L’été 2026, le plus chaud jamais observé dans le pays, a laissé des traces dans les corps comme dans les esprits. Dès lors, nombreux sont les Français qui envisagent de migrer vers des endroits sinon épargnés par les vagues de chaleur, du moins plus respirables. Quitter l’Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Nouvelle-Aquitaine ou les grandes villes, pourquoi pas, mais pour aller où ?
Plus de 260 rassemblements sont annoncés partout dans l’Hexagone pour réclamer un plan d’urgence climatique. Les militants pour l’environnement à l’origine de cette mobilisation ont depuis été rejoints par des ONG, des syndicats et des partis politiques.
L’élection présidentielle met en lumière l’une des principales tares de notre époque politique : l’incapacité à penser le long terme sur une planète en ébullition climatique et géopolitique, analyse Matthieu Goar, pour la newsletter « Présidentielle 2027 ».
Des médias européens ont révélé qu’au moins une vingtaine de contributeurs de l’un des rapports phares de l’instance chargée de synthétiser l’état des connaissances sur le climat avaient des liens directs avec le secteur pétrogazier.
Les économistes Anna Creti et Philippe Delacote appellent, dans une tribune au « Monde », les décideurs politiques et économiques à inscrire dans le marbre les investissements de résilience nécessaires et à cesser de les remettre en cause pour des raisons de finances publiques.
Croire que l’on peut préserver l’environnement en remplaçant nos véhicules thermiques par des modèles électriques est une illusion si l’on ignore le poids matériel colossal de nos routes, expose le chercheur dans une tribune au « Monde ».
Après les canicules de l’été, l’idée que le changement climatique serait un horizon à anticiper est devenue obsolète. Cette réalité oblige le chercheur à faire évoluer sa pensée, explique dans un entretien au « Monde » l’auteur de « La Coalition climat ».
Chaleur excessive, manque d’eau, élévation du niveau de la mer… L’habitabilité d’un lieu est d’abord conditionnée par des seuils physiques, mais dépend aussi des relations entre un espace et ses habitants, déterminantes dans la façon de s’adapter au réchauffement climatique.
Les militaires sont en première ligne face aux effets du changement climatique, explique la chercheuse Julia Tasse dans cet épisode du podcast « Chaleur humaine ».