Le Dow Jones (+1,32%) a décroché un nouveau sommet en clôture, son premier depuis début juillet, à 53.178,41 points. L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est envolé de 2,13% et le S&P 500 s'est octroyé 1,48%.
"La chute des cours du pétrole donne un vrai coup de pouce aux actions", commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, du cabinet d'investissement Edward Jones.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord - référence internationale - a perdu lundi 4,73% sous l'effet de l'annonce par Donald Trump d'une reprise des pourparlers avec l'Iran.
Cette information a été démentie par Téhéran, qui a indiqué ne pas négocier avec les Etats-Unis, mais discuter avec Oman "pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz", goulet d'étranglement essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
Malgré cela, les marchés veulent croire à une issue diplomatique entre Washington et Téhéran, qui ouvrirait la voie à une reprise des flux pétroliers au Moyen-Orient, selon les analystes.
Une perspective qui dissipe une partie des craintes inflationnistes, d'où l'enthousiasme de Wall Street.
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans reculait nettement, à 4,69% vers 20H20 GMT contre 4,73% à la clôture vendredi.
Le coût de la dette reste toutefois bien plus élevé qu'avant les premières frappes menées par les Etats-Unis et Israël en Iran fin février.
En parallèle, la place américaine "est portée par un regain de dynamisme des valeurs technologiques", souligne Angelo Kourkafas.
Selon lui, "les résultats d'entreprises publiés la semaine dernière" par certains géants du secteur "ont contribué à confirmer que le développement de l'IA (intelligence artificielle, ndlr) reste viable, pour le moment."
Amazon (+4,58% à 284,02 dollars) a d'ailleurs dépassé pour la première fois lundi le seuil symbolique des 3.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, surfant toujours sur l'enthousiasme suscité par ses performances financières.
Le groupe a montré que ses investissements pour développer l'IA n'entamaient pas sa marge, dans un contexte d'inquiétudes grandissantes liées aux dépenses massives nécessaires au développement de cette technologie.
Dans son sillage, Nvidia a gagné 2,93%, Microsoft a progressé de 4,93%, Alphabet (Google) de 4,88% et Meta de 6,02%.
Les investisseurs attendent désormais les résultats du géant de l'espace SpaceX, joyau d'Elon Musk, mardi après la clôture.
Il s'agira de sa première publication de ce type depuis son entrée remarquée à Wall Street en juin. Le titre a depuis perdu plus de 15%, repassant sous son prix d'introduction de 135 dollars.
Au tableau des valeurs, l'avionneur Boeing (+8% à 233,44 dollars) a été recherché, profitant de la certification attendue de son 737 MAX 7 après sept ans de retard.
Le monocouloir devrait pouvoir entrer en service en 2027.
ExxonMobil (-0,24% à 155,06 dollars) et Chevron (-1,87% à 193,15 dollars) ont terminé dans le rouge, pâtissant à la fois du repli des prix du brut et de commentaires négatifs de Donald Trump, qui a accusé les entreprises pétrolières de "faire trop d'argent" en profitant de la situation au Moyen-Orient.
Il leur a réclamé de baisser les prix.