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10.02.2026 à 09:16

Ruade(s)

dev

« La pensée n'est pas dévastée ; elle dans le mécanisme de l'amusement général »
Nathan J. Beltràn

- 9 février / , ,
Texte intégral (957 mots)
1.

Nous n'étions rien de plus que de modestes comptables, pour mieux dire : chargés d'accomplir une tâche dont l'enchaînement, rigoureusement calé sur une case de registre, ne pouvait rien saisir de la « réalité » de ce qu'elle enregistrait ; cet objet - que vous nommez tantôt corps, tantôt élément de preuve, selon un choix de mots qui me paraît fortement situé, voire problématique - la reprise méthodique, par souci de précision, en a effacé le fond. Si bien que ce que vous désignez comme des preuves et des corps, nous n'en avons pas la moindre trace matérielle ; ce que vous qualifiez de crime n'a pas de lieu, ou alors ce lieu nous l'avons oublié. Nous ne savions pas qu'il s'agissait de « corps », pas davantage qu'il s'agissait d'« amis » ou de « preuves ». Je ne vous l'apprends pas. Chacun fait son geste sans en voir l'aboutissement global.

2.

Ne prenez pas ce ton, cette cérémonie, le souvenir n'est-il pas convivial ? Nous fêtons, convivialement, le souvenir de l'horreur, nous nous parerons bientôt des costumes et, il est bien spécifié sur l'affiche : pour la chasser, nous rejouerons la scène.

Si bien, il faut dire que les lieux ont disparu. Comme dirait l'autre : rongés par la guerre, par cette guerre-ci qui chasse l'autre, enfin par l'économie. Se le remémorer lors des promenades familiales, la commémoration même comme promenade familiale. Ne la ramenez pas quand, comme vous, on observe la chute des choses, le spectacle de la chute des choses depuis sa fenêtre, d'une manière qui me semble peu en règle avec celle du guichet...


3.

Vous causez encore de corps et de corps et de corps, mais je vous le répète : « il n'y a pas de corps, il n'y en a plus », vous-même n'en avez plus, moi-même je n'en ai plus. On s'habitue, messieurs, mesdames, très facilement à ce « pire », on s'habitue très facilement à la « maladie nouvelle ». Très facilement à l'oubli de la teneur des jours, des autres et des mots.

C'est une logistique globale, le transit des marchandises et des dites chairs massacrées ? On ne voit pas la différence au loin. Ne prenez pas ce ton, tout le monde ne s'amuse-t-il pas ? Dois-je préciser que les balles sont fausses ? Ce n'est qu'un jeu. Ce n'est pas bien différent du Cowboy et de l'Indien.


4.

Il ne faudrait pas, par soi-disant sursaut de conscience, insulter nos actions, lesquelles vous façonnent, tant bien elles viennent par-ci et par-là à vous « broyer ». Il faut savoir faire preuve de résilience. Tenter de redonner la parole, de redonner des noms à ceux-là ne sert à rien, je vous l'ai déjà expliqué : de loin, on ne distingue aucune différence. Et pas davantage de près. Pas davantage dans l'être non dense, dans l'être dont le fond est atteignable du regard. L'institution nouvelle de l'art et la délicatesse ne dirait pas différemment de moi.


5.

La pensée n'est pas dévastée ; ne s'insère-t-elle pas, dans le mécanisme de l'amusement général, lequel nous conduirait, si le corps des cadavres existait et était trouvable, à la cérémonie du piquetage de drapeaux au-dedans d'eux ? Geste qui prouverait une sensibilité dont vous croyez que nous manquons faute de corps morts. Si bien, mesdames et messieurs, si les choses sont telles que vous le pensez, la violence, par un simple effet de levier sur nous, modestes comptables, finirait par fermer le cycle de la statistique : si témoin il y a, il se retrouvera nécessairement sans lieu, n'est-ce pas ?


6.

MALADIE NOUVELLE

on en oublie la teneur des jours, des autres et des mots. Rien n'est à remiser

pourtant on :

cherche
absolument
à arracher le goût perdu aux lieux où il peut être
au fond, on fait

ce qu'on peut,
on donne de son nerf à qui lit.
: imperfection du geste.


7.

c'est une chierie d'attendre, à peine tremblé, tu crispes & plantes le s
oc en toi. Retournez aux gouffres, crie-t-on, des fils se nouent à vos côtes
hélas : : la sueur n'y fait rien, ou que peu :
un fil n'a

ni la verve ni l'haillon pour tirer le sang.

Il aurait fallu t'arracher de là & montrer à leurs faces ce qui tremble

encore, dit l'intruse, sa paume percée & nue.


