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28.08.2026 à 02:31

FRANCE 24
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Plus d'une centaine d’entreprises, dont OpenAI, Anthropic et Google, ont appelé jeudi gouvernements et entreprises à renforcer d'urgence la protection des infrastructures essentielles, face à des cyberattaques dopées par l’intelligence artificielle qu'elles prévoient "beaucoup plus répandues et sophistiquées" dans les prochains mois.
Plus d'une centaine d’entreprises, dont OpenAI, Anthropic et Google, ont appelé jeudi gouvernements et entreprises à renforcer d'urgence la protection des infrastructures essentielles, face à des cyberattaques dopées par l’intelligence artificielle qu'elles prévoient "beaucoup plus répandues et sophistiquées" dans les prochains mois.

28.08.2026 à 02:01

FRANCE24
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Lors de sa dernière actualisation, début mars, l'agence de notation saluait la solidité de l'économie française et de ses institutions, tout en pointant une dette publique élevée et un contexte politique limitant les possibilités d'assainir les finances publiques. Fitch attribue pour l'heure la note A+ à la France, soit une dette de "qualité moyenne supérieure". Cette note est assortie d'une perspective stable, ce qui signifie qu'il est peu probable - mais pas impossible - que l'agence de notation la modifie à moyen terme. A l'époque, Fitch misait sur un déficit public de 4,9% pour 2026, un chiffre proche de l'objectif du gouvernement, de 5%. Mais depuis, le ministre de l'Economie Roland Lescure a lui-même admis que cette cible serait "difficile à atteindre". En avril puis en juillet, le gouvernement a révisé à la baisse sa prévision de croissance, à 0,9%, puis 0,7%, contre 1% attendu précédemment. "Les dernières nouvelles ont été mauvaises, avec la guerre en Iran, la hausse du pétrole, qui ont affaibli la croissance", confirme l'économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco. Un constat qui fait dire à Eric Dor, directeur des études économiques à l'Ieseg que "si Fitch souhaite dégrader la note de la France, elle a des arguments pour le faire". "A tout le moins, Fitch pourrait abaisser la perspective, afin de donner une chance au gouvernement. Ce serait une manière de lui donner du temps", poursuit Eric Dor. Autre difficulté pour le gouvernement: les taux d'emprunt de l'Etat français, au plus haut depuis près de 20 ans, qui pèsent mécaniquement sur le coût de la dette. La présidentielle en ligne de mire "C'est un vrai sujet, et c'est certainement un facteur plus problématique que la guerre en Iran, qui est davantage conjoncturel", souligne Sylvain Bersinger. A un peu plus d'un mois de la présentation du dernier projet de budget du quinquennat, qu'il devra faire passer malgré l'absence de majorité au Parlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas encore fixé d'objectif de déficit pour 2027. Pour Sylvain Bersinger, ce budget n'aura pas une grande incidence sur le long terme, contrairement à l'élection présidentielle de 2027. "La question centrale, quand on évalue la dette, c'est la projection de long terme. Et tout le sujet, c'est de savoir ce qu'il sortira de l'élection présidentielle" affirme l'économiste. Or la dette publique, qui atteignait 117,5% du produit intérieur brut fin mars, selon l'Insee, alimente les débats politiques. Récemment, Jean-Luc Mélenchon a affirmé vouloir annuler une partie de la dette française, suscitant l'ire des candidats de la droite et du centre. Les deux autres grandes agences de notation doivent se prononcer sur la note française dans les mois qui viennent : Moody's le 23 octobre puis S&P Global Ratings le 27 novembre. Cette dernière a abaissé la note française à A+ à l'automne dernier, avec, comme Fitch, une perspective stable. Moody's classe toujours la dette française Aa3, c'est-à-dire en bas de la catégorie "qualité haute ou bonne".
Texte intégral (514 mots)
Lors de sa dernière actualisation, début mars, l'agence de notation saluait la solidité de l'économie française et de ses institutions, tout en pointant une dette publique élevée et un contexte politique limitant les possibilités d'assainir les finances publiques. Fitch attribue pour l'heure la note A+ à la France, soit une dette de "qualité moyenne supérieure". Cette note est assortie d'une perspective stable, ce qui signifie qu'il est peu probable - mais pas impossible - que l'agence de notation la modifie à moyen terme. A l'époque, Fitch misait sur un déficit public de 4,9% pour 2026, un chiffre proche de l'objectif du gouvernement, de 5%. Mais depuis, le ministre de l'Economie Roland Lescure a lui-même admis que cette cible serait "difficile à atteindre". En avril puis en juillet, le gouvernement a révisé à la baisse sa prévision de croissance, à 0,9%, puis 0,7%, contre 1% attendu précédemment. "Les dernières nouvelles ont été mauvaises, avec la guerre en Iran, la hausse du pétrole, qui ont affaibli la croissance", confirme l'économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco. Un constat qui fait dire à Eric Dor, directeur des études économiques à l'Ieseg que "si Fitch souhaite dégrader la note de la France, elle a des arguments pour le faire". "A tout le moins, Fitch pourrait abaisser la perspective, afin de donner une chance au gouvernement. Ce serait une manière de lui donner du temps", poursuit Eric Dor. Autre difficulté pour le gouvernement: les taux d'emprunt de l'Etat français, au plus haut depuis près de 20 ans, qui pèsent mécaniquement sur le coût de la dette. La présidentielle en ligne de mire "C'est un vrai sujet, et c'est certainement un facteur plus problématique que la guerre en Iran, qui est davantage conjoncturel", souligne Sylvain Bersinger. A un peu plus d'un mois de la présentation du dernier projet de budget du quinquennat, qu'il devra faire passer malgré l'absence de majorité au Parlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas encore fixé d'objectif de déficit pour 2027. Pour Sylvain Bersinger, ce budget n'aura pas une grande incidence sur le long terme, contrairement à l'élection présidentielle de 2027. "La question centrale, quand on évalue la dette, c'est la projection de long terme. Et tout le sujet, c'est de savoir ce qu'il sortira de l'élection présidentielle" affirme l'économiste. Or la dette publique, qui atteignait 117,5% du produit intérieur brut fin mars, selon l'Insee, alimente les débats politiques. Récemment, Jean-Luc Mélenchon a affirmé vouloir annuler une partie de la dette française, suscitant l'ire des candidats de la droite et du centre. Les deux autres grandes agences de notation doivent se prononcer sur la note française dans les mois qui viennent : Moody's le 23 octobre puis S&P Global Ratings le 27 novembre. Cette dernière a abaissé la note française à A+ à l'automne dernier, avec, comme Fitch, une perspective stable. Moody's classe toujours la dette française Aa3, c'est-à-dire en bas de la catégorie "qualité haute ou bonne".

