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14.06.2026 à 18:21

FRANCE24
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Déjà vainqueur la veille au Grand Colombier, le feu-follet mexicain a concrétisé sa domination au sommet de cette montée haut-savoyarde aussi vertigineuse que magnifique, privée, au grand dam du public, de Paul Seixas qui a préféré abandonner par précaution en cours d'étape après sa lourde chute de la veille. A 22 ans seulement, Del Toro succède au palmarès de l'ex-Dauphiné à Tadej Pogacar, son leader chez UAE, dont il sera le lieutenant de luxe pour le Tour qui s'élancera le 4 juillet. Deux semaines après le départ de Barcelone, les deux hommes vont d'ailleurs revenir sur le plateau de Solaison qui accueillera aussi la 15e étape du Tour de France et qu'ils ont déjà repéré ensemble il y a quelques semaines. "Jusqu'à il y a deux jours, je ne savais pas qu'on passerait aussi par là aujourd'hui. C'était sympa de me remémorer la reco' (reconnaissance, ndlr) avec Tadej. Je le respecte énormément et je veux juste être aussi heureux que lui sur le vélo. J'essaie de savourer cette victoire, mon premier maillot jaune, c'est incroyable, vraiment dingue", a réagi "El Torito". Né sur les bords du Pacifique à Ensenada, en Basse-Californie, avant de s'installer à Saint-Marin à l'âge de 15 ans, le Mexicain partage de nombreux points communs avec Pogacar. Buste droit, à l'offensive Il vient, comme le Slovène, d'un pays sans tradition cycliste, a tapé dans l'œil des recruteurs avec une victoire dans le Tour de l'Avenir en 2023 (Pogacar c'était en 2018), et pratique un cyclisme pétillant, toujours porté vers l'attaque. Même l'impression visuelle est troublante lorsque Del Toro se tient, comme Pogacar, penché en avant sur son vélo, le buste bien droit, au moment de grimper avec une élégance certaine. Dimanche, il est passé, comme son modèle, à l'offensive très tôt dans la montée finale – "si j'avais su qu'on était encore à 9 km de l'arrivée, je n'y serais pas allé", a-t-il plaisanté – pour effacer son retard de 49 secondes au général sur l'Australien Luke Tuckwell. Il s'est imposé en solitaire avec une minute pile sur l'Espagnol Juan Ayuso, troisième du classement général final, alors que Tuckwell, la révélation de cette 78e édition, a sauvé sa deuxième place sur le podium avec panache. C'est déjà la troisième victoire cette année pour Del Toro dans une course d'une semaine World Tour après Tirreno-Adriatico et le Tour des Emirats arabes unis. Seixas, le principe de précaution Deuxième du Giro en 2025, il faisait sa rentrée au Tour Aura après avoir été victime d'une déchirure à la cuisse qui l'avait contraint à l'abandon au Tour du Pays basque en avril. Cette fois encore, le match très attendu entre les jeunes leaders amenés à succéder un jour au duo Pogacar-Vingegaard a tourné court puisque, après les abandons de Del Toro et Ayuso au Pays basque, c'est Paul Seixas qui a jeté l'éponge dimanche. Lourdement tombé la veille, le prodige français de 19 ans a tenu à prendre le départ de la difficile dernière étape malgré d'imposants bandages aux deux bras, déterminé à "tout donner". Mais il a mis pied à terre après le premier des quatre cols au programme après avoir senti des douleurs qui, selon son équipe, ne compromettent aucunement sa participation au Tour de France. "On va prendre quelques journées de repos, et la machine va repartir", a assuré Julien Jurdie, le directeur sportif chez Decathlon CMA CGM de Seixas qui, comme tous les leaders, doit encore faire un dernier stage altitude avant le Tour. Il y retrouvera les Vingegaard, Evenepoel, Ayuso et surtout le duo Pogacar-Del Toro dont l'association peut faire frémir d'avance le reste de la concurrence.

