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13.08.2026 à 07:55

FRANCE24
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Verre de rosé ou de bière à portée de main, des corps huilés et bronzés prennent le soleil autour de la petite piscine de Foil in Paris, une péniche ouverte en 2025. "C'est un peu comme le Bistro Plage à Marseille ou le Moorea à Saint-Tropez", deux plages privées du sud de la France, compare Stéphane, employée dans le marketing de 38 ans, qui se repose avec une amie à l'ombre d'un grand parasol. Le privilège de lézarder ici se paye cher, 50 euros les trois heures. Le club, qui se veut intimiste, limite par ailleurs les entrées à une trentaine, "pour que chacun ait son transat ou sa chilienne", explique l'un des employés, Nino Passavant, lunettes de skipper sur le nez. "Ce serait bien qu'il y ait plus de piscines comme ça au bord de l'eau, c'est vraiment sympa", s'enthousiasme Sissi, accompagnée de son conjoint Jean-François, employé dans une grande banque. Ces dernières années, de nouveaux lieux qui prennent des allures de "beach club" en saison estivale ont ouvert à Paris. Et notamment le long de la Seine, qui connaît un regain d'attractivité après avoir été le théâtre de plusieurs épreuves lors des Jeux olympiques de 2024. Piscine "sans enfants" Une aubaine pour Foil in Paris, qui propose une initiation au sport de glisse éponyme – le e-foil, un surf électrique qui se lève au-dessus de l'eau lorsqu'il est lancé à pleine vitesse. "C'est unique dans la capitale", vante Nicolas Pernodet, cofondateur du lieu aux longues boucles dorées, devant deux habitués. Lilian, cadre financier, et Patrick, architecte, en sont à leur quatrième session. "Le prix est élevé (150 euros l'heure, ndlr), mais ça vaut le coup", assure le second, qui habite une ville cossue de petite couronne. Après un siècle d'interdiction, la réouverture de la baignade dans la Seine a attiré près de 100.000 visiteurs en 2025. Cette année, trois sites gratuits ont été installés sur la Seine, et un sur le canal Saint-Martin. "On n'est pas sur la même clientèle que ceux qui vont nager dans la Seine", assume Corentin Gireau, responsable communication pour Annette K., un club ouvert en 2022 dans le 15e arrondissement qui possède une piscine de 50 m de long sur son pont supérieur. "J'aime bien voir mes pieds quand je me baigne!", ironise Anthony, 41 ans. Ce chef d'entreprise possède un abonnement à 200 euros par mois pour profiter du solarium et de la piscine, "sans enfants", contrairement aux infrastructures municipales. Le lieu, pensé initialement comme un club de sport premium, suscite un "vrai intérêt" l'été, qui "se confirme depuis environ deux ans", estime M. Gireau. "Ambiance méditerranéenne" "C'est agréable de pouvoir bronzer, se reposer au bord de la piscine, boire un cocktail et manger au même endroit", explique Tatiana, vêtue d'un maillot de bain au motif léopard. Habituée à fréquenter des hôtels "all inclusive" l'été, "en Tunisie ou en Espagne", cette mère de famille, qui vit dans le 16e arrondissement, vient se détendre au bord de l'eau, après sa séance de sport, "minimum trois fois par semaine, et parfois tous les jours quand il fait chaud". Le farniente s'est aussi exporté à l'autre bout de Paris, au cœur du bois de Vincennes, où La Beach ("la plage", en français) prend ses quartiers chaque été depuis 2021. Mille mètres carrés de sable, transats, mobilier blanc... "Les gens rentrent dans un univers qu'ils adorent, qui correspond à l'ambiance méditerranéenne", explique Michaël Fox, dirigeant de ce lieu éphémère, gratuit moyennant une consommation, qui accueille en majorité des jeunes adultes originaires de l'ouest parisien. "On a beaucoup de clients capables de faire une demi-heure, trois quarts d'heure de voiture ou de métro pour venir jusqu'ici", affirme-t-il. Même si le lac de Saint-Mandé, situé à quelques pas, est pour l'instant interdit à la baignade.