28.08.2026 à 01:57

FRANCE24
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Tous les candidats déjà déclarés à la primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre, se croiseront à Blois pour faire campagne et capter l'attention médiatique, à huit mois d'une présidentielle dominée dans les sondages à gauche par Jean-Luc Mélenchon. Outre Raphaël Glucksmann, qui sera sur place vendredi après-midi et samedi, sont attendus les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. D'autres prétendants socialistes à l'Elysée, -mais sans passer par une primaire- seront également présents, comme le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Karim Bouamrane, et surtout l'ancien président François Hollande, annoncé vendredi en fin de journée. Celui qui ne s'est pas encore déclaré officiellement et sort un livre le 3 septembre explique dans Le Point qu'il se présentera si à la fin de l'année "la situation l'exige", et qu'il a "la conviction (...) qu'un rassemblement est possible" sous sa bannière. En clair, si Raphaël Glucksmann, actuellement en tête de l'arc social-démocrate avec des intentions de vote comprises entre 11% à 18% selon les configurations, dévisse. Pour l'instant, l'eurodéputé, sur une ligne pro-européenne et anti-Mélenchon, a un temps d'avance, et peut se targuer, depuis qu'il a officialisé dimanche sa candidature et sa participation à la primaire, du ralliement de plusieurs socialistes, dont la présidente de la région Occitanie Carole Delga et les maires de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et de Montpellier Michael Delafosse. Cerise sur le gâteau, il a engrangé jeudi un soutien de poids : celui du chef des députés socialistes Boris Vallaud, qui le considère comme "le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel". Alors que le Parti socialiste vient de conclure un accord avec Place publique pour l'organisation de cette primaire, Raphaël Glucksmann, qui revendique un millier d'adhésions supplémentaires depuis dimanche, pourra tester sa popularité auprès des cadres et militants socialistes. Mais subsiste encore une inconnue : la candidature du premier secrétaire Olivier Faure. militants identitaires Ce dernier n'a pas prévu, selon ses troupes, de se déclarer au campus de Blois, réservé au "rassemblement du parti". Mais il devrait le faire prochainement -il a jusqu'au 15 septembre-, avec pour objectif de défendre sa ligne d'union de la gauche, notamment avec les Ecologistes de Marine Tondelier. Pour un de ses proches, Olivier Faure est "légitime" à présenter sa candidature. "Il y aurait un manque, s'il n'était pas candidat. Pourquoi les gens viendraient adhérer si c'est pour départager uniquement des candidats de centre gauche ?" Il ajoute qu'une partie des militants vont "se dire : l'un est socialiste, l'autre ne l'est pas. C'est identitaire un militant socialiste, surtout ceux qui sont restés dans le parti", depuis la fin du quinquennat Hollande, où les effectifs se sont effondrés. Et le même d'estimer que le match n'est "pas plié", et que tout dépendra des personnes qui viendront participer à la primaire, moyennant une cotisation de 15 euros. "Je souhaite que nous soyons débordés et surpris par le nombre de participants. Il faut que la légitimité accordée à celle ou celui qui l’emporte soit la plus massive possible", a exhorté Olivier Faure jeudi dans une interview à Libération. Reste que le premier secrétaire est jusque-là sondé autour de 4 à 5%, quand il est testé. Et Raphaël Glucksmann, qui a déjà obtenu le soutien de l'ex-candidat Ecologiste à la présidentielle Yannick Jadot, entend lui aussi attirer à lui les Verts. Mais ces derniers, échaudés par le refus de Place publique et des militants socialistes d'une primaire ouverte avec eux, semblent à ce stade plus enclins à un rapprochement avec la France insoumise ou à une candidature autonome. Des représentants écologistes, dont la cheffe des députés Cyrielle Chatelain, accueillie en star samedi dernier aux journées d'été des insoumis dans la Drôme, feront le déplacement à Blois.
