
02.04.2026 à 14:59
Coline Laroche
Deux annonces importantes concernant la stratégie des États-Unis en matière d’intelligence artificielle (IA) ont été faites lors des premiers jours de la seconde présidence Trump en janvier 2025. La première, attendue, était l’abrogation d’un décret pris en 2023 par l’administration Biden qui visait à limiter les risques que l’IA pourrait représenter pour les consommateurs, les travailleurs et la sécurité nationale. Il imposait notamment aux développeurs de modèles d’IA de partager les résultats de leurs tests de sécurité avec le gouvernement américain. La deuxième était le soutien à un projet d’investissement massif dans les centres de données qui sont des infrastructures essentielles au développement de l’IA. Ce projet, nommé « Stargate » s’appuie sur un investissement initial de 100 milliards de dollars qui devrait être porté à 500 milliards à l’horizon 2029 par des fonds privés. Ces sommes dépassent largement celles, déjà considérables, annoncées dans le monde de l’IA, ceci notamment concernant un seul projet. Dans ce contexte, l’analyse du projet Stargate permet d’interroger les risques liés à la course au gigantisme des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Le projet Stargate est porté par une coentreprise (joint venture) : Stargate LLC, financée et opérée par un certain nombre d’entreprises déjà fortement impliquées dans l’IA. On peut distinguer les partenaires opérationnels et financiers des partenaires purement financiers du projet. Dans ce contexte, l’analyse du projet Stargate permet d’interroger les risques liés à la course au gigantisme des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.
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Deux annonces importantes concernant la stratégie des États-Unis en matière d’intelligence artificielle (IA) ont été faites lors des premiers jours de la seconde présidence Trump en janvier 2025.
La première, attendue, était l’abrogation d’un décret pris en 2023 par l’administration Biden qui visait à limiter les risques que l’IA pourrait représenter pour les consommateurs, les travailleurs et la sécurité nationale. Il imposait notamment aux développeurs de modèles d’IA de partager les résultats de leurs tests de sécurité avec le gouvernement américain.
La deuxième était le soutien à un projet d’investissement massif dans les centres de données qui sont des infrastructures essentielles au développement de l’IA. Ce projet, nommé « Stargate » s’appuie sur un investissement initial de 100 milliards de dollars qui devrait être porté à 500 milliards à l’horizon 2029 par des fonds privés. Ces sommes dépassent largement celles, déjà considérables, annoncées dans le monde de l’IA, ceci notamment concernant un seul projet.
Dans ce contexte, l’analyse du projet Stargate permet d’interroger les risques liés à la course au gigantisme des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.
Le projet Stargate est porté par une coentreprise (joint venture) : Stargate LLC, financée et opérée par un certain nombre d’entreprises déjà fortement impliquées dans l’IA. On peut distinguer les partenaires opérationnels et financiers des partenaires purement financiers du projet. Dans ce contexte, l’analyse du projet Stargate permet d’interroger les risques liés à la course au gigantisme des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.
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02.04.2026 à 14:44
stagiairedecomm@iris-france.org
Dernier continent découvert, l’Antarctique est un immense désert de glace, sans population permanente, aux confins du monde. Pourtant, ce territoire isolé est loin d’être à la marge des grands enjeux contemporains. Depuis la signature du Traité sur l’Antarctique en 1959, le continent est placé sous un régime de gouvernance unique : aucun État ne peut y exercer pleinement sa souveraineté, et il est consacré à la paix et à la recherche scientifique. Une expérience de multilatéralisme rare, souvent citée en exemple, mais aujourd’hui fragilisée. En effet, l’Antarctique concentre des ressources considérables et attise les convoitises dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale. Tandis que les États-Unis, la France et la Russie cherchent à maintenir leur influence historique, la Chine s’impose progressivement comme un acteur important, multipliant ses bases et renforçant sa présence scientifique et logistique. Pendant ce temps, le réchauffement climatique accélère la fonte des glaces, ouvre de nouvelles routes maritimes et rend le continent plus accessible. Le modèle de gouvernance antarctique peut-il résister aux tensions géopolitiques actuelles ? Comment protéger ce territoire unique face aux intérêts étatiques de plus en plus divergents ? Retour dans cette vidéo en cartes, photos et infographies sur l’Antarctique, lointain miroir des défis planétaires contemporains.