8.

débris d'os brisés par les danses peau fendue frappant l'sol y laisse son sang du moins les en tache les os j'veux dire, pis la treille chutée
se cabre alors la femme qui danse & danse encore comme pour

guetter la flaque la

voir
ruiss'ler

Nathan J. Beltràn
À Cédric Demangeot, en écho
Illustration : Bernard Chevalier

10.02.2026 à 09:03

Récit d'un voyage en Palestine : agroécologie, colonisation et résistance

dev

« La reproduction des semences prend ainsi une dimension profonde, celle de la survie et de la résistance »

- 9 février / , , ,
Texte intégral (3951 mots)

En cette fin d'année 2025, nous avons effectué un voyage de solidarité d'un mois et demi en Palestine afin de soutenir des paysan.nes palestinien.nes. Malgré l'ambiance lourde et affectée par le génocide à Gaza, la colonisation, l'apartheid et les guerres alentours, nous avons rencontré de nombreux projets inspirants menés par des Palestinien.nes. C'est ce foisonnement d'initiatives et leurs contextes difficiles que nous souhaitons partager.

Notre voyage débute à Amman, capitale de la Jordanie. Israël contrôlant tous les points d'accès à la Palestine, le choix est donc restreint : on arrive soit par l'aéroport de Tel -Aviv soit par la Jordanie. C'est cette seconde option que nous avons choisi, bien qu'elle implique de traverser trois check-points : palestiniens, israéliens et jordaniens. Pour les Palestinien.nes, ce choix n'existe pas : ce passage est le seul qui leur est autorisé. Dès la frontière, nous, occidentaux, traversons dans un bus moderne, tandis que celui réservé aux Palestinien.nes semble tout droit sorti d'une autre époque. Ce sera le premier aperçu d'un système d'apartheid que nous nous apprêtons à découvrir.

Arrivé.es en Palestine, nous avons rendez-vous chez notre ami Saad, que deux d'entre nous ont déjà rencontré en janvier, dans un village perché au milieu des terrasses d'oliviers, entre Ramallah et Naplouse. Au village, tout le monde possède des oliviers et nous aidons Saad à récolter les siens. Ils sont une source de subsistance pour de nombreuses familles qui consomment ou vendent l'huile et les olives transformées. C'est un arbre incroyable : il pousse tout seul, ne demande pas beaucoup d'eau et peut vivre des centaines d'années. Le peuple Palestinien en a fait un symbole de résistance, surtout depuis que les colons les arrachent. Cette saison de récolte a été particulièrement difficile : ces trois derniers mois, 11500 oliviers ont été arrachés par l'armée israélienne et les colons [1]. En termes d'attaque de colons contre des Palestinien.nes, le mois d'octobre a été le plus violent jamais enregistré depuis 2006 [2]. Comme si cela ne suffisait pas, à cause de la sécheresse, les arbres n'ont produit qu'un dixième de la récolte habituelle, du jamais vu depuis 1960. Concernant les attaques, le village est relativement préservé : les colons du coin préfèrent s'en prendre au village voisin, où ils se sont déjà accaparés l'une des deux sources d'eau (la deuxième est désormais surveillée jour et nuit par les habitant.es...). Mais ils ne sont jamais loin : au cours des derniers mois, ils ont été aperçus dans le coin en train d'étudier des cartes. Alors on s'inquiète sérieusement au village : quels sont leurs plans ? Vont-ils également s'accaparer la source ? [3] Un habitant nous explique que l'apartheid concerne aussi les ressources en eau. Les Palestinien.nes disposent toujours d'un réservoir d'eau sur leur toit, car elle peut à tout moment être coupée et cela peut durer plusieurs semaines. Dans les colonies, les autorités ne coupent jamais l'eau, même pas une heure. Le stockage d'eau est donc une nécessité pour les Palestinien.nes.

Au nord de Ramallah, des terrasses d'oliviers à perte de vue sur les collines.

Dans le village, nous rencontrons plusieurs membres du Forum Agroécologique Palestinien, qui s'est donné pour but de promouvoir l'agroécologie comme outil de résistance. Nous avons la chance de participer à une distribution de semences organisée par le Forum et financée par des dons de particuliers à l'étranger. Les paysan.nes se succèdent toute la matinée pour récupérer leurs graines, une tonne de semence est distribuée à une cinquantaine de personnes. Ces semences sont reproductibles et nos ami.es espèrent que l'initiative fera naître une envie de retour à la terre. Plus qu'une envie, c'est une nécessité : les déplacements en Cisjordanie sont toujours plus compliqués, et il n'est pas sûr que les semences pourront toujours voyager librement demain. C'est dans ce contexte, et avec la conviction que l'agriculture paysanne permet l'autonomie à celleux qui la pratiquent, que les membres du Forum tentent de faire vivre la paysannerie sur leur parcelle : Mahmoud [4] est éleveur de brebis et apiculteur au village, tandis que Nour vit à Ramallah mais a acheté une parcelle pour y planter des arbres et en faire un lieu de rencontre et de transmission. Avec Saad, une fois les olives pressées, nous plantons patates, oignons, ails, fèves et radis entre les oliviers. Dans un village voisin, Laïla cultive des légumes qu'elle vend à prix libre lors d'une journée conviviale de récolte collective où elle cuisine pour tout le monde. De son côté, Marwan a planté vignes et pêchers sur une parcelle familiale, où il cultive également des légumes. Il travaille de préférence la nuit depuis qu'il est sorti de prison et nous propose un café du matin chaque soir où nous le retrouvons. Il est sensible à la beauté de la montagne où il aime passer ses nuits et a beaucoup d'humour. On a du mal à imaginer une telle personne en prison, mais la réalité est ainsi : en ce moment même, Israël détient plus de 11 000 prisonnier.es palestinien.nes, dont plus de 3 500 sous le régime de « détention administrative » [5], c'est-à-dire que les prisonnier.es ne connaissent pas la raison de leur incarcération et peuvent rester des années en prison sans défense ni procès. Un simple post Facebook peut mener en prison, et chaque déplacement est un risque de se retrouver face à l'occupant et son bon vouloir. La détention de masse est un des outils de contrôle de la population et, bien évidemment, nos amis du village sont également concernés. La plupart ne sont pas bavards sur ce qu'ils ont subis en prison mais les quelques témoignages que nous recevons confirment ce que nous savons grâce au travail des ONG sur les conditions de détention épouvantables et inhumaines imposées aux prisonnier.es palestinien.nes [6].

