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01.03.2026 à 18:59

Semaine de la mode de Milan: des militants pour la cause animale demandent de bannir la fourrure

FRANCE24
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Bien que le groupe Armani ait renoncé à la fourrure il y a dix ans, les activistes espèrent que cette puissante maison de luxe pourra convaincre la Chambre nationale de la mode italienne (CNMI), qui organise la semaine de la mode, d'empêcher les marques utilisant de la fourrure de participer. La manifestation de dimanche était l'une des nombreuses actions menées cette semaine à Milan par des militants internationaux antifourrure réunis au sein de la Coalition pour l'abolition du commerce de la fourrure (CAFT). Derrière une barrière et une grande banderole proclamant "Milan Fashion Week, passe à la mode sans fourrure", des activistes munis d'un mégaphone ont crié "Honte à vous pour ce que vous faites !" à la sortie des invités du défilé Armani. L'usage de la fourrure dans l'industrie mondiale de la mode a fortement chuté ces dernières années, en raison des préoccupations liées à la cruauté envers les animaux, de l'évolution des tendances et de l'émergence de nouvelles alternatives synthétiques. Mais il subsiste des exceptions notables, comme Fendi, propriété du groupe français LVMH, illustre maison de luxe italienne dont l'histoire est étroitement liée à la fourrure. Pierre-Emmanuel Angeloglou, directeur général de Fendi, siège au conseil d'administration de la CNMI aux côtés de marques comme Dolce & Gabbana ou Prada, qui ont déjà renoncé à la fourrure. Les militants espèrent que ces créateurs antifourrure pourront convaincre la semaine de la mode de Milan de bannir la fourrure, comme l'ont déjà fait Londres et New York. Des semaines de la mode plus modestes, notamment à Berlin, Copenhague et Amsterdam, ont elles aussi interdit la fourrure. "Ce ne sera pas Fendi qui nous aidera à atteindre notre objectif, car ils n'ont aucun intérêt à faire avancer cette cause, mais d'autres marques pourraient contribuer", a déclaré à l'AFP Alberto Bianchi, 25 ans, l'un des organisateurs de la manifestation. La CNMI n'a pas répondu à la demande de commentaire de la part de l'AFP.

01.03.2026 à 18:51

Le 62e Salon de l'agriculture s'achève, bien moins fréquenté et marqué par la crise agricole

FRANCE24
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Moindre affluence Sur l'ensemble de l'évènement, le nombre de visiteurs du salon, ouvert samedi 21 février, a baissé de 27,9% par rapport à l'année précédente, selon les chiffres communiqués par l'organisation dimanche soir. Cette année, l'évènement a rassemblé 437.402 visiteurs, contre 607.000 lors de l'édition précédente, loin du record de 2014 (703.000), Sur les quatre premiers jours déjà, la fréquentation était en baisse d'environ 25%. Et sur le reste de la semaine, les travées ont paru bien clairsemées, avant de retrouver pour le dernier samedi une affluence plus habituelle avec trois étages de halls gastronomiques régionaux encombrés de familles, seniors et beaucoup de jeunes. Cette décrue est liée en partie à l'absence de bovins pour cette année, pour cause de dermatose, qui s'ajoute à celle des volailles, depuis 2019 pour cause de grippe aviaire. Beaucoup d'exposants faisaient grise mine, citant aussi la réorganisation des halls due à des travaux. En revanche les responsables politiques n'ont pas manqué au rendez-vous, à commencer par le président de la République Emmanuel Macron, resté 12 heures le premier jour. "Ça a été un salon qui n'était pas comme les autres. L'absence des bovins a beaucoup marqué. (...) Quand il manque quelqu'un dans la famille, ce n'est pas comme d'habitude (...). Et ça s'est vraiment ressenti", a reconnu dimanche le président du salon, Jérôme Despey, auprès de l'AFP, assurant que l'an prochain sera "différent" avec un salon qui reviendra "plus fort". Production à l'ordre du jour, petites fermes sur la sellette Alors que l'agriculture s'enfonce dans une crise de revenus et voit son excédent commercial se réduire, la ministre (LR) de l'Agriculture Annie Genevard a appelé à relancer "production, réindustrialisation, compétitivité", fustigeant les "apprentis sorciers de la décroissance" et s'interrogeant sur l'avenir des petites fermes. "Les fermes françaises, globalement de taille intermédiaire, fondées sur un modèle familial, (...) peuvent-elle toujours tenir la cadence face à des exploitations, roumaines, polonaises ou même allemandes ?", s'est-elle interrogée en inaugurant le stand du ministère. Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, syndicat dominant du secteur, a trouvé "assez courageux qu'on se pose la question". La Confédération paysanne s'est insurgée contre "un plan social scandaleux". Par ailleurs, le gouvernement a promis une "loi d'urgence agricole" répondant notamment aux demandes de la FNSEA de "moyens de production" (eau, pesticides). Le collectif d'ONG Nourrir a dévoilé en réponse avec la Confédération paysanne une "proposition de loi" soutenant la protection de l'environnement et le revenu des paysans. Où est passée l'agriculture bio ? Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon des estimations de l'Agence Bio publiées pendant le Salon. Le nombre de fermes en bio (travaillant sans pesticides et engrais de synthèse) est passé à 61.490, soit une baisse de 0,6%, les arrivants ne compensant pas les départs. Or la demande, qui avait chuté en 2022, confirme sa reprise depuis 2024, y compris en grande distribution (hors discount), ce qui pourrait poser un problème d'approvisionnement. Ce mode de production n'a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l'égide de la ministre Annie Genevard. Celle-ci n'a d'ailleurs pas abordé le sujet environnement dans son discours inaugural. L'Europe au cœur des revendications Alors que la nouvelle architecture de la PAC proposée par Bruxelles pour 2028-34 et son budget rencontrent de fortes critiques en France, le commissaire européen à l'Agriculture, le Luxembourgeois Christophe Hansen, a passé toute une journée au salon mercredi à rencontrer syndicats, filières, élus. Il y est venu avec 40 millions d'euros pour aider la filière viticole à distiller ses surproductions et une suspension d'un an de droits de douane sur les engrais importés. Mais sur le front européen la semaine s'est terminée par une mauvaise surprise pour les syndicats agricoles français, avec la décision de Bruxelles d'appliquer provisoirement l'accord de libre-échange UE-Mercosur sans attendre l'avis demandé par le Parlement européen à la Cour de justice de l'UE. cho-mdz-sb-dep/gvy

