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07.04.2026 à 20:03

Menaces de mort: enquête ouverte après la plainte d'une journaliste contre le sénateur Thierry Meignen

FRANCE24
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"L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance aux personnes de la direction de la police judiciaire" de Paris, a précisé le parquet, interrogé par l'AFP. Mme El Moaddem, autrice du livre-enquête "Main basse sur la ville", avait porté plainte avec son éditeur Sotck le 24 mars après des propos de M. Meignen rapportés la veille dans Le Monde. "Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J'irai au bout, elle va mourir, je la tue", avait déclaré le sénateur au Monde. Dans "Main basse sur la ville", la journaliste retrace les deux mandats de Thierry Meignen, qui avait ravi en 2014 ce bastion longtemps tenu par les communistes. Elle y dénonce des pratiques douteuses, notamment pour l'attribution des marchés publics, la chasse aux sorcières visant l'ancienne équipe ou encore le copinage avec l'extrême droite. Le 26 mars, le président du Sénat, Gérard Larcher, avait saisi le président du comité de déontologie de la chambre haute, comme l'y avaient appelé des élus écologistes et socialistes. "Je suis satisfaite qu'une enquête soit ouverte par le parquet suite aux menaces de mort de M. Meignen, et que la justice commence à faire son travail", a réagi Mme El Moaddem auprès de l'AFP. "En revanche, je suis toujours aussi choquée de l'absence de réaction du gouvernement qui interroge sur la sincérité de son engagement à protéger les journalistes (...). Quel signal envoie-t-il lorsqu'il décide de ne pas se positionner et d'ignorer les menaces de mort d'un sénateur envers une journaliste ?", a-t-elle poursuivi. "Est-ce qu'il ne donne pas un blanc-seing à ceux et celles qui demain se sentiraient légitimés à des agressions physiques et qui, sur les réseaux, me harcèlent d'injures racistes par centaines chaque jour ? Je l'ai écrit dans mon livre: j'ai été suivie, intimidée, mon matériel professionnel volé devant l'école de mes enfants pendant l'enquête. Quelle est la prochaine étape ? Venir me casser la gueule devant mon domicile ?", a-t-elle ajouté. Interrogé par l'AFP, le sénateur n'a pas donné suite dans l'immédiat.

07.04.2026 à 19:47

Vifs débats à l'Assemblée sur le retour d'une région Alsace

FRANCE24
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Dix ans après la fusion des régions décidée sous François Hollande, les députés se penchent sur ce texte du groupe macroniste Renaissance, examiné en première lecture. Une motion de rejet socialiste, qui aurait coupé court aux débats, a été repoussée par 187 voix, dont celles des députés Rassemblement national, contre 109, notamment l'ensemble de la gauche. "En 2015, le législateur a nié la singularité alsacienne en la noyant dans une immense région. Dès lors, les Alsaciens n'ont cessé d'exprimer leur désir d'Alsace", a défendu la députée macroniste du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, première signataire du texte transpartisan. "Le texte n'est pas abouti" et "porte en lui la fracture territoriale", a rétorqué Belkhir Belhaddad (groupe socialiste), dénonçant un risque d'inconstitutionnalité, ainsi que l'absence d'avis du Conseil d'Etat et d'étude d'impact. Dans une tribune publiée dimanche, les présidents de dix régions se sont opposés à la proposition de loi, dénonçant "une faute institutionnelle, politique et historique". "Ce texte servira (...) à chaque lobby local à revendiquer autonomie et indépendance", se sont-ils inquiétés. Il prévoit de faire de l'actuelle collectivité européenne d'Alsace - issue de la fusion des conseils départementaux des Bas-Rhin et Haut-Rhin - une collectivité territoriale à statut particulier, exerçant les compétences départementales et régionales. L'entrée en vigueur serait reportée aux prochaines élections régionales, en mars 2028. "Fragmentation territoriale" Le gouvernement a dit s'en remettre au vote des parlementaires mais a déposé des amendements prévoyant "une consultation citoyenne" des habitants du Grand Est, dans un délai de six mois après la promulgation de la loi, et permettant la mise en place éventuelle de la mesure par ordonnance, sous 18 mois. "Prenons le temps nécessaire de bien faire, sans procrastiner", a plaidé la ministre Françoise Gatel (Aménagement du territoire et décentralisation). Elle a assuré qu'il n'était pas question de "balayer" le sujet "d'un revers de main", mais souligné que le texte comportait "quelques fragilités". "Il n'est pas sans risque d'ouvrir, sans cadre et sans méthode, une dynamique de fragmentation territoriale", a-t-elle averti. Elle a annoncé la création d'une "mission" associant parlementaires, élus locaux, acteurs économiques et sociaux, afin notamment de faire un bilan de la loi ayant créé la Collectivité européenne d'Alsace, et examinant entre autres ses "relations avec la région". Le principe de la consultation proposée par amendement du gouvernement a été applaudie par les députés MoDem. Les parlementaires RN pourraient également valider ce compromis, selon le député Théo Bernhardt. "L'objectif, c'est que ça aille vite (...) pour qu'en 2028, on puisse réussir enfin à sortir l'Alsace du Grand Est", a déclaré l'élu du Bas-Rhin. "Faire voter tout le Grand Est pour savoir si l'Alsace doit partir, c'est un peu, lorsqu'un conjoint veut divorcer, demander au conjoint s'il est d'accord", a critiqué Paul Molac (groupe indépendant Liot), soulignant qu'aucune consultation n'avait été faite en 2015. Les députés Horizons ont une liberté de vote, tandis que les LR sont plutôt favorables au texte. Serpent de mer "Il était temps que le gouvernement prenne un peu ses distances par rapport à ce projet", a déclaré mardi le président de la région Grand Est Franck Leroy, qui y est farouchement opposé. "Construire cette région, ça a pris grosso modo deux ans et demi, la déconstruire ça prendra aussi deux ans à deux ans et demi. Pendant ce temps-là, on sera paralysé". La région Grand Est regroupe depuis la réforme de 2015 les anciennes régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. La question d'une collectivité alsacienne unique est un vieux serpent de mer. En 2013, un référendum visant à consacrer sa création n'avait pas abouti faute de participation suffisante et du fait de la victoire du "non" dans le Haut-Rhin. S'il est adopté, le texte devra être inscrit à l'ordre du jour du Sénat. Plusieurs députés estiment qu'il n'aura pas le temps d'être définitivement adopté avant la présidentielle.

