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20.03.2026 à 12:07

L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel

FRANCE24

En Allemagne, le sujet des deepfakes a été mis à la Une par l'actrice et animatrice de télévision Collien Fernandes, qui accuse publiquement jeudi son ex-mari Christian Ulmen, acteur lui aussi, d'avoir diffusé sur Internet de fausses vidéos d'elle à caractère pornographique. De tels actes seront à l'avenir "explicitement" passibles de poursuites pénales grâce à une nouvelle loi, a assuré la ministre allemande de la Justice, Stefanie Hubig, auprès de l'hebdomadaire Spiegel vendredi. Au delà d'images pornographiques, la ministre souhaite viser l'ensemble des faux contenus "qui portent atteintes aux droits de la personne". "Certains de ces clichés servent à blesser des personnes. D'autres ont pour but de diffamer les victimes ou de répandre des mensonges. Nous ne l'accepterons pas", a déclaré la ministre social-démocrate. Les réseaux sociaux sont de plus en plus inondés par des vidéos hyperréalistes truquées de personnalités politiques et de célébrités. Mercredi, les eurodéputés ont adopté en commission un texte pour bannir les services d'intelligence artificielle permettant de dénuder des personnes sans leur consentement. Depuis quelques mois, l'indignation grandit contre le réseau social X et son outil Grok, qui permet aux utilisateurs de déshabiller des personnes à partir d'images, et une enquête européenne a été ouverte. Stefanie Hubig a souligné la responsabilité des plateformes américaines et la nécessité de les réguler, un sujet épineux entre Washington et Bruxelles depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. "Les exploitants gagnent beaucoup d'argent avec leurs plateformes, il va de soi qu'eux aussi doivent respecter le droit et la loi. Nous devons fixer des limites", a-t-elle affirmé. La ministre a en outre déclaré ne faire "aucune différence entre la violence dans la vie réelle et la violence numérique", qui peut avoir des effets "tout aussi dévastateurs". Dans la nouvelle législation, la ministre veut aussi sanctionner le "voyeurisme numérique", soit les enregistrements "à caractère sexuel" dans l'espace public sans consentement. La protection des victimes sera au cœur de la future loi, notamment au sujet des dispositifs de traçage, répandus dans les cas de violences conjugales. Les coupables devront perdre l'accès à leur compte et les victimes doivent savoir qui se cache derrière les faux profils, a ajouté la ministre.

20.03.2026 à 12:05

Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise à Paris contre le jihadiste Sabri Essid

FRANCE24

Sabri Essid, présumé mort en Syrie où il avait rejoint les rangs de l'Etat islamique (EI), a été un "maillon incontournable de la chaîne criminelle" qui a mis en oeuvre la politique d'extermination des Yazidis, a déclaré l'avocate générale Sophie Havard, demandant à la cour d'assises de Paris de le reconnaître coupable de génocide, crimes contre l'humanité et complicité de ces crimes. Cet homme, né à Toulouse en 1984 et connu en Syrie sous le nom de Abou Dojanah al-Faransi, est une figure centrale du jihadisme français proche notamment des frères Clain, les voix de la revendication des attentats du 13 novembre 2015 en France. Il est accusé d'avoir participé à la "politique d'asservissement" des Yazidis menée par l'EI, qui considérait les membres de cette communauté kurdophone adepte d'une religion pré-islamique comme des hérétiques, notamment en achetant plusieurs captives de cette communauté sur des marchés et en les soumettant à de l'esclavage sexuel, entre 2014 et 2016. S'il ne "lui est pas reproché d'avoir été une tête pensante de la politique d'extermination" de cette communauté, il y a "activement participé", a souligné la représentante du ministère public dans ses réquisitions, estimant que cet "homme profondément violent, déterminé à briser l'humanité de ses victimes" était "un homme qui incarne le génocide". Elle a observé que la cour d'assises de Paris se prononcerait pour la première fois en France sur "l'existence de ce génocide", et qu'elle devrait faire émerger "une vérité judiciaire pour les victimes, pour la conscience universelle et pour l'histoire". "Dans ce génocide, le meurtre n'a pas été la principale méthode", a-t-elle expliqué. "Plusieurs politiques se sont imbriquées", dont "la politique d'extermination et la politique de réduction en esclavage, qui doit aussi mener in fine à la mort", a-t-elle détaillé. Il s'agit du premier procès du genre en France. Mais plusieurs condamnations de membres de l'EI pour le génocide des Yazidis ont été prononcées en Europe ces dernières années, la première en Allemagne en 2021, puis l'an dernier en Suède et en Belgique.
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