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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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08.04.2026 à 04:59

Ambulanciers privés: deux appels à la grève mercredi avec des mots d'ordre différents

FRANCE24
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Pour alerter sur les difficultés économiques du secteur, la Chambre nationale des services d'dambulances (CNSA), première organisation représentative, appelle à interrompre, de 9H00 à 20H00, "tout ou partie des missions", sauf celles liées à l'urgence vitale. Ainsi, des trajets de retour d'hospitalisation ou de retour de services d'urgences seront par exemple annulés, selon ce syndicat, ce qui pourra désorganiser les sorties hospitalières et, par ricochet, engorger certains services. "Le mouvement prend bien, les taux de participation devraient être importants", a assuré mardi Dominique Hunault, président de la CNSA, sans donner de chiffres. Selon le syndicat, les tarifs des interventions prises en charge par l'Assurance maladie sont insuffisants pour couvrir la hausse des charges, en particulier pour "l'urgence préhospitalière", lorsque le Samu demande à une ambulance privée d'intervenir. Pour ces interventions, l'entreprise est "rémunérée 64 euros de l'heure pour mettre à disposition deux ambulanciers, le véhicule, le matériel et les consommables", et se retrouve "largement déficitaire", déplore M. Hunault. "Le nombre de défaillances d'entreprises a triplé en 2025 (atteignant 147, ndlr) par rapport à l'année précédente", déplore la CNSA, qui réclame le "déblocage de fonds d'urgence", et "l'ouverture de négociations avec l'Assurance maladie" pour trouver "un modèle soutenable". La fédération nationale de la mobilité sanitaire (FNMS), deuxième organisation représentative, se bat elle contre une réforme contenue dans le projet de loi de décentralisation, qui prévoit de confier aux préfets l'organisation du transport d'urgence. "Ni la profession ni le Samu n'ont été associés à la réflexion, on nous a mis de côté", critique le co-président de la FNMS, Olivier Assié. Il craint notamment que la "logique médicale" ne soit reléguée "au second plan", au profit d'une "approche organisationnelle ou sécuritaire". Le syndicat appelle donc mercredi les ambulanciers à se retirer des tableaux de garde ambulancière, c'est-à-dire "des moyens mis à disposition du Samu", explique son responsable. Mais lorsque ces tableaux sont incomplets, "les préfets réquisitionnent", montrant que les ambulanciers sont indispensables sur le terrain, ajoute-t-il. Selon lui, des ambulanciers ont été réquisitionnés dans "plus de la moitié des départements". La FNMS et la CNSA doivent toutes deux être reçues mercredi au ministère de la Santé.

08.04.2026 à 04:55

Après quatre ans de calvaire en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France

FRANCE24
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Ces deux enseignants, âgés respectivement de 41 ans et 72 ans, sont arrivés mardi à Bakou, en Azerbaïdjan, sous convoi diplomatique depuis l'ambassade de France à Téhéran où ils étaient assignés à résidence depuis cinq mois, selon l'entourage du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Ils doivent arriver dans la matinée en France "où ils seront accueillis par leurs familles et par leurs proches", a affirmé mardi soir sur France 2 M. Barrot. "Je n'ai pas de doute que le président de la République voudra les accueillir lui aussi", a-t-il ajouté. Emmanuel Macron, qui s'est entretenu avec les deux ex-détenus, a annoncé leur libération mardi après-midi, évoquant "un soulagement pour nous tous" et remerciant notamment les "autorités omanaises pour leurs efforts de médiation". "Nous sommes très émus. Nous attendons leur retour en France pour les serrer dans nos bras", a pour sa par déclaré à l'AFP Anne-Laure Paris, la fille de Jacques Paris, tandis que Thierry Moser, avocat du comité de soutien de Cécile Kohler et Jacques Paris, s'est dit "fou de joie". La classe politique a unanimement salué leur libération définitive. Cécile Kohler, une professeure de lettres, et Jacques Paris, enseignant retraité, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en Iran. Emprisonnés notamment dans la sinistre prison d'Evine, ils avaient été condamnés en octobre 2025 à respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage, avant d'être remis en liberté le 4 novembre dernier mais avec l'interdiction de quitter la République islamique d'Iran. "Effort de longue haleine" Les différents ministres français des Affaires étrangères avaient travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile ces dernières semaines par la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février. Leur libération est l'aboutissement d'un "effort de très longue haleine", selon l'Elysée qui a rappelé qu'Emmanuel Macron "a été le premier chef d'Etat occidental à s'entretenir avec le président iranien" Massoud Pezeshkian après le début de la guerre. "A chaque appel, il a réitéré de manière extrêmement claire nos attentes", selon la présidence française. Pour Paris, le temps pressait alors que le président américain Donald Trump a lancé mardi un nouvel avertissement envers Téhéran, menaçant le pays d'un anéantissement total. Selon une source dans l'entourage de M. Barrot, "ce qui a permis d'obtenir leur libération, c'est la situation actuelle": "Les Iraniens ont intégré cet élément dans l'équation et cela a été probablement décisif dans leur libération mais la dynamique était enclenchée." "S'il était arrivé quelque chose de dramatique à nos compatriotes, la réaction aurait été vive", a-t-elle ajouté. Monnaie d'échange Cécile Kohler et Jacques Paris ont quitté l'ambassade à Téhéran mardi "à l'aube" en compagnie de l'ambassadeur de France. Celui-ci restera hors d'Iran pour le moment mais l'ambassade reste ouverte, selon une source ayant connaissance du dossier. Le pouvoir de Téhéran avait évoqué ces derniers mois un échange - jamais confirmé par Paris - en contrepartie de la remise en liberté d'une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025 et condamnée notamment d'apologie du terrorisme. Son assignation à résidence a été levée, a annoncé mardi son avocat Nabil Boudi, quelques heures après l'annonce que les deux Français ont quitté l'Iran. Interrogé sur une éventuelle contrepartie à leur libération, Jean-Noël Barrot a évoqué des "discussions sensibles, par nature confidentielles et qui doivent le rester" mais assuré qu'"en aucun cas et d'aucune manière, nous n'avons mêlé le sort de nos otages avec les choix de politique étrangère de la France". L'Iran multiplie les arrestations de ressortissants occidentaux, les accusant le plus souvent d'espionnage, afin de les utiliser comme monnaie d'échange pour relâcher des Iraniens emprisonnés dans des pays occidentaux ou afin d'obtenir des gages politiques. Au plus fort de la crise des "otages d'Etat" avec Paris, Téhéran a détenu jusqu'à sept ressortissants français simultanément. Il n'y en désormais plus.

