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23.02.2026 à 21:23

Anthropic accuse DeepSeek de piller ses modèles d'IA

FRANCE24
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Selon un message posté sur son site, Anthropic a été visé, outre DeepSeek, par deux autres jeunes acteurs chinois de l'IA, Moonshot AI, à l'origine de l'assistant Kimi, et MiniMax, géniteur de l'interface Talkie. DeepSeek avait créé l'émoi dans le monde de l'IA en janvier 2025 après la mise en ligne, fin décembre, de son modèle d'IA V3, aux performances jugées comparables à celles des meilleurs produits américains, tout en affirmant n'avoir dépensé qu'une fraction des investissements des grands noms américains. Anthropic reproche à ces trois entités d'avoir créé environ 24.000 comptes pour accéder séparément à Claude, lesquels ont ensuite eu plus de 16 millions de conversations avec l'assistant IA. Il s'agissait, toujours selon l'entreprise californienne, de pratiquer la "distillation", une méthode qui consiste à entraîner et développer un modèle de moindre capacité en s'inspirant des réponses produites par un autre modèle aux possibilités supérieures. La "distillation" n'est pas répréhensible en soi, rappelle Anthropic, de nombreux protagonistes de l'IA l'utilisant pour mettre au point des versions plus compactes de leurs propres modèles. Mais elle peut aussi être utilisée comme un détournement, qui permet à des sociétés de développer en accéléré leurs modèles, à un coût nettement inférieur à celui d'une conception classique. Ces sociétés peuvent aussi modifier, pour leur version, les règles et limites appliquées au modèle d'origine, ce qui peut notamment ouvrir la voie à des utilisations malveillantes. Anthropic indique que DeepSeek a notamment demandé à Claude de révéler toutes les étapes de la préparation de la réponse à une demande, des informations utiles à la mise au point de son propre modèle. Des développeurs de DeepSeek, qu'Anthropic a pu identifier, ont aussi décrypté comment Claude abordait certains sujets sensibles, notamment relatifs aux dissidents et à l'autoritarisme. Il s'agissait "probablement" pour eux "d'entraîner les modèles de DeepSeek pour qu'ils détournent les conversations sur des sujets soumis à la censure" par les autorités chinoises, estime Anthropic. La publication de l'entreprise américaine intervient quelques jours seulement après que son principal rival, OpenAI, a transmis à des élus au Congrès un mémo dénonçant des manoeuvres similaires de DeepSeek pour piller ses modèles. La polémique intervient alors que le monde de la tech attend, d'un jour à l'autre, la sortie du nouveau modèle de DeepSeek, V4.

