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06.05.2026 à 17:49

Tour de France: "Ça va être exceptionnel à vivre", souligne Paul Seixas

FRANCE24
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"Il n'y a aucune certitude. Mais je pense que j'ai la capacité de faire de belles choses", a déclaré le coureur de 19 ans, le plus jeune à prendre le départ depuis 1937, lors d'un point-presse avec quelques médias, dont l'AFP, au centre de performance de son équipe Decathlon CMA CGM à La Motte-Servolex, près de Chambéry. Question: Le clip dans lequel vous avez annoncé lundi votre participation au Tour de France à vos grands-parents a été beaucoup partagé, comment est née l'idée de cette communication ? Réponse: "Ça a été préparé avec l'équipe. Je comptais l'annoncer à mes grands-parents et c'était vraiment une belle occasion. Ils étaient très heureux, comme vous avez pu le voir. C'était un rêve de gosse de pouvoir faire le Tour et l'annoncer à mes grands-parents. Chaque année qui passe, ils vieillissent un peu plus. Je suis super heureux qu'ils puissent être témoins de ça." Q: Cette annonce a-t-elle aussi été un soulagement après des semaines de spéculations ? R: "Oui, car c'était une question qui revenait sans cesse et à laquelle je n'avais pas la réponse. Ce n'était pas confortable. Prendre une décision et l'annoncer permet de passer à autre chose, finalement. On y a réfléchi il y a bien longtemps. Je voyais que je progressais. Mais la priorité était vraiment de voir comment mes capacités de récupération évoluaient. Au Dauphiné l'année dernière, j'avais vraiment subi sur la fin. Là, j'ai senti que j'avais passé un cap là-dessus. Au Tour du Pays basque, j'ai réussi à finir relativement frais alors que c'était très dur tous les jours. A partir de ce point-là, on s'est dit que toutes les étapes ont été validées. La décision était déjà prise avant les Ardennaises. Mais on avait décidé de l'annoncer après." Q: Vous dites ne pas aller au Tour juste pour découvrir. Quels seront vos objectifs ? R: "Je ne me suis pas fixé d'objectif précis autre que de vraiment donner le meilleur de moi-même. La première semaine, je serai encore dans un effort que je connais. Ensuite, on va basculer dans une sorte de découverte quand même. Donc on verra comment ça se passe. J'espère briller. Il n'y a aucune certitude. Mais je pense que j'ai la capacité de faire de belles choses." Q: Vous viserez le classement général ou les victoires d'étape ? R: "Pour l'instant, l'idée est de faire le meilleur classement général possible. Donc, il n'y aura pas de stratégie de perte du temps sur les premières étapes." Q: La pression médiatique s'annonce intense, ça vous fait peur ? R: "On le gère bien avec l'équipe, ce n'est pas un souci, même si elle sera plus forte forcément au Tour. Quant aux protocoles (de remise de maillot), s'il y en a, on est quand même pas mal habitués depuis le début de saison. J'ai fait le protocole sur toutes les courses, excepté le premier jour (du Tour) de l'Algarve. Donc, on est quand même assez bien rodés." Q: Est-ce qu'au fond de vous, il y a une toute petite part de stress quand même ? R: "Non, je pense que je n'ai pas de pression. Je suis content de pouvoir faire le Tour. C'est un rêve de gosse. Je vais profiter du moment. C'est sûr que forcément, ça va être dur. C'est la base du Tour. Mais je n'ai pas peur de ça." Q: Comment gérez-vous votre célébrité nouvelle ? R: "Je gère ça sans problème. L'équipe me protège bien. Je suis dans ma bulle. Je ne me monte pas la tête. C'est sûr qu'il y a plein de trucs. Mais je ne regarde pas trop. Je me prépare plus pour ce qui va arriver et pas forcément ce qu'il y a autour." Q: Quels sont vos premiers souvenirs du Tour de France ? R: "Les mois de juillet où on regardait le Tour (avec son grand-père). J'allais rouler le matin et je regardais le Tour l'après-midi. C'était vraiment le meilleur mois des vacances. Et de pouvoir passer de l'autre côté de la télé, c'est quand même quelque chose. On sait tous que le Tour, c'est une autre dimension. Il y aura des gens au bord de la route qui seront là pour supporter les Français, pour me supporter. Ça va être quelque chose d'exceptionnel à vivre et il faudra en profiter un max." PROPOS recueillis lors d'un point de presse

