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12.06.2026 à 09:31

FRANCE 24
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Le coup d’envoi du Mondial de football 2026, organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, a été donné jeudi, avec d’ores et déjà son lot de controverses. Les supporters venus du monde entier font face à des prix prohibitifs sur la plateforme de la Fifa. Une machine à cash qui scandalise le dessinateur Guffo. 
Le coup d’envoi du Mondial de football 2026, organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, a été donné jeudi, avec d’ores et déjà son lot de controverses. Les supporters venus du monde entier font face à des prix prohibitifs sur la plateforme de la Fifa. Une machine à cash qui scandalise le dessinateur Guffo. 

12.06.2026 à 09:31

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"Il y a un côté débrouille, récup', entraide et rencontre qui fonctionne bien ici", explique à l'AFP Marion Lopez, la cofondatrice de l'événement dont la seconde édition s'est déroulée cette semaine. Cette professionnelle de la mode a travaillé 15 ans "entre Paris et les usines à l'étranger", et elle a vu "l'envers du décor". De retour chez elle, dans le sud de la France, elle crée une école de "mode éco-responsable" en 2021. Avec une idée en tête: réutiliser l'existant pour créer. Charlotte Labigne, cofondatrice avec elle de la Slow Fashion Week, rappelle que "pour produire un jean en coton neuf, il faut 11.000 litres d'eau, donc nous on utilise énormément de la récupération de jean". Cette "Fashion Week" marseillaise, bien loin des standards de Paris, Milan ou New York, affiche sa différence avec un recrutement inclusif de mannequins aux tailles et aux âges variés. Pas de rythme effréné, "comme à Paris avec 12 défilés par jour", ni de stars venus du bout du monde. Ici les défilés, sur un ferry ou dans un entrepôt de tramway, commencent souvent en retard, les créateurs sont locaux et après les shows, le public s'invite à la fête. Il peut aussi s'incruster dans les ateliers des créateurs comme celui de Juliette Moutte, qui fait visiter sa petite boutique/appentis du quartier bobo du Camas, où elle conçoit des bijoux métalliques, piquants comme du barbelé ou finement tissés comme des toiles d'araignée. Sa seule matière première: de vieux bijoux, qu'elle va chiner. À partir de lourdes gourmettes d'homme "très marseillaises" en maille Figaro ou de chaînes "grains de café", déconstruites, mixées et retravaillées avec des pierres de verre recyclées, Juliette Moutte crée des pièces uniques, "chargées d'histoires". "Ici l'upcycling ça a toujours existé, on fait du système D, on réemploie, on troque, on chine", ajoute-t-elle, "ça fait partie de la culture populaire". Des robes dans des draps Le réemploi, c'est aussi le maître-mot de la marque marseillaise "Engagés Engagées", qui crée ses blouses froncées, ses pantalons loose et ses robes à partir de textiles dont débordent les centres de tri locaux. À l'image de la robe blanche à pois bleus que présente Julie Genevois, fondatrice de la marque, surfant sur un motif tendance. Ses pièces sont proposées entre 60 et 110 euros. "Pour moi, on peut tout créer avec ce qui est déjà là", assure la jeune femme, qui privilégie des vêtements aux coupes intemporelles, afin "d'arrêter d'acheter sans cesse et toujours plus vite". La créatrice propose des pièces jaune poussin, bleu ciel, et beaucoup de blanc très estival. "On a beaucoup de créations très solaires, c'est le Sud", remarque Marion Lopez. Pour une grande partie des événements du festival, la mairie, "premier partenaire" de la Slow Fashion Week, selon Marion Lopez, a mis à disposition des musées, des places publiques et même la bibliothèque de l'Alcazar. Des lieux fréquentés par tous les Marseillais, un choix logique parce qu'"on habille les gens dans la rue, pour tous les jours". Pour impliquer le public, des ateliers proposent de réfléchir à notre consommation de vêtement ou de créer ses propres pièces. Comme jeudi, dans un entrepôt Emmaüs, autour de fripes prêtes à être upcyclées. Janne Lourdais, 24 ans, découpe des morceaux de tissu pour décorer un tshirt basique. La jeune femme s'habille "100% seconde main", une question "d'éthique", et de moyens financiers. Elle constate que "ça s'étend à Marseille, je trouve que ça va bien avec la ville..." L'industrie textile est l'une des plus polluantes au monde. Elle génère près de 10% des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales - soit davantage que les vols internationaux et le trafic maritime réunis - et consomme 4% de l'eau potable du monde.
