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07.07.2026 à 08:59

FRANCE 24
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Un tanker a été touché par un projectile non identifié dans la nuit de lundi à mardi au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime UKMTO. Le site américain Axios a pour sa part rapporté que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains.
Un tanker a été touché par un projectile non identifié dans la nuit de lundi à mardi au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime UKMTO. Le site américain Axios a pour sa part rapporté que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains.

07.07.2026 à 08:43

FRANCE24
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Les quelque 800 pompiers mobilisés, pour la plupart, depuis le départ de feu samedi soir à Trévillach, ont mis en place une stratégie de "feux tactiques", a expliqué Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, "c'est-à-dire d'allumer des contre-feux pour circonscrire, limiter et empêcher la propagation de l'incendie". Cette manoeuvre a été efficace sur le flanc est de l'incendie, s'est félicité le préfet, mais les pompiers n'ont pas pu la mettre en oeuvre à la tête du feu qui menace le massif des Aspres à cause de conditions météo trop défavorables: des températures toujours fortes, un taux d'humidité très faible et une direction du vent changeante. De nouveaux moyens aériens doivent être déployés mardi, dont deux avions nationaux et six européens envoyés en renfort, "ce qui correspond, à l'équivalent en projection d'eau de quatre Canadair", a détaillé sur place lundi soir le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Verrou" "La priorité reste de maintenir le verrou des Aspres pour empêcher le feu d'y entrer, de s'y développer, et nous travaillerons, les sapeurs-pompiers travailleront aujourd'hui d'arrache-pied pour continuer cette lutte avec des conditions météo qui restent compliquées", a souligné tôt mardi M. Regnault de la Mothe lors d'un point presse à Perpignan. L'incendie a fait 11 blessés légers, dont sept pompiers, a indiqué lundi soir Laurent Nunez. Il a aussi endommagé de nombreux bâtiments, dont une vingtaine de maisons dans le village de Rodès, selon son maire Marc Bianchini, joint lundi par téléphone. "A certains endroits, on dirait qu'on a reçu une bombe atomique, c'est catastrophique", a-t-il confié. Les flammes, parties du village de Trévillach, se sont rapidement propagées samedi et dimanche mais le feu n'a progressé lundi que d'environ 300 hectares. Les habitants d'une vingtaine de communes du massif des Aspres et d'Ille-sur-Têt ont dû évacuer leur logement dimanche soir et le préfet leur a demandé mardi matin d'être "encore un peu patients". "Temps long" "J'ai une pensée pour toutes ces personnes qui doivent probablement trouver le temps long, ont sûrement envie de reprendre une vie normale, mais il faut qu'elles soient encore un peu patientes", a-t-il plaidé. Le niveau de risque d'incendie reste élevé dans les Pyrénées-Orientales en raison des températures caniculaires mais aussi d'un phénomène de brise sèche, et le sera jusqu'à la fin de semaine, a prévenu Charlotte Couture, responsable assistance feux à la direction régionale du Sud-Ouest de Météo-France, interrogée par l'AFP. Dans ce département, "il y a plus d'un mois qu'il n'a pas plu du tout et plus de deux mois qu'il n'a pas plu de façon significative", a-t-elle insisté. Avec ses 40 kilomètres de lisière, l'incendie a provoqué un épisode de pollution aux particules fines, a indiqué l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo Occitanie, qui recommande aux populations vulnérables ou sensibles d'éviter ou de réduire leurs activités physiques intenses. Les Pyrénées-Orientales continuent d'observer une vigilance orange canicule avec des températures qui ont atteint par endroits jusqu'à 40°C, après un premier épisode caniculaire historique fin juin. Un autre incendie dans les Pyrénées-Orientales avait entraîné jeudi l'évacuation de 3.000 personnes à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer.
