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25.07.2026 à 20:51

FRANCE24
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"Je peux être plus calme, plus souriant, plus tranquille et modéré, mais ici coule le sang de Bolsonaro!", a-t-il lancé en se tapotant le bras. Selon lui, le Brésil "peut faire de grands pas vers une dictature" si le champion de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva décroche un quatrième mandat non consécutif. Avec le président ultralibéral argentin Javier Milei en invité vedette, le Parti libéral (PL), principale formation conservatrice du Brésil, a tenu devant un millier de personnes, dans la mégalopole Sao Paulo, sa convention pour mettre sur orbite le sénateur Bolsonaro, 45 ans. Il avait été adoubé par son père après l'incarcération de ce dernier en 2025. La campagne qui s'ouvre est d'ores et déjà placée sous le signe du président américain Donald Trump, allié de la famille Bolsonaro, qui vient d'infliger deux vagues de droits de douane punitifs au Brésil pour de présumées pratiques commerciales déloyales. Référence d'une droite en pleine ascension en Amérique latine, Javier Milei a mis en garde contre "le risque Lula" en octobre, dans un discours enflammé où il a affirmé que le Brésil doit sortir de "sa soumission au gauchiste". "On aimerait que notre candidat soit Jair Bolsonaro, mais aujourd'hui Flavio est l'option la plus judicieuse", dit à l'AFP Fernando Moeno, policier militaire retraité de 50 ans venu assister à l'événement. Flavio Bolsonaro a pleuré en évoquant son père, qui est apparu dans une vidéo réalisée par intelligence artificielle. La justice lui interdit de s'exprimer publiquement depuis qu'il purge sa peine de 27 ans de prison en résidence surveillée. Souvent vêtus du maillot de l'équipe brésilienne de foot, adopté comme symbole par les bolsonaristes, les sympathisants ont crié à plusieurs reprises "Lula voleur!", au milieu des tambours et des drapeaux dans un hangar attenant au stade du Pacaembu. Après un bon démarrage qui l'avait placé au coude-à-coude avec son rival, le fils aîné de Jair Bolsonaro a perdu de son élan ces dernières semaines. Selon une enquête publiée vendredi par l'institut Datafolha, Lula obtient 48% d'intentions de vote, et lui 43%. "Petite jalousie" La mauvaise passe a commencé lorsque le site Intercept Brasil a révélé en mai un message audio que Flavio Bolsonaro avait envoyé à Daniel Vorcaro, banquier arrêté depuis pour une vaste fraude financière, afin de lui demander de l'argent pour financer un film sur son père. Flavio Bolsonaro a récusé toute malversation et toute "intimité" avec le banquier. Un autre front s'est ouvert au sein même de sa famille en juin, lorsque sa belle-mère Michelle Bolsonaro s'est plainte sur les réseaux sociaux d'une "humiliation" qu'il lui aurait fait subir lors d'une conversation téléphonique. L'ex-première dame est essentielle au camp conservateur pour attirer les électrices et le puissant courant évangélique. Jeudi, après des excuses de son beau-fils, Michelle Bolsonaro lui a, dans une chorégraphie parfaitement huilée, accordé son pardon, scellant une réconciliation. "Ca arrive dans n'importe quelle famille, le pouvoir de Michelle a beaucoup grandi et cela a provoqué une petite jalousie naturelle", estime Maria de Almeida, retraitée de 63 ans. Absente samedi, Michelle Bolsonaro a apporté son soutien à Flavio Bolsonaro dans une vidéo, de même que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. "Traître" Donald Trump complique aussi la donne pour le prétendant de droite. Se campant en défenseur de la "souveraineté" brésilienne, Lula accuse Flavio Bolsonaro d'être un "traître" qui soutient la guerre commerciale lancée par Washington contre Brasilia. Les nouveaux droits de douane américains imposés sur des produits brésiliens surviennent après une première surtaxe en 2025 infligée en représailles au procès de Bolsonaro père. Cette sanction commerciale initiale, poussée par un frère de Flavio Bolsonaro, Eduardo, a été en partie annulée après un bref rapprochement entre Lula et son homologue américain. Récemment, Flavio Bolsonaro avait demandé à l'administration Trump de renoncer à de nouveaux droits de douane, afin que Lula ne tire pas profit politiquement des pressions américaines. En vain.

