LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs REVUES Médias
Souscrire à ce flux
Regards a pour objet la diffusion d’informations et d’idées. Il contribue au débat démocratique. Il n’a aucun caractère commercial.

▸ Les 10 dernières parutions

18.06.2026 à 14:43

RN, climat, IA : faut-il s’adapter ?

la Rédaction

SOMMAIRE Déjà disponible pour les abonnés !Et pour les autres, ça se passe dans notre boutique 😉 HORS SÉRIE – JUIN 26 – 25 € (ou 10 € en version numérique)
Lire + (267 mots)

SOMMAIRE

  • Pascal Boniface
    « À part Israël et les États-Unis, le monde entier cherche la paix »
  • Portrait
    Pedro Sánchez, rouge malgré lui
  • Chronique d’Arnaud Viviant
    Retour sur l’affaire Grasset
  • Daniel Mendelsohn
    « L’effondrement des États-Unis de Trump n’est pas un accident »
  • Le mot
    France
  • Dossier
    Dix ans d’insoumission
  • Analyse
    Faut-il légaliser l’amitié ?
  • Chronique de Rokhaya Diallo
    Qui protège nos enfants ?
  • André Gorz
    Trump ou « la sortie barbare du capitalisme »
  • L’objet
    La petite voiture (électrique)
  • Interview posthume
    Maurice Thorez : « J’avais la certitude que nous restions dans la lignée des sans-culottes et des jacobins. Pour moi, les communistes avaient deux patries : la française et la soviétique. »

Déjà disponible pour les abonnés !
Et pour les autres, ça se passe dans notre boutique 😉

HORS SÉRIE – JUIN 26 – 25 € (ou 10 € en version numérique)

PDF

18.06.2026 à 12:43

Le prix de l’éviction

Pablo Pillaud-Vivien

Un rapport publié cette semaine montre que les hommes noirs et arabes sont soumis à l’excès aux contrôles policiers, aux amendes et aux dettes. Une expérience de masse d’un État qui ne protège plus mais qui menace. Un danger pour notre démocratie.
Texte intégral (963 mots)

Un rapport publié cette semaine montre que les hommes noirs et arabes sont soumis à l’excès aux contrôles policiers, aux amendes et aux dettes. Une expérience de masse d’un État qui ne protège plus mais qui menace. Un danger pour notre démocratie.

Les travaux universitaires, les associations, le défenseur des droits et même certaines décisions de justice ont établi une réalité simple : les jeunes hommes noirs et arabes ont davantage de chances d’être contrôlés que le reste de la population. Le rapport publié cette semaine par Human Rights Watch, (Re)Claim et la Maison communautaire pour un développement solidaire en décrit certaines conséquences. Aux contrôles s’ajoutent des amendes : pour tapage, dépôt de déchets, crachat sur la voie publique ou autres atteintes à la tranquillité publique… Des infractions souvent constatées sans témoin, contestées parfois mais difficiles à remettre en cause.


TOUS LES JOURS, RETROUVEZ L’ESSENTIEL DE L’ACTU POLITIQUE DANS NOTRE NEWSLETTER

👉 C’EST ICI ET C’EST GRATUIT


L’accumulation est vertigineuse : plusieurs milliers voire des dizaines de milliers d’euros pour certains jeunes avant même leur majorité, comme l’avait raconté Basta!. Ces amendes ne pleuvent pas par hasard. Depuis 2016, à la suite de la loi « justice du XXIè siècle », il est fait le choix d’étendre « les procédures simplifiées » au nom de l’efficacité. Les pouvoirs de verbalisation ont été élargis au fil des années pour désengorger les tribunaux, simplifier les procédures, sanctionner rapidement. Au nom de l’efficacité, l’État multiplie les procédures simplifiées, affaiblit les droits de la défense, réduit les possibilités de recours. 

L’amende, cette peine administrative, ne conduit pas en prison mais à l’endettement. Pour éviter les saisies, certains jeunes quittent leur emploi, d’autres ferment leur compte bancaire ou travaillent illégalement. La dette devient un mécanisme de relégation qui enferme dans la précarité ceux qu’elle prétend « responsabiliser ». Ces amendes ne servent pas seulement à sanctionner des comportements mais à gérer des populations. La défenseure des droits parle d’une « politique institutionnelle d’éviction ». Le rapport publié aujourd’hui lui donne un contenu concret : il ne s’agit plus seulement de contrôler mais, sur des bases racistes, de décourager la présence de jeunes, de jeunes hommes, dans l’espace public.

La République peut-elle continuer à invoquer l’universalisme humaniste lorsque les expériences concrètes de l’État diffèrent aussi fortement selon l’origine réelle ou supposée, le lieu de résidence ou la couleur de peau ?

