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18.07.2026 à 07:03

Barbara GABEL
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Les États-Unis ont bombardé l'Iran pour la septième nuit consécutive samedi et Téhéran a une nouvelle fois riposté en frappant des cibles en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn, tout en menaçant de passer à une "offensive totale". Au Koweït, l'armée a dit faire face à "des attaques de drones hostiles". Suivez notre direct.
Les États-Unis ont bombardé l'Iran pour la septième nuit consécutive samedi et Téhéran a une nouvelle fois riposté en frappant des cibles en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn, tout en menaçant de passer à une "offensive totale". Au Koweït, l'armée a dit faire face à "des attaques de drones hostiles". Suivez notre direct.

18.07.2026 à 06:49

FRANCE24
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Un mois après la signature, le 17 juin, d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis censé ouvrir une période de pourparlers de paix, l'escalade continue au Moyen-Orient avec des échanges de frappes quotidiens et des incidents maritimes en série. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a dit avoir attaqué dans la nuit en Iran "des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d'armes et des moyens maritimes", sans mentionner de cibles civiles. Les autorités de la province d'Hormozgan, dans le sud de l'Iran, ont annoncé que des frappes américaines y avaient fait au moins trois morts et huit blessés, et ciblé deux ponts et un tunnel routiers, selon l'agence officielle Irna. Toujours selon Irna, les Etats-Unis ont également bombardé les villes d'Ahvaz et Bouchehr (sud-ouest), Bandar Abbas, l'île de Qeshm, Lar, Darab (sud), et Yazd (centre). Jordanie et Koweït attaqués En riposte, l'armée iranienne, citée par la télévision d'Etat, a affirmé avoir frappé le camp militaire d'Al-Adiri et la base d'Ali Al-Salem au Koweït, la base aérienne d'Al-Azraq en Jordanie, et celle de Sheikh Isa à Bahreïn, accusant l'armée américaine d'attaquer son territoire depuis ces installations. "Nos défenses aériennes ont intercepté et abattu 10 missiles iraniens visant le territoire du Royaume", et qui n'ont fait ni victime ni dégât, a indiqué un responsable de l'état-major jordanien. Au Koweït, l'armée a dit faire face à "des attaques de drones hostiles". Les sirènes d'alerte aérienne ont également retenti à Bahreïn, a annoncé le ministère de l'Intérieur de ce pays. Téhéran va entrer dans "une phase d'offensive totale" si les frappes américaines se poursuivent au-delà de "deux-trois jours", a menacé vendredi Mohsen Rezaï, conseiller militaire du guide suprême iranien, cité par la télévision d'Etat. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes "se poursuivront jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz", où le trafic maritime est à nouveau pratiquement à l'arrêt. L'Iran "stoppe" quatre navires Ce détroit stratégique, par lequel transitait avant la guerre au Moyen-Orient un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, est à nouveau verrouillé par l'Iran depuis plus d'une semaine, après la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Ces derniers, en représailles, ont réimposé un blocus des ports iraniens. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé samedi avoir "stoppé" quatre navires qui tentaient de franchir sans leur autorisation le détroit où, toujours selon Téhéran, deux pétroliers ont par ailleurs sauté sur des mines. "Au cours des dernières heures, quatre navires en infraction, soutenus par l'armée terroriste américaine, ont tenté de traverser le détroit d'Ormuz, et les quatre navires ont été stoppés sur place lors d'une opération combinée de missiles et de drones", ont déclaré les Gardiens, cités par la télévision d'Etat. "Deux pétroliers, qui tentaient de traverser le champ de mines situé au sud du détroit d'Ormuz, trompés par les services de renseignement américains, ont explosé et pris feu", ont-ils également indiqué, selon Irna, sans préciser la nationalité des navires ni s'il y avait des victimes. Le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom) a démenti. "Comme la plupart des revendications du Corps des gardiens de la Révolution islamique, ceci est faux", ont-ils écrit sur X, sans fournir plus d'explications. Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques iraniennes contre des navires dans le Golfe. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains contre l'Iran, le conflit a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et n'en finit pas d'ébranler l'économie mondiale. "Le détroit d'Ormuz est en train de devenir un piège pour les deux belligérants. La logique de l'escalade leur échappe de plus en plus", a analysé David Khalfa, spécialiste du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, en soulignant le "risque d'une confrontation régionale plus large". burx-roc/am