07.04.2026 à 19:45

A son nouveau procès, Balkany conteste un "emploi de complaisance"

FRANCE24
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La question centrale de ce procès est simple: l'association Codeeil n'était-elle qu'une coquille vide destinée à masquer un emploi fictif ? La justice soupçonne l'édile d'avoir utilisé cette structure paramunicipale pour assurer un confortable complément de revenus à Renaud Guillot-Corail, son ancien directeur du développement économique, au lendemain de son départ à la retraite en octobre 2012. En préambule, le tribunal a rejeté une demande de renvoi plaidée par la défense, qui fustigeait une enquête lacunaire marquée par des années d'inactivité. La procureure, Nathalie Foy, s'y était opposée, rappelant l'ancienneté du dossier. La présidente du tribunal, Céline Ballerini, s'est ensuite efforcée de démêler ce montage financier. "Quand on parle de détournement public, on ne dit pas que vous avez mis l'argent dans votre poche", a-t-elle recadré avec pédagogie. "L'argent de la subvention venait d'où ?" -"Si les chiottes sont bouchées"- A la barre, costume sombre et chaussettes bleues, l'ancien baron francilien de 77 ans a multiplié les esquives. "Je ne me suis jamais occupé de cette association", a-t-il martelé, assurant que son administration gérait seule les subventions. Et d'ironiser pour justifier son ignorance assumée du fonctionnement quotidien: "Si les chiottes sont bouchées, on va appeler le maire ?". La tâche des juges s'avère complexe, le principal bénéficiaire, Renaud Guillot-Corail, étant décédé en 2020. Une situation que le prévenu a exploitée avec habileté. "On est en train de juger du travail de quelqu'un qui est mort. Tout ça fait que je n'ai aucun document, c'est carnavalesque !", s'est-il offusqué. Et d'ajouter: "J'aurais pu être mort aussi, ça vous aurait simplifié le travail", aussitôt recadré par la juge. De son côté, la procureure a dénoncé un "habillage", s'étonnant d'une prime de licenciement de 50.000 euros versée au retraité et de l'auto-dissolution expresse de l'association. Les dépositions lues à l'audience ont enfoncé le clou. Une ancienne trésorière, élue, a reconnu ne pas comprendre l'utilité de la structure, se décrivant comme une "personne de paille" pour ce qui était en réalité le "bâton merdeux" de la mairie. "Un grand flemmard" S'il a réfuté toute ingérence, le prévenu n'a pas tari d'éloges sur son ancien collaborateur, qualifié "d'ambassadeur exceptionnel". L'association aurait notamment œuvré à un projet de cimetière au Gabon, bien que le tribunal se soit interrogé sur d'étonnants déplacements à Cuba ou à Bali du Marquis de Bangui, un surnom de M. Guillot-Corail que l'édile a juré n'avoir jamais entendu. Surtout, l'ancien député a politisé les débats. "Des ministres disent qu'il faut travailler après la retraite et vous me convoquez pour me dire qu'il ne fallait pas faire travailler un retraité !", a-t-il lancé. "Il vous a fallu 18 ans pour me dire ça !", s'est-il aussi emporté, citant même Georges Pompidou: "Arrêtons d'emmerder les Français". Refusant l'étiquette d'élu omnipotent et interventionniste, Patrick Balkany a finalement dressé un portrait inattendu pour clore les débats : "Je ne suis pas un interventionniste, je suis un grand flemmard. Je fais travailler les autres". "Pour moi, ce n'était pas du boulot, c'était un plaisir", a conclu l'octogénaire, assurant être de bonne foi. Le procès se poursuit mercredi.
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