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31.07.2026 à 00:35

FRANCE24
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Ces jeunes ont afflué près de la route qui longe la plage et mène vers le passage frontalier. Les forces de l'ordre à l'entrée de cette route tentaient de les repousser lorsqu'ils se rapprochaient, a rapporté le correspondant de l'AFP. Quelques heures auparavant, à environ 15 kilomètres de l'entrée de Fnideq, des journalistes de l'AFP avaient vu des centaines de personnes converger vers la ville, après des rumeurs faisant état d'une ouverture de la frontière avec Ceuta. La route était alors fortement encombrée par des véhicules transportant des jeunes, dont des mineurs, vers la ville. D'autres groupes de jeunes marchaient le long de la route avant d'emprunter des chemins secondaires afin d'éviter les barrages de la gendarmerie. Plusieurs personnes interrogées par l'AFP ont indiqué vouloir tenter de rejoindre Ceuta. Un jeune homme qui portait un sac à dos a affirmé être venu "à pied" depuis Tanger, à environ 70 kilomètres à l'ouest de Fnideq, "après avoir entendu que la frontière avait été ouverte au poste-frontière de Bab Sebta". Plusieurs centaines de personnes sont entrées illégalement jeudi dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, venant s'ajouter aux plus de 1.500 arrivées de migrants "ces derniers jours" selon les autorités régionales espagnoles. Neuf personnes sont mortes jeudi en tentant de rejoindre à la nage Ceuta depuis le Maroc, selon les autorités espagnoles. Ces événements interviennent alors que le Maroc célèbre la Fête du Trône. Le roi Mohammed VI a présidé jeudi la réception officielle traditionnelle organisée à cette occasion dans la ville de M'diq, située à une vingtaine de kilomètres de Fnideq. Aucune déclaration officielle n'a jusqu'ici été publiée par les autorités marocaines. Contactée par l'AFP, la police n'a pas réagi dans l'immédiat. Mais une source officielle marocaine a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que les autorités des deux pays avaient échangé sur le sujet. "Les deux pays ont convenu de renforcer la coordination et les efforts pour faire face à ces flux, et se sont engagés à revoir et à mettre en œuvre des mesures pour le rapatriement, dans les plus brefs délais, de toutes les personnes ayant pénétré illégalement à Sebta" (Ceuta), a-t-elle précisé.

31.07.2026 à 00:29

FRANCE24
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Le coût de la vie reste l'une des principales inquiétudes des foyers américains après la pandémie et ses conséquences sur l'inflation. Dans un pays où la voiture est souvent le seul moyen de transport, toute hausse des carburants affecte le moral des habitants, ce qui inquiète le président Donald Trump à quelques mois des élections législatives de mi-mandat. L'offensive des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran fin février, et ses conséquences dans la région, a fortement perturbé voire totalement bloqué la circulation dans le stratégique détroit d'Ormuz. En temps normal, environ 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite. Ces difficultés d'approvisionnement ont fait bondir les cours du pétrole et du gaz et, par effet de dominos, les recettes des groupes pétroliers au deuxième trimestre. Le géant britannique Shell a annoncé jeudi un triplement de son bénéfice net, tandis que celui de l'Italien Eni a quintuplé et celui du Français TotalEnergies a doublé. Selon le consensus de Factset, ExxonMobil devrait annoncer avant l'ouverture de Wall Street un doublement du sien et Chevron un quadruplement. Yo-yo des prix Il y a fort à parier que, comme souvent, cela va susciter maintes critiques politiques. Même le président Trump, pourtant fervent défenseur des énergies fossiles, a demandé en juin à son ministère de la Justice d'enquêter sur d'éventuels "gonflements excessifs" par les industriels. "Les prix des carburants feraient bien de commencer à baisser beaucoup plus rapidement que ce que je vois", avait-il posté le 24 juin sur les réseaux sociaux, quand un cessez-le-feu au Moyen-Orient avait fait chuter les cours. Mais différents rebondissements n'ont fait que souffler le chaud et le froid, entraînant un yo-yo imprévisible sur les marchés et dans les stations-services. Aux Etats-Unis, l'essence est repassée au-dessus du seuil symbolique des 4 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne, soit environ 30% de plus qu'un an plus tôt, selon l'Association automobile américaine (AAA). Ceci à un moment où les sondages montrent un Donald Trump de plus en plus vulnérable sur les questions de pouvoir d'achat. Il s'est arrogé le mérite de la baisse, annoncée le 6 juillet par le mastodonte des hypermarchés Walmart, de plusieurs produits de base comme le maïs frais, les chips et le boeuf haché. Des ONG, telles Oxfam, ont de nouveau critiqué récemment les investissements dans les énergies fossiles quand des feux d'ampleur embrasent le Canada et l'Europe, illustrant l'urgence de lutter contre le changement climatique. L'ONG soutient la création d'un impôt sur les bénéfices des plus grandes entreprises du secteur, estimant qu'il pourrait rapporter jusqu'à 400 milliards de dollars dans le monde dès la première année. Promesse de forages L'explosion des résultats des groupes pétro-gaziers découle directement du bond des cours dû à la fermeture du détroit, asséchant les approvisionnements et nécessitant de puiser dans les réserves, ce qui a drastiquement stimulé les activités de raffinage et leurs marges. Mais le conflit a également affecté la production et, parfois même, endommagé des infrastructures cruciales qui vont prendre pour certaines plusieurs années avant une remise en service. C'est le cas notamment d'ExxonMobil dont la production au Qatar et dans les Emirats arabes unis a baissé à cause de dégâts causés par des attaques iraniennes. Reste que, dans un document boursier déposé le 7 juillet, ExxonMobil a quantifié la hausse de son bénéfice net trimestriel liée au bond du pétrole brut dans une fourchette de 3,5 et 3,9 milliards de dollars. Pour tenter de résorber les risques géopolitiques sur l'approvisionnement, les patrons d'ExxonMobil, Darren Woods, et de Chevron, Mike Wirth, ont insisté par le passé sur la multiplication des forages aux Etats-Unis, en particulier dans le bassin permien qui regorge de pétrole et de gaz de schiste. "La manière la plus rapide de faire baisser les prix est de faire disparaître la crise iranienne", a souligné Kenneth Medlock, un chercheur au Baker Institute de la Rice University à Houston (Texas). "La majorité de la population comprend ce qu'il est en train de se passer", a-t-il poursuivi. "Les groupes pétroliers ne peuvent rien y faire".

