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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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07.06.2026 à 10:07

FRANCE24
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En Allemagne, comme ailleurs en Europe, le secteur est plombé par une transition chaotique vers l'électrique et la concurrence de marques chinoises comme BYD ou MG, qui proposent des véhicules de qualité à plus bas prix. Celles-ci représentent désormais environ 9% des ventes totales sur le Vieux Continent, selon le cabinet de conseil Dataforce. Pour accroître cette part de marché et contourner les taxes douanières, ces groupes sont désireux de produire en Europe. Pour des entreprises européennes en difficulté, ouvrir leurs chaînes de production qui tournent au ralenti à ces concurrents peut s'avérer tentant, à l'instar du géant Stellantis, maison mère de Peugeot, Jeep et Fiat, qui a passé un accord en ce sens avec Dongfeng. "Assurer l'avenir" Volkswagen, premier constructeur européen, a indiqué en avril être disposé à de tels "partenariats", au moment où il supprime les emplois par dizaines de milliers et cherche à réduire d'environ un million de véhicules ses capacités de production mondiales. Si en Allemagne aucun constructeur n'a encore sauté le pas, dans les régions abritant des usines tournant au ralenti, des politiques disent préférer l'arrivée de partenaires chinois à la fermeture des usines. "Pour assurer l'avenir de l'industrie automobile en Saxe et en Allemagne, il est essentiel de ne pas ignorer cette réalité", dit à l'AFP Dirk Panter, ministre de l’Économie du Land de Saxe, où le site VW de Zwickau est menacé. Selon le quotidien économique Handelsblatt, Volkswagen, qui compte dix marques, d'Audi à Seat en passant par Skoda et VW, avait engagé dès 2024 des discussions avec des constructeurs chinois, mais elles n'ont pas abouti. Un porte-parole du groupe a dit à l'AFP qu'aucune "discussion concernant la production de véhicules chinois dans les usines allemandes du groupe Volkswagen" n'était "actuellement" en cours. Des analystes évoquent d'une part les réticences des constructeurs et des autorités allemandes à faciliter l'accès au marché européen à des groupes chinois. D'autres soulignent que les fabricants asiatiques hésiteraient aussi à venir en raison des coûts élevés en Allemagne par rapport à d'autres pays européens. Les partenariats annoncés par Stellantis se concentrent d'ailleurs sur l'Espagne et la France. Fabriquer des blindés? Alors parallèlement, des industriels allemands étudient une autre piste: ouvrir leurs sites à des entreprises de défense. Car le secteur est en pleine expansion sur fond d'envolée des dépenses publiques en Allemagne dans le cadre d'un grand plan de réarmement pour faire face aux ambitions d'une Russie belliqueuse et à un allié américain toujours plus imprévisible. Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, le groupe franco-allemand KNDS serait ainsi en discussions pour reprendre une usine Mercedes-Benz à Ludwigsfelde, au sud de Berlin, pour y produire des véhicules blindés. Un porte-parole n'a pas voulu confirmer ces informatisions, mais il a dit à l'AFP que l’entreprise "recherchait des partenaires industriels adaptés pour accompagner la montée en puissance prévue dans le secteur de la défense". Mercedes a admis chercher "une solution pérenne pour l’avenir du site de Ludwigsfelde". Volkswagen a pour sa part confirmé être en discussions avec des entreprises de défense en vue de la reprise d'un site à Osnabrück, où la production d'automobiles doit cesser dans le cadre d'un plan d’économies. Selon la presse, des discussions sont en cours avec l'israélien Rafael Advanced Defence Systems pour y produire des camions et des générateurs pour le système de défense antimissile Iron Dome. Reste que l’entrée de Volkswagen dans le secteur de la défense pourrait susciter des controverses. Le groupe, fondé à l'époque nazie, a fabriqué des équipements militaires pendant la Seconde Guerre mondiale et recouru au travail forcé. "Historiquement, ce n’est pas un sujet simple pour Volkswagen que de partager ses sites avec des entreprises de défense", souligne Stefan Bratzel, expert du secteur au Center of Automotive Management en Allemagne.

07.06.2026 à 09:24

Stéphanie TROUILLARD
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Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, le Mondial va se dérouler dans trois pays. États-Unis, Mexique et Canada se partagent l'organisation de la compétition phare du football, mais la comparaison s'arrête là : ces nations sont loin d'afficher la même histoire ni le même engouement pour le ballon rond.
Texte intégral (664 mots)
Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, le Mondial va se dérouler dans trois pays. États-Unis, Mexique et Canada se partagent l'organisation de la compétition phare du football, mais la comparaison s'arrête là : ces nations sont loin d'afficher la même histoire ni le même engouement pour le ballon rond.

