17.09.2026 à 13:33
Rédaction Livres - UP' Magazine
S'il est loisible de méditer sur les mystères insondables du monde que nous habitons, le fait que la science parvienne à le rendre compréhensible devrait être un sujet d'étonnement. Pourquoi l'ingéniosité du vivant anticipe-t‑elle nos techniques ? Pourquoi les mathématiques les plus abstraites décrivent-elles le réel ? Conjuguant sciences sociales et sciences du vivant, Bernard Lahire remonte aux racines du réalisme pour élucider l'" éternel mystère " : pourquoi comprenons-nous le monde ? L’un des intérêts majeurs du livre : déplacer la question de l’intelligence individuelle vers celle d’une intelligence historiquement et socialement construite.
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17.09.2026 à 06:32
Rédaction Livres - UP' Magazine
Dans la société de l’immédiateté, où ce qui compte est la simplicité du message et le nombre de fois où il est repris et commenté, il ne manque pas de gens qui veulent capter la rage, la colère, la peur et la haine. Nous devons construire autre chose, l’espérance, par une "écologie de la beauté. " On pourrait résumer le livre ainsi : "l'éco-anxiété et nos émotions pourraient sauver la planète". Cette fragilité constitue à la fois la force et la limite de la proposition. Faire de la beauté une ambition politique ouvre un horizon. Une idée presque enfantine, et peut-être pour cela radicale : nous avons le droit de vouloir vivre dans un monde beau. Pas un monde décoratif. Pas un monde transformé en carte postale. Un monde habitable, où l’air puisse être respiré, les rivières regardées sans inquiétude, les paysages transmis sans avoir à expliquer aux enfants ce qui s’y trouvait autrefois. Un monde où le progrès ne serait plus seulement mesuré à ce que nous produisons, mais aussi à ce que nous avons été capables de ne pas détruire.
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17.09.2026 à 05:53
Rédaction Livres - UP' Magazine
Depuis longtemps, nous écrivons l’histoire comme si les sociétés humaines évoluaient seules, entourées d’une nature servant de décor, de réserve ou de ressource. Or l’histoire environnementale et l’histoire animale montrent exactement l’inverse : nos sociétés se construisent avec d’autres espèces dont elles dépendent beaucoup plus qu’elles ne veulent parfois l’admettre. Les crises ont cette particularité de rendre soudain visibles ces interdépendances. C’est peut-être là que réside la principale force de L’Année terrible des animaux. En racontant Paris entre 1870 et 1871 depuis ses marges animales, Nicolas Baron ne propose pas une petite histoire pittoresque à côté de la grande. Il élargit le cadre de la grande Histoire elle-même. En temps de catastrophe, quelles vies choisit-on de sauver ?
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