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14.07.2026 à 19:18

Bahar MAKOOI
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Alors que plus de 8 % de la surface de la forêt de Fontainebleau ont déjà été consumés dans le pire incendie qu’ait connu la région parisienne depuis 1921, plusieurs habitants des communes avoisinantes, amoureux du lieu, ont accepté de témoigner pour France 24.
Alors que plus de 8 % de la surface de la forêt de Fontainebleau ont déjà été consumés dans le pire incendie qu’ait connu la région parisienne depuis 1921, plusieurs habitants des communes avoisinantes, amoureux du lieu, ont accepté de témoigner pour France 24.

14.07.2026 à 19:15

FRANCE24
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"A 11h05 (15H05 GMT) s'est produite une déconnexion totale du système électrique national", privant de courant l'ensemble de l'île de 9,6 millions d'habitants, a fait savoir l'Union électrique de Cuba (UNE). Il s'agit de la troisième coupure générale depuis début juillet et de la cinquième depuis le début de l'année. La cause n'a pas encore été annoncée par les autorités. Les deux dernières ont eu lieu la semaine passée. Il avait fallu à chaque fois plus de 24 heures à la compagnie nationale pour rétablir le réseau sur l'ensemble du pays, même si les très longs délestages sont quasi-permanents en raison de la faible production d'électricité. "Je n'ai pas de mots", se lamente auprès de l'AFP Maria Caridad Alvarez, une femme au foyer de 62 ans. "Quand je me suis levée ce matin, le courant était revenu et j'ai pu cuisiner des haricots, mais maintenant que je sors, il est de nouveau coupé. On dirait qu'il n'y a pas de solution", poursuit-elle. La crise énergétique est "en train de tuer chez l'être humain l'enthousiasme de vivre", témoigne la sexagénaire, alors que les habitants de l'île expriment de plus en plus leur lassitude et leur impuissance face à ces coupures répétitives et l'impact sur leur moral. David Matias Rodriguez, un retraité de 82 ans, s'inquiète quant à lui pour les "trois petites choses" qu'il a dans son frigo. Ces dernières semaines, les délestages ont duré plus de 30 heures d'affilée à La Havane et plusieurs jours en province, malgré un vaste programme de construction de parcs solaires lancé il y a deux ans. Les habitants expriment régulièrement leur exaspération dans les quartiers les plus affectés en mettant le feu à des tas d'ordures ou en tapant sur des casseroles. Réseau plus vulnérable En proie à une grave crise économique depuis cinq ans, le pays subit régulièrement des coupures électriques générales ou partielles en raison de la vétusté des infrastructures et de la pénurie de carburant. Mais la situation s'est encore aggravée depuis que Washington empêche les livraisons de carburant pour alimenter des groupes électrogènes. Ces derniers complètent la production de sept centrales thermiques vieillissantes, qui subissent des pannes fréquentes ou doivent être arrêtées pour maintenance. Selon la compagnie d'électricité, la pénurie de carburant rend aussi le réseau électrique plus vulnérable aux pannes et ralentit les travaux de rétablissement en empêchant l'utilisation des générateurs de secours. Depuis janvier, Washington n'a autorisé l'arrivée en mars que d'un seul pétrolier russe chargé de 100.000 tonnes de pétrole brut. Ces réserves sont depuis épuisées. Les relations entre les États-Unis et Cuba se sont considérablement tendues depuis le début de l'année, notamment après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié du gouvernement cubain. Donald Trump estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a plusieurs fois averti qu'il pourrait en "prendre le contrôle". Les deux pays mènent de difficiles pourparlers. Fin juin, le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, a reconnu qu'il n'y avait "aucun progrès" dans les négociations en cours.
