Le bombardement de l’Iran par les États-Unis, en février 2026, a confirmé l’entrée dans une nouvelle séquence : celle d’une guerre pilotée par les plateformes numériques, les infrastructures de données et l’intelligence artificielle. Systèmes de ciblage automatisé, drones coordonnés en temps réel, manipulation algorithmique de l’information, production industrielle de contenus artificiels : l'industrie de la tech occupe désormais une position centrale dans l’exercice de la puissance étatsunienne. Cette mutation prolonge une logique ancienne : celle de l'impérialisme. Loin d’avoir disparu avec le XXe siècle, il connaît aujourd’hui une nouvelle phase, fondée sur la concentration monopolistique des géants du numérique, leur imbrication avec l’appareil militaire et leur contrôle croissant de l’espace public. Par Nikos Smyrnaios, professeur à l'Université de Toulouse et auteur de L'espace public sous emprise. De la presse bourgeoise aux géants de la Silicon Valley (Bords de l'eau, 2025).
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Le bombardement de l’Iran par les États-Unis, en février 2026, a confirmé l’entrée dans une nouvelle séquence : celle d’une guerre pilotée par les plateformes numériques, les infrastructures de données et l’intelligence artificielle. Systèmes de ciblage automatisé, drones coordonnés en temps réel, manipulation algorithmique de l’information, production industrielle de contenus artificiels : l'industrie de la tech occupe désormais une position centrale dans l’exercice de la puissance étatsunienne. Cette mutation prolonge une logique ancienne : celle de l'impérialisme. Loin d’avoir disparu avec le XXe siècle, il connaît aujourd’hui une nouvelle phase, fondée sur la concentration monopolistique des géants du numérique, leur imbrication avec l’appareil militaire et leur contrôle croissant de l’espace public. Par Nikos Smyrnaios, professeur à l'Université de Toulouse et auteur de L'espace public sous emprise. De la presse bourgeoise aux géants de la Silicon Valley (Bords de l'eau, 2025).