Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.03.2026 à 05:13

Liban: HRW accuse Israël d'utiliser "illégalement" du phosphore blanc

FRANCE24
img
"L'armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l'artillerie au-dessus d'habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban", affirme l'ONG dans un communiqué. HRW dit avoir "vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc" qui ont explosé "au-dessus d'une zone résidentielle" et des agents de la Défense civile intervenant pour éteindre un incendie touchant des maisons, "qui a probablement été causé par des morceaux de feutre imprégnés de phosphore blanc". Dimanche, l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a par ailleurs accusé Israël d'avoir "ciblé Tal Nahas et Khiam (deux autres localités frontalières, ndlr) avec des tirs d'artillerie et des bombardements au phosphore". Cette substance qui s'enflamme au contact de l'oxygène peut être utilisée pour créer des écrans de fumée et éclairer les champs de bataille. Mais elle peut également être utilisée comme arme incendiaire et provoquer des incendies, de graves brûlures, des lésions respiratoires, des défaillances d'organes et même la mort. "L'utilisation illégale de phosphore blanc par l'armée israélienne sur des zones résidentielles est extrêmement alarmante et aura de graves conséquences pour les civils", a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur à Human Rights Watch, cité dans le communiqué. "Israël devrait immédiatement arrêter cette pratique et les États qui fournissent des armes, y compris des munitions au phosphore blanc, devraient suspendre immédiatement l'aide militaire et les ventes d'armes" à ce pays, a-t-il ajouté. Les autorités libanaises et HRW ont déjà accusé par le passé Israël d'avoir brûlé des régions boisées et des terres agricoles dans le sud en les bombardant au phosphore blanc. Ces précédents, notamment en 2023 et 2024 dans des zones frontalières du sud du pays, "ont mis les civils en grave danger et contribué au déplacement de civils", selon HRW. Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël, entraînant des représailles israéliennes massives. Depuis, l'armée israélienne a appelé à plusieurs reprises les habitants à évacuer immédiatement une vaste partie du sud du Liban, où vivent des centaines de milliers de civils. En février, Beyrouth a également accusé Israël d'avoir pulvérise du glyphosate, un herbicide controversé, du côté libanais de la frontière, s'inquiétant des dégâts sur les terres agricoles et sur la population à long terme.

09.03.2026 à 05:09

Flambée historique du pétrole, la guerre au Moyen-Orient fait s'envoler les cours de 30%

