Castration chimique pour les violeurs, méga-prisons à la salvadorienne, grâce promise à un père putschiste : le programme de Flávio Bolsonaro ne laisse guère de doute sur ses intentions. Un an à peine après la condamnation retentissante de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’État, son fils aîné talonne Lula dans les sondages, à quelques jours du premier tour. Le vieux clivage entre le Nordeste pauvre (fief historique de la gauche) et la ceinture du soja et du bœuf qui s’étend du Rio Grande do Sul à l’Amazonie, continue de structurer la vie politique brésilienne - cette seconde région, désormais acquise à l’extrême droite, pourrait faire basculer l’élection. Pendant ce temps, Washington observe : entre terres rares, pétrole et bras de fer avec Pékin, le sort du Brésil pourrait bien se jouer à l’intersection de la géopolitique et de l’agrobusiness. Dans un continent marqué par un tournant pro-américain radical - « rempli de dirigeants amis de l’Amérique », selon les termes du secrétaire d'Etat Marco Rubio -, le Brésil faisait jusqu'alors exception.
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Castration chimique pour les violeurs, méga-prisons à la salvadorienne, grâce promise à un père putschiste : le programme de Flávio Bolsonaro ne laisse guère de doute sur ses intentions. Un an à peine après la condamnation retentissante de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’État, son fils aîné talonne Lula dans les sondages, à quelques jours du premier tour. Le vieux clivage entre le Nordeste pauvre (fief historique de la gauche) et la ceinture du soja et du bœuf qui s’étend du Rio Grande do Sul à l’Amazonie, continue de structurer la vie politique brésilienne - cette seconde région, désormais acquise à l’extrême droite, pourrait faire basculer l’élection. Pendant ce temps, Washington observe : entre terres rares, pétrole et bras de fer avec Pékin, le sort du Brésil pourrait bien se jouer à l’intersection de la géopolitique et de l’agrobusiness. Dans un continent marqué par un tournant pro-américain radical - « rempli de dirigeants amis de l’Amérique », selon les termes du secrétaire d'Etat Marco Rubio -, le Brésil faisait jusqu'alors exception.