
18.05.2026 à 13:15
Loïc Le Clerc
Bayrou en avait rêvé, Lecornu va le faire. Pour son budget, le premier ministre cherche à faire des économies et il a trouvé une cible bien bien fragile : les personnes reconnues en affection de longue durée (ALD). On apprend dans un récent avis du « comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie » que, dès le 1er octobre prochain, les patients atteints de maladie chronique verront le remboursement de leurs médicaments passer de 100% à… 15% ! Sont visés les médicaments les plus courants, Spasfon, Gaviscon, etc. L’efficacité de ces médicaments étant jugée trop faible par la Haute autorité de santé, le coût est trop important pour la société. Le reste à charge pouvant – et non devant – être remboursé par les mutuelles. Finies les exceptions, les ALD seront donc traitées comme le reste. On parle tout de même de 14 millions de personnes, tout ça pour faire 100 millions d’euros d’économie ! On rappelle que le gouvernement vient déjà d’augmenter le reste à charge hospitalier et envisage de mettre en place une franchise médicale de 1€ sur les médicaments. Bref, la France écrit un nouveau chapitre de la privatisation de la Sécu.
16.05.2026 à 16:00
la Rédaction
Comme chaque semaine, le débrief politique par Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien !
16.05.2026 à 10:34
REV
Le parti Révolution Écologique pour le Vivant (REV, dont fait partie le député Aymeric Caron) défend son choix de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2027, validé par ses militants.
Il y a une semaine, La France insoumise a annoncé son choix pour l’élection présidentielle de 2027 : Jean-Luc Mélenchon sera son candidat. La Révolution Écologique pour le Vivant (REV) a dès lors organisé une consultation interne auprès de l’ensemble de ses militants en France afin de connaître leur choix : soutenir cette candidature ou envisager une autre option ? Les retours ont été nombreux et les débats argumentés. À une très large majorité, nos militants ont choisi de soutenir à nouveau Jean-Luc Mélenchon, comme en 2022, avec l’assurance donnée par La France insoumise qu’un accord pour les législatives entre la REV et LFI qui suivront sera discuté, ce qui n’est que la poursuite logique de l’accord signé entre nos partis en 2022.
En janvier 2022, la REV, premier parti d’écologie radicale en France, a été la toute première formation politique à rejoindre l’Union Populaire en soutien à Mélenchon, bien avant la création de la NUPES puis, deux ans plus tard, du NFP. Notre tout jeune parti d’écologie anticapitaliste, décoloniale et antispéciste avait alors fait le choix de soutenir un programme qui présente nombre de similitudes avec le nôtre, porté par un candidat expérimenté, à la hauteur des exigences de la charge présidentielle.
La REV n’est pas par principe opposée au processus de la primaire qui aurait pu désigner une candidate ou un candidat unique parmi les partis de la gauche et de l’écologie. Mais elle constate que les circonstances ne sont pas réunies aujourd’hui pour en faire un outil efficace au service de la victoire de nos idées.
L’écologie, la vraie, celle qui se préoccupe avec sincérité des droits du vivant, de la paix, de la réduction drastique du temps de travail, celle qui s’interroge sur les conséquences de l’intelligence artificielle sur notre espèce, se doit en effet d’acter que le capitalisme dans ses formes récentes est un ennemi qui prône l’exploitation généralisée de toute entité : humains, animaux, arbres, eau. Sans dénonciation du productivisme, sans meilleure répartition des richesses, sans défense acharnée des valeurs humanistes, sans dénonciation des piliers économiques sur lesquels s’organise aujourd’hui notre société, l’écologie restera accompagnement et variable d’ajustement. Malgré nos analyses parfois divergentes sur certains sujets, la REV et LFI partagent, à gauche, la radicalité et la volonté de rupture.
Ces dernières années, LFI et Jean-Luc Mélenchon ont été victimes de campagnes de diffamation politiques et médiatiques massives. Nous avons évidemment toujours refusé d’y adhérer ou d’y contribuer de quelque manière que ce soit. Cela n’a pas empêché des désaccords ponctuels et locaux entre LFI et la REV qui sont deux formations distinctes, aux programmes distincts, aux directions distinctes, aux stratégies distinctes : les désaccords font partie de la vie politique. Avec la présidentielle et les législatives à suivre, une nouvelle page s’ouvre, qui nécessite de mettre les différends de côté pour se concentrer sur ce qui nous rassemble, et qui est infiniment plus précieux.
L’extrême droite, qui a déjà infusé les espaces médiatique et politique, est aux portes du pouvoir. La démocratie est bafouée comme jamais elle ne l’a été depuis le début du siècle. Les atteintes au vivant ne cessent de s’accroître. La souffrance animale n’a pas diminué. Et la guerre menace, au moment où le droit international a été enterré, par l’Occident, au milieu des ruines de Gaza. Après les Palestiniens, ce sont aujourd’hui les Libanais et les Iraniens qui subissent mort et destructions, en raison de l’impéralisme israélo-américain. La REV a dès octobre 2023 dénoncé les crimes puis le génocide commis contre les innocents à Gaza. Depuis deux ans et demi, notre diplomatie n’a cessé de s’enfoncer dans l’indignité en soutenant les criminels. La France doit être gouvernée par une voix forte qui sache s’opposer aux gouvernements fascistes, en les sanctionnant. Comme il l’a largement prouvé, Jean-Luc Mélenchon saura être cette voix.
Pour ce qui est de la défense du vivant et en particulier la lutte pour les droits des animaux, l’élection d’un député antispéciste de notre mouvement a été un pas important. Mais le fonctionnement de l’Assemblée, dans le contexte d’une Macronie minoritaire mais autoritaire, a empêché le vote de tout texte ambitieux en faveur des animaux. Il reste un an pour tenter d’obtenir une victoire. La meilleure assurance, pour les droits du vivant, est l’élection à l’Élysée d’un candidat qui défend un programme ambitieux sur ce thème. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon. C’est la raison pour laquelle nous appelons les autres formations écologistes à le soutenir pour 2027, comme nous, pour faire gagner nos idées.