Pour en savoir plus sur la répression et le système colonial, nous nous rendons à Bil'in, village bien connu pour sa résistance pacifiste contre le mur de séparation qui enferme les Palestinien.nes de Cisjordanie [7]. Ici, les habitant.es du village se sont mobilisé.es pendant des années pour empêcher le mur de traverser leur village. Après une victoire en justice en 2007, le mur a été déplacé plus loin du village et une ferme s'est installée sur les terres regagnées en 2016. C'est la ferme où nous logeons et elle est juste en face de l'une des plus grandes colonies de Cisjordanie (Modi'in Ilit, plus de 80 000 habitant.es). Nous sommes séparés d'elle par le mur qui s'étend entre les collines. On est surpris.es du contraste entre le vert de la ferme et des terrasses d'oliviers de notre côté, et la tristesse des immeubles en béton du côté des israélien.nes. On est tellement proches que les bruits de la colonie accompagnent le quotidien de la ferme : on entend les voix, la musique, les bruits des chantiers... Mais ce sont pourtant deux mondes qui s'opposent, de façon absurde. Tandis que les colons se croient sûrement 'protégés' par le mur qui les enferment, les Palestinien.nes regrettent de ne pas pouvoir accéder à la mer. Le mur n'est malheureusement pas le seul obstacle à la liberté de circuler des Palestinien.nes : même à l'intérieur de la Cisjordanie, les check-points omniprésents rendent tout déplacement compliqué ou temporairement impossible. Sur la ferme, tout est pensé comme un outil de résistance : on prend le thé sur une terrasse avec vue sur la colonie et de tous les bâtiments, ce sont les toilettes qui bénéficient de la vue la plus panoramique. Toutes les constructions sont légères et démontables : nous sommes en zone C [8], où les constructions en dur sont interdites. On cultive de tout sur les buttes du jardin, du choux, de la papaye ou encore de la citronnelle. Une attention toute particulière est accordée à la construction du sol, en utilisant du compost et du fertilisant écologique produit sur place. La belle terre de la ferme contraste avec le sol pauvre et caillouteux que l'on trouve dans la région.

Depuis une ferme de Bil'lin, vue sur la colonie israélienne Modi'in Ilit qui ne cesse de s'agrandir.

Dans le village de Bil'in, nous rencontrons Bilal, un grand bonhomme d'une trentaine d'années qui nous aborde en allemand. Il vit avec la famille de sa sœur, qui nous accueille chaleureusement quelques jours dans leur maison. Bilal a vécu les 10 dernières années en Allemagne et nous raconte lors de discussions touchantes comment sa vie en tant que palestinien est devenue un calvaire depuis le 7 octobre. Après avoir perdu son travail, harcelé par son voisin et éloigné de ses amis, il a décidé de rentrer en Palestine il y a seulement 6 mois. Il souffre toujours du racisme qu'il a subit en Allemagne mais se sent mieux depuis qu'il est de retour ici, malgré les conditions difficiles dans son village. Sa famille était un des piliers de la lutte pacifiste contre le mur et il nous fait mesurer l'horreur de la colonisation : toute les familles du village ont perdu des membres, tué.es par les militaires ; la plupart des hommes ont été emprisonnés et torturés.