FRANCE24
img
Envolée du brut, "petit prix à payer" selon Trump Vers 03H30 GMT, le baril de WTI, référence du marché américain, s'envolait de 25,30%, à 113,90 dollars, après avoir brièvement bondi de 30%. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, flambait de 22,99% à 114 dollars. Depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, le WTI s'est apprécié de 70%, du jamais vu sur une période aussi courte. Même l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu'à 130,50 dollars début mars 2022, n'avait pas provoqué de mouvements aussi violents. Au dixième jour du conflit, les marchés de l'énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de l'offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé. Le baril de pétrole a dépassé les 100 dollars dès la réouverture des échanges après le week-end, une première depuis juillet 2022. Alors que la flambée sans précédent des cours pénalise déjà les consommateurs américains, Donald Trump a rapidement réagi sur son réseau Truth Social, déclarant que ce coup de chaud était un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des Etats-Unis et du monde". Ormuz bloqué, production en berne Certes, vendredi, l'Agence américaine de développement DFC a annoncé la mise en place d'un mécanisme de réassurance pour faciliter la couverture des risques liés au passage du détroit d'Ormuz, jusqu'à 20 milliards de dollars. Les Etats-Unis collaborent actuellement avec des armateurs qui souhaitent faire sortir leurs tankers du Golfe persique, a insisté dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright. "Dans les premiers temps, ces navires seront probablement sous protection militaire américaine", a-t-il ajouté, prévoyant un retour du trafic à la normale "dans un avenir relativement proche". Mais ces signaux n'ont pas suffi à rassurer: par peur d'attaques, la circulation reste quasi-paralysée dans le détroit --des informations de presse mentionnant seulement le passage de quelques navires s'identifiant comme chinois. "Les perturbations de l'approvisionnement s'intensifient, les données de suivi des navires confirmant l'arrêt du trafic maritime", observe Lloyd Chan, de la banque MUFG, parlant de "choc pétrolier". Surtout, l'extension du conflit exacerbe les inquiétudes sur la production d'hydrocarbures. L'Arabie saoudite a notamment encore intercepté lundi plusieurs drones qui se dirigeaient vers le gisement de pétrole de Shaybah, dans le sud-est du pays, déjà attaqué la veille. "Les Émirats arabes unis, le Koweït et l'Irak ont réduit leur production de pétrole, l'Irak annonçant une baisse d'environ 3 millions de barils/jour" et "les frappes israéliennes ciblant des installations de stockage de carburant clés en Iran renforcent les risques", souligne M. Chan. Crainte d'un choc économique En Asie, très dépendante des hydrocarbures du Moyen-Orient, la flambée du pétrole a fait dévisser lundi les places boursières, de Tokyo à Taipei en passant par Séoul. Particulièrement exposée, la Corée du Sud est le quatrième plus gros importateur de brut, et son économie repose sur une industrie tech très énergivore. le Japon est le cinquième plus gros pays importateur. "Le Japon et la Corée sont des moteurs industriels géants qui fonctionnent au pétrole importé. Lorsque le prix du brut flambe, il se répercute directement sur les entreprises: les coûts des intrants explosent, les anticipations d'inflation grimpent", note Stephen Innes, de SPI Asset Management. "Une hausse significative et durable des prix du pétrole mettrait à rude épreuve les régions importatrices" entraînant "une augmentation des prix à la consommation et des coûts de production à l'échelle mondiale, érodant le pouvoir d'achat des ménages et pesant sur l'investissement", ajoutent les experts de Moody's. Des signes de tensions apparaissent: la Chine a demandé la semaine dernière à ses principaux raffineurs de suspendre leurs exportations de gazole et d'essence, selon Bloomberg. Et la presse nippone indique que Tokyo réfléchit à ouvrir ses réserves pétrolières stratégiques. Les Etats-Unis pourraient également élargir la levée temporaire des sanctions sur le pétrole russe pour soulager le marché, après avoir accordé une première autorisation à l'Inde, jeudi.

