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07.08.2026 à 15:21

FRANCE24
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Dans une requête déposée lundi devant un tribunal fédéral à San Jose (Californie), Apple ne décrit plus le simple débauchage de salariés, évoqué dans sa plainte initiale le 10 juillet, mais des "actes répétés de vol délibéré", destinés selon elle à "faire avancer le programme et les ambitions d'OpenAI dans le matériel". OpenAI "ne saurait être autorisé à utiliser les secrets d'Apple pour prendre une avance indue" dans cette compétition, écrit le fabricant de l'iPhone, qui y voit un préjudice concurrentiel "qu'aucune indemnisation financière ne pourrait réparer". OpenAI a riposté mercredi en plaidant le rejet définitif du dossier, qui interdirait à Apple de revenir à la charge. "Apple a bâti sa réputation en prêtant une attention méticuleuse aux moindres détails. Cette plainte fait l'inverse", écrivent les avocats d'OpenAI, jugeant "pourrie jusqu'au trognon" la plainte de la marque à la pomme. Le juge fédéral Edward J. Davila examinera le 1er octobre les requêtes des deux adversaires, qui restent en même temps partenaires, puisque ChatGPT est intégré aux produits Apple depuis 2024. Apple "ne saurait être autorisé à utiliser une plainte prétexte et sans fondement pour compenser ses difficultés à recruter et à retenir ses employés, ainsi que ses échecs à intégrer l'intelligence artificielle dans ses produits", fustigent les avocats d'OpenAI. Ces derniers invoquent le droit californien qui "encourage" la mobilité des salariés, "à laquelle on attribue la révolution technologique qui a rendu les entreprises de cet État enviées du monde entier". Plus de 400 anciens d'Apple travaillent aujourd'hui chez OpenAI, affirme la plainte initiale. "Le préjudice se produit en ce moment même", écrivent de leur côté les avocats d'Apple: chaque jour sans injonction permet à OpenAI d'"incorporer" un peu plus ces informations "dans le développement de ses appareils", rendant le retour en arrière toujours plus difficile. Enceinte IA Pour convaincre le juge de l'urgence, les avocats d'Apple ont versé un article du média TechCrunch décrivant les détails qui ont fuité sur le premier appareil très attendu d'OpenAI: une enceinte connectée sans écran, conçue avec le studio de Jony Ive, célèbre ancien responsable du design d'Apple. L'agence Bloomberg a ajouté jeudi que l'objet aurait la forme circulaire d'un donut, la taille d'un palet de hockey et coûterait entre 300 et 400 dollars, pour un lancement en 2027. OpenAI n'a jamais confirmé ces fuites. Le créateur de ChatGPT soutient devant le juge construire "quelque chose d'entièrement nouveau et différent de tout ce qui existe chez Apple", et relève qu'Apple "n'allègue jamais que l'appareil d'OpenAI partagerait le moindre élément de conception (...) de fournisseur ou de composant avec un produit Apple". De son côté, Apple reproche au directeur du matériel d'OpenAI, Tang Tan, ancien vice-président du design chez elle, d'avoir utilisé le nom de code interne d'un produit non annoncé pour soutirer des informations à des candidats. Selon la requête, OpenAI leur demandait d'apporter en entretien "des prototypes" et des fichiers de conception, pour des séances de "show and tell" -- un exercice scolaire américain où l'élève présente un objet à sa classe. OpenAI répond qu'il s'agit de "pratiques ordinaires du secteur" et qu'Apple "n'identifie aucun secret des affaires précis" qui aurait été divulgué à M. Tan. Selon ses avocats, celui-ci a "répété à ses recrues et à son équipe de ne pas apporter ni divulguer d'informations confidentielles de leurs anciens employeurs". OpenAI se défend aussi en accusant Apple d'avoir mal protégé ses propres données, affirmant que le groupe de Cupertino est "resté connecté aux comptes personnels" de l'ingénieur Chang Liu, l'un des deux ex-salariés poursuivis, "longtemps après son départ" du groupe. Une négligence qui rendrait inopérant le droit d'invoquer le secret des affaires, estime OpenAI. L'affaire tombe à un moment sensible pour OpenAI, qui prépare son entrée en Bourse sur la base d'une valorisation de quelque 852 milliards de dollars, et mène une compétition acharnée avec Anthropic, son voisin et rival de San Francisco.