Depuis quelques mois, le village comprend un nouvel habitant : un colon a élu domicile sur une colline toute proche. Nous le voyons descendre de chez lui en voiture, faire un tour dans la vallée, à grand renfort de klaxon et de gyrophare. Aussitôt, les gens sont en alerte, se rassemblent et scrutent l'arrivant de loin. L'imbécile n'est pas inoffensif, il a déjà tué plusieurs personnes, en toute impunité. C'est comme cela que la colonisation commence : un israélien arrive et pose un mobile home quelque part. Il vole les animaux et effraye les locaux. L'embryon de colonie s'agrandit ensuite avec l'arrivée de nouvelles personnes. Les colons mettent en place des routes, des écoles, la connexion au réseau d'eau... Passé un certain stade, la colonie est 'légalisée' par Israël (mais pas au regard du droit international) et l'Etat hébreu pousse l'ignominie jusqu'à donner des subventions aux personnes qui s'installent. Quand les colonies s'agrandissent, les maisons alentour reçoivent des ordres de démolition et les familles palestiniennes vivant là n'ont alors que deux choix : détruire eux même leur maison ou attendre que l'armée s'en charge et leur fasse payer la facture. Plusieurs maisons du village ayant déjà reçu un ordre de démolition, on ne peut que s'inquiéter pour le futur de nos ami.es. C'est ainsi que la Palestine se fait grignoter par les intégristes, avec la bénédiction de l'État israélien, qui leur fournit armes et protection militaire.

Nous passons ensuite une journée dans un village voisin où des jeunes ont monté une coopérative pour produire des légumes. Tout y est rationnel et productif, le groupe veut montrer qu'il est possible de produire beaucoup, sans pesticides, même sur ces petites parcelles très pauvres. Cela ne les empêche pas de travailler à la reproduction de semences anciennes ; nous semons ensemble des parcelles de blé avec des variétés originaires du Levant. Si la culture des céréales aurait sans doute de l'avenir dans la région, la récolte ne peut pas se faire à l'aide de machines : le bruit ne manquerait pas d'attirer les colons, qui les détruiraient. La parcelle que nous avons semé est d'ailleurs coincée entre une colonie et une future zone commerciale israélienne, dont le terrain est déjà clôturé.

C'est pendant les semis que nous rencontrons Saïd. Il est paysan de l'autre coté du mur de l'apartheid, dans ce que les occidentaux appellent Israël et que nos ami.es préfèrent appeler la 'Palestine de 1948', en référence à la date à laquelle 700 000 palestinien.nes en ont été expulsés. Il nous emmène dans sa ville, proche de Haïfa et de la frontière libanaise. C'est ici qu'ont été regroupées les familles palestiniennes expulsées des villages voisins lors de la création de l'État d'Israël. Saïd nous fait visiter les ruines de l'un des nombreux villages détruit depuis l'occupation. Comme souvent, des arbres à croissance rapide ont été plantés sur le lieu, la forêt étant utilisée pour cacher le crime. Les restes des ruines ne sont visibles que si l'on cherche à les voir.

Pendant quelques jours, nous travaillons sur la ferme avec Saïd qui pratique l'agriculture syntropique : les légumes poussent entre les arbres, dont certains servent seulement à enrichir le sol de leur bois, dans un jardin qui grouille de vie. Saïd et sa mère se débrouillent pour faire fleurir leur oasis malgré les discriminations qu'iels subissent. Même avec un passeport israélien, iels n'ont pas les mêmes droits dans la pratique que les juif.ve.s. Par exemple, iels ne peuvent pas commercialiser certains fruits tels que les mangues et les avocats, de même qu'iels n'ont pas le droit de posséder plus de trois ruches. Ici aussi, tandis que d'affreux immeubles résidentiels s'implantent à quelques kilomètres, iels ont l'interdiction de construire en dur sur leurs terres alors, comme en Cisjordanie, iels s'adaptent avec des structures en matériaux naturels et démontables.

En Israël, le régime d'apartheid se matérialise de différentes manières. Parfois, ces restrictions prennent la forme de lois qui s'appliquent à tout le monde mais dans la pratique, des dérogations sont facilement accordées, sauf aux arabes. Un autre subterfuge consiste à créer des restrictions pour des raisons soi-disant 'écologiques' dans des zones qui ne sont habitées que par des arabes. Ces Israélien.nes qui sont appelés arabes musulmans, arabes chrétiens, druzes ou bédouins, facilement identifiables car ce nom est inscrit sur leur carte d'identité, sont en fait les descendant.es des Palestinien.nes qui sont restés dans les frontières d'Israël en 1948.

Ainsi, des deux côtés du mur de séparation, l'occupation prend différentes formes et, même dans la « seule démocratie du Moyen Orient », l'apartheid est violent. L'eau est également un sujet d'inégalité : une seule compagnie possède le monopole de l'approvisionnement en eau en Israël et les arabes sont contraints de la payer beaucoup plus cher que les juifs. Alors sur la ferme de Saïd, une fois de plus, la permaculture permet de contourner ces problèmes : on fait des buttes pour retenir l'eau, on couvre le sol et les arbres permettent de faire de l'ombre.

La dernière semaine de notre voyage, nous choisissons de la passer autour de Ramallah, pour revoir les différentes personnes que nous avons rencontrées lors de ce séjour. Nous sommes toujours accueilli.es avec le sourire et une générosité débordante. Nos nouveaux et nouvelles ami.es nous expriment l'importance de recevoir des visites dans cette situation désespérante et nous sommes toujours épaté.es par leur envie de s'engager vers un futur durable.

