Le 17 mai, en plein festival de Cannes, le PDG du groupe Canal+, a placé sur liste noire plus de 600 professionnels du cinéma. Leur faute ? Avoir signé quelques jours plus tôt une tribune dénonçant l’emprise grandissante de Vincent Bolloré sur le secteur. Déjà à la tête de Canal+, premier financeur privé du cinéma français, le milliardaire d’extrême droite est en passe d’acquérir les cinémas UGC. De la production à la distribution, il serait ainsi présent à toutes les étapes de la création et de la diffusion des films. Cette mainmise sur l’industrie cinématographique n’est que l’une des facettes de sa vaste offensive idéologique. On pense avant tout aux plateaux de C-News, mais son influence s’étend bien au-delà de la seule sphère médiatique. Films, séries, livres, salles de spectacle, plateformes, boutiques, salles de cinéma, musique… En dix ans, Vincent Bolloré a patiemment tissé sa toile pour être présent partout dans nos vies et nos imaginaires. Décryptage avec Caroline Constant.
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Le 17 mai, en plein festival de Cannes, le PDG du groupe Canal+, a placé sur liste noire plus de 600 professionnels du cinéma. Leur faute ? Avoir signé quelques jours plus tôt une tribune dénonçant l’emprise grandissante de Vincent Bolloré sur le secteur. Déjà à la tête de Canal+, premier financeur privé du cinéma français, le milliardaire d’extrême droite est en passe d’acquérir les cinémas UGC. De la production à la distribution, il serait ainsi présent à toutes les étapes de la création et de la diffusion des films. Cette mainmise sur l’industrie cinématographique n’est que l’une des facettes de sa vaste offensive idéologique. On pense avant tout aux plateaux de C-News, mais son influence s’étend bien au-delà de la seule sphère médiatique. Films, séries, livres, salles de spectacle, plateformes, boutiques, salles de cinéma, musique… En dix ans, Vincent Bolloré a patiemment tissé sa toile pour être présent partout dans nos vies et nos imaginaires. Décryptage avec Caroline Constant.