Texte intégral (573 mots)
Les quelque 800 pompiers mobilisés, pour la plupart, depuis le départ de feu samedi soir à Trévillach, ont mis en place une stratégie de "feux tactiques", a expliqué Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, "c'est-à-dire d'allumer des contre-feux pour circonscrire, limiter et empêcher la propagation de l'incendie". Cette manoeuvre a été efficace sur le flanc est de l'incendie, s'est félicité le préfet, mais les pompiers n'ont pas pu la mettre en oeuvre à la tête du feu qui menace le massif des Aspres à cause de conditions météo trop défavorables: des températures toujours fortes, un taux d'humidité très faible et une direction du vent changeante. De nouveaux moyens aériens doivent être déployés mardi, dont deux avions nationaux et six européens envoyés en renfort, "ce qui correspond, à l'équivalent en projection d'eau de quatre Canadair", a détaillé sur place lundi soir le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Verrou" "La priorité reste de maintenir le verrou des Aspres pour empêcher le feu d'y entrer, de s'y développer, et nous travaillerons, les sapeurs-pompiers travailleront aujourd'hui d'arrache-pied pour continuer cette lutte avec des conditions météo qui restent compliquées", a souligné tôt mardi M. Regnault de la Mothe lors d'un point presse à Perpignan. L'incendie a fait 11 blessés légers, dont sept pompiers, a indiqué lundi soir Laurent Nunez. Il a aussi endommagé de nombreux bâtiments, dont une vingtaine de maisons dans le village de Rodès, selon son maire Marc Bianchini, joint lundi par téléphone. "A certains endroits, on dirait qu'on a reçu une bombe atomique, c'est catastrophique", a-t-il confié. Les flammes, parties du village de Trévillach, se sont rapidement propagées samedi et dimanche mais le feu n'a progressé lundi que d'environ 300 hectares. Les habitants d'une vingtaine de communes du massif des Aspres et d'Ille-sur-Têt ont dû évacuer leur logement dimanche soir et le préfet leur a demandé mardi matin d'être "encore un peu patients". "Temps long" "J'ai une pensée pour toutes ces personnes qui doivent probablement trouver le temps long, ont sûrement envie de reprendre une vie normale, mais il faut qu'elles soient encore un peu patientes", a-t-il plaidé. Le niveau de risque d'incendie reste élevé dans les Pyrénées-Orientales en raison des températures caniculaires mais aussi d'un phénomène de brise sèche, et le sera jusqu'à la fin de semaine, a prévenu Charlotte Couture, responsable assistance feux à la direction régionale du Sud-Ouest de Météo-France, interrogée par l'AFP. Dans ce département, "il y a plus d'un mois qu'il n'a pas plu du tout et plus de deux mois qu'il n'a pas plu de façon significative", a-t-elle insisté. Avec ses 40 kilomètres de lisière, l'incendie a provoqué un épisode de pollution aux particules fines, a indiqué l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo Occitanie, qui recommande aux populations vulnérables ou sensibles d'éviter ou de réduire leurs activités physiques intenses. Les Pyrénées-Orientales continuent d'observer une vigilance orange canicule avec des températures qui ont atteint par endroits jusqu'à 40°C, après un premier épisode caniculaire historique fin juin. Un autre incendie dans les Pyrénées-Orientales avait entraîné jeudi l'évacuation de 3.000 personnes à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer.

07.07.2026 à 08:37

FRANCE24
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- En cas de relaxe Si les magistrats décidaient de relaxer la cheffe de file du Rassemblement national, son avenir politique s'éclaircirait d'un coup: non seulement elle redeviendrait immédiatement éligible, mais serait également lavée de l'opprobre d'une condamnation pénale. Lors du procès, ses avocats avaient notamment estimé que l'infraction était mal qualifiée par le parquet: il s'agissait selon eux d'un "abus de confiance" et non de "détournement de fonds public". - En cas de condamnation à plus de deux ans d'inéligibilité Une peine d'inéligibilité supérieure à deux ans annihilerait au contraire toute ambition présidentielle de Marine Le Pen pour 2027. La patronne des députés d'extrême droite RN à l'Assemblée est en effet inéligible depuis sa condamnation en première instance, le 31 mars 2025. Or, le premier tour de la présidentielle est fixé au 18 avril 2027 et le second le 2 mai. Marine Le Pen, qui avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel - cette même peine a été requise par le parquet général - doit ainsi impérativement voir cette peine ramenée à deux ans maximum pour espérer pouvoir concourir. - En cas de condamnation au port d'un bracelet électronique De même, si la cour d'appel suit les réquisitions du parquet général et prononce une peine d'un an d'emprisonnement ferme sous forme de détention à domicile sous bracelet électronique, la patronne de l'extrême droite française renoncerait probablement à se présenter. Elle a en effet affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'entendait pas faire campagne entravée. L'hypothèse d'une condamnation au port d'un bracelet pour une durée de six mois pourrait en revanche ouvrir un débat interne au RN: avec le jeu des remises de peine, Marine Le Pen pourrait espérer être pleinement libre de ses déplacements dès début octobre, lui laissant six mois pour faire campagne. - La question du pourvoi en cassation La triple candidate malheureuse à l'Elysée a prévenu: elle n'attendra pas un hypothétique arrêt de la Cour de cassation pour prendre sa décision de candidater ou non. Les hauts magistrats ont déjà fait savoir que, s'ils étaient saisis, ils rendraient leur décision au plus tard début janvier. Marine Le Pen estime qu'il serait trop tard pour entrer en campagne, quand bien même sa condamnation serait annulée. - En cas de condamnation à deux ans d'inéligibilité, de multiples inconnues Demeure une hypothèse qui plonge les professionnels du droit dans un abîme d'incertitudes, tant elle convoque des notions complexes, voire contradictoires: une condamnation à deux ans d'inéligibilité, sans "exécution provisoire" - c'est-à-dire immédiate -, la question d'un éventuel port de bracelet électronique étant mise à part. Sur le papier, Marine Le Pen pourrait dans ce cas de figure être candidate. Le maintien de l'exécution provisoire, telle qu'elle a déjà été prononcée en première instance, ferait en effet courir son inéligibilité jusqu'au 1er avril 2027, juste avant le premier tour. Mais la probabilité que cette fameuse exécution provisoire ne soit pas prononcée en appel semble élevée: lors de leurs réquisitions cet hiver, les deux représentants du parquet général ont au contraire estimé que cette mesure ne se justifiait pas. L'intérêt de Marine Le Pen serait alors que sa peine soit définitive et le plus rapidement purgée: elle renoncerait ainsi selon toute vraisemblance à un pourvoi en cassation, puisque celui-ci suspendrait sa peine. Car Mme Le Pen l'a bien compris: un recours la rendrait en effet certes à nouveau éligible dès le 7 juillet, mais le risque d'une décision de rejet des hauts magistrats en janvier la rendrait à nouveau inéligible à partir du lendemain. Et ce, pendant près de neuf mois (puisqu'elle est inéligible depuis quinze mois), soit une période qui recouvre l'élection présidentielle. Le casse-tête ne serait pas pour autant résolu, car le parquet général a lui aussi la faculté de former un pourvoi en cassation... Lequel aurait également pour conséquence de suspendre la peine. Le supplice pourrait ainsi se prolonger de dix jours pour l'ancienne présidente du RN, la durée pendant laquelle les parties peuvent se pourvoir. Le pire n'étant jamais certain, à cette subtilité s'en ajoute une autre: une controverse doctrinale court depuis plus d'un an quant aux effets de l'"exécution provisoire" prononcée en première instance mais pas en appel. Forts de quelques rares arrêts de la Cour de cassation, dans des dossiers très éloignés de celui du RN, plusieurs juristes estiment qu'elle continuerait à s'appliquer... Quand bien même elle aurait été écartée en appel. Et que, dès lors, un pourvoi de Marine Le Pen comme du parquet n'aurait plus d'effet suspensif. - Le dernier mot au Conseil constitutionnel Reste que la décision ultime reviendra au Conseil constitutionnel, le seul habilité à valider les candidatures à la présidentielle, et qui sera le cas échéant amené à trancher l'ensemble de ces points. Plusieurs de ses membres ont d'ailleurs confié en privé avoir déjà éclairci un premier point: l'éligibilité s'analyse au jour de l'élection. En clair, qu'importe que Marine Le Pen ne soit pas, le cas échéant, éligible au moment de recueillir ses 500 signatures ou lorsqu'elle les déposera, il suffira qu'elle le soit lors du premier tour du scrutin.