06.05.2026 à 17:49

Inquiets face à la "coercition économique", les pays du G7 Commerce vont "muscler" leur réponse

FRANCE24
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Les ministres de ces sept pays industrialisés (France, Allemagne, Etats-Unis, Canada, Italie, Japon et Royaume-Uni) ont discuté pendant deux jours à Paris de surcapacités industrielles, approvisionnement en matériaux critiques, réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et commerce électronique international, des sujets tournant beaucoup autour de la Chine, mais sans la nommer explicitement. "Nous exprimons nos profondes inquiétudes quant aux mesures de coercition économique, y compris les restrictions arbitraires à l'exportation, susceptibles d'entraîner des ruptures dans les chaînes d'approvisionnement, notamment en minerais critiques, et de nuire à la sécurité et à la résilience économiques", ont-ils déclaré dans un communiqué commun. Plusieurs gouvernements occidentaux s'inquiètent en effet de leur dépendance aux chaînes d'approvisionnement chinoises, notamment pour les terres rares, ces éléments essentiels à l'électronique grand public ou aux équipements militaires. Des restrictions sur les exportations de terres rares imposées par la Chine l'an dernier durant l'âpre guerre commerciale menée avec les États-Unis ont provoqué l'inquiétude dans de nombreux secteurs dépendants de ces matières premières. Plus généralement, les ministres ont rappelé leur "préoccupation commune" concernant notamment des "pratiques faussant le marché" ou encore "des surcapacités structurelles mondiales". "Prise d'otage" Le Français Nicolas Forissier, dont le pays assure cette année la présidence du G7, a salué "des résultats concrets". "Nous allons renforcer notre coopération face aux déséquilibres du commerce international" et "muscler ensemble nos réponses", a-t-il déclaré devant la presse, sans toutefois donner de détails. La réunion a également permis de faire des progrès sur la sécurisation des chaînes d'approvisionnement de minerais critiques. "Nous coopérerons avec nos partenaires en vue de réduire nos dépendances critiques et de garantir l'échec de toute tentative ou menace d'utiliser les dépendances économiques comme des armes", ont prévenu les ministres. Nicolas Forissier a précisé qu'un certain nombre de propositions ont été faites avec "la volonté d'aboutir à une boîte à outils commune". "Il faut évidemment qu'on mette tout en œuvre pour empêcher toute prise d'otage par tel ou tel qui maîtriserait tout ou la plus grande partie d'une chaîne de valeur en matière de métaux critiques ou de terres rares", a-t-il dit. La France est par exemple favorable à un système de "clubs de confiance" fonctionnant sur la base de bonnes pratiques communes entre pays producteurs, transformateurs ou consommateurs de ces minerais. Parmi les mécanismes pouvant notamment garantir la diversification des chaînes d'approvisionnement, le communiqué cite des normes, des mécanismes de traçabilité, des mécanismes de stabilisation des revenus ou des instruments commerciaux tels que des quotas et des prix planchers. "Des deux côtés" Affichant leur unité dans leur communiqué commun, les pays du G7 n'ont pas directement abordé la menace américaine de frapper les véhicules européens d'une surtaxe de 25%, discutée seulement en marge de la rencontre. Le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a indiqué être parvenu mardi à Paris, avec le représentant américain au Commerce Jamieson Greer, "à la conclusion qu'il est essentiel de respecter l'accord" sur les droits de douane entre États-Unis et UE, "des deux côtés". Cet accord conclu en 2025 à Turnberry (Ecosse) est basé sur des droits de douane de 15% sur les produits européens arrivant aux États-Unis. Vendredi, le président américain Donald Trump avait accusé l'UE de ne pas respecter cet accord commercial, des accusations rejetées par Bruxelles. Les relations transatlantiques doivent reposer sur "la confiance, sur la prévisibilité", a souligné Nicolas Forissier: "cela ne laisse pas de place aux décisions unilatérales ou aux menaces". "On veut vraiment aboutir sur la mise en œuvre concrète" de l'accord d'ici l'été, a-t-il poursuivi, reconnaissant un processus législatif européen "un peu long". Concernant les petits colis dont la Chine inonde le monde, le G7 souhaite également renforcer la coopération entre ses membres pour assurer une concurrence équitable. Ces travaux nourriront le sommet des dirigeants du G7 prévu en juin à Evian.

