Depuis janvier, 91 000 hectares sont partis en fumée en France. C’est plus de huit fois la moyenne observée à cette période ces vingt dernières années. Au niveau européen, le cumul des surfaces brûlées dépasse aussi largement la moyenne des années passées.
Ce phénomène naturel revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial se réchauffent, ce qui entraîne pendant plusieurs mois des modifications majeures des régimes de vent, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale.
La Gironde, en proie à un mégafeu stabilisé, restera en vert comme jeudi, mais, s’agissant de la vigilance orages, le département sera en jaune quelques heures, de 3 heures à 9 heures du matin, avant de repasser en vert ensuite.
La station des Angles a commencé la construction d’un réservoir supplémentaire de 113 000 mètres cubes d’eau pour augmenter sa production de neige de culture. Des associations environnementales ont saisi la justice, estimant les études d’impact insuffisantes.
Pourquoi les catastrophes, comme les inondations ou les incendies, ne déclenchent-elles pas de sursaut écologique ? L’oubli des causes climatiques et la récupération des colères par les forces populistes constituent un piège démocratique, souligne le politiste Théodore Tallent, dans une tribune au « Monde ».
Depuis le 21 juillet, date du début de l’incendie dans le Var et veille de celui de Gironde, pas plus de huit des douze Canadair n’ont été opérationnels sur la même journée, selon les synthèses de la sécurité civile dont « Le Monde » a pris connaissance.
Un quatrième épisode de canicule, qui devrait être moins intense et durable que les précédents, s’installe à partir de mercredi 29 juillet dans l’Hexagone, notamment dans le Sud-Ouest.
Poussées par les vents changeants et alimentées par un combustible loin d’être épuisé, les flammes menaçaient encore, mardi 28 juillet, une large bande de territoire lovée entre l’Atlantique et les abords de la métropole bordelaise.