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19.07.2026 à 09:47

FRANCE24
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Une adoption massive de ces agents dans les téléphones serait une révolution. Mais elle priverait aussi les groupes derrière les applications d'une partie de leur contrôle — ce qui ne leur plaît pas toujours. Au moins trois entreprises chinoises présentent ce weekend des téléphones dits "agentiques" à la Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle (WAIC) de Shanghai, grand rendez-vous asiatique du secteur. Un avant-goût des smartphones du futur. Nubia a dévoilé son NaviX Ultra, un téléphone équipé de Doubao, un assistant IA conversationnel très populaire en Chine et développé par ByteDance, la maison mère de TikTok. "Une nouvelle ère pour les smartphones à agent d'IA commence ici", a déclaré la marque, qui a publié des images de l'appareil en plusieurs coloris (noir, blanc, rose, bleu) avec un bouton orange sur la tranche. Une série limitée d'un prototype nommé "Doubao Phone" s'était écoulée très rapidement en décembre. Au départ, le smartphone pouvait suivre des commandes vocales simples pour exécuter des tâches dans différentes applications, comme commander un repas ou comparer des prix. Mais quelques jours après sa sortie, des géants chinois comme Alibaba, Tencent et JD.com ont restreint l'accès de leurs populaires applications à cet assistant intégré, car il venait en quelque sorte en forcer l'accès. Cette décision des grands groupes a, dans la pratique, fortement limité les capacités "agentiques" de l'appareil. Elle a poussé ByteDance à désactiver l'IA pour les paiements et certaines autres fonctions. "Perdent le contrôle" Le principal frein aujourd'hui au développement des agents d'IA est leur capacité à accéder aux applications à la place des utilisateurs humains, souligne Kiranjeet Kaur, directrice associée de la recherche au cabinet d'études américain IDC. Les plateformes veulent conserver un contact direct avec les utilisateurs, sans quoi "elles perdent le contrôle au profit d'un tiers", résume-t-elle. "Beaucoup rêvent de voir ces agents d'IA s'imposer. Mais ce n'est pas encore le cas", estime Kiranjeet Kaur, qui juge leurs performances encore trop inégales. Peu de détails ont filtré sur le NaviX Ultra. Mais selon la presse technologique chinoise, l'appareil n'essaiera plus de "forcer" l'accès aux applications et cherchera plutôt à collaborer avec elles. L'AFP a sollicité Nubia pour obtenir des précisions. Autre grand fabricant chinois, Honor a présenté samedi un agent d'IA pour son "Robot Phone", dont la caméra cubique interactive se déploie sur un petit bras robotisé. La marque assure que cette caméra peut interpréter des gestes, se trémousser sur un rythme musical, prendre des selfies ou filmer des vidéos stabilisées. Cet agent sera intégré au téléphone lors de sa mise en vente plus tard cette année, a indiqué Honor à l'AFP. Voyages et vidéo La start-up shanghaïenne StepFun a également dévoilé un smartphone agentique, le STEPX Neo. Le président de l'entreprise, Yin Qi, affirme avoir noué des "partenariats solides" avec plusieurs grandes plateformes chinoises, dont Alipay et le géant du VTC, Didi, d'après un article sponsorisé publié par l'agence de presse officielle Chine nouvelle. "Grâce à ces collaborations, le smartphone peut prendre en charge en un seul endroit l'ensemble des besoins du quotidien: réservation de voyages, achats courants, services locaux, bureautique et montage vidéo", a-t-il souligné. Hors de Chine, des géants comme Google intègrent déjà des fonctions d'IA avancées dans leurs smartphones, comme la prise de rendez-vous automatisée. La start-up américaine Brain Technologies a lancé au Japon un téléphone agentique, le " Natural AI Phone", commercialisé en avril en partenariat avec l'opérateur SoftBank. Lors d'une démonstration pour l'AFP, le téléphone a envoyé un message à un contact sur simple commande vocale, mais il échouait souvent à exécuter d'autres demandes. "Il n'y a pas encore de vainqueur clair dans cette course, c'est pourquoi le sujet est au centre des débats", observe Marc Einstein, du cabinet Counterpoint Research. Mais d'ici cinq ou dix ans, nous n'utiliserons plus les applications "comme aujourd'hui ", prédit-il. "Cela va transformer en profondeur l'économie numérique et bousculer les modèles économiques. "

