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22.06.2026 à 21:31

FRANCE24
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Loin de rendre les armes, ces derniers entendent défendre tout au long de la semaine plusieurs centaines d'amendements, contre ce qu'ils considèrent comme une "rupture anthropologique". Le gouvernement a annoncé qu'il donnerait le "dernier mot" à la chambre basse le 15 juillet, à l'issue de la nouvelle lecture dans les deux chambres. Le texte a déjà été approuvé largement à l'Assemblée en mai 2025 (305 voix contre 199) et en février dernier (299 voix contre 226). Le Sénat, dominé par la droite et le centre, l'a lui rejeté à deux reprises, après des débats chaotiques, et devrait le faire une troisième fois quand le texte y reviendra, à partir du 7 juillet. Promesse phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, la proposition de loi crée un droit à l'aide à mourir accessible sous conditions à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. "La France est à l'aube d'une évolution sociétale majeure", a salué dans Le Parisien lundi le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, invitant à regarder "attentivement le texte voté cette semaine, car ce sera probablement celui qui sera soumis à un vote définitif". En effet, en lecture définitive, les députés ne pourront plus déposer leurs propres amendements. 1.800 amendements L'objectif affiché par le gouvernement et les responsables du texte est de conserver les équilibres précédemment votés, jugés satisfaisants par le nouveau rapporteur général Philippe Vigier (MoDem). Il a défendu "une réponse à des situations extrêmement particulières, exceptionnelles". Mais le groupe des députés Les Républicains, majoritairement opposé, a signé à lui seul plus de 500 des quelque 1.800 amendements déposés. Un nombre global jugé "indécent" par le député LFI René Pilato. Car "pendant que nous délibérons, des patients agonisent dans des souffrances que rien n'apaise", a-t-il reproché. Le député LR Patrick Hetzel a même défendu une motion de rejet préalable, inédite dans le parcours du texte et qui aurait coupé court à l'examen. Elle a été repoussée par 139 voix contre 91. "Même lorsque l'intention invoquée est la compassion, provoquer la mort ne saurait être un acte thérapeutique", a-t-il martelé. "Rien n'est perdu", a lui lancé Vincent Trébuchet (groupe ciottiste UDR), en soulignant que mi-mars, l'Ecosse "a rejeté le projet de loi sur le suicide assisté en troisième lecture". Lundi soir, les discussions ont de nouveau notamment tourné autour de l'inscription dans le texte des mots "suicide assisté" et "euthanasie", réclamée par les opposants. "On l'a déjà eu 1.000 fois, j'ai l'impression, ce débat", a lâché avant sa réponse la co-rapporteure Brigitte Liso (Renaissance), comme un aveu face à la répétition des mêmes arguments de part et d'autre. Tiraillements Au fil des lectures, les députés ont affiné la liste des critères ouvrant le droit à l'aide à mourir et le détail de la procédure. L'un des points les plus débattus a été de savoir qui doit administrer la substance létale: alors que le texte initial prévoyait que l'auto-administration soit la règle et l'euthanasie l'exception lorsque le demandeur n'est "physiquement pas en mesure de le faire", beaucoup de députés ont souhaité lui laisser la liberté de choisir. La copie sortie de la commission des Affaires sociales le 10 juin est le reflet de ces tiraillements: un amendement écologiste a consacré ce libre choix à un endroit du texte, en contradiction avec un autre article. Les débats en séance doivent permettre de rétablir la cohérence, dans sa version initiale. Les députés ont par ailleurs supprimé en commission deux mesures jugées irritantes: le délit d'entrave, prévoyant une peine de deux ans de prison pour des personnes qui tenteraient d'empêcher l'exercice du droit à l'aide à mourir, et le délit d'incitation. Une suppression saluée par M. Panifous, qui espère que ces délits ne seront "pas réintroduits en séance". Le vote solennel sur cette troisième lecture est prévu le 30 juin.

