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21.01.2026 à 19:01

Foot: le joueur du PSG Lucas Hernandez accusé par d'ex-employés colombiens de traite d'être humains

FRANCE24
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Ce père, cette mère et leur trois enfants "se sont retrouvés à travailler pour un an dans cette famille, sans droits", a détaillé à l'AFP Me Lola Dubois, qui les défend. Dans un communiqué à l'AFP, le champion du monde français 2018 et son épouse, Victoria Triay, affirment de leur côté avoir été "manipulés" et n'avoir "jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi". "Ces personnes ont partagé notre vie avec respect et dignité", indiquent-ils encore, qualifiant les faits d'"épreuve profondément douloureuse". L'international de 29 ans et son épouse, qui évoquent une "confiance trahie", assurent au sujet des membres de cette famille les avoir "aidés, soutenus et crus" lorsqu'ils "nous ont assuré être en cours de régularisation de leur situation". L'enquête, ouverte après le dépôt mi-janvier d'une plainte révélée par Paris Match, a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye. Selon Me Lola Dubois, les plaignants travaillaient "entre 70 et 80 heures par semaine, sans congés payés, sans vacances, sans documents qui viendraient établir le droit des salariés", pour un salaire d'environ 2.000 euros payé en espèces. Ces conditions de travail, malgré des "avantages en nature" liés à la vie du joueur, combinées à la "vulnérabilité économique" de la famille, font que leur situation "s'apparente à une forme d'esclavage moderne", a encore estimé l'avocate. "Eldorado" "On est sur une famille de Colombiens qui viennent en France, on leur promet l'eldorado, de travailler au nom et pour le compte de professionnels du football", résume Me Lola Dubois. Elle indique que des contrats de travail ont bien été établis "un an après la prise de poste" mais estime qu'ils l'ont été "pour donner l'impression d'une situation régulière". Contacté par l'AFP, le PSG n'avait pas réagi dans l'immédiat. "Cette affaire est désormais traitée par les voies juridiques appropriées, là où les faits (...) ont leur place", affirment de leur côté le joueur et son épouse, appelant "à la décence, à la retenue et au respect". Le défenseur du PSG avait précédemment été condamné en 2019 en Espagne à six mois de prison pour non-respect d'une mesure d'éloignement après des violences conjugales. L'affaire remonte initialement au 3 février 2017: celui qui n'était pas encore champion du monde avec les Bleus, alors âgé de 21 ans, et sa compagne d'alors, Amelia Lorente, en étaient venus aux mains devant leur domicile de Madrid. Blessures Sportivement, l'histoire du défenseur avec le club de la capitale n'a pas vraiment décollé depuis son arrivée à l'été 2023 en provenance du Bayern Munich. Gravement blessé pour la deuxième fois de sa carrière en demi-finale de Ligue des champions avant l'été 2024, il est revenu sur la pointe des pieds au tout début de 2025, pour combler les trous. Ses 29 apparitions jusqu'à l'été dernier, souvent en entrant sur le terrain en cours de jeu, n'avaient pas marqué les esprits, mais il a réalisé un début d'exercice 2025-26 assez prometteur malgré deux gestes d'humeur dont un en Ligue des champions. Geste qui lui a valu un suspension de trois matches par l'UEFA. Depuis l'été dernier, il est rappelé régulièrement en équipe de France par Didier Deschamps, qui pourrait le convoquer à la prochaine Coupe du monde l'été prochain. Comme au PSG, le joueur aux 40 sélections a un statut de remplaçant au poste de latéral gauche mais aussi dans l'axe.

