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21.08.2026 à 12:47

FRANCE24
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Médecin généraliste à Carpentras (Vaucluse), "ville la plus chaude de France", Sébastien Adnot passe d'appartement surchauffé en appartement surchauffé lors de ses visites à domicile. Parmi les décès survenus pendant les canicules de l'été, Josette, une femme âgée qui "s'est affaiblie doucement, malgré la présence de sa famille, des perfusions" et d'autres soins, avant de mourir "de chaud", raconte à l'AFP le médecin, également secrétaire général adjoint du syndicat MG France. "De mémoire, il faisait entre 30 et 32 degrés chez elle. Son logement social est mal isolé, pas équipé de climatisation, elle disposait juste d'un ventilateur." Le Dr Adnot en est sûr: "Si elle avait été en Ehpad ou avec la climatisation, elle aurait continué sa vie de presque centenaire". Lors de la canicule historique de fin juin, et ses pics au-dessus de 40°C, la mortalité "toutes causes" (qu'on ne peut pas encore attribuer avec certitude à la chaleur) a été plus de deux fois plus élevée à domicile que celle des deux années précédentes, selon Santé publique France (SpF). L'agence a comptabilisé 7.300 décès en excès pendant les fortes chaleurs survenues de fin mai jusqu'au 22 juillet, selon un bilan provisoire divulgué mercredi et voué à s'alourdir. "Les personnes décèdent à domicile car leur logement ne les a pas protégées", accuse Maider Olivier, chargée de plaidoyer climat à la Fondation pour le logement des défavorisés, alertant l'Etat sur les logements bouilloires et la surexposition des quartiers populaires aux canicules. Risque multiplié par 5 Ces logements particulièrement inadaptés aux fortes chaleurs sont "au dernier étage, petits, souvent pas traversants, sans occultations extérieures et situés en ville, dans un îlot de chaleur", décrit Maider Olivier. Lors de la canicule de 2003, qui avait causé 15.000 décès, la mortalité à domicile avait doublé, et SpF avait observé un risque mortel 4,8 fois plus élevé chez les habitants d'immeubles anciens non isolés que ceux habitant un immeuble récent ou isolé. Dans le nord-est de Paris, où François Raymond effectue ses tournées d'infirmier libéral, des habitants d'immeubles des années 1960 et 1970 ont remarqué que "la canicule de juin a été plus supportable qu'en 2003" en raison des travaux d'isolation réalisés ces dernières années. Le risque de décès est aussi multiplié par 4,1 pour les personnes dont la chambre se trouve sous les toits et par 1,8 pour les habitants d'îlot de chaleur urbain. A Sceaux (Hauts-de-Seine), Louisette Rivalain, 93 ans, est décédée fin juin d'une hyperthermie après avoir été retrouvée inanimée chez elle. Son décès "était inévitable" selon ses voisins, mettant en cause l'absence de volets, retirés par le bailleur social pour effectuer des travaux. A la même période, Daniel Topic, 60 ans, mourrait à Vannes, dans son logement "mansardé, non isolé, sans volet, au dernier étage", où 45°C ont été relevés, selon son frère qui a témoigné auprès de Ouest-France. "Vraie inégalité" L'Académie nationale de médecine relève de son côté que 41% des personnes décédés en août 2003 à Paris vivaient dans un logement composé d'une seule pièce et dans 12% des cas, la superficie ne dépassait pas 10m². Des collègues infirmiers ont rapporté à Ghislaine Sicre, présidente du syndicat Convergence infirmière, des situations alarmantes dans "des maisons bungalow ou des cabanes de pêcheurs, des habitat petits, pas isolés et pas fait pour être habités en permanence, mais des personnes y vivent parce qu'elles sont précaires". Les études mettent aussi en évidence l'importance des antécédents médicaux et de pathologies pré-existantes dans la vulnérabilité à la canicule de 2003, ainsi que la présence de l'entourage. "C'est l'isolement social qui tue", estime François Raymond. Sébastien Adnot voit clairement un lien entre surmortalité et revenus modestes. "Les patients âgés, polypathologiques, qui ont les moyens d'avoir une maison climatisée ne vont pas à l'hôpital. La canicule va toucher ceux qui n'ont pas les moyens de s'en protéger, il y a une vraie inégalité", relève-t-il.

