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30.06.2026 à 02:29

FRANCE24
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Au moins 1.719 personnes sont mortes, selon un bilan provisoire, et des dizaines de milliers sont toujours portées disparues après les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 du 24 juin. Les proches se couvrent régulièrement le nez alors que des employés du funérarium nettoient à la hâte les chambres de combustion, pour remettre l'urne funéraire aux familles. Ce cimetière public, qui ferme habituellement à 16H00, ne fermera ses portes lundi "qu'après l'arrivée du dernier corps", assure une employée, disant avoir travaillé jusqu'à minuit au cours du weekend. "Et ce n'est que le début", anticipe, auprès de l'AFP, Freddy Rey, un autre fonctionnaire du cimetière. De 60 à 70 services funéraires sont dispensés par jour, affirment des employés qui se reposent avant d'aller creuser de nouvelles fosses au fond du cimetière. "On nous a demandé de préparer entre 100 et 200 tombes", précise l'un d'eux. "Une personne spéciale" Aux abords du crématorium résonne un "Maman, je t'aime !" lancé par une adolescente en pleurs. Sa famille est éplorée par la mort d'Emir Pérez, aux côtés de son épouse et deux de leurs enfants à La Guaira. "Il nous a tous appris quelque chose, Emir était une personne spéciale", déclare en sanglotant l'un de ses frères dans un discours improvisé, étouffé par le bruit d'un camion qui apporte du matériel pour les ouvriers du cimetière. Sa sœur Dary explique avoir voulu enterrer Emir. Mais "nous n'avons pas trouvé de tombe car tous les cimetières sont saturés, ils ont aménagé des niches pour inhumer", explique-t-elle. Sergio Vergara, 42 ans, oncle d'Emir Perez, raconte la douleur et l'impossibilité d'imaginer de nouveaux lendemains. Expulsé de son immeuble à Caracas déclaré en péril, il vit dans le traumatisme et l'angoisse. "Je n'arrive pas à dormir sous un toit, j'ai la peur panique de mourir écrasé", confie-t-il. Il raconte avoir retrouvé son neveu enseveli dans le complexe de La Guaira où la famille habitait. "Je l'ai sorti de là, avec toute sa famille, déjà la décomposition était très avancée", dit-il à l'AFP. "C'était horrible de le sortir lui, ses enfants"... Après des jours d'insomnies à dégager des blocs de pierre à mains nues pour dégager les corps, Sergio Vergaga et sa famille laissent éclater leur douleur face à la pierre tombale familiale. "Seulement en photo" Les deux cheminées des fours de crémation relâchent de nouvelles colonnes de fumée. À l'extérieur, les familles patientent les 90 minutes nécessaires pour la réduction en cendres. Keila Fernandez a décidé de faire incinérer sa sœur en raison de l'état du corps, cinq jours après le séisme. "Ils ne nous ont même pas laissé la voir, on l'a vue seulement en photo", dit-elle. Les familles endeuillés évoquent entre elles les scènes dramatiques vécues lors de la recherche de leurs proches. Et leur sentiment d'abandon par les autorités. "Tant de pétrole dans ce pays et même pas une excavatrice" pour dégager les décombres, souffle-t-on d'une famille à une autre. "Il n'y avait pas un seule manifestation sans que l'armée sorte les blindés. Pourquoi ils ne les ont pas sortis pour dégager les décombres ?"

