LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

06.02.2026 à 13:57

Au Pakistan, un attentat suicide dans une mosquée chiite fait plus de 30 morts

FRANCE 24

La capitale du Pakistan a été frappée vendredi par un attentat suicide lors de la prière hebdomadaire. Un assaillant, "bloqué à l'entrée" d'une mosquée, "s'est fait exploser", selon une source sécuritaire ayant requis l'anonymat, faisant plus de 30 morts.

06.02.2026 à 13:43

En colère, Elton John accuse le tabloïd Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée

FRANCE24

Lors de ce témoignage par lien vidéo, il a souligné que ce procès intenté à Associated Newspapers Ltd (ANL), propriétaire du Daily Mail et du Mail on Sunday, portait sur "les choses les plus odieuses au monde que l'on puisse subir du point de vue de la vie privée". Le chanteur de 78 ans et son époux David Furnish font partie, de même que le prince Harry, des sept plaignants qui accusent ces tabloïds d'avoir obtenu de manière illégale des informations à caractère privé. Elton John met en cause des articles publiés entre 2000 et 2015. "Nous avons trois lignes fixes et elles ont toutes été piratées, y compris le boîtier de raccordement au bout de notre rue", a raconté la star. "J'étais furieux", a-t-il ajouté, estimant que lui et son mari avaient "subi une injustice". Dans son témoignage écrit, dont des journalistes ont obtenu copie, Elton John a aussi évoqué l'"intrusion (...) abjecte" des tabloïds dans ses affaires de santé et dans les données médicales entourant la naissance de son fils Zachary. Jeudi, lors de son témoignage devant la Cour, David Furnish était revenu sur la publication en décembre 2010 du certificat de naissance de leur fils. "À notre grande surprise, le Mail a obtenu une copie de l'acte de naissance de Zachary avant même que nous ne recevions le nôtre. Nous étions stupéfaits", avait-il raconté. David Furnish avait également évoqué un article détaillé publié en 2015 sur des problèmes médicaux qu'a eus Elton John à Monaco. Le prince Harry, qui vit en Californie, avait témoigné à la barre du tribunal le 21 janvier. Emu, il avait accusé les tabloïds d'avoir rendu "infernale" la vie de son épouse Meghan. Le lendemain, Elizabeth Hurley avait accusé, en larmes, ces journaux d'avoir placé des micros sur les fenêtres de sa maison. Le groupe ANL rejette toutes les accusations contre lui et affirme que les tabloïds ont utilisé des sources "légitimes" pour leurs articles. Le procès s'est ouvert le 19 janvier pour une durée prévue de neuf semaines.

06.02.2026 à 13:41

JO: la star américaine Lindsey Vonn a bouclé sa première descente d'entraînement

FRANCE24

Vonn, 41 ans, faisait figure de grande favorite de la descente olympique programmée dimanche avant sa chute à Crans-Montana (Suisse) la semaine dernière. Depuis, elle souffre d'une rupture totale du ligament croisé antérieur du genou gauche. Partie avec le dossard N.10, la championne olympique 2010 de descente à Vancouver a paru relativement prudente sur l'Olimpia delle Tofane de Cortina et, une dizaine de minutes après avoir franchi la ligne, elle disposait du 9e temps sur 12 concurrentes classées, juste devant l'Italienne Federica Brignone, partie une heure et demie plus tôt. Après l'annulation d'une première session prévue jeudi en raison de la météo, cet séance d'entraînement a en effet été longuement interrompue, en raison d'une épaisse nappe de brouillard, après le passage des cinq premières skieuses. Mardi, Lindsey Vonn avait confirmé sa volonté de participer aux Jeux malgré sa grave blessure. "Je ne suis pas dans la situation dans laquelle j'aurais aimé être mais je serai au départ (...). Ce n'est pas la première fois que ce genre de choses m'arrive", avait déclaré la skieuse de Vail, dans le Colorado. La "Speed Queen" est l'une des attractions des JO-2026 en raison de son palmarès, l'un des plus beaux du ski alpin, et de son retentissant "come-back" depuis l'hiver dernier. Elle est en effet revenue à la compétition spécialement pour les JO-2026 qui se déroulent à Cortina, sur l'une de ses pistes préférées où elle s'est imposée à 12 reprises durant sa carrière sur un total de 84 victoires en Coupe du monde. L'Américaine, quadruple lauréate du globe de N.1 mondiale, avait mis un terme à sa carrière en 2019, en raison notamment de douleurs devenues insupportables au genou droit, plusieurs fois blessé et remplacé depuis partiellement par une prothèse en titane. Cette saison, Vonn a disputé neuf courses, en a remporté deux et n'a jamais quitté le podium sauf lors du super-G de St Moritz (4e) et à Crans-Montana, donc. Durant ces JO, elle doit théoriquement également participer au combiné par équipes mardi et au super-G programmé deux jours plus tard, toujours à Cortina. Cet entrainement était aussi très attendu par Federica Brignone. Victime d'une grave blessure à la jambe gauche en avril, la N.1 mondiale de l'hiver dernier a fait son retour en compétition il y a seulement deux semaines et sa dernière descente remontait à mars dernier. "Fede" s'est relevé sur le bas de la piste, terminant dans un temps proche de Vonn (33 centièmes d'écart). Durant la longue interruption de plus d'une heure, pour tromper l'attente et prendre leur mal en patience, des skieuses comme l'Italienne Sofia Goggia et une grande partie de l'équipe américaine ont esquissé des pas de danse, d'autres appelaient des proches, tandis que des Autrichiennes jouaient aux dés.