21.08.2026 à 12:31

FRANCE24
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Signe de la sensibilité extrême du sujet à l'entame d'une année d'élection présidentielle, le Premier ministre est intervenu de manière inhabituelle jeudi pour démentir certaines pistes d'économies. "Suppression des APL (Aides personnalisées au logement, NDLR)pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne, hausse de l'impôt sur le revenu… Tout cela est faux !", a-t-il dénoncé sur X. Seule la première idée avait pourtant fait réagir, plusieurs associations étudiantes s'inquiétant de l'idée d'intégrer le revenu des parents dans le calcul des aides au logement. Cette mesure fait partie d'un rapport gouvernemental qui propose au global 4,2 milliards d'économies sur les politiques familiales, dont 2,5 à court terme. Dans une situation économique difficile (faible croissance, remontée du chômage et hausse des taux d'intérêt qui augmente mécaniquement la charge de la dette), Sébastien Lecornu n'a pas encore fixé d'objectif de déficit pour 2027. Mais il s'est déjà dit "pas très optimiste" sur le respect d'un déficit à 5% du PIB en 2026 après 5,1% en 2025. Le budget 2027 "est encore en préparation", a assuré dans son tweet Sébastien Lecornu et "les véritables décisions seront annoncées lorsqu'elles auront été prises, en transparence". Dans la foulée de ce message, le gouvernement a déclaré renoncer à doubler les plafonds des franchises médicales (de 100 à 200 euros par an), la ministre de la Santé Stéphanie Rist prenant acte d'un choix qui apparaissait "brutal" même si elle n'a pas abandonné l'idée d'une augmentation moindre. Autre ballon d'essai, non démenti par Sébastien Lecornu, une désindexation partielle des pensions des retraités aisés par rapport à l'inflation, évoquée par le ministre des Finances Roland Lescure. Selon le Parisien, cela pourrait concerner les retraites supérieures à 2.000 euros par mois. Côté recettes, si le gouvernement ne souhaite pas augmenter les impôts, Bercy étudie néanmoins selon Les Echos la reconduction de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Eviter la censure Pour le député macroniste Sylvain Maillard, ces tâtonnements s'expliquent par le fait que le gouvernement "ne veut pas se faire censurer" sur son budget par une coalition d'oppositions gauche-RN. "Il faudra négocier, il n'y aura pas le choix, on n'a pas de majorité à l'Assemblée", a-t-il rappelé vendredi sur France info. Comme l'année dernière, ce sera probablement vers les socialistes que se tournera l'exécutif pour essayer de négocier un accord de non-censure puis utiliser l'article 49.3 pour faire passer le texte sans vote. Le RN ne fera "jamais la politique de petite tambouille comme l'a fait l'année dernière le groupe socialiste de manière à ce que ce budget passe sous une forme ou une autre", a déjà prévenu vendredi le député Franck Allisio sur France inter. L'automne s'annonce donc à nouveau budgétaire et laborieux au Parlement. Et si la campagne présidentielle ne devrait pas inciter au compromis, Sébastien Lecornu met la pression sur les candidats. "Les candidats qui chercheraient à empêcher tout budget à l'automne prendraient la responsabilité de condamner leur propre première année de quinquennat", a-t-il mis en garde. Il pourra s'appuyer sur un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur les conséquences du recours à la loi spéciale, cet outil législatif qui permet de pallier l'absence de budget en reconduisant les recettes de l'année précédente et en engageant des dépenses nécessaires à la continuité de l'Etat. Entre la présidentielle et les probables législatives dans la foulée en juin, elle s'appliquerait pendant la majeure partie de l'année au lieu de six semaines en 2025 et 2026. Cette application prolongée "exposerait le pays à des difficultés certaines et, à certains égards, à des risques majeurs", avertit l'IGF. "L'accroissement de l'incertitude affecterait la confiance des acteurs économiques", détaille ainsi l'IGF qui estime son coût a minima à 0,5 point de PIB.

21.08.2026 à 12:23

FRANCE 24
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De nombreuses enseignes de la grande distribution en France disent œuvrer à proposer des recettes plus saines pour leurs marques de distributeurs, en vogue en période d'inflation car moins chères. Une bonne nouvelle pour nos assiettes ou de simples coups de communication ?
Texte intégral (685 mots)
De nombreuses enseignes de la grande distribution en France disent œuvrer à proposer des recettes plus saines pour leurs marques de distributeurs, en vogue en période d'inflation car moins chères. Une bonne nouvelle pour nos assiettes ou de simples coups de communication ?
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