Au cours de ce voyage, nous avons eu de nombreuses discussions politiques. Toutes les personnes que nous avons rencontrées sont en colère contre l'Autorité palestinienne qu'elles estiment corrompue et complice d'Israël. Malgré les soutiens financiers de nombreux pays et d'ONG à la Palestine, peu d'argent arrive réellement jusqu'aux Palestinien.ne.s. Certain.es de nos ami.es estiment qu'il s'agit d'une politique volontaire visant à maintenir les gens dans des conditions de vie précaires pour qu'iels n'aient pas les moyens de résister et de remettre en cause la situation d'occupation qui profite à l'Autorité palestinienne.

Au cours de nos rencontres, certain.es nous ont aussi dit se sentir privilégié.es de ne pas être à Gaza ou dans un camp de réfugié. Certain.es estiment que cette situation 'préservée' leur permet de théoriser une éventuelle paix et une coexistence avec les juif.ves et se disent admiratif.ves que leurs proches de Gaza continuent à leur transmettre leurs projets et leurs envies de vie et de paix.

Les liens avec nos ami.es palestinien.nes sont forts et nous remarquons que nous sommes à peu près du même milieu : classe moyenne, ayant un peu voyagé, sensibles à la justice sociale, à l'écologie et convaincu.es de l'intérêt de l'agriculture écologique. Mais la comparaison entre nous s'arrête là : malgré leur situation 'privilégiée' par rapport à d'autres palestinien.nes, la plupart sont déjà passé.es par la prison et iels se savent constamment en danger (de retourner en prison, d'être expulsé.es de chez eux, de voir leur terre détruite, de perdre des ami.es ou d'etre tué.e...). Iels ne se font pas d'illusion sur le futur et se préparent à subir le même sort que leurs voisins de Gaza ou de Jénine. La reproduction des semences, l'auto-production, l'agroécologie, les réseaux d'entraides, auxquels nous croyons pour des raisons humaines et écologiques, prennent ainsi une dimension profonde, celle de la survie et de la résistance.

Quatre ami.es solidaires


[1] Applied Research Institute Jerusalem ARIJ

[3] Le 26 décembre 2025, juste après la rédaction de cet article, un ami nous a informés que 50 colons armés sont entrés dans le village. Ils se sont rendus aux sources d'eau et ont détruit des plantes aux alentours. Les habitant.es sont plus préoccupé.es que jamais.

[4] Les prénoms ont été modifiés.

[5] Selon l'ONG israélienne HaMoked, sur la base de chiffres fournis par l'IPS (administration pénitentiaire israélienne)https://hamoked.org/prisoners-charts.php

[6] Par exemple le rapport de l'ONG israélienne B'Tselem Welcome to hell, juillet 2024 https://www.btselem.org/publications/202408_welcome_to_hell

[7] Voir par exemple le film caméras brisées, Emad Burnat et Guy Davidi, 2011.

[8] Selon le découpage de la Cisjordanie en trois zones lors des accords d'Oslo en 1995, censée être temporaires. La zone C qui représente 60% du territoire, est la seule bande de terre continue et se trouve sous contrôle civil et militaire israélien.

09.02.2026 à 17:11

Comment nommer les nouvelles formes du pouvoir ?

dev

Un lundisoir avec Ian Alan Paul à propos de La société réticulaire

- 9 février / , , ,
Texte intégral (5278 mots)

Aurions-nous imaginé, il y a quelques décennies, que l'essentiel de nos interactions dépendrait d'un petit appareil logé au fond de notre poche ? Que l'IA optimiserait des bombardements meurtriers et rédigerait nos déclarations d'amour ? Que nos vies seraient consumées par la mise en données de chaque recoin de l'expérience et du monde ?
Les formes du pouvoir s'affinent et les dispositifs qui nous tiennent se complexifient. Il nous faut donc trouver les mots et forger les concepts qui permettent de nous orienter dans l'époque. C'est ce que propose de faire Ian Alan Paul dans son excellent La société réticulaire paru en octobre aux éditions lundimatin (disponible dans toutes les bonnes librairies et sur notre site : www.lundi.am/livres). Cette société réticulaire ne vient pas remplacer la société de classe, de contrôle ou du spectacle, elle en est la mise à jour, la pointe avancée. Dans cet entretien, Ian Alan Paul nous explique en quoi son concept nous permet de saisir les nouvelles logiques et dynamiques du pouvoir et ce que cela implique pour les luttes en cours. C'est brillant, clair, limpide et sous-titré.

Un peu de retard dans le sous-titrage, la vidéo sera diffusée mercredi.

À voir mercredi 11 février à partir de 20h

Version podcast

Pour vous y abonner, des liens vers tout un tas de plateformes plus ou moins crapuleuses (Apple Podcast, Amazon, Deezer, Spotify, Google podcast, etc.) sont accessibles par ici.


