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13.05.2026 à 04:17

FRANCE24
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Rituel de la vie politique, ce discours marque l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire et permet de présenter les projets de loi que le gouvernement souhaite introduire dans les 12 mois à venir. Il a lieu après plusieurs jours chaotiques pour Keir Starmer, appelé à la démission par 86 députés de son camp travailliste - sur un total de 403 -, à la suite d'élections locales aux résultats désastreux en Grande-Bretagne la semaine dernière et de nombreuses polémiques. Quatre secrétaires d'Etat ont également quitté leurs fonctions mardi en signe de défiance. Mais le chef de l'exécutif a assuré vouloir "continuer à gouverner". Et 109 députés du Labour lui ont apporté son soutien dans une lettre, selon la BBC, estimant que "ce n'est pas le moment d'engager une procédure de contestation de la direction" du parti. Selon les médias britanniques, le chef du gouvernement doit rencontrer le ministre de la Santé Wes Streeting, dont le nom revient comme l'un de ses principaux rivaux, avant ce discours. Le Royaume-Uni "se trouve à un moment charnière: aller de l'avant avec un plan pour bâtir un pays plus fort et plus juste, ou revenir au chaos et à l'instabilité du passé", a déclaré Keir Starmer, cité dans un communiqué publié mardi soir par Downing Street. "Le monde d'aujourd'hui est plus volatile et dangereux qu'il ne l'a été à aucun moment de l'histoire récente", a aussi souligné le bureau du Premier ministre, avec des guerres au Moyen-Orient et en Ukraine qui "menacent le niveau de vie" dans le pays. Traditions séculaires Le roi Charles III se prête à cet exercice aux multiples rituels - avec arrivée en carrosse, couronne et tenues d'apparat - pour la troisième fois depuis son accession au trône en septembre 2022. En tant que monarque, il est tenu à une stricte neutralité politique. Il récitera ce discours sur un trône doré dans la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement, vers 11H30 (10H30 GMT), assis aux côtés de son épouse Camilla. Plus de 35 projets de loi doivent être présentés mercredi, sur des sujets aussi variés que la nationalisation du sidérurgiste British Steel, les énergies vertes ou l'immigration. Sur ce sujet, le gouvernement devrait présenter un projet de loi visant à restreindre l'application de la Convention européenne des droits de l'homme pour faciliter les expulsions, déjà annoncé en novembre par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. Il devrait aussi faire part de son projet de limiter les possibilités de recours des demandeurs d'asile déboutés, alors que le nombre de migrants ayant traversé la Manche sur des bateaux de fortune vient de dépasser 200.000 depuis le début des comptages en 2018. Le gouvernement devrait aussi acter son intention d'interdire les Gardiens de la révolution iraniens, après une série d'attaques visant la communauté juive ces dernières semaines, dont l'une au cours de laquelle deux hommes ont été blessés à coups de couteau. Ce discours solennel s'accompagne de traditions perpétuées depuis des siècles. Avant l'arrivée du monarque au palais de Westminster, des gardes royaux fouillent ainsi les caves à la recherche d'explosifs, un héritage de la tentative ratée des catholiques de faire sauter le bâtiment en 1605. Le souverain se rend à Westminster en carrosse doré. Un député est symboliquement retenu en otage au palais de Buckingham afin d'assurer le "retour sain et sauf du roi".

