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31.03.2026 à 15:14

Municipales : dernier bilan avant la présidentielle

la Rédaction

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SOMMAIRE

  • Municipales : la désunion de la gauche à l’épreuve des urnes
  • Municipales : LFI a-t-elle réussi son pari ?
  • Communisme municipal : une résistance sous tension
  • Municipales : le RN avance là où on le regarde moins
  • Les leçons pour toute la gauche des municipales
  • 2024-2026 : le match LFI-RN

Trump à la conquête du monde

  • Venezuela : le précédent qui menace tous les États
  • Refuser l’impérial chaos

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MENSUEL – mars 2026 – 4 € en version numérique

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31.03.2026 à 12:14

Réunir le pays : la voie de François Hollande

Pablo Pillaud-Vivien

François Hollande ne fait pas que des blagues : il faut parfois le prendre au sérieux. Avec sa dernière note, « La social-démocratie peut-elle encore rassembler le pays ? », l’ancien président, qui rêve de le redevenir, prend position.
Texte intégral (807 mots)

François Hollande ne fait pas que des blagues : il faut parfois le prendre au sérieux. Avec sa dernière note, « La social-démocratie peut-elle encore rassembler le pays ? », l’ancien président, qui rêve de le redevenir, prend position.

Il veut refonder la social-démocratie qu’il considère dans une impasse et, pour cela, opère un déplacement : dans une note, François Hollande ne part plus du conflit social, ni même des rapports de production mais de la dignité. Il confirme l’affaiblissement des ancrages sur lesquels s’est fondée la social-démocratie : salaires, protections, services publics, rapport de force entre travailleurs et capital. « Pour ces habitants, l’enjeu essentiel n’est plus seulement une affaire de revenus ou même de pouvoir d’achat mais de prise en considération. » Loin de vouloir refonder les fondamentaux du conflit de classe, François Hollande entérine leur effacement.


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Ce déplacement s’accompagne d’une lecture territoriale très marquée. Il décrit un pays structuré par une opposition politico-spatiale entre les grandes métropoles où les socialistes sont influents : les périphéries populaires qui voteraient LFI ; les villes moyennes et les campagnes où prospère le Rassemblement national. Cette tripartition n’est pas très originale mais elle devient pour lui un élément central d’analyse. Il ne se résout pas à ces divisions et veut proposer un chemin politique pour les surmonter. Au passage, il émet une critique implicite à son parti : « Le problème pour le PS est que le compromis raisonnable produit de la crédibilité et du sérieux sans éveiller d’espérance de lendemains magiques ».

Dans cette perspective, pour l’ex-chef de l’État, la dignité devient le levier de réunification d’une société fragmentée, où les expériences sociales divergent fortement selon les territoires. Une manière de parler à tous sans forcément s’attaquer aux structures qui produisent ces fractures. Seule perspective avancée pour parler à la France délaissée : « La réindustrialisation n’est pas seulement une nécessité pour assurer notre souveraineté, c’est un moyen de redonner une fierté à des lieux qui vivent avec la nostalgie d’un passé et l’impression de ne plus avoir d’avenir ». François Hollande ne dit pas comment il réussirait ce qu’il n’a pas su faire – ni lui, ni son successeur.

Dans un paysage où le macronisme a capté le social-libéralisme et où la gauche est fragmentée, François Hollande tente de rouvrir une voie. Non pas en rupture, mais en continuité réaménagée. Au fond, ce qu’il propose, c’est de prolonger le macronisme dans la social-démocratie.

Ce texte formule une hypothèse politique dans laquelle s’esquisse un cadre : celui d’une social-démocratie recentrée, débarrassée de ses ancrages sociaux les plus conflictuels, et reformulée autour de valeurs susceptibles de traverser ces blocs territoriaux. Dans un paysage où le macronisme a capté le social-libéralisme et où la gauche est fragmentée, François Hollande tente de rouvrir une voie. Non pas en rupture, mais en continuité réaménagée. Au fond, ce qu’il propose, c’est de prolonger le macronisme dans la social-démocratie, en intégrant une attention nouvelle aux fractures territoriales et humaines.

En s’éloignant de la question sociale, la social-démocratie se priverait de ce qui faisait sa force historique : son ancrage dans le monde du travail. Elle risque de perdre ce qui permettait précisément de relier les personnes et les territoires, les intérêts communs. François Hollande fait contre mauvaise fortune bon cœur et entérine ce que le PS est déjà en partie : une culture politique sans base sociale solide. Bref, une gauche sans prise.

À force de vouloir s’adapter à la société telle qu’elle est – fracturée –, François Hollande finit par en épouser les lignes de faille. Et à force de vouloir rassembler, il oublie peut-être qu’en politique, on ne rassemble jamais sans choix et dispute.

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31.03.2026 à 12:08

🔴 NAUFRAGE DU JOUR

Loïc Le Clerc

Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens Les députés israéliens ont adopté une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes » palestiniens. Est visée toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État…
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Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens

Les députés israéliens ont adopté une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes » palestiniens. Est visée toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ». Car « il n’y a pas de terroriste juif », justifie l’auteure de la proposition de loi. L’on serait tenté d’y voir une légalisation a posteriori du massacre en cours. Depuis octobre 2023, c’est plus de 73 000 morts en Palestine, dont 21 000 enfants. Que disent les dirigeants israéliens à propos de ces enfants ? « Les enfants qui sont là-bas aujourd’hui, ce sont des terroristes demain. » (Nissim Vaturi, député du Likoud, vice-président de la Knesset) Depuis la création de l’État d’Israël, une seule personne a été condamnée à mort : le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann.

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