Texte intégral (730 mots)
Un mois après la signature, le 17 juin, d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis censé ouvrir une période de pourparlers de paix, l'escalade continue au Moyen-Orient avec des échanges de frappes quotidiens et des incidents maritimes en série. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a dit avoir attaqué dans la nuit en Iran "des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d'armes et des moyens maritimes", sans mentionner de cibles civiles. Les autorités de la province d'Hormozgan, dans le sud de l'Iran, ont annoncé que des frappes américaines y avaient fait au moins trois morts et huit blessés, et ciblé deux ponts et un tunnel routiers, selon l'agence officielle Irna. Toujours selon Irna, les Etats-Unis ont également bombardé les villes d'Ahvaz et Bouchehr (sud-ouest), Bandar Abbas, l'île de Qeshm, Lar, Darab (sud), et Yazd (centre). Jordanie et Koweït attaqués En riposte, l'armée iranienne, citée par la télévision d'Etat, a affirmé avoir frappé le camp militaire d'Al-Adiri et la base d'Ali Al-Salem au Koweït, la base aérienne d'Al-Azraq en Jordanie, et celle de Sheikh Isa à Bahreïn, accusant l'armée américaine d'attaquer son territoire depuis ces installations. "Nos défenses aériennes ont intercepté et abattu 10 missiles iraniens visant le territoire du Royaume", et qui n'ont fait ni victime ni dégât, a indiqué un responsable de l'état-major jordanien. Au Koweït, l'armée a dit faire face à "des attaques de drones hostiles". Les sirènes d'alerte aérienne ont également retenti à Bahreïn, a annoncé le ministère de l'Intérieur de ce pays. Téhéran va entrer dans "une phase d'offensive totale" si les frappes américaines se poursuivent au-delà de "deux-trois jours", a menacé vendredi Mohsen Rezaï, conseiller militaire du guide suprême iranien, cité par la télévision d'Etat. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes "se poursuivront jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz", où le trafic maritime est à nouveau pratiquement à l'arrêt. L'Iran "stoppe" quatre navires Ce détroit stratégique, par lequel transitait avant la guerre au Moyen-Orient un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, est à nouveau verrouillé par l'Iran depuis plus d'une semaine, après la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Ces derniers, en représailles, ont réimposé un blocus des ports iraniens. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé samedi avoir "stoppé" quatre navires qui tentaient de franchir sans leur autorisation le détroit où, toujours selon Téhéran, deux pétroliers ont par ailleurs sauté sur des mines. "Au cours des dernières heures, quatre navires en infraction, soutenus par l'armée terroriste américaine, ont tenté de traverser le détroit d'Ormuz, et les quatre navires ont été stoppés sur place lors d'une opération combinée de missiles et de drones", ont déclaré les Gardiens, cités par la télévision d'Etat. "Deux pétroliers, qui tentaient de traverser le champ de mines situé au sud du détroit d'Ormuz, trompés par les services de renseignement américains, ont explosé et pris feu", ont-ils également indiqué, selon Irna, sans préciser la nationalité des navires ni s'il y avait des victimes. Le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom) a démenti. "Comme la plupart des revendications du Corps des gardiens de la Révolution islamique, ceci est faux", ont-ils écrit sur X, sans fournir plus d'explications. Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques iraniennes contre des navires dans le Golfe. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains contre l'Iran, le conflit a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et n'en finit pas d'ébranler l'économie mondiale. "Le détroit d'Ormuz est en train de devenir un piège pour les deux belligérants. La logique de l'escalade leur échappe de plus en plus", a analysé David Khalfa, spécialiste du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, en soulignant le "risque d'une confrontation régionale plus large". burx-roc/am