06.02.2026 à 13:25

Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions

FRANCE24

Moscou n'exclut pas de telles discussions, mais les a conditionnées, vendredi, à la participation de la France et du Royaume-Uni. "Les violations répétées du traité New Start par la Russie, l'augmentation des stocks mondiaux et les lacunes de sa conception et de sa mise en œuvre imposent aux États-Unis l'impératif clair de réclamer une nouvelle architecture (...)", a déclaré le sous-secrétaire d'Etat chargé du contrôle des armements, Thomas DiNanno, lors d'une une réunion à la Conférence du Désarmement au siège de l'ONU à Genève. "A cette heure, l'arsenal nucléaire chinois, dans son intégralité, est sans limite, sans transparence, sans déclaration et sans contrôle", a-t-il ajouté. De son côté, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a estimé que "le contrôle des armements ne peut plus être une question bilatérale entre les Etats-Unis et la Russie", dans un article en ligne détaillant la proposition américaine à Genève. "D'autres pays ont la responsabilité de contribuer à garantir la stabilité stratégique, et aucun plus que la Chine", a-t-il ajouté. Le président américain Donald Trump avait réclamé jeudi un "nouveau traité amélioré et modernisé" avec la Russie, après l'expiration du dernier traité bilatéral de désarmement nucléaire entre les deux pays. Les Etats-Unis souhaitent de longue date associer la Chine à toute future discussion, mais Pékin l'exclut pour l'instant. "Les capacités nucléaires de la Chine sont loin d'atteindre le niveau de celles des États-Unis ou de la Russie; par conséquent, la Chine ne participerait pas à des négociations sur le désarmement nucléaire à ce stade", a répété vendredi à Genève le représentant de la Chine. A Moscou, le Kremlin a indiqué vendredi que Russie et Etats-Unis étaient d'accord pour garder une approche "responsable" et restaient prêts à négocier sur le sujet. Mais à Genève, l'ambassadeur russe Gennady Gatilov a posé comme conditions à la participation de la Russie celles de la France et du Royaume-Uni. "La Russie, par principe, serait impliquée dans un tel processus si le Royaume-Uni et la France, alliés militaires des États-Unis au sein de l'Otan, qui s'est déclarée alliance nucléaire, y participaient également", a-t-il déclaré lors de la réunion sur le désarmement à Genève. Lors de la même séance, la représentante permanente française aupres de la Conférence du désarmement n'a pas directement répondu à cette exigence, mais assuré que la France soutenait "l’élaboration urgente de mesures concrètes et crédibles, susceptibles de réduire le risque d’emploi d’armes nucléaires". "Cet objectif devrait être celui de tous les États dotés d’armes nucléaires", a ajouté Anne Lazar-Sury. - "Obsolète" - La Russie et les Etats-Unis concentrent à eux deux 80% des ogives nucléaires mondiales, mais la Chine rattrape son retard à marche forcée. Le traité New Start est le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou. Signé en 2010, il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1.550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification. Mais il était déjà dans les limbes depuis que les inspections ont été suspendues en 2023, après l'offensive russe en Ukraine lancée l'année précédente. L'expiration du traité a semé l'inquiétude à travers le monde, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, ayant parlé d'un "moment grave pour la paix et la sécurité internationales". Pour M. Rubio, qui a jugé le traité New Start d'"obsolète", les Etats-Unis "négocient en position de force". "La Russie et la Chine ne doivent pas s'attendre à ce que les Etats-Unis restent les bras croisés pendant qu'elles se soustraient à leurs obligations et renforcent leurs forces nucléaires", a écrit Marco Rubio sur la plateforme Substack. "Nous maintiendrons une force de dissuasion nucléaire robuste, crédible et modernisée. Mais nous le ferons tout en explorant toutes les voies possibles pour répondre au souhait sincère du président de voir un monde avec moins de ces armes terribles", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui à Genève, nous faisons les premiers pas vers un futur où la menace nucléaire est réduite dans les faits, pas juste sur papier. Nous espérons que d'autres s'y joindront", a-t-il écrit. Quant aux capitales européennes, elles faisaient porter la responsabilité de l'échec sur Moscou, qui a déclaré dès mercredi n'être "plus liée" par ce traité. Lors d'une conversation avec son homologue chinois Xi Jinping mercredi, le président russe Vladimir Poutine a toutefois promis que son pays allait agir "de manière réfléchie et responsable", selon son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov.

