Bombardement d'un pays par les États-Unis et enlèvement de son chef d'État : pour trouver un tel précédent en Amérique latine, il faut remonter à l'année 1989. Le président panaméen Manuel Noriega avait alors fait les frais d'une intervention armée, condamnée en bloc par l'Amérique latine au nom du principe de non-ingérence. Cette unanimité a été fracturée : l'enlèvement de Nicolas Maduro a été acclamée par Javier Milei (Argentine), Rodrigo Paz (Bolivie), Daniel Noboa (Équateur) ou Jose Antonio Kast (Chili, bientôt en exercice). Pourtant, malgré le soutien de cette coalition des droites vassalisées aux Etats-Unis et le succès militaire de l'opération, les objectifs américains ne semblent pas prêts d'être atteints. La résilience du pouvoir vénézuélien pourrait justifier un interventionnisme croissant.
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Bombardement d'un pays par les États-Unis et enlèvement de son chef d'État : pour trouver un tel précédent en Amérique latine, il faut remonter à l'année 1989. Le président panaméen Manuel Noriega avait alors fait les frais d'une intervention armée, condamnée en bloc par l'Amérique latine au nom du principe de non-ingérence. Cette unanimité a été fracturée : l'enlèvement de Nicolas Maduro a été acclamée par Javier Milei (Argentine), Rodrigo Paz (Bolivie), Daniel Noboa (Équateur) ou Jose Antonio Kast (Chili, bientôt en exercice). Pourtant, malgré le soutien de cette coalition des droites vassalisées aux Etats-Unis et le succès militaire de l'opération, les objectifs américains ne semblent pas prêts d'être atteints. La résilience du pouvoir vénézuélien pourrait justifier un interventionnisme croissant.