Il y avait environ 24 000 habitants dans la petite cité d’Olechky, située près de Kherson, avant la guerre d’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie. Occupée depuis mai 2022, déjà frappée par l’inondation (à plus de 90%) due au bombardement criminel russe du barrage de Khakovta le 6 juin 2023, la ville tentait de survivre, en se vidant de sa population aujourd’hui de deux mille habitants. Olechky vit sous le talon de fer de l’occupation russe dont le programme de russification ne consiste
Václav Havel aurait fêté ses 90 ans cette année, et du haut de cet âge de sagesse, il aurait sans doute souri en voyant les débats actuels sur l’intelligence artificielle. Non pas avec cette ironie amère qui lui était si caractéristique face aux absurdités et violences des systèmes totalitaires, mais avec cette lueur d’espoir têtu qui animait toujours ses réflexions sur le progrès humain. Ainsi, il est possible de lire comme une prémonition ce qu’il écrivait, en 1978, dans Le Pouvoir des sans-pouvoir1
Dans les hiérarchies économiques, politiques et symboliques françaises, peu de groupes sociaux ont moins de pouvoir que les lycéens. La majorité d’entre eux sont mineurs, ceux qui ne le sont pas votent peu et ne représentent pas une cible électorale importante ; leur pouvoir d’achat est quasi-nul ; et s’il y a un relatif pouvoir culturel de la jeunesse, il concerne plutôt l’âge étudiant que les lycéens. Il faudrait commencer par cette donnée de base : le lycéen se trouve précisément à l’interface