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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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12.08.2026 à 12:41

FRANCE24
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"La politique en matière de vaccination doit reposer sur un examen rigoureux, indépendant et transparent des meilleures données scientifiques disponibles, et non sur des influences politiques", a averti le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X. Le président américain, qui a fait sortir son pays de l'OMS, a signé lundi un décret contenant de nouvelles recommandations en matière de vaccins, appelant à espacer leur administration aux enfants, et il a évoqué à plusieurs reprises l'autisme en présentant le texte. "L'OMS s'inquiète du fait que les récents changements apportés à la politique en matière de vaccination aux Etats-Unis ne sont pas alignés sur les données probantes scientifiques accumulées depuis des décennies", a assuré M. Tedros. Ces données "indiquent les périodes où les enfants sont les plus vulnérables aux maladies, les moments où les vaccins offrent la meilleure protection, le nombre de doses nécessaires ainsi que les vaccins pouvant être administrés simultanément en toute sécurité", a-t-il expliqué, soulignant qu'elles font l'objet d'un examen continu à mesure que de nouvelles informations sont recueillies dans le monde entier. "Les preuves actuelles sont sans équivoque : les vaccins – y compris le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole NDLR) – sont sûrs et ne causent pas l'autisme", a-t-il indiqué, l'OMS ayant déjà souligné à plusieurs reprises l'absence de lien entre la vaccination et ce trouble neuro-développemental. Le chef de l'OMS alerte également sur le fait que "retarder la vaccination ou espacer inutilement les doses ne rend pas la vaccination plus sûre et peut laisser les enfants sans protection". "Eviter des maladies mortelles" La recherche médicale n'a jamais établi de liens entre autisme et vaccinations, mais le président américain comme son ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr continuent de suggérer qu'il pourrait y en avoir un. Connu pour ses positions antivaccins, Robert Kennedy Jr a initié depuis sa nomination comme ministre de la Santé un large réexamen des vaccins, dont certains utilisés depuis des décennies, remanié le calendrier des vaccinations pédiatriques et coupé des financements au développement de nouveaux vaccins, autant de mesures vivement condamnées par la communauté médicale et scientifique. La justice américaine avait suspendu plus tôt dans l'année la refonte de la politique vaccinale américaine qu'il avait initiée. Le décret signé lundi par Donald Trump recommande de dissocier en particulier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, au lieu de les administrer en une injection. Le gouvernement fédéral, n'ayant pas l'autorité pour prendre directement des décisions en matière de vaccins, se contente de conseiller aux Etats américains de revoir les vaccins obligatoires pour fréquenter des établissements scolaires. Ce décret signé lundi arrive au moment où des millions d'enfants feront leur retour sur les bancs des écoles du pays, qui connaît sa pire épidémie de rougeole depuis 35 ans. Dans son message publié sur X, le chef de l'OMS a également rassuré les familles : "Chaque parent souhaite assurer la sécurité de ses enfants et les vaccins comptent parmi les outils les plus puissants pour y parvenir, en permettant d'éviter des maladies mortelles".