Texte intégral (925 mots)
- En cas de relaxe Si les magistrats décidaient de relaxer la cheffe de file du Rassemblement national, son avenir politique s'éclaircirait d'un coup: non seulement elle redeviendrait immédiatement éligible, mais serait également lavée de l'opprobre d'une condamnation pénale. Lors du procès, ses avocats avaient notamment estimé que l'infraction était mal qualifiée par le parquet: il s'agissait selon eux d'un "abus de confiance" et non de "détournement de fonds public". - En cas de condamnation à plus de deux ans d'inéligibilité Une peine d'inéligibilité supérieure à deux ans annihilerait au contraire toute ambition présidentielle de Marine Le Pen pour 2027. La patronne des députés d'extrême droite RN à l'Assemblée est en effet inéligible depuis sa condamnation en première instance, le 31 mars 2025. Or, le premier tour de la présidentielle est fixé au 18 avril 2027 et le second le 2 mai. Marine Le Pen, qui avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel - cette même peine a été requise par le parquet général - doit ainsi impérativement voir cette peine ramenée à deux ans maximum pour espérer pouvoir concourir. - En cas de condamnation au port d'un bracelet électronique De même, si la cour d'appel suit les réquisitions du parquet général et prononce une peine d'un an d'emprisonnement ferme sous forme de détention à domicile sous bracelet électronique, la patronne de l'extrême droite française renoncerait probablement à se présenter. Elle a en effet affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'entendait pas faire campagne entravée. L'hypothèse d'une condamnation au port d'un bracelet pour une durée de six mois pourrait en revanche ouvrir un débat interne au RN: avec le jeu des remises de peine, Marine Le Pen pourrait espérer être pleinement libre de ses déplacements dès début octobre, lui laissant six mois pour faire campagne. - La question du pourvoi en cassation La triple candidate malheureuse à l'Elysée a prévenu: elle n'attendra pas un hypothétique arrêt de la Cour de cassation pour prendre sa décision de candidater ou non. Les hauts magistrats ont déjà fait savoir que, s'ils étaient saisis, ils rendraient leur décision au plus tard début janvier. Marine Le Pen estime qu'il serait trop tard pour entrer en campagne, quand bien même sa condamnation serait annulée. - En cas de condamnation à deux ans d'inéligibilité, de multiples inconnues Demeure une hypothèse qui plonge les professionnels du droit dans un abîme d'incertitudes, tant elle convoque des notions complexes, voire contradictoires: une condamnation à deux ans d'inéligibilité, sans "exécution provisoire" - c'est-à-dire immédiate -, la question d'un éventuel port de bracelet électronique étant mise à part. Sur le papier, Marine Le Pen pourrait dans ce cas de figure être candidate. Le maintien de l'exécution provisoire, telle qu'elle a déjà été prononcée en première instance, ferait en effet courir son inéligibilité jusqu'au 1er avril 2027, juste avant le premier tour. Mais la probabilité que cette fameuse exécution provisoire ne soit pas prononcée en appel semble élevée: lors de leurs réquisitions cet hiver, les deux représentants du parquet général ont au contraire estimé que cette mesure ne se justifiait pas. L'intérêt de Marine Le Pen serait alors que sa peine soit définitive et le plus rapidement purgée: elle renoncerait ainsi selon toute vraisemblance à un pourvoi en cassation, puisque celui-ci suspendrait sa peine. Car Mme Le Pen l'a bien compris: un recours la rendrait en effet certes à nouveau éligible dès le 7 juillet, mais le risque d'une décision de rejet des hauts magistrats en janvier la rendrait à nouveau inéligible à partir du lendemain. Et ce, pendant près de neuf mois (puisqu'elle est inéligible depuis quinze mois), soit une période qui recouvre l'élection présidentielle. Le casse-tête ne serait pas pour autant résolu, car le parquet général a lui aussi la faculté de former un pourvoi en cassation... Lequel aurait également pour conséquence de suspendre la peine. Le supplice pourrait ainsi se prolonger de dix jours pour l'ancienne présidente du RN, la durée pendant laquelle les parties peuvent se pourvoir. Le pire n'étant jamais certain, à cette subtilité s'en ajoute une autre: une controverse doctrinale court depuis plus d'un an quant aux effets de l'"exécution provisoire" prononcée en première instance mais pas en appel. Forts de quelques rares arrêts de la Cour de cassation, dans des dossiers très éloignés de celui du RN, plusieurs juristes estiment qu'elle continuerait à s'appliquer... Quand bien même elle aurait été écartée en appel. Et que, dès lors, un pourvoi de Marine Le Pen comme du parquet n'aurait plus d'effet suspensif. - Le dernier mot au Conseil constitutionnel Reste que la décision ultime reviendra au Conseil constitutionnel, le seul habilité à valider les candidatures à la présidentielle, et qui sera le cas échéant amené à trancher l'ensemble de ces points. Plusieurs de ses membres ont d'ailleurs confié en privé avoir déjà éclairci un premier point: l'éligibilité s'analyse au jour de l'élection. En clair, qu'importe que Marine Le Pen ne soit pas, le cas échéant, éligible au moment de recueillir ses 500 signatures ou lorsqu'elle les déposera, il suffira qu'elle le soit lors du premier tour du scrutin.
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