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29.07.2026 à 16:21

FRANCE24
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Ses employeurs Canal+ et Lagardère ont dénoncé dans un communiqué "une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression". "Xenia Fedorova est une journaliste", a également appuyé son avocat, Me Emmanuel Piwnica. Elle va "immédiatement former un recours" contre l'arrêté d'expulsion, a-t-il annoncé à l'AFP. Depuis la notification de ce document, Xenia Federova est assignée à résidence et doit pointer chaque jour au commissariat, a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Elle ne peut donc plus travailler normalement. Ancienne patronne de la chaîne russe RT en France, interdite dans l'UE depuis mars 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Xenia Fedorova défend régulièrement les positions du Kremlin dans les médias dans le giron de Vincent Bolloré. Elle intervient notamment sur CNews et Europe 1 et signe une chronique dans l'hebdomadaire le JDNews. La chroniqueuse s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. "Intérêts fondamentaux" "Son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État", et sa présence sur le territoire français "constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public", selon le quotidien, qui cite l'arrêté ministériel. "En déployant ses narratifs", la chroniqueuse "s'inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes" dans le but "de déstabiliser l'ordre public" en France, est-il ajouté. Elle "contribue à la diffusion d'un discours de désinformation et de déstabilisation", "visant à manipuler l'opinion publique", "à saper la confiance des citoyens européens et en particulier des citoyens français en leurs institutions", selon l'arrêté ministériel cité par Libération. Selon la source proche, elle a été interdite de territoire en Allemagne, où elle a vécu. Une vive polémique avait été déclenchée fin mai après la révélation de la prolongation en 2024 pour dix ans du titre de séjour de la Russe âgée de 45 ans et un article du Monde qui lui prêtait une influence grandissante sur le milliardaire conservateur. "Il y a des titres qui sont renouvelés de plein droit pour des étrangers qui sont en situation régulière depuis plusieurs années et qui remplissent des conditions. Il s'en délivre tous les jours", avait alors expliqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, assurant qu'il n'y avait eu aucune "intervention" du gouvernement. "Propagandiste" du Kremlin Le gouvernement français et le président Emmanuel Macron ont qualifié Xenia Fedorova de "propagandiste" du Kremlin. Des eurodéputés du groupe centriste Renew ont demandé à l'Union européenne de prendre des sanctions à son égard, la décrivant comme une "propagandiste russe notoire", coupable, selon eux, de la diffusion de "narratifs grossièrement manipulatoires sur la guerre en Ukraine et à l'égard de l'UE". Ses interventions publiques sont marquées par des thèses récurrentes: selon elle, "c'est l'Occident qui a décidé de prolonger" la guerre en Ukraine et l'Europe est tentée d'"aller en guerre contre la Russie". Certains propos tenus sur CNews ont motivé plusieurs saisines de l'Arcom, en cours d'examen. Sa place grandissante dans les médias de la sphère Bolloré ont fait naître des craintes de manipulation du débat public, notamment lors de la campagne pour l'élection présidentielle en 2027. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait estimé à cet égard qu'il y aurait "un combat politique à mener" qui risque de gagner en "intensité", mais il a distingué la "propagande" de cette chroniqueuse pro russe de l'ingérence. Il a évoqué toutefois une "ligne rouge" à la prolongation de son titre de séjour, qui est de ne pas "porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation", et souhaité qu'une "contradiction" puisse lui être apportée quand elle s'exprime publiquement. La chroniqueuse a pu compter sur le soutien des dirigeants de la galaxie Bolloré, qui ont invoqué la liberté d'expression et le pluralisme des opinions. Le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, avait estimé que sa présence sur CNews était un enjeu de "liberté d'expression", rejetant l'expression d'"agent russe". "Journaliste oui, agent non", avait-il répondu, interrogé par un actionnaire lors de l'assemblée générale du groupe fin mai. bur-cco-reb-mk/asl/mpm