23.02.2026 à 21:17

Procès Paty: Nunez va être réentendu après son témoignage controversé

FRANCE24
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L'actuel ministre de l'Intérieur a écrit dimanche à la présidente de la cour d'assises spéciales de Paris. Dans un arrêt lundi, la présidente a indiqué que le ministre de l'Intérieur, dont le témoignage lu vendredi avait été salué par la défense du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, lui avait écrit depuis son adresse personnelle, dimanche soir à 22H57. Comme ce mail a été envoyé "sans respect des formalités" du code de procédure pénale, il devra être réentendu: les mêmes questions lui seront posées par un haut magistrat pour être lues à la cour, avant mercredi 10H30, selon l'arrêt. Me Vincent Brengarth, un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui, s'est dit "abasourdi" par cette démarche entreprise par un membre du gouvernement à destination d'une magistrate, tandis que la défense unanime a dénoncé une "atteinte à la séparation des pouvoirs". Livré en tant qu'ancien coordinateur antiterroriste à l'Elysée, le premier témoignage écrit du ministre faisait suite à des questions de la défense d'Abdelhakim Sefrioui et d'une partie civile. A celle-ci qui lui demande si "désigner publiquement et nominativement une personne comme ayant porté atteinte au prophète ou à l'islam", pouvait "objectivement l'exposer à un danger grave pour sa sécurité", l'actuel ministre de l'Intérieur répond par la négative. La défense d'Abdelhakim Sefrioui, rejugé pour avoir été, avec un père d'élève, Brahim Chnina, l'artisan de la campagne de haine qui avait précédé l'assassinat du professeur le 16 octobre 2020, avait aussitôt salué un "fait majeur". "Réponse d'un politique" En première instance, Abdelhakim Sefrioui avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste, la peine maximale: quand bien même ils ne connaissaient pas l'assassin, un jihadiste tchétchène, le militant islamiste et Brahim Chnina avaient délivré une "véritable fatwa numérique" et "préparé les conditions" du crime "en livrant l'identité" de l'enseignant sur les réseaux sociaux. La première cour d'assises avait établi un lien "causal" entre la cabale en ligne et l'assassinat commis par Abdoullakh Anzorov. Ce lien est au "coeur de ce qui fait l'élément intentionnel" permettant de condamner les deux hommes, explique une des parties civiles, dont plusieurs avaient exprimé auprès de l'AFP leur consternation après le témoignage. Dans une réaction communiquée vendredi soir à l'AFP après la lecture de son témoignage, l'entourage de Laurent Nuñez avait assuré qu'il n'avait absolument pas voulu remettre en cause cette causalité et ne se démarquait "en aucune façon de l'accusation": il n'y a "aucun doute dans son esprit", "la désignation" de Samuel Paty a conduit de manière irréfutable le terroriste à choisir sa cible, ce qui atteste de manière certaine du lien de causalité". "La réponse de M. Nunez est la réponse d'un politique", "nous sommes ici pour faire du droit, peu importe ce que peut dire un ministre, ancien coordinateur du renseignement", a de son côté déclaré lundi l'avocate générale. Selon elle, Laurent Nuñez veut faire "un correctif" de l'interprétation de ses propos. "Est-ce qu'il fallait le faire sous cette forme? Je ne sais pas", a-t-elle ajouté. Cet épisode traduit, de l'avis de Me Brengarth, "un embarras" du parquet général comme "de M. Nuñez". "Heureusement, la présidente est parfaitement transparente" en informant les parties de ce mail ministériel, a salué un autre avocat d'Abdelhakim Sefrioui, Me Francis Vuillemin. Dans une ambiance tendue, émaillée d'incidents, la présidente de la cour maintient sur les rails ce procès en appel. D'abord en se faisant la gardienne de la sérénité et de la dignité des débats réclamées par la famille de Samuel Paty; ensuite en se gardant des écueils assez exceptionnels placés sur sa route. Avant l'épisode Nuñez, deux magistrates de cette cour spécialement composée de sept juges professionnels, avaient été écartées après des doutes sur leur impartialité émis par la défense. Le verdict doit être rendu samedi. Outre Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, deux proches de l'assassin sont rejugés pour complicité d'assassinat.

23.02.2026 à 20:39

Depuis le début de l'année 2026, "606 migrants déjà morts ou disparus en Méditerranée", selon l'OIM

FRANCE24
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"Il s'agit du début d'année le plus meurtrier en Méditerranée depuis que l'OIM a commencé à recueillir ces données en 2014", selon le projet Migrants disparus de l'OIM. Un porte-parole de l'Organisation, a estimé que lors du dernier naufrage d'un bateau de migrants au large de l'île grecque de Crète samedi, "au moins 30 migrants sont présumés portés disparus ou morts après le chavirement de leur embarcation par mauvais temps", alors qu'ils tentaient de rejoindre la Grèce. Selon les autorités grecques seuls quatre corps ont été repêchés jusqu'ici (trois hommes et une femme), tandis que les recherches se poursuivaient lundi avec quatre patrouilleurs pour retrouver d'éventuels survivants. Samedi, vingt personnes avaient été secourues dans la zone maritime crétoise de Kaloi Limenes par un navire commercial dépêché sur place sur ordre du Centre grec de recherche et de sauvetage, selon les autorités grecques. Parmi les vingt migrants, essentiellement des Soudanais et des Egyptiens, se trouvaient quatre mineurs. Selon l'OIM, l'embarcation était partie de Tobrouk, en Libye, le 19 février et avait chaviré à environ 20 milles nautiques au sud de Kali Limenes en Crète. Depuis plus d'un an, des migrants tentent de rejoindre la Crète, porte d'entrée dans l'Union européenne, au départ de la Libye. Mais la traversée s'avère périlleuse. L'organisation appelle à "renforcer les opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale pour sauver des vies et garantir un débarquement en lieu sûr", ainsi qu'à une "coopération régionale accrue". "Les réseaux de traite et de trafic illicite continuent d'exploiter les migrants en Méditerranée centrale", a souligné l'OIM soulignant la nécessité de "développer des voies sûres et régulières afin de réduire les risques et de sauver des vies".
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