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07.07.2026 à 01:45

FRANCE24
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Sa mère, son père et son frère aîné sont sous les décombres de l'immeuble OPP 26 de 16 étages de Carabellada, une des zones les plus touchées par le double séisme du 24 juin. Leur appartement du troisième étage se trouve à présent à hauteur des yeux, broyé sous des piles de dalles de béton. Le bilan provisoire s'élève à plus de 3.500 morts et des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues. Douze jours après, pour de nombreuses familles comme celle des Alvarado, les recherches se poursuivent dans l'espoir de retrouver les corps. Des pelleteuses dégagent déjà certaines parties du complexe OPP, faisant trembler les ruines alors que bénévoles et familles tentent de déblayer eux-mêmes les tas de gravats. La dernière fois que José Alvarado a vu sa famille, depuis la pièce voisine, "ils étaient ensemble tous les trois, enlacés" après le premier séisme. La deuxième secousse a fait s'écrouler l'immeuble. "L'immeuble était plein. Mon voisin avait cinq petits-enfants, ils sont tous coincés là-dedans", dit l'homme de 31 ans. Coincés entre les couches de planchers et dalles des étages: un micro-ondes, des matelas et des caisses de bière... À proximité, une grande excavatrice abat son godet avec force sur les vestiges d'un autre bâtiment. Combien de disparus ? L'ONU estime jusqu'à 50.000 le nombre de personnes disparues dans l'une des pires catastrophes sismiques qu'ait connues l'Amérique latine. Le gouvernement refuse de parler de disparus. Le complexe OPP n'est qu'un parmi près de 200 immeubles qui ont été détruits par les séismes de magnitude 7,2 et 7,5. Ici, tout n'est que destruction. Certains blocs d'appartements ont perdu uniquement leurs façades. D'autres se sont effondrés, les dalles de plancher semblent soudées entre elles. D'autres encore ne ressemblent qu'à un simple tas de gravats. Des dizaines de familles de disparus s'activent au sommet de montagnes de décombres, là où se dressaient autrefois les bâtiments. Bénévoles et pompiers creusent de petits tunnels à travers les dalles de béton pour atteindre les appartements inférieurs. Certains utilisent des pioches et des perceuses alimentées par des générateurs, d'autres sont assis sous des abris de fortune. Dans un trou, le corps d'une jeune fille est visible, prisonnière des débris. Elle a été recouverte de chaux. Alny Pacheco, un bénévole qui travaille à l'un de ces tunnels, raconte avoir participé à dégager 12 corps. Le dernier lundi. "Aujourd'hui, on espère sortir notre premier vivant", raconte-il, même s'il sait pertinemment que la chance de trouver des survivants est infime. Après les séismes, des registres en ligne sont apparus pour aider à retrouver les disparus. L'un d'eux, "Disparus du séisme au Venezuela", compte plus de 31.400 noms. Un autre, "Venezuela te cherche", enregistre 18.200 personnes toujours manquantes et 25.000 déjà retrouvées. "Le nombre très élevé de personnes signalées disparues sur les plateformes en ligne reste terriblement crédible", déclare à l'AFP Jens Laerke, porte-parole adjoint du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). "Cela ne signifie pas que toutes sont sous les décombres, mais cela illustre l'ampleur de la détresse à laquelle les familles sont confrontées", précise-t-il. Le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait indiqué que les images de drones, les registres et les témoignages de familles montraient qu'environ 30.000 personnes se trouvaient à La Guaira au moment du drame. Environ 19.800 ont réussi à fuir ou ont été secourues, a-t-il précisé. "Pile d'assiettes" Le professeur Katsu Goda, du département des sciences de la Terre de l'Université Western au Canada, a expliqué qu'une combinaison entre la double secousse inhabituelle et la vulnérabilité potentielle des matériaux en béton armé pourrait avoir contribué au bilan élevé. Le premier séisme aurait fragilisé de nombreuses structures, et la seconde secousse, 39 secondes après, provoqué des effondrements supplémentaires avant que les occupants ne puissent s'échapper. En conséquence, les dégâts ont été amplifiés: "Lorsque des bâtiments en béton armé s'effondrent, ils produisent souvent d'énormes volumes de gravats denses extrêmement difficiles et dangereux à fouiller", souligne Katsu Goda à l'AFP. "Dans certains cas, des effondrements progressifs, ou en +pile d'assiettes+, peuvent piéger les occupants dans des couches comprimées de débris", rendant les opérations de secours et l'identification des victimes particulièrement difficiles. Daniela Alvarez, qui cherche sa sœur, ses nièces et son beau-frère dans un bloc OPP, a peur qu'on rase la zone sans qu'elle ne puisse récupérer les corps: "Comment peuvent-ils envisager de tout raser sans savoir si des gens sont encore dessous ? Nos familles vont sortir en morceaux", se lamente-t-elle. Debout au sommet des gravats de l'OPP 27, Clemente Canizalez espère atteindre les corps de son fils et de son petit-fils. "Beaucoup de vies ont été perdues ici... Combien de personnes y avait-il ici ? On ne le sait pas".