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Dernier continent découvert, l’Antarctique est un immense désert de glace, sans population permanente, aux confins du monde. Pourtant, ce territoire isolé est loin d’être à la marge des grands enjeux contemporains.
Depuis la signature du Traité sur l’Antarctique en 1959, le continent est placé sous un régime de gouvernance unique : aucun État ne peut y exercer pleinement sa souveraineté, et il est consacré à la paix et à la recherche scientifique. Une expérience de multilatéralisme rare, souvent citée en exemple, mais aujourd’hui fragilisée.
En effet, l’Antarctique concentre des ressources considérables et attise les convoitises dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale. Tandis que les États-Unis, la France et la Russie cherchent à maintenir leur influence historique, la Chine s’impose progressivement comme un acteur important, multipliant ses bases et renforçant sa présence scientifique et logistique. Pendant ce temps, le réchauffement climatique accélère la fonte des glaces, ouvre de nouvelles routes maritimes et rend le continent plus accessible.
Le modèle de gouvernance antarctique peut-il résister aux tensions géopolitiques actuelles ? Comment protéger ce territoire unique face aux intérêts étatiques de plus en plus divergents ?
Retour dans cette vidéo en cartes, photos et infographies sur l’Antarctique, lointain miroir des défis planétaires contemporains.
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01.04.2026 à 18:45
admn_iris
Inséparable des débats nationaux et internationaux, le narcotrafic est de plus en plus intégré à l’actualité géopolitique. Mais plus encore que la contrebande de narcotiques, le recyclage des profits qui lui sont liés – comme ceux de toute autre activité illicite – constitue un maillon primordial du problème. Longtemps tancés pour ses lacunes à prévenir de telles activités, les Émirats arabes unis (EAU) ont fait montre d’une ferme détermination à restaurer leur crédibilité en la matière. Ainsi, le pays réussissait en 2024 le tour de force d’être rayé de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et en 2025, de celle de l’Union européenne (UE). Qu’en est-il exactement ? En réalité, la fédération des sept émirats golfiens sait manier l’équilibre entre ses différents intérêts. Si elle a pu se montrer proactive dans sa coopération internationale, en faisant évoluer sa législation anti-blanchiment de capitaux et financement du terrorisme (LBC-FT) et en donnant des gages à ses partenaires occidentaux, elle cherche à préserver par ailleurs des mécanismes qui contribuent à ses différents objectifs. De fait, la problématique du blanchiment est nichée au cœur des enjeux économiques et stratégiques du pays.
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Inséparable des débats nationaux et internationaux, le narcotrafic est de plus en plus intégré à l’actualité géopolitique. Mais plus encore que la contrebande de narcotiques, le recyclage des profits qui lui sont liés – comme ceux de toute autre activité illicite – constitue un maillon primordial du problème. Longtemps tancés pour ses lacunes à prévenir de telles activités, les Émirats arabes unis (EAU) ont fait montre d’une ferme détermination à restaurer leur crédibilité en la matière. Ainsi, le pays réussissait en 2024 le tour de force d’être rayé de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et en 2025, de celle de l’Union européenne (UE). Qu’en est-il exactement ?
En réalité, la fédération des sept émirats golfiens sait manier l’équilibre entre ses différents intérêts. Si elle a pu se montrer proactive dans sa coopération internationale, en faisant évoluer sa législation anti-blanchiment de capitaux et financement du terrorisme (LBC-FT) et en donnant des gages à ses partenaires occidentaux, elle cherche à préserver par ailleurs des mécanismes qui contribuent à ses différents objectifs. De fait, la problématique du blanchiment est nichée au cœur des enjeux économiques et stratégiques du pays.
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