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07.05.2026 à 09:43

Le Premier ministre des Îles Salomon destitué par les parlementaires

FRANCE24
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Les Îles Salomon, à 2.000 km à l'est de l'Australie, sont considérées comme l'un des partenaires et soutiens les plus proches de Pékin dans le Pacifique Sud ces dernières années, et les changements de dirigeant dans cet archipel à l'emplacement stratégique sont suivis de près par les diplomates occidentaux. Des dispositions doivent être prises en vue de l'élection d'un nouveau Premier ministre, après que Jeremiah Manele a été destitué par 26 voix contre 22. Il avait été élu en 2024 par une coalition de partis qui a ensuite formé le gouvernement, dépourvu de majorité claire. Son gouvernement d'union nationale était dans l'impasse depuis mars, après des démissions de ministres en cascade et le départ de deux partenaires de coalition. L'ancien ministre des Affaires étrangères Peter Agovaka, qui a quitté le gouvernement en mars et est grand favori pour devenir le prochain Premier ministre, a accusé devant le parlement M. Manele de n'avoir pas su gérer "un groupe de personnes qui se servent dans les caisses", estimant que des ministres avaient accordé des faveurs à des proches du monde des affaires. Selon M. Agovaka, l'absence de rapports d'audit concernant l'argent public dépensé pour accueillir les Jeux du Pacifique 2024 et un sommet régional l'an dernier démontre un manque de transparence. En mars, le Fonds monétaire international (FMI) s'était dit préoccupé par l'absence de rapports d'audit et avait pointé la nécessité de réformes anticorruption. Jeremiah Manele a assuré découvrir ces accusations et s'est dit "profondément déçu de n'avoir pas eu le temps de préparer une réponse". Les Îles Salomon, 850.000 habitants, reçoivent des aides considérables de Canberra et de Pékin. Leur dette envers la Chine pour des projets d'infrastructures a doublé l'an dernier, selon les documents budgétaires.

07.05.2026 à 09:25

79e Festival de Cannes: les 22 films en compétition

FRANCE24
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- "Autofiction", de Pedro Almodovar (1h52). Septième sélection pour le cinéaste espagnol avec un film sur l'angoisse de la page blanche et les dangers de l'autofiction. - "Histoires Parallèles", de Asghar Farhadi (2h20). Interdit de tourner en Iran, le cinéaste a réuni une constellation de stars françaises (Vincent Cassel, Isabelle Huppert, Pierre Niney...) pour raconter plusieurs destins croisés. - "La Vie d'une femme", de Charline Bourgeois-Tacquet (1h38). Léa Drucker incarne une chirurgienne cheffe de service à la vie bien remplie, dont le quotidien va basculer avec la rencontre d'une romancière. - "La Bola Negra", de Javier Calvo et Javier Ambrossi (2h35). Le destin de trois gays à trois époques différentes en Espagne, avec Glenn Close et Penelope Cruz, par les auteurs de la série "La Mesias". - "Coward", de Lukas Dhont (2h00). Film sur la Première Guerre mondiale tourné dans une image inspirée des photographies en couleur de l'époque. - "L'Aventure rêvée", de Valeska Grisebach (2h47). L'histoire d'une femme habitant la région frontalière entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie et qui va glisser dans un monde trouble et dangereux. - "Soudain", de Ryusuke Hamaguchi (3h16). Après le succès mondial de "Drive My Car", le cinéaste japonais revient avec un film tourné en France avec Virginie Efira en directrice de maison de retraite qui se lie d'amitié avec une metteuse en scène japonaise. - "L'Inconnue", de Arthur Harari (2h19). Le scénariste de la Palme d'or 2023 "Anatomie d'une chute" adapte la bande dessinée écrite avec son frère, sur un homme qui se réveille dans la peau d'une mystérieuse inconnue. Avec Léa Seydoux et Niels Schneider. - "Garance", de Jeanne Herry (2h00). La cinéaste met en scène Adèle Exarchopoulos en jeune actrice alcoolique dont l'existence s'apparente à un grand chaos festif et destructeur. - "Sheep in the Box", de Hirokazu Kore-eda (2h06). Palme d'or en 2018 pour "Une affaire de famille", le réalisateur japonais présente cette fois-ci un film sur un couple accueillant un robot humanoïde identique à leur fils décédé. - "Hope", de Na Hong-jin (2h40). Avec Michael Fassbender et Alicia Vikander, un film de genre sur une ville portuaire confrontée à des évènements inexpliqués. - "Quelques jours à Nagi", de Koji Fukada (1h50). Un long-métrage sur le Japon rural et la rencontre entre deux âmes solitaires. - "Gentle Monster", de Marie Kreutzer (1h56). La réalisatrice autrichienne met en scène Léa Seydoux confrontée à la révélation soudaine d'une facette monstrueuse de son mari. - "Notre salut", d'Emmanuel Marre (2h35). Le réalisateur raconte l'histoire d'un de ses aïeuls, qui tenta de se faire une place dans les rouages du régime collaborationniste de Vichy. - "Fjord", de Cristian Mungiu (2h26). Palme d'or 2007 pour "Quatre mois, trois semaines et deux jours", le cinéaste roumain tourne cette fois-ci une histoire en Norvège avec Renate Reinsve sur l'apparition d'un conflit entre deux familles dans un village reculé. - "Histoires de la nuit", de Léa Mysius (1h54). L'adaptation du roman de Laurent Mauvignier avec Bastien Bouillon, Monica Bellucci et Hafsia Herzi. - "Moulin", de Laszlo Nemes (2h10). Le réalisateur du remarqué "Fils de Saul" revient à Cannes avec un biopic sur la vie du résistant Jean Moulin, incarné par Gilles Lellouche. - "Fatherland", de Pawel Pawlikowski (1h22). Le metteur en scène polonais présente un film en noir et blanc sur le retour de l'écrivain Thomas Mann en Allemagne en 1949, 16 ans après avoir fui le nazisme. - "The Man I Love", de Ira Sachs (1h35). Un metteur en scène de renom à New York à la fin des années 1980 vit ses derniers instants alors qu'il est atteint du sida. Avec Rami Malek, oscarisé pour son rôle de Freddie Mercury dans "Bohemian Rhapsody". - "L'être aimé", de Rodrigo Sorogoyen (2h15). Le réalisateur d'"As Bestas" et créateur de la série "Los Años Nuevos" débarque pour la première fois en compétition avec un film sur un réalisateur démiurge, incarné par Javier Bardem, qui retrouve sa fille actrice sur un tournage. - "Minotaure", de Andreï Zviaguintsev (2h15). Cinéaste russe en exil, habitué de Cannes où il a été distingué trois fois, il présente un film tourné en Lettonie sur la guerre qui percute le quotidien de la bourgeoisie russe. - "Paper Tiger", de James Gray (1h55). Ajouté à la dernière minute, ce film signe le retour au polar du réalisateur, avec Adam Driver et Scarlett Johansson.

