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Stéphanie Khouri et Anthony Samrani, lors de l'enregistrement d'un épisode de L'Orient-La Nuit à Beyrouth. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

L’été arrive, et avec lui une pause.

Depuis le premier épisode — Comment ne pas devenir fou — l’équipe de L’Orient-La Nuit a créé un espace libre et chaleureux, pour nous aider à tenir, ensemble.

Chaque semaine, des invités, et un thème, pour essayer de mettre des mots sur ce qui déborde.

Il a été question de santé mentale, de tomates, de rêves, de ruines, de vaginisme et de paradis perdus.

Nous avons eu des fous rires. Nous avons transpiré. Nous avons parlé du provisoire qui dure, de la foi, de ceux qui quittent sans partir, de nos nostalgies qui tournent à l’obsession…

On espère avoir pu vous faire voyager dans des contrées inattendues, plus tendres, moins rudes, au moins l’espace d’un instant.

Aujourd’hui, l’heure est venue de l’entracte. L’Orient-La Nuit fait une pause estivale.

Mais on ne vous quitte pas vraiment. On se retrouve à la rentrée, dès septembre, avec des invités qui, on l’espère, sauront continuer de vous emmener là où vous ne l’attendez pas.

D’ici là, restez connectés. Profitez du temps libéré de l’été pour écouter les épisodes que vous avez manqués.

Écrivez-nous. Racontez-nous vos réflexions, vos envies, vos idées. On continuera de vous lire.

Et prenez soin de vos nuits.

Stéphanie Khouri & Anthony Samrani

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L’été arrive, et avec lui une pause.Depuis le premier épisode — Comment ne pas devenir fou — l’équipe de L’Orient-La Nuit a créé un espace libre et chaleureux, pour nous aider à tenir, ensemble.Chaque semaine, des invités, et un thème, pour essayer de mettre des mots sur ce qui déborde.Il a été question de santé mentale, de tomates, de rêves, de ruines, de vaginisme et de paradis perdus.Nous avons eu des fous rires. Nous avons transpiré. Nous avons parlé du provisoire qui dure, de la foi, de ceux qui quittent sans partir, de nos nostalgies qui tournent à l’obsession…On espère avoir pu vous faire voyager dans des contrées inattendues, plus tendres, moins rudes, au moins l’espace d’un instant.Aujourd’hui, l’heure est venue de l’entracte. L’Orient-La Nuit fait une pause estivale.Mais on ne vous...

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Le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a ordonné mardi l'ouverture d'une enquête « immédiate et directe » sur les circonstances de la mort de Hadi Chreiteh, un jeune originaire du Akkar décédé lundi des suites d'un accident de la route. L'initiative du ministre fait suite à des accusations selon lesquelles plusieurs hôpitaux auraient refusé de l'admettre, ce qui aurait retardé sa prise en charge. Le ministère a fait savoir qu'« aucune négligence ni infraction » que l'enquête pourrait révéler ne sera tolérée.

Selon notre correspondant au Liban-Nord Michel Hallak, Hadi Chreiteh avait été grièvement blessé après avoir été renversé dans un accident survenu dans la nuit de dimanche à lundi sur la route de Doussa, dans le Akkar. En raison de son état extrêmement critique, il a d'abord été transporté au centre hospitalier al-Youssef à Halba, avant d'être évacué en urgence vers Beyrouth à bord d'un hélicoptère militaire de l'armée. Il est décédé peu après. Il a ensuite été rapporté que plusieurs hôpitaux universitaires avaient refusé de l'admettre, ce qui aurait contribué à retarder sa prise en charge et entraîné son décès.

Un flot d'accusations a aussitôt circulé sur les réseaux contre ces hôpitaux, auxquels de nombreux internautes imputent la responsabilité de la mort du jeune homme. Ils réclament l'ouverture d'une enquête sérieuse par les autorités compétentes ainsi que des poursuites contre tout responsable de ce qu'ils qualifient d'acte « indigne » et « inhumain ». Ils réitèrent par ailleurs l'importance de doter le Akkar et le Liban-Nord d'un hôpital universitaire capable de prendre en charge ce type de cas, afin d'épargner des vies à des habitants contraints de parcourir de longues distances jusqu'à Beyrouth pour tenter de sauver leurs proches.

L'Orient-Le Jour a tenté de joindre la direction du centre hospitalier al-Youssef, qui n'était pas disponible pour commenter.

Dans un communiqué, le ministre de la Santé a chargé la direction des soins médicaux de mener une enquête dans « les plus brefs délais » afin d'établir les circonstances des faits et de lui soumettre des recommandations. Selon le texte, les autorités compétentes ont commencé à recueillir les témoignages des personnes concernées et à examiner les dossiers médicaux et administratifs afin de vérifier, « en toute transparence et avec précision », si les procédures médicales et administratives en vigueur ont été respectées.