19.07.2026 à 07:51

FRANCE24
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L'Albiceleste et la Roja ont déjoué les embûches du Mondial le plus long de l'histoire, à 48 équipes, en dribblant les fortes chaleurs et les longs déplacements. Mais voilà l'heure de distribuer l'or éternel et les pleurs d'argent, sur la pelouse du MetLife stadium. Au sommet, il y aura une deuxième étoile mondiale consécutive à décrocher pour l'Argentine (un doublé inédit depuis le Brésil de 1958-1962) ou un deuxième titre planétaire tout court pour l'Espagne, en salle d'attente depuis le récital d'Andres Iniesta et Xavi en 2010. "Ce sera un spectacle grandiose, deux super équipes, avec beaucoup de similitudes, et chacune essayera d'emmener le match là où ça l'arrange", a anticipé le sélectionneur des champions d'Europe, Luis de la Fuente. "Nous allons profiter de ce moment, avec nos armes et nos qualités, face à un adversaire au parcours spectaculaire". "L'histoire et la légende" Côté argentin, en effet, la phase à élimination directe a ressemblé à de véritables montagnes russes émotionnelles, où le vertige de l'élimination n'était jamais très loin contre le Cap-Vert, l'Egypte, la Suisse et l'Angleterre. Constamment sur un fil, l'équipe au maillot bleu s'en est toujours sortie grâce à un cœur énorme, une résilience inouïe, une pluie de buts tardifs et les prouesses continues de Lionel Messi, artiste funambule et capitaine adoré, héroïque avec ses huit buts et quatre passes décisives. "Être parvenu à atteindre une finale comme il l'a fait, au moment où il en est, à 39 ans, c'est quelque chose d'incroyable", s'émerveille Lionel Scaloni, son sélectionneur. "L'histoire et la légende, c'est lui et tout ce groupe de joueurs qui nous ont fait vivre des années merveilleuses". Car Messi ne marche jamais seul. Il est entouré d'un commando de dix coéquipiers prêts à se sacrifier pour lui, et d'une armée encore plus nombreuse et tout aussi fidèle de fervents supporters. "Je ne vais pas dire qu'on est invincibles, mais il est très difficile de nous battre. Pourquoi? Parce que le défi n'est pas de battre l'Argentine. Il faut tuer les onze joueurs sur le terrain et leur casser les jambes, et je ne pense pas que quelqu'un en soit capable cette année", a crûment résumé Benito Abbiati, un supporter de 22 ans interrogé par l'AFP. Elan époustouflant Pourtant, s'il y a une équipe en capacité de les stopper, c'est bien l'Espagne. La Roja est redevenue un monstre d'efficacité qui avale tout sur son passage, comme la France de Kylian Mbappé l'a constaté, avec impuissance, en demi-finale (2-0). Elle n'a encaissé qu'un seul but dans cette Coupe du monde, en quarts, marqué par le Belge Charles De Ketelaer (2-1). Le gardien Unai Simon n'a pas souvent l'occasion de briller, puisque ses garde du corps en défense centrale (Laporte-Cubarsi) et au milieu (Rodri-Pedri ou Ruiz) empêchent les adversaires de s'approcher. Les latéraux Marc Cucurella et Pedro Porro jouent leur partition à merveille, Dani Olmo est un merveilleux chef d'orchestre en N.10, Mikel Oyarzabal s'épanouit en pointe et la jeune vedette Lamine Yamal, à 19 ans, attire le regard et les défenseurs adverses dans son couloir droit. Cette concentration de talents au mètre carré s'accompagne d'un équilibre collectif quasi-parfait, sous la baguette de Luis de la Fuente, véritable force tranquille. L'Espagne aborde la finale de dimanche avec un élan époustouflant: 38 matches officiels sans défaite, une série débutée en juin 2023 et qui inclut la finale de Ligue des nations perdue en 2025 contre le Portugal aux tirs au but (comptabilisée comme un match nul). "Nous n'avons pas tant de faiblesses que ça", a résumé Rodri.

