Plus que jamais, c'est au détroit d'Ormuz que se trouve l'épicentre stratégique du pétrole. Ce goulet stratégique n'est cependant pas réductible aux enjeux énergétiques, car la guerre déclenchée par les États-Unis y ajoute son lot de catastrophes écologiques et de marées noires, dont celle qui menace aujourd'hui l'île de Qeshm. Si le Détroit décide du sort d'innombrables barils et tankers, il irrigue aussi des mangroves, des récifs et des usines de dessalement dont dépend toute une partie du Proche-Orient. Avec la guerre, c'est le risque d'un stress hydrique renforcé. Analyse de Nima Shokri, codirecteur exécutif de l'Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH), Université des Nations unies.
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Plus que jamais, c'est au détroit d'Ormuz que se trouve l'épicentre stratégique du pétrole. Ce goulet stratégique n'est cependant pas réductible aux enjeux énergétiques, car la guerre déclenchée par les États-Unis y ajoute son lot de catastrophes écologiques et de marées noires, dont celle qui menace aujourd'hui l'île de Qeshm. Si le Détroit décide du sort d'innombrables barils et tankers, il irrigue aussi des mangroves, des récifs et des usines de dessalement dont dépend toute une partie du Proche-Orient. Avec la guerre, c'est le risque d'un stress hydrique renforcé. Analyse de Nima Shokri, codirecteur exécutif de l'Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH), Université des Nations unies.