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30.07.2026 à 17:13

FRANCE 24
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L'arrêté d'expulsion visant Xenia Fedorova, ancienne patronne du média interdit RT France accusée de relayer la propagande russe, divise l'extrême droite. Si une partie du Rassemblement national salue la lutte contre l'ingérence russe tout en dénonçant un "deux poids deux mesures", d'autres élus et figures du camp dénoncent une censure politique.
L'arrêté d'expulsion visant Xenia Fedorova, ancienne patronne du média interdit RT France accusée de relayer la propagande russe, divise l'extrême droite. Si une partie du Rassemblement national salue la lutte contre l'ingérence russe tout en dénonçant un "deux poids deux mesures", d'autres élus et figures du camp dénoncent une censure politique.

30.07.2026 à 17:11

FRANCE24
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Une puissante détonation a réveillé des habitants de la localité de Tarnawa-Kolonia, située dans la région de Lublin (est), peu avant 04H00 (02H00 GMT), faisant trembler les fenêtres de leurs maisons. Le lieu d'impact est situé à environ 80 kilomètres de la frontière ukrainienne et de la région de Lviv, cible de frappes russes au même moment. Alertée, la police locale a annoncé avoir découvert "dans un champ, à environ deux kilomètres des habitations, un cratère" de dix mètres de diamètre et profond de cinq mètres, ainsi que "des débris d'un objet non identifié" dispersés dans un rayon de 200 mètres. Le Commandement opérationnel des Forces armées affirme de son côté qu'un hélicoptère Mi-24 engagé dans la nuit a localisé, au même endroit, "le probable lieu d'impact de l'objet dans un terrain non bâti". Le Premier ministre Donald Tusk est arrivé à Lublin dans la matinée pour présider une cellule de crise avec le ministre de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz et le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwinski. "Menace directe" Une enquête a été ouverte par le parquet militaire pour déterminer l'origine et la nature du projectile. Mais pour Donald Tusk, "les fragments récupérés indiquent qu'il s'agit d'un missile russe Kh-101". "Il n'y a aucune raison de penser que la Pologne était la cible", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse. La Russie n'a pas réagi dans l'immédiat. Dans l'après-midi, l'Otan, dont est membre la Pologne comme de l'Union européenne, a indiqué être en "contact étroit" avec les autorités polonaises après la chute du projectile, qu'elle a comme Varsovie imputé à un tir russe en dénonçant une "violation de l'espace aérien polonais". L'organisation a aussi promis de "continuer à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre le territoire de l'Otan", a précisé Martin O'Donnell, porte-parole du commandant suprême des forces alliées en Europe. Le chef de la diplomatie ukrainienne a lui aussi estimé qu'il s'agissait d'"un missile de croisière russe Kh-101". Cette intrusion "nous rappelle qu'il n'y a rien de plus urgent pour nos deux pays que de contrer notre ennemi commun, millénaire, qui représente une menace directe pour nos deux nations", a dit Andriï Sybiga sur son compte X. Un chasseur polonais F-16 a décollé après la détection du missile mais a perdu sa trace, avaient dans un premier temps laissé entendre les autorités. M. Tusk a lui assuré que la défense antiaérienne polonaise aurait été en mesure de l'abattre s'il avait dévié de sa trajectoire et s'était dirigé vers des zones habitées. "Escalade" Le président du Conseil européen Antonio Costa a fustigé de nouvelles frappes "massives" menées en Ukraine par la Russie et la "violation de l'espace aérien polonais". Cet évènement montre "l'absence totale de scrupules de la Russie", qui est "prête à une escalade" avec l'Europe, a estimé le chancelier allemand Friedrich Merz. Dans un message sur X adressé au président ukrainien Volodymyr Zelensky et à M. Tusk, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a condamné "avec la plus grande fermeté les frappes russes qui ont tué des civils en Ukraine, ainsi que la violation de l'espace aérien polonais". "Notre soutien à l'Ukraine et à nos alliés ne faiblira pas", a-t-il assuré. La Russie a lancé sur l'Ukraine 74 missiles et 284 drones dans la nuit, faisant au moins neuf morts. En novembre 2022, la chute d'un missile de défense ukrainien sur le village polonais de Przewodow avait fait deux morts. Et en septembre 2025, une vingtaine de drones russes ayant pénétré l'espace aérien polonais avaient été abattus ou s'étaient écrasés. D'autres pays ont subi des intrusions de drones et de missiles russes depuis 2022, en particulier la Roumanie, membre comme la Pologne de l'UE et de l'Otan, ou la Moldavie.
