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20.06.2026 à 05:19

FRANCE24
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"C'est l'éléphanteau au milieu de la pièce", glisse un cadre du parti de M. Glucksmann, Place publique, à propos des intentions d'Olivier Faure. Il relate une réunion de négociations entre son parti et le PS, au cours de laquelle les opposants internes au premier secrétaire l'ont interrogé pour savoir s'il serait candidat: "Il n'a pas répondu". L'entourage du responsable socialiste rétorque qu'il "n'a pas vocation à répondre. Sa première responsabilité, avant de se définir, c'est d'arriver à un processus qui permette à cette gauche de se rassembler et de se hisser au second tour". Depuis plusieurs mois, le patron du PS martèle qu'il n'y a "pas de candidat naturel à gauche". Alors il tente de faire converger les partisans -dont il fait partie- d'une primaire pour trouver un candidat commun de la gauche non-mélénchoniste, et ceux qui refusent ce mode de désignation, comme le leader de Place publique. Ce dernier veut s'imposer par les sondages, qui le placent actuellement en tête de la gauche. Olivier Faure avait percé au moment de l'examen du budget où il avait accepté de négocier avec le gouvernement. Depuis, il n'a pas capitalisé sur cette notoriété, toujours autour de 4% dans les intentions de vote. Surtout, il n'est plus majoritaire dans les instances du parti depuis que le chef des députés Boris Vallaud a quitté la direction, lui reprochant pèle-mêle d'avoir accepté aux municipales des accords locaux avec LFI qui ont brouillé la ligne et de s'arcbouter sur une primaire qui divise le parti. "Cela fait des mois que je cherche à trouver une solution qui conviennent à tout le monde, pas un autre n'essaye de rassembler la gauche", se défend Olivier Faure. "Absent" Au risque d'être moqué, il a ainsi proposé une primaire en deux temps, qui passerait d'abord par une désignation d'un candidat de l'arc social-démocrate (PS et Place publique). Le vainqueur participerait ensuite à une primaire élargie, avec les Ecologistes et les députés ex-insoumis François Ruffin et Clémentine Autain. Sans convaincre à ce stade. Et jusqu'à provoquer l'énervement de ses alliés Ecologistes. A force d'être "uniquement dans des discussions d'appareils", Olivier Faure est "absent" de la scène politique, déplore un cadre des Verts. "Il n'était pas au congrès des Jeunes agriculteurs, il ne sera pas au colloque de Terra Nova sur la politique énergétique, ni aux rencontres économiques d'Aix, des endroits importants dans une campagne électorale", regrette le même. Le premier secrétaire a plutôt choisi la scène internationale. Il s'est rendu à Taïwan où il a rencontré le président Lai, et à Berlin au sommet mondial des Ouïghours -marchant sur les plates-bandes de Raphaël Glucksmann, qui avait fait de la défense de cette minorité opprimée en Chine, un de ses combats. Ses proches aimeraient le voir se déclarer. "A l'évidence, il souhaite être candidat", assure Luc Broussy, le président du conseil national du PS. "Il a envie que l'axe politique qu'on porte depuis des années soit présent, c'est-à-dire être central à gauche", face à un Raphaël Glucksmann que certains considèrent comme plus tourné vers le centre. Mais étant "celui qui essaie de trouver une solution et parle à tout le monde, il a totalement intériorisé le fait qu'il ne peut pas être candidat pour l'instant", ajoute-t-il. Le premier secrétaire, considéré comme flegmatique et taiseux, "vapote, on ne l'entend pas" mais il avance "avec méthode", affirme un autre proche. Et d'assurer que "la pire crainte de Raphaël Glucksmann, c'est que Faure soit candidat". Même si ses détracteurs fustigent un apparatchick qui "décide seul", les militants eux n'ont "aucune animosité" envers lui, "mais pas d'emballement généralisé" non plus, admet ce proche. De quoi interroger un responsable d'un parti de gauche: "Il aurait dû se déclarer juste après les municipales, il aurait écrasé le match. Aujourd'hui, je ne sais pas".

