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31.08.2026 à 19:03

FRANCE24
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"Du temps s'est écoulé depuis la finale, et après y avoir beaucoup réfléchi, je veux vous annoncer à tous que je prends ma retraite avec l'équipe nationale. C'est une décision (...) qui fait encore mal au plus profond de moi, mais je comprends que c'est le moment", a écrit sur son compte Instagram l'octuple Ballon d'Or, qui a inscrit 125 buts en 207 sélections. "Il ne me reste plus beaucoup de temps, les étapes se succèdent et celle-ci me fait particulièrement mal. J'aime, j'ai aimé et j'aimerai toujours la sélection. J'ai tout donné, je n'ai plus rien à donner, il y a de très bons jeunes qui arrivent derrière et qui méritent leur place", a poursuivi celui qui évolue à l'Inter Miami. Dans son message, aimé plus de trois millions de fois une heure après sa publication, Messi explique avoir écrit ces mots le 21 juillet, soit deux jours après la finale du Mondial perdue contre l'Espagne (1-0 a.p.) près de New York. Le décès de son père et agent Jorge Messi, survenu entretemps, l'a conforté dans sa décision de tourner la page, a-t-il expliqué. La retraite internationale de l'ancienne star du Barça et du Paris SG crée un vide dans le monde du football, habitué aux prouesses du N.10 qui a connu sa première sélection en 2005, et laisse orphelin son rival de toujours Cristiano Ronaldo, qui a admis en août qu'il envisageait de raccrocher bientôt les crampons. Pour sa dernière compétition avec l'Argentine, Messi a régalé lors du Mondial cet été, avec 8 buts dont un triplé contre l'Algérie. Mais il est passé à côté de sa finale. En 2014 au Brésil, il avait déjà trébuché sur la dernière marche, contre l'Allemagne (1-0 a.p.). Son apothéose restera la Coupe du monde 2022 remportée aux dépens de la France aux tirs au but, au terme d'un scénario resté dans la légende de la compétition. Son palmarès avec l'Argentine comprend aussi deux Copa America (2021, 2024), un titre olympique (2008), une Finalissima contre l'Italie championne d'Europe (2022) et un Mondial des moins de 20 ans (2005). Ses succès en sélection ont cimenté sa place dans le Panthéon du football argentin aux côtés de l'idole Diego Maradona. "Tu es éternel" "Juste merci, le plus grand de toute l'histoire, merci de nous avoir rendus tellement, mais tellement heureux, tu n'imagines pas combien de sourires tu as fait naître!! Tu es éternel", a réagi son coéquipier en sélection et à Miami, Rodrigo De Paul. "Nous allons t'être reconnaissants toute notre vie d'être Argentin, d'avoir hissé l'Argentine au sommet du monde. D'avoir choisi d'être Argentin alors que tu aurais très bien pu choisir autre chose. Merci, Capitaine. Merci pour tout. Le meilleur de l'histoire", a salué Angel di Maria, qui a côtoyé Messi au PSG et en sélection. La sélection argentine et la confédération sud-américaine (Concacaf) ont également tiré leur chapeau à "l'éternel" Messi, dans des publications sur X. La relation entre Messi, qui a quitté son pays natal à l'âge de 13 ans pour rejoindre le centre de formation de Barcelone, et sa sélection a connu de nombreux épisodes, pas toujours heureux. Le joueur avait ainsi annoncé sa retraite internationale en 2016, à la suite d'une troisième défaite en finale de la Copa America. Quelques semaines plus tard, il revenait sur sa décision. La "Pulga" a confié après le décès de son père qu'il ne se voyait pas jouer "encore longtemps". Messi est sous contrat jusqu'à la fin de la saison 2028 avec l'Inter Miami, pour lequel il a inscrit un quadruplé dimanche en championnat. "Je pars avec la sérénité et la fierté de vous avoir offert, avec mes coéquipiers, des moments de rêve. C'était incroyable de vivre tout cela avec vous. Je vous aime! Merci à Dieu de m'avoir fait Argentin", a écrit Messi pour conclure son message d'adieu.

31.08.2026 à 18:57

FRANCE24
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L'indice vedette CAC 40 a terminé en baisse de 0,79% à 8.334,50 points. Vendredi, le CAC 40 avait clôturé en hausse de 0,98%, à 8.401,18 points. Les investisseurs doivent faire face "à la reprise des frappes aériennes entre les États-Unis et l'Iran, à la hausse des prix du pétrole et au regain des anticipations d'une hausse des taux de la Réserve fédérale dès le mois de septembre", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. Pour la première fois depuis fin juillet, les forces américaines ont annoncé des bombardements contre "deux lanceurs iraniens (de roquettes) sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz. Avec la reprise des hostilités, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole, évolue désormais autour des 90 dollars le baril. Cette augmentation des prix combinée à une hausse des anticipations du marché "d'une augmentation des taux en septembre, atténue l'appétit pour le risque" à la fin du mois d'août", explique Kathleen Brooks. D'autant que les économies européennes restent de grandes importatrices d'hydrocarbures, et sont donc particulièrement sensibles à l'augmentation des prix. Côté valeurs, Stanislas de Bailliencourt, gérant d'actifs pour le compte de la société Sycomore, note auprès de l'AFP une reprise des banques "par effet de rattrapage après une sous performance la semaine dernière". Société Générale s'est maintenue, prenant 0,41% à 72,65 euros, Crédit Agricole gagnant 0,41% à 18,52 euros et BNP Paribas 0,21% à 102,78 euros. Les taux au plus haut Le rendement de l'emprunt français à échéance 10 ans atteignait quasiment 4,18%, un plus haut niveau depuis 2008, contre 4,12% à la clôture vendredi, alors que le gouvernement français se réunit en séminaire pour préparer un budget sur fond de dette à 117% du PIB. Vendredi, l'agence Fitch Ratings avait maintenu la note de la dette souveraine de la France à A+ avec une perspective toujours stable, ce qui signifie qu'elle n'envisage pas de la modifier à court ou moyen terme malgré des estimations de déficit public plus élevées.