14.06.2026 à 18:05

FRANCE24
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Selon la séance d'entraînement de samedi, le sélectionneur va rester fidèle au schéma en 4-2-3-1 lancé il y a un peu plus d'un an et va partir à la conquête d'un troisième sacre mondial avec la formation de base qui a commencé le dernier match de préparation face à l'Irlande du Nord (3-1), le 8 juin: Maignan - Koundé, Upamecano, Saliba, Théo Hernandez - Tchouaméni, Rabiot - Olise, Dembélé, Doué - Mbappé. . Défense: confiance maintenue à Koundé et Théo Hernandez Si la charnière centrale Dayot Upamecano-Wlliam Saliba est indiscutable, malgré les soucis au dos du Gunner, les arrières latéraux font figure de maillons faibles et les différentes options à la disposition de Didier Deschamps n'offrent pas pour le moment de garanties solides. Mais le sélectionneur ne devrait pas, dans un premier temps, bouleverser ses plans et ne délogera pas Jules Koundé et Théo Hernandez. À droite, Koundé (27 ans, 48 sélections) sort d'une saison très contrastée et hachée par les blessures avec le FC Barcelone et n'a pas dissipé les doutes lors des deux rencontres amicales contre la Côte d'Ivoire (défaite 2-1), le 4 juin, et l'Irlande du Nord. Or, Malo Gusto (23 ans, 11 sélections), sa doublure depuis un an, manque singulièrement de vécu international par rapport à l'ancien Sévillan, qui a déjà trois phases finales au compteur (Euro-2021, Mondial-2022, Euro-2024) dont les deux dernières comme N.1. À gauche, Théo Hernandez (28 ans, 44 sélections, 2 buts) part également avec une longueur d'avance sur Lucas Digne (32 ans, 58 sélections) et garde la confiance de Deschamps en dépit de son exil en Arabie Saoudite (Al Hilal) et de prestations sans relief. Digne, qui dispute sa deuxième Coupe du monde après celle de 2014 au Brésil, peut s'appuyer sur sa belle saison avec Aston Villa, vainqueur de la Ligue Europa et 4e de Premier League, pour croire en ses chances pour la suite du tournoi en cas de défaillance d'Hernandez. . Milieux: un double pivot classique L'équipe de France a joué ses deux matches de préparation avec un entre-jeu Tchouaméni-Rabiot. Il est donc logique que le sélectionneur démarre la Coupe du monde avec ce duo. Aurélien Tchouaméni (26 ans, 46 sélections, 3 buts), vice-capitaine et l'un des leaders du vestiaire, et Adrien Rabiot (31 ans, 59 sélections, 7 buts), qui étaient déjà des hommes de base du milieu au Mondial-2022, incarnent la solidité et l'expérience contrairement à Manu Koné (25 ans, 14 sélections) ou Warren Zaïre-Emery (20 ans, 11 sélections, 1 but), le champion du monde 2018 NGolo Kanté (35 ans, 69 sélections, 2 buts) restant aussi un recours pour pallier un coup dur. . Attaque: le match Doué-Barcola Le trio magique Mbappé-Dembélé-Olise est incontournable mais une petite incertitude régnait sur le côté gauche de l'attaque. Désiré Doué (21 ans, 7 sélections, 2 buts), titulaire face à l'Irlande du Nord, est en effet en concurrence avec son coéquipier du PSG Bradley Barcola (23 ans, 20 sélections, 3 buts) et toute la question était de savoir pour quel profil opterait Deschamps. Doué, auteur d'un fameux doublé en finale de la Ligue des champions 2025, a pour lui son abattage et son volume de jeu. Mais le sélectionneur avait aussi la possibilité de miser sur la vitesse et la prise de profondeur de Barcola, pas non plus avare de repli défensif. Pour le moment, le patron des Bleus continue de privilégier la piste Doué, selon les tests effectués à l'entraînement. Comme au PSG où l'ex-Rennais a pris le pas sur l'ancien Lyonnais, débutant notamment la finale de la Ligue des champions 2026 contre Arsenal.

