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17.08.2026 à 00:54

FRANCE 24
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Le président américain a déclaré, dimanche via son réseau Truth Social, avoir demandé de réduire de manière significative les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud devant débuter lundi. Des exercices "coûteux" qui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers Pyongyang, selon Donald Trump.
Le président américain a déclaré, dimanche via son réseau Truth Social, avoir demandé de réduire de manière significative les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud devant débuter lundi. Des exercices "coûteux" qui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers Pyongyang, selon Donald Trump.

17.08.2026 à 00:39

FRANCE24
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Avec 42.000 hectares parcourus, cet incendie fixé le 1er août est le plus grand en superficie en France depuis 1949. Avançant à une vitesse folle, les flammes se sont approchées à 15 km de la métropole bordelaise et ont provoqué l'évacuation de plus de 220.000 résidents et touristes. Ce mégafeu est emblématique d'un été terrible : près de 100.000 hectares de forêt ont déjà brûlé en France en 2026, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), un record en 20 ans de mesures satellitaires. Un incendie a encore parcouru 1.700 hectares depuis jeudi à une centaine de km de Bordeaux, au cœur de l'immense massif des Landes de Gascogne desséché par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique. Lundi, Sébastien Lecornu doit rencontrer des membres d'un collectif d'habitants et des pompiers dont les représentants syndicaux, au plan national, ont appelé à une mobilisation fin septembre. Il participera ensuite pendant trois heures à une table ronde avec les "élus locaux et les acteurs de la reconstruction" à Mérignac, près de Bordeaux. "Moyens" Six ministres l'accompagneront - Serge Papin (Economie et tourisme), Mathieu Lefèvre (Environnement et reforestation), Vincent Jeanbrun (Logement), Françoise Gatel (Collectivités), Annie Genevard (Agriculture et forêt) ainsi que Laurent Nuñez (Intérieur, sécurité civile) -, ainsi que les cinq membres de la "mission reconstruction" pilotée par l'Etat. Cette dernière est dirigée par Anne Coret, préfète et inspectrice générale de l'Administration, et Antoine Grézaud inspecteur général à l'Environnement et au Développement Durable. Matignon assure que "la reconstruction sera accélérée, sans transiger sur la prévention et l'adaptation aux risques futurs", que la "priorité" sera "donnée aux sinistrés" suivis individuellement "pour le relogement puis la reconstruction", et que la "reconstruction de la forêt s'inscrira dans le temps long". "On sait comment gérer notre forêt, on connaît nos besoins. Plutôt que d'organiser des commissions parlementaires ou d'envoyer des inspecteurs généraux, il faut d'abord nous aider à faire", pestait récemment Bruno Lafon, président de la DFCI (Défense des forêts contre l'incendie) Aquitaine. Cette association de propriétaires forestiers a érigé plus de 120 km de pare-feu en abattant en urgence des milliers de pins fin juillet. Ce maire de Biganos (Gironde), commune évacuée en juillet entre le massif forestier et le bassin d'Arcachon urbanisé, réclame surtout "des facilitations de réglementation" et des "moyens" pour que les propriétaires acceptent de créer "bien en amont" dans leurs parcelles ces "zones d'appui" aux pompiers. - "Ecouter" les locaux - "Il vaut mieux perdre 2.000 hectares en prévention, que 40.000 dans un incendie. Je le répète depuis 30 ans", dit celui qui avait interpellé Emmanuel Macron à ce sujet fin juillet à Bordeaux. "+Faites-nous un plan Marshall+", implorait la semaine dernière le maire du Porge Martial Zaninetti. Dans cette commune littorale de 3.500 habitants, les commerçants ont rédigé une lettre de doléances pour obtenir des exonérations de charges de l'Etat et des indemnisations de perte d'exploitation par les assurances. Un décret instituant une aide temporaire et exceptionnelle en faveur des entreprises de moins de 250 salariés affectées en Gironde, dans les Landes (feu de Biscarrosse fin juillet, 3.700 hectares) et dans le Var (Gros Bessillon fin juillet-début août, 6.300 hectares) est entré en vigueur samedi. Matignon rappelle également la prise en charge par l'Etat et les partenaires sociaux du chômage partiel pour les entreprises contraintes à fermer en raison des évacuations. La mairie de Saumos a, elle, exhorté Emmanuel Macron à "écouter" les locaux "avant de décider". Le chef de l'Etat, qui doit recevoir lundi à Brégançon des maires de communes du Var affectées par le feu du Gros Bessillon, avait opposé aux critiques sur la gestion des incendies le fait d'avoir "quasiment doublé le budget de la sécurité civile" en dix ans, lors de sa visite à Bordeaux fin juillet.
