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▸ Les 14 dernières parutions

27.05.2026 à 20:31

Dix hommes tués en 6 mois: la "sinistre comptabilité" des narcos à Grenoble

FRANCE24

Ce constat "n'avait jamais été dressé auparavant et (...) oblige la puissance publique à vraiment mettre tout en œuvre pour essayer d'interrompre cette mécanique de la vengeance", a déclaré Etienne Manteaux, regrettant lors d'une conférence de presse d'avoir à dresser cette "sinistre comptabilité". La dernière fusillade en date, mardi soir, a fait un mort et quatre blessés près d'un point de deal dans un quartier sensible de Grenoble. Les victimes, des hommes âgés de 24 à 33 ans, présentent tous de lourds casiers judiciaires, a-t-il précisé. L'homme tué, touché par deux balles au dos, sera autopsié jeudi. Quant aux quatre blessés, ils présentent "des blessures qui auraient pu être mortelles", et pour certains "ont manifestement eu beaucoup de chance", a-t-il détaillé. Ces faits "apparaissent de façon évidente comme une riposte" à un autre homicide survenu dimanche dans la commune voisine d'Echirolles. Un corps avait été retrouvé dans une voiture incendiée avec des douilles à proximité. Selon le magistrat, il s'agit d'un "mineur de 16 ans". Les deux dossiers ont été à transmis à la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon. "Habitude dramatique" Si Grenoble a déjà traversé de nombreux épisodes de violences liés au narcotrafic, notamment en 2024, "un palier a été franchi puisque les individus ne tirent plus aujourd'hui pour impressionner mais tirent pour tuer", a-t-il relevé, décrivant "des guerres de territoires exacerbées". En outre, les auteurs d'homicide ont pris une "habitude dramatique", celle "de se filmer pour impressionner", a souligné le procureur en expliquant que la fusillade de mardi soir avait fait l'objet de cette "nouvelle forme de revendication". Une vidéo montrant le passager d'une voiture tirer par la fenêtre avant, et filmée depuis le siège arrière, a circulé toute la journée sur les réseaux sociaux Un autre film, montrant un piéton dissimulé par une capuche faire feu à l'intérieur d'une voiture à l'arrêt devant lui, a également été identifié par une source policière de l'AFP comme correspondant à la scène du crime d'Echirolles. Outre les dix hommes décédés à Grenoble et Echirolles depuis le 1er décembre 2025, un corps en décomposition a été retrouvé le 11 mai dans le massif de la Chartreuse, a rappelé M. Manteaux. La victime de 27 ans présentait des dents fracturées et un morceau de tissu dans la bouche qui aurait provoqué son asphyxie, selon les éléments de l'enquête. Appel à la maire Au final, "c'est un défi redoutable que nous posent aujourd'hui les narcotrafiquants avec un recours aussi désinhibé à la violence et avec une organisation aussi difficile à démanteler", a souligné le procureur, évoquant des donneurs d'ordre "potentiellement non résidents sur le territoire national et une capacité, via les réseaux sociaux, à recruter des hommes de main". "Cela complexifie considérablement tant l'élucidation que le démantèlement de ces organisations criminelles quand elles sont aussi peu implantées en local", a-t-il ajouté, précisant avoir proposé à la maire de gauche de Grenoble Laurence Ruffin de "réactiver" des groupes locaux de traitement des délinquances. "J'ai senti une oreille attentive" de sa part, a-t-il dit, évoquant une première réunion en ce sens vendredi, confirmée par la municipalité. "Ces épisodes de violence sont inacceptables", a déclaré dans un communiqué l'adjoint à la Prévention et à la Sécurité Gaëtan Monot, réclamant "de nouveaux effectifs de police judiciaire afin de mener un travail de fond, durable (...) et faire reculer le narcotrafic qui abîme, meurtrit et empoisonne le quotidien". Pour l'opposition de droite, Grenoble se "mexicanise". "Le sentiment d'impunité de ces criminels a atteint un tel seuil que désormais, ils filment et diffusent fièrement leurs exactions sur les réseaux sociaux", a déploré sur Facebook le conseiller municipal Clément Chappet.

