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28.02.2026 à 02:05

Trump se débarrasse de l'IA d'Anthropic après son refus de céder

FRANCE24
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"J'ordonne à TOUTES les agences fédérales du gouvernement américain de CESSER IMMEDIATEMENT toute utilisation de la technologie d'Anthropic. Nous n'en avons pas besoin, nous n'en voulons pas, et nous ne travaillerons plus avec eux", a tonné le président américain sur sa plateforme Truth Social. Le ministre de la Défense Pete Hegseth a lui accusé Anthropic de "trahison" et s'en est pris aux "caprices idéologiques des géants de la tech". Il a ordonné son inscription sur une liste d'entreprises empêchées de collaborer avec toute société liée à l'armée américaine. Se disant "profondément attristée" par cette décision, l'entreprise a estimé dans un communiqué que "cette désignation serait à la fois juridiquement infondée et créerait un précédent dangereux pour toute entreprise américaine négociant avec le gouvernement". Elle a promis de saisir la justice. "Aucune intimidation ni sanction de la part du ministère de la Guerre (nom donné par l'administration Trump au ministère de la Défense, ndlr) ne changera notre position", a-t-elle encore assuré. Anthropic a refusé jeudi de céder à un ultimatum de Pete Hegseth exigeant qu'elle accorde à l'armée américaine une utilisation sans restriction de son modèle d'IA Claude. Avec cette décision, la jeune entreprise a en fait dressé une limite éthique à l'usage de sa technologie - à laquelle l'armée et le renseignement américains ont déjà recours pour la défense du pays - dans deux cas précis: la surveillance de masse des citoyens américains et les armes mortelles entièrement autonomes. "Dans un nombre restreint de cas, nous pensons que l'IA peut nuire aux valeurs démocratiques, plutôt que les défendre", a défendu son patron Dario Amodei, qui a signé en juin un contrat de 200 millions de dollars avec le gouvernement américain. "Egoïsme" "Utiliser ces systèmes à des fins de surveillance de masse domestique est incompatible avec les valeurs démocratiques", a-t-il ajouté. Le dirigeant quadragénaire a insisté sur le fait que les systèmes les plus avancés d'IA n'étaient pas encore fiables au point de leur confier le pouvoir de contrôler des armes mortelles - et donc de tuer - sans une supervision humaine en dernier ressort. Les armes entièrement autonomes "doivent être déployées avec des garde-fous appropriés, qui n'existent pas aujourd'hui", a estimé Dario Amodei. "Nous ne fournirons pas sciemment un produit qui met militaires et civils américains en danger", a-t-il tranché. Donald Trump a qualifié d'"erreur désastreuse" le refus d'Anthropic d'accorder un accès inconditionnel à Claude. "Leur égoïsme met en danger des vies américaines, nos troupes et la sécurité nationale", a accusé le président républicain. "Les Etats-Unis ne laisseront jamais une entreprise de gauche radicale et woke dicter à notre grande armée comment combattre et gagner des guerres !", a-t-il écrit en majuscules. Donald Trump a expliqué qu'une période de transition de six mois allait s'ouvrir, pendant laquelle le ministère de la Défense en particulier allait se séparer des outils d'Anthropic. "S'unir" Face à la pression exercée par son administration, quelque 400 employés de Google et OpenAI ont exprimé vendredi leur soutien à Anthropic. "Le Pentagone négocie avec Google et OpenAI pour leur faire accepter ce qu'Anthropic a refusé", écrivent-ils dans une lettre ouverte. "Nous espérons que nos dirigeants vont mettre leurs différences de côté et s'unir pour refuser les demandes" du ministère de la Défense, exhortent les auteurs. Dans un autre appel publié vendredi, des syndicats et organes de représentation de salariés d'Amazon, Microsoft et Google ont demandé à leurs employeurs de "rejeter les demandes du Pentagone". Fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, Anthropic a toujours revendiqué une approche éthique de l'IA. Début 2026, la start-up a publié un document appelé constitution qui détaille une série d'instructions données à Claude pour encadrer sa production. Elles visent notamment à "empêcher des actions à la dangerosité inappropriée".

