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08.01.2026 à 11:31

La voilà , la meilleure nouvelle de l’année !

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07.01.2026 à 10:11

Faire plier Bolloré (& co) partout

admin

L’offensive réactionnaire en cours a tout du tapis de bombe et, si elle touche tous les domaines de notre société, il en est un particulièrement concerné : celui des médias, bien sûr. Il est donc grand temps de passer à la contre-attaque, et de reprendre la main sur la fenêtre d’Overton. « Salut habitant·e du futur. Tu tiens entre tes mains un exemplaire d’un média libre qui date de 2025. À.. Read More

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Texte intégral (1285 mots)

L’offensive réactionnaire en cours a tout du tapis de bombe et, si elle touche tous les domaines de notre société, il en est un particulièrement concerné : celui des médias, bien sûr. Il est donc grand temps de passer à la contre-attaque, et de reprendre la main sur la fenêtre d’Overton.

« Salut habitant·e du futur. Tu tiens entre tes mains un exemplaire d’un média libre qui date de 2025. À cette époque, un certain Vincent Bolloré rachetait un à un tous les espaces de liberté d’expression pour les transformer en machines à fric xénophobes. Une sorte de roi Midas à l’envers qui transformait tout ce qu’il touche en caca ».

Ainsi s’ouvre l’édito que l’ami Guillaume Meurice -guérilleros culturel qu’on ne présente plus et qui officie désormais sur Nova après avoir été renvoyé d’une chaîne radio de service public ayant dérapé sur un prépuce- a eu la gentillesse d’accorder à Mouais, le bien-nommé journal dubitatif.

Illustration 1

Un invité exceptionnel, pour un numéro d’exception. Car il faut bien le dire : ce janvier 2026, pour nous, fera date. En effet, il correspond au moment où notre petite revue à la niçoise s’est décidée à se jeter dans le grand bain -ce qui n’est guère plaisant quand on est un chat noir- pour aller affronter un monde médiatique de plus en plus hostile à la pensée libertaire qui nous est si chère. Ici, Sarko se fait servir la soupe qu’il n’a pas voulu manger en cellule. Là, Bardella bénéficie avec son dernier opuscule rédigé par IA d’une couverture médiatique digne d’un prix Nobel de Littérature doublé d’un Goncourt.

Et derrière tout ceci, se profile une ombre : celle de Vincent Bolloré -et son double maléfique, Pierre-Edouard Stérin-, dont l’idéologie tout droit sortie des années 30 infuse jusque dans le service public de l’information, comme le signalent hélas la tournure droitière de France Info et la saillie raciste sortie dans le plus des calmes, en direct, par la directrice nationale des éditions de France Télévision, Nathalie Saint-Cricq puisqu’il faut bien la nommer.

Les journalistes de la presse indé’ ressemblent donc de plus en plus à une bande de maquisards. Qui, avec leur pistolet à bouchon, partent au front contre un tsunami d’une couleur brune de fort mauvais présage.

D’autant plus que, contrairement à la clique d’incompétents néo-nazis ras-du-bulbe de Frontières, ils prétendent continuer à respecter la déontologie, l’éthique, l’enquête, le recoupement des sources, bref tout ce qui honore notre profession mais qui les ennuie beaucoup, à ces bandeurs de pulsions morbides.

Tout ceci pour dire, en lettre capitales : NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE. Journalistes, citoyennes, activistes, anarchistes, amoureuses de chats et de liberté, lecteurs de fanzines punks énervés, nous allons faire le taf et, avec tous et toutes les camarades du Syndicat de la Presse Par Pareille, et plus largement du monde de l’édition de papier (coucou le collectif Déborder Bolloré), nous allons remplacer la 5G par le point G, Bolloré par un appareil à raclette, Zemmour par un ballon d’eau chaude et Monsanto par RIEN (1).

Ce qui signifie, de notre côté, un passage à la diffusion à 15.000 exemplaires dans tous les kiosques de France et de Navarre -comme nos camarades de l’Age du Faire, de Fakir, de la Brèche... Ils veulent nous terrasser sous un tapis de bombe ? Sortons nous aussi les sulfateuses, pour cracher jusqu’à leurs oreilles nos éditos bien sentis et nos enquêtes qui piquent. Et pour que le plus grand monde puisse avoir accès à cette vérité simple : L’EXTREME-DROITE TUE ET LE CAPITALISME DETRUIT LA PLANETE. A bon entendeur / lectrice…

Illustration 2

Ici comme au Chili, la lucha sigue.

Signé : Mouais, journal dubitatif, en vente désormais dans tous les kiosques du pays ce jeudi 8 janvier -y compris les Relay de Bolloré, mais sans doute pas pour longtemps. Pour survivre à ce choix risqué, nous avons besoin de votre soutien, donc par pitié, demandez-nous à côté de chez vous !

(1) Vous aurez reconnu les affiches du collectif « le grand soulagement ».