06.02.2026 à 13:15

Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche au Quai d'Orsay

FRANCE24

"Il est convoqué par le ministère et sera reçu dimanche", a déclaré vendredi le ministre Jean-Noël Barrot à l'AFP depuis Erbil, au Kurdistan irakien, où il est en déplacement. Sollicité par l'AFP, Jack Lang, qui a jusqu'à présent exclu de quitter son poste, n'avait pas répondu dans l'immédiat. Les appels à sa démission se sont multipliés depuis que les liens entre l'ancien ministre socialiste de la Culture, aujourd'hui âgé de 86 ans, avec Jeffrey Epstein ont été mis au jour avec la publication de millions de documents le 30 janvier par la justice américaine. L'exécutif français a estimé jeudi soir qu'il devrait "penser à l'institution" de l'IMA. Le Quai d'Orsay, dont la subvention annuelle de 12,3 millions d'euros représente la moitié du budget de l'IMA, avait annoncé sa convocation dans la foulée, sans préciser de date. "Naïveté" Mercredi, Jack Lang avait formellement exclu de démissionner, invoquant sa "naïveté" face aux révélations sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. Après avoir déclaré lundi "assumer pleinement (ses) liens" passés avec le financier américain, Jack Lang a assuré mercredi qu'il ignorait tout du passé criminel de cet homme quand il l'a rencontré il y a "une quinzaine d'années" par l'entremise du réalisateur Woody Allen. Aucune charge ne pèse contre Jack Lang et sa présence dans ces trois millions de documents n'implique de sa part aucun acte répréhensible. Mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d'intérêt avec le financier américain l'ont éclaboussé, ainsi que sa fille Caroline. Cette dernière a démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma après des révélations sur une société "offshore" qu'elle a fondée en 2016 avec l'homme d'affaires américain. "C'était un ami, ce n'était pas un intime. Il n'était pas du tout dans mon cercle proche d'amis", a-t-elle assuré jeudi soir sur BFMTV. "Comment on pouvait imaginer des horreurs pareilles?", "je ne pouvais pas savoir. Et mon père non plus", a-t-elle ajouté. - "Protéger l'institution"- Dans les rangs politiques, les appels au départ de Jack Lang continuent de se multiplier, y compris dans son propre camp. Doit-il démissionner ? "Ca me paraît manifeste. Il aurait dû avoir l'idée tout seul", a déclaré vendredi Marine Tondelier, la cheffe des Ecologistes, sur Franceinfo, appelant à "ne plus prendre à la légère" les sujets de violences contre les enfants. "Ce qui d'ores et déjà heurte, c'est la façon dont il évoque aujourd'hui l'affaire", a aussi déclaré jeudi le patron du parti socialiste Olivier Faure, l'appelant à "réfléchir à sa démission pour protéger l'institution qu'il préside". "Je ne comprends pas que Jack Lang ne soit pas plus indigné que cela d'avoir fréquenté un tel personnage", a abondé l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, qui a été ministre dans le même gouvernement que lui: "Cela va forcément porter préjudice à l'image de l'Institut du monde arabe. Sa démission devrait aller de soi". Statut hybride Au sein du parti présidentiel Renaissance, Renaud Muselier, son prédécesseur à la tête de l'IMA et désormais président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'a aussi appelé à "démissionner". La complexité de la situation tient également à la nature hybride de l'Institut du monde arabe, fondation de droit privé créée en 1980 que Jack Lang dirige depuis 2013. Il a depuis été reconduit, pour un total de quatre mandats. L'ancien ministre a été proposé à ce poste par les autorités françaises mais c'est le conseil d'administration de l'IMA, composé à parité d'ambassadeurs de pays arabes et de personnalités choisies par le Quai d'Orsay, qui l'a formellement désigné et reconduit à sa tête.

