Le 11 septembre 2001 a ouvert vingt-cinq années de guerres déclarées au nom de l'anti-terrorisme. On en retient les invasions et leurs échecs, les prisons secrètes et les drones. Au risque d'oublier ce qui s'est révélé le plus durable : un basculement structurel dans le rapport des États-Unis au reste du monde, qui n'a jamais cessé de s'appliquer depuis - prérogatives étendues pour les services de renseignement, mise sous tutelle des alliés via les réseaux d'information et de finance, et imposition d'une définition de la sécurité collective calquée sur les seuls intérêts américains. La guerre menée cette année contre l'Iran, et la ruée diplomatique qu'elle a provoquée, n'en sont que la dernière déclinaison.
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Le 11 septembre 2001 a ouvert vingt-cinq années de guerres déclarées au nom de l'anti-terrorisme. On en retient les invasions et leurs échecs, les prisons secrètes et les drones. Au risque d'oublier ce qui s'est révélé le plus durable : un basculement structurel dans le rapport des États-Unis au reste du monde, qui n'a jamais cessé de s'appliquer depuis - prérogatives étendues pour les services de renseignement, mise sous tutelle des alliés via les réseaux d'information et de finance, et imposition d'une définition de la sécurité collective calquée sur les seuls intérêts américains. La guerre menée cette année contre l'Iran, et la ruée diplomatique qu'elle a provoquée, n'en sont que la dernière déclinaison.