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06.03.2026 à 08:17

Municipales à Paris: la majorité des candidats prêts à céder les clés du Parc des Princes au PSG

FRANCE24
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La candidate LR et MoDem Rachida Dati le promet: "je ferai rester le PSG à Paris". "Le PSG est une marque qui concourt au prestige de la capitale", défend son directeur de campagne Jérôme Sterkers. Les négociations entre la ville propriétaire du Parc des Princes et le Paris Saint-Germain sont bloquées depuis le refus de la maire PS sortante Anne Hidalgo de vendre le stade historique du club. Face à cette opposition, le dirigeant qatari du PSG Nasser Al-Khelaïfi a évoqué l'an dernier un possible départ vers Massy (Essonne) ou Poissy (Yvelines), appuyé par la présidente (LR) de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. Le club champion d'Europe en titre martèle que la construction d'un grand stade dont il serait propriétaire est indispensable à sa croissance, et veut donc racheter l'enceinte pour mener à bien ses travaux d'agrandissement. Mais il refuse d'investir sans en avoir la propriété. Selon Mme Dati, qui souhaite notamment voir un village sportif et culturel autour du stade porte d'Auteuil, "au moins" 100 millions d'euros de travaux de rénovation sont à prévoir, une ardoise que la ville ne pourrait assumer seule, prévient M. Sterkers. Divisions L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo et candidat socialiste Emmanuel Grégoire, qui assurait en 2024 que "la vente n'(était) pas possible", s'est aussi dit favorable à la cession du Parc des Princes. Il souhaite proposer "deux options" au Conseil de Paris pour débloquer la situation: un bail de longue durée ou une vente mais qui serait strictement encadrée, la Ville conservant par exemple un "droit prioritaire de rachat" en plus d'exiger une protection patrimoniale du bâti. Il porte aussi un projet de "Nouveau Parc des Princes", incluant la couverture partielle du périphérique pour créer un jardin et une zone commerciale proche du stade. Une position qui divise au sein même de sa liste: "nous ne soutiendrons pas cette option", répond l'écologiste David Belliard, allié à M. Grégoire pour ce scrutin et partisan d'une "consultation citoyenne". Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et Renaissance, et Sarah Knafo, cheffe de file Reconquête, souhaitent eux aussi la vente. Dans une vidéo diffusée fin 2025, le premier -opposé à la cession il y a deux ans- assure désormais qu'il "rouvrira les négociations" pour que "le Parc des Princes reste la maison du PSG". Son projet: céder le stade et l'emprise foncière "pour un milliard d'euros" afin de racheter des places de parking souterraines gratuites pour en supprimer à la surface. De son côté, Mme Knafo est favorable à une vente qui passera d'abord par un référendum. Quant aux garanties "une fois la vente conclue", explique l'eurodéputée d'extrême droite à l'AFP, "la ville gardera toujours un contrôle sur les travaux qui pourront être faits dans le stade et ses abords". "Contre la vente du patrimoine" Le PSG dispose d'un bail emphytéotique au Parc des Princes jusqu'en 2044. En 2023, il avait proposé 38 millions d'euros pour racheter l'enceinte, une offre jugée à l'époque "assez peu respectueuse du patrimoine de Paris", selon Pierre Rabadan, adjoint d'Anne Hidalgo en charge des sports, "qui fermait donc l'hypothèse d'une vente". Pierre Rondeau, économiste du sport, estime entre "100 et 300 millions d'euros " le prix d'achat, soulignant la vétusté, la petite taille, mais aussi l'histoire et la position du stade au cœur de Paris. Au-delà du prix, les opposants à la cession défendent surtout l'intérêt patrimonial du stade. "On est contre la vente du patrimoine de la ville", assure le conseiller écologiste de la majorité sortante Émile Meunier, rallié à la liste LFI de Sophia Chikirou. "Si vous vendez le Parc des Princes, c'est one shot, après vous n'avez plus le contrôle". Redoutant une vente de "la France à la découpe aux monarchies du Golfe", le candidat du Rassemblement national Thierry Mariani propose de conserver le système de bail emphytéotique. Selon un récent sondage, 61% des Parisiens sont favorables au rachat du célèbre stade par le PSG. Le CUP (collectif Ultras Paris), le plus important groupe de supporters, est pour que le PSG reste à Paris. La banderole "Le PSG c'est au Parc" est régulièrement brandie dans le virage Auteuil.

