Le futur est là, non plus devant nous mais autour de nous. C’est pourquoi nous nous attelons à faire mieux que de la prospective : de la prospective du présent.
RSS | Usbek & RicaLe futur est là, non plus devant nous mais autour de nous. C’est pourquoi nous nous attelons à faire mieux que de la prospective : de la prospective du présent.
En janvier 2026, le Financial Times lâchait une petite bombe statistique : nous aurions collectivement passé le pic de temps consacré aux réseaux sociaux en 2022. Depuis, la courbe s'inverserait, doucement mais sûrement - même si notre temps d'écran, lui, continuerait d'augmenter. Le temps du scroll infini est-il bel et bien révolu ? Sommes-nous en train d'inventer de nouvelles manières d'habiter ces plateformes ? Ou bien cette reprise de contrôle n'est-elle qu'un mirage ?
En Chine, l'essor de l'industrie des micro-dramas, des fictions ultra-courtes, alimente un tout nouveau business : la location de visages. Selon une enquête du média en ligne Rest of World, il est désormais possible, pour une poignée de yuans, de fournir des images de son faciès et de céder ses droits à l'image afin d'alimenter les algorithmes des sociétés de production spécialisées dans ce format à la mode. Un modèle lucratif qui pourrait, à terme, faire émerger « un nouveau marché de l'identité biométrique ».
Publié en 1972, le « rapport Meadows » démontre qu'une croissance infinie dans un monde aux ressources limitées n'est pas tenable. Mais malgré sa médiatisation et son succès en librairie, ce texte n'a jamais été pris au sérieux par les décideurs politiques. Et si les États-Unis avaient empêché sa publication, que serait-il advenu ? Le message du « lanceur d'alerte » Dennis Meadows, paradoxalement, n'aurait-il pas fini par être entendu et mis en œuvre par son pays ? C’est l’hypothèse explorée dans cette uchronie en forme d’interview fictionnelle, publiée initialement dans les pages de FUTUR, le magazine d’Usbek & Rica (n°47, avril 2025, toujours disponible).
Alors que l’Europe cherche à s’affranchir de ses dépendances géopolitiques, l’intelligence artificielle s’impose comme le nouvel architecte de l’innovation moléculaire. En inversant les processus de recherche traditionnels, elle promet d’accélérer la découverte de matériaux d’avenir. C'est l'une des idées fortes qui ressort de l'échange entre Karima Benelhadj, responsable sectorielle Chimie et Environnement chez Bpifrance, et Mathieu Pucheault, cofondateur de Synboli, une start-up spécialisée dans les polymères et l'IA.
Quand une IA ne comprend pas une voix sourde, ignore un CV portant la mention RQTH ou produit un site inaccessible, elle ne fait souvent que reproduire les angles morts de la société. Pour devenir inclusive, elle doit d'abord apprendre à voir ce qu'elle ne voit pas. Portrait-robot d’une IA (vraiment) pour toutes et tous, commenté par Emmanuelle Aboaf, développeuse sourde de naissance, spécialisée en accessibilité numérique et Yann Ferguson, sociologue et directeur scientifique du LaborIA à INRIA.