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16.03.2026 à 19:03

Dans un texte en arabe le régime iranien appelle la « oumma islamique » à « la résistance contre Israël et les États-Unis »

Matheo Malik

Face aux critiques des opinions publiques des pays du Golfe, ciblés depuis plus de deux semaines par des attaques iraniennes, Ali Larijani, l’un des principaux responsables du régime qu'Israël a annoncé avoir tué le 17 mars, avait tenté d’en fournir la justification religieuse et stratégique en prenant à témoin « les musulmans du monde entier ».

Nous traduisons et commentons ligne à ligne ce dernier message.

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Texte intégral (1859 mots)

Le matin du 17 mars 2026, Israël a annoncé avoir tué Ali Larijani. Comme anticipé par la revue, il avait joué un rôle clef dans la phase de transition à la suite de la mort du Guide. Nommé comme responsable de la sécurité du pays à la suite de l’annonce officielle de la mort d’Ali Khamenei, il a semblé continuer à occuper des fonctions centrales, notamment en l’absence de prise de parole publique ou d’apparition du nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei

Le ton de ce message paru le 16 mars tranchait avec ses prises de parole officielles habituelles, par sa véhémence à l’égard des autres pays musulmans et par son oralité.

La ligne de la République islamique semble désormais s’articuler autour de deux éléments centraux  : d’une part, le manque de fiabilité de la garantie de protection américaine vis-à-vis de ses alliés ; d’autre part, l’impossibilité pour la République islamique de dominer les autres acteurs régionaux face à l’asymétrie technologique et militaire d’Israël et des États-Unis. 

Dans un contexte où le régime iranien remet en cause le modèle économique et politique des principautés du Golfe par le sabotage, les attaques de bâtiments civils et le minage possible du détroit d’Ormuz, il semble peu probable que cet appel à la résistance (مقاومت), qui cherche à réactiver la khomeiniste de l’oumma comme force transnationale, en faisant de l’Iran son porte-voix légitime, puisse réellement être bien reçu dans la région.

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

Aux musulmans du monde entier et aux gouvernements islamiques,

La basmala « Au nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » est une convention quasi-obligatoire dans tout document officiel iranien — discours, lettre, décret. Le double destinataire — « musulmans du monde entier » et « gouvernements islamiques » — est en revanche plus politique : il permet à Ali Larijani de s’adresser simultanément aux peuples arabes et à leurs gouvernements, court-circuitant ces derniers en cherchant à les placer sous le regard de leurs propres opinions publiques. Larijani vise à réactiver la doctrine khomeiniste de l’oumma comme communauté politique transnationale, au-dessus des frontières étatiques, dont l’Iran se pose en porte-voix légitime.

1 — L’Iran a été confronté à une agression perfide américano-sioniste, lancée au beau milieu de négociations, qui visait à fragmenter le pays. Ils ont conduit au martyre le grand et dévoué Guide de la Révolution islamique, ainsi qu’un certain nombre de citoyens ordinaires et de commandants militaires. En conséquence, ils se sont heurtés à la résistance nationale et islamique des Iraniens.

Ali Larijani présente les Iraniens comme un bloc homogène animé par un désir de résistance « nationale et islamique » alors même que le régime a déclaré la guerre à sa société par la répression brutale des manifestations de janvier, causant la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes. De plus, des enquêtes d’opinions montrent que, si le sentiment national reste fort en Iran, la République islamique s’est caractérisée par une importante sécularisation de la société, qu’Olivier Roy considère comme une « défaite spirituelle du régime ». Enfin, la persistance de la martyrologie chiite sous la plume d’Ali Larijani dissimule, d’après Farhad Khosrokhavar, un épuisement profond, durable, et radical du récit révolutionnaire chiite

2 — Savez-vous qu’à l’exception de quelques rares cas, et uniquement dans la sphère politique, aucun État islamique n’est venu en aide à la nation iranienne ? Pourtant, la nation iranienne, grâce à sa forte volonté, a écrasé l’ennemi malfaisant, à tel point qu’aujourd’hui, l’ennemi ne sait pas comment sortir de cette impasse stratégique.

La rhétorique de Larijani s’inscrit dans un clivage que la République islamique entretient depuis 1979 entre un Iran se posant en champion de la résistance populaire anti-impérialiste et des monarchies du Golfe qu’elle présente comme des régimes corrompus, illégitimes et vendus à l’Occident — un discours qui emprunte autant au nationalisme révolutionnaire qu’à l’islam politique, et qui lui permet de chercher à séduire les opinions publiques arabes en court-circuitant leurs gouvernements.

