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01.06.2026 à 04:05

FRANCE24
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Pendant plusieurs mois, Laurent Pasquali est considéré comme disparu, jusqu'à ce qu'un cueilleur de champignons découvre ses ossements le 1er septembre 2019, dans un bois de Cistrières (Haute-Loire). Le pilote, âgé de 43 ans, vivait grand train et très au-dessus de ses moyens. Lourdement endetté auprès du fisc, il contracte en 2011, l'année où il devient co-champion de France GT, un prêt de 100.000 euros auprès d'un couple de passionnés de courses automobiles, Nancy et Alain Maarek, respectivement ingénieure et médecin biologiste dans le Var. Laurent Pasquali manie l'art de l'esquive auprès de ses nombreux créanciers, dont les Maarek, qui vont solliciter l'aide de l'entrepreneur et franc-maçon, Frédéric Vaglio. Ils ignorent qu'il s'agit d'un contrat parmi d'autres, à la mécanique bien huilée, pilotés au sein d'une loge maçonnique qui s'est muée en petite entreprise criminelle. Vingt-deux personnes sont jugées jusqu'au 17 juillet. Plusieurs questions demeurent toutefois sur les termes exacts du contrat et l'unique meurtre de cet épais dossier (deux tentatives d'assassinat sont également jugées). Préméditée selon l'accusation, la mort de Laurent Pasquali serait accidentelle, selon plusieurs accusés. Au moins l'un d'entre eux sait très bien ce qu'il s'est passé le 29 novembre 2018: Sébastien Leroy, l'exécutant du contrat, a envoyé une photo du corps du pilote, un sac-poubelle sur la tête, à Daniel Beaulieu, l'ancien agent de la DCRI chargé de sa mise en œuvre par son frère de loge, Frédéric Vaglio. Leroy, qui répète depuis six ans avoir été manipulé, accuse son ami Dylan Bilheude d'avoir tiré une balle sur Laurent Pasquali, en plein cœur, dans un parking souterrain de Levallois-Perret, ce qu'il dément fermement, jurant ne pas l'avoir accompagné ce jour-là. "Sentiments amoureux" Pour la famille du pilote, "l'enjeu n'est pas seulement de savoir qui a porté le coup mortel, mais de comprendre qui a participé à la préparation, à l'exécution ou à la dissimulation du crime", détaille son avocate, Me Sandrine Pégand. Auprès des enquêteurs, Daniel Beaulieu a d'abord avoué le meurtre avant de changer de version et d'évoquer, peu après sa tentative de suicide ratée en détention, une bavure. Les enquêtes de personnalité sur le couple Maarek ont mis en lumière les "sentiments amoureux" de Nancy à l'égard du pilote, ainsi que la "jalousie maladive" de son mari. Les époux ont soutenu que le montant de cette dette était dérisoire par rapport à leur train de vie et qu'ils n'auraient jamais fait de mal à quelqu'un pour ça. "C'est moi qui ai mis Laurent sur le chemin de Vaglio et si je ne l'avais pas fait, il serait là", avait déploré le médecin aux premiers jours du procès. Les interrogatoires des accusés doivent débuter mardi après-midi, après l'audition de plusieurs témoins.

