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18.02.2026 à 08:17

IA: en ordre dispersé, la Silicon Valley bat des records de dépenses politiques aux Etats-Unis

FRANCE24
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L'IA sera l'un des enjeux des scrutins de novembre, à mi-parcours du second mandat de Donald Trump. Les démocrates et les républicains se retrouvent pris en étau entre le riche lobby de la tech, moteur de la croissance économique du pays, et une opinion publique méfiante sur les avancées non régulées de l'IA et hostiles aux centres de données géants. En prévision des élections, qui vont renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat, les différentes chapelles de la Silicon Valley mettent la main à la poche: elles abondent des "super PAC" (Political action committee), nom donné à des structures pouvant dépenser des fonds illimités dans des campagnes médiatiques ou d'influence, sans financer directement les candidats. Le camp de l'industrie est mené par "Leading the Future", un super PAC opposé à une régulation trop stricte de l'IA, soutenu par le président d'OpenAI Greg Brockman, le géant du capital-risque Andreessen Horowitz, le cofondateur de Palantir Joe Lonsdale et la start-up Perplexity. Greg Brockman et son épouse Anna figurent par ailleurs parmi les plus importants donateurs récents - 25 millions de dollars - du principal super Pac de soutien à Donald Trump. Leading the Future, qui a récolté 125 millions de dollars au second semestre 2025, est codirigé par Josh Vlasto, ancien conseiller de Fairshake, le super PAC du secteur des cryptomonnaies dont il s'inspire. En 2024, la campagne financée par Fairshake contre les candidats méfiants envers les actifs numériques avait contribué à l'élection de plusieurs législateurs ayant depuis soutenu des assouplissements pour les cryptomonnaies. Inquiète de voir ce scénario se répéter pour l'IA, Anthropic, qui se veut le héraut d'une IA plus sécurisée et régulée avec son modèle Claude, est entrée dans l'arène. L'entreprise, fondée en 2021 par des anciens cadres d'OpenAI, a versé jeudi 20 millions de dollars à un super PAC concurrent, "Public First Action", qui prône l'instauration de garde-fous pour l'IA. Ce groupe, dont les donateurs peuvent rester anonymes, prévoit de soutenir 30 à 50 candidats des deux partis lors des scrutins fédéraux et locaux de 2026. L'administration Trump, très critique des dirigeants d'Anthropic, prône une régulation minimale, pour ne pas brider l'innovation et permettre de lancer de nouveaux modèles sans contrainte de tests de sécurité préalables. Opinion publique Les deux groupes s'affrontent aussi sur les tentatives de l'administration Trump de bloquer toute régulation législative de l'IA au niveau local. En l'absence d'action fédérale, un grand nombre d'États américains examinent des propositions de loi pour encadrer cette révolution technologique et ses impacts sur la santé mentale, l'environnement ou le travail. Moins doté financièrement que Leading the Future, Public First Action met en avant un atout dont manque son adversaire: le soutien de l'opinion publique. Les études d'opinion montrent en effet un large soutien des citoyens américains pour un encadrement plus strict de l'IA et la nécessité de la déployer avec précaution. "Il y a encore peu d'efforts structurés pour encourager la mobilisation des citoyens et des politiciens qui comprennent les enjeux autour du développement de l'IA", affirme Anthropic, qui déplore "les moyens massifs" ayant "convergé vers les organisations politiques qui s'opposent à ces efforts". Certains points chauds de la bataille à venir sont déjà identifiés. Les partisans d'une IA sans frein soutiennent en Floride le candidat au poste de gouverneur Byron Donalds. Et à New York, leurs campagnes publicitaires ciblent Alex Bores, un ancien employé de Palantir devenu partisan de la régulation et qui vise un siège de représentant. Le cofondateur de Palantir Joe Lonsdale avait prévenu dès novembre sur CNBC, en défendant la mission de Leading the Future de combattre les partisans de la sécurité de l'IA: "des populistes déjantés pourraient être sur le point de tout casser, et nous ne pouvons pas laisser faire cela."

18.02.2026 à 08:17

En Inde, le recyclage des e-déchets comme source de terres rares, en attendant mieux