Texte intégral (679 mots)
Une puissante détonation a réveillé des habitants de la localité de Tarnawa-Kolonia, située dans la région de Lublin (est), peu avant 04H00 (02H00 GMT), faisant trembler les fenêtres de leurs maisons. Le lieu d'impact est situé à environ 80 kilomètres de la frontière ukrainienne et de la région de Lviv, cible de frappes russes au même moment. Alertée, la police locale a annoncé avoir découvert "dans un champ, à environ deux kilomètres des habitations, un cratère" de dix mètres de diamètre et profond de cinq mètres, ainsi que "des débris d'un objet non identifié" dispersés dans un rayon de 200 mètres. Le Commandement opérationnel des Forces armées affirme de son côté qu'un hélicoptère Mi-24 engagé dans la nuit a localisé, au même endroit, "le probable lieu d'impact de l'objet dans un terrain non bâti". Le Premier ministre Donald Tusk est arrivé à Lublin dans la matinée pour présider une cellule de crise avec le ministre de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz et le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwinski. "Menace directe" Une enquête a été ouverte par le parquet militaire pour déterminer l'origine et la nature du projectile. Mais pour Donald Tusk, "les fragments récupérés indiquent qu'il s'agit d'un missile russe Kh-101". "Il n'y a aucune raison de penser que la Pologne était la cible", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse. La Russie n'a pas réagi dans l'immédiat. Dans l'après-midi, l'Otan, dont est membre la Pologne comme de l'Union européenne, a indiqué être en "contact étroit" avec les autorités polonaises après la chute du projectile, qu'elle a comme Varsovie imputé à un tir russe en dénonçant une "violation de l'espace aérien polonais". L'organisation a aussi promis de "continuer à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre le territoire de l'Otan", a précisé Martin O'Donnell, porte-parole du commandant suprême des forces alliées en Europe. Le chef de la diplomatie ukrainienne a lui aussi estimé qu'il s'agissait d'"un missile de croisière russe Kh-101". Cette intrusion "nous rappelle qu'il n'y a rien de plus urgent pour nos deux pays que de contrer notre ennemi commun, millénaire, qui représente une menace directe pour nos deux nations", a dit Andriï Sybiga sur son compte X. Un chasseur polonais F-16 a décollé après la détection du missile mais a perdu sa trace, avaient dans un premier temps laissé entendre les autorités. M. Tusk a lui assuré que la défense antiaérienne polonaise aurait été en mesure de l'abattre s'il avait dévié de sa trajectoire et s'était dirigé vers des zones habitées. "Escalade" Le président du Conseil européen Antonio Costa a fustigé de nouvelles frappes "massives" menées en Ukraine par la Russie et la "violation de l'espace aérien polonais". Cet évènement montre "l'absence totale de scrupules de la Russie", qui est "prête à une escalade" avec l'Europe, a estimé le chancelier allemand Friedrich Merz. Dans un message sur X adressé au président ukrainien Volodymyr Zelensky et à M. Tusk, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a condamné "avec la plus grande fermeté les frappes russes qui ont tué des civils en Ukraine, ainsi que la violation de l'espace aérien polonais". "Notre soutien à l'Ukraine et à nos alliés ne faiblira pas", a-t-il assuré. La Russie a lancé sur l'Ukraine 74 missiles et 284 drones dans la nuit, faisant au moins neuf morts. En novembre 2022, la chute d'un missile de défense ukrainien sur le village polonais de Przewodow avait fait deux morts. Et en septembre 2025, une vingtaine de drones russes ayant pénétré l'espace aérien polonais avaient été abattus ou s'étaient écrasés. D'autres pays ont subi des intrusions de drones et de missiles russes depuis 2022, en particulier la Roumanie, membre comme la Pologne de l'UE et de l'Otan, ou la Moldavie.