06.03.2026 à 08:05

NBA: Wembanyama bouillant contre Détroit, LeBron dépasse (encore) Abdul-Jabbar

FRANCE24
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. Wembanyama bouillant Victor Wembanyama a sorti une grande performance avec 38 points, 16 rebonds, 3 passes et 5 contres pour un succès des Spurs sur les Pistons, leaders à l'Est, le deuxième en deux rencontres cette saison. Dix jours après une victoire dans le Michigan, "Wemby" a attaqué la partie d'un panier très lointain à la sirène de la première possession, donnant le ton avant une démonstration, des tirs à mi-distances et des maux de tête pour son défenseur l'intérieur Jalen Duren, rapidement dépassé et plombé par les fautes. Le Français âgé de 22 ans comptait déjà 24 points à la mi-temps, et a continué de pousser ensuite, faisant bondir la foule avec un contre sur Cade Cunningham avant un violent dunk sur alley-oop en transition dans le dernier quart-temps. Après avoir compté 22 points de retard, les Pistons de Cunningham (26 points, 8 passes) sont revenus à 8 points, mais n'ont jamais pu menacer les Texans d'un bon De'Aaron Fox (29 points). San Antonio, toujours deuxième à l'Ouest (45v-17d) enchaîne vendredi face aux Los Angeles Clippers. . LeBron s'empare d'un nouveau record Le "King" LeBron James s'est emparé d'un nouveau record, celui du nombre de paniers marqués en saison régulière NBA, dépassant les 15.837 paniers de la légende Kareem Abdul-Jabbar. LeBron James s'était emparé il y a trois ans du record le plus marquant, celui du nombre de points inscrits, dépassant déjà Abdul-Jabbar, qui avait fixé une barre longtemps considérée comme infranchissable à 38.387 points. LeBron avait battu ce record avec un bien plus petit nombre de paniers rentrés, lui qui a profité du tir à trois points, apparu en 1979 au cours de la carrière d'Abdul-Jabbar, qui n'en avait inscrit... qu'un seul! Jeudi soir, face à Denver, le vétéran des Los Angeles Lakers, âgé de 41 ans dans sa 23e saison NBA, un autre record, a dépassé les 15.837 paniers en fin de premier quart-temps d'un "jump shot" à mi-distance après s'être retourné face au cercle. Avec 7 tirs réussis (16 points, 8 passes) lors de la défaite 120-113 des Lakers, LeBron James a porté le record à 15.842 paniers marqués. Le quadruple champion NBA s'est fait une frayeur en fin de rencontre, se plaignant du coude gauche après une chute, avant de revenir sur le parquet. . Première de Young avec les Wizards Le meneur All-Star Trae Young, arrivé en provenance d'Atlanta début janvier, a disputé son premier match avec les Washington Wizards, pour une défaite 122-112 contre le Utah Jazz. "Ice Trae" n'avait pas joué depuis fin décembre, touché à un genou et à une cuisse. Il a inscrit jeudi les premiers points de son équipe avec un lay-up avant de montrer ses qualités pour dicter le jeu (12 points, 6 passes en 19 minutes). Le Français Bilal Coulibaly a notamment pu profiter d'une de ses offrandes pour un tir à trois points dans le corner, au cœur d'une belle soirée d'adresse (17 points), tandis qu'Alex Sarr est toujours blessé au niveau des muscles ischio-jambiers. Les Wizards restent 13es à l'Est mais espèrent bondir au classement la saison prochaine, avec dans leurs rangs l'intérieur All-Star Anthony Davis, arrivé lui aussi cet hiver, en provenance de Dallas. Touché aux ligaments de la main gauche, Davis peut reprendre les exercices individuels sur le parquet, a annoncé la franchise jeudi. . Gobert en double-double Le pivot français Rudy Gobert a aidé Minnesota à vaincre Toronto avec un double-double (18 points, 12 rebonds), le capitaine des Bleus Guerschon Yabusele (16 points, 6 rebonds) connaissant lui aussi le succès avec Chicago à Phoenix. Les rookies Nolan Traoré (9 points, 9 passes) et Maxime Raynaud (10 points, 5 rebonds) ont en revanche perdu respectivement avec Booklyn, à Miami, et Sacramento, face à la Nouvelle-Orléans.