3 — L’Iran poursuit sur la voie de la résistance contre « le grand et le petit Satan » (les États-Unis et Israël), mais le comportement des gouvernements islamiques n’est-il pas en contradiction avec la parole du Prophète, qui a dit : « Si vous ne répondez pas à l’appel d’un musulman, vous n’êtes pas un musulman » ?

Remarquons les parenthèses : « le grand et le petit Satan (les États-Unis et Israël) ». Cette expression typique de la République islamique n’est pas utilisée dans la plupart des pays arabes. Elle provient de l’ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique, qui désignait les États-Unis par le terme cheitân-é bozorg ( شیطان بزرگ), et Israël par le terme chéitân-é koutchek ( شیطان). Ali Larijani doit donc l’expliciter — d’où l’usage de parenthèses. 

Qu’est-ce donc que cette manière d’être musulman ?

Cette question prolonge la citation d’un hadith, parole ou action rapportée du Prophète, présent notamment dans le recueil Al-Kafi, ouvrage de référence pour les chiites de Mohammad ibn Yaqub Kolayni, grand compilateur chiite né en 864 et mort en 941 ( « يا للمسلمين ! », version en ligne de Al-Kafi.).

4 — Certains pays sont allés encore plus loin, affirmant que, puisque l’Iran a pris pour cible des bases américaines et des intérêts américains et israéliens sur leur territoire, l’Iran serait donc leur ennemi ! 

La justification des frappes qui ciblent les civils revendique une dimension théologique et géopolitique : ce ne sont pas les frappes iraniennes sur des bases et des objectifs civils situées en territoire arabe qui constituent une agression, mais bien le fait d’héberger ces bases américaines qui justifient ces attaques. Larijani présente le conflit comme une évidence théologique et morale — l’Iran musulman contre l’Amérique et Israël — en occultant que ces mêmes pays arabes contestent précisément la prétention iranienne à parler au nom de l’islam et à mener des opérations militaires depuis ou vers leurs territoires.

L’Iran devrait-il rester les bras croisés et laisser l’Amérique l’attaquer depuis des bases situées dans vos pays ? Ils cherchent des excuses ; d’un côté de la bataille d’aujourd’hui se trouvent l’Amérique et Israël, et de l’autre, l’Iran musulman et les forces de la résistance. De quel côté êtes-vous ?

Le mot résistance (مقاومت) employé ici pour en appeler aux « forces de résistance » est le même qui se trouve dans l’expression canonique axe de la résistance (محور مقاومت). On le retrouve dans l’autre nom du  Hezbollah, « La Résistance libanaise au Liban » (« al-muqāwamah al-islāmīyah fī lubnān ») ou dans le nom du Hamas, sigle de  « mouvement de résistance islamique » (« ḥarakat al-muqāwma al-ʾislāmiyya ») — confer infra prochain commentaire.

5 — Pensez à l’avenir du monde islamique. Vous savez que l’Amérique ne vous est pas loyale et qu’Israël est votre ennemi. Pensez un instant à vous-mêmes et à l’avenir de la région. L’Iran vous veut du bien et n’a aucune intention de vous dominer.

La République islamique a développé depuis 1979 un projet régional visant à l’hégémonie : son réseau transnational de milices, de partis et de mouvements armés — du Hezbollah libanais aux Houthis yéménites, en passant par les factions irakiennes et le Hamas gazaoui — a été fédéré sous l’étiquette de l’« axe de la résistance » (محور مقاومت). Ce réseau remplissait une double fonction : vers l’extérieur, il créait des zones de pression et d’instabilité pour installer un rapport de force asymétrique avec les États-Unis et Israël ; vers l’intérieur du monde arabe, il court-circuitait les États souverains en implantant des acteurs armés loyaux à Téhéran au cœur même de leurs territoires — le Liban, l’Irak, le Yémen, la Syrie — contestant ainsi de facto l’autorité de gouvernements que l’Iran juge trop accommodants avec l’Occident. La lettre publiée par Larijani s’inscrit précisément dans cette logique : en sommant les gouvernements arabes de choisir leur camp, il ne fait pas appel à la fraternité islamique mais les invite à reconnaître l’hégémonie iranienne sur la définition d’une position politique musulmane, c’est-à-dire à accepter que Téhéran décide seul qui est ennemi, qui est allié, et sur quel territoire la guerre peut légitimement être portée.

6 — L’unité de la Oumma islamique, avec toute sa puissance, peut assurer et garantir la sécurité, la prospérité et l’indépendance de toutes les nations.

