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28.01.2026 à 18:35

Cinéma: "Nouvelle Vague", le pari à hauts risques d'un couple de producteurs

FRANCE24
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"C'était totalement risqué puisqu'il manquait la moitié du budget et qu'on a dû mettre de notre poche", raconte à l'AFP Michèle Halberstadt, qui dirige avec son mari Laurent Pétin la société de production française Arp. "Quand on met de sa poche de tels montants, c'est un pari où on se dit: ça passe ou ça casse", ajoute-t-elle. Le projet du réalisateur américain Richard Linklater de reconstituer le tournage d'"A bout de Souffle", le chef d'œuvre de Jean-Luc Godard, n'avait alors pas convaincu France Télévisions. Mais, pour Michèle Halberstadt, il était essentiel que le film voie le jour. "Linklater avait exactement la bonne dose d'insolence, d'humour, de tendresse et d'admiration. On s'est dit que si on voulait rendre hommage à Godard, il n'y avait pas de meilleure manière de le faire", raconte la productrice, alors prête à mettre en jeu la survie de sa société fondée en 1991 et dédiée au cinéma d'auteur. "On s'est dit: si on saute, on saute, ce n'est pas grave, on a fait plein de trucs déjà. Mais il faut être prêt à prendre ce risque, sinon il ne faut pas y aller", raconte Michèle Halberstadt. "Validation" La sélection du film en compétition au dernier festival de Cannes sera leur salut. Dans la foulée de sa projection sur la Croisette, "Nouvelle Vague" est acheté dans plusieurs pays, permettant de couvrir les frais engagés par les producteurs. L'annonce mercredi des nominations aux César, auxquels "Nouvelle Vague" va concourir dans dix catégories, sonne comme une nouvelle consécration, malgré le relatif échec du film en salles (près de 133.000 entrées). "Au moins, la profession a compris, analyse Michèle Halberstadt. Elle a compris ce qu'on a fait et pourquoi on l'a fait. On a le sentiment que c'est le métier qui nous dit : +on a vu le film, on l'a aimé+". "On a vraiment pris ça comme une validation", dit la productrice qui se réjouit que les nominations couvrent un très large spectre des métiers du cinéma: réalisation, interprétation, photo, montage, décors, costumes... "Cela récompense le travail d'équipe qui a permis de recréer le Paris de 1959 (année de tournage d'+A bout de souffle+, NDLR) et que l'illusion fonctionne", poursuit Michèle Halberstadt, qui entretient un lien particulier avec Godard: elle a joué dans un de ses films, en a distribué un autre et a réalisé le dernier entretien du cinéaste en 2021 pour France Culture. L'ancienne journaliste espère à présent que ce coup de projecteur sur "Nouvelle vague" permette de vaincre la "frilosité" du public. "Malheureusement, c'est un film que tout le monde aime et que personne ne va voir", souligne-t-elle. Selon elle, cette désaffection tient à un malentendu. "On n'a pas réussi à faire comprendre au public que ce n'est pas un film sur Godard ou sur la Nouvelle Vague. C'est l'histoire du tournage d'un premier film et vous n'avez pas besoin tout savoir sur le cinéma pour le voir", dit-elle, persuadée que "+Nouvelle Vague+ restera dans l'histoire du cinéma".

28.01.2026 à 18:33

"La fierté de toute une nation": ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza

FRANCE24
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Des milliers de personnes ont rendu hommage au policier Ran Gvili au petit stade de Meitar, sa ville natale, dans le sud d'Israël. "Tu es la fierté de toute une nation", a renchéri son autre fils, Omri Gvili. Shira Gvili, la soeur du défunt, en larmes, a fait entendre au micro la voix de son frère le matin du 7-Octobre au téléphone lui disant de ne pas s'inquiéter, provoquant les sanglots de la foule. Présent au côté de la famille, le président israélien Isaac Herzog a demandé pardon, au nom de l'Etat, "de ne pas avoir été là pour lui". Sur l'estrade, le portrait de Ran Gvili, mort à 24 ans, s'affiche en grand, avec l'inscription "Parti le premier, dernier à revenir". Cette formule lancée par la famille est devenue un leitmotiv national. Elle fait allusion au départ précipité du jeune homme, alors en arrêt maladie, au matin du 7-octobre, pour se porter avec son arme de service au devant des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas infiltrés en Israël. Il sera tué ce jour-là dans des combats et son corps emmené dans la bande de Gaza. "C'est terminé" "On aurait voulu qu'il revienne d'une autre façon", dit à l'AFP Reout Gavrieli, 44 ans. "Mais je suis quand même heureuse (...) qu'il trouve enfin le repos et qu'on referme ce chapitre". Connu pour son rôle dans la série à succès Fauda, l'artiste Idan Amedi a chanté son titre "Nigmar" ("C'est terminé", en hébreu) à la fin de la cérémonie. Les restes du dernier otage ont ensuite été inhumés dans l'inimité, en présence de plusieurs anciens captifs du Hamas à Gaza. Sa dépouille avait été rapatriée lundi en Israël, au lendemain de fouilles de l'armée israélienne dans un cimetière du nord de la bande de Gaza. Le Hamas avait dit avoir donné des informations sur l'emplacement du corps, en gage de bonne volonté et de son "engagement" en faveur du cessez-le-feu, en cours depuis le 10 octobre dernier. Ran Gvili était le dernier otage dont le Hamas devait rendre la dépouille dans le cadre de cette trêve. Mercredi matin, son cercueil a quitté la base militaire de Shoura, dans le centre d'Israël, salué par une rangée de policiers, avant de prendre la direction de Meitar. Le long de la route, des centaines d'Israéliens lui ont rendu hommage. Lors de l'attaque du 7-Octobre, qui a déclenché la guerre de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d'otages. Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité. "Nous y arriverons" Dans son éloge funèbre à Meitar, M. Netanyahu a salué la mémoire d'un "héros d'Israël". "Nous sommes déterminés à mener nos missions à leur terme: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza, et nous y arriverons. Que nos ennemis sachent que quiconque lève la main sur Israël paiera un prix exorbitant", a-t-il insisté. Alors que les deux parties s'accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza, vivant largement sous tente dans un territoire dévasté et livré aux intempéries de l'hiver. Les funérailles de Ran Gvili pourraient permettre l'avancée du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre. Le Hamas est prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza aussi vite que possible, a déclaré mercredi un porte-parole du mouvement islamiste palestinien à l'AFP, en insistant pour une réouverture totale du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte - crucial pour le passage de l'aide humanitaire - "sans entraves israéliennes". Une dizaine de pays dont la France, le Canada et le Royaume-Uni ont exhorté mercredi Israël à laisser entrer "sans entrave" l'aide humanitaire à Gaza.