07.06.2026 à 08:59

FRANCE24
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Les Iraniens se préparent à suivre la Coupe du monde de football sur fond d'incertitudes liées à la guerre, mais tous ne partagent pas l'enthousiasme de la fillette. A Téhéran, le quartier Mouniriyeh, haut lieu de vente de maillots et d'équipements sportifs, connait un léger regain d'activité. Un sac bien rempli dans la main, la mère de Helma confie à l'AFP que sa fille doit participer à un clip de soutien à la sélection iranienne. "Nous sommes venues acheter les tenues de la Team Melli pour le tournage", explique-t-elle, en référence à la "l'équipe nationale" en persan. Ces dernières années, les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre les rangs des passionnés de football en Iran. Les hommes demeurent toutefois les supporters les plus visibles. "Je ne vois pas le même enthousiasme que lors des éditions précédentes", constate toutefois Houman, un vendeur de 17 ans, debout entre des rangées de maillots, de ballons et de chaussures de sport. L'année 2026 a été particulièrement éprouvante pour l'Iran. Elle a débuté par des manifestations antigouvernementales meurtrières, avant qu'une guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis ne fasse des milliers de victimes. Le conflit a exacerbé la crise économique, avec une hyperinflation galopante couplée à une chute libre de la monnaie nationale face aux devises étrangères. Et pour l'équipe nationale, il a fallu également obtenir des visas pour les Etats-Unis. Engouement pour le maillot portugais Certains supporters de la Team Melli, mais aussi ceux des équipes les plus populaires en Iran (comme l'Argentine, le Brésil, l'Allemagne, l'Espagne ou la France), affluent tout de même dans les boutiques et repartent rarement les mains vides. Le premier match du Mondial pour les Iraniens se déroulera le 15 juin sur le sol américain, contre la Nouvelle-Zélande, à Los Angeles. "La situation s'annonce particulièrement délicate pour les joueurs de l'équipe nationale, amenés à jouer dans un pays avec lequel l'Iran est en conflit", résume Mohammad Pahlavan, un lycéen de 18 ans arborant un maillot de l'AC Milan. S'il affiche sa passion pour le club italien, le jeune homme suivra avec autant d'enthousiasme les parcours de l'Argentine, de l'Espagne et, bien sûr, de l'Iran. Dans le quartier Mouniriyeh, les vitrines colorées débordent de maillots des grands clubs européens et des équipes nationales. Reste que le maillot iranien n'est pas le plus demandé. Celui du Portugal est plébiscité, en grande partie grâce à la popularité de la star Cristiano Ronaldo, constate Houman. Ceux d'Espagne et du Brésil rencontrent également un vif succès. Rocha, vêtue du maillot argentin, se dit partagée entre deux équipes, le Brésil et l'Argentine. "Cette année, Neymar, légende du football brésilien, dispute sa dernière Coupe du monde. Je pense que l'équipe a de bonnes chances de gagner", prédit cette experte de 13 ans. "Cela me brise le cœur de constater que je ne ressens absolument aucun enthousiasme à l'approche du prochain tournoi", glisse pour sa part Ali, un habitant de Tonekabon, au nord de l'Iran. Cet Iranien de 49 ans, interrogé depuis Paris, avait suivi avec passion toutes les Coupes du monde depuis 1994.
Texte intégral (550 mots)
Les Iraniens se préparent à suivre la Coupe du monde de football sur fond d'incertitudes liées à la guerre, mais tous ne partagent pas l'enthousiasme de la fillette. A Téhéran, le quartier Mouniriyeh, haut lieu de vente de maillots et d'équipements sportifs, connait un léger regain d'activité. Un sac bien rempli dans la main, la mère de Helma confie à l'AFP que sa fille doit participer à un clip de soutien à la sélection iranienne. "Nous sommes venues acheter les tenues de la Team Melli pour le tournage", explique-t-elle, en référence à la "l'équipe nationale" en persan. Ces dernières années, les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre les rangs des passionnés de football en Iran. Les hommes demeurent toutefois les supporters les plus visibles. "Je ne vois pas le même enthousiasme que lors des éditions précédentes", constate toutefois Houman, un vendeur de 17 ans, debout entre des rangées de maillots, de ballons et de chaussures de sport. L'année 2026 a été particulièrement éprouvante pour l'Iran. Elle a débuté par des manifestations antigouvernementales meurtrières, avant qu'une guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis ne fasse des milliers de victimes. Le conflit a exacerbé la crise économique, avec une hyperinflation galopante couplée à une chute libre de la monnaie nationale face aux devises étrangères. Et pour l'équipe nationale, il a fallu également obtenir des visas pour les Etats-Unis. Engouement pour le maillot portugais Certains supporters de la Team Melli, mais aussi ceux des équipes les plus populaires en Iran (comme l'Argentine, le Brésil, l'Allemagne, l'Espagne ou la France), affluent tout de même dans les boutiques et repartent rarement les mains vides. Le premier match du Mondial pour les Iraniens se déroulera le 15 juin sur le sol américain, contre la Nouvelle-Zélande, à Los Angeles. "La situation s'annonce particulièrement délicate pour les joueurs de l'équipe nationale, amenés à jouer dans un pays avec lequel l'Iran est en conflit", résume Mohammad Pahlavan, un lycéen de 18 ans arborant un maillot de l'AC Milan. S'il affiche sa passion pour le club italien, le jeune homme suivra avec autant d'enthousiasme les parcours de l'Argentine, de l'Espagne et, bien sûr, de l'Iran. Dans le quartier Mouniriyeh, les vitrines colorées débordent de maillots des grands clubs européens et des équipes nationales. Reste que le maillot iranien n'est pas le plus demandé. Celui du Portugal est plébiscité, en grande partie grâce à la popularité de la star Cristiano Ronaldo, constate Houman. Ceux d'Espagne et du Brésil rencontrent également un vif succès. Rocha, vêtue du maillot argentin, se dit partagée entre deux équipes, le Brésil et l'Argentine. "Cette année, Neymar, légende du football brésilien, dispute sa dernière Coupe du monde. Je pense que l'équipe a de bonnes chances de gagner", prédit cette experte de 13 ans. "Cela me brise le cœur de constater que je ne ressens absolument aucun enthousiasme à l'approche du prochain tournoi", glisse pour sa part Ali, un habitant de Tonekabon, au nord de l'Iran. Cet Iranien de 49 ans, interrogé depuis Paris, avait suivi avec passion toutes les Coupes du monde depuis 1994.
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