28.02.2026 à 01:47

Warner Bros Discovery acte son rachat par Paramount Skydance pour 110 milliards de dollars

FRANCE24
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Cette issue était devenue quasiment inéluctable après le retrait, jeudi, de Netflix, qui a renoncé à surenchérir sur la dernière offre de Paramount Skydance, formulée en début de semaine. Le patron de WBD, David Zaslav réalise une belle opération, le combat entre prétendants ayant permis au cours de l'action Warner Bros Discovery de plus que tripler en moins d'un an. Paramount Skydance avait été le premier à soumettre une proposition de reprise, dès septembre, avant que d'autres, Netflix en particulier, ne viennent se mêler à la lutte. Ce mariage va unir deux groupes qui se ressemblent, chacun essayant de percer dans le streaming pour compenser la décroissance de ses chaînes de télévision traditionnelles, tout en produisant du contenu via son studio. C'est une nouvelle étape de la consolidation en cours à Hollywood, qui correspond à la fragilisation du modèle économique traditionnel des studios et de la télévision. En 2022, Discovery avait déjà absorbé WarnerMedia pour former WBD, sous la houlette du même David Zaslav, tandis qu'en août 2025, Skydance a avalé Paramount Global. Auparavant, Disney avait mis la main, en 2019, sur la majeure partie des actifs du groupe Fox, dont le studio 21st Century Fox. De façon plus anecdotique, car le groupe était de taille beaucoup plus modeste, Amazon a pris le contrôle du studio MGM en 2022. Dans le cadre du rapprochement annoncé vendredi, le studio Paramount apporte "Mission: Impossible", "Transformers" ou "Top Gun", ainsi qu'un imposant catalogue de classiques. Warner Bros va lui mettre dans l'escarcelle les sagas "Harry Potter" et "Le Seigneur des anneaux" ou encore les films de super-héros de DC Universe (Batman et Superman notamment). David Ellison, le nouveau magnat Outre les studios, vont se retrouver sous le même toit les plateformes de streaming HBO Max et Paramount+, qui comptaient respectivement 131,6 et 78,9 millions d'abonnés fin 2025. Selon l'agence Bloomberg, le patron de Paramount Skydance, David Ellison, projette de fusionner les deux services pour mieux se positionner face à Disney (174 millions en additionnant Disney+ et Hulu) et Netflix (325). Le groupe fusionné comptera aussi un important portefeuille de chaînes, de CBS à CNN, en passant par Discovery, Eurosport, Comedy Central ou MTV. La télévision traditionnelle reste une importante source de bénéfices pour les deux entreprises, mais l'émergence du streaming et la contraction de la télévision par câble aux Etats-Unis les fait fondre un peu plus chaque trimestre. L'acquisition doit encore être approuvée par les actionnaires lors d'une assemblée générale extraordinaire le 20 mars et validée par les régulateurs, en particulier celui des télécommunications, la FCC. En juillet, pour obtenir le feu vert à l'absorption de Paramount Global, Skydance s'était engagé auprès de la FCC à procéder, à la demande de l'agence, à des changements de ligne éditoriale au sein de la chaîne CBS, condition très atypique. Elle avait été interprétée comme une concession à Donald Trump, très critique de CBS, qu'il avait attaqué en justice en octobre 2024. L'épilogue de la saga Warner Bros Discovery consacre l'ascension de David Ellison qui, en un peu plus de 15 ans, a transformé une start-up, Skydance, en empire des médias à coup d'endettement et d'acquisitions osées. Cette opération va nécessiter un montage financier atypique et le soutien personnel de Larry Ellison, fondateur du groupe Oracle et père du patron de Paramount Skydance, David Ellison. PSKY se prépare ainsi à avaler une entreprise qui pèse près de cinq fois sa propre capitalisation boursière et va devoir, pour ce faire, s'endetter massivement. Quant à Netflix, loin de s'apitoyer, les investisseurs ont salué son renoncement, l'action du numéro un mondial du streaming gagnant 13,75% sur la seule séance de vendredi. Beaucoup estimaient que le prix proposé par Paramount Skydance était trop élevé.

