11.08.2026 à 13:13
Rédaction
Q. Manivannan, député écossais trans et non binaire des Scottish Greens, élu en mai 2026, est au centre d’un scandale depuis le début du mois d’août 2026, après la révélation de propos tenus en février 2025 dans un podcast, où il décrit le viol comme existant sur un « spectre » et évoque une « diabolisation » du viol.
Dans l’émission The Subjective Space, Manivannan a notamment déclaré : « Il y a clairement une diabolisation du viol, dans le sens où c’est un spectre. »
Il a ajouté que l’image du « monstre violeur » n’était « pas nécessairement infondée », mais qu’elle était « mal comprise », car, selon lui, « n’importe quel individu est capable » de commettre un viol, y compris des femmes.
Il a également évoqué l’existence de « différents modes » de consentement et de viol, dans le cadre d’une discussion portant sur la réhabilitation des auteurs d’agressions sexuelles et sur la manière dont la société perçoit les violeurs.
Pour rappel, Q. Manivannan est un député écossais trans et non binaire du Scottish Green Party, né dans l’État du Tamil Nadu, en Inde. Il est arrivé en Écosse en 2021 et a été élu sans disposer d’un visa permanent dans le pays.
Le Scottish Green Party a néanmoins choisi de prendre sa défense, affirmant que ses commentaires avaient été « délibérément sortis de leur contexte ».
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11.08.2026 à 13:09
Rédaction
Zohran Mamdani, maire de New York, a annoncé, fin juin 2026, un plan de 15 millions de dollars destiné à protéger et à élargir l’accès aux soins d’affirmation de genre pour les personnes transgenres, en réponse aux récentes décisions de l’administration Trump concernant les personnes trans.
Le plan repose sur des fonds municipaux et vise explicitement à compenser une partie des financements fédéraux consacrés aux soins liés aux transitions de genre, notamment ceux destinés aux mineurs, menacés par l’administration Trump, qui a annoncé son intention de les supprimer.
L’objectif annoncé est de garantir que les personnes transgenres et non binaires, jeunes comme adultes, puissent continuer à accéder à des soins de transition, quel que soit leur statut migratoire ou leur capacité à payer.
Les 15 millions de dollars sont répartis entre trois initiatives principales. La première consiste en un fonds d’accès direct aux soins destiné aux prestataires proposant des soins d’affirmation de genre pour les mineurs (cliniques, hôpitaux et associations). La deuxième prévoit la création d’un service d’orientation mettant en relation les personnes concernées avec des prestataires de soins d’affirmation de genre, des services sociaux, juridiques et associatifs, ainsi que des ressources d’information sur les droits et les parcours de soins. Enfin, une partie des financements sera consacrée à des études visant à identifier les obstacles rencontrés par les personnes trans dans l’accès aux soins et à mieux comprendre les inégalités de résultats, notamment en matière de santé mentale, de suicide ou d’accès aux traitements.
L’objectif plus large est une enveloppe de 65 millions de dollars pour les soins d’affirmation de genre, annoncée dans les promesses de campagne de Mamdani. Une grande partie de cette somme serait destinée aux hôpitaux publics, aux cliniques communautaires et aux associations en mesure de réaliser ces actes médicaux. Les 15 millions de dollars annoncés sont présentés comme une première étape de ce plan.
Outre le caractère idéologique de ces subventions, qui ne correspond pas nécessairement à la volonté de tous les habitants de New York, ces chiffres montrent à quel point les soins de transition sont devenus un véritable marché que se partagent les cliniques et les associations.
Crédit image : By White House – https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/115590381126975106, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=178841033
11.08.2026 à 13:06
Rédaction
Le 3 août 2026, Ursula von der Leyen a explicitement appelé à renforcer le soutien financier et technique de l’Union européenne au Maroc, en lien direct avec l’afflux massif de migrants survenu à Ceuta.
Fin juillet 2026, environ 70 000 migrants ont franchi la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, provoquant une crise diplomatique et sécuritaire marquée par des émeutes et des pillages au sein de cette ville espagnole de 80 000 habitants.
Le 3 août 2026, dans une lettre adressée au Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, la présidente de la Commission européenne a salué la gestion conjointe de la crise par l’Espagne et le Maroc, présentant ce dernier comme un « partenaire stratégique majeur » dans la lutte contre l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs, malgré un afflux migratoire que l’on peut légitimement suspecter d’avoir été coordonné et prémédité.
Dans cette même lettre et dans ses déclarations publiques, Ursula von der Leyen a proposé de renforcer le soutien financier et technique au Maroc afin d’améliorer la gestion des frontières, de développer des systèmes d’alerte précoce autour de Ceuta et Melilla et de consolider la coopération opérationnelle entre les autorités marocaines et les agences européennes, notamment Frontex, Europol et l’Agence de l’Union européenne pour l’asile. Elle a écrit que l’Union européenne pourrait « améliorer notre soutien technique et financier au Maroc », en coopération avec l’Espagne, afin d’éviter une répétition de l’afflux chaotique observé à Ceuta.
Cette prise de position s’inscrit dans un partenariat déjà très soutenu sur le plan financier entre l’Union européenne et le Maroc. En 2025, la Banque européenne d’investissement a signé 740 millions d’euros de financements en faveur du Maroc, un niveau record depuis 2012. Plus largement, la coopération entre l’Union européenne et le Maroc mobilise chaque année plusieurs milliards de dirhams à travers différents programmes européens et de la BEI.
Parmi ces financements figurent notamment le programme d’appui à la généralisation de la protection sociale (Karama), dans le cadre duquel l’Union européenne a versé environ 28 millions d’euros en 2025 (292 millions de dirhams), ainsi qu’un vaste programme de soutien au Plan national de l’eau, annoncé en 2026, doté d’une enveloppe totale de 348 millions d’euros (3,7 milliards de dirhams), dont 48 millions d’euros sous forme de subventions de l’Union européenne.
Crédit image : Par European Parliament from EU — Ursula von der Leyen presents her vision to MEPs, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80450556