27.05.2026 à 20:28

Sénégal : Faye/Sonko, guerre ouverte ?

Stéphanie ANTOINE

Le tandem Bassirou Diomaye Faye - Ousmane Sonko a volé en éclats. L'ex-Premier ministre sénégalais a été élu mardi président de l'Assemblée nationale, quatre jours après avoir été limogé par le chef de l'État. Ousmane Sonko a assuré qu'il « n'utiliserait pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel ». De son côté, le président Bassirou Diomaye Faye a nommé un nouveau chef du gouvernement, l'économiste Ahmadou Al Aminou Lô qui doit composer son gouvernement prochainement. 

27.05.2026 à 20:24

Marche forcée vers un monde tout-IA ?

Stéphanie ANTOINE

Face aux capacités sans cesse croissantes de l'intelligence artificielle aujourd'hui, Gilles Babinet, entrepreneur et président de la Mission Café IA, suggère de remettre la technologie à sa place et rappelle que "ce n'est pas notre finalité", dans son dernier ouvrage « Le péril IA – Devenir des machines ou rester vivants ? ».

27.05.2026 à 20:02

Bangladesh : "Donald Trump", le buffle sosie du président américain épargné et envoyé au zoo

FRANCE 24

Promis au sacrifice pour l'Aïd, le buffle albinos baptisé "Donald Trump" par son propriétaire pour sa ressemblance avec le président américain a été sauvé par sa célébrité. Grace à sa mèche blonde, le gouvernement du Bangladesh a décidé d'envoyer l'animal au zoo.

27.05.2026 à 19:41

Fin du procès libyen en appel : "Je n'ai pas trahi la confiance des Français", assure Sarkozy

FRANCE 24

"Je ne demande qu'une chose : être traité comme n'importe qui, être jugé pour ce que j'ai fait, pas ce que je suis", a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy en clôture du procès en appel qui rejuge le financement libyen présumé de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Ses avocats ont plaidé sa relaxe dans ce dossier. La décision sera rendue le 30 novembre.

27.05.2026 à 19:21

La verrerie Duralex s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire

FRANCE24

L'annonce pourrait intervenir dès lundi, a appris l'AFP mercredi auprès de plusieurs sources proches du dossiers. L'une d'elles a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise qui emploie 243 salariés, dans son unique usine, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans (Loiret), estimant qu'une gestion "catastrophique" l'avait conduite à une "impasse". "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie" en mai, a-t-elle ajouté. Environ 60% d'entre eux ont investi dans la coopérative. Si le tribunal de commerce d'Orléans accepte de placer l'entreprise sous sa protection, Duralex connaîtrait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. Le ministère de l'Economie avait indiqué vendredi qu'un audit de l'entreprise était en cours, à la demande de l'Etat, en raison d'une situation de trésorerie "tendue". Contacté mercredi par l'AFP, il n'a pas souhaité faire de commentaire. "Intenable" Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Très populaire, la marque avait reçu à l'automne dernier en quelques heures plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions, destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mais depuis l'officialisation mi-avril du départ de son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop), de nombreuses incertitudes entourent la situation de l'entreprise, qui avait déjà failli disparaître en avril 2024. Remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale, M. Marciano aurait été "mis à pied" d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées" selon une source proche du dossier, a connu le même sort. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs étaient difficiles à atteindre, voire "intenables" pour plusieurs observateurs. "Il ne semble pas qu'il y ait eu des malversations mais plutôt une gestion hasardeuse", a par ailleurs expliqué une source. Le précédent Brandt Duralex "est une usine, qui a besoin de produire à très gros volume", avait expliqué en avril un salarié sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP, alors que seulement deux lignes de production sur cinq tournaient. Une seule était encore active récemment. Les partenariats noués avec l'animateur Stéphane Bern ou encore la marque Le Slip Français étaient, selon lui, simplement des "pansements sur des jambes de bois". En 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Duralex avait été durement touchée par la flambée des prix de l'énergie, dont elle est dépendante. Cette fois, les prix du gaz et de l'électricité ne sont pas en cause, car les contrats d'énergie avaient été bloqués pour 2026 et 2027. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole. Les difficultés de Duralex rappellent celles du groupe Brandt, ancien fleuron de l'électroménager français, liquidé en décembre dernier. Sa principale usine, qui employait 350 salariés sur les quelques 700 que comptait du groupe, se trouvait à sept kilomètres de celle de Duralex.

