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26.03.2026 à 13:49

Cinq morts dans des frappes israéliennes au Liban, le Hezbollah intensifie ses attaques

FRANCE24
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Une frappe israélienne contre un bâtiment dans la région de Nabatiyeh dans le sud a fait deux morts, selon selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Des images de l'AFP montrent un petit bâtiment partiellement effondré et de la fumée s'élevant des décombres, alors que les secouristes et les pompiers s'activent sur place. Une autre frappe israélienne dans la ville frontalière de Bint Jbeil a fait trois morts, selon l'Ani. Mercredi, le ministère de la Santé avait annoncé que les frappes israéliennes avaient tué 1.094 personnes depuis le début de la guerre, dont 121 enfants, et fait plus de 3.000 blessés et plus d'un million de déplacés. Le décès du soldat israélien porte à trois le nombre de soldats israéliens tués dans le sud du Liban depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale. Jeudi, l'armée israélienne a affirmé avoir tué 700 membres du Hezbollah depuis le début de la guerre. Le mouvement chiite de son côté n'annonce jamais le nombre de ses combattants tués. Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire au Liban contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban. Il a en particulier affirmé avoir visé dans la nuit le complexe du ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv, ainsi que des objectifs militaires dans le nord d'Israël. Des tirs de roquettes ont visé la localité de Khiam, théâtre d'affrontements entre les combattants du Hezbollah et l'armée israélienne, indique la même source. Aide humanitaire égyptienne Dans une vidéo diffusée par son bureau, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir la "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah. A l'heure où Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique à la guerre américano-israélienne contre l'Iran, Israël manifeste au contraire sa détermination à poursuivre et intensifier sa campagne militaire au Liban contre le Hezbollah, allié de Téhéran. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Ati, a annoncé jeudi à Beyrouth la livraison de 1.000 tonnes d'aide humanitaire égyptienne, et appelé à la fin immédiate de "l'agression" israélienne. Le ministre a de nouveau affirmé l'engagement de l'Egypte pour mettre fin à la guerre, dans le cadre des pourparlers indirects en cours entre les Etats-Unis et l'Iran par le biais du Pakistan. "Le Hezbollah doit cesser de lancer des attaques contre Israël. Et Israël doit cesser ses opérations militaires et ses frappes contre le Liban, où les civils sont le plus touchés", a pour sa part plaidé mercredi le secrétaire général de l'ONU. "Le modèle de Gaza ne doit pas être reproduit au Liban", a insisté Antonio Guterres. Mercredi, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté toute négociation "sous le feu" avec Israël, alors que le gouvernement libanais appelle à des pourparlers avec le pays voisin. Il a demandé aux autorités libanaises de revenir sur leur décision de "criminaliser" l'action militaire de sa formation, que Beyrouth a décidé d'interdire début mars. Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision des autorités d'expulser l'ambassadeur d'Iran, en raison de son "ingérence" dans les affaires libanaises. Des mouvements proches de la formation pro-iranienne ont appelé à un rassemblement de soutien jeudi après-midi devant l'ambassade d'Iran, à la lisière de la banlieue sud, pilonnée par l'aviation israélienne.

26.03.2026 à 13:43

L'ex-évêque Jean-Michel di Falco condamné au civil à dédommager un homme l'accusant de viols dans les années 1970

FRANCE24
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Selon un arrêt consulté par l'AFP, l'ex-évêque auxiliaire de Paris âgé de 84 ans doit verser près de 200.000 euros de préjudice à un homme, mineur à l'époque, faisant état de violences sexuelles de la part du prêtre entre 1972 et 1975, quand M. di Falco était directeur du collège Saint-Thomas d'Aquin dans le VIIe arrondissement de Paris. Les faits sont prescrits au pénal. La défense de Jean-Michel di Falco a aussitôt annoncé à l'AFP se pourvoir en cassation contre une décision "incompréhensible", réaffirmant sa "parfaite innocence, sa totale rectitude". L'avocat du demandeur n'avait pas réagi dans l'immédiat. Ce revirement intervient au terme de près d'un quart de siècle de feuilleton judiciaire, la première plainte au pénal contre l'évêque dans cette affaire remontant à 2001. La justice avait jusqu'ici rejeté toutes les demandes et plaintes de Pierre-Jean Pagès, 65 ans aujourd'hui. "Il résulte ainsi des éléments du débat qu'un comportement fautif de M. di Falco, de nature sexuelle, a causé à M. Pagès un dommage corporel, qui l'oblige à réparation", estime dans son arrêt la cour d'appel de Paris. "Le mal-être de l'intéressé adulte, sa souffrance psychologique, son incapacité à s'engager dans une relation stable et durable et sa sexualité confuse et sans plaisir, évoqués par les psychologues ou ses anciennes compagnes, confirment plus avant ce traumatisme vécu dans l'enfance ou la jeune adolescence", écrivent les magistrats dans leur décision. Jean-Michel di Falco a été l'une des figures les plus médiatiques de l'Église de France, notamment en tant que porte-parole de la Conférence des évêques (1987-1996), puis évêque auxiliaire de Paris (1997 - 2003), avant d'être évêque de Gap (2003-2017). Longtemps considéré comme l'aumônier des célébrités, il a célébré les obsèques d'Alain Delon en août 2024. Il avait lancé le trio de chanteurs à succès Les Prêtres en 2010. Débat sur la prescription L'évêque émérite "se dit extrêmement choqué" que la cour d'appel de Paris déduise "de l'aide morale et psychologique apportée par Jean-Michel di Falco à un garçon orphelin, qu'il a aidé et soutenu", qu'elle "puisse être anormale ou inappropriée", a déclaré dans un message à l'AFP son avocat Me Olivier Baratelli. "Comment une décision peut-elle, 54 ans plus tard, être aussi péremptoire ?", a-t-il dénoncé, invoquant "l'absence de tout indice et de toute preuve matérielle". Cette procédure au civil avait été engagée par M. Pagès en 2016, qui avait été débouté en 2018, puis en appel en 2019, pour cause de prescription. Mais en 2022, la Cour de cassation avait renvoyé l'affaire pour qu'elle soit à nouveau jugée. Or dans sa nouvelle décision rendue jeudi, la cour d'appel de Paris a considéré que l'action civile de M. Pagès n'était finalement pas prescrite. L'ancien évêque auxiliaire de Paris est notamment condamné à lui verser 10.000 euros en réparation du préjudice sexuel, 70.000 euros au titre de l'incidence professionnelle et 81.392 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire. Après des décennies de non-dits sur les affaires de violences sexuelles commises par des membres du clergé français, la parole s'est libérée ces dernières années dans des dossiers de ce type. Un total de près de 1.800 victimes de pédocriminalité dans l'Église ont saisi l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), dispositif créé en 2021 et arrivant à échéance à l'été, a annoncé lundi cette structure.