06.02.2026 à 13:09

En Europe, la tentation grandissante d'expulser des Afghans

FRANCE24

En 2025, les Afghans étaient encore - de loin - la nationalité la plus représentée parmi les demandes d'asile dans l'UE, devant les Vénézuéliens et les Syriens. Mais après avoir accompagné des centaines de milliers d'entre eux durant la guerre qui a déchiré leur pays pendant des décennies, le Vieux continent met désormais un frein à l'accueil - nouvelle illustration du net tournant de sa ligne migratoire. Et commence à parler de comment les renvoyer en Afghanistan - au grand dam des ONG. "Aucun pays ne devrait renvoyer de force en Afghanistan des personnes qui pourraient y être exposées aux risques de persécutions ou de menaces pour leur vie", souligne ainsi Human Rights Watch. "Il y a clairement eu un changement, nous le ressentons en Afghanistan", souligne Arafat Jamal, à la tête de l'agence locale de l'ONU pour les réfugiés. "C'est extrêmement inquiétant, car cela s'apparente à une politique guidée par l'émotion, pas la raison", affirme-t-il dans un entretien avec l'AFP. Pionnière en la matière, l'Allemagne a déjà brisé ce tabou en procédant depuis 2024 à l'expulsion groupée d'une centaine d'Afghans, qui avaient tous été condamnés par la justice, via des vols charters facilités par le Qatar. Plusieurs attaques perpétrées par des Afghans, dont une à la voiture-bélier à Munich (sud de l'Allemagne) en 2025 et une autre au couteau à Mannheim (sud-ouest) au printemps 2024, ont eu un retentissement médiatique très fort dans le pays. "Défis" L'Autriche a emboîté le pas à l'Allemagne. Et nombre d'autres États membres de l'UE, dont la Belgique ou la Suède, cherchent désormais à suivre ces exemples, vivement plébiscités par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme. Dans une missive en octobre, plusieurs d'entre eux ont réclamé à Bruxelles "des solutions diplomatiques et pratiques" permettant de renvoyer en Afghanistan les personnes dont la demande d'asile aurait été refusée ou qui ont été condamnées par la justice. "On est en train de voir avec la Commission européenne et une vingtaine d’États membres comment on peut trouver une solution à ce problème", affirme Freddy Roosemont, le directeur général de l'Office belge des étrangers, à l'AFP. Parmi les rares pays sur la réserve? La France, qui préfère juger ces initiatives sur pièce avant de s'y associer. Sollicitée mercredi, la Commission européenne a confirmé avoir déjà mené deux "missions techniques" en Afghanistan, l'une en février 2025 et l'autre en janvier, afin d'étudier la "potentielle organisation de renvois". Mais cette opération "pose des défis", a admis un de ses porte-parole, Markus Lammert. D'abord parce que l'Afghanistan est déjà confronté à une grave crise humanitaire. Depuis 2023, plus de cinq millions d'Afghans sont rentrés d'Iran et du Pakistan, le plus souvent de manière forcée. Selon les organisations internationales, la majorité d'entre eux vit dans une grande précarité, sans logement durable ni emploi. D'après l'ONG Human Rights Watch, les autorités talibanes ont aussi accru "leur répression" au cours des derniers mois, l'ONG s'inquiétant du sort "des femmes, des filles" et des médias. "Tâter le terrain" Ensuite parce que ces initiatives impliquent de dialoguer avec les responsables talibans, au pouvoir depuis 2021, mais que l'Union européenne ne reconnaît pas officiellement. Cela pose en retour une ribambelle de défis logistiques: comment, par exemple, délivrer des passeports à des personnes dont les ambassades en Europe ne sont pas reconnues par les autorités talibanes? Les deux "missions exploratoires" européennes en Afghanistan ont porté sur ces questions très pratiques, selon une source directement impliquée dans ces discussions. Les Européens "se renseignent sur les vols, sur la capacité d'accueil de l'aéroport de Kaboul, ils discutent avec les talibans de ce qu'il adviendrait des gens renvoyés", décrit cette source, s'exprimant sous couvert d'anonymat. Avant d'alerter: "Ils tâtent le terrain, mais au fond ils veulent voir s'ils peuvent mettre en place un système d'expulsion massive" qui irait bien au-delà des centaines de personnes actuellement renvoyées. Si un tel changement de cap venait à se concrétiser, il devrait, a minima, s'accompagner d'un renforcement significatif de l'aide apportée par les Européens à Kaboul, plaide Arafat Jamal, car "renvoyer des personnes en Afghanistan sans augmenter l'aide est incohérent et risque de créer un déséquilibre dangereux".

