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24.07.2026 à 07:17

FRANCE24
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Les Bleus ont jusqu'à dimanche pour réaliser les critères de sélection pour le rendez-vous européen et, pour les épreuves les plus denses de l'athlétisme tricolore, les championnats de France pourraient faire office de juge de paix. Les deux plus grandes têtes d'affiche françaises seront toutefois absentes dans le Tarn. La vice-championne olympique Cyréna Samba-Mayela, qui a retrouvé un niveau solide en début d'été sur 100 m haies (12.50) après une année de galères, a été dispensée car elle souffre d'un mollet et préfère se concentrer sur Birmingham où elle veut défendre son titre européen. Le champion du monde du 10.000 m Jimmy Gressier fait lui aussi l'impasse : pas au niveau qu'il espérait en juin, il a déclaré forfait pour le meeting de Monaco début juillet pour retourner s'entraîner en vue de l'Euro, où il vise le doublé 5.000 m / 10.000 m. S'ajoutent les absences de plusieurs autres internationaux, comme les fondeurs Yann Schrub et Sarah Madeleine et les hurdleurs Wilhem Belocian et Sasha Zhoya. "Prioritaires" Pour privilégier les athlètes aux performances régulières, la Fédération française d'athlétisme a mis en place de nouvelles modalités de sélection pour l'Euro-2026 avec des "minima A" très élevés, à réaliser une fois, ou des "minima B" plus accessibles mais à réaliser au moins deux fois dans une période de temps relativement réduite (1er mai - 26 juillet). Jusqu'à trois athlètes peuvent être sélectionnés par épreuve pour les championnats d'Europe et la FFA précise que, dans les disciplines où plus de trois athlètes sont qualifiables, les deux premiers aux championnats de France seront "prioritaires". Certaines courses et concours à Albi auront donc un double enjeu ce weekend: sur 800 m, elles sont par exemple quatre pour trois places à pouvoir prétendre à la sélection entre la nouvelle détentrice du record de France Anaïs Bourgoin et l'éternelle Rénelle Lamote qui ont réalisé les minima A, et Clara Liberman et Charlotte Dumas qui se sont acquittées des minima B. Mêmes enjeux, entre autres, sur le 800 m masculin (5 athlètes qualifiables), sur le 1.500 m masculin (6 athlètes qualifiables) ou à la perche masculine, où ils sont huit éligibles à la sélection. Duel au sommet sur 400 m Au delà des disciplines où il faudra batailler pour décrocher son ticket pour l'Angleterre, la course du weekend pourrait être le 400 m hommes, avec un duel très attendu entre Samuel Vessat et Muhammad Abdallah Kounta. Les deux athlètes sont les seuls à avoir réalisé les minima dans la discipline. Ils les ont mêmes pulvérisés en se rapprochant tous les deux du vieux record de France de la discipline détenu par Leslie Djhone depuis 2007 (44.46). Vessat, véritable révélation de l'année sur le tour de piste, n'est qu'à un centième du record de France (44.47) et la confrontation avec Kounta (44.57) pourrait les amener tous les deux vers de nouveaux sommets. La rencontre est d'autant plus attendu que Vessat, qui évolue sur le circuit universitaire américain, n'a pas couru en France cette année et n'a pas affronté Kounta depuis qu'il a éclos au plus haut niveau. Les championnats de France d'athlétisme sont à suivre à partir de 17H00 vendredi.

24.07.2026 à 07:16

L'Equipe TV
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Après une attaque décisive en fin de course, Richard Carapaz a décroché la victoire sur la 18e étape du Tour de France, clouant tous ses adversaires sur place. Il a devancé le Suisse Mauro Schmid et l'Américain Matteo Jorgenson, arrivés 45 secondes après lui. Vendredi, les coureurs enchaînent une nouvelle étape de montagne, avec plus de 3 000 mètres de dénivelé positif.
Texte intégral (565 mots)
Après une attaque décisive en fin de course, Richard Carapaz a décroché la victoire sur la 18e étape du Tour de France, clouant tous ses adversaires sur place. Il a devancé le Suisse Mauro Schmid et l'Américain Matteo Jorgenson, arrivés 45 secondes après lui. Vendredi, les coureurs enchaînent une nouvelle étape de montagne, avec plus de 3 000 mètres de dénivelé positif.