Texte intégral (582 mots)
"A 11h05 (15H05 GMT) s'est produite une déconnexion totale du système électrique national", privant de courant l'ensemble de l'île de 9,6 millions d'habitants, a fait savoir l'Union électrique de Cuba (UNE). Il s'agit de la troisième coupure générale depuis début juillet et de la cinquième depuis le début de l'année. La cause n'a pas encore été annoncée par les autorités. Les deux dernières ont eu lieu la semaine passée. Il avait fallu à chaque fois plus de 24 heures à la compagnie nationale pour rétablir le réseau sur l'ensemble du pays, même si les très longs délestages sont quasi-permanents en raison de la faible production d'électricité. "Je n'ai pas de mots", se lamente auprès de l'AFP Maria Caridad Alvarez, une femme au foyer de 62 ans. "Quand je me suis levée ce matin, le courant était revenu et j'ai pu cuisiner des haricots, mais maintenant que je sors, il est de nouveau coupé. On dirait qu'il n'y a pas de solution", poursuit-elle. La crise énergétique est "en train de tuer chez l'être humain l'enthousiasme de vivre", témoigne la sexagénaire, alors que les habitants de l'île expriment de plus en plus leur lassitude et leur impuissance face à ces coupures répétitives et l'impact sur leur moral. David Matias Rodriguez, un retraité de 82 ans, s'inquiète quant à lui pour les "trois petites choses" qu'il a dans son frigo. Ces dernières semaines, les délestages ont duré plus de 30 heures d'affilée à La Havane et plusieurs jours en province, malgré un vaste programme de construction de parcs solaires lancé il y a deux ans. Les habitants expriment régulièrement leur exaspération dans les quartiers les plus affectés en mettant le feu à des tas d'ordures ou en tapant sur des casseroles. Réseau plus vulnérable En proie à une grave crise économique depuis cinq ans, le pays subit régulièrement des coupures électriques générales ou partielles en raison de la vétusté des infrastructures et de la pénurie de carburant. Mais la situation s'est encore aggravée depuis que Washington empêche les livraisons de carburant pour alimenter des groupes électrogènes. Ces derniers complètent la production de sept centrales thermiques vieillissantes, qui subissent des pannes fréquentes ou doivent être arrêtées pour maintenance. Selon la compagnie d'électricité, la pénurie de carburant rend aussi le réseau électrique plus vulnérable aux pannes et ralentit les travaux de rétablissement en empêchant l'utilisation des générateurs de secours. Depuis janvier, Washington n'a autorisé l'arrivée en mars que d'un seul pétrolier russe chargé de 100.000 tonnes de pétrole brut. Ces réserves sont depuis épuisées. Les relations entre les États-Unis et Cuba se sont considérablement tendues depuis le début de l'année, notamment après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié du gouvernement cubain. Donald Trump estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a plusieurs fois averti qu'il pourrait en "prendre le contrôle". Les deux pays mènent de difficiles pourparlers. Fin juin, le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, a reconnu qu'il n'y avait "aucun progrès" dans les négociations en cours.