06.02.2026 à 13:09

Russie: un haut responsable militaire blessé dans une attaque imputée à l'Ukraine

FRANCE24

Kiev n'a pas réagi dans l'immédiat à cette accusation concernant l'attaque survenue dans un immeuble résidentiel, dernière d'une série ayant visé ces dernières années des figures de l'armée russe et dont certaines ont été revendiquées par l'Ukraine. Selon le Comité d'enquête russe, "une personne non identifiée a tiré plusieurs coups de feu" sur le général Vladimir Alekseïev, premier adjoint du chef du service de renseignement militaire russe, Igor Kostioukov. Ce dernier a mené la délégation russe aux négociations à Abou Dhabi sur le règlement du conflit en Ukraine. Agé de 64 ans, le général Alekseïev est sanctionné en Occident pour son rôle présumé dans des cyberattaques imputées à la Russie et accusé d'avoir organisé une attaque à l'agent neurotoxique contre un transfuge russe, Sergueï Skripal, au Royaume-Uni, en 2018. Le général blessé a été hospitalisé et une enquête pour "tentative d'assassinat" et "trafic d'armes" a été ouverte, a précisé le Comité d'enquête dans un communiqué. - "Acte terroriste" - Quelques heures après l'attaque survenue tôt vendredi matin, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé l'Ukraine d'être derrière cet "attentat", Kiev cherchant ainsi selon lui à "faire capoter le processus de négociation" visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre. "Cet acte terroriste confirme une fois de plus l'orientation du régime (du président Volodymyr) Zelensky vers des provocations constantes", a affirmé M. Lavrov à la télévision russe. "Les services spéciaux font leur travail en ce moment", a déclaré pour sa part à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en souhaitant au général blessé de "survivre et de se rétablir". Des enquêteurs et des experts ont été dépêchés sur place et les enregistrements des caméras de surveillance sont en train d'être examinés, selon le Comité d'enquête. De nombreux journalistes ont afflué pour filmer les lieux, bouclés par la police, et des voitures du Comité d'enquête sont présentes sur place, ont constaté des journalistes de l'AFP. Selon sa biographie officielle, le général Alekseïev s'est notamment distingué lors des opérations de renseignement en Syrie où la Russie est intervenue militairement en 2015 contre les jihadistes et en soutien au régime de Bachar al-Assad. Il a également participé aux négociations avec le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, lors de sa mutinerie avortée en juin 2023. Depuis le début de l'offensive russe à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022, plusieurs généraux russes, des responsables locaux et des personnalités publiques soutenant le conflit ont été tués dans des explosions sur le territoire russe ou en Ukraine occupée. Ces assassinats ont parfois été revendiqués par Kiev. Fin janvier, un tribunal militaire russe a condamné à la prison à vie un ressortissant ouzbek accusé du meurtre du général russe Igor Kirillov, commandant des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique, commis en 2024 pour le compte de Kiev.