26.03.2026 à 13:35

Victor Malzac, le poète qui écrit "à voix haute"

FRANCE24
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Ce soir de mars, les spectateurs de la Maison de la Poésie, à Paris, sont conquis. "C'est un véritable spectacle" qui "ressemble plus à une performance qu'à une lecture traditionnelle", se félicite Andrew, un trentenaire, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. Lire des poèmes, en prose ou en vers, face au public attire de plus en plus d'auteurs, invités par des clubs, bibliothèques, librairies et festivals, comme Le Printemps des poètes, dont la 28e édition se termine fin mars. "Tant que je suis vivant, je peux dire mes textes avec mon corps. Je ne suis pas un acteur mais je bouge sur scène, je crie quand le texte le nécessite. J'utilise mon organe comme je peux", témoigne Victor Malzac. L'auteur de 28 ans, cheveux mi-long et barbichette, explique à l'AFP penser ses textes afin qu'ils "incitent le lecteur à les lire à voix haute". "Lorsque j'en ai écrit un, je me lève et je le répète. Je le déclame, je le mets en voix pour voir si ça marche. Et si ça ne marche pas, je recommence". Cet agrégé de lettres ayant découvert la littérature à 18 ans a déjà publié six recueils et romans depuis 2020. Il a pris le risque de sortir les deux derniers simultanément en début d'année: le recueil "Lessive" (Le Castor Astral) et le roman "Le Monstre mur" (Les Corps conducteurs), accueillis par des critiques parfois dithyrambiques. Le Monde des livres a ainsi qualifié Victor Malzac d'"enfant sauvage de la littérature" qui "porte l'élan de toute une génération". "Distordre" la langue Le poète revendique le droit de "distordre" la langue avec une écriture sans rimes et "horizontale", faite de phrases sans point dans "Lessive". "L'avantage de la poésie, c'est qu'elle est libre. Et c'est pour cela qu'elle revient", soutient-il. Car les jeunes "n'ont pas envie de livres trop longs mais de livres intenses, qui parlent de vraies choses. Et je pense que la poésie, c'est émotionnellement fort". Comme l'a également démontré ces dernières années leur engouement pour le slam, le rap, et le stand-up. Souvent accompagné d'un musicien d'électro dans ses lectures en public, Victor Malzac accorde une grande place à la musique, qui lui "donne de l'énergie pour écrire". "J'écoute beaucoup Björk, Aphex Twin et Crystal Castles. De la techno aussi". Outre Paris, il a scandé ses textes à Clermont-Ferrand, Montpellier ou Marseille dans le cadre du Printemps des poètes, un événement qui met également à l'honneur de nombreuses jeunes poétesses. A l'instar de la Marocaine Rim Battal, pour laquelle la lecture publique permet de "réconcilier les personnes fâchées avec la poésie", souvent associée à "une image poussiéreuse". Les réseaux sociaux sont une autre façon de partager la poésie. Comme beaucoup d'autres, c'est en y postant ses textes que s'est fait connaître la poétesse Valentine Headway, qui raconte en vers libres son quotidien de femme de ménage à Metz et vient de publier son premier ouvrage. "Je suis femme de ménage / pas femme sans mémoire / pas femme sans voix / je suis les histoires que je n'ai pas encore dites / les poèmes que je retiens / comme je retiens ma colère / quand vous oubliez que je suis humaine", écrit-elle dans "Je nettoie vos sols et ramasse vos silences", son recueil paru aux éditions Le Soir venu.
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