01.03.2026 à 18:47

Après la mort de Khamenei, joie et inquiétude en Iran

FRANCE24
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Le guide suprême, au pouvoir depuis 1989, a été tué samedi avec plusieurs hauts responsables militaires dans l'attaque menée par les Etats-Unis et Israël, qui a entraîné une riposte de Téhéran dans le Golfe. Lorsque la nouvelle de sa mort a été annoncée, "des cris de joie ont retenti dans tous les quartiers, et les gens sont descendus dans la rue", témoigne pour l'AFP une habitante de Téhéran âgée d'une trentaine d'années, sous couvert d'anonymat. "Cette joie, nous la ressentions alors même que nous étions en pleine guerre des missiles". "Nous avons tous compris qu'il n'y a absolument aucun moyen de réformer ce régime sans une intervention étrangère", poursuit la jeune femme. "Ils ont pris le peuple iranien en otage, comme un ennemi étranger, et ils feront ce qu'ils veulent". "Nous sommes dans la rue et nous fêtons la nouvelle", a raconté pour l'AFP une autre femme, d'une quarantaine d'années, après avoir quitté la capitale, frappée par de puissantes explosions dimanche soir. A l'inverse, un habitant de Téhéran, âgé d'une trentaine d'années, semblait pétrifié. "Je suis sous le choc. Je n’arrive pas à croire ce qui s’est passé", affirme-t-il. Signe d'une méfiance persistante dans le pays, où les autorités ont réprimé dans le sang une vague de manifestations en janvier, aucune des personnes interrogées par l'AFP n'a voulu donner son nom. Peu après que la télévision d'Etat iranienne a annoncé, dimanche à l'aube, la mort de l'ayatollah Khamenei, des Iraniens en deuil, certains en colère, d'autres en larmes, sont descendus dans les rues du centre de Téhéran. Aux cris de "Mort à l'Amérique" et de "Mort à Israël", ils ont réclamé vengeance, en brandissant des portraits du guide suprême et le drapeau iranien. Des rassemblements similaires ont eu lieu dans les villes de Chiraz, Yazd et Ispahan (centre) et à Tabriz (nord-ouest), selon la télévision d'Etat. "L'avenir n'est pas bon " L'Iran a entamé dimanche une période de deuil de 40 jours et a décrété sept jours fériés. Des policiers, déployés en nombre plus important que pendant la guerre de 12 jours en juin avec Israël, patrouillaient dans les rues désertes de la capitale, où les magasins gardaient leur rideau baissé. Dans le nord du pays, au poste-frontière d’Islam Qala, un journaliste de l’AFP a vu qu'un drapeau noir avait été hissé, tandis que le drapeau iranien était totalement baissé. "La situation à l'heure actuelle dans notre pays n'est pas bonne du tout", a témoigné - sous couvert de l'anonymat - un conducteur de camion, "vraiment inquiet" depuis l'annonce de la mort d'Ali Khamenei. "Je ne sais pas ce qui va se passer à l'avenir mais l'avenir n'est pas bon, pour nous, les Iraniens", redoute-t-il. "Les Américains ont tout détruit partout où ils sont allés dans le monde", dit-il, en les accusant de vouloir s'emparer des ressources énergétiques de l'Iran. Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les Etats-Unis frapperaient l'Iran avec une force "sans précédent" si le pays continuait de riposter à l'attaque américano-israélienne qui a tué Ali Khamenei. De leur côté, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré que venger la mort du guide suprême était un "devoir légitime" pour la République islamique et le principal responsable de la sécurité du pays, Ali Larijani a promis de frapper les États-Unis et Israël avec une force sans précédent. "Seuls les noms changeront" Pour Umut, responsable d'une société minière de 45 ans, la mort d'Ali Khamenei ne devrait pas entraîner de transformation du pays. "Seuls les noms changeront, mais je pense que le régime restera en place", a-t-il affirmé à l'AFP, après avoir franchi la frontière à Razi-Kapikoy pour entrer en Turquie. "Je ne prévois aucun changement de régime à court terme", assure cet homme, présent à Téhéran au moment où les premières informations sur la mort du guide suprême ont filtré. "Il n'y a pas eu de manifestations dans les rues", seulement une ruée vers les stations-services, a-t-il observé. Il dit ne pas prévoir de rentrer chez lui avant que la situation se soit calmée, "si les rues sont sûres et qu'il n'y a pas d'explosions la nuit".
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