Surnommé "Mighty Mouse", d'après le dessin animé "Super-Souris", en raison de sa petite taille (1,73 m) et de sa combativité, il a ensuite été un entraîneur adulé à Newcastle, avant de vivre des expériences plus mitigées, notamment sur le banc de l'équipe d'Angleterre (1999-2000).
Keegan a été l'un des grands artisans de la période dorée des Reds de Liverpool avec lesquels il remporta trois Championnats d'Angleterre (1973, 76, 77), le premier sous les ordres de l'entraîneur légendaire Bill Shankly, qui avait eu la bonne idée de le faire passer du milieu de terrain à l'attaque.
Il couronna son passage de six ans sur les bords de la Mersey par le titre européen en 1977 en battant le Borussia Mönchengladbach en finale de ce qu'on appelait alors Coupe des clubs champions. Il laisse des souvenirs cuisants aux supporteurs de Saint-Étienne car en demi-finale il avait marqué dès la 2e minute du match retour fatal aux Verts (3-1) à Anfield Road.
L'année suivante, les Reds conservèrent leur titre mais sans Keegan, qui était parti à Hambourg dans un transfert surprise, à 26 ans, attiré par un contrat juteux à une époque où les transferts internationaux n'étaient pas aussi fréquents qu'aujourd'hui.
Il brilla aussi en Allemagne, où ses performances lui valurent ses Ballons d'Or de 1978 et 1979, contribua à ramener le titre de Bundesliga à Hambourg en 1979 après 19 ans de disette, mais échoua en finale de la Coupe d'Europe des champions en 1980 contre un club anglais, Nottingham Forest.
Il revint alors en Angleterre, pour deux ans à Southampton et deux ans à Newcastle, où il termina sa carrière de joueur en 1984.
Fils de mineur
Ce fils de mineur, né dans la petite ville d'Armthorpe, dans le Yorkshire, en 1951, soulignait la part du travail plutôt que celle du don pur dans sa trajectoire. Il racontait volontiers avoir été snobé par plusieurs clubs avant de se faire remarquer par Liverpool.
C'est assez naturellement qu'il embrassa une carrière d'entraîneur qu'il commença où il avait fini son parcours de joueur, à Newcastle.
Il sauva les Magpies, englués en D2, d'une relégation, puis les fit monter en Premier League dès sa première saison complète. Les années suivantes, Newcastle lutta pour les premiers rôles, jusqu'à frôler le titre en 1996 face à Manchester United. Il quitta le club en 1997, vénéré par les supporters.
Le reste de la carrière du coach Keegan fut moins marquant: des piges sans éclat à Fulham et à la tête de la sélection anglaise, qu'il quitta après un Euro-2000 raté, puis quatre saisons avec Manchester City, qu'il fit grimper en D1 mais quitta sans grande performance en 2005.
Malgré un retour manqué en 2008, sa dernière tentative en tant que coach, Kevin Keegan conserva au fil des ans une immense aura à Newcastle. "J'ai conduit le club aussi loin que je le pouvais", affirma-t-il. Les supporters n'ont pas oublié.
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Surnommé "Mighty Mouse", d'après le dessin animé "Super-Souris", en raison de sa petite taille (1,73 m) et de sa combativité, il a ensuite été un entraîneur adulé à Newcastle, avant de vivre des expériences plus mitigées, notamment sur le banc de l'équipe d'Angleterre (1999-2000).
Keegan a été l'un des grands artisans de la période dorée des Reds de Liverpool avec lesquels il remporta trois Championnats d'Angleterre (1973, 76, 77), le premier sous les ordres de l'entraîneur légendaire Bill Shankly, qui avait eu la bonne idée de le faire passer du milieu de terrain à l'attaque.
Il couronna son passage de six ans sur les bords de la Mersey par le titre européen en 1977 en battant le Borussia Mönchengladbach en finale de ce qu'on appelait alors Coupe des clubs champions. Il laisse des souvenirs cuisants aux supporteurs de Saint-Étienne car en demi-finale il avait marqué dès la 2e minute du match retour fatal aux Verts (3-1) à Anfield Road.
L'année suivante, les Reds conservèrent leur titre mais sans Keegan, qui était parti à Hambourg dans un transfert surprise, à 26 ans, attiré par un contrat juteux à une époque où les transferts internationaux n'étaient pas aussi fréquents qu'aujourd'hui.
Il brilla aussi en Allemagne, où ses performances lui valurent ses Ballons d'Or de 1978 et 1979, contribua à ramener le titre de Bundesliga à Hambourg en 1979 après 19 ans de disette, mais échoua en finale de la Coupe d'Europe des champions en 1980 contre un club anglais, Nottingham Forest.
Il revint alors en Angleterre, pour deux ans à Southampton et deux ans à Newcastle, où il termina sa carrière de joueur en 1984.
Fils de mineur
Ce fils de mineur, né dans la petite ville d'Armthorpe, dans le Yorkshire, en 1951, soulignait la part du travail plutôt que celle du don pur dans sa trajectoire. Il racontait volontiers avoir été snobé par plusieurs clubs avant de se faire remarquer par Liverpool.
C'est assez naturellement qu'il embrassa une carrière d'entraîneur qu'il commença où il avait fini son parcours de joueur, à Newcastle.
Il sauva les Magpies, englués en D2, d'une relégation, puis les fit monter en Premier League dès sa première saison complète. Les années suivantes, Newcastle lutta pour les premiers rôles, jusqu'à frôler le titre en 1996 face à Manchester United. Il quitta le club en 1997, vénéré par les supporters.
Le reste de la carrière du coach Keegan fut moins marquant: des piges sans éclat à Fulham et à la tête de la sélection anglaise, qu'il quitta après un Euro-2000 raté, puis quatre saisons avec Manchester City, qu'il fit grimper en D1 mais quitta sans grande performance en 2005.
Malgré un retour manqué en 2008, sa dernière tentative en tant que coach, Kevin Keegan conserva au fil des ans une immense aura à Newcastle. "J'ai conduit le club aussi loin que je le pouvais", affirma-t-il. Les supporters n'ont pas oublié.