Serviteur de Dieu, Ali Larijani

Conseil suprême de sécurité nationale | Téhéran | 25 Esfand 1404 | 16 jours après le martyre de Son Éminence l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei

En plus de la datation du document selon le calendrier iranien officiel, qui commence avec l’Hégire mais qui est un calendrier solaire, ce qui explique la différence de date avec le calendrier hégirien (27 Ramadan 1447 et 25 Esfand 1404), le message comptabilise le nombre de jours depuis la mort d’Ali Khamenei, qualifiée de « martyre ». Peut-être s’agit-il là aussi d’une manière de rappeler que la guerre actuelle est déjà plus longue que celle dite « des douze jours » de juin 2025

16.03.2026 à 15:59

« Nous allons conclure un accord ou prendre les mesures qui s’imposent » : sous la pression de Trump, Cuba entame des pourparlers avec Washington

Marin Saillofest

Alors que l’île subit un blocus énergétique depuis plusieurs semaines, le président Miguel Díaz-Canel a annoncé que des échanges avaient lieu avec des responsables américains.

Depuis l’opération à Caracas en janvier et la capture de Maduro, Trump n’a cessé de mettre en garde La Havane de la possibilité d’un scénario similaire. Hier, dimanche 15 mars, il a déclaré que les États-Unis allaient terminer de « s’occuper de l’Iran » avant de « passer à Cuba ».

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Texte intégral (606 mots)

Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a affirmé, vendredi 13 mars, lors d’une conférence de presse, que des conversations étaient en cours avec l’administration Trump. En janvier, le président américain avait annoncé la fin des livraisons de pétrole depuis le Venezuela, suite à la capture de Maduro.

Washington maintient depuis un blocus énergétique, notamment via la menace d’imposer des tarifs douaniers à tout pays qui fournirait du pétrole à l’île.

  • Après des semaines de rumeurs concernant la tenue de négociations entre La Havane et Washington — relayées par Donald Trump lui-même, et toujours niées par le gouvernement cubain —, ce dernier a reconnu des échanges avec des responsables américains.
  • Le président cubain a déclaré que les discussions « visent à trouver, par le dialogue, des solutions aux différends bilatéraux qui opposent nos deux pays. Certains facteurs internationaux ont facilité ces échanges ».

Depuis plus de trois mois, plus aucune livraison de pétrole n’est arrivée sur l’île.

  • La vie à Cuba est paralysée : les écoles ont dû fermer, il n’y a plus de transports, et les longues coupures d’électricité perturbent les activités économiques.
  • Des manifestations ont lieu depuis une semaine, chaque soir.

Depuis l’opération américaine à Caracas et la détention de Nicolás Maduro, Trump n’a cessé de mettre en garde La Havane de la possibilité d’un scénario similaire. Plusieurs proches du président américain, à l’image du sénateur républicain Lindsey Graham, s’en sont fait l’écho, déclarant que les jours du régime « étaient comptés ».

  • Samedi 7 mars, en Floride, le président américain a déclaré que Cuba était « à bout » et qu’il attendait un « grand changement » sur l’île 1.
  • Le secrétaire d’État Rubio — fils d’immigrants cubains — a quant à lui qualifié le régime communiste de « gros problème ». Il serait en train de négocier avec le petit-fils de l’ancien président cubain Raúl Castro, Raúl Guillermo Rodríguez Castro, un interlocuteur qui aurait de l’influence au sein du gouvernement bien qu’il n’y occupe aucun poste officiel.

En signe d’ouverture, le gouvernement cubain a libéré 51 prisonniers le vendredi 13 mars au matin. Bien que le rôle du Vatican ait été reconnu, Miguel Diaz-Canel a déclaré : « C’est une pratique souveraine, personne ne nous l’impose », avant d’ajouter : « Elle répond à notre vocation humaniste. »

  • Selon l’ONG Prisoners Defenders, Cuba compterait actuellement plus de 1 214 prisonniers politiques.
Sources
  1. Presidente de Cuba confirma conversaciones con EEUU en medio de crisis energética y económica », Associated Press, 13 mars 2026.

16.03.2026 à 11:18

Suite aux appels de Trump, aucun pays ne s’est engagé à envoyer des navires de guerre dans le détroit d’Ormuz

Marin Saillofest

La Maison-Blanche prévoit d’annoncer dès cette semaine la constitution d’une coalition de pays chargés d'envoyer des bâtiments de guerre pour escorter les navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz.

Aucun pays n’a pour l’heure annoncé sa volonté d’envoyer des moyens militaires dans la région.

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Texte intégral (1161 mots)

Samedi 14 mars, Donald Trump a annoncé sur Truth Social que plusieurs pays dont la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni avaient été approchés par Washington pour envoyer des navires de guerre au Moyen-Orient afin de « maintenir le détroit ouvert et sécurisé ».