Texte intégral (676 mots)
Avec 42.000 hectares parcourus, cet incendie fixé le 1er août est le plus grand en superficie en France depuis 1949. Avançant à une vitesse folle, les flammes se sont approchées à 15 km de la métropole bordelaise et ont provoqué l'évacuation de plus de 220.000 résidents et touristes. Ce mégafeu est emblématique d'un été terrible : près de 100.000 hectares de forêt ont déjà brûlé en France en 2026, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), un record en 20 ans de mesures satellitaires. Un incendie a encore parcouru 1.700 hectares depuis jeudi à une centaine de km de Bordeaux, au cœur de l'immense massif des Landes de Gascogne desséché par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique. Lundi, Sébastien Lecornu doit rencontrer des membres d'un collectif d'habitants et des pompiers dont les représentants syndicaux, au plan national, ont appelé à une mobilisation fin septembre. Il participera ensuite pendant trois heures à une table ronde avec les "élus locaux et les acteurs de la reconstruction" à Mérignac, près de Bordeaux. "Moyens" Six ministres l'accompagneront - Serge Papin (Economie et tourisme), Mathieu Lefèvre (Environnement et reforestation), Vincent Jeanbrun (Logement), Françoise Gatel (Collectivités), Annie Genevard (Agriculture et forêt) ainsi que Laurent Nuñez (Intérieur, sécurité civile) -, ainsi que les cinq membres de la "mission reconstruction" pilotée par l'Etat. Cette dernière est dirigée par Anne Coret, préfète et inspectrice générale de l'Administration, et Antoine Grézaud inspecteur général à l'Environnement et au Développement Durable. Matignon assure que "la reconstruction sera accélérée, sans transiger sur la prévention et l'adaptation aux risques futurs", que la "priorité" sera "donnée aux sinistrés" suivis individuellement "pour le relogement puis la reconstruction", et que la "reconstruction de la forêt s'inscrira dans le temps long". "On sait comment gérer notre forêt, on connaît nos besoins. Plutôt que d'organiser des commissions parlementaires ou d'envoyer des inspecteurs généraux, il faut d'abord nous aider à faire", pestait récemment Bruno Lafon, président de la DFCI (Défense des forêts contre l'incendie) Aquitaine. Cette association de propriétaires forestiers a érigé plus de 120 km de pare-feu en abattant en urgence des milliers de pins fin juillet. Ce maire de Biganos (Gironde), commune évacuée en juillet entre le massif forestier et le bassin d'Arcachon urbanisé, réclame surtout "des facilitations de réglementation" et des "moyens" pour que les propriétaires acceptent de créer "bien en amont" dans leurs parcelles ces "zones d'appui" aux pompiers. - "Ecouter" les locaux - "Il vaut mieux perdre 2.000 hectares en prévention, que 40.000 dans un incendie. Je le répète depuis 30 ans", dit celui qui avait interpellé Emmanuel Macron à ce sujet fin juillet à Bordeaux. "+Faites-nous un plan Marshall+", implorait la semaine dernière le maire du Porge Martial Zaninetti. Dans cette commune littorale de 3.500 habitants, les commerçants ont rédigé une lettre de doléances pour obtenir des exonérations de charges de l'Etat et des indemnisations de perte d'exploitation par les assurances. Un décret instituant une aide temporaire et exceptionnelle en faveur des entreprises de moins de 250 salariés affectées en Gironde, dans les Landes (feu de Biscarrosse fin juillet, 3.700 hectares) et dans le Var (Gros Bessillon fin juillet-début août, 6.300 hectares) est entré en vigueur samedi. Matignon rappelle également la prise en charge par l'Etat et les partenaires sociaux du chômage partiel pour les entreprises contraintes à fermer en raison des évacuations. La mairie de Saumos a, elle, exhorté Emmanuel Macron à "écouter" les locaux "avant de décider". Le chef de l'Etat, qui doit recevoir lundi à Brégançon des maires de communes du Var affectées par le feu du Gros Bessillon, avait opposé aux critiques sur la gestion des incendies le fait d'avoir "quasiment doublé le budget de la sécurité civile" en dix ans, lors de sa visite à Bordeaux fin juillet.