Texte intégral (686 mots)
"Il y a un côté débrouille, récup', entraide et rencontre qui fonctionne bien ici", explique à l'AFP Marion Lopez, la cofondatrice de l'événement dont la seconde édition s'est déroulée cette semaine. Cette professionnelle de la mode a travaillé 15 ans "entre Paris et les usines à l'étranger", et elle a vu "l'envers du décor". De retour chez elle, dans le sud de la France, elle crée une école de "mode éco-responsable" en 2021. Avec une idée en tête: réutiliser l'existant pour créer. Charlotte Labigne, cofondatrice avec elle de la Slow Fashion Week, rappelle que "pour produire un jean en coton neuf, il faut 11.000 litres d'eau, donc nous on utilise énormément de la récupération de jean". Cette "Fashion Week" marseillaise, bien loin des standards de Paris, Milan ou New York, affiche sa différence avec un recrutement inclusif de mannequins aux tailles et aux âges variés. Pas de rythme effréné, "comme à Paris avec 12 défilés par jour", ni de stars venus du bout du monde. Ici les défilés, sur un ferry ou dans un entrepôt de tramway, commencent souvent en retard, les créateurs sont locaux et après les shows, le public s'invite à la fête. Il peut aussi s'incruster dans les ateliers des créateurs comme celui de Juliette Moutte, qui fait visiter sa petite boutique/appentis du quartier bobo du Camas, où elle conçoit des bijoux métalliques, piquants comme du barbelé ou finement tissés comme des toiles d'araignée. Sa seule matière première: de vieux bijoux, qu'elle va chiner. À partir de lourdes gourmettes d'homme "très marseillaises" en maille Figaro ou de chaînes "grains de café", déconstruites, mixées et retravaillées avec des pierres de verre recyclées, Juliette Moutte crée des pièces uniques, "chargées d'histoires". "Ici l'upcycling ça a toujours existé, on fait du système D, on réemploie, on troque, on chine", ajoute-t-elle, "ça fait partie de la culture populaire". Des robes dans des draps Le réemploi, c'est aussi le maître-mot de la marque marseillaise "Engagés Engagées", qui crée ses blouses froncées, ses pantalons loose et ses robes à partir de textiles dont débordent les centres de tri locaux. À l'image de la robe blanche à pois bleus que présente Julie Genevois, fondatrice de la marque, surfant sur un motif tendance. Ses pièces sont proposées entre 60 et 110 euros. "Pour moi, on peut tout créer avec ce qui est déjà là", assure la jeune femme, qui privilégie des vêtements aux coupes intemporelles, afin "d'arrêter d'acheter sans cesse et toujours plus vite". La créatrice propose des pièces jaune poussin, bleu ciel, et beaucoup de blanc très estival. "On a beaucoup de créations très solaires, c'est le Sud", remarque Marion Lopez. Pour une grande partie des événements du festival, la mairie, "premier partenaire" de la Slow Fashion Week, selon Marion Lopez, a mis à disposition des musées, des places publiques et même la bibliothèque de l'Alcazar. Des lieux fréquentés par tous les Marseillais, un choix logique parce qu'"on habille les gens dans la rue, pour tous les jours". Pour impliquer le public, des ateliers proposent de réfléchir à notre consommation de vêtement ou de créer ses propres pièces. Comme jeudi, dans un entrepôt Emmaüs, autour de fripes prêtes à être upcyclées. Janne Lourdais, 24 ans, découpe des morceaux de tissu pour décorer un tshirt basique. La jeune femme s'habille "100% seconde main", une question "d'éthique", et de moyens financiers. Elle constate que "ça s'étend à Marseille, je trouve que ça va bien avec la ville..." L'industrie textile est l'une des plus polluantes au monde. Elle génère près de 10% des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales - soit davantage que les vols internationaux et le trafic maritime réunis - et consomme 4% de l'eau potable du monde.