24.07.2026 à 06:51

FRANCE24
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"La liberté d'expression a reculé au Cambodge", a-t-elle dit à l'AFP lors d'une récente manifestation à Phnom Penh marquant le dixième anniversaire du meurtre de Kem Ley, un critique du gouvernement. "On est vraiment inquiets", a ajouté cette femme de 37 ans, emprisonnée après avoir mené une grève dans le plus grand casino du pays, une action jugée illégale par les autorités. Dirigé par Hun Manet, fils de l'ancien Premier ministre Hun Sen, resté près de 40 ans au pouvoir, le Cambodge compte aujourd'hui quatre fois plus de prisonniers politiques qu'en 2016, l'année où Kem Ley a été abattu dans un café de la capitale. Ce commentateur politique populaire avait été tué peu après avoir accordé une interview sur un rapport d'enquête détaillant une partie des millions de dollars accumulés par la famille dirigeante. "Dire la vérité" Le principal parti d'opposition a été dissous par la justice. Son leader, Kem Sokha, a été emprisonné en 2017 pour trahison et plusieurs médias indépendants ont depuis été fermés. Le Parti du peuple cambodgien (PPC) a remporté les deux élections générales suivantes, sans véritable adversaire, faisant de facto du Cambodge un pays à parti unique. "Rien n'a changé", déplore l'opposant politique Rong Chhun, selon lequel la place de Kem Ley est restée vacante dans le débat public. "Personne n'a le courage d'analyser ou de dire la vérité sur la société". Qu'il s'agisse d'hommes politiques, de militants, d'agriculteurs ou de conducteurs de tuk-tuk, les voix critiques sont régulièrement arrêtées. L'organisation locale de défense des droits Licadho a recensé au moins 125 prisonniers politiques actuellement détenus au Cambodge, contre une trentaine en 2016. Parmi eux figurent cinq membres du groupe environnemental Mother Nature, condamnés en 2024 à des peines de six à huit ans de prison pour complot contre l'Etat, des accusations dénoncées par l'ONU. D'autres ont connu le même sort que Kem Ley: la figure de l'opposition Lim Kimya a été abattue l'an dernier lors d'une visite en Thaïlande, prétendument par un tueur à gages. Prudence Un ancien soldat purge une peine de prison à perpétuité après avoir avoué le meurtre de Kem Ley. Il dit avoir été motivé par une dette impayée, mais certains soutiennent que le commentateur a été tué pour avoir dénoncé la corruption du gouvernement, qui nie toute implication dans son meurtre. Les organisations de défense des droits civiques accusent depuis longtemps les autorités cambodgiennes de recourir à la violence, aux arrestations et aux tribunaux dominés par le PPC pour réduire au silence les critiques. "Les risques peuvent survenir à tout moment", souligne l'analyste Meas Nee, qui s'exprime avec davantage de prudence depuis la mort de Kem Ley. "On ne cache pas la vérité, mais on ne peut en dire que 50 à 60% sur les 100%". "Le Cambodge ne criminalise pas la critique", affirme à l'AFP le ministre de l'Information Neth Pheaktra. "Le gouvernement accueille les critiques constructives et fondées sur des preuves, mais toutes les organisations doivent fonctionner de manière transparente, professionnelle et conforme à la loi".
Texte intégral (528 mots)
"La liberté d'expression a reculé au Cambodge", a-t-elle dit à l'AFP lors d'une récente manifestation à Phnom Penh marquant le dixième anniversaire du meurtre de Kem Ley, un critique du gouvernement. "On est vraiment inquiets", a ajouté cette femme de 37 ans, emprisonnée après avoir mené une grève dans le plus grand casino du pays, une action jugée illégale par les autorités. Dirigé par Hun Manet, fils de l'ancien Premier ministre Hun Sen, resté près de 40 ans au pouvoir, le Cambodge compte aujourd'hui quatre fois plus de prisonniers politiques qu'en 2016, l'année où Kem Ley a été abattu dans un café de la capitale. Ce commentateur politique populaire avait été tué peu après avoir accordé une interview sur un rapport d'enquête détaillant une partie des millions de dollars accumulés par la famille dirigeante. "Dire la vérité" Le principal parti d'opposition a été dissous par la justice. Son leader, Kem Sokha, a été emprisonné en 2017 pour trahison et plusieurs médias indépendants ont depuis été fermés. Le Parti du peuple cambodgien (PPC) a remporté les deux élections générales suivantes, sans véritable adversaire, faisant de facto du Cambodge un pays à parti unique. "Rien n'a changé", déplore l'opposant politique Rong Chhun, selon lequel la place de Kem Ley est restée vacante dans le débat public. "Personne n'a le courage d'analyser ou de dire la vérité sur la société". Qu'il s'agisse d'hommes politiques, de militants, d'agriculteurs ou de conducteurs de tuk-tuk, les voix critiques sont régulièrement arrêtées. L'organisation locale de défense des droits Licadho a recensé au moins 125 prisonniers politiques actuellement détenus au Cambodge, contre une trentaine en 2016. Parmi eux figurent cinq membres du groupe environnemental Mother Nature, condamnés en 2024 à des peines de six à huit ans de prison pour complot contre l'Etat, des accusations dénoncées par l'ONU. D'autres ont connu le même sort que Kem Ley: la figure de l'opposition Lim Kimya a été abattue l'an dernier lors d'une visite en Thaïlande, prétendument par un tueur à gages. Prudence Un ancien soldat purge une peine de prison à perpétuité après avoir avoué le meurtre de Kem Ley. Il dit avoir été motivé par une dette impayée, mais certains soutiennent que le commentateur a été tué pour avoir dénoncé la corruption du gouvernement, qui nie toute implication dans son meurtre. Les organisations de défense des droits civiques accusent depuis longtemps les autorités cambodgiennes de recourir à la violence, aux arrestations et aux tribunaux dominés par le PPC pour réduire au silence les critiques. "Les risques peuvent survenir à tout moment", souligne l'analyste Meas Nee, qui s'exprime avec davantage de prudence depuis la mort de Kem Ley. "On ne cache pas la vérité, mais on ne peut en dire que 50 à 60% sur les 100%". "Le Cambodge ne criminalise pas la critique", affirme à l'AFP le ministre de l'Information Neth Pheaktra. "Le gouvernement accueille les critiques constructives et fondées sur des preuves, mais toutes les organisations doivent fonctionner de manière transparente, professionnelle et conforme à la loi".
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