Quotidiens
 GÉNÉRALISTES
Capital ·  France 24 ·  FTVI ·  L'Humanité ·  La Croix ·  LCP ·  Le Monde ·  La Tribune·  Le Figaro ·  The Conversation  ·  Mediapart ·  L'Autre Quotidien ·  Le Media ·  Le Monde Moderne ·  Slate
 MÉDIAS D'OPINION
AOC ·  Acta ·  L'Autre France Presse ·  Issues ·  Les Jours ·  Médias Libres  ·  Quartier Général ·  Rapports de force ·  Reflets ·  Rézo ·  StreetPress ·  Le Vent Se Lève
 OBSERVATOIRES 
Acrimed ·  Conspis ·  Inégalités ·  Médias  Multinationales ·  Routes de la Soie
AFP ·  ASI  ·  Brut 
+
ACCES LIBRE

18.01.2021 à 13:40

Le foot face à la fuite du jeune public

FRANCE24
Les jeunes se désintéressent-ils du football ? "Netflix, l'esport et les réseaux sociaux leur prennent du +temps de passion disponible+", s'inquiètent de nombreux acteurs du monde du ballon rond, qui voient s'éloigner les téléspectateurs de demain en pleine crise du modèle économique du foot. "La bataille de l'attention" a commencé, synthétise Christophe Lepetit, du Centre de droit et d'économie du sport (CDES) de Limoges. Cette relative désaffection "est un problème" pour le Barcelonais Gerard Piqué, encore joueur et déjà homme d'affaires dans le spectacle sportif. "Cette génération a du mal à rester concentrée durant les 90 minutes d'un match, avec Internet, les réseaux sociaux..." assure le Catalan, or ce public est "la clef pour le futur de notre sport". La "génération Z" (née entre 1996 et 2012) consomme deux fois moins de sport sur le petit écran que les Millenials. Dans cette génération précédente (1981-1996), qui a fait exploser le marché du sport à la TV, 15% regardent du sport tous les jours, contre 8% des "Gen Z", selon une étude Morning Consult de septembre 2020. Selon le cabinet italien Stageup, la part des 14-34 ans qui regardaient la Serie A chaque semaine est passée de 44% pour la saison 2001-2002 à 35% pour celle en cours. Arnaud Simon, patron de l'agence In&Out Stories qui conseille les détenteurs de droits TV sportifs, voit plusieurs raisons à cet éloignement des jeunes. - Renouveler l'audience - "Ils sont très sollicités. Netflix, l'esport et les réseaux sociaux leur prennent du +temps de passion disponible+. Et les confinements ont provoqué une accélération de ces consommations", estime-t-il. "Si en plus les matches appartiennent à un nouvel acteur peu visible comme Téléfoot en France, vous accentuez cette sortie du radar", ajoute M. Simon. Et "il n'y a plus de transmission de passion aussi évidente entre les générations". Le foot, comme les autres sports pros, se retrouve face à "la nécessité de renouveler la base d'audience", et doit pour cela "très urgemment trouver des contenus adaptés"', estime Christophe Lepetit. "Il faut anticiper, commencer à aller sur des marchés tests, comme l'OM sur Twitch", poursuit l'économiste. L'Olympique de Marseille, justement, cherche à "s'adapter à cette nouvelle génération et ses façons de consommer, avec double voire triple écran", développe le "Head of business", Hugues Ouvrard. Le dirigeant n'est "pas préoccupé, mais vigilant" face au problème. "Dire que comme ils regardent moins, ils aiment moins le foot, pour moi c'est un raccourci. Je ne pense pas qu'une frange de la jeunesse s'éloigne du foot mais plutôt qu'elle est un peu moins exclusive", nuance-t-il. - "Le foot est moins roi" - "Le foot était roi, aujourd'hui il est un peu moins roi, il faut composer avec les autres capteurs d'attention et même les utiliser comme des leviers", propose Ouvrard. L'OM développe notamment sa chaîne Twitch, et se félicite que sur les 100 meilleurs audiences de Twitch en 2020, si 98 sont liées au "gaming", les deux autres sont deux matches amicaux de l'OM diffusés cet été en direct, avec 266.000 téléspectateurs uniques, et un pic à 100.000 téléspectateurs", précise le club. L'OM fait beaucoup pour toucher la "Gen Z", avec le lancement de son label de musiques urbaines OM Records, des présentations de joueurs très léchées sur les réseaux sociaux, un partenariat avec Grizi Esport, le club d'esport des frères Griezmann... En Angleterre, Manchester City mène une stratégie semblable en s'associant au FaZe Clan, l'un des plus grands clubs d'esport, par l'intermédiaire de Nate Hill, champion de Fortnite et fan du club. Le co-président de Saint-Étienne, Bernard Caïazzo, assure être prêt "à s'adapter" mais "ne pense pas que la passion du foot puisse évoluer". "Et puis les inquiétudes, ce n'est pas ça qui manque dans le foot en ce moment, avec les stades vides et les droits télés", poursuit-il. Pierre Maës, consultant et auteur de "Le business des droits TV du foot" (FYP), reste aussi optimiste. "On n'a pas constaté que ManU vendait moins de maillots aux jeunes, et si vous me dites qu'ils achètent le maillot mais ne regardent pas les matches..."