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01.12.2025 à 16:23

L214 : « Pour le Black Friday, on demande moins 50% d’animaux tués »

admin

L’association de défense des animaux L214 lance une action nationale pour encourager Carrefour à diminuer de moitié le nombre d’animaux tués quotidiennement. Elle dénonce notamment des conditions d’élevage intensif et insalubre par ses fournisseurs. A l’occasion du Black Friday, « la réduction qu’on veut, c’est 50% d’animaux tués en moins », disent les militants devant une trentaine d’enseignes en France. Reportage à Nice. Par Edwin Malboeuf « On aimerait que Carrefour s’engage à.. Read More

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Texte intégral (1871 mots)

L’association de défense des animaux L214 lance une action nationale pour encourager Carrefour à diminuer de moitié le nombre d’animaux tués quotidiennement. Elle dénonce notamment des conditions d’élevage intensif et insalubre par ses fournisseurs. A l’occasion du Black Friday, « la réduction qu’on veut, c’est 50% d’animaux tués en moins », disent les militants devant une trentaine d’enseignes en France. Reportage à Nice.

Par Edwin Malboeuf

« On aimerait que Carrefour s’engage à moins 50% d’animaux tués d’ici 2030 ». Depuis 10 heures du matin, Sonia, militante chez L214, association de défense des animaux, distribue des tracts au flux ininterrompu de voitures. Sur celui-ci, un faux coupon de réduction (-50% d’animaux tués) à déposer à l’accueil de Carrefour. « Je comprends, je suis végétarienne », lui répond l’une des automobilistes.

Ils sont une quinzaine ce samedi 29 novembre à s’être donné rendez-vous devant le Carrefour du quartier Lingostière, à l’ouest de Nice. A l’occasion du Black Friday, ce moment de surconsommation aux prix cassés venu des Etats-Unis, pour le vendredi précédent ThanksGiving, l’association L214 a lancé une opération nationale visant une trentaine de Carrefour. Cette action s’inscrit dans la campagne « le sauvetage du siècle » qui vise à interpeller tous les maillons de la chaîne de production. Des élus politiques aux centrales d’achat, en passant par les fournisseurs. « Le but est de faire reculer les pires pratiques. C’est une transition », explique Loïc. « On veut foutre un peu le bazar pour que Carrefour nous entende », dit Cécile, sourire aux lèvres et coupe-vent orange vif, floqué du logo de l’association et du slogan : « Agir pour les animaux ».

Un ticket de caisse grand de 12 mètres est déployé devant le Carrefour de Nice Lingostière, ce samedi 29 novembre par les militants de L214. Il représente les 330 000 animaux terrestres tués chaque jour par Carrefour.

Un ticket de caisse de 12 mètres, symbolisant les 12 kilomètres qu’il faudrait pour énumérer les 330 000 animaux terrestres tués chaque jour par l’enseigne, est déployée sur le parking. En effet, la sécurité intervient rapidement pour demander aux militants de s’éloigner de l’entrée. Ils s’exécutent mais continuent leur action, montrant également des panneaux de cochons derrière des barreaux. Les images proviennent de deux éleveurs en Bretagne dont l’enquête de L214 a révélé les conditions atroces dans lesquelles les porcs sont tenus. « Les animaux vivent sans accès à l’extérieur, dans une grande promiscuité, la plupart sur un sol bétonné. Les truies pour la reproduction sont enfermées la moitié de leur vie dans des cages qui ne leur permettent même pas de se retourner. Des porcelets chétifs sont tués par claquage », indique le communiqué de presse de L214.

Une militante montre aux automibilistes, un panneau où des porcs sont enfermés dans une cage étroite, dans un élevage breton, fournisseur de Carrefour.

Le but est de sensibiliser les consommateurs, mais surtout, de toucher la direction du groupe Carrefour. Celle-ci est au courant depuis avril du Plant Protein Pact (PPP) initié par L214 : « il appelle les enseignes de la grande distribution à s’engager à rééquilibrer les sources de protéines dans leurs ventes avec l’objectif que les protéines végétales représentent au moins 60 % de leurs volumes de protéines vendus à horizon 2030 », peut-on lire sur le site de L214. Selon les données des chambres d’agriculture, la consommation de viande est stagnante depuis une quinzaine d’années. Pourtant, les mouvements antispécistes et les actions associatives se multiplient. « Le combat de L214 fait vraiment avancer les choses. On essaie d’avoir une prise de conscience généralisée. Tout le monde s’accorde contre l’élevage intensif. Les images ont un impact au niveau national. Mais on n’est pas prosélyte », explique Francis, retraité, à L214 depuis 6 ans.

Une militante donne le tract à déposer à l’accueil de Carrefour sur lequel est écrit : “La réduction qu’on veut : -50% d’animaux tués”

« Avant, on était perçu comme extrémiste quand j’ai commencé. Maintenant le regard a changé », raconte Etienne, membre actif depuis 8 ans à L214, qui tient le ticket de caisse de géant. « La réception du tract, c’est moitié-moitié je dirais. Beaucoup de gens nous disent : ça serait bien ! Sinon il y a beaucoup de gens neutres, peu d’insultes », explique Loreleï, l’une des référentes, en tendant le flyer sur lequel est écrit « Les animaux payent l’addition », avec un logo de Carrefour rouge sang.

L214 s’est fait connaître en diffusant des images d’abattoir, montrant des pratiques interdites, les surpopulations, les bêtes agonisantes, la cruauté envers l’animal. Souvent des lanceurs d’alertes, des repentis, ou des militants qui se font embaucher, parviennent à mettre la main sur ces données et les révèlent au grand jour. « L’animal souffre mais l’humain aussi. Les employés de ces abattoirs sont aussi des victimes », nous dit Loïc. « On fait de l’information, en étant pacifique. Nous ne sommes pas dans la culpabilisation », conclut Francis. 

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