06.03.2026 à 07:55

Du champ à l'usine: au Nigeria, les "mères de Chibok", leurs cacahuètes et l'éducation des enfants

FRANCE24
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Vêtues de tenues traditionnelles colorées, elles enfilent des charlottes avant de pénétrer dans l'espace de production, où les cacahuètes qu'elles cultivent sont transformées en beurre de cacahuètes et autres produits dérivés, commercialisés sous la toute nouvelle marque "Mothers of Chibok" ("Mères de Chibok"), destinée à financer l'éducation de leurs enfants. "Si nous restons les bras croisés, si nous cessons d'envoyer nos enfants à l'école et d'aller travailler dans nos champs, cela reviendrait à accepter ce que Boko Haram veut : interdire l'éducation occidentale. Nous ne sommes pas d'accord avec cela", affirme Yana Galang, 55 ans, mère de huit enfants, dont Rifkatu, enlevée à l'âge de 18 ans et qu'elle n'a jamais revue. "Le peu d'argent dont nous disposons, nous le dépensons uniquement pour l'éducation de nos enfants, afin de les envoyer dans les meilleures écoles", poursuit la mère de famille. En 2014, l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, dans l’État de Borno, avait provoqué un tollé international. 12 ans plus tard, une centaine d'entre elles n'ont toujours pas été retrouvées, laissant les familles dans une angoisse permanente. Un avenir meilleur À Chibok, village agricole pauvre où les habitants vivent surtout de la culture du maïs, des cacahuètes, du mil et du riz, la menace d'attaques et d'enlèvements n'a pas disparu. Boko Haram et son rival, l’État islamique en Afrique de l'ouest (ISWAP), continuent de kidnapper et terroriser les populations locales. Au total, neuf habitantes de Chibok collaborent avec Zenfix Nigeria, société vendant des cacahuètes et produits à base de noix, et Ajrena Foods, producteur de la marque de beurre de cacahuète Nutzy, très populaire au Nigeria. Ce partenariat s'est fait grâce à l'aide de Joel Kachi Benson, auteur du documentaire "Mothers of Chibok", sorti en salles la semaine dernière, qui retrace le parcours de ces mères de famille. "Le message est clair, le mal ne triomphera jamais. Ces femmes ne sont pas brisées. Elles sont peut-être en deuil, mais elles ne sont pas brisées. Tout ce dont elles ont besoin, c'est de soutien, de collaboration, d'encouragements pour tenir bon, pour garder espoir", explique Joel Kachi Benson, entouré de ces mères de famille dont beaucoup ignorent si leur fille est encore vivante. Avant la création de Mothers of Chibok, leurs récoltes étaient vendues brutes à des intermédiaires du village, générant des revenus faibles et imprévisibles. Aujourd'hui, elles souhaitent mieux valoriser leur travail, obtenir un revenu stable et toucher un public plus large. La production de cacahuètes de ces femmes est passée de 15 sacs de 100 kg à 27 sacs entre 2024 et 2025. Maryam Ali Maiyanga, 28 ans, ancienne lycéenne kidnappée qui a réussi à s'échapper en 2016, contemple pendant de longues minutes les pots et sachets étiquetés. Chaque produit symbolise pour elle la promesse d'un avenir différent pour son fils Ali, neuf ans, né pendant sa captivité d'un mariage forcé avec un combattant de Boko Haram. "S'il grandit sans instruction, il risque de suivre les traces de son père", confie-t-elle. Inspirer d'autres femmes Ruth Kwakwe, 48 ans, est heureuse d'avoir pu étiqueter elle-même certains produits lors de la visite. Pour cette mère de 10 enfants, Mothers of Chibok porte aussi la revendication de vivre en paix à Chibok. "Je n'ai jamais quitté Chibok. Je n'ai plus peur, mais même si j'avais peur, où serais-je allée ?", demande Mme Kwakwe, dont la fille Awa avait 17 ans au moment de l'enlèvement. Pour Ajrena Foods et Zenfix Nigeria, l'initiative s'inscrit dans un projet de reconstruction sociale et économique qui pourrait inspirer d'autres mères dont les enfants ont aussi été enlevés par Boko Haram, d'autres groupes jihadistes ou des gangs criminels. "Notre rôle est de leur fournir un moyen de sortir du traumatisme qu'elles ont vécu et de créer un commerce durable, pour elles, leurs enfants et leurs communautés", explique Ajay Ramnani, directeur général d'Ajrena Foods. De son côté, Taibat Dayo-Amzat, fondatrice de Zenfix Nigeria, se dit optimiste pour l'avenir de cette collaboration. "Cela crée des emplois, améliore la vie des gens, et a un impact qui va loin. C'était un vrai gagnant-gagnant", se réjouit-t-elle. L'équipe de Mothers of Chibok espère que d'autres femmes les rejoindront bientôt et se prend même à rêver de faire rayonner la marque à l'international. Une décennie après l'enlèvement des lycéennes de Chibok, les kidnappings de masse restent une réalité dans le nord et le centre du Nigeria et sont devenus "une industrie structurée et lucrative" qui a rapporté quelque 1,66 million de dollars (1,43 million d'euros) entre juillet 2024 et juin 2025, selon un rapport récent de SBM Intelligence, un cabinet de conseil basé à Lagos.
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