21.01.2026 à 19:01

La plus ancienne peinture pariétale au monde découverte en Indonésie

FRANCE24
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Ces trésors archéologiques se trouvent sur l'île de Célèbes (en français), dénommée Sulawesi en indonésien. Cette grande île en forme de K, territoire de l'archipel indonésien situé entre Brunei et les Moluques, au nord de l'Australie, est bien connue pour sa richesse pariétale. "On travaille en Indonésie depuis longtemps. En 2014, on avait daté des peintures d'au moins 40.000 ans. Puis d'autres de 45.000 ans. Et puis l'année dernière, on en avait daté de 52 à 53.000 ans, qui étaient donc les plus anciennes du monde avant notre nouvelle découverte", retrace auprès de l'AFP l'archéologue canadien Maxime Aubert, de la Griffith University de Brisbane en Australie et co-auteur de l'étude publiée mercredi dans Nature. Ces dernières années, les travaux de Maxime Aubert et de ses collègues des universités australiennes et de l'agence nationale de recherche et d'innovation indonésienne (BRIN) ont bouleversé notre connaissance des origines de l'art pariétal. Longtemps pensées comme seulement européennes, et notamment liées aux découvertes des grottes de Lascaux (23.000 ans avant notre ère), puis de la grotte Chauvet (36.000 ans), les origines de l'art pariétal ont basculé vers l'Asie et pris dans le même temps un coup de vieux, plus proche de la datation estimée de la sortie d'Afrique de l'Homo Sapiens, l'homme moderne, 70.000 ans avant notre ère. Depuis, l'équipe continue ses recherches et remonte le fil du temps, des arts, et des migrations de l'homme moderne. "Là, on a décidé d'aller dans des grottes de l'île de Muna, au sud-est de Sulawesi, sur les conseils d'Adhi Agus Oktaviana, premier auteur de l'étude", explique Maxime Aubert. Ils y ont découvert "des mains en négatif, faites au pochoir, probablement à l'ocre rouge, avec sur l'une d'elle, des doigts retouchés pour devenir pointus, comme des griffes, un style de peinture qu'on voit uniquement à Sulawesi", souligne-il. - "Popcorns des cavernes" - Pour les dater, l'équipe de chercheurs internationaux a eu recours à la datation uranium-thorium. Celle-ci consiste à prélever des carottes de 5 mm de diamètre au sein des "cave popcorn" (popcorns des cavernes), des amas de calcite qui se forment couche après couche sur les parois des grottes et donc sur les peintures. Dans ces popcorns, se trouve de l'uranium, à différent état de précipitation selon les couches, puis du thorium, élément plus stable. Or, "on connaît très précisément le rythme de précipitation de l'uranium", souligne Maxime Aubert. "Cela donne un âge minimum quand la couche est au-dessus de la peinture, et un âge maximum quand elles sont formées en dessous". Dans le cas présent, les mains se sont révélées vieilles d'au moins 67.800 ans, soit 15.000 ans de plus que la précédente marque de référence. Les chercheurs ont également pu établir par là-même occasion que les grottes de Muna avaient été utilisées pour des oeuvres pariétales à plusieurs périodes et pendant longtemps, "certaines peintures étant recouvertes par d'autres peintures réalisées 35.000 ans après". - Vers l'Australie - Cette découverte offre également matière à réflexion quant aux premières migrations humaines vers Australie. Jusqu'à présent, deux routes sont en balance pour expliquer le passage d'Homo Sapiens de l'Asie à l'Australie. Par la route du Nord, "les gens arrivant d'Asie marchaient jusqu'à Bornéo et rejoignaient ensuite en bateau l'Indonésie avant d'aller d'île en île jusqu'en Papouasie. Ils pouvaient ensuite rejoindre l'Australie à pied, puisqu'à cette époque-là les niveaux marins étaient plus bas et la Papouasie et l'Australie ne formaient qu'un seul continent, Sahul", relate Maxime Aubert. La route du Sud, elle, fait passer les migrations depuis l'Asie par Sumatra, Java, puis Bali. Avant de mettre le cap sur le Timor et l'Australie par bateau. "Avec ces peintures, on a la première preuve que l'homme moderne était là sur ces îles indonésiennes, à ce moment-là. Ca renforce l'idée que les gens sont arrivés en Australie par la Papouasie, il y a peut-être à peu près 65 000 ans", avance le chercheur, sans pour autant exclure que d'autres populations aient pu arriver dans le même temps par l'autre route.

21.01.2026 à 18:56

Ouganda : "Je ne suis pas un criminel", clame l'opposant Bobi Wine en fuite depuis les élections

FRANCE 24
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Figure emblématique de l'opposition à la dictature de Yoweri Museveni, l'opposant Bobi Wine, en fuite depuis les élections de la semaine dernière en Ouganda, s'est défendu mercredi auprès de l'AFP des accusations portées contre lui par le régime.
Texte intégral (718 mots)
Figure emblématique de l'opposition à la dictature de Yoweri Museveni, l'opposant Bobi Wine, en fuite depuis les élections de la semaine dernière en Ouganda, s'est défendu mercredi auprès de l'AFP des accusations portées contre lui par le régime.
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