18.01.2021 à 13:34

Jennifer Trioreau, gladiatrice 2.0 qui se rêve reine en MMA

FRANCE24
La star de MMA Conor McGregor n'a pas inspiré que des hommes: Jennifer Trioreau s'entraîne comme une acharnée pour devenir la tête d'affiche de ce sport de combat extrême, cultivant son image de combattante aux faux cils sur Instagram. "Je suis hyper-féminine et c'est le décalage avec l'image de la combattante qui plaît", assume cette Marseillaise de 28 ans. Ses modèles dans les arts martiaux mixtes: le clinquant et sulfureux McGregor, "le roi de la com', et ça compte énormément", ou la championne américaine Ronda Rousey. Comme l'Irlandais, elle a le goût de la mise en scène, et s'est créé un personnage, avec ses cheveux orange, son surnom "Ariel", clin d’œil à La Petite Sirène de Disney, ou ses multiples tatouages, dont un "F.E.A.R - L.E.S.S" ("sans-peur") inscrit sur les phalanges. "C'est un vrai sport-spectacle, on est des gladiateurs modernes", résume Jennifer Trioreau. "En MMA, il y a bien sûr la valeur du combattant mais aussi son nombre de +followers+ (sur les réseaux sociaux). Plus vous êtes impressionnant, plus vous avez des gens qui vous suivent et plus vous allez vendre cher vos combats", acquiesce Lionel Brézéphin, en charge de la structuration du MMA au sein de la Fédération française de boxe. Populaires mais controversés, les arts martiaux mixtes, où presque tous les coups sont permis, ont longtemps prospéré dans la clandestinité en France. Depuis un an, le gouvernement a autorisé les compétitions, ouvrant de nouvelles perspectives. - Pugnace - Une quinzaine de Françaises essaient de percer, comme la Niçoise Manon Fiorot, qui vient de rejoindre la prestigieuse ligue américaine UFC (Ultimate fighting Championship) et doit combattre le 20 janvier à Abu Dhabi. "En femme, en moins de 52 kg, il y a des opportunités, comme pour les poids-lourds chez les hommes", confirme Jennifer Trioreau, évoquant deux catégories où les combattants sont peu nombreux. Il a suffi d'un combat pour qu'elle se fasse remarquer. C'était en janvier l'an dernier, face à une Slovène. Pourtant, la Française a perdu et a terminé avec deux coquards et le nez en sang. Mais les commentateurs ont salué sa pugnacité: elle a tenu l'intégralité des trois rounds de cinq minutes de l'affrontement, sacré "Fight of the night" ("combat de la soirée"). Et si sa mère a pleuré en voyant son visage, et qu'à l'aéroport on lui a discrètement demandé si elle était victime de violences conjugales, la jeune femme a préféré retenir sa capacité à se dépasser. Adolescente, Jennifer Trioreau a commencé par la natation synchronisée. Mais après une compétition, elle provoque une bagarre dans les vestiaires. "Je n'aime pas que la performance repose sur d'autres que moi", admet-elle. Sa mère la met alors dans le cours de boxe de son frère. Elle passe ensuite au kick-boxing et décrochera même une médaille de bronze en full contact en championnat d'Europe. - 5% de femmes - Elle a encore des lacunes en lutte et au sol, mais elle a choisi désormais de se lancer à 100% dans le MMA --même si le Covid-19 a contrarié ses plans, entraînant notamment l'annulation d'un combat prévu en décembre. "Le MMA est l'ultime sport de combat. Il requiert une rigueur optimale et beaucoup de choses à travailler", les pieds-poings, la lutte, le sol, énumère Tevi Say, pionnière en France. Pour Jennifer, cela se traduit par 3 à 4 entraînements par semaine, mais aussi 2 ou 3 séances de footing, et 3 ou 4 de musculation. "Je pense qu'elle a le niveau physique, elle a l'envie, elle sait aussi se vendre. En plus de tout ça, elle n'est pas con, donc elle a tous les atouts pour percer", estime Elodie Giorla, une docteure en neurosciences qui s'entraîne avec elle. "C'est un profil complet, elle peut aller très loin", confirme Lionel Brézéphin. La fédération mise beaucoup sur l'émergence de combattantes pour féminiser ce sport, qui reste à 95% masculin et qui a tout à écrire en France. "Il faut des actrices féminines pour pouvoir s'identifier", insiste Tevi Say. Elle anime aujourd'hui des cours de MMA réservés aux femmes et se réjouit de voir ses élèves ressortir avec "une confiance en soi boostée" et capables d'adopter une "posture dissuasive" dans la rue.