25.07.2026 à 20:29

FRANCE24
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Comme quelque 200 autres personnes, elle a trouvé refuge dans ce vaste gymnase de Villaviciosa de Odón, à 30 km de chez elle, dans la banlieue de la capitale. Même à plusieurs dizaines de kilomètres du brasier qui ravage la campagne madrilène, le ciel restait voilé samedi matin et le monastère historique d'El Escorial, important lieu touristique du pays, était nimbé d'une brume grisâtre. L'incendie a "dépassé toutes les limites possibles et imaginables", constate Mar Nicolás, maire de la petite ville voisine de Brunete, qui accueille une centaine de personnes évacuées. "La priorité" est "de sauver des vies", souligne-t-elle, mais l'édile ne cache pas son inquiétude face à "l'immense catastrophe naturelle que tout cela est en train de provoquer". Dans le gymnase de Villaviciosa de Odón, des bénévoles tentent d'occuper des enfants avec des jeux et des coloriages, et d'autres distribuent des repas, après une nuit passée sur les lits de camp. Les bénévoles "s'occupent bien de nous, on nous a donné des couvertures, de quoi nous doucher", détaille Elvira Menéndez. "J'ai 80 ans et je n'ai jamais vu ça!", s'exclame-t-elle, avant de confier avoir eu très peur de voir brûler toute sa "vie". Samedi, le feu avait déjà ravagé plus de 25.000 hectares, et 60.000 personnes ont dû être évacuées, selon le ministère de l'Intérieur. Victoria Hurtado, auxiliaire de vie de 61 ans, a elle aussi dû fuir Chapinería, avec le vieil homme malade dont elle s'occupe au quotidien. Tous deux n'ont eu le temps que de prendre un petit sac chacun, contenant quelques vêtements et des médicaments. "Ils nous ont accueillis à bras ouverts" dit-elle à l'AFP, inquiète toutefois de ne pas savoir quand elle pourra rentrer chez elle. Mais elle reste optimiste pour les prochains jours "car les pompiers travaillent nuit et jour pour éteindre le feu". Des brebis et des moutons Ces violents incendies, qui ravagent la France et l'Espagne, sont la conséquence de forêts et végétations rendues plus inflammables par la sécheresse et les vagues de chaleur exceptionnelles qui se sont succédé depuis juin en Europe de l'Ouest. Antonio-Luis Rodriguez a passé la nuit dans le gymnase de Villaviciosa de Odón avec son fils. Parti avec seulement les vêtements qu'il portait, il est rongé d'inquiétude pour sa chienne restée dans la ferme qu'il possède en bordure du village de San Martín de Valdeiglesias, lui aussi évacué. "Très affecté" par le drame et encore sous le choc, cet homme de 48 ans ne mâche pas ses mots contre les autorités, qui n'ont selon lui pas suffisamment débroussaillé la campagne environnante. "Il a beaucoup plu cet hiver, les pâturages étaient très hauts", explique Antonio-Luis. Il regrette aussi que de nombreuses exploitations agricoles soient à l'abandon en Espagne. Résultat, les champs en friche sont "un état déplorable et au moindre truc qui brûle, ça prend comme une traînée de poudre". Lui avait mis des brebis dans ses champs "quand les herbes étaient hautes" pour qu'elles nettoient la végétation. Grâce à l'action des animaux, il pense que sa ferme est encore debout mais sait que "les parcelles tout autour ont été carbonisées". Il en est convaincu, laisser plus de troupeaux de chèvres et moutons dans les montagnes "aiderait vraiment beaucoup" à maîtriser les incendies.

25.07.2026 à 20:19

FRANCE24
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Le champion du monde en titre avait arraché le meilleur temps sur le gong en devançant Hamilton de seulement 12 millièmes de seconde, au grand dam du public hongrois, majoritairement en faveur du pilote Ferrari. "Je suis très très content d'être de retour devant. Les Ferrari ont été très rapides et ça a été très serré. J'étais en confiance toute la journée, on a fait du bon boulot et la voiture a bien répondu. Je suis ravi pour l'équipe", a déclaré Norris, qui a décroché la 17e pole position de sa carrière. L'Anglais, qui avait déjà décroché la pole de la course sprint à Miami début mai, avait dominé la troisième séance d'essais libres samedi midi, laissant entrevoir la possibilité d'une surprise au Hungaroring, où Ferrari semblait pourtant mieux armé que ses adversaires. Hamilton est en outre dans son jardin sur ce tracé où il a remporté neuf Grands Prix et décroché huit de ses 104 pole positions, dont la dernière il y a trois ans déjà. "Je me sentais costaud mais pour une raison que j'ignore, nous somme sortis des stands en premier en Q3 et ce n'était pas un bon choix car Charles et moi n'avions pas d'adhérence. Nous étions les plus rapides des qualifications mais la pole nous a échappé", a déploré Hamilton, mécontent de la stratégie de la Scuderia. La déception du septuple champion du monde s'est ensuite transformée en douche froide quand il a été sanctionné par les commissaires pour avoir gêné Oscar Piastri (McLaren) durant la Q3. Il s'élancera finalement au cinquième rang, juste derrière Max Verstappen (Red Bull/4e)... et l'Australien (3e). Antonelli malchanceux Bien malgré lui, le Néerlandais a fortement pénalisé le malchanceux Antonelli, initialement quatrième sur la grille. "Mad Max" est en effet parti en tête-à-queue au dernier virage juste devant le jeune Italien, qui était alors bien parti pour décrocher sa place en première ligne. L'addition est devenue encore plus salée pour le leader du championnat, qui n'a pas ralenti suffisamment lors du drapeau jaune brandi après l'erreur de Verstappen selon les commissaires, qui l'ont également pénalisé. Antonelli recule donc à la septième place sur la grille, juste derrière son coéquipier britannique George Russell, encore en difficulté ce week-end mais grand bénéficiaire de la pénalité infligée à son voisin de garage. Mercedes, qui ne s'élancera pas en tête d'un Grand Prix pour la première fois de la saison, aura désormais bien du mal à s'imposer au Hungaroring, un tracé où il est difficile de doubler et où la victoire devrait se jouer entre les McLaren et Leclerc. Alors que le Français Isack Hadjar (Red Bull) partira au huitième rang, ses compatriotes Pierre Gasly (Alpine) et Esteban Ocon (Haas) ont dû se contenter respectivement des 12e et 15e chronos, mais avec la satisfaction d'avoir chacun devancé leur coéquipier. Aston Martin, qui fondait beaucoup d'espoirs sur les nouveautés aérodynamiques introduites sur ses voitures en Hongrie, a retrouvé un peu le sourire puisque l'Espagnol Fernando Alonso a pris la 16e place en se qualifiant pour la première fois de la saison pour la Q2. Si le chemin pour retrouver les avant-postes est encore très long pour l'écurie britannique, un premier pas encourageant a été fait, en attendant un nouveau moteur lors du prochain Grand Prix aux Pays-Bas.
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