06.02.2026 à 13:05

Pakistan: un attentat-suicide fait plus de 30 morts et 130 blessés dans une mosquée chiite

FRANCE24

L'attaque s'est produite alors que les mosquées du pays étaient bondées, a déclaré à l'AFP un haut responsable policier, sous couvert d'anonymat. Le bilan "devrait encore s'alourdir", selon la même source. La mosquée visée se trouve dans le quartier de Tarlai. Un précédent bilan faisait état de 20 morts et 90 blessés. Auparavant, une source sécuritaire ayant également requis l'anonymat, a indiqué à l'AFP que l'explosion était due à un attentat-suicide. "L'assaillant a été bloqué à l'entrée et s'est fait exploser", a déclaré cette source à l'AFP. Le Pakistan est un pays à majorité sunnite, mais les chiites représentent entre 10 et 15% de la population et ont été pris pour cible dans le passé par des groupes jihadistes. Des journalistes de l'AFP ont vu des dizaines de personnes arriver dans un grand hôpital avec des vêtements tachés de sang et des blessures. Des médecins et des passants aidaient les victimes transportées par des ambulances, dont les vêtements étaient imprégnés de sang. Au moins une victime est arrivée dans le coffre d'une voiture, selon les journalistes de l'AFP. Des amis et proches des blessés ont poussé des cris lorsqu'ils sont arrivés au service des urgences de l'hôpital, fortement gardé. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a "fermement condamné" l'attentat, affirmant que ses auteurs seraient retrouvés et traduits en justice. Aucun groupe n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque, qui survient alors que les forces de sécurité pakistanaises luttent contre l'intensification des insurrections dans les provinces du sud et du nord du pays, à la frontière avec l'Afghanistan. Insurrections Islamabad affirme que les groupes armés séparatistes du Baloutchistan, les talibans pakistanais et d'autres militants islamistes de la province septentrionale de Khyber Pakhtunkhwa, près d'Islamabad, utilisent le territoire afghan comme refuge pour lancer leurs attaques. Le gouvernement taliban afghan a nié à plusieurs reprises ces accusations et les relations bilatérales se sont détériorées. Par ailleurs, les forces des deux pays s'affrontent régulièrement le long de la frontière. La dernière attaque majeure à Islamabad a eu lieu en novembre, lorsqu'un attentat-suicide devant un tribunal a tué 12 personnes et blessé des dizaines d'autres, le premier événement de ce type à frapper la capitale depuis près de trois ans. Les forces pakistanaises sont également sous pression dans le Baloutchistan, où des attaques revendiquées par des insurgés séparatistes ont tué 36 civils et 22 membres des forces de sécurité la semaine dernière. Ces attaques ont déclenché une vague de contre-opérations au cours desquelles, selon les autorités, les forces de sécurité ont tué près de 200 militants.

06.02.2026 à 12:45

JO 2026 : diffusion, temps forts, stars... Tout savoir sur la cérémonie d’ouverture de Milan-Cortina

Barbara GABEL

La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina se tient vendredi soir, en Italie. Diffusé en direct dans le monde entier, l’événement se déroulera pour la première fois simultanément dans quatre sites, marquant le coup d’envoi officiel des Jeux jusqu’au 22 février. Voici tout ce qu'il faut savoir. 