31.08.2026 à 18:55

FRANCE24
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L'école Jean Degoul, intacte comme le bourg qui l'entoure, ferait presque oublier la désolation à quelques encablures, le long des avenues du Médoc et du Bassin-d'Arcachon, où se trouvaient la plupart des maisons détruites. En Gironde, le feu parti de Saumos le 22 juillet a été fixé le 1er août, après avoir parcouru 42.000 hectares, du jamais vu depuis 1949 en France. Au sein du groupe scolaire qui accueille 275 enfants âgés de trois à 11 ans, "les effectifs seront complets mardi, aucun report d'inscription n'a été relevé", assure à l'AFP le recteur de l'académie de Bordeaux Jean-Marc Huart, qui précise que 45 élèves, scolarisés au collège voisin de Lège-Cap-Ferret ou à l'école du Porge, ont été touchés par la perte de leur domicile. Une cellule d'écoute psychologique sera mise en place dans les établissements, au regard du "traumatisme global de ceux qui ont perdu leur maison mais aussi de ceux qui ont été évacués", indique M. Huart. Marc Dalla Samba, sa compagne et leurs deux enfants adolescents ont perdu le logement dont ils étaient locataires et enchaînent depuis les relogements. "On a perdu tous nos repères", dit le père de famille de 50 ans. "Mon garçon et la fille de ma compagne ne veulent plus revenir au Porge. Ma compagne, choquée, est en arrêt (maladie)." La famille a trouvé une location temporaire à Andernos, à une vingtaine de kilomètres, plus près du lycée. "Cela fera du bien aux enfants de retrouver leurs camarades, de faire autre chose". Mais il faudra à nouveau déménager en mai. "Retrouver ses amis" En août, des collectes de fournitures scolaires ont été organisées pour doter les élèves sinistrés, raconte Sébastien Dréan, pour l'association des parents d'élèves du Porge. Les habitants "sont fatigués, la rentrée leur est sortie de la tête et on voulait les libérer de cette charge", dit le père de deux enfants de sept et 15 ans, qui vit "un moment très compliqué parce qu'on a tous un copain dont la maison est détruite". Justine Benesse, 32 ans, dont la maison a brûlé, est "soulagée" que sa fille de six ans puisse faire sa rentrée dans l'école de la commune, "où elle va retrouver ses amis, qui ont vécu la même chose qu'elle". La petite se bouche encore les oreilles lorsqu'elle entend un camion de pompiers, "parle de Canadair dès qu'elle voit un avion dans le ciel" et demande "s'il y a le feu" quand le ciel rougeoie un peu trop fort au coucher de soleil. L'école va "faire du bien, on est obligés de reprendre une vie", estime la trentenaire, "très en colère" face au sort du Porge où "on est tous psychologiquement atteints". "A bout" Une colère qui est "remontée" après une réunion publique, le 26 août, animée par la préfète Sophie Brocas, en présence des services de l'État et du patron des sapeurs-pompiers de Gironde. "On nous prend pour des pauvres villageois sans cerveau, j'ai entendu beaucoup de condescendance", commente Justine Benesse. Dans la salle des fêtes du Porge, mercredi, où environ 500 personnes avaient pris place, une mère de famille, longuement applaudie, a raconté sa soirée du 22 juillet, passée à fuir les flammes dans la plus grande confusion, ballotée d'un point à un autre avec ses deux enfants à l'arrière de la voiture, "alors que les flammes étaient là". Comme d'autres, elle a exprimé d'une voix tremblante de colère sa peur pour la vie de ses enfants. "Entendre que l’État a fait ce qu'il a pu et que tout a été fait plus ou moins correctement est insoutenable pour de nombreux habitants, beaucoup sont à bout", résume Louise Henrard, kinésithérapeute de 37 ans, mobilisée lors de l'incendie pour apporter des soins aux pompiers. Pour Blandine Caulier-Diaz, adjointe à l'Enfance et à la jeunesse de Lège-Cap-Ferret, "certains jeunes vont très bien, mais si les parents craquent dans les prochains mois, l'enfant va aller mal et il ne faudra pas laisser ces signes de côté".
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