14.07.2026 à 18:59

FRANCE24
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A défaut de gagner en ce 14-Juillet, le jeune Lyonnais, troisième, a porté haut les couleurs de la France lors d'une journée encore incandescente dans les monts du Cantal, où Pogacar s'est vengé de sa défaite d'il y a deux ans. Cette revanche a été éclatante pour le Slovène, battu au sprint dans la station du Massif Central en 2024 par Jonas Vingegaard, moins aérien mardi et seulement septième à l'arrivée, à 44 secondes, après avoir craqué dans les derniers hectomètres au sein d'un groupe de six comprenant les candidats au podium. "Il y a deux ans, Jonas m’'avait battu au sprint, à la régulière. J'avais ça en tête dans les derniers mètres où j'étais dans le même état qu'il y a deux ans, complètement détruit. Mais, jusque-là, ce Tour est parfait pour moi", a raconté Pogacar après avoir signé sa troisième victoire d'étape dans cette 113e édition, sa 24e au total. Après avoir fait rouler ses équipiers d'UAE toute la journée, condamnant d'office les nombreuses tentatives d'échappée, le Slovène a attaqué à 15,5 km de l'arrivée dans la partie finale du très raide col de Pertus. Son accélération a cloué tout le monde sur place et, en vérité, personne n'a essayé de le suivre par peur de se brûler les ailes. A 250 m du sommet, il a avalé Richard Carapaz, qui s'était isolé dans le Pas de Peyrol à 37 km du but avec sa grinta légendaire, pour ensuite se diriger vers l'arrivée en se retournant sans arrêt. Pogacar sifflé "On testait de nouvelles oreillettes et, avec le public, je n'entendais rien. Sur les dix derniers kilomètres, je ne savais pas quel était l'écart, qui faisait quoi", a expliqué Pogacar qui endosse le 60e maillot jaune de sa carrière, égalant Miguel Indurain à la troisième place de tous les temps derrière Eddy Merckx (111) et Bernard Hinault (79). Déterminé à "honorer" ce maillot, Pogacar a dit avoir essuyé quelques sifflets de la part de spectateurs sans doute lassés par son implacable domination. "Il faut qu'ils sachent que ça ne fait qu'encourager mes équipiers à faire mieux. Ils mettent de l'huile sur le feu", a-t-il souligné avant de se fendre d'une ode aux fans de cyclisme, "les meilleurs dans le sport". "Il y en quelques-uns qui me détestent, ça a toujours été comme ça, mais c'est bien pire dans les autres sports... 99% des gens encouragent tous les coureurs et quand je vois parfois les enfants d'une même famille porter les maillots d'équipes différentes, ça montre à quel point ça reste un sport bon enfant." Au classement général, il compte désormais 3:36 d'avance sur Vingegaard et 4:06 sur Remco Evenepoel, deuxième de l'étape après avoir été un temps en difficulté au sein du groupe de six poursuivants comptant son co-leader Florian Lipowitz, Seixas et la doublette de Lidl-Trek, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose. Seixas, "c'est super" Le Belge déloge du podium le Mexicain Isaac del Toro, coéquipier de Pogacar, qui a cédé du terrain dans le col de Pertus où il s'est retrouvé avec Lenny Martinez (9e au général) et Tom Pidcock. Le Britannique a fini le cuissard déchiré après avoir chuté, comme Matteo Jorgenson et Chris Harper, dans la dangereuse descente du Pas de Peyrol, où le goudron avait fondu. "J'ai eu des moments compliqués dans la dernière ascension, je me suis accroché, a rapporté Evenepoel. C'est bien de reprendre du temps (...). Je me sens mieux de jour en jour." Seixas gagne, lui, une place au général (5e à 4:35). "Aller chercher cette troisième place dans une journée des plus costauds du Tour, c'est super. L'étape du Tourmalet c'était vraiment une étape de grimpeurs. Aujourd'hui, c'était une étape de mecs forts tout simplement", a commenté le leader de Decathlon CMA CGM, longtemps accompagné par un Nicolas Prodhomme déchaîné. A 19 ans, le prodige peut continuer à croire au podium alors qu'il donnait l'impression d'en avoir encore sous la pédale dans le final. "Le Tour est encore long. Il faut savoir aussi ne pas faire n'importe quoi", a-t-il expliqué comme s'il était déjà un vieux briscard dans cette Grande Boucle et non son plus jeune participant depuis 89 ans.