18.01.2021 à 13:34

La Bourse de Paris recule de 0,40%, Stellantis démarre fort

FRANCE24
La Bourse de Paris reculait lundi à la mi-séance sous l'effet des inquiétudes économiques mondiales, tandis que la société Stellantis, issue du mariage entre PSA et Fiat Chrysler, démarrait fort à Paris et Milan. Vers 12H45 (11H45 GMT), l'indice vedette CAC 40 perdait 22,53 points à 5.589,16 points. A Francfort, le DAX perdait 0,04% et à Londres le FTSE 100 0,34%. "Les incertitudes persistantes quant à la vitesse de réouverture des économies pèsent sur le sentiment du marché aujourd'hui, surtout après l'enregistrement d'un nombre record d'infections dans certains États américains comme la Floride et l'Arizona", observe Pierre Veyret, analyste pour ActivTrades. Les Etats-Unis ont affiché des records de décès en ce début d'année, dépassant le seuil des 4.000 morts quotidiens. A l'échelle mondiale, la pandémie a fait au moins 2.022.740 morts depuis sa découverte en Chine en décembre 2019, selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de bilans officiels fournis par les autorités dimanche. Dans ce contexte, la publication du chiffre de la croissance chinoise pour 2020, de 2,3%, a un peu inquiété, étant le chiffre le plus faible depuis plus de 40 ans. Quelques zones d'optimisme subsistaient toutefois, à l'instar du début lundi de campagne de vaccination des plus de 75 ans en France. Egalement source d'humeur positive, les bons débuts en Bourse de Stellantis, le nouveau groupe issu du mariage des constructeurs PSA et Fiat Chrysler et coté à Paris et Milan. Stellantis avance Le titre prenait 4,41% à 13,44 euros à la Bourse de Paris, selon les données de Facset, et 6,87% à 13,43 euros sur celle de Milan. L'entreprise sera également cotée à Wall Street à partir de mardi. Carrefour se lève du mauvais pied avec Couche-Tard Le groupe français (-6,23% à 15,58 euros) et le canadien Couche-Tard ont annoncé samedi avoir "interrompu" leurs discussions sur un "rapprochement amical", après le veto du gouvernement français. L'aéroport de Francfort en souffrance L'opérateur de l'aéroport de Francfort Fraport (-2,74% à 44,72 euros sur le MDax) a enregistré en 2020 un fort recul sur un an du nombre de passagers, à 18,8 millions ou encore 73% de moins sur un an, ce qui le ramène au niveau de fréquentation de l'année 1984, a-t-il indiqué lundi. Avec son principal point d'attache à Francfort, la compagnie aérienne Lufthansa (-3,33% à 10,17 euros) souffre encore plus. BT en procès L'opérateur britannique des télécoms (-2,02% à 138,00 pence) fait face à une action en justice de clients estimant qu'ils ont payé trop cher leur abonnement internet, ce qui pourrait coûter au groupe 600 millions de livres selon le cabinet d'avocat qui porte la plainte.

3 / 15

15