Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

17.04.2026 à 12:24

Cameroun - Le pape Léon XIV fustige "une spirale de déstabilisation et de mort"

FRANCE24
img
Le pape Léon XIV a poursuivi sa visite au Cameroun ce 16 avril 2026, à Bamenda, chef-lieu de la région du nord-ouest, en proie depuis 10 ans à un conflit entre le pouvoir central et les séparatistes. Il y a exhorté à la paix et dénoncé ceux qui provoquent des souffrances.
Le pape Léon XIV a poursuivi sa visite au Cameroun ce 16 avril 2026, à Bamenda, chef-lieu de la région du nord-ouest, en proie depuis 10 ans à un conflit entre le pouvoir central et les séparatistes. Il y a exhorté à la paix et dénoncé ceux qui provoquent des souffrances.

17.04.2026 à 12:21

La France veut quintupler d'ici à 2035 ses bornes électriques sur autoroutes et nationales

FRANCE24
img
Cette "stratégie d'électrification du réseau routier national", annoncée dans un communiqué, est l'une des déclinaisons du plan d'électrification de l'économie française qu'a dit vouloir accélérer le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 11 avril. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué vendredi matin sur Sud Radio "le frein" à l'achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. "Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui on est à 4.500", et il s'agira de "monter à plus de de 20.000. À 22.000 très exactement" en 2035 pour les véhicules légers. S'ajoute l'objectif de 8.000 bornes de recharge pour les poids lourds, segment dans lequel aujourd'hui le passage à l'électrique n'en est qu'à ses tout débuts, avec 2% du marché des véhicules neufs en France. Ces grands axes, soit 20.000 km d'autoroutes et nationales, représentent 2% du réseau routier, mais un tiers des kilomètres parcourus. Les bornes doivent être installées sur "près de 900 aires de repos et de service" pour les véhicules légers. Elles ont une puissance de 150 kW, soit une recharge en 20 à 25 minutes. Pour les poids lourds, où le gouvernement cible "près de 560 aires", les plus fréquentées, la puissance varie entre 100 kW (adaptée à une charge nocturne), 400 kW (45 minutes, soit le temps d'une pause pour un chauffeur) et plus de 800 kW. "Il faut de la disponibilité, que l'attente ne soit pas trop longue, avec des recharges qui soient des recharges rapides", a souligné M. Tabarot sur Sud Radio. L'objectif est double: réduire les émissions de CO2 du transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendantes de carburants issus d'un pétrole importé. Le coût de ce plan, discuté avec les acteurs de l'électricité que sont Enedis et EDF, n'a pas été précisé dans l'immédiat.
Lire plus (323 mots)
Cette "stratégie d'électrification du réseau routier national", annoncée dans un communiqué, est l'une des déclinaisons du plan d'électrification de l'économie française qu'a dit vouloir accélérer le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 11 avril. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué vendredi matin sur Sud Radio "le frein" à l'achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. "Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui on est à 4.500", et il s'agira de "monter à plus de de 20.000. À 22.000 très exactement" en 2035 pour les véhicules légers. S'ajoute l'objectif de 8.000 bornes de recharge pour les poids lourds, segment dans lequel aujourd'hui le passage à l'électrique n'en est qu'à ses tout débuts, avec 2% du marché des véhicules neufs en France. Ces grands axes, soit 20.000 km d'autoroutes et nationales, représentent 2% du réseau routier, mais un tiers des kilomètres parcourus. Les bornes doivent être installées sur "près de 900 aires de repos et de service" pour les véhicules légers. Elles ont une puissance de 150 kW, soit une recharge en 20 à 25 minutes. Pour les poids lourds, où le gouvernement cible "près de 560 aires", les plus fréquentées, la puissance varie entre 100 kW (adaptée à une charge nocturne), 400 kW (45 minutes, soit le temps d'une pause pour un chauffeur) et plus de 800 kW. "Il faut de la disponibilité, que l'attente ne soit pas trop longue, avec des recharges qui soient des recharges rapides", a souligné M. Tabarot sur Sud Radio. L'objectif est double: réduire les émissions de CO2 du transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendantes de carburants issus d'un pétrole importé. Le coût de ce plan, discuté avec les acteurs de l'électricité que sont Enedis et EDF, n'a pas été précisé dans l'immédiat.