31.07.2026 à 00:27

FRANCE24
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Malgré des coûts d'approvisionnement en très forte hausse, sa marge brute dépasse même les 50%, gonflée par des remboursements de droits de douane imposés l'an dernier par Donald Trump et finalement invalidés par la Cour suprême américaine en février. Le titre du groupe, devenu en juillet la première capitalisation mondiale devant Nvidia, perdait toutefois environ 6,5% dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, après l'annonce d'une croissance attendue de 9 à 11% seulement pour le trimestre en cours. Les contraintes d'approvisionnement vont "augmenter significativement" et toucher l'iPhone, le Mac et l'iPad, a prévenu le directeur financier Kevan Parekh, au moment même où le groupe lancera sa nouvelle génération de smartphones, attendue en septembre. Cette sanction contraste avec la santé de l'entreprise, qui affiche des records pour un trimestre de printemps: chiffre d'affaires, bénéfice, flux de trésorerie. "Même en excluant l'effet des remboursements de droits de douane", a souligné M. Parekh. Le bénéfice net du trimestre s'affiche à 29,79 milliards de dollars, plus de 2 milliards au-dessus des attentes, grâce notamment aux remboursements de droits de douane, que Tim Cook a promis de "réinvestir" aux Etats-Unis, où Apple s'est engagé l'an dernier à dépenser 600 milliards de dollars sur quatre ans. Sans cet effet exceptionnel, la marge du groupe serait ressortie "au milieu de la fourchette" de ses prévisions, selon M. Parekh, signe qu'Apple résiste, pour l'instant, à l'envolée du coût des puces mémoire que Tim Cook a comparée à une "crue centennale". Fin juin, le groupe a relevé de 30 à 300 dollars les prix de ses Mac, iPad et accessoires, épargnant pour l'heure l'iPhone, sa première source de revenus. -"Optimiste"- Interrogé sur l'effet de ces hausses sur la demande, Tim Cook a jugé qu'il était "trop tôt pour en tirer une conclusion définitive", le temps que les circuits de distribution, qui disposent de stocks, et les consommateurs "s'ajustent". Les ventes de Mac ont toutefois bondi de 29% sur un an, à 10,35 milliards de dollars, tandis que les services (App Store, Apple Music, iCloud), l'autre moteur de la croissance, ont ralenti (+12% contre +16% au trimestre précédent) et que l'iPad recule de 6%. "Ces résultats et ces records confortent le positionnement d'Apple comme un acteur technologique dominant, avec une stratégie d'IA économe en investissements", a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer. Longtemps critiqué pour son retard dans l'IA générative, Apple a été ces derniers mois récompensé par Wall Street pour avoir résisté aux investissements massifs de ses rivaux dans les centres de données, dont les dépenses inquiètent certains. Jeudi, l'action Meta a chuté d'environ 9% après ses résultats. Apple, lui, investit ailleurs: ses dépenses de recherche et développement bondissent de 32%, et le groupe met en avant l'adoption de ses machines pour l'IA en entreprise, citant notamment le Crédit Agricole, qui utilise des MacBook Pro pour automatiser des tâches réglementaires. Le pari d'Apple est "que la distribution l'emporte sur le développement de modèles d'IA", grâce à sa "gigantesque base installée" d'appareils à travers le monde, estime Jacob Bourne. "Apple a créé le meilleur matériel au monde pour faire l'expérience de l'IA", s'est d'ailleurs félicité Tim Cook, en s'adressant une dernière fois aux investisseurs. En quinze ans à la tête du groupe, M. Cook aura vu la valorisation boursière d'Apple multipliée par environ quatorze, de 350 milliards de dollars à son arrivée, en août 2011, à près de 5.000 milliards aujourd'hui. Tim Cook cédera les commandes le 1er septembre à John Ternus, ingénieur de formation, et deviendra lui-même président du conseil d'administration. "Il n'y a pas de meilleure personne pour prendre la barre de l'entreprise", l'a adoubé Tim Cook, avant de conclure : "je n'ai sincèrement jamais été aussi optimiste."
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