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Voir les lundisoir précédents :

Faire naître, ce que le capitalisme fait à la maternité - Clélia Gasquet-Blanchard

La répression de l'antifascisme à l'échelle européenne - Rexhino « Gino » Abazaj

Trump : les habits neufs de l'impérialisme - Michel Feher

Comprendre le soulèvement en Iran - Chowra Makaremi, le collectif Roja & Parham Shahrjerdi

Trump après Maduro - Benjamin Bürbaumer

Manger la Hess, une poétique culinaire - Yoann Thommerel

Du nazisme quantique - Christian Ingrao

(En attendant la diffusion, on a mis un petit extrait quand même)

Terres enchaînées, Israël-Palestine aujourd'hui - Catherine Hass

Penser en résistance dans la Chine aujourd'hui - Chloé Froissart & Eva Pils

Vivre sans police - Victor Collet

La fabrique de l'enfance - Sébastien Charbonnier

Ectoplasmes et flashs fascistes - Nathalie Quintane

Dix sports pour trouver l'ouverture - Fred Bozzi

Casus belli, la guerre avant l'État - Christophe Darmangeat

Remplacer nos députés par des rivières ou des autobus - Philippe Descola

« C'est leur monde qui est fou, pas nous » - Un lundisoir sur la Mad Pride et l'antipsychiatrie radicale

Comment devenir fasciste ? la thérapie de conversion de Mark Fortier

Pouvoir et puissance, ou pourquoi refuser de parvenir - Sébastien Charbonnier

10 septembre : un débrief avec Ritchy Thibault et Cultures en lutte

Intelligence artificielle et Techno-fascisme - Frédéric Neyrat

De la résurrection à l'insurrection - Collectif Anastasis

Déborder Bolloré - Amzat Boukari-Yabara, Valentine Robert Gilabert & Théo Pall

Planifications fugitives et alternatives au capitalisme logistique - Stefano Harney

De quoi Javier Milei est-il le nom ? Maud Chirio, David Copello, Christophe Giudicelli et Jérémy Rubenstein

Construire un antimilitarisme de masse ? Déborah Brosteaux et des membres de la coalition Guerre à la Guerre

Indéfendables ? À propos de la vague d'attaques contre le système pénitentiaire signée DDPF
Un lundisoir avec Anne Coppel, Alessandro Stella et Fabrice Olivert

Pour une politique sauvage - Jean Tible

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Gripper la machine, réparer le monde - Gabriel Hagaï

La guerre globale contre les peuples - Mathieu Rigouste

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Les lois et les nombres, une archéologie de la domination - Fabien Graziani

Faut-il croire à l'IA ? - Mathieu Corteel

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Un film, l'exil, la palestine - Un vendredisoir autour de Vers un pays inconnu de Mahdi Fleifel

Barbares nihilistes ou révolutionnaires de canapé - Chuglu ou l'art du Zbeul

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Le droit est-il toujours bourgeois ? - Les juristes anarchistes

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La constitution : histoire d'un fétiche social - Lauréline Fontaine

Le capitalisme, c'est la guerre - Nils Andersson

Lundi Bon Sang de Bonsoir Cinéma - Épisode 2 : Frédéric Neyrat

Pour un spatio-féminisme - Nephtys Zwer

Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation - Benjamin Bürbaumer

Avec les mineurs isolés qui occupent la Gaîté lyrique

La division politique - Bernard Aspe

Syrie : la chute du régime, enfin ! Dialogue avec des (ex)exilés syriens

Mayotte ou l'impossibilité d'une île - Rémi Cramayol

Producteurs et parasites, un fascisme est déjà là - Michel Feher

Clausewitz et la guerre populaire - T. Drebent

Faut-il boyotter les livres Bolloré - Un lundisoir avec des libraires

Contre-anthropologie du monde blanc - Jean-Christophe Goddard

10 questions sur l'élection de Trump - Eugénie Mérieau, Michalis Lianos & Pablo Stefanoni

Chlordécone : Défaire l'habiter colonial, s'aimer la terre - Malcom Ferdinand

Ukraine, guerre des classes et classes en guerre - Daria Saburova

Enrique Dussel, métaphysicien de la libération - Emmanuel Lévine

Combattre la technopolice à l'ère de l'IA avec Felix Tréguer, Thomas Jusquiame & Noémie Levain (La Quadrature du Net)

Des kibboutz en Bavière avec Tsedek

Le macronisme est-il une perversion narcissique - Marc Joly

Science-fiction, politique et utopies avec Vincent Gerber

Combattantes, quand les femmes font la guerre - Camillle Boutron

Communisme et consolation - Jacques Rancière

Tabou de l'inceste et Petit Chaperon rouge - Lucile Novat

L'école contre l'enfance - Bertrand Ogilvie

Une histoire politique de l'homophobie - Mickaël Tempête

Continuum espace-temps : Le colonialisme à l'épreuve de la physique - Léopold Lambert

