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08.07.2026 à 15:39

FRANCE24
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Au lendemain de son annonce de candidature malgré sa condamnation en appel, Marine Le Pen avait choisi de s'afficher aux côtés de Jordan Bardella sur un marché de La Flèche (Sarthe), ville conquise par le Rassemblement national en mars aux municipales. L'occasion aussi d'y retrouver sa soeur Marie-Caroline, qui avait échoué de peu aux législatives 2024 dans cette circonscription. Avant même leur arrivée sous un soleil estival, des manifestants, armés de casseroles, certains porteurs de drapeaux LFI et écologistes, sont venus jouer les trouble-fête. "Pas de délinquants au gouvernement!", ont-ils scandé face à des sympathisants venus soutenir "Marine". La star du jour est finalement apparue par une autre rue donnant sur le marché de la ville, côte à côte avec Jordan Bardella, devant une foule conquise, dont beaucoup de retraités. Très souriante, elle a répondu à la presse, tandis que Jordan Bardella, plus réservé, a dit "se réjouir" que Marine Le Pen "puisse porter nos couleurs" à la présidentielle. Derrière la cohue des journalistes et un cordon de gendarmes, les manifestants n'ont pas cessé de les huer, couvrant les "Marine présidente!". Mais les manifestants ont réussi à chambouler le programme en contraignant Marine Le Pen et Jordan Bardella à écourter la déambulation prévue. Au bout d'une vingtaine de minutes à progresser péniblement à l'entrée du marché, enchaînant les selfies, ils ont fini par s'engouffrer dans une voiture pour finalement se rendre à l'Hôtel de ville avec des élus. "Paris en bouteille" "J'espère que le ministère de l'Intérieur mettra en place les conditions qui permettront à tous les candidats de pouvoir faire campagne normalement, sans violences", a réagi Mme Le Pen. Alors qu'il était devenu de facto le candidat pressenti, Jordan Bardella a assuré n'éprouver "ni soulagement, ni déception" et garanti que les deux leaders "continueraient de travailler main dans la main". Mais il s'est tenu en retrait de la candidate qui, elle, ne cachait pas sa joie d'être entrée en lice. "La cour m'a rendu mon éligibilité. Je suis innocente et j'effectue un pourvoi en cassation pour démontrer mon innocence", a-t-elle martelé. Sous le feu des questions autour de sa situation judiciaire et des subtilités de son pourvoi en cassation, Mme Le Pen a fini par laisser transparaître une pointe d'agacement. "Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques", a-t-elle insisté. "Si mes adversaires politiques n'ont pas d'autres arguments que cela, cela veut dire que sur le fond, ils n'ont strictement rien à proposer aux Français", a-t-elle jugé. Elle a aussi éludé une interrogation pourtant centrale: si la Cour de cassation rejetait son pourvoi début 2027, la contraignant à porter un bracelet électronique, interromprait-elle sa fin de campagne ? "Avec des si +on met Paris en bouteille+", a-t-elle balayé, assurant "qu'elle ne jouait pas la montre" pour retarder une décision de la Cour après la présidentielle. Et de lancer, bravache: "Il faut risquer pour gagner".

