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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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01.09.2026 à 12:39

FRANCE24
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Ce matin-là, des dizaines de femmes déplacées dans une école transformée en centre d'hébergement dans le district de Nuwakot patientent en ligne pour recevoir un kit d'hygiène personnelle. "Il y a de sérieuses préoccupations d'intimité et d'hygiène", commente l'une d'elles, Anju Bhujel, 40 ans. Cette mère de famille n'a eu d'autre choix que de rejoindre ce camp de fortune avec ses deux enfants depuis que la crue a détruit sa maison. "Il n'y a que trois toilettes pour plus de 400 personnes", déplore-t-elle. Comme aucune n'est reliée à l'eau courante, leur hygiène intime est devenue un sérieux problème pour toutes les pensionnaires forcées du camp. "Une ONG nous distribue des serviettes hygiéniques mais nous ne savons pas quoi faire de celles qui sont usagées", s'inquiète Anju Bhujel, "on en trouve qui traînent par terre tout autour des toilettes". "On nous donne des serviettes mais pas de sous-vêtements", renchérit au bord des larmes Yogita Tamang, dont toute la famille - 20 personnes - vit à l'étroit dans une seule salle de classe. "Qu'est-ce que vous voulez faire avec des serviettes si vous n'avez pas de sous-vêtements ?", demande-t-elle. Comme de nombreux autres rescapés, Anju Bhujel et sa famille n'ont eu que quelques minutes pour échapper à la puissante vague d'eau et de débris qui a détruit leur village. Elle y a laissé tout ce qui faisait sa vie sous une mer de boue. Pénuries d'eau Les autorités, les ONG et les agences onusiennes pourvoient à leur hébergement et à leur alimentation de base mais, vu l'ampleur de la catastrophe, l'approvisionnement reste fragile. "Non seulement il n'y a pas d'eau dans les toilettes, mais en plus il y a des pénuries d'eau potable", remarque Yogita Tamang, "les ONG nous donnent des bouteilles mais pas toujours régulièrement". La situation des femmes et des filles déplacées inquiète particulièrement les organisations humanitaires. La surpopulation des camps d'accueil d'urgence et le manque d'intimité qu'elle leur impose peuvent augmenter les risques de harcèlement et réduire l'accès des victimes à l'aide, a mis en garde ONU femmes. L'entité onusienne a estimé à 43.000 le nombre de femmes et de filles requérant une "aide humanitaire immédiate" au Népal. La fondation privée Golyan, qui assure la gestion quotidienne du camp, le sait et assure faire de son mieux pour satisfaire le plus grand nombre. "Nous avons aussi distribué des sous-vêtements mais il y a beaucoup de demande et nous n'avons pas pu la satisfaire entièrement", indique une de ses représentantes, Jyoti Gaihre. "Nous en distribuerons d'autres d'ici deux jours", promet-elle. La liste des besoins semble infinie. Les familles déplacées devraient aussi bénéficier d'un soutien psychologique "pour retrouver un semblant de normalité dans cette situation difficile", argue Abiodun Banire, du fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef). Beaucoup redoutent déjà de devoir quitter l'école qui les hébergent quand les cours reprendront. "Où va-t-on bien pouvoir aller alors?", demande déjà Maina Nepal, une déplacée âgée de 50 ans. "On va devoir dormir dans la rue..."

01.09.2026 à 12:31

Lilou BERNOVILLE
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Depuis la fin des années 1990, le street artist anonyme Invader parsème les rues des grandes métropoles de ses célèbres mosaïques inspirées du jeu vidéo "Space Invaders". Une œuvre désormais à l'origine de chasses au trésor – et par ailleurs visible jusqu'au 20 septembre au Petit Palais, à Paris, au sein de l'exposition "WE ARE [still] HERE".
Texte intégral (539 mots)
Depuis la fin des années 1990, le street artist anonyme Invader parsème les rues des grandes métropoles de ses célèbres mosaïques inspirées du jeu vidéo "Space Invaders". Une œuvre désormais à l'origine de chasses au trésor – et par ailleurs visible jusqu'au 20 septembre au Petit Palais, à Paris, au sein de l'exposition "WE ARE [still] HERE".