27.05.2026 à 19:09

Roland-Garros: Rybakina reste à quai, Djokovic trace sa route

FRANCE24

Première favorite hors-jeu Battue 3-6, 6-1, 7-6 (10/4) par l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva (55e), Rybakina est la première des favorites à quitter Paris. Lauréate de deux titres du Grand Chelem, dont le dernier Open d'Australie, la Kazakhstanaise n'avait plus perdu aussi tôt en Majeur depuis l'US Open 2024. A Roland-Garros, elle restait sur un huitième en 2025, après avoir atteint les quarts en 2021 et en 2024. "Elena est une des meilleures joueuses au monde, je suis tellement fière de ce que j'ai réussi à faire", s'est émerveillée Starodubtseva, qui à 26 ans n'avait encore jamais battu de membre du top 10. Sur un court Suzanne-Lenglen écrasé de chaleur (33°C à l'ombre), comme chaque jour depuis le début du tournoi, Rybakina a connu une brutale baisse de régime en début de deuxième set. Sortie du court pour reprendre ses esprits, elle a accroché le super tie-break, sans parvenir à y exister. "Je n'avais clairement pas l'énergie nécessaire", a-t-elle expliqué. "J'ai commis trop de fautes, ce n'est pas vraiment la chaleur qui m'a affecté physiquement, c'était plutôt le fait que je n'arrivais pas à trouver l'équilibre ni les bons coups". A l'inverse, d'autres favorites, la Polonaise Iga Swiatek, 3e mondiale et quatre fois titrée à Roland-Garros, et l'Ukrainienne Elina Svitolina, 7e mondiale et tout juste victorieuse du WTA 1000 de Rome, sont passées sans accroc. Swiatek a dominé la Tchèque Sara Bejlek (35e) 6-2, 6-3. Victorieuse en 2020, 2022, 2023 et 2024, demi-finaliste l'an dernier, elle affrontera au prochain tour sa compatriote Magda Linette (73e), qui lui a retiré une épine du pied en écartant la Lettonne Jelena Ostapenko (31e), sa bête noire. Svitolina, après une entrée en lice difficile, s'est cette fois qualifiée bien plus aisément 6-0, 6-4 contre l'Espagnole Kaitlin Quevedo (126e), issue des qualifications. L'Ukrainienne affrontera vendredi l'Allemande Tamara Korpatsch (95e) pour une place en huitièmes. Des quatre tournois du Grand Chelem, Roland-Garros est le seul où l'Ukrainienne n'a jamais atteint les demi-finales. Elle s'est arrêtée en quarts en 2015, 2017, 2020, 2023 et 2025. Djokovic bousculé L'ombre grandissante a finalement eu le temps de coloniser le Central avant que Djokovic ne s'impose. Car s'il était parti pour une victoire nette contre le Français Valentin Royer, 74e mondial, le Serbe a dû attendre un quatrième set pour l'emporter 6-3, 6-2, 6-7 (7-9), 6-3. En quête d'un 25e titre du Grand Chelem, "Djoko" a été touché dans le troisième set, breaké à deux reprises puis battu dans un très disputé jeu décisif, mais pas coulé. Dans une ambiance devenue électrique en fin de match, quand le Français a sauvé quatre balles de match, le Serbe a fait taire les supporters de Royer: d'abord avec un doigt sur la bouche, puis en concluant sur une faute directe de son adversaire. "J'espère ne plus jouer contre des Français jusqu'à la fin du tournoi", s'est-il amusé lors de l'interview sur le court, alors qu'il en avait déjà joué au premier tour avec Giovanni Mpetshi Perricard, lâchant là aussi une manche au passage. Venu à Paris sans victoire sur terre battue, pour une défaite, fragilisé par une blessure à l'épaule droite, Djokovic engrange de la confiance et du rythme, primordiaux s'il veut aller au bout. Mais tout n'a pas été parfait pour "Nole", surtout dans le troisième set, quand il s'est agacé, du public parfois et de ses erreurs aussi, avant de perdre, chose rare pour l'homme le plus titré de l'histoire, un tie-break. Sous la canicule parisienne - "des conditions pas faciles", a-t-il soufflé - le triple vainqueur à Paris (2016, 2021, 2023) a remis les pendules à l'heure dans le quatrième set pour s'imposer en 3h44. L'actuel 4e mondial affrontera au 3e tour le Brésilien Joao Fonseca (30e)ou le Croate Dino Prizmic (72e).