13.08.2026 à 07:54

FRANCE 24
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Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu pour la première fois, jeudi, dans les îles Kouriles en Extrême-Orient. Cette visite a provoqué une vive protestation du Japon, qui revendique également cet archipel.
Texte intégral (664 mots)
Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu pour la première fois, jeudi, dans les îles Kouriles en Extrême-Orient. Cette visite a provoqué une vive protestation du Japon, qui revendique également cet archipel.

13.08.2026 à 07:51

FRANCE24
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A Langolen (Finistère), une vingtaine de bénévoles en waders se préparent à descendre dans le Steïr, petit affluent de l'Odet. Au milieu du groupe, Mathieu Le Bouter, technicien de la fédération locale de pêche, rappelle les consignes. La pêche de sauvetage, validée par l'Office français de la biodiversité (OFB), vise à sauver le maximum de saumons atlantiques et de truites farios, des espèces "patrimoniales". L'idée est simple : prélever les salmonidés menacés puis les relâcher plus en aval, dans l'Odet, où l'eau continue encore de couler. Une fois descendu dans le lit du Steïr, le constat est saisissant: la rivière n'est plus qu'une succession de trous d'eau stagnante. L'eau boueuse monte à peine jusqu'à mi-mollet. Mathieu Le Bouter est le seul habilité à manier l'appareil de pêche électrique. L'équipement "électrostimule" les poissons, qui sont récupérés à l'épuisette avant d'être placés dans des bassines puis dans une cuve oxygénée installée sur le plateau d'un pick-up. La progression est lente. Les arbres tombés lors de la tempête Ciaran, en 2023, entravent toujours le passage. Après toute une matinée de travail, le bilan est jugé satisfaisant: 130 truites, six jeunes saumons et quelques anguilles ont été capturés et transférés. "On intervient avant que la mortalité monte. Là, on récupère ce qui est attendu", dit-il, se disant satisfait. Mais les prochaines semaines l'inquiètent. Sans pluie, les cours d'eau vont continuer de s'assécher... "On est désemparé. On essaie de diminuer l'impact. (...) L'équilibre aquatique va mettre des années à s'en remettre." "Dramatique" "L'Odet est le premier à avoir été en crise, mais tous les bassins vont céder d'ici huit à dix jours. On va être obligé d'intervenir. Le niveau d'eau et les températures peuvent devenir fatals pour les salmonidés", confirme Pierre Péron, président de la fédération départementale. Et parfois, il n'y a pas de solution. "Des fois, les pêches de sauvetage ne servent à rien car l'aval est à sec ou l'eau y est trop chaude. Et on ne transfère pas une truite d'un bassin à l'autre pour des raisons sanitaires", ajoute-t-il. Ce constat dépasse largement le seul Finistère. Pour Jérôme Guillouët, responsable technique à la Fédération nationale de la pêche (FNPF), la situation est "dramatique" et "presque à un paroxysme". De nombreux responsables locaux lui remontent "qu'ils n'ont jamais connu ce qu'ils voient actuellement, en intensité et aussi en précocité". Partout les opérations de sauvetage se multiplient. La chaleur, explique-t-il, entraîne un cercle vicieux: hausse des températures de l'eau, baisse de l'oxygène, concentration des polluants et mortalité accrue des organismes aquatiques. Quand il y a encore de l'eau.... Selon un bilan publié début août par l'OFB, les rivières françaises sont frappées par une sécheresse "historique", "la plus critique jamais enregistrée à cette période". Au 1er août, 1.373 cours d'eau étaient touchés par des ruptures d'écoulement ou des assecs. "Il n'y a pas de quoi être optimiste", prévient Jérôme Guillouët. Un peu plus à l'est, la Direction régionale de l'environnement (DREAL) du Centre-Val de Loire, qui couvre une grande partie du bassin de la Loire, fait le même constat. "On est sur une situation historique depuis le mois de juin", souligne David Besson, chef du département hydrométrique. "Ce qui s'est passé cette année est complètement exceptionnel en termes de rapidité. (...) Il y a une signature très concrète du dérèglement climatique." Le manque de pluie et les phénomènes d'évaporation liés à la canicule ont entraîné des "tarissements d'une très grande violence" : "C'était dur pour les gens de supporter 40 degrés, mais pour le milieu, ça a été catastrophique."
