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28.02.2026 à 10:35

La justice n'est pas du cinéma: l'enquête sur un gilet jaune éborgné relancée

FRANCE24
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L'information judiciaire sur la blessure d'Alexandre Frey, l'une des 23 personnes éborgnées par les forces de l'ordre lors du mouvement de l'hiver 2018-2019, était mal partie, se soldant le 4 juillet 2025 par un non-lieu. La juge d'instruction Katia Dubreuil expliquait que "les investigations (n'avaient) pas permis d'identifier l'auteur du tir", selon une décision consultée par l'AFP. Entre analyses de vidéos et témoignages flous, les policiers de l'IGPN n'ont pas abouti. A l'image des efforts vains de l'enquêtrice campée par Léa Drucker dans "Dossier 137", qui lui a valu jeudi son deuxième César de la meilleure actrice. Mais à l'inverse de ce film, la cour d'appel de Paris est venue rebattre les cartes, et réveiller un espoir de connaître la vérité. Dans un arrêt rendu à la mi-février, elle a estimé que l'enquête ne pouvait "être considérée comme complète", et ordonné à la juge d'instruction de reprendre l'information judiciaire. Un "désaveu cinglant", analyse l'avocat de M. Frey, Me Yassine Bouzrou, à l'origine de l'appel. "Nous allons maintenant nous battre pour faire reconnaître la responsabilité du tireur, mais aussi de sa hiérarchie, qui avait appelé ce jour-là à +impacter un maximum de monde+", a-t-il réagi auprès de l'AFP. "Impacter les individus" Venu de Picardie pour manifester, M. Frey était arrivé dans la matinée sur les Champs-Elysées, aux côtés de trois amis, dans une ambiance déjà très tendue. Elle vire ensuite au chaos: pavés descellés, barricades en feu et vitrines brisées, sous les lacrymogènes et les flash balls. Ce père de famille a raconté aux enquêteurs comment il s'était retrouvé coincé près de la place de l'Etoile, avenue Marceau, par des barrages policiers, dès 11H30. Après plus de deux heures, il a raconté avoir crié sa colère sans commettre de violence physique, avant "d'entendre siffler des balles de défense autour de lui". C'est en se retournant, pour voir l'un de ses amis blessé au pied, qu'il avait été touché à l'oeil. Il dira n'avoir jamais entendu de sommation et ne pas savoir d'où venait le tir. Il avait porté plainte, et obtenu six mois plus tard l'ouverture d'une information judiciaire pour violence par une personne dépositaire de l'autorité publique, suivie de mutilation ou d'infirmité permanente. Sur les lieux, les CRS avaient reçu pour instruction "d'impacter les individus" dès leur arrivée. Ni les caméras de vidéosurveillance ni les vidéos tournées sur les lieux ni les auditions de policiers ou de témoins ne permettaient de tirer de conclusions, selon la juge d'instruction. "Indices graves" L'enquête a même été marquée par l'envoi d'une lettre anonyme, désignant un commandant de police ayant donné l'ordre de tirer et précisant qu'un gardien de la paix avait refusé d'obéir, en l'absence de menace. Les enquêteurs auront entendu ce commandant se décharger sur ses subordonnés ("le tireur (...) est le seul responsable"), et des policiers, contraints à un certain point de se retirer malgré leurs canons à eau, invoquer des scènes de "guérilla" ou la "pire journée de (leur) carrière". Mais pour la cour d'appel, toutes les pistes n'ont pas été explorées jusqu'au bout, notamment celle d'une fiche attestant de l'usage d'un lanceur de balle de défense (LBD), remplie près de deux mois après les faits par un gardien de la paix d'une brigade territoriale de contact. Dans son rapport, celui-ci avait raconté avoir tiré sur une personne à une trentaine de mètres, qui avait ramassé un objet au sol et allait l'envoyer vers les CRS. Il a vu la victime du tir, peu après, avec une blessure "saignante" à la tête. Lieu, horaire et type de blessure concordent avec celle de M. Frey, souligne la cour. Combinés aux souvenirs d'un témoin, compatibles en partie avec le déroulement des faits, ces éléments "sont susceptibles de constituer des indices graves et concordants à l'encontre (du policier) rendant vraisemblable qu'il soit auteur du tir", ajoute-t-elle. Autant d'éléments sur lesquelles l'instruction va devoir de nouveau se pencher.