08.04.2026 à 04:51

L'actualisation de la loi de programmation militaire en Conseil des ministres

FRANCE24
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Cette programmation pluriannuelle prévoyait un total de 413 milliards d'euros pour les besoins des armées pour les années 2024 à 2030. Le projet de loi, qui va être présenté au Parlement pour une adoption espérée avant le 14 juillet, prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires sur la période afin d'"accélérer notre réarmement", avait annoncé en janvier Emmanuel Macron dans ses voeux aux Armées. Il s'agit, selon le président qui entame sa dernière année de mandat, de "préserver la crédibilité opérationnelle de nos armées et faire face, si nous devions y être confrontés, à un engagement majeur d'ici 3 à 4 ans" face à une Russie perçue comme de plus en plus menaçante pour la sécurité de l'Europe. La LPM, dont le principe d'actualisation était prévu dès son adoption fin 2023, fixe l'enveloppe globale et les priorités sur plusieurs années. Mais le budget des Armées, qui permet d'allouer les fonds nécessaires tant au paiement des soldes que des matériels, doit être voté chaque année par le Parlement. Le projet d'actualisation de la LPM prévoit en 2030 un budget de la défense de 76,3 milliards d'euros, soit 2,5% du PIB, contre 57,1 en 2026, selon l'avant-projet de loi dévoilé par Politico et La Tribune et que l'AFP a consulté. Il était de 47,2 milliards en 2024, première année de la LPM. Alors que les pays d'Europe sont engagés dans d'importants efforts de réarmement, l'actualisation de la LPM ne prévoit pas d'augmentation du format des armées qui reste à 210.000 militaires d'active, 225 avions de combat, 15 frégates de premier rang. 8,5 milliards de plus pour les munitions Mais les leçons des conflits russo-ukrainiens et au Moyent-Orient où la consommation de munitions est énorme poussent à un effort particulier sur les stocks de missiles et d'obus, longtemps variables d'ajustement des budgets militaires depuis la fin de la Guerre froide. D'ici 2030, ce sont 8,5 milliards d'euros en plus des 16 milliards déjà prévus sur la période qui seront consacrés à l'acquisition de munitions. Si les stocks sont confidentiels, ils vont augmenter de 400% pour les munitions téléopérées de tous types, de 240% pour les bombes propulsées AASM, de 85% pour les missiles de croisière Scalp, de 190% pour les obus de 155mm, de 230% pour les torpilles ou encore de 30% pour les missiles sol-air (Aster, Mica VL) par rapport à ce qui était prévu jusque-là. Deux milliards d'euros supplémentaires seront consacrés aux drones de tous types, portant l'effort dans ce domaine à 8,6 milliards, selon la ministre des Armées Catherine Vautrin. D'ici 2030, les Armées recevront par ailleurs 10, et non plus 8, systèmes de défense aérienne moyenne portée SAMP/T de nouvelle génération capables d'intercepter des missiles balistiques, 500 fusils brouilleurs de drones supplémentaires, des radars antidrones, des canons antiaériens pour la protection des bases aériennes, ou encore des canons Caesar supplémentaires. Paris prévoit également de lancer un programme de missile sol-sol balistique conventionnel d'une portée de 2.500 kilomètres, s'appuyant sur les travaux du projet européen Elsa, et d'avancer sur le développement d'une capacité d'alerte avancée pour détecter et suivre les missiles ennemis. Au total, les dépenses consacrées au spatial de défense augmenteront de 4,2 milliards d'euros, outre les 6 milliards déjà prévus dans la LPM. L'actualisation de la loi de programmation militaire comprend par ailleurs un volet normatif afin d'autoriser des opérateurs d'importance vitale à utiliser des moyens de lutte antidrones, d'obliger les anciens agents des services de renseignement à obtenir une autorisation avant de publier un ouvrage ou encore encadrant le nouveau service national, militaire et volontaire, pour lequel 2,3 milliards d'euros sont prévus d'ici 2030.
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