07.05.2026 à 09:23

Comment la préhistoire a été réinventée à chaque époque

FRANCE24
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Dans une exposition gratuite au Collège de France à Paris, dont Jean-Jacques Hublin est le maître d'oeuvre en tant que titulaire de la chaire de paléoanthropologie, le chercheur montre les diverses représentations de la préhistoire qui ont modelé le travail scientifique et le regard du grand public. +L'homme des cavernes+, dénommé ainsi car de nombreux objets ont été retrouvés dans des grottes, s'en servait plutôt comme des lieux propices à la conservation. "Il y a constamment eu des allers-retours entre cette science en développement, très récente, et les artistes, les écrivains, la presse, qui se sont emparés du sujet", note-t-il. "Ces derniers puisaient dans la science, mais il n'y avait pas grand-chose à puiser, surtout au début", rappelle-t-il. Dès lors, imagination et utopie se sont frayés un chemin. "Ruée vers l'os" Avant l'apparition de la préhistoire, c'est le récit biblique qui prédomine, y compris chez les scientifiques. Celui donc d'un Homme apparu d'un seul coup. Le fondateur de la paléontologie, Georges "Cuvier, lui-même, émet l'hypothèse de catastrophes successives dont la dernière serait le Déluge", pour expliquer la disparition de certaines espèces. Dans ces conditions, difficile d'accepter l'idée qu'il existe un Homme avant le déluge. C'est un non-scientifique, Jacques Boucher de Perthes, directeur des douanes mais membre curieux de la société savante d'Abbeville qui, le premier, en 1840, va associer des outils de pierre taillés par l'Homme à des ossements d'animaux disparus: voici l'apparition d'une humanité antédiluvienne. Ses découvertes servent de base à la publication d'un article par deux scientifiques britanniques John Evans et Joseph Prestwich, en 1859, acte de naissance de la préhistoire. A partir de ce moment, "c'est la ruée vers l'os", avec la multiplication de fouilles où l'on découvre et où l'on détruit énormément de choses. La préhistoire devient rapidement un objet de fantasme, tour à tour paradis perdu ou enfer d'une brutalité inouïe. "Il faut comprendre que pour les gens de l'époque, c'est un peu comme s'il y avait une soucoupe volante qui avait atterri place de la Concorde. C'est un monde complètement insoupçonné qui se révèle non seulement au milieu scientifique, mais au public", souligne le chercheur. La difficulté vient du fait que si les silex ou les pierres bifaces sont retrouvés, ce n'est pas le cas des restes des hommes et des femmes de ces époques. Pour les représenter, les peintres, notamment Fernand Cormon et Paul Jamin, font ainsi appel à des modèles classiques, qu'ils déclinent en êtres préhistoriques. Le problème Néandertal Au XXe siècle, la découverte de fossiles d'hominines va changer la donne, notamment celle de Lucy l'Australopithèque en 1974, qui fait remonter la bipédie à 3,2 millions d'années. "Pour autant, on imaginait encore une évolution linéaire. Mais si Lucy entrait dans la pièce, tout le monde chercherait la sortie de secours, car Lucy ressemble plus à un chimpanzé des steppes qu'à une gracieuse jeune fille", explique Jean-Jacques Hublin. Néandertal, en particulier, pose problème: est-il un proche parent ou est-il au contraire très éloigné de nous ? L'exposition montre le large panel de ses représentations, qui vont d'un visage quasiment humain à un singe debout à l'air très agressif, armé d'une massue. "Chaque époque a inventé sa propre préhistoire", conclut le chercheur, qui a également dirigé deux ouvrages sur ce thème, publiés par le Collège de France: l'un pour les enfants "J'ai rêvé de préhistoire" (co-édité par les Editions Courtes et Longues), l'autre pour les adultes curieux "Préhistoire, entre utopie et réalité".
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