Cet incident intervient alors que le système de santé libanais, durement affecté par la crise économique de 2019, continue de faire face à un grand nombre de patients sans couverture médicale.

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à la Maison Blanche pour tenter d'obtenir de Donald Trump son accord à l'achat d'intercepteurs Patriot, vitaux pour la défense anti-aérienne de Kiev.

La rencontre, qui ne sera pas ouverte à la presse, intervient au moment où l'Ukraine et la Russie font monter en puissance leurs frappes de longue portée et où les efforts diplomatiques américains sont au point mort, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe. « Notre priorité absolue est la défense contre les missiles balistiques », a déclaré Volodymyr Zelensky sur X en annonçant son arrivée aux États-Unis. Selon l'ONU, juin a été le mois le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis avril 2022, la Russie ayant multiplié les frappes de missiles balistiques, particulièrement difficiles à intercepter, contre les villes et localités ukrainiennes.

Seuls les systèmes américains Patriot sont capables de les abattre, mais l'Ukraine manque cruellement des missiles intercepteurs PAC-3. Une pénurie qui s'est aggravée depuis la guerre lancée par les Etats-Unis avec Israël contre l'Iran en février. Moscou entend encore accroître ses attaques en déployant des lanceurs balistiques supplémentaires près de la frontière ukrainienne et attend en août de nouvelles livraisons de ce type en provenance de Corée du Nord, a affirmé à l'AFP un haut responsable ukrainien.

« Humeur » de Trump

« Il est crucial que Washington autorise l'achat d'un lot de missiles Patriot », a-t-il ajouté. Cette source a refusé de préciser combien de missiles Kiev demande, indiquant simplement: « suffisamment pour pouvoir intercepter ce que Poutine utilise en un mois ». « Beaucoup dépendra de l'humeur du président Trump », a concédé le responsable.

Rien qu'en juillet, Moscou a lancé 120 missiles balistiques et antinavires à haute vitesse contre l'Ukraine, dont seulement 35 ont été interceptés, selon l'armée de l'air ukrainienne. A titre de comparaison, la Russie avait tiré entre 250 et 320 missiles balistiques sur l'ensemble de l'année 2024, selon les estimations d'experts. Les relations entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont longtemps été tendues, parfois houleuses, mais le président américain a fait montre ces dernières semaines de davantage de complaisance envers son homologue ukrainien.

Les deux hommes se verront le jour même de l'hommage prévu pour le sénateur Lindsey Graham, fervent défenseur de l'Ukraine, mort le 11 juillet à 71 ans. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a en grande partie interrompu les livraisons directes d'armes américaines à Kiev, leur préférant le programme PURL qui permet aux Européens d'en acheter pour ensuite les transférer à l'Ukraine. Lors d'une précédente entrevue à Washington, en octobre 2025, Volodymyr Zelensky n'était pas parvenu à convaincre Donald Trump de livrer à l'Ukraine des missiles de croisière Tomahawk.

Sanctions contre Moscou

Et au cours d'une réunion restée dans les mémoires, en février 2025, les deux présidents avaient eu une dispute devant les caméras dans le bureau ovale, Donald Trump accusant alors Volodymyr Zelensky d'ingratitude et de « jouer avec la Troisième Guerre mondiale ». Le président américain a ultérieurement changé d'attitude et, à l'occasion de leur dernier entretien début juillet en Turquie, estimé que son homologue ukrainien faisait « un travail formidable ». Il a aussi fait part de sa volonté d'autoriser l'Ukraine à produire des missiles Patriot.

Après sa réunion à la Maison Blanche et une cérémonie pour Lindsey Graham à la cathédrale de Washington, Volodymyr Zelensky est attendu au Capitole en fin de journée pour une rencontre avec les sénateurs à la fois républicains et démocrates. Le président ukrainien devrait pousser les élus à adopter un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, que Lindsey Graham avait défendues et auxquelles Donald Trump aurait récemment donné son aval. Volodymyr Zelensky s'était entretenu la semaine dernière par téléphone avec les émissaires de Donald Trump - Steve Witkoff et Jared Kushner - afin de « redynamiser la diplomatie ».

Les relations entre Moscou et Washington se sont, quant à elles, refroidies ces derniers temps, après des initiatives des Etats-Unis qui s'étaient traduites par une invitation en Alaska de Vladimir Poutine par Donald Trump pour un sommet en août 2025. Au cours d'une rencontre à Manille la semaine dernière, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a mis en garde son homologue américain Marco Rubio contre la poursuite des livraisons d'armes à l'Ukraine.

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