Que peut le cinéma au XXIe siècle - Nicolas Klotz, Marie José Mondzain & Saad Chakali
lundi bonsoir cinéma #0

« Les gardes-côtes de l'ordre racial » u le racisme ordinaire des électeurs du RN - Félicien Faury

Armer l'antifascisme, retour sur l'Espagne Révolutionnaire - Pierre Salmon

Les extraterrestres sont-ils communistes ? Wu Ming 2

De quoi l'antisémitisme n'est-il pas le nom ? Avec Ludivine Bantigny et Tsedek (Adam Mitelberg)

De la démocratie en dictature - Eugénie Mérieau

Inde : cent ans de solitude libérale fasciste - Alpa Shah
(Activez les sous-titre en français)

50 nuances de fafs, enquête sur la jeunesse identitaire avec Marylou Magal & Nicolas Massol

Tétralemme révolutionnaire et tentation fasciste avec Michalis Lianos

Fascisme et bloc bourgeois avec Stefano Palombarini

Fissurer l'empire du béton avec Nelo Magalhães

La révolte est-elle un archaïsme ? avec Frédéric Rambeau

Le bizarre et l'omineux, Un lundisoir autour de Mark Fisher

Démanteler la catastrophe : tactiques et stratégies avec les Soulèvements de la terre

Crimes, extraterrestres et écritures fauves en liberté - Phœbe Hadjimarkos Clarke

Pétaouchnock(s) : Un atlas infini des fins du monde avec Riccardo Ciavolella

Le manifeste afro-décolonial avec Norman Ajari

Faire transer l'occident avec Jean-Louis Tornatore

Dissolutions, séparatisme et notes blanches avec Pierre Douillard-Lefèvre

De ce que l'on nous vole avec Catherine Malabou

La littérature working class d'Alberto Prunetti

Illuminatis et gnostiques contre l'Empire Bolloréen avec Pacôme Thiellement

La guerre en tête, sur le front de la Syrie à l'Ukraine avec Romain Huët

Feu sur le Printemps des poètes ! (oublier Tesson) avec Charles Pennequin, Camille Escudero, Marc Perrin, Carmen Diez Salvatierra, Laurent Cauwet & Amandine André

Abrégé de littérature-molotov avec Mačko Dràgàn

Le hold-up de la FNSEA sur le mouvement agricole

De nazisme zombie avec Johann Chapoutot

Comment les agriculteurs et étudiants Sri Lankais ont renversé le pouvoir en 2022

Le retour du monde magique avec la sociologue Fanny Charrasse

Nathalie Quintane & Leslie Kaplan contre la littérature politique

Contre histoire de d'internet du XVe siècle à nos jours avec Félix Tréguer

L'hypothèse écofasciste avec Pierre Madelin

oXni - « On fera de nous des nuées... » lundisoir live

Selim Derkaoui : Boxe et lutte des classes

Josep Rafanell i Orra : Commentaires (cosmo) anarchistes

Ludivine Bantigny, Eugenia Palieraki, Boris Gobille et Laurent Jeanpierre : Une histoire globale des révolutions

Ghislain Casas : Les anges de la réalité, de la dépolitisation du monde

Silvia Lippi et Patrice Maniglier : Tout le monde peut-il être soeur ? Pour une psychanalyse féministe

Pablo Stefanoni et Marc Saint-Upéry : La rébellion est-elle passée à droite ?

Olivier Lefebvre : Sortir les ingénieurs de leur cage

Du milieu antifa biélorusse au conflit russo-ukrainien

Yves Pagès : Une histoire illustrée du tapis roulant

Alexander Bikbov et Jean-Marc Royer : Radiographie de l'État russe

Un lundisoir à Kharkiv et Kramatorsk, clarifications stratégiques et perspectives politiques

Sur le front de Bakhmout avec des partisans biélorusses, un lundisoir dans le Donbass

Mohamed Amer Meziane : Vers une anthropologie Métaphysique->https://lundi.am/Vers-une-anthropologie-Metaphysique]

Jacques Deschamps : Éloge de l'émeute

Serge Quadruppani : Une histoire personnelle de l'ultra-gauche

Pour une esthétique de la révolte, entretient avec le mouvement Black Lines

Dévoiler le pouvoir, chiffrer l'avenir - entretien avec Chelsea Manning

De gré et de force, comment l'État expulse les pauvre, un entretien avec le sociologue Camille François

Nouvelles conjurations sauvages, entretien avec Edouard Jourdain

La cartographie comme outil de luttes, entretien avec Nephtys Zwer

Pour un communisme des ténèbres - rencontre avec Annie Le Brun

Philosophie de la vie paysanne, rencontre avec Mathieu Yon

Défaire le mythe de l'entrepreneur, discussion avec Anthony Galluzzo

Parcoursup, conseils de désorientation avec avec Aïda N'Diaye, Johan Faerber et Camille