FRANCE24
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Dans une usine de l'Haryana, au nord-ouest de New Delhi, des pelletées de batteries de scooters sont avalées par un broyeur, qui les recrache en une poudre noire destinée à devenir, après traitement, du lithium. "L'or blanc", selon le responsable scientifique de l'entreprise, Exigo Recycling. Avec d'autres métaux rares, le lithium est devenu un composant essentiel à la fabrication des téléphones, des avions ou des batteries de véhicules électriques. Une industrie qui brasse des milliards, et dont l'Inde, qui n'extrait pas encore un gramme de ces minéraux, a décidé de ne pas laisser le monopole à la Chine. Pressé par une forte demande intérieure, le pays le plus peuplé du monde - 1,5 milliard d'habitants - s'en remet au recyclage des montagnes de déchets électroniques. Les batteries usagées regorgent de lithium, cobalt et nickel, les écrans LED de germanium, les circuits imprimés de platine ou de palladium et les disques durs de terres rares. L'Inde produit chaque année près d'un million et demi de tonnes de ces déchets, selon les statistiques officielles, bien plus selon certains experts. Les industriels évaluent le chiffres d'affaire annuel mondial de ce marché à 6 milliards de dollars. "Aiguillon" Une large part des déchets électroniques reste traité de façon informelle dans des ateliers de fortune, qui n'en extraient que les composants les plus facilement revendables comme le cuivre ou l'aluminium. C'est le cas en Inde, dont les capacités industrielles de recyclage restent limitées comparées à celles de la Chine ou de l'Union européenne, qui ont massivement investi dans des technologies dernier-cri. Le pays est pour l'heure "dépendant à 100% des importations" pour ses besoins en lithium, cobalt et nickel, relève l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis. Le Premier ministre indien Narendra Modi a alors débloqué 170 millions de dollars pour doper le recyclage, en imposant aux industriels d'y procéder dans des structures certifiées. Ce plan "a agi comme un aiguillon pour toute l'industrie du recyclage", reconnaît Raman Singh, le directeur d'Exigo Recycling. "Avant que (ce plan) ne soit appliqué, 99% des déchets électroniques étaient recyclés dans le secteur informel", rappelle Nitin Gupta, de l'entreprise concurrente Attero Recycling. "Aujourd'hui, près de 60% sont traités dans des structures formelles". Une évaluation jugée exagérée par le Programme des Nations unies pour le développement, qui établit la part de l'informel à 80%. Le centre de réflexion proche du gouvernement indien NITI Aayog a également constaté que l'activité de recyclage industriel restait encore loin des objectifs fixés. Intégrer l'informel" Alors "certains minéraux critiques se perdent", souligne Sandip Chatterjee, conseiller à l'organisation Sustainable Electronics Recycling International. Seelampuri, quartier pauvre de New Delhi, accueille l'une de ces décharges où s'empilent des montagnes de déchets en tous genres. "Les nouvelles entreprises se contentent de traiter le volume minimal nécessaire à leur certification, le reste continue à arriver ici", assure un négociant informel, Shabbir Khan. "Notre activité n'a pas baissé, bien au contraire elle augmente..." Il n'est pas rare non plus que les industriels confient le rebus à leurs "collègues" sans pignon sur rue. "L'intégration des acteurs informels dans une chaîne logistique traçable pourrait réduire" ce phénomène, recommande Sandip Chatterjee. Seul recycleur à but non lucratif autorisé en Inde, Ecowork s'efforce de convaincre par la formation. "Nous les informons des risques, de la valeur des minéraux et des bonnes techniques", indique un de leurs responsables, Devesh Tiwari. Installé en banlieue de New Delhi, Rizwan Saifi, 20 ans, s'y est converti. D'un vieux disque dur, il sait désormais extraire un aimant permanent particulièrement recherché, le dysprosium. "Avant, je ne m'intéressais guère qu'au cuivre et à l'aluminium, car je savais que je pourrais bien les revendre au marché noir", explique-t-il. "Maintenant, je sais combien cet aimant est précieux."

18.02.2026 à 08:09

Japon: Takaichi reconduite Première ministre après son triomphe électoral

FRANCE24
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Mme Takaichi, 64 ans, était devenue en octobre la première femme à occuper ce poste dans l'archipel, avant de convoquer fin janvier des élections législatives anticipées. Le scrutin a permis à la formation qu'elle préside, le puissant Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) de remporter à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement. Ce score est le meilleur de l'histoire du PLD et renforce la dirigeante ultra-conservatrice pour la mise en œuvre de son programme au cours des quatre prochaines années dans l'archipel de 123 millions d'habitants. Mme Takaichi s'est engagée à renforcer les dépenses militaires du pays, à durcir les réglementations sur les étrangers et à doper les mesures de soutien à l'économie dans une conjoncture morose. Dans la foulée d'un colossal plan de relance fin 2025, elle a promis d'exempter de taxe sur la consommation les produits alimentaires sur les deux prochaines années pour soulager les ménages face à une inflation persistante. Sa large victoire inscrit Mme Takaichi dans le sillage de son mentor Shinzo Abe (Premier ministre en 2006-2007 puis 2012-2020) qui avait profondément marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme économique comprenant notamment des relances budgétaires. Mais le gouvernement Takaichi fait aussi face à un regain de tensions avec la Chine. Sanae Takaichi avait laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté, provoquant la colère de son puissant voisin. En réaction, Pékin a déconseillé à ses ressortissants les voyages au Japon et durci ses restrictions commerciales.
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