19.07.2026 à 07:51

FRANCE24
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En clôture de ce tournoi réussi, au format inédit avec 48 équipes en lice, on pouvait difficilement imaginer plus beau choc que celui qui va opposer les soldats de Lionel Messi, qui entrerait un peu plus dans la légende avec une seconde couronne, et une Roja époustouflante de maîtrise. Les supporters de la France ont longtemps espéré que ce 104e match serait leur revanche sur l'Albiceleste. Mais les Bleus ont sombré en demi-finale contre l'Espagne et, samedi, pour la dernière de leur sélectionneur Didier Deschamps, ils ont même laissé la troisième place aux Anglais dans un match portes ouvertes (6-4) qui a permis à Kylian Mbappé de devenir le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde. "Le plus grand événement humain" Son ouverture avait eu lieu dans le mythique Azteca de Mexico il y a cinq semaines et demie qui semblent une éternité tant le Mondial-2026 aura charrié émotions et histoires, entre la splendide épopée du Cap-Vert, l'amère aventure des Iraniens installés à Tijuana ou l'inimaginable coup de fil de Trump pour inverser la décision d'un arbitre. Coorganisé pour la première fois par trois pays sur plus de 4.000 km du Mexique au Canada, le tournoi se termine tout près de la ville qui ne dort jamais, mégapole à la hauteur de sa démesure, avec une magnifique opposition de styles. D'un côté, l'Espagne qui vise un second doublé Euro-Mondial depuis celui de 2008/2010. De l'autre, l'Argentine qui veut garder sa couronne, ce qu'aucune sélection n'a fait depuis le Brésil en 1962. La Roja est une pieuvre qui a tranquillement étouffé ses adversaires grâce à une intelligence collective remarquable, 11 joueurs comme autant de tentacules partant d'un milieu de terrain épatant de maîtrise. L'Albiceleste, elle, a paru couler à chacun de ses derniers matches mais n'est jamais restée au fond. Le miracle a été permanent pour cette équipe à la grinta fascinante, dopée par un public fanatisé et maintenue à flot par les coups de génie d'un Messi qui plane désormais au-dessus du "Dieu" Maradona. Un second titre l'emmènerait près du "roi" Pelé et porterait le patron de la Fifa Gianni Infantino un peu plus loin sur le terrain des superlatifs. "Ce n'est pas seulement la plus grande Coupe du monde de tous les temps, cela a été le plus grand événement humain, social et culturel qu'il ait été donné de voir à l'Humanité", s'est-il enflammé vendredi. Avis à ceux qui auraient trouvé ce Mondial "too much": le prochain sera pire sur le plan environnemental. En 2030, la Coupe du monde du centenaire s'étendra sur trois continents, avec des matches en Espagne, au Portugal, au Maroc, et même en Amérique latine. Certains plaident pour un tournoi à 64, qui confirmerait le mépris de la Fifa pour les enjeux climatiques. "La plus grande scène du monde" Pour dimanche, la Fifa, qui a rassemblé plus de six millions de spectateurs en stade et des milliards de téléspectateurs, a promis "la plus grande scène du monde". Imitant la recette du Super Bowl, la mi-temps proposera un "half-time show" de 11 minutes, avec la mégastar américaine Madonna, le Canadien Justin Bieber, le groupe de K-pop sud-coréen BTS et Shakira... Avant le match, une cérémonie aura fait intervenir Robbie Williams, le streamer IShowSpeed et même Tom Cruise. Mais la vedette principale de ce bouquet final ne sera pas sur scène, mais dans la tribune officielle. Donald Trump aura attendu la finale pour se rendre au stade, et il faudra guetter la réaction du public quand apparaîtra son visage sur les écrans géants. C'est lui qui remettra avec son "ami" Gianni le trophée au vainqueur. . 22 voilà le record de Mbappé Après 14 années exceptionnelles comme sélectionneur, Didier Deschamps a vécu samedi une dernière amère sur le banc français, ponctuée par une défaite. Quatre jours après leur naufrage à Dallas contre l'Espagne en demi-finale, les Bleus se sont inclinés face à l'Angleterre sur un score hallucinant (6-4) dans la "petite" finale. Après une première période catastrophique, qui s'est conclue par un impensable 4-0 pour les Anglais, les Français se sont enfin mis à jouer cette rencontre aux airs d'exhibition. Mbappé, cependant, n'aura pas fait le voyage à Miami pour rien: Un nouveau doublé a fait de lui le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde, une petite unité devant Messi (22 contre 21). Une maigre consolation pour la France de Deschamps, titrée en 2018 et finaliste en 2022.
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