
26.06.2026 à 10:44
stagiaire-comm@iris-france.org
Principal foyer de population mondiale, l’Asie-Pacifique constitue moins un espace homogène qu’un laboratoire des mutations contemporaines et des tensions du siècle. Il est traversé par des inégalités politico-économiques, sociales, technologiques et environnementales profondes, qui en font le terrain d’expression des interdépendances les plus complexes entre populations, pouvoirs et territoires. Ce dossier se propose d’explorer ces problématiques en analysant les interactions entre populations, pouvoirs et territoires dans la région Asie-Pacifique, afin de comprendre les logiques de domination, les dynamiques de contestation et les trajectoires qui façonnent l’avenir de cet espace stratégique majeur. À l’occasion de la parution de La Revue internationale et stratégique (RIS) n°142 sur le thème « Pouvoirs en Asie-Pacifique : territoires et populations, contrôles et résistances », Marianne Péron-Doise, directrice de recherche à l’IRIS, co-responsable du programme Asie-Pacifique et directrice de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique, Emmanuel Lincot, directeur de recherche à l’IRIS et co-responsable du Programme Asie-Pacifique, et Coline Laroche, analyste à l’IRIS, spécialisée sur l’Indonésie, répondent à nos questions :
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Principal foyer de population mondiale, l’Asie-Pacifique constitue moins un espace homogène qu’un laboratoire des mutations contemporaines et des tensions du siècle. Il est traversé par des inégalités politico-économiques, sociales, technologiques et environnementales profondes, qui en font le terrain d’expression des interdépendances les plus complexes entre populations, pouvoirs et territoires. Ce dossier se propose d’explorer ces problématiques en analysant les interactions entre populations, pouvoirs et territoires dans la région Asie-Pacifique, afin de comprendre les logiques de domination, les dynamiques de contestation et les trajectoires qui façonnent l’avenir de cet espace stratégique majeur.
À l’occasion de la parution de La Revue internationale et stratégique (RIS) n°142 sur le thème « Pouvoirs en Asie-Pacifique : territoires et populations, contrôles et résistances », Marianne Péron-Doise, directrice de recherche à l’IRIS, co-responsable du programme Asie-Pacifique et directrice de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique, Emmanuel Lincot, directeur de recherche à l’IRIS et co-responsable du Programme Asie-Pacifique, et Coline Laroche, analyste à l’IRIS, spécialisée sur l’Indonésie, répondent à nos questions :
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25.06.2026 à 12:27
Déborah Yapi
Quel est le point commun entre Donald Trump et Vladimir Poutine ? Tous deux se sont lancés dans des guerres qu’ils ont peut-être gagnées sur le plan militaire, mais qu’ils ont perdues sur le plan stratégique. Donald Trump, après avoir détruit des installations militaires iraniennes, a dû négocier en position de faiblesse et accorder à l’Iran des concessions bien plus avantageuses que l’accord nucléaire de 2015, sans pour autant obtenir la chute du régime, comme il l’avait promis. De son côté, Vladimir Poutine, bien qu’ayant conquis des territoires comme la Crimée ou une partie du Donbass, a affaibli la Russie : l’Ukraine, loin de se soumettre, est devenue farouchement anti-russe, tandis que l’OTAN et l’Europe se sont unis contre lui, aggravant encore les pertes démographiques et économiques de Moscou. Dans les deux cas, les objectifs stratégiques n’ont pas été atteints. De plus, les deux dirigeants ont dû solliciter l’aide de la Chine pour se sortir de l’impasse. La Chine en sort renforcée confirmant son statut de puissance incontournable. Pourtant, une différence majeure sépare les deux hommes : Trump, pragmatique, a reconnu son échec et su le masquer en communiquant habilement. Il a changé de politique, négociant avec l’Iran pour limiter ses pertes. Poutine, en revanche, s’obstine. Malgré l’essoufflement de son armée, la lassitude de la population russe et la baisse de sa popularité, il persiste à croire en une victoire impossible, refusant de reconnaître son erreur. Mon analyse dans cette vidéo.