01.09.2026 à 12:19

FRANCE24
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Six districts du Sarawak, situé sur l'île de Bornéo, ont enregistré des indices de pollution atmosphérique (API) dangereux, notamment la capitale de l'État, Kuching, où l'API a atteint 407. Selon les directives nationales, des niveaux supérieurs à 300 sont considérés comme dangereux, tandis que des mesures dépassant 500 peuvent amener à déclarer une situation d'urgence locale. Les écoles de Kuching sont fermées depuis deux semaines, et il est difficile de trouver des masques de protection adaptés dans le Sarawak. Une habitante âgée de 37 ans, Ivana Mason, a expliqué que cinq pharmacies où elle s'était rendue étaient en rupture de stock de masques adéquats. "Les seuls disponibles étaient des masques médicaux standard, qui ne sont pas efficaces pour se protéger contre les particules fines de fumée", a-t-elle déclaré à l'AFP. Elle a expliqué que la dégradation de la qualité de l'air affecte sa santé, lui provoquant un mal de gorge et aggravant son asthme. "Je n'arrête pas d'éternuer et mes yeux sont constamment larmoyants", a-t-elle précisé, ajoutant qu'elle doit limiter ses sorties et ne peut plus aller dans sa salle de sport habituelle, qui n'est pas climatisée. "Si je le fais, je peux littéralement sentir le goût de la fumée dans ma bouche." Un pharmacien, Dawi Bakri, 31 ans, a confirmé que la demande de masques avait fortement augmenté et qu'il est difficile de maintenir les stocks à un niveau suffisant. "Tous les types de masques se vendent plus vite que d'habitude", a-t-il déclaré. Selon Khairulanwar Asri, 33 ans, ergothérapeute au Centre cardiaque de Sarawak, la mauvaise qualité de l'air peut affecter les personnes souffrant déjà de troubles cardiaques ou respiratoires, ainsi que les patients âgés atteints de multiples pathologies. "Les personnes exposées à une mauvaise qualité de l'air peuvent souffrir de toux, d'irritations de la gorge et des yeux, ainsi que d'essoufflement." "Ces symptômes peuvent également affecter l'endurance d'une personne et sa capacité à effectuer confortablement des activités quotidiennes, en particulier celles qui nécessitent un effort physique", a-t-il ajouté. Le Sarawak est parmi les régions les plus durement touchées, la fumée des incendies qui affectent l'Indonésie dérivant au‑delà de la frontière. Les autorités ont annoncé que des opérations d'ensemencement des nuages, pour déclencher la pluie, pourraient commencer dès jeudi si les conditions météorologiques le permettent. A l'échelle nationale, le ministère de la Santé malaisien a signalé une augmentation des cas d'asthme et de conjonctivite.
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Six districts du Sarawak, situé sur l'île de Bornéo, ont enregistré des indices de pollution atmosphérique (API) dangereux, notamment la capitale de l'État, Kuching, où l'API a atteint 407. Selon les directives nationales, des niveaux supérieurs à 300 sont considérés comme dangereux, tandis que des mesures dépassant 500 peuvent amener à déclarer une situation d'urgence locale. Les écoles de Kuching sont fermées depuis deux semaines, et il est difficile de trouver des masques de protection adaptés dans le Sarawak. Une habitante âgée de 37 ans, Ivana Mason, a expliqué que cinq pharmacies où elle s'était rendue étaient en rupture de stock de masques adéquats. "Les seuls disponibles étaient des masques médicaux standard, qui ne sont pas efficaces pour se protéger contre les particules fines de fumée", a-t-elle déclaré à l'AFP. Elle a expliqué que la dégradation de la qualité de l'air affecte sa santé, lui provoquant un mal de gorge et aggravant son asthme. "Je n'arrête pas d'éternuer et mes yeux sont constamment larmoyants", a-t-elle précisé, ajoutant qu'elle doit limiter ses sorties et ne peut plus aller dans sa salle de sport habituelle, qui n'est pas climatisée. "Si je le fais, je peux littéralement sentir le goût de la fumée dans ma bouche." Un pharmacien, Dawi Bakri, 31 ans, a confirmé que la demande de masques avait fortement augmenté et qu'il est difficile de maintenir les stocks à un niveau suffisant. "Tous les types de masques se vendent plus vite que d'habitude", a-t-il déclaré. Selon Khairulanwar Asri, 33 ans, ergothérapeute au Centre cardiaque de Sarawak, la mauvaise qualité de l'air peut affecter les personnes souffrant déjà de troubles cardiaques ou respiratoires, ainsi que les patients âgés atteints de multiples pathologies. "Les personnes exposées à une mauvaise qualité de l'air peuvent souffrir de toux, d'irritations de la gorge et des yeux, ainsi que d'essoufflement." "Ces symptômes peuvent également affecter l'endurance d'une personne et sa capacité à effectuer confortablement des activités quotidiennes, en particulier celles qui nécessitent un effort physique", a-t-il ajouté. Le Sarawak est parmi les régions les plus durement touchées, la fumée des incendies qui affectent l'Indonésie dérivant au‑delà de la frontière. Les autorités ont annoncé que des opérations d'ensemencement des nuages, pour déclencher la pluie, pourraient commencer dès jeudi si les conditions météorologiques le permettent. A l'échelle nationale, le ministère de la Santé malaisien a signalé une augmentation des cas d'asthme et de conjonctivite.
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