12.06.2026 à 09:25

FRANCE24
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Cigarette au bout des doigts, haut zippé en épais tissu gris clair et legging noir évasé, Eva Huault affiche un style simple quand elle rencontre l'AFP. En plein marathon promotionnel pour le film "Shana", l'actrice de 28 ans se dit surprise par l'engouement qu'elle suscite. "Ca me fait un peu bizarre et un peu peur". Sa présence, son phrasé sans artifice, avec des tournures propres à sa génération, ont séduit ces dernières années de nombreux cinéastes, et son rôle marquant dans "Le Roi David", moyen-métrage de Lila Pinell, a été multirécompensé. "Shana", de la même réalisatrice, est l'adaptation de cette histoire en long-métrage, avec Noémie Lvovsky dans le rôle de la mère. Eva Huault y joue une jeune fille à la vie cabossée, en rupture familiale, qui vivote de petits trafics pendant que son compagnon dort en prison. Lorsque sa grand-mère décède, Shana hérite d'une bague censée la protéger du mauvais œil. Elle décide de la vendre, ce qui déclenche une série de mésaventures. Café à Belleville Cette comédie dramatique est directement inspirée des anecdotes racontées par Eva Huault à Lila Pinell lors de longs échanges autour de cafés dans le quartier de Belleville, à Paris, à la fin des années 2010. A l'époque, Eva Huault est serveuse dans un café à Saint-Denis et Lila Pinell jeune réalisatrice. Les deux femmes se sont rencontrées dix ans plus tôt, alors que la cinéaste tournait son film de fin d'étude, un documentaire sur une colonie de vacances organisée par l'Union des enfants socialistes juifs. Eva, 9 ans, attire l'attention de Lila Pinell. "J'adorais la filmer et je sentais qu'elle aimait ça aussi", raconte-t-elle. Après s'être perdues de vue, les deux femmes se retrouvent par hasard et Eva, devenue jeune adulte, se livre à Lila. "Je ne sais même pas pourquoi (...) je vais commencer à lui raconter des histoires de ma vie, des histoires que je vis avec mes copines", raconte-t-elle. "J'aimais son humour, sa façon de voir les choses, le fait qu'il y a plein de choses absurdes dans le réel et qu'elle savait le saisir", se rappelle Lila Pinell. Elle la convainc de jouer dans "Le Roi David", qui suit une jeune banlieusarde enchaînant les déboires mais rebondit à chaque fois. C'est le début d'une nouvelle vie pour Eva Huault, qui quitte alors son travail de serveuse. Profil rare "Je m'amuse tellement, j'ai du mal à croire que je puisse vivre de ça, c'est lunaire pour moi", exprime l'actrice qui rechignait jusqu'à il y a peu à s'identifier comme telle. Les propositions affluent, "un luxe" se réjouit Eva Huault, qui aimerait aussi recevoir des offres plus diverses. "Pour l'instant, on ne m'a pas proposé un truc qui est très différent de moi". On la verra bientôt dans "Surveillant!", une série Disney+ aux côtés de Jean-Pascal Zadi, Audrey Lamy et Benjamin Tranié, et elle s'apprête à en tourner une autre pour la même plateforme avec Virginie Efira et Niels Schneider. Elle est aussi à l'affiche du prochain film de Dominique Cabrera et de celui de Raphaël Quenard, prévu pour 2027. "Je sais qu'elle est super talentueuse. Après, que sa carrière décolle comme ça, c'est quelque chose dont ni moi ni elle n'avions conscience", s'étonne Lila Pinell. Pour elle, Eva Huault incarne "une fille qu'on n'a pas beaucoup vue au cinéma". L'actrice dit rêver de jouer dans des films en costume ou de tourner avec Quentin Tarantino ou Sam Levinson. "C'est mon rêve de travailler avec lui", assure cette fan de la série "Euphoria", dont il est le créateur.