27.05.2026 à 18:43

La Bourse de Paris termine en petite hausse, prises de bénéfices dans la tech

FRANCE24

L'indice vedette CAC 40 a terminé en hausse de 0,43% à 8.207,89 points. La veille, l'indice des 40 principales valeurs françaises avait perdu 1,03% à 8.173,11 points. "Fidèles à leur optimisme de fond, (les investisseurs) ignorent à la fois le risque d'un nouvel échec des pourparlers de paix (au Moyen-Orient) et les valorisations désormais élevées, surtout dans le secteur technologique", souligne Andreas Lipkow de CMC Markets. La télévision d'Etat iranienne a fait état mercredi d'une ébauche d'accord-cadre avec les États-Unis incluant l'engagement de Washington à lever son blocus naval, ce que la Maison-Blanche nie. "Cette information des médias d'Etat iraniens n'est pas vraie et le projet d'accord-cadre qu'ils ont +publié+ est une totale invention. Personne ne devrait croire un mot de ce que les médias d'Etat iraniens sortent", a répliqué l'exécutif américain via l'un de ses comptes officiels sur X, Rapid Response 47. Pour Grégoire Kounowski, le conseiller en investissement chez Norman K, la séance du jour est un exemple classique de "consolidation" et de "rotation" de valeurs: "on vend ce qui a très bien marché et on achète ce qui a moins marché". "Ce sont des prises de profits classiques sur des noms qui ont eu des envolées aberrantes ces derniers jours", notamment dans le secteur de l'intelligence artificielle (IA), explique-t-il à l'AFP. Les valeurs tech françaises comme Soitec (-7,50% à 154,20 euros) et STMicroelectronics (-3,16% à 57,95 euros) ont terminé en forte baisse mercredi. Même si les cours cèdent du terrain mercredi, "la vague d'euphorie a propulsé les fabricants de semi-conducteurs vers de nouveaux records presque quotidiennement au cours des dernières semaines", rappelle Andreas Lipkow. Le luxe et l'automobile à la fête Les valeurs comme l'automobile et le luxe ont tiré leur épingle du jeu mercredi, les investisseurs se dirigeant vers ces secteurs quelque peu malmenés ces dernirèes semaines. L'Oréal a pris la tête du CAC 40 mercredi, gagnant 4,65% à 385,85 euros, suivi de Kering (+4,44% à 250,40 euros). Le géant du luxe LVMH s'est octroyé 3,14% à 483,95 euros, et Hermes a gagné 2,35% à 1.634 euros l'action. Côté constructeurs dans l'automobile, Renault a terminé en hausse de 4,33% à 29,90 euros et Stellantis a pris 3,83% à 7,02 euros. Eramet augmente son capital Les actionnaires du groupe minier français Eramet, au premier rang desquels l'Etat et la famille industrielle Duval, l'ont autorisé mercredi à lancer une augmentation de capital de 500 millions d'euros pour sortir de l'ornière, prévue au deuxième semestre et qui pourrait rebattre les cartes de l'actionnariat. Le conseil d'administration de l'entreprise est désormais autorisé pour 26 mois à émettre des actions nouvelles pour renforcer les fonds propres d'Eramet, dans une opération pouvant atteindre 500 millions d'euros. Le titre Eramet a terminé en baisse de 2,53% à 53,95 euros.