Texte intégral (742 mots)
A défaut de gagner en ce 14-Juillet, le jeune Lyonnais, troisième, a porté haut les couleurs de la France lors d'une journée encore incandescente dans les monts du Cantal, où Pogacar s'est vengé de sa défaite d'il y a deux ans. Cette revanche a été éclatante pour le Slovène, battu au sprint dans la station du Massif Central en 2024 par Jonas Vingegaard, moins aérien mardi et seulement septième à l'arrivée, à 44 secondes, après avoir craqué dans les derniers hectomètres au sein d'un groupe de six comprenant les candidats au podium. "Il y a deux ans, Jonas m’'avait battu au sprint, à la régulière. J'avais ça en tête dans les derniers mètres où j'étais dans le même état qu'il y a deux ans, complètement détruit. Mais, jusque-là, ce Tour est parfait pour moi", a raconté Pogacar après avoir signé sa troisième victoire d'étape dans cette 113e édition, sa 24e au total. Après avoir fait rouler ses équipiers d'UAE toute la journée, condamnant d'office les nombreuses tentatives d'échappée, le Slovène a attaqué à 15,5 km de l'arrivée dans la partie finale du très raide col de Pertus. Son accélération a cloué tout le monde sur place et, en vérité, personne n'a essayé de le suivre par peur de se brûler les ailes. A 250 m du sommet, il a avalé Richard Carapaz, qui s'était isolé dans le Pas de Peyrol à 37 km du but avec sa grinta légendaire, pour ensuite se diriger vers l'arrivée en se retournant sans arrêt. Pogacar sifflé "On testait de nouvelles oreillettes et, avec le public, je n'entendais rien. Sur les dix derniers kilomètres, je ne savais pas quel était l'écart, qui faisait quoi", a expliqué Pogacar qui endosse le 60e maillot jaune de sa carrière, égalant Miguel Indurain à la troisième place de tous les temps derrière Eddy Merckx (111) et Bernard Hinault (79). Déterminé à "honorer" ce maillot, Pogacar a dit avoir essuyé quelques sifflets de la part de spectateurs sans doute lassés par son implacable domination. "Il faut qu'ils sachent que ça ne fait qu'encourager mes équipiers à faire mieux. Ils mettent de l'huile sur le feu", a-t-il souligné avant de se fendre d'une ode aux fans de cyclisme, "les meilleurs dans le sport". "Il y en quelques-uns qui me détestent, ça a toujours été comme ça, mais c'est bien pire dans les autres sports... 99% des gens encouragent tous les coureurs et quand je vois parfois les enfants d'une même famille porter les maillots d'équipes différentes, ça montre à quel point ça reste un sport bon enfant." Au classement général, il compte désormais 3:36 d'avance sur Vingegaard et 4:06 sur Remco Evenepoel, deuxième de l'étape après avoir été un temps en difficulté au sein du groupe de six poursuivants comptant son co-leader Florian Lipowitz, Seixas et la doublette de Lidl-Trek, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose. Seixas, "c'est super" Le Belge déloge du podium le Mexicain Isaac del Toro, coéquipier de Pogacar, qui a cédé du terrain dans le col de Pertus où il s'est retrouvé avec Lenny Martinez (9e au général) et Tom Pidcock. Le Britannique a fini le cuissard déchiré après avoir chuté, comme Matteo Jorgenson et Chris Harper, dans la dangereuse descente du Pas de Peyrol, où le goudron avait fondu. "J'ai eu des moments compliqués dans la dernière ascension, je me suis accroché, a rapporté Evenepoel. C'est bien de reprendre du temps (...). Je me sens mieux de jour en jour." Seixas gagne, lui, une place au général (5e à 4:35). "Aller chercher cette troisième place dans une journée des plus costauds du Tour, c'est super. L'étape du Tourmalet c'était vraiment une étape de grimpeurs. Aujourd'hui, c'était une étape de mecs forts tout simplement", a commenté le leader de Decathlon CMA CGM, longtemps accompagné par un Nicolas Prodhomme déchaîné. A 19 ans, le prodige peut continuer à croire au podium alors qu'il donnait l'impression d'en avoir encore sous la pédale dans le final. "Le Tour est encore long. Il faut savoir aussi ne pas faire n'importe quoi", a-t-il expliqué comme s'il était déjà un vieux briscard dans cette Grande Boucle et non son plus jeune participant depuis 89 ans.
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