22.06.2026 à 21:25

FRANCE24
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A la mi-journée, la ministre de la Santé Stéphanie Rist interrogée sur Ici (Radio France) a indiqué que les appels au 15 étaient en hausse "de 20 à 30% selon les régions", en rappelant que tous ces appels ne débouchaient pas forcément sur une hospitalisation, mais aussi sur de simples conseils ou bien sur l'envoi de SOS Médecins. "On reste vigilant parce qu'on sait aussi que l'effet de la canicule arrive cinq à dix jours après le début de la canicule. Cette semaine est vraiment la semaine où il faut être très prudent", a-t-elle ajouté. Ce week-end et ce lundi, "on reçoit un très grand nombre d'appels" au 15, une hausse de "30 à 40% de l'activité habituelle au niveau national", a indiqué de son côté à l'AFP le Pr Louis Soulat, chef des urgences de Rennes et membre du conseil d'administration du syndicat Samu-Urgences de France (SUDF). Mais l'organisation des Samu-SAS (service d'accès aux soins, qui associe urgentistes et médecine de ville) permet à ce stade de les gérer et de "protéger les services d'urgences" en limitant les arrivées de patients à ceux qui ont besoins de soins hospitaliers qui ne peuvent attendre, a-t-il ajouté. Lundi, les services d'urgence des hôpitaux n'enregistraient "pas d'augmentation significative des passages des plus de 75 ans", a indiqué le docteur Soulat. Mais les médecins savent que plus les jours vont passer, plus le risque de voir les patients affluer dans les services d'urgences va grandir. "Au début l'organisme encaisse", mais probablement dès mardi ou mercredi, "il y aura plus de décompensations psychiatriques, de problèmes de diabète, d'insuffisance cardiaque, d'insuffisants rénaux...", a expliqué Louis Soulat, craignant aussi la hausse des noyades. Les décompensations de maladie chroniques "vont s'accélérer en début de semaine", avait également prévenu dimanche l'urgentiste Agnès Ricard-Hibon, porte-parole de SUDF. Suivi des lits de réanimation Cela "peut toucher tout le monde": "des personnes de 50 ans, des femmes enceintes, les enfants, des personnes épileptiques, etc". Ces personnes arrivent avec "une détresse respiratoire, neurologique, de l'inconscience, des convulsions", a-t-elle décrit. Sur Ici, la ministre de la Santé a en tout cas appelé à ne pas prendre à la légère les signes de détérioration de son état de santé. "Appelez le 15 si vous ne vous sentez pas bien (...) Ne vous dites pas que vous allez surcharger le système, parce que les coups de chaud, il faut les prendre très tôt", a-t-elle dit. En Ile-de-France, où la préfecture de Paris a activé le "niveau 3" du plan canicule, l'AP-HP qui regroupe les hôpitaux publics parisiens a indiqué que ses services d'urgence étaient "organisés et mobilisés pour accueillir les patients". "Une attention particulière est portée sur toute difficulté ou arrivée massive de patients présentant des symptômes pouvant être attribués à la canicule, ainsi qu'au suivi des lits en réanimation et soins critiques", a-t-elle indiqué. Les hôpitaux parisiens mettent par ailleurs en place des mesures de limitation de la chaleur, a-t-elle indiqué: "déploiement de films teintés et de stores extérieurs sur les fenêtres, diminution du niveau d'éclairage, installation de ventilateurs, brumisateurs et climatiseurs, aération nocturne".

22.06.2026 à 21:17

FRANCE24
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Les bougies peuvent déjà être sorties avec un peu d'avance en ce 22 juin 2026, quarante ans jour pour jour après la "main de Dieu" et le "but du siècle" de l'éternel Diego Maradona, en quart contre l'Angleterre dans le Mexique voisin. Son glorieux descendant, Lionel Messi, s'est lui aussi offert un doublé pour l'histoire, dans la banlieue de Dallas au Texas: l'enfant de Rosario est désormais le seul meilleur buteur de la meilleure des compétitions. L'Autriche a offert une opposition relevée, courageuse, entre robustesse défensive et projections rapides vers l'avant. Mais elle a fini par être emportée par la furia argentine et son placide génie, porté par une marée de supporters bruyants et un collectif bâti entièrement pour lui. La boîte à magie de Messi est apparue un peu cassée, en début de rencontre, à cause de passes mal ajustées de la part du N.10, d'interventions décisives du capitaine David Alaba devant lui (19e, 32e) et, surtout, du pénalty précoce qu'il a manqué, en tirant à côté (9e). Son troisième échec en sept pénaltys tirés dans la compétition reine (hors tirs au but) aurait pu le faire gamberger, mais les champions de sa trempe sont faits d'un autre bois que le commun des mortels. Alors l'ancien dribbleur du Barça a remis son bleu de chauffe et délivré un de ces instants qui ont fait sa légende. Apnée et doublé Sur la droite du terrain, il s'est défait du marquage adverse avec son doux pied gauche, il a orienté le jeu de l'autre côté, est venu se placer à l'entrée de la surface de pour reprendre un centre à ras de terre de Facundo Medina, le défenseur de l'OM, qu'a laissé filer Thiago Almada entre ses jambes, une feinte en forme de passe décisive (38e, 1-0). Combien de fois a-t-on vu le natif de Rosario armer sa frappe du gauche, sans laisser d'espoir au gardien adverse? C'est en tout cas sur ce tir "messianesque" qu'il est devenu le seul détenteur du record de buts en Coupe du monde, avec 17 unités, une de plus que l'Allemand Miroslav Klose qu'il avait rejoint dès l'ouverture du tournoi nord-américain par la grâce d'un triplé contre l'Algérie (3-0). Le chef d'orchestre a ajouté un nouveau pion à son répertoire dans une fin de match en apnée, quand l'Autriche poussait fort pour égaliser. Il a dribblé le gardien et un défenseur, vu son tir contré mais il a surgi comme s'il avait encore 20 ans pour placer un tir puissant, en glissant, devant deux nouveaux adversaires (90+5, 2-0). Il fallait bien ces deux coups de pétard pour faire pencher la partie en faveur des champions en titre, lesquels n'ont pas outrageusement dominé les débats, ni multiplié les occasions franches. Le gardien honni des supporters français, Emiliano Martinez, s'est déployé pour écarter un coup franc direct de Marcel Sabitzer (55e), sans être par ailleurs très sollicité. Medina a écarté le danger entre deux attaquants menaçants (81e), aussi, et le AT&T stadium garni de 70.649 spectateurs s'est arrêté de respirer sur une tête de Patrick Wimmer (90e+3). Deux minutes après, Messi a frappé et tout était oublié. Il est sorti de la pelouse acclamé par ses fans, comme souvent, comme toujours.
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