16.08.2026 à 18:07
Rédaction
Après la crise migratoire de Ceuta des 30 et 31 juillet 2026, des responsables européens ont demandé un renforcement de la surveillance des réseaux sociaux et de la lutte contre la désinformation.
Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, après des discussions avec Meta et TikTok le 7 août, a déclaré que les plateformes devaient « agir de manière décisive » en période de crise, que la surveillance des réseaux sociaux devait être renforcée et que la coopération avec les vérificateurs de faits devait être consolidée.
Le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner, a également qualifié Ceuta de test pour la sécurité des frontières européennes et pour la « résilience face à la désinformation ». Il a estimé que les traversées avaient été alimentées à la fois par des réseaux de passeurs et par des informations trompeuses, tout en indiquant qu’il était encore trop tôt pour déterminer si une puissance étrangère avait instrumentalisé la situation.
Le 11 août, la Commission européenne a annoncé que Meta et TikTok avaient accepté de renforcer leurs dispositifs contre la désinformation liée à Ceuta. Un mécanisme de communication devait ainsi réunir les plateformes, les autorités européennes et des organisations de fact-checking.
L’objectif annoncé était d’accélérer le signalement et la vérification des contenus faux ou trompeurs concernant les migrations vers Ceuta. Meta a indiqué surveiller la situation en temps réel et retirer notamment les contenus facilitant le trafic de migrants.
La Commission n’a pas exclu de futures obligations supplémentaires pour les grandes plateformes, notamment dans le cadre du Digital Services Act. Ces évolutions font ainsi planer le doute sur un possible renforcement de la censure à l’avenir concernant des sujets ou des contenus que les décideurs européens pourraient considérer comme trop problématiques.
11.08.2026 à 13:13
Rédaction
Q. Manivannan, député écossais trans et non binaire des Scottish Greens, élu en mai 2026, est au centre d’un scandale depuis le début du mois d’août 2026, après la révélation de propos tenus en février 2025 dans un podcast, où il décrit le viol comme existant sur un « spectre » et évoque une « diabolisation » du viol.
Dans l’émission The Subjective Space, Manivannan a notamment déclaré : « Il y a clairement une diabolisation du viol, dans le sens où c’est un spectre. »
Il a ajouté que l’image du « monstre violeur » n’était « pas nécessairement infondée », mais qu’elle était « mal comprise », car, selon lui, « n’importe quel individu est capable » de commettre un viol, y compris des femmes.
Il a également évoqué l’existence de « différents modes » de consentement et de viol, dans le cadre d’une discussion portant sur la réhabilitation des auteurs d’agressions sexuelles et sur la manière dont la société perçoit les violeurs.
Pour rappel, Q. Manivannan est un député écossais trans et non binaire du Scottish Green Party, né dans l’État du Tamil Nadu, en Inde. Il est arrivé en Écosse en 2021 et a été élu sans disposer d’un visa permanent dans le pays.
Le Scottish Green Party a néanmoins choisi de prendre sa défense, affirmant que ses commentaires avaient été « délibérément sortis de leur contexte ».
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11.08.2026 à 13:09
Rédaction
Zohran Mamdani, maire de New York, a annoncé, fin juin 2026, un plan de 15 millions de dollars destiné à protéger et à élargir l’accès aux soins d’affirmation de genre pour les personnes transgenres, en réponse aux récentes décisions de l’administration Trump concernant les personnes trans.
Le plan repose sur des fonds municipaux et vise explicitement à compenser une partie des financements fédéraux consacrés aux soins liés aux transitions de genre, notamment ceux destinés aux mineurs, menacés par l’administration Trump, qui a annoncé son intention de les supprimer.
L’objectif annoncé est de garantir que les personnes transgenres et non binaires, jeunes comme adultes, puissent continuer à accéder à des soins de transition, quel que soit leur statut migratoire ou leur capacité à payer.
Les 15 millions de dollars sont répartis entre trois initiatives principales. La première consiste en un fonds d’accès direct aux soins destiné aux prestataires proposant des soins d’affirmation de genre pour les mineurs (cliniques, hôpitaux et associations). La deuxième prévoit la création d’un service d’orientation mettant en relation les personnes concernées avec des prestataires de soins d’affirmation de genre, des services sociaux, juridiques et associatifs, ainsi que des ressources d’information sur les droits et les parcours de soins. Enfin, une partie des financements sera consacrée à des études visant à identifier les obstacles rencontrés par les personnes trans dans l’accès aux soins et à mieux comprendre les inégalités de résultats, notamment en matière de santé mentale, de suicide ou d’accès aux traitements.
L’objectif plus large est une enveloppe de 65 millions de dollars pour les soins d’affirmation de genre, annoncée dans les promesses de campagne de Mamdani. Une grande partie de cette somme serait destinée aux hôpitaux publics, aux cliniques communautaires et aux associations en mesure de réaliser ces actes médicaux. Les 15 millions de dollars annoncés sont présentés comme une première étape de ce plan.
Outre le caractère idéologique de ces subventions, qui ne correspond pas nécessairement à la volonté de tous les habitants de New York, ces chiffres montrent à quel point les soins de transition sont devenus un véritable marché que se partagent les cliniques et les associations.
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