09.03.2026 à 04:49

Doté d'un nouveau guide suprême, l'Iran échange des frappes avec Israël

FRANCE24
img
Au dixième jour d'un conflit qui a embrasé tout le Moyen-Orient, Israël a annoncé des frappes contre des "infrastructures du régime" en Iran, et mène à l'aube une opération héliportée dans l'est du Liban tout en bombardant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah. Paniqué par l'intensification de la guerre durant le week-end et le blocage persistant du détroit stratégique d'Ormuz, le marché pétrolier flambe lundi matin, propulsant le baril à plus de 118 dollars. Mojtaba Khamenei, un religieux de 56 ans considéré comme proche des conservateurs iraniens en raison notamment de ses liens avec les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, a été choisi dimanche comme guide suprême par l'Assemblée des experts, collège de 88 membres du clergé chiite. Le communiqué a été lu solennellement dimanche soir à la télévision d'Etat par un présentateur pendant qu'une photo de Mojtaba Khamenei apparaissait à l'écran. L'Assemblée des experts assure "ne pas avoir hésité une minute" à remplir sa mission de désigner un guide malgré "l'agression brutale de l'Amérique criminelle et du régime sioniste malfaisant". Les Gardiens de la Révolution, les forces armées, la police et la diplomatie ont immédiatement prêté allégeance au nouveau guide suprême, qui succède à son père, au pouvoir de 1989 à sa mort le 28 février dans l'offensive américano-israélienne. Scènes de liesse Des images ont ensuite montré des scènes de liesse à travers le pays, avec des Iraniens agitant dans la nuit des drapeaux de la République islamique ou les lampes de leurs téléphones portables. Israël avait d'ores et déjà annoncé mercredi que le nouveau guide suprême serait "une cible". Quant à Donald Trump, qui revendique un droit de regard sur le pouvoir iranien, il a prévenu dimanche que le nouveau guide suprême "ne tiendra pas longtemps" sans son aval, et ce avant même que son nom ne soit rendu public. Jeudi, il avait déjà affirmé qu'il n'accepterait pas que Mojtaba Khamenei prenne la relève. Quelques heures après cette annonce, la radio-télévision d'Etat Irib a annoncé le lancement de missiles vers Israël. Elle a montré le fuselage d'un projectile frappé de l'inscription "sous ton commandement Seyyed Mojtaba", une référence religieuse chiite qui marque l'allégeance des forces iraniennes au nouveau guide. Le Koweït, le Qatar, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont également fait état lundi de vagues de missiles et de drones iraniens lancés dans leur direction. Un drone iranien a blessé 32 civils, dont quatre grièvement, à Sitra, au Bahreïn, selon le ministère de la Santé. L'Arabie saoudite a annoncé l'interception de quatre drones qui se dirigeaient vers le gisement de pétrole de Shaybah, dans le sud-est du pays, déjà attaqué dimanche. Depuis le début de la guerre, l'Iran attaque des infrastructures chez ses voisins du Golfe, riches en hydrocarbures et qui abritent plusieurs bases militaires américaines. Flambée du pétrole La guerre paralyse une grande partie des flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe. Le détroit d'Ormuz est au centre des inquiétudes, avec quelque 20% de la production mondiale de pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) qui y transite habituellement. Le prix du baril a dépassé les 118 dollars lundi, atteignant son plus haut niveau depuis l'été 2022 à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Depuis le début de la guerre, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, s'est apprécié de 70%, du jamais vu sur une période aussi courte. Face à ce choc pour l'économie mondiale, les ministres des Finances des puissances du G7 doivent se réunir en visioconférence lundi à 12H30 GMT. Cette flambée est un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des Etats-Unis et du monde", a assuré Donald Trump sur son réseau Truth Social. Dans une interview publiée dimanche par The Times of Israel, M. Trump a déclaré que l'arrêt des hostilités se ferait par une décision "mutuelle" entre lui et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L'armée israélienne a dit de son côté lundi matin avoir lancé une nouvelle vague de frappes visant des "infrastructures du régime" au centre de l'Iran. Pendant le week-end, elle avait annoncé avoir frappé plusieurs dépôts de carburant utilisés selon elle pour faire fonctionner les infrastructures militaires, ainsi que le QG de la force aérospatiale des Gardiens de la Révolution. L'épaisse fumée noire provenant des réservoirs pétroliers bombardés a plongé dimanche la capitale iranienne dans une obscurité aux allures d'apocalypse, accompagnée d'une odeur de brûlé, le temps pluvieux ajoutant encore plus de confusion. "L'air est devenu irrespirable", témoigne une habitante jointe par téléphone depuis Paris. "Nous ne voulions pas qu'ils bombardent nos richesses nationales pour nous rendre encore plus pauvres que nous ne le sommes déjà". Après cette première attaque contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le 28 février, l'armée iranienne a menacé de cibler des sites pétroliers de la région. "Si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez avec ce jeu", a-t-elle menacé. Combats au Liban Selon le dernier bilan du ministère iranien de la Santé, plus de 1.200 personnes ont été tuées et plus de 10.000 civils blessés, des affirmations que l'AFP n'a pas pu vérifier. Israël a également annoncé lundi matin avoir repris ses frappes sur des "infrastructures du Hezbollah" à Beyrouth, s'ajoutant aux violents combats de la nuit dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne, où le mouvement chiite pro-iranien a dit affronter des troupes israéliennes arrivées par hélicoptère. Les affrontements ont lieu près du village de Nabi Chit, dans la région de la Bekaa, déjà ciblé dans la nuit de vendredi à samedi par des commandos israéliens venus tenter, sans succès, de récupérer le corps d'un aviateur israélien capturé en 1986. D'après le ministre libanais de la Santé, Rakan Nassereddine, les frappes ont fait 394 morts, dont 83 enfants, en une semaine dans le pays. burx-roc/gmo/gmo
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