28.01.2026 à 18:31

Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just

FRANCE24
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À la barre, l'avocat retraité de 75 ans, costume sombre et cravate rouge, se présente comme prenant ses fonctions de trésorier bénévole en 2009 en étant animé du seul souci, par un méticuleux jeu d'économies et de recettes, de maintenir financièrement à flot le FN, laminé dans les urnes en 2007. C'est dans ce contexte, explique-t-il, qu'il dresse un tableau où se trouvent réparties entre les catégories "Europe", "Siège" et "Equipe Marine", des salariés théoriquement rattachés au Parlement européen. "Je fais ce tableau car je vois notamment au Paquebot (le siège d'alors du parti à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, NDLR) un certain nombre de personnes qui ne sont pas salariées du RN, je fais ce tableau pour savoir ce qu'ils font, où se trouve leur bureau et par qui ils sont payés", se justifie-t-il. "C'est curieux cette mention +payés autrement+", tique la présidente Michèle Agi. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que Wallerand de Saint-Just était parfaitement informé des "transferts de charges" entre le FN et le Parlement européen, qu'il a "incité" et dont il a "assuré le suivi". Il l'a condamné en conséquence à trois ans de prison, dont deux avec sursis. Il est reproché à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres le paiement entre 2004 et 2016 de salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l'argent du Parlement européen. Sur les 25 condamnés en première instance l'année dernière, seule la moitié a fait appel. "Marine sait tout cela" Après un début d'interrogatoire ronronnant, la difficulté monte d'un cran pour Wallerand de Saint-Just lorsque la cour commence à aborder les cas individuels. Bien vite, il se trouve acculé sur le contrat de Charles Hourcade. Employé par le FN, ce graphiste a subitement basculé pendant six mois sur un contrat d'assistant parlementaire, de septembre 2014 à février 2015, avant de redevenir officiellement graphiste salarié du parti. Condamné à six mois avec sursis en première instance pour ces faits, l'intéressé n'a pas fait appel. "Je ne peux pas imaginer que (l'eurodéputée) Marie-Christine Boutonnet ne va pas lui donner du travail. Pour moi, c'est inimaginable. Quand je lui parle, pour moi, son travail va changer", assure à la barre, embarrassé, M. de Saint-Just. "Ce n'est pas la même chose que de travailler comme assistant parlementaire que comme graphiste", lui objecte la présidente. Son inconfort empire quand est abordé un courriel que lui adresse en juin 2014 l'eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser au sujet de l'embauche d'assistants parlementaires, un élément accablant de l'accusation au cours de l'instruction et du premier procès. Dans ce message, M. Schaffhauser s'inquiète auprès du trésorier: "Ce que Marine nous demande équivaut qu'on signe pour des emplois fictifs". "Je crois bien que Marine sait tout cela", lui répond M. de Saint-Just. "Ça me paraît tellement en dehors de la réalité que je me borne à l'envoyer sur les roses", jure Wallerand de Saint-Just, affirmant mordicus aux juges ne pas "imaginer un instant que (Marine Le Pen) puisse commettre une infraction". Cette journée marque la fin de la séquence des interrogatoires des prévenus dans ce procès à hauts enjeux politiques, dans lequel Marine Le Pen joue sa candidature à la présidentielle de 2027. À la reprise lundi après-midi, la cour examinera la personnalité des prévenus avant d'entendre mardi les très attendues réquisitions du parquet général.
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