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08.04.2026 à 19:23

Après six semaines de guerre, le secteur aérien en proie à un double choc

FRANCE24
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- La flambée du kérosène "Le secteur aérien subit deux chocs simultanés: la flambée des cours du carburant – qui représente le premier ou deuxième poste de dépenses d'une compagnie aérienne – et un choc de la demande, avec des passagers attentistes", résume Paul Chiambaretto, professeur à la Montpellier Business School et expert du secteur. Après les premières frappes des Etats-Unis et d'Israël en Iran le 28 février, Téhéran a paralysé le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole produit et quelque 20% du carburant d'aviation. Le kérosène a vu son prix s'envoler bien plus fortement que le brut. Le kérosène est passé de 831 dollars la tonne à plus de 1.800 dollars début avril (et 1.786 mercredi). "Absolument colossal", s'est inquiété Pascal de Izaguirre, président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam), dans un entretien à La Tribune mardi. Le carburant représente 25 à 30% des coûts d'exploitation de la majorité des compagnies. Avec cette flambée des prix, on est passé à 45%, selon Pascal de Izaguirre. - Hausse des prix des billets, vols suspendus Sur tous les continents, nombre de compagnies ont augmenté leurs tarifs. Et suspendu des vols, par souci de sécurité ou rentabilité. Air France et KLM ont relevé les prix sur les long-courriers, depuis le 11 mars. Le groupe Lufthansa (Lufthansa, SWISS, Austrian Airlines, ITA Airways, etc.) a prolongé la suspension de tous ses vols vers le Moyen-Orient jusqu'à fin avril, voire jusqu'à fin octobre pour certaines compagnies. Hausse des tarifs également pour les chinoises Air China et China Southern, ou la hong-kongaise Cathay Pacific. Vietnam Airlines a carrément suspendu une vingtaine de vols intérieurs par semaine à partir d'avril, faute de carburant. Selon le président de la Fnam, l'augmentation est "très insuffisante pour compenser la hausse des coûts", mais "les compagnies craignent un impact négatif si les augmentations devenaient excessives". La flambée des prix du pétrole affecte aussi le pouvoir d'achat des ménages (qui dépensent plus pour l'essence), nourrit les craintes inflationnistes et incite à limiter in fine les déplacements professionnels ou personnels, note Paul Chiambaretto. Le patron de Ryanair, Michael O'Leary constate des changements de destination. "Les gens qui voulaient auparavant soit aller au Moyen-Orient, soit survoler la région pendant les vacances, changent d'avis et reviennent au Portugal, en Espagne, dans le sud de la France, en Italie, en Grèce", déclarait-il mi-mars à l'AFP. - Quid des "hubs" au Moyen-Orient? L'Iran, attaqué, a riposté en visant des pays du Golfe, dont des infrastructures civiles comme des aéroports, forçant ces États à fermer leur espace aérien. Certains ont rouvert depuis, mais les plateformes aéroportuaires géantes des pétromonarchies, comme Dubaï et Doha, tournent toujours au ralenti. Ces "hubs" ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance des compagnies du Golfe, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l'Europe, l'Asie et l'Océanie. Avant la guerre, Dubaï était le deuxième aéroport mondial en termes de passagers (après Atlanta), tandis que Doha rivalisait en fréquentation avec Hong Kong et Francfort. La quasi-paralysie dans la région a provoqué le chaos dans l'aérien mondial, des passagers se retrouvant bloqués en Asie notamment. Des compagnies européennes et asiatiques disposant d'avions long-courrier ont annoncé avoir renforcé leurs liaisons directes entre les deux continents. Les compagnies du Golfe (Emirates, Qatar Airways, Etihad, Oman Air, etc.) représentaient 9,5% des capacités mondiales en sièges d'avion en 2025, contre 26,5% pour les compagnies européennes, selon l'Iata. - Vers une normalisation? Si les aéroports dans la région ont rouvert, les compagnies du Golfe restent loin de leur pleine capacité. Le patron de l'IATA Willie Walsh a par ailleurs averti mercredi, quelques heures après le cessez-le-feu, que le retour à la normale de l'approvisionnement en kérosène et une décrue des prix des hydrocarbures prendraient "plusieurs mois", même en cas de réouverture durable du détroit d'Ormuz, "compte tenu des perturbations des capacités de raffinage".