Le trafic est largement suspendu dans le détroit depuis le lancement par les États-Unis et Israël d’une guerre contre l’Iran, le 28 février.

  • Hier, dimanche 15, Trump a déclaré que des pourparlers étaient en cours avec 7 pays, sans toutefois les nommer, ajoutant que certains avaient déjà refusé 1.
  • Dans un entretien avec le Financial Times, il a lancé un avertissement aux pays membres de l’OTAN, prédisant un « avenir sombre » à l’alliance en cas de non-participation à cet effort.

Le président américain a également menacé de reporter un sommet prévu avec le président chinois Xi Jinping si Pékin n’envoyait pas de navires : « Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit du détroit contribuent à faire en sorte qu’il ne s’y passe rien de grave » 2.

  • Plus de 40 % des importations chinoises de pétrole brut et près d’un quart de ses importations de GNL transitent via Ormuz, selon les données de Natixis.
  • Le sommet entre Xi et Trump devrait se tenir du 31 mars au 2 avril à Pékin. Scott Bessent, Jamieson Greer et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng se trouvent actuellement à Paris pour préparer la rencontre.

À ce jour, aucun pays n’a signalé son intention d’envoyer des bâtiments de guerre au Moyen-Orient afin d’escorter des navires dans le détroit d’Ormuz.

  • Trump a appelé son homologue britannique Keir Starmer hier, dimanche 15, après avoir déclaré le 3 mars, quelques jours après le lancement de la guerre, que celui-ci n’était « pas Winston Churchill », après qu’il ait refusé d’autoriser l’utilisation de bases britanniques pour les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran.
  • Ce matin, lundi 16, le secrétaire d’État britannique au Travail, Pat McFadden, a déclaré que le Royaume-Uni « n’était pas tenu de satisfaire toutes les demandes d’un président américain “transactionnel” » 3. Plutôt que d’envoyer des navires, Londres travaille au déploiement de drones démineurs dans le détroit.
  • De son côté, la France cherche à constituer une coalition pour sécuriser le détroit « une fois que la situation sécuritaire se sera stabilisée ». Paris a mené des consultations à cet effet avec des pays asiatiques, européens ainsi que des États du Golfe la semaine dernière.
  • La présidence sud-coréenne a signalé hier qu’elle prendrait une décision « après un examen approfondi », tandis que la Première ministre japonaise Takaichi a déclaré qu’aucune décision n’avait été prise « concernant l’envoi de navires de guerre ».
  • L’Australie a déclaré ne pas avoir l’intention d’envoyer des navires. 

Il semble très peu probable que la Chine, qui serait en pourparlers avec Téhéran pour assurer le passage de ses navires, envoie des bâtiments de guerre dans la région dans le cadre d’une guerre lancée par Trump contre un de ses alliés. Dans un article publié hier, dimanche 15, le tabloïd chinois Global Times, accuse Trump d’avoir « déclenché une guerre qu’il ne peut pas mener à son terme » 4.

Le journal ajoute : « Washington se demande qui enverra des navires de guerre. Pékin se demande comment mettre fin à la guerre. Le contraste entre ces deux approches est saisissant ».

  • Les ministres européens des Affaires étrangères devraient discuter aujourd’hui, lundi 16, de plusieurs options, y compris l’élargissement du périmètre de la mission navale Aspides, actuellement concentrée sur la mer Rouge.
  • Hier, dimanche 15, le ministre des Affaires étrangères allemand, Johann Wadephul, a exclu toute participation de l’Allemagne à la sécurisation du détroit d’Ormuz pour le moment, déclarant : « Nous ne participerons pas à ce conflit ».
  • Son homologue italien, Tajani, a affirmé que Rome « n’était pas impliqué dans des opérations militaires à Ormuz », ajoutant : « Nous devons œuvrer à la désescalade ». Le mercredi 11 mars, Giorgia Meloni avait pris ses distances avec la guerre en Iran lors d’une prise de parole au Sénat.
Sources
  1. Trump eyes « Hormuz Coalition, » seizure of Iran’s Kharg Island oil hub », Axios, 16 mars 2026.
  2. Donald Trump warns Nato faces ‘very bad future’ if allies fail to help US in Iran », Financial Times, 15 mars 2026.
  3. UK not obliged to support every demand of ‘transactional’ US president, minister says », The Guardian, 16 mars 2026.
  4. The security of Hormuz doesn’t depend on the number of warships patrolling it », Global Times, 15 mars 2026.
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