17.08.2026 à 00:23

FRANCE24
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L'annonce, réalisée sur sa plateforme Truth Social, vient s'inscrire dans la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques des Etats-Unis depuis son retour à la Maison Blanche en 2025. Donald Trump dénonce dans son message des exercices "non seulement coûteux" et qui selon lui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers la Corée du Nord. Un pays qui, "depuis que Donald Trump est président, s'est montré non menaçant et respectueux", a-t-il ajouté à la troisième personne. Baptisés "Ulchi Freedom Shield", ces exercices annuels devaient débuter lundi pour 11 jours et mobiliser 18.000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28.500 hommes stationnés dans le pays. Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces manoeuvres sont conçues pour les préparer à la défense contre la Corée du Nord, par ailleurs dotée de l'arme nucléaire. Le ministère de la Défense sud-coréen a néanmoins assuré lundi qu'elles se dérouleraient "comme prévu initialement". "Non merci!" Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l'Iran. "Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j'ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s'ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d'Iran et ils ont dit +Non merci!+", a écrit le président américain. Le président sud-coréen Lee Jae Myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de "la question nord-coréenne". Considéré comme conciliant envers la Corée du Nord, Lee Jae Myung a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables. Mais les autorités de Corée du Nord n'ont pour l'instant pas donné suite à ces offres répétées. "Kim Jong Un et moi" La veille de son annonce, Donald Trump avait publié sur Truth Social une image le montrant aux côtés de Kim Jong Un lors de leur rencontre historique en 2019, pendant le premier mandat du milliardaire. "Malgré les apparences peu amicales sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions", avait-il écrit comme légende, ajoutant: "Kim Jong Un et moi, nous nous entendons TRES BIEN!" Pyongyang avait dénoncé jeudi les exercices militaires conjoints à venir entre Washington et Séoul, et prévenu d'une possible riposte par des mesures "de dissuasion" renforcées. La Corée du Nord voit dans ces exercices une répétition en vue d'une invasion et a tiré mercredi un missile balistique au-dessus de la mer du Japon en signe de protestation. "Notre principe constant, pour garantir la sécurité, est de répondre à un nouveau niveau de menace par un nouveau niveau de dissuasion", avait déclaré jeudi un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué. La Corée du Nord joue un rôle de plus en plus actif dans les conflits internationaux, notamment en soutenant la Russie dans sa guerre en Ukraine. Dimanche, les médias d'Etat nord-coréens ont souligné que Kim Jong Un s'était dit "fier" de sa relation avec la Russie dans une lettre envoyée au président russe Vladimir Poutine.
Texte intégral (611 mots)
L'annonce, réalisée sur sa plateforme Truth Social, vient s'inscrire dans la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques des Etats-Unis depuis son retour à la Maison Blanche en 2025. Donald Trump dénonce dans son message des exercices "non seulement coûteux" et qui selon lui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers la Corée du Nord. Un pays qui, "depuis que Donald Trump est président, s'est montré non menaçant et respectueux", a-t-il ajouté à la troisième personne. Baptisés "Ulchi Freedom Shield", ces exercices annuels devaient débuter lundi pour 11 jours et mobiliser 18.000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28.500 hommes stationnés dans le pays. Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces manoeuvres sont conçues pour les préparer à la défense contre la Corée du Nord, par ailleurs dotée de l'arme nucléaire. Le ministère de la Défense sud-coréen a néanmoins assuré lundi qu'elles se dérouleraient "comme prévu initialement". "Non merci!" Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l'Iran. "Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j'ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s'ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d'Iran et ils ont dit +Non merci!+", a écrit le président américain. Le président sud-coréen Lee Jae Myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de "la question nord-coréenne". Considéré comme conciliant envers la Corée du Nord, Lee Jae Myung a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables. Mais les autorités de Corée du Nord n'ont pour l'instant pas donné suite à ces offres répétées. "Kim Jong Un et moi" La veille de son annonce, Donald Trump avait publié sur Truth Social une image le montrant aux côtés de Kim Jong Un lors de leur rencontre historique en 2019, pendant le premier mandat du milliardaire. "Malgré les apparences peu amicales sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions", avait-il écrit comme légende, ajoutant: "Kim Jong Un et moi, nous nous entendons TRES BIEN!" Pyongyang avait dénoncé jeudi les exercices militaires conjoints à venir entre Washington et Séoul, et prévenu d'une possible riposte par des mesures "de dissuasion" renforcées. La Corée du Nord voit dans ces exercices une répétition en vue d'une invasion et a tiré mercredi un missile balistique au-dessus de la mer du Japon en signe de protestation. "Notre principe constant, pour garantir la sécurité, est de répondre à un nouveau niveau de menace par un nouveau niveau de dissuasion", avait déclaré jeudi un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué. La Corée du Nord joue un rôle de plus en plus actif dans les conflits internationaux, notamment en soutenant la Russie dans sa guerre en Ukraine. Dimanche, les médias d'Etat nord-coréens ont souligné que Kim Jong Un s'était dit "fier" de sa relation avec la Russie dans une lettre envoyée au président russe Vladimir Poutine.
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