18.07.2026 à 04:19

FRANCE24
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Au moins 5.069 personnes ont péri lors des tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé, à 39 secondes d'intervalle, le nord du pays, et particulièrement l'Etat de La Guaira, selon un nouveau bilan publié par le président du Parlement, Jorge Rodriguez. Les secousses ont également fait 16.740 blessés. Le nombre de disparus, que les autorités n'évoquent pas, pourrait atteindre 50.000 d'après une estimation de l'ONU réalisée au surlendemain du double-séisme. Sous la violence des secousses, plusieurs centaines d'immeubles ont été endommagés, devenant pratiquement inhabitables, ou se sont totalement effondrés, principalement à La Guaira. Près de 20.000 personnes sans abri s'entassent désormais dans des camps de fortune érigés dans des stades, sur des places publiques et jusque sur les trottoirs de cette station balnéaire populaire, proche de la capitale Caracas. Afin de financer les travaux de reconstruction, le Venezuela a obtenu du Fonds monétaire international (FMI) le déblocage de 346 millions de dollars, qui étaient auparavant gelés, l'organisme financier ne reconnaissant pas la légitimité de l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro. Cette somme permettra notamment "de soutenir les familles" touchées par la catastrophe "en matière de logement, d'infrastructures, de services publics essentiels", a détaillé vendredi la présidente par intérim, Delcy Rodriguez. Le FMI et la Banque mondiale avaient annoncé en avril la reprise de leurs relations avec le Venezuela, gelées depuis 2019, après que les États‑Unis ont renversé le président Maduro lors d'une opération militaire en janvier. "Taupes" A La Guaira, parents de victimes et bénévoles continuaient vendredi de rechercher des corps, au milieu de nuées de mouches dans les ruines. Certains ont loué des engins pour soulever les murs qui les empêchent d'accéder à leurs proches. "Il y a énormément de gens là-dessous, personne ne veut toucher les morts", a déploré auprès de l'AFP Hildegar Mujica, un économiste de 60 ans à la recherche de son ex-épouse, ensevelie sous les dalles de béton d’une tour qui comptait 12 étages. "À aucun moment les organismes de l'État n'ont manifesté d'intérêt pour les corps qui se trouvent dans toute cette structure de pierre", regrette-t-il. "En fait, il y a des corps visibles et, s'il n'y a pas de familles pour les reconnaître, on ne les prend pas en compte", a-t-il ajouté. Delcy Rodriguez avait assuré début juillet que "personne n'irait dans des fosses communes". Au fil des jours, certains s'en remettent à des "taupes", des particuliers qui, contre rémunération, aident les familles à récupérer leurs morts. Johan Torumo, un bénévole de 45 ans originaire de La Guaira, désapprouve cette pratique. "J'ai un témoin à qui ils ont pris 1.300 dollars", a affirmé le secouriste, en critiquant le manque d'aide du gouvernement pour la récupération des corps. "Nous n'avons même pas vu une meuleuse, rien", assure-t-il. Les "taupes" sont contactées dans la plus grande discrétion, selon lui, et facturent 300 dollars par personne retrouvée. "Une fois qu'ils ont trouvé ton proche, ils te demandent un sac poubelle noir et ils te le mettent dedans", raconte-t-il.
Texte intégral (540 mots)
Au moins 5.069 personnes ont péri lors des tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé, à 39 secondes d'intervalle, le nord du pays, et particulièrement l'Etat de La Guaira, selon un nouveau bilan publié par le président du Parlement, Jorge Rodriguez. Les secousses ont également fait 16.740 blessés. Le nombre de disparus, que les autorités n'évoquent pas, pourrait atteindre 50.000 d'après une estimation de l'ONU réalisée au surlendemain du double-séisme. Sous la violence des secousses, plusieurs centaines d'immeubles ont été endommagés, devenant pratiquement inhabitables, ou se sont totalement effondrés, principalement à La Guaira. Près de 20.000 personnes sans abri s'entassent désormais dans des camps de fortune érigés dans des stades, sur des places publiques et jusque sur les trottoirs de cette station balnéaire populaire, proche de la capitale Caracas. Afin de financer les travaux de reconstruction, le Venezuela a obtenu du Fonds monétaire international (FMI) le déblocage de 346 millions de dollars, qui étaient auparavant gelés, l'organisme financier ne reconnaissant pas la légitimité de l'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro. Cette somme permettra notamment "de soutenir les familles" touchées par la catastrophe "en matière de logement, d'infrastructures, de services publics essentiels", a détaillé vendredi la présidente par intérim, Delcy Rodriguez. Le FMI et la Banque mondiale avaient annoncé en avril la reprise de leurs relations avec le Venezuela, gelées depuis 2019, après que les États‑Unis ont renversé le président Maduro lors d'une opération militaire en janvier. "Taupes" A La Guaira, parents de victimes et bénévoles continuaient vendredi de rechercher des corps, au milieu de nuées de mouches dans les ruines. Certains ont loué des engins pour soulever les murs qui les empêchent d'accéder à leurs proches. "Il y a énormément de gens là-dessous, personne ne veut toucher les morts", a déploré auprès de l'AFP Hildegar Mujica, un économiste de 60 ans à la recherche de son ex-épouse, ensevelie sous les dalles de béton d’une tour qui comptait 12 étages. "À aucun moment les organismes de l'État n'ont manifesté d'intérêt pour les corps qui se trouvent dans toute cette structure de pierre", regrette-t-il. "En fait, il y a des corps visibles et, s'il n'y a pas de familles pour les reconnaître, on ne les prend pas en compte", a-t-il ajouté. Delcy Rodriguez avait assuré début juillet que "personne n'irait dans des fosses communes". Au fil des jours, certains s'en remettent à des "taupes", des particuliers qui, contre rémunération, aident les familles à récupérer leurs morts. Johan Torumo, un bénévole de 45 ans originaire de La Guaira, désapprouve cette pratique. "J'ai un témoin à qui ils ont pris 1.300 dollars", a affirmé le secouriste, en critiquant le manque d'aide du gouvernement pour la récupération des corps. "Nous n'avons même pas vu une meuleuse, rien", assure-t-il. Les "taupes" sont contactées dans la plus grande discrétion, selon lui, et facturent 300 dollars par personne retrouvée. "Une fois qu'ils ont trouvé ton proche, ils te demandent un sac poubelle noir et ils te le mettent dedans", raconte-t-il.
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