30.06.2026 à 02:09

FRANCE24
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La Mannschaft, incapable de sortir des poules lors des éditions 2018 et 2022, est une nouvelle fois prématurément éliminée d'une Coupe du monde et on voit mal comment Julian Nagelsmann, son jeune sélectionneur de 38 ans, va pouvoir garder son poste après cette nouvelle déroute. Ses joueurs pourtant pensaient avoir fait le plus dur en finissant par trouver la faille dans la défense paraguayenne, sur leur 22e centre de la partie, lorsque Florian Wirtz, franchement pas à son aise, a trouvé Kai Havertz, pas vraiment plus adroit. L'attaquant d'Arsenal, au point de penalty, a dévié légèrement le ballon de l'arrière du crâne pour le placer dans le petit filet d'Orlando Gill, le gardien paraguayen (1-1, 54e). Mais comme lors de cette séance de tirs au but où trois de ses tireurs se sont loupés (Havertz, Woltemade, Tah), l'Allemagne a été incapable de gagner un match qu'elle n'aurait pas du perdre. Tout le contraire du Paraguay, de son gardien héros et de son dernier tireur José Canale, qui, après deux balles de match manquées par ses partenaires, a qualifié son pays à la surprise générale en huitièmes de finale d'un Mondial où ils pourraient retrouver la France... comme en 1998, lorsque les Bleus avaient remporté leur première étoile. "Évidemment, on avait analysé chaque joueur et chaque détail concernant les tireurs de penalty. Dieu merci, j'ai pu arrêter deux penalties (face à Havertz et Woltemade, NDLR). Nous avons éliminé un champion. C'est dédié à tous les Paraguayens", s'est réjoui Gill. Hold-up parfait Le hold-up était d'ailleurs déjà presque parfait avant l'égalisation d'Havertz. En toute fin d'une première période archi-dominée par la Mannschaft, la stupeur a gagné le Gillette Stadium, lorsque, sur l'une des seules incursions paraguayennes dans le camp adverse, le Strasbourgeois Julio Enciso a ouvert le score d'une tête rageuse (1-0, 42e). Personne n'aurait pu prédire un tel scénario au vu du niveau affiché par l'Albirroja en phase de groupe, notamment lors du match d'ouverture face aux États-Unis perdu 4 à 1. Même contre l'Allemagne chancelante, percluse de doutes après un premier tour sans saveur. Pour remédier à cela, Nagelsmann a tenté un pari en laissant sur le banc l'une de ses stars offensives Jamal Musiala, hors de forme après une saison perturbée par des blessures. Il a lancé d'entrée Deniz Undav, son "supersub" et le meilleur buteur allemand avec trois buts inscrits en sortie de banc. Dès la 6e minute, l'attaquant de Stuttgart, servi par Kai Havertz dans la surface, s'est trouvé en excellente position, mais n'est pas parvenu à cadrer sa frappe (0-0). Remplacée à l'heure de jeu par Musiala, la sensation Undav a fait long feu, annonçant la suite pour la Mannschaft. Solidarité paraguayenne Avec près de 80% de possession de balle en première période, l'Allemagne a campé dans la moitié de terrain paraguayenne, pour ne pas dire dans la surface sud-américaine, sans parvenir toutefois à cadrer une seule frappe. Le mérite en revient à la solidarité paraguayenne, acceptant en bloc d'attendre les assauts allemands sans jamais être pris à défaut, le but d'Havertz excepté. Bien défendre ne permet pourtant pas forcément de bien attaquer et il était écrit qu'une fois l'Allemagne revenue au score, le Paraguay allait attendre la séance de tirs au but, quand bien même celle-ci n'interviendrait qu'après les prolongations. Si Jonathan Tah après un corner a bien cru contrecarrer ce plan, son but de la tête a été annulé par la VAR après une faute de Waldemar Anton sur Gill (102e). Les Sud-Américains ont contenu une Allemagne qui aura centré 49 fois, frappé 19 fois mais cadré que 5 fois. Et s'en sont remis à leur gardien. Un pari gagnant qui plonge les Allemands dans un océan de perplexité. Une fois encore. Les Bleus sont prévenus.

30.06.2026 à 02:00

RFI
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Les Pays-Bas affrontent le Maroc à Monterrey en seizièmes de finale de la Coupe du monde. Qui des Oranje ou des Lions de l'Atlas remportera ce match décisif ? Suivez le duel en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.
Texte intégral (661 mots)
Les Pays-Bas affrontent le Maroc à Monterrey en seizièmes de finale de la Coupe du monde. Qui des Oranje ou des Lions de l'Atlas remportera ce match décisif ? Suivez le duel en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.
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