07.08.2026 à 15:07

FRANCE24
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Jeudi, au moins 58 soldats avaient été tués par des tirs de missiles et de drones des Houthis pro-iraniens, notamment dans la province de Marib (centre), à nouveau frappée vendredi. Les Houthis ont également frappé l'Arabie saoudite jeudi soir, faisant 11 blessés, selon la coalition militaire dirigée par Ryad, qui était intervenue en 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement face aux rebelles. La coalition ne restera pas "les bras croisés", a averti vendredi une source proche de l'armée saoudienne, disant que Marib constituait une "ligne rouge". "La coalition ne cherche pas l'escalade, mais nous ne permettrons pas que l'équilibre actuel des forces sur le terrain soit modifié", a-t-elle ajouté. L'attaque a été perpétrée vendredi dans un secteur au sud de Marib, faisant "trois morts et quatre blessés, selon un bilan préliminaire" donné à l'AFP par une source militaire sous couvert d'anonymat. Les Houthis ont lancé "plus de dix missiles et sept drones suicide visant des camps militaires", a-t-elle ajouté. Deux civils tués D'après la même source, les Houthis cherchent à lancer une offensive sur la ville. Deux civils y ont péri dans une attaque distincte vendredi, selon le ministre de la Santé. La veille, une attaque avait visé un camp militaire dans la même province ainsi que d'autres dans la province d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite. Une source militaire avait communiqué un bilan de 58 morts et de "dizaines de blessés". Les Houthis ont revendiqué les deux attaques et affirmé avoir agi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite. Cette dernière flambée de violences ravive le spectre d'un retour à la guerre au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, où une trêve conclue en 2022 entre les Houthis, appuyés par Téhéran, et le gouvernement avait tenu, avant de voler en éclats le mois dernier. La reprise du conflit, commencé en 2014, a constitué une nouvelle étape dans l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. Mercredi, les Houthis avaient déclaré avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé en juillet à l'encontre de la flotte saoudienne. Ils avaient auparavant frappé des infrastructures notamment pétrolières en Arabie saoudite, qui a de son côté tiré contre des positions des Houthis. La guerre au Yémen avait fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays dans une grave crise humanitaire.

07.08.2026 à 14:45

FRANCE24
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"Nous ne pouvons cautionner cette agression. La rédaction apporte tout son soutien à la journaliste agressée", a déclaré à l'AFP le directeur adjoint de la rédaction, Guilhem Ricavy, qui condamne les faits dans un éditorial paru vendredi. La journaliste s'était rendue mercredi sur une exploitation dans le Val de Cagne, à Cagnes-sur-Mer, où un incendie a ravagé des serres. Sur place, elle constate la présence sous certaines serres de carcasses de voitures de luxe incendiées, ainsi qu'une banderole faisant état d'une activité de garage. Elle est prise à partie, avec une riveraine engagée dans le monde associatif qu l'accompagne, par le propriétaire du terrain. Le fils de ce dernier, Ugo Massi, agriculteur sur l'exploitation et conseiller municipal, a ensuite bousculé et projeté au sol la journaliste avant de lui arracher son téléphone, selon le récit du directeur de la rédaction. Ce sont des proches de l'élu, délégué à la jeunesse, qui ont fini par exfiltrer la journaliste et lui restituer son téléphone, selon la même source qui précise qu'une plainte a été déposée. "La journaliste s'est rendue sur cette exploitation agricole dans le cadre de l'exercice de sa mission d'informer", a souligné M. Ricavy. La direction de Nice-Matin a décidé d'adresser un courrier au maire RN de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson. Sollicité par l'AFP, M. Masson a appelé à "attendre sereinement" les conclusions de la justice, disant ne disposer "d'aucun élément objectif" sur les faits. "Cette affaire intervient au lendemain d'un drame ayant frappé une famille d'agriculteurs, dont l'exploitation a été ravagée par un incendie. Dans un tel contexte, chacun mesure l'émotion que cela peut susciter", a-t-il ajouté, soulignant que "les faits seraient intervenus dans le cadre de l'activité professionnelle de l'intéressé et non dans l'exercice de son mandat d'élu". "La liberté de la presse est une liberté fondamentale. La présomption d'innocence l'est tout autant", fait-il encore valoir. Le Parti communiste des Alpes-Maritimes a dénoncé dans un communiqué des agissements qui, selon lui, "révèlent le véritable visage de l'extrême droite lorsqu'elle exerce le pouvoir : celui de la brutalité, de la pression sur les contrepouvoirs et du mépris des principes républicains".
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