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Quel est le point commun entre Donald Trump et Vladimir Poutine ? Tous deux se sont lancés dans des guerres qu’ils ont peut-être gagnées sur le plan militaire, mais qu’ils ont perdues sur le plan stratégique.
Donald Trump, après avoir détruit des installations militaires iraniennes, a dû négocier en position de faiblesse et accorder à l’Iran des concessions bien plus avantageuses que l’accord nucléaire de 2015, sans pour autant obtenir la chute du régime, comme il l’avait promis. De son côté, Vladimir Poutine, bien qu’ayant conquis des territoires comme la Crimée ou une partie du Donbass, a affaibli la Russie : l’Ukraine, loin de se soumettre, est devenue farouchement anti-russe, tandis que l’OTAN et l’Europe se sont unis contre lui, aggravant encore les pertes démographiques et économiques de Moscou.
Dans les deux cas, les objectifs stratégiques n’ont pas été atteints. De plus, les deux dirigeants ont dû solliciter l’aide de la Chine pour se sortir de l’impasse. La Chine en sort renforcée confirmant son statut de puissance incontournable.
Pourtant, une différence majeure sépare les deux hommes : Trump, pragmatique, a reconnu son échec et su le masquer en communiquant habilement. Il a changé de politique, négociant avec l’Iran pour limiter ses pertes. Poutine, en revanche, s’obstine. Malgré l’essoufflement de son armée, la lassitude de la population russe et la baisse de sa popularité, il persiste à croire en une victoire impossible, refusant de reconnaître son erreur.
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25.06.2026 à 10:30
stagiaire-comm@iris-france.org
Miguel Díaz-Canel, président de Cuba et premier secrétaire du Parti communiste cubain, a proposé ce 18 juin, un ensemble de 176 mesures destinées à transformer en profondeur l’économie cubaine. Adoptées à l’unanimité, elles visent à libéraliser l’économie et à encourager les investissements étrangers. Ces réformes marquent une rupture avec le modèle économique traditionnel communiste hérité de la révolution menée par Fidel Castro en 1959. Cependant, Cuba continue de faire face à de graves difficultés. L’île reste soumise à l’embargo américain en vigueur depuis 1962 et subit depuis le début de l’année 2026 un blocus pétrolier. Le pays connaît des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments, ainsi que des coupures d’électricité récurrentes. Dans ce contexte, que prévoient les 176 mesures adoptées par le gouvernement cubain ? En quoi pourraient-elles transformer l’économie de l’île ? Ce nouveau vent de réforme est-il en mesure de lever les sanctions américaines qui pèsent sur le pays et de contribuer au redressement économique de Cuba ? Nouvelle chronique consacrée à l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du programme Amérique latine/Caraïbe, qui revient sur l’actualité de la région, entre les réformes économiques engagées à Cuba et les résultats des élections présidentielles en Colombie et au Pérou.
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Miguel Díaz-Canel, président de Cuba et premier secrétaire du Parti communiste cubain, a proposé ce 18 juin, un ensemble de 176 mesures destinées à transformer en profondeur l’économie cubaine. Adoptées à l’unanimité, elles visent à libéraliser l’économie et à encourager les investissements étrangers. Ces réformes marquent une rupture avec le modèle économique traditionnel communiste hérité de la révolution menée par Fidel Castro en 1959. Cependant, Cuba continue de faire face à de graves difficultés. L’île reste soumise à l’embargo américain en vigueur depuis 1962 et subit depuis le début de l’année 2026 un blocus pétrolier. Le pays connaît des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments, ainsi que des coupures d’électricité récurrentes.
Dans ce contexte, que prévoient les 176 mesures adoptées par le gouvernement cubain ? En quoi pourraient-elles transformer l’économie de l’île ? Ce nouveau vent de réforme est-il en mesure de lever les sanctions américaines qui pèsent sur le pays et de contribuer au redressement économique de Cuba ?
Nouvelle chronique consacrée à l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du programme Amérique latine/Caraïbe, qui revient sur l’actualité de la région, entre les réformes économiques engagées à Cuba et les résultats des élections présidentielles en Colombie et au Pérou.
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