13.05.2026 à 03:55

FRANCE24
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Après avoir abordé les derniers aspects de cette affaire politico-financière à tiroirs, le trio d'avocats généraux devrait annoncer en fin d'après-midi les peines qu'il demande à la cour d'appel de Paris de prononcer. La décision devrait être rendue le 30 novembre. Comme lors du premier procès, le ministère public a demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l'ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption et le financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, infractions dont l'ancien champion de la droite avait été relaxé. L'an dernier, les procureurs du parquet national financier (PNF) avaient requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison contre l'ancien président, qui dément toute malversation. Ces manœuvres frauduleuses auraient conduit, selon le parquet général, à "vicier le financement de l'élection suprême de la Ve République". Ce scénario s'articule autour de deux rencontres secrètes fin 2005 en Libye de Claude Guéant et Brice Hortefeux, ses plus proches collaborateurs, avec le haut dignitaire libyen Abdallah Senoussi. Ce beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi avait été, six ans auparavant, condamné en son absence à la perpétuité par la justice française pour avoir commandité l'attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts en 1989, dont 54 Français. Dans les mois qui ont suivi, le régime libyen a fait parvenir quelque 6 millions d'euros sur les comptes de l'intermédiaire Ziad Takieddine, présent lors des rencontres occultes avec le numéro deux libyen. "Instigateur" Le tribunal de première instance avait condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, en estimant qu'il avait laissé ses plus proches collaborateurs démarcher le régime libyen en vue de se procurer des fonds pour sa campagne. Mais en appel, l'accusation a demandé aux juges d'aller plus loin en désignant Nicolas Sarkozy comme "l'instigateur" du pacte de corruption avec les Libyens. "Nicolas Sarkozy est celui sans qui toutes ces rencontres, tous ces transferts de fonds n'auraient aucun intérêt", a lancé aux juges Damien Brunet, l'un des trois avocats généraux. Le parquet a aussi requis la condamnation de Brice Hortefeux et Claude Guéant. Avec ce procès en appel, l'ancien chef de l'Etat joue sa liberté, mais aussi son honneur et la trace qu'il laissera dans l'Histoire. Après sa condamnation en première instance, il est devenu le premier président emprisonné dans l'histoire de la République, passant 20 jours derrière les barreaux de la prison parisienne de la Santé jusqu'à sa libération sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel. En cas de condamnation en novembre, il pourra se pourvoir en cassation. Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné dans deux autres dossiers, l'affaire dite des écoutes et l'affaire Bygmalion de financement de sa campagne de 2012. Mais avec ce soupçon d'une corruption par l'argent d'une puissance étrangère, qui plus est une dictature, le dossier libyen est incomparablement plus lourd, que ce soit symboliquement et en termes de peines susceptibles d'être prononcées. En première instance, Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée, avait été condamné à six ans de prison ferme pour un ensemble d'infractions, notamment reconnu coupable de s'être laissé corrompre par l'argent libyen via l'intermédiaire Alexandre Djouhri. A l'inverse de Nicolas Sarkozy, il n'avait toutefois pas été emprisonné en raison de son état de santé qui l'a encore empêché d'assister au procès en appel, entamé le 16 mars. Quant à Brice Hortefeux, il avait été condamné à deux ans de prison aménageable, peine à effectuer avec un bracelet électronique.

13.05.2026 à 03:55

FRANCE24
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La simplification des réservations de train est un serpent de mer dans l'Union européenne, en dépit des appels réguliers à mettre fin au morcellement du réseau en vingt-sept systèmes nationaux, ce qui rend les voyages compliqués et coûteux. L'essor du rail est pourtant crucial pour les ambitions climatiques de l'Europe. Au coup d'envoi de son second mandat en juillet 2024, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen avait promis un système unique de réservation. Pour concrétiser cette ambition, Bruxelles s'apprête, selon des sources proches du dossier, à mettre sur la table une proposition qui contraindrait les exploitants à vendre les billets de leurs concurrents sur leurs propres sites internet et à partager leurs données avec les plateformes de réservation. Actuellement, "réserver des voyages ferroviaires transfrontaliers en Europe reste inutilement compliqué", souligne Vivien Costanzo, une eurodéputée allemande sociale-démocrate. "Un système ferroviaire européen a besoin de réservations simples, de correspondances fiables et de droits clairs pour les passagers. Ce n'est qu'à ces conditions que le train deviendra une véritable alternative européenne aux vols court‑courriers", prévient-elle. Mais la proposition risque de se heurter à l'opposition farouche des compagnies nationales. A Bruxelles, la "Communauté européenne du rail" (CER), un lobby d'exploitants de l'UE, dénonce une "ingérence sans précédent" de la Commission. "Je ne connais aucun cas où quelqu'un est obligé de vendre le produit d'un concurrent. Imaginez Lufthansa contrainte de vendre des billets Ryanair", souligne Alberto Mazzola, un responsable du CER interrogé par l'AFP. Le réseau a rétréci Les billets de train en Europe sont principalement vendus par les exploitants nationaux actuellement. La nouvelle législation les obligerait à afficher les offres d'autres entreprises, afin de permettre aux passagers de comparer les prix et de réserver un voyage en une seule fois. Une enquête réalisée en 2025 par YouGov pour l'ONG Transport et environnement (T&E) montre que près de deux personnes sur trois renoncent à un voyage en raison de la complexité du processus de réservation. Des études indiquent également que réserver un trajet en train prend en moyenne 70 % de temps en plus que la réservation d'un vol. "Avec plus de concurrence dans le rail, les passagers bénéficieront de meilleurs services et de prix plus bas", estime Jan-Christoph Oetjen, un eurodéputé centriste. La Commission devrait également mettre à jour les droits des passagers en cas de correspondance manquée, en matière d'indemnisation ou de flexibilité pour monter dans le train suivant. Cette initiative intervient alors que la guerre au Moyen-Orient a fait flamber les prix du kérosène et fait redouter des difficultés d'approvisionnement pour le secteur aérien en pleine saison touristique en Europe. Cela pourrait offrir aux exploitants ferroviaires "l'opportunité" de "changer le récit" autour des voyages internationaux en train et investir dans l'amélioration des services, veut croire Victor Thévenet, de Transport et environnement. Le rail ne représentait que 0,3 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports en Europe en 2022, contre près de 12 % pour l'aviation civile. Mais entre 1990 et 2021, le réseau ferroviaire de l'UE a rétréci de plus de 12.000 km, déploraient les eurodéputés en 2024, en s'engageant à enrayer cette tendance.
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