27.05.2026 à 18:33

"Du pire au mauvais": les Iraniens peu enthousiastes après la reprise d'internet

FRANCE24

Les autorités ont commencé mardi à mettre fin à la coupure d'internet qui avait été mise en place le 28 février, jour de l'attaque américano-israélienne contre la République islamique, qui a déclenché la guerre. Une mesure similaire avait été appliquée début 2026 lors de grandes manifestations. Contactés mercredi par l'AFP, des utilisateurs à travers l'Iran ont confirmé qu'internet était de retour et qu'ils pouvaient se connecter à des services haut débit via le wifi à domicile. Néanmoins, la connectivité reste inégale, les données mobiles étant encore largement coupées, de nombreux sites filtrés et des services de messagerie difficilement accessibles. "La galère" "Ce n'est pas du bonheur ou de la joie (que je ressens, ndlr), j'ai juste l'impression qu'on est passé du pire au mauvais", déclare Bahareh, 32 ans, nutritionniste à Téhéran. "Même avant tout ça, nous n'avions pas vraiment un internet libre". L'accès à la plupart des réseaux sociaux ainsi qu'aux plateformes internationales d'information est depuis longtemps restreint par les autorités, les utilisateurs ayant recours à des logiciels VPN (réseau privé virtuel), parfois coûteux, pour contourner le filtrage. "Il y avait toujours la galère d'acheter un accès, la galère d'essayer de se connecter à n'importe quel site (...) ou d'obtenir n'importe quelle information dont vous aviez besoin, la lenteur, les sanctions, le filtrage, tout le cinéma avec les VPN et les anti-filtres", explique Bahareh. Shiva, 65 ans, femme au foyer à Téhéran, indique que même avec un VPN installé sur son téléphone Samsung, Google Play Store ne s'ouvre pas. "Mon fils, qui a un iPhone, peut ouvrir l'App Store. Mais certaines applications ne s'ouvrent pas pour lui non plus", dit-elle. "J'ai racheté un VPN pour me connecter à WhatsApp afin de rester en contact avec ma fille" qui vit à l'étranger, déclare Mahtab, 62 ans, coiffeuse à Téhéran. "Internet n'a pas encore été reconnecté pour moi, mais pour certaines personnes oui, même si la connexion est coupée sans arrêt". Article 19, une organisation basée au Royaume-Uni qui défend la liberté d'expression, a indiqué qu'il existait des "informations contradictoires" sur l'étendue de l'accès à internet, certaines estimations faisant état d'un taux de connectivité de seulement 39%. "De nombreuses personnes en Iran – y compris celles qui gèrent des entreprises en ligne – signalent des débits lents et un accès toujours impossible aux réseaux sociaux", a-t-elle indiqué. L'ONG Netblocks, qui avait qualifié cette coupure de 88 jours de plus longue de l'histoire moderne à l'échelle d'un pays, affirme que "le service reste fortement filtré, avec de nouvelles restrictions sur les services de messagerie et les portails d'applications par rapport à la période d'avant janvier". "Notre droit" La société suisse Proton a enregistré une explosion de 6.000% des souscriptions à son VPN depuis mardi. Le célèbre rappeur iranien Toomaj, condamné à mort en 2024 après avoir soutenu les manifestations de 2022 puis libéré, a estimé qu'être connecté à internet "n'est pas une faveur qu'on nous fait – c'est notre droit". "Au même titre que les élections libres, la liberté d'expression, la liberté de réunion, la liberté des partis et bien d'autres libertés, ce sont nos droits et non des faveurs", a-t-il écrit sur le réseau social X. La journaliste Elaheh Mohammadi a posté également sur X: "un par un, nous nous reconnectons au réseau que nous connaissions auparavant et nous nous laissons des messages". "Cette vie humiliante n'était pas ce que nous méritions", a écrit Mme Mohammadi, qui a été arrêtée pour sa couverture de la mort en détention en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire et dont le décès a déclenché des manifestations de masse.