01.06.2026 à 04:05

FRANCE24
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"Pendant des décennies, un climat d'omerta, la défaillance de l'Etat, une culture légitimant la violence sur les enfants, ont laissé des criminels, en milieu scolaire, ravager la vie de dizaines de milliers d'élèves", rappellent ses auteurs, Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI). Leur objectif: "que plus jamais des enfants ne soient maltraités ou violentés dans des établissements par des adultes censés les éduquer et les protéger". En 2025, c'est conjointement que ces deux députés de bords politiques différents avaient mené la commission d'enquête qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre, sur la connaissance qu'il aurait pu avoir des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame de Bétharram, près de Pau. De ces plusieurs mois de travaux et d'auditions, est née cette proposition de loi, rédigée à quatre mains. Mais lundi, dans l'hémicycle, elle sera défendue seule au banc par Violette Spillebout à partir de 16H00. En cause, le refus du groupe de Gabriel Attal de soutenir un texte porté conjointement avec un député insoumis, qui a donc proposé à Mme Spillebout d'inscrire son texte sur l'un de ses créneaux réservés dans l'agenda, à condition qu'elle le redépose seule. Chose faite. Mais en commission des lois la semaine dernière, où le texte a été examiné et adopté, Paul Vannier a joué le rôle de co-rapporteur officieux. Mme Spillebout lui laissant une place centrale dans les débats, cette dernière revendiquant un travail mené conjointement et tenant à montrer que l'Assemblée "sait se réunir pour protéger les enfants". Le texte comporte d'abord un volet symbolique, avec la condamnation par la Nation de ces violences et la reconnaissance des défaillances de l'Etat qui leur ont permis de perdurer. Il prévoit une journée d'hommage pour les victimes, le 19 novembre, ainsi qu'un fonds national d'indemnisation pour ceux qui ne pourraient pas aller en justice du fait des délais de prescription notamment. Sur le plan judiciaire, le texte allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur, et grave dans la loi l'interdiction absolue de toute violence, y compris les châtiments corporels. L'objectif est d'en finir "avec un prétendu droit de correction encore invoqué dans les jurisprudences", selon Mme Spillebout. Secret de la confession Les dispositions du texte renforçant les contrôles des adultes exerçant dans les établissements devraient faire l'objet d'une attention particulière dans l'hémicycle, alors que plusieurs affaires récentes de violences sexuelles ont remis ce sujet au cœur de l'actualité. L'une prévoit l'obligation, au moment du recrutement puis tous les trois ans, de présenter un "certificat d'honorabilité" et une autre renforce le suivi des sanctions disciplinaires, afin d'"éviter qu'un adulte dangereux passe d'un établissement à un autre sans laisser de trace". En commission, les députés ont étendu ces dispositions au champ du périscolaire, marqué par de récents scandales, notamment à Paris. Si la première partie du texte fait plutôt consensus, les derniers articles cristallisent les oppositions à droite et à l'extrême droite, dont les groupes se sont abstenus en commission. Ils prévoient de réformer en profondeur les relations entre l'Etat et les établissements privés, avec des contrôles beaucoup plus réguliers. Pour le député RN Roger Chudeau, "ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé", estimant que M. Vannier tente de dessiner une "sorte de cible" sur l'enseignement diocésain, comme "responsable des maltraitrances". "Notre texte veut répondre à toutes les causes qui permettent à ces violences de se perpétuer, le peu de contrôle dans les établissements privés n'est pas la seule, mais elle en est une", a répondu M. Vannier auprès de l'AFP. Enfin, une disposition prévoit explicitement que les ministres du culte soient soumis à l'obligation de dénoncer des faits de violences sexuelles sur mineurs, même révélés lors d'une confession, sans pouvoir invoquer le secret. Le Rassemblement national s'y est opposé en commission, "y voyant une attaque brutale et anticléricale".

01.06.2026 à 02:54

FRANCE 24
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Plus de 1 100 suspects du virus à l'origine de la maladie Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique meurtrière, ont été enregistrés en République démocratique du Congo et en Ouganda, rapporte dimanche l'agence sanitaire de l'Union africaine. Au Brésil, deux hommes venant des deux pays africains et présentant des symptômes, ont été placés à l'isolement au Brésil.
Texte intégral (718 mots)
Plus de 1 100 suspects du virus à l'origine de la maladie Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique meurtrière, ont été enregistrés en République démocratique du Congo et en Ouganda, rapporte dimanche l'agence sanitaire de l'Union africaine. Au Brésil, deux hommes venant des deux pays africains et présentant des symptômes, ont été placés à l'isolement au Brésil.
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