En mars dernier, la justice avait estimé que l’intention d’homicide ne pouvait être retenue contre le policier ayant tué Nahel. Une décision qui vient d’être annulée par la Cour de cassation. Les faits sont d’une autre gravité mais les amendes décrites par ce rapport et la mort de Nahel racontent une même histoire politique : celle d’une institution policière qui rencontre la jeunesse populaire presque exclusivement sous la forme du contrôle, de la sanction ou de la contrainte. Pour ces jeunes hommes noirs et arabes, l’État apparaît moins comme une protection que comme une présence qui surveille et qui les menace ; non pas un État qui protège, éduque ou émancipe, mais un État qui contrôle, verbalise, sanctionne et parfois tue.

Dans ces conditions, la République peut-elle durablement prétendre à l’égalité ? Peut-elle continuer à invoquer l’universalisme humaniste lorsque les expériences concrètes de l’État diffèrent aussi fortement selon l’origine réelle ou supposée, le lieu de résidence ou la couleur de peau ? Longtemps, une grande partie de la gauche a considéré les violences policières, les contrôles discriminatoires ou les abus de pouvoir comme des « bavures » exceptionnelles. La France insoumise en a fait une question politique. Beaucoup ont jugé cette stratégie électoraliste, vouée aux marges. Les faits leur donnent tort. Parce que cela concerne le sens de notre société, LFI tire un crédit politique de cet engagement.

Derrière la question des relations entre la police et la jeunesse populaire se cache une question essentielle : qui bénéficie de la protection de l’État et qui fait l’objet de sa surveillance ? La question policière n’est plus une question technique mais une question démocratique devenue centrale. 

Une démocratie ne devrait pas accepter que des adolescents entrent dans l’âge adulte avec plusieurs milliers d’euros de dettes contractées auprès de l’État et le sentiment d’avoir été désignés comme suspects avant même d’être considérés comme des citoyens. À force de traiter certains jeunes hommes noirs et arabes comme un problème à gérer, on fabrique de la défiance, de l’exclusion et une citoyenneté à deux vitesses. Bref, on détruit la démocratie et la République.

PDF

18.06.2026 à 12:34

🔴 CONCERT DU JOUR

Loïc Le Clerc

LFI interdite de fête de la musique : ça va pas, non ?! Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a tranché : la politique et la musique, ça ne va pas ensemble et La France insoumise n’organisera pas de concert pour la fête de la musique ce dimanche 21 juin. Au-delà du « scandale…
Lire + (318 mots)

LFI interdite de fête de la musique : ça va pas, non ?!

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a tranché : la politique et la musique, ça ne va pas ensemble et La France insoumise n’organisera pas de concert pour la fête de la musique ce dimanche 21 juin. Au-delà du « scandale démocratique grave en période électorale » dénoncé par Jean-Luc Mélenchon, l’argumentaire questionne. Après avoir raconté que la déclaration en préfecture avait été effectuée hors du délai légal de quinze jours francs – les insoumis assurent l’avoir fait en avril –, le préfet justifie sa décision par les « prises de position controversées » des rappeurs Médine et Soso Maness et d’Assa Traoré (trois personnes qui ne sont pas programmées à l’événement), ce qui « risque d’attirer un public particulièrement hostile aux forces de l’ordre »… Et le préfet de citer le slogan « Tout le monde déteste la police ». Les personnalités citées sont-elles interdites de concert ou de meeting ? Non. Le slogan incriminé est-il illégal ? Non. Le non-respect du délai légal est-il un motif d’interdiction de manifestation ? Non. Finalement, il ne reste qu’un seul argument au préfet : les risques de troubles à l’ordre public à « l’approche de la prochaine élection présidentielle ». La porte ouverte à toutes les fenêtres ! LFI dépose un recours devant le tribunal administratif. Cette politisation répressive interroge… sauf Le Monde, qui y voit une aubaine pour Jean-Luc Mélenchon de se « poser en victime […] fidèle à ses habitudes » afin de « nourrir son discours antisystème ». Oulala, ça promet.

PDF
3 / 10
  GÉNÉRALISTES
Ballast
Fakir
Interstices
Issues
Korii
Lava
La revue des médias
Time France
Mouais
Multitudes
Positivr
Regards
Slate
Smolny
Socialter
UPMagazine
Le Zéphyr
 
  Idées ‧ Politique ‧ A à F
Accattone
À Contretemps
Alter-éditions
Contre-Attaque
Contretemps
CQFD
Comptoir (Le)
Déferlante (La)
Esprit
Frustration
 
  Idées ‧ Politique ‧ i à z
L'Intimiste
Jef Klak
Lignes de Crêtes
NonFiction
Nouveaux Cahiers du Socialisme
Période
 
  ARTS
L'Autre Quotidien
Villa Albertine
 
  THINK-TANKS
Fondation Copernic
Institut La Boétie
Institut Rousseau
 
  TECH
April - Libre à lire
Dans les algorithmes
Framablog
Goodtech.info
Quadrature du Net
Revue Eur. Médias et Numérique
 
  INTERNATIONAL
Alencontre
Alterinfos
Gauche.Media
CETRI
ESSF
Inprecor
Guitinews
 
  MULTILINGUES
Kedistan
Quatrième Internationale
Viewpoint Magazine
+972 mag
 
  PODCASTS
Arrêt sur Images
Le Diplo
LSD
Thinkerview
🌓