08.04.2026 à 19:18

"Personne n'a eu ma peau", dit le secrétaire général démissionnaire de la CAF

Marc PERELMAN
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Dans un entretien exclusif accordé à France 24, Vérone Mosengo-Omba, secrétaire général démissionnaire de la Confédération africaine de football (CAF), balaie l'idée d'un départ forcé après la finale controversée de la CAN. "Personne n'a eu ma peau. Je pars parce que j'ai décidé de partir", affirme-t-il.
Texte intégral (709 mots)
Dans un entretien exclusif accordé à France 24, Vérone Mosengo-Omba, secrétaire général démissionnaire de la Confédération africaine de football (CAF), balaie l'idée d'un départ forcé après la finale controversée de la CAN. "Personne n'a eu ma peau. Je pars parce que j'ai décidé de partir", affirme-t-il.

08.04.2026 à 19:17

Cessez-le-feu en Iran: pétroliers et gouvernement misent sur une baisse des prix à la pompe

FRANCE24
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L'annonce d'une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran a entraîné une dégringolade des cours du pétrole, qui avaient atteint des sommets ces dernières semaines. Si bien que les prix de l'essence et du gazole pourraient baisser de "cinq à 10 centimes" le litre "très rapidement", selon le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour sa part mis la pression pour que les prix à la pompe baissent d'ici à la "fin du week-end" ou le "début de la semaine prochaine". Car "nous avons déjà entendu des annonces de baisse à venir qui ne se sont pas nécessairement répercutées", a mis en garde la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, à la sortie du conseil des ministres. Le chef du gouvernement a demandé pour ce faire que ministres et acteurs de la filière, des raffineurs aux distributeurs, se réunissent à Bercy jeudi, et a assuré qu'un "plan de contrôle sera(it) déclenché" dans les stations-service. "Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain", a ajouté M. Lecornu. "Dès demain, nos prix à la pompe baisseront au fil des livraisons et du remplissage des cuves. Pas besoin d’attendre une consigne pour agir", a indiqué mercredi sur Linkedin le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, en échos aux déclarations du Premier ministre. Pour le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher, "il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours" mais "il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser", a-t-il affirmé mercredi sur TF1. Outre la pression insufflée pour une baisse rapide des prix à la pompe, Sébastien Lecornu a également évoqué "des mesures réglementaires" qui vont être prises par le ministre des Transports "pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels la nuit, le week-end et permettre, ici ou là, de régler" les "problèmes d'approvisionnement" dans les stations-service. Les contrôles seront menés par la DGCCRF (la Répression des fraudes, NDLR) "sur le même modèle que ce que nous avions réalisé les semaines passées", a précisé Mme Bregeon. "Baisse absolument historique" En forte hausse ces dernières semaines après le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% du pétrole mondial, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, et son équivalent américain, le WTI, dévissaient de quelque 15% vers 16H00 GMT. Les cours du brut restent toutefois nettement supérieurs à ceux d'avant la guerre en Iran, le Brent s'affichant à 94 dollars le baril environ contre 72 dollars fin février, et le WTI à 95 dollars contre 67 dollars avant le début du conflit. Dans leur sillage, les prix des carburants restaient élevés: le litre de gazole, carburant le plus consommé en France, valait ainsi en moyenne 2,387 euros mercredi, selon les données fournies par 8.304 stations à un site gouvernemental, soit presque 39% de plus qu'avant le conflit, et celui d'essence SP95-E10 s'affichait à 2,022 euros, soit 17,6% de plus. Face à la grogne déclenchée par cette hausse, le gouvernement, sous pression des oppositions mais contraint par des marges budgétaires serrées, a dit mardi prévoir un nouveau dispositif d'aides pour certaines professions les plus touchées, comme les "aides-soignantes", les "aides à domicile" et "certains agriculteurs". Sébastien Lecornu a par ailleurs déclaré mercredi n'avoir "pas d'opposition de principe" à l'initiative prise par cinq pays européens pour la mise en place d'une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés à l'occasion de cette crise par les entreprises énergétiques. "Mais cela nous renvoie à nos discussions budgétaires de l'automne dernier: quelle est son assiette? Quel est son rendement? Comment ça fonctionne? Je pense qu'il ne faut pas qu'on mente aux Français sur les capacités, justement de cette initiative", a-t-il cependant ajouté. bpa-are-emb-lcr-hrc/jbo/spi