20.06.2026 à 05:13

FRANCE24
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Un photographe de l'AFP a pu voir vendredi des ouvriers en train de retirer des morceaux de peinture du bassin qui, très vite colonisé par les algues, n'est pas resté bleu bien longtemps. Le problème semble concerner une bonne partie de ce miroir d'eau de 610 mètres de long situé à Washington, dont les déboires sont largement repris par les médias et sur les réseaux sociaux. Dans une publication sur sa plateforme Truth Social, le président Donald Trump a attribué cette détérioration à du "vandalisme". "Les algues ont disparu à 75%, et la situation sera bientôt complètement résolue, et la zone qui a été vandalisée, heureusement, n'est qu'une petite zone endommagée, et elle sera réparée la semaine prochaine", a-t-il dit, ajoutant que les forces de l'ordre "enquêt(aient) activement". A un endroit du bassin où la peinture est abîmée, le mot "TRUMP" avait été tracé dans la vase verte déposée au fond. La rénovation du miroir d'eau - qui a coûté 14 millions de dollars selon les médias américains - est l'un des projets chers à Donald Trump, qui souhaite marquer de son empreinte la capitale américaine et ses symboles. Il a notamment commencé à faire construire une salle de bal dans la Maison Blanche, et veut faire bâtir un arc de triomphe au-dessus du fleuve Potomac. Concernant le bassin emblématique du Lincoln Memorial, devant lequel Martin Luther King Jr. avait prononcé son fameux "I Have a Dream" en 1963, Donald Trump voulait qu'il soit repeint en bleu "couleur drapeau américain". Les Etats-Unis fêteront leurs 250 ans d'indépendance de l'empire britannique le 4 juillet.

20.06.2026 à 05:11

FRANCE24
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Début mai, la Centrale ouvrière bolivienne (COB) avait entamé un mouvement de contestation pour protester contre l'absence de réponses gouvernementales à la crise économique que traverse le pays, la plus grave depuis quarante ans. Le mouvement a entraîné des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant dans plusieurs villes du pays, notamment à La Paz, sa capitale administrative, et dans la ville voisine d'El Alto. "A partir de maintenant, les mesures de pression sont levées au niveau national", a annoncé le dirigeant de la COB Mario Argollo à la presse après la signature de l'accord "pour la pacification et le redressement du pays". Rodrigo Paz a défendu pour sa part sa stratégie de négociation plutôt que le recours à la force. "Le dialogue est toujours une option, la première option. La force n'est destinée qu'à ceux qui choisissent la violence", a-t-il déclaré. "Le dialogue est plus fort que la force elle-même", a-t-il insisté. Les paysans, les populations indigènes, ainsi que les ouvriers des usines et des mines notamment ont progressivement rejoint le mouvement de contestation, rejetant les propositions de réformes du président de centre droit. Son arrivée au pouvoir en novembre a mis fin à vingt années de gouvernements socialistes. Les protestataires fustigent également l'absence de solutions pour sortir de la pire crise économique qu'ait connue le pays depuis quatre décennies. "Trahison" Tous les secteurs mobilisés n'ont pas adhéré à cet accord. Des groupes paysans, ainsi que les cultivateurs de coca du Chapare, fief de l'ancien président Evo Morales (2006-2019), dans le centre du pays, poursuivent leur mobilisation. "Nous avons décidé de durcir les barrages routiers", a déclaré à la chaîne de télévision Unitel le dirigeant d'un des principaux syndicats paysans du pays, Antonio Mallku. "Les frères indigènes se sont sentis trahis" par Mario Argollo et la COB, a-t-il ajouté. Le nombre de barrages, qui avait dépassé la centaine il y a une semaine, a été réduit de moitié ces derniers jours et le gouvernement espère qu'il continuera à diminuer. Selon les termes de l'accord, le gouvernement s'est notamment engagé à ne pas privatiser les entreprises publiques, une revendication majeure des syndicats. Des groupes de travail réunissant ministres et responsables syndicaux doivent également être mis en place pour examiner plusieurs revendications du mouvement, notamment le sort des personnes interpellées lors des affrontements avec les forces de l'ordre. Selon le Défenseur du peuple, plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations. Mario Argollo a assuré que l'accord laissait au gouvernement 90 jours pour avancer sur plusieurs revendications syndicales. "La balle est désormais dans son camp", a-t-il ajouté. Le gouvernement accuse régulièrement Evo Morales d'avoir encouragé les manifestations et les blocages. Mario Argollo a pour sa part assuré à plusieurs reprises que l'ancien président n'avait jamais dirigé le mouvement.
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