30.07.2026 à 16:51

FRANCE24
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Les investigations avaient débuté en avril 2025 "à la suite d'un signalement d'atteintes à la faune sauvage" dans le nord du département, explique Marion Lozac'hmeur dans un communiqué sur ce "vaste coup de filet contre le braconnage des loups". Des mesures de surveillance sont alors mises en place par l'Office français de biodiversité (OFB), qui permettent de découvrir "des dispositifs de captation d'images installés à proximité d'une habitation". Presque un an plus tard, le 28 mars, au cours d'une de leurs observations sur ce site, les inspecteurs de l'environnement de l'OFB font des constatations leur laissant présumer qu'un loup vient d'être abattu "en dehors de tout cadre légal". Le lendemain, l'OFB et les gendarmes découvrent lors de perquisitions un charnier d'animaux, vraisemblablement destiné à servir d'appâts pour le loup, de "nombreuses" armes à feu et un cadavre de loup. L'exploitation des preuves recueillies, en particulier de téléphones, révèle ensuite "la présence de nombreuses photographies d'animaux morts, en particulier de loups", ainsi que "l'implication plus ou moins directe de plusieurs personnes". Mardi, les enquêteurs ont procédé à l'interpellation de trois personnes, placées en garde à vue puis sous contrôle judiciaire dans l'attente d'un procès devant le tribunal correctionnel en janvier 2027. Elles devront répondre de "destruction et de complicité de destruction illégale d'espèce protégée". Six autres personnes ont par ailleurs été entendues en audition libre. Un nombre non précisé par la procureure sont attendues à la même audience selon une procédure par convocation. En France, l'abattage de loups est encadré par la loi. Il est interdit en milieu naturel, sauf aux fins de défense des troupeaux. Une procédure est définie pour les "tirs de prélèvement", c'est-à-dire indépendamment de l'attaque d'un troupeau en cours. Un nombre maximum de loups pouvant être abattu est fixé, sur une population estimée à un peu plus d'un millier d'individus.
Lire plus (329 mots)
Les investigations avaient débuté en avril 2025 "à la suite d'un signalement d'atteintes à la faune sauvage" dans le nord du département, explique Marion Lozac'hmeur dans un communiqué sur ce "vaste coup de filet contre le braconnage des loups". Des mesures de surveillance sont alors mises en place par l'Office français de biodiversité (OFB), qui permettent de découvrir "des dispositifs de captation d'images installés à proximité d'une habitation". Presque un an plus tard, le 28 mars, au cours d'une de leurs observations sur ce site, les inspecteurs de l'environnement de l'OFB font des constatations leur laissant présumer qu'un loup vient d'être abattu "en dehors de tout cadre légal". Le lendemain, l'OFB et les gendarmes découvrent lors de perquisitions un charnier d'animaux, vraisemblablement destiné à servir d'appâts pour le loup, de "nombreuses" armes à feu et un cadavre de loup. L'exploitation des preuves recueillies, en particulier de téléphones, révèle ensuite "la présence de nombreuses photographies d'animaux morts, en particulier de loups", ainsi que "l'implication plus ou moins directe de plusieurs personnes". Mardi, les enquêteurs ont procédé à l'interpellation de trois personnes, placées en garde à vue puis sous contrôle judiciaire dans l'attente d'un procès devant le tribunal correctionnel en janvier 2027. Elles devront répondre de "destruction et de complicité de destruction illégale d'espèce protégée". Six autres personnes ont par ailleurs été entendues en audition libre. Un nombre non précisé par la procureure sont attendues à la même audience selon une procédure par convocation. En France, l'abattage de loups est encadré par la loi. Il est interdit en milieu naturel, sauf aux fins de défense des troupeaux. Une procédure est définie pour les "tirs de prélèvement", c'est-à-dire indépendamment de l'attaque d'un troupeau en cours. Un nombre maximum de loups pouvant être abattu est fixé, sur une population estimée à un peu plus d'un millier d'individus.
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