Texte intégral (674 mots)
L'annonce d'une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran a entraîné une dégringolade des cours du pétrole, qui avaient atteint des sommets ces dernières semaines. Si bien que les prix de l'essence et du gazole pourraient baisser de "cinq à 10 centimes" le litre "très rapidement", selon le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour sa part mis la pression pour que les prix à la pompe baissent d'ici à la "fin du week-end" ou le "début de la semaine prochaine". Car "nous avons déjà entendu des annonces de baisse à venir qui ne se sont pas nécessairement répercutées", a mis en garde la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, à la sortie du conseil des ministres. Le chef du gouvernement a demandé pour ce faire que ministres et acteurs de la filière, des raffineurs aux distributeurs, se réunissent à Bercy jeudi, et a assuré qu'un "plan de contrôle sera(it) déclenché" dans les stations-service. "Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain", a ajouté M. Lecornu. "Dès demain, nos prix à la pompe baisseront au fil des livraisons et du remplissage des cuves. Pas besoin d’attendre une consigne pour agir", a indiqué mercredi sur Linkedin le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, en échos aux déclarations du Premier ministre. Pour le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher, "il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours" mais "il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser", a-t-il affirmé mercredi sur TF1. Outre la pression insufflée pour une baisse rapide des prix à la pompe, Sébastien Lecornu a également évoqué "des mesures réglementaires" qui vont être prises par le ministre des Transports "pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels la nuit, le week-end et permettre, ici ou là, de régler" les "problèmes d'approvisionnement" dans les stations-service. Les contrôles seront menés par la DGCCRF (la Répression des fraudes, NDLR) "sur le même modèle que ce que nous avions réalisé les semaines passées", a précisé Mme Bregeon. "Baisse absolument historique" En forte hausse ces dernières semaines après le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% du pétrole mondial, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, et son équivalent américain, le WTI, dévissaient de quelque 15% vers 16H00 GMT. Les cours du brut restent toutefois nettement supérieurs à ceux d'avant la guerre en Iran, le Brent s'affichant à 94 dollars le baril environ contre 72 dollars fin février, et le WTI à 95 dollars contre 67 dollars avant le début du conflit. Dans leur sillage, les prix des carburants restaient élevés: le litre de gazole, carburant le plus consommé en France, valait ainsi en moyenne 2,387 euros mercredi, selon les données fournies par 8.304 stations à un site gouvernemental, soit presque 39% de plus qu'avant le conflit, et celui d'essence SP95-E10 s'affichait à 2,022 euros, soit 17,6% de plus. Face à la grogne déclenchée par cette hausse, le gouvernement, sous pression des oppositions mais contraint par des marges budgétaires serrées, a dit mardi prévoir un nouveau dispositif d'aides pour certaines professions les plus touchées, comme les "aides-soignantes", les "aides à domicile" et "certains agriculteurs". Sébastien Lecornu a par ailleurs déclaré mercredi n'avoir "pas d'opposition de principe" à l'initiative prise par cinq pays européens pour la mise en place d'une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés à l'occasion de cette crise par les entreprises énergétiques. "Mais cela nous renvoie à nos discussions budgétaires de l'automne dernier: quelle est son assiette? Quel est son rendement? Comment ça fonctionne? Je pense qu'il ne faut pas qu'on mente aux Français sur les capacités, justement de cette initiative", a-t-il cependant ajouté. bpa-are-emb-lcr-hrc/jbo/spi
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