27.05.2026 à 18:19

La verrerie Duralex s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire

FRANCE24

L'annonce pourrait intervenir dès lundi, selon certaines sources. L'une d'elles a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise qui emploie 243 salariés, estimant qu'une gestion "catastrophique" l'avait conduite à une "impasse". "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. Si le tribunal de commerce d'Orléans accède à cette demande et accepte de placer l'entreprise sous sa protection, l'entreprise connaitrait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. Le ministère de l'Economie avait indiqué vendredi qu'un audit de l'entreprise était en cours, à la demande de l'Etat, en raison d'une situation de trésorerie "tendue". Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Très populaire, la marque avait reçu à l'automne dernier en quelques heures plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions, destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mais depuis l'officialisation mi-avril du départ de son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop), de nombreuses incertitudes entourent la situation de l'entreprise, qui avait déjà failli disparaître en avril 2024. Remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale, M. Marciano aurait été "mis à pied" d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées" selon une source proche du dossier, a connu le même sort. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs étaient difficiles à atteindre, voire "intenables" pour plusieurs observateurs. Environ 60% des 243 salariés de l'unique usine de l'entreprise, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole.

27.05.2026 à 18:18

Sénégal : « il n’y a pas de raison que Sonko provoque une tension plus forte », estime Gilles Yabi

FRANCE24

Au Sénégal, l’arrivée d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale s’est faite sans surprise. Il a pu compter sur la large majorité du parti PASTEF, qui dispose de 130 députés sur 165. Ce vote montre un soutien clair des parlementaires à l’ancien Premier ministre, dans un contexte où les relations avec le président Bassirou Diomaye Faye suscitent des interrogations. Pour le politologue Gilles Yabi, il n’y a toutefois « pas de raison » que cette situation entraîne une montée des tensions politiques. #Sénégal #OusmaneSonko

27.05.2026 à 18:17

Ebola : Donald Trump face au casse-tête de ses ressortissants exposés au virus

Sébastian SEIBT

Les États-Unis projettent d’ouvrir un centre de quarantaine et de soins au Kenya pour accueillir les ressortissants nord-américains qui ont pu être exposés au virus Ebola à l’origine d’une épidémie en RD Congo et en Ouganda. Une approche qui rompt avec la pratique habituelle des États-Unis, et d'une majorité de pays, de rapatrier leurs ressortissants confrontés à des épidémies mortelles.

27.05.2026 à 18:17

Dix morts en six mois: Grenoble et sa banlieue vivent des "guerres de territoires exacerbées"

FRANCE24

Si Grenoble a déjà vécu des violences liées au narcotrafic, "un palier a été franchi puisque les individus ne tirent plus aujourd'hui pour impressionner mais tirent pour tuer", a constaté le magistrat lors d'une conférence de presse. S'exprimant au lendemain d'une fusillade ayant fait un mort et quatre blessés près d'un point de deal de Grenoble, le procureur a précisé que les faits avaient fait l'objet d'une "forme de revendication". Alors que d'autres vidéos de ce type, certaines accompagnées de messages menaçants, ont été mises en ligne ces derniers jours, Etienne Manteaux a relevé une nouvelle "habitude dramatique" des auteurs d'homicides consistant à "se filmer pour impressionner". L'homme décédé mardi soir, âgé de 33 ans, présentait 11 condamnations à son casier judiciaire. Touché par deux balles au dos, il sera autopsié jeudi. La fusillade a touché quatre autres hommes, tous dotés de lourds casiers, présentant "des blessures qui auraient pu être mortelles", et qui pour certains "ont manifestement eu beaucoup de chance", a souligné le procureur. Pour lui, ces faits "apparaissent de façon évidente comme une riposte" à des tirs mortels survenus dimanche dans la commune voisine d'Echirolles, qui avaient entraîné la mort d'un homme, un "mineur de 16 ans", dont le corps a été retrouvé dans un véhicule calciné. Les deux dossiers ont été transmis à la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon. "C'est un défi redoutable que nous posent aujourd'hui les narcotrafiquants avec un recours aussi désinhibé à la violence et avec une organisation aussi difficile à démanteler", a souligné Etienne Manteaux, évoquant des donneurs d'ordre "potentiellement non résidents sur le territoire national et une capacité, via les réseaux sociaux, à recruter des hommes de main". "Cela complexifie considérablement tant l'élucidation que le démantèlement de ces organisations criminelles quand elles sont aussi peu implantées en local", a-t-il ajouté, précisant avoir proposé à la maire écologiste de Grenoble Laurence Ruffin de "réactiver" des groupes locaux de traitement des délinquances. "J'ai senti une oreille attentive" de sa part, a-t-il dit, évoquant une première réunion en ce sens vendredi.