29.07.2026 à 16:21

FRANCE24
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"Son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat" et sa présence sur le territoire "constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public", est-il indiqué dans l'arrêté ministériel d'expulsion qui lui a été remis, selon le quotidien Libération. Son avocat, Emmanuel Piwnica, a précisé à l'AFP qu'elle allait "immédiatement former un recours" contre cet arrêté. Ancienne patronne de la chaîne d'Etat russe RT en France, cette femme de 45 ans est chroniqueuse sur CNews, Europe 1 et le JDNews, médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. La polémique à son sujet s'était enflammée fin mai, après un article du quotidien Le Monde qui lui prêtait une influence grandissante sur l'homme d'affaires. Pour le gouvernement français et le président Emmanuel Macron, Xenia Fedorova est une "propagandiste" du Kremlin. Des eurodéputés avaient réclamé des sanctions à son égard, et des questions avaient émergé sur le renouvellement de son titre de séjour en 2024, pour 10 ans. De leur côté, les dirigeants de la galaxie Bolloré, à l'image des patrons de Canal+ Maxime Saada et Gérald-Brice Viret dans une tribune parue dans le JDD en mai, font toujours bloc pour la défendre, en invoquant "liberté d'expression" et pluralisme des opinions. Longue chevelure brune, teint diaphane, voix fluette et français fortement teinté d'accent russe, elle est aujourd'hui salariée en CDI par les groupes Canal+ et Lagardère, selon des sources internes. "Parano" "En plateau, c'est ChatGPT: elle ressort les mêmes arguments en boucle", raconte quelqu'un qui la côtoie dans ses médias d'adoption. Ses interventions sont marquées par des thèses récurrentes: selon elle, "c'est l'Occident qui a décidé de prolonger" la guerre en Ukraine et l'Europe est tentée d'"aller en guerre contre la Russie". La même source décrit un fort pouvoir d'influence: "Elle rend tout le monde parano". Selon Le Monde, Xenia Fedorova a obtenu que le journaliste Victor Eyraud soit évincé d'Europe 1 et que le général Bruno Clermont le soit de CNews, où il était consultant. Motif: leurs positions lui auraient déplu. Par le passé, elle a exercé de hautes responsabilités dans la chaîne d'Etat russe RT (Russia Today), ce qui n'est pas précisé quand elle passe sur CNews ou Europe 1. Vue comme un instrument de propagande, RT est interdite dans l'Union européenne depuis mars 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Fille d'une ancienne journaliste et d'un ingénieur spatial de l'armée soviétique mort quand elle était petite, Xenia Fedorova entre à RT à Moscou en 2005, aux débuts de cette chaîne en anglais à destination du public international, raconte-t-elle dans "Bannie", livre publié en 2025 chez Fayard, maison d'édition également dans l'orbite de Vincent Bolloré. Elle y assure avoir choisi le journalisme plutôt que la diplomatie, convaincue que son "impact" serait "plus grand en exerçant cette profession". Et elle affirme avoir vécu comme une "blessure intérieure" la "manière biaisée, inexacte et parfois mensongère" dont les médias occidentaux décrivaient la Russie quand elle était adolescente. "Lapin dans les phares" En 2014, après un diplôme universitaire à Berlin, RT la sollicite pour ouvrir un bureau à Paris, où elle a vécu en 2004. Mais le projet est mis en pause. En 2017, la patronne de RT, Margarita Simonian, la charge de lancer RT en français. RT France commence à émettre en décembre 2017 et disparaîtra en janvier 2023 après le gel de ses comptes bancaires. "La Xenia que j'ai connue était charmante, elle m'a toujour s laissé faire ce que je voulais", avait raconté à l'AFP le journaliste Frédéric Taddeï, qui a quitté cette chaîne juste avant l'invasion de l'Ukraine. Ancien président du groupe public Radio France, Jean-Luc Hees a siégé au comité d'éthique de RT France et rencontré sa dirigeante "deux ou trois fois". "Elle était comme un lapin dans les phares d'une voiture tellement elle avait peur d'un problème avec le CSA", l'ancêtre de l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, juge-t-il. Dans son livre, Xenia Fedorova jure n'avoir "jamais reçu de directives": "Les rumeurs selon lesquelles je recevais des appels du Kremlin, voire directement de Vladimir Poutine, étaient risibles". Début juin après une réunion sur les ingérences étrangères aux élections, le Premier ministre avait distingué la "propagande" de la chroniqueuse de l'ingérence. Sébastien Lecornu avait évoqué toutefois une "ligne rouge" à la prolongation de son titre de séjour, qui est de ne pas "porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation", et souhaité qu'une "contradiction" puisse être apportée à Xenia Fedorova quand elle s'exprime publiquement.

29.07.2026 à 15:48

FRANCE24
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En Guinée, un adolescent emprisonné pour fraude au baccalauréat est décédé quelques jours après son incarcération. Détenu à la maison d'arrêt de Kindia, il avait été condamné à un mois de prison ferme avec plusieurs autres candidats.
Texte intégral (805 mots)
En Guinée, un adolescent emprisonné pour fraude au baccalauréat est décédé quelques jours après son incarcération. Détenu à la maison d'arrêt de Kindia, il avait été condamné à un mois de prison ferme avec plusieurs autres candidats.
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