28.02.2026 à 10:31

🔴 En direct : l'Iran riposte en visant Israël et les bases américaines au Moyen-Orient

FRANCE24
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Texte intégral (707 mots)

28.02.2026 à 10:29

L'Afghanistan affirme avoir capturé un pilote de l'armée pakistanaise, Islamabad dément

FRANCE24
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Les Etats-Unis ont exprimé leur soutien à Islamabad, qui a déclaré vendredi une "guerre ouverte" aux autorités talibanes. Le Pakistan accuse les autorités afghanes d'abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que Kaboul dément. "Un avion de chasse pakistanais a été abattu dans le sixième district de Jalalabad (dans l'est de la ville, ndlr) et son pilote a été capturé", a annoncé un porte-parole de la police afghane, Tayeb Hammad. Wahidullah Mohammadi, porte-parole de l'armée dans l'Est, a confirmé qu'un appareil pakistanais avait été neutralisé par les forces afghanes et que "le pilote (avait) été capturé". Des habitants ont dit à l'AFP avoir vu l'aviateur en parachute avant d'être appréhendé. Un peu plus tôt, un journaliste de l'AFP a entendu le survol d'un avion à réaction, puis deux puissantes explosions provenant de la zone de l'aéroport de Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar située sur la route entre Kaboul et la frontière pakistanaise. Mais Islamabad a nié la chute de l'appareil et la capture du pilote. "C'est une fausse affirmation. Totalement fausse", a réagi le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Hussain Andrabi, auprès de l'AFP. Vendredi, le Pakistan a bombardé la capitale afghane, Kaboul, mais aussi la ville de Kandahar (sud), où réside le chef suprême des talibans afghans Hibatullah Akhundzada. Soutien américain au Pakistan La veille, une offensive afghane avait été lancée au niveau de leur frontière commune, en réponse, selon les autorités talibanes, à des frappes pakistanaises antérieures. L’Union européenne a appelé samedi à une "désescalade immédiate" entre les deux voisins. "Nous appelons tous les acteurs à une désescalade immédiate et à la cessation des hostilités (...) y compris les attaques transfrontalières et les frappes signalées au cours des dernières 24 heures, qui pourraient avoir de graves conséquences pour la région", a déclaré la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, dans un communiqué. "L’UE réitère que le territoire afghan ne doit pas être utilisé pour menacer ou attaquer d’autres pays et appelle les autorités de facto afghanes à prendre des mesures efficaces contre tous les groupes terroristes opérant en Afghanistan ou à partir de l’Afghanistan". Les Etats-Unis ont eux aussi "exprimé (leur) soutien au droit du Pakistan à se défendre contre les attaques des talibans", dans une publication sur X de la numéro trois du département d'Etat, Allison Hooker. Les hostilités ont suscité les préoccupations de la Chine, du Royaume-Uni, de l'ONU mais aussi du Comité international de la Croix-Rouge. Islamabad se défendra "en toutes circonstances", a réaffirmé samedi matin le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, sur X. Selon lui, 37 sites au total ont été la cible d'attaques aériennes en Afghanistan depuis le début des opérations militaires pakistanaises. "La réponse immédiate et efficace du Pakistan à l'agression se poursuit", a dit vendredi soir sur X Mosharraf Zaidi, porte-parole du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. D'après le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, les forces afghanes ont tué 55 soldats pakistanais et en ont capturé plusieurs autres. Et 13 membres des forces afghanes ont été tués, de même source. Côté pakistanais, Mosharraf Zaidi a indiqué que 297 Afghans avaient été tués. Et 12 soldats pakistanais ont perdu la vie, selon Islamabad. Kaboul a dit vendredi vouloir "le dialogue" pour résoudre le conflit. Longtemps proches, les deux pays s'affrontent sporadiquement depuis que les dirigeants talibans ont repris le contrôle de Kaboul en août 2021.