28.02.2026 à 00:27

L'Assemblée suspend ses travaux pour les municipales, sans terminer le projet de loi fraudes

FRANCE24
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Si les députés reviendront au Palais Bourbon la semaine du 23 mars, l'examen du texte n'est pas ré-inscrit à l'ordre du jour pour le moment, ce à quoi le gouvernement devra remédier pour aller au bout des quelque 380 amendements restants. Un vote sur l'ensemble du texte est pour l'instant prévu le 31 mars. Dans un hémicycle très clairsemé et une ambiance délétère, l'article emblématique a été adopté par 30 voix contre 19, la gauche votant contre, tandis que macronistes, droite et extrême droite ont voté pour. "On ne peut pas donner à France Travail qui est en sous-effectif la possibilité de supprimer des allocations chômage (...) sur la base de simples allégations ! (...) On punit pour un doute. Jamais on ne voit ça ailleurs", a protesté Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste). Le président de la commission des Finances, Eric Coquerel (LFI), a lui critiqué un article inspiré de "l'idéologie du Rassemblement national", voulant faire croire que "la principale fraude en France, ce serait celle des travailleurs privés d'emploi", de "votre voisin qui est tout aussi pauvre que vous", sans dire "un mot ou presque sur la fraude fiscale". Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a rétorqué que la procédure était "encadrée", avec la possibilité de "recours" et une durée maximum de suspension de trois mois. La mesure permettra d'éviter de verser des allocations parfois difficiles à recouvrer, par exemple lorsqu'un allocataire au chômage est "pris dans une affaire de travail dissimulé" ou qu'il produit des "documents falsifiés", a-t-il illustré. Il a apporté son soutien à des amendements de gauche visant à maintenir un "reste à vivre", c'est-à-dire un montant minimum pour les allocataires le temps de la suspension conservatoire, comme il s'y était engagé. Plus tôt, les députés avaient approuvé, là aussi à la suite de discussions enflammées, un article élargissant les outils donnés à France Travail pour récupérer son dû en cas de "manœuvres frauduleuses" ou "manquements délibérés". L'organisme pourra opérer des saisies bancaires et retenir intégralement les allocations à venir, sans considération d'un éventuel reste à vivre. En 2024, "France Travail a identifié pour 136 millions d'euros de fraudes aux allocations chômage", selon un rapport de l'Unédic. Partages de données Comme jeudi, les débats se sont déroulés de manière assez chaotique, avec de nombreuses suspensions de séance. Les députés ont reproché au gouvernement d'avoir maintenu l'examen du texte, malgré la demande émise mardi par les présidents de groupes politiques d'un report après la pause parlementaire liée aux municipales (du 2 au 22 mars). Comme d'autres sur les bancs du RN et de la gauche, le député PS Arthur Delaporte a regretté un débat se déroulant avec un "nombre de collègues extrêmement faible". Le texte, touffu, propose de nouveaux moyens de détections des fraudes, des sanctions et obligations renforcées, ou encore un partage d'informations améliorées entre les administrations. Plusieurs mesures visant à renforcer ces échanges d'informations pour mieux détecter les fraudes ont aussi été adoptées vendredi. Mais le débat a été percuté par l'actualité: la révélation d'une cyberattaque ayant entraîné la fuite des données de près de 15 millions de Français dans le secteur de la santé. Dans l'hémicycle, les députés de gauche ont vivement dénoncé l'extension des partages de données, pointant les risques pour la protection des informations personnelles. La gauche dénonce par ailleurs un projet de loi trop focalisé selon elle sur la fraude sociale, et pas assez sur la fraude fiscale. Deux tiers du texte sont consacrés à la première, et un tiers à la seconde, a admis le co-rapporteur Daniel Labaronne (Renaissance). Car "nous avons déjà beaucoup agi dans le domaine de la lutte contre la fraude fiscale", a-t-il argumenté. M. Farandou a dit espérer que l'ensemble des mesures permettent de récupérer "de l'ordre de un à deux milliards d'euros rapidement" pour les finances publiques, et "à moyen terme, monter jusqu'à trois milliards".
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