Une histoire du sabotage avec Victor Cachard

La fabrique du muscle avec Guillaume Vallet

Violences judiciaires, rencontre avec l'avocat Raphaël Kempf

L'aventure politique du livre jeunesse, entretien avec Christian Bruel

À quoi bon encore le monde ? Avec Catherine Coquio
Mohammed Kenzi, émigré de partout

Philosophie des politiques terrestres, avec Patrice Maniglier

Politique des soulèvements terrestres, un entretien avec Léna Balaud & Antoine Chopot

Laisser être et rendre puissant, un entretien avec Tristan Garcia

La séparation du monde - Mathilde Girard, Frédéric D. Oberland, lundisoir

Ethnographies des mondes à venir - Philippe Descola & Alessandro Pignocchi

Terreur et séduction - Contre-insurrection et doctrine de la « guerre révolutionnaire » Entretien avec Jérémy Rubenstein

Enjamber la peur, Chowra Makaremi sur le soulèvement iranien

La résistance contre EDF au Mexique - Contre la colonisation des terres et l'exploitation des vents, Un lundisoir avec Mario Quintero

Le pouvoir des infrastructures, comprendre la mégamachine électrique avec Fanny Lopez

Rêver quand vient la catastrophe, réponses anthropologiques aux crises systémiques. Une discussion avec Nastassja Martin

Comment les fantasmes de complots défendent le système, un entretien avec Wu Ming 1

Le pouvoir du son, entretien avec Juliette Volcler

Qu'est-ce que l'esprit de la terre ? Avec l'anthropologue Barbara Glowczewski

Retours d'Ukraine avec Romain Huët, Perrine Poupin et Nolig

Démissionner, bifurquer, déserter - Rencontre avec des ingénieurs

Anarchisme et philosophie, une discussion avec Catherine Malabou

« Je suis libre... dans le périmètre qu'on m'assigne »
Rencontre avec Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis 14 ans

Ouvrir grandes les vannes de la psychiatrie ! Une conversation avec Martine Deyres, réalisatrice de Les Heures heureuses

La barbarie n'est jamais finie avec Louisa Yousfi

Virginia Woolf, le féminisme et la guerre avec Naomi Toth

Katchakine x lundisoir

Françafrique : l'empire qui ne veut pas mourir, avec Thomas Deltombe & Thomas Borrel

Guadeloupe : État des luttes avec Elie Domota

Ukraine, avec Anne Le Huérou, Perrine Poupin & Coline Maestracci->https://lundi.am/Ukraine]

Comment la pensée logistique gouverne le monde, avec Mathieu Quet

La psychiatrie et ses folies avec Mathieu Bellahsen

La vie en plastique, une anthropologie des déchets avec Mikaëla Le Meur

Déserter la justice

Anthropologie, littérature et bouts du monde, les états d'âme d'Éric Chauvier

La puissance du quotidien : féminisme, subsistance et « alternatives », avec Geneviève Pruvost

Afropessimisme, fin du monde et communisme noir, une discussion avec Norman Ajari

L'étrange et folle aventure de nos objets quotidiens avec Jeanne Guien, Gil Bartholeyns et Manuel Charpy

Puissance du féminisme, histoires et transmissions

Fondation Luma : l'art qui cache la forêt

De si violentes fatigues. Les devenirs politiques de l'épuisement quotidien,
un entretien avec Romain Huët

L'animal et la mort, entretien avec l'anthropologue Charles Stépanoff

Rojava : y partir, combattre, revenir. Rencontre avec un internationaliste français

Une histoire écologique et raciale de la sécularisation, entretien avec Mohamad Amer Meziane

Que faire de la police, avec Serge Quadruppani, Iréné, Pierre Douillard-Lefèvre et des membres du Collectif Matsuda

La révolution cousue main, une rencontre avec Sabrina Calvo à propos de couture, de SF, de disneyland et de son dernier et fabuleux roman Melmoth furieux

LaDettePubliqueCestMal et autres contes pour enfants, une discussion avec Sandra Lucbert.

Pandémie, société de contrôle et complotisme, une discussion avec Valérie Gérard, Gil Bartholeyns, Olivier Cheval et Arthur Messaud de La Quadrature du Net

Basculements, mondes émergents, possibles désirable, une discussion avec Jérôme Baschet.

Au cœur de l'industrie pharmaceutique, enquête et recherches avec Quentin Ravelli

Vanessa Codaccioni : La société de vigilance

Comme tout un chacune, notre rédaction passe beaucoup trop de temps à glaner des vidéos plus ou moins intelligentes sur les internets. Aussi c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous avons décidé de nous jeter dans cette nouvelle arène. D'exaltations de comptoirs en propos magistraux, fourbis des semaines à l'avance ou improvisés dans la joie et l'ivresse, en tête à tête ou en bande organisée, il sera facile pour ce nouveau show hebdomadaire de tenir toutes ses promesses : il en fait très peu. Sinon de vous proposer ce que nous aimerions regarder et ce qui nous semble manquer. Grâce à lundisoir, lundimatin vous suivra jusqu'au crépuscule. « Action ! », comme on dit dans le milieu.

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