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29.04.2026 à 09:51

Au Soudan en guerre, les derniers gardiens des pyramides

FRANCE24
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"Ces pyramides sont à nous, c'est notre histoire, c'est ce que nous sommes", dit cet homme de 65 ans, vêtu de blanc des pieds à la tête, et dont la silhouette tranche sur les sombres structures en grès de la nécropole de Begrawiyah, sur le site dit de l'île de Méroé, qui figure au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce site funéraire, qui remonte à 2.400 ans, abrite 140 pyramides construites jusqu'au IVe siècle après J.-C., durant la période méroïtique du royaume de Koush, à la croisée d'échanges culturels avec l'Egypte pharaonique, puis la Grèce et Rome. Aucune n'est intacte. Certaines sont décapitées, d'autres en ruines, dynamitées au XIXe siècle par les chasseurs de trésors européens, et érodées par deux siècles de sable et de pluie. À trois heures de route de la capitale Khartoum, c'était autrefois la destination historique la plus visitée du Soudan. Aujourd'hui, dans un pays que se disputent l'armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, seul le grognement d'un dromadaire solitaire vient rompre le silence. "C'est peut-être la quatrième fois que je fais une visite depuis le début de la guerre", confie aux journalistes de l'AFP, qu'il guide sur les lieux, l'archéologue et directeur du site, Mahmoud Soliman. Il évoque avec nostalgie l'avant-guerre, quand "il y avait des visites régulières le week-end depuis Khartoum, des bus entiers, 200 personnes par jour". Avec M. Moustafa, et le jeune archéologue Mohamed Moubarak, ils assurent la garde du site, luttant comme ils peuvent contre l'érosion. "Ma grand-mère Kandaka" Le patrimoine soudanais avait suscité un regain d'intérêt, explique M. Soliman, après le soulèvement de 2018-2019 contre l'autocrate Omar el-Béchir. "Mon grand-père Taharqa, ma grand-mère Kandaka", était l'un des slogans scandés par les manifestants. Taharqa fut l'un des dernier pharaons koushites, et les Kandakas étaient les reines et princesses de ce royaume à la succession matrilinéaire, un nom repris pour honorer les femmes mobilisées durant la révolution. Les habitants du village voisin de Tarabil - pyramides en Soudanais - qui vendaient des souvenirs et louaient des dromadaires, "dépendaient entièrement du site". Khaled Abdelrazek, 45 ans, a d'ailleurs accouru dès qu'il appris qu'il y avait des visiteurs. Accroupi à l'entrée, il montre aux journalistes de l'AFP des pyramides miniatures en grès faites à la main, et se remémore l'époque où "nous étions des dizaines à en vendre". Dans les mois précédant la guerre, qui a éclaté dans les derniers jours du ramadan, il y avait aussi des équipes de documentaristes, un festival de musique et "de grands projets pour juste après l'Aïd el-Fitr", se souvient M. Soliman. "Avant, j'avais l'impression d'enseigner aux gens leur culture", dit M. Moubarak, qui travaille sur le site depuis 2018. "Aujourd'hui, la priorité absolue de tout le monde, c'est bien sûr la nourriture, l'eau et un abri", mais" nous devons protéger tout ça pour les générations futures, nous ne pouvons pas laisser ce lieu être détruit ou se dégrader". "Rêve lointain" Près de l'entrée, les pyramides, devant lesquelles s'élève un petit temple, se détachent sur un paysage de collines de grès noir. Le panorama est à couper le souffle, mais M. Soliman ne voit que le danger: cette fissure est-elle nouvelle? Ce monticule de sable a-t-il bougé? Faut-il refaire l'échafaudage à l'entrée de cette chambre funéraire avant la saison des pluies? "Si les pyramides avaient été laissées dans leur état d'origine, nous n'aurions pas tous ces problèmes", estime M. Moubarak. Les structures sont plus petites et plus abruptes que leurs voisines égyptiennes, construites pour "résister au sable et évacuer l'eau de pluie, mais chaque fissure crée des problèmes". La plus grande pyramide, celle d'Amanishakhéto, qui régna aux alentours du Ier siècle après J.-C., n'est plus qu'une enceinte où le sable et la poussière tourbillonnent, au dessus de la chambre funéraire enfouie où reposait la reine. En 1834, l'aventurier italien Giuseppe Ferlini, qui a détruit des dizaines de pyramides, a rasé celle d'Amanishakhéto, et emporté ses bijoux en Europe. Ils sont aujourd'hui exposés dans les musées égyptiens de Berlin et Munich. Sur un mur du temple de l'entrée, toujours debout, la reine est représentée debout, plus grande que nature, une lance à la main, frappant des captifs ennemis. Sur d'autres bas-reliefs, détaille M. Soliman, figurent la divinité léonine Apedemak, des motifs égyptiens, dont les dieux Amon et Anubis, des fleurs de lotus et des hiéroglyphes. "Cet endroit a tellement de potentiel", dit-il. "Ce n'est qu'un rêve lointain, mais j'aimerais vraiment qu'un jour nous puissions effectuer une véritable restauration de ces pyramides".