17.04.2026 à 12:13

À Mayotte, les pêcheurs bloqués à quai depuis novembre, faute d'autorisation

FRANCE24
img
Assoumane Mohammed contemple cette scène avec un regard amer. "Ça fait déjà cinq mois que je ne travaille pas", souffle ce marin-pêcheur qui emploie trois salariés. Depuis novembre 2025, une grande partie des pêcheurs de l'île ne naviguent plus. Ils possèdent majoritairement des barques à moteur, non conformes aux normes européennes, qui leur permettaient jusque-là de pêcher jusqu'au poissonneux banc de la Zélée, à 110 km au nord-est de Mayotte, grâce à une dérogation préfectorale. Mais elle n'a pas été renouvelée. Malgré des discussions avec la préfecture, "il n'y a pas de solution en vue", déplore Abdoul Karim Saïd Nidhoim, président du Syndicat maritime des pêcheurs professionnels mahorais. La préfecture du 101e département français n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Un bateau à moteur s'arrête au point de débarquement. En sortent rougets et poissons perroquet. Mohammed Amidou, qui pêchait habituellement au large pour attraper de plus gros poissons, comme le thon, est désormais contraint de partager le bateau d'un confrère cantonné au lagon. "Mes deux bateaux sont bloqués", explique-t-il. Des aides existent pour moderniser les embarcations et les mettre aux normes mais pour Bacoco Lahadji, vice-président chargé de la pêche à la Chambre de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture de Mayotte, les exigences pour les percevoir ne sont pas adaptées à Mayotte. Il explique qu'il manque des modules aux permis de navigation de certains pêcheurs, car "ce sont des anciens, ils ne maîtrisent pas le français et l'école maritime exige qu'ils parlent français". Abdoul Karim Saïd Nidhoim dénonce "une pêche trop sur-réglementée et très sous-développée, malgré les efforts de l'Europe qui nous octroie des aides qui ne sont jamais parvenues aux potentiels bénéficiaires". - Réglementation inadaptée - Le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture a ainsi alloué 12 millions d'euros à Mayotte. Selon le syndicaliste, l'argent a servi à financer d'autres projets que le renouvellement de la flotte. Bacoco Lahadji, lui, impute la situation au manque d'information des professionnels. Début avril, une nouvelle aide a apporté un peu d'espoir: la Commission européenne a validé l'ouverture d'aides à la modernisation pour les navires de pêche ultramarins. Mais un seul "segment de flotte" -la catégorie de bateau en langage bruxellois- est concernée pour Mayotte: les plus petits, inférieurs à 12 mètres. "Des pêcheurs vont être exclus", redoute Abdoul Karim Saïd Nidhoim, qui demande l'ajout d'un segment concernant les navires se rendant jusqu'au banc de la Zélée. Une délégation sénatoriale, conduite par le Mahorais Saïd Omar Oili, s'est rendue la semaine dernière au Four à Chaux pour écouter les pêcheurs. Elle a assuré "faire remonter la problématique au niveau national" afin que Mayotte obtienne plus de segments. Cette complexité vient affaiblir une filière déjà fragile. Avec seulement 84 bateaux professionnels actifs, l'activité est en pleine structuration et reste artisanale, selon le Parc naturel marin de Mayotte. La faiblesse de la filière se lit dans les chiffres: selon la même source, les pêcheurs mahorais capturent une centaine de tonnes de thon par an, soit l'équivalent d'un seul coup de senne (filet encerclant) d'un thonier senneur industriel. Au point que Mayotte, malgré 70.000 km2 de zone économique exclusive, importe plus de 50% de ses besoins en produits de la mer, estime l'Agence de développement et d'innovation de Mayotte. "Il n'y a pas beaucoup de pontons, pas de structure de criée comme en métropole où le poisson peut être stocké au frais (...) Il n'y a pas de Comité des pêches" non plus, énumère Cyrielle Jac, chargée de mission pêche au Parc. Et pas même de port de pêche, déplorent Abdoul Karim Saïd Nidhoim et Bacoco Lahadji, Le Four à Chaux étant un simple débarcadère.