Texte intégral (662 mots)
A Langolen (Finistère), une vingtaine de bénévoles en waders se préparent à descendre dans le Steïr, petit affluent de l'Odet. Au milieu du groupe, Mathieu Le Bouter, technicien de la fédération locale de pêche, rappelle les consignes. La pêche de sauvetage, validée par l'Office français de la biodiversité (OFB), vise à sauver le maximum de saumons atlantiques et de truites farios, des espèces "patrimoniales". L'idée est simple : prélever les salmonidés menacés puis les relâcher plus en aval, dans l'Odet, où l'eau continue encore de couler. Une fois descendu dans le lit du Steïr, le constat est saisissant: la rivière n'est plus qu'une succession de trous d'eau stagnante. L'eau boueuse monte à peine jusqu'à mi-mollet. Mathieu Le Bouter est le seul habilité à manier l'appareil de pêche électrique. L'équipement "électrostimule" les poissons, qui sont récupérés à l'épuisette avant d'être placés dans des bassines puis dans une cuve oxygénée installée sur le plateau d'un pick-up. La progression est lente. Les arbres tombés lors de la tempête Ciaran, en 2023, entravent toujours le passage. Après toute une matinée de travail, le bilan est jugé satisfaisant: 130 truites, six jeunes saumons et quelques anguilles ont été capturés et transférés. "On intervient avant que la mortalité monte. Là, on récupère ce qui est attendu", dit-il, se disant satisfait. Mais les prochaines semaines l'inquiètent. Sans pluie, les cours d'eau vont continuer de s'assécher... "On est désemparé. On essaie de diminuer l'impact. (...) L'équilibre aquatique va mettre des années à s'en remettre." "Dramatique" "L'Odet est le premier à avoir été en crise, mais tous les bassins vont céder d'ici huit à dix jours. On va être obligé d'intervenir. Le niveau d'eau et les températures peuvent devenir fatals pour les salmonidés", confirme Pierre Péron, président de la fédération départementale. Et parfois, il n'y a pas de solution. "Des fois, les pêches de sauvetage ne servent à rien car l'aval est à sec ou l'eau y est trop chaude. Et on ne transfère pas une truite d'un bassin à l'autre pour des raisons sanitaires", ajoute-t-il. Ce constat dépasse largement le seul Finistère. Pour Jérôme Guillouët, responsable technique à la Fédération nationale de la pêche (FNPF), la situation est "dramatique" et "presque à un paroxysme". De nombreux responsables locaux lui remontent "qu'ils n'ont jamais connu ce qu'ils voient actuellement, en intensité et aussi en précocité". Partout les opérations de sauvetage se multiplient. La chaleur, explique-t-il, entraîne un cercle vicieux: hausse des températures de l'eau, baisse de l'oxygène, concentration des polluants et mortalité accrue des organismes aquatiques. Quand il y a encore de l'eau.... Selon un bilan publié début août par l'OFB, les rivières françaises sont frappées par une sécheresse "historique", "la plus critique jamais enregistrée à cette période". Au 1er août, 1.373 cours d'eau étaient touchés par des ruptures d'écoulement ou des assecs. "Il n'y a pas de quoi être optimiste", prévient Jérôme Guillouët. Un peu plus à l'est, la Direction régionale de l'environnement (DREAL) du Centre-Val de Loire, qui couvre une grande partie du bassin de la Loire, fait le même constat. "On est sur une situation historique depuis le mois de juin", souligne David Besson, chef du département hydrométrique. "Ce qui s'est passé cette année est complètement exceptionnel en termes de rapidité. (...) Il y a une signature très concrète du dérèglement climatique." Le manque de pluie et les phénomènes d'évaporation liés à la canicule ont entraîné des "tarissements d'une très grande violence" : "C'était dur pour les gens de supporter 40 degrés, mais pour le milieu, ça a été catastrophique."
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