iran ?
Autant d’enjeux abordés dans ce podcast avec Ardavan Amir-Aslani, avocat au Barreau de Paris et essayiste franco-iranien.
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