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01.08.2026 à 03:27

FRANCE24
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L'amélioration s'est en revanche confirmée vendredi en Gironde, où le mégafeu est contenu, autorités et pompiers espérant une maîtrise prochaine des flammes grâce à une météo favorable. Dans le Var, le feu du massif du Gros Bessillon est reparti et a pris "de l'ampleur", a annoncé le préfet Simon Babre. Il avait pourtant été fixé il y a quatre jours après avoir ravagé 4.500 hectares. Les flammes en ont parcouru 1.000 de plus en six heures. "Il y a eu un phénomène de rafales de mistral avec des vents orageux qui ont attisé les braises encore incandescentes", a expliqué le préfet à la presse, décrivant un feu "qui va plus vite qu'un cheval au galop (et) défie l'entendement". Samedi, il a annoncé dans un communiqué l'arrivée de renforts pour soutenir les 720 pompiers déjà à pied d'oeuvre. D'importants moyens aériens sont également déployés: six hélicoptères bombardier d'eau, six Canadair et deux Dash. Environ 2.500 habitants ont été évacués, notamment à Correns et Montfort-sur-Argens. D'épaisses fumées grises, voilant le ciel bleu, sont visibles, a constaté une équipe de l'AFP. - "Réparer les vivants" Dans les environs de Bordeaux, les communes de Saumos - d'où est parti le mégafeu -, du Temple, du Porge et Lège-Cap-Ferret restent vidées de leur habitants. Sur les 220.000 évacués au début de l'incendie le 22 juillet, 90% ont pu rentrer chez eux. Deux zones sont encore particulièrement surveillées, le long du littoral sur la commune du Porge et au sud de Lacanau. Le trafic SNCF, interrompu le 26 juillet au sud de Bordeaux, doit reprendre samedi. Au total, 3.300 pompiers de toute la France, dont 267 ont été blessés à ce jour, 1.500 militaires, 1.250 policiers et gendarmes, forestiers, agriculteurs et une cohorte de bénévoles ont conjugué leurs efforts, épaulés par 24 moyens aériens dont sept fournis par l'Union européenne. Et sur le terrain, toujours la même solidarité et la même gratitude envers les pompiers. A Lège-Cap-Ferret, une équipe de kinés, qui a investi le dojo adossé au gymnase où viennent se reposer les soldats du feu, s'est affairée bénévolement pour retaper les corps endoloris. "J'essaie de réparer les vivants, au mieux (...). Les pompiers, ce sont des héros", a témoigné auprès de l'AFP Louise Henrard, kiné de 37 ans. Les autorités dénombrent toujours 240 habitations détruites, un bilan à "consolider lors des prochaines visites de reconnaissance" des zones sinistrées par ce feu, le plus dévastateur depuis 1949. "Millions d'animaux affectés" Si aucune perte humaine n'est à déplorer, les sauveteurs ont la "hantise" de trouver des animaux morts, qu'il s'agisse des animaux de compagnie que leurs propriétaires n'ont pu emporter avec eux en évacuant dans l'urgence mais aussi, bien sûr, de la faune sauvage. "On sait déjà que c'est par millions que les animaux ont été affectés", a déclaré sur RMC Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux. Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, un phénomène accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles. En Haute-Corse, après 18 jours de mobilisation, la situation est maîtrisée dans la vallée touristique de la Restonica, où plus de 1.000 hectares ont été dévastés. Sur la France entière, 308 interpellations ont été réalisées dans des enquêtes sur des départs de feux dont "deux tiers" sont susceptibles d'être volontaires et elles se sont traduites par 33 détentions, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

01.08.2026 à 03:21

FRANCE24
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La défense contre les missiles balistiques, particulièrement difficiles à neutraliser, est la "priorité absolue" pour Kiev, au moment où la Russie intensifie ses frappes sur l'Ukraine. "Selon des informations préliminaires, trois personnes ont été tuées dans la capitale", a écrit son maire Vitali Klitschko sur son compte Telegram, juste avant que l'administration militaire de Kiev ne revoit ce bilan à quatre morts, dans un message sur la même plateforme. "Il y a 15 blessés dans la capitale", dont au moins deux mineurs, a ajouté l'élu, citant les services médicaux. Un journaliste de l'AFP a entendu plusieurs séries d'explosions qui ont déclenché les alarmes de véhicules stationnés dans les rues. Selon l'administration militaire de Kiev, "un incendie s'est déclaré dans un immeuble de six étages, dans le district de Solomiansky à Kiev, à la suite de l'attaque". "La menace d'utilisation de missiles balistiques reste élevée. Nous exhortons chacun à rester dans les abris jusqu'à la levée de l'alerte aérienne", précise encore cette autorité. La nuit précédente, huit personnes ont été tuées dont six membres d'une même famille près de Kryvyï Rig. Deux autres personnes sont mortes dans des bombardements à Kiev et à Poltava. Volodymyr Zelensky a affirmé que, selon des informations préliminaires, le missile balistique ayant anéanti ce foyer était de fabrication nord-coréenne. "Pas donné notre accord" Le président américain Donald Trump, qui avait exprimé début juillet sa volonté d'autoriser l'Ukraine a produire des systèmes de défense Patriot pour pallier aux attaques de missiles balistiques russes, a encore nuancé vendredi cette perspective. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qui lui a rendu visite à ce propos en début de semaine à la Maison Blanche, "aimerait avoir des Patriot et il aimerait avoir des (missiles) Tomahawk", a exposé Donald Trump lors d'un conseil des ministres ouvert à la presse vendredi. "Ces armes sont incroyables. Nous devons faire très attention avant de laisser quelqu'un les produire", a-t-il mis en garde, assurant : "Nous n'avons pas donné notre accord. Nous en discutons". Le républicain avait déclaré jeudi au Financial Times n'être "pas sûr" d'accorder son feu vert à Kiev pour la production de ces intercepteurs, les seuls capables d'abattre les missiles balistiques russes. Mais à l'heure où Moscou intensifie ses frappes, l'Ukraine en manque cruellement. Et la pénurie s'est aggravée depuis la guerre lancée par les Etats-Unis avec Israël contre l'Iran fin février. Jeudi, Varsovie avait accusé Moscou d'être à l'origine du tir d'un missile qui s'est écrasé en Pologne sans faire de blessés, lors de frappes massives menées sur l'Ukraine, l'Otan promettant de "prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre (son) territoire", dont fait partie la Pologne. De son côté, l'Ukraine multiplie les frappes contre des villes russes éloignées de la frontière, une campagne visant selon Kiev les infrastructures, en particulier pétrolières.