Texte intégral (678 mots)
Assoumane Mohammed contemple cette scène avec un regard amer. "Ça fait déjà cinq mois que je ne travaille pas", souffle ce marin-pêcheur qui emploie trois salariés. Depuis novembre 2025, une grande partie des pêcheurs de l'île ne naviguent plus. Ils possèdent majoritairement des barques à moteur, non conformes aux normes européennes, qui leur permettaient jusque-là de pêcher jusqu'au poissonneux banc de la Zélée, à 110 km au nord-est de Mayotte, grâce à une dérogation préfectorale. Mais elle n'a pas été renouvelée. Malgré des discussions avec la préfecture, "il n'y a pas de solution en vue", déplore Abdoul Karim Saïd Nidhoim, président du Syndicat maritime des pêcheurs professionnels mahorais. La préfecture du 101e département français n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Un bateau à moteur s'arrête au point de débarquement. En sortent rougets et poissons perroquet. Mohammed Amidou, qui pêchait habituellement au large pour attraper de plus gros poissons, comme le thon, est désormais contraint de partager le bateau d'un confrère cantonné au lagon. "Mes deux bateaux sont bloqués", explique-t-il. Des aides existent pour moderniser les embarcations et les mettre aux normes mais pour Bacoco Lahadji, vice-président chargé de la pêche à la Chambre de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture de Mayotte, les exigences pour les percevoir ne sont pas adaptées à Mayotte. Il explique qu'il manque des modules aux permis de navigation de certains pêcheurs, car "ce sont des anciens, ils ne maîtrisent pas le français et l'école maritime exige qu'ils parlent français". Abdoul Karim Saïd Nidhoim dénonce "une pêche trop sur-réglementée et très sous-développée, malgré les efforts de l'Europe qui nous octroie des aides qui ne sont jamais parvenues aux potentiels bénéficiaires". - Réglementation inadaptée - Le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture a ainsi alloué 12 millions d'euros à Mayotte. Selon le syndicaliste, l'argent a servi à financer d'autres projets que le renouvellement de la flotte. Bacoco Lahadji, lui, impute la situation au manque d'information des professionnels. Début avril, une nouvelle aide a apporté un peu d'espoir: la Commission européenne a validé l'ouverture d'aides à la modernisation pour les navires de pêche ultramarins. Mais un seul "segment de flotte" -la catégorie de bateau en langage bruxellois- est concernée pour Mayotte: les plus petits, inférieurs à 12 mètres. "Des pêcheurs vont être exclus", redoute Abdoul Karim Saïd Nidhoim, qui demande l'ajout d'un segment concernant les navires se rendant jusqu'au banc de la Zélée. Une délégation sénatoriale, conduite par le Mahorais Saïd Omar Oili, s'est rendue la semaine dernière au Four à Chaux pour écouter les pêcheurs. Elle a assuré "faire remonter la problématique au niveau national" afin que Mayotte obtienne plus de segments. Cette complexité vient affaiblir une filière déjà fragile. Avec seulement 84 bateaux professionnels actifs, l'activité est en pleine structuration et reste artisanale, selon le Parc naturel marin de Mayotte. La faiblesse de la filière se lit dans les chiffres: selon la même source, les pêcheurs mahorais capturent une centaine de tonnes de thon par an, soit l'équivalent d'un seul coup de senne (filet encerclant) d'un thonier senneur industriel. Au point que Mayotte, malgré 70.000 km2 de zone économique exclusive, importe plus de 50% de ses besoins en produits de la mer, estime l'Agence de développement et d'innovation de Mayotte. "Il n'y a pas beaucoup de pontons, pas de structure de criée comme en métropole où le poisson peut être stocké au frais (...) Il n'y a pas de Comité des pêches" non plus, énumère Cyrielle Jac, chargée de mission pêche au Parc. Et pas même de port de pêche, déplorent Abdoul Karim Saïd Nidhoim et Bacoco Lahadji, Le Four à Chaux étant un simple débarcadère.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