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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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05.06.2026 à 22:51

FRANCE24
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Au pouvoir depuis six mois, le dirigeant de centre droit s'apprête à décréter l'état d'exception afin de pouvoir recourir davantage à la force militaire pour lever les barrages routiers maintenus depuis des semaines par des paysans et des ouvriers dans plusieurs régions du pays andin. Dans l'attente d'une autorisation du Parlement lui permettant de décréter cette mesure, la police, appuyée par l'armée, a dégagé des débris qui bloquaient un axe stratégique au sud de La Paz, a constaté l'AFP. Avant sa réouverture, des centaines de personnes avaient dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les communautés agricoles de Lipari et de Rio Abajo et s'approvisionner en légumes et autres produits alimentaires. Rodrigo Paz s'est rendu sur place après l'opération menée sur le terrain par son ministre de la Défense, nommé cette semaine, Ernesto Justiniano. Devant la presse, il a réitéré son appel "au dialogue" plutôt qu'à "la confrontation". Les villes de La Paz et d'El Alto, ainsi que dans une moindre mesure celles de Cochabamba (centre), Oruro (ouest) et Potosi (sud-ouest), manquent de nourriture, de médicaments et de carburant en raison des barrages routiers - près d'une centaine - à travers tout le pays. Le président a de nouveau accusé l'ancien chef de l'Etat de gauche Evo Morales (2006-2019) d'être à l'origine des manifestations et de financer celles-ci avec de "l'argent illicite" provenant du narcotrafic dans le Chapare, son bastion politique et fief des cultivateurs de coca dans le centre du pays. "Il utilise le peuple comme un marchepied pour se défendre de ses problèmes judiciaires", a déclaré Rodrigo Paz en référence au mandat d'arrêt visant Evo Morales dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation que l'ancien président rejette. Jeudi, les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien au gouvernement de M. Paz. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré sur X que les Etats-Unis suivaient de près la situation. "La Bolivie ne doit pas permettre que l'ancien statu quo de domination narco-terroriste dans la région se réinstalle", a-t-il affirmé. Evo Morales, critique virulent de Washington, a répliqué vendredi sur le même réseau social en estimant que les Etats-Unis "recourent une nouvelle fois au discours du +narco-terrorisme+ pour stigmatiser la contestation sociale et discréditer les revendications légitimes" des mouvements sociaux. Paysans, ouvriers, mineurs, transporteurs et enseignants font pression sur le gouvernement depuis plus d'un mois afin d'obtenir une issue à la pire crise économique du pays depuis quarante ans. Ils réclament désormais sa démission.

05.06.2026 à 22:49

FRANCE24
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Le Nasdaq, qui rassemble de nombreuses valeurs de la tech, a chuté de 4,18%. Il s'agit de sa pire journée depuis avril 2025 et le choc des droits de douane de Donald Trump. L'indice élargi S&P 500 a perdu 2,65%, mettant fin à une série de neuf semaines consécutives de hausse, et le Dow Jones a reculé de 1,35%. La vague de ventes a été "particulièrement intense en termes d'ampleur, notamment en ce qui concerne les semi-conducteurs", commente auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com. Le géant Nvidia, première capitalisation boursière mondiale, a reculé de 6,20%. Sa valorisation est repassée sous le seuil symbolique de 5.000 milliards de dollars, une première en un mois. Intel a chuté de 11,28%, AMD de 10,86%, Micron a dévissé de 13,25%, Qualcomm de 10,98%. Pour Patrick O'Hare, le rebond des indices boursiers amorcé depuis le creux de mars "a peut-être atteint ses limites pour le moment". "Quand on regarde simplement l'ampleur des gains observés, c'était extraordinaire (...) je ne pense donc pas que quiconque devrait être surpris" par ce recul, ajoute l'analyste. En un peu plus de deux mois, le Nasdaq avait grimpé de pratiquement 30%. La dynamique baissière s'est accentuée vendredi à mesure que la journée avançait du fait du déclenchement automatique d'ordres de vente à partir de certains seuils, explique M. O'Hare. De quoi expliquer le large mouvement, qui ne traduit pas d'inquiétude prononcée à l'égard de l'engouement autour de l'IA, selon lui. Le marché se prépare d'ailleurs à l'introduction en Bourse la semaine prochaine de SpaceX - société aérospatiale qui intègre aussi le laboratoire d'intelligence artificielle xAI -, qui promet d'être la plus importante de l'histoire. Les investisseurs se sont aussi montrés crispés par les chiffres meilleurs qu'attendu du marché du travail américain. Ils sont venus confirmer que la banque centrale américaine (Fed) peut se concentrer sur la gestion de l'inflation. En conséquence, les investisseurs s'attendent à ce que la Réserve fédérale relève ses taux d'intérêt en fin d'année pour calmer les prix, selon l'outil de veille CME FedWatch. Des taux plus hauts sont généralement mal reçus sur le marché boursier car ils sont de nature à tempérer la croissance des bénéfices des entreprises. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain a bondi à 4,53% contre 4,47% à la clôture la veille. Son équivalent à deux ans, plus sensible à la politique monétaire, est passé de 4,04% à 4,14%. Au tableau des valeurs, la société d'informatique Quantinuum a perdu 6,82% à 56,26 dollars pour son deuxième jour de cotation. Le prix de son introduction en Bourse avait été fixé à 60 dollars. Le cours de l'action Meta (-5,51% à 593 dollars) a été pénalisé par des informations de presse selon lesquelles la société envisagerait de réaliser une nouvelle émission d'actions afin de lever des dizaines de milliards de dollars pour financer ses initiatives dans le domaine de l'IA. L'équipementier sportif Lululemon Athletica a chuté de 8,56% à 114,23 dollars après avoir abaissé ses prévisions annuelles et déçu les attentes pour le trimestre qui vient de s'écouler.

05.06.2026 à 22:27

Fatimata WANE
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En Tunisie, la diffusion sur les réseaux sociaux d'une femme migrante tunisienne subsaharienne, dénudée de force devant sa famille et menacée de viol collectif par des Tunisiens a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. La vidéo n'a pas été encore authentifiée ou commentée par les autorités mais un journaliste tunisien a réussi à localiser l'un des agresseurs.
Texte intégral (535 mots)
En Tunisie, la diffusion sur les réseaux sociaux d'une femme migrante tunisienne subsaharienne, dénudée de force devant sa famille et menacée de viol collectif par des Tunisiens a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. La vidéo n'a pas été encore authentifiée ou commentée par les autorités mais un journaliste tunisien a réussi à localiser l'un des agresseurs.
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