06.02.2026 à 12:37

L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"

FRANCE24

Le réseau social, connu pour ses vidéos ultra-courtes très plébiscitées par les jeunes, a immédiatement contesté l'image "complètement fausse" donnée par Bruxelles de sa plateforme. Et promis de contester ses conclusions, "avec tous les moyens" à sa disposition. L'UE, qui dispose de l'arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique, a ouvert une enquête sur TikTok il y a deux ans. Dans ses conclusions préliminaires, elle pointe du doigt des "fonctionnalités addictives" qui "pourraient nuire au bien‑être physique et mental" de ses utilisateurs, notamment des mineurs, incités à faire défiler les contenus et à consulter leurs téléphones de façon "compulsive", y compris la nuit. Trois fonctionnalités, accusées d'être particulièrement "addictives", sont dans son viseur: - Le "scrolling", soit le défilement ininterrompu de contenus sur son application - Le lancement automatique de vidéos - L'envoi répété de notifications push "Protéger nos mineurs" "Il faut que TikTok agisse et change son interface en Europe afin de protéger nos mineurs", a exhorté la commissaire européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen. Sans quoi elle pourrait, à terme, s'exposer à une amende pouvant peser jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires mondial annuel. "Ce n'est pas comme si TikTok ne reconnaissait pas du tout ce risque" addictif, a expliqué un responsable européen. D'après lui, TikTok mentionne bien le potentiel addictif de son application, "évalue ces risques". Mais cela reste insuffisant au vu des lois européennes sur le numérique, a-t-il souligné. Ces mêmes règles qui sont régulièrement critiquées par l'administration Trump et les patrons des réseaux sociaux, Elon Musk en tête. Restriction d'âge? Bruxelles reproche notamment à TikTok de ne pas tenir compte "d'indicateurs importants sur l'utilisation compulsive de l'application", comme le temps passé sur la plateforme par les enfants pendant la nuit. Elle estime que les fonctionnalités de l'application pour limiter le temps d'écran sont trop "faciles à ignorer" et regrette que le contrôle parental nécessite trop d'étapes pour être mis en place. L'UE a souligné que la plateforme s'était jusqu'ici montrée "très coopérative" avec ses enquêtes. La réaction de TikTok vendredi tranche avec ce constat. Cette enquête de Bruxelles intervient alors même que plusieurs capitales européennes s'interrogent sur la possibilité d'interdire les réseaux sociaux pour les enfants ou jeunes adolescents. L'Espagne et la France examinent des propositions en ce sens, provoquant de très vives réactions des patrons des grandes plateformes. Lors d'une conférence de presse vendredi, la commissaire européenne Henna Virkkunen a estimé que l'objectif était surtout de rendre ces plateformes sûres pour tous les utilisateurs, enfants compris. "Les réseaux sociaux devraient être conçus de manière à être si sûrs qu'il ne devrait pas être nécessaire d'imposer des restrictions d'âge aussi strictes", a-t-elle déclaré. TikTok est visé en parallèle par une autre enquête de l'UE concernant des accusations d'ingérence étrangère lors des élections présidentielles roumaines. Celle-ci est toujours en cours.

06.02.2026 à 12:27

Début des JO d'hiver de Milan-Cortina dans un format inédit de sites dispersés

FRANCE24

Les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina s'ouvrent vendredi 6 février dans un format inédit de sites éparpillés, censé réduire leur impact environnemental face au changement climatique qui menace l'existence même de l'événement.

06.02.2026 à 12:19

Après le suicide d'une institutrice dans le Cantal, l'Education nationale admet une "défaillance"

