
05.06.2026 à 16:02
stagiairedecomm@iris-france.org
Dans une semaine, le 11 juin, débutera la Coupe du monde de football, un évènement qui, s’il est le plus grand évènement sportif de la planète, aura surtout une dimension éminemment géopolitique. En effet, cette compétition qui se déroule conjointement aux États-Unis, au Mexique et au Canada est déjà marquée par l’empreinte politique de Donald Trump. Une question se pose alors : cette Coupe du monde sera-t-elle celle de Trump ? Dès le processus de sélection du pays hôte, Trump s’est imposé en menaçant de sanctionner les pays qui ne soutiendraient pas la candidature conjointe. Par ailleurs, si le Mexique et le Canada sont co-organisateurs, les États-Unis dominent largement l’organisation, concentrant notamment tous les matchs à partir des quarts de finale. Enfin, c’est la première fois qu’un pays enguerre (les États-Unis) accueille la Coupe du monde, alors même que l’Iran est qualifié. Si Trump cherche à améliorer son image à travers cette opération, la compétition fait déjà l’objet de nombreuses critiques : coût des places, question du déplacement des supporters, exclusion de l’Iran, etc. Et pour l’instant, ni la FIFA ni les autres États n’ont l’air de s’opposer aux manigances de Trump. Alors, sans nécessairement boycotter la compétition, il appartient aux joueurs et aux supporters de garder leur esprit critique au cours de l’évènement et de ne pas hésiter à s’exprimer et à commenter ce qu’il se passe. Bonne coupe du monde à tous !
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Dans une semaine, le 11 juin, débutera la Coupe du monde de football, un évènement qui, s’il est le plus grand évènement sportif de la planète, aura surtout une dimension éminemment géopolitique. En effet, cette compétition qui se déroule conjointement aux États-Unis, au Mexique et au Canada est déjà marquée par l’empreinte politique de Donald Trump. Une question se pose alors : cette Coupe du monde sera-t-elle celle de Trump ?
Dès le processus de sélection du pays hôte, Trump s’est imposé en menaçant de sanctionner les pays qui ne soutiendraient pas la candidature conjointe. Par ailleurs, si le Mexique et le Canada sont co-organisateurs, les États-Unis dominent largement l’organisation, concentrant notamment tous les matchs à partir des quarts de finale. Enfin, c’est la première fois qu’un pays enguerre (les États-Unis) accueille la Coupe du monde, alors même que l’Iran est qualifié.
Si Trump cherche à améliorer son image à travers cette opération, la compétition fait déjà l’objet de nombreuses critiques : coût des places, question du déplacement des supporters, exclusion de l’Iran, etc. Et pour l’instant, ni la FIFA ni les autres États n’ont l’air de s’opposer aux manigances de Trump.
Alors, sans nécessairement boycotter la compétition, il appartient aux joueurs et aux supporters de garder leur esprit critique au cours de l’évènement et de ne pas hésiter à s’exprimer et à commenter ce qu’il se passe.
Bonne coupe du monde à tous !
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04.06.2026 à 14:32
stagiaire-comm@iris-france.org
Le 31 mai, les Colombiens étaient appelés aux urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le scrutin a vu arriver en tête le candidat de droite radicale Abelardo de la Espriella, devant Ivan Cepeda, représentant du parti de gauche du président sortant Gustavo Petro. Ces résultats témoignent des profondes divisions qui traversent la société et la vie politique colombiennes, dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, du narcotrafic et des inégalités sociales. Le second tour, prévu le 21 juin, devra départager deux visions opposées de l’avenir du pays. Comment interpréter les résultats de ce premier tour ? Que révèlent-ils de l’état de la société colombienne et du paysage politique à la fin du mandat de Gustavo Petro ? Comment expliquer la progression de la droite radicale ? Quels électorats pourraient faire la différence lors du second tour ? Enfin, quelles conséquences ce scrutin pourrait-il avoir pour l’avenir politique et diplomatique de la Colombie ? Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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Le 31 mai, les Colombiens étaient appelés aux urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le scrutin a vu arriver en tête le candidat de droite radicale Abelardo de la Espriella, devant Ivan Cepeda, représentant du parti de gauche du président sortant Gustavo Petro. Ces résultats témoignent des profondes divisions qui traversent la société et la vie politique colombiennes, dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, du narcotrafic et des inégalités sociales. Le second tour, prévu le 21 juin, devra départager deux visions opposées de l’avenir du pays.
Comment interpréter les résultats de ce premier tour ? Que révèlent-ils de l’état de la société colombienne et du paysage politique à la fin du mandat de Gustavo Petro ? Comment expliquer la progression de la droite radicale ? Quels électorats pourraient faire la différence lors du second tour ? Enfin, quelles conséquences ce scrutin pourrait-il avoir pour l’avenir politique et diplomatique de la Colombie ?
Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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04.06.2026 à 14:26
Coline Laroche
The crisis unfolding in Mali since April 2026 constitutes one of the most revealing test cases for external security engagement in the Sahel. Over the past decade, the country has undergone a sequence of transformations — from state collapse to international intervention, and more recently to a strategy of post-alignment centred on sovereignty and diversified partnerships.1 Yet instability has persisted, expanded geographically, and become more structurally embedded. This trajectory reveals a central paradox: the Sahel has been among the most heavily intervened regions globally, yet it remains one of the least stable. Mali illustrates why. The problem has not been a lack of engagement, but a persistent mismatch between the nature of the crisis and the instruments deployed to address it. External actors have consistently privileged military responses to what are fundamentally political, institutional, and socioeconomic challenges. More broadly, Mali highlights the structural limits of externally driven security models in environments characterised by weak state capacity, fragmented authority, and resilient local conflict systems. It is therefore not simply a national crisis but a lens through which to understand the transformation of insecurity across the Sahel and its regional and international implications. Furthermore, Mali’s instability is a major concern for the Maghreb countries and their security, particularly for neighbouring states such as Algeria, due to the risk of instability and insecurity spilling over into their own territories.
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The crisis unfolding in Mali since April 2026 constitutes one of the most revealing test cases for external security engagement in the Sahel. Over the past decade, the country has undergone a sequence of transformations — from state collapse to international intervention, and more recently to a strategy of post-alignment centred on sovereignty and diversified partnerships.1 Yet instability has persisted, expanded geographically, and become more structurally embedded.
This trajectory reveals a central paradox: the Sahel has been among the most heavily intervened regions globally, yet it remains one of the least stable. Mali illustrates why. The problem has not been a lack of engagement, but a persistent mismatch between the nature of the crisis and the instruments deployed to address it. External actors have consistently privileged military responses to what are fundamentally political, institutional, and socioeconomic challenges.
More broadly, Mali highlights the structural limits of externally driven security models in environments characterised by weak state capacity, fragmented authority, and resilient local conflict systems. It is therefore not simply a national crisis but a lens through which to understand the transformation of insecurity across the Sahel and its regional and international implications.
Furthermore, Mali’s instability is a major concern for the Maghreb countries and their security, particularly for neighbouring states such as Algeria, due to the risk of instability and insecurity spilling over into their own territories.
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