01.08.2026 à 02:39

FRANCE24
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"Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que le projet a créé des divisions (...) qui ne sont plus dans l'intérêt de l'objectif initial", a reconnu dans un communiqué Gianni Infantino, par ailleurs fragilisé après la toute récente démission de son conseiller principal, Carlos Cordeiro. "Notre but a toujours été, et sera toujours, d'unir et de progresser. La proposition ne sera donc pas retenue", a annoncé le dirigeant. Présenté mardi à la surprise générale, le plan de la Fifa, qui visait à porter à dix milliards de dollars le financement du développement du football dans les quatre prochaines années, était vivement critiqué sur le fond comme sur la forme. Gianni Infantino entendait créer une société - la Fifa Forward Entreprise (FFE) - ouverte aux investisseurs privés qui aurait été chargée de gérer les activités commerciales et événementielles de l'instance du football mondial. Beaucoup s'inquiétaient de voir les compétitions dénaturées. "Nous nous réjouissons du fait que l'unité de toutes les confédérations et fédérations ait été privilégiée dans l'intérêt du football", a réagi sur X la Fédération de football mexicaine, en prenant acte du retrait. Boycott de l'UEFA L'idée a suscité une levée de bouclier, surtout de la très puissante UEFA, qui réunit 55 fédérations européennes et compte dans ses rangs sept des dix derniers champions du monde. Elle avait menacé jeudi, "à l'unanimité", de ne pas participer aux prochaines compétitions de la Fifa, y compris le Mondial, si l'association n'abandonnait pas le projet. La Concacaf, composée de 41 fédérations d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes, avait de son côté "rejeté la proposition". Son homologue asiatique, l'AFC, lui a emboîté le pas vendredi en estimant que le plan "ne pouvait parvenir au large consensus et à l'unité nécessaires pour aller de l'avant". Les confédérations africaine et océanienne se sont montrées moins critiques, appelant leurs associations membres à "examiner" et à "évaluer" le projet, quand la Conmebol sud-américaine a demandé des précisions, appelant à "placer toujours le football au-dessus de tout autre intérêt". "Si l'on vend les joyaux du football à des investisseurs privés, on vend également une partie de ce sport - et surtout son âme", avait commenté sur X l'ancien président de l'instance, Sepp Blatter, qui s'était montré critique de décisions durant le Mondial-2026. La Fifa voulait lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars en cédant des parts de la FFE à des privés, qui seraient selon elle restés minoritaires, jusqu'à 20%. Parmi les potentiels investisseurs, les critiques avaient repéré le fonds d'investissement Thrive Eternal, créé par Joshua Kushner, le frère du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, alors que Gianni Infantino a régulièrement affiché sa proximité avec le président américain avant et pendant le Mondial-2026. Si le projet avait vu le jour, chacune des 211 fédérations membres de la Fifa aurait pu recevoir une enveloppe exceptionnelle de 20 millions de dollars début 2027 et voir passer sa dotation sur la période 2027-2030 de 8 à 20 millions de dollars. "C'est une forme de chantage", avait estimé vendredi la présidente de la Fédération norvégienne Lise Klaveness, affirmant que la Fifa "n'avait pas besoin de cet argent". Gianni Infantino y voyait pour sa part une "occasion en or de dynamiser le développement du sport à l'échelle mondiale", avançant qu'"une part trop faible de la valeur commerciale croissante du football revenait aux acteurs de ce sport qui en ont le plus besoin". La Fifa avait donné jusqu'au 19 septembre à ses membres pour se prononcer, selon une lettre de Gianni Infantino aux 211 fédérations révélée par plusieurs médias. L'UEFA avait dénoncé un "ultimatum" et de la "gouvernance par la peur. Ce calendrier très court s'expliquait aussi par les échéances électorales à venir pour Gianni Infantino, en course pour sa réélection au mois de mars 2027. Un scrutin dont il est pour l'instant le seul candidat déclaré.
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