FRANCE24

L'enquête administrative diligentée après le suicide de Caroline Grandjean le 1er septembre dernier, jour de la rentrée, a conclu à une "défaillance institutionnelle dans le soutien" qui lui a été apporté, a indiqué vendredi le ministère de l'Education. "Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l'enseignante que l'institution n'a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents", souligne-t-il. Il rapporte que l'enquête a pointé "des décisions administratives vécues comme des injustices, par exemple s'agissant du refus d'attribuer une bonification de points liée à son handicap (RQTH) pour sa mobilité". Selon lui, "bien que cette bonification n'était pas mathématiquement nécessaire pour obtenir sa mutation, ce refus, fondé sur une lecture stricte des règlements, a privé Mme Grandjean d'une forme de reconnaissance et de soutien institutionnel dont elle avait besoin". "C'est un sentiment de satisfaction que l'Education nationale reconnaisse une défaillance mais derrière, il y a des responsables et ils ne sont pas reconnus dans le rapport", a réagi auprès de l'AFP Christine Grandjean-Paccoud, veuve de l'enseignante. "Je suis en colère que cette enquête ne soit pas intervenue plus tôt, notamment quand les syndicats ont fait un signalement à la Dasen (direction académique des services de l'éducation nationale) en stipulant qu'elle jouait avec la vie d'un agent et qu'ils n'ont eu aucune réponse. C'est grave", affirme-t-elle. "Humanité et discernement" Parallèlement à cette enquête administrative, Mme Grandjean-Paccoud a déposé plainte contre l'Education nationale pour "harcèlement", visant également le maire du village de Moussages, où est située l'école primaire dont l'enseignante était directrice. "Bien sûr qu'il y a des responsables, mais on ne lâche rien, mon avocat fera le reste au pénal pour qu'ils soient reconnus et qu'il y ait un procès", assure la veuve de Caroline Grandjean. "Je me bats pour Caroline, elle me donne la force de le faire", dit-elle, expliquant que l'enseignante de 42 ans n'avait "jamais été reconnue comme victime": "s'il y a une chose qu'elle détestait c'était l'injustice, je l'ai vu se détruire, elle n'était plus elle-même". Le ministère annonce "renforcer la formation de ses cadres à la gestion des situations de détresse psychologique", "à la lumière de ces conclusions, et conformément aux recommandations de la mission". "L'objectif est de garantir qu'à l'avenir nos processus RH (ressources humaines, ndlr) ne soient pas seulement réglementaires, mais traités avec toute l'humanité et le discernement requis", selon lui. Thierry Pajot, secrétaire général du syndicat des directeurs et directrices d'école S2DE, est "satisfait, comme toute la communauté enseignante, que les trois inspecteurs généraux concluent à une faute institutionnelle de la hiérarchie de proximité". "L'Education nationale a un énorme travail de RH à mettre en place", ajoute-t-il. Tags Pour Stéphanie Lavergne, co-secrétaire départemental du Snuipp-FSU dans le Cantal, les conclusions du rapport ne sont pas "surprenantes puisque ce sont des défaillances que nous avions signalées". Ce rapport, selon elle, "met la lumière sur un certain nombre de dysfonctionnements (...) qui auraient pu être évités". Saluant la "reconnaissance d'une défaillance", Julia Torlet, présidente de Sos Homophobie, déplore toutefois l'absence de "reconnaissance du harcèlement lesbophobe". "Si on ne nomme pas les choses, on ne peut pas les combattre. S'il devait y avoir un cas similaire, on risque de se retrouver face au même problème", met-elle en garde. Caroline Grandjean était la cible depuis septembre 2023 de harcèlement en raison de son homosexualité. Des tags "sale gouine" et "gouine = pédophile" avaient notamment été découverts sur les murs de son école. Le jour de ses obsèques, début septembre, Christian Vert, le maire de Moussages, avait exprimé auprès l'AFP sa "consternation" tout en assurant l'avoir "soutenue" et avoir déposé lui-même plusieurs plaintes. L'enquête ouverte après la découverte des inscriptions avait été classée sans suite en mars 2025 "en l'absence de faits nouveaux", avait indiqué le parquet. En arrêt maladie, l'enseignante s'était vue proposer un poste à quelques kilomètres de Moussages pour la rentrée scolaire mais avait été incapable de reprendre son travail.

06.02.2026 à 12:01

Inscrit à l'Unesco, le yodel, chant folklorique suisse, s'adapte à l'ère moderne

Jade LÉVIN

Longtemps cantonné aux clichés touristiques, le yodel suisse n’est plus seulement une curiosité folklorique. Cette technique vocale alpine ancestrale, qui alterne voix de poitrine et voix de tête, est entrée en décembre 2025 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. Cette réhabilitation va au-delà d’un label international : aujourd’hui, le yodel traverse désormais les frontières du folk pour se mélanger au rock, à la pop ou même au rap. 

06.02.2026 à 11:49

Affaire Epstein : Jack Lang convoqué dimanche au Quai d'Orsay

FRANCE 24

Le ministre français des Affaires étrangères a annoncé vendredi que Jack Lang était convoqué dimanche au Quai d'Orsay pour s'expliquer sur ses liens passés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein. Les appels à la démission se multiplient à l'encontre du président de l'Institut du monde arabe et ancien ministre de la Culture de François Mitterrand.
14 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