Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi a déclaré samedi que l'approbation par le gouvernement libanais d'un accord visant à transférer des prisonniers syriens condamnés vers leur pays « constitue le début et la première étape d'un processus visant à clarifier et à améliorer les relations » entre les deux pays.
« Nous continuerons à coopérer ensemble sur les dossiers restants, notamment l’affaire des Libanais disparus (en Syrie), la délimitation des frontières terrestres et maritimes, la poursuite du retour en toute sécurité de nos frères déplacés et la révision des accords bilatéraux de façon à servir les intérêts et la souveraineté de nos deux pays », a-t-il ajouté dans un message publié sur son compte X.
Le Liban et la Syrie ont officiellement signé vendredi un accord prévoyant le transfert d'environ 300 détenus syriens condamnés et actuellement incarcérés dans les prisons surpeuplées du Liban. En vertu de cet accord, les prisonniers qui ont déjà été jugés au Liban seront rapatriés en Syrie. Ces quelque 300 détenus font partie des quelque 2 250 Syriens emprisonnés au Liban.
Cet accord, approuvé par le gouvernement libanais la semaine dernière, était une revendication essentielle de Damas dans le cadre des efforts déployés par les deux pays pour améliorer leurs relations.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsOnze personnes appartenant au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un groupe considéré par l'Iran comme « terroriste », ont été arrêtées avant de commettre des actes de sabotage, a rapporté samedi la télévision d'Etat.
Cette annonce intervient après un vaste mouvement de contestation en Iran, qui a fait plusieurs milliers de morts en janvier.
Depuis sa création en 2004, le PJAK, branche dissidente du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a été impliqué dans des opérations contre les forces armées iraniennes.
Les 11 personnes arrêtées dans l'ouest du pays étaient « en contact direct avec des éléments du PJAK, cherchaient à mener des actions de sabotage et à perturber la sécurité de la population », a précisé l'agence de presse Fars.
« Elles ont été identifiées et arrêtées avant qu'elles ne puissent passer à l'acte », a ajouté l'agence, citant Mohsen Karimi, un responsable des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, pour l'ouest du pays.
Le PJAK est classé comme groupe terroriste par la Turquie et les Etats-Unis.
Le pouvoir iranien affirme que la grande majorité des victimes des « émeutes » de janvier sont des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » à la solde d'Israël ou des Etats-Unis, ses ennemis.
Des ONG, basées à l'étranger, accusent, elles, les forces de sécurité d'avoir délibérément ciblé les manifestants.
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