06.05.2026 à 17:43

Procès libyen: Sarkozy face au feu des parties civiles

FRANCE24
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Absent mardi pour la première journée des plaidoiries des parties civiles parce qu'il était souffrant selon son entourage, Nicolas Sarkozy, 71 ans, est cette fois à sa place, au premier rang des prévenus devant la cour d'appel de Paris. Contraint au silence si ce n'est pour chuchoter quelques mots à un de ses avocats, il écoute Me Olivier Descamps l'étriller. Et répète le récit, contesté par Nicolas Sarkozy, d'"un argent qui a permis de financer une campagne électorale" et le "train de vie" de certains prévenus. S'il n'est pas accusé d'enrichissement personnel, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir, avec ses collaborateurs Brice Hortefeux et Claude Guéant, noué un "pacte de corruption" avec le régime de Mouammar Kadhafi: des fonds occultes pour financer sa campagne, en utilisant les comptes du défunt intermédiaire Ziad Takieddine, en échange de contreparties. Parmi celles-ci, l'examen de la situation pénale d'Abdallah Senoussi, le commanditaire de l'attentat, réclamé par la justice française après sa condamnation à la perpétuité. Pas plus qu'en première instance où il avait été condamné à cinq ans de prison ferme, les dénégations de Nicolas Sarkozy n'ont convaincu les proches des victimes en appel. Comme devant le tribunal correctionnel, Me Descamps fustige "une défense de voyous", même si, selon lui, elle fut déployée dans une version "un peu plus raffinée". Il y a "le patron, M. Sarkozy" qui, face aux "questions qui l'embarrassent", répond "je ne me souviens pas" ou "les autres se trompent". Puis il y a le "premier lieutenant", Brice Hortefeux, "droit comme un I" dans sa posture de bouclier pour son ami. Et enfin "le deuxième lieutenant", Claude Guéant. Et là, "ça a oscillé", poursuit l'avocat. "Claude, voyez cela" Dans deux écrits à la cour en riposte à la mise en doute de sa probité par Nicolas Sarkozy à la barre, Claude Guéant, empêché par sa santé d'assister au procès, a évoqué une scène lors d'un dîner à Tripoli en juillet 2007. L'ancien chef de l'Etat, a-t-il écrit, l'aurait fait venir pour que Kadhafi lui répète "la préoccupation qu'il venait de lui exprimer concernant Senoussi". "Claude, voyez cela", aurait intimé le président. Si Claude Guéant a affirmé que rien n'avait été effectivement entrepris pour gracier ou amnistier Senoussi, l'anecdote inédite a rompu le front commun en défense. "Nicolas Sarkozy s'évertue à couper les liens" avec ses coprévenus, constate pour l'association Anticor Claire Josserand-Schmidt, qui juge par ailleurs "fallacieux" son argument selon lequel l'enquête n'avait pas établi que de l'argent libyen avait effectivement atterri dans sa campagne. "La vraie question est de savoir" si Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'est coordonné avec ses collaborateurs, "pour aller sceller un pacte de corruption" avec les Libyens dès 2005. Pour les proches des victimes, il est "intolérable d'entendre que leurs représentants politiques (...) auraient négocié avec" Senoussi, "l'auteur de leurs tourments, le terroriste qui a assassiné leurs parents", renchérit Dan Hazan, qui représente plus de 90 proches. A l'instar de Me Descamps, c'est aussi le comportement de Nicolas Sarkozy que ceux-ci lui reprochent: les "commentaires insupportables", "odieux" après le premier jugement, la "mise en scène pathétique", "indécente et indigne" de son incarcération à la Santé, et son ouvrage sur ses vingt jours de détention: "En publiant ce livre, est-ce qu'une seconde, M. Sarkozy l'auteur posait la question du manque que peuvent ressentir les familles des victimes ?" Le parquet général entame lundi trois jours de réquisitions.
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