Texte intégral (637 mots)
Cigarette au bout des doigts, haut zippé en épais tissu gris clair et legging noir évasé, Eva Huault affiche un style simple quand elle rencontre l'AFP. En plein marathon promotionnel pour le film "Shana", l'actrice de 28 ans se dit surprise par l'engouement qu'elle suscite. "Ca me fait un peu bizarre et un peu peur". Sa présence, son phrasé sans artifice, avec des tournures propres à sa génération, ont séduit ces dernières années de nombreux cinéastes, et son rôle marquant dans "Le Roi David", moyen-métrage de Lila Pinell, a été multirécompensé. "Shana", de la même réalisatrice, est l'adaptation de cette histoire en long-métrage, avec Noémie Lvovsky dans le rôle de la mère. Eva Huault y joue une jeune fille à la vie cabossée, en rupture familiale, qui vivote de petits trafics pendant que son compagnon dort en prison. Lorsque sa grand-mère décède, Shana hérite d'une bague censée la protéger du mauvais œil. Elle décide de la vendre, ce qui déclenche une série de mésaventures. Café à Belleville Cette comédie dramatique est directement inspirée des anecdotes racontées par Eva Huault à Lila Pinell lors de longs échanges autour de cafés dans le quartier de Belleville, à Paris, à la fin des années 2010. A l'époque, Eva Huault est serveuse dans un café à Saint-Denis et Lila Pinell jeune réalisatrice. Les deux femmes se sont rencontrées dix ans plus tôt, alors que la cinéaste tournait son film de fin d'étude, un documentaire sur une colonie de vacances organisée par l'Union des enfants socialistes juifs. Eva, 9 ans, attire l'attention de Lila Pinell. "J'adorais la filmer et je sentais qu'elle aimait ça aussi", raconte-t-elle. Après s'être perdues de vue, les deux femmes se retrouvent par hasard et Eva, devenue jeune adulte, se livre à Lila. "Je ne sais même pas pourquoi (...) je vais commencer à lui raconter des histoires de ma vie, des histoires que je vis avec mes copines", raconte-t-elle. "J'aimais son humour, sa façon de voir les choses, le fait qu'il y a plein de choses absurdes dans le réel et qu'elle savait le saisir", se rappelle Lila Pinell. Elle la convainc de jouer dans "Le Roi David", qui suit une jeune banlieusarde enchaînant les déboires mais rebondit à chaque fois. C'est le début d'une nouvelle vie pour Eva Huault, qui quitte alors son travail de serveuse. Profil rare "Je m'amuse tellement, j'ai du mal à croire que je puisse vivre de ça, c'est lunaire pour moi", exprime l'actrice qui rechignait jusqu'à il y a peu à s'identifier comme telle. Les propositions affluent, "un luxe" se réjouit Eva Huault, qui aimerait aussi recevoir des offres plus diverses. "Pour l'instant, on ne m'a pas proposé un truc qui est très différent de moi". On la verra bientôt dans "Surveillant!", une série Disney+ aux côtés de Jean-Pascal Zadi, Audrey Lamy et Benjamin Tranié, et elle s'apprête à en tourner une autre pour la même plateforme avec Virginie Efira et Niels Schneider. Elle est aussi à l'affiche du prochain film de Dominique Cabrera et de celui de Raphaël Quenard, prévu pour 2027. "Je sais qu'elle est super talentueuse. Après, que sa carrière décolle comme ça, c'est quelque chose dont ni moi ni elle n'avions conscience", s'étonne Lila Pinell. Pour elle, Eva Huault incarne "une fille qu'on n'a pas beaucoup vue au cinéma". L'actrice dit rêver de jouer dans des films en costume ou de tourner avec Quentin Tarantino ou Sam Levinson. "C'est mon rêve de travailler avec lui", assure cette fan de la série "Euphoria", dont il est le créateur.
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