12.08.2026 à 12:19

FRANCE24
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Le Japon va en effet à contre-courant d'une tendance mondiale en considérant le "maquillage permanent" comme relevant du domaine des professionnels de santé et multipliant les menaces de poursuites pénales contre ceux qui exercent, à l'image de cet habitant d'Okinawa âgé de 44 ans. Les acteurs du secteur assurent que leur activité, qu'il s'agisse de recréer l'illusion d'une chevelure, de redessiner des sourcils ou de teinter les lèvres, également dans le collimateur des autorités, est avant tout une démarche artistique pour tatoueurs et coiffeurs. Mais dans un pays où les tatouages ont longtemps été associés aux gangsters, les yakuzas, les protocoles de sécurité et d'hygiène de ces spécialistes du tatouage cosmétique ne suffisent pas à dissiper le scepticisme. "C'est un mystère total pour moi qu'ils continuent d'affirmer que cela constitue un acte médical", explique Remy, son nom professionnel. Cette procédure, connue sous le nom de micropigmentation du cuir chevelu (SMP), est "à peine invasive" et "tellement indolore que les clients s'endorment parfois", tout en exigeant un réel talent esthétique, fait valoir Remy. Et cela va au-delà de l'esthétisme: une soudaine poussée d'alopécie, le terme médical désignant la calvitie, avait autrefois plongé Koki Hatanaka, 28 ans, dans le désespoir. "Je ne voulais même plus sortir", confie à l'AFP ce client, dont le crâne donne désormais l'impression d'une coupe très courte rasée. "Si je n'avais pas fait cela, je n'aurais jamais eu le courage d'engager la conversation avec des inconnus", reconnaît-il. Le risque des aiguilles Au Japon, un arrêt de 2020 de la Cour suprême considère que le tatouage décoratif traditionnel ne constitue pas un acte médical. Mais il exclut la SMP, qui "implique historiquement les médecins", explique à l'AFP une responsable du ministère de la Santé. L'utilisation d'aiguilles en fait une "pratique suffisamment risquée pour pouvoir nuire au corps si elle est réalisée sans expertise médicale", ajoute-t-elle. Les sanctions peuvent aller jusqu'à "l'arrestation", explique à l'AFP Akihiro Saotome, spécialiste du droit de la santé, ce qui a "un effet dissuasif important". Dans la réalité pourtant, de nombreux tatoueurs cosmétiques sans qualification médicale continuent d'exercer ouvertement, et une convention a même été organisée en juillet à Okinawa. Des dizaines de spécialistes de la beauté, venus notamment de Corée du Sud, du Vietnam et de Suède, y ont tatoué des cuirs chevelus, des sourcils et des lèvres. "Je ne fais rien dont je devrais avoir honte", déclare à l'AFP Tatsuki Miyahira, tatoueur à Okinawa qui propose également la SMP dans son studio sans autorisation médicale. Des clients inquiets Après une loi de 2025 dépénalisant la pratique en Corée du Sud, le Japon se retrouve le seul pays où le "maquillage permanent" pratiqué par des non-professionnels de santé est passible de sanctions. "Pourquoi n'y a-t-il qu'au Japon ?", s'interroge Michiko Shinmasu, 50 ans, coiffeuse qui exerce aussi comme tatoueuse de sourcils. L'absence de reconnaissance légale "donne à mes clients l'impression de faire quelque chose de mal", regrette-t-elle. Certains estiment que la relation complexe du Japon avec les tatouages, autrefois gravés sur les criminels et adoptés par les membres de la mafia, alimente la méfiance envers cette pratique. Aujourd'hui encore, les tatouages sont souvent interdits dans les lieux publics comme les sources thermales. "Cette image négative déborde aujourd'hui et influence la façon dont la SMP est perçue", affirme à l'AFP Yasuaki Sameshima, 41 ans, entrepreneur dans le secteur de la SMP. Tout en rejetant le contrôle médical de sa profession, Remy milite plutôt pour l'instauration d'une licence et d'une formation obligatoire. "Chaque pays possède une forme d'autorisation spécifique pour pratiquer le tatouage, mais le Japon n'en a pas créé", souligne Remy. "Je pense que c'est la meilleure façon de protéger les clients et de s'assurer que les tatouages sont réalisés dans de bonnes conditions d'hygiène."

12.08.2026 à 12:15

FRANCE 24
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En débat depuis des années, la loi d'amnistie générale a été adoptée mercredi par le Parlement libanais. Celle-ci doit notamment réduire la durée de certaines peines, profitant à des milliers de prisonniers et personnes recherchées par la justice.
Texte intégral (676 mots)
En débat depuis des années, la loi d'amnistie générale a été adoptée mercredi par le Parlement libanais. Celle-ci doit notamment réduire la durée de certaines peines, profitant à des milliers de prisonniers et personnes recherchées par la justice.
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