23.10.2026 à 17:35

23.10.2026 à 15:57

Récompensant depuis 2023 les meilleurs récits journalistiques sur les zones rurales, ce prix a de nouveau souligné la qualité du travail de trois titres indépendants : Reporterre, Le Crestois et Ismée. Ce dernier revient par ailleurs sur les débats qui ont marqué cette soirée de remise de prix.
La troisième édition du prix Médias et ruralités, qui récompense les journaux ruraux, s'est tenue le 20 octobre à Paris. Trois médias indés ne sont pas repartis les mains vides ! Sur les dix-neuf (…)
Récompensant depuis 2023 les meilleurs récits journalistiques sur les zones rurales, ce prix a de nouveau souligné la qualité du travail de trois titres indépendants : Reporterre, Le Crestois et Ismée. Ce dernier revient par ailleurs sur les débats qui ont marqué cette soirée de remise de prix.
La troisième édition du prix Médias et ruralités, qui récompense les journaux ruraux, s'est tenue le 20 octobre à Paris. Trois médias indés ne sont pas repartis les mains vides ! Sur les dix-neuf prix remis dans huit catégories, le média dédié à l'écologie Reporterre remporte ainsi deux statuettes : le prix spécial Photo pour un reportage sur « les paysannes qui s'approprient les tracteurs » et le prix spécial Web pour un reportage sur « un village qui fait cohabiter enfants placés et personnes âgées ».
Les indés locaux ne sont pas en reste, puisque l'hebdomadaire de la vallée de la Drôme Le Crestois obtient le prix spécial Presse Hebdomadaire Régionale pour son récit du « maelström administratif » vécu par une boucherie de village. Le trimestriel Ismée, qui couvre le territoire de l'Entre-deux-Mers, en Gironde, a décroché le grand prix Magazine pour son sujet sur l'adaptation de la boulange à l'aménagement du territoire.
À l'occasion de cette annonce, le média girondin revient aussi sur les débats qui ont rythmé cette soirée de remise des prix, organisée par le Parlement rural français (ou PRF, groupe de réflexion sur les politiques publiées liées aux ruralités) depuis 2024. Ayant l'ambition de « mettre en exergue une narration des campagnes et villes moyennes confrontées à des enjeux environnementaux, sociaux, économiques ou sociétaux » par ces récompenses, le PRF a ainsi organisé deux tables rondes : la première dédiée aux effets collatéraux de la disparition d'un journal local, constatés par la thèse d'un doctorant et journaliste ; puis la seconde sur une étude parue en mars de Reporters Sans Frontières sur l'information de proximité de plus en plus fragile.
Si ces temps d'échanges ont souligné l'importance et la confiance accordées aux médias hors des zones urbaines, la journaliste et membre de l'Institut des hautes études des mondes ruraux Émilie Zapalski a toutefois regretté « qu'on ne donne la parole aux ruralités qu'en temps de crise, et qu'on y voie surtout des fragilités », rapporte Ismée : « Le prix Médias et ruralités, selon elle, ouvrent le champ des sujets : vieillissement, villages seniors, femmes chasseuses, low-tech, mais aussi violences conjugales ou homosexualité, qui existent aussi à la campagne mais restent trop souvent invisibles. »
23.10.2026 à 12:07

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Qui attise la colère en ligne, et dans quel intérêt ? Le Grand Continent décrypte les mécanismes de ces opérations d'influence. Car après les manifestations des 17 et 18 octobre en France, des « réseaux liés à la Russie, des médias d'État iraniens et des figures politiques américaines » ont contribué à amplifier des récits accusant notamment l'immigration et l'islam d'être responsables des violences.
Une étude portant sur près de 550 000 publications révèle comment ces discours circulent (…)
Qui attise la colère en ligne, et dans quel intérêt ? Le Grand Continent décrypte les mécanismes de ces opérations d'influence. Car après les manifestations des 17 et 18 octobre en France, des « réseaux liés à la Russie, des médias d'État iraniens et des figures politiques américaines » ont contribué à amplifier des récits accusant notamment l'immigration et l'islam d'être responsables des violences.
Une étude portant sur près de 550 000 publications révèle comment ces discours circulent et prennent de l'ampleur en ligne. Et comme le résume Marion Solletty, rédactrice en chef pour la France chez Politico, « la Russie ne cherche pas le chaos pour le chaos : elle cherche à saper les fondements de notre démocratie afin d'affaiblir un adversaire politique et géopolitique. »
Derrière ces campagnes, un enjeu stratégique : attiser les tensions, creuser les fractures sociales et fragiliser la confiance dans les démocraties.
23.10.2026 à 09:00

23.10.2026 à 09:00

Et si le sort de l'Amazonie se jouait aussi dans les urnes brésiliennes ? Dans cet article, Vert analyse la position de Flávio Bolsonaro, climatosceptique revendiqué. Ce 25 octobre, le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, affrontera Lula au second tour de la présidentielle. Il défend un modèle de développement fondé notamment sur l'exploitation des ressources naturelles et l'assouplissement des règles environnementales.
« Le retour de cette famille au pouvoir (…)
Et si le sort de l'Amazonie se jouait aussi dans les urnes brésiliennes ? Dans cet article, Vert analyse la position de Flávio Bolsonaro, climatosceptique revendiqué. Ce 25 octobre, le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, affrontera Lula au second tour de la présidentielle. Il défend un modèle de développement fondé notamment sur l'exploitation des ressources naturelles et l'assouplissement des règles environnementales.
« Le retour de cette famille au pouvoir représente un risque très important, à la fois pour la nature et pour la démocratie »
– Márcio Astrini, secrétaire exécutif de l'Observatoire du climat brésilien.
Son accession au pouvoir pourrait fragiliser davantage les protections de l'Amazonie et les droits des peuples autochtones. Il s'oppose par exemple à la reconnaissance de nouveaux territoires autochtones en tant que terres protégées. Sous la présidence de son père, l'affaiblissement des organismes de protection de l'environnement avait accompagné une forte progression de la déforestation.
23.10.2026 à 09:00

23.10.2026 à 09:00