27.05.2026 à 18:07

Tour d'Italie: Michael Valgren, la renaissance d'un miraculé

FRANCE24

Pour célébrer ça, le Danois de 34 ans a sorti de la poche de son maillot un Pokémon offert par son fils en guise de talisman, un disque vert qu'il a brandi tel une hostie avant de le serrer entre ses dents et franchir la ligne dans un moment d'extase inversement proportionnel à sa détresse d'il y a quatre ans. Le 19 juin 2022, Valgreen a frôlé le pire lorsqu'il a chuté dans une descente et basculé dans un ravin peu après le départ de la quatrième et dernière étape de la Route d'Occitanie aux Angles. Le coureur d'EF Education a été retrouvé polytraumatisé, avec le bassin fracturé, une hanche luxée et un genou en miettes, l'obligeant à renoncer au Tour de France, qui allait s'élancer de son pays quelques semaines plus tard. A alors commencé un long processus de réhabilitation, empli de doutes pour celui qui était un des coureurs les plus talentueux du peloton, vainqueur de l'Amstel Gold Race en 2018 et médaillé de bronze des Championnats du monde 2021. Il lui a fallu presque un an pour retrouver la compétition avec l'équipe réserve d'EF Education, 18 mois pour courir en World Tour et encore quatre ans pour renouer avec la victoire, en mars dernier à Tirreno-Adriatico. "Ma carrière était déjà bien remplie mais il me manquait encore une victoire dans un grand Tour. Je pense que je la mérite. Elle arrive aujourd'hui, en Italie, le pays où j'ai remporté la plupart de mes victoires. Je suis heureux", a-t-il réagi, fier et ému à la fois. Le coureur d'Osterild, dans le nord du pays, a triomphé en réussissant le "coup du kilomètre" pour surprendre les cinq autres rescapés de l'échappée matinale avec un démarrage fulgurant à la flamme rouge. "En vacances ensemble" Sur la ligne, il a devancé pour une poignée de secondes le Norvégien Andreas Leknessund, qui collectionne les deuxièmes places, et l'Italien Damiano Caruso. Avant l'arrivée au compte-goutte de tous les battus de l'échappée, qui a compté jusqu'à 29 éléments dont Giulio Ciccone, encore frustré, et Jhonatan Narvaez, qui s'est consolé en reprenant le maillot cyclamen à Paul Magnier. Bien au chaud dans le peloton qui avait décidé de laisser filer, Jonas Vingegaard a suivi de près l'aventure de celui qui fut son héros de jeunesse, se tenant au courant des écarts. "Je suis très heureux pour lui", a expliqué le maillot rose, qui a grandi dans le même club que Valgren. "On se connaît depuis tout petits, a raconté ce dernier. On est partis deux fois en vacances ensemble en France avec nos familles, en camping-car. On faisait des barbecues. Ensuite, on a suivi des chemins différents mais cette amitié ne mourra jamais. C'est toujours sympa de le voir gagner et je peux enfin lui montrer que moi aussi je peux gagner à nouveau." La journée a aussi été marquée par la tentative téméraire de Rémi Cavagna. Le Français est sorti tout seul de l'échappée à 117 km du but pour s'engager dans une aventure complètement folle et apporter un peu de baume au coeur à l'équipe Groupama-FDJ qui connaît un début de saison difficile avec la faillite de leaders comme David Gaudu et Valentin Madouas. Spécialiste du chrono, le "TGV de Clermont-Ferrand" a pris jusqu'à deux minutes trente d'avance sur les 28 autres échappées avant d'être repris 60 kilomètres plus loin, juste avant le sprint intermédiaire. Pour Vingegaard, la journée a été paisible et, au final, l'événement du jour aura été le fait qu'il a rasé sa moustache naissante. "Je me suis regardé dans le miroir hier et j'ai réalisé que je ressemblais à un ado", a-t-il expliqué; Deux grosses étapes de montagne attendent encore les coureurs vendredi et samedi, à la veille de l'arrivée finale à Rome.
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