08.07.2026 à 15:33

FRANCE24
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Sous le hangar, 930 balles de foin ont été rentrées cette année, en tout et pour tout. "Ça ne suffira pas. Il faudra en acheter", anticipe Pascal Mareix, 58 ans, installé avec son épouse Agnès depuis 1992 à Mazeirat, près de Guéret. Cet éleveur de 90 bovins sur près de 200 hectares a déjà déboursé 10.000 euros pour compenser le déficit, la faute aux caprices de la météo qui bouleversent le calendrier agricole. "C'est de plus en plus imprévisible. En novembre-décembre, on a été noyé par la pluie. Et après, ça s'arrête d'un seul coup. Terminé, il n'y a plus d'eau", pointe l'exploitant. En 2023, l'agriculteur avait récolté du foin jusqu'au 14 juillet ; trois ans plus tard, il a fini un mois plus tôt. Aujourd'hui, dans les prés, "l'herbe n'est même plus jaune, elle est blanche", s'inquiète-t-il. La fournaise des dernières semaines a nécessité aussi de "revoir le planning des journées pour travailler à la fraîche car, en plein après-midi, c’est impossible". Le Creusois est catégorique, il n'a "jamais connu ça" en bientôt 35 ans de métier. Il faut "vraiment aimer ou être un peu fou, surtout en ce moment", pour continuer à l'exercer, lâche-t-il. Ruisseau à sec Après quatre mois consécutifs de déficit pluviométrique, les cours d'eau sont particulièrement bas et la préfecture a placé la quasi-totalité du département en état de "crise" hydrologique. Un arrêté encadre strictement les usages de l'eau, pour les particuliers comme pour les professionnels, et les autorités en appellent à "la responsabilité de tous" pour réduire la consommation. Dans la ferme de Mazeirat, entre 15.000 et 18.000 litres sont nécessaires chaque jour pour abreuver le troupeau. "On a un champ avec un ruisseau mais il est à sec, c'est triste. On pompe donc dans la rivière Creuse et on transporte l'eau dans des baquets", explique Pascal Mareix. Cette fragilité de la ressource est liée au sous-sol. "Tout le socle limousin est touché", souligne David Ratheau, membre du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) qui a fait état, mardi, d'une dégradation générale du niveau des nappes phréatiques dans le pays. Morcelées et de faible extension, "elles peuvent ici se vidanger assez vite s'il ne pleut pas pendant des semaines, ce qui est le cas actuellement", explique l'hydrogéologue, pour qui la situation est "pire qu'en 2022". À cela s'ajoutent les canicules répétées qui dopent les besoins en eau, ces prélèvements accrus accélérant "la vidange naturelle des nappes". Un cercle vicieux: le Limousin, avec certains secteurs du Grand-Est, est particulièrement exposé, comme le montre la carte du site gouvernemental VigiEau. "Parcelles parking" Les difficultés du Groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) des Mareix sont loin d'être isolées. Partout, "plus rien ne pousse dans les prés" et "ça tape dans les stocks de foin initialement prévus pour l'hiver", constate Alexis Desarménien, conseiller herbe et fourrages à la chambre d'agriculture de la Creuse. Et ce alors que la récolte a été "bien en deçà" des espérances, avec "moins 30%, par endroits moins 50% de rendement". Ces "trous d'été", le technicien les connaît mais leur précocité l'alarme. "C'est inédit, ce n'est jamais arrivé", insiste-t-il, pessimiste pour la suite car la météo à quinze jours n'annonce ni précipitations, ni répit thermique. La chambre conseille de ménager des prairies "grillées et extrêmement stressées", voire de recourir aux "parcelles parking", où les bêtes sont bloquées et affouragées le temps que la pluie revienne. À Mazeirat, Pascal Mareix se dit "très inquiet pour les générations futures". Quand il s'est installé, il y a trois décennies, la sécheresse n'entrait pas dans l'équation de son activité, ou alors très ponctuellement. "Mais depuis une dizaine d'années, ça va très vite et il va falloir s'adapter, sinon on ne pourra plus rien produire", prévient-il.

08.07.2026 à 15:30

FRANCE24
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En République centrafricaine, la situation reste préoccupante à Am Dafok au nord-ouest du pays. Le 30 juin dernier, de violents affrontements ont opposé une nouvelle coalition armée aux forces gouvernementales appuyées par leurs alliés russes. Alors que la ville a été reprise dimanche par l’armée centrafricaine, la Minusca a fait le point sur la situation sécuritaire ce mardi.
Texte intégral (688 mots)
En République centrafricaine, la situation reste préoccupante à Am Dafok au nord-ouest du pays. Le 30 juin dernier, de violents affrontements ont opposé une nouvelle coalition armée aux forces gouvernementales appuyées par leurs alliés russes. Alors que la ville a été reprise dimanche par l’armée centrafricaine, la Minusca a fait le point sur la situation sécuritaire ce mardi.
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