07.07.2026 à 00:57

FRANCE24
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Pour tenter de l'amadouer, les Européens comptent démontrer, milliards de dollars à l'appui, leur sérieux à monter en puissance dans la défense de leur continent. Cette exigence maintes fois répétée par les Etats-Unis a une nouvelle fois été relancée par le président américain, qui a jugé jeudi "ridicule" pour son pays de maintenir une relation "unilatérale" au sein de l'Alliance atlantique. La gestion de Donald Trump "consume beaucoup d'énergie" au sein de l'Otan, reconnaît un diplomate à Bruxelles. Or le président américain ne décolère pas contre ses alliés européens qu'il accuse de l'avoir laisser tomber dans la guerre que les Etats-Unis ont déclenchée avec Israël contre l'Iran. Pour lui prouver le contraire, les Européens vont lancer dès mardi une grande opération séduction, un exercice dans lequel le secrétaire général de l'Alliance Mark Rutte est passé maître, depuis qu'il a été appelé en 2024 à la tête de cette organisation. Au cours d'un forum sur l'industrie de défense, qui s'ouvre mardi dans la capitale turque, des contrats d'armement d'un montant total se comptant en "dizaines de milliards de dollars" vont ainsi être annoncés, a promis lundi M. Rutte. Et une bonne partie concernera l'industrie américaine pour tenter d'amadouer Donald Trump. Le Canada, qui cherche à renforcer ses partenariats de défense avec ses alliés européens pour moins dépendre des Etats-Unis, a pour sa part choisi lundi le groupe allemand Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) pour construire sa nouvelle flotte de sous-marins. "A la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan, le gouvernement canadien envoie ainsi un signal fort en faveur de la coopération transatlantique et européenne dans l'industrie de défense", s'est félicité le chancelier allemand Friedrich Merz dans un communiqué. Au moins 5% L'an dernier, le président américain avait obtenu des Européens et du Canada qu'ils s'engagent à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à leur sécurité. Beaucoup sont encore loin d'atteindre un tel pourcentage mais Mark Rutte ne désespère pas de convaincre Donald Trump que le mouvement est lancé. En 2025, "les Alliés européens et le Canada ont dépensé près de 20% de plus pour leur défense que l'année précédente. Si l'on considère 2025 et 2026 réunies, cela représente 258 milliards de dollars d'investissements supplémentaires", a-t-il souligné lundi devant la presse. Maintenant, "il faut mettre cet argent au service de notre défense", a-t-il ajouté, et augmenter les capacités de production, un défi encore difficile à relever pour les industriels européens. "Cela signifie faire de l'innovation une priorité absolue, surmonter la fragmentation des industries nationales de défense et réduire les lourdeurs administratives", a affirmé le patron de l'Alliance. Et l'exemple vient d'Ukraine, dont le président Volodymyr Zelensky est attendu à Ankara mardi soir pour assister au dîner offert par l'hôte de ce sommet, le président turc Recep Tayyip Erdogan. L'industrie ukrainienne de défense a gagné une expertise et un savoir-faire, notamment en matière de drones, dont les Européens veulent s'inspirer. A Ankara, les alliés européens de l'Ukraine entendent aussi lui réaffirmer leur soutien. Avec le Canada, mais sans les Etats-Unis, ils vont s'engager à apporter une aide militaire à Kiev de 40 milliards d'euros en 2026 et au moins autant en 2027, selon des diplomates. Cette somme viendra s'ajouter aux 30 milliards d'euros d'aide militaire que l'Union européenne a promis de son côté, en 2026 comme en 2027, sous forme de prêts. Les Européens espèrent également confirmer la dynamique favorable à l'Ukraine obtenue au sommet du G7 à Evian, en France, à la mi-juin. Le président Zelensky qui s'est entretenu au téléphone ce week-end avec Donald Trump, doit le rencontrer dans la capitale turque. Ils comptent aussi sur M. Erdogan pour contenir un éventuel accès de colère de la part du locataire de la Maison Blanche. L'excellente relation entre les deux hommes est la meilleure chance de succès de ce sommet, selon un diplomate à l'Otan. L'autre atout des Européens réside dans la capacité de Mark Rutte à "gérer" le président américain. "C'est un type formidable, un grand dirigeant, un excellent secrétaire général" de l'Alliance atlantique, affirmait encore Donald Trump la semaine dernière en le recevant à la Maison Blanche. "Je pense que si quelqu'un d'autre occupait ce poste, nous ne serions même pas réunis aujourd'hui."

07.07.2026 à 00:43

RFI
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Les États-Unis affrontent la Belgique lundi à Seattle en 8es de finale du Mondial 2026. Un match sous tension après la polémique provoquée par la levée de la suspension de l'Américain Balogun par la Fifa, pour laquelle Donald Trump est intervenu. Place désormais à la vérité du terrain. Une rencontre à suivre en direct avec le live commenté de nos confrères de RFI.
Texte intégral (767 mots)
Les États-Unis affrontent la Belgique lundi à Seattle en 8es de finale du Mondial 2026. Un match sous tension après la polémique provoquée par la levée de la suspension de l'Américain Balogun par la Fifa, pour laquelle Donald Trump est intervenu. Place désormais à la vérité du terrain. Une rencontre à suivre en direct avec le live commenté de nos confrères de RFI.
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