29.04.2026 à 09:31

Bruxelles accuse Meta de laisser les moins de 13 ans accéder à Instagram et Facebook

FRANCE24
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Cette accusation figure dans les conclusions préliminaires d'une enquête lancée par la Commission européenne contre Meta il y a deux ans. Le groupe américain aura la possibilité de se défendre et de proposer des mesures pour remédier aux faits qui lui sont reprochés. Mais si la Commission européenne n'est pas satisfaite, il pourrait se voir infliger une lourde amende, pesant jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires annuel mondial. "En dépit des propres conditions générales de Meta, qui fixent à 13 ans l'âge minimum pour accéder en toute sécurité à Instagram et Facebook, les mesures mises en place par l'entreprise pour faire respecter ces restrictions ne semblent pas efficaces", a expliqué l'exécutif européen. 10% à 12% des enfants Cela commence par la création de compte, pour laquelle les deux plateformes se contentent de demander leur âge aux utilisateurs, "sans qu'aucun contrôle efficace ne soit mis en place pour vérifier l'exactitude de la date de naissance auto-déclarée". Bruxelles reproche aussi à Meta d'avoir mis en place un système "inefficace" pour signaler les utilisateurs trop jeunes, non suivi d'effet, ces derniers pouvant continuer à utiliser Facebook ou Instagram "sans aucun type de contrôle". Meta échouerait ainsi à remplir ses obligations d'évaluation et d'atténuation des risques pour les mineurs imposées par le règlement européen sur les services numériques, le DSA. La Commission évoque ainsi "un large corpus de preuves provenant de toute l'Union européenne indiquant qu'environ 10 à 12 % des enfants de moins de 13 ans accèdent à Instagram et/ou Facebook". Ce faisant, souligne Bruxelles, "Meta semble semble avoir ignoré des preuves scientifiques largement accessibles qui indiquent que les plus jeunes sont plus vulnérables aux dommages potentiels causés par des services tels que Facebook et Instagram". Cela inclut l'exposition à des contenus inappropriés ou dangereux. Multiples procédures Alors que Meta dit lui même que ses services sont réservés aux plus de 13 ans, "nos conclusions préliminaires montrent qu'Instagram et Facebook font très peu pour empêcher les enfants en dessous de cet âge" d'y accéder, a souligné Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique. "Le DSA impose aux plateformes de faire respecter leurs propres règles: les conditions générales ne doivent pas se réduire à de simples déclarations écrites, mais constituer la base d'actions concrètes visant à protéger les utilisateurs, y compris les enfants", a-t-elle rappelé. Cette accusation ciblant Meta s'inscrit dans une plus large offensive de l'UE pour renforcer la protection des enfants et adolescents en ligne, via de multiples procédures. La Commission a déjà accusé plusieurs sites pornographiques de manquer à leurs obligations en laissant les mineurs accéder à leurs contenus, et a lancé il y a un mois une enquête visant Snapchat, le réseau social préféré des ados, lui reprochant également de ne pas vérifier l'âge de ses utilisateurs. Elle a également exigé que TikTok modifie son interface jugée "addictive", pouvant nuire au bien-être des utilisateurs, notamment les mineurs. Et Bruxelles a présenté ce mois-ci sa propre application de vérification d'âge, qui sera à la disposition des pays comme la France qui veulent interdire les réseaux sociaux en dessous d'un certain âge.

29.04.2026 à 09:17

Les Bourses d'Europe en ordre dispersé en pleine saison des résultats

FRANCE24
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Dans les premières minutes d'échanges, Paris reculait (-0,10%), tiraillé entre les bons résultats de TotalEnergies et la contre-performance d'Airbus. Francfort progressait (+0,21%) après l'annonce d'une bonne performance d'Adidas et de la Deutsche Bank, et malgré Mercedes-Benz. Londres reculait (-0,33%) et Milan était à l'équilibre (-0,03%).
Texte intégral (560 mots)
Dans les premières minutes d'échanges, Paris reculait (-0,10%), tiraillé entre les bons résultats de TotalEnergies et la contre-performance d'Airbus. Francfort progressait (+0,21%) après l'annonce d'une bonne performance d'Adidas et de la Deutsche Bank, et malgré Mercedes-Benz. Londres reculait (-0,33%) et Milan était à l'équilibre (-0,03%).
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