Texte intégral (668 mots)
Tous les candidats déjà déclarés à la primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre, se croiseront à Blois pour faire campagne et capter l'attention médiatique, à huit mois d'une présidentielle dominée dans les sondages à gauche par Jean-Luc Mélenchon. Outre Raphaël Glucksmann, qui sera sur place vendredi après-midi et samedi, sont attendus les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. D'autres prétendants socialistes à l'Elysée, -mais sans passer par une primaire- seront également présents, comme le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Karim Bouamrane, et surtout l'ancien président François Hollande, annoncé vendredi en fin de journée. Celui qui ne s'est pas encore déclaré officiellement et sort un livre le 3 septembre explique dans Le Point qu'il se présentera si à la fin de l'année "la situation l'exige", et qu'il a "la conviction (...) qu'un rassemblement est possible" sous sa bannière. En clair, si Raphaël Glucksmann, actuellement en tête de l'arc social-démocrate avec des intentions de vote comprises entre 11% à 18% selon les configurations, dévisse. Pour l'instant, l'eurodéputé, sur une ligne pro-européenne et anti-Mélenchon, a un temps d'avance, et peut se targuer, depuis qu'il a officialisé dimanche sa candidature et sa participation à la primaire, du ralliement de plusieurs socialistes, dont la présidente de la région Occitanie Carole Delga et les maires de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et de Montpellier Michael Delafosse. Cerise sur le gâteau, il a engrangé jeudi un soutien de poids : celui du chef des députés socialistes Boris Vallaud, qui le considère comme "le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel". Alors que le Parti socialiste vient de conclure un accord avec Place publique pour l'organisation de cette primaire, Raphaël Glucksmann, qui revendique un millier d'adhésions supplémentaires depuis dimanche, pourra tester sa popularité auprès des cadres et militants socialistes. Mais subsiste encore une inconnue : la candidature du premier secrétaire Olivier Faure. militants identitaires Ce dernier n'a pas prévu, selon ses troupes, de se déclarer au campus de Blois, réservé au "rassemblement du parti". Mais il devrait le faire prochainement -il a jusqu'au 15 septembre-, avec pour objectif de défendre sa ligne d'union de la gauche, notamment avec les Ecologistes de Marine Tondelier. Pour un de ses proches, Olivier Faure est "légitime" à présenter sa candidature. "Il y aurait un manque, s'il n'était pas candidat. Pourquoi les gens viendraient adhérer si c'est pour départager uniquement des candidats de centre gauche ?" Il ajoute qu'une partie des militants vont "se dire : l'un est socialiste, l'autre ne l'est pas. C'est identitaire un militant socialiste, surtout ceux qui sont restés dans le parti", depuis la fin du quinquennat Hollande, où les effectifs se sont effondrés. Et le même d'estimer que le match n'est "pas plié", et que tout dépendra des personnes qui viendront participer à la primaire, moyennant une cotisation de 15 euros. "Je souhaite que nous soyons débordés et surpris par le nombre de participants. Il faut que la légitimité accordée à celle ou celui qui l’emporte soit la plus massive possible", a exhorté Olivier Faure jeudi dans une interview à Libération. Reste que le premier secrétaire est jusque-là sondé autour de 4 à 5%, quand il est testé. Et Raphaël Glucksmann, qui a déjà obtenu le soutien de l'ex-candidat Ecologiste à la présidentielle Yannick Jadot, entend lui aussi attirer à lui les Verts. Mais ces derniers, échaudés par le refus de Place publique et des militants socialistes d'une primaire ouverte avec eux, semblent à ce stade plus enclins à un rapprochement avec la France insoumise ou à une candidature autonome. Des représentants écologistes, dont la cheffe des députés Cyrielle Chatelain, accueillie en star samedi dernier aux journées d'été des insoumis dans la Drôme, feront le déplacement à Blois.
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