14.06.2026 à 17:57

FRANCE24
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"Vous me demandez si je signe pour faire le même parcours (qu'en 2022), je dis non, je veux aller plus loin que la demi-finale", a assuré Mohamed Ouahbi après cette entrée en lice qui n'a pas tenu toutes ses promesses, la faute aussi à une Seleçao un peu en dedans. "On est entrés dans une autre dimension, il faut assumer", a ajouté le sélectionneur, après une finale de Coupe d'Afrique des nations perdue à domicile en janvier contre le Sénégal mais récupérée sur tapis vert en mars. Contre le Brésil, "on a montré qu'on avait de l'ambition, on a fait match nul mais on a montré qu'on voulait gagner le match, qu'on savait à quoi on jouait, on a aussi montré beaucoup de personnalité", a-t-il assuré. Depuis quatre ans, les Lions de l'Atlas ont acquis de l'expérience en conservant un noyau dur de joueurs évoluant en Europe: Achraf Hakimi, le capitaine et latéral droit du Paris SG double champion d'Europe, le latéral gauche Noussair Mazraoui (Manchester United) ou le polyvalent -- parfois défenseur, souvent milieu offensif et buteur samedi -- Ismael Saibari, décisif dans la course au titre décroché par le PSV Eindhoven cette saison. Le meneur de jeu Brahim Diaz du Real Madrid a lui intégré la sélection en 2024. "Génération différente" Issu de la formation et champion du monde avec les U20 en 2025, Ouahbi, nommé en mars pour succéder à Walid Regragui, a aussi lancé des jeunes, offrant samedi au milieu Ayyoub Bouaddi une première sélection en Coupe du monde à 18 ans. Le jeune Lillois, qui n'a choisi que fin mai de représenter le royaume chérifien après avoir joué pour la France chez les jeunes, a brillé pour sa première cape. "On a eu deux milieux de terrain qui ont fait un très gros match", a commenté samedi le technicien en référence à Bouaddi et Neil el-Aynaoui -- 24 ans et fils de l'ex-joueur de tennis Younès el-Aynaoui -- , essayant de calmer les ardeurs de la presse marocaine qui a encensé le Nordiste. "C'est une génération différente de celle de 2022," avait souligné Hakimi avant le match: "On a vécu la CAN, on sait la responsabilité qu'on a. En 2022 on avait pas l'objectif d'aller en demi-finale". Mohamed Ouahbi s'est surtout dit "très fier" de ses joueurs qui "ont osé jouer, osé demander le ballon, osé ressortir le ballon sous pression" contre le Brésil, même si la seconde période a été plus difficile à gérer. Des points à améliorer "Cela fait longtemps qu'on a pas eu de match à haute intensité, c'est normal qu'en deuxième mi-temps on ait eu plus de mal", a-t-il expliqué. "Les joueurs qui sont rentrés ont bien fini le match." Car malgré les lauriers tressés par les médias locaux, le Maroc reste perfectible. Très technique (123 passes dans le dernier tiers du terrain adverse selon Opta), l'équipe a manqué d'audace devant le but en vendangeant plusieurs occasions en première période. "Nous avons gâché beaucoup d'occasions. Dans ce genre de situation, on le paie cher quand on ne concrétise pas", a admis Neil el-Aynaoui, estimant qu'il y avait "plusieurs points à améliorer pour le prochain match". Ce sera contre l'Ecosse le 20 juin à Boston, une équipe beaucoup plus rugueuse que le Brésil. "Il va y avoir des contacts", a pronostiqué Ouahbi. Le Maroc terminera sa phase de poules à Atlanta contre Haïti, battu (1-0) samedi par les Ecossais, et devra soigner sa différence de buts pour terminer premier du groupe. Il jouerait alors son 16e de finale à Houston contre le deuxième du groupe F (Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie). Une deuxième place implique un long voyage depuis le New Jersey jusqu'à Monterrey (Mexique), contre le premier de ce groupe F.
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