Texte intégral (618 mots)
Les Etats-Unis ont exprimé leur soutien à Islamabad, qui a déclaré vendredi une "guerre ouverte" aux autorités talibanes. Le Pakistan accuse les autorités afghanes d'abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que Kaboul dément. "Un avion de chasse pakistanais a été abattu dans le sixième district de Jalalabad (dans l'est de la ville, ndlr) et son pilote a été capturé", a annoncé un porte-parole de la police afghane, Tayeb Hammad. Wahidullah Mohammadi, porte-parole de l'armée dans l'Est, a confirmé qu'un appareil pakistanais avait été neutralisé par les forces afghanes et que "le pilote (avait) été capturé". Des habitants ont dit à l'AFP avoir vu l'aviateur en parachute avant d'être appréhendé. Un peu plus tôt, un journaliste de l'AFP a entendu le survol d'un avion à réaction, puis deux puissantes explosions provenant de la zone de l'aéroport de Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar située sur la route entre Kaboul et la frontière pakistanaise. Mais Islamabad a nié la chute de l'appareil et la capture du pilote. "C'est une fausse affirmation. Totalement fausse", a réagi le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Hussain Andrabi, auprès de l'AFP. Vendredi, le Pakistan a bombardé la capitale afghane, Kaboul, mais aussi la ville de Kandahar (sud), où réside le chef suprême des talibans afghans Hibatullah Akhundzada. Soutien américain au Pakistan La veille, une offensive afghane avait été lancée au niveau de leur frontière commune, en réponse, selon les autorités talibanes, à des frappes pakistanaises antérieures. L’Union européenne a appelé samedi à une "désescalade immédiate" entre les deux voisins. "Nous appelons tous les acteurs à une désescalade immédiate et à la cessation des hostilités (...) y compris les attaques transfrontalières et les frappes signalées au cours des dernières 24 heures, qui pourraient avoir de graves conséquences pour la région", a déclaré la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, dans un communiqué. "L’UE réitère que le territoire afghan ne doit pas être utilisé pour menacer ou attaquer d’autres pays et appelle les autorités de facto afghanes à prendre des mesures efficaces contre tous les groupes terroristes opérant en Afghanistan ou à partir de l’Afghanistan". Les Etats-Unis ont eux aussi "exprimé (leur) soutien au droit du Pakistan à se défendre contre les attaques des talibans", dans une publication sur X de la numéro trois du département d'Etat, Allison Hooker. Les hostilités ont suscité les préoccupations de la Chine, du Royaume-Uni, de l'ONU mais aussi du Comité international de la Croix-Rouge. Islamabad se défendra "en toutes circonstances", a réaffirmé samedi matin le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, sur X. Selon lui, 37 sites au total ont été la cible d'attaques aériennes en Afghanistan depuis le début des opérations militaires pakistanaises. "La réponse immédiate et efficace du Pakistan à l'agression se poursuit", a dit vendredi soir sur X Mosharraf Zaidi, porte-parole du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. D'après le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, les forces afghanes ont tué 55 soldats pakistanais et en ont capturé plusieurs autres. Et 13 membres des forces afghanes ont été tués, de même source. Côté pakistanais, Mosharraf Zaidi a indiqué que 297 Afghans avaient été tués. Et 12 soldats pakistanais ont perdu la vie, selon Islamabad. Kaboul a dit vendredi vouloir "le dialogue" pour résoudre le conflit. Longtemps proches, les deux pays s'affrontent sporadiquement depuis que les dirigeants talibans ont repris le contrôle de Kaboul en août 2021.
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