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13.03.2026 à 05:01

Macron reçoit Zelensky pour éviter que l'Ukraine soit "éclipsée" par l'Iran

FRANCE24
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Cette douzième visite du président ukrainien en France depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, au lendemain d'une étape en Roumanie, vise à "éviter absolument" un "effet d'éclipse" lié au conflit déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui écrase l'actualité et monopolise l'attention des dirigeants mondiaux, a expliqué l'Elysée à des journalistes. "Le message-clé", c'est "de démontrer qu'aucune crise, aucun développement ne détournera notre attention de l'Ukraine", pour laquelle le soutien de la France, "un partenaire fiable", "ne faiblira pas", a dit un conseiller du président français. Ceux qui, notamment "au Kremlin", "pensent que la guerre en Iran ouvre une fenêtre d'opportunité pour eux", "se trompent et c'est la démonstration qu'on doit collectivement apporter", a-t-il insisté. Nouvelles négociations La présidence russe a estimé jeudi que cette visite parisienne illustrait la volonté ukrainienne "d'entraver" un règlement pacifique du conflit, alors que les Etats-Unis ont proposé de nouvelles négociations entre Kiev et Moscou sous médiation américaine pour la semaine prochaine. "La seule entrave à la paix, aujourd'hui c'est la Russie", a répondu la présidence française. Volodymyr Zelensky est attendu à la mi-journée au palais présidentiel de l'Elysée pour un tête-à-tête suivi d'une conférence de presse avec son homologue puis un déjeuner de travail. Il doit aussi participer dans l'après-midi à un échange avec des étudiants à Sciences-Po. Les deux dirigeants devraient mettre en avant "l'expertise à nulle autre pareille" développée par Kiev face aux drones iraniens utilisés par l'armée russe, "qui prend un nouveau relief" à l'aune des représailles de Téhéran contre de nombreuses cibles au Moyen-Orient, a fait valoir la présidence française. Jeudi à Bucarest, le président ukrainien a signé avec son homologue roumain Nicusor Dan une déclaration d'intention pour la "production conjointe de drones en Roumanie". Paris et Kiev avaient déjà lancé une alliance franco-ukrainienne sur les drones fin 2025. Des spécialistes militaires ukrainiens se sont rendus dans plusieurs pays du Golfe dernièrement pour partager leur expérience en matière d'interception des drones de conception iranienne, et Volodymyr Zelensky a proposé "de développer tout cela en collaboration avec les pays européens". C'est "un mouvement qu'on salue et qu'on encourage", a assuré l'Elysée. Blocage Sur l'aide à l'Ukraine, le principal sujet de discussion devrait être le prêt de 90 milliards d'euros promis par les dirigeants de l'Union européenne à Kiev en décembre. Les premiers décaissements sont aujourd'hui bloqués par la Hongrie qui réclame que l'Ukraine rouvre rapidement l'acheminement vers le sol hongrois de pétrole russe par l'oléoduc Droujba, endommagé selon les autorités ukrainiennes par une frappe de Moscou. Volodymyr Zelensky a demandé dans un entretien à Politico que l'Europe mette au point "un plan B" en cas de blocage persistant du Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche de la Russie. La question sera de nouveau sur la table des Vingt-Sept lors d'un sommet de l'UE la semaine prochaine à Bruxelles. "On préfère toujours les plan A aux plans B ou C", a nuancé jeudi le conseiller d'Emmanuel Macron. L'accord de décembre "était gravé dans le marbre", et il faut le "mettre en oeuvre" afin de permettre "les premiers décaissements dans les prochaines semaines", a-t-il martelé. Le président français va aussi présenter à son homologue ukrainien les résultats de la visioconférence du G7, au cours de laquelle, selon lui, un "consensus" s'est dégagé mercredi, incluant Donald Trump, pour ne pas lever les sanctions sur le pétrole russe malgré le choc lié à la guerre au Moyen-Orient. Pour "maintenir la pression" sur Moscou, Emmanuel Macron va par ailleurs souligner le "rôle leader" de la France dans la traque aux navires de sa "flotte fantôme" utilisés pour contourner les sanctions occidentales.

13.03.2026 à 04:38

Le Pakistan reprend ses frappes sur l'Afghanistan, quatre morts à Kaboul

FRANCE 24
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L'Afghanistan rapporte vendredi de nouvelles frappes du Pakistan sur son territoire, notamment dans la capitale Kaboul où quatre personnes ont été tuées et quinze blessées par un bombardement qui a touché des "maisons civiles". 
Texte intégral (661 mots)
L'Afghanistan rapporte vendredi de nouvelles frappes du Pakistan sur son territoire, notamment dans la capitale Kaboul où quatre personnes ont été tuées et quinze blessées par un bombardement qui a touché des "maisons civiles". 

13.03.2026 à 04:27

Procès sur l'addiction aux réseaux sociaux: l'heure du verdict approche pour Meta et YouTube

FRANCE24
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Les 12 jurés californiens vont entamer vendredi matin leurs délibérations, susceptibles de se prolonger la semaine prochaine, avant de rendre un verdict particulièrement scruté. Ce procès inédit, marqué par l'audition en personne de Mark Zuckerberg, est en effet le premier d'une série destinée à servir de référence pour résoudre des milliers de litiges intentés par des familles et des districts scolaires contre Instagram, YouTube, Snapchat ou encore TikTok. Un autre procès test est prévu à Los Angeles à partir de juillet, tandis qu'une procédure d'envergure nationale, regroupant des centaines de plaintes similaires, est en cours d'examen devant un juge fédéral californien. Quel que soit le verdict de ce premier dossier, les plaignants estiment avoir déjà remporté une bataille. "Nous n'avons même pas vraiment besoin de gagner un seul de ces procès pour changer l'industrie mais eux doivent gagner absolument chaque procès pour protéger leur modèle économique prédateur", a déclaré jeudi à l'AFP Laura Marquez-Garrett, avocate du Social Media Victims Law Center. La loi américaine exonérant les plateformes de responsabilité pour les contenus publiés, c'est la conception de leurs applications, de l'algorithme aux fonctions de personnalisation, qui sont au coeur de ces procès. Contexte familial Dans ce premier cas jugé, les jurés devront déterminer, par au moins neuf voix sur 12, si la conception d'Instagram et YouTube a constitué un "facteur substantiel" dans les préjudices subis par la plaignante, Kaley G.M, une Californienne de 20 ans dont le contexte familial difficile a été décortiqué tout au long du procès. "La seule tâche du jury est de décider si ces difficultés auraient existé sans Instagram", fait valoir Meta. Or "les preuves ont montré l'opposé", a déclaré jeudi aux jurés Paul Schmidt, l'avocat du groupe, soulignant que pas un seul des thérapeutes de la jeune femme ayant témoigné n'avait identifié les réseaux sociaux comme cause de ses troubles. Lors de son témoignage, Kaley a décrit un sentiment d'abandon et des faits de harcèlement et de violence au sein de sa famille. Utilisatrice de YouTube à 6 ans, puis d'Instagram à 9 ans, elle a raconté comment sa consultation compulsive de ces plateformes avait alimenté sa dépression, son anxiété et des idées suicidaires. Son avocat, Mark Lanier, est venu plaider jeudi avec un cupcake, pour convaincre le jury que les réseaux sociaux, même s'ils n'étaient pas la cause initiale, pouvaient être un "facteur substantiel" des troubles de santé d'une adolescente. De la même manière que la levure d'un gâteau: faible en proportion, mais décisif. - "Agir plus tôt"- Mi-février, la comparution pendant six heures de Mark Zuckerberg - une première pour le patron de Meta devant un jury populaire - a été un moment fort du procès. Le fondateur de Facebook avait reconnu que son groupe "aurait pu" agir plus tôt pour identifier et exclure les utilisateurs de moins de 13 ans sur Instagram, tout en assurant que Meta ne cherchait "plus" à maximiser le temps passé sur ses plateformes. Tout au long des débats, les avocats de la plaignante ont étalé devant les jurés une série de documents internes des deux groupes, montrant les débats sur la conception de leurs outils, la présence massive d'enfants en dessous de l'âge requis, ou encore l'autorisation des filtres de chirurgie esthétique sur Instagram. YouTube, de son côté, a cherché tout au long du procès à se distinguer des plateformes de réseaux sociaux en se comparant à la télévision. "Nous ne voulons pas que personne ne soit dépendant de quoi que ce soit", a assuré sous serment son vice-président chargé de l'ingénierie, Cristos Goodrow. TikTok et Snapchat, initialement poursuivis aux côtés de Meta et Google, ont choisi de régler le litige à l'amiable peu avant le procès.
Texte intégral (677 mots)
Les 12 jurés californiens vont entamer vendredi matin leurs délibérations, susceptibles de se prolonger la semaine prochaine, avant de rendre un verdict particulièrement scruté. Ce procès inédit, marqué par l'audition en personne de Mark Zuckerberg, est en effet le premier d'une série destinée à servir de référence pour résoudre des milliers de litiges intentés par des familles et des districts scolaires contre Instagram, YouTube, Snapchat ou encore TikTok. Un autre procès test est prévu à Los Angeles à partir de juillet, tandis qu'une procédure d'envergure nationale, regroupant des centaines de plaintes similaires, est en cours d'examen devant un juge fédéral californien. Quel que soit le verdict de ce premier dossier, les plaignants estiment avoir déjà remporté une bataille. "Nous n'avons même pas vraiment besoin de gagner un seul de ces procès pour changer l'industrie mais eux doivent gagner absolument chaque procès pour protéger leur modèle économique prédateur", a déclaré jeudi à l'AFP Laura Marquez-Garrett, avocate du Social Media Victims Law Center. La loi américaine exonérant les plateformes de responsabilité pour les contenus publiés, c'est la conception de leurs applications, de l'algorithme aux fonctions de personnalisation, qui sont au coeur de ces procès. Contexte familial Dans ce premier cas jugé, les jurés devront déterminer, par au moins neuf voix sur 12, si la conception d'Instagram et YouTube a constitué un "facteur substantiel" dans les préjudices subis par la plaignante, Kaley G.M, une Californienne de 20 ans dont le contexte familial difficile a été décortiqué tout au long du procès. "La seule tâche du jury est de décider si ces difficultés auraient existé sans Instagram", fait valoir Meta. Or "les preuves ont montré l'opposé", a déclaré jeudi aux jurés Paul Schmidt, l'avocat du groupe, soulignant que pas un seul des thérapeutes de la jeune femme ayant témoigné n'avait identifié les réseaux sociaux comme cause de ses troubles. Lors de son témoignage, Kaley a décrit un sentiment d'abandon et des faits de harcèlement et de violence au sein de sa famille. Utilisatrice de YouTube à 6 ans, puis d'Instagram à 9 ans, elle a raconté comment sa consultation compulsive de ces plateformes avait alimenté sa dépression, son anxiété et des idées suicidaires. Son avocat, Mark Lanier, est venu plaider jeudi avec un cupcake, pour convaincre le jury que les réseaux sociaux, même s'ils n'étaient pas la cause initiale, pouvaient être un "facteur substantiel" des troubles de santé d'une adolescente. De la même manière que la levure d'un gâteau: faible en proportion, mais décisif. - "Agir plus tôt"- Mi-février, la comparution pendant six heures de Mark Zuckerberg - une première pour le patron de Meta devant un jury populaire - a été un moment fort du procès. Le fondateur de Facebook avait reconnu que son groupe "aurait pu" agir plus tôt pour identifier et exclure les utilisateurs de moins de 13 ans sur Instagram, tout en assurant que Meta ne cherchait "plus" à maximiser le temps passé sur ses plateformes. Tout au long des débats, les avocats de la plaignante ont étalé devant les jurés une série de documents internes des deux groupes, montrant les débats sur la conception de leurs outils, la présence massive d'enfants en dessous de l'âge requis, ou encore l'autorisation des filtres de chirurgie esthétique sur Instagram. YouTube, de son côté, a cherché tout au long du procès à se distinguer des plateformes de réseaux sociaux en se comparant à la télévision. "Nous ne voulons pas que personne ne soit dépendant de quoi que ce soit", a assuré sous serment son vice-président chargé de l'ingénierie, Cristos Goodrow. TikTok et Snapchat, initialement